La presse, 29 avril 2000, Cahier A
[" 6LP0101A0429 A1 SAMEDI 6LP0101A1 29 ZALLCALL 67 01:33:46 04/29/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 P 116e ANNÉE, NO 187, 272 PAGES, 15 CAHIERS P 2 $ TAXES EN SUS / ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,60 $ U.S.Le géant Microsoft scindé en deux Une société produirait Windows, l'autre les logiciels d'application, propose Washington d'après AP et AFP WASHINGTON Microsoft coupé en deux?C'est en tout cas ce qu'ont demandé hier le département de la Justice et 17 États à un juge fédéral: diviser le géant des logiciels en deux entreprises concurrentes, avec interdiction de fusionner pendant 10 ans.C'est la première fois depuis le démantèlement de l'entreprise de télécommunications AT and T, en 1984, que des mesures aussi radicales sont prises contre un groupe industriel aux États-Unis.La première de ces deux nouvelles sociétés serait chargée de produire Windows, le système d'exploitation installé sur la plupart des ordinateurs de type PC achetés par les particuliers dans le monde.La seconde société fabriquerait les logiciels d'application, tel le célèbre logiciel de bureau Office, qui inclut le traitement de texte Word et le tableur Excel.Dans le schéma proposé par le gouvernement et les 17 États, le navigateur Internet Explorer tomberait dans l'escarcelle de cette seconde société, même si l'entité Windows continue d'avoir la licence sur les droits à utiliser le programme.Le gouvernement se garde bien de prévoir ce qui pourrait éventuellement se passer après les 10 ans d'isolement des deux sociétés.Deux des 19 États initialement engagés dans la procédure, l'Illinois et l'Ohio, ont finalement décidé de ne pas se joindre à la proposition de scission.Microsoft a jusqu'au 10 mai pour répondre à la demande formulée au juge par les plaignants.Le juge entendra les deux parties pour les plaidoiries finales le 24 mai.Mais le numéro un mondial a fait savoir qu'il demanderait un délai supplémentaire en raison du caractère radical de la proposition.L'objectif du gouvernement est de briser le monopole que détient, selon lui, la firme de Bill Gates avec son système d'exploitation Windows.La proposition de division de Microsoft a été soumise hier au juge fédéral Thomas Penfield Jackson après la clôture des marchés financiers.Voir LE GÉANT en A2 Du rafiot fantôme au Lotus d'or Une liberté chèrement appréciée! ANDRÉ DUCHESNE Fin 1978.Vers 5 h l'aube se pointe, annonçant une belle journée sur la ville côtière de Vinh Long, dans le sud du Vietnam.Apeurés, en silence, Hoang Dung et une vingtaine de membres de sa famille embarquent dans un bateau de fortune et s'éloignent à la hâte.Direction: la liberté.Ce moment-là, ils l'attendaient depuis le 30 avril 1975, jour de la chute de Saïgon, marquant la fin de la guerre du Vietnam dont ce sera le 25e anniversaire demain.« Ça ne veut pas dire grand-chose pour moi », laisse tomber Hoang Dung, attablé dans le restaurant Le Lotus d'or de Granby dont il est copropriétaire avec sa femme, Huynh Thi Thien, depuis 17 ans.« Le Québec, c'est merveilleux », enchaîne-t-il.Comme des milliers de réfugiés de la mer pour qui le Québec fut la terre d'accueil, Hoang Dung est très heureux ici.Il a appris le français, a visité les quatre coins de la province, a eu une copine québécoise avant de se marier avec Huynh et d'avoir trois enfants: Cindy, Annie et Betty.Voir UNE LIBERTÉ en A2 n Ti-Minh Tremblay se souvient: à lire en page A14 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Il y aura 25 ans demain que la chute de Saïgon humiliait les États-Unis et mettait fin à la guerre du Vietnam.Hommes, femmes et enfants juchés sur le toit de leurs maisons criaient pour attirer l'attention des derniers hélicoptères quittant la ville.Quatre ans plus tard, comme des milliers de leurs compatriotes, Huynh Thi Thien et son mari Hoang Dung, qui avait alors 19 ans, fuyaient le pays, entassés à bord d'embarcations de fortune.On les a appelés les boat people.Des milliers d'entre eux, comme Huynh et Hoang, ont été accueillis au Québec.Après un bref séjour à Sherbrooke où il a appris le français, le couple s'est installé à Granby en 1980 où il est propriétaire du restaurant Le Lotus d'or.Rubriques Actualités A23 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D19 - Télé-horaire D2 À titre-d'aile K10 Avis G10 et G11 Bridge H19 Carrières cahiers I et J - professions cahier I, J1 à J8 - formation J9 et J10 Décès G12 et G13 Échecs H19 Économie F1 à F12 Encans F12 Êtes-vous observateur?H13 Feuilleton H13 Horoscope H12 Loteries A2 et G13 Monde A24 et A25 Mon toit cahier K Mots croisés H12 et H13 Mot mystère H13 Ni bête ni méchant! H19 Petites annonces C10 - immobilier C10, E1 - marchandises E3 et E4 - emplois E4 et E12 - automobile E12, G9 - affaires F2 Philatélie H19 Plus B1, B4 à B12 Restaurants D20 Vacances - voyage.cahier H Vin D21 Sports cahier G MÉTÉO Ciel variable Max.16, min.2 page G13 http://lapresse.infinit.net Une fleur sur la tombe d'un truand LÉOPOLD LIZOTTE La fin tragique du « roi de la construction » m'a frappé de plein fouet, après un décalage de quelques heures.Si j'ai été coincé dans le bouchon de la circulation créé par la découverte de son corps, à Saint- Léonard, je n'ai appris qu'en soirée que le cadavre tout juste découvert était celui de Dédé Desjardins.Un « justiciable » sur lequel j'ai écrit un certain nombre d'articles, pas souvent flatteurs, à l'occasion de ses apparitions devant nos cours.Où j'ai vaqué pendant 30 et quelques années.Aujourd'hui, j'ai la vague impression qu'on trouvera farfelu que je sois l'un des rares témoins de sa peu reluisante carrière à déposer une toute petite fleur sur sa tombe.Car au lieu de rappeler les crimes dont on l'accuse toujours, et ses coups les plus pendables dans le milieu féroce du syndicalisme, à l'époque, il me vient l'envie d'évoquer le charisme \u2014 d'autres ont lancé le mot avant moi \u2014 de ce truand qui se riait des coups qu'on lui portait en les disant sans importance.Je l'ai rencontré en dehors du palais de justice pour la première fois à l'occasion de la manifestation syndicale organisée par les trois centrales lors de l'avant-dernière grande grève de La Presse.Dans la foule qui marchait rue Saint-Denis, en direction du carré Viger, il m'avait apostrophé.gentiment, pour me souligner qu'il n'était pas là uniquement comme leader syndical ou pour m'appuyer personnellement.Mais aussi parce qu'il était le neveu de l'un des deux photographes de ce journal lorsque j'y étais entré.Mon « hostilité » à son endroit s'était peut-être alors adoucie.J'ai quand même continué à couvrir ses démêlés avec la justice de la plus rigoureuse façon.Puis un jour, au procès intenté contre William O'Bront et Marcel Chinois Salvail, à Fort Lauderdale, son nom surgit comme le fournisseur possible de pleins barils de quaaludes expédiés en Floride, avec des connaissements parlant plutôt de.disques.J'avais alors qualifié Dédé de grand mélomane, en raison de l'effarant contenu de ces prétendues expéditions.Un correcteur d'épreuves avait malencontreusement changé le mot pour mégalomane.Les policiers américains avaient lancé un mandat d'arrestation contre Desjardins à cette occasion, mais il ne fut jamais exécuté, à la surprise générale.Voir UNE FLEUR en A2 n Les deux faces d'André Desjardins: à lire en page A10 L'auteur de ce texte qui a bien connu André Dédé Desjardins, est l'ancien chroniqueur judiciaire de La Presse.Il a aujourd'hui 79 ans.Il est à la retraite depuis 1986, mais n'a jamais abandonné le clavier.T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez Royalement avec JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de à partir de Vols seuls Paris $ Toulouse $ Lyons $ Birmingham $ Glasgow $ Manchester $ Fort Lauderdale $ Orlando $ Martinique $ Guadeloupe $ Ha.ti $ Cancun $ LES ANTILLES FRAN.AISES à des prix extraordinaires Croisire aux Grenadines 8 jours ¥ 7 escales 1 769 $ la Martinique cÕest magnifique la Guadeloupe Houla Hoop ! 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publique sa proposition de scission, Bill Gates avait estimé que les consommateurs pâtiraient d'une division de Microsoft en deux entités.« Nous n'aurions pas Windows aujourd'hui si le groupe fabriquant Office et le groupe fabriquant Windows n'avaient pas travaillé ensemble », a souligné le président du géant américain.Jim Cullinan, porte-parole de Microsoft, avait même fait une comparaison.« C'est comme demander à Mc Donald's de ne vendre que des hamburgers, et pas de frites, et de l'obliger à dévoiler la recette de sa sauce secrète.Nous sommes confiants dans le fait que la Cour d'appel soutiendra la position de Microsoft », avait-il déclaré.La proposition de Washington prévoit que Bill Gates, cofondateur et président milliardaire de Microsoft, ainsi que les actuels responsables et directeurs, ne pourront détenir des actions que dans une seule des deux nouvelles sociétés créées.Bill Gates devrait alors choisir où placer ses intérêts, lui qui est aujourd'hui le premier actionnaire de Microsoft avec un peu plus de 15 % du capital.Microsoft, qui soutient ne pas avoir abusé de sa position hégémonique, prévoit faire appel du jugement rendu le 3 avril par le juge Jackson.Dans un entretien récent à l'agence Associated Press, Bill Gates avait estimé que toute division de la société qu'il a fondée il y a 25 ans nuirait d'abord au consommateur et constituerait « une initiative tout à fait inopportune ».Un avis que ne partage pas Joel Klein, directeur de l'antitrust qui a travaillé avec acharnement pour traîner le groupe Microsoft devant le tribunal.Joel Klein a ainsi rappelé que le démantèlement d'AT and T avait permis « l'explosion et l'innovation dans les télécommunications ».Celui qui est en passe de terrasser Microsoft a estimé qu'« en libérant la force de la concurrence dans le marché des systèmes d'exploitation, ce jugement va stimuler l'innovation dans l'industrie des logiciels ».La décision appartient maintenant au juge Jackson, sans compter les appels que ne manquera pas d'interjeter Microsoft.UNE FLEUR / Suite de la page A1 Un jour qu'il s'était présenté au palais de justice pour une autre affaire, j'ai demandé à son avocat si son client se laisserait photographier près de la guérite des informations, pour montrer le ridicule de la situation.Desjardins se rebiffa, craignant d'avoir l'air de narguer les policiers supposément lancés à ses trousses.Mais son avocat lui a fait valoir que s'il refusait mon invitation, ce pourrait être pire.de ma part.Avec le résultat qu'il se laissa photographier en souriant.J'en profitais pour lui faire savoir que ce n'est pas moi qui l'avais qualifié de mégalomane.Il haussa alors les épaules et me lança: « Tu sais Lizotte, après tout ce que t'as déjà écrit sur moi, mélo ou mégalo, je m'en fous pas mal.» Peut-être un mégalo dans l'illégalité Avec le recul, et tout ce que l'on a appris de ses activités à la suite de sa mise au ban du monde syndical, il faut bien avouer qu'il a poursuivi son ambition d'accomplir de grandes choses dans un monde marginal où il avait d'ailleurs ses entrées préalables au moment où il n'était que l'agent d'affaires du local 144 des plombiers de la FTQ.Après cette fin de carrière non prévue, je l'ai entrevu dans un centre commercial de Repentigny où il résidait.Chaque fois, c'est lui qui s'approchait pour me demander en riant si je m'ennuyais de ne plus écrire sur lui.En fait, l'épisode de Fort Lauderdale est le seul qui me revienne clairement en mémoire.Raison sans doute de la pose de cette petite fleur sur le cercueil d'un truand dont je n'ai jamais sous-estimé les frasques ni cru à l'innocence même lorsqu'il niait tout.PHOTO REUTERS Le président et cofondateur de Microsoft, Bill Gates, montrant un exemplaire du logiciel Windows 2000, en février dernier à San Francisco.Une liberté chèrement appréciée UNE LIBERTÉ / Suite de la page A1 Il a même voté OUI au référendum de 1995.