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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-26, Collections de BAnQ.

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[" 6SA0101A0226 A1SAMEDI 6SA0101A0226 ZALLCALL 67 01:06:12 02/26/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, samedi 26 février 2000 2$ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,60 $ U.S.(514) 384-2224 Sylvie Cossette, O.O.D.TOUT pour vos yeux 116e année No 126 216 pages, 13 cahiers AUJOURD'HUI Deux ingénieurs des Transports sont accusés d'incompétence CHRISTIANE DESJARDINS L'Ordre des ingénieurs du Québec accuse deux de ses membres travaillant pour le ministère des Transports d'avoir mal fait leur travail, en établissant des structures de déviation non conformes aux règles de sécurité, dans le cadre de travaux de réfection sur l'autoroute 20 l'été dernier, a appris La Presse.Deux spectaculaires accidents, survenus à proximité de la zone des travaux, avaient fait six morts et 13 blessés, près de la municipalité de Saint-Vallier.Le premier s'est produit le 26 juin dans un chemin de déviation, quand une voiture roulant en direction ouest a heurté un poids lourd circulant en sens inverse.Il y avait eu deux morts et deux blessés.Le second a eu lieu le 24 juillet, quand un camion-remorque rempli d'asphalte liquide roulant en direction est, a capoté et fauché une quinzaine de véhicules immobilisés dans un bouchon de circulation occasionné par les travaux.Résultat : quatre morts et onze blessés.La similitude de ces accidents a amené l'Ordre des ingénieurs à s'interroger, puis à instituer une enquête.Celle-ci a démontré que les paramètres géométriques des chemins de déviation utilisés pendant les travaux ne satisfaisaient pas aux normes gouvernementales.Le rayon et la largeur de la courbe, notamment, étaient insuffisants, compte tenu que la vitesse permise affichée était de 70 km/h.Voir DEUX INGÉNIEURS en A2 Au revoir M.Landry! L'hôpital du Sacré-Coeur regardé à la loupe page B2 Pas pour tous! Télévision MARTINE ROUX Le Collège des médecins et l'Ordre des infirmières mèneront chacun une enquête sur la qualité des soins à l'hôpital du Sacré-Coeur, où deux jeunes accidentés de la route sont morts à quelques mois d'intervalle en 1998 dans des circonstances troublantes.Jean-Sébastien Martel, 18 ans, est mort aux urgences de l'hôpital le 1er juin 1998, après y avoir été admis pour un accident de la route.Le coroner a attribué son décès à une « surcharge liquidienne », soit une administration excessive de soluté.Deux mois plus tard, Isabel Perreault se présente au même établissement pour une fracture à la jambe et meurt le lendemain.Dose excessive de médicaments, conclut le coroner.Coïncidence?Manque de coordination entre les médecins et les infirmières?Incompétence?Chose certaine, les rapports des coroners soulèvent des questions sérieuses sur la qualité des soins donnés aux urgences et au centre de traumatologie de l'hôpital du Sacré-Coeur, estiment le Collège des médecins du Québec et l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ( OIIQ ).Voir L'HÔPITAL en A2 Julie Snyder trébuche sur un pont de Paris page D2 Mon toit PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Mabidi Lukau, un jeune Québécois d'origine zaïroise, veut devenir un grand joueur de basketball, comme son idole Michael Jordan.En attendant, il use son fond de culotte à Marguerite- Bourgeoys, une école primaire pauvre de la Commission scolaire de Montréal, située en plein coeur du quartier Centre-Sud.À l'exemple de 600 000 autres petits Québécois, Mabidi sera en vacances la semaine prochaine, car son école fait relâche.Il aimerait bien pratiquer son sport préféré, mais il ne sait pas où aller, ni à qui s'adresser.Et il n'a pas d'argent.Il va probablement finir écrasé devant la télévision dans un appartement trop étroit, avec ses frères et sa jeune soeur.Comme la plupart de ses amis.Nos informations, page A23 Voilà la tondeuse intelligente! cahier K Économie Les routiers auront leur contrat-type Les voies de l'avenir Si le Québec devient fort sur les plans économique et social, il sera également fort sur le plan politique.Pour sortir du cul-de-sac et réinventer notre avenir, il faut donc mobiliser le Québec autour d'un nouveau combat national.En fait, l'avenir du Québec repose sur trois combats: l'éducation, la culture et la nouvelle économie, dit Alain Dubuc.À lire en page B3 MARIE-CLAUDE MALBOEUF Est-ce la fin des routes bloquées par les poids lourds ?Hier, le gouvernement a ravi les camionneurs autonomes en leur donnant les outils qu'ils réclamaient pour obtenir de meilleures conditions de travail.« Ces gens-là ont le droit d'être représentés pour régler des problèmes concrets comme l'abus des heures de travail, la protection contre certains intermédiaires, la formation », a annoncé le ministre des Transports, Guy Chevrette, après avoir réuni pendant trois heures les représentants de camionneurs et d'entreprises.En clair, Québec compte adopter une loi pour faciliter une fois pour toutes les négociations des routiers avec ceux qui les paient.Le mécanisme: une table permanente.Autour de cette table: les gens de l'industrie et les associations professionnelles qui regrouperont un assez grand nombre de camionneurs.Le menu: adopter un contrat-type pour établir certaines règles de base, que ce soit quant aux assurances ou à ce qui doit arriver lorsque le prix du diesel s'envole.« Quand vous négociez tout seul avec une multinationale, quel pouvoir avez-vous?Avec le contrat, on aura un minimum de garanties », a applaudi hier François Vaudreuil, président de la Centrale des syndicats démocratiques ( CSD ).« Il y aura des clauses d'indexation au contrat.Alors si le prix du pétrole monte, les travailleurs n'auront plus à se battre », s'est aussi félicité le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Henri Massé.De leur côté, les patrons se réjouissaient à l'idée qu'on réévalue la formation des camionneurs.Voir LES ROUTIERS en A2 Pour ne pas devenir une filiale des É.-U.page F1 INDEX Petites annonces - index E1 - immobilier E1 à E6 - marchandises E6 - emplois E7, G8 - automobile G9 et G10 - affaires F4 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D19 - Télé-horaire D2 Actualités A23 À tire-d'aile K12 Avis C13 et G11 Bridge J12 Carrières cahiers I et J - professions cahier I, J1 à J8 - formation J9 et J10 Décès G12 et G13 Échecs J12 Économie F1 à F12 Éditorial B2 Encans G11 Êtes-vous observateur?H14 Feuilleton H14 Horoscope J11 Loteries A2 et G14 Météo G14 Monde A24 à A27 Mon toit cahier K Mots croisés H14 et J11 Mot mystère H14 Ni bête ni méchant! J12 Opinions B3 Philatélie J12 Plus B1, B4 à B12 Politique A15 Restaurants D20 Vacances - voyage cahier H Vin D21 Sports G1 à G7 - Réjean Tremblay G4 - Michel Blanchard G5 MÉTÉO Ciel variable Max.9, min.4 page G14 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 888 302-6221 Permis du Québec Acapulco $ Puerto Vallarta $ Cancun 0 $ Huatulco $ Manzanillo $ St-Martin 4 Varadero $ Cayo Coco 1 $ Cayo Largo 2 $ Margarita $ Costa Rica 2 $ Ha.ti Puerto Plata $ Bayahibe 2 $ Punta Cana 2 $ Cartagne Nicaragua San Andres .p d / p 1 s Ha.ti .partir de PARIS $ LONDRES $ MARSEILLE $ HONG KONG 0 $ BANGKOK 1 $ FT.LAUDERDALE $ ACAPULCO $ CANCUN $ JAMAìQUE $ Appelez-nous NOUS VOUS GARANTISSONS LES MEILLEURS PRIX PUERTO PLATA $ Tout inclus À partir de / Taxes incluses Jama.que Destination Primeurs Croisire Volls seulls JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES 8 JOURS tout inclus 999 $ 1 529 $ 8 JOURS Playa Blanca 999 $ Huatulco 1 399 $ Cancun 1 899 $ Ixtapa 1 499 $ Martinique 1 899 $ Carte Atout 1 599 $ 6LP0299A0226 A2 SAMEDI 6LP0299A0226 ZALLCALL 67 13:50:49 02/26/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Suites de la une Deux ingénieurs des Transports sont accusés d'incompétence DEUX INGÉNIEURS / Suite de la page A1 C'est pourquoi le syndic de l'Ordre des ingénieurs a déposé des plaintes contre les deux ingénieurs du ministère responsables de ces travaux, Marie-Christine Dandois et Yvan Bilodeau.Ceux-ci seront appelés à comparaître devant le comité de discipline.Au-delà de leur compétence L'Ordre leur reproche d'avoir accepté des mandats qui allaient au-delà de la limite de leurs connaissances, quand ils se sont impliqués dans les plans et devis pour la réparation de trois structures sur l'autoroute 20, au dessus de la rivière Blanche.On leur reproche également d'avoir donné des avis concernant les chemins de déviation qui n'étaient pas basés sur des connaissances suffisantes, et ne pas avoir tenu compte des conséquences sur l'environnement, la vie et la santé de toute personne.M.Bilodeau, qui a paraphé les plans de sa collègue, fait face à cinq plaintes, tandis que Mme Dandois, qui a aussi supervisé les travaux sur place, fait face à sept plaintes.Chose inusitée, c'est l'Ordre qui a décidé d'instituer une enquête.Personne en effet ne l'avait demandé, pas plus les inspecteurs de la SAAQ que la police, ni n'avait remis en question la structure des chemins de déviation.Les plaintes de l'Ordre des ingénieurs pourraient changer considérablement la donne de l'enquête publique du coroner qui s'ouvrira dans quelques mois sur l'accident impliquant le camion d'asphalte liquide.Dès après l'accident, c'est le chauffeur du poids lourd, un homme du Nouveau-Brunswick, qui avait été montré du doigt comme étant coupable de témérité et de vitesse excessive.L'enquête n'avait toutefois pas permis de porter des accusations contre lui.L'enquête publique prévoyait s'attarder à la signalisation routière, se demander si elle était adéquate, s'il y a lieu de l'améliorer et d'installer des policiers pour ralentir la circulation en pareil cas.Les plaintes de l'Ordre des ingénieurs soulèveront aussi certaines de ces questions.C'est le coroner-enquêteur Denis Boudrias qui présidera l'enquête publique.La réunion préparatoire aura lieu le 17 mars prochain au palais de justice de Québec.Quant à l'enquête, elle devrait se tenir en juin prochain, au palais de justice de Montmagny.TÉLÉ-PLUS Du nouveau Nos lecteurs téléphages trouveront dans La Presse d'aujourd'hui une version augmentée de quatre pages du Télé-Plus, comprenant les horaires de cinq chaînes de télévision supplémentaires: Historia ( HI ), Canal Évasion ( EV ), Séries+ ( S+ ), Canal Z ( Z ) et Canal ethnique ( CJNT ).L'hôpital du Sacré-Coeur regardé à la loupe L'HÔPITAL / Suite de la page A1 « On n'exclut pas la possibilité de fautes médicales, mais notre but n'est pas de blâmer des médecins, affirme la secrétaire générale du Collège, Joëlle Lescop.Nous voulons simplement évaluer la qualité des soins et éventuellement formuler des recommandations.Ce qui compte, c'est de protéger le public.C'est la première fois que l'OIIQ forme un comité d'enquête de cette nature, explique sa présidente, Gyslaine Desrosiers.« Nous voulons faire la lumière sur des événements qui ont causé des préjudices à des patients.L'hôpital du Sacré- Coeur fait partie des quelques établissements québécois où on pratique la traumatologie avancée.Nous évaluerons notamment la pratique des infirmières en fonction de cette mission.» Le directeur général de l'hôpital du Sacré-Coeur, Pierre Rollin, ouvrira de bonne grâce les portes de son établissement aux enquêteurs.« C'est une démarche exceptionnelle, mais qui m'apparaît normale dans les circonstances, commente-til.Si elle révèle des lacunes, nous les corrigerons.» Tous les cas de décès font l'objet d'une enquête devant le conseil des médecins et dentistes, dit-il, et les recommandations formulées à la suite de la mort de Jean-Sébastien Martel et d'Isabel Perreault ont déjà été appliquées.« Rien ne nous permet de croire à des erreurs médicales.Pour nous, il semble que ce soit des cas isolés.» Le Collège des médecins a confié l'épineuse enquête au Dr David S.Mulder, chirurgien cardiovasculaire et thoracique de même qu'expert en traumatologie à l'Hôpital général de Montréal, ainsi qu'au Dr Denis Laberge, directeur adjoint à la direction de l'amélioration de l'exercice au Collège.Les résultats de leur investigation seront divulgués en juin.L'OIIQ en est encore à recruter deux infirmières enquêteuses, qui seront nommées sous peu, assure l'organisme.Leur rapport devrait être rendu public à la fin avril.Si des blâmes devaient être portés, ce seraient toutefois les bureaux du syndic des deux organismes qui s'en chargeraient, précise-t-on.BUDGET MARTIN Pour tout savoir Pour tout savoir sur le budget fédéral, rendez-vous sans tarder sur le site Internet de La Presse ( www.lapresse.infinit.net ), dès le début de la présentation du ministre des Finances, Paul Martin, lundi après-midi à la Chambre des communes, pour avoir accès à tous les documents budgétaires.Et ne manquez pas, mardi matin dans La Presse, les synthèses, les analyses et les commentaires de nos chroniqueurs et de nos éditorialistes.Les routiers auront leur contrat-type LES ROUTIERS / Suite de la page A1 « On va aussi s'impliquer pour que le contrat-type soit négocié dans le meilleur intérêt des petites entreprises », a ajouté Pierre Cléroux, vice-président de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.Entre-temps En attendant la nouvelle loi ( Québec compte déposer son projet peu après la reprise de la session parlementaire, à la mi-mars ), les sous-ministres des Transports et du Travail réuniront à nouveau les parties pour qu'elles règlent des « questions concrètes ».L'automne dernier, ce genre de face-à-face supervisé a permis aux transporteurs de bois de s'entendre avec les scieries.Pour l'instant, M.Chevrette invite tous les « donneurs d'ouvrage à partager la facture de la hausse du coût de l'essence », en soulignant que certains ont déjà accepté de le faire au cours des derniers jours.« Mais en contrepartie, j'espère que les moyens de pression des camionneurs n'entraîneront plus la fermeture temporaire d'usines faute d'approvisionnement », a-t-il poursuivi.Chose certaine, tous les leaders syndicaux préfèrent désormais employer leurs énergies à négocier qu'à pousser les camionneurs au bord des routes ( une stratégie dénoncée par la FTQ dès le départ ).Même ceux de la CSD et de la CSN, qui voulaient absolument syndiquer les camionneurs autonomes, ne se sont pas laissé assombrir en n'obtenant pas gain de cause.Ils en sont quittes pour attendre la mimars, lorsque la ministre du Travail et de l'Emploi, Diane Lemieux, annoncera comment elle entend moderniser le Code du travail.« On ne veut pas se substituer au Code du travail, mais bâtir un mécanisme dans une industrie qui avait bien besoin d'une image neuve, a pour part exposé M.Chevrette.65 % des exportations du Québec sont faites par des camionneurs.On a besoin d'une entreprise vigoureuse, besoin de vrais professionnels de la route.» PHOTO PC Guy Chevrette, ministre des Transports Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 184 à quatre chiffres : 5137 DEMAIN DANS LA PRESSE Comme un tuyau qui éclate Une simple rupture dans une toute petite artère de votre cerveau, et votre vie peut basculer du tout au tout, à l'instant même.L'anévrisme au cerveau, puisqu'il faut l'appeler par son nom, est considéré par les médecins comme une véritable bombe à retardement pour ceux et celles qui, à leur insu, vaquent à leurs occupations malgré cette malformation.Peut-on le contrer ou le traiter?Notre collaboratrice Chantal Auger nous en informe, demain, dans le cahier Santé.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net L'Ordre des ingénieurs accuse deux ingénieurs du ministère des Transports d'incompétence.Êtes-vous d'accord?Seriez-vous d'accord pour intenter un recours collectif contre les employés de la STCUM à la suite de leurs moyens de pression?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 91 % Non: 9 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE L'Atlas du XXe siècle Nous publions demain la deuxième carte du deuxième chapitre de notre Atlas du XXe siècle qui, après Le siècle en résumé ( 12 cartes publiées l'automne dernier ), porte sur Les Fronts du XXe siècle.Sur le thème Les trois guerres mondiales, notre carte en couleur rappellera les grands conflits armés du 20e siècle \u2014 les deux guerres mondiales \u2014 mais aussi cette guerre dite « froide » qui a enflammé le monde pendant 50 ans.Les 12 cartes qui composent le deuxième chapitre de l'Atlas sont publiées le dernier dimanche de chaque mois.Des documents à conserver. 6LP0301A0226 A3 samedi 6LP0301A0226 ZALLCALL 67 01:03:46 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 3 (voir en page H-9) Arrestation de 15 ados à l'école Jeanne-Mance Un agent secret a enquêté sur le trafic de drogue dans l'établissement du Plateau Mont-Royal RIMA ELKOURI Avec sa boucle au nez, décorée d'une feuille de cannabis, et sa queue de cheval, Sophie avait l'air d'une adolescente comme les autres, à l'école Jeanne-Mance.« Un jour, elle est venue me voir et m'a dit : \u2018Tu connais pas un pusher ?Celui que j'ai, y'est pas bon.' Je lui ai dit qui aller voir », raconte Fanie Sara Loiselle, 16 ans.Le hic ?Sophie était un agent secret du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM).Se fiant aux informations recueillies depuis le mois de janvier par cette habile « fausse » élève de l'école secondaire située sur le Plateau Mont-Royal, les enquêteurs de la Section moralité, alcool et stupéfiants du centre opérationnel Nord du SPCUM, en collaboration avec le poste de quartier, ont procédé à l'arrestation, jeudi, de 15 jeunes soupçonnés d'être liés à un réseau de trafic de drogue.Les suspects ont été mis à la porte de l'école et leur sort est entre les mains du Tribunal de la jeunesse.Le SPCUM dit avoir ainsi pu mettre la main au collet de la plupart des revendeurs de drogue de l'école de 1300 élèves.Certains avaient en leur possession de la marijuana.En tout, 36 grammes, destinés, selon la police, au trafic, ont été saisis.Les jeunes s'approvisionnaient chez les motards, a indiqué le commandant André Lapointe.Comme les 14 autres élèves arrêtés, Fanie a dû interrompre son cours de théâtre en catastrophe.Menottes aux poings, elle a été conduite au poste de police.« Je me suis sentie humiliée », confie l'adolescente, qui jure n'avoir rien à se reprocher.« J'ai déjà consommé, mais j'ai arrêté, il y a trois mois.De toute façon, tout le monde sait c'est qui le pusher.Je trouve ça ridicule.C'est comme s'ils avaient tiré au hasard ! » dit-elle, en avalant nerveusement un jujube.Pour la maman de Fanie, Gabrielle Loiselle, ce fut le choc, quand un policier l'a appelée, à 15 h 30, pour lui dire que sa fille avait été arrêtée.« J'ai dit : \u2018Ça se peut pas ! Je connais ma fille !' » \u2014 Vous ne la connaissez pas si bien que ça, lui aurait-il répondu.On la suit depuis deux mois à l'école.Elle fait du trafic.« Finalement, le policier m'a dit qu'il n'avait jamais vu Fanie vendre de la drogue », poursuit Mme Loiselle.Cependant, en référant l'agent secret au revendeur, on peut considérer que la jeune fille a participé au réseau, lui a plus tard expliqué le policier.« Je ne trouve pas ça normal ! On les a traités comme de dangereux criminels.Les menottes, la fouille, la cellule pendant dix heures.», dit Mme Loiselle, qui croit que la moitié des jeunes arrêtés n'ont ni vendu ni consommé de la drogue.Aussi, le fait de renvoyer Fanie de l'école n'a simplement « pas de bon sens », dit-elle.« Compte tenu de l'offense, je trouve ça effrayant.Ça met en péril la fin de son secondaire.On est dans une situation du genre du Procès de Kafka ! C'est de l'abus de pouvoir.» Même son de cloche du côté des élèves de l'école rencontrés hier midi.« C'est pas juste ! Il y a tellement de monde qui consomme à l'école.S'ils les arrêtent tous, il n'y aura plus personne ici ! » remarque Caroline Lelarge, 16 ans.« Je trouve ça complètement stupide ! » ajoute Marlène Perre, 15 ans.« Le pot, c'est pas si nocif.Même mes parents en fument ! », lance une autre élève.Un avis que ne partagent pas les policiers, qui n'hésitent pas à qualifier la marijuana de « drogue dure ».« Contrairement à la marijuana disponible dans les années 70 et 80, qui contenait de 3 à 4% de THC, celle que l'on retrouve de nos jours en contient 15 % », dit le commandant Lapointe.« Des plaintes provenant de membres du personnel et d'élèves ont motivé la demande d'enquête par la direction de l'école », a indiqué le directeur, Pierre Paquette, qui croit en une politique de tolérance zéro.Selon lui, ce qui est surtout inquiétant, c'est la violence et les guerres de territoires liées au trafic de drogue.Maintenant, le message lancé à ceux qui aimeraient vendre des stupéfiants sur le terrain de l'école est bien clair, dit-il.PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse © Fanie Sara Loiselle se dit humiliée.PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse © Des élèves de l'école Jeanne-Mance ont dit trouver injuste et mal ciblée l'intervention des policiers, jeudi.Dix-huit mois en centre d'accueil pour deux jeunes impliqués dans le meurtre de Pearl Rushford-Lamarre MARTHA GAGNON La juge Mireille Allaire, du Tribunal de la jeunesse, a affirmé hier qu'elle croyait à la réhabilitation de deux adolescents impliqués dans l'horrible meurtre de Pearl Rushford- Lamarre, 81 ans, de Chambly.Elle a imposé à chacun une sentence de 18 mois en centre d'accueil, dont un an de garde fermée (sans droit de sortie) et six mois de garde ouverte.Cette peine s'ajoute aux cinq mois que les adolescents ont déjà passés en centre d'accueil depuis leur arrestation le 20 septembre 1999.I l s devront aussi se soumettre à une période de probation de 18 mois.En décembre, i l s avaient plaidé coupable à une d'homicide involontaire.Même s'ils ont commis le pire des crimes, la juge estime qu'ils n'ont pas le profil de délinquants endurcis et peuvent retourner dans le droit chemin avec l'aide de professionnels.