La presse, 7 mars 2000, Cahier A
[" 2LP0199A0307 Page A1/7mars 2LP0199A0307 ZALLCALL 67 12:00:28 03/07/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, mardi 7 mars 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 136 72 pages, 4 cahiers Une motoneige écologique conçue à l'ETS Raymond Bourque passe à l'Avalanche \u2014Voir page S7 Bernard Landry jouera-t-il au père Noël?Le ministre des Finances précipite le dépôt de son budget au 14 mars PHOTO ARCHIVES La Presse Marcel Pepin Un géant du syndicalisme québécois disparaît Marcel Pepin a dirigé la CSN de 1965 à 1976 DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Désireux de couper court à un embarrassant débat politique sur son bas de laine caché de 841 millions, le ministre des Finances Bernard Landry a avancé le dépôt de son budget au 14 mars, le jour même de la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, un précédent.Des sources au sein du gouvernement confirmaient hier à La Presse que la controverse de la semaine dernière a « joué un rôle » dans la décision d'avancer la présentation du budget.M.Landry arrivera avec un budget populaire, « pour un Québec plus riche », se plaît-il à répéter, ce qui lui évitera d'être placé sur la sellette pendant plusieurs jours à l'Assemblée nationale.Publiquement, Gérald Ponton, de l'Alliance des manufacturiers, et Marc Laviolette, de la CSN, se disaient hier tous deux fort surpris d'un budget aussi hâtif.Ils ont rencontré M.Landry la semaine dernière qui leur avait indiqué qu'il s'écoulerait « plusieurs semaines » avant le dépôt de son budget.« Séraphin va vite se déguiser en père Noël, il veut étouffer tout le débat autour de sa magouille de 841 millions », lance ironiquement la critique libérale Monique Jérôme-Forget.Au surplus, ces 841 millions sont placées à Toronto « à un gros 2 %, tandis que nos hôpitaux et universités empruntent à des taux de 6 à 10 % ».Elle prévoit que les baisses d'impôts seront « au moins » du double des 400 millions promis l'an prochain.Ses prévisions rejoignaient celles de l'ensemble des spécialistes interrogés hier.Avec la Voir BERNARD en A2 CLAUDE-V.MARSOLAIS Marcel Pepin, un des grands présidents de la CSN qu'il a dirigée de 1965 à 1976, est mort vers 1 h 30 lundi entouré de ses proches après avoir subi une intervention chirurgicale à l'Hôtel-Dieu de Montréal.« Depuis un an, sa santé se dégradait, confie sa conjointe Lucie Dagenais encore sous le choc.Il avait même été hospitalisé l'été dernier pour un court séjour.Ces derniers temps, il éprouvait de la difficulté avec sa digestion.C'est pourquoi il est entré à l'hôpital vendredi.Le lendemain, les chirurgiens décidaient une opération exploratoire afin de déceler une quelconque anomalie.» C'est à la suite de cette intervention que des complications postopératoires de nature infectieuses seraient apparues et ont eu raison de son combat pour la vie.Au printemps 1999, il avait Voir UN GÉANT en A2 Autres textes en page A7 PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Patrice Seers pose fièrement devant la motoneige Polaris écologique qu'il a mise au point avec quelques camarades de l'École de technologie supérieure (ETS) et qu'il présentera à la fin du mois à une compétition organisée aux États-Unis par la Society of Automobile Engineers.En plus d'un moteur à injection directe moins polluant, cette motoneige est équipée d'un silencieux à trois chambres, d'un capot isolé et d'une chenille modifiée.À lire en page A10 La pauvreté frappe davantage les femmes que les hommes Les têtes tombent chez Cinar Micheline Charest et son mari Ronald Weinberg démissionnent après de nouvelles révélations NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne, QUÉBEC Les femmes du Québec demeurent encore plus pauvres que les hommes.Les gains moyens des femmes qui sont sur le marché du travail à temps plein équivalent à 72 % de ceux des hommes, indiquent les dernières données de Statistique Canada.Les chiffres tiennent compte de celles qui travaillent.Quand on considère le cas des familles monoparentales, dont la grande majorité est dirigée par des femmes, on constate que 55 % de ces familles sont pauvres.Si la famille est dirigée par une femme de moins de 30 ans, le taux de pauvreté dépasse les 87 %.Des 77 800 familles monoparentales qui ont eu recours à l'aide sociale en décembre 1998, 91,4 % étaient dirigées par des femmes.Quatre femmes sur cinq qui recourent à l'aide sociale ont la responsabilité d'au moins un enfant, avec ou sans l'aide d'un conjoint.Même situation de pauvreté chez les femmes âgées de 65 ans et plus, si on les compare avec leurs vis-à-vis masculins.Les hommes âgés ont un revenu annuel moyen de 23 490 $, soit 8444 $ de plus que celui des femmes du même âge.Parmi ces femmes âgées, plusieurs ont élevé de grosses familles et ont été absentes du marché du travail.Cette absence a des répercussions directes sur le niveau de leurs revenus.Les femmes ont depuis quelques années envahi les collèges et les universités dans le but d'acquérir les connaissances et d'améliorer leurs conditions de vie.Elles y sont Voir LA PAUVRETÉ en A17 Autres textes en page A4 LISA BINSSE Micheline Charest Décidément, Cinar s'enfonce.Après les allégations de fraude fiscale et deux recours collectifs, les deux principaux dirigeants et fondateurs de la société ont démissionné hier après la divulgation que 122 millions de dollars US avaient été utilisés sans l'aval du conseil d'administration.Le viceprésident exécutif a été congédié.« De nouveaux squelettes qui sortent du placard, s'est exclamé un analyste financier qui a exigé l'anonymat.Déjà (que l'entreprise a été) malmenée par les révélations des dernières semaines, les nouveaux développements ne feront qu'aggraver la situation.» L'analyste croit que Cinar et son conseil d'administration tentent de se protéger.En agissant ainsi, le producteur d'émissions Ronald Weinberg pour enfants de Montréal n'est pas paralysé.L'entreprise connue notamment pour Arthur, deux fois lauréat d'un Emmy décerné à la meilleure émission pour enfants, a annoncé dans un communiqué la démission de Micheline Charest, présidente du conseil et co-chef de la direction, et de son mari Ronald Weinberg, président et co-chef de la direction.Hasanain Panju, vice-président exécutif et le numéro trois chez Cinar, a été remercié.L'analyste croit que M.Panju est un bouc émissaire dans toute cette affaire.M.Panju a déclaré par voie de Voir LES TÊTES en A2 INDEX Petites annonces - index C18 - immobilier C18, C19 - marchandises C19 - emplois C19, C20 - automobile C20, C21 - affaires Arts et spectacles B4 à B8 - horaire spectacles B8 - horaire télévision B5 - Petrowski Nathalie B7 Bandes dessinées C19 Bridge C22 Décès C23 Économie C1 à C17 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C18 Feuilleton C20 Horoscope C21 Le monde A22, A23 Loteries A2, A12 Mots croisés C19, S10 Mot mystère C20 Opinions B3 Politique B1 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL Les progressistes conservateurs - Mario Roy page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.8, min.1 Cahier Sports, page 16 2LP0201A0307 Page A2/7mars 2LP0201A0307 ZALLCALL 67 00:53:19 03/07/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Suites de la une Bernard Landry jouera-t-il au père Noël?BERNARD / Suite de la page A1 prévisible, Bernard Landry pourra facilement doubler sa promesse de réduire les impôts de 400 millions à compter de juillet prochain.Une baisse d'impôts de un milliard, redistribuée sur la « classe moyenne » comme le souhaite M.Landry, représente une réduction de 325 $ par contribuable imposable, soulignait un document du ministère des Finances, l'automne dernier.M.Landry peut compter sur une marge de manoeuvre de l'ordre de deux milliards, qui lui permettra notamment de payer les déficits des hôpitaux et des universités (500 millions).Des vétérans des finances publiques prévoient aussi que M.Landry n'aura guère d'autre choix que de suivre Paul Martin avec l'indexation des tables d'impôts \u2014 une note de 111 millions par point d'indexation, soit 350 millions pour l'an prochain environ.Président de la commission parlementaire qui, l'automne dernier, avait discuté de l'utilisation des surplus, le député péquiste Sylvain Simard propose une réduction du fardeau fiscal québécois à la moyenne canadienne sur quatre ans \u2014 une baisse de 3,4 milliards.Il en coûterait 5,6 milliards à M.Landry s'il voulait ramener cette année les impôts des Québécois au niveau payé par les Ontariens.L'an dernier, M.Landry avait promis 400 millions de baisses d'impôts dans le budget de la semaine prochaine et 1,3 milliard au cours des trois ans à venir.Pour le PLQ, M.Landry devrait s'engager à baisser les impôts de cinq milliards au cours des cinq prochaines années.Pour Gérald Ponton, de l'Alliance des manufacturiers, M.Landry se doit de baisser les impôts, mais doit aussi réduire la taxe sur le capital qui fait qu'un investisseur au Québec paie 3,5 fois de plus qu'en Ontario à ce chapitre.Pour le Conseil du patronat, le président, Gilles Taillon, établit à 1,5 milliard les surplus du ministre Landry l'an prochain et croit que le gouvernement devrait accorder aux contribuables des baisses d'impôts équivalentes.Une fois ces baisses accordées, M.Landry pourra utiliser les 1,4 milliard de dollars que lui a donné Ottawa (840 millions l'an passé et 600 millions cette année) pour hausser le financement de la santé et de l'éducation.Pour Marc Laviolette, président de la CSN, cette position patronale « frôle le délire ».« On demande à Québec de réduire ses recettes en baissant les impôts tout en augmentant ses dépenses à partir de montants non récurrents, c'est très dangereux », relève le syndicaliste.Pour lui, M.Landry devrait accorder comme Ottawa la pleine indexation des tables d'impôts, et « déplafonner » les dépenses des réseaux pour qu'elles représentent l'enrichissement collectif.Pour Gilles Soucy, économiste en chef du Mouvement Desjardins, il était clair dès l'an dernier que M.Landry se donnait une grande marge de manoeuvre pour 1999-2000 avec des prévisions très conservatrices.Le ministre des Finances tablait sur une croissance de 2,1 % et des taux d'intérêts élevés.Or, la croissance sera d'au moins 3,5 % cette année, on parle de plus de 4 % l'an prochain, alors que M.Landry prévoyait 2,4 %.Ce cumul des sous-estimations de croissance fait rapidement croître les surplus du ministre Landry, explique le spécialiste.« Je m'attends à un milliard de baisse d'impôts pour la prochaine année financière », dit M.Soucy convaincu que la moyenne canadienne pourra être atteinte sur la durée du mandat.La marge de manoeuvre pourra frôler les deux milliards si on tient compte de la cagnotte totalisant 1,4 milliard rendue disponible par Ottawa, « qu'il faudra consacrer à des dépenses non récurrentes », observe-t-il.Un géant du syndicalisme québécois disparaît UN GÉANT / Suite de la page A1 participé au congrès de la CSN à Québec en chaise roulante parce qu'il éprouvait de la difficulté à se mouvoir en raison d'une arthrose aiguë.Il avait néanmoins fait un discours stimulant en faveur de la refonte du Code du travail qui devait, selon lui, avoir comme objectif principal l'accès à la syndicalisation.« Le Québec vient de perdre un géant du syndicalisme, un homme qui s'est battu toute sa vie pour les plus démunis.Il a su dépasser les limites du syndicalisme de revendication pour adopter une vision beaucoup plus large à portée sociale, notamment par l'ouverture d'un deuxième front politique en 1968 », rappelle le président de la CSN, Marc Laviolette, qui songe à souligner la contribution du disparu par un événement prochain.Gérald Larose, qui a assumé la présidence de la centrale pendant 17 ans, voit en lui le chef syndical qui a le plus transformé le syndicalisme des 30 dernières années.« Autant Gérard Picard s'est illustré dans sa lutte contre le duplessisme, autant Marcel Pepin a poussé la Révolution tranquille, a dit M.Laviolette.Il a encouragé les investissements industriels de l'État, il s'est battu pour la syndicalisation de la fonction publique et l'adoption d'un code du travail en 1964 et cela, avec une audace stratégique que peu de dirigeants ont eu dans le passé.Il aura été celui qui a été le plus efficace en dirigeant à la fois la voile et le gouvernail tout en maintenant le cap.» Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, a salué « une figure dominante du syndicalisme québécois » qui est resté fidèle « à son idéal de combattre l'injustice et les iniquités sociales ».De ce défenseur du monde ordinaire, il dit aussi qu'il fut un négociateur redoutable et un « important acteur du Québec ».L'écrivain Pierre Vadeboncoeur, qui a longtemps milité à la CSN avec le disparu et a été un proche conseiller, note que dès ses années d'études universitaires à l'École des sciences sociales de l'Université Laval, dirigée par le père Lévesque, il avait pris la résolution de mettre sa vie au service de la classe ouvrière.« C'était à la manière du missionnaire qui était dans l'esprit des années 1950.Il était d'une probité exemplaire et d'une intelligence supérieure.Il était reconnu comme un négociateur hors pair.Il était moins doué pour s'orienter en politique.Il a été un temps affecté par le gauchisme, le courant marxiste-léniniste, et il a été un fervent fédéraliste jusqu'au début des années 1990, où il a fait un virage souverainiste .» L'ex-président de la FTQ, Louis Laberge, rappelle l'époque syndicale très fébrile des années soixante et soixante-dix où la CSN et la FTQ ont mené ensemble de grandes batailles dont la grève du Front commun dans le secteur public en 1972 qui s'est soldé par l'emprisonnement des deux leaders pendant cinq mois.« Sans être de grands amis, nous avons beaucoup collaboré.Bien sûr, il y a eu des tensions parfois très vives entre nos deux centrales, mais je salue en lui un homme qui a travaillé très fort pour le mouvement syndical », déclare-t-il.L'ex-président de la CEQ, Yvon Charbonneau, maintenant député libéral d'Anjou-Rivière- des-Prairies, qui fut lui-même emprisonné avec Pepin et Laberge en 1972, s'est dit attristé par le décès de celui « qui fut un grand syndicaliste et un fin négociateur et qui a su défendre avec détermination l'intérêt des travailleurs.Nous avons vécu ensemble l'avènement du premier front commun du secteur public.J'ai appris beaucoup à ses côtés et je peux attester de ses qualités de leader et de grand démocrate », dit-il.Le défunt sera exposé en chapelle ardente à compter de midi, jeudi, à la basilique Notre- Dame.Ses funérailles, présidées par Mgr Jean-Guy Hamelin, évêque de Rouyn-Noranda et ex-aumônier de la CSN à Shawinigan, suivront à 14 h.Marcel Pepin laisse dans le deuil sa conjointe Lucie Dagenais et ses cinq enfants : Marie, conseillère aux services juridiques de la CSN, Marcel, conseiller aux ressources humaines de la même centrale, Marc, informaticien, Michel, journaliste à Radio-Canada, et Louis, répartiteur au service de la police de la CUM.Les têtes tombent chez Cinar LES TETES / Suite de la page A1 communiqué que les investissements ont été effectués « au nom et pour le seul bénéfice de Cinar et à sa connaissance ».M.Panju, qui dit avoir « suivi avec diligence les instructions » des fondateurs, se dit prêt à coopérer avec Cinar et le comité de vérification.Mme Charest et son mari M.Weinberg détiennent le contrôle de l'entreprise.Ils siégeront au conseil d'administration et conserveront « un rôle de leadership » au sein de la compagnie, dit le communiqué.Ils sont remplacés par Lawrence Yelin, associé principal du cabinet d'avocats Fasken Martineau Du- Moulin, à titre de président du conseil.M.Yelin était au conseil d'administration.Barrie Usher est le nouveau président et chef de la direction ainsi que membre du conseil d'administration.Il était vice-président principal de La Financière Manu Vie, ainsi que président et chef de la direction de la Compagnie d'assurances New York Life du Canada.L'avenir de l'entreprise québécoise dépend, a dit l'analyste, de la nature des investissements qui ont été faits.Selon Cinar, 86 millions des 122 millions US (environ 176 millions CAN) ont été déposés en garantie pour d'autres investissements.Toutefois, un dirigeant a indiqué pendant une conférence téléphonique avec des analystes financiers que l'entreprise avait peu d'informations sur ces investissements.Une somme de 36 millions US investis dans des titres du gouvernement du Canada pourrait être récupérée rapidement.Les deux dirigeants qui ont pris la parole pendant la conférence sont MM.Yelin et Usher.Ils ont déclaré que M.Panju a effectué des investissements pendant environ un an et n'en avait pas informé le conseil d'administration.Ils croient que Mme Charest et M.Weinberg n'étaient pas au courant des activités de M.Panju.En raison de cette dernière tuile, la société ne sera peut-être pas en mesure de publier ses états financiers pour l'exercice 1999 dans les délais prévus.ING Barings, banque d'investissement de New York, a invité ses actionnaires à conserver leur position alors qu'elle recommandait fortement l'achat d'actions Cinar auparavant.Le titre de Cinar a fait l'objet d'un arrêt de transaction à Toronto et à New York toute la journée.À la fermeture de la Bourse de Toronto vendredi, le titre était à 28 $.En août l'action s'échangeait à 43,50 $.Cinar fait couler beaucoup d'encre.Après avoir révélé que l'impact financier et comptable des enquêtes sur les allégations de fraudes fiscales serait plus important qu'elle le croyait initialement, Cinar s'est vu frappée de deux recours collectifs américains et l'Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec a aussi l'intention de faire la même chose.JEUNESSE AU SOLEIL Précision On apprenait dans La Presse d'hier que Jeunesse au Soleil remettrait cette année encore des bicyclettes aux enfants démunis.Cependant une erreur s'est glissée dans l'adresse de l'organisme.On aurait dû lire: Jeunesse au Soleil, 4251, Saint-Urbain, Montréal, H2W 1V6.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 4-0-6 à quatre chiffres : 6-3-4-5 COLLECTES DE SANG n à Place Montréal Trust: 3e niveau (entrée Mc Gill College, angle Ste-Catherine), 1500, avenue Mc Gill College, de 10 h 30 à 17 h.Objectif: 100 donneurs; n à Montréal: Complexe du Fort, organisée par le Collège La Salle et le Collège Inter- Dec, en collaboration avec Magil Laurentienne, Hôtel du Fort, (salle 1200) 2000, rue Saint-Catherine Ouest, de 13 h à 17 h 30.Objectif: 100 donneurs; n à Sainte-Geneviève: cégep Gérald-Godin, 15 615, boul.Gouin Ouest, de 10 h à 18 h.Objectif: 110 donneurs; n à Bois-des-Filion: organisée par le Club Optimiste, Chalet des citoyens, 479, chemin Adolphe-Chapleau, de 13 h à 20 h 30.Objectif: 200 donneurs; n à East-Angus: Chevaliers de Colomb, au local, 143, St-Pierre, de 13 h à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Un zeste de 1980 Qui aurait cru que l'an 2000 ressemblerait aux années quatre-vingt ?De la passerelle Vuitton à celle de Jean-Paul Gaultier en passant par Christian Lacroix et Emanuel Ungaro, on a fait largement écho aux années clinquantes de Wall Street et Flash Dance.Cela s'est passé la semaine dernière, lors de la présentation des collections automne-hiver 2000-2001 à Paris.Viviane Roy, qui assistait à cette semaine de mode dans la Ville lumière, nous en fait le récit demain dans le cahier Mode.