La presse, 8 avril 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D0408 D 1 samedi ARTS 6LP0101D0408 ZALLCALL 67 00:47:49 04/08/00 B Qualité photo sur or 14k Bébé, vedette, être cher en couleur Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 www.bijouterieleroy.com L'ART dégustation DE LA celliers, verres, carafes.en collaboration avec la Participez à notre concours dans La Presse du samedi, jusqu'au 27 mai.Tous les détails à la page J16 aujourd'hui.À GAGNER: 10 celliers Vinum accompagnés de chèques-cadeaux SAQ de 1 000$ 2 chèques-cadeaux SAQ de 5 000$ chacun FILL07 6LP0201D0408 D02 sam.(Arts) 6LP0201D0408 ZALLCALL 67 00:44:59 04/08/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Télévision Dupuis Frères, notre passé collectif sur Historia SUZANNE COLPRON Le 27 janvier 1978, Dupuis Frères, le « magasin du peuple », fermait ses portes après 110 ans d'existence.Un événement marquant dans l'histoire du Québec.Vous l'ignoriez ?Normal si vous avez moins de 40 ans.Historia, une des dernières-nées de nos chaînes spécialisées francophones, consacrée à l'histoire, nous replonge dans le passé de ce grand magasin canadien-français, dans le cadre d'une série de quatre documentaires, présentée en primeur sur ses ondes, à compter de demain, 20 h.Dupuis Frères, diffusé le 16 avril, révèle des moments importants d'un passé pas si lointain.L'histoire commence en 1824, mais elle devient plus intéressante à partir des années 80, quand Narcisse Dupuis accède à la direction de l'entreprise familiale et fait de Dupuis Frères le plus grand magasin canadien-français du Québec.Une véritable institution qui rappelle, par son emplacement, rue Sainte-Catherine, à l'angle de la rue Saint-Hubert, l'existence de deux univers.Les riches allaient chez Morgan, Simpson's et Eaton.Les pauvres faisaient leurs achats chez Dupuis Frères, le magasin des francophones.Plus qu'un magasin en fait.Un lieu de culte et de prière.Un allié de l'État et de l'Église.La direction, paternaliste, obligeait les employés à assister à la messe, célébrée tous les jours dans le magasin avant l'ouverture des portes ! Josette Dupuis Leman, la soeur d'un des derniers dirigeants de l'entreprise, raconte comment elle et ses deux soeurs ont été écartées de la succession à la mort de leur père, Albert.Raymond, le seul « homme » de la famille, a pris seul la direction selon la volonté de la mère, Henriette.Une décision qui a conduit à la vente du magasin 15 ans plus tard pour une bouchée de pain.Un événement, plus que les autres, a été déterminant dans la fermeture de Dupuis Frères : la grève de 1952.Une grève sauvage et destructrice qui a duré trois mois, au cours de laquelle le propriétaire, Raymond Dupuis, s'est sauvé à Paris avec sa femme et son fils.De retour au pays, il a dû céder sur toute la ligne : les salaires, le renvoi du directeur du magasin, un certain M.Chagnon, nommé pour moderniser l'entreprise, les méthodes de travail, etc.C'était le début de la fin.Deux autres grèves ont éclaté par la suite, en 1964 et en 1967.Mais déjà en 1960, à la mort d'Henriette, la mère, le magasin vivotait.Plusieurs offres d'achat étaient sur la table, dont une de Simpson's et une autre de Jean-Louis Lévesque, un ancien associé.Celle de Simpson's était de 5 millions de dollars.L'autre ?À peine plus d'un million.Raymond Dupuis a quand même opté pour la plus faible, de peur des représailles du clergé.Simpson's voulait acheter le magasin Dupuis Frères pour en faire un entrepôt.Tout compte fait, on découvre que c'est la résistance des employés aux réformes et la dictature du clergé qui ont mené Dupuis Frères à sa perte.Un documentaire vraiment captivant, produit par le Groupe Sagittaire.Le premier de la série, présenté demain, porte sur Saint-Jean-de- Dieu : la maison des grands fous.Les deux autres, diffusés les 23 et 30 avril, sont consacrés au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap : un chapelet de miracles et au Pénitencier St-Vincent de Paul : le vieux pen.À 20 h.New York Toujours sur les ondes du canal Historia, on présente, à compter de lundi et jusqu'au 21 avril, à 20 h, une série documentaire en 10 épisodes sur New York produite aux États-Unis.Selon le réalisateur Ric Burns, « plus qu'aucune autre ville d'Amérique, New York est la ville que les Américains adorent aimer et détester, une ville démesurée qui inspire une très forte ambivalence.Il y a 400 ans, New York était déjà le berceau du capitalisme et de la démocratie américaine, un gigantesque laboratoire de la vie moderne, où la plus cruciale des expériences américaines des temps modernes continue à se déployer.» C'est aussi une ville où beaucoup de Québécois vont passer le week-end de Pâques.Le grand magasin canadien-français de la rue Sainte- Catherine.Ci-haut, le rayon de la chaussure pour dames et enfants.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Jean Beaunoyer 19:00 a SÉNATEURS-CANADIEN Le dernier match de la saison régulière.Il faudra un autre miracle pour vaincre l'équipe d'Ottawa, meilleure sur papier que le Canadien.Mais les bras meurtris de nos Glorieux portent encore le flambeau.20:30 r LE SILENCE DES AGNEAUX Voir ou revoir, ce film troublant réalisé en 1991 qui nous offre une magistrale performance d'Anthony Hopkins, dans le rôle d'un dangereux meurtrier qui connaît bien la nature humaine.Jodie Foster interprète la stagiaire du FBI qui l'interroge et le redoute.21:00 3 BIOGRAPHIES L'une des bonnes biographies du Canal D, celle de Jean Marchand.Syndicaliste, politicien, Marchand a participé à l'évolution du Québec depuis les années 50 jusqu'aux années 80.21:00 A L'ATELIER D'ALAIN RESNAIS Un documentaire de François Thomas qui trace un portrait du cinéaste et de sa troupe de collaborateurs réguliers.00:00 J BUTTERFIELD 8 Avant de tourner Cleopatra, Elizabeth Taylor a joué dans un film, dont le budget était beaucoup plus modeste, avec son mari de l'époque, Eddie Fisher, et Lawrence Harvey.Sa prestation dans Butterfield 8 lui a valu un Oscar.Elle interprète le rôle d'une jeune femme déséquilibrée qui s'éprend d'un homme marié.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Le Téléjournal Franc Jeu Hockey / Sénateurs - Canadiens Le Téléjournal Les Nouvelles du sport Cinéma / L'AMOUR FOU (5) avec Chris O'Donnell (22:45) Le TVA Cinéma / TEL PÈRE, TEL SCOUT (5) avec Bob Saget, Brian Bonsall Cinéma / LE SILENCE DES AGNEAUX (3) avec Jodie Foster, Anthony Hopkins Le TVA Sports (23:24) Les Règles du jeu / Les erreurs médicales; Intrawest Cinéma / ON CONNAÎT LA CHANSON (3) avec Sabine Azéma, Agnès Jaoui Cinéma / L'ATELIER D'ALAIN RESNAIS Documentaire (21:10) Dream on (22:08) Cinéma / HIROSHIMA MON AMOUR (1) avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada (22:41) Les Simpson Cinéma / LE PETIT CHAMP (4) avec Tom Guiry, Mike Vitar Cinéma / LA DISPARUE (5) avec Jeff Bridges, Kiefer Sutherland Grand Journal (22:51) Cinéma (23:20) Pulse The Habs.Star Trek: Voyager Little Men The Pretender Minisérie / Falcone (5/8) CTV News Pulse / Sports News .Contact Twice in a Lifetime Comedy Now Cold Squad News Sat.Report Sat.Night Hockey / Sénateurs - Canadiens Hockey / Oilers - Flames News World News Judge Joe Brown Cinéma / FIRST KNIGHT (5) avec Sean Connery, Richard Gere News Baywatch.CBS News Entertainment this Week Early Edition Walker, Texas Ranger Minisérie / Falcone (5/8) ER NBC News Jeopardy Wheel of.3rd Rock.Basketball / Spurs - Lakers Sat.Night The Lawrence Welk Show .Neighbors .Served?Keeping up.No Place.Ballykissangel Austin City Limits Hard Rock Live Austin City Limits The Editors Mc Laughlin Allo, Allo Goodnight.As Time.The Outside Red Dwarf Sessions at West 54th World News Investigative Reports Love Chronicles Biography / Peter Lorre Midsomer Murders Top 10: Exotic Destinations Arts, Minds The Chalifour Quartet Concerto An Evening with Ben Heppner Waldbuhne 1999 Ed Sullivan Sex & the City .Animal .pour rire Le Goût du monde / Galice Couples.Scandales! Biographies / Jean Marchand Les Enquêtes d'Hetty Cinéma / ELVIS GRATTON Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Activités physiques.Multimedia Quartier latin Le Monde à la carte Choix.parents April-Fortier Capharnaum Montréal en évolution Cosmic.Danger in.Storm Warning! Wild Discovery Wild Discovery Vets in.Insectia Wrecks and Rescues Connection Gr.illusions Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Franklin Little Lulu.Hoze.Pete & Pete Cinéma / LUCAS (4) avec Corey Haim Cinéma / NIGHT CROSSING (4) avec John Hurt (21:40) Cinéma Popular Drew Carey 3rd Rock.Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Wilderness Heart of.Flash.Myst.Island Traders PSI Factor A.Hitchcock Sat.Night Les Civilisations perdues 30 journées qui ont fait le Qc La Face cachée de l'Histoire Cinéma / LAKOTA WOMAN (5) avec Irene Bedard, August Schellenberg Fidel (17:00) Profiles Danger UXB Cold War / Red Spring Cinéma / THE BUNKER (4) avec Anthony Hopkins, Susan Blakely TV Guide Flick Shiver Geographic Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide Flick Eros Tubular Bells 3 Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Village People Cinéma / CAN'T STOP THE MUSIC (5) avec Valerie Perrine Musicographie / Village People Box Office Le Cimetière Fax Groove Concert Plus / Billboard Awards 1999 Clip World News Culture-Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undecurrents Canadien.Culture-choc Le Monde.Médias 41 Cartouches Journal RDI .artistes Canadien.Franc Jeu Zone libre Sport 30 .les lignes Hockey féminin / Demi-finales du Championnat du Monde Ski Mag Sport 30 Hors-jeu.les lignes Qualif.F1 La Boutique aux maléfices Contre vents et marées Fréquence Crime Sexe à New York L'Ultime Cavale Sirens Cinéma / GROSS MISCONDUCT (4) avec Daniel Kash Welcome to Paradox Prime Suspect Cinéma / TO LIVE.(23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / THE OMEN (5) avec Gregory Peck, Lee Remick Cinéma (23:15) .(16:00) Sportscentral Figure Skating Soccer / English Premier League Sportscentral Game Nation Sportscentral Pas sorcier! Les Yeux.Anatomie d'un désastre Cinéma / LE VILAIN AMÉRICAIN (5) avec M.Brando (20:10) Duos (22:10) Cinéma / LIGNE DE VIE (5) Superstructures of the World Hubble Telescope The Secret World of Sitcoms Tim Allen: Just for Laughs .Favorite Commercials The Secret World of Sitcoms .(16:30) Sportsdesk WWF Raw is War Basketball / Raptors - Bulls Sportsdesk .mouche Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Mythologies South Park Simpson Animania Vins.(18:09) Cap Aventure Journal FR2 Tapis rouge / Laurent Gerra Union libre / S.Bern (21:45) Jrnl (22:45) Jrnl (23:15) Soir 3 (23:45) Inquiring.Great Parks National Geographic Cinéma / BUTCH CASSIDY AND THE SUNDANCE KID (3) Conv.Cinéma / THE STING (3) (22:15) Gr.Nature L'Hôpital.Dos Ado / Louise Forestier Trauma / Washington D.C.Éros et Compagnie Sortie gaie Copines Sex'plique Libre ce soir Cité Mag Rendez-vous avec.Vos finances Vox Golf .colline Cité Mag Parole et Vie Addams Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams Goosebumps Beasties Nerdz / Jeux C'est math.Highlander: la série Zone extrême Babylone 5 Aux frontières de l'inexpliqué Cinéma / LES ÉTRANGES.Smack (23:45) Jean Marchand 6LP0302D0408 D03, samedi, ARTS 6LP0302D0408 ZALLCALL 67 00:43:12 04/08/00 B Musique LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 R D 3 Pirates ou pas?Bien peu de gens se sentent coupables de télécharger des fichiers MP3 ALAIN BRUNET Le troc illimité de fichiers MP3, on s'en doute bien, se fait au détriment des créateurs.Jusqu'à nouvel ordre, aucun acteur du monde virtuel ne leur paie de redevances.Les poursuites de la Recording Industry Association of America (RIAA) feront peut-être jurisprudence, d'autres logiciels de partage de l'information auront tôt fait de pulluler.Qu'en pensent nos internautes ?« Tu vois un billet de 20 $ dans la rue, qu'est-ce que tu fais ?Tu le ramasses.Si tu peux économiser avec les fichiers MP3, tu le fais.C'est pas de notre faute si les créateurs ne se font pas payer par les fournisseurs d'accès.S'il fallait trouver des coupables, on arrêterait toute la planète ! Non, je ne me sens pas du tout pirate en téléchargeant des MP3 », tranche Benoît, futur technicien en informatique.« Je sais que ça peut nuire aux artistes (pour le moment), mais il n'y a pas grand-chose sur Internet qui nous lance un sérieux avertissement en ce qui a trait au téléchargement de MP3 », fait observer Laurent, futur ingénieur.« J'essaie aussi d'acheter des disques, question d'encourager les artistes.Dans dix ans ?Je continuerai probablement à télécharger gratuitement des MP3.Il ne faut pas oublier que plusieurs groupes n'existeraient plus s'ils ne s'étaient pas fait connaître sur les sites MP3.L'industrie de la musique les aurait ignorés », ajoute Olivier, 19 ans, collègue de Laurent.Tous nos interviewés évacuent d'emblée la plupart des tentatives de mesures de contrôle préconisées par les plus puissants acteurs de l'industrie du disque \u2014 l'encryptage, notamment.« Il y a toujours moyen de contourner les sites payants et de trouver un site gratuit, affirme Benoît.Aussitôt qu'un truc est découvert, la nouvelle se répand vite.Très vite.Quelqu'un a découvert Napster il y a une couple de mois, ça n'a pas été long que tout le monde était là-dessus.C'est pourquoi il est très difficile d'établir des normes fiables.» Comment alors payer les artistes « Leurs revenus, croit Hugo, devront tôt ou tard être prélevés chez les fournisseurs d'accès.Les artistes les plus populaires pourront aussi s'associer avec de gros commanditaires ; Jewell, par exemple, est liée à Tommy Hillfiger.» Si la totalité de nos habitués de www.napster.com se montrent favorables au téléchargement, qu'ils ne considèrent pas comme un acte de piratage (même s'ils préfèrent ne pas dévoiler leur nom de famille au cas où.), ils sont plus perplexes en ce qui a trait à la vente de CD gravés à la maison.« Je suis contre la vente de CD, c'est du commerce illicite, dit Hugo.Mais je n'irai pas payer 20 $ pour un disque alors que je peux m'en faire un avec un CD vierge qui coûte 2,50 $.» Qu'on soit pour ou contre, le trafic existe et il est florissant.Actuellement, un CD comportant une vingtaine de tounes peut coûter entre 5 et 10 $.« Avec un modem haute vitesse, explique Francis, une chanson est téléchargée en moins de deux minutes \u2014 au lieu de 15.Alors, c'est plus facile d'en vendre qu'avant.D'autant plus qu'il y a plein de jeunes dans les écoles secondaires qui n'ont pas encore les moyens de se payer un ordinateur.Alors, il y a des gens de mon âge qui les approvisionnent.La reproduction illicite de la musique prend d'autres formes que le téléchargement de fichiers MP3, apprend-on par ailleurs.Plusieurs propriétaires de graveurs de CD, par exemple, bénéficient de la politique de la chaîne de magasins HMV ; on y permet à l'acheteur de se faire rembourser un CD.après l'avoir copié.Plusieurs interviewés connaissent des gens qui se sont adonnés à cette pratique.Gérant du marketing au magasin HMV de la rue Sainte-Catherine, Denis Germain voit là un problème mineur.« Notre politique de remboursement s'adresse avant tout aux vrais acheteurs de disques.Ceux qui reviennent sans cesse se faire rembourser sont minoritaires et rapidement identifiés.» Quant aux dégâts causés par le téléchargement, aucune étude ne peut les quantifier avec précision, mais il semble que le problème ne soit pas encore significatif du côté des détaillants.« Le groupe d'âge qui télécharge gratuitement des MP3 en passant par Napster, soutient Denis Germain, est celui des 14-18 ans.Ces jeunes n'ont pas d'argent et n'ont pas encore commencé à consommer.Ils s'en tiennent à leurs hits.Ce qui fait qu'on ne ressent pas vraiment d'impact négatif dans les ventes au détail.Pour l'instant, les pertes essuyées ne dépassent pas vraiment celles occasionnées autrefois par la cassette vierge.» « C'est vrai que ça ne paraît pas dans les ventes », confirme à son tour Mario Lefebvre, directeur national de la distribution exclusive chez Sélect, le plus puissant distributeur indépendant au Québec \u2014 lié à l'empire Péladeau.« Mais, reprend-il, cette santé apparente de l'économie de la musique camoufle un grave problème.Par chance, les consommateurs de 25 ans et plus n'ont jamais consommé autant de disques.Mais les consommateurs de demain, eux, ne sont certainement pas poussés à en faire autant.« Dans le monde du disque, poursuit Lefebvre, il y a actuellement deux écoles de pensée.Certains sont persuadés que les fichiers MP3 constituent le plus bel outil de promotion, qu'il s'agit là de la plateforme idéale pour des artistes en développement et qu'il conduit à la consommation.L'autre vision, plus sombre (et à laquelle j'adhère), est la suivante : ce qu'on est en train de dire aux ados, c'est que la musique est gratuite.