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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-03-25, Collections de BAnQ.

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[" 6SA0199A0325 A1 SAMEDI 6SA0199A0325 ZALLCALL 67 13:45:13 03/25/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, samedi 25 mars 2000 2$ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,60 $ U.S.116e année No 154 214 pages, 13 cahiers La Caisse coince les Chagnon En achetant Vidéotron, Quebecor veut créer un véritable Time Warner canadien RÉJEAN BOURDEAU Appuyée par la Caisse de dépôt et placement du Québec, Quebecor veut acheter le Groupe Vidéotron et créer un géant du multimédia comme l'a fait l'américain AOL-Time Warner.Mais pour y arriver, il doit mettre la main sur le câblodistributeur québécois avant qu'il ne concrétise son projet de fusion avec l'ontarien Rogers Communications, le principal câblo au pays.Dans le cadre d'une entente de principe annoncée hier, le holding de communications de la famille Péladeau et la filiale Capital Communications, de la Caisse, proposent d'acheter Vidéotron et son réseau de télévision TVA pour 5,7 milliards de dollars.Des frais de résiliation de 241 millions payables à Rogers s'ajouteront s'ils complètent leur achat.Une offre ferme sera déposée dans les prochains jours.Vidéotron aura l'obligation d'en fournir les détails à Rogers.La société ontarienne aura alors cinq jours pour annoncer publiquement si elle a l'intention de faire une surenchère.La nouvelle entité, Quebecor Média, deviendrait une véritable constellation d'entreprises de communications.Elle engloberait les activités de câblodistribution de Vidéotron, les portails Internet Netgraphe et Canoe, l'intégrateur technologique Groupe Informission, les réseaux de télévision TVA et TQS, les magazines, les librairies du Groupe Archambault et les journaux de Sun Media.Pour sa part, l'offre de Rogers, déposée le 7 février, est évaluée à 5,2 milliards, en considérant que son action a clôturé à 46,80 $ hier à la Bourse de Toronto.Cette offre prévoit l'échange de 0,925 action non votante de Rogers pour chaque action de Vidéotron.Elle exclut toutefois la participation de 81 % de Vidéotron dans le réseau TVA.Voir LA CAISSE en A2 n Autres textes en pages F1 et F2 ANALYSE Où est le savoir-vivre?La famille et le fisc RUDY LE COURS Quand André Chagnon s'est présenté dans les années 80 devant Jean Campeau, alors président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, il était un modeste électricien, désireux de faire grandir sa petite compagnie de câblodistribution de la région métropolitaine.Jean Campeau amorçait alors un virage audacieux mais décisif à la Caisse: financer des entrepreneurs en devenant actionnaire au lieu de prêteur, comme le faisaient les banques.Les taux d'intérêt étaient alors très élevés, au-delà des 10 %, et les entreprises tombaient comme des mouches.Cela était d'autant plus vrai au Québec où la plupart étaient clients de la Banque Nationale.Elle était à peine née de la fusion laborieuse des Banques Canadienne Nationale et Provinciale dans le contexte difficile de la très dure récession de 1981-82.Pour survivre, la Nationale rappelait ses prêts plus rapidement que ses concurrentes et les faillites d'entreprises se multipliaient.L'éclair de génie de Jean Campeau aura été d'offrir une autre solution aux entrepreneurs en les accompagnant dans leur croissance à titre d'actionnaire.Voir LA FAMILLE en A2 PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse Il est impossible de rencontrer Daniel Lemire, l'un de nos meilleurs comiques, sans lui parler de Daniel Pinard et de Piment fort.Tout en avouant qu'il est délicat pour lui d'aborder le sujet, Daniel Lemire regrette que la plupart des humoristes actuels manquent de compassion et de savoir-vivre.Mais le gros du problème, selon lui, est que les humoristes ne visent pas au bon endroit, parce qu'ils sont mal renseignés.Il remarque par exemple qu'aucun ne parle de Pinochet, « un des dictateurs les plus sanguinaires », ou des compagnies de tabac, qui « ont manipulé le tabac génétiquement pour le rendre plus addictif.C'est pourri rare, ça.» Nos informations en page D1 Les écoles de Montréal restent réfractaires à l'homosexualité Une pénible première Alexandre Tagliani va sans doute se rappeler sa première sortie dans la série CART.Le bolide du pilote montréalais de 27 ans a dérapé hier matin à l'entrée des puits lors des premiers essais libres en vue du Grand Prix de Miami à Homestead, heurtant au passage trois personnes, un mécanicien, un signaleur et un photographe, et endommageant deux voitures des équipes Nunn et Hollywood Mercedes.Nos informations en page G1 MARIE-CLAUDE MALBOEUF Après les machines à condoms, c'est l'homosexualité chez les adolescents dont ne veulent pas entendre parler les écoles de Montréal.Même si les recherches montrent que les jeunes gays se suicident et décrochent infiniment plus que les autres.Et même si c'est en classe qu'ils vivent souvent leurs plus graves tourments.« Depuis des années, on essaie de percer les écoles.Mais on se bute à une forteresse », affirme François Béchard, directeur de la ligne d'aide Gai-Écoute, qui n'a pas attendu la sortie du chroniqueur et gastronome Daniel Pinard pour dénoncer l'isolement et la détresse des jeunes homosexuels.En 1998 et 1999, l'organisme a contacté 600 écoles secondaires, cégeps et universités.À peine un établissement sur six a répondu à sa lettre.Les autres ne veulent pas offrir ses dépliants aux élèves et, pour la plupart, n'inscrivent pas le numéro de la ligne d'aide à l'agenda ou au bottin étudiants.« Montréal, c'est la pire place, prend soin de préciser M.Béchard.Presque aucune école n'a réagi.» En novembre 1998, deux mois avant sa lettre, la commission scolaire avait pourtant avisé les directeurs d'écoles francophones de l'existence de Gai-Écoute, subventionné par la régie de la santé et des services sociaux.« Mais ça bloque au niveau des directions.» Voir LES ÉCOLES en A2 n Autre texte en page A6 INDEX Petites annonces - index E1 - immobilier E1 à E7 - marchandises E7 et E8 - emplois E8 à E15 - automobile E15 et E16 - affaires F4 Arts et spectacles cahiers 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H20 Opinions B3 Philatélie H20 Plus B1, B4 à B12 Politique A22, A23, A26 et A27 Restaurants D18 Vacances - voyage cahier H Vin D19 Sports cahier G - Michel Blanchard G5 MÉTÉO Averses Max.14, min.6 page F12 6LP0201A0325 A2 SAMEDI 6LP0201A0325 ZALLCALL 67 01:26:37 03/25/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Suites de la une La Caisse coince les Chagnon LA CAISSE / Suite de la page A1 En conférence de presse, le grand patron de Quebecor, Pierre-Karl Péladeau a indiqué que Claude Chagnon, le président de Vidéotron, a été informé de « l'alternative » hier matin.Dans la journée, M.Chagnon a diffusé un communiqué de presse en son nom ( et non de Vidéotron ) pour maintenir l'appui inconditionnel de la famille à l'offre de Rogers.En début de soirée, M.Chagnon a rappelé La Presse pour commenter la nouvelle.Selon lui, l'attitude de la Caisse dans le dossier « commence à ressembler à une vendetta personnelle ».Il a souligné que depuis six semaines, l'institution financière refuse de s'asseoir avec eux.« Maintenant qu'ils font partie d'une offre concurrente, ils manifestent leur désaccord », a-t-il dit.M.Chagnon estime que l'offre de Rogers est plus attrayante par la composition de son actif lié à la téléphonie.Dans le communiqué, il parle d'un bouquet de services de communication: la télédistribution, l'accès Internet, le sans-fil, le cellulaire et la téléphonie résidentielle.Il a indiqué que la fusion avec Rogers comporte des éléments de succès, comme la taille, l'éventail de produits et services, ainsi que la flexibilité financière.Selon lui, le concept avancé par le consortium Quebecor-Caisse va tout à fait dans le sens inverse et l'entité qui en résulterait serait « très lourdement endettée ».Autre preuve que le torchon brûle, hier après-midi, la Caisse de dépôt a obtenu en Cour supérieure une injonction provisoire qui repousse de 10 jours le vote des actionnaires de Vidéotron sur l'offre de Rogers, prévu initialement lundi.Cela donnera à Quebecor le temps de peaufiner son offre de 49 $ par action dont 28,41 $ au comptant.Le reste de la transaction sera payé en actions de Quebecor Média.« Les actionnaires pourraient avoir le choix entre l'argent et les actions, mais rien n'est encore décidé », a dit M.Péladeau.L'entente prévoit que Quebecor et Capital Communications investiront respectivement 1,034 milliard et 435 millions dans Quebecor Média.Le groupe aurait obtenu un financement de 4,3 milliards d'une grande institution financière, a indiqué M.Péladeau.L'analyste Benoît Dubé, de Canaccord Capital, préfère attendre avant de faire une recommandation.Même après la conférence téléphonique des analystes avec M.Péladeau, il ne connaissait toujours pas la structure financière de la transaction, ni le bilan pro forma de Quebecor Média.« L'offre de Quebecor paraît attrayante à cause de la composante en argent comptant, mais on ne connaît pas la valeur de la nouvelle entreprise.» Selon lui, Quebecor devra vendre des éléments d'actif, comme ceux de Vidéotron Télécom, pour alléger son endettement.La famille et le fisc LA FAMILLE / Suite de la page A1 André Chagnon a été parmi les premiers à en profiter.Sans la Caisse, Vidéotron ne serait jamais devenue ce qu'elle est aujourd'hui: un télédistributeur de premier plan, détenteur d'un puissant réseau télé ( TVA ) et de participations rentables comme dans Microcell.Sans la Caisse, la famille Chagnon ne serait jamais devenue richissime.Comme le rappelait hier Pierre Bélanger, président de Capital communications CDPQ, la Caisse a toujours souhaité et soutenu le développement de Vidéotron.Ses tentatives d'expansion hors Québec ( au Royaume-Uni et aux États- Unis ) ou hors télédistribution ( TVA, inforoute Ubi ) ont connu des succès divers.Toujours grâce à son monopole territorial cependant, Vidéotron est restée assurée de sa rentabilité malgré une qualité de service ordinaire que la nouvelle concurrence des Bell Express Vu et autres Look Communications met en relief.Sous la direction des Chagnon, Vidéotron aura raté de jolies occasions d'assurer sa présence sur tout le territoire canadien.Il y a moins d'un an, Rogers croulait sur les dettes et plusieurs analystes voyaient l'entreprise comme la cible d'une offre d'achat.Hier, Pierre Bélanger a rappelé que la Caisse avait souhaité accompagner Vidéotron dans une expansion pancanadienne qui aurait supposé l'achat de Rogers.Mais Ted Rogers s'est ressaisi, a assaini le bilan de son entreprise par plusieurs transactions judicieuses l'été et l'automne derniers.Les Chagnon ont regardé passer le train, sans doute absorbés par la passation des pouvoirs entre le père André désireux de se retirer et le fils Claude dépassé par les défis à relever.Bref, l'entreprise aurait eu besoin d'un leadership plus audacieux pour relever les défis posés par la nouvelle économie et les nouvelles technologies mais la famille exerçait sur elle un contrôle absolu à cause de ses actions à votes multiples.Voilà peut-être qui explique en partie pourquoi la famille n'a pas résisté en février à l'offre alléchante que lui a faite Ted Rogers.L'échange d'actions proposé était d'autant plus alléchant qu'il mettait leur gain en capital de quelque deux milliards de dollars à l'abri de l'impôt alors qu'une proposition au comptant envoyait aux fiscs canadien et québécois environ 37,5 % de cette somme, soit 750 millions de dollars.Mais la cupidité des Chagnon n'a pas plu à la Caisse qui voit dans Vidéotron un élément du patrimoine économique québécois à développer plutôt qu'à céder.Cela est d'autant plus vrai que l'entreprise a été au fil des ans largement subventionnée pour développer et moderniser ses technologies.Voilà pourquoi la Caisse exerce son droit de veto prévu dans la convention d'actionnaires entre elle et les Chagnon, sur le projet de fusion intervenu avec Rogers.La proposition annoncée hier avec Quebecor prévoit dans sa forme esquissée qui n'est pas définitive que les actionnaires auraient droit non pas seulement à un échange d'actions comme c'est le cas de l'offre de Rogers, mais aussi à un montant au comptant équivalant à 58 % de la transaction.Pour les Chagnon, la seule partie en espèces équivaut à la rondelette somme de 1,16 milliard de dollars, sans compter un bloc des actions dans la future entité appelée Quebecor Média évalué hier à environ 842 millions.Tandis que les deux milliards promis aux Chagnon dans l'offre de Rogers sont libres d'impôt tant qu'ils ne vendront pas leurs actions du câblodistributeur torontois, la proposition faite par Quebecor et la Caisse devrait leur coûter plus de 400 millions en impôts provincial et fédéral.De quoi rembourser leurs subventions, en somme.La partie n'est pas pour autant terminée.Le geste spectaculaire fait hier oblige les Chagnon à négocier.ou à multiplier les recours devant les tribunaux pour toucher leurs deux milliards.Bon prince, la Caisse laisse la porte ouverte à une modification de sa proposition pour que l'actionnaire touche moins d'argent au comptant.De quoi infléchir les Chagnon.Désormais, on sait que, lorsque la Caisse fait la fortune de quelques entrepreneurs, ce n'est pas pour qu'ils mordent la main qui les a nourris.Si la Caisse veut éviter à l'avenir des situations comme celle qu'elle vit avec les Chagnon, elle ne devrait plus accepter que ses partenaires détiennent des actions à votes multiples.Ainsi, ils ne pourraient se lier à un tiers sans la consulter.ANALYSE Les écoles de Montréal restent réfractaires à l'homosexualité LES ÉCOLES / Suite de la page A1 Même son de cloche chez Daniel Lanouette, psychosociologue responsable du Projet-10, spécialement conçu pour les 14-25 ans et affilié aux Centres jeunesse Batshaw.« La commission francophone, c'est zéro.Même dans les écoles où des jeunes homosexuels se sont déjà suicidés », dit-il.Il en est réduit à animer ses ateliers et tenir ses stands à Saint-Bruno, Marieville, Longueuil, Terrebonne ou Lachenaie.Ou encore dans les écoles anglophones, qui se montrent plus ouvertes.« Montréal, c'est dur parce que c'est très multiethnique.Certaines communautés sont très attachées à la religion.Elles nous disent qu'on fait la propagande de l'homosexualité », explique M.Lanouette.À l'école Riverdale, l'infirmière ayant organisé les ateliers se serait ainsi « fait engueuler comme du poisson pourri ».Au collège privé Mont-Saint-Louis, la responsable de l'enseignement moral et religieux, Louise Groleau, a aussi reçu des appels outrés.« Une mère était rendue à me poser des questions sur ma propre orientation sexuelle! » se souvient-elle.Son école a toutefois continué d'offrir les ateliers de Projet- 10.« C'est fait avec doigté.Les élèves peuvent poser leurs questions et réfléchir sur la tolérance », assure l'enseignante.« Si on fait de l'éducation sexuelle à l'école, pourquoi on n'en ferait pas sur un thème qui suscite beaucoup de questions?» À Terrebonne, l'école Armand-Corbeil a aussi inscrit le numéro de Gai-Écoute à l'agenda des élèves.Mais l'idée a d'abord fait bondir.« Les parents avaient alors plus de poids, explique l'enseignante Mireille Mouffe.Ils disaient: Ça se parle pas, pourquoi en parler?» « Les directeurs ont extrêmement peur des parents, confirme M.Lanouette.Mais ils sont très ratoureux.Ils nous disent que leur programme est très chargé et refusent de nous donner les listes de professeurs de formation personnelle et sociale.» Pire, dit-il, leur embarras les empêche de protéger les élèves.Sylvain Dubé, par exemple, a enduré trois ans de menaces et tenté deux fois de s'ouvrir les veines.« La direction disait de ne pas m'en occuper, que ça allait arrêter tout seul.Mais rien n'a changé », raconte avec difficulté le garçon de 16 ans, qui a donc quitté l'école Édouard-Montpetit en début d'année.« Un Noir qui se fait écoeurer, on va intervenir très rapidement alors que le jeune homosexuel va se faire dire: \u2018Fais le mort' », s'indigne François Béchard.Pour ce militant, trop d'écoles ont beaucoup de chemin à faire.« Il y a des jeunes qui vont voir la psychologue et qui, en l'an 2000, se font encore dire: \u2018Viens, on va te soigner'.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de 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Comme nous l'indique demain notre collaboratrice Edwige Bage dans le cahier Santé, les fumistes et les profiteurs nagent aussi dans ces eaux.De « vrais » spécialistes de la santé nous indiquent des précautions à prendre pour voyager sur le Web santé à moindres risques.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Approuvez-vous la surenchère de Quebecor et de la Caisse de dépôt afin de mettre la main sur Vidéotron aux dépens de Rogers Communications?Le port de Montréal devrait-il se départir de ses terrains pour la construction du Technodôme?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 63 % Non: 37 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.INSOLITE Le sexe sans.sexe! Le Parlement de Salt Lake City souhaite que les jeunes de l'Utah suivent des cours d'éducation sexuelle.À une condition toutefois: que l'on n'y parle jamais, mais alors jamais, de sexe.Résultat: selon une loi adoptée récemment, l'éducation sexuelle se limitera à des cours prêchant l'abstinence avant le mariage et la fidélité après.Un amendement précise même que les professeurs devront expliquer à leurs élèves que « toute relation sexuelle hors mariage est une conduite criminelle ».« On n'apprend pas aux gens comment devenir voleur », a tranché le parlementaire républicain Bill Wright en guise de justification. 6LP0301A0325 A3 - SAMEDI 6LP0301A0325 ZALLCALL 67 01:26:12 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 3 (voir en page H-9) Il aurait tué ses parents parce qu'ils menaçaient de lui couper les vivres JEAN-PAUL CHARBONNEAU C'est parce que ses parents menaçaient de lui couper les vivres s'il ne faisait pas quelque chose pour se reprendre en main qu'un adolescent de 17 ans les aurait assassinés, mercredi soir, à Arundel.Selon ce que La Presse a appris, l'adolescent a laissé l'école pour aller vivre en appartement et ne faisait rien de bon.Son père et sa mère lui ont alors lancé un ultimatum et il ne l'aurait pas accepté.La Couronne a déposé contre lui, hier, en chambre de la jeunesse à Saint-Jérôme, deux accusations de meurtre prémédité.Par la voix de son avocate, il a voulu enregistrer un plaidoyer de nonculpabilité, mais le juge Carol Richer, de la Cour du Québec, a décliné toute juridiction puisque, dans un cas semblable, il devait déférer l'accusé devant un tribunal pour adultes.La défense a immédiatement signalé qu'elle allait contester cette décision et la Couronne a répliqué qu'elle s'opposera à la requête de la défense.L'accusé demeure détenu et reviendra devant le tribunal le 4 avril.Mercredi soir, quand sa soeur de 16 ans a téléphoné chez elle afin de savoir pourquoi son père ne venait pas la chercher chez sa copine, l'accusé aurait dit que ses parents avaient gagné à la loterie et qu'ils étaient partis en voyage, Quant à lui, il a dit être en train de faire le ménage afin que la maison soit propre à leur retour.En arrivant chez elle, sa soeur avait des doutes sur la version de son frère et ses soupçons se sont amplifiés quand elle a vu une table bloquer un accès dans la cuisine et une serviette avec du sang.Elle a remarqué par la suite le sac de maquillage de sa mère, qui ne serait jamais partie sans l'apporter.Elle a eu peur et a téléphoné à sa copine qui a contacté la police.À l'arrivée des agents, le frère et la soeur étaient à l'extérieur.Les policiers ont pénétré dans la maison et, dans la chambre principale, ils ont vu un fusil de calibre 410 et une douille vide et ont senti une odeur de poudre.Au sous-sol, les policiers ont aperçu la femme sans vie, le visage fracassé et un marteau près du corps.Les policiers se sont ensuite rendus dans l'atelier où ils ont trouvé le cadavre du père.Il a été tué d'un projectile de calibre 303.Durant son long interrogatoire, à Parthenais, le suspect aurait dit avoir assassiné son père parce qu'il avait battu sa mère et avoir tué cette dernière parce qu'elle souffrait trop.Il aurait précisé que sa mère était blessée à la tête et qu'il lui aurait tiré un coup de 410.« Mais d'après ce que nous avons vu dans la maison et dans l'atelier, rien ne concorde avec cette affirmation », a indiqué à La Presse un policier qui participe à l'enquête.Ce policier note que, dans cette triste histoire, c'est la fille du couple qui vit aujourd'hui le drame.« Elle a perdu du même coup son père et sa mère, tandis que son frère avec qui elle s'entendait bien est accusé de leur meurtre », a-t-il dit.Il ajoute que rien ne laissait présager que l'adolescent de 17 ans pourrait tuer ses parents.« Il a sauté une coche », pense-t-il.L'adolescente de 16 ans est très intelligente, selon les policiers, et elle a toujours gardé son calme lorsqu'elle a rencontré les enquêteurs.Son frère a aussi toujours été très calme.« Il est évident qu'il s'agit de deux jeunes élevés dans une bonne famille », a relaté le policier.Mais un co-chambreur du suspect, à Saint-Jovite, a déclaré ne pas être pas surpris par ce qui est arrivé.Un autre a signalé qu'il avait des problèmes avec ses parents et qu'il était renfermé, qu'il avait l'air déprimé et tourmenté.Selon eux, le suspect est un jeune homme sensible ; il y a deux semaines, il avait réconforté un de ses colocs qui avait tenté de se suicider.L'un d'eux a aussi rapporté que le présumé meurtrier avait dit qu'il ferait un party chez lui, quand il aurait 18 ans, à la fin d'avril, parce que ses parents allaient quitter la maison plus vite que prévu.Un cochambreur a aussi montré une collection de couteaux appartenant à l'accusé.Selon ses amis, le suspect de 17 ans est un jeune homme sensible ; il y a deux semaines, il avait réconforté un de ses colocs qui avait tenté de se suicider.PHOTO PC Wayne Mc Gray, photographié à son arrivée devant un tribunal de Moncton, au Nouveau-Brunswick, au début de la semaine, a été accusé du meurtre de deux Montréalais, Robert Assaly, enseignant retraité de 59 ans, et Gaétan Éthier, représentant de commerce de 46 ans.Mc Gray, le pire tueur en série ou un fabulateur?Il s'accuse du meurtre d'un troisième homosexuel qu'il ne peut avoir tué CHRISTIANE DESJARDINS Michael Mc Gray est-il le pire tueur en série que le Canada ait connu, comme il se plaît à le raconter, ou en met-il plus que le client en demande ?Ce qui est certain, c'est que la police de la CUM ne croit pas l'homme de 34 ans quand il s'accuse d'un troisième meurtre d'homosexuel, commis à Montréal vers 1989.