« La langue, il faut la conserver », dit-il avec conviction.À l'époque, le gouvernement du Québec et la population avaient vivement réagi au drame vécu par les boat people qui fuyaient le régime communiste.On avait mis sur pied des programmes de parrainage pour les accueillir.Entassés comme des sardines dans de petites embarcations, les Vietnamiens mettaient quatre, sept et parfois même 10 jours pour traverser, dans des conditions déplorables, des eaux hostiles et dangereuses avant d'aboutir, tantôt en Thaïlande, tantôt aux Philippines ou ailleurs.Hoang Dung et sa famille ont mis six mois à préparer leur odyssée.Déguisé en pêcheur, son frère Hoang Phuc avait longuement exploré la côte afin de repérer les hauts fonds et les postes de surveillance de l'armée.« Nous avons mis sept jours à nous rendre en Thaïlande, avec une boussole et une petite carte pour nous guider, se rappelle le restaurateur.Nous avons croisé des pirates, mais comme je portais encore mon uniforme de militaire ( il avait été enrôlé de force dans l'armée communiste ), ils ont cru avoir affaire à l'armée et nous ont laissés tranquilles.» Après avoir passé plusieurs mois dans un camp de réfugiés en Thaïlande, M.Hoang et les siens sont arrivés en Amérique en septembre 1979.Ils ont appris le français à Sherbrooke avant de se trouver un emploi.En 1980, M.Hoang arrivait à Granby, s'y mariait un peu plus tard avec Huynh Thi Thien et ouvrait son restaurant après avoir travaillé dans plusieurs manufactures.« Ma mère avait un restaurant et ma femme est bonne cuisinière », ajoute Hoang.Ayant pignon sur la rue Principale, l'endroit propose des spécialités vietnamiennes et thaïlandaises apprises.dans les camps de réfugiés.« Il n'y a pas de racisme ici, souligne Hoang Dung.Nous nous sommes faits rapidement des amis québécois.» Son frère Hoang Phuc travaille avec lui au restaurant.Un autre frère est ingénieur en informatique chez Agropur, toujours à Granby.Leurs soeurs demeurent en Californie.La valeur de la liberté Même s'ils sont retournés au Vietnam à plusieurs reprises, les frères Hoang ne sont pas près de quitter le Québec.« C'est tellement plus sûr ici, dit Hoang Dung.Le travail est cependant plus difficile, parce que la vie va plus vite.» N'empêche.Jour après jour, il goûte chaque seconde de cette liberté retrouvée.« Les Québécois ne connaissent pas la valeur de la liberté, poursuit-il.Nous avons payé cher pour l'obtenir.» Ce prix, il se calcule en biens perdus, mais davantage en vies humaines.Entre 2 et 2,5 millions de Vietnamiens ont fui par bateau dans les années soixante-dix, mais des centaines de milliers d'autres ont péri en mer.Quelques mois après la fuite des Hoang, un de leurs frères a tenté la même aventure avec sa femme et leurs cinq enfants.On ne les a jamais revus.Un frère et une soeur de sa femme faisaient partie des 180 victimes du naufrage d'un navire transportant 320 réfugiés.Le père des Hoang est mort dans un camp de concentration; un autre de leurs frères y a passé 12 ans.« De ma fuite, j'ai fait des cauchemars jusqu'en 1993, 1994, conclut Hoang Dung.Je crois que le fait de retourner par la suite au Vietnam m'a permis de les dissiper.» GIOVANNI STANTE Précision Une photo identifiée au policier de la CUM Giovanni Stante, publiée en page A6 de notre numéro d'hier, a pu causer une certaine confusion chez nos lecteurs.Et pour cause: il s'agissait de la photo de Martin Roy, directeur des relations de travail à la Fraternité des policiers de la CUM.M.Roy accompagnait M.Stante lorsqu'il s'est présenté au quartier général de la Sûreté du Québec, à la suite de son inculpation pour homicide involontaire relativement à la mort du clochard Jean-Pierre Lizotte.Toutes nos excuses.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 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influencée par les apports européens et asiatiques, elle l'a été aussi par les préoccupations santé.La surconsommation de viande rouge étant assimilée aux problèmes cardiaques, on vante maintenant les mérites des viandes blanches et des légumineuses, explique demain dans le cahier Santé notre collaboratrice Pascale Charlebois.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d'accord avec la recommandation de Washington de scinder en deux le géant de logiciels Microsoft?Selon vous, est-il normal qu'on promette la lune à des médecins pour pratiquer dans un centre commercial?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 18 % Non: 82 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Pierrefonds: centre régional Bahat Louis- Bourgeois, 4747, boul.Saint-Charles, de 10 h à 16 h.Objectif: 100 donneurs; à Saint-Bruno-de-Montarville: caserne des pompiers, 1605, rue de Montarville, de 10 h à 17 h.Objectif: 250 donneurs; à Dollard-des-Ormeaux: Galeries des Sources, 3237, boul.des Sources, de 10 h à 17 h.Objectif: 100 donneurs.Le Centre des donneurs, situé au 2991, Sherbrooke Est, est fermé aujourd'hui.à partir de 169 $ ensemble 299 $ à partir de 199 $ ensemble 399 $ à partir de 299 $ ensemble 489 $ à partir de 449 $ ensemble 799 $ 6LP0301A0429 A 3 samedi 6LP0301A0429 ZALLCALL 67 15:23:06 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 3 (voir en page H-7) Été chargé sur l'autoroute Décarie Des travaux de 169 millions d'une durée de deux ans démarrent dès juin MARIE-CLAUDE GIRARD « Pour aller au ciel, il faut mourir un peu.» Le ministre des Transports, Guy Chevrette, ne se berce pas d'illusions : les travaux prévus au plan de transport auront des répercussions sur la circulation.Les premiers effets seront expérimentés dès le mois de juin aux abords de l'autoroute Décarie, dont les viaducs, murs de bretelles et voies de service seront rénovés au coût de 36 millions.Le ministère des Transport annoncera la semaine prochaine comment il compte s'y prendre pour éviter que les deux ans de travaux sur Décarie ne tournent au cauchemar pour les automobilistes.L'autoroute ne sera fermée que pendant quelques jours au cours de l'été, le temps d'installer des poutres de métal, indique-t-on au ministère.Le maire Bourque et le ministre Chevrette ont signé officiellement hier le plan d'investissements Montréal-Québec de 169 millions qui permettra la réalisation de huit chantiers déjà annoncés dans le plan de transport.Québec investira 115 millions et Montréal, 54.Outre la rénovation de certains éléments de l'autoroute Décarie, on s'est entendu pour réaménager le rond-point L'Acadie-autoroute 40, ce qui devrait faciliter la circulation sur les boulevards L'Acadie et Crémazie.La contribution du gouvernement est de 43 millions, celle de la Ville, de 12 millions.Par ailleurs, les cyclistes se réjouiront de voir le réseau montréalais de pistes cyclables prolongé de 35 km grâce à un investissement de 10 millions, partagé également entre la Ville et le gouvernement.Des tronçons seront aménagés dès cet été dans la rue d'Aragon, entre Verdun et le canal de Lachine ainsi que sur le boulevard Gouin.Montréal et Québec investiront chacun 7,5 millions dans des mesures d'atténuation du bruit aux abords de certains axes routiers : l'autoroute 15 au nord de Sauvé, la rue Notre- Dame entre Fullum et Viau, ainsi que les boulevards Décarie et Métropolitain.Le prolongement du boulevard Cavendish et le raccordement avec la rue Royalmount auront lieu, malgré la vive opposition de Côte- Saint-Luc, qui craint d'être envahi par des camions venant de Saint-Laurent.M.Chevrette consent à écouter pour une dernière fois les arguments du maire Robert Libman.Si la municipalité refuse toujours de collaborer, il présentera sous peu un projet de loi.M.Libman a déjà fait savoir qu'il répliquerait alors par un recours judiciaire.Québec dépensera 24 millions.On prévoit que Montréal, Mont-Royal, Saint-Laurent et Côte- Saint-Luc payent chacun 8 millions.Le plan commun d'investissement comprend également l'installation d'un système de feux de circulation coordonnés selon les mouvements et l'ampleur du trafic (15,5 millions).On aménagera aussi tel que prévu des bretelles d'accès entre le boulevard Gouin et l'autoroute 40 ouest, dans l'est de l'île.Et on construira une nouvelle sortie de l'autoroute 15 vers la rue Angers.Le maire Bourque ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.Il a soumis une deuxième liste de projets de transport « prioritaires » au ministère des Transports, projets qui doivent encore être examinés, selon le ministre Chevrette, lequel promet de nouvelles annonces dans les semaines à venir.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Dès le mois de juin, les abords de l'autoroute Décarie, dont les viaducs, murs de bretelles et voies de service, seront rénovés au coût de 36 millions.Ces travaux étalés sur deux ans donneront une seconde jeunesse à la voie rapide.La STCUM, la STRSM et la STL veulent étendre leur emprise MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Les sociétés de transport de la CUM, de Laval et de la Rive-Sud de Montréal proposent une vaste réorganisation du transport en commun dans la région métropolitaine afin de réduire de 21 organismes à trois régies seulement la constellation de structures impliquées et à ouvrir la porte au privé sur certaines lignes d'autobus, a appris La Presse.Dans cette proposition, présentée récemment à Louis Bernard, mandataire de la ministre Louise Harel, l'Agence métropolitaine de transport (AMT) disparaîtrait sous sa forme actuelle pour être intégrée à une « direction des transports » de la future Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), que la ministre des Affaires municipales et de la Métropole mettra sur pied d'ici janvier.Cette direction verrait notamment, comme l'AMT, à la planification régionale du développement du transport en commun et à la structure tarifaire à l'échelle des 105 municipalités de la CMM.La STCUM deviendrait la Régie métropolitaine de transport-centre et serait toujours responsable du service d'autobus de l'île de Montréal et du métro.La STL et les organismes et corporations intermunicipales de transport en commun (CIT et OMIT) de la couronne nord seraient fusionnés pour constituer la Régie métropolitaine-Nord, de même que la STRSM et les CIT et OMIT de la Montérégie seraient regroupés pour former la Régie métropolitaine- Sud.Les trois régies relèveraient de la CMM.La gestion des trains de banlieue (Deux-Montagnes, Rigaud, Blainville et bientôt Saint-Hilaire), actuellement confiée à l'AMT, passerait aux régies, mais les proposeurs suggèrent aussi de créer une régie spécifique, car ils estiment que la cohabitation au sein de l'AMT de l'exploitation des trains et de la planification régionale constitue « une des faiblesses de la structure régionale actuelle ».Les trois sociétés ne veulent pas d'une intégration complète, qui ne laisserait qu'une seule régie livrer le service dans toute la région.Dans leur document, dont La Presse a obtenu copie, elles plaident qu'il est essentiel d'en conserver trois « pour assurer la proximité du client et faciliter la prise en compte des besoins locaux ».« De plus, il permet de contourner l'épineuse question de l'intégration des conventions collectives des employés des trois sociétés », précise le plan, daté d'avril 2000.Recours au privé La proposition n'en bouscule pas moins certains tabous.« Tout en préservant les droits actuels, le recours au secteur privé devrait être encouragé lorsque ce dernier constitue une solution économique », notent les trois sociétés.