La presse, 22 février 2000, Cahier A
[" 2LP0199A0222 Page A1/22f vrier 2LP0199A0222 ZALLCALL 67 09:04:09 02/22/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, mardi 22 février 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 122 72 pages, 4 cahiers Le Sommet de la jeunesse réglé au «souper des riches» Un Fonds « partenariat-jeunesse » de 300 millions sera constitué en trois ans L'aide de Québec ne sera pas remboursée si les Expos déménagent DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Sommet de la jeunesse s'est réglé au souper des riches.Le gouvernement Bouchard va mettre en place un fonds spécial pour les jeunes où, conjointement avec les entreprises, Québec injectera 300 millions en trois ans.Selon les informations obtenues par La Presse, le premier ministre Lucien Bouchard a livré les grandes lignes de ces intentions lors d'un souper privé dimanche soir, au siège social de la Banque Nationale.Devant un filet mignon, les plus importants patrons et financiers de Montréal ont eu un avant-goût de la conclusion du Sommet de la jeunesse qui débute aujourd'hui et se terminera jeudi.Essentiellement, Québec demande aux entreprises de maintenir une contribution équivalente à celle du Fonds de lutte antipauvreté lancé pour trois ans, en 1996.Les contribuables seront épargnés.Cette contribution des compagnies générera 120 millions en trois ans, une cagnotte à laquelle Québec ajoutera 180 millions pour un total de 300 millions.Ce budget (dont 250 millions ont déjà été attribués) financera une foule d'initiatives dont plusieurs émanent des ministères auxquels La Presse faisait écho hier.Trois grands axes seront favorisés par le nouveau fonds : les stages en entreprises, le développement de l'entrepreneurship et l'éducation-formation, a-t-on appris.Dimanche Voir LE SOMMET en A2 Autres textes sur le Sommet en page A12 ALEXANDRE PRATT Le projet de construction d'un nouveau stade au centre-ville a reçu l'aval du conseil municipal de Montréal, hier soir, mais on est encore loin de la première pelletée de terre.Le consortium des Expos doit encore boucler son financement a v a n t l'échéance fixée par le baseball majeur à la miavril.Le président du Fonds de solidarité de la FTQ, Raymond Bachand, a confirmé à CKAC hier matin qu'il manquait actuellement 16 millions dans les coffres de l'équipe.Sans ces 16 millions, Québec ne s'engagera pas à rembourser des intérêts de huit millions pendant 20 ans sur un prêt de 100 millions contracté par l'organisation.« C'est une condition essentielle pour l'implication du gouvernement », a confirmé à La Presse le sous-ministre adjoint et responsable du dossier au ministère des Finances, Mario Bouchard.Le gouvernement n'a donc encore rien signé avec les Expos et la nervosité gagne les actionnaires locaux.Deux d'entre eux ont confié cette semaine qu'ils craignaient une volte-face de Québec en raison de la perte de leurs pouvoirs (commandite, marketing, financement, stade) à Jeffrey Loria et David Samson.Le document n'est qu'en cours de rédaction, mais le gouvernement semble néanmoins déterminé à aider les Expos.Même que certaines mesures rendront la vie plus facile Voir L'AIDE en A2 Autres textes en pages S2 et S5 Bourque appuie le projet du CHUM dans la Petite-Patrie Les routiers bloquent les routes ÉRIC TROTTIER Le maire de Montréal, Pierre Bourque, fait fi des dérogations au plan d'urbanisme et met tout son poids pour appuyer le projet de construction d'un nouveau CHUM dans le quartier Petite-Patrie.« Je ne comprends pas qu'on puisse être contre un projet comme celui-là, a déclaré le maire, hier, en entrevue à La Presse.La Petite-Patrie a besoin d'un projet de développement.Le choix du terrain, situé le long de la rue Saint-Denis, entre le boulevard Rosemont et la rue Bellechasse, est très sain.L'endroit a tous les avantages : premièrement, c'est un vieux site industriel qui pourra être recyclé.Ensuite, il est facile d'accès.Quant au fait que le sol est contaminé, vous devriez savoir que tous les sols de Montréal sont contaminés.L'annonce du site du futur hôpital de 850 millions, fin janvier, par la ministre de la Santé, Pauline Marois, a soulevé un tollé qui ne cesse de prendre de l'ampleur.Urbanistes, architectes et autres commentateurs des affaires montréalaises déplorent l'emplacement éloigné du centre-ville, le fait que la construction du futur CHUM déroge en plusieurs points au plan d'urbanisme adopté par la Ville en 1992 \u2014 lequel prévoyait que le secteur devait demeurer industriel \u2014, le manque de consultation entourant tout le projet, sa situation géographique (tout à côté d'une voie ferrée sur laquelle circulent des convois transportant des produits toxiques), etc.« Je suis parfaitement d'accord (avec les dérogations), leur répond le maire Bourque.Le plan d'urbanisme, c'est vivant, ce n'est pas statique dans le temps.Et puis, le projet de CHUM sera débattu publiquement à la CDU (Commission de développement urbain).Comme pour le stade des Expos au centre-ville, la CDU va consulter les gens, ce qui permettra de bonifier le projet.» Avant même le début des Voir BOURQUE en A2 PHOTO PC Plus de 400 camionneurs indépendants ont bloqué hier la Transcanadienne à Amherst, à la frontière de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick pour protester contre les prix du diesel.Automobiles et véhicules d'urgence pouvaient circuler librement, mais tous les camions de transport étaient arrêtés et contraints de se joindre au blocus.Le mouvement de protestation des camionneurs fait tache d'huile Presse Canadienne AMHERST, N.-É.Dénonçant la hausse des prix du carburant, des centaines de camionneurs ont bloqué hier l'autoroute Transcanadienne à la frontière de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, empêchant la circulation des véhicules commerciaux.Et le mouvement de protestation semble vouloir se répandre à travers le pays.Au moins 400 18-roues s'alignaient le long de la route, à la frontière, imposant un blocus partiel qui a presque complètement paralysé le transport des denrées dans les provinces de l'Atlantique.En fin de journée, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a obtenu une injonction provisoire contre les manifestants, injonction qui demeurera en vigueur jusqu'à vendredi matin.C'est maintenant à la Gendarmerie royale du Canada de la faire appliquer, a indiqué Hugh Fraser, un porte-parole du ministère néo-écossais des Transports.Mais un porte-parole des camionneurs a affirmé que cette injonction ne servirait à rien.Ce n'est « qu'un autre bout de papier », a-t-il lancé.« Comment vont-ils la faire respecter ?» La menace d'amendes n'effraiera pas les camionneurs, a-t-il ajouté, puisque l'escalade des coûts de l'essence leur a enlevé tout moyen de les payer.De chaque côté de l'autoroute, une voie était laissée libre pour le passage des automobiles et des véhicules d'urgence, mais tous les camions de transport étaient stoppés et forcés de se joindre au Voir LES ROUTIERS en A2 Tammy Hoy - PC Amherst Memramcook Sackville N.-B.N.-É.Les camionneurs bloquent l'autoroute N.-B.Qué.T.-N.N.-É.É.-U.I.-P.-É.Océan Atlantique Afin de protester contre la hausse des prix de carburant, des centaines de camionneurs bloquent la Transcanadienne à la frontière de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.Blocus de camions Penser en gagnants Dans le quatrième d'une série de huit éditoriaux, Alain Dubuc nous dit que, nostalgique, le nationalisme québécois ne correspond plus à ce que le Québec est devenu.À lire en page B3 INDEX Petites annonces - index C19 - immobilier C19, C20 - marchandises C20 - emplois C20 - automobile C20 à C22 - affaires C4 Arts et spectacles B4 à B8 - horaire spectacles B6 - horaire télévision B5 - télévision B4 Bandes dessinées C20 Bridge C22 Décès C23 Économie C1 à C16 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C19 Feuilleton C21 Foglia Pierre A5 Horoscope C22 Le monde C17, C18 Loteries A2, A7, C4 Mots croisés C20, S10 Mot mystère C21 Opinions B3 Politique A12, B1 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL L'Iran des jeunes - Mario Roy page B2 MÉTÉO Plutôt nuageux Max.2, min.-2 Cahier Sports, page 16 2LP0201A0222 Page A2/22f vrier 2LP0201A0222 ZALLCALL 67 00:47:13 02/22/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Suites de la une Le Sommet de la jeunesse réglé au «souper des riches» LE SOMMET / Suite de la page A1 soir, le président de la Banque Nationale, André Bérard, avait convié en secret 35 hommes d'affaires importants (aucune femme et surtout aucun jeune ne participait à l'exercice).On y retrouvait le gratin des entreprises québécoises, Pierre Beaudoin, le fils du président de Bombardier, Francois-Jean Coutu, le fils du pharmacien, Pierre-Karl Péladeau, de Quebecor et Marcel Dutil, de Canam Manac.Il n'y avait pas seulement le filet mignon qui était rouge saignant ; beaucoup de bonzes associés au PLQ figuraient en bonne place aux cinq tables du souper : Luc Beauregard, de National, Pierre Michaud, de Rona, de même que deux courtiers bien connus, Jacques Ménard et Guy Savard.Ce dernier a déjà été responsable du financement du Parti libéral du Québec.Plus difficilement classables, on retrouvait le commentateur Jean Lapierre, un ami du banquier Bérard, Gérald Ponton, de l'Alliance des manufacturiers, et Michel Émond, son président du conseil, ainsi que Jean Houde, de la Chambre de commerce du Québec.S'y trouvait aussi Raymond Bachand, du Fonds de solidarité de la FTQ, qui avant le dessert \u2014 un renversé au chocolat \u2014 vint refaire son plaidoyer pour qu'on crée un fonds en fiducie de 100 millions pour financer des emplois à même les intérêts générés.Les 20 millions du programme étudiant actuel du Fonds de solidarité ont permis de placer 450 jeunes l'été passé.Mais son projet serait difficilement conciliable avec celui expliqué par M.Bouchard avant le repas, dimanche soir, un Fonds « partenariat » ou « concertation-jeunesse » qui devrait être le clou du sommet qui débute aujourd'hui.Cette initiative, dont le nom n'est pas encore choisi, est calquée sur le Fonds de lutte antipauvreté créé au sommet de l'automne 1996.Le fonds de 1996 devait recueillir 250 millions en trois ans à même une contribution des salariés et des entreprises sur les impôts payés.On parlait d'une surtaxe de 0,3 %, grosso modo l'équivalent d'une heure de travail pour un individu.Ce fonds a amassé 40 millions de plus que prévu et pourra fonctionner un an de plus.Les patrons étaient farouchement opposés à sa reconduction et la présentation de M.Bouchard visait clairement à s'assurer de l'aval tacite des employeurs à une initiative de même farine.« Il voulait vérifier qu'il n'y aurait pas de réticences majeures du monde des affaires et il a été rassuré », résume un participant.Pas de contribution des salariés Certaines associations patronales (le Conseil du patronat et la Fédération de l'entreprise indépendante) étaient, dit-on, outrées d'avoir été « oubliées » par le banquier Bérard.Selon les explications fournies dimanche soir par M.Bouchard, le fonds qui sera annoncé au Sommet de la jeunesse sera financé par une contribution des entreprises équivalente à celle consentie depuis 1996 pour le Fonds de lutte à la pauvreté.Comme en 1996, les entreprises du secteur financier seront appelées à faire une contribution plus importante (grosso modo du double) de celle des autres corporations.À la différence du fonds de 1996 toutefois, les contribuables n'auront pas à mettre la main dans leurs goussets.Le prochain budget se veut être celui des baisses d'impôts et l'apparition d'une contribution spéciale aurait embrouillé le message, explique-t-on.M.Bouchard s'était fait accompagner par le ministre responsable du Sommet, François Legault ainsi que par son conseiller pour les politiques jeunesse, Me Pierre-Luc Desgagné.L'aide de Québec ne sera pas remboursée si les Expos déménagent Bourque appuie le projet du CHUM dans la Petite-Patrie L'AIDE / Suite de la page A1 au groupe de la relance.Selon Mario Bouchard, Québec n'exigera pas de garanties que l'équipe demeure à long terme.« Nous cesserons simplement de payer les intérêts de huit millions par année s'ils déménagent », a-t-il expliqué.Il a ajouté que si l'équipe devait partir, le gouvernement ne demandera pas un remboursement aux actionnaires.Donc, si les Expos quittent Montréal dans cinq ans, le groupe de la relance et les investisseurs américains n'auront pas à rembourser 40 millions à Québec.Par contre, la responsabilité du gouvernement sera limitée en ce qui a trait au nouveau stade.Selon le protocole d'entente signé par la Régie des installations olympiques (RIO) et les Expos le 8 décembre dernier, le club cédera la gestion du stade à la RIO afin d'être exempté de taxes municipales.Les Expos assumeront tous les frais.La RIO pourra cependant exiger des actionnaires qu'ils reprennent possession du stade pour un dollar si l'équipe devait partir.Prêt de 16 millions Par ailleurs, l'information diffusée par Radio- Canada samedi selon laquelle Jeffrey Loria a exigé 30 millions de plus de la part des investisseurs locaux est inexacte.Le marchand d'art new-yorkais a plutôt envoyé une lettre aux actionnaires pour leur demander de se tenir prêts à garantir un prêt de 16 millions si le financement n'est pas complété à la mi-avril.C'est que les actionnaires locaux n'ont amassé que 59 des 75 millions qu'ils s'étaient engagés à trouver.Par mesure préventive, Loria a donc effectué un cash call.Il ne s'agit donc pas d'une nouvelle injection de capitaux dans l'équipe.Chaque fois qu'un nouvel investisseur se joindra au groupe d'ici la mi-avril, le montant du prêt diminuera.Le groupe Saputo, CGI, la firme d'ingénierie Axor et Sam Eltes, propriétaire d'un commerce de Mercedes, sont parmi les partenaires potentiels.Les Expos ont également déposé de nouvelles offres à CKAC, TVA, RDS et la SRC pour la télédiffusion des matchs.Le commanditaire Labatt a d'ailleurs demandé à l'équipe qu'elle signe un contrat avec les réseaux de télévision d'ici le début de la saison.BOURQUE / Suite de la page A1 travaux de la CDU sur le CHUM, le maire Bourque a envoyé une lettre ouverte, hier, à différents médias, dans laquelle il prend la défense du projet de la ministre de la Santé, tout en dénonçant les « arguments alarmistes » des opposants au projet et le « caractère de règlement de comptes qui risque de compromettre la réalisation » du CHUM.« Par cette lettre, a-t-il expliqué, je voulais dire au gouvernement : ne lâchez surtout pas, on est derrière vous.Pour moi, s'il y a un projet qui est important à Montréal, c'est bien celuilà.Selon lui, l'implantation prochaine du CHUM dans la Petite-Patrie annonce la renaissance économique, sociale et démographique de ce quartier qui figure parmi les plus défavorisés à Montréal.Les routiers bloquent les routes Dr KENNETH WALKER Correction À la fin de la chronique du Dr Kenneth Walker parue dans notre numéro de dimanche dernier, il aurait fallu lire 1-877-463-3336, et non 1-800 -463-3336.Le Dr Walker s'excuse de cette erreur.LES ROUTIERS / Suite de la page A1 blocus.Les camionneurs qui ont organisé ce mouvement spontané ont accumulé une longue liste de doléances, mais ils en ont principalement contre les prix à la hausse du carburant, les autoroutes à péage et la baisse de leurs salaires.Tout en disant avoir « de la sympathie » pour le sort des camionneurs, le porte-parole du gouvernement de Nouvelle-Écosse a déclaré que celui-ci ne négocierait pas avec des gens qui font de l'intimidation.La manifestation trahit un mécontentement croissant au sein de l'industrie nordaméricaine du camionnage \u2014 principalement du fait des prix à la pompe du carburant diesel, qui ont augmenté de 150 % au cours de la dernière année.Certains camionneurs doivent maintenant débourser près de 1000 $ pour remplir leurs réservoirs.La frustration n'est pas l'apanage des seuls camionneurs des provinces atlantiques.En Ontario, plusieurs centaines de camionneurs ont en effet immobilisé leurs semi- remorques et refusé de travailler hier, un peu partout dans le Toronto métropolitain.Ils réclament une aide financière pour les aider à payer le carburant, et des augmentations de leurs salaires, figés depuis 12 ans.Plusieurs d'entre eux ont par la suite été accusés de conduite dangereuse, ou d'avoir roulé trop lentement.Selon un agent de la police provinciale, les chauffeurs ont reçu des amendes excédant parfois 1000 $.Au Québec, les camionneurs indépendants de l'Outaouais ont poursuivi leur mouvement de protestation contre la hausse du prix du carburant.La veille, ils avaient cessé toute activité sur le coup de midi, envahissant ensuite certaines routes de la région, pour intercepter tous les poids lourds qui y circulaient et leur demander de s'immobiliser.Sans chercher à bloquer les automobilistes, leur mouvement avait cependant ralenti la circulation locale pendant plusieurs heures.