« La réhabilitation est essentielle à la protection de la société et au maintien de la paix publique », a-t-elle souligné en rendant les sentences au palais de justice de Longueuil.D'après les rapports d'experts, les risques de récidive sont presque inexistants.Ces jeunes n'ont pas d'antécédent judiciaire, mais consommaient de la drogue de façon occasionnelle.Ils avaient déjà participé à des vols en groupe chez Mme Rushford-Lamarre.Pour eux, c'était devenu un jeu que d'aller sonner à la porte de la vielle dame pour la distraire pendant que d'autres pénétraient par une autre entrée pour voler son argent.Un jeu qui a tourné à la tragédie.Le butin variait entre 20 $ et 40 $ et allait uniquement dans les poches du leader du groupe, qui connaissait très bien la victime et possédait une grande influence sur les autres.La juge a indiqué que les peines imposées par le tribunal à des mineurs pour ce genre de crime allaient de six à 30 mois de garde en centre d'accueil.« Pour imposer une sentence juste, il faut tenir compte de la protection de la société, de la gravité du crime et des besoins du jeune », dit-elle.D'après les évaluations des professionnels, l'un des adolescents a été profondément marqué par la mort de sa mère en bas âge et celle de ses grands-parents.Il a déjà travaillé au centre de bénévolat de la Rive-Sud.Incapable de révéler ses émotions, il est « comme une éponge qui absorbe tout sans réagir ».Quant à l'autre, il a vécu une situation familiale conflictuelle et recommencé trois fois sa deuxième année à l'école secondaire.Il a tendance à déformer et à embellir la réalité.Âgés de 15 ans au moment du crime, les deux jeunes ont expliqué qu'ils s'étaient laissé entraîner dans cette histoire d ' h o r r e u r e t n'avaient pas eu le courage de fuir ou d'empêcher les autres de s'emparer des trois couteaux.Ils n'ont jamais cru le leader du groupe qui, ce jour-là, affirmait être prêt à tuer Mme Rushford-Lamarre.Il a été condamné à six ans de garde fermée à l'Institut de psychiatrie légale Philippe-Pinel, la semaine dernière.La procureure de la Couronne, Joëlle Saint-Germain, qui réclamait une garde fermée de 20 mois en centre d'accueil pour les deux adolescents, n'a pas été étonnée par la sentence.« Je ne peux pas dire que je suis insatisfaite.La dissuasion ne doit pas l'emporter sur la réhabilitation dans le cas des jeunes.La sentence tient compte de l'ensemble des facteurs.» Les avocats de la défense, Harold Gagnon et Pierre Lestage, ont plutôt bien accueilli la sentence.« Il ne faut pas punir simplement pour punir, a expliqué Me Lestage.On doit plutôt aider ces jeunes à se réhabiliter quand cela est possible.» PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Les adolescents, hier, au Tribunal de la jeunesse. 6LP0499A0226 a4 samedi 6LP0499A0226 ZALLCALL 67 13:51:46 02/26/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 La situation se rétablit à la STCUM Conditions de travail actuelles MARIE-CLAUDE GIRARD Le service de transport en commun est en bonne voie de se rétablir dans l'île de Montréal, les chauffeurs et opérateurs de métro acceptant de se conformer à l'ordonnance du Conseil des services essentiels interdisant tout moyen de pression ayant une incidence sur le service.Les négociations ont repris hier entre la STCUM et la section locale 1983 du Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les 3600 chauffeurs, opérateurs de métro, guichetiers et employés des services connexes.Deux séances de conciliation sont prévues la semaine prochaine avec le syndicat des employés d'entretien, affilié à la CSN.Alors que plus de 400 autobus étaient absents à l'heure de pointe jeudi, il n'en manquait que 85 hier matin, une cinquantaine en aprèsmidi.La grève d'un jour que les chauffeurs comptent faire le jeudi 9 mars sera légale en autant que le Conseil approuve la liste de services essentiels établie par le syndicat et la STCUM.L'entente prévoit que les autobus ne circuleront que pendant trois périodes : de 6h15 à 9h15, de 15h30 à 18h30 et de 23h15 à 1h15.Le métro ne fonctionnera lui aussi que quelques heures à la fois le matin, l'après-midi et en fin de soirée.Le service de transport adapté serait toutefois maintenu comme à l'habitude.La STCUM a reçu 170 plaintes d'usagers jeudi, alors que le transport en commun était des plus chaotiques.La société de transport songe à prélever du salaire des chauffeurs le temps passé en moyens de pression.L'organisme Transport 2000 a reçu lui aussi un grand nombre de plaintes, celles des usagers qui n'arrivaient pas à joindre par téléphone la STCUM, note Normand Parisien, directeur coordonnateur de l'organisme.L'avocat spécialisé en recours collectif, Paul Unterberg, a reçu également de nombreux appels de gens intéressés à exercer un recours collectif.Dans son ordonnance, le Conseil des services essentiels rappelle les incidents des derniers jours : alertes à la bombe, véhicules stationnés à l'extérieur des garages, déclenchement inutile des alarmes d'incendie.Il ordonne aux chauffeurs et opérateurs de métro de fournir leur prestation de travail sans ralentir le service jusqu'à la conclusion d'une convention collective.Voici les conditions de travail des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, selon la convention collective échue depuis janvier : salaire de base : 42 299 $ la première année; prime annuelle de 407 $ ajoutée en 1999; semaine de travail de 41,25 heures, mais selon un horaire brisé.La journée est de 7h30, les chauffeurs ne prenant pas leurs 45 minutes de pause; une série de primes s'ajoutent pour la sortie et l'entrée d'un autobus dans les garages ou le déplacement d'un garage à l'autre, de même que pour le garage et le dégarage d'un train; la STCUM estime que les chauffeurs et opérateurs de métro font en moyenne de 3000 $ à 4000 $ en heures supplémentaires par année; l'employeur renouvelle à ses frais à tous les 18 mois un ensemble d'uniforme signé Michel Robichaud : un paletot d'hiver ou coupe- vent, un blouson, trois pantalons ou jupes, une casquette, une veste, huit chemises, quatre cravates et trois paires de bas golf quand on opte pour le bermuda plutôt que le pantalon; les employés bénéficient du transport en commun gratuit en tout temps (une carte mensuelle coûte 47 $); les employés bénéficient d'un plan d'assurance-vie, d'un plan d'assurance-maladie et d'un régime d'assurance dentaire financé à 50 % par la STCUM; ils ont droit à 11 jours de fête payés, de même qu'à une série de congés sociaux (mariage, décès, etc.).S'ils travaillent, ils sont rémunérés à taux double à Noël et à taux et demi au jour de l'An; les chauffeurs peuvent prendre deux semaines de vacances annuelles quand ils comptent moins de 3 ans de service ; trois semaines après 3 ans ; quatre après 5 ans ; cinq après 15 ans ; et six après 25 ans de service.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Après avoir connu des journées d'enfer, les Montréalais pourront enfin se rendre au travail sans ces attentes interminables que leur imposaient les moyens de pression exercés par les chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro. 6LP0501A0226 A5 samedi 6LP0501A0226 ZALLCALL 67 01:04:53 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 5 Un jeune à la fois Elle énumérait tout ce qu'elle ne pouvait pas faire.Je ne peux pas aller à l'université.Je reçois de l'aide sociale.On ne peut pas aller à l'école quand on reçoit de l'aide sociale.Lâcher l'aide sociale ?Et comment je vivrais avec mon fils de deux ans et demi ?Je ne peux pas demander un prêt-bourse.Je dois déjà 9000 $ aux prêts-bourses.Je ne peux pas travailler.La garderie payée, il me resterait moins qu'avec l'aide sociale.Les places à cinq dollars, faut pas y penser.Je pourrais travailler au noir.Mais ça ne changerait rien pour la garderie.Et si je remboursais mon prêt plus vite, l'aide sociale me tomberait dessus, elle me demanderait où j'ai trouvé l'argent.Ils deviennent furieux quand tu te débrouilles sans eux.Je prends des notes tandis qu'elle parle, mais je sais qu'elles ne serviront pas.Raconter quoi ?Le petit appartement bien tenu.La fille bien mise.La poignée de main à la fin : merci de m'avoir écoutée.Je suis arrivé en taxi comme à un rendez-vous d'affaires.Je repars à pied.Engourdi d'impuissance.Chaque fois la même impression d'être allé dans un recoin, un renfoncement de la civilisation.Chaque fois la même envie d'appeler les pompiers, là, au deuxième, vous avez oublié quelqu'un.On était assis dans le salon.La télé était ouverte sans le son.Des images du sommet des jeunes.La police avec des masques.\u2014 Tu pourrais te marier, j'ai dit pour déconner.Si tu veux passer une annonce dans La Presse, j'ai 40 % sur les petites annonces.Elle s'est mise à pleurer et aussitôt à rire sous les larmes.Je ne suis pas malheureuse, vous voyez bien.Elle a fait un geste qui englobait le salon, la télé, le sofa, les deux chats.Je m'arrange plutôt bien.Je m'occupe de mon fils à plein temps, c'est ce que je voulais.Si je panique, c'est seulement que je ne vois pas la fin du tout ça.J'ai trente ans et je me sens coincée dans cette vie-là, dieu sait jusqu'à quand.Je viens de prendre une entente pour le remboursement de mon prêt, 60 $ par mois qui ne paient même pas les intérêts du solde.J'ai trente ans et l'impression que c'est déjà fini.De chez elle, j'ai marché jusqu'au métro.Le compartiment était presque vide.Sur le banc, face à moi, un jeune dormait, la tête renversée sur le dossier.Un jeune qui dort dans le métro ce n'est pas pareil que 4000 à Québec.Un jeune à la fois, c'est quelqu'un.Quatre mille, c'est personne.Les jeunes.Les femmes.Les hommes.Les ceci.Les cela.Je ne dis plus ça.Je ne dis même plus les chats.Pour en avoir sept, je sais bien qu'il n'y a pas un chat pareil.Je ne dis plus les chats, mais j'ai dit les jeunes toute la semaine.De temps en temps, quand même, on nous a laissé entrevoir qu'ils n'étaient peut-être pas tous pareils pareils, qu'il y en avait au moins de deux sortes.« Il y a deux sortes de jeunes, ont lancé à Stéphan Bureau des énergumènes du sommet parallèle : ceux qui portent des cravates et les autres.» Stéphan qui en portait une ce soir-là ne leur a pas envoyé dire que ce n'était pas fort comme argumentation.Mais la suite du reportage nous a montré que pour Stéphan Bureau aussi il y a deux sortes de jeunes : ceux qui ont des opinions et sont capables de bien les exprimer en ondes, et les autres.Un jeune à la fois, qui dort dans le métro, bouche ouverte, jambes écartées, ne fait pas consensus, ni rien.C'est un jeune, c'est tout, qui ne prétend pas être tous les jeunes.Un jeune à la fois ne rêve pas de faire des sommets sur la jeunesse.Un jeune, c'est quelqu'un à qui il reste beaucoup de temps à vivre.Si on demandait leur avis aux jeunes, un à la fois, les jeunes réclameraient un sommet sur la vie, par sur la jeunesse.Un à la fois, on ne peut pas présumer à quoi rêve un jeune.C'est vite dit qu'il rêve d'un emploi.Un emploi comme il y en a tant ?Qui n'a d'autre fonction que d'occuper celui qui l'occupe ?Vous voulez dire quelque chose à faire ?Un à la fois, un jeune qui dort dans le métro rêve d'un emploi qui lui laisserait du temps.Le contraire d'un emploi du temps.Le contraire d'un emploi chez Mc Do.Un à la fois, un jeune qui dort, ne rêve pas à l'indépendance du Québec.Il rêve à son indépendance à lui.Un à la fois, un jeune ne se pose pas des grandes questions métaphysiques.Il se souvient quand même d'être allé au théâtre une fois.Il se souvient d'une phrase de Beckett, qu'il avait dû apprendre par coeur : Être enfoui dans la lave et ne pas broncher, c'est ainsi qu'un homme montre de quelle étoffe il est fait.Est-ce que la lave c'est comme la marde ?Un à la fois, un jeune qui dort ne rêve pas aux boomers.Même pas à sa mère.Pourquoi il penserait à elle ?Y'a rien à penser.Elle parle au téléphone.Elle écoute la radio.Elle se lave les cheveux.Quand il tousse, elle lui demande : tu tousses ?Un à la fois, un jeune qui dort ne se doute pas que ses jours sont des dieux (1).Il rêve d'être ailleurs.Il écrit des poèmes si beaux que personne ne voit qu'ils sont pleins de fautes, il peint les dragons que la mer vomit la nuit sur les récifs, un à la fois, un jeune qui dort dans le métro ne rêve pas qu'il va descendre à la station Papineau.Il pense qu'il revient à Ithaque parce que la guerre de Troie est finie.Non, non il n'a jamais lu Ulysse.C'est mieux, il l'invente.Ses copains sont là.Il leur racontera les jacarandas en fleurs, les crocodiles, la solitude du désert.Il y a aussi une fille qui l'attend, mais même s'il n'y en a pas, un à la fois, un jeune qui dort dans le métro est toujours un peu bandé.On voit très bien la bosse que fait son sexe.Un à la fois, un jeune qui dort dans le métro, en revenant de sa job chez Mc Do a soudain la révélation que l'important dans la vie, c'est de faire ce qu'on aime.Puis il se réveille en sursaut.Regarde autour de lui.Et ne se souvient plus de rien.C'est comme ça, on n'y peut rien, un à la fois, un jeune qui se réveille ne se souvient plus de ses rêves.Et ce n'est pas, bien sûr, au Sommet de la jeunesse qu'il les a retrouvés.(1) Waldo Emerson Pierre Grève des cols bleus à Verdun : le boulot pourrait reprendre lundi MARTINE ROUX Après 18 mois de grève, les cols bleus de Verdun n'en sont plus à une journée près.Alors qu'ils devaient se prononcer sur une nouvelle proposition de convention collective \u2014 la quatrième depuis le début du conflit \u2014, ils décidaient hier de reporter l'assemblée générale à dimanche midi.Pas moyen de faire autrement, assure le président du syndicat des cols bleus, Maurice Rolland : on attendait hier dans le camp syndical des ententes écrites et dûment signées par les parties qui ne sont pas venues à temps.« À la suite des dernières rondes de négociations avec la Ville, nous avions conclu des ententes verbales sur certains éléments restés en suspens.La Ville devait nous fournir une copie écrite de ces ententes, mais comme nous ne l'avions pas reçue vendredi à minuit, nous avons remis l'assemblée générale.Pour des raisons démocratiques, il faut que le texte soit clair.» Ce qui n'exclut nullement un retour au travail des cols bleus dès lundi, explique M.Rolland, puisque les travailleurs se prononceront demain sur le nouveau contrat de travail.Et cette fois, ils auront les textes bien en main, promet le maire de Verdun, Georges Bossé.« Tous les documents ont été remis à la centrale syndicale hier après-midi.Ils auraient dû être prêts avant, mais des circonstances exceptionnelles ont retardé le processus : l'épouse d'un des négociateurs vient d'accoucher.Ni le maire ni le leader syndical ne veulent souffler mot de l'entente bouclée à la table de négociations.Optimistes ?« C'est aux syndiqués de dire si c'est une bonne entente ou pas », commente prudemment M.Rolland.« Je vois mal pourquoi ça ne passerait pas, conclut M.Bossé.Il y avait sept représentants syndicaux à la table et tous ont accepté.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Ce sont les cadres de Verdun qui ont déblayé les rues de la ville, le 18 janvier.La grève des cols bleus dure depuis 18 mois. 6LP0601A0226 A 6 samedi, 26 f vrier 6LP0601A0226 ZALLCALL 67 01:01:04 02/26/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Le chef de la famille Caruana condamné à 18 ans La famille avait été impliquée dans l'importation du plus de 2000 kilos de cocaïne ANDRÉ CÉDILOT Le chef de l'unique « famille » mafieuse de l'extérieur de la Sicile, Alfonso Caruana, âgé de 54 ans, a écopé, hier à Toronto, 18 ans de pénitencier pour son implication dans des histoires de trafic de cocaïne totalisant plus de 2000 kilos.Ses frères Gerlando et Pasquale ont eux aussi reconnu avoir fait partie du même réseau qui a importé au Canada des masses de cocaïne et blanchi des millions de dollars depuis 1996.Ils ont été condamnés respectivement à 18 et 10 ans de détention.Le fils de Gerlando, Giuseppe Caruana, 29 ans, s'en est pour sa part tiré avec quatre ans de prison pour avoir facilité les transferts de fonds de Toronto à Montréal, puis à Miami.L'argent servait à payer la drogue à un fournisseur au Mexique.Toutes ces condamnations sont le fruit de négociations qui duraient depuis des mois entre les procureurs de la Couronne de Toronto, Denise Dwyer et Beverly Wilton, et les trois principaux avocats des célèbres mafiosi, Pierre Morneau, Joseph La Leggia et Pierre L'Écuyer, de Montréal.La récente défection d'Oreste Pagano, 61 ans, bras droit du chef de la camorra en Italie, a pesé lourd dans la décision des quatre membres de la famille Caruana de reconnaître leur culpabilité.Depuis Cancun, au Mexique, Pagano leur servait d'intermédiaire avec les trafiquants de la Colombie.De 1996 à 1998, en association avec Pagano, Alfonso Caruana et son clan ont mis sur pied diverses opérations qui devaient permettre de faire entrer plus de 2000 kilos de cocaïne au Canada.La drogue passait par le Venezuela avant d'être acheminée à Montréal par bateau.Selon les documents déposés devant le juge David Watt, de la Cour supérieure de l'Ontario, au moins deux chargements de 500 kilos sont parvenus sans encombre au port de Montréal durant les étés 1996 et 1997.Dans les deux cas, il avait fallu un mois pour faire le trajet entre l'île de Margarita, au Venezuela, et les quais montréalais.Arrestation Alfonso et une quinzaine d'autres membres de son organisation avaient été arrêtés le 15 juillet 1998, un mois après la saisie à Houston, au Texas, d'un chargement de 200 kilos de poudre blanche qui devait entrer clandestinement par camion dans la région de Toronto.Avec la famille Cuntrera, également originaire de Siculiana, en Sicile, les Caruana ont érigé un véritable empire criminel qui a ses bases au Venezuela et au Canada depuis plus de 30 ans.Avec la permission de la « Cupola » sicilienne, ils agissent en quelque sorte comme courtiers en transport de la drogue.Ils s'occupent aussi de lessiver l'argent des narcotrafiquants.Leurs principaux acolytes, les frères Pasquale, Gaspare et Paolo Cuntrera, sont emprisonnés en Italie depuis 1992.Arrivés à Montréal dans les années 50, ils ont tous vécu ici durant plusieurs années avant de s'installer au Venezuela où, diton, ils possèdent des avoirs estimés à 500 millions.« Intouchables » C'est l'une des rares familles mafieuses de Sicile à avoir été épargnées par les guerres sanglantes qui ont marqué cette île de la Méditerranée dans les années 70 et 80.Ils sont dans la mire des policiers depuis 15 ans à peine.Leurs activités s'étendent en Amérique, en Europe et en Asie.« Ils étaient considérés comme des intouchables, ce qui prouve que même les intouchables peuvent être arrêtés », a commenté l'inspecteur Ben Soave, de la GRC, qui supervisait au Canada l'enquête internationale qui a permis l'arrestation des frères Caruana, en juillet 1998.« Depuis 30 ans, ils ont fait beaucoup de dégâts non seulement au Canada, mais partout dans le monde.Leur condamnation montre l'importance de la collaboration entre la police des différents pays », a-t-il souligné à l'issue de l'audience d'hier au palais de justice de Toronto.Alfonso Caruana Pasquale Caruana Gerlando Caruana Giuseppe Caruana À genoux, mais pas hors de combat André Cédilot L'empire du clan Cuntrera/Caruana, une des plus puissantes familles mafieuses de Sicile, est sérieusement ébranlé à la suite de la condamnation, hier à Toronto, de leur chef, Alfonso Caruana, mais il n'est pas pour autant démantelé.« C'est pas nouveau dans la mafia.Il y en a qui partent et il y en a qui restent », a déclaré à La Presse un spécialiste de la lutte antimafia de la GRC.« La relève est prête, et pas nécessairement juste parmi les jeunes.Une chose est sûre : ils demeurent en affaires.» « C'est la fin de la vieille garde des Caruana/Cuntrera, mais il y a des jeunes pour prendre la relève », estime le journaliste Antonio Nicaso, auteur de plusieurs livres sur le crime organisé.Avant de s'installer à Toronto, il a agi comme conseiller spécial du Sénat américain sur la pègre italienne.« Ce qui fait la réussite de la mafia, c'est l'adaptation.Et ça, c'est la principale force des Caruana/Cuntrera », ajoute Nicaso, 35 ans, un Sicilien qui a dû quitter l'Italie en 1989 après avoir dénoncé la mafia.Une bombe placée sous sa voiture l'avait convaincu de s'exiler.De toute façon, font valoir les experts, ce n'est pas nouveau que tombent des chefs de familles mafieuses.Comme bien des gangsters, ils vieillissent, meurent ou se retrouvent derrière les barreaux.