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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-03-13, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0102A0313 Page A1 13mars 1LP0101A0313 ZALLCALL 67 00:56:45 03/13/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, R lundi 13 mars 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.Diamants total 1 carat (100 points) RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514) 277-3127 www.bijouterieleroy.com SPÉCIAL 799$ 116e année No 142 68 pages, 4 cahiers de Richard Desjardins AU PAYS Auto Dodge Dakota Quad Cab: la solution du juste milieu page C1 Économie La FTQ pourrait ajouter une autre tour à son complexe immobilier page B1 Actualités Le camp de Jules, dit «le Chat» page A6 Quelques nouveautés sur la Toile page A19 Jean-Paul II demande pardon pour les péchés des catholiques Chantal Kreviazuk, interprète de l'année Langue: les péquistes divisés sur le retour à la ligne dure d'après AP et AFP CITÉ DU VATICAN L'Église fait son mea-culpa.Le pape Jean-Paul II a humblement demandé pardon hier pour tous les péchés commis par les catholiques au cours des siècles, citant en particulier les mauvais traitements dont ont été victimes les juifs, les femmes ou les minorités.L'autocritique est sans précédent dans l'histoire d'une Église.Elle est d'autant plus remarquable qu'elle est formulée par un pape, certes malade et déclinant, mais animé d'une volonté de fer et déterminé à ce que le catholicisme entame le troisième millénaire débarrassé des fantômes hantant son passé.« Nous pardonnons et nous demandons pardon », a-t-il dit et répété lors d'une messe solennelle en la basilique Saint-Pierre de Rome.Plusieurs dignitaires juifs se sont félicités de ces paroles de pénitence tout en ajoutant qu'ils attendaient plus lors de la visite du pape en Terre sainte du 20 au 26 mars.Voir JEAN-PAUL en A2 ANDRÉ DUCHESNE En dépit des appels à la modération lancés par les ministres Louise Harel et Diane Lemieux, les péquistes de Montréal-Centre ont adopté par une forte majorité hier des résolutions favorisant le retour de la ligne dure dans l'application de la Charte de la langue française.Non seulement demandentils au gouvernement d'abolir la loi 86, mais ils proposent que les dispositions sur la fréquentation obligatoire des écoles françaises soient étendues aux institutions de niveau collégial.« La loi 86 est une mauvaise loi à sa face même et l'anglicisation à Montréal est galopante.Qu'on abolisse cette loi pour en faire une à la mesure des aspirations des Québécois », a tonné un militant du comté de Mercier, André Reny.Adoptée sous les libéraux, cette loi avait assoupli le tiers des articles contenus dans la loi 101, notamment Voir LANGUE en A2 Autres textes en page A11 PHOTO PC Chantal Kreviazuk ne cachait pas sa joie en recevant hier le Juno de l'interprète féminine de l'année lors de la 29e remise de ces prix au Skydome de Toronto.La chanteuse de Winnipeg, qui sera à Montréal en fin de semaine, fait tout un tabac avec son album Colour, Moving and Still, récompensé d'un Juno dans la catégorie pop/adulte.Comme prévu, Alanis Morissette et Shania Twain ont également reçu deux Junos.À lire en page C11 PHOTO REUTERS Le pape Jean-Paul II.Mitterrand avait un goût immodéré pour le sexe faible Dans un livre qui paraît cette semaine, le chauffeur de l'ex-président français raconte sa vie tumultueuse d'après l'Agence France-Presse PARIS L'ancien président français François Mitterrand aimait tellement les conquêtes féminines que certaines de ses soirées se déroulaient comme un « menu », avec « une entrée, un plat principal et un dessert », si l'on en croit son chauffeur.Dans un livre intitulé Conduite à gauche, qui paraît cette semaine, Pierre Tourlier, chauffeur, garde du corps et confident pendant 20 ans de l'ancien président socialiste, raconte la vie tumultueuse de Mitterrand : sa carrière politique, ses amis, ses médecins, sa double François Mitterrand vie, la santé de l'homme mort en 1996 à l'âge de 79 ans d'un cancer longtemps caché, son goût immodéré pour les femmes.Cette passion digne du fameux « mille e tre » de Don Giovanni ne s'arrêtait pas devant des têtes couronnées, révèle Pierre Tourlier.Il dit se souvenir d'« une reine d'un pays plus ou moins lointain » qui donna rendez-vous au président lors d'une visite officielle à Paris, alors que son « époux royal s'était absenté ».Selon M.Mitterrand, « ce fut purement culturel et cérébral ».Cependant, ajoute le chauffeur, « cette visite nocturne fut rapportée aux oreilles de ce roi jaloux qui faillit bannir sa reine ».Pierre Tourlier raconte aussi comment une de ses propres aventures amoureuses avec une militante socialiste fut interrompue par un coup de téléphone d'un autre prétendant annonçant sa visite, qui ne fut autre que le président.Il confirme aussi que le président, dont le pouvoir de séduction faisait légende, avait eu une liaison avec la journaliste suédoise Christina Forsne, qui a relaté leur aventure dans un livre.Selon son chauffeur, « François Mitterrand s'était toujours très bien comporté après avec les femmes qu'il avait séduites », notamment en leur offrant une place, de préférence « là où elles pouvaient lui servir ».Il disait ainsi avoir « un cheptel » à l'Élysée.Pierre Tourlier confirme cependant que « l'essentiel de la vie privée » de François Mitterrand se passait aux côtés de sa maîtresse Anne Pingeot, de 30 ans sa cadette, et de leur fille Mazarine, plutôt qu'avec sa Voir MITTERRAND en A2 De père en fille Lorsqu'on est la fille de Pierre Nadeau, on a deux choix.Ou bien on fait de la télé, ou bien on la fuit.Pascale Nadeau a commencé par fuir celle qui, tout au long de son enfance, l'a privée de la présence de ses parents à la maison.La télé pour elle, c'était non merci! Après des études au Collège Marie de France, l'animatrice a étudié l'orthopédagogie à l'Université de Montréal, fait un stage en psychiatrie à l'hôpital Sainte-Justine avant de travailler en garderie.Au bout de deux ans pourtant, le doute s'est installé en elle.Aussi n'a-t-elle pas hésité le jour où son père lui a proposé de venir travailler avec lui aux Productions du Sagittaire.D'abord recherchiste et préposée au café, Nadeau fait sa première intervention médiatique grâce à Pierre Bourgault qui l'a engagée comme chroniqueur-jeunesse à son émission à CKAC.L'année suivante, Stéphane Boisjoli, le neveu de Charlotte Boisjoli, lui offre un poste de chroniqueur culturel à CHLT-Sherbrooke avant de lui donner son premier bulletin de nouvelles à l'ouverture de TQS.Nadeau quitte TQS pour TV5, TV5 pour RDI et RDI pour les nouvelles de Radio-Canada.À la barre du Montréal ce soir depuis quatre ans, Pascale Nadeau adore son métier, mais trouve parfois qu'il est ingrat.Éclipsée chaque soir par Pierre Bruneau de TVA, qui fait le double de ses cotes d'écoute, talonnée par Mongrain à TQS, qui menace sa deuxième position, et boudée par les Métrostars, Pascale Nadeau se demande pourquoi les femmes, qui font de l'information et qui la font aussi bien que les hommes, ont tant de difficulté à s'imposer.Elle se console en se disant que la situation ne pourra durer éternellement et que tôt ou tard, les femmes auront leur revanche.À lire, l'entrevue en page A7 Nathalie Petrowski rencontre PASCALE NADEAU PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Pascale Nadeau INDEX Petites annonces - index C17 - immobilier C17, C18 - marchandises C18 - emplois C18, C19 - automobile C19, C20 - affaires Arts et spectacles C11 à C15 - horaire spectacles C14 - horaire télévision C12 Bandes dessinées C18 Boisvert Yves A5 Bridge C20 Décès C21 Économie B1, B4 à B8 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C17 Feuilleton C19 Horoscope non disponible Le monde A18 Loteries A2, A5 Mots croisés C20, S10 Mot mystère C19 Opinions B3 Politique A12, A13 Quoi faire C16 Tabloïd Sports - Mathias Brunet S5 ÉDITORIAL Une bouffée d'air frais - Pierre Gravel page B2 MÉTÉO Ciel ensoleillé Max.-3, min.-6 Cahier Sports, page 16 L'ÉVÉNEMENT CAMIONS DE CHEVROLET LES DURS DE DURS Pour un temps limité, vous pouvez profiter des prix les plus avantageux sur le Silverado et sur tous les Durs de Durs de Chevrolet. 1LP0201A0313 Page A2/13mars 1LP0201A0313 ZALLCALL 67 00:55:33 03/13/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Suites de la une Langue: les péquistes divisés sur un retour à la ligne dure Les militants de la Mauricie se montrent plus modérés Presse Canadienne SHAWINIGAN Réunis en congrès en fin de semaine, les militants du Parti québécois de la Mauricie ont laissé de côté la ligne dure en matière de protection de la langue française.La proposition recommandant l'abolition des articles de la loi 86 et le rétablissement des dispositions initiales de la Charte de la langue française a été rejetée par environ 60 % des délégués.Mais tous attendent avec impatience les états généraux qui devraient mener à une refonte de la Charte.D'ailleurs, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, a réitéré, hier, au congrès, qu'elle croyait en l'importance de procéder à un débat sur la question linguistique.« Il faut des états généraux.C'est la première conclusion du comité que l'on va soumettre au conseil des ministres parce qu'on veut que ce grand débat de société ait lieu.» LANGUE / Suite de la page A1 en matière d'affichage.Et c'est justement sur cette question que Louise Harel a voulu mettre en garde les militants les plus radicaux.« J'ai un arrière-goût de malheur et de confrontation », a-t-elle déclaré hier matin, au congrès qui se tenait à l'École de technologie supérieure.La ministre des Affaires municipales évoquait le congrès du PQ de 1996 où les militants s'étaient entre-déchirés sur la même question, entraînant la démission de tous les membres du comité exécutif de Montréal-Centre.Mme Harel craint de nouveaux déchirements sur la place publique, d'autant plus qu'en matière de protection du français, « une partie de la population voit un faux problème », disait-elle plus tard en entrevue à La Presse.Pour elle, la tenue d'États généraux permettra de mettre en lumière la précarité du français.Des propos que reprend la ministre du Travail, Diane Lemieux.« Il y a dix ans, la langue faisait faire des manifestations, mais pas aujourd'hui.La crainte voulant que la langue française ne soit pas bien protégée n'est pas suffisamment partagée par la population.» Le président du PQ Montréal-Centre, Mario Beaulieu, n'est pas d'accord.Devant les militants, il a soutenu qu'encore trop de nouveaux immigrants parlent l'anglais à la maison et que le pouvoir d'attraction de l'anglais sur le français est presque aussi fort aujourd'hui qu'il y a 25 ans.D'autres militants ont fait valoir que la loi 86 n'intervient pas uniquement dans le domaine de l'affichage et qu'elle a affaibli les dispositions de la Charte dans bien d'autres domaines.Ils rappellent aussi que l'usage du français recule à Montréal.La proposition d'étendre aux cégeps l'obligation de fréquenter des écoles francophones a aussi divisé les militants.Selon Yves Michaud, c'est au cégep que plusieurs personnes rencontrent leur futur conjoint.Or, cela a une incidence sur la langue d'usage à la maison.Les enfants de couples ayant fréquenté une institution anglophone risquent de parler anglais, craint-il.« Si le Montréal français meurt, toutes les régions du Québec vont commencer leur agonie », a-t-il lancé sous les applaudissements.Mais pour la ministre Harel, les jeunes risquent plutôt de se hérisser contre une telle mesure.« C'est le genre de proposition qui va nous mettre en état d'affrontement ».Même les jeunes francophones pourraient manifester leur opposition, » croit-elle.Jean-Paul II demande pardon pour les péchés des catholiques JEAN-PAUL / Suite de la page A1 Dans cet acte de repentance, le souverain pontife n'a cité aucun événement historique précis, tels que l'Holocauste, l'Inquisition ou les Croisades.Il n'a pas donné non plus de noms : il n'est pas question de juger la responsabilité individuelle, a-t-il expliqué, car « seul Dieu peut le faire ».Mais les références sont claires, à la fois dans ce qu'il a dit et dans les paroles prononcées par les cardinaux et deux évêques qui ont confessé des péchés commis au nom de l'Église.Il a cité l'utilisation de la violence « au service de la vérité » ou « des attitudes de rejet et d'hostilité adoptées parfois vis-à-vis d'autres religions ».Le cardinal Edward Cassidy par exemple a rappelé « les souffrances du peuple d'Israël » et a demandé le pardon divin pour « les péchés commis par quelques-uns contre le peuple de l'Alliance » (les juifs).Après un moment de recueillement, Jean-Paul II a répondu en s'adressant à Dieu : « Nous sommes profondément attristés par le comportement de ceux qui, tout au long de l'histoire, ont fait souffrir ceux qui sont Tes fils.En demandant Ton pardon, nous promettons de nous engager dans une fraternité authentique avec le peuple de l'Alliance ».Dans une semaine, le souverain pontife se rendra en Terre sainte où il doit notamment visiter le mémorial Yad Vashem de la Shoah.Son directeur, Avner Shalev, a qualifié hier la repentance papale d'événement à la fois « significatif » et « historique », ce qui ne l'empêche pas d'attendre une déclaration plus spécifique lors de la visite de Jean-Paul II : « Il doit rendre hommage et commémorer le souvenir de l'Holocauste et je sais qu'il le fera ».Quant au rabbin David Rosen, qui a mené les délicates négociations avec le Vatican pour l'établissement de relations diplomatiques avec le Vatican, il s'attend à ce que le pape soit « plus direct » lors de son pèlerinage.Cette année de jubilé doit permettre une « purification de la mémoire », a expliqué Jean-Paul II.« J'ai donc demandé qu'en cette année de miséricorde, l'Église (.) s'agenouille devant Dieu et implore son pardon pour les péchés passés et présents de ses fils ».Le pape et les cardinaux étaient vêtus de pourpre, couleur de la pénitence.Jean-Paul II s'appuyait sur un crucifix d'argent, sa voix était claire mais ses mains tremblaient, symptôme de la maladie de Parkinson.À la fin de cette confession, il a embrassé le crucifix de l'autel et a imploré le pardon de Dieu.Pour sa part, une organisation britannique pour la défense de la mémoire de l'Holocauste a appelé le pape à ouvrir les archives du Vatican couvrant la période hitlérienne.Quoique le pape n'ait pas mentionné la Shoah dans son homélie, le président de la fondation Holocaust Educational Trust, Lord Greville Janner, a salué « son geste généreux ».« J'espère que dans l'esprit de ce discours, ce grand pape va maintenant faire en sorte que le Vatican et ses monastères ouvrent leurs archives aux chercheurs de l'ère hitlérienne », a-t-il ajouté, en notant que « jusqu'à présent, le Vatican a été la seule autorité au monde à refuser de le faire ».« J'espère que ce malheureux état de fait mènera à une transparence honorable », a dit le président de l'une des plus influentes organisations juives britanniques.Mitterrand avait un goût immodéré pour le sexe faible MITTERRAND / Suite de la page A1 femme Danielle, connue pendant la guerre, et leurs deux fils.Le chauffeur témoigne de l'amour « fou », « démesuré » de François Mitterrand pour sa fille et des efforts et moyens déployés pour préserver le secret de son existence, levé peu avant la fin de son second mandat présidentiel, alors qu'elle avait .vingt ans.Selon Tourlier, M.Mitterrand est allé jusqu'à lui demander de frapper le journaliste et écrivain Jean-Edern Hallier pour l'empêcher de poser des questions embarrassantes au cours d'une conférence de presse.Il affirme aussi que le suicide à l'Élysée en 1994 de l'éminence grise du président, François de Grossouvre, dont la rumeur voulait faire un meurtre, a en fait été un geste de « dépit amoureux » après le départ de sa maîtresse de 28 ans.Pierre Tourlier, militant socialiste de 56 ans, qui a servi pendant vingt ans de chauffeur au premier secrétaire du parti socialiste, puis président de la République française, affirme n'avoir jamais passé de permis de conduire.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 4-0-8 à quatre chiffres : 3-1-1-2 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants : n à Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30 ; n à Gatineau : cols bleus des services techniques de la Ville de Gatineau, édifice Eugène-Beaudoin, 476, boul.St-René Est, de 13 h à 20 h.Objectif : 250 donneurs ; n à Montréal : HEC, organisée par les étudiantes et étudiants, salon l'Oréal (salon des étudiants) 3000, chemin de la Côte- Sainte-Catherine, de 10 h à 16 h.Objectif : 115 donneurs ; n à Rivière-des-Prairies : Club Optimiste Montréal/Colombo, Buffet Villa Italia, 8600, boul.Maurice-Duplessis, de 15 h à 20 h 30.Objectif : 100 donneurs ; n à Pierreville : Chambre de commerce du Bas Saint-François, Centre communautaire, 46, rue Maurault, de 15 h à 20 h 30.Objectif : 125 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Le ventre de Montréal Ventre de Montréal, garde-manger du monde, le transport de denrées alimentaires réfrigérées est devenu une vache à lait pour le port de Montréal.Les producteurs québécois et américains utilisent de plus en plus le port pour leurs exportations et les quantités d'aliments transbordées par conteneur frigorifique sont en hausse marquée.Et la direction du port estime que la croissance des tonnages d'aliments réfrigérés va continuer, raconte Denis Arcand dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Le mea-culpa du pape Jean-Paul II, qui, hier à Rome, a demandé pardon pour tous les péchés commis par les catholiques au cours des siècles, vous a-t-il surpris?La décision de la Cour supérieure enjoignant Loblaw de démolir son supermarché de Brossard est-elle trop sévère?