À Terre-Neuve, une dizaine de semi-remorques se sont aussi immobilisées.Quelque 90 % du transport de marchandises au pays se fait par camion.Le camionnage est particulièrement important pour les provinces atlantiques, où le réseau ferroviaire a subi des compressions draconiennes ces dernières années.Il n'existe d'ailleurs plus à Terre-Neuve ni à l'Île-du-Prince Édouard.STÉRILISATION Précision Le reportage sur la stérilisation des Péruviennes publié en page A14 de notre numéro du dimanche 20 février a été réalisé grâce à la Bourse Nord-Sud attribuée à la journaliste Isabelle Burgun par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et financée par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI).Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-6-6 à quatre chiffres : 7-1-3-0 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 19 h 30; n à Saint-Laurent: Collège Vanier, cafétéria Jake, 821, boul.Sainte-Croix, de 9 h 30 à 15 h.Objectif: 80 donneurs; n à Montréal: Banque CIBC, hall d'entrée, 115, boul.René-Lévesque Ouest, de 9 h 30 à 16 .Objectif: 100 donneurs; n à Saint-Jean-sur-Richelieu: Cégep Saint- Jean-sur-Richelieu, en collaboration avec l'Association étudiante, Cégep St-Jean-sur- Richelieu (local A-101), 30, boul.du Séminaire Nord, de 9 h 30 à 15 h 30.Objectif: 140 donneurs; n à Sainte-Thérèse: Cégep Lionel-Groulx, Carrefour étudiant, 100, rue Duquet, de 10 h à 16 h.Objectif: 175 donneurs.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Croyez-vous qu'Alban D'Amours réussira à faire du Mouvement Desjardins une meilleure institution financière?La nouvelle position constitutionnelle du PLQ, qui privilégie une approche de cogestion avec Ottawa, vous satisfait-elle?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 62 % Non: 38 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE Mannequins mais pas marionnettes Derrière le tailleur signé machin, le sourire Pepsodent, la page couverture du Vogue et les nombreux voyages qui forment la jeunesse, la vie de mannequin n'est pas toujours aussi glamour qu'elle paraît.Avant d'accéder aux passerelles des grands couturiers, Apollon et Vénus ne vivent pas toujours la vie de château.Dans le cahier Mode de demain, notre collaboratrice Viviane Roy rencontre des mannequins et agents de modèles qui nous font percevoir l'envers de la médaille. La Presse 22 février 2000 Page A3 manquante 2LP0401A0222 A4 mardi 22f v 2LP0401A0222 ZALLCALL 67 00:47:20 02/22/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Le Canada fait bonne figure en matière de scolarité 54% des Canadiens ont complété une formation postsecondaire MARC THIBODEAU Le niveau de scolarité des citoyens du Canada, qui fait bonne figure parmi les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), a augmenté très nettement au cours de la dernière décennie.C'est ce qu'indique une nouvelle étude du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, produite conjointement avec Statistique Canada, qui a été rendue publique hier.En 1990, 43 % des personnes de 25 à 54 ans au pays avaient complété une formation postsecondaire, alors qu'on en trouvait plutôt 54 % en 1998.Le pourcentage de personnes ayant complété une formation universitaire est parallèlement passé de 18 % à 23 %.Le Québec, sur ce plan, se situe exactement dans la moyenne.Le nombre de personnes n'ayant pas complété de formation secondaire a chuté de 27 à 18 % durant la même période.Au Québec, ce pourcentage est passé de 32 à 22 %.Les résultats du Canada en matière de formation postsecondaire se comparent avantageusement à ceux des autres pays de l'OCDE, qui publiait récemment une série d'indicateurs à ce sujet pour l'année 1996.Ces indicateurs, qui couvrent un groupe d'âge légèrement différent de celui retenu par le Conseil des ministres de l'Éducation, soit 25 à 64 ans plutôt que 25 à 54 ans, indiquent que le pays se place en fait en tête de peloton en cette matière.Selon l'OCDE, 48 % de la population canadienne avait complété une formation postsecondaire en 1996 alors que la moyenne des pays membres était de 23 %.Les États-Unis étaient deuxièmes à 34 %.Lorsqu'on ne considère que le pourcentage de diplômés universitaires, le Canada arrivait deuxième derrière son voisin américain (17 % versus 26 %).Norvège, Australie et Danemark suivaient.Le rapport du Conseil des ministres de l'Éducation indique par ailleurs que le Canada compte parmi les pays qui investissent le plus en éducation, tant au niveau primaire et secondaire qu'au niveau postsecondaire.L'évolution du financement, qui s'établissait à 2000 $ par habitant pour l'année scolaire 1998-1999, a varié grandement d'une province à l'autre au cours des dix dernières années.Au Québec, il a augmenté de 7 % durant la première moitié de la décennie avant de chuter de 8 % de 1994 à 1998.Au niveau primaire et secondaire, une baisse de 2 % a été enregistrée dans la province durant cette période.Les dépenses pour les autres niveaux d'enseignement, indique le Conseil des ministres de l'Éducation, y ont parallèlement augmenté « mais à un rythme plus lent que la croissance démographique ».Profil de fréquentation scolaire des populations autochtones en 1996.Faible revenu Revenu moyen Total Pourcentage de la population âgée entre 18 et 21 ans et fréquentant l'université, en fonction du statut socio-économique de la famille: Canada É.-U.Norvège Suède Australie Nouv.-Zélande Belgique Irlande Danemark Allemagne Suisse Royaume-Uni Finlande France Grèce Espagne Pologne Portugal Autriche Pourcentage de la population âgée entre 25 et 64 ans qui a complété des études postsecondaires, par pays, en 1996: Diplôme d'études universitaires Diplôme d'études collégiales 25-29 25-54 0 10% 20% 30% 40% 50% Points saillants d'un rapport sur l'éducation rendu public hier par Statistique Canada.Revenu élevé Pourcentage total de la population ayant fait des études postsecondaires, pour l'ensemble des pays: 23 % Pourcentage total de la population ayant fait des études universitaires, pour l'ensemble des pays: 13 % N'ont pas complété leurs études secondaires Ont un diplôme d'études secondaires Ont fréquenté le collège Ont fréquenté l'université Source: Statistique Canada Sean Vokey - PC Campbell's Canada n'est pas pressée de se retirer des écoles québécoises MARC THIBODEAU Même si son initiative est clairement illégale aux yeux du ministère de l'Éducation, Campbell's Canada n'a toujours pas mis fin à son programme de collecte d'étiquettes dans les écoles du Québec.« Nous n'avons rien fait depuis qu'on nous a informés qu'il y avait un problème.J'ai beaucoup de dossiers à traiter et je n'ai pas eu le temps de m'occuper de celui-là autant que je le voudrais », a indiqué hier la responsable du programme chez Campbell's, Debbie Mc Carthy.Elle a indiqué qu'elle n'était toujours pas fixée sur l'illégalité de cette initiative, qui contrevient, selon le ministère, aux dispositions de la Loi sur l'instruction publique ainsi qu'à la Loi sur la protection du consommateur.Campbell's, a-t-elle noté, veut aussi évaluer comment le programme est perçu dans la population pour s'assurer que son image n'est pas ternie.« Si c'est le cas, nous agirons en conséquence », note Mme Mc Carthy, qui espère remettre une recommandation à ses supérieurs dans les semaines qui viennent.Le programme de Campbell's touche actuellement 70 écoles de la province, qui peuvent échanger les étiquettes des produits de l'entreprise contre du matériel scolaire.À la fin du mois de janvier, Kellogg's a indiqué qu'elle mettait fin à un programme de même nature après avoir croisé le fer avec le ministère de l'Éducation.Des contacts ont aussi été pris avec Campbell's après que La Presse eut signalé leur initiative au début du mois de février.Alain Leclerc, porte-parole du ministre de l'Éducation, François Legault, disait avoir obtenu l'assurance de Mme Mc Carthy que la firme se comporterait « en bon citoyen corporatif ».®Marque déposée de La Banque de Nouvelle-Écosse.MC Marque de commerce de La Banque de Nouvelle-Écosse.Les Fonds communs Scotia sont offerts par Placements Scotia Inc., filiale en propriété exclusive de La Banque de Nouvelle-Écosse.Il est recommandé de lire le prospectus des Fonds avant d'acheter des parts; ce document est disponible dans les succursales de la Banque Scotia.Les fonds communs ne sont pas garantis ni assurés.La valeur des parts fluctue fréquemment et les rendements passés peuvent ne pas se répéter.Un placement dans un fonds commun peut donner lieu à des commissions ou à des frais de suivi, de gestion et autres.Les rendements indiqués sont les rendements totaux annuels composés sur les différentes périodes considérées, terminées le 31 janvier 2000; ils tiennent compte de la variation de la valeur des parts et du réinvestissement de toutes les distributions, mais ne comprennent pas les frais de vente, frais de rachat ou autres frais optionnels à payer par le détenteur de parts, qui réduiraient le rendement s'ils étaient pris en compte.ÇQuestion rendement, mes fonds parlent pour moi Ð Et en cinq langues !È Investir à l'étranger comporte deux avantages de taille : un meilleur potentiel de croissance et une diversification plus grande.Pourtant, la plupart des Canadiens ne profitent pas entièrement des 20 % de contenu étranger autorisés et des rendements supérieurs qu'on peut en tirer.Nos fonds internationaux sont un excellent moyen de tirer le maximum des placements étrangers.Et notre suivi automatique vous assure de ne jamais dépasser la limite.Une autre solution rapide, intelligente et simple.Profitez-en dès maintenant.Appelez le 1 800 575-8888, visitez notre site au www.banquescotia.ca ou passez à l'une de nos succursales.Fonds communs Scotia® Taux de rendement composés annuels moyens 1 an 3 ans 5 ans 10 ans 15 ans Fonds de croissance internationale 14,3 % 16,5 % 14,1 % 11,2 % 12,0 % Fonds de croissance d'Amérique latine 59,4 % 5,3 % 11,6 % n.d.n.d.Fonds de croissance de la région du Pacifique 76,7 % 10,6 % 10,0 % n.d.n.d.Fonds des marchés émergents 52,4 % -3,1 % -0,03 % n.d.n.d.La vie vous sourit RER 2LP0501A0222 A-5 MARDI 2LP0501A0222 ZALLCALL 67 00:47:27 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 A 5 Le courrier du genou tienne GAGNÉ, 16 ans, Boucherville \u2014 J'ai une question de la plus haute importance : quand vous écrivez vos textes, comptez-vous le nombre de lignes par paragraphe ?Moi, si je ne les compte pas, je perds des points dans mes compos.Plus de 15 lignes c'est trop ça a d'l'air.Pour les idées qui sont dans le texte, on perd des points ou on en gagne selon que c'est les mêmes ou pas les mêmes que celles du prof.Vous, M.Foglia, êtes-vous plus payé si votre texte reflète les pensées de votre boss ?Réponse : Pour les paragraphes, la règle est que tu dois changer de paragraphe quand tu changes d'idée.Mais la même règle ne s'applique pas pour les boss.Quand bien même tu changerais de boss ils ont tous la même idée.C'est pour ça que ça fait 30 ans que je travaille à La Presse.Lise MORISSETTE, institutrice, Gatineau \u2014 À propos des enfants qu'on nourrit à l'école, il y a quelques années j'enseignais dans un milieu défavorisé, le curé a pris sur lui d'offrir le déjeuner aux enfants pauvres, mais il a dû abandonner la pratique parce que les mères de « classe moyenne » disaient à leurs enfants d'aller déjeuner avec leurs amis.On devait choisir, toi t'es un vrai pauvre tu peux manger, toi non, ta mère a de l'argent.J'ai changé d'école.Je me suis retrouvée dans un milieu encore plus défavorisé.Les petits bouts de chou me disaient en pleine classe : « Lise, j'ai faim ! » Ils étaient adorables.Un jour je m'approche d'un petit pit qui mâchait de la gomme, c'était interdit, je lui dis : « Est-ce que tu as de la gomme dans ta bouche ?» Il m'a répondu : « Oui Lise, mais je peux pas te la donner parce que c'est ma dernière.» Une enseignante en congé maladie \u2014 (La lettre est publiée dans la revue suisse Éducateur Magazine, le numéro de décembre dernier.Elle consolera les profs d'ici, du moins quelques- uns).Chers élèves, j'ai tout fait pour améliorer mon enseignement, mieux comprendre vos intérêts, vos difficultés.ma pédagogie a toujours été basée sur le respect de l'autre et des différences culturelles et sociales.Je ne vous ai jamais refusé mon aide, mais là, soudain, j'ai craqué.Le vide.Je donnais, je ne recevais jamais.Vous, les garçons, n'avez jamais dépassé votre machisme à quatre sous, gonzesse, nana, baisable.Vous, les filles, caricatures de la femme soumise, arrogantes avec moi, rampantes devant les caïds, quelle tristesse.J'ai été hospitalisée chez les fous, eh oui.Pas un seul, aucune de vous ne sont venus me rendre visite.Quelques collègues, une maman.Maintenant je vais mieux.Mais quand je pense à vous, pas vraiment.HÉLÈNE, la lettre est datée du 14 février \u2014 En ce jour de la Saint-Valentin je voulais vous dire que mon mari s'est pendu.Il a mis fin à sa peine profonde.Excusez-moi, je ne voulais pas vous embêter avec ça, mais il vous aimait bien.On naît.On vit.On se reproduit.Puis on meurt.Réponse : Je le savais déjà madame, quand j'étais petit on m'a raconté cette fable d'un roi qui demanda à ses conseillers de lui écrire l'histoire de l'humanité.Ils le firent en 500 volumes.Trop long dit le roi.Les conseillers résumèrent en cent volumes.Encore trop long, dit le roi.Dix volumes, deux, toujours trop long.À la fin l'un des conseillers dit au roi : « L'homme naît, souffre et meurt ».Cindy MICHAUD (onze ans) de l'école Jeanne-Le Ber \u2014 Hé, Cindy Michaud, j'ai lu ton texte dans le journal de la maison de la culture Marie- Uguay sur le fer à repasser de ton arrière-grand-mère qu'il fallait faire chauffer sur le poêle.Mais j'ai pas tout compris.C'est le fer à repasser ou la grand-mère qu'il fallait faire chauffer sur le poêle ?Hé, Cindy Michaud, est-ce que, par hasard, ta mère ne s'appellerait pas Chantal Michaud ?Ben d'abord je la connais.Je l'ai rencontrée une fois, ça fait au moins cent ans, elle venait de passer au feu.Si c'est bien elle tu vas la reconnaître : dans ses poches il y a des graines de tournesol.J'ai écrit une chronique sur elle et ça s'appelait justement : Quatre graines de tournesol.C'est une chronique que je suis bien content d'avoir écrite.Embrasse-là.Danielle LAREAU, du Groupe SECOR \u2014 Vous avez parlé dans votre chronique d'un de nos collègues chez SECOR, directeur-ausein- de-l'unité-stratégie-qui-se-spécialisedans- la-conduite-de-mandats-de-planification- ainsi-que-dans-la-transformation-organisationnelle- en-plus-d'offrir-des-servicesd'analyse- stratégique-et-d'intelligence-demarché- dans-le-cadre-d'acquisitions-ou-dedésinvestissements.Vous disiez : « C'est sa maman qui doit être contente ».Cela nous a soudainement fait penser à nos mères, nous avons illico procédé à une enquête maison qui vous donne entièrement raison.