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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-11, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0102A0211 A1 VENDREDI 5LP0101A0211 ZALLCALL 67 01:03:08 02/11/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R vendredi 11 février 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.La haute technologie lunettes 7 0 5 0 , r u e J e a n - Talon352-1010 (près des Galeries d'Anjou) 116e année No 111 58 pages, 4 cahiers Abitibi-Consol devient le géant du papier DENIS ARCAND RÉJEAN BOURDEAU et RUDY LE COURS Un suspense boursier d'une semaine a pris fin hier lorsque la papetière Donohue a accepté une offre de 42 $ l'action de la part d'Abitibi-Consolidated.La transaction croisée ( environ un quart au comptant et le reste en actions d'Abitibi-Consol ) vaut environ 5,5 milliards et créera le plus grand producteur de papier au monde.Grâce aux modalités de la transaction, les actionnaires actuels de Donohue détiendront plus de 50 % du nouveau géant du papier et son actionnaire le plus important en sera Quebecor à hauteur d'un peu plus de 10 %, a appris hier soir La Presse.L'annonce officielle doit être faite aujourd'hui.Abitibi-Donohue sera capable de produire 7,3 millions de tonnes de divers papiers par année et être ainsi en mesure d'influencer les prix.Elle emploiera 20 700 personnes à travers le monde.La transaction amène dans les coffres de Quebecor ( qui détient 19,5 % des actions de Donohue ) plus de 250 millions en argent comptant, qui permettront notamment à la compagnie présidée par Pierre-Karl Péladeau de réduire la dette résultant de sa récente acquisition de Sun Média au prix de 983 millions.Selon les analystes, l'objectif poursuivi par Quebecor en vendant sa rentable filiale Donohue est aussi de financer ses ambitions Internet.Dans ce contexte, il n'est pas clair encore si Quebecor conservera ses actions dans Abitibi-Donohue ou si elle les monnaiera.À 42 $, le prix offert par Abitibi-Consol représente une prime d'environ 20 % sur le prix de Donohue à l'ouverture des cours hier ( 12,5 % sur le prix spéculatif de la fermeture ).Le nom d'Abitibi-Consolidated s'est ajouté seulement hier après-midi dans la liste des prétendants qui était évoquée depuis une semaine par les rumeurs d'achat de Donohue.Voir ABITIBI-CONSOL en A2 Essence: c'est la grogne! Tous en bonne santé! LISA BINSSE La grogne se fait de plus en plus forte chez les consommateurs de mazout, de diesel et d'essence.Alors que Québec convoque une réunion d'urgence sur l'essence, un grossiste indépendant de la Rive- Sud affirme que depuis le 20 janvier, les consommateurs payent trop cher pour le mazout et le diesel.Denis Dauray, directeur achats et ventes pour les Pétroles Maurice, croit que les consommateurs déboursent environ 10 cents de trop le litre pour ces deux carburants.Il s'explique mal en effet qu'il peut livrer le mazout aujourd'hui à 44,9 cents le litre alors que le week-end dernier, il le vendait à 54,9 cents le litre.Petite consolation: les New-Yorkais qui se chauffent au mazout versent l'équivalent de 83 cents le litre.Sur le marché NYMEX à New York, les prix ne se sont pas repliés aussi rapidement, dit M.Dauray.Il croit que cela indique que les pétrolières commencent à sentir la pression de la part des consommateurs et des gouvernements.« Cela signifie qu'il y a quelque chose qui n'est pas normal.» Selon le NYMEX, le prix du litre de mazout a reculé d'environ sept cents depuis le 28 janvier.Le prix du distillat, qui sert à produire le mazout et le diesel, bouge aussi beaucoup.Voir ESSENCE en A2 PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Malgré la controverse des OGM, le grand chef français Paul Bocuse croit que la cuisine est en bonne santé et qu'il suffit d'utiliser de bons produits.Le chef, que l'on voit ici à gauche, est venu lancer le festival Montréal en lumière, qui lui consacre demain un dîner-gala.Le festival s'ouvre ce soir avec un spectacle mettant en vedette la cantatrice américaine Jessye Norman et le compositeur et musicien français Michel Legrand.Tous trois ont été accueillis hier par le maire Pierre Bourque.Nos informations, page B7 CHUM: on a sauté l'étape de l'appel d'offres Oui à la chasse aux chômeurs vacanciers DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC La firme retenue pour déterminer l'emplacement du futur CHUM a été choisie sans un appel d'offres public de la Corporation d'hébergement du Québec.À cause des courts délais, un concours « sur invitation » a finalement choisi la firme Daniel Arbour et associés.Dans une entrevue à La Presse hier, le président de la Corporation d'hébergement, Michel Salvas, reconnaît qu'un tel mécanisme est inusité pour un contrat de cette ampleur.C'est même la première fois, pour un mandat de plus de 25 000 $, que la Corporation a recours à cette procédure depuis le printemps 1997.Le contrat obtenu par Daniel Arbour pour choisir l'emplacement du CHUM \u2014 un choix qui a soulevé la controverse \u2014 atteint 175 000 $.On a demandé des propositions à trois firmes d'urbanistes ou d'architectes.Outre Daniel Arbour et associés, JE Verreault a soumissionné à 195 000 $ et BPA a décliné l'invitation, jugeant trop courts les délais impartis.« Je n'avais pas le temps de lancer un appel d'offres dans le journal, a expliqué M.Salvas.Surtout, il fallait que tout reste confidentiel pour éviter toute spéculation.» Le choix de Daniel Arbour s'est fait à la mi-octobre et il fallait qu'une décision soit prête pour la dernière moitié de novembre.« Je ne vous cacherai pas que si on m'avait dit que j'avais jusqu'en février, je serais passé par un appel d'offres formel », a dit M.Salvas.Très réputé, le groupe Daniel Arbour a travaillé sur la situation du Centre Molson, du futur stade des Expos, des casinos.Il n'avait cependant aucune expérience dans le secteur de la santé, a reconnu hier son vice-président Serge Carreau.On s'est assuré de la collaboration de bureaux d'architectes qui connaissaient ce secteur, explique-t-il toutefois.Selon M.Carreau, dès le début de l'été \u2014 bien avant octobre donc \u2014 il était clair que Québec avait opté pour un CHUM dans un lieu unique.Les questions comme la proximité de la voie ferrée, qui a soulevé une controverse, étaient du ressort de Daniel Arbour et associés, surtout spécialisé dans les questions d'urbanisme.Voir CHUM en A2 VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Prenant tout le monde par surprise, la Cour d'appel fédérale a rendu mercredi un jugement expéditif autorisant de nouveau le croisement des fichiers pour traquer les chômeurs vacanciers.Quelques heures à peine après avoir entendu les arguments des parties, les trois juges ont renversé séance tenante la décision de leur consoeur de la Cour fédérale, affirmant que le croisement de données entre Douanes Canada et le ministère du Développement des Ressources humaines ne contrevient pas à la Loi sur la protection de la vie privée.La décision a pris de court les représentants des Ressources humaines qui s'attendaient à une bataille juridique plus longue, et a provoqué une véritable commotion au bureau du Commissaire à l'information.« On déplore le jugement, a indiqué à La Presse Marie-Andrée Imbeault, porte-parole du commissaire à la protection de la vie privée, Bruce Phillips.C'est un coup dur pour la vie privée.» M.Phillips et ses conseillers devront maintenant décider s'ils portent la cause en Cour suprême, leur dernier recours légal.Ils ont un délai de 60 jours pour prendre une décision.Voir OUI À LA CHASSE en A2 INDEX Petites annonces - index C10 - immobilier C10 et C11 - marchandises C11 - emplois C11 et C12 - automobile C12 à C14 - affaires C3 Arts et spectacles B5 à B13 - horaire spectacles B12 - horaire télévision B6 Bandes dessinées C11 Bridge C13 Cyberpresse A10 Décès C15 Économie C1 à C9 Êtes-vous observateur?C10 Feuilleton C13 Horoscope C12 Loteries A2 et A12 Monde A11 Mots croisés C14 et S10 Mot mystère C13 Opinions B3 Politique B1 et B4 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL La fin de la récréation - Mario Roy page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.-4, min.-19 cahier Sports page 16 Professionnels de la vision - La mode notre passion d.tails en magasin sur nos grandes marques exclusives verres et montures Payez sur 12 mois sans int.rt 2pour 1 5LP0201A0211 A2 VENDREDI 5LP0201A0211 ZALLCALL 67 01:02:39 02/11/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 Suite de la une Essence: c'est la grogne! Abitibi-Consol devient le géant du papier ABITIBI-CONSOL / Suite de la page A1 Les transactions boursières du titre d'Abitibi-Consol ont été suspendues à 14 h, trois heures après celles sur celui de Donohue.L'action d'Abitibi-Consol cotait alors en hausse de 95 cents à 17,95 $ à Toronto, celle de Donohue, en hausse de 2,50 $ à 37,30 $.Les autres prétendants comprenaient un autre poids lourd, soit le Scandinave Stora-Enso, résultat d'une mégafusion en 1998.Stora- Enso a les poches pleines, il vient de larguer ses centrales électriques pour 1,8 milliards US.Abitibi-Consol est aussi le résultat d'une mégafusion de 4,1 milliards en 1998 entre Stone Consolidated, de Chicago, et Abitibi-Price, de Montréal.La finlandaise UPM-Kymmene et l'américaine Bowater étaient également dans le coup.En acquérant Donohue, Abitibi consolide son statut de No 1 mondial du papier-journal et devance Stora-Enso comme No 1 dans le papier surcalendré.L'acquisition de Donohue lui apporte au total une capacité additionnelle de 2,4 millions de tonnes par année, mais surtout une influence sur les prix du marché mondial.L'enjeu est plus que de la capacité pour Abitibi: Donohue a inscrit des profits nets de 212 millions sur des ventes de 2,5 milliards.Il faut remonter sept ans dans le passé pour trouver son dernier trimestre négatif.Donohue est exactement ce que Abitibi-Consol dit vouloir être sans y réussir, soit le producteur à faible coût de choix dans l'industrie, pour citer le récent discours aux actionnaires du nouveau président John Weaver.Abitibi a perdu 430 millions depuis trois ans, dont 278 millions sur des ventes de 4 milliards en 1999.ESSENCE / Suite de la page A1 Le distillat est souvent plus cher à Montréal, mais il arrive aussi qu'il soit moins cher.Depuis le 5 février, le distillat à New York est passé de 40,41 cents le litre à 29,76.À Montréal, il a glissé de 43,70 à 38,70 cents le litre.Il doit reculer encore à 33,70 aujourd'hui.Cela signifie un répit pour les consommateurs qui se chauffent au mazout.Entre-temps, le premier ministre Lucien Bouchard a convoqué une réunion d'urgence aujourd'hui à Montréal pour évaluer les effets de la flambée des prix de l'essence.« Notre gouvernement, a dit hier Guy Chevrette, le ministre des Transports, va prendre une décision qui aura, j'espère, un effet d'entraînement.» La CSN demande au gouvernement de plafonner les prix du carburant ou de geler sa taxe de vente à effet ascenseur sur l'essence.À Montréal, sur un litre d'essence à 74,9 cents, les taxes aux différents gouvernements totalisent 36,49 et l'essence elle-même revient à 38,41 incluant une marge de 7,81 pour le détaillant.À Ottawa, le ministre de l'Industrie John Manley, inquiet devant la hausse du prix du diesel, sollicite des explications.La semaine dernière, le Bureau de la concurrence concluait que les hausses du prix de l'essence l'été dernier étaient dues aux forces du marché.La Régie mène sa propre enquête dont les résultats étaient attendus à la fin de 1999.Aux États-Unis, où les consommateurs souffrent aussi de prix élevés, le gouvernement Clinton a pris hier différentes mesures en plus de créer un fonds d'urgence de 130 millions pour aider les familles pauvres qui se chauffent au mazout.Le prix varie d'une ville à l'autre, mais à titre d'exemple, à Stanford, au Connecticut, hier l'essence coûtait l'équivalent de 54 cents le litre ( 1,47 $ US le gallon de 128 onces ).Les pétrolières réitèrent que la situation est exceptionnelle.Louis Forget, vice-président aux relations publiques et gouvernementales chez Ultramar, explique que les prix à Montréal sont influencés par celui de New York où la flambée des prix des carburants a été la plus importante en raison de la vague de froid qui a sévi dans le Nord-Est du continent.La raffinerie à Saint-Romuald, près de Lévis, produit au maximum et ne peut faire plus.Celle de Petro- Canada, dans l'est de Montréal, produit également du distillat à pleine capacité et doit même importer pour répondre à la demande.Oui à la chasse aux chômeurs vacanciers OUI À LA CHASSE / Suite de la page A1 Mais il leur faudra vraisemblablement quelques semaines pour digérer le jugement surprise des juges Décary, Sexton et Evans.Une autre voie existe, une voie politique, mais celle-ci n'a jamais été empruntée et ses méandres sont incertains.La loi autorise en effet le Commissaire à en appeler directement au Parlement, une décision politique délicate pour le Commissaire à la protection de la vie privée, créature du Parlement.Le dossier rebondit aussi à un mauvais moment pour la ministre du Développement des Ressources humaines, Jane Stewart, qui a bien d'autres chats à fouetter ces temps-ci.La dernière chose dont a besoin Mme Stewart en ce moment, c'est de se faire accuser de mener la vie dure aux chômeurs.Jane Stewart connaît d'ailleurs très bien le dossier.Ironiquement, c'est elle qui était ministre du Revenu quand le programme de croisement a été signé avec Ressources humaines, alors dirigé par Pierre Pettigrew.Le commissaire Bruce Phillips s'oppose depuis le début du programme de croisement, en 1996, à ce que les Ressources humaines utilisent les données personnelles recueillies par Douanes Canada ( qui relève de Revenu Canada ) pour retracer et pénaliser les prestataires d'assurance- emploi qui ont quitté le pays quelque temps tout en continuant à toucher leurs chèques.Le ministère des Ressources humaines a lancé il y a trois ans une vaste chasse aux chômeurs vacanciers en utilisant les renseignements inscrits sur la petite carte E-311 de Douanes Canada par les voyageurs qui rentrent au pays en avion.Ottawa estime que quelque 150 000 chômeurs ont touché illégalement des prestations entre 1993 et 1996 seulement et compte récupérer 200 millions auprès d'eux.Après de vaines négociations avec le Commissaire à la vie privée sur la collecte des informations, le ministère des Ressources humaines a été débouté il y un an par la Cour fédérale.Depuis, un peu plus de 50 000 dossiers de fraude sont gelés, le gouvernement ne pouvant réclamer amendes et sommes payées en trop.Unanimement, les trois juges de la Cour d'appel fédérale renversent la décision de la juge Danièle Tremblay-Lamer.Le Commissaire à la protection de la vie privée plaidait, en vertu de la loi, que le gouvernement ne peut recueillir qu'auprès des personnes visées les renseignements personnels dont il a besoin.« Cette exigence n'est pas un absolu, tranche la Cour d'appel fédérale.Dans un système d'autodivulgation comme celui de l'assurance-emploi, la commission ( d'assurance-emploi ) doit être en mesure de recueillir des renseignements d'une source autre quand le prestataire omet volontairement de le faire lui-même.» Le jugement de la Cour d'appel fédérale, s'il est maintenu, risque d'avoir un effet d'entraînement sur d'autres ministères qui ne manqueront pas de s'en inspirer pour lancer leur propre programme de croisement informatique.Contrairement aux prétentions du Commissaire à la protection de la vie privée, la Cour d'appel affirme que l'on ne peut conclure que les organismes fédéraux ne peuvent transmettre des renseignements personnels entre eux.« Le Parlement s'est clairement laissé une marge de manoeuvre considérable avec sa propre loi et en a profité », concluent les juges.CHUM: on a sauté l'étape de l'appel d'offres CHUM / Suite de la page A1 Le Canadien Pacifique et la Sécurité publique avaient été consultés et avaient approuvé l'idée que l'hôpital puisse être construit près de la voie ferrée.Il y avait peu de bureaux d'urbanisme à Montréal avec l'envergure nécessaire pour le mandat de situer le CHUM.Un autre groupe, Cardinal Hardy, avait déjà le mandat pour le CHUM anglophone, observe-t-il.« Des amis » Daniel Arbour et associés a comme filiale Expertise 3 S, une firme spécialisée dans la conception de « plans fonctionnels et techniques » pour la conception générale d'un hôpital ou d'un centre de soins de longue durée.Parmi les 16 employés de cette compagnie à Québec, on retrouve Jean-Claude Filion et Martin Caillé, qui ont respectivement été chef de cabinet et chef de cabinet adjoint du ministre Jean Rochon.On y retrouve aussi une avocate, Anne-Marie Pépin, qui travaillait au même cabinet et qui a un contrat de quelques mois chez Expertise 3 S.Sous-ministre adjoint au ministère de la Santé durant tout le mandat de Jean Rochon, Michel Salvas reconnaît bien connaître M.Filion, avec qui il socialise parfois.