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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-25, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101A0225 A 1 vendredi paul 5LP0101A0225 ZALLCALL 67 01:17:51 02/25/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, vendredi 25 février 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.La haute technologie lunettes 7 0 5 0 , r u e J e a n - Talon352-1010 (près des Galeries d'Anjou) 116e année No 125 R 64 pages, 4 cahiers Le dernier sommet Entente de dernière heure Québec s'engage à débloquer un milliard en éducation Denis Lessard du bureau de La Presse QUÉBEC MARIE-CLAUDE LORTIE Après trois jours d'une périlleuse « course à obstacles » qui a fait craindre le pire à Lucien Bouchard, le Sommet du Québec et de la jeunesse a finalement accouché d'un consensus et d'engagements en argent sonnant.Alors qu'il affirmait mercredi qu'il ne ferait « pas le budget au Sommet », le gouvernement a fait volte-face hier et sorti le portemonnaie.Il a promis un milliard d'argent frais sur trois ans pour l'éducation et 400 millions pour deux fonds spéciaux, un destiné aux jeunes et l'autre à la lutte contre la pauvreté.Le fonds jeunesse, de 240 millions, sera financé à moitié par les entreprises, tel que discuté au « souper des riches » le week-end dernier.L'autre est un renouvellement du Fonds de lutte contre la pauvreté créé au sommet économique de 1996.Il sera de 160 millions et financé entièrement par le gouvernement.Voir ENTENTE en A2 Autres textes en A14 et A15 Comme un général qui tente de refaire les batailles qu'il a gagnées, Lucien Bouchard s'était rabattu sur l'idée d'un sommet de la jeunesse en fin de campagne électorale, en 1998.L'adéquiste Mario Dumont marquait des points sur les clauses discriminatoires.Le Parti québécois se devait d'avoir une réplique pour l'électorat jeune, une clientèle normalement acquise.Déjà les deux sommets de 1996 avaient marqué des temps forts.Arrivant aux commandes, immensément populaire, M.Bouchard avait obtenu à l'arraché des engagements sur l'atteinte du déficit zéro en mars et sur la création d'emplois en novembre.Toute cette magie avait disparu au cours des trois derniers jours.Comme les deux autres, le Sommet de la jeunesse s'est terminé dans les épanchements sur la solidarité des groupes sociaux, des patrons et des syndicats.Mais toute l'opération aura surtout mis en relief la fragilité des ponts entre le gouvernement et les jeunes.Manifestations disgracieuses, séance de « pitonnages » ridicules, toute l'aventure fut un désastre au point de vue de l'image du gouvernement.Lucien Bouchard comprit qu'il était dans une partie difficile quand un jeune caméraman qui tournait sa conférence de presse se mit à le haranguer sur les gaz lacrymogènes servis aux manifestants.Voir SOMMET en A2 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Les exclus du Sommet de la jeunesse ont manifesté, hier encore, à l'entrée du Centre des congrès de Québec, détournant de nouveau l'attention des médias du sommet officiel.Le juge Dalphond donne raison aux juges Le refus de leur accorder une hausse de 16,5 % est inconstitutionnel CHRISTIANE DESJARDINS Ou Québec accorde les 16,5 % d'augmentation aux juges de la Cour du Québec que recommandait le comité Bisson, ou le dossier est renvoyé aux députés afin que dans les 30 jours de session, ils reconsidèrent l'augmentation, a tranché le juge Pierre J.Dalphond, hier, dans l'épineux dossier du traitement des juges.Des deux « remèdes », le juge de la Cour supérieure privilégie le second, afin, dit-il, « de concilier l'efficacité du processus constitutionnel requis et la souveraineté parlementaire sur l'affectation des fonds publics ».En 1998, le comité Bisson recommandait d'augmenter le salaire des juges de 16,5 % à compter du 1er juillet 1998, puis de 2 % par année pour 1999 et 2000.Le gouvernement leur avait plutôt accordé 4 % la première année, suivi de 2 % par année en 1999 et en 2000.Le juge Dalphond déclare cette décision inconstitutionnelle.« Le comportement du gouvernement était dicté par les impératifs de sa négociation avec les fonctionnaires, et révèle une totale indifférence à la situation des juges qui ne peuvent négocier », écrit le juge.Avec pour résultat, ajoutet- il, que les juges obtiennent pendant trois ans des augmentations moindres que plusieurs autres employés de l'État.Il cite en exemple les salariés de garderies, qui obtiennent des augmentations de 40 %, les ambulanciers, les ingénieurs d'Hydro-Québec, les employés du Casino de Montréal et les infirmières, qui obtiennent tous des rattrapages importants.Les juges de la Cour du Québec gagnent actuellement 120 393 $.Dans cette affaire, ces juges demandaient à la Cour supérieure de déclarer invalides la réponse et les décrets imposés, et d'ordonner au gouvernement de suivre l'intégralité des Voir JUGES en A2 STCUM : le Conseil ordonne aux chauffeurs l'arrêt des pressions MARIE-CLAUDE GIRARD STÉPHANIE BÉRUBÉ Le Conseil des services essentiels a convoqué hier le syndicat des chauffeurs et opérateurs de métro et la direction de la STCUM pour une audience publique.Peu avant minuit, le Conseil a tranché : il ordonne l'arrêt des moyens de pressions des chauffeurs.Au moment de mettre sous presse, les deux parties ignoraient cette décision.On devrait donc connaître les positions du syndicat et de la direction aujourd'hui.Les chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro pourront continuer de bouder leurs uniformes, mais ne devront pas utiliser des moyens de pressions qui nuisent au bon fonctionnement du transport en commun.Près du tiers des autobus nécessaires n'était pas en service hier matin en raison des moyens de pression des chauffeurs, du déclenchement d'alarmes d'incendie et d'appels à la bombe.Les pompiers ont d'ailleurs fait les frais de ces fausses alarmes, arrivant chaque fois en vitesse à bord de plusieurs camions à une heure où la circulation est dense.De plus, des centaines d'autobus ont été abandonnés à l'extérieur des garages mercredi soir, ce qui a ralenti l'entretien habituel.En fin de journée, il manquait toujours 150 autobus et la STCUM s'attendait à ce que de nouveaux bris soient signalés.Le chaos vécu hier dans le réseau d'autobus a été amplifié par des interruptions du service de métro, des retards importants du train de banlieue de Deux-Montagnes et des contretemps pour certains autobus de la Rive-Sud ; des incidents qu'on ne peut associer directement Voir STCUM en A2 Autres informations en A3 Une nouvelle Révolution tranquille Dans le septième d'une série de huit éditoriaux, Alain Dubuc explique que la vraie stratégie gagnante consiste à changer de terrain de bataille pour renforcer le Québec.À lire en page B3 PHOTO PIERRE MCCANN, La Presse Il n'y avait pas que les autobus qui se faisaient attendre hier matin.Le service de métro a aussi été perturbé, mais sans que la STCUM puisse relier cet arrêt aux moyens de pression.INDEX Petites annonces - Index B13 - Immobilier B13, B14 - marchandises B14 - emplois B14, B15 - automobile B15, C13 - affaires C2 Arts et spectacles B4 à B12 - horaire spectacles B8, B12 - horaire télévision B5 Bandes dessinées B14 Bridge C15 Cyberpresse C16 Décès C14 Économie C1 à C12 Êtes-vous observateur B13 Feuilleton C13 Horoscope B15 Loteries A9 Monde A12 Mots croisés B15 Mot mystère C13 Yves Boisvert A5 Politique A14, A15, B1 Tabloïd Sports \u2014 Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Le budget des 95 milliards \u2014Alain Dubuc page B2 MÉTÉO Bruine et pluie Max.4, min.-1 Cahier Sports, page 16 Professionnels de la vision - La mode notre passion d.tails en magasin sur nos grandes marques exclusives verres et montures Payez sur 12 mois sans int.rt 2pour 1 5LP0202A0225 A 2 vendredi - paul 5LP0201A0225 ZALLCALL 67 01:17:58 02/25/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 Entente de dernière heure ENTENTE / Suite de la page A1 Le gouvernement a aussi pris divers engagements notamment du côté de l'aide sociale, pour, entre autres choses, réduire les pénalités liées au partage d'un logement.Il a en outre protégé les baisses d'impôts promises, mais rien n'a été décidé concernant le remboursement de la dette, un problème à long terme sur lequel plusieurs groupes de gens d'affaires et même de jeunes voulaient un engagement.Hier, le premier ministre a félicité les jeunes pour leur persévérance durant le Sommet.Il a expliqué qu'ils avaient eu « raison » d'exiger des engagements précis en éducation.Il a aussi déclaré solennellement : « Je crois que ce soir, le gouvernement a commencé à rembourser sa dette sociale envers les jeunes.» M.Bouchard a avoué qu'il avait eu peur, mercredi soir, que le Sommet sombre dans la confrontation.« On était vraiment loin du but », a-t-il dit.Mercredi soir, les jeunes ont sommé le gouvernement de dire combien il était prêt à dépenser en éducation et ils ont eux-mêmes déposé une facture de 1,3 milliard.La demande s'est d'abord heurtée à une fin de non-recevoir de l'équipe du premier ministre.Les coprésidentes du chantier sur l'éducation, la jeune avocate Hélène Gagnon et l'exrectrice de l'UQAM, Paule Leduc, étaient hier ravies.« On va pouvoir s'assurer maintenant qu'on n'échappe plus personne », a expliqué Me Gagnon.Parmi les déçus, on retrouve le Parti libéral de Jean Charest qui n'a pas approuvé le consensus.Selon M.Charest, les mesures annoncées ne visent pas assez loin.« Il n'y a tout simplement pas de vision et d'engagements à long terme », a résumé le chef libéral.Celui-ci n'a cependant pas qualifié l'exercice d'échec total puisque, dit-il, il y a eu certaines bonnes choses, notamment la promesse du gouvernement de mettre de l'avant une politique jeunesse globale durant la prochaine année.Martin Koskinen, président de Forces Jeunesse, a déploré quant à lui l'absence de consensus sur la dette.Son organisme, qui a notamment mené la lutte pour les jeunes travailleurs dans le dossier des clauses discriminatoires, croit qu'il faut absolument régler ce problème pour assurer une marge de manoeuvre fiscale aux générations montantes.Yves Lacasse, président du Regroupement des jeunes gens d'affaires, a lui aussi expliqué qu'il aurait préféré un engagement sur la dette même s'il ressort satisfait, globalement, de la rencontre.« On aurait aimé au moins un plan.On ne parlait pas de commencer à payer demain matin », a-t-il précisé.M.Lacasse a expliqué qu'il aurait de plus aimé que les syndicats fassent preuve de plus de flexibilité devant les stages en entreprise.Le gouvernement avait lui aussi laissé entendre durant le mois de janvier que la dette serait à l'avant-plan.Mais les groupes de jeunes issus des milieux sociaux et communautaires ainsi que la CSN et la CEQ, ont gagné la bataille à cet égard et le sujet a finalement été écarté.Certains représentants des minorités visibles sont aussi partis « terriblement déçus ».« Il y avait consensus chez les participants de faire quelque chose pour aider l'intégration des minorités visibles et le pouvoir politique a reculé.On dirait que la société est en avance sur le gouvernement », a déclaré Édouard Staco, porte-parole du Groupe de réflexion et d'action plus, qui parle au nom de jeunes d'origine haïtienne.Les jeunes des minorités visibles étaient arrivés au Sommet en demandant dix millions sur trois ans, « pas beaucoup » selon M.Staco, pour financer des programmes spéciaux pour les jeunes des minorités visibles, touchés entre autres choses par un taux de chômage deux fois plus élevé que celui de la population en général.Cette demande avait été exprimée par Yannick Doirin, une jeune invitée spéciale du premier ministre au Sommet.Hier, dans son discours de clôture, le premier ministre n'a même pas mentionné les minorités visibles ni les autochtones d'ailleurs qui, eux, avaient déjà carrément quitté la rencontre en début de journée pour marquer leur mécontentement.STCUM: le Conseil ordonne aux chauffeurs l'arrêt des pressions STCUM / Suite de la page A1 aux moyens de pression des chauffeurs.Le syndicat des 3600 chauffeurs, opérateurs et guichetiers, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique, a avisé hier le Conseil qu'il déclenchera une grève de 24 heures le 9 mars.Une entente sur les services essentiels a été conclue avec l'employeur.Sous réserve de l'approbation du Conseil, la grève des chauffeurs serait légale.L'accalmie aura donc été de courte durée.Rappelons que le Conseil avait également obligé les employés d'entretien à cesser les moyens de pression nuisant au service au moment où les chauffeurs avaient accordé une trêve.Le Conseil avait alors demandé de cesser de déclencher sans raison les alarmes d'incendie et de faire un blitz de réparations, des directives semblables à celles émises hier.Avant les événements des derniers jours, la STCUM espérait que les réparations intensives permettraient de rétablir complètement le service ce matin.PHOTO PC © Le premier ministre Lucien Bouchard discute avec quelques jeunes à la sortie du huis clos du Sommet de la jeunesse.Le dernier sommet SOMMET / Suite de la page A1 Ce sommet marquera un tournant : le gouvernement ne rééditera plus de tels exercices.« On va se donner congé de sommet pendant un bout de temps », disait hier M.Bouchard insistant sur les « risques » d'un échec.Son bras droit, Hubert Thibault, accueillait avec un rire entendu le rappel que le PQ jonglait avec l'idée d'une autre « grand-messe » sur la pauvreté.De Henri Massé (FTQ) à Gilles Taillon, du Conseil du patronat, on s'entendait sur un point : ce genre d'exercice a vécu.Même les jeunes comme Martin Koskinen, de Force Jeunesse, admettaient qu'il aurait finalement mieux valu pour les jeunes qu'on tienne un forum sur l'éducation, beaucoup plus ciblé.Les fils derrière la mise en scène habituelle des décisions difficiles arrachées à force de consensus commencent à paraître de façon un peu trop évidente.« On est à faire le budget, on avait déjà un ordre de grandeur », a dit M.Bouchard quand on lui a demandé hier comment les jeunes avaient pu lui arracher un engagement chiffré (un milliard) en éducation.« Le gouvernement n'est pas sorti de son carré de sable au point de vue financier », observait Gilles Taillon, du CPQ.Il y a deux semaines, François Legault évoquait une injection allant jusqu'à 300 millions l'an prochain.Comme des girouettes, les groupes de jeunes cherchaient frénétiquement une « ligne » susceptible de décrocher les manchettes.On s'est rabattu à la dernière minute sur une réclamation de 1,3 milliard pour l'éducation.