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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-12, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0212 D 1 samedi 6LP0101D0212 ZALLCALL 67 09:51:56 02/14/00 B Broche coeur or 10k 3 diamants Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514) 277-3127 www.bijouterieleroy.com SEULEMENT 119$ ële Sainte-H.lne C é l é b r e z l ' h i v e r ! Samedi et dimanche de 10 h .17 h En collaboration avec Dernier Week-end FILL35 6LP0201D0212 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D0212 ZALLCALL 67 10:09:17 02/14/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Le Bonheur ne sera plus dans TVA à la fin de la saison TÉLÉVISION Louise Cousineau L'audacieuse émission Le bonheur est dans la télé ne sera plus à l'écran de TVA la saison prochaine.Le concepteur Stéphane Laporte et l'animatrice Stéphanie Allaire ont été prévenus cette semaine de la mauvaise nouvelle par Philippe Lapointe, le vice-président à la programmation de TVA.L'émission était pourtant millionnaire, malgré deux déménagements.Elle a commencé le mardi en début de saison, est passée au mercredi et est redéménagée le mardi après le congé de Noël.Le concepteur et auteur de la série ne cache pas sa déception.« Je ne l'ai pas vu venir, dit-il.Le 12 janvier, on ne me disait que du bien de l'émission à TVA et on me parlait d'un renouvellement pour l'an prochain.» À TVA, la directrice des communications Renée-Claude Ménard affirme que c'est une question de coût et de rendement.Cela signifie que l'émission coûte trop cher à produire.Évidemment, quand on peut attirer un million de spectateurs avec une entrevue de Paul Arcand, ça coûte moins cher et le rendement est donc meilleur.Et ça coûte moins cher encore d'acheter des drôles de vidéos aux États-Unis.Mme Ménard affirme que la décision n'a rien à voir avec l'audace de certains sujets, comme le pot, cet automne, et le pénis, la semaine dernière.Les spectateurs avaient plus protesté sur le pot que sur le pénis, soit dit en passant.Et le fait d'aborder de tels sujets à 19 h 30 le soir est toujours risqué pour un diffuseur.Mais rien à voir, disent Mme Ménard et M.Laporte.TVA est la plus riche de nos chaînes.Elle est donc celle qui peut prendre, en principe, le plus de risques financiers.Le concept du Bonheur est dans la télé n'est pas évident.La même animatrice nous zappe l'action entre six émissions de télé.Et pourtant, le public a marché même si la forme est novatrice.Voilà qui risque de décourager les plus imaginatifs de nos concepteurs.Stéphane Laporte est déçu, car il améliorait constamment le produit.« Ce concept n'est pas mené à terme, dit-il, je tiens à le reprendre quelque part ailleurs.Il ne mourra pas là.» Il rapporte que TVA avait à déterminer quatre séries qui seraient subventionnées par le Fonds des câblos.La sienne a été écartée de la course par TVA.À TVA, Mme Ménard explique que le concept du Bonheur ne permettait pas de réduire la qualité.« Impossible de couper des éléments », dit-elle.Il reste 12 semaines à compléter.La série aura duré 26 semaines.Ce qui a fait dire à l'animatrice Stéphanie Allaire, très déçue elle aussi : « Ça va nous permettre de devenir une série-culte comme Star Trek ! » Stéphane Laporte, qui a créé Le Bonheur, La fin du monde est à 7 heures et La vie est un sport dangereux, verra ces trois émissions prendre fin cette saison.Il n'est toutefois pas en panne d'inspiration : il a deux séries déjà placées la saison prochaine.Pas à TVA toutefois.La drôlerie de François Pérusse n TVA a quand même des qualités : elle étudie pour la saison prochaine un concept d'émission de l'humoriste le plus invisible de nos ondes, François Pérusse.Ce spécialiste de la voix accélérée et des jeux de mots irrésistibles a commencé avec des deux minutes du peuple à la radio.Il fait maintenant en plus Le Jour nul en animation quotidiennement à TVA où le reporter Tristan Direct a bien du mal à comprendre les choses et aucun mal à nous faire rire.En plus, il fait toujours de la radio en France, son concept, avec accent remanié pour là-bas, voyageant très bien.Demain soir, TVA offre à 18 h 30 un spécial d'une heure de Pérusse.Le long métrage en dessins animés est constitué de petits sketches souvent très amusants.Il faut le voir se moquer de la télé communautaire et de Météo Médiocre.Pour l'entendre, c'est moins évident.Alors, enregistrez le tout et vous finirez par toutes les attraper.À l'agenda n Toujours demain soir, et juste après Pérusse, Radio-Canada lance à 19 h 30 une série documentaire sur les dinosaures d'un réalisme total.Comme si on avait eu des caméras à la période jurassique.La BBC a utilisé le même logiciel que Steven Spielberg et cela donne un spectacle remarquable de batailles entre les différents animaux, de mamans reptiles qui allaitent leurs petits, d'immenses oiseaux qui bouffent des libellules \u2014 heureusement, ils en ont laissé de ces beaux insectes qu'on voit toujours \u2014 et, en prime, les cynodontes, sans doute les ancêtres de nos chiens, des reptiles à pattes courtes, tête canine qui jappe, vivant dans des terriers.Ça vous changera des artistes, que Radio-Canada a « flushés » de sa grille du dimanche le temps des sondages BBM.Rassurez-vous : La Vie d'artiste reviendra le dimanche fin mars.En attendant, on la déménage le vendredi soir.À voir aussi dimanche soir, si les films Ridicule (Radio-Canada) et L'Homme idéal (TVA) ne vous tentent pas, un documentaire sur la presse écrite à 21 h 30 à Télé-Québec dans le cadre de la série La Culture dans tous ses états.Un bon panorama de l'histoire de la presse écrite chez nous, où vous apprendrez des choses intéressantes sur les origines du quotidien Le Soleil, qui fut déjà interdit en chaire par la toute puissante Église du temps.Deux jours plus tard, le journal changeait de nom et il vit toujours.Vous verrez quelques journalistes actuels, notamment Alain Dubuc de La Presse et Michel Vastel du Soleil.Et l'analyste Pierre Godin.Difficile de cerner un si vaste sujet en une heure, qui passe d'ailleurs trop vite.J'aurais aimé quelques mots sur le nouveau phénomène urbain, les hebdos culturels gratuits.Après tout, il y en a quatre à Montréal et tous survivent de leur publicité.Et Voir est fort bien écrit.Dommage.PHOTOTHÈQUE La Presse © C'est avec beaucoup de déception que Stéphane Laporte, concepteur et auteur de la série Le bonheur est dans la télé, et l'animatrice Stéphanie Allaire, ont accueilli l'annonce de TVA.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 9:30 K - AUTO STOP Entrevue exclusive de Jacques Villeneuve en Suisse, accompagné de sa fiancée, sa soeur et quelques amis.L'émission sera reprise demain à minuit.10:30 r - CYBERCLUB Fabienne Larouche s'y connaît en navigation.17:30 a - BRANCHÉ Les coulisses technologiques du show de Céline Dion le 31 décembre au Centre Molson.18:00 3 - SURVIVRE: LE GUÉPARD Cette très bonne série animalière a commencé la semaine dernière avec les chimpanzés.L'action est centrée sur quelques animaux auxquels on s'attache.21:00 A - LES CHASSÉSCROISÉS De l'intéressant Robert Altman, avec Andie Mc Dowell et Bruce Davison, une histoire pas linéaire du tout qui se déroule à Los Angeles.à suivre avec attention.21:00 3 - BIOGRAPHIES Tex Lecor est peintre, chanteur, joueur de tours et comédien.Pour mieux le connaître.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Le Téléjournal Franc Jeu Hockey / Canadiens - Sénateurs Le Téléjournal Les Nouvelles du sport Cinéma / PRÊT-À-PORTER (4) avec Sophia Loren Le TVA Cinéma / HOMMES EN NOIR (4) avec Tommy Lee Jones, Will Smith Cinéma / L'ARME FATALE III (5) avec Mel Gibson, Danny Glover Le TVA Sports (23:24) Les Règles du jeu / Êtes-vous génétiquement correct?Cinéma / LE SECRET DE ROAN INISH (3) avec Jeni Courtney, Mick Lally Cinéma / LES CHASSÉS-CROISÉS (3) avec Andie Mac Dowell, Bruce Davison Cinéma / RANÇON (4) avec Mel Gibson, Rene Russo Cinéma / DÉCISION AU SOMMET (5) avec Kurt Russell, David Suchet Grand Journal (23:16) Pulse The Habs.Star Trek: Voyager Little Men The Pretender Nikita CTV News Pulse / Sports News Reg.Contact Twice in a Lifetime America's Most Wanted Cold Squad / Deadly Games News Sat.Report Saturday Night Hockey / Sénateurs - Canadiens Hockey / Flames - Coyotes News ABC News Judge Joe Brown Amer.Funniest Home Videos U.S.Figure Skating Championships News Baywatch.CBS News Entertainment this Week Winning Lines Candid Camera Martial Law Walker, Texas Ranger ER NBC News Jeopardy Wheel of.The Pretender Profiler The Others Sat.Night The Lawrence Welk Show .Neighbors .Served?Keeping Up.No Place.House of Windsor: The Firm Austin City Limits / G.Brooks I'll Make me a World Austin City Limits / G.Brooks The Editors Mc Laughlin Allo Allo! Goodnight.As Time Goes Outside.Red Dwarf Sessions at West 54th World News American Justice Love Chronicles Biography: E.G.Robinson A Touch of Frost A&E Top 10: Fads Arts & Minds Portraits: Stratasphere Andrea Bocelli: Voices from Heaven Ed Sullivan Sex & the City Contact Animal 15 Ans Juste.Le Goût du monde / L'Alaska Couples légen.Scandales Biographies / Tex Lecor Les Enquêtes d'Hetty Cinéma / MALAREK (5) Activités physiques.Multimedia Quartier latin Le Monde à la carte Choix et.être parents April-Fortier Capharnaum Montréal en évolution Cosmic Highw.Danger in.Storm Warning! Wild Discovery Wild Discovery Vets.Practice Insectia Wrecks and Rescues .Connection Grand Illusions Franklin Little Lulu Sh.Hoze Houndz .Angels Cinéma / SPLASH (4) avec Daryl Hannah, Tom Hanks Cinéma / GIDGET (5) avec Sandra Dee Cinéma (23:35) 7th Heaven: Beginnings Drew Carey 3rd Rock.Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Wilderness Heart, Courage Flash Forward Myst.Island Futurama King of the Hill Outer Limits PSI Factor A.Hitchcock Sat.Night History Bites Mystic Lands Danger UXB Cold War / Reds Cinéma / THE GUNS OF NAVARONE (4) avec Gregory Peck, David Niven TV Guide TV Flick Shiver National Geog.Dogs.Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Flick Eros Special: The Who's Tommy Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / U2 Cinéma / U2 RATTLE AND HUM (4) Documentaire Musicographie / U2 Box-office Cimetière CD Fax Groove Concert Plus / Billboard Awards 1999 Clip World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undercurrents Un Canadien.Culture-choc Monde ce soir Médias Réaction en chaîne - Baladins.Le Journal RDI Entrée.Un Canadien.Franc Jeu Zone libre Sports 30 Mag Lignes Ski Mag Jeux extrêmes Basketball / Concours d'habilités de la NBA Sports 30 Mag Hors-jeu Sirens Cinéma / THUNDER POINT (5) avec Kyle Mac Lachlan Welcome to Paradox Prime Suspect Cinéma / A KISS.(23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / DREAM BREAKER (5) avec Michael Pare Cinéma / TIME RUNNER (7) Sportscentral Sportscentral Figure Skating Figure Skating / Japan Open Wrestling: WWF Live Sportscentral Snowboarding / World Cup Pas sorcier .découverte À la recherche des mondes.Cinéma / CLÉOPÂTRE (4) avec Elizabeth Taylor, Richard Burton (2/2) Duos (22:10) Cinéma / LES SABLES.Future Cars Secret World of Pro.Wrestling The Greatest Boxer / M.Ali Though 2 - Pushing the Limits Secret World of Pro.Wrestling Strongman.Sportsdesk NBA in the Paint Basketball / Concours d'habilités de la NBA Sportsdesk Ed, Edd+Eddy Collège Rhino Redwall A.Anaconda Blondie et Dag.La Seconde.Les Simpson Cybersix Mythologies South Park Les Simpson Animania Thalassa (17:30) Cap Aventure Journal FR2 Le Plus Grand Cabaret du monde / Bernard Tapie Union libre / M.Leeb (21:35) Jrnl b.(22:45) Jrnl s.(23:15) Soir 3 (23:40) Inquiring.Naked Chef National Geographic Cinéma / MIDNIGHT (4) avec Claudette Colbert Conv.(21:40) Cinéma / NO MAN OF HER OWN (5) avec Barbara Stanwyck Grandeur Nature L'Hôpital.Dos Ado / Internet Êtes-vous libre Ça sex'plique Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Trauma Êtes-vous libre City Mag Rendez-vous avec.Vos finances Savoir faire.Sur la colline City Mag Parole et Vie Addams Fam.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky Stories Goosebumps Worst Witch Monster by.Grade Alien Addams Fam.Goosebumps Beasties Smack (23:45) Jacques Villeneuve 6LP0301D0212 D-3 samedi - ARTS 6LP0301D0212 ZALLCALL 67 10:15:46 02/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 D 3 Théâtre Rare symbiose entre auteur et metteur en scène Michel Marc Bouchard et Claude Poissant vont chacun au bout de leur projet de création SONIA SARFATI Ils viennent de la création.C'est ainsi que Michel Marc Bouchard et Claude Poissant évoquent leurs débuts, dans les années 70.Et c'est à cela qu'ils reviennent immédiatement, l'un comme l'autre \u2014 bien que pris séparément \u2014quand il est question de la personnalité multiple qui les habite ces jours-ci.Sur le plan professionnel, s'entend.Michel Marc Bouchard, que l'on connaît comme dramaturge, a en effet décidé de mettre en scène Sous le regard des mouches \u2014 au Théâtre Jean-Duceppe dès le 16 février.Une première pour lui.Quant à Claude Poissant, qui se qualifie de « metteur en scène qui écrit », il a eu envie de porter lui-même à la scène les mots des Enfants d'Irène \u2014 à l'Espace Go dès le 29 février.Une quatrième expérience du genre.« Dans le contexte de la création collective, la fonction de metteur en scène n'existait pour ainsi dire pas, rigole Claude Poissant.On appelait ça un observateur ! » « C'était un temps où nous faisions tous de tout.Et plus nous avancions, plus les forces de chacun se dessinaient.Moi, j'écrivais », fait pour sa part Michel Marc Bouchard \u2014 qui considère comme un accident le fait de s'être consacré à l'écriture théâtrale.Un accident que plus d'un lui envieront, puisqu'il est à l'origine des Feluettes, des Muses orphelines, de L'Histoire de l'Oie et autres Voyage du couronnement.Des succès.Immenses.Ici et ailleurs.« Pourtant, depuis quelques années, je ressens.pas une frustration mais le désir d'aller au bout d'un projet.J'ai l'impression d'avoir beaucoup délégué aux metteurs en scène.» Car il n'est pas du genre à marcher sur les plates-bandes de ceux qui ont été engagés, à quel que niveau que ce soit, pour interpréter son oeuvre.« Ma relation avec le metteur en scène est, toujours, une relation diplomatique.» Disons que cette fois-ci, il se permet plus de familiarité ! « Et le résultat, à mon sens, sert la dramaturgie.Le projet de départ était très ambitieux, mais confus.Il fallait pouvoir jouer avec.Rapidement.» C'est ce qui s'est produit : son texte a beaucoup bougé.Plus qu'aucun autre.Il a coupé des scènes, déplacé des phrases.« Regardez, disait-il alors aux comédiens.L'auteur est là et il pleure.» Extrêmement schizophrénique.C'est lui qui le dit.Avec le sourire.En rigolant lui aussi, Claude Poissant résume la situation en admettant que « par moments, je ne sais même plus ce que l'auteur a voulu dire ! Je dis aux autres : « Imaginez qu'il est à Cuba ! » Nous, on fonce.» Bref, s'il n'ira pas jusqu'à la césarienne pour accoucher des Enfants d'Irène, la chose ne se fait pas sans douleurs.D'autant que, dans les circonstances, il est à la fois père et mère du rejeton.Double fonction oblige.Triple, si l'on compte celle de producteur \u2014 le parrain Heureusement, il est entouré d'une famille nombreuse.Treize amis à qui il a confié la mission de lire un certain essai sur la mondialisation.L'idée : se rencontrer quatre mois plus tard pour en discuter en vue de créer un objet théâtral.Et, comme dans le (bon vieux) temps, chacun s'est bientôt glissé dans le rôle qui lui convenait.Les uns, au jeu (Reynald Robinson, Benoît Vermeulen, Marie- France Lambert, Julie Mc Clemens, Sébastien Ricard, Mireille Brullemans, Caroline Dardenne).D'autres, à la scénographie, aux éclairages, au son.Claude Poissant, lui, voulait être au texte.Il a parlé, écouté, pris des notes.« J'ai construit un puzzle avec beaucoup de bonnes pistes.Et très peu d'ensemble.» Il a donc réécrit, beaucoup.Pour assembler les morceaux épars.Il écrit donc encore ces jours-ci.Affine les liens.Mais il tient son histoire.Celle, divisée en 38 tableaux, de Matthias.Matthias qui ne fait rien.Qui s'invente une paternité, histoire de se responsabiliser.Sa soeur, son demi-frère, sa belle-soeur, son ex.tous accepteront le jeu.Qu'y gagnerontils ?Et, surtout, qu'y perdront-ils ?