« Je crois, en ce sens, que le phénomène Napster est excessivement dangereux pour l'industrie si on ne l'étouffe pas.MP3 est la balle, Napster, le fusil.» Et si le phénomène Napster n'est pas étouffé ?Et si Napster et MP3.com gagnent leurs procès contre la RIAA ?Quoi qu'il advienne, l'industrie de la musique devra forcément s'adapter.L'acquisition récente de Time-Warner par America Online en est l'illustration éloquente.mais ne garantit en rien la viabilité de la nouvelle économie de la musique.Alors ?La vente de disques au détail pourrait décliner considérablement au cours des années qui viennent.Les nouveaux médias par lesquels la musique transite l'emporteront sur les médias traditionnels.Les artistes et leurs équipes devront bientôt se battre avec les acteurs du monde virtuel (fournisseurs d'accès, propriétaires de sites, câblodistributeurs, compagnies de téléphone) pour faire valoir leurs droits.Les gouvernements devront adapter leurs lois sur le droit d'auteur.On devra repenser les façons d'évaluer l'impact réel des productions culturelles, à commencer par la musique.Par voie de sondage ?En vérifiant la circulation de leur musique chez les fournisseurs d'accès L'industrie du disque, comme le constate Mario Lefebvre en guise de conclusion, « vit une révolution beaucoup plus profonde et dramatique que l'arrivée du disque compact il y a 15 ans ».Bref, l'ère virtuelle n'aura jamais été si.tangible.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Les utilisateurs de Napster choisissent une chanson qu'ils téléchargeront sur le disque dur de leur ordinateur pour ensuite la graver sur un CD vierge.Bazar de musique sur le Web BAZAR / Suite de la page D1 Les CD de nos jeunes interviewés sont gravés à la maison.Les nouveaux membres de la communauté Napster possèdent ou partagent un graveur de CD.Outil réservé aux professionnels du disque il n'y a pas si longtemps, le graveur est devenu une composante multimédia très populaire auprès des consommateurs.« Actuellement, environ 20 % de nos clients exigent un graveur de CD lorsqu'ils achètent un nouvel ordinateur.Mais à peu près tous les étudiants en achètent un.À mon avis, une majorité absolue d'acheteurs auront bientôt un graveur de CD intégré à leur ordinateur.Cet appareil coûte environ 300 $, un prix abordable pour qui veut télécharger musique, films ou jeux », soutient Michael Zielinski, directeur technique chez AMI PC, boutique d'informatique de Saint- Laurent.Zielinski fait observer en outre que les jeunes utilisateurs d'ordinateurs achètent beaucoup moins de logiciels qu'avant.« Ils nous disent fréquemment qu'ils peuvent se les procurer eux-mêmes.Ils le font souvent au moyen du modem-câble, qui leur permet de télécharger beaucoup plus rapidement les logiciels convoités.» Étudiant en médecine à l'Université de Montréal, Philippe partage un graveur de CD avec deux copains.« Nous sommes des fans de musique, nous sommes des étudiants, nous n'avons pas les moyens d'acheter toute la musique qui nous plaît.Alors, on se retrouve entre amis, on télécharge ou bien on copie des CD.» Bien entendu, cette communauté virtuelle n'exclut aucun style de musique.Frédéric écoute actuellement l'album Woodstock 99.Francis et Benoît, eux, téléchargent les chansons de Offspring, Prodigy, Daft Punk, Cristal Method ou les Chemical Brothers.Fait à noter, aucun des jeunes interviewés ne télécharge des albums complets.« Chaque disque comporte deux ou trois chansons excellentes, je peux me passer du reste.Et je me fais mes propres compilations que je transfère sur mon lecteur portatif en le mettant en format Wav.Mon disque comporte alors une vingtaine de tounes », explique Laurent, 19 ans, étudiant en génie informatique.Ainsi donc, les utilisateurs de fichiers MP3 seraient en train de créer une nouvelle forme de consommation de la musique : la compilation faite sur mesure.Hugo, 23 ans, étudiant en marketing au cégep Saint-Laurent, anime une émission à la radio étudiante carrément intitulée MP3.« On y fait jouer toutes sortes de musiques que l'on ne peut plus se procurer dans les magasins.Par exemple, on attire l'auditoire avec les thèmes de vieilles émissions telles Love Boat ou Knight Ryder.» Pour télécharger ses MP3, Hugo fréquente www.napster.com, mais aussi Beam It.« C'est un service qui permet de télécharger des pièces en format MP3 en autant que tu fasses la preuve que tu possèdes le disque qui les contient.» Et le danger de virus ?« Un fichier transmis dans un format de compression ne peut avoir de virus.Un virus n'est transmis que dans un logiciel », affirme Frédéric. 6LP0401D0408 D4 samedi 6LP0401D0408 ZALLCALL 67 00:48:37 04/08/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Chanson Natasha St-Pier: Londres, le disque et.son oreiller VALÉRIE LETARTE collaboration spéciale Elle se dit introvertie et calme, mais Natasha St-Pier est fébrile.Elle lance un nouvel album lundi, et dans deux semaines, elle s'envole pour Londres, où durant cinq mois, elle jouera Fleur-de-lys en anglais, au sein de la toute première équipe de Notre-Dame de Paris.« On m'a réservé un petit loft, mais je ne sais pas comment je vais m'adapter, je ne suis jamais allée à Londres ! Pour me faire l'oreille à l'accent, je loue beaucoup de films britanniques ces temps-ci.Tout le monde me dit que les Anglais sont charmants, ça me rassure.Une petite chose m'inquiète : s'il y a ou non du tapis dans ce fameux loft, c'est bête, mais je suis allergique.La toute jeune femme de 19 ans, pour qui tout déboule rapidement, doit s'endormir le coeur plein d'émotions.Hâte et craintes mélangées.Elle confie : « Je suis une ennuyeuse.Quand je suis officiellement partie de chez mes parents pour venir m'installer à Montréal, il y a à peine un an, ça m'a fait tout drôle de revoir ma chambre, après.J'avais mon oreiller dans mes bagages.Je l'apporte à Londres ! » Quand on dit que tout déboule pour Natasha St-Pier, c'est qu'une fois les choses prises en mains par Guy Cloutier, on n'a pas perdu de temps.Il y a eu l'audition pour le rôle de Fleur-de-lys, le coup de foudre de Luc Plamondon, le remplacement de Julie Zennati plus rapidement que prévu, la tournée de trois mois avec ce qu'on a appelé la deuxième mouture de Notre-Dame de Paris, puis la mise en chantier de l'album Chacun son histoire, disque enregistré en Italie avec le compositeur et réalisateur Piero Cassano.Ce qu'on ne sait pas nécessairement, c'est qu'avant ce qui nous est présenté comme un conte de fées, Natasha St-Pier a rongé son frein.En bris de contrat avec une première équipe, avant que Guy Cloutier n'en négocie le rachat, elle a dû s'abstenir de chanter.durant deux ans.« Ça a été long, une éternité ! Les négociations ont été ardues, j'avais hâte que ça se termine.Le gros nuage est passé, et le disque est là, encore tout chaud.Sur la pochette, la très jolie frimousse de Natasha, cheveux en bataille, regard clair et décidé, bouche charnue.La voix est puissante, capable de pousser la plainte d'amour, capable aussi de la chuchoter.« Bien sûr, on va me placer dans la catégorie des chanteuses sentimentales, et c'est correct, mais il y a quand même sur le disque quatre chansons qui ne parlent pas d'amour.» Tient-elle à souligner son rôle d'auteur, elle qui signe deux textes de l'album ?« Je suis d'abord une interprète.J'ai de beaux textes de Daniel Lavoie, Luc Plamondon, Ève Déziel.Les deux chansons que j'ai écrites l'ont été presque par hasard, c'est Guy qui m'a convaincue qu'elles valaient la peine de figurer sur le disque, et moi je lui fais confiance.» L'album a été fait à Milan.Pourquoi donc ?« Pour être plus près de Piero Cassano, qui a réalisé le disque, qui en a composé toutes les musiques, qui vit et travaille à Milan.C'est lui qui est derrière les succès d'Eros Ramazzotti.On a pensé que mes cordes vocales, c'était moins compliqué à déplacer que de le faire venir au Québec.» Le disque, qui a séduit le président de Sony France, Paul-René Albertini, bénéficiera d'une entente avec Sony Monde, et sortira en Europe à l'automne.Pour l'instant, c'est ici que ça se passe, lundi.« C'est comme un peintre qui dévoile ses toiles devant tout le monde.C'est excitant, c'est un gros pas à franchir.J'ai travaillé fort, je ne veux pas décevoir, je veux que les gens aiment ça, et puis, oui, j'ai un peu peur des critiques.» Guy Cloutier déclare depuis plusieurs mois que Natasha est son plus beau défi depuis René et Nathalie, même qu'elle sera la prochaine Céline Dion.Comment réagit la chanteuse devant tant d'enthousiasme ?« Même si mon idole, musicalement, est Sarah Mc Lachlan, Céline Dion est un modèle de réussite, parce qu'elle est allée au bout de ses rêves, et surtout parce qu'elle s'est dépassée.Je sais que Guy croit en mon potentiel.Avec du travail et une équipe comme ça, vraiment, oui, je me sens capable de tout ! » Quand on dit que tout déboule pour Natasha St-Pier, c'est qu'une fois les choses prises en mains par Guy Cloutier, on n'a pas perdu de temps.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Natasha St-Pier lance lundi son album À chacun son histoire. La Presse 8 avril 2000 Page D5 manquante 6LP0602D0408 D-6 sam 8 avril 6LP0602D0408 ZALLCALL 67 00:43:19 04/08/00 B Théâtre D 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 La tragicomédie humaine SONIA SARFATI Ce que Marie-Line Laplante aime du théâtre, c'est le fait qu'il soit représentation.Qu'il soit « comme ».Qu'il ne soit pas la vie, mais « comme la vie ».Ainsi, chacun des personnages de la dramaturge n'a pas un nom, mais « comme un nom ».Ils s'appellent Tuppe, Bibe, Môle, Natte.Et ils ne sont pas assis sur une chaise, mais sur quelque chose qui est comme une chaise.À partir de là, elle explore.De manière systématique.En ce sens-là, Marie- Line Laplante est très terrienne.Mais quiconque a lu ou entendu ses textes sait que dans sa tête, ça décolle.On se souviendra d'Une tache sur la lune, créé en 1996 au Quat'Sous \u2014 fable fantaisiste mettant en vedette un vieux couple chamailleur, Tuppe et Bibe, dont le fils, astronaute, n'est jamais redescendu de la Lune où il a été expédié.Comme des chaises \u2014 présenté, à la suite de L'Homme assis, du 12 au 29 avril à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier \u2014 est de la même eau, en ce sens qu'on y retrouve Tuppe et Bibe, ici assis dans la salle d'attente du ministère de l'Immigration.Ils veulent un passeport.Pour la Lune.Pour retrouver leur enfant.C'est le volet comédie d'un spectacle double qui table sur la tragédie avec L'Homme assis.L'histoire du chef d'une bande de contrebandiers qui s'inquiète de la disparition de sa fille et, en même temps, du fait que son trafic a été découvert \u2014 qui, donc, l'a trahi ?Comédie et tragédie.L'un ne va pas sans l'autre dans l'oeuvre de Marie-Line Laplante.Ce n'est pas un hasard, mais une volonté fondamentale.« Pendant mes études, je me suis penchée sur la tragédie du point de vue de la philosophie, explique-t-elle.Je me demandais pourquoi on n'en écrivait plus.Et, plutôt que d'élaborer une théorie là-dessus, j'ai décidé d'analyser le genre et de le travailler.De le travailler en parallèle avec la comédie.Parce que les deux genres sont nés à peu près en même temps.Sophocle, oui.Mais, aussi, Aristophane.Marie-Line Laplante a donc écrit Le Couteau et la Bouche.Tragédie.À laquelle elle a immédiatement répondu par Une tache sur la lune.Comédie.Et ainsi de suite.Au total, quatre tragédies, quatre comédies.L'Homme assis et Comme des chaises sont la troisième étape de cette double tétralogie.Le but ?Pas de défoncer les limites de chaque genre, mais de voir jusqu'où chaque genre peut aller : « Pour entendre ce que peut faire entendre le théâtre.C'est l'exploration de ce qui lui est spécifique qui m'intéresse.De sa démarche, elle a conclu que la comédie, la comédie telle qu'elle la voit, est faite de répétitions.D'où Tuppe et Bibe, qui reviennent à quatre reprises.La tragédie, c'est autre chose.Les siennes sont tissées sur un double motif \u2014 l'un venant des Grecs anciens ; l'autre, de la civilisation judéo- chrétienne \u2014 différent à chaque fois.L'Homme assis, c'est Oedipe et Job en même temps.Oedipe pour l'enquête qui, finalement, se refermera sur luimême.Job pour les « amis » qui viennent, tour à tour, argumenter devant l'homme qui ne se lève pas.Môle sur sa chaise, comme Job sur son tas de fumier.Môle menant une enquête, comme Oedipe menant sa quête.L'art du « comme », toujours.Que, cette fois-ci, Marie- Line Laplante met elle-même en scène.Même si elle connaît les discours.Celui qui dit que l'auteur a la tâche facilitée parce qu'il exactement sait où il s'en va tant il connaît son texte \u2014 « ce qui est faux ».Et celui qui dit que l'auteur est trop proche de ses mots pour avoir du recul \u2014 « ce qui peut être vrai.» Mais au fond, peu lui importe : « Le théâtre m'intéresse dans son entier.Le mot le dit : pièce de théâtre.Je ne voulais pas que la pièce.Je voulais, aussi, le théâtre.» L'HOMME ASSIS et COMME DES CHAISES, texte et mise en scène de Marie-Line Laplante.À la salle Fred- Barry du Théâtre Denise-Pelletier, du 12 au 29 avril.« Pendant mes études, je me suis penchée sur la tragédie du point de vue de la philosophie.Je me demandais pourquoi on n'en écrivait plus.J'ai décidé d'analyser le genre et de le travailler » PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Comédie et tragédie, l'un ne va pas sans l'autre dans l'oeuvre de Marie-Line Laplante, une dramaturge qui se questionne sur les fondements du théâtre.RADIO M au FM! n Le chanteur Mathieu Chédid \u2014 alias M \u2014 est en spectacle ce soir.à la radio de Radio-Canada (95,1 FM), dans le cadre de l'émission Un p'tit air du samedi soir.Jim Corcoran sera aussi de la fête, avec son guitariste Pierre Côté.Outre des pièces de leurs discographies respectives, les deux chanteurs interpréteront en duo des chansons de Jim.En solo, M offrira pour sa part des versions acoustiques de Le Mec hamac, Je dis Aime, Émilie 1000 volts et sa reprise des Cure, Close to Me.Interprète masculin de l'année aux dernières Victoires de la Musique, Mathieu Chédid était de passage à Montréal cette semaine pour faire la promotion de Je dis Aime, son deuxième album. 6LP0701D0408 D07 sam.(Arts) 6LP0701D0408 ZALLCALL 67 00:41:01 04/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 D 7 Humour Lemire égal à lui-même JEAN BEAUNOYER Daniel Lemire présente actuellement à l'Olympia de Montréal, le meilleur spectacle d'humour en ville même s'il ne s'agit pas d'un show qui fera l'histoire.Après une absence de deux ans et demi, l'humoriste qui ne semblait pas être au meilleur de sa forme, a tout de même permis à une salle comble d'oublier les temps pluvieux et de retrouver l'humoriste qu'il affectionne depuis des années.De nombreuses personnalités dans la salle de l'Olympia laissent croire que Lemire s'est installé parmi les grands de l'humour au Québec et qu'il bénéficie déjà du préjugé favorable dont ont tellement besoin les comiques de scène.Hier, il n'a pas déçu ses inconditionnels en étant égal à lui-même, privilégiant l'humour intelligent, les bons mots et les bonnes trouvailles.Tout ce que j'ai envie de reprocher à Lemire, c'est d'avoir raté son numéro de fermeture hier en ce soir de première.Son numéro de l'oncle Georges qui s'adresse à des gens du troisième âge ne levait pas.Comme si l'humoriste avait usé son personnage avec les annonces de Listerine.Oncle Georges n'a plus ce côté scandaleux qu'il avait à l'époque où il s'adressait aux enfants.Tout le monde aime bien rire des vieux édentés ou des vieux qui perdent leur dentier en crachant, mais ce n'est pas nécessairement drôle.Pour le reste, Lemire enchaîne des numéros magnifiquement écrits, fort subtils qui font penser parfois au délire de Sol.Le personnage de l'agent secret est fort réussi, le fonctionnaire qui doit bien être Yvon Travaillé, est tordant lorsqu'il commande du Viagra à la pharmacie.Voilà bien l'illustration parfaite de l'humour qui n'a aucunement besoin de vulgarité et de facilité pour faire crouler une salle de rire.Le numéro est percutant, toujours drôle et jamais de mauvais goût.S'inspirant de l'actualité en première partie du spectacle, Lemire illustre fort bien la désinvolture des banques qui nous offrent de moins en moins de services, en interprétant un banquier particulièrement méprisant.Un numéro drôle, mais qui touche également une corde sensible chez de nombreux clients.Applaudissements dans la salle de la part de gens soulagés, vengés.Par la suite, un retour très attendu, celui de Ronnie, le musicien qui ne cesse d'halluciner.Ronnie ne s'use pas comme l'oncle Georges et n'annoncera jamais Listerine.À vrai dire, il est éternel parce qu'il représente tous les perdants de la terre.Il nous revient dans le cadre d'une émission de musique classique.Ronnie semble s'être assagi et connaît maintenant les grands de la musique.Il interprète du Beethoven à la guitare, mais la guitare est branchée sur un amplificateur à pédales qui produit des sons bizarres.Numéro délirant.En deuxième partie, une surprise à mon avis, le numéro de Jean Chrétien.Tout le monde imite Jean Chrétien actuellement et ce n'est pas nécessairement drôle, mais Lemire en fait l'un des meilleurs numéros de son spectacle.Rarement la langue française fut autant massacrée.Le numéro des échangistes est visuellement réussi avec non seulement un excellent monologuiste, mais également un comédien étonnant qu'on découvre chez Lemire.En somme, un incontournable spectacle, une foule de nouveaux gags, du respect de l'intelligence de son public.C'est un grand spectacle avec quelques lenteurs et un oncle Georges qui a pris un coup de vieux à mon avis.