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 60 % Non: 40 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 1LP0301A0313 A 3 (lundi) 1LP0301A0313 ZALLCALL 67 00:55:41 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Plusieurs ont dû chausser leurs bottes hier pour déambuler dans les rues de la ville et enjamber les bancs de neige.La route fait au moins trois victimes n Au moins trois personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours de la fin de semaine.Francine Blanchet-Bachand, une dame de 48 ans d'Asbestos qui était passagère d'une voiture, a perdu la vie vers 21h45 samedi soir lors d'une collision frontale avec un autre véhicule à Val-Joli, près de Windsor en Estrie.La tragédie a aussi fait quatre blessés, dont deux graves.Vers 23h00 vendredi, deux résidants du petit village cri de Mistassini sont morts dans un accident survenu sur la route du Nord à Chibougamau.Eddy Iserhoff, 31 ans, et Tina Checapio, 23 ans, ont perdu la vie lorsque leur fourgonnette est entrée en collision avec une camionnette roulant en sens inverse.Chute d'un remonte-pente n Deux enfants âgés de 7 et de 11 ans ont été blessés légèrement samedi après-midi, lorsqu'ils ont fait une chute du haut d'un remonte-pente mécanique au Mont-Blanc.L'accident s'est produit lorsque la chaise sur laquelle ils prenaient place en compagnie d'un moniteur de ski, a heurté pour une raison inexpliquée un pylône supportant le câble.Plus d'une centaine de skieurs sont demeurés immobilisés durant plus d'une heure, les patrouilleurs s'étant d'abord portés au secours des deux enfants qui s'en sont tirés sans fracture ni hémorragie interne.Mme Johanne Alford, directrice générale du centre de ski, a expliqué hier qu'une enquête était en cours afin de déterminer pourquoi la chaise a heurté le pylône.Le froid apprécié n Le refroidissement des températures et les chutes de neige ne nuiront pas aux producteurs de sirop d'érable du Québec, qui ont entamé leurs activités deux semaines plus tôt que prévu.Selon le secrétaire de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, Charles Ross, ce refroidissement va au contraire prolonger la saison.« Le processus qui mène à l'apparition des bourgeons et des feuilles sera ralenti par le refroidissement, ce qui permettra de prolonger la récolte », a expliqué M.Ross.Les températures clémentes des deux dernières semaines ont déjà donné des résultats positifs, les récoltes étant supérieures à la normale et de meilleure qualité.Il y a plus de 10 000 acériculteurs au Québec.Le collégial se mobilise n À la veille du dépôt du budget Landry, tous les intervenants du milieu collégial se mobilisent pour rappeler au gouvernement Bouchard ses engagements en matière d'éducation.Les étudiants, les enseignants, le personnel de soutien ainsi que la Fédération du personnel professionnel des collèges lancent donc un avertissement bien clair : « Les cégeps ne doivent pas devenir les oubliés du réinvestissement promis.» La tendance du gouvernement de ne parler que des commissions scolaires et des universités inquiète le milieu collégial.Le gouvernement devra respecter le consensus du Sommet de la jeunesse et faire de l'éducation sa priorité en réinvestissant équitablement dans tous les niveaux d'enseignement, affirment les organismes.Pharmaciens inquiets n L'Association des pharmaciens d'établissements de santé du Québec dénonce l'exploitation des personnes âgées qui, dit-elle, sont privées de soins pharmaceutiques essentiels à leur santé.Problèmes de surmédication, de sous-médication, de mauvaises utilisations de médicaments, non-accès à des médicaments trop coûteux, la situation est très difficile.Autre exemple : l'utilisation abusive de médicaments pour calmer des personnes agitées ou confuses, non pas pour répondre à leurs besoins mais en fonction de l'organisation du travail.L'association présentera jeudi un mémoire devant Commission des droits de la personne sur l'exploitation des personnes âgées.L'hiver n'est pas encore fini! RAYMOND GERVAIS La Ville de Montréal a décidé de ne pas procéder au chargement des quelque 15 cm de neige tombés au cours du week-end et de laisser Dame nature s'en charger.Ainsi, la Ville économisera 5 millions de dollars.Jacques Tremblay, porte-parole du Service des travaux publics, a expliqué hier que la Ville a procédé à un déblaiement intensif des trottoirs, des rues principales et secondaires durant toute la journée et que les Montréalais ne devraient pas être importunés par la neige dans leurs déplacements.« Comme le ciment et l'asphalte des trottoirs et des rues de la ville étaient secs samedi et que ça fondait hier, il a été relativement facile pour nos équipes de procéder au déblaiement et de gratter à fond pour enlever toute trace de neige.Des fondants ont été répandus aux endroits glissants.Cette phase de l'opération neige a été complétée en début de soirée », a confié M.Tremblay.De son côté, Environnement Canada prévoyait hier un refroidissement des températures pour la nuit à la suite d'un dégagement.Le mercure devait chuter jusqu'à -10, pouvant même descendre jusqu'à -12 durant la nuit.Mais dès ce matin, le soleil devrait briller et le mercure atteindre zéro et même le dépasser.Des températures de 1, 2 et même 3 degrés sont prévues pour les prochains jours.La neige tassée en bordure des rues et des trottoirs devrait donc fondre d'ellemême.Demain, de nouvelles précipitations sont attendues, mais les 4 à 5 cm de neiges prévus pourraient fondre au fur et à mesure puisque le mercure sera au-dessus du point de congélation.La normale des températures pour un 12 mars à Montréal est de 1 comme maximum et de -7 comme minimum.La tempête qui a frappé plus sévèrement les Cantons de l'Est et la Beauce, s'est déplacée hier vers l'extrême est du Québec où des accumulations pouvant atteindre 20 à 25 cm de neige étaient prévues.M.Tremblay a ajouté que la Ville de Montréal surveillait de près la météo et si des refroidissements devaient survenir, la Ville procédera au chargement de la neige en tenant compte des délais nécessaires à l'affichage.La circulation automobile sur le réseau routier du Québec a été grandement perturbée à la suite de cette tempête.La Sûreté du Québec a rapporté au moins un accident mortel imputable à la chaussée glissante ainsi que de nombreuses sorties de routes sur les voies rapides.Une femme de 48 ans, d'Asbestos, a perdu la vie dans une collision frontale survenue samedi soir dans la région de Windsor.PHOTOS BERNARD BRAULT, La Presse Les Montréalais devront prendre la pelle ou attendre que la neige fonde d'elle-même puisque la Ville de Montréal a décidé hier de ne pas procéder au chargement de la neige.Un résidant de la rue Dorion a eu fort à faire pour retrouver sa voiture hier matin.Affaire Barnabé: Action justice estime qu'un appel est possible MARTINE ROUX Le Mouvement Action Justice (MAJ) n'en démord pas : révolté par l'annulation du congédiement de deux policiers impliqués dans l'affaire Barnabé, il demande aujourd'hui au commissaire à la déontologie policière, Paul Monty, de commander un avis juridique sur la possibilité d'en appeler de la décision du juge Jean Longtin.Dans sa lettre acheminée ce matin au commissaire Paul Monty, le coordonnateur du MAJ est formel : bien que le jugement soit en principe sans appel, une telle cause privative n'est pas absolue, affirme Yves Manseau.« Dans un cas où une cour aurait excédé sa juridiction, soit par incompétence ou pour tout autre motif, un recours est possible devant la Cour supérieure.Il est du devoir du commissaire à la déontologie policière de vérifier la possibilité d'un appel.« Il a le pouvoir de le faire.Mais en a-t-il vraiment la volonté et la capacité ?» demande-t-il.L'équipe du commissaire est formée de membres « tièdes » face à la police, affirme Yves Manseau.« Tous les enquêteurs du bureau du commissaire sont d'ex-policiers tandis que la majorité de ses avocats sont d'ex-procureurs de la Couronne, qui travaillent donc intimement avec les policiers.Cette institution penche donc en faveur du milieu policier.» Or, Paul Monty pourrait fort bien demander un avis juridique à des procureurs plus éloignés du pouvoir policier, comme ceux du ministère de la Justice, par exemple.Quant à lui, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard pourrait même théoriquement imposer un décret ministériel « dans l'intérêt de la société, prétend M.Manseau.Mais ça prend du monde avec des culottes.» Enfin, le MAJ demande au commissaire à la déontologie policière de faire part de sa décision à la famille Barnabé, qu'il aurait oubliée en cours de route.« La famille n'avait pas même été informée de la date des audiences de l'appel en Cour du Québec, souligne M.Manseau.Cela prouve que les citoyens sont complètement évacués du processus déontologique.» 1LP0499A0313 A4 - LUNDI 1LP0499A0313 ZALLCALL 67 14:33:02 03/13/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Plainte contre ADM au Protecteur du citoyen Gescor : la grogne s'amplifie à NDG MARTINE ROUX La résistance s'organise sur la place Grovehill.Les résidants de cette jolie rue de Notre-Dame-de-Grâce sont résolus à barrer le chemin à Gescor, ce promoteur qui projette de construire une dizaine de maisons sur le jardin qu'il avait « accidentellement » dépouillé de 22 arbres, au printemps dernier.En attendant la séance de la Commission de développement urbain (CDU), qui doit évaluer le projet demain, les résidants ne perdent pas de temps : ils ont retenu les services d'un avocat, Me Maurice Sauvé.Le juriste ainsi que le chef de l'opposition, Michel Prescott, accompagnaient d'ailleurs hier la poignée de citoyens qui ont signifié leur indignation lors d'une conférence de presse organisée en bordure du monastère des Pères dominicains.Ce qui irrite souverainement les résidants, c'est que le service d'urbanisme de la Ville de Montréal a récemment fait la promotion du projet immobilier Villa Veritas (c'est ainsi qu'on l'a baptisé), notamment dans la brochure Faites le tour du propriétaire.« Pourtant, on affirme vouloir nous consulter mardi (demain) lors de la séance de la CDU ! expose Gilles Gougeon, un résidant de la place.Les dés sont donc pipés.» M.Gougeon a choisi d'habiter en 1983 sur la place justement en raison du parc.Non seulement les arbres ont-ils disparu du décor mais il risque de voir des maisons pousser au bout de la rue.et le cul-de-sac de la place fondre comme neige au soleil.« Gescor devra ouvrir la place Grovehill pour que les habitants des maisons projetées puissent circuler.Mais des centaines d'enfants fréquentant l'école Notre-Dame-de- Grâce \u2014 la plus grosse école primaire du Québec \u2014 descendent en toute sécurité dans le cul-de-sac.Si on ouvre la rue, on met la sécurité des enfants en danger.» Les résidants de la place Grovehill ne sont pas seuls : selon eux, environ 500 parents de l'école Notre-Dame-de-Grâce ont signé une pétition protestant contre le changement de zonage, portant le nombre de signataires à 800.Josée Lafleur, porte-parole de la coalition de citoyens, a quitté sa banlieue pour les espaces verts de NDG.« Cet espace est vert et est zoné récréatif, fulmine-t-elle.Quand on achète une maison, on achète aussi l'environnement.On dirait que le zonage se manipule au gré des volontés des promoteurs ! C'est du moins le message des élus.» « Je me sens de moins en moins montréalaise, avance Michelle Barrette.En banlieue, il semble que les citoyens soient davantage écoutés qu'à Montréal.Quant il est question d'une dérogation au règlement de zonage, j'aimerais que ma voix, avec toutes celles de mes concitoyens, soit plus importante que quelqu'un qui arrive avec ses milliards pour bâtir dix cages à lapins.» Songent-ils à un recours judiciaire pour contester l'éventuelle modification de zonage ?« On n'est pas rendu là, répond Me Sauvé, l'avocat des résidants.On va d'abord se rendre à la séance de la CDU demain, on verra après.» MARTINE ROUX La majoration de la taxe des frais d'amélioration aéroportuaires projetée par Aéroports de Montréal (ADM) est arbitraire et antidémocratique.C'est du moins l'avis de Jean Séguin, un résidant de Saint-Sauveur, qui dépose ce matin une plainte au bureau du Protecteur du citoyen pour protester contre le manque de transparence d'ADM.La hausse de cette taxe de 10 $ à 30 $ laisse le citoyen et usager complètement démuni face à ce prédateur administratif qu'est devenu ADM, affirme M.Séguin.« Cette taxe présumée est immorale et illégale.ADM tient les voyageurs en otages puisqu'ils n'ont d'autre choix que de payer avant de prendre l'avion.À titre de citoyen, ce qui me frappe dans les projets d'ADM, c'est qu'on oublie toujours l'utilisateur.Après avoir mené des recherches aux quatre coins du Canada, Jean Séguin en est venu à la conclusion qu'ADM échappe exceptionnellement à la règle d'imputabilité, un principe sacré en matière de gestion de biens publics.« Toutes les sociétés d'État, les sociétés parapubliques et même les sociétés privées en situation de monopole doivent répondre d'un organisme comme une régie ou une commission pour justifier leurs décisions.ADM fait exception : c'est un cas unique de monopole, et dont la mission est pourtant d'assurer un service essentiel.» Selon lui, la taxe majorée brimerait même la Charte des droits et libertés de la personne en entravant la libre circulation des personnes.« Ca me scandalise ! peste M.Séguin.Si j'avais les moyens, j'intenterais une injonction contre ADM.Au moins je demande au Protecteur du citoyen de se pencher sur la question.Il est inconcevable, dans une société comme la nôtre, qu'ADM n'ait de comptes à rendre à personne.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Josée Lafleur représente les citoyens du quartier de NDG qui s'opposent au projet de Gescor.« Nous voulons que ce site patrimonial soit replanté comme il était à l'origine », dit-elle. 1LP0501A0313 A 5 (lundi) 1LP0501A0313 ZALLCALL 67 00:55:47 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 5 Fausse injustice, vraie bouderie Les Cris ne sont pas contents.Ils menacent de « fermer le Nord » aux compagnies forestières si on ne leur « redonne » pas le juge Jean-Jacques Croteau, qui a rendu un jugement en leur faveur l'automne dernier.Le juge Croteau devait rendre une série d'autres décisions sur les droits de coupe dans le territoire de la Baie James.Mais sa juge en chef vient de le sortir du dossier pour cause de partialité appréhendée.Les Cris refusent de continuer le débat tant que cette décision n'est pas cassée et le juge Croteau ramené.Ils en appellent à tous les autochtones du pays, tous les juges et, bientôt \u2014 c'est devenu une manie \u2014 à la communauté internationale.Les Cris demandent même une enquête du gouvernement fédéral sur la récusation du juge Croteau.Car cette récusation trahit un préjugé contre « les peuples autochtones et en particulier les Cris », disent-ils.Minute, les amis.D'injustice, il n'y en a pas eu.Et il est carrément malhonnête de se plaindre du système judiciaire, qui s'est montré particulièrement sensible aux revendications autochtones.Il ne faut pas l'aimer seulement quand on gagne.Et si on le veut indépendant, qu'on ne demande pas aux politiciens de s'en mêler ! L'affaire remonte à juillet 1998, quand les Cris déposent une poursuite de 500 millions contre les sociétés forestières qui exploitent la forêt dans leur Grand Nord et contre les gouvernements du Québec et du Canada.Les Cris prétendent que l'exploitation est trop intense, peut-être deux fois trop, et menace leur mode de vie traditionnelle.En plus, les Cris réclament une injonction contre les forestières, une autre contre les gouvernements, plus une série de requêtes connexes.En bref, les Cris disent que la façon dont Québec donne des droits de coupe aux sociétés privées ne respecte pas la Convention de la Baie James.Ils veulent que ces droits de coupe soient soumis à une évaluation environnementale complète.En attendant, ils exigent que les permis de coupe annuels ne soient pas délivrés.Ces requêtes sont toutes confiées au juge Croteau.Une dernière requête lui est soumise l'automne dernier ; il s'agit d'une demande visant à geler le processus de renouvellement des permis en attendant que la cour se prononce sur le fond de l'affaire.C'est uniquement sur cette requête que le juge Croteau avait à se prononcer, quand il a rendu jugement le 20 décembre.Or, il ne se prononce pas, mais en profite pour déclarer tout le processus d'attribution des permis illégal, inconstitutionnel et contraire à la Convention de la Baie James.Ces conclusions, prématurées, touchent des questions qui n'ont pas été plaidées encore ! Le juge Croteau écrit qu'il s'est senti obligé dans les circonstances d'aller « audelà de l'apparence de droit » et d'examiner les questions constitutionnelles par luimême.En plus d'un appel, les forestières et les gouvernements demandent au juge de se récuser pour la suite du dossier.Il refuse.La juge en chef Lyse Lemieux, dans un jugement de 40 pages, conclut qu'il doit se retirer : il a déjà annoncé ses couleurs et des questions semblables seront débattues sous peu ; on peut craindre que son idée soit faite à l'avance.La juge Lemieux nomme pour le remplacer la juge Danielle Grenier \u2014 une des meilleures juges de la Cour supérieure, un esprit indépendant qui ne s'est jamais gêné pour remettre les gouvernements à leur place.Les Cris peuvent, eux aussi, en appeler de cette récusation.Où est le scandale, l'injustice, où sont les préjugés antiautochtones n n n C'est sur la patinoire judiciaire que les Cris ont décidé de mener leur lutte ; qu'ils en acceptent donc les règles au lieu de bouder.Cette façon de réclamer ses droits devant les tribunaux mais de crier à l'injustice chaque fois qu'une décision ne fait pas leur affaire est profondément agaçante.S'il est une institution, ces dernières années, qui a fait avancer les droits des autochtones au Canada, c'est bien le système judiciaire.