« La mafia, c'est un business.Quand t'es plus capable de faire le job ou que tu ne rapportes plus, on te remplace par un autre », indiquent-ils.Le clan Rizzuto Depuis les années soixante-dix, Nick Rizzuto, par exemple, même s'il prend de l'âge \u2014 il a fêté ses 76 ans le 18 février dernier \u2014, est encore solide et a acquis un énorme prestige au sein du clan Cuntrera/ Caruana.Avec son fils Vito, il est sans conteste le leader à Montréal, chef-lieu de la pègre italienne au Canada.Son influence s'étend aux États-Unis et en Italie.Le projet Omertà, qui a permis d'arrêter les frères Caruana, Alfonso (le chef désigné depuis 1992), Gerlando et Pasquale, en juillet 1998, a démontré que Gerlando Caruana faisait régulièrement son rapport à Nick Rizzuto, à Saint-Léonard.« Mais il y en a d'autres, moins connus du public, qui ont des liens de sang avec les Cuntrera/Caruana et qui peuvent continuer le business », ont souligné des enquêteurs de la GRC, de la CUM et de la SQ, sans entrer dans les détails.Selon les fichiers de La Presse , une vingtaine de membres de la famille Cuntrera vivent au Canada et au Venezuela.À Montréal, Agostino Cuntrera, 55 ans, surnommé « le Seigneur de Saint-Léonard », est certes le plus en vue pour avoir été condamné dans le complot de meurtre de Paolo Violi, en 1979.Alliances et relations Une bonne quarantaine de membres par alliance des Cuntrera et des Caruana sont présents à Montréal, à Toronto, au Venezuela et au Brésil.On parle notamment des Vella, des Cuffaro et, dans une moindre mesure, des Dimora et Zambito.Plusieurs ont de la parenté aux États-Unis, en Allemagne, en Grande-Bretagne et, bien sûr, en Sicile et dans le reste de l'Italie.Un autre atout majeur : ils ont des relations, directement ou par personne interposée, un peu partout dans le monde, autant dans les milieux interlopes que dans ceux de la justice, des affaires et de la politique.Le clan Cuntrera/Caruana aura fort à faire pour se relever de ce coup de force de la police.« La nouvelle génération est déjà riche et n'a pas les mêmes contacts que les vieux mafiosi.Peut-être préfèrent- ils faire fructifier les investissements légitimes.Peu importe quelle sera la relève, il leur faudra regagner la confiance du milieu criminel », soutient Antonio Nicaso.Le délateur « Qu'ils soient de Cosa Nostra ou d'un cartel colombien, enchaîne- t-il, les boss doivent avoir une extrême confiance (« feel really secure ») avant de négocier avec d'autres organisations criminelles.» Selon lui, les Caruana ont perdu beaucoup de crédibilité, en raison surtout des révélations de leur principal fournisseur de cocaïne, Oreste Pagano, devenu délateur.« C'est ça qui fait le plus mal.Pagano en sait long sur le fonctionnement de l'organisation, tant dans le trafic de drogue que dans le blanchiment d'argent.C'est ce qui explique que l'Italie et les États- Unis tenaient tant à lui », de conclure le réputé journaliste de la Ville reine.Arrêté au Mexique en 1998, Pagano avait été transféré à Toronto, où il est passé aux aveux le 9 novembre dernier.Il a depuis été extradé à Turin, en Italie, où la police cherche à réinculper Alfonso Caruana dans un trafic de cinq tonnes de cocaïne remontant à 1994. 6LP0799A0226 a7 samedi 6LP0799A0226 ZALLCALL 67 13:52:47 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 7 Une Guignolée de 2,5 millions pour la SSVP Des retombées à l'échelle nationale plus importantes que jamais, grâce aux médias LUCIE LAVIGNE « Vous imaginez le nombre de personnes qui se sont déplacées pour aller voir Roch Voisine ou l'un des 100 artistes sous le chapiteau La Guignolée.C'était la fête ! » se réjouit Pierrette Moisan, présidente de la Société de Saint-Vincent de Paul (SSVP) de Montréal.Le réseau TVA, La Presse, le groupe Jean Coutu, CKMF et le réseau Radio Énergie ont été les principaux partenaires de la guignolée des entreprises de la SSVP du 1er décembre 1999.« C'est notre guignolée locomotive », rappelle la présidente.La sollicitation dans la rue étant interdite, l'organisme caritatif se tourne donc vers les médias afin d'obtenir de la visibilité.Résultat : des retombées à l'échelle nationale plus importantes que jamais cette année.98 tonnes de nourriture Ainsi, la collecte de porte en porte partout au Québec du 5 décembre additionnée à celle organisée avec les médias a atteint la somme de 2 539 925 $.Près de 100 000 personnes démunies au Québec ont donc bénéficié d'un panier de denrées ou d'un bon d'achat alimentaire pour Noël.Sur le territoire de Montréal et de Laval, 98 tonnes de nourriture ont été accumulées.Des denrées de grande qualité et appropriées.« Pas des restes de garde-manger », souligne Pierrette Moisan.Au total, une valeur de 1,06 million d'aliments et de dons en argent ont donc été amassés pour ensuite être distribués à 40 000 Montréalais et Lavallois nécessiteux.Autrement dit, 10 143 paniers d'une valeur moyenne de 101 $ chacun ont été donnés.L'an dernier, la guignolée montréalaise de la SSVP avait été moins fructueuse : 897 905 $.Davantage de commanditaires « La dernière collecte s'est démarquée de celles des années précédentes par la participation grand commanditaires.Une aide bénévole qui peut se chiffrer à plus de 75 000 $ », précise Mme Moisan.« Euromobile nous a donné un coup de main », ajoute-t-elle.Sans compter plusieurs autres entrepreneurs, dont les Papiers Perkins, qui ont gracieusement fourni les « sacs de la générosité » (encartés dans La Presse), lesquels ont été acheminés gratuitement par le Clan Panneton chez Traitement postal 2000.Ces derniers ont plié les sacs.« Bien d'autres exemples pourraient être ajoutés », tient à préciser la présidente de la SSVP de Montréal.« Les retombées des sacs de la générosité encartés ont été très bénéfiques », renchérit André Boyer, président provincial de la SSVP.« À un point tel que les dirigeants de certaines SSVP locales aimeraient obtenir une collaboration semblable de la part des journaux affiliés à La Presse », confie-t-il.La générosité serait-elle contagieuse ?Selon Michel Beaucage, secrétaire de la SSVP de Montréal, l'abnégation d'un grand nombre d'employés a été remarquable.« Spontanément, des groupes de salariés ont réalisé leur propre collecte et ont même tenu à livrer euxmêmes les paniers aux bénéficiaires désignés par la SSVP.» Parmi ces élans de générosité, une quantité inespérée de jouets neufs ont été offerts à la SSVP de Montréal cette année.En tout, 13 000 joujoux d'une valeur totale de 40 000 $.Des dons sûrement joyeusement appréciés par les « petits » bénéficiaires de la Société. 6LP0801A0226 a08 actus sam 26 f vrier 6LP0801A0226 ZALLCALL 67 01:03:53 02/26/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Le Dr Jacques Chaoulli débouté La Cour rejette son projet d'un système de santé privé CHRISTIANE DESJARDINS Le Dr Jacques Chaoulli vient d'essuyer un cuisant revers en Cour supérieure, alors que la juge Ginette Piché a rejeté sa demande visant à faire déclarer inconstitutionnels les articles de loi qui interdisent au secteur privé de concurrencer le réseau public pour les services couverts par l'assurance-maladie et l'assurance-hospitalisation.« Il ne faut pas jouer à l'autruche, écrit la juge dans sa décision de 156 pages.L'établissement d'un système de santé parallèle privé aurait pour effet de menacer l'intégrité, le bon fonctionnement ainsi que la viabilité du système public.Ignorer le passé, c'est être condamné à le répéter », insiste la juge, en rappelant qu'avant l'instauration du système d'assurance- maladie, les gens qui se retrouvaient à l'hôpital pouvaient devenir pauvres.Par exemple, une femme qui accouchait pouvait facilement se retrouver avec une facture de 5000 $.Le Dr Chaoulli, qui fait campagne depuis plusieurs années pour faire accepter un régime privé, affirmait que l'article 15 de la Loi sur l'assurance-maladie, et l'article 11 de la Loi sur l'assurance-hospitalisation, violaient la Charte des droits et libertés.Ces articles interdisent que les services assurés soient remboursés par des assurances privées lorsqu'ils sont rendus au Québec.Il a fait valoir qu'en tant que citoyen, il voulait avoir le droit de recourir aux services d'un médecin non participant à la RAMQ, dans un hôpital privé non conventionné.« Advenant que je tombe gravement malade, je veux pouvoir disposer de ma fortune personnelle pour sauver ma vie plutôt que pour mes funérailles », a-t-il dit devant le tribunal.La juge répond que les deux articles ne vont pas à l'encontre de la Charte.« Les dispositions attaquées ont été adoptées en se basant sur des considérations d'égalité et de dignité humaine, et elles ne sont pas en conflit avec les valeurs véhiculées par la Charte ou par la Charte québécoise des droits et libertés », écrit-elle.Le Dr Chaoulli est en conflit depuis plusieurs années avec le régime actuel.En 1996, après avoir reçu une pénalité financière de plusieurs dizaines de milliers de dollars parce qu'il s'était consacré exclusivement à la médecine privée à domicile, alors que la loi oblige un médecin de moins de dix ans d'expérience à travailler dans les hôpitaux, il a entamé une grève de la faim qui devait durer trois semaines.Par la suite, il est sorti du régime public et a essayé de mettre en oeuvre un service privé, en espérant que les assurances privées allaient embarquer.Il s'est muni d'un véhicule d'urgence avec gyrophare et sirène.Mais la régie régionale lui a refusé son permis, si bien qu'il a dû vendre le véhicule à.des vétérinaires.Depuis 1997, il est revenu dans le régime public et fait de la clinique sans rendez-vous.Mais il a considérablement réduit ses activités médicales et se consacre à son combat, qui s'est transporté devant les tribunaux.La juge note que le Dr Chaoulli a souvent travaillé en marge des règlements de la RAMQ.Ainsi, alors qu'il devait compléter un contrat de trois ans en région, il est revenu au bout de deux ans et a commencé à exercer sur la Rive-Sud.« Il s'obstine ensuite à exercer la médecine comme il le veut, sans respecter ce que la régie régionale décide », écrit la juge, qui souligne avoir été frappée par les « contradictions dans le témoignage de Chaoulli et l'impression qu'il s'est embarqué dans une croisade dont les enjeux lui échappent aujourd'hui.« Le Dr Chaoulli fait face présentement à des pénalités importantes pour ne pas avoir suivi les règlements de la RAMQ.Ceci peut-il l'avoir influencé dans sa croisade ?» s'interroge la juge.Elle conclut que les experts entendus lors du procès qui s'est tenu cet automne ont fait valoir que le système canadien de santé était généreux, et qu'on ne réglerait pas les problèmes en sapant ses bases.« Mais ceci signifie-t-il par ailleurs qu'il n'y ait pas place pour une révision du modèle ?» demande la juge, qui ajoute que ce n'est pas au tribunal de répondre à cette question.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Le Dr Jacques Chaoulli 6LP0901A0226 A9 - SAMEDI 6LP0901A0226 ZALLCALL 67 01:01:41 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 9 Prison à vie pour le dernier membre du trio infernal CHRISTIANE DESJARDINS Coupable de meurtre prémédité.C'est ainsi qu'un jury de sept femmes et cinq hommes a scellé hier le sort de Gaston Saint-Pierre, 48 ans, troisième et dernier accusé dans le meurtre de l'homme d'affaires Donald Duval.La juge Dionysia Zerbisias a immédiatement condamné l'accusé à une peine de prison à vie, sans possibilité de libération avant 25 ans.Les deux autres membres de ce trio infernal, Louis-Philippe Rochon (qui avait commandé le meurtre pour hériter d'une police d'assurance-vie de 1,1 million dont il était le bénéficiaire), et André Vincent, (l'exécutant qui a froidement étranglé M.Duval) ont déjà été condamnés à la même peine, à l'issue de leur procès respectif.Bien que chacun des trois hommes ait plaidé non coupable, aucun jury n'a cru leur version alambiquée.Il faut dire que la preuve contre eux était foudroyante.L'argent était le mobile évident, les relevés de comptes de leurs téléphones cellulaires venaient confirmer la thèse du complot et les plaçaient tous trois sur les lieux de l'enlèvement de Duval.Rochon avait acheté le garage de Donald Duval, Centre du camions et ressorts Charland, mais il n'arrivait pas à faire ses paiements comme prévu.Croulant sous les dettes, il a demandé à Gaston Saint-Pierre d'exécuter Duval, âgé de 67 ans.Gaston Saint-Pierre a, à son tour, engagé André Vincent pour l'aider à accomplir le meurtre.Pour leur peine, Vincent devait recevoir 20 000 $ et Saint-Pierre plus de 50 000 $.Le soir du 9 octobre 1996, Donald Duval, 67 ans, est tombé dans un traquenard en acceptant de rencontrer son débiteur, Rochon, pour un souper d'affaires au restaurant Le Christopher, situé boulevard Métropolitain.Rochon avait insisté pour que Duval vienne seul.Pendant le souper, Rochon parlait souvent sur son téléphone cellulaire, avec Saint- Pierre et Vincent, qui attendaient près du stationnement.Il fallait faire sortir Duval quand il n'y avait pas de témoin.Il a été enlevé à sa sortie du restaurant, vers 21h30, et son corps a été retrouvé une heure plus tard, en bordure du boulevard Gouin.Il avait été battu, étranglé et dépouillé.D'une part, les meurtriers voulaient faire croire à un vol ; de l'autre, ils voulaient montrer les papiers de Duval à Rochon, pour prouver que le meurtre avait bien eu lieu.Dans les mois qui suivront, André Vincent se plaira à raconter les détails du meurtre crapuleux.Devant son frère ou des amis, il explique qu'il a frappé Duval à coups de poing avant de l'étrangler avec la ceinture de sécurité, pendant que Saint-Pierre conduisait la camionnette.Les policiers avaient de forts doutes sur l'implication des trois hommes dans cette affaire, mais encore fallait-il réunir les preuves.Les trois hommes ont été arrêtés un an et demi après le crime.Trois motoneigistes tués en frappant des arbres Il obtient un sursis après avoir séquestré son amie RAYMOND GERVAIS Reconnu coupable de séquestration et de harcèlement, Joachim Laguerre a écopé hier en cour municipale de Montréal de sept mois de prison avec sursis et devra en plus verser une somme de 500 $ à sa victime, Murielle Robert.Une probation de deux ans assujettie aux conditions usuelles lui a également été imposée.Laguerre devra purger sa peine dans la société et visiter une fois par mois son agent de probation.Il avait été arrêté le 10 février 1998, après avoir séquestré son amie de coeur dans son logis durant une quinzaine de minutes.La preuve présentée devant la cour démontre également qu'il avait utilisé la force pour retenir la femme contre son gré et qu'il avait tenté de la dévêtir, afin de vérifier si elle n'avait pas eu une relation sexuelle avec un autre homme.Prise de panique, Mme Robert avait finalement été secourue par son fils qui habitait le même édifice.La poursuite demandait une peine de 10 mois de prison et une compensation financière de 1500 $ devant être versée à la victime.À la suite de son agression et craignant des représailles de la part de son exami de coeur, Mme Robert avait dû déménager, vendre ses biens ou les entreposer.Elle souffrirait de plus d'anxiété, serait craintive, sursautant même au son de la sonnerie du téléphone et doit avoir recours à une aide psychologique.En rendant la sentence, le juge Pierre Fontaine a souligné que même si l'accusé n'en était pas à ses premiers démêlés avec la justice, ayant déjà été reconnu coupable de délit de fuite et d'entrave en 1994, ainsi que de voies de fait contre la victime dans un autre dossier, il ne fallait pas minimiser l'impact d'une peine de prison avec sursis.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Trois motoneigistes ont péri en moins d'une semaine dans la région de Lanaudière, chaque fois quand leur véhicule a frappé un arbre.La vitesse excessive serait en cause.Depuis le début de l'hiver, les accidents de motoneige ont fait 13 morts au Québec comparativement 25 pour la même période l'an passé.La dernière tragédie s'est produite jeudi soir dans un sentier dans le secteur de l'auberge Le Cabanon, à Saint-Zénon.La victime, Thomas Baker, 34 ans, de l'État de New York, conduisait sa propre motoneige et il roulait apparemment tellement vite que sa machine a sauté par-dessus un petit rempart fait par l'appareil qui balise les pistes pour aller s'écraser contre un arbre.L'accident s'est produit dans un bout droit du sentier.Selon la Sûreté du Québec, M.Baker était le troisième d'un convoi formé de quatre motoneigistes américains venus pratiquer leur sport favori dans ce secteur.Mercredi soir, dans un sentier de Saint-Alphonse- de-Rodriguez, un autre motoneigiste américain, Ryan William, 55 ans, du Massachusetts, a perdu la vie quand son appareil a heurté de plein fouet deux arbres.Au moment de l'impact, il tentait apparemment de rejoindre ses deux compagnons.Dimanche, dans un sentier tout près de la route 349, à Saint-Esprit, Sylvain Laflamme, 35 ans, de Sainte-Julienne, a péri quand sa motoneige a heurté un arbre.Le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Normand Besner, a indiqué qu'à cinq occasions depuis le début de la saison les accidents mortels s'étaient produits hors sentier.Les sentiers à travers la province ont tous reçu des précipitations de neige abondantes, mais à cause du temps doux les conditions se détériorent.« Avec les précipitations sous forme de pluie des derniers jours, il est recommandé de vérifier des conditions des sentiers auprès des clubs des régions où l'on aimerait se rendre, principalement quand il est question de traverser les lacs et rivières.La plus grande prudence est recommandée », a précisé M.Besner.Durant le jour, le soleil fait fondre la neige et la pluie des derniers jours a rendu les sentiers glacés à plusieurs endroits, en particulier dans les régions plus au sud, ce qui signifie que le soir il faut être plus prudent à cause de la baisse de la température. 6LP1001A0226 A 10 samedi, 26 f vrier 6LP1001A0226 ZALLCALL 67 01:02:27 02/26/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Les « patriotes gaspésiens » iront à Genève dénoncer le « génocide économique » d'Ottawa Ils entendent de plus réclamer 15 milliards des divers gouvernements JEAN GUÉNETTE collaboration spéciale L'Action des patriotes gaspésiens dénoncera le gouvernement du Canada à Genève pour génocide économique dans quelques semaines.Le mouvement veut aussi déposer un recours collectif de 15 milliards contre les gouvernements.Depuis un peu plus d'un mois, des assemblées ont lieu partout en Gaspésie pour unir les gens autour du mouvement Action des patriotes gaspésiens (APG), un regroupement de citoyens ordinaires, d'hommes d'affaires et de professeurs qui ont en commun le bienêtre et le développement de la Gaspésie.« Au début, on pensait qu'on serait 300 personnes à adhérer au mouvement.Mais on a été vite dépassés par la popularité et la sympathie des Gaspésiens à notre cause commune.Aujourd'hui, on est plus de 10 000 membres », raconte visiblement heureux Gaston Langlais.L'APG se veut le défenseur des Gaspésiens devant les gouvernements fédéral et provincial.Le mouvement, dont l'un des dirigeants est M.Langlais, homme d'affaires et professeur du cégep de Gaspé, accuse le gouvernement fédéral de génocide économique.« Nous, on le sait et on a les preuves que les gouvernements d'Ottawa, de Québec et même les élus locaux complices, ont délibérément tenté de « ghettoïser » les Gaspésiens depuis plus de 30 ans, explique M.Langlais.On le voit dans le rapport Higgins-Martin-Raynauld commandé par le gouvernement fédéral et publié en 1970.On nous a sousdéveloppés économiquement, ce qui a fait en sorte que plusieurs Gaspésiens ont pris le chemin de l'exil pour gagner leur vie.» Le mouvement va faire des gestes spectaculaires dans les prochaines semaines.Le premier sera de se rendre à Genève, devant la Cour internationale, pour dénoncer ce génocide économique.Les médias européens seront aussi contactés.« Pour se rendre en Suisse, l'APG regarde la possibilité de noliser un avion de Québec à Genève.Tous les sièges seront occupés par des Gaspésiens », explique Gaston Langlais.De plus, l'APG a embauché des avocats qui étudient la possibilité de poursuivre les différents ordres de gouvernements en recours collectif pour 15 milliards au nom des Gaspésiens.On veut même instaurer un protectorat en Gaspésie.Les orientations de développement de la région seraient décidées par les gens de la péninsule.Et ce n'est pas tout, puisque l'on prévoit aussi des manifestations à Montréal dans les prochains mois.On parle même de bloquer le tunnel Louis-H.-La Fontaine.« On se rend compte que nos actions portent fruits.Les gens adhèrent, les jeunes comme les moins jeunes.Même du monde de l'extérieur de la région.Des Gaspésiens qui sont exilés à Montréal achètent des cartes de membre.Des artistes comme Gaston L'Heureux l'ont fait », raconte M.Langlais.