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Vous attendez-vous à bénéficier d'une baisse de vos impôts lors de la présentation du budget provincial le 14 mars?Le général Augusto Pinochet a-t-il berné les autorités britanniques sur son véritable état de santé?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 89 % Non: 11 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 2LP0301A0307 A3 mardi 2LP0301A0307 ZALLCALL 67 00:54:10 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 3 Le poids de Montréal sera dilué La nouvelle Communauté métropolitaine diminue son importance dans le processus de décision MICHÈLE OUIMET Le poids de la Ville de Montréal sera dilué dans la nouvelle Communauté métropolitaine de Montréal que la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, veut mettre en place dès le 1er janvier 2001.Cette nouvelle structure remplacera la Communauté urbaine de Montréal (CUM) qui disparaîtra après 30 ans d'existence.La CUM, qui regroupe les 28 municipalités de l'île de Montréal, laisse une place de choix à la Ville de Montréal qui domine le conseil de 80 membres avec ses 52 conseillers.Pour adopter son budget ou un projet de règlement, le conseil de la CUM doit obtenir la double majorité, c'est-à-dire qu'il a besoin non seulement de l'approbation de la majorité des représentants de la Ville de Montréal, mais aussi de ceux de la banlieue.Ville et banlieue possèdent donc une sorte de droit de veto.Rien de tout cela n'est prévu dans la toute nouvelle Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Lors de sa conférence de presse de vendredi, où Mme Harel a dévoilé les grandes lignes de sa structure régionale, elle n'a pas soufflé mot sur un quelconque droit de veto ou sur le fragile équilibre entre Montréal et les villes de banlieue.Montréal ne sera plus une ville d'un million d'habitants dans une CUM qui en regroupe, au total, 1,8 million.Elle sera plutôt diluée dans une structure qui réunira 102 villes et 3,2 millions de personnes.Les 30 membres du conseil de la future CMM seront choisis au prorata de la population.Montréal n'aura droit qu'à dix représentants.Les banlieues ont-elles gagné ?« Non », répond Louis Bernard qui a été désigné par le gouvernement pour piloter un comité restreint qui devra trouver, dans des délais très serrés, des solutions au financement de la CMM et aux éventuelles fusions de municipalités.« Tous les scénarios et les points de vue seront débattus autour de la table », a-t-il ajouté.Curieusement, la Ville de Montréal a accueilli avec enthousiasme, pour ne pas dire euphorie, l'arrivée de la nouvelle Communauté métropolitaine, car elle craignait comme la peste la création d'une structure régionale qui aurait eu un pouvoir de taxation et où les membres auraient été élus au suffrage universel.Les villes auraient alors été condamnées à gérer les problèmes locaux, comme le déneigement et l'enlèvement des ordures, laissant les « grands » dossiers entre les mains d'élus régionaux.La ministre Harel a plutôt opté pour une CUM élargie où les membres du conseil sont désignés par les maires et les conseillers municipaux.Pierre-Yves Melançon, conseiller aux affaires municipales auprès du maire Bourque, ne croit pas que Montréal sera noyée par la banlieue.« On verra ce que le comité de Louis Bernard va décider.Il pourrait y avoir une triple majorité, Rive-Sud, couronne nord et Montréal.Le Conseil ne pourrait pas décider, par exemple, de déménager le port de Montréal à Laval ! On veille au grain pour ces enjeuxlà.» Reste la question des fusions.Tous les scénarios sont sur la table : du statu quo, à « une île, une ville », en passant par la création d'une mégaville regroupant les 102 municipalités.Le comité devra trancher.Faute de consensus \u2014 tout le monde voudra tirer la couverture de son bord \u2014, Louis Bernard soumettra ses propres recommandations au gouvernement.Si le maire Bourque réussit à faire passer son projet d'« une île, une ville », Montréal ne sera plus diluée dans la nouvelle structure régionale.Elle aura un poids important avec son 1,8 million d'habitants et la banlieue sera alors confinée aux rives nord et sud de l'île de Montréal.Les maires de la Rive-Sud craignent les déraillements MARTHA GAGNON Prudents, les maires de la Rive-Sud se préparent à embarquer dans le train de la réforme municipale, mais s'inquiètent de sa destination et des risques de déraillement.Personne ne veut payer pour un aller simple vers Montréal.La Rive- Sud, qui représente plus de 600 000 habitants, « devra défendre ses intérêts pour retirer, elle aussi, des bénéfices au sein de la nouvelle communauté métropolitaine », dit Claude Gladu, maire de Longueuil et préfet de la MRC de Champlain.Selon lui, il est normal qu'il y ait des inquiétudes.« Aucune ville ne veut voir ses taxes augmenter, poursuit-il.La réforme suscite de nombreuses interrogations.On ne sait pas encore très bien dans quelle direction le train s'en va mais il faut bien se préparer.» La mairesse de Boucherville, Francine Gadbois, affirme que la Rive-Sud doit bien définir ses intérêts et ses exigences.« On ne veut pas seulement payer des factures.Nous voulons aussi avoir notre mot à dire.Ce que je crains le plus, c'est la perte de l'autonomie municipale.Je m'inquiète de savoir qui défendra les intérêts de mes citoyens si je ne suis pas assise à la table de la communauté métropolitaine.En tant que bon payeur dont l'assiette fiscale est élevée, je verrais mal de ne pas être là.» Par ailleurs, M.Gladu estime que la Rive-Sud doit travailler à « bâtir une solidarité et développer une position cohérente » dans les prochaines semaines.Il est confiant qu'elle peut y arriver.Les préfets des quatre MRC concernées se rencontrent demain pour discuter d'un plan d'action.Les maires des 38 municipalités se réuniront ensuite vendredi ou la semaine prochaine pour prendre connaissance des éléments de la réforme et donner leur opinion.Ils devront désigner rapidement un représentant de la Rive-Sud au comité consultatif de la communauté métropolitaine, chargé de faire des recommandations sur les regroupements municipaux Nommé d'office, M.Gladu y occupe déjà un siège.Bernard Gagnon, maire de Saint- Basile-le-Grand, pense que les maires doivent adopter une attitude positive et montrer une ouverture d'esprit.« Cela ne signifie pas que nous allons nous livrer pieds et poings liés, précise-t-il.Mais il y a des choses qui tombent sous le sens et nécessitent une planification métropolitaine, comme le transport en commun et la promotion économique.Là où il pourrait y avoir des embûches, c'est dans l'aménagement urbain si le contrôle passe à un autre palier.Chose certaine, il vaut mieux être présents dans la nouvelle communauté métropolitaine pour défendre nos intérêts.L'impact sur la taxation demeure la grande préoccupation.» Malgré les incertitudes, Pierre Bourbonnais, maire de Chambly et préfet de la MRC de la Vallée du Richelieu, pense que la Rive-Sud n'a pas le choix d'embarquer dans le train de la réforme municipale.« On ne peut plus faire bande à part, dit-il.Si on enlevait les ponts demain matin, Montréal ne survivrait pas, la Rive-Sud non plus.À Chambly, une étude récente montre que les revenus de 40 % de la population active proviennent de Montréal.» M.Bourbonnais comprend la réticence de certains maires de la MRC, dont celui de Beloeil.« C'est humain, explique-t-il.Personne ne veut payer des factures supplémentaires.Mais le maire de Beloeil est celui qui crie le plus fort pour l'instauration d'un train de banlieue entre Montréal et la Rive- Sud.» À ce sujet, Mme Gadbois ajoute qu'il faut établir une meilleure équité.« On ne peut pas penser que certains vont tout payer et les autres rien.Boucherville paye déjà 5 millions pour le transport en commun, alors que la facture est beaucoup moins élevée pour les villes qui réclament le train de banlieue.Pour sa part, Jean Robert, maire de Varennes et préfet de la MRC Lajemmerais, s'inquiète de l'avenir des MRC.« Je me demande bien ce qu'elles vont faire si on leur enlève l'aménagement du territoire ».Mme Harel a laissé entendre que leur rôle serait révisé.Selon M.Robert, la réforme municipale va susciter de nouveaux débats et de nouveaux tiraillements.« Le partage des coûts des structures supramunicipales ne sera pas facile à définir.Par exemple, je me vois mal demander à mes citoyens de payer pour le Cosmodôme de Laval.» Il y a aussi la grande question des regroupements municipaux qui n'a guère fait l'objet de discussions sur le Rive- Sud à venir jusqu'à maintenant. 2LP0499A0307 A-4 MARDI 2LP0499A0307 ZALLCALL 67 09:02:16 03/07/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Le discours féministe radical attise-t-il la guerre des sexes?Un 8 mars sous le signe de la résistance des femmes aux MARTINE ROUX islamistes en Algérie Quand Christiane Savary a pris la défense des hommes lors d'une conférence sur le féminisme du Centre justice et foi, la semaine dernière, elle a failli se faire lancer des tomates à la figure.« Je n'en croyais pas mes oreilles, raconte- t-elle.J'ai été malheureusement étonnée de constater que le discours féministe radical était toujours très présent.On nous bassine encore avec la violence faite aux femmes alors qu'on évacue complètement les effets dévastateurs de la violence psychologique exercée par les femmes sur les hommes.» Christiane Savary est une citoyenne ordinaire.Enfin, pas tout à fait : cette courageuse mère de Sillery traîne actuellement Québec en cour afin de faire invalider une disposition de la Loi de l'aide sociale.But : permettre aux parents gardiens de combiner les revenus des pensions alimentaires et de l'aide sociale.Un recours qui touche à la fois les droits des femmes, des hommes et des enfants, souligne-t-elle.« Plus on crie fort, plus on creuse le fossé entre hommes et femmes, laissant les enfants complètement perdus entre les deux.Nous sommes des êtres humains avant d'être sexués et je ne m'identifie plus au féminisme s'il écrase les hommes pour faire valoir les droits des femmes.» Pas question pour elle de joindre sa voix à celles de ses consoeurs le 8 mars si le discours radical prime.« Je souhaite que les hommes dénoncent la violence dont ils sont aussi victimes.Les femmes veulent- elles un homme rose, mauve, vert ?Ils ne savent plus à quel saint se vouer.Plusieurs font des tentatives de suicide ou des dépressions majeures.» Gilbert Claes, directeur de l'organisme Après ruptures \u2014 atelier pour les liens pères-enfants \u2014, en a aussi assez de l'homme dépeint comme le bourreau de service.La quête du pouvoir « Il y a un déséquilibre évident en termes de pouvoir juridique, politique, médiatique et économique entre les hommes et les femmes en cas de rupture.La réalité, c'est que dans 80 % des séparations, les mères obtiennent la garde des enfants.Environ le tiers des pères abandonneront ensuite le contact avec les enfants parce qu'ils trouvent trop souffrant d'en être éloignés.» Bien sûr, le féminisme a heureusement fait progresser la condition féminine, ce qui était nécessaire avant les années 70, reconnaît-il.« Mais maintenant, ça va trop loin.On utilise les droits des femmes pour écraser les hommes.L'objectif n'est plus l'égalité, mais le pouvoir.» Mais les femmes ne portent- elles pas plusieurs chapeaux, comme celui de la lutte contre la pauvreté ?« Soyons sérieux : la pauvreté a toujours existé et existera toujours.Ce cheval de bataille ne dissimule qu'une volonté de contrôle.» Les hommes commencent à peine à se faire entendre, remarque M.Claes.Mais le 8 mars, ils resteront probablement discrets.« Ça fait une semaine que je me demande si je dois écrire un communiqué de presse ! Les mouvements de défense des droits des hommes s'organisent plutôt de façon underground.Mais les relations hommes-femmes, de toute façon, ne sont pas égales.Elles doivent être complémentaires.» Agence France-Presse ALGER Les féministes algériennes vont célébrer la journée internationale de la femme, le 8 mars, sous le signe de la résistance aux islamistes, a-t-on appris hier auprès des organisatrices.Sous le thème « Alger, capitale-symbole de la résistance des femmes », ces militantes, dont la députée Khalida Messaoudi, organisent une réunion publique à Alger en présence des anciennes ministres françaises Simone Veil et Yvette Roudy, suivi d'un concert animé par un groupe de rap composé de jeunes filles.Ce groupe, Les Messagères, est né dans une grande discrétion au plus fort des attentats des islamistes armés à Boufarik (35 km au sud d'Alger), alors que cette ville était pratiquement sous le contrôle des intégristes.Pour expliquer ce thème de la résistance, les organisatrices rappellent que le « FIS (Front Islamique du Salut, dissous) et ses milices brûlent, fouettent et persécutent les femmes afin de les réduire au rang d'esclaves ».« Refuser le diktat vestimentaire et continuer à s'habiller normalement en refusant l'uniforme décrété islamique et obligatoire devient un acte de courage et de résistance formidable, surtout que ce diktat est accompagné de menaces de mort que beaucoup de femmes ont payées de leur vie », rappellent-elles.«Je ne m'identifie plus au féminisme s'il écrase les hommes pour faire valoir les droits des femmes.» L'excision pratiquée sur 6000 fillettes chaque jour, surtout en Afrique de l'Ouest Agence France-Presse PARIS Six mille fillettes de 4 à 12 ans sont excisées chaque jour dans le monde, une pratique qui concerne actuellement 130 millions de femmes sur la planète, a indiqué hier Plan International France dans un communiqué.Dans les pays où la législation est inexistante en ce domaine, comme la Somalie, la Sierra Leone et le Mali, les taux de femmes excisées dépasse 90 % « au nom de la tradition », selon cette organisation nongouvernementale qui parraine 1,1 million d'enfants dans 42 pays en voie de développement.Plan International rappelle les complications médicales qui peuvent découler de ces pratiques : septicémie par infection des voies urinaires et tétanos par outils non stérilisés et même fractures au moment de l'opération, des femmes s'asseyant sur les fillettes pour les empêcher de se débattre.Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a adopté en 1993 une résolution contre cette pratique, 2 millions de jeunes femmes d'Afrique sub-saharienne subissent chaque année une excision ou mutilation génitale et plus de 90 % des cas dans le monde se situent en Afrique surtout de l'Ouest.Vers la mise au point d'un vaccin contre le sida à partir d'un virus de la rage Agence France-Presse PHILADELPHIE, États-Unis Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin contre le SIDA, en utilisant un virus de la rage affaibli qui agit chez la souris en stimulant la production d'anticorps contre le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH), selon une étude qui paraît aujourd'hui dans Proceedings of the National Academy of Sciences.« Cette approche, pour l'instant limitée aux essais sur la souris, donne des espoirs pour la mise au point finale d'un tel vaccin contre le VIH chez les humains », ont estimé les Dr Matthias Schnell et Roger Pomerantz, à la tête d'une équipe de chercheurs du centre médical de l'Université Jefferson, à Philadelphie (Pennsylvanie).Le procédé consiste à prendre un virus de la rage affaibli pour acheminer une partie de l'enveloppe extérieure du VIH jusqu'à une cellule de l'animal, contraignant ainsi le système immunitaire à produire ses propres anticorps contre le VIH.« Le virus de la rage est le véhicule qui permet à la protéine de l'enveloppe du VIH de s'exprimer, attirant l'attention du système immunitaire », a déclaré le Dr Roger Pomerantz.Les scientifiques ont pris un virus de la rage, vivant mais affaibli, et l'ont recombiné en y insérant le gp160, le gène qui commande la production de la protéine composant l'enveloppe du VIH-1.Ils ont injecté l'ensemble dans des souris.Ils se sont ensuite aperçus que le système immunitaire de la souris était capable de reconnaître l'intrus et commençait à produire des anticorps contre le VIH, de même que des lymphocytes (globules blancs) cytotoxiques, capables de détruire les cellules infectées par le virus.Pour accélérer la production d'anticorps, les chercheurs ont donné un petit coup de pouce, sous la forme de l'injection d'une protéine différente du VIH, le gp120.Trois groupes de cinq souris chacun ont ensuite été testés : le premier avec un virus de la rage sans VIH ; et les deux autres avec un virus de la rage recombiné à plusieurs variétés du VIH.« Pratiquement toutes les souris des deux derniers groupes ont réagi à l'attaque du virus du sida, en produisant des lymphocytes et des anticorps », affirment les chercheurs.« Notre but était de mettre au point un vaccin viral vivant contre le VIH », ont-ils poursuivi, en rappelant que, jusqu'à présent, les tentatives se concentraient sur des vaccins à partir de virus morts, qui ne « sont pas assez immunogéniques ».« La théorie consiste à créer un vaccin à partir d'un virus vivant, qui continue d'exprimer les antigènes du VIH et que le système immunitaire soit capable de percevoir.Cela revient à utiliser une version atténuée du VIH, sans recourir au VIH réel », ont-ils expliqué. 