À commencer bien sûr par la Cour suprême, qui, par une série de décisions spectaculaires, a mis une pression considérable sur les gouvernements pour les forcer à négocier équitablement avec les autochtones.Rappelons aussi que c'est un juge de la Cour supérieure du Québec, Albert Malouf, en 1974, qui a émis une injonction bloquant les travaux hydroélectriques à la Baie James à la demande des Cris.L'injonction a été suspendue en appel, mais entre-temps, les gouvernements ont été forcés de négocier, ce qui a mené à cette entente sans précédent qu'est la Convention de la Baie James, qui établit les règles de partage du territoire dans le Grand Nord.Est-ce que cela garantit de bonnes décisions ?Non.Mais l'histoire récente démontre que les revendications autochtones sont prises au sérieux devant les tribunaux.Accuser la juge Lemieux de se faire l'objet de pressions extérieures est grave et irresponsable.C'est mal connaître la femme, au fait.Si les Cris sont mécontents, qu'ils jouent donc fair play, devant la cour, au lieu de porter des coups en bas de la ceinture.n n n ERRATUM \u2014 J'ai laissé entendre vendredi que le ministre Serge Ménard suggère de destituer tout policier condamné pour tout type de crime.Ce n'est pas exact.Le projet de loi qu'il pilote depuis l'automne \u2014 t qui n'est pas une réaction à l'affaire Barnabé \u2014 suggère la destitution automatique uniquement en cas d'« acte criminel », ce qui exclut toute une panoplie de crimes où la Couronne poursuit par « voie sommaire » \u2014 y compris la conduite avec facultés affaiblies.Mes excuses.Par ailleurs, il est vrai que Gosset a affirmé que le « chien » de son revolver s'est armé « tout seul », puis que le coup fatal est parti par accident.Serge Ménard a défendu avec brio le policier devant la cour criminelle.Je ne le lui reproche évidemment pas.Je ne lui reproche pas non plus d'avoir largement dépassé ce rôle en défendant publiquement Gosset « à tous égards », y compris au plan déontologique.Il prétendait à l'époque que de braquer son arme à feu n'était pas un geste fautif.Je constate simplement qu'il avait une définition plus généreuse de la déontologie policière à l'époque.Enfin, si le public n'a jamais digéré le geste de Gosset, ce n'est pas parce qu'il a été privé d'informations, comme dit M.Ménard.C'est parce qu'il pense, avec raison, que rien ne justifiait Gosset de braquer son arme, ni de placer son doigt sur la détente pendant qu'il mettait Anthony Griffin en joue.Ces fautes ont été fatales pour Griffin.Elles auraient dû l'être pour Gosset en déontologie.Et pas seulement pour « plaire à la communauté noire ».yboisver@lapresse.ca Grand ménage aux centres jeunesse des Laurentides La juge Ruffo est définitivement assignée à Longueuil par décret ministériel ISABELLE HACHEY Le grand ménage tire à sa fin aux centres jeunesse des Laurentides, un an après la publication d'un rapport accablant de la Commission des droits de la personne sur les services de protection accordés aux jeunes de cette région.La mise en tutelle imposée l'an dernier par le ministre délégué à la Santé, Gilles Baril, sera levée le 31 mars.Le défi était de taille, mais il semble que les tuteurs nommés par le ministre aient réussi à remettre de l'ordre dans cette région où régnait une confusion généralisée.Avec une nouvelle équipe de direction, des travailleurs sociaux mieux formés et un fonctionnement revu et corrigé, les centres jeunesse des Laurentides comptent bien faire oublier les nombreuses fautes relevées par la Commission l'an dernier : délais inacceptables, laxisme, mauvaises évaluations, manque de suivi, ignorance ou mépris de la Loi sur la protection de la jeunesse.Le gouvernement a même pris les grands moyens afin d'empêcher la juge Andrée Ruffo de mettre du sable dans l'engrenage de la machine remise à neuf : le 26 janvier, un décret ministériel a définitivement fixé le lieu de résidence de la juge controversée en Montérégie.Mme Ruffo avait été mutée à Longueuil en 1998, après que les intervenants des Laurentides, excédés par son intransigeance, eurent entrepris un boycott systématique de la juge qui siégeait alors au tribunal de la jeunesse de Saint-Jérôme.« La boucle est bouclée », se réjouit Pierre Patenaude, qui a assumé pendant un an l'administration provisoire des centres jeunesse des Laurentides.Les listes d'attente, autrefois lamentablement longues, se sont volatilisées.L'engorgement au tribunal de la jeunesse est beaucoup moins important, notamment grâce à l'ajout d'un nouveau juge et au départ de Mme Ruffo.Mieux encore, le taux de signalements retenus par les intervenants est maintenant de 50 % \u2014 la moyenne provinciale \u2014 alors qu'il oscillait entre 28 % et 58 %, selon le secteur de la région.ou selon la philosophie des travailleurs sociaux.« C'est un gros ménage », dit André Lebon, expert dans le domaine et chargé d'informer le ministre Baril de l'évolution des choses dans les Laurentides.« Les responsables des problèmes majeurs soulignés dans le rapport ne sont plus là, il ne faut pas se le cacher.» Le nouveau directeur général des centres jeunesse des Laurentides sera Camil Picard, qui a une certaine expérience des tempêtes médiatiques : c'est lui qui était Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) de Québec lorsque la Commission a publié une autre rapport affligeant, cette fois dans l'affaire du « bourreau de Beaumont », en 1998.M.Picard a aussi participé au redressement des centres jeunesse des Laurentides, puisqu'il a été nommé DPJ par intérim par le ministre Baril lors de la mise en tutelle.« Dès le départ, il a fait une tournée de tout le personnel en rappelant les principes de la loi, et il a obligé les intervenants à suivre une formation.Les centres jeunesse sont sortis de la confusion et de la nébulosité pour entrer dans un univers où les responsabilités sont claires », raconte M.Lebon.Les centres jeunesse auront droit à trois autres nouveaux directeurs, à la protection de la jeunesse, aux services professionnels et au services à la clientèle.En fait, seuls le directeur des finances et celui des ressources humaines restent en poste.Mais ils sont en minorité : des 40 cadres, dix sont des nouveaux venus et pas moins de 25 ont changé de chaise, dit M.Patenaude, qui est aussi DG des centres jeunesse de Laval.Enfin, le gouvernement a consenti à injecter quelques millions dans cette région largement sous-financée \u2014 un problème majeur auquel se butaient quotidiennement les anciens dirigeants.En avril, le ministre Baril a accordé 2,6 millions supplémentaires et en juin, les centres jeunesse des Laurentides ont hérité de 24 places d'hébergement.à Boscoville.Le gouvernement tolérera aussi, l'an prochain, un dépassement de 3,4 millions sur les dépenses prévues de 30 millions des centres jeunesse.« À l'heure actuelle, les centres jeunesse ne baignent pas dans l'opulence, mais fonctionnent avec des ressources suffisantes », estime Michel Léger, directeur général de la régie régionale des Laurentides.La juge Andrée Ruffo 0 10 000 000,00 $ 8 125 327,30 $ 494 1 623,60 $ 24 687 62,20 $ 434 356 10,00 $ 00-03-11 38 24 505 964 $ 12 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 0 50 000,00 $ 23 500,00 $ 1 414 50,00 $ 25 417 5,00 $ 00-03-11 17 699 269 $ 00-03-11 370858 00-03-12 6 11 18 22 26 00-03-12 00-03-12 Montres de qualité, qu'elles fonctionnent ou non.Platine I Or I Acier I Argent I Plaqué Or.Chandeliers, pichets à vin, coutellerie, chops, soupières, etc.Peintures anciennes, dessins, gravures et bronzes.Verre de Lalique, Daum, Galle, Colotte, Sabino, etc.avec John Shearer (Gémologiste de Toronto) 1117, rue Ste-Catherine O., suite 900, Montréal 1LP0601A0313 A06, lundi, BISSON 1LP0601A0313 ZALLCALL 67 00:51:42 03/13/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Actualités PHOTOS RÉMI LEMÉE, La Presse C'est entre janvier et mars que les scieries stockent un maximum de bois pour la saison.Ici, la cour de la Scierie Amos, dans la ville du même nom, qui scie du peuplier (faux-tremble) depuis deux ans au lieu de l'épinette, trop convoitée, de plus en plus rare.Le camp de Jules, dit «le Chat» Voici la troisième et dernière tranche de notre série sur l'exploitation forestière en Abitibi.La première fois qu'il est entré dans le bois pour bûcher, Jules Corriveau était encore un adolescent.Le mouvement coopératif forestier aussi.Les conditions de travail étaient primaires, le confort inexistant.« Inhumain », dit-il souvent en appuyant beaucoup sur le « i ».Puis il est devenu cuisinier, durant 14 ans.Il a ensuite été d'un camp au Canton Poirier, a u j o u r d ' h u i fermé, et contremaître à l'entretien à la scierie Gallichan, à Launay.Après presque 40 ans à l'Association coopérative de travail de Rivière Davy, Jules Corriveau est maintenant responsable du KM 105, un campement forestier qui peut héberger jusqu'à 200 personnes dans des roulottes chauffées, avec des chambrettes confortables à seulement deux lits.Le KM 105 est bien équipé, parfaitement autonome : électricité, téléphone, eau courante, poste d'essence et diesel, héliport, pelle mécanique pour ouvrir le chemin, dépanneur, salle à manger commune, télévision par satellite et même une ambulance.Un million et de demi de dollars en immobilisations, assure son hôte.« Un vrai petit village.» Comme son nom l'indique, le KM 105 est situé à hauteur du 105e kilomètre de la route de la Baie James.Le voisin le plus proche est au lac Allard, à 60 kilomètres vers le nord.Un autre camp.Celui de Jules peut servir de motel, il est ouvert au public.Mais c'est d'abord un refuge de travailleurs forestiers.Ceux de la coop de Rivière Davy, naturellement.Mais aussi, ceux de tous les chantiers des environs.Cet hiver, la compagnie Norbord a « bûché » dans plusieurs des secteurs forestiers « voisins » au nord, à l'est et au sud-est du KM 105.Les travailleurs de Matériaux Blanchet, d'Amos, devaient aussi passer mais pas de chance, ils étaient en lockout jusqu'au début février.Et ceux de la scierie Landrienne, l'autre coop d'Abitibi qui possède une usine dans le village du même nom (population : 1007), étaient installés juste à l'est du camp.Depuis quelques années, la Société de prévention des incendies de forêt (SOPFEU) y installe ses quartiers généraux d'été et un personnel permanent de 20 personnes.En cas de feu, « ça a déjà monté à 150 », dit celui qu'on surnomme Le Chat, à cause des pas vifs qui le portent sans cesse d'un bout du camp à l'autre, de cet humeur toujours égale et sour i a n t e , e t de l'étrange fébrilité qui semble le saisir dès qu'il y a quelque chose à faire dans son « territoire ».Jules est fier de « son » camp, de la propreté de l'endroit, de la qualité de son eau, de sa cuisine où passe 5000 $ de bouffe par semaine en haute saison, de la discipline des gars, de l'ordre.Une microsociété composée exclusivement d'hommes, ou presque, se perpétue là de saison en saison.Ils vivent du bois, comme leurs pères l'ont fait dans la majorité des cas.Ils ne se plaignent pas.Ni du froid ou de l'isolement, en hiver, ni des mouches noires et des insectes en été.« Y en n'a pas au camp mais dans la forêt, juste à faire bouger une branche.Inhumain ! » Jules aime tellement son camp que lorsque les vrais propriétaires, ses employeurs, ont proposé de lui vendre, il a presque dit oui.En décembre dernier, une décision de la cour supérieure obtenue par les Cris, a révisé ses plans.« Je me suis dit : Wô, mon Corriveau ! Attends une tite minute.D'un coup que ça ferme toutt', ici ! » De vie dure à vie de doute Les choses ont changé depuis le temps de Jules.L'exploitation forestière ne se rendait pas aussi haut dans le Nord.Les problèmes de cohabitation avec les lignes de trappe des Cris de Waswanipi, la communauté autochtone la plus rapprochée, ne se posaient donc pas.Et les hommes qui travaillaient pour des salaires tout juste suffisants pour faire vivre leur famille, ne se demandaient pas s'il allait y avoir encore du bois, l'année suivante.« On travaillait juste l'hiver, se souvient Jules.Du lever du soleil jusqu'à ce qu'il fasse noir.Là, il fallait marcher jusqu'au camp, chauffé au poêle à bois, éclairé avec des fanaux, pas de chambre, rien que des dortoirs.Pas de bain, pas de douche, on se lavait la face et les mains dans un bol \u2014 hé ! que l'eau était frette.Le manger, j'te dis même pas.» À la fin de la semaine, les travailleurs prenaient place dans le chariot d'un tracteur chargé de balles de foin pour amortir les cahots des mauvais chemins forestiers, qui les ramenaient jusqu'à la route provinciale, et au stationnement où les hommes, venus d'Amos, Landrienne, La Motte ou même d'Authier, laissaient leur véhicule.« Des fois, les autos avaient pus de roues, y étaient tout cassées.» Un ange passe.Jules tire deux ou trois bouffées de sa cigarette.« Y en vient souvent des Cris, ici, dit-il.Ils passent une bonne partie de l'hiver dans leur camp, pas loin.Des fois, ils arrivent en famille.Ils s'achètent un coke, un chips au dépanneur, ils s'assoient sur le banc, là, ils disent pas un mot.Sont fins.Du bon monde.J'ai jamais eu de trouble avec eux autres.« Même que ça fait des mois que j'essaie de convaincre les boss de la coop de nous fournir une ligne Interac, souligne-t-il de façon appuyée.Eux autres en bas, ils ne comprennent pas que quand les Cris vont vivre dans le bois pour l'hiver, ils s'amènent pas d'argent.Juste leur carte de guichet.» Dans les semaines qui ont suivi la décision du juge Jean-Jacques Croteau, après Noël, « il y a eu un froid », dit-il.« Ils ont bien vu que des gars voulaient même plus les regarder.Sont venus me voir, ils m'ont dit : \u2018 Tu sais ben, Jules, qu'on veut pas vous empêcher de bûcher '.Qu'est-ce que tu voulais que je leur dise ?Je peux comprendre.Mais, il faut comprendre les gars aussi.C'est nos jobs qui sont sur la ligne.» Jules n'a donc pas acheté son camp.Il va attendre, voir.En attendant, il continue de courir à gauche et à droite pour s'occuper des déchets, trouver une pompe pour la motoneige en panne d'un des prospecteurs de la Falconbridge qui sont de passage.Du même pas vif, du même ton enjoué, Jules continue de bichonner son camp, sa petite société, son petit monde.La vie des bois ne peut pas s'arrêter comme ça.Pour Jules, ce serait trop inhumain.Bruno Bisson envoyé spécial BAIE-JAMES Jules Corriveau, bon vivant, aime son camp forestier.Il en prend un soin jaloux.Mais depuis une décision de la Cour supérieure en faveur des Cris, il n'est plus sûr qu'il a un grand avenir dans le Nord du Québec.Que veulent les Cris au juste?La réponse demeure obscure.et là-bas, même les arbres en parlent BRUNO BISSON envoyé spécial, BAIE-JAMES Les contacts ont été coupés net en mai, juste avant que l'exploitation forestière reprenne pour l'été.Personne ne retournait les appels à Waswanipi.Un fossé venait soudainement d'apparaître entre Amos et cette communauté crie, située à mi-chemin entre le Saguenay et l'Abitibi.« Tout le monde était toujours parti ou en réunion.On laissait des messages », dit Gilles Audet, directeur de la production de la scierie Matériaux Blanchet, à Amos.Penché sur une grande carte colorée de zones vertes, blanches, bleues et orangées, il explique comment, depuis 1989, la scierie s'employait à entretenir la cohabitation avec les chasseurs cris dans les territoires de coupe du Nord.Des peuplements de grands arbres matures qu'on prévoyait raser étaient parfois épargnés, parce que les chasseurs indiquaient que le gibier y abondait.On laissait des bandes de forêt qui étaient plus larges que ce que les règlements d'exploitation prévoyaient, autour des lacs et des cheptels reconnus à leur demande.Selon M.Audet, tout allait relativement jusqu'en 1998.Depuis, les choses étaient devenues moins simples.À Waswanipi, le chef Paul Gull est moins enthousiaste quand il parle de « cohabitation ».On s'accommodait plus ou moins des coupes forestières, dit-il.Quand les dépositaires des territoires de chasse (que les Cris appellent des traplines) ne trouvaient plus de gibier parce qu'il n'y avait plus assez de bois pour lui permettre de subsister, ils allaient ailleurs.Tant qu'il y avait quelque part où aller.« Maintenant, la plupart des territoires de chasse de Waswanipi sont rasés à 30 ou 50 %.Dans certains cas, on parle de 90 %.Là où cinq personnes pouvaient trapper il y a seulement 20 ans, il n'en reste qu'une seule.Le territoire ne peut pas en accommoder plus.» Il y a maintenant près de 20 ans que l'exploitation forestière avance vers le Nord.« À l'époque, souligne Gilles Audet, un petit sourire au coin des lèvres, le gouvernement avait appelé cela « la déconcentration de l'exploitation ».Ils ont toujours des mots qui font bien paraître les choses.Mais tout le monde savait, ici, en Abitibi, que ça voulait tout simplement dire qu'on n'avait pas le choix de monter au nord.Dans le sud, l'approvisionnement n'était plus suffisant.» De toutes les communautés cries du Québec, Waswanipi est celle qui a subi le plus les ravages de l'exploitation forestière parce qu'elle est nichée exactement entre les deux plus grandes régions productrices de bois de la province.Le village d'Oujé-Bougoumou, entre Chibougamau et Chapais, n'a été reconnu qu'en 1989, si bien qu'avant même d'exister, une bonne partie de son territoire était déjà rasé.À Mistissini, seuls les territoires les plus au sud des terres cries sont présentement touchés.En 1998, l'exploitation a frôlé pour la première fois des traplines du sud de Waskaganish et même de Wemindji.Selon Paul Gull, la rupture entre les scieries d'Abitibi et le conseil de bande de Waswanipi était inévitable au printemps 1999.