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Daniel Lemire est non seulement un excellent monologuiste, mais également un comédien étonnant.D'HIER De notre édition finale 6LP0801D0408 D08 sam.(Arts) 6LP0801D0408 ZALLCALL 67 00:41:09 04/08/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Bernard Fortin, l'homme de tous les défis Presse Canadienne SHERBROOKE Si on lui demandait.disons, de jongler avec trois brebis et de jouer de la clarinette en même temps, il le ferait.Parce qu'il a toujours eu un front de boeuf, même s'il est aussi conscient de ses limites.Parce qu'il aime relever les défis et qu'en général il dit oui à tout, tout ce qu'il se sait capable d'assumer en prenant soin cependant de se diriger ailleurs lorsqu'il ne se considère pas la bonne personne.Parce que rien, ou presque, ne rebute Bernard Fortin, l'attachant et désopilant Rod Paré de La Petite Vie et le Marc Dupras magouilleur de Virginie, entre autres rôles, et que si son lot quotidien ressemble aujourd'hui à popularité et succès, il y est parvenu à force de patience et de détermination.Car le comédien rêve de ce métier depuis qu'en troisième année il avait imité son idole Paillasson, fasciné qu'il était par Jean-Louis Millette qui l'incarnait.S'il pratique le métier de façon professionnelle depuis 18 ans, il l'exerce dans les faits et en rêve depuis un quart de siècle.« J'ai toujours aimé faire des personnages, jouer la comédie et me transformer.D'ailleurs, j'ai un peu basé ma carrière sur mon côté multidisciplinaire, car j'aime tout faire.» Quand le comédien parle de tout, c'est d'à peu près tout dont il est question.Entré marié au Conservatoire d'art dramatique de Montréal, il en sortira en 1981 père d'un enfant et promènera son CV partout pour nourrir sa famille.On le retrouvera indifféremment à la régie, à l'assistance à la mise en scène, aux accessoires, notamment, et on lui aurait demandé de laver le plancher qu'il l'aurait fait.« Je me suis appliqué à monter le mur une brique à la fois, avec double ciment entre chacune.D'ailleurs, je vois ce métier comme un coffre à outil qui contient d'abord un couteau à bois, un marteau et des tournevis et que l'on équipe graduellement d'une sableuse, d'une perceuse et de tous les outils plus sophistiqués.Je pense être arrivé à ce métier avec un coffre assez vide mais je l'ai rempli constamment, en apprenant toujours de nouvelles affaires.» Comme celle de prêter sa voix à Fablanimo de la ferme, un livre-disque racontant dix fables inédites admirablement écrites par Roxane Lapointe et magnifiquement illustrées par Paule Cloutier, et qui a été mis sur le marché un peu avant Noël par GSI Musique.C'est un coffret unique en son genre et d'une qualité remarquable, destiné aux enfants de trois à huit ans, tout autant qu'à leurs parents.Les rafraîchissantes fantaisies musicales qui l'accompagnent sont signées Jimmy Tanaka.Bernard Fortin y assume la narration et y fait vivre à tour de rôle chacun des animaux de la ferme.« Pour dire vrai, je suis assez fier de cette réalisation parce que j'aime beaucoup ces histoires-là, celles de quelqu'un qui bûche fort et qui en donne plus que le client en demande.Cela me conforte dans mon idée qu'il faut du front dans la vie et qu'il faut savoir aller frapper à la bonne porte.» « Cela me réconcilie avec certains côtés plus éprouvants de ce métier, comme une télé dans laquelle tout va si vite et où l'on bâcle souvent.Dans Fablanimo de la ferme, on trouve de beaux mots, de beaux textes, de belles musiques et de belles illustrations.C'est ça qu'on appelle un bon projet.» Tout cela ne l'empêche pas d'animer quotidiennement, avec son complice de longue date Patrice L'Écuyer, l'émission de retour à la maison à l'antenne de CKOI, de participer de manière sporadique à Virginie et, sous peu, de jouer dans une télésérie portant sur un grand Québécois, une série dont il ne peut nous en dire plus. 6LP0901D0408 D9 samedi 6LP0901D0408 ZALLCALL 67 00:47:55 04/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 D 9 Disques Un raté de l'OSM.à cause d'un mauvais violon CLAUDE GINGRAS Pour nous qui suivons, forcément, la carrière discographique de Dutoit et l'OSM, le nouveau couplage Mendelssohn-Glazounov de la jeune violoniste Leila Josefowicz est aussi, et avant tout, le premier disque du « tandem gagnant » pour la marque Philips \u2014 après deux disques chez le concurrent EMI, et pendant que Decca continue de sortir les derniers produits d'une association qui dura près de 20 ans.Chez Philips comme chez EMI, Dutoit et l'OSM doivent se contenter, pour l'instant, d'accompagner des solistes de concertos.Chez EMI, c'était \u2014 et ce sera de nouveau très bientôt \u2014 la pianiste Martha Argerich, ex-Mme Dutoit ; chez Philips, la jeune Américaine de 22 ans née à Toronto.Un couplage des deux Concertos de Prokofiev est d é j à « e n boîte », mais Philips s o r t d ' a b o r d l e s Concertos de Mendelssohn et de Glazounov, séparés par la brève Valse-Scherzo de Tchaïkovsky.Josefowicz avait d'abord joué ces trois oeuvres en concert avec l'OSM en mars et mai de l'année dernière.Le catalogue américain contient actuellement 64 enregistrements du célébrissime Mendelssohn et 15 du moins fréquenté Glazounov.Le présent disque est cependant le seul à grouper les deux concertos.C'est d'ailleurs son seul intérêt.Leila Josefowicz est une violoniste très forte, aucun doute là-dessus.Articulation facile et libre de toute contrainte, intonation foncièrement irréprochable, sonorité généreuse et brillante : toutes les qualités de base sont là.Mais il faut davantage pour qu'on puisse parler de grande interprète.La jeune Josefowicz ne manque pourtant pas d'imagination.Prenons, par exemple, la grande cadence du Mendelssohn, au premier mouvement (à partir de la mesure 299 si on a la partition, ou, si on ne l'a pas, à 7'37 sur l'indicateur).Les arpèges qui en constituent l'essentiel deviennent, pour elle, force conductrice qui ensuite anime la rentrée de l'orchestre au lieu de suivre simplement celui-ci.Intéressant.Mais, au mouvement lent qui suit, elle joue faux le premier do suraigu tenu sur deux mesures (mesures 37 et 38, à 2'47).On tolère cela au concert mais non au disque.Le Tchaïkovsky très bref (six minutes) contient quelques beaux moments de pur violon hélas ! gâtés par une corde de sol grosse et vulgaire.Le Glazounov, enfin, cristallise tous les défauts rencontrés jusque-là : affectation et complaisance dans les passages calmes, où la sonorité se transforme en une espèce de miaulement, étalage de ce qu'il faut bien qualifier de scandaleuse facilité, petits portamentos à tout propos, jeu « par coups » et, par-dessus tout, archet trop souvent raide qu'accentue une prise de son favorisant le violon au détriment de l'orchestre ainsi relégué au second plan.H 1/2 MENDELSSOHN : Concerto pour violon et orchestre en mi mineur, op.64 ; GLAZOUNOV : Concerto pour violon et orchestre en la mineur, op.82 ; TCHAÏKOVSKY : Valse-Scherzo pour violon et orchestre, op.34 Leila Josefowicz, violoniste, Orchestre Symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit Philips, 464 959-2 NOUVELLES DU DISQUE Beethoven trois fois n Trois nouvelles intégrales des neuf Symphonies de Beethoven sont annoncées : par Teldec, avec Daniel Barenboïm et la Staatskapelle Berlin ; par Deutsche Grammophon, avec Claudio Abbado et l'Orchestre Philharmonique de Berlin ; par EMI, avec Sir Simon Rattle et l'Orchestre Philharmonique de Vienne.Il s'agit là, bien sûr, de projets ayant précédé les changements survenus à la direction artistique du Philharmonique de Berlin.Barenboïm était l'un des candidats à la succession d'Abbado, celui-ci part en signant cette intégrale, et son successeur Rattle va en faire autant avec le concurrent viennois.Mewton-Wood en réédition n Dante, l'une des nombreuses marques spécialisées dans l'historique, a réuni en deux compacts les enregistrements des trois Concertos et de la Fantaisie pour piano et orchestre de Tchaïkovsky qu'avait réalisés le pianiste australien Noel Mewton-Wood peu de temps avant son mystérieux suicide, en 1953, à l'âge de 31 ans.Bach en transcription n Chez Astrée, Hopkinson Smith vient d'enregistrer sa transcription pour luth des six Sonates et Partitas pour violon seul de Bach.De Bach encore, Wilbert Hazelzet a gravé, chez Glossa, sa transcription pour flûte des trois premières Suites pour violoncelle seul.Fleming en Thaïs n Decca annonce Thaïs, de Massenet, avec Renée Fleming dans le rôle- titre, entourée de Thomas Hampson et Giuseppe Sabbatini et l'Orchestre de Bordeaux-Aquitaine, dir.Yves Abel.Aimard et Messiaen n Pierre-Laurent Aimard, le pianiste de l'Ensemble Inter Contemporain, de Paris, a enregistré chez Teldec les Vingt Regards sur l'Enfant- Jésus, de Messiaen. 6LP1001D0408 D10 samedi 6LP1001D0408 ZALLCALL 67 00:41:18 04/08/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Musique Le côté sombre de Britney Spears JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Il n'y a pas si longtemps, les filles de Kittie croupissaient à London, Ontario, sur les bancs de leur école secondaire.Depuis la sortie de leur agressif premier album, Spit, les voici devenues nouvelles starlettes du néo-métal-post-gothique.Leur âge ?Ne le demandez surtout pas.Les études ?Oubliez ça.Leurs parents ?Haussement d'épaules.Sur la défensive, Mercedes Lander, batteure du groupe, répond aux questions d'un « vieux » de 30 ans.\u2014 Mercedes : Tu veux savoir notre âge ?Désolé, mais ça, on ne le dit pas.\u2014 La Presse : Pourquoi ?Mercedes : On ne veut pas que les gens insistent là-dessus.On ne veut pas devenir un objet de curiosité.\u2014 La Presse : C'est quand même drôle.Vous avez toutes sous 18 ans et vous jouez dans des bars.\u2014 Mercedes : D'abord nous n'avons pas toutes moins de 18 ans.Il y en a dans le groupe qui sont majeures.\u2014 La Presse : Combien ?\u2014 Mercedes : Euh, une seule.\u2014 La Presse : Mais être des ados, c'est aussi votre atout non ?\u2014 Mercedes : C'est une simple question de crédibilité.Regarde ce qui est arrivé à Silverchair.Tout le monde se moque des groupes rock d'adolescents.Nous, on veut être prises au sérieux, c'est tout.Les gens ont tendance à croire que la jeunesse inhibe l'expérience.Mais c'est faux.\u2014 La Presse : Vous tournez jusqu'en Europe avec des groupes métal aussi peu recommandables que Slipknot.Que pensent vos parents de tout ça ?\u2014 Mercedes : Ils peuvent penser ce qu'ils veulent.On le fait, c'est tout.De toutes façons, peuvent-ils vraiment nous en empêcher ?\u2014 La Presse : Vos chansons ont pour titres Do You Think I'm A Whore, Get Off (You Can Eat Dick), Suck et Paperdoll.au fond, vous êtes des anti-Britney Spears ?\u2014 Mercedes : Ni anti ni rien.On s'en fout de Britney Spears.Des jeunes filles exploitées par les médias, les producteurs, ça me rend malade.Les Spice Girls, c'est mieux.Elle ont été exploitées, mais elles sont devenues populaires et ont repris le contrôle de leurs vies.\u2014 La Presse : Être exploitées, ça vous fait peur ?\u2014 Mercedes : Disons qu'on reste sur nos gardes.On se sert de notre intelligence.C'est la meilleure façon de ne pas se faire manger la laine sur le dos.\u2014 La Presse : Et les études ?Mercedes : Ça, c'est du passé.Pour le moment, on se consacre à la musique.Dans une autre vie, on verra bien.Kittie, en première partie de Slipknot, ce soir, 20 h, au Métropolis.Slipknot, la nouvelle terreur du métal made in USA, se produit à guichet fermé ce soir au Métropolis.Sortir le méchant Les membres de Kittie refusent de dévoiler leur âge.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE L'Iowa est un petit État calme du centre des États-Unis.Là, les paysages sont charmants, la foi et le niveau d'éducation garantissent le bien-être moral du citoyen, le taux de criminalité est un des plus bas au pays.Pour tout dire, rien ne laissait prévoir qu'un groupe comme Slipknot surgirait de ce paradis anglo-protestant, qui aspire depuis toujours à la tranquillité.Et pourtant, mesdames, messieurs, voici la « chose » la plus radicale à être apparue cette année sur la scène néo-métal américaine : ils sont neuf, portent des masques sortis tout droit de votre pire cauchemar, et régurgitent un furieux mélange de speed, death, hardcore, rock alternatif, hip hop, drum'n'bass et musique industrielle.Évadés d'un asile ?C'est tout comme : « L'Iowa est un bel endroit, mais c'est un désert pour les arts, la musique en particulier.Ça explique peut-être que nous soyons si extrêmes.Parce qu'on ne s'assoit pas sur notre musique.Au contraire.On l'amène jusqu'aux dernières profondeurs de notre imagination.Celui qui parle s'appelle Shawn Crahan, mais il faut dire # 6, parce que chez Slipknot, tout le monde a troqué son nom pour un numéro (de 0 à 8).Il est, en passant, celui qui porte un masque de clown sur la photo.ce qui ne le rend pas plus sympathique pour autant.Je lui demande si Slipknot se sent proche de la vague rap métal qui envahit les États-Unis.Il répond : « On a quelques chansons qui peuvent cadrer dans le genre.Mais je ne suis pas un gros fan de toute cette merde.Quand Korn est sorti, ils étaient des putains de rois.Le problème, c'est qu'ils ont ouvert la porte à 10 000 groupes de merde.Limp Bizkit ?Ils me donnent envie de dégueuler.Ce sont des frimeurs, dude.Ils font ça pour le fric.» \u2014 Et vous, pourquoi le faites-vous ?« Pour tuer, man.C'est ce qui nous motive.On ne prêche pas la violence, mais on offre aux kids un exutoire, pour qu'ils puissent sortir leur agressivité.On les encourage à aller contre le conformisme, à être euxmêmes jusqu'au bout.La mission de Slipknot, c'est de débarrasser la Terre de toute cette merde superficielle, tu saisis ?Tout ce qui nous intéresse, c'est d'être vrais.La brutale vérité ! » \u2014 Pourquoi se cacher derrière des masques alors ?« Personne ne se cache, man.Redis ça et je t'envoie mon poing dans la face.Si je porte un putain de masque, c'est parce que je veux que les kids voient autre chose que ma boucle d'oreille, la couleur de mes cheveux ou mon piercing dans le nez.Je veux dire, il est grand temps d'en finir avec le cliché rock'n'roll.Le masque est sans expression.C'est une façon de ramener l'attention sur la musique et les textes.Parce qu'au fond, c'est tout ce qui compte.» Mettons qu'on en doute, mais bon.Si # 6 veut croire que l'image n'y est pour rien dans le succès de son groupe, tant mieux pour lui.D'ailleurs, ça n'empêche pas Slipknot d'être devenu, en moins d'un an, la nouvelle terreur du métal made in USA, réléguant Marilyn Manson au rayon des poupées pour filles.Preuve que la jeunesse américaine a un urgent besoin de sortir le méchant, 470 000 exemplaires de leur premier disque ont trouvé preneurs aux États-Unis, et 50 000 au Canada.Question de mettre de l'huile sur le feu, MTV s'est empressé de censurer leur premier vidéoclip (Spit It Out) pour cause d'ultraviolence, un geste qu'a d'ailleurs imité Musique Plus, en dépit d'une affluence de demandes spéciales.Le canal des clips diffuse cependant le plus acceptable Wait And Bleed, et accueillera le groupe en direct, cet après-midi à 15 h, où on lui remettra son disque d'or canadien.Enfin, les billets pour ce soir se vendaient tellement bien qu'on a décidé de déplacer le spectacle du Spectrum au Métropolis.\u2014 # 6 : « Les gens qui nous accusent de donner dans la gimmick ne savent pas de quoi ils parlent.De toute façon, I don't give a fuck about what people think ! On fait la musique qu'on a le goût d'entendre.Si tu l'aimes, viens nous voir.Sinon, reste à la maison et branle- toi.» Les Week-ends de l'OSM, les 28 et 29 avril 2000 à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts avec l'Orchestre symphonique de Montréal et Marc-André Hamelin, pianiste.La Presse vous offre la chance de gagner une paire de billets pour le concert du 28 avril.Une valeur de 84 $.Jusqu'au 8 avril 2000, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 3 semaines.M.Émilien Tremblay de Brossard M.Leboeuf de Montréal Mme Poirier de Montréal M.Noël Renaud de St-Jean-sur-Richelieu Mme Sylvie Roulx de Lachenaie M.Alain Dumont de Victoriaville M.Joseph Kaprielian de St-Laurent Mme Naud de St-Hubert Mme Lynne Cleary de Verdun « On ne prêche pas la violence, mais on offre aux kids un exutoire, pour qu'ils puissent sortir leur agressivité.» 6LP1101D0408 D-11 sam 8 avril 6LP1101D0408 ZALLCALL 67 00:41:27 04/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 D 11 Rock Les petites et grandes légendes de WD-40 PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Dans la vie comme dans la musique, les histoires de WD-40 en sont généralement de libations généreuses, de nuits interminables et de rencontres inattendues.Mais n'eut été de ces mémorables beuveries, le trio originaire du Lac-Saint-Jean n'en serait pas aujourd'hui à préparer une émission de radio pour la Chaîne culturelle de Radio-Canada (oui oui !), ainsi qu'un spectacle au Yukon.Qui disait que la modération avait bien meilleur goût ?