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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-21, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0109A0221 page A1/21f vrier 1LP0109A0221 ZALLCALL 67 16:05:25 02/21/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, lundi 21 février 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.2825760 www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 SPÉCIAL 499$ 50 POINTS DE DIAMANTS 116e année No 121 OR 14k 64 pages, 4 cahiers Cinéma Magnolia décroche l'Ours d'or à Berlin page B8 Auto Le pneu Pirelli P Zero Rosso: confort et performance page C1 Les sports d'hiver bien branchés page A22 Un problème de motivation page A5 Yves Boisvert Nouveau premier ministre en C.-B.Le PLQ veut rapatrier huit milliards d'Ottawa millions pour les jeunes D'Amours rêve de transformer Desjardins MARTIN PELCHAT HULL Souvent accusés de ne pas avoir de position constitutionnelle, les libéraux de Jean Charest ont répliqué hier en livrant les grandes lignes d'une nouvelle plateforme à l'enseigne de la « cogestion », qui fera une priorité de la récupération de points d'impôts fédéraux, à hauteur d'au moins huit milliards, et de la conclusion d'ententes administratives avec Ottawa dans des secteurs comme l'environnement, les télécommunications et le rôle du Québec sur la scène internationale.Dressé au dernier jour d'un conseil général à Hull par le député Benoît Pelletier, le menu comprend également l'obtention d'un droit de veto, la reconnaissance constitutionnelle de la spécificité linguistique, culturelle, institutionnelle, Voir LE PLQ en A2 LAURIER CLOUTIER Alban D'Amours a rêvé un jour de présider le Mouvement Desjardins et a cultivé ce fruit.Il a des projets précis pour le transformer en la meilleure institution financière du Québec, dit-il, au cours de sa première interview après son élection, samedi soir.Alban D'Amours Il en fera part d'abord au conseil d'administration du 25 mars, à son entrée en fonction, et ne pourra les étaler tous sur la place publique.Il veut rallier les forces vives et faire de Desjardins une coopérative financière moderne de classe mondiale.Il veut des partenariats internationaux pour Desjardins, « mais pas au détriment de sa mission de base : participer au développement des gens et des communautés d'ici ».Joint chez lui, hier, avant son départ pour des vacances bien méritées, Alban D'Amours sortait de six longs tours de scrutin qui l'ont mené à la succession de Claude Béland.Il va présider dans la continuité, dit-il, et plusieurs le considèrent d'ailleurs comme un clone du président sortant.Claude Béland a fêté la victoire d'Alban D'Amours avec lui et sa famille et n'a pas caché entretenir d'excellentes relations avec son successeur, dont il vante la compétence, l'intégrité et les valeurs coopératives.« Il m'avait choisi et je travaille avec lui depuis longtemps », dit Alban D'Amours.Peu après son élection et une longue journée stressante, Alban D'Amours avait encore des trémolos dans la voix.En conférence de presse, il maîtrisait déjà la situation.Dès le premier tour, « c'était peut-être de la présomption », mais il avait le sentiment de partir Voir D'AMOURS en A2 Autre texte en page B1 DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC C'est plus de 250 millions de dollars d'engagements répartis sur trois ans qui seront mis sur la table par le gouvernement Bouchard dans le cadre du Sommet de la Jeunesse cette semaine.Mais il faudra examiner à la loupe ces promesses car plusieurs d'entre elles se financeront à même les budgets existants des ministères.La Presse a colligé depuis quelques jours les informations filtrant des ministères au sujet du sommet qui débute demain soir par un « forum » sur les problèmes des jeunes.La secrétaire du Sommet, la sous-ministre Diane Gaudet, a reçu pour 800 millions $ de demandes de toutes sortes que Québec a soumises à un vigoureux élagage.Le ministère de l'Emploi a mis de l'avant un stage destiné à favoriser l'obtention d'un premier emploi.Selon le document du 19 janvier du ministère de l'Emploi, on pense créer 5000 places de stage pour les étudiants des secteurs techniques au collégial ou du premier cycle universitaire qui ne Voir 250 MILLIONS en A2 Autres textes en page A8 PHOTO REUTERS Élu au premier tour chef du NPD de Colombie-Britannique hier à Vancouver, Ujjal Dosanjh est devenu ainsi de facto le premier ministre de la province et le premier Indo-Canadien à occuper un tel poste.Il a indiqué qu'il n'était pas pressé de déclencher des élections provinciales, mais qu'il voulait plutôt refaire l'unité de son parti secoué par les scandales et redonner un élan progressiste au gouvernement.M.Dosanjh succède à Glen Clark qui a démissionné à la suite d'un scandale impliquant une maison de jeux.À lire en page A12 Le nouveau CHUM déroge au plan Le mur d'urbanisme dans la Petite-Patrie canadien Dans le troisième d'une série de huit éditoriaux, Alain Dubuc nous dit que les fédéralistes modérés, principales victimes de la fermeture canadienne, sont eux aussi piégés par leur passé.À lire en page B3 BRUNO BISSON La construction d'un CHUM unifié sur l'emplacement choisi par le gouvernement du Québec déroge à toutes les lignes directrices et règles d'aménagement du plan d'urbanisme de la Ville de Montréal dans le quartier de la Petite- Patrie.Une lecture approfondie du plan directeur de l'arrondissement Rosemont révèle en effet que tout sépare le projet d'aménagement de ce quartier central de Montréal, adopté en 1992 après presque cinq ans d'études et de consultations, du projet de construction d'un superhôpital de 850 millions, préparé à toute vapeur, et sans l'ombre d'une consultation, pour le compte du ministère de la Santé, l'automne dernier.Non seulement ce projet fort critiqué remet-il en question la Voir LE NOUVEAU en A2 Derrière la vitrine Pendant les grands froids de janvier, quand le mercure tombait chaque jour comme une condamnation, je n'ai rencontré qu'un seul Québécois qui était heureux comme un pinson.Un seul qui s'émerveillait à chaque matin de la blancheur de l'hiver, de la pureté de son air glacé.Ce Québécois né à Donnacona et expatrié depuis quatre ans à New York, s'appelle Dick Walsh.Si son nom ne vous dit rien, rappelez- vous le mariage de Céline Dion.Pas celui de Vegas avec les chameaux et les danseuses du ventre.Plutôt celui de Montréal qui, de la basilique Notre-Dame s'est déplacé jusqu'à l'hôtel Omni où, 48 heures avant la cérémonie, Dick Walsh a fait changer les 3200 ampoules blanches des huit salles de réception pour 3200 ampoules bleues avant de vider l'entrepôt de roses de Drummondville afin qu'une débauche de roses blanches dressées en corridors, en haies et en boules descendant du plafond accueillent les invités.Après un événement aussi féerique qui portait l'indéniable marque du consultant visuel montréalais, Dick Walsh croyait qu'il était parti pour la gloire.Il n'en fut rien.Pendant six mois après le mariage de Céline, son téléphone resta silencieux.Tant et si bien que n'ayant plus rien à perdre, l'ex-étalagiste en chef d'Eaton plia bagages et prit le risque, à 40 ans, de recommencer sa vie dans la « Grosse Pomme ».Quatre ans plus tard, Dick Walsh est une star à sa manière à New York.Associé à Susan Bartsch, l'ex de Mick Jagger, organisatrice des fêtes des gens riches et célèbres, il eut l'idée folle en 1997 de tenir la grande fête des Grammys dans le grand magasin Barneys de New York dont il vida le premier étage et le sous-sol en trois heures.Depuis, le travail ne manque pas.Dick Walsh a fait les vitrines des magasins Sony au coeur de Manhattan, travaillé pour Ru Paul, le porte-parole des produits de maquillage Mac, qui lui a présenté la chanteuse Cher à qui il sert à l'occasion de conseiller et de confident.Bref, s'il ne s'ennuyait pas tant de Montréal, de la neige et de sa mère, Dick Walsh serait le plus comblé des hommes.À lire, l'entrevue en page A9 Nathalie Petrowski rencontre DICK WALSH PHOTO BERNATD BRAULT, La Presse Dick Walsh INDEX Petites annonces - index C8 - immobilier C7, C8 - marchandises C8 - emplois C8 - automobile C9, C10 - affaires B5 Arts et spectacles B8 à B12 - horaire spectacles B9 - horaire télévision B9 - cinéma maison B9 Bandes dessinées C8 Bridge C10 Décès C11 Économie B1, B4 à B7 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C7 Feuilleton C9 Horoscope C10 Le monde A16, A17 Loteries A2, A13 Mots croisés C8, S10 Mot mystère C9 Opinions B2 Politique A12, A13, A14 Quoi faire A20 Tabloïd Sports - Mathias Brunet S5 ÉDITORIAL Des humains, après tout.- Mario Roy page B2 MÉTÉO Passages nuageux Max.-5 Min.-11 Cahier Sports, page 16 1LP0201A0221 page A2/21f vrier 1LP0201A0221 ZALLCALL 67 00:46:28 02/21/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Suites de la une 250 millions pour les jeunes 250 MILLIONS / Suite de la page A1 parviennent pas à se placer rapidement \u2014 après plus de huit ou neuf mois, explique-ton en coulisses.Ces jeunes pourraient bénéficier d'une subvention équivalent à 50 % de leur salaire, qui rendrait leur embauche plus intéressante pour un employeur.Cette subvention durerait 6 mois et coûterait 30 millions sur deux ans, prévoit-on.Cette semaine, tous les groupes voudront d'ailleurs se déclarer favorables aux stages pour les jeunes.La brochette de patrons tient une conférence de presse ce matin pour annoncer un programme de un million visant à favoriser l'adéquation de l'offre et de la demande de stages de formation en entreprise.Tout le monde est échaudé par l'annonce de 1995 où les 1000 places promises par Québec se sont en fait limitées à quelques dizaines.Depuis quelques jours, Raymond Bachand du Fonds de Solidarité et Henri Massé de la FTQ évoquent l'idée de stages pour jeunes travailleurs \u2014 une formule déjà essayée par le Fonds.Durant le sommet, Québec mettra aussi sur la table 15 millions par année pour un programme de récupération des jeunes avant qu'ils ne recourent à l'aide sociale.Les fonds nécessaires pour ces « coopératives jeunesse services » seront pris à même les budgets habituels du ministre André Boisclair.En revanche \u2014 le ministre en parlera moins ouvertement \u2014, il lancera son projet de « mettre en mouvement » les jeunes bénéficiaires, c'est-à-dire en termes clairs de les convoquer beaucoup plus souvent aux bureaux de l'aide sociale pour les inciter à se trouver du travail.Le ministère des Relations internationales proposera la mise en place d'une Agence Québec-Amérique, une sorte d'Office francoquébécois pour la jeunesse, mais tourné vers l'Amérique, un projet de un million par année environ.Autre projet tiré des cartons du gouvernement Bouchard, un fonds destiné aux jeunes des régions ; on parle de 10 à 15 millions qui seront administrés par les conseils régionaux de développement (CRD).Le PLQ veut rapatrier huit milliards d'Ottawa LE PLQ / Suite de la page A1 juridique et sociale du Québec, et la consolidation de l'union économique canadienne « dans le respect des compétences provinciales ».Présidente de groupe de travail du PLQ sur la fiscalité, Monique Jérôme-Forget a par ailleurs situé les baisses d'impôts réclamées du gouvernement du Québec autour de 3,5 à 5 milliards sur une période de 4 à 5 ans ; une cible qui pourrait être révisée quand on connaîtra l'ampleur réelle des surplus budgétaires.Le gouvernement Bouchard a promis 1,3 milliard pour le présent mandat, dont 400 millions dans le prochain budget.Le député péquiste Sylvain Simard, président de la commission parlementaire sur les réductions d'impôts, a évoqué la cible de 3,4 milliards d'ici trois ans, a rappelé Jean Charest en conférence de presse.Le comité de Mme Jérôme-Forget poursuit sa réflexion notamment quant à l'indexation des tables d'impôts, qui coûterait 167 millions, et la proposition de l'économiste Pierre Fortin de taxer uniquement les dépenses et non l'épargne.« Faut-il taxer le capital ?» demande aussi la député de Marguerite- Bourgeoys.C'est toutefois la présentation de Benoît Pelletier, dont le comité doit peaufiner la nouvelle plateforme constitutionnelle d'ici le congrès d'octobre, qui a volé la vedette hier en ce dernier jour du conseil.Certains militants parlaient d'un « moment historique », même si le portrait dévoilé par M.Pelletier est assez proche du document du PLQ « Reconnaissance et interdépendance », présenté par Daniel Johnson en décembre 1996.En conférence de presse, Jean Charest a affirmé que le nouveau programme innovait surtout par rapport au précédent quant à l'emphase qu'il met sur la cogestion et le nouveau pacte fiscal, deux demandes qui pourraient donner des résultats rapidement à son avis.Le rapatriement des points d'impôts est une garantie d'autonomie pour le Québec, plaide le chef du PLQ, selon qui le gouvernement Bouchard commet une erreur en mettant en sourdine cette revendication historique.« Il faut avoir une entente sur le plan de la fiscalité qui nous permet d'avoir un financement stable et prévisible et qui reconnaît la pleine juridiction des gouvernements provinciaux dans le domaine des programmes sociaux, incluant la santé, parce que ce sont les gouvernements qui sont les mieux désignés pour livrer les services, dit-il.Les salles d'urgences du Québec, ça ne se gère pas à partir d'Ottawa.Quant aux ententes administratives, si elles ne confèrent pas de nouveaux pouvoirs au Québec, elles ont au moins le mérite de clarifier les rôles respectifs d'Ottawa et de Québec et d'éliminer les dédoublements, soumet M.Charest.Ce que n'a pas réussi à son avis à faire l'entente sur l'union sociale, dont le PLQ continue de réclamer la révision.Le conseil général a d'autre part donné lieu à l'adoption d'une quinzaine de résolutions par les 500 militants.À l'invitation de la Commission jeunesse, ils en ont appelé à une révision en profondeur du régime de prestations de retraite, en ouvrant la porte à sa gestion par le privé et même à une baisse des prestations comme alternative à une nouvelle hausse des cotisations.Un militant aux cheveux gris a tenté en vain de faire biffer cette dernière suggestion, en soulignant qu'il s'agissait en fait d'une clause discriminatoire.Ces clauses ont déjà été dénoncées par le parti.Enfin, dans son discours de clôture aux militants, le chef libéral a insisté sur la nécessité de changements « rapides » au Québec, comme ont réussi à le faire avec succès la Nouvelle-Zélande, l'Irlande et la ville de New York.« On le fera avec autant de rapidité et d'efficacité », a lancé M.Charest.D'Amours rêve de transformer Desjardins D'AMOURS / Suite de la page A1 gagnant.Il a parlé longuement avec chacun des 239 électeurs et établi des relations solides.On le dit rassembleur, conciliateur et « c'est une carte maîtresse chez Desjardins dans le contexte actuel », dit un familier du Mouvement.Son style se marie bien avec son mandat à la présidence : « écouter, rassembler, animer et faire la promotion de Desjardins », dit Alban D'Amours.Sa fonction actuelle ne le prédisposait pas à la présidence, selon certains.Durant sept ans, il a dirigé une partie des opérations de Desjardins (développement stratégique, finances, marketing), avant de devenir Inspecteur et vérificateur général il y a cinq ans.Un candidat de compromis, selon plusieurs électeurs et La Presse.Il a fallu six tours, mais il a gagné.« Les électeurs furent très sérieux et studieux », dit-il.Il affrontait six autres candidats de choix, dont Jocelyn Proteau, président de la Fédération de Montréal qui s'est rendu jusqu'au dernier tour.« Je l'ai vu juste avant les résultats et il s'est engagé à se rallier », dit Alban D'Amours.L'intéressé a confirmé.M.D'Amours ne remet pas en cause « l'essentiel » du nouveau processus de sélection du président, car il est « plus démocratique » que l'élection par les 31 administrateurs de la Confédération.La sélection du président de Desjardins ne peut cependant se faire sur la place publique, dit-il.Il faudra en revoir et améliorer certains aspects.Au comité du président des élections, Pierre Gauthier, d'y voir.Les urnes électroniques, fournies par Quattra Design, de Sainte-Foy, ont fortement retardé le scrutin parce qu'on doublait les analyses, par souci de sécurité.Premier vice-président de la Confédération dès 1988, Alban D'Amours n'en était pas moins dans l'ombre de Claude Béland.Mais il « a l'habitude » de l'avant-scène chez Desjardins, à la présidence de commissions gouvernementales et au niveau international, dit-il.« Une longue feuille de route me préparait à la présidence, peut-on dire ».Le nouveau CHUM déroge au plan d'urbanisme dans la Petite-Patrie LE NOUVEAU / Suite de la page A1 vocation industrielle préconisée pour les terrains adjacents aux voies ferrées du Canadien Pacifique, mais il compromet également la cohabitation de ses résidants actuels \u2014 moins fortunés que la moyenne des ménages montréalais \u2014 dans un environnement appelé à se transformer radicalement avec l'arrivée du CHUM.Enfin, la construction du CHUM forcera la Ville de Montréal à revoir ses plans de circulation puisqu'elle amènera une pression importante sur les accès routiers qui mèneront au futur CHUM.La question peut paraître secondaire ; elle est pourtant cruciale et notamment pour la circulation des ambulances.Cette question est d'ailleurs un facteur de premier plan dans l'étude menée par les consultants de la Corporation d'hébergement du Québec (CHQ), qui a conduit au choix de ce site.Des milliers de personnes travaillant présentement dans l'un ou l'autre des trois hôpitaux du CHUM (Notre-Dame, Hôtel-Dieu et Saint-Luc) viendront s'ajouter au flot de circulation déjà assez dense \u2014 surtout le matin \u2014 de la rue Saint-Denis et du boulevard Rosemont.Sans compter le trafic ambulancier et celui induit par les usagers de l'hôpital.En 1992, dans son plan d'urbanisme, la Ville de Montréal identifiait comme « critiques » les intersections Saint-Denis/ Rosemont et Saint-Denis/Bellechasse, surtout à cause du volume des camions qui les empruntent pour se rendre dans les zones industrielles qui ceinturent le futur emplacement du CHUM.Or, le futur hôpital sera précisément construit au beau milieu des deux intersections dites « critiques ».Le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal fut adopté par le conseil municipal, en décembre 1992.Le tout premier, en 350 ans d'histoire de la métropole .Il représente un des rares héritages positifs de l'administration du maire Jean Doré.Depuis 1994, et l'élection du maire Pierre Bourque, il a connu de sévères revers de fortune.Avec le début du second mandat du maire Bourque, ils se sont multipliés.En 1999, il se passait rarement un mois sans qu'un projet immobilier ou commercial (Habitat Chambord, Redpath, le dossier Loblaw's, etc.) obtienne des dérogations importantes.Mais de l'avis même du service d'urbanisme, la construction du CHUM sur le site d'un atelier d'entretien de la STCUM, entre les Saint-Denis/Bellechasse et les boulevards Saint-Laurent/Rosemont, imposera les changements les plus importants jamais consentis au plan depuis 1992.La commission de développement urbain (CDU) de la Ville devra se pencher sur ce projet.Et si elle donne le feu vert, elle rendra à toutes fins utiles caduque la section Petite-Patrie du plan d'arrondissement Rosemont.Depuis l'annonce du choix de cet emplacement, ayant front rue Saint-Denis, le 25 janvier dernier, une pluie de critiques s'est abattue.Le site est situé près d'une voie ferrée où passent tous les jours huit convois ferroviaires, dont un tiers contiennent des produits toxiques.La contamination du sol aux hydrocarbures est connue, mais aucune étude n'en a encore mesuré l'ampleur.Enfin, l'emplacement est critiqué parce qu'il videra le centre-ville de ses trois hôpitaux francophones.Et le ministère de la Santé n'a pas encore de projets précis quant aux bâtiments ainsi désertés.À ces critiques sur les caractéristiques environnementales et la qualité du site s'en ajoutent d'autres, d'ordre urbanistique, quant à la capacité d'intégrer un projet aussi ambitieux dans un cadre industriel et résidentiel qui, à première vue du moins, ne s'y prête guère.La planification du tissu urbain ne devrait pas reposer uniquement sur des critères de zonage ou de volume prévu des bâtiments, en théorie.Et c'est pour cela que la plupart des grandes villes du monde possèdent un plan d'urbanisme.Celui de la Ville de Montréal prévoyait « une consolidation de la vocation industrielle des terrains adjacents aux voies ferrées du CP, tout en favorisant leur intégration au tissu urbain ».Les autorités municipales avaient même prévu dès 1992, à cause de la complexité des enjeux liés à l'aménagement des abords d'une voie ferrée, que tout développement fasse l'objet d'une opération de planification particulière.Une des plus importantes contraintes identifiées est reliée à la présence de secteurs résidentiels, tout près du site du futur CHUM.Deux immenses quadrilatères situés au nord et à l'est sont identifiés depuis 1992 comme des secteurs « dégradés » où la Ville jugeait opportun d'investir massivement dans une mise aux normes des bâtiments, notamment par « la création de nouvelles unités de logement social à même le stock de logements existants.» Dans l'éventualité de l'implantation du CHUM, il est probable que des services complémentaires (cliniques privées, pharmacies, entreprises de fournitures médicales) viendront s'établir dans les environs.Personne ne songera à s'en plaindre.Mais il est aussi probable que des changements de vocation commerciale si profonds vont attirer une clientèle mieux fortunée dans la Petite-Patrie, exerçant une pression énorme sur la qualité des logements et qui entraînera la « gentrification » graduelle du secteur au détriment de la population actuelle, qui pourrait se voir forcée de migrer vers des quartiers périphériques.