« Il y a encore deux tableaux que je veux peaufiner.» En fait, c'est pour cela que Claude Poissant s'est, aussi, retrouvé à la mise en scène : « Comment aurais-je pu engager un metteur en scène en lui disant que le texte ne serait prêt qu'à deux semaines de la première ?» Finalement, le chaos originel ne pouvait être organisé à temps qu'en court-circuitant les délais qu'impose le passage de relais entre le dramaturge et le metteur en scène \u2014 et vice-versa.Idem pour Michel Marc Bouchard, dont le projet est quand même moins collectif et expérimental, et qui poursuit ici la démarche entreprise avec Le Chemin des passes dangereuses.« J'avais envie d'explorer les différents pouvoirs de la mort.Le Chemin traite de la vérité qu'amène autour de lui quelqu'un qui est mourant et s'interroge sur le pourquoi il semble être nécessaire qu'une personne en soit là pour être dépossédée des mensonges, pour être le plus sincère et le plus vrai possible.C'était une quête assortie de lumière et de vérité.» Sous le regard des mouches s'attarde au côté malsain de la maladie et de la mort.Sur tout le morbide, la fausse compassion, le mélodrame.« Les gens vont venir voir un Bouchard.et ils vont trouver un Bouchard : mes thèmes \u2014 le théâtre dans le théâtre, l'homosexualité refoulée, l'icône maternelle, le mensonge et la vérité \u2014 sont là.Mais alors que d'habitude, la fiction, la littérature, le fantasme, servent de lumière au personnage, cette fois-ci, ils sont au service de sa noirceur.Cette nouvelle pièce, Michel Marc Bouchard la qualifie de conte moderne.Un conte moderne où le château est remplacé par une mégaporcherie et l'armée de chevaliers, par 14 000 porcs.Au milieu des animaux, une maison qui abrite une mère, son fils Vincent et son neveu Cousin (Marie Tifo, Sébastien Delorme, Roger Larue).Le fils a filé à la ville.Il en revient avec une petite amie, Docile (Céline Bonnier).« Elle mettra à jour le fait que toute l'organisation de cette famille est bâtie sur un trauma, la mort de la mère de Cousin, et elle fera la lumière sur la manière dont Cousin a pu maintenir Vincent prisonnier.» Car Cousin aime Vincent.Et qu'il le voit lui échapper.Pour la belle Docile.Et parce que Vincent est « mortellement malade ».S'ensuit un combat entre les ténèbres et la lumière.Et, « pour une fois, la lumière pourrait ne pas gagner », prévient le dramaturge \u2014 qui, à une situation réaliste a appliqué un traitement tout sauf naturaliste.« C'est un peu comme du Tennessee Williams révisé par Edgar Allan Poe.» Cela, au service d'une histoire.Et c'est à ce point que se raccroche Michel Marc Bouchard-metteur en scène.Une histoire, qu'il juge bonne.Qui porte sa signature, son style.Et dont les acteurs, au fil des versions, ont appris à connaître tous les rouages.Ils peuvent donc apporter leur point de vue sur l'oeuvre.« Et ma plus grande qualité, c'est l'écoute.De toute manière, mon parti-pris de mise en scène, c'est le texte.Je n'ai pas les compétences pour remplir toute la scène du Théâtre Jean-Duceppe.Nous travaillons seulement à l'avant, près du public à qui nous racontons une histoire.» Bien que metteur en scène d'expérience, Claude Poissant ne fera pas non plus un trip dans cette direction pour Les Enfants d'Irène.Simplicité.Et l'ouverture aux autres, encore : « Il y a toujours quelqu'un qui regarde une scène dans laquelle il ne joue pas et qui fait ou peut faire des commentaires.Si le texte est de moi, et de moi uniquement, on peut dire que pour la mise en scène, j'ai plusieurs assistants ! » Et, comme il le dit si bien en guise de conclusion : « Il restera toujours Ronfard et ses ouailles pour nous dire qu'il n'y a pas de manière de faire, mais des manières à réinventer.» Riche perspective.SOUS LE REGARD DES MOUCHES, texte et mise en scène de Michel Marc Bouchard.Au Théâtre Jean-Duceppe du 16 février au 25 mars.LES ENFANTS D'IRÈNE, texte et mise en scène de Claude Poissant.Une production du Théâtre PàP présentée à Espace Go du 29 février au 25 mars.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Le dramaturge Michel Marc Bouchard signe la mise en scène de Sous le regard des mouches, au Théâtre Jean-Duceppe.Une première pour lui.Des succès et une pause BOUCHARD / Suite de la page D1 Un projet du Festival of the Arts 2001 de Melbourne et du Canadian Stage de Toronto.« C'est une pièce assez poétique, sur la mémoire.À la suite d'une inondation, la bibliothèque d'un petit village est détruite et les vieux qui demeurent en ces lieux partent à la recherche de leurs souvenirs », résume le dramaturge.Avant de promettre : « On devrait ensuite la voir quelque part ici, en français.mais je ne peux pas en parler encore.» C'est là-dessus que, doucement, il dit : « Et après, j'arrête.Pour combien de temps ?Je l'ignore.Mais je travaille depuis un an à dire non à tout.J'arrête pour vivre, pour prendre mes distances par rapport à tout ça.» Tout ça, c'est la course qu'il a commencée tranquillement il y a 22 ans.Mais qui l'entraîne maintenant de plus en plus loin, de plus en plus vite.Au début, il les suivait, ses pièces.Partout.« Je suis un peu mère-poule.Je voulais voir ce qu'on faisait de mes textes.» Mais il ne peut plus.De l'Allemagne à l'Amérique du Sud, de l'Europe aux États-Unis : les mots se déplacent plus rapidement que les corps.Depuis, Michel Marc Bouchard voit l'auteur dramatique comme un passeur.Mais si son travail est monté partout, s'il a trois agents, des traducteurs fidélisés et des lieux qui accueillent quasi systématiquement ses oeuvres, lui, est toujours lui.Pas plus grand, pas plus fort.Plus fatigué, par contre.D'où l'arrêt.Il peut se le permettre.Il est conscient du privilège.Après l'aventure australienne, il partira donc.Au Moyen-Orient, peut-être.Dans les pays de l'Est aussi, probablement.Peut-être sera-t-il inspiré par le voyage.Peut-être pas.Et s'il met quelque chose sur papier, difficile d'imaginer ce que ce sera.« J'aime bien associer le mot « baroque » à mon travail.Oui, baroque.Et louche également.Je suis un auteur louche parce que je touche à beaucoup de choses : le drame, la comédie, le théâtre jeunesse.Mais en fait, je pense que tout artiste se doit d'être louche et ne pas donner, ne jamais donner, dans l'évidence.» Et d'en faire ici la preuve retentissante : qui aurait pu prévoir ce retrait prochain qu'il annonce ?PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Claude Poissant : « Si le texte est de moi, et de moi uniquement, on peut dire que pour la mise en scène, j'ai plusieurs assistants ! » 6LP0401D0212 D 4 samedi ARTS 6LP0401D0212 ZALLCALL 67 09:53:12 02/14/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Humour Théâtre Brachetti triomphe à Paris LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale, PARIS Ce n'est pas encore le Cirque du Soleil, ni Notre-Dame de Paris, mais c'est un très gros coup que vient de réussir Gilbert Rozon sur la scène parisienne et, sans doute, la scène internationale.Le spectacle d'Arturo Brachetti, conçu et produit de bout en bout par les productions Juste pour rire \u2014 mise en scène de Serge Denoncourt \u2014, constitue déjà l'un des grands succès de la saison parisienne.Plus qu'un succès : un triomphe instantané, comme on en voit rarement.Il y a deux semaines, Brachetti était un parfait inconnu en débarquant au théâtre Marigny ; les articles et critiques dans les journaux étaient encore peu nombreux, et les télés n'étaient pas trop chaudes, en raison de surcroît de la complication de ses numéros pour un plateau de télévision.Petit détail : dès la première, où l'on avait vu Patrick Bruel, Vincent Lindon et quelques autres, la rumeur avait déferlé sur le milieu du showbiz, de la télé et des médias, et on se bousculait.Après quelques jours à peine, Brachetti réussissait l'exploit de remplir tous les soirs le prestigieux théâtre Marigny (990 places).Au début, on attirait une partie des spectateurs avec des billets « de la mairie de Paris », à demi-tarif.Depuis une semaine, on tourne à plein régime, avec un public normalement payant.Le dénommé Arturo Brachetti qui, il y a quinze ou vingt ans, faisait déjà des numéros de « magicien-transformiste » à Paris, mais en anonyme au Paradis-Latin, entre danseuses légères et travestis, est soudain revenu en triomphateur romain : aux soixante représentations initialement prévues au Marigny (ce qui est déjà énorme pour un nouveau venu), on doit ajouter officiellement dans les jours Arturo Brachetti qui viennent soixante représentations supplémentaires au théâtre Mogador en mai.« Et d'après moi, nous dit Gilbert Rozon au téléphone, on reprendra début septembre et on tiendra jusqu'à Noël.» En tout cas, rien qu'en additionnant Marigny et Mogador, on dépasserait largement avant l'été les 100 000 spectateurs, ce qui ne se voit pas beaucoup à Paris pour un oneman- show comparable ou un numéro de comique (le dernier en date : Coluche, à la fin des années 70).Sous le titre La Bomba !, le Nouvel Observateur, l'un des premiers médias à en parler, célébrait la semaine dernière « le héros de ce spectacle universel ».Jérôme Garcin, patron des pages culturelles : « En quelques jours, sans télé ni radio, sans autre média que l'influent, l'incorruptible bouche à oreille \u2014 mot de passe ; « Avez-vous vu Brachetti ?» \u2014 deux producteurs ont réussi le pari de fou de remplir la grande salle du théâtre Marigny avec un parfait inconnu.» De toute évidence, le phénomène est en train de s'amplifier : les télés étaient réticentes, il y a maintenant sept grandes émissions programmées dans la semaine.Et il reste à venir la plupart des grands médias parisiens, quotidiens ou hebdos.Brachetti, que je rencontre dans le grand appartement qu'on lui a prêté, est à la fois excité par ce qui lui arrive et bizarrement calme.Sans doute le calme du saltimbanque, qui a appris ses premiers tours de prestidigitation d'un prêtre, à 14 ans, au séminaire, qui a connu toutes les salles de spectacle possibles et qui, depuis de longues années, poursuivait dans le théâtre public italien une carrière honorable mais discrète d'acteur-transformiste, parfois de metteur en scène.Il y a deux ans, sa première apparition à Juste pour rire consistait en un simple numéro de rue, derrière un paravent.Du jour au lendemain, la production d'un véritable spectacle-solo à Montréal l'été dernier a fait de lui un véritable auteur de théâtre.Lui-même, Rozon, et le metteur en scène Serge Denoncourt sont d'accord là-dessus : tous les numéros de ce spectacle, comiques ou poétiques, viennent de lui (« J'en ai une trentaine en réserve »), mais le saut qualitatif a consisté à les polir, les développer, les mettre bout à bout avec un dispositif scénique adéquat.Les numéros de Brachetti sont devenus du vrai théâtre, grâce principalement à Denoncourt, qui a réalisé une vraie mise en forme et, parfois, fait de vraies découvertes de mise en scène.Ajoutez à cela que le producteur Rozon y a mis aussi son nez : douze mois entiers de répétitions-création ont donné lieu à quelques discussions épiques.Il fallait au départ que la maison Rozon y croie, car le budget s'élevait déjà à un million de dollars avant la première à la salle Pierre-Mercure.« Et c'était un spectacle qui n'avait aucune chance de s'amortir au Québec seulement.C'était conçu pour faire une carrière internationale.Le pari était énorme.Le budget en est aujourd'hui à trois millions.Mais Brachetti triomphe à Paris.Tous les producteurs européens défilent à Marigny.Les producteurs new-yorkais Netherlanders ont déjà fait une offre pour prendre le spectacle en janvier 2001.Refus de Rozon, qui estimait les dates prématurées : « On ne va pas casser ce qui se passe actuellement en France.» À moins que.et si on « clonait » Brachetti, si on lui trouvait un double parfait capable de reproduire le spectacle aux États-Unis, tandis que le « vrai » sévirait en Europe ?« On y pense, dit sérieusement Rozon, mais reproduire un Brachetti, cela prend des années.» Et si Brachetti était un tout petit Cirque du Soleil à lui tout seul ?PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Rémy Girard et Normand Chouinard dans La Cage aux folles.Drôle de couple CAGE / Suite de la page D1 Car, et c'est là l'autre filon dramatique du spectacle, le fils de Georges veut présenter ses parents à sa fiancée et à ses futurs beaux-parents, tous très straights.Pas question qu'Albin fasse la folle.Sauf qu'Albin est folle.Jusqu'au bout des ongles et des talons.Fiston et Georges vont lui donner une leçon de masculinité.D'où la fameuse scène de la biscotte, pièce d'anthologie dans le domaine de l'humour.« Ce qu'on présente finalement, c'est 24 heures dans la vie d'un vieux couple.L'un vit sous les projecteurs, l'autre dans l'ombre.un peu comme Sophia Loren et Carlo Ponti, résume Denis Bouchard.J'ai dit aux gars que les gens devaient, hétérosexuels comme homosexuels, se reconnaître là-dedans.Sinon, ce serait un éloge à la tapetterie.» Une journée dans la vie d'un vieux couple, dit-il.Mais des mois de travail dans la vie de toute une troupe.La Cage aux folles, c'est 18 acteurs-chanteurs sur scène, accompagnés par une bande sonore « enregistrée par des musiciens d'ici qui touchent des droits à chaque représentation », précise Normand Chouinard, et se déhanchant sur des chorégraphies de Dominique Giraldeau.« Dominique m'a coachée pour toute mon attitude physique.Il m'a fallu apprendre à bouger comme une femme, à marcher à talons hauts, à prendre un timbre de voix plus élevé.La préparation va très loin dans les détails et me demande une concentration de tous les instants », indique Rémy Girard \u2014 qui est allé jusqu'à perdre une douzaine de kilos.« Pour le rôle et pour ma santé ! » Et c'est avec confiance qu'ils avancent dans cette galère \u2014 laquelle n'en est en fait pas une.Normand Chouinard possède un théâtre d'été et « fait » du théâtre d'été depuis 25 ans.Le timing et la comédie, il connaît.Il maîtrise.Et pour Rémy Girard, qui n'a plus à prouver ses talents de comique, l'aventure rappelle les années 70 où il était copropriétaire du Théâtre du Vieux-Québec.Pour lui, des années carrément cabaret.Enfin, il y a le fait d'être une fois de plus ensemble sur les planches.Ils formaient un tandem mémorable en 1992 dans En attendant Godot de Beckett mis en scène par André Brassard et, plus récemment, un duo inoubliable dans le Don Quichotte mis en scène par Dominic Champagne.Alors, après Vladimir et Estragon, Quichotte et Sancho, Georges et Albin, pourquoi pas Oscar et Félix de The Odd Couple ?Échange de regards complice.Verdict : ils opteraient plutôt pour l'acteur vieillissant et son habilleur dans The Dresser.Pas fou.ni folle \u2014 l'idée, s'entend.Not Ready EN BREF Pour l'amour de l'impro n La Ligue nationale d'improvisation \u2014 une idée du regretté Robert Gravel \u2014 et les Québécois vivent une véritable histoire d'amour depuis maintenant 22 ans.La flamme sera rallumée le soir de la Saint- Valentin au Medley, où l'on donnera le coup d'envoi de la nouvelle saison de la LNI.Ce sera l'occasion de retrouver les vétérans de la ligue et de découvrir les nouveaux visages, présentés par équipes.Les Noirs, les Bleus, les Verts et les Oranges se disputeront un match amical pré-saison.MEDLEY, 1170, rue Saint-Denis, 514-842-6557.Schubertiade au Rideau Vert n Le Théâtre du Rideau Vert propose les Lundis classiques, sous la direction de Francine Chabot.Cette série de concerts se veut une vitrine pour les futures étoiles de la musique classique.Le concert de ce lundi propose un choix de pièces tirées du large répertoire du compositeur viennois Franz Schubert.Le nom de la soirée est très à propos pour la Saint-Valentin ; en effet, les schubertiades étaient à l'époque des concerts privés qui viraient généralement.en orgies ! THÉÂTRE DU RIDEAU VERT, 4664, rue Saint-Denis.Info : 514-844-1793.Billets à 24 $, 12 $ pour les étudiants.Avec Janie Caron (piano), Marie-Thaïs Levesque (violoncelle), Marie-Violaine Ponte (flûte), Christina Tannous (soprano) et le Quatuor Foresome (gagnant du Concours de musique du Canada 1999).Philippe Renaud collaboration spéciale Not Ready 2814931?+ 04X070.0 6LP0501D0212 C 10 samedi 6LP0501D0212 ZALLCALL 67 10:00:04 02/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 D 5 6LP0601D0212 D06 sam.