« Tout ça, c'est encore des histoires de brosses, lâche en riant Alex Jones, bassiste et chanteur du trio infernal.Les trois quarts du monde que j'ai rencontré, dont ceux qui m'ont proposé le show au Yukon, c'était dans un lancement quelconque, ou bien au Cheval Blanc ! » C'est évident, les membres de cette formation (les frères Alex et Étienne Jones, Julien Livernois) aiment s'entourer, jaser, échanger.« C'est ce qui fait que WD-40 s'est rendu là, explique Julien le batteur.C'est parce qu'on joue pour le monde, proche du monde.C'est de la musique de party ! » Ce n'est donc pas pour rien que le groupe a remporté, à la faveur du public devons-nous préciser, le prix du meilleur artiste populaire au dernier gala des MIMI's.Son féroce alliage de punk et de country, immortalisé sur l'excellent album Aux frontières de l'asphalte, décape avec énergie et humour.Ils ont contribué au renouveau de la musique country, avec Mara Tremblay, et, plus récemment, les Cowboys Fringants.Mais aujourd'hui, après avoir gagné de l'assurance et accumulé de l'expérience, on sent qu'ils ont envie de passer à autre chose, tel qu'Alex le laisse entendre depuis quelque temps.« J'ai envie de prendre une autre direction artistique, dit-il.Je ne veux pas me perdre dans le western sinon ça ne finira plus.Je trouvais ça drôle au début, quand j'ai voulu devenir un cow-boy, c'était complètement out.Là, c'est rendu trop populaire, ça ne m'intéresse plus.» Prochaine étape, un retour au rock brut.« J'ai envie de revenir à quelque chose de plus basique, des beats plus simples, préhistoriques, plus lourds, plus efficaces mais un son toujours aussi garage.» Alex cite alors Joy Division, l'origine du coldwave, au sortir de la musique punk.Et William Burroughs.Méchant mélange qui devrait marquer un important virage musical.D'ici là, ils continueront d'enfiler leur chapeaux de cow-boys en préparation de deux concerts importants (et d'un album-surprise prévu pour cet automne) : celui du 13 avril au Cabaret du Musée Juste pour rire (une rétrospective des trois albums du groupe) et du lendemain, un concert « cabaret WD-40 » pour la Chaîne culturelle de la radio de Radio- Canada, un projet qui les emballe.« L'équipe des Décrocheurs d'étoiles nous a approché pour faire cette émission.Ils nous donnaient carte blanche.On a proposé le concept à Michel Garneau, puis il a embarqué.» Cette émission très spéciale, diffusée live devant public, de 22h à 1h sur le 100,7 FM, nous promet beaucoup de surprises.« On est sûr d'avoir au moins deux heures, jubile Alex.« Faudra juste qu'on ne prenne pas trop de temps entre les tounes pour s'accorder ! » Sans vouloir tout dévoiler, le groupe m'informe que le guitariste Éric Goulet (ex-Possession Simple, membre des Chiens, devenu pratiquement le quatrième membre de WD- 40), Mara Tremblay et Michel Faubert seront de la partie.Des musiciens avec qui ils ont déjà collaboré, et avec qui ils adorent travailler.« Ils nous permettent d'explorer de nouvelles avenues musicales.Mara va chanter sur nos tounes et Michel va faire deux contes.Il est tellement intéressant Michel, tu peux y parler de n'importe quel phénomène paranormal, l'autocombustion, les fantômes-baiseurs, les stigmatisés, les bêtes de lacs, n'importe quoi, il connaît ! » Ils adorent les histoires incroyables, les légendes urbaines ou rurales, anciennes et contemporaines.Leurs chansons sont souvent des petites légendes en soi, comme celle de la Squaw d'Amos (que Alex a revu récemment, pour l'anecdote) : « Je vais la raconter en détail à la radio, l'histoire du castor albinos et de la squaw d'Amos.C'est drôle, l'autre jour, quelqu'un est venu me voir pour me dire qu'il avait vu la squaw d'Amos, qu'elle se promenait dans la rue en criant comme une folle, gna gna.Je sais que ce n'est pas vrai, mais c'est comme si la chanson s'était transformée en légende ! » Leur trip à Yellowknife risque à coup sûr d'entrer dans le livre de contes de WD-40.« Encore une histoire de brosse, s'esclaffe Alex.L'ami d'un ami d'un ami qui connaît quelqu'un au Cheval Blanc pis qui habite au Yukon voulait faire venir un groupe du Québec.» L'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours.Ainsi commencent les légendes.« On va faire un gros show, le plus sauvage possible.J'imagine qu'ils aiment ça quand ça brasse dans ce coin-là ! » WD-40, en spectacle le 13 avril au Cabaret, 2111, boul.Saint-Laurent.Pour assister à l'enregistrement des Décrocheurs d'étoiles du 14 avril sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio-Canada (100,7 FM), veuillez réserver au 514 845-9994, ou vous présenter à l'entrée de la tour Radio-Canada pour 21h30.« L'autre jour, quelqu'un est venu me voir pour me dire qu'il avait vu la squaw d'Amos (.) Je sais que ce n'est pas vrai, mais c'est comme si la chanson s'était transformée en légende! » PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © WD-40, les écorcheurs du western : Julien Livernois, entouré des frères Alex et Étienne Jones.Ayant activement participé au renouveau de la musique country, avec Mara Tremblay et les Cowboys fringants, le groupe est maintenant prêt à passer à autre chose.« C'est rendu trop populaire, ça ne m'intéresse plus », précise Alex Jones.Le groupe veut développer un style plus lourd, plus efficace. 6LP1201D0408 D12 samedi 6LP1201D0408 ZALLCALL 67 00:45:06 04/08/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Disques Les Rita en proie à une.cool frénésie n Les Rita Mitsouko ont la quarantaine allumée, la flûte pleine de bulles, la tête peuplée de bestioles qui font danser.N'ayez crainte, ils ne souffrent pas de jeunisme : les fortes injections électroniques de Cool frénésie ne nous plongent pas dans une fontaine de faux jouvenceaux.Structures techno, bridges disco, saveurs j a z z y , funky grooves ou mélopées électro-cool catalysent le ludisme exemplaire de cette pop française.Chichin gosse des riffs à la hauteur de son talent, Ringer nous balance de puissantes salves vocales, nous sifflote des mélodies qui s'envolent comme des lépidoptères.Si la facture magnifiquement déglinguée des Rita retrouve toute sa puissance avec Cool frénésie, les thèmes abordés peuvent évoquer une certaine gravité ; vertiges d'une femme d'âge moyen, couple en détresse, souvenance de nazisme, invectives antimilitaristes surgissent dans cette ragoûtante fricassée.(En magasin mardi).HHHH COOL FRÉNÉSIE Les Rita Mitsouko Delabel / Virgin Alain Brunet Impeccable house n La jeune étiquette locale Disktrick of Montreal ne cesse de nous en mettre plein les oreilles.Intitulée sobrement House Musique 001, cette deuxième compilation rassemble ce que Montréal à de mieux à offrir sur la scène house.On y présente les compositions de Fred Everything (aux relents de disco), Robert De La Gauthier (sur le mode deep house), Mateo (avec une ligne de basse dynamisante), du patron François Calonne et plusieurs autres.D'influences variées, avec un penchant pour les sonorités techno, ces titres se démarquent par leur énergique détermination à nous délier les jambes.À elles seules, les bombes Le Roi de Luc Raymond & Orazion et Get Down de Afterlife (le sobriquet de Mark Anthony et Alain Vinet) valent leur pesant d'étoiles.HHHH HOUSE MUSIQUE 001 Aristes Variés Disktrick of Montreal/DEP Philippe Renaud collaboration spéciale De l'esprit et du bidouillage n Jadis cerveau du groupe canadien Son, Jason Beck, alias Chilly Gonzalez, se présente comme un MC juif, Montréalais d'origine, nomade par instinct et B e r l i n o i s d'adoption.Vu son profil multiculturel, pas étonnant que ce DJ-bidouilleur ait concocté un disque aussi éclaté.On y trouve du lounge nocturne, du hip hop de salon, du pop de cuisine, de la chanson (fort belle), des voix de femmes hantées, des interludes de Fender Rhodes et quelques rumeurs de jazz.Petit bijou d'artisanat éléctronique, Gonzalez Uber Alles trouve son unité dans son éclectisme.Réalisé avec finesse, émotion et esprit, le résultat est à la fois rythmé et intimiste, bon pour toute heure du jour et de la nuit.Pour les profanes, une accueillante porte d'entrée sur l'univers des musiques éléctroniques.HHHH GONZALEZ UBER ALLES Chilly Gonzalez Kitty-Yo / Fusion III Jean-Christophe Laurence Faubert a capella n Sorte de bilan folkloriste, les complaintes a capella de Michel Faubert bouclent une boucle, question d'amorcer un nouveau cycle de création.Depuis qu'il s'intéresse au patrimoine sonore, c'est-à-dire depuis son adolescence à Rigaud, l'artiste a toujours été fasciné par son côté fantastique, mortuaire, tragique.La fille du boulanger s'y fait violer, tuer, ses meurtriers sont lynchés.Le roi Renaud y revient de guerre les tripes sorties du ventre.Des enfants y sont assassinés par leur mère.Ayoye ! Les faits divers médiévaux archivés par Faubert ne sont pas jojo, on en convient, mais il interprète fort bien ses macabres découvertes.Ses inflexions, presque country, confèrent une saveur particulière à son chant.Évidemment, ce répertoire ne se prête pas à toutes les occasions.HHH 1/2 LA RÉCOMPENSE Michel Faubert La Tribu / DEP Alain Brunet Tam ! n On nous annonce un alliage de Bowie, Jon Spencer Blues Explosion, Beck Hansen.Vrai pour les références à Bowie première mouture, vrai pour les emprunts à Beck, faux pour Jon Spencer.Suggérons une touche de Soul Coughing.Dirigé par Tam Treanor, ce trio écossais (Édimbourg) manipule parfaitement les références choisies et manifeste un sens certain de la rengaine et de la mélodie pop.Arrangements musclés, guitares viriles, technologies dernier cri, voix trafiquées au mégaphone, riffs béton.La réalisation est signée Ray Shulman, un garçon brillant qui a naguère travaillé avec les Sugarcubes, les Sundays, Echo & the Bunnymen, etc.Voilà donc d'autres sorciers du Royaume-Uni capables de tout digérer.Et qui accompliront peut-être des miracles.au prochain album.HHH 1/2 HELLO MY FRIENDS DO YOU READ ME ?Tam ! Roadrunner Record / Attic Alain Brunet Un peu de maturité.n On se souvient de No Doubt comme d'un autre de ces groupes ska-punk, seulement populaires auprès des 18 ans et moins.Mais, oh surprise, Gwen Stefani et sa bande nous arrivent ici avec Return Of Saturn, qui marque une certaine évolution par rapport au précédent (et immensément populaire) Tragic Kingdom.Le simple Ex-Girlfriend rappelle le No Doubt qu'on a connu, mais le reste du menu flirte un peu plus avec la pop sérieuse (surtout Simple Kind Of Life), la new-wave façon The Cars (l'intro de Six Feet Under), le reggae (Marry Me), et un type de rock, disons, plus mature.Coup de chapeau : No Doubt aurait pu se laisser aller sur la vague de Tragic Kingdom et compter les dollars, mais on sent plutôt une volonté d'aller plus loin côté arrangements, sans renier le passé.Bravo.(En magasin mardi).HHH 1/2 RETURN OF SATURN No Doubt Interscope/Universal Richard Labbé Question d'ambiances n À quand remonte le dernier tube du vieux Lou Reed ?Disons que Heinz n'avait pas encore introduit la bouteille en plastique.Depuis au moins 20 ans, Reed préfère miser sur les ambiances, au point d'évacuer presque complètement les mélodies.Ecstasy poursuit sur cette route.Les plus cyniques feront remarquer qu'Ecstasy n'est qu'une suite d'accords dont la fonction principale est d'appuyer les envolées poétiques du New- Yorkais.Vrai, mais on répondra que Reed est plus intéressé par la création d'ambiances nocturnes (d'où le violon de Laurie Anderson sur deux titres), qu'à la création d'une charpente rock en marge des conventions d'usage.L'homme n'est certes pas facile à suivre (Like A Possum, douzième titre au programme, fait plus de 18 minutes), mais son Ecstasy finit par toucher la cible.après plusieurs écoutes.HHH 1/2 ECSTASY Lou Reed Reprise/Warner Richard Labbé Représenter qui ?n La maison Audiogram se lance enfin à l'assaut du marché hip hop.M.O.S.T., membre du collectif M-Pack et proche de Dubmatique, propose un hip hop très bien ficelé, pas hard, mais pas bonbon pour autant.Black Charisme étale de bons titres (malgré ce pastiche de la Funky Family qui ouvre l'album), dont un succès assuré, Délire Funk, groovy à souhait, El Hamla MC (chants africains en prime), Come Back.Les freestyles, les rappeurs invités (solides collègues El Winner, Trez et K-Libre) et les rythmes, mollos mais pertinents, de Di Soul et DJ Choice, demandent qu'on s'attarde sérieusement sur cet album.Il est toutefois difficile de s'identifier aux rimes de M.O.S.T.Les « putain », « bifton » et le verlan collent davantage aux amateurs français que québécois en mal d'un son qui les représente vraiment.HHH 1/2 BLACK CHARISME M.O.S.T.Audiogram/Sélect Philippe Renaud collaboration spéciale Le violon de Lara n Sur son nouveau compact, Catherine Lara a décidé de faire chanter.son violon.Concocté avec l'aide d'Éric Mouquet du groupe ethno-nouvel âge Deep Forest, cet album entièrement instrumental s'inspire des musiques du monde (couleurs turques, irlandaises, africaines, slaves), des formules pseudomédiévales à la Era ou Enigma et des expériences jazz nouvel-âgeuses de l'étiquette Windham Hill.À plus d'un chapitre, Aral respire le déjà entendu, pour ne pas dire le trop entendu.Les yeux fermés, on jurerait parfois entendre les métissage de Benoît Jutras ou René Dupéré pour le Cirque du Soleil.Le disque se laisse néanmoins écouter et Catherine Lara nous rappelle qu'elle est une violoniste de talent, capable de feeling et de lyriques envolées.HHH ARAL Catherine Lara Sounds of Ushuaïa / XXL / Dep Jean-Christophe Laurence Perdus dans la jungle.n Les Jungle Brothers sont une sorte de légende new-yorkaise du hip hop qu'un nouvel album (intitulé V.I.P.) aura artificiellement rallumée.Optant dès 89 pour un hip hop plus éclaté musicalement, à la manière de leurs confrères De La Soul, les Jbeez ont refait surface suite à de fructifiants remix (voir celui d'Urban Takover).Avec Alex G.des Propellerheads à bord, les Jungle Brothers abandonnent la subtilité pour les rythmes charnus et variablement syncopés du producteur britannique.On passe par les breaks rapides, le house (un alliage avec le rap qu'ils avaient été les premiers à expérimenter), et même le drum & bass.V.I.P.sonne bêtement Propellerheads et sent un peu la récupération, ce qui n'empêche pas le groove-o-mètre de taper dans le rouge sur quelques chansons.De la plaisante musique de party, sans plus de profondeur.HHH V.I.P.Jungle Brothers V2/BMG Philippe Renaud collaboration spéciale Cowboys d'un jour.n En d'autres temps, j'aurais encouragé ce sympathique exercice de chanson loufoque, qui se sert de la musique country pour passer des textes sarcastiques où l'ironie rivalise avec le second degré et un profond esprit d'ados en goguette, style Frères à Ch'val version cégep.Question de génération sans doute, mais la réalité est qu'aujourd'hui, ces Cowboys fringants m'agacent au plus haut point, tant par leur cruelle absence d'inspiration mélodique que par cette parodie mille fois entendue de musique western, un genre qu'ils apprécient peut-être sincèrement, mais dont ils sont incapables de transmettre le quart du centième de l'émotion.Serais-je devenu vieux ?HH MOTEL CAPRI Les Cowboys Fringants Indica Jean-Christophe Laurence En vrac : n TRANSATLANTIC, Stolt, Morse, Portnoy, Trewavas (Radiant/Metal Blade).77 :15 interminables minutes de progressif conservateur, dont une entrée en matière de 30 :56.Ou vouloir être Yes à la place de Yes.30 ans trop tard.n ENGINES OF CREATION, Joe Satriani (Epic/Sony).Solos de guitare technoïdes cherchent émotion.Indigestion de notes cherche Pepto Bismol.n LIBRE, Leyla Doriane (Inca/Musicor).Jennifer Lopez rencontre Natasha Atlas rencontre Ophélie Winter.n SLEEPLESS, Jacksoul (Vik/BMG) : R'n'B pour BCBG, dans la plus pure tradition Seal.Bien fait dans le genre.Potentiel # 1 chez Di- Salvio.Bori devient davantage.Bori ALAIN BRUNET «Il ne longe pas les murs des ruelles.On ne cache pas Bori, on ne le montre pas, on ne l'affiche pas en première page », soulève.Edgar Bori.Depuis les débuts de cette aventure de chanson-théâtre, pour reprendre l'expression du principal intéressé, Bori se profile derrière un écran chinois, se refuse à être démasqué, laisse des acteurs-chanteurs le personnifier.Voilà qu'il se montre la face au journaliste.Le public aura-t-il droit à autant de transparence ?Pas tout à fait.Bori tient encore à ses paravents, ses contre-jours, mais.Veut veut pas, l'artiste se confond de plus en plus avec le Bori qu'il a créé, qu'il nomme de moins en moins à la troisième personne du singulier.Le « je » s'impose, comme si de rien n'était.Bori devient davantage.Bori.J'ai devant moi un homme qui se libère lentement de son anonymat chronique, de son syndrome Réjean Ducharme assorti d'une critique de la notion d'image publique \u2014 qui, selon lui, finit toujours par être soignée au détriment de la liberté de créer.Dans un café d'Outremont, Edgar Bori se montre loquace, généreux et, surtout, fier de son troisième album \u2014 carrément intitulé Bori (il sera en magasin mardi).Avant de défendre le p'tit dernier, il résume sa trajectoire en tant qu'artiste de studio.