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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-04-22, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0199D0422 D 1 samedi ARTS 6LP0199D0422 ZALLCALL 67 00:58:49 04/22/00 B 2837335 www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 SPÉCIAL 455$ 50 POINTS DE DIAMANTS OR 14k La Presse 22 avril 2000 Page D2 manquante 6LP0301D0422 D3 samedi 6LP0301D0422 ZALLCALL 67 16:38:03 04/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 D 3 Aménagement intérieur LUC / Suite de la page D1 Mis K.O.par le fiasco des Nouveaux Héros, il est allé penser à son affaire, loin des feux de la rampe.Une période confuse, marquée par la remise en question, le recentrage et le besoin de faire le bilan.« J'ai essayé de me poser les bonnes questions, dit-il.Pourquoi je fais ce métier-là ?Qu'est-ce que j'ai à dire aujourd'hui ?Est-ce que j'ai fait le tour ?» Créativement à sec, il a même pensé tout arrêter \u2014 ce dont témoigne la chanson J'irai ou J'irai pas, premier single de son nouveau disque.Histoire de se bousculer davantage, le chanteur a également changé d'équipe et de compagnie de disques, troquant son gérant de la première heure, Pierre Dumont et son label Zéro Musique, pour Serge Brouillette et l'étiquette Victoire (Sylvain Cossette et Julie Masse).Entre autres raisons de ce divorce, les deux parties évoquent aujourd'hui la divergence d'opinion et le simple besoin de changer d'air après dix ans de vie commune.Même Marc Pérusse, fidèle réalisateur des quatre premiers disques, a pris le bord pendant un moment.Sur ce nouvel album, Luc avait envie de passer derrière la console et de diversifier ses sources.Il est allé chercher le réalisateur Christian Turcotte (Sylvie Paquette), mais l'expérience \u2014 coûteuse \u2014 a tourné court et le chanteur a « redonné les clés du char » à Pérusse pour qu'il remette le train sur les rails.Professionnellement, artistiquement, personnellement, Luc De Larochellière dit avoir fait le ménage.Résumé des trois albums précédents, Les Nouveaux Héros bouclait la fin d'un premier cycle de création.En revanche, Vu d'ici marque le début d'une nouveau chapitre.C'est donc dans un état « presque vierge » qu'il dit reprendre le collier.Introspectif Créé en pleine période « d'aménagement intérieur » (premier titre envisagé pour l'album, en passant) Vu d'ici est un disque beaucoup plus personnel.Moins de personnages fictifs, plus de textes écrits au « je ».Luc De Larochellière l'éditorialiste a fait place à Luc De Larochellière l'introspectif.« Au lieu d'être un observateur des autres, je suis devenu observateur de moimême », souligne-t-il.Exit, le chanteur caustique et songé ?Fini, le critique de Cash City et de Chinatown blues ?À 34 ans, casé avec femme et enfant à Outremont, Luc De Larochellière auraitil cessé de s'indigner ?« J'aurais sûrement plus de misère à chanter Ma Génération aujourd'hui.Il y a une certaine ferveur propre à la jeunesse.Mais je ne dis pas que mes opinions ont changé.Tout cela est encore présent, mais je ne ressens pas le besoin de l'appliquer partout.À un moment donné, tu as envie d'explorer autre chose dans la vie.Et puis, je suis de ceux qui pensent que ce qui se passe en petit se passe aussi en grand, alors.» Difficile de savoir ce qui attend Vu d'ici.Luc De Larochellière ne s'y hasarde même pas, lui qui a déjà subi sa part de mauvaises surprises.Mais il avoue qu'un petit succès ne ferait pas de tort à son amour propre et à son porte-monnaie.Depuis Sauvez mon âme en 1992 (200 000 exemplaires écoulés), les ventes de disques n'ont fait que chuter pour l'auteur-compositeur : 45 000 exemplaires pour Los Angeles et un maigre 15 000 pour Les Nouveaux Héros.Étonnante dégringolade pour un artiste qu'on annonçait quasiment comme le sauveur de la pop québécoise.Il faut dire qu'au fil des ans, la chanson québécoise a largement amélioré ses effectifs.Apparu à la fin des années 80, Luc De Larochellière était tout seul de sa génération.Mais il a vite dû composer avec la concurrence (féroce) des Jean Leloup, Daniel Bélanger et autres Kevin Parent.Pierre Dumont, son ex-agent, ose une autre explication : « Je crois que le gros succès de Sauvez mon âme a donné une fausse impression et de fausses attentes à tout le monde, lui le premier.On a fini par voir Luc comme une pop star.Mais foncièrement, je ne suis pas sûr qu'il soit un artiste de masse.Il est un auteur-compositeur-interprète avec un talent inné.Mais son public n'est peut-être pas Monsieur et Madame tout le monde, comme on l'a supposé pendant un moment.Dit autrement, l'accident de parcours ne fut peut-être pas le « semi- échec » de Los Angeles, mais bien l'immense succès de Sauvez mon âme.Pourquoi pas.« Au fond, mon épine dans le pied a été d'être vu tout de suite comme un gros vendeur », confirme le principal interessé.Pris pour celui qu'il n'était pas, cet ancien lauréat de Granby a fini par y croire.D'où l'échec \u2014 véritable \u2014 des Nouveaux Héros, un album qu'il décrit aujourd'hui comme « calculé » en fonction du succès, et donc « factice » malgré quelques bonnes chansons à sauver du naufrage.Vu d'ici, au contraire, est un disque naturel.Les poussières de la gloire sont retombées, et Luc De Larochellière est de nouveau en harmonie avec lui-même.Échec ou succès donc, l'avenir de ce nouveau disque n'a finalement pas d'importance.Le plus difficile est maintenant derrière.« Quoiqu'il advienne, Luc n'arrêtera pas de faire ce qu'il fait, observe son ami et collaborateur Marc Pérusse.Il vient de le prouver.Ça a été très dur pour lui de se rendre là.Désormais, il ne peut que continuer.55887-SAM Not Found 55887-SAM PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Dans Vu d'ici, Luc De Larochellière l'éditorialiste a fait place à Luc De Larochellière l'introspectif.Les multiples colères électriques d'Électre MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Il existe encore quelques tabous.La colère féminine est au nombre de ceux-là.Et ce sont pratiquement toutes les déclinaisons de cette colère, chacune incarnée par une femme, qui font l'ossature et la chair d'Électre, de Sophocle, présentée dans une mise en scène de Brigitte Haentjens à l'Espace Go.Colère folle d'Électre qui pleure depuis des années la mort de son père Agamemnon, assassiné par sa mère Clytemnestre et son amant Égisthe.Colère méprisante de Clytemnestre pour ceux de ses enfants qui la jugent et pour le mari défunt, à qui elle a préféré un homme qu'elle aime au mépris de son honneur.Colère frustrée de Chrysothémis, soeur d'Électre, qui choisit de taire sa rancoeur pour protéger sa vie.Toutes ces colères, amplifiées par le Coryphée, amie et suivante d'Électre, qui en souligne les excès pour tenter en vain d'en réduire les conséquences.La somme des analyses du texte de Sophocle remplirait des volumes, mais il est courant de voir dans la tragédie d'Électre le pendant féminin de la tragédie d'Oedipe (qui tue son père et marie sa mère).Mais là où Oedipe ignore ses fautes avant qu'il ne soit trop tard, Électre est pleinement consciente de sa haine de sa mère et de son amour pour son père.Et là où Oedipe rend les dieux responsable de ses maux et s'aveugle (littéralement) sur sa présomption, Électre rend les femmes responsables de son sort et s'en remet à un homme, son jeune frère Oreste, pour la venger.Quelque 25 siècles après sa création, le texte de Sophocle demeure une admirable analyse du paradoxe féminin et, en dépit du temps passé, de tous ces dieux parmi lesquels on se perd, de cette famille dégénérée qui n'attire jamais notre sympathie.On peut relire aujourd'hui Électre comme une représentation du sort actuel des femmes : une lutte entre des modèles qui se paient tous chèrement, que ce soit la femme qui aime trop (Clytemnestre), la femme qui refuse d'en être une de peur de ressembler à sa mère (Électre), la femme à qui seule la résistance passive est permise (Chrysotémis).Il faut d'ailleurs être reconnaissante à Brigitte Haentjens d'avoir fait de Chrysotémis autre chose qu'une faible femme effarouchée, comme c'est souvent le cas.Anne Dorval insuffle en effet à Chrysotémis une charge et une présence qui en font une survivante endurcie.Excellente idée aussi que ce Coryphée, interprété par Christiane Pasquier, à qui échoit également le rôle de choeur antique.Enfin, choix plus que judicieux d'Anne- Marie Cadieux pour être Électre, Anne- Marie Cadieux dont le visage tiraillé de tics et la silhouette décharnée incarne à la perfection la colère, la colère qui se retourne toujours contre ceux qu'elle habite, qu'elle soit justifiée ou non.Si on trouve dans cette relecture la rigueur à laquelle Brigitte Haentjens nous a habitués, je ne suis toutefois pas sûre que la metteure en scène soit elle-même pleinement satisfaite du résultat.On la sent déchirée dans l'interprétation qu'il faut donner au texte de Sophocle, confrontée elle aussi à la colère obsédante et finalement stérile d'Électre, un peuglacée par cet univers antique où les sentiments sont à la fois trop et pas assez humains.Et il est difficile de ne pas songer à Je ne sais plus qui je suis, pièce collective dirigée par Brigitte Haentjens également sur le thème de la colère féminine, tout aussi dérangeante mais plus banalement humaine, et de ce fait plus compréhensible, au sens étymologique du terme : prendre avec soi.Enfin, si le lourd décor de rocs nus et les costumes en patchwork châtoyants d'Électre ne font l'unanimité, la majorité des spectateurs ont du moins réagi de la même façon à l'arrivée d'Égisthe, en fin de pièce : l'idée de le présenter comme un bellâtre étranger est bonne, mais le jeu du comédien tranche tellement sur celui de ces comparses que le tout vire à la caricature, ce qui hélas amoindrit la finale de cette pièce difficile certes, mais encore et toujours fascinante.ÉLECTRE de Sophocle, traduction de Jacques Lacarrière, mise en scène de Brigitte Haentjens.Distribution : Anne-Marie Cadieux, Andrée Lachapelle, Marc Béland, Anne Dorval, Christiane Pasquier, Denis Gravereaux, Gregory Hlady et Guy Trifiro.Scénographie : Gabriel Tsampalieros.Costumes : François Saint-Aubin.Éclairages : Guy Simard.Musique : Robert Normandeau.À l'Espace Go jusqu'au 20 mai.Info : 514 845-4890.THEA-4-SA Not Found THEA-4-SA PHOTO ANDRÉ PANNETON Anne-Marie Cadieux (Électre) et Anne Dorval (Chrysotémis).2850776 Missing files that are needed to complete this page: 55887-SAM THEA-4-SA 6LP0402D0422 D-4 samedi recast 6LP0402D0422 ZALLCALL 67 01:06:49 04/22/00 B D 4 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 Elvis P.Q.JEAN BEAUNOYER Alors que les Américains semblent avoir fait le tour du phénomène Elvis Presley (les célébrations, les enquêtes.), voilà que le King est solidement enraciné dans la ville de Québec.Elvis Story a lancé la carrière de Martin Fontaine, assuré la survie du magnifique théâtre Capitole et a généré, l'an dernier seulement, des retombées économiques de plus de 20 millions dans la Vieille Capitale.Oubliez les imitateurs quétaines d'Elvis qui pullulent dans le monde entier, Elvis Story est considéré par les entreprises Elvis Presley Inc., dont les bureaux sont à Los Angeles, comme le meilleur spectacle consacré à Elvis et le seul autorisé par la succession du King.Avant même d'entreprendre une sixième saison au Capitole de Québec, on a déjà vendu 50 000 billets de ce spectacle dont l'affluence n'a cessé de croître depuis ses débuts en 1995.On prévoit accueillir audelà de 120 000 spectateurs du 1er juin au 1er octobre et on a retenu les services de Martin Fontaine pour les cinq prochaines années.« À ce moment-là, son avenir financier sera assuré », confirme le producteur Jean Pilote, qui a de grands projets en tête.Cette année, on a investi un quart de million dans la production du spectacle, qui fait peau neuve avec des décors somptueux, mais plus compacts, les costumes authentiques d'Elvis, dessinés d'après les plans originaux, de nouveaux accessoires et gadgets.Le but de l'entreprise est de préparer la carrière internationale de Elvis Story, après avoir finalement obtenu tous les droits.Si Priscilla Beaulieu et son beaufrère Gary Hovey, qui gère les entreprises de Presley, sont dans les meilleurs termes avec le clan Guy Cloutier, il n'en a pas toujours été ainsi.Après une première année fort prometteuse au Capitole, Guy Cloutier avait songé à présenter son Elvis Story au monde entier, en débutant par Paris, qui n'avait jamais présenté Elvis Presley.Des affiches annonçaient l'événement sur les colonnes Morris de la Ville Lumière et le succès semblait assuré.Le hasard a voulu que Priscilla décide au même moment d'aller faire des emplettes à Paris et d'y séjourner quelques jours.Elle aussi a vu ce qu'on affichait sur les colonnes Morris.Madame Presley, qui n'est pas la plus grande comédienne du monde, sait compter les sous et surveille ses comptes.Elle savait fort bien qu'aucune demande n'avait été formulée pour les droits de ce spectacle.Priscilla a alors bloqué la grosse machine Cloutier, qui s'était mise en branle en terre française, et obligé la troupe à rebrousser chemin.Une perte de 400 000 $ à l'époque.