À un autre niveau, trois mois plus tôt, les négociations entre les dirigeants cris et le gouvernement du Québec avaient connu le même sort après un an de vaines tentatives pour s'entendre sur la mise en oeuvre d'un accord de développement des communautés cries qui date luimême de 1995, et qui concerne les forêts, entre bien d'autres domaines.Les Cris ne sont jamais faciles à suivre.Que cherchent-ils au juste dans l'offensive judiciaire contre l'exploitation forestière dans leurs territoires, lancée en 1998 avec le dépôt d'une action en dommages qui pourraient atteindre un milliard de dollars ?Sept procédures judiciaires sont actuellement inscrites devant la Cour supérieure et la Cour d'appel, relativement aux forêts.Il y en a pour des années.Jusqu'en décembre dernier, les multiples procédures entreprises ne changeaient rien à la réalité de l'exploitation sur le terrain et la menace \u2014 si menace il y a \u2014 demeurait abstraite.La fameuse décision rendue par le juge Jean-Jacques Croteau à quelques jours de Noël, qui déclarait illégale l'application du régime forestier québécois dans le Nord, a eu l'effet d'un tremblement de terre en Abitibi.En 1999-2000, près de 60 % de l'approvisionnement forestier des scieries, usines de panneaux et de pâtes et papiers de l'Abitibi, proviendra du nord du 49e parallèle, selon les données compilées sur les droits de coupe consentis par le gouvernement du Québec à partir du répertoire des CAAF (ou contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier).C'est sans doute ce qui explique le malaise que La Presse a pu constater dans le monde forestier d'Abitibi le mois dernier, à la faveur d'un court séjour « au pays de Richard Desjardins ».Le film coréalisé par le poète et chanteur a fait mal aux entreprises, et a soulevé des doutes dans les rangs des simples travailleurs.Les Cris, eux, ont fait peur à tout le monde.En janvier, suivant le jugement Croteau \u2014 porté en appel, bien sûr \u2014, le grand chef Ted Moses adressait aux communautés d'Abitibi et du Saguenay-Lac-Saint-Jean une lettre ouverte, expliquant que les Cris ne voulaient pas stopper l'exploitation de la forêt, mais en réduire les impacts sur leur territoire.Jeudi dernier, réagissant à une décision de la juge en chef de la Cour supérieure qui récusait le juge Croteau pour la suite des procédures, le chef Moses a affirmé que les Cris allaient prendre contrôle du territoire et de l'exploitation de ses ressources, et qu'ils lanceraient alors un appel au dialogue, « pas à l'industrie forestière ni aux gouvernements, mais à la population du Québec ».Il n'a pas rendu les choses plus claires.Que veulent les Cris au juste ?La question n'a pas fini de faire couler de l'encre.En Abitibi, disent certains, même les arbres en parlent.\u2014 FIN \u2014 1LP0701A0313 A07, lundi, ENTREVUE 1LP0701A0313 ZALLCALL 67 00:50:58 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 7 Entrevue avec.Pascale Nadeau Une île, une ville, une fille Nathalie Petrowski De son père, Pascale Nadeau a hérité, devant la caméra du moins, d'un naturel désarmant doublé d'un sourire qui ferait fondre l'iceberg sur lequel s'est abîmé le Titanic.De sa mère, Pascale Nadeau a hérité d'un goût des apparences lisses et parfaites.Aussi l'animatrice du Montréal ce soir de Radio-Canada est-elle toujours tirée à quatre épingles et maquillée comme si elle allait au bal tous les jours de la semaine.Malgré l'héritage télévisuel indéniable que lui ont laissé ses parents, Pascale Nadeau n'aime pas s'éterniser sur le sujet.Lorsqu'elle grandissait sur la rue Ponsard et étudiait au chic Collège Marie de France, c'était encore pire.Dès qu'une copine de classe lui annonçait qu'elle avait vu Pierre Nadeau la veille à Format 60 ou un reportage de France Nadeau à Femme d'aujourd'hui, Pascale changeait le sujet de la conversation.D'aussi loin qu'elle se souvienne, la célébrité de ses parents a toujours suscité chez elle un malaise.« J'étais partagée entre la fierté d'être leur fille et de les avoir comme parents et la peur d'attirer la jalousie des autres enfants.Faut dire que tout au long de mon enfance je me suis souvent fait écoeurer au sujet de mes parents.À la longue, tu te demandes si les gens t'aiment ou te détestent pour toi ou pour tes parents.» Tout dernièrement Pascale Nadeau a ressenti un malaise à la fois semblable et différent.C'était à l'anniversaire d'Alexandra, la plus grande de ses deux enfants.Parmi les petites amies venues fêter à la maison, une semblait plus impressionnée que les autres par l'animatrice.À peine a-t-elle mis le pied dans la maison qu'elle s'est ruée sur Pascale pour lui demander un autographe.« Je n'ai vraiment pas aimé ça », raconte-t-elle.De la part d'une femme qui chaque soir, selon la firme de sondages Nielsen, rejoint 503 000 spectateurs, une telle réticence peut paraître aussi contradictoire qu'absurde.Après tout, pourquoi faire ce métier-là si ce n'est pas pour être connu et reconnu dans la rue ?À plus forte raison quand on a choisi le métier d'animatrice et non celui de journaliste Mais Pascale Nadeau m a i n t i e n t qu'elle n'anime pas le Montréal ce soir depuis quatre ans pour la notoriété mais d'abord pour l'adrénaline et la fébrilité.« J'aime la corde raide du direct et du quotidien, dit-elle.J'aime me lever le matin sans savoir ce que la journée me réserve.J'aime tout remettre en question à une heure d'aller en ondes.Depuis que je fais ce métier, j'ai été loin de la salle des nouvelles une seule fois pendant six mois et je me suis ennuyée à mort ».Nous nous sommes donné rendez- vous dans un petit resto d'Outremont tout près de chez elle.L'animatrice m'avait priée de venir sans le photographe sous prétexte qu'elle ne serait pas maquillée.Mais pas maquillée pour elle n'a pas la même signification que pour les autres femmes.Pas maquillée pour Pascale Nadeau, c'est ne pas avoir 12 pouces de fond de teint sur le visage et un visage tellement lisse et sans aspérités qu'il en semble presque irréel.Cette manie de vivre éternellement maquillée comme s'il y avait des caméras cachées partout et prêtes à l'embusquer a valu à Pascale Nadeau le surnom de cover-girl de l'information dans le magazine de la Fédération professionnelle des journalistes.L'ironie de la chose, c'est qu'il y a exactement 20 ans lorsque Pierre Nadeau a quitté Radio- Canada pour devenir la tête d'affiche de l'Autre télévision, certains esprits taquins l'avaient surnommé la « cover-girl de Radio- Québec ».Pierre Nadeau ne s'en offusqua pas.Sa fille, oui.Elle s'empressa d'écrire une lettre ouverte au journal de la FPJQ pour rétablir certains faits.Primo, elle avait peut-être joué au mannequin pour Clin d'oeil et Sept Jours mais pas pour les pages mode de La Presse.Secundo, si elle avait un jour déclaré qu'elle était bénie des dieux, c'était au sujet de sa peau.Bénie des dieux parce qu'on ne fait pas d'acné plutôt que bénie des dieux tout court, n'a effectivement pas le même poids ni la même signification.Reste que dans un cas comme dans l'autre, on est dans le monde des apparences et des images, un monde dont Pascale Nadeau tarde à s'affranchir.Et pour cause.Son image aidée par une télégénie indéniable, a été plus déterminante pour sa carrière que son sens journalistique.Aussi lorsqu'elle est arrivée à RDI avec sa blondeur rassurante et ses petits tailleurs BCBG, les patrons en ont fait le modèle à suivre.À un point tel que plusieurs femmes journalistes à l'emploi de RDI comme de la télé générale se faisaient régulièrement dire qu'elles devraient imiter le look de Pascale.Pour les patrons de l'époque, une femme en information était d'abord belle, souriante, bien mise et bien coiffée.Tant mieux si en plus, elle était bonne journaliste ! Les choses ont un peu évolué depuis.N'empêche que pour certains, Nadeau demeure la belle fille qui a fait chemin à cause de son look.Sa feuille de route au plan journalistique aurait tendance à leur donner raison.Pascale Nadeau n'a pas hanté les salles de rédaction pendant des années, ni mené des enquêtes serrées sur le terrain.Dans les faits, elle est née dans l'incubateur des studios qu'elle n'a pratiquement jamais quittés depuis ses débuts à CHLTSherbrooke en passant par TQS dont elle a animé le premier bulletin de nouvelles, avant de faire des séjours à TV5 puis RDI.Certains enfin lui reprochent d'avoir eu tout cuit dans le bec du fait qu'elle est la fille de Pierre Nadeau.C'est oublier qu'être la fille de Pierre Nadeau comporte autant d'avantages que d'inconvénients.L'aura de son père lui a sans doute ouvert des portes.Mais si on a engagée Pascale Nadeau parce qu'elle était la fille de Pierre, on ne l'a certainement pas gardée ni promue pour les mêmes raisons.Née le 2 avril 1960 à Montréal, Pascale Nadeau a vécu sa petite enfance à Paris où son père avait été nommé correspondant.Avec ses parents et son frère Sylvain, elle habitait près de la tour Eiffel, jouait dans le parc Manseau et passait ses vacances en Italie.La belle vie, quoi.Fin des années 60, la famille Nadeau revient à Montréal et Pascale grandit sur la rue Ponsard dans une maison qui ressemble à un moulin.René Lévesque, Robert Bourassa, Donald Lautrec et Céline Lomez y passent régulièrement.À force de côtoyer des gens connus, Pascale Nadeau finit par développer une belle indifférence, voire même une allergie à la célébrité.Aujourd'hui, elle avoue que pas grand monde ne l'impressionne, sauf Peter Jennings, l'animateur vedette d'ABC et un vieil ami de son père.Pascale n'a rencontré Jennings qu'une seule fois.Il était en train de se démaquiller dans les toilettes de son ancienne maison à l'Île-des- Soeurs ! C'était le soir du référendum de 1995 et Pascal avait invité son père à souper.Sans la prévenir, ce dernier s'est ramené à la maison avec Jennings.L'animatrice a failli s'évanouir en voyant son idole descendre l'escalier comme une diva.À la fin de la soirée, Jennings l'a invitée à venir assister n'importe quand à l'enregistrement de son bulletin de nouvelles dans les studios d'ABC.Pascale s'est jurée d'y aller quand elle trouvera le temps.Le temps est une denrée rare dans sa vie comme dans la vie de toutes les femmes qui cherchent à concilier la carrière et les enfants.Mais à la différence de bien des femmes et à plus forte raison des femmes journalistes, Nadeau a su imposer sa loi.Elle a su faire comprendre à ses patrons qu'elle n'était pas à leur service 24 heures sur 24 et qu'une fois son bulletin terminé, la priorité était sa vie de famille et ses enfants.Aussi arrive-t-il fréquemment que Julien, 9 ans, et Alexandra, 12 ans, soient en studio pendant que maman anime.Parfois, ils manient même la caméra (avec l'aide d'un cameraman bien entendu).Le reste du temps, ils attendent maman à la maison pour souper.Tous les soirs sans exception, l'animatrice insiste pour souper avec ses enfants.« Et tant pis s'ils soupent tard à l'européenne, j'aime mieux ça que de ne jamais voir mes enfants, ditelle.J'ai tellement voulu avoir une famille parce que pour moi la famille, c'était la stabilité, le port d'attache, c'était tout ce que je n'avais pas connu enfant.J'ai tellement voulu recréer l'équilibre familial dont j'avais rêvé que malgré mes horaires et les obligations de mon métier, je fais tout pour être le plus présente possible à mes enfants.Dans moins d'un mois, Pascal Nadeau aura quarante ans.Pour éviter la crise appréhendée de la quarantaine, elle a fait un grand ménage dans sa vie il y deux ans.Elle a cessé de fumer, s'est mis à faire de l'exercice quotidiennement, a vendu la maison de l'Îledes- Soeurs et a quitté Pierre Lessard, le père de ses deux enfants.Aujourd'hui, elle se sent mieux dans sa peau que lorsqu'elle avait 20 ans.Elle affirme vouloir animer le Montréal ce soir longtemps encore.Pas éternellement, mais longtemps.Le temps que ça prendra pour avoir une cote d'écoute d'un million et une nomination aux Métrostars.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Pascale Nadeau : après Montréal ce soir, vite à la maison pour souper avec les enfants.D'aussi loin qu'elle se souvienne, la célébrité de ses parents a toujours suscité chez elle un malaise. 1LP0801A0313 A 8 (lundi) 1LP0801A0313 ZALLCALL 67 00:54:23 03/13/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Brossard: Super C contreviendrait aussi à la réglementation MARTINE ROUX Le supermarché Super C de Brossard, sis à un jet de pierre du Loblaws contre lequel pèse une ordonnance de démolition, échapperait lui aussi à la réglementation sur le zonage, a appris La Presse.Joint hier par téléphone, le directeur général de la Ville de Brossard, Mark Laroche, a confirmé que d'autres phases devaient à l'origine s'ajouter au marché d'alimentation, qui a ouvert ses portes il y a trois ans.« En 1996, l'édifice actuel devait être agrandi et un bâtiment commercial devait s'ajouter sur le terrain, possiblement un restaurant », a-t-il affirmé.Actuellement, seule l'épicerie occupe le terrain situé à l'angle des boulevards Taschereau et Pelletier.Il faudrait vérifier la conformité de la superficie du terrain avec celle occupée par le commerce \u2014 ce fameux rapport plancher/terrain \u2014, ce que le directeur général affirmait ne pas être en mesure de faire hier, mais il y a « certainement des similitudes » avec le dossier Loblaw, admet-il.« L'exemple de Super C a d'ailleurs été cité en cour.On n'a pas fait de spécial pour Loblaws et on a aussi considéré le cas de Super C comme le projet dans son ensemble.Il n'est pas anormal qu'il y ait plusieurs phases à un projet de construction.» Ironie du sort, la bannière des grandes surfaces Super C flotte sous celle de Métro, sa compagnie-mère.C'est pourtant le propriétaire d'une franchise de Métro, Gérard Villeneuve, qui a contesté devant le tribunal l'incompatibilité de son voisin et concurrent Loblaws avec le règlement municipal.Le directeur du Super C de Brossard, Stéphane Arsenault, a refusé hier de commenter les projets d'expansion de son commerce, tout en promettant qu'un représentant de la chaîne d'alimentation prendrait contact avec La Presse, ce qui n'a pas été le cas.En Espagne En vacances en Espagne jusqu'au 2 avril, le maire de Brossard, Paul Leduc, n'a pas l'intention de rentrer au pays malgré les événements qui secouent la municipalité, a expliqué la porte-parole de la Ville, Danielle Boucher.« Nous le tenons régulièrement au courant de ce qui se passe, affirme- t-elle.À ce stade, il n'a pas jugé bon de revenir mais on verra au fur et à mesure des événements.» Plus d'une fois salué pour sa saine gestion des deniers publics \u2014 Brossard figurait notamment au premier rang du palmarès des municipalités du magazine L'Actualité en 1995 et au neuvième en 1993 \u2014, le conseil municipal de Brossard ne compte pas d'opposition.Ses 10 conseillers municipaux ont tous été élus sous la bannière d'Équipe populaire, le parti du maire Leduc, lors des élections de 1998, a expliqué Mme Boucher.PHOTOTHÈQUE La Presse Considéré comme une clause classique sur la question de la démolition d'un bâtiment construit en contravention des règlements municipaux, le jugement a depuis fait école et a inspiré la Cour supérieure dans la décision contre Loblaw et la Ville de Brossard.En 1972, deux immeubles de Hull croulaient sous le pic des démolisseurs Les citoyens avaient obtenu gain de cause en Cour suprême contre la Ville et le promoteur MARTINE ROUX En août 1972, deux immeubles inachevés croulaient sous le pic des démolisseurs après qu'un groupe de citoyens hullois, qui s'opposaient à leur érection au beau milieu d'un quartier résidentiel, ait obtenu gain de cause en Cour suprême.L'ordonnance de démolition à l'endroit du supermarché Loblaws de Brossard rappelle des souvenirs émouvants à Lise Brochu.Aux côtés d'une centaine de familles hulloises et de l'avocate Renée Joyal, l'ex-présidente de l'Association des Jardins Taché a mené une bataille acharnée devant les tribunaux contre la Ville de Hull et le promoteur montréalais Dasken.But : stopper l'aménagement de six tours d'habitation de 10 étages au milieu d'un quartier réservé aux maisons unifamiliales.« Le projet contrevenait au règlement sur le zonage puisque le secteur était réservé aux maisons unifamiliales, raconte Mme Brochu.Mais la Ville prétendait qu'elle avait modifié le plan d'urbanisme sans avoir à modifier le zonage, ce que nous contestions.» La saga judiciaire a débuté en septembre 1970, après que la Ville eut donné le feu vert à Dasken.La résistance s'organise chez les résidants et une avocate habitant le quartier, Renée Joyal, défend les intérêts du groupe devant la Cour supérieure du Québec.Deux mois plus tard, la cour ordonne l'arrêt des travaux.Dasken en appelle de la décision et la Cour d'appel lui donne raison le 24 mars 1971.Loin de se laisser démonter, les résidants portent la cause en Cour suprême, de l'autre côté de la rivière des Outaouais.Le plus haut tribunal du pays tranche en leur faveur en décembre 1971.Gagné ?Pas encore.« Avant le jugement de la Cour suprême, la Ville de Hull tentait de nous mettre des bâtons dans les roues.Elle a demandé un projet de loi à Québec pour modifier rétroactivement le zonage du site.Le projet a été battu de justesse.» Le promoteur a donné du fil à retordre aux résidants même après le jugement.La Cour suprême avait ordonné la démolition des deux édifices inachevés aux frais de Dasken mais l'entreprise, qui selon Mme Brochu avait été créée pour les seuls besoins de ce projet-là, a tout bonnement.déclaré faillite.Après avoir vidé leur tirelire, le groupe a encore dû dénicher un entrepreneur acceptant de réduire les bâtiments en pièces malgré les menaces de poursuites des fournisseurs.« Quand l'entrepreneur est arrivé avec sa boule, en pleine nuit, un groupe de résidants l'attendait, se souvient-elle.Bien sûr, quand la boule a attaqué l'édifice, on avait un pincement au coeur : un million et demi de béton venait de tomber.Mais en même temps, Dasken avait gagé sur un cheval en sachant qu'il était malade.Ils ont couru après leur malheur.» Lise Brochu en appelle aujourd'hui à la vigilance des citoyens face aux conseils municipaux car les accrocs aux règlements de zonage sont monnaie courante au Québec, dit-elle.