« Mc Gray, on a commencé avec lui en 1998, et on est allé le rencontrer en 1999 au Nouveau- Brunswick.On a vérifié toutes ses allées et venues des années précédentes, et ça ne coïncide pas pour le troisième meurtre, il n'était pas à Montréal à ce moment-là », dit le lieutenant-détective Jean-François Martin.M.Martin est toutefois persuadé que la police tient son homme pour les meurtres de Robert Assaly, enseignant retraité de 59 ans, et Gaétan Éthier, représentant commercial de 46 ans.Fréquentant tous deux les bars gays du centreville de Montréal, ils avaient été assassinés à leur domicile à quelques heures d'intervalle, pendant la fin de semaine de Pâques, en 1991.Mc Gray venait de sortir du pénitencier de La Macaza, où il purgeait une peine pour un vol qualifié.« Les meurtres de Assaly et Éthier, on est certains que c'est Mc Gray.Il nous a donné tellement de détails, il fallait qu'il soit là », dit le lieutenant Martin.Il a d'ailleurs été accusé de ces deux meurtres, et il reviendra devant le tribunal le 25 avril pour la suite du processus.Malgré cela, M.Martin n'est pas prêt à gober tout ce que Mc Gray raconte.« C'est un gars confus, qui change d'idée d'une journée à l'autre.Cela dit, on est en étroite relation avec la GRC qui suit l'ensemble du dossier.On verra.» Plaisir de tuer Présentement, Mc Gray est incarcéré dans un pénitencier du Nouveau- Brunswick pour des meurtres commis dans cette région.Lundi dernier, il a été condamné à la prison à vie après s'être reconnu coupable du meurtre de Joan Hicks, une femme de Moncton qui avait été poignardée à mort.La fille de onze ans de Mme Hicks, Nena, avait été assassinée en même temps, mais Mc Gray maintient qu'il n'est pas l'auteur de ce meurtre crapuleux.Il affirme n'avoir jamais tué un enfant.Depuis le début de la semaine, Mc Gray a accordé des entrevues à des médias, notamment le Globe and Mail, et l'agence Presse canadienne, dans lesquelles il se vante d'avoir commis 16 meurtres au Canada, et même à Seattle.« Ils ne résoudront jamais ces meurtres sans mon aide », prétend-il.Né en Ontario, il a grandi en Nouvelle-Écosse où il a eu une adolescence mouvementée.Il dit avoir commis son premier meurtre en 1985, celui de Elisabeth Gail Tucker, une jeune fille de 17 ans disparue alors qu'elle faisait de l'auto-stop et dont le corps avait été retrouvé un mois après.Par la suite, il y en aurait eu plusieurs autres selon Mc Gray : des prostituées, des homosexuels, des sans-abri, tous des gens vulnérables qu'il ne connaissait pas, et qu'il aurait tués froidement.Après avoir tué Mme Hicks, il se doutait qu'il serait pris, puisque c'était la seule qu'il connaissait et à qui on pouvait le relier, raconte-til.Mc Gray affirme avoir besoin de tuer et en éprouver du plaisir.Il a confié au Globe and Mail qu'il préférait commettre les meurtres avec un couteau et à jeun, car il pouvait mieux se rappeler les détails par la suite.Quand la « besogne » était terminée, il quittait la ville de façon aussi discrète et anonyme qu'il y était arrivé.Ni vu ni connu.Le tueur dit vouloir se mettre à table pour tous ces meurtres, mais il pose ses conditions.Comme il doit faire au moins 25 ans de prison pour le meurtre de Mme Hicks, il ne veut pas de nouvelles accusations pour les crimes qu'il confesse.D'autre part, il demande l'immunité pour les complices qu'il aurait eus dans certaines de ces affaires.Il dit être conscient qu'il a besoin d'aide, car l'envie de tuer le tenaille encore.Dans la communauté gay de Montréal, on est heureux que l'assassin d'au moins deux de ses membres ait été arrêté.Entre 1989 et 1991, une série noire avait frappé le milieu gay, alors que huit homosexuels (dont Assaly et Éthier), avaient été assassinés.« Ça nous replonge dans de mauvais souvenirs, des choses comme ça, ça ne s'oublie pas, explique Pierre Valois, coordonnateur de la Table de concertation des gays et lesbiennes.Malheureusement, des meurtres d'homosexuels il y en aura sûrement encore.À l'époque, dans le milieu gay de Toronto, on laissait entendre que la communauté homosexuelle de Montréal était plus violente qu'ailleurs à cause de tous ces meurtres.Ce garslà, Mc Gray, il venait de l'Ontario.Mc Gray affirme avoir tué des prostituées, des homosexuels, des sans-abri, tous des gens vulnérables qu'il ne connaissait pas, et qu'il aurait tués froidement. 6LP0499A0325 A-4 sam 25 mars 6LP0499A0325 ZALLCALL 67 13:46:08 03/25/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Tollé contre la tarification dans les parcs La SEPAQ reconnaît que ses tarifs soulèvent la colère BRUNO BISSON « Les parcs provinciaux vont devenir les seuls endroits au Québec où ça coûte quelque chose pour aller voir des oiseaux ou prendre une marche.Je ne sais pas comment on réagit ailleurs, mais ici, je peux vous dire que les gens ne le prennent pas.» Anne-Marie Mottet, directrice de la Société d'animation de la Promenade Bellerive, un parc de l'est de Montréal qui mériterait d'être plus connu, est indignée.La décision de la Société de la faune et des parcs du Québec (FAPAQ) d'imposer un droit d'entrée universel dans les parcs provinciaux va peut-être tuer sa petite entreprise.Les navettes fluviales de la Promenade Bellerive transportent 9000 passagers par été vers l'autre rive du Saint-Laurent, et la destination de prédilection de ces marcheurs et amateurs de vélo est évidemment le parc des Îles de Boucherville qui, malgré leur statut « provincial », ont été adoptées par les populations locales comme une simple extension de leur municipalité.Or, fait-elle remarquer, même le directeur de ce parc a admis publiquement qu'on s'attend à ce que l'achalandage chute de 55 % au cours du prochain été à cause des frais d'entrée qui y seront perçus, et qui s'élèveront à 4 $ par adulte et à 2 $ par enfant de six ans et plus pour un maximum de 10 $ par famille.Mme Mottet voit déjà fondre l'affluence de ses navettes comme la glace sur le fleuve au printemps.« Pour nous, dit-elle, c'est aussi absurde que si on décidait, du jour au lendemain, de faire payer un droit d'entrée dans l'île Sainte-Hélène ou dans le parc La Fontaine à Montréal.Le parc des Îles de Boucherville n'est pas fait pour le tourisme d'aventure, c'est un parc pour prendre l'air, regarder les oiseaux, faire un pique-nique ou une promenade en vélo.» Depuis lundi, Mme Mottet a donc commencé à mobiliser.Dans le quartier Mercier, où ces navettes sont apparues en 1995, suivant l'ouverture de la Promenade Bellerive, unique « fenêtre » de l'est de Montréal sur le Saint-Laurent.Et dans le quartier Hochelaga, juste à côté.Une quarantaine de commerces et d'associations ont déjà accepté de faire circuler sa pétition, sur laquelle ont été recueillis environ 400 noms, en quelques jours.Bientôt, elle se tournera vers la Rive- Sud, où au moins deux parcs, celui du Mont-Saint-Bruno et celui de la Yamaska, vont devenir « payants » avant le début du prochain été.Même à la SEPAQ, on reconnaissait hier que les cas du parc des Îles de Boucherville et du Mont- Saint-Bruno sont particuliers, en raison de la proximité pour les promenades du dimanche en famille et de leur intégration au tissu urbain de leur ville d'accueil.Selon Raymond Desjardins, directeur des parcs à la SEPAQ, « les gens qui demeurent à proximité de ces deux parcs-là sont ceux qui ont réagi le plus fort aux propositions tarifaires ».« C'est compréhensible, dit Jean-François Pronovost, directeur de Vélo-Québec.Quand ça coûte 6 $ pour un tour de bateau sur le fleuve et un après-midi à passer aux Îles, c'est une gâterie aux yeux de beaucoup de résidants du secteur.Mais quand ça vient de coûter 4 $ de plus pour faire une marche, ça devient un luxe que plusieurs ne peuvent plus se payer.» Vélo-Québec, dit son directeur, n'a pas pris de position comme association de cyclistes dans ce dossier.Mais on veille à ce que l'imposition de droits d'entrée dans les parcs du Québec ne fasse pas de la piste cyclable de la fameuse Route verte une autoroute à péage pour vélos.Ce qui était précisément en train de se passer.« La Route verte traverse les parcs provinciaux d'Oka, d'Orford et de Pointe-Taillon au Lac-Saint- Jean, dit-il.On étudie avec la SEPAQ une solution, pas encore définitive, mais qui permettrait à un cycliste de traverser ces parcs sans payer de frais d'entrée à condition qu'il n'utilise aucun service direct du parc.» Pour sa part, Raymond Desjardins précise qu'on cherche aussi à trouver une solution pour les navettes fluviales.« Nous proposons une sorte de forfait.L'aller-retour en navette coûte 5,90 $.Si, au lieu de payer ce montant, en plus des 4 $ pour entrer au parc, un passager payait 7 $ pour la navette, incluant l'accès aux îles, la différence serait de 1,10 $ seulement.C'est une solution de ce type que nous allons proposer.» Selon M.Desjardins, les tarifs d'accès aux parcs provinciaux n'augmenteront pas de beaucoup les coûts d'un séjour aux usagers.Dans la plupart des parcs, en effet, des concessionnaires privés demandaient un prix pour des services (stationnement, accès à la plage, etc.), qui n'existeront plus.Les tarifs de location d'un espace de camping dans un parc provincial seront ajustés dans la plupart des cas, de telle façon que la différence réelle de coût, incluant l'accès au parc, ne sera que de quelques dollars.« Dans certains cas comme à Orford, où une famille aurait payé 15,60 $, l'an dernier, pour l'accès et le stationnement, elle ne paiera que 13 $ cette année.Quant aux passes annuelles, à Orford, elles coûtaient 160 $ pour une famille, en 1999.Elles coûteront 80 $, cet été.» PHOTO MICHEL GRAVEL La Presse Lors du passage de La Presse à la Promenade Bellerive, hier, Anne-Marie Mottet continuait de faire signer une pétition pour faire exclure le parc de Boucherville de la nouvelle tarification des parcs provinciaux du Québec. 6LP0501A0325 A5 - SAMEDI 6LP0501A0325 ZALLCALL 67 13:31:58 03/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 5 Bithi a menti Une amie m'appelle l'autre jour, elle me dit écoute, c'est une histoire épouvantable.Et elle me raconte l'histoire de Bithi qui vient du Bangladesh.Elle a 16 ans quand son papa décide de la marier à un monsieur riche et beau, mais qui est aussi, le monsieur, pas le papa, une sacrée tête de vache qui bamboche, ramène ses maîtresses à la maison, tourmente Bithi de cent façons, la frappe, l'humilie et dieu sait quoi.J'ai envie de dire à mon amie, arrête, arrête, j'y crois pas.C'est à cause de mon nez.Je sais tout de suite si les choses sont vraies avec mon nez.Toute mon intelligence est dans mon nez.Mon amie continue son histoire.Bithi perd un enfant à cause des sévices que lui fait subir son mari.Six ans d'enfer.Elle se sauve, se cache, sa mère vend ses bijoux pour acheter les services d'un passeur, et Bithi se retrouve au Canada.Elle demande le statut de réfugiée.Mais les agents d'immigration ne croient pas son histoire.Ça dure depuis deux ans.Tous les recours ont été épuisés, tous les délais dépassés, Bithi doit être expulsée le mardi 28 mars, Foglia, faut que tu fasses quelque chose me dit mon amie, ça n'a pas de bon sens.Mon amie est une femme extraordinaire.Connue, mais je ne vous dirai pas qui.Brillante.Très efficace.Et ce qui m'impressionne encore plus : généreuse.Il lui manque juste un truc : l'instinct.Même si aujourd'hui elle travaille dans la rue, avec les gens de la rue, elle n'a pas l'instinct de la rue.Je l'ai souvent noté, les gens de grande intégrité et de grande rigueur intellectuelle perdent souvent tous leurs moyens devant les chats de ruelle.Son histoire était pourrie à l'os, je le savais en en entendant les premiers mots.Une fille qui se fait battre par son mari à Dacca au Bangladesh ne rentre pas chez sa mère en disant maman, je suis malheureuse, je veux m'en aller au Canada.C'est pas de même que ça marche.Ça prend du fric.Ça prend un visa.Ça prend un réseau.Battue ?C'est le bobard que tu réserves pour les officiers d'immigration.C'est pas le motif de départ.Les femmes algériennes ou afghanes menacées de mort par les intégristes, c'est une autre histoire.Mais les femmes battues par leur mari au Bangladesh ne vont pas au Canada, elles ne vont nulle part.Je n'ai rien dit de tout cela à mon amie.Je sais qu'elle me trouve cynique et ça m'ennuie un peu.Une chronique sur Bithi ?C'est ça que tu veux, ma belle ?OK, je vais au moins aller voir.J'ai rencontré Nadja du Comité d'aide aux réfugiés.Une autre jeune femme admirable qui se méfiait terriblement de moi : « Qu'estce que vous allez faire ?Hein ?Vous n'allez pas écrire n'importe quoi, vous êtes notre dernière chance.» Une tigresse défendant son petit.À un moment donné dans son bureau je n'ai pas pu résister : « Supposez que Bithi soit renvoyée au Bangladesh.Un journaliste l'accompagne et découvre qu'elle n'a jamais été mariée, ni battue.Ce serait très embêtant pour votre comité, vous ne trouvez pas ?» Elle l'a pris comme une menace.Ce n'était pourtant qu'une mise en garde bien intentionnée.J'ai aussi longuement parlé du cas de Bithi avec Me Noël Saint-Pierre, l'avocat qui la défend gratuitement.Qui défend gratuitement les illégaux, bien souvent.Un avocat extrêmement compétent pour toutes les histoires d'immigration et plus rare encore, un homme de coeur.Je lui ai dit vous savez, Me St- Pierre, je ne crois pas un traître mot de ce que raconte votre protégée.L'avez-vous rencontrée ?m'a-t-il demandé.Justement.J'avais rencontré Bithi, le jeudi soir.Une très jeune femme drapée dans la longue robe des musulmanes.Elle avait l'air effrayée et épuisée.Je l'ai trouvée maladroite dans son récit, hésitante sur des détails qui auraient dû aller de soi.Rien pour me faire changer d'idée.En même temps, je me disais que j'étais vraiment le roi des salauds, tous ces gens-là ne pouvaient pas se tromper ensemble, mon amie, Nadja, Me Saint-Pierre, la psy qui l'avait évaluée, le médecin qui l'avait soignée.Hier matin, je me suis donc installé devant mon ordinateur pour raconter l'histoire de Bithi.Bithi vient de Dacca, la capitale du Bangladesh.Elle a 16 ans quand son papa décide de la marier à un monsieur riche et beau, mais qui est aussi, le monsieur, pas le papa, une sacrée tête de vache qui bamboche, ramène ses maîtresses à la maison, tourmente Bithi de cent façons, la frappe, l'humilie et dieu sait quoi.Après six ans d'enfer, elle s'enfuit au Canada.Bithi arrive à New York le 14 mai 1998.Le 1er juin, elle est arrêtée en compagnie de quatre autres Bangladais par les agents de l'Immigration américaine alors qu'elle s'apprête à entrer illégalement au Canada, par le poste de Lacolle.À sa demande, Bithi est conduite au poste des douanes canadiennes où elle revendique aussitôt le statut de réfugiée.Neuf mois plus tard, sa demande est officiellement rejetée.« Son histoire n'est pas crédible », décrètent les commissaires qui l'ont entendue.Ils se basent sur des documents qui montrent que Bithi est arrivée à New York en 1996.Or toutes les scènes de violence qu'elle raconte dans le détail, son bébé perdu, tout ça, se situent en 1996 et 1997 alors qu'elle était déjà aux États-Unis si les documents sont vrais.Justement, Bithi soutient que ces documents ont été contrefaits par son passeur, elle ne sait pas trop pourquoi.Une faute de frappe dans le document officiel remis par les officiers de l'Immigration américaine, le jour même de son entrée au Canada, achève d'embrouiller les choses.Pourquoi ne les tire-t-on pas au clair avec les autorités américaines ?En attendant, on doit alors donner le bénéfice du doute à Bithi, et la garder.C'est ce que j'écrivais hier vers 2h de l'après-midi.Une heure plus tard j'avais terminé.Une petite chronique tranquille qui ne me ferait pas gagner le Pulitzer.Je n'en étais pas content, elle allait contre mon sentiment, mais elle ferait plaisir à mon amie, à Nadja, à Me Saint-Pierre et des fois, j'aime bien faire plaisir aux gens.À 4h, le téléphone sonnait.C'était le bureau de Me Saint-Pierre.Le ton était catastrophé.Les autorités américaines, avec deux ans de retard, venaient de confirmer que Bithi était arrivée à New York le 14 février 1996.Autrement dit, rien de ce qu'elle avait raconté n'était vrai.RIEN ! J'ai fait deux chroniques hier.La première et celle-ci.Non, je ne suis pas fâché.J'ai même eu une bonne pensée pour mon amie, pour Nadja, pour Me Saint-Pierre.Ils n'ont décidément pas beaucoup de nez.Mais pour le coeur.Pierre Certains livreurs songent à imiter Pizza Hut Cinar : Charest était au courant MARTINE ROUX Il n'y a pas que le portefeuille des automobilistes qui absorbera la hausse des prix de l'essence.Emboîtant le pas à la chaîne Pizza Hut, quelques commerces songent à augmenter leurs tarifs de livraison.Depuis lundi, Pizza Hut impose une surcharge de 40 cents sur chaque livraison de pizza afin de compenser la hausse des prix de l'essence que doivent assumer les livreurs.Propriétaire de Courrier rapide, Richard Boudreau jongle avec l'idée d'imiter la chaîne de restaurants.En octobre dernier, quand le prix de l'essence oscillait entre 60 et 70 cents le litre, Courrier rapide avait d'ailleurs déjà augmenté ses tarifs de 5 %.« Maintenant, avec des prix qui frôlent les 80 cents, on est de nouveau pris à la gorge, dit-il.Si la hausse se poursuit au-delà de cette limite, nous pourrions décréter une autre surcharge.» Chez À la carte express, un service de livraison chapeautant une soixantaine de restaurants montréalais, on réussit à garder la tête hors de l'eau.Pour l'instant, explique Michel Lépine, propriétaire de l'entreprise.« La flambée des prix n'est pas encore problématique, mais ça pourrait le devenir.Comme nous exigeons déjà des frais de service, nous ne voulons pas augmenter les frais de livraison.» Une telle hausse serait risquée, juge-t-il, car elle peut inciter les consommateurs à bouder l'entreprise.Hier, sur le site de chat Déjà.com, des clients vexés appelaient au boycott de Pizza Hut.Par ailleurs, les livreurs font pression pour qu'À la carte express compense la perte subie à la pompe à essence.« Je les comprends, dit M.Lépine.Nous avons calculé que l'impact est encore limité.Mais si le prix du carburant augmente encore, il faudra peut-être céder à la pression.» Franco Boemio, propriétaire de Montréal Fleuriste, tire actuellement son épingle du jeu grâce à son important volume de ventes, explique-t-il.« Je ne veux pas affecter les clients.Tant que le prix de l'essence ne monte pas au-dessus d'un dollar le litre, je ne changerai pas mes prix.Mais j'imagine que les plus petits fleuristes doivent être davantage affectés.» Jean Boudreau, superviseur chez Livreurs Plus, une entreprise spécialisée dans la livraison de médicaments pour le compte de pharmaciens, considère que Pizza Hut va trop loin en imposant une surcharge de 40 cents .Mais d'un autre côté, « la hausse se répercute sur nos coûts, conclut-il.Nous avons déjà dû légèrement augmenter nos tarifs ».Presse Canadienne TORONTO Micheline Charest, cofondatrice de Cinar avec son mari, Ronald Weinberg, aurait été elle aussi au courant d'un investissement non autorisé dans une société de placements des Bahamas, contre laquelle la compagnie d'animation a intenté une poursuite.Selon des documents déposés à la Cour suprême du Commonwealth des Bahamas, Mme Charest était l'une des trois têtes dirigeantes de Cinar qui savaient que des transactions étaient effectuées avec Norshield International Ltd. 6LP0699A0325 A6 samedi 6LP0699A0325 ZALLCALL 67 13:47:19 03/25/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Pas facile d'être un jeune gay Un conseiller municipal de La Tuque est accusé d'agressions sexuelles MARIE-CLAUDE MALBOEUF « Au nom de mes deux neveux qui se sont tués l'année dernière, parce qu'ils étaient victimes de taxage et qu'on les traitait de tapette à l'école, merci.» Un extrait, un tout petit extrait de l'avalanche de lettres reçues par Daniel Pinard depuis le 15 mars, jour fatidique où le chroniqueur a décidé de briser le silence et de crier sa colère et sa peine à tous ceux qui méprisent les homosexuels.Plus de mille pages « absolument ahurissantes », parfois livrées en pleine nuit.« Je pensais que je savais.mais ça dépasse 100 fois ce que je pouvais imaginer en terme de taxage, d'abus de pouvoir de toutes sortes, de menaces perpétuelles », résumet- il, trop vidé pour creuser encore.Bref, Ottawa a beau adopter une loi pour reconnaître les conjoints de même sexe ; les tribunaux ont beau rendre décision sur décision pour condamner la discrimination sexuelle.Entre les beaux principes et la vie quotidienne, le fossé reste énorme.« Il y a encore des jeunes qui appellent : il est 10 ou 11 h le soir ; ils viennent de se faire mettre dehors par leur père ; ils sont à la rue, exposés à la prostitution et à la toxicomanie », raconte François Béchard, directeur de la ligne d'aide Gai-Écoute, qui reçoit 20 000 appels par an.Des appels qui en disent long.« Sur la ligne, ça nous ramène des années en arrière », dit M.Béchard, en pensant aux histoires déchirantes et aux anonymes : « Dieu n'aime pas les homosexuels.» En classe, les choses peuvent être pires encore.Si noires, en fait, que Sylvain Dubé n'a pas voulu terminer son secondaire IV à l'école Édouard-Montpetit.Deux fois, à 13 et 15 ans, le garçon de 16 ans a essayé de se trancher les veines.Il a d'abord enduré les rumeurs.« Puis on a menacé de me battre et de me tuer.» Aujourd'hui, Sylvain parle à La Presse (Il parlera aussi ce soir, à l'émission Sortie gaie, sur Canal Vie.) Mais avant de craquer et de quitter l'école, il a nié jusqu'à la dernière seconde.« Je leur en veux peut-être, dit-il à propos des autres élèves.Mais je pense surtout que je vais essayer de faire ma vie sans avoir aucun rapport avec eux.» « Allez voir dans les écoles ! Les petits enfants qui sont taxés, battus, ostracisés, ça va toujours être les non-conformistes.Et en tête de liste, les moumounes, ceux qui ne sont pas sportifs », s'exclame de son côté Michel Dorais, professeur de travail social à l'Université Laval.Le silence Malgré tout, peu d'écoles parlent d'homosexualité à leurs élèves.Et quand elles le font, le malaise apparaît.« Quand on est invité dans une école, les jeunes vont voir tous les stands sauf le nôtre », rapporte Daniel Lanouette, psychosociologue responsable de Projet-10, qui offre de la consultation, une ligne d'écoute, des ateliers, etc.avec l'aide de la régie de la santé et des services sociaux de Montréal.« Mais quelques-uns vont passer cinq fois devant nous.Ils n'osent pas, mais ils nous regardent du coin de l'oeil.On a une grosse affiche avec un numéro de téléphone immense.» Au terme des ateliers donnés en classe, 75 % des jeunes se disent contents.« Mais il y a toujours des gars qui remplissent leur feuille d'insultes », révèle M.Lanouette.Pour François Béchard, bien des gens se leurrent sur leur ouverture d'esprit.« Tant que ce n'est pas dans ma cour, ça va.Mais on a reçu des témoignages de parents qui ont des amis homosexuels, tout était beau, jusqu'à ce que ça soit leur fils.» Pour le directeur de Gai-Écoute, une autre chose est claire : les pères sont ceux qui réagissent le plus mal.« L'appel d'un père, ça m'est arrivé une fois en 13 ans de bénévolat.Et il voulait surtout me parler de la Bible.» Les mères appellent souvent dès qu'elles ont des soupçons.Elles veulent savoir quoi faire, ventiler.