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La nouvelle position constitutionnelle du PLQ, qui privilégie une approche de cogestion avec Ottawa, vous satisfait-elle?Le Mouvement Desjardins a choisi Alban d'Amours.Le croyez-vous capable de rallier les diverses factions du Mouvement Desjardins?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 63 % Non: 37 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-2-1 à quatre chiffres : 9-2-4-1 COLLECTES DE SANG n à Joliette : Cégep Joliette, organisée par le Carrefour santé, 20, rue Saint-Charles- Borromée Sud, de 10 h à 16 h.Ojbectif : 125 donneurs ; n à Verdun : Caisse populaire de Verdun, église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (soussol) 284, rue de l'Église de 14 h 30 à 20 h.Objectif : 110 donneurs ; n à Châteauguay : organisée par Le Blanc Ford Inc., 117, boul.Saint-Jean-Baptiste, de 13 h à 20 h.Objectif : 150 donneurs ; n à Notre-Dame-du-Bon-Conseil : organisée par le Club Optimiste, Centre communautaire, 541, rue Ducharme, de 14 h 30 à 20 h.Objectif : 100 donneurs ; n à Laval-Ouest : Scouts du Montréal métropolitain et de l'Amicale des scouts du Montréal métropolitain, Centre A.C.C.E.S., 6500, boul.Arthur-Sauvé, de 13 h à 20 h.Objectif : 125 donneurs ; n à Sainte-Sophie : organisée par le Club Optimiste Sainte-Sophie, pavillon de la Jeunesse, 2181, rue Hôtel de Ville de 14 h à 20 h.Objectif : 125 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE L'année des mariages entre gros?L'année 1999 a été excellente en matière de fusions et d'acquisitions.Après deux mois, 2000 s'annonce exceptionnelle: AOLTime Warner, Time Warner-EMI, Rogers Communications-Vidéotron, BCE-Téléglobe, Abitibi-Consolidated-Donohue.Qui seront les prochains mariés?Lisa Binsse sonde les astres et les coeurs pour nous, demain dans le cahier Économie. 1LP0301A0221 a 3 (lundi) 1LP0301A0221 ZALLCALL 67 00:47:36 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Le fuyard se rend aux policiers Le jeune homme de Mascouche sera accusé de délit de fuite mortel RAYMOND GERVAIS Un jeune homme de 22 ans, de Mascouche, sera formellement accusé aujourd'hui au palais de justice de Saint-Jérôme, de délit de fuite ayant causé la mort.L'automobiliste était activement recherché par la police de Terrebonne à la suite d'un délit de fuite mortel survenu vers 1 h 25 hier, sur la route 335 à Sainte-Anne-des- Plaines.Un homme de 40 ans, Robert Alarie, de Sainte-Anne-des- Plaines a été happé mortellement par la voiture du chauffard au moment où il déambulait en bordure de la route.La victime qui a été heurtée violemment, a été projetée sur une distance de plusieurs mètres sous la violence du choc.Un autre automobiliste qui est arrivé sur les lieux de la tragédie quelques instants plus tard, avait aperçu une voiture de marque Honda Civic, de couleur rouge ou noire, quitter les lieux de l'accident.Le témoin avait fourni une bonne description à la police du véhicule suspect.Il avait notamment remarqué la présence d'un autocollant apposé dans la vitre arrière du véhicule, à l'effigie d'une tête de renard blanc.De plus, les policiers avaient découvert de nombreux débris provenant du véhicule sur la chaussée.Ils avaient ainsi pu déterminer que le parebrise du véhicule avait été endommagé, probablement par le passage du corps de la victime.L'avant du véhicule devait avoir subi d'importants dégâts, des morceaux de calandre en plastique ayant été retrouvés sur les lieux.Les médecins n'ont pu que constater le décès du piéton qui avait été transporté d'urgence à l'hôpital.Vers 14 h 15, les policiers de Terrebonne ont reçu un appel d'un citoyen, les informant qu'une Honda Civic noire, sérieusement endommagée et correspondant à la description du véhicule suspect, était stationnée sur la rue Croissant Duland à Mascouche.Alors que les policiers étaient en train de vérifier la voiture, le suspect s'est présenté, accompagné de son frère, au poste de police de Mascouche.Il a été interrogé par les enquêteurs et a été arrêté en rapport avec ce délit de fuite mortel.Par ailleurs, une femme de 29 ans, de Saint-Marcellin-de-Rimouski, sera accusée aujourd'hui à Rimouski de conduite en état d'ébriété et de négligence criminelle, à la suite de la mort d'un adolescent de 16 ans, Stéphane Couillard, de Saint-Marcellin.Après avoir passé la soirée avec des copains, l'adolescent a été heurté mortellement par une voiture en bordure de la route 234 vers 4 h hier, alors qu'il rentrait chez lui à pied avec un ami, lequel n'a pas été blessé.La conductrice et sa passagère ont été légèrement blessées par des éclats de verre provenant du parebrise du véhicule.La conductrice été arrêtée sur les lieux de l'accident et soumis au test de dépistage d'alcool.La route fait au moins six victimes n Au moins six personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours de la fin de semaine.À Saint-Marcellin, près de Rimouski, Stéphane Couillard, un adolescent de 16 ans, est décédé vers hier matin, après avoir été happé par une automobile.La conductrice, qui était en état d'ébriété, doit comparaître aujourd'hui.Robert Alarie, un homme de 40 ans qui marchait en bordure de la route 335, à Sainte-Anne-des-Plaines, près de Terrebonne, a lui aussi été fauché par un véhicule dans la nuit de samedi à hier.Vers 19 h 30 samedi, sur le chemin de Vendée à Amherst, près de Saint-Jovite, Alain Poudrier, un résidant de Sainte-Thérèse âgé de 34 ans, est décédé lors d'une collision frontale entre deux camionnettes.L'accident s'est produit dans une courbe après qu'un des conducteurs eut perdu le contrôle de son véhicule.À Saint-Sulpice, Yvan Loyer, 55 ans, et Colette Roy- Loyer, 51 ans, tous deux de l'Assomption, sont morts sur le coup samedi après-midi lorsqu'une remorque s'est détachée d'un camion-citerne pour aller heurter de plein fouet leur véhicule, sur la route 138.Vendredi soir, un homme de 36 ans originaire de Sainte-Thérèse-de- Colombier, Yvon Tremblay, a perdu la vie et six autres personnes ont été blessées gravement lors d'une violente collision frontale survenue entre deux minifourgonettes, sur la route 138 à Longue-Rive près de Forestville.Mort d'un motoneigiste n Un motoneigiste a perdu la vie hier matin à Saint-Esprit, à une vingtaine de kilomètres de Joliette.La victime, Sylvain Lafleur, de 35 ans, a perdu le contrôle de son véhicule qui s'est fracassé contre un arbre.M.Lafleur était un résidant de Sainte- Julienne, à proximité de Saint- Esprit.Néanmoins, la présente saison de motoneige au Québec s'avère l'une des moins meurtrières des 15 dernières années, puisque le bureau du coroner rapporte dix décès reliés à la pratique de ce sport depuis le début de la saison.C'est 14 de moins qu'à la même période l'an dernier, alors qu'on a connu une saison record de 41 décès.Adolescents sans vie n Deux adolescents âgés de 16 ans ont été retrouvés sans vie hier après-midi à l'intérieur du 6, rue Wallace, à Bromptonville, dans les Cantons de l'Est.Ce sont les parents de la jeune fille qui ont fait la macabre découverte lorsqu'ils sont revenus à la maison à la suite d'un week-end passé à l'extérieur.L'ami de l'adolescente, gisait lui aussi au sous-sol de la résidence familiale.La concentration d'oxyde de carbone était si élevée dans la maison que cinq policiers ainsi que quatre ambulanciers qui se sont rendus sur place, ont dû être traités à l'hôpital.Les parents ont eux aussi pris le chemin de l'hôpital, étant intoxiqués et souffrant d'un violent choc nerveux.Selon les premières constatations, la tragédie serait accidentelle.Une fuite de gaz propane pourrait être à l'origine du drame, le système de chauffage de la maison ainsi que le foyer, sont alimentés au gaz.L'identité des victimes n'a pas été révélée.La rue Wallace est située à l'extérieur du village de Bromptonville, en bordure de la route 143.Lock-out chez Cinéplex Odéon n Le réseau Cinéplex Odéon a décrété un lock-out samedi soir contre les 40 projectionnistes oeuvrant dans ses 17 salles de cinéma dans la région de Montréal.Le syndicat des employés représentant les projectionnistes tentait de renouveler la convention collective échue depuis le 31 décembre dernier.Le 26 janvier, les syndiqués avaient accordé un mandat de grève à leur exécutif syndical, lequel aurait pu être exercé au moment jugé opportun.Cinéplex Odéon a devancé le geste de ses employés samedi en décrétant un lock-out.Les gérants et leurs adjoints ont pris la relève des projectionnistes.PHOTO JONATHAN HACHEY, La Presse Robert Alarie, 40 ans, de Sainte-Anne-des-Plaines, a été happé mortellement par la voiture du chauffard.Meurtre à Verdun Un homme de 36 ans a été poignardé à mort hier aprèsmidi, vers 13 h 20, à Verdun.Ce sont des passants qui ont découvert l'homme qui gisait sur le trottoir en face du 1125, rue Galt.Transporté à l'hôpital, les médecins n'ont pu que constater le décès du blessé.Les premières constatations des policiers révèlent que l'individu aurait été atteint à plusieurs reprises au thorax par une arme blanche.Le mobile du crime n'est pas connu, mais le meurtre a toutes les apparences d'un règlement de comptes.L'identité de la victime, un livreur de publi-sacs, n'a pas été révélée.Il s'agit du neuvième meurtre sur le territoire de la PHOTO YVON GAGNON, collaboration spéciale CUM en 2000.Biodôme : le bassin du Saint-Laurent fuit La Ville poursuit le concepteur et la firme responsable de la supervision des travaux pour 600 000$ MARTINE ROUX Le bassin du Saint-Laurent marin, l'un des fleurons du Biodôme, fuit depuis quelques années.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a décidé donc mercredi dernier de poursuivre les concepteurs Hickey Canada et Lessard Beaucage Lemieux ainsi que la firme d'architectes Tétreault, Parent, Languedoc et associés pour près de 600 000 $.« C'est un vice, une fissure, a confirmé le maire Pierre Bourque lors d'une entrevue.Tout fonctionne normalement, les pertes d'eau sont minimes.Mais un bassin de cette ampleur doit être complètement étanche.Il faudra donc refaire les joints, poursuit M.Bourque, et réparer la paroi vitrée du bassin, là où les visiteurs peuvent admirer morues, esturgeons, bars rayés et autres splendeurs de l'estuaire du Saint-Laurent.Or, voilà plusieurs années que la Ville prie les concepteurs et la firme responsable de la supervision des travaux de réaliser les réparations nécessaires, le bassin étant encore sous garantie.« Nous avons intenté une poursuite car nous n'avons plus le choix.Le bassin a été aménagé en 1992 et la garantie est de huit ans.Nous devons les obliger à réparer.» Hickey Canada, une firme albertaine, a été acquise depuis par Lessard Beaucage Lemieux (ou LBL Skysystems), une compagnie montréalaise spécialisée dans la fabrication et l'installation de murs-rideaux.La firme d'architectes Tétreault, Parent, Languedoc était responsable de la supervision des travaux du bassin.Au Biodôme, les malfaçons ne sont pas visibles à l'oeil nu mais le tapis qui borde la paroi vitrée est humide et effiloché en quelques endroits.Cependant, les pertes d'eau n'affectent en rien les visiteurs ou la faune aquatique qui se prélasse dans les eaux du bassin, assurent les membres du personnel, qui semblaient euxmêmes tout à fait surpris d'apprendre l'existence de fuites.Toutefois, il faudra enlever la paroi pour la réparer, explique le maire.« À ce moment, il faudra vider le bassin, déplacer les animaux.» Fermera-t-on le Biodôme ?Impossible à dire pour l'instant.Déménager les poissons comporte certains risques, explique une naturaliste du Biodôme, puisque certaines espèces, comme la morue, sont très sensibles au stress du déplacement.De plus, les poissons se trouveraient fort à l'étroit dans le bassin d'isolation, où l'on place les invertébrés « en quarantaine », beaucoup plus petit que le bassin du Saint-Laurent marin. 1LP0409A0221 A04, lundi, G N RALUE 1LP0409A0221 ZALLCALL 67 08:53:03 02/21/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Portrait de.Jacques Girard Chevalier de la controverse Il en aura vexé plusieurs, du cardinal Léger à Pierre Péladeau, avant d'aller ferrailler dans les arcanes de Montréal International et du CHUM PDG de Montréal International et président du conseil d'administration du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) jusqu'à tout récemment, Jacques Girard a été au coeur des débats au cours des dernières semaines.Portrait d'un homme qui n'a pas peur de la controverse.Lorsque Jacques Girard signait des éditoriaux dans le Quartier Latin, le journal étudiant de l'Université de Montréal, il trempait d'abord sa plume dans le vitriol.Lorsqu'il a osé écrire que le recteur de l'université devait être un laïc, il s'est retrouvé dans le bureau du cardinal Léger.En 1962, on ne badinait pas avec la religion.Même si le jeune homme impétueux et sûr de lui, qui se promenait dans les corridors de l'école avec un foulard savamment noué autour du cou, a appris avec le temps à mettre des gants blancs, il a gardé son mordant.Jacques Girard a occupé de hautes fonctions : secrétaire général de l'Université de Montréal, sous-ministre de l'Éducation, PDG de Radio-Québec, éditeur du Journal de Montréal et premier vice-président édition du Groupe Quebecor où il a travaillé étroitement avec Pierre Péladeau, un homme d'humeur instable, qu'il a quitté en 1994 avant de se faire mettre à la porte.Au cours des cinq dernières années, M.Girard a mené de front deux gros dossiers : Montréal International et le CHUM.Deux causes désespérées, deux paniers de crabes.Et c'est au cours de ces cinq années mouvementées qu'il s'est fait ses plus solides ennemis.Toujours aussi bien habillé, avec un brin de coquetterie, Jacques Girard trône au milieu de son grand bureau de Montréal International avec vue sur les gratte-ciel de la ville.Un bureau qu'il a bien failli perdre au cours de la longue bataille qui l'a opposé à la présidente de la CUM, Vera Danyluk, qui n'a jamais digéré la disparition de son Office d'expansion économique (ODECUM).Après des mois de tiraillements et de luttes intestines, M.Girard a réussi à obtenir le monopole de la prospection des investissements étrangers pour la grande région de Montréal, avalant du même coup l'ODECUM.Mme Danyluk ne lui a pas pardonné d'avoir mis un voile opaque sur les affaires de Montréal International.Même si cet organisme est subventionné à plus de 90 % par les deniers publics, il n'est pas assujetti à la Loi sur l'accès à l'information et son conseil d'administration est dominé par le secteur privé.Normal, affirme Jacques Girard, qui se choque lorsqu'un journaliste lui demande de dévoiler son salaire.Quant au CHUM, après des années de luttes de pouvoir et de psychodrames, le mégahôpital francophone a finalement vu le jour.Son futur emplacement a été annoncé en grande pompe, à la fin janvier, par le premier ministre Lucien Bouchard.Derrière ces deux dossiers controversés, ces deux accouchements difficiles, il y a un homme : Jacques Girard.« J'ai été celui qui a poussé et qui n'a jamais lâché, admet Girard.Je suis un bagarreur.» Une jeunesse intellectuelle Rien ne destinait Jacques Girard à devenir un grand commis de l'État.Né à Montréal, dans la Petite- Patrie, il est l'aîné d'une famille de trois enfants.Studieux, intellectuel, peu porté sur les sports, il lit tout ce qui lui tombe sous la main.Plus vieux, il se passionne pour certains auteurs : Sartre, Camus, Malraux, Teilhard de Chardin, Gide, Proust.Son père, qui travaille dans les assurances pour une compagnie américaine, gravit lentement les échelons, passant d'agent à gérant.« Mon père avait des préoccupations nationalistes, raconte le frère de Jacques Girard, Pierre.Il tenait à ce que les Québécois francophones soient respectés.Il était très emballé par Jean Lesage et René Lévesque.» À l'adolescence, Jacques Girard se rebelle, mais ses idées révolutionnaires heurtent son père et les discussions entre les deux hommes se corsent.Jacques Girard va exprimer ses opinions tranchées dans les journaux étudiants, d'abord au Collège Sainte-Marie, puis à l'Université de Montréal.Au collège, la vie s'organise autour d'un groupe d'étudiants qui se retrouvent à la taverne Saint-Régis où, autour d'une bière, ils refont le monde.En plus de Jacques Girard, on retrouve Denys Arcand, le futur cinéaste, Marcel Saint-Germain et André Dubois, qui seront des Cyniques, Pierre Marois, qui sera ministre de René Lévesque puis président du Conseil des services essentiels, François Cousineau, le musicien, Pierre Létourneau, le chanteur, et Stéphane Venne, l'auteur-compositeur.À l'université, Bernard Landry, vice-premier ministre, Jean Rochon, ex-ministre de la Santé et père du CHUM, Marc Laurendeau, journaliste et ex-Cynique, et Claude H.Roy, vice-président de la SAQ, se joignent au groupe.M.Girard gardera des liens très étroits avec Bernard Landry.Aujourd'hui, il fait partie du cercle intime de ses amis.Pratique quand on pilote des dossiers aussi controversés que le CHUM et Montréal International.« Jacques était une grosse tête, un intellectuel, se remémore Stéphane Venne.Il connaissait Malraux par coeur.» Pendant que les Cyniques gribouillent leurs premiers textes sur le bord d'une table à la cafétéria de l'université où la bande se retrouve pour discuter en fumant des cigarettes et en buvant du café, Jacques Girard concocte ses éditoriaux assassins.« Il était très connu sur le campus.Il prenait position sur tout ce qui bougeait, affirme Marcel Saint-Germain.Dans le journal, ses propos étaient virulents.Il mettait de l'emphase dans sa phraséologie.Il était emphatique, solennel.» Marcel Saint-Germain venait d'un milieu ouvrier et lorsqu'il allait chez Jacques Girard, le « luxe » de sa maison, située dans Côte- Saint-Luc, l'épatait.« Ses parents avaient une très belle maison.On s'installait dans le sous-sol et pour moi, c'était un grand luxe.Jacques a toujours été bien habillé.Il était élégant, un peu dandy.D'ailleurs, quand il discute, il peut être sentencieux.Écoutez sa diction, regardez sa gestuelle, il aurait pu être Oscar Wilde à Londres.» « Il était exactement comme aujourd'hui, ajoute Claude-H.Roy.Il avait ce petit côté au-dessus de la foule, un raffinement qui lui venait de je ne sais où.Il est naturellement électif, il aime le bon vin et la bonne bouffe.Pour lui, c'est important d'être le meilleur, un cran audessus de tout le monde.» Le temps des défis M.Girard va passer neuf ans au ministère de l'Éducation.Sous-ministre, il travaille sous les ordres de Jacques-Yvan Morin et de Camille Laurin.« Ce qui le caractérisait, c'était la clarté de la pensée et une fois la décision prise, la vigueur de l'exécution », explique Jacques-Yvan Morin.Sous Camille Laurin, le ministère a accouché des programmes de français branchés sur le vécu qui ont fabriqué une génération d'étudiants incapables d'écrire deux lignes sans faire une faute.Aujourd'hui, Girard admet que le gouvernement a fait fausse route.En 1983, il quitte le monde de l'éducation pour devenir PDG de Radio-Québec.Il obtient du CRTC le droit de diffuser des messages publicitaires sur les ondes de la télévision d'État.« Jacques est un homme charmant, assure André Bureau, ex-président du CRTC, mais il peut parfois se montrer cinglant et très dur.Il ne claque pas les portes et n'insulte pas les gens, mais s'il lève le ton, c'est parce qu'il est à la limite.« Il peut avoir des sautes d'humeur, mais toujours dans un cadre verni », confirme Stéphane Venne.Le Dr Luc Valiquette a eu droit à ses sautes d'humeur.Les deux hommes siégent au conseil d'administration du CHUM.Le Dr Valiquette n'aime pas le style de gestion de Girard.« Il n'est pas transparent, dit-il.J'apprécie la collégialité.Avec Girard, ce n'est pas possible.Il a utilisé toutes les ressources possibles pour ralentir les projets qui ne faisaient pas son affaire.Je n'aime pas qu'on manipule les structures pour arriver à ses fins.« Dans un hôpital, les chefs de départements cliniques sont très importants, poursuit-il.J'ai insisté pour que le conseil d'administration les rencontre.Girard a plutôt proposé de les voir seul et d'en parler ensuite au conseil.C'est légal, mais pas très facilitateur.En fait, tout cela a été extrêmement difficile.» Le Dr Valiquette ne s'est pas gêné pour lui dire ses quatre vérités.Jacques Girard a aussitôt rétorqué, sur un ton tranchant, que c'était LUI qui était en charge et qu'il n'avait de leçon à recevoir de personne.Ses ennemis, et ils sont nombreux au CHUM, affirment qu'il est imbu de lui-même, que tout doit tourner autour de lui, qu'il n'est pas un rassembleur, mais plutôt un fin politicien qui s'organise pour arriver à ses fins.Même ses amis affirment que sa détermination peut parfois heurter les gens.