« À l'époque, Hull prétendait que les promoteurs fuiraient la ville, que ce serait la misère.Ça s'est développé comme jamais.» Le plus beau de l'histoire ?Le site est aujourd'hui occupé par.un parc.« La Ville a récupéré le terrain pour taxes impayées.Et les enfants du quartier vont y jouer.» PHOTOTHÈQUE La Presse Les immeubles Dasken étaient presque terminés quand ils ont été livrés au pic des démolisseurs. 1LP0902A0313 A9 - LUNDI 1LP0901A0313 ZALLCALL 67 00:56:38 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 R A 9 Les technologistes médicaux poursuivent leur grève générale RAYMOND GERVAIS Les délégués syndicaux représentant les quelque 4200 technologistes médicaux du Québec ont décidé hier, à l'unanimité, de poursuivre la grève générale déclenchée le 22 février dans tous les laboratoires du réseau hospitalier.À la veille du dépôt du budget provincial, les techniciens en laboratoire demandent au premier ministre Lucien Bouchard d'intervenir et de réaliser que la situation se détériore de jour en jour pour les patients qui attentent les résultats d'analyses.« M.Bouchard misait peut-être sur l'essoufflement des techniciennes en laboratoire et sur les impacts de la grève, mais les techniciennes lui annoncent aujourd'hui qu'elles entendent obtenir justice et qu'elles prendront le temps nécessaire pour y parvenir », a déclaré hier Francine Genest, présidente de l'Association professionnelle des technologistes médicaux du Québec.Les technologistes ont manifesté hier midi devant le bureau du premier ministre à Montréal, boulevard René-Lévesque.Selon une évaluation sommaire du syndicat, 52 232 patients étaient en attente de résultats d'analyses deux semaines après le début du conflit.Comme chaque spécimen représente en moyenne trois analyses, 156 000 analyses attendraient d'être faites présentement et ce, même si les technologistes se sont engagés devant le Conseil des services essentiels à assurer 90 % des services.À cela, il faut ajouter les quelque 50 000 lames de dépistage du cancer qui ne passent pas sous le microscope des cytologistes depuis le début de la grève.À chaque jour, 1350 lames de dépistage s'accumulent dans tout le Québec.Toujours selon Mme Genest, de nombreuses régies régionales et centres hospitaliers ont dû envoyer des directives à leur personnel pour qu'il réduise les prélèvements dans un pourcentage de 15 à 25 %.Les techniciens en laboratoire désirent obtenir le même salaire que les infirmières techniciennes, ce qui représenterait une augmentation de 4 %, soit 5 millions additionnels par année pour Québec.Mme Genest a cité en exemple les 250 cytologistes du Québec qui reçoivent 1 $ de moins l'heure qu'une infirmière, alors que leur formation représente une année de scolarité supplémentaire au niveau collégial.« On demande au gouvernement de reconnaître l'étude de relativité salariale effectuée avec le Conseil du Trésor en 1990-91, laquelle devait normalement apporter les correctifs salariaux qui s'imposaient.Mme Marois a clairement ditdepuis le début du conflitqu'elle reconnaissait un réel problème de relativité salariale, qu'elle nous invitait à retourner à la table de négociations où nous avons avancé des pistes de solution, lesquelles sont demeurées lettre morte jusqu'à maintenant », a conclu Mme Genest.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Trois ambulances du SCFP, dont celle-ci qu'accompagnait Claude Généreux, président du SCFP au Québec, feront route vers l'Alberta.Le véhicule présent à Laval hier sera à Rouyn- Noranda aujourd'hui et à Hull demain.Manif nationale en ambulance des syndiqués de la santé ANDRÉ DUCHESNE De Terre-Neuve jusqu'en Alberta, en passant par Laval, des représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) traversent actuellement le pays à bord de trois ambulances afin de sauvegarder le système public des soins de santé au pays.« Nous voulons alerter la population du processus de privatisation des soins de santé amorcé au pays.Partout où nous passons, nous illustrons cette situation en prenant des exemples locaux », fait valoir le président du SCFP-Québec, Claude Généreux.Hier, une ambulance s'est arrêtée à la Cité de la Santé de Laval où les syndiqués ont dénoncé le fait que des patients de ce centre hospitalier doivent être transportés à la clinique privée Le Carrefour pour passer des tests de résonance magnétique.« Cela occasionne des coûts supplémentaires pour le transport des malades.Pourquoi on ne doterait pas plutôt l'hôpital d'un de ces appareils », questionne M.Généreux.Un peu plus tard, le véhicule était au centre de réadaptation Miriam Home de Laval, où une centaine de personnes sont venues donner leur appui au syndicat.Ce centre est menacé de fermeture et le SCFP croit que le transfert de la clientèle \u2014 des déficients intellectuels \u2014 vers le privé se traduira par une baisse de la qualité des soins.Réclamant une augmentation du financement fédéral à la santé, le SCFP craint qu'une privatisation accrue n'entraîne la disparition des restrictions protégeant le système de santé canadien dans l'accord du libre-échange.D'ailleurs, les trois ambulances aux couleurs du syndicat font route vers l'Alberta où le gouvernement de Ralph Klein envisage de privatiser davantage les services de santé de cette province. 1LP1099A0313 A10 - LUNDI 1LP1099A0313 ZALLCALL 67 14:35:14 03/13/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Les archives personnelles de Jean Drapeau versées à la Ville de Montréal ANDRÉ DUCHESNE Le service des archives de la Ville de Montréal va faire l'acquisition des archives personnelles de l'ancien maire Jean Drapeau.Cela représente rien de moins que 600 caisses de documents dont certains remontent à 1954, année où M.Drapeau fut élu à la mairie pour la première fois.En fait, toutes ces boîtes se trouvent entreposées depuis le 24 novembre dernier dans les chambres fortes à température contrôlée se trouvant sous l'hôtel de ville.Il reste maintenant à en faire le tri, un travail de plusieurs mois.« On trouvait assez logique que ces archives soient remises à la Ville.C'était sa vie.Dans les dernières années, mon père en parlait à l'occasion.Il disait travailler sur des sujets sur lesquels il voulait écrire », a confié hier Pierre Drapeau, fils de l'ancien maire, décédé le 12 août dernier à 83 ans.Même propos chez François Drapeau, un autre des trois fils (avec Michel) du maire.« C'est normal que ses archives aillent à la Ville parce que sa vie était là.» Mais, avertit Pierre Drapeau, l'entente sera définitive seulement lorsque l'inventaire des boîtes sera terminé.Il est toujours possible que certains documents soient mis sous embargo durant plusieurs années.Le dernier mot revient à la famille Drapeau.Une première Au service des archives, on est fort heureux de cette prochaine acquisition.D'autant plus, observe la chef de division Diane Charland, que c'est la première fois que la Ville de Montréal reçoit les archives d'un de ses maires.« C'est exceptionnel de voir quelqu'un s'entourer de si nombreux documents, dit-elle.Pour nous, 1999 aura été une année exceptionnelle car nous avons aussi reçu les archives de Nick Auf der Maur (journaliste et coloré conseiller municipal décédé en avril 1998), soit 40 boîtes de documents.Budget supplémentaire Le service de Mme Charland a reçu de la Ville un budget supplémentaire de 33 500 $ pour faire le tri des archives de l'ancien maire, dont 12 000 $ serviront à l'achat de contenants et autres matériaux sans résidus acides visant à préserver les documents en bon état.Le reste ira à l'embauche temporaire d'une personne affectée à l'inventaire.Un comité d'experts indépendant évaluera les documents en vue d'émettre un reçu pour fins de déductions fiscales aux donateurs.Selon Michel-Pierre Sarrazin, un rédacteur professionnel qui a collaboré étroitement avec Jean Drapeau de 1988 à 1996, ces quelque 600 caisses contiendraient autant des rapports de toutes sortes que des lettres et réponses à des lettres, des livres dédicacés et les articles écrits sur le maire au fil des ans.« Il aimait retrouver de vieux documents et les classer.Il ne jetait rien.Son but était d'écrire un ouvrage, un témoignage sur les grands dossiers qu'il a menés », a indiqué M.Sarrazin hier.Les archives de Montréal possèdent trois kilomètres de documents de toutes sortes, allant des archives de l'administration municipale à celles des municipalités annexées par Montréal depuis 1883 et celles du Rassemblement des citoyens de Montréal.Cultivateurs de pot accusés Deux hommes de 50 et de 26 ans, Robert Rioux et Nader Elhajj Sleiman, ont été accusés hier au palais de justice de Sherbrooke de production et de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.Jeudi, des policiers de la Sûreté du Québec de la région d'Asbestos et de l'escouade du crime organisé des Cantons de l'Est ont effectué la plus importante saisie de marijuana dans cette région en plus de démanteler une production de cannabis en serre très sophistiquée.Plus de 6200 plants de marijuana et 48,7 kg de cannabis en vrac ont été saisis lors d'une perquisition effectuée au 295, chemin Craig, à Danville, tôt jeudi matin.La serre se trouvait dans une grange adjacente à la résidence. 1LP1199A0313 A11 - LUNDI 1LP1199A0313 ZALLCALL 67 14:35:36 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 11 Politique L'avenir des Chrétien et Martin préoccupe des libéraux Presse Canadienne OTTAWA Les libéraux fédéraux ont toujours su que la plus importante question serait la plus simple : sera-t-il candidat, oui ou non ?Mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est que la question pourrait s'appliquer non seulement au premier ministre Jean Chrétien, mais également au ministre des Finances, Paul Martin.En fait, le congrès du Parti libéral qui se déroulera de jeudi à dimanche ne comporte aucun vote sur le leadership de Jean Chrétien ni même de discussions formelles sur l'avenir du premier ministre.Qu'à cela ne tienne, l'avenir de Jean Chrétien \u2014 et par implication celui de son aspirant en attente, Paul Martin \u2014 sera davantage dans les préoccupations des délégués que les 116 résolutions à débattre lors du congrès.Depuis qu'il a remanié son cabinet en août dernier, et en observant au passage qu'il comptait mener sa nouvelle équipe ministérielle jusqu'au jour du scrutin, M.Chrétien a multiplié les indications selon lesquelles il tenterait d'obtenir un troisième mandat.On s'attend à ce qu'il récidive cette semaine, en nommant les membres du comité du programme et des présidents national et provinciaux qui auront à diriger les troupes lors de la prochaine campagne électorale, prévue pour 2001.David Smith, un avocat de Toronto qui a présidé la dernière campagne en 1997, et qui devrait encore jouer un rôle actif, s'étonne qu'il y ait encore des libéraux qui doutent de la résolution de M.Chrétien.« Il n'a jamais dit qu'il ne serait pas candidat, affirme M.Smith.On croit de plus en plus, autant dans le parti qu'à l'extérieur, qu'il a indiqué ses intentions.» Le directeur de l'exécutif du parti, Terry Mercer, en arrive à la même conclusion.« Je ne sais pas ce qu'attendent les gens, dit-il.Moi, ça fait un an que je le crois sur parole.» Ceux qui doutent encore se retrouvent en majorité parmi les partisans de M.Martin, qui espèrent que le premier ministre a adopté publiquement cette position pour éviter de devenir un canard boiteux ou perdre le contrôle de son cabinet.Retour aux origines au PQ Presse Canadienne RIMOUSKI Les militants au congrès régional du Parti québécois du Bas-Saint-Laurent n'ont pas fait exception, hier à Rimouski, à la tendance manifestée dans d'autres régions québécoises quant à la tenue d'un référendum sur la seule souveraineté.La centaine de membres présents ont voté à l'unanimité, sans débat, en faveur d'un référendum qui devra se tenir à un moment jugé approprié par le gouvernement du Québec et portant sur un mandat exclusif de prélever et de gérer l'ensemble des impôts sur le revenu levés sur le territoire québécois.Les membres présents n'ont même pas eu à débattre, ni en atelier, ni en plénière d'une quelconque « proposition Lisée » (du nom de l'ex-conseiller de Lucien Bouchard, Jean- François Lisée) de tenir un ou des référendums dans le but de récupérer des pouvoirs détenus par le gouvernement fédéral.L'abolition de la loi 86 et le rétablissement de toutes les dispositions de la loi 101, en utilisant la clause dérogatoire si nécessaire, a aussi été entérinée à l'unanimité par les militants péquistes qui ont aussi fait un rappel aux origines social-démocrates du Parti québécois.Le ministre délégué aux Transports, Jacques Baril, a précisé, lors de son allocution, que le gouvernement avait pris des décisions à caractère social, dont la mise en place d'un régime public d'assurance-médicaments, le gel des frais de scolarité, l'augmentation du nombre de lits de soins de longue durée et la création d'un fonds de lutte à la pauvreté.Aucune pub au primaire ou au secondaire ANDRÉ DUCHESNE Les militants péquistes de la région Montréal-Centre demandent au gouvernement d'« interdire formellement la publicité de l'entreprise privée dans les écoles primaires et secondaires ».Ils craignent qu'en ouvrant cette porte, la publicité s'immisce par la suite dans d'autres secteurs névralgiques des réseaux publics, notamment celui de la santé.« Les règles sont suffisamment floues pour permettre aux conseils d'établissement des écoles d'introduire la publicité à l'intérieur de leurs murs.De là l'importance pour nous de voir le gouvernement légiférer en la matière », explique Pierre Tadros, un militant du comté de Mercier.C'est ce dernier qui a présenté la proposition hier au congrès régional du PQ Montréal-Centre.Elle sera maintenant au congrès national, en mai.Plus tard, M.Tadros a rappelé à La Presse les récents cas de sollicitation publicitaire dans les écoles québécoises, comme ceux des compagnies Kellog et Campbell fournissant du matériel scolaire en échange d'étiquettes amassés par les jeunes.Un militant a fait remarquer que le libellé de la proposition mettait un frein à des campagnes publicitaires existantes et ayant la cote auprès des jeunes, comme le concours de dessins parrainé par Desjardins qui existe depuis trente ans.Les militants ont quand même adopté la proposition, estimant qu'il serait toujours temps de l'amender au congrès national.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 135 $/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.I 190 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ 2835584 école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 1LP1299A0313 A12, lundi, POLITIQUE 1LP1299A0313 ZALLCALL 67 14:36:16 03/13/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Politique Chrétien part bientôt en visite discrète chez Clinton Presse Canadienne WASHINGTON Le premier ministre Jean Chrétien ira bientôt rendre une petite visite au président américain Bill Clinton, visite qu'il veut la plus discrète possible.En effet, même le personnel du bureau du premier ministre ne veut pas confirmer ce que des sources canadiennes et américaines disent depuis plusieurs jours : Jean Chrétien effectuera une visite privée à Washington, en avril, auprès du président Clinton.La rencontre incluera une partie de golf.Cette réticence peut être attribuée en partie à la nature changeante de l'agenda de M.Clinton.En effet, il pourrait être embarrassant d'annoncer une visite pour ensuite voir les organisateurs du président américain l'annuler au profit de quelque chose d'autre jugé plus important.La discrétion observée par l'entourage de M.Chrétien s'explique en partie également par les critiques dont l'ex-premier ministre Brian Mulroney avait été l'objet lors de ses déplacements aux États- Unis.En effet, plusieurs avaient estimé que Brian Mulroney était apparu trop familier avec les ex-présidents Ronald Reagan et George Bush.Un sondage du gouvernement fédéral estime que les Canadiens veulent maintenir de bonnes relations avec les États-Unis, mais qu'ils ne veulent pas par contre s'en laisser imposer par leurs puissants voisins.Jean Chrétien a été parmi les premiers à critiquer le caractère apparemment familier des visites de Brian Mulroney.Qu'a-t-il à dire au sujet de sa visite privée chez Bill Clinton ?Rien.Jean Chrétien pourrait bien même ne pas reconnaître qu'il a passé six heures avec le président américain.Depuis le début de son premier mandat, Jean Chrétien est toujours demeuré discret au sujet de ses rencontres avec M.Clinton.Selon un ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, Allan Gotlieb, la relation actuelle entre les deux pays se déroule essentiellement sans problème et elle est avantageuse pour les deux pays sur le plan économique.Une fois élu, Jean Chrétien a rapidement mis au rancart sa promesse de ne pas signer l'Accord de libre-échange nord-américain sans qu'il ne soit modifié.De plus, il a oeuvré pour conserver l'accès privilégié à la Maison-Blanche dont ses prédécesseurs ont profité.Le premier ministre a dessiné par la suite un nouveau portrait de cette relation diplomatique en traçant une limite qu'il voulait claire entre les deux pays.Lorsqu'on lui a demandé de décrire les relations canado-américaines il y a trois ans, Jean Chrétien a répondu qu'elles étaient étroites, mais non familières.Jean Chrétien.Un penchant pour la clandestinité quand il s'agit d'aller à Washington ?Électricité : les tories de Terre-Neuve veulent l'arrêt des négos avec Québec Presse Canadienne SAINT-JEAN, Terre-Neuve Les conservateurs de Terre-Neuve demandent à leur gouvernement de suspendre les pourparlers avec le Québec sur le développement hydroélectrique de la Basse Churchill.Lors de son congrès annuel, samedi, le Parti conservateur a demandé au gouvernement de s'abstenir de négocier avec le Québec tant qu'il n'aura pas obtenu la construction d'une ligne de transport d'électricité entre le Labrador et Terre-Neuve.