« De toute façon, nous n'étions pas prêts », affirme Martin Fontaine, qui est devenu, au fil des ans, beaucoup plus qu'un imitateur d'Elvis.À vrai dire, il avoue être obsédé par ce personnage qui demeure fascinant.« Si je n'ai pas l'âme d'Elvis, j'ai l'air d'un Martin Fontaine beurré par le maquillage, rien d'autre.Moi qui ne lisais pas avant, je me suis tapé toutes les biographies d'Elvis et à chaque jour, je tente d'améliorer mon jeu.Je ne joue plus mon personnage, sur scène, je suis Elvis et je le sens.Sur mon visage, il n'y a pas de prothèses ou des trucs de ce genre : ce n'est qu'un jeu d'ombres et de lumière.La plus grande transformation se situe au niveau des cheveux.C'est Rachelle Tremblay qui fabrique toutes mes perruques.Fontaine a délaissé Elvis l'hiver dernier pour interpréter Zéro Janvier dans la comédie musicale Starmania à Paris d'octobre à février.« À vrai dire, j'allais à Paris pour préparer le terrain pour Elvis Story », confie Fontaine, qui semble maintenant préférer les États-Unis.Une visite à Las Vegas l'incite à croire qu'Elvis n'a pas l'hommage qu'il mérite dans la capitale du jeu et qu'il pourrait impressionner les Américains avec la qualité de son spectacle.« Je ne suis pas fatigué de jouer Elvis, bien au contraire.Je n'ai jamais été aussi stimulé parce qu'on est de plus en plus proche de la vérité.Le spectacle dure et connaîtra une longue vie parce qu'on a su gérer l'offre et la demande.» C'est le directeur général du Capitole qui explique le marketing de l'événement Elvis Story : « Nous pourrions commencer en mai et remplir jusqu'à la fin d'octobre, mais finalement, les gens se lasseraient.Il faut créer la rareté pour durer.Une étude de marché a montré que la plupart des gens qui ont vu notre spectacle sur Elvis viennent de Montréal.Nous n'attirons pas particulièrement les touristes américains parce qu'ils ne demeurent pas assez longtemps à Québec pour réserver une place.Le charme de Elvis Story, c'est Québec.Jamais nous ne présenterons ce spectacle à Montréal, ça le tuerait.Plus personne ne viendrait à Québec.» Elvis Story a sauvé le Capitole de la faillite il y a trois ans.Cette revue musicale est devenue la locomotive de ce théâtre rénové.Pour sa part, Fontaine, 35 ans, entend bien jouer Elvis pendant encore dix ans.Il n'a jamais raté un spectacle depuis les débuts d'Elvis Story, il y a cinq ans.À la mort de son père, il assistait aux funérailles en après-midi et chantait Always In My Mind, le même soir, à la mémoire de celui-ci.Fontaine a cependant déjà confié la première partie de son spectacle à un autre artiste.Un client est venu se plaindre à Jean Pilote.\u2014 J'ai payé mon billet pour voir le vrai.\u2014 Le vrai ?Mon cher monsieur, avez-vous déjà pensé que le vrai est mort ! On en est là ! PHOTO PIERRE LALUMIÈRE, La Presse © « Je ne joue plus mon personnage, dit Martin Fontaine.Sur scène, je suis Elvis.» La preuve sur la photo de droite.Le Requiem de Takács: vers une belle tradition CLAUDE GINGRAS C'est la cinquième fois, depuis novembre 1985, que Miklos Takács monte le Requiem de Verdi avec la Société Philharmonique de Montréal à l'église Saint-Jean-Baptiste, et la quatrième année, après 1988, 1991 et 1996, que le chef montréalais d'origine hongroise \u2014 à qui l'on doit la « résurrection » de cet organisme local actif au XIXe siècle \u2014 fait coïncider l'audition avec le soir du Vendredi saint.Ces cinq présentations du Requiem de Verdi en 16 ans nous font souhaiter que s'installe ici une autre très belle tradition, soit la présentation annuelle, en cette journée respectée par incroyants comme croyants, de l'oeuvre la plus immédiatement accessible du répertoire sacré.L'OSM a son Messie de Noël à Notre-Dame depuis une trentaine d'années.Pourquoi n'aurions-nous pas le Requiem de Verdi chaque Vendredi saint dans la seconde plus grande église catholique de Montréal, Saint-Jean-Baptiste ?Le succès d'assistance qu'aurait une telle initiative ne fait pas le moindre doute.Hier soir encore, l'église était remplie à sa pleine capacité.Il y avait donc là au moins 2500 auditeurs, occupant la nef et les trois galeries.Chose à signaler un soir où le public était également sollicité par deux auditions différentes de la Passion selon saint Jean, de Bach.Et, cette fois encore, le spectacle était grandiose, avec, comme l'an dernier semble-t-il, 500 choristes répartis en cinq groupes sur la pleine largeur du choeur.Si quelques éléments faibles \u2014 nommément les solistes \u2014 nous empêchent de parler de réussite égale au plan musical, ce fut quand même là une audition extrêmement impressionnante de puissance, fidèle au « tutta forza » de la partition, où l'émotion avait aussi sa part.Ledit « Orchestre de la Société Philharmonique » est, bien sûr, un « pick-up » constitué d'instrumentistes locaux venant de nos diverses formations, et le choeur, identifié comme étant de l'UQAM, semblait bien considérable pour une seule institution.Peu importe les origines : cet orchestre a bien joué \u2014 mention toute particulière aux très énergiques interventions répétées des timbales et de la grosse caisse ! \u2014 et ce choeur a bien chanté.Quelques attaques floues, quelques écarts de synchronisation entre des groupes très éloignés les uns des autres et quelques problèmes d'intonation chez les voix chorales ne diminuent en rien l'impact extraordinaire créé cette année encore par le Requiem de Miklos Takács.Mais, comme par le passé, Takács n'a pas été parfaitement heureux dans son choix de solistes.Il y a cette fois deux nouveaux venus : le ténor et la soprano, qui sont aussi mari et femme.Ce n'est même pas la peine de retenir leurs noms : on ne les réentendra sans doute jamais.Le ténor chante d'une voix détimbrée, non toujours juste, dans un style larmoyant et provincial, et a peu de sens rythmique.Mais il a au moins de la puissance, alors que sa femme n'en a pas, poussant une petite voix stridente et tremblante, telle une scie musicale.Les deux autres solistes sont bien connus : il s'agit de Joseph Rouleau et de Corina Circa, qui participaient d'ailleurs au Requiem de 1991.Circa émeut encore comme interprète et la voix est toujours solide, avec juste ce qu'il faut de registre de poitrine pour donner de la dimension au texte et ne pas tomber dans la vulgarité.Rouleau est, bien sûr, une « institution » locale.La voix bouge, les triolets sont escamotés, le chanteur doit parfois déformer les mots pour atteindre les notes.Mais ces notes, elles sont au moins là, à l'aigu comme au grave, et toujours vécues et émouvantes sinon toujours parfaites.À 71 ans, une sorte d'exploit.VERDI: «Messa da Requiem», pour quatre voix solistes, choeur mixte et orchestre (1874).Choeur de l'UQAM et Orchestre de la Société Philharmonique de Montréal.Solistes: Makiko Awazu, soprano, Corina Circa, mezzo-soprano, Manrico Tedeschi, ténor, et Joseph Rouleau, basse.Dir.: Miklos Takács.Vendredi soir, église Saint- Jean-Baptiste. 6LP0501D0422 D5 samedi 6LP0501D0422 ZALLCALL 67 00:56:23 04/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 D 5 Théâtre Le joyeux spectacle de l'argent MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Tout est dans le titre : le Fric Show parle bel et bien d'argent dans un petit spectacle théâtral sans prétention, quelque part entre le cabaret et la revue, interprété par une douzaine de jeunes comédiens qui ont en commun d'avoir des origines diverses Et c'est ainsi que, une bière à la main et installés à l'une des tables de la Place d'à côté, où le Fric Show se commet tous les mardis soirs jusqu'au 16 mai, les spectateurs reçoivent une petite leçon d'économie illustrée, assénée à coups d'éclats de rire, de chansons et de sketchs.Ainsi, Les Aventures de Team Canada relatent les péripéties de l'Ambassadeur, du Ministre et de l'Homme d'affaires, tous canadiens, au Gasoilistan (pays du gasoil), là où les droits de la personne en prennent pour leur rhume, mais où les ventes d'hélicoptères sont faramineuses.Tout va très bien est une cynique (et hilarante) parodie d'émission de télévision polémique, avec la question du jour (« il n'y a plus de pauvres aujourd'hui, pourquoi ?») et des chansons telles Ça monte et ça descend des Financial Brothers ! Un bouffon de race suit un homme en quête d'un nom de famille, confronté à une fonctionnaire aux allures de clown réclamant un bureau avec fenêtre.Rien de bien nouveau dans la formule, mais il s'en dégage un enthousiasme contagieux et quelque chose qui rappelle les beaux Lundis des Ha ! Ha ! à l'ancien Club Soda \u2014 en d'autres termes, ça prend absolument une petite bière ou autre « boisson alcoholisée » (sic) pour se mettre dans l'ambiance et rire, mais pourquoi s'en priver ?Les décors sont minimaux (des tables et des chaises du bar), la musique est bonne et les comédiens sont surtout sympathiques.Les auteurs des textes sont trois plaisants zigotos, soit Michel Gatignol, bien connu comme chanteur de Madame, mais qui réalise actuellement un court métrage et adapte des chansons pour Ubisoft ; Sacha Ghadiri, qui poursuit un doctorat en management (avec une petite tendance commerce éthique, si j'ai bien compris) ; enfin, Marc Gauthier, professeur de philosophie.Tout ce beau monde joue également, aux côtés de copains rencontrés en bonne partie au TUM (Théâtre de l'Université de Montréal).C'est ce qui explique peut-être le petit côté estudiantin, voire carabin, de l'entreprise.Qui sait, peut-être que les Cyniques, eux aussi issus de l'Université de Montréal il y a quelque 40 ans, ont débuté un peu à la manière du Théâtre Déficit Zéro.Quoi qu'il en soit, le Fric Show s'inscrit à son tour dans le renouveau du théâtre engagé et de la réflexion socio-économique amorcés chez les jeunes comédiens (seulement au cours des trois derniers mois, qu'on songe à Novembre, White Trash, Entrevoir, Ceci n'est pas un road movie et j'en passe).En la matière, le Fric Show est toutefois celui qui applique le plus le principe d'accessibilité : le spectacle coûte seulement 5 $ ! FRIC SHOW, textes et mise en scène de Sacha Ghadiri, Michel Gatignol et Marc Gauthier.Distribution : David Tordjman, Boutaïna El Fekkak, Roberta Arguello, Sébastien Bourassa, José Corps, Visant Le Guennec, Onira Lussier, Sophie Daubisse, Stéphanie Lamarre.Une production du Théâtre du Déficit Zéro présentée à La Place à côté (4571, av.Papineau) tous les mardis à 20 h, jusqu'au 16 mai.Les Financial Brothers (Michel Gatignol et David Tordjman) chantant Ça monte et ça descend. 6LP0601D0422 D06 sam.(Arts) 6LP0601D0422 ZALLCALL 67 00:56:30 04/22/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 Télévision PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Diane Sauvé, animatrice de Vélomag: «Je ne dors pas avec mon vélo, mais j'en ai toujours fait.» Diane Sauvé sur deux roues ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Comme toutes les Québécoises de 12 ans, en 1976, Diane Sauvé a rêvé d'être aussi souple et gracieuse que Nadia Comaneci.Elle s'est vue sautiller et se courber sur une poutre large comme un dictionnaire.Mais là s'arrêtent les rêves olympiques de la journaliste sportive de Radio-Canada.Lorsqu'on grandit à Saint-Télesphore (à 50 minutes de Montréal), les gymnases et les barres parallèles n'abondent pas.« Les ressources étaient limitées, explique-t-elle.Pour m'entraîner, j'ai commencé à jogger et faire du vélo.» Diane Sauvé vit depuis sur deux roues.Elle a enfourché son vélo partout, dans les vallons de l'Outaouais comme en Chine.« Je ne dors pas avec mon vélo, mais j'en ai toujours fait.En Chine, on se déplace plus vite de cette façon qu'en taxi.Faire du vélo là-bas sur une avenue à huit voies, c'est quelque chose ! Les Chinois ont le tour.J'en ai vu transporter des animaux, des oeufs et même des gâteaux de mariage à bicyclette ! » L'animatrice de Vélomag (la deuxième saison débute le 26 avril, à 19 h 30, à Radio-Canada) attend maintenant impatiemment l'arrivée du beau temps, pour de bon, pour remettre sa bécane sur la route.Mais, aussi, pour travailler au grand air loin des salles de nouvelles, des arénas et des vestiaires sportifs.D'autant plus que le bulletin de sports de trois minutes de Montréal, ce soir a rendu l'âme au début d'avril ; une des conséquences malheureuses depuis que le service des sports relève du département de l'information.La dame de 36 ans, qui était en ondes tous les soirs vers 18 h 25 depuis deux ans et demi, s'en attriste, même si elle continue de « parler sport » à Radio- Canada les week-ends et à RDI.