À notre grand désarroi, 88 % de nos mères ne comprennent pas le type de travail que leurs enfants font chez SECOR, 67 % d'entre elles affirment qu'elles sont malgré tout fières de nous et 21 % qu'elles s'en foutent totalement (ce qui explique sans doute le comportement déviant de certains collègues).Quoique pouvant paraître invraisemblable à la lecture de la phrase alambiquée que vous avez citée, 99 % de nos employés comprennent ce qu'ils font.Les autres ont été mis à la porte.Réponse : Je peux vous parler de cul deux secondes madame ?Quand j'étais en âge d'avoir des fantasmes, je manquais terriblement d'imagination, je rêvais de sauter \u2014 est-ce assez convenu \u2014 des bonnes soeurs dans des ascenseurs.Si c'était aujourd'hui, je fantasmerais assurément sur une spécialiste dans la conduite des mandats de planification.Dites-moi, est-ce qu'il y en a aussi des rousses ?André BOISCLAIR, ministre de la Solidarité sociale \u2014 M.Foglia, votre article du 25 septembre dernier relativement aux adultes hébergés prestataires d'aide sociale est demeuré bien présent à ma mémoire.Le 22 décembre, le Conseil des ministres a autorisé la prépublication d'un projet de règlement qui assouplira les règles d'admissibilité à l'aide sociale (pour adultes hébergés dans les centres de soins longue durée) à compter du 1er mai 2000.Le montant des avoirs qu'un adulte hébergé pourra détenir au moment de faire une première demande d'aide financière passe de 151 $ à 737 $.L'adulte déjà admis à l'aide financière et dont les avoirs liquides dépassent 2500 $ pourra redevenir admissible quand son avoir sera égal à 2500 $ ou moins, sans être astreint, comme auparavant, d'épuiser toutes ses économies.Longue vie à l'amendement Foglia.Réponse : Merci monsieur.Et ne vous gênez surtout pas.Si vous manquez encore d'idées pour améliorer le sort du monde, appelez-moi.On ne fera pas un sommet pour ça.Pierre Un maillot de bain ou un anorak pour la fin du monde?Associated Press WASHINGTON Prévoyez petites laines ou maillots de bain pour la fin du monde.Selon l'Association américaine pour le progrès de la science, la fameuse American Association for the Advancement of Science (AAAS), la Terre finira soit en se desséchant, soit en brûlant, soit en gelant.Et il ne reste peut-être plus que 500 petits millions d'années pour se préparer.Le destin de la planète bleue dépend du Soleil qui, comme toutes les étoiles, s'éteindra un jour, a expliqué au congrès annuel de l'AAAS James Kasting, professeur des sciences de la Terre à l'Université d'État de Pennsylvanie.Le Soleil deviendra de plus en plus chaud et brillant.La température de notre planète commencera à s'élever.« Les choses se gâteront lorsque la température moyenne atteindra 60 degrés centigrades et que la Terre commencera à perdre son eau », poursuit James Kasting.L'atmosphère sera alors composée de 10 à 20 % d'eau, la vapeur d'eau s'élèvera dans la stratosphère et les molécules d'eau se casseront, libérant l'oxygène et l'hydrogène qui les composent.Les astronomes entrevoient depuis longtemps ce phénomène.Celui- ci, initialement prévu dans environ cinq milliards d'années, pourrait survenir bien avant, selon de nouveaux calculs.« Au pire, les océans pourraient disparaître dans environ 1,2 milliard d'années », transformant la planète bleue en désert, d'après le Pr Kasting.Et le début de la fin est encore plus proche.À cause de l'élévation des températures, les océans absorberont le gaz carbonique, privant l'atmosphère de ce gaz indispensable à la respiration des plantes, la photosynthèse.Selon le scénario du Pr Kasting, le dioxyde de carbone aura disparu de l'atmosphère dans environ 500 millions d'années, tous les végétaux mourront, entraînant dans leur sillage la disparition de toute forme de vie dépendant des plantes.« Si nos calculs sont corrects, la Terre a été habitable pendant 4,5 milliards d'années mais n'a plus qu'un demi-milliard d'années devant elle.» Le professeur Fred Adams, chercheur en physique de l'Université du Michigan, prévoit quant à lui que la planète sera, soit glacée, soit calcinée.Le Soleil épuisera son énergie et expulsera le gaz qui le compose, réduisant en cendres Mercure, Vénus, la Terre et Mars, qui pourraient même disparaître.Dans cette hypothèse, la vie aura disparu de la Terre d'ici 3,5 milliards d'années.Mais notre planète pourrait aussi mourir de froid. 2LP0699A0222 A6 mardi 22 f v 2LP0699A0222 ZALLCALL 67 09:05:09 02/22/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Une enquête dénonce les pratiques de Tony Martin ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Les façons de faire de M.Tony Martin relativement à des produits naturels sont non seulement dénoncées par le magazine de protection des consommateurs Protégez- vous mais feront vraisemblablement l'objet d'une poursuite du Collège des médecins.Dans son numéro de mars, le magazine publie les résultats d'une enquête menée par Pierre Frisko selon laquelle M.Martin utilise le titre abrégé de docteur (Dr), alors qu'il n'est pas médecin, pose des diagnostics à l'égard de personnes qui se présentent près du comptoir de pharmaciens et recommande par écrit sur une feuille portant l'entête « ordonnance verbale » l'achat d'un produit disponible sans ordonnance « le pycnogenol » et en vante les mérites par le biais de publicités à la télévision.M.Martin assure que ce produit est susceptible de faire cesser allergies, varices, hypertension, fibromyalgie et plusieurs autres problèmes.Une plainte portée au Collège des médecins il y a quelques mois a suscité la tenue d'une enquête qui est « assez avancée », a confié hier l'enquêteur Ken Holland, du Collège des médecins.« On s'inquiétait parce qu'il semblait donner des consultations dans les pharmacies », a indiqué M.Holland.Deux aspects ont été examinés.On a cherché à savoir si Tony Martin respectait l'article 32 du Code des professions qui interdit l'utilisation d'un titre ou de mots pouvant s'apparenter au titre ou encore s'il exerçait la fonction découlant de ce titre.M.Holland a également examiné si Tony Martin ne contrevenait pas à l'article 31 de la loi médicale définissant ce qu'est l'exercice de la médecine : recevoir des gens en consultation, recommander un traitement ou établir un diagnostic.« Si c'est le cas nous pouvons porter des accusations devant la Cour du Québec pour usurpation du titre de médecin ou exercice illégal de la médecine », a précisé M.Holland.« Dans les prochains jours nous allons recommander au comité administratif du Collège des médecins de nous autoriser à porter des plaintes », a-t-il dit.Du côté de la corporation des pharmaciens, il a été impossible d'obtenir des commentaires, hier.Conseils et diagnostics Chez les pharmacies Uniprix, citées par l'Office de la protection du consommateur, où Tony Martin aurait prodigué des conseils, établit des diagnostics et rédigé une ordonnance à deux pas du comptoir de pharmaciens, le porte-parole André Fortin a tenu à souligner que « le produit prescrit n'est pas un produit sous ordonnance, comme du jus d'orange ou des gouttes pour les yeux ».« Pour le pharmacien, cela n'a aucune valeur d'ordonnance.Quelqu'un qui en veut n'a pas besoin d'une ordonnance », a-t-il dit.« Il s'agit d'un produit naturel pas meilleur ni pire que les autres sur le marché.Il y a une demande des consommateurs pour ces produits.Quand un consommateur demande le produit, avec ou sans papier en main, rien n'empêche qu'il l'obtienne », a-t-il renchéri.Quant aux conseils qu'auraient formulés M.Martin, M.Fortin fait valoir que « des pharmacies peuvent avoir des naturopathes qui donnent des conseils dans la domaine de la naturopathie ».À l'Office de la protection du consommateur, Georges- André Levac, a indiqué que le but du communiqué émis hier sur Tony Martin était d'alerter les consommateurs québécois des dangers qu'il y a à croire à ce que diffusent largement des infopublicités.« Il n'est pas docteur en médecine, ni reconnu comme chiropraticien ou pharmacien et il vend des produits naturels à l'intérieur des officines des pharmacies, non pas dans la zone commerciale, mais là où sont émis les ordonnances et remis les médicaments brevetés ».Il n'y a pas qu'Uniprix où cela se passerait, a précisé M.Levac.« Très peu de pharmacies échappent à cet engouement », a-t-il dit.« Nous avons mis les cartes sur table.La table est montée », a-t-il soutenu avant de rappeler que les corporations professionnelles détiennent le mandat de protéger les citoyens.Viagra : Ottawa rembourse les anciens combattants Presse Canadienne OTTAWA On dit que les vieux soldats ne meurent jamais mais disparaissent lentement.Le ministère des Anciens combattants a décidé de faire en sorte que leur disparition soit la plus lente possible en approuvant le remboursement d'un nouveau médicament : le Viagra.Le ministre George Baker doit en effet annoncer cette semaine que son ministère inclura désormais le Viagra parmi les médicaments remboursés aux anciens combattants.Dans des documents obtenus par la Presse Canadienne, Ottawa reconnaît que c'est la première fois au Canada que des fonds publics sont utilisés pour améliorer les performances sexuelles.Le ministère des Anciens combattants reçoit déjà jusqu'à 1000 demandes par mois pour ce médicament contre l'impotence approuvé par le fédéral en mars dernier.Les Amputés de guerre ont écrit à plusieurs reprises au ministre Baker pour que le médicament soit remboursé et le ministre lui-même a reçu personnellement de nombreuses demandes à ce sujet lors de visites des différents corps militaires à travers le pays.On estime qu'environ 10 pour cent des 44 500 soldats survivant de la Deuxième Guerre mondiale, dont l'âge moyen est de 81 ans, seront admissibles au programme de remboursement.Selon une source, les anciens combattants auront droit à leurs six comprimés de Viagra par mois à compter du 1er mars, avec prescription d'un urologue.Chaque comprimé se vend 15 $.Le programme devrait donc coûter environ 1,5 million par année aux contribuables. La Presse 22 février 2000 Page A7 manquante 2LP0801A0222 A 8 Mardi CC 2LP0801A0222 ZALLCALL 67 00:44:47 02/22/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Île de Montréal L'EXPRESS DU MATIN Les automobilistes font encore les frais des moyens de pression des policiers MARTINE ROUX et MARTIN PELCHAT Leur convention collective étant échue depuis 20 mois, les policiers de la Sûreté du Québec ont profité de l'heure de pointe matinale hier pour inviter les automobilistes à boucler leur ceinture de sécurité.Une façon comme une autre de manifester leur colère au gouvernement du Québec.aux frais des automobilistes.À Montréal, Québec, Trois-Rivières et Hull, notamment, les policiers ont érigé des barrages de surveillance aux abords des ponts et sur les routes.Cet excès de zèle a toutefois eu pour conséquence de ralentir la circulation et d'engendrer des embouteillages dans toutes les régions urbaines du Québec.Les policiers protestent contre le gouvernement qui refuse de leur accorder la parité salariale avec leurs confrères du SPCUM et d'embaucher 150 policiers supplémentaires.Après quelques mois de bouderie, les deux parties avaient repris les négociations la semaine dernière, mais les discussions ont avorté jeudi après seulement trois jours.Tony Cannavino, président de l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), évite toutefois de parler de moyens de pression.« Ce sont des opérations de visibilité, expose-t-il candidement.On tente de sonner des cloches au gouvernement en leur faisant voir qu'ils doivent embaucher davantage de policiers.Indirectement, en effet, nous attirons l'attention des élus, mais le principal objectif est la prévention des accidents.» L'APPQ a demandé la semaine dernière une rencontre avec le premier ministre Lucien Bouchard, que ce dernier a jugé prématurée, soutient le leader syndical.Les policiers ont depuis réclamé la possibilité de porter le conflit en arbitrage avec décision exécutoire, une requête demeurée sans réponse jusqu'ici.En attendant le dénouement de la crise, les automobilistes devront prendre leur mal en patience.« On va multiplier ces opérations-là, affirme M.Cannavino, et nous irons vers des moyens plus musclés si le gouvernement persiste à faire la sourde oreille.» L'opération « clic » d'hier matin a aussi pris par surprise la direction de la Sûreté du Québec, explique le capitaine Michel Martin.« Nous demandons à nos policiers de veiller au respect du Code de sécurité routière, mais il n'est pas habituel de procéder de cette façon et à cette heure-là.Nous sommes en train d'évaluer l'impact de cette opération sur le territoire pour éventuellement envisager des réactions.» Mais tant que les policiers démontrent ces égards pour la sécurité du public, la Sûreté du Québec est pratiquement impuissante, concède- t-il.« Si la sécurité de la population est menacée, on devra apporter des mesures qui pourront aller jusqu'à des correctifs disciplinaires.Ça ne semble pas être le cas présentement.» Aucune rencontre n'est prévue pour l'instant entre Québec et les policiers.« Notre plus grand souhait est d'arriver à une entente, poursuit M.Martin.Mais la partie patronale est mandatée par le gouvernement du Québec, qui fixe luimême les paramètres de négociations.Ça n'avance pas vite.» Le gouvernement conteste quant à lui les chiffres de l'APPQ et soutient que la différence de salaire entre la SQ et le SPCUM n'est pas de 6,9 % mais de 4,5 %.Ce qui est bien peu, plaide-t-on, en comparaison de l'écart de près de 30 % dans la rémunération globale qui désavantage les employés de l'État par rapport aux employés municipaux.La demande de rattrapage de l'APPQ coûterait 25 millions, selon la partie patronale, qui espère en outre que la CUM et les municipalités n'accorderont pas à leurs policiers des hausses qui pourraient avoir un effet d'entraînement à la SQ et ailleurs au Québec.Une étude réalisée par la GRC démontre que le Service de police de la CUM arrive déjà au second rang canadien au chapitre de la rémunération totale nette, avec 44,80 $ l'heure, derrière la police de Vancouver (45,34 $) et devant celle de Toronto (44,12 $).Dans ce classement, considéré par le Conseil du Trésor comme la meilleure étude comparative disponible, les policiers de la SQ arrivent au sixième rang avec 40,54 $ l'heure.La police provinciale de l'Ontario occupe le quatrième rang (42,61 $) et la GRC le cinquième (40,65 $).Le Port inquiet du projet de pont n Inquiet pour son lien ferroviaire, le Port de Montréal compte bien être consulté avant que Québec n'avalise le projet de pont à péage entre la Rive- Sud et Montréal du consortium Egis-Dessau-Soprin-SNC-Lavalin.Le projet de 650 millions, proposé en décembre au ministre des Transports, Guy Chevrette, prévoit que l'ouvrage relierait l'échangeur Taschereau, sur la Rive-Sud, à Montréal via le port, entre les rues Frontenac et Davidson, à l'est du pont Jacques- Cartier.Cela signifie que l'emprise du pont arriverait dans la cour Hochelaga du Canadien Pacifique, explique le porte-parole de l'Administration portuaire de Montréal (APM), Michel Turgeon.