« Si on était restés avec nos demandes disparates, on se serait confondus avec la couleur du tapis », expliquait hier le stratège François Rebello.Mais, comme pour l'éducation, bien des annonces qu'on présentait comme des surprises étaient déjà dans les cartons.Ainsi, en décembre, chez André Boisclair, on précisait que le gouvernement avait décidé de mettre fin « pour le moment » à l'indexation des prestations d'aide sociale, mais on la rétablira à compter de juin.La fin de la coupe de 100 $ pour le partage du loyer était déjà promise aux élections de 1998.On a seulement décidé de se donner tout le mandat pour la faire disparaître.Toute l'opération a failli dérailler hier après-midi quand Françoise David a réussi à faire l'unanimité autour de sa demande d'abolir l'obligation pour un jeune assisté social de participer à des parcours d'insertion à compter d'octobre prochain.M.Bouchard a refusé de repousser la mesure de deux ans, et a consenti tout au plus à un réexamen au bout de six mois.C'est sans hésiter que le premier ministre a pris à son compte, à la clôture, la formule de Nancy Neamtam en disant : « On commence à payer notre dette sociale envers les jeunes.» Car la dette, l'autre, celle de 100 milliards, restera intouchée, au grand dam des jeunes.La CSN et la CEQ se sont farouchement opposées à ce que la déclaration finale fasse allusion à cette hypothèque collective.Mme David, candide en apparence, reste une communicatrice redoutable et elle posait ses ultimatums au gouvernement en début d'après-midi.Elle savait qu'elle en obtiendrait une bonne partie.Lucien Bouchard tenait mordicus à respecter son engagement d'il y a trois ans contracté surtout auprès d'André Bérard, de la Banque Nationale.Les entreprises avaient accepté l'idée de financer un fonds de lutte à la pauvreté, à la condition expresse qu'il ne durerait que trois ans.Pressé par l'aile sociale, Québec a accepté de maintenir cette initiative.Le prolongement de 160 millions en trois ans était d'autant plus facile à décider que déjà on pouvait compter sur un surplus de 60 millions de l'ancien fonds.Pour compenser, Québec a sabré 60 millions de son engagement pour le fonds destiné aux jeunes.M.Bouchard doit une fière chandelle à Gérald Larose, l'ancien syndicaliste rompu aux échanges robustes, comme lui négociateur infatigable qui, à maintes occasions, sauva la mise.Il fut avec Gérald Ponton, des Manufacturiers, au coeur de tractations pour tenter de sauver la chèvre et le chou, les fonds des jeunes et des pauvres.Hier, au terme d'un marathon de six heures de huis clos, les accolades étaient nombreuses, mais la magie avait disparu.D'André Bérard à Charles Sirois en passant par Pierre Karl Péladeau, tous les « VIP » conviés par Lucien Bouchard étaient partis depuis la veille.Le juge Dalphond donne raison aux juges JUGES / Suite de la page A1 recommandations du comité Bisson.Ils voulaient également être compensés pour les augmentations qui leur avaient été refusées à la suite du rapport du comité Poissant, en 1993.En conclusion, le juge rappelle que la loi oblige le gouvernement à se prononcer d'ici le 22 mars 2000 sur le rapport du comité Bisson relativement au régime de retraite des juges.Il invite le gouvernement à faire le nécessaire pour que les députés réexaminent du même coup l'augmentation de 16,5 %, plutôt que d'attendre les 30 jours suivant le dépôt à l'Assemblée nationale du présent jugement par la ministre de la Justice.Il rappelle que la nouvelle réponse des députés sera sujette elle aussi au test de la rationalité.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-5-9 à quatre chiffres : 2-6-9-6 COLLECTES DE SANG Montréal: Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h; Anjou: Les Scouts du Montréal Métropolitain, Galeries d'Anjou, 7999, boul.Les Galeries d'Anjou, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 175 donneurs; Saint-Jean-sur-Richelieu: Carrefour Richelieu, cour centrale, 600, rue Pierre- Caisse, de 13 h à 20 h.Kahnawake: organisée par Mohawk Legion - Branch 219, de 13 h à 19 h 30.Otterburn Park: en collaboration avec Parents-Secours, Les Policiers de l'Âge d'Or, Église Notre-Dame-du-Bon-Conseil (soussol), 120, rue Gernais, de 14 h 30 à 21 h.Objectif: 125 donneurs; Saint-André-Avellin: Association des décarcérateurs de Saint-André-Avelin, salle des loisirs, 352, rue Rossy, de 15 h à 20 h.Objectif: 125 donneurs.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.DEMAIN DANS LA PRESSE Les surplus de Paul Martin Le fardeau fiscal des Canadiens est trop élevé quand on le compare à celui des Américains.Pas étonnant alors d'assister à une baisse de notre niveau de vie et à un exode des cerveaux vers les États-Unis.À l'aube du budget fédéral de lundi, nous avons rencontré des spécialistes pour connaître les visées du ministre des finances Paul Martin.Réduire les impôts ou devenir une filiale économique des États-Unis, telle serait l'alternative, nous explique Réjean Bourdeau demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Seriez-vous d'accord pour intenter un recours collectif contre les employés de la STCUM à la suite de leurs moyens de pression ?Selon vous, était-il nécessaire de tenir un Sommet de la jeunesse à Québec ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 31 % Non: 69 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. La Presse 25 février 2000 Page A3 manquante 5LP0401A0225 A4 vendredi 5LP0401A0225 ZALLCALL 67 01:13:02 02/25/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 Spectaculaire incendie à la raffinerie de Petro-Canada RIMA ELKOURI Heather Bigelow a eu la frousse de sa vie, hier midi.Souffrant d'un choc nerveux à la suite du spectaculaire incendie qui a éclaté sous ses yeux, la conductrice de camionciterne, emmitouflée dans une couverture rouge, avait peine à comprendre ce qui lui était arrivé.« Le feu était là, entourant mon camion.Ça venait du côté droit de la route.Je suis sortie.Je n'avais pas l'intention de rester là et de brûler vive ! J'ai couru.Le feu envahissait la route.Je ne peux pas vous dire comment ça a commencé.Je n'en sais rien.Le feu était là, c'est tout », a confié, la voix tremblotante, la blonde aux yeux verts, réfugiée dans l'ambulance, à deux pas de la raffinerie de Petro-Canada, dans le quartier Pointe-aux- Trembles.Tout a commencé à 11 h 40.Le Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM) est appelé à combattre un incendie à l'intersection du boulevard Saint-Jean- Baptiste et de l'autoroute 40, là où se trouve la raffinerie de Petro-Canada, dans l'est de Montréal.À bord de son camion-citerne, Mme Bigelow passait par là.La conductrice américaine, qui venait de faire le plein de propane, roulait sur la voie de service, en direction ouest, prête à regagner l'autoroute pour retourner aux États-Unis.Elle a regardé dans son rétroviseur et a vu du feu sous son camion.Effrayée, elle a freiné, est sortie de son véhicule et a pris ses jambes à son cou.« Je suppose que c'est ce qu'on appelle être au mauvais endroit au mauvais moment ! », laisse tomber la femme de 29 ans, qui avait quitté le Vermont hier matin.« Quand on est arrivés, on a eu l'impression que c'est le camion-citerne qui était en feu, a dit Jocelyn Daoust, chef des opérations du SPIM.On s'est aperçu que non.Un pompier a sauté dans le camion et l'a déplacé.» Source inconnue Il semble que ce soit un des oléoducs de Petro-Canada qui longe la voie de service qui a éclaté, provoquant un incendie, a expliqué Andrew Pelletier, porteparole de la compagnie.« Il s'agissait d'une conduite condamnée de 15 à 20 pieds de long.Elle contenait un résidu d'essence et il s'y est accumulé de l'eau.Ça a gelé.Et avec le dégel rapide, ça s'est fendu.On a eu des vapeurs d'essence.» La source de combustion demeure inconnue, précise-t-il.« Parfois, on a des vapeurs tellement denses qu'une voiture peut simplement passer et ça cause une ignition.Un mur de flammes est apparu lorsque les hydrocarbures ont coulé dans le bassin de rétention, a expliqué Jacques Proteau, chef de division au SPIM.Le panache de fumée qui s'élevait dans le ciel gris était visible à plusieurs kilomètres à la ronde.À cause de l'impressionnant brasier, policiers et pompiers ont dû boucler le secteur, ce qui a perturbé la circulation.L'autoroute 40 a été fermée pendant un peu plus de deux heures.L'incendie a été maîtrisé en moins d'une heure.Des pompiers sont restés sur les lieux, craignant que le camion-citerne soit à l'origine d'une fuite mineure de propane.Grâce à l'intervention rapide des pompiers, la camionneuse américaine, qui avait bien hâte de retrouver sa maison douillette au Vermont, s'en est tirée avec plus de peur que de mal et quelques mèches de cheveux brûlés.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © La conductrice du camion-citerne, Heather Bigelow, a eu la peur de sa vie.Souffrant d'un choc nerveux, elle a été traitée sur place par les ambulanciers d'Urgences Santé.PHOTO VINCENT RANCOURT, collaboration spéciale Un spectaculaire incendie a éclaté, hier midi, à la raffinerie de Petro-Canada, dans l'est de la ville.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Un oléoduc qui s'est fendu à la suite du dégel est à l'origine de l'incendie.NOUVELLES AUTORISATIONS NOUVEAUX REPRÉSENTANTS OFFICIELS Conformément aux dispositions de l'article 423 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, le Directeur général des élections donne avis que les personnes suivantes agissent comme représentants officiels : - Monsieur André Bourque agit depuis le 1er janvier 2000 comme représentant officiel du parti Équipe Bourque / Vision Montréal de la municipalité de Montréal en remplacement de monsieur Denis Gauthier.- Madame Danielle Biron agit depuis le 24 janvier 2000 comme représentante officielle du parti Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal / Montreal Citizen's Mouvement de la municipalité de Montréal en remplacement de madame Louise Latour.Pour plus de renseignements, composez sans frais 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Vente de tapis persans Ne la ratez pas! 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des seringues, des condoms derrière le bloc ; c'est propre, maintenant », dit Mohammad.Hier, ils installaient une serrure à la porte d'entrée de son immeuble, où vivent 22 familles, rue Goyer.On n'avait pas vu ça depuis des années.N'essayez pas de faire dire à Mohammad Rehan qu'il a pu être utilisé politiquement par Pierre Bourque, pendant la campagne à la mairie, en 1998.La vie de ce Bangladeshi de 42 ans a pris un tournant trop important depuis que le maire de Montréal s'est étendu, devant tous les médias de la ville, sur un matelas dans le salon de ce petit trois et demi du quartier Côte-des-Neiges où il vit avec sa femme, Rowshanara, et son fils, Mohammad Shaeek.À l'époque, les Rehan étaient en attente de statut.Ils vivaient de l'aide sociale.Arrivé en novembre 1995 comme réfugié politique du Bangladesh, où il était trésorier d'un parti d'opposition, il s'est fait refuser ce statut quelques mois après la fameuse nuit du maire.Le maire a lui-même payé sa contestation juridique.Cette semaine, Mohammad Rehan, qui travaille maintenant à temps plein à l'Armée du salut, a obtenu le statut d'immigrant reçu, dernière étape avant de devenir citoyen canadien.Faut-il préciser que le maire est aimé, rue Goyer ?Pierre Bourque appelle encore souvent chez les Rehan.Le petit Mohammad, 8 ans, l'appelle « grand-papa ».Après la fameuse visite du quartier par le maire, la Ville a installé des paniers de basketball dans la cour de l'école Redford et retapé un peu le parc Kent.Ils ont donné de l'argent à l'association de citoyens des rues Goyer, Barclay et Redford.Ils font du porte à porte pour recenser ce quartier où vivent à 80 % de nouveaux venus, et « sensibiliser » les citoyens.Les rues, dit Mohammad, sont mieux nettoyées.L'association de quartier a convaincu les propriétaires de faire certaines améliorations.On n'a pas encore réussi à leur faire payer un litre de peinture, mais on ne désespère pas.Le proprio de M.Rehan a donné le contrat d'entretien de l'immeuble à l'association.« On s'est débarrassé des coquerelles ; va falloir faire revenir l'exterminateur pour les souris », dit-il.n n n Petite politique ?Démagogie ?Si vous voulez.Mais on n'imagine pas à quel point Pierre Bourque a marqué des points partout en ville par ce genre de contact intime, concret, bien loin des enjeux officiels de la campagne, discutés dans les médias.Ce n'est pas un hasard si sa nuit chez les Rehan a marqué le début de sa remontée dans la campagne de 1998.Cathy Enright, de l'association de quartier, raconte l'histoire d'une femme algérienne qui a fui son pays en catastrophe, après l'assassinat de son mari.Elle a laissé derrière elle un de ses enfants.« Le maire Bourque lui a donné 1500 $ pour qu'elle prenne l'avion et retourne chercher son garçon ; il n'a jamais voulu en parler, c'est elle qui me l'a dit.» Mohammad Rehan explique que quand il est arrivé, parlant à peine anglais, ne connaissant personne, il n'est pratiquement pas sorti pendant six mois.Une des premières fois qu'il a mis les pieds dans la rue, une prostituée l'accoste et lui demande s'il veut l'emmener dans son appartement.« J'ai eu peur », dit-il.Les femmes sont drôles, ici.Beaucoup d'immigrants fraîchement débarqués vivent cet isolement complet.Ils ne savent même pas qu'ils ont des droits, dit-il.Alors de voir un politicien venir en personne pour plus que cinq minutes, rencontrer les gens, faire quelques gestes concrets.Ça impressionne.« Je vais voir les autres familles de Bangladeshis, je leur dis qu'ils peuvent s'impliquer pour améliorer la vie dans le quartier ; ils ont confiance », dit Mohammad.Depuis la visite du maire, il n'y a pas eu de miracle, rue Goyer.Mais quelques citoyens aiment un peu mieux ce quartier.Et ils pensent que Pierre Bourque y est pour quelque chose.La loi et l'ordure C'est le titre d'un hilarant documentaire de 25 minutes, réalisé par Stéphane Thibault, sur la guerre sainte que mène la Ville de Montréal contre les délinquants des déchets.On y voit à l'oeuvre un intraitable inspecteur- poubelle qui fouille avec un zèle policier les sacs des citoyens délinquants qui ont déposé leurs ordures dans un endroit interdit ou, les cochons, à la mauvaise heure.Devant témoins \u2014 pour la preuve \u2014, avec une curiosité qu'il confesse sans hésiter, l'inspecteur Gauthier déballe les sacs incriminants.Il y trouve des papiers avec les noms des propriétaires, et leur envoie une amende.On fait aussi la connaissance d'un couple devenu obsédé par les ordures depuis qu'ils ont reçu deux contraventions de 75 $ pour avoir laissé traîner leurs sacs dans la ruelle.En fait, c'est une sans-abri qui prend leurs sacs devant la maison et va fouiller dedans dans la ruelle, pour ne pas se faire embêter.L'inspecteur Gauthier retrouve les sacs dans la ruelle, trouve des documents et accuse les citoyens.« Veux-tu que je cours après (les sansabri) pour mes sacs-poubelles ?» demande, exaspéré, un citoyen.Lui et ses voisins, malgré leur défense de vol de sacs, ont tous été condamnés.Il semble que la Ville depuis n'accuse plus quand le sac est éventré \u2014 signe qu'il a pu être déplacé par un « voleur » ; le couple éventre donc ses sacs avant de partir travailler.La représentante de la Ville, Diane Leduc, déplore devant la caméra l'individualisme et le manque de discipline des citoyens.