« Un bulletin sans sports, ce n'est pas un bulletin de nouvelles.Comment peut-on conclure que les téléspectateurs n'ont pas besoin d'informations sportives ?Ce n'est pas démocratique.Les gens ont autant d'intérêt pour le meurtre de la veille que pour la météo et les résultats sportifs.» Au moins, il y a les Jeux olympiques de Sidney qui s'en viennent plus vite qu'on pense, du 15 septembre au 1er octobre.Devinez à quelle discipline Diane Sauvé a été affectée entre la nage synchronisée, le tennis de table et le vélo ?En mettant le cap sur l'hémisphère Sud, la journaliste inscrit un triplet en matière de couverture de jeux olympiques.Elle était à Atlanta en 1996 et Nagano en 1998.« Je suis chanceuse.» Elle ne regrette pas, il y a 12 ans, d'avoir manifesté son intérêt à son directeur de l'information pour un poste de lectrice de nouvelles sportives qui venait de se libérer, alors qu'elle travaillait à Regina.« Il m'a dit oui.Sur le coup, j'en avais beaucoup à apprendre, mais j'ai fini par avoir la piqûre.» Elle travaillait en Saskatchewan depuis déjà trois ans.Et elle avait tout fait : de la météo à l'animation d'une émission pour enfants à la radio, joliment baptisée Églantine et son jardin.« J'étais Églantine, et Philippe Schnobb faisait la voix de mes légumes ! Disons que j'avais fait le tour du jardin ! » C'est d'ailleurs la seule fois que ses deux ans d'études en théâtre au cégep lui ont été utiles.Une carrière dans laquelle elle a préféré ne pas investir trop d'énergie.« Je me suis rendue compte, à la fin de mes cours, que j'avais un certain talent pour le jeu, mais pas un talent certain ! J'estimais qu'il fallait s'aimer et avoir un gros ego pour réussir dans ce métier.Je n'étais pas prête à me vendre tout le temps.» Elle préfère de loin vivre de sport et de mises en échec.En six ans, elle n'a pas manqué un seul match (ou si peu) des Sénateurs d'Ottawa, du temps où elle couvrait le sport dans la capitale canadienne, après son séjour à Regina.« J'allais les voir jouer même quand je ne travaillais pas.» En vacances à Londres, la semaine dernière, elle a cherché un exemplaire du USA Today pendant huit jours pour savoir si le Canadien de Montréal participait finalement aux séries éliminatoires ! Mais ne lui demandez pas quel joueur du Canadien a marqué le but victorieux en finale de la division Adams en prolongation contre les Whalers de Hartford lors des séries éliminatoires de 1986.« Les statistiques sportives ne m'intéressent pas.C'est la drive du sport qui m'allume.Ce qui pousse les athlètes à faire autant de sacrifices pour exceller dans leurs disciplines.J'ai de l'admiration pour plusieurs d'entre eux, comme Wayne Gretzky, Kurt Browning, Pete Sampras et Monica Seles.» Qu'en est-il, pour une fille, des entrevues dans un vestiaire rempli de joueurs de hockey nus et dégoulinant de sueurs après un match de hockey ?« C'est un mythe ! » lance- t-elle, probablement pour la centième fois.On a sûrement déjà intimidé des filles dans une chambre de joueurs, mais pas moi.Je n'aime pas les clichés, même si le monde du sport en est rempli.Comme j'ai trois frères, j'ai appris à prendre ma place très vite avec les gars.C'est difficile de me tasser ! » La Presse 22 avril 2000 Page D7 manquante 6LP0801D0422 D08 sam.(Arts) 6LP0801D0422 ZALLCALL 67 00:56:39 04/22/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 Musique NOUVELLES DU DISQUE Lamoureux revient n Peu actif au disque depuis longtemps, l'Orchestre Lamoureux, l'une des plus anciennes formations parisiennes, refait surface en compact sous la direction de son nouveau chef Yutaka Sado et signe chez Erato un programme français comprenant le Boléro et La Valse, de Ravel, et Espana, de Chabrier.L'autre Otello n Si les enregistrements de l'Otello de Verdi sont très nombreux, beaucoup plus rares sont ceux de l'opéra que Rossini composa sur le même sujet shakespearien 70 ans avant Verdi.La marque Opera Rara publie de l'ouvrage négligé une version réunissant Bruce Ford, Elizabeth Futral et Juan José Lopera (sic: l'interprète de Iago s'appelle bien Lopera).Direction: David Parry.Cura et Puccini n L'Argentin José Cura, salué en certains milieux comme le « quatrième ténor », chante Manon Lescaut, de Puccini, avec Maria Guleghina, dir.Riccardo Muti, chez Deutsche Grammophon.Mon répertoire n'est pas «marginal» CLAUDE GINGRAS Joint au téléphone chez lui, à Philadelphie, un soir très tard, cette semaine, Marc-André Hamelin rentrait de Toronto et Ottawa où il avait donné deux récitals.Ma première question est celle que m'ont communiquée des gens qui font eux-mêmes du piano.« Demande-lui donc combien d'heures par jour il travaille son piano.et quel instrument il a chez lui.» « J'ai actuellement un piano de la marque Estonia, qui vient effectivement d'Estonie.La compagnie a été fondée en 1893.J'ai changé de marques de piano bien des fois.Pour l'instant, celui-ci fait mon affaire.Quant au nombre d'heures que je passe au piano, impossible de le dire.La pratique ne se fait pas qu'au piano.La simple pensée résout bien des problèmes.Quand je prends une marche, par exemple, souvent les solutions se présentent d'elles-mêmes.Le simple fait de lire attentivement la partition peut suffire aussi, sans qu'il n'y ait le moindre mouvement physique.» La liste de ses professeurs se lit habituellement ainsi : Yvonne Hubert à Montréal (elle enseigna aussi à Louis Lortie, André Laplante, Janina Fialkowska et Ronald Turini) puis, à Philadelphie, Harvey Wedeen et Russell Sherman.Une notice \u2014 une seule \u2014 mentionne aussi la quasi légendaire Adele Marcus.« Une leçon.Une leçon de deux heures.Deux heures qu'elle a passées à m'insulter.Je n'avais pas de rythme, je ne savais pas compter, je ne savais pas lire une partition, je n'avais rien à dire musicalement.J'ai appris par la suite qu'elle faisait ça avec tout le monde.» Des pianistes qui l'ont marqué ?Des « modèles », peut-être ?.« Des modèles, je n'en ai pas.Mais j'ai été influencé par les enregistrements de pianistes d'autrefois que possédait mon père et qu'il me faisait écouter : Hofmann, Godowsky, Friedman, Moiseiwitsch, de Pachmann, Lhévinne.Ce genre de jeu-là m'a marqué.Mais je ne peux citer un pianiste en particulier.» Aimerait-il enseigner un jour ?« Ce n'est pas dans mes priorités.Avec la carrière que je mène, je n'aurais pas le temps requis par un enseignement suivi.Or, un enseignement valable demande de la continuité.Il faut pouvoir consacrer tout son temps à l'élève.C'est pourquoi je ne crois absolument pas à ces master-classes où vous passez une heure avec un élève et ensuite ne le revoyez plus.» Comment se dessine sa carrière ?Davantage de concerts ?Moins, peut-être ?« Je continue simplement ce que je fais.Je donne de 50 à 60 concerts par année.D'autres en font davantage.Pas moi.J'ai déjà réalisé mes limites physiques.» Et Hamelin fait aussi de la composition.Ainsi, il vient de terminer une collection de sept pièces intitulée Con intimissimo sentimento, qui fait environ 21 minutes et qu'il espère publier.Hamelin objecte au terme de « marginal » appliqué au répertoire qu'il défend.« Je considère comme également valable toute la musique que je choisis de jouer.La littérature pianistique est une entité \u2014 peu importe que ce soit « connu » ou « pas connu ».Le Concerto pour piano seul d'Alkan possède la même valeur musicale que la Fantaisie op.17 de Schumann.Le problème, c'est que Alkan a été oublié pendant si longtemps.Ce n'est pas ma faute.C'est une question de circonstances.Je ne joue pas cette musique comme une curiosité mais comme de la musique en laquelle je crois.» Que fait-il en dehors de la musique ?Cinéma ?Lecture ?« Je n'ai pas beaucoup le temps d'aller au cinéma.» Et le titre du dernier livre qu'il a lu ?« J'ai oublié.» Après son concert à l'OSM (les 28 et 29 avril), le pianiste sera au centre d'un « Marc-André Hamelin Weekend » à Londres les 12, 13 et 14 mai : cinq concerts, dont un avec sa femme, le soprano Jody Karin Applebaum.Revient-il à Montréal cet été ?« Je ne peux rien dire.Je me suis fait tomber sur la tête pour avoir annoncé des choses avant les organisateurs ! » J'en conclus qu'il reviendra dans l'un de nos festivals.à quoi il répond par ce grand éclat de rire qui caractérise la conversation de celui qui est resté, malgré ses immenses succès de véritable homme-piano, un grand garçon très simple et même un peu timide.Marc-André Hamelin 6LP0901D0422 D9 samedi 6LP0901D0422 ZALLCALL 67 00:56:47 04/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 D 9 EN BREF Jacynthe en orbite ?n Jacynthe n'est peut-être pas aussi célèbre que Céline, mais sa mise en orbite semble imminente.À 20 ans, la petite pop star d'Aylmer est en train de se frayer un chemin dans les circuits de la pop internationale.Déjà présente au Japon (où elle a vendu 20 000 exemplaires de son premier disque), la chanteuse s'apprêterait à signer un contrat de distribution mondiale avec la compagnie allemande Adel.Des représentants d'Adel sont venus à Montréal, la semaine dernière, pour la voir en spectacle au salon Pepsi-Jeunesse.Sa performance les aurait convaincus.En mai, la chanteuse de R'n'B sera invitée au Jenny Jones Show (talkshow du réseau NBC) dans une émission spéciale consacrée aux teen idols.De plus, le secteur maquillage de Chanel-Toronto la commanditera dans une prochaine séance de photos.Jacynthe lançait son deuxième album au Canada (Entends-tu mon coeur) il y a quelques mois ; 15 000 exemplaires ont trouvé preneurs.Elle sera également vue à la télé dans un « show du millénaire » tout québécois enregistré à Disney World, diffusé à la mi-mai à Radio-Canada.Leloup et du didgeridoo n Où est Jean Leloup ?Jean Leloup se promène en Papouasie.Que fait Jean Leloup ?Jean Leloup « trippe ».Quand reverrons-nous Leloup ?On le reverra les 27, 28 et 29 septembre au Spectrum dans un spectacle acoustique.Ce concert « déplogué » donnera l'occasion d'entendre les vieille tounes de Leloup sous un nouvel éclairage, mais aussi quelques inédites, certaines tirés de l'émission Herbert au pays de Kunderwald \u2014 qu'on désespère de voir un jour à la télévision.Leloup rapportera-t-il avec lui des souvenirs de son périple ?Se serat- il mis au didgeridoo ?Tant de questions.Billets en vente à compter du 27 avril à midi, sur le réseau Admission et au Spectrum.Lynda Lemay en France : ça grossit n Un Olympia, ça change pas le monde, mais trois de suite, ça peut aider.Forte de ses récents succès sur scène à Paris, Lynda Lemay s'est hissée en deuxième position des ventes de disques, juste derrière Santana.Elle a écoulé 70 000 exemplaires de son album Live en moins d'un mois, pour un total de 170 000 dans l'Hexagone.Jean-Christophe Laurence Complet le 25 avril 6LP1001D0422 D10 samedi 6LP1001D0422 ZALLCALL 67 00:56:57 04/22/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 Disques Bob à cordes n Bob Walsh avec un quatuor à cordes ?Du folk blues avec des violons ?Mariage peu évident que cel u i - c i .M a i s l'union, consommée avec toute la sensibilité du monde, s'avère une belle réussite.Immense de voix et de feeling, Walsh reprend Georgia, St-James Infirmary avec une classe qu'on ne lui soupçonnait pas.La version de For What It's worth des Buffalo Springfield n'était peutêtre pas nécessaire.En revanche, chapeau à cette relecture de neuf minutes de Tes Manières m'intriguent de Jim Corcoran et surtout, la touchante Ma toune, rarissime compo du gros Bob, ici magnifiée par les choeurs de Sylvie Tremblay et Monique Fauteux.Enregistré en spectacle, voici probablement le plus bel album d'un artiste qui, ironiquement, semble de moins en moins blues et de plus en plus chanson.Au Corona, les 28 et 29 avril à 20 h.HHHH BOB WALSH ET LE QUATUOR ALLARD Bob Walsh Bros Jean-Christophe Laurence Lointain passé, avenir brillant n Opiniâtre, Karen Young a pris le risque de mettre son jazz de côté (enfin, pas tout à fait) pour faire converger toutes ses autres passions sonores \u2014 musiques du Moyen-Âge et de la Renaissance, patrimoines arabe, andalou, bulgare, etc.Et de créer le disque qui pourrait être le plus influent de tous ses disques.Car ce Canticum Canticorum est superbement construit et la demande est forte dans le domaine de la transculture à saveur médiévale.Les voix de Karen Young et Coral Egan s'amalgament à celles de Josée Lalonde, Normand Richard et Marcel de Hêtre, la fusion des écoles (classique, jazz, world) est aussi réussie que celle des patrimoines ou des époques.Le quatuor à cordes Helmut Lipsky « modernise » cette musique ancienne, les instruments bulgares de Vasil Markov (kaval et gaïda) se joignent à la harpe celtique ou le oud.Accessible, fin, magnifique sur toute la ligne.HHHH CANTICUM CANTICORUM Karen Young Ursh/GAM Alain Brunet De bons messagers.n Comme la musique pop est l'une des composantes essentielles de l'excellent film de Stephen Frears High Fidelity, le disque se devait d'être à la hauteur.Il l'est.