« C'est sûr qu'il y a là un secteur névralgique pour le port, qui est le lien ferroviaire avec le CP », dit-il.L'administration fait aussi valoir que la hauteur libre de 40 mètres prévue dans le projet du consortium serait insuffisante, le dégagement requis pour les navires de passagers étant plutôt de l'ordre de 56 mètres.Le Conseil des ministres doit d'ici peu se pencher sur le plan de transport du ministre Chevrette, ainsi que sur les projets de partenariats public- privé.Le consortium propose d'assumer les coûts de construction en échange d'un péage sur une période de 25 à 30 ans.Deux dames importatrices de coke n Jeannine Legris-Pupillo, 66 ans, et Madeleine Cyr-Leclerc, 57 ans, ont toutes deux plaidé coupable hier à l'accusation d'avoir importé 1,5 kilo de cocaïne.Les deux femmes s'étaient fait épingler par la Sûreté du Québec à leur descente d'avion à Dorval, le 12 août 1998, alors qu'elle revenaient du Pérou.Dans leurs bagages, on avait retrouvé deux sacs de café bourrés de cocaïne.Alain Tremblay, le gendre de Mme Legris-Pupillo, qui était du voyage, avait aussi été arrêté.En fait, c'est lui qui aurait organisé ce voyage, parce qu'il avait une dette de drogue envers Jean-Pierre Perreault.Cinq personnes au total ont été impliquées dans cette affaire d'importation, et toutes ont fini par plaider coupable.Perreault, 34 ans, a écopé trois ans de pénitencier.Dias Messias, 34 ans, (qui avait été envoyé au Pérou pour surveiller Tremblay), a écopé deux ans.Alain Tremblay connaîtra pour sa part sa sentence le 4 avril.Quant aux deux femmes, elles reviendront devant le tribunal le 25 mai.Un rapport a été demandé pour éclairer le tribunal sur la sentence appropriée.Ni l'une ni l'autre n'avait d'antécédent judiciaire.Procès de Gaston Saint-Pierre n Le procès de Gaston Saint- Pierre, 49 ans, accusé du meurtre prémédité de l'homme d'affaires Donald Duval, tire à sa fin.Pendant toute la journée d'hier, la juge Dionysia Zerbisias a repris les grandes lignes du procès et donné ses directives au jury.L'exercice doit se poursuivre ce matin, et il est fort probable que le jury commencera à délibérer aujourd'hui.Donald Duval, 67 ans, a été battu et étranglé le soir du 9 octobre 1996.Son corps avait été découvert une heure à peine après qu'il eut quitté un restaurant où il avait soupé avec son débiteur, Louis-Philippe Rochon.Selon la preuve présentée par la Couronne, c'est Rochon qui, pour effacer une imposante dette et mettre la main sur un police d'assurance vie dont il était bénéficiaire, a commandé le meurtre à Saint-Pierre.Celui-ci aurait exécuté le contrat avec un complice, André Vincent.Les avocats en immigration suspendent leur grève n Les avocats oeuvrant en matière d'immigration, qui étaient en grève depuis le 7 février, ont décidé de suspendre leur moyen de pression.Une entente intervenue entre l'Association des avocats et avocates en droit de l'immigration et la Commission de l'immigration et du statut de réfugié permet la mise en place d'un comité conjoint de négociation.Ce comité devra notamment étudier la question de la mise au rôle des auditions relatives aux réfugiés, laquelle a généré une série de griefs soulevés par les avocats.PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse © Les policiers de la Sûreté du Québec ont dressé des barrages de surveillance sur l'autoroute Ville-Marie hier matin à Montréal.Le délateur Peter Paradis se délie la langue ANDRÉ CÉDILOT Passé du côté de la police il y a une semaine, Peter Paradis, l'un des membres les plus actifs des Rock Machine dans la guerre contre les Hells Angels, a déjà fourni des informations à la police sur des meurtres et une bonne dizaine d'incendies criminels et d'attentats à la bombe.Craignant pour sa vie, Paradis, 34 ans, est devenu délateur mardi dernier, au moment où allait commencer, avec dix autres accusés, la sixième semaine de son enquête préliminaire pour trafic de drogue et gangstérisme.Hier, le procureur de la Couronne a annoncé devant le tribunal que Paradis agirait dorénavant comme témoin à charge contre ses ex-associés.Compte tenu de cet important développement, Me Jean-Claude Boyer a demandé l'arrêt de l'enquête préliminaire afin de passer directement à l'étape du procès.Avant de ce faire, Me Boyer devra obtenir l'imprimatur du sousprocureur général, Michel Bouchard, à Québec.« Son autorisation devrait nous parvenir rapidement », a-t-il dit.Bien qu'un des avocats de la défense se soit opposé, le juge Serge Boisvert a remis la cause à vendredi.À l'issue de l'audience, Me Boyer a précisé avoir rencontré Paradis jeudi dernier pour savoir ce qu'il avait à dire.« Je suis satisfait de ce qu'il a raconté à propos du dossier qui m'intéresse particulièrement », a-t-il dit, sans vouloir donner plus de détails.À l'évidence, le témoignage de Paradis contre les dix autres motards ajoutera du poids à la preuve du ministère public dans cette histoire de gangstérisme, l'une des rares au Canada à se rendre devant les tribunaux depuis l'adoption de la loi antigang en 1997.Sa défection \u2014 la première d'un membre en règle d'une bande de motards depuis au moins 15 ans \u2014 devrait également permettre de faire la lumière sur de nombreux crimes commis ces dernières années dans la guerre contre les Hells Angels pour le contrôle du trafic de drogue à Montréal.Gangster d'expérience malgré son âge, Paradis en sait évidemment long sur les Rock Machine et leurs activités, licites et illicites.Et qui sait, il pourrait peut-être donner des tuyaux à la police sur les habitudes de certains de ses adversaires des Hells Angels qui veulent sa tête depuis belle lurette.Paradis et son groupe étaient particulièrement actif dans le sudouest de Montréal.Pour échapper à la pression, Peter Paradis et son frère Robert s'étaient réfugiés dans la région d'Ottawa.Ils ont tous deux été victimes d'attentats au cours des deux dernières années.Il va sans dire que Paradis est gardé sous haute surveillance depuis qu'il a décidé de virer sa veste.Comme l'a souligné Me Boyer, il devra signer un contrat avec le ministère de la Justice avant d'être appelé à témoigner.Il doit revenir en Cour le 14 mars en vue de connaître la sentence qui lui sera infligée pour les crimes \u2014 trafic de drogue et gangstérisme \u2014 dont il s'est reconnu coupable.PHOTOTHÈQUE La Presse Peter Paradis, 34 ans, était un membre des Rock Machines.Têtes d'affiche Les épiciers Métro lancent leur 1000e produit de la marque Sélection Mérite : une tablette de chocolat noir à base de cacao qui rapportera gros à la Fondation Marie- Soleil-Tougas.En effet, pour souligner l'arrivée dans les épiceries de ce produit, Métro prélèvera une partie de la somme recueillie par la vente du chocolat pour constituer un don de 10 000 $.L'argent sera remis à la Fondation Marie-Soleil- Tougas qui vient en aide aux enfants.Le chocolat est disponible chez les marchands Métro.n n n Jeudi prochain débute à la Place Bonaventure le 39e Salon camping plein air, chasse et pêche de Montréal.Cette année encore, le Salon a pour porte-parole l'animateur et amateur de plein air, Gaston Lepage.Outre les activités familiales, tels le mur d'escalade et le circuit d'hébertisme, et les informations offertes aux adeptes du camping, le Salon présente un volet éducatif.L'Ambulance Saint-Jean sera sur place et offrira une formation de base sur les premiers soins.La Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés présentera des techniques pour prévenir les accidents liés au feu.De plus, il faut rappeler que chaque entrée au Salon permet aux Salons Nationaux des Sportsmen au Canada de redistribuer ses profits à des organismes qui supportent des projets d'éducation au plein air et de conservation de la nature.Le Salon sera ouvert jeudi et vendredi, de 12 h à 22 h, samedi de 10 h à 22 h et dimanche de 10 h à 17 h.n n n Des représentants de la commu- Charles Dutoit nauté d'affaires de Montréal ont reçu une distinction bien particulière.Lors d'une réception suivant un concert de l'Orchestre symphonique de Montréal, le 15 février dernier, Jean-A.Élie, Michael L.Turcotte et John Swidler ont reçu une baguette de chef d'orchestre.C'est le maestro lui-même, Charles Dutoit, qui la leur a donnée pour les remercier du leadership dont ils ont fait preuve lors des activités de financement de l'orchestre.n n n Ce soir, le Centre universitaire de santé Mc Gill, l'Hôpital pour enfants de Montréal (2300, rue Tupper), présente une conférence ayant pour titre Comment comprendre votre adolescent.Le Dr Mounir Samy, psychiatre et professeur, abordera les questions fréquemment soulevées par les parents, comme « Dans quelle mesure la crise d'adolescence est-elle normale ?» ou « Pourquoi ne comprenons- nous pas ce que vit notre adolescent ?».La conférence sera en anglais, de 19 h à 20 h, et en français de 20 h à 21 h.On peut réserver une place en composant le 934-4307.L'entrée est libre.n n n La compagnie Sico a versé des dons totalisant 30 000 $ à quatre organismes différents dans le domaine de la santé.Sico avait ra- Yves Gosselin somme lors de la campagne Maison de rêve de la Fondation des Ailes de la mode.La compagnie avait alors fourni les produits de peinture et de l'expertise pour la construction de la maison de Saint-Lambert.M.Yves Gosselin, vice-président exploitation chez Sico, a remis des dons au Centre de développement de l'enfant de l'hôpital Sainte-Justine qui a reçu 10 000 $ ; à la Fondation de l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal qui a également eu 10 000 $ ; à Leucan qui s'est vu remettre un chèque de 5000 $ ainsi qu'à la Fondation de la recherche sur les maladies infantiles qui a aussi reçu 5000 $.n n n Le jeudi 24 février, l'Orchestre de chambre de Montréal présente le troisième concert de sa série des Lauréats.Au programme : la Judy Kang lauréate du Concours de Radio- Canada, la violoniste Judy Kang, interprétera le Concerto pour violon en mi mineur de Félix Mendelssohn sur un Stradivarius Baumgartner.Mme Kang, native de Toronto, a reçu ce violon du Conseil du Canada en reconnaissance pour son travail remarquable.Le concert débute à 20h, à la salle Pollack de l'Université Mc Gill (555, rue Sherbrooke Ouest).L'entrée est libre, mais le nombre de places étant limité, il est conseillé de réserver au 871-1224.Faites parvenir vos communiqués à: Têtes d'affiche, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9. 2LP0901A0222 A 9 Mardi CC 2LP0901A0222 ZALLCALL 67 00:44:56 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 A 9 Actualités L'exode des cerveaux .à l'envers «J'aime le Canada justement parce que les subventions sont plus petites» Les rats sont fétichistes! MATHIEU PERREAULT Le rat s'approche des deux femelles en chaleur.Celle de droite sent le citron.Sa première partenaire sexuelle avait la même odeur.Le rat choisit sans hésiter la femelle qui sent le citron.« Les rats sont fétichistes », dit avec émerveillement James Pfaus, neuropsychologue à l'Université Concordia.« Ils sont capables d'associer un stimulus à leur première éjaculation.Ensuite, ils recherchent ce stimulus chez les femelles.» De même, si la première fille avec qui un adolescent couche est blonde, il va préférer les blondes.Si ça se passe sur la banquette en cuir d'une voiture, l'odeur du cuir va l'exciter pour le reste de sa vie.S'il y a un risque d'être surpris, le danger sera toujours excitant.Pour M.Pfaus, qui à 41 ans arbore la barbichette et la chemise à carreaux d'un étudiant, le comportement sexuel des rats est riche d'enseignements pour l'homme.« Nous avons tendance à penser que le sexe chez les animaux dépend seulement des hormones et des gènes, que c'est automatique.Alors que nous sommes sophistiqués, que nous apprenons peu à peu ce que nous aimons.Mais en fait, tout comme les rats, notre comportement est très conditionné par la société, par les expériences fortuites.Les rats nous donnent des informations importantes sur le comportement sexuel qu'il n'y a pas d'autre façon d'obtenir.Normalement, un rat qui se trouve devant deux femelles en chaleur ne choisit pas deux fois de suite la même pour éjaculer, dit M.Pfaus, qui se penche sur le sexe des rats depuis 1983.« Comme ça, il répand ses gènes.» Mais si sa première compagne est badigeonnée d'un parfum de citron ou d'amande, ou si elle porte une petite veste, le rat fait fi de la conservation de son patrimoine génétique : il veut retrouver la même sensation.« Ça brise toutes les règles.On croyait qu'il n'était pas possible de conditionner le comportement sexuel d'un animal, contrairement à son alimentation, comme l'a fait Pavlov avec ses chiens.» Pavlov est un physiologiste russe qui faisait saliver ses chiens avec une clochette habituellement associée à leurs repas.Attention : un parfum n'aura cet impact que s'il s'agit de la première fois qu'un rat copule, et qu'il s'attarde quelques moments auprès de la femelle.« C'est presque comme disait Stendhal : les amants se distinguent des partenaires sexuels en ce qu'ils s'attardent auprès de la femme après l'amour.» En d'autres mots, « les instants qui suivent une première copulation constituent une période critique où se cristallisent les caractéristiques féminines qui seront considérées séduisantes pour le reste de la vie du mâle ».Au fil de ses recherches, le neuropsychologue a constaté que l'alcool ne désinhibe que les rats inhibés.« On note aussi chez les humains que l'alcool désinhibe seulement certaines personnes, commente M.Pfaus.Une personne très pudique, quand elle est saoule, va peut-être se mettre à baiser au coin de Saint-Laurent et de Sainte-Catherine.Quelqu'un que les manifestations publiques de sexualité ne gênent pas n'aura pas cette idée.» Ses travaux s'appliquent-ils aux hommes autant qu'aux femmes ?M.Pfaus l'ignore.Les rates ne montraient qu'une forme de conditionnement : elles préfèrent s'accoupler dans un environnement où elles savent qu'il est facile de tenir le mâle à distance.« Pour les femelles, il est important d'avoir le contrôle, parce que les chances de grossesse augmentent si les stimulations du vagin et du col de l'utérus sont espacées.» Mais la biologie des humains est à ce point différente que M.Pfaus préfère ne pas tirer de parallèle.MATHIEU PERREAULT Quand, en 1992, le neuropsychologue américain James Pfaus est venu à Montréal pour une entrevue à l'Université Concordia, il est immédiatement tombé amoureux de la ville.« Ma blonde était alors canadienne.Elle voulait retourner et m'a convaincu de postuler pour être prof à Concordia.Je pensais qu'ils ne prendraient jamais un Américain alors qu'il y avait tellement de bons neuroscientifiques canadiens.Huit ans plus tard, le spécialiste des rats considère qu'il est un contre-exemple parfait de l'exode des cerveaux.Oui, les salaires sont plus élevés aux États-Unis.Et les labos dernier cri sont plus nombreux qu'au Canada.« Mais pour un jeune chercheur, c'est plus facile d'avoir une première subvention au Canada », affirme-t-il, en entrevue dans son bureau de la rue de Maisonneuve Ouest.« Aux États-Unis, c'est très difficile de rentrer pour la première fois dans le système des subventions publiques, parce qu'il y a beaucoup de compétition et qu'il y a un biais en faveur de ceux qui ont déjà reçu une bourse.En plus, j'ai beaucoup plus d'espace de laboratoire que beaucoup de gens de mon âge que je connais.L'exil n'a pas empêché M.Pfaus de décrocher un contrat du National Institute of Health (NIH) américain pour étudier l'effet sur la sexualité des rats de stimulants comme la caféine ou la cocaïne.« Aussi surprenant que ça puisse paraître, personne n'a jamais travaillé là-dessus.» Le neuropsychologue, qui est né en banlieue de Washington et a obtenu son doctorat à l'Université de Colombie-Britannique en 1990, reçoit 50 000 $US par année du NIH, et 100 000 $ de sources canadiennes.Pour M.Pfaus, la taille modeste des subventions canadiennes ne pose pas du tout problème.« J'aime le Canada justement parce que les subventions sont plus petites.Aux États-Unis, on a beaucoup d'argent ou rien du tout.En plus, souvent les profs américains doivent se payer un salaire à même la subvention, et en remettre une partie à leur université pour les frais administratifs et d'équipement.Ici, je suis payé 12 mois par année.Quand des collègues américains s'étonnent que je puisse travailler avec 40 000 $, je leur rappelle que ça va directement à la recherche.» Le saupoudrage Si on enlève les frais, les subventions du gouvernement canadien sont tout de même de trois à cinq fois plus petites que celles de Washington, note une étude faite pour l'Association des universités et collèges du Canada par les historiens Yves Gingras, de l'UQAM, et Jean-Pierre Robitaille, de l'INRS-Urbanisation.En médecine, la moyenne canadienne s'élevait à 73 000 $ contre 224 000 $ (tous canadiens) en 1995 ; en sciences humaines et en génie, elle variait entre 22 000 $ et 86 000 $, pour 117 000 $ chez l'Oncle Sam.Le Canada consacrait 0,22 % de son PIB à la recherche universitaire en 1996 contre 0,25 % aux États-Unis.« Au Canada, c'est une tradition de saupoudrer », explique M.Gingras, joint au Massachusetts Institute of Technology, à Boston, où il a été invité pour six mois.« Au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, le tiers des demandes sont acceptées ; en génie et en médecine, c'est plus élevé.Alors qu'aux États-Unis, seuls 25 % des projets sont acceptés.» Pour M.Gingras, la conclusion de cette étude est claire : « On ne peut pas s'attendre à ce que nos chercheurs soient aussi performants que ceux des universités américaines.Cette modestie des subventions a un corollaire intéressant : il y a moins de travail administratif.« Pour soumettre une demande au NIH, il faut rédiger une brique d'une cinquantaine de pages », indique Pierre Bélanger, vice-recteur à la recherche à Mc Gill.« Ici, un sommaire de deux pages du travail accompli depuis cinq ans et une description du projet de recherche suffisent.» Mc Gill a même misé sur cet avantage pour retenir de jeunes chercheurs intéressés par les États-Unis.