« Les échanges et la mise en commun de services entre les régies devraient être encouragés et non pas considérés comme de la sous-traitance », ajoutent-elles, réclamant que ces échanges ne soient pas limités par l'imposition de la TPS et de la TVQ, dont le transport en commun devrait à leur avis être exempté.Elles précisent d'ailleurs que la fusion des organismes intermunicipaux de la couronne nord et de la Montérégie ne doit pas les empêcher de continuer à offrir au privé l'équivalent des services d'autobus qui lui sont présentement confiés sur ces territoires.Les sociétés plaident que la baisse de 13,6 % du transport en commun dans la région de Montréal entre 1987 et 1998 et la hausse « fulgurante » de 23,5 % des déplacements en véhicules privés confirment l'« urgence » d'une « véritable planification régionale du transport en commun », auquel la région consacre 1,1 milliard par an.Selon les renseignements obtenus par La Presse, la proposition des sociétés de réduire de 21 à trois le nombre d'organismes a été bien reçue par Louis Bernard, chargé par Mme Harel de guider le comité d'élus qui devra faire des recommandations au gouvernement d'ici juin à propos de certains compétences de la Communauté métropolitaine.M.Bernard aurait toutefois indiqué qu'un tel chambardement pourrait devoir attendre une autre étape de la réorganisation municipale.Le livre blanc rendu public mardi par Mme Harel prévoit le maintien de l'AMT et des organismes de transport sous leur forme actuelle, même s'ils relèveront désormais de la CMM. 6LP0401A0429 A 4 samedi, 29 avril 6LP0402A0429 ZALLCALL 67 01:28:25 04/29/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 La bière coule au pied de l'Everest RICHARD CHARTIER Il y a deux tentes très populaires présentement au camp de base tibétain de l'Everest, à 5200 mètres d'altitude, et les deux sont québécoises.Il y a la tente réfectoire, où l'on arrose à la bière les longues soirées de discussions, et il y a l'infirmerie où François Loubert soigne les oedèmes et les dysenteries des habitants de ce village temporaire constitué par une vingtaine d'expéditions provenant d'une douzaine de pays.Les Québécois ménagent leurs forces et se contentent d'avoir jusqu'ici établi leur camp I, au col nord, à 7000 mètres.Autour d'eux, pourtant, des grimpeurs de très grande expérience s'épuisent en altitude pour mieux jalonner la route vers l'arête nord-ouest et les ressauts qui mènent au sommet de 8848 mètres.Au contraire, les Québécois ne risquent d'être traités que pour des lendemains de veille, car ils fêtent au bas de la côte, convaincus d'être chargés au maximum en globules rouges, forts d'un mois et demi d'acclimatation sur les hauts plateaux d'Asie centrale.« La plupart des alpinistes ici croient qu'ils seront mieux acclimatés en répétant les séjours au-delà des 7000 mètres, a expliqué hier à La Presse le doc Loubert au cours d'une conversation d'une merveilleuse clarté sur téléphone Inmarsat (via satellite géostationnaire).« Nous, nous bougeons peu du camp de base, à 5200 mètres d'élévation.Il y a ici des gens qui comptent plusieurs sommets de plus de 8000 mètres à leur actif et qui s'en tiennent à la manière classique, mais ils nous regardent quand même avec un certain respect, convaincus que notre façon de faire est la bonne.» La philosophie des Québécois est avantgardiste et, même si elle avait été décidée bien avant le départ, elle n'est pas proprement québécoise.« Lorethan y a recouru en 1986 lorsqu'il a flashé le sommet en 36 heures, en 1986, explique Loubert, de même que Messner en 1980, qui avait passé deux mois au camp de base et fait un seul séjour à 7000 mètres, au col nord, avant de blitzer jusqu'au sommet.« Nous ne nous prenons pas pour eux, mais médicalement, le stress hypoxique (dette d'oxygène) à 5200 mètres est suffisant pour parfaire notre acclimatation, et nous avons atteint un plateau en deux mois d'exposition à l'altitude.À 6400 mètres (camp de base avancé), c'est déjà trop haut pour l'acclimatation.Autour de nous, on voit revenir les gens avec des toux creuses et le visage bouffi, et ils doivent déjà être traités.» Il n'existe aucune garantie que la manière des Québécois donnera les résultats escomptés, mais Loubert ajoute que « le roi du flanc nord de l'Everest, le Néo-Zélandais Russell Bryce (deux réussites sans oxygène par la face nord en cinq tentatives \u2014 il mène désormais des expéditions commerciales sur la face nord de l'Everest), nous dit de rester au camp de base et d'y aller seulement quand viendra le temps.Il nous a rappelé qu'au cours des quatre dernières années, le sommet a été atteint entre le 25 et le 29 mai.Nous sommes donc encore à un mois, historiquement, de l'attaque sommitale.» Jusqu'ici, l'expédition Everest Millénium, la toute première entièrement québécoise à l'Everest, n'a pas eu à affronter de graves difficultés.On n'a déploré qu'un oedème, celui d'un cuisinier sherpa (soigné avec succès), un état de fatigue temporaire d'André Laperrière, le vol d'un sac de cordes et pratiquement rien d'autre.« Nous sommes présentement sur la fin de l'hiver himalayen, a fait remarquer Bernard Mailhot.Avant-hier, la température au sommet a fluctué entre -41 degrés Celsius de jour et -55 la nuit.Aujourd'hui, elle a varié de -18 à -34.Quant à l'enneigement, il ne pose aucun problème : les conditions sont impeccables.Il y a juste assez de neige durcie pour couvrir la roche et bien cramponner.Les conditions sont impeccables ; ce sont celles que nous espérions avoir.» Mailhot, Laperrière et Claude-André Nadon ont dressé une tente au col nord il y a trois jours, au milieu d'une quarantaine d'autres tentes.« Nous n'avons pas le site le plus ensoleillé, dit Mailhot, mais ce n'est pas grave, nous ne resterons pas là longtemps.Nous sommes arrivés vers midi, assez lourdement chargés, et comme André se sentait fatigué, il a eu le temps de redescendre.Claude-André a tourné des images et nous avons passé la nuit suivante à cet endroit.» Moral au plus haut André Laperrière, surnommé Lapoussière par ses coéquipiers, a tenu à souligner : « Le moral est au plus haut.Nous avons une belle équipe et je suis très confiant.Ce qu'il faut surtout dire, c'est que nous sommes heureux d'être ici ! » Le guide d'aventure et photographe Jean- Pierre Danvoye, rentré du Tibet le jour de Pâques, a fait un saut à La Presse cette semaine.Il a confirmé que les quatre grimpeurs sont superbement acclimatés.« Avec le groupe des trekkers, dont certains sont montés avec moi jusqu'au camp de base avancé, nous avons vidé quelques bouteilles de champagne, a-t-il confessé.Mais attention, quand c'est le temps d'être sérieux, nos quatre alpinistes sont d'aplomb.Ils sont très concentrés sur ce qu'ils ont à faire.C'est une belle gang.Je serais volontiers resté avec eux.» Depuis plusieurs semaines, les Canadiens sont bombardés de reportages sur leurs compatriotes alpinistes à l'Everest.Ces reportages proviennent principalement du côté népalais (sud) de la montagne.En cette année particulièrement riche en entreprises sur le plus haut sommet du monde \u2014 la maladie des nombres n'attendait- elle que ce 2000, mythique avant l'heure ?\u2014 les Canadiens y sont plus nombreux que jamais, semble-t-il.Les Québécois ne sont pas en reste, leurs huit représentants étant distribués en nombre égal des deux côtés de la grande pyramide himalayenne, au sein de trois expéditions.Sur le flanc sud, le grand blitz du printemps est maintenant engagé et les aspirants les plus sérieux ont déjà les pieds sur les blocs de départ, n'attendant que le signal d'en haut.Pour l'instant, seule la Déesse mère du monde sait comment il va se conclure.Les sites Internet www.everestmillenium.qc.ca www.everestnews.com www.moutainzone.com À la télévision RDI : document sonore d'Everest Millénium, quotidiennement, entre 8 h 30 et 9 h, repris à l'émission Le Québec en direct entre 11 h 30 et 14h ; et dans les mêmes périodes, topo de Virginia Robinson reprenant l'essentiel de l'intervention en anglais de Byron Smith, chef de l'expédition Everest 2000.Newsworld : à 7 h 10, en direct, interview avec Byron Smith, reprise plusieurs fois au cours de la journée.Le même document peut être vu en direct puis en différé à n'importe quel moment de la journée sur le site de la CBC.PHOTO JEAN-PIERRE DANVOYE, collaboration spéciale Le groupe des trekkers de Jean-Pierre Danvoye et les membres de l'expédition Everest Millénium ont débouché quelques bouteilles de champagne sur la route du camp de base, sur le glacier Rongbuk Est.FIBROMYALGIE FATIGUE CHRONIQUE Soirée d'information gratuite sur une approche globale de la FIBROMYALGIE et de la FATIGUE CHRONIQUE Le mercredi 3 mai 2000 19 h 30 HÔTEL WANDLYN 7200, rue Sherbrooke Est, Montréal (Métro Radisson - Près du tunnel L.-H.-Lafontaine) S.V.P.RÉSERVEZ C.I.P.D.M.(514) 725-2896 Gardez-en plus pour vous Même si ce n'est pas un but dans la vie, on est bien obligé d'emprunter.Mais ce que vous ignorez peut-être, c'est que vous pouvez réduire tous vos frais d'emprunt avec le Crédit intégré ScotiaMC.Ce programme vous permet de récupérer 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Pensey-y.1 800 463-0890 www.aubergeduparc.com MX660 La Presse 29 avril 2000 Page A5 manquante 6LP0601A0429 A-6 samedi 29 avril 6LP0601A0429 ZALLCALL 67 01:32:17 04/29/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Bio Chem Pharma : le délateur voulait venger son frère RAYMOND GERVAIS Révélations surprenantes hier au procès de Steven Tresh et de Carole Perron, tous deux accusés relativement aux attentats à la bombe perpétrés contre Bio Chem Pharma en novembre 1997.Contre-interrogé par la défense, le délateur Réal Bastien a avoué s'être fait embobiner par un codétenu à la solde de la police, pour devenir délateur, et s'être fait dire qu'il pourrait toucher une récompense de 1,4 million pour toute information menant à l'arrestation et à la condamnation des auteurs des attentats.Le codétenu en question, un dénommé Tavarez, colombien, avait dit à Bastien que son frère, Pierre Bastien, membre du club de motards des Dark Circle, affilié aux Rock Machine, avait été assassiné par les Hells Angels et qu'un certain Armando Soares, un des complices allégués de Bastien dans le dossier Bio Chem Pharma, avait été mêlé au meurtre.Voulant faire un coup d'argent et venger la mort de son frère, Bastien a donc signé un contrat avec la police et le ministère de la Justice afin de devenir délateur.Ce n'est qu'après avoir rencontré les enquêteurs qu'il a compris qu'il s'était fait leurrer et qu'il n'y avait aucune récompense d'offerte.Il a toutefois obtenu l'assurance de la police qu'il ne serait pas accusé relativement à l'attentat contre Bio Chem, mais a dû avouer tous les autres crimes qu'il avait commis et pour lesquels il n'avait pas été accusé, dont le meurtre d'un dénommé Ouellette, abattu d'une décharge de fusil de calibre 12 à l'intérieur de son domicile de Saint-Lin au mois d'août 1998.Me Gary Martin, un des deux avocats de la défense, tentait ainsi de discréditer le témoin aux yeux du jury, en faisait notamment ressortir son impressionnant dossier criminel qui remonte à 1980.D'ailleurs, le juré no 1, mère d'une fillette de 3 ans, a éclaté en sanglots lorsque Bastien a raconté comment il avait tué Ouellette, alors que l'enfant de la victime, une fillette du même âge, s'était éveillée et était sortie de sa chambre.Bastien lui avait alors dit qu'elle faisait un mauvais rêve et de retourner se coucher, fermant la porte de la chambre.Le juge Jean-Guy Boilard, qui préside le procès, a dû ajourner la séance et expliquer à la pauvre femme que les témoignages entendus en cour étaient souvent durs, mais que ni la défense ni la Couronne n'étaient à blâmer.Plus tôt dans la journée, Bastien a expliqué au jury, composé de trois hommes et neuf femmes, comment il a fait la connaissance de l'accusé Steven Tresh.Bastien connaissait Fernando Soares pour avoir séjourné en prison avec lui et le visitait régulièrement à la boulangerie Nina, rue Everett, où il travaillait.Un jour, Soares lui a demandé s'il voulait faire 10 000 $ et s'il connaissait les explosifs.Soares lui aurait d'abord dit que c'était pour éviter qu'un vaccin soit mis sur le marché.Quelques semaines plus tard, Bastien obtient le numéro de téléphone d'un dénommé Guy Boutin dit Le Gros, par l'entremise d'une connaissance.C'est finalement Boutin qui fournira les explosifs et les détonateurs nécessaires à la confection des bombes.Comme ni Bastien, ni Soares, ni Tresh ne connaissent les explosifs, c'est Boutin qui, lors d'une rencontre en Abitibi, leur expliquera comment procéder.Le trio achète des minuteries et entreprend de confectionner les bombes.Toutefois, les explosifs fabriqués dans une chambre d'un motel du nord de Montréal n'exploseront jamais, et ce n'est que lors d'une seconde tentative que d'autres engins éclateront à la fois à Laval et à Montréal, aux installations de Bio Chem Pharma.Ce n'est que l'an dernier, près de deux ans après les attentats, que Bastien, devenu délateur, a mené les artificiers de la police et les enquêteurs aux bombes installées le 19 novembre 1997.Selon le témoignage de Bastien, les engins avaient été enterrés à quelques centimètres seulement de la surface.Bastien a ajouté que le trio avait communiqué d'urgence avec Boutin en constatant que les bombes ne sautaient pas.Une seconde rencontre avec Boutin devait toutefois leur apprendre comment bien brancher les fils.Toujours selon le témoignage du délateur, quelques jours plus tard, Tresh frappe à la porte de Bastien durant la nuit et lui demande de l'accompagner pour poser les bombes.Bastien lui demande où est Soares et Tresh lui répond qu'il n'est plus dans le coup.Bastien lui dit alors qu'il n'a plus d'intérêt dans l'affaire et que Tresh lui doit de l'argent.Tresh quitte Bastien, qui apprendra par la télé le lendemain que des bombes ont explosé devant Bio Chem Pharma.Bastien se rend alors à la boulangerie voir Soares, puis rencontre Tresh quelques jours plus tard.