« Il est extrêmement déterminé, affirme Patrick Molinari, professeur à l'Université de Montréal et membre du conseil d'administration du CHUM.C'est un négociateur né.Il pousse l'institution à la limite de ses contradictions.Ça peut paraître excessif.Il pousse, pousse et force le compromis.Il se rend à la limite ultime de la négociation.« Le CHUM est un dossier difficile avec des émotions à fleur de peau », explique Jacques Girard.À Montréal International aussi, Jacques Girard a heurté des gens.Au début, l'organisme ne jouissait pas d'une grande crédibilité.Reconnu pour sa mauvaise gestion et son mandat trop dispersé, englué dans des conflits avec la CUM, Montréal International n'en menait pas large.Pendant ce temps, Jacques Girard multipliait les mandats.C'était un homme très occupé.Trop, de l'avis de ses détracteurs.En plus de mener de front le CHUM et Montréal International, il était président de la Chambre de commerce du Québec, président du conseil d'administration de Domtar, où il recevait et reçoit toujours 100 000 $ pour deux jours de travail par semaine, membre du conseil d'administration de l'Université de Montréal, de Vidéotron, des Grands ballets canadiens et de la Bibliothèque nationale.« J'ai travaillé très fort, plaide Jacques Girard, et il a fallu que je mette les bouchées doubles.» « C'est un homme qui a longtemps oeuvré dans de grandes entreprises, explique un de ses collaborateurs, et il est habitué d'avoir tout un personnel de soutien.Montréal International est un petit organisme d'une quarantaine d'employés et le patron doit suivre la routine quotidienne.Et ça, ça n'intéresse pas Jacques Girard.Il préfère discourir sur les grands ensembles.C'est davantage un homme de relations publiques qu'un gestionnaire qui se soucie d'attacher tous les fils.» Jacques Girard fait fi de ces critiques.Il affirme qu'il a réussi à mener à bon port les dossiers du CHUM et de Montréal International et que les défis le stimulent et le fascinent.Il ajoute qu'il n'a jamais été aussi en forme.Tous les jours, ou presque, il fait des exercices dans son sous-sol, en plus de se payer deux séances intensives de Nautilus par semaine.À 59 ans, avec un diplôme de la prestigieuse London School of Economics en poche, il pourrait être tenté par de nouveaux défis.et il a d'excellents contacts à Québec.Un atout non négligeable.Michèle Ouimet PHOTOTHÈQUE La Presse Jacques Girard, PDG de Montréal International et président du conseil du CHUM. 1LP0501A0221 A 5 (lundi) 1LP0501A0221 ZALLCALL 67 00:46:21 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 5 Un problème de motivation Jacques Tremblay n'a pas été « renouvelé ».Il était commissaire aux libérations conditionnelles depuis 12 ans.Nommé par le PLQ en 1987.Pas « renouvelé » par le PQ en 1999.Il connaît trop le système pour être vraiment surpris.N'empêche, le voilà à 50 ans, sur la paille.Ça lui donne un peu plus le goût de le dénoncer, ce système.Il a rempli un mandat de deux ans, puis deux mandats de cinq ans.En avril 1999, la Commission des libérations conditionnelles du Québec a décidé que c'était terminé pour lui.C'est Mme Alison Foy-Vigneault qui a hérité du poste.Mme Foy-Vigneault est une travailleuse sociale fort qualifiée, commissaire à temps partiel depuis deux ans.Elle est aussi la femme de Gilles Vigneault.On a bien le droit de gagner sa vie même si on est la femme d'un poète national.M.Tremblay n'a d'ailleurs « pas un mot à dire contre elle ; elle va faire du bon travail ».Elle est compétente, d'accord.Mais lui, M.Tremblay, ne l'était-il pas ?Qui a décidé que M.Tremblay serait remplacé par Mme Foy- Vigneault ?Comment ?C'est la présidente de la commission, Isabelle Demers, qui a fait une « recommandation » au ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Il l'a suivie et passé le ballon au conseil des ministres, qui a décrété.Vous voyez se profiler l'ombre du favoritisme politique ?Pas le moins du monde, nous jure-t-on : « M.Ménard ne savait même pas qu'elle était la femme de Gilles Vigneault », dit son attaché de presse.La compétence, la compétence, rien que la compétence compte, dit Mme Demers.La remplaçante était plus compétente, au revoir M.Tremblay.Ce n'est pas le Sénat, ici ! Comment évalue-t-on la compétence ?On n'est plus sous Duplessis : il y a de nos jours des évaluations scientifiques et systématiques des commissaires.M.Tremblay a donc été évalué.Sa dernière évaluation lui donnait la cote « C », qui signifie « un rendement qui est équivalent aux attentes ».La grande majorité des commissaires obtiennent un C.C'est la norme.Voici, en plus de l'évaluation point par point, les commentaires écrits de la main de la présidente « M.Tremblay a fourni un travail satisfaisant tout au cours de l'année.Il a maintenu ses connaissances et a démontré un intérêt marqué pour l'amélioration de celles-ci.Il s'est définitivement inscrit dans le virage informatique et a même développé des habiletés jusqu'ici inespérées.(.) Dans le cadre de l'opération de planification stratégique, M.Tremblay s'est grandement impliqué.Il a très bien collaboré à l'élaboration du diagnostic et du plan d'action.Il s'est distingué, entre autres, dans ses interventions qui visaient à optimiser la performance de la Commission.M.Tremblay a aussi répondu aux attentes qui lui avaient été signifiées lors de la précédente évaluation en ce qui a trait à la constance de ses décisions, sa ponctualité et la procédure de ses audiences.n n n Un type normal qui lit ce genre de texte s'en va tranquillement renouveler son hypothèque.Grave erreur ! Mme Demers m'explique que des commentaires verbaux accompagnent cette évaluation écrite.Or, verbalement, elle a fait part à M.Tremblay de « beaucoup de petites choses » très problématiques.Lesquelles ?C'est confidentiel.Allons, allons Mme Demers, un petit indice au moins.Elle finit par lâcher le morceau : « Sa motivation au travail était très douteuse.» Ah ! Problème de motivation.Le gars se traînait les pieds, quoi ?C'est curieux, partout dans l'évaluation écrite point par point, M.Tremblay a obtenu la cote C.Il n'a obtenu qu'un seul B (« rendement qui dépasse les attentes signifiées »).Devinez sous quelle rubrique apparaît ce B ?« Motivation, engagement et créativité démontrés dans la réalisation des objectifs de la commission ».C'est la présidente elle-même qui signe l'évaluation.Alors quoi, c'est de la frime ?On écrit n'importe quoi ?C'est quoi, au juste, l'idée des évaluations écrites si on peut les contredire ensuite par de supposées évaluations verbales invérifiables (M.Tremblay nie avoir reçu une telle évaluation, pur prétexte fabriqué après coup, dit-il) ?Mieux, Mme Demers m'explique que, de toute façon, même avec une évaluation « dithyrambique », même un candidat avec des A partout ne serait pas certain d'être renouvelé La règle du jeu, c'est que les mandats sont de cinq ans.Après, c'est le siège éjectable.Tout le monde sait ça.C'est le bon plaisir de la présidente et surtout, soyons sérieux, du ministre et du gouvernement.L'arbitraire le plus complet.Je suggère donc d'économiser temps, énergie et épinettes et de mettre fin à ces évaluations écrites.De toute manière, c'est du bidon : les vraies choses se communiquent verbalement ! Et puis, la qualité de l'évaluation n'a aucune importance : n'importe quoi peut arriver ! Et puis, tiens: qu'on cesse donc d'évaluer complètement! n n n Au fait, M.Tremblay, vous avez travaillé dans le milieu communautaire toute votre vie, vous avez mis sur pied des programmes d'emploi pour les ex-détenus avant d'être à la commission, tout ça est bien beau, mais.vous l'avez obtenu comment, votre poste à la commission ?\u2014 J'ai travaillé pour (le libéral) Gérard Latulippe aux élections de 1985 ; il est devenu ministre de la Sécurité publique et il m'a appelé en 1987.Tiens donc.Sans doute a-t-il remplacé un ex-militant péquiste qui manquait de motivation.\u2014 C'est certain que j'ai obtenu mon poste d'une manière qui n'est pas la plus transparente, mais j'ai exigé de passer des examens d'admission.J'étais qualifié pour le poste.On a fait des efforts à la commission pour que ça change.Ça n'a pas suffi, on dirait.À part ceux qui sont en poste et qui craignent de se faire expulser au prochain changement de gouvernement, qui veut que ça change, que ça change vraiment ?Les partis politiques ont toujours des copains à placer, des ennemis à déplacer.En 1998, le gouvernement a mis en place une vaste réforme des tribunaux administratifs, qui allait relativement loin pour mettre en place un vrai système de nomination et de renouvellement au mérite.La réforme a été déclarée inconstitutionnelle en partie, en décembre, précisément parce que trop de flou entoure encore le processus de renouvellement des membres.Au lieu d'aller un pas plus loin et de régler le problème, Québec en appelle.Y a comme un petit problème de motivation, pas vrai ?yboisver@lapresse.ca 1LP0601A0221 a06 rivsu lun 21 f vrier 1LP0601A0221 ZALLCALL 67 00:43:53 02/21/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Rive-Sud/Montérégie Des propriétaires de St-Bruno inquiets Depuis 40 ans, Guy et Yolande Paul, un couple de retraités, habitent une vieille maison sur le Grand Boulevard à Saint- Bruno, qu'ils craignent d'être obligés de vendre en raison d'une hausse de taxes probable de plus de 1000 $ par année.« C'est une grosse surprise après autant d'années, explique Mme Paul.Mon mari âgé de 62 ans, dont la santé est fragile, est inquiet.On n'a pas les moyens de payer une telle augmentation.Avec notre maigre revenu, on a juste assez d'argent pour vivre.Maintenant que notre maison est payée, on espérait continuer d'y vivre tranquilles.» Leur compte de taxes pourrait passer de 800 $ à près de 2000 $.Les coûts de réfection du Grand Boulevard, situé au sud de la route 116, soulève la controverse depuis plusieurs semaines.La Ville a présenté un avis de motion pour l'adoption d'un règlement d'emprunt de 4,5 millions afin de remplacer l'égout sanitaire et l'aqueduc, construire un égout pluvial à la place des fossés actuels et refaire la rue pour améliorer la sécurité.Les propriétaires riverains, qui sont une centaine, doivent payer 30 % de la facture, soit 1,3 million, selon le frontage taxable des propriétés.« Les comptes de taxes vont augmenter dramatiquement », dit Yves Cardinal, du Comité du Grand Boulevard, qui prévoit payer 1400 $ de plus par année.« À cause du milieu rural d'antan, le frontage de certaines propriétés est supérieur à ce qui existe habituellement, ajoute-t-il.Un autre facteur qui rend la hausse indigeste, surtout pour les retraités aux revenus modestes.» Le comité de citoyens a demandé à la Ville de réévaluer le projet pour tenter de diminuer la facture.Une pétition de 600 noms a été présentée à cet effet.« Avant 80, les résidants ont collaboré au paiement d'infrastructures qui étaient nécessaires au développement de la ville au nord de la 116, alors que le sud a été relégué aux oubliettes par l'administration.On en connaît aujourd'hui les tristes effets », explique M.Cardinal.Le Grand Boulevard servait autrefois de route nationale entre Québec et Montréal.Aujourd'hui, il n'a de grand que son nom.constructions et le développement moderne de secteurs adjacents ont fait apparaître un contraste presque gênant entre le moderne bien nanti et le vieux désuet », dit M.Cardinal.« On nous ignorés pendant des années et voilà qu'on veut tout améliorer d'un seul coup, renchérit Mme Paul.À cause du développement résidentiel qui va rapporter beaucoup à la Ville.L'ouverture d'un golf à proximité de notre quartier a déjà stimulé la construction.Ceux qui y jouent ont peutêtre davantage les moyens que nous de payer la hausse de taxes.» Avec la collaboration de l'administration municipale, l'Association des propriétaires a mis sur pied un groupe de travail, formé de trois ingénieurs, pour analyser le dossier et essayer de trouver des solutions.La vice-présidente, Edwige Skulska, précise que l'association défend les intérêts de l'ensemble de la collectivité.« S'il y a des citoyens qui sont contre le réaménagement proposé du Grand Boulevard dont certains voudraient même préserver l'aspect rural, d'autres sont en faveur, ditelle.Ils se plaignent des fossés profonds, du manque d'éclairage et de sécurité.Il faut tenir compte des intérêts de chacun.» Il y a deux catégories de résidants.Les retraités établis depuis 40 ou 50 ans dont les revenus sont modestes et les plus jeunes, mieux nantis, qui ont acheté une maison au cours des dernières années.Le directeur de la ville, André Lachapelle, affirme que la sécurité et le développement futur sont parmi les raisons qui justifient le réaménagement du Grand Boulevard.« Il y a maintenant des autobus qui circulent sur cette rue et les fossés de chaque côté présentent un danger.De plus, la Ville bénéficie d'une subvention dans le cadre du programme d'assainissement des eaux pour l'aider à reconstruire l'égout collecteur.» Quant au développement, il explique qu'après un moratoire de plusieurs années, le secteur devrait maintenant connaître un accroissement.Selon M.Lachapelle, « il est vrai que la hausse de taxes est importante mais la Ville a déjà fait des efforts pour atténuer les impacts ».« Le conseil réfléchit encore sur le mode de financement et le contenu du projet pour voir s'il y a lieu d'apporter d'autres modifications », ajoute-t-il.Martha Gagnon «On n'a pas les moyens de payer une telle augmentation.Avec notre maigre revenu, on a juste assez d'argent pour vivre.» PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © « On n'a pas les moyens de payer une telle hausse de taxes », dit Yolande Paul qui craint de devoir vendre sa maison qui date de 1830. 1LP0709A0221 a07 actis lun 21 f vrier 1LP0709A0221 ZALLCALL 67 08:54:29 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 7 Laval/Laurentides/Lanaudière Jardin des sources sur décharge sauvage Jean-Paul Charbonneau Une carrière abandonnée devenue décharge sauvage à Sainte-Thérèse, convertie au fil des ans en outil de développement et attrait touristique, sera bientôt connue sous l'appellation du Jardin des sources.Une grande partie se transformera en un « village de retraités » avec la construction de 475 unités de logement nécessitant un investissement de près de 25 millions de dollars.« Cette gravelière avait complètement été vidée dans les années 1920 et 1930 pour construire notamment la gare de l'échangeur Turcot à Montréal, de telle sorte que la nappe phréatique a été mise à nu.Au fond des trous de ce que l'on appelait traditionnellement la carrière à Charron, des lacs et des ruisseaux se sont formés.Puis, au fil des années parce que personne ne l'entretenait, cet endroit est devenu une sorte de « décharge sauvage », a expliqué le maire Élie Fallu, la semaine dernière, lors du lancement du village pour retraités par le Réseau Sélection, qui a déjà réalisé quelques résidences pour personnes âgées à Laval, Montréal et ailleurs au Québec.Devant l'état lamentable de cette ancienne carrière, la Ville a pris possession du terrain et procédé à son nettoyage.Plus d'une centaine de jeunes du groupe Sentiers jeunesse internationaux y ont travaillé durant sept à huit ans pour y faire un ménage complet.« Pas moins de 1500 pneus, de vieux frigos, des pièces de rechange d'autos qui auraient pu servir à une bonne dizaine de garages et objets divers ont été sortis des ruines.Nous avons par la suite refait les infrastructures et relancé ce site, de telle sorte qu'il est devenu un puissant outil de développement.Il a été transformé pour accueillir des commerces et des résidences.Ce matin, sur la dernière parcelle de terrain restante est lancé un projet qui deviendra une cité des aînés avec des logements de très belle qualité.Déjà le long de la Côte Saint-Louis, de nombreuses constructions ont été réalisées.» Une somme de 700 000 $ a été utilisée pour l'aménagement de ce site, situé non loin du centre commercial La Plaza Sainte-Thérèse, devenu un endroit fort recherché par la population.Lors de la prochaine réunion du conseil municipal de Sainte-Thérèse, les lacs et les espaces verts de cette ancienne carrière seront officiellement désignés sous le vocable le « Jardin des Sources ».Pas moins de 14 différentes sources d'eau y ont été découvertes, l'une d'elles étant connue sous le nom de « rivière aux Chiens ».Pour le maire Fallu, ce projet est le bienvenu ; dans cette partie des Basses-Laurentides, il manque quelque 800 résidences pour personnes âgées.« Des personnes âgées sont obligées de quitter notre secteur pour aller habiter Montréal, Laval, Saint-Jérôme et ailleurs à cause d'un manque de logements », soutient-il.Le projet lancé par Réal Bouclin et Sylvain Gagnon, respectivement président et directeur général du Réseau Sélection, sera réalisé en trois phases : les travaux de constructions de 169 des 475 unités prévus débuteront en septembre, l'ouverture étant prévue en mai 2001.Le projet devrait être complété en moins de cinq ans.Les logements d'une pièce et demi à quatre pièces et demi offriront les mêmes commodités de base, dont une entrée laveuse-sécheuse, tandis que certaines unités de prestige présenteront des caractéristiques uniques, comme des balcons-serre, une première au Québec, prétend-on.« Sur le site de ce village pour retraités seront érigés plusieurs bâtiments d'une architecture empruntant à la fois au style victorien et l'aspect européen de Mont-Tremblant.On trouvera au centre du village un jardin communautaire avec sentiers, jeu de pétanque extérieur, piscine intérieure et salle d'exercice complète, cinéma maison, bibliothèque avec salon Internet, service religieux, salon de coiffure, pharmacie et clinique médicale », a spécifié M.Bouclin.Vingt-deux différents modèles d'appartement seront construits et le coût de location par mois se situera entre 700 $ et 1500 $.Le maire Fallu a souligné que des passerelles seront aménagées sur l'emplacement du Jardins des Sources afin de permettre aux visiteurs de se déplacer et M.Bouclin a expliqué que l'intimité et la sécurité des résidants du « village des retraités » seront protégées par une clôture avec une guérite.À la mi-janvier, le conseil municipal de Sainte-Thérèse avait déjà donné son approbation à la construction d'un complexe résidentiel du Groupe Maurice pour personnes âgées au coût de 6,5 millions, dont les travaux commenceront en mars.Ce complexe domiciliaire réalisé en plein coeur de Sainte-Thérèse sera connu sous le nom « Les résidences du Marché » et 124 appartements sur quatre étages seront offerts.Là aussi on y retrouvera un style emprunté aux complexes résidentiels de Mont-Tremblant.L'ensemble du complexe domiciliaire comportera 22 studios, dont le prix du loyer varie mensuel entre 775 $ et 825 $, 78 trois pièces (entre 975 $ et 1055 $) et 24 quatre pièces (entre 1125 $ et 1235 $).Différents services communautaires seront mis à la dispositions des locataires.Jean-Paul.Charbonneau.@ lapresse.ca PHOTO PIERRE MCCANN, La Presse © Le maire Elie Fallu (à gauche ci-dessus) regarde la maquette du village pour retraités avec Réal Bouclin, président de Réseau Sélection. 