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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-04-17, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A0417 Page A1/17avril 1LP0101A0417 ZALLCALL 67 15:58:28 04/17/00 B Le plus grand quotidien français d'Amérique Auto Land Rover Discovery: farouchement anglais page C1 Vidéo Playstation2: un jeu dangereux ?page A23 Série CART Alexandre Tagliani s'illustre à Long Beach page S9 Baseball page S3 1 3 4 6 MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 P 116e ANNÉE, NO 177, 72 PAGES, 4 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DE QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ / FLORIDE 1,75 $ U.S.La pauvreté gagne du terrain dans les villes du pays Ça joue dur à Washington Bourses: mauvais départ en Asie Presse Canadienne OTTAWA Le nombre de ménages pauvres dans les villes canadiennes a augmenté de 34 % au début des années 1990, et c'est à Montréal que le taux de pauvreté est le plus élevé, révèle une étude récente.Divulgué aujourd'hui, le rapport sur la pauvreté urbaine au Canada, rédigé par le Conseil canadien de développement social, est présenté comme la comparaison la plus détaillée jamais faite de grandes villes et de villes de taille moyenne.À partir de données recueillies lors du recensement de 1996 (les plus récentes qui soient accessibles), et des chiffres de 1995 de Statistique Canada sur les revenus des ménages, l'étude conclut que le taux de pauvreté à Montréal atteint 41 %, soit le plus élevé au pays.Et c'est Trois-Rivières, avec un taux de pauvreté de près de 31 %, qui arrive en tête de liste des zones métropolitaines de moins de 500 000 personnes.En tout, indique l'étude, 5,5 millions de Canadiens, soit 20 % de la population en 1995, vivaient nettement sous les normes moyennes.De ce nombre, 1,3 million étaient des enfants de 14 ans et moins.« Le Voir LA PAUVRETÉ en A2 Autre texte en page A3 RÉJEAN BOURDEAU Les investisseurs croisent leurs doigts et retiennent leur souffle alors que les Bourses nord-américaines reprennent leurs activités ce matin, après un week-end stressant, causé par le krach des titres technologiques de vendredi.« La journée va être longue ! », lance l'économiste en chef du Mouvement Desjardins, Gilles Soucy.Cela est d'autant plus vrai, qu'au moment d'aller sous presse, les marchés asiatiques démarraient la semaine d'un très mauvais pied.Dès l'ouverture, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo s'est écroulé perdant 8,6 % après seulement deux heures de transactions.La situation n'était pas plus rose ailleurs, particulièrement à Séoul où l'indice de référence chutait de 11,3 % en une demi-heure, et à Singapour où la chute était de 8,2 % à l'ouverture.L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong reculait de 7,9 % alors que le marché australien plongeait de 5,4 %, et le néo-zélandais de 4,7 %.Samedi, la Bourse de Taiwan a clôturé en baisse de 5,4 %.Les journaux britanniques ne sont guère plus Voir BOURSES en A2 PHOTO REUTERS La police a eu recours aux boucliers, aux matraques et aux gaz lacrymogènes pour tenter de mettre fin à une manifestation contre le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, hier à Washington dans le cadre du Sommet du FMI, où se rencontrent les responsables des institutions financières internationales.On voit ici un policier en tenue anti-émeute frappant un manifestant pour le neutraliser.Présent au Sommet, le ministre canadien des Finances, Paul Martin, a demandé aux financiers et aux manifestants de s'écouter davantage.À lire en page B1 Chrétien prend le chemin de Damas Sa rencontre avec le président syrien constitue l'étape la plus importante de sa tournée Rubriques Arts et spectacles C10 à C15 - horaire spectacles C14 - horaire télévision C11 - cinéma maison C13 Bandes dessinées C18 Boisvert Yves A5 Bridge C23 Décès C23 Économie B1, B4 à B8 Éditorial B2 Êtes-vous observateur.C17 Feuilleton C20 Horoscope C18 Le monde C8, C9, C24 Loteries A2, A19 Mots croisés C19, S10 Mot mystère C20 Opinions B3 Petites annonces C17 - immobilier C17 à C19 - marchandises C19 - emplois C19 - automobile C19 à C22 - affaires B5 Politique A10 à A13 Quoi faire C16 MÉTÉO Nuageux Max.7, min.2 Cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net GILLES TOUPIN envoyé spécial, JORDANIE Le premier ministre Jean Chrétien prend aujourd'hui la route de Damas, où il devra donner certaines explications au président syrien Hafez Al-Assad pour avoir pris parti, la semaine dernière, en faveur d'Israël dans les négociations sur le Golan.M.Chrétien avait soulevé un tollé en donnant raison au gouvernement Barak de vouloir conserver la totalité des rives du lac de Tibériade, alors que la Syrie revendique la rive nord-ouest du lac.L'opposition avait qualifié de gaffe majeure la prise de position du premier ministre et l'avait exhorté à rentrer d'urgence pour ne pas nuire davantage à la réputation internationale du Canada.La rencontre avec Hafez Al-Assad est prévue pour demain et il s'agit certainement de l'étape la plus délicate et la plus importante de sa tournée de douze jours au Moyen-Orient.Il est difficile d'imaginer comment Jean Chrétien pourra jurer de la neutralité du Canada dans les négociations de paix entre Damas et Israël sans au préalable présenter ses excuses au président syrien pour ses propos explosifs de la semaine dernière.Des rapports de presse dans la région ont fait état du mécontentement de la Syrie face à l'attitude du premier ministre canadien.Entre-temps, le premier ministre a consacré ses efforts d'hier à parfaire l'exceptionnelle relation que le Canada entretient avec la Jordanie.Il a rencontré pendant 25 minutes son homologue jordanien, Abdur Ra'uf Rawabdeh, avec qui il a abordé divers dossiers.« Il est très important que nous venions ici, a dit Jean Chrétien.Ils ont une très grande opinion du Canada et ils se demandent pourquoi nous ne travaillons pas plus près d'eux.» M.Chrétien, qui s'est aussi entretenu tard hier soir avec le jeune roi Abdullah II, a affirmé qu'il soulèverait sans doute avec le roi hachémite la question des crimes d'honneur commis en Jordanie.Chaque année, 30 % des meurtres dans ce pays sont perpétrés contre des femmes soupçonnées d'avoir manqué à la chasteté ou d'avoir été infidèles.« Il y a un problème social qui est déplorable ici, a dit Jean Chrétien.Que voulez-vous, il y a une mentalité de crimes commis en raison de l'honneur de la Voir CHRÉTIEN en A2 Autre texte en page A11 Le généraliste Luc Bertrand, le nouveau président de la Bourse de Montréal, ne s'en cache pas.Il est un généraliste.Pas un spécialiste.Et même si le mot s'applique davantage au monde médical qu'au monde financier, le parcours du président de 46 ans correspond tout à fait à la définition.Né à Cornwall de parents franco-ontariens, fils d'un homme d'affaires prospère qui a mis au point un des premiers systèmes de câblodiffusion au pays, Luc Bertrand a étudié la philosophie au lieu des affaires et a fait de la politique avant de faire de l'argent.Il a raté Woodstock, mais s'est rattrapé en voyageant avec son sac à dos partout en Europe et en Chine.Au début des années 80, le grand voyageur est entré dans le monde des affaires à titre de courtier.Il n'en est plus jamais sorti.Pendant 20 ans, Luc Bertrand a fait de la vente institutionnelle d'actions.Au moment de sa nomination, il était vice-président et direct institutionnelles chez la Financière Banque Nationale.Il était aussi vice- président du comité des Gouverneurs qui l'a nommé à la présidence de la Bourse de Montréal, ce qui n'a pas manqué de faire jaser.Aujourd'hui, avec le changement de vocation de la Bourse montréalaise et le transfert de son marché d'actions à Toronto, ce n'est pas seulement un nouveau métier qui attend Luc Bertrand.C'est un nouveau monde.Le généraliste sera-til à la hauteur ?Certains prétendent que non, parce que le président n'est pas un spécialiste des produits dérivés.Le principal intéressé rétorque pour sa part que la Bourse n'a pas besoin d'un spécialiste mais d'un bon gestionnaire ayant une vision globale des choses.L'avenir dira qui, du président ou de ses détracteurs avait raison.À lire, l'entrevue en page A9 Nathalie Petrowski rencontre LUC BERTRAND PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Luc Bertrand L'ÉVÉNEMENT CAMIONS DE CHEVROLET LES DURS DE DURS Pour un temps limité, vous pouvez profiter des prix les plus avantageux sur le Silverado et sur tous les Durs de Durs de Chevrolet. 1LP0201A0417 Page A2/17avril 1LP0201A0417 ZALLCALL 67 15:58:45 04/17/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Suites de la une Bourses: mauvais départ en Asie BOURSES / Suite de la page A1 rassurants.Dans son édition d'hier, le Sunday Times souligne qu'un « Lundi noir menace Londres après avoir frappé Wall Street », alors que le Sunday Telegraph titre : « L'Europe est prête pour des ventes massives ».Le président et chef de l'exploitation, services aux particuliers, de la Financière Banque Nationale, Germain Carrière, reconnaît que l'évolution des Bourses étrangères, au cours de la nuit dernière, donnera le ton aux marchés canadien et américain.Il ajoute également que les appels de marge de crédit, pour les clients-emprunteurs qui ont vu fondre la valeur de leurs portefeuilles, entraîneront plus de volatilité dans la première heure.« Il y a de la déception dans l'air, mais il n'y a pas de panique, remarque-t-il.Les petits investisseurs ont plus d'expérience et ils savent qu'ils ne doivent pas entrer ou sortir dans un marché aussi instable ».Marc Gagnon, analyste des marchés boursiers pour l'Industrielle-Alliance, s'attend à une semaine en dents de scie.Plusieurs annonces sont au rendez-vous : les résultats financiers du premier trimestre pour Microsoft, IBM, Intel, Apple, etc.et la publication des statistiques américaines de mars pour les mises en chantier, mardi, et pour la balance commerciale, mercredi.« Le marché sera aussi divisé entre l'impact des appels de marge et l'activité des chasseurs d'aubaines », dit-il.De son côté, M.Soucy n'ose pas penser à ce qui pourrait arriver aujourd'hui si les indices débutent la séance fortement en baisse, poussés par la psychologie pessimiste du marché et par des appels de marge des comptes-clients par les courtiers.Chose certaine, l'économiste croit que la chute des titres technologiques n'est pas terminée.À court terme, il prévoit que l'indice composite de la Bourse électronique américaine Nasdaq pourrait glisser sous la barre des 3000 points.Vendredi, après la publication de statistiques plus élevées que prévu pour l'inflation américaine, l'indice-phare des titres de technos et de télécoms a clôturé à 3321,17 points, en baisse de 34,3 % depuis son sommet du 10 mars.Son recul de 9,7 % pour la journée a été sa deuxième pire performance depuis le krach du 19 octobre 1987.Pour sa part, le Dow Jones, principal indicateur de Wall Street, a connu sa plus forte baisse en points de son histoire, en diminution de 617,78 points, ou de 5,7 %, à 10305,77.L'indice TSE 300 de la Bourse de Toronto a dégringolé de 491 points, ou de 5,5 %, à 8473,5, sa pire dégelée à vie en terme de points.M.Soucy ne pense toutefois pas que la contagion des titres technologiques va se propager dans les autres secteurs d'activité avec la même virulence.Il rappelle que les ratios cours/bénéfices pour les titres financiers ou industriels, par exemple, sont beaucoup plus raisonnables que ceux de la « nouvelle économie ».Mais cela n'empêchera pas, à son avis, un recul supplémentaire de 5 % à 10 % pour les indices Dow Jones et TSE 300.Optimiste quand même, il prévoit que la Bourse de New York touchera les 11 000 points et que la Bourse de Toronto frappera les 10 000 points d'ici la fin de l'année, à condition que l'inflation reste contrôlée et que les hausses de taux d'intérêt ne ternissent pas la croissance des profits.M.Soucy préfère ne pas s'avancer tout de suite pour le Nasdaq.Il considère que la haute technologie est « le » secteur d'avenir, mais que ces entreprises s'apprêtent à passer une étape de consolidation.La pauvreté gagne du terrain dans les villes du pays LA PAUVRETÉ / Suite de la page A1 problème de la pauvreté ne concerne pas seulement des gens qui traversent des temps difficiles », écrit l'auteur de l'étude.Il s'agit d'un problème d'envergure qui devrait préoccuper tous les Canadiens.La pauvreté a des effets nuisibles sur la santé à long terme des enfants.Et des enfants en mauvaise santé, cela handicapera la santé de la nation, prévient-on.L'étude définit un individu pauvre comme une personne vivant sous le seuil de faible revenu de Statistique Canada pour 1995, c'est-à-dire que son revenu total consacré à l'habitation, à l'alimentation et aux vêtements excède de 20 % la moyenne.Pour un célibataire vivant dans une ville de plus de 500 000 habitants, le seuil de faible revenu a été établi à 16 874 $ par an.Il était de 14 473 $ dans des villes comptant de 100 000 à 500 000 habitants.Pour une famille de quatre personnes, le seuil a été fixé à 31 753 $ par an dans les villes les plus importantes, et à 27 235 $ dans les villes moyennes.Statistique Canada elle-même ne définit pas son seuil de faible revenu comme un seuil de pauvreté, bien que plusieurs organismes sociaux le fassent, et certains groupes conservateurs, comme l'Institut Fraser, soutiennent que ces revenus sont trop élevés pour refléter la véritable pauvreté.Cependant, des sondages d'opinion publique effectués par le passé ont montré que le seuil de faible revenu correspond à ce que la plupart des Canadiens considèrent comme un style de vie relativement pauvre, notent les responsables de l'étude pour justifier leur recours à ces chiffres.Même si le marché du travail s'est amélioré depuis le début des années 90, période où la récession avait fait disparaître des milliers d'emplois à temps plein, les mesures d'assistance sociale ont été réduites et la création d'emplois souffre de disparités à travers le pays, a souligné Kevin Lee, l'auteur de l'étude, en entrevue.Plusieurs des emplois peu spécialisés et bien rémunérés qui ont disparu pendant la récession ont été remplacés par des emplois temporaires, à temps partiel et peu rémunérés du secteur des services.Le rapport ne suggère pas de façon d'enrayer la pauvreté, mais invite le secteur privé à collaborer avec les gouvernements et les groupes communautaires pour trouver des solutions au problème.Chrétien prend le chemin de Damas CHRÉTIEN / Suite de la page A1 famille.Et le roi lui-même a fait des déclarations déplorant ces traditions.» La Jordanie a en effet entrepris de criminaliser ces actes de violence jusqu'ici très peu réprimés.Le premier ministre canadien a également été sensibilisé par son homologue Rawabdeh à l'importance pour la Jordanie de trouver une solution à la souffrance du peuple irakien soumis à un embargo international, en raison de la politique de Saddam Hussein.M.Chrétien a reconnu le problème, selon ses conseillers, soulignant qu'il était particulièrement sensible au sort réservé aux femmes et aux enfants.Il a estimé qu'un assouplissement récent du régime de Bagdad face aux questions de surveillance lui permettait de croire à une amélioration prochaine des conditions humanitaires en Irak.Ottawa va par ailleurs accroître sa coopération avec la Jordanie dans le domaine de la prospection pétrolière, de l'équipement aérospatial et de l'hydraulique, tout en poussant pour qu'Amman accède le plus rapidement possible à l'OMC.Enfin, contrairement à ce qui avait été prévu à Ottawa, M.et Mme Chrétien ont déposé hier soir une gerbe de fleurs sur la tombe du roi Hussein, décédé l'année dernière.Ce changement au programme a été décidé au cours du voyage.L'absence de M.Chrétien aux funérailles du roi hachémite avait créé à l'époque une polémique au Canada, l'opposition ayant accusé le chef du gouvernement de manquer à ses devoirs.Le premier ministre était en vacances de ski dans les Rocheuses avec ses petits-enfants lorsque la mort du roi Hussein avait été annoncée.Il avait affirmé qu'il n'aurait pu se