« Il y a même des hauts fonctionnaires fédéraux désirant garder l'anonymat qui nous ont contactés pour nous fournir des documents confidentiels afin d'appuyer nos revendications », dit-il.L'Action des patriotes gaspésiens a lancé un défi au ministre Bernard Landry, par médias interposés, afin qu'il vienne débattre du développement de la Gaspésie avec les dirigeants du mouvement devant une assemblée publique.« La réponse a été non, raconte Gaston Langlais.M.Landry ne répond pas à un défi.Pourquoi les ministres ne veulent pas venir ici ?Est-ce qu'ils sont si compétents qu'ils le prétendent ?Ils ne sont pas de calibre pour venir débattre ici avec nous.» Dès la fin de la saison du Canadien, l'APG organisera un grand rassemblement au Centre Molson.PHOTO JEAN GUÉNETTE, collaboration spéciale © Gaston Langlais, de l'Action des patriotes gaspésiens.PHOTO KARYNE BOUDREAU, collaboration spéciale © Les travailleurs de la Gaspésia, à Chandler, en Gaspésie, devant leur usine fermée par la multinationale Abitibi-Consol en janvier dernier.Des dizaines d'entre eux sont contraints à l'exil, incapables de gagner leur vie dans une ville qui se meurt. 6LP1101A0226 A 11 samedi, 26 f v.CYB 6LP1101A0226 ZALLCALL 67 01:02:21 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 11 technologie@lapresse.ca La francophonie perdue dans Internet Moins de 3 % des sites Web sont rédigés en français C'est une évidence, la Toile mondiale parle anglais couramment et les troupes francophones \u2014130 millions de locuteurs \u2014auront du mal à imposer leur loi.Reste que cette population disséminée dans tous les pays du monde constitue un marché potentiel pour les distributeurs de contenus culturels, comme pour les sites marchands.SÉBASTIEN EXERTIER Le Figaro Grâce à Internet, 130 millions de francophones installés sur les cinq continents devraient pouvoir consulter, acheter ou vendre en français.Pour l'instant, 2,81 % du contenu des sites Web est en français, alors que l'anglais y pèse, à lui seul, plus de 75 % selon la représentation linguistique de la Toile mondiale que propose l'association Réseaux et Développement 1.Première langue latine devant l'espagnol sur le Web, le français tient, en revanche, une place encore plus marginale dans les forums de discussion (1,5 %), loin derrière l'anglais (80 %), et, plus étonnant, derrière l'italien (2,03 %) et l'espagnol (1,93 %).Il ne s'agit là que de chiffres approximatifs : la fiabilité des outils d'analyse et des méthodologies étant sans cesse contrariée par un développement exponentiel.Néanmoins, pour ceux qui en douteraient encore, ils montrent à l'évidence que l'anglais est « la langue officielle » du Net.Bien que certains persistent à voir en Internet un nouveau moyen de promouvoir, de redorer ou de développer l'image de la francophonie, la Toile mondiale \u2014 loin du plurilinguisme naturel \u2014 a ostensiblement un accent nord-américain.Quel potentiel représente, via le Net, la francophonie à travers le monde ?Les statistiques de connexion du site de la bibliothèque municipale de Lisieux 2, qui propose depuis 1996 des textes de grands auteurs français directement consultables en ligne, parlent d'elles- mêmes.« Jusqu'en 1998, la quasi-totalité des visites provenait de l'étranger, principalement des États-Unis et du Canada, explique Olivier Bogros, webmestre du site, même si, depuis quelques mois, les connexions sont de plus en plus hexagonales.» La timidité des internautes francophones s'explique sans doute par un trop petit nombre des contenus culturels en ligne.« Pourtant, poursuit Olivier Bogros, les bibliothèques ont un rôle majeur à jouer dans le développement francophone d'Internet par la diffusion en ligne d'une partie de leurs collections patrimoniales.» À 4000 kilomètres de là, à Dakar, la situation est tout autre.Comme dans de nombreux pays africains francophones, le Net ne relève pas encore de l'usage domestique.« Le principal défi qui se présente à nous actuellement, explique Richard Aubry, directeur du campus régional de Dakar, c'est de suivre la course technologique de communication des savoirs que nous imposent les Américains.C'est dur, car le niveau d'équipement des pays de la francophonie est loin d'être opérationnel.» Au sein de l'Université virtuelle francophone (UVF), le campus de Dakar 3, comme celui de Yaoundé, d'Antananarivo ou de Hanoi, propose un programme de soutien et d'accompagnement vers les nouvelles technologies aux universités des pays adhérents de la francophonie.L'UVF offre également une formation à distance par Internet.Isabelle Tourmaine, directrice du campus de Yaoundé, explique : « Il y a une très forte demande au Cameroun, car nous manquons d'enseignants.Les universités sont surchargées et il y a peu de moyens pour suivre ses études à l'étranger.» Un défi de taille.D'autant, souligne Richard Aubry, que « les populations africaines des pays francophones hésitent entre le modèle français et américain ».Et d'ajouter un regret : « Le drame, c'est que nous, Français, ne développons pas de rêves fédérateurs ! » S'il est un vrai rêve fédérateur \u2014 100 % américain \u2014 qui exalte le microcosme d'Internet, c'est bien l'e-business : le commerce électronique.Dans ce secteur aussi la francophonie a sa carte à jouer, comme le souligne le député PS Patrick Bloche, auteur du rapport Désir de France 4 : « La francophonie a échoué à devenir, à l'instar du Commonwealth, un espace économique et commercial.Le commerce électronique peut maintenant venir compenser cette faiblesse en mettant à la disposition des francophones des produits décrits et vendus en français.» Pour Juan Pirlot De Cobion, directeur de la librairie virtuelle Chapitre 5, la francophonie représente, en effet, une réalité commerciale.Pas moins de 46 % de ses ventes sont réalisées à l'étranger.Et ce n'est pas en Suisse, en Belgique ou au Québec que Chapitre exporte le plus : c'est avant tout dans le reste de l'Amérique du Nord, au Proche et au Moyen-Orient, ainsi que dans toute l'Afrique francophone.Dans le domaine de l'édition, le commerce électronique comble un véritable vide commercial : « Seulement 10 % du chiffre d'affaires de l'édition française est aujourd'hui réalisé à l'exportation, analyse-t-il, du fait de l'indisponibilité des ouvrages neufs et des difficultés d'approvisionnement des libraires francophones.» Internet met ainsi à la disposition des quelque 130 millions de francophones des produits jusqu'alors difficilement accessibles.Lucide, Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie 6, résume : « À travers cette conquête de marchés, c'est un enjeu stratégique de pouvoir et l'expression d'un mode de pensée qui se joue.» Quant aux Français expatriés, Internet constitue pour eux une source d'information en temps réel, mais aussi une porte grande ouverte sur l'atmosphère du pays.La toile d'araignée mondiale contribue ainsi à retisser quotidiennement un lien social, parfois distendu, offrant aux francophones de tous les pays, comme aux étrangers épris de culture française, un nouvel espace d'échange et de communication qui ne demande qu'à s'élargir.1 www.funredes.org 2 www.bmlisieux.com 3 www.refer.sn/uvf/crd 4 w w w .i n t e r n e t .g o u v .f r / francais/index.html 5 www.chapitre.com 6 www.francophonie.org 6LP1202A0226 a12 samedi 26 f vrier 6LP1202A0226 ZALLCALL 67 00:59:01 02/26/00 B Actualités A 12 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 La justice invisible Moins célèbre que la « vraie », la justice administrative touche beaucoup plus de gens.Critiquée comme un repaire un peu désorganisé de favoritisme, elle a été entièrement réformée au Québec il y a deux ans.Mais voilà que deux jugements de la Cour supérieure viennent de renvoyer le gouvernement à sa planche à dessins.Voici la première tranche de notre série sur les débuts chaotiques de cette réforme.Yves Boisvert On pourrait appeler cela la « justice invisible ».Ou la justice populaire.Elle se fait dans l'ombre, souvent sans avocat, sans toge et sans cérémonie.La mal nommée « justice administrative » est rendue par des spécialistes pour des gens souvent sans moyens.Ignorée des médias, méprisée des juristes, cette justice invisible rend pourtant des décisions par centaines de milliers et sur des questions vitales pour bien des gens.C'est une famille qui risque l'éviction de son logement.C'est un cabaretier qui se fait retirer son permis d'alcool.Un accidenté du travail ou de la route, qui lutte contre la CSST ou la SAAQ.C'est un assisté social dont la prestation est réduite ou supprimée.Un propriétaire qui conteste une expropriation.En général, donc, des gens qui se butent à une décision d'un ministère, d'une régie, d'une commission.Bref, à l'État.Ils iront contester cette décision devant un « tribunal administratif », chargé de trancher le litige entre l'administration et le citoyen.Le développement un peu anarchique de ces organismes, nids de favoritisme politique, a mené, après bien des rapports et débats, à une ambitieuse réforme le 1er avril 1998, censée faire le ménage une fois pour toutes.C'était la création du Tribunal administratif du Québec (TAQ).C'est raté, viennent de dire deux juges de la Cour supérieure.Deux grands coups de pied Taq ! et re-Taq ! Coup sur coup, en deux semaines, au mois de décembre, deux jugements sont venus mettre à mal cette belle justice administrative flambant neuve que s'est payée le gouvernement du Québec.D'abord, le juge Jean-Jacques Croteau qui paralyse (encore !) la Régie des alcools, des courses et des jeux en disant qu'on y viole les droits des citoyens.Puis le juge André Rochon qui dit que le processus de renouvellement des membres du Tribunal administratif du Québec (TAQ) laisse trop de place à l'arbitraire politique : inconstitutionnel À l'origine de ces deux victoires, un même avocat : Simon Venne, un plaideur solitaire qui a souvent paru prêcher dans le désert depuis une quinzaine d'années en contestant le manque d'indépendance des tribunaux administratifs.Voilà à ses yeux deux jugements qui annoncent que le vent tourne ; on devra les prendre plus au sérieux.Pour un coup dur, c'en fut tout un.Depuis 30 ans qu'on fait des rapports, des commissions, des colloques sur le sujet, enfin un gouv e r n e m e n t osait s'attaquer au problème en créant le TAQ, une bestiole juridique totalement orig i n a l e e n Amérique du Nord.C'était une réponse au rapport Ouellette (1987).Ce rapport prônait un système qui favorise, à l'abri des influences partisanes, la permanence des effectifs compétents, et le départ des individus contre-performants.Il faut pour cela enlever du politique le pouvoir de maintenir en poste les « décideurs ».Et également soumettre ces personnes à un code de déontologie et un comité de discipline.Autrement dit, « professionnaliser » ces juges qui n'en sont pas.Autre problème, la « judiciarisation » de bien de ces tribunaux : ils sont censés être des versions légères du système judiciaire, mais dans bien des cas on a vu les avocasseries prendre le dessus et rendre très lourds ces tribunaux spécialisés, jusqu'à les dénaturer.La réforme normalisait la durée des mandats (d'abord cinq ans, renouvelable), on créait un Conseil de la justice administrative, chargé de veiller à la déontologie et l'on instituait un mécanisme uniforme de renouvellement des mandats.La Loi sur la justice administrative instituait le TAQ, un tribunal général d'appel d'une centaine de « juges », chargés de réviser les décisions de l'administration dans quatre grands secteurs : affaires sociales, immobilier, territoire et affaires économiques.La loi donne au TAQ d'énormes pouvoirs, très près de ceux d'une « vraie » cour de justice, y compris celui de déclarer des lois inconstitutionnelles.En contrepartie, la réforme tentait de déjudiciariser toutes les instances de décision « inférieures » au TAQ.On voulait qu'à un extrême il y ait des décisions purement administratives, prises rapidement par des fonctionnaires, souvent sur simple lecture de dossiers ; et, si le citoyen ou l'administration n'en est pas satisfait, un appel devant le TAQ, un réel « tribunal » relativement formel.Faudra revoir tout ça, viennent de dire deux juges.DEMAIN : Un coup de pied au derrière de la réforme PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Simon Venne, un plaideur solitaire qui a souvent paru prêcher dans le désert depuis une quinzaine d'années en contestant le manque d'indépendance des tribunaux administratifs.Quand coule le maquillage bureaucratique.La Régie des alcools, des courses et des jeux à nouveau paralysée YVES BOISVERT S'il est un homme prévenu des capacités presque poétiques des bureaucrates d'inventer des créatures étonnantes, c'est bien Simon Venne.Mais celle-là, il l'a trouvée un peu forte de café.C'était l'an dernier, devant la Régie des alcools, des courses et des jeux.Il y représentait un bar de Varennes à qui l'on menaçait de retirer le permis d'alcool pour violation de la « tranquillité publique ».Jusque-là, c'était presque de la routine pour Me Venne, qui a traîné ses souliers devant la Régie plus d'une centaine de fois depuis 15 ans.Simon Venne, c'est « monsieur Régie des alcools ».Il a aussi souvent fait casser les décisions de ce tribunal administratif devant la Cour supérieure \u2014 et jusqu'en Cour suprême.Sauf que cette fois, le décor avait changé.D'abord, son client n'était pas convoqué à une « audience », mais à une « rencontre ».Les deux régisseurs chargés de décider si le bar allait perdre son permis n'étaient plus assis sur un banc surélevé, comme des juges, mais derrière une table sur le plancher des vaches.On n'y entendait plus de la « preuve » dans une « cause », mais uniquement des « informations » au sujet d'une « affaire ».Son client avait reçu un avis disant que l'on s'apprêtait à lui retirer son permis, mais que s'il avait des observations à faire valoir, il pouvait se présenter à la rencontre.La justice cool, la mise en faillite dans une atmosphère vachement décontractée, quoi.À un moment, Me Venne s'emporte légèrement.L'avocate de la commission le rappelle à l'ordre : ce n'est pas une « audience », mais uniquement une « rencontre amicale », allons, un peu de calme ! « Il ne manquait que le café et le cognac ! » dit Me Venne.L'avenir économique de son client était entre les mains de ces « amis ».Ce maquillage des formes judiciaires n'est pas innocent.Il sert à couper court aux contestations judiciaires ultérieures.C'est que, pour l'essentiel, les décisions de la Régie sont finales (le TAQ peut entendre certains appels, mais pas sur les questions de tranquillité publique).Les citoyens ont cependant le droit de demander une « révision judiciaire » en Cour supérieure, si la Régie a agi en dehors de ses compétences.Or, plus la décision attaquée est de type « judiciaire », plus la Cour supérieure sera encline à intervenir.S'il ne s'agit que d'une décision d'un fonctionnaire, qui a toute discrétion pour appliquer une loi, il y a peu de chance que la Cour supérieure s'en mêle.La stratégie ici consiste donc à transformer la Régie en organisme purement administratif : la déjudiciarisation totale vient couper l'herbe sous le pied aux contestations ultérieures.C'est du moins ce qu'on pensait au ministère de la Sécurité publique (responsable de la Régie).Mais le juge Jean-Jacques Croteau vient de dire que tout ce maquillage ne change rien : quand des droits aussi importants sont en jeu, les personnes visées doivent au moins avoir le droit d'être entendues.Dans le nouveau modèle, la décision était prise d'avance : le tenancier est présumé coupable.mais une « rencontre » est offerte.Ce n'est pas assez, de dire le juge Croteau.Qui plus est, le juge Croteau déclare que la Régie ne s'est pas encore conformée à une décision de la Cour suprême rendue il y a cinq ans.Dans les circonstances, la Régie n'en a même pas appelé.Toutes les « rencontres » sont annulées et des dizaines de causes sont en attente.La Régie est en train de changer ses règlements pour se conformer au jugement.et reprendra ses activités en matière de suspension ou d'annulation de permis dès que cela sera fait.Simon Venne a encore du boulot devant lui. 6LP1399A0226 A13 - SAMEDI 6LP1399A0226 ZALLCALL 67 13:53:29 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 13 Métro à Laval : l'opposition fait appel à Québec JEAN-PAUL CHARBONNEAU Parce qu'il n'obtient pas de réponse du maire Gilles Vaillancourt, le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Laval, Philippe Garceau, exhorte le ministre des Transports, Guy Chevrette, à lui faire parvenir différents documents sur les études réalisées en vue du prolongement du métro dans l'île Jésus.Dans une lettre au ministre, M.Garceau demande « copie de ces études réalisées ou commandées par votre organisme ou autre, nous indiquant les coûts reliés à la construction du métro selon les scénarios retenus jusqu'à maintenant ».Il demande aussi « les études des coûts reliés à l'opération du futur métro et ceux qui devront être assumés par Laval quant à la quote- part ou aux installations exigées qui devront être payées par Laval ».Le chef de l'Équipe Garceau informe aussi le ministre qu'il veut avoir les résultats des études sur le taux de fréquentation d'un éventuel métro à Laval.M.Garceau a indiqué qu'il avait envoyé copie de la lettre à la présidente de l'Agence métropolitaine de transport, Florence Junca-Adenot, et au directeur général de la STCUM, Jacques Fortin.« Le maire Vaillancourt, poursuit- il, feint l'ignorance ou alors il se complaît dans une ignorance coupable depuis que des parcelles d'information semblent démontrer que le projet du métro a du plomb dans l'aile.Il est important de savoir au juste combien va coûter la venue du métro aux Lavallois et quel sera le taux de fréquentation prévu et c'est pour avoir l'heure juste que je m'adresse au ministre des Transports, ainsi qu'à l'AMT et à la STCUM.» À l'assemblée du conseil municipal de février, l'opposition s'est prononcée en faveur de la venue du métro dans Laval, mais pas à n'importe quel prix.De son côté, la Chambre de commerce et de l'industrie de Laval réitère son appui à l'avènement d'un métro à Laval à l'approche de la divulgation du plan de transport du ministre Chevrette.Pour ce regroupement de gens d'affaires, le projet de centre-ville évalué à 105 millions ainsi que la consolidation générale des activités urbaines de Laval sont intimement liés à l'aménagement de deux stations de métro.Un suicide qui a failli dégénérer Il s'en est fallu de peu qu'un homme de 48 ans qui s'est suicidé à l'oxyde de carbone amène avec lui dans la mort sept personnes, dont au moins deux enfants, hier, à Saint-Antoine, municipalité voisine de Saint-Jérôme.Il était environ minuit trente quand un homme arrivant chez lui, rue du Boisé, a vu que le tuyau d'échappement d'une voiture en marche était relié à la sortie d'air de la sécheuse d'un appartement voisin, le tout bien calfeutré pour que le gaz reste dans la maison.En entrant, il a vu que sa femme et ses deux enfants avaient de la difficulté à respirer.Il a alors fait le 911 et les deux policiers de Saint- Jérôme dépêchés sur les lieux ont eu de la difficulté à entrer dans le logement voisin tant la teneur en oxyde de carbone était forte.Ils ont réussi finalement à emmener l'homme qui voulait se suicider à l'extérieur, mais il avait succombé.Il était seul dans son logement.Sept personnes habitant un des trois autres logements de l'immeuble ont été incommodées par l'oxyde de carbone et ont reçu les premiers soins des ambulanciers.Les policiers ont aussi dû être traités. 6LP1401A0226 A14 samedi 6LP1401A0226 ZALLCALL 67 01:00:24 02/26/00 B Sommet du Québec et de la jeunesse A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Éducation: tout le monde gagne Le ministre François Legault voulait parler de la dette au Sommet du Québec et de la jeunesse.Les jeunes gens d'affaires aussi et même les moins jeunes, comme les Gérald Ponton de l'Alliance des manufacturiers ou les Michel Audet de la Chambre de commerce.Même la FTQ aurait accepté de parler de la dette, s'il en avait été question.Mais pour les autres syndicats, justement, il n'était pas question d'en parler.Et encore moins pour tous les groupes de jeunes issus des milieux communautaires et étudiants.Eux ne voulaient carrément rien savoir.Et ils ont gagné.À force de dire qu'ils quitteraient le Sommet si la dette devenait un sujet majeur, parce que c'était là le mandat qu'ils avaient eu de leurs membres, ils ont réussi, en se battant jusqu'à la toute fin, à écarter la question presque totalement de la conclusion du Sommet.Le premier ministre a prononcé le mot « dette » à la fin de son discours de clôture pour expliquer que la question ne disparaissait pas de l'écran radar gouvernemental.Mais on ne le retrouve écrit nulle part dans la déclaration commune finale.Pourtant, à entendre le ministre Legault à la fin de janvier, il était difficile de croire que le sujet serait évité.