1LP0801A0221 A08, lundi, JEUNES 1LP0801A0221 ZALLCALL 67 00:42:40 02/21/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Actualités Pourquoi au juste un sommet de la jeunesse?Les jeunes ne sont-ils pas heureux après tout?Marie-Claude Lortie Pourquoi au juste faire un sommet de la jeunesse ?Les jeunes sont heureux ! En tout cas, c'est ce qu'ils ont prétendu aux sondeurs de la maison SOM, qui leur ont posé quelques questions à la demande de La Presse, du 3 au 11 février dernier.Selon le sondage, mené auprès de 600 répondants, les jeunes sont effectivement tout à fait sereins : 96 % ont dit oui quand on leur a tout bonnement demandé « Êtesvous heureux ?» Chez les francophones, c'est même encore plus élevé : 98 % ont répondu « oui » alors que 86 % des jeunes anglophones avouaient leur bonheur.Et qui sont les personnes les plus heureuses de toutes ?Celles qui restent à la maison.Elles ont toutes dit oui aux sondeurs ! Les plus malheureux, par contre, sont les chômeurs et les assistés sociaux : 29 % ont dit non quand on leur a posé la question.Ce qui devrait toutefois intéresser les gens de l'organisation du sommet, c'est que le problème de la dénatalité ne semble pas prêt d'être réglé.En effet, 70 % des jeunes veulent avoir deux ou un enfant ou aucun, contre seulement 26 % qui en veulent trois ou plus.Les autres 3 %ne savent pas.Et les femmes sont partagées.Plus de femmes que d'hommes veulent seulement un enfant : 15 % contre 8 %.Alors que 56 % des gars veulent deux enfants, contre 47 % des filles.Mais quand on parle de grosses familles, style quatre enfants et plus, alors les femmes sont plus nombreuses à dire oui : 11 %contre 9 %pour les gars.Les jeunes de Montréal sont aussi plus réticents que ceux de l'extérieur à l'égard des grosses familles : 15 % des jeunes citadins veulent seulement un enfant contre 8 % ailleurs en province et 47 % en veulent deux contre 55 % dans le reste du Québec.Ces jeunes ne croient pas que ce soit une bonne idée d'élever ses enfants seuls.Environ 93 % d'entre eux croient qu'il est crucial d'être en couple pour avoir des rejetons.Notons que les femmes sont légèrement moins nombreuses à trouver que la famille doit absolument se construire autour de deux parents.Presque 10 % trouvent que c'est peu ou pas du tout important, contre 4 %des gars.Côté religion, le sondage nous permet de constater que les jeunes sont parfaitement divisés entre ceux qui sont complètement indifférents, ceux qui trouvent que la religion devrait être enseignée à l'école, ceux qui préfèrent la morale et ceux qui pensent que c'est plutôt l'histoire des religions qu'on devrait montrer aux écoliers.La seule différence marquée est entre la région de Montréal (où on préfère la morale à la religion) et le reste de la province où on préfère la religion à la morale.Finalement, le sondage ne dit pas si les jeunes sont écolos mais il nous apprend que la moitié ne dépense pas un sou noir pour une voiture.Même entre 25 et 29 ans, plus du quart des jeunes ne met aucun argent sur une voiture.Les jeunes aiment mieux épargner peut-être ?Tous âges confondus, plus de la moitié ont mis de l'argent de côté durant la dernière année et près des trois quarts ont l'intention de le faire cette année.n Êtes-vous heureux?96,0 % 4,0 % 97,8 % 2,2 % 95,1 % 4,9 % 94,8 % 5,2 % 96,1 % 3,9 % 97,8 % 2,2 % 93,6 % 6,4 % SONDAGE SOM Infographie La Presse Oui Non Âge 15 à 19 ans (n:260) 20 à 24 ans (n:176) 25 à 29 ans (n:154) Scolarité 12 ans et moins (n:243) 13-15 ans (n:226) 16 et plus (n:125) Ensemble (n: 596) 98,4 % 1,6 % 85,9 % 14,1 % Langue maternelle Français seulement (n:481) Anglais / autre (n:114) 95,9 % 4,1% 96,1 % 3,9 % Sexe Homme (n:283) Femme (n:313) 96,8 % 3,2% 96,1 % 3,9 % 97,2 % 2,8 % 71,1 % 28,9 % 100,0 % 0,0 % Principale occupation Travail à temps plein (n:169) Travail à temps partiel (n:48) Étudiant (n:319) Chômeur / Sécurité du revenu (n:26) À la maison (n:34) DES CHIFFRES ET DES JEUNES P En 1996, près des deux tiers des jeunes de 18 à 24 ans (63 %) habitaient encore chez leurs parents.P Parmi les 15 à 17 ans, la proportion était de 97,6 %.P Chez les 25 ans et plus, il y avait en 1996 195 840 personnes habitant encore chez leurs parents.P En 1996, l'âge moyen au mariage, au Québec, était de 29 ans pour les garçons et 27 ans pour les filles.P Chez les jeunes de 20 à 24 ans, les trois quarts ne sont pas mariés.Près du quart sont mariés ou vivent en union de fait et moins de 1 % sont séparés, divorcés ou veufs.P Chez les jeunes de 25 à 29 ans, un peu plus de la moitié (55 %) sont mariés ou vivent en union libre et 43 % sont célibataires.Un peu moins de 3 % sont soit divorcés, soit séparés, soit veufs.P Selon le recensement de 1996, 55 % des célibataires âgés de 20 à 24 ans sont des garçons, une proportion qui grimpe à 60 % chez les célibataires âgés de 25 à 29 ans.Source : Statistique Canada PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Catherine Lagacé, 23 ans, caissière dans une boulangerie, compte bien se marier et avoir des enfants.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse « Dans la vie, il y a autre chose que le fric et la réussite à tout prix, fût-elle carriériste ou matérielle , dit Mathie Richer, 17 ans.La difficile quête d'un univers personnel, au-delà du fric et de la réussite à tout prix MARIE-CLAUDE LORTIE «Moi, une société où les riches dev i e n n e n t plus riches et où les p a u v r e s sont de plus en plus pauvres, comme l'Ontario de Harris, ça ne m'intéresse pas », lance Mathieu Richer, 17 ans.Étudiant encore à la maison, Mathieu n'a pas encore plongé dans la course folle du travail, des taxes, des baisses d'impôt, des paiements d'hypothèque et de la concurrence sociale et économique.Mais il a accumulé assez d'heures de chorale, d'études, de bénévolat, de sport, de lecture de journaux et d'écoute pour décider qu'à son avis, les baisses d'impôts ne profiteraient pas nécessairement aux plus démunis de la société et que dans la vie, il y a autre chose que le fric et la réussite à tout prix, fût-elle carriériste ou matérielle.« À un moment donné, expliquait- il récemment à La Presse dans le cadre d'une discussion pré-Sommet de la jeunesse, il faut s'arrêter et rajuster ses valeurs.Voir ce qui est vraiment important.C'est pas tout avoir qui apporte plus de bonheur.Yannick Mercier, 23 ans et technicien en procédés chimiques, va dans le même sens.« On est rendus trop matérialistes, lance-t-il.On dirait qu'il faut toujours une plus grosse maison, une plus grosse auto, une plus grosse cave à vin.» Si sa blonde avait une meilleure job que lui, il n'hésiterait à faire passer sa carrière en deuxième pour s'occuper plus des enfants qui s'en viennent.« Moi, ça ne me dérangerait pas », laisse-t-il tomber Comme ceux interrogés dans le sondage SOM-La Presse, les jeunes interviewés par La Presse veulent généralement avoir des enfants, vivre en couple, ne pas se laisser entraîner dans le matérialisme et la consommation à tout prix.Ils sont sûrs que c'est possible.Certains pensent que la carrière doit rester importante, comme Marc Laverdière, informaticien de 29 ans.Mais il reconnaît que c'est plus difficile aujourd'hui qu'avant de combiner famille-travail.Mathieu Richer, lui, trouve qu'il faut mettre du temps et de l'énergie à bâtir son univers.Ne pas considérer le mariage comme un produit de consommation qu'on rejette quand il ne fait plus l'affaire.La famille semble une valeur importante pour tous.Mais on constate que ce n'est pas nécessairement facile.Constance Dubeau, par exemple, 26 ans, mère de quatre enfants actuellement à la maison, pense que le gouvernement devrait donner plus d'aide financière.« À nous, les mères à la maison, ils pourraient au moins nous donner 5 $ par enfant par jour.La même chose qu'en garderie.Là, on n'a rien ! » « Le gouvernement parle de dénatalité, mais actuellement il ne fait absolument rien pour inciter les jeunes à avoir des enfants », ajoute Yannick Mercier.« En tout cas pas avec le programme de congé de maternité qu'on a », ajoute Constance Dubeau.Catherine Lagacé, 23 ans, caissière dans une boulangerie, veut se marier et avoir des enfants.Elle doit encore terminer ses études en textile et trouver du boulot mais elle veut des enfants avant 30 ans.Le travail passera en second, s'il le faut.« Je ne veux pas que le travail prenne plus de place que la famille, dit-elle.C'est la société qui met tout le temps l'accent sur le prestige et la réussite matérielle.Mais moi je crois que nous les jeunes, on est moins obsédés par ça que les vieux.» n Au sujet de l'enseignement religieux à l'école, lequel des énoncés suivants correspond le mieux à votre opinion?21,3 % 20,8 % 26,3 % 9,3 % 22,3 % SONDAGE SOM Infographie La Presse Ensemble (n: 600) Catholique / protestant enseignée à l'école Morale enseignée à l'école Histoire des religions enseignée à l'école Aucun Indifférent NSP / NRP n Voulez-vous avoir des enfants et si oui, combien?11,2% 51,3 % 16,0 % 10,1 % 8,1 % 3,1 % SONDAGE SOM Infographie La Presse Oui un Oui deux Oui trois Oui - quatre ou plus Non NSP / NRP Ensemble (n: 600) n Considérez-vous qu'il soit.important d'être en couple pour élever des enfants?73,0 % 19,9 % 5,1 % 2,0 % Très Assez Peu Pas du tout Ensemble (n: 599) MÉTHODOLOGIE Ce sondage SOM-La Presse a été effectué du 3 au 11 février, deux semaines environ avant le début du Sommet du Québec et de la jeunesse, qui se tiendra à Québec du 22 au 24 février.Il a été réalisé à partir de 600 entrevues téléphoniques auprès de jeunes âgés de 15 à 29 ans.Le taux de réponse obtenu est de 68 %, la marge d'erreur est de 4,5 %, 19 fois sur 20. 1LP0901A0221 A 9 (lundi) 1LP0901A0221 ZALLCALL 67 00:43:36 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 9 Entrevue avec.Dick Walsh La complainte du phoque égaré à Babylone Veste en croco, pantalon en cuir, chaussettes vert lime sur espadrilles argentées, c'est ainsi que Dick Walsh s'est présenté à notre rendez-vous.Son look d'enfer est la première chose que j'ai remarqué.La deuxième, c'est la Labatt 50 qu'il venait de commander.Il était 14 h, le bar de l'Intercontinental était vide et Dick Walsh n'en finissait plus d'admirer la mythique étiquette verte célébrée par Olivier Guimond.Une Labatt 50 pour ce directeur artistique et étalagiste de renommée, ce n'était pas une simple bière.C'était l'histoire du Québec encapsulée dans une bouteille.C'était aussi le rappel d'un passé avec lequel il a coupé les ponts il y a cinq ans.J'ai voulu rencontrer Dick Walsh après avoir aperçu son nom dans le Newsweek entre Noël et le Nouvel An.L'article parlait d'une mégafête dans un hôtel chic de Miami organisée par une des nombreuses ex de Mick Jagger et par le Montréalais Dick Walsh.L'événement réunissant 15 000 invités devait être le party du siècle jusqu'à ce que le riche propriétaire de l'hôtel soit arrêté pour le meurtre de sa petite amie.Bonjour l'an 2000 ! De Dick Walsh je savais déjà un certain nombre de choses : qu'il avait mis en scène le mégamariage de Céline à Montréal, qu'il avait été directeur artistique au Elle-Québec, qu'il avait longtemps travaillé avec Gilles Gagné et organisé avec lui des défilés délirants au Limelight, mais surtout qu'il avait été le principal artisan d'une révolution dans les vitrines montréalaises.Après quelques appels infructueux à son appartement de la 77e rue à New York, je l'ai enfin rejoint sur une route entre Donacona et Montréal.À ma grande surprise, celui que je croyais plus urbain que l'inventeur du béton, revenait tout guilleret d'une partie de pêche sur glace.En vacances au Québec après un début de millénaire passablement mouvementé (le party du siècle a finalement eu lieu dans un plus petit hôtel avec seulement 4000 invités), Dick Walsh m'a fait penser au phoque en Alaska dans la chanson de Beau Dommage.Comme le phoque esseulé sur sa banquise, il se demande sans arrêt si ça vaut la peine d'aller faire tourner des ballons sur son nez dans un cirque aux États-Unis.S'il n'écoutait que son coeur, Walsh plaquerait Ru Paul, Cher, l'ex de Mick Jagger et reviendrait à Montréal demain matin.Mais si le coeur a des raisons que la raison ne connaît pas, sa carrière new-yorkaise n'a pas de coeur mais énormément d'avantages.C'est pourquoi le phoque esseulé continue de vivre à Babylone en s'ennuyant de Montréal et de sa mère.« J'ai passé une première année difficile et puis tout s'est mis à débouler.Aujourd'hui, je ne sais plus où donner de la tête.Reste qu'une fois que t'as fait le tour du jet-set new-yorkais, c'est toujours un peu la même chose.C'est pour ça que des fois je suis plus excité à l'idée de m'asseoir devant la télé à Montréal et de regarder un spécial sur Claude Blanchard que d'aller manger avec Cher.» Dans la bouche d'un autre, l'affirmation sera aussi peu crédible que prétentieuse.Mais la grande amie de Walsh m'assure que le directeur artistique a tellement vécu dans le jet-set qu'il en a fait une overdose.Montréal est devenu pour lui un refuge où il n'est pas obligé de réagir à tout bout de champ et où il peut enfin créer.Il n'en fut pas toujours ainsi.Il y a cinq ans au lendemain du mariage de Céline Dion dont il avait assuré la direction artistique à la basilique Notre-Dame comme à l'hôtel Omni, Walsh ne voulait plus rien savoir du Québec.« Pour le mariage de Céline, j'étais à la tête de 263 personnes qui n'ont pas arrêté de se plaindre.Puis du jour au lendemain, je me suis retrouvé tout seul et plus bon à rien.Le mariage de Céline aurait dû m'apporter un paquet de propositions.Il m'a juste apporté du chômage.» Voyant la quarantaine approcher à grande vitesse et sentant grandir sa peur de n'avoir rien accompli, Walsh a décidé de risquer le tout pour le tout.Il a vendu sa vaste maison à Montréal et a emménagé dans un placard du East Village à New York où il a passé les six premiers mois à ne rien faire sinon respirer l'air du temps.Puis mine de rien, il s'est mis à changer de rythme, à ne plus parler du passé et à cesser de toujours vouloir tout expliquer : bref à devenir de plus en plus new-yorkais.Les contrats ont suivi.Sony Music lui a proposé de monter la vitrine de son magasin phare au coeur de Manhattan.De fil en aiguille, Walsh s'est retrouvé à mettre en scène le party des Grammys dans le magasin à rayon Barneys, à travailler avec Ru Paul, le travesti et porte-parole des produits de maquillage Mac, et à conseiller Cher.Pris dans le tourbillon de la Grosse Pomme, il n'a pas pour autant oublié le Québec.« Moi, ce que je voulais dans la vie, c'était de vivre tout seul au fond des bois et de peindre des ours, mais il faut croire que j'ai le don de nager continuellement en pleine contradiction.» Ce don pour les contradictions, Dick Walsh l'attribue à son vrai nom qui sonne faux.« Je pense que le nom que tu portes te donne un destin.Le mien m'a condamné dès la naissance à être différent », dit-il en racontant que sa différence a commencé à l'église de Donacona lorsque le curé a refusé de le baptiser sous prétexte que Dick n'était pas le nom d'un saint.Les choses ne se sont pas améliorées à la petite école où les enfants l'appelaient : « wash your dick ».Au début, il ne comprenait pas pourquoi.Lorsqu'une âme charitable lui a finalement expliqué ce que son prénom signifiait en anglais, le pauvre a voulu changer de nom sur le champ.Sa mère a refusé.Né un 6 septembre 1956 à Donacona, cinquième des sept enfants de Freddy Walsh, un Irlandais entrepreneur à la Domtar et de Lucille Galarneau, Walsh a étudié en arts plastiques au cégep François Xavier Garneau.Pour se faire de l'argent de poche, il postule un été au Eaton de Sainte-Foy où il est embauché comme préposé aux mannequins.Six mois plus tard, on lui offre un poste d'étalagiste au Eaton de la rue Sainte-Catherine à Montréal.L'année suivante, on lui confie carrément la direction des vitrines et la gestion de leurs 36 employés.C'était au début des années 70.À l'époque, Eaton se contentait de monter cinq grandes vitrines par année.Tous les soirs, les lumières des vitrines s'éteignaient à 21 h pile.Quant au travail des étalagistes, il consistait à mettre en vedette la table ou le toaster du mois.Dick Walsh se bat pour secouer ces vieilles habitudes, déclenchant malgré lui une minirévolution.Les vitrines se mettent à changer toutes les deux semaines.Elles restent allumées jusqu'à 2 h du matin, mais surtout, grâce à ses mises en scène, les vitrines racontent des histoires et suscitent parfois même des débats.« J'ai commencé par faire faire des mannequins.Je leur ai donné de nouvelles formes, puis des expressions dans le regard et enfin des vrais cheveux.Parfois aussi, je leur collais des boules de gomme sur les mamelons pour qu'elles aient l'air plus réelles.» Pour une promotion de laveuses, il campe un mannequin songeur, assise les jambes croisées sur la machine à laver, à côté d'une pile de 25 sous.Pour une promotion de diamants, il recrée une scène de bal du film Valentino, sauf que les deux danseurs dans la vitrine sont des hommes qui valsent devant un diamant.La vitrine fera scandale.« Chez Eaton, j'ai toujours eu plus de problèmes que de succès.Ce qui me sauvait, c'était le public qui s'arrêtait fasciné devant mes vitrines et qui en redemandait.» La goutte qui fait déborder le vase commence banalement.À l'occasion d'une vente Trans Canada, Eaton demande à Walsh de mettre en valeur son département de meubles.Ne cherchant pas vraiment le scandale et suivant tout simplement l'inspiration du moment, Walsh recrée différentes pièces de la maison.Pour pimenter le tout, il installe des coffres-forts ouverts dans le décor et dessine sur le plancher devant chaque meuble la silhouette d'un cadavre, évoquant par un simple jeu de ruban blanc, un vol, un crime, un drame.Ce sera sa dernière vitrine pour Eaton qui le congédie sur-lechamp.Walsh n'en est pas mécontent.Son faux vrai nom rayonne désormais au-delà des limites de la ville.Pendant les mois qui suivent, il devient un étalagiste itinérant, invité à mettre en scène les vitrines de Bloomingdale à New York, des Galeries Lafayette à Paris et des magasins Sheishido à Tokyo.Vingt ans plus tard, Walsh trouve pourtant qu'il a fait le tour du monde des vitrines.« Visuellement, c'est devenu très difficile de faire quelque chose de marquant ou de choquant.Tout a été fait.C'est pourquoi ce qui m'intéresse maintenant, c'est l'énergie qu'une chose dégage et non pas la chose en soi.La dernière fois que Sony m'a demandé de faire une vitrine, j'ai laissé les vendeurs la faire à ma place.Moi, pendant ce tempslà, j'ai monté une murale avec des télés.» La dernière fois que j'ai parlé à Dick Walsh, il se demandait à nouveau ce qu'il allait faire de sa vie.Hermès venait de lui faire une proposition, les produits de maquillage Mac avaient renouvelé la leur.Et Dick Walsh ne songeait qu'à fuir à Los Angeles et à s'inscrire dans un petit hôtel au bord de la mer sous un vrai faux nom.Si d'aventure au cours des trois prochains mois vous croisez un Victor Taylor sur la Côte ouest, sachez que ça sera probablement lui.Nathalie Petrowski PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Dick Walsh attribue son don pour les contradictions à son vrai nom qui sonne faux. La Presse 21 février 2000 Page A10 manquante 1LP1101A0221 A11 LUNDI 1LP1101A0221 ZALLCALL 67 00:44:42 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 11 Mille camionneurs ontariens décident de faire la grève Presse Canadienne OSHAWA, Ontario Quelque 1000 camionneurs ontariens ont décidé de remiser leurs camions jusqu'à nouvel ordre afin de protester contre la hausse des prix de l'essence et le bas niveau de leur rémunération.C'est dans une salle de conférence surchauffée que la décision a été prise d'organiser un arrêt de travail de toute l'industrie du camionnage ontarien, à compter de minuit, hier.Il faut toutefois signaler qu'aucun organisme ne représente les camionneurs ontariens, qui oeuvrent par le biais de contrats individuels avec les compagnies de transport.Les camionneurs ont promis que leur grève se fera dans l'ordre, sera légale et qu'aucune route ne sera bloquée.« La plupart d'entre nous avons des programmes de pension et c'est là que devrait aller notre argent, pas dans l'essence », a déclaré un camionneur d'Oshawa.Un arrêt de travail dans l'industrie du transport routier aurait des conséquences graves pour l'Ontario, où 90 % de la marchandise en vrac est transportée par camion.Les camionneurs ontariens ne sont pas les seuls à se plaindre des coûts élevés de l'essence, mais, pour l'instant, la grogne n'est pas à ce point élevée qu'il faille s'attendre à une révolte des automobilistes.« Dans un mois, les gens vont continuer à se plaindre des prix élevés à la pompe, mais ils seront habitués, affirme Graham White, un professeur de sciences politiques à l'Université de Toronto.Et vous pouvez être certains que les gouvernements comptent là-dessus.De son côté, la société Petro-Canada ne veut pas prendre tout le blâme pour la hausse des prix de l'essence.La compagnie a posé des collants sur ses pompes indiquant que les gouvernements provinciaux et fédéral prélevaient 0,30 $ sur chaque litre d'essence vendu, dont le prix varie entre 0,65 $ et 0,80 $ au Canada.Autrement dit, Petro-Canada estime que ce n'est pas à elle de réduire le coût de l'essence, mais aux gouvernements.« Nos profits après raffinage sont peu élevés et l'industrie ne génère pas beaucoup de bénéfices, affirme Chris Theal, un analyste de l'industrie de l'énergie chez CIBC World Markets de Calgary.Le vrai problème, ce sont les taxes.Elles sont élevées.» « Le consommateur en a marre, affirme pour sa part le député libéral fédéral Dan Mc Teague, qui avait fait enquête sur une autre flambée des prix de l'essence en 1997.Les gens se disent : nous payons trop cher, arrangez-vous pour que les prix baissent.» Quant aux raffineurs, M.Mc Teague estime que leurs profits sont à la hausse et qu'ils peuvent contribuer à une réduction de prix.Mais réduire les taxes sur l'essence ne règlerait pas tout, ajoute le député libéral.M.Mc Teague croit qu'il sera nécessaire également d'apporter des modifications dans l'industrie du raffinage et dans la façon de vendre l'essence.La CSN laisse tomber sa date butoir du 20 février Presse Canadienne Satisfaite de la réaction du gouvernement, la CSN a laissé tomber sa date butoir du 20 février qu'elle avait fixée pour entamer des moyens de pression lourds dans le secteur du camionnage.Les camionneurs propriétaires représentés par cette centrale avaient donné jusqu'à hier au gouvernement pour qu'il fasse part de ses solutions pour régler les problèmes des routiers.Le vice-président de la CSN, Roger Valois, croit que la décision du ministre des Transports, Guy Chrevrette, de convoquer les intervenants de l'industrie, vendredi prochain, est pour le moment acceptable.« La date butoir du 20 février, c'était pour que le ministre (Chevrette) nous fasse part des intentions qu'il allait manifester devant le Conseil des ministres, a dit M.Valois en entrevue, hier.