2LP0501A0307 PAGE A-5 MARDI 7 MARS 2LP0501A0307 ZALLCALL 67 00:51:46 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 5 Failli et en prison, Caruana cesse de rembourser le syndic Arrestation du présumé agresseur d'une jeune femme et de son bébé MARCEL LAROCHE Exaspéré par un bébé de quatre mois qui pleurait à chaudes larmes pendant que sa mère de 19 ans se faisait agresser sexuellement à la pointe d'un couteau, un homme lui aurait asséné un violent coup de coude sur la tête pour l'empêcher de crier.Grâce à une bonne description fournie par la jeune femme, les policiers de la CUM ont rapidement retracé l'auteur présumé de cette sauvage agression survenue dimanche matin dans un logement du sud-ouest de Montréal.Steve Lévesque, 26 ans, qui en n'est pas à ses premiers démêlés judiciaires en matière d'agression sexuelle, a été appréhendé dimanche midi par des policiers du poste de quartier 17 de la CUM dans un immeuble à logements du boulevard La Salle, à Verdun.Lévesque, qui se terrait dans l'appartement d'une connaissance, serait également le principal suspect dans une autre histoire à connotation sexuelle survenue tôt dimanche matin dans une résidence de la rue Reading, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal.Des policiers ont été appelés à cet endroit, vers 4 h du matin, après qu'un homme s'y fut introduit par effraction pour tenter d'agresser sexuellement une des locataires, une jeune femme de 25 ans.Ses cris de détresse ont suffi pour faire fuir l'agresseur.Les policiers étaient toujours sur les lieux de ce premier incident quand le même homme aurait récidivé, vers 5 h, en pénétrant par effraction dans une maison de la rue Évelyne, à Verdun.Sous la menace d'un couteau, il aurait alors forcé une jeune femme de 19 ans à avoir une relation sexuelle avec lui en présence de son bébé de quatre mois.Comme l'enfant ne cessait de pleurer, il lui aurait donné un coup de coude sur la tête.Lévesque a été pris en charge par les sergents-détectives Réjean Larocque et Michel Lacerte, de la section des agressions sexuelles du SPCUM.Il a déjà été condamné en 1996 à deux ans de prison pour agression sexuelle, voies de fait et vol qualifié.Il a été formellement inculpé, hier, d'agression sexuelle armée, au palais de justice de Montréal.ANDRÉ CÉDILOT Condamné à rembourser 90 000 $ à la suite d'une faillite de 28,5 millions, le chef mafieux Alfonso Caruana a cessé de payer le syndic depuis son arrestation à Toronto pour le trafic de tonnes de cocaïne, le 15 juillet 1998.Même si le caïd doit encore 47 500 $, le syndic Réjean Boudreau s'apprête à fermer le dossier en raison de la peine de 18 ans de pénitencier qu'un tribunal de la Ville reine vient de lui infliger.« Il n'y a plus rien à faire dans ce dossier.Il y a peu de chances que je puisse récupérer d'autres actifs pendant qu'il est en prison », a souligné le syndic montréalais pour expliquer sa décision de rayer le dossier d'Alfonso Caruana des fichiers de son entreprise.Lors de l'appel de La Presse, hier, M.Boudreau, suivant la procédure habituelle, se préparait à écrire au Surintendant des faillites, à Ottawa, pour l'informer de la situation du mafioso italien.Arrivé au Canada le 12 septembre 1968, Alfonso Caruana est devenu citoyen canadien dix ans plus tard.Avant de tomber dans les griffes de la GRC en 1998, Caruana, 54 ans, décrit comme le leader du clan Cuntrera/Caruana, avait respecté à la lettre le jugement l'obligeant à verser 90 000 $ s'il voulait être libéré de sa faillite.Le juge Derek Guthrie, de la Cour supérieure à Montréal, lui avait donné trois ans, moyennant des paiements de 2500 $ par mois, pour acquitter la facture.L'argent devait être versé au syndic, puis remis au ministère fédéral du Revenu, seul et unique créancier connu à ce jour.Le dernier paiement était prévu pour le 1er mars 2000.Selon M.Boudreau, Caruana avait fait parvenir ses chèques avec la régularité d'une horloge jusqu'au 2 juillet 1998.À sa souvenance, la plupart des 17 chèques reçus jusqu'à cette date étaient signés par sa femme, Giuseppina Caruana, 52 ans.Le montant total des paiements s'élève à 42 500 $.Avant de d'aller vivre à Woodbridge, près de Toronto, en 1996, le couple a longtemps fait la navette entre Montréal et le Venezuela, bases des activités illicites du clan Cuntrera/Caruana depuis le début des années 60.À moins d'être extradé en Italie où il est soupçonné d'un trafic de 5,4 tonnes de cocaïne remontant à 1994, Alfonso Caruana pourrait recouvrer la liberté après avoir purgé le sixième seulement \u2014 trois ans \u2014 de la peine de 18 ans de pénitencier qui lui a été infligée le 25 février.En attendant, le nom d'Alfonso Caruana continuera de figurer sur la liste des faillis au Canada.Steve Lévesque, 26 ans, accusé d'agression sexuelle armée.Internaute libéré sous caution Presse Canadienne OTTAWA Le jeune internaute de Gatineau accusé de distribution de pornographie infantile et qui aurait planifié de kidnapper, violer et tuer un enfant a pu recouvrer sa liberté, hier, moyennant une caution de 5000 $.Accompagné de ses parents et de son frère, Alain Robert, 18 ans, n'a manifesté aucune émotion durant sa brève comparution au palais de justice d'Ottawa.Debout dans le box des accusés, le regard vide et ses longs cheveux châtains, le jeune homme a interrompu son avocat à plusieurs reprises pour répondre lui-même au juge. 2LP0601A0307 A6 mardi 2LP0601A0307 ZALLCALL 67 00:54:15 03/07/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Île de Montréal L'EXPRESS DU MATIN Les tarifs de taxi haussés de 10% STÉPHANIE BÉRUBÉ Durement touchés par la montée du prix de l'essence, les chauffeurs de taxi de la province recevaient hier leur première bonne nouvelle depuis longtemps : la Commission des transports du Québec a annoncé dimanche qu'elle hausserait prochainement d'environ 10 % les tarifs de taxi.Le Regroupement québécois du taxi (RQT), qui représente 80 % des 8000 chauffeurs-propriétaires au Québec, avait demandé que les tarifs soient haussés en août dernier, soit bien avant que le prix de l'essence ne monte en flèche.Le RQT avait alors demandé que le tarif du départ passe de 2,25 $ à 2,33 $.Fait rare, la Commission leur offre une hausse supérieure à la demande : le taximètre affichera désormais 2,50 $ au départ.Et le client devra débourser 1,20 $ pour chaque kilomètre parcouru, alors que le tarif actuel est de 1,10 $.Par exemple, le consommateur qui paie actuellement 7,75 $ pour une course de cinq km devra débourser 8,50 $ pour le même trajet, une fois que la hausse des tarifs sera en application.C'est 0,75 $ qui fait tout de même le bonheur des chauffeurs : il s'agit de la première majoration de prix depuis juillet 1998.Selon Pierre Carrière, directeur de Royal Taxi, une branche de la société montréalaise Taxi Diamond, les chauffeurs sont heureux de cette hausse.« Ça va donner un bon coup de main : le travail de chauffeur de taxi n'est pas le plus rentable en ce moment », explique-til.M.Carrière savait que la Commission étudiait la possibilité d'accorder une hausse de 10 %, mais il n'attendait pas la réponse aussi rapidement.Selon lui, le contexte économique difficile pour les travailleurs qui dépendent du coût de l'essence aurait peut-être accéléré le processus.« Le gouvernement a sûrement tenu compte de la situation actuelle », dit-il.Chez Taxi Newman Lafleur de Verdun, hier, les chauffeurs étaient aussi contents de savoir que les tarifs augmenteraient, mais il n'y avait pas d'explosion de joie pour la simple raison qu'en ce moment, cette hausse ne fera que couvrir les frais additionnels attribuables au prix de l'essence.Selon Pierre Carrière, les chauffeurs de taxi dépensent entre 75 $ et 100 $ de plus par semaine à cause du coût élevé du plein d'essence.Voilà pourquoi le RTQ a accueilli cette annonce avec réserve, déclarant que la hausse des tarifs n'est en fait qu'une solution temporaire.Selon le Regroupement, si les prix du diesel continuent de monter, une augmentation de l'ordre de 10 % n'aura aucune incidence sur le niveau de vie des chauffeurs de taxi.Les nouveaux tarifs devraient entrer en vigueur dans quelques semaines.Microsoft poursuit deux commerces n Microsoft Canada doit faire part aujourd'hui de poursuites contre Metrok PC et PC-PRO, deux commerces d'ordinateurs de Montréal qu'elle accuse d'avoir piraté ses logiciels.Le fabricant allègue que les commerçants ont distribué des logiciels non autorisés avec les ordinateurs qui étaient vendus aux consommateurs.Microsoft, dont le siège social est à Seattle, a également conclu un règlement avec une troisième entreprise, dont le nom n'a pas été révélé en raison des termes de l'entente.Les deux poursuites, qui sont intentées en Cour fédérale, font suite à une enquête menée par Microsoft chez des détaillants montréalais soupçonnés de pirater des logiciels.Microsoft a commencé à cibler certains commerces suspects il y a deux ans.Ses enquêteurs se sont rendus jusqu'à maintenant dans quatre villes canadiennes.Le Maurice Richard de Brébeuf flanche n Le hockeyeur mécanique des collèges Brébeuf et Bois-de-Boulogne a terminé septième au concours de robotique canadien FIRST, samedi à Hamilton.« Le système électrique a complètement foiré », explique Jean- Pierre Khlot, de Brébeuf.« On devait tirer manuellement.» Les déboires du robot Ciboulette ne se sont pas limités à la patinoire : au moment de leur laïus au jury, les cégépiens se sont rendus compte que le projecteur ne marchait pas.Brébeuf était arrivé quatrième l'an dernier.Vol de voitures n La police des Seigneuries fait face à une mystérieuse affaire de vol de voitures : des véhicules volés dans l'État de l'Iowa, aux États-Unis, ont été retrouvés dans la municipalité de Saint- Lazare, à l'ouest de Montréal.Les trois automobiles étaient légalement enregistrées au Québec, bien qu'officiellement déclarées volées en Iowa, tout cela sous le même numéro de série.Une enquête en cours devrait déterminer comment ces véhicules, dérobés en décembre dernier, se sont retrouvés au Québec.Un homme de 32 ans a comparu vendredi dernier relativement à cette affaire.Il a dû répondre à quatre chefs d'accusation de possession de biens criminellement obtenus.Cuisine collective n La ministre des Affaires municipales, Louise Harel, était dans sa circonscription hier alors qu'on inaugurait le nouvel emplacement de la Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve dans les anciens locaux de la caisse populaire Desjardins Hochelaga, rue Adam.Mme Harel en a profité pour rappeler que le Fonds de développement de la métropole a versé 225 000 $ à l'organisation pour soutenir son expansion.La Cuisine offre aux gens du quartier des moyens pratiques pour améliorer leur alimentation.Depuis 1994, on y donne aussi une formation pour les adultes souhaitant intégrer le marché du travail.Finalement, on y a ajouté un programme de production et de livraison quotidienne de repas ainsi qu'un service de buffet.La Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve existe depuis 1986 ; elle était alors la première cuisine collective du Québec.Poursuite contre Air Satellite n Un proche de l'une des sept victimes qui ont péri dans l'écrasement d'un avion d'Air Satellite le 7 décembre 1998 au large de Pointe-Lebel, sur la Côte- Nord, intente une poursuite contre le propriétaire de la compagnie aérienne.Raynald Rondeau poursuit la compagnie et les assureurs du transporteur régional pour près d'un million de dollars à la suite du décès de sa conjointe Marlène Girard, âgée de 37 ans.M.Rondeau allègue dans sa réclamation la perte de revenus et de soutien, ainsi que le vide affectif causé par l'absence de celle qui partageait sa vie depuis six ans.La poursuite attribue l'entière responsabilité de l'écrasement à Air Satellite.L'avocat de Raynald Rondeau ajoute aussi que son client a été affecté par la forte médiatisation de la tragédie.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le tarif de base du taxi passe de 2,25$ à 2,50$.Chaque kilomètre parcouru coûtera 1,20$ au lieu de 1,10$.Printemps trompeur Magnifique temps de printemps : il faisait 5 degrés hier au centre-ville de Montréal et il devrait faire environ 9 aujourd'hui et 7 demain.Beau temps pour être en congé et se prélasser au soleil, comme ces deux femmes, direz-vous.Erreur.Sylvie et Marie-Josée sont en plein travail ! Elles ont en mains des dispositifs de comptage et déterminent le nombre de passants qui circulent sur l'avenue Mc Gill College.Espérons seulement qu'elles auront terminé vendredi puisque la température devrait chuter sous zéro, nous rappelant que l'hiver n'est pas fini ! Têtes d'affiche Les musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal joueront les mannequins à l'occasion d'une soirée « mode et musique » permettant d'assister à la présentation des collections printemps-été des boutiques du Centre Rockland.Placée sous la présidence d'honneur de Jocelyne Turcotte et de Jean-Claude Poitras, cette activité bénéfice aura lieu au Cabaret du Casino de Montréal, le lundi 20 mars, à compter de 18h30.Les créations de cinq couturiers québécois seront du défilé de mode, soit les griffes de Dénommé Vincent, Marie Saint-Pierre, Michel Desjardins, Philippe Dubuc et Simon Sebag.Coût : 150 $ et 200 $.Renseignements : 870-7413.n n n Rémi Marcoux Le Centre international de résolution des conf l i t s e t d e médiation, qui vise à enrayer la violence dans le milieu scolaire, lance une première campagne de financement, sous la présidence d'honneur de Rémi Marcoux, président et chef de la direction du groupe Transcontinental.Celui-ci est heureux d'endosser l'organisme qui a déjà formé plus de 100 000 écoliers, de 250 écoles du Québec, dans le cadre de son programme de résolution de conflits et de médiation.Ces jeunes sont ainsi aptes à intervenir pour que les écoliers trouvent eux-mêmes des solutions à leurs conflits.L'organisme prend par ailleurs une envergure internationale avec une première expérience menée au Pérou en collaboration avec le CECI et devrait faire bientôt une présentation de son programme à l'Unesco.Renseignements : CIRCM, 774, boulevard Saint-Joseph Est, Montréal (Québec) H2J 1K9.Tél.598-1522.n n n Pierre Desautels Pierre Desautels, présidentfondateur de l'entreprise Bouchons procaps, de Rivière-des- Prairies, a remporté le Prix des médias de la relève, décerné lors du colloque annuel de la Fondation de l'entrepreneurship.Le jeune entrepreneur soutient qu'une bonne partie de sa réussite en affaires est attribuable à son ex-employeur, François Boucher, président de Plastiques Mirabel, qui l'a parrainé et conseillé dans ses démarches de démarrage de son entreprise qui fabrique des bouchons de plastique.n n n Table ronde sur les perspectives d'avenir des relations France-Québec, organisée par la chaire Téléglobe- Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM, et le Conseil des relations internationales de Montréal, avec Philippe Séguin, Anne Légaré, Jean-François Lisée et Frédéric Bastien.Le tout a lieu jeudi, à compter de midi, au local DS-R510 du pavillon J-A De Sève de l'Université du Québec à Montréal, 320, rue Sainte-Catherine Est.RSVP : 987-6781.Les panélistes participeront par la suite à une session de dédicace de leurs livres (14h à la salle DS-1570).n n n C'est jeudi, à l'hôtel Reine Elizabeth, qu'aura lieu le traditionnel défilé de mode de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine mettant en vedette les collections de Simon Chang, de Wayne Gretsky pour hommes, et des boutiques du Centre Rockland.Coût : 150 $.Renseignements : 345-4710.n n n L'écrivaine péruvienne Pilar Dughi donnera une conférence dans le cadre de la Celebracion de la escritura femenina contemporanea de la Americas, qui se déroule à l'Université Concordia.Elle traitera à cette occasion de création littéraire.Le tout aura lieu jeudi, à compter de 19h15, au local H-767 de l'édifice Hall (1455, boulevard de Maisonneuve Ouest), de l'Université Concordia.Renseignements : 848-2317.n n n La fondation Thérèse F.-Casgrain, qui décerne des bourses de recherche pour l'étude, la promotion et le développement des intérêts économiques, politiques et sociaux des femmes canadiennes, vient d'élire son comité exécutif, maintenant présidé par Khatoune Témisjan.Elle est assistée de Monica Matte, à la vice-présidence, de Marika Deschamps, comme trésorière assistée de Louise Brousseau, alors que Lise Ravault a été élue secrétaire.Renseignements : Fondation Thérèse F.-Casgrain, C.P.551, Station H, 1970, rue Sainte- Catherine Ouest, Montréal (Québec), H3H 1M4.n n n Marc De Serres Le bal annuel du Musée d'art contemporain, qui se tiendra sous la présidence d'honneur de Marc De Serres, président de Omer De Serres, aura lieu le jeudi 30 mars, dans les salles d'expositions transformées en salles de bal pour l'occasion.Au programme : dîner et tirages.Coût : 300 $.Renseignements : 847-6271.n n n Serge Lama donnera un spectacle- bénéfice au profit de la fondation Montmorency (du collège du même nom à Laval), jeudi, à la salle André-Mathieu de Laval.Cette soirée se tiendra sous la présidence d'honneur de François Castonguay, vice-président à la direction d'Uniprix.Renseignements : (450) 975-6121.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 2LP0701A0307 a07 mardi 7 mars 2LP0701A0307 ZALLCALL 67 00:52:35 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 7 Marcel Pepin (1926-2000) Une vie consacrée à la moralité publique et à une certaine éthique PIERRE VENNAT Marcel Pepin, décédé hier à l'âge de 74 ans, fut un des plus grands syndicalistes que le Québec ait connu.C'était aussi un intellectuel et il a terminé sa carrière comme professeur d'université après avoir consacré 32 ans de sa vie à la CSN.Et bien après qu'il eut quitté la présidence de l'organisme, M.Pepin a continué à mener le combat qui a marqué toute sa vie publique : celui de l'équité, de la solidarité.« Si la moralité publique, si une certaine éthique ne reviennent pas au premier rang de nos exigences collectives, c'est tout le Québec qui risque de sombrer de façon inexorable dans ce type de déchéance qui frappe les peuples et les sociétés qui n'ont pas su garder le cap sur un idéal de vie », avait-il déclaré devant la Chambre de commerce de Québec, au milieu des années 90.C'est que, même retraité, l'homme ne pouvait admettre le règne du sauve-qui-peut et du chacun pour soi.