À Singapour, si on vous attrape à jeter des ordures au mauvais endroit, c'est l'amende payable immédiatement ; si vous n'avez pas d'argent, c'est la prison, explique-t-elle.Là, monsieur, c'est propre ! Que les citoyens dissipés remercient donc la Ville pour la douceur de sa répression ! On peut voir ce court métrage avec deux autres, réunis sous le titre Libres courts, samedi, à 17h30, au Cinéma ONF, 1564, rue Saint-Denis, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois.Admission : cinq petits dollars \u2014 de l'argent proprement dépensé.yboisver@lapresse.ca Un coup de barre pour les collèges non subventionnés MARC THIBODEAU Un sérieux coup de barre s'impose pour garantir que tous les établissements privés non subventionnés du secteur collégial offrent des services adéquats à leurs élèves.C'est du moins ce que conclut la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial, mise sur pied en 1993 par l'Assemblée nationale pour veiller, entre autres, à la qualité des programmes d'études disponibles.Même si l'organisme juge que la « majorité » des établissements offrent une formation de qualité, il a relevé de sérieuses lacunes en réalisant, pour la première fois, une évaluation exhaustive de ce secteur.Ses membres ont notamment constaté que les modes et les instruments d'évaluation retenus par plus de la moitié des établissements ne permettaient pas « d'évaluer les apprentissages » en respect l'enseignement collégial.Ces carences sont telles qu'elles peuvent nuire à la « crédibilité » des diplômes accordés, juge le président de la Commission, Jacques L'Écuyer.La Commission a aussi constaté qu'un nombre « anormalement élevé » d'établissements, soit 30 %, ne disposaient pas de ressources matérielles adéquates.L'évaluation du taux de placement, fréquemment utilisé pour attirer les futurs étudiants, constitue un autre hic.Selon la Commission, seulement 55 % des établissements pouvaient fournir des données à ce sujet.Et les chiffres avancés, le cas échéant, reposaient « souvent » sur des sondages ou des enquêtes « dont la rigueur méthodologique est questionnable ».Enfin, plusieurs établissements ont de la difficulté à démontrer les liens existants entre les objectifs des cours et ceux du programme considéré, ce qui témoigne d'une « gestion pédagogique déficiente ».Pour corriger ces lacunes, la Commission recommande notamment au ministère de l'Éducation d'instituer un système d'agrément basé sur une évaluation institutionnelle périodique des établissements.Une telle approche permettrait d'assurer un meilleur suivi de la qualité et de la pertinence des services offerts, pense M.L'Écuyer.Ces établissements offrent des formations techniques qui s'étalent sur une période moyenne d'un an.Concentrées surtout dans le secteur informatique, elles réclament des droits de scolarité de l'ordre de 1000 $ par mois à leurs étudiants, qui obtiennent, au bout du compte, une attestation d'études collégiales devant leur permettre d'accéder directement au marché de l'emploi.Le secteur est en expansion puisque le nombre d'établissements non subventionnés est passé de 27 à 47 au cours des dix dernières années.On y trouve aujourd'hui plus de 8500 élèves.La Commission a évalué de 1997 à 1999 au moins un programme dans 36 des établissements concernés, les autres étant trop récents.Quatre d'entre eux n'ont reçu que des éloges.Il s'agit du collège Salette (concepteur infographiste), du Collège technique de Montréal (dessin d'architecture), du Collège d'aéronautique pour pilotes professionnels et de l'École nationale de théâtre du Canada.La directrice générale du collège Salette, Ginette Gervais, ne s'étonne pas outre mesure que la qualité des services offerts varie beaucoup d'un établissement à l'autre puisque le ministère, ditelle, n'a jamais « véritablement fait de contrôle » à ce niveau.Galerie Davenport ENCAN DE SUCCESSION TOUTE LA MARCHANDISE A DÛ ÊTRE DÉMÉNAGÉE EN RAISON DES RÈGLEMENTS DU BÂTIMENT ET DE ZONAGE POUR PLUS DE COMMODITÉ, L'ENCAN AURA LIEU AU CLUB ST.JAMES DE MONTRÉAL 1145, AV.UNION, MONTRÉAL angle sud-est du boul.René-Lévesque LE SAMEDI 26 FÉVRIER à 14 h ET LE DIMANCHE 27 FÉVRIER à 14 h Inspection une heure avant chaque séance UNE COLLECTION DE QUALITÉ INTERNATIONALE EXCEPTIONNELLE Horloge 3 pièces verde alpe et bronze d'ore, vitrine marquetterie hollandaise, paire de vases or Tiffany signés, paire de petites commodes à dessus marbre, console Sheraton demi-lune, table de salle à manger italienne à incrustation avec dix chaises, paire de vases d'ore et cristal Baccarat signés, peintures à l'huile européennes enregistrées, table cocktail très travaillée avec dessus en marbre biseauté, élégant coffre à bijoux gravé style Louis XV, tapis persans chefs-d'oeuvre en soie et plusieurs très grands tapis de luxe, plus plusieurs autres articles qu'il serait trop long d'énumérer.RENSEIGNEMENTS: APPELER GALERIE DAVENPORT, (416) 925-8080 Paiement : comptant, chèque, American Express, Visa, Master Card, Interac.Commission d'achat 10%.Sous réserve de vente préalable, erreur ou omission. 5LP0601A0225 A 6 vendredi, 25 f v.5LP0601A0225 ZALLCALL 67 01:15:22 02/25/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 Île de Montréal L'EXPRESS DU MATIN Vols d'autos n La police de Laval et celle de la Communauté urbaine de Montréal font face depuis la période des Fêtes à une épidémie de vols d'automobiles de marque Toyota, le modèle Camry des années 1984 à 1991, commis par des adolescents.Jusqu'à présent, la police de Laval rapporte 25 vols, perpétrés pour la plupart dans la partie ouest de l'île, où l'on retrouve la plus grande concentration de centres commerciaux.Dans l'île de Montréal, on en signale une quarantaine.L'agent Guy Lajeunesse, des affaires publiques de la police de Laval, a indiqué hier qu'à partir d'une clé trafiquée, des passe-partout pouvant faire démarrer les Camry des années 1984 à 1991 ont été fabriqués et vendus dans des écoles secondaires.Jusqu'à présent, les policiers lavallois ont réussi à mettre la main sur deux jeunes voleurs de 15 et 16 ans, dont un en était à sa deuxième arrestation pour les mêmes délits.Suspect recherché n La police de la CUM est à la recherche d'un homme d'environ 25 ans qui a commis un vol qualifié dans un dépanneur de la rue Bannantyne, à Verdun, le 11 octobre dernier, vers 20h40.Le suspect aurait ordonné au caissier d'ouvrir le tiroir-caisse sous la menace d'un couteau.Après s'être emparé du contenu de la caisse, il se serait enfui à bicyclette sur la 5e Avenue, en direction nord.Le suspect pèse environ 160 livres et mesure six pieds.Il a les cheveux blonds et s'exprime en français.Le soir du méfait, il portait un manteau pâle et un jean bleu.Toute information sur ce vol peut être communiquée à Info Crime, au 393-1133.Les aveugles lésés n La Fondation des aveugles du Québec (FAQ) vient d'obtenir une injonction interlocutoire interdisant au centre Nuhab et à ses représentants, Pierre et Serge Lévesque, de solliciter des dons en prétendant représenter la FAQ.Selon les documents déposés au palais de justice de Montréal, c'est en téléphonant à des donateurs qui avaient participé aux campagnes précédentes que la Fondation s'est rendu compte que d'autres personnes étaient passées avant, disant oeuvrer pour la FAQ.L'enquête a déterminé qu'il s'agissait de représentants du centre Nuhab.La Fondation des aveugles réclame en plus des dommages de 60 000 $ pour les revenus dont elle dit avoir été privée, et 100 000 $ pour atteinte à la réputation.Commerçants furieux contre Hydro-Québec n Des commerçants de la rue Saint-Denis ont eu une mauvaise surprise hier matin lorsqu'ils ont trouvé sur leurs portes un avis d'Hydro-Québec qui les prévenait d'une interruption temporaire de courant.Rien de bien dramatique si l'interruption en question n'était prévue pour ce soir, la grosse soirée pour les bars, cafés, restaurants et cinémas.Commença alors une longue série de plaintes déposées à Hydro-Québec qui devait procéder à des travaux dans le quartier et qui n'avait visiblement pas réalisé l'impact qu'aurait eu un arrêt de courant aujourd'hui.Les deux parties en sont venues à une entente: l'interruption aura bien lieu de 22 h 45 à 4 h 45, mais dimanche plutôt qu'aujourd'hui.Ce qui limite les dégâts, mais déplaît tout de même au cinéma Quartier- Latin, au café Chaos, au bar Saint-Sulpice et aux autres commerces qui devront vivre avec cette contrainte.Mort à Waskaganish n En entrant au bureau des Premières Nations de Waskaganish avant-hier, des employés ont été consternés de découvrir le corps de Marc Ménard, comptable au service de la bande.M.Ménard était employé de Hartel and Associates, à Ottawa.Il semble qu'il ait été victime d'un accident pendant ses heures de travail, la veille au soir.Les représentants de la bande ont déclaré que le médecin et les policiers avaient été aussitôt appelés sur les lieux.L'enquête a été confiée à l'équipe médico-légale de la Sûreté du Québec à Rouyn-Noranda.L'équipe de la SQ a terminé son travail ; il reste à pratiquer l'autopsie.La jetée transfrontalière sera construite cette année au sud-ouest du bâtiment central de Dorval.Suivra ensuite l'agrandissement du bâtiment.Troisième étape : la jetée internationale, au nord-ouest.D'abord la construction d'une jetée transfrontalière à l'aéroport de Dorval ANDRÉ NOËL Les travaux de construction d'une nouvelle jetée commenceront dès le 1er mai à l'aéroport de Dorval, mais il s'agira d'une jetée transfrontalière accommodant les vols pour les États-Unis, et non de la jetée internationale promise depuis des années.Celle-ci, qui devait être inaugurée en avril 1999, puis « au plus tard en 2001 », est encore une fois reportée, cette fois en 2002.Les critiques, pour leur part, craignent que Dorval ne devienne en fait un gros aéroport régional.Nycol Pageau-Goyette, présidente d'Aéroports de Montréal (ADM), a présenté hier un plan de développement pour les 20 prochaines années, au coût de 1,3 milliard.Cela inclut 468 millions qui iront au programme régulier d'investissement pour satisfaire aux normes internationales ; 200 millions pour Mirabel, ainsi que les coûts de l'aménagement des accès terrestres.« Voici donc à quoi pourrait ressembler l'aéroport de Dorval en 2020, a dit Mme Pageau-Goyette en montrant des dessins.Je dis bien « pourrait.» Parce que l'avenir est imprévisible, nous avons convenu de phaser le développement de manière à avancer ou retarder des échéances selon que les prévisions s'avéreront ou, au contraire, qu'une récession fasse reculer nos espoirs ou, ce que je crois, que nous soyons victimes de notre succès.» Normand Boivin, directeur général d'ADM, a montré un plan préparé par Air Canada.De façon concrète, voici les trois prochaines étapes : n Une jetée transfrontalière au sudouest du bâtiment principal.Les travaux commencent au printemps.Ils coûteront un peu moins de 10 millions par mois.La jetée devrait être inaugurée au début de l'année prochaine.n L'agrandissement vers l'ouest du bâtiment central, auquel sera raccordée la nouvelle jetée.La construction commencera au début de 2001 et coûtera un peu plus de 10 millions par mois.Ces deux premiers projets totaliseront environ 150 millions.n Ce n'est qu'après que la jetée internationale sera construite, vers le nord-ouest du bâtiment central.Mme Pageau-Goyette a dit qu'elle devrait être inaugurée en 2002.Mais il faut savoir que l'annonce de cette jetée a été faite plusieurs fois, et que sa réalisation a aussi été reportée plusieurs fois.Il se pose en effet des problèmes de financement.Mme Pageau- Goyette a demandé au gouvernement fédéral de revoir le loyer de Dorval.Mais, en échange, le ministère des Transports aimerait siéger au conseil d'ADM, qui est actuellement une firme privée composée d'hommes et de femmes d'affaires.Pour l'instant, ADM peut compter sur des revenus de 50 millions par an, notamment grâce aux frais aéroportuaires de 10 $ demandés à chaque passager.Ces frais pourraient augmenter à 30 $, a reconnu Mme Pageau-Goyette.Le développement de l'aéroport de Dorval est aussi dépendant d'autres projets, notamment de l'aménagement d'un lien ferroviaire avec le centre-ville de Montréal.L'Agence métropolitaine de transport (AMT) évalue que ce lien coûterait très cher, \u2014 peut-être 180 millions.L'AMT a d'autres priorités.Autre projet : celui du réaménagement de l'échangeur Dorval, véritable noeud où la circulation automobile s'engorge.Enfin, ADM rêve d'un lien ferroviaire avec Ottawa.Mais il s'agit justement.d'un rêve.Mécontentement dans la couronne nord Les maires de la couronne nord ont dénoncé hier le nouveau plan d'ADM.Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, n'a pas assisté à l'annonce.Celui de Blainville, Pierre Gingras, a dit qu'ADM n'avait pas suivi les règles de consultation prévues dans ses statuts.Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, a affirmé qu'ADM faisait de Dorval un aéroport régional au profit d'Air Canada.« Air Canada considère que Toronto doit être le véritable aéroport international, a-t-il dit.Dans cette perspective, Dorval sera un aéroport satellite, desservant avant tout Toronto et les aéroports américains.Depuis que les vols internationaux ont été transférés de Mirabel à Dorval, le Québec est en train de perdre son aéroport international.» Source: Aéroports de Montréal Michèle Lecavalier - (PC) Impact des dépenses et investissements reliés à la mise en place du plan Description Emplois Salaires Impact sur le PIB Revenus du gouvernement du Québec (incluant la parafiscalité) Revenus du gouvernement du Canada (incluant la parafiscalité) Effets directs 144 300 000 $ 202 800 000 $ 36 200 000 $ 27 500 000 $ Effets indirects 73 800 000 $ 136 200 000 $ 39 300 000 $ 15 500 000 $ Effets totaux 218 100 000 $ 339 000 000 $ 75 500 000 $ 43 000 000 $ Les cols bleus de Verdun au travail lundi ?STÉPHANIE BÉRUBÉ Un vent d'optimisme souffle sur Verdun : les membres du syndicat des cols bleus de la Ville se prononceront aujourd'hui sur une nouvelle proposition de convention collective, la quatrième depuis le début de leur grève.S'ils l'acceptent, ils iront au travail lundi matin pour la première fois depuis 18 mois.« Enfin une convention collective négociée jusqu'à la fin ! » commentait hier le président du syndicat des cols bleus, Maurice Rolland.Selon lui, les autres propositions issues de recommandations des médiateurs n'étaient pas achevées.« C'est la première fois que la convention est complète », expliquait M.Rolland, en précisant toutefois que la décision finale revient aux cols bleus.« S'ils trouvent la convention insuffisante, ils ont le plein pouvoir de continuer la grève », précisait-il.Il admet cependant que les travailleurs, tout comme les Verdunois, sont exaspérés par ce long conflit de travail.M.Rolland refuse toutefois de se prononcer sur le contenu de la convention avant le vote qui se tiendra ce midi.« Je ne veux pas faire de recommandation avant que les membres prennent connaissance de la proposition », a-t-il dit.Le maire de Verdun, Georges Bossé, garde aussi le secret.