rendre à temps à Amman pour la cérémonie.Le roi Abdullah, lors de son passage à Ottawa l'année dernière, avait déclaré comprendre les raisons de M.Chrétien.Les droits des Micmacs débattus en cour à Halifax L'évêque de Whitehorse périt Presse Canadienne dans un accident HALIFAX Le droit des Micmacs d'abattre des arbres dans les forêts de la Nouvelle Écosse sera de nouveau débattu en cour, à Halifax, aujourd'hui.En 1998, la Nouvelle-Écosse accusait 31 bûcherons micmacs appartenant à huit réserves d'avoir illégalement coupé du bois sur des terres de la Couronne.Les autochtones soutiennent que leurs titres ancestraux leur donnaient le droit d'abattre ces arbres.Cette cause a, pour les autochtones, la même importance que l'affaire Marshall, affirme Dan Christmas, qui préside l'Union des Indiens de Nouvelle-Écosse.Donald Marshall avait été reconnu coupable de pêche hors saison, en 1996.Il en a appelé du jugement jusqu'en Cour suprême.La cour a statué, l'automne dernier, que les droits de pêche des Micmacs étaient protégés par un traité datant de 1760, qui accordait aux autochtones le droit de tirer un revenu modéré de la pêche, de la chasse et de la cueillette.Dans une cause similaire entendue la semaine dernière, un juge de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick a jugé coupable un autochtone qui avait abattu des arbres sur des terres de la Couronne.Le gouvernement néo-écossais a dit vouloir négocier avec les bûcherons autochtones, mais il semble que la question des titres ancestraux doive être réglée d'abord.Au cours de négociations avec le précédent gouvernement libéral, les leaders autochtones s'étaient fait dire que ces titres aborigènes \u2014 selon lesquels les Micmacs occupaient et utilisaient à l'origine l'ensemble de la Nouvelle- Écosse, incluant le Cap-Breton \u2014 pouvaient être discutés, mais pas reconnus officiellement.Les négociations ont alors été rompues.Et les deux parties n'ont pas repris les pourparlers depuis la victoire des conservateurs aux élections de l'été dernier.Presse Canadienne WHITEHORSE, Yukon L'évêque de Whitehorse et un ami ont perdu la vie cette fin de semaine lorsque dans l'avion dans lequel ils prenaient place s'est écrasé.L'évêque Thomas Lobsinger, qui était surnommé le « missionnaire volant », était aux commandes du Cessna 172 qui devait conduire les victimes de Whitehorse à Dawson City, pour y célébrer la messe.L'autre victime est le meilleur ami de l'évêque Lobsinger, Hoby Spruyt, qui agissait à titre d'administrateur pour l'Église catholique au Yukon.L'avion s'est écrasé samedi sur un lac couvert de glace, Fox Lake.On ne connaît pas la cause de l'écrasement.« Il neigeait mais je ne peux dire si la température y est pour quelque chose », a déclaré un porte-parole de la GRC, le caporal Scott Noseworthy.L'évêque Lobsinger était âgé de 72 ans.Il avait été surnommé le « missionnaire volant » parce qu'il se déplaçait en avion pour atteindre les communautés isolées du nord.Il avait été nommé évêque de Whitehorse en 1987 par le pape Jean-Paul II.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-2-3 à quatre chiffres : 0-0-5-9 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30; n à Montréal: Palais de justice, salle des Pas perdus, 3e étage, 1, rue Notre-Dame Est, de 9 h à 16 h.Objectif: 150 donneurs; n à Repentigny: organisée par la Fraternité des policiers de Repentigny, Hôtel de ville, 435, boul.Iberville, de 10 h à 20 h.Objectif: 475 donneurs; n à Richmond: organisée par les Chevaliers de Colomb, salle communautaire, 820, rue Gouin, de 13 h 30 à 19 h 30.Objectif: 200 donneurs; n à Verchères: collecte du maire, centre communautaire de Verchères, 92, montée Calixa-Lavallée, de 14 h à 21 h.Objectif: 185 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE OGM: le Canada consulte À tort ou à raison, l'Europe a officiellement déclaré la guerre aux Frankenfoods la semaine dernière en optant pour l'étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM.Mais, l'industrie agroalimentaire canadienne n'est guère impressionnée et veut poursuivre ses consultations avant de montrer d'un doigt accusateur des produits parfois difficiles à retracer et dont l'impact sur la santé ou l'environnement est encore méconnu.Richard Dupaul nous alimente sur ce sujet demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous étonné d'apprendre que la pauvreté a augmenté considérablement dans les villes canadiennes entre 1990 et 1995?Selon vous, le plan d'urgence de la STCUM en cas de panne générale du métro a-t-il bien fonctionné?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 70 % Non: 30 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 1LP0301A0417 A3 - LUNDI 1LP0301A0417 ZALLCALL 67 15:59:14 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 3 Montréal, Québec et Shawinigan, les villes les plus pauvres du Québec MARIE-CLAUDE GIRARD Montréal, Québec et Shawinigan figurent en tête de liste des villes québécoises les plus pauvres, tandis que Baie-Comeau et Thetford- Mines sont les moins frappées par la pauvreté, selon une étude du Conseil canadien de développement social.L'auteur de l'étude, Sylvain Schetagne, a constaté une grande disparité entre les 23 principales agglomérations de la province en comparant les données du recensement de 1996.Si Montréal, Shawinigan, Joliette et Québec comptent la plus grande proportion de personnes vivant sous le seuil de faible revenu \u2014 27,3 %, 27,1 %, 25,6 % et 23,4 % respectivement \u2014 la pauvreté ne frappe pas partout les mêmes groupes avec la même intensité.Trois-Rivières et Salaberry-de- Valleyfield dépassent Montréal pour la proportion de personnes seules vivant dans la pauvreté.Mais c'est à Montréal et Québec qu'on retrouve la plus grande proportion de personnes seules de plus de 65 ans vivant sous le seuil de faible revenu.Les familles sont un peu plus touchées par la pauvreté à Shawinigan qu'à Montréal (22,7 % contre 22,6 %).La région de Sorel compte la plus grande proportion de familles monoparentales vivant sous le seuil de faible revenu, devant Shawinigan, Salaberry-de- Valleyfield, Trois-Rivières et Montréal.La région de Chicoutimi/ Jonquière compte la plus grande proportion de jeunes vivant sous le seuil de la pauvreté.Avec 72,2 %, elle devance Trois-Rivières, Sherbrooke, Québec et Shawinigan.Les jeunes s'en tirent beaucoup mieux à Granby, Val-d'Or, Baie-Comeau et Sept-Îles.Pour mesurer l'intensité de la pauvreté, M.Shetagne a comparé les revenus réels avec le seuil de faible revenu.Il constate que les personnes seules vivant à Montréal, Québec et Hull sont plus pauvres qu'ailleurs.La situation est moins difficile à Thetford-Mines De même, les familles pauvres vivant à Montréal et Hull ont des revenus moindres que celles habitant ailleurs au Québec.Les familles pauvres de Rimouski, Thetford- Mines et Rouyn-Noranda sont un peu plus « riches ».Le cas de Baie-Comeau est surprenant.À 12 %, le taux de faible revenu y est le moins élevé du Québec.Les personnes seules vivant sous le seuil de faible revenu y sont proportionnellement moins nombreuses.Mais c'est là aussi qu'elles sont les plus pauvres.L'étude du CCDS a été financée par la CSN, la CEQ, le ministère de la Solidarité sociale du Québec et la Ville de Québec.Le CCDS souhaite que ce portrait de la pauvreté dans les villes aide les pouvoirs publics et les groupes communautaires à établir des solutions adaptées à chaque région.En 1995, 23,4 % de la population québécoise vivait avec des revenus inférieurs au seuil de faible revenu.Depuis, la situation a changé.Le Québec est entré en période de croissance économique qui n'a, semble-t-il, pas profité à tous de la même façon, souligne M.Schetagne.Les régions de Trois-Rivières et Sherbrooke n'en auraient profité que très récemment.Les personnes âgées, notamment, n'ont pas vu leur situation s'améliorer.D'autres travaux devront déterminer les répercussions de la reprise économique sur la pauvreté, conclut l'auteur de l'étude.Le seuil de faible revenu, un indicateur établi par Statistiques Canada, varie selon la taille des villes et le nombre de personnes par foyer.Par exemple, il est de 16 874 $ pour une personne seule vivant à Montréal contre 11 661 $ en région rurale.Le seuil de faible revenu n'est pas parfait, reconnaît M.Schetagne.Mais il demeure pertinent pour mesurer l'inégalité et l'insuffisance des revenus et, par extension, de la pauvreté, dit-il.Dans chacune des villes, le territoire étudié est celui de la région métropolitaine de recensement définie par Statistiques Canada, le même qui a servi à établir les futures communautés métropolitaines de Montréal et Québec.Le CCDS a été créé dans les années 1920 par des groupes préoccupés par le travail des enfants.Aujourd'hui, la pauvreté des enfants est au centre des préoccupations du conseil, qui regroupe environ 1000 membres, surtout des organismes et institutions.Infographie La Presse L'indice de pauvreté dans les principales agglomérations du Québec en 1995 Indice de pauvreté pour les personnes seules Indice de pauvreté pour les familles Moyenne des indices L'ensemble du Québec Montréal Québec Shawinigan Joliette Hull Salaberry-de-Valleyfield Chicoutimi/Jonquière Sorel Trois-Rivières Sherbrooke St-Jean-sur-Richelieu Victoriaville Saint-Hyacinthe Alma Drummondville Granby Rimouski Val-d'Or Sept-Îles Saint-Georges Rouyn-Noranda Thetford Mines Baie-Comeau PHOTO D'ARCHIVES Le niveau de pauvreté de la population montréalaise se manifeste par le nombre de plus en plus grand des mendiants qui arpentent ses rues.L'Ordre des vétérinaires invite ses membres à hausser leurs honoraires MARTINE ROUX L'Ordre des médecins vétérinaires divulguera sous peu un nouveau guide de tarification afin d'encourager ses membres à hausser leurs honoraires.Au nom de l'intérêt du public et de la qualité des soins, soutient-il.La médecine vétérinaire a connu un essor exponentiel au cours des 15 dernières années, explique la présidente de l'Ordre, Christiane Gagnon.Toutou ou minou doit subir un traitement de canal, un électrocardiogramme ou traiter ses métastases ?À l'image de la médecine humaine, la médecine vétérinaire se modernise, se spécialise et offre des services de plus en plus sophistiqués.«Mais il y a un coût relié à ces services, explique-t-elle.En proposant un nouveau guide de tarification à ses membres, l'Ordre ne fait que poursuivre un virage déjà amorcé il y a quelques années : offrir des services mieux adaptés à la pratique moderne.» C'est à la lumière d'un sondage sur la situation socio-économique des vétérinaires québécois, réalisé en 1997 auprès de 150 d'entre eux, que l'Ordre a décidé de publier un nouveau guide de tarification, indique Mme Gagnon.« Nous avons constaté que le salaire moyen des vétérinaires à temps plein est d'environ 53 000 $.C'est très peu, surtout lorsqu'on considère qu'ils reçoivent une formation équivalente à celle d'un omnipraticien.S'ils veulent offrir des soins sophistiqués qui répondent aux besoins de la clientèle, ils doivent être économiquement viables.Et ils ont des difficultés présentement.Actuellement, les tarifs varient considérablement d'une clinique ou d'un hôpital à l'autre.Ce qui permet aux propriétaires d'animaux de « magasiner » leur vétérinaire.« Mais le public s'attend parfois à ce que les vétérinaires donnent pratiquement leurs services.Par amour pour les animaux, plusieurs n'osent pas charger les services à leur pleine valeur.Ils ont beaucoup donné.» Le public risque-t-il de faire les frais de ce virage ?« Absolument pas : le jeu de la libre concurrence va continuer de s'appliquer.Qu'attend-on d'un vétérinaire ?Si c'est un service rapide et abordable, il y en aura toujours.Mais des services plus sophistiqués seront aussi disponibles.» Aux États-Unis, on déniche facilement un ophtalmologiste, un chirurgien ou un spécialiste de la médecine interne pour son animal de compagnie, poursuit Christiane Gagnon.« Mais au Québec, on les compte sur les doigts d'une main.Nous voulons rehausser la qualité des soins.Les hôpitaux vétérinaires doivent être par exemple équipés de salles d'isolement ventilées pour les animaux contagieux ou être en mesure de pratiquer des anesthésies sous gaz.Ce sont des investissements majeurs pour nos membres.» Le vétérinaire Jean Demers, de l'Hôpital vétérinaire d'Argenson, voit pour sa part d'un mauvais oeil le nouveau guide de tarification, qu'il apparente à un « protectionnisme corporatif.Une hausse de tarifs sert l'intérêt des vétérinaires et non celui du public.L'Ordre préconise la qualité à tout prix, ce qui est louable.Par contre, il ne promeut jamais un rapport qualité-prix optimal.Pour cela, il faut de la compétition.Mais dans ce métier, on souhaite un minimum de concurrence, ce qui n'est pas dans l'intérêt du public.Giorgio Giuisti, de la Clinique vétérinaire de Notre-Dame-de-Grâce, applaudit pour sa part aux intentions de l'Ordre.« Les vétérinaires travaillent comme des missionnaires, soutient-il.Le public aura toujours le choix.Un vétérinaire peut demander un moindre tarif que d'autres, mais quels sont les services qui accompagnent le traitement ?L'Ordre exige que nous nous équipions davantage, mais il faut payer tout cela.C'est une pratique privée.» 1LP0499A0417 A-04 lun 17 avril 1LP0499A0417 ZALLCALL 67 15:59:43 04/17/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 128 000 jeunes, un record pour le Salon Jeunesse Panne du métro: cause inconnue NADINE FILION Les portes du Palais des congrès de Montréal se sont refermées hier sur le 21e.Salon Jeunesse, qui a débuté mercredi et au cours duquel plus de 128 000 visiteurs ont poussé les tourniquets.Un record.Encore hier, il a fallu faire la queue avant d'accéder aux différents kiosques et jeux.À l'entrée, un garde de sécurité, Yannick Thériault, encourageait ceux qui patientaient en file depuis un bon moment déjà : « Gardez le sourire ! C'est dimanche et la vie est belle ! » Rien à voir, heureusement, avec le temps d'attente enregistré samedi, alors qu'une explosion forçait la fermeture du métro.et incitait les adolescents à s'attarder plus longuement que prévu au Palais des congrès ; pendant plus de deux heures, personne n'a pu être admis dans la vaste salle de 110 000 pieds carrés tellement cette dernière était bondée.Des bousculades ont éclaté sur l'esplanade où des dizaines et des dizaines d'adolescents, billet d'entrée en main, faisaient le pied de grue.Les amateurs du Salon Jeunesse ne se sont pas découragés pour autant ; les quatre soeurs Valino de Saint-Isidore, présentes samedi, n'ont pas craint de revenir le lendemain afin de profiter des séances de maquillage et de coiffure offertes gratuitement.De leur côté, Anne-Marie Desbiens, Diane Proulx et Precilia Papasidero, 14 ans, de Saint-Eustache, se sont pointées au coin des rues Viger et Saint-Urbain à 7h30, hier matin, bien déterminées à figurer parmi les premiers visiteurs du jour.« Mais il y avait des gens qui faisaient la file depuis 5h.», confient-elles.À elle seule, la présence du porte- parole et comédien Benoit Langlais (Les Deux Frères) a convaincu bon nombre de jeunes filles, telles Marie-Pier Cadorette et Fallon Archambault, 13 ans, de participer à l'événement.« Certaines ont patienté jusqu'à trois heures avant d'obtenir l'autographe de leur idole », rapporte Nathalie Roy, aux communications.De plus en plus patients ou de plus en plus « groopies », nos ados ?« Disons que cette année, nous avons eu un gros roulement de vedettes, telles celles de Diva et des principales émissions de Canal Famille », explique Annie Delisle, des relations publiques.Le Salon Jeunesse, qui s'est déroulé au Stade olympique de 1993 à 1998, a dû déménager ses pénates l'an dernier.Une histoire de toile déchirée est à l'origine de la décision.Si les organisateurs ont opté pour le Palais des congrès cette année encore, c'est qu'ils disent en apprécier les installations au point d'attendre avec impatience la fin des travaux d'agrandissement : « En 2002, nous pourrons bénéficier d'une salle de 150 000 pieds carrés et ainsi augmenter notre capacité d'accueil de près de 50 % », conclut Normand Bouchard, cofondateur de l'événement.Le Salon Jeunesse dispose d'un budget d'opération annuel de deux millions de dollars.RAYMOND GERVAIS Ce n'est pas avant plusieurs semaines, voire peut-être un mois, que la Société de transport de la Communauté Urbaine de Montréal connaîtra la cause de la série d'explosions électriques qui ont paralysé samedi tout son réseau de métro.Odile Paradis, porte-parole de la STCUM, a indiqué hier que les câbles carbonisés et les pièces d'équipement endommagées lors des explosions de samedi matin dans des puits d'accès électrique souterrains ont été remis à Hydro-Québec, qui en fera l'analyse en laboratoire.