« Ces gens du cabinet de M.Rochon, je les connais, ce sont des amis », a dit M.Salvas cette semaine dans un entretien avec La Presse.Hier, il a souligné « avoir des atomes crochus » avec M.Filion.« Il demeure pas loin de chez moi » à Cap- Rouge, en banlieue de Québec, a-til ajouté.« On soupe ensemble à l'occasion, on s'est toujours bien entendu, j'ai passé quatre ans au cabinet de la Santé, je ne dirai pas que je ne connais pas Michel.Je ne me suis pas mêlé de l'attribution du contrat pour le choix du site », lance M.Filion.M.Salvas soutient aussi « n'avoir jamais discuté du contrat du CHUM », avec l'employé d'Expertise 3 S.Il est certain que, devant le mandat du CHUM, Daniel Arbour et associés a pu profiter de la bonne connaissance du réseau de la santé que lui offraient les anciens employés de Jean Rochon, convient-il.Expertise 3 S fait la conception des « PFT », les plans fonctionnels et techniques, qui constituent la seconde étape dans un projet d'hôpital après le choix d'un emplacement.La filiale de Daniel Arbour n'a jusqu'ici jamais eu de mandat important dans la conception d'un hôpital.Elle a conçu le centre ambulatoire de Pierre-Boucher à Longueuil, ou certains centres de soins de longue durée, pour des mandats d'environ 100 000 $, a expliqué hier M.Filion.La « recette » Tant pour Jean-Claude Filion que pour Serge Carreau, il est évident que la firme Daniel Arbour va tenter sa chance quand sera lancé l'appel d'offres pour la préparation du plan fonctionnel et technique du CHUM.Pour M.Salvas, il s'agira d'un mandat d'environ 2,5 millions.Selon M.Filion, ce mandat pourrait bien atteindre 4 ou 5 millions, selon la définition de la tâche à accomplir.Un contrat similaire pour le CHUM anglophone a généré plus d'une cinquantaine de soumissions.Selon M.Salvas, même si Daniel Arbour a obtenu le premier mandat pour choisir l'emplacement du CHUM \u2014 en partant d'une ébauche des besoins fonctionnels et techniques \u2014 il n'a pas une longueur d'avance pour décrocher le prochain contrat, beaucoup plus intéressant.Mais chez Daniel Arbour et associés, on admet que d'avoir remporté la première manche assure la position de tête.Du côté de la ministre Pauline Marois, la porte-parole Nicole Bastien souligne qu'elle ne savait pas que la firme retenue pour le choix de l'emplacement avait comme filiale Expertise 3 S, où travaillaient MM.Filion et Caillé.« Mme Marois ne savait pas cela non plus.Nous, on a donné le mandat à la Corporation d'hébergement qui a fait le suivi », a soutenu Mme Bastien.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 371 à quatre chiffres : 5955 DEMAIN DANS LA PRESSE L'amour réhabilité Un quart de siècle après la révolution sexuelle, les sentiments ont retrouvé leurs droits dans les chambres à coucher.Baiser, c'est bien, mais faire l'amour, c'est encore mieux! L'expression prend d'ailleurs tout son sens à la lumière d'une enquête SOMLa Presse qui a sondé les coeurs des Québécois à l'occasion de la Saint-Valentin.À lire demain et dimanche sous la plume de notre journaliste Isabelle Hachey.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Les attaques informatiques contre des sites Internet vous inquiètent-elles?Êtes-vous d'accord avec la proposition de Jean- François Lisée de tenir un référendum sur un nouveau partage des responsabilités entre Québec et Ottawa?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 42 % Non: 58 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h; à Greenfield Park: hôpital Charles- Lemoyne, pavillon de réadaptation, 3120, boul.Taschereau, de 9 h à 16 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Dollard-des-Ormeaux: galeries des Sources, 3237, boul.des Sources, de 11 h à 19 h.Objectif: 125 donneurs; à Beaconsfield: centre Beaconsfield, 50, boul.Saint-Charles, de 13 h à 20 h.Objectif: 50 donneurs; à Sorel: pomenades de Sorel, 450, boul.Poliquin, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Trois-Rvières-Ouest: école Chavigny, 365, rue Chavigny, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 150 donneurs. 5LP0301A0211 A 3 vendredi 11 f vrier 5LP0301A0211 ZALLCALL 67 01:01:46 02/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 A 3 Le CP conteste l'expropriation de la gare de triage Glen pour le centre hospitalier Mc Gill MARIE-CLAUDE GIRARD Le Canadien Pacifique conteste l'avis de réserve et l'éventuelle expropriation par le gouvernement du Québec en vue de la construction du centre universitaire de santé Mc Gill (CUSM) sur ses terrains de la gare de triage Glen, aux limites de Westmount et Notre-Dame-de-Grâce.La compagnie est prête à vendre le terrain, mais s'oppose à l'expropriation.Les négociations pour l'achat du terrain se poursuivent d'ailleurs avec la Corporation d'hébergement du Québec (CHQ), qui a imposé l'avis de réserve.De plus, le CP a accepté de mettre sur la glace pendant six mois les démarches de contestation, le temps de permettre les négociations avec Québec.Le gouvernement a adopté en décembre un décret autorisant la Corporation à imposer des réserves en vue de la construction du CUSM et du Centre hospitalier universitaire de Montréal.Dans ce cas, l'emplacement des garages de la STCUM, rue Saint-Denis, a été retenu.Dans sa requête déposée en Cour supérieure le 20 janvier, le CP soutient que le décret est illégal et que la CHQ n'a pas le pouvoir d'exproprier ses terrains et donc d'imposer une réserve, premier pas vers l'expropriation.La compagnie invoque qu'elle est soumise à la compétence exclusive du Parlement fédéral en vertu de la Loi constitutionnelle de 1867.Et la CHQ ne peut pas porter atteinte aux activités d'une entreprise sous juridiction fédérale, avance-telle.Geste étonnant Le geste du CP est étonnant, sachant que les négociations allaient bon train avec l'hôpital et que la collaboration de la compagnie semblait assurée.Selon une source proche du dossier, le CP souhaite éviter que l'expropriation de la gare Glen crée un précédent pouvant ouvrir la porte à d'autres tentatives d'expropriation.Le CP n'a pas confirmé cette hypothèse hier.« On était proche de signer une entente avec Mc Gill et de fermer le dossier » quand l'avis de réserve a été imposé, souligne le responsable des relations publiques du CP, Michel Spénard.En raison du délai de 30 jours prévu pour la contestation, on a dû agir rapidement, dit-il.La vente pourrait donc être retardée par le transfert des négociations du CUSM à la Corporation.S'il devait y avoir entente, le CP espère qu'elle surviendra à temps pour lui permettre de réorganiser ses activités.Le CUSM devait acheter luimême le terrain à l'aide de dons du secteur privé.En 1998, il faisait une offre d'achat de 23 millions.Une campagne de financement était lancée.En cours de route, le CUSM a demandé l'appui du CHQ.Celuici a accepté d'acheter le terrain au nom de l'hôpital et imposé une réserve le 22 décembre dernier.Il est plus facile d'approcher des donateurs éventuels avec une preuve de l'appui du gouvernement, explique le Dr Nicolas Steinmetz, directeur général associé à la planification du CUSM.Il reste confiant que les parties arriveront à s'entendre.« Ça ne m'inquiète pas pour le moment », dit-il.La gare Glen, utilisée depuis la fin du XIXe siècle, sert encore à l'entretien et à l'entreposage des trains de banlieue.De son côté, le CP poursuit les travaux de décontamination du terrain, comme il s'était engagé à faire.Pour l'instant, on creuse des puits et on pompe l'eau qui s'y accumule, captant ainsi une partie des hydrocarbures.Une vue aérienne de la gare de triage Glen, où l'on projette de construire le futur Centre universitaire de santé Mc Gill, aux limites des villes de Montréal et Westmount.La STCUM et le syndicat de l'entretien devant le Conseil des services essentiels Une fausse bombe paralyse le service d'autobus dans l'Ouest-de-l'Île Saisie de marijuana au Club Compassion MARIE-CLAUDE GIRARD Le Conseil des services essentiels a convoqué hier la direction de la STCUM et le syndicat de l'entretien afin de trouver un moyen de rétablir complètement le service d'autobus, qui connaît des retards aux heures de pointe depuis plusieurs jours.Si la séance de médiation qui doit se poursuivre aujourd'hui ne parvient pas à régler le problème de ralentissement, le Conseil convoquera les parties à une audience publique au terme de laquelle il pourrait trancher.Les retards de service ont atteint un sommet hier matin, particulièrement dans l'Ouest-del'Île.La découverte d'un colis suspect dans un autobus qui s'apprêtait à quitter le garage Saint-Laurent, rue Guénette, a entraîné l'évacuation et la fermeture complète du bâtiment.Un appel à la bombe avait été enregistré plus tôt au 911.La STCUM estime que 200 autobus affectés au territoire de Saint- Laurent et de l'Ouest-de-l'Île ont été retenus à l'intérieur.Ces autobus s'ajoutaient aux 115 véhicules qui n'étaient pas en service à l'heure de pointe, faute de réparations.Ainsi, près du quart des 1300 autobus nécessaires à l'heure de pointe du matin n'étaient pas sur la route.Quelques-uns avaient cependant eu le temps de quitter le garage Saint-Laurent avant la découverte du colis suspect.Les usagers de l'Ouest-de-l'Île n'ont pas subi que des retards, mais aussi l'absence totale d'autobus, explique Odile Paradis.« C'était pitoyable.Carrément impossible à prévoir.» Il n'est pas possible de lier l'appel à la bombe au conflit de travail, note toutefois la porte-parole.« On ne pense pas que ce soit nos membres qui aient fait ça », se défend le président du syndicat du transport-CSN, Gaétan Châteauneuf.Ce n'est pas la première fois qu'un colis suspect est découvert dans un garage de la STCUM, ditil, estimant que des gens ont sauté trop vite aux conclusions.« Ça ne fait pas partie de nos moyens de pression.» En fait, le syndicat de l'entretien affirme qu'il n'exerce aucun moyen de pression concerté pouvant ralentir le service.C'est ce qu'il a répété au Conseil des services essentiels, hier.Pourtant, selon la STCUM, les employés du service d'entretien se livrent encore à des concerts de marteaux.Ce matin, les usagers seront encore privés d'une centaine de véhicules en raison de la grève du zèle, avance la société.Le président de la CSN, Marc Laviolette, a condamné l'appel à la bombe.« Ce genre de geste isolé est inadmissible », a-t-il commenté lors d'un point de presse portant sur un autre sujet.Il juge l'incident « extrêmement inquiétant » et estime qu'il peut provenir de « n'importe qui ».C'est un employé qui a découvert vers 5 h 30 le colis à l'intérieur de l'autobus qu'il s'apprêtait à sortir du garage du 3000, rue Guénette.D'après le Service de police de la CUM, l'apparence du colis laissait croire à la présence d'une véritable bombe.Un périmètre de sécurité a été installé et l'édifice évacué.Les artificiers de la section technique sont arrivés sur les lieux à 8 h.Une heure plus tard, ils « neutralisaient » la fausse bombe à l'aide d'un robot télécommandé.Les portes ont été rouvertes à 9 h 30, une fois l'heure de pointe terminée.HUGO DUMAS Les membres du Club Compassion de la rue Rachel ne fumeront plus leurs joints sans être importunés par les policiers, comme ils ont pu le faire depuis plus de quatre mois.Deux hommes qui vendaient de la marijuana ont en effet été arrêtés, hier après-midi, à l'intérieur du petit commerce thérapeutique du Plateau Mont- Royal, un endroit où des malades peuvent consommer tranquillement du « pot » pour alléger leurs souffrances.Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) n'a pu indiquer, hier soir, la quantité exacte de drogue saisie.Il semblerait toutefois que les deux hommes, dont l'âge n'a pas été précisé, avaient 60 grammes de marijuana sur eux.Ils doivent être accusés ultérieurement de possession de drogue dans le but d'en faire le trafic, dit une porteparole du SPCUM, Caroline Courteau.La police n'a pu dire non plus si les personnes arrêtées étaient des employés ou des membres du Club Compassion.Le Club Compassion est niché dans un petit local du 950, rue Rachel Est, coin de Mentana.Il a ouvert ses portes le 1er octobre dernier.En présentant une ordonnance, des malades peuvent s'y procurer de la mari.Dans un communiqué émis en fin de journée hier, le SPCUM se dit « sensible à la problématique de l'utilisation de la marijuana à des fins thérapeutiques et aux souffrances que vivent les grands malades ».Toutefois, la police rappelle que « les activités reliées à l'apparition d'un endroit destiné à l'usage de la marijuana à des fins médicales, comme le Club Compassion de Montréal, sont illégales.» Louise-Caroline Bergeron et Caroline Doyer, cofondatrices du Club Compassion, n'ont pu être jointes hier soir.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © La présence d'un colis suspect, qu'on voit ici une fois neutralisé par les artificiers de l'escouade technique, a entraîné l'évacuation du garage de la STCUM situé au 3000, rue Guénette.Les 200 autobus qui s'y trouvaient n'ont pu être sur les routes à l'heure de pointe du matin.FILL118 5LP0401A0211 A 4 vendredi 11 f vrier 5LP0402A0211 ZALLCALL 67 00:59:01 02/11/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 Pierre Falardeau défend son « Monsieur Goldenshitz », dénoncé par B'nai Brith L'UQAM menace de suspendre le prof Léo-Paul Lauzon MARC THIBODEAU L'Université du Québec à Montréal (UQAM) menace de suspendre pour un mois le titulaire de sa chaire d'études socio-économiques, Léo-Paul Lauzon, en raison d'une altercation survenue entre lui et un agent de recherche en décembre dernier.Tout en disant qu'il ne fallait pas faire « tout un plat » de cette histoire, M.Lauzon a confirmé hier à La Presse qu'il doit rencontrer la direction de l'université à ce sujet au début de la semaine prochaine, en présence d'un représentant du syndicat des professeurs.Le professeur a déclaré que l'altercation avec l'agent de recherche Martin Poirier, qui a cosigné avec lui plusieurs des études produites par la chaire depuis quelques années, était le résultat d'un « conflit personnel », alimenté notamment par des divergences de vue sur le déroulement d'un projet de recherche précis.Lors d'une rencontre à son bureau de l'UQAM, le 23 décembre, M.Lauzon affirme avoir demandé à M.Poirier, qui travaillait à domicile depuis plusieurs semaines, de se réinstaller dès janvier à la chaire pour pouvoir assurer un suivi plus serré de son travail.« Les choses ont dégénéré.Il m'a poussé et m'a ensuite demandé en criant si j'allais le frapper parce qu'il refusait de revenir », affirme le professeur, qui dit lui avoir asséné alors un « petit » coup de poing au menton.M.Lauzon, qui dit regretter son emportement, affirme être la véritable victime de cette histoire, puisqu'il a été « provoqué ».Il s'insurge contre la volonté de l'UQAM de le suspendre pour son geste.« La direction m'a dit que ça ne se faisait pas.Ce sont de maudits hypocrites.Tu peux remplir l'université de publicités, couper des centaines de millions, ça ne les offusque pas.Qu'ils se battent donc pour quelque chose de plus important qu'une taloche », lance l'économiste.M.Poirier ne voit visiblement pas les choses du même oeil, puisqu'il s'est adressé immédiatement après l'incident au Syndicat des employés de l'UQAM (SEUQAM), qui le représente.La direction des ressources humaines, qui a pratiquement terminé son enquête, a été avisée le jour même.Une plainte a parallèlement été déposée au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, qui dit faire enquête.Un grief dans lequel M.Poirier soutient avoir été agressé « verbalement et physiquement » par M.Lauzon a par ailleurs été déposé à la fin janvier.L'agent de recherche y demande que « le comportement de violence » du professeur soit sanctionné et réclame 3000 $ des dommages exemplaires à l'UQAM.M.Poirier, joint hier à son domicile, a déclaré qu'il n'était « pas d'accord » avec la version présentée à La Presse par M.Lauzon.L'agent de recherche, qui refuse de commenter plus avant le dossier, a ajouté qu'il ne travaillait plus pour la chaire.Deux autres agents de recherche, François Patenaude et Martin Petit, avec lesquels M.Lauzon dit entretenir des divergences de vue quant à la nature du travail devant être réalisé par la chaire, sont aussi partis dans la foulée de l'incident.M.Patenaude refuse également de commenter l'altercation, dont il n'a pas été témoin.Il affirme que celle-ci a accéléré son départ.Le président du SEUQAM, Rolland Côté, refuse aussi d'aborder le dossier.Le climat de travail, a-t-il noté lors d'un bref entretien, s'est passablement détérioré au cours des dernières années au sein de l'université en raison du stress causé par les compressions budgétaires, ce qui favorise les altercations.