À l'image du héros du film qu'incarne John Cusack, un grand ado de plus de 30 ans qui ne vit qu'au rythme des pièces musicales qui l'accompagne dans son quotidien, cette compilation semble avoir fait l'objet d'un choix minutieux.Et procède d'une démarche similaire à celle qu'emprunte le protagoniste dans le film lorsque ce dernier veut concocter un enregistrement qu'il destine à quelqu'un de son entourage.De You're Gonna Miss Me, la pièce de The Thirteenth Floor Elevators qui ouvre l'album, jusqu'à I Believe de Stevie Wonder qui le clôt, 15 de ces « messages personnels » auront été envoyés par l'entremise de Bob Dylan, Elvis Costello & The Attractions, The Kinks, The Velvet Underground, et d'autres.On ne pouvait franchement choisir meilleurs messagers.HHHH HIGH FIDELITY Original Soundtrack Hollywood Records Marc-André Lussier collaboration spéciale Sorti de la boîte à rythmes n Kevin Yost est de cette race de DJ qui, ayant goûté au jazz et ses épices funky, ne peut s'empêcher d'en rajouter dans sa sauce.Qu'il erre dans le deep house, avec ses basses profondes et des atmosphères douillettes, (comme sur ses productions sur Guidance, excellent label de Chicago), ou sur des morceaux plus dynamiques, aux percussions latines, kick drum battant fermement la mesure, Yost séduit.Cette compilation mixée du DJ américain regroupe des titres (issus du label I !) portant tous sa marque, ce fond de jazz et de lounge sur lequel il brouille nos cartes à coups de claviers et d'effets spéciaux.Pour découvrir le côté plus « club » que « salon » de ce brillant producteur américain, de passage demain soir au Bal en Blanc.HHH 1/2 STRAIGHT OUTTA BOOM DOX Kevin Yost Distance/Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Par ici, le sofa n Danny Tenaglia, DJ apprécié à Montréal (il sera aussi du Bal en Blanc) pour ses sets de house juteux et légèrement trance, délaisse les tables tournantes pour mixer à l'ordinateur une compilation de sa musique de détente préférée.Radicalement différent de ce qu'il a l'habitude de nous mélanger, Tenaglia a fait de Back to Mine un album easy-listening de house éclectique, pigeant même dans un répertoire plus expérimental (Gentle People sur Rephlex, Herbert sur Phonography).Il nous rattrapera toutefois au détour avec des titres bien engraissés au soul et au R & B (des groupes Outside, Kimara Lovelace, Oleata Adams.), non sans y avoir glissé un succès confirmé, la sublime Beau Mot Plage d'Isolée.Un bon disque de fin de soirée.HHH 1/2 BACK TO MINE Danny Tenaglia Ultra/Koch Philippe Renaud collaboration spéciale Beau mélange n Les initiés se souviendront du Asian Dub Foundation, ce groupe britannique aux origines asiatiques qui avait jeté un peu tout le monde sur le cul avec l'excellent Rafi's Revenge en 1998.Community Music en est la suite logique.et jouissive.Encore une fois, le groupe nous livre un beau mélange des genres, n'hésitant point à tout lancer dans le malaxeur, du punk aux musiques indiennes, en passant par le dub, le rap, le drum n' bass et les références à Afrika Bambaata pour couronner le tout.C'est un peu long par moments, mais force est d'admettre que le tout est bien ficelé, réalisé avec une clarté digne de mention.À découvrir, une autre fois.HHH 1/2 COMMUNITY MUSIC Asian Dub Foundation London/Warner Richard Labbé Pour adultes intelligents et modérés n Il y a plus d'une décennie, un jeune homme brillant devint star, à la fois reconnu pour la clairvoyance de ses rimes et le charisme qu'il exerçait auprès des jeunes filles bien élevées.Il fut l'un des premiers à sortir la pop québécoise d'un certain néant mainstream.Puis, ce fut la descente : Los Angeles, le meilleur disque de sa carrière, fut mal accueilli.Les fans furent déstabilisés par tant de guitares saturées.Et le beau Luc est retourné à ses anciennes formules.Et ses Nouveaux Héros n'ont accompli aucun exploit.Avec Vu d'ici, Luc De Larochellière va-t-il conquérir de nouveaux adeptes au-delà de son public de base ?Pas sûr.Ses réformes minuscules au plan sonore (réalisation de Marc Pérusse), le choix judicieux de ses thèmes (jonglerie mentale de l'individu sans avenir, refuge dans le sommeil, solitude extrême du citoyen dans l'univers médiatique, secousses du couple, etc.), sa plume affûtée font de lui un artiste réhabilité par les adultes intelligents et modérés.(En vente mardi.) HHH VU D'ICI Luc De Larochellière Victoire / Sélect Alain Brunet Les filles du AM n Bien avant Céline Dion, Anne Renée fut l'épouse de René Angélil.Son succès ne fut pas aussi international.Il fut même exclusivement local.Mais si vous avez plus de 35 ans, vous aurez sans doute un sourire en réentendant les anciens tubes de la belle blonde (Un amour d'adolescent, Le Jonc d'amitié, etc.) enfin disponibles sur CD après des années de purgatoire.Pop romantique, ballades ensoleillées, petits bijoux made in Québec (Sur le bord de ma tasse de café) et traductions de succès anglophones, le disque sent bon les marguerites et l'insouciance des années 70.Dans les mêmes eaux, soulignons les rééditions carabinées de la sexy pop-cow-girl Nicole Cloutier (Mes Grands Prés verts) de la « classy » et talentueuse France Castel (dont la voix, mes aïeux, fut un jour si limpide.) et de l'enfant prodige Mimi Hétu, dont la carrière commença avec du rock'n'roll de garderie (Maman j'ai l'coeur qui bat) et s'acheva avec du disco-rock de patins à roulettes (Hey boy).Ah ! les belles années de la pop AM.HHH UN AMOUR D'ADOLESCENT Anne Renée AMOUREUSE France Castel MES GRANDS PRÉS VERTS Nicole Cloutier PARDONNE-MOI Mimi Hétu Disques Mérite Jean-Christophe Laurence Dans tous les sens n Pas facile de suivre Shivaree, groupe de Californie qui emprunte trop de chemins à la fois.En vrac : un peu de jazz par ici, un peu de soul par là, quelques vapeurs alternatives et puis voilà, le parfait petit groupe branché pour l'an 2000.Le résultat, évidemment, est un album inégal, dont les mauvais moments sont presque aussi nombreux que les bons moments.Fort heureusement, les bons moments sont vraiment bons (instrumentation jazz, six-cordes mélancoliques, voix léchées), au point de nous faire oublier les carences pourtant nombreuses repérées au fil des écoutes.Et lorsque la chanteuse Ambrosia Parsley se met à crooner sur des vapeurs nocturnes qui évoquent les premiers films de David Lynch, on peut difficilement résister.I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump est à consommer lentement avec un bourbon, les soirs de déprime.HHH I OUGHTTA GIVE YOU.Shivaree Capitol/EMI Richard Labbé Décevant n Il se passe de bien belles choses sur le dernier Fishbone.De fous arrangements à tour de bras, des cuivres énergiques, des invités de marque, parmi lesquels Gwen Stefani, George Clinton et deux Red Hot Chili Peppers.L'ennui, c'est que Fishbone en a oublié l'essentiel : l'écriture.On a beau chercher, se taper l'album d'un bout à l'autre pendant des heures, la triste réalité demeure : à part deux ou trois titres, rien n'accroche.On veut bien croire que le groupe a tout misé sur les rythmes ska et reggae, encore lui aurait-il fallu mettre un peu de viande autour de l'os.Signe inquiétant, Fishbone est à son mieux lorsqu'il se contente de copier outrageusement les pères fondateurs du funk : George Clinton sur Shakey Ground et Sly Stone, dont le classique Everybody Is A Star est ici retouché.De la part d'un groupe culte, tout cela est un peu décevant.HH THE PSYCHOTIC FRIENDS NUTTWERX Fishbone Hollywood/Universal Richard Labbé PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Karen Young : « La musique ancienne est une culture que j'adore, qui m'a énormément nourrie.Je voulais en témoigner.» Le Cantique des cantiques de Karen ALAIN BRUNET Après l'actualité la plus criante, voilà qu'elle scrute un passé lointain.Après avoir plongé dans l'univers du jazz contemporain, elle ratisse l'Ancien Testament, les musiques du Moyen Âge et de la Renaissance.Après Nice Work If You Can Get It, voici Canticum Canticorum, sa version du Cantique des cantiques.« Avec l'album précédent, explique Karen Young, je célébrais tout un pan de ma vie : le jazz.Je rendais hommage aux musiciens avec qui j'avais travaillé, qui m'avaient profondément influencée.» On connaît la musicienne, il lui fallait passer à autre chose.Ainsi donc, un autre pan de son imaginaire vient d'être mis en lumière.Tirés de l'Ancien Testament, extraits du Canticum canticorum, 20 tableaux poético-sonores viennent d'être mis en vente sur étiquette Ursh.Pour l'artiste, le Cantique des cantiques est le prétexte d'une formidable exploration.« La musique ancienne est une autre partie de ma vie, souligne Karen Young.J'ai été membre d'une chorale d'église pendant plus de dix ans.À l'époque, je chantais le samedi dans les bars jusqu'à 3 h et je me levais très tôt pour chanter à la messe ! C'est une culture que j'adore, qui m'a énormément nourrie.Et je voulais en témoigner.» Sa création du Cantique des cantiques, ô combien singulière, est donc le fait d'une démarche toute naturelle pour notre exploratrice.Immortalisés dans l'Ancien Testament, les textes sacrés réunis dans le Cantique des cantiques ont été créés autour du IIIe et du IIe siècle avant notre ère.Les interprétations sont multiples : des exégètes le considèrent comme une suite de chants érotiques du Moyen-Orient, la tradition juive y voit l'expression de la relation sacrée entre Dieu et son peuple, les chrétiens se l'expliquent comme le lien symbolique indéfectible entre Jésus et son église.En ce week-end pascal.Inutile d'ajouter que chaque époque, chaque communauté judéo-chrétienne a vu dans le Cantique des cantiques ce qu'elle a bien voulu y voir \u2014 d'autant plus que ces textes ne parlent pas directement de Dieu, fait unique dans la Bible.Alors, une relecture au tournant du troisième millénaire ?Karen Young s'en occupe.En 1994, Marianne Ackerman, femme de théâtre, avait demandé à Karen Young de composer et interpréter une série de chansons dans la pièce Sliding In All Directions, inspirée notamment du Cantique des cantiques.La création fut jouée au Monument-National en 1995, ce fut la bougie d'allumage de Canticum canticorum.La chanteuse explique le sens originel du projet : « Marianne voulait comparer notre vision moderne de l'amour, avec ce qu'elle comporte d'isolement et de cruauté, à l'amour ancien avec ses références à la fertilité et son culte du corps.Une fois la pièce terminée, la poésie sur l'amour à travers l'histoire n'a cessé de me hanter.C'est pourquoi j'ai décidé de m'imprégner totalement du Cantique des cantiques.» Par la suite, Karen Young a consulté un exégète, choisi les versions des textes sacrés (y compris les siennes) qu'elle allait mettre en musique.Parallèlement à cette recherche, la musicienne a créé des mélodies et arrangements en s'inspirant d'opéras et oratorios médiévaux, d'arias et récitatifs de différents styles, de traditions andalouses ou arabes.Et voilà le travail.Réunissant pas moins de 16 musiciens et chanteurs, Canticum canticorum témoigne de joyeux entrechoquements entre les traditions et références culturelles.Formations jazz, classique ou pop y ont été amalgamées.Les amateurs de patrimoine actualisé (Dead Can Dance, Ekova, etc.) seront ravis, les puristes pourraient être un tantinet déstabilisés ; Canticum canticorum ne vise pas à reconstituer les époques lointaines évoquées à travers les textes sacrés.« Au fur et à mesure que le projet a évolué, explique sa conceptrice, j'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas exactement de musique ancienne.C'était pourtant mon intention initiale.Par exemple, je me suis rendue compte que la basse était plus utile que le oud (le luth) dans plusieurs passages.Par ailleurs, j'ai ajouté un quatuor à cordes \u2014 sous la gouverne du violoniste Helmut Lipsky.Je suis très heureuse du travail que tous et toutes ont fourni.Chanteurs et musiciens ont manifesté une grande ouverture d'esprit.» Les spectacles de Canticum canticorum auront lieu l'automne prochain, à la suite de quoi Karen Young présentera des versions réduites (et même jazzy) de cette oeuvre considérable.