« Il y a la perte des rêves.Les parents pensaient que leur enfant allait se marier, avoir des enfants.» « Ma mère a toujours rêvé d'un petit-fils, toujours rêvé de sortir avec ma femme », confirme Jonathan, 16 ans et qui se remet déjà d'une dépression.« Mon père est musulman.Il pense que c'est juste une phase.» Résultat : selon les recherches, les jeunes gays risquent trois, six fois, ou même 13 fois plus de se suicider.Le professeur Michel Dorais, qui vient de rencontrer 30 rescapés des urgences, conclut que Pinard a raison de s'attaquer aux comiques.« Ce qui revient beaucoup chez ces jeunes, c'est le thème des médias.Dans les émissions, les téléromans, ou bien on ne parle pas des homosexuels, ou bien on en parle pour se moquer.» « C'est bien beau les lois, mais les jeunes n'écoutent pas les débats à l'Assemblée nationale.Ils écoutent Piment fort, poursuit-il.Si on leur donne partout le sentiment que ce n'est pas viable cette vie-là, ils ne verront pas de porte de sortie nulle part.» Pour le psychiatre Richard Montoro, de la Clinique d'orientation sexuelle de l'Université Mc Gill, on est déjà sur la bonne voie.Depuis deux ans, il donne le tout premier cours sur l'homosexualité à Mc Gill.« On commence en haut et, un jour, monsieur et madame Tout-le- Monde seront imbibés de ces connaissances- là.» Un jour peut-être pas si lointain, semble-t-il.Récemment, une scénariste n'a pu filmer l'histoire d'un garçonnet frappé d'ostracisme parce qu'on le croyait homosexuel.« Le producteur a dit : l'histoire d'un petit fife, ça n'intéressera personne », répète le professeur Dorais.Presse Canadienne LA TUQUE Un conseiller municipal de La Tuque et ex-policier, Michel Bourassa, a été formellement accusé de diverses agressions sexuelles sur des jeunes filles mineures, hier après-midi, au palais de justice de Shawinigan.La nouvelle a créé une véritable commotion dans la municipalité, où Michel Bourassa, un homme très impliqué dans son milieu, est avantageusement connu.Il est accusé d'avoir commis des attouchements sexuels sur des filles de moins de 14 ans, d'avoir incité une jeune fille de 14 ans à avoir des contacts sexuels avec lui, et d'attentat à la pudeur à l'endroit d'une adolescente de 15 ans.Âgé de 54 ans, Michel Bourassa a été arrêté par les policiers de la Sécurité publique de La Tuque et les enquêteurs de l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec jeudi.Les deux corps policiers menaient une enquête conjointe depuis déjà plusieurs jours après qu'une plainte ait été déposée au poste de la Sécurité publique de La Tuque par une des présumées victimes.Les événements qui concernent les trois premiers chefs d'accusation seraient survenus entre 1990 et 1999.Pour ce qui est de l'accusation d'attentat à la pudeur, elle fait référence à des événements survenus en 1972.Les policiers n'écartent pas la possibilité que d'autres accusations soient déposées contre Michel Bourassa.Les enquêteurs ont au moins deux autres présumées victimes à rencontrer dans cette affaire.La nouvelle a jeté la consternation à La Tuque, hier.Michel Bourassa est une personnalité connue et appréciée du milieu latuquois.Ancien policier à la Sécurité publique de La Tuque, il est maintenant contremaître général à la papetière de Cartons St-Laurent où il travaille depuis plusieurs années.Michel Bourassa a brièvement comparu devant un juge de paix, hier après-midi, au palais de justice de Shawinigan.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Jolianne Plourde a vécu l'enfer et voulu mourir à l'école privée Jean-de-la-Mennaie, à La Prairie.« Tu le dis à une personne, et tout le monde le sait.» Quant à ses parents : « Ils le tolèrent, mais ils l'acceptent pas.Ils ne veulent pas.Ils ont été élevés comme ça », résume la jeune fille qui a aujourd'hui 19 ans. 6LP0799A0325 a7 samedii 6LP0799A0325 ZALLCALL 67 13:47:50 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 7 Drummondville: les cinq policiers de la SQ s'en tirent MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le ministère de la Justice ne portera finalement aucune accusation criminelle contre les cinq policiers de la Sûreté du Québec impliqués dans une bousculade, en septembre dernier, lors de la manifestation qui avait ponctué la tenue d'un conseil national du Parti québécois, à Drummondville.Le problème de l'identification des policiers a convaincu le procureur de la Couronne chargé du dossier, Éric Simard, de Saint-Hyacinthe, qu'il serait « illusoire » de penser convaincre un juge « hors de tout doute raisonnable ».Les policiers qui avaient participé à cette manifestation controversée armés et en uniforme avaient pris soin de retirer leur identification.« S'ils avaient eu leur nom d'affiché, ça aurait sûrement capté l'oeil de certains témoins », pense le procureur.La direction de la SQ a pour sa part annoncé qu'elle allait maintenant examiner la possibilité de poursuites disciplinaires contre les manifestants.Selon le capitaine Michel Martin, porte-parole de la direction, une décision pourrait être rendue d'ici une dizaine de jours.La directive de la SQ concernant la tenue vestimentaire des policiers précise qu'ils doivent porter leur plaquette d'identification.Même si le dossier d'enquête de 300 pages des affaires internes de la Sûreté du Québec et de la police de Drummondville s'appuyait sur plusieurs séquences croquées par la télévision, des contradictions entre témoins et l'incertitude de certains quant à l'identité des policiers ont joué en faveur des agents.« Ça rendait difficile la preuve dans le dossier », explique Me Simard.Quant aux images de la télé, elles n'étaient pas concluantes, selon lui.La décision de la Couronne a été annoncée hier, trois jours seulement avant l'expiration du délai légal de six mois pour porter des accusations.La manifestation du 25 septembre, à laquelle participaient quelque 200 policiers mécontents du cours des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, avait dégénéré lors de l'arrivée de la ministre de la Justice, Linda Goupil.Le garde du corps d'un ministre avait été « couché » sur le capot de sa limousine par des policiers qui lui reprochaient de les avoir frôlés.Quelques « taloches » avaient aussi été distribuées, selon des témoins.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, avait dénoncé avec véhémence le fait que les policiers étaient armés.Il affirmait avoir senti « de la haine et de l'hostilité » de leur part.Quatre jours après la manif, la direction de la SQ a modifié une directive pour interdire aux policiers de manifester en uniforme, donc armés.Les négociations entre le gouvernement et les policiers de la SQ sont toujours dans une impasse, mais elles doivent reprendre lundi.Les chargés de cours s'unissent Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Pour la première fois depuis 25 ans, les syndicats représentant les chargés de cours de toutes les universités québécoises ont décidé d'unir leurs forces, afin de mettre fin à l'injustice historique dont ils se disent victimes.Les syndicats ont tenu à exprimer publiquement leur solidarité envers les chargés de cours de l'UQTR dont le renouvellement de la convention collective fait actuellement l'objet d'intenses discussions.Plus précisément, c'est la question salariale qui est à l'origine de cette mobilisation.Selon l'Institut de la statistique québécoise, un chargé de cours reçoit en moyenne 4803 $ pour un cours universitaire de trois crédits, comparativement à 8236 $ pour un professeur régulier.L'étude n'a pas tenu compte des avantages sociaux. 6LP0801A0325 a08 multi sam 25 mars 6LP0801A0325 ZALLCALL 67 01:23:05 03/25/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Multimédia PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Florence Lepage, ancienne webmestre devenue chef de projets, supervise le travail de l'infographiste Marco Briand, chez le concepteur en marketing Web 2B Interactive, de Montréal.Webmestre, un nouveau métier en voie de.disparition! FRANÇOIS BERGER Le métier de webmestre a été créé il y a à peine quatre ans dans la jeune industrie en pleine expansion de l'Internet.Mais déjà, ce métier nouveau est désuet et en voie de disparition ! La création d'emplois est ultrarapide dans ce qu'on appelle la « nouvelle économie », l'économie du savoir et des nouvelles technologies de l'information dont Internet, ce réseau public et planétaire de communication électronique, est devenu le symbole par excellence.Un nouvel emploi sur neuf, au Québec, est créé dans le secteur des technologies de l'information et du multimédia, où le personnel qualifié est en pénurie.Créé en 1996 pour désigner la personne responsable d'un site Web sur l'Internet, le webmestre (maître-Web, ou webmaster en anglais), a rapidement donné naissance à une kyrielle d'autres métiers, fonctions ou titres d'emplois qui ont rendu obsolète et inutile leur « ancêtre ».C'est que le webmestre original \u2014 il reste encore quelques employés portant ce ti tre \u2014 était un véritable homme-orchestre chargé de toutes les tâches liées à l'exploitation des premiers sites Web dans les entreprises et organismes, des tâches maintenant dévolues à d'autres professionnels.Florence Lepage en sait quelque chose de cette « bonne à tout faire » qu'était le webmestre : elle a occupé cette fonction pendant deux ans et demi chez Invention Média, qui exploite depuis 1995 le site Branchez-vous, l'un des premiers « cybermédias » québécois.« Il fallait tout faire, dit-elle, concevoir et maintenir le site autant sur le plan de la technique que du contenu, faire du graphisme, de l'administration et du développement informatique.Aujourd'hui, ces fonctions sont partagées entre plusieurs professionnels, concepteurs, scénaristes, gestionnaires de projets et informaticiens.Les employés qui portent encore le titre de webmestres sont souvent le rédacteur en chef d'un site Web ou son directeur technique, explique Mme Lepage qui, à l'âge de 30 ans, est maintenant chef de projets chez 2B Interactive, une petite boîte montréalaise de marketing Web.Dans le tout jeune domaine du multimédia \u2014 la majorité des entreprises sont nées au cours de la deuxième moitié des années quatre- vingt-dix \u2014 la mutation des emplois est très rapide, comme le montre le cas du webmestre, et on a encore beaucoup de difficulté à définir les caractéristiques de cette nouvelle main-d'oeuvre et sa place réelle dans l'économie, souligne Sylvie Gagnon, directrice de Techno Compétences, nom à la mode du Comité sectoriel de maind'oeuvre en technologies de l'information et des communications, qui relève d'Emploi- Québec.Les travailleurs de cette industrie émergente proviennent de tous les horizons, autant du monde technique de l'informatique ou du graphisme, que du monde de la littérature ou de la sociologie, dit Mme Gagnon.Si on a de la difficulté à identifier ces nouveaux travailleurs, on sait cependant qu'ils sont majoritairement très scolarisés.« La formation poussée est désormais une nécessité de la nouvelle économie », précise-t-elle.De plus en plus, les emplois sont hautement qualifiés, note également Normand Roy, coordonnateur du Centre d'étude sur l'emploi et la technologie (CETECH), créé par le gouvernement québécois en septembre dernier pour analyser l'évolution de l'emploi et les besoins de formation.Déjà le tiers des emplois existants au Québec nécessitent des études supérieures (universitaires ou collégiales), remarque-t-il.Un diplôme universitaire ou collégial est requis pour la totalité des 24 postes répertoriés dans L'Infoguide des carrières en multimédia et en nouveaux médias, un document de référence publié par le consortium multimédia CESAM (Centre d'expertise et de services en applications multimédias), de Montréal.Pour les 12 emplois du multimédia les plus en demande d'ici 2002, selon ce document, sept requièrent une formation universitaire, tandis que les cinq autres exigent une expérience préalable de quatre à cinq années en sus du diplôme collégial.Dans le domaine des technologies de l'information et du multimédia, « la première difficulté consiste à définir la chose », dit le directeur du CETECH en expliquant que la croissance très rapide de l'emploi dans ce nouveau secteur va finir par imposer une nouvelle « catégorie d'emplois » dans les classifications officielles retenues par les gouvernements et les agences de statistiques.En ce moment, le multimédia, par exemple, ça n'existe pas « officiellement » en tant qu'industrie, comme c'était le cas jusqu'au début des années soixante-dix avec les services informatiques, auparavant de simples départements dans les entreprises de diverses industries.L'industrie chimique n'est devenue une « catégorie » à part entière qu'à la fin du XIXe siècle, illustre M.Roy.Selon lui, le multimédia pourrait devenir à son tour une « catégorie » classifiée en tant qu'industrie.Pour le moment, les emplois de ce secteur, comme ceux de l'ensemble des technologies de l'information, sont « noyés » dans la grande catégorie des services informatiques ou dans celle de l'édition, ou ailleurs encore.«Dans le domaine des technologies de l'information et du multimédia, la première difficulté consiste à définir la chose.» La pénurie de personnel perdure Syndicalisation envisagée FRANÇOIS BERGER La création effrénée de nouveaux emplois dans le domaine en ébullition du multimédia et des technologies de l'information et des communications n'arrive pas à combler les besoins grandissants de personnel spécialisé dans les métiers de la nouvelle économie.Le nombre d'emplois dans les technologies de l'information a augmenté de près de 40 % depuis trois ans, selon les estimations de cette nouvelle industrie reprises par le Conseil de la science et de la technologie du Québec.On compterait actuellement quelque 110 000 employés dans ce domaine, comparativement à 80 000 il y a trois ans.Les trois quarts sont concentrés à Montréal, où la nouvelle Cité du multimédia est en construction accélérée.Cette forte poussée de l'emploi ne parvient cependant pas à endiguer la pénurie permanente de main-d'oeuvre dont la nouvelle industrie dit souffrir.Le groupe Montréal Techno Vision, un organisme de la grande entreprise des télécommunications et des technologies de l'information, a constaté que les diplômés des cégeps et des universités sont trois fois moins nombreux, dans les nouvelles technologies de l'information, que le nombre d'emplois à combler chaque année dans les entreprises québécoises.Entre 1998 et l'an 2000, plus de 20 000 emplois auraient été créés dans ce secteur en émergence, selon l'industrie.Il s'agit d'une augmentation de plus de 22 % en deux ans, presque quatre fois plus que la hausse générale de 6 % enregistrée par Statistique Canada dans l'ensemble des secteurs d'emplois au Québec.À Montréal, quasiment un nouvel emploi sur sept, créé depuis 1998, serait lié aux technologies de l'information.Le taux de chômage de la région montréalaise a d'ailleurs chuté à 7,2 %, en février dernier, une « baisse étonnante », selon l'analyste Denis Boudreau de Statistique Canada.La région n'avait pas connu un taux de chômage aussi bas depuis 1976.L'agence fédérale des statistiques a d'autre part noté au Québec une forte hausse, depuis deux ans, de plus de 14 % des nouveaux emplois chez les jeunes (âgés de moins de 25 ans).Ce sont les jeunes qui constituent la main-d'oeuvre de choix dans le multimédia et les nouvelles technologies de l'information.À Montréal, le tiers de tous les nouveaux emplois occupés par les jeunes seraient attribuables à cette industrie, selon diverses estimations.L'Association des producteurs en multimédia du Québec (APMQ) évalue que ce seul secteur \u2014 composé surtout de concepteurs de logiciels et de sites Web \u2014 a vu sa taille tripler depuis six ans, passant de 100 à 300 entreprises.Les emplois y ont pour leur part sextuplé, passant de 700 à 4500.Et ce n'est pas terminé : les firmes du multimédia « vont travailler fort » au cours des prochaines années, dit Claude Gagnon, directrice administrative de l'APMQ.Cet accroissement des activités en multimédia sera en grande partie dû, selon elle, aux mesures fiscales que vient d'annoncer le ministère québécois des Finances.Québec va subventionner la création de sites Web par les petites et moyennes entreprises et le branchement à l'Internet des familles québécoises à revenu moyen.Toute cette effervescence vient exacerber encore davantage la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée identifiée par la nouvelle industrie.Montréal Techno Vision estime à 20 % par an la croissance des besoins en main-d'oeuvre dans les technologies de l'information.Un autre organisme réunissant les entreprises, les institutions d'enseignement et le gouvernement du Canada, le Conseil des ressources humaines du logiciel, a de son côté évalué à 13 % la croissance annuelle des besoins.La pénurie est « inévitable », commente Normand Roy, responsable du Centre d'étude sur l'emploi et la technologie (CETECH), une créature toute récente du gouvernement québécois.« La croissance est tellement rapide que les compétences peuvent difficilement suivre », dit-il en précisant que le personnel de la nouvelle industrie est en grande partie composé de créateurs.Il s'agit d'un problème mondial, comme en témoigne la décision récente de l'Allemagne d'accorder des visas spéciaux d'immigration aux experts étrangers en informatique, ou encore la décision du Congrès américain de donner des visas provisoires à 195 000 « diplômés supérieurs » par an, suite aux pressions de l'industrie de l'informatique aux États-Unis.Le ministère du Travail et de l'Emploi ainsi que celui de la Culture et des Communications travaillent actuellement de concert avec l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) pour produire, d'ici juin, un portrait exhaustif de l'emploi dans les nouvelles technologies de l'information et du multimédia.La dernière étude de l'ISQ dans ce secteur date de 1997, aussi bien dire une éternité dans le monde de la nouvelle économie.FRANÇOIS BERGER Les salaires payés dans les entreprises des nouvelles technologies de l'information et du multimédia ne font pas l'unanimité, peu s'en faut.Pendant que des études de l'industrie mettent en évidence des salaires relativement élevés \u2014 près de 48 000 $ par an, en moyenne, avec des pointes à plus de 80 000 $ pour certains employés \u2014 des groupes de professionnels de la nouvelle industrie dénoncent les bas salaires (entre 10 $ et 15 $ l'heure) et les longues semaines de travail (50, 60 et même 80 heures !).Qui dit vrai ?Selon une étude de Techno Compétences, qui dépend d'Emploi-Québec, les travailleurs canadiens du grand secteur de « l'industrie du matériel informatique » gagnaient en moyenne 47 805 $ en 1998, soit 52 % de plus que la moyenne de l'ensemble des salariés au Canada.Selon le Conseil des ressources humaines du logiciel, un organisme de l'industrie situé à Ottawa, les salaires de la nouvelle industrie en émergence ont progressé de quelque 10 %, entre 1997 et 1999, et l'on retrouve de nombreux salariés gagnant plus de 70 000 $ par an.De l'autre côté de la table de négociation virtuelle qui ne manquera pas d'être dressée dans le nouveau secteur économique, la toute récente Association des travailleurs en multimédia du Québec (ATMQ) dénonce les trop longues semaines de travail \u2014 y compris les week-ends \u2014, et le non-paiement des heures supplémentaires.Il n'est pas rare qu'on demande aux employés de travailler plus de 50 heures par semaine, sans rémunération supplémentaire, dénonce l'Association, qui songe à former un syndicat de travailleurs professionnels avec l'aide de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse © Claude Gagnon, de l'Association des producteurs en multimédia du Québec. 6LP0901A0325 a9 samedi 6LP0901A0325 ZALLCALL 67 01:28:08 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 9 PHOTO ALPHO PRESSE L'accident qui a fait huit morts à Nicolet a amené la SAAQ à faire modifier le Code, en ce qui a trait aux ceintures et aux sièges d'appoint.Le Code de la sécurité routière sera modifié ANDRÉ NOËL L'accident de Saint-Bernard-de-Nicolet, qui a fait huit petites victimes, a convaincu la Société de l'assurance automobile du Québec de faire modifier le Code de la sécurité routière, pour colmater des brèches sur les ceintures et les sièges d'appoint.Les dispositions actuelles du Code permettent aux parents ou à d'autres conducteurs de ne pas asseoir des enfants de moins de cinq ans dans des sièges d'appoint s'ils jugent qu'ils sont assez grands pour être attachés avec la ceinture de sécurité.« Souvent, quand les enfants atteignent l'âge de quatre ans, les parents pensent qu'ils sont assez bien protégés avec la ceinture et ils enlèvent le siège d'appoint », a expliqué hier Patrice Letendre, du service de la promotion de la sécurité routière à la SAAQ.« Or, on a constaté que très peu d'enfants de moins de cinq ans sont assez grands pour être bien protégés par la ceinture.Celle-ci leur passe par la gorge.Les parents et les conducteurs profitaient jusqu'à maintenant d'une latitude dans le Code.Nous voulons l'éliminer.» L'article 397 stipule que les dispositifs de sécurité pour petit enfant sont obligatoires « à moins qu'il (l'enfant) ne porte correctement la ceinture de sécurité dont est équipé (le) siège ».Mais que signifie « correctement » ?Voilà où il y a risque d'interprétation.Depuis longtemps, la Sûreté du Québec souligne qu'il y a là une zone grise.En 1998, le service de M.Letendre avait suggéré à la SAAQ de resserrer le règlement.« Je ne sais pas pourquoi ça n'a pas été fait, a dit M.Letendre hier.Il n'y a pas de doute que l'accident de Nicolet va accélérer les choses.» Le nouvel article proposé se lit ainsi : « Tout enfant de moins de cinq ans occupant, dans un véhicule routier autre qu'un taxi ou un véhicule d'urgence, un siège devant être équipé d'une ceinture de sécurité, doit être retenu par un autre dispositif de sécurité approprié à son poids et à sa taille, installé et utilisé conformément aux normes établies par règlement.» L'article 426 sera aussi modifié.Celui-ci stipule ceci : « Le conducteur d'un véhicule routier ne peut transporter plus de passagers qu'il n'y a de places disponibles pour les asseoir.» Autrement dit, un sixième passager peut monter dans une voiture munie de seulement cinq ceintures et ne pourra donc s'attacher.Le prochain article sera plus contraignant.Il stipulera que le conducteur d'un véhicule routier ne peut transporter plus de passagers qu'il n'y a de ceintures.Celles-ci, bien sûr, devront être bouclées.Le ministère des Transports a une autre brèche à colmater.Un règlement permet que trois enfants s'assoient sur des banquettes de deux passagers dans les autobus scolaires.Résultat : des autobus scolaires prévus pour 48 passagers transportent jusqu'à 70 enfants.Certains enfants sont alors mal assis, avec une fesse ou une jambe dans le corridor.En cas d'impact, ils sont mal protégés par le dossier de la banquette devant eux.Des commissions scolaires ont contesté avec succès des constats d'infraction dressés par des contrôleurs qui avaient vu des autobus bondés.Un resserrement de ce règlement aura toutefois des impacts budgétaires importants.Si les autobus de 48 places ne peuvent transporter plus de 48 écoliers, il faudra plus d'autobus.Certains d'entre eux rouleront en partie vides.Cela se traduira par des frais plus élevés pour les commissions scolaires, d'autant plus que le gouvernement a réduit ses contributions au transport scolaire. 