« Le monde est à bout », juge le syndicaliste.La direction de l'UQAM refuse pour sa part d'aborder l'incident, puisque « les dossiers disciplinaires des organismes publics sont confidentiels ».Le président du Syndicat des professeurs de l'UQAM, Marc Lagana, n'a pu être joint hier.ANDRÉ NOËL Le cinéaste Pierre Falardeau défend un de ses personnages, un financier juif véreux du nom de Goldenshitz, qui a été dénoncé cette semaine par l'organisation juive B'nai Brith.« Un certain nombre d'incidents mettant en lumière les stéréotypes négatifs à propos des juifs ont refait surface au Québec, écrit B'nai Brith dans son rapport sur les incidents racistes survenus en 1999.Le film de Pierre Falardeau, Elvis Gratton 2 , qui s'est fait éreinter par la critique, dépeignait un certain nombre d'ethnies de façon très caricaturale, notamment un certain M.Goldenshitz.Le directeur québécois de B'nai Brith, Robert Libman, dit que son organisation a reçu plusieurs plaintes de membres de la communauté juive francophone qui ont vu le film.Ce dernier est une caricature d'un bout à l'autre.Mais il est délicat de dépeindre des membres de minorités en jouant sur les préjugés, a dit M.Libman, des propos rapportés dans La Presse mercredi.N'y a-t-il pas en effet un risque d'ancrer l'image du juif avare qui s'enrichit sur le dos des gens ?« Moi, je ne suis pas politically correct , répond M.Falardeau.Même si ce film a l'air grossier, j'ai l'impression d'être réaliste.La scène du juif se passe dans une scène portant sur le conseil d'administration d'une grosse compagnie.Des financiers juifs véreux, ça existe.Comme il existe toutes sortes de financiers véreux.« Là-dedans, ce à quoi je m'attaque, c'est pas à la race du monde.Je parle de la mondialisation du capital.Il y a aussi un avocat italien véreux, un ancien ministre canadien véreux, un ex-général sud-américain, un roi-nègre africain, deux Québécois plein de m., etc.Je ne vois pas pourquoi B'nai Brith capote sur un de mes personnages.» Ne faut-il pas faire particulièrement attention de ne pas reprendre les caricatures antisémites des années 30, compte tenu des horreurs qu'ont subies les juifs par la suite ?« Les échelles de souffrance, j'en ai rien à faire, répond M.Falardeau.Tous les peuples ont souffert.« Le jour où les gens de B'nai Brith vont montrer une once de compassion pour les Palestiniens dans les territoires occupés par Israël, je vais commencer à les croire.Le jour où ils vont montrer un début de compassion pour ce qui est arrivé à notre peuple, le peuple québécois, je vais commencer à les croire.Je commence à en avoir ras le bol de leurs pleurnichages.« L'antisémitisme n'a rien à voir avec ma pensée, conclut le cinéaste.Ça me met le feu au c., ces accusations- là.Je trouve ça pas mal gros qu'on compare mon film à des monuments renversés dans les cimetières juifs de Winnipeg et de Toronto.Arrestation d'un présumé proxénète HUGO DUMAS Un homme de 57 ans, qui est soupçonné d'avoir forcé des jeunes fugueuses à se prostituer et à tourner des vidéos pornographiques, a été accusé hier après-midi, en Cour municipale de Montréal, de proxénétisme, d'agression sexuelle et de possession et de production de matériel pornographique juvénile.Les policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) ont arrêté Michel Latreille, mercredi soir, à son domicile de Dollard-des-Ormeaux, dans l'ouest de l'île.« Il hébergeait des jeunes fugueuses d'âge mineur, qu'il recrutait au centre-ville de Montréal », dit l'agent Caroline Courteau, du SPCUM.Le quinquagénaire aurait aussi entraîné les adolescentes dans le milieu interlope de la prostitution.Il aurait ensuite récolté une partie des revenus générés par le travail des fugueuses, ajoute l'agent Courteau.Le SPCUM allègue que Latreille a produit des cassettes vidéo XXX avec les adolescentes.Le résidant de Dollard-des-Ormeaux apparaîtrait également dans certaines scènes explicites.Divers objets ont été saisis chez lui, dont un ordinateur, une automobile servant au transport des prostituées, plusieurs vidéocassettes, un appareil photo, une caméra vidéo, de l'argent et de petites quantités de marijuana et de cocaïne.Latreille a été mis en liberté hier jusqu'à son retour en Cour municipale, le 7 mars.Il ne doit cependant pas se trouver en présence de mineurs. 5LP0599A0211 A 5 vendredi 5LP0599A0211 ZALLCALL 67 08:06:50 02/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 A 5 Qui a peur de Loblaw?Allons, allons, un peu de sincérité : Loblaw est la meilleure chose qui soit arrivée à l'alimentation de masse au Québec depuis Sam Steinberg.Mais comme c'est « ontarien » et comme c'est « gros », chaque ouverture appréhendée provoque la fureur.On écrase le petit commerçant ! On tue la vie de quartier ! On pollue l'environnement On comprend les propriétaires voisins du futur méga-Loblaws du quartier Ahuntsic de s'inquiéter du dérangement.On les comprend aussi de rager contre cette consultation bidon que leur a offerte la Ville de Montréal : s'il n'y croit pas, le maire Bourque, qu'il fasse donc cesser ce théâtre.Mais le remplacement de ce terrain clôturé où se trouvent quelques hangars par un supermarché, même très gros, n'est pas le désastre que l'on nous annonce.Quand il a été question d'en ouvrir un dans la gare Jean-Talon, on a crié au meurtre architectural et, pourquoi pas, social.Certains préféraient sans doute que le vieil et noble immeuble demeure à l'abandon, placardé de contreplaqué, plutôt que de le laisser aller aux mains de commerçants « étrangers ».Allez-y voir aujourd'hui : la gare a été retapée par la librairie Indigo, où l'on peut bouquiner, prendre un café.Le supermarché a été construit en annexe de la gare.C'est plutôt beau.Pas exactement une cathédrale, mais ça ne dépare pas le paysage.Et c'est certainement mieux que tous les affreux supermarchés qui défigurent villes et villages au Québec.L'édifice, très vitré, est lumineux.Ça sent bon.Il y a un marché en entrant, qui vend muffins, brioches, plats préparés.Les étals sont appétissants au possible.La variété des produits est remarquable.Les prix des fruits et légumes \u2014 l'hiver du moins \u2014 sont assez proches de ceux du marché Jean-Talon, tout près.Il y a un parking de 400 places sous l'immeuble.Et même, une exclusivité qui semblera de la plus haute insignifiance pour certains célibataires, des chariots d'épicerie où l'on peut asseoir deux enfants.Beau marché de poissons.Produits ethniques en masse.La marque maison, President's Choice, la meilleure et de loin de toutes les marques maison, souvent le meilleur produit du genre.n n n « M'ouais, c'est pas laid, mais ça fait trop.américain, t'sais.ontarien », me dit avec une moue de mépris un collègue au palais chatouilleux.Sous-entendu : ce ne sont pas des mangeurs de roast-beef trop cuit et de patates molles qui vont nous apprendre comment manger, nous, francophones, disciples de Brillat-Savarin, cousins de Bocuse, Robuchon et compagnie.Ah ! bon ?Et nos « bons vieux » Provigo miteux, blafards, qui nous offraient des tomates vertes au mois de septembre, et au gros prix, c'est quoi ?Des entreprises du terroir, des modèles de fierté nationale ?Voyons, soyons sérieux deux petites minutes : les supermarchés au Québec sont aussi platement « américains » que les autres.La seule différence, c'est qu'on n'y avait pas fait le ménage depuis 20 ans.Les idées neuves y étaient aussi rares que de la laitue digne de ce nom.Tout au chaud dans un partage du marché « entre nous », il n'y avait aucun besoin d'innover pour ce petit groupe de joueurs.Arrive la visite de l'Ontario.On a évité le choc, rappelons-nous, par une intervention du gouvernement du Québec : avec l'argent de la Caisse de dépôt et de placement, on a empêché Loblaw d'acquérir Steinberg.C'est plutôt à Michel Gaucher, un homme d'affaires qui n'avait jamais vu une pièce de viande de sa vie, qu'on a propulsé à la tête de la chaîne.Échec total, qui se chiffre en dizaines de millions de pertes.Loblaw allait revenir, marché par marché (jusqu'à ce que le géant achète Provigo, en 1998).L'effet Loblaw, cependant, s'est fait sentir bien avant que le premier n'ouvre ses portes au Québec.Depuis cinq ans, les grandes chaînes ont senti souffler le vent d'Ouest et, ces dernières années, IGA, Métro et Provigo ont commencé une sérieuse cure de rajeunissement.Plusieurs de leurs succursales n'ont plus grand-chose à envier à leur rival ontarien \u2014 qui comptera 11 marchés au Québec ce printemps.n n n Le « petit », dans tout ça ?Le petit, comme le moyen ou le gros, au fait, s'il n'a rien d'original à offrir, s'il n'a pas de pertinence, il va disparaître.Il y aura toujours de la place pour l'artisanat, les produits exclusifs, les petites productions.L'épicier moyen, s'il n'a pas su se renouveler, va fermer boutique.C'est triste, il était sympathique, son père était épicier avant lui.C'est triste pour lui, mais s'il n'offre, qu'en plus ennuyeux, les mêmes produits qu'ailleurs, et en plus cher, pourquoi un règlement municipal se mêlerait-il de protéger, comme des monuments, son entreprise mal adaptée ?Ça ne veut pas dire qu'il faille laisser faire n'importe quoi n'importe où.Quand il a été question d'ouvrir un Loblaws sur le Plateau Mont-Royal, ce n'est pas le Fromentier, un boulanger artisanal sans pareil, ni l'excellent charcutier de la Queue de cochon qui étaient menacés ; c'était le Métro.Devant les protestations, le maire cette fois a empêché le projet et Loblaw est allé prospecter plus loin.Peut-être ce quartier fort particulier aurait mal accueilli le Loblaws.Mais le « modèle » de magasinage du Plateau \u2014 un petit tour à la Maison du rôti, une virée à la fruiterie, les fromages ici, le pain là \u2014 cette façon charmante de faire ses courses ne convient pas à tous, tout le temps.Tous ne peuvent pas non plus aller dans les très beaux marchés publics que compte la ville.Pour plusieurs familles, l'argument de l'« arrêt unique » l'emporte évidemment.Ce « privilège » doit-il être réservé aux banlieusards ?Une ville comme Montréal, qui n'a pas de revenus de taxe à jeter par les fenêtre, doit être capable d'offrir plusieurs types de marchés alimentaires, du micro-spécialiste à la grande surface.Loblaw, d'ailleurs, a réussi à construire de vastes surfaces relativement conviviales.Et donc à concurrencer non seulement le marché traditionnel, mais aussi les grandes surfaces première manière, en vendant quelques « gros formats ».À côté de ça, l'entrepôt sans fenêtre du Club Price, sans décor, sans service, où on exige votre carte de membre en entrant et où on contrôle votre chariot en sortant, a encore davantage des allures d'usine.La distribution des produits locaux ?Làdessus, c'est vrai, restent des points d'interrogation.Mais pour les chaînes québécoises aussi.qui ne disparaîtront pas.Alors, qui a peur de Loblaw ?La CSEM espère toujours une entente à l'amiable MARC THIBODEAU La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) ne perd pas espoir d'en arriver à une entente à l'amiable avec le ministre de l'Éducation, François Legault, même si celuici a indiqué mercredi qu'il déposerait en mars un projet de loi pour forcer le transfert de trois écoles à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Le président de la CSEM, George Vathilakis, a indiqué par voie de communiqué « qu'il n'y a pas de grande différence » entre la déclaration du ministre et la résolution sur laquelle devaient se pencher les commissaires de l'organisme mardi soir.Cette résolution prévoyait le transfert de deux des trois écoles ciblées par le projet de loi, soit Somerled et Saint-Kevin.La commission scolaire anglophone ne veut pas céder la troisième école, Francesca Cabrini, pour laquelle elle propose plutôt une cohabitation avec les élèves de l'école Saint-Barthélemy, de la CSDM, actuellement surchargée.Mardi, les commissaires n'ont pu se prononcer sur l'idée de transférer deux des trois écoles puisque le quorum n'a pu être atteint.Le ministre, exaspéré par l'indécision de la CSEM, avait prévenu qu'il procéderait au dépôt d'un projet de loi si la commission scolaire omettait encore de faire connaître sa position à cette occasion.La CSEM entend étudier de nouveau la proposition de transfert de Somerled et Saint-Kevin lors d'une réunion extraordinaire qui se tiendra lundi soir.« Nous essayons de démontrer notre bonne foi en aidant à résoudre le problème de places-élèves identifié par une autre commission scolaire », déclare M.Vathilakis, qui refusait d'accorder des entrevues hier.Son organisme aura fort à faire pour convaincre le ministre de revoir sa position relativement au sort de Francesca Cabrini puisque celui-ci a clairement indiqué mercredi qu'il avait accordé suffisamment de temps « pour que les décisions qui doivent être prises soient prises ».Le négociateur de la CSDM, Robert Cadotte, ne croit pas que la cohabitation proposée des élèves de Francesca Cabrini et de Saint-Barthélemy pose de problème.« Nous pourrons accommoder les élèves anglophones », dit-il.M.Cadotte s'oppose cependant fermement à l'idée que le ministre puisse finalement revenir sur sa décision en permettant à la CSEM de demeurer propriétaire de l'immeuble.La CSDM juge que l'intervention ministérielle ne permettra de régler qu'une partie du manque d'espace auquel elle est confrontée.Elle réclame, en plus des établissements ciblés par le projet de loi, deux autres écoles de la CSEM, soit Marymount et Pius X.M.Vathilakis a déjà indiqué de son côté que ces établissements n'étaient pas négociables.EN BREF 2751209 Mal-logés délogés n Quelques dizaines de mal-logés, qui occupaient hier matin les bureaux de comté de la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, ont été délogés au bout d'une heure et demie par l'escouade antiémeute de la police de la CUM.À deux semaines du budget fédéral prévu pour le 28 février, le Front d'action populaire en réaménagement urbain a voulu poser un autre geste d'éclat en faveur d'un réinvestissement du gouvernement fédéral dans le développement de nouveaux logements sociaux.Le fédéral s'est retiré de ce domaine depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Chrétien.Selon le FRAPRU, un tel réinvestissement est une urgence compte tenu de la dégradation de la situation du logement qui force maintenant 273 825 ménages locataires québécois, dont 86 050 dans la seule ville de Montréal, à consacrer plus de la moitié de leur revenu en loyer.La ministre Robillard a refusé de discuter avec les occupants.Parité demandée n Des membres de la Centrale des professionnels de la santé (CPS) ont manifesté hier à Montréal devant le bureau du premier ministre Bouchard pour signifier leur insatisfaction face à la lenteur de leur négociation avec le Conseil du Trésor.Ils réclament une convention collective qui tienne compte d'un redressement salarial, au même titre que les infirmières.Selon le président de la CPS, Jacques Paradis, « il est tout à fait inadmissible que le gouvernement profite de cette négociation pour accentuer, comme ce fut le cas lors de la négociation de 1989, l'écart entre les différents groupes de techniciennes et techniciens de la santé et favoriser un groupe aux dépens de tous les autres ».La CPS représente 9000 membres dont la moitié sont des techniciens de la santé, particulièrement des technologues en radiologie, des thérapeutes en réad techniciennes en diététique, des archivistes médicales, des hygiénistes dentaires, des techniciennes en assistance sociale et des techniciennes en électrophysiologie médicale.Culpabilité avouée n Steve Tousignant, 21 ans, a reconnu avoir frappé mortellement Antoni Hubiak avec sa voiture, la nuit du 27 juin, à l'angle des rues Curé-Poirier et Chambly, à Longueuil.Il roulait à grande vitesse et dépassait largement la limite permise.La victime, dans la soixantaine, qui faisait une promenade, a été fauchée.Les plaidoiries au sujet de la sentence auront lieu le 19 juin.PORT DE MONTRÉAL \u2014 ENTREPÔT DE FRET MARITIME ENCAN PUBLIC MARCHANDISES IMPORT ES SAISIES POUR D FAUT DE PAIEMENT TAPIS PERSANS ET ASIATIQUES NEUFS, NOUÉS À LA MAIN, TAPIS PERSANS TRADITIONNELS ET TAPIS ORIENTAUX, EN PLUS DE Rolex President Datejust jour-date Jubilee Piaget Cartier Patek Bijoux Solitaires Bagues Bracelets Colliers Rubis Émeraudes Diamants Perles Rolex President pour hommes, or jaune 18 carats, avec cadran à diamants, couronne et bracelet.Estimée à 65 000$ \u2014 85 000$.MARCHANDISE DÉDOUANÉE \u2014 DROITS ET TAXES ACQUITTÉS Date: le dimanche 13 février 2000 \u2014 Encan à 14 h Inspection publique et inscription à compter de 13 h Lieu: Port de Montréal, 285, rue Prince.Prendre Mc Gill vers le sud, à droite sur William puis à gauche sur Prince.