« Le premier album, c'était de l'apprentissage.Des constructions musicales à l'oreille.Sur le deuxième, il y avait l'amorce d'un fondu de machines et d'individus qui jouent et chantent.Louis Gagné à la percussion, par exemple.Dans le troisième, on voulait un réalisateur.Michel Rivard est un de nos fans de la première ligne ; il est venu faire des shows avec nous, prendre la place de Bori sans avoir été annoncé.On a eu tellement de fun ensemble ; alors, on a demandé à Michel de nous trouver un réalisateur.Au bas de la liste de candidats qu'il nous avait soumise, il avait écrit son nom en petits caractères (rires).» Organique On s'en doute bien, Rivard fut choisi.Le troisième album serait différent, plus organique, plus accessible.« On voulait que l'auditeur soit capable d'écouter sans se concentrer sur les textes, il fallait faire en sorte que la musique devienne une lumière.Sur les deux premiers disques, on ne pouvait pas se laisser porter par la musicalité ; les paroles et la voix du chanteur étaient très en avant et derrière, il y avait un petit tapis de musique qui ajoutait un peu de couleur.Cette fois, je voulais qu'on bouge sur notre chaise, qu'on puisse ressentir quelque chose tout en restant attentif aux mots.On a eu du plaisir à faire ces chansons- là, à les communiquer aux musiciens.Michel Rivard en pense tout autant.« J'ai un peu sorti Bori de l'univers des machines, j'ai fait en sorte qu'il y ait un p'tit peu de sueur.Que Bori sorte un peu de sa coquille, qu'il passe du laboratoire au local de répétition.Des musiciens se sont joints à l'équipe de base (Romulo Larrea, Pierre Flynn, Mario Légaré, etc.), on s'est assis en rond, on a joué.L'expérience a été plus qu'agréable », conte Rivard joint au téléphone.Il y a donc du délire dans ce troisième album, mais aussi de la grisaille.« Cet album-là, dit Bori, parle beaucoup de la mort : mort physique, mort des rêves, mort des illusions.Il y a des étapes dans la vie qu'on évite d'aborder aujourd'hui.Tout est beau, tout est blond, tout est shiné.Aussitôt qu'on veut parler de quelque chose d'un peu plus sombre, on se fait dire : ben voyons donc ! » Pourtant, on sait bien qu'on s'en va tout droit dans le mur, que l'environnement se dégrade et tout et tout.C'est grave au point qu'on ne veut plus en parler.Edgar Bori, lui, persiste et signe.Il tient à parler des vraies affaires.« Cet album-là, pense-t-il, est un voyage éclaté.On est bien content de la profondeur des textes, des thèmes abordés.On est en route vers on ne sait où, mais je crois qu'on a franchi une étape.Contrairement aux disques précédents, j'écoute celui-ci avec plaisir.Je suis content de A à Z.» PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Bori, à la fois un personnage mystérieux et un individu en chair et en os, sort son troisième disque. 6LP1301D0408 D13 sam.(Arts) 6LP1301D0408 ZALLCALL 67 00:43:26 04/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 D 13 Littérature NOUVELLES DU DISQUE Retour de José Iturbi n Ivory Classics a récupéré les Mozart que le pianiste espagnol José Iturbi avait gravés chez RCA, seul ou avec sa soeur Amparo, entre 1937 et 1940.Le programme : Concerto K.466, Sonate K.332 et Concerto pour deux pianos.Iturbi, qui fit aussi du cinéma avec notamment Judy Garland, dirige du piano l'Orchestre Symphonique de Rochester.Un inconnu : Richard Hol n Le chef suisse Matthias Bamert, récemment invité à l'OSM et spécialiste des compositeurs oubliés, propose une autre découverte sur un récent disque Chandos réalisé avec l'Orchestre de la Résidence de La Haye : Richard Hol, compositeur, chef d'orchestre et organiste hollandais (1825-1904), représenté par deux de ses quatre symphonies, les nos 1 et 3.Daniel Roy ou le plus roumain de tous les poètes québécois JEAN-CHARLES QUIRION La Tribune, WESTBURY Nul n'est prophète dans son pays.Cet adage populaire décrit bien la carrière du poète de Westbury, Daniel Roy, qui vient d'être décoré du prix Ronald-Gasparic pour l'ensemble de l'oeuvre de ses 25 années de carrière.Remis par le Musée de littérature roumaine de Iasi dans le cadre du Festival international de la poésie roumaine-canadienne, ce prix est décerné à un écrivain canadien et un écrivain roumain à la mémoire du poète roumain Roland Gasparic, assassiné en 1991.Daniel Roy voit son nom immortalisé aux côtés des poètes Gaston Miron, Anne Hébert et Gilbert Langevin, derniers récipiendaires du même honneur.Daniel Corbu et Gellu Dorian, ex aequo, sont les deux poètes roumains qui ont été honorés aux côtés du poète de Westbury.« Là-bas, on m'a décrit comme le plus roumain des poètes.À travers mon oeuvre, j'ai longtemps décrit mon vécu.Pour écrire, il faut une histoire et une âme qui transcende ses propres aspirations.Durant tout le régime communiste, ils n'ont pu parler de ce qu'ils vivaient.Maintenant, ils le font », explique le poète.Daniel Roy est resté marqué par ce qu'il a vu en Roumanie.Le choc culturel de l'Europe de l'Est a été, pour lui, marquant.Sortant d'une longue répression, le peuple roumain, selon lui, apprend à apprivoiser la liberté d'expression.« Le peuple roumain est chaleureux, serein, généreux, spirituel et doté d'une grande culture.Par contre, le contraste entre les pauvres et les riches est immense.Le paradoxe vient du fait qu'une société moderne s'oppose à une société artisanale agraire.J'en suis revenu transformé », indique Daniel Roy.L'universalité et la sensibilité de l'écriture de Daniel Roy a marqué le peuple roumain.Ses nombreuses lectures publiques tant à la radio que lors d'événements culturels ont contribué à faire découvrir son style et son oeuvre, qui est peu connue au Québec.« Le prix Ronald-Gasparic vient placer les morceaux du casse-tête qui semblent se replacer dans mon propre pays.Le milieu littéraire québécois est une jungle où il faut être ami avec la bonne clique pour être reconnu », estime Daniel Roy.Parler sans contrainte Ne voulant adhérer à aucune école de pensée et rester dans son coin de pays à Westbury, Daniel Roy a choisi la liberté de parler sans contrainte.L'écrivain de 46 ans, compare sa carrière à celle du poète Alfred Desrochers, dont le talent n'a été reconnu que vers la fin de sa vie.« Je suis comme la poursuite de cette famille de poètes.Clémence a mis au monde son père et je suis cet héritage de poètes estriens qui ont choisi de demeurer ici.Ce choix m'a contraint à devoir être d'abord reconnu à l'étranger avant de l'être dans ma propre partie », poursuit le poète de Westbury.C'est à son propre compte d'auteur qu'il a publié ses 14 recueils de poèmes sous l'égide des Éditions Scions.Si ses écrits, jusqu'en 1994, exploitaient les thèmes de la vie, de la sérénité, de la naïveté et de la spontanéité, les derniers recueils ont pris le virage de l'introspection.« Mon écriture ne cesse d'évoluer.En 1998, j'ai réédité mes trois premiers recueils sous le titre Oeuvres incomplètes 1976-1979 pour me moquer des institutions littéraires.Le contraste est marquant avec les deux derniers, Désire désirs et Rêverive.Mon oeuvre est en perpétuel mouvement et en changement constant », signale Daniel Roy.Si cette consécration en Roumanie l'a profondément marqué, Daniel Roy, veut se servir de ce voyage comme source de motivation pour aller encore plus loin.Présentement, il travaille sur un projet conjoint avec l'artiste sherbrookoise Francine Boivin qui sera présenté à l'Université Bishop en mai.Pendant que le poète écrit les images, l'artiste dessine les mots au plomb sur une feuille blanche, indépendamment l'un de l'autre.« Nous allons à contre-courant de la modernité.Ce projet met en lumière le côté manuel de la vie.Nous souhaitons revenir à l'état d'âme des premiers balbutiements de la Terre.Le fait d'être allé en Roumanie cadre bien avec cet esprit de sobriété », estime l'auteur.Celui dont l'oeuvre poétique est consignée à la prestigieuse Bibliothèque publique du centre Georges- Pompidou à Paris en raison de son authenticité et de sa portée universelle fera l'objet d'un reportage qui sera diffusé dans toute la francophonie sur TV5 le 17 avril à 18 h 30.Le reportage, intitulé L'autre Estrie à travers les artistes d'ici dans le cadre de l'émission Taxi pour l'Amérique, sera rediffusé le 20 mai à Télé-Québec. 6LP1401D0408 D14 samedi 6LP1401D0408 ZALLCALL 67 00:41:34 04/08/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Exposition Un boum bien inoffensif Dix-sept artistes de la relève participent à cette première triennale JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale C'est soft, c'est varié, ça dit parfois bien, parfois plus ou moins bien, ce que ça veut dire.C'est L'Art qui fait boum ! et la détonation est faible.Inaugurée la semaine dernière, la première édition de cette triennale de la relève québécoise en arts visuels a quelque chose d'une foire mal embrayée.Tranquille.Un peu trop.Du chacun pour soi dans un labyrinthe de stalles aménagées pour l'occasion (et particulièrement mal identifiées) à l'étage supérieur du Marché Bonsecours.Sans ligne directrice pour les camper, isolés selon cette formule, malheureusement consacrée, de présentation cloisonnée, les dix-sept artistes de cette exposition pensée par Xuân-Huy Nguyen, directeur général et artistique de l'événement, sont réunis pour leur jeunesse, du moins professionnelle.Retenus à la suite d'un appel de dossiers qui a récolté 276 soumissions, ces élus font dans tous les médiums, ou presque, sous le ciel des arts visuels.Avec un gros lot qui revient à la vidéo et les nouvelles technologies.Lequel d'ailleurs instaure un climat un peu sci-fi dans cette kermesse autrement fadasse.Notamment dans le cas de Nicolas Reeves, avec ses oranges en voie de décomposition affublées d'électrodes et réagissant à coups de signaux sonores à acidité variable ! ?Autres « futurophiles », Marc Fournel, avec son puits de sons, d'images et de mots ; Dominique Malenfant-Gamache, avec son tunnel au bout duquel se meuvent des champs colorés d'images télévisuelles recyclées.Des effets, beaucoup d'effets.Côté critique amusée de la société de consommation, on compte le gargantuesque autel doré de Claude Perreault.Directement inspiré du « trio Big Mac » de Mc Do, ce Trio néo-rococo, avec ses frites et fioritures tout en imagerie porno, est chapeauté d'un moulage du burger en question et infesté, à sa base, de petits rats renifleurs.Un coup d'oeil qui en impose, un aplomb technique.Puis, on passe.Marie-Claude Pratte, dont les Consommateurs consommés, sorte d'exercice de stéréotypie d'une société mal dégrossie, tirent un sourire.Assortis d'ustensiles démesurés, ses innombrables microtableaux disposés de façon à former une immense assiette représentent manière bédé expressionniste la mannequin, le pompier, l'écolo, le politicien, la topless, le baby boomer, la serveuse sexy, le terroriste, etc.L'assiette finie, le sourire s'évanouit.Toujours dans le registre pied de nez à une société qui n'en finit plus de consommer, mais avec combien plus de subtilité, le trio de Québec BGL brille ici parmi tous avec sa lumineuse machine distributrice.de vide ! Habiles artisans d'un art pauvre suggestif, Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière réjouissent avec leur ossature en bois, une petite salle en fait, intitulée Buffet froid.Des parois, une poignée de porte, une plaque d'aération au plafond et la machine en question installée tout contre une fenêtre avec vue sur le Vieux-Port, ces faux-semblants donc, ironisent tout doucement sur le cadre glauque et la vacuité de cet habitus du prêt-à-avaler.Tout ça avec force jeux de formes et de couleurs traversant l'étalage de ce buffet dont il ne reste que contenants et emballages.Également à souligner, les impressionnants diptyques d'Henri Venne.Sobres et littéralement enrobées de peinture, ses juxtapositions de champs chromatiques laissent entrevoir le flou d'une mémoire lointaine.Celle de façades d'édifices remarqués lors d'un périple, comme l'indique le titre, Carnet de voyage.Avec ses photomontages numériques d'images climatiques d'une carrière de calcaire vétuste et du parc de la Vérendrye, Isabelle Hayeur tire aussi son épingle du jeu.Rien de nouveau dans ce propos nature-culture, mais traité néanmoins avec sensibilité.Que seules quelques propositions se démarquent de cette réunion tous azimuts de jeunes productions, dans l'ensemble peu articulées ou sans conséquence, n'a tout compte fait rien d'étonnant.Et ne peut être tenu comme mesure de l'avenir de l'art.C'est d'être piqué par la mouche utopie que de s'imaginer que la jeunesse soit synonyme de nouveauté et que la nouveauté soit garante de qualité.Vingt fois sur le métier., n'estce- pas ?Faire ses armes, donc.Un rite de passage nécessaire.Et pas forcément sous les feux d'une « triennale de la relève québécoise en arts visuels ».Il ne suffit pas d'une tribune pour faire oeuvre.L'ART QUI FAIT BOUM ! au Marché Bonsecours, 350, rue Saint-Paul Est, jusqu'au 24 avril.Info : 514 270-4499.Le gros lot revient à la vidéo et aux nouvelles technologies.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Buffet froid, la machine distributrice.de vide du jeune trio de Québec BGL.ÉCOLES du 25 mars au 15 avril 2000 Joseph Saint-Charles (1868-1956) peintures Éric Goldberg (1890-1969) peintures, pastels, dessins GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke O., Mtl 845-7471\u2014Mar.à sam.10-17 h Les cours débutent en avril Galerie d'Art Le Bourget VERNISSAGE des oeuvres récentes de MICHEL PLEAU Le dimanche 9 avril de 13 h à 17 h Exposition jusqu'au 24 avril 34, rue Saint-Paul Ouest, Vieux-Montréal Tél.: (514) 845-2525 Site Web : www.galerielebourget.com 6LP1501D0408 D15 samedi 6LP1501D0408 ZALLCALL 67 00:41:51 04/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 D 15 Télévision Grande parleuse, grande faiseuse ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Nancie Ferron parle, parle, vite, vite.De tout.Du trio d'inséparables qu'elle forme avec ses deux soeurs, de cette journée en octobre où elle a cessé de fumer « par orgueil, car je ne me voyais pas sortir pour allumer une cigarette », de ses filles de neuf et sept ans, du plaisir qu'elle a à déguster non pas les recettes, mais les jolies phrases de Daniel Pinard à Ciel, mon Pinard, de sa carrière.Fringante ?Le mot est faible.Enflammée ?Comme le rouge de ses cheveux.« Le travail autant que la famille sont essentiels à ma survie.Mes filles le savent.Elles ont compris lorsque je leur ai dit qu'on ne passerait pas l'été ensemble cette année.» Car Nancie Ferron passera la saison chaude à Montréal devant une caméra.À compter du 29 mai, elle animera quotidiennement en direct des « capsules urbaines » de cinq minutes au Grand Journal, qui conserve sa formule de 90 minutes.« On me donne carte blanche.Si je veux interviewer un balayeur du Festival de jazz, libre à moi.Je ne crains pas la panne de sujets.D'abord, à cause du nombre de festivals l'été à Montréal.En fouillant, on trouve toujours de bonnes histoires à raconter.J'ai pensé notamment parler des toits de Montréal qu'on exploite et aménage de plus en plus.» Double clic depuis février (samedi à 13 h), Le Petit Journal depuis cinq ans (samedi et dimanche à 12 h 30) et bientôt Le Grand Journal.Ses filles risquent de ne plus l'appeler maman à la fin de l'été ! Qu'elles se rassurent, leur mère quitte en août la barre du Petit Journal.« Lorsque TQS a modifié la formule du Petit Journal, il y a cinq ans, l'idée de mettre sur pied une nouvelle émission m'a plu.Avec les années, nous avons remporté des Gémeaux et réussi à vendre l'émission à RDI et TV5.La moyenne d'âge de notre auditoire a même vieilli.Je n'avais plus de défis.» Ses patrons lui ont donc proposé de se balader sur l'autoroute électronique, en animant Double clic, un magazine informatique et Internet hebdomadaire.Beau défi, lorsque MP3 fait davantage penser à un copain de R2D2 dans La Guerre des étoiles qu'à un protocole de compression pour la musique ! « Je me suis dit : on tient à moi ! Mais c'est justement parce que je n'étais pas ferrée sur ce sujet qu'on m'a offert le poste.Je n'ai même pas d'ordinateur à la maison, comme j'ai accès à Internet et à mon courriel au travail.» Double clic consacre Nancie Ferron comme animatrice.Elle qui se considère d'abord journaliste.« L'animation du Petit Journal est un accident de parcours.Je couvrais les faits divers depuis trois ans de 6 h à 1 5h tous les jours pour le bulletin de nouvelles.Je ne voulais plus parler d'incendies ! » En intégrant l'équipe du Grand Journal, elle effectue un retour aux sources.Nancie Ferron avait 21 ans lorsqu'elle s'est retrouvée la première fois dans la salle de nouvelles de TQS, par un joyeux concours de circonstances.C'était il y a onze ans.« J'ai d'abord étudié un an en droit à Québec.Mais ce n'était pas pour moi.» Ne sachant pas dans quelle branche se diriger, elle a décidé de s'inscrire de façon informelle à des stages en milieu de travail.Elle a alors cogné à la porte de Radio-Canada, à Québec, pendant cinq jours.« On a fini par me dire : O.K.! Va suivre tel journaliste en conférence de presse et ne revient plus ! » En moins de deux, elle s'est retrouvée à Montréal dans les studios de Caméra 87 comme recherchiste, reporter à Caméra 88, puis dans l'équipe régulière de journalistes de la salle de nouvelles de TQS.