« On oublie facilement le voisin et, quand on y pense, c'est trop souvent pour l'écraser », avait-il alors ajouté.Marcel Pepin a beaucoup réfléchi, il a beaucoup écrit sur ce que devait être le syndicalisme québécois et sur son rôle dans la société.Il a également été un de ceux qui ont tâché d'imaginer ce qu'aurait pu être un socialisme québécois démocratique, comme il en existe un en France avec le Parti socialiste ou en Grande-Bretagne avec le Labour.Président de la CSN de 1965 à 1976, M.Pepin n'a quitté la centrale qu'en 1980 pour devenir professeur à l'Université de Montréal, poste qu'il conserva jusqu'à sa retraite, plus de dix ans plus tard.En 1981, il avait pris la présidence du Mouvement socialiste, qui venait de naître, et l'abandonna en 1985.Ce fut un de ses rares échecs.Il est entré à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), ancêtre de la CSN, en 1948, alors que tout frais émoulu de la faculté des sciences sociales de l'Université Laval, il s'était joint comme permanent à la Fédération du textile.L'année suivante, il passait à la Fédération de la métallurgie, où il oeuvra pendant 12 ans, jusqu'à ce qu'il soit élu secrétaire général de la CSN sous Jean Marchand, au début des années 60.Lorsque celui-ci se lança en politique fédérale en 1965, M.Pepin le remplaça à la présidence et dès son arrivée, il amorça, dans ses célèbres rapports moraux, une réorientation idéologique de la centrale dans le sens d'une critique plus radicale du capitalisme et de la recherche d'un socialisme à caractère démocratique.Sa présidence fut marquée par trois rondes de négociations dans le secteur public, dont l'une, en 1972, devait le mener en prison pendant quelques mois, avec ses collègues Louis Laberge de la FTQ et Yvon Charbonneau de la CEQ, les trois ayant été reconnus coupables d'outrage au tribunal pour avoir conseillé la poursuite d'une grève illégale.C'est pendant qu'il est en prison que trois des cinq membres du bureau de direction de la CSN préparent le schisme qui mènera à la création de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).Pour les empêcher de s'emparer de la CSN, M.Pepin en appelle de sa condamnation et sort de prison (il purgera le reste de sa sentence l'année suivante).Les dégâts sont quand même importants.Les fonctionnaires provinciaux et les syndiqués de l'aluminium du Saguenay-Lac- Saint-Jean quittent la CSN pour devenir des syndicats indépendants et la CSD est par ailleurs créée.Cela dit, la CSN d'aujourd'hui, bien que différente, est toujours aussi vigoureuse et Marcel Pepin n'a jamais regretté ses actions passées.Ni cherché à tout prix à être aimé, même s'il a toujours été un homme respecté.« La CSN a dérangé dans le passé.Elle dérange encore aujourd'hui.Si elle devait cesser de déranger, si elle devait se fondre au moule capitaliste et néolibéral, ce ne serait plus la CSN que j'ai connue.Il y a cependant un prix à payer à cette exigence.Un prix parfois élevé.Mais durant mon terme à la présidence de la centrale et durant toute ma vie militante, j'ai toujours cru qu'il valait mieux être respecté que vouloir, à tout prix, être aimé », avait-il déclaré en 1997, lors du 75e anniversaire de la centrale.Bien sûr, Marcel Pepin admettait que les temps avaient changé et il reconnaissait que le radicalisme qu'il avait imprimé à la CSN durant sa présidence n'était plus envisageable à la fin du vingtième siècle.Mais il n'avait toutefois pas abandonné le combat contre le libéralisme économique.Lui qui avait présidé la Confédération mondiale du travail de 1973 à 1981 croyait plutôt que les organisations syndicales internationales seraient appelées à prendre de l'ampleur.« Dans mon temps elles s'occupaient surtout des droits humains bafoués par les dictatures.Aujourd'hui, elles doivent vaincre l'individualisme qui règne dans des pays importants comme les États-Unis.Certains diront que je rêve, mais l'avenir de millions de travailleurs dépend de la force que prendront les syndicats internationaux », confiait-il en 1996.« Le risque est immense quand une infime minorité, bien à l'abri dans un cocon, s'en tire allègrement, pendant que, tout autour, la majorité, à qui on impute toutes les fautes, en est réduite à ne subsister que d'allocations de chômage ou d'assistance, d'expédients plus ou moins honorables, de boulots mal payés, de travail au noir et autres activités qui ne génèrent aucune richesse collective », concluait celui qui, sans avoir le style flamboyant d'un Michel Chartrand, a toutefois fait davantage pour faire progresser non seulement la CSN, mais toute la société québécoise.«J'ai toujours cru qu'il valait mieux être respecté que vouloir, à tout prix, être aimé.» PHOTOS La Presse © 1973, Marcel Pepin lors d'un Conseil confédéral de la CSN.En mai de la même année, à sa sortie de la prison d'Orsainville, avec Yvon Charbonneau et Louis Laberge.En 1965, un nouveau président songeur et avec son prédécesseur Jean Marchand et finalement, à sa sortie d'une rencontre avec René Lévesque, alors ministre libéral.Un négociateur tenace, parfois entêté La Presse et PC L'ancien président de la CSN, Marcel Pepin, décédé à l'hôpital dans la nuit de dimanche à lundi, entouré des siens, était issu d'une famille modeste du quartier Rosemont à Montréal.Les préoccupations sociales de Marcel Pepin ont marqué ses actions tout au long de sa vie.On rappelle notamment qu'il a multiplié les interventions pour la nationalisation de l'électricité, la réforme du Code du travail et l'instauration d'un régime des rentes.Durant de la crise d'octobre, il a dénoncé, de concert avec la CEQ et la FTQ, tant les actions du FLQ que la mise en application de la Loi des mesures de guerre.Lors du premier front commun, en 1972, qui s'était soldé par une grève générale de 11 jours et l'incarcération pendant quatre mois des trois chefs syndicaux, le mouvement syndical avait obtenu le salaire minimum de 100 $ par semaine dans tout le secteur public, une clause d'indexation et la réduction des écarts salariaux.Robert Burns, ancien ministre péquiste et juge au Tribunal du travail a dit qu'il a toujours eu une grande admiration pour Marcel Pepin.« En 1962 c'est lui qui m'a embauché à la CSN alors qu'il occupait le poste de secrétaire général.Je l'ai vu à l'oeuvre et je peux témoigner de ses grandes qualités de négociateur.Il fut l'un des véritables hommes de gauche du Québec.Sa vision allait beaucoup plus loin que le seul milieu syndical.Lors de la publication en 1971 du manifeste Ne comptons que sur nos propres moyens , il indiquait que l'action sociale se devait de dépasser les seuls intérêts des salariés.» Fernand Daoust, ex-président de la FTQ, dit de Marcel Pepin qu'il était un bon négociateur « tenace et même entêté », notamment lors des négociations dans le secteur public.« Il a tenu la barre de la CSN au cours d'une période fort difficile pour la centrale, marquée par le départ de plusieurs dizaines de milliers de membres, entre autres lors de la scission qui a donné naissance à la Centrale des syndicats démocratiques en 1972.C'est un homme qui a marqué le mouvement syndical au Québec.» Henri Massé, président de la FTQ, a souligné à quel point « les batailles menées par nos aînés continuent de profiter aujourd'hui à tous les syndiqués et à la population en général ».Puis, « au nom de la FTQ, je transmets aux dirigeants et aux membres de la CSN nos plus sincères condoléances ».Quant à Michel Chartrand, syndicaliste à la retraite, il a déclaré : « Je n'ai rien à dire ».Abe Limonchik, président du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal a tenu à rappeler la solidarité de Marcel Pepin avec les Montréalais qui luttent « depuis plus de trente ans pour instaurer une authentique gouvernance démocratique à Montréal ».Dans un communiqué émis par le RCM hier, on souligne que les militants sont touchés personnellement par le départ de « ce grand Montréalais qui a influencé notre société tant dans son évolution sociale que dans sa recherche de solidarité ».Rappelons qu'aux dernières élections municipales, Marcel Pepin, avec d'autres personnalités montréalaises, avait appuyé publiquement le RCM.Enfin, Jean Charest, le chef de l'Opposition officielle au gouvernement du Québec, s'est dit attristé par le décès de l'ex-président de la CSN.Il note qu'il aura marqué son époque et le monde des relations de travail en y jouant un rôle de premier plan.« Marcel Pepin a toujours démontré que le mieux-être des travailleurs était au coeur de son engagement.Le plus bel hommage qui lui a été rendu se trouve sur l'inscription que ses collègues ont fait graver sur la sculpture qui lui fut remise lorsqu'il a quitté la présidence de la CSN : À Marcel Pepin, défenseur des droits, travailleur irréductible.Pour tes combats, pour tes audaces, pour ta clairvoyance, monsieur le président, merci.» 2LP0801A0307 PAGE A-8 MARDI 7 MARS 2LP0801A0307 ZALLCALL 67 00:50:51 03/07/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Photos intimes d'un couple diffusées sans son consentement CHRISTIANE DESJARDINS Un couple outremontais qui s'était fait faire des photos érotiques personnelles a eu la surprise de sa vie en les voyant affichées dans des sex-shops, sur les cartes d'affaires du photographe, sur Internet ainsi que dans un magazine pornographique.Le couple s'est empressé hier de demander une injonction interlocutoire visant à faire détruire et interdire l'affichage de toutes ces photos, d'autant plus que l'homme et la femme affirment être pleinement reconnaissables sur les photos.Ils n'ont jamais donné leur consentement à la diffusion de ce matériel, disent-ils.Selon les documents déposés hier au palais de justice de Montréal, toute cette affaire a commencé quand le couple a visité le Salon de l'amour et de la séduction de Montréal en février 1999.L'homme, représentant pour une multinationale, et la femme, propriétaire d'une garderie en milieu familial, se sont spécialement intéressés au kiosque du photographe Michel Létourneau, de Saint- Constant.Ils ont arrangé avec lui une séance photos de quatre heures qui a eu lieu au début du mois de mai.L'homme et la femme, qui se fréquentent depuis 1998, ont été très satisfaits des photos, pour lesquelles ils ont déboursé 919,04 $.Plusieurs mois plus tard, une représentante du photographe téléphone à la maison du couple pour demander la permission d'utiliser une de leurs photos sur la carte d'affaires du photographe.Elle fait valoir que la photo sera toute petite et que les visages seront dans l'ombre, donc méconnaissables.Le couple demande à voir une épreuve avant de donner son consentement.Les choses en restent là et le couple n'entend plus parler de rien.Jusqu'à ce que l'homme se retrouve dans un magasin d'articles érotiques de la rue Sainte-Catherine, Sexe-Cité, en décembre 1999.Il voit alors avec stupéfaction qu'une de leurs photos aux dimensions de 91/8 po sur 121/8 po est affichée bien en vue pour annoncer les services du photographe.Sur place, on distribue aussi des cartes d'affaires du photographe où apparaît la même photo ! Le même jour, l'homme va vérifier sur le site Internet du photographe Létourneau : trois autres photos du couple sont là.Informée, la femme ressent alors une « grande frustration » et se rend dans un autre magasin d'articles érotiques, Erotim, situé avenue du Mont-Royal.En découvrant qu'une de ses photos est affichée, elle demande au vendeur de l'enlever immédiatement.Comme il refuse, dans « un soubresaut de révolte et de désespoir » la femme se précipite pour arracher l'affiche, mais on l'en empêche.Quelques jours plus tard, le couple découvre que ses photos se retrouvent aussi dans le magazine pornographique Érosphère, toujours aux fins de publicité pour le photographe Létourneau.Le couple veut faire détruire toutes ces photos, ainsi que les négatifs qui sont en circulation.Un autre cas similaire dans Voir et Mirror Par ailleurs, une jeune femme, Sylvie Blanchette, dont la photo a été utilisée sans son consentement pour faire mousser le service Connexion, une ligne de rencontre annoncée dans les hebdomadaires Voir et Mirror, vient d'intenter une poursuite de 70 000 $ contre Connexions Québec, ses propriétaires, de même contre la graphiste qui a monté la publicité, Julia Martin.La photo de Mme Blanchette a paru dans le Mirror du 7 octobre 1999 au 7 février dernier, et dans le Voir du 13 janvier au 2 février dernier.La photo aurait été reprise d'une banque d'images et mise sur le marché par l'entreprise Corel Corporation.Or, le guide et la licence de cette entreprise spécifient qu'il est interdit d'associer les photos d'individus à des produits ou services.Mme Blanchette, qui travaille dans le domaine de la restauration, allègue qu'elle n'aurait jamais donné son consentement pour apparaître dans une ligne de rencontre, qu'elle n'a d'ailleurs jamais utilisée, et signale qu'elle a subi les railleries et quolibets de son entourage à la suite des publications mentionnées.Bel et bien noyée dans la lessiveuse La petite Jessica Breton s'est bel et bien noyée en chutant accidentellement dans la cuve de la lessiveuse familiale, à Laval.C'est à cette conclusion qu'en arrive le coroner René-Maurice Bélanger, qui a dévoilé hier les résultats de l'autopsie pratiquée samedi sur le corps de la fillette de quatre ans et demi.L'enfant avait été retrouvée inanimée vendredi dernier, la tête et le corps submergés dans l'eau de la lessiveuse toujours en marche.Se basant sur les constatations faites par le docteur Michèle Houde, pathologiste du Laboratoire de médecine légale de Montréal, le coroner croit que la petite victime était assise sur la sécheuse à linge lorsqu'elle serait tombée dans la lessiveuse voisine en tentant vraisemblablement de récupérer une tasse à mesurer le savon qu'elle venait d'échapper.Le coroner Bélanger a aussi précisé que la fillette, qui ne pesait que 28 livres, était atteinte d'une malformation cardiaque appelée tétralogie de Fallot qui entraîne un retard de croissance. 2LP0901A0307 a09 mardi 7 mars 2LP0901A0307 ZALLCALL 67 00:52:51 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 9 CSDM : moratoire en vue sur les écoles à vocation particulière La CSDM dénonce les tactiques « dilatoires » de la CSEM MARC THIBODEAU Les commissaires indépendants de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) veulent imposer un moratoire sur le développement des écoles à vocation particulière jusqu'à ce que l'organisme se soit doté d'une politique en bonne et due forme à ce sujet.La commissaire Colette Provost doit présenter demain soir lors du conseil des commissaires une proposition en ce sens.« Pour l'instant, on procède à la pièce pour prendre des décisions, souvent à partir d'informations qui nous sont présentées à la dernière minute », note Mme Provost.Elle s'inquiète tout particulièrement de l'impact que la sélection exercée par les écoles à vocation particulière \u2014 école internationale, option musique, etc.\u2014 peut avoir sur les enfants rejetés.La commissaire préférerait que les options sélectives existantes soient offertes à tous les élèves dans les écoles de quartier.Mme Provost souhaite que le service des ressources éducatives de la CSDM étudie l'ensemble des programmes sélectifs actuellement offerts par les écoles, ainsi que leur impact, avant de proposer une politique globale à ce sujet.Le chef de file des commissaires indépendants, Robert Cadotte, estime qu'un tel exercice s'impose.« C'est un sujet vieux comme le monde.Tout le monde a quelque chose d'intelligent à dire à ce sujet, mais on manque de données », dit-il.Le président du Regroupement scolaire confessionnel, Michel Pallascio, se dit favorable à l'idée d'une telle étude, mais s'inquiète du moratoire demandé.« Il faudra le circonscrire dans le temps », dit-il.Le conseil des commissaires devra aussi se prononcer demain sur une proposition du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) portant sur la rentrée scolaire.La présidente de la CSDM, Diane De Courcy, souhaite qu'une séance spéciale soit tenue avec les représentants des quartiers touchés par le manque d'espace pour préciser comment se déroulera la rentrée.Elle demande de plus qu'un comité de suivi soit mis sur pied pour élaborer un plan d'action couvrant l'ensemble des besoins de la commission scolaire dans ce domaine.Le dossier, juge-t-elle, « patauge » et le moment est venu de donner un coup de barre.Le négociateur de la CSDM, Robert Cadotte, juge de son côté que les préparatifs pour la rentrée vont bon train.Il ne voit pas la nécessité dans un tel contexte de tenir une réunion spéciale.Le comité de soutien lui paraît également superflu.MARC THIBODEAU La Commission scolaire de Montréal (CSDM) déplore que la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) ait « encore une fois » recours à des tactiques « dilatoires » pour éviter de lui transférer certaines de ses écoles.Le négociateur de la CSDM, Robert Cadotte, a finalement réagi publiquement en ces termes hier au dévoilement par la CSEM d'un rapport démontrant que la commission scolaire francophone dispose de plus d'une cinquantaine d'immeubles loués qui pourraient lui servir pour remédier à ses problèmes d'espace.La CSEM souhaitait ainsi convaincre le ministre de l'Éducation, François Legault, de ne pas imposer par une loi le transfert d'une école, Francesca Cabrini, qu'elle souhaite conserver.La CSDM affirme qu'elle ne voulait pas répondre à l'intervention de la CSEM pour « éviter d'entretenir un débat inutile ».L'« inquiétude » manifestée par les parents, qui s'interrogent sur les causes du manque d'espace, l'a toutefois obligée à le faire pour « rétablir les faits ».Selon M.Cadotte, les immeubles loués par la CSDM ont subi des modifications majeures au fil des ans et ne peuvent être utilisés pour accueillir des élèves sans investissements considérables.Les immeubles utilisables ont déjà été intégrés au plan de développement de la commission scolaire pour répondre à des « besoins essentiels », notamment dans le secteur de formation des adultes, assure-t-il.L'exécole Marie-Médiatrice, un immeuble vacant qui est souvent donné comme exemple par la CSEM, doit servir à cet effet.Le négociateur a ajouté hier que le ministère et le directeur général de la CSDM avaient passé en revue la liste des immeubles loués à la suite de la diffusion du rapport de la CSEM.« Ils ont confirmé que nous utilisons nos immeubles de façon optimale », note M.Cadotte.Le porte-parole du ministre, Alain Leclerc, a déjà indiqué en réaction au rapport de la CSEM que le gouvernement s'assurait de l'usage optimal des immeubles avant de procéder à tout transfert entre commissions scolaires.Le projet de loi est conséquemment toujours à l'ordre du jour.La commission scolaire anglophone n'a pas voulu commenter le dossier hier, son président, George Vathilakis, désirant prendre le temps de « bien analyser » l'intervention de la CSDM.Il plaidera coupable pour une affaire de porno juvénile CHRISTIANE DESJARDINS David Wadsworth, 45 ans, un ex-assistant- directeur de l'école John Rennie, à Pointe-Claire, a l'intention de plaider coupable aux accusations de possession de matériel pornographique infantile auxquelles il fait face.C'est du moins ce que son avocat, Me Charles Beaudoin-Côté, a indiqué hier, alors que son client devait comparaître devant la cour municipale de Montréal pour cette affaire.Wadsworth n'était toutefois pas présent, et l'affaire a été reportée au 26 avril.C'est parce qu'elle était intriguée des activités sur Internet de Wadsworth que la Commission scolaire Lester B.Pearson, qui chapeaute l'école John Rennie, avait amorcé une enquête interne à son sujet l'automne dernier.Cette affaire fortement médiatisée a fait surgir d'autres plaintes, si bien qu'il a été arrêté de nouveau à la fin février.Cette fois, on ne l'accusait pas de crimes virtuels, mais d'agressions sexuelles véritables sur trois élèves, commises entre 1983 et 1986, alors qu'il était enseignant à Pincourt.Il a comparu au palais de justice de Valleyfield le 28 février, et a pu obtenir sa liberté provisoire en versant une caution de 1000 $ et en promettant de se soumettre à de strictes conditions. 