« Je lui ai demandé d'être payé, mais il m'a dit qu'il n'avait pas d'argent et que le coup de la Bourse n'avait pas marché.» Bastien a alors demandé à Soares s'ils ne seraient pas mieux d'enlever Tresh.« On ne parle pas à une personne de la même façon dans une cave que dans un restaurant », avait alors lancé Bastien.Le contre-interrogatoire du délateur se poursuivra lundi.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Les accusés Steven Tresh et Carole Perron.Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Réadaptation motrice et sensorielle Certificat (30 crédits) Formation à distance Cours sur vidéocassettes permettant d'adapter la formation à votre horaire personnel.Seul le cours en relation d'aide nécessite des rencontres en classe à Montréal.Objectif : acquérir des connaissances et des habiletés d'intervention en réadaptation.7 cours obligatoires : Historique et concepts de la réadaptation; Anatomie et physiologie en motricité; Neurophysiologie et neuropsychologie en réadaptation; Psychomotricité en réadaptation; Introduction au phénomène de la douleur; Capacité en déficiences physiques; Bases de la relation d'aide en réadaptation.3 cours optionnels choisis avec l'accord de la direction du programme.Matériel pédagogique de qualité (vidéocassettes, recueil de textes, cahiers d'accompagnement et recueil de diapositives).Pour information ou inscription: Téléphone (sans frais) : 1 877 870-8728 Courriel : nicole.deschenes@uqat.uquebec.ca Description du programme : http://uquat.uquebec.ca/gestac/prg/4064.asp Demain : Le corps, manuel d'entretien 6LP0799A0429 A7 - SAMEDI 6LP0799A0429 ZALLCALL 67 15:23:59 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 7 Impôts : plus d'un million de Québécois ont repoussé l'inéluctable à la dernière minute CHARLES CÔTÉ Comme chaque année, plus d'un million de contribuables québécois ont repoussé jusqu'à la dernière minute le moment douloureux de remplir leurs deux déclarations de revenus.Ces contribuables devront prendre quelques heures de leur fin de semaine pour remplir leurs déclarations de revenus fédérale et provinciale à temps pour l'heure limite.Le 30 avril tombant cette année un dimanche, le délai a été prolongé d'une journée, au 1er mai, à minuit.Ceux qui ne produisent pas de déclaration s'exposent à des pénalités s'ils doivent de l'argent au fisc.Au fédéral comme au provincial, la pénalité est de 5 % du solde dû, plus 1 % par mois ou partie de mois de retard, plus les intérêts.« Si vous réalisez que vous devez de l'impôt, mais que vous manquez d'argent, vous pouvez éviter l'amende en remplissant la déclaration et l'envoyer sans le chèque », explique Michel Cléroux, de l'Agence des douanes et du revenu du Canada, nouveau nom de Revenu Canada.Si vous devez payer de l'impôt, la production d'une déclaration de revenus est obligatoire.« Même si vous ne payez pas d'impôt, mais que vous voulez bénéficier de certains programmes sociaux, comme l'allocation familiale, le crédit de TVQ et l'allocation de logement, il faut remplir une déclaration », explique Carole Lafond, agente d'information à Revenu Québec.Il est préférable de produire une déclaration incomplète que de ne rien envoyer du tout, précisent les deux ministères.« La déclaration doit être la plus complète possible, dit Geneviève de Grandpré, comptable agréée chez Caron Bélanger Ernst & Young.S'il manque des renseignements, il vaut mieux la produire quitte à la compléter plus tard.» Au provincial, la principale nouveauté s'applique aux conjoints de même sexe, qui sont dorénavant considérés comme des conjoints de fait du point de vue fiscal.Au fédéral, ce ne sera obligatoire qu'en 2002, mais il est possible de se réclamer de ce statut.Il s'agit de voir si c'est avantageux.Les principaux bureaux montréalais de Revenu Québec au complexe Desjardins et de l'agence fédérale au 305, boulevard René- Lévesque seront ouverts jusqu'à minuit lundi soir pour recevoir les déclarations de revenu.La plupart des autres bureaux ont aussi pris des dispositions pour recevoir les déclarations jusqu'à l'heure limite.Pour les contribuables qui produiront leur déclaration par courrier, c'est la marque de la poste qui fait foi.Depuis cette année, il est possible de faire ses déclarations de revenus provinciale et fédérale par Internet.Toutefois, au fédéral ce service ne s'adresse qu'aux personnes qui ont rempli leur déclaration 1998 à l'aide d'un logiciel de calcul d'impôt.Dans les deux cas, vous aurez préalablement reçu des ministères respectifs un code d'accès à ces services.Au provincial, on peut obtenir un code d'accès même si on n'a pas utilisé un logiciel en 1998.« La déclaration par Internet accélère le remboursement de plusieurs jours, affirme Mme Lafond, de Revenu Québec.On saute le délai de poste, le traitement du courrier et la saisie des données.Je l'ai moi-même essayé et j'ai reçu un remboursement en 10 jours.» En date du 27 avril, Revenu Québec avait reçu 260 352 déclarations par Internet, dont 88 876 par des particuliers et le reste de la part de comptables.Au fédéral, 366 687 particuliers avaient profité du service en date d'hier.Les adresses Internet Au provincial : http : www.revenu.gouv.qc.ca Au fédéral : http : www.ccra-adrc.gc.ca 6LP0801A0429 a8 samedi 6LP0801A0429 ZALLCALL 67 01:31:22 04/29/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Un élève sur deux obtient ENCAN PUBLIC son diplôme avec retard PORT DE MONTRÉAL \u2014 ENTREPÔT DE FRET MARCHANDISES DE VALEUR SAISIES POUR DÉFAUT DE PAIEMENT ET LIBÉRÉES POUR LIQUIDATION IMMÉDIATE I ROLEX I PIAGET I CARTIER I BIJOUX I SOLITAIRES I BAGUES I BRACELETS I BOUCLES D'OREILLES I BEAUX TAPIS PERSANS Une Rolex President avec diamants sera mise aux enchères dimanche, ainsi que plusieurs autres beaux articles saisis MARCHANDISES D DOUAN ES - DROITS D IMPORTATION ET TAXES ACQUITT S Date : le dimanche 30 avril 2000 \u2014 Encan à 14 h Inspection publique et inscription à 13 h Lieu : 285, rue Prince, Montréal Mc Gill vers le sud, à droite sur William Chaque pièce est adéquatement étiquetée conformément aux lois et règlements régissant l'importation au Canada, pour inspection par le public.Identification adéquate exigée à l'inscription.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Certains articles peuvent être sujets à réserve.Commission d'achat de 15% en sus.Paiement: comptant, chèque visé, Visa, Master Card, Amex, cartes de débit.Heritage Auctioneers.MARC THIBODEAU En dépit des efforts entrepris pour corriger le phénomène, le pourcentage d'élèves qui n'obtiennent pas leur diplôme d'études secondaires à 16 ou 17 ans, en respectant le cheminement scolaire « normal », continue d'osciller autour de 50 % depuis 20 ans.Le nombre d'élèves qui n'obtiennent pas leur diplôme avant l'âge de 20 ans a cependant diminué durant cette période de façon notable, indique une étude du ministère de l'Éducation portant sur le décrochage scolaire que La Presse a obtenue hier.Les données du ministère démontrent que 46,9 % des personnes ayant 17 ans en 1998 ne détenaient toujours pas leur diplôme alors que le résultat correspondant en 1979 était de 53,5 %.Le pourcentage le plus bas enregistré durant cette période, soit 45,9 %, est survenu en 1986.Le directeur des statistiques et des études quantitatives au ministère, Robert Maheu, convient que ces chiffres sont préoccupants.« C'est clair qu'il faut améliorer ça.Tous les ministres qui se succèdent à l'Éducation tentent de le faire », dit-il.Le redoublement, fréquemment utilisé dans les écoles, constitue une mesure qui mine la progression des résultats, note M.Maheu.Elle est désormais jugée néfaste par le ministère, qui entend en réduire l'utilisation dans le cadre de la réforme du curriculum.Selon M.Maheu, il n'existe pas en ce moment de données permettant de voir comment les élèves québécois se comparent à ceux des autres pays en ce qui a trait à la durée de leur parcours scolaire.En ce qui a trait au taux d'obtention du diplôme avant 20 ans, la plus récente étude pour le Canada, qui porte sur l'année scolaire 1992-1993, indique que le Québec se situait sensiblement dans la moyenne à ce sujet, note le représentant du ministère.En 1998, 69,6 % des élèves de 19 ans détenaient leur diplôme d'études secondaires comparativement à 55 %, 20 ans plus tôt.Cette progression découle d'abord et avant tout de l'évolution du marché du travail, juge M.Maheu, de plus en plus de gens étant conscients de l'importance d'obtenir un tel diplôme.Cette tendance, dit-il, se reflète aussi dans l'évolution du décrochage scolaire, que le ministère quantifie désormais en considérant, à un âge donné, les personnes qui n'ont pas obtenu leur diplôme et qui ne poursuivent pas leurs études.Pour les personnes âgées de 19 ans, le taux de décrochage obtenu pour 1979, soit 40,5 %, chute à 18 % en 1998.Pour les personnes de 17 et de 18 ans, les fluctuations respectives sont de 26,2 % à 10,8 % et de 35,7 % à 16,8 %.Pour une année donnée, le taux de décrochage croît avec l'âge puisque les personnes qui poursuivent leurs études au-delà de 16 ans pour obtenir le diplôme d'études secondaires sont plus susceptibles d'abandonner.Les pourcentages obtenus, note M.Maheu, témoignent du fait que beaucoup d'élèves poursuivent leurs études, même s'ils ne respectent pas les délais normaux.Ils ne peuvent être considérés comme des décrocheurs, insiste-t-il.Le ministère s'insurge pour cette raison contre le fait que des taux de décrochage de 30 % e t 40 % « continuent de circuler » dans le public et les médias.L'un des coauteurs de l'étude, André Lespérance, a déclaré hier qu'elle avait été produite en réponse à l'exaspération des statisticiens du ministère et non à la demande du cabinet du ministre de l'Éducation, François Legault.« C'est un peu agaçant d'entendre tout le temps que le taux de décrochage est de 40 % alors que ce n'est plus exact », dit-il.La CSEM face aux contestataires La Commission scolaire English- Montréal (CSEM) demande à la Cour supérieure de rejeter la requête présentée par les écoles Saint-Patrick et John XXIII il y a quelques semaines pour contester leur fermeture.Dans une requête en irrecevabilité déposée mardi au palais de justice de Montréal, les avocats de la CSEM allèguent notamment que les conseils d'établissement des écoles, qui procèdent sans avocat, ne peuvent se représenter eux-mêmes devant les tribunaux.Ils affirment dans un second document que le délai écoulé entre le dépôt de la requête des écoles et le moment où la commission scolaire a décidé de les fermer, en janvier, n'est pas « raisonnable ».Beverley Boyle, qui agit au nom du conseil d'établissement de l'école Saint-Patrick, n'est pas étonnée du fait que la commission scolaire invoque des considérations techniques pour faire annuler les procédures.