« On n'a ni l'expertise, ni la compétence nécessaire pour effectuer ces analyses.De toutes façons, ce qui était important pour la Société était de rétablir le service le plus tôt possible et de réparer les câbles qui servent aux communications et à la ventilation.On n'a donc pas participé aux travaux d'investigation, ni d'analyse », a précisé Mme Paradis.Comme les puits d'accès appartiennent à Hydro-Québec et que plusieurs organismes, dont la STCUM, Bell, Câblevision et Hydro-Québec y font circuler des câbles, il est encore trop tôt pour déterminer dans quel réseau le feu s'est déclaré.Toutefois, selon le Service de prévention des incendies de Montréal, tout indique que des câbles électriques sont en cause.Dès l'heure d'ouverture du métro hier, à 5 h 30, la STCUM a réussi à remettre en service toutes ses lignes de métro.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Le 21e Salon Jeunesse a attiré une foule record : 128 000 visiteurs en cinq jours. 1LP0599A0417 A 5 (lundi) 1LP0599A0417 ZALLCALL 67 16:00:22 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 5 Vous avez dit «secte »?Quand un nouveau mouvement religieux aux accents sectaires fait surface à Montréal, une des premières personnes informées est Mike Kropveld, le fondateur d'Info-Secte.Dans le petit local éclairé au néon, avenue du Parc, les étagères de documents accumulés depuis 20 ans vont jusqu'au plafond.Le téléphone sonne toute la journée.Des gens qui flirtent avec l'idée de devenir membre d'un groupe.Des parents, des amis inquiets de voir un proche entrer dans un mouvement quelconque.La première question : connaissez-vous ce mouvement ?La deuxième : est-ce une secte ?« Si je vous dis : ce n'est pas une secte, allez- vous joindre le groupe immédiatement ?Ce n'est pas la bonne question.C'est peutêtre un mouvement très correct, mais qui ne vous convient pas, dit-il.La plupart des gens qui joignent un groupe ne prennent pas le temps de s'informer sur le mouvement.Ils sont comme bombardés par l'amour et l'attention qu'on leur offre.Et l'amour est aveugle.« Mais personne ne se lève un matin en se disant : \u201cTiens, si j'entrais dans une secte ?\u201c Les gens cherchent plutôt un nouveau mode de vie, un sens à leur existence.» L'Église du Christ de Montréal (dont je parlais le 8 avril), cette branche d'un mouvement international, est-elle une secte ?Certains le disent.Les membres de l'Église sont-ils donc des demeurés ?Mais non.Plusieurs étudiants universitaires, plusieurs professionnels.Personne qui marche sur la tête ou coiffé d'un entonnoir.Ils y paraissent même très joyeux.Plusieurs y ont « refait leur vie » autour d'un message biblique assez littéral.« Aucun mouvement n'est \u201cseulement\u201c mauvais, sinon personne ne voudrait en devenir membre ! dit Mike Kropveld.Les gens qui y adhèrent y trouvent quelque chose de positif, c'est évident.En général, ces groupes vendent des idées simples.Eux, ils ont les réponses aux grandes questions et ils vous montrent le chemin à suivre vers la perfection.Sauf que la réalité n'est pas simple.» Ce qu'il faut voir, c'est comment le mouvement fonctionne.Est-ce qu'on y encourage une entrée très rapide ?Est-ce qu'on utilise des techniques de manipulation ?Jusqu'à quel point ?Après tout, la publicité aussi utilise la manipulation.« Sur le marché spirituel aussi, il faut être prudent, vérifier ; si le mouvement est vraiment bon pour vous, il apparaîtra tel après vérification.» Selon le degré de manipulation, selon l'approche de chaque leader local, les gens peuvent sortir de ces mouvements avec de réelles séquelles psychologiques, après avoir investi temps, énergie, affectivité.et argent, souvent beaucoup d'argent.n n n L'Église du Christ de Montréal est une branche de l'International Christ of Church (ICC), une organisation qui a connu une croissance assez phénoménale depuis 20 ans.L'ICC, ou « Boston movement » a fait l'objet de nombreux reportages aux États-Unis, en particulier dans les journaux étudiants sur les campus universitaires, où le recrutement est très insistant.L'Église y est accusée d'attirer des membres sans dévoiler son nom et son réel fonctionnement.Elle a été bannie de plusieurs campus à cause de ses méthodes.L'émission The Fifth Estate, de la CBC, consacrait un reportage à l'ICC et à sa branche torontoise en 1993.À l'époque, on dénombrait officiellement 2000 membres à Toronto et la croissance de L'Église dans le monde était exponentielle.Il y en avait 45 000, disait- on alors.En 1996, un ouvrage américain parlait de 75 000 dans environ 150 églises et aujourd'hui, ils seraient 85 000 dans quelque 300 églises sur le globe.Des chiffres sujets à caution.Néanmoins, leur croissance a été constatée par plusieurs témoins aux États-Unis comme à Toronto.Pour un groupe parti d'une vingtaine de membres à la fin des années 1970, le groupe, dirigé par un dénommé Kip Mc Kean depuis 1985, a clairement fait des petits.Ses critiques lui reprochent de tenter de contrôler les moindres recoins de la vie des membres, fortement incités à vivre ensemble (garçons et filles séparés) et à s'isoler.De décider s'ils ont assez de maturité pour s'intéresser à quelqu'un de l'autre sexe.et si c'est la bonne personne \u2014 auquel cas, ils se marieront.n n n À Montréal, le succès n'est pas fulgurant.Le groupe a commencé autour d'étudiants de l'université Concordia en 1992.Le premier leader anglophone a été remplacé en 1997 par un leader bilingue, Mike Luzine.Le nombre de membres stagne autour de la centaine.« Certains parents se disent que ça vaut mieux que de les voir tomber dans la drogue et la déprime.Je ne le crois pas.Les choses dont on guérit le plus facilement sont celles dont on se sent malade », m'écrit une femme proche de deux jeunes filles impliquées dans l'Église.Au fait, entre la drogue et l'endoctrinement, y aurait-il d'autres solutions ?Stéphanie, qui est sortie de l'Église en janvier après un an, raconte qu'il a fallu moins de deux mois de fréquentation de l'Église et d'études bibliques pour qu'elle y soit baptisée.« Ils me disaient : \u201cTu peux attendre à Pâques, mais si tu meures avant, tu ne seras pas sauvée.\u201c » Aussitôt baptisée, elle se fait assigner une « formatrice » qui lui parle quotidiennement.Elle lui confesse tout et la consulte pour toute décision.Un mois plus tard, elle va vivre en appartement avec trois colocs de son « groupe de famille ».Celles qui faisaient un faux pas se faisaient « former » ou « discipliner » après avoir confessé leur erreur \u2014 comme de ne pas manifester assez d'amour envers la formatrice, ou de zèle dans la prière.Elle donnait 10 % de son salaire à l'Église chaque semaine, devait faire une contribution annuelle en juin et acheter divers ouvrages de l'Église.« Moi, je ne gagnais pas beaucoup d'argent dans le télémarketing.Mais j'a vu des gens verser 200 $ par semaine.Son horaire imposé à peu près de 6h à minuit, où presque chaque loisir était occupé par l'Église, a achevé de l'épuiser et de la décourager.Elle s'est sentie exploitée, manipulée et en sort amère.Rien d'illégal là-dedans.Les leaders (sept travaillent à temps plein pour l'Église) ont d'ailleurs l'air zélé des vrais convertis.Mais de la même façon qu'on lui a fait peur pour qu'elle entre dans l'Église au plus vite, on a dit à Stéphanie que si elle en sortait, c'était Satan qui allait s'emparer d'elle.« Je n'ai jamais vu un ex-membre d'un mouvement du genre qui disait avoir voulu quitter Dieu, dit Mike Kropveld.Mais leurs leaders leur envoient souvent ce message : ce n'est pas seulement nous que tu quittes, c'est Dieu, et Satan que tu embrasses.» Secte ou pas, tous n'ont pas la solidité psychologique de Stéphanie pour faire face sereinement à ce genre de chantage spirituel.yboisverôlapresse.ca 1LP0601A0417 A6 - LUNDI 1LP0601A0417 ZALLCALL 67 16:00:43 04/17/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Il reçoit son permis de possession d'armes arborant la photo d'un inconnu La photo apparaissant sur la carte de possession d'armes à feu de Jean Hector Déry ne peut certes permettre d'identifier le demandeur.RAYMOND GERVAIS Jean Hector Déry, un amateur de chasse, a eu toute une surprise la semaine dernière en ouvrant l'enveloppe contenant le permis de possession d'arme à feu qu'il avait demandé afin de se conformer à la nouvelle loi fédérale sur les armes à feu.La photo du requérant doit apparaître sur la carte plastifiée, ainsi que sa date de naissance et sa description physique.Or, la photo apparaissant sur la carte n'est pas la sienne.Que s'est-il passé ?Mystère.Un préposé au centre de contrôle installé à Miramichi, au Nouveau- Brunswick, lui a expliqué maladroitement que la photo de l'inconnu était probablement demeurée coincée dans la machine lorsque la carte de M.Déry a été insérée, et qu'une double impression a eu lieu.Pourtant, toutes les données personnelles inscrites sur la carte sont bien celles de M.Jean Hector Déry.Bien beau tout ça, mais maintenant, M.Déry doit retourner la carte à Miramichi en précisant que la photo n'est pas la sienne.Le requérant avait posté sa demande au mois de novembre dernier.Il lui a fallu attendre cinq mois pour obtenir sa carte.Combien de temps devra- t-il attendre pour en recevoir une autre avec, cette fois, sa photo ?Impossible à dire.À Miramichi, le préposé a confirmé à M.Déry que son dossier était à jour et que sa photo avait bel et bien été incluse au dossier.M.Déry s'interroge sur le sérieux du programme de contrôle des armes et sur son efficacité à prévenir les crimes.Le permis de possession lui a coûté 50 $.Il a dû débourser un autre 10 $ pour faire enregistrer les armes qu'il possède.Soit dit en passant, M.Déry attend toujours de recevoir ses cartes d'enregistrement, qu'il a pourtant postées au même moment.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Deux chauffeurs d'autocars de la région de Québec ont péri en Saskatchewan Presse Canadienne Deux conducteurs d'autocars de la région de Québec sont au nombre des trois victimes qui ont péri dans le spectaculaire accident de la route survenu vendredi matin, sur la Transcanadienne, en Saskatchewan.Gilbert Lavoie, un résidant de Charny âgé de 52 ans, et Normand Cardinal, de Stoneham et âgé de 51 ans, ont perdu la vie à bord des autocars Prévost qu'ils devaient livrer à un transporteur de Banff, en Alberta.Ils étaient tous deux à l'emploi de Trickline, une entreprise de la région de Québec qui offre les services de chauffeurs à diverses compagnies de transport.Selon le propriétaire de Trickline, Jean-Luc Boissonneault, M.Lavoie était à son emploi depuis cinq ans.« C'était mon meilleur », a-t-il répété, affecté par la perte d'un employé mais aussi d'un ami.M.Cardinal, un conducteur expérimenté, était à l'emploi de Trickline depuis deux mois.« Ils se suivaient sur la route.C'étaient deux très bon employés.C'est la première fois que cela arrive, même chez Prévost », a dit M.Boissonneault, qui compte une quinzaine d'employés, ébranlés depuis que la terrible nouvelle leur a été confirmée vendredi, en soirée.M.M.Cardinal et Lavoie étaient pères de famille.La collision, survenue à mi-chemin entre les villes de Piapot et Maple Creek, impliquait une semiremorque, une camionnette et un camion de livraison, en plus des deux autocars.Au moins cinq personnes ont été blessées.La route était glacée et la visibilité était réduite par des précipitations de pluie ou de neige.Ce sont là les seules informations qui ne font aucun doute à ce stade-ci, chez Prévost comme chez Trickline. 1LP0799A0417 a07 actus lun 17 avril 1LP0799A0417 ZALLCALL 67 16:02:33 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 7 Phase décisive dans la saga du petit Elian Agence France-Presse MIAMI La saga du petit rescapé cubain, Elian Gonzalez, entre cette semaine dans une phase décisive, alors qu'un dénouement judiciaire est attendu et que les autorités américaines ont décidé de hausser le ton.Deux tribunaux devraient rendre en effet cette semaine un jugement sur la légalité de la procédure mise en oeuvre par les services de l'immigration américains (INS) pour réunir le petit Elian et son père, Juan Miguel Gonzalez.Après quatre mois et demi de pourparlers infructueux, l'INS a durci le ton et officiellement notifié le grand-oncle du petit Elian, Lazaro Gonzalez, qu'il n'avait plus la garde temporaire de ce dernier.« La garde temporaire de l'enfant qui vous a été confiée a été révoquée jeudi (.), après que vous ayez manqué à votre obligation de présenter Elian sur l'aéroport d'Opa-Locka afin qu'il retrouve son père », écrit l'INS dans une lettre qui lui a été adressée.« Vous détenez Elian sans le consentement de son père et de l'INS, seul gardien légal actuel en vertu des lois d'immigration », poursuit l'INS.Le département de la Justice avait fixé un ultimatum à Lazaro afin qu'il amène Elian jeudi à l'aéroport d'Opa-Locka, près de Miami (Floride), pour d'effectuer le transfert de la garde à son père.Mais Lazaro a choisi de défier les autorités.« S'ils veulent l'enfant, qu'ils viennent le chercher », a-t-il claironné devant les médias.Selon l'INS, le père d'Elian est la seule personne compétente au regard du droit international pour s'exprimer au nom du garçonnet.Les services d'immigration avaient néanmoins accordé la garde temporaire de l'enfant à son grand-oncle, ce qui permettait au petit Elian de pouvoir rester légalement sur le territoire américain jusqu'à ce que son cas soit réglé par la justice.Alors que, sur place, les passions sont toujours à leur comble et que la communauté anticastriste continue de manifester devant la maison des Gonzalez à Miami, les autorités américaines n'excluent plus désormais de devoir recourir à la force dans cette affaire, s'appuyant sur le fait que la famille de Miami se trouve maintenant dans l'illégalité.Sans se démonter, le grand-oncle d'Elian a tenté un dernier baroud d'honneur devant les tribunaux, après avoir été débouté par un juge fédéral le 21 mars, en déposant deux plaintes visant à bloquer toute procédure de déportation de l'enfant vers Cuba, l'une devant la cour d'appel fédérale d'Atlanta (Géorgie), l'autre devant un tribunal de district de la capitale Washington.La cour d'appel d'Atlanta pourrait se prononcer dès lundi, selon la presse américaine.Évoquant implicitement cette option, le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Podesta, interrogé sur la chaîne de télévision NBC, a assuré qu'« une fois que (la cour d'appel d'Atlanta) se sera prononcée, les autorités seront prêtes à réaliser le transfert de la garde d'Elian à son père, à qui elle revient ».Dans cette atmosphère à couteaux tirés, le ton est aux accusations basses.Le porte-parole de la famille Gonzalez à Miami, Armando Gutierrez, a relayé des accusations de violence conjugale à l'encontre du père d'Elian, le décrivant comme un homme « violent et impulsif ».« Ce sont des mensonges.C'est une tentative de calomnie », a rétorqué ce dernier, dans une interview à la chaîne de télévision CBS qui devait être diffusée dimanche.Accompagnée de sa nouvelle femme et de leur bébé de 6 mois, Juan Miguel attend toujours depuis son arrivée à Washington il y a dix jours de pouvoir rencontrer son fils après quatre mois et demi de séparation.PHOTO REUTERS L'objet de toute cette attention, le petit Elian lui-même, s'amuse avec un copain chez son grand-oncle.Une exilée réclame sa fille «retenue» à Cuba Non loin de la maison où vit Elian, dans la Petite Havane, devant un magasin de cigares fermé, Milagros Cruz Cano pleure.Vêtue d'une robe bleue à fleurs, recroquevillée sur un lit de camp, la réfugiée cubaine de 32 ans mène une grève de la faim depuis bientôt un mois.Seule sous sa tente, elle ne crie pas « Elian! Elian! Elian! », tels les manifestants cubano-américains qui multiplient les prières en ce début de Semaine sainte, mais plutôt « Nohemi! Nohemi! Nohemi! » Qui est Nohemi?Sa fille de neuf ans, que les autorités cubaines, ditelle, empêchent de venir aux États- Unis.