(.) Il nous dit le 25, alors pour nous, le 20 ou le 25, c'est du même acabit.» Entre-temps, des moyens de pression se sont poursuivis, hier, pour forcer les expéditeurs à compenser les camionneurs pour les hausses du coût du carburant.Des camionneurs manifestaient notamment à l'intersection des routes 309 et de l'autoroute 50, en Outaouais.Direction Ottawa Presse Canadienne REGINA Un Canadien pas comme les autres traîne avec lui la vague de mécontentement des fermiers de l'Ouest, à une vitesse de 20 km/h, pour l'amener jusqu'à Ottawa.Le 1er février dernier, Nick Parsons, agriculteur, a quitté sa ferme de Dawson Creek, en Colombie- Britannique, à bord de sa moissonneuse- batteuse en direction de la capitale fédérale, avec pour objectif de sauver les fermes familiales du pays.M.Parsons souhaite être à Ottawa à la mi-mars, où il désire rencontrer personnellement le premier ministre Jean Chrétien afin de lui demander de l'aide pour les agriculteurs de l'Ouest canadien, qui sont aux prises avec de graves difficultés économiques à cause de la faiblesse du prix des céréales.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 135 $/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.I 190 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 1LP1201A0221 A12, lundi, POLITIQUE 1LP1201A0221 ZALLCALL 67 00:46:35 02/21/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Politique Ujjal Dosanjh prend le pouvoir à Victoria Presse Canadienne VANCOUVER Le Procureur général de Colombie-Britannique, Ujjal Dosanjh, a été élu hier, au premier tour, chef du Nouveau Parti démocratique, devenant ainsi de facto le premier ministre de la province et le premier Indo-Canadien à occuper un tel poste.Âgé de 52 ans, M.Dosanjh devrait prêter serment cette semaine.Il a rapidement indiqué qu'une élection provinciale n'était pas dans ses priorités.« Nous avons jusqu'en juin 2001 pour nous occuper de cela », a-t-il dit au cours de son premier point de presse comme premier ministre désigné.M.Dosanjh s'emploiera plutôt à refaire l'unité du parti et fournir « une nouvelle direction au gouvernement ».Il s'est engagé à revigorer les politiques progressistes en Colombie-Britannique.Il a également reconnu les lacunes du NPD et promis un gouvernement « que vous pourrez respecter ».M.Dosanjh a dit qu'il n'avait pas encore pensé à la formation d'un nouveau conseil des ministres.Le leader de l'Opposition libérale, Gordon Campbell, a affirmé que l'élection de M.Dosanjh constituait un motif de fierté pour ce dernier « et pour les Indo-Canadiens de tout le pays.Je le félicite ».Il a cependant ajouté que M.Dosanjh devrait travailler à créer une stabilité en Colombie-Britannique, plutôt qu'à unifier le NPD, et que cela passait par la tenue d'élections.La campagne de M.Dosanjh avait donné lieu à une controverse à la suite de l'adhésion de milliers de nouveaux membres au parti, certains formulaires d'adhésion s'étant révélés faux.Aujourd'hui, M.Dosanjh et celui qui fut son plus proche rival dans la course à la direction du parti, Corky Evans, affirment tous deux qu'il est temps d'unir le NPD contre le véritable ennemi \u2014 les libéraux de l'Opposition, qui détiennent une confortable avance dans les sondages.Les quatre dernières années du NPD au pouvoir ont été parsemées de scandales, dont celui qui a éclaté quand on a appris, quelques mois à peine après son élection, en 1996, que le parti avait affirmé que deux budgets ne comportaient aucun déficit, alors que ce n'était pas le cas.« Je veux changer la façon dont le gouvernement gère les finances », a dit M.Dosanjh, promettant la transparence.Le nouveau premier ministre, qui a obtenu 769 voix contre 549 pour M.Evans, a indiqué qu'il souhaitait la lecture d'un Discours du trône et la présentation d'un nouveau budget d'ici la fin mars.Le congrès à la direction a été déclenché par la démission de l'expremier ministre Glen Clark, à la suite d'un scandale impliquant une maison de jeu, auquel il a été mêlé.L'absence de Manning aux Communes suscite des critiques Presse Canadienne OTTAWA L'absence du leader réformiste Preston Manning de la Chambre des communes en plein scandale des subventions controversées du gouvernement de Jean Chrétien est critiquée.On lui reproche de manquer une occasion en or de défendre une autre façon de gouverner.Mais les défenseurs de M.Manning soutiennent qu'ils n'ont pas besoin de lui en Chambre, et qu'il fait bien de se consacrer à sa tournée du pays pour promouvoir sa nouvelle alliance des forces de droite.Preston Manning avait « une véritable occasion de mettre de l'avant une solution de rechange au gouvernement.Et il l'a manquée », affirme Bill Fox, ancien attaché de presse de l'ex-premier ministre Brian Mulroney et aujourd'hui expert- conseil en médias à Toronto.Lee Morrison, le député réformiste dissident de la Saskatchewan qui avait tenté \u2014 n vain de convaincre ses pairs d'écarter Preston Manning de la direction du parti, proteste lui aussi contre l'absence de M.Manning.Pour appuyer son point de vue, il s'est même assis sur le siège de M.Manning en Chambre.« J'imagine que s'il n'en veut pas, je peux tout aussi bien m'asseoir (à sa place) », a-t-il déclaré, faisant s'esclaffer des députés libéraux.M.Manning ne s'est présenté qu'à deux reprises en Chambre depuis la reprise des travaux parlementaires, le 7 février dernier.Mais des stratèges réformistes et des membres du caucus pensent que le Parti réformiste se débrouille mieux en Chambre sans la présence de M.Manning, et que ce dernier a profité de l'occasion que lui offre sa tournée canadienne pour présenter son nouveau parti, l'Alliance canadienne, et étayer sa candidature à la direction de la formation.Au moins un des membres du caucus réformiste, le député Roy Bailey, de Saskatchewan, juge que le parti s'en tire mieux en l'absence de M.Manning.Le Parti réformiste a été finalement dirigé par Diane Ablonczy et elle a un talent particulier, a commenté M.Bailey, en parlant de la critique réformiste pour le Développement des ressources humaines.Et le stratège Rick Anderson fait valoir que M.Manning n'est qu'à quelques heures d'avion d'Ottawa, si on devait avoir besoin de lui aux Communes.Mais cela ne s'est pas produit.Les stratèges comme M.Anderson sont satisfaits de la performance du caucus jusqu'à présent.Les réformistes estiment donc qu'ils ont le meilleur de deux mondes : Mme Ablonczy fait très efficacement son travail en Chambre en questionnant le gouvernement, et le leader effectue une tournée dans le cadre de laquelle il ne manque jamais de parler du scandale des subventions aux Canadiens qu'il rencontre. 1LP1309A0221 a 13(lundi) 1LP1309A0221 ZALLCALL 67 08:56:14 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 13 Politique «Oui, le temps est écoulé» Le Mouvement national des Québécois lance sa campagne «Pourquoi est-ce qu'on doute?» demande MARIE-CLAUDE MALBOEUF Bernard Landry Tenir un troisième référendum sur la souveraineté, oui ou non ?C'est en pleine tourmente \u2014 alors qu'un concert de voix s'élèvent pour dissuader Lucien Bouchard de s'y risquer \u2014 que le Mouvement national des Québécois (MTQ) a lancé hier une campagne qui suggérera tout le contraire.Dans les prochains mois, le grand public verra ainsi apparaître un peu partout la photo d'un parcomètre surmonté du slogan « Oui, le temps est écoulé », tandis que les cégépiens auront droit à une tournée théâtrale et les femmes, à sept rencontres de mobilisation.« Nous sommes à l'heure du fédéralisme extrême (.) Tout au long de son histoire, il n'a jamais été aussi envahissant et destructeur », a tonné l'ex-ministre Yves Michaud \u2014 mieux connu comme le Robin des banques \u2014 en conférence de presse.« Selon nous, Ottawa n'a aucune volonté de donner quoi que ce soit au Québec.Il faut expliquer non seulement les raisons qu'on avait de faire l'indépendance il y a 20 ans, mais celles qu'on a aujourd'hui.Le fédéralisme a changé.Le gouvernement s'approprie le pays en donnant de l'argent.On est pris dans un étau qui va toujours se resserrer », a renchérit la présidente du groupe de militants, Louise Paquet, qui dit préparer sa sortie depuis des mois mais ajoute qu'elle ne pouvait tomber à un moment plus propice.Il faut savoir qu'à la mi-février, Jean-François Lisée s'est dissocié tout net de ses anciens patrons Lucien Bouchard et Jacques Parizeau, en écrivant qu'ils n'arriveraient pas à raviver la ferveur souverainiste.Son livre Sortie de secours propose donc de s'en tenir à un référendum visant à obtenir, non pas l'indépendance, mais plus de pouvoirs pour le Québec.Depuis samedi, l'éditorialiste en chef de La Presse Alain Dubuc argue pour sa part que les Québécois ne veulent entendre parler ni d'indépendance ni de fédéralisme renouvelé, et qu'ils se paralysent en s'accrochant à ces idées.« Ce qui ne dit rien aux gens, ce n'est pas la souveraineté, c'est le référendum à court terme.Il faut parler du pourquoi et pas de stratégie.Les gens ne veulent pas se sentir comme des pions », réagit Mme Paquet.« Je sens monter la colère lorsqu'on me repasse les plats réchauffés du fédéralisme renouvelé, de la société distincte, de la souveraineté à rabais », renchérit Yves Michaud.Aussi associé à la campagne du MNQ, l'ex-leader syndical Gérald Larose s'est récemment montré beaucoup plus réceptif que M.Michaud au changement de stratégie proposée par Jean-François Lisée.Mais malgré cela, et malgré son absence à la conférence de presse du MNQ, Mme Paquet assure qu'elle ne « bâillonnera personne ».« Il y aura plusieurs conférences pendant la campagne et je ne sais pas tout ce qu'on va y dire.On a choisi des gens convaincus et convaincants pour la souveraineté », dit-elle.En plus d'organiser des conférences et de faire apparaître ses affiches devant les balcons et au bord des routes, le MNQ présentera une pièce de théâtre humoristique aux cégépiens.Il veut ainsi rejoindre les jeunes qui n'avaient pas encore le droit de voter en 1995.Presse Canadienne SHERBROOKE Quoi qu'en dise Jean-François Lisée, le projet souverainiste est toujours bien en selle au sein du Parti québécois, selon le vice-premier ministre et ministre d'État à l'Économie et aux Finances, Bernard Landry.Lors d'un discours de plus d'une heure prononcé samedi au congrès régional du PQ de l'Estrie, à Sherbrooke, M.Landry a dit retenir du livre de Jean-François Lisée, l'ex-conseiller des premiers ministres Parizeau et Bouchard, qu'il s'agit du « meilleur résumé jamais fait sur la nécessité de réaliser la souveraineté ».En revanche, il s'inscrit radicalement en faux quant à la stratégie développée par M.Lisée dans son ouvrage Sortie de secours.« Pourquoi est-ce qu'on doute ?» a-t-il demandé aux quelque 150 délégués des cinq circonscriptions électorales de l'Estrie et du comité régional des jeunes.« Souvenez-vous du lendemain du référendum de 1995.Nous avions presque 50 % des voix, et peut-être plus parce qu'il y a des preuves de plus en plus accablantes qui démontrent que nous avons été volés.Alors pourquoi s'arrêter ?» Les délégués au congrès régional de l'Estrie ont rejeté, samedi, ce qu'on appelait la « proposition Sherbrooke », qui ne se rendra donc pas au congrès national du PQ en mai.Cette proposition du professeur de sciences politiques Gilles Vandal allait dans le même sens que le livre de M.Lisée, en stipulant que le gouvernement devrait envisager la tenue d'un référendum sur le rapatriement de certains pouvoirs, s'il ne peut réunir les conditions gagnantes d'un référendum sur la souveraineté.M.Vandal a eu beau mettre de l'eau dans son vin en reformulant sa proposition sur un mode plus optimiste, 12 des 18 délégués appelés à voter l'ont tout de même rejetée.« Ce qui me déçoit, c'est que la proposition avait été adoucie de manière à ce qu'on permette au gouvernement d'examiner la possibilité de tenir un référendum sectoriel, a dit M.Vandal.Pour moi, ce rejet, c'est un vote de nonconfiance envers le gouvernement.M.Vandal a refusé de voir dans le rejet de sa proposition une manoeuvre de sabotage des hautes instances du parti.Il a dit croire que les militants ont voté selon leurs propres convictions.« Ça fait 30 ans que je suis souverainiste et j'ai toujours trouvé que c'était un parti dynamique, mais j'ai l'impression que le PQ se comporte de plus en plus comme un vieux parti », a-t-il toutefois déclaré.S'ils ont rapidement mis à mort la « proposition Sherbrooke », les délégués du PQ de l'Estrie en ont par contre adopté une autre qui permettrait à la population de réclamer des référendums sur différents sujets, et pas forcément liés à la souveraineté.« Cette intéressante proposition consiste à instaurer un droit d'initiative sur des sujets d'importance », a résumé Céline Dostie, présidente sortante du conseil exécutif régional du PQ.À son avis, la « proposition Sherbrooke » a retenu davantage l'attention des médias que des délégués du parti.« Les gens en discutaient beaucoup, mais cela n'a pas monopolisé le débat », a-telle dit.Par ailleurs, M.Landry a conclu son exposé de samedi en égratignant la presse québécoise, « détenue par des personnes qui ont ouvertement manifesté leur hostilité envers le projet souverainiste », a-t-il dit, en nommant Paul Desmarais, président du conseil de Power Corporation (propriétaire des quotidiens La Presse, La Tribune, Le Nouvelliste et La Voix de l'Est), ainsi que Conrad Black, à la tête des chaînes de journaux Hollinger et Southam.Concédant d'emblée que la presse était de bonne qualité, il a toutefois rappelé que « les directions de la plupart des quotidiens sont dans le camp fédéraliste.Nous avons besoin de respect et de justice et je n'attends rien de moins des dirigeants de la presse au Québec », a-t-il dit.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse « Je sens monter la colère lorsqu'on me repasse les plats réchauffés du fédéralisme renouvelé, de la société distincte, de la souveraineté à rabais », dit Yves Michaud.Force jeunesse prie le gouvernement de rembourser la dette du Québec MARIE-CLAUDE MALBOEUF À deux jours du Sommet du Québec et de la jeunesse, l'organisme Force jeunesse presse le gouvernement de rembourser plus vite la dette québécoise afin d'économiser des milliards de dollars en frais d'intérêt et de mieux protéger les programmes sociaux.Selon le groupe de pression, Québec pourrait mettre de côté 500 millions de plus par année en reportant les baisses d'impôt et en retardant certains investissements.« C'est le seul moyen qui nous permettrait de faire face à l'augmentation dramatique des coûts du système de santé, sans pour autant sacrifier le budget de l'éducation ou plusieurs autres fonctions de l'État », explique Frédéric Lapointe, conseiller de Force Jeunesse pour le Sommet.Les jeunes mettent aussi le premier ministre Lucien Bouchard en garde contre les promesses sans lendemain.« Le gouvernement ne doit pas se faire de capital politique sur le dos des jeunes en annonçant 50 000 stages sur trois ans sans pouvoir réellement atteindre cet objectif », lance le président de l'organisme, Martin Koskinen.Rappelant que les jeunes sont déjà méfiants à l'égard des politiciens \u2014 comme le démontre notre sondage de samedi \u2014 le jeune homme réclame des mesures concrètes, comme un fonds qui permettrait de financer des stages et des emplois d'été de façon récurrente.4 361 423,40 $ 7 61 958,30 $ 551 629,70 $ 24 217 27,40 $ 360 495 10,00 $ 00-02-19 14 14 436 306 $ 2 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 1 50 000,00 $ 18 500,00 $ 875 50,00 $ 17 350 5,00 $ 00-02-19 33 559 785 $ 00-02-19 986759 00-02-20 10 11 17 18 21 00-02-20 00-02-20 1LP1401A0221 a14 polit lun 21 f vrier 1LP1401A0221 ZALLCALL 67 00:44:34 02/21/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Politique Ottawa et Paris réexaminent leur mission au Kosovo GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre français de la Défense, Alain Richard, entreprend aujourd'hui même sa première visite officielle au Canada au moment où la tension au Kosovo s'est grandement accrue.Les fusillades du 13 février à Mitrovica, où deux soldats français de la Force internationale de paix au Kosovo (KFOR) ont été blessés par des tireurs embusqués ainsi que les incidents d'hier impliquant des GIs américains, donnent à cette rencontre un caractère d'urgence.Dans une entrevue exclusive accordée à La Presse, Alain Richard confie que sa rencontre de ce matin avec le premier ministre Jean Chrétien et le ministre canadien de la Défense, Art Eggleton, a pour but, entre autres questions, de « faire un bilan et une évaluation » de la situation au Kosovo.« Sur les missions de mise en oeuvre de mandats de l'ONU, affirme Alain Richard, la France et le Canada partagent une volonté politique de maintenir un niveau élevé d'engagement.Nous agissons côte à côte au Kosovo, en Bosnie, nous avons agi ensemble au Timor oriental où le Canada maintient toujours un contingent important.La France, comme le Canada, estime de sa responsabilité d'agir ainsi et je suis intéressé d'avoir l'occasion d'approfondir avec mes partenaires les questions que soulèvent ce type de choix : comment mieux réagir ensemble, mieux préparer nos forces aux nouvelles missions qui apparaissent, quels enseignements tirer de ce qui fonctionne bien ou moins bien dans les opérations que nous avons menées côte à côte.» Ce qui s'est passé à Mitrovica illustre bien tous les dangers que fait courir aux Casques bleus le statu quo actuel au Kosovo.Le Canada et la France participent à la KFOR sous le parapluie de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU, résolution qui est muette sur le statut du Kosovo.À Mitrovica, quelque 100 000 Serbes sont regroupés au nord de la ville d'où ils ont chassé la plupart des habitants albanais.Au sud, les Albanais aimeraient bien regagner leurs logis du nord.La tension est insoutenable.Ne rien faire, c'est entériner la partition du Kosovo.Agir, c'est risquer de faire fuir les derniers habitants serbes de la province.La France, en charge de Mitrovica, souhaite une sortie rapide du flou juridico-politique du Kosovo.« On va faire ensemble une réflexion sur les obstacles au rétablissement de la stabilité au Kosovo, affirme le ministre français de la Défense, et à l'accomplissement de la résolution 1244, en particulier les opérations menées par les groupes extrémistes des deux côtés.Ça peut nous conduire à rechercher des éléments de précision, d'achèvement du mandat, et la façon dont nous concevons l'autonomie substantielle qui est au coeur de l'avenir prévu pour le Kosovo.On devra mener une opération électorale dans le cours de cette année, même bien avant la fin de cette année.Il est important que les pays les plus engagés dans l'application de cette résolution se mettent bien d'accord sur les missions et les compétences qui sont celles des instances élues.Il ne s'agit pas de passer à une indépendance par surprise.Outre l'explosif dossier du Kosovo, M.Richard entend bien approfondir aujourd'hui avec le premier ministre Jean Chrétien toute la question de l'Identité européenne de sécurité et de défense (IESD), ce vaste projet de l'Union européenne de se doter dès 2003 d'une force militaire de quelque 60 000 hommes, 500 avions et une quinzaine de grands bâtiments de combat, le tout capable de se déployer pendant au moins une année hors du territoire de l'UE.« Le centre de mon déplacement à Ottawa, d'expliquer Alain Richard, avant même la question du Kosovo, c'est surtout l'après-vente de l'Europe de la défense.Ça me paraît naturel que les pays les plus engagés dans le processus de la défense développent le dialogue et poursuivent la réflexion en commun avec les grands partenaires d'Amérique du Nord.» Beaucoup ont réagi à l'IESD en craignant qu'une telle force européenne ne sonne le glas de l'OTAN, qu'elle ne devienne une sorte d'OTAN-bis sans le Canada et les États-Unis.« Il y a deux angles de vision, répond Alain Richard.Le premier, c'est que nous avons fait une construction politique en Europe qui s'appelle l'Union européenne.Ça n'existait pas quand l'OTAN a été créée.L'UE a progressivement développé son espace de responsabilité, ses compétences communes et, depuis le Traité d'Amsterdam, depuis trois ans, la politique de défense en fait partie au niveau des principes.Donc il est logique qu'un jour, comme cela est arrivé dans le commerce, dans les questions d'environnement, dans certains domaines diplomatiques, l'UE agisse en tant que telle pour la défense.C'est ce qui se produit aujourd'hui.Et nous pouvons comprendre que ça déroute un peu nos amis nord-américains.Mais comme ils l'ont admis et comme ils ont vu aussi les retombées positives dans d'autres domaines, je pense qu'ils sont amenés à reconnaître cet effet positif de l'engagement global des Européens dans le domaine de la défense.« Deuxièmement, conclut le ministre, nous ne faisons aucun mystère de ce que les capacités collectives que les Européens veulent se donner sont des capacités de traitement de crise régionale limitée.C'est ce que nous appelons les missions de Petersburg.