« Ils ne veulent pas nous entendre, comme d'habitude », déplore Mme Boyle, qui a elle-même préparé la requête des écoles.L'exercice n'est pas sans risque puisque le juge chargé hier de fixer la date pour l'audition des requêtes de la CSEM, représentée de son côté par la firme Ogilvy Renault, a indiqué aux parents qu'ils avaient omis de réclamer une injonction provisoire. La Presse 29 avril 2000 Page A9 manquante 6LP1001A0429 A 10 samedi 6LP1001A0429 ZALLCALL 67 01:34:01 04/29/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Actualités Photothèque La Presse © André Desjardins devant la commission Cliche en février 1975.En avant-plan, Lucien Bouchard, qui était alors procureur en chef de la commission.Syndicaliste et truand Les deux faces d'André Desjardins André Cédilot L'ancien roi de la construction, André Desjardins, dit Dédé, ne s'était pas bâti uniquement un empire dans le syndicalisme, mais aussi dans le crime organisé.Bien qu'il soit clair que son assassinat par balles, jeudi, à l'arrière d'un restaurant de Saint-Léonard, soit un règlement de comptes, les policiers de la CUM se disent encore incapables d'en préciser le mobile.L'autopsie pratiquée hier révèle que l'ancien haut dirigeant de la FTQ-Construction a été touché au thorax avant d'être achevé de balles à la tête.Le corps de Desjardins, 69 ans, a été trouvé entre deux véhicules dans le stationnement de l'ex-restaurant Le Christopher, où il déjeunait avec un ami.Avant de s'enfuir, le tueur a abandonné un pistolet muni d'un silencieux.« On ne sait pas si le meurtrier travaillait pour lui-même ou à contrat.Une chose est sûre, c'est un job de professionnel », a indiqué le lieutenant-détective Steve Roberts, de la brigade des homicides de la police de la CUM.À entendre amis, avocats, policiers, criminels et simples citoyens qui l'ont connu ou côtoyé depuis 40 ans, il ne fait pas de doute qu'il a frayé avec la pègre « avant, pendant et après » sa tumultueuse carrière syndicale de 17 ans dans la construction.Desjardins a remis sa démission en 1976, peu après le dévastateur rapport de la commission d'enquête Cliche qui a suivi le saccage de la Baie-James, et qui portait sur la liberté syndicale et la violence dans la construction.Cette enquête publique avait confirmé le lien entre Dédé Desjardins et la pègre de Montréal.En dépit de tout ce qui avait été dit sur son compte, il avait continué pendant un bout de temps à exercer, en sous-main, un certain contrôle sur de petits syndicats affiliés à la FTQ ! Élevé dans le Centre-Sud de Montréal, Desjardins a commencé dans le métier à 14 ans.Peu instruit et mal entouré, le costaud journalier a connu ses premiers démêlés avec la justice en 1949.Il s'est fait prendre trois autres fois par la suite, toujours pour des affaires de vol.C'est en prison, dit-on, qu'il a connu certains truands qui sont restés ses amis.Il a fait ses premiers pas dans le syndicat en 1957, puis il a gravi tous les échelons avant de décrocher le poste de directeur du Conseil des métiers de la construction et vice-président de la FTQ.« André Desjardins était un homme super fort, recrutant son personnel dans la pègre.Il était fort au point qu'après avoir noyauté le syndicalisme, il l'a asservi à ses fins, utilisant, à la fois contre les travailleurs et les patrons, la menace, la violence et le chantage.Devant autant de force, trop d'entrepreneurs, désespérant de la protection de la loi, ont cédé au chantage et certains hommes politiques ont eu des réactions analogues », écrit Robert Cliche dans son rapport publié en 1975.Il poursuit ainsi le portrait de Desjardins : « Ses qualités exceptionnelles de meneur d'hommes, de stratège et d'organisateur sont gâchées par un goût effréné du pouvoir.Cette passion le domine au point d'annihiler son sens moral.Pour lui, il n'y a pas de mauvaises méthodes, il n'en connaît que d'inefficaces.» Jusqu'à la parution de ce rapport incriminant, les hautes instances de la FTQ, son président Louis Laberge en tête, avaient toujours fait l'éloge de Desjardins, même si on trouvait ses méthodes pour le moins inorthodoxes à l'occasion.Après son retrait de la vie publique, et jusqu'au début des années 80, Desjardins a connu toutes sortes d'ennuis avec la justice.Il a notamment été accusé dans des affaires d'extorsion et de vol de pneus.Il s'en est toujours sorti indemne.Après que la commission eut évalué sa fortune à 250 000 $ en 1972, dont 179 000 $ en cash, insiste M.Cliche, le fisc l'a par la suite interpellé à au moins deux reprises.Pendant tout ce temps, Desjardins a frayé avec des dizaines de criminels de tout acabit, des fiers-àbras aux petits receleurs en passant par les spécialistes de la contrefaçon et les plus gros trafiquants de drogue.Dans les années 60 et 70, il fréquentait surtout le Café Évangéline, dans la Petite-Patrie, dont son ex-femme était copropriétaire, ainsi que le cabaret Champ de Lys, où se tenait assidûment son principal acolyte, Eugène Lefort, devenu plus tard l'un des hommes forts de la Rive-Sud.Il était aussi un grand ami du caïd Gérard Fontaine, mort à 56 ans à l'automne 1998.Un des piliers du crime organisé, il était le père de Pierre Fontaine, un des protégés du Hells Angel Maurice Boucher.Fontaine est toujours activement recherché par la police pour les meurtres de deux gardiens de prison.Plusieurs récidivistes connus, dont Claude Togo Beaudoin et Jacques Gariépy, ont même travaillé comme portiers au Café Évangéline.À l'époque, Desjardins avait aussi des contacts avec les redoutables frères Raymond et Guy Filion, des défunts Devils Disciples.Ce club avait son local près du débit de boissons de Desjardins.Réputés être de prolifiques fabricants de quaaludes (une drogue en comprimé), ils ont tous deux été assassinés depuis.Selon diverses sources, dont un ancien chef de gang montréalais, Desjardins, qui était très actif dans le prêt usuraire, aurait même aidé financièrement plusieurs truands à se partir en « business ».C'était aussi une façon d'élargir son propre réseau et d'empocher plus d'argent.Au fil des ans, plusieurs individus autour de lui qui vivaient du même triste négoce ont été tués.En 1983, le nom de Dédé Desjardins est apparu dans un acte d'accusation rédigé par les autorités de la Floride concernant un important réseau qui faisait la contrebande de quaaludes aux États-Unis.L'ancien argentier de la mafia montréalaise, William O'Bront, et Marcel Chinois Salvail avaient été condamnés dans cette affaire.Le mandat d'arrêt lancé contre Desjardins n'a jamais été exécuté.Entre-temps, il a ouvert diverses entreprises légitimes, pratiquement toutes avec des prête-noms.Après son départ de la FTQ, il a ouvert une bijouterie dans l'est de la ville.Dans les années 80, il tenait une boutique similaire sur l'avenue du Mont-Royal.Il a aussi touché à l'immobilier et au commerce de meubles.À la fin des années 80, sentant la soupe chaude, il s'est exilé en République dominicaine.À son retour, au début des années 90, l'auteur de ces lignes l'avait rencontré dans un restaurant dont il se disait propriétaire, à Laval.Un centre commercial, a-t-on appris par la suite, lui appartenait également.Il avait aussi des parts dans au moins un autre restaurant et il pratiquait toujours le prêt usuraire.Il y a trois ans, Desjardins a d'ailleurs acheté un hôtel de 25 chambres à Cabarete, en République dominicaine.Depuis 1993, il est aussi au coeur d'un litige civil concernant la vente d'un vaste complexe de condominiums d'une valeur de 3 millions, le Wind Surf, près de Cabarete.Desjardins a racheté pour 1 $ les parts d'une compagnie à numéros qu'il a ensuite revendues à l'ancien avocat Maurice Hébert.Les actions ont abouti dans les goussets de la femme de l'ancien propriétaire.Une femme d'affaires de Montréal a dû déclarer faillite à la suite de cette transaction.Sa cause sera entendue les 8 et 9 juin.Desjardins passait le plus clair de son temps dans ce pays des Antilles.Il y avait à peine deux semaines qu'il était revenu quand il a été tué, jeudi.À la grande surprise des policiers, la veille, il avait pris le petit déjeuner avec Maurice Mom Boucher.Selon un spécialiste de la police, le puissant motard montréalais avait beaucoup de considération pour Desjardins.Dans les poches de son cadavre, les policiers ont trouvé une carte de visite sur laquelle on pouvait lire que Desjardins travaillait comme consultant.En quoi ?Personne n'est capable de le dire pour le moment.À la police, Dédé Desjardins était fiché comme un membre du crime organisé traditionnel.Dans le milieu interlope, il tenait son influence de ses innombrables contacts dans toutes les sphères de la société, tant dans le monde criminel que celui des affaires et de la politique.Il était aussi très riche.Reste à savoir qui héritera de ses biens, licites et illicites.À entendre amis, avocats, policiers, criminels et simples citoyens qui l'ont connu ou côtoyé depuis 40 ans, il ne fait pas de doute qu'il a frayé avec la pègre « avant, pendant et après » sa tumultueuse carrière syndicale de 17 ans dans la construction.Photothèque ARMAND TROTTIER, La Presse © Même après avoir quitté la FTQ, en 1976, Desjardins a gardé un ascendant sur ses anciennes troupes.On le voit ici acclamé lors d'une réunion de quelque 500 plombiers du local 144, en 1980. 6LP1101A0429 A 11 samedi, 29 avril 6LP1101A0429 ZALLCALL 67 01:33:19 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 11 Un détenu meurt à la suite d'une intervention à RDP Après avoir été maintenu artificiellement en vie pendant une semaine, le détenu Brian Bédard est décédé jeudi soir à la suite d'une intervention survenue au centre de détention de Rivière-des-Prairies le 21 avril dernier.L'autopsie pratiquée sur le corps de l'homme de 33 ans n'a toutefois révélé aucune trace de violence.Souffrant de troubles psychiatriques, Brian Bédard avait été admis au centre de détention de Rivière-des-Prairies le 19 avril afin d'y subir un examen psychiatrique visant à déterminer s'il était apte à subir un procès pour méfaits.Deux jours plus tard, après avoir refusé de réintégrer sa cellule, il s'en est pris à un infirmier et aurait tenté de l'étrangler.Après avoir été maîtrisé par cinq gardiens de sécurité, Bédard a été placé dans une cellule d'isolement, couché sur le ventre et attaché par les pieds, a indiqué hier sur les ondes du réseau LCN Réjean Lagarde, viceprésident du Syndicat des agents de la paix du Québec.« Lorsqu'on l'a tourné sur le dos, on s'est aperçu qu'il avait des problèmes respiratoires ou cardiaques », a-t-il expliqué en déclinant toute responsabilité des agents correctionnels dans cette affaire.Le détenu est mort jeudi soir à l'hôpital Santa Cabrini.L'autopsie du coroner Claude Paquin ne conclut pas à une asphyxie mécanique, ce qui indique que Bédard n'aurait pas été étranglé par les gardiens.Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a demandé à la Sûreté du Québec d'enquêter à ce sujet.Parmalat : la CDU adopte le projet La Commission de développement urbain a adopté jeudi avec des réserves le projet d'agrandissement de la laiterie Parmalat, dans l'ouest de Montréal.La commission recommande entre autres au promoteur d'éliminer le quai de chargement prévu rue Saint-Jacques et de faire une étude de faisabilité sur la possibilité de recouvrir l'aire de chargement d'un garage fermé.Elle souhaite aussi que la compagnie offre aux voisins de la rue Brock Sud une servitude perpétuelle sur une bande de terrain de 10 mètres.Le conseiller d'opposition Jeremy Searle a adopté le projet Parmalat et proposé des améliorations.Mais sans la construction d'un garage, la vie des résidants voisins sera infernale, prévient-il.CT-27G5 DVDRV-30 999$ 6LP1201A0429 A12 - SAMEDI 6LP1201A0429 ZALLCALL 67 01:28:58 04/29/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 L'Empereur de Chine, roi de toutes les amendes ISABELLE HACHEY Un buffet chinois de Saint-Hyacinthe vient d'établir un record dont il se serait bien passé : L'Empereur de Chine a écopé de la plus forte amende jamais attribuée au Québec, pour une première condamnation, en matière d'insalubrité.La peine de 6000 $ est exemplaire, mais pour plusieurs juges et pour le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), les restaurateurs négligeants s'en tirent encore trop bien.Un inspecteur du MAPAQ a constaté, le 21 avril 1999, une insalubrité généralisée chez l'Empereur de Chine.