« Par respect pour tout le monde », il attendra l'issue du vote pour dévoiler les grandes lignes de la nouvelle proposition.Il confiait cependant, hier, qu'il n'y a pas de changements majeurs par rapport à l'offre de novembre 1999.Selon lui, il s'agirait de précisions, tout au plus.Seraient-elles assez importantes pour enfin régler le conflit ?« Je le pense sincèrement », répond-il, ajoutant qu'il aurait souhaité que ce litige soit pris en charge par le gouvernement du Québec.« Ce conflit a démontré qu'il y a des adaptations à faire dans le secteur public : on ne peut pas prendre la population en otage comme ça.» Ce que M.Bossé aurait souhaité, c'est que la ministre du Travail, Diane Lemieux, impose un arbitrage, ce qui est impossible tant que la requête ne provient pas des deux parties.Le maire demande maintenant que cette grève interminable serve d'argument pour changer le Code du travail.Rappelons que depuis le début de la grève, les rues de Verdun sont mal entretenues et que la plupart des feux de circulation ne fonctionnent pas.La CSEM fait fausse route, estime la CSDM Pas question de reconvertir en classes des espaces loués à des organismes MARC THIBODEAU Contrairement à ce qu'affirme la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ne croit pas qu'elle puisse régler elle-même ses problèmes d'espace en cessant de louer à divers organismes des immeubles qui lui appartiennent.Même s'il disait vouloir attendre que les fonctionnaires de la CSDM aient terminé quelques vérifications relativement aux affirmations de la CSEM avant de commenter officiellement, le commissaire responsable du dossier à la commission scolaire francophone, Robert Cadotte, ne cachait pas hier son scepticisme.Selon lui, les anciennes écoles appartenant à la CSDM sont généralement louées depuis belle lurette et ont conséquemment subi des transformations majeures.« Ça coûterait une fortune de les transformer à nouveau en écoles pour pouvoir accueillir des élèves », indique M.Cadotte, qui promet de commenter en détail le dossier aujourd'hui ou lundi.Lors du conseil des commissaires mercredi, la CSEM a rendu public un rapport interne, produit au printemps dernier, dans lequel on recense une cinquantaine de bâtiments appartenant à la CSDM qui sont actuellement loués.La commission scolaire anglophone estime que ces immeubles « couvrent 152 699 mètres carrés et peuvent recevoir près de 21 733 élèves ».Elle souhaite par ces chiffres convaincre le ministre de l'Éducation, François Legault, de ne pas transférer par une loi l'une de ses écoles, Francesca Cabrini, qui est située dans un quartier où la CSDM manque d'espace.Le plan triennal de la CSDM pour les immeubles qui ne sont pas destinés à l'enseignement, adopté mercredi, indique que 120 bâtiments sont en fait en location.La liste inclut d'anciennes écoles et des résidences connexes.Le porte-parole du ministre, Alain Leclerc, déclarait avant-hier, en réaction au rapport de la CSEM, que le ministère s'assure toujours, avant d'imposer le transfert d'écoles, que la commission scolaire privilégiée utilise son parc immobilier de manière « optimale ».Le projet de loi devant entraîner le transfert de Francesca Cabrini, indiquait-il alors, tient toujours.Les parents de l'école anglophone, qui s'opposent vigoureusement à la décision du ministre, doivent tenir ce matin une conférence de presse pour le dénoncer à nouveau en s'appuyant sur le rapport de la CSEM. 5LP0701A0225 A7 vendredi 5LP0701A0225 ZALLCALL 67 01:15:33 02/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 A 7 Île de Montréal La CUM reprend les négos avec ses policiers Le comité exécutif déterminera lundi les balises du nouveau contrat de travail Èric Trottier Bloquées depuis près de deux mois, les négociations pour le renouvellement de la convention collective des 4100 policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) doivent reprendre lundi après une assemblée extraordinaire du comité exécutif de la CUM qui vise à donner un « mandat clair » à son équipe de négociateurs.Le comité exécutif de la CUM se réunira ainsi une deuxième fois en moins d'une semaine pour discuter des principaux enjeux de cette négociation fort surveillée par le gouvernement du Québec qui tente lui aussi de régler un nouveau contrat de travail avec ses policiers de la SQ.« On veut se donner des balises sur les offres salariales et sur le normatif », a indiqué un membre du comité exécutif, qui a tenu à garder l'anonymat.Il faut dire que le plus strict secret entoure toutes ces négociations et que personne n'a voulu en parler publiquement, hier.Jusqu'à maintenant, les policiers de la CUM et leur employeur se sont réunis une quarantaine de fois pour négocier.Au coeur des débats se trouve évidemment l'aspect salarial.La Fraternité des policiers demande une augmentation de 4 % pour un contrat d'un an ; le syndicat souhaite aussi éliminer un échelon salarial ajouté à la dernière convention, en 1996, lequel a créé une injustice aux yeux des policiers embauchés après le 1er janvier 1997.Ces derniers gagnent près de 8000 $ de moins que les policiers embauchés un an avant eux et ils devront patienter six ans avant d'atteindre le plus haut échelon de l'échelle salariale (contre cinq pour ceux qui ont été embauchés avant 1997).Pour sa part, la CUM a toujours laissé entendre que les hausses de salaires se limiteraient au coût de la vie.Mais il semble qu'aucune offre formelle n'a encore été transmise aux policiers par le comité de négociation chapeauté par un « comité directeur » formé des maires Yves Ryan (Montréal-Nord) et Peter Trent (Westmount), par le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean Fortier, et par la présidente de la commission de la sécurité publique de la CUM, Claire Saint-Arnaud.Commençant à se montrer impatients, les policiers avaient, pour la première fois en 16 mois de négociations, échappé les mots « moyens de pression », la semaine dernière.Avec pour résultat qu'en début de semaine, alors que les policiers de la SQ commençaient à protester de façon spectaculaire contre la lenteur de leur propre négociation, le comité exécutif de la CUM a annoncé qu'il allait se réunir mercredi pour aborder la question.Le puissant syndicat a alors laissé tomber sa menace, espérant que la seconde réunion du comité exécutif (lundi) permette de faire avancer le dossier.Les policiers de la CUM comptent parmi les mieux payés au Canada, avec un salaire moyen de 57 214 $ pour un simple agent qui possède cinq années d'expérience.Des conditions de travail plutôt enviables On a beaucoup parlé de la convention collective des policiers de la Sûreté du Québec, laquelle contient des avantages financiers et sociaux exceptionnels.Les 4100 policiers de la CUM, qui eux aussi négocient présentement le renouvellement de leur contrat de travail, ont une convention qui ressemble en plusieurs points à celle de leurs collègues de la SQ.Voici quelques-uns des avantages prévus au dernier contrat, échu depuis le 31 décembre 1998 : Les policiers de la CUM comptent parmi les mieux payés au pays, avec un salaire annuel moyen de 57 214 $ pour un simple agent.Au salaire, il faut ajouter une série de primes.Ainsi, les policiers reçoivent entre 2,5 % et 3,5 % de leur salaire horaire pour chaque heure travaillée le soir ou la nuit.Un « boni d'ancienneté », équivalant à une prime variant de 0,2 % à 1,4 % du salaire, est aussi accordé à tous les policiers après cinq années de service.Les policiers-enquêteurs qui travaillent sans uniforme reçoivent une prime vestimentaire équivalant à 2,5 % de leur salaire.Les policiers de la CUM travaillent en moyenne 227 jours par année.Ils travaillent 21 jours par période de 35 jours et peuvent avoir entre deux et six journées de congé par semaine, selon leur horaire.Les policiers travaillent huit heures et demie par jour, incluant leur repas (une heure).Un policier qui se voit dans l'obligation d'interrompre son repas peut le reporter en entier ou se faire payer une heure de salaire à taux et demi.Un policier appelé au travail le jour d'un congé hebdomadaire ou annuel est rémunéré au double du taux horaire.Les policiers peuvent faire des études universitaires aux frais de leur employeur, qui payent 80 % de leurs droits de scolarité.En autant qu'ils obtiennent l'autorisation de leur supérieur, ils peuvent aussi assister à leurs cours durant leurs heures de travail.Ils ont droit à 20 jours de vacances par année à leur entrée au SPCUM et à 36 jours après 30 ans.Ils ont aussi droit à une série de congés sociaux (trois jours payés pour un mariage, quatre à l'occasion d'un décès d'un proche, etc.).Ils peuvent prendre leur retraite après 25 ans de service, avec un régime de retraite considéré comme l'un des meilleurs en Amérique du Nord.Cadavre dans le placard : l'expert en informatique plaide coupable CHRISTIANE DESJARDINS « Y'a pas un homme qui rentre là-dedans », dit Antoine Lemieux, sceptique, à son coloc Louis Lafond, qui lui montre un gros paquet enveloppé de sacs-poubelles, dans son placard.« Je l'ai coupé en deux.Regarde, il est rendu croche », répond Lafond, en montrant un couteau de cuisine.L'un des crimes les plus sordides commis ces dernières années s'est soldé récemment par le plaidoyer de culpabilité de son auteur, Louis Lafond, 35 ans.Au moment des faits, à l'été 1998, il était vendeur de matériel informatique à la coop de l'UQAM et partageait un logement avec Antoine Lemieux depuis un mois et demi.La victime dans cette affaire est une prostituée de 34 ans, France Beauregard, une toute petite femme de moins de cinq pieds, qui ne pesait pas 90 livres.Après une querelle avec son fils de 14 ans, elle était allée faire la rue pour lui offrir une paire de patins à roulettes.Sur sa route, le soir du 27 juillet, elle a croisé Louis Lafond.Personne ne devait la revoir vivante.Après l'avoir poignardée dans son appartement de la rue Nicolet, Lafond a enveloppé le cadavre de 126 sacs-poubelles verts et a caché l'encombrant paquet dans le placard de sa chambre.Il y est resté deux semaines, pendant lesquelles Lafond continuait son train-train quotidien, travaillant six jours par semaine et fêtant parfois avec des amis.Seule différence, avait remarqué son colocataire, il fermait sa porte de chambre et s'était pris d'une manie de faire brûler de l'encens.« Je veux pas de cadavre icitte demain matin » Mais le secret était bien lourd à porter et, dans la nuit du 8 août, après une soirée bien arrosée et quelques lignes de coke, Lafond a avoué son terrible secret et a montré le paquet à Lemieux.Il lui a toutefois fait croire que c'était un « mec qu'il avait buté », après une chicane dans l'appartement, alors que Lemieux était sorti.Même en voyant le paquet, Lemieux était sceptique.Mais l'odeur qui s'en dégageait était pestilentielle et il a dû se rendre à l'évidence.« Je me pognais la tête à deux mains, je me pétais la tête sur les murs.Son problème était rendu mon problème », a raconté Lemieux, lors de l'enquête préliminaire.« Je ne voulais pas le mettre dans la marde, je ne savais pas quoi faire.Je lui ai dit : loue un char, va faire du camping, mais moi je veux pas de cadavre icitte demain matin », de poursuivre Lemieux.Lafond a dit qu'il ne pouvait pas parce qu'il n'avait pas de permis de conduire.Il a songé à mettre le cadavre dans le réfrigérateur à cause de l'odeur, puis sur le toit, mais ces deux options ont été écartées.Il a aussi dit à Lemieux qu'il avait acheté pour 15 $ de lacets.Le paquet était en effet ligoté avec toutes sortes de cordes, dont des fils électriques, des lacets et du sparadrap.Montrant le couteau, Lafond a dit à Lemieux que c'était « avec ça » qu'il avait « crochi la colonne » du cadavre.Après, il l'avait nettoyé et rangé à sa place dans le tiroir.« Ce couteau, je m'en servais tous les jours pour couper mes concombres et mes tomates », a raconté Lemieux devant le tribunal.Antoine Lemieux n'a pas dormi cette nuit là, tandis que Lafond ronflait « dix minutes après » leur discussion.Le matin, Lemieux est allé se confier à un ami, qui lui a conseillé de tout raconter à la police.C'est ce qu'il a fait.Quand la police est arrivée, Lafond avait disparu, mais il a été épinglé un mois après, alors qu'il se terrait dans un établissement pour sans-abri à Ottawa.Il est détenu depuis.Le motif du meurtre n'a pas été divulgué, et on apprendra sans doute le fin mot de l'histoire lors des représentations sur sentence, qui auront lieu le 7 mars.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Louis Lafond 5LP0802A0225 A 8 ven 25f v 5LP0802A0225 ZALLCALL 67 01:17:01 02/25/00 B A 8 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 Le coût de nos médicaments plaît aux Américains Trois gouverneurs veulent que leurs citoyens puissent acheter des médicaments au Québec JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Au moins trois États de la Nouvelle-Angleterre veulent convaincre le gouvernement québécois de permettre aux pharmaciens de la province d'exécuter directement les ordonnances de médecins américains.Les gouverneurs du Vermont, du New Hampshire et du Maine s'apprêtent à envoyer une lettre en ce sens au premier ministre Lucien Bouchard, a confirmé hier Paul Poirier, président du comité de la santé et du bien-être de la chambre des représentants du Vermont.« La lettre demande au premier ministre d'encourager son ministère de la Santé à organiser une rencontre pour discuter des problèmes auxquels font face nos systèmes de santé respectifs », a dit M.Poirier, qui avait écrit une lettre similaire au sous-ministre de la Santé, Pierre Roy, le 12 janvier.Selon M.Poirier, les trois gouverneurs souhaitent notamment que leurs administrés puissent acheter des médicaments chez des pharmaciens québécois \u2014 soit en traversant la frontière, soit par courrier \u2014 sans avoir à obtenir au préalable une ordonnance d'un médecin canadien, comme le requiert présentement la Loi sur la pharmacie.Cette dernière exigence n'a pas empêché plusieurs groupes d'Américains de noliser des autobus pour venir à Montréal acheter leurs médicaments, depuis quelques mois, mais les gouverneurs aimeraient la voir disparaître complètement, de façon à assurer à leurs résidants l'accès à des médicaments à bas prix.