2LP1099A0307 PAGE A-10 MARDI 7 MARS 2LP1099A0307 ZALLCALL 67 09:03:02 03/07/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Île de Montréal Des étudiants bricolent une motoneige écologique ANDRÉ PRATTE Des Laurentides québécoises au célèbre parc Yellowstone, en passant par le nouveau parc provincial des Hautes-Gorges, des citoyens se mobilisent contre la pollution et le bruit émis par les motoneiges.De toute évidence, les fabricants devront un jour ou l'autre produire des véhicules plus propres et moins bruyants.Peut-être s'inspireront-ils alors des travaux de Patrice Seers, étudiant en génie mécanique de l'École de technologie supérieure (ETS).Dans les ateliers de l'École, Seers et quelques camarades sont à mettre la dernière main à une motoneige Polaris qu'ils ont modifiée dans l'espoir de la rendre plus écologique.Cette motoneige sera l'une de sept évaluées à la fin du mois dans le cadre d'une compétition lancée aux États-Unis par la Society of Automobile Engineers.Outre donner une occasion aux étudiants en génie de travailler sur un projet concret, le Clean Snowmobile Challenge 2000 vise à sensibiliser les fabricants de motoneiges à la possibilité de produire des engins plus respectueux de l'environnement.« Si nous pouvons leur donner un coup de pouce et trouver de bonnes idées, ce sera une nouvelle étape de franchie, a expliqué à La Presse l'une des organisatrices de la compétition, Lori Fussell.Les étudiants essaieront peut-être des choses auxquelles des ingénieurs aguerris n'avaient pas pensé.» Les motoneiges sont des véhicules passablement polluants, leur moteur à deux temps émettant des niveaux appréciables d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures non brûlés.Ces émissions ne sont pas contrôlées aux États-Unis ni au Canada, mais les deux gouvernements concoctent une réglementation à ce sujet.Patrice Seers et son équipe ont modifié le moteur de leur motoneige pour en faire un moteur à injection directe, ce qui à leur avis permettra de diminuer les émissions polluantes de moitié.Bric-à-brac Plusieurs États américains imposent des limites au bruit généré par les motoneiges.En général, ces limites sont de 78 décibels à une distance de 50 pieds, lorsque la motoneige est en pleine accélération, et de 73 décibels lorsque la motoneige circule à 15 milles à l'heure.Au Québec, le ministère des Transports exige simplement que les motoneiges soient munies d'un système d'échappement.Les étudiants de l'ETS ont conçu un silencieux comportant trois chambres, isolé le capot, et apporté des modifications à la chenille.« Nous devrions pouvoir atteindre 72 décibels », estime Seers.« Devrions », car bien qu'il parte dans dix jours pour le Wyoming, Seers n'a toujours pas pu tester sa Polaris modifiée.En effet, le banc d'essai de moteurs de l'ETS est inutilisable en raison d'un bris du système de ventilation.Une tuile qui est venue s'ajouter à toutes sortes de difficultés et de retards.« J'appelle ça un projet contre l'adversité.Je suis certain que nous sommes l'équipe qui a eu le plus de malchances ! », lance Patrice Seers.Dans l'esprit de l'étudiant, il ne fait aucun doute que les fabricants de motoneiges seraient en mesure de construire des engins moins polluants et moins bruyants.« Si des étudiants sont capables de le faire avec leur bric-à-brac, les multinationales n'auraient qu'à puiser dans leurs ressources (pour y arriver) », dit-il.Sauf qu'une motoneige plus propre et plus silencieuse, c'est aussi une motoneige moins performante et plus chère.« Si un fabricant produit un tel véhicule, mais que ça augmente le prix, les gens ne l'achèteront pas », fait remarquer Lori Fussell.D'où la nécessité d'une réglementation qui imposerait les mêmes exigences à tous les fabricants.Chez Bombardier, une porte-parole, Geneviève Dion, a soutenu que l'entreprise « a toujours travaillé sur cette question.» « Nos motoneiges respectent toutes les normes, bien qu'elles soient de plus en plus puissantes », souligne-t-elle.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Patrice Seers et sa motoneige écologique.Du Coca-Cola en exclusivité à Mc Gill ?La direction attend le verdict des étudiants, qui se prononcent cette semaine MARC THIBODEAU La direction de l'Université Mc Gill, qui négocie depuis plusieurs mois une entente d'exclusivité avec Coca-Cola, accorde une réelle importance au résultat du référendum qui commence ce matin sur le campus.Elle refuse pour autant de garantir qu'elle n'ira pas de l'avant advenant une réponse négative.« Nous avons le droit de signer le contrat sans l'appui des étudiants, mais j'ai l'impression que nous serons moins disposés à aller de l'avant s'ils y sont majoritairement opposés », a indiqué hier la porte-parole de l'université, Kate Williams.L'entente à l'étude ne représente « pas beaucoup d'argent » pour l'administration et vise d'abord et avant tout à favoriser les étudiants, dit-elle.L'association avec Coca-Cola divise la communauté estudiantine, les partisans du Oui et du Non se livrant une farouche bataille en vue d'obtenir gain de cause lors du référendum, qui se déroule jusqu'à jeudi parallèlement à l'élection des dirigeants de l'association étudiante.Les deux camps ont d'ailleurs enfreint certaines des règles électorales en faisant campagne.Le président sortant de l'association, Andrew Tischler, qui est partie prenante aux négociations avec Coca-Cola, estime qu'il faut trouver de nouvelles sources de financement pour assurer la survie de l'université puisque le gouvernement demeure « indifférent » à l'effet des compressions imposées au cours des dernières années.L'entente avec le distributeur de boissons gazeuses, qui doit générer des revenus de plus de dix millions sur dix ans, ne constitue pas une solution « idéale », convient-il.« Ce n'est pas que l'on adore Coca- Cola, c'est plutôt qu'on aime Mc Gill », dit M.Tischler.Si l'entente est rejetée, les distributeurs de boissons gazeuses continueront tout de même d'être présents sur le campus, fait valoir le leader étudiant.Samira Rahmani, une étudiante en sciences qui fait partie du comité du Non, ne voit pas les choses du même oeil.Elle s'insurge contre la confidentialité de l'entente, exigée par Coca-Cola, et refuse de voir le nom de l'Université Mc Gill associée à un fabricant de boissons gazeuses.Le vice-président externe de l'association des étudiants en droit, François Tanguay-Renaud, juge qu'une telle entente pourrait envoyer un message indésirable au gouvernement au moment où celuici s'apprête à réinvestir dans le réseau universitaire.À l'instar de Mme Rahmani, il juge que l'administration serait très mal avisée de ne pas se plier au résultat du référendum.L'Université du Québec à Montréal et l'Université Laval ont fait une croix récemment sur de telles ententes après que leurs étudiants eurent signalé leur opposition, parfois avec véhémence. 2LP1199A0307 PAGE A-11 MARDI 7 MARS 2LP1199A0307 ZALLCALL 67 09:05:24 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 11 Le triomphe de l'automobile La voiture gagne du terrain presque partout dans le monde ANDRÉ PRATTE Dans les pays en développement comme dans les pays riches, en Europe et en Asie comme en Amérique du Nord, les citadins voyagent de plus en plus en automobile, et de moins en moins en autobus et en métro.Ce qu'on pourrait appeler « le triomphe de l'automobile » ressort nettement des données publiées dans le dernier numéro de la revue spécialisée Transportation Research, numéro consacré aux tendances internationales dans le domaine du transport.(1) « Dans tous les pays sans exception, il y a eu une forte hausse du nombre de voitures par habitant, de l'usage de la voiture et de la proportion des déplacements faits en voiture relativement à d'autres moyens de transport », a résumé en entrevue le responsable de ce numéro spécial, l'urbaniste et économiste John Pucher, de l'Université Rutgers, au New Jersey.Quelques statistiques.Aux États-Unis, en 1969, 81 % des déplacements urbains étaient effectués en voiture.En 1995, cette proportion est passée à 89 %.La part de marché du transport en commun a chuté de 5 % à un microscopique 2 %.Le nombre de voitures par 1000 habitants aux États-Unis a doublé en 40 ans, passant de 306 en 1960 à 650 en 1996.Et les Américains roulent de plus en plus.En 1994, chacun se servait de sa voiture pour une moyenne de 9789 kilomètres chaque année, 1300 kilomètres de plus qu'en 1980.Les États-Unis représentent en la matière un cas extrême.C'est là, et de loin, que l'automobile est la plus utilisée.Mais la tendance à la hausse est la même partout, et c'est à se demander si tous les pays ne se rapprochent pas graduellement du « modèle » américain.Selon les pays, le nombre de voitures par 1000 habitants a augmenté de 11 % à 213 % depuis 15 ans.L'augmentation a été particulièrement forte dans les pays où on comptait peu d'automobiles jusque-là, tels la Grèce et le Portugal.Le Canada n'échappe pas à la tendance.Après une hausse de 17 % depuis 1980, il se retrouve au troisième rang des pays développés pour le nombre d'automobiles par 1000 habitants, derrière les États-Unis et l'Italie.Dans la région de Montréal, la part du transport en commun dans les déplacements de la pointe du matin a chuté de 28 % en 1987 à 21 % en 1998.Même en Europe, où les transports collectifs, la bicyclette et la marche ont toujours eu la cote, l'usage de l'automobile est en croissance.En 1995, entre 40 et 55 % des déplacements urbains étaient effectués en voiture dans les principales villes de du Vieux-Continent.C'est tout de même beaucoup moins que les 76 % du Canada ou les 89 % des États-Unis.« Une dizaine de pays d'Europe du Nord et de l'Ouest ont fait beaucoup pour améliorer la qualité du transport en commun et ont pris des mesures pour encourager la marche et l'utilisation de la bicyclette, souligne John Pucher.Ils n'ont pas pu empêcher l'augmentation du nombre de voitures, mais ils ont réussi à dompter l'automobile en ville, là où elle cause le plus de problèmes.» Pomper de l'argent Les progrès continus de l'automobile en Amérique du Nord, où elle dominait déjà largement, sont d'autant plus déconcertants qu'au cours des 30 dernières années, les gouvernements ont consacré des milliards à l'amélioration des transports collectifs.Aux États-Unis, les subventions au transport public sont passées de moins de trois milliards en 1970 à plus de 20 milliards en 1996, en dollars constants.« Pomper de l'argent dans les transports en commun n'a pas été suffisant pour les ressusciter, constate M.Pucher.Avec l'étalement urbain, l'augmentation des revenus et les trajets de plus en plus diversifiés, les transports publics ont été incapables d'offrir à l'automobiliste une solution de rechange attrayante.» Pourquoi autobus et métros ont-ils à peu près tenu le coup en Europe ?« Si vous habitez la France, les Pays-Bas ou la Scandinavie, vous payez votre essence quatre ou cinq dollars le gallon, vous devez débourser une taxe très élevée lors de l'achat d'une nouvelle voiture, et le stationnement coûte deux ou trois fois plus cher qu'ici.(NDLR : Selon les dernières données fournies par l'Agence internationale de l'énergie, en novembre 1999, un litre d'essence se vendait 1,40 $ CAN en France.) Si on veut encourager l'utilisation d'autres moyens de transport que l'automobile, il faut employer à la fois le bâton et la carotte.On ne peut pas seulement investir pour améliorer le système de transport en commun.» Peut-on croire que la hausse récente des prix de l'essence convaincra les automobilistes nord-américains de revenir au transport en commun ?« Je ne crois pas que cela suffira, répond John Pucher.Au mieux, la hausse des prix les incitera à acheter de plus petites voitures.Les gens font toujours ce qui bouscule le moins leur manière de vivre.» (1) Transportation Research Part A, vol.33, nos.7-8, 1999.RECHERCHE UNIVERSITAIRE Source: John Pucher Infographie La Presse Nombre de voitures par 1000 habitants États-Unis Italie Canada Allemagne France Suède Grande- Bretagne Japon Danemark Grèce De plus en plus de voitures Comment les villes peuvent dompter l'automobile ANDRÉ PRATTE « L'automobile n'a certainement pas \u2018\u2018gagné la guerre'' dans les villes.» Bien que plusieurs statistiques indiquent une progression constante de la voiture dans le transport urbain, l'urbaniste australien Jeffrey Kenworthy est convaincu que la bataille n'est pas perdue.Avec ses collègues de l'Université Murdoch, Kenworthy a mené une analyse exhaustive du transport dans 46 villes des États-Unis, du Canada, d'Australie, d'Europe occidentale et d'Asie.Cette étude révèle que de tous les facteurs déterminant la part des transports collectifs dans les déplacements urbains, le principal est la densité de la population.Ce facteur est plus important même que le coût d'utilisation de l'automobile.« À mesure que la densité s'accroît, l'usage du transport en commun grimpe aussi, et ce de manière assez systématique », écrit Kenworthy dans un article où il résume ses principales conclusions.Cela signifie que les régions désirant mater l'automobile doivent d'abord agir sur leur aménagement, de façon à accroître la densité de population.Autrement dit freiner l'étalement, par des mesures de zonage notamment.Mais aussi favoriser l'émergence de pôles plus denses dans les banlieues existantes, autour de nouvelles gares de trains de banlieue par exemple.« Ce qui ressort clairement de notre travail, a expliqué Jeffrey Kenworthy à La Presse, c'est que plusieurs facteurs se combinent pour déterminer le succès ou l'échec du transport public et des moyens de transport non motorisés.Les villes qui réussissent le mieux sont celles qui contrôlent la construction de nouvelles routes et l'offre de stationnement, qui aménagent des secteurs réservés aux piétons, qui proposent de plus en plus à leurs citoyens la possibilité de vivre confortablement en utilisant leur voiture au minimum, et qui visent l'excellence dans leur système de transport public.» De telles politiques ne produisent pas de résultats instantanés, reconnaît le chercheur, mais « Los Angeles a mis 30 ans pour construire la plupart de ses autoroutes.Il nous faut déterminer quel genre de ville nous aimerions avoir dans 30 ans, et adopter les mesures nécessaires pour y arriver, étape par étape.» Certaines villes \u2014 Vancouver, Portland, San Jose \u2014 ont déjà pris ce tournant.Selon les statistiques compilées par Kenworthy, 15 des 46 villes étudiées ont vu les transports collectifs augmenter leur part de marché au cours des dernières années.Perth, en Australie, s'est récemment dotée d'un réseau de train électrique de 30 kilomètres.Le nombre d'usagers du train dans cette ville est passé de 8 à 30 millions en six ans à peine.« Cela dit, souligne Jeffrey Kenworthy, il est très facile, même dans des villes qui ont connu certains succès, de laisser sombrer le transport en commun, par exemple en donnant priorité à la construction de routes plutôt qu'aux investissements dans les transports publics.Les villes doivent toujours faire preuve de vigilance dans leurs efforts pour dompter l'automobile.» 2LP1201A0307 PAGE A12 MARDI 7 MARS 2LP1201A0307 ZALLCALL 67 00:51:16 03/07/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Actualités Ressortissant égyptien arrêté en possession d'explosifs ANDRÉ CÉDILOT Échaudée par l'affaire Ahmed Ressam, arrêté à Seattle, aux États-Unis, juste avant les Fêtes, la GRC n'a pas mis de temps, ce weekend, à mettre la main au collet d'un ressortissant égyptien en possession d'explosifs.La nouvelle a été rendue publique à la suite de la comparution hier, au palais de justice de Montréal, de Tarek Adealy Khafagy, 30 ans, accusé de trois chefs relatifs à la garde illégale d'explosifs et de fausse monnaie.Tout ce que l'on sait pour l'instant est que Khafagy a été accepté comme réfugié au Canada il y a 18 mois.Que faisait-il avec des explosifs ?Quelles étaient ses intentions ?A-t-il déjà été arrêté ?Est-il relié à une organisation terroriste quelconque ?Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles les enquêteurs de la section de la sécurité nationale de la GRC disent toujours chercher les réponses, d'autant qu'ils auront à se présenter aujourd'hui à l'enquête sur cautionnement que doit subir Khafagy en Cour du Québec.Les policiers de la section des enquêtes sur la sécurité nationale de la GRC, à Montréal, ont été informés jeudi soir dernier des agissements douteux de Khafagy.Après les vérifications d'usage, ils l'ont interpellé samedi matin à l'entrée de son domicile, au 6914, rue Wiseman, dans le quartier Côte- des-Neiges.Quelques heures plus tard, en fouillant son logis, ils ont découvert de la matière explosive (plastic) et plusieurs pièces (batterie, filages, etc.) pouvant être utilisées pour former un engin explosif de bonne puissance.Fait inusité, les enquêteurs fédéraux ont aussi récupéré une centaine de billets de 5 $ canadiens contrefaits.« Ce n'est pas une première, mais il est assez rare qu'on saisisse d'aussi petites dénominations qui sont fausses », a souligné le sergent Guy Babin, de la GRC.Habituellement, il s'agit de coupures de 100, 50 ou 20 dollars.00-03-06 00-03-06 00-03-06 PHOTO Robert Nadon La Presse © Nouvelle pièce de 25 cents « Réalisation », la pièce de 25 cents du mois de mars 2000, met en vedette les réalisations du Canada dans le domaine de l'aérospatiale.Tout comme l'an dernier, chacun des mois de l'année aura sa pièce de 25 cents.En 1999, les oeuvres représentées sur la monnaie rendaient hommage à des réalisations passées ; pour l'an 2000, on mise plutôt sur l'avenir.Celle du mois de mars, dessinée par l'Albertaine Daryl Ann Dorosz, a été dévoilée officiellement hier à l'Agence spatiale canadienne, en présence de l'astronaute Marc Garneau.La monnaie royale canadienne compte fabriquer environ 20 millions de pièces « Réalisation », mais pourra augmenter la production à 50 millions s'il y a une forte demande.L'année dernière, 250 millions de ces pièces spéciales avaient été fabriquées.prolongez votre week-end aux frais de Budget Louez pendant 2 ou 3 jours cette fin de semaine, et obtenez un jour supplémentaire pour 1 DOLLAR quand vous utilisez votre carte American Express.En plus, vous recevrez GRATUITEMENT une carte de téléphone prépayée de 30 minutes Parlez à la carteMD RogersMC AT&T® (prix de détail 12,50 $).Offre valable jusqu'au 12 mai 2000.Réservations chez Budget 1 800-268-8970 La journée supplémentaire comprend uniquement les frais de location à la journée.Offre valable dans les comptoirs d'aéroport participants seulement.D'autres modalités s'appliquent.Veuillez mentionner le numéro UO 37300 au moment de la réservation.MD Parlez à la carte est une marque déposée de Rogers Wireless Inc.MC Titulaire d'une licence d'emploi de la marque Rogers Communications Inc.