(Arts) 6LP0601D0212 ZALLCALL 67 10:06:29 02/14/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Télévision Une émission drôlement «mal faite» MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Qui aime bien châtie bien.Cet adage s'applique parfaitement aux enfants de la télévision.Élevés par cette nounou de trois pieds cube surmontée de deux oreilles de lapin (à l'époque), nourris de personnages en deux dimensions qui ne meurent jamais tout à fait, abreuvés d'annonces livrées en vrac dans le salon ou la salle de jeux, les enfants du petit écran sont également ceux qui ont le regard le plus acide et satirique sur notre bien-aimée « tivi ».Personne ne sait mieux qu'eux démonter la mécanique de la pub ou ridiculiser le ton de certaines émissions.Et personne ne sait mieux aimer la télévision, malgré \u2014 ou à cause \u2014 de ses défauts, qui la rendent finalement.tellement humaine.Il y a eu Rock et Belles Oreilles, 100 Limite.Et il y a désormais Hollywood, P.Q., pure imitation 100 pour cent cheap d'une des pires engeances de la télévision : le talk-show ! Présentée sur les ondes de Musique Plus depuis cet automne à raison d'un épisode par mois, Hollywood P.Q.est le comble du minable et du colonisé : non seulement on y retrouve des éléments piqués dans tous les talk-shows américains, mais en outre l'émission est entièrement traduite à la manière infopub \u2014 en d'autres termes, on entend les personnages s'exprimer en anglais avec, en surimpression, une voix française qui traduit tous les propos, sur un ton faussement enjoué ! Pourquoi ?D'après le dossier de presse, l'émission « traduite rapidement en post-synchronisation à petit budget » est enregistrée « directement en anglais afin d'honorer de lucratifs et nombreux contrats avec sept diffuseurs nordscandinaviens ».Devant un tel argument, on s'incline.En fait, Hollywood P.Q.est tellement bien « mal faite » qu'on en redemande, et l'émission compte parmi ses fans aussi bien Pierre Lalonde que l'inénarrable Bruno Blanchet, qui a d'ailleurs participé aux deux premières émissions.Pour être du nombre, soyez au poste mercredi prochain, à 21 h.Ou le 19 février à minuit.Ou le 24 février à 23 h.Ou programmez votre magnétoscope, c'est peut-être plus simple.Au programme de chaque émission : les commentaires supposément drôles et intelligents de l'animateur Woody Holly (campé avec brio par Angelo Cadet), l'inévitable tasse de café et l'inévitable fausse fenêtre à titre de décor, des invités bidons dont certains font des supposés tours d'adresse pitoyables, de vrais artistes (notamment Marc Déry, les Frères à ch'val et Okoumé), des chroniques stupides (dont Chicks that put a smile on your face, où une caméra plantée à un coin de rue de Montréal fait le décompte des belles filles qui passent devant sa lentille), des parodies de bandes annonces de films, une fausse télésérie d'action des années 70 absolument lamentable intitulée Joe Maximum (où le héros, qui ressemble à un comptable, se promène toujours avec une bande de censure sur ses parties intimes) et un crooner encore plus lamentable, Nat King Kong, qui reprend de manière « musak » des succès du rock alternatif.Je vous jure, entendre Smells Like Teen Spirit de Nirvana en version « centre d'achats », c'est une expérience hélas inoubliable.Hollywood P.Q.est l'oeuvre d'un seul homme : Alain Simard, alias Alan C.Moore (quand il réalise l'émission), alias Orson Ouellet (quand il signe les textes de Joe Maximum), alias Joe Maximum luimême, alias le crooner Nat King Kong, alias la majorité des voix françaises entendues pendant l'émission.J'arrête ici la liste, mais sachez qu'elle n'est pas exhaustive.Toujours à Musique Plus, Alain Simard a signé les parodies de clips de l'émission Les Aventures du grand Talbot, idem pour celles qu'on retrouvait dans l'émission Parodies sur Terre, sans compter des capsules de toutes sortes pour toutes sortes d'émissions.Simard est également auteur-compositeur-interprète à ses heures.Bref, il est bourré de talent.Et il réalise Hollywood P.Q.avec les moyens du bord.Cela tombe bien, les moyens du bord, ce sont Angelo Cadet, plus un grand nombre de ceux qui travaillent à Musique Plus et qui viennent faire une apparition ici, une imitation là, selon les besoins.On a notamment vu Angelo dans le film Une histoire inventée de Forcier, dans la télésérie Marilyn et comme animateur de l'émission Perfecto.Désormais réalisateur de plusieurs émissions (dont l'hommage à Michel Louvain présenté à Musimax lundi, le 14 février, à 20 h 30), Angelo aime inconditionnellement Woody Holly : « Sans rire, c'est le plus beau rôle de ma carrière, explique-t-il.Je peux être bitch comme Roseanne, narcissique comme Arsenio Hall, prétentieux comme Dave Letterman et laid comme Jay Leno.Je m'amuse comme un malade à faire cette émission.» Plus fort, toujours plus fort, l'émission est faussement enregistrée devant public.En effet, un soir, on a demandé à 19 personnes d'imiter toutes les réactions possibles d'une foule, et ce sont ces réactions, toujours les mêmes et toujours par ces 19 personnes, qui passent et repassent sans cesse.C'est eux qui applaudiront à tout rompre Mitsou mercredi prochain et qui pleureront de bonheur en entendant Nat King Kong chanter Vaseline des Stone Temple Pilots, au cours d'Hollywood P.Q.\u2014 Spécial influenza HOLLYWOOD P.Q., à Musique Plus mercredi le 16 février à 21 h, en reprise samedi le 19 février, à minuit, et jeudi le 24 février, à 23 h.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Alain Simard et Woody Holly (campé par Angelo Cadet) de Hollywood P.Q. 6LP0701D0212 D 7 samedi 6LP0701D0212 ZALLCALL 67 10:00:22 02/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 D 7 6LP0802D0212 D-8 samedi - ARTS 6LP0801D0212 ZALLCALL 67 10:19:05 02/14/00 B D 8 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 EXTRAORDINAIRE! Délicieux à se tordre de rire.(Josée Bournival, Salut Bonjour) .SÉDUISANT! (Jean Beaunoyer, La Presse) Jean Lapointe : MONUMENTAL! (Paul-Henri Goulet, J.de Mtl) du 15 au 19 février DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES 25 - 26 février PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Michel Legrand et Jessye Norman ont manqué leur rendez-vous.Si près, et en même temps si loin DANIEL LEMAY Ils étaient là.Ils étaient deux.Elle debout au milieu du trio.Lui assis à son piano.Ils étaient là, à quatre pieds l'un de l'autre mais on aurait dit quatre continents tellement ils avaient l'air loin.La soprano Jessye Norman et le compositeur Michel Legrand ont ouvert hier le premier festival Montréal en lumière qui doit nous réconcilier avec notre « urbanité nordique » ou notre nordicité urbaine.Ça dépend de quel bord on enjambe le banc de neige.Au programme jusqu'au 4 mars : les Arts de la scène, les Arts de la table et, pour appuyer le nom, les Arts de la lumière Hydro-Québec, le « volet extérieur gratuit » qui brille depuis hier sous le nom de « Symposium international de lumière du Canada ».Wow ! Le volet gastronomique prend son élan ce soir au Reine-Élizabeth avec un Hommage au chef Paul Bocuse, reçu jeudi à l'Hôtel de ville par le maire Bourque en même temps que Miss Norman et M.Legrand, qui y ont lancé le CD Jessye Norman chante Michel Legrand dont la version scène était présentée hier « en première mondiale ».La deuxième représentation risque d'attendre un peu, le spectacle que le tandem devait donner lundi à New York ayant été annulé.La campagne de publicité se serait mise en marche trop tard.Les Newyorkais ne vont pas manquer le show du siècle.M.Legrand nous expliquait cette semaine comment ce projet avait évolué : Jessye avait fait « plusieurs grands pas » vers lui et son type de musique.Lui, à son tour, avait fait « quelques grands pas » vers le style d'interprétation et la voix de Miss Norman, comme elle aime se faire appeler.Ils sont marché l'un vers l'autre mais le hic, c'est qu'ils ne se sont pas rencontrés.Dans le sens du jazz, s'entend, où la communion de coeur et d'esprit est à la base de tout l'édifice artistique.En cela, le disque annonçait exactement ce qui s'est passé \u2014 ou ce qui ne s'est pas passé \u2014 hier sur scène.Miss Norman n'est pas une chanteuse de jazz et personne ne lui en tiendra rigueur.Ce serait comme reprocher à Pelé d'être un mauvais hockeyeur.Mais force est de constater que la retenue dont elle doit faire preuve pour interpréter les chansons de Legrand la dessert.Et le courant ne passe pas.Ni avec le pianiste ni avec le public, dont une bonne partie, malgré les applaudissements et les ovations, a vite senti qu'il manquait l'étincelle des grandes rencontres.Cela dit, la soirée n'a pas été sans bons moments.L'arrivée en scène de Miss Norman, entre autres, était quelque chose.Legrand venait de terminer son numéro des Parapluies de Cherbourg \u2014 qu'il construit et remonte dans différents rythmes comme il l'avait fait en ouverture des Franco Folies en 98 \u2014 avec ses musiciens, Ira Coleman à la contrebasse et Grady Tate à la batterie, impeccables d'élégance et de cohésion.Puis la diva est arrivée, majestueuse, grandiose, sublime, immense.Mais peu encline à partager le stage, on aurait dit.Ce qui n'a pas empêché la salle de se lever pour l'accueillir.Jessye Norman a chanté Je vivrai sans toi, The Summer Knows (Un été 42), Les Moulins de mon coeur, en français et en anglais, Dis-moi, Summer me, winter you.Sans regarder vraiment Michel Legrand, sauf au début des chansons, comme toute chanteuse le fait avec son accompagnateur.Bonsoir chaleur.À l'entracte, plusieurs ont prétexté du retard dans le pelletage même.\u2014 pour quitter Wilfrid- Pelletier.Michel Legrand a ouvert la deuxième partie avec trois pièces appréciées du public.Dont ce numéro où il évoque quelques grands pianistes de jazz : Art Tatum, Duke Ellington, Oscar Peterson.Puis Miss Norman est revenue pour cinq autres chansons.Dans The Moon and I, où elle ouvre un peu la machine, on a senti ce qu'on manquait.Voilà le plus grave : plusieurs n'auront entendu la grande Jessye Norman qu'une fois et ç'aura été dans cette malheureuse équipée. 6LP0901D0212 D 9 Samedi Arts CC 6LP0901D0212 ZALLCALL 67 09:54:09 02/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 D 9 Théâtre Dans Léonce et Léna, des petites marionnettes nous livrent des considérations sur l'absurdité du monde, le pouvoir, l'idéal de l'amour et l'incommunicabilité.Les rouages de l'amour JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Le récit est vieux comme le monde : un roi veut marier son fils, le fils s'y oppose, la future épouse itou.Léonce, prince du Royaume de Popo, et Léna, princesse du Royaume de Pipi, ne se connaissent ni d'Adam ni d'Ève.Et sont bien décidés à ne pas se dire oui.Leurs destins pourtant se croisent lors de leurs fugues respectives en Italie.Puis, ô hasard, ils s'aimeront et, par libre choix, s'épouseront.Toute simple, la charpente de cette comédie satirique qui fleure fort le conte philosophique.Une simplicité que son auteur, le très lucide Georg Büchner, a truffée de conscience politique à saveur, disons, surréaliste.C'était en 1836, quelque temps seulement avant sa mort prématurée, à l'âge de 24 ans.Accueillie par la compagnie l'Arrière Scène et présentée à l'occasion de son Festival de théâtre ados, Léonce et Léna a fait un petit malheur mercredi soir dernier dans la salle du Centre culturel de Beloeil.Et ce, malgré la complexité d'un texte dont les sous-entendus laissent parfois un peu perplexes.Puis, réjouis.Comme à l'envoi de ceci : « Le monde est abominable, pas le moindre prince charmant égaré.» Ou de cela : « Monsieur, je vous félicite de la parenthèse que font vos jambes quand vous saluez.» Nonobstant cette avalanche d'idées, donc, l'humour franc et virevoltant du dramaturge allemand a fait mouche auprès d'une assistance jeune public aux yeux rivés.On les aurait à moins.C'est que ces considérations sur l'absurdité du monde, sur le pouvoir, sur l'idéal de l'amour et l'incommunicabilité, ce sont des marionnettes à gaine pas plus hautes que trente centimètres qui nous les livrent ! Adapté par Grégoire Calliès du TJP, Centre dramatique national d'Alsace, ce Léonce et Léna version lilliputienne nous convie à une heure de pure féerie.Sur la scène, une grosse caisse se fait boîte à surprises.Ingénieusement autonome, ce décor se déploie comme un immense livre de contes qui prend goût à la vie.Tour à tour castelet étriqué, paysage toscan, auberge aérienne juchée dans un arbre, il nous laisse cois.Puis ébahis, lorsque sous ces lieux s'ouvre une sorte de salle des machines, où s'activent les rouages du temps, du pouvoir et peut-être même de l'inconscient.Et pour conduire cette intrigue à son happy end incisif (le prince et la princesse se présentent au roi sous la forme mécanique qu'il avait considéré leur union : en automates), les comédiens Marie Vitez et Grégoire Calliès manipulent à vue de tous et avec des mains de maîtres ce roi un peu louf, les futurs époux, une suivante et un valet mi-bouffon mi-philosophe qui a des projets pour devenir ministre de la paresse ! On se délecte.Mais hélas ! brièvement.Allez savoir pourquoi ce spectacle pourtant remarquable ne connaîtra qu'une seule représentation grand public.LÉONCE ET LÉNA de Georg Büchner, une production du TJP, Centre dramatique national d'Alsace, à Strasbourg présentée au Centre culturel de Beloeil.Adaptation : Grégoire Calliès.Mise en scène : Grégoire Calliès et Jeanne Vitez.Décors : Jean-Baptiste Manessier.Comédiens- manipulateurs : Grégoire Callies et Marie Vitez.Dimanche à 15 h et les 14 et 15 février pour les représentations scolaires.Info : 450 464-4772, 467-4504. 6LP1002D0212 D 10 Samedi Arts CC 6LP1002D0212 ZALLCALL 67 09:52:38 02/14/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Disques R LES CRITIQUES DE LA SEMAINE Arno a mal tourné, tant mieux JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE BRUXELLES Arno Hintjens ressemble à Bruxelles.Il chante en flamand, en français et en anglais.Il est un melting pot d'influences européennes.Et il est une capitale du rock belge à lui tout seul.« Je suis ouvert comme une veille pute », lance notre homme, avachi sur la banquette de L'Archiduc, le col débraillé, pas de chaussettes dans ses chouclaques délacées.Une récente visite à Bruxelles nous a permis de rencontrer le chanteur dans son environnement, c'est-à-dire dans son bar préféré.Ce qui, entre autres, nous a permis de vérifier deux choses.Primo, le gars ne boit pas autant que le dit sa légende (au moment de l'interview, il s'est même commandé du thé au lait).Secundo : ici, tout le monde le connaît.Dans les toilettes du bar, les graffitis parlent soit de sexe, soit de lui, quand ce n'est pas des deux en même temps.On est à peine étonné, remarquez.Arno n'est peut-être pas Helmut Lotti (en fait, il est son négatif le plus total), mais sans lui, le rock belge n'aurait pas eu le même goût.En 30 ans et 23 albums (huit sous son nom, le reste dans une dizaine de groupes différents) le chanteur à la voix de container s'est bâti une réputation d'artiste inclassable, pittoresque, provocateur.Des tubes ?Pas vraiment.Pas capable ?Pas envie.« Je ne fais pas de la musique pour vendre et je n'aime pas la compétition, lance-t-il avec son accent d'Ostende à couper au couteau.Je fais de la musique parce que c'est le seul truc que je peux faire.De toute façon, je voudrais pas que tout le monde m'aime, sinon je merde.» Paradoxe : Arno a intitulé son dernier disque À poil commercial.Un album qui, comme tous ses autres, n'a rien d'un produit de grande surface.À 51 ans, Arno refuse toujours de mettre ses pieds dans les pantoufles du confort.Il continue de chanter dans les caniveaux de la chanson, en cognant sur les poubelles du blues, du new wave et du rock.Question de « rafraîchir » le tout, il collabore même avec des producteurs jeunes et branchés, soit Mario Caldato (Beastie Boys) et Craig Armstrong (Massive Attack).« Vieillir, j'adore.Mais je ne veux pas faire une musique qui est dans la mort.Ni un truc à la mode.Moi je veux faire un disque qui ressemble à un épisode de ma vie », ajoute le Flamand en commandant une autre tasse de thé au lait.Joyeux bordel, en réalité, que cette vie.Un bric-à-brac de musiques, toutes sortes de langues, des histoires pas possibles et une galerie de personnages surréalistes créés pour « dire des trucs à ma place.» Comme cette vedette de la télé dans J'ai un problème ; ou ce Belge qui se prend pour un Américain dans European Cowboy ; ou ce type sans complexes dans J'suis Fantastique.