(Stationnement en face) Chaque pièce est adéquatement étiquetée.Toutes les taxes et droits d'importation ont été acquittés sur ladite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription.Certains articles peuvent être sujets à réserve.L'acquéreur sera responsable de la TPS et la TVQ.Commission d'achat de 15% en sus.Paiement: comptant, cartes de crédit ou chèque visé.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Heritage Auctioneers: 1-800- 396-9236. 5LP0601A0211 A 6 vendredi 11 f vrier 5LP0601A0211 ZALLCALL 67 01:02:32 02/11/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 Île de Montréal Les résidants du centre-ville disent « NON » aux Expos ÉRIC TROTTIER Les citoyens qui habitent près du futur stade des Expos au centre-ville ont dénoncé en choeur le projet qui est à l'étude depuis hier soir par la Commission de développement urbain (CDU) de la Ville de Montréal.Mais ils ont aussi senti qu'ils avaient deux prises contre eux.« Vous savez bien que les dés sont pipés à l'avance.On l'a vu pour la Redpath, on l'a vu pour le Loblaw : quand M.Bourque décide quelque chose, les citoyens ne font pas le poids », a déclaré, en résumant bien la pensée de plusieurs citoyens qui ont pris la parole, le conseiller indépendant de Pointe-Saint-Charles, Marcel Sévigny, qui s'est déjà prononcé en faveur d'un projet de développement résidentiel sur le site convoité par les Expos.Plusieurs résidants sont venus dire à la CDU qu'ils craignaient les retombées d'un tel stade, qui sera situé à quelques dizaines de mètres d'un secteur d'habitation (les Floralies), dans le quadrilatère formé par les rues Saint-Jacques, Peel, Notre-Dame et De la Montagne.La circulation alourdie, les cris des partisans en pleine nuit, le vandalisme, la lumière éblouissante les soirs de matchs ; rien dans ce projet ne trouve grâce aux yeux des résidants du secteur.« J'ai plusieurs raisons d'être contre ce projet, mais la principale, c'est que je vais perdre toute qualité de vie », a dit Carol Taillon, qui habite rue De la Montagne, face au lieu convoité par le groupe de Jeffrey Loria.Son voisin, André Caron, a qualifié le futur stade de véritable « monstre ».« Ce bâtiment- là est nu, éventré, sans façade ; tout ce que je vais voir de chez moi, ce sont des gradins, des concessionnaires de patates frites qui vont pouvoir regarder dans ma cuisine.Je perds ainsi toute intimité.» Une résidente de la rue Versailles, Gina Di Massimo, a dit que les citoyens du voisinage étaient déjà assez pénalisés par l'arrivée du Centre Molson dans le même secteur.« Nous avons acheté notre maison ici parce que, tout en étant proche du centre-ville, c'était tout de même un quartier résidentiel.Mais avec le Centre Molson, nous subissons, les soirs de hockey, une situation insoutenable : la circulation dans les rues résidentielles est lourde, on a de la difficulté à accéder à notre résidence et il est impossible de se stationner.Mais il y a pis, car le vandalisme a augmenté dans le quartier.« On doit subir les partisans éberlués qui crient en sortant des matchs.Même les fenêtres fermées, l'hiver, on entend du bruit, des klaxons, etc.Une de mes voisines s'est fait lancer une bouteille de bière dans la fenêtre de sa chambre.Si ce projet-là voit le jour, le seul message que vous enverrez à vos citoyens, c'est : allez vivre en banlieue.» Un producteur de cinéma, Daniel Després, a soumis un problème d'un tout autre ordre.Sa maison de production est située dans un immeuble de la rue Peel qui doit être démoli pour faire place au stade des Expos.« Si on nous force à déménager, on va aller où ?a-til demandé.Il n'y a pas de building qui va nous offrir le même espace au prix qu'on paie.J'ai même offert 12 millions à la Société immobilière du Canada (la société de la Couronne propriétaire de l'immeuble et de la plus grande partie du terrain convoité par les Expos), mais ils m'ont répondu qu'ils préféraient le donner aux Expos.» Marcel Sévigny a enfin dénoncé le « scandale public » du dossier des Expos.« Le financement public de ce projet est évalué entre 200 et 400 millions sur 20 ans.Ça veut dire que les Expos ne paieront pas de loyer, pas de taxes, alors que les gens d'en face (qui vont devoir subir un tel immeuble) vont devoir continuer à payer des taxes.Ça, c'est proprement scandaleux ! » La CDU a mis un terme à ses travaux en fin de soirée ; elle terminera le tout lundi soir prochain.La SIQ reçoit une hausse de taxes malgré une contestation de la facture ÉRIC TROTTIER Il vaut parfois mieux accepter un compte de taxes un peu trop salé sans broncher plutôt que de le contester au risque de se faire imposer.une hausse de taxes, comme la Société immobilière du Québec (SIQ) vient de l'apprendre à ses dépens.En décembre dernier, le Tribunal administratif du Québec (TAQ) s'est penché sur une contestation de la valeur foncière du palais de justice de Montréal.La SIQ, qui en est propriétaire, prétendait que l'immeuble de 20 étages ne valait que 90 millions de dollars.L'immeuble avait été évalué à 143 millions en 1995, ce qui devait rapporter un total de 8,2 millions par année en revenus de taxes à la Ville de Montréal.Officiellement, le gouvernement ne paie pas de taxes pour ses immeubles, mais des compensations d'impôt qui peuvent varier selon les catégories d'immeubles (25 % pour les écoles, 80 % pour les hôpitaux, etc.).Toutefois, la compensation sur les immeubles administratifs du gouvernement, comme le palais de justice, équivaut à 100 % de la taxe foncière qui serait imposée par la Ville.Bref, le palais de justice est taxé au même titre que n'importe quelle propriété privée.C'est ainsi que la SIQ a déposé sa contestation en 1995, au moment du dépôt du dernier rôle d'évaluation.Auparavant, en 1992, le palais de justice avait été évalué à 158,3 millions de dollars.Mais après la dégringolade du marché immobilier au milieu de la décennie, la CUM, qui établit les rôles d'évaluation dans l'île de Montréal, a évalué à la baisse la valeur de l'immeuble de la rue Notre-Dame (à 143 millions).La SIQ aurait voulu que cette baisse soit plus marquée.Devant le tribunal administratif, l'organisme gouvernemental a fait valoir que \u2014 selon une complexe théorie de calculs basés sur les revenus, comme pour n'importe quel autre immeuble à bureaux du centre- ville \u2014 le palais de justice avait une valeur de seulement 90 millions.Pendant plusieurs mois, avocats de la Ville, de la CUM et de la SIQ ont débattu de la question avant que le TAQ ne tranche : le palais de justice ne peut être évalué que sur la base du coût de construction.Ce fait établi, les parties ont convenu de faire le calcul de tous les matériaux (vitres, caméras, etc.), si bien que le tribunal en est arrivé à la conclusion, le 16 décembre, que l'immeuble valait davantage que ce que la CUM avait calculé en 1995, soit 151,4 millions.Résultat, à moins que la SIQ ne parvienne à faire renverser la décision du TAQ en appel (la cause vient d'être portée à l'attention de la Cour du Québec), elle subira une légère hausse de son compte de taxes pour les années 1995 à 1999.L'affaire fait penser à la contestation de l'évaluation du Centre Molson, dont la cause est toujours devant le TAQ.À la différence que, dans le dossier du palais de justice de Montréal, toutes les parties sont représentées par des avocats généreusement payés par les contribuables PHOTO SYLVAIN RYAN, collaboration spéciale Alerte générale, rue Notre-Dame Un violent incendie dans le Vieux-Montréal a mobilisé près de 125 pompiers, dans la nuit de mercredi à hier.Les flammes ont pris naissance vers 23h50 mercredi au deuxième étage d'un édifice à condos de quatre étages du 395, rue Notre-Dame Ouest.Les pompiers ont mis près de sept heures à maîtriser le brasier, qui a nécessité une alerte générale.Deux pompiers ont été légèrement blessés et 16 personnes ont dû être évacuées.Prescott affronte Bourque sur son propre terrain ÉRIC TROTTIER Le chef du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), Michel Prescott, veut préparer les prochaines élections en affrontant Pierre Bourque sur son propre terrain, c'est-à-dire en investissant les quartiers de la ville pour parler aux citoyens et les aider « à régler leurs problèmes » face à une administration de plus en plus « insensible » à leurs préoccupations.C'est du moins ce qu'a indiqué hier le chef de l'opposition officielle, qui doit recevoir une centaine de militants, demain, à l'occasion de la réunion du premier conseil général du RCM en 2000.« Je veux relancer le parti sur le terrain, là où le RCM a toujours été très fort, explique M.Prescott.Nous allons recommencer à arpenter les quartiers, nous allons reprendre contact avec les communautés culturelles, nous allons rencontrer les gens qui ont des problèmes avec l'administration Bourque et nous allons les aider à régler ces problèmes.Je veux des résultats concrets, rapidement.» Le président du parti, Abe Limonchik, renchérit : « Avec le dossier du Loblaws du boulevard Henri- Bourassa, il devient de plus en plus évident que la population est démunie devant une grosse machine toute puissante.Que ce soit sur le Plateau (Habitat Chambord), à NDG (Parmalat) ou dans Ahuntsic (Loblaws), c'est le même constat : les gens sont démunis face à cette administration.Notre défi, c'est de travailler avec ces gens-là pour bâtir une démocratie efficace.MM.Prescott et Limonchik invitent donc les Montréalais mécontents à s'intéresser de près aux affaires du RCM.Après avoir accumulé une dette de 150 000 $ aux élections de 1998, le RCM, affirme son président, a réduit celle-ci à 115 000 $ cette année.« Tous nos fournisseurs ont été payés », ajoute-t-il toutefois.Michel Prescott admet cependant que la situation n'est guère rose : « L'argent n'entre pas très vite, ditil.Après notre défaite de 1998, l'année 1999 a surtout servi à garder le parti en vie.En 2000, il faut qu'on recommence à se développer pour être prêts au moment du déclenchement de la prochaine campagne électorale.» Pour relever son financement et son recrurement (qui stagne à 2500 membres), le RCM songe notamment à lancer un appel à tous les anciens de la « grande famille » du parti.Le parti doit enfin discuter, au cours de ce conseil général, d'un éventuel rassemblement des forces de l'opposition.Au moins quatre conseillers indépendants (dont Marcel Sévigny et Marvin Rotrand) ont été invités à participer à l'événement.Deux postes au comité exécutif du RCM seront par ailleurs comblés.Le conseil général du RCM aura lieu à compter de 10h samedi au pavillon Lalemant du collègue Brébeuf, au 5605, rue Decelles, dans le quartier Côte-des-Neiges.L'UMBM veut rencontrer Chevrette sur le plan de transport Après le maire de Montréal, les villes de la banlieue sur l'île de Montréal souhaitent rencontrer bientôt le ministre des Transports, Guy Chevrette, pour lui faire part de leurs priorités pour le Grand Montréal en vue du plan de transport qui doit être dévoilée à la fin du mois.L'Union des municipalités de banlieue sur l'île de Montréal en profitera pour faire la promotion d'un Conseil métropolitain de développement, la structure qui, selon elle, serait la mieux adaptée pour gérer la région de Montréal.Selon l'UMBM, la planification du transport des biens et des personnes doit obligatoirement être parmi les compétences attribuées à ce conseil métropolitain dont les dirigeants seraient choisis parmi les maires de la région.L'Agence métropolitaine de transport devrait aussi passer sous le contrôle des élus locaux, estime-t-elle.Têtes d'affiche Yannick Nézet-Séguin L'ensemble instrumental et vocal de La Chapelle de Montréal présente son concert-bénéfice annuel à la salle Pollack de l'Université Mc Gill, jeudi prochain, le 17 février.Le concert débute à 19 h 30, mais sera précédé à 18 h 30 d'un cocktail dans le hall.Les billets seront disponibles le soir de la représentation ou par téléphone (527-5019), au prix de 75 $.La recette financera la prochaine saison de La Chapelle.L'ensemble musical est composé de jeunes artistes de la relève, et le concert-bénéfice de la semaine prochaine sera sous la direction du talentueux chef Yannick Nézet-Séguin.On y interprétera des oeuvres de Vivaldi et Bach, entre autres.n n n Le gala du Cercle des Cent associés, qui s'est tenu la semaine dernière, a donné un total de 14 000 $ en prix à de jeunes pianistes.Il était prévu au départ de remettre 12 000 $, mais l'hôtel Omni de Montréal, où a eu lieu le gala, a rajouté 2000 $ au montant initial.Julien Le Blanc, de la faculté de musique de l'Université de Montréal, s'est vu remettre le 1er prix de 7500 $.Le 2e prix de 4500 $ a été décerné à Patricia Lalonde, du département de musique de l'Université du Québec à Montréal, et le 3e prix de 2000 $ a été remis à Rachel Cotton, de la faculté de musique de l'Université de Montréal.n n n Johanne Desrochers L'Association des ingénieursconseils du Québec a une nouvelle présidentedirectrice générale, Mme Johanne Desrochers.Diplômée en administration des affaires de l'Université du Québec à Montréal, Mme Desrochers est également membre des conseils d'administration du Conseil du patronat du Québec, de la Société canadienne des directeurs d'associations et du Centre international de gestion des projets.Elle agira désormais comme principale porte-parole de l'industrie du génie-conseil québécois.n n n Le Service bénévole de l'est de Montréal tiendra son 7e brunch-encan d'oeuvres d'art dimanche le 20 février, à l'hôtel Delta centre-ville.Cet organisme de charité vient en aide aux personnes démunies ou en perte d'autonomie de l'est de Montréal.Lisette Lapointe, directrice générale pour Auto prévention, agira à titre de présidente d'honneur.L'événement débute à 11 h 30 et les billets sont en vente au Service (523-6599) au coût de 35 $.On retrouvera notamment aux enchères des oeuvres de Jacques Hurtubise, Jean-Paul Mousseau, Alfred Pellan et Zilon.n n n La Résidence de soins palliatifs de l'ouest de l'île tient un événement- bénéfice ce soir.à guichets fermés ! En effet, le bal de la Saint- Valentin qui lancera la campagne de financement de cet organisme à but non lucratif connaît une grande popularité : tous les billets ont été vendus.Le bal de ce soir sera sous la gouverne de l'animateur de radio Terry Di Monte, et la campagne de financement souhaite ramasser un million pour construire une résidence de soins palliatifs dans l'ouest de l'île de Montréal.n n n Wayne Gretzsky La Fondation de l'hôpital Sainte- Justine présentera le 9 mars prochain son défilé de mode annuel.Sous le titre de « L'Arcen- ciel de la mode 2000 », le défilé mettra en vedette les collections printemps- été 2000 de Simon Chang, des vêtements Wayne Gretzky pour hommes et des boutiques du Centre Rockland.Les billets coûtent 150 $ et les profits de l'événement serviront à financer la recherche sur les malad Renseignements : 345-4710.n n n En décembre dernier, la Banque Royale a remis un chèque de 14 000 $ à la Fondation de l'hôpital Marie-Clarac, qui soutient financièrement cet hôpital de réadaptation de courte durée.L'argent remis par l'institution bancaire provient de son programme par lequel elle consacre 1 % de ses profits avant impôts à des oeuvres de bienfaisance et organismes à but non lucratif.L'argent recueilli par la Fondation sert à acheter de l'équipement spécialisé pour l'hôpital.n n n Y aura-t-il d'autres déluges au Saguenay ?D'autres tempêtes de pluie verglaçante faisant tomber les pylônes de la Montérégie ?Si ce genre de questions vous intéresse, la meilleure personne à consulter est, non pas un voyant, mais un météorologiste.Voilà pourquoi l'Association professionnelle des météorologistes du Québec organise sa tournée du Tonnerre et offre la possibilité à des groupes d'accueillir un des leurs qui expliquera en long et en large les changements climatiques et la météo extrême.Les groupes scolaires, culturels ou de l'âge d'or intéressés peuvent contacter Gilles Brien au 990-5338 ou au site Internet metcom@videotron.ca Adressez vos communiqués à : Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal, Québec H2Y 1K9 5LP0701A0211 A7 vendredi 5LP0701A0211 ZALLCALL 67 00:58:32 02/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 A 7 Train léger : Harel veut favoriser le transport en commun « Il faut en finir avec cette stratégie des années 50 qui a asservi Montréal aux automobiles» ANDRÉ NOËL La décision gouvernementale de construire un système de train léger sur rail (SLR) sur l'estacade du pont Champlain est « imminente », a déclaré hier Louise Harel, ministre de la Métropole et des Affaires municipales.Le projet sera présenté mardi au comité ministériel sur Montréal, dont fait partie le ministre des Transports, Guy Chevrette.La présidente de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Florence Junca-Adenot, y défendra le dossier.