« Maintenant, il faut tout organiser.Maux de tête.Je me dis souvent que mon prochain travail sera fait en trio ! » conclutelle en riant. 6LP1101D0422 D11 samedi 6LP1101D0422 ZALLCALL 67 01:00:05 04/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 D 11 Musique La magie blanche ensorcelle Montréal PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Pour la sixième année, des fêtards venus de partout en Amérique se vêtiront tout de blanc pour annoncer « à la montréalaise » la venue du printemps.C'est à dire en masse, en sueurs et en rythmes chauds.Près de 12 000 danseurs seront attendus demain soir au Palais des Congrès pour ce premier méga-événement de l'an 2000, le désormais traditionnel Bal en blanc, auquel se produiront une impressionnante brochette de DJ, dont Danny Tenaglia (du label Twisted), Deep Dish (Deep Dish Rec., Yoshitoshi), Kevin Yost (I !, Guidance) et Peter Rauhoffer (Twisted).« Des événements de cette ampleur sont un phénomène uniquement montréalais, m'explique avec un brin de fierté Patrick Laberge, l'un des instigateurs du Bal en blanc.Ça surprend toujours les DJ qui y sont invités : 12 000 personnes, y'a pas ça à Toronto, ni à Miami, ni à New York ! Et puisqu'il s'agit de la première grosse fin de semaine de congé après Noël, ça attire de nombreux touristes qui viennent ici pour danser au son du meilleur house.» Derrière cet événement majeur de la scène house nord-américaine, pas tellement plus de quatre personnes s'affairent à tout mettre en place.Réputé pour avoir fondé le légendaire Playground (le premier after-hours à Montréal), Patrick Legendre a été de toutes les éditions du Bal en blanc.Il est le premier à avoir fait venir Danny Tenaglia, au Playground, en 1995.« Danny et Peter (Rauhofer) sont des favoris de la scène montréalaise.Ils sont déjà venus dans le cadre du Bal en blanc, qu'ils adorent, rajoute Legendre.On essaie toujours de faire venir des DJ établis sur la scène, ainsi que des étoiles montantes.Mais le house, c'est notre marque de commerce ! » De cette façon, l'équipe du Bal en blanc veut adapter à sa façon le concept des white balls, qui se tiennent un peu partout aux États-Unis (le plus gros à San Francisco, avec près de 6000 personnes).« Je me souviens de l'ambiance du Lime Light (boîte-phare du house des années fin 70 et 80 à Montréal), et de son bal en blanc.C'est une énergie que nous avons toujours voulu recréer dans nos événements ».La crème du house Faisons le tour des DJ qui balanceront ces 250 000 watts de son au plexus des milliers de suaves danseurs.D'abord, Danny Tenaglia, alchimiste de la house marinée dans le trance qu'on a attendu, en vain, lors du party Day 01 du 1er janvier.Il sera de la partie ce soir, n'ayez crainte.Puis, Peter Rauhoffer, connu aussi sous les sobriquets Club 69 et Size Queen, l'un des plus fiers représentants de la scène nocturne gay de New York, avec ses galettes de house gonflées d'adrénaline qui dévastent les planchers de danse d'Amérique et d'Europe.Ensuite, faites place à Deep Dish, de Washington DC.La paire de producteurs Sharam Yayebi et Ali « Dubfire » Shirazinia, d'origine iranienne, cultivent des perles de house mâtiné de sons technos, d'instrumentation live occasionnelle et de basses racoleuses, dans une facture qui ne fait aucune concession, tel qu'exprimé sur leur album Junk Science.« Notre musique parle d'elle-même, précise le sympathique Sharam au téléphone.On y incorpore ce qui nous passe par la tête, jazz, funk, reggae, techno, peu importe.L'idée, c'est d'équilibrer ces influences.On refuse de jouer le jeu commercial, et on est très stricts là-dessus.C'est simple : on ne joue que la meilleure musique ! » ajoute-t-il comme s'il lançait un défi.Gare à vous, danseurs.Pulsations latines Kevin Yost fera office d'étoile montante.Producteur et DJ adulé issu de Waynesboro, un trou de la Pennsylvanie, Yost est un fin distillateur d'ambiances afro-latines qu'il sert sur le label deep house Guidance.Ses morceaux sont d'une rare musicalité et touchent invariablement nos cordes sensibles.« Chaque chanson que je crée est un sentiment, qu'elle soit plus deep ou plus énergique (voir le matériel sur le label I !), écrivait Yost dans une entrevue par courrier électronique.Parfois, je combine ces deux éléments dans ma musique.» Les influences latines sont récurrentes dans son oeuvre : « La musique latine a ce sens de la joie de vivre, de liberté et de réjouissances.C'est vivant et très rythmique et grâce à cela, elle aura toujours sa place dans les oreilles et les jambes des gens.» Bref, la vague latine, dans la musique house, n'est pas prête de s'éteindre.Enfin, ne manquez pas les talents locaux : Alain Vinet, Stéphan Grondin, Nic B (et sa formation Couch Potatoes), Jester et Little Eric.Surtout, n'oubliez pas de vous habiller en blanc ! BAL EN BLANC, au Palais des Congrès, le 23 avril, à 22 h.Info : 514 840-9164.Près de danseurs sont attendus au Bal en blanc. 6LP1201D0422 D12 sam.(Arts) 6LP1201D0422 ZALLCALL 67 00:57:04 04/22/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 Danse Les forces vives de Carpe Diem STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Danse Carpe Diem, fondée en 1995 par un groupe de jeunes finissants du baccalauréat en danse de l'UQAM, est plus qu'une simple compagnie.Ce collectif sert de lieu d'échanges et d'expérimentation à de jeunes chorégraphes- interprètes dans la vingtaine qui y évoluent selon leur propre rythme, tout en bénéficiant du soutien des autres membres.Une telle entraide s'avère très précieuse lorsqu'il s'agit de se faire un nom dans le monde incertain de la danse.Cette année, pour la première fois de leur histoire, les six membres de Carpe Diem font tous partie de la saison régulière de Tangente, un gage de vitalité individuelle et collective.À la mi-mars, Isabelle Chevrier présentait sa première création solo French Kiss et le trio Les Demi-Lunes Violentes, Saloon.Du 27 au 30 avril, deux autres membres du collectif, Marie-Julie Asselin et Emmanuel Jouthe, nous offriront une soirée sous le signe de la féminité, dans le cadre de la série Émergence.Emmanuel Jouthe a le vent dans les voiles.Porté aux nues par la critique, sollicité comme interprète par des chorégraphes aussi prestigieux que Paul-André Fortier (Jeux de fous) ou le chorégraphe allemand Félix Ruckert (Hautnah), cet hyperactif avoué en profite aussi pour présenter ses propres créations dans des lieux aussi lointains que Palerme en Italie.Cette année, il inscrit à son carnet une première commande, provenant conjointement du Festival Danse Canada, de Danse Immersion et du Centre national des arts, dont les spectateurs pourront voir un extrait à Tangente.La création 3 Centauromachia 4 s'inspirait au départ d'une sculpture de Michel-Ange, Centauromachia.Mais l'oeuvre puise maintenant sa quintessence à même l'énergie vive des six jeunes femmes avec lesquelles Emmanuel Jouthe a choisi de travailler.« Ce sont six jeunes femmes de caractères différents que j'apprends à connaître.Mais elles sont avant tout six danseuses, et être danseuse, ça prend du guts ! » affirme-t-il.Le chorégraphe nous propose donc sa perception des femmes comme objets de désir, personnalités fortes ou procréatrices.Il joue la carte de l'énergie brute qui a fait sa renommée : « C'est ma pièce la plus physique à ce jour.Je n'ai pas voulu m'arrêter à la différence d'énergie entre un homme et une femme, car je me devais d'y insuffler la mienne.« Même assis sur une chaise, en entrevue, Emmanuel Jouthe déborde d'une vitalité à peine contenue.Les six danseuses se sont presque transformées en guerrières : « Je veux recevoir de leur énergie à pleins poumons, être branché sur elles et non recevoir une chorégraphie ou une proposition spatiale.Ce n'est qu'à ce moment que leur personnalité ressortira, à leur insu.» Des Beltanes modernes Mère et La carrière de Marie-Julie Asselin se développe plus lentement que celle d'Emmanuel Jouthe.Enceinte de son deuxième enfant, elle prend conscience qu'il est parfois difficile de concilier le rôle de mère avec une carrière d'interprète.Pour l'instant, elle se concentre donc davantage sur son rôle de chorégraphe.Avec sept créations à son actif, présentées surtout dans de petits lieux alternatifs, Les Beltanes sera sa première incursion à Tangente.Cette oeuvre pour deux femmes vient clore un cycle de duos amorcé il y a cinq ans et s'inspire d'un rituel celte célébrant le solstice d'été.« J'ai essayé de transposer le mythe des Beltanes en une vision plus contemporaine.» Si les Beltanes d'alors communient avec la terre, celles de Marie-Julie Asselin, en souliers de course et en t-shirts, dansent au son du rap et du techno en cultivant leur lien au béton.« De nos jours, on a moins le respect de la nature et de l'environnement.(.) On cherche peut-être maintenant la terre à travers l'autre.« Si sa pièce comporte des références évidentes à l'univers féminin, soit à la Lune ou à la maternité, la jeune chorégraphe s'est aussi attardée à explorer les pôles masculins et féminins qui existent en chacun de nous en intégrant des portées moins typées et des manipulations plus carrées.Ces manipulations tiennent lieu de langage : « Au lieu de parler à l'autre, je la prends, la bouge et la place pour lui faire comprendre comment je me sens », explique- t-elle.Chaque membre de Carpe Diem développe un style chorégraphique qui lui est propre.Mais il existe tout de même une signature commune, soit le désir de créer des oeuvres qui reflètent leur génération et qui font honneur aux moments vrais de la vie, même au quotidien.LES BELTANES, de Marie-Julie Asselin, et 3 CENTAUROMACHIA 4, d'Emmanuel Jouthe, à l'Espace Tangente du 27 au 30 avril.Info : 514 525-1500.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Emmanuel Jouthe et Marie-Julie Asselin, du collectif Danse Carpe Diem, nous offrent un programme sous le signe de la féminité dans le cadre de la série Émergence, à Tangente. 6LP1301D0422 D13 sam.(Arts) 6LP1301D0422 ZALLCALL 67 00:57:12 04/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 D 13 Semaine du 23 avril 2000 SD CS 1 1 MARIA MARIA Santana 5 2 I TRY Macy Gray 2 3 I'M OUTTA LOVE Anastacia 3 4 ONLY GOD KNOWS WHY Kid Rock 10 5 BE WITH YOU Enrique Iglesias 7 6 BETTER MAN J.Gaines & Soul Attorneys 9 7 YOU SANG TO ME Marc Anthony 13 8 SEXBOMB Tom Jones 14 9 THE BAD TOUCH Bloodhound Gang 4 10 OTHERSIDE Red Hot Chili Peppers 12 11 THIS TIME AROUND Hanson 6 12 AMERICAN PIE Madonna 8 13 NEVER LET YOU GO Third Eye Blind 18 14 WHEN Shania Twain 11 15 IS ANYBODY HOME?Our Lady Peace 19 16 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton 20 17 THONG SONG Sisqo 15 18 RUN TO THE WATER Live 29 19 OOPS.! I DID IT AGAIN Britney Spears 22 20 PRIVATE EMOTION Ricky Martin 23 21 CRASH AND BURN Savage Garden 24 22 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 25 23 CAN'T STOP Jacksoul 27 24 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo Daddy 26 25 S CLUB PARTY S Club 7 30 26 THE ONE Backstreet Boys 21 27 IT FEELS SO GOOD Sonique \u2014 28 (MUCHO MAMBO) SWAY Shaft \u2014 29 MY WORLD IS YOU Oliver Haze \u2014 30 PARTY ALL NIGHT Mytown SD CS 3 1 LE MENTEUR Nicola Ciccone 1 2 TENDRE FESSE Éric Lapointe 2 3 QUAND JE PENSE À TOI Chris de Burg 5 4 JUSTE POUR TE PLAIRE Sylvain Cossette 6 5 LES NOTES Natalie Lorio 7 6 PSYCHOLOGUE Kevin Parent 4 7 TU DIS RIEN Louise Attaque 9 8 COMME TOI Infini-T 12 9 JE VOUS EMMERDE Katerine 11 10 SOLEDAD Pascal Obispo 13 11 ROCK POUR UN GARS DE BICYCLE (REMIX) Diane Dufresne 18 12 J'IRAI OU J'IRAI PAS Luc De Larochelière 14 13 LES PARFUMS DE SA VIE Florent Pagny 15 14 JE RESTERAI MOI Jodie Resther 16 15 SI TU M'AIMES ENCORE Mitsou 17 16 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel 20 17 SEPTIÈME CIEL Jane Fostin 10 18 TOMBÉE DE TOI Isabelle Boulay et France D'Amour 23 19 LOIN DE CHEZ MOI Bruno Pelletier 21 20 QUI EST CET HOMME Laurence Jalbert À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) La Chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams.Mise en scène de Fernand Rainville.Trad.de Michel Dumont et Marc Grégoire.Avec Maude Guérin, Normand D'Amour, Michel Dumont, Rita Lafontaine, Marc Legault, Guy Provost, Adèle Reinhardt et Alain Zouvi.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 13 mai.