À la suggestion de son jeune fils, Arno reprend même Sous ton balcon de Nougaro.Ouvert, en effet.« Dans ma tête, j'ai pas de frontières.Et ça, je crois, c'est le propre de l'identité belge.J'ai un nom hollandais, ma grand-mère était anglaise.Mon autre grand-mère elle est russe.Mes enfants sont nés en France.Leur mère est française et je suis déjà divorcé.Check it out ! » Confidence pour confidence, en voici une autre : avant de tomber dans le rock, paraît qu'Arno se destinait à une carrière de footballeur.« J'ai mal tourné.quelle chance ! » lance-t-il à la blague.Il prétend que la musique lui a tout appris.« C'est grâce au rock si je suis encore en vie ».Sous-entendu que sans cette soupape, Arno croupirait aujourd'hui dans un quelconque asile psychiatrique.Surtout, ne lui parlez pas de faire le bilan.« Trop occupé pour ça, dit-il.Je suis encore à la recherche du bon groove.Ça, je l'ai pas encore trouvé.Mais le jour où je serai vraiment arrivé au paradis de la chanson, je me fais une branlette tu peux pas savoir.« Et puis, tiens, finalement, je pense que je prends une bière.» ARNO, en spectacle au Cabaret les 17, 18 et 19 février.Bonne dose de Morphine n La petite histoire du trio Morphine a pris fin bien abruptement l'an passé, lorsque le chanteur-bassiste Mark Sandman s'est effondré sur scène, victime d'une crise cardiaque.Bien que peu médiatisé, le décès de Sandman marqua du même coup la fin d'un groupe qui, malgré un succès plutôt limité, avait réussi à faire sa marque auprès d'un certain public branché.Ne reste donc plus qu'à déguster avec un brin de nostalgie l'album The Night, complété tout juste avant le départ de Sandman pour l'au-delà.La douleur est encore plus vive lorsqu'on réalise qu'avec The Night, Morphine a peut-être concocté le genre d'album qui pourrait se retrouver sur les listes de fin d'année.De cette pop sombre au possible, qui emprunte à la fois au jazz et à l'alterno, se dégage des ambiances nocturnes qui nous suivent encore longtemps après écoute.La grosse basse vrombissante de Sandman et le sax un peu fou de Dana Colley forment une combinaison éclatée et hypnotique, surtout lorsque résonnent les sonorités arabisantes d'une chanson comme Rope on Fire.Pour les nuitards, voici la bonne dose de Morphine.Pour une dernière fois.HHHH THE NIGHT Morphine Dreamworks/Universal Richard Labbé Que du bon ! n Les concepteurs de la trame sonore de Girl, Interrupted ont carrément décidé de tout mettre sur cet enregistrement.Non seulement at- on ainsi droit aux chansons classiques, issues de l'époque au cours de laquelle se déroule le récit (la fin des années 60), mais on nous propose aussi l'intégralité de la magnifique partition musicale qu'a composée Mychael Danna.Pour ce film réalisé par James Mangold, le complice musical habituel d'Atom Egoyan s'est fait un peu plus lyrique qu'à l'accoutumée, histoire de bien faire écho au tourment intérieur de cette jeune femme qui dut passer deux années de son adolescence en institut.En ce qui a trait aux chansons, celles-ci ont été puisées à même le répertoire de The Band (The Weight), The Mamas & The Papas (Got A Feelin'), Jefferson Airplane (Comin' Back To Me), Aretha Franklin (The Right Time), ou Petula Clark (Dowtown).Que du bon.HHHH GIRL, INTERRUPTED TVT Soundtrax Marc-André Lussier collaboration spéciale Techno-nippon n Parmi les figures de proue de la planète électronique, le Japonais Ken Ishii s'impose depuis 1993.Ce musicien, DJ, réalisateur et tripoteur de machines a signé récemment un disque des plus denses : Sleeping Madness.On y respire le futur ! Cet artiste est capable de créer des oeuvres d'envergure, telle Where Is The Dusk, sorte d'édifice technodrum'n'bass- jazz érigé sur des polyrythmes inspirés du jazz-fusion, habité par des mélodies nourries aux hormones synthétiques, digne des meilleures musiques de spy movies.Les textures de tradition nippone se font plutôt discrètes, affichent quand même présent.On remarquera que Talvin Singh, cet artiste anglo-indien qui nous a ravis l'an dernier, participe à une des pièces : Water Dripping Down on The Middle of The Forehead.La portion mélomane des fans de musique électronique se régalera.HHHH SLEEPING MADNESS Ken Ishii R&S Records / Fusion III Alain Brunet Des Britanniques qui s'amusent n D'emblée, le trio Apollo Four Forty nous pose la grande question : « Are we a rock band or what ?» Non, Apollo Four Forty n'est pas un band rock au sens propre, mais cette propension à piger sans ménagement dans le grand tiroir à genres-rock, hard-rock, électronica, hip-hop laisse un peu pantois.Que le véritable Apollo Four Forty se lève.Mais bon, ces trois maîtres brasseurs n'ont jamais fait dans le très sérieux depuis leurs débuts, en 1990.Ainsi, lorsqu'ils hurlent une chanson au titre de Stadium Parking Lot avec l'irrévérence des Beastie Boys de l'époque Licensed To Ill, on éclate de rire.Juvénile ?Un peu, c'est certain.Mais à l'heure où les Beastie Boys cherchent à sauver le Tibet, le badinage contagieux d'Apollo Four Forty arrive à point.À quand un clip avec des filles qui se battent dans le Jello ?HHH1/2 GETTIN' HIGH ON YOUR OWN SUPPLY Apollo Four Forty Sony Richard Labbé Riches ambiances n I : Cube est Français, on dit qu'il réside actuellement à New York.Et ce jeune homme a du talent.On le découvre perché sur une branche de la french touch qui a d'abord poussé dans le Midi (Gilb'r et ses copains de l'étiquette Versatile) pour ensuite se transplanter dans la métropole française et la Grosse Pomme.I :Cube n'est pas sectaire ; sans problème, il a digéré house, techno, dub, drum'n'bass, bossa nova ou musiques plus tribales.Cette approche n'a rien de lourd, s'en dégage un authentique raffinement, bouquet de fréquences qui investissent discrètement l'atmosphère.Les musiques d'ambiances sont généralement suspectes, car elle s'avèrent souvent des succédanés de silence.Ce n'est pas le cas de Adore, signé I :Cube.HHH1/2 ADORE I :Cube Versatile/Fusion III Alain Brunet Des images plein la tête n Sophia Coppola a joué sûr en misant sur les paysages musicaux qu'élaborent Jean-Benoît Dunken et Nicolas Godin, de Air, pour servir la cause de son premier film, The Virgin Suicides.Sur cette trame sonore, le son épuré laisse une place béante aux harmonies créées par les claviers : piano droit, moog, synthés.Ça sent les années 70 à fond \u2014 on a parfois même l'impression d'entendre du vieux Pink Floyd ! \u2014, mais pas les boules à mites.Plus mûr et plus sombre que le premier, cet album ramène le duo à une forme sobre, mais somptueusement orchestrée, aux mélodies simples qui nous flanquent déjà des images plein la tête.HHH1/2 THE VIRGIN SUICIDES Air Virgin / EMI Philippe Renaud collaboration spéciale Graver les tandems n Et de trois pour Isabelle Boulay, qui revient à l'avant-scène avec un album en spectacle.Dix-sept chansons, pour la plupart chantées en duo.Michel Rivard, Éric L a p o i n t e , F r a n c e d'Amour, Zachary Richard, Claude Leveillée, Francis C a b r e l e t Serge Lama sont au nombre des invités sur cet album aux allures de match des étoiles.Certaines rencontres sont de vrais événements (Le Banc des délaissés avec Zachary, Le Retour de Don Quichotte avec Rivard) d'autres sentent le tandem à tout prix (Frédéric avec Léveillée, Naufrage avec Bigras, J'ai mal à l'amour avec Jalbert).Plus, était-il absolument nécessaire d'immortaliser tous ces moments, dont la magie tenait justement à la fugacité ?Il y a aussi de la beauté dans le simple souvenir.HHH SCÈNES D'AMOUR Isabelle Boulay Sidéral/Gam Jean-Christophe Laurence Blues festif n Routier du blues, James « Super Chikan » Johnson a croisé les chemins de Ike Turner et Big Jack Johnson avant d'obtenir un Living Blues award pour son premier album en 1997.On le retrouve aujourd'hui dans le « shack » en bois rond de l'étiquette Fat Possum (T-Model Ford, R.L.Burnside) avec un disque festif qui mord bien la poussière.Super Chicken tient la guitare, les claviers, hurle comme un poulet en exhibant sa dent en or.L'ensemble est blues, mais frise (crépu) avec le rock'n'roll, le country de fond de cave et le gumbo du bayou.Pas de doute, ce blues-là n'est pas fait pour pleurer.Les seules larmes sont celles du fou rire et de la sueur du d'sous de bras.HHH WHAT YOU SEE Super chicken Fat Possum/Epitaph Jean-Christophe Laurence Tous styles confondus n Vous avez vu le film et vous avez pourtant l'étrange impression de ne pas avoir entendu plusieurs des titres de ce disque ?C'est normal.On a en effet réuni sur cet enregistrement des pièces qui furent écrites expressément pour The Hurricane, mais aussi d'autres qui furent inspirées par l'histoire du boxeur Rubin Carter.Il en résulte un album dans lequel tous les styles se côtoient, où se croisent aussi les anciens et les modernes.Little Brother de Black Star se révèle aussi percutant que In the Basement de Etta James ; The Revolution Will Not Be Televised de Gil Scott-Heron est en parfaite harmonie avec Hurricane, la chanson phare de Bob Dylan.Dommage qu'on nous impose l'inévitable ballade sirupeuse One More Mountain de K-Ci & Jojo dans ce cas-ci) qui, obligatoirement semble-t-il, accompagne le générique de fin de toute production hollywoodienne.HHH THE HURRICANE MCA Records Marc-André Lussier collaboration spéciale Vraiment hérétique ?n La Montréalaise Ella fait dans la pop arty.d'une autre époque.Cette réalisation de Michel Le François rappelle les années 80, ce son surfe sur une vague qui s'est brisée sur les rives du passé.Ajoutons que cette relecture alambiquée de la très érotique Je t'aime moi non plus (classique de Gainsbourg, bien entendu) est un risque qu'Ella n'aurait peut-être pas dû courir.Les textes de la chanteuse se situent quelque part entre la langue parlée et la poésie léchée, comportent quelques bons flashs, mais auraient dû à mon sens être polis davantage.Cela étant dit, il y a beaucoup de travail et de rigueur dans ce projet ; les chansons d'Ella sont généralement bien construites, racontent les états (fictifs) d'une femme aux prises avec ses vertiges existentiels, ses fantasmes, son désir de transcendance, avec l'urgence de se réaliser pleinement.Mais, pour vraiment heurter les idées reçues (Hérétique est le titre de son disque), Ella devra retourner à l'atelier.HH1/2 HÉRÉTIQUE Ella Disques 3D / DEP Alain Brunet Prévisible.n Enfin, un peu de compétition pour Britney Spears : Kittie, quatre mignonnes Canadiennes qui n'ont pas encore l'âge pour acheter un gratteux, mais qui savent malgré tout chanter.Hurler, en fait.Loin de la pop sucrée à la Britney, les petites filles de Kittie aiment plutôt le gros rock lourd, le genre de rock que l'on fait tourner pour faire fuir le chien du voisin.Contrairement à Britney, les filles de Kittie écrivent elles-mêmes leurs chansons, tout en jouant leurs propres instruments.Bravo, mais malgré tout Kittie manque d'originalité.Ce gros rock aux accents métalliques ne se démarque vraiment pas des productions contemporaines du genre, et le menu devient rapidement prévisible.Une petite question : aurait-on offert un contrat à Kittie si ses membres n'étaient pas des jolies filles, mais plutôt quatre types de Moose Jaw avec barbes et chemises de chasse ?HH SPIT Kittie Artemis/Sony Richard Labbé «Je fais de la musique parce que c'est le seul truc que je peux faire.De toute façon, je voudrais pas que tout le monde m'aime, sinon je suis dans la merde.» Arno : « Vieillir, j'adore.Mais je ne veux pas faire une musique qui est dans la mort.Ni un truc à la mode.» La Presse 12 février 2000 Page D11 manquante 6LP1201D0212 D12 sam.(Arts) 6LP1201D0212 ZALLCALL 67 09:59:53 02/14/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Disques Ewa Podles: la voix de Chopin CLAUDE GINGRAS Presque exclusivement pour piano (seul, avec orchestre, ou en musique de chambre), le catalogue des oeuvres de Chopin comprend aussi, chose que bien des pianistes ignorent, un intéressant groupe de 19 mélodies.Le contralto polonais Ewa Podles en avait inscrit cinq à son récital de dimanche dernier, soulignant ainsi la parution récente de son disque Forlane contenant l'intégrale.Écrites à différents moments entre 1829 et 1847, les 19 mélodies correspondent à toute la période créatrice de Chopin.La majorité, soit 17, forment l'op.74 ; les deux autres furent publiées isolément.Le compositeur y utilise exclusivement des textes de poètes polonais, ment de son contemporain Stefan Witwicki pour la moitié d'entre elles.Mélodies de salon ou d'inspiration populaire, reflets de l'âme polonaise, elles nous parlent de sentiments tendres, de paysages, de hauts faits guerriers, de cimetières.Plusieurs enregistrements des mélodies de Chopin furent réalisés à l'époque du 33-tours.Muza, la marque nationale de Pologne, partagea son intégrale entre deux voix : Stefania Woytowicz et Andrzej Bachleda.Deux autres chanteurs polonais, Oda Slobodskaya (chez Delta) et Annette Celine (chez Everest), gravèrent également l'intégrale, mais Maria Kurenko (chez Lyrichord) et Doda Conrad (chez Vox) n'enregistrèrent que les 17 mélodies de l'op.74.De ces enregistrements, seul celui d'Annette Celine a été reporté en compact.Unique justification de cette reprise : le nom qui y figure au piano, soit la quasi légendaire Felicia Blumental, admirable musicienne dont la fille (Mme Celine) n'a malheureusement pas le talent.En fait, toutes ces versions passées sont décevantes (en particulier celles de Slobodskaya et Conrad, aux voix vieillies) et confirment une impression générale : les mélodies de Chopin ont toujours été abordées comme de simples curiosités musicologiques et n'ont jamais reçu les interprétations en profondeur qu'elles méritaient.C'est encore le cas du compact Quantum de 1989, dont le programme était pourtant original : aux 19 mélodies s'ajoutaient, jouées sur un piano de l'époque, les transcriptions que Liszt fit de six d'entre elles (arrangements effectivement plus connus que les originaux).Hélas ! le disque était gâté par la voix fausse et ennuyeuse de la chanteuse.La situation s'est améliorée avec la réédition récente de l'enregistrement Erato de 1981 de Teresa Zylis-Gara et Halina Czerny- Stefanska au piano.Mais il ne s'agit pas d'une intégrale : cette émouvante lecture se limite à 14 mélodies.Ewa Podles vient donc à la rescousse des mélodies de Chopin avec cette première intégrale enfin vécue, et qui prolonge l'impact du récital de dimanche.Immense, éclatante à l'aigu et poignante au grave, conduite avec un égal degré de virtuosité, d'intelligence et d'émotion, l'authentique voix de contralto coloratura (erronément appelée ici « mezzo-soprano ») mord dans le texte et restitue la force et la beauté de ces pages.Abdel Rahman El Bacha accompagne en grand musicien et la prise de son redonne à la voix sa troublante présence.HHHH CHOPIN Intégrale des 19 mélodies Ewa Podles, contralto, et Abdel Rahman El Bacha, pianiste Forlane, DDD 16795 NOUVELLES DU DISQUE Ida Haendel : 75 ans n Decca rend hommage aux 75 ans de la violoniste Ida Haendel avec un disque d'oeuvres de Bartok, Szymanowski et son professeur Enesco où elle a pour partenaire le célèbre pianiste Vladimir Ashkenazy.Un deuxième disque, gratuit, accompagnant la parution, groupe des enregistrements réalisés en 78-tours, entre 1940 et 1947, par l'ex-Montréalaise.De Mahler à Stravinsky n Poursuivant chez Deutsche Grammophon une intégrale Mahler réalisée avec différents orchestres, Pierre Boulez vient de compléter la quatrième Symphonie avec le Cleveland et Juliane Banse dans le solo final de soprano.La même oeuvre paraît dans le cadre d'une autre intégrale Mahler en cours : celle de Riccardo Chailly et le Concertgebouw.Le soprano cette fois : Barbara Bonney.Par ailleurs, et toujours chez DG, Boulez vient de signer un programme Stravinsky avec le Philharmonique de Berlin : Symphonie en trois mouvements, Symphonie de psaumes et Symphonies d'instruments à vent.Concertos de Rozsa n Avec le violoniste Robert Mc Duffie et le violoncelliste Lynn Harrell, Yoel Levi et l'Orchestre Symphonique d'Atlanta ont réalisé chez Telarc un disque groupant trois concertos de Miklos Rozsa, mieux connu pour ses musiques de film.Le contenu : le Concerto pour violon, le Concerto pour violoncelle et Theme and Variations pour violon et violoncelle.Chef et pianiste n Chez Delos, programme Chostakovitch inusité d'Andrew Litton et l'Orchestre Symphonique de Dallas : Litton dirige la cinquième Symphonie et, luimême pianiste, dirige du clavier le deuxième Concerto.Wolfgang Sawallisch réussit un semblable exploit sur un récent disque Richard Strauss de EMI mettant en vedette la jeune violoniste Sarah Chang.Il dirige l'Orchestre de la Radio de Bavière dans le Concerto pour violon et joue la partie de piano dans la Sonate pour violon. La Presse 12 février 2000 Page D13 manquante 6LP1401D0212 D14 sam.