« Comment est-ce que Castro, dans le cas d'Elian, peut dire qu'un enfant se doit d'être avec son père.quand, dans mon cas, il retient ma fille à Cuba?» demande, la voix affaiblie, la réfugiée qui dit vivre d'eau et de boisson Gatorade depuis le 20 mars.« Je fais une grève de la faim pour que la tyrannie communiste de Cuba me rende ma fille, Nohemi Herbello Cruz », a écrit Milagros, d'un trait de crayon feutre déterminé, sur un grand carton accroché à sa tente.Accueillie comme réfugiée politique par les États-Unis au mois d'octobre 1999, Milagros dit être considérée comme une « indésirable » à Cuba.Membre du groupe anticastriste Alpha 66, elle a déjà osé crier « Abajo Fidel! », lors d'une manifestation à La Havane.C'est pour ça, dit-elle, qu'on l'a battue en public, qu'on lui a tiré les cheveux, qu'on l'a emprisonnée sept fois, qu'on l'a envoyée à deux reprises dans un hôpital psychiatrique pour finalement la forcer à quitter Cuba.Pourquoi n'a-t-elle pas emmené sa fille avec elle?Les fonctionnaires cubains de l'immigration le lui ont interdit, même si, du côté américain, on lui a accordé un visa, plaide- t-elle.Des problèmes de garde légale sont invoqués, dit Milagros qui, divorcée peu après la naissance de sa fille, soutient que le père n'est plus dans le portrait depuis des années.« Mon problème est avant tout politique», insiste-telle.À Cuba, la militante, aveugle depuis l'âge de 10 ans, dit qu'elle gagnait misérablement sa vie en fabriquant des verres de papier et en jouant de la guitare dans les rues.Maintenant, elle craint pour sa petite Nohemi, qui demeure avec sa grand-mère à Alturas de San Miguel del Padron, près de La Havane.« On la maltraite à l'école, à cause de mes activités politiques.Elle est ridiculisée et battue par les autres enfants», soupire-t-elle.Milagros bénéficie, depuis quelques jours, de l'appui de l'association Mothers for Freedom de Miami, qui défend des parents dont les droits sont bafoués.Avec un groupe d'exilés cubains, qui soutiennent comme elle que le régime de Castro les prive de leurs enfants, elle entend porter sa cause devant les Nations unies et souhaite attirer l'attention internationale pour faire pression sur Cuba.Mais, visiblement, son cas est loin de susciter autant d'intérêt que celui d'Elian.Pas de caméras de télévision qui surveillent sa tente jour et nuit.Pas de manifestants qui chantent et prient pour Nohemi.Malgré tout, Milagros n'est pas près d'abandonner le combat, ditelle.« C'est ma fille ou la mort.» Rima Elkouri envoyée spéciale, MIAMI 1LP0801A0417 A8 - LUNDI 1LP0801A0417 ZALLCALL 67 16:03:00 04/17/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Actualités Le ministre Legault résolu à aller de l'avant Même si la mise en oeuvre de la réforme du curriculum connaît certains ratés, le ministre de l ' É d u c a t i o n , François Legault, est convaincu « plus que jamais » qu'il faut aller de l'avant, en septembre, en l'introduisant formellement au premier cycle du primaire.Son idée à ce sujet a été renforcée par le résultat d'une tournée consultative réalisée au cours des dernières semaines par ses sousministres, Henri-Paul Chaput et Robert Bisaillon, auprès des commissions scolaires de la province.« Partout, le message est qu'il faut y aller.La grande majorité des gens sont prêts.Et nous allons apporter un support particulier à ceux qui ne le sont pas », a déclaré M.Legault, lors d'une entrevue téléphonique accordée la semaine dernière à La Presse.De nouveaux programmes qui ne sont pas complétés À quelques mois de la prochaine rentrée scolaire, les nouveaux programmes associés à la réforme ne sont toujours pas complétés, le ministère attendant à ce sujet l'avis de la Commission des programmes d'études, qui avait durement critiqué la première version du plan préscolaire ainsi que le programme de français, en plus de demander des « précisions » sur les autres contenus.La présidente de la commission, Jeanne-Paule Berger, qui doit déposer son avis en mai, indique que les nouvelles versions contiennent certaines modifications importantes.Même si la formation prodiguée à ce jour reposait sur les anciens programmes et que leur version définitive ne sera acheminée aux écoles qu'en août, elle ne croit pas qu'il faille envisager de retarder plus encore la réforme, déjà repoussée d'un an par le ministre.Le niveau exact de formation reçu par les enseignants demeure incertain, ministère, commissions scolaires et syndicats d'enseignants étant incapables pour l'heure de présenter des données précises.La Fédération des syndicats d'enseignement a entrepris récemment de sonder ses membres pour tirer la situation au clair, mais les résultats ne seront connus que dans quelques semaines.Souplesse au menu Aux yeux du ministre Legault, ces difficultés n'ont rien de « dramatique ».La version définitive des programmes, dit-il, ne sera pas si éloignée des versions qui circulent dans les écoles.Il assure par ailleurs que des manuels scolaires conformes aux nouveaux programmes seront accessibles à la rentrée, même si des retards ont été enregistrés.En ce qui a trait au niveau de préparation des enseignants, le ministre répète qu'il fera preuve de souplesse envers les écoles qui ne sont pas prêtes.« Il est possible que certains écoles continuent de fonctionner pour quelques mois avec les anciens programmes, mais ça n'a rien de grave puisque le système actuel fonctionne très bien.La réforme vise à le rendre encore meilleur », note le ministre, qui s'attend à ce que toutes les écoles primaires soient pleinement engagées dans la réforme avant la fin de la prochaine année scolaire.Il faut aller de l'avant La Fédération des commissions scolaires du Québec, qui se félicite de la décision du ministre de faire preuve de souplesse à la rentrée, est aussi d'avis qu'il faut aller de l'avant.« Je n'ai pas constaté de problèmes suffisamment graves pour me faire penser le contraire », dit son président, André Caron.En bout de ligne, convient le ministre, qui se réjouit des résultats observés dans les projets-pilote au cours de la dernière année, le succès de la réforme dépendra de l'effort des enseignants et des administrateurs.« Je fais confiance à leur professionnalisme », dit-il.M.Legault note que le ministère suivra attentivement le processus d'implantation pour s'assurer qu'il n'y a pas de dérapage.C'est d'ailleurs dans le meilleur intérêt du ministre lui-même puisque ses propres enfants se retrouveront en septembre en première et en deuxième année, en plein coeur de la réforme.« Je suis convaincu que ce sera un grand succès », dit-il.Marc Thibodeau PHOTO D'ARCHIVES Le ministre Legault mise sur le « professionnalisme » des enseignants et des administrateurs du réseau scolaire pour assurer le succès de la réforme.Les enseignants: entre enthousiasme et inquiétude MARC THIBODEAU Quelques mois avant l'introduction au premier cycle du primaire de la réforme du curriculum, les enseignants, appelés à jouer un rôle-clé, oscillent entre enthousiasme et inquiétude.À titre indicatif, La Presse a rencontré la semaine dernière un groupe d'une vingtaine d'enseignants de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), chargés de pousser la réflexion sur la réforme dans leurs écoles respectives.Tout en se disant clairement favorables aux objectifs de l'initiative gouvernementale, plusieurs soulevaient des interrogations importantes à l'approche de la rentrée.Gisèle Chiasson, de l'école Saint-Justin, se demande par exemple si les enseignants auront le temps requis au quotidien pour échanger avec leurs collègues et prendre des décisions éclairées en matière de pédagogie.« Il faut du temps », plaide-t-elle.Dédramatiser les craintes Sophie Skrehod, de l'école Saint-François-d'Assise, note que son établissement a tenu une demijournée pédagogique sur la réforme pour permettre aux enseignants de « dédramatiser et de verbaliser leurs craintes ».Il n'existe néanmoins pas de « réticence majeure » au changement souhaité, dit-elle.Les enseignants, tout en soulignant l'importance de la tâche à accomplir, craignent que « d'importantes disparités » apparaissent d'une école à l'autre lorsque la machine sera lancée en septembre.La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CEQ) ne dispose pas pour l'heure d'indications précises sur l'état d'esprit des enseignants face à la réforme ainsi qu'à leur niveau de préparation.Retards en formation Elle a entrepris de sonder ses membres il y a quelques semaines après que les médias eurent révélé que la Fédération des commissions scolaires du Québec, s'inspirant notamment des « retards » constatés en matière de formation, eut demandé au ministre de l'Éducation, François Legault, de faire preuve de « souplesse » à la rentrée.Esther Paradis, conseillère pédagogique de la FSE, confirme qu'il existe de réelles disparités.« Il y a des milieux qui sont prêts, d'autres qui le sont beaucoup moins.C'est l'évidence », indique-t-elle.L'important, plaide la conseillère, est de permettre aux enseignants d'évoluer à leur propre rythme, sans leur imposer de solutions toutes faites.« Certaines directions d'école ne l'ont pas encore compris et veulent changer d'un coup les façons de faire en matière de pédagogie.C'est la meilleure façon de tout rater », dit-elle.Contenu « nébuleux » pour certains parents Pour les parents, le contenu de la réforme demeure généralement « nébuleux », indique Diane Miron, vice-présidente de la Fédération des comités de parents du Québec.« Il y a eu très peu d'information qui leur a été acheminée à ce jour.Et les médias en ont peu parlé », note-t-elle.Même Mme Miron, qui siège sur les comités conjoints avec le ministère, reconnaît que certains concepts utilisés dans le cadre de la réforme sont difficiles à saisir pour le néophyte et demandent explication.« Quand on parle de choses comme l'approche socioconstructiviste, ça prend quelques minutes », dit-elle.Pour pallier ce manque d'information, la fédération a formé avec le ministère un groupe de travail qui sera chargé de développer des « outils de vulgarisation » à l'attention des parents.Information ou pas, elle estime qu'il est important que la réforme devienne finalement réalité en septembre.« Je me dis qu'il faut y aller.Ça fait déjà plusieurs années qu'on en parle », note Mme Miron.Le Québec, un « poids lourd » en retard sur Internet FRANÇOIS BERGER Même si les Québécois sont moins branchés à Internet que leurs voisins ontariens, ils ont un poids relativement lourd sur la principale autoroute de l'information et devancent largement l'ensemble de la francophonie, y compris la France.Selon la firme de consultants en marketing Global Reach, le Québec se classe dans le peloton de tête des régions du monde les plus branchées, avec 2,3 millions d'internautes ou 0,8 % de tous les internautes (288 millions au dernier compte, fin mars).Ce poids peut sembler modeste, mais il prend toute sa dimension quand on le mesure en fonction de la part du Québec dans l'ensemble de l'économie mondiale.Ainsi, le poids du Québec dans l'univers Internet est deux fois plus important que son poids économique sur la planète, son produit intérieur brut (PIB) représentant 0,4 % de la valeur de la production annuelle mondiale.Ce rapport du simple au double entre le poids économique et le poids Internet est le même que celui mesuré aux États-Unis, où on retrouve 40 % des internautes (115 millions) dans un pays accaparant 20 % des richesses produites annuellement.D'autre part, le Québec abrite environ 1 % de tous les sites Web recensés.Il y a 54 000 sites indexés dans le principal répertoire Internet québécois, la Toile du Québec.Selon la firme Inktomi, qui exploite un « moteur de recherche » sur le Web, il y avait au début de l'année près de 5 millions de sites sur l'ensemble du réseau.Le poids relatif du Canada sur le réseau Internet (4,7 % de tous les internautes) équivaut à 2,6 fois le poids relatif de son PIB, soit le même rapport que la Norvège et la Suède, les pays les plus branchés de la planète en fonction de leur taille économique.Par rapport à l'ensemble du Canada, le Québec est donc en retard.Les internautes français (9 millions) ne représentent que 3,1 % de l'univers Internet, tandis que leur pays « pèse » 3,4 % de l'économie mondiale.Des pays comme le Japon, l'Italie, l'Autriche, Israël ou la Grèce ont à peu près le même poids sur l'Internet que dans l'ensemble de l'économie mondiale.Le Mexique (2,1 millions d'internautes) a trois fois moins d'internautes que son poids économique le permettrait, tandis que la Russie (5,4 millions d'internautes) a un poids Internet un peu plus élevé que son poids économique.La Chine, avec ses 10 millions d'internautes, a un poids Internet de 3,4 %, tandis que son économie « pèse » 12 %.Parmi les sept principaux pays industrialisés (le G7), seule la France a un poids Internet en deçà de ce qu'il devrait être, étant donné la taille de son économie.Cette situation fait du Québec le « numéro un » de la francophonie, en termes relatifs \u2014 le tiers des Québécois fréquentent le Web, comparativement à un Français sur dix.Cette situation pourrait cependant changer rapidement, selon Guy Bertrand, spécialiste de l'Université du Québec qui doit rédiger ce printemps un rapport pour le compte du gouvernement québécois sur la francisation des technologies et des inforoutes.Déjà habitués au système Minitel, les Français se convertissent maintenant à Internet, note M.Bertrand.Une offre trop grande Même s'il compte relativement beaucoup d'internautes \u2014 ou relativement peu si on le compare à l'Ontario, à l'Alberta ou à la Colombie- Britannique, où la moitié des gens sont branchés \u2014 le Québec semble souffrir d'une « surabondance » de services Web commerciaux, selon une étude du ministère de la Culture et des Communications.Dans le domaine du commerce électronique, l'offre québécoise sur la Toile dépasse de 44 % la demande, a calculé l'automne dernier l'économiste Louis Bellemarre.Les entreprises québécoises sur le Web sont techniquement capables de réaliser des ventes de près de 900 millions par an, mais la demande n'est que de 530 millions, selon l'étude de M.Bellemarre.Cette offre excédentaire devrait se traduire par une restructuration de l'industrie liée à Internet, à travers des rachats d'entreprises et des fusions, comme cela est déjà le cas.De plus, la valeur des titres boursiers correspondants devrait chuter, dit l'économiste Bellemarre, un avis qui trouve sa confirmation dans l'effondrement des valeurs technologiques de la Bourse électronique NASDAQ, où les titres technologiques américains sont surévalués.La différence entre l'offre et la demande sur l'Internet québécois a incité le gouvernement du Québec, dans son dernier budget, à dépenser 120 millions afin d'aider 200 000 familles avec enfants à se brancher au réseau des réseaux d'ici au printemps 2001.En même temps, Québec stimule encore l'offre en subventionnant la mise sur pied de sites Web par 10 000 petites et moyennes entreprises (déjà 40 000 entreprises québécoises possèdent un site Web, mais à peine 4000 y permettent les transactions complètes en ligne).La petite taille du tout jeune marché Internet explique en partie que les revenus publicitaires réalisés sur le Web québécois \u2014 dans une centaine de sites seulement \u2014 ne représentent que 1,5 % de l'ensemble des budgets de publicité dépensés au Québec, soit 16,5 millions de dollars cette année, selon le Bureau de la publicité sur Internet au Québec.Le président de l'organisme, Patrick Pierra, croit aussi que la difficulté de mesurer