6LP1001A0325 A10 sam 25 mars 6LP1001A0325 ZALLCALL 67 01:24:41 03/25/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Tensions syndicales à la Société du parc des Îles Les employés doivent choisir entre la CSN et le SCFP MARIE-CLAUDE GIRARD La Société du parc des Îles se trouve actuellement dans une position délicate, coincée entre deux centrales syndicales qui se disputent l'accréditation.En février, le Tribunal du travail a confirmé la préséance de l'accréditation de la CSN sur celle du syndicat canadien de la fonction publique.« On a un petit problème.Le local 301 du SCFP nous dit que la décision n'est pas « exécutoire », dit le directeur général de la Société, Pierre Bibeau.Qu'elle choisisse l'une ou l'autre voie, la Société du parc des Îles risque de soulever la colère d'un syndicat.« On ne peut pas être gagnant.On risque d'écoper pour une offensive syndicale.» La Société a opté pour une approche de conciliation.Mais depuis quelques jours, les discussions sont plutôt difficiles.Le souvenir de la grève de l'été dernier à la Ronde est encore frais à la mémoire.Mais selon M.Bibeau, il n'y a pas encore de menace en vue.La décision du Tribunal du travail ne touche pas les employés de La Ronde.Par ailleurs, la présidente de la Société du parc des Îles, Nycol Pageau-Goyette, remettra en début de semaine à Montréal un rapport sur les possibilités de privatisation de La Ronde.Plusieurs investisseurs sont intéressés, note M.Bibeau.La SPI souhaite que le dossier soit réglé en juin. 6LP1102A0325 A 11 samedi, 25 mars 6LP1101A0325 ZALLCALL 67 01:28:22 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 R A 11 EN BREF Descente dans un salon de massage érotique Un homme rescapé sur le fleuve n Un homme s'est retrouvé en détresse sur la base de ciment d'un pylône d'Hydro-Québec en plein milieu du fleuve hier.Un résidant de Saint-Constant qui circulait sur le pont Mercier a aperçu l'homme faisant de grands signes aux automobilistes.Le conducteur a alors avisé les peacekeepers de Kahnawake qui ont constaté que l'homme était en détresse.Un bateau de la Garde côtière canadienne a été dépêché sur place.Le rescapé souffrait de polytraumatismes et d'hypothermie, a indiqué un porteparole de la CUM, Ian Lafrenière.RAYMOND GERVAIS Une immigrante chinoise qui faisait partie d'un groupe de réfugiés arrivés l'an dernier au Canada, à bord d'un navire intercepté à Victoria, en Colombie-Britannique, a été arrêtée jeudi soir par la police de la Communauté urbaine de Montréal et Immigration Canada lors d'une descente effectuée dans un salon de massage érotique de l'Île-des- Soeurs.Elle a été appréhendée en compagnie de six autres personnes qui se trouvaient à l'intérieur du Salon Idéal Santé, au 3, Place du Commerce.Les tenanciers, un homme de 40 ans et une femme de 39 ans, sont parmi les personnes arrêtées, tout comme deux clients et les trois masseuses de l'établissement.Selon la police, le salon possédait un permis lui permettant d'offrir des massages en toute légalité et était également membre de l'Ordre des massothérapeutes du Québec.Toujours d'après l'enquête effectuée par les policiers de la section Moralité, alcool et stupéfiants, l'établissement offrait des services de massothérapie durant le jour et jusqu'à 22 h.En soirée, il était toutefois possible d'obtenir un massage avec options.C'est un client de l'établissement qui avait mis la puce à l'oreille aux policiers en janvier dernier.Les deux tenanciers seront accusés d'avoir tenu une maison de débauche, tandis que les clients, deux hommes dans la quarantaine, et les trois masseuses, âgées de 25, 26 et 35 ans, seront accusés de s'être trouvés dans une maison de débauche.1 Vols effectués par Air Canada 3 En collaboration avec le membre Star AllianceMC Lufthansa 4 En collaboration avec le membre Star AllianceMC SAS Sauf avis contraire, les vols peuvent être effectués sur des appareils d'Air Canada, des lignes aériennes Canadien International ltée.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 4 avril 2000 (ou au plus tard le 31 mars 2000 pour la France, ou au plus tard le 10 avril 2000 pour Austin, TX; Detroit, MI; Denver, CO; Philadelphie, PE; Ontario, CA; Los Angeles, CA; Spokane, WA).Achat sept jours à l'avance pour les destinations canadiennes et internationales et achat quatorze jours à l'avance pour les destinations américaines.Destinations canadiennes et américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 9 juin 2000 (sauf avis contraire).La dernière date de départ pour les destinations internationales est le 9 juin 2000 (sauf avis contraire).Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de place est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal.D'autres conditions s'appliquent.PHILADELPHIE1 $199$$ 5 JUIN - 17 JUILLET DETROIT $229$ 3 AVRIL - 15 MAI MIAMI/TAMPA FORT LAUDERDALE $339$ AUSTIN $349$ 5 JUIN - 17 JUILLET DENVER1 $349$ 3 AVRIL - 15 MAI ONTARIO, CA $349$ 5 JUIN - 17 JUILLET LAS VEGAS $409$ DALLAS FORT WORTH $449$ LOS ANGELES $459$ SAN FRANCISCO SAN JOSE $459$ BERMUDES1 $419$ 25 AVRIL - 9 JUIN PORT-AU-PRINCE1 $469$ 29 MARS - 9 JUIN BARBADE1 $529$ 25 AVRIL - 9 JUIN LONDRES $599$ 29 MARS - 13 AVRIL 25 AVRIL - 12 MAI PARIS1 $629$ 22 MARS - 6 AVRIL 25 AVRIL - 12 MAI COPENHAGUE1 STOCKHOLM4/OSLO4 $649$ 29 MARS - 13 AVRIL 25 AVRIL - 12 MAI ZURICH1 GENÈVE3 $649$ 29 MARS - 13 AVRIL 25 AVRIL - 12 MAI FRANCFORT1, 3 $679$ 29 MARS - 13 AVRIL 25 AVRIL - 12 MAI MUNICH1, 3 $679$ 5 JUIN - 30 JUIN HONG KONG SÉOUL1 $1099$ 1er MAI - 13 MAI TORONTO $149$ LONDON, ONT.$169$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI WINDSOR $199$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI WINNIPEG $339$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI HALIFAX $389$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI ST.JOHN'S, T.-N.$389$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI CALGARY EDMONTON $399$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI VANCOUVER $429$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI CHARLOTTETOWN $459$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI VICTORIA $459$ 29 MARS - 19 AVRIL 25 AVRIL - 7 MAI Pour des renseignements, téléphonez à votre agent de voyages ou à : Air Canada : (514) 393-3333 (sans frais au 1 888 AIR CANADA) (ATS) 1 800 361-8071 Canadien : (514) 847-2211 (sans frais au 1 800 363-7530) (ATS) 1 800 465-3611 Réservez par Internet : www.aircanada.ca www.cdnair.ca Montréal aller-retour, à partir des tarifs suivants : CANADA: pour des voyages effectués d'ici le 9 juin 2000 ÉTATS-UNIS : pour des voyages effectués d'ici le 9 juin 2000 INTERNATIONAL: la dernière date de départ est le 9 juin 2000 Motocycliste tué n Un motocycliste de 30 ans a perdu la vie, hier midi, en glissant sous un camion-remorque à l'intersection du boulevard Pie-IX et de la rue Saint-Zotique, dans le quartier Rosemont, à Montréal.L'accident est survenu lorsque le camion- remorque, qui circulait dans la voie du centre en direction sud sur Pie-IX, a coupé la route au motocycliste pour tourner à gauche rue Saint-Zotique, où le virage à gauche est interdit.Le motocycliste n'a eu aucune chance et le décès a été constaté à son arrivée à l'hôpital.Sursis pour les locataires n Les locataires d'un immeuble de l'avenue Plamondon, que le comité exécutif de Montréal a décidé de fermer pour insalubrité, n'auront pas à partir comme prévu au début d'avril.La Ville permet aux locataires de rester le temps de trouver un autre logement.Le sursis pourrait s'étendre jusqu'au 1er juillet si les nouveaux logements ne sont pas disponibles avant.Un fonds de 30 000 $ a été réservé par la Ville pour les aider à se reloger.Ceux qui sont admissibles aux habitations à loyer modiques verront leur dossier traité en priorité.Rappel d'un gâteau n General Foods Canada a procédé au rappel volontaire du mélange à gâteau Betty Crocker Super Moist Cerisette (510 g) après avoir constaté que le blanc d'oeuf n'était pas mentionné dans la liste des ingrédients.Cette mesure ne vise que ce mélange à gâteau distribué au Canada depuis novembre 1999.La consommation de blanc d'oeuf peut provoquer une grave réaction chez les personnes qui y sont allergiques.Pour plus d'informations, les consommateurs peuvent composer le 1 800 248-2879 ou contacter Catherine Héroux soit par téléphone au (416) 366-7735, soit par télécopieur au (416) 366-2295. 6LP1201A0325 a12 actus sam 25 mars 6LP1201A0325 ZALLCALL 67 01:26:44 03/25/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Le printemps au parc Lafontaine Les joueurs de pétanque «tirent» et «pointent» depuis deux semaines MARTINE ROUX Signe indéniable du retour du printemps, les joueurs de pétanque du parc La Fontaine ont astiqué leurs boules et embrassé le cochonnet.Déjà deux semaines qu'ils « tirent » et qu'ils « pointent » entre les arbres dépouillés.Seuls les platanes manquent à leur bonheur, ne serait-ce que pour se protéger des rayons déjà ardents du soleil de mars.N'empêche que le beau temps des derniers jours fait perdre la boule à la bande de joyeux lurons du Club de pétanque du parc La Fontaine.« C'est la première fois qu'on commence à jouer si tôt ! se réjouit André Lacoste, le teint radieux.C'est bien plus agréable que de jouer au boulodrome.Et ça requiert plus de stratégie.Si la pétanque est affaire de stratégie, on joue ici carrément pour le plaisir.Les adversaires ont beau se tirer la pipe gentiment entre un « carreau » ou une « belle », ils seretrouvent avec un bonheur renouvelé.La récompense des gagnants ?Parfois un maigre dollar, parfois une médaille.en chocolat.On clôt la journée par une partie de cartes et on promet une revanche pour le lendemain ! « Putain ! Quelle catastrophe cet assassin ! » La boule de Raymond Charreton, alias le Gitan, part comme une fusée avant de rayer de la carte celle d'un « adversaire ».Tous les jours, ce Lyonnais d'origine enfourche son vélo pour rejoindre les copains au parc La Fontaine.Doyen de la bande \u2014 en expérience mais pas en âge, ajoute un autre joueur en riant \u2014, c'est un habitué du parc La Fontaine depuis.1964, confesse- t-il avec un indécrottable accent.La plupart des membres de lagrande famille du parc ont d'ailleurs des racines européennes.Pierrot le Breton, Tony le Portugais, André le Pyrénéen.« On a développé beaucoup d'affinités, explique ce dernier.On s'attend avant de commencer à jouer.» La « main » diffère parfois d'un joueur à l'autre, mais la dextérité des joueurs est comparable, dit-il.« Arrête tes conneries ! ronchonne Pierrot.Les Bretons sont meilleurs.» Boutades ou pas, le jeu a ses règles.L'arbitre Jean Déré sort parfois son ruban à mesurer pour trancher un litige entre deux joueurs.« Mais au parc La Fontaine, ça reste des parties amicales », raconte-t-il.Il en va autrement des tournois ou des compétitions, où la Fédération de pétanque du Québec exige qu'un arbitre surveille les parties.Bonne nouvelle, la piqûre de la pétanque gagne de plus en plus de Québécois, estime-t-il.« Lors des dernières compétitions internationales, l'équipe canadienne était représentée par des jeunes de Québec.Il y avait beaucoup d'Européens il y a quelques années, mais c'est maintenant partagé.» Les habitués du parc La Fontaine \u2014 en majorité des têtes blanches \u2014 pourront aussi compter sur une relève, estime le joueur Denis Barthe en grillant une Gauloise.« Même les enfants s'y mettent car n'importe qui peut jouer.En famille, après un barbecue, entre un pastis et un bon petit rosé, c'est tellement agréable.» PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Au parc Lafontaine, on joue carrément pour le plaisir.Le Gitan à l'oeuvre.Durant la semaine du 20 mars 2000 Hajib Amachi de Neufchatel, Québec a gagné son achat de 2820$ Félicitations ! 6LP1399A0325 a13 samedi 6LP1399A0325 ZALLCALL 67 13:49:25 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 13 PUBLICITÉ De superbes montres Rolex au nombre des trésors saisis et mis en vente Encan public au port de Montréal Marchandises saisies pour défaut de paiement Heritage Auctioneers, l'un des plus importants encanteurs au Canada, a reçu le mandat de vendre lot par lot une sélection incroyable de biens de grande valeur.Tous les articles ont été dédouanés et les droits d'importation et taxes ont été acquittés.Chaque article est adéquatement étiqueté, conformément aux lois et règlements régissant l'importation au Canada, avec une description complète de chaque article, pour faciliter l'inspection par le public.Heritage Auctioneers, une des sociétés d'encanteurs les plus réputées au Canada, jouit d'une longue tradition d'honnêteté et de fiabilité auprès des acheteurs les plus exigeants.Parmi les articles mis aux enchères figurent des Rolex, Cartier, Piaget et autres montres suisses, de magnifiques bijoux, bagues à diamant 1 - 14 carats, colliers, bracelets et solitaires.Belle variété de magnifiques tapis persans et orientaux noués à la main, dont une belle sélection de tapis en soie et tapis tribaux rares.Ventes finales seulement.Commission d'achat de 15% en sus.L'acquéreur sera responsable de la TPS et la TVQ.Un encanteur agréé reconnu dirigera l'encan.Michael Hoj, directeur général et chef des encans, précise que cette vente est ouverte au grand public et que tous peuvent miser sur n'importe quel article.il suffit de lever la main.Paiement: Visa, Master Card, American Express, comptant ou chèque visé.Heritage Auctioneers certifie que chaque article est authentique et est la seule société d'encan au Canada offrant un remboursement dans les 24 heures sous forme de crédit.VALEUR AU DÉTAIL 35 000$ Montre Rolex Oyster Perpetual Date GMT Master II pour homme.Modèle à boîtier et bracelet en or jaune 18 carats, lunette 24 heures noire, cadran champagne avec brillants et rubis marquant les heures.Enchère probable: 520000$ \u2014 1520000$.Le dimanche 26 mars 2000 Encan à 14 h Inspection et inscription à 13 h Port de Montréal 285, rue Prince Prendre Mc Gill vers le sud, à droite sur William puis à gauche sur Prince.Rens.: 1-800-396-9236.PHOTO JONATHAN HACHEY, collaboration spéciale Atterrissage d'urgence Un monomoteur de type Cessna 150, qui se dirigeait vers l'aéroport de Mascouche hier après-midi, avec une instructrice et son élève à bord, a été forcé de faire un atterrissage d'urgence sur l'autoroute 640 Est, à la hauteur du kilomètre 29, à Boisdes- Filion, lorsque le pilote a éprouvé des difficultés techniques.Le petit appareil s'est d'abord posé sans encombre parmi les voitures, dans le sens de la circulation, mais une de ses ailes a heurté un panneau de signalisation.L'appareil s'est alors renversé et a terminé sa course dans le fossé.L'instructrice pilote, une femme de 51 ans et son élève, un homme de 39 ans, ont été légèrement blessés et ont subi un choc nerveux.Ce sont des passants qui se sont portés à leur secours et qui les ont aidés à sortir de l'appareil.La voie de gauche de l'autoroute en direction est a été fermée durant plusieurs heures. 6LP1499A0325 A14- SAMEDI 6LP1499A0325 ZALLCALL 67 13:50:12 03/25/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Les coquerelles faisaient la vaisselle RAYMOND GERVAIS Une petite pâtisserie du Quartier chinois de Montréal, Légende M et M, du 68, rue de La Gauchetière Ouest, a été condamnée hier en cour municipale de Montréal à une amende de 1600 $ après avoir été reconnue coupable de malpropreté générale et pour avoir eu des coquerelles.Lorsque les inspecteurs du service de l'Environnement de la Communauté urbaine de Montréal se sont présentés au commerce, le 5 octobre dernier, ils ont noté la présence de coquerelles vivantes dans l'évier de la cuisine ainsi que sous une boîte de carton contenant des sacs-poubelles neufs.Lorsque le fonctionnaire a bougé la boîte en question, les blattes sont parties dans toutes les directions.Au chapitre de la malpropreté, le rapport des inspecteurs précise notamment que les murs de céramique étaient couverts d'éclaboussures et de coulures de saletés.Le bas des murs était recouvert d'une large bande de crasse tandis que la porte de l'aire de préparation était très graisseuse.Dans la cuisine, le plancher était sale, graisseux et les joints de céramique étaient remplis de crasse noire.Sous l'évier, il y avait une accumulation de saleté et de déchets alimentaires.Des contenants d'aliments et des pièces d'équipement prêtes à servir étaient entreposés directement sur le plancher.La situation n'était guère plus reluisante dans la chambre froide, le plancher et les tablettes étant encroûtés de saleté et de débris alimentaires.La table de travail était tachée et jaunie.Les appareils de cuisson étaient couverts de gras calciné.Des gouttelettes de graisse s'étaient formées sur les tuyaux du système d'extincteur automatique.Les filtres de la hotte de ventilation étaient obstrués par la farine et la poussière.Une récente vérification a démontré que la situation était corrigée en ce qui touche les coquerelles, mais qu'au chapitre de la malpropreté, il restait encore des choses à corriger.Par ailleurs, le Restaurant Hollywood Café Deli, du 67, avenue de l'Église, à Verdun, a été condamné à une amende de 1000 $, après avoir été reconnu coupable de malpropreté.Le rapport des fonctionnaires précise que les murs de l'aire de préparation située au sous-sol étaient couverts d'une croûte graisseuse.Le bâti du malaxeur était recouvert d'une pellicule graisseuse, les tablettes de la chambre froide étaient rouillées.Sur des tablettes, dans une pièce où l'on entrepose des denrées sèches, il y avait des excréments de rongeurs.Dans l'aire de préparation du rez-dechaussée, les parois internes d'un des réfrigérateurs étaient couvertes de moisissures.Des tôles calcinées contenant du bacon non cuit étaient superposées et recouvertes de carton.D'autres excréments de rongeurs ont été découverts sur un comptoir en mélamine dans cette aire de préparation.Dans la salle à manger, certaines banquettes étaient abîmées tandis que les deux salles de toilettes étaient sales.L'infraction remonte au 25 juin 1999 et, selon les témoignages entendus, la situation est corrigée.Une épicerie-boucherie, le Marché Dang, au 425, rue Rachel Est, à Montréal, a écopé une amende de 600 $ pour avoir conservé des aliments à des températures favorisant le développement de bactéries.L'infraction a été signalée le 8 octobre dernier.Une récente vérification a démontré que la situation était corrigée.Finalement, la Confiserie Lal Sweets, du 4771, boulevard des Sources, à Pierrefonds, a reconnu sa culpabilité à une accusation de malpropreté et a écopé une amende de 600 $.L'infraction a été constatée le 8 juillet 1999 et la situation est maintenant corrigée. 6LP1501A0325 A15 sam 25 mars 6LP1501A0325 ZALLCALL 67 01:23:47 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 15 Un passeur d'immigrants condamné à trois ans de prison CHRISTIANE DESJARDINS Comment Abdul Mozid Chowdhury, qui recevait de l'aide sociale et habitait un HLM, pouvait-il se promener en Cherokee de l'année, envoyer ses enfants à l'école privée, et avoir des placements de plusieurs centaines de milliers de dollars En facturant 18 000 $ par personne aux immigrants qu'il faisait entrer illégalement au Canada et en ne faisant pas crédit ! L'homme de 49 ans, ex-militaire au Bangladesh et père de sept enfants, vient d'écoper d'une sentence de trois ans de pénitencier pour ce que le juge Jean B.Falardeau a qualifié de « trafic d'êtres humains ».Le juge n'a pas adhéré aux prétentions de la défense, qui présentait Chowdhury comme un « sauveur » qui avait sauvé la vie de ses clients en leur permettant de quitter leur pays, le Bangladesh.Le trafic pour lequel l'accusé a été condamné s'est déroulé du 17 mai au 25 octobre 1996, et touche 19 personnes.En plus d'organiser le voyage, Chowdhury se rendait au Bangladesh pour accompagner ces présumés réfugiés jusqu'à Montréal.Les gens partaient avec des documents, mais ceux-ci étaient sans doute détruits dans l'avion, puisqu'ils étaient sans papiers à leur arrivée au Canada.Pour ses services, Chowdhury réclamait 18 000 $ par personne, ou de 35 000 $ à 40 000 $ par famille, incluant les billets d'avion.Il exigeait le paiement à l'avance et ne faisait aucun crédit.Ses contacts au Bangladesh lui faisaient parvenir l'argent.« Le prévenu était un individu pour le moins mercantile », note le juge.De fait, la preuve d'écoute électronique en dit long sur ses véritables intentions.Chowdhury y disait notamment que le coût du voyage d'une personne constituait le coût d'une année d'études dans un collège privé pour un de ses enfants.Il y était aussi question de se faire payer en terrains au Bangladesh.« Il s'est enrichi en profitant de la misère éprouvée par des êtres humains qui recherchaient de meilleures conditions de vie », signale le juge Falardeau.Chowdhury n'en était pas à ses premières armes dans le domaine, puisqu'il avait écopé de dix mois de prison en 1997, pour des infractions semblables commises en 1993.Il a toutefois inscrit cette cause en appel.Il est à noter que de 1987 à 1996, il a perçu des prestations d'aide sociale et a bénéficié d'un logement subventionné.PSORIASIS Hommes / Femmes Entre 18 et 70 ans Étude: Nouveau médicament de recherche administré par injections sous-cutanées dans le traitement du psoriasis Durée: 9 à 18 mois, à raison d'une fois semaine.Conditions requises: - Un psoriasis modéré à sévère - Des tests sanguins seront effectués Communiquez avec Mme Chantal Côté au (514) 521-3851 Venez nous rencontrer et poser les questions que vous avez t o u j o u r s voulu poser.Le conseil d'administration et le directeur général de la Société canadienne pour la prévention de la cruauté envers les animaux vous invitent à venir les rencontrer, le samedi 1er avril, de 11 h à 14 h, au refuge de Montréal, situé au 5215, Jean-Talon ouest.Pour de plus amples renseignements, vous pouvez appeler au 735-2711, poste 222 À voir en page K5. 