« C'était dans un état lamentable », dit Julie Saint-Pierre, directrice régionale adjointe à la qualité des aliments pour le MAPAQ en Montérégie.Le juge Guy Fortier a condamné le propriétaire Alan Shi à payer 6000 $, l'amende maximale pour une première offense.Mais il aurait volontiers réclamé davantage si la loi le lui avait permis.Ce n'est pas la première fois qu'un juge estime les peines en matière d'insalubrité trop clémentes.« Il y a des juges qui voudraient pouvoir donner des peines plus élevées.S'ils pouvaient imposer 10 000 $, ils le feraient », dit Lyne Gagné, attachée de presse du ministre de l'Agriculture, Rémi Trudel.Un projet de loi, qui sera déposé dans les prochaines semaines, a d'ailleurs pour objectif de serrer la vis aux restaurateurs fautifs.Actuellement, les inspecteurs du MAPAQ peuvent exiger la fermeture d'un restaurant pour 30 jours au maximum, uniquement lorsqu'ils sont en mesure de prouver qu'il y a un risque immédiat pour la santé des clients.« Dans la nouvelle loi, on pourrait aller jusqu'à la révocation totale du permis », dit Lyne Gagné.Le projet de loi sera sans doute adopté à l'automne.D'ici là, les restaurateurs paient le prix de leur négligence.peu importe le montant de l'amende, car c'est surtout la mauvaise publicité qui entoure une condamnation qui fait mal au commerce.« C'est la plus grande punition », affirme Mme Saint- Pierre.En région, toutefois, cette punition est parfois beaucoup plus faible, voire inexistante.Il y a quelques mois, des journalistes de quelques hebdomadaires régionaux ont dénoncé, sur une liste de discussion Internet dédiée aux médias québécois, la « censure » dont ils sont victimes.De l'Outaouais à la Gaspésie, des restaurateurs menacent de retirer les publicités qu'ils achètent aux hebdomadaires si les journalistes font état des coquerelles, vermines et autres immondices qui envahissent leurs cuisines.« Mon patron » a décidé que, jusqu'à nouvel ordre, on n'écrirait plus sur ces condamnations de restaurants et d'épiceries.On n'a pas les moyens de perdre des annonceurs », écrivait l'un des journalistes.Un autre rapportait que, par le plus grand des hasards, un propriétaire qui n'avait pas l'habitude d'annoncer dans son hebdo s'est mis à réserver de pleines pages de publicité.Résultat : l'article sur l'insalubrité de son restaurant a été réduit à une nouvelle brève et insipide.Les restaurateurs négligeants n'ont pas ce pouvoir sur les grands médias, aux reins plus solides.Ainsi, la Pâtisserie et Restaurant d'Orient, située au 1091, boulevard Décarie, à Saint-Laurent, a été condamnée hier à une amende de 1200 $, à la cour municipale de Montréal.Les inspecteurs avaient constaté, en octobre dernier, une malpropreté dégoûtante dans l'établissement.L'intérieur du réfrigérateur et les appareils étaient sales, tachés avec des dégoulinades épaisses de graisse jaunie.Le plancher était sale et graisseux, même les murs étaient tachés de graisse.Sous une table de travail de la cuisine, les inspecteurs ont aussi découvert des cadavres déshydratés de blattes germaniques. La Presse 29 avril 2000 Page A13 manquante 6LP1401A0429 a14 samedi 29 avril 6LP1401A0429 ZALLCALL 67 01:32:43 04/29/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 La guerre du Vietnam, il y a 25 ans Que sont-ils devenus?Plusieurs personnalités bien en vue aux États-Unis ont été identifiées, de près ou de loin, à la guerre du Vietnam tout au long de ce conflit armé qui a duré des années.D'autres individus, inconnus jusque-là, se sont retrouvés du jour au lendemain sous les feux de la rampe.Qui étaient-ils ?Qu'ont-ils fait au cours de cette guerre ?Que sont-ils devenus depuis la fin des hostilités ?Voici quelques réponses.Muhammad Ali MUHAM MAD ALI : En 1967, le champion boxeur dans la catégorie des poids lourds a été condamné à la prison et dépouillé de son titre pour avoir refusé de servir dans l'armée américaine.Il a repris sa couronne avant de se retirer et souffre de la maladie de Parkinson.JOAN BAEZ : À l'époque, cette chanteuse folk était une farouche militante pour la paix.Elle défend toujours certaines causes et participe, entre autres, à des campagnes contre le déboisement.WILLIAM CALLEY : Officier commandant dans l'armée américaine, il ordonna le massacre de My Lai qui fait plus de 300 victimes civles en 1968.Il a été condamné à la prison et est maintenant bijoutier à Colombus dans l'État de la Géorgie.WALTER CRONKITE : Journaliste de CBS envoyé au Vietnam en 1968, il a réalisé des reportages qui ont influencé l'opinion américaine contre la poursuite de la guerre.Il a pris sa retraite à titre de chef d'antenne en 1981, mais participe encore à certains projets spéciaux dans le domaine de la télévision.JANE FONDA : L'actrice était bien connue pour ses positions contre la guerre du Vietnam et a d'ailleurs visité le Vietnam du Nord (communiste) en 1972.Après avoir mis fin récemment à une union de huit ans avec le magnat des médias Ted Turner, elle aurait joint les rangs, aux dernières nouvelles, des chrétiens évangélistes.TOM HAYDEN : Membre du « Chicago Seven », un groupuscule qui a passablement perturbé la convention du Parti démocrate en 1968.Ex-mari de Jane Fonda, il s'est retiré récemment de la vie politique après avoir été sénateur en Californie.EARTHA KITT : Invitée à un repas à la Maison-Blanche, la chanteuse a créé une commotion en dénonçant la guerre devant Lady Bird Johnson, épouse du président Lyndon B.Johnson.Elle joue présentement sur Broadway, dans la pièce The Wild Party.Robert Mc Namara ROBERT McNAMARA : Secrétaire à la Défense sous l'administration du président Kennedy.Il s'est retiré en 1981 alors qu'il dirigeait la Banque mondiale.Il a publié ses mémoires en 1995, reconnaissant que la guerre du Vietnam fut une erreur.GEORGE MCGOVERN : Candidat démocrate à la présidence en 1972 (battu par Nixon) et partisan de la paix.Il est présentement ambassadeur des États-Unis à l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture, un organisme des Nations unies.BENJAMIN SPOCK : Le célèbre pédiatre fut condamné en 1968 pour avoir conseillé à des jeunes de défier les lois sur l'enrôlement.La décision fut renversée en appel.Candidat indépendant à la présidence en 1972, il n'a recueilli qu'un peu plus de 75 000 voix.Il est mort en 1998 à 94 ans.William Westmoreland WILLIAM WESTMORE LAND : Commandant des forces américaines au Vietnam de 1964 à 1968.À la retraite, il vit maintenant à Charleston en Caroline du Sud.ELMO ZUMWALT : Commandant des forces navales de 1968 à 1970, il a entre autres autorisé l'usage de l'agent Orange \u2014 un défoliant \u2014 contre les troupes ennemies.Plus tard, il a déclaré que l'agent Orange serait à l'origine de la maladie qui a emporté son fils, servant également au Vietnam.Mort le 2 janvier dernier à 79 ans.La Presse, avec l'agence Associated Press PHOTOS AFP 29 avril 1975, les Américains évacuent Saïgon.Avec eux, des sympatisants et leur famille.C'est notamment de ce toit d'un édifice du centre-ville que partiront des hélicoptères bondés pour l'exil.PHOTOS AFP 28 avril 1975, deux jours avant la capitulation, rencontre au sommet dans le bureau oval de la Maison-Blanche : Henry Kissinger, secrétaire d'État, Nelson Rockefeller, viceprésident américain, et le président Gerald Ford.À gauche, un cimetière de l'armée nord-vietnamienne.En bas, une mural à la mémoire d'Ho Chi Minh.PHOTO AP 30 avril 1975, c'est la fin de la guerre du Vietnam.Devant le palais présidentiel du Sud-Vietnam, un char nord-vietnamien s'immobilise.Saïgon est prise.Ti-Minh Tremblay se souvient ANDRÉ DUCHESNE Dans un des bureaux du Service de police de la CUM, les confrères de l'agent Lê Minh l'appellent affectueusement Ti- Minh Tremblay.Ce surnom reflète à merveille l'histoire de ce Vietnamien de 40 ans qui s'est intégré à la réalité, à la culture et aux modes de vie québécois, tout en respectant ses origines.Avec ses parents et sa soeur aînée, Lê Minh a fui Saïgon le jour de sa conquête par les forces communistes, le 30 avril 1975.Après un séjour de trois mois dans un camp de réfugiés dans l'île Wake, dans le Pacifique, la famille a pris la direction de Montréal puis, de Chicoutimi, au pays des Tremblay.« Je me souviens de l'accueil chaleureux que nous avons reçu, raconte l'enquêteur en collisions au SPCUM.On nous a traités comme des humains.Des familles nous ont aidés à nous intégrer et cela nous faisait chaud au coeur.» Cette arrivée au Québec forme un contraste saisissant avec la fuite de Saïgon.Lê Minh se remémore les tirs de bazookas des soldats du Nord sur le bateau de la compagnie Shell qui avait quitté à la hâte le port de Nhà Bè.« Nous étions une centaine de personnes à bord, mais après 10 jours en mer, à notre arrivée aux Philippines, nous étions 300 ! En cours de route, nous avions recueilli des gens qui s'étaient enfuis sur de petites embarcations.Opticien possédant une boutique dans le quartier chinois de Montréal, Huynh Tri Minh se rappelle lui aussi les conditions précaires de sa traversée, en 1979, avant d'arriver en Thaïlande.« La mer était forte, il a fait tempête.Les enfants criaient, tout le monde vomissait à cause du mal de mer.Nous avons été abordés quatre fois par des pirates.Les femmes sauvaient leurs bijoux en les mettant dans leur bouche ou en les avalant.» Huynh a mis peu de temps à s'intégrer à la société québécoise.Arrivé à Montréal à 8 ans, il a tôt fait d'apprendre les rudiments du hockey dans une ruelle de Saint-Laurent où il habitait avec son oncle.« Mes amis m'encourageaient en criant « Vas-y ! Vas-y !'.Ces sont les premiers mots de français que j'ai appris, se souvient-il en riant.J'allais jouer tous les soirs avec eux.» Lui aussi a fait quelques années d'études en région, plus précisément à La Pocatière dans le Bas- Saint-Laurent.Et lui aussi affirme que le Québec, « c'est le paradis ».Mais si la province a été une bonne terre d'accueil pour les Vietnamiens, ces derniers lui ont renvoyé l'ascenseur, insiste Huynh.Il mentionne que plusieurs membres de sa communauté ont travaillé très fort pour fonder des entreprises et ont ainsi créé de nombreux emplois.Pour sa part, Lê Minh estime que deux cultures qui se côtoient soudainement doivent apprendre à se connaître.« C'est normal qu'on nous observe quand on est différent, mais je ne vois pas cela comme du racisme », dit-il.Ayant conservé une partie de sa culture, il mange encore avec des baguettes, même au bureau, ce qui peut surprendre les premières fois.Quant aux blagues sur son nom, il les accepte d'emblée.« Dans la police, si tes collègues te font des blagues, c'est parce que tu fais partie de la famille.C'est loin d'être la même chose que d'être isolé », dit ce père d'un jeune garçon.Comme plusieurs autres Canado- Vietnamiens, MM.Lê et Huynh retournent à l'occasion au Vietnam depuis que le gouvernement communiste a ouvert ses frontières aux anciens réfugiés.Le premier s'y sent « un peu à part » et le second affirme venir en aide aux démunis.Père de cinq enfants, Huynh Tri Minh n'entend toutefois pas retourner vivre là-bas.« Toute ma famille, une centaine de personnes, vit maintenant ici.Et j'aime le Québec, malgré la température », termine-t-il avant de quitter sa boutique pour aller jouer au golf.