« On leur a montré que la quantité de travail administratif est beaucoup moindre ici, dit M.Bélanger.Certains sont restés.» «Ça brise toutes les règles.On croyait qu'il n'était pas possible de conditionner le comportement sexuel d'un animal.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Le neuropsychologue James Pfaus étudie la sexualité des rats à Concordia.Derrière lui, des cages à deux étages qui permettent à la femelle d'espacer les pénétrations du mâle en courant d'un étage à l'autre.Quand elle est prête, la femelle s'arrête. 2LP1001A0222 A 10 Mardi CC 2LP1001A0222 ZALLCALL 67 00:46:30 02/22/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Le maire Bourque nie être complaisant avec les promoteurs ÉRIC TROTTIER On dit souvent que Montréal, avec Pierre Bourque à sa tête, est devenue une sorte de paradis pour les promoteurs de tout acabit, et que le plan d'urbanisme adopté par la Ville en 1992 est bafoué plus souvent qu'à son tour.« C'est faux ! affirme le maire Bourque, chiffres à l'appui.En 1999, nous avons émis plus de 6000 permis de construction et du nombre, moins d'une centaine dérogeaient au plan d'urbanisme.Il faut faire attention à ce qu'on dit.» Le maire, qui a fait cette déclaration avant son entrée au conseil, hier soir, se fiait aux plus récentes statistiques du service de développement économique et urbain de la Ville.Il voulait ainsi répondre à ceux qui critiquent la complaisance de son administration envers les promoteurs, particulièrement dans les dossiers du Loblaws d'Ahuntsic, d'Habitat Chambord, du stade des Expos au centreville, Redpath, etc.« Que l'on cesse de toujours répéter la même sérénade », a poursuivi le maire qui, par ailleurs, s'est réjoui de la « progression » enregistrée l'an dernier dans le domaine de la construction à Montréal.La Ville de Montréal a en effet enregistré pour 876 millions $ de demandes de permis de construction en 1999, soit une somme 17 % plus élevée que l'année précédente.Mais pour le maire Bourque, qui se targue d'être le nouveau bâtisseur de Montréal, ce n'est pas suffisant : « Si on veut garder un rapport de force entre Montréal et les banlieues, il nous faudrait toujours être au-dessus du milliard de dollars en projets de construction », a-t-il dit.Loblaws d'Ahuntsic Le conseil municipal devait aussi donner une sanction finale hier soir au projet de construction du Loblaws dans le quartier Ahuntsic, tant dénoncé par les résidants du secteur.Le conseiller Richard Théoret, du RCM, a Pierre Bourque d'abord proposé au maire Bourque d'étudier une série d'aménagements souhaités par les citoyens du quartier pour amoindrir les effets du futur marché d'alimentation.Avant le conseil, le maire Bourque avait d'ailleurs salué l'initiative des résidants comme une « belle ouverture ».Mais l'Équipe Bourque, y compris la conseillère d'Ahuntsic, Hasmig Belleli, a rejeté l'amendement proposé par le conseiller Théoret, s'engageant toutefois à en discuter de façon informelle avec les citoyens.Par la suite, le conseiller Marvin Rotrand a dénoncé la procédure de consultation « bidon » organisée dans ce dossier par la Commission de développement urbain (CDU) de la Ville de Montréal.« J'invite les citoyens à organiser des manifestations, à l'avenir, pour dénoncer ces projets, parce qu'en venant s'exprimer à la CDU comme ils l'ont fait, en respectant les règles du jeu, ils ont bien compris que la Ville ne les a pas du tout écoutés.« L'administration Bourque n'a d'oreille que pour les promoteurs, qui font désormais la loi à Montréal », a enchaîné le chef de l'opposition, Michel Prescott.Au moment d'aller sous presse, les conseillers de la Ville s'apprêtaient à adopter le projet.AVIS LÉGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS Les Fonds communs de placement de la HSBC sont les PREMIERS parmi les fonds offerts par des banques, pour une période de 3 ans - Toronto Star, janvier 2000 Les Fonds communs de placement de la HSBC se classent les premiers au Canada si l'on considère les rendements obtenus pour une période de 1 an - The Globe and Mail, février 2000 et Les Affaires, janvier 2000 Les Fonds communs de placement de la HSBC ont été classés premiers au pays par quelques-unes des plus importantes publications d'affaires au Canada.Nos fonds communs de placement sont gérés par la Société de gestion d'actifs HSBC, membre du Groupe HSBC, l'un des plus importants consortiums de services bancaires et financiers au monde.S'appuyant sur cette solidité à l'échelle internationale et maintenant reconnus dans les marchés, nos fonds communs de placement sans frais d'acquisition ni commission offrent des rendements exceptionnels.Afin d'en apprendre davantage sur les Fonds communs de placement de la HSBC, veuillez communiquer avec un représentant d'une succursale de la HSBC, consulter notre site Internet, à l'adresse www.hsbc.ca/funds, ou appeler un représentant de notre service Telefund, au 1 800 830-8888.D'après une étude comparant les rendements pour la période de un an se terminant le 31 décembre 1999 des huit familles de fonds communs de placement les plus importantes offertes par les banques.Avec un résultat de 93 %, notre famille de fonds se classe au premier rang des familles de fonds offertes au Canada si l'on considère la proportion des fonds qui ont obtenu des rendements supérieurs à la moyenne de leur catégorie, pour la période de un an se terminant le 31 décembre 1999.Vous pouvez obtenir des données sur les rendements à votre succursale de la Banque HSBC Canada.Les Fonds communs de placement de la HSBC sont offerts par l'entremise de la société Fonds d'investissement HSBC (Canada) Inc., filiale de la Banque HSBC Canada (la «HSBC»).Des commissions, des frais d'administration et des frais de gestion peuvent être associés aux placements dans des fonds communs de placement.Nous vous recommandons de lire attentivement notre prospectus simplifié avant d'investir.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis ou assurés par la Société d'assurance-dépôts du Canada, ni par aucun autre établissement d'assurancedépôts ou par la HSBC.Leur valeur fluctue fréquemment et les rendements passés ne sont pas nécessairement une indication des rendements futurs.L'on ne peut donner l'assurance que la valeur des parts des fonds en titres du marché monétaire pourra être maintenue.Publié par la société Fonds d'investissement HSBC (Canada) Inc.La meilleure famille de fonds au Canada! VILLAGE APPEL D'OFFRES Demandeur: Municipalité du Village de Saint-Sauveur-des-Monts Monsieur Normand Patrice, secrétaire-trésorier 30, avenue Filion Saint-Sauveur-des-Monts (Québec) J0R 1R0 Téléphone: (450) 227-2668 Télécopieur: (450) 227-8818 CONSULTANT: ÉQUIPE LAURENCE, EXPERTS-CONSEILS Monsieur Marcel Laurence, ingénieur 700, chemin Avila Piedmont (Québec) J0R 1R3 Téléphone: (450) 227-1857 Télécopieur: (450) 227-8950 DOSSIER: 44.00.26 PROJET: Modifications au réseau de drainage pluvial / Cyr Michaudville PARTIE «A» Secteur Jean Adam à Donat PARTIE «B» Secteur Donat à Lafleur DEMANDE DE SOUMISSIONS La MUNICIPALITÉ DU VILLAGE DE SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS demande des soumissions pour l'exécution des travaux de modifications au réseau de drainage pluvial / Cyr Michaudville.DESCRIPTION SOMMAIRE DES TRAVAUX PARTIE «A» Secteur Jean Adam à Donat I Ponceau 2 400 mm 135 m lin.W I Chambre de jonction en béton armé 2 unités I Reprofilage de fossé 300 m lin.W I Caniveau en béton 300 m lin.W I Réfection de chaussée, trottoir et travaux connexes PARTIE «B» Secteur Donat à Lafleur I Remplacement du réseau d'égout pluvial 660 m lin.W I Ajout d'une conduite pluviale 540 m lin.W I Chambre de jonction en béton armé 1 unité I Reprofilage de fossé 150 m lin.W I Réfection de chaussée, trottoir et travaux connexes DOCUMENTS Les documents nécessaires à la présentation d'une soumission, seront disponibles à compter du 22 février 2000 à l'Hôtel de Ville du Village de Saint-Sauveur-des-Monts, situé au 30, avenue Filion, contre un paiement de cent dollars (100 $) non remboursable, payable comptant ou par chèque visé à l'ordre de la Municipalité du Village de Saint-Sauveur-des-Monts.Seules seront considérées les soumissions présentées par des entrepreneurs, en outre de ceux ayant un établissement au Québec, qui ont un établissement dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvernemental de libération des marchés applicable à la Municipalité.Elles devront, de plus, posséder une licence d'entrepreneur en construction adéquate, émise par la Régie des Entreprises en Construction du Québec.Pour être valable, chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque visé, tiré d'une banque à charte, ou d'un cautionnement de soumission émis par une compagnie d'assurances pour une somme égale à dix pour cent (10%) du montant global de la soumission, payable à l'ordre de la Municipalité du Village de Saint-Sauveurdes- Monts.Ce cautionnement devra être valide pour une période de quatre-vingt-dix (90) jours à partir de la date d'ouverture des soumissions.De plus, la soumission devra être accompagnée d'une lettre de cautionnement émise par une compagnie d'assurances, garantissant l'émission, en faveur de la Municipalité du Village de Saint-Sauveur-des-Monts, d'un cautionnement d'exécution et d'un cautionnement des obligations de l'entrepreneur pour gages, matériaux et services, si le soumissionnaire devient l'adjudicataire.Chacune des garanties doit correspondre à 50% du montant de la soumission.RÉCEPTION Les soumissions, présentées dans des enveloppes scellées, devront parvenir au bureau du secrétaire- trésorier de la Municipalité avant 14 h le 14 mars 2000, où elles seront ouvertes publiquement.L'octroi d'un contrat est assujetti à l'obtention de la part de la Municipalité de toutes les autorisations requises.Les soumissions doivent se conformer exactement aux instructions des documents de soumission et la Municipalité du Village de Saint- Sauveur-des-Monts ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues, et ce, sans obligation d'aucune sorte envers les soumissionnaires.Normand Patrice Secrétaire-trésorier 2831990 2LP1101A0222 A-11 MARDI 2LP1101A0222 ZALLCALL 67 00:46:47 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 A 11 PHOTO ROBERT MAILLOUX, La presse © George et Vaso Savvas espèrent de tout coeur qu'on arrive à démasquer les meurtriers de leur fils unique battu à mort dans le sous-sol de leur résidence.Les Savvas offrent 10 000 $ pour élucider le meurtre de leur fils, 11 ans après sa mort MARCEL LAROCHE « On peut perdre sa maison et tout son argent, c'est très difficile à accepter, mais perdre un enfant, c'est irremplaçable.C'est la vie et on s'en remet totalement à Dieu.» Malgré les 11 longues années qui se sont écoulées depuis l'assassinat de leur fils unique, George et Vaso Savvas nourrissent toujours l'espoir de retrouver celui qui a ruiné leur existence à tout jamais.La vie du couple Savvas a basculé le soir du 21 février 1989 lorsque le corps de Michael, 28 ans, a été découvert dans le sous-sol de la résidence familiale du 2280, rue de Montreuil, dans le secteur Cartierville, à Montréal.Le jeune homme sans histoire avait été poignardé et sauvagement battu à mort avec un bâton de baseball.Les assassins s'en étaient également pris à la grand-mère de la victime, une vieille dame de 87 ans partiellement aveugle qui s'en était tirée avec une fracture à la hanche.C'est en rentrant à la maison après sa journée de travail comme préposée aux bénéficiaires à l'Institut neurologique de Montréal que Vaso Savvas avait découvert le drame.Comme l'enquête policière semblait piétiner, le couple Savvas avait tenté de la relancer le 15 janvier 1991, en offrant une récompense de 5000 $ pour toute information conduisant à l'arrestation des auteurs de cet assassinat.Convaincus que l'argent peut quelquefois délier des langues, les Savvas passent à nouveau à l'attaque cette semaine en portant à 10 000 $ le montant de la récompense pour toute personne fournissant des renseignements susceptibles de démasquer les meurtriers.Pour ce couple à la retraite depuis deux ans, cette somme substantielle constitue leur dernier espoir de connaître ce qui s'est vraiment passé en ce fatidique 21 février 1989.« Tout ce que l'on sait pour le moment, c'est que Michael a rencontré ce jour-là un ami d'enfance qu'il n'avait pas vu depuis huit ans.Il l'a invité à la maison et on ne l'a plus jamais revu par la suite.On a appris qu'il était mort il y a deux ou trois ans, au moment où les policiers voulaient le rencontrer relativement au meurtre », ont indiqué hier le couple qui habite toujours la résidence de la rue de Montreuil, à Cartierville.Tout renseignement susceptible de faire progresser l'enquête policière peut être transmis en toute confidentialité à la section des homicides du SPCUM, à 280-2052.Michael Savvas, 28 ans, assassiné le 21 février 1989.Biodôme : tout un casse-tête de réparer le bassin du Saint-Laurent sans fermer MARTINE ROUX Les réparations que la Ville demande aux concepteurs et aux installateurs du bassin du Saint-Laurent marin du Biodôme, qui fuit depuis trois ans, pourraient entraîner la fermeture partielle d'un des quatre écosystèmes du Biodôme.Cet immense bassin, qui contient 2,5 millions de litres d'eau salée, a été aménagé en septembre 1992, lors de l'érection du Biodôme.En mars 1997, après avoir constaté des malfaçons dans la pose du vitrage et des joints d'étanchéité, la Ville de Montréal a demandé aux concepteurs et aux installateurs du bassin de réparer la baie vitrée.La garantie de cinq ans \u2014 et non de huit ans comme le disait récemment le maire Pierre Bourque à La Presse \u2014 est depuis expirée.Selon la direction du Biodôme, les entrepreneurs \u2014 les compagnies Hickey Canada et Lessard Beaucage Lemieux ainsi que la firme d'architectes Tétreault, Parent, Languedoc \u2014 ont inlassablement décliné toute responsabilité, ce qui a forcé la Ville à intenter des poursuites judiciaires pour près de 600 000 $.Or, selon un expert contacté par La Presse qui tient à garder l'anonymat, de tels travaux nécessiteraient la fermeture de l'écosystème du Saint-Laurent marin (soit le quart des installations du Biodôme) pendant au moins deux mois.« Réparer un bassin de cette ampleur n'est pas une mince affaire, explique-t-il.Il faut au moins le vider des deux tiers.Or, la pression d'eau maintient les vitres en place et le bassin en ciment risque de craquer ou d'imploser lorsqu'on vide l'eau, même si on procède lentement.C'est une opération délicate qui peut engendrer une multitude de problèmes.Un véritable casse-tête pour le directeur du Biodôme, Jean-Pierre Doyon, qui n'a toutefois pas l'intention de fermer complètement ni l'écosystème, ni le Biodôme pendant la durée des éventuels travaux de réparation.« En effet, ces travaux nécessitent des opérations complexes et engendrent des coûts énormes, d'où les poursuites judiciaires.Mais ce n'est pas notre intention à ce stade-ci de fermer l'écosystème.L'accès à la place sous-marine devra être fermé, mais nous tenterons de réduire l'impact sur notre clientèle.Il nous faudra étudier tous les scénarios possibles.Quant à la vidange, M.Doyon ne s'inquiète pas outre mesure des répercussions sur la structure du bassin.« Il y a une procédure à suivre et selon les experts en structure que nous avons consultés, il n'y aura pas de problèmes si nous respectons cette procédure.» La faune aquatique demeurerait idéalement dans le bassin, dit-il, même si le volume d'eau en est considérablement réduit.Depuis 1997, la fuite s'est en partie colmatée, affirme M.Doyon.