® Titulaire d'une licence d'emploi de la marque AT&T Corp.® Amex Bank of Canada, titulaire d'une licence d'emploi de cette marque de l'American Express Company. 2LP1399A0307 A13 mardi 2LP1399A0307 ZALLCALL 67 09:17:08 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 13 EN BREF Accident d'Egypt Air : 14 victimes identifiées n Pour la première fois depuis l'accident de l'avion d'Egypt Air qui s'est produit il y a quatre mois, des victimes de la catastrophe aérienne ont été identifiées hier aux États- Unis.Grâce à des empreintes digitales, des examens dentaires et médicaux, 14 victimes ont pu être identifiées \u2014 tous des citoyens américains \u2014, ce qui permettra à leurs familles de les enterrer.L'avion d'Egypt Air s'est abîmé le 31 octobre 1999 dans l'océan Atlantique au large du Massachusetts, faisant 217 morts, dont l'éditeur adjoint de La Presse, M.Claude Masson.Policiers condamnés n Trois policiers new-yorkais ont été reconnus coupables, hier, d'entrave à la justice pour avoir menti dans l'affaire Abner Louima, un immigrant haïtien torturé par un autre policier dans un commissariat de la ville.Charles Schwarz (qui a depuis quitté le New York Police Department), 34 ans, Thomas Bruder, 34 ans et Thomas Wiese, 37 ans, sont coupables d'avoir menti en prétendant que M.Schwarz n'était pas présent le 9 août 1997 dans le commissariat lorsque Justin Volpe a sodomisé M.Luima avec un manche à balai, le blessant grièvement, ont estimé les jurés de la cour fédérale de Brooklyn, après quatre jours de délibération.Les trois hommes risquent jusqu'à cinq ans de prison.Leur peine sera déterminée ultérieurement.Charles Schwarz, accusé d'avoir maintenu M.Louima au sol pendant que Justin Volpe le torturait dans les toilettes du commissariat, a été jugé coupable en juin 1999 et risque la prison à vie.52 morts n Au moins 52 personnes sont mortes hier lorsque le bus qui les transportait ainsi que les autres invités d'une noce a chuté dans un canal dans le sud du Pakistan, a annoncé la police.L'autobus, loué à une compagnie privée, effectuait un trajet entre les provinces du Baluchistan et de celle du Sindh en direction de la ville de Shahdadkot.PHOTO AP L'appareil de la Southwest Airlines est resté plusieurs heures, hier, sur l'avenue à six voies de Burbank où il s'était immobilisé, avant d'en être retiré, avec l'aide de deux grues.Un Boeing rate son atterrissage et finit dans une avenue passante Agence France-Presse LOS ANGELES Les passagers d'un Boeing 737 ont témoigné hier avoir frôlé la catastrophe, leur avion ayant raté son atterrissage, défoncé un grillage, heurté une voiture et fini sa course folle sur une route à six voies de Burbank (Californie) à quelques mètres d'une station service.L'accident, qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques, a fait six blessés légers parmi les 137 personnes à bord, dont trois ont été brièvement hospitalisés.« J'ai regardé par le hublot et j'ai vu que nous allions trop vite », a déclaré l'un des passagers, Ira Leibowitz.« Le pilote a donné un coup de frein, mais on voyait que cela ne suffirait pas ».Un autre passager, Kevin Mc Coy, a affirmé que les passagers avaient eu peur pour leur vie.« Il y avait tellement de débris partout dans l'air que vous ne pouviez pas voir autour de vous au moment où l'avion a heurté la barrière » de sécurité.L'appareil de Southwest Airlines effectuait la liaison Las Vegas (Nevada) Los Angeles, et l'on ignore encore pourquoi il a raté son atterrissage dimanche soir.Il est resté plusieurs heures hier sur l'avenue à six voies de Burbank (banlieue de Los Angeles) où il s'était immobilisé, avant d'en être retiré, avec l'aide de deux grues.Les occupants du véhicule que l'appareil est allé heurter en fin de course, une femme et sa fille de quatre ans, ont réussi à s'en extraire juste avant l'impact, selon la police.« Nous avons eu de la chance.C'était un dimanche soir et il n'y avait pas beaucoup de circulation », a déclaré un lieutenant de police de Burbank, Joe Latta.Le pilote de l'avion, touché à la tête, et deux autres personnes, ont été brièvement hospitalisées, selon la police.La président de la compagnie Southwest Airlines, Herb Kelleher, a affirmé lors d'une conférence de presse que l'accident était « inexplicable ».L'appareil n'avait jamais eu un seul problème depuis son entrée en service et il avait été encore inspecté il y a quatre jours, at- il dit.« Nous sommes désolés pour le traumatisme que les passagers ont vécu », a-t-il ajouté.« Nous ignorons pourquoi l'avion n'a pas été capable de réussir son atterrissage », a également déclaré une porte-parole de la compagnie, Christine Turneabe Connelly.Le Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), l'Administration fédérale de l'aviation (FAA), la police locale, les pompiers et les patrouilles autoroutières de l'État de Californie menènt de concert l'enquête sur les causes de l'accident.L'aéroport de Burbank, situé en pleine zone urbaine, a une réputation d'aéroport difficile.L'Association des pilotes de ligne (Air Lines Pilot Association) estime que les pistes sont trop courtes (la plus longue fait seulement 1820 mètres), sans possibilité de dégagement aux extrémités. 2LP1401A0307 A-14 MARDI 2LP1401A0307 ZALLCALL 67 00:52:45 03/07/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Un policier de la CUM blâmé pour avoir contraint un citoyen à jouer au flic ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Le policier Claude Gagnon de la Communauté urbaine de Montréal vient d'être blâmé par un comité de déontologie policière pour avoir enjoint un automobiliste dont il détenait les papiers à le suivre dans la poursuite d'un autre automobiliste.Les faits remontent à juin 1997 sur le Boulevard des Sources, dans l'ouest de l'île de Montréal.Le citoyen a été intercepté par deux policiers pour vitesse excessive.Il attendait patiemment dans son véhicule que les policiers lui remettent ses papiers quand l'un d'eux lui a dit : « Suis moi, j'ai un autre call.» Aussitôt dit, l'auto-patrouille démarre gyrophares allumés.Bien que surpris, le citoyen obtempère à l'ordre reçu surtout qu'il n'a pas ses papiers.Chemin faisant, le citoyen brûle un feu rouge pour ne pas perdre de vue l'auto-patrouille et roule jusqu'à 110 kilomètres-heure dans une zone de 50.Alors que les policiers s'occupent de l'automobiliste qu'ils viennent de rejoindre, ils enjoignent au premier d'aller les attendre dans un stationnement d'un restaurant situé tout près.Après examen, le comité de déontologie policière présidé par Me Jean-Marie Blais estime qu'en agissant comme ils l'ont fait, les policiers ont impliqué un citoyen, malgré lui, dans une opération policière.« Le citoyen n'a pas eu le temps d'avoir le choix.L'ordre de suivre les policiers est venu rapidement, les policiers ont quitté les lieux rapidement, sans qu'il ait eu le temps de dire quoi que ce soit.Heureusement tout s'est bien terminé, de signaler Me Blais.Mais on peut imaginer une situation où le second conducteur a des réactions mettant en danger la sécurité du premier, ajoute-t-il.Me Blais se demande en outre comment il se fait que seul le policier Gagnon ait eu à faire face à la déontologie.Son collègue l'agent Robert Royal aurait pu lui aussi être cité devant le comité pour les mêmes motifs, fait-il remarquer.Quoi qu'il en soit, le policier Gagnon devrait connaître prochainement la sentence qui lui est réservée.Coupable d'avoir agressé ses trois belles-filles CHRISTIANE DESJARDINS « Ça fait deux ans qu'on est là-dedans.Au début, tout le monde nous décourageait, nous disait qu'on n'avait pas une grosse crédibilité parce que je prenais de l'héroïne.Mais il y a une justice, ça a valu la peine », a commenté en pleurant une femme de 45 ans, hier, après que son ancien beau-père eut été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur elle et deux de ses soeurs.Les agressions sont survenues à de multiples reprises entre les années 1968 et 1976, alors que l'homme vivait avec la mère des trois filles, une alcoolique invétérée qui est morte d'une surdose de médicaments en 1976.Les filles avaient entre 5 et 12 ans au début des agressions.Selon les témoignages des victimes, âgées aujourd'hui de 45, 40 et 37 ans, l'homme ne buvait pas lui-même, mais servait d'innombrables « drinks » à sa conjointe.Il profitait des moments où la mère cuvait son vin pour aller retrouver les filles et les agresser dans leur chambre.Cela se serait aussi produit lors de promenades en camion et dans un chalet.La vie des trois filles n'a jamais été facile.Après leur enfance malheureuse, elles ont sombré dans la toxicomanie, la prostitution et ont toutes eu des démêlés avec la justice.L'alcool et les drogues dures faisaient partie de leur vie et, de leur propre aveu, elles ont vécu complètement « gelées » pendant une vingtaine d'années.Dans la seconde moitié des années 90, les trois femmes se sont prises en main, ont suivi des thérapies et ont dénoncé leur beaupère en 1998.Selon l'aînée, plusieurs personnes les ont découragées de se lancer dans un procès, arguant qu'elles ne seraient pas des témoins crédibles.De fait, la défense a soutenu que les femmes agissaient par vengeance envers leur agresseur, pour lui faire porter l'odieux de leur vie misérable, alors qu'elles en étaient seules responsables.Celui-ci, aujourd'hui âgé de 62 ans, a tout nié en bloc.Tout au long du procès, il a soutenu qu'il s'était toujours comporté en bon père de famille et a signalé qu'il ne s'était jamais retrouvé seul en présence des filles.Il ne les avait même jamais bercées quand elles étaient petites, a-t-il dit.Une version par trop « aseptisée » de ses relations avec les trois femmes, a estimé le juge Gilbert Morier.Soulignant qu'il ne croyait pas la version de l'accusé, le juge l'a déclaré coupable sur les dix chefs d'accusation qui lui étaient reprochés.Un rapport avant sentence a été demandé afin d'éclairer la cour sur la peine appropriée.L'homme, qui conserve sa liberté pour le moment, reviendra devant le tribunal le 20 juin pour les représentations sur sentence.La procureure de la Couronne, Geneviève Dagenais, a fait part de son intention de demander une longue peine de détention.« Il a eu un impact important sur la vie de ces femmes.Leur vie a été détruite », a-t-elle dit.Un cambriolage tourne court: le voleur fait ripaille, puis s'endort devant la télé Presse Canadienne HULL C'est une toute autre personne que Boucle d'Or qu'une résidante de Hull a découverte assoupie sur le divan de son salon au moment où elle revenait chez elle, samedi soir dernier.Boucle D'Or avait plutôt l'apparence d'un individu de 30 ans qui, profitant d'un congé humanitaire de 12 heures obtenu de la prison de Hull, a sauté sur l'occasion pour s'introduire par effraction à l'intérieur du logis.Richard Rozon s'est à ce point senti chez lui une fois à l'intérieur, qu'il s'est permis un copieux repas pour ensuite s'assoupir sur le divan devant le téléviseur.Le visiteur a eu la surprise de sa vie lorsque la première vision qu'il a eue en ouvrant les yeux, a été un policier de Hull qui se trouvait tout à côté de lui et qui a par la suite procédé à son arrestation.Rozon avait vraisemblablement l'intention de quitter les lieux à un certain moment puisque plusieurs objets avaient été placés dans des sacs non loin de la porte de sortie de la résidence mais le suspect a préféré retarder son départ, question de se payer une bonne bouffe.Richard Rozon n'a en effet pu résister à l'appel de son estomac puisque, pendant son séjour, il s'est fait cuire un rôti et tout laisse croire qu'il avait l'intention de prolonger sa visite puisque des côtelettes de porc et des egg rolls avaient été sortis du congélateur et attendaient sur le comptoir de la cuisine.Richard Rozon a comparu, hier, au palais de justice de Hull, pour répondre à une accusation d'introduction par effraction, de liberté illégale et de possession de cannabis.L'homme de 30 ans avait obtenu la permission de quitter le centre de détention pour une période de temps s'échelonnant entre 9h et 21h30, le 4 mars, mais ne s'est jamais pointé le nez à la prison de Hull à l'heure limite.Il a plaidé coupable à des accusations de liberté illégale et de possession de marijuana, ce qui lui a valu un séjour en prison prolongé d'un mois, alors que son avocat a préféré remettre au 13 mars le dossier dans lequel Rozon est accusé d'introduction par effraction.D'une part, selon Me Marino Mendo, son client était en état d'ébriété avancé au moment de l'infraction à un point tel qu'il ne se souvient toujours pas aujourd'hui comment il a pu se retrouver à l'intérieur du logis.D'autre part, l'avocat espère être en mesure de pouvoir inscrire son client dans un centre de désintoxication.$129 I Forfait Le Massif: à partir de 135 $ I Forfait Mont-Sainte-Anne: à partir de 155 $ 2LP1599A0307 PAGE A15 MARDI 7 MARS 2LP1599A0307 ZALLCALL 67 09:06:25 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 15 Nudité effrénée sur le Sambodrome de Rio Les symboles historiques sont aussi à l'honneur pour les 500 ans de la découverte du Brésil Agence France-Presse RIO DE JANEIRO Les défilés des écoles de samba de la première nuit du carnaval de Rio dimanche ont été marqués par des symboles historiques et une profusion de corps plus dénudés que jamais en cette année 2000, où ils étaient dédiés aux 500 ans de la découverte du Brésil.« Brésil !, Brésil ! Je t'aime Brésil ! Nous allons faire un défilé à la gloire des 500 ans !, hurle dans les haut-parleurs, pour « chauffer » les 4000 danseurs, le chanteur de l'école « Caprichosos dos Pilares », la quatrième des sept écoles à défiler dans la nuit de dimanche à lundi.Les feux d'artifice et l'explosion assourdissante des percusssions annoncent l'entrée de la parade qui retrace les turbulences politiques de l'histoire récente.Comme pour les écoles précédentes, un frisson parcourt les 80 000 spectateurs du sambodrome qui se lèvent comme un seul homme, depuis les gradins destinés aux simples citoyens jusqu'aux loges réservées aux personnalités, pour se lancer dans la danse.La samba ne s'interrompt qu'entre deux défilés, le temps aux éboueurs de nettoyer la piste de 700 mètres que les écoles doivent remonter en 80 minutes devant un jury qui les notent, selon des critères bien établis.Les couleurs verte et jaune du drapeau brésilien et les symboles historiques prédominent.Les corps sont plus dénudés que jamais cette année, pourtant marquée par la polémique des seins nus sur les plages, réprimée par les policiers alléguant un « attentat à la pudeur ».Mais sur le Sambodrome, tout est permis.Des femmes, le corps huilé, n'ayant pour tout vêtement qu'un minuscule cache-sexe, exhibent des formes parfaites, juchées en haut des chars ou sur la piste même.Quand elles aperçoivent une caméra de télévision fixée sur elles, leur déhanchement devient encore plus frénétique.« L'émotion est forte.J'en ai eu les larmes aux yeux.On voit le public, les lumières, on entend les applaudissements.On se sent une vraie star », déclare Elisabeth Coimbra, 30 ans, à la fin du défilé.Elle n'est pourtant pas dans la tenue d'Ève, et n'a pas non plus un corps de star.Mais peu importe.La joie du carnaval est la même pour tous, riches, pauvres, jeunes, vieux, acteurs célèbres ou participants anonymes.« Le monde est à la fête », clame l'école « Mocidade Independente Padre Miguel », l'une des plus riches et la plus applaudie du public, l'avant-dernière à défiler, hier à l'aube quand le soleil commence à darder ses rayons derrière le Pain de Sucre.C'était l'une des plus modestes écoles, « Porto da Pedra », représentant la ville satellite de Sao Gonzalo, située dans la grande banlieue de Rio, qui avait ouvert le défilé à 19H20 locales dimanche.« Ordre, progrès, amour et folie dans le millénaire de la fantaisie » était le le titre du défilé et de la chanson exaltant l'instauration de la République au Brésil en 1889.La seconde a été « Grande Rio » sur le thème « Carnaval en vue ».Elle a montré les premières manifestations carnavalesques du pays, depuis le clown Zé Pereira jusqu'à la participation des Noirs qui ont donné un nouveau sens à la fête en créant la samba.La troisième école, « Vila Isabel » a chanté : « Je suis Indien et aussi immortel », rendant hommage aux premiers habitants du Brésil.Après « Caprichosos dos Pilares » est entrée « Tradiçao » (Tradition) avec le titre : « Liberté, je suis noir » qui glorifiait le rôle des Noirs dans la formation du Brésil.Les défilés ont pris fin après le passage de la fameuse « Portela », à cinq heures et demie du matin, retraçant l'époque du président-dictateur Getulio Vargas (1930-45).Cette année, les représentants des écoles de Samba affirment que « le Carnaval 2000 est celui de la prospérité« : 13 millions de dollars ont été investis au total par la Ligue des Ecoles de Samba (Liesa).PHOTO AFP Fabiana Borges est l'une des représentantes de l'école de samba Unidos da Tijuca et elle illustre bien la tendance observée cette année à Rio de Janeiro. La Presse 7 mars 2000 Page A16 manquante 2LP1799A0307 A17 mardi 2LP1799A0307 ZALLCALL 67 09:06:57 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 17 Les professionnels de la santé feront 42 minutes de grève Affaire CITEC: le président Vincent plaide l'ignorance L'organisme a reçu une subvention du DRHC CLAUDE-V.MARSOLAIS Les conflits de travail dans le secteur de la santé ne sont pas terminés puisque la Centrale des professionnels de la santé (CPS) entreprend à compter d'aujourd'hui un mouvement de grève qui affectera l'hôpital Notre-Dame.La CPS compte 9000 membres.Il s'agit de physiothérapeutes, de thérapeutes en réadaptation physique, des technologues en radiologie, d'archivistes médicales, de techniciens en diététique, en assistance sociale et en électrophysiologie médicale.Les services essentiels seront assurés à 90 %, mais les professionnels feront à tour de rôle un arrêt de travail de 42 minutes au cours de la journée, a déclaré Marie-Hélène Audette, porte-parole du CPS.Mis à part Notre-Dame, les institutions visées aujourd'hui sont l'Hôtel-Dieu de Québec, le Complexe hospitalier de la Sagamie et le Centre hospitalier de Jonquière.D'autres grèves suivront les 14 et 15 mars à l'hôpital Pierre-Boucher, de Longueuil, et dans quelques hôpitaux de la région de Québec et à Hull et Gatineau.Mme Audette signale que le conflit concerne la relativité salariale.Les professionnels de la santé revendiquent un redressement de 2,5 %, le même que celui obtenu par les infirmières techniciennes, en plus de l'augmentation générale de 9 % sur trois ans accordée à l'ensemble des salariés du secteur public.