« Ce projet a tellement de bon sens, tellement d'avantages qu'il ne devrait pas rencontrer trop d'opposition, a dit hier Mme Junca-Adenot, après avoir donné une conférence de presse avec Mme Harel.C'est vrai que c'est beaucoup d'argent (640 millions), mais cette construction serait rentable économiquement.Au cours des derniers mois, M.Chevrette a évoqué des projets de ponts : un qui prolongerait le boulevard Roland-Therrien à Longueuil et qui aboutirait près de la rue Viau à Montréal ; un autre qui prolongerait l'autoroute 25 vers l'est de Laval.L'AMT et sa ministre responsable croient qu'il faut au contraire favoriser le transport en commun.Louise Harel « Il faut en finir avec cette stratégie des années 50 qui a asservi Montréal aux automobiles, a dit Mme Harel.Je ne dis pas un non catégorique aux ponts.Mais je privilégie de façon inconditionnelle le transport en commun.» Mais la partie est loin d'être gagnée pour la ministre.La somme de 640 millions est très importante.La participation du gouvernement fédérale reste incertaine.« La société des Ponts Jacques Cartier et Champlain (un organisme fédéral) n'a jamais eu de discussions avec l'AMT en ce qui a trait à toute forme de participation financière du gouvernement fédéral dans le cadre d'un éventuel projet de SLR ou de monorail sur l'estacade », a indiqué hier le directeur de la société, Glen Carlin.Compétition pour des fonds Le gouvernement provincial a annoncé d'autres grands projets coûteux pour Montréal : un nouvel hôpital universitaire francophone (environ 650 millions), une participation à un nouvel hôpital universitaire anglophone (250 millions sur un coût total de 850 millions), la Grande Bibliothèque (91 millions), l'agrandissement du Palais des congrès (plus de 200 millions), un métro à Laval (au moins 250 millions), une participation au stade de baseball des Expos (160 millions sur 20 ans), etc.Le gouvernement devra-t-il faire des choix ?Des experts de l'AMT, par exemple, trouvent qu'il serait beaucoup plus intelligent de construire le train léger de la Rive- Sud que le métro de Laval, qui augmenterait très peu l'achalandage général.Malgré les espoirs de Mme Harel, le lancement formel du projet n'est peut-être pas si imminent.Néanmoins, l'étude du SLR lui paraît très prometteuse.La ministre retient la recommandation de l'AMT de la pousser plus avant.L'AMT a aussi son autorisation pour examiner le prolongement de la ligne de métro de Longueuil vers le cégep Édouard-Montpetit, à un bout, et à la station Mc Gill, à l'autre bout.Autre projet à approfondir : l'amélioration du service de transport en commun sur le boulevard Henri-Bourassa.Le projet de SLR sur l'avenue du Parc est relégué aux calendes grecques : il faudrait refaire l'avenue au complet.Mme Junca-Adenot a vanté les mérites d'un SLR qui rejoindrait en 14 minutes l'intersection des autoroutes 10 et 30, à Brossard, à la Place Bonaventure, à Montréal.Ces trains électriques ont déjà fait leur preuve dans une trentaine de villes, de nombreux fournisseurs existent, et ils peuvent s'adapter sans problème au froid, à la neige et à la glace, a-t-elle dit.L'estacade peut facilement supporter le poids des trains légers, dont chaque essieu n'exerce pas plus de pression qu'une roue d'autobus.Les trains pourront grimper sans problème la pente de 6 % depuis la Rive- Sud.Il faudra cependant remonter l'estacade et la prolonger au-dessus de la Voie maritime.Un SLR dans cet axe pourrait transporter trois fois plus de personnes que le pont Champlain, à l'heure de pointe.L'AMT prévoit qu'il accélérera le développement de vastes terrains près de l'autoroute Bonaventure à Montréal.Mme Harel a insisté sur la priorité à accorder au transport collectif pour décongestionner l'accès à l'île.« C'est d'autant plus prioritaire que le ministre de l'Environnement s'apprête à recommander au gouvernement d'endosser le Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre », a-t-elle dit.La forte hausse du prix de l'essence pourrait aussi donner un coup de pouce au transport en commun.La baisse constante des prix réels de l'essence, au cours des dernières années, a encouragé les gens à rouler en auto.Les maires de banlieue sont favorables au projet de train Tracé et stations proposés pour le train léger Centre-Ville Panama Chevrier Multimédia Bassin du canal Lachine Autostade Technoparc Île-des-Soeurs Verdun Île-des-Soeurs Brossard Montréal Saint-Laurent Tracé Station initiale Station future Infographie La Presse MARTHA GAGNON et MICHÈLE OUIMET Même s'il y encore loin de la coupe aux lèvres, le maire de Brossard, Paul Leduc, affirme que le projet d'un train léger sur l'estacade du pont Champlain « rallie la grande majorité et doit figurer dans le plan de transport du ministre Chevrette ».Selon lui, il est important d'entreprendre rapidement des négociations avec le gouvernement fédéral.« J'espère que nous éviterons une guerre de drapeaux pour s'asseoir ensemble et discuter d'un partage financier.Ottawa a indiqué qu'il avait de l'argent.Il m'apparaît plus urgent d'investir dans les infrastructures de transport que dans les égouts.» Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud, Jacques Dignard, pense, lui aussi, qu'il faut investir dans des infrastructures importantes.« Les stationnements incitatifs et autres mesures légères ne suffisent plus à régler les problèmes de congestion, explique-t-il.Il faut investir dans des infrastructures importantes.L'avantage avec l'estacade est que la structure existe déjà ; on n'a pas à construire un nouveau pont.Et on risque moins de congestionner Montréal.» La chambre de commerce doit rencontre l'AMT vendredi prochain pour discuter du dossier du transport en commun sur la Rive- Sud.M.Dignard précise que les dirigeants ont rencontré dernièrement le ministre, Guy Chevrette.« Il nous a dit que le projet d'estacade serait dans son plan de transport.On espère qu'il ne changera pas d'avis.» Guy Boissy, maire de Saint-Lambert, affirme que le plus grand avantage de l'estacade sera de libérer la voie réservée aux autobus sur le pont Champlain.« Une mesure temporaire qui dure depuis des années, souligne-t-il.Cette voie supplémentaire permettrait de réduire le nombre d'accidents et d'améliorer la circulation, surtout pour les camions.» Pour sa part, Francine Gadbois, mairesse de Boucherville, s'inquiète du partage des coûts.« Le développement du transport en commun exige d'avoir une vision régionale et un financement équitable.Tous ceux qui utilisent les infrastructures devront payer leur juste part.» Concernant la recommandation de l'AMT de construire en priorité le système de train léger, elle explique qu'elle ne favorise pas un projet plus qu'un autre.« Un nouveau pont, ça ne sera pas mauvais non plus.Tous les projets sont intéressants dépendant avec quels yeux on les regarde.» Le maire de Beloeil, Julien Bussière, qui préside le comité du train de banlieue Mont- Saint-Hilaire et Montréal, avoue qu'il commence à être exaspéré par toutes ces études.« Est-ce encore un ballon qu'on lance dans la population.Il est temps d'essayer quelque chose.Le projet de l'estacade ne se réalisera pas demain matin, alors que celui du train de banlieue peut aller très vite, surtout qu'il relativement peu coûteux.Mais je me demande si le train n'est pas en train de reculer.» Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires du maire de Longueuil, Claude Gladu, qui est en vacances à l'extérieur.Le directeur général de la ville, Massimo Iezzoni, a tout de même déclaré que le prolongement de ligne 4 du métro jusqu'à Mc Gill, qui permettrait d'éliminer le transfert à Berri- UQAM, est très souhaitable.Tout comme le prolongement du métro jusqu'au collège Édouard-Montpetit d'où partirait un train léger vers Saint-Hubert.Montréal La Ville de Montréal semble favorable au projet « On préfère le transport en commun aux voitures, a dit le président du comité exécutif, Jean Fortier.Rentrer 50 000 voitures de plus à Montréal, c'est un cauchemar.Le train léger sur rail est un moyen de transport à haute densité.C'est ce qui le rend très intéressant.L'AMT a aussi étudié la possibilité d'implanter un train léger sur rail sur l'axe de l'avenue du Parc, mais la présidente, Florence Junca-Adenot, a précisé qu'il fallait d'abord discuter avec la Ville de Montréal.M.Fortier fait la moue lorsqu'on lui parle d'un train léger sur l'avenue du Parc.« Ça peut causer des problèmes importants d'urbanisme, a-t-il expliqué.Un tramway en plein milieu de Parc, ça prend des débarcadères.C'est fragile.Avec les rails et notre climat.Il faut y penser deux fois.C'est une solution lourde et difficile à appliquer.» Georges Bossé, maire de Verdun et président de l'Union des municipalités de banlieues sur l'île de Montréal, privilégie le transport en commun.Mais, s'est-il demandé, faut-il aller vers le monorail ou le train léger sur rail ?Il attend toujours que l'AMT produise une étude comparative des deux technologies.Guy Chevrette doute de l'impact réel sur le trafic routier MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le ministre des Transports, Guy Chevrette, estime que le train léger sur rail préconisé par l'Agence métropolitaine de transport ne suffira pas à désengorger les ponts entre Montréal et la Rive-Sud.« Personnellement, je ne crois pas », a-t-il lancé hier en commentant la divulgation, par l'AMT, d'une étude de faisabilité sur ce projet de 640 millions qui relierait Brossard à la Place Bonaventure via l'estacade du pont Champlain.Le ministre a clairement signifié que quoi que souhaite l'AMT, qui relève de sa collègue Louise Harel, c'est à lui que revenait le dernier mot dans ce dossier, à plus forte raison puisqu'il doit ficeler d'ici quelques jours son plan de transport pour la région métropolitaine.« Je dois rendre public un plan de transport qui intégrera le déplacement des personnes et des marchandises ; c'est ma responsabilité, et c'est aussi moi qui suis l'agent payeur », a-t-il tranché.Sans écarter pour autant le projet de train léger, il a souligné qu'il devait l'évaluer en fonction des moyens financiers dont dispose le gouvernement.Il a aussi laissé entendre que la construction de ponts pourrait s'avérer moins coûteuse, même si les deux projets sur sa table à dessin \u2014 le prolongement de la 25 vers Laval et un autre pont entre Montréal et la Rive- Sud \u2014 totaliseraient 900 millions.« Si c'est le privé qui les construit gratuitement ?» a-t-il lancé.Le ministre a ajouté que pour des raisons budgétaires, il pourrait aussi se contenter temporairement d'aménager l'estacade du pont Champlain pour y permettre le passage des autobus.Il en coûterait environ 110 millions. 5LP0801A0211 A 8 vendredi 5LP0801A0211 ZALLCALL 67 00:58:20 02/11/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 En route vers un front commun des camionneurs indépendants PIERRE GINGRAS Pour Pierre Miller, la hausse dramatique du coût de l'essence démontre plus que jamais à quel point les camionneurs indépendants doivent faire front commun pour défendre leurs intérêts.Ex-caporal à la Sûreté du Québec, il est à la retraite depuis 1985.Et il est devenu camionneur.Puis il s'est mis à les représenter.De surveillant de l'ordre établi, l'ex-policier est monté aux barricades et organise des manifestations monstres ou des blocus routiers pour permettre aux camionneurs indépendants de mieux gagner leur vie.Aujourd'hui, Pierre Miller est président de la Coopérative des camionneurs du Québec, une organisation pancanadienne créée en 1992 et affiliée depuis peu au Syndicat des métallos et à la FTQ.La coopérative compte près de 6000 membres au Québec, soit presque la moitié des camionneurs indépendants de la province, et environ 1300 ailleurs au pays.Près de 50 % des membres québécois sont devenus automatiquement membres de la coopérative quand la coop s'est affiliée aux métallos.Les autres, les coopérants de la première heure, devront renouveler leur adhésion au mois d'août.Et ils deviendront en même temps de vrais syndiqués.Si la coopérative et l'Association professionnelle des chauffeurs de camion sont des entités différentes, il s'agira alors du même monde.« La coopérative est un pourvoyeur de services, explique Pierre Miller.En raison de notre pouvoir d'achat nous tentons d'obtenir de meilleurs prix pour nos membres.Et ça marche.» Il cite l'exemple des primes d'assurance qui pouvaient coûter jusqu'à 12 000 $ par année par propriétaire de camion.Les membres de la coop paient aujourd'hui 8000 $ par année pour le même service, dit-il.Quant aux prix de l'essence, les gens de la coop peuvent obtenir un rabais de un à trois cents le litre.« Quand on consomme 70 000 à 90 000 litres par année, ça commence à faire des économies.Et puis nous donnons une foule de conseils à notre monde pour que les coûts d'approvisionnement d'essence soient au minimum lors de leur voyage en dehors du Québec.» Les membres de la Coop peuvent aussi profiter des services légaux des métallos partout sur le continent.Mais si Pierre Miller est président de coopérative, son langage est aussi celui d'un leader syndical.Il se fait le promoteur du projet de la FTQ voulant que le gouvernement regroupe dans une seule corporation ou une seule entité tous les camionneurs artisans du Québec.Si l'idée plaît au gouvernement, elle ne fait pas l'affaire de la CSN et de la CSD qui n'y voient qu'une ambition de la FTQ de créer un monopole syndical.Déjà, les camionneurs salariés sont membres des Teamsters (affiliés à la FTQ) en grande majorité.Pour Pierre Miller, tout ce monde ferait aussi partie de la coopérative, ce qui représenterait un pouvoir d'achat extraordinaire auprès des fournisseurs.Un pouvoir important aussi, on le devine, pour négocier des contrats avec les « donneurs d'ouvrage » comme on dit dans le milieu.Le président de la coop est de ceux qui préconisent la réinstauration d'un contrat-type pour les camionneurs du Québec, un contrat qui leur permettrait d'obtenir des conditions minimales de travail, dont une clause d'indexation en cas de hausse du prix du carburant.Mais s'il est déjà monté au front, aujourd'hui Pierre Miller se fait plus discret.Comme la FTQ, il a refusé d'encourager son monde à bloquer les routes l'automne dernier.« Une fois que tu as donné ton spectacle, tu dois évaluer ta stratégie et négocier.C'est la négociation qui fait évoluer un dossier, dit-il.Et puis jamais la CSD ou la CSN ne nous ont consultés avant de faire leurs barrages.» Bien difficile de séparer le langage syndical du langage coopératif.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Pierre Miller, président de la Coopérative des camionneurs du Québec.Ottawa doit faire sa part, disent des députés fédéraux Une baisse de la taxe d'accise sur le diesel est réclamée Bouchard consulte sur le diesel MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Lucien Bouchard présidera ce matin une conférence téléphonique d'urgence avec quelques- uns de ses ministres afin de discuter de la hausse vertigineuse du prix du carburant diesel.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, n'a pas voulu commenter hier les scénarios qui seront étudiés lors de cette « mini-réunion du Conseil des ministres », à laquelle participeront aussi le ministre des Finances, Bernard Landry, le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, et probablement le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard.M.Chevrette s'est toutefois montré inquiet pour la survie des camionneurs indépendants.« Imaginez tous ceux qui ont signé de bonne foi des contrats il y a trois ans, dont la marge de profit est de 8 % \u2014 l'essence représentant 23 % de leurs frais d'exploitation \u2014 et il y a une flambée des prix de 175 %.On a un gros problème sur les bras, un très gros.» Le ministre rappelle aussi que 75 % des exportations québécoises se font par le camionnage.Dans l'entourage de Lucien Bouchard, on se montrait plutôt réticent hier à convoquer une séance extraordinaire du Conseil des ministres, de crainte de susciter trop d'attentes dans un contexte où le gouvernement dispose de peu de leviers.La décision de la Nouvelle-Écosse d'accorder des remises de taxe de vente aux citoyens les plus touchés et l'invitation faite par le fédéral aux provinces d'imiter l'Île-du-Prince Édouard, où une régie fixe les prix du carburant, a néanmoins incité le gouvernement à se positionner.Québec étudie les hausses de carburant depuis plus d'un an et dresse des comparaisons avec les années antérieures, a pour sa part indiqué Guy Chevrette.