« Nous avons effectué quelques travaux temporaires, comme la pose de silicone.Mais les réparations doivent absolument être effectuées.» $129 I Forfait Le Massif: à partir de 135 $ I Forfait Mont-Sainte-Anne: à partir de 155 $ 2LP1201A0222 A12 mardi 2LP1201A0222 ZALLCALL 67 00:45:03 02/22/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Politique Un million pour des stages en entreprise Les associations d'affaires et le monde de l'éducation s'associent pour mettre le programme sur pied MARIE-CLAUDE LORTIE Dénoncé par ses détracteurs comme un vaste exercice politique destiné à faire avaler aux jeunes l'ordre du jour fiscal du gouvernement, le Sommet du Québec commence ce matin avec des lourds défis à relever.Les jeunes ne semblent pas y croire et tout le Québec attend encore de voir quelles seront les grandes mesures « structurantes » promises par le ministre de l'Éducation, François Legault, pour que les jeunes Québécois entament le prochain millénaire dans l'honneur et l'enthousiasme.Déjà, à l'automne, le premier ministre qualifiait l'exercice de politiquement « périlleux » à cause de l'importance des attentes qui pourraient être déçues.Ce qu'on sait, aujourd'hui, c'est que la rencontre, une promesse de la dernière campagne électorale, n'a même pas réussi à emballer la jeunesse.Selon un sondage publié dans La Presse ce week-end, moins du tiers des jeunes croient que le sommet apportera des solution concrètes à leurs problèmes.M.Legault a répété souvent qu'il ne voulait pas que le sommet produise des « mesurettes », mais plutôt quelques grands projets « structurants ».Jusqu'à présent, ce sont plutôt des mesures d'envergure moindre qui semblent se préparer.Hier, par exemple, le Conseil du patronat du Québec, l'Alliance des manufacturiers, la Chambre de commerce du Québec, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante et le Regroupement des jeunes gens d'affaires ainsi que les trois grands regroupements du monde de l'éducation (les cégeps, les universités et les commissions scolaires) ont annoncé conjointement la mise en place d'un programme d'un million, financé par le Fonds national de formation, pour aider la création de stages en entreprise destinés aux étudiants.En tout, on s'attend à ce que le sommet permette d'annoncer ainsi une brochette de projets coûtant en tout 250 millions (d'argent frais ou tiré des budgets déjà alloués aux ministères).Mais jusqu'à présent, ce n'est pas la multiplicité des petites mesures qui a provoqué les très nombreuses critiques contre le sommet.On a plutôt entendu que plus de jeunes auraient dû être conviés (ils sont minoritaires parmi les invités), qu'on craint de voir l'ordre du jour trop axé sur les questions fiscales comme la dette et les baisses d'impôt, que trop de représentants de Québec Inc.ont été invités, que les consultations régionales pré-sommet n'ont pas été bien faites, etc.Les critiques sont devenues tellement nombreuses qu'un sommet parallèle s'est organisé.Y participent surtout des groupes de gauche qui jugent que le sommet officiel n'est qu'un exercice destiné à faire avaler aux jeunes des pans d'un projet néolibéral dont ils seront les premiers à faire les frais.On y retrouve des groupes de jeunes aidant les plus démunis, des étudiants et des syndicats.Michel Chartrand, le syndicaliste légendaire, sera parmi les conférenciers.La rencontre officielle, elle, dure trois jours et est partagée en deux volets : aujourd'hui, c'est le Forum, une série de débats servis en amuse- gueule en vue des discussions de demain et demain commence le vrai sommet.Les discussions de deux jours porteront alors sur les quatre thèmes définis depuis le début de la préparation du sommet : l'éducation, l'emploi, les inégalités entre générations et l'ouverture vers le monde.M.Bouchard doit ouvrir le bal demain matin et ramasser le tout en fin de journée, avant que ne commencent les discussions à huis clos auxquelles les journalistes et leurs lecteurs ne sont pas conviés.Cette fois, ce ne seront pas des centaines de gens qui parleront, comme au Forum, mais 96 personnes, dont 44 jeunes.Qui sera au Sommet?Les commissions scolaires veulent des dizaines de millions MARIE-CLAUDE LORTIE Qui sera au Sommet du Québec et la jeunesse qui commence ce matin à Québec ?Le sommet compte 96 invités officiels, dont 44 jeunes, âgés jusqu'à 35 ans.Il est présidé par le premier ministre Lucien Bouchard lui-même, épaulé par François Legault, le ministre de l'Éducation responsable de la rencontre.Les huit coprésidents des quatre « chantiers » qui ont servi de structure pour toutes les consultations pré-sommet seront présents.On y retrouve quatre jeunes (l'avocate Hélène Gagnon, la journaliste-réalisatrice Maryse Legagneur, l'étudiante en droit et membre de la Fédération des femmes du Québec Marie-Claude Sarrazin et l'entrepreneur Marc Boutet) et quatre seniors (Raymond Bachand, président du Fonds de solidarité de la FTQ, Gérald Larose, l'ancien président de la CSN aujourd'hui chargé de cours à l'UQAM, Paule Leduc, l'ex-rectrice de l'UQAM et Richard Legendre, directeur des Internationaux de tennis du Canada).Ont aussi été invités tous les grands regroupements syndicaux, CSN, FTQ, CEQ, etc., qui y vont pour la plupart avec beaucoup de scepticisme.Ils ne veulent pas qu'on parle de dette, entre autres, et ils ont de mauvais souvenirs du dernier sommet économique de 1996 où ils ont l'impression qu'on leur a joué un tour avec le fameux consensus autour du déficit zéro Tous les grands regroupements patronaux ont aussi reçu une lettre d'invitation, que ce soit le Conseil du patronat ou la Fédération canadienne des entreprises indépendantes.Les représentants officiels de tous ces organismes, des « seniors », doivent venir à Québec accompagnés de jeunes de moins de 35 ans.Le premier ministre a aussi convié plusieurs regroupements nationaux de jeunes, comme Force Jeunesse, le Conseil permanent de la jeunesse, Concertation jeunesse (qui chapeaute plusieurs groupes de jeunes), les principaux rassemblements étudiants, etc.Ont aussi été invités des représentants des partis politiques.Le Parti libéral sera donc là ainsi que l'Action démocratique de Mario Dumont.Le premier ministre a aussi invité, entre autres, des représentants des milieux artistiques, communautaires, de la santé, des groupes de femmes, des organismes religieux.Les communautés culturelles auront un unique représentant, le président du Conseil des communautés culturelles, Arlindo Vieira, et les autochtones feront entendre leur voix grâce à trois représentants.Le premier ministre s'est aussi permis d'inviter 17 personnes directement : ces personnalités viennent de tous les milieux, que ce soit Pierre-Karl Péladeau le magnat de l'édition, l'explorateur Bernard Voyer, l'ancien président de Téléglobe Charles Sirois, le président de la Banque nationale André Bérard ou le maire de Montréal, Pierre Bourque.Quelques « jeunes » sont aussi sur cette liste, comme Alexandre Taillefer, fondateur de la maison d'édition électronique Intellia, et Sonia Lupien, qui fait de la recherche en gériatrie à l'hôpital Douglas et à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Sommet de la jeunesse doit avant tout se préoccuper d'éducation.Pour s'assurer que tous les jeunes sortiront « qualifiés » du système d'enseignement, Québec doit procéder à « un réinvestissement massif » tant dans l'éducation de base que dans la formation professionnelle.Pour André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires, Québec devrait injecter environ 100 millions pour favoriser l'émergence d'initiatives dans les écoles secondaires du Québec.À cette contribution, le gouvernement devrait par la suite prévoir un financement annuel de 30 millions pour assurer le renouvellement des équipements.Pour illustrer son propos, la Fédération mettait en relief hier une série de projets spéciaux, actuellement en conception ou en début d'application dans les commissions scolaires, des programmes souvent tournés vers des expériences pratiques, liées à l'informatique.Un programme plus technique est en préparation en Mauricie et devrait être enseigné dès septembre 2001.Dans la Beauce, on a déjà ajusté le cours traditionnel de technologie pour donner beaucoup plus de place à l'informatique, avec un succès inespéré.À Laval, la commission scolaire compte mettre l'accent sur un meilleur encadrement professionnel des enseignants.Ces initiatives sont encore trop jeunes pour être évaluées, mais l'expérience prouve que les programmes où on a renforcé l'intérêt des jeunes, en particulier des garçons, en les faisant travailler avec l'informatique par exemple, le taux de décrochage était beaucoup plus bas.En dépit des engagements gouvernementaux, environ un élève sur trois décroche avant d'avoir terminé son secondaire.Le taux d'entrée au secteur technique du secondaire est de 15 % alors que dans beaucoup d'autres pays il atteint 50 %.Pour M.Caron, il est clair que c'est parce que ce genre de formation est actuellement « un cul-desac » qui ne permet pas d'accéder aux études collégiales ou universitaires.Mais tout ne passe pas par les ordinateurs.L'expérience américaine prouve qu'il y aurait intérêt à développer les activités culturelles, sportives et communautaires pour que les élèves s'identifient davantage à leur école.Les garçons en particulier sont plus motivés quand aller à l'école signifie davantage que d'assister à des cours.PHOTO PC Nouveau lieutenant-gouverneur Le juge en chef Ed Bayda (à gauche) a procédé hier, à Regina, à la prestation de serment du nouveau lieutenant-gouverneur de la Saskatchewan, Mme Linda Haverstock.Le PLQ invite le DGE a rouvrir l'enquête sur les contributions illégales à l'ADQ DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Estimant que des faits nouveaux sont apparus, le Parti libéral du Québec demande au Directeur général des élections qu'il reprenne l'enquête sur les contributions illégales à l'Action démocratique du Québec, en marge de la campagne référendaire de 1995.Dans une lettre qu'il vient de transmettre au DGE, Diane Barry, le directeur général du PLQ, Me Joël Gauthier, relève que dans une entrevue qu'il avait sollicitée auprès de La Presse, le frère de l'exministre péquiste Rodrigue Biron, l'ingénieur Paul Biron, s'est dit convaincu que son frère avait versé une contribution illégale au Parti de Mario Dumont.Paul Biron avait soutenu avoir été convaincu que Rodrigue « avait posé un geste patriotique » dès qu'il avait vu le nom de Gooding Investment évoqué dans cette affaire.Cette firme de l'Ouest est liée à celle qui avait acheté la fonderie des Biron dans Lotbinière.Jusqu'ici le directeur général de l'ADQ à l'époque, Jacques Hébert, et un jeune militant ont plaidé coupables aux accusations d'avoir utilisé 1000 $ venant de Gooding pour faire une contribution illégale à l'ADQ.Le DGE avait fermé le dossier, même si l'initiateur de toute l'affaire, André Néron, ancien bras droit de Mario Dumont, avait donné récemment à l'enquêteur Sylvain Tanguay une liste de noms à qui, selon lui, étaient allés les chèques venus de l'Ouest et acheminés par Rodrigue Biron.M.Néron a toujours soutenu comme exstratège de l'ADQ, que 10 000 $ avaient été blanchis de cette manière à cause de M.Biron.Dans sa lettre au DGE, Me Gauthier soutient que Mme Barry « n'a d'autre choix que de rouvrir l'enquête concernant toute cette affaire de financement illégal de l'ADQ par le PQ et son intermédiaire ».Jointe hier soir, Mme Barry a soutenu ne pas voir là « de faits nouveaux » susceptibles de l'inciter à ouvrir un dossier déjà clos.« On a des déclarations du frère de M.Biron qui croit que son frère a posé un geste ; or, l'enquête qu'on a menée et conclue ne nous a pas permis de tirer ces conclusions », résume- t-elle.Quant au fait que le chèque de Gooding comportait une inscription permettant de le rattacher directement à l'ancien ministre Biron, Mme Barry souligne que tout le dossier d'enquête \u2014 hormis les éléments nominatifs \u2014 peut être désormais accessible en vertu de la loi d'accès à l'information.Mais le directeur du PLQ, Me Gauthier, presse le DGE de faire diligence car les faits nouveaux rapportés par La Presse samedi dernier se rapportent à des gestes présumément faits en juin 1995, et que toute poursuite deviendrait impossible car la prescription de cinq ans sera atteinte en juin prochain.La poursuite de la C.-B.contre les compagnies de tabac jugée inconstitutionnelle Grève des étudiants Presse Canadienne du cégep de Rosemont VANCOUVER Le gouvernement de la Colombie- Britannique ne peut aller de l'avant avec sa poursuite contre les compagnies de tabac, parce que celle-ci repose sur une loi inconstitutionnelle, selon un jugement de la Cour suprême de cette province.Ce jugement intéressera plusieurs provinces, dont le Québec, qui envisageaient d'intenter des poursuites similaires.La décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, rendue publique hier par les parties concernées, stipule que des articles de la Loi sur le recouvrement des soins de santé sont inconstitutionnels parce qu'ils traitent les compagnies de tabac comme si elles formaient une seule entité, alors que celles-ci sont distinctes et qu'il s'agit de sociétés enregistrées auprès du gouvernement fédéral.Pour cette raison, le juge Ronald Holmes considère que la portée de la loi est extra-territoriale et qu'elle outrepasse les pouvoirs consentis à la province par la Constitution.La Loi sur le recouvrement des soins de santé avait été adoptée par la Colombie-Britannique en 1997 puis amendée l'année dernière.Elle facilite la tâche du gouvernement s'il veut intenter des poursuites contre les compagnies de tabac afin de recouvrer les dépenses liées au traitement des maladies causées par le tabagisme.Sept compagnies de tabac, dont trois du Canada, avaient toutefois contesté la constitutionnalité de cette loi.Un avocat qui a plaidé la cause au nom du gouvernement de la Colombie- Britannique a déclaré hier que trois options s'offraient maintenant à celui-ci : il peut interjeter appel du jugement de la Cour suprême de la province, modifier sa loi ou intenter des poursuites distinctes contre les trois compagnies de tabac canadiennes.Les étudiants du cégep de Rosemont boycottent à leur tour le Sommet du Québec et de la Jeunesse et ont déclenché hier une grève devant se poursuivre jusqu'au jeudi 24 février à minuit.L'Association générale des étudiantes et étudiants du Collège de Rosemont participera tout de même aux activités relatives au Sommet, a-t-elle fait savoir hier, tout en tentant de faire passer un message clair au gouvernement, soit l'élimination de l'exclusion et de la précarité chez les jeunes. La Presse 22 février 2000 Page A13 manquante 2LP1401A0222 A14mardi 22 f v 2LP1401A0222 ZALLCALL 67 00:45:13 02/22/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 « Pourquoi gâcherais-je ma vie pour convertir quelques Micmacs ?» Rares étaient les missionnaires qui voulaient venir en Nouvelle-France RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE Les missions visant à convertir les « sauvages » à la religion catholique n'ont pas eu l'ampleur que leur attribuent généralement nos manuels d'histoire, soutient un historien italien spécialiste de la Nouvelle- France.Dans un article solidement documenté que vient de publier la Canadian Historical Review, Luca Codignola montre qu'entre 1610 et 1658, peu de missionnaires quittèrent l'Europe pour le Canada.Tous ordres confondus \u2014jésuites, récollets, capucins, ursulines, hospitalières, etc.\u2014on ne compte pas plus que quatre départs par année vers la Nouvelle-France et l'Acadie.1 « On a toujours l'impression (dans les livres d'histoire) qu'une vague de gens venaient d'Europe, mais ça n'est pas vrai », a soutenu M.Codignola au cours d'une interview accordée à l'occasion d'un de ses fréquents passages à Montréal.Les prêtres français qui s'intéressaient à l'étranger étaient beaucoup plus portés vers l'Asie, en particulier la Chine et l'Inde.Des missions étaient en place dans ces pays depuis plusieurs décennies, et le nombre potentiel de convertis était beaucoup plus élevé.« On parlait de millions d'âmes converties en Chine et en Inde, alors qu'ici, les prêtres n'ont trouvé que quelques dizaines de Micmacs en Acadie.Les Hurons étaient nombreux « en Nouvelle-France », mais après les épidémies « notamment la rougeole en 1634 » ils étaient à peine quatre mille ou cinq mille ! » S'ajoutait la mauvaise réputation du Canada : le froid, les moustiques, la cruauté supposée des « Indiens ».