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Auj., 15h et 20h; dim., 15h, La Cerisaie, de Anton Tchekhov, texte français de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Monique Miller, Annick Bergeron, Micheline Bernard, Vincent Bilodeau, Jean-François Casabonne, Suzanne Clément, Antoine Durand, Jeremy Gagnon, Benoît Girard, Jacques Godin, Germain Houde, Anne-Catherine Lebeau et David Savard.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Rêves, de Wajdi Mouawad.Avec Éric Bernier, Manon Brunelle, Estelle Clareton, Pierre Collin, Pascal Contamine, Claude Despins, Michel F.Côté, Marie-Claude Langlois, Steve Laplante, Isabelle Leblanc, Hélène Loiselle et Louise Turcot: 20h.Jusqu'au 6 mai.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis) Exils, de Philippe Soldevia, Robert Bellefeuille et Marcia Babineau.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Marcel Aymar, Robert Bellefeuille, Ginette Chevalier, Annie La Rochelle, France La- Rochelle, Diane Losier et Éloi Savoie; 20h.Jusqu'au 6 mai.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) L'Homme assis et comme des chaises, de Marie- Line Laplante.Avec Michel Bérubé, Marie-Josée Gauthier, Dominic La Vallée, Denis Lavalou, Michel Lavoie et Vincent Magnat.Du mar.au sam., 19h30.Jusqu'au 29 avril.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Électre, de Sophocle.Trad.de Jacques Lacarrière.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux, Andrée Lachapelle, Marc Béland, Anne Dorval, Christiane Pasquier.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 20 mai.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Auj., 20h30, Élyse 111, de Diane Dubeau et Michel Laporte.Avec Daniel Desputeau, Diane Dubeau, Hugues Fortin et Jean Maheux.- Auj., 23h, Culpa, de Evelyne de la Chenelière.Mise en scène de Daniel Brière.Avec Violette Chauveau, Évelyne de la Chenelière, Miro, Paul Savoie.LA LICORNE (4559, Papineau) Les 7 jours de Simon Labrosse, de Carole Fréchette.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Philippe Cousineau, Daniel Parent et Sophie Vajda.Production du Théâtre de la Manufacture.Mar., jeu., ven., sam., 20h; mer.: 19h.Jusqu'au 29 avril.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Pucci.un jour tu verras, de Olivier Aubin et Stéphane Bellavance.Mise en scène de Olivier Aubin.Avec Stéphane Bellavance.Production du Théâtre de l'Escargot Rouge.Du jeu.au dim., 22h; dim., 20h.Jusqu'au 28 avril.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Auj., 20h, Extasy-land.com, de Jean-Frédéric Messier.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Stanislas Da Col, Tristan Dubois, Eve Duranceau, Vladana Milicevic, Frédéric Paquet, Marie-Hélène Racicot et Dominic Théberge.USINE C (1345, av.Lalonde) Cruising Paradise, théâtre danse de Pigeons International.Mise en scène de Paula de Vasconcelos.Avec Nathalie Claude, Stéphane Crête, Anne Bruce Falconer, Geneviève Martin, François Papineau, Luc Proulx et Paul-Antoine Taillefer 20h.Jusqu'au 29 avril.3997 (St-Laurent) Dummies in the Mirror.Présentation de Dummies Theatre.Du mer.au dim., 20h45.Jusqu'au 30 avril.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Ven., 20h, Arsénic et vieilles dentelles, de Joseph Kesselring.Mise en scène de Luc Meloche.THÉÂTRE DU MAURIER (Monument-National, 1182, St-Laurent) Auj., mar., mer., jeu., ven., 20h30, Fièvre jaune, de Carl Roy.Mise en scène de Philippe Soldevilla.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Presque par hasard une femme, Élizabeth, de Dario Fo.Mise en scène de Patrice Tremblay.Avec Sylvie Bibeau, Ghislain Bourdeau, Manon Cardinal, Érik Christensen, Judith Gauthier et Patrice Tremblay.Ven., sam., 20h.Jusqu'au 13 mai.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Ven., 20h30, Carpe Diem 21, 3 Centauromachia 4, d'Emmanuel Jouthe, et Les Beltanes, de Marie- Julie Asselin.Musique CHÂTEAU RAMEZAY Auj., lun., mar., jeu., ven., 20 h, Lucas et Cécile (Joseph Quesnel, reconstitution: John Beckwith et Pierre Turcotte).L'Opéra du Château.Pascale Beaulieu, soprano, Michèle Losier, mezzo-soprano, Dominic Alexandre, Yves Gauvin et Marc Louis, ténors.Mise en scène: Pierre Turcotte.Au piano: Denis Alain Dion.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 20 h, Musica Camerata Montréal.Khatchaturian, Prokofiev, Chostakovitch, Stravinsky.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14 h, Karine Boudreault-Desgagnés, violoniste, Julie Brunet, altiste, Igor Kuntu, guitariste.BASILIQUE-CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE Dim., 15 h 30, Hélène Dugal, organiste.Titelouze, Bach, Mendelssohn, Alain.SALLE PIERRE-MERCURE Mar., 20 h, Ensemble des Idées Heureuses, Andreas Staier et Geneviève Soly, clavecinistes.Concertos pour un et deux clavecins (Bach).Mer., 20 h, Andreas Staier, claveciniste.Variations Goldberg (Bach).CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Mer., 20 h, conférence de Serge Lacoste: le rock.Jeu., 20 h, Francesco Schlimé, pianiste.J.C.Bach, Spassov, Rachmaninov, Stravinsky.MAGASIN OGILVY (Salle Tudor) Jeu.et ven., 11 h et 17 h 45, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Catherine Perrin, claveciniste.Variations Goldberg (Bach, arr.Labadie).CONSERVATOIRE Jeu., 13 h, Andreas Staier, claveciniste: masterclass publique.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Jeu., 19 h 30, Mayumi Seiler, violoniste, Neal Gripp, altiste, Desmond Hoebig, violoncelliste, et Andrew Tunis, pianiste.Quatuor K.478 (Mozart), Sérénade op.10 (Dohnanyi), Quatuor op.60 (Brahms).Concerts CBC.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Jeu., 20 h, Das Rheingold (Wagner).Opéra de Montréal, version concert.Greer Grimsley, basse, Gary Bachlund, ténor, Gary Simpson et Peter Strummer, barytons, Joanne Kolomyjec, soprano, Joyce Castle, mezzo-soprano.Orchestre Métropolitain.Dir.Joseph Rescigno.Ven., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Emmanuel Krivine.Marc-André Hamelin, pianiste.Concerto pour piano no 2 (Liszt), Symphonie no 4 (Tchaïkovsky).Week-ends de l'OSM.ÉGLISE DU N.-D.-DU-T.-S.-SACREMENT (500, Mont-Royal E.) Ven., 20 h, Ensemble Pentaèdre.Pärt, Pilss, Barber, Françaix, D'Rivera.CHAPELLE N.-D.-DE-BON-SECOURS (400, Saint-Paul E.) Ven., 20 h, Les Boréades de Montréal et Matthew White, haute-contre.Cantates et sonates de Buxtehude, Erlebach, Bach, Telemann.ÉGLISE ERSKINE AND AMERICAN Ven., 20 h, Choeur de l'église, avec orchestre.Dir.John Grew.Cantates BWV 42, 66 et 112 (Bach).SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Ven., 20 h, Musique de Bali pour gamelan, avec danse.Dir.Sylvain Mathieu.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Ven., 20h, Yves et Martin.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Ven., 20h, Bob Walsh et le Quatuor à cordes Allard.MÉTROPOLIS Ven., 20h, Third Eye Blind et Tonic en première partie.CABARET (2111, St-Laurent) Dim., 20h, Ligue d'improvisation montréalaise: Verts Vs Blancs; ven., 20h, Lynda Lemay.CASINO DE MONTRÉAL Au Cabaret qui chante.Avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu'au 8 juin.CASINO DE MONTRÉAL Country 2000, hommage aux grands noms du country, tels que Kenny Rogers, Anne Murray, Willie Nelson, Dolly Parton, Garth Bookds, Shania Twain, Patrick Norman, Renée Martel, Willie Lamothe.Du mer.au dim., 21h.Jusqu'au 7 mai.MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 21h, Thomas Chapland; 22h30, Adam Karch; dim., 21h, Angel; 22h30, Steve Hill; mer., 21h, Jimmy James; jeu., 21h, Colin James; ven., 21h, Rick L.Blues; 22h30, Trudy Lynn et les Jalouses du Blues.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Mer., 20h, découvertes, poésie, jeunesse.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, Slave Unit & 2=Symptom5.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 21h, James Solberg.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Alex Sohier et Dany Pouliot.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Alain F.Lamontagne et Félix Leroux.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., 21h30, Youssou Seck; mer., 22h, Sunroots.KOLA NOTE (5340, av.du Parc) Ven., 22h, La Nuit des Celtes, avec Orealis, Maeve, André Daneau, Ess'N'Club et Swift Years.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Rythmes du monde; lun., 20h30, Stephen Barry Band; mer., 21h, John Mc Gale; jeu., 21h, Denis Giguère; ven., 21h, Roxy The Riders.ZONE (1186, Crescent) Auj., 21h, Jason Mitchell.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.0 Auj., 22h, Trio Jean-François Groulx; lun., 21h30, Spirale; mar., 21h30, Safran.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 22h, Mario Fredette et Richard Lachapelle; mer., 22h, July d'Ann; jeu., 22h, Serge Lachapelle et Ian Parenteau.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 20h45, Ivan Moreno.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Léandre; dim., 22h, Skip Bey et Tim Jackson; mer., 22h, Félix Stüssi et Alex Bellegarde; jeu., 22h, Quintette Kate Wyatt.LE LAURIER (5141, St-Denis) Auj., 22h, Blue Mercury; mer., 21h30, Gino Dickie; jeu., 22h, hommage à Joe Dassin avec Raphaël Torr.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Blue Lézard; dim., 22h, Nick Payne et Rick Weston; jeu., 22h, Sound Brigade.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et Jacques Rochon; dim., 21h, Thierry Fortuit chante Brel; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Raphaël Torr chante Joe Dassin; mer., 21h30, soirée Gainsbourg avec Bonnie & Clyde.LE SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, Aliens.JELLO (151, Ontario E.) Auj., P.Perpall et Nancy Martinez; dim., Veruschka; lun., Atomic Cocktail: dès 21h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Quartette Brian Hurley; lun., Joshua Rager; mar., Paul Shrofel: dès 21h.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Wicked Access.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., dès 21h, Pat Lesyk.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h, Buzz Station.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Auj., 22h, les Gitans d'Osman.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Ven., 20h, Renée Claude.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Auj., 20h, Jesus Christ Superstar, d'Andrew Lloyd Webber, adapt.française d'Édith Myers.Avec Jean-François Poulin.Présentation de Kazida.BOURBON STREET (Ste-Adèle) Auj., 20h30, Stéphane Fallu et Nathalie Raymond.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Garolou.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Shawn Phillips.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Les Malentendus.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Culbutes: oeuvre d'impertinence et Ligne abstraite: série langage plastique.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Dallaire, Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques.Du mar.au dim., de 11h à 18h.LA GALERIE D'ART (1390, Sherbrooke O.) Exposition Réalité ou Illusion?.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 20h; sam., dim., de midi à 16h.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE D'ART DE ST-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Trajectoires, la céramique au Québec des années 1930 à nos jours, Cols et manchettes de dentelle, Phantasses et soucoupes, céramiques de Léopold L.Foulem.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Hrafnhildur Arnardottir, Margret Haraldsdottir Blondal, Hildur Bjarnadottir, Magnus Sigurdarson et Katrin Sigurdardottir.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 7 mai.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Métamorphose Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Exposition Encore.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 6 mai.BORDUAS (207, Laurier O.) Monotypes de Michel Lancelot et Nadia Turovsky.Eaux-fortes de Walter Bachinsky.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres d'Aude Moreau et sculptures de Millie Chen.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 6 mai.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Photographies de Joshua Radu.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 16h; dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 avril.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions En chantier: les collections du CCA et Vues et points de vue: l'architecture de Borromini dans les photographies d'Edward Burtynsky, et Les lieux de la couleur.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE COPIE-ART (813, Ontario E.) Oeuvres de Sylvain Lavallée.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 10 mai.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Exposition Chaises Création.