Ça va de soi que pour les risques majeurs et pour toutes les menaces qui sont au delà de la grille régionale, les Européens membres de l'Alliance dont nous faisons partie, considèrent que l'outil de référence, c'est l'OTAN.» La loi sur le contrôle des armes à feu survivra, croit Mc Lellan Presse Canadienne OTTAWA La ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, n'assistera pas aux procédures judiciaires susceptibles de conduire à l'abolition d'un des programmes les plus significatifs de son ministère, la loi sur le contrôle des armes à feu.Cela ne signifie pas que la ministre n'est pas préoccupée par ce qui se passera en Cour suprême du Canada, à compter d'aujourd'hui.Quelque 25 groupes et organismes seront entendus, en deux jours, par le plus haut tribunal du pays, et viendront présenter leurs arguments sur question de savoir si le gouvernement fédéral a, ou non, empiété sur un champ de compétence provinciale en décidant d'instituer un système national de contrôle des armes à feu, en 1995.Mme Mc Lellan suivra les procédures en direct au petit écran, lorsqu'elle le pourra, mais elle est persuadée que le tribunal donnera raison au gouvernement fédéral et laissera intacts le système d'enregistrement des armes à feu et d'obtention de permis de port d'arme. 1LP1509A0221 a 15(lundi) 1LP1509A0221 ZALLCALL 67 08:57:24 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 15 Actualités Les Montréalais redécouvrent la neige MARTINE ROUX Montréal enneigée sur quatre roues, c'est une chose.Mais Montréal enneigée à patins, à luge ou à skis, c'est diablement mieux ! Les yeux pétillants et les joues rosies par le froid, plusieurs Montréalais s'étaient d'ailleurs donné le mot, hier, pour prendre d'assaut les parcs de la cité.Au parc Lafontaine, la patinoire croulait littéralement sous le poids des lames.Faut dire qu'avec un gentil -4 Celsius et un soleil à faire fondre les soucis les plus tenaces, les patineurs avaient le coeur à la fête.« C'est drôle, en février, on dirait que les gens sortent davantage, raconte Serge Labrie, un habitué de la patinoire.C'est peut-être la perspective du printemps.» Seuls, à deux, en famille ou avec toutou, plusieurs patineurs affirmaient d'ailleurs en être à leur première visite au parc Lafontaine cet hiver.Quant au comptoir d'aiguisage et de location de patins, il n'a pas dérougi de la journée.Qui a dit que les citadins n'appréciaient pas la neige ?Certainement pas les amoureux du Mont- Royal, qui semblaient hier frôler le nirvana.Herb Srolovitz, par exemple, s'y était aventuré en skis de fond.« Je ne viens pas souvent, dit-il en reprenant son souffle.Aujourd'hui, c'est extraordinaire.Les conditions sont parfaites.» La butte réservée à la glissade, royaume des enfants, n'en finissait plus de provoquer les rigolades.Certains la dévalaient en luge, en tapis magique ou en pneumatique tandis que d'autres enfourchaient simplement un bout de carton ciré.ou un couvercle de siège de toilette (!).Tous les moyens étaient bons pour s'enneiger la margoulette.André Dumoulin, lui, n'avait pas lésiné sur les moyens : décidé à s'amuser, il avait apporté ses patins et ses skis alpin.Le remonte-pente s'obstinait à ne pas fonctionner ?Tant pis, il grimpera à pied ! « Ça, c'est du vrai ski ! claironne ce spécialiste de la danse acrobatique avant de prendre un appel de sa blonde sur son téléphone cellulaire.Pas besoin de sortir de Montréal pour profiter de l'hiver ! » Et hop ! le voilà lancé sur la pente, malheureusement pas entretenue pour le ski alpin depuis cet hiver, déplore-t-il.Durée de la descente : 30 secondes.Partout, des enfants au septième ciel et des Montréalais rayonnants, qui se saluaient indifféremment en anglais ou en français.Loin des rues encombrées, Montréal enneigée loge décidément sur une autre planète.Les centres de ski envahis Hors de la métropole, les centres de ski ont fait des affaires d'or, hier.Ainsi, plus de 1000 skieurs ont attaqué les pentes de la station Mont-Habitant, dans les Laurentides, indiquait Christiane Benoît, du service à la clientèle.« C'était une très belle journée comme on en connaît quelquesunes pendant l'hiver.Avec la neige qu'on a eue, nous n'avons pas même besoin de fabriquer de la neige artificielle.Les conditions sont excellentes.» Même son de cloche au Mont Saint-Bruno, qui a été envahi hier par les familles venant célébrer le « week-end du millénaire ».« Nous avions une neige poudreuse damée (le nec plus ultra côté neige, paraît-il), rapportait une préposée du service à la clientèle.Ça a été une journée très occupée.» PHOTOS ALAIN ROBERGE, La Presse Le fort achalandage de la patinoire du parc Lafontaine n'a pas empêché Carole Milliard d'esquisser quelques figures.À gauche, José Gil et son chien Bianca en pleine course sur les pentes du Mont-Royal.Le maître gagnait à tout coup.Des criminels vietnamiens s'associent aux Hells pour écouler leur pot Presse Canadienne VANCOUVER Des criminels d'origine vietnamienne s'associent à des groupes comme les Hells Angels pour écouler leur production de marijuana à Vancouver et dans les alentours, affirme la police.Il s'agit d'un phénomène relativement nouveau, engendré par les quantités astronomiques d'argent que cette « industrie » permet de récolter, a déclaré l'agent de la Gendarmerie royale Jim Brown, de Coquitlam, en banlieue de Vancouver.« Les Vietnamiens recourent aux services de différents groupes criminalisés connus de la police », affirme le policier, membre d'une équipe spécialisée dans les opérations de saisie de plants de « mari ».Selon l'agent Brown, les Vietnamiens font appel aux Hells Angels et à d'autres organisations criminelles pour transporter la marijuana arrivée à maturité, blanchir les importantes sommes d'argent en jeu, stocker et écouler le produit.Les gangs comme les Hells Angels continuent néanmoins à entretenir leurs propres activités.Mais à Coquitlam, ainsi qu'à Port Coquitlam, plus de la moitié des récentes saisies ont permis de constater l'existence de liens avec le crime organisé vietnamien.Dans la région de Vancouver, des saisies de cultures de « pot » sont effectuées presque quotidiennement.Seulement la semaine dernière, près de 3000 plants de marijuana ont été saisis.On évalue à 18 milliards de dollars la valeur de la totalité de « l'industrie » de la culture de marijuana au pays, en serre et en plein air.Des Soudanais dénoncent la pétrolière Talisman Presse Canadienne OTTAWA Environ 200 personnes prendront part aujourd'hui à Ottawa à une manifestation pacifique pour démontrer leur opposition à la décision du gouvernement fédéral de laisser la pétrolière Talisman exercer ses activités au Soudan, un pays d'Afrique ravagé par la guerre civile.Le secrétaire général de l'Association communautaire sud-soudanaise d'Ottawa, Makueng Maliet, affirme que le gouvernement est trop tendre à l'endroit de Talisman, qui a investi 700 millions de dollars dans un projet de forage et de gazoduc au Soudan.Selon l'association, la présence de Talisman dans ce pays augmente les tensions reliées à la guerre civile et à la violation des droits humains. 1LP1601A0221 A16, lundi, MONDE 1LP1601A0221 ZALLCALL 67 00:47:43 02/21/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Une opération de la KFOR vire à l'émeute Des soldats US à la recherche d'armes sont lapidés par des Serbes CLAIRE SNEGAROFF et JAMES HIDER Agence France-Presse, KOSOVSKA MITROVICA Une opération lancée hier par la force multinationale (KFOR) à la recherche de stocks d'armes à Kosovska Mitrovica a tourné à l'émeute, et des dizaines de soldats américains ont dû se replier devant des Serbes en colère.Hostiles au déploiement des Américains dans la partie nord à majorité serbe de la ville, quelque 300 Serbes les ont hués et harcelés.Après avoir perquisitionné dans un seul immeuble, les Américains sont repartis vers la zone sud, albanaise, dans leurs blindés bombardés de pierres.L'« Opération Ibar », du nom de la rivière qui délimite les deux zones hostiles, a été lancée à l'aube par la force multinationale.Elle a pour objectif de montrer la détermination de la KFOR « au nord comme au sud » et d'éliminer les stocks d'armes, selon un officier français.L'opération, prévue pour durer plusieurs jours, est placée sous la responsabilité de la brigade multinationale nord, commandée par la France et déjà renforcée par des troupes d'autres brigades en raison de la tension persistante à Mitrovica.Début février, une flambée de violence interethnique dans la région de Mitrovica avait fait dix morts.Le 13 février, des tireurs embusqués albanais avaient ouvert le feu sur la KFOR.Deux soldats français avaient été blessés.La KFOR avait riposté et tué un Albanais.Un porte-parole britannique de la KFOR, le capitaine Neville Clayton, a déclaré que l'opération impliquait quelque 2350 militaires de douze nationalités.Dès l'aube, des effectifs impressionnants de troupes en armes, avec chars et blindés, ont commencé à quadriller Mitrovica, sous de fortes chutes de neige.De nouveaux points de contrôle étaient installés.Les militaires fouillaient les voitures et leurs occupants.Les soldats ont surtout perquisitionné des bâtiments à la recherche de stocks d'armes.C'est lors d'une fouille dans la partie nord que des incidents se sont produits.Face aux soldats américains déployés près d'un immeuble, quelque 300 manifestants ont lancé des boules de neige, puis des pierres, criant « Srbija, Srbija » (« Serbie, Serbie »).Des militaires français se sont interposés.La tension augmentant, les Américains sont finalement remontés dans leurs blindés et repartis en hâte vers le sud, ont rapporté des journalistes de l'AFP.Un autre incident a eu lieu lorsqu'un char allemand est entré dans la partie nord.Une centaine de Serbes ont hué les militaires allemands et lancé de grosses pierres sur le char.Là encore, les Français se sont interposés.Un porte-parole américain, Russell Berg, a déclaré que la mission des troupes américaines était de fouiller « un seul immeuble » et qu'elle avait été accomplie.« Ce n'est pas comme si les Serbes nous avaient forcés à repasser le pont », a ajouté un autre militaire américain, Bill Putnam.Toutefois, le porte-parole de la KFOR à Mitrovica, le lieutenant-colonel français Patrick Chanliau, a confirmé que le départ des Américains était bien lié aux échauffourées.« Les incidents ont conduit au redéploiement des troupes américaines », a-t-il déclaré.« Nous voulions éviter une confrontation.» Des heurts ont eu lieu en d'autres endroits de la partie nord.Deux soldats américains ont été légèrement blessés, selon Russell Berg.Des sources serbes ont fait état de deux Serbes légèrement blessés et d'une douzaine d'autres interpellés.La KFOR a confirmé une arrestation.En fin d'après-midi, la KFOR avait saisi dix fusils d'assaut Kalachnikov AK-47, quatre autres fusils et des explosifs.Le leader serbe de la partie nord, Oliver Ivanovic, a qualifié de « provocation » l'envoi de troupes américaines.Les États-Unis ont été les maîtres d'oeuvre des 11 semaines de bombardements menées en 1999 par l'OTAN contre la Yougoslavie en raison du conflit du Kosovo.De nombreux Serbes ont accusé les Américains d'avoir fait preuve d'une brutalité inutile lors de leurs perquisitions.ISRAËL Retrait du Liban n Le premier ministre israélien Ehud Barak a réaffirmé publiquement à Jérusalem son intention de retirer ses troupes du Liban d'ici à juillet.M.Barak avait jusqu'à présent toujours tenu à souligner qu'il entendait procéder à ce retrait dans le cadre d'un accord avec la Syrie.« Je mettrai ainsi fin à une dynamique initiée il y a une quinzaine d'années, que Menahem Begin (défunt premier ministre et fondateur historique de la droite israélienne) avait qualifiée de \u2018 tragédie ' », a-t-il ajouté.d'après AFP PHILIPPINES Attentats n Une personne a été tuée et 17 autres ont été blessées dans le sud des Philippines lors de trois attentats à la bombe attribués à des rebelles musulmans alors que le gouvernement a ajourné les pourparlers de paix avec la guérilla.La deuxième série de pourparlers de paix avec le Front Moro Islamique de Libération (MILF), qui devaient reprendre aujourd'hui, a été ajournée hier à la suite de trois jours d'affrontements entre le MILF et les militaires la semaine dernière, qui ont fait 25 morts.Les trois attentats ont visé deux postes de police et un restaurant à Isabela, principale ville de l'île de Basilan.d'après AFP KIRGHIZSTAN Élections n Quelque 2,5 millions d'électeurs appelés aux urnes ont choisi au Kirghizstan leurs 105 représentants au parlement, dans un scrutin controversé à cause de l'exclusion d'une partie de l'opposition.Dans cette ancienne république soviétique de 5 millions d'habitants, indépendante depuis 1991, 15 sièges étaient attribués pour la première fois à des listes de partis, au scrutin proportionnel, mais sur les 27 formations qui avaient demandé de présenter des candidats, neuf seulement avaient été autorisées à le faire.d'après AFP GRANDE-BRETAGNE Mairie de Londres n Le Parti travailliste a désigné un proche de Tony Blair, Frank Dobson, pour être son candidat à l'élection inédite du maire de Londres, à l'issue d'une primaire acrimonieuse contre son rival Ken Livingstone qui n'exclut pas désormais de se présenter à titre d'indépendant.« Ken le rouge », porte-flambeau de l'aile gauche contestataire du Labour et bête noire du premier ministre, a immédiatement dénoncé ce choix, intervenu à l'issue d'une consultation interne des militants du parti, affirmant que le scrutin avait été truqué.d'après AFP ARMÉNIE Inhumation d'Andranik n Quelque 20 000 Arméniens ont assisté à l'enterrement du général Ozinian Andranik, héros de la résistance contre les Turcs au début du siècle, dont le corps avait été ramené de France vendredi.Une messe funèbre a d'abord été célébrée par le catholicos Karékine II à sa résidence d'Etchmiadzine, à la mémoire du militaire décédé en 1927, et qui avait été enterré au cimetière parisien du Père Lachaise en 1928, après son décès en exil en Californie (États- Unis) à 62 ans.d'après AFP CHINE Corruption n Le maire de la ville de Xiamen, au coeur d'un énorme scandale de corruption et de contrebande portant sur des milliards de dollars et impliquant plusieurs personnalités locales, Hong Yongshi, a démissionné.Le maire, qui a annoncé sa démission lors d'une réunion locale du Parti communiste, gardera toutefois ses fonctions de secrétaire du parti pour cette ville, selon l'agence.Il a justifié sa démission par le retard qu'il a mis à découvrir l'étendue de la corruption à Xiamen.d'après AFP PHOTO AP Près d'un poêle improvisé, cette femme tchétchène goûte la soupe au camp de réfugiés de Severny, en Ingouchie, à la frontière de la Tchétchénie.Iran : majorité réformatrice dès le premier tour JEAN-MICHEL CADIOT Agence France-Presse, TÉHÉRAN Le président iranien Mohammad Khatami apparaissait hier leader d'une très large majorité au Majlis (Parlement) favorable à ses réformes, dès le premier tour des élections législatives.Des violences qui ont fait huit morts, dont un enfant, dans le Khouzistan (sud-ouest) ont endeuillé le scrutin de samedi, dans les villes de Chuch et de Chadegane.Les policiers ont dû tirer des gaz lacrymogènes sur des manifestants mécontents des résultats.Ce premier tour des élections au sixième Majlis a connu une participation sans précédent, supérieure à 80 %, depuis la création de la République islamique, a souligné le ministère de l'Intérieur.Le raz-de-marée en faveur des candidats réformateurs ne cesse de s'amplifier au fur et à mesure que sont connus les résultats, aussi bien dans les zones rurales que dans les villes, grandes et moyennes.À Téhéran, circonscription unique avec 30 sièges à pourvoir, le triomphe de la gauche réformatrice est certain, mais pas encore officialisé.La lame de fond pourrait même balayer le chef de file des conservateurs et des modérés, l'exprésident Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, candidat dans la capitale, menacé de ne pas pouvoir figurer au second tour, en avril.La gauche réformatrice, dominée par le Front de la Participation (FP), a obtenu 130 des 170 sièges pourvus dès le premier tour, selon les résultats fournis par cette formation et portant sur 200 des 207 circonscriptions.Le Majlis comptant 290 députés, il lui suffit donc d'avoir 146 sièges pour détenir la majorité, ce qu'elle semble en passe de réaliser.La droite conservatrice a admis sa défaite, le journal Kayhan prédisant hier soir une « inversion totale des rapports de forces » au Majlis.Le second tour ne pourra remettre en cause ce scrutin, qualifié de « deuxième révolution » par l'analyste Kazem Kordovani.À Ispahan (centre), les cinq sièges à pourvoir ont été remportés par les candidats réformateurs.À Chiraz (sud), les trois candidats élus dès le premier tour sont de gauche, les quatre nouveaux députés d'Ahwaz (sud-ouest) également.Les résultats de Téhéran n'ont pas été proclamés, mais selon la presse, y compris conservatrice, Mohammad-Reza Khatami, frère du président est en tête, suivi d'Ali-Reza Nouri, frère de l'ex-ministre de l'Intérieur emprisonné pour « propagande anti-islamique » mais actuellement en permission provisoire, et Hadi Khamenei, frère du Guide de la République Ali Khamenei, ainsi que Jamileh Kadivar, épouse du ministre de la Culture et de l'Orientation islamique, Ataollah Mohadjerani.Toutes ces personnalités appartiennent au camp réformateur.Les partisans du président Khatami ont également triomphé à Tabriz, et ont spectaculairement progressé dans les villes saintes chiites de Machhad (est) et de Qom (centre), bastions traditionnels des conservateurs.Le président, dont les réformes en particulier sur la liberté de la presse et l'ouverture politique et économique étaient souvent contrecarrées par le Parlement sortant à majorité conservatrice, se trouve plébiscité pour conduire le projet de réformes sur lequel il a été élu, le 23 mai 1997.Toutefois, la victoire des réformateurs, quelle que soit son ampleur, n'entamera pas la prépondérance du Guide Ali Khamenei.Les domaines de compétence du Guide comprennent, selon la Constitution, la justice, la diplomatie et les forces armées.Tout rapprochement avec les pays occidentaux ou une reprise des relations avec Washington, hypothèses évoquées par certains candidats, devront obtenir son assentiment.Toute la presse iranienne hier a titré sur la victoire des candidats de la gauche « réformatrice plurielle ».Les journaux des autres pays du Proche-Orient sont cependant restés avares de commentaires.Tchétchénie : Moscou promet une fin victorieuse et défie le commissaire aux droits de l'homme de l'ONU LUC PERROT Agence France-Presse, MOSCOU La Russie poursuivait hier son offensive en Tchétchénie, promettant une fin prochaine de l'opération militaire, tout en qualifiant d'« inacceptables » de nouvelles critiques occidentales, émises samedi par le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.Le ministre russe de la Défense, Igor Sergueïev, a déclaré que les forces fédérales « préparent l'achèvement de la phase militaire » contre les rebelles tchétchènes qui se sont regroupés dans les montagnes du sud de la république.Dans le même temps, Moscou a qualifié d'« inacceptables » les dernières déclarations du Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Mary Robinson, qui avait vivement critiqué la Russie samedi, sur la foi de témoignages sur des atrocités commises par les soldats russes.Ces déclarations ont une tonalité « anti-russe », et rendent « douteuse » l'opportunité du déplacement de Mme Robinson dans le Caucase du Nord, a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.Mme Robinson avait demandé mercredi à la Russie de permettre l'entrée d'observateurs en Tchétchénie pour enquêter sur les droits de l'homme, face « à des preuves de plus en plus évidentes de violations sérieuses ».Sur le terrain, les Russes ont retiré deux unités, de blindés et de parachutistes, qui avaient participé aux combats dans les gorges d'Argoun et de Vedeno (sud), selon des sources militaires.Un haut responsable militaire russe, le général Manilov, avait cependant indiqué samedi que ne seraient effectuées que des « rotations normales », et que les effectifs des troupes fédérales en Tchétchénie resteraient stables à 93 000 hommes jusqu'à la fin des opérations.Les troupes russes restaient de fait toujours confrontées à une résistance farouche dans le Sud montagneux, selon les agences russes.Les combats faisaient particulièrement rage dans les gorges d'Argoun, où se sont regroupés une partie des 7000 rebelles présents dans les montagnes, selon les Russes.L'aviation russe a effectué 100 sorties entre samedi et hier matin dans les gorges d'Argoun et celles de Vedeno, plus à l'est, selon les agences.À Grozny, les forces fédérales garderont la ville fermée aux civils jusqu'au 1er avril, a annoncé hier un porte-parole du représentant du gouvernement russe en Tchétchénie Nikolaï Kochman.Samedi, la fermeture de la ville, justifiée selon les Russes par le risque d'« attentats terroristes » et d'attaques des rebelles, avait été annoncée jusqu'au 1er mars.De fait, une fusillade dans la bourgade du sovkhoze Rodina, près de Grozny, a fait un mort et deux blessés graves parmi les soldats russes, selon la télévision NTV citant des sources militaires.Dans les territoires déjà « libérés », Moscou tente de créer une police tchétchène censée garantir le maintien de l'ordre et servir de tampon entre la population et les soldats russes, selon la télévision NTV dont le reportage montrait une trentaine de jeunes Tchétchènes prêtant serment à Atchkhoï- Martan (ouest).Quant au journaliste russe de radio Svoboda, Andreï Babitski, arrêté par les forces fédérales le 16 janvier puis « échangé », selon Moscou, contre des soldats russes prisonniers des Tchétchènes, celuici se trouve dans le sud de la Tchétchénie, et sera bientôt libéré, a affirmé hier le chef d'une milice tchétchène pro-russe, Bislan Gantamirov.Mme Robinson avait estimé samedi que la remise par les forces armées du journaliste Andreï Babitski à des personnes que les Russes considèrent comme des « terroristes », si elle se confirmait, constituerait une violation des Conventions de Genève de 1949. 