« Allons-nous léguer à la jeunesse une société criblée de dettes ?Allons-nous consacrer toutes nos marges de manoeuvre actuelles en baisse d'impôt à des baby-boomers qui, plus que toutes les autres générations, ont bénéficié de la prospérité et de la croissance de l'État québécois ?» lançait le ministre Legault, le 27 janvier.Là où tous les participants ont gagné quelque chose, c'est du côté de l'éducation.De Concertation jeunesse à la Chambre de commerce du Québec, en passant par Force Jeunesse et l'Association des régions du Québec, tout le monde était en faveur de réinvestissements en éducation.Et tout le monde a eu une réponse positive.Même le ministre Legault, qui disait depuis le lancement du Sommet qu'il voulait mettre l'accent sur l'éducation et qui laissait entendre que pour ce faire, il lui faudrait convaincre ses collègues du Conseil des ministres, a eu gain de cause à ce chapitre avec l'annonce d'investissements d'un milliard sur trois ans.Les groupes de jeunes, cependant, sont loin d'avoir obtenu tout ce qu'ils souhaitaient.Les jeunes de La Fédération des femmes du Québec, par exemple, demandaient la création d'une caisse d'urgence pour payer des congés de maternité aux travailleuses autonomes.Elles ne l'ont pas eu et se sont fait dire par la ministre Pauline Marois, responsable du dossier, que Québec ne pouvait rien faire tant qu'il n'aurait pas rapatrié le budget du programme de congés de maternité actuellement géré d'Ottawa.Tout ce que le Sommet a produit, c'est un appui unanime pour les démarches de rapatriement déjà amorcées par Québec.Plusieurs groupes réunis sous le chapeau de Concertation jeunesse voulaient aussi des engagements fermes concernant les planchers de revenus des assistés sociaux.Ils ont obtenu des engagements concernant la pénalité liée au logement, qui sera abolie en deux temps, ainsi que la réindexation des prestations des jeunes jugés aptes au travail.Mais c'est tout.Les parcours obligatoires demeurent (ils seront réétudiés dans six mois.) et le gouvernement n'a pris aucun engagement concernant un vrai plancher infranchissable.Les jeunes, comme Force Jeunesse, voulaient aussi des engagements fermes concernant le rajeunissement de la fonction publique.Pour l'instant, tout ce qu'on dit, c'est que le gouvernement « accentue en collaboration avec ses partenaires syndicaux, le rajeunissement durable de la fonction publique québécoise ».Aucun engagement chiffré n'a été pris pour garantir une embauche graduelle de jeunes pour une représentation qui corresponde à leur poids démographique.Aussi, côté environnement, tout ce que dit le texte final du consensus dégagé au Sommet, c'est que « garantir un développement durable et un accès à un environnement de qualité pour le Québec d'aujourd'hui et pour les générations futures » doit devenir une priorité de tous les participants.Pour les détails concrets disant comment ça doit se faire, ce n'est pas dans le document issu du Sommet qu'il faudra chercher.Marie-Claude Lortie Un sommet de 1 million ISABELLE HACHEY L'organisation du Sommet du Québec et de la jeunesse, que les plus cyniques considèrent comme une vaste opération de relations publiques orchestrée par le gouvernement, a coûté un million de dollars aux contribuables.La facture du forum d'ouverture de mardi s'est élevée à 112 000$.La majeure partie de cette somme a été versée au Groupe Martin Forest et Associés, une firme de consultants en gestion qui avait le mandat d'animer cette première journée qualifiée de véritable fiasco.Les deux jours de débats suivants ont coûté 650 000$.Le reste de la note est partagé entre les travaux des quatre chantiers lancés l'été dernier (90 000 $) et les 18 ateliers régionaux qui se sont déroulés au cours de l'automne (275 000 $).Gaspillage ?Pas du tout, clament en choeur quelques participants interrogés par La Presse.Outre l'engagement concret d'investir un milliard de dollars supplémentaires en éducation, le Sommet a permis au gouvernement et aux groupes sociaux d'y voir plus clair et de brancher l'opinion publique sur les problèmes des jeunes.La seule dépense inutile aura été le forum.Critiqué sans ménagement par des jeunes qui ont rapidement pris le contrôle de l'ordre du jour, le motivateur de troupes luimême, Martin Forest, avoue qu'on ne l'y reprendra plus.« La situation était devenue très politique.On croyait s'adresser à des jeunes, et on s'est retrouvé devant des porte- drapeaux et des fonctionnaires », a expliqué hier M.Forest, joint à Paris où il s'est rendu pour affaires.M.Forest se définit comme un « accélérateur du changement ».Ses méthodes de travail \u2014 courtes pièces de théâtre, animations, système de vote électronique \u2014 sont habituellement destinées aux employés de grandes entreprises.Auprès des jeunes, elles ont semblé paternalistes.« Dans les circonstances, lorsqu'on parle de pauvreté et qu'on veut exprimer des situations d'urgence, tout cela devient futile et, à la limite, gnan-gnan », admet M.Forest.« L'objectif était tout à fait noble, c'était de faire réfléchir avant d'engager une discussion, pour permettre aux jeunes d'être à armes égales avec les adultes », ajoute M.Forest avec amertume.Il fallait être bien naïf, selon Vicky Trépanier, la jeune femme qui est devenue malgré elle une petite vedette au Sommet en dénonçant la mascarade et en suppliant le gouvernement de laisser les jeunes « parler des enjeux qui les touchent ».Le concert de protestations qui a suivi a obligé les organisateurs à chambarder un horaire réglé au quart de tour.« Le gouvernement n'était pas prêt à nous voir aussi bien préparés, aussi solides », dit Mme Trépanier.« Cela a donné une certaine crédibilité aux jeunes.Les gens se sont rendu compte que nous avons un discours, des valeurs, des principes que nous sommes prêts à défendre.Nous sommes capables d'argumenter et de faire des propositions.Même ceux qui n'avaient pas de cause à défendre, si ce n'est celle des jeunes, sont heureux de l'issue du Sommet.Richard Legendre, directeur de Tennis Canada, était coprésident du « chantier de l'ouverture sur le monde ».« Si le Sommet était arrangé avec le gars des vues, eh bien! on avait oublié de me donner mon texte ! » lance-til, à mille lieues du cynisme.« Nous n'avons pas travaillé jusqu'à 2h du matin, mercredi soir, en pensant que c'était du tout cuit dans le bec », ajoute M.Legendre, qui estime que le gouvernement aurait pris un bien gros risque s'il n'avait tenu ce sommet que pour rafraîchir son image.« Il y avait beaucoup de tension.On ne savait pas si on allait gagner ou perdre.Les jeunes étaient bien préparés, ils avaient travaillé fort et avaient un poids important.Ils avaient un levier véritable, qu'ils ont bien utilisé ! » François Cartier, président des Éditions Ma Carrière, avoue qu'il était « perplexe » après le forum de mardi, le grabuge, les cocktails Molotov, l'annulation du spectacle d'ouverture et les négociations ardues de mercredi.Mais malgré la « formule difficile » proposée par les sommets, il en est sorti très « impressionné ».« Je ne suis pas d'accord pour dire que ce n'étaient que des jeunes en cravate qui allaient se monter un C.V.au sommet.Ils avaient leurs dossiers à coeur », dit M.Cartier, qui souligne toutefois que les beaux principes devront maintenant se concrétiser.Vicky Trépanier admet que les sommets, largement critiqués, ont peut-être fait leur temps.« Dans notre système démocratique, c'est à l'Assemblée nationale que les décisions devraient se prendre.Mais ce n'est pas mauvais de réunir les acteurs de force d'une société, à certains moments, pour réfléchir et tenter de travailler dans le même sens.De toute façon, à en croire les récentes déclarations de Lucien Bouchard, je ne crois pas qu'on va en ravoir bientôt, des sommets ! » PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse «Étouffé» par le Sommet L'étudiant Antoine Théorêt-Poupart a été « pendu » symboliquement, hier midi, au cégep du Vieux-Montréal, se disant étouffé par le « soi-disant consensus du Sommet du Québec et de la jeunesse ».Les cégépiens en colère ont protesté contre « ces deux jours de bla-bla entre représentants officiels \u2014 dont la majorité n'étaient même pas jeunes \u2014 et lobbyistes divers, qui n'ont débouché que sur un consensus de façade ».Par ailleurs, 250 jeunes ont aussi manifesté leur frustration, hier, devant les bureaux du ministère de l'Éducation, rue Fullum, à Montréal.Au bout du tunnel.l'escalier Denis Lessard du bureau de La Presse, QUÉBEC Chaque sommet a ses chiffres.L'Everest, c'est 8846 mètres.Bernard Voyer, l'un des invités du dernier Sommet de la jeunesse, peut en témoigner.Mais pour le Sommet du Québec et de la jeunesse, les chiffres sont pas mal plus nébuleux.Malmené par des compressions successives qui atteignent environ 1,9 milliard depuis 1995, le réseau de l'éducation a atteint le bout du tunnel.Mais c'est un escalier plutôt que la lumière qui l'attend.Les participants qui ont accompagné le premier ministre Bouchard au Sommet de cette semaine seraient bien embêtés si on leur demandait des comptes sur les engagements de jeudi soir.Dans l'habituelle avalanche de chiffres, on a parlé d'abondance d'un investissement d'un milliard en éducation au cours des trois prochaines années.Sans avoir à tenir de sommet, l'Alberta de Ralph Klein vient, dans le dernier budget, d'accroître de 18% en deux ans les budgets d'éducation.Pour cette seule année, l'Alberta fait grimper ce poste de 10%.Toutes proportions gardées, c'est l'effort auquel consent le Québec sur trois ans.L'Ontario de Mike Harris vient aussi d'injecter plus de 1 milliard en éducation, sans sommet.La raison ?Les surplus qu'a déjà en poche Bernard Landry.Les baisses d'impôts seront au moins deux fois plus importantes que les 400 millions annoncés, cette année.Mais surtout, les provinces s'attendent à ce que le ministre Paul Martin déverse lundi un peu plus de 2 milliards inattendus en transferts, pour l'éducation et la santé.Un milliard d'investissement en trois ans est un effort moindre qu'il n'y paraît.En fait, si on ajoute chaque année 166 millions en dépenses à ce budget de 10 milliards, on arrive en trois ans à la cible promise.Le calcul est simple et un escalier l'illustre parfaitement.Une première marche à 166 millions, la première année, à 332 millions la deuxième (la somme de la première marche et d'une seconde), 498 millions de plus la troisième année (trois fois 166), ce qui fait sur trois ans 1 milliard de plus dans le budget de François Legault.Avec cette stratégie, les réseaux de l'éducation sont enrichis de 500 millions « à terme » au bout de trois ans.Par la suite, c'est ce niveau de dépenses qui sera « récurrent » parce que les programmes ou services nouveaux créés ne pourront être rayés de la carte.Au huis clos du Sommet, Lucien Bouchard est resté vague à souhait sur la modulation de son engagement.Il a rapidement reconnu qu'en cette période de préparation de budget \u2014 qui pourrait attendre avril \u2014 le gouvernement avait une bonne idée de l'ordre de grandeur de la marge de manoeuvre disponible.Sur la récurrence des dépenses au-delà des trois ans, il s'est fait rassurant \u2014 elles resteraient au niveau de « la plus haute marche ».Les vétérans des finances publiques y ont vu une prudence habile.En distribuant différemment le même milliard, Québec arrive à des niveau de dépenses bien différents.En dépensant beaucoup la première année \u2014 300 millions de plus par exemple \u2014 il n'aurait qu'à ajouter une trentaine de millions à chacune des deux années suivantes.La « plus haute marche », le niveau des dépenses récurrentes, serait alors de 360 million.On est loin des 400 millions récurrents que réclame à lui seul le réseau primaire-secondaire, un chiffre basé sur la moyenne canadienne des dépenses par élève auxquelles on doit ajouter les 650 millions demandés par les recteurs d'universités.D'autres engagements « surprises » du Sommet laissent songeur.M.Bouchard a mis la main dans ses goussets et les décisions du Sommet nécessiteront lundi une réunion au plus haut niveau pour additionner les factures des cadeaux, entend-on dans les officines.Parmi les supposées « surprises », Québec promet d'abolir la coupe de 100 $ qui frappe les bénéficiaires de l'aide sociale qui partagent leur logement.Il s'agit d'une opération en deux temps.La première étape, en juin, coûtera 40 millions par année à Québec ; la seconde, l'élimination complète de cette pénalité, sera appliquée au cours du mandat.Cette décision, les groupes sociaux l'attendaient depuis longtemps.La plate-forme électorale du PQ s'y engageait formellement.en 1994.Qui a dit que ces sommets étaient improvisés ! 6LP1501A0226 A15 samedi 6LP1501A0228 ZALLCALL 67 01:02:15 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 15 Politique Les autochtones tardent à prendre le virage électronique Le voile commence à se lever sur la subvention transférée chez Chrétien JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA Les fonctionnaires du ministère du Développement des ressources humaines ont finalement offert des explications, hier, sur les faits entourant le transfert d'une subvention de 165 000 $ de la circonscription du député bloquiste Bernard Bigras à celle du premier ministre Jean Chrétien.Une lettre envoyée hier au député confirme qu'il y a effectivement eu transfert de subvention en mars 1998.La sous-ministre, région du Québec, du ministère, Danielle Vincent, écrit à M.Bigras que le promoteur du projet a décidé de déménager ses pénates à Saint-Élie-de-Claxton, dans la circonscription de M.Chrétien, puisqu'il « a perdu le local qu'il envisageait (d'utiliser) au 5800, rue Saint-Denis, à Montréal ».Depuis mercredi, le Bloc, qui a fait tout un esclandre à propos de cette affaire, tentait sans succès d'obtenir des éclaircissements.Le député Bigras s'était dit surpris de constater qu'une subvention ait échappé à sa circonscription au profit des commettants du premier ministre.Octroyée en vertu du Fonds transitoire pour la création d'emploi, la subvention devait créer 42 emplois chez ses commettants.Dans la lettre, la sous-ministre Vincent continue ses explications en affirmant que le promoteur a pris une « décision d'affaire » en installant ses opérations ailleurs qu'à l'endroit prévu.Pour ce faire, le promoteur a loué des locaux à la compagnie Confections Saint-Élie.Le transfert a été accepté, indique la fonctionnaire, puisque le village se situe dans une région à haut taux de chômage, un des critères du Fonds transitoire.Cette version des choses ne cadre pas tout fait avec ce qu'a déclaré la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, à la Chambre des communes, jeudi.Elle avait alors affirmé que le promoteur n'avait pas pu trouver de local disponible à Montréal pour son projet.Ces propos avaient suscité les railleries des députés bloquistes.Dans la lettre de Mme Vincent, on apprend également des détails sur le projet.Selon les termes de la fonctionnaire, il s'agit de créer « une nouvelle entreprise spécialisée dans le domaine du textile pour produire les prototypes de vêtements » et faire des recherches avec de « nouvelles matières premières ».Joint par la Presse Canadienne, à Montréal, l'avocat de 3393062 Canada Inc., Glen Feldman, a confirmé les détails de la lettre.Il a dit que la relation avec Confections Saint-Élie était la suivante : la compagnie de ses clients fournissait l'équipement grâce à l'argent de la subvention et Confections offrait la main-d'oeuvre, donc créait l'emploi, ainsi que les locaux.Toutefois, dans une entrevue téléphonique effectuée mercredi, Maurice Perrault, le propriétaire de Confections Saint-Élie, déclarait que le projet de Montréal avait été abandonné et que son usine avait récupéré le travail qui devait être effectué.« Quand (le projet) a \u2018\u2018foiré'', j'ai convaincu les clients américains de travailler avec Confections Saint-Élie, parce que c'était du bon monde », a dit M.Perrault.Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe juge qu'encore trop de questions demeurent sans réponse.Mais il estime qu'il est encore impossible de conclure à la manipulation politique pour avantager la circonscription de M.Chrétien.FRANÇOIS BERGER Les communautés autochtones du Canada tardent à prendre le « virage électronique » et comptent parmi les groupes les moins branchés sur le grand réseau Internet.Seulement le tiers des collectivités autochtones s'est inscrit au programme fédéral d'accès public à Internet dans les régions éloignées, qui octroie des subventions pour la mise sur pied de centres Internet dans des écoles, des bibliothèques ou des centres communautaires.Seulement 360 communautés autochtones, dont 26 au Québec, disposent de tels centres publics d'accès à Internet, financés jusqu'à concurrence de 20 000 $ par Industrie Canada.Dans l'ensemble des régions éloignées ou rurales du pays (collectivités de moins de 50 000 habitants), 3000 communautés ont créé des centres de ce type depuis l'instauration du programme fédéral en 1995, dont 632 au Québec.La moitié des communautés rurales du Québec participe au programme, tandis qu'il s'agit des deux tiers dans le reste du pays.Selon le directeur du programme à Ottawa, Michel Carrière, l'ensemble des régions rurales disposera d'un accès public à Internet au début de l'an prochain.L'objectif du gouvernement fédéral est de donner un accès public aux services gouvernementaux dans 5000 localités rurales du pays, de même que dans 5000 autres centres implantés en milieu urbain.Industrie Canada a déjà investi 81 millions dans ce programme, dont 16 millions au Québec, et il compte en investir autant d'ici mars 2001.Pour chaque dollar investi par le fédéral, trois autres le sont par le milieu (institutions, entreprises privées et gouvernements locaux), note M.Carrière.Le branchement à Internet est déficient en milieu rural et en région éloignée, a constaté Industrie Canada.Même quand il y a branchement, l'absence de câblodistribution et la faiblesse des lignes téléphoniques limitent l'accès à Internet dans ces régions, qui pourraient cependant bénéficier bientôt du développement rapide des communications électroniques sans fil (et via satellite).Le branchement à Internet devient un moyen intéressant de développement pour les régions éloignées, notamment en matière de formation professionnelle.Ainsi, des conditions qui étaient auparavant très difficiles à réunir, comme le déplacement de nombreuses personnes en région éloignée et la disponibilité des formateurs, deviennent moins contraignantes avec l'accès direct en ligne.Ottawa et Washington nient que le commerce d'armes à feu ait grimpé PHOTP PC Un protestataire brandit une effigie de Jean Chrétien pour les caméras après avoir appris que le premier ministre ne serait pas forcé de témoigner devant la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les événements qui ont entouré le Sommet de l'APEC.Presse Canadienne OTTAWA Les autorités fédérales, tant au Canada qu'aux États-Unis, ont nié, hier, une information du New York Times voulant qu'il y ait eu une brusque hausse de ventes d'armes américaines au Canada.Cette hausse n'existerait que sur papier et résulterait en fait de l'initiative d'un seul commerçant entreprenant, qui a demandé l'autorisation d'importer 90 000 armes à feu, affirme le gouvernement canadien.Selon le quotidien new-yorkais, ces armes rentreraient ensuite aux États-Unis par la voie de la contrebande, ce que nient les autorités des deux pays.Une petite partie seulement des 115 000 permis d'importation émis depuis avril 1999 ont effectivement servi jusqu'ici.Le nombre véritable d'armes de poing arrivées depuis des États-Unis est d'environ 1500.D'après un responsable canadien qui a requis l'anonymat, ce commerçant fait une soumission de fournisseur auprès de corps policiers canadiens, et il appert qu'il a demandé ses permis avant de décrocher le contrat.« C'est une vue de l'esprit, ça ne veut pas dire que les armes sont arrivées ici.L'utilité de ces permis, c'est simplement de permettre (au marchand) de continuer la procédure administrative », a dit cette source canadienne.Jean Chrétien «invité» à témoigner à la commission d'enquête sur l'APEC Presse Canadienne VANCOUVER Le premier ministre Jean Chrétien a été « invité » à témoigner devant la commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada (GRC), chargée de faire la lumière sur la répression policière à l'endroit de manifestants dans le cadre du sommet de l'APEC de 1997, à Vancouver, mais il ne sera pas tenu de le faire.Dans sa décision de 23 pages rendue publique hier, le président de la commission d'enquête, Ted Hughes, a précisé qu'il ne pouvait pas contraindre M.Chrétien à témoigner.Il a toutefois estimé que la présence du premier ministre permettrait d'assurer au public que l'enquête aura été complète.« Mon refus d'émettre une sommation à comparaître n'exclut toutefois pas une possible participation du premier ministre à cette enquête », a écrit M.Hughes.