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 29 avril.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Clint Griffin, Jennifer Mc Mackon, Kelly Richardson, Brent Roe et Melody Young.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC À MONTRÉAL (4247, St-Dominique) Oeuvres de Micheline Beauchemin, Carole Gauron, Nathalie Lafortune, Dominique Morel, Vita Plume et Carole Simard-Laflamme.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 28 avril.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, Place d'Youville) Auj.et dim., de 10h à 17h, exposition Témoins, chronique d'un non-événement, photographies de Gunther Gamper, Pascal Teste, David Kopytko et Patricia Gonzalez.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, de Maisonneuve E.) Raoul Servais - Itinéraire d'un ciné-peintre.Du mar.au dim., de 13h à 18h; entrée libre le mercredi de 18h à 20h30.Jusqu'au 30 avril.ÉDIFICE BELGO (espace 522, 372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Laura Porcelli.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 29 avril.ÉDIFICE BELGO (espace 414, 372, Ste-Catherine O.) Oeuvres d'Éric Aubertin, François Letourneux et Marc-Yvan Poitras.Jusqu'au 30 avril.ESPACE 200 (307, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Marc-Antoine Nadeau.Du mar.au sam., de 11h à 18h.Jusqu'au 29 avril.F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Gérard Dubois et Alain Pilon.Jusqu'au 30 avril.FARFELU (39, Somerville, Westmount) Verre d'art contemporain de Jean Bélanger.Jusqu'au 8 mai.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Peintures de Jean Gaudreau.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 6 mai.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Petits formats de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.GALERIES D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Riopelle, Borduas, Lemieux, Mousseau, Dumouchel, Fortin, Surrey, Hurtubise, Brandtner, Castelli.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Dès ven., exposition Ailleurs: Édouard Baldus, Robin Collyer, Guy Pellerin dans le cadre de Carte grise à Pierre Dorion.Du mer.au dim., de midi à 17h.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Norman Laliberté.Jusqu'au 27 avril.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Oeuvres de Dorothy Grostern.Du mar.au ven., de 14h à 17h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Formes multiples.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 28 mai.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av., St-Just) Peintures de Michel Beaucage.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Sculptures de Jean Brillant.Jusqu'au 29 avril.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Exposition Voir la ville en couleur, oeuvres de P.Rodrigue, Tougas et L.Zegray.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Marc Tremblay et André Boisvert.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 29 avril.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Monique Bédard, Juan Cristobal, Jan Delikat et Albric Soly.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Johanne Cullen, André Leblanc et Janusz Migacz.Jusqu'à lundi.GALERIE ELENA LEE - VERRE D'ART (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Daniel Crichton.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 25 avril.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Laylah Ali.Du mer.au ven., de 10h à 18h; sam., dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN (Centre des arts Saidye Bronfman, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition À corps perdu, d'Eldon Garnet.Jusqu'au 28 mai.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes de John Fitch, Miss Drke et E.de Puydt.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres d'Alexis Arts, Jean-Pierre Lafrance et Nicole Payette.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 3 mai.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Expositions Mont Royal - un monde à part, photographies de Linda Rutenberg, et Dans les profondeurs de la ville: les ravins de Toronto, photographies de Steven Evans.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 3 juin.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition La peinture tingatinga.Jusqu'au 30 avril.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul) Oeuvres de ZYK et Marc Tétro.Jusqu'au 28 avril.GALERIE SEAGRAM'S (453, St-François-Xavier) Oeuvres de Juan Aquino.Jusqu'au 14 mai.GALERIE SHAYNE (5471, av.Royalmount) Sculptures de Gérard Bélanger.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h30 à 17h.Jusqu'au 29 avril.GALERIE TREMBLAY-MONET (460, Ste-Catherine O., espace 300) Oeuvres de Steven Spazuk.Du mer.au sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 29 avril.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Suzy Lake.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle.GALERIE DE L'UQAM (1400, Berri) Exposition Printemps Plein temps 2000.Tous les jours de midi à 18h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) LIthographies et oeuvres sur papier de Jean-Paul Riopelle.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 29 avril.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Auj., oeuvres de John Vandenengel.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Exposition Les Interstices, oeuvres de Suzanne Grégoire et Lynn St-Germain.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE WADDINGTON & GORCE (1446, Sherbrooke O.) Estampes internationales.Jusqu'au 6 mai.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Auj., oeuvres de Catherine Perdreau, Lyse R.Caron et Liam Murphy.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Installation de Patricia Reed.Jusqu'au 7 mai.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Peintures de Leng Heng.Du mar.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 7 mai.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de France Choinière.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Exposition Un Quatuor de l'estampe, oeuvres de Louis Pelletier, Carlos Calado, Julie Pelletier et Elmyna Bouchard.Du mer.au sam., de 11h30 à 17h30.Jusqu'au 20 mai.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de David Blatherwick et Alexandre David.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 20 mai.USINE C (1345, av.Lalonde) Oeuvres d'Yves Boucher.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 20 mai. 6LP1401D0422 D14 sam.(Arts) 6LP1401D0422 ZALLCALL 67 01:00:15 04/22/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 Du poissonnier au cuisinier De Ferme-Neuve à Charlevoix Deux lauréats, deux catégories, deux régions : la première remise des médailles du Renaud-Cyr vient d'avoir lieu.Éric Bertrand, chef de cuisine à l'Auberge des 3 Canards, à Pointe-au-Pic, dans Charlevoix, a été honoré dans la catégorie « chef ».Claude Desrochers et Marie-Claude Dupuis, propriétaires de la Ferme apicole Desrochers D.inc.à Ferme-Neuve, dans les Laurentides, l'ont été dans la catégorie « artisan ».Le Renaud-Cyr a été conçu pour être « une reconnaissance ».Reconnaissance des professionnels de l'agroalimentaire et de la cuisine québécoise qui, « par l'excellence de leur savoir-faire, participent largement à la création d'une cuisine québécoise et à l'essor des régions du Québec.Par leur travail, ils contribuent au développement de la culture culinaire québécoise ».Le Renaud-Cyr a été créé à la mémoire de ce cuisinier, propriétaire du Manoir des Érables, à Montmagny, qui a été l'un des premiers à croire à l'avenir des Québécois en cuisine et à valoriser l'utilisation des produits régionaux.Sa philosophie mettait en évidence le partenariat qui doit exister entre les cuisiniers et les producteurs pour développer une cuisine qui ait des racines.C'est sur l'importance de ce partenariat et sur le souci de former une relève qu'était basé le Renaud- Cyr.Producteurs et cuisiniers ont besoin l'un de l'autre.On comprend facilement qu'un cuisinier ait besoin de produits pour travailler.Mais on oublie qu'un producteur a besoin des conseils de ce transformateur de première ligne qu'est le cuisinier, pour améliorer et diversifier sa production.L'un et l'autre sont complémentaires.Et c'est sur le développement solide de cette relation que repose la qualité d'un véritable gastronomie québécoise.Éric Bertrand, récipiendaire du Renaud-Cyr dans la catégorie « chef », incarne bien cette vision.Il est à l'origine de la création de la Table agro-touristique de Charlevoix.Un exemple qui a été suivi par d'autres régions.Le succès de cette entreprise tient au rapprochement basé sur la complémentarité et le respect mutuel de l'identité du producteur et du cuisinier.« Grâce à la fraîcheur et à la particularité de nos produits locaux, nous avons pu construire une cuisine savoureuse et typée.La cuisine de Charlevoix est née.» La Ferme apicole Desrochers a su tirer profit des avantages d'une région éloignée : l'absence de pollution permet aux abeilles de butiner des fleurs pures.D'un miel particulier (l'un est parfumé à la menthe), Claude Desrochers et Marie-Claude Dupuis ont fait un hydromel liquoreux baptisé La Cuvée du Diable que les cuisiniers et les pâtissiers ont aidé à faire connaître en le faisant entrer dans des sauces, des gelées, des mousses de foie gras.Une médaille a été remise à deux cuisiniers qui ont été les premiers « fils spirituels » de Renaud Cyr, Marcel Bouchard, de l'Auberge des 21, et Laurier Therrien, de Gibiers Canabec.GASTRONOTES Françoise Kayler La Sirène de la Mer a fait peau neuve.Rue Dresden, le restaurant a transformé l'immeuble anonyme où l'éditeur Le Nordais produisait une belle revue qui traitait de gastronomie en y mettant des grains de sel et de poivre.Sous l'enseigne, comme avant les rénovations du rez-dechaussée, le poisson continue d'être roi.À cette adresse vivent une poissonnerie et un restaurant.On a le choix d'entrer dans le magasin et de ressortir avec une prise.On peut aussi s'asseoir au restaurant, aller choisir un poisson dans la poissonnerie, et revenir le déguster à table.C'est dans une coquille nacrée que loge cette sirène.Le décor est impressionnant.Des colonnes, des colonnades, des plafonds en caissons en imposent.Derrière le bar immense un grand miroir intrigue.Un espace totalement vitré offre le spectacle de nombreuses bouteilles couchées pour être remarquées.Pourtant, tout est simple dans ce restaurant.Le service a le sens de l'accueil.La clientèle se sent chez elle.Elle a quelque chose de peu commun à Montréal : les enfants (et même les bébés) accompagnent les parents.Et les grandsparents, du moins ceux qui ont l'âge de l'être, sont aussi bien accueillis que les jeunes gens à la mode.Les familles s'y retrouvent, les amis aussi.Une salle fermée accueille les fumeurs et les fumeurs de cigares y sont à l'aise.Même si c'est dommage de ne pas le faire, on peut choisir de manger autre chose que du poisson.Des grillades sont offertes.Et si on ne veut pas aller choisir le poisson à la poissonnerie (ce qui est dommage aussi, car le choix y est impressionnant), on peut commander quelques plats marins cuisinés simplement.En entrée, la Sirène de la Mer propose tout cet assortiment de petits plats qu'offrent les restaurants grecs et que soignent particulièrement bien les restaurants libanais.Dans la corbeille, le pain pita est protégé.En guise de mise en appétit, un plat de crudités marinées, olives, petits piments, etc., est placé sur la table.Il faut s'en méfier si l'on veut goûter le vin ! Entrée de luxe : les crevettes grillées (13,99 $ pour six).On peut les partager et les accompagner d'une autre entrée, une salade d'aubergine, par exemple, que le service propose de servir en demi-portion.Bien grillés, fermes et tendres à la fois, les crustacés n'avaient besoin que d'un filet de citron pour être mis en valeur.La salade d'aubergine, qui marie le cuit et le cru avec légèreté et saveur, montre bien toutes les qualités de ce légume que l'on connaît mal.Grillé, débarrassé de ses arêtes et servi sur un grand plat, le poisson n'est accompagné que de citron.Il avait les qualités que l'on attendait.Des frites pouvaient l'accompagner, meilleures au goût qu'à la vue.Au dessert, la crème renversée, douce en crème et en caramel, avait de grandes qualités.La crêpe roulée sur une préparation parfumée à l'eau de rose, qui porte le nom de kadayef, met un beau point final au repas.La Sirène de la Mer, qui soigne le choix et le service des vins, n'accorde aucune attention à la qualité des verres.Ce qui est étonnant dans ce décor.SIRÈNE DE LA MER 114, rue Dresden Mont-Royal 514 345-0345 (réservations : une bonne précaution) Crevettes grillées Salade d'aubergine Bar grillé Crème renversée Katayef Café Menu pour deux, avant taxes et service : 48,25 $ RESTAURANTS Françoise Kayler Brunch musical de Pâques à l'italienne 15,95$ adulte 8,95$ enfant Fondé en 1968 FINE CUISINE ITALIENNE FRUITS DE MER I PIZZA FOUR À BOIS 3132, rue Sherbrooke Est Montr al (514) 527-8313 (514) 521-0194 3872, boul.Saint-Charles, Pierrefonds R servations: (514) 620-4444 Tous les vendredis et samedis soirs, souper dansant avec orchestre « Live ».Super brunch de Pâques.Dimanche 23 avril de 10 h à 15 h Brunch de Pâques Rôti d'agneau, rôti de boeuf au jus, poulet, pâtes, déjeuner complet, fruits de mer, fromages, salades, fruits, délicieux desserts.et plus! 1695$ Venez en famille Chocolat pour les enfants (Enfants moins de 10 ans 7 95 $) Réservations: (514) 866-3175 39, rue St-Paul Est, Vieux-Montréal AU VIEUX-PORT par personne Stationnement gratuit en arrière Table d'hôte Le midi895$ à partir de Stationnement facile et gratuit Les fins de semaine, le chef vous propose ses menus.Dégustations et découvertes! Dimanche 23 avril Dîner et souper Menu spécial Paques Réservez maintenant 1550, rue Fullum (coin de Maisonneuve)\u2014 523-2551 BRUNCH DE PÂQUES Adultes: 20 $ Enfants: 13 $ Table d'hôte de Pâques À partir de 21,95 $ Musicien Réservez dès maintenant 158, rue Saint-Paul Est Tél.: (514) 866-5194 / 866-5988 6LP1501D0422 D15 sam.