(Arts) 6LP1401D0212 ZALLCALL 67 01:03:39 02/12/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Théâtre Croisades , la guerre bouffonne MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Il semble qu'il y ait un petit quelque chose dans l'écriture du dramaturge français Michel Azama qui appelle à la relecture imagée.Ainsi, en France, lorsqu'on a monté dernièrement son Iphigénie ou le péché des dieux, ces dieux étaient justement assis sur des chaises d'arbitres de tennis et décidaient du destin des pauvres humains.Pour monter Croisades, qu'Azama a rédigé sur le thème des guerres religieuses, la troupe québécoise Diving Horse a, elle, décidé de recourir à l'univers ô combien imagé et symbolique des bouffons.À compter du 16 février, au Théâtre Prospero (ex-Espace La Veillée), ils ne seront pas moins de neuf jeunes comédiens à donner chair burlesque à des personnages touchés par ces guerres incessantes entre les dogmes.Neuf, dont Patrice Coquereau qui incarnera le rôle de.Maman Poule.C'est à croire que l'univers volatile poursuit Coquereau : son personnage d'homme-oiseau fou dans la pièce Quelques humains a marqué à jamais quelques rétines de spectateurs, ce qui lui a d'ailleurs valu une mise en nomination dans la catégorie « meilleur acteur » lors du dernier gala des Masques.Mais Maman Poule est autrement tragique que l'homme-oiseau.« C'est une figure mythologique, une mère qui cherche Jérusalem depuis 800 ans, après avoir perdu tous ses enfants au cours de croisades, explique Patrice Coquereau.Et c'est aussi un personnage solitaire qui incarne en quelque sorte les croyances païennes et la nature, donc opposé aux guerres religieuses plus culturelles.» Autour de Maman Poule, il y a des enfants qui parlent de la guerre comme si elle était normale et des vieillards qui accueillent avec indifférence les nouveaux morts, qu'ils soient militaire, croisé ou condamné comme hérétique.Or, sous la houlette du metteur en scène Robert Astle, tout ce triste monde se meut dans d'énormes costumes de bouffons, pour mieux souligner sans doute la dérision de tous ces conflits religieux qui ont encore aujourd'hui pour noms Algérie, Irlande, et j'en passe, hélas.Ceux qui connaissent peu Coquereau s'étonneront peut-être qu'il joue un personnage a priori féminin.Ceux qui le connaissent savent qu'il n'y a pas grand-chose à son épreuve quand il s'agit d'incarner des êtres paradoxaux, excessifs, un peu tordus.et profondément touchants.Que ce soit dans Crime contre l'humanité, Quelques humains, Rhinocéros, L'Éveil du printemps ou même, en 1988, dans la pièce pour ados La magnifique aventure de Denis Saint-Onge (dont je conserve un souvenir ému, tant j'ai ri), que ce soit à la Ligue nationale d'improvisation où il se produira pour la deuxième année à compter de lundi (après avoir remporté le trophée Robert- Gravel, remis au meilleur compteur, l'an dernier), que ce soit dans Jacynthe, de Laval où il campe un mari rédacteur de météo tellement minable qu'on finit par s'y attacher, Patrice Coquereau émeut.Ça ne s'explique pas, ça se constate.« Nous sommes tous des néophytes en matière de bouffons et nous avons des expériences très différentes, reprend le comédien à propos de ses collègues Suzanne Lemoine, Patrice Savard, Daniel Parent, Nathalie Claude, pour n'en nommer que quelques-uns.Mais je crois que le fait d'être nombreux et d'avoir connu des parcours très différents sert justement Croisades parce que la pièce appelle plusieurs styles de jeu, qui s'unissent finalement dans l'univers du clown, du bouffon, du masque.» Qui sait, peut-être faut-il effectivement aller du côté du loufoque pour parler comme il se doit de l'être humain et de son incommensurable besoin de tuer au nom de Dieu.CROISADES, de Michel Azama, une production des Créations Diving Horse présentée au Théâtre Prospero du 16 février au 4 mars.Info : 514 526-6582.Patrice Coquereau Interprétée par neuf comédiens, dont Patrice Coquereau et Renée-Madeleine Le Guerrier, Croisades explore le thème des guerres religieuses en ayant recours à l'univers imagé et symbolique des bouffons. 6LP1501D0212 D 15 samedi ARTS 6LP1501D0212 ZALLCALL 67 09:54:20 02/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 D 15 Humour Michel Barrette, l'excessif ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Comme l'amorphe personnage de Dominique Lévesque, Michel Barrette est fatigué.« En trois nuits, je n'ai dormi que cinq ou six heures », dit sans bâiller l'humoriste qui cumule trois shifts depuis janvier.On fait le calcul ?De 6 h à 9 h, il anime C't'encore drôle à la radio de CKMF.Quand il n'est pas invité à Piment fort, il se promène tout l'après-midi sur le plateau de la sitcom Km / h.Ensuite, il présente à Fermont, Amqui ou Victoriaville Quelques excès, son troisième one-man-show.Excès ?Le mot lui va comme un gant.Il aurait pu attendre d'être moins occupé avant de partir en tournée.« Ce n'était pas le moment idéal pour présenter mon spectacle, convient-il.Mais si j'avais attendu d'avoir le temps, je ne l'aurais jamais fait.J'ai donc fixé les dates de la tournée en me disant : advienne que pourra ! Je sentais l'urgence de raconter des choses.Je m'aperçois, en voyant Peter Mac Leod, François Massicotte et tous ces autres humoristes, que je ne suis plus de la jeune génération.J'ai besoin de sentir que j'ai encore ma place.C'est plaisant de se faire dire qu'on est drôle.» Fini, pour l'instant, les doux moments à ronfler dans les oreilles de sa blonde ! Michel Barrette tient étonnamment le coup.Il n'en est pas à son premier horaire de fou.« Un été, je tournais dans la télésérie Scoop, dans le film La Postière et je présentais mon one-man-show 100 % Barrette.J'ai couché plus souvent sur la banquette arrière de ma Camaro que dans mon lit.» Heureusement, il peut retenir ses textes comme ça.Étonnamment, toutes ces nuits écourtées n'ont pas amolli l'homme.Il trouve encore l'énergie nécessaire pour se raconter, en gigotant plus qu'il n'en faut.Du Ritalin s'il vous plaît ! « Ce n'est pas le temps d'avoir le cerveau ramolli.Pour me faire taire, il faut m'attacher.Je ne peux parler sans bouger.» L'humoriste de 42 ans peut se rassurer : ses enfants l'appellent encore papa.« Je passe quand même plus de temps à la maison qu'à l'époque où je travaillais dans une Caisse populaire comme directeur de crédit.» Dans une Caisse pop ?Il a aussi été dans les Forces armées pendant deux ans.Même l'ex-G.I.Joe ne peut justifier ce choix de carrière.« J'étais dans la vingtaine.Si je croisais le gars de cette époque dans la rue, je ne saurais pas quoi lui dire.Celui de mon adolescence me ressemble davantage.J'étais impliqué dans tellement d'activités parascolaires que je dormais à la polyvalente.Dans le local 323, le seul avec du tapis.» Vous l'imaginez couché en boule entre deux pupitres ?C'est que Michel Barrette sait rendre la moindre anecdote intéressante.Sa vie est un film.qu'il aimerait bien tourner.Il se contente, pour l'instant, d'en raconter le scénario en spectacle.Pour la première fois, en 17 ans de carrière, il montera sur la scène du théâtre Saint-Denis (du 15 au 27 février) tel qu'il est.L'humoriste jure que les histoires de jeunesse, de sperme, de bamboulas bien arrosées, d'homosexualité et de syndrome prémenstruel qui meublent Quelques excès, toutes aussi abracadabrantes soient-elles, ont d'abord été « testées » sur lui.ou sur son entourage.Le cobaye s'en réjouit.« Me dire que je suis authentique est le plus beau compliment qu'on puisse me faire.» N'espérez pas un retour de Hi ! Ha ! Tremblay sur scène donc.La chemise à carreaux et le dentier du vénérable sont toujours dans le placard.« Je ne voulais pas devenir le comédien d'un seul personnage.Avec 100 % Barrette, en 1996, je me suis prouvé que je pouvais faire un spectacle sans Hi ! Ha ! Tremblay.Mais sans oser vraiment, car mes histoires étaient fictives et je changeais plusieurs fois de costume.Cette fois, je veux faire rire en étant moi-même.» Abandonner Hi ! Ha ! fut un tour de force pour ce « président des nostalgiques anonymes » qui est resté collé avec de la Crazy Glue à son passé.Ce qui l'a souvent poussé à des.excès ! « Connais-tu l'histoire de ma petite maison de Chicoutimi ?» lance celui qui adore assaisonner plus qu'il n'en faut ses histoires de dates et autres détails juteux.« Le 26 avril 1956, un an jour pour jour avant mon anniversaire, mon grand-père a acheté une petite maison où j'ai vécu tous les étés et les week-ends de mon enfance.Un drôle de hasard, non ?Cette maison a une valeur inestimable pour moi.Lorsque j'ai participé au Bye Bye enregistré à Chicoutimi (l'année du déluge, en 1996), je me suis retrouvé devant cette demeure et j'ai cogné à la porte.Les deux dames qui y habitaient n'avaient fait tomber aucun mur.Le printemps suivant, elle était à vendre.Sans réfléchir, je l'ai achetée pour la redécorer exactement comme à l'époque.Tous les objets de mon grandpère ont retrouvé leur place : les sacs Steinberg, les boîtes de céréales Corn Flakes, l'horloge, la Chrysler 1966 dans le garage.J'ai même payé 400 $ pour ravoir l'ancien numéro de téléphone.C'était important pour moi.» Excessif ?À peine.MICHEL BARRETTE, en spectacle au Théâtre Saint-Denis, du 15 au 27 février.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Michel Barrette : « Je veux faire rire en étant moi-même.» Expo Dualité et complicité FRANCINE GIRARD collaboration spéciale Imaginez les précieuses huiles de Van Eyck, voisinant les puissants dessins de Michel-Ange ; ou encore Betty Goodwyn côtoyant Giorgione.Étonnant n'est-ce-pas ?Ce n'est pas tout à fait cela, mais c'est pourtant à une expérience du genre que nous convie le Musée d'art de Mont-Saint-Hilaire avec l'exposition Maternitas 1996-1999 de Joyce Rickman et Journées de chute de Josette Villeneuve.Cette exposition nous présente huit très grandes toiles non encadrées et librement suspendues au plafond ainsi que sept panneaux carrés de contre-plaqué retenus par des fils, à environ deux pieds du sol.Josette Villeneuve y a dessiné des corps, sans environnement immédiat reconnaissable.Le support brut et la spontanéité de l'exécution transmettent beaucoup d'énergie aux personnages, tous masculins, qui semblent s'élancer ou s'apprêter à le faire.Jouissant d'une liberté sans repères, ils incarnent l'homme dans sa capacité de se mouvoir, sauter, plonger, nager, mais aussi dans toute l'audace et la témérité dont il peut faire preuve lorsqu'il est attiré par un défi.Le vertige et le déséquilibre de sa chute libre (acrobatie, parachutisme, bungee.) entraînent le spectateur dans un état d'apesanteur simulé.Sur le long mur de la salle est accrochée Maternitas de Joyce Rickman, une frise de dix photographies de format horizontal panoramique allongé.On y lit le récit d'une grossesse : la splendeur du corps transformé, l'échographie, puis la mère et le nouveau-né.La réalisation est l'aboutissement d'un complexe processus technique de prise de vues successives en partielles surimpressions.Le fini brillant, la lumière tamisée, l'harmonie des sépias ainsi que la transparence du matériau accentuée par les superpositions des courbes du ventre engrossé, se conjuguent pour créer un sentiment d'intimité et de placidité propres à cet état féminin, qui, apparemment passif, est le lieu d'une intense et productive activité.La spiritualité affleure ; on pense à Vermeer, à la Bethsabée de Rembrandt.Mais rendre compte de chaque artiste ne fait pas totale justice à l'exposition, enrichie par le jumelage.La juxtaposition des oeuvres fait état de liens évidents.Dans les deux cas, la qualité du support est remarquable, pensée en fonction d'une luminosité diaphane : chez Rickman, le glacis du matériau photographique évoque la translucidité des huiles flamandes alors que la lumière traversant les toiles de Villeneuve, révèle une nouvelle image, partiellement en négatif, du côté opposé.Viennent aussi se répondre l'assurance conjuguée à l'inquiétude devant l'inconnu du mâle en action et de la femme en méditation : le risque du saut faisant écho à celui de la grossesse.JOURNÉES DE CHUTE, peintures de Josette Villeneuve, et MATERNITAS 1996-1999, photographies de Joyce Ryckman, au Musée d'art de Mont-Saint-Hilaire jusqu'au 13 février. 6LP1601D0212 D-16 samedi - ARTS 6LP1601D0212 ZALLCALL 67 09:52:19 02/14/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Danse PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Liza Kovacs sera la vedette du Volet Interprètes de Danse-Cité.Liza Kovacs, sous toutes ses coutures STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale En 1989, Liza Kovacs quitte le Ballet National du Canada pour échapper au carcan du milieu de la danse classique.Loin de rejeter la technique classique, elle la perfectionne auprès de grands maîtres avant d'être « découverte » par Édouard Lock.Le grand manitou de La La La Human Steps, qui flirte depuis quelque temps avec le ballet, crée pour elle le mémorable solo d'ouverture du spectacle 2.C'est la consécration.Ce solo, d'une vélocité et d'une précision incroyables, lui sert de carte de visite auprès des meilleurs chorégraphes contemporains québécois, de Lynda Gaudreau à Paul-André Fortier.La semaine prochaine, cette interprète aux lignes pures et à la présence remarquable sera le coeur du 12e Volet Interprètes de Danse-Cité, présenté à partir du 16 février à l'Agora de la danse.Chaque édition de ce volet de Danse-Cité met en valeur un interprète en pleine possession de ses moyens et lui offre l'occasion unique de choisir les chorégraphes et les artistes avec lesquels il veut collaborer.Liza Kovacs a choisi quatre chorégraphes contemporains : Hélène Blackburn pour son côté lyrique, Benoît Lachambre pour son intelligence et par goût du risque, José Navas pour sa rigueur et Dominique Porte pour son côté électrique.C'est dans un climat de confiance réciproque que chacun lui a créé un solo, inspiré par sa forte technique, sa maturité et son ouverture d'esprit.« Ce projet s'est parfois avéré difficile physiquement parce que ma musculature et mon ossature ont été formées par 25 ans de ballet », avoue Kovacs.Luc Ouellette, son répétiteur, confident et oeil extérieur, a été ici d'un grand secours.Benoît Lachambre est probablement le chorégraphe qui lui a donné le plus de fil à retordre.« Benoît et moi avons travaillé de façon sensorielle plus que musculaire ; j'ai dû mettre de côté mes réflexes physiques.Sa pièce me demande une concentration totale.Lachambre explique : « Le mouvement, assez épuré mais en même temps très complexe, exige un relâchement de corps et une grande écoute.» Le résultat selon le chorégraphe ?D'une esthétique tordue et contorsionnée émerge une beauté non traditionnelle et, par le fait même, une tout autre facette de Liza.Le solo de Dominique Porte rappelle à Kovacs sa collaboration avec Édouard Lock parce qu'il implique une certaine vitesse d'exécution.« Cette rapidité ne fait pas partie de mes qualités naturelles.En plus, Dominique bouge de façon très différente de la mienne alors même de courtes séquences m'ont demandé des heures d'apprentissage.» Elle a dû travailler sur le relâchement des articulations et de la colonne et sur une nouvelle façon de coordonner le haut et le bas de son corps.Porte, qui dit avoir exploité les lignes incroyables de l'interprète, s'est aussi laissée influencer par son caractère posé : « C'est moins bavard que mes pièces habituelles.Oui, ça bouge vite, mais ce n'est pas frénétique.» Liza Kovacs se sent plus d'affinités avec le travail d'Hélène Blackburn qui lui a concocté un solo très sensuel.