« Là où il y a eu une hausse des plus vertigineuses, c'est dans le diesel.C'est une des rares fois, à ma connaissance, où je vois le diesel plus élevé que le gaz.» Les scénarios préparés ces dernières heures par un comité de sous-ministres sont axés sur le fait que l'État est lui-même, dans ce dossier, un employeur, a noté M.Chevrette.Le ministère des Transports a notamment recours au camionnage pour le transport des agrégats et du sel utilisé pour le déneigement.Le ministre a refusé de chiffrer l'impact financier de ces hausses sur le gouvernement.VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Craignant les répercussions économiques et sociales de la hausse du prix du pétrole, des députés fédéraux réclament une baisse temporaire de la taxe d'accise pour permettre aux consommateurs de souffler un peu.Ennemis politiques dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue, le libéral Guy Saint-Julien et le bloquiste Pierre Brien sont au moins d'accord sur un point : le gouvernement fédéral peut et doit faire sa part pour régler le problème du prix des carburants.Tous deux réclament en outre la convocation d'urgence du comité des Ressources naturelles afin d'entendre les explications des pétrolières et demander au gouvernement de proposer des solutions.Ottawa pourrait, disent MM.Saint-Julien et Brien, réduire temporairement (pendant trois mois, par exemple) la taxe d'accise de 10 cents du litre sur le diesel, ce qui donnerait un répit aux camionneurs.« C'est rendu grave en région, explique M.Saint-Julien.Les distances sont grandes et les gens sont forcés de limiter leurs déplacements.La situation pourrait encore s'aggraver, acculer de petits entrepreneurs à la faillite et même mettre la vie des gens en danger, ajoute M.Saint-Julien.« Je connais des camionneurs qui ont stationné leur camion dans leur cour et qui ne peuvent plus travailler parce que ça leur coûte 1000 $ de plus par mois pour le diesel, dit le député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik.Et des personnes âgées moins fortunées coupent sur le chauffage parce que l'huile à chauffage coûte trop cher.» Dans certains coins éloignés de son immense comté, le carburant a atteint 92, parfois jusqu'à 98 cents du litre.Autre effet de la hausse des prix : de plus en plus de camionneurs des régions frontalières vont systématiquement faire le plein aux États-Unis.Et pas seulement au Québec, souligne Guy Saint-Julien, mais aussi en Colombie-Britannique et dans le sud de l'ontario, près de Windsor notamment, là où le nombre de poids lourds est particulièrement élevé.« C'est une forme de contrebande, dit-il.On a augmenté les taxes sur le tabac pour faire cesser la contrebande, qu'est-ce que l'on attend pour faire la même chose avec le diesel.» Le Bloc demande aussi une baisse des taxes, mais il a d'autres questions à poser au gouvernement fédéral.« Le gouvernement semble se laver les mains de la hausse du pétrole brut en disant que c'est l'OPEP qui a créé cette situation, dit M.Brien.Ottawa accepte ça d'emblée, sans rien dire, alors que le Canada siège sur tous les forums internationaux et qu'il pourrait dénoncer la stratégie des pays producteurs de pétrole.» Selon Pierre Brien, Ottawa ne fait pas de vague pour ne pas indisposer l'Ouest canadien qui profite à plein de la hausse du prix du brut.« John Manley dit aux provinces que c'est à elles de régler le problème juste pour que ses collègues puissent dire dans leur comté que le fédéral est préoccupé par la situation.La CSN demande à Québec d'intervenir LIA LEVESQUE Presse Canadienne Le président de la CSN, Marc Laviolette, demande à Québec de plafonner les prix du carburant ou de geler sa taxe ascenseur sur l'essence, devant les hausses répétées et subites des prix du carburant.« Quand il dit qu'il ne peut rien faire, c'est faux », s'est exclamé le président de la CSN, interrogé dans le cadre d'une réunion spéciale du conseil confédéral de la CSN portant sur un autre thème.M.Laviolette a soutenu que le gouvernement du Québec avait le pouvoir de plafonner les prix du pétrole, contrairement à ce qu'il affirme depuis des semaines.Le gouvernement pourrait agir autrement, aussi, en rognant sur ses propres revenus, qu'il tire de sa taxe sur l'essence.« Faut pas oublier que le gouvernement a une taxe ascenseur sur le pétrole.Plus le pétrole augmente, plus le gouvernement a des entrées d'argent.« Il peut contrôler les prix à la pompe en se satisfaisant des niveaux d'entrées d'argent qu'il a à ce moment-ci.Si le pétrole continue d'augmenter, il devrait geler sa taxe, qu'elle ne soit plus ascenseur », suggérait M.Laviolette.Le président de la CSN rappelle que les hausses des prix du carburant sont inflationnistes parce que les prix des marchandises transportées sont conditionnés par les prix du carburant.D'où l'importance, pour le gouvernement, d'agir et vite, plaidait M.Laviolette. 5LP0999A0211 A9 vendredi 5LP0999A0211 ZALLCALL 67 08:07:19 02/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 A 9 L'agression de Saint-Félix-de-Valois : des liens avec deux autres affaires Un fuyard arrêté à St-Joseph JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un homme de 28 ans, Martin Poulin, qui avait promis de se livrer aux policiers le lendemain de la Saint-Valentin, passera cette journée en prison plutôt qu'avec son amie de coeur.Il est soupçonné d'avoir commis 125 cambriolages et il était recherché par neuf corps de police.À la suite d'un appel anonyme, les policiers de Deux-Montagnes se sont rendu vers 21 h 30 mercredi dans une résidence de Saint-Joseph- du-Lac où Poulin se terrait avec une jeune femme.Il n'a offert aucune résistance lors de son arrestation.Il a été conduit au palais de justice de Saint-Jérôme hier aprèsmidi où dans un premier temps trois accusations d'introduction par effraction et de supposition de personne ont été portées contre lui.Au moment de son arrestation, Poulin était en liberté illégale.L'audition de sa requête pour remise en liberté a été fixée à mardi et d'ici là les policiers vont poursuivre leur enquête afin de monter un dossier complet qui sera remis au procureur de la Couronne.Martin Poulin est soupçonné d'avoir commis ses crimes à Saint- Eustache, Laval, Terrebonne, Mascouche, Sainte-Thérèse, Boisbriand, Blainville, Joliette et dans le territoire desservi par la police de Deux-Montagnes\u2014Sainte-Marthe- sur-le-Lac.Les cambriolages ont été commis à partir du mois d'août et les policiers n'ont pas encore réussi à localiser le receleur.À Laval, Poulin aurait loué des automobiles sous de fausses identités et les véhicules n'ont jamais été retournés à leur propriétaire.Ce sont les sergents-détectives Réal Brunet et Christian Lafontaine, de la police de Saint-Eustache, qui ont été chargés de regrouper tous les dossiers.JEAN-PAUL CHARBONNEAU La Sûreté du Québec trouve qu'il y a pas mal de ressemblances entre l'attentat dont a été victime une jeune fille de 21 ans mardi soir à Saint-Félix-de-Valois et deux agressions commises sur une adolescente et une femme dans ce même village en décembre dernier et mai 1998.Comme ce fut le cas lors des premiers crimes, l'agresseur a attaché les mains de sa victime avec un large ruban adhésif transparent.« Nous étudions chaque attentat, mais il est trop tôt pour faire un lien.Par contre, chaque fois l'agresseur a pénétré à l'intérieur de biens appartenant à ses victimes », a indiqué, hier, l'agent Pierre Robichaud, des affaires publiques de la SQ.Il était près de 23h, mardi, quand une jeune fille qui venait de terminer son travail dans un club vidéo a été attaquée dans sa voiture par un homme portant cagoule qui s'était dissimulé sur la banquette arrière.Elle s'est vigoureusement débattue et a réussi à s'échapper à deux reprises.Elle a toutefois été reprise et ligotée à l'aide d'un ruban adhésif.Son agresseur lui a aussi recouvert la tête d'une tuque également tenue par un ruban adhésif.Il l'a amenée dans une maison où elle a réussi à le dissuader de l'agresser sexuellement.Elle lui a par la suite remis sa carte de guichet automatique et de l'argent et il l'a ramenée à son point de départ avant de s'enfuir avec sa voiture.En décembre, une adolescente a eu la surprise de sa vie en entrant chez elle de se trouver face à un cagoulard.Après l'avoir forcée à se dévêtir, il l'a caressée un moment avant de s'enfuir.L'agresseur avait pris soin d'attacher les mains de l'adolescente avec du ruban adhésif.En mai 1998, un individu avait tenté de s'en prendre à une femme qui venait de monter dans son automobile.Elle s'est débattue et elle a réussi à sortir par la portière droite.Le suspect s'est alors enfui, abandonnant un sac dans l'auto.À l'intérieur, les policiers ont trouvé un ruban adhésif transparent semblable à celui qui a servi pour ligoter la jeune femme de 21 ans et l'adolescente de 17 ans.Un voleur à la seringue arrêté CHRISTIANE DESJARDINS La police croit avoir arrêté le voleur à la seringue qui a écumé de petits commerces du Plateau Mont-Royal pendant une semaine et demie.Dominique Deschesnes, 31 ans, a en effet été accusé de neuf vols qualifiés survenus entre le 22 janvier et le 7 février derniers.Selon la police, il choisissait toujours des petits commerces où le poste de caissier était tenu par une femme, comme des librairies, dépanneurs, boutiques de vêtements.Il obligeait la caissière à lui remettre l'argent du tiroircaisse, en la menaçant d'une seringue.« Il me faut de l'argent, j'ai le sida, il me reste juste quelques mois à vivre », disait-il, pour rendre sa cause un peu plus sympathique et montrer qu'il n'avait rien à perdre.« Il était en train de traumatiser tout un quartier », a indiqué Mario Baril, sergent-détective au SPCUM, qui a pu mettre la main au collet de l'individu, après qu'un avis de recherche eut été lancé dans les journaux.L'information qui devait mener à sa capture provenait de Trois-Rivières.Deschesnes, un résidant de Saint-Bruno, a comparu mercredi au palais de justice de Montréal et est resté détenu.Il reviendra sous peu pour connaître la date de son enquête préliminaire.L'homme a des antécédents judiciaires, mais il n'aurait pas le sida.Avocat acquitté de braconnage Me Richard Masson, bien connu pour sa participation en tant que procureur pour la commission Poitras, a été acquitté, mardi, des accusations de braconnage qui pesaient sur lui.Me Masson avait été accusé d'avoir omis de montrer le chevreuil qu'il venait d'abattre aux préposés d'une pourvoirie, en 1998.Le substitut du procureur général a déclaré devant le tribunal qu'il n'avait pas de preuve à offrir.Cette annonce était prévisible, le substitut en chef du procureur général ayant ordonné l'arrêt des procédures dans le dossier d'un autre accusé, Claude Céré, juge à la cour municipale de La Prairie.Au cours du procès du juge Céré, la preuve a démontré que les préposés du pourvoyeur Kenauk (dans l'Outaouais) ignoraient l'existence même du règlement obligeant les chasseurs à leur montrer leurs prises.Les chasseurs, dont Me Masson, avaient plutôt présenté leur gibier aux postes désignés des agents du ministère de la Faune.Vol au gaz poivre Trois hommes ont commis un vol qualifié plutôt inusité, vers 9h35 hier matin, en utilisant du gaz poivre pour détrousser des employés du Super Carnaval du 6775, rue Jean-Talon, à Anjou.Les malfaiteurs, dont l'un était armé d'un pistolet de couleur or, ont fait irruption dans le magasin et se sont rendus directement dans la salle de repos du personnel.Après avoir ordonné aux travailleurs présents de vider leurs goussets, un bandit a aspergé une caissière de gaz poivre pour ensuite prendre la fuite à bord d'une fourgonnette blanche.La victime a été traitée sur place par des techniciens d'Urgences Santé, et a pu reprendre son travail quelques minutes plus tard.Les policiers étaient à la recherche, hier, des trois lascars toujours au large. 5LP1001A0211 A 10 vendredi 11 f vrier 5LP1001A0211 ZALLCALL 67 00:57:50 02/11/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 La haute vitesse sera bientôt omniprésente Éric Bernatchez collaboration spéciale Fatigués de surfer au ralenti pendant que votre beau-frère navigue à haute vitesse parce que c'est disponible dans sa banlieue ?Consolez- vous.Avec les joueurs qui jurent de lancer un service haute vitesse bientôt, vous allez pouvoir surfer en rapido n'importe où, même au fond des bois.Du moins, c'est la promesse formelle que fait Bell-Express Vu : « La technologie est là.Ne reste plus que des détails marketing à régler », assure la porte-parole Isabelle Hudon.« Nous sommes certains de pouvoir l'offrir avant la fin du printemps, et peut-être même au mois de mars, si tout va bien », ajoute-t-elle.Si Express Vu tient promesse, cela marquera un changement important en matière de haute vitesse Internet, parce que la disponibilité du service ne dépendra plus de l'endroit où vous vous trouvez : il suffira que vous puissiez installer une soucoupe orientée vers le sud et que vous ayez accès à une ligne téléphonique.Car, il faut bien le dire, les accès haute vitesse par satellite ne sont pour l'instant rien d'idéal.Comme le satellite est haut dans le ciel et n'est pas conçu pour recevoir votre signal, il ne fonctionne qu'à sens unique.Vous envoyez donc vos req u ê t e s ( g e n r e : h t t p : / / www.lapresse.com) à travers une connexion Internet téléphonique ordinaire, et c'est le satellite qui vous retourne le résultat à haute vitesse.La vitesse typique moyenne des connexions par satellite tourne autour de 400 kilobits par secondes (kbps), ce qui est donc environ huit fois plus vite qu'avec un modem 56k ordinaire, mais moins vite que le service Sympatico EHV et le câble, qui, en comparaison, offrent des vitesses de 1000 kbps (1Mbps) dans le cas de l'EHV et pouvant aller jusqu'à 10 Mbps pour le câble.En plus, comme c'est le cas pour le câble, les 400 kbps de bande passante du satellite ne sont pas du tout garantis.Cela peut parfois être moins.Et l'expérience américaine, où DirectPC offre un service similaire depuis des années, est plutôt inquiétante : là-bas, un usager affirmait au Computer Reseller News 1e, en 1998, n'avoir jamais atteint cette vitesse et être plutôt resté généralement à une vitesse inférieure à une connexion RNIS (128 kbps), soit à peine deux fois plus vite qu'un modem ordinaire.La faible qualité du service de DirectPC a d'ailleurs fait tellement de mécontents que ceux-ci ont fondé un canal de discussion Usenet (alt.satellite.direcpc), où ils expriment leurs frustrations.L'un d'entre eux se vante même d'avoir réussi à décourager cinq clients potentiels qui se sont tournés vers le modem-câble.Rien ne prouve qu'il en sera de même ici, mais il ne faut pas s'attendre à des miracles de la part d'Internet par satellite : ce ne sera qu'un service complémentaire, un pis-aller qui apportera plus rapidement aux régions une forme de « haute vitesse des pauvres ».Star- Choice veut aussi offrir un service semblable, mais n'en est encore qu'aux essais et n'a pas encore déterminé de date de lancement.À ceux-là s'ajoute Look communications, qui croit pouvoir lancer son service de haute vitesse bidirectionnelle (ici, pas besoin de lien téléphonique pour envoyer ses requêtes à Internet) à bande passante partagée, comme avec le modemcâble, pouvant aller jusqu'à 1,5 Mbps fin février à Toronto et fin mai au Québec.La haute vitesse par avion Mais la haute vitesse ne s'arrêtera pas là.Des gens d'affaires flyés se proposent déjà de nous offrir la haute vitesse par toutes sortes d'autres moyens.Entre autres, par avion ! Sérieusement, c'est le projet d'Angel Technologies 2, qui croit à la rentabilité d'une véritable antenne flottante : un avion qui tourne 24 heures sur 24 autour d'une région et sert de réseau à haute vitesse bidirectionnel.Comme l'avion ne vole pas très haut, il est possible pour les antennes au sol de communiquer avec lui.C'est selon le même principe que la compagnie américaine Teledisc travaille sur son réseau de données par satellites bidirectionnels, mais à basse altitude, qu'elle veut mettre en place pour 2004.Enfin, tenez-vous bien, une petite compagnie, Media Fusion, prétend qu'elle détient une technologie 3 capable de transmettre les contenus d'Internet à une vitesse des milliers de fois plus élevée que les services haute vitesse actuels.Media Fusion refuse de dévoiler les détails de sa technologie, mais soutient que ça marche déjà et que ça passe tout simplement.par les réseaux de câbles électriques actuels.Ça alors ! Qui sait si Hydro- Québec n'offrira pas un jour l'accès Internet ?