« Lors d'une rencontre avec les représentants du Conseil du Trésor, le 18 janvier, le gouvernement s'était engagé à procéder à une étude d'évaluation de notre classe de rangement salarial.Or, en février, il décidait de ne plus procéder en invoquant un manque d'argent », souligne Mme Audette en déplorant qu'il faille aller jusqu'à la grève pour obtenir justice.Elle note qu'à compter d'avril prochain la technicienne en radiologie va gagner 61 $ de moins que l'infirmière technicienne, la thérapeute en réadaptation 110 $ de moins et l'archiviste médical, 135 $ de moins.Le porte-parole du Comité patronal des négociations dans le secteur de la santé, Jacques Wilkins, a soutenu que l'offre d'un groupe de travail pour évaluer les emplois était toujours sur la table, contrairement aux affirmations syndicales.Le président de la CPS Jacques Paradis a prévenu que les grèves qui s'amorcent auront des effets sur les soins.« Des examens spécialisés et des opérations chirurgicales devront être reportés et les listes d'attente vont continuer de s'allonger.Presse Canadienne SHAWINIGAN Le président du conseil d'administration du Groupe Forces et membre du conseil de l'Institut canadien du tourisme et du commerce électronique (CITEC), Pierre Vincent, a confirmé qu'il n'avait jamais été au courant que deux de ses collègues au conseil d'administration de CITEC se versaient des honoraires.Pierre Vincent a admis hier, au cours d'une interview au quotidien Le Nouvelliste, avoir signé une déclaration à la GRC confirmant que c'est à son insu que ses collègues Paul Lemire et Mario Pépin, également membres du conseil d'administration de CITEC, recevaient mensuellement un montant d'argent sous forme d'honoraires ou de salaires.Il y a quelques jours, rappelons- le, c'est l'ex-président de CITEC, André Vallerand, qui avait soulevé cette irrégularité en rendant publiques différentes allégations qui ont justifié la tenue d'une enquête de la Gendarmerie royale du Canada et d'une vérification administrative du ministère du Développement des ressources humaines du Canada (DRHC).Selon M.Vallerand, Mario Pépin recevait depuis plus d'un an une somme de 3200 $ par mois, tandis que Paul Lemire encaissait 2500 $ mensuellement.La semaine dernière, le président du conseil d'administration de CITEC, Pierre Guillemette, a confirmé qu'après vérification, le versement d'honoraires à ces deux membres du conseil d'administration, qui en compte quatre au total, était bel et bien une réalité.Perquisition Pierre Vincent a par ailleurs confirmé que la GRC avait, au cours des dernières semaines, effectué une perquisition dans les locaux du Groupe Forces et ce, dans le cadre de l'enquête qu'elle mène sur l'administration du CITEC.« Depuis 1992, il y a beaucoup de travail qui avait été fait ici.Il ne faut pas oublier que CITEC, c'est une création du Groupe Forces.Alors les enquêteurs sont venus ici et ils sont repartis avec des documents concernant l'administration de CITEC », explique M.Vincent.Selon lui, la GRC cherchait simplement à mettre la main sur des documents concernant l'Institut avant que la comptabilité de celuici soit rapatriée à l'interne.Il n'est pour l'instant pas question de vérification concernant l'administration et la gestion du Groupe Forces.« Au Groupe Forces, on n'a pas d'allégations, de quelque nature que ce soit », précise Pierre Vincent.C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le conseil d'administration du Groupe Forces a pris la décision de ne pas suspendre son directeur général, Mario Pépin.Ce dernier se trouve présentement en vacances dans le sud et doit être de retour mardi prochain.Lorsqu'il a été informé des allégations touchant CITEC, Pierre Vincent a décidé de mandater une firme externe pour procéder à une vérification approfondie des livres du Groupe Forces.Par prévention, dira le président.SUITE DE LA UNE La pauvreté frappe davantage les femmes que les hommes LA PAUVRETÉ / Suite de la page A1 plus nombreuses que les garçons et y obtiennent de meilleurs résultats.Mais « la pauvreté commence par les choix professionnels.Les femmes se concentrent dans certains secteurs sous-rémunérés, comme les soins esthétiques, les services sociaux ou le secteur commercial », note Marie-Chantale Girard, du Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail.La situation est cependant en train de changer et le nombre d'admissions de femmes dans les facultés de médecine ou de droit augmente.Mme Girard signale que les femmes demeurent peu présentes dans certains secteurs de pointe comme le génie chimique ou l'électronique.De plus, dans les cas de faible scolarisation, comme chez ceux ayant à peine complété leur troisième année du secondaire, 50 % des hommes trouvent quand même un emploi tandis que ce taux n'est que de 21 % chez les femmes.On calcule par ailleurs que les femmes occupent 61 % des postes rémunérés au salaire minimum.Et les femmes occupent 68 % des emplois à temps partiel.C'est pour sensibiliser les Québécois à l'ensemble de ces conditions que la Fédération des femmes du Québec (FFQ) participe à la Marche mondiale des femmes cette année.« Les femmes ont fait quelques gains mais il en reste d'autres, notamment pour éliminer la pauvreté des femmes et pour contrer la violence qui leur est faite », explique Alexa Conradi, de la FFQ.Du 9 au 13 octobre prochain, des milliers de Québécoises marcheront à travers le Québec pour défendre ces idéaux.La marche sera suivie le 14 octobre d'un grand rassemblement québécois à Montréal, puis le 15 d'un grand rassemblement pancanadien à Ottawa, et enfin d'un rassemblement mondial le 17 octobre à New York, lors de la journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. 2LP1899A0307 A-18 MARDI 2LP1899A0307 ZALLCALL 67 09:07:35 03/07/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 technologie@lapresse.ca Le nouveau cheval de bataille de Ralph Nader MARIE-ANDRÉE AMIOT Le célèbre défenseur des droits des consommateurs Ralph Nader a un nouveau cheval de bataille.Un des groupes de pression qu'il chapeaute, le Consumer Project on Technology (CPT), a l'intention de proposer une dizaine de nouveaux noms de domaine Internet qui, s'ils sont retenus, seront facilement identifiables par les associations de consommateurs et autres intéressés et serviront de tremplin pour faire valoir leurs causes.Le groupe qui recevra la demande est le ICANN (pour Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisme qui décide de l'attribution des noms de domaines sur Internet et qui doit réunir ses membres au Caire demain.Parmi les noms de domaines proposés, on retrouve .union, (pour syndicats), .customers (pour clients), .isnotfair (pour ce n'est pas juste), .sucks (pour emmerdant), .complaints (pour plaintes) et .unite (pour unissez-vous).Ces noms seraient réservés à des sites qui permettraient aux groupes de pression et aux consommateurs de tout acabit de se retrouver aisément.Ils s'ajouteraient ainsi aux noms de domaines tels .edu réservés aux universités et .gov prisés par les agences gouvernementales.Selon James Love, directeur du CPT, son organisme veut fournir les outils nécessaires aux groupes de citoyens qui souhaitent s'exprimer sur les ondes publiques d'Internet.« S'il est vrai que certains noms choisis peuvent paraître facétieux, il n'en demeure pas moins que nous sommes très sérieux et que cette initiative en dit long sur notre désir de laisser les gens se retrouver, discuter et dénoncer librement », a-t-il révélé au magazine en ligne américain ZDNet.Bien que le groupe pourrait se contenter de noms de domaines connus comme .com, .net ou .org qui reviennent souvent à ceux qui ont les moyens de se les payer tant la surenchère est grande, M.Love insiste pour que ses noms soient de haut calibre (tels les .com et autres, aussi appelés top-level domains) soient facilement accessibles et reconnaissables par les personnes intéressées.En outre, il veut que ces noms soient vendus à un prix unique, soit 10 $.Cet argent serait utilisé pour soutenir les groupes voués à la liberté d'expression.Qui contrôlera le grand réseau ?Depuis la réorganisation des noms de domaines, le ICANN s'est maintes fois penché sur cette question jugée essentielle par le groupe.Selon M.Love, l'attribution des noms de domaines est au coeur même du réseau Internet.« Tout le monde veut s'approprier sa part dans ce réseau et le ICANN subit et continuera à subir des pressions inouïes de la part des entreprises et des gouvernements, chacun voulant imposer sa propre vision du réseau.« Déjà, poursuit M.Love, il existe une surenchère dans l'attribution de noms de domaines.Regardez ce que font les spéculateurs des noms de domaines protégés par marque de commerce.Ils les achètent puis les revendent à fort prix aux détenteurs de ces marques de commerce.» Les noms seront attribués aux groupes qui pourront faire valoir leur valeur.L'organisme à but non lucratif CPT a été créé par Ralph Nader en 1995.Il surveille étroitement les dossiers reliés au commerce électronique, à la propriété des droits intellectuels, à l'informatique, aux logiciels, aux télécommunications et à Internet.Ralph Nader n'en est pas à ses premières confrontations dans le haut lieu des nouvelles technologies.Celui qui se porte depuis près de 40 ans à la défense des consommateurs s'est attaqué au fil des ans à Microsoft, accusant la multinationale de monopole, aux institutions financières à ses pratiques électroniques et au bogue de l'an 2000 et à la responsabilité des dirigeants d'entreprises.L'Université de Montréal s'abonne à Internet MATHIEU PERREAULT L'Université de Montréal cessera d'ici l'été d'être la seule université montréalaise n'offrant pas d'accès Internet à domicile gratuit ou à rabais.La difficulté d'accéder à Internet a fait rager plusieurs étudiants de l'UdM cette année.La Fédération des associations étudiantes de l'UdM a envisagé de conclure ellemême une entente avec un fournisseur d'accès.« Nous devrions offrir d'ici l'été le service du Réseau interuniversitaire scientifique québécois », indique Jean Roberge, du service des télécommunications de l'UdM.« Nous réglons quelques questions d'identification pour éviter que n'importe qui utilise nos adresses IP.» Le service aux étudiants du RISQ entrera officiellement en service à l'automne et offrira 60 heures pour 11,50 $, avec en prime un accès facilité aux bases de données auxquelles l'université est abonnée.Les adresses électroniques seront exclues parce que les universités les lient souvent aux dossiers étudiants.Philippe Lafaille, un étudiant de première année de médecine de l'UdM, trouve inacceptable de devoir faire la file aux six ordinateurs de la bibliothèque de santé pour consulter des sites d'anatomie.« Tu n'as pas vraiment accès avec ces six postes, dit M.Lafaille.Tu attends des fois cinq minutes, des fois une heure.Et quand tu étudies chez toi, tu ne peux pas aller chercher une coupe d'anatomie supplémentaire.» À Mc Gill, où le jeune homme de 24 ans étudiait l'an dernier en neuropsychologie, certains professeurs donnaient à leurs pupilles des adresses Internet où trouver des informations complémentaires.« À l'UdM, un seul de mes professeurs a donné une adresse.Je trouve qu'on perd un outil pédagogique important.» L'UdM compte un millier de terminaux capables d'accéder à Internet dans les laboratoires informatiques, mais des restrictions donnent la priorité aux étudiants inscrits à certains cours, selon Michel Vanier, directeur du développement au service des télécommunications.De 200 à 250 terminaux destinés à la recherche se trouvent dans les bibliothèques, et 250 autres sont saupoudrés ailleurs, mais ne donnent accès qu'au site de l'UdM.À l'UQAM, 1200 ordinateurs sont accessibles de 9h à 23h, cinq jours par semaine, dans des laboratoires, et une centaine d'autres dans les bibliothèques.À Concordia, 100 ordinateurs sont réservés à Internet.À Mc Gill, entre 60 et 70 terminaux Internet sont accessibles aux étudiants des sciences de la santé.À l'UQAM, l'abonnement à Internet à domicile coûte 50 $ pour quatre mois (20h par mois), mais l'abonnement vient avec trois adresses électroniques pour que les colocataires se le partagent.Mc Gill a son propre service, gratuit pour les 12 premières heures et à 40 cents l'heure ensuite.Concordia, la seule à ne pas avoir des modems 56 kilo-octets par seconde, offre des sessions gratuites de 30 minutes, ou un service illimité pour 12 $ par mois.Laval a une entente avec le fournisseur privé Globe-Trotter, mais songe à passer au RISQ.Internet s'est répandu si rapidement chez les étudiants que les universités ont été prises de court.« Chaque université a été dépassée par les événements », admet Michel Vanier de l'UdM.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Philippe Lafaille, un étudiant de première année de médecine de l'UdM, consulte un des sites d'anatomie. La Presse 7 mars 2000 Page A19 manquante La Presse 7 mars 2000 Page A20 manquante 2LP2199A0307 A21 mardi 2LP2199A0307 ZALLCALL 67 09:08:06 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 21 Communicate! i2000: des résultats mitigés Alors que se multiplient les outils de communication numériques, l'idée d'utiliser un seul logiciel pour toutes les formes de communication est séduisante.C'est ce que propose Communicate ! i2000, un logiciel de communication « multimédia ».À bien des égards, ce logiciel prend l'allure d'un véritable canif suisse faisant office de guichet unique pour gérer notamment la téléphonie traditionnelle (répondeur), la téléphonie IP, la télécopie, le courrier électronique, la vidéoconférence et l'accès à distance.Conçu par une firme canadienne de Vancouver, Communicate ! i2000 est la toute dernière version d'un logiciel qui est sur le marché depuis bon nombre d'années déjà.Malgré cette pérennité, Communicate ! n'a pas vraiment su se hisser au rang des logiciels de communication les plus populaires.Pourtant, la firme et sa technologie se démarquent sur plusieurs plans, notamment par des produits multilingues et des modules d'installation impeccables (comme l'autodétection des périphériques de communication).Un pour tous ! Communicate ! i2000 propose donc une seule interface pour gérer les plus importants outils de communication modernes.Par usager, le logiciel permet de réunir, dans une seule boîte de réception, les télécopies, les messages vocaux et les messages de courrier électronique.Pour les télécopies, le logiciel peut également servir de système de distribution automatisée d'envoi de documents : les utilisateurs téléphonent au système et choisissent quels documents ils veulent recevoir par télécopie.Le logiciel accorde également une place importante aux applications Internet, notamment la télécopie par Internet (abonnement à un service de télécopie Internet nécessaire), la téléphonie IP (communication vocale par Internet) et la vidéoconférence.Enfin, Communicate ! i2000 offre également une série « d'utilitaires », comme un gestionnaire de modem, qui peut soutenir jusqu'à quatre lignes téléphoniques et permet à l'usager de surveiller toutes les activités du périphérique (opération en cours, statut du lien Internet, ligne active).Le logiciel offre également une application de synthèse de la voix d'IBM (le logiciel « lit » le texte d'un message de courrier électronique).Ce dernier module est offert avec la version anglaise de Communicate ! La version française arrivera sous peu et il sera intéressant de voir s'il existe un équivalent français de ce module de synthèse de la voix.Appliqué à du texte français, le module anglais donne des résultats plus près du mandarin médiéval que de la langue de Molière.Outre le rôle de guichet unique, proposer plusieurs modules de communication permet également d'offrir des fonctions hybrides intéressantes, du moins sur papier.Ainsi, il est possible à un utilisateur de téléphoner à sa boîte de réception et écouter le logiciel lui « lire » un message de courrier électronique.L'utilisateur peut également créer un message vocal, sous forme de un fichier de son WAV qu'il pourra envoyer au numéro de téléphone de son choix ou encore l'expédier sous format d'application exécutable (fichier EXE) annexé à un message de courrier électronique.Même chose pour la vidéo : Communicate ! peut créer un clip vidéo (fichier AVI) et l'annexer à un message de courrier électronique.Il peut également se servir des images envoyées par la caméra numérique pour servir de système d'alarme ! Dès que la caméra détecte un mouvement ou un changement dans les conditions d'éclairage, le logiciel vous notifiera par un message envoyé à votre numéro de téléphone ou de téléavertisseur et vous fera même parvenir, par courrier électronique, des images prises par la caméra au moment de l'alarme.Le prix à payer.Malgré ces modules « spectaculaires » et des fonctions sophistiquées, comme un répondeur qui peut faire jouer différents messages d'accueil selon l'heure ou le jour de la semaine, Communicate ! reste un logiciel plutôt difficile d'approche.La configuration des boîtes de réception, malgré l'apport d'un Assistant, reste une opération laborieuse et par moments confondante.Le logiciel gagnerait beaucoup à bonifier ses différents modules par une aide plus conviviale.Il faut également souligner que certains modules, comme celui permettant d'envoyer des clips vidéo par courrier, ne sont pas très réalistes.Osez envoyer un clip vidéo, aussi court soit-il, à un ami qui a accès au Net par modem 33,6 kb/ ws : contrairement au fichier AVI, l'amitié ne fera sans doute plus le poids.La grande question pour Communicate i2000 est de savoir si ses différents modules, eux, pourront faire le poids face aux logiciels spécialisés.À quel prix les usagers sont-ils prêts à abandonner « leur » Netscape ou leur Outlook Express ; le télécopieur est-il toujours un outil pertinent ?Si vous utilisez plusieurs formes de communication, Communicate ! i2000 vous offre l'attrait d'un guichet unique pour la gestion de tous vos messages et, chemin faisant, il vous procurera plusieurs fonctions évoluées.Cependant, vous devrez investir temps et énergie pour vous familiariser avec le logiciel et le configurer à vos besoins.Communicate ! i2000 est offert en anglais pour l'instant ; la version française devrait sortir sous peu.André Mondoux 2LP2201A0307 a22 mardi 7 mars 2LP2201A0307 ZALLCALL 67 00:54:21 03/07/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL SUISSE Deuxième tentative n Le peuple suisse votera une nouvelle fois sur l'adhésion du pays à l'ONU, après son refus de 1986 de joindre l'organisation internationale.Hier à Berne, plus de 125 800 signatures ont été déposées à la chancellerie du Conseil fédéral (le secrétariat du gouvernement) appelant à ce vote, soit à peine 5800 signatures de plus que les 120 000 exigées pour l'organisation d'un vote au niveau fédéral.Il appartient désormais au conseil fédéral de fixer la date de cette consultation populaire.La Suisse fait partie avec le Vatican et les Tuvalu des trois États n'ayant pas encore adhéré à l'ONU, qui compte actuellement 188 membres.d'après AFP RWANDA Assassinats n Assiel Kabera, conseiller aux affaires politiques du président rwandais Pasteur Bizimungu, a été assassiné dimanche soir à Kigali devant son domicile.