« Ce sont ses équilibres très solides et ancrés au sol qui m'avaient frappée quand je l'ai vue danser dans 2, explique Blackburn.J'ai donc créé une sorte d'étude pour ses jambes, sans bras ou presque, qui oscille entre la rectitude et un corps qui se brise en différents points.» Quant à José Navas, il a voulu explorer toutes les facettes de Liza Kovacs, soit la femme, la mère et la danseuse : « J'ai voulu montrer une Liza différente de la danseuse à la pirouette parfaite et aux grands jetés.Pendant qu'elle danse, on projettera des extraits d'une entrevue que j'ai réalisée avec elle et dans laquelle elle aborde des sujets comme le vieillissement, le défi d'être à la fois mère et danseuse et ce qu'elle ressent sur scène.» Navas a créé un solo qu'il a ensuite décliné en de multiples variations, si bien que, chaque soir, Kovacs dansera un solo différent.« J'utilise la technique Cunningham qui a la même rigueur que la danse classique.La maturité de Liza lui a permis de comprendre rapidement ma gestuelle et de l'adapter à sa manière.» Outre tout le travail individuel avec chaque chorégraphe, il revenait à Liza Kovacs d'unir le tout : « Le grand défi pour moi a été de prendre ces solos très différents et d'en faire un spectacle, tout en respectant l'intégrité de chacun.» Pour ce faire, l'interprète confie la scénographie à Mark Adam, ancien danseur classique devenu vidéaste, les environnements sonores à Laurent Maslé et les éclairages à Lucie Bazzo.Cette soirée promet de révéler Liza Kovacs sous toutes ses coutures et d'en surprendre plus d'un.PROJET KOVACS, du 16 au 19 et du 24 au 26 février à l'Agora de la danse.Info : 514 525-1500. 6LP1701D0212 D-17 samedi - ARTS 6LP1701D0212 ZALLCALL 67 09:52:51 02/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 D 17 Danse Eh bien dansez maintenant! FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Et si la cigale se trouvait fort aise de se mettre à danser après avoir chanté tout l'été ?C'est peut-être la plus belle leçon qu'un enfant pourrait tirer de la célèbre fable de La Fontaine, du moins aux yeux des chorégraphes Hélène Langevin et Ginette Laurin qui présentent chacune un spectacle de danse pour jeune public dans les semaines à venir.Pour Hélène Langevin (et pour Tangente, qui inaugure son volet Danse en famille), l'aventure commence vendredi prochain avec La Tribu Hurluberlu, un spectacle créé sur mesure pour les jeunes de 6 à 10 ans.On pourra y suivre l'expédition de trois filles dans le désert, l'épreuve rocambolesque d'une tempête de sable, la rencontre d'un pilote parachuté de son avion et celle d'un sorcier.La chorégraphe choisit l'approche hybride de la danse-théâtre.« J'aime travailler le côté théâtral, travailler des personnages dans la danse.» Le résultat est multidisciplinaire : projections animées, décors, costumes et humour font parler le geste.« La scénographie (de Linda Brunelle) remplit l'espace, amène la magie.» Mais au coeur de sa démarche, il y a d'abord la danse.« La danse est un art formel que je vais toujours privilégier.L'essence de la danse, c'est le mouvement pur, c'est un saut, une chute, un tour, un porté, et le théâtre asseoit la réalité, il est plus concret.Le défi, c'est de ne pas perdre l'essence de la danse, dans son abstraction pure, mais de la contaminer (rires) par une théâtralité qui, pour moi, la rend plus accessible aux jeunes.» Ce défi, elle l'a pourtant déjà relevé dans Roche, Papier, Ciseau, une oeuvre présentée dans les maisons de la culture au cours des quatre dernières années.Mais au départ, le projet ne s'adressait pas spécifiquement au jeune public.Ce n'est qu'en cours de processus qu'elle a pris conscience de l'humour enfantin et de l'énergie qui animaient sa chorégraphie, choses qui plaisent aux jeunes.« Mon style chorégraphique sied bien au langage des enfants.» D'où la toute récente fondation de sa compagnie Bouge de là qui lui permet d'allier son travail de création et d'enseignement.Après chaque représentation de son spectacle, Hélène Langevin animera donc un atelier de création sur scène avec son jeune public, pour finir de le séduire.« Il faut leur dire de ne pas toujours chercher une histoire, de voir que le mouvement parle de luimême, de laisser la poésie venir.Après qu'ils aient dansé dans leur corps, ils comprennent que la danse, c'est le plaisir de bouger.Ils laissent place à la poésie parce qu'ils l'ont expérimentée.» Autre approche, mêmes attentes Malgré la formule tout à fait différente de son spectacle Duos, Ginette Laurin nourrit les mêmes grandes attentes face à son public de petits.Elle souhaite leur donner « l'envie de danser ou de continuer d'aller voir de la danse, qu'ils (les enfants) s'aperçoivent que c'est un art accessible, qui n'est pas hermétique, que ça peut aussi faire partie de leur monde.» La chorégraphe à la tête de la compagnie O Vertigo opte toutefois pour une approche épurée de la danse.Pas de décors ou de costumes surajoutés pour stimuler l'imaginaire déjà bouillonnant de l'enfant.Pas même de chorégraphie spécialement conçue pour lui.Seuls des extraits du répertoire de O Vertigo, dûment choisis.« On a essayé de choisir des séquences où on ne va pas trop au coeur de l'intimité, où l'idée de lenteur est moins développée.On s'est attardé au côté plus spectaculaire de la danse, parce qu'il y a une partie de mon travail où j'explore le côté plus acrobatique, plus complexe dans les manipulations, dans les échanges entre partenaires.» En fait, Duos est un spectacle caméléon qui change de contenu selon le public auquel il s'adresse, ou selon la finalité qu'il se donne.Duos pour le manque d'espace des petites salles ; Duos pour mieux répondre à l'initiative de sensibilisation à la danse, si chère à O Vertigo.Duos, cette fois-ci, pour le regard frais de l'enfance.Guidée par le savoir-faire de la Maison Théâtre qui l'a invitée, Ginette Laurin choisit trois univers différents qui correspondent à trois façons de voir la danse.« Une danse met l'accent sur l'échange entre les partenaires (Chagall), une autre sur le rythme musical qui influence beaucoup la partition chorégraphique (La vie qui bat) et l'autre met l'accent sur l'aspect d'interprétation dans une chorégraphie (En Dedans).» À défaut d'interactions entre danseurs et public, un petit cahier accompagne le spectacle et permet au professeur (ou au parent) de préparer les élèves au spectacle et de lui donner suite.À l'affiche donc, deux spectacles plutôt qu'un, mais pour une même passion et surtout un même souci : celui de conquérir un public.très exigeant.« L'enfant sait si tu es vrai ou si tu es faux, il le sait tout de suite », dit Hélène Langevin.Et Ginette Laurin renchérit : « Les réactions des enfants sont toujours très vraies, alors je suis curieuse de voir comment ça va être reçu.» LA TRIBU HURLUBERLU, d'Hélène Langevin, du 18 au 20 février à l'Espace Tangente.Info: 525-1500.DUOS, de O Vertigo, les 22, 25, 27 février et les 1er et 2 avril à la Maison Théâtre.Aussi matinées scolaires.Info: 288-7211.Stéphane Deligny, dans La Tribu Hurluberlu, un spectacle créé par la chorégraphe Hélène Langevin pour les 6 à 10 ans.ÉCOLE Not Ready Not Ready 2826979?+ 03X055.00 camp 6LP1801D0212 D 18 Samedi Arts CC 6LP1801D0212 ZALLCALL 67 10:06:39 02/14/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Exposition Moi.et moi JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Qui suis-je si je ne suis pas moimême ?Si je suis cet autre, ce moi profond et cosmique que recherchait déjà Rimbaud avec son mutant « Je est un autre » ?Intimement liée à l'évolution de la pensée moderne, cette question du sujet est apparemment loin d'être épuisée.L'Américaine Cindy Sherman l'a farfouillée en se photographiant sous mille déguisements les uns plus déconcertants que les autres.Aujourd'hui, à l'ère de l'image numérique, ce n'est plus la peine de se déguiser pour sonder les altérations possibles de l'identité.Il suffit de se reproduire ! Elles sont plusieurs à l'avoir compris.Et si l'on ne peut signaler un courant, il y a certainement lieu de parler de synchronisme.Alors qu'à desseins sans doute différents, la Norvégienne Vibeke Tandberg et la Torontoise Janieta Eyre se mettent en scène en compagnie de jumelles virtuelles, l'Allemande Bettina Hoffmann se permet jusqu'à six elle- même, qui ne sont jamais tout à fait les mêmes, dans une même image.Et tous ces « mêmes », le beau sophisme, se retrouvent pour encore quelque temps aux cimaises de la galerie Optica.Affaires infinies donne à voir huit impeccables photomontages couleur, plus précisément des Ilfochromes, où à partir de négatifs différents, tantôt deux, tantôt trois, tantôt quatre et six Bettina Hoffmann se trouvent réunies dans des scènes de toute apparence ordinaires, tant leur drame semble quotidien.Ici, étendues dans une composition classique et picturale, deux amantes (et ce n'est pas dit) se réconcilient dans l'intimité d'une chambre à coucher.Là, comme dans un arrêt sur image filmique, deux filles dans un boisé s'échangent quelques mots avec un sérieux dont on devine l'émotion.Là encore, c'est dans une cuisine entassée ou autour d'une bouteille de vin que plane cette tension indéfinie, mais palpable.L'ambivalence suit son cours dans une étonnante fresque, où un groupe de jeunes femmes de noir vêtues posent et grimacent dans un parc en exhibant chacune un état d'âme différent, tout comme une famille à l'entrée d'un cimetière.Étrange, étrange, que ce spectre de personnalités qui, d'un protagoniste à l'autre, affichent le même visage.On ne peut qu'être fasciné par la propension paradoxale qu'ont ces images trafiquées de nous attirer, en voyeurs, dans leur espace infiniment subjectif, tout en nous repoussant hors-cadre, voire hors réalité, par leurs clonages invraisemblables.Un effet de push-andpull qui va bras dessus dessous avec l'incertitude patente que nous fait éprouver la biogénétique de l'heure.AFFAIRES INFINIES, de Bettina Hoffmann, galerie Optica, 372, rue Ste-Catherine Ouest, espace 508, jusqu'au 19 février.PHOTO BETTINA HOFFMAN © Deux Bettina Hoffmann réunies dans une même scène.NOUVELLES DU DISQUE Bach aux cuivres n Une nouvelle version des Variations Goldberg de Bach n'attend pas l'autre.La dernière : un arrangement pour quintette de cuivres, par le fameux Canadian Brass, chez RCA.Verdi en anglais n Chandos poursuit sa série d'opéras chantés en traduction anglaise avec Rigoletto, de Verdi.Dans les principaux rôles : John Rawnsley, Helen Field et Arthur Davies.À la direction : Mark Elder.Strauss et Krauss n La marque Testament, née avec le compact et spécialisée dans les rééditions historiques, avait surtout puisé jusqu'à présent au catalogue EMI.Avec permission, bien sûr.Se tournant maintenant vers les archives Decca, elle a monté un coffret de quatre disques d'oeuvres de Richard Strauss enregistrées par Clemens Krauss, ami du compositeur, et le Philharmonique de Vienne.Intégrale Pachelbel n Dorian sort les volumes 7 et 8 de son intégrale Pachelbel confiée à l'organiste québécois Antoine Bouchard. La Presse 12 février 2000 Page D19 manquante 6LP2001D0212 D20 sam.(Arts) 6LP2001D0212 ZALLCALL 67 10:03:40 02/14/00 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 À la bonne enseigne La restauration à table Il y a deux mois, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M.Rémy Trudel, annonçait la création de la Table nationale de la restauration.Lundi dernier, la table était mise.Regroupant les organismes majeurs du secteur de la restauration, cette table « constitue une tribune permanente de concertation.Elle deviendra le lieu de discussion des orientations, des activités et des actions devant soutenir le développement de la restauration, un acteur important pour la promotion et le développement économique des régions.Le ministre Trudel a assis autour de cette table : l'Association des restaurateurs du Québec ; la Société des chefs cuisiniers et pâtissiers du Québec ; la Corporation de la cuisine régionale au Québec ; l'Union des producteurs agricoles ; les Tables de concertation agroalimentaires du Québec ; l'Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québec ; la Fédération des Agricotours (tables champêtres) ; le Centre intégré en alimentation et tourisme (Québec) ; l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.Lumière sur les chefs Comme tous les ans, le concours de l'Apprenti cuisinier de l'année a eu lieu dans le cadre du Salon Rendez- vous.La médaille d'or a été décernée à Yves Lowe, en poste au restaurant Mediterranéo à Montréal.L'argent et le bronze ont été remportés par Bernard Boulet, de Québec, et Réal Paquette, de Sillery.L'an dernier, M.Pierre Bourque avait lancé une invitation aux cuisiniers et pâtissiers, à la clôture du Salon Rendez-vous.Ce rendezvous à l'hôtel de ville est devenue une tradition.À l'occasion de la réunion de cette semaine, la Société des chefs cuisiniers et pâtissiers du Québec a dévoilé le nom des candidats du chapitre de Montréal au titre de chef et de pâtissier de l'année du Québec.Jean-Pierre Curtat, chef exécutif au Casino de Montréal, et Ludovic Fresse, de Chocolats Privilège, sont en lice pour le titre national.C'est à l'occasion du traditionnel Bal des chefs que les noms des Chefs de l'année sont connus.Alors que l'an dernier, à la même occasion, le maire de Montréal parlait d'un projet de Festival d'hiver, c'est une invitation au Festival Montréal en lumière que lançait cette semaine M.Bourque.Un festival qui reviendra pendant trois ans au moins et qui fera de Montréal « la destination gastronomique en Amérique du Nord ».C'est hier soir, à la Place des Arts, qu'avait lieu le Gala d'ouverture du Festival Montréal en lumière.C'est aujourd'hui, au Reine- Elizabeth, lors du dîner de gala en hommage à Paul Bocuse, président d'honneur des Arts de la table, que débutera officiellement le volet gastronomique de ce festival particulier.Plusieurs chefs invités sont en poste, Gérard Vié et Pierre Senelet en particulier.Le programme complet des Arts de la table est disponible dans tous les magasins de la SAQ.GASTRONOTES Françoise Kayler RESTAURANTS Françoise Kayler Est-ce une tendance dans la restauration ?Les petits restaurants reviendraient-ils ?Ceux qui se concentrent sur le service d'une cuisine qui ne fait pas d'éclat dans l'assiette, mais qui flatte les papilles et fait du bien au moral.Ceux qui cherchent des vins à des prix raisonnables et qui ne les culbutent pas indécemment.Ceux qui ont le sens de l'accueil et de la générosité.Sans parler de ceux où l'on apporte son vin et qui soignent leur cuisine.Petits et bons, conviviaux.La rue Saint-Paul, la première rue de Montréal ?Peut-être, et peut-être pour cela que ce restaurant a choisi de baptiser son enseigne d'un drôle de nom.Murs de pierres grises, boiseries, belles fenêtres.on est dans le Vieux, avec tout ce que des éléments simples, vrais, peuvent donner d'atmosphère.La maison est petite.Le restaurant s'y est bien logé, camouflant esthétiquement l'espace de la cuisine, coupant le froid de la porte d'entrée avec une lourde draperie.Sur l'un des murs, le grand tableau des styles bistrot annonce plats et vins.Sur le plancher, de petites tables autour desquelles les conversations vont bon train.Le restaurant n'est ouvert que depuis quelques mois, mais on sent qu'il est déjà fréquenté par des habitués.Les qualités du service créent cette atmosphère particulière.Celles de la cuisine font que l'on revient.Elle est simple et bonne, prouvant que l'on n'a pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour être apprécié.La soupe du jour était un potage aux épinards, préparation d'un vert profond, dense et légère à la fois, un potage verdure ouvrant l'appétit.