« Si le premier ministre ne témoigne pas devant la commission, il pourrait subsister un doute, bien qu'injustifié, après la publication de mon rapport.» Les manifestants réclament un témoignage du premier ministre depuis le début de l'enquête, désormais dans sa deuxième année et confiée à un second président.Ils prétendent que M.Chrétien et le cabinet du premier ministre ont joué un rôle primordial dans le sort leur ayant été réservé durant les manifestations.Pour sa part, M.Chrétien a nié toute implication directe dans la mise en place des mesures de sécurité, affirmant avoir laissé cette question à la discrétion de la GRC.M.Hugues a indiqué que si le premier ministre acceptait de livrer son témoignage, sa présence ne serait requise que pour une journée.Il a ajouté que M.Chrétien avait la possibilité de livrer sa version des faits en personne ou par vidéoconférence.Le président de la commission d'enquête a enfin laissé à M.Chrétien le soin de choisir le moment de son éventuel témoignage, indiquant néanmoins avoir une préférence pour le 31 mars.Un porte-parole du cabinet du premier ministre a affirmé hier que celui-ci se penchait sur la décision rendue par M.Hugues. 6LP1699A0226 A16 - SAMEDI 6LP1699A0226 ZALLCALL 67 13:54:23 02/26/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Les infirmières songent à révoquer l'entente Presse Canadienne QUÉBEC Les infirmières sont furieuses que soit remis en question le mécanisme de promotion qui avait été négocié avec le gouvernement.La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec n'exclut donc pas la possibilité de rejeter l'entente globale obtenue de haute lutte du gouvernement Bouchard en janvier dernier.« C'est un point majeur au plan normatif, ça touche autant les infirmières de formation collégiale traditonnelle que les infirmières bachelières », a déclaré, hier à Québec, la présidente de la FIIQ, Jennie Skene, qui terminait tout juste une tournée des établissements de santé.La grogne est manifeste et la FIIQ a donc convoqué à Laval, jeudi, les 600 déléguées de son conseil fédéral afin de décider de l'attitude à adopter face à cet obstacle inattendu.La direction de la FIIQ se retrouve devant trois options : recommander soit le rejet de l'entente globale, soit son acceptation parce que le « global est suffisamment intéressant », ou encore choisir la neutralité.Mais cette troisième option n'a jamais été favorisée à la FIIQ.Mme Skene espérait hier que, d'ici jeudi prochain, les associations patronales du secteur de la santé entendent raison et qu'une « évolution positive se produise pour que l'on retrouve le sens de l'entente intervenue ».La FIIQ avait négocié un mécanime qui assurait une plus grande équité dans le choix des assistantes infirmières-chef.Le processus habituel tenait compte de la formation académique et favorisait donc les infirmières ayant un diplôme universitaire.Les infirmières ayant une formation collégiale, qui représentent 60 pour cent des effectifs de la FIIQ, souhaitaient que leur expérience de travail soit tenue en compte dans le processus de sélection.Prétendre maintenant que le mécanisme de promotion au poste d'assitante infirmière-chef n'était qu'une sorte de clause crépusculaire le rendant caduque l'an prochain compromet donc l'ensemble de la convention collective.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Jennie Skene, présidente de la FIIQ.Médicaments : les « génériques » contre-attaquent Les médicaments les plus économiques feraient épargner 24 millions par année à Québec Presse Canadienne QUÉBEC Le débat sur la santé financière du régime public d'assurance- médicaments donne lieu à une partie de bras-de-fer entre les principaux acteurs de l'industrie pharmaceutique.À l'opposé des fabricants de médicaments brevetés, les fabricants de médicaments génériques ont invité hier le gouvernement à favoriser l'usage et le remboursement des médicaments les plus économiques, soutenant qu'ils sont tout aussi efficaces que les médicaments brevetés.Une telle pratique ferait économiser 24 millions par année au régime public d'assurance-médicam e n t s .L e s médicaments génériques étant fabriqués à partir de médicaments d'origine, il n'y aurait pas de risque pour la santé des usagers.Malgré l'explosion des coûts, le Québec est la seule province canadienne à poursuivre une politique assurant une protection de 15 ans aux médicaments brevetés, généralemernt plus coûteux que les génériques.Le gouvernement agit ainsi en soutenant que les entreprises investissent des milliards pour fabriquer des médicaments d'origine, créant du même coup des milliers d'emplois.Si cette politique était abandonnée, les investissements de 1,8 milliard prévus d'ici 2002 par l'industrie seront remis en question, a prévenu André Marcheterre, président de Merck Frosst Canada, un géant de l'industrie.« Le remboursement du prix le plus bas est en vigueur partout au Canada et cela n'empêche nullement les multinationales étrangères de maintenir 39 sièges sociaux en Ontario contre 24 au Québec », a signalé hier Jim Keon, porte-parole de l'Association canadienne des fabricants de produits pharmaceutiques, le porte-étendard de l'industrie du médicament générique.Les débats de la commission parlementaire chargée d'évaluer le régime public d'assurance-médicament ont mis en lumière que la protection de 15 ans accordée aux médicaments brevetés coûte cher aux Québécois : la Régie de l'assurance- maladie du Québec a payé 835,5 millions pour des médicaments d'origine en 1999, six fois plus que pour des médicaments génériques.Cette dernière a signalé hier qu'elle est tout de même fort présente au Québec : 15 entreprises, 2000 employés et un chiffre d'affaires de 200 millions.En revanche, l'industrie du médicament d'origine occupe 90 pour cent du marché québécois du médicament, évalué à près de deux milliards en 1998-1999.Selon M.Keon, elle ne souffrirait pas outrancièrement d'une politique favorisant les médicaments au prix le plus bas.Mme Marois a indiqué hier qu'elle ne remettait pas en question le soutien du gouvernement à cette industrie, en précisant toutefois qu'il y avait « différentes stratégies » possibles.« En excluant la règle de 15 ans, a-t-elle ajouté, il y a un avantage encore au plan des emplois créés, soit sous forme de réduction d'impôt sur le capital, soit sous forme de crédit d'impôt pour la recherche et le développement ».Soirée d'information Microsoft Le mercredi 8 mars, au 1155, rue Metcalfe, local 2120 Le séminaire débute à 18 h Tous les participants qui s'inscrivent au programme MCSE obtiendront des cours gratuit, de mise à niveau à Windows 2000! Possibilité de financement des frais de scolarité: composez le (514) 866-1715 pour plus de précisions.N'oubliez pas votre numéro de code d'approbation préalable.Tous les participants au séminaire ayant un numéro de code d'approbation préalable seront admissibles au tirage du grand prix: 25% de rabais sur l'inscription au programme MCSE.Cours données en anglais.Réservez votre place en appelant au: (514) 866-1715.PRODUCTIVITY POINT INTERNATIONAL www.propoint.com/quebec 6LP1701A0226 a17 actus sam 26 f vrier 6LP1701A0226 ZALLCALL 67 01:02:08 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 17 Les chargés de cours de l'UQTR suspendent leur grève Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Le Syndicat des chargés de cours de l'Université du Québec à Trois- Rivières suspend la grève entreprise par ses membres lundi dernier.Cette décision a été prise hier matin à la suite d'une rencontre entre les deux parties, lesquelles ont convenu de ne faire aucun commentaire sur le contenu des discussions.« La glace est encore très mince », a signalé le président du syndicat, Robert Bellerose, avant d'annoncer que d'autres rencontres auront lieu la semaine prochaine.« Il faut donner une chance aux négos », a-t-il dit pour démontrer la bonne foi des chargés de cours.M.Bellerose a tenu à rappeler que le syndicat a déclenché des moyens de pression après avoir constaté un net recul dans les offres patronales locales.Quant au rattrapage salarial de 71,5 % réclamé par les chargés de cours de l'UQTR, M.Bellerose a déclaré que « c'est toujours sur la table ».Le vote de grève demeure maintenu.« Si jamais il faut ressortir, on sortira », a ajouté M.Bellerose qui ne « veut pas envoyer dans le décor » les pourparler entrepris au cours des dernières heures.Du côté de la direction on se montre aussi très prudent.« Nous sommes contents que la grève des chargés de cours soit terminée », a commenté le directeur par intérim des relations publiques, Jean- Pierre Adam.Il s'attend maintenant à la poursuite d'échanges constructifs avec ces derniers. 6LP1899A0226 a18 samedi 26 f vrier 6LP1899A0226 ZALLCALL 67 13:54:55 02/26/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Québec réglemente les maisons d'hébergement pour toxicomanes JOCELYNE RICHER Presse Canadienne Les toxicomanes et les alcooliques qui trouvent refuge dans des maisons spécialisées pour leur venir en aide, devraient, au cours des prochaines années, avoir accès à des ressources d'hébergement de meilleure qualité, qui devront respecter des normes gouvernementales précises.C'est du moins l'engagement pris hier par le ministre délégué à la Santé, Gilles Baril, qui a mis sur pied un comité chargé de formuler, d'ici trois mois, des « normes nationales » en la matière.À l'heure actuelle, n'importe qui peut ouvrir une maison pour toxicomanes, s'improviser thérapeute et offrir n'importe quel traitement, sans rendre de compte à personne.Il n'existe aucune norme quant aux services offerts et aux thérapies proposées.Résultat : le meilleur peut côtoyer le pire.Les « traitements » offerts aux clients dans certaines maisons peuvent consister à se bercer toute la journée, voire à peler des légumes.Certains clients disent avoir subi des agressions sexuelles durant leur séjour, d'autres se plaignent d'avoir payé pour des services qu'ils n'ont jamais reçus.Mais, à l'heure actuelle, « on ne peut pas fermer ces ressources » parce qu'il n'existe aucune règle, déplore Lysanne Ouimet, membre du comité et responsable du programme de toxicomanie à la Régie régionale de la santé de Lanaudière.On compte au Québec 150 organismes privés ou communautaires qui offrent des services d'hébergement aux toxicomanes ou aux alcooliques, des personnes par définition « vulnérables et peu revendicatrices », dit le ministre Baril, qui a fait part de ses projets, hier, en conférence de presse.Pour l'instant, le portrait est on ne peut plus flou.Combien y a-t-il de lits disponibles au total pour cette clientèle ?Combien de lits supplémentaires seraient nécessaires pour répondre à la demande sans cesse croissante ?Le ministre hausse les épaules.Le comité est formé de 14 personnes issues du milieu, dont l'exministre libéral Yvon Picotte, qui dirige le Pavillon nouveau point de vue pour alcooliques.Il ne disposera que d'une centaine de jours pour définir des « normes nationales de qualité » à faire respecter par les maisons d'hébergement, en termes de services offerts (présence de médecins, thérapie avec un psychologue, suivi à assurer, etc.), d'information à fournir aux patients, de rédaction d'un code d'éthique, de structure d'administration à mettre en place, etc.Une fois les normes définies, le gouvernement verra, dès l'an prochain, à accréditer les organismes offrant des services d'hébergement et à rédiger un bottin à l'intention des clients potentiels, souvent désemparés devant la perspective de devoir demander de l'aide.Les maisons qui ne se conformeront pas aux normes prescrites, et qui ne seront pas accréditées, devront- elles fermer leurs portes ?Ce n'est pas le but, répond le ministre Baril.Mais « la maison qui ne respectera pas les normes part avec une strike contre elle », dit-il, misant sur le fait que les futurs clients seront mieux informés et plus aptes à faire les bons choix.Le président du comité, Jacques Lamarre, un consultant en matière de toxicomanie, a dit qu'il ne fallait pas voir dans l'initiative gouvernementale un volonté de « contrôler à outrance » ces maisons.Le but consiste plutôt à mieux protéger la clientèle qui fréquente ces établissements, a-t-il fait valoir.M.Lamarre vise par ailleurs à faire en sorte que dans un avenir rapproché les employés embauchés par ces maisons, souvent des extoxicomanes ou des alcooliques sobres, « aient un minimum de formation » et aient observé un « minimum de temps d'abstinence » avant de prétendre venir en aide à autrui.Ce n'est pas toujours le cas présentement.Cette année, le gouvernement du Québec consacre 67,5 millions pour venir en aide aux toxicomanes et alcooliques. La Presse 26 février 2000 Page A19 manquante 6LP2001A0226 a20 samedi 26 f vrier 6LP2001A0226 ZALLCALL 67 01:03:02 02/26/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Les étrangers injectent un montant d'argent record dans l'économie canadienne Presse Canadienne OTTAWA Les étrangers ont dépensé un montant record de 14,9 milliards au Canada, en 1999, entraînant à la baisse le déficit du pays au compte des voyages internationaux qui a connu son plus bas niveau depuis plus d'une décennie, rapportait Statistique Canada, hier.Par ailleurs, les Canadiens ont dépensé 16,8 milliards dans les autres pays, laissant un déficit d'un peu moins de 1,9 milliard, le plus bas depuis celui de 1,7 milliard atteint en 1987.Les voyageurs étrangers ont effectué un nombre record de 49,1 millions de voyages au Canada, l'an dernier, en hausse de 2,1 % par rapport à 1998.Les Canadiens, au contraire, ont effectué 46,4 millions de voyages internationaux, en baisse de 1,1 % par rapport à l'année précédente.L'essentiel du déficit du Canada au compte des voyages est lié aux États-Unis.Les voyageurs américains ont effectué 44,6 millions de voyages et ont dépensé 9,1 milliards au Canada en 1999, mais les Canadiens ont effectué 44,2 millions de voyages et ont dépensé 10,5 milliards au sud de la frontière.Enfin, le déficit du Canada au compte des voyages avec les pays autres que les États- Unis s'est amélioré en 1999, les résidants d'outre-mer ayant presque rattrapé le terrain perdu au cours de l'année précédente à cause de la crise économique asiatique.Les voyageurs d'outre-mer ont ainsi dépensé une somme record de 5,7 milliards au Canada en 1999, tandis que les dépenses des Canadiens dans les pays d'outre-mer atteignaient une somme inégalée de 6,2 milliards.- PC (milliards $) Le déficit du Canada au compte des voyages internationaux s'est établi à 616 millions $ au cours du quatrième trimestre de 1999.Dépenses T1 Solde -1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 Recettes T4 Les autres provinces canadiennes s'alignent sur le Québec Presse Canadienne WINNIPEG Le Manitoba va séparer son système de prélèvement de l'impôt sur le revenu de celui du fédéral à compter de cette année fiscale, a indiqué hier le ministre des Finances de la province, Greg Selinger.Et l'Île-du-prince- Edouard songe à faire de même, tout comme d'ailleurs la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve, l'Alberta et le Nouveau-Brunswick.Au Manitoba, il faudra attendre deux ans avant que le nouveau régime, dont certains détails demeurent à être précisés, ne soit en place.En ce moment, seul le Québec prélève directement son impôt sur le revenu, mais il s'agit de quelque chose que projettent, où à tout le moins envisagent, plusieurs autres provinces.L'Île-du-Prince-Edouard compte procéder de la sorte dans le but d'exercer un meilleur contrôle sur ses finances, a fait savoir hier le sous-ministre des Finances, Mike O'Brien.La province, a-t-il dit, souhaite que l'impôt sur le revenu des particuliers cesse de lui être versé sous la forme d'un pourcentage de l'impôt fédéral.Elle compte plutôt imposer directement les insulaires en fonction de leur revenu annuel.« Nous nous sommes engagé à aller de l'avant avec ce projet », a indiqué M.O'Brien.Mercredi, la Nouvelle-Écosse avait annoncé qu'elle imiterait le Québec à compter de l'année fiscale 2000-2001. 6LP2101A0226 A 21 samedi, 26 f vrier 6LP2101A0226 ZALLCALL 67 01:04:25 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 21 La moelle osseuse, outil de pronostic chez les femmes atteintes de cancer du sein Associated Press BOSTON La présence de cellules malignes dans la moelle osseuse des femmes atteintes d'un cancer du sein pourrait permettre aux médecins d'améliorer leur connaissance du pronostic vital de la patiente, selon une étude allemande publiée dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine Ces nouveaux travaux viennent renforcer l'idée que la moelle osseuse serait un meilleur signe de rechute ou de guérison que les critères de prédiction jusque-là retenus : la taille de la tumeur et le nombre de ganglions lymphatiques envahis, considéré comme le reflet de l'étendue de la maladie.« Il s'agit de la deuxième étude mettant en évidence l'importance de la moelle osseuse », observe le Dr Michael Osborne, directeur du Strang-Cornell Breast Center, de New York.À ses yeux, « cette découverte pourrait considérablement améliorer les traitement du cancer du sein.» Généralement, la chimiothérapie est prescrite après la chirurgie aux patientes ayant des risques de récidive, c'est-à-dire à celles ayant une tumeur de grande taille ou encore des ganglions lymphatiques envahis.Mais la présence de ganglions n'est pas un bon critère de prédiction de l'espérance de vie.Dans 20 à 30 % des cas, le cancer récidive au bout d'une dizaine d'années, même quand il n'y a pas de ganglion, alors que dans 40 % des cas, les femmes n'ont toujours pas récidivé 10 ans après en dépit de la présence de ganglions.Ce travail a été conduit par le Dr Wofgang Janni et d'autres chercheurs de l'Université Ludwig Maximilians, de Munich : 552 femmes atteintes de cancer du sein ont été suivies.Quatre ans après l'intervention chirurgicale, celles dont le cancer était déjà étendu à la moelle osseuse présentaient 4,2 fois plus de risques de mourir ou de rechuter que celles chez lesquelles aucune cellule cancéreuse n'avait été retrouvées dans la moelle.Les femmes dont les ganglions étaient envahis avaient 2,9 fois plus de risques que celles dont les ganglions ne l'étaient pas.Le Dr Osborne doit bientôt achever l'étude qu'il a mené sur plusieurs centaines de femmes pendant dix ans, période cruciale de récidive.Selon lui, si son travail va dans le même sens que l'étude allemande, les médecins disposeront d'un nouvel outil thérapeutique.Les chercheurs allemands ont procédé, sous anesthésie générale, à une ponction de moelle osseuse dans le bassin de 552 femmes souffrant d'un cancer du sein : 36 % d'entre elles avaient des cellules cancéreuses dans la moelle osseuse, soit 199 femmes.Parmi elles, 25 % sont mortes pendant l'étude, contre 6 % seulement qui n'avaient pas de cellules cancéreuses dans la moelle osseuse.Vente de tapis persans Ne la ratez pas! 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Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h 00, le weekend.I Perception des abonnés.Pour joindre l'entrepreneur de votre région, M.Claude Bougie composez le (450) 974-7908 6LP2299A0226 a22 actus sam 26 f vrier 6LP2299A0226 ZALLCALL 67 13:55:33 02/26/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Petit resto chinois, aliments froids et grosse amende La noce a fait patate CHRISTIANE DESJARDINS Le gâteau de cinq étages s'est effondré devant tout le monde pendant le cocktail, une invitée a trouvé un insecte dans sa salade, et pour finir le plat, on avait remplacé le riz créole du repas des Caraïbes par des pommes de terre.Dépité par ses noces, un Montréalais vient d'intenter une poursuite de 7100 $ contre l'hôtel Hilton de Dorval.Dans les documents déposés au palais de justice de Montréal, le marié échaudé, Anquelis Altidor, allègue qu'il avait choisi l'hôtel Hilton parce qu'il voulait un hôtel de luxe avec une réputation de service hors pair, afin de s'assurer de la parfaite réussite de la noce.Non seulement attendait-il de la parenté et des amis à son mariage, mais aussi des relations d'affaire importantes.L'homme est conseiller financier.Il avait donc tout réglé avec l'hôtel Hilton.Arrive le jour des noces, le 31 juillet 1999.Première déception, le cocktail qui devait se tenir dans les jardins extérieurs est servi à l'intérieur, à cause du danger de pluie.Un pâtissier de l'extérieur avait préparé, selon les exigences du couple, un gâteau de cinq étages, chacun ayant une saveur différente.Une superbe pièce que les mariés avaient choisie dans le livre Wilton Wedding Cake.C'est l'hôtel qui était chargé de monter ce gâteau et de l'exposer dès le cocktail.Mais voilà, il s'est effondré en plein milieu du cocktail, et on n'a pu sauver que les deux étages du bas.Puis il y a eu l'insecte dans une salade, et les pommes de terre au lieu du riz créole.Le couple évalue ainsi ses préjudices : outre les dommages moraux de 2000 $, il réclame 2000 $ pour le cocktail à l'intérieur, 800 $ pour les pommes de terre, 800 $ pour le gâteau et 1500 $ pour l'insecte.RAYMOND GERVAIS Le propriétaire d'un petit restaurant de mets pour emporter, B.B.Q.Hoang Oanh, du 1071, boulevard Saint-Laurent, à Montréal, a écopé hier une amende de 600 $ après avoir été reconnu coupable d'avoir conservé des aliments périssables à une température inadéquate.L'infraction a été constatée le 11 juin 1999 et on n'a pas dit hier si la situation était corrigée.Les inspecteurs de la Communauté urbaine de Montréal se sont présentés à six reprises à ce restaurant entre le 14 janvier 1999 et le moment où l'accusation a été portée.Selon les témoignages entendus hier devant le juge Pierre D.Denault, de la cour municipale de Montréal, à chacune de leurs visites, les fonctionnaires ont constaté que les réchauds servant à conserver les aliments chauds ne fonctionnaient pas.Ces aliments doivent être conservés à une température supérieure à 60 degrés afin d'éviter la formation de bactéries pathogènes.Or, d'après le rapport d'inspection, la température interne des aliments placés dans les réchauds variait de 28 à 48 degrés.Le document précise que la température à l'intérieur d'un premier réchaud était de 30 degrés et que ses portes étaient ouvertes.