les audiences sur le réseau éloigne les annonceurs.Pour en savoir plus : www.glreach.com www.inktomi.com http : www.autoroute.gouv.qc.ca/ 1LP0901A0417 A09 PETRO lun 17 avril 1LP0901A0417 ZALLCALL 67 16:03:25 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 9 Entrevue avec.Luc Bertrand La Bourse et la vie Nathalie Petrowski Luc Bertrand, le nouveau président de la Bourse de Montréal, est entré en fonction le 29 mars.Il devait en principe arriver au boulot sur ses deux jambes.Il est arrivé en béquilles, le genou complètement en compote.Deux jours avant de prendre les commandes d'une nouvelle Bourse qui offre le seul marché d'options au pays, un vilain accident de ski l'a envoyé dans le décor, puis en civière à l'Urgence.Depuis, le président boite presque autant que le bossu de Notre-Dame.S'il ne se fait pas opérer bientôt, il devra marcher avec une canne jusqu'à la fin de sa vie.L'accident ne pouvait pas plus mal tomber, tant au plan physique que psychologique et symbolique.En effet, depuis sa nomination controversée, plusieurs prédisent que le président de 46 ans, spécialisé en valeurs mobilières et anciennement de la Financière Banque Nationale, va se casser la gueule.Comme s'il voulait leur donner raison, Luc Bertrand se l'est cassée (la gueule) avant même d'entrer en fonction.C'est en boitant qu'il doit maintenant faire mentir ses détracteurs et remettre la Bourse de Montréal sur les rails.La tâche n'est pas mince, mais Luc Bertrand n'a pas l'air de s'en faire outre-mesure.Il faut dire qu'il est un des rares du milieu des affaires à avoir souhaité (et encouragé) le changement de vocation de la Bourse de Montréal.On se souviendra qu'il y a un an, les Bourses canadiennes ont annoncé leur intention de se spécialiser dans des secteurs bien précis.Pour des raison que certains jugent obscures et d'autres politiques, la Bourse de Montréal a hérité des produits dérivés (les options et les contrats à terme) tandis que le marché puissant des actions était entièrement transféré à Toronto.Le transfert fut dénoncé par la plupart des gens du milieu des affaires québécois qui y virent la preuve que la vie économique montréalaise était dictée par Toronto.Luc Bertrand ne partage pas leur théorie du complot.Il nie toute ingérence de Toronto et prétend que l'idée de se spécialiser dans les produits dérivés est une idée montréalaise à laquelle le comité des Gouverneurs de la Bourse réfléchissait depuis trois ou quatre ans.« Autant je tenais à la Bourse de Montréal telle qu'elle était avant, autant je me suis rendu compte que si on ne la réorganisait pas, on risquait de tout perdre.Cela dit, je ne suis pas sans savoir que la Bourse de Montréal est un symbole puissant.Elle a eu 125 ans l'année dernière.C'est une des premières Bourses du pays.Et lorsqu'on change la fonction d'un symbole aussi fort, c'est comme si on attaquait quelque chose de très profond chez les gens.Mais je suis convaincu que les gens vont rapidement oublier le symbole parce que nos succès seront tels qu'ils n'auront pas le choix.» Luc Bertrand, on le devine, est un adepte de la pensée positive.Lui non plus n'a pas vraiment le choix.Si les choses ne marchent pas comme promis et que la nouvelle Bourse n'enregistre pas des profits rapidement, le président ne fera pas vieux os.Il le confirme à sa manière en refusant à deux reprises de me révéler la durée de son mandat.« J'ai une entente avec le comité des Gouverneurs.Peu importe la durée, l'important c'est que je performe.L'obligation de performer est d'autant plus pressante que la nomination de Luc Bertrand s'est faite dans la controverse et la tourmente.Pendant des mois et des mois, le comité des Gouverneurs de la Bourse, dont il était, en passant, le président, ont été incapables de s'entendre sur un candidat.De l'avis du milieu, il fallait à tout prix nommer un président qui aurait une bonne connaissance des produits dérivés.Or, étrangement, aucun expert en produits dérivés ne fut invité à participer au processus de sélection.Tant et si bien que, devant l'impasse, un chasseur de tête a été appelé en renfort en mars.Plusieurs Européens et une poignée de Québécois se sont retrouvés en lice mais en bout de ligne, c'est Luc Bertrand qui a gagné le concours.Pourquoi lui plutôt qu'un autre ?Les raisons demeurent confuses.Certains affirment que la Bourse de Montréal n'avait tout simplement pas les moyens de se payer un candidat de prestige qui aurait exigé un salaire d'un million.D'autres prétendent que Bertrand est le dauphin du président sortant André Lacoste qui a manoeuvré pour imposer sa nomination.Quoi qu'il en soit, Luc Bertrand est maintenant bien en poste et doit faire ses preuves pour y demeurer.Assez paradoxalement, ceux qui étaient contre sa nomination s'entendent tous sur un point : les qualités humaines indéniables du président.Les expressions « chic type » et « honnête homme » reviennent souvent sur leurs lèvres.C'est le cas pour Dominik Dlouhy de Dlouhy Investment, un vieux routier qui fréquente la Bourse depuis les années 60.« Luc Bertrand est quelqu'un de décent, d'honnête, qui a fait du bon travail dans les ventes institutionnelles chez First Marathon.Reste que son inexpérience totale dans les produits dérivés en fait le mauvais homme pour une situation très critique.» S'il ne réussit pas à imposer la Bourse sur le marché très international des produits dérivés, elle disparaîtra à plus ou moins brève échéance, prédit-il.Ce que Dlouhy et plusieurs autres reprochent à Luc Bertrand, c'est d'être un généraliste plutôt qu'un spécialiste.Peu importe si l'histoire de la Bourse de Montréal est peuplée de présidents qui n'étaient pas des spécialistes du marché des actions mais des avocats, des banquiers et des hauts fonctionnaires, aujourd'hui la tendance est à la spécialisation.Sans spécialisation, point de salut Luc Bertrand croit pour sa part que la Bourse n'a pas besoin de quelqu'un qui a passé sa vie dans les produits dérivés et qui en a mangé jour et nuit.La Bourse a besoin d'un bon gestionnaire, ferré d'abord et avant tout dans les relations publiques, un homme efficace certes, mais doté d'une bonne culture générale.À cet égard, on ne trouvera pas plus généraliste que Luc Bertrand.Sa formation académique se résume à six mots : baccalauréat en philo à l'Université d'Ottawa.Point à la ligne.D'origine franco-ontarienne, Luc Bertrand a étudié un an en « business » pour faire plaisir à son père.Après quoi il a abandonné les affaires pour la philo.Entre son séjour chez Descartes et son arrivée chez le Courtier F.H.Deacon Hodgon, Luc Bertrand s'est promené, dans tous les sens du mot.De 76 à 79, il a fait de la politique sous le gouvernement Trudeau, d'abord à titre d'adjoint du député Ed Lumley, puis d'adjoint spécial du secrétaire d'État aux affaires extérieures, Donald Jamiesson.Il a aussi voyagé avec son sac à dos en Europe et en Chine.Il n'a pas été à Woodstock mais il a manifesté pour sauver l'école française de Cornwall.À 20 ans, il était un peu socialiste, « parce qu'à 20 ans, si t'es pas socialiste c'est que t'as pas de coeur ».À 40 ans, il ne l'était plus « parce qu'à 40 ans si t'es encore socialiste c'est que t'as pas de tête ».Né le 22 septembre 1954 à Cornwall en Ontario, il est le plus jeune fils de Bernard Bertrand et d'Estelle Tranchemontagne.Son père, particulièrement doué pour les affaires, commença par vendre des télés et des antennes avant de mettre au point un des premiers systèmes de câblodiffusion au pays.Chez les Bertrand, on parlait les deux langues et on lisait aussi bien le Globe&Mail, le Financial Times que Le Devoir.Luc Bertrand revoit encore son père tourner les immenses pages du Times puis s'arrêter à la section des transactions boursières pour expliquer aux enfants comment tout cela marchait.Aujourd'hui, c'est son fils qui donne les explications.Mais quand un détail sur les produits dérivés lui échappe, Luc Bertrand ne s'en fait pas trop.Il sait qu'il peut toujours appeler sa femme, Donna Cameron, une courtière qui a longtemps travaillé sur le marché des options et qui connaît ce monde-là mieux que son mari.Le couple vit à Baie-d'Urfé avec ses 3 enfants âgés respectivement de 21, 16 et 13 ans, et avec ses dix chevaux.Tous les matins, en se rendant à la tour de la Bourse, le président écoute la radio de Radio-Canada en français ou en anglais, selon l'humeur du moment.Le soir en rentrant, la tête bourdonnante de chiffres et de signes, il préfère la musique et peut aussi bien écouter du Vivaldi, du Neil Young que du Beau Dommage.Exceptionnellement quand la journée a été particulièrement éprouvante, Luc Bertrand se défoule en écoutant du Led Zepplin.Autant dire que si le président réussit à survivre à sa première année à la présidence de la Bourse de Montréal sans trop écouter Led Zepplin, c'est que la partie sera presque gagnée pour lui.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Luc Bertrand, le président de la Bourse de Montréal, survolant le parquet.Québec forme un comité sur les accidents médicaux évitables Une excellente nouvelle, juge la mère d'Isabel Perreault MARTINE ROUX La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, a formé il y a quelques jours un comité chargé de proposer un mécanisme pouvant prévenir les erreurs médicales évitables.Le « Comité ministériel d'examen des mécanismes touchant la gestion des risques reliés aux accidents médicaux évitables » a pour mission d'étudier l'ensemble des procédures existantes et de proposer au gouvernement un mécanisme permettant d'éviter les accidents médicaux, a indiqué l'attachée de presse de la ministre Marois, Nicole Bastien.Ses recommandations et propositions sont attendues « quelque part à l'automne », précise-t-elle.Présidé par Jean Francoeur, un ex-commissaire aux plaintes du réseau de la santé, le comité est composé de délégués du Collège des médecins, de l'Ordre des infirmières, du ministère de la Santé et des Services sociaux, d'un directeur des services professionnels au Centre universitaire de santé Mc Gill et de Michèle Perreault.Cette dernière, qui représente le grand public, est aussi la mère d'Isabel Perreault, une jeune fille admise aux urgences de l'Hôpital Sacré-Coeur à l'été 1998 pour une banale fracture à la jambe et morte d'une dose excessive de médicaments.« C'est une première, se réjouitelle.Pour la population, c'est rassurant.J'ai confiance qu'à plusieurs têtes, on pourra trouver des solutions pour prévenir les accidents médicaux.» C'est la ministre elle-même qui a invitée Mme Perreault à siéger sur le comité.« Je représente d'abord les parents qui ont vécu la même chose que moi, confie-t-elle, ainsi que tous les usagers.Rien ne me ramènera ma fille mais si, à partir de sa mort stupide, on peut apporter des changements, ce sera une consolation.Je pars de mon expérience pour me tourner vers l'avenir.» La tâche qui attend le comité est considérable, estime Mme Perreault.Le rythme de travail effréné aux urgences, par exemple, engendre des situations risquées : trois médecins différents ont prescrit des médicaments à sa fille en quelques heures, rappelle-t-elle.« Il manque de coordination et de contrôle en ce qui concerne la prescription multiple de médicaments aux urgences.C'est certainement l'une des questions qui seront abordées.» La réflexion du comité ne servira pas à protéger uniquement les patients, dit-elle, mais aussi les professionnels.« Si un mécanisme de prévention est mis sur pied, les médecins et les infirmières seront mieux outillés pour prévenir les accidents évitables.» PHOTO PC La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois. 1LP1001A0417 A 10 (lundi) 1LP1001A0417 ZALLCALL 67 00:51:36 04/17/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Politique Assurance-médicaments: «Improvisation», dit Charest Presse Canadienne Le chef libéral Jean Charest n'est pas surpris par la possibilité d'une hausse prochaine des primes d'assurance-médicaments et il accuse du même coup le gouvernement de Lucien Bouchard d'improviser depuis la création de ce programme, en 1996.Selon ce que rapportait La Presse dans son édition d'hier, le plafond pour la prime d'assurance-médicaments passerait de 175 $ par année à 325 $ et peutêtre même 350 $.Cette mesure vise à effacer l'important déficit accumulé du régime public, qui devrait atteindre 200 millions au printemps de 2001.Dès la mise en place du programme en 1996, les assureurs du secteur privé avaient prévenu le gouvernement qu'avec un plafond de prime fixé à 175 $ par année, le régime se dirigeait inexorablement vers d'importants déficits.« Ce qu'on relève là-dedans, c'est l'improvisation du programme, a déclaré M.Charest, hier, alors qu'il participait à un colloque régional du PLQ dans l'est de Montréal.On l'avait dit au moment où il a été mis en place, que ce n'était pas pensé.« Ceux qui avaient témoigné devant la commission à ce moment avaient prévenu le gouvernement que ça n'allait pas marcher, qu'il allait trop vite et qu'il n'avait pas suffisamment réfléchi aux conséquences », a ajouté M.Charest, qui réclame que les éventuelles augmentations de primes, si elles s'avèrent inévitables, soient graduelles.Le chef libéral affirme que ces augmentations, jumelées à plusieurs hausses des coûts dans d'autres programmes gouvernementaux, viennent annuler les récentes baisses d'impôt annoncées par le ministre des Finances Bernard Landry.Le régime public d'assurance-médicaments coûte plus cher que les contributions versées par ses adhérents : 1,1 milliard cette année, et probablement deux fois plus d'ici 2004.En décembre dernier, la ministre Marois avait rendu publics plusieurs scénarios visant à autofinancer le régime, dont des hausses envisagées des primes annuelles qui pourraient atteindre 350 $, voire 550 $.Mme Marois avait fait comprendre que le statu quo était inacceptable.Le Regroupement des assureurs de personnes à charte du Québec (RACQ) avait alors signalé que le gouvernement devait hausser la tarification afin de mettre le régime à l'abri des fluctuations de l'économie.Une hausse subite du chômage ferait augmenter le nombre de prestations sans occasionner une hausse équivalente des revenus de primes, avait-il noté.La ministre de la Santé et des Services Sociaux, Pauline Marois, recommandera vraisemblablement à ses collègues du conseil des ministres que le régime d'assurance-médicaments adopte désormais la politique du « prix le plus bas » pour le remboursement d'un médicament inscrit sur les listes de la Régie de l'assurance-maladie du Québec.Une telle mesure signifierait que le régime public rembourse le prix du produit générique quand celui-ci existe, allant ainsi à l'encontre de la politique de protection de 15 ans sur les brevets accordée par le gouvernement québécois pour attirer les investissements dans la recherche pharmaceutique.VEUILLEZ DÉCOUPER ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins aux personnes démunies, sans abri et qui souffrent.Postez votre don dès maintenant.Adresse Ville/Prov./Code postal Pour paiement par Visa/Master Card, veuillez appeler au (514) 935-7729 Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d'impôt vous sera expédié.1490, Saint-Antoine Ouest, Dép.J Montréal (Québec) H3C 1C3 Jean Charest 1LP1199A0417 A 11 (lundi) 1LP1199A0417 ZALLCALL 67 16:04:02 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 11 Politique Chrétien apprend beaucoup au Moyen-Orient Le premier ministre veut attirer l'attention des Canadiens sur le sort des Palestiniens GILLES TOUPIN envoyé spécial, AMMAN Jean Chrétien a profité de sa deuxième journée en Jordanie hier pour poursuivre son apprentissage des subtilités et des réalités de la politique moyen-orientale en se rendant dans un camp de réfugiés palestiniens.