« Nous devons nous assurer que les gens de cette province seront protégés, a déclaré le critique conservateur en matière d'énergie, John Ottenheimer.Et pour ce faire il faut s'assurer d'obtenir de l'énergie du Labrador de façon efficace et à moindre coût.» Dans sa version initiale, le projet d'accord entre Québec et Saint- Jean pour la seconde phase d'exploitation des chutes Churchill prévoyait la construction d'une ligne de transport d'électricité.En décembre dernier, cependant, le premier ministre Brian Tobin déclarait que la construction de cette ligne n'était plus essentielle puisque la province avait maintenant la possibilité de développer ses ressources de gaz naturel sur les Grands Bancs.L'ancien premier ministre Brian Peckford, qui était allé jusqu'en Cour suprême du Canada pour faire annuler la première entente, et perdu, a incité les membres de son parti à poursuivre le combat.« Un de ces jours, cela pourrait vous permettre de reprendre le pouvoir », a dit M.Peckford, qui a été premier ministre de Terre- Neuve de 1979 à 1989.Selon M.Peckford, le gouvernement de Terre-Neuve a laissé tomber deux des conditions préalables à ce qui devait constituer l'entente originale sur la seconde phase de développement de la rivière Churchill \u2014 la construction d'une ligne de transport d'électricité et la renégociation du contrat de la Haute Churchill.Ces conditions préalables avaient été acceptées par le gouvernement du Québec.« Et maintenant, la rumeur circule qu'une entente est imminente sur la Basse Churchill et qu'elle ne tient aucunement compte de la Haute Churchill, dont le Québec avait pourtant accepté de discuter, ni d'un accord entre Terre-Neuve et Ottawa sur la nécessité de construire une ligne de transport hydroélectrique jusque dans l'île », a ajouté M.Peckford.Selon lui, le gouvernement a ainsi abandonné toute ses réclamations sur la Haute Churchill.« En d'autres termes, cela veut dire que nous continuerons à perdre entre 500 millions $ et 1 milliard $ par année pendant encore 40 ans », a conclu M.Peckford. 1LP1301A0313 A13 - LUNDI 1LP1301A0313 ZALLCALL 67 00:53:53 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 13 L'immersion française créerait des inégalités au Nouveau-Brunswick, selon les profs d'anglais Charest impassible face au sondage Presse Canadienne LONGUEUIL Le chef du Parti libéral Jean Charest demeure prudent à la suite de la publication d'un sondage ce week-end qui place son parti bon premier dans les intentions de vote des électeurs québécois.Un sondage SOM réalisé pour La Presse accorde en effet 42 pour cent des intentions de vote au PLQ, contre 37 pour cent au Parti québécois et 19 pour cent à l'Action démocratique.Alors qu'il participait à Longueuil, hier, au lancement d'une série de 17 colloques régionaux sur la refonte du programme du PLQ.M.Charest a rappelé que les sondages s'étaient révélés de très mauvais indicateurs lors de la dernière campagne électorale, à l'automne 1998.Presse Canadienne FREDERICTON Le programme d'immersion française du ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick est élitiste parce qu'il favorise les élèves plus talentueux, estiment des professeurs d'anglais.Ces enseignants soutiennent que le programme a contribué à vider de leurs élèves les plus talentueux les classes d'anglais langue maternelle et ce, dès la première année du primaire.Ces élèves plus motivés choisissent d'apprendre à maîtriser deux langues à la fois.Ainsi, toujours selon ces professeurs, les enfants les moins favorisés sont regroupés dans les classes d'anglais langue maternelle, où les résultats aux examens chutent, alors que les élèves les plus talentueux et les plus avantagés financièrement se retrouvent en majeure partie dans les programmes d'immersion française.La présidente de l'Association des professeurs suppléants du Nouveau- Brunswick, Diane Reid, demande l'égalité dans le système provincial d'éducation.Le gouvernement du Nouveau- Brunswick mène présentement une révision de ses programmes de français langue seconde.La province tente de recueillir une grande variété d'opinions afin de déterminer les changements qui doivent être faits aux programmes d'immersion française et d'anglais langue maternelle.Le programme d'immersion française existe depuis 25 ans dans la seule province officiellement bilingue au Canada.La présidente des « Parents canadiens pour le français », Carole Barton, se demande comment on peut qualifier un programme d'élitiste lorsqu'il est ouvert à tous les enfants.« Cela fait des années que j'entends ces arguments à propos de l'élitisme », ajoute-elle.Mme Barton soutient même que l'on doit renforcer l'enseignement du français dans les programmes d'anglais langue maternelle.Là où cela a été fait, notamment à Ottawa et à Terre-Neuve, il y a eu une amélioration générale des performances scolaires, soutient-elle.Les élèves brillants sont les plus attirés Professeure d'éducation à l'Université du Nouveau-Brunswick, Marie Cashion affirme que même si l'immersion française est accessible à beaucoup d'enfants au Canada anglais, ce programme attire en premier lieu les élèves brillants qui ont beaucoup moins de difficultés d'apprentissage et de problèmes de comportement.Pour l'année scolaire 1998-99, les chiffres du ministère de l'Éducation démontrent qu'en sixième et septième années, seulement 49 pour cent des élèves du programme d'anglais langue maternelle ont réussi l'examen de mathématique.Les élèves en immersion française ont fait mieux \u2014 75 pour cent ont réussi le test.Même en ce qui concerne les compétences en anglais, les participants au programme d'immersion française réussissent mieux que les élèves inscrits en anglais langue maternelle.Selon Marie Cashion, la solution pourrait résider dans la mise en place de programmes de langue maternelle plus efficaces pour tous les élèves, au moins au niveau primaire.Il serait temps, ajoute-elle, d'éliminer l'immersion française à un âge précoce et de refaire des classes plus hétérogènes, où les enfants talentueux et ceux qui ont des difficultés travailleraient ensemble pour apprendre.Médecine : l'Université de Sherbrooke au 1er rang Presse Canadienne SHERBROOKE Pour une deuxième année consécutive, la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke s'est classée au premier rang parmi 15 autres facultés de médecine du pays lors des examens d'aptitude du Conseil médical du Canada de 1999.Les étudiants de l'Université de Sherbrooke se sont d'abord classés au premier rang pour la première partie, qui est écrite, de même qu'en gynéco-obstétrique, en psychiatrie, en pédiatrie, en médecine et en chirurgie.Pour la deuxième partie, une partie orale qui s'adresse aux diplômés après un an de résidence, Sherbrooke obtient le plus haut taux de pourcentage de réussite pour chacune des mises en situation et termine au deuxième rang du classement général canadien.« Ce classement confirme le fait qu'une université, même si elle est située en région, peut très bien avoir un rayonnement national, à l'échelle de tout le pays.Les résultats obtenus par notre faculté de médecine devraient apporter matière à réflexion à ceux qui semblent penser qu'il n'y a que trois grandes universités au Québec », a signalé le recteur de l'Université de Sherbrooke, Pierre Reid.Pour le vice-doyen aux études de premier cycle à la faculté de médecine, le bon classement des étudiants de Sherbrooke vient par ailleurs donner plus de poids à l'enseignement choisi.« La philosophie d'apprentissage qui nous anime commence à rapporter à long terme.Elle a maintenant fait ses preuves au Canada et elle nous vaut une réputation internationale qui s'affirme d'année en année, surtout dans les pays francophones », a déclaré le Dr André Pratte.L'Université de Sherbrooke préconise depuis 1987 le programme d'Apprentissage par problèmes (APP) comme philosophie d'apprentissage, ce qui donne aux futurs médecins une approche plus humaine selon le vice-doyen.Les représentants de l'Université sont d'ailleurs régulièrement invités à prendre part à des conférences un peu partout à travers le monde pour expliquer le programme qui est maintenant repris dans plusieurs pays. 1LP1401A0313 A14 - LUNDI 1LP1401A0313 ZALLCALL 67 00:51:49 03/13/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Les recours collectifs La Bête, Labelle et Lebeau Marie-Claude Malboeuf On a déjà surnommé son bureau « La Bête, Labelle et Lebeau ».La « bête » du trio, c'est Paul Unterberg.La soixantaine incroyablement alerte.Mince, complet rayé, col roulé beige et le cheveu d'un brun soigneusement entretenu.« Je ne lâche pas le morceau facilement », explique ce vétéran des recours collectifs, ces mégapoursuites qui permettent à de simples citoyens de s'unir pour se battre contre les grandes compagnies, villes ou organismes gouvernementaux contre lesquels ils ne feraient autrement pas le poids.À ses débuts, on surnommait plutôt la « bête ».Batman.« Quand il allait déposer des procédures, il marchait tellement vite que sa toge levait en arrière », raconte Me Lise Labelle (la « Labelle » de Unterberg, Labelle et Lebeau), qui s'est associée au fougueux \u2014 et loquace \u2014 avocat il y a 22 ans, sitôt après l'avoir vu lors d'une de ses nombreuses apparitions au Téléjournal.« Il est différent, très particulier, pas ordinaire, pas comme tout le monde, pas typique du tout, énumère- t-elle, à court de mots pour décrire son mentor.Souvent, quand il arrivait, les greffiers riaient en disant : Bon, ça va être amusant, parce que rien ne l'arrête, même pas les règles du code, et que ça marche.» « Un être intense », « un personnage », confirmeront ses adversaires en cour.Entre les murs de son petit bureau un peu excentré (quelques rues à l'ouest du musée des Beaux- Arts) et pas du tout tape-à-l'oeil (le Journal de Montréal et le Travel Week traînent sous une reproduction de Monet), Paul Unterberg prend néanmoins son travail très au sérieux.La poursuite des actionnaires frustrés de Cinar, c'est son bureau qui la mène.Celle des victimes de la dernière grève des chauffeurs de la STCUM ou des autos remorquées en l'absence de pancartes de déneigement aussi.Et en 1995, quand Bristol- Myers-Squibb verse 28 millions aux femmes porteuses d'une prothèse mammaire en silicone, c'est aussi grâce à son équipe (en particulier son associé François Lebeau).« On a travaillé des milliers d'heures.Ce sont les premières femmes au monde à avoir reçu une indemnité.Aujourd'hui, son bureau de 11 avocats mène 37 de ces causes gigantesques, dans tous les domaines.Au départ, c'est toutefois son appétit de voyages qui a mis l'avocat « sur la carte » des experts en recours collectifs, alors que les agences et transporteurs provoquaient mille mécontentements.« Je travaille comme un fou six mois par année, et le reste du temps, je suis parti », lance-t-il, en pointant sur ses murs ses souvenirs de Birmanie et du Tibet.Sans oublier un certificat du Club international des grands voyageurs, qui prouve qu'il a visité plus de 100 pays.Atypique ?Tenez-vous bien ! Dans les années 1970, ce juif non pratiquant né à Vienne et éduqué en anglais faisait entre 40 et 80 heures de porte-à-porte par semaine pour vendre.l'indépendance du Québec.En 1972, il devenait membre de l'exécutif national du PQ.Sans jamais être élu, il s'est même présenté trois fois comme candidat péquiste : dans d'Arcy-Mc Gee en 70, Fabre en 73 et Saint-Laurent en 76.Aujourd'hui, Paul Unterberg ne parle que le thaïlandais avec sa deuxième femme, rencontrée à Bangkok où il retournait la courtiser deux ans de suite.Mais entre l'anglais et le français, son choix est fait quand il se met à discourir.« J'ai vite compris que même si on pouvait vivre et ne travailler qu'en anglais, le fun se passait en français ! » lance celui qui l'a appris vers 11 ans, forcé de s'exiler dans un camp scout en pleine campagne parce que les curés de Notre- Dame-de-Grâce ne voulaient pas l'accepter à l'école française.Pas surprenant qu'il se soit « rattrapé » avec ses six enfants, tous francophones.Aujourd'hui, l'une de ses deux filles pratique le droit avec lui.Et l'un de ses fils, Jérôme Unterberg, est devenu maire d'Outremont.« Quand il a commencé sa première campagne pour être conseiller municipal, il n'avait pas encore le droit de vote », rapporte fièrement son père, qui l'a souvent fait mettre la main à la pâte lors de ses propres campagnes électorales.Une façon de voir ses enfants à travers ses horaires de fou, sans doute.Car à l'époque où il faisait du bumper (des causes d'accidents d'auto), le père de famille plaidait deux procès par jour.« À l'époque, quand je sortais du bureau avant minuit, je me sentais coupable.» Aujourd'hui, il gère son bureau comme un homme d'affaires.Puisque le Fonds d'aide aux recours collectifs (qui finance deux causes sur trois) ne lui verse que le tiers de ses honoraires, chaque dossier peut lui faire perdre de l'argent.« Mais quand je gagne, je suis très bien payé », admet celui qui a déjà remporté plus d'un million de dollars pour la cause des implants mammaires (menée sur cinq ans).Aujourd'hui, Paul Unterberg veille sur tout mais délègue beaucoup à ses deux associés.« Il lui arrive quand même de plaider quand on lui prépare des dossiers, précise Me Labelle.C'est quelqu'un qui aime parler, que ce soit à la cour ou à la télé.» Chez lui, l'avocat vit toutefois sans petit écran ni cellulaire.« J'ai cinq lignes dans mon bureau, le téléphone dans ma voiture.C'est assez.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse « Je ne lâche pas le morceau facilement », explique Paul Unterberg, vétéran des recours collectifs.Le recours collectif est plus efficace que les pancartes MARIE-CLAUDE MALBOEUF Plus efficaces que mille pancartes secouées en pleine manif.Plus apeurants qu'une avalanche de petites poursuites.Les recours coll e c t i f s \u2014 c e s gigantesques causes qui permettent aux mécontents d'unir leurs force contre le responsable de leurs malheurs \u2014 ont fait changer bien des choses en 22 ans.Vos implants mammaires vous rendent malade ?La grève des chauffeurs d'autobus vous oblige à sauter dans un taxi ?L'usine du coin vous empoisonne l'existence ?À moins que Vidéotron vous charge trop cher ou que votre ville refuse de couper son herbe à poux ?Tous ces minicauchemars pourraient vous valoir de quelques dizaines à plusieurs milliers de dollars sans que vous ayez à rejouer David contre Goliath.Et, si un autre se porte volontaire pour représenter votre groupe, sans que vous ayez même à lever autre chose que le petit doigt.« Mais il n'y a pas que la réparation à considérer.Les recours collectifs ont aussi un aspect préventif puisqu'ils peuvent faire réfléchir les prochains qui pourraient avoir le goût de faire fi des consommateurs », remarque Me Louise Ducharme, secrétaire et conseillère juridique au Fonds d'aide aux recours collectifs, qui a financé environ deux causes sur trois depuis sa création, en 1979 (soit depuis que le recours est devenu possible au Québec).Les agents de voyage et transporteurs aériens, par exemple, sont aujourd'hui bien moins souvent traînés en cour pour leurs retards et leurs catalogues truffés d'erreurs.« Ils vérifient leurs informations plus d'une fois », croit Me Ducharme.« Ici, on ne voit pas ça des recours collectifs contre les fabricants automobiles, remarque encore l'avocate.Ils ont tellement peur d'être actionnés, qu'ils ont mis sur pied des programmes de rappel archiperformants.» D'autres fois, les poursuites en groupe ramènent la paix là où un conflit s'éternise.Comme, à La Baie, au Saguenay, où les résidants incommodés par la poussière ont obtenu 1,5 millions de la compagnie Alcan.« Ils ont milité pendant des dizaines d'années, mais c'est le recours qui a tout réglé, souligne Me Ducharme.Les gens ont été forcés de s'asseoir ensemble.Ça a rétabli un climat social beaucoup plus sain.C'est important dans une ville monoindustrielle.» Québec pionnier En adoptant sa loi en 1979, le Québec a été le premier à imiter les États-Unis, où les recours collectifs se multipliaient déjà depuis plus de 100 ans.La formule est toujours inconnue en Europe, tandis qu'au Canada, seuls l'Ontario et la Colombie-Britannique ont suivi (sur le tard, en 1992 et 1995).Autre détail important : ailleurs, les citoyens ne peuvent frapper à la porte d'un Fonds d'aide aussi généreux que celui du Québec (aux États-Unis, il n'y en a carrément pas), lequel accepte la grande majorité des demandes d'aide.Le Fonds avance alors de l'argent aux demandeurs pour leur permettre de payer des expertises et une partie des honoraires d'avocat.Il s'agit d'un prêt sans intérêt, que les demandeurs remboursent s'ils obtiennent réparation, mais qui s'efface tout seul s'ils perdent.« Ça facilite les choses.Quand il y a des milliers de personnes touchées, on ne peut aller demander de l'argent à tout le monde », explique Me Ducharme, en précisant inciter quand chaque membre du groupe à ajouter un peu d'argent de sa poche, histoire de donner une plus grande marge de manoeuvre aux avocats et de financer les « extras » (conférences de presse, rencontres et bulletins de liaison, vite devenus incontournables).« Nous avons la meilleure loi sur le recours collectif au monde, sans exception », clame ainsi Me Paul Unterberg, qui mène des dizaines de poursuites du genre depuis le tout début.Pour quelques avocats de la défense, l'idée d'une poursuite « gratuite » risque toutefois d'entraîner des abus.« La cour doit s'assurer qu'il n'y en a pas.Sinon on peut brimer une activité économique, créer des torts considérables à une compagnie », prévient Me André Payeur, responsable du secteur des recours collectifs au bureau Mc Carthy Tétrault, qui défend plus d'une vingtaine de compagnies poursuivies.