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Enquêteur au SPCUM, Lê Minh se fait affectueusement appelé Ti- Minh Tremblay par ses collègues de travail. 6LP1502A0429 A15 samedi 29 avril 6LP1501A0429 ZALLCALL 67 01:35:10 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 R A 15 Agression sexuelle de Sherbrooke : Robert Morin témoigne à son procès Presse Canadienne SHERBROOKE C'était hier au tour de l'homme d'affaires Robert Morin de témoigner, au 12e jour de son procès et de celui d'un de ses amis, le policier Pierre-Paul Bourassa.Les deux hommes sont accusés conjointement d'agression sexuelle avec la participation l'un de l'autre, le 26 mars 1999, à l'endroit d'une femme de 30 ans.« Aujourd'hui ?Oui je referais une déclaration sur vidéo, mais avec un langage plus convenable.Je voulais tellement dire la vérité, je sentais que je devais le faire même si mon avocat m'avait conseillé le silence.C'est pas facile à suivre un interrogatoire.Je m'excuse si j'ai blessé des gens, mais ce n'était pas volontaire, ni malicieux.J'ignorais que ce vidéo, on en parlerait à travers tout le Québec.» À la fin de son témoignage, hier, Morin a répondu en ces termes à une question de son avocat, Me Michel Dussault.L'accusé ignorait à ce moment que la bande pourrait être présentée devant la cour, notamment en présence d'un jury de six femmes et de six hommes.En référence à la fameuse cassette vidéo, M.Morin a lancé : « C'est définitif que j'ai dit la vérité.99 % de ce que j'ai dit est vrai.Le reste, c'est peut-être des petits détails oubliés bien involontairement.Me Dussault a tenu à aborder l'oubli de la fameuse carte d'amour remise en mains propres à la jeune femme, trois jours après leur première rencontre.L'enquêteur Pierre Régnier, de la SQ, avait dû présenter la carte à M.Morin pour qu'il reconnaisse l'avoir écrite.Au sujet du repas Au Vieux Duluth, il a observé qu'entre août 1997 et mars 1999, la jeune femme pour laquelle il avait éprouvé une attirance avait beaucoup changé.« C'était évident qu'elle était une femme plus épanouie, plus libérée et que des points importants étaient survenus dans sa vie.» En sortant du restaurant, la plaignante était selon lui joyeuse, mais elle n'était pas saoule.L'envie d'uriner de la jeune femme a entraîné l'arrêt à l'appartement de Pierre-Paul Bourassa, une halte non prévue.Il était clair pour M.Morin qu'il allait reconduire M.Bourassa à son appartement, et après, il aurait été un moment seul avec la jeune femme.« Moi j'avais l'impression que tout s'arrangerait dès que les enquêteurs verraient la vidéo de notre arrivée à l'édifice à logements et qu'ils vérifieraient ce qui s'était vraiment passé.Le dimanche 28 mars 1999, à une heure du matin, j'ai eu la méchante surprise de voir les gars de la SQ s'amener chez moi, m'arrêter, me conduire au quartier général.» Il affirmera avec conviction que s'il a fait une déclaration de cinq heures et demie aux enquêteurs, c'est parce qu'il avait le goût de se sortir de cette situation.En contre-interrogatoire, Me Ronald Picard, l'avocat du policier Bourassa, a demandé à M.Morin s'il serait intervenu s'il avait constaté que M.Bourassa ne s'était pas comporté correctement à l'endroit de la jeune femme.L'homme d'affaires a répondu par l'affirmative, tout comme il ne se serait pas gêné pour dire sa façon de penser à M.Bourassa s'il avait demandé à la jeune femme de venir près de lui.Le procès entrera lundi dans sa phase finale avec les plaidoiries des avocats et les directives du juge aux membres du jury.Suivront les délibérations.Le jury sera alors séquestré tant qu'il n'en arrivera pas à un verdict unanime.Entre l'art & l'écorce (exposition de meubles) OUVERT AU GRAND PUBLIC SAMEDI 29 AVRIL 2000 DE 13 h À 16 h L'École du meuble de Montréal vous invite à l'exposition des oeuvres des finissants en ébénisterie.De plus, vous aurez l'opportunité d'acheter du mobilier neuf à des prix très abordables.5445, rue de Lorimier, local 104-106 Montréal (Québec) (514) 528-8687 531A129 681B120 261A163 317A554 428A754 499A234 La Presse 29 avril 2000 Page A16 manquante 6LP1701A0429 A 17 samedi, 29 avril 6LP1701A0429 ZALLCALL 67 01:30:46 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 17 BOUL.DÉCARIE Économisez jusqu'à 75% Solde printanier d'articles ménagers! 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JEAN-PAUL CHARBONNEAU Blainville veut se doter d'un règlement interdisant les bunkers dans son territoire.Cette décision a été prise après que le président du chapitre nord des Rockers, club affilié aux Hells Angels, Jean-Yves St-Onge, a entrepris d'importants travaux au 257, chemin Bas Sainte-Thérèse.Depuis plus de trois semaines, c'est un véritable chantier que l'on voit à cette adresse, alors que des ouvriers travaillent à l'ajout d'un étage à la maison et que d'autres installent des fils dans des arbres et des poteaux afin d'y poser des caméras de surveillance.Des blocs de ciment ont aussi été installés tout près de l'entrée et sur les côtés.Le propriétaire a obtenu de la municipalité un permis de rénovation, mais les fonctionnaires et les policiers ne croyaient jamais que de telles modifications allaient être apportées.Cet endroit est situé tout près de maisons habitées par de jeunes familles dans un secteur en développement de cette municipalité des Basses-Laurentides.Le règlement que s'apprêtent à adopter les édiles de Blainville interdit notamment toute construction en vue d'assurer le blindage d'un bâtiment résidentiel, en tout ou en partie, la mise en place de portes en acier blindé ou spécialement renforcées pour résister à l'impact de projectiles d'armes à feu et l'installation de vitres laminées ou de tout autre verre à l'épreuve des balles.On y dit aussi que les caméras de surveillance et les systèmes de vision nocturne sont interdits, sauf en ce qui concerne les établissements commerciaux ou industries où il s'effectue de l'entreposage de marchandise ou d'équipement.Ce projet comporte plusieurs points identiques au règlement de Sainte-Thérèse où logeaient les Death Riders, devenus les Rockers du Nord.Le 16 mai, à 19 h 45, il y aura une assemblée de consultation sur ce projet à l'hôtel de ville à l'intention de la population, et le règlement devra être approuvé à la réunion du conseil qui suivra. 6LP1802A0429 A18 - SAMEDI-recast 6LP1802A0429 ZALLCALL 67 01:34:52 04/29/00 B A 18 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 EN BREF Hélicoptère accidenté : une longue enquête n Les enquêteurs de la Sûreté du Québec et du Bureau de la sécurité des transports auront fort à faire pour établir les circonstances de l'écrasement de l'hélicoptère Jet Ranger qui a entraîné la mort de deux personnes à Saint-Mathieude- Beloeil, jeudi après-midi.Les débris de l'appareil, qui s'est écrasé peu de temps après son départ de l'aéroport, sont éparpillés sur près d'un kilomètre.Selon l'enquêteur Marc Perrault, du Bureau de la sécurité des transports, l'hélice se serait peut-être détachée de l'appareil en plein vol.La route fauche deux motocyclistes n Deux motocyclistes ont perdu la vie, hier sur les routes du Québec.Un premier accident est survenu vers 18 h à Pierreville, près de Sorel.Une voiture sortant d'une entrée de garage sur la route 132 aurait embouti une motocyclette, tuant son conducteur sur le coup.Un second motocycliste roulant derrière la victime a aussi été blessé dans l'accident.En fin de soirée, un autre motocycliste a perdu la vie sur l'autoroute 640, à Saint-Eustache, après avoir perdu la maîtrise de son bolide et percuté un garde-fou.Accident mortel à Nominingue n Une collision entre deux véhicules a coûté la vie à une femme de 26 ans et à son fils de trois ans, hier à Lac Nominingue, dans les Laurentides.Pour une raison inconnue, un des deux véhicules aurait dévié de sa trajectoire.Cinq autres personnes ont été gravement blessées et ont été transportées à l'hôpital de L'Annonciation.On ne craindrait cependant pas pour leur vie.La SQ a institué une enquête dans ce dossier.Tragédie à Laval n Un homme est mort et sa compagne a été gravement blessée lorsque leur véhicule a dérapé hier soir sur l'autoroute 25 à Laval, près de la sortie du boulevard des Mille- Îles.L'automobile circulait vers le sud lorsque son conducteur en a vraisemblablement perdu la maîtrise, a indiqué la SQ.La voiture a fini sa course sur le terre-plein, renversée sur le toit, après avoir embouti un lampadaire.Les bananes ne tuent pas n Une légende urbaine circule sur Internet : des chargements de bananes en provenance du Costa Rica auraient été infectés par la fasciite nécrosante, mieux connue sous le nom de bactérie mangeuse de chair.C'est complètement faux.La rumeur qui encombre les boîtes de courriels est née aux États-Unis et a pris une telle ampleur que le Center for Disease Control a publié un communiqué niant toute l'histoire.ÉPILATION MÉDICALE AU LASER DIODE Car il ne reste encore que quelques semaines avant la saison des maillots.INSTITUT DE LASER DERMATOLOGIQUE DE MONTRÉAL (514) 695-9646 Dr Denis L.Hébert, Dermatologiste 6LP1999A0429 A19 - SAMEDI 6LP1999A0429 ZALLCALL 67 15:24:46 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 19 Bourque entend continuer à donner des contrats par « droits acquis » MARIE-CLAUDE GIRARD Le maire Bourque n'entend pas mettre fin au « droit acquis » qui permet au Groupe Séguin Experts-Conseils d'obtenir les contrats de génie à Pointe-aux- Trembles sans se qualifier comme le meilleur soumissionnaire ou sans même que la Ville ne procède par appel d'offres.L'administration pourrait sur un simple avis mettre un terme à cette entente conclue en 1983 après l'annexion de Pointe-aux-Trembles par Montréal.Selon M.Bourque, seuls certains travaux à Pointeaux- Trembles sont assujettis à l'entente avec le Groupe Séguin.« Pas tout le développement de Pointe-aux- Trembles.Ça touche uniquement la rue Notre-Dame et la rue Sherbrooke.La rue Notre-Dame est finie.Il reste uniquement la rue Sherbrooke », soutient le maire.Pourtant, le contrat entre la Ville et René Séguin, dirigeant de la firme, ne précise pas quels sont les travaux qui sont soumis à cette entente.On y indique que la Ville « retient les services professionnels de l'ingénieur pour étudier, concevoir et surveiller les projets de génie municipal sur le territoire » de Pointeaux- Trembles.L'entente prendra fin inévitablement avec la fin des travaux dans la rue Sherbrooke, dit M.Bourque.« On veut respecter cette entente-là qui avait été faite de bonne foi à l'époque.L'avis du contentieux nous indique qu'il serait préférable de garder l'esprit de l'entente.Le maire de Montréal ne voit pas d'inconvénient à ce que des contrats soient accordés sans appel d'offres à une firme qui compte parmi les généreux donateurs de son parti.« La Ville peut donner des contrats à qui elle veut, selon la qualité des travaux, des entreprises.On essaie de donner des contrats à toutes les entreprises à Montréal.Et on fait ça de plus en plus.On est très ouvert là-dessus.« Je ne crois pas que cette firme-là a été privilégiée face aux autres.» L'ancienne ville de Pointe-aux-Trembles avait mandaté la compagnie pour réaliser les plans et devis des rues Notre-Dame et Sherbrooke et de nouveaux secteurs résidentiels.Lors de la fusion, Montréal s'était engagée à respecter cette entente.« Je ne crois pas que cette firme-là a été privilégiée face aux autres », affirme Pierre Bourque.PSORIASIS Hommes / Femmes Entre 18 et 70 ans Étude: Nouveau médicament de recherche administré par injections sous-cutanées dans le traitement du psoriasis Durée: 9 à 18 mois, à raison d'une fois semaine.Conditions requises: - Un psoriasis modéré à sévère - Des tests sanguins seront effectués Communiquez avec Mme Chantal Côté au (514) 521-3851 6LP2001A0429 A20 - SAMEDI 6LP2001A0429 ZALLCALL 67 01:33:40 04/29/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Lignes partagées : encore 15 000 cas à régler chez Bell ANDRÉ DUCHESNE Un coup, c'est pour Gérard ; deux, c'est pour Roger.