À 21 ans.« On m'a tout montré.Et neuf mois plus tard.j'accouchais de ma première fille ! J'ai toujours dit qu'à 25 ans, ma famille allait être complète.Simplement pour pouvoir faire autre chose plus tard.À cet âge, on n'a peur de rien.On a l'énergie pour passer des nuits blanches et partir travailler très tôt le lendemain.Aujourd'hui, quand je vois ma grande fille acheter des souliers plate-forme, ça m'amuse.Quand j'ai une crise de bébé, je vais chercher mon filleul et ça passe ! » L'âge de ses filles explique peut-être ce don qu'elle a pour vulgariser l'actualité pour ses petits téléspectateurs du Petit Journal, même lorsqu'elle parle des conflits en Tchéchénie.« Si je ne trouve pas d'images pour expliquer la nouvelle, je ne la traite pas.Je ne fais jamais la morale.Je ne dis pas aux téléspectateurs que la drogue ce n'est pas bon, mais je leur expose les conséquences.À eux de juger ensuite.S'ils retiennent une chose dans la nouvelle, mon travail est fait.» PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Nancie Ferron, l'énergique animatrice du Petit Journal et de Double clic. 6LP1601D0408 D16 samedi 6LP1601D0408 ZALLCALL 67 00:41:58 04/08/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Exposition Les méandres du désir JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale La présentation est majestueuse.Elle commande le respect et met en évidence le plein de séduction dont il est ici question.Car c'est bien du désir, de sa répression, de son expression, comme de sa déception dont retourne l'art de Geneviève Cadieux.Le Musée des beaux-arts de Montréal lui fait actuellement une belle révérence, qui prend la forme d'une exposition organisée conjointement avec la Morris and Helen Belkin Art Gallery de l'University of British Columbia.Initiée par l'ancien directeur du MBAM Pierre Théberge, Geneviève Cadieux l'expo réunit en quatre salles, avec tous les espaces blancs de mise, neuf oeuvres de grand format.Des photographies, une sculpture, une installation sonore et une projection vidéo réalisées entre 1993 et 2000.Il y a du connu, notamment pour ceux qui ont l'habitude de fréquenter la galerie René Blouin, et du jamais vu à Montréal, soit le plaintif Broken Memory et le prenant Paramour qui met en vedette la soeur de l'artiste, la comédienne Anne-Marie Cadieux.Cette dernière, avec toute la présence qu'on lui connaît, figure d'ailleurs au coeur de la production de sa frangine depuis déjà plusieurs années.Sujet muet dans les statiques mais élégants diptyques-photo Elle et Lui et Elle et Lui (avec main de femme), où Lui est nul autre que le charismatique comédien James Hyndman, Anne-Marie Cadieux s'anime avec force intériorité dans le dialogue provocant de Paramour.Projetée au bout d'une salle-couloir, une image frontale de cette comédienne au regard bien accroché nous donne droit à l'extrait suivant d'un texte de Marguerite Duras : « Vous n'avez jamais aimé une femme ?Vous n'avez jamais désiré une femme ?Pas une seule fois, pas un instant ?Jamais ?Jamais ?» À ces questions chargées de douleur, d'incrédulité et sobrement prononcées, répond la voix d'un homme invisible.Sa réplique ?« Jamais.Non, jamais.Jamais.Jamais.» Puis, le tout est repris en anglais.Et cet échange impossible est livré avec un contrôle non pas plaqué, mais éprouvé.Troublante, emplie, ce Paramour est sans conteste la pièce maîtresse de cette expo qui carbure avant tout à la forme, à l'idée de.Également secouante, mais prisonnière de son immense dispositif, l'installation Broken Memory laisse difficilement indifférent.Inspirée d'un poème mexicain du XVIIe siècle, sorte de plaidoyer en faveur de l'expression de la douleur, une grande structure de verre affublée de haut-parleurs laisse voir un amas (esthétique !) de fils électriques et laisse s'échapper une litanie de pleurs, d'étouffements, de respirations et autres sanglots.Ça vous prend, c'est sûr.Dommage, par contre, que sa forme soit à ce point précieuse, avec sa fausse transparence toute en retenue.Après la séduction, c'est la préciosité ici qui tient le haut du pavé.Même des photographies de mauvaises herbes sont gonflées outre mesure, voire outre nature, tant leur grande échelle trahit une volonté de leur conférer une dimension qu'elles n'ont tout simplement pas.Dans le genre psycho-affectif, dans le genre je-qui-joue-à-cache-cache, cette expo est impeccable.Mais il faut aimer le genre.GENEVIÈVE CADIEUX, au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu'au 2 juillet.Paramour, la pièce maîtresse de l'expo de Geneviève Cadieux, met en vedette la soeur de l'artiste, Anne-Marie.DANSE Duos pour mari et femme STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale En 1999, le couple Bill Coleman et Laurence Lemieux quitte Toronto, où ils jouissent tous deux d'une solide réputation d'interprètes et de chorégraphes, pour relever de nouveaux défis à Montréal.Reconnaissant leur maturité respective, Tangente les accueille dans sa série des Majeurs avec un programme intitulé simplement M.Coleman et Mme Lemieux, une soirée de duos.C'est la première fois que mari et femme montent un spectacle pour eux seuls.Le programme, fait de zones d'ombre et de lumière, est construit autour d'un duo fétiche, créé spécialement pour eux par le regretté William Douglas, juste avant son décès en 1996.Cette courte pièce sans titre de Douglas présente une gestuelle intéressante, toute en bras et en jambes.Bien que les mouvements soient longilignes, ils se fracturent sans cesse dans l'espace, menant les danseurs aux limites de l'équilibre.Chaque partie de leur corps est attirée dans une direction différente qui, de plus, change constamment.Alors que la petite et gracieuse Laurence Lemieux lutte pour retrouver son centre, son compagnon filiforme, qui mesure plus de six pieds, semble se laisser gagner par la force de la gravité.On a alors l'impression qu'elle habite mieux cette gestuelle que lui, produisant un sentiment d'inconfort chez le spectateur, même lors des séquences d'unisson.Two Sisters, du chorégraphe new-yorkais Tere O'Connor, est une oeuvre bizarroïde et amusante, en constante rupture de rythme.Les danseurs sont tous deux vêtus d'une petite robe d'été, donnant à Bill Coleman des allures d'Olive Oyl, la compagne de Popeye.De vives et limpides séquences dansées, foisonnantes de gestes, s'arrêtent tout d'un coup pour faire place à de petites saynètes burlesques au cours desquelles ces deux petites soeurs communiquent grâce à un étrange langage de signes et d'onomatopées.Coleman et Lemieux sont adorables et drolatiques, bien que l'interprétation de cette dernière soit plus juste et naturelle que celle de son mari.Mais évidemment, il ne lui est probablement pas donné bien souvent de jouer les petites filles.Leur dynamique laisse cependant parfaitement filtrer la tension sous-jacente entre les personnages.Streets of Crocodile, la dernière oeuvre au programme, est la première création conjointe du couple.Inspirés par le monde étrange des cinéastes Brothers Quay, dont leur film éponyme, Bill Coleman et Laurence Lemieux donnent vie à deux êtres infiniment tristes et perdus, elle, en poupée de chiffon, lui, en robot sans âme.Coleman est d'ailleurs nettement plus à l'aise dans ce style angulaire et désarticulé.Ils errent ainsi, côte à côte, dans une ville sans nom, sombre et sordide.Même lorsqu'ils se prennent enfin la main, ils restent immuablement emmurés dans leur solitude respective.La scénographie de David Gaucher, qui se décline en teintes grises et noires, est appuyée par la musique inquiétante du compositeur Olivier Messiaen.Malgré cette fin de programme lourde et sombre, la soirée reste agréable.Bill Coleman et Laurence Lemieux infuseront sûrement le milieu de la danse montréalaise de leur maturité et de leur talent.M.COLEMAN ET MME LEMIEUX, une soirée de duos, jusqu'au 9 avril à l'Espace Tangente.Le duo Coleman-Lemieux.EN BREF Paul Piché : une autre supplémentaire n Avec l'enthousiasme soulevé par le retour à la scène de Paul Piché, l'équipe Spectra annonce une représentation supplémentaire le 6 mai au Spectrum.Les représentations des jeudi 4 et vendredi 5 mai affichent déjà presque complet.Piché interprétera pendant ce spectacle Qu'est-ce que tu vas faire ?, un extrait de son nouveau CD qui occupe le sommet du Top 50 francophone, ainsi que Rien m'apaise, Mauvais calcul et les grands succès d'une carrière de plus de vingt ans.La guitare de Boucher portée disparue n Daniel Boucher, qui présentera son spectacle Dix Mille Matins au Corona les 5 et 6 mai ainsi que les 2 et 3 juin, lance un avis de recherche.Sa guitare de marque Godin, dont il ne pouvait se séparer depuis 1994, a été portée disparue entre la générale et la première de son spectacle.Dans un communiqué, Boucher lance un appel à tous les propriétaires de Godin volées, afin de venir partager leur peine au Corona, et il demande aux nouveaux propriétaires d'une guitare de marque Godin de communiquer avec Myreille au 931-8099. 6LP1701D0408 D17 samedi 6LP1701D0408 ZALLCALL 67 00:42:05 04/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 D 17 À l'affiche cette semaine Semaine du 30 janvier 2000 SD CS 2 1 MARIA MARIA Santana 3 2 OTHERSIDE Red Hot Chili Peppers 1 3 AMERICAN PIE Madonna 5 4 ONLY GOD KNOWS WHY Kid Rock 9 5 I'M OUTTA LOVE Anastacia 4 6 NEVER LET YOU GO Third Eye Blind 6 7 IS ANYBODY HOME?Our Lady Peace 11 8 BETTER MAN J.Gaines & Soul Attorneys 13 9 I TRY Macy Gray 8 10 RUN TO THE WATER Live 7 11 FEELIN' SO GOOD Jennifer Lopez 10 12 IT FEELS SO GOOD Sonique 17 13 THIS TIME AROUND Hanson 20 14 YOU SANG TO ME Marc Anthony 21 15 BE WITH YOU Enrique Iglesias 22 16 THE BAD TOUCH Bloodhound Gang 23 17 SEXBOMB Tom Jones 19 18 THE GROUND BENEATH HER FEET U2 12 19 FREAKIN' IT Will Smith 14 20 FALLS APART Sugar Ray 24 21 WHEN Shania Twain 25 22 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton 26 23 THONG SONG Sisqo 16 24 THE MESSENGER The Tea Party 27 25 PRIVATE EMOTION Ricky Martin 28 26 CRASH AND BURN Savage Garden 29 27 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 30 29 CAN'T STOP Jacksoul \u2014 29 S CLUB PARTY S Club 7 \u2014 30 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo Daddy SD CS 3 1 TENDRE FESSE Éric Lapointe 1 2 VIVRE SANS ELLE Allan Théo 5 3 QUAND JE PENSE À TOI Chris de Burg 6 4 LE MENTEUR Nicola Ciccone 8 5 TU DIS RIEN Louise Attaque 2 6 TOMBÉE DE TOI Isabelle Boulay et France d'Amour 10 7 LES NOTES Natalie Lorio 9 8 LES NOTES Naralie Lorio 12 9 PSYCHOLOGUE Kevin Parent 4 10 CLOSE TO ME 13 11 COMME-TOI Infini-T 14 12 SOLEDAD Pascal Obispo 15 13 JE VOUS EMMERDE Katerine 7 14 POUR TOI David Halliday 17 15 ROCK POUR UN GARS DE BICYCLE (REMIX) Diane Dufresne 18 16 LES PARFUMS DE SA VIE Florent Pagny 20 17 JE RESTERAI MOI Jodie Resther 11 18 QU'EST-CE QUE TU VAS FAIRE Paul Piché 22 19 SI TU M'AIMES ENCORE Mitsou 23 20 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) La Chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams.Mise en scène de Fernand Rainville.Trad.de Michel Dumont et Marc Grégoire.Avec Maude Guérin, Normand D'Amour, Michel Dumont, Rita Lafontaine, Marc Legault, Guy Provost, Adèle Reinhardt et Alain Zouvi.Du mar.au ven., 20h ; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 13 mai.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) La Cerisaie, de Anton Tchekhov, texte français de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Monique Miller, Annick Bergeron, Micheline Bernard, Vincent Bilodeau, Jean- François Casabonne, Suzanne Clément, Antoine Durand, Jeremy Gagnon, Benoît Girard, Jacques Godin, Germain Houde, Anne-Catherine Lebeau et David Savard.Du mar.au ven., 20h ; sam., 15h et 20h.Jusqu'au 23 avril.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Auj., 15h et 20h, Maître Puntila et son valet Matti, de Bertolt Brecht.Trad.de Michel Cadot.Mise en scène de Guillermo de Andrea.Avec Raymond Bouchard, Patrick Goyette, Pierrette Robitaille, Isabelle Blais, Claude Prégent, Mireille Deyglun, Sylvie Boucher, Sylvie Potvin, Caroline Lavigne, François Longpré, Jean Harvey, Jean Deschênes, Richard Fréchette, Catherine Allard, Yvan Benoit, Jean-Marie Moncelet, Isabelle Drechou, Vincent Giroux et Florence Provost Turgeon.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Rêves, de Wajdi Mouawad.Avec Éric Bernier, Manon Brunelle, Estelle Clareton, Pierre Collin, Pascal Contamine, Claude Despins, Michel F.Côté, Marie-Claude Langlois, Steve Laplante, Isabelle Leblanc, Hélène Loiselle et Louise Turcot : 20h.Jusqu'au 6 mai.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean- Claude Germain, 3900, St-Denis) Auj., 20h, 16 et (3 fois 7) font 16 j'en ai assez merci, de François-Étienne Paré.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) Auj., 16h, Peines d'amour perdues, de William Shakespeare.Trad.de Maurice Roy.Mise en scène de Manon Vallée.Avec Frédéric Boivin, Hélène Bourgeois-Leclerc, Sylvain Castonguay, Louis Champagne, Hugolin Chevrette-Landesque, Véronique Clusiau, Frédérick de Grandpré, Hubert Gagnon, Hugo Giroux, Clermont Jolicoeur, Julie Le Breton, Anick Lemay, Bruno Marcil, Croline Roberge, François Sasseville, Claude Tremblay et Guy Vaillancourt.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Dès mer., 19h30, L'Homme assis et comme des chaises, de Marie-Line Laplante.Avec Michel Bérubé, Marie-Josée Gauthier, Dominic La Vallée, Denis Lavalou, Michel Lavoie et Vincent Magnat.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Élyse 111, de Diane Dubeau et Michel Laporte.Avec Daniel Desputeau, Diane Dubeau, Hugues Fortin et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h30.Jusqu'au 22 avril.- Dès dim., Culpa, de Evelyne de la Chenelière.Mise en scène de Daniel Brière.Avec Violette Chauveau, Évelyne de la Chenelière, Miro, Paul Savoie.Mer.au sam., 23h ; dim., 20h30.LA LICORNE (4559, Papineau) Les 7 jours de Simon Labrosse, de Carole Fréchette.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Philippe Cousineau, Daniel Parent et Sophie Vajda.Production du Théâtre de la Manufacture.Mar., jeu., ven., sam., 20h ; mer.: 19h.Jusqu'au 29 avril.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Pucci.un jour tu verras, de Olivier Aubin et Stéphane Bellavance.Mise en scène de Olivier Aubin.Avec Stéphane Bellavance.Production du Théâtre de l'Escargot Rouge.Du jeu.au dim., 22h ; dim., 20h.Jusqu'au 28 avril.- La Légende de la femme squelette, conte de Patrick Quintal, avec collaboration avec Sylvie Marchand.Avec Sylvie Marchand et René Béchard.Lun., 20h.L'X (182 Ste-Catherine E.) Ceci n'est pas un road movie., de Christian Brisson Daigle.Présentation du Théâtre du Grand Jour.Du mar.au sam., 20h; sam., 19h à minuit.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie- Anne E.) Lun., 20h30, Contes érotiques du monde arabe.Avec Sylvie Belleau et Élyse Pelletier avec la complicité de Gerardo Sanchez.POLYVALENTE PIERRE-DUPUY (2000, Parthenais) Ven., 19h, Où est-ce qu'elle est ma gang ?, de Louis-Dominique Lavigne.X (182, Ste-Catherine E.) Ceci n'est pas un road movie., de Christian Brisson Dargis.Présentation du Théâtre du Grand Jour.Du mar.au sam., 20h ; sam., 19h et minuit.Jusqu'au 15 avril.AUDITORIUM DE L'ÉCOLE SECONDAIRE DE MORTAGNE DE BOUCHERVILLE (955, boul.de Mortagne, Boucherville) Auj., mar et mer., 20h, Le P'tit Bonheur, de Félix Leclerc.Présentation de la troupe Jankijou.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Ven., 20h, Extasy - Land.com, de Jean-Frédéric Messier.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Stanislas Da Col, Tristan Dubois, Eve Duranceau, Vladana Milicevic, Frédéric Paquet, Marie-Hélène Racicot et Dominic Théberge.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Presque par hasard une femme, Élizabeth, de Dario Fo.Mise en scène de Patrice Tremblay.Avec Sylvie Bibeau, Ghislain Bourdeau, Manon Cardinal, Érik Christensen, Judith Gauthier et Patrice Tremblay.Ven., sam., 20h.Jusqu'au 13 mai.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Grace et Gloria, de Tom Ziegler.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Viola Léger et Linda Sorgini.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Les Amis de Loulou, de Nicola Lusuardi.Mise en scène de Fabrizio Montecchi.Avec Antonella Enrietto, Cesare Lavezzoli et Cristiano Petretto.Création du Teatro Gioco Vita.Dim., 15h.(4 à 8 ans) THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Barbe-Bleue, d'Isabelle Cauchy.Mise en scène de Louisette Dussault.Avec Stéphane Brulotte et Catherine Sénart.Production Petit Théâtre de Sherbrooke.Dim., 14h.(8 ans et plus) Danse STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier E.) Dès mer., 20h, Vingt jours 20 nuits, de Danièle Desnoyers.ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30 ; dim., 19h30, Street of Crocodiles, de Bill Coleman et Laurence Lemieux.Série des majeurs.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17h, Trio instrumental.Brahms, Beethoven.Dim., 13h, David Bergeron, pianiste.Haydn, Schumann, Debussy.Mer., 12h30, Jonathan Oldengarm, organiste.Bach.