« On ne dit pas oui, on ne dit pas non, mais une chose est sûre, c'est qu'il faudrait changer la loi », a indiqué Alain Vézina, porte-parole du ministère de la Santé.Dans les coulisses, on laisse entendre que ce serait plutôt non.Au Canada, le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés, créé en 1987 par le gouvernement fédéral, s'assure que les prix exigés par les fabricants de nouveaux médicaments ne sont pas excessifs.Il n'existe toutefois pas d'organisme semblable aux États-Unis, si bien que les médicaments y coûtent beaucoup plus cher, surtout pour les patients ne détenant pas d'assurance.qui sont pourtant, généralement, les plus vieux ou les plus démunis Pour couvrir les pertes encourues par les tarifs préférentiels qu'ils offrent aux grandes compagnies d'assurances, les compagnies pharmaceutiques américaines imposent en effet des prix plus élevés aux clients individuels.Résultat, une provision d'un mois de Tamoxifen, un médicament contre le cancer du sein, coûte 156 $ aux États-Unis, contre 13 $ à Montréal.En moyenne, les personnes âgées du Vermont doivent payer 81 % de plus que les Canadiens pour acheter l'un ou l'autre des dix médicaments les plus souvent prescrits, selon une étude réalisée en 1998 pour la Chambre des représentants américaine.La loi américaine interdit par ailleurs aux pharmaciens et aux grossistes d'importer eux-mêmes des médicaments du Canada ou de tout autre pays, ce qui serait une autre manière de rendre disponibles des médicaments à bas prix.Le représentant indépendant du Vermont au Congrès, Bernard Sanders, a présenté l'an dernier deux projets de loi visant à permettre ce type d'importation, et Hillary Rodham Clinton, qui tentera en novembre de se faire élire au Sénat américain, dans l'État de New York, y est allée d'une proposition du même ordre il y a deux semaines.Dans son projet de budget déposé un jour plus tôt, son mari, le président Bill Clinton, avait manifesté son intention d'élargir le programme Medicare, qui paie les soins de santé des Américains de plus de 65 ans, pour y inclure les médicaments.Un peu plus pour le coeur Délais trop longs en chirurgie cardiaque La régie régionale de Montréal-Centre demande 2,4 millions Presse Canadienne Une étude menée dans 19 pays, dont le Canada, auprès de 3164 personnes souffrant d'insuffisance cardiaque, démontre qu'en augmentant de huit fois environ la dose d'un médicament souvent utilisé pour traiter cette affection, on diminue le risque de mortalité et d'hospitalisation.Le Dr Guy Tremblay, chef du Service de cardiologie au Centre hospitalier affilié de Québec, a présenté les résultats de l'étude clinique ATLAS, hier, à l'occasion d'une conférence de presse convoquée par la compagnie pharmaceutique Astra Zeneca.C'est cette dernière qui a financé l'étude en question.Plutôt que de soumettre leurs patients à une dose moyenne de 3,7 milligrammes de lisinopril, un vasodilatateur, pour dilater leurs artères, les médecins participant à l'étude Astral ont prescrit une dose moyenne de 34 mg, soit de huit fois plus, aux mêmes fins.Le Dr Tremblay juge que l'étude Astral a répondu à une question fondamentale en matière de traitement de l'insuffisance cardiaque, soit que des doses plus élevées d'inhibiteurs de l'angine de conversion de l'angiotensine sont plus efficaces que les faibles doses.Les patients qui ont été soumis aux doses élevées ont été reliées à une diminution de dix pour cent du risque de mortalité cardiovasculaire et de huit pour cent du risque de mortalité générale.Le Dr Tremblay considère qu'à l'heure où les décideurs cherchent à réduire les coûts reliés à l'hospitalisation, il est important de constater que les patients qui ont été soumis à la dose élevée ont diminué le nombre total d'hospitalisations, particulièrement les hospitalisations motivées par l'insuffisance cardiaque.Le chercheur principal de l'étude, le cardiologue Malcolm Arnold, du Centre des sciences de la santé de London, a toutefois noté que les doses plus élevées produisent davantage d'étourdissements et de troubles rénaux.Selon le Dr Tremblay, 20 milligrammes de vasodilateurs peuvent coûter autour de 100 $ par mois.JEAN-FRANÇOIS BÉGIN À Montréal, plus de la moitié des personnes en attente d'une chirurgie cardiaque doivent patienter plus d'un mois, le délai optimal fixé par la régie régionale de la santé.En décembre 1999, 265 des 519 personnes (51,1 %) nécessitant un pontage coronarien ou un remplacement d'une valve du coeur étaient en effet inscrites depuis plus de quatre semaines sur la liste d'attente de l'un ou l'autre des huit hôpitaux montréalais où l'on pratique ce type d'intervention.Cela représente certes quatre personnes de moins qu'en septembre, mais aussi 122 de plus qu'en mars 1998, peut-on constater dans un rapport sur les principaux indicateurs de santé présenté hier soir au conseil d'administration de la régie régionale de Montréal-Centre.La situation préoccupe suffisamment la régie pour qu'elle ait jugé bon de transmettre au ministère de la Santé une demande de financement additionnel permanent de 2,4 millions pour la chirurgie cardiaque, ce qui permettrait de réaliser 230 opérations supplémentaires par année (on en fait actuellement environ 4600).« La ministre est très sensible à la situation et j'ai l'impression qu'elle va nous dire oui très prochainement », a dit le directeur général de la régie, Marcel Villeneuve.Il se fait déjà plus d'interventions que par les années passées, grâce à d'autres allonges budgétaires consenties par Québec, souligne M.Villeneuve.Mais la demande augmente au-delà des prévisions, probablement en raison du vieillissement de la population, mais aussi du fait que certains hôpitaux périphériques, comme ceux de Joliette ou de Trois-Rivières, réfèrent plus de patients que dans le passé, selon le directeur général.Il n'existe aucune norme définitive quant à l'attente acceptable pour la chirurgie cardiaque, car elle varie d'un patient à un autre, souligne le Dr Pierre Lacombe, chef du service de cardiologie du CHUM.« C'est une zone grise.Le vrai délai optimal, c'est zéro, mais si vous demandiez à 100 cardiologues, ils vous répondraient probablement moins d'un mois », reconnaît- il.La chirurgie cardiaque n'est pas le seul secteur où les objectifs fixés par la régie sont loin d'être atteints.Entre juin 1998 et décembre 1999, le nombre de patients en attente depuis plus de six mois est passé de 424 à 516 pour la pose de prothèses du genou ou de la hanche, et de 1516 à 2006 pour les chirurgies de la cataracte.Le bilan est un peu plus positif en cardiologie tertiaire : le nombre de patients devant se faire poser un tuteur a chuté de 180 à 77 en 18 mois, et il n'y a désormais plus que six adultes qui attendent un remplacement de défibrillateur.CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I Avec ou sans voiture I À commission Dans les secteurs suivants: I Saint-Augustin I St-Eustache I Saint-Placide Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h 00, le weekend.I Perception des abonnés.Pour joindre l'entrepreneur de votre région, M.Claude Bougie composez le (450) 974-7908 5LP0909A0225 a9 vendredi 5LP0909A0225 ZALLCALL 67 08:47:31 02/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 A 9 La FIIQ de nouveau dans une impasse Les 600 délégués convoqués Betty Lou Beets exécutée par injection létale MICHAEL GRACZYK Associated Press HUNTSVILLE, Texas Betty Lou Beets a été exécutée jeudi soir par injection létale dans le pénitencier de Huntsville, au Texas, devenant ainsi la quatrième femme exécutée aux États-Unis depuis que la Cour suprême a autorisé le rétablissement de la peine capitale en 1976.Betty Lou Reeds avait passé la matinée avec ses proches, refusant ensuite de prendre un dernier repas.Elle n'a fait aucune déclaration avant de s'étendre et d'être attachée sur son lit de mort.Elle n'a pas regardé la famille de la victime, mais elle a souri à ses proches qui la regardaient derrière une vitre.Elle a continué à sourire alors qu'elle perdait connaissance.Le sort de cette femme de 62 ans, condamnée à mort pour le meurtre de son cinquième époux, reposait entre les mains du gouverneur du Texas, George W.Bush, un fervent partisan de la peine de mort qui a déjà autorisé 119 exécutions en l'espace de cinq ans.Mais le fils de l'ex-président Bush, qui brigue l'investiture du parti républicain pour la présidentielle de novembre 2000, n'a pas voulu accorder un sursis de 30 jours à l'exécution.C'était la seule option que la législation texane lui laissait, la commission des grâces du Texas n'ayant pas recommandé que la peine soit commuée.« Après un examen minutieux du dossier, je suis d'accord avec le jury pour dire que Betty Lou Reeds est coupable de ce meurtre », a expliqué George Bush dans un communiqué écrit.« Je suis sûr que les tribunaux fédéraux et texans ont examiné à fond toutes les questions soulevées par l'accusée ».Les services du gouverneur du Texas ont annoncé jeudi aprèsmidi qu'il avait reçu 2108 coups de téléphone et lettres s'opposant à l'exécution de Betty Lou Reeds, et 57 appels et lettres en faveur de cette exécution.Politiquement, en pleine campagne des primaires, la décision de George Bush Jr était très attendue, les opposants à la peine de mort estimant que des cas comme celui de Betty Lou Beets permettaient de tester sa « compassion conservatrice ».Depuis qu'il est devenu gouverneur du Texas en 1995, ce dernier n'a épargné qu'une seule fois un condamné à mort.Le débat sur la justice de la peine de mort a été ravivé aux États-Unis par la décision du gouverneur de l'Illinois, George Ryan, de suspendre toutes les exécutions tant que les procédures d'exécution de la peine de mort n'auraient pas été réexaminées.Treize détenus ont été libérés du couloir de la mort de cet État depuis 1987.Betty Lou Beets est morte dans la chambre de la « maison de la mort » du pénitencier de Huntsville, où Karla Faye Tucker, dont le cas avait suscité des appels à la clémence dans le monde entier, avait été mise à mort en 1998.La jeune femme, condamnée à mort pour avoir tué deux personnes à coup de pioche en 1983, disait avoir découvert Dieu en prison.Quant à Betty Lou Beets, elle avait été condamnée à mort pour avoir tué par balles son cinquième époux, Jimmy Don Beets, un capitaine des pompiers de Dallas, en 1983.D'après l'accusation, elle l'avait assassiné pour toucher sa retraite et son assurance-vie.Elle avait déjà été condamnée pour avoir blessé par balle son deuxième mari, et inculpée, mais jamais jugée, après le meurtre par balle de son quatrième conjoint.Selon son avocat, Joe Margulies, même s'il n'y a pas de preuve d'abus physique de la part de son cinquième époux, leur relation était une source de grave « tourment émotionnel ».« Toute sa vie, ma maman a été abusée », avait expliqué mardi sa fille Faye Lane devant la commission des grâces.« Je l'ai vu de mes propres yeux.Et je sais que ma mère ne peut avoir fait quelque chose comme cela que si elle était très effrayée ou qu'elle se sentait menacée.» LIA LEVESQUE Presse Canadienne Se trouvant dans une impasse quant à l'interprétation donnée à une clause de son projet de convention collective, la Fédération des infirmières et infirmiers doit une fois de plus convoquer les 600 délégués de son conseil fédéral.Le conseil fédéral de la FIIQ vient donc d'être convoqué pour jeudi prochain, à Laval, pour décider de l'attitude à adopter quant à cette embûche de dernière minute.Une entente de principe était intervenue entre la FIIQ et le gouvernement, à la fin du mois de janvier, mais récemment, avant même que les membres n'aient voté sur le projet, une différence d'interprétation notable est apparue concernant la clause d'accessibilité au poste d'assistante-infirmière chef.La partie patronale prétend que la clause négociée n'avait qu'une durée d'un an, alors que la FIIQ assure qu'il était clair qu'elle était en vigueur pour toute la durée de la convention collective, comme les autres clauses.Loin d'être mineure, cette question d'accessibilité au poste d'assistante- infirmière chef est « extrêmement importante pour les infirmières », redisait hier en entrevue la présidente de la FIIQ, Jennie Skene.Un appel à la ministre de la Santé Pauline Marois, l'invitant à trancher la question, est resté lettre morte.La ministre a refusé de pencher dans un sens ou dans l'autre, invitant plutôt les deux parties à s'asseoir et à rediscuter de la question entre elles.Ce sont donc les 600 délégués du conseil fédéral de la FIIQ qui décideront quoi faire à partir de maintenant.Les infirmières et infirmiers pourraient décider de soumettre tout de même le projet d'entente aux 45 000 membres, sans recommandation ou avec une recommandation de ne pas l'entériner.Ils pourraient aussi refuser de soumettre le projet aux membres et tenter de retourner négocier.Toutes les voies sont possibles et Mme Skene ne pouvait prédire, hier, dans quel sens les délégués pencheraient.Au moment de l'entrevue, elle revenait d'une tournée des membres qui lui ont redit à quel point leur paraissait essentielle cette accessibilité facilitée au poste d'assistante-infirmière chef.Du côté des associations patronales, le porte-parole de la négociation au Conseil du trésor Jacques Wilkins invitait les déléguées à « apprécier cette difficulté par rapport à l'ensemble des gains qu'elles ont réalisés » dans ce projet d'entente.Il existe 4000 postes d'assistante- infirmière chef dans les établissements de santé du Québec.Une assistante-infirmière chef dispense des soins comme les autres infirmières, mais a des responsabilités supplémentaires, devenant une personne ressource pour les autres infirmières et remplaçant l'infirmière chef lorsque celle-ci est en vacances.Ce poste offre une rémunération supplémentaire de 50 $ par semaine.Betty Lou Beets, quatrième femme exécutée aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine de mort, en 1976.2 932 172,70 $ 4 139 825,90 $ 190 2 354,90 $ 11 161 76,80 $ 207 065 10,00 $ 00-02-23 44 12 887 424 $ 2 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 2 25 000,00 $ 15 500,00 $ 1 163 50,00 $ 19 796 5,00 $ 00-02-23 7 520 453,50 $ 00-02-23 00-02-24 473891 1 2 4 9 10 00-02-24 00-02-24 Liquidation spéciale EMBARGO COMMERCIAL IRAN \u2014 ÉTATS-UNIS En raison de l'embargo commercial, une importante cargaison de tapis destinée à des collectionneurs de New York et Los Angeles a été confiée à Heriz pour être liquidée.Des tapis de toutes sortes \u2014 Qum en soie, Tabriz, Hariz, tapis tribaux et autres \u2014 et de toutes dimensions, tous à prix d'aubaine.Tapis persans Persans et orientaux entièrement noués main Tous les tapis vont de 100 $ à 1 800 $ Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 25 février 2000 \u2014 13 h à 19 h Samedi 26 février 2000 \u2014 11 h à 18 h HÔTEL RUBY FOO'S 7655, boul.Décarie Montréal (Québec) (514) 731-7701 Un musée des objets avalés Agence France-Presse RIO DE JANEIRO Écussons d'équipes de football, sifflets, brosses à dents, noyaux de fruits, pièces de monnaie et autres objets courants figurent dans une galerie insolite consacrée aux « objets avalés » par des patients de l'Hôpital Souza Aguiar de Rio de Janeiro.Le cas récent d'un ex chanteur ayant avalé, lors d'un accès de folie, un briquet et plusieurs piles, a permis à la presse brésilienne de découvrir ce « musée », comprenant plusieurs pièces qu'on imagine difficiles à ingurgiter. 5LP1002A0225 A10 ven 25f v 5LP1002A0225 ZALLCALL 67 01:14:44 02/25/00 B Rive-Sud/Montérégie A 10 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 Le maire de Longueuil étonne ses homologues Il veut soumettre une proposition de paiement du futur train de banlieue MARTHA GAGNON Le maire de Brossard, Paul Leduc, craint que Longueuil veuille aller trop vite pour régler le litige sur le partage des coûts du train de banlieue sur la Rive-Sud.