À l'intérieur de l'appareil, il y avait 11 canards laqués (48 degrés), six demi-poulets au soya (28 degrés), un canard au soya (30 degrés), quatre poulets au sel (33 degrés), trois kg de morceaux de porc B.B.Q.(28 degrés) ainsi que cinq kg d'intestins, d'estomacs, de langues et d'oreilles de porc, dont la température était de 35 degrés.Dans un second réchaud, dont les portes étaient également ouvertes, la température à l'intérieur était de 32 degrés.Une carcasse de porc qui s'y trouvait était à 32 degrés.Un autre morceau de porc se trouvait à une température de 30 degrés.Par ailleurs, La Presse a appris hier que plusieurs plaintes avaient été déposées auprès du service de l'inspection des aliments de la CUM depuis que le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec a ordonné la fermeture d'un restaurant de Granby, la semaine dernière, pour avoir conservé des restes d'aliments pour les servir à sa clientèle.Les restes d'aliments des clients seraient aussi servis dans des restaurants du territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Pression d'eau à la baisse La Régie intermunicipale de l'eau de Deux- Montagnes demande aux citoyens des municipalités de Deux-Montagnes, de Sainte- Marthe-sur-le-Lac, de Saint-Joseph-du-Lac et de Pointe-Calumet, de réduire leur consommation d'eau potable au strict minimum lundi et mardi, les 28 et 29 février.Des travaux de réparation sur une conduite principale à la sortie de l'usine de filtration obligent les autorités à réduire considérablement la pression d'eau. 6LP2301A0226 D1 samedi 6LP2301A0226 ZALLCALL 67 01:04:48 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 23 6LP2401A0226 A24, samedi, MONDE 6LP2401A0226 ZALLCALL 67 01:04:05 02/26/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Début du procès de dissidents cubains Agence France-Presse LA HAVANE Le procès de trois opposants cubains, dont Oscar Elias Biscet, président de la Fondation Lawton des droits de l'homme, s'est ouvert hier à La Havane, coïncidant avec une nouvelle vague d'arrestations de dissidents.Il s'agit du premier procès d'opposants cubains depuis le début de l'année et l'un des plus importants depuis celui-ci des quatre leaders du Groupe de travail de la dissidence interne, arrêtés en 1997 et jugés en mars 1999.Les trois accusés ont comparu devant un tribunal municipal de La Havane.Le procureur s'est d'abord penché sur le cas de Oscar Biscet, contre lequel il a requis sept ans de prison pour « outrage aux symboles de la patrie », « désordre public » et « incitation à la délinquance ».La sentence pourrait être confirmée dans la soirée.« Tout ce que j'ai fait c'est pour le bien de l'humanité et non par intérêt » a déclaré lors de l'audience Oscar Biscet, 38 ans, un médecin militant contre l'avortement arrêté le 3 novembre.Il a été notamment jugé pour avoir placé sur son balcon le drapeau cubain « à l'envers, c'est à dire avec l'étoile et le triangle vers le bas », une « position humiliante pour notre symbole national », selon l'acte d'accusation.Oscar Biscet, présenté comme quelqu'un « ne menant aucune activité socialement utile » depuis mars 1998 a également été accusé d'avoir des liens avec la communauté anti-castriste de Miami et d'avoir reçu d'eux 500 dollars.Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'homme, dont Amnistie Internationale, ont demandé sa libération au président Fidel Castro.Biscet, qui a été arrêté 26 fois au cours des 18 derniers mois, a également organisé un jeûne et des manifestations de protestation.Les deux autres opposants, Fermin Scull Zulueta et Eduardo Diaz Fleitas, ont été arrêtés le 10 novembre et risquent respectivement des peines de quatre ans et un an de prison.Quatre diplomates du Canada, des États-Unis, d'Espagne et de Pologne ainsi qu'un groupe de six journalistes ont exceptionnellement été admis dans la salle d'audience, pour voir la comparution des « contre-révolutionnaires ».Au total, 344 Cubains sont actuellement emprisonnés pour des motifs politiques.PHILIPPINES Attentat n Au moins 32 personnes ont été tuées et 38 autres blessées hier à la suite de l'explosion de deux bombes artisanales à bord d'un autobus embarqué sur un ferry qui effectuait une liaison entre deux îles dans le sud des Philippines.Un incendie provoqué par les explosions a détruit non seulement l'autobus mais quatre autres véhicules et a endommagé l'embarcation qui les transportait, Our Lady of Mediatrix.Le général Narciso Abaya de l'armée philippine a déclaré qu'il soupçonnait les musulmans séparatistes du Front Moro Islamique de Libération d'être à l'origine de cet attentat.d'après AFP FRANCE Dumas s'accroche n Pressé de démissionner de la présidence du Conseil constitutionnel depuis son renvoi en correctionnelle en marge de l'affaire Elf, l'ancien ministre socialiste Roland Dumas annoncera « lundi ou mardi » sa décision, a indiqué hier sa secrétaire.Une démission, pour des raisons judiciaires, d'un président ou même d'un membre du Conseil \u2014 instance garante de la conformité des lois avec la Constitution \u2014 serait sans précédent.Selon le quotidien Le Monde, le président par intérim Yves Guéna, au nom de l'ensemble des membres du Conseil, a suggéré jeudi à M.Dumas de démissionner.d'après AFP NICARAGUA Accrochage n Un incident armé, n'ayant fait aucune victime, a opposé hier matin des unités des marines du Nicaragua et du Honduras dans le Golfe de Fonseca (Pacifique), chacun des deux pays en rejetant la responsabilité sur l'autre.Selon l'armée nicaraguayenne, un bateau de la marine hondurienne a pénétré dans les eaux territoriales du Nicaragua et a ouvert le feu contre des gardecôtes nicaraguayens.d'après AFP ALGÉRIE Terrorisme n Six bergers ont été égorgés dans la nuit de jeudi à hier par un groupe armé islamiste dans la région de Ain Defla (160 km à l'ouest d'Alger), ont indiqué des habitants de la région.Un civil armé par les autorités a également été tué jeudi soir dans l'explosion d'une bombe artisanale à Khénifer dans le département de Saida à 430 km d'Alger.La tuerie des six bergers s'est déroulée près de Khémis Miliana.Les six hommes âgés de 16 à 37 ans, ont été ligotés avant d'être égorgés.Deux d'entre eux ont été éviscérés et un autre décapité.Les islamistes soupçonnent les bergers de collaborer avec les forces de sécurité.d'après AFP ALLEMAGNE Kohl blâmé n Près de trois Allemands sur quatre (73 %) souhaitent que l'ex-chancelier Helmut Kohl, au coeur du scandale des caisses noires de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), abandonne son mandat de député, selon un sondage de l'institut Forsa publié hier.Seulement 19 % des personnes interrogées sont d'un avis contraire, selon ce sondage effectué cette semaine auprès d'un millier d'Allemands pour la chaîne publique de télévision internationale allemande Deutsche Welle (DW-tv).d'après AFP DAGUESTAN Journaliste arrêté n Le journaliste russe de radio Svoboda, Andreï Babitski, a été arrêté heir par la police russe à Makhatchkala, au Daguestan (Caucase russe), selon un porteparole du ministère de l'Intérieur sur place.Le sort d'Andreï Babitski était inconnu depuis qu'il avait été « échangé » le 3 février dernier par Moscou contre des soldats russes prisonniers des Tchétchènes.d'après AFP PHOTO REUTER Une des images d'horreur transmises par une télévision allemande des assassinats auxquels se seraient livrées les troupes russes en Tchétchénie, troublant la conscience internationale.Tchétchénie : des images d'atrocités forcent Moscou à enquêter d'après AP et AFP MOSCOU Les autorités russes ont ouvert hier une enquête sur des images de la télévision allemande suggérant que les soldats russes perpètrent des atrocités en Tchétchénie.À Washington, le président Bill Clinton a qualifié de « très troublantes » ces informations et a exigé de la Russie qu'elle autorise une inspection indépendante de la situation des droits de l'homme dans la République sécessionniste.Les chaînes de télévision russe ont diffusé hier des extraits de ce reportage proposé par la chaîne allemande N24 comme la preuve que les soldats russes torturent et tuent les Tchétchènes.Le film montre une pile de cadavres d'hommes entassés dans un fossé.Leurs chevilles étaient liées par des câbles et au moins l'une des victimes avait l'oreille arrachée.Sur les images, des soldats jettent un corps enveloppé dans une couverture d'un véhicule blindé, et un camion militaire traîne le cadavre d'un homme dans un champ.Le procureur militaire russe Youri Diomine a fait savoir hier qu'il avait personnellement pris la direction de l'enquête sur ces images.Il a ajouté que les précédentes accusations d'atrocités portées contre les troupes fédérales n'avaient jamais été prouvées.« D'une façon générale, la majeure partie de ces informations, particulièrement celles diffusées par les médias occidentaux, n'ont pu être confirmées », a-t-il déclaré à l'agence de presse russe Interfax.Hier soir, le quotidien russe Izvestia annonçait que la vidéo était l'oeuvre de l'un de ses correspondants sur place.« Ils ne sont pas morts au cours de \u2018ettoyages , mais dans des combats », a assuré Oleg Blotskiï, journaliste à Izvestia.Oleg Blotskiï affirme avoir lui-même tourné les images que le journaliste allemand a achetées puis transmises à la télévision par satellite N24, assurant leur diffusion en Occident.Le porte-parole de la présidence russe sur la Tchétchénie, Serguei Iastrjembsky, a pour sa part qualifié le film de « très sérieux document qui exige une étude approfondie, en premier lieu concernant les circonstances de la mort de ces Tchétchènes ».Mais d'autres responsables russes, comme Oleg Mironov, commissaire russe aux droits de l'homme, ont simplement parlé de « propagande » ou de « falsification ».Préoccupé par les témoignages des derniers jours faisant état d'exactions des Russes, à la fois contre les civils dans les villages et dans un camp de détention, M.Gil-Robles a obtenu l'autorisation de se rendre dans la zone du conflit à partir de lundi.Le représentant de la diplomatie européenne, Javier Solana, s'est pour sa part prononcé hier pour « une enquête indépendante et transparente » sur d'éventuelles atrocités commises en Tchétchénie.À Genève, trois dirigeants d'organisations internationales ont demandé hier à la Russie d'autoriser un « contrôle international » de la situation des droits de l'homme en Tchétchénie.Mary Robinson, haut-commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Jan Kubis, secrétaire général de l'OSCE, et Walter Schwimmer, secrétaire général du Conseil de l'Europe, ont exprimé leur profonde préoccupation face aux violations des droits de l'homme attribuées aux forces russes.Sur le front des combats, les Russes affirment encercler la dernière poche de résistance dans la région de Chatoï, dans les gorges de l'Argoun, à une soixantaine de kilomètres au sud de Grozny, où les principaux responsables tchétchènes ont trouvé refuge, selon des sources militaires russes.REPÈRES / Élections américaines Mc Cain chamboule la course RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK On peut désormais parler du phénomène John Mc Cain sans tomber dans l'hyperbole.Tous les médias sérieux des États-Unis l'ont déjà fait.C'est clair : grâce à la campagne du sénateur de l'Arizona, les Américains assistent à la plus belle course à la Maison-Blanche depuis bien longtemps.L'apathie politique reviendra peut-être, mais elle n'est vraiment pas de saison.Dans chaque primaire où Mc Cain a croisé le fer avec George W.Bush, la participation des électeurs a fracassé les records.En Caroline du Sud et au Michigan, le taux de participation a même doublé par rapport aux dernières primaires.Autre preuve d'intérêt : partout où ils passent, les candidats attirent des foules importantes.Dans l'État de Washington, où aura lieu une autre primaire républicaine mardi, 5000 personnes ont participé à un rallye pour Mc Cain l'autre soir.« C'est comme voyager avec Mick Jagger », a déclaré Cindy Mc Cain, femme du candidat et héritière d'un important distributeur de bière de l'Arizona.Le phénomène Mc Cain est irrésistible, du moins pour les médias.L'ex-prisonnier de guerre au Vietnam fait face à un adversaire qui avait tous les atouts dans son jeu : le nom, l'argent, l'organisation, les appuis.Et pourtant, aujourd'hui, Mc Cain domine son rival dans le compte des délégués à la convention républicaine, qui aura lieu à la fin de juillet à Philadelphie.Après ses deux victoires de la semaine, au Michigan et en Arizona, Mc Cain a 96 délégués contre 67 à Bush.Il faudra au moins 1034 délégués (sur un total de 2066) pour remporter l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de novembre 2000.Face à Mc Cain, Bush est encore le favori.Mais celui que les médias surnomment « W.», pour le distinguer de son père, soulève le doute.Une campagne coûteuse Le phénomène Mc Cain coûte très cher à Bush.Recordman de la collecte des fonds électoraux, le gouverneur du Texas a déjà dépensé 60 des 70 millions qu'il avait en caisse, selon le New York Times.Mc Cain, qui a amassé des sommes importantes depuis sa victoire au New Hampshire grâce à Internet, dispose encore de huit millions.Ainsi, dans la bataille cruciale du fric, il est quasiment à égalité avec son rival.Cette semaine, quelques membres influents du Parti républicain ont commencé à critiquer publiquement les dépenses de Bush.Certains se sont demandé pourquoi « W.» avait acheté pour deux millions de pub dans les médias de l'Arizona, l'État représenté depuis 17 ans par Mc Cain, où le sénateur a remporté 60 % des suffrages mardi.Dans les médias, Bush a également été sévèrement critiqué pour sa campagne en Caroline du Sud, l'État conservateur où il a remporté une victoire décisive sur Mc Cain samedi dernier.Certains républicains ont même dit que le gouverneur du Texas avait commis une erreur en s'associant au révérend Pat Robertson, héraut de la droite religieuse, et en visitant l'Université Bob Jones, une institution fondamentaliste où les couples interraciaux sont interdits et où l'anticatholicisme est triomphant.Mardi soir, Bush a été obligé de faire une déclaration pour le moins humiliante pour un gars qui voulait se faire l'apôtre du conservatisme à visage humain (compassionate conservatism).« Permettez-moi de me faire entendre clairement », a déclaré Bush, après sa double défaite au Michigan et en Arizona, lors d'une conférence de presse.« Je rejette la bigoterie, je rejette les préjugés, je répudie l'anticatholicisme et le racisme.Le rival inattendu « W.» n'aura jamais vu venir le phénomène Mc Cain.L'été dernier, ce n'est pas le sénateur de l'Arizona qu'il craignait, mais plutôt les Pat Buchanan, Dan Quayle et Steve Forbes, des candidats de droite aujourd'hui disparus.Bush avait d'ailleurs adopté l'idée d'un conservatisme de compassion pour s'assurer le vote des républicains modérés et des indépendants.Le voilà aujourd'hui dans les bras de la droite ultraconservatrice, tentant de repousser un rival venu de la gauche.Le phénomène Mc Cain peut-il continuer à dérouter ainsi Bush ?La réponse ne tardera pas.Deux douzaines d'États tiendront des primaires républicaines d'ici le 14 mars.Outre l'État de Washington, la Virginie et le Dakota du Nord passeront à l'action dans trois jours.Le mardi suivant, 12 États, dont la Californie, New York et l'Ohio, tiendront également des primaires républicaines.Et une semaine plus tard, un autre « Super Tuesday » se déroulera dans plusieurs États du Sud, dont la Floride et le Texas.Le vote à surveiller ?Celui de la Californie et de New York.Les deux États mettront respectivement en jeu 162 et 101 délégués à la convention républicaine, soit le quart des délégués requis pour enlever l'investiture.Ils tiendront tous les deux des primaires républicaines fermées, contrairement au Michigan, où les électeurs démocrates et indépendants ont fait la différence dans la victoire de Mc Cain.Ainsi, pour la première fois depuis le début des primaires, Mc Cain devra remettre son sort entre les mains des électeurs républicains.Dès mardi soir, après ses victoires au Michigan et en Arizona, le candidat rebelle a commencé à les courtiser en mettant en relief ses positions conservatrices sur le plan de l'avortement et des dépenses gouvernementales.« Je suis un fier conservateur à la Reagan, a-t-il dit en Arizona.J'aime le Parti républicain.C'est ma maison.» Parti de la gauche, le phénomène Mc Cain survivra-t-il à la droite ?C'est ce qu'on verra bien (chez les démocrates, le suspense est inexistant : d'ici le 14 mars, Al Gore devrait confirmer sa nette domination sur Bill Bradley dans des primaires également tenues dans deux douzaines d'États). 6LP2501A0226 A25, samedi, MONDE 6LP2501A0226 ZALLCALL 67 00:58:10 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 25 Monde Le Sénégal se rend aux urnes L'incertitude règne après les 40 ans de pouvoir du PS Agence France-Press DAKAR Les Sénégalais se rendent demain aux urnes pour une élection présidentielle considérée « à hauts risques » qui pourrait entraîner une recomposition du paysage politique.Quelque 2 600 000 Sénégalais, munis pour la première fois d'une carte électorale infalsifiable, auront à choisir entre huit candidats dans une élection déterminante pour l'avenir d'un pays stable, dirigé depuis 40 ans par le Parti socialiste, mais où l'opposition, de plus en plus virulente, réclame haut et fort l'alternance.Au pouvoir depuis près de vingt ans, le président Abdou Diouf, 65 ans, ancien premier ministre devenu chef de l'État après la démission de Léopold Senghor en 1981, se présente comme le tenant du « changement dans la continuité » face à sept autres candidats qui réclament eux aussi le changement, mais dans l'alternance.Ses principaux adversaires seront Me Abdoulaye Wade, 74 ans, leader du Parti démocratique sénégalais (PDS, libéral), l'enfant terrible de l'opposition qui se présente pour la cinquième fois à la magistrature suprême, et deux anciens barons du régime qui ont décidé de passer à l'opposition : Moustapha Niasse, ex-directeur de cabinet de M.Senghor pendant neuf ans, très introduit dans les milieux religieux et Djibo Ka, considéré naguère comme le dauphin potentiel de M.Diouf.Pour la première fois depuis l'indépendance il y a 40 ans, il paraît difficile de faire un pronostic.Aux législatives de 1998, le PS, qui perd du terrain à chaque élection, n'avait que 2000 voix d'avance sur l'opposition, répartie en une quarantaine de partis.La désertion du PS de MM.Niasse et Ka semble avant tout liée à une incompatibilité d'humeur avec le nouvel homme fort du parti, Ousmane Tanor Dieng, considéré comme le « dauphin » d'Abdou Diouf, qui entend faire réélire ce dernier avec 60 % des voix au premier tour.Ces deux poids lourds de la politique sénégalaise, estiment les analystes, risquent de mordre sur les électorats du PS et du PDS et pourraient créer la surprise.Mais tout reste possible dans un pays où les alliances se font et se défont, à l'exemple de Me Wade, l'éternel adversaire d'Abdou Diouf, qui a accepté à diverses reprises de faire partie d'un gouvernement de « majorité présidentielle élargie », au grand dam de certains de ses partisans.Toujours virulent, le « pape du Sopi » a d'ores et déjà déclaré qu'il avait remporté l'élection et que, le 27 février au soir, le Sénégal risquait de se retrouver avec deux présidents, si Abdou Diouf « refuse sa défaite ».Il en a rajouté en lançant à diverses reprises, sur fond de syndrome ivoirien, un appel à l'arbitrage de l'armée au cas où Abdou Diouf lui « volerait » la victoire.Dans ce contexte passionnel, une certaine psychose s'est emparée des habitants de Dakar où plusieurs ambassades ont donné des consignes de prudence à leurs ressortissants et où les commerçants ont commencé à se barricader, craignant des troubles.En fin de campagne, les craintes ont été amplifiées par des scènes de violence dans plusieurs villes.Au moins six personnes ont ainsi été grièvement blessées et deux maisons incendiées mercredi soir lors d'affrontements entre des militants du PS et de l'opposition à Rufisque, à 20 km de Dakar. 