« Je dois vous dire, a-t-il avoué, que moi et la délégation canadienne nous avons appris beaucoup.C'est facile de regarder un problème sur papier.C'est différent de rencontrer les gens qui le vivent tous les jours.Ma conversation avec un premier ministre ou un président dans un ou l'autre des pays m'a donné une dimension.pas nouvelle, parce que j'étais au courant des problèmes, mais un angle différent.» M.Chrétien a ainsi visité hier matin le camp de Souf, dans la partie nord de la Jordanie, où quelque 18 000 réfugiés palestiniens des guerres de 1948 et 1967 sont entassés en attendant de pouvoir un jour rentrer chez eux.Ces gens, qui ont reçu la citoyenneté jordanienne, vivent dans des conditions précaires, ayant peu accès à la terre et ne trouvant pratiquement pas de travail.La Jordanie demeure malgré tout une terre d'accueil exemplaire pour les réfugiés palestiniens.Malgré ses faibles ressources et le poids que cela fait peser sur son économie, elle n'a jamais fermé ses portes à ses frères palestiniens chassés de leurs terres par les guerres avec Israël.Lors de la guerre du Golfe, ce petit pays de 4 millions et demi d'habitants a vu passer un million de réfugiés, dont 300 000 se sont installés.En comparaison, il faudrait que le Canada accueille d'un coup huit millions de réfugiés pour subir pareille pression économique.Ottawa a donné 40 000 dollars au camp de Souf, l'un des treize que compte le pays, afin que soient construits des terrains de jeu pour les jeunes et un centre de réhabilitation pour les malades.Hier, M.Chrétien avait dans son baluchon cinquante ballons de basketball offerts par la section canadienne de la NBA.Abdel Maji, 47 ans, est venu de Ramallah en Cisjordanie à la suite de la guerre de 1967.Il est père de sept enfants et n'a pas de travail.S'il vit dans ce camp, contrairement à la grande majorité des Palestiniens en Jordanie, c'est qu'il ne peut faire autrement.« Vivre ici c'est gratuit », dit-il, accroupi sur le trottoir en grillant une cigarette.« Je n'ai pas le choix.» Le camp est encore truffé de mansardes en tôle et en bois.L'eau et l'électricité n'y ont été installées que tout récemment, un demi-siècle après l'arrivée des premiers réfugiés.Abdel, tout comme Amina, une mère de quatre enfants âgée de 42 ans, ne pensent qu'à une chose : rentrer dans « leur pays ».« La vie était meilleure là-bas, dit Abdel.S'il le faut, j'attendrai jusqu'à l'an un million pour rentrer.» Abdel pourra peut-être un jour retourner à Ramallah en Palestine mais pour Amina, l'avenir est beaucoup moins certain.Son grand malheur est qu'elle vient d'un hameau près de Bethsabé.Et ce hameau est en plein territoire israélien.« Ils ont chassé les Irakiens du Koweït, lance- t-elle avec désespoir, pourquoi ne chasseraient-ils pas les Israéliens d'Israël ?» En visitant ce camp, le premier ministre Chrétien a voulu hier attirer l'attention des Canadiens sur la nécessité de venir en aide à ces réfugiés dont le drame, a-t-il dit, a tendance à être oublié par la communauté internationale.« Quand on voit ces problèmeslà, a déclaré le premier ministre, il faut maintenir la pression sur la communauté internationale.» Ottawa joue un rôle de premier plan quant au sort des réfugiés palestiniens.Il préside, dans le cadre des négociations multilatérales sur le Moyen-Orient, le groupe de travail sur les réfugiés.« On a une tendance parfois à les oublier, a-t-il poursuivi, parce que cette situation des Palestiniens dure depuis 50 ans et ils ont l'impression que l'opinion publique les ignore.Et ils ont profité de l'occasion de la visite du premier ministre du Canada pour faire connaître leur sort et stimuler la discussion de telle façon que l'intérêt international ne s'évapore pas.» La contribution du Canada au groupe de travail sur les réfugiés se traduit également par des dons de 14 millions de dollars par année.Le Canada, a rappelé Jean Chrétien hier, appuie la résolution 194 de l'ONU, adoptée en décembre 1948, qui exige le retour des réfugiés dans leurs foyers d'origine ou, pour ceux qui ne veulent pas rentrer, une compensation juste.PHOTO AP Le premier ministre Jean Chrétien est entré dans la danse d'un groupe de réfugiés palestiniens hier, lors de sa visite du camp de Souf, en Jordanie. 1LP1299A0417 A-12 lun 17 avril quoiF 1LP1299A0417 ZALLCALL 67 16:04:45 04/17/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Politique Deborah Grey ou l'opposition au naturel Vincent Marissal Du bureau de La Presse OTTAWA Pour la première fois de l'histoire politique canadienne, une femme est devenue chef de l'opposition officielle il y a trois semaines.« Pis après ?» lance la principale intéressée.Sur la photo officielle qu'elle s'empresse de remettre à La Presse après avoir fouillé elle-même dans les classeurs du bureau du chef de l'opposition, Deborah Grey pose à son bureau, un large sourire accroché aux lèvres, portant une blouse aussi rouge que le drapeau canadien qui trône dans le coin de la pièce.Tout juste derrière le bureau, là où les politiciens aiment bien exposer des photos d'eux-mêmes avec les grands de ce monde, Mme Grey a accroché un modeste dessin noir et blanc représentant un tracteur dans la neige.La chef de l'opposition par intérim n'est pas du genre à s'enfler la tête avec ses titres et ses fonctions.Vous pouvez sortir la dame de l'Ouest pour l'amener à Ottawa, mais vous ne sortirez jamais l'Ouest de la dame.Elle traduit à merveille ce que les westerners appellent le « sentiment d'aliénation de l'Ouest » par rapport aux politiciens de l'Ontario et du Québec.Le militantisme « grass roots » dont les réformistes (maintenant Alliance canadienne) sont si fiers, c'est elle.« Ce que j'ai vu pendant des années avec Pierre Trudeau, puis avec Brian Mulroney, c'est Papa a raison, Papa est plus brillant, Papa sait mieux que toi ce qu'il faut faire, dit-elle en entrevue à La Presse.Je ne peux supporter cette arrogance.Et les Canadiens non plus ne peuvent la supporter.C'est une des raisons pour laquelle je fais de la politique.» Avec Deborah Grey, c'est « what you see is what you get », comme disent les Anglais.Le résumé de sa biographie précise d'ailleurs que Deborah Grey est « admirée pour son sens terre à terre ».On souligne aussi qu'elle est une « fan invétérée de hockey et de football ».La députée d'Edmonton-North, l'une des trois députées réformistes sur 57, est franche.Trop franche, disent ses détracteurs.Il est vrai que sa vie est un grand livre ouvert.Ainsi, elle a déjà avoué sur les ondes de la télévision nationale qu'elle était restée vierge jusqu'à son mariage, à 41 ans, en 1993.Il y a quelques années, toute la colline parlementaire a su que Mme Grey subirait une hystérectomie, après que celle-ci eut émis un communiqué annonçant la nouvelle.Sa spontanéité et son sens de la répartie font d'elle une redoutable arme pendant la traditionnelle période des questions aux Communes.Avec Michel Gauthier, du Bloc québécois, elle trône dans une classe à part quand vient le temps d'asticoter le gouvernement.Mais ce grand naturel lui joue aussi parfois des tours et révèle des traits de caractère que ses adversaires dépeignent comme les « valeurs rétrogrades réformistes ».En 1997, avant le déclenchement des élections, Mme Grey s'était fortement opposée aux féministes qui réclament la parité entre hommes et femmes aux Communes.Elle avait semé la consternation dans la très minoritaire classe politique féminine en affirmant que le syndrome prémenstruel nuisait au jugement des femmes.« Pardonnez-moi de dire ça, mais qu'est-ce qui arrive si nous souffrons toutes du syndrome prémenstruel en même temps ?Pouvez-vous imaginer à quoi ressemblerait le Parlement ?» avaitelle lancé au cours d'une activité de financement dans son comté en mars 1997.Deborah Grey avait expliqué quelques jours plus tard qu'elle se sentait elle-même pleurnicheuse à l'approche de ses règles et qu'elle n'aimerait pas devoir prendre des décisions importantes dans cet état.Elle s'oppose toujours avec autant de conviction à toutes les formes de discrimination positive pour amener davantage de femmes en politique.« Hypocrite et trompeur (token) », tranche Deborah Grey.« Si je veux me présenter quelque part, laissez-moi gagner ma place, ne me donnez pas de traitement spécial, ajoute-t-elle.Je préfère encore qu'il y ait deux fois moins de femmes en politique mais qu'elles soient deux fois plus compétentes.Je n'aime pas l'idée qu'il y ait des femmes en politique seulement parce que ce sont des femmes.Je ne compte pas le nombre, ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité.» Spontanément, elle affirme qu'elle ne savait même pas, avant qu'on lui dise, qu'elle était la première femme à devenir chef de l'opposition.« Bien franchement, ça ne m'empêche pas de dormir.Il se trouve que suis une femme, c'est tout, mais ce n'est pas une grande victoire pour la cause des femmes.» Les femmes font-elles de la politique différemment ?« Kim Campbell disait souvent ça, mais regardez là où elle a fini, lance Deborah Grey.Elle a été assassinée politiquement.Souffre-t-elle parfois à Ottawa, dans ce que plusieurs de ses consoeurs décrivent comme le « boy's club » ?« Non, il y a des libéraux qui ne m'aiment pas, mais ils ne m'aimeraient pas plus si j'étais un homme », dit-elle en éclatant de rire.Ses attaques verbales et ses sarcasmes à l'égard du gouvernement lui ont effectivement valu quelques répliques acerbes, notamment celle de l'ex-ministre Doug Young, qui l'avait traitée de « tranche de bacon » en 1997.Après 11 ans de vie politique, celle qui fut en 1989 la première députée réformiste à entrer aux Communes a gardé toute sa franchise.Elle avoue être arrivée en politique « par accident ».« Est-ce que j'ai toujours rêvé de faire de la politique, comme Jean Charest ?Non, dit-elle.À 12 ans, il voulait déjà être premier ministre.Moi, à 12 ans, j'essayais d'apprendre à conduire une moto, je faisais du camping et de la natation.C'est un voisin qui m'a défiée de me présenter pour ce nouveau parti, les réformistes.Mme Grey fait toujours de la moto, un de ses passe-temps favoris.On l'a vue notamment aux commandes de sa grosse Honda Goldwing, avec un Preston Manning crispé assis derrière.Très croyante, elle chante du gospel dans ses temps libres.Sa verve et son charisme, elle les a appris durant ses 10 ans d'enseignement de l'anglais à des adolescents de secondaire 2.« Parler devant des classes de 8e année est un bon entraînement parce que vous devez attirer leur attention, explique-t-elle.C'est un peu comme se retrouver en face des libéraux, sauf qu'avec les enfants, on sait qu'ils vont évoluer, eux.» Arrivée en politique par hasard elle promet d'en ressortir illico presto le jour où elle sentira que son mariage est menacé.« Je me suis mariée tout juste avant l'élection de 1993, raconte-t-elle, j'avais 41 ans et je ne m'étais jamais mariée avant, c'était donc une grosse décision pour moi.J'ai demandé à mon futur mari ce qu'il pensait du fait que je serais souvent loin de la maison et il m'a dit : « Je pense que Dieu veut que tu sois là-bas (à Ottawa) maintenant et je ne me mettrai pas dans le chemin.Mais si jamais un jour je pense que mon mariage est menacé par la politique, bonjour, je m'en vais ! » Deborah Grey, la nouvelle chef de l'opposition au Parlement, ne savait pas qu'elle était la première femme à occuper cette fonction.« Bien franchement, ça ne m'empêche pas de dormir.Il se trouve que je suis une femme, c'est tout.» 1LP1399A0417 A 13 (lundi) 1LP1399A0417 ZALLCALL 67 16:05:15 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 13 Politique La lune de miel est finie pour Bernard Lord Les conservateurs vers un deuxième mandat à l'Île-du-Prince-Édouard Presse Canadienne CHARLOTTETOWN Le Parti conservateur de l'Île-du- Prince-Édouard semble se diriger vers la victoire lors des élections générales, aujourd'hui, dans la province insulaire.Durant la campagne électorale de 26 jours, les adversaires politiques des conservateurs de Pat Binns ont manqué de munitions et leurs tentatives de soulever des controverses n'ont pas semé l'émoi chez les électeurs.Lors de la dissolution de l'Assemblée législative, les conservateurs occupaient 18 des 27 sièges, alors que les libéraux en avaient sept et les néo-démocrates un seul.Un siège était vacant.Pat Binns, un producteur de fèves de 51 ans, brigue un deuxième mandat à titre de premier ministre de la province.Son premier mandat n'a pas été marqué par des réalisations spectaculaires ni par des échecs significatifs.La croissance économique de la province s'est accélérée lentement et de façon stable, à l'image du style de M.Binns, un premier ministre calme et posé.Le taux de chômage problématique dans la province, qui était de 15 %, a baissé à 11 % ; les revenus provenant du tourisme sont en hausse, comme les ventes au détail, et les agriculteurs sont en pleine préparation de leurs champs pour une saison qui s'annonce bien.Presse Canadienne FREDERICTON La lune de miel entre le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, et ses concitoyens est bel et bien terminée.En témoigne la vive opposition que suscite le projet du premier ministre conservateur de réduire la taille et le rôle de l'appareil gouvernemental.« Si ce n'est pas le divorce que les gens veulent, c'est au moins des lits jumeaux », commente Don Desserud, politologue à l'Université du Nouveau- Brunswick.M.Lord s'est également aliéné \u2014 peut-être à jamais \u2014 la communauté agricole.Neuf mois après son accession au pouvoir, le premier ministre n'a plus grand-chose du nouveau leader qui promettait une ère de compassion et de consultations.Certains disent même que Bernard Lord est un Mike Harris en puissance dans une province qui n'a rien de l'Ontario.M.Lord a lancé une mini-« révolution du bon sens », laquelle inclut une restructuration et une réduction de la taille de la fonction publique.Le projet vise à concentrer les efforts du gouvernement sur la santé, l'éducation et les baisses d'impôt.Les changements incluent la fusion du ministère de l'Agriculture, qui existe depuis 1888, et du ministère des Pêcheries.Dans la foulée de cette fusion, un certain nombre de programmes destinés aux agriculteurs seront abolis, a fait savoir le gouvernement.Le tollé a été si important que M.Lord a dû reculer.Il promet désormais de consulter les gens sur les changements qui pourraient et devraient être apportés aux services gouvernementaux.La dénonciation du manque de consultation a connu un crescendo, récemment, quand les syndiqués de la fonction publique, craignant des pertes d'emplois, ont si bruyamment manifesté qu'ils ont entraîné la fermeture de l'Assemblée législative pendant quelques heures.Tout en reconnaissant que les mesures prises par son gouvernement font des mécontents, le premier ministre affirme qu'il n'a pas l'intention de changer de cap.Selon un commentateur politique, les Néo-Brunswickois sont déçus parce que les conservateurs n'ont pas tenu leurs promesses électorales d'ouverture.Une partie du problème, selon Dalton Camp, un ex-stratège conservateur devenu chroniqueur, vient de ce que M.Lord, un politicien inexpérimenté, soit conseillé par un petit groupe de « politiques » \u2014 les gens de son équipe de campagne électorale, qui l'ont aidé à se faire élire.Le corps d'un soldat canadien inconnu enterré en France sera rapatrié à Ottawa Presse Canadienne OTTAWA La dépouille d'un soldat canadien inconnu, inhumé dans un cimetière français depuis plus de 80 ans, sera rapatriée au Canada le mois prochain.La Légion royale canadienne, avec l'aide du ministère des Anciens combattants et de la Défense nationale, planifie une cérémonie solennelle pour le rapatriement du corps, qui sera enterré le 28 mai, avec tous les honneurs militaires, sous l'arc du Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa.Auparavant, le 24 mai, une délégation spéciale d'anciens combattants, de fonctionnaires et de soldats, sous la direction du ministre des Affaires des anciens combattants, George Baker, doit se rendre en France pour y recevoir la dépouille.Le soldat canadien inconnu symbolisera les 110 000 Canadiens morts au cours des guerres, au 20e siècle, et enterrés à l'étranger, dans 75 pays différents.C'est un aumônier britannique de la Première Guerre mondiale qui, le premier, a eu l'idée d'utiliser le corps d'un militaire inconnu comme symbole de tous les morts de la guerre.Le jour du Souvenir, en 1920, le corps d'un soldat inconnu était enterré dans l'abbaye de Westminster.D'autres pays ont fait de même, notamment les États-Unis, dont le soldat inconnu repose au Arlington National Cemetery à Washington, et la France, qui a enseveli un soldat inconnnu sous l'Arc de Triomphe, à Paris.