« J'ai été étonné d'apprendre que le maire Gladu avait une proposition à soumettre.Même le directeur général de la STRSM m'a dit ce matin (hier) qu'il n'était pas au courant.M.Gladu parle donc en tant que maire et non en tant que président de la STRSM.Cette attitude est très révélatrice d'une sorte de culture politique », a-t-il déclaré lors d'une entrevue, hier.Il trouve également curieux que le directeur de la Ville de Longueuil, Massimo Iezzoni, ait déclaré mercredi que cette proposition devrait rallier tout le monde.« C'est à croire que M.Iezzoni se prend pour le directeur de la STRSM », dit-il.Pour sa part, M.Gladu affirme que les municipalités de la Rive- Sud doivent s'entendre sur la mise en service d'un train de banlieue entre Montréal et Mont-Saint-Hilaire.« Si on ne s'entend pas, on va nous l'imposer dans des conditions peut-être moins intéressantes.Le ministre Chevrette nous a prévenus que le train s'en venait », expliquet- il.Sans en préciser le contenu, M.Gladu affirme qu'il a une proposition à soumettre à la table de négociations.Une rencontre est prévue aujourd'hui entre la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal et le ministre des Transports, Guy Chevrette.« Nous allons discuter du dossier du train de banlieue, du projet de prolongement du métro à Longueuil et d'autres questions », indique M.Gladu.Le maire de Brossard continue d'affirmer que le principe de l'équité dans le partage des coûts entre la STRSM et le Conseil intermunicipal de transport de la Vallée du Richelieu est fondamental.« En tant que l'un des plus gros payeurs de la STRSM, je vais défendre ce principe.Le coût per capita du transport en commun s'élève déjà à 140 $ pour Brossard et à 105 $ en moyenne pour les villes de la STRSM.» Il estime que la participation financière de 720 000 $ exigée pour le train de banlieue est trop élevée.De son côté, M.Gladu assure qu'il défend lui aussi le principe de l'équité et que sa proposition en tient compte.« C'est sûr qu'il faut en arriver à un juste partage.Le ministre Chevrette a déjà déclaré qu'il était d'accord sur ce principe.» Par ailleurs, le maire de Brossard soutient que les estimations de l'Agence métropolitaine de transport, selon qui la clientèle de la Rive- Sud représenterait 36 % des usagers du train, sont peu crédibles.« Ces estimations sont basées sur un simple sondage téléphonique et non sur une analyse rigoureuse, explique-t-il.La STRSM croit que le pourcentage est beaucoup moins élevé.Il est difficile d'établir des coûts équitables si les prévisions d'achalandage son erronées.L'AMT doit vérifier davantage ses données.» M.Leduc ajoute qu'il est en faveur d'un train de banlieue, mais pas à n'importe quel prix.Grand défenseur du projet d'un système de train léger sur l'estacade du pont Champlain, il rappelle que c'est le dossier prioritaire de la STRSM.Il reproche au maire de Beloeil et président du conseil intermunicipal du transport de la Vallée du Richelieu, Julien Bussière, de « faire de la démagogie » en comparant le coût des deux projets.« Ce sont deux moyens de transport différents qui doivent desservir leurs clientèles respectives », dit-il.Laval Ricardo Hrtschan aurait fait perdre 380 000 $ à Relonat Le procès du président Pierre Titley reprendra en octobre prochain JEAN-PAUL CHARBONNEAU Pierre Titley, président de Relonat et de la firme immobilière Re/Max Québec, a expliqué, hier, lors de son procès, que Ricardo Hrtschan multipliait les menaces et avait implanté un régime de terreur durant la période où il a travaillé pour lui.Accusé d'avoir commis, le 15 janvier 1996, des voies de fait simples sur la personne de M.Hrtschan, devenu depuis maire de Mont-Royal, M.Titley a commencé à expliquer en défense les raisons qui l'ont poussé à le congédier.Avant l'ajournement au 19 octobre du procès, qui se déroule en cour municipale de Laval, il a en substance expliqué que durant le passage de M.Hrtschan chez Relonat, où il a occupé durant près de 11 mois le poste de directeur des opérations, l'entreprise a connu des difficultés financières.Il a aussi soutenu que M.Hrtschan avait menti lors de son embauche sur ses compétences et son expérience dans le secteur du relogement.Relonat est une entreprise créée principalement pour vendre des propriétés dont les propriétaires sont mutés, ou des immeubles qui font l'objet d'une reprise par le créancier hypothécaire.Mercredi, Mme Carole Drolet, vice-présidente de Relonat et de Re/Max Québec, qui témoignait en faveur de la défense, a soutenu que durant la période où M.Hrtschan a travaillé pour l'entreprise, un déficit de 380 000 $ avait été enregistré.Elle a signalé avoir remarqué chez lui des problèmes de comportement en plus de recevoir des commentaires négatifs de la part de franchisés de Re/Max.Congédiements Interrogée par Me Jean-Claude Hébert, Mme Drolet a indiqué que le 23 décembre 1995 lors d'un cocktail dans un hôtel de Montréal, elle avait parlé de la mauvaise situation financière de Relonat avec trois cadres de la Banque Nationale, copropriétaire de l'entreprise avec Re/Max.Il avait alors été question de Richard Breton, qui occupait le poste de directeur général de Relonat, dont le contrat se terminait en avril 1996, et de M.Hrtschan, et que pour relancer la compagnie, il avait été convenu de les congédier.L'annonce devait leur être faite par la BN et on avait décidé d'attendre après les Fêtes pour leur en faire part.Le 15 janvier, M.Titley est revenu de vacances et, constatant que M.Hrtschan n'avait pas été avisé de son congédiement, il a décidé de le faire lui-même, a-t-elle raconté.Un autre témoin, Marc Cousineau, directeur du marketing chez Re/Max, a dit avoir entendu son patron crier à M.Hrtschan de sortir de l'immeuble, mais il ne l'a pas vu le molester.Il a vu par contre M.Titley marcher d'un pas décidé dans la direction de M.Hrtschan qui arrêtait parfois pour réclamer son chapeau.Contrairement à ce qu'un témoin de la poursuite a affirmé, M.Cousineau soutient que M.Hrtschan portait son paletot d'hiver lorsqu'il est sorti de l'édifice. 5LP1101A0225 A11 ven 25f v 5LP1101A0225 ZALLCALL 67 01:16:55 02/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 A 11 Nouveau traitement contre les tumeurs au cerveau Presse Canadienne SHERBROOKE Autant une tumeur au cerveau peut causer des dommages graves et irréversibles, et même la mort à court terme, autant le nouveau traitement qui vient de voir le jour au Centre universitaire de santé de l'Estrie (CUSE), et pour l'instant unique au Canada, promet de mener la vie dure à ces tumeurs tenaces.Les porte-parole du CUSE et de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke viennent de dévoiler un nouveau traitement de neuro-oncologie.Ce dernier a déjà permis de sauver la vie d'une Estrienne, Solange Roy, de Rock Forest.« Aujourd'hui, on ne voit plus ma tumeur à l'oeil nu.Je n'ai ressenti aucune douleur.Je ne regrette pas du tout d'avoir accepté le traitement.Et j'ai été chanceuse, car je suis tombée malade pas même un mois après l'arrivée de Dr Fortin », raconte Mme Roy, âgée de 67 ans.Le Dr David Fortin, neurochirurgien et neuro-oncologue, a été l'instigateur de ce traitement, à la suite d'un séjour de trois ans à Portland, en Oregon.Il a mené ses études et fait sa résidence à la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke et au CUSE, avant de partir pour les États-Unis.« La technique a vu le jour à Portland, mais depuis, quatre autres centres hospitaliers des États-Unis, et un en Israël, se sont joints à ce projet.Le CUSE est le septième au monde à offrir ce traitement », a-t-il dit.Un traitement qui, selon de récentes études, prolonge la vie de quatre ans et présente un taux de guérison de plus de 40 % (par rapport à un taux infime de rémission avec les traitements déjà connus).Les tumeurs au cerveau sont parmi les plus difficiles à traiter, les parois des vaisseaux sanguins étant beaucoup plus étanches au cerveau que dans le reste du corps.Elles ne laissent presque pas passer les médicaments injectés lors d'une chimiothérapie.Ceux-ci ne peuvent donc attaquer avec force les cellules cancéreuses du cerveau.« C'est ce qu'on appelle la barrière hémato-encéphalique.Pour mieux traiter les tumeurs au cerveau, il faut donc trouver un moyen d'ouvrir cette barrière.C'est ce que nous avons fait », explique le Dr Fortin.Pendant que le patient est sous anesthésie générale, on insère un cathéter dans l'une des quatre artères qui se rendent au cerveau.Le cathéter permettra d'injecter d'abord un médicament qui affaiblit l'étanchéité des vaisseaux sanguins, et ensuite les agents de chimiothérapie, qui ont alors le champ libre pour attaquer la tumeur.« Nous pouvons ainsi, en même temps, diminuer la concentration des agents de chimiothérapie », note le Dr Fortin.« Avant, je ne pouvais presque plus rien faire.J'avais des pertes de mémoire et d'équilibre.Je bougeais et je parlais au ralenti.Aujourd'hui, je recommence à prendre des marches », confie Mme Roy.Depuis 1975, les cas de lymphomes, la forme la plus répandue de tumeurs au cerveau, se sont multipliés par 17 au Québec, et ils pourraient augmenter encore de 30 % d'ici 2010, à cause du vieillissement de la population.Le Dr Jacques Poisson, directeur du département de chirurgie du CUSE, croit que ce dernier est appelé à devenir le plus important centre de traitement du cancer du cerveau de l'est du Canada.« Le CUSE a montré sa force dans ce dossier puisque c'est la faculté de médecine, et même des médecins universitaires, qui ont notamment financé le séjour du Dr Fortin aux États-Unis.» Des erreurs de jugement Agence France-Presse BOSTON La très sérieuse revue scientifique New England Journal of Medicine (NEJM) a reconnu jeudi avoir accepté des articles sur des recherches médicales écrits par des médecins recevant des subsides directement ou non des laboratoires impliqués.À la suite d'une enquête interne, « nous avons trouvé 18 cas où au moins l'un des auteurs d'articles sur des thérapies à base de médicaments a reçu un soutien majeur pour ses recherches de la part d'entreprises impliquées, par l'intermédiaire des organismes pour lesquels il travaillait, ou bien a servi de conseiller pour ces compagnies au moment où il a été invité à rédiger son article », écrit le journal.L'enquête avait été lancée après la divulgation en novembre d'un premier cas, celui du Dr Vera Price.Quel gros bébé ! Associated Press LE CAIRE C'est un garçon.Il s'appelle Karim.Et il pèse.sept kilos.L'heureux et rare événement est survenu dans un hôpital du Caire : une Égyptienne a donné naissance à un bébé pesant deux fois le poids moyen d'un nouveau-né, a annoncé jeudi l'obstétricien.Abeer Abdel-Razeq, une femme au foyer, a accouché par césarienne à l'hôpital du Chemin-de-Fer de la capitale.Les médecins ont décidé de provoquer l'accouchement deux semaines avant le terme, en raison du poids exceptionnel du bébé, a expliqué le docteur Mohammed Said.La maman et l'enfant sont dans un état stable.Mme Abdel-Razeq nie avoir pris des hormones durant sa grossesse.Elle explique le poids de son bébé par la volonté de Dieu de lui offrir une compensation après la mort de son premier fils à l'âge d'un jour, selon le journal Al Gomhouria à paraître vendredi.Ce premier bébé pesait cinq kilos à la naissance.On dit d'eux que si vous ne l'avez pas trouvé là, vous ne le trouverez pas ailleurs.Georges Longpré Plomberium a pignon sur rue Mt-Royal à l'angle de Parthenais depuis 1930, spécialisé en produits de salle de bain, chauffeeau, tuyauterie, robinets parfois très jolis, antiques ou modernes.L'entreprise a été confiée à Alain Lapierre en 1982.Après une trentaine d'années d'apprentissage et d'implication, son paternel Laurent Lapierre faisait l'acquisition en 1971 de ce qui deviendra Georges Longpré Ltée Plomberium en 1982.Dans la vitrine, un robinet géant à l'entrée, au comptoir on pourra voir, peut-être nostalgique, dans un livre de comptabilité ouvert, soigneusement écrits à la main, les prix sans les taxes qui n'existaient pas en 1935.Autour, il y a des baignoires de toutes sortes, chauffe-eau, vanités, vacuums, etc.Au fond, un service de pièces particulier puisqu'on y trouve de tout et dit, sans ostentation, Alain Lapierre: «Si nous ne l'avons pas, nous le «raboudinons».J'ai vu papa, refaire une toilette Richelieu, récupérer toutes formes de pièces de seconde main qu'il reconfigurait au bonheur de la clientèle, qui observe, apprend, risque un avis, participe à «sa» transaction.» Une clientèle attachée à ses choses.(François Gervais, Laurent et Alain Lapierre) Avec les participations spéciales de Pauline et France Lapierre, plutôt rares, une douzaine d'employés d'agréable et semblable ingéniosité y collaborent.Un plaisir quasiment physique: les observer répondre à des demandes de clients qui arrivent avec leurs pièces démanchées puis repartent ramanchées.2174, Mt-Royal Est I Tél.: (514) 526-6683 5LP1201A0225 a12 vendredi 25 f vrier 5LP1201A0225 ZALLCALL 67 01:15:15 02/25/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Les Russes s'entretuent en Tchétchénie d'après AFP GROZNY Trente-trois soldats des unités d'élite de l'armée russe ont été tués par mégarde mardi près de Chatoï dans le sud de la Tchétchénie.Un colonel a indiqué que ces militaires avaient été victimes d'un bombardement russe alors qu'ils affrontaient les Tchétchènes.« Il s'agit d'une erreur de commandement », a déclaré un lieutenant- colonel.Un autre haut responsable militaire a par contre soutenu qu'un groupe de 15 hommes appartenant aux Spetsnaz, les unités d'élite, est tombé dans une embuscade.Cette unité a réclamé de l'aide, mais les renforts envoyés ont également été attaqués par surprise par les Tchétchènes.Ce bilan, l'un des plus lourds enregistrés en une seule journée par l'armée russe depuis le début de la guerre en Tchétchénie, le 1er octobre, a été confirmé par de hauts responsables militaires russes à Moscou ayant eux aussi requis l'anonymat.Le ministère de la Défense, interrogé à Moscou, n'a pas voulu commenter cette information.Par ailleurs, des habitants de la localité d'Alkhan-Kala, à l'ouest de Grozny, ont affirmé que 62 habitants du village, majoritairemnt des hommes de 20 à 30 ans, avaient disparu après avoir été interpellés par les forces fédérales le 2 février.Entre-temps, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Alvaro Gil-Robles, est arrivé hier à Moscou avec l'intention de se rendre dans le Caucase.Moscou reste toujours sourd aux appels à la modération des ONG et de la communauté internationale.Le président russe par intérim, Vladimir Poutine, a déclaré hier que l'opération militaire « serait obligatoirement menée à son terme ».