1LP1701A0221 A17, lundi, MONDE 1LP1701A0221 ZALLCALL 67 00:48:04 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 17 Monde Battu en Caroline, Mc Cain repart en guerre contre Bush Agence France-Presse EAST LANSING Le sénateur John Mc Cain, tirant à la hâte la leçon de sa défaite samedi en Caroline du Sud, a accentué hier dans le Michigan ses attaques contre George W.Bush.« Vous n'êtes pas un réformateur, si quelqu'un croit que vous êtes un réformateur, alors il croit aux contes de fées », a lancé le sénateur de l'Arizona, prenant à partie le gouverneur du Texas qui se présente comme un « réformateur avec des résultats positifs.» MM.Bush et Mc Cain ont entamé hier 48 heures de campagne effrénée dans le Michigan en vue d'une primaire mardi simultanée avec l'Arizona.Les deux candidats républicains s'affrontent pour l'investiture de leur parti en vue de la présidentielle de novembre.George W.Bush « n'a pas le droit de se dire réformateur », a renchéri le sénateur devant environ 2000 personnes réunies à East Lansing, au sein de l'énorme Université de l'État du Michigan.Le « Straight Talk Express (l'Express du Parler-vrai, le bus de campagne) est dans les murs », pouvait- on lire sur une grande pancarte.« Il n'est pas un vrai réformateur », a assuré l'ancien héros de la guerre du Vietnam qui a, par exemple, dénoncé le fait que M.Bush propose selon lui de « de dépenser 38 % de l'excédent budgétaire pour les redistribuer en réductions d'impôts aux 1 % les plus riches ».« S'il est un réformateur, alors moi je suis un astronaute », a-t-il ajouté.Donné grand favori au départ, le gouverneur du Texas était en difficulté ces dernières semaines après la cinglante défaite (par 19 points) infligée par Mc Cain le 1er février au New Hampshire.Mais, M.Bush a remporté samedi une bataille décisive en Caroline du Sud en s'adjugeant 53 % des votes contre 42 % à son adversaire, dans cet État de 3,8 millions d'habitants, très conservateur.Cette victoire lui procure un avantage psychologique important pour les futures échéances des primaires républicaines de demain (mardi).Mais loin de s'avouer vaincu, le sénateur de l'Arizona a promis de se battre jusqu'au bout.L'offre se termine le 29 février 2000.Sainte-Agathe FRANKE VOLVO 180, rue Principale (819) 326-4775 1LP1809A0221 A18 LUNDI 1LP1809A0221 ZALLCALL 67 08:58:15 02/21/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Le CPQ propose des mesures pour le financement des universités 30% Presse Canadienne Pour contrer les problèmes liés à la qualité et au recrutement de la main-d'oeuvre, le Conseil du patronat du Québec propose une série de mesures visant le financement des universités.Dans un communiqué transmis hier, le CPQ se dit préoccupé par la situation de sous-financement des universités québécoises et soutient qu'une dégradation de l'enseignement supérieur entraînera inévitablement un retard de la croissance des entreprises du Québec.« Dans un nouvel environnement économique qui mise de plus en plus sur le savoir, les entreprises doivent pouvoir compter sur une main-d'oeuvre hautement qualifiée », a dit le président du CPQ, Gilles Taillon.Si on n'y prend pas garde, dit le CPQ, un avenir précaire dans l'enseignement supérieur débouchera inévitablement sur un recul du Québec sur l'échiquier mondial et un héritage désastreux pour la jeunesse.Le CPQ propose entre autres qu'une partie des surplus budgétaires des gouvernements soit injectée dans l'éducation supérieure.« Au fédéral, ce serait par la voie d'un rétablissement du transfert social canadien ; au Québec, par la publication d'une politique du financement des universités beaucoup plus respectueuse du mandat de chacune, dans le cadre d'une analyse comparative avec leurs vis-à-vis canadiens ou américains », précise l'organisme patronal.Mais parce qu'il « serait naïf de croire qu'une injection massive d'argent neuf du gouvernement réglerait entièrement la situation », le CPQ propose aussi que la productivité des institutions soit améliorée, qu'il y ait un dégel progressif des frais de scolarité et que le partenariat universités-entreprises en matière de recherche soit renforcé.Le CPQ a fait ces recommandations à la veille du Sommet du Québec et de la jeunesse, qui débute demain. 1LP1901A0221 a 19(lundi) 1LP1901A0221 ZALLCALL 67 00:45:28 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 19 Egypt Air engage des contre-enquêteurs américains Agence France-Presse WASHINGTON La compagnie Egypt Air a embauché des anciens enquêteurs du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB) afin de discréditer la théorie d'un geste suicidaire commis par l'un des copilotes du Boeing 767 égyptien qui s'est abîmé en mer le 31 octobre, faisant 217 morts, révèle l'hebdomadaire Newsweek à paraître aujourd'hui.« Les responsables égyptiens n'ont jamais accepté la théorie des enquêteurs américains selon laquelle le copilote de réserve du vol 990 d'Egypt Air a délibérément fait plonger l'avion de ligne dans l'océan Atlantique », écrit Newsweek.La compagnie égyptienne a embauché trois anciens enquêteurs du NTSB, chargé des enquêtes fédérales sur les accidents d'avion, dont un ancien président, ainsi qu'une firme de conseillers juridiques, Fulbright et Jaworski, en plus d'un cabinet d'avocats dont elle s'était déjà adjugée les services.« Les responsables du NTSB croient toujours à la théorie du suicide mais sont à la recherche d'un mobile », écrit Newsweek.L'hebdomadaire précise qu'un pilote d'Egypt Air ayant demandé récemment l'asile à la Grande-Bretagne a affirmé que le copilote suspecté d'avoir causé délibérément le crash fréquentait des bars de strip-tease, ce qui laisserait supposer qu'il aurait pu avoir une double vie.Texas: moratoire réclamé sur les exécutions Associated Press AUSTIN, Texas Les opposants à la peine de mort ont accru leur pression samedi sur George W.Bush pour réclamer un moratoire sur les exécutions de condamnés à mort au Texas, l'État dont il est le gouverneur.Les militants, réunis à l'Université du Texas, ont demandé l'abolition de la peine capitale.Les organisateurs ont déclaré leur optimisme après la décision sans précédent, le 31 janvier dernier, du gouverneur de l'Illinois George Ryan de bloquer les exécutions dans son État, parce que, selon lui, le système était « plein d'erreurs ».Le président américain Bill Clinton a rejeté mercredi les appels à un moratoire national sur la peine de mort mais il a exhorté les gouverneurs américains à « regarder de très près » leurs systèmes en matière de peine capitale pour être sûrs que des gens innocents ne sont pas exécutés.Selon les anti-peine de mort, les condamnés à la peine capitale ne bénéficient au Texas que de peu de voies de recours pour, le cas échéant, faire reconnaître leur innocence.Cyanure: la Bulgarie envisage de demander un dédommagement à la Roumanie Associated Press SOFIA Le gouvernement bulgare étudie la possibilité de demander un dédommagement à la Roumanie, jugée responsable de la pollution au cyanure du Danube, a annoncé hier la ministre bulgare de l'Environnement.« Les conventions internationales stipulent que tout pays à l'origine d'un incident qui affecte un autre pays doit en assumer la responsibilité », a souligné Evdokia Maneva, interrogée sur la radio publique bulgare.Les autorités bulgares ont interdit hier la pêche dans le Danube et l'utilisation de l'eau du fleuve pour l'irrigation ou d'autres usages domestiques.La catastrophe écologique, responsable de la mort de milliers de poissons, a débuté le 30 janvier dernier par la rupture d'une digue d'un bassin de décantation de la mine Aurul à Baia Mare, dans le nord de la Roumanie.Quelque 100 tonnes de cyanure, utilisé pour séparer l'or de la roche, se sont répandues dans l'eau, contaminant la rivière Samos en Roumanie, la Tisza en Hongrie et le Danube en Serbie et en Bulgarie.Selon Evdokia Maneva, le taux de cyanure relevé hier dans la portion du Danube qui traverse la Bulgarie était de 40 % supérieur aux normes européennes.Elle a accusé le gouvernement roumain de ne pas avoir bien informé la Bulgarie de la gravité de la pollution au moment de l'incident.Mme Maneva n'a pas précisé quand le gouvernement devait se prononcer sur ce sujet, ni quel type de dédommagement il pourrait réclamer.Selon un scientifique hongrois, il faudra des mois pour mesurer l'impact réel de la pollution sur l'écosystème touché.« Le cyanure a descendu le courant, mais les autres matériaux (des métals lourds) sont toujours au fond et nous verrons ce qui va se passer quand le temps se réchauffera », a expliqué à l'Associated Press le Dr Laszlo Galle, professeur d'écologie à l'Université de Szeged. 1LP2001A0221 a20 qfair lun 21 f vrier 1LP2001A0221 ZALLCALL 67 00:40:59 02/21/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 Quoi faire cette semaine Adressez vos communiqués à: Rubrique Quoi faire La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 CONFÉRENCES n Les Aliments transgéniques, avec Nadine Bachand, le lundi 21 février à 19 h, au 3516, av.du Parc, Montréal.Organisée par le Centre d'écologie urbaine en collaboration avec Biotech Action Montréal (affilié au GRIP-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 282-8378.n Châteaux forts et cathédrales de France, avec Marie-Claude Déprez-Masson, le lundi 21 février à 13 h 30, Collège de Maisonneuve, 3800, rue Sherbrooke Est (local B-4420) \u2014 métro Pie- IX.Organisée par le Service à la communauté du Collège.Entrée : 9 $.Inscription et rens.: 514 254-7131, poste 4942.n Amas de galaxies compactes, avec Mark Bratton, le lundi 21 février à 19 h 30, au chalet du parc Saint-Charles, 88, av.Saint-Charles, à Dorval.Organisée par le Club d'astronomie de Dorval.Entrée libre.Rens.: 514 697-8093.n L'Astrophotographie, avec Denis St-Gelais et Benoît Trudeau, le mardi 22 février à 19 h 30, au Centre des loisirs Saint-Mathieu, 7110, 8e avenue (métro Saint-Michel).Organisée par la Société d'astronomie de Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 728-4422.n La Diffusion de la littérature en Chine, avec Jacques Lamontagne, le mercredi 23 février à 16 h 30, Université de Montréal, 3744, rue Jean-Brillant (salle 420-14).Organisée par le Centre d'études de l'Asie de l'Est de l'Université.Entrée libre.Rens.: 514 343-5970.n La Terre de Baffin, avec Sylvie Lemire, le mercredi 23 février à 19 h, à la Maison des cyclistes, 1251, rue Rachel Est, Montréal.Organisée par Géo Plein Air et Vélo Québec.Entrée : 10 $.Réservation nécessaire : 514 521-8356, poste 344.n La Simplicité volontaire, avec Serge Mongeau, le mercredi 23 février à 19 h 30, au Centre St-Pierre, 1212, rue Panet \u2014 métro Beaudry.Organisée par l'Association coopérative d'économie familiale de l'Est de Montréal.Entrée : 8 $.Réservation et rens.: 514 257-6622.n La Peinture haïtienne, avec Daniel Lord, le mercredi 23 février à 19 h 30, bibliothèque municipale de Brossard, 3200, boul.Lapinière.Présentée à l'occasion des Belles Soirées de la biliothèque.Avec diapositives.Entrée libre.Rens.: 450 923-7045.n Histoire et évolution de l'agriculture au Québec, avec Yolande Baril Cécyre, le mercredi 23 février à 19 h 30, à la Maison Le Payeur, 54, rue Salaberry Sud, Châteauguay.Organisée par la Société du Musée du Grand Châteauguay.Entrée : 4 $.Rens.: 450 698-3193.n L'Aigle royal au Québec, avec François Morneau, le mercredi 23 février à 19 h 30, à l'école Le Rucher, 855, rue des Érables, à Mascouche.Organisée par Le Club d'ornithologie des Moulins.Entrée : 5 $.Rens.: 450 668-8626.n Le Développement de la ville de Maisonneuve (1910-1917), avec Paul-André Linteau, le mercredi 23 février à 20 h, à l'auditorium Saint- Albert-le-Grand, 2715, chemin de la Côte-Sainte- Catherine, Montréal.Organisée par l'Association culturelle T.X.Renaud.Avec diapositives.Coût : 7 $, 4 $.Rens.: 514 332-4126.n La Place-des-Arts, icône architecturale, avec Jean Ouellet, le jeudi 24 février à 19 h, au théâtre Paul-Desmarais du Centre Canadien d'architecture, 1920, rue Baile, Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 939-7000.n Le Dialogue des Carmélites, avec Guy Marchand, le jeudi 24 février à 19 h 30, salle du conseil de la Ville de Repentigny, 435, boul.Iberville.Organisée par Arts, culture et sociétés de Repentigny.Entrée : 7 $.Rens.: 450 581-0066.n Instruments d'amateur en astronomie, avec René Desilets, le vendredi 25 février à 19 h 30, au Planétarium, 1000, rue Saint-Jacques Ouest \u2014 métro Bonaventure, sortie rue de la Cathédrale.Organisée par la Société d'astronomie du Planétarium de Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 872-4530.COURS, ATELIERS n Les Lois sur le logement.Le Carrefour d'intercultures de Laval tient une rencontre d'information pour les locataires sur les lois du logement, le mardi 22 février à 17 h 30 (au 3200, boul.du Souvenir, local D-128, à Laval).Activité gratuite.Rens.: 450 686-0554.n Résolution de conflits parents-adolescents.La bibliothèque municipale Dollard-des-Ormeaux tient une rencontre d'information avec Alain Dumas qui présentera outils et suggestions pour aider les parents à résoudre les conflits inhérents à l'adolescence.Le mardi 22 février à 19 h, au 12 001, boul.de Salaberry, Dolard-des-Ormeaux.Inscription et rens.: 514 684-1496.n Comprendre les adolescents.L'Hôpital de Montréal pour enfants tient une rencontre d'information avec le Dr Mounir Samy, sur le thème Comment comprendre votre adolescent, le mardi 22 février à 19 h (au 1200, rue Tupper \u2014 métro Atwater).Entrée libre.Inscription nécessaire.Rens.: 514 934-4307.n Les Hausses de loyer.Le Comité logement de la Petite Patrie offre aux locataires des rencontres d'information sur leur droit de refuser une hausse de loyer, tous les mercredis de février à 13 h 30, au 6747, rue Saint-Denis \u2014 métro Beaubien.Activité gratuite.Inscription nécessaire : 514 272-9006.n Le Logement social.Le Comité logement Rosemont organise une assemblée sur le logement social (pour les locataires), le jeudi 24 février de 12 h à 13 h 30 (au 5095, 9e Avenue, Montréal).Entrée libre.Inscription nécessaire : 514 597-2581.BÉNÉVOLAT n Auprès d'élèves.Un organisme du quartier Rosemont recherche des bénévoles désireux de s'impliquer auprès d'élèves d'une école secondaire (I, II, III), deux fois par semaine entre 17 h et 18 h 45, pour leur procurer de l'aide dans les matières suivantes : français, mathématiques et anglais.Rens.: 514 523-6599, Service bénévole de l'est de Montréal.n Auprès des handicapés visuels.Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain recherche des bénévoles lecteurs et lectrices pour la diffusion d'information auprès de personnes handicapées visuelles : Publi-Phone est un service de lecture de publications enregistrées sur boîtes vocales qui permet aux aveugles de consulter journaux, magazines, circulaires d'épiceries, etc.Rens.: 514 277-4401, poste 102.n Auprès des itinérants.Hébergement La CASA Bernard-Hubert à Longueuil, un organisme qui accueille des hommes de 18 ans et plus ayant le désir de se sortir de l'itinérance, recherche des bénévoles pour servir les repas, effectuer du travail de bureau et participer à des activités sportives ou culturelles.Rens.: 450 442-4777.n Auprès des personnes âgées.Un centre d'hébergement de longue durée à Ville-Émard recherche des bénévoles pour offrir de l'aide lors d'activités sociales et à l'heure des repas.Rens.: 514 842-3351, Centre d'action bénévole de Montréal.n Chapeaux et perruques.L'atelier de location de costumes du Centre d'action bénévole La Mosaïque recherche des bénévoles pour l'entretien de chapeaux et de perruques ; le travail s'effectue à domicile (l'organisme offre une formation).Le Centre est situé au 173, rue René-Philippe, à Le- Moyne.Rens.: 450 465-1803.GROUPES D'ENTRAIDE n Éducation et droit de la personne.Les parents d'enfants handicapés intellectuels sont invités à assiter à une rencontre d'information sur les droits de leurss enfants à l'intérieur du système scolaire, le mardi 22 février à 19 h 30, au 111, rue Donegani, à Pointe-Claire.Organisée par L'Association de l'Ouest de l'Île pour les handicapés intellectuels et animée par Shirley Sama.Rens.: 514 694-7090.n Les Troubles anxieux.L'Association québécoise des parents et amis du malade mental présente une conférence du Dr Nicole Mainguy, intitulée Les Troubles anxieux, le mardi 22 février à 19 h 30, pavillon Mailloux de l'hôpital Notre-Dame (1560, rue Sherbrooke Est, Monréal).Entrée libre.Rens.: 514 524-7131.n Solidarité alternative en santé mentale offre les ateliers suivants pour la présente saison : initiation à Internet, céramique, méditation, écriture, dessin, etc.L'organisme est situé au 1369, rue Beaubien, Montréal.Coût : 10 $, 5 $.Rens.: 514 271-9483.n L'Association des bègues du Canada offre pour toute personne désireuse d'améliorer son élocution, des rencontres les mercredis à 19 h 30, au pavillon Mailloux de l'hôpital Notre-Dame (1560, rue Sherbrooke Est, Montréal).Rens.: 514 353-1042 ou écrire au 7801, rue Sainte-Claire, Montréal, H1L 1V8.n Services juridiques pour les jeunes.L'Association du Jeune Barreau de Montréal offre le service Mercredi, j'en parle à mon avocat, informations juridiques gratuites s'adressant aux jeunes de 20 ans et moins : il est possible de discuter avec un avocat tous les mercredis entre 16 h et 18 h en téléphonant au (514) 954-3446.n Service d'impôt.La Coopérative d'éducation populaire des citoyens d'Olier offre un service d'impôt gratuitement aux personnes à faible revenu.Les rencontres auront lieu les lundi 28 et mardi 29 février à 20 h, et les mercredi 1er et jeudi 2 mars à 20 h (au 772, rue Rachel Est \u2014 métro Mont-Royal).Réservation obligatoire : 514 525-1829.FEMMES n Arts plastiques.Le Centre des femmes du Plateau Mont-Royal offre un atelier d'arts plastiques (technique de collage) sur le thème Célébration des femmes, le mercredi 23 février à 13 h 30 (au 1022, boul.Saint-Joseph, Montréal).Coût : 2 $.Inscription nécessaire : 514 527-2295.n Les Femmes et l'argent.Le Centre des femmes de Laval tient une rencontre d'information sur le thème Les Femmes et l'argent, animée par Lucie Gagnon, le jeudi 23 février à 13 h 30 (au 70, rue Lahaie, Pont-Viau, Laval).Coût : carte de membre annuelle de 10 $.Rens.: 450 629-1991.n Concertation-Femmes organise une rencontre sur le thème Prendre les meilleures décisions pour soi, animée par Marie-Bétie Collot, le mercredi 23 février de 13 h 30 à 16 h, au 2005, rue Victor-Doré, bureau 220, Montréal.Activité gratuite.Inscription nécessaire : 514 336-3733.n Le Deuil.Info-Femmes présente une conférence avec Johanne Mercier, ayant pour thème Apprivoiser son deuil, le mercredi 23 février à 19 h (au 2185, rue Des Ormeaux, Montréal).Les étapes du deuil et les sentiments relatifs à cet événement.Coût : 6 $.Rens.: 514 355-4529.HOMMES n Rencontres entre pères.L'organisme Re- PÈRE tient des soirées d'échanges et de discussion tous les mardis de 19 h à 22 h, au 39-A, boul.Gouin Ouest, Montréal.Activités gratuites.Entrée libre.Rens.: 514 332-0089.n Testament, héritage, etc.L'Association des pères gais de Montréal présente une conférence intitulée Testament, testament biologique, héritage, dons d'organes : des gestes responsables !, le mardi 22 février à 19 h 30, au Comité social Centre Sud, 1710, rue Beaudry \u2014 métro Beaudry.Entrée libre.Rens.: 514 990-6014.n Pères Séparés organise une rencontre ayant pour thème L'Échec du couple : pourquoi est-ce si pénible émotivement pour les hommes, le mardi 22 février à 20 h, au 2800, rue Bossuet \u2014 métro Cadillac.Coût : 2 $.Rens.: 514 896-1409.n Papa qu'est-ce qu'on mange ce soir ?La maison de Jonathan organise une activité pour les pères accompagnés de leurs enfants de 10 à 15 ans : il s'agit de préparer un repas et de repartir avec les portions mijotées.Le samedi 26 février de 13 h à 16 h, au 81, rue Saint-Jean, à Longueuil.Activité gratuite.Inscription obligatoire : 450 670-4099.SANTÉ n Hyperactivité et troubles de l'attention.Le groupe Panda Pointe-de-l'Île présente une conférence intitulée Apprivoiser les troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité chez l'enfant, avec Christiane Gravel, le mercredi 23 février à 19 h, au CLSC Rivière-des-Prairies (8655, boul.Perras, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 494-3623, poste 623.n Violence politique et santé mentale des femmes.Le Centre d'excellence pour la santé des femmes présente une conférence avec Gilles Bibeau et Celia Rojas-Viger, intitulée Impact de la violence politique prémigratoire sur la santé mentale des femmes latino-américaines de Montréal, le jeudi 24 février à 12 h, au pavillon Marguerite-d'Youville de l'Université de Montréal, 2375, chemin de la Côte- Sainte-Catherine, salle 2041.Entrée libre.Rens.: 514 343-6758.n VIH et droit.Le Comité des personnes atteintes du VIH du Québec organise son 3e colloque VIH et droit, le jeudi 24 février à 13 h, à l'auditorium du pavillon Jeanne-Mance, Hôtel-Dieu (3840, rue Saint-Urbain, Montréal).Au programme : droit du travail, droit médical, droit des assurances, etc.Entrée libre.Inscription et rens.: 514 521-8720.n La Sexualité et la grossesse.Alternative Naissance présente une conférence intitulée La Sexualité pendant la grossesse et après l'accouchement, avec Catherine Couture, le jeudi 24 février à 19 h, au 6006, rue de Bordeaux (coin de Bellechasse).Coût : 7 $, ou 10 $ par couple.Rens.: 514 274-1727.n Physiothérapie.La clinique-école de réadaptation physique du Collège Montmorency offre des traitements de physiothérapie, les lundis, mercredis et vendredis de 12 h à 18 h (au 475, boul.de l'Avenir, Laval).Un diagnostic médical est requis.Coût : 15 $ (adulte), 10 $ (étudiant).Rendez-vous et rens.: 450 975-6292.CULTUREL n Rencontre avec l'auteur.La bibliothèque de la ville de l'Île-Bizard organise une rencontre avec André Noël, auteur du livre Le Seigneur des rutabagas, le mardi 22 février à 20 h (au 500, rue de l'Église).Laissez-passer gratuits disponibles.Rens.: 514 620-6331, poste 142.n Cinéma.Le Ciné-Campus de l'Université de Montréal présente le film Un pont entre deux rives de Gérard Depardieu et Frédéric Auburtin, les mardi 22 et mercredi 23 février à 17 h 15, 19 h et 21 h, au Centre d'essai du pavillon J.A.