« Désespérés du Web qui n'en finit plus de s'afficher, repentez-vous et aimez votre beau-frère qui vous nargue, car dans un village près de chez vous, il vous est né un sauveur.» (selon Luc 2 :11) www.techweb.com/wire/story/ TWB19980324S0020 www.angelhalo.com n e w s .c n e t .c o m / n e w s / 0-1004-201-343080-0.html Un serveur de l'U.de Sherbrooke a servi de repaire à des pirates Adresse http://www.beausite.com xxx xxx xxxx x xxx xxx xxxx x xxx xxx xxxx x xxx xxx xxxx x xx xxx xxxx x xxx xxxx x xxx xxxx x xxx xx x xxxx x xxx xxx xx xx x xxx xxxx x xxx xxxx x xxx xx x xxxx x xxx xx xxx xxx xx xxx xxxx x x dresse http://www.banque.net/ Banque.Net x x x x x x x x x xx xx x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x xxx x xxx xxx xxx xxx xx Adresse http://www.Achat.fr Enter your code : x x x x x x x x x xx xx x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x xxx x X X Va l i d Laurence Saubadu Coucou, .c'est EXPIRE A FIN 01/05 carte bleue moi Montrer qu'ils savent \"casser\" les codes d'accès Laisser une trace de leur passage Vandalisme ou opération idéologique Acte de malveillance (un concurrent) Intercepter des numéros de cartes bancaires S'emparer de listes de clients Modifier les barèmes pour acheter à bas prix Chantage à la destruction L'exploit technique La destruction Le profit des pirates de l'internet Motivations Presse Canadienne SHERBROOKE L'Université de Sherbrooke se retrouve mêlée à une affaire de piratage de logiciels informatiques ayant des ramifications partout sur la planète et qui vient d'être démantelé par la police fédérale américaine (FBI).L'un des serveurs informatiques de l'institution a servi de relais dans un vaste réseau d'échanges illégaux via Internet.Toute l'opération, dont La Tribune a eu vent, avait lieu à l'insu des autorités universitaires, indique-t-on.L'enquête menée depuis plus d'un an par le FBI a permis de saisir l'ordinateur en question, sur le campus de l'université, le 13 janvier dernier.Le 1er février, un homme de 32 ans, décrit comme le fondateur du réseau, a été arrêté dans l'État du Massachusetts, a-ton pu apprendre de l'Associated Press sur le site Internet du réseau NBC.C'est un membre du personnel de l'Université qui « a donné ses codes d'accès à un contact aux États-Unis« , explique Jacques Viens, directeur du service des communications de l'UdeS.« Cette personne l'a fait en toute bonne foi.Ça se fait régulièrement dans les échanges qu'ont les gens de l'université à travers le monde, surtout quand vient le temps de tester des logiciels.Ce n'est pas illégal au Canada.« Ce qui est illégal aux États- Unis, c'est de se servir de ces codes d'accès pour les vendre sur une base commerciale.Ce qui fait que le serveur de l'université servait de relais dans les échanges illégaux de logiciels.Ils transitaient sur notre serveur.Les pirates se servaient de l'espace informatique disponible dans notre serveur.» Les autorités de l'université ont été alertées il y a environ un an par la GRC, ajoute M.Viens.Sur la piste, les enquêteurs du FBI avaient remarqué un cybertrafic suspect vers l'Université de Sherbrooke.Au départ, dit-il, on avait envisagé de simplement débrancher le serveur en question.« Nous avons refusé pour pouvoir remonter jusqu'à la tête.Quand la personne qui avait donné les codes d'accès a entendu parler de l'affaire, elle s'est spontanément signalée.Elle n'avait rien à se reprocher.Le nom du membre du personnel de l'UdeS impliqué n'a pas été dévoilé.Aucun logiciel ou donnée informatique appartenant à l'institution n'a été piraté, assure Jacques Viens.Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, ce réseau utilisait illégalement plusieurs dizaines, voire des centaines de serveurs de façon à déjouer les autorités enquêtant sur le piratage informatique.Les pirates se servent de l'espace disponible dans les serveurs pour y loger des logiciels piratés.Les personnes voulant se les procurer n'avaient qu'à se brancher sur l'appareil ciblé.Le problème de la sécurité du Net maintenant au grand jour EN BREF Les « hackers » ne croient pas au complot n La communauté des « hackers », ces mordus d'ordinateurs qui pénètrent les systèmes informatiques pour l'amour de l'art et de la « liberté du Net », rejette l'idée du complot organisé et accuse de « jeunes vandales » des attaques lancées cette semaine contre huit sites Internet connus.Les commentaires qui circulent sur les sites proches des hackers jugent ces attaques comme de la pure malveillance et affichent un mépris total pour une technique qui n'exige aucune habileté.Sur 2600.com, un site de hackers réputé, un éditorial enflammé affirme: « Nous sommes vraiment désolés pour les sites qui ont subi ces attaques, mais nous ne pouvons permettre à personne d'accuser les hackers.» Au contraire, cela nuit à l'image des hackers et peut justifier des restrictions aux libertés individuelles, poursuit l'éditorial.Sur Hacker News Network, un commentaire signé Brian Martin s'adresse avec mépris au « gamin pathétique », auteur présumé des attaques: « Il n'y a aucune grâce, aucun talent et aucune intelligence derrière ces attaques.Vous n'êtes pas un hacker et vous ne méritez aucun respect pour ces actes puérils.Si vous ne pouvez pas vous exprimer autrement que par une attaque par saturation, soignez-vous », lance le texte.Le magazine en ligne ZDNet, qui a fait partie des victimes de cette semaine, évoque lui aussi l'hypothèse de « vandales » du Net.Et comme tous les commentateurs, le magazine souligne qu'il sera très difficile de retrouver le ou les auteurs de l'attaque.Les enquêteurs devront en effet démêler le monde enchevêtré des pirates : le terme recouvre aussi bien les passionnés d'informatiques, qui par jeu et sans chercher à nuire, cherchent des failles de sécurité, que des criminels qui décodent des numéros de cartes bancaires ou volent des informations.Le terme recouvre également, et ce sont les plus nombreux, les gamins de 12 à 20 ans qui veulent épater leurs amis en signant d'un « graffiti informatique » leur intrusion sur un site connu.Il leur suffit de télécharger sur Internet l'un des innombrables logiciels de piratage, utilisable par n'importe qui.Agence France-Presse L'Union européenne et le cybercrime n L'Union européenne a réagi hier aux piratages dont ont été victimes ces derniers jours plusieurs sites Internet en s'engageant à accélérer ses efforts dans la lutte contre le cybercrime.« Une coordination sur le cybercrime est déjà en voie entre les États (de l'UE) et avec les États-Unis.Les récentes attaques de sites Web ont permis de créer un état d'urgence », a souligné la Commission européenne dans un communiqué.« La Commission fera tout son possible pour accélérer » ce processus.La sécurité du réseau Internet sera d'ailleurs un des thèmes abordés lors du prochain sommet européen à Lisbonne, le mois prochain.La Commission souhaite par ailleurs élaborer un guide de lutte contre le cybercrime à destination des 15 États membres de l'UE avant l'été.Associated Press Sauvés grâce à Internet n Une famille turque a pu être sauvée d'un village de l'est anatolien où elle était bloquée depuis près d'un mois par les chutes de neige, grâce à un appel à l'aide lancé sur le Web, a indiqué hier l'agence Anatolie.La famille Guris, qui était venue visiter des proches à Yesilyamac, situé dans la province d'Erzincan, a été contrainte de prolonger son séjour après que des chutes et des tempêtes de neige eurent bloqué la route menant au village, a précisé l'agence.La famille a finalement lancé un S.O.S sur un site Web depuis une console dans le village, et ce message a été repéré par un journaliste local d'Anatolie qui a averti les autorités.Des équipes de secours dotées de chasse-neige sont entrées tôt hier dans le village où elles ont été accueillies par les habitants en liesse.Agence France-Presse Agence France-Presse NEW YORK L'attaque massive lancée contre plusieurs grands sites Internet a subitement posé au grand jour un problème qui pointait dans l'ombre depuis longtemps, celui de la sécurité du Net et du commerce électronique.Le Web, conçu comme un réseau ouvert, est exposé par nature à ce genre d'attaques, qui consistent en l'envoi soudain de milliers de messages vers un site jusqu'à en bloquer l'accès aux autres utilisateurs.Les sites les plus en vue, de Yahoo à Amazon.com, consultés chaque jour par des millions de personnes à travers le monde, ont été victimes de tel raids ces derniers jours, qui suggèrent fortement une action pilotée par un même groupe ou individu.Ces attaques, si elles ont pris de court le grand public, n'ont pas surpris en revanche les experts, qui s'inquiétaient depuis plusieurs mois du problème.De multiples incidents, certes moins spectaculaires, leur avaient déjà donné l'occasion de s'interroger.« Les interruptions de service dues à des attaques sont évidentes.Subitement, le consommateur ne peut plus entrer sur un site : une attaque est en cours », indique Steve Mc Lure, expert dans une compagnie spécialisée dans la sécurité sur Internet, Rempart Security Group.« Le public ne les voit pas, parce ce que cela ne sort pas au grand jour.Les compagnies ne veulent pas réellement admettre ce genre de problèmes », a ajouté M.Mc Lure, interrogé mercredi soir sur la chaîne d'informations CNN.Les récentes attaques, bien que brutales, n'ont fait que bloquer les sites, sans en altérer le contenu.D'autres, plus insidieuses, pénètrent dans les sytèmes et volent des bases de données, qui peuvent concerner des informations sur les clients, a-t-il expliqué.« La force d'Internet constitue sa principale faiblesse », titrait hier le quotidien New York Times .Une « foule » se met à l'entrée et en bloque l'accès.Il n'existe contre cela aucun système de protection vraiment efficace.Le premier grand « sit-in » devant un site Internet s'est produit en novembre 1998.Un groupe prozapatiste a alors bombardé de données les sites de la présidence mexicaine, du département d'État américain et de la Bourse de Francfort, raconte Ron Moritz, expert chez Finjan Software, une société de sécurité sur Internet de Santa Clara, en Californie.« Le département d'État a riposté avec la technique du \u2018 canon à eau ', en renvoyant un script Java malicieux à chaque navigateur qui l'attaquait (avec un système Java) jusqu'à le crasher et mettre fin à l'attaque », raconte Ron Moritz.Les sites essaient de se protéger avec des « portes coupe-feu » ou des filtres chargés de distinguer les messages douteux des bons.« Comme les attaques viennent d'une mutitude de directions à la fois, il est toutefois très difficile de distinguer le bon du mauvais trafic », relève M.Moritz.Faute de parades efficaces, le FBI comme les sociétés de sécurité sur Internet recommandent avant tout aux entreprises susceptibles d'être squattées par de telles attaques de renforcer la sécurité de leurs ordinateurs.Silicon Valley organise sa défense Agence France-Presse OAKLAND, Californie Les sociétés de commerce en ligne de Silicon Valley organisent leur défense après les attaques dont ont été victimes cette semaine plusieurs sites phares, mais nombre d'entre elles ne veulent pas dévoiler leur riposte.« Nous avons été confrontés à une grave dégradation du service, mais nos ingénieurs ont été capables de ramener les choses à la normale en une heure, a déclaré Patty Smith, d'Amazon.com.« À aucun moment les informations sur nos clients n'ont été menacées », a-t-elle ajouté.Amazon, Yahoo, CNN.com, eBay, Buy.com ont été parmi les sites visés par les pirates.Ces sociétés, dont beaucoup sont basées dans la région de la baie de San Francisco connue sous le nom de Silicon Valley, travaillent avec la Sûreté fédérale (FBI) pour traquer les auteurs des attaques.« Le plus important pour nous est que les informations sur les utilisateurs n'ont pas été en danger », a déclaré Shannon Stubo, de Yahoo, qui a été fermé lundi pendant trois heures après avoir subi un déluge de demande d'informations.Des informaticiens recherchaient des moyens de se défendre contre de futures attaques, mais refusaient mercredi d'en discuter les détails. 5LP1101A0211 a11 vendredi 11 f vrier 5LP1101A0211 ZALLCALL 67 01:01:54 02/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 A 11 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL L'ultimatum prend fin aujourd\u2018hui Londres s'apprête à suspendre les institutions de l'Ulster d'après AFP, AP et La Presse LONDRES L'ultimatum de Londres à l'IRA prend fin aujourd'hui et à moins que l'organisation clandestine ne s'engage rapidement à désarmer, le gouvernement Blair suspendra les jeunes institutions de l'Irlande du Nord.Ce qui plongerait la province dans une crise aux conséquences imprévisibles.Le projet de loi restituant au gouvernement britannique les pouvoirs d'administration sur l'Ulster, après seulement deux mois d'autonomie, a franchi hier les dernières étapes en étant adopté par la Chambre des lords et en recevant le sceau royal.« Le sentiment est qu'il faudrait maintenant que quelque chose de spectaculaire se produise pour éviter » que les institutions soient suspendues, déclarait hier un porteparole du premier ministre britannique, Tony Blair.Des consultations impliquant Londres, Dublin, les protestants et les catholiques d'Irlande du Nord se sont poursuivies hier, centrées, selon des sources gouvernementales irlandaises, sur des mesures de démilitarisation réciproques entre Britanniques et républicains irlandais.Blair et son homologue irlandais, Bertie Ahern, se sont entretenus au téléphone et « tentent encore de progresser, mais reconnaissent qu'il reste très peu de temps », a dit le porte-parole.Londres tente à toute force d'éviter une telle issue, à laquelle sont opposés les catholiques nationalistes, mais le calendrier politique lui laisse peu de marge de manoeuvre.Les protestants unionistes, menés par David Trimble, tiennent en effet demain un congrès à Belfast et si les institutions n'ont pas été gelées d'ici là, ils menacent de les saborder par une démission en masse de leurs représentants.Le signe le plus évident d'un progrès sur le désarmement serait la publication d'un nouveau rapport de la commission indépendante du général canadien John de Chastelain.Il pourrait se manifester très bientôt, selon le ministre britannique responsable de l'Irlande du Nord, Peter Mandelson.Ce dernier, qui a piloté la loi adoptée hier, pourrait faire une déclaration aujourd'hui sur le dossier nord-irlandais.Le premier ministre Trimble, un protestant modéré, a déclaré hier, à l'issue d'une rencontre avec Ahern à Dublin, que « les efforts se poursuivent » et qu'il « est encore possible que les choses se développent de façon assez positive pour que la situation se présente de façon différente samedi matin ».Il estimait avant-hier que le processus de paix ne connaissait pas une « crise terminale ».Des consultations se déroulaient également à Belfast, avec « des rencontres de responsables irlandais avec certains partis », a dit Ahern devant son Parlement.Une source du gouvernement irlandais précisait avant-hier les contours d'une formule à l'étude entre l'IRA et le gouvernement britannique, impliquant des mesures de démilitarisation croisées telles que le démantèlement de bases de l'armée britannique dans le sud de la province et des engagements concrets de l'Armée républicaine irlandaise sur la mise hors service de son arsenal.Une telle formule serait acceptable pour les républicains irlandais, qui rappellent périodiquement que le désarmement doit impliquer l'armée britannique à l'égal des groupes armés.On ignore en revanche si Trimble et son camp accepteraient de se contenter d'un engagement de l'IRA, même assorti d'un calendrier, pour revenir sur leurs menaces.Le leader du Sinn Fein, Gerry Adams, dans un article pour l'hebdomadaire de la communauté irlandaise américaine, Irish Voice, s'est dit « certain que la question des armes pouvait être résolue ».Il a ajouté deux termes hautement significatifs, utilisés par Londres et Dublin pour désigner leur exigence d'un calendrier et d'un engagement à commencer à désarmer : « précision et certitude sont nécessaires », a souligné Adams, demandant ainsi aux Britanniques de fournir eux aussi ce qui est attendu de l'IRA.ÉTATS-UNIS Jordan appuie Bradley n La légende du basketball, Michael Jordan, apporte son soutien au démocrate Bill Bradley, lui-même ancienne vedette du ballon orange, dans la campagne présidentielle américaine.Jordan a tourné une publicité qui sera diffusée aujourd'hui dans certains États en vue des élections primaires du « super mardi », le 7 mars.Auparavant, Jordan avait toujours été réticent à se laisser entraîner dans l'arène politique.Le soutien du basketteur pourrait être essentiel pour séduire l'électorat noir, qui soutient jusqu'à présent massivement le vice-président Al Gore, rival de Bradley.d'après AFP CONGO Amnesty défend 61 condamnés n Amnesty International met en garde contre l'« exécution imminente » de 61 condamnés à mort en République démocratique du Congo (RDC) malgré la promesse du gouvernement d'appliquer un moratoire sur les exécutions.L'organisation justifie ses inquiétudes par le transfert récent des 61 prisonniers du pavillon Six au pavillon Deux du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK).D'autres condamnés à mort avaient subi le même transfert avant leur exécution.La RDC avait déclaré à l'ONU en juin 1999 qu'elle allait abolir la peine de mort.d'après AFP MONTÉNÉGRO Référendum n Le président du Monténégro, Milo Djukanovic, a recommandé la prudence pour la tenue d'un éventuel référendum sur l'indépendance de cette république de la Fédération yougoslave.