« Nous détruirons ou écraserons les terroristes », a-t-il ajouté.Gil-Robles a demandé à pouvoir se rendre dans la république indépendantiste, mais n'a pas encore obtenu de réponse des autorités russes, alors que les témoignages s'accumulent sur les exactions commises par les soldats en Tchétchénie.BELGIQUE Retour sur Lumumba n Une commission parlementaire belge enquêtera sur les responsabilités de la Belgique et de ses responsables politiques dans l'assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, premier chef de gouvernement du Congo indépendant.Le mandat a été octroyé hier par la chambre fédérale.L'enquête trouve son origine dans la publication du livre L'assassinat de Lumumba du sociologue belge flamand Lode De Witte.Ce dernier à déclaré hier : « La mort de Lumumba a toujours été présentée comme une affaire entre Congolais qui s'entredéchiraient, ce qui est faux.Les conclusions de mes recherches sont que la Belgique porte la plus grande responsabilité dans son assassinat ».d'après AFP ÉTATS-UNIS Gardes du corps n Une plainte pour discrimination raciale a été déposée hier contre l'unité chargée de la protection rapproché des présidents américains, au nom de quelque 200 agents noirs du « secret service ».Les deux plaignants principaux sont deux agents noirs de ce service, Reginald Moore et John Turner.Dans leur plainte en nom collectif, les plaignants affirment que parmi les 200 noirs sur les 2300 agents habillés en civil du « secret service », seuls 22 occupent des postes de cadres.Ils ajoutent que tous les postes de dirigeants dans les grandes villes sont occupés par des blancs.d'après AFP NATIONS UNIES Dénonciations n Russes et Chinois ont dénoncé hier à Genève les projets américains de déploiement de missiles anti-missiles dans l'espace, en violation selon eux du traité de 1972 sur ce sujet.L'ambassadeur chinois, Hu Xiado, a déclaré devant la conférence sur le désarmement de l'ONU que la violation par les USA du traité ABM « minerait la stabilité et les équilibres mondiaux et régionaux, compliquerait, voire renverserait, le processus de désarmement nucléaire et ouvrirait la porte à une militarisation de l'espace ».d'après AFP UKRAINE Délabrement n La centrale ukrainienne de Tchernobyl, menaçante et délabrée, est tombée en panne pour la troisème fois depuis la fin de janvier à la suite d'un dysfonctionnement dans son système d'entraînement des turbines.L'Ukraine s'était engagée en 1995 à fermer la centrale de Tchernobyl à la fin de l'an 2000, mais cet accord bute sur le versement de fonds de compensation promis par le groupe des sept pays les plus industrialisés (G7).Des pannes avaient déjà eu lieu les 29 janvier et 11 février derniers.Le réacteur VI de Tchernobyl avait explosé le 26 avril 1986, rejetant dans l'atmosphère des dizaines de tonnes de déchets radioactifs.d'après AFP FRANCE Lang à la mairie n Jack Lang, ancien ministre de la Culture de François Mitterand, a officiellement fait savoir hier qu'il briguerait, lors des municipales de 2001, le poste de maire de Paris.Ce sont les militants parisiens qui choisiront, le 30 mars prochain par un vote secret, entre lui et l'autre candidat socialiste, Bertrand Delanoe.Selon un observateur, l'entrée en lice de Lang va changer la physionomie de la bataille à droite, augmentant la probabilité d'une candidature de Philippe Séguin, pour un éventuel duel Lang-Séguin favori des sondages, plutôt qu'une lutte Delanoe-Tiberi.Le maire actuel, Jean Tibéri, est à nouveau candidat.d'après AP PHOTO Agence France-Presse © Le pape en Égypte Le pape Jean-Paul II, qui entamait hier une visite de trois jours en Égypte, a rencontré entre autres le chef des coptes orthodoxes, Chénouda III (notre photo), ainsi que le cheikh Mohamed Sayed Tantaoui, imam de l'Université d'Al Ahzar et plus haute autorité de l'islam sunnite.Au cours de ce 90e voyage à l'étranger, le pape se rendra, samedi, au monastère Sainte- Catherine, avant-poste grec-orthodoxe construit il y a 1500 ans au pied du mont Sinai.L'ONU autorise l'envoi de 5500 Casques bleus au Congo-Kinshasa d'après AP et AFP NATIONS UNIES Le conseil de sécurité de l'ONU a donné son feu vert hier à l'envoi au Congo- Kinshasa d'une force d'observation de 5500 membres chargée de contrôler le fragile cessez-le-feu et de préparer le terrain à une éventuelle force de maintien de la paix.Toutefois, le déploiement de cette force d'observation se fera par étapes et à la condition que la sécurité de ses membres soit garantie, assurance qui risque d'être difficile à obtenir compte tenu de la poursuite des combats en violation du cessez-le-feu.Plusieurs diplomates ont toutefois estimé que la force était encore trop petite pour mener à bien son mandat.La résolution 1291, approuvée à l'unanimité par les 15 membres du conseil de sécurité, autorise le déploiement de 5537 membres au maximum en République démocratique du Congo (RDC), où une rébellion lancée en août 1998 a débouché sur un conflit international impliquant une demi-douzaine de pays africains.Le noyau de cette force sera composé de 500 observateurs militaires qui contrôleront l'application de l'accord de cessez-le-feu signé l'été dernier à Lusaka, la capitale zambienne, par les parties au conflit.Le président congolais, Laurent-Désiré Kabila, est soutenu par l'Angola, le Zimbabwe et la Namibie tandis que les rebelles sont appuyés par le Rwanda et l'Ouganda.Les 5037 autres membres de cette force contribueront à la sécurité des 500 observateurs militaires et leur apporteront un soutien logistique.Ils travailleront à séparer les différentes factions et à les redéployer sur le territoire congolais.L'envoi d'une véritable force de maintien de la paix dépendra des progrès réalisés dans la mise en oeuvre du cessez-le-feu que les deux parties sont accusées d'avoir violé.Lors d'un sommet à Lusaka avant-hier, les présidents du Congo, de Namibie, du Rwanda, de l'Ouganda et du Zimbabwe, ainsi que le ministre angolais de la Défense, ont reconnu ces violations et se sont engagés à respecter l'accord de cessez-le-feu.Ils ont néanmoins réclamé la constitution d'une force de maintien de la paix disposant d'un mandat fort.La résolution 1291 stipule que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, doit obtenir « des assurances fermes et crédibles des parties en faveur de l'accord de cessez-lefeu » avant que la nouvelle force ne soit déployée.La première tâche de cette dernière sera de contrôler l'application de l'accord et d'enquêter sur ses violations.La force aura 45 jours pour mettre sur pied un plan de mise en oeuvre de cet accord comprenant le désengagement, le redéploiement et le désarmement des belligérants.Son mandat comprendra également une mission auprès des différentes parties pour obtenir la libération des prisonniers, faciliter la distribution de l'aide alimentaire et mener une enquête sur la menace posée par les mines anti-personnelles.La résolution demande en outre que Annan « continue à prévoir des déploiements supplémentaires de l'ONU » en RDC « sur la base de progrès politiques et militaires concrets et observés » dans la mise en oeuvre de l'accord de cessez-lefeu.Le conseil a aussi appelé à la réunion d'une conférence internationale sur la paix, la sécurité et la situation dans la région des grands lacs, sous les auspices de l'ONU et de l'OUA.Plus de 400 morts au Nigeria Ils travailleront à séparer les différentes factions et à les redéployer sur le territoire congolais.d'après AFP KADUNA Les affrontements entre chrétiens et musulmans ont fait plus de 400 morts depuis le début de la semaine dans la ville de Kaduna, où des dizaines de milliers de personnes en proie à la terreur ont pris la fuite.« Les musulmans ont déjà enterré la plupart de leurs morts.Plus de 200.Les chrétiens enterrent les leurs.Nous sommes allés dans les rues et nous avons dénombré plus de 400 tués », affirmait hier Shehu Sani, responsable du Congrès des droits civiques (CRC) dans Kaduna.Le bilan officiel ne fait état que de 13 tués, les autorités craignant que la publication d'un grand nombre de morts n'accentue les violences.REPÈRES/ÉTATS-UNIS Mc Cain de Reagan à Clinton PATRICK ANIDJAR de l'Agence France-Presse WASHINGTON Le républicain John Mc Cain, qui accumule les succès aux élections primaires américaines, se réclame de Ronald Reagan, mais sa campagne de séduction de l'électorat du centre ressemble en fait à la stratégie qu'utilisa le démocrate Bill Clinton pour devenir président en 1992.« Je suis un républicain conservateur et fier de l'être », n'a de cesse de répéter l'ancien héros de la guerre du Vietnam, dopé par sa double victoire de mardi sur George W.Bush dans les primaires du Michigan et d'Arizona.Mc Cain appelle de plus belle les républicains à se rassembler autour de lui alors que son score dans le Michigan est à mettre à l'actif des électeurs indépendants et démocrates.« Durant sa campagne pour les présidentielles, Clinton a déployé tous ses efforts pour bénéficier du vote des indépendants.Mc Cain fait la même chose dans sa campagne pour les primaires », explique la politologue Linda Fowler de l'Université de Dartmouth, dans le New Hampshire.Selon elle, le sénateur de l'Arizona ne s'attendait pas au soutien que lui ont accordé les nombreux démocrates, notamment dans le Michigan.Ce qui n'empêche pas Mc Cain de peaufiner son image en utilisant celle de Ronald Reagan, l'ancien président républicain, bien que les deux hommes restent profondément différents sur le fond.« Reagan n'a jamais appelé à réformer le système de financement de la campagne électorale comme le fait Mc Cain.Il n'a jamais appelé non plus à limiter les profits fiscaux pour les sociétés et les hauts revenus », note Luis Fraga, qui enseigne les sciences politiques à l'Université de Stanford en Californie.Il s'agit, estime le politologue, de « justifier dans l'esprit des électeurs indépendants les raisons de leur soutien à son égard, tout en réduisant les motivations des républicains traditionnels de déserter son camp ».Le professeur Fraga considère lui aussi que « Mc Cain et Clinton se ressemblent dans la mesure où ils essaient de viser le centre, les candidats flottants, bien que leurs positions soient différentes ».Les succès de Mc Cain pourraient à court terme inciter Bush, en mal de bons scores, à revoir sa stratégie.Jusqu'à présent, le gouverneur du Texas s'est aligné sur les positions franchement républicaines de l'électorat des conservateurs et de la droite chrétienne.Le prédicateur baptiste Pat Roberston a cristallisé l'animosité que Mc Cain suscite parmi la droite chrétienne en le qualifiant de « sectaire méchant ayant écrit que les conservateurs chrétiens en politique sont des zélotes anti-avortement, des homophobes et des censeurs potentiels ».Mais l'élan de Mc Cain pourrait aussi embarrasser le vice-président Al Gore, le favori pour l'investiture du Parti démocrate.« Le soutien dont Mc Cain bénéficie parmi les électeurs indépendants démontre qu'il peut être un formidable rival pour le candidat qui sera investi par le Parti démocrate », met en garde Mike Duggan, un stratège électoral démocrate.Au point, affirme-t-il, que « Mc Cain pourrait bien devenir le cauchemar » de Gore.« John Mc Cain joue sur le même terrain que Clinton, qui s'est positionné au centre.Il fait exactement la même chose », affirme-t-il. La Presse 25 février 2000 Page A13 manquante 5LP1402A0225 A14 vendredi 5LP1401A0225 ZALLCALL 67 01:17:31 02/25/00 B Sommet du Québec et de la jeunesse A 14 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 Frédéric Tremblay collaboration spéciale Des jeunes réservés mais satisfaits PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Les jeunes devaient être parmi les plus réservés, hier soir, à la conclusion du Sommet du Québec et de la jeunesse.« Vous me prenez avec peu de sommeil et aucun recul », a commencé par répondre Clairandrée Cauchy, présidente du Comité permanent de la jeunesse, à l'issue de ce marathon de trois jours et presque autant de nuits.« Globalement, je suis contente.Mais on va voir dans le budget c'est combien le récurrent.Parce que un milliard (en éducation), c'est de la musique à mes oreilles.» Marilyne Harpin aussi semblait satisfaite du milliard d'argent frais en éducation.« On voulait un réinvestissement massif en éducation et, avec un milliard, je pense qu'on l'a », a commenté la porte-parole de Concertation jeunesse, un organisme regroupant plusieurs groupes de jeunes.Mais là s'arrêtait son enthousiasme.« Concernant les programmes sociaux, on demandait la mise en place d'un barème plancher.On ne l'a pas eu.On a alors demandé de mettre en place un comité de travail pour en discuter.Le gouvernement a encore refusé.Mais je pense qu'on a réussi à reprendre le débat sur la question.» Mme Harpin se disait satisfaite de la reconduction du fonds de lutte contre la pauvreté et de l'ajout de 240 millions pour des programmes d'insertion au travail.« Mais il faut une réforme du Code du travail pour favoriser la syndicalisation.On a vu les problèmes majeurs vécus par les jeunes de Mc Donald's.» Les jeunes demandaient également une augmentation du salaire minimum.pour découvrir qu'autour de la table, c'était « un sujet tabou ».« Mais on ose espérer », laisse tomber Mme Harpin.Les jeunes sortent-ils gagnants du Sommet ?Oui, répond Brigitte Sansoucy, des Auberges du coeur, qui accueillent des jeunes défavorisés de 12 à 30 ans.« J'étais venue au Sommet pour représenter les plus pauvres, les exclus.Avec une indexation de l'aide sociale, avec l'abolition de la coupe pour le partage du logement en deux temps, avec la reconduction du Fonds de lutte contre la pauvreté, je pense que les jeunes pauvres du Québec retirent des acquis.» Clairandrée Cauchy, elle, disait sortir « la tête haute ».« On n'a pas à être gênés de ce qu'on a eu comme engagements, et je pense que ce n'est pas terminé.» Elle dit croire que l'exercice a été très valable pour les jeunes, même si elle admet que ses attentes « étaient peut-être trop élevées ».« Mais on a parlé des jeunes, on s'est attardé à des mesures concrètes.C'est un bon signe et il faut que ça se traduise dans les prochains mois et les prochaines années.L'auteur est étudiant à l'Université de Montréal et journaliste au Quartier Libre.Il est stagiaire à La Presse Des jeunes plus solidaires Le Sommet du Québec et de la jeunesse a pris fin hier à Québec, et malgré les critiques, les revendications de tout un chacun, la plupart des jeunes repartent de l'événement avec certes des engagements de la part du gouvernement, mais aussi avec un atout considérable : celui de la concertation.« Je crois que le principal point positif est la solidarité entre les jeunes.Ils ont la capacité de s'organiser, ils connaissent leurs priorités, ils savent les mettre de l'avant et il faut des moyens pour qu'ils poursuivent dans cette voie.Que les jeunes viennent de la Gaspésie, de Montréal, de la Côte-Nord ou qu'ils soient des représentants des Premières Nations, ils se sont entraidés, appuyés et ils ont parlé au nom des jeunes.C'est une bonne leçon au gouvernement », lance Michaëlle Richer, conseillère au Conseil national de citoyens d'origine haïtienne.« L'élément le plus important de ce sommet, personnellement, c'est que j'ai créé des liens avec d'autres groupes jeunes, avec d'autres nationalités, et ces alliances valent tous les milliards de dollars.Je viens de la Baie- James et on n'a pas tout le temps la chance de rencontrer tous les autres groupes jeunes.On va partir avec de nouveaux partenariats et c'est le plus important », affirme Marie-Ève Galland, du CRD Baie-James.Les jeunes autochtones ont également apprécié l'appui qu'ils ont reçu des autres groupes jeunes, même si leurs revendications ne semblent pas encore figurer au calendrier du gouvernement.