« Il y a un capucin qui le dit très clairement : « Pourquoi devrais- je gâcher ma vie à aller convertir quelques dizaines de Micmacs ?», raconte Codignola.Résultat : en 1653, les jésuites comptaient presque mille missionnaires à travers le monde.De ce nombre, il y en avait.18 en Nouvelle- France.Une province mineure Luca Codignola a recueilli une bonne partie de ces renseignements dans les archives du Vatican, qu'il compulse depuis plus de 20 ans.Jusqu'à ce que les Archives nationales du Canada lui confient, en 1977, la tâche d'explorer les archives romaines, celles-ci avaient été peu utilisées par nos historiens.Les documents trouvés lui ont permis de mettre en contexte les missions catholiques en Amérique du Nord française.« Pour les jésuites, les capucins et les récollets, la Nouvelle-France a une importance marginale, dit l'historien.Le Canada a la même importance au niveau religieux qu'au niveau politique, où il est une province mineure de la France.» Au point que, chez les jésuites entre autres, certains supérieurs découragent leurs prêtres de partir en mission dans ces contrées perdues, préférant les voir combattre le protestantisme en Europe.Un jésuite qui souhaite s'embarquer pour la Nouvelle-France se fait dire : « Vos Indes sont ici.» Les travaux de Luca Codignola ont permis de dénicher quelques données sur les missions menées par les capucins et les récollets.Les détails de ces campagnes sont peu connus, faute de documentation équivalente aux célèbres Relations des Jésuites.Curieusement, c'est sous la rubrique « Liban » que Codignola a trouvé des textes sur les visites des capucins au Canada.« Les capucins étaient en même temps au Liban et en Acadie, mais l'Acadie n'était pas très importante, alors on classait les documents sous Liban, dit-il.L'historien a ainsi appris que de 1632 à 1656, les capucins ont envoyé une soixantaine de missionnaires en Acadie et en Nouvelle-Angleterre, à peine moins que les jésuites au Canada.« Les capucins ont fait exactement la même chose que les jésuites, sauf qu'ils n'ont pas écrit de relations, dit-il.Ils étaient aussi importants pour les Micmacs de l'Acadie que les jésuites pour les Hurons « de Nouvelle-France ».» Les archives du Vatican révèlent aussi qu'avant la nomination du premier évêque en 1657, François de Laval, le projet d'évangilisation de ces nouveaux pays était mal défini, et échappait au contrôle du pape.« Il n'y avait pas de véritable projet d'expansion des missions.En théorie oui, mais en pratique, il y avait plutôt de la compétition entre les ordres.» Luca Codignola, enseignant à l'Université de Gênes, vient de publier avec un collègue un manuel d'histoire du Canada, Storia del Canada, qui s'est déjà vendu à 5000 exemplaire.La perspective européenne qu'il apporte est si originale que l'ouvrage doit être traduit en anglais, aux Presses de l'Université d'Ottawa, sous le titre The European History of Canada.1 Luca Codignola, « Competing Networks : Roman Catholic Ecclesiastics in French North America, 1610-58 », The Canadian Historical Review, vol.80, no.4, décembre 1999. La Presse 22 février 2000 Page A15 manquante 2LP1601A0222 A16 mardi 2LP1601A0222 ZALLCALL 67 00:47:41 02/22/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Les chargés de cours de l'UQTR déclenchent la grève Presse Canadienne TROIS-RIVIERES L'histoire se répète à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) alors qu'un deuxième conflit de travail en trois ans vient d'éclater entre la direction et ses chargés de cours.Ces derniers, qui ont déclenché la grève hier, réclament de meilleurs salaires et accusent la direction de l'université de ne pas respecter la valeur de leurs diplômes, généralement une maîtrise ou un doctorat.« Je ne peux que vous dire à quel point nous trouvons la situation déplorable et décevante.Je ne vois pas très bien dans ce geste que pose le Syndicat des chargés de cours le souci des étudiants bien que souvent, il réclame une participation plus grande que les autres à l'acte pédagogique.Ce que nous avons pu voir ce matin ne va pas dans ce sens-là », a commenté hier la rectrice, Mme Claire de la Durantaye, lors d'un point de presse.« Il est certain que le Syndicat des chargés de cours est déçu des offres que nous avons déposées à la table des négociations.Il nous avait demandé des augmentations salariales de 71,5 pour cent.Nous n'avons pas cet argent-là.C'est très clair », a-t-elle averti.Le président du Syndicat des chargés de cours, M.Robert Bellerose, allègue que la plus récente offre patronale est ni plus ni moins qu'une série de reculs, notamment en ce qui concerne l'évaluation, la qualification, l'attribution des charges de cours et l'ancienneté des chargés de cours.À cela, le vice-recteur et secrétaire général, M.François Héroux, réplique : « Les offres que l'Université a faites ne ramènent pas les chargés de cours en 1982 (moment où ils se sont syndiqués).On ne fait pas exprès pour mettre de l'huile sur le feu.On est assez préoccupés par la situation actuelle.Nous n'irons pas rajouter des choses qui ne se tiennent pas », assure M.Héroux, qui invite plutôt le Syndicat des chargés de cours à envoyer un message clair.SI 98 % DES MARCHÉS BOURSIERS MONDIAUX SE TROUVENT HORS DU CANADA, RIEN N'EMPÊCHE VOTRE REER D'Y PARTICIPER.Ne soyez pas limité par le plafond de 20 % de contenu étranger.Les Fonds mutuels Ligne Verte TD vous proposent désormais sept fonds qui vous permettent de tirer profit des marchés les plus performants du monde, tout en étant entièrement admissibles au REER.Les Fonds RER mondiaux Ligne Verte½ TD\u2020 Fonds indexé RER Nasdaq Fonds RER valeurs sûres américaines Fonds RER science et technologie Fonds RER international sélect Fonds indexé RER américain Fonds indexé RER international Fonds d'obligations RER internationales Pour plus de renseignements, appelez-nous au 1 800 363-1167.\u2020La Gamme de fonds mutuels sans frais d'acquisition Ligne Verte est offerte par Gestion de Placements TD Inc.(« GPTD »), filiale en propriété exclusive de la Banque TD.Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d'autres frais.Prière de lire le prospectus avant d'investir.Les valeurs des fonds communs de placement fluctuent souvent, et le rendement passé peut ne pas se reproduire.Nasdaq, Nasdaq -100 et l'indice Nasdaq-100 sont des marques de commerce ou de service de The Nasdaq Stock Market Inc.(avec les membres de son groupe « Nasdaq Inc.») et ont été concédées en licence à Gestion de Placements TD Inc.qui peut s'en servir à certaines fins.Le Fonds indexé RER Nasdaq Ligne Verte de Gestion de Placements TD Inc., lequel repose sur l'indice Nasdaq-100, n'a fait l'objet d'aucune déclaration de Nasdaq Inc.quant à sa légalité ou à son opportunité, et Nasdaq Inc.n'en est ni l'émetteur ni le promoteur, ni la caution ni le placeur.Nasdaq Inc.ne fait aucune déclaration et n'a aucune responsabilité à l'égard du produit.Les placements dans les fonds communs de placement ne sont pas assurés par la Société d'assurance-dépôts du Canada ni par la Régie de l'assurance-dépôts du Québec, et ne sont pas garantis par la Banque.½Marque de commerce de la Banque TD.GPTD est un usager inscrit.La Cour suprême invitée à abolir la loi sur le contrôle des armes à feu Presse Canadienne OTTAWA Huit provinces et territoires se sont ligués contre Ottawa, hier, en Cour suprême, pour lui reprocher d'empiéter sur leur droit de légiférer.Ces provinces, avec l'appui du lobby des armes à feu, contestent le droit d'Ottawa d'imposer un système national de contrôle des armes à feu qui oblige les propriétaires à se procurer des permis et à enregistrer leurs armes.Elles soutiennent que les armes à feu sont propriété privée et devraient être réglementées par les provinces.Les audiences de la Cour suprême, qui doivent durer deux jours, ont débuté par une présentation de l'Alberta, la province qui a ouvert les hostilités en 1998 quand elle a contesté \u2014 en vain \u2014 le nouveau système devant sa propre Cour d'appel.L'avocat Roderick Mc Lennan a affirmé aux neuf juges du tribunal que le système d'enregistrement auparavant en vigueur depuis 70 ans n'avait pas empêché les criminels de se servir d'armes à feu pour commettre leurs crimes.Ses arguments, ainsi que ceux de ses collègues représentant d'autres provinces, ont apparemment été accueillis avec scepticisme par les juges, au cours d'une séance inhabituellement animée.Plus tôt, ceux-ci avaient remis en question l'insistance des avocats à débattre de l'utilité et de l'efficacité d'un système de permis et d'enregistrement des armes à feu devant la cour, soutenant que ce débat relevait plutôt du Parlement.La question sur laquelle le tribunal doit se prononcer en est une d'ordre constitutionnel, à savoir si Ottawa a le droit d'adopter des lois réglementant le contrôle des armes à feu « ordinaires ».La juge en chef Beverley Mc Lachlin a dit partager l'avis déjà exprimé à l'effet que la cour n'avait pas à se prononcer sur l'efficacité de la loi.L'avocat ontarien Robert Charney s'est dit d'avis qu'il faudrait limiter l'usage, par Ottawa, de ses pouvoirs en matière de législation criminelle, et a ajouté que le système d'enregistrement ne faisait rien pour protéger les Canadiens.Le juge Frank Iacobucci a rétorqué que le fait de s'enregistrer, que ce soit pour une automobile ou pour un permis de port d'arme, impose une responsabilité, et que cela fait passer le message que l'État peut accorder, et retirer, ce permis.La première journée d'audience s'est terminée avec la présentation des avocats du gouvernement fédéral.L'avocat Graham Garton a soutenu que le nouveau système d'enregistrement aurait pu contribuer à empêcher la mort de cinq personnes abattues lors d'une fusillade impliquant un chauffeur d'autobus d'Ottawa souffrant de problèmes psychologiques, en 1999 \u2014 son permis lui aurait probablement été retiré au moment du renouvellement.Pour que le système de permis et d'enregistrement fonctionne, a-t-il noté, il doit être mis en vigueur d'un bout à l'autre du pays, avec des normes uniformes.La Loi sur les armes à feu exige de tous les propriétaires d'armes à feu qu'ils se procurent un permis d'ici la fin de l'année, et qu'ils aient enregistré toutes leurs armes d'ici la fin de 2002.La Cour suprême entend aujourd'hui les partisans du contrôle des armes à feu, y compris la Coalition pour le contrôle des armes à feu, les chefs de corps de police et les groupes de victimes.Il s'écoulera vraisemblablement plusieurs mois avant que le tribunal rende sa décision. 2LP1701A0222 A 17 Mardi CC 2LP1701A0222 ZALLCALL 67 00:45:34 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 A 17 PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Un bâtiment du boulevard des Laurentides qui abritait un magasin de pâtes fraîches et une salle de billard a été soufflé par une explosion dimanche soir.Forte explosion à Laval Des policiers, des pompiers et des amateurs de billard sont passés à un cheveu, dimanche soir, d'être assommés par des briques soufflées par une explosion qui s'est produite dans un immeuble en feu au 1774, boulevard des Laurentides, dans le quartier Vimont, à Laval.Tout indique qu'il s'agit d'un incendie criminel.Vers 23 h 40, des policiers ont été envoyés à cet endroit à la suite du déclenchement d'un système d'alarme.En arrivant sur les lieux, ils ont vu un trou de trente centimètres de diamètre dans la vitrine du magasin qui vend des pâtes fraîches.Ils ont alors cru qu'un cambriolage venait de se produire.Au même moment, le gérant de la salle de billard situé en haut du magasin a senti une odeur de fumée et il a immédiatement invité la dizaine de clients à sortir.Ils venaient juste d'arriver dans le terrain de stationnement quand l'explosion s'est produite dans le bâtiment qu'ils venaient de quitter, faisant voler des briques à plus de 30 mètres, dont plusieurs ont frôlé des personnes se trouvant tout près.Une trentaine de pompiers ont combattu l'incendie.L'agent Pierre Desautels, des affaires publiques de la police de Laval, a indiqué qu'une forte odeur d'essence avait été sentie par les premiers policiers arrivés sur les lieux.Affichage : la SSJB veut intervenir dans l'appel du jugement Côté Presse Canadienne GRANBY La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a déposé une requête en Cour supérieure afin d'obtenir le droit de se faire entendre dans l'appel du jugement Côté.Rendue le 20 octobre 1999, cette décision est relative à l'affichage du commerce Le Lion et le Morse (The Lyon and the Walrus) de Lac-Brome.« Nous estimons que la cause dépasse largement le simple contexte juridique.C'est plus qu'une affaire de droit ; ça concerne l'ensemble de la société », estime le président de la SSJB, Guy Bouthillier, rencontré hier matin au palais de justice de Granby.Dans cette affaire, la juge Danielle Côté avait jugé contraire à la Charte des droits et libertés l'article de la Charte de la langue française prescrivant la prédominance du français dans l'affichage commercial.Le gouvernement du Québec avait annoncé son intention de faire appel le jour même.Le jugement Côté pourrait « compromettre la légitimité et la validité des moyens législatifs utilisés par le gouvernement du Québec en matière de protection et de promotion du caractère français du Québec », soutient la SSJB dans sa requête. 2LP1899A0222 A18 MARDI 2LP1899A0222 ZALLCALL 67 09:06:13 02/22/00 B A 18 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Le policier Tremblay suspendu sans solde Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES-OUEST La ville de Trois-Rivières- Ouest a entrepris, hier soir, les démarches visant à suspendre sans solde l'inspecteur Gilles Tremblay, accusé vendredi dernier de possession et reproduction de matériel pornographique juvénile.Le conseil municipal a toutefois adopté une résolution qui accorde à M.Tremblay un délai de 15 jours pour se faire entendre auprès du conseil.Dans le présent cas, la Ville doit se conformer au protocole de relations de travail avec le personnel cadre en vigueur à la municipalité.Elle devait donc continuer à payer le salaire de M.Tremblay tant et aussi longtemps que le conseil ne s'était pas prononcé, ce qu'il a fait hier par voie de résolution.Cette résolution accorde à Gilles Tremblay, ou à ses représentants, 15 jours pour s'expliquer devant le conseil municipal.S'il se prévaut de ce droit, il se devrait de convaincre les élus de la non-pertinence de le priver de son salaire.Sans vouloir devancer le processus, le maire Yves Lévesque a tout de même indiqué que, selon les rapports actuellement produits, il serait très surprenant que le conseil recule sur ce point.Au terme de ces 15 jours de délai, les élus devront se réunir en conseil spécial pour officialiser la suspension sans solde de Gilles Tremblay.Par la suite, la ville verra à poursuivre les démarches administratives jusqu'au congédiement.Avant de statuer définitivement sur le cas de M.Tremblay, les élus doivent attendre le rapport et la recommandation du directeur du service de la Sécurité publique à la suite de l'enquête disciplinaire.Celle-ci s'appuiera notamment sur les preuves recueillies par la Sûreté du Québec qui est en charge de l'enquête criminelle sur les agissements de Gilles Tremblay. La Presse 22 février 2000 Page A19 manquante 2LP2001A0222 A20 mardi 22 f v 2LP2001A0222 ZALLCALL 67 00:45:21 02/22/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 L'avocat d'OC Transpo fait l'unanimité contre lui Presse Canadienne OTTAWA Quelques fois pris à partie pour ses positions, l'avocat d'OC Transpo, Don Wilson, a fait l'unanimité contre lui, hier, alors que même le directeur général d'OC Transpo a cru bon de se dissocier des propos de son procureur.Dans un geste surprise, Me Wilson a en effet parlé de la majorité des employés d'OC Transpo qui sont venus témoigner à l'enquête du coroner sur la tuerie du 6 avril 1999, comme des « cols bleus très peu instruits » et qui ne sont pas « habitués à parler en public ».Les propos de Me Wilson ont immédiatement eu un effet monstre parmi l'assistance alors que tous les employés d'OC Transpo qui se trouvaient dans la salle pour cette 29e journée d'audience, de même que les membres des familles des quatre victimes de la tuerie, ont sur le champ quitté l'endroit en guise de protestation, pendant que Me Wilson murmurait ses excuses.« C'est inacceptable.Ces gens-là sont aussi bien que ceux qui prennent la parole aujourd'hui (hier).Pourquoi les traiter comme des chiens ?», a dit Pauline O'Brien, la veuve de Harry Schoenmakers, un des quatre travailleurs abattus par Pierre Lebrun le 6 avril 1999.