6LP2601A0226 A26, samedi, MONDE 6LP2601A0226 ZALLCALL 67 00:59:28 02/26/00 B A 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Monde PHOTO AFP Ces Serbes de Kosovska Mitrovica avaient hier un message on ne peut plus clair à l'endroit des forces de la KFOR.Des Serbes de Mitrovica : « Nous ne partirons pas » Agence France-Presse MITROVICA Quelque 3000 Serbes de Mitrovica se sont rassemblés hier pour dire qu'ils ne quitteraient pas la ville et pour rejeter les accusations occidentales selon lesquelles ils sont aux ordres de Belgrade.Après huit mois de partition de facto de Mitrovica, « il est maintenant clair pour tous que les Serbes vont rester », a déclaré devant la foule Oliver Ivanovic, maire non élu de la partie serbe et responsable du Conseil national serbe (SNV) de la province.Pour ce rassemblement, qui s'est tenu sans incidents, un important dispositif de sécurité était assuré par des soldats français de la force multinationale (KFOR).Depuis la fin de la guerre du Kosovo et le retrait des forces de Belgrade en juin 1999, les Serbes sont concentrés dans la partie nord de Mitrovica.Actuellement, ils sont une dizaine de milliers, avec quelques centaines d'Albanais.Au sud, de l'autre côté de la rivière Ibar qui traverse la ville, il ne reste pratiquement plus que des Albanais.La KFOR surveille de près cette poudrière.Depuis le début de février, des violences inter-communautaires à Mitrovica et dans sa région ont fait dix morts, dont deux Serbes, six Albanais et deux membres de la minorité turque.« Notre destin est de vivre près des Albanais et d'être séparés d'eux par une frontière s'il ne peut en être autrement », a déclaré M.Ivanovic.« Nous savons ce que nous devons faire, nous n'écoutons les instructions de personne.» Il visait les déclarations de responsables américains et de l'OTAN selon lesquelles les Serbes de Mitrovica seraient utilisés par le pouvoir du président yougoslave Slobodan Milosevic pour créer des troubles.Un autre responsable du SNV, Marko Jaksic, a lui aussi rejeté ces accusations.« Ces discours selon lesquels c'est Milosevic qui nous manipule sont fabriqués pour pouvoir nous chasser d'ici », a-t-il déclaré.« Pour la communauté internationale, les bons Serbes sont ceux qui acceptent de vivre dans des réserves », a lancé M.Jaksic.« Il semble que les Serbes qu'ils préfèrent, ce sont les Serbes morts.» Sur les banderoles et les pancartes des manifestants, on pouvait lire « IRA, ETA, UCK, qui est le prochain ?» ou « Arrêtez le terrorisme albanais ».Dans la foule, beaucoup d'enfants serbes portaient une affiche proclamant « Je suis un paramilitaire », en réponse aux responsables occidentaux qui affirment que des groupes paramilitaires, voire des unités militaires de Belgrade, se cachent dans le nord de Mitrovica.Le rassemblement a eu lieu à distance du pont principal qui relie les deux zones hostiles de Mitrovica.« C'est une preuve de plus que nous ne voulons pas de provocations », a déclaré M.Ivanovic.Le nord de Mitrovica est l'un des derniers bastions serbes au Kosovo.Plus de 250 000 Serbes et autres non-albanais ont dû quitter la province depuis la fin de la guerre en juin 1999.Ils sont partis en raison des menaces et des violences exercées par les Albanais, dont des centaines de milliers avaient été chassés pendant la guerre ou avaient fui devant les exactions des forces de Belgrade.Par ailleurs, l'opposition serbe dans son ensemble a demandé à la mission internationale civile et militaire au Kosovo d'assurer le retour dans la province des Serbes qui ont dû fuir, dans une lettre publiée hier par la presse de Belgrade.L'opposition rappelle que la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui définit le mandat de la mission internationale, prévoit le retour au Kosovo « de tous les réfugiés et déplacés ».La lettre est adressée au chef de la mission de l'ONU (MINUK), le Français Bernard Kouchner, et au général allemand Klaus Reinhardt, commandant en chef de la force multinationale (KFOR), dirigée par l'OTAN et placée elle aussi sous mandat de l'ONU.« On pourra parler autant qu'on voudra d'un Kosovo multiethnique et démocratique, il ne le sera pas tant que (la KFOR et la MINUK) ne feront pas en sorte que \u2018 tous les réfugiés et déplacés puissent en sécurité rentrer dans leurs maisons ' », indique la lettre.À Bruxelles, le Conseil permanent de l'OTAN a décidé hier de ne pas envoyer pour l'instant de troupes supplémentaires au Kosovo, alors que le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général Wesley Clark, avait réclamé jeudi l'envoi de 2000 hommes de plus.La KFOR compte actuellement au Kosovo 37 200 hommes de 36 pays, dont 30 000 fournis par les membres de l'OTAN. 6LP2701A0226 A27, samedi, MONDE 6LP2502A0226 ZALLCALL 67 00:58:23 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 27 Monde Galerie Davenport ENCAN DE SUCCESSION TOUTE LA MARCHANDISE A DÛ ÊTRE DÉMÉNAGÉE EN RAISON DES RÈGLEMENTS DU BÂTIMENT ET DE ZONAGE POUR PLUS DE COMMODITÉ, L'ENCAN AURA LIEU AU CLUB ST.JAMES DE MONTRÉAL 1145, AV.UNION, MONTRÉAL angle sud-est du boul.René-Lévesque LE SAMEDI 26 FÉVRIER à 14 h ET LE DIMANCHE 27 FÉVRIER à 14 h Inspection une heure avant chaque séance UNE COLLECTION DE QUALITÉ INTERNATIONALE EXCEPTIONNELLE Horloge 3 pièces verde alpe et bronze d'ore, vitrine marquetterie hollandaise, paire de vases or Tiffany signés, paire de petites commodes à dessus marbre, console Sheraton demi-lune, table de salle à manger italienne à incrustation avec dix 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l'ensemble de la classe politique nationale a sommé le Parti nationaliste basque (PNV), formation modérée au pouvoir au Pays basque, de rompre tous ses liens avec son allié Euskal Herritarrok (EH) qui a refusé de condamner l'attentat.Le chef du gouvernement José Maria Aznar a exigé une rupture immédiate.« Ceux qui justifient et soutiennent les terroristes sont leurs complices », a lancé M.Aznar dans un rassemblement électoral hier soir.Il a qualifié de « cynique » le PNV, qui était pourtant son allié parlementaire il y a quelques mois encore, l'accusant de « creuser la fracture » dans la société basque.Pour le PNV, décider cette rupture serait renoncer à une initiative nationaliste ébauchée il y a deux ans visant à résoudre, entre Basques, un conflit qui dure depuis près de 40 ans, qui a fait 772 morts et que Madrid a été incapable de régler à ce jour. 6LP2899A0226 A 28 samedi, 26 f vrier 6LP2899A0226 ZALLCALL 67 13:58:28 02/26/00 B A 28 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 Affaire Diallo : acquittement des quatre policiers MICHEL MOUTOT Agence France-Presse ALBANY (États-Unis) Un jury populaire à Albany, au nord-est des États-Unis, a estimé hier que quatre policiers new-yorkais ayant criblé de balles, en février 1999, un immigré guinéen de 22 ans, pouvaient bénéficier de la légitime défense et les a acquittés.Au terme de plus de trois semaines d'un procès suivi avec passion à New York et au-delà, les huit blancs et quatre noirs qui composaient le jury ont suivi les officiers de police et leurs avocats qui ont plaidé une terrible méprise et assuré qu'ils avaient tiré 41 balles sur Amadou Diallo parce qu'ils avaient cru qu'il s'apprêtait à tirer sur eux.Les débats ont démontré qu'en fait le jeune homme n'avait porté sa main droite à sa poche que pour en sortir un portefeuille qui, parce qu'il était noir, a été confondu avec une arme de poing.Le tribunal d'Albany, où le procès avait été délocalisé parce que la cour suprême de l'État de New York avait estimé qu'un procès équitable ne pouvait pas avoir lieu dans le quartier du Bronx, ont rejeté un à un les six chefs d'inculpation \u2014 du meurtre sans préméditation à la mise en danger de la vie d'autrui \u2014 qui auraient pu conduire à une condamnation.Les policiers, qui ont quitté la salle sans un mot après avoir embrassé leurs avocats, ont fait savoir par l'intermédiaire d'un de leurs défenseurs qu'ils étaient « soulagés » mais ont insisté une nouvelle fois sur leurs regrets.Plusieurs dizaines de manifestants, la plupart venus de New York (à 240 km de là) ont accueilli avec colère le verdict, criant « Pas de justice, pas de paix !« À New York, plusieurs dizaines de personnes ont également crié leur colère devant la porte de l'immeuble d'Amadou Diallo, dans le quartier du Bronx.« Jamais, même dans un siècle, un flic n'ira en prison dans ce pays pour le meurtre d'un noir », a crié, devant une caméra de télévision, un jeune homme en colère.Les appels au calme, de la part de la famille de la victime et de ses défenseurs, se sont multipliés.« Amadou était un jeune homme paisible et religieux », a déclaré le révérend Al Sharpton, principale figure de la communauté noire new-yorkaise.« Ne ternissons pas sa mémoire par de la violence.Nous sommes en colère, mais nous ne devons pas devenir fous ».La famille et ses conseillers vont maintenant se tourner vers la justice fédérale pour tenter d'obtenir la condamnation des policiers au titre de la violation des droits civiques du jeune guinéen.AP © La foule s'est spontanément rassemblée hier devant l'immeuble du Bronx où Amadou Diallo a été tué, en février 1999, pour protester contre l'acquittement des quatre policiers. 6LP2901A0226 a29 samedi 6LP2901A0226 ZALLCALL 67 01:01:57 02/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 A 29 PHOTO AP Betty Lou Beets Les Européens condamnent l'exécution de Betty Lou Beets \u2020La Gamme de fonds mutuels sans frais d'acquisition Ligne Verte est offerte par Gestion de Placements TD Inc.(« GPTD »), filiale en propriété exclusive de la Banque TD.Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d'autres frais.Prière de lire le prospectus avant d'investir.Les taux de rendement mentionnés correspondent au rendement total composé annuel historique.Ils tiennent compte des variations de la valeur unitaire ainsi que du réinvestissement des distributions; mais les frais de vente, de rachat et de distribution, les frais facultatifs et les impôts sur le revenu payables par tout porteur de titres, qui auraient réduit le rendement, ne sont pas pris en compte.Il s'agit d'un rendement historique annualisé basé sur la période de sept jours terminée le 15 février 2000 (le rendement effectif est obtenu en capitalisant le rendement annualisé de cette période); ce rendement ne représente pas le rendement réel sur un an.Les placements dans les fonds communs de placement ne sont pas assurés par la Société d'assurance-dépôts du Canada ni par la Régie de l'assurance-dépôts du Québec, et ne sont pas garantis par la Banque.Rien ne garantit que le fonds pourra maintenir sa valeur liquidative par titre à un montant constant ni que le montant entier de votre placement dans le fonds vous sera remis.Le rendement passé peut ne pas se reproduire.½Marque de commerce de la Banque TD.GPTD est un usager inscrit.D É C I DE Z P L U S TA R D.1 800 363-1167 - www.greenlinefunds.com Ces trois fonds sont entièrement admissibles aux REER.Montant minimum 100 $.au 15 février 2000 FONDS RENDEMENT EFFECTIF En plus de la sécurité et des rendements concurrentiels, ces fonds conservateurs offrent un moyen de placer vos économies maintenant et de les transférer facilement dans d'autres investissements plus tard.De plus, notre Fonds du marché monétaire canadien Ligne Verte a été désigné « Heavy Hitter Fund 2000 » par Ranga Chand et « Best Fund 2000 » par Gordon Pape.Appelez-nous ou passez à une succursale TD.En versant votre cotisation maintenant, vous aurez l'esprit tranquille et pourrez prendre vos décisions plus tard.Grâce aux fonds du marché monétaire\u2020 Ligne Verte½, la date limite du 29 février n'est plus définitive.RENDEMENT COURANT Fonds bons du Trésor canadien Ligne Verte Fonds du marché monétaire canadien Ligne Verte Fonds du marché monétaire américain 4,14% 4,25% 4,60% 4,23% 4,34% 4,71% Agence France-Presse PARIS L'exécution jeudi soir au Texas d'une Américaine de 62 ans, Betty Lou Beets, condamnée à mort en 1985 pour le meurtre de son cinquième mari, a été accueillie avec réprobation en Europe où les exécutions capitales ont généralement été abolies de longue date.La présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, s'est déclarée « profondément indignée que le gouverneur du Texas George W.Bush n'ait pas accordé la grâce à Lou Betty Beets, malgré les nombreux appels qui lui ont été lancés du monde entier ».Un telle exécution est « d'autant plus révoltante et indigne d'une démocratie » qu'elle a lieu en période électorale, a ajouté Mme Fontaine dans un communiqué.Jeudi, Nicole Fontaine avait lancé un ultime appel pour sauver Betty Lou Beets, ainsi qu'Odell Barnes, autre condamné à mort du Texas dont l'exécution est programmée pour le 1er mars.À Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a rappelé que la France, « comme ses partenaires de l'Union européenne, est attachée à l'abolition universelle de la peine de mort.Cette position de principe a été exprimée aux autorités des États-Unis où trente huit États continuent de pratiquer la peine capitale », a-t-il souligné.Soulignant que le Texas est l'État où les exécutions sont « les plus nombreuses », le porte-parole a souhaité « attirer l'attention des autorités américaines compétentes sur le cas » d'Odell Barnes, dont la situation « est d'autant plus sensible qu'il semble que la procédure le concernant comporte de nombreuses zones d'ombre ».L'organisation de défense des droits humains, Amnesty International, a « regretté profondément » vendredi, à Londres, l'exécution de Betty Lou Beets qui, selon elle, prouve « une fois de plus que la justice capitale du Texas est mesquine et cruelle ».« Les prétentions du gouverneur Bush à être un responsable compatissant sont de plus en plus insensées », a déclaré à l'AFP Rob Freer, porte-parole de l'organisation internationale.Henri Leclerc, président de la Ligue française des droits de l'Homme (LDH), s'est déclaré « effrayé » vendredi par « l'aspect électoral » de l'exécution de Betty Lou Beets.« On est effrayé que celui qui permet cette exécution soit candidat à l'élection présidentielle américaine et qu'on fasse de tout cela un argument électoral », a-t-il ajouté.« Pour la peine de mort, la démocratie américaine est aux côtés de l'Iran, de l'Afghanistan ou de la Chine ». 6LP3001A0226 a30 samedi 26 f vrier 6LP3001A0226 ZALLCALL 67 01:04:18 02/26/00 B A 30 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 PHOTO Associated Presse © Le pape Jean-Paul II a semblé fatigué tout au long de la messe pontificale célébrée hier au Caire.Jean-Paul II célèbre la première messe pontificale au Caire Associated Press LE CAIRE Au deuxième jour de sa visite en Égypte, Jean-Paul II a célébré hier la première messe pontificale qui ait jamais eu lieu dans le pays.Devant plusieurs milliers de personnes de toutes confessions, rassemblées dans le stade Nasser du Caire, le pape a lancé un appel au dialogue entre chrétiens et musulmans.La fatigue de Jean-Paul II s'est ressentie tout au long de la cérémonie, retransmise à la télévision nationale, depuis la lenteur de sa démarche vers l'autel, jusqu'à son débit haché lors de la lecture des prières en français, dont les textes lui étaient présentés par des aides, et enfin le tremblement de ses mains.Autant de symptômes évocateurs de la maladie de Parkinson, dont souffrirait le pape, âgé de 79 ans.Le stade couvert de 20 000 places était pratiquement complet.Dans les tribunes se mêlaient religieuses en robe grise, étudiants en jeans, prélats venus de tout le pays en tenue d'apparat et de larges banderoles souhaitaient la bienvenue à Jean-Paul II en italien, français, anglais, arabe ou polonais.Les dignitaires étaient assis sur le terrain, où un tapis rouge dessinait une immense croix sur le sol.Dans son homélie, Jean-Paul II a souligné que les chrétiens étaient restés en Égypte, conservant leur foi, même si cela signifiait « verser leur sang » pour elle.Il a appelé au dialogue entre les différentes confessions, et évoqué le sujet sensible des discriminations dont se disent victimes les chrétiens.« Il est juste que chacun, chrétiens et musulmans, tout en respectant les différents points de vue religieux, puisse placer ses compétences au service de la nation, à tous les niveaux de la société.» Si les deux communautés musulmane et chrétienne vivent généralement en bonne entente, les chrétiens se plaignent quelque fois de ne pas avoir accès aux postes officiels de haut rang, ce que dément le gouvernement égyptien.Et la tension dégénère parfois en affrontements, comme en janvier dernier en Haute-Égypte, où trois jours de violences entre chrétiens coptes et musulmans ont fait 23 morts.Les chrétiens ne représentent que 10 % de la population égyptienne majoritairement musulmane.Les coptes orthodoxes, dont l'histoire est jalonnée de persécutions, constituent la première minorité religieuse avec six millions de fidèles.Seuls 220 000 Égyptiens sont catholiques, mais l'Église conserve une relative influence par le biais des congrégations et des missionnaires qui gèrent 168 écoles comptant 250 000 élèves.Le président Hosni Moubarak, comme son prédécesseur le défunt Anouar el- Sadate, ont envoyé leurs enfants dans des écoles catholiques. La Presse 26 février 2000 Page A31 manquante 6LP3201A0226 a32 samedi 6LP3201A0226 ZALLCALL 67 01:04:40 02/26/00 B A 32 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 FÉVRIER 2000 PHOTO AP L'ex-président Bush à sa sortie, hier, de l'hôpital de Naples, en Floride.L'ancien président Bush «en pleine forme» Agence France-Presse MIAMI L'ancien président américain George Bush, âgé de 75 ans, est sorti vendredi de l'hôpital de Naples (Floride) où il avait été admis la veille pour arythmie cardiaque.Il s'est dit « en pleine forme ».« Je me sens en pleine forme.J'ai juste été un peu fatigué », a-t-il déclaré à sa sortie.L'ancien président, a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de ralentir son rythme de vie.« Notez bien cela », a-t-il dit en souriant aux journalistes : « Le jour de mes 80 ans, je vais à nouveau faire du parachutisme, pour que les gens voient que les vieux peuvent encore faire des choses ».En mars 1997 et en juin 1999, peu avant l'anniversaire de ses 75 ans, l'ancien président avait pratiqué le parachutisme comme il le faisait durant la Seconde guerre mondiale, alors qu'il était jeune.M.Bush a également indiqué qu'il devait se rendre en Asie la semaine prochaine et ne pensait pas reporter ni annuler son voyage.« Je crois qu'un médecin ou une infirmière m'accompagnera », a-t-il assuré.Il a ajouté : « J'ai encore beaucoup à vivre, beaucoup de voyages à faire, et beaucoup d'avions desquels me lancer et je ferai ces choses que je veux accomplir ».M.Bush a également indiqué qu'il allait se rendre chez lui à Houston (Texas) accompagné d'un médecin qui l'a suivi à l'hôpital de Naples.L'ancien président a été victime d'un étourdissement après être resté debout pendant 90 minutes durant un congrès de banquiers à Naples.Il s'est alors vu conseiller de se rendre à l'hôpital local où il a été décidé de le garder en observation pour la nuit.M.Bush a reçu un traitement d'anticoagulants et contre l'arythmie.Le cardiologue qui l'a soigné, le Dr Frank Boucek, avait déclaré dans la matinée sur la chaîne de télévision NBC que M.Bush « se sent normal, s'est levé, se promène et a très envie de rentrer chez lui ».« Nous espérons qu'il va recommencer à vivre une vie très active », avait-il ajouté.Le porte-parole de l'ancien président, Jim Mc Grath, avait affirmé quant à lui que M.Bush « n'était pas dans un état grave ».Nouveaux cas de listériose Associated Press PARIS Trois nouveaux cas de listériose ont été signalés par le Centre national de référence de la Listéria de l'Institut Pasteur vendredi, portant à 26 le nombre total de personnes touchées par cette épidémie, a indiqué le secrétariat d'État à la Santé dans un communiqué.« Ces nouveaux cas concernent deux personnes âgées et une forme materno-néonatale », précise le communiqué.Dans l'enquête alimentaire de ces trois cas, la langue de porc en gelée est encore citée.« Il est possible que d'autres cas soient encore diagnostiqués » car la marque à l'origine de cette épidémie n'est pas identifiée et la période d'incubation de la maladie peut dépasser huit semaines, indique le communiqué.Les personnes les plus à risques (les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est altéré), doivent éviter la consommation de langue de porc en gelée mais aussi des aliments les plus fréquemment contaminés par la listéria : fromages au lait cru, poissons fumés et certains produits de charcuterie tels que les pâtés, les rillettes, les produits en gelée et à la coupe, rappelle le secrétariat d'État à la Santé.L'antisémitisme progresse en Autriche Associated Press WASHINGTON La communauté juive d'Autriche a signalé une augmentation des manifestations d'antisémitisme au cours de la campagne électorale de 1999, a annoncé vendredi le Département d'État américain dans son rapport annuel sur les droits de l'homme.Au cours de la campagne, le FPO, le parti d'extrême-droite de Jorg Haider, a distribué des affiches portant des slogans contre l'immigration, a indiqué le Département d'État, soulignant que le FPO, qui est entré au gouvernement autrichien à la suite de ces élections, avait exploité la peur de l'immigration incontrôlée."]
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