-De Sève (2332, boul.Édouard-Monpetit, 6e étage).Entrée : 3,99 $.Rens.: 514 343-6524.n Récital de piano.La Faculté de musique de l'Université de Montréal présente un récital de piano de la classe de Claude Savard, le mercredi 23 février à 19 h 30, au 200, av.Vincent d'Indy, salle B-421.Au programme : Bach, Beethoven, Chopin, Debussy et autres.Entrée libre.Rens.: 514 343-6427.n Poésie jeunesse.Place aux poètes présente une soirée avec dix-neuf jeunes poètes dont Laurent Cauchon, Anabel David, Suzanne Lafrance et François Pilote, le mercredi 23 février à 20 h, au salon Émile-Nelligan de la Maison des écrivains, 3492, rue Laval \u2014 métro Sherbrooke.Animée par Janou Saint-Denis.Entrée libre.Rens.: 514 849-8540.n Artistes peintres recherchés.Nuit Blanche sur Tableau Noir, événement en arts visuels de Montréal, recherche cent artistes peintres intéressés à participer à la Grande fresque de nuit, le 15 juin sur l'avenue du Mont-Royal.Les artistes intéressés doivent envoyer leur candidature avant le vendredi 25 février.Rens.: 514 522-3797.HORTICULTURE n Bassins et jardins d'eau.La Société d'horticulture d'Outremont présente une conférence donnée par Danielle Bilodeau et Robert Lapalme, intitulée Bassins et jardins d'eau, le lundi 21 février à 20 h, à la bibliothèque municipale (41, rue Saint-Just, Outremont).Coût : 3 $.Rens.: 514 737-7979.n Jardinage écologique.La Société d'horticulture et d'écologie de Candiac présente une conférence intitulée Planification et organisation écologique pour le potager, avec Yves Gagnon, le mardi 22 février à 19 h 30, à l'hôtel de ville de Candiac (102 A, rue Montcalm Nord).Coût : 4 $.Rens.: 450 635-6020.n Les Auges alpines.La Société d'horticulture environnementale des villes de l'Ile Perrot présente une conférence donnée par Maria Galletti, sur les auges alpines, le mercredi 23 février à 19 h, au 150, boul.Perrot, Ville Ile Perrot.Coût : 6 $.Rens.: 514 425-1671.n L'Entretien des arbres fruitiers.La Société d'horticulture et d'écologie de Prévost présente une conférence, avec Daniel Reed, traitant des arbres fruitiers et du contrôle biologique, le mercredi 23 févier à 19 h 15, à l'école Val-des-Monts (872, rue de l'École, à Prévost).Coût : 3 $.Rens.: 450 227-5123.n L'aménagement du jardin.La bibliothèque publique de Pointe-Claire présente une conférence de Stefan Sobkowiak, traitant des principes de base de l'aménagement d'un jardin, le mercredi 23 février à 19 h 30, au 100, rue Douglas Shand.En français avec présentation de dispositives.Entrée libre.Rens.: 514 630-1218.n Jardins pour les jeunes.Le Jardin botanique de Montréal offre aux jeunes de 8 à 15 ans l'activité Jardins Jeunes, à partir du mois d'avril jusqu'en septembre : préparation des semis en avril, plantation en mai et juin, travaux au jardinet en juin, juillet et août, puis récolte des légumes.Coût : 15 $.Inscription au Jardin botanique les samedis et dimanches de 9 h à 17 h, du samedi 26 février au 29 mai (4101, rue Sherbrooke Est \u2014 métro Pie-IX).Rens.: 514 872-0956.RETROUVAILLES n L'Association des Juneau d'Amérique invite tous les Juneau à un grand ralliement à Québec, les vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 juin à Québec.Rens.: 418 878-2366, 819 523-2452.n L'Association des Jean d'Amérique organise pour tous les descendants de Pierre Jean et Françoise Favreau une fête de retouvailles à Québec en juillet 2000.Au programme : réceptions, lancement d'un livre, visites commentées, etc.Rens.: 450 661-4496 n La Maison du Père.À l'occasion du 30e anniversaire de fondation des Oeuvres de la Maison du Père, tous les bénévoles qui ont travaillé pour cet organisme sont invités à un brunch retrouvailles qui se tiendra le dimanche 7 mai à Montréal.Rens.: 514 845-0168.n École secondaire La Dauversière.Une soirée des anciens finissants de 1975 de l'école secondaire La Dauversière se tiendra le vendredi 2 juin.Rens.: 514 334-4577.n Académie Langlois d'Hemmingford.Toutes les personnes qui ont oeuvré à l'Académie Langlois d'Hemmingford sont invitées à un repas-retrouvailles, le mardi 22 août à 18 h, au restarant Loco Loco du Parc Safari à Hemmingford.Réservation et rens.: 450 297-3758.DIVERS n Tournoi d'échecs sur Internet.Le Groupe LGS organise un tournoi d'échecs sur Internet à l'intention des informaticiens (professionels ou étudiants), du jeudi 24 février au 18 mars.Alexandre Lesiège participera à la simultanée avec les 15 finalistes du tournoi.En collaboration avec la Fédération québécoise des échecs.Activité gratuite.Inscription jusqu'au mercredi 23 février : www.lgs.com.Rens.: 514 861-2673.n Tours de ville.À l'occasion de la Journée internationale des guides touristiques, des tours de ville gratuits à Montréal sont offerts ce lundi 21 février de 10 h à 13 h 30.Départ : débarcadère du Palais des Congrès, 201, rue Viger Ouest \u2014 métro Place d'Armes.Réservation et rens.: 514 990-9849.n Exposition de motocyclettes.Le Musée Motoplan présente la collection de Raymond Chassé (40 motos), et les créations de Cédric Loth, sculpteur sur bronze, les mercredi 23 février de 12 h à 22 h et jeudi 24 février de 10 h à 22 h, au Palais des Congrès (201, rue Viger Ouest \u2014 métro Place d'Armes).Entrée libre.Rens.: 514 871-3170.n Randonnées pédestres.Randonnées Plein Air organise des marches rythmées en groupe sur le Mont-Royal, tous les lundis et mercredis matins.Départ à 9 h 45, au coin des avenues du Parc et du Mont-Royal Ouest.Coût : 2 $.Rens.: 514 524-5925.Recherche et textes André Cloutier PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Que mangerons-nous ce soir?Les aliments qui contiennent des gènes modifiés affectent-ils notre santé?Nadine Bachand répondra ce soir à ces questions parmi d'autres lors d'une conférence organisée par le Centre d'écologie urbaine.Voir sous la section Conférences. 1LP2109A0221 a21 actus lun 21 f vrier 1LP2109A0221 ZALLCALL 67 08:59:39 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 21 Ottawa confirme: une bombe atomique désarmée a été larguée dans le fleuve en 1950 Presse Canadienne OTTAWA Le ministre de la Défense nationale, Art Eggleton, vient de confirmer pour la première fois qu'un avion B-50 des forces de l'air américaines a décollé de la base de Goose Bay « emportant avec lui le corps désarmé d'une bombe Mark IV », c'est-à-dire d'une bombe nucléaire, et perdu cette bombe au-dessus du Saint-Laurent en janvier 1950.Les autorités du temps avaient prétendu qu'il s'agissait de trois bombes conventionnelles de 500 livres chacune.Le 10 janvier 1950, affrontant des problèmes de moteur, le pilote avait suivi les consignes et largué sa cargaison à la mer après s'être assuré « au moyen d'un examen visuel et du radar » qu'aucun navire ne circulait sur le fleuve à ce moment, peut-on lire dans une missive émanant du bureau de M.Eggleton.« Peu avant 16 h, il a jeté le corps de la bombe au milieu du Saint-Laurent d'une altitude de 10 000 pieds.Puisqu'il s'agissait d'une pièce d'une arme nucléaire, les 2000 kilos d'explosifs qui servaient à provoquer l'implosion du matériel fissile ont été utilisés pour détruire la bombe à une altitude de 2500 pieds ».Par conséquent, il n'y a pas d'ogive nucléaire au fond du Saint-Laurent au large de Rivière-du-Loup, s'il faut en croire la lettre que vient d'adresser M.Eggleton au député bloquiste de Kamouraska, Paul Crête, et dont Le Soleil a obtenu copie.Ce dernier s'était inquiété l'automne dernier d'un article du Bulletin of Atomist Scientist relançant une controverse vieille de 40 ans sur une explosion survenue au-dessus du fleuve et qui était demeurée camouflée dans les secrets du Pentagone depuis ce temps.Selon les lignes de conduite du Commandement américain, « les éléments radioactifs nécessaires pour transformer celle-ci en bombe nucléaire, noyaux de plutonium ou d'uranium, avaient été retirés et n'étaient pas à bord de l'appareil », écrit le ministre.De plus, « l'absence de ces éléments rendait toute explosion nucléaire impossible.L'explosion qui a eu lieu au-dessus du Saint- Laurent peut être décrite comme l'explosion d'une bombe conventionnelle et ne pose aucune inquiétude sur les plans de l'environnement et de la radioactivité ».Les citoyens de deux rives avaient alors entendu, le 10 janvier de cette année-là, une explosion sourde au-dessus du fleuve et aperçu un épais nuage jaune pâle.Suivit « un véritable grondement de tonnerre », selon un témoin de l'époque.Estimant que le Canada n'avait pas autorisé les États-Unis à transporter des bombes « actives » au-dessus du pays, le ministère des Affaires extérieures entendait exiger « une explication complète et immédiate de l'incident ».Or, trois jours plus tard, tout penaud, le sous-secrétaire d'État aux Affaires extérieures, A.D.P.Heeney, expliquait dans une autre note au dossier qu'il n'avait pas porté plainte auprès de l'ambassadeur américain parce qu'il venait d'apprendre que l'aviation canadienne était parfaitement au courant de l'opération.Le haut fonctionnaire écrivait dans son rapport qu'il lui était impossible de maintenir la ligne dure en faisant semblant qu'il ne savait rien de ces vols entre Goose Bay, à Terre-Neuve, et les États-Unis.Limogée de Buckingham, elle nie avoir voulu empoisonner la reine Elizabeth Associated Press LONDRES Une employée des cuisines royales, soupçonnée d'avoir raconté à ses collègues qu'elle pouvait aisément empoisonner la reine Elizabeth II, a été limogée, a annoncé hier le palais de Buckingham.Selon Buckingham, Monica Traub, 46 ans, avait raconté dans les cuisines qu'elle avait l'opportunité de mettre du poison dans les plats destinés à la reine sans qu'elle puisse être repérée.La presse a indiqué que ses commentaires avaient été portés à la connaissance du maître de maison du palais de Buckingham lorsqu'elle a demandé où elle pouvait se procurer du cyanure.Monica Traub, embauchée comme concierge en décembre dernier, a été officiellement licenciée il y a un mois.Dans la lettre de licenciement, l'assistant maître de maison du palais de Buckingham, Andrew Farquharson, écrit : « Cette action est considérée comme un acte grossier de mauvaise conduite et, comme vous êtes encore en période d'essai, je suis en mesure de vous renvoyer sans préavis.» Monica Traub, qui aurait tenu ses propos à la résidence de la reine Elizabeth à Sandringham, dans l'est de l'Angleterre, s'est déclaré choquée.« J'ai été virée car ils disent que je voulais empoisonner la reine », a-t-elle dit, citée par le tabloid News of the World.« Je ne sais pas ce que c'est que le cyanure ni même à quoi ça ressemble.» Ordination de la première femme prêtre en Suisse Associated Press SOLEURE L'Église catholique a ordonné à Soleure la première femme prêtre de Suisse.Plusieurs centaines de personnes ont assisté à l'ordination de Denise Wyss lors d'un service religieux à l'Église franciscaine, selon un communiqué de l'église.Denise Wyss a été revêtue samedi de la chasuble et de l'étole en signe de sa nouvelle fonction.Elle a déclaré, à l'issue de l'ordination, qu'elle ne cherchait aucunement une fonction de représentation.Elle a ajouté : « J'espère que je contribuerai, dans ma nouvelle tâche, à faire en sorte que l'image d'une femme prêtre catholique célébrant l'eucharistie sur l'autel et accompagnant les hommes au cours des événements importants de la vie, appartienne bientôt à la normalité ».Denise Wyss, 35 ans, est née à Soleure et a étudié à Lucerne et Zurich avant d'entrer à l'Église catholique-chrétienne.Elle a achevé ses études théologiques à la Faculté catholique de Berne.Elle dirigera la paroisse de Baden- Brugg.L'Église catholique de Suisse est la quatrième Église de l'Union d'Utrecht à ordonner une femme à la prêtrise.Elle a été précédée par celles d'Allemagne, d'Autriche et des Pays-Bas.En Suisse, le synode des catholique- chrétiens a ouvert la prêtrise aux femmes en 1999, après une dizaine d'années de discussions.L'Église catholique-chrétienne, qui compte 12 000 membres, est la plus petite des trois Églises officielles de Suisse. La Presse 21 février 2000 Page A22 manquante 1LP2301A0221 a23 actus lun 21 f vrier 1LP2301A0221 ZALLCALL 67 00:45:01 02/21/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 FÉVRIER 2000 A 23 La Tribune de Sherbrooke fête ses 90 ans STEVE BERGERON La Tribune Tout près de l'angle des rues Frontenac et Dufferin, en plein coeur du centre-ville de Sherbrooke, une vieille plaque commémorative rappelle aux flâneurs un événement d'importance : la fondation de La Tribune par le sénateur Jacob Nicol, le 21 février 1910.Le quotidien de la rue Dufferin, devenu depuis 1976 le quotidien de la rue Roy, célèbre donc ses 90 ans aujourd'hui.Ce qui en fait le doyen des cinq quotidiens québécois francophones en dehors de Montréal et Québec.C'est à peine 42 jours plus jeune que Le Devoir.Simple anniversaire local ?C'est bien mal connaître le rôle de ce quotidien à l'échelle de la province.La Tribune fut et est encore aujourd'hui le miroir des Cantons de l'Est, son rayonnement déborde largement les frontières de la région.Le nouveau président du Groupe Gesca, Guy Crevier, n'a-t-il pas fait ses premières armes en journalisme en tant que correspondant de La Tribune à Cookshire ?Il suffit de fouiller l'histoire pour voir combien ce quotidien a enrichi les débats.« La Tribune a été de tous les combats, de tous les grands dossiers », mentionne Raymond Tardif, actuel président-éditeur de La Tribune et cinquième du titre.Les archives en font foi : que ce soit la grève d'Asbestos en 1949, la naissance de l'Université de Sherbrooke en 1954, l'accident d'autobus du lac d'Argent qui fit 41 morts à Eastman en 1978, ou l'apparition de véhicules bizarroïdes à Valcourt, créés par un visionnaire du nom de Bombardier, La Tribune était au premier rang.Autre preuve : les nombreux textes signés « Presse canadienne, Sherbrooke » qui parsèment jour après jour les pages des autres quotidiens de la province.« Assez régulièrement, les nouvelles de La Tribune sont diffusées à la grandeur du Canada », mentionne Jean Roy, adjoint au chef du bureau de la Presse Canadienne à Montréal.Ex-directeur de l'information de La Tribune, Jean Roy relève l'apport considérable du quotidien sherbrookois en matière de textes culturels.Les artistes se produisent souvent en premier dans la belle région de l'Estrie.C'est d'ailleurs une tradition pour certaines vedettes de s'adresser en priorité au public estrien.Ces reportages et entrevues deviennent donc fort importants pour la Presse Canadienne.Une galère Mais quelle galère de lancer un quotidien francophone à Sherbrooke en 1910 ! À cette époque, la ville ne compte que 15 000 âmes.Et la majorité d'entre elles sont anglophones.Sherbrooke ne possède qu'un quotidien anglais, The Sherbrooke Record.Il y a bien quelques hebdos de langue française qui vivotent un certain temps avant de disparaître.Me Jacob Nicol, futur député et sénateur, de qui le premier ministre Alexandre Taschereau dira qu'il n'a « jamais connu homme plus honorable », a changé la donne.En partenariat avec un imprimeur de Montréal, Michael A.Foley, il achète The Daily News, tentative avortée de concurrencer localement The Sherbrooke Record.Le 21 février 1910, le premier numéro de La Tribune voit le jour.Il compte huit pages.Le coût de l'abonnement annuel au journal, publié chaque jour sauf le dimanche, est de 1,50 $, ou de 3 $ pour les citoyens qui peuvent se payer le luxe de le faire livrer à domicile.Jacob Nicol, trésorier provincial de 1921 à 1928 et nommé sénateur en 1944, acheta aussi Le Nouvelliste de Trois-Rivières en 1934.Il cédera ses intérêts à Me Paul Desruisseaux en 1955, et ce dernier vendra son entreprise aux Journaux Trans-Canada en 1966.La Tribune de Sherbrooke fut aussi le point d'ancrage de la radio AM locale, CHLT 630, puis de la station de télé CHLT-TV, mieux connue aujourd'hui sous le nom de Télé 7, et affiliée au réseau TVA.Aujourd'hui, le quotidien de la rue Roy compte 200 employés, publie 33 000 copies chaque jour, sauf le samedi, où le tirage atteint 42 000 copies.Il continue de servir de laboratoire pour les journaux du groupe Gesca.Historiquement, c'est à La Tribune qu'on a introduit d'abord les nouvelles technologies.Le journal a été le premier du groupe à se convertir à 100 % au mode informatique, mentionne René Béliveau, conseiller principal en technologie.Outre Guy Crevier et Jean Roy, Pierre Francoeur, éditeur du Journal de Montréal, André Préfontaine, président des Publications Transcontinental, Stéphane Lavallée, directeur de l'information au journal Les Affaires et Michel Dionne, adjoint à l'information au Journal de Québec, pour ne nommer que ceux-là, ont fait leurs classes à Sherbrooke.Des plumes célèbres, comme le poète Alfred Des Rochers et l'auteur Jovette- Alice Bernier, y ont aussi travaillé.Des camelots posent devant l'édifice de La Tribune au début du siècle.Des jurées tombent en amour avec des accusés Presse Canadienne VANCOUVER Des femmes envoient des lettres d'amour à Paul Bernardo en prison.Gillian Guess, jurée au procès d'un présumé meurtrier, assistait à l'audience pendant le jour, puis allait rejoindre l'accusé à la fin de la journée.Partout à travers le pays, des femmes recherchent des correspondants dans les prisons et chaque année, des douzaines de mariages sont célébrés dans les pénitenciers canadiens.Une femme, membre du jury qui a acquitté, à Vancouver, Shannon Murrin d'accusations de meurtre d'une enfant, est allée rejoindre l'accusé après le procès dans sa province natale de Terre-Neuve.Shannon Murrin et la jurée en question, Kathy Macdonald, affirment qu'ils travaillent ensemble à la rédaction d'un livre sur le cas de l'accusé.M.Murrin nie avoir une relation amoureuse avec la jurée et cette dernière se cacherait.La police tente de vérifier si les raisons avancées par l'homme et la femme sont vraies.Shannon Murrin a déjà fait de la prison pour des histoires de vol et d'agression.Décrit devant la cour comme étant mal éduqué et alcoolique, Shannon Murrin s'était rendu en Colombie-Britannique pour tenter de trouver un emploi.Le mois dernier, il a été acquitté à la suite de son procès relativement au meurtre de Mindy Tran, une fillette de 8 ans, morte en 1994.La GRC est certaine d'avoir épinglé le responsable de ce meurtre, mais des preuves amenées en cour démontrent que l'enquête a été sabotée.Il ne serait nullement inhabituel que des personnes accusées de crimes graves s'attirent l'attention et même l'affection d'étrangers.« S'ils sont montrés dans les médias, alors ces criminels peuvent recevoir des lettres de femmes tentant d'établir une relation avec eux », affirme Stephanie Saunders, la porte- parole du pénitencier de Kingston, en Ontario, qui héberge quelques- uns des meurtriers les plus connus au Canada.« Les gens voient ces criminels comme des célébrités, peu importe s'ils sont méchants », ajoute Stephen Hart, un psychologue de l'Université Simon Fraser, en Colombie- Britannique.Paul Bernardo, qui croupira en prison toute sa vie pour les meurtres de deux adolescentes en Ontario, reçoit des lettres derrière les barreaux, et le tristement célèbre meurtrier d'enfants Clifford Olson reçoit des photos de nues et des poèmes d'amour.Certaines personnes fréquentent les criminels violents pour surmonter leur peur.Ce phénomène serait semblable au syndrome de Stockholm, par lequel des otages développent de la sympathie pour la cause de leur ravisseur.Les criminels dangereux procureraient à ces personnes une bonne dose de sensations fortes, selon le criminologue Neil Boyd. La Presse 21 février 2000 Page A24 manquante "]
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