« Nous croyons qu'il s'agit d'un règlement de comptes, d'une vengeance » a déclaré le major Emmanuel Dayingana, commandant de la brigade criminelle de Kigali.Kabera présidait l'association des rescapés du génocide de Kibuye (ouest du Rwanda).Un employé du Programme alimentaire mondial (PAM), Samuel Sergbah, a également été tué par balle samedi à Kigali.d'après AFP YOUGOSLAVIE Kouchner impatient n Bernard Kouchner, administrateur civil au Kosovo, a demandé hier au Conseil de sécurité des Nations unies de préciser rapidement ses objectifs politiques pour la province serbe, estimant que le statu quo ne pouvait pas durer.Sans une aide internationale conséquente, la mission de l'ONU pourrait échouer, a-t-il prévenu.Soulignant qu'il ne parlait pas d'indépendance du Kosovo, il a proposé l'adoption d'une Constitution provisoire et l'organisation d'élections locales dans l'année.d'après AP COLOMBIE Rapts d'enfants n Au total 966 mineurs, dont 677 âgés de moins de 12 ans, ont été victimes d'enlèvement en Colombie entre janvier 1994 et janvier 2000, selon des statistiques d'organismes publics et privés diffusées hier.En 1999, 206 mineurs ont été enlevés, soit 75 de plus que l'année précédente, relève la fondation privée Pays libre, dans un document publié par le quotidien El Tiempo.Le service public pour la défense de la liberté personnelle souligne que 27 mineurs ont été enlevés au cours des deux premiers mois de l'année 2000, soit « un enlèvement tous les deux jours ».d'après AFP MEXIQUE Élections propres n Le directeur des élections du Mexique, José Woldenberg, affirme que les possibilités de fraudes aux élections présidentielles prévues pour cet été ont été virtuellement éliminées à la suite d'une réforme exhaustive du système électoral.« Il pourrait y avoir une irrégularité dans un des bureaux de vote, dans un district comptant, disons, cinq millions d'habitants, mais je ne crois pas qu'il y ait de possibilité (de fraude) .à cause du format des élections », a ajouté le président de l'Institut électoral.d'après PC FRANCE Extradition n La chambre d'accusation de la Cour d'appel de Paris a décidé hier qu'un officier de l'ex-armée rwandaise, François-Xavier Nzuwonemeye, arrêté en France, serait remis au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPR), qui l'accuse de « génocide », a-t-on appris auprès de son avocat, Me Eric Morain.d'après AFP PHOTO Agence France-Presse © Des manifestants, dont des membres des familles des victimes de Pinochet, occupent la place devant le palais présidentiel depuis le retour de l'ex-dictateur chilien.Offensive judiciaire contre Pinochet Un juge chilien veut la levée de l'immunité de l'ex-dictateur Agence France-Presse SANTIAGO À peine rentré au Chili après une saga judiciaire européenne de plus de 16 mois, le général Augusto Pinochet va devoir, fait inimaginable avant son départ, affronter la justice de son pays.Le juge Juan Guzman Tapia a demandé hier à la Cour d'appel la levée de l'immunité parlementaire de Pinochet, a annoncé l'avocat Alfonso Insunza, à l'origine d'une des plaintes déposées contre l'ancien dictateur dans son pays.De retour au Chili après 503 jours de détention à Londres, Augusto Pinochet bénéficie de l'immunité parlementaire depuis qu'il est devenu sénateur à vie en mars 1998.Le juge Guzman a demandé la levée de cette immunité afin de l'interroger sur les plaintes enregistrées à Santiago depuis janvier 1998 et surtout pendant son arrestation à Londres.Nelson Caucoto, avocat d'organisations de défense des droits de l'homme, a déposé hier cinq nouvelles plaintes sur la responsabilité de Pinochet dans la disparition de 12 opposants à son régime.Avec ces nouveaux cas, il y a maintenant un total de 66 plaintes devant la justice chilienne.« Nous pensons qu'il y a des antécédents suffisants pour qu'il soit soumis à un procès », a estimé pour sa part Me Insunza.Ce dernier et d'autres juristes ont demandé la levée de son immunité pour sa responsabilité dans la « Caravane de la mort », un commando militaire qui a sillonné le Chili et ordonné l'exécution de plus de 70 prisonniers politiques, en octobre 1973, un mois après le coup d'État qui devait porter Pinochet au pouvoir.Le juge Guzman avait ordonné, il y a huit mois, l'arrestation du général en retraite Sergio Arellano et d'autres chefs militaires qui faisaient partie de ce commando.« Mais le général Arellano a agi sur ordres directs de Pinochet », a estimé M.Insunza.D'autres plaintes ont été déposées pour assassinat, tortures et disparition de 1198 opposants.La demande de levée de l'immunité, qui devra être ratifiée par les 24 magistrats de la Cour d'appel, se base sur l'article 612 du Code chilien de procédure pénale, qui prévoit « l'arrestation de l'inculpé » si le tribunal approuve la requête du juge Guzman.La Cour d'appel rendra sa décision après avoir entendu les avocats des parties.Elle pourra faire l'objet d'un appel et le verdict final sera rendu par la Cour suprême dans un délai qui peut aller jusqu'à deux mois.Le juge Guzman Tapia avait annoncé vendredi que le général Pinochet serait par ailleurs soumis à un examen médical et psychiatrique pour établir s'il ne souffre pas de démence et est donc apte à comparaître.Londres l'a libéré en prenant en compte les raisons humanitaires invoquées par le gouvernement du président Eduardo Frei du fait de la mauvaise santé de Pinochet, arguant qu'il n'était pas en état d'être extradé vers l'Espagne.Le ministre des Affaires étrangères, Juan Gabriel Valdes, a estimé que « s'il se retire de la vie politique et si les examens médicaux confirment ce qu'ont diagnostiqué les médecins britanniques, il est très probable qu'il ne comparaisse pas en justice ».Manuel Antonio Garreton, analyste politique de l'Université du Chili, a déclaré que l'accueil réservé vendredi par l'armée au général Pinochet à l'aéroport est une « invasion militaire » qui a démontré que « certains secteurs des forces armées font encore ce qu'ils veulent ».Pour M.Garreton, ce sont les forces armées qui ont fait pression sur le gouvernement pour obtenir le retour de Pinochet et nombreux sont ceux qui pensent que la même pression va être exercée pour lui éviter un procès.Report des élections en Haïti L'ETA frappe encore : 7 blessés dont deux gardes civils Agence France-Presse SAINT-SÉBASTIEN, Espagne Sept personnes dont deux gardes civils ont été blessés par l'explosion d'une voiture piégée attribuée à l'ETA par la police, hier soir près de Saint-Sébastien, à six jours des élections générales en Espagne.L'attentat, le troisième de l'organisation indépendantiste depuis la rupture de sa trêve en décembre, s'est produit à proximité du quartier général de la garde civile d'Intxaurondo.Il a été condamné par la quasi totalité de la classe politique espagnole.Les jours des deux gardes civils, dont une femme, ne sont apparemment pas en danger, selon le ministère de l'Intérieur à Madrid.La garde civile, agée de 27 ans, a été hospitalisée pour un traumatisme au thorax, selon des médecins qui la soignent.Elle a également inhalé de la fumée.Les cinq autres blessés sont des civils légèrement atteints, selon les premières informations données par les services de secours.Selon le correspondant de l'AFP sur place, un véhicule était en flammes après l'explosion qui s'est produite un peu avant 22h00 locales et qui a brisé des vitres des immeubles du quartier, bouclé par la police.Les façades des bâtiments ont été noircies par les flammes.Les deux gardes civils ont été blessés alors qu'ils effectuaient une patrouille à bord d'une Nissan Patrol, a précisé le ministère de l'Intérieur.Leur véhicule à été atteint par l'explosion d'une voiture piégée activée par télécommande lorsqu'ils passaient à proximité, a précisé un porte-parole du ministère.Les deux occupants d'un véhicule qui suivait celui de la garde civile ont également été atteints par l'explosion, ainsi que trois habitants du quartier blessés par des éclats de verre.La police soupçonne l'organisation armée basque ETA d'être à l'origine de cet attentat qui intervient à six jours des élections générales, dimanche, où les Espagnols sont appelés à élire un nouveau Parlement pour désigner le futur chef du gouvernement.L'organisation indépendantiste a rompu le 3 décembre la trêve qu'elle observait depuis 14 mois, la plus longue jamais décidée par l'ETA, fondée il y a 42 ans et qui a pris les armes en 1968 faisant 772 morts, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.Depuis la rupture du cessez-le-feu, l'ETA a tué trois fois dans deux attentats à la voiture piégée.Le 21 janvier, un lieutenant-colonel de l'armée, Pedro Antonio Blanco, était tué en plein centre de Madrid.Le 22 février, le secrétaire général du Parti socialiste de la province basque d'Alava, Fernando Buesa et son garde du corps, Jorge Diez, étaient tués à leur tour.Dans le monde politique, les réactions à ce nouvel attentat ont été immédiates.Le porte-parole du gouvernement autonome basque Josu Jon Imaz l'a condamné « avec la plus grande fermeté » tandis que le secrétaire général du Parti populaire (PP), Javier Arenas, qui dirige la formation de centre-droit du chef du gouvernement José Maria Aznar a déclaré : « Jamais nous ne cèderons au chantage ».Du côté de l'opposition socialiste, le dirigeant basque et ancien ministre du Parti socialiste, Enrique Mugica, dont le frère Fernando avait été assassiné par l'ETA quelques semaines avant les élections de 1996, a lancé un appel à la mobilisation populaire contre l'ETA.« Tous les démocrates sont la cible des terroristes », a-t-il déclaré.Le responsable d'Izquierda Unida (IU, proche des communistes) pour le Pays basque, Javier Madrazo, a affirmé que l'ETA méprisait la volonté des Basques et il a demandé aux indépendantistes radicaux d'Euskal Herritarrok (EH) de rompre ses liens avec l'organisation armée.EH et la coalition Herri Batasuna, proche de l'ETA, qui n'ont jamais condamné un attentat de l'organisation, n'avaient toujours pas réagi à 00h45 locales.d'après AP et AFP PORT-AU-PRINCE Haïti a reporté les élections législatives et locales une troisième fois en quatre mois, invoquant des problèmes d'enregistrement des électeurs.L'instance chargée d'organiser les élections, le Conseil électoral provisoire, n'a pas annoncé la nouvelle date de scrutin.Celui-ci devait avoir lieu le 19 mars, et être suivi d'un second tour le 30 avril.L'inscription des électeurs devait être terminée vendredi dernier, mais l'échéance a été repoussée de deux semaines \u2014 au 15 mars 2000, a fait savoir le Conseil électoral.Il s'agit du dernier d'une série d'écueils venus compromettre les efforts engagés pour tenir le premier scrutin en Haïti en trois ans.Les élections devaient initialement avoir lieu le 28 novembre 1999.Elles avaient été reportées une première fois, au 19 décembre.Les responsables avaient ensuite promis qu'elles auraient assurément lieu le 19 mars, avec scrutin de ballottage le 30 avril.Les élections sont destinées à combler 10 000 postes vacants à travers le pays, dont les deux tiers des sièges au Sénat et la totalité de la Chambre des députés, qui constituent le Parlement haïtien.On compte quelque 29 000 candidats.L'opposition a dénoncé le dernier délai comme un signe d'incompétence et une manoeuvre politique du président René Préval.Quelques heures à peine avant l'annonce du nouveau délai, le Conseil de sécurité des Nations unies avait justement invité Haïti à ne pas retarder la tenue du scrutin.Pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental, Haïti lutte pour se défaire de décennies de dictature depuis que 20 000 militaires, dans une opération dirigée par les États-Unis, ont chassé du pouvoir le régime militaire en 1994, et restauré le président Aristide, son premier président librement élu.Quand le mandat d'Aristide a pris fin, en 1996, il a remis le pouvoir à son protégé, M.Préval, dont le mandat a été entaché par une crise gouvernementale qui se prolonge depuis les élections législatives de 1997. 2LP2301A0307 a23 mardi 7 mars 2LP2301A0307 ZALLCALL 67 00:49:57 03/07/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 MARS 2000 A 23 Monde Les Russes affirment encercler les rebelles dans les montagnes Les gorilles de Milosevic s'attaquent à la télé libre La Presse et AFP BELGRADE Les principaux partis de l'opposition serbe ont menacé d'appeler à des manifestations pour défendre la chaîne de télévision privée Studio B, après que cinq inconnus eurent fait irruption dans des locaux de cette chaîne et battu deux employés dans la nuit de dimanche à lundi.Les agresseurs ont lié les mains des employés avant de les frapper avec la crosse de leur revolver.Ils ont ensuite endommagé certains appareils, forçant Studio B a interrompre ses émissions, a déclaré le rédacteur en chef, Dragan Kojadinovic.Selon les témoignages des employés, les agresseurs portaient des vêtements d'exercice de la police et se déplaçaient dans une voiture des forces de l'ordre.L'objectif de ces hommes étaient visiblement de saboter la diffusion des émissions, ont-ils dit.Après une rencontre avec la direction de la station hier, les leaders de l'opposition démocratique ont demandé au « régime de cesser toutes les formes de terreur contre Studio B et les médias libres.Dans le cas contraire, ils appelleront leur membres et sympathisants de Belgrade et de toute la Serbie à défendre Studio B », ontils prévenu.Studio B a reçu une autre tuile sur la tête hier lorsque la justice serbe à condamné la chaîne et son directeur à payer une amende de 450 000 dinars (15 000 $ canadiens) en vertu de la loi sur l'information.Studio B a été condamné sur plainte d'un général de la police serbe, Branko Djuric, qui avait été accusé, par un invité de la chaîne lors d'une émission diffusée en direct, d'être impliqué dans les événements du 3 octobre, lorsque quatre responsables du SPO avaient été tués dans une collision routière au sud de Belgrade.M.Draskovic, lui-même légèrement blessé, avait affirmé qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat contre lui déguisée en accident.Studio B a demandé au juge de rejeter cette plainte, mais ce dernier a rejeté la demande.Les médias indépendants sont l'objet d'une virulente campagne du pouvoir, qui les accuse depuis la fin des bombardements de l'OTAN en juin 1999 d'être payés par l'Occident pour déstabiliser le pays.Le ministre des Télécommunications, Ivan Markovic, a par ailleurs prévenu Studio B qu'elle allait également devoir payer onze millions de dinars dans les huit jours pour le renouvellement de ses permis de diffusion radio et télé.La direction de la station se prépare à un nouvel affrontement avec le pouvoir car elle refusera de payer alléguant que les permis actuels ont été émis pour dix ans et qu'elle n'a donc aucun obligation envers l'État.MARINA LAPENKOVA Agence France-Presse, MOSCOU Onze des soldats russes tués jeudi dans une embuscade à Grozny ont été enterrés hier dans la région de Moscou, alors que les forces fédérales affirmaient avoir encerclé les dernières unités constituées de combattants rebelles dans le sud de la Tchétchénie.À la suite de cette attaque qui a fait au moins 20 morts, la visite d'une délégation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Tchétchénie, prévue hier, a été reportée pour des raisons de sécurité.Elle pourrait désormais avoir lieu le 11 mars, selon l'agence Itar-Tass.À Serguiev Possad (l'ancien Zagorsk soviétique), au nord-est de Moscou, des milliers de personnes ont assisté hier aux obsèques de 11 des soldats d'élite du ministère de l'Intérieur tués jeudi à Grozny.Le bilan officiel de l'embuscade de Grozny, qui fait état de 20 morts et 29 blessés, reste sujet à caution.Vendredi soir, l'agence officielle Itar-Tass avait annoncé que 17 autres soldats étaient morts à l'hôpital des suites de leurs blessures, citant un général sur place.Itar-Tass avait ensuite corrigé son bilan, citant des sources à Moscou.Hier, la télévision privée NTV a de nouveau affirmé que 15 des blessés de l'embuscade étaient décédés, portant donc à au moins 35 morts le bilan réel de l'accrochage.« Nous trouverons ceux qui ont fait cela », a promis le ministre de l'Intérieur, Vladimir Rouchaïlo, devant les proches des victimes réunis auprès des cercueils, « et le châtiment sera à la mesure de leur acte ».Le porte-parole du Kremlin pour le conflit, Sergueï Iastrjembski, a affirmé hier que les combattants tchétchènes étaient encerclés dans deux zones du sud montagneux.« Les bandits sont encerclés à Selmentaouzen, dans une poche de deux kilomètres sur quatre, et à Komsomolskoïe », deux petites localités des gorges de l'Argoun, à une soixantaine de kilomètres au sud de Grozny, a dit M.Iastrjembski.« Des combats très violents se déroulent à Komsomolskoïe, il y a des pertes mais je n'ai pas de chiffres exacts », a-t-il ajouté.Selon M.Iastrjembski, « il reste entre 1500 et 2000 combattants dans les montagnes, mais on n'exclut pas qu'un millier de combattants ait réussi à se disperser dans la plaine », tenue par les Russes.La tactique des forces armées, at- il ajouté, reste inchangée : le but est d'éliminer les combattants et d'éviter qu'ils ne rompent l'encerclement pour se disperser parmi la population civile.Le ministre de la Défense, Igor Sergueïev, a nié pour sa part que l'armée soit confrontée à une guerre de partisans : « Ce ne sont que des attaques de bandits », a-t-il dit.L'opinion publique russe, selon un sondage publié hier, est de plus en plus favorable à l'opération militaire en Tchétchénie.Cette enquête, réalisée fin février auprès de 1600 personnes par l'institut VTs IoM, révèle que 70 % des Russes sont pour la poursuite de l'offensive, contre 61 % lors d'un sondage du même institut fin novembre.La justice russe a lancé hier un avis de recherche contre le président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov, inculpé depuis le 18 février de « rébellion armée ».Le chef de la représentation du procureur fédéral dans le Caucase du Nord, Iouri Birioukov, a précisé que le parquet constituait actuellement un dossier pour demander à Interpol de lancer une recherche internationale, en cas de fuite à l'étranger du leader tchétchène. La Presse 7 mars 2000 Page A24 manquante "]
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