À Ottawa, la tombe, qui sera taillée dans du granit de la Beauce, sera surmontée d'une sculpture de bronze représentant un casque militaire, une épée, des feuilles d'érable et une couronne de laurier. 1LP1401A0417 A-14 lun 17 avril quoiF 1LP1401A0417 ZALLCALL 67 00:51:05 04/17/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 technologie@lapresse.ca Le Web pascal : religions et plaisirs gourmands Comme toute chose humaine, les fêtes ont leur niche dans le réseau des réseaux.Pâques, bien sûr, ne fait pas exception à la règle, bien qu'il soit impossible de trouver autre chose que des sites commerciaux sur le sujet.Fête religieuse, Pâques a aussi une histoire, ce qui en fait un bon prétexte pour s'intéresser aux quelques sites qui traitent de l'histoire des religions.D'autant plus que, pour le profane que je suis, il est difficile de commenter les sites religieux.Je risque de vous référer à des sites qui vous sembleraient, par exemple, trop dogmatiques ou trop charismatiques.Les dégustations sont aussi une importante composante des fêtes pascales, traditionnellement précédées d'un long jeûne.Je n'ai donc pu m'empêcher de faire un petit détour vers les plaisirs plus terre à terre de la bonne chère.Historel members.aol.com/historel Site de référence sur l'histoire des religions.Il propose l'histoire religieuse des grandes civilisations à l'aide de documents historiques et de nombreuses références archéologiques commentées.Les sections Égypte, Orient, Hérode, Christ, Bible, Coran et Moyen-Âge offrent un survol historique complet des traditions religieuses à travers les âges.Chaque section étant classée différemment, la navigation est parfois fastidieuse, mais les informations offertes et la possibilité d'y accéder rapidement compensent ce problème.Des liens vers d'autres références plus précises sont également offerts.Links to Go (Anglais) www.links2go.com/topic/ Religion Des centaines de liens thématiques sont offerts sur cet immense répertoire.En rose sont notées les thèmes qui donnent accès à des sousrépertoires de liens.En bleu, les liens.Du christianisme au bouddhisme, de la théologie à la spiritualité, beaucoup de sites qui traitent de religions sous tous les angles possibles et imaginables sont accessibles.On y découvre des confessions comme les Juifs pour Jésus et les Sorcières de Wicca.Fait intéressant, la recherche par motsclés en français est potable, bien que pas aussi exhaustive qu'en anglais.Annuaire de la francophonie religieuse et spirituelle annuaire-frs.com L'annuaire propose un kaléidoscope des courants religieux contemporains.De confession chrétienne, il offre tout de même une imposante vitrine sur tout ce que l'humanité comporte de spiritualité en ligne.Il compte plus de 600 thèmes répertoriés dont les abbayes, l'hébreu, l'hindouisme ou le pouvoir, qui donnent accès aux sites pertinents sur la Toile.On y trouve aussi 160 rubriques qui donnent un aperçu de l'art religieux, des critiques religieuses, de l'ésotérisme, des différents courants chrétiens et de tant d'autres choses.Ce répertoire est très convivial.Les descriptions des quelque 3500 liens sont brèves et pertinentes, spécifiant si les sites sont commerciaux, trop lourds, en images ou autres caractéristiques.Le forum de l'Histoire www.histoire.org/religions/ israel.htm Ce site spécialisé en histoire contemporaine, avec un détour dans l'Antiquité, offre une analyse des premiers balbutiements du christianisme.Les différents courants religieux qui ont animé la « terre de miel et de lait » avant, pendant et après l'époque de Jésus sont présentés.Ces premières réflexions, parsemées d'analyses politiques, ont influencé l'évolution de la pensée religieuse contemporaine.C'est une bonne discussion sur les origines du christianisme, dans un langage clair et concis.La date de Pâques www.pourlascience.com/ paques/paques.htm Pour les mordus, un calcul de la date de Pâques.Par ailleurs, on y apprend une foule de détails sur l'origine de cette date, fonction des différents courants religieux qui ont influencé les diverses traditions pascales.Calendrier rural traditionnel www.chez.com/ceher/calendr/ calendr.htm Développé en marge d'un site généalogique, le calendrier rural nous apprend beaucoup sur l'influence de la religion sur la vie courante.Apprenez, de façon systématique, comment le calendrier grégorien a été conçu en fonction du christianisme.Le Guide saveurs saveurs.sympatico.ca L'annuaire culinaire de Sympatico propose un tour culinaire des traditions pascales, où la cuisine française tient la vedette.On s'occupe aussi de présenter les mets qui s'imposent pour Pâques.Pour l'agneau, on commence par un historique culinaire de ce mets, pour ensuite s'attaquer aux modes de cuisson, aux différentes coupes et aux coupes offertes sur le marché.On complète le tour avec quelques notions de géographie culinaire, en présentant les différentes façons d'apprêter la viande selon les pays.On peut ensuite accéder à une recette dans la vaste encyclopédie culinaire du portail.Les mêmes ressources sont offertes pour le chocolat et les oeufs.C'est sur ce portail que j'ai obtenu les meilleures informations sur leurs origines dans la tradition pascale.Les chefs en mal d'inspiration peuvent y dégotter quelques recettes susceptibles d'épater la galerie.Finalement, une fonction de recherche par recettes ou par pays, une encyclopédie, des répertoires, un lexique culinaire, les recettes santé et bien d'autres informations font de ce portail une « bible » de la table.Le Choco-club www.choco-club.com L'association entre chocolat et Pâques est un lieu commun.Tout de même, voici de quoi permettre aux amoureux du cacao raffiné de se sucrer le bec.Très drôle, le club propose une exploration chocolatée sous plusieurs angles.En commençant par les vertus de la friandise, on aborde son histoire, ses origines et ses variétés.On poursuit avec des recettes, en se permettant un détour par l'économie du chocolat, lequel renseigne sur les aléas du cours du cacao.Il y a même une section « Psycho », pour nous expliquer les mille et unes raisons de la popularité du chocolat, dans le monde en général et dans certains pays en particulier.Des astuces de préparation sont également offerts.Agréable à explorer, joli et sobre, on y salive allègrement.En terminant, je vous rappelle que la présente chronique fera relâche le lundi de Pâques, le 24 avril.EN VRAC Kiosque des sciences religieuses www.sciencepresse.qc.ca/ kiosquerel.html Le Centre de consultation sur les nouvelles religions www.religion.qc.ca L'architecture religieuse du Québec www.patrimoine-religieux.qc.ca jfparent@total.net Jean-François Parent collaboration spéciale La Presse 17 avril 2000 Page A15 manquante 1LP1699A0417 A-16 lun 17 avril 1LP1699A0417 ZALLCALL 67 16:05:52 04/17/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Laval/Laurentides Un nouveau palais de justice qui fait jaser Jean-Paul Charbonneau C'est dans la plus grande discrétion que le nouveau palais de justice de Saint- Jérôme a ouvert ses portes le 3 avril.Sa construction avait été annoncée pour la première fois par le gouvernement libéral en 1988, et ce n'est que le 9 février 1998 que le ministre de la Justice de l'époque, Serge Ménard, a lancé le début des travaux qui devaient prendre fin à l'automne 1999.Le nouvel immeuble, qui porte le numéro civique 25, rue de Martigny, compte 17 salles d'audience : trois pour la chambre de la jeunesse, six pour les causes criminelles et pénales et huit pour le civil, dont deux qui sont dotées de box d'accusé afin de recevoir des causes criminelles au besoin.Les bureaux des juges et des procureurs de la Couronne, ainsi que les salles de délibération des jurés, sont situés dans l'édifice Athanase- David, tandis que le service des greffes demeure dans l'ancien palais de justice.Les trois bâtiments sont reliés par des passerelles et des couloirs.Les travaux nécessaires à ce réaménagement vont coûter près de 21 millions.Lorsque l'on pénètre dans le nouvel immeuble pour la première fois, on n'a pas l'impression d'être dans un palais de justice : on a devant soi une longue rangée de chaises semblables à celles d'une salle d'attente, d'une gare ou encore d'un aéroport.« Ce n'est effectivement pas un palais de justice conventionnel sur le plan du design », ont mentionné des procureurs de la Couronne et des juges.Des avocats de la défense rencontrés la semaine dernière ont dit pour leur part ne pas tellement aimer la façon dont les salles et le bloc cellulaire ont été répartis.Ils s'entendent cependant sur le fait qu'il était plus que temps d'aménager de nouveaux locaux.En juin 1994, le bâtonnier du Québec, Denis Paradis, avait déclaré que l'immeuble logeant le palais de justice ressemblait davantage à un poulailler qu'au siège d'un tribunal, tellement il était sale et vétuste.Ouvert est 1969, l'ancien palais est devenu désuet quelques mois plus tard.L'une des lacunes du nouveau bâtiment, selon Mes Richard Perras et André Filion, est que la salle des comparutions, où de nombreuses mises en accusation ont lieu chaque jour, est très mal située.Elle se trouve isolée, alors que la salle des assises (procès avec jurés), qui sert un mois par année, est tout près des commodités.Ils déplorent aussi que le bloc cellulaire soit divisé et il manque de bureaux de rencontre pour discuter avec les clients.On note également que dans les salles, les espaces entre les avocats, la greffière et le juge sont beaucoup trop grands et que, dans une salle de la Cour supérieure, les jurés sont assis à quelques centimètres seulement de l'accusé.Le projet de construction d'un nouveau palais a été le sujet de plusieurs objections.Les politiciens, à l'exception de ceux en poste dans la région de Saint-Jérôme, des juges et des policiers prônaient non pas la construction d'un nouveau bâtiment, mais un découpage du district judiciaire de Terrebonne qui permette d'envoyer toutes les causes relevant des municipalités situées au sud de l'autoroute 640 au palais de justice de Laval.Finalement, le ministre Paul Bégin, à l'époque détenteur du portefeuille de la Justice, a annoncé officiellement la construction d'un nouveau palais à Saint-Jérôme.Il a été remplacé par Serge Ménard après que tout eut été mis en place.Le ministre Ménard a exigé par la suite, vu l'impossibilité de revenir en arrière, que le nouvel immeuble soit construit de manière à pouvoir recevoir dans l'avenir les équipements de la plus haute technologie.C'est ainsi que, d'ici peu, la greffière d'une salle d'audience pourra informatiser instantanément tous les renseignements relatifs à la prochaine comparution devant le tribunal d'un accusé ou à son acquittement.Le directeur du palais de justice, Pierre-Yves Lefebvre, est conscient des lacunes dans ce nouvel immeuble et il est confiant de pouvoir les corriger très bientôt.Pour l'aider à apporter des améliorations, il veut mettre sur pied un comité de travail qui sera composé de divers membres de l'appareil judiciaire.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Une vue du nouveau palais de justice de Saint-Jérome. La Presse 17 avril 2000 Page A17 manquante La Presse 17 avril 2000 Page A18 manquante 1LP1901A0417 A-19 lun 17 avril 1LP1901A0417 ZALLCALL 67 16:06:36 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 19 Les plus grandes marques de pneus à prix compétitifs! YVON GAGNON, collaboration spéciale Plus de peur que de mal Un jeune automobiliste de 19 ans a été blessé légèrement en début d'aprèsmidi hier sur le chemin des Vingt, à Saint-Basile-Le-Grand, lorsque le véhicule qu'il conduisait a fait une embardée puis capoté à la suite d'une perte de contrôle.L'accident est survenu à la sortie d'une courbe et la vitesse semble être la cause du dérapage.Les pompiers ont dû utiliser des pinces de désincarcération afin de sortir le blessé de sa fâcheuse position.Le véhicule, un Volkswagen 2000 est une perte totale.Une dame se défend à coups de bâton de baseball n Un cambrioleur qui était entré par effraction dans la demeure d'une femme âgée de 83 ans a été assailli par celle-ci à coups de bâton de baseball.Selon la police, le voleur, qui se disait armé d'un pistolet, aurait exigé de la dame qu'elle lui remette son argent.Quand elle s'est aperçue qu'en réalité le voleur n'était pas armé, elle s'est emparée d'un bâton de baseball et a pu lui en asséner un coup.« Il semble que le voleur ait cru qu'elle était seule dans la maison », a expliqué le sergent Mark Simchison.« Il a probablement été fort surpris quand elle a empoigné son bâton de baseball et l'en a frappé », a-t-il ajouté.Le voleur a réagi, atteignant la dame à l'abdomen d'un coup de pied, mais elle n'a pas été blessée sérieusement.Finalement, le voleur a pris la poudre d'escampette, les mains vides, lorsqu'il a réalisé qu'il y avait deux autres personnes dans la maison.0 2 163 118,50 $ 9 72 103,90 $ 180 2 884,10 $ 11 500 86,50 $ 226 853 10,00 $ 00-04-15 3 14 655 038,00 $ 5 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 1 50 000,00 $ 18 500,00 $ 1 122 50,00 $ 19 927 5,00 $ 00-04-15 13 594 133, 50 $ 00-04-15 186618 00-04-16 2 12 13 14 16 00-04-16 00-04-16 6000 personnes au salon de l'emploi de Sherbrooke Presse Canadienne SHERBROOKE Quelque 6000 chercheurs d'emploi, dont certains venus d'aussi loin que Montréal et de la Gaspésie, se sont rendus à Sherbrooke au cours de la fin de semaine pour participer à la quatrième édition des « Rendez- vous Priorité-Emploi 2000 ».L'activité d'une durée de deux jours aura permis de réunir employeurs de la région et chercheurs d'emploi.Selon Christian Malo, coordonnateur de Priorité-Emploi, « les résultats obtenus vont au-delà de nos attentes ».Alors que les organisateurs attendaient entre 3000 et 5000 visiteurs, 6003 se sont présentés.On espérait attirer une quarantaine d'employeurs, ce sont 52 qui étaient présents.On visait un grand total de 1000 emplois offerts, on en a eu 1586.Pour la première fois depuis leur mise sur pied, « Les Rendez-vous Priorité-Emploi 2000 » prenaient cette année la forme d'un salon de l'emploi où employeurs et chercheurs d'emploi se rencontraient directement à des stands d'information.« Les années passées, il s'agissait davantage d'activités de formation et d'information, alors que cette année, c'est un fort besoin de recrutement qui prévalait », a dit M.Malo.UN PROF À LA MAISON ! Le Service Privé d'Aide aux Études N&R inc.Pour contrer les difficultés scolaires, au primaire, au secondaire et au collégial dans les matières de base (français, anglais, mathématiques ou sciences).Pour préparer un examen important.Pour améliorer votre français ou votre anglais.Pour de l'aide individuelle aux devoirs et aux leçons.CONTACTEZ LE S.P.A.É.Une équipe de 350 professeurs expérimentés et compétents.Plus de 6 000 clients satisfaits.COURS PRIVÉS À VOTRE DOMICILE Aucun contrat à signer, aucun engagement à long terme.(450) 973-4526 Adresse URL: http://www.microtec.net/~spae AVIS AUX ENSEIGNANTS Nous recherchons des enseignants pour donner des cours privés au domicile du client.Montréal, Laval, basses Laurentides et Rive-Sud.Nous exigeons une excellente maîtrise du français parlé et écrit ainsi qu'un permis d'enseigner au Québec.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 135 $/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.I 190 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 1LP2001A0417 A 20 (lundi) 1LP2001A0417 ZALLCALL 67 16:07:00 04/17/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Sept morts dans une discothèque à Lisbonne Agence France-Presse LISBONNE Sept jeunes gens ont trouvé la mort et une soixantaine ont été blessés hier à l'aube dans la discothèque Luanda de Lisbonne, à la suite d'un mouvement de panique provoqué par le jet de gaz irritants, selon la police.Plusieurs suspects ont été identifiés, a annoncé l'inspecteur Joao de Sousa de la police judiciaire au cours d'une conférence de presse hier après-midi.Aucune arrestation n'a toutefois été faite, a-t-il précisé.Trois jeunes filles, dont une Espagnole, et quatre hommes ont succombé à la bousculade survenue à 4 h 30 du matin au Luanda, fréquenté majoritairement par des Africains.