« Des personnes qui arrivent avec un recours frivole ou revanchard, on n'a observé d'aucune façon, assure toutefois Me Ducharme.Ils passent un test ici.Le Fonds évalue l'apparence de droit.» Parallèlement, même la Cour supérieure étudie le dossier.C'est à elle de permettre aux demandeurs d'aller de l'avant avec leur poursuite.Elle doit être convaincue qu'ils posent une question sérieuse et pourront solutionner une bonne partie du litige.Plusieurs ont échoué ces dernières années.Reste que la chose est beaucoup plus facile depuis 1990.Dans une série de jugements, la Cour d'appel présentait alors le recours collectif comme un excellent outil et précisait que les questions soulevées par des demandeurs n'avaient pas à être toutes identiques.« Avant, beaucoup de procureurs étaient découragés de faire des demandes jamais acceptées, se souvient Me Ducharme.Et les associations (du genre d'Option Consommateurs) étaient réticentes.Maintenant, elles se pressent presque pour en faire.» QUELQUES VICTOIRES ET RÈGLEMENTS HORS COURS \u2014 Le Conseil scolaire de l'île accepte de verser 150 000 $ au Mouvement laïque québécois, fâché que 25 000 Montréalais n'aient pu s'inscrire sur la liste électorale scolaire parce qu'ils ne s'étaient pas dit catholiques.\u2014 Poursuivi par Option Consommateurs, Vidéotron accepte de payer 315 000 $ à 73 435 clients surfacturés.\u2014 Vacances Air Transat accepte de donner des bons valant entre 400 $ et 800 $ à chacun des 150 vacanciers ayant abouti à Cuba, dans un hôtel dépourvu de plage (contrairement à ce que montrait la brochure).\u2014 Le fabricant d'implants mammaire Dow Corning accepte de verser 50 millions à 10 000 Québécoises et Ontariennes.\u2014 Visa Desjardins accepte de geler son taux d'intérêt puis de l'abaisser pendant six mois pour avoir facturé des intérêts dès le jour de l'achat d'un bien.\u2014 Sun Life accepte de verser 65 millions à 400 000 détenteurs de polices d'assurance-vie à qui les agents avaient fait miroiter de fausses promesses.\u2014 Le fabricant de prothèses mammaires Bristol-Myers Squibb accepte de verser 18 millions à 1230 Québécoises et 10 autres millions à des Ontariennes.\u2014 Deux grossistes sont condamnés à payer 153 056 $ à 108 vacanciers ayant subi plusieurs pépins lors d'un voyage au Venezuela.\u2014 Les ex-dirigeants des magasins Wise et People acceptent de verser 1,2 million aux 3800 employés des deux chaînes n'ayant pas reçu leurs payes de vacances ni leurs bonis après la faillite.\u2014 Le producteur Donald K.Donald est condamné à payer 300 000 $ aux 55 000 fans de Gun n' Roses et de Metallica laissés en plan en plein concert.\u2014 L'ex-compagnie Singer est condamnée à verser quelque 18 millions à 600 employés retraités.\u2014 L'ancien fabricant de stérilets Dalkon Shield accepte de verser une indemnité à 60 Québécoises ayant subi des séquelles.\u2014 Alcan accepte de verser 1,5 millions à 1100 résidants de La Baie, au Saguenay, incommodés par sa poussière.\u2014 Québec accepte de verser 1,1 million à 1000 assistés sociaux dont les prestations ont été réduites en vertu d'une disposition illégale.\u2014 La CSN est condamnée à verser un million aux 650 malades victimes d'une grève illégale dans un hôpital psychiatrique voisin de Thetford Mines. La Presse 13 mars 2000 Page A15 manquante 1LP1601A0313 A 16(lundi) 1LP1601A0313 ZALLCALL 67 00:52:23 03/13/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS Une Torontoise prétend que le sado-masochisme n'est pas une activité sexuelle Presse Canadienne TORONTO Plus d'un an après avoir été reconnue coupable de tenir une maison de débauche, Terry-Jean Bedford porte sa cause en appel, en soutenant que les fessées et fantasmes qu'elle offre à ses clients ne constituent pas de la prostitution.Mme Bedford, âgée de 40 ans, se bat pour avoir le droit d'administrer des corrections aux hommes consentants depuis que sa maison de Thornhill, au nord de Toronto, a été la cible d'une perquisition policière, en 1994.Cette bataille judiciaire est devenue depuis une cause célèbre pour ceux qui prétendent que le sadomasochisme n'a rien à voir avec la prostitution.Mme Bedford soutient que ses très généreux clients viennent la voir pour jouer un rôle ou vivre un fantasme, comme celui d'être enchaîné dans un donjon, et non pour se livrer à une activité sexuelle.« Je ne vend pas de sexe.Je ne vend pas mon corps », a-t-elle déclaré la semaine dernière dans son nouvel établissement, une école de charme destinée aux travestis masculins dans le centre-ville de Toronto.Mme Bedford, appelée par ses clients Madame de Sade, fut reconnue coupable de tenir une maison de débauche et condamnée à une amende de 3000 $ par la cour de l'Ontario, en octobre 1998.Le juge Roy Bogusky a conclu que la femme avait reçu de l'argent en échange de faveurs sexuelles dans sa fastueuse maison de neuf « chambres thématiques », dont deux converties en salle de classe et en maternelle.En tenant compte de la preuve présentée devant lui, le juge a estimé alors que les « sessions érotiques » fournies par Mme Bedford consistaient à attacher et masser les parties génitales de ses clients à des fins d'asservissement.Le magistrat précisait cependant que sa décision n'était aucunement fondée sur le fait de savoir si le sado- masochisme représente une activité sexuelle ou non.Toutefois, Mme Bedford et son avocat, Alan Young, vont argumenter en cour d'appel que le juge Bogusky a conclu à tort que les activités tenues dans la maison étaient essentiellement de nature sexuelle.Plus important encore, disent-ils, le juge n'a pas voulu se prononcer sur la nature sexuelle ou non du sadomasochisme.« On ne m'a jamais dit ce que je pouvais faire dans ma propre demeure, que ce soit pour de l'argent ou non », a lancé Mme Bedford en interview.Elle demande donc à la cour d'appel de renverser le jugement Bogusky ou d'ordonner la tenue d'un nouveau procès.Elle veut également que la cour se prononce sur la question fondamentale : le sado-masochisme constitue-t-il vraiment une activité sexuelle.PHOTO CP Terry-Jean Bedford se bat pour avoir le droit d'administrer des corrections aux hommes consentants. 1LP1701A0313 a17 actus lun 13 mars 1LP1701A0313 ZALLCALL 67 00:54:15 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 17 Mozambique: la reconstruction presse La priorité est maintenant accordée à la relance de l'agriculture Associated Press MAPUTO Après avoir paré à l'urgence, les organisations humanitaires pensent à la reconstruction au Mozambique.Elles doivent commencer la semaine prochaine la distribution de semences, pour permettre aux victimes des inondations, pour la plupart des agriculteurs, de dépendre le moins longtemps possible de l'aide internationale.« Si nous ne commençons pas maintenant à fournir des graines aux fermiers, ils manqueront la récolte de septembre et nous devrons les aider jusqu'en avril 2001 », expliquait Lindsey Davies, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU.« La semaine prochaine, nous allons commencer à examiner vraiment comment réhabiliter les gens.Distribuer de la nourriture, ce n'est que le début d'une partie beaucoup plus importante de la campagne d'urgence ».Des outils agricoles vont également être distribués.Les inondations qui ont frappé le Mozambique à la fin du mois dernier ont noyé des champs de maïs, de haricots et des rizières, tandis que près d'un million de personnes en zone rural se retrouvaient sans abri.La récolte de début avril étant détruite, les autorités se concentrent sur les semences de la fin avril, avec l'espoir qu'en septembre, la population pourra de nouveau subvenir à ses besoins.Environ 80 % des 20 millions d'habitants du Mozambique vivent de l'agriculture.La plupart des victimes des inondations étaient des paysans pratiquant une agriculture de subsistance.Dimanche, le bilan officiel des morts est passé à 492.Et, alors que de plus en plus de corps sont retirés de la boue après la décrue, Antonio Machere, porte-parole de l'Institut mozambicain de gestion des crises, disait s'attendre à une aggravation de ce chiffre.Plus d'un mois après les premières crues et une semaine après la baisse des eaux, nombre de villages mozambicains, comme Canicado, restent coupés du monde, sinistrés et dépendants d'un hypothétique cordon d'aide aérienne.Quand le temps le permet.L'eau a baissé depuis longtemps à Canicado, à 220 km au nord de la capitale Maputo.Sa population de 7000 habitants, gonflée de centaines de déplacés de proches hameaux, a quitté les toits et réappris à vivre au sol, aujourd'hui jonché de tout ce qui peut, tout ce qui doit sécher pendant l'éclaircie : linge, nattes, matelas, graines, maïs.« Avec celui de samedi, ce n'est que le deuxième hélicoptère de vivres du PAM à Canicado depuis dix jours », remarque hier Margarita Garcia de MSF-Espagne.Les trois accès routiers au village sont coupés depuis des semaines.Et les hélicoptères, bien que décollant à l'infernale cadence d'un toutes les dix minutes depuis le bourg de Palmeira, n'ont pu servir Canicado jeudi ni vendredi en raison de nouvelles pluies et d'un ciel trop bas.Canicado donne une idée de la difficulté à évaluer l'impact du cyclone, le nombre de morts et les besoins, après les gigantesques inondations du pays.PHOTO AP Quelques hommes entassés dans un camion s'en vont aux champs, près de Maputo.À Madagascar, des sinistrés attendent toujours l'aide Agence France-Presse TSARABANJA Dix jours après le passage de la tempête tropicale Gloria, les habitants de Tsarabanja, petit hameau de huttes dévasté par les inondations, attendent toujours l'aide humanitaire, en particulier de la nourriture et de l'eau potable.« Les inondations, c'était fini dès le lendemain », explique Pierre Velotsara, le chef de ce village du nord-est de Madagascar, montrant les rizières noyées sous la boue et les plantations de vanille rasées.« Ce qu'il nous faut, c'est de la nourriture et de l'eau potable », ajoute-t-il.Le triangle formé par les villes d'Andapa, Sambava et Antalaha, dans le nord-est de la « Grande Île », a été la zone la plus affectée par les passages du cyclone Eline, mi-février, et de Gloria début mars.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS 1LP1801A0313 A18, lundi, MONDE 1LP1801A0313 ZALLCALL 67 00:56:03 03/13/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Raz-de-marée du Parti populaire de José Maria Aznar en Espagne La droite n'a plus besoin des Catalans pour gouverner d'après AFP et AP MADRID Le chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, et son Parti populaire (PP) ont remporté hier un succès historique en enlevant une large majorité absolue lors des élections générales en Espagne.Surfant sur une économie en pleine santé, le PP a remporté haut la main les élections législatives.Follement ovationné par des partisans euphoriques, réunis par milliers au milieu d'une mer de drapeaux rouges et jaunes espagnols ou blancs du PP, interrompu à de nombreuses reprises par les vivats de la foule, José Maria Aznar, souriant aux côtés de son épouse, a remercié ses électeurs.Selon des résultats portant sur 95,10 % des suffrages, le PP obtient 183 sièges sur les 350 du Congrès des députés, contre 156 lors de la précédente législature.Le grand perdant de la soirée électorale est le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui perd 16 élus et n'obtient que 125 députés contre 141 en 1996.Le candidat socialiste à la présidence du gouvernement Joaquin Almunia a rapidement reconnu le « triomphe » de son adversaire et annoncé sa « démission irrévocable ».L'autre composante de la gauche espagnole, la coalition communiste Izquierda Unida (IU) perd presque les deux tiers de ses élus et n'obtiendrait que 8 députés contre 21 lors de la précédente législature.Le PSOE et IU, qui ont conclu en février un accord électoral, perdent à eux deux 29 sièges, alors que le PP en gagne 27.L'alliance du PSOE et de IU, qui prévoyait un programme commun de gouvernement et l'entrée de ministres communistes dans le nouvel exécutif, était la première de ce type depuis le Front populaire de 1936.Le raz-de-marée du PP a fait une autre victime : la formation nationaliste catalane Convergencia i Unio (CiU) qui, si elle ne perd qu'un élu, avec 15 députés, perd surtout le rôle d'appoint parlementaire qu'elle a joué ces deux dernières législatures, tant auprès du dernier gouvernement socialiste (1993-96) que du premier gouvernement Aznar.En voix, le PP a progressé de six points en obtenant 44,67 % des suffrages contre 38,79 % en 1996.Le PP est passé d'un point d'avance en 1996 à dix points en 2000 sur le PSOE, qui, de 37,63 % des voix en 1996, en a obtenu 34,12 % hier, selon les résultats partiels portant sur 95,10 % des suffrages.Les autres petites formations nationalistes progressent ou restent stables.Le Parti nationaliste basque (PNV, au pouvoir au Pays basque) obtiendrait 7 sièges contre 5 auparavant.Le Bloc nationaliste galicien (BNG) emporterait 3 sièges contre 2 en 1996 et Coalition Canarienne (CC) conserverait ses 4 élus.Trente-quatre millions d'Espagnols étaient appelés aux urnes afin de renouveler, pour quatre ans, le Congrès des députés qui élira ensuite un nouveau président de l'exécutif.Ce scrutin était couplé avec des élections au Sénat (renouvellement de quatre cinquièmes des sièges) et au Parlement régional d'Andalousie (sud).La journée électorale, qui s'est déroulée sous haute surveillance policière en raison des risques d'un attentat de l'organisation indépendantiste basque ETA, n'a été marquée par aucun incident sérieux.Elle a été calme également au Pays basque (nord) où la plateforme électorale indépendantiste Euskal Herritarrok (EH), proche de l'ETA, avait lancé un appel à une « abstention active » lors du scrutin, abstention qui n'a pas été vraiment suiview, selon le ministre espagnol de l'Intérieur, Jaime Mayor Oreja.TCHÉTCHÉNIE Droits de l'homme n Les parlementaires européens en visite dans le Caucase du nord ont enjoint à la Russie de faire de rapides efforts en matière de droits de l'homme en Tchétchénie sous peine de se voir exclure de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.La délégation européenne dirigée par le Britannique Lord Judd, a visité un camp de réfugiés en Ingouchie, la république russe frontalière de la Tchétchénie accueillant la grande majorité des réfugiés tchétchènes.La délégation doit rendre compte de sa mission à Strasbourg devant le Conseil de l'Europe.d'après AFP KOSOVO Guerre appréhendée n Le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme dans l'ex-Yougoslavie, Jiri Dienstbier, a mis en garde contre une nouvelle guerre balkanique, lors d'une visite dans le sud de la Serbie, théâtre d'incidents inter-ethniques liés au Kosovo.M.Dienstbier a tenu ces propos à Nis (sud de la Serbie) qui abrite le quartier général de la troisième armée yougoslave, dont la zone de responsabilité s'étendait au Kosovo, avant le déploiement des forces de l'OTAN et de l'ONU à la mi-juin 1999.M.Dienstbier a appelé la communauté internationale à prévenir un débordement du conflit hors des frontières du Kosovo.d'après AFP SALVADOR Élections n L'ex-guérilla de gauche du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) s'est proclamée vainqueur des élections législatives et municipales au Salvador.Elle a dit avoir obtenu une majorité de députés et un grand nombre de maires, dont celui de la capitale.Des élections législatives et municipales opposant la droite à la gauche se sont déroulées généralement dans le calme mais ont été marquées par une forte abstention.L'abstention lors de ces quatrièmes élections de l'après-guerre civile a atteint par endroits jusqu'à 60 %.d'après AFP PAYS-BAS Procès au TPI n Le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie entame aujourd'hui le premier procès d'un responsable du massacre de l'enclave bosniaque de Srebrenica, théâtre « d'une des pires atrocités depuis la Seconde Guerre mondiale », selon un rapport de l'ONU.Le général serbe bosniaque Radislav Krstic, 52 ans, devra répondre devant les juges du TPI de deux chefs d'inculpation pour génocide, cinq pour crimes contre l'humanité et un pour crime de guerre.d'après AFP GRANDE-BRETAGNE Grand jeu de Blair n Le premier ministre britannique, Tony Blair, a offert au président russe par intérim Vladimir Poutine, lors de leur entrevue de Saint-Pétersbourg, de lui envoyer plusieurs de ses conseillers pour l'aider à mettre en place une politique modernisatrice, rapporte le Times.Si M.Poutine remporte l'élection présidentielle russe, David Miliband, responsable d'une unité chargée d'aider le premier ministre à définir sa politique \u2014 le « Downing Street Policy Unit » \u2014 se rendra à Moscou avec une équipe de collaborateurs pour épauler le successeur de Boris Eltsine.d'après AFP SUISSE Référendums n Les Suisses ont rejeté par référendum (« votation ») la réforme qui proposait d'accélérer les consultations populaires mais voté à une forte majorité une vaste réforme de la justice, selon les résultats définitifs au plan national.Comme d'habitude, une participation réduite (41,5 %) a marqué ces « votations ».d'après AFP PHOTO AFP Lea dirigeants du Parti populaire célébraient leur triomphe hier soir du haut d'une tribune installée au siège de leur parti à Madrid.Attentat contre un réformateur iranien Agence France-Presse TÉHÉRAN Le dirigeant réformateur iranien Saïd Hajarian, grièvement blessé par balles hier en plein Téhéran, « est toujours dans le coma », contrairement aux affirmations de l'un de ses proches, ont annoncé ses médecins.Le tentative d'assassinat survient moins d'un mois après l'écrasante victoire aux législatives des partisans du changement.M.Saïd Hajarian, 47 ans, membre dirigeant du Front de la Participation (FP, gauche réformatrice), grand vainqueur du scrutin mais aussi directeur d'un journal habitué des polémiques avec les conservateurs ou de révélations embarrassantes pour eux, a été atteint dans la matinée de deux balles, dont l'une s'est logée dans sa nuque.Il est dans le coma depuis son admission à l'hôpital Sina à Téhéran.Une vaste opération de police a immédiatement été déclenchée pour retrouver les agresseurs, deux hommes juchés sur une moto de grosse cylindrée (1000 cc, normalement interdite à la circulation).L'attentat a eu lieu en début de matinée devant la mairie de Téhéran où M.Hajarian se rendait.