6LP1601A0325 a16 actus sam 25 mars 6LP1601A0325 ZALLCALL 67 01:24:15 03/25/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Larouche poursuit Le Soleil JEAN BEAUNOYER L'auteure Fabienne Larouche a déposé, hier, au palais de justice de Montréal, une poursuite de 500 000 $ contre Didier Fessou, chroniqueur télé au journal Le Soleil, et la compagnie Unimédia, propriétaire du quotidien de la Vieille Capitale.Dans sa requête en dommages et intérêts, l'auteure accuse M.Fessou, « de se livrer à une véritable campagne de dénigrement, cherchant à miner sa crédibilité, tant personnelle qu'à titre d'auteure ou de productrice ».Selon Mme Larouche, le journaliste s'emploie systématiquement dans ses chroniques « à remettre en cause son intégrité, son honnêteté intellectuelle et sa compétence ».Cet acharnement, selon Mme Larouche, aurait débuté en septembre 1999 et n'aurait jamais cessé.Dans sa requête, l'auteure de Virginie et Fortier qui a également collaboré à de nombreuses séries à succès ou les a cosignées \u2014Scoop, Urgence, Paparazzis, Innocence et Miséricorde, cite de nombreuses chroniques qui, selon elle, portent atteinte à son intégrité.Le 27 septembre 1999, Fessou, dans son commentaire sur le Gala des prix Gémeaux affirmait : « La Fabienne est une arriviste qui passe son temps à dénoncer les autres et qui réclame le privilège de nettoyer les écuries d'Augias » et ajoutait plus loin qu'elle est « dévorée par l'ambition », insinuant selon la requérante qu'elle « réclamait des têtes afin de se positionner et d'obtenir un poste de direction à Radio-Canada ».Dans ses chroniques du mois de novembre, le journaliste affirmait que les propos de Mme Larouche sont « des toquades de diva », qualifiant celle-ci « d'excessive et d'obsédée ».En décembre 1999, Fessou, atteint, selon la requête de Fabienne Larouche, un point culminant de hargne et de malice lorsqu'il écrit que « les positions qu'elle a prises publiquement concernant l'utilisation des fonds publics dans le domaine de la production télévisuelle, auraient été motivées par son désir de vengeance personnelle à l'endroit de la maison de production Prisma ».Prisma avait produit la série Paparazzis que Fessou a qualifiée de flop.Dans le cas de la nouvelle série Fortier, il remet ça en février en l'accusant de plagiat. La Presse 25 mars 2000 Page A17 manquante 6LP1801A0325 A18 sam 25 mars 6LP1801A0325 ZALLCALL 67 01:23:40 03/25/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Hasmig Belleli soulève l'indignation Bijoux MARIE-CLAUDE GIRARD Les propos de la présidente de la Commission de développement urbain (CDU), Hasmig Belleli, qui demande aux Montréalais de faire preuve d'une plus grande ouverture d'esprit face aux projets de développement, ont soulevé l'indignation de citoyens et du chef de l'opposition, Michel Prescott.« Mme la présidente a parlé de respect mutuel, mais quel respect nous a-t-elle manifesté en nous traitant comme des enfants dissipés au lieu de nous considérer comme des personnes mûres, conscientes de nos responsabilités et justement inquiètes des menaces qui pèsent sur notre milieu de vie?» s'indigne Serge Meyer, un résidant de Notre- Dame-de-Grâce qui assistait mercredi à l'assemblée.Mme Belleli a ouvert l'assemblée de la CDU devant traiter du projet Gescor à NDG en établissant de nouvelles règles limitant le temps de parole.L'assistance a protesté fortement.Quelques minutes plus tard, elle quittait la réunion, suivie des conseillers de Vision Montréal.En entrevue, elle a indiqué jeudi que « les gens ont très peur du changement et de l'inconnu qui accompagnent les projets.C'est comme s'ils vivaient dans une bulle et ne pouvaient pas voir au delà de ce qui les touche directement.« De ces propos, il est facile de déduire que nous sommes en présence à NDG d'une peuplade sans instruction ni éducation, captive de la « bulle » qui réduit ses horizons à ses petits intérêts égoïstes », commente, sarcastique, M.Meyer.Dans une lettre envoyée à la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, M.Meyer dénonce un « déni de démocratie ».C'est la décision de lever l'assemblée sans entendre les commentaires des citoyens qui a irrité l'assistance, estime- t-il.La séance a été remise à 13h30, mercredi, un moment « judicieusement choisi » pour que les personnes qui travaillent soient absentes, ajoute-t-il.« C'est insultant et méprisant que de dire que les gens sont intolérants », estime le chef de l'opposition et vice-président de la CDU, Michel Prescott, qui se défend d'avoir « réchauffé » la salle.Il croit que Mme Belleli avait décidé dès le départ d'annuler la réunion.« Les Montréalais ont une vision globale.Mais l'administration n'en a pas.» La seule vision globale, elle est contenue dans le plan d'urbanisme qui est systématiquement bafoué, dit-il.À Mme Belleli qui estime qu'il devrait démissionner de la CDU, parce « qu'il ne cesse de la discréditer », M.Prescott rétorque que « cela ferait trop plaisir » aux conseillers de Vision Montréal.« On ne va quand même pas leur laisser toute la place.Mais ça n'oblige pas à faire semblant que tout va bien.» Chef de cabinet intérimaire pour le maire Bourque Le politicologue Serge Gosselin, ancien conseiller du ministre Stéphane Dion et organisateur du Parti libéral du Canada, remplacera par intérim comme chef de cabinet du maire Pierre Bourque Robert Letendre, qui s'est blessé récemment en ski.M.Letendre a subi une fracture à l'épaule et devra suivre des traitements de physiothérapie, a indiqué hier l'attachée de presse du maire, Madeleine Champagne.Chargé de cours en sciences politiques à l'Université du Québec à Montréal et spécialiste des affaires municipales, M.Gosselin le remplacera d'ici à son retour.Directeur général de la Ville d'Anjou, de 1989 à 1992, M.Gosselin a participé à la rédaction de la plate-forme électorale du PLC au cours de l'année 1997.Grand défenseur du projet «Une île, une ville», il a réalisé l'an dernier pour Montréal une étude concluant à une réduction des iniquités fiscales en cas de fusion.Il est également membre du comité de stratégie sur le projet «Une île, une ville».Il a aussi conseillé le parti Vision municipale Repentigny aux élections de 1997. La Presse 25 mars 2000 Page A19 manquante La Presse 25 mars 2000 Page A20 manquante 6LP2101A0325 a 21 actualite 6LP2101A0325 ZALLCALL 67 01:28:33 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 21 6LP2201A0325 A22 samedi 6LP2201A0325 ZALLCALL 67 01:23:34 03/25/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Politique Jacoby se porte à la défense des contribuables Le protecteur du citoyen réprouve le recouvrement par le fisc des sommes contestées NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Le ministère québécois du Revenu ne devrait pas recouvrer une somme si le contribuable conteste le bien-fondé de la cotisation qu'il a reçue, estime le Protecteur du citoyen, Me Daniel Jacoby.Celui-ci appuie en conséquence le projet de loi que la députée libérale de Beauce-Sud, Diane Leblanc, a présenté en décembre dernier devant l'Assemblée nationale.Dans une lettre qu'il vient d'adresser à la députée Leblanc, avec copie aux trois principales formations politiques siégeant en Chambre, Me Jacoby rappelle que l'actuelle façon de procéder du ministère du Revenu « crée un déséquilibre » entre les citoyens et l'État en faveur de ce dernier.Actuellement, si le fisc estime qu'un contribuable lui doit de l'argent, il émet un avis de cotisation et le contribuable doit payer immédiatement, même s'il conteste le montant qu'on lui réclame.« Le citoyen est condamné à payer avant même d'avoir pu se faire entendre, ce qui contrevient au principe de base des règles de justice naturelle », commente le Protecteur du citoyen dans sa lettre.Il signale que la perception de sommes par le ministère du Revenu peut causer « des atteintes graves, voire irréparables pour la situation financière d'un citoyen ».Me Jacoby rappelle qu'au gouvernement fédéral, une procédure a été mise en place pour protéger le contribuable.Le ministère fédéral du Revenu doit obtenir l'autorisation d'un juge pour percevoir une créance lorsque le contribuable a contesté la somme qu'on lui réclame.Le seul moment où le fisc fédéral peut passer outre à cette mesure est lorsque le contribuable est soupçonné de vouloir quitter le pays en douce, ou qu'il l'a déjà fait.La députée de Beauce-Sud a accueilli avec satisfaction l'appui du Protecteur du citoyen dans la lutte qu'elle mène.« La situation doit être corrigée.Elle va à l'encontre de la charte des droits du contribuable », a dit la députée Leblanc.Mme Leblanc a déposé à l'Assemblée nationale le 7 décembre dernier le projet de loi 390, qui vise à interdire au fisc québécois le recouvrement d'une somme en cas de contestation, à moins d'en obtenir au préalable la permission devant le tribunal.PHOTOTHÈQUE, La Presse Daniel Jacoby Le Bloc exige une enquête policière sur la subvention à Placeteco JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA Parce que trop de questions resteraient encore sans réponse, le Bloc québécois a demandé hier le déclenchement d'une enquête policière sur le versement d'une subvention fédérale de 1,2 million à la compagnie Placeteco, qui est située dans la circonscription de Jean Chrétien.Le Bloc soutient que ce dossier contient de nombreuses irrégularités et qu'Ottawa n'a pas été en mesure jusqu'à maintenant de dissiper les doutes quant à la nécessité de verser la subvention à Placeteco, en 1998.« Qu'attend le gouvernement pour déclencher une enquête policière permettant, comme le dit le vérificateur général (Denis Desautels), d'aller aux fonds des choses », a demandé le député bloquiste Paul Crête à la Chambre des communes.Il s'est fait répondre qu'il n'en est pas question, par la secrétaire d'État au Développement des ressources humaines, Bonnie Brown.Selon elle, le versement de la subvention était pleinement justifié.Le député Paul Crête s'est inspiré des idées du vérificateur général pour faire sa demande d'enquête.M.Desautels a affirmé, jeudi, en comité parlementaire, que les programmes de subventions du ministère du Développement des ressources humaines sont mal gérés, mal conçus et mal contrôlés.M.Desautel a même affirmé que, dans certains dossiers du ministère particulièrement difficiles à enquêter, il pourrait être nécessaire d'appeler la police.Il s'agissait toutefois d'une remarque générale, qui n'était pas dirigée contre la subvention accordée à Placeteco.Selon ce qu'a afirmé le Bloc aux Communes, cette compagnie de plastique de Shawinigan aurait, malgré les engagements envers le ministère, été incapable de créer des emplois.Elle se serait plutôt servie de l'argent pour éviter une faillite appréhendée et repayer un prêt qu'elle avait contracté à la Banque Nationale.D'après des chiffres cités par le Bloc, Placeteco comptait 81 employés lorsqu'elle a obtenu la subvention en 1998.Maintenant, la compagnie n'a plus que 78 personnes à son emploi.Des proches du premier ministre Jean Chrétien auraient été mêlés à l'affaire, dont l'avocat Claude Gauthier, qui se serait placé en position de conflit d'intérêts en représentant à la fois le gouvernement fédéral et Placeteco.Interrogée à plusieurs reprises à ce sujet, la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, a répété que les dirigeants de Placeteco avaient prouvé au gouvernement fédéral qu'ils avaient bel et bien créé des emplois avec la subvention.PHOTO PC La médaille de la paix La gouverneure générale du Canada, Mme Adrienne Clarkson (à droite), a remis hier à Mme Flora Mc Donald, qui fut notamment ministre dans le cabinet Mulroney, la médaille de la paix Lester B.Pearson.À l'arrière-plan, le fils de l'ex-premier ministre du Canada, M.Geoffrey Pearson.Réforme Harel: la couronne nord applaudit au retrait de la Rive-Sud JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les préfets des municipalités régionales de comté (MRC) et les maires de la couronne nord applaudissent la décision de leurs collègues de la Rive-Sud de suspendre leur participation aux travaux du comité consultatif sur la réforme annoncée par la ministre Louise Harel.Leur porte-parole, Yvan Deschênes, maire de Rosemère, a indiqué, hier, que ces élus locaux espèrent maintenant que la ministre et le gouvernement comprendront que les couronnes refusent d'être réduites au simple rôle de payeur.Dès l'annonce du plan de la ministre, ces élus avaient résolu unanimement de ne pas participer au comité consultatif sur la création de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).« Les deux couronnes sont arrivées aux mêmes conclusions en adoptant deux chemins différents, dit M.Deschênes.Nous en venons tous à la conclusion que le gouvernement ne veut pas régler les problèmes à la source ; il ne fait que chercher de nouveaux joueurs pour éponger la facture de Montréal.La preuve est maintenant faite que cette réforme provoquerait l'appauvrissement des contribuables des couronnes.» De son côté, le maire de Saint- Eustache, Jean Prévost, a souligné qu'au lieu de vouloir payer les factures de Montréal, la réforme Harel « aurait dû plutôt être l'occasion de régler des dossiers importants pour la région et pour les municipalités en général.« On connaît depuis des années la même attitude de confrontation et d'intransigeance de la part du gouvernement, dit-il.Les ministres passent tellement vite qu'ils n'ont pas le temps de bien maîtriser leur dossier.On a l'impression de toujours relire le même mauvais scénario. 6LP2302A0325 A23 samedi 6LP2301A0325 ZALLCALL 67 01:29:32 03/25/00 B Politique LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 R A 23 Santé: les provinces reviennent à la charge Elles continueront de revendiquer le rétablissement complet du Transfert social canadien LIA LÉVESQUE Presse Canadienne N'en déplaise au ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, les ministres de la Santé des provinces continueront de revendiquer sans démordre un rétablissement complet du Transfert social canadien en matière de santé.Elles ont même l'intention d'étayer leur revendication par d'autres chiffres et, dans le cas de l'Ontario, par une campagne de publicité.Réunis dans un hôtel de Montréal hier, les ministres de la Santé des 10 provinces et des territoires du Canada se sont entendus sur l'ordre du jour à discuter lors de leur prochaine rencontre avec leur homologue fédéral, Allan Rock, le 30 mars.Ils feront d'abord rapport à leurs premiers ministres respectifs, indiquait hier le ministre de la Santé du Manitoba, David Chomiak, président de la conférence.Toutefois, il est déjà évident que les provinces martèleront le clou du rétablissement complet du Transfert social canadien au niveau où il était en 1994-95, avant que les compressions fédérales ne commencent.Les provinces exigent ainsi une réinjection de 4,4 milliards dans les paiements en espèces aux provinces destinés aux soins de santé.À titre de comparaison, le dernier budget Martin n'a réinjecté que 2,5 milliards sur quatre ans à ce chapitre.« Insuffisant », « inacceptable », ont tour à tour lancé les ministres de la Santé du Québec, de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta, qui ont exprimé leur frustration aux journalistes.La ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Pauline Marois, a souligné que, pour chaque dollar dépensé en santé, Québec injecte 86 cents et Ottawa 14 cents ; alors qu'à l'origine, ces dépenses devaient être partagées également.Même déséquilibre en Ontario, a dit la ministre Elizabeth Witmer : 89 cents pour le gouvernement ontarien et 11 cents pour le gouvernement fédéral.Pour mieux convaincre le gouvernement fédéral de réinvestir, les provinces ont convenu de créer un groupe de travail qui préparera un rapport exhaustif d'ici le début mai.Ce groupe approfondira les données sur l'ampleur des compressions fédérales et leurs effets sur les services aux citoyens, établira les coûts réels du système de santé, les défis auxquels il sera confronté dans l'avenir, à cause du vieillissement de la population, de la hausse du coût des médicaments et des technologies.« Nous allons mettre ensemble nos informations », résumait Pauline Marois.Cette stratégie commune n'empêchera pas certaines provinces, comme l'Ontario, d'adopter du même souffle une stratégie qui lui est propre.La ministre ontarienne Witmer a présenté une campagne publicitaire qui sera diffusée à la télévision montrant que son gouvernement a dû accroître les fonds qu'il consacre à la santé, pendant qu'Ottawa a réduit de 1,7 milliard les paiements qu'il versait à l'Ontario à ce chapitre.Des sanctions s'il le faut Les cliniques qui imposeraient des frais illégaux seraient pénalisées Mme Marois dénonce les versements d'Ottawa aux Anglo-Québécois LIA LÉVESQUE Presse Canadienne La ministre Pauline Marois s'est dite « très en colère » de voir la ministre du Patrimoine Sheila Copps verser de l'argent directement à la communauté anglophone pour accroître les services dispensés en anglais au Québec dans le domaine de la santé.Le gouvernement fédéral versera 700 000 $ pour faciliter l'accès aux services de santé en anglais aux Anglo-Québécois.De cette somme, 550 000 $ viendront du ministère du Patrimoine canadien de Sheila Copps, 136 000 $ de Santé Canada et 15 000 $ de la Justice.C'est « inacceptable », s'est exclamée la ministre Marois, invitée à commenter cette information, parue dans l'édition d'hier du quotidien The Gazette.« Je souhaiterais que cette somme soit peut-être transférée à M.(Allan) Rock ou qu'il nous la transfère pour la santé et les services sociaux », a opiné Mme Marois.La ministre participait justement à une conférence des ministres de la Santé des provinces et territoires, au terme de laquelle ceux-ci ont réclamé davantage d'argent d'Ottawa pour les soins de santé.Ce 700 000 $ servira à financer différents projets locaux pour accroître l'accès à des services en anglais dans le domaine de la santé, comme la traduction d'informations ou la création d'un site web en anglais touchant des informations sur la santé.« Elle (Mme Copps) croit qu'on ne traduit pas les documents lorsque c'est nécessaire.Elle veut peut-être implanter un nouveau Info- Santé au Québec ?Qu'elle passe donc par les mécanismes de sa Constitution », a lancé Mme Marois.La ministre Marois a indiqué que le gouvernement du Québec « avait intégralement respecté les engagements pris à l'égard des Québécois de langue anglaise » en matière d'accès aux services et aux soins de santé dans leur langue.Une commission de langue anglaise dans le domaine des services sociaux qui a évalué les plans d'accès à ces services s'est elle-même dite satisfaite, notamment pour les trois régions qui comptent davantage d'anglophones, à savoir Montréal, l'Outaouais et l'Estrie, a souligné Mme Marois.« Le niveau des ressources est adéquat et je puis assurer que l'ensemble de la communauté québécoise de langue anglaise peut avoir accès dans nos services à des services dans sa langue », a assuré la ministre de la Santé et des Services sociaux.Presse Canadienne La ministre québécoise de la Santé, Pauline Marois, assure que s'il y a eu infraction à la loi dans le domaine de la gratuité des soins de santé, des sanctions seront appliquées.La ministre a ainsi réagi aux informations voulant que des cliniques privées aient exigé certains frais de la part de patients devant être traités ou opérés afin d'y être soignés plus rapidement, court-circuitant ainsi les listes d'attente dans le système public.La Régie de l'assurance maladie du Québec fait déjà enquête à ce sujet, a rappelé la ministre Marois, interrogée à ce sujet lors de la conférence des ministres de la Santé des provinces et territoires, à Montréal.« Si cela est illégal, il y aura les sanctions prévues ».Mme Marois a invité à la prudence avant de conclure immédiatement.« On ne peut pas présumer par avance qu'il y a illégalité, donc culpabilité.Les vérifications se font.Les enquêtes se font.» PHOTO PC La ministre de la Santé du Québec, Mme Pauline Marois, a exprimé sa colère, hier, devant l'initiative d'Ottawa de verser 700 000 $ aux Anglo-Québécois pour leur faciliter l'accès aux soins de santé.Le prix du pétrole continue de hanter les régions du Québec NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Un débat sur le développement régional s'est rapidement transformé en plaintes contre le prix trop élevé de l'essence, hier, devant une commission parlementaire de l'Assemblée nationale.« En région, les gens ont de grandes distances à parcourir.Les citoyens sont donc pénalisés par la hausse du prix du carburant », a déploré la député de Bonaventure, Nathalie Normandeau, lors d'une interpellation soulevée par l'opposition libérale à la commission de l'Aménagement du territoire.La députée a déploré la décision du gouvernement de ne pas réduire les taxes sur l'essence et le diesel, afin de donner un répit à ceux qui doivent effectuer du transport.« Les consommateurs en régions sont pénalisés à trois niveaux : à la pompe, sur la base des distances qu'ils ont à parcourir et lorsque vient le temps d'acheter des biens de consommation », a dit la députée Normandeau.En Gaspésie, le coût du carburant risque de nuire au développement du tourisme, qui constitue le fer de lance de l'économie gaspésienne, a fait valoir la députée de Bonaventure.Le ministre des Régions, Jean-Pierre Jolivet, a souligné pour sa part que le gouvernement avait déjà posé des gestes pour aider ceux qui vivent de l'industrie du transport à faire face au prix du carburant.Les contrats gouvernementaux avec les entreprises de transport et les transporteurs scolaires ont été revus et l'entreprise privée a été invitée à faire la même chose.Mais Québec refuse de se priver des revenus des taxes sur le carburant afin d'engraisser les pays exportateurs de pétrole Le ministre a aussi noté l'argumentation de l'Association québécoise des indépendants du pétrole (AQIP).Ce groupe explique que les 11 pays exportateurs de pétrole et membres de l'OPEP sont les principaux responsables des hausses de prix. 6LP2401A0325 A25 samedi, MONDE 6LP2401A0325 ZALLCALL 67 01:27:48 03/25/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Ouganda : on déterre 153 cadavres dans une propriété de la secte apocalyptique d'après AFP KAMPALA Plus de 150 cadavres ont été déterrés hier dans une propriété de la secte Restauration des dix commandements de Dieu à environ 45 km de Kanungu, où plus de 330 adeptes sont morts brûlés le 17 mars dans un drame désormais considéré par la police ougandaise comme un meurtre collectif.« Il y a 153 corps au total », a déclaré un porte-parole de la police ougandaise, Assuman Mujenyi, qui a précisé qu'il y avait 59 enfants et 94 adultes, majoritairement des femmes.Certaines personnes avaient été étranglées, certaines frappées ou tailladées à mort, a-t-il ajouté.Les corps se trouvaient dans des fosses communes découvertes dans la propriété d'une autre branche de la secte dans le village de Kalingo, dans le district de Rukingere (sudouest de l'Ouganda), a précisé le député de la région, Jim Muhwezi.Certains corps « ont été mis en terre il y a environ un an », a-t-il indiqué.La première fosse commune découverte par les policiers contenait 20 cadavres, principalement de femmes et d'enfants, dont certains avaient des cordes autour du cou, a ajouté Muhwezi.Les autres corps ont été déterrés dans d'autres fosses communes tout au long de la journée.Cette macabre découverte survient au moment où la police ougandaise a qualifié de meurtre collectif le drame de Kanungu, d'abord considéré comme un suicide collectif.Il y a une semaine, au moins 330 adeptes de la secte étaient morts brûlés dans leur église de fortune de cette localité, également située dans le district de Rukingere.Le chef de la police ougandaise avait estimé que le bilan total pourrait s'élever à 400 morts.Six corps en décomposition, visiblement assassinés avant l'incendie de l'église, avaient été dégagés mardi des latrines de la propriété.