À l'exception de la jeune Espagnole, toutes les victimes étaient d'origine angolaise.Leur identité n'a pas été révélée.L'inspecteur de Sousa, coordinateur de la section des homicides de la police judiciaire, a indiqué que la PJ avait trouvé deux petits pulvérisateurs de gaz comprimé sur la piste de danse.Il a refusé de divulguer leur contenu dans l'attente d'une confirmation des examens de laboratoire.Il s'est toutefois déclaré convaincu que les décès n'étaient pas dus au gaz mais plus probablement à la panique qu'il a provoquée.La cause exacte de la mort doit être révélée par les autopsies dont les résultats sont attendus aujourd'hui.Hier, en début d'après-midi, la plupart des blessés, atteints de contusions et de difficultés respiratoires, étaient sortis de l'hôpital, selon des sources hospitalières.Une vingtaine de témoins ont été entendus par la police.Leur audition a permis de conclure, selon l'inspecteur, que les lumières se sont éteintes immédiatement après la projection des gaz irritants, sans que l'on puisse encore savoir si les deux événements étaient liés.Le propriétaire du Luanda, situé dans le quartier d'Alcantara où se trouvent de nombreuses boîtes de nuit, était encore entendu en fin d'après-midi par la police qui n'a pas publié son nom.La police a également visionné les bandes vidéo enregistrées par les caméras de surveillance de la discothèque.Vestiges des scènes de panique, des chaussures, des billets détrempés par la pluie, du verre brisé et des vêtements jonchaient l'entrée principale de la discothèque en fin de matinée.Des flaques de sang étaient encore visibles à proximité du bâtiment.« La cause criminelle des décès ne fait aucun doute », a indiqué un responsable de la municipalité de Lisbonne, Vasco Franco, précisant que « deux engins » avaient libéré un gaz épais et de la fumée, provoquant la fuite des clients.« Quelqu'un a éteint la lumière à l'intérieur de la discothèque, ce qui a contribué à accentuer la panique », a-t-il ajouté.Un jeune homme a déclaré à la télévision privée TVI que « les gens tombaient les uns sur les autres » dans la panique.Des barrières de sécurité destinées à canaliser l'entrée des clients ont compliqué l'évacuation de la discothèque.La plupart des jeunes noctambules ont en effet tenté de fuir par l'entrée principale.La société Divernoite, propriétaire du Luanda, a assuré que la discothèque disposait des installations de sécurité requises et avait reçu le feu vert de la municipalité en janvier.Joao Brito, ancien gérant de la discothèque, a indiqué qu'au dernier trimestre 1999, l'établissement avait déjà connu six à sept attaques au gaz irritant, dont aucune n'avait provoqué de telles scènes de panique.M.Brito, qui n'était pas présent au moment des faits, a précisé que l'établissement, composé de deux grandes salles, comprenait quatre issues de secours dûment signalées et que plusieurs caméras filmaient en permanence l'intérieur de la discothèque.Il a ajouté que les locaux permettaient d'accueillir juqu'à 700 personnes.Le premier ministre Antonio Guterres s'est déclaré « profondément choqué » par ce qu'il a qualifié de crime « honteux » et « répugnant ».PHOTO REUTERS Pendant toute la journée d'hier des gens visiblement émus se sont attardés aux abords de la discothèque où sept jeunes ont perdu la vie. 1LP2101A0417 A21- LUNDI 1LP2101A0417 ZALLCALL 67 16:09:34 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 21 Le commerce des cadavres se révèle très lucratif Associated Press SANTA ANA Même si la loi l'interdit, des restes humains légués par les défunts ou leurs familles servent à fabriquer des produits médicaux qui rapportent à des sociétés américaines des centaines de millions de dollars, écrivait hier le quotidien californien Orange County Register.Alors qu'on vante aux familles des disparus le « don de vie », des parties de cadavres alimentent une industrie dont le chiffre d'affaires pourrait atteindre un milliard en 2003, écrit le journal.« Je croyais donner à une société sans but lucratif », déplore Sandra Shadwick, qui avait offert le corps de son frère décédé à une banque de tissus humains de Los Angeles.« Je ne croyais pas enrichir une compagnie.Ça me rend furieuse, je suis scandalisée.Si ce n'est pas illégal, ça devrait l'être.» La Loi américaine sur les transplantations d'organes, adoptée en 1984, interdit tout profit issu de la vente de parties de corps humains.Mais les compagnies et les banques de tissus humains à but non lucratif peuvent exiger des « frais raisonnables » pour prélever et transformer des parties de corps humains.La loi ne précise pas ce que l'on entend par « frais raisonnables » \u2014 elle n'a jamais subi le test des tribunaux.À partir d'un seul cadavre, les banques de tissus humains peuvent accommoder jusqu'à 100 patients.Les parties de corps sont ensuite vendues à des fabricants de produits utilisés par les médecins et les dentistes.Les banques de tissus humains et les compagnies se partagent les revenus.Les campagnes de sensibilisation évoquent habituellement les dons d'organes vitaux tels le coeur ou les reins, mais la plupart des parties du corps prélevés servent à bien autre chose que de sauver des vies.La peau peut ainsi servir à rendre les lèvres des mannequins plus pulpeuses, à grossir le pénis ou à faire disparaître les rides.D'un seul cadavre, on peut prélever des parties qui vaudront environ 220 000 $ \u2014 la peau, les tendons, les valves cardiaques, les veines, la cornée et les os. 1LP2201A0417 a22 actus lun 17 avril 1LP2201A0417 ZALLCALL 67 16:09:58 04/17/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 EN BREF Au moins quatre morts sur les routes n Au moins quatre personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du week-end.Marc Pétrin, 36 ans, de Gracefield en Outaouais, est mort samedi après avoir perdu le contrôle de son automobile sur le chemin La Baie, à Wright, en Outaouais.La victime a été éjectée de son véhicule.Karine Bélanger, 21 ans, de Québec, est morte hier sur le chemin Abitibi- Price à Saint-Féréoles-des-Neiges, lorsque la camionnette qu'elle conduisait a quitté la route pour plonger dans la rivière Saint-Étienne.À Lavaltrie, Frédéric Saint-Cyr, 12 ans, est mort en fin d'après-midi hier, après avoir été renversé par un véhicule utilitaire au moment où il traversait la rue Notre-Dame.L'enfant sortait d'une crémerie et traversait la chaussée pour aller rejoindre son père de l'autre côté de la rue, lorsque l'accident s'est produit.Le chauffeur du camion, un homme de 22 ans, a pris la fuite, mais est revenu sur les lieux de l'accident quelques minutes plus tard.Le dossier sera soumis au procureur général qui déterminera si des accusations doivent être portées.Le chauffeur n'était pas en état d'ébriété.Un motocycliste de 20 ans est mort en début de soirée hier à Laval, après avoir perdu la maîtrise de son bolide alors qu'il circulait sur la voie de service de l'autoroute 440, à Laval.L'accident est survenu à la hauteur de l'autoroute des Laurentides.Incendie n Un incendie a lourdement endommagé hier après-midi une résidence située au 3722, rue Evelyn, à Verdun.Le feu s'est déclaré à l'intérieur d'un logement situé au troisième étage de l'édifice et s'est rapidement propagé à la toiture de l'immeuble.Les pompiers de Verdun ont dû faire appel à leurs confrères des municipalités environnantes afin de maîtriser les flammes.La cause de l'incendie serait accidentelle.Mort naturelle n Malgré toutes les apparences d'un accident, c'est bien de mort naturelle qu'est décédé un jeune musicien de 29 ans, hier, au terme de sa nuit de travail dans un bar de la Beauce.L'autopsie réalisée hier après-midi à Saint-Georges a permis d'apprendre que Marc Gosselin avait succombé à un problème cardiaque.Pourtant, tout indiquait qu'il était mort d'un traumatisme crânien, après s'être frappé la tête contre sa camionnette.Le jeune homme avait terminé sa nuit de travail au Bar de L'eau, à Saint- Léon-de-Standon, et s'affairait vers 3 h 30 à transporter son équipement dans sa camionnette lorsque l'incident s'est produit.Selon ce qu'il a lui-même raconté quelques minutes plus tard, il se serait frappé à la tête et aurait perdu conscience quelques instants.Revenu à lui, il est entré dans l'établissement, se plaignant de maux de coeur.À sa demande, une employée du bar a regardé sa tête, mais n'a vu aucune trace du choc, relatait hier le Dr Raymond Morin, coroner chargé du dossier.Le jeune homme s'est alors dirigé vers la salle de bain, où il s'est effondré.Selon le Dr Morin, des manoeuvres de réanimation ont aussitôt été entreprises et ont duré pendant tout le temps de son transport en ambulance jusqu'au Centre de santé des Etchemins, où son décès a été constaté. 1LP2301A0417 A23 - LUNDI 1LP2301A0417 ZALLCALL 67 16:10:21 04/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 A 23 PHOTO AP La console de jeux de Playstation 2 s'apparente à un ordinateur capable de traiter rapidement des images de haute qualité, une des caractéristiques d'un système de guidage de missiles.Playstation 2 pourrait être utilisée à des fins militaires Asspciated Press TOKYO Les exportations de la Playstation 2 seront dorénavant soumises à l'autorisation du gouvernement japonais : la nouvelle version de la célèbre console de jeux de Sony est si perfectionnée, selon le ministère du Commerce, qu'elle pourrait être utilisée à des fins militaires, rapportait hier la presse japonaise.La console de jeux, explique le quotidien Asahi Shimbun, s'apparente en effet à un ordinateur capable de traiter rapidement des images de haute qualité, une des caractéristiques d'un système de guidage de missiles.Un porte-parole de Sony, Kenichi Fukunaga, a confirmé que Playstation devrait désormais être titulaire d'une licence d'exportation, mais s'est refusé à préciser pourquoi.Selon la loi japonaise sur le commerce extérieur, toute exportation de produits susceptibles d'avoir des applications militaires et dépassant un montant de 600 $ doit être soumise à l'accord du ministère du Commerce.Playstation 2 coûte à l'unité environ 500 $ CAN) et toute personne souhaitant en emporter deux hors du Japon tombe sous le coup de la loi qui punit les contrevenants d'une peine maximale de cinq ans de prison ou d'une amende de 2500 $.Sony, a expliqué M.Fukunaga, espère recevoir une licence d'exportation pour commercialiser la Playstation 2 aux États-Unis et en Europe à l'automne, comme prévu.Depuis son lancement au Japon en mars, la console a connu un grand succès, avec 1,4 million d'exemplaires vendus.Playstation 2 est équipée d'un processeur de 128 bits, contre 32 bits pour la première version de la console sortie en 1994.La nouvelle version, dont le son est de qualité stéréo et les images très élaborées, peut se connecter sur Internet.Les systèmes de guidage de missiles consistent souvent en une caméra installée sur un missile, transmettant des images à un opérateur de tir situé à distance, qui peut renvoyer des informations pour ajuster la trajectoire du projectile. 1LP2499A0417 A 24 (lundi) 1LP2499A0417 ZALLCALL 67 16:10:56 04/17/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AVRIL 2000 Vers un nouvel emblème neutre pour la Croix-Rouge Agence France-Presse GENÈVE États et sociétés de la Croix- Rouge et du Croissant Rouge doivent décider d'ici la fin de l'année s'ils acceptent un nouvel emblème de protection, le plus neutre possible, qui pourrait permettre l'adhésion de pays refusant les emblèmes actuels, la croix et le croissant.Si cet emblème, vraisemblablement un losange rouge, était adopté, cela pourrait notamment résoudre la question de l'adhésion au mouvement du Magen David Adom israélien, bloquée depuis 1952, estiment les responsables de la Croix-Rouge et du Croissant rouge.La société de secours israélienne souhaite voir reconnu son emblème, une étoile rouge de David, au même titre que la croix et le croissant, ce qui lui a toujours été refusé, malgré le soutien de la Croix-Rouge américaine.La présidente de cette société, Bernardine Healy, a pris la tête d'une croisade pour la reconnaissance officielle de son homologue israélienne d'ici la fin 2000.À Genève, où s'est réuni cette semaine un groupe de travail comprenant les représentants de 16 États dont les États-Unis, Israël, l'Égypte, l'Iran et le Liban, et de huit délégués de la Fédération internationale (qui réunit les sociétés nationales) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), un consensus s'est dégagé pour la première fois en faveur de l'adoption d'un emblème additionnel.Pour le CICR et la Fédération, la multiplication des emblèmes de protection, utilisés sur les champs de bataille par les équipes de la Croix-Rouge ou du Croissant Rouge pour porter secours aux victimes, risque de diminuer l'efficacité de ceux-ci.Car, si l'on accepte l'étoile rouge de David, pourquoi ne pas accepter dès lors que Le Kazsakhstan affiche, comme il le souhaite, à la fois la croix et le croissant, ce qui lui a également été refusé.Le Sri Lanka avait également demandé en vain en 1957 de pouvoir choisir la svastika, symbole sacré dans ce pays, mais qui en Occident, se rapproche trop par son graphisme de la croix gammée des nazis.« Nous voulons un troisième emblème sans connotation ethnique, politique ou religieuse qui pourra être mis à la disposition des États ou des sociétés nationales qui, pour des raisons que nous reconnaissons et respectons, n'utilisent pas ou ne peuvent pas utiliser l'un ou l'autre des emblèmes existants », a dit François Bugnion, directeur du droit et de la communication au CICR.Ce dernier a mis l'accent sur le principe d'universalité de la Croix- Rouge « qui suppose de trouver des solutions qui permettent à toutes les sociétés nationales de devenir membre à part entière du mouvement ».Outre la création d'un nouvel emblème de protection, les sociétés nationales pourraient utiliser le losange rouge comme logo national, avec la possibilité d'intégrer dans la partie inférieure du losange leurs pictogrammes traditionnels, croix, croissant, croix et croissant ou étoile de David.Malgré les difficultés, la présidente de la CR suédoise Christina Magnuson qui présidait la réunion, a qualifié les discussions de « très fructueuses » et de « premier pas très important en vue d'une solution ».La proposition d'un troisième emblème doit à présent être soumise à la Commission permamente du mouvement.Puis s'engagera un processus de consultations des États, avant la tenue d'une conférence diplomatique, et enfin de la Conférence internationale qui réunit États et sociétés nationales.PHOTO AFP Le pape Jean-Paul II lors de la cérémonie marquant le dimanche des Rameaux.Jean-Paul II appelle les jeunes à renouveler leur foi Associated Press CITÉ DU VATICAN Salué par une foule immense de pélerins brandissant des feuilles de palmiers et des branches d'olivier, le pape Jean-Paul II a marqué le dimanche de Rameaux en appelant les jeunes catholiques à renouveler leur foi.En ce jour commémorant l'entrée de Jésus-Christ à Jérusalem, avant son arrestation et sa crucifixion, le souverain pontife a célébré une messe devant 500 000 personnes massées sur la place Saint-Pierre de Rome et dans les rues alentours.Le pape, qui aura 80 ans le mois prochain, est une nouvelle fois apparu fatigué au cours de cette cérémonie longue de trois heures.Mais sa voix était ferme lorsqu'il a déclaré que ce dimanche des Rameaux était devenu un « festival de la jeunesse ».Au cours de cette semaine précédant la fête de Pâques, Jean-Paul II présidera un service du Jeudi saint, conduira une procession au Colisée le soir du Vendredi saint, puis une veillée dans la soirée de samedi, avant de célébrer la messe pascale de dimanche prochain."]
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