« Si ces gens-là n'étaient pas là dans le garage pour faire leur travail, il n'y aurait même pas d'autobus sur la route », a encore ajouté Mme O'Brien.Vice-président de syndicat des employés d'OC Transpo, Mike Molloy avait peine à se contenir.« C'est terrible de parler comme ça.Il nous traite comme des ignorants et on veut nous faire croire que ça va changer », a dit M.Molloy qui entend réclamer, au nom du syndicat, des excuses formelles.À la surprise de tous, c'est le directeur général d'OC Transpo, Gordon Diamond, qui a présenté ses excuses aux familles des disparus ainsi qu'aux employés qui se trouvaient sur place.« Ces paroles étaient inappropriées et vont à l'encontre de la nouvelle philosophie que nous voulons implanter chez OC Transpo.Nous voulons que tout le monde travaille en équipe et ça va à l'encontre de cette orientation.Des propos du genre n'ont pas leur place », a indiqué M.Diamond, qui a pris le microphone et s'est adressé directement aux familles et aux employés.Il a expliqué que même si Me Wilson était le procureur dont les services avaient été retenus par OC Transpo, il lui appartenait, en temps que directeur général, de présenter des excuses officielles.Il a de plus précisé n'avoir pas pris connaissance de la plaidoirie de Me Wilson.« Il n'y a pas d'employés de première ou de seconde classe chez OC Transpo », a précisé Gordon Diamond.Ce dernier a par ailleurs indiqué qu'il entendait demander à Don Wilson de présenter des excuses officielles et par écrit.Quant à Me Wilson, il a déclaré ne plus se souvenir exactement des termes employés puisqu'il était sorti de son texte mais qu'il y avait vraisemblement eu mauvaise interprétation de sa pensée. 2LP2199A0222 A 21 Mardi CC 2LP2199A0222 ZALLCALL 67 09:06:51 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 A 21 technologie@lapresse.ca Windows: un portrait de famille André Mondoux collaboration spéciale Il y a quelques jours, Microsoft lançait la version 2000 de son système d'exploitation.La réaction générale fut compréhensible : mettez les mots « ordinateurs », « Microsoft » et le chiffre « 2000 » dans le même titre et vous obtenez l'appât idéal pour faire saliver tous les médias en ville, des revues à vocation technologique aux médias traditionnels qui soudainement s'improvisent le meilleur ami de « l'homo technicus ».Voilà pourquoi vous entendrez beaucoup parler du nouveau système d'exploitation au cours des prochains jours.La raison principale est simple : Microsoft, de toute évidence, veut semer à tous vents la bonne nouvelle et, d'autre part, les médias espèrent toujours retrouver le grand happening qui a marqué le lancement de Windows 95 (et cette fois-ci y participer pleinement).Le grand cirque médiatique battra son plein, alors que les experts tour à tour décrieront et encenseront le nouveau produit, que les analyses du type « Windows 2000 est-il vraiment pour vous ?» se multiplieront et que la plèbe populaire et technique laissera libre cours à ses sentiments pro et anti-Microsoft.Pour le public, cependant, le battage médiatique sera probablement de courte durée.La raison en est fort simple : Windows 2000 ne s'adresse pas à vous ! En effet, la version lancée la semaine dernière est le successeur de Windows NT, le système d'exploitation destinée au marché des entreprises.Doh ! Bien sûr, si vous êtes un utilisateur exigeant \u2014 et éclairé \u2014 rien ne vous empêche d'installer W2K sur votre ordinateur.Celui-ci devra être assez puissant (le fabricant d'ordinateurs Dell recommande un processeur cadencé à 400 MHz avec 128 Mo de mémoire vive).Vous aurez une pléiade de fonctions qui vous seront plus ou moins inutiles.Vous devrez vivre avec un processus d'installation/migration qui pour le commun des mortels est plus technique que convivial.Enfin, ne soyez pas surpris si certains pilotes de vos périphériques favoris (carte vidéo, scanner, radio, etc.) ne sont pas encore tous offerts pour Windows 2000 (W2K utilise un code central différent de celui de Win9x et les tournois de Duke Nukem avec carte 3d Fx sont plutôt rares en entreprise, à tout le moins officiellement).Afin de clarifier quelque peu la situation (et aider les médias à planifier leur prochaine effervescence informatique), voici un petit guide de survie sur la famille de produits Windows.L'arbre aux trois branches Il faut comprendre que la famille Windows compte trois branches principales.La famille Windows 3.1/ 95/98/98SE est celle destinée au grand public.Les versions Windows NT/Windows 2000, fondées sur une architecture plus robuste, s'adressent principalement aux entreprises.Quant à Windows CE, il s'agit d'une version « légère » conçue pour les consoles numériques pour téléviseurs et les info-ménagers.La confusion entourant Windows 2000 est en partie imputable à Microsoft qui avait jadis annoncé, à l'époque de Windows 95, que la prochaine version de Windows serait celle de la Grande Réunification ; une version qui permettrait aux individus, entreprises et appareils info-ménagers d'être assemblés sous une même plate-forme technologique.Ce ne fut pas le cas.De nombreux facteurs, on songe notamment à la complexité inhérente du produit, de la poursuite antitrust, la révolution Internet et à la montée de Linux, ont perturbé les plans originaux.Non seulement la sortie Windows 2000 a-t-elle été reportée à plusieurs reprises, mais les versions Windows 98 et Windows 98 SE sont fondées sur le même code source que Windows 95 et non pas sur celui de Windows NT/2000.Voilà pourquoi ces versions sont souvent considérées comme de simples mises à jour ou des « service packs » étoffés.Même la prochaine version Windows pour grand public, Windows Millenium Edition (ME), ne sera pas fondée sur l'architecture W2K.Windows ME, qui devrait être lancé ce printemps, comportera bien quelques rehaussements techniques, comme le soutien pour les réseaux à domicile, mais elle sera surtout caractérisée par des outils conviviaux, comme un centre d'activités qui consistera à faciliter l'exécution de tâches reliées à la musique, la vidéo et la photographie.Quand aura donc lieu la grande convergence sous une plate-forme unifiée Windows ?Les consommateurs devront attendre la version « Whistler » (nom de code) qui devrait faire son apparition à l'automne 2001.Et c'est alors que consommateurs et entreprises devraient partager le même code source pour leur système d'exploitation respectif.D'ici là, vous verrez Microsoft positionner W2K comme l'outil idéal pour permettre aux sociétés de se lancer à bord du train du commerce électronique entre entreprises.Et quand la version Whistler sortira, unifiant entreprises et consommateurs sous une même technologie, la logique dictera de la positionner comme celle qui permettra de relier consommateurs et entreprises dans le même univers mercantile électronique.Lorsque serveurs et ordinateurs clients seront ainsi unifiés par la même technologie sous-jacente, la notion même de « logiciel » s'effacera au profit de la notion de « service ».Blackcomb, la version de Windows qui devrait Whistler en 2002, témoignera alors de l'arrivée du paradigme NGS (Next Generation Services) chez Microsoft.On peut joindre l'auteur à mondouxa@videotron.ca Windows 2000 ne s'adresse pas à vous ! En effet, la version lancée la semaine dernière est destinée au marché des entreprises.Flashs lumineux et épilepsie: un lien prouvé mais inexpliqué Agence France-Presse PARIS Les jeux vidéo et les dessins animés pourraient déclencher des crises d'épilepsie chez des jeunes dont le cerveau est incapable de contrôler sa réponse à la stimulation de flashs lumineux ou d'images scintillantes à base de contrastes entre le noir et le blanc, selon des chercheurs italiens.Les travaux de l'équipe du Dr Vittorio Porciatti, de l'Université de Pise, publiés dans le mensuel spécialisé Nature Neuroscience de mars, font suite à une série de crises épileptiques observée en 1997 chez 685 Japonais qui avaient regardé Pokémon, dessin animé assorti de flashs lumineux diffusé à la télévision.Chez les enfants de 4 ans à 14 ans, 0,5 à 0,8 % sont atteints d'une épilepsie dite photosensible (survenant lors de stimulations lumineuses intermittentes), due à un dysfontionnement cérébral sous-jacent encore mal compris.Le problème réside dans la capacité du cerveau à interpréter des scènes à grandes variations de contrastes lumineux (grand soleil, brouillard).Les chercheurs ont enregistré l'activité électrique du cerveau de 23 jeunes dont onze souffrent de cette forme d'épilepsie.Chez les sujets normaux, l'activité cérébrale s'accroît jusqu'à un certain point quand le contraste (blanc-noir) atteint 20 %, puis son niveau retombe, mais, chez les sujets prédisposés, le cerveau continue à s'activer frénétiquement lorsqu'il est confronté à des contrastes beaucoup plus importants.Cette réponse anormale aux stimulations visuelles intermittentes survient aux fréquences relativement basses (4-10 hertz), mais pas aux fréquences très élevées.Elle se produit seulement avec les contrastes dans le noir et blanc et pas avec les couleurs.Le mécanisme de contrôle des contrastes, indiquent les chercheurs, « manque ou est sérieusement atteint » chez le petit nombre de gens atteints de cette forme d'épilepsie liée à la lumière.Cette découverte, estiment- ils, pourrait aider les concepteurs de jeux ou de dessins animés à éviter de créer des situations susceptibles de déclencher des crises.2832300 2LP2201A0222 A22 mardi 22 f v 2LP2201A0222 ZALLCALL 67 00:47:02 02/22/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Accusations de conduite en état d'ébriété ayant causé la mort portées contre Maryse Deschênes Les deux jeunes seraient morts par asphyxie à l'oxyde de carbone Presse Canadienne RIMOUSKI Trois chefs d'accusation ont été déposés hier contre Maryse Deschênes, 28 ans, de Saint-Marcellin, près de Rimouski, en rapport avec le décès de Stéphane Couillard, 16 ans, heurté mortellement sur la route 234 par le véhicule conduit par l'accusée tôt dimanche matin.La jeune femme a été accusée de conduite avec facultés affaiblies causant la mort ainsi que des lésions corporelles et de conduite d'un véhicule en état d'ébriété.Son enquête sous remise en liberté aura lieu le 23 février, au palais de justice de Rimouski.Stéphane Couillard et son ami, Pascal Ross, revenaient d'une soirée passée au carnaval de Saint-Marcellin vers 3h00, dimanche matin.Ils faisaient de l'auto-stop pour retourner chez-eux, le long de la route 234.Les deux adolescents n'auraient pas vu venir derrière eux l'automobile qui a frappé mortellement Stéphane Couillard.Presse Canadienne SHERBROOKE Les premiers résultats de l'enquête laissent croire que ce sont des émanations d'oxyde de carbone qui ont lentement entraîné dans la mort Rachel Dubois et Simon Therrien, ces deux adolescents de 16 ans retrouvés sans vie dimanche dans une résidence de Bromptonville.Hier, des spécialistes de l'Institut médico-légal de Montréal et de la Régie du bâtiment se sont rendus sur les lieux de la tragédie pour déterminer ce qui a entraîné le jeune couple dans la mort.Vraisemblablement, le système de chauffage au gaz propane serait en cause.Lorsque le drame a été découvert, en milieu d'aprèsmidi dimanche, les pompiers de Bromptonville ont détecté une quantité d'oxyde de carbone 10 fois supérieure à la limite sécuritaire, soit près de 400 ppm (particules/millions).Une autopsie et des prélèvements ont aussi été effectués sur le corps des deux victimes, à Montréal hier.« L'autopsie viendra le confirmer, « L'autopsie viendra le confirmer, mais il est clair à première vue que les personnes sont décédées par intoxication au monoxyde de carbone en raison de signes évidents comme la lividité rouge de leur peau », a expliqué le Dr René- Maurice Bélanger, coroner en chef chargé du dossier.Le monoxyde, ou oxyde de carbone, est incolore et inodore.Il provoque d'abord des maux de tête, des étourdissements, des nausées et des palpitations pouvant conduire à la mort, comme ce fut le cas pour le couple d'adolescents.Selon toute vraisemblance, les deux jeunes seraient décédés dans la soirée de samedi, alors qu'ils étaient seuls au sous-sol de la résidence.Simon Therrien est arrivé chez sa copine Rachel Dubois vers 16h samedi et les parents de cette dernière ont quitté la maison vers 18 h.À leur retour dimanche, ils ont découvert les corps des deux adolescents et celui du chat, intoxiqué lui aussi par l'oxyde de carbone.Des groupes sont insatisfaits du rapport Perron ROLLANDE PARENT Presse Canadienne L'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) trouve insuffisant le contenu du rapport du coroner Gilles Perron sur la mort par pendaison de Chritian Soucy, survenue à l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville en novembre 1998 Le premier reproche de l'association tient à ce que malgré une entente avec le coroner Perron, celui-ci n'aurait pas transmis à ses dirigeants une copie du rapport avant sa publication médiatique, faite il y a une semaine.Plus fondamentalement, l'association déplore que le coroner n'ait pas recommandé d'écarter dorénavant d'une enquête tout médecin lié à l'hôpital où s'est produite la mort.L'enquête sur la mort de Christian Soucy avait été confiée au coroner investigateur Gilles Campeau qui pratiquait à l'hôpital Sainte-Croix.De confier l'investigation à un médecin n'ayant aucun lien avec l'hôpital mis en cause serait de nature à éviter tout conflit d'intérêt et même l'apparence d'un conflit d'intérêt, soumet l'association.« Les institutions et les médecins doivent assumer leurs responsabilités de transparence envers la société », soutient le porte-parole Mario Bousquet, de l'AGIDD-SMQ.L'association estime en outre que les dirigeants de l'hôpital Sainte-Croix ont fait preuve d'inefficacité dans cette affaire.« Ils ont refusé de voir la détresse de cet homme parce qu'il se présentait à l'hôpital pour ramasser des mégots et qu'il présentait des troubles de personnalité.« Les hôpitaux devraient dorénavant dépasser leurs préjugés concernant les personnes itinérantes et s'assurer d'offrir des services psychosociaux dans une approche globale.« Au lieu de justifier la qualité des services offerts, il serait préférable de travailler à mettre en place les services correspondant aux attentes des personnes.« On préfère enfermer les personnes dans leur « On préfère enfermer les personnes dans leur diagnostic », fait valoir l'association qui évaluent que les recommandations du coroner Perron ne vont pas assez loin.« Elles n'amélioreront pas vraiment la situation entre le milieu institutionnel et le milieu communautaire », conclut M.Bousquet.Adoption : pression pour faciliter les retrouvailles Presse Canadienne QUEBEC Au nom du « droit aux origines », les enfants adoptés devraient pouvoir retrouver aisément leurs parents biologiques et, inversement, ces derniers devraient pouvoir retracer facilement leurs enfants placés en adoption, soutient le Mouvement Retrouvailles.« Le droit aux origines, c'est un droit fondamental, on a le droit de savoir d'où l'on vient », a déclaré Lucien Goulet, porte-parole du mouvement.Mouvement Retrouvailles regroupe 14 000 membres et presse le gouvernement québécois de suivre l'exemple de la Colombie- Britannique et de Terre-Neuve et d'amender le Code civil et la Loi de protection de la jeunesse de manière à aplanir les obstacles aux retrouvailles.Il y a presque deux ans, le ministère de la Santé et des Services sociaux a formé un comité dont le mandat était de revoir la législation et les politiques en cours.Le ministre Gilles Baril a en mains le rapport de ce comité dont certaines dispositions doivent être appliquées, estime Mouvement Retrouvailles.L'organisme exige la reconnaissance du droit de l'enfant adopté d'être informé sur son statut d'adopté.La Loi de protection de la jeunesse, la Loi d'accès à l'information et le Code civil devraient permettre à l'enfant d'avoir accès aux informations permettant de retracer ses parents biologiques, indique-t-on dans un sommaire des recommandations du comité."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.