À l'ère des navettes spatiales, de la chirurgie au laser, des voitures électriques et des organismes génétiquement modifiés, certaines technologies désuètes ont la couenne dure.Les lignes téléphoniques partagées, qui desservent quatre abonnés à la fois, en constituent un exemple éloquent.Et dérangeant.« Nous ne sommes pourtant plus à l'époque des Arpents verts », fulmine Denis Paradis, député fédéral de Brome-Missisquoi, une circonscription située à 40 minutes de Montréal où des dizaines, voire des centaines d'abonnés de Bell ont une ligne partagée.En fait, Bell compte encore 15 000 clients (sur 7,5 millions au Québec et en Ontario) dispersés sur l'ensemble de son territoire, qui attendent une ligne individuelle.Ce sera chose faite, assure la compagnie, d'ici la fin de 2001.En attendant, les abonnés s'impatientent.« Ça n'a pas d'allure, lance Jacques Cardinal, un résidant de Farnham possédant une petite entreprise.On ne peut même pas parler affaires au téléphone, de crainte que les voisins écoutent.Et on ne peut pas avoir de répondeur téléphonique, ni Internet.» Selon la porte-parole de Bell, Caroline Trépanier, la conversion du réseau ne se fait pas en criant Allô ! « Cela nécessite des investissements importants en ressources humaines et en matériel.On doit reprogrammer les centrales téléphoniques, remplacer des équipements, changer des milliers de kilomètres de câbles.» Bell a investi 200 millions au cours des quatre dernières années pour convertir son réseau et élargir ses zones d'appels locaux, dont quatre millions dans Brome-Missisquoi.Malgré tout, M.Cardinal demeure sceptique.Il a même décidé de se porter candidat comme conseiller municipal aux prochaines élections pour défendre ce dossier.Une décision du CRTC La conversion des lignes partagées d'ici la fin de 2001 découle en bonne partie d'une décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).En octobre dernier, le Conseil a statué que les compagnies devraient offrir un minimum de services, dont la ligne individuelle, à leur clientèle résidant en régions éloignées.« Avec l'arrivée de la concurrence dans la téléphonie locale, nous voulions nous assurer que les entreprises ne diminuent pas leurs services », indique le porte-parole, Denis Carmel.Selon le CRTC, le Canada compte 18 millions de lignes téléphoniques, dont un pour cent (180 000) sont encore partagées.« Mais la majorité auront disparu une fois que les compagnies auront complété leur plan de transformation », indique M.Carmel.Les petites compagnies sont en avance Au Québec, d'autres entreprises (Télébec, Québectel, Sogetel) ont terminé depuis des années la conversion de leur réseau.Jusqu'en 1994, elles étaient réglementées par la Régie des télécommunications du Québec, un organisme qui insistait beaucoup sur l'amélioration technologique des réseaux.Les fournisseurs ne s'en plaignent pas, au contraire.« L'entretien des lignes partagées coûtait cher, se rappelle Alain Duhaime, président de Sogetel qui dessert 18 000 clients dans une trentaine de municipalités.Lorsqu'un client se plaignait de parasites, il fallait vérifier quatre lignes.Et pour débrancher un mauvais payeur, il fallait couper sa ligne au poteau.» Sogetel a investi « 5 ou 6 millions » dans l'amélioration de son réseau, estime M.Duhaime.Chez Télébec (filiale de Bell à 100 %), 87 millions ont été investis entre 1984 et 1995 afin de pourvoir chaque client de sa propre ligne, dit Julie Charlebois, directrice aux communications et aux affaires publiques.Même constat chez Québectel, où les quelque 300 000 clients, résidant aussi loin qu'à Blanc-Sablon, possèdent leur ligne depuis 1991, résultat d'un investissement de 28 millions.« Nous sommes les premiers en Amérique du Nord à avoir pourvu tous nos clients d'une ligne individuelle », indique fièrement le directeur des relations publiques, Bernard Lepage. La Presse 29 avril 2000 Page A21 manquante 6LP2299A0429 A 22 samedi, 29 avril 6LP2299A0429 ZALLCALL 67 15:25:24 05/01/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Multimédia Un « musée d'anticipation » qui mise sur le multimédia FRANÇOIS BERGER Le dernier-né des musées scientifiques et technologiques canadiens, qui ouvrira ses portes au public dans le Vieux-Port de Montréal le 6 mai, mise résolument sur les nouvelles technologies de l'information et le multimédia.Le nouveau Centre i Sci (pour innovation et interaction entre l'individu et la science), est décrit comme un « complexe interactif des sciences et du divertissement » ; mais il s'agit en fait d'un musée nouveau genre, où la participation du visiteur est essentielle et où les références historiques sont minimales, tandis que l'accent est mis sur l'anticipation.Installé dans les anciens hangars métalliques du quai King-Edward, au bout du boulevard Saint-Laurent, le centre comporte des « espaces interactifs », sortes d'ateliers de travail où le visiteur peut jouer sur cédérom et vidéo à des jeux pédagogiques destinés à lui faire découvrir les thèmes abordés par le musée (de la médecine aux transports, en passant par l'informatique et l'alimentation).Les activités ludiques et éducatives du complexe \u2014 qui constituent la moitié du contenu présenté, à côté d'étalages plus traditionnels qui montrent des objets \u2014 forment le coeur du musée, où les nouvelles technologiques de l'information et le multimédia sont mis à contribution.Le tiers de ces activités de jeu sont interactives et font appel au multimédia, explique Michel Groulx, responsable de la programmation du Centre i Sci et chef de projet à la Société du Vieux-Port de Montréal, l'organisme fédéral qui exploite les lieux.« L'interactivité représente un défi », dit-il, parce qu'on laisse les visiteurs manipuler les présentations sur écran \u2014 des animateurs sont cependant toujours disponibles pour apporter de l'aide.Les jeunes, qui constituent une bonne partie du public attendu (deux millions de visiteurs prévus dès cette année), sont d'ailleurs déjà habitués aux nouvelles technologies informatiques, souligne M.Groulx.Les personnes aveugles pourront même être initiées à la navigation sur Internet, grâce à un logiciel qui guide l'internaute par le son.Outre les trois salles d'exposition (ayant chacune son thème : la vie, la matière, l'information), le centre inclut le cinéma Imax rénové et une nouvelle salle de cinéma interactif (de la firme Immersion-Studios, de Toronto) où les spectateurs choisissent collectivement \u2014 en « votant » sur une console \u2014 le déroulement du scénario.Le premier film sera un voyage à l'intérieur du corps humain.Le site Web du centre i Sci 1 sert de « quatrième salle d'exposition », dit M.Groulx.Pour le moment, on peut y faire un tour de familiarisation avant la visite du complexe du Vieux-Port, ou une incursion après la visite pour fouiller davantage un sujet ; mais le site Web doit présenter dès l'automne prochain des contenus originaux plus fouillés.Les corridors du complexe, aménagé au coût de 49 millions de dollars, dont 20 millions proviennent du secteur privé, sont ouverts gratuitement au public et présentent des innovations québécoises et canadiennes récentes (ayant cinq ans ou moins d'existence), telles ce dispositif de monitoring conçu par des Montréalais pour surveiller bébé à distance.Le centre, qui emploie près de 700 personnes, comporte aussi ses boutiques et restaurants, dont une boutique « bionique » exploitée par le Zoo de Granby et qui est également un bistro.Ce dernier est situé juste en dessous de la section de l'exposition portant sur l'agroalimentaire, à l'étage.Le concept d'aires ouvertes du complexe fait en sorte que les odeurs de nourriture viendront chatouiller les narines des gens en train de s'informer sur la bonne alimentation ! Il est difficile d'être plus « multimédia » que cela.1 www.isci.ca PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Michel Groulx, responsable de la programmation, dans l'une des salles d'exposition du nouveau centre i Sci.Assourdir le murmure marchand d'Internet FRANÇOIS BERGER Internet, ce grand réseau de communication électronique, doit « valoriser le citoyen » et non seulement servir les consommateurs, a averti Jean-Claude Guédon, qui vient d'être élu président de la toute nouvelle section québécoise de l'Internet Society (ISOC), le plus influent regroupement mondial d'utilisateurs du « réseau des réseaux ».M.Guédon, historien des sciences et professeur titulaire à l'Université de Montréal, croit que les internautes doivent assourdir ce qu'on a appelé le « murmure marchand », omniprésent sur Internet, en créant un « mouvement de société » qui vise à développer des projets à but non lucratif, comme la constitution au Québec d'un « Fonds documentaire du patrimoine » auquel tout un chacun pourrait contribuer depuis son ordinateur personnel.Il propose la création de « cercles d'internautes », sur le modèle des Cercles de jeunes naturalistes mis sur pied dans les années vingt par le botaniste Conrad Kirouac (le frère Marie-Victorin).Ces groupes pourraient produire des documents qui, entre autres, contribueraient à rehausser la faible présence du français sur Internet.M.Guédon relance aussi l'idée de créer une encyclopédie québécoise virtuelle, un projet déjà soumis par d'autres.Au-delà du commerce électronique, Internet peut susciter un « vaste dialogue social et culturel », espère- t-il.Internet deviendra « un instrument indispensable pour la réalisation de projets intéressants », dit M.Guédon.C'est en proposant aux Québécois des projets précis, des sujets captivants, que l'on augmentera leur taux de branchement au réseau et qu'on rattrapera le retard du Québec par rapport au Canada anglais et aux États-Unis, dit-il.Le professeur Guédon croit que l'organisme qu'il préside permettra aux Québécois d'avoir davantage leur mot à dire dans les forums internationaux chargés de superviser le développement d'Internet et d'établir les standards de ce nouveau média.ISOC-Québec est la 55e section de l'Internet Society, fondée en 1992 aux États-Unis.Avec 79 autres sections en voie de création, cet organisme, dont le siège est situé à Reston, dans la région de Washington, est présent dans plus de 100 pays.Outre le développement de la Toile, les membres québécois de l'Internet Society entendent agir à titre de lobby auprès des gouvernements, afin, notamment, de faire évoluer les lois qui sont actuellement mal adaptées aux nouvelles réalités technologiques.Pour en savoir plus : www.isoc.org www.isoc.qc.ca 6LP2301A0429 A 23 samedi Actualit s 6LP2301A0429 ZALLCALL 67 01:27:32 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 23 «À quand les parco-chevreuils?» Québec imposera des droits d'entrée dans les parcs André Noël Une vague de protestations a suivi l'annonce de l'imposition de droits d'entrée dans les parcs du Québec, mais il semble bien qu'elle n'empêchera pas le gouvernement de ramer là où il veut.« Nous n'avons pas le choix : il faut plus d'argent pour améliorer le réseau », explique Raymond Desjardins, de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).« Qui sait s'il ne faudra pas un jour détourner notre regard lorsque nous verrons un chevreuil, de peur que cela nous coûte de l'argent ?» proteste Robert Desjardins, résidant de Beloeil, une ville située près du parc du Mont-Saint-Bruno.« Le gouvernement installera-t-il bientôt des parco-chevreuils ?» La SÉPAQ \u2014 une société d'État \u2014 compte puiser quatre millions de dollars dès cette année dans les poches des promeneurs, en imposant des frais de 4 $ par jour aux adultes et de 2 $ aux enfants.Il faudra déduire un million et demi de cette somme pour installer des guichets.Le gouvernement est-il pauvre au point de devoir grappiller des dollars à gauche et à droite pour donner accès à la nature aux citoyens ?Ou dépense-t-il les impôts à tort et à travers, par exemple en construisant un stationnement de 14 millions de dollars sous le Palais des congrès ?demande John Burcombe, du groupe Au Courant.