énergisant.Les feuilletés se succèdent.Celui- ci ne ressemblait à aucun autre, offrant le luxe d'une enveloppe parfaite à d'humbles sujets : des légumes.Coupés menu, ils étaient savoureusement liés dans une sauce courte et sans prétention, mais bien parfumée.Le lapin, cette viande blanche à la fibre douce et serrée qui permet de belles cuissons, est, malheureusement, délaissée ou, généralement, mal servie.Un râble roulé sur une farce végétale légère qui lui donne couleur et humidité pendant la cuisson était au menu.En belles tranches rondes accompagnées de nouilles larges qui ramassent bien la sauce, ce lapin était parfait, tendre, moelleux, savoureux.Le filet de truite saumonée, généreux et cuit avec doigté, était nappé d'une sauce parfumée, l'acidité du pamplemousse tempérant celle du citron.Des suprêmes d'agrumes garnissaient le poisson et du riz l'accompagnait.Les desserts ont les qualités des plats salés.Le gâteau aux carottes servi là, petite portion, pâte fine, crème légère, n'a aucune parenté avec la version (bonne, mais lourde) que nous connaissons.Repliée sur une banane au rhum, accompagnée d'un léger coulis au chocolat, la crêpe antillaise faisait oublier l'hiver.PREMIÈRE RUE 355, rue Saint-Paul Ouest 514 285-0022 (Ouvert le midi, du mardi au vendredi ; le soir, du jeudi au samedi) Potage aux épinards Feuilleté aux légumes Lapin aux deux moutardes Filet de truite aux agrumes Crêpe antillaise Gâteau au carottes Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 30 $ 6LP2101D0212 D21 sam.(Arts) 6LP2101D0212 ZALLCALL 67 10:06:49 02/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 D 21 À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Odyssée, de Homère.Adapt.de Dominic Champagne et Alexis Martin.Mise en scène de Dominic Champagne.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h, jusqu'au 27 février.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Les Chaises, de Eugène Ionesco.Mise en scène de Paul Buissonneau.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h, jusqu.au 26 février.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Désir de Gobi, de Suzie Bastien.Mise en scène de Pierre Bernard.20h, jusqu'au 26 févr.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Crime et Châtiment, de Fiodor Dostoïevski.Trad.et adapt.de Igor Ovadis et Serge Mandeville.Mise en scène de Igor Ovadis.Mer., 19h; ven., 20h; sam., 16h.Jusqu'au 19 février.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Les Enrobantes, de Marie-Christine Lê-Huu, spectacle de marionnettes pour adultes mis en scène par Gill Champagne.Mar.au sam.à 19h30, jusqu'au 26 février.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Transit - section no 20, d'Alexis Martin et Jean- Pierre Ronfard.Mise en scène d'Alexis Martin.Du mar.au sam., 20h30.Jusqu'au 19 février.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Albertine en 5 temps, de Michel Tremblay.Mise en scène de Martine Beaulne.Du mar.au sam., 20h.Représentations supplémentaires, le 12 février, à 16h et du 15 au 19 février, à 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Antarktikos, de David Young.Trad.d'André Ricard.Mise en scène de Michel Monty.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 12 février.BALUSTRADE DU MONUMENT-NATIONAL (1182, boul.St-Laurent) Les Pamphlétards, texte et mise en scène de Daniel Desjardins.À 20h30.Jusqu'au 26 février.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chapitre deux, de Neil Simon.Mise en scène de Danielle Anctil.Ven., sam., 20h.Jusqu'au 15 févr.1680, ONTARIO (adjacent au Lion d'Or) La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès, mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec James Hyndman.Production de Sibylline inc.20h.Jusqu'au 19 février.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Dim., 13h et 15h, Charlotte Sicotte, de Pascale Rafie.Mise en scène de Michel Fréchette et Michel P.Ranger.Marionnettistes: Sylvain Gagnon, André Meunier, Louise-Anouk Ouellet et Jacques Piperni.(4 à 8 ans) THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Dim., 14h, Baba O'Rom et la poule de cristal, d'Alain Boisvert.Présentation de la troupe Le Matou Noir.Musique UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 16 h, Ensemble vocal Viva Voce.Dir.Peter Schubert.Musique de la Renaissance.Jeu., 20 h, Ensemble Allegra.Handel, Prokofiev, Tchaïkovsky.Ven., 12 h 15, Jonathan Oldengarm, organiste, et Matthew Jennejohn, hautboïste.Boyvin, Krebs, Bach; 20 h, Orchestre baroque de Mc Gill.Dir.Olivier Brault.Purcell, Jenkins, Zelenka, Gibbons.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Vents de l'OSM et Margaret Wada, pianiste.Poulenc.Dim., 13 h, Trio Fibonacci.Mer., 12 h 30, Gerald Wheeler, organiste.Bach.PLACE DES ARTS (salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Otello (Verdi).Opéra de Montréal.Antonio Barasorda, ténor, Christiane Riel, soprano, Gino Quilico, baryton.Mise en scène: Bliss Hebert.Choeur de l'OdM et Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Joseph Rescigno.Autres représentations: mer.et 19 fév.Dim., 20 h, Radu Lupu, pianiste.Kinderszenen et Fantaisie op.17 (Schumann), Sonate op.111 (Beethoven).Pro Musica.Mar.et jeu., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Chantal Juillet, violoniste.Ouverture Oberon (Weber), Concerto pour violon (Hindemith), Symphonie no 1 (Mahler).Grands Concerts.USINE C (1345, Lalonde) Auj., 20 h, Lulu, le chant souterrain, opéra techno (Alain Thibault).Chants Libres.Pauline Vaillancourt, soprano, et Paul Savoie, comédien.Autres représentations: mar., mer.et 19 fév.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Les Violons du Roy.Dir.Bernard Labadie.Karina Gauvin, soprano, Russell Braun, baryton.Concerto grosso op.6 no 6, motet Silete venti, cantate Apollo e Dafne (Handel).Dim., 20 h, Choeur de cuivres de Mc Gill.Dir.Dennis Miller.Mer., 20 h, Orchestre à vent de Mc Gill.Dir.Daniel Gordon.CHAPELLE HIST.DU BON-PASTEUR Auj., 20 h, Kohei Nishikawa, flûtiste.Dim., 15 h 30, Ensemble Claude-Gervaise.Lun., 20 h, Les Jeunes Virtuoses.Dir.Alexander et Denis Brott.Elgar, Britten, Tchaïkovsky, Handel.Mar., 20 h, Ensemble du Conservatoire.Mer., 20 h, Natalie Gurtler, soprano, Éric Brisson, pianiste.Jeu., 20 h, Oleg Marshev, pianiste.Chopin, Prokofiev, Scriabine.Ven., 20 h, Ensemble Nishikawa.CHURCH OF THE ADVENT (Westmount) Auj., 20 h, Olivier Thouin, violoniste, Scott Woolweaver, altiste, et Karen Kaderavek, violoncelliste.Mozart, Schubert, Piston, Ravel, Beethoven.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Antonio Lysy, violoncelliste.Sons et brioches.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14 h, Ensemble du Conservatoire.CONSERVATOIRE Dim., 15 h, Robert Verebes, altiste, et Suzanne Blondin, pianiste.Marais, Milhaud, Honegger, Bliss.Lun., 9 h, Louise Pellerin, hautboïste: master-class publique.MUSÉE DES BEAUX-ARTS Dim., 18 h, Ensemble instrumental.Dir.Jonathan Crow.Bach, Handel, Pachelbel.PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Lun., 19 h 30, Orchestre Métropolitain et Ensemble Quartango.Dir.Joseph Rescigno.Julie Nesrallah, mezzo-soprano.Tangos, El Amor brujo (Falla), Symphonie-minute (Evangelista), Espana (Chabrier).THÉÂTRE DU RIDEAU VERT Lun., 20 h, Ensemble du Conservatoire.Schubert.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mar., 20 h, Atelier de musique contemporaine de l'UdM.Dir.Lorraine Vaillancourt.Aglat, Chen, Crumb, Mokan, Schafer.SALLE PIERRE-MERCURE Mer., jeu.et ven., 20 h, La Vie qui bat (Reich-Laurin).Ensemble de la SMCQ et compagnie de danse O Vertigo.LE MEDLEY (1170, Saint-Denis) Jeu., 20 h, Musique Défilé pour une fin de siècle.École de mode du Collège La Salle et Nouvel Ensemble Moderne.Conception: Linda Bouchard.Dir.Lorraine Vaillancourt.Anim.Gaston L'Heureux.ÉGLISE ST.JOHN THE EVANGELIST Ven., 19 h 30, Kevin Komisaruk, organiste.Praetorius, Scheidt, Buxtehude, Bull.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Alain Lefèvre, pianiste.Bach, Liszt, Wagner.SALLE CLAUDE-POTVIN (Laval) Ven.et sam., 20 h, Don Pasquale (Donizetti) (en français).Théâtre d'Art lyrique de Laval.Variétés THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Nostalgie, chorégraphie de Lorna Wayne.Avec Frank Olivier et Jacques Vallée.Du mer.au sam., 20h; dim., 14h.GESU ( Bleury) Laurence Jalbert et Dan Bigras: 20h.SALLE PIERRE-MERCURE (300, Maisonneuve E.) Shanghai Kunju Opera Théâtre: 20h.MEDLEY ( 1170, St-Denis) Eclipse, hommage à Pink Floyd: 22h30 LE PIERROT (114, St-Paul E.) Serge Lachapelle et Dany Pouliot: 21h.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Yelo Molo et Monochrome: 22h KOLA NOTE (5240, du Parc) Passion (Haiti): 21h.LION D'OR (1676, Ontario E.) Blues du Toaster, avec France Castel, Monique Richard et Linda Sorgini: 20h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Too Blues: 21h30.BOITE À MARIUS (5885, Papineau) Alain François et Richard Lachapelle: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Sonia Johnson Trio: 22h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Kenny: 22h.ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Didgeridoo: 20h.LE LAURIER (5141, St-Denis) Richard Eusanio: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Soirée Brassens avec Jean Viau et Jacques Rochon: 22h.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dig: 22h.ZEST (2100, Bennett) Éric Poulin chante Éric Poulin: 20h.LE SOFA (451, Rachel E.) 8 Ça Suffit: 22h30 JELLO BAR (151, Ontario E.) O.N.E: 22h.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Wicked Access: 21h À L'ÉCART (245, Saint-Jean, Longueuil) Renée Claude, On a marché sur l'amour: 20h.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Oeuvres de Roland Poulin et expositions Culbutes: oeuvre d'impertinence et Autour de la mémoire et de l'archive.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Auj.et dim., de 11h à 18h, expositions L'art moderne mexicain, 1900-1950, Moi et ma circonstance: la mobilité dans l'art mexicain contemporain.Expositions Terrain de jeux artistiques et De Gauguin à Toulouse-Lautrec: l'estampe en France dans les années 1890.- (pavillon Benaiah Gibb) - Exposition Triomphes du Baroque: l'architecture en Europe, 1600-1750.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., jusqu'à 21h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Marc-Aurèle Fortin.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 2 avril.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE D'ART DE ST-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Trajectoires, la céramique au Québec des années 1930 à nos jours, Cols et manchettes de dentelle.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) MARCHÉ BONSECOURS (350, St-Paul E.) Exposition Oeuvres d'exil, 1935-36 de Carlo Levi.10h à 18h, 11 au 27 février.ÉCOMUSÉE DU FIER-MONDE (2050, Amherst) Scultures de Louis-Georges Vanier Au Parc Lafontaine.Merc.11h à 20h.Jeu au dim.10h30 à 17h.Jusqu'au 5 mars.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Claudine Cotton.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 13 février.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Virtuosité Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 27 février.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Auj., de midi à 18h, peintures de Marc-André Soucy.BORDUAS (207, Laurier O.) Cartes géographiques anciennes (1695-1783) et gravures anciennes de W.H.Bartlett.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres de Christine Major.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 12 février.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (Galerie Liane et Danny Taran, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Peintures et dessins de Leon Golub.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 14h; dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 5 mars.Oeuvres de Nicholas Amberg, Jackie Rae et Eric Simon.Jusqu'au 29 février.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Cedric Price: de tout temps et En chantier: les collections du CCA.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DE MONTRÉAL (1200, de Bleury) Oeuvres de Stephen Grenier Stini.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 24 février.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Designland: panorama du design actuel.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 27 février.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Photographies de Anne-Marie Zeppetelli.Mer.au sam., 12h à 17h30.Jusqu'au 11 mars.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Oeuvres de Jacques Blanchet.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 18 février.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Auj.Oeuvres de Nataly Nato, Nicolas Renaud et Karen Spencer.Du mar.au sam., de midi à 17h.GALERIE BERNARD (90, Laurier O.) Exposition Le dessin - geste intime du créateur.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 5 mars.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 27 février.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Randall Finnerty et Laurent Roberge.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 19 février.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Francis Dubois Torres.Jusqu'au 4 mars.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de James Lahey, Danièle Rochon, Walter Bachinski, Norman Laliberté.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 11h30 à 17h.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Oeuvres de Claudine Ascher, Diane Collet, Janette Haggar, Daphna Leibovici, Deirdre Mc Cay, Sheryl Medicoff et John Reid.Du mar.au ven., de 14h à 17h; sam., de 13h à 16h; dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 20 février.GALERIE DE L'ISLE (1451, Sherbrooke O.) Oeuvres de Brochard.Lun., de 13h à 19h; mar.au sam., de 10h30 à 18h.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Oeuvre à deux.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 12 mars.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Sculptures de Charlayn Imogen von Solms.Du mar.au sam., de 13h à 18h.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Ron Shuebrook.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Exposition Parle-moi d'amour GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Luc Bergeron.Jusqu'au 24 février.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Petits formats, de Violaine Gaudreau, Ann Mc Call et François Vincent.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes, de Keuleman, Edwards, Wilson, Nozeman, Lewin, Morris, Martin, de Puydt, Sweet, Curtis et Antoine Watteau.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Peintures de Robbin Deyo et Mark Mullin.Du mar.au ven., de 11h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusu'au 26 février.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Exposition Paysages du Québec.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 29 février.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Oeuvres d'Alain Chagnon, Iva Zimova et Lutz Dille.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 19 février.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE MONTRÉAL TÉLÉGRAPHE (206, de l'Hôpital) Exposition Passé composé, oeuvres de Stéphane La Rue, Raymond Lavoie et Guy Pellerin.Du mer.au sam., de midi30 à 17h30.Jusqu'au 26 février.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition Substance étrangères, oeuvres de Rémi Beaupré.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Françoise Sullivan.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 26 février.GALERIE SHAYNE (5471, Royalmount) Oeuvres de Anne Mierlo, Léa Klein.Mar.au ven., 10h, à 17h30; sam., 10h30 à 17h.GALERIE TOURNESOL (5175B, Sherbrooke O.) Photographies de Lola Gordon.Jusqu'au 28 février.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et Maurice Domingue 1918.GALERIE UQAM (1400, Berri) Expositions Là où Ça est, doit advenir le Je, oeuvres de Johanne Gagnon, Manon Lbrecque, Lani Maestro et David Tomas, et Je vous salue-Adonaï, oeuvres de Chantal Dahan.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 19 février.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres sur papier de Élène Gamache.Peintures de Jeannette Perreault.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Laurent De Backer.Jusqu'au 14 février.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Exposition Les rituels parcours de chasse, oeuvres d'André Barrette.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 13 février.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Miyuki Tanobe et Ingrid Harrison.HÔTEL DELTA (475, Président-Kennedy) Expo photo La Tempête de glace, la Robe Verglas et le Jardin de cristal.Jusqu'au 4 mars.