« Au niveau du dossier autochtone, on a réussi à faire passer notre message.On peut tout simplement conclure qu'on a fait beaucoup d'alliances avec les autres groupes jeunes et on a eu leur soutient.C'est très positif sur ce plan, mais il est bien certain que la plupart de nos priorités ont été ignorées.M.Bouchard a dit qu'il vérifierait notre cas plus tard », explique Jonathan Saganash, du CRD Abitibi- Témiscamingue et représentant autochtone.D'autres ont nuancé ce consensus en faisant remarquer que plusieurs groupes étaient aussi arrivés avec des revendications précises qui ne correspondaient pas à tout le monde.Le manque d'organisation du sommet a également été soulevé.« La concertation régionale qui est ressortie du sommet est très importante.On a pris le pouls des jeunes en région.Mais sur le plan du processus de consultation provincial, il y a eu des failles, et je pense que les attentes des gens n'ont pas été comblées.On attendait des mesures concrètes et une solidarité entre les partenaires.On a plus assisté à un déballage de listes d'épicerie et il reste encore du chemin à faire », dit Yannick Marteau, du CRD Mauricie.« On a senti une concertation et une cohésion, même si chacun a tenté de tirer un coin de la couverture.Mais c'est normal : il va tout le temps y avoir du lobbying.La jeunesse ressort gagnante de l'exercice et je comprends aussi les gens au contresommet, et ce qui m'a touché de leur part, c'est que certains ont compris que les jeunes qui ont participé au sommet ne sont pas tous de la clique québécoise », soutient pour sa part Gabriel Rousseau du CRD Centre du Québec.Les jeunes sont arrivés au sommet avec des idées claires et des projets constructifs à la suite du travail qu'ils ont effectué dans leurs régions respectives.Ils ont montré au gouvernement et à la société qu'ils connaissent les enjeux de la société québécoise et qu'ils sont prêts à les relever ensemble.La plupart des groupes jeunes interviewés avant le sommet voulaient que l'événement serve d'abord à créer des partenariats et une concertation entre les différents jeunes.C'est chose faite, mais comme plusieurs l'ont souligné, il faudra par la suite tirer profit de ces nouvelles alliances.PHOTO PC Des jeunes délégués discutent de stratégie en coulisses.Les exclus bombent le torse Les participants au sommet alternatif fiers de leur «succès» MICHEL HÉBERT Presse Canadienne, QUÉBEC Les exclus du Sommet du Québec et de la jeunesse bombaient le torse hier, fiers de leur « sommet alternatif » qui a bouclé ses travaux en adoptant un manifeste symbolique, axé sur la « justice sociale ».« Chez nous, personne n'a été exclu.Il y avait des assistés sociaux, des étudiants, des chômeurs, des bas salariés.Chez nous, tout le monde a eu le droit de parole, le droit de voter.Chez nous, il n'y avait pas d'observateurs comme au sommet officiel », a déclaré hier Charles Sainte-Marie, le porte-parole de la Coalition autonome jeunesse.Organisé par le Regroupement autonome jeunesse, ce sommet parallèle de trois jours a rassemblé plusieurs centaines de jeunes, surtout des cégépiens de la région de Montréal, dans le sous-sol d'une église de Québec.Des visiteurs plutôt embarrassants pour le gouvernement.Pour une troisième journée d'affilée hier, ils ont manifesté devant le Centre des congrès de Québec détournant à nouveau l'attention des médias du sommet officiel.Un étudiant a été appréhendé et conduit au poste de police.Quatre autres avaient été arrêtés la veille.Réunis en plénière en aprèsmidi, ils ont adopté un manifeste exigeant notamment des investissements de trois milliards en éducation, l'abolition des parcours d'emploi obligatoires pour les assistés sociaux et l'abolition de la taxe de 2 $/heure par cours échoué.Le président du Syndicat des fonctionnaires du Québec, Serge Roy, était là, hier, pour les soutenir, associant leur implication à l'amorce d'une « transformation sociale majeure » qui s'amorce dont le Québec aurait grandement besoin.Les jeunes ont plié bagages en soirée.« On s'en va à Montréal, on sera au centre-ville vers 14h, et après, on prend une destination X », a indiqué, énigmatique, Charles Sainte- Marie, visiblement heureux d'avoir brouillé les plans du gouvernement.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Le ministre de l'Éducation, François Legault, et le premier ministre Lucien Bouchard s'entretiennent avec l'ex-président de la CSN, Gérald Larose.La pénalité aux colocataires assistés sociaux sera abolie MARIE-CLAUDE LORTIE QUÉBEC Le Sommet du Québec et de la jeunesse a abouti à de nombreux engagements dont le plus spectaculaire concerne l'éducation.On a promis d'investir un milliard d'ici la fin du mandat du gouvernement actuel.Pour les détails de cet investissement, a dit le premier ministre Bouchard hier soir, il faudra attendre le budget, mais on peut s'attendre à ce qu'une bonne partie du montant devienne récurrente au bout de trois ans.Cela dit, plusieurs autres mesures ont été annoncées, notamment du côté de l'aide sociale où la pénalité frappant les prestataires qui partagent leur logement sera abolie en deux temps.On en enlèvera la moitié cette année, puis l'autre moitié d'ici la fin du mandat.Cela coûtera deux fois 40 millions au gouvernement.Le gouvernement s'est aussi engagé à étudier dans les six prochains mois la question des parcours obligatoires pour les jeunes assistés sociaux capables de travailler, mais la mesure demeure en place pour le moment et entrera en vigueur en octobre.Le gouvernement a aussi promis de ré-indexer les prestations d'aide sociale pour les jeunes aptes au travail qui avaient perdu cette majoration de 1,6 %.La mesure coûtera 23 millions et touche 288 000 ménages.Le sommet a permis de dégager un consensus concernant un éventuel programme québécois de congé parental.Québec cherche à rapatrier ce programme actuellement géré à Ottawa et l'ensemble des participants se sont entendus sur la nécessité de le ramener au Québec.« Ils ont convenu d'appuyer fermement les démarches du gouvernement à cet effet », dit le communiqué final du sommet.Du côté de l'éducation, en plus du milliard promis, le gouvernement et les « partenaires » se sont engagés à établir un objectif national de qualification de 100 %, pour que tous les étudiants sortent de l'école avec un diplôme.On demande notamment la mise en place d'un plan de réussite dans chaque établissement scolaire pour que chacun se fixe des objectifs sur mesure pour assurer le succès de tous les élèves.Les étudiants et les institutions scolaires ont aussi obtenu un engagement pour des investissements dans les services d'orientation professionnelle, pour la valorisation des formations professionnelles et techniques et pour l'amélioration de ces programmes afin qu'ils soient mieux adaptés aux besoins du marché du travail et des régions.Côté emploi, la mesure majeure est la création du fonds de 240 millions qui sera voué notamment à l'intégration des jeunes sur le marché du travail.Le fonds servira à aider les jeunes entrepreneurs, les stages et, entre autres choses, l'accès des jeunes des minorités visibles et des communautés culturelles à l'emploi.Une partie du fonds, 15 millions, sera régionalisée et gérée en région par les Forums jeunesse.Un appel est de plus lancé aux entreprises pour la création de 50 000 places pour les jeunes durant les trois prochaines années.Pour ce qui est du dossier « ouverture sur le monde », le Sommet a abouti à des « appuis » pour des projets de stages et d'échanges internationaux, entre autres choses.Encore du rififi en marge du Sommet Presse Canadienne QUÉBEC Il y a encore eu du rififi, hier, en marge du Sommet du Québec et de la Jeunesse.Bien que de moindre ampleur que la veille ou l'avant-veille, le brasse-camarades s'est produit, cette fois, dans le secteur de la Place Québec, un édifice attenant au Centre des congrès de Québec, où se déroule le sommet.Vers 7h30, une trentaine de manifestants ont tenté de s'introduire dans le Centre des congrès en passant par la Place Québec et ont été refoulés à l'extérieur par les policiers, qui ont procédé à l'arrestation d'un individu de 27 ans.Ce dernier a été amené à la centrale de police du parc Victoria où il a reçu un constat d'infraction pour désordre.À l'annonce qu'un des leurs avait été arrêté, une centaine de manifestants ont réclamé sa libération à grands coups de slogans, avant de prendre la route de la centrale de police du parc Victoria, comme ils l'avaient fait la veille.Quelques manifestants seulement sont arrivés devant le poste de police.Après avoir parlementé avec les policiers, les jeunes se sont dispersés pour poursuivre leurs activités dans le cadre du Sommet alternatif. 5LP1501A0225 A15 vendredi 5LP1501A0225 ZALLCALL 67 01:13:34 02/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 FÉVRIER 2000 A 15 Sommet du Québec et de la jeunesse Se disant incompris, les Indiens s'en vont Le sommet des corridors PIERRE APRIL Les discussions formelles ne sont que la pointe de l'iceberg Presse Canadienne, QUÉBEC Incapables d'intéresser à leurs revendications les participants au Sommet du Québec et de la jeunesse, les représentants des nations autochtones ont quitté les lieux sans même attendre le communiqué final.Depuis deux jours, à l'occasion de brèves et rares interventions, les jeunes représentants autochtones ont martelé le même message de détresse.Ils ont parlé d'un taux de suicide cinq fois plus élevé que pour l'ensemble du Québec, d'un taux de chômage de 32 % contre 11 % dans le reste du Québec et d'un nombre sans cesse croissant d'assistés sociaux dans leurs communautés dont 65 % n'ont même pas terminé leurs études secondaires contre 35 % dans la population non-autochtone.Les jeunes autochtones ont aussi parlé de réalités très différentes d'une nation à l'autre et, hier, ils ont finalement décidé de partir et de poursuivre l'exercice entre eux dans un sommet autochtones à venir.C'est Ghislain Picard, le chef de l'Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador, qui a finalement fait le constat d'échec et décidé de lever le camp.« Souvent, a-t-il dit, la société québécoise nous dit qu'elle nous entend mais rarement nous avons l'impression qu'elle nous comprend.On vit ensemble depuis 400 ans, mais est-ce qu'on se connaît ?» a-t-il finalement demandé.Par ailleurs, s'ils ont décidé malgré tout de demeurer sur les lieux jusqu'à la fin de l'exercice, certains représentants des minorités visibles, à l'instar des autochtones, n'ont pas pour autant eu l'impression d'être vraiment entendus.Commissaire à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, membre de la communauté haïtienne montréalaise, Jean-François Benjamin a exprimé son désarroi devant le peu de cas que l'on a fait de leurs revendications.« Dans sa synthèse du chantier sur le défi de l'emploi, a-t-il dit, le premier ministre Lucien Bouchard n'a même pas jugé bon de mentionner la problématique des jeunes des minorités visibles.C'est comme s'il y avait un débat sur le système de santé et qu'on ne parlerait pas des services d'urgence.» L'urgence, a expliqué M.Benjamin, c'est un taux de chômage de 35 % « en particulier chez les jeunes Noirs ».PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Sommet que nous montre la télé, c'est celui qui se déroule dans la grande salle du Centre des congrès de Québec, avec les chaises, les micros, l'animateur et les exposés de deux minutes.Mais pour la majorité des participants, le « vrai travail » s'effectue dans les corridors et les chambres d'hôtel, lieux de toutes les négociations.Prenez Marie-Soleil Renaud, porte-parole du Comité jeune de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) : depuis mardi, les discussions formelles ne constituent que la pointe de l'iceberg de son sommet.Il faut dire que mardi matin, la manchette de La Presse annonçant la création d'un « Fonds partenariat-jeunesse », qui menaçait la survie du Fonds de lutte contre la pauvreté, a passablement chambardé son ordre du jour.Il fallait organiser l'opération sauvetage.« Françoise David (présidente de la FFQ) et moi, on a commencé à se promener partout dans les médias en disant qu'on voulait rencontrer M.Bouchard ! » L'opération a réussi : un rendez-vous fut fixé pour 16h.Lucien Bouchard acceptait de rencontrer la FFQ avec les autres groupes sociaux et communautaires \u2014 les évêques, l'âge d'or, les Auberges du coeur.\u2014 pour discuter de la question.\u2014 Comment ça s'est passé ?\u2014 Difficile.M.Bouchard nous a dit que les patrons ne voudraient rien savoir.Nous, on lui a dit qu'on ne sortirait pas du Sommet sans mesures pour les pauvres.Et quand on a abordé la question d'un plancher d'aide sociale de 667 $ par mois, sa réaction fut épidermique : « Ça coûterait 500 millions ! » Il nous a dit qu'il ne voulait plus en discuter.On s'est laissé là-dessus.Avant, toujours avec Françoise David, Marie-Soleil avait rencontré le ministre de l'Éducation, François Legault, pour discuter d'aide financière aux étudiantes enceintes ; puis la ministre de la Santé et des Services sociaux Pauline Marois, pour parler d'une caisse d'assurance parentale destinée aux travailleuses autonomes.\u2014 Des résultats ?\u2014 Une prise de contact avec M.Legault.Quant à Mme Marois, elle est dans une game avec le fédéral.Le reste de la journée fut meublé d'autres discussions de corridors avec différents groupes : étudiants, Forces jeunesse, etc.« À 9h, on a pu s'asseoir pour souper ! » Mercredi, du pareil au même, ponctué d'une rencontre avec les patrons, ceux qui étaient au « souper des riches » de samedi dernier, où fut proposé le Fonds partenariat- jeunesse.Rencontre d'une vingtaine de minutes, où la FFQ et d'autres groupes sociaux ont plaidé pour la sauvegarde du Fonds d'aide aux pauvres.« Ça n'a pas donné de résultats immédiats, mais on espère que ça a créé une ouverture.» Puis ce fut le huis clos jusqu'à 21h30, puis une rencontre avec Concertation jeunesse.qui s'est achevée à 2h du matin ! Hier, lever à 6h, entrevues, participation aux deux derniers chantiers, re-huis clos.« Son » sommet, Marie-Soleil le préparait depuis un an.Et hier matin, avant d'aborder l'ultime et décisive journée, elle faisait cette prédiction : « Je vais m'en souvenir tout le temps ! » \u2014 Et à partir de demain ?\u2014 Je vais me chercher du travail \u2014 je viens de finir ma maîtrise en psychologie.\u2014 Au fait, le Sommet, avez-vous fait ça pour votre C.V., comme le prétendent certains participants au sommet parallèle ?\u2014 Pour mon C.V., j'aurais choisi d'autres causes que le féminisme et la lutte contre la pauvreté : ce ne sont pas les plus populaires.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Marie-Soleil Renaud La Presse 25 février 2000 Page A16 manquante "]
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