« Nous traitons maintenant les morts de Kanungu comme un meurtre collectif, exceptées celles des dirigeants de la secte.Si ceuxci sont morts, ils se sont suicidés car ils savaient ce qui allait se passer », a déclaré le porte-parole de la police.Les autres adeptes pouvaient ne pas avoir su ce qui allait survenir quand ils sont entrés dans l'église, a-t-il ajouté.Les corps calcinés, au moins 330, ont été découverts dans l'église dont les portes et les fenêtres avaient été clouées de l'extérieur.Selon un rapport préliminaire de la police, les victimes sont mortes axphyxiées ou brûlées.L'incendie a été provoqué par des explosions, et non par de l'essence dont les fidèles se seraient aspergés, comme les services de sécurité l'avaient pensé dans un premier temps.Selon la police, la secte avait lancé des invitations pour une réception le 18 mars, le lendemain du drame, afin d'inaugurer sa nouvelle église et d'accueillir le nouveau commissaire du district.Les adeptes avaient vendu leurs biens et même payé leurs impôts le 14 mars.« Ils ont baptisé ceux qui ne l'étaient pas et ont payé toutes leurs dettes », a déclaré le porte-parole.Les dirigeants de la secte prédisaient l'imminence de la fin du monde et certaines victimes avaient laissé des messages affirmant qu'elles allaient au paradis.La police ignore si le dirigeant de la secte, Joseph Kibwetere, est encore vivant ou s'il est mort dans l'incendie.Un adolescent affirme l'avoir vu quitter Kanungu en compagnie d'une autre dirigeante, Credonia Mwerinde, dans la nuit du 16 au 17 mars.Aucun bilan définitif officiel de la tragédie de Kanungu n'a pu être établi jusqu'à aujourd'hui compte tenu de la difficulté de compter l'ensemble des victimes.Seules deux personnes ont été formellement identifiées dont un des dirigeants du groupe, un ancien prêtre catholique, Dominique Katarababo.CHILI Corps exhumés n Les cadavres de onze personnes présumées exécutées sous la dictature du général Augusto Pinochet ont été découverts dans une fosse commune du cimetière de Concepcion, à 500 km au sud de Santiago.Les recherches dans le cimetière se sont déroulées tout au long de la semaine sur ordre du juge Juan Guzman Tapia, chargé d'instruire les 76 plaintes déposées au Chili contre Pinochet pour des crimes commis sous son régime.L'objectif des fouilles était de retrouver les restes de 24 opposants détenus par l'armée et la police et portés disparus en 1973 et 1974.d'après AFP TCHÉTCHÉNIE Sécurité maximale n La sécurité a été encore renforcée hier en Tchétchénie par crainte de provocations des indépendantistes à deux jours de la présidentielle alors que la télévision d'État russe affirmait que le président tchétchène, Aslan Maskhadov, avait appelé à pertuber le scrutin.Le ministère de l'Intérieur a accru jusqu'à lundi ses contrôles et ses patrouilles sur le territoire tchétchène déjà soumis à un couvrefeu.Maskhadov a donné l'ordre à ses combattants de « voler les urnes et de brûler les bureaux de vote », a affirmé la chaîne ORT.d'après AFP CROATIE Sévère condamnation n La chambre d'appel du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie a condamné hier à La Haye le Croate Zlatko Aleksovski à sept ans de prison pour crimes de guerre, triplant quasiment la peine de deux ans et demi qui lui avait été infligée en première instance.Aleksovski, 40 ans, avait été accusé de crimes commis à l'encontre de Musulmans bosniaques dans la prison de Kaonik, dont il a été le commandant de janvier à mai 1993.Il avait notamment choisi des prisonniers pour qu'ils servent de boucliers humains.d'après AFP PHILIPPINES La peine de mort n Le président philippin Joseph Estrada a ordonné hier un moratoire jusqu'à la fin de l'année sur la peine de mort pour se conformer à une demande personnelle de l'évêque Teodoro Bacani, président de la conférence épiscopale des Philippines.« J'ai accepté un moratoire en raison des célébrations du jubilé de l'Église catholique », a déclaré Estrada.d'après AFP IRAN Rappel à l'ordre n Un dignitaire religieux conservateur, l'ayatollah Mohammad Yazdi, a demandé hier à la police et à la justice « de faire respecter le port du voile islamique » par les jeunes femmes, notamment dans les quartiers nord de Téhéran.Selon lui, les jeunes filles respectent de moins en moins la tenue et notamment le foulard islamique.« Ce n'est pas croyable, le foulard recule de plus en plus sur la tête des femmes et bientôt elles vont sortir sans voile pour de petits déplacements », a affirmé l'ayatollah.d'après AFP BRÉSIL Maire accusé n Un juge d'un tribunal des comptes de Sao Paulo a accepté hier une demande de destitution du maire de la ville, Celso Pitta, accusé de corruption.La requête provenait du ministère public.Des accusations avaient été portées par l'ancienne femme du maire, Nicea Pitta.M.Pitta pourra faire appel de la décision mais devra abandonner son poste immédiatement et jusqu'à la fin de l'enquête qui devra vérifier des allégations d'enrichissement illicite et de trafic d'influence.Un industriel, Jorge Yunes, lui aurait notamment prêté l'équivalent de 465 000 dollars US.d'après AFP Belgrade se souvient des attaques de l'OTAN Plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier à Belgrade pour marquer le premier anniversaire du début des frappes de l'OTAN.Le parlement et le gouvernement ont tenu des sessions spéciales et dans tout le pays, des couronnes de fleurs ont été déposées sur les lieux frappés par les bombes et les missiles, spécialement là où les frappes avaient fait des victimes civiles.Des fleurs ont aussi été portées devant l'ambassade de Chine, où trois personnes avaient été tuées par un bombardement.PHOTO REUTER Poutine, cet inconnu auquel les Russes s'identifient Jooneed Khan Les Russes s'apprêtent à élire demain à la présidence de leur pays Vladimir Poutine, un pâle inconnu oeuvrant dans l'obscurité il y a moins d'un an mais en lequel ils reconnaissent de plus en plus un des leurs, et l'un des meilleurs.Pour un peuple dressé dans le culte séculaire de l'État, le fait que le président sortant Boris Eltsine, et donc l'appareil, ait désigné Poutine comme « prince héritier » lui confère une légitimité qui le place audessus de ses 11 rivaux dans la course présidentielle.Mieux : un sondage du journal Itogi indique que les Russes, toutes tendances confondues, admirent chez Poutine des qualités qu'ils avaient fini par trouver manquantes chez Eltsine : jeunesse (il a 47 ans), sobriété (il ne titube pas en public), dynamisme (il est ceinture noire au judo, il fait du ski, il pilote des avions de combat), ouverture (« il connaît l'Occident pour avoir été espion du KGB en Allemagne de l'Est »), et efficacité (« il fait germanique, aryen »).Même son louvoiement dans la campagne, où il a refusé d'expliciter son programme, de se vendre à la télé ou de débattre avec ses adversaires, est perçu comme de la bonne ruse.Et sa guerre sans quartier en Tchétchénie est vue comme une démonstration de fermeté et de patriotisme.Les enquêtes des médias russes et étrangers, ainsi qu'un livre lancé la semaine dernière par son organisation, « À la première personne », permettent de cerner de plus près le personnage qui sera l'homologue du futur président des États-Unis et le partenaire des chefs du G7.D'origine modeste, Vladimir Vladimirovitch Poutine représente la 3e génération d'une famille élevée sous le communisme.Son grand-père était cuisinier de Lénine et de Staline.Son père était un agent du NKVD, le prédécesseur du KGB, parachuté derrière les lignes nazies en Estonie durant la Seconde guerre mondiale.Sa mère, Maria, survécut les 900 jours de siège nazi de Léningrad (Saint-Pétersbourg), mais pas ses deux frères, plus âgés que lui, qui furent parmi les 640 000 victimes du siège.La maison familiale fut détruite et ses parents déménagèrent dans un bloc d'appartements communal de Léningrad, où Vladimir naquit en octobre 1952.Les Poutine partageaient un petit appartement avec plusieurs familles.Il n'y avait ni eau chaude ni cuisine.Le petit Vladimir s'amusait à chasser des rats dans l'escalier.Son père était ouvrier dans une usine de wagons et sa mère balayait les rues et lavait des éprouvettes dans un laboratoire.Mais en 9e année, Vladimir entra, sur recommandation de ses maîtres, à l'école 281, celle des meilleurs étudiants de la ville.Ses amis se souviennent de lui comme d'un garçon brillant, mais calme et effacé, qui cependant, quoique de petite taille (il mesure à peine 5 pieds 6), savait se d é f e n d r e contre les plus grands.Il étudia le judo et le sambo, un art martial russe, et se convainquit que « la meill e u r e d é - fense, c'est l'attaque ».Son intérêt pour l'esp i o n n a g e , « un rêve basé sur la lecture de romans », dit-il, date de cette époque.Il se présenta un jour au bureau du KGB pour s'enquérir comment devenir agent.Le KGB lui suggéra d'étudier le droit.Il s'inscrivit à l'Université d'État de Léningrad, et le KGB, qui le surveillait, l'embaucha en 1975 dans le contre-espionnage.À l'Institut d'espionnage du KGB à Moscou, il apprit l'allemand et obtint sa ceinture noire en judo.En 1985, le KGB l'envoya à Dresde, en Allemagne de l'est, avec mission de recruter des agents et d'analyser des données sur les pays de l'OTAN.Il fut promu deux fois et son mandat prolongé, mais après la chute du mur de Berlin, Poutine retourna en Russie en 1990 et fut fait directeur adjoint de l'université d'État de Léningrad.C'est là qu'il rencontra Anatoli Sobtchak, exprofesseur de droit alors à la tête du conseil municipal et l'un des principaux militants de la démocratie en Russie.Sobtchak élu maire de Léningrad en 1991, il en devint le bras droit.Il quitta le KGB lors du putsch manqué des communistes et devint maire-adjoint, attirant à Léningrad des investissements, surtout allemands.Léningrad, rebaptisée Saint-Pétersbourg, devint aussi la capitale du crime et de la corruption en Russie.Mais Poutine s'en tira sans éclaboussures.Et quand il versa devant les caméras quelques larmes sur la dépouille de Sobtchak le mois dernier, les Russes y virent un ami loyal et un coeur sensible \u2014 alors que d'autres s'en tenaient éloignés après que Sobtchak eut fui le pays sous des accusations de corruption.Sobtchak battu en 1996, Poutine fut recruté par Pavel Borodine, alors le puissant gérant des entreprises d'Eltsine.Il fit ainsi son entrée dans « la Famille », la clique dirigeante du Kremlin.Il sortit indemne des nombreux scandales impliquant Borodine et « la Famille », et fut fait chef du FSB, l'ex- KGB, en 1998.Il s'employa à protéger « la Famille » dans la tourmente, faisant mettre à pied le procureur général Iouri Skouratov après coulage d'une vidéo le montrant au lit avec deux prostituées.Si bien qu'en août 1999, Eltsine le nomma premier ministre à la place d'Evguéni Primakov.En septembre, Poutine déclencha la deuxième guerre de Tchétchénie, récoltant des dividendes politiques dès décembre avec la percée du bloc Unité aux législatives.Frappant le fer chaud, Eltsine se retira trois mois avant terme et nomma Poutine à sa place le 31 décembre.Le premier acte de Poutine : un décret immunisant Eltsine contre d'éventuelles poursuites. 6LP2501A0325 A25 samedi, MONDE 6LP2501A0325 ZALLCALL 67 01:27:40 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 25 Monde Pékin avoue que la réintégration de Taiwan sera longue La presse officielle chinoise fait intervenir un universitaire qui abonde en ce sens d'après AFP PÉKIN La « réunification » de Ta Ïwan avec le reste de la Chine prendra du temps, a reconnu hier la presse officielle chinoise, écartant le lancement d'un ultimatum aux autorités taiwanaises.Dans un commentaire, le quotidien de langue anglaise China Daily a affirmé que « maintenant que Hong Kong et Macao ont été réunis à la patrie, il faut résoudre la question de Taiwan ».Cependant, poursuivait-on, « la question de Ta Ïwan est plutôt compliquée et ne pourra pas être résolue instantanément ».« Si la réunification se fait par des négociations pacifiques, le processus risque d'être long car de nombreux problèmes techniques devront être discutés », a déclaré Li Jiaquan, un chercheur de l'Académie chinoise des sciences sociales cité par le journal.Pékin, qui considère Taiwan comme une province rebelle, a menacé le mois dernier de recourir à la force contre l'île si ses dirigeants tardent « indéfiniment » à négocier les termes de la « réunification » chinoise.Cet avertissement équivaut à « un calendrier sans date limite », a estimé M.Li.Un autre expert cité par le journal a plaidé pour une période « transitoire » de détente entre les deux rives du détroit afin de préparer le terrain à la négociation politique.Les deux parties « devraient d'abord établir des contacts humains au travers d'échanges économiques et culturels et mettre en place des services directs pour le commerce, la poste et les transports aériens et maritimes afin de les amener à la table des négociations », a proposé Li Yihu, un professeur de la prestigieuse Université de Pékin.Le nouveau président taiwanais, Chen Shui-bian, a indiqué hier dans une entrevue accordée à un quotidien japonais qu'il ne déclarerait pas l'indépendance tant que la Chine ne menacera pas d'envahir l'île.« Je ne ferai pas la promotion du principe des deux nations inclus dans la constitution tant que je serai à mon poste », a aussi déclaré Chen à l'Asahi Shimbun.De plus, « je n'organiserai pas de référendum pour choisir entre l'unification et l'indépendance et je ne changerai pas le nom de Taiwan », a assuré le candidat élu du Parti démocratique et progressiste (DPP).Il souhaite plutôt engager des négociations avec Pékin sur trois dossiers : les échanges directs, un accord de paix et l'établissement de la confiance mutuelle.« Nous aimerions réviser et transformer en profondeur ces dossiers politiques sur la base de la réciprocité et avec la promesse que la sécurité de Taiwan soit assurée », a précisé Chen.Les autorités chinoises ont fait du principe « une seule Chine » un dogme de leur politique à l'égard de Taiwan.Chen a déclaré au quotidien japonais qu'il était « prêt à en discuter » tout en souhaitant que Pékin ne fasse de la reconnaissance de ce principe un préalable.Par ailleurs, le président taiwanais sortant, Lee Teng-hui, a démissionné hier de la présidence du Kuomintang (KMT), tirant, non sans difficulté, les conclusions de la déroute électorale de son parti, qui a dominé Taiwan pendant un demi- siècle.« Le président Lee vient de démissionner », a annoncé le directeur de cabinet du vice-président Lien Chan, Ting Yuan-chao.Au même moment, l'ancien président, qui a gouverné Taiwan au cours des 12 dernières années et qui est agé de 77 ans, quittait le siège du parti en disant à la presse : « Adieu, et prenez soin de vous ».Le vice-président Lien Chan, candidat malheureux à l'élection présidentielle de samedi dernier, a été nommé président du parti par intérim.Le nouveau président du Sénégal craint des évasions de capitaux Agence France-Presse DAKAR Le président élu du Sénégal, Abdoulaye Wade, a mis en garde l'administration et le pourvoir sortant contre l'évasion de capitaux vers l'étranger et la destruction d'archives du ministère des Finances.Dans une interview au quotidien Wal Fadjri, Wade, qui doit prêter serment le 1er avril, a dénoncé ces pratiques et demandé aux services des Douanes de prendre toutes les dispositions pour stopper les transferts illicites.Il a souhaité que ministres et hauts fonctionnaires de l'ancien gouvernement ne sortent pas du îays dans l'immédiat. 6LP2699A0325 A26 samedi, G N RAL 6LP2699A0325 ZALLCALL 67 13:50:59 03/25/00 B A 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Monde Violence et corruption au Mexique à trois mois du scrutin ANDRÉ BIRUKOF Agence France-Presse, MEXICO Un climat de violence et de corruption, qui touche aux plus hauts niveaux de l'administration, s'est emparé du Mexique et risque, trois mois avant la présidentielle, de perturber la stabilité du pays.Ce climat s'est traduit jeudi soir par un attentat contre un ancien haut responsable de la lutte antidrogue, blessé lors d'une fusillade devant un hôtel de luxe de la capitale au cours de laquelle deux personnes ont été tuées.Une affaire d'autant plus mystérieuse que ce responsable, Cuauhtémoc Herrera Siaslegui, ex-coordinateur d'une unité de lutte contre la délinquance organisée, était soupçonné de liens avec la mafia, en particulier avec le Cartel de Juarez, l'une des plus redoutables organisations criminelles de trafic de drogue.Quelques heures avant l'attentat, le tsar anti-drogue mexicain Mariano Herran Salvatti avait en effet indiqué que Herrera Siaslegui devrait comparaître dans une affaire de blanchiment d'argent de la drogue à Cancun, la principale station balnéaire mexicaine, considérée comme une plaque tournante pour le passage des stupéfiants vers les États-Unis.Fléau de l'administration mexicaine, la corruption est également à l'origine du suicide il y a deux semaines de Juan Manuel Izabal, directeur administratif des services du procureur de la république.De peur d'un scandale, Juan Manuel Izabal, considéré comme le « bras droit » du procureur Jorge Madrazo, s'est donné la mort pour ne pas avoir à répondre d'une somme d'environ 1,5 million de dollars acquise de manière illégale.Alors qu'au Mexique les affaires de corruption restent souvent inexpliquées, les autorités ont enregistré dernièrement de graves revers dans la lutte contre la violence, en particulier dans le nord du pays où les mafias de la drogue sont particulièrement puissantes.Ainsi, fin février dernier, le chef de la police de Tijuana, Alfredo de la Torre, a été assassiné dans le plus pur style mafieux, littéralement mitraillé de 50 balles.Quinze jours plus tard deux avocats au service de trafiquants de drogue ont également été assassinés.L'atmosphère qui règne actuellement au Mexique, alors que la présidentielle doit avoir lieu le 2 juillet prochain, n'est pas sans rappeler la période encore plus trouble qui a marqué la fin de mandat du président Carlos Salinas, prédécesseur de l'actuel chef d'État, Ernesto Zedillo.Il y a six ans à la même époque, le candidat du parti au pouvoir à la présidence, Luis Donaldo Colosio, était assassiné dans la ville de Tijuana lors d'un meeting électoral.Ce meurtre qui a considérablement perturbé le processus électoral d'alors n'a jamais été éclairci et demeure comme une tache indélébile dans l'histoire moderne du Mexique.Un assassinat du genre de celui de Colosio est-il encore possible, se demandait récemment l'influente revue Milenio avant de répondre : « S'il s'est produit il y a six ans dans un pays stable qui peut garantir qu'il ne se produise pas aujourd'hui dans un Mexique en pleine transition.».L'Iran devra verser 341 millions à l'ex-otage américain Anderson Annan appelle à la compassion envers les populations irakiennes Agence France-Presse NATIONS UNIES, New York Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a averti que l'ONU pourrait perdre sa « guerre de propagande » avec Bagdad si elle ne faisait pas plus pour améliorer les conditions de vie désastreuses de la population irakienne.« Le Conseil doit chercher toutes les occasions de soulager les souffrances de la population, qui après tout n'est pas la cible des sanctions », a dit M.Annan.M.Annan s'adressait aux quinze membres du Conseil qui ont pour la première fois en dix ans publiquement débattu de la situation humanitaire en Irak.La majorité des quinze membres du Conseil ont critiqué les insuffisances du programme humanitaire, attribués par certains pays au sévère régime de sanctions imposé à l'Irak après son invasion du Koweït en 1990.Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est finalement engagé hier à améliorer son programme d'aide à l'Irak face aux dénonciations de plus en plus nombreuses de la crise humanitaire dans ce pays après un embargo de près de dix ans.Mais les États-Unis ont réitéré que les sanctions restaient en place parce que « l'Irak était toujours une menace ».d'après AP WASHINGTON L'Iran a été condamnée hier par un juge fédéral américain à verser 341 millions de dollars de dommages et intérêts à l'ancien otage américain Terry Anderson, ex-chef du bureau de l'Associated Press à Beyrouth, et à sa famille.Le juge Thomas Penfield Jackson a justifié sa décision par le fait que les sept années de captivité de Terry Anderson à Beyrouth constituaient un traitement « sauvage et cruel », au vu des « normes civilisées ».Le jugement condamne l'État iranien à verser 24,5 millions de dollars à Terry Anderson lui-même, 10 millions à son épouse, Madeleine Bassil, et 6,7 millions à leur fille Sulome.Le juge Jackson a également condamné le ministère iranien de l'Information et de la Sécurité à verser aux trois plaignants 300 millions de dollars.Rien ne permet toutefois de savoir si Terry Anderson et les siens recevront cet argent, même si l'ex-otage et ses anciens compagnons américains estiment que les États-Unis ont gelé plusieurs centaines de millions de dollars d'avoir iraniens autres que diplomatiques.L'ex-journaliste était le principal correspondant de l'AP au Proche-Orient. 