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Lynne Marsh.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 13 février.OBSERVATOIRE 4 DE MONTRÉAL (372, Ste-Catherine O., espace 426) Exposition Métamorphoses - Les chants de tolérance, oeuvres d'Imaïla Manga.Jusqu'au 26 février.POS-ART (1326, Ontario E.) Oeuvres de Guillermo Roblies.Mar., mer., ven., de 13h à 17h; jeu., de 13h à 20; sam., dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 28 février. 6LP2202D0212 D22 sam.(Arts) 6LP2201D0212 ZALLCALL 67 09:53:46 02/14/00 B D 22 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 FÉVRIER 2000 Le grand art de cracher en société Un tantinet dédaigneux, les lèvres serrées comme pour siffler, c'est par un jet fin, élégant, que le connaisseur crache le vin qu'il a goûté.(Il ne le dit pas, mais cela lui a demandé des jours et des nuits de pratique dans le secret de sa salle de bains.) « Fioouuu ! » fait le jet.Uni comme un fil et traçant une courbe distinguée, le vin pénètre dans le crachoir.Pas d'éclaboussures.Quel spectacle ! « Au suivant ! » a l'air de dire le grand homme en jetant autour de lui un regard conquérant.Il va ainsi, de vin en vin, de table en table, faussement nonchalant, lors de ces dégustations-fleuves où on se marche allègrement sur les pieds, toujours crachant avec la même adresse, le même naturel apparent.Bouche bée, l'amateur débutant le considère avec ébahissement.« Comment fait-il ?» dit son regard envieux et admiratif.Le malheureux, lui, crache comme une douche défectueuse, les gouttes de vin fuient de partout, tachent allègrement sa cravate et sa chemise, quand ce n'est pas son pantalon.Qu'il se console ! N'y a-t-il pas, debout devant la table d'à côté, un chroniqueur-vins tout aussi habile que lui ?De la bouche duquel le vin jaillit tout de travers, et dont la chemise est tout aussi barbouillée que celle de l'amateur débutant ?Amateur connu, corpulent, au coffre imposant et capable de loger beaucoup \u2014 beaucoup \u2014 de vin, le voisin immédiat du chroniqueur applique une autre philosophie.Une fois le liquide en bouche, il le fait barboter entre ses joues en connaisseur, le juge sous toutes ses coutures, et puis, surprise ! l'air sévère, il le crache à l'envers.Il fait ainsi descendre dans son vaste estomac, goulûment, sans broncher, tous les vins qu'il goûte, soucieux de ne pas perdre une goutte du précieux liquide.« Pas mal », grogne-t-il en manière de commentaire, et il tend avec sa grosse patte son verre vide au vigneron suivant.L'amateur débutant \u2014 le néophyte encore plus, qui en est à sa première dégustation-fleuve et lui aussi couvert de la tête aux pieds de taches de vin rouge \u2014, qui les observent, sont confondus.Ils ne savent plus que penser, ni que faire.Doivent-ils continuer à cracher sur leur chemise ?Ou avaler une goutte de chaque vin goûté ?Ou tout boire courageusement eux aussi ?Ils hésitent, puis se décident à en boire un peu.D'ailleurs, c'est si bon.Mais ils ignorent quelle contenance prendre, cependant que de nombreuses questions se pressent à leur esprit.« Comment faut-il tenir son verre ?En quels termes faut-il commenter les vins goûtés ?Et d'abord, faut-il ou pas émettre des commentaires ?Faut-il protester quand on vous enfonce un coude dans l'estomac ?Quelle est l'utilité de telles dégustations ?Où est-ce que j'ai garé la voiture ?Etc.» Le plus troublé et le plus embarrassé est le néophyte.Le pauvre ! Comme il l'a vu faire sur des photos, il tient son verre par le pied, pincé entre le pouce et l'index, si bien qu'il lui est impossible de le poser.« Est-ce la bonne façon ?» se demande- t-il, car il voudrait bien s'en débarrasser pour un moment et se servir un verre d'eau.Heureux hasard ! Le connaisseur au jet impeccable le croise, jouant du coude, fendant la foule avec aisance.Le néophyte peut alors observer qu'il tient son verre à dégustation non par le pied, ni par le corps, mais par la tige.Solidement.Aussitôt, il fait de même, il peut enfin poser son verre.Soulagé, il empoigne un pot sur une table et se verse de l'eau, car, constate-t-il, vaguement étonné, le vin, même craché, donne terriblement soif.« Où est ma femme ?» se demande- t-il en regardant autour de lui, cependant que l'eau bienfaisante coule dans sa gorge.Or, pour sa femme, c'est une première, son baptême du vin, en quelque sorte.« Je vais voir à quoi ça ressemble, ta dégustation ! » a-t-elle dit, sur un ton sardonique.Elle l'a donc accompagné, avant tout par curiosité.Toutefois, le néophyte l'a perdue de vue.Quand il l'aperçoit enfin à travers les têtes et les épaules, sans pouvoir la rejoindre tant la foule est dense (car il n'a pas le coude effilé comme le connaisseur), il réalise qu'elle est blanche comme un drap.Que se passet- il ?A-t-elle renoncé à cracher elle aussi ?Elle est appuyée contre une colonne, ne bouge plus.Il est temps qu'ils partent ! Alors, le néophyte tend le coude devant lui comme une épée \u2014 ainsi qu'il l'a vu faire par le connaisseur \u2014, et il entreprend de remonter la foule jusqu'à sa femme.Elle l'a aperçu, elle sourit vaguement, comme une naufragée qui approche enfin du rivage.Il lui sourit.L'amateur débutant a suivi entretemps le connaisseur, lequel s'entretient avec le chroniqueurvins et l'amateur corpulent.Tous trois ont les dents noires de vin et devisent.L'autre est dans leur dos et, se faisant tout petit, il écoute de toutes ses oreilles, soucieux d'apprendre à parler vin.« Les Pauillac ?\u2014 Petit millésime.\u2014 Ça me rappelle 87.\u2014 Genre 73 ou 74.\u2014 Mince.\u2014 Juste la peau puis les os.\u2014 Ouache ! \u2014 Les Saint-Julien, OK.\u2014 Hein ?! ?T'es fou ?» Là-dessus, l'amateur débutant consulte l'heure à sa montre, sursaute.Déjà minuit moins quart ! « Ma femme va hurler ! » pense-til.Il s'esquive en trombe, monte dans sa voiture, rentre chez lui en vitesse.Ouf ! Il tombe des nues en ouvrant sa porte.Sa femme l'a accompagné elle aussi, il l'a oubliée là-bas.Quelle vie ! Demi-tour ! D'Italie C'est seulement la semaine dernière qu'est enfin arrivé le Rosso di Montalcino 97 Castello Banfi, de Toscane, dont il avait été question dans cette page il y a déjà plusieurs mois.Je ne l'ai pas regoûté, mais il y a tout lieu de croire, vu la qualité exceptionnelle de ce millésime pour la Toscane, qu'il est demeuré tel qu'il était.C'est-à-dire bien coloré pour un vin de Sangiovese, pourvu d'un beau bouquet de fruits rouges passablement épicé (c'est le bois) sans que ce soit excessif, avec pour couronner le tout de la chair, du corps, et puis des saveurs qui ont tout l'éclat de ce magnifique millésime.Savoureux.864900, 26,15 $, HHH(H) $$$ 6-7 ans aisément.Élaboré celui-là avec à la fois du Sangiovese (45 %), du Cabernet Sauvignon (40 %) et de la Syrah (15 %), ce vin inorthodoxe qu'est le Summus 96 Banfi, aussi du même producteur, et goûté à la même occasion, est un vin encore plus consistant, ample au nez et en bouche, marqué surtout par le Sangiovese, m'a-t-il semblé, compact, charnu, avec de beaux tannins bien enrobés et à l'après-goût vanillé.Meilleur que le précédent, il a droit selon moi au titre de grand vin.552489, 46,25 $, HHHH $$$$ 7-9 ans.Vous aimez les Cahors ?Si c'est le cas, il faut vous précipiter sur le Cahors 96 Château la Coustarelle, richement coloré, au bouquet assez retenu, mais typé (il a cette note si fréquente dans ces vins évoquant à la fois l'encre et la truffe) large et net, avec une bouche qui suit parfaitement : charnue, donc, concentrée sans lourdeur, bâtie autour de beaux tannins solides.Incroyable pour le prix ! 482240, 15,95 $, HHH(H) $($) 6-7 ans aisément.(Ce vin, de même que les deux précédents, seront disponibles dans les jours qui viennent.) D'une texture un peu plus veloutée, généreux, avec de belles notes discrètes de pain grillé au nez (c'est le bois), le Cahors 96 Cuvée Dame Honneur Château Lagrezette est lui aussi un très beau Cahors, typé avec élégance.d'un quart de cran supérieur au précédent, mais les prix sont fort différents ! 859744, 40,25 $, HHH(H) $$$$ 7-8 ans.DU VIN Jacques Benoit Expositions Destination musées De New York à Paris, en passant par Toronto, l'année s'annonce faste JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Heureux sont les globe-trotters qui feront, cette année, des pauses musées.Ils n'auront pour embarras que le choix.Car les horizons sont fastes dans les musées d'art d'Occident.Fastes, par ici brillants, par là prévisibles, puis, l'an 2000 oblige, songés.Une brochette variée qui, de Chicago à Paris, en passant par Londres, New York et autres Washington, nous donne droit à un lot d'expos monographiques, aux expositions gratin du genre best of, aux sempiternellement populaires impressionnistes, comme à une récurrence millénaire d'expos ayant pour thème le temps.Madame est servie, monsieur aussi ! Cavaliers seuls Du côté des expos solos, la palme de popularité reviendra certainement au mythique Vincent.Organisée conjointement par le Detroit Institute of Arts, le Museum of Fine Arts de Boston et le Philadelphia Museum of Art, Van Gogh : Face to Face fera honneur à la fascination avouée qu'avait ce peintre pour l'art du portrait.Seront réunis pour l'occasion quelque 50 peintures et dessins en provenance de collections publiques et privées.Des portraits, on peut y compter, émouvants de compassion.L'expo, la première à se pencher sur les visages de Van Gogh, sera présentée à Détroit, du 12 mars au 4 juin, à Boston, du 2 juillet au 24 septembre, et à Philadelphie, du 22 octobre au 14 janvier.Quant à la Grosse Pomme, elle nous réserve une rétrospective, la première aux États-Unis, du père de l'installation vidéo Nam June Paik, et une importante exposition des natures mortes et scènes de genre du calme et lumineux Jean Siméon Chardin.Présentée du 11 février au 26 avril, The Worlds of Nam June Paik réunira dans les salles du Solomon R.Guggenheim Museum 40 ans de sculptures, installations, bandes vidéo et projets télé de cet artiste aussi influent que singulier.Le clou ?Une installation in situ de deux projections au laser.À propos du célèbre peintre parisien du siècle des Lumières, le critique Diderot écrivait en 1763 qu'une nature morte de Chardin « est la nature elle-même ».Ça dit tout, non ?Près de 70 oeuvres prêtées par des collections internationales feront l'objet de cette expo, parions, raffinée.Elle sera en place au Metropolitan Museum of Art du 27 juin au 3 septembre.À Chicago, en pleine urbanité à angles droits, la visite de l'univers géométrique de Sol Le Witt ira certainement de soi.Organisée par le San Francisco Museum of Modern Art, Sol Le Witt : A Retrospective rassemblera entre autres les immenses structures 3D, les fameux wall drawings (dessins réalisés directement sur le mur), les livres d'artiste, les dessins et photographies de ce minimaliste pur et dur considéré comme l'un des artistes américains les plus importants du XXe siècle.Rendez-vous au Museum of Contemporary Art de la Windy City entre le 22 juillet et le 29 octobre.À peu près à la même période, dans la Ville lumière cependant, c'est Picasso qui tiendra le haut du pavé.Un Picasso, cette fois, modeleur, constructeur.Car l'illustre Espagnol a donné aussi dans la sculpture.Et ce sont ces objets, créatures de bois, de plâtre, de métal et de pierre, dont les originaux, apparemment, étaient conservés dans l'intimité de l'artiste, ce sont ces formes et assemblages, donc, qui feront l'objet de Picasso sculpteur.Organisée en collaboration avec le Musée Picasso- Paris, l'expo sera présentée au Centre Pompidou du 7 juin au 25 septembre.La crème En termes de philanthropie d'entreprise, la Sara Lee Corporation mérite des fleurs.Cette société américaine léguait récemment le gratin de sa réputée collection d'art, soit 52 oeuvres de maîtres modernes européens, non pas à un seul comme il est coutume, mais à 40 musées dans le monde.Et tant qu'à partager.Avant que ne soit dispersée cette brillante collection, nous aurons droit au dernier salut d'une expo constituée notamment des signatures de Monet, Degas, Pissarro, Morisot, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Picasso, Matisse, Chagall, Léger, Giacometti et Moore.Ça ira comme ça ?Après des arrêts à Singapour, Canberra, Raleigh et Portland, Oregon, Monet to Moore : The Millennium Gift of Sara Lee Corporation se posera à l'Art Institute of Chicago du 13 mars au 28 mai.Toujours dans l'esprit fleuron, et cette fois déjà en place à Toronto, From Michelangelo to Picasso : Great Master Drawings from the Collection of the Albertina, Vienna nous offre 550 ans de dessin européen à son meilleur.De quoi titiller ceux qui craquent pour cet art de l'immédiat.Un prêt exceptionnel du Musée Albertina de Vienne, l'expo réunit 45 dessins de Michel-Ange, Raphaël, Léonard, Dürer, Poussin, Rubens, Rembrandt, Klimt, Schiele et autres Klee et Kandinsky.Au Musée des beaux-arts de l'Ontario jusqu'au 26 mars.Les éternels Une année sans rendre hommage à Monet et ses copains, l'Occident, voire le Japon, ne connaît pas.Autrement dit, notre abonnement aux impressionnistes est toujours en vigueur.Organisée par la National Gallery of Art de Washington et le Wadsworth Atheneum de Hartford, Connecticut, The Impressionists at Argenteuil explorera la fascination qu'exerçait la banlieue parisienne d'Argenteuil sur les peintres Boudin, Caillebotte, Manet, Monet, Renoir et Sisley à travers plus de 50 peintures particulièrement lyriques.En place à la National Gallery of Art de Washington du 28 mai au 20 août.Autre capitale, même engouement.Le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, sera la seule institution canadienne à accueillir Monet, Renoir et le paysage impressionniste.Conçue par le Museum of Fine Arts de Boston et constituée à partir de la très belle collection de ce musée, l'expo mettra en perspective l'évolution de la peinture de paysage en France suivant notamment l'importante influence impressionniste depuis les années 1850 jusqu'à la fin du XIXe siècle.Plus de 60 oeuvres impressionnistes, mais aussi celles de Corot, Courbet, Cézanne, Gauguin, Seurat et Signac, seront groupées pour l'occasion.Du 2 juin au 27 août.Horloges et calendriers Au chapitre des expositions millénaires, ce sont les interrogations sur le concept du temps qui font le poids dans la balance.À Londres, la National Gallery s'est donné comme objectif d'explorer les rapports entre le temps et la peinture.De mettre en lumière, par exemple, comment les artistes sont parvenus, dans leurs images a priori statiques, à représenter le passage du temps.Telling Time réunira des oeuvres majeures de la collection de cette institution, rien de moins que des Rembrandt, Caravage, Tiepolo et Turner, ainsi que des prêts tout aussi illustres en provenance de la Grande-Bretagne et de l'étranger.Du 18 octobre au 14 janvier.À Paris, puisant dans ses collections d'art ancien de toutes contrées, le Musée du Louvre se penche sur les légendes du temps depuis le chaos des origines aux grands mythes de l'antiquité classique, jusqu'à leurs évolutions dans l'imagerie chrétienne et occidentale.Sacré morceau ! Qui promet d'ailleurs une visite à effectuer dans la durée.L'Empire du temps : mythes et créations sera constituée également d'oeuvres empruntées au Musée d'Orsay et « ne s'interdira pas, annoncent ses concepteurs, une incursion dans l'art contemporain ».Du 14 avril au 10 juillet.Quant au Centre Pompidou, il a pris les devants avec son expo Le Temps, vite, en place dans ses galeries rénovées depuis déjà la mi-janvier.Audacieuse, l'entreprise met à profit science, technologie, philosophie, arts visuels et musique pour fureter du côté du temps ; objectif comme l'horloge céleste ; culturel comme les fêtes de calendrier.Pour explorer aussi la notion de vitesse, les objets de mesure, de stockage.Parmi les artistes retenus pour cette aventure réflexive, figurent aussi bien Bruce Nauman et Picasso que Rembrandt et Holbein.Tous les temps se valent, quoi ! Jusqu'au 17 avril.Reste maintenant à se les taper, ces petites merveilles.Femme à l'ombrelle et enfant, de Renoir, fera partie de l'exposition Monet, Renoir et le paysage impressionniste présentée au Musée des beaux-arts du Canada du 2 juin au 27 août.Tête d'un homme âgé d'Albrecht Dürer "]
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