(Arts) 6LP1501D0422 ZALLCALL 67 00:57:22 04/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 D 15 Une dégustation des portos de Taylor Le porto millésimé 1997 d'un des plus célèbres producteurs de ces vins, Taylor Fladgate & Yeatman, était hélas ! absent de la dégustation de vins de ce millésime qu'a tenue il n'y a pas si longtemps la SAQ à l'intention de la presse spécialisée.Lundi de cette semaine, cependant, en présence d'un des deux actionnaires de cette firme, Huyshe Bower, la presse a eu l'occasion de goûter ce vin, en même temps que 13 autres portos de la même maison.Le Taylor 97 fut, à mon sens, la vedette incontestée de cette dégustation Bleu nuit, il a un splendide nez de fruits noirs, aux notes.de bleuets et de violettes, profond, mais sans rien d'énorme, avec une bouche compacte, très serrée, et en même temps élégante, aux saveurs éclatantes, et puis sans le côté géant, monumental d'un millésime comme 1994.Bref, un très grand porto millésimé, ou vintage, comme on dit également, qui compte de toute évidence parmi les grandes réussites de 1997.HHHH(H) « Vous pouvez oublier le 1994 pour 20 ans, et vous pouvez même le garder 40 ans encore, disait M.Huyshe Bower.Le 1997, lui, sera à boire entre 15 et 20 ans d'âge.» Autrement dit, entre 2012 et 2017, quoique, comme tous les très jeunes portos millésimés, il soit en ce moment absolument délectable.Mais, bien sûr, ce n'est pas donné, ce vin ayant été vendu au prix de 125 $ la bouteille, dans le cadre de la dernière opération de vente par correspondance de la société d'État, qui en a passé une nouvelle commande de 100 caisses.Il réapparaîtra donc sous peu sur le marché, au même prix.À quel autre millésime ressemble 1997 ?Pour certains, il est très proche de 1992, pour d'autres de 1991.M.Bower juge, lui, qu'il est plutôt semblable à ce que fut 1970, excellent millésime qui donna pour les portos des vins concentrés, serrés et dont certains sont sans doute encore délectables aujourd'hui.Le Château Latour du Douro Le milieu du vin a l'habitude d'établir des comparaisons entre les portos millésimés des firmes exportatrices de porto et les grands bordeaux rouges des domaines réputés du Bordelais.Ainsi, à cause de sa concentration, de son grand potentiel de garde, de sa puissance et de son équilibre, mais également de son prestige, le Taylor, lui, est considéré unanimement comme le Château Latour du Douro, ce premier grand cru classé de Pauillac étant, lui aussi, un vin alliant puissance, densité, et longévité exceptionnelle.Autrement dit, le style des deux vins a beaucoup en commun.Maison fondée en 1692 (elle a donc plus de 300 ans), Taylor, qui connaît au Québec beaucoup de succès, notamment avec son late bottled vintage, ou LBV (17 000 caisses vendues l'an dernier !), fit donc goûter ce jour-là 13 autres vins.Voici de brèves descriptions des vins disponibles, dans l'ordre où ils furent dégustés.Chip Dry Taylor.Un porto blanc, dans le style Taylor ! C'està- dire ample, concentré, débordant de fruit, et élaboré avec 80 % de Malvoisie.La couleur est jaune citron, le bouquet de grand volume, genre citrons confits, avec quelque chose qui rappelle la camomille.Corsé, sucré sans qu'il le soit beaucoup, son goût persiste un long moment.D'une étonnante qualité.selon l'auteur de ces lignes, pourtant très peu porté sur les portos blancs.164111, 20,80 $, HHH(H) $$$ à boire.Suggestion de Huyshe Bower : le boire en apéritif coupé avec moitié de tonic water ou d'eau minérale, « une feuille de menthe », et des glaçons.Ou tel quel, très frais.First Estate.C'est, celui-là, un porto rouge, non millésimé, appartenant à la famille dite vintage character (un assemblage de jeunes portos d'environ cinq à sept ans).Grenat foncé, bien en chair, assez corsé, c'est un vin comparable à certains late bottled vintages, aux arômes à la fois de fruits rouges et cuits.Dans les succursales ordinaires (SO), 17,65 $, HH(H) $$ 1-2 ans.Produit vedette de cette maison, le LBV 94 Taylor, bien concentré (et plus qu'il ne le paraissait à son arrivée sur le marché québécois), sera remplacé vers l'été par le LBV 95, plus délicat, de facture classique, et, m'a-t-il semblé, moins compact que le First State, tout en étant plus distingué que ce dernier.SO, 19,35 $, HHH $$ 5-6 ans.Chaque producteur de portos a son style de tawny 10 ans.Le Tawny 10 ans Taylor, lui, est un vin à la couleur brunâtre, foncée, au bouquet large, aux notes marquées de torréfaction (bois brûlé, caramel, cassonade, etc.).« Vanille, chocolat au lait, café », disait le producteur au sujet des arômes qu'il y détectait.Il est tout aussi relevé en bouche, avec des saveurs, donc, très affirmées.SO, 34 $, HHH $$$($) Tawny 20 ans.Malgré son prix, la SAQ vient de commander 840 autres caisses de ce vin ! Moins coloré que le 10 ans, il a un beau bouquet nuancé, distingué.Et la bouche suit, charnue, séduisante, et un après-goût qui dure un très long moment.Superbe tawny.149047, 67,50 $, HHH(H) Tawny 30 ans.En vente seulement à la succursale Signature (à Montréal), c'est un vin.presque aérien, si on peut dire, subtil, nettement moins corsé que le 20 ans.« C'est un peu comme un vieil armagnac.L'eau-de-vie domine », disait Huyshe Bower.Très cher.540252, 150 $, HHH(H) Tawny 40 ans, un vin très rare, comme le 30 ans.Aussi en vente à Signature seulement.Des odeurs marquées de bois brûlé, de caramel, de cassonade, etc.Plus corsé que le 30 ans, avec encore là le boisé qui domine largement.Beaucoup trop cher.195 $, HHH(H) À noter, enfin, que les tawnies, qui ont déjà subi l'effet de l'oxydation, peuvent tous se conserver de nombreuses années sans problème.Les portos millésimés Après le Taylor 97, suivit le.Quinta de Vargellas 95, et donc le porto millésimé élaboré essentiellement avec les fruits de ce domaine, qui est le plus réputé de ce producteur.Presque opaque, la robe est un peu évoluée, légèrement grenat, le bouquet de très bon volume, de fruits noirs, avec des notes de violettes qui apparaissent une fois le vin dans le verre depuis un moment.Serré en bouche, dense, équilibré, relativement corsé, mais semblant un peu unidimensionnel au départ, il devient de plus en plus nuancé avec l'aération.Grand vintage.480566, 75,75 $, HHHH 10-12 ans.Quinta de Vargellas 88.Une robe davantage évoluée, un bouquet riche en nuances (fruits noirs, fruits noirs secs, violettes, etc.).Mais, m'a-t-il semblé, très sucré, sans l'élégance ni la matière du 95.540245, 77,25 $, HHH(H) 2-3 ans.Quinta de Terra Feita 87, d'un autre domaine de Taylor.Bouteille défectueuse ?Toujours est-il que le vin manquait de fraîcheur et avait des odeurs de vin semblant sur son déclin.Quinta de Terra Feita 86.Moins concentré que les autres, mais, celui-là, pourvu d'un beau bouquet dans le genre de celui du Quinta da Vargellas 88.Relativement corsé quand même, un beau fruit, des arômes de violettes.509109, 77,25 $, HHH(H) 2-3 ans.DU VIN Jacques Benoit Huyshe Bower Avril au Portugal au Vieux-Montréal au Fine cuisine portugaise Fados, guitares, piano 7 soirs Fruits de mer, viande, volaille, gibier 111, Saint-Paul Est (514) 861-4562 Beaucoup de stationnement Fine cuisine française Table d'hôte le midi et menu gastronomique 5 services tous les soirs Salon disponible pour parties 410, place Jacques-Cartier I (514) 866-3471 2851328 TABLE D'HÔTE SPÉCIALE POUR LE DIMANCHE DE PÂQUES 6LP1699D0422 D16 sam.(Arts) 6LP1699D0422 ZALLCALL 67 16:38:42 04/25/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AVRIL 2000 Expositions Images hors pages DUB-1 Not Found DUB-1 JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Lové parmi les 41/2 et 51/2 de la rue de Grand-Pré se trouve F.52 Diffusion- Galerie.En plein quartier résidentiel, donc, un bureau de diffusion de bande dessinée et de narration graphique qui prête ponctuellement ses cimaises au labeur de graphistes et d'illustrateurs.Active depuis un peu moins d'un an, cette petite galerie sympa vouée exclusivement aux arts graphiques \u2014 la seule à Montréal ?\u2014 est l'initiative des propriétaires de l'ancienne librairie La Mouette rieuse, rue Saint-Denis.En place actuellement à leur nouvelle adresse, le duo des illustrateurs Alain Pilon et Gérard Dubois ne perd pas de temps à nous remettre sous le nez la frontière ténue entre l'art et l'illustration.À nous rappeler, en somme, que l'illustration est un art.Pas piqué des vers ici.Si on passe sur la présentation un peu bricoleuse, cette expo se prend plutôt bien.Sont réunies une vingtaine d'oeuvres farcies de figures, des peintures et quelques collages, réalisées entre 1996 et 2000.Des illustrations qui, pour la plupart, ont été publiées dans les pages de magazines et de journaux, dont The New Yorker, Utne Reader, Mac World et The Financial Post.Et curieusement, quoique leurs productions soient nettement différentes, l'un et l'autre de ces artistes semblent partager une fascination pour l'univers incertain, malfamé et, tout compte fait, assez fragile des années 1930.Des thirties bien américains, de surcroît.Un coup d'oeil, par exemple, au Knocking off the Knock-Offs d'Alain Pilon, puis on s'y retrouve.À l'avant-plan d'un coin de rue en grisaille, la ronde d'un policier bien engoncé dans son uniforme ; en retrait, la tête que tire un vendeur de montres Rolex adossé contre un mur.Le portrait est complet, non ?Pour ce qui est des sensibilités divergentes, les images d'Alain Pilon, y compris ses collages dadasurréalistes (manière John Heartfield), sont angulaires, aplanies, avec un petit quelque chose de chirurgical dans sa suggestion de corps décortiqués.Ses coloris éteints, ses formes articulées, tout ça rappelle un peu les préoccupations constructivistes.C'est direct, voire frontal et certainement très efficace en ce qui a trait à la rapidité de communiquer une idée.Autrement stylisées, moins formulées, plus habitées, les saynètes climatiques de Gérard Dubois sont tout en rondeurs.Tout en profondeur aussi.Minutieusement travaillées, elles baignent dans une lumière chaude où les protagonistes aux yeux sphériques, au regard un peu effaré, semblent directement reliés aux aléas de l'enfance.quelque chose, surtout, qui les dépasse.Qui ne tient pas du corps.Un souvenir, une âme peut-être.Et s'ils sont, ici, les petits-enfants de grands-parents dont on n'aperçoit que les genoux, ils sont là une jeune fille cigarette au bec, un batteur de grosse caisse tatoué, un homme en costume-cravate égaré dans un pré, un type mal barré dans un resto où l'on n'apporte pas son vin et encore moins de la piquette.Et hormis son Ornithologie statique et un peu gnangnan, un homme à plumes qui parle aux oiseaux concocté pour la revue Canadian Airlines, Gérard Dubois parvient à jouer la carte mnémonique en évitant toute forme de mièvrerie.C'est vivant, touchant et vraiment très beau.Comme quoi l'illustration sait vivre par-delà les clients.PILON & DUBOIS, F.52 Diffusion-Galerie, 4933, rue de Grand-Pré, jusqu'au 30 avril.Info : 514 286-0352.Les saynètes climatiques de Gérard Dubois sont tout en rondeurs et tout en profondeur.Missing files that are needed to complete this page: DUB-1 "]
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