6LP2701A0325 a27 actus sam 25 mars 6LP2701A0325 ZALLCALL 67 01:25:58 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 27 Une autre bavure policière secoue New York Le maire Rudolph Giuliani attaque la victime et louange les policiers RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK Un mois après l'acquittement controversé de quatre policiers accusés de meurtre dans l'affaire Amadou Diallo, la ville de New York est secouée par une nouvelle bavure policière qui se répercute bruyamment dans la course entre Rudolph Giuliani et Hillary Clinton pour un siège au Sénat des États-Unis.Le 16 mars dernier, Patrick Dorismond, un Haïtien de Brooklyn, est devenu le quatrième Noir non armé à se faire tuer par un policier de New York en 13 mois.Les circonstances de la mort du gardien de sécurité de 26 ans expliquent en partie la colère des Noirs de la ville.Il faut imaginer la scène : devant un bar de la 8e Avenue, pas très loin de Times Square, Patrick Dorismond attend un taxi avec un collègue de travail, passé minuit.Habillé en civil, le gardien de sécurité se fait accoster sur le trottoir par un type qui lui demande s'il a du pot à vendre.Dorismond ne s'en doute pas, mais il a affaire à un flic « undercover », membre d'une unité antidrogue.Deux autres policiers, également habillés en civil, ne sont pas loin.Ils attendent que Dorismond tombe dans lepiège tendu par leur collègue avant de lui passer les menottes.Mais Dorismond n'est pas un dealer de drogue.Insulté, le père de deux jeunes enfants dit sa façon de penser au type.Une échauffourée éclate entre les deux hommes.Les deux autres policiers accourent sur les lieux pour aider leur collègue.L'un d'eux, revolver à la main, tire un coup de feu dans des circonstances nébuleuses.Dorismond tombe sur le trottoir, atteint mortellement.Fin de l'épisode.Un « grand jury » a été constitué pour déterminer si des accusations doivent être portées contre le détective Anthony Vasquez, un Latino de Long Island, qui a tiré le coup fatal.Par la voix de son avocat, le policier a soutenu que le coup était parti accidentellement.Selon lui, c'est Dorismond qui a tout déclenché en frappant un de ses collègues et en fonçant sur lui.Témoin de l'échauffourée, le collègue de travail de Dorismond a contredit la version des policiers, leur attribuant le rôle d'agresseur.Il a précisé que les policiers ne s'étaient jamais identifiés comme tel.Au-delà des versions contradictoires, il y a une question qui domine les conversations : un homme qui ne dérange absolument personne n'a-t-il pas le droit d'attendre un taxi sans risquer d'être tué par un policier ?Après la mort du Guinéen Amadou Diallo, victime innocente d'une rafale policière de 41 balles, la question est soulevée sur un ton particulièrement rageur chez les Noirs.Dans les heures qui ont suivi la mort de Dorismond, Giuliani a exhorté les New-Yorkais à la patience, les mettant en garde contre les conclusions hâtives.Mais il a lui-même soulevé la tempête en permettant à son chef de police de rendre public le dossier judiciaire de Dorismond, qui comprend trois arrestations pour des infractions mineures, mais aucune accusation criminelle.L'une de ces arrestations est survenue alors que Dorismond avait 13 ans.Selon certains avocats, Giuliani a violé la loi en étalant ainsi le dossier juvénile de la victime.Donnant l'impression d'être insensible à la mort d'un citoyen, le maire a été vertement critiqué pour ses commentaires sur les antécédents de Dorismond.« C'est comme traiter la victime d'un viol de salope », a déclaré Charles Rangel, l'élu de Harlem à la Chambre des représentants des États-Unis.Mais Giuliani en a remis le 19 mars au cours d'une entrevue au réseau de télévision Fox, affirmant que le dossier judiciaire de Dorismond prouvait qu'il n'était pas « un enfant de choeur ».Plus d'une semaine après la mort de Patrick Dorismond, Giuliani n'a toujours pas adressé ses excuses ou ses condoléances à la famille de la victime.Il a cependant vanté la bravoure du détective Vasquez, dont la feuille de route est pourtant suspecte.Le policier a déjà tiré sur le chien de son voisin avec son arme de service, sous prétexte que l'animal menaçait son enfant.Et il a déjà brandi son arme au cours d'une bagarre dans un bar de la Pennsylvanie, où il n'était pas de service.La réaction de Giuliani à la mort de Patrick Dorismond est devenue une source de gêne pour certains républicains de New York, qui se demandent si le maire n'est pas allé trop loin.C'est certainement l'opinion d'Hillary Clinton, qui a accusé Giulani de diviser New York « en sautant aux conclusions à propos de Patrick Dorismond et en réagissant de façon colérique aux critiques formulées à l'endroit des policiers ».« À mon avis, cela représente un type de leadership qui n'est pas efficace ces joursci », a déclaré la First Lady.Les funérailles de Patrick Dorismond ont lieu aujourd'hui à Brooklyn.Le disparu était le fils d'André Dorismond, un chanteur populaire en Haïti dans les années 50 et 60.DEMAIN 6LP2801A0325 A 28 samedi, 25 mars 6LP2801A0325 ZALLCALL 67 01:23:56 03/25/00 B A 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Têtes d'affiche Après les Irlandais et la Saint- Patrick le week-end dernier, ce sera au tour de la communauté hellénique de Montréal de célébrer, en fin de semaine, à l'occasion de la Fête nationale de la Grèce, marquant la libération de leur mèrepatrie de l'occupation de l'Empire ottoman, en 1821.Demain, à 11 h 30, il y aura une cérémonie religieuse à l'église Évangélismos Tis Théotokou (777, rue Saint-Roch), un défilé devant suivre, rue Jean- Talon, à compter de 13 h.Pour clore les célébrations, le consul général de Grèce recevra la communauté hellénique de Montréal au Centre hellénique, à 18 h.n n n Yvon Deschamps Sur le thème Opération « faim d'école », Yvon Deschamps, à titre de président d'honneur de la campagne menée par la fondation Paul Gérin-Lajoie, invite les Québécois à suivre son exemple et à parrainer la d'un enfant du Sénégal ou d'Haïti.L'humoriste québécois prend fait et cause pour cette intervention humanitaire dans le respect des cultures, des coutumes et les réalités locales, comme le précise le président-fondateur de l'organisme d'alphabétisation et de scolarisation, Paul Gérin-Lajoie.Un documentaire réalisé par Daniel Bertolino vous en dira plus long sur la façon de financer l'éducation d'un enfant haïtien ou sénégalais.Il sera diffusé, entre autres aujourd'hui, à 7 h à TQS, à 14 h à Télé-Québec et à 14 h 30 sur le réseau TVA.Renseignements : 1-800-ENFANTS (1-800-363-2687).n n n C'est sous la coprésidence d'honneur de l'humoriste Yvon Deschamps et Alain Dumont, PDG de Cercueils Vic Royal, que se tiendra la soirée-bénéfice du théâtre Parminou, devant se dérouler dans le contexte d'un cabaret-théâtre avec pianiste, monologuiste, pièce de théâtre jouée par les têtes d'affiche de la région, etc.L'événement aura lieu le lundi 3 avril, à l'amphithéâtre Gilbert-Perreault du Colisée des Bois-Francs, 400, boulevard Jutras Est, à Victoriaville.Coût : 50 $.Renseignements : (819) 758-0577, poste 26.n n n Pierre Desrochers La Fondation philanthropique pétrolière Impériale, représentée par le directeur des affaires publiques et des relations gouvernementales de la compagnie pétrolière Impériale, Pierre Desrochers, vient de remettre un don de 10 000 $ à Portage (qui se consacre à vaincre la toxicomanie).Ce sont les représentants de l'organisme, Peter Howlett (président) et Colette Taylor, qui ont reçu le don remis au président de la campagne de financement de Portage, Claude Béland, président du Mouvement Desjardins.n n n Le maire de Winnipeg, Glen Murray, traitera des responsabilités administratives supplémentaires qui sont imposées aux municipalités par les gouvernements provinciaux, à titre de conférencier invité du l'École des affaires publiques et communautaires de l'Université Concordia.Le titre de sa conférence : The Murder of Canadian Cities.C'est pour lundi, à 18 h, au pavillon Henry F.Hall (1455, boulevard de Maisonneuve Ouest), local H767.Renseignements : 848-2575.n n n Dîner-bénéfice de la Fondation du centre hospitalier Angrignon, pavillon Verdun, sous la présidence d'honneur de Joey Saputo, président de l'Impact de Montréal, avec comme artiste invité Claude Dubois, le mercredi 24 mai, à l'hôtel Reine-Elizabeth.Coût : 175 $.Renseignements : 765-7302.n n n Tournoi de hockey amical, dimanche, à compter de 14 h, à l'aréna de Rosemère, au profit de la fondation André-Sénécal pour la recherche sur la moelle épinière.Une partie des fonds recueillis serviront également à améliorer les conditions de vie des blessés médullaires.Renseignements : 523-9099.n n n Récital avec la soprano Claudine Côté, dimanche à 11 h, à la salle du conseil de l'hôtel de ville de Repentigny (435, boulevard Iberville), une activité de l'Association de Repentigny pour l'avancement de la musique, commanditée par les marchés IGA Crevier.Au piano, Louise-Andrée Baril.Coûts : 6 $ et (450) 582-6714.n n n Roger Moffet Dans le cadre de la Semaine nationale de prévention des intoxications, qui se tient jusqu'à dimanche, AT & T, représentée par Roger Moffet, directeur principal des ventes, et Éric Goulet, a offert u n d o n d e 16 000 $ au Centre antipoison du Québec, représenté par son directeur général, Guy Sanfaçon.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 6LP2901A0325 A29- SAMEDI 6LP2901A0325 ZALLCALL 67 01:24:04 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 29 AP/PC JAMAÏQUE CUBA PORTO RICO Océan Atlantique HAÏTI 300 km Petites Mer des Antilles Antilles ÉTATSUNIS Naufrage du cargo Bermudes PHOTO PC Au moins un navire de la Marine canadienne poursuivait les recherches, en fin de journée hier, dans l'espoir de recueillir d'autres survivants du Leader L.Naufrage dans l'Atlantique Des navires canadiens repêchent 13 survivants et six corps d'après AP et PC HALIFAX Les sauveteurs dépêchés sur les lieux du naufrage d'un cargo grec battant pavillon panaméen, à quelque 650 km au nord-est des Bermudes, ont secouru hier 13 membres d'équipage et retrouvé les corps de six marins.Une flottille de cinq navires canadiens qui se dirigeaient vers les Antilles pour des manoeuvres s'est déroutée pour porter secours aux naufragés.Les recherches ont été abandonnées par la suite.Les navires canadiens étaient les plus près du cargo Leader L lorsqu'il a signalé qu'une plaque de 13 mètres s'était détachée de la coque et qu'il commençait à prendre l'eau dans la mer des Sargasses.Les recherches ont été menées de concert avec des appareils C-130 des gardecôtes américains et d'un cargo battant pavillon libérien.Le Leader L avait à son bord 31 membres d'équipage lorsqu'il a sombré dans l'océan Atlantique.Certains des membres d'équipage ont été secourus alors qu'ils se trouvaient dans des canots de sauvetage, d'autres ont été repêchés dans l'Atlantique, près de l'endroit où le cargo a fait naufrage.La flottille canadienne avait déjà ralenti les recherches hier, estimant qu'il restait peu d'espoir de retrouver d'autres survivants.Trois des cinq navires canadiens ont donc repris la route des Antilles.Un quatrième vaisseau devait ramener les survivants vers les Bermudes, alors que le cinquième a poursuivi quelques heures les recherches, appuyé d'un seul hélicoptère Sea King, a indiqué le Centre de coordination des secours d'Halifax.Les rescapés, des marins d'origines grecque et philippine, étaient en bonne santé, a précisé le sous-lieutenant Sue Stefko.« Certains d'entre eux étaient capables de marcher et se portaient bien, d'autres avaient besoin de quelques soins médicaux, mais je ne pense pas qu'il y ait des cas urgents ou requérants une évacuation médicale immédiate.» Le Leader L a lancé un appel de détresse jeudi à 13h32 locales, avertissant qu'il prenait l'eau en raison d'un trou de 13 mètres dans sa coque, selon Allison von Hagn, porte-parole des garde-côtes américains.L'équipage a alors commencé à abandonner le navire.Le cargo, qui disposait de deux canots de sauvetage pouvant transporter chacun 20 personnes, a sombré dans les heures suivantes.Les causes du naufrage n'ont pas encore été déterminées.Parti d'Espagne, le cargo transportait du sel à destination de New York.Êtes-vous ménopausée?Centre hospitalier de l'Université de Montréal Campus Saint-Luc RECHERCHONS PATIENTES MÉNOPAUSÉES EN BONNE SANTÉ ET SANS TRAITEMENT HORMONAL.Les patientes doivent être en bonne santé, ménopausées depuis plus de 6 mois.Elles seront invitées à utiliser, possiblement, un traitement hormonal pour diminuer les signes et symptômes de la ménopause.Il y aura 5 visites et l'étude durera 6 mois.Des frais raisonnables de déplacement seront remboursés.Si vous êtes intéressée, communiquez au 281-2121 poste 6377. 6LP3099A0325 A 30 samedi, 25 mars 6LP3099A0325 ZALLCALL 67 13:51:35 03/25/00 B A 30 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Cyberpresse Internet réduit la paperasse du temps des impôts Les contribuables peuvent maintenant transmettre directement leurs déclarations de revenus FRANÇOIS BERGER Il s'accumule moins de paperasse que d'habitude dans les bureaux du fisc pendant la saison des déclarations de revenus \u2014 c'est-à-dire en ce moment \u2014 grâce à la « révolution » Internet, qui permet à certains contribuables québécois et canadiens, pour la première fois cette année, de transmettre directement aux gouvernements leurs déclarations de revenus par voie électronique.Déjà plus de la moitié des déclarations annuelles de revenus des contribuables québécois \u2014 2,8 millions sur plus de 5,3 millions \u2014 sont confectionnées sur ordinateur à l'aide de logiciels de calcul d'impôt, dont 1,8 million par des spécialistes comme les comptables.Mais seulement 600 000 de ces documents numériques ont pris le chemin de l'autoroute électronique, l'an dernier, grâce au transfert électronique des données (TED), un système des ministères québécois et canadien du Revenu auquel les professionnels des déclarations de revenus peuvent être inscrits depuis six ans.La grande majorité des déclarations, même quand elles sont faites par ordinateur, continuent donc d'être expédiées par la poste, mais cette année Ottawa et Québec ont invité certains contribuables \u2014 ceux déjà familiers avec les logiciels de calcul de l'impôt \u2014 à transmettre eux-mêmes leurs déclarations par le réseau Internet.Les professionnels des déclarations de revenus (que les gouvernements appellent des « préparateurs ») peuvent eux aussi utiliser Internet ou continuer à transmettre par le système TED.Le ministère québécois du Revenu estime que près de 100 000 particuliers vont utiliser le réseau des réseaux, cette saison-ci, pour transmettre leurs déclarations.Quelque 730 000 autres déclarations vont être transmises (à travers le TED ou Internet) par les « préparateurs » embauchés par les contribuables.Ainsi, pour l'année d'imposition 1999, un rapport sur six aura été transmis par voie électronique, réduisant d'autant la paperasse qui a l'habitude d'encombrer les officines gouvernementales.Autant au fédéral qu'au provincial, le contribuable internaute n'a pas à expédier par la poste les relevés, ni les pièces justificatives qui accompagnent normalement les déclarations.Il doit toutefois conserver ces documents (pendant les six années suivantes) pour fins de vérification possible par les fonctionnaires.« Il y a toujours une vérification aléatoire faite au cours de l'été », avertit Danièle Boucher, comptable générale accréditée (CGA), une spécialiste de la fiscalité.Un autre CGA, Benoît Lefebvre, qui produit des déclarations de revenus de manière quasiment industrielle (il en fera 1800 par ordinateur cette saison), note que la plupart des comptables n'ont pas encore pris le train Internet, préférant comme lui continuer à transmettre avec le système TED, qui a fait ses preuves.Mais « dès l'année prochaine, les préparateurs devraient commencer à transmettre directement par Internet », croit-il.À l'Ordre des comptables agréés du Québec, le porte-parole François de Falkensteen juge « inévitable » la transmission de toutes les déclarations par Internet.Même les entreprises devront bientôt s'y mettre, selon le ministère du Revenu du Québec, qui est en train d'élaborer des projets en ce sens.Actuellement, aucune société oeuvrant au Québec ne transmet ses déclarations par voie électronique, même si 80 % d'entre elles ont recours à un logiciel de calcul de l'impôt.Les particuliers qui désirent transmettre eux-mêmes leurs déclarations de revenus via Internet doivent obtenir un code d'accès de chacun des gouvernements.Le programme Impôt Net du gouvernement canadien a distribué au début de l'année des codes d'accès à 3,8 millions de particuliers qui avaient, l'an dernier, produit une déclaration par ordinateur.Il s'agit d'un projet pilote, et aucun autre contribuable ne peut y participer.Par contre, Revenu Québec donne un code d'accès à tout contribuable qui en fait la demande à l'un de ses bureaux.Le contribuable-internaute doit se procurer un logiciel de calcul d'impôt ayant obtenu la « certification » de l'un et l'autre gouvernement.Ottawa a certifié quatre logiciels pour la transmission par Internet, tandis que Québec en a certifié un seul jusqu'à maintenant (il s'agit d'Impôt Rapide de la firme Intuit Canada, d'Edmonton).D'autres logiciels seront certifiés au Québec, promet le gouvernement, mais pour le moment les particuliers n'ont accès qu'à celui-là, qui permet de faire autant la déclaration fédérale que provinciale.La transmission par Internet est sûre, affirment les deux gouvernements.Dans les minutes qui suivent l'envoi de la déclaration, le ministère confirme sa réception par courriel.Ensuite, il faut 24 heures pour que le traitement soit mis en marche, ce qui est aussi confirmé par courriel.Si une déclaration électronique est refusée ou rejetée par le fisc, le contribuable en est averti et peut apporter les corrections suggérées.Généralement, l'avis de cotisation et le remboursement (s'il y a lieu) sont expédiés \u2014 par la poste, bien sûr ! \u2014 dans les deux semaines.Ce délai représente une nette amélioration par rapport à celui de quatre semaines qui prévaut dans le traitement des déclarations expédiées sous forme papier.Adresses utiles : www.impotnet.gc.ca www.revenu.gouv.qc.ca www.impotrapide.ca 3 avril 1er mai 6LP3199A0325 A 31 samedi, 25 mars 6LP3199A0325 ZALLCALL 67 14:10:25 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 31 Loi antitrust : Microsoft aurait fait une offre pour un accord à l'amiable Agence France-Presse NEW YORK Microsoft a présenté hier une offre pour régler à l'amiable le procès antitrust intenté par le gouvernement américain, alors que le juge Thomas Jackson s'apprêterait à rendre son verdict, selon les chaînes d'informations CNN et MSNBC.Interrogés par l'AFP, Jim Cullinan, porte-parole de Microsoft, Gina Talamona, son homologue de la division antitrust du département de la Justice, et le bureau du juge Jackson se sont refusés à tout commentaire.Le gouvernement étudie l'offre de Microsoft, a précisé CNN, sans donner de détails sur la teneur de la proposition du premier groupe mondial de logiciels.Pour sa part, MSNBC assure que les négociations se sont accentuées cette semaine après une réunion entre les deux parties et le juge Thomas Jackson, en charge du procès antitrust.À cette réunion qu'il avait organisée, le juge a informé le gouvernement et Microsoft qu'il était proche de rendre son verdict, selon MSNBC.Le juge Jackson devrait probablement conclure que Microsoft a violé les lois antitrust américaines, après avoir déterminé en novembre que le groupe de Bill Gates détenait une position de monopole sur le marché des systèmes d'exploitation avec Windows.« Si quelqu'un doit sortir un lapin du chapeau et régler à l'amiable cette affaire, il serait opportun de le faire maintenant », aurait aussi déclaré le juge, selon MSNBC.Microsoft et les autorités antitrust refusent de discuter publiquement de la teneur des discussions qu'ils ont depuis novembre avec le juge Richard Posner, le médiateur nommé par le juge Jackson pour tenter de régler à l'amiable le procès.Selon le quotidien USA Today, la proposition de Microsoft devrait être suivie ce week-end d'une réunion à Chicago sous l'égide du juge Posner, avec Bill Gates, fondateur et président de Microsoft, et Joël Klein, patron de la division antitrust du département de la Justice.Microsoft a récemment fait circuler une ébauche de règlement à l'amiable dans laquelle le groupe énumère les restrictions à sa conduite qu'il serait prêt à accepter, selon MSNBC, qui n'a pas détaillé celles-ci.De leur côté, les autorités antitrust ont abandonné l'idée d'un partage de Microsoft, à en croire une source proche du gouvernement citée par MSNBC.L'administration veut s'assurer que de sérieuses restrictions vont être imposées à Microsoft, notamment sur les nouvelles fonctions qu'il pourra intégrer dans son système d'exploitation Windows.Microsoft n'est toutefois pas prêt à accepter une entrave à sa capacité d'innovation, selon la même source.Deux pirates informatiques arrêtés pour vol d'informations bancaires Associated Press WASHINGTON Deux pirates informatiques britanniques de 18 ans ont été arrêtés au Pays de Galles.Les deux jeunes gens sont accusés d'être entrés illicitement dans des sites Internet commerciaux de cinq pays différents et d'avoir dérobé des informations concernant quelque 26 000 cartes de crédit, a annoncé hier le FBI américain.Les deux accusés, dont l'identité n'a pas été communiquée conformément à la législation britannique, ont été arrêtés jeudi à leur domicile par le service de police gallois Dyfed-Powys, a précisé à Washington la porte-parole du FBI, Debbie Weierman.Les pertes provoquées par ces intrusions informatiques, effectuées sous le nom de code « Curador », pourraient dépasser les trois millions de dollars (environ 20,4 millions de FF/3,1 millions d'euros), selon les estimations des enquêteurs fédéraux américains.Les deux adolescents ont été appréhendés dans le cadre des investigations menées par le FBI, le Dyfed- Powys, la Gendarmerie royale du Canada et des spécialistes de sécurité informatique à la suite d'intrusions enregistrées dans neuf sites Web commerciaux aux États- Unis, au Canada, en Thaïlande, au Japon et au Royaume-Uni.Les banques et les organismes de cartes de crédit ont également coopéré à l'enquête.Mme Weierman n'a pas révélé le nom des sites visités par les pirates.Elle n'a pas non plus cité les pays où résident les détenteurs de comptes bancaires victimes de ces vols d'informations par la suite diffusées sur Internet par les deux hackers gallois.On ignore par ailleurs quand cette affaire de vol informatique a été décelée par les autorités.Au Pays de Galles, un porte-parole du Dyfed-Powys a simplement confirmé que « deux jeunes gens âgés de 18 ans ont été arrêtés pour des délits de piratage informatique ».Domiciliés à Clynderwen, près de Whitland, dans le sud-est de la province britannique, ils ont tous deux été remis en liberté sous caution après avoir été interrogés par la police. 6LP3201A0325 A32 sam 25 mars 6LP3201A0325 ZALLCALL 67 01:23:20 03/25/00 B A 32 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Le siècle de l'abondance Le ménage moyen du XXe siècle est bien plus à l'aise que les familles riches d'autrefois RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE En 1895 aux États-Unis, il fallait au travailleur moyen 260 heures de labeur pour gagner la somme nécessaire à l'achat d'une bicyclette.De nos jours, il nous suffit de bosser sept heures pour se procurer une bicyclette.en outre bien mieux construite.C'est à l'aide de nombreux exemples de ce genre que l'économiste Bradford De Long, de l'Université de Californie à Berkeley, tente de démontrer que jamais auparavant l'humanité n'a connu une période de croissance telle que le XXe siècle.De sorte que « même des ménages de la basse classe moyenne dans des pays relativement pauvres ont un niveau de vie qui à bien des points de vue \u2014 accès aux divertissements et à l'information, santé publique, variété de l'alimentation, éducation, logement \u2014 ferait l'envie des familles riches des siècles passés ».De Long est à rédiger une histoire économique du XXe siècle.La version préliminaire de son premier chapitre vient d'être publiée par le National Bureau of Economic Research, organisme qui regroupe plusieurs économistes de haut niveau.