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Auj., 20h, L'Incoronazione di Poppea (Monteverdi).Opéra de Montréal.Dernière.Dim., 19 h, Ben Heppner, ténor.Au piano : Craig Rutenberg.Les Nuits d'été (Berlioz), Beethoven, Rachmaninov, Charles, Romberg.Mer., 20 h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Monique Pagé, soprano, Renée Lapointe, mezzo-soprano, Vladimir Bakka, ténor, Dimitri Kanevsky, basse, Choeur Melodium.Requiem (Mozart), Mozart et Salieri (Rimsky-Korsakov).UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Franz-Paul Decker.Pelléas et Mélisande (Fauré, Sibelius, Schoenberg).Dim., 15 h 30, Arve Tellefsen, violoniste, et Vebjoern Anvik, pianiste.Scherzo (Brahms), Sonate op.18 (Strauss), Cadence pour violon seul (Nordheim), Sonate op.45 (Grieg), Cantabile dolorosa e Rondo giocoso (Bull).Ladies' Morning Musical Club ; 20h, Alexander Solopov, pianiste.Chopin, Liszt, Rachmaninov, Debussy.Lun., 20h, Groupe vocal et Choeur de concert de Mc Gill.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 20 h, Michel Demers, pianiste.Satie.Dim., 15h30, Ensemble du Conservatoire.Tartini, Mozart, Ravel.Lun., 20h, Jeunes Virtuoses de Montréal.Dir.Boris Brott.Stravinsky, Schoenberg, Bartok.Mar., 20h, Pierre Nepveu, poète et lecteur, et Nathalie Tremblay, pianiste.Mer., 20h, Claude Fortier, saxophoniste, et Louise-Andrée Baril, pianiste.Lemay, Lauba, Schmitt, Denisov.Jeu., 20h, Trio Fibonacci.Hyland, Klanac, Palmieri, Rihm.Ven., 20h, Nouvel Ensemble Moderne.Berg, Busoni, Schoenberg, Webern.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Gary Sheldon.Martin Drainville, comédien, Cristina Tannous, soprano, Emiko Togushi, koto.Jeux d'enfants.Mar.et mer., 20h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Krzysztof Penderecki.Timothy Hutchins, flûtiste.Symphonie no 104 (Haydn), Concerto pour flûte (Penderecki), Symphonie no 6 (Chostakovitch).Grands Concerts.CONSULAT DE POLOGNE (1500, des Pins O.) Dim., 15h, Ensemble Con Brio et Marius Monczak, violoniste.Bach, Penderecki.ÉGLISE ST.PHILIP (angle Sherbrooke O.et Brock) Dim., 15h, Choeur de l'église.Dir.Claude Bernier.Bach, Handel.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Dim., 16h, Jacques Boucher, organiste, et quatuor vocal.Bach.CHAPELLE N.D.DE BON-SECOURS (400, Saint-Paul E.) Dim., 19h30, Marguerite Bourgeoys, de Troyes à Ville-Marie (Tousignant-Patenaude).Mise en scène : Danièle Le Blanc.Jeune Opéra du Québec.SALLE PIERRE-MERCURE Dim., 20h, Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.Emma Kirkby, soprano, Daniel Taylor, haute-contre.Stabat Mater (Vivaldi), Stabat Mater (Pergolesi).UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Dim., 20h, Orchestre baroque de Mc Gill, avec danse.Dir.Olivier Brault.Ven., 20h, Daniel Taylor, haute-contre, et Sylvain Bergeron, luthiste et théorbiste.Dowland, Campion, Jones.ÉGLISE ST.JOHN THE EVANGELIST Mar., 12h15, Christine Harel, soprano, Pamela Selkirk, mezzo-soprano, et Scott Bradford, organiste.Stabat Mater (Pergolesi), Bach.(Reprise jeu., 20h, église Sainte-Madeleine d'Outremont.) SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mar., 20h, Grande Fanfare classique.Dir.Alain Cazes.Ouverture op.24 (Mendelssohn), Poème montagnard (Der Roost), Métamorphoses (Gregson), Musique pour Prague (Husa).Jeu., 19h30, Les Violons du Roy, La Chapelle de Québec, Elora Festival Singers et Choeur d'enfants de l'école FACE.Dir.Bernard Labadie.Scot Weir et Alan Bennett, ténors, Stephen Powell et Stephen Varcoe, barytons, Karina Gauvin, soprano, Catherine Robbin, mezzo-soprano.Passion selon saint Matthieu (Bach).Ven., 20h, Atelier de musique baroque.Dir.Margaret Little.SALLE ÉMILE-LEGAULT (Saint-Laurent) Auj., 20h, et dim., 15h et 20h, Dido and Aeneas (Purcell).SALLE CLAUDE-POTVIN (Laval) Auj.et ven., 20h, Die Fledermaus (Strauss).Théâtre d'Art lyrique de Laval.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20h, Jutta Puchhammer, altiste, et Élise Desjardins, pianiste.Reinecke, Schubert, Joachim, Schumann.ÉGLISE SAINT-CLAUDE (Laval) Dim., 20h, Choeur de Laval et ensemble instrumental.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Messe de Sainte Cécile (Gounod), Requiem (Fauré).Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Auj., 17h, Mario Jean.THÉÂTRE OLYMPIA (1004, Ste-Catherine E.) Auj., mar., mer., jeu., ven., 20h, Daniel Lemire.MÉTROPOLIS Auj., 20h, Slipknot.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 20h, Éric Lapointe.GESÙ (1200, Bleury) Auj., 20h, Franck Dubosc.CABARET (2111, St-Laurent) Dim., 20h, Ligue d'improvisation montréalaise : Verts Vs Noirs ; mar.et mer., 20h, Luce Dufault.NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 20h, Martin Petit.CASINO DE MONTRÉAL Au Cabaret qui chante.Avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu'au 8 juin.CASINO DE MONTRÉAL Country 2000, hommage aux grands noms du country, tels que Kenny Rogers, Anne Murray, Willie Nelson, Dolly Parton, Garth Bookds, Shania Twain, Patrick Norman, Renée Martel, Willie Lamothe.Du mer.au dim., 21h.Jusqu'au 7 mai.ZONE (1186, Crescent) Auj., 21h, Jason Mitchell.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 20h30, Cheb Bilal et Djalti ; lun., 20h, Ligue nationale d'improvisation.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 20h, All Moonshine, performance de et avec Yumiko Yoshioka.Production de Tatoeba/Danse théâtre Grotesque.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie- Anne E.) Auj.et dim., 20h, .Alain Charpentier.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Mer., 20h, place aux poètes, avec José Acquelin et Daniel Blais.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, Bordello et Deiterinc ; dim., 21h, Thibaud de Corta et les Fumeurs de Havane et Ian Fournier ; jeu., 20h30, Démo Dynamaux.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Lun., 20h, Child ; mer., 21h, Long John Hunter.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Dany Pouliot et Serge Lachapelle.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Yelo Molo et Gilbert Lauzon.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., 21h30, Youssou Seck ; mer., 21h30, Wazobia.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Rythmes du monde ; dim., 19h, Suzie Arioli Swing Band ; lun., 20h30, Stephen Barry Band.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Alexis le conteur.CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) The Great Houdini, de Melville Shavelson.Musique originale d'Ellan Kunin en collaboration avec Alexandre Ary.Mise en scène de Bryna Wasserman : 20h.Jusqu'au 16 avril.LE SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, Lili's Tiger avec Coco.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Trio Mike Allen ; dim., The Pickups : dès 21h.LION D'OR (1676, Ontario E.) Dim., 20h, Christian Bégin, Valérie Lemaire et Frédéric Dubois.BISTRO À JOJO (1627, St-Denis) Auj., 22h30, Jimmy James.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Goldylocks.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h, Skyjuice.CABARET DU ST-SULPICE (1680, St-Denis) Auj., ven., 20h, Jérôme Lemay.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20h, Jacques Yvart ; lun.et jeu., 20h, Nathalie Coupal.CABARET DE L'ARCANE (341, St-Charles O., Longueuil) Auj., 19h30, Marie-Ève Caron Gingras.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (190, Laurier, St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Monique avant Leyrac, de Gina Bausson, avec Sylvie Legault et Martine Francke et Martin Ferron, au piano.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Dim., 14h, Tom et Thomas avec Pantouf.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Dominic et Martin.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Culbutes : oeuvre d'impertinence et Ligne abstraite : série langage plastique .Du mar.au dim., de 11h à 18h ; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Dallaire, Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques et De Gauguin à Toulouse- Lautrec : l'estampe en France dans les années 1890.Du mar.au dim., de 11h à 18h.- (pavillon Benaiah Gibb) - Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Triomphes du Baroque : l'architecture en Europe, 1600-1750.LA GALERIE D'ART (1390, Sherbrooke O.) Exposition Réalité ou Illusion ?.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h ; mer., de 11h à 20h ; sam., dim., de midi à 16h.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE D'ART DE ST-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Trajectoires, la céramique au Québec des années 1930 à nos jours, Cols et manchettes de dentelle, Phantasses et soucoupes, céramiques de Léopold L.Foulem.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.MUSÉE DE LA VILLE DE LACHINE (2901, St-Joseph, Lachine) Auj.et dim., La couleur du comfort expo photo de VOX.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30 ; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Hrafnhildur Arnardottir, Margret Haraldsdottir Blondal, Hildur Bjarnadottir, Magnus Sigurdarson et Katrin Sigurdardottir.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 7 mai.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière, espace 401) Oeuvres de Michelle Lanteigne.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 20 avril.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Métamorphose Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.B-3122/3 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Photographies de Rosalie Favell et Arthur Renwick.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 15 avril.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Estampes de Louis-Pierre Bougie.Du lun.au sam., de 9h à 17h.Jusqu'au 15 avril.BORDUAS (207, Laurier O.) Cartes géographiques anciennes (1695-1783) et gravures anciennes de W.H.Bartlett.Du lun.au ven., de 9h à 18h ; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres d'Aude Moreau et sculptures de Millie Chen.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 6 mai.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Photographies de Joshua Radu.Du lun.au jeu., de 9h à 21h ; ven., de 9h à 16h ; dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 avril.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste- Catherine O., espace 444) Exposition D'un millénaire à l'autre - un événement en art public contemporain.Jusqu'au 15 avril CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions En chantier : les collections du CCA et Vues et points de vue : l'architecture de Borromini dans les photographies d'Edward Burtynsky, et Les lieux de la couleur.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; jeu., de 11h à 21h ; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Auj.et dim., de midi à 18h, affiches de Shigeo Fukuda.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Clint Griffin, Jennifer Mc Mackon, Kelly Richardson, Brent Roe et Melody Young.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 22 avril.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC À MONTRÉAL (4247, St-Dominique) Oeuvres de Micheline Beauchemin, Carole Gauron, Nathalie Lafortune, Dominique Morel, Vita Plume et Carole Simard-Laflamme.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 28 avril.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (2940, Côte-Ste-Catherine, Pavillon de la Faculté d'aménagement) Exposition L'arène des livres, oeuvres de Vincent Bonin, Raphaëllede Groot et Fred Mc Sherry.Mar., mer., jeu., dim., 12h à 18h.Jusqu'au 13 avril.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, Place d'Youville) Exposition Témoins, chronique d'un non-événement, photographies de Gunther Gamper, Pascal Teste, David Kopytko et Patricia Gonzalez.Du mar.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 23 avril.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, de Maisonneuve E.) Raoul Servais - Itinéraire d'un ciné-peintre.Du mar.au dim., de 13h à 18h ; entrée libre le mercredi de 18h à 20h30.Jusqu'au 30 avril.ÉDIFICE BELGO (espace 522, 372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Laura Porcelli.Du mer.au ven., de midi à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 29 avril.F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Gérard Dubois et Alain Pilon.Jusqu'au 30 avril.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Auj., de midi à 17h, peintures de Giuseppe Di Leo, Jean Gaudet, Jacques Léveillé, Marilyn-Ann Ranco et Suzanne Sterzi.- Dès mer., peintures de Jean Gaudreau.Du mar.au ven., de 11h à 17h ; sam., de midi à 17h.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Petits formats de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.GALERIE CLARK (1591, Clark) Auj., de midi à 18h, oeuvres de Daniel Olson, Amanda Beech et Matthew Poole.GALERIES D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Riopelle, Borduas, Lemieux, Mousseau, Dumouchel, Fortin, Surrey, Hurtubise, Brandtner, Castelli.GALERIE D'AVIGNON (102, av.Laurier O.) Oeuvres de Catherine Young Bates.Jusqu'au 16 avril.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Monique Bertrand.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 16 avril.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Oeuvres de Dorothy Grostern.Du mar.au ven., de 14h à 17h ; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉ- BEC (350, St-Paul E.) Exposition Formes multiples.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 28 mai.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av., St-Just) Peintures de Michel Beaucage.Du mar.au ven., de 13h à 18h ; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Sculptures de Jean Brillant.Jusqu'au 29 avril.GALERIE DU MAI (3680, Jeanne-Mance, espace 103) Exposition Labyrinthes, d'Alfredo Abeijon.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 16 avril.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Auj., de 13h à 18h, oeuvres de Dario Oleaga.- Dès mar., oeuvres de Marc Tremblay et André Boisvert.Du mar.au sam., de 13h à 18h.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Robert Wolfe.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Auj.et dim., oeuvres de Katerina Mertikas.GALERIE ELENA LEE - VERRE D'ART (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Daniel Crichton.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 25 avril.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Laylah Ali.Du mer.au ven., de 10h à 18h ; sam., dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN (Centre des arts Saidye Bronfman, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition À corps perdu, d'Eldon Garnet.Jusqu'au 28 mai.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures ornithologiques représentant perroquets, colibris, hiboux, canards.Du mar.au ven., de 11 h à 18h ; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Auj.et dim., de 11h à 17h, exposition Répertoire Biennal Magazin'Art 2000-2001.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Auj., de midi à 18h, photographies ; Voyage sur la lune NASA, et Nuits étoilées de Neil Folberg.Dès mer., expositions Mont Royal - un monde à part, photographies de Linda Rutenberg, et Dans les profondeurs de la ville : les ravins de Toronto, photographies de Steven Evans.Du mer.au sam., de midi à 18h.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition La peinture tingatinga.Jusqu'au 30 avril.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul) Oeuvres de Lise Balcer, Diane Desmarais et Claude St-Jacques.Jusqu'au 15 avril.GALERIE SCHORER (5686, av.Monkland) Oeuvres de Betty Galbraith Cornell et Micheline Landry.Jusqu'au 18 avril.GALERIE SEAGRAM'S (453, St-François- Xavier) Oeuvres de Juan Aquino.Jusqu'au 14 mai.GALERIE SHAYNE (5471, av.Royalmount) Sculptures de Rudy Kehkla.Du mar.au ven., de 10h à 17h30 ; sam., de 10h30 à 17h.Jusqu'au 15 avril.GALERIE SOLEIL (207, av.Laurier O.) Oeuvres de Robert Ouellet.Jusqu'au 15 avril.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Oeuvres de Suzy Lake.Du mer.au ven., de midi à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 22 avril.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Julian Taylor.GALERIE DE L'UQAM (1400, Berri) Auj., de midi à 18h, exposition The Last Clown, oeuvres de Francis Als.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de René Richard, Jacques de Tonnancour et Paul Beaulieu.Du mar.au ven., de 10h à 17h30 ; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.0 Oeuvres de John Vandenengel.Jusqu'au 22 avril.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Exposition Les Interstices, oeuvres de Suzanne Grégoire et Lynn St-Germain.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Paul Henry et Paul Blair.Jusqu'au 12 avril.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Installation de Patricia Reed.Jusqu'au 7 mai.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Peintures de Leng Heng.Du mar.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 7 mai.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de France Choinière.