« Il est toujours dans le coma », a affirmé aux journalistes en début de soirée l'un de ses médecins, Ahmad Chakouri, précisant que « le cerveau de Hajarian a subi des lésions en raison d'un manque d'oxygène.» Le chef de la police de Téhéran, le général Mohsen Ansari, a affirmé au cours d'une conférence de presse que l'agresseur de M.Hajarian avait tiré sur sa nuque avec un colt muni d'un silencieux.En déplacement à Meybad (centre), le président Khatami, visiblement très ému, mais aussi en colère, a dénoncé cet « attentat terroriste ».Dans un discours devant des milliers de personnes, il a souligné la « ferme détermination du gouvernement à lutter sans merci contre la terreur, la violence et le meurtre ».« Les ennemis ont déjà commis des meurtres et provoqué une vague terroriste dans le pays, sans toutefois atteindre leur objectif », a-t-il ajouté, dans une allusion claire aux meurtres fin 1998 d'intellectuels et d'opposants.Le quotidien Sobh-é-emrouz, que dirige M.Hajarian, s'était spécialisé dans les polémiques avec les conservateurs, mais aussi dans les révélations sur les « meurtres en série ».Un couple d'opposants laïcs nationalistes, Daryoush et Parvaneh Forouhar, et plusieurs écrivains se réclamant de la liberté d'expression avaient été victimes de ces attentats meurtriers.Une des plumes les plus célèbres de Sobh-é-emrouz, Akbar Ganji, a polémiqué publiquement récemment avec Faezeh Hachémi, la fille de l'ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, chef de file des conservateurs et des modérés aux récentes élections.Ce dernier avait été très sévèrement critiqué par les réformateurs pour ne pas avoir suffisamment nettement condamné les meurtres, imputés à des responsables du ministère des Renseignements.Vendredi des inconnus avaient attaqué et incendié les locaux du quotidien de M.Hajarian à Ouroumieh (nord-ouest).Huit plaintes ont été déposées par la justice contre M.Hajarian en tant que directeur du journal au sujet des révélations.M.Hajarian a occupé dans le passé les fonctions de vice-ministre des Renseignements.Le président Khatami a donné « l'ordre aux services de sécurité d'identifier au plus vite les auteurs de ce crime », avec une solennité qu'il a peu utilisée depuis qu'il est président.PHOTOTHÈQUE AP Saïd Hajarian, leader réformateur iranien, repose dans le coma après une tentative de meurtre à son endroit perpétrée hier à Téhéran.Lagos entend refaire la constitution de Pinochet Agence France-Presse SANTIAGO Le nouveau président du Chili, le socialiste Ricardo Lagos, a annoncé hier qu'il proposerait une réforme de la constitution dictée par l'exdictateur Augusto Pinochet pour « éliminer les enclaves autoritaires » du pays et y approfondir la démocratie.« Cette nation, qui fut fière de sa démocratie, doit être capable de se mettre debout et de se doter d'une charte constitutionnelle qui soit notre fierté à tous », a déclaré à la foule M.Lagos au deuxième jour de son gouvernement.« Je vous y invite », a lancé le président Lagos à plus de 100 000 manifestants, selon la police, qui ont participé hier à une grande fête dans la capitale pour célèbrer l'arrivée du premier socialiste au pouvoir depuis Salvador Allende, mort lors du coup d'État de Pinochet en 1973.Élu en décembre, il a prêté serment samedi et a officiellement succédé au chrétien-démocrate Eduardo Frei.M.Lagos a dit vouloir éliminer les « enclaves autoritaires » contenues dans la constitution imposée par le général Pinochet il y a 20 ans afin de rétablir les institutions qui ont précédé la dictature militaire de 1973-1990.« Je chercherai les accords nécessaires pour marier le pays avec son avenir.Ceux qui cherchent l'entente pour renforcer le pays ne subissent pas d'humiliation », a dit le nouveau président, dans une allusion à la droite qui a bloqué au Sénat les projets de réforme de la constitution depuis le retour à la démocratie il y a dix ans.Dans l'immédiat, le président Lagos a précisé qu'il enverrait au parlement « deux modestes dispositions » pour modifier la constitution : que tous les jeunes de 18 ans deviennent automatiquement citoyens et que les Chiliens de l'étranger aient également le droit de vote.« Procès pour Pinochet », a de nouveau scandé la foule pendant l'allocution du président.« Le pouvoir judiciaire rendra la justice qu'exige la patrie », a dit M.Lagos.Dans la journée, il s'était engagé à « garantir l'absolue indépendance des tribunaux » dans cette affaire.Le général Pinochet est rentré au Chili le 3 mars, après 503 jours de détention à Londres sous le coup d'une requête en extradition de l'Espagne, pour des crimes attribués à la dictature.Âgé de 84 ans, il a été libéré par la Grande-Bretagne pour raisons humanitaires.Le juge chilien Juan Guzman Tapia, qui instruit 72 plaintes déposées au Chili contre l'ancien dirigeant, a demandé la levée de l'immunité parlementaire de Pinochet, devenu en 1998 sénateur à vie.L'État s'est associé à cette requête. 1LP1999A0313 A19, lundi, CYBER 1LP1999A0313 ZALLCALL 67 14:36:58 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 19 technologie@lapresse.ca Quelques nouveautés sur la Toile Jean-François Parent Le printemps montrera bientôt son nez, c'est la marmotte qui nous l'a dit il y a quelques semaines, vous vous rappelez ?Eh bien, à l'instar de tous les promeneurs qui déambulent par ces belles journées ensoleillées, une balade sur la Toile nous permet de trouver des tas de choses utiles, comme dans les séances de lèchevitrines dominical.En faisant le tour des centaines de bulletins d'information et de pubs, j'ai fait quelques découvertes qui valent le détour.Au menu, le commerce humanisé, une discussion pour investisseurs, un nouveau Netscape, des astuces et une façon de se coucher moins naïf.Gallimard, libraire virtuel www.gallimardmontreal.com Une nouvelle tentative de personnaliser et surtout d'humaniser le commerce en ligne est faite, et c'est Gallimard Montréal qui est l'auteur de l'initiative.Ils n'ont rien inventé, puisque l'idée existe d'offrir un service en ligne de référence bibliographique, mais la base de données de 150 000 titres est déjà un bon atout.Une recherche sur la Révolution française et hop ! une bibliographie pertinente vous est refilée dans les plus brefs délais.Pour l'impossible, on demande 24 heures.Mais Gallimard va de l'avant en offrant son libraire virtuel sur ICQ.Pendant les heures de bureau, on a accès à Ferdinand qui guide les choix littéraires.Vous hésitez entre le dernier Série Noire ou une traduction d'Anne Rice pour votre ado en manque d'émotions fortes ?Ferdinand vous conseille en temps réel sur le choix le plus judicieux selon les critères que vous donnerez.Choisir un titre dans l'oeuvre de Gaston Miron est un dilemme ?Ferdinand offre son coup de coeur.Besoin d'un bouquin pour vos élèves ?Ferdinand, toujours lui, vous dira ce que les autres enseignants en pensent.Ferdinand, c'est une équipe qui bosse à temps plein pour répondre à vos questions, et les fréquentes mises à jour des titres et des recherches font que plus vous en demandez, plus les réponses sont rapides.L'idée d'un libraire qui vous prie de le faire travailler pour vous gratuitement vaut le détour, surtout si celui- ci conjugue qualité et efficacité.Avec environ 90 % de tous les bouquins publiés en français dans le monde qui sont dans des entrepôts de la région métropolitaine, pour une intriguante histoire de marketing dont les obscurs détails sont inintéressants, le fait est que pour le marché de proximité, les atouts sont en place.Le réseautage mis sur pied par le libraire devient d'ailleurs sa marque de commerce.Ils n'ont pas le titre convoité ?Qu'à cela ne tienne, on vous réfère aux libraires qui l'auront.Avec le revampage d'un site déjà attrayant avec sa vitrine, ses allées virtuelles et ses critiques littéraires interactives, l'humanisation du service au client (que l'on préfère au « consommateur »), Gallimard offre une autre nouveauté, une vitrine pour les petits éditeurs.Cela permet donc de dégotter des titres moins connus des éditeurs québécois qui ont bien du mal, dit-on, à passer l'hiver.Bien sûr, la librairie a les défauts de ses qualités.Se spécialisant en littérature et en sciences sociales, il est difficile d'y trouver des manuels de physique quantique.Mais tout de même, ce qu'il y a là suffit à combler bien des besoins.Quand la bulle Internet va s'effondrer www.lexpansion.com/site/courant/ html/magazine/dossier616/ Moins de 50 milliards de dollars de chiffre d'affaires.Environ 8 milliards de pertes.La valeur boursière : 1650 milliards.Ces chiffres, exprimant l'état actuel des spéculations boursières relatives à l'Internet, ont de quoi couper le souffle.L'Expansion, webzine d'actualités boursières des nouvelles technologies, propose un dossier complet basé sur les analyses des courtiers américains et européens les plus en vue.Avec une recension historique des cours technologiques, un détour par les mythes et les réalités de la spéculation et l'évaluation critique des titres les plus populaires, on propose une analyse complète et succinctes du phénomène.Y jouerez- vous vos économies ?Certains disent oui, d'autres non.À lire.Steve Gibson's Shields Up grc.com/default.htm Les pirates du cyberespace, grande peur du moment, ne s'attaquent pas qu'aux entreprises, mais aussi aux individus.La question est donc de savoir si vous êtes en sécurité lorsque branché, puisque les logiciels de navigation comportent de nombreuses failles de sécurité, ce qui facilite les intrusions.C'est en travaillant au développement de programmes pilotes pour les Windows 95/98/NT que Steve Gibson s'est aperçu de leur grande perméabilité.Il a donc conçu Shields Up, un diagnostic en ligne de votre perméabilité.Le service, pour Windows seulement, est gratuit.Rapide et efficace, on vous explique aussi le b-a-ba de ce que sont les adresses IP, clé de voûte de l'identification numérique.En plus du diagnostic, Gibson vous offre les conseils \u2014 et les programmes qu'il vous vend \u2014 pour parer aux indésirables.Essayez, vous risquez d'être surpris.Netscape 4.72 download.cnet.com/downloads/ 0-10058-108-55668.html (PC) download.cnet.com/downloads/ 0-10201-108-55667.html (Mac) En attendant la nouvelle version 6.0, Netscape a tout de même créé une petite version maison que vous pourrez essayer tout à fait gratuitement.Avec des petits ajustements sur les versions précédentes (moins de bogues, plus de sécurité), celleci contient Nullsoft Winamp 2.60, Macromedia Flash 4.0 et divers petits bonbons, en plus de la messagerie AOL, version 3.0.Attention, le téléchargement est plutôt long.Mythes et légendes de tous les jours www.urbanlegends.com Vous voulez épater la galerie en expliquant pourquoi le taux de mortalité des chats est inversement proportionnel à la hauteur d'une chute ?S'il est vrai qu'une pièce de monnaie qui tombe d'un gratte-ciel tue ?S'il y avait des crocodiles en liberté dans les égouts new-yorkais ?Ce site a pour mission de déconstruire les mythes urbains.Avec la collaboration de scientifiques, de professionnels et de mordus de la recherche empirique, on vous présente tous les mythes d'un oeil critique, avec référence et variations sur un même thème.Des dizaines de catégories dont la médecine, la physique, l'éducation, les animaux et bien d'autres encore.Un incontournable pour mettre un terme à la naïveté ambiante.Finalement, une petite astuce du travail informatique concernant les fameux messages d'erreur qui s'affichent lors de l'exécution d'un programme.Je n'avais jamais utilisé ce truc, puisqu'une bonne âme était toujours tout près pour me donner l'heure juste, ou encore je connaissais déjà le problème.Mais c'est quand j'ai eu une erreur de type 1399 que j'ai douté de ma capacité à résoudre le problème.Eh bien, l'Internet est là pour nous aider ! C'est facile, il n'y a qu'à faire un copier-coller du message d'erreur sur un engin de recherche (on recommande Altavista.com, mais les autres font l'affaire) et vous aurez accès instantanément aux messages sur les forums d'aide et les groupes de discussions où ce problème est abordé.Ajouter des mots-clés comme le système et le programme, ce qui précisera votre recherche, et le tour est joué.Pour terminer, je vous réitère mon invitation à vous joindre à la liste de diffusion du Monde Internet.Un envoi mensuel dans lequel je vous fais part des signets relatifs aux chroniques, glanés au cours des recherches effectuées pour répondre aux questions ou encore les adresses complémentaires que les lecteurs me font parvenir suite à un thème traité dans cette page.Un simple courriel signifiant votre intérêt suffit.En prime d'abonnement, le premier envoi.jfparent@total.net La Presse 13 mars 2000 Page A20 manquante 1LP2101A0313 a21 actus lun 13 mars 1LP2101A0313 ZALLCALL 67 00:54:35 03/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MARS 2000 A 21 Gassner se porte à la défense de son centre de films pornos La croisade du père Martin contre le XXX le choque Presse Canadienne GRANBY Le promoteur du projet de complexe XXX croit que la croisade du pasteur Michel Martin prend des proportions démesurées et qu'il serait ridicule de photographier les clients de son futur établissement érotique.« Pourquoi ne va-t-il pas photographier ses ouailles quand elles vont dans un bar pour prendre une bière ou quand ils ne vont pas à la messe ?» a lancé en anglais Peter Gassner en entrevue téléphonique.Nullement intimidé par les propos du pasteur Martin, Peter Gassner n'a pas l'intention d'empêcher le prêtre d'agir comme il l'entend.« S'il est dans la rue et qu'il photographie les clients de mon commerce, je ne vais quand même pas sortir et l'assommer ! », s'est-il exclamé.Le promoteur comprend que les gens s'inquiètent, mais il trouve tout de même que la réaction du pasteur frôle le ridicule.« Je comprends qu'il ait peur puisqu'un tel commerce soulève des questions morales.Sauf que là c'est devenu une véritable bataille entre le bien et le mal ! C'est une vraie farce ! » M.Gassner avoue que l'ouverture d'un de ses établissements n'avait jamais suscité une telle réaction de la part du milieu.et des médias.« Je n'ai jamais, jamais rien vu comme cela !, dit-il.J'ai déjà reçu les appels de trois chaînes de télévision ! Le monde entier est en train de s'en mêler ! » Le promoteur que plusieurs pointent du doigt soutient qu'il n'est pourtant que le représentant d'un groupe d'investisseurs, dont il ne veut pas révéler les noms.« Ça ne me dérange pas qu'on me nomme puisque c'est moi qui s'occupe de ce projet-là, mais d'autres investisseurs sont impliqués », précise- t-il.Malgré les critiques, M.Gassner est toujours décidé à aller de l'avant avec son projet de complexe XXX.« Ce n'est pas pire qu'un magasin de vêtements puisque c'est une question de marché », affirme-t-il.Huit alpinistes québécois comptent atteindre l'Everest d'ici juin Presse Canadienne QUÉBEC L'Everest n'aura jamais reçu autant de Québécois en visite qu'en cet an 2000.En date de 1999, seuls Yves Laforêt et Bernard Voyer en avaient atteint le sommet.Mais voilà que huit alpinistes chevronnés de la Belle Province, dont trois de la région de Québec, mettent le cap sur la géante de l'Himalaya.François Bédard de Charny débarquera au Népal le 21 mars.Deux de ses amis de longue date, Claude Bérubé de Lac Beauport « la légende de l'alpinisme au Québec » et Benoît Robitaille, seront à ses côtés tout au long de l'expédition qui durera près de deux mois.Les trois Québécois, qui seront accompagnés par Ben Webster, un Torontois qui a mis sur pied l'expédition, devraient atteindre la cime le 10 mai.Pour le jeune homme de 28 ans, qui a déjà grimpé quatre des plus hauts sommets du monde et qui espère en enfiler trois de plus bientôt, l'Everest n'était encore qu'un rêve flou il y a de cela deux mois et demi.L'expédition est excessivement coûteuse (plus de 65 000 $) et ses tentatives de se joindre à l'équipe des quatre Montréalais, qui viennent tout juste de mettre les pieds dans l'Himalaya, ont été vaines.« Ben Webster cherchait des gens qui avaient déjà atteint 8000 mètres.Je ne l'avais pas fait, mais je lui ai envoyé mon CV.Un peu plus tard, il m'a appelé pour m'offrir de me joindre à l'expédition », raconte François Bédard.Le voyage baptisé « Canada Everest 2000 » a un but très particulier.Les alpinistes devront amener avec eux un téléphone satellite, une caméra numérique et un processeur qui leur permettra d'envoyer des images en direct au Canada.Ils pourront même appeler quelques personnes chères à partir du sommet.Trois journalistes québécois les suivront tout au long du voyage.Mais ces derniers ne grimperont pas au sommet situé à près de 9000 mètres, mais attendront plutôt des nouvelles des aventuriers à partir du camp de base situé à 5000 mètres d'altitude.Ils n'y arriveront pas sans effort.Il faut mettre deux semaines de marche avant d'atteindre ce point de base où des centaines de milliers de « trekkers » se rendent chaque année pour épier les plus aventureux.« Les gens vont pouvoir suivre nos maux de tête au jour le jour à la télé et sur Internet (www.canoe.com) », rit l'athlète, en espérant qu'il n'y aura pas d'altercations au sein de l'équipe, « considérant que ce voyage sera très médiatisé.Mais je ne vais pas m'en faire avec ça.J'ai un sommet à atteindre, une job à faire et je veux avoir du fun », laisse-t-il tomber, enthousiaste. La Presse 13 mars 2000 Page A22 manquante "]
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