« Les gens qui vivaient aux siècles précédents diraient certainement que nous vivons au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre la félicité.Nous devrions réfléchir à ça, nous qui avons l'impression d'avoir une vie bien pénible », a dit le professeur De Long au cours d'un entretien avec La Presse.Plusieurs trouveront bien trop rose le portrait du XXe siècle dressé par ce chercheur.Professeur d'économie à la faculté d'administration de l'Université Mc Gill, Reuven Brenner estime que les études de ce genre constituent « une totale perte de temps » et que celle-ci est « typique du caractère superficiel de la macro-économie ».Professeur d'histoire économique à l'Université de Montréal, Leonard Dudley ne conteste pas la conclusion de De Long, mais note qu'il aurait pu aborder la question sous d'autres angles, par exemple analyser l'évolution des inégalités de revenus.« D'après les mesures qu'il utilise, il n'y a aucun doute : le citoyen moyen des pays industrialisés vit beaucoup mieux que ses ancêtres.Mais est-il plus heureux ?» interroge Dudley.Un magnéquoi ?Quels que soient les reproches qu'on puisse faire à la démarche de cet économiste, la lecture de son texte reste fascinante.D'abord quelques chiffres.En 1890, le PIB per capita aux États- Unis était de 13 700 $ (en dollars d'aujourd'hui).En 2000, le PIB per capita est de 65 540 $.L'économie américaine produit donc une richesse cinq fois plus imposante maintenant qu'il y a 100 ans.Le phénomène serait-il circonscrit à l'Amérique du Nord ?Aux pays industrialisés ?De Long affirme que non.Selon lui, « l'habitant moyen de la Thaïlande ou de la Tunisie jouit d'un potentiel productif trois fois plus grand que l'habitant moyen des États-Unis en 1900 ».La même conclusion s'applique à la plupart des pays en développement.Cependant, ces calculs sont fondés sur le PIB moyen.Or, en particulier dans les pays pauvres, cette statistique a peu de sens en raison des inégalités criantes qui existent.De Long concède aussi que le fossé entre pays développés et pays sous-développés est aujourd'hui beaucoup plus large qu'il y a cent ans.N'empêche.Les statistiques montrent, disions-nous, que le PIB moyen par habitant aux États-Unis est aujourd'hui cinq fois plus élevé qu'il y a 100 ans.En réalité, cette donnée sous-estime notre richesse relative.Prenons le cas d'un richissime industriel du XIXe siècle.« J.P.Morgan ne pouvait pas aller au cinéma, ou regarder un match de football à la télévision, souligne Bradford De Long.Il n'avait pas de magnétoscope.Il lui fallait une semaine pour aller de New York à l'Italie, plutôt qu'une nuit.Se trouvait- il mieux, du point de vue matériel, que le citoyen américain moyen d'aujourd'hui ?Peut-être, mais ce n'est pas évident.» Les progrès de la médecine feront finalement pencher la balance du côté du citoyen d'aujourd'hui.Nathan Mayer Rothschild, l'homme le plus riche du monde dans la première moitié du XIXe siècle, est mort à 59 ans d'un abcès infecté.Les framboises Mais, M.De Long, cette Amérique si riche compte aussi des centaines de milliers de pauvres vivant dans des conditions abominables, non?L'économiste concède que les citoyens les plus pauvres des pays riches sont à plusieurs égards moins à l'aise que les membres de la classe moyenne du XIXe siècle.Forcés de vivre dans des appartements sales et mal chauffés, ils sont moins bien logés que les fermiers du temps.Mais le chercheur affirme que les pauvres ont accès à des soins de santé de meilleure qualité : « Dans les recoins les plus pauvres des États-Unis, la mortalité infantile est de 50 par 1000 naissances.Or, parmi les riches du Canada et des États-Unis à la fin du XIXe siècle, la mortalité infantile était de 100 par 1000 naissances.» Autrement dit, selon Bradford De Long, les Occidentaux de l'an 2000 se plaignent le ventre plein : « Thomas Jefferson, tout comme l'empereur romain Tibère, s'attendait à ne manger des framboises qu'en été.Aujourd'hui, nous nous plaignons lorsque les framboises qui nous arrivent du Mexique en hiver ne sont pas assez sucrées ! » 1 J.Bradford De Long, Cornucopia : the pace of economic growth in the twentieth century, NBER Working Paper W7602, mars 2000. 6LP3301A0325 a33 vendredi 6LP3301A0325 ZALLCALL 67 01:21:31 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 33 Visas de touristes: mieux vaut aller à Ouagadougou.Aucune des 200 requêtes qui y ont été soumises l'an dernier n'a été refusée RIMA ELKOURI Si un étranger veut être sûr d'obtenir un visa de visiteur pour le Canada, mieux vaut qu'il dépose une demande.à Ouagadougou, au Burkina Faso.C'est ce que révèlent des données sur le taux de refus de demandes de visas compilées par Citoyenneté et Immigration Canada en 1999.L'ambassade de Ouagadougou y apparaît comme le bureau champion dans l'acceptation des demandes.Aucune des 200 requêtes qui y ont été soumises l'an dernier n'a été refusée.À Islamabad, au Pakistan, c'est une tout autre histoire.Plus de la moitié (50,9 %) des 9057 demandeurs ont essuyé un refus.Mille et une raisons peuvent expliquer ces écarts, observe René Mercier, porte-parole du ministère de l'Immigration.Pour donner le feu vert à un touriste, les agents de visas doivent s'assurer que le visiteur est bel et bien.un visiteur.« Vous avez des gens qui souvent feront n'importe quoi pour sortir du pays.(.) On juge qu'il y a des risques qu'ils ne quittent pas le Canada une fois rendus.» Prouver qu'on est un « vrai » touriste n'est pas une mince tâche.Le Montréalais Yves Montplaisir et sa fiancée Marina Simakova en savent quelque chose.Des dizaines de lettres, des heures au téléphone, des mois d'attente, des frais d'avocat et d'administration, et bien des maux de tête.Il leur a fallu passer par tout ça pour que la mère de Marina, qui vit à Moscou, puisse finalement décrocher un visa de visiteur pour assister à leur mariage au mois de mai.« Je trouve ça ahurissant ! » lance M.Montplaisir, qui se réjouit tout de même d'avoir réussi à obtenir, après quatre mois d'efforts et de paperasse, un permis ministériel pour sa belle-mère, Ekaterina Simakova.À deux reprises depuis le mois de décembre, l'ambassade canadienne à Moscou a refusé d'octroyer un visa de visiteur à Mme Simakova.Pourquoi ?Lors de sa première demande, la dame de 65 ans aurait fait des déclarations contradictoires, ce qui a semé le doute dans l'esprit des agents de visas, soutient Immigration Canada.En février, lorsqu'elle a déposé une deuxième demande, les agents ont une fois de plus douté de sa crédibilité.Selon eux, Mme Simakova n'a pas prouvé qu'elle avait « des attaches suffisamment solides » en Russie.On craignait que la « visiteuse », une fois au Canada, ne se transforme en immigrante.« Mais quelles attaches supplémentaires vous faut-il, en plus de ses deux fils, de ses cinq petits-enfants, de sa propriété, de son chat (qu'elle affectionne comme si c'était son enfant), de ses nombreux amis et de son emploi ?» ont demandé, à la ministre Elinor Caplan, M.Montplaisir et sa fiancée.Outré, le couple s'est finalement adressé aux députés Bernard Bigras et Pierre Pettigrew.Grâce aux informations additionnelles qu'ils se sont empressés de fournir à la ministre, celle-ci a finalement autorisé la délivrance d'un permis ministériel, au coût de 200 $, qui permettra à Mme Simakova d'assister au mariage de sa fille.Anormal, tout ça ?Pas du tout, répond-on à Citoyenneté et Immigration Canada.« C'est au visiteur à prouver à l'agent qu'il est de bonne foi », indique Isabelle Savard, porte-parole de la ministre Caplan.Le cas de Mme Simakova n'est pas unique.L'an dernier, 14,8 % des quelque 12 800 demandes de visas déposées à l'ambassade de Moscou ont été refusées.Ce taux est légèrement supérieur au taux moyen de rejet (12,8 %) des demandes faites partout à l'étranger pour séjourner au Canada.Pour M.Montplaisir, le processus d'attribution des visas génère des injustices et doit être changé.Pourquoi ne pas offrir aux citoyens la possibilité de cautionner la venue de visiteurs ?demande-til.« La loi n'est pas faite comme ça, répond M.Mercier.Les garanties financières ne s'appliquent que dans les cas de parrainage.Pour donner le feu vert à un touriste, les agents de visas doivent s'assurer que le visiteur est bel et bien.un visiteur. 6LP3401A0325 A 34 samedi, 25 mars 6LP3401A0325 ZALLCALL 67 01:26:05 03/25/00 B A 34 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 La ruée désordonnée vers l'or bleu Dans de nombreuses régions du monde, les nappes phréatiques sont menacées d'épuisement L'oeil des satellites dans les entrailles de la Terre ALBERT DUCROCQ Le Figaro Dans le sous-sol, à moins de 1200 m de profondeur, une eau enfouie est présumée représenter 5000 fois les fleuves et rivières de la planète.Mais où donc se trouve-t-elle et dans quelles conditions serait-elle utilisable ?Des missions spatiales auront bientôt pour objectif de nous apporter un début de réponse.Cette eau enfouie se trahit en effet par des anomalies de gravitation du fait que sa densité est de 1 seulement, en regard de 2,5 pour la croûte terrestre.Lorsqu'un satellite survole une poche d'eau, il en résulte une diminution de sa vitesse, assurément très faible, mais décelable avec des techniques sophistiquées, par exemple si, sur une même orbite, on fait en sorte que deux satellites se suivent, séparées par quelque 1000 km.Alors, l'anomalie de gravitation les affectera successivement : leur train se trouvera compressé puis étiré.Le phénomène sera mis en évidence si, entre ces satellites, un système de communication fait connaître les variations de leur distance.Tel sera le sens de l'opération germano-américaine Grace (Gravity Comparative Experiment) attendue en 2002, une onde électromagnétique devant constituer le lien entre les deux satellites.Ce sera la première phase d'un programme dans lequel il est ensuite prévu de recourir à un rayon laser, afin que les variations de la distance séparant les satellites soient connues avec une précision non plus millimétrique mais micrométrique, l'objectif étant de collecter les données à partir desquelles des ordinateurs pourront produire des hydrocartographies de plus en plus précises du sous-sol, l'enjeu étant considérable.On peut parler d'une information stratégique s'il se confirmait qu'au XXIe siècle, on estimera judicieux d'exploiter certaines de ces poches en vue d'amorcer une relève partielle de l'eau courante \u2014 dont nous savons les limitations \u2014 par l'eau enfouie dont l'exploitation métamorphoserait des régions.Le seul fait d'avoir des vues claires sur la répartition des eaux enfouies, et sur les conditions dans lesquelles elles pourraient être mises à profit, sera un immense avantage.FABRICE NODÉ-LANGLOIS Le Figaro, LA HAYE Plus de 1,5 milliard d'êtres humains dépendent des eaux souterraines pour leur consommation domestique.Ils sont plus nombreux encore à puiser pour l'irrigation.Or, à la différence des eaux de pluie et de rivière qui se renouvellent par le cycle évaporation-précipitation, les nappes se rechargent très lentement, voire pas du tout pour certaines.Dans de nombreuses régions (Europe, États-Unis, Mexique, Inde, Chine, Pakistan, Afrique et Moyen- Orient), ces stocks d'eau enfouis jusqu'à 2000 mètres de profondeur \u2014 les aquifères \u2014 sont menacés d'épuisement.L'homme, dont la consommation globale d'eau a sextuplé en un siècle, surexploite ces mines d'or bleu.Au rythme actuel, selon le rapport du Conseil mondial de l'eau présenté cette semaine à La Haye, les aquifères pourraient être vidés d'ici à cinquante ou cent ans.Ces réserves s'apparentent à un sous-sol éponge ou à des réseaux de fractures géologiques remplies d'eau davantage qu'à des lacs souterrains.Elles ont recueilli l'eau de pluie tombée il y a 10 000 ans ou plus dans des régions verdoyantes, devenues depuis en surface des déserts.L'analyse des isotopes d'oxygène a permis de dater ces eaux, dites fossiles en raison de leur ancienneté.Le Sahara cache ainsi dans son sous-sol un immense aquifère vieux de plus de 20 000 ans, « les grès de Nubie », situé sous la Libye, le Tchad, l'Égypte et le Soudan.C'est la Libye qui en prélève la plus grosse part, vouée à grossir encore dans le cadre du projet de Grande Rivière du colonel Kadhafi.Ce plan pharaonique de 25 milliards de dollars vise à pomper l'eau pour l'expédier vers le nord à travers 4000 km de pipelines.L'un des plus grands aquifères connus est celui de Guarani, qui s'étendrait sur une surface quatre fois plus grande que la France sous le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay.L'homme ne se contente pas de pomper comme les Shadoks ; il pollue aussi les nappes.Sous les zones d'agriculture intensive ou sous les grandes agglomérations, les réserves peu profondes sont contaminées en pesticides et en eaux usées non traitées.« À Santa Cruz en Bolivie, raconte Stephen Foster, hydrogéologue au British Geological Survey, le hasard du développement a bien fait les choses : l'industrie pompe l'eau peu profonde, polluée, alors que les services publics puisent les nappes profondes encore propres.Mais c'est souvent l'inverse qui se produit, l'industrie ayant davantage de moyens pour forer plus bas.» Autre problème, en creusant toujours plus profond, on a perturbé l'équilibre naturel du sous-sol.Dans les zones de littoral, des forages plus bas que le niveau de la mer ont attiré par capillarité l'eau salée.Les eaux de Bangkok, qui n'est pourtant pas tout près de la mer, se sont progressivement chargées en sel.En 1955, les habitants de la capitale thaïlandaise pompaient 8000 mètres cubes d'eau par jour.Ils soutirent aujourd'hui presque 200 fois plus d'eau.Le niveau du sol même de la mégapole asiatique s'est affaissé par endroits de deux mètres.L'épuisement de nombreuses nappes n'empêche pas qu'il existe des gisements sans doute immenses, encore inexploités.La situation n'est pas sans rappeler celle du pétrole, dont les experts avaient annoncé dans les années 60 l'épuisement à l'horizon 2000.En Afrique de l'Ouest, par exemple, les réserves déjà connues sont même sous-exploitées, constate Tushaar Shah, de l'Institut international de la gestion de l'eau basé au Sri Lanka.« Les puits et les pompes sont trop chers.» En fait, on connaît très mal les réserves.Il existe des méthodes de détection géomagnétique ou par calcul de la gravité, qui peuvent être embarquées sur des satellites, mais aucune n'est encore utilisée à grande échelle.Le minimum d'évaluation n'est même pas réalisé dans la plupart des pays, déplore un spécialiste des Nations unies.« Le suivi des forages est catastrophique », renchérit Robert Becht, professeur d'hydrogéologie à Enschede aux Pays-Bas.Lui qui a travaillé en Afrique sait qu'on y puise sans recueillir les mesures de niveau qui permettraient d'évaluer le renouvellement et d'établir des prévisions plus fiables.Stephen Foster a tenté de calculer le taux de recharge et d'épuisement des nappes.« Avec un indice de confiance de 90 %, j'arrive à un taux de prélèvement entre 14 et 250 % de la ressource.J'avoue que de tels chiffres n'aident pas vraiment les politiques ! » 6LP3501A0325 a35 samedi 6LP3501A0325 ZALLCALL 67 01:29:16 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 A 35 Pétrole: on s'attend à une modeste ouverture des vannes dès avril Agence France-Presse LONDRES Malgré le récent recul des prix, le marché du pétrole ne doute plus que l'OPEP décidera, lundi, d'ouvrir ses vannes dès avril, mais pense que la hausse de la production restera modeste et ne suffira pas à répondre aux attentes des pays consommateurs.L'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) doit fixer le 27 mars à Vienne ses niveaux de production pour la période qui s'ouvre le 1er avril, à l'expiration de l'accord de mars 1999 réduisant la production, ce qui a fait flamber les cours.Les spéculations sur une hausse de la production ont déjà fait baisser les prix d'environ 20 % depuis le début de mars.Le baril de Brent, pour livraison en mai, valait 26,23 dollars, à 16 h vendredi, alors qu'il avait grimpé à 32 dollars voilà deux semaines.À New York, le pétrole s'est également replié alors qu'il avait monté jusqu'à 34 dollars.Ce recul « a certainement dû inquiéter les producteurs, cela les amènera peut-être à réviser à la baisse le montant de l'augmentation de production, mais ne les empêchera pas de le faire dès avril », commente Leo Drollas, économiste au Centre for Global Energy Studies (CGES) à Londres.L'Iran a semblé revenir à sa position « dure » vendredi en indiquant qu'une augmentation de la production « dans l'état actuel des choses n'est pas justifiée ».Les Émirats Arabes Unis et le Qatar ont également souligné le recul des cours.Selon les analystes, la hausse effective sera modeste, entre 1 et 1,5 million de barils par jour, alors que les États-Unis réclament plus de deux millions pour endiguer les effets inflationnistes de la hausse du brut.En effet, « tous les membres de l'OPEP produisent plus que leurs quotas », souligne Lawrence Eagles, analyste à la maison de courtage GNI, à Londres.La « triche » est évaluée à environ un million de barils par jour pour l'OPEP.L'OPEP pourrait selon lui se fixer un objectif « idéal » de prix \u2014 d'environ 24 dollars pour le baril de brut de référence de l'OPEP, par exemple \u2014 et prévoir de se réunir à nouveau si les prix dépassaient une fourchette déterminée.Par ailleurs, les États-Unis ont présenté vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution doublant les fonds alloués à l'Irak pour augmenter sa production pétrolière, ont indiqué des diplomates.Le projet recommande de porter de 300 à 600 millions de dollars par semestre les sommes destinés aux pièces détachées et équipements visant à réhabiliter l'infrastructure pétrolière irakienne en très mauvais état.Cette augmentation couvre la période juin 1999-juin 2000 et correspond ainsi à une somme totale 1,2 milliard, sur un an, accordé à Bagdad pour améliorer sa production.Ce projet de résolution devrait être voté au début de la semaine prochaine, ont indiqué des diplomates. 6LP3699A0325 A36 samedi G N RAL 6LP3699A0325 ZALLCALL 67 13:53:32 03/25/00 B A 36 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Elles iront aider des enfants de la rue en Bolivie Cinq étudiantes en psychologie de l'U.de M.se préparent fébrilement à une aventure unique LILIANNE LACROIX Au début de l'année scolaire, elles se connaissaient à peine, mais maintenant elles ne pourraient imaginer embarquer dans l'aventure l'une sans l'autre.Leur projet, ces cinq étudiantes en psychologie à l'Université de Montréal l'ont appelé très joliment « Corazon de niña » (coeur de petite fille).Pendant deux mois, avec la bénédiction et plusieurs heures de formation du CECI (Centre canadien d'étude et de coopération internationale), elles iront travailler à Trinidad, en Bolivie, auprès des enfants de la rue.« Notre groupe est génial.Les faiblesses de l'une, ce sont les forces de l'autre.J'ai tellement confiance en elles.» Celle qui parle, c'est Mélany Faucher, 24 ans, l'organisatrice, la plus structurée, la « maman » du groupe, comme l'ont surnommée affectueusement les autres.Relax, à l'antithèse de Mélany qui est toujours « speedée » et qui a le chronomètre à la main en permanence, Catherine Ross, 20 ans, a le don de poser les questions qui vont éclairer les autres.Milène Richer, 20 ans, c'est la ministre des Affaires extérieures, la chargée des relations publiques, celle qui est très engagée et qui connaît tout le monde.Restent Catherine d'Anjou, 21 ans, l'écrivaine, la fille réfléchie, capable de prendre du recul pour demeurer toujours objective, et Geneviève Gauthier, 21 ans, la secrète, celle qui parle peu, mais dont la moindre parole porte.Pour elle, jamais rien n'est compliqué.« On ne s'est pas choisies, déclare Catherine D'Anjou, mais on n'aurait pu mieux tomber.» Une semaine de préparation à La Paz au début mai, six autres dans la chaleur suffocante de Trinidad, dans la région amazonienne de la Bolivie pour le gros du travail, puis, retour à La Paz pour analyser le travail accompli avec la Casa Tamarindo et l'organisme local d'aide humanitaire Enda.Les filles sont fébriles, à la fois nerveuses et impatientes de partir.« Cela nous donne une chance unique d'entrer en contact avec une culture, un peuple différent.Ma seule crainte, c'est qu'on en sorte avec un sentiment d'impuissance, celui de ne pas vraiment pouvoir aider.Les besoins sont si grands », déclare Catherine Ross.« Je veux m'imprégner d'une réalité différente qui me forcera à écarter mes oeillères », poursuit Mélany.« Une expérience comme cellelà, ça replace tes valeurs.Sur place, il faudra sûrement s'adapter, mais voyager, c'est cela.Je sais que tout va aller comme sur des roulettes.Je nous fais vraiment confiance.Et je sais qu'on va revenir ici avec le goût de s'impliquer », reprend Milène.Qu'elle seule possède déjà quelques notions d'espagnol ne lui fait pas trop peur.« On va recevoir une formation avant de partir.Et puis, les contacts, ça s'établit bien autrement que par la langue.» Elle en sait quelque chose puisqu'elle s'est enrôlée l'an dernier dans une brigade volontaire qui oeuvrait à Cuba.« Là-bas, ce sont justement les enfants qui m'ont enseigné l'espagnol.Avant de partir, les filles ont tout de même du pain sur la planche.Elles doivent en effet payer la moitié de leurs frais de subsistance en Bolivie et la totalité du coût de leur projet auprès des jeunes.Rallye, organisation d'un 5 à 7 à l'université, vente de billets, participation à un spectacle des étudiants en psychologie, chacune fait sa part.Dans la famille Ross, le bazar annuel organisé pour un organisme de charité avait sa bonne oeuvre toute trouvée pour cette fois.Quant à Milène, elle a réussi à persuader un massothérapeute de son village de Saint-Léonard-d'Aston de lui remettre ses honoraires d'une journée.Elle fournit les clients, il masse, « Corazon de niña » empoche.Au retour, elles prévoient déjà grossir un peu la cagnotte à coup de conférences.Leur seul regret, c'est de ne pouvoir amener leur prof, Margaret Kieley.« Elle est tellement emballée.Si elle le pouvait, elle viendrait avec nous.» Le seul véritable irritant est si minime et totalement incontournable pour des étudiantes en psycho.« Quand tu es en psycho, tu es empathique et tu ne veux jamais laisser de squelette dans le placard, expliquent- elles en riant un peu de leur travers « professionnel ».Alors, pour s'assurer que tout soit clair, qu'il n'y a ni ambiguïté, ni frustration, on en parle, on en parle, on en parle.Ça ne finit pas ! » PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Quelques semaines avant leur départ pour la Bolivie, le groupe « Corazon de niña », Milène Richer, deuxième à partir de la gauche, Catherine Ross, Mélany Faucher, Catherine D'Anjou et Geneviève Gauthier écoutent attentivement la formatrice Valérie Drivet, à l'extrême gauche."]
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