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.OBSERVATOIRE 4 DE MONTRÉAL (372, Ste-Catherine O., espace 426) Auj., oeuvres de Rafael Sottolichio et Martin Bureau.USINE C (1345, av.Lalonde) Peintures d'Alain Bouchard.Jusqu'au 15 avril.PHOTOTHÈQUE, La Presse © L'humoriste français Franck Dubosc est en spectacle ce soir au Gesù. 6LP1801D0408 D18 samedi 6LP1801D0408 ZALLCALL 67 00:49:27 04/08/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 Témoin d'une autre époque V'là l'printemps.Les asperges sont arrivées.Ce qui ne veut pas dire que le printemps est là, puisqu'elles viennent d'ailleurs.Les asperges, c'est comme les fraises.Pourquoi ne pas attendre les nôtres pour célébrer, vraiment, le printemps.Pour patienter, on a les sucres, le vrai réveil de la nature.Signe de printemps, tout de même, le retour des marchés.Le Conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière vient d'annoncer la fondation de la Coopérative du Marché Champêtre de Lanaudière.Une dizaine d'entreprises agroalimentaires de la région y ont déjà adhéré.Une trentaine d'autres devraient offrir leurs produits dans ce nouveau marché installé à Repentigny.Il se tiendra tous les samedis, à partir du 20 mai, pendant vingt semaines.Des livres Quoi que puissent en penser certains, la cuisine végétarienne peut être une bonne cuisine.Elle n'est pas faite que de légumes, même s'ils ont un beau rôle à y jouer.Avec la belle saison, plusieurs seront tentés de se mettre au vert.Cuisine saine, cuisine végétarienne joue la carte de la séduction.L'auteur est un cuisinier londonien qui travaille le végétarien comme le classique, qui n'hésite pas à marier les lentilles du Puy au vinaigre balsamique et aux truffes.C'est une cuisine végétarienne sophistiquée dans la recherche de l'équilibre de ses composantes, appétissante, étonnante, que ce livre propose, une cuisine que les carnivores auront du plaisir à intégrer dans leur menu.Elle n'est pas triste, la cuisine végétarienne Le livre est vivant : grand format, papier glacé pour mettre en valeur les nombreuses photos, explications complètes et claires, valeur nutritionnelle mentionnée, petits conseils judicieux ajoutés.Le livre est pratique : illustrations nombreuses, soit des ingrédients pour les reconnaître facilement, soit de la séquence filmée de certaines préparations.Le découpage du chapitre des recettes suit un ordre différent de celui des livres classiques, un ordre plus adapté à la présentation des plats végétariens : tourtes et tartes, riz et cérérales, légumes farcis.Ces recettes conviennent fort bien aux tendances actuelles : on y découvre des saveurs de toutes les cuisines du monde.La cuisine à l'huile d'olive parle de beaux jours, elle aussi.Un filet d'huile d'olive, rayon de soleil en hiver, embellit les cuisines de l'été.L'huile fait partie de ces éléments sortis brusquement de l'obscurité, sur lesquels on disserte abondamment et qui posent toujours un problème au moment du choix.Le premier chapitre de ce livre ajoute quelques points à ces discussions.De loin, puisque l'auteur ne vit pas ici.Les recettes sont appétissantes, les plats simples et sains.Le livre est fidèle à la qualité maintenue par cette collection.CUISINE SAINE, CUISINE VÉGÉTARIENNE, Paul Gayler, Sélection Reader's Digest.HUILE D'OLIVE, Guy Saint-Jean Éditeur GASTRONOTES Françoise Kayler RESTAURANTS Françoise Kayler C'est un petit restaurant, particulier, unique, ce qui devrait attirer l'attention et la convoitise.I l n'est pas sans défaut.Et, surtout, il est fragile.Ce qui veut dire que l'on peut noter son adresse pour la consulter un jour ou l'autre.Au besoin.Et pas tous, tout de suite.C'est un curieux restaurant.Un de ces étonnements que réserve Montréal, où peuvent s'exprimer, sous des formes parfois surprenantes, toutes les cultures culinaires.Ce n'est pas un nouveau restaurant.C'est loin d'être un restaurant moderne.Plutôt une sorte de survivant d'une espèce disparue.On y entre.On est perdu.Perdu dans le sens agréable du mot.Perplexe.C'est un tout petit restaurant où officient deux personnes.Un homme en salle.Une femme en cuisine.Ils sont comme ils seraient chez eux.Et probablement qu'ils sont chez eux.Le décor est si personnellement bâti que l'on en est étonné.Se retrouvent là tous les souvenirs que l'on collectionne dans une vie quand on ne jette rien.C'est un restaurant, ce pourrait être une boutique d'antiquaires.On regarde, on s'étonne, on murmure en faisant des commentaires.et cela donne du temps au service.Car le service est assez lent.Il ne faut aller là que lorsqu'on a toute la soirée devant soi.Il faut aller là quand on a assez faim.Les portions sont généreuses, comme elles le sont dans les familles où l'on aime faire la cuisine.De sorte que le menu proposé ici aurait pu se limiter au choix du plat principal.Puisque le plat principal est précédé d'une salade qui peut tenir lieu d'entrée.Une belle et bonne salade, simple mais faite avec des éléments verts qui croquent et qui craquent et des tranches de tomate qui ont du goût, tout cela soutenu par une vinaigrette vigoureuse.Chez Ennio, on a conservé cette habitude de ne pas associer la viande et les légumes dans l'assiette.Des pommes de terre sautées, parfaites, et des carottes très cuites, étaient placées au milieu de la table pour être partagées au gré des convives.Dans l'assiette, les portions étaient énormes.Pour le lapin à l'estragon, comme pour le canard à l'orange, les cuissons avaient été menées lentement, bourgeoisement, dans un fond aromatique où le gras n'avait aucun complexe.L'ennui, c'est qu'il faisait reluire l'assiette.On ne peut plus manger de plat où la sauce se dédouble.C'était dommage, parce que le lapin était tendre et charnu, les morceaux offrant du râble, de la patte et des côtes (où l'on ne pouvait mettre les doigts) et le canard avait les mêmes qualités de chair et de cuisson.En entrée, le restaurant proposait un poivron farci.qui avait la taille d'un plat principal et qui aurait fait un bon plat principal, avec sa farce à la viande bien épicée, sa sauce réduite par la cuisson, son chapeau de fromage fondu.La soupe pasta e fagioli répondait à sa définition, consistante, chaleureuse, avec légumes, pâtes, haricots, en abondance.Trop pour une entrée.Ennio n'accorde que peu d'importance aux desserts, cela se comprend, mais ne peut s'empêcher de servir crème glacée ou coupes de fruits avec une générosité débordante.CHEZ ENNIO 1978, boul.de Maisonneuve O.514 933-8168 « Apportez votre vin » Piment farci Pasta e fagioli Lapin à l'estragon Canard à l'orange Fraises et crème Roulade glacée Café Menu pour deux, SANS vin, avant taxes et service : 68 $ 1695$ «Nos 7 tables d'hôte» AU CHOIX Effiloche de saumon fumé aux herbes fraîches ou Velouté double aux asperges vertes Mille-feuilles de saumon au beurre nantais 19,50 $ ou Tournedos de bouvillon au parfum des bois 20,50 $ ou Linguini aux juliennes de courgettes et de homard 22,50 $ ou Mignons de porc aux abricots et déglacé au vinaigre de framboise 18,50 $ ou Moules marinara au muscadet sur lie et au basilic frais 17,50 $ ou Gigot de canard au vieux porto et citrons confits 19,70 $ ou Blanc de volaille farci de jambon, sauce Mornay 18,75 $ Décor et garniture de légumes de saison AU CHOIX Sabayon aux fruits des champs ou Crème brûlée parfumée à la fleur d'oranger Dimanche de Pâques Superbrunch «à volonté» à partir de 11 h Nos chefs Claudio Mazilu, Anthony Arnould et François Arès, lauréat des toqués du Prix Natrel, cuisinent tous les jours pour vous ces menus.Bienvenue sur notre site Internet: www.lefripon.com Pour réservation, voir notre annonce dans cette section.Fine cuisine française Table d'hôte le midi et menu gastronomique 5 services tous les soirs Salon disponible pour parties 410, place Jacques-Cartier I (514) 866-3471 Réservez-tôt.Super brunch de Pâques. 6LP1901D0408 D19 samedi 6LP1901D0408 ZALLCALL 67 00:42:14 04/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 AVRIL 2000 D 19 Quelle est la définition d'un bon vin?DU VIN Qu'est-ce que le bon vin ?Comment le définir ?C'est celui qui donne du plaisir, que l'on boit en s'en délectant, peut-on répondre à cela le plus simplement du monde.Et ceci, qu'il s'agisse d'un petit vin, ou d'un vin de très bonne qualité, ou encore d'un grand vin.Au contraire, le mauvais vin, ou le vin quelconque, nous fait faire la grimace.Et, illico, sans le boire, on le met au réfrigérateur pour les sauces.Ou, d'une manière plus prosaïque, on le verse dans l'évier.Certains amateurs, toutefois, répugnent à utiliser le terme « petits » pour désigner ces vins comptant parmi les plus humbles, peu chers, et souvent de pays ou d'appellations moins réputés, ou même parfois sans appellation.Comme si le fait de leur appliquer le qualificatif « petits » avait quelque chose d'injurieux.Or, il existe pourtant de bons petits vins, qui, certains jours, donnent même plus de plaisir que des grands vins.Car il en va des grands vins comme de la grande cuisine.Aussi délectable qu'elle puisse être, personne, en effet, n'a envie de manger jour après jour une cuisine raffinée, complexe, laquelle, pour ainsi dire, finit par fatiguer les sens.Mange-t-on par la suite des plats simples, on s'en régale, les plats simples faisant mieux apprécier les mets recherchés, et viceversa.Il en va de même pour les vins de différents niveaux qualitatifs.Les meilleurs vins nous ravissent, mais les vins plus humbles et les petits vins, à la condition qu'ils soient bons, nous font découvrir à leur tour à quel point cette boisson est merveilleuse.À ceux qui en doutent, je suggère \u2014 très, très vivement ! \u2014 de goûter un vin rouge d'appellation Corbières vendu dans les succursales ordinaires (SO), que me recommandaient avec raison, la semaine dernière, un conseiller en vin et le directeur d'une succursale montréalaise.Élaboré avec à la fois de la Syrah, du Grenache et du Carignan, ce vin, le Corbières 98 Château Saint-Martin de Toques, a entre autres la particularité d'être vinifié par macération carbonique, les grappes de raisins n'étant donc pas foulées mais mises entières, avec la partie boisée (la rafle), dans la cuve de fermentation.Résultat ?Un Corbières d'un beau pourpre soutenu, au bouquet généreux, bien fruité, dans lequel dominent les arômes de la Syrah, avec aussi une petite note végétale (mais pas du tout dérangeante) sans doute due aux rafles.Vin corsé, ne manquant pas de chair, il a un bon goût de fruit, de l'éclat et, en prime, des tannins sans dureté.Une aubaine, quoi ! SO, 10,95 $, HH(H) $ 3-4 ans.Bref, le prix est petit.mais le vin est moins petit que le prix ne peut le laisser croire ! Vin encore plus humble, le Terre del Sole Sangiovese di Puglia 98 IGT Pasqua (indicazione geografica tipica, de la région des Pouilles, au sud de l'Italie) a droit néanmoins lui aussi au respect de l'amateur.À cause de ses jolis arômes de fruits rouges au nez et en bouche, de la netteté de son fruit, de ses tannins plutôt tendres pour un vin de Sangiovese, toutes choses faisant qu'on le boit également avec plaisir.SO, 8,95 $, HH $ 1 an.Du Portugal celui-là, plus précisément de la région de production des portos \u2014 la vallée du Douro \u2014, le Douro 96 Charamba Aveleda a quelque chose de comparable.Vin tout en fruits rouges, souple, au plus moyennement corsé, simple, on le boit pour la franchise de son fruit.SO, 8,90 $, H(H) $ 1 an.Autrement dit, il faut des vins de tous les prix, pour tous les jours, pour toutes les circonstances.Un nouveau LBV Plus du tiers des portos vendus au Québec sont des vins du type late bottled vintage (ou LBV), par conséquent millésimés et dont l'élevage, en fûts ou en tonneaux, joue entre quatre et six ans.La plupart de ces vins sont filtrés et bouchés avec des bouchons à couronne de plastique, alors que les LBV dits « traditionnels » ne sont jamais filtrés, tout comme les vintages, et bouchés avec des bouchons de liège standards.Un nouveau LBV traditionnel, vendu précédemment comme vin de spécialité, vient de faire son apparition dans toutes les succursales et promet.de faire la vie dure aux autres LBV ! Il s'agit du LBV 94 Ferreira, replié sur lui-même, si on peut dire, à l'ouverture de la bouteille, et qui peu à peu se manifeste, s'ouvre comme on dit.Grenat, à peine transparent, il a un bouquet de bonne ampleur, aux odeurs de fruits noirs, mais aussi de chocolat, de réglisse, etc., avec une bouche bien en chair, assez peu sucrée, du corps, sans que ce soit le plus corsé des LBV, et un aprèsgoût qui persiste un bon moment.Très bon.SO, 21,60 $, HHH $$( $) 5-6 ans.Un Sauternes Voisin du célèbre Sauternes Château d'Yquem (leurs vignobles sont contigus), le Château Raymond-Lafon, qui exploite 16 hectares de vignes, a produit en 95 un vin tout à fait magnifique, beaucoup plus ample et plus riche que les quelques autres millésimes (94 et 91, notamment, tous deux d'une rare élégance) que j'ai eu l'occasion de goûter.Jaune paille, donc bien coloré en 95, c'est un Sauternes au bouquet imposant, de fruits confits, aux notes bien présentes que donne à ces vins le botrytis (ou pourriture noble, selon l'expression consacrée), avec une bouche tout aussi imposante et consistante, au goût pur, d'un équilibre parfait.Et, au surplus, doté d'une longueur en bouche, d'une persistance qui n'en finit plus ! Grand vin, donc.480731, 54,75 $ la bouteille de 500 ml, HHHH(H) 10-12 ans au moins.Considéré comme l'égal des crus de Sauternes classés en 1855 (en même temps que les vins du Médoc), il ne figure pas dans ce classement, n'ayant été créé par son premier propriétaire Raymond Lafon que quelques années plus tôt, en 1850.On le boira soit pour lui-même au digestif, soit (ce sont des accords classiques mettant le Sauternes parfaitement en valeur) avec du foie gras en entrée, soit pour accompagner du roquefort.Un bourgogne rouge Pendant quelques années, le Domaine Jean Grivot, de Vosne-Romanée, en Bourgogne, produisit des vins quasi noirs, massifs, taillés à la hache ! Son Vosne-Romanée 97 est de style fort différent et conforme, lui, à ce qu'on attend d'un bourgogne rouge.La robe est rouge clair, nuancée de reflets orangés, le bouquet discret, mais bien bourgogne, et réunissant des notes à la fois de fruits rouges et cuits, avec aussi des notes de cuir (le bois, sans doute).La bouche suit, au plus moyennement corsée, assez austère à cause de ses tannins fermes, et même un peu rêches, qui lui permettront de tenir un certain nombre d'années.Très bon bourgogne, mais.cher, comme tous les vins de ce village.881847, 45,25 $, HHH $$$$ 3-4 ans.Jacque Benoît Sony et BMG: de la musique sur Internet EN BREF Les derniers jours de Lennon n Le canal History présentera lundi The Murder of John Lennon, un nouveau documentaire racontant les derniers jours de l'ex-Beatle.Réalisé par Marc de Guerre et Rachel Low, le film trace un parallèle entre les vies de Lennon et de son assassin, Mark Chapman, jusqu'à leur rencontre fatidique le 8 décembre 1980.Il y est plus question de politique et de destin que de musique.Le documentaire explore la psyché de Chapman, montrant notamment sa fabuleuse collection de figurines de guerre qu'il a équipées de guitares en carton.Un docu de l'ONF sur Manon Rhéaume n Manon Rhéaume, première femme et seule femme à avoir fait partie \u2014 quoique brièvement \u2014 de la Ligue nationale de hockey, fait l'objet d'un documentaire qui sera diffusé le 20 avril sur la chaîne WTN.Produit par l'Office national du film, The Woman Behind the Mask, raconte ses débuts et son ascension vers ce jour de 1992 où elle a gardé les buts pour le Lightning de Tampa Bay.Née à Lac-Beauport, elle s'est établie avec son mari et leur jeune fils à Las Vegas, où elle joue au hockey et travaille comme instructrice.Agence France-Presse NEW YORK Deux géants de l'édition musicale, le japonais Sony et BMG, filiale de l'allemand Bertelsmann, vont commencer à vendre de la musique sur Internet dans les prochaines semaines.Sony Music Entertainement, basé à New York, doit faire une annonce dans ce sens lundi, selon le Wall Street Journal paru hier, citant des sources proches de la compagnie.La filiale du groupe japonais envisage de proposer une cinquantaine de titres d'artistes comme Lauryn Hill et Pearl Jam sur le Web dès la fin avril, croit savoir le quotidien des affaires.Ces titres pourront être téléchargés sur le site Internet de Sony ou sur des sites de magasins virtuels comme towerrecords.com et écoutés sur ordinateur, au prix d'un CD.BMG Entertainement, filiale du groupe allemand de médias Bertelsmann, a indiqué de son côté jeudi qu'elle allait commencer à vendre des titres sur des sites Internet au début de l'été.Deux autres grands concurrents de Sony et BMG, Universal Music (groupe Seagram) et Time Warner Music, ont également des projets similaires pour le courant de l'an 2000.Les éditeurs musicaux entendent ainsi reprendre l'initiative face à des sites indépendants comme MP3.com, qui ont popularisé la vente sur Internet en utilisant des technologies numériques comme le MP3.Ces technologies permettent de comprimer le son, ce qui facilite son transport sur le Net.L'Association américaine des éditeurs musicaux (RIAA), qui réunit la plupart des grands labels (Warner, Sony, Arista, etc.) a porté plainte en janvier contre MP3.com qu'elle accuse de piratage. La Presse 8 avril 2000 Page D20 manquante "]
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