« Chaque étape incertaine peut nous coûter notre stabilité intérieure, et il y a toujours une minorité xénophobe qui s'accrochera à l'union avec la Serbie », a déclaré le président monténégrin.Le Monténégro revendique l'égalité avec la Serbie dans la Fédération yougoslave et menace de demander l'indépendance si ses exigences ne sont pas acceptées.d'après AFP ALGÉRIE Répression policière n La police algérienne a empêché hier plus de 200 personnes de manifester près du palais présidentiel à Alger contre l'amnistie récemment accordée aux membres de groupes islamiques acceptant de déposer les armes.Les manifestants voulaient critiquer l'amnistie accordée aux maquisards islamistes par le président Abdelaziz Bouteflika dans le cadre de la loi sur la concorde civile.Plusieurs associations de familles de victimes du terrorisme y participaient, dont le Comité national contre l'oubli et la trahison (CNOT).Selon le président algérien, plus de 6000 combattants ont déposé les armes depuis le 13 janvier pour bénéficier de l'amnistie.d'après AP RUSSIE La vodka augmente n La vodka, boisson bon marché et très appréciée en Russie, va augmenter brutalement de 32 % dans deux semaines.Certains Russes commencent déjà à faire des réserves.Depuis hier, de nombreuses personnes se sont précipitées chez le principal producteur de Moscou, Kristall, pour faire des provisions.Pour le premier semestre de 1999, la Russie avait produit 614 millions de litres de vodka, une augmentation de 65,5 % comparée à l'an dernier.La consommation d'alcool est estimé à 2,18 milliards de litres par an.d'après AFP 50 000 soldats russes aux trousses des rebelles tchétchènes d'après AFP Peu à peu maîtresse de la plaine, l'armée russe pilonne les « bases » indépendantistes dans les montagnes du sud de la Tchétchénie, en prélude à une offensive terrestre massive dans laquelle elle engagera 50 000 hommes au cours des prochains jours.Le président russe par intérim, Vladimir Poutine, a qualifié hier d'« excellents » les résultats de l'opération à Grozny ainsi que les plans des troupes fédérales dans le Caucase du Nord.« J'estime ces résultats excellents », a déclaré Poutine en exprimant l'espoir qu'« on en finira prochainement avec les bandits en Tchétchénie » Le président a aussi annoncé un processus d'aide multilatérale « pour le talentueux peuple tchétchène ».Son gouvernement a débloqué hier 2 milliards de roubles (environ 70 millions de dollars US) pour la reconstruction.Les avions russes effectuaient hier des frappes intenses dans les gorges d'Argoun, a constaté un correspondant de l'AFP à Doubaï- Iourt, une localité située à l'entrée de cette vallée montagneuse.L'aviation a effectué près de 200 vols dans le sud de la Tchétchénie au cours des dernières 24 heures, a rapporté l'état-major.Les forces russes ont en outre annoncé mercredi qu'elles avaient employé pour la première fois des bombes de 1500 kg.Elles seront utilisées « autant qu'il le faudra pour déloger les rebelles de leurs bases » dans les montagnes, a déclaré un responsable du Kremlin, Sergueï Iastrjembski.Selon l'agence russe Interfax, il s'agirait de « bombes à effet de vide », à très grand effet destructeur.L'emploi de ces armes constitue une violation des conventions de Genève, a déclaré un responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Moscou.Ces bombes libèrent au dessus de l'objectif un mélange hautement combustible.La mise à feu de ce « nuage » de gaz inflammable crée une forte explosion qui engendre un « effet de vide » particulièrement destructeur.Selon Malcom Hawkes, un responsable à Moscou de Human Rights Watch, les Russes utilisent également des bombes à fragmentation, extrêmement meurtrières parmi la population civile.Les bombardements sont en outre imprécis, selon des officiers russes.« Les avions passent cent fois par jour, tirent n'importe où, mais surtout pas là où il faut », déclare Andreï, 30 ans, un officier de reconnaissance.« Les habitants détestent les soldats », ajoute l'officier, racontant avoir vu en outre des militaires mettre le feu à une mosquée près de Doubaï-Iourt.PHOTO Agence France-Presse © Horreurs au Cachemire Six personnes ont été tuées dans des attaques lancées par des séparatistes musulmans dans le Cachemire indien.Par ailleurs, un enfant a été tué et cinq personnes blessées dans le bombardement par les forces indiennes d'un village situé dans le Cachemire pakistanais.Une douzaine d'obus ont été tirés par les soldats indiens contre le village de Samahni, à 300 km au sud de Muzaffarabad, la capitale du Cachemire pakistanais.Le Cachemire, région himalayenne à majorité musulmane, est disputé par l'Inde et le Pakistan.Les deux pays se sont déjà livrés deux guerres.Depuis 1989, une guérilla séparatiste dans cette région a fait plus de 25 000 victimes.L'Autriche boycottée à l'OSCE d'après AFP et AP VIENNE La France et la Belgique ont boycotté hier le premier discours du nouveau ministre autrichien des Affaires étrangères devant le Conseil permanent de l'OSCE, dont l'Autriche assure la présidence tournante.L'Autriche a donc essuyé un premier camouflet dans une instance internationale depuis l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir alors que l'Europe étudiait un durcissement des sanctions contre Vienne.Le geste de la France et de la Belgique, qui n'a pas été suivi par les autres membres de l'Union européenne, s'explique par les insultes que leur avait lancé à deux reprises Joerg Haider avant de s'excuser.Il avait taxé le gouvernement belge de corruption et répété que le président français Jacques Chirac ne savait « pas de quoi il parle ».Le chef de la diplomatie autrichienne, Benita Ferrero-Waldner, a cherché à minimiser ce geste sans précédent dans l'histoire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), basée à Vienne.« Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un boycott car j'ai reçu beaucoup d'assurances (de soutien) autour de la table », a-t-elle déclaré.« Nous sommes inquiets que votre gouvernement comprenne désormais un parti dont le dirigeant a fait des déclarations interprétées en Autriche et à l'étranger comme exprimant de la sympathie pour les nazis et minimisant, voire excusant, la tragédie de l'holocauste », a déclaré l'ambassadeur américain à l'OSCE, David Johnson.Les 14 partenaires de l'Autriche dans l'UE ont gelé les contacts politiques bilatéraux avec elle quand le nouveau gouvernement composé pour moitié de ministres d'extrême droite a prêté serment vendredi dernier.Le journal allemand Berliner Morgenpost avait rapporté hier que l'Allemagne envisageait de prendre des mesures de rétorsion dans le domaine de la coopération militaire.Haider a renouvellé ses attaques envers le président Chirac dans une interview publiée hier par le Nouvel Observateur.« Je regrette que M.Chirac se soit si mal exprimé à notre encontre.Je le considère comme un très grand ennemi de l'Autriche », a-t-il affirmé.Dans un autre entretien au journal espagnol Diario 16, il exprime l'espoir que « tous les politiciens qui ont insulté l'Autriche et (son) parti aient le courage de demander pardon ».Pour sa part, le principal groupe parlementaire du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE, conservateur), a lancé hier une procédure qui pourrait conduire à la suspension de ses rangs des membres du parti conservateur autrichien.Les trois formations de centre-droit française, belge et italienne appartenant au PPE ont déposé une motion demandant la suspension des membres du Parti du peuple autrichien (OVP).Le PPE a maintenant deux mois pour « délibérer » et « observer » la situation.Une expulsion pure et simple des membres de l'OVP semble toutefois peu probable car la majorité des 35 partis membres du groupe parlementaire s'y sont déjà opposés.FILL96 5LP1201A0211 a12 vendredi 5LP1201A0211 ZALLCALL 67 01:00:24 02/11/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 FÉVRIER 2000 La ministre Marois refuse d'abandonner l'hôpital du Haut-Richelieu Les juges municipaux ont gain de cause La Cour supérieure invalide une décision de l'Assemblée nationale relative à la majoration de leur traitement MARTHA GAGNON « L'hôpital du Haut-Richelieu ne sera pas abandonné.C'est l'assurance qu'a donnée hier Nicole Bastien, attachée de presse de la ministre de la Santé.Selon elle, Pauline Marois est sensible aux demandes de l'hôpital et de la population qui s'est mobilisée au cours des dernières semaines pour réclamer le maintien de services de qualité.Un grand rassemblement de solidarité aura lieu à la polyvalente Armand-Racicot, dimanche, à Saint-Jean-sur-Richelieu.« La ministre n'a pas attendu ce rassemblement pour entreprendre des actions, précise Mme Bastien.Elle a déjà rencontré les dirigeants de l'hôpital avec qui elle partage le même constat.Des fonctionnaires ont été chargés d'analyser les problèmes de financement et de recrutement des spécialistes.Nous savons que cet hôpital éprouve des difficultés financières.» Par ailleurs, le président du Comité de l'hôpital en péril, Robert Blanchard, espère que les citoyens participeront nombreux au rassemblement de dimanche après-midi.« Depuis un mois, le Comité s'est promené partout pour sensibiliser les gens aux problèmes de l'hôpital, dit-il.Environ 2000 personnes ont été rencontrées.On espère qu'il y en aura autant et même plus à notre rassemblement.Il faut envoyer un message clair au gouvernement et démontrer l'attachement à notre hôpital qui a des besoins énormes.» Après un exposé de la situation, les gens seront invités à signer une lettre de protestation qui sera envoyée à la ministre et qu'ils iront déposer dans des boîtes à l'hôpital.Quand on demande à Mme Bastien si la ministre considère que l'hôpital est en péril, elle répond qu'il n'est « certainement pas menacé de fermeture, mais qu'il a des difficultés ».Les maisons mobiles installées près de l'hôpital témoignent des problèmes que vit l'établissement.Faute d'espace, l'administration, la direction des soins infirmiers et des services professionnels doivent tous déménager dans ces locaux temporaires pour laisser plus de place aux patients.Une partie du personnel est déjà installée.Le déménagement des soins infirmiers permet d'aménager une unité de soins pour les patients de 35 lits au sixième étage.Dès lundi, on devrait pouvoir accueillir 14 malades.« On ne fera pas pleurer le monde parce que nous sommes dans des roulottes, explique le directeur, Bernard Fortin.Sans être dramatique, cette situation illustre les problèmes d'exiguïté.En plus d'avoir un budget de fonctionnement insuffisant et irréaliste, l'hôpital manque d'espace, d'équipements et de spécialistes.Dans le cas du réaménagement, le directeur reconnaît que « l'hôpital n'a pas terminé ses devoirs ».Le projet d'agrandissement des soins intensifs, de l'urgence et des laboratoires n'est pas encore complété.Il devrait l'être d'ici quelques mois.En attendant, M.Fortin considère que la priorité est de rehausser le budget de l'hôpital de plusieurs millions.Comme d'autres en Montérégie, le directeur s'étonne que l'on veuille maintenir 400 lits au centreville de Montréal, malgré la construction du mégahôpital.« C'est un peu irritant.Nous avons la preuve que ces lits ne sont pas nécessaires dans un centre universitaire et devraient donc être transférés là où les besoins sont plus importants, comme c'est le cas en Montérégie.CHRISTIANE DESJARDINS La Cour supérieure vient d'invalider une décision de l'Assemblée nationale en ce qui a trait à la rémunération des juges municipaux, et donne le feu vert à l'augmentation recommandée par la Conférence des juges municipaux du Québec.Cette décision vise les juges qui sont rémunérés par séance dans les cours municipales du Québec, ce qui exclut celles de Montréal, Laval et Québec, où les juges ont un salaire fixe.En août 1998, la Conférence des juges municipaux avait recommandé de majorer de 500 $ à 600 $ le salaire pour une pleine séance (de deux à six heures), et de 250 $ à 450 $ celui pour une demiséance (deux heures et moins.) En mai 1999, l'Assemblée nationale avait plutôt fixé les augmentations à 520 $ pour une pleine séance, et à 260 $ pour une demiséance.Les juges en ont appelé.Le juge Pierre J.Dalphond, de la Cour supérieure, estime que les motifs invoqués pour justifier la décision gouvernementale n'ont aucun fondement factuel et sont même contredits par les faits qui ont été mis en preuve.Quant à la demiséance, aucun motif n'a été invoqué, note le juge.Le magistrat donne à l'Assemblée nationale 30 jours pour adopter un décret donnant plein effet aux recommandations du Comité, et ce rétroactivement au 1er janvier 1999.Cette décision touche une centaine de juges qui oeuvrent dans 128 cours municipales du Québec.Environ 85 % d'entre eux agissent aussi comme avocats, alors que 15 % n'ont pas d'autre rémunération que celle de juge.Le procureur du gouvernement dans cette affaire, Claude-Armand Sheppard, a indiqué à La Presse qu'il ne savait pas si cette décision serait portée en appel.« C'est un jugement très complexe, cela prendra quelque temps avant que l'on puisse en étudier la portée.» Le député libéral de Marquette et critique de l'opposition en matière de justice, François Ouimet, estime pour sa part qu'il s'agit là d'un jugement très sévère à l'endroit du gouvernement péquiste, mais considère qu'il a en quelque sorte couru après.« Nous avions mis le gouvernement en garde disant qu'il devait respecter la magistrature.Malheureusement, il attaque la magistrature et doit aller devant les tribunaux.» M.Ouimet fait sienne également une considération contenue dans le jugement, à l'effet que « même majoré de 4 % à compter du 1er janvier 1999, le traitement d'un juge municipal demeure inférieur au tarif horaire payé par le gouvernement aux avocats dont il retient les services.» Les médecins refusent une diminution de leur masse salariale DENIS LESSARD du bureau de La Presse©, QUÉBEC Donnant le coup d'envoi de leurs négociations, les médecins refusent carrément que Québec comptabilise les dépassements des honoraires médicaux de l'ordre de 100 millions de l'an dernier.« On a donné des soins aux malades.La hauteur de la masse salariale n'était pas adéquate, on n'a pas l'intention de revenir là-dessus, on ne peut pas retirer les soins qu'on a donnés », expliquait hier le Dr Pierre Gauthier, président de la Fédération des spécialistes du Québec.« On est en tout début de négociation.Les médecins ont mis l'épaule à la roue pour l'atteinte du déficit zéro, mais la situation économique s'est améliorée », observe-t-il.Le Dr Gauthier avait mercredi sa première rencontre avec les négociateurs du ministère de la Santé pour la fixation des honoraires médicaux pour 2000-2001.Pour les omnipraticiens, la rencontre avec Québec avait eu lieu la veille.Du point de vue du gouvernement Bouchard, les médecins doivent accepter de voir diminuer la masse prévue pour les honoraires l'an prochain pour éponger les dépassements de l'an dernier.Les spécialistes, avec une masse de 1,3 milliard pour le total des honoraires, ont dépassé de 46,7 millions les budgets de l'an passé.Avec des honoraires totalisant 958 millions, les omnipraticiens ont dépassé de 53 millions les plafonds prévus pour l'année financière qui se termine, selon les chiffres du gouvernement.Pour le Dr Gauthier, les surplus s'expliquent par le fait que davantage d'actes ont été faits \u2014 le reflet donc d'une augmentation de la demande de soins.Les tarifs pour chaque acte n'ont pas augmenté, insiste-t-il.en collaboration avec Vous êtes tenté par la Bourse?Comment choisir ses titres et les acheter sans courtier?À quoi ressemble un portefeuille modèle?Notre cinquième fascicule renferme de précieux conseils qui, à défaut de vous garantir la richesse, vous permettront d'investir avec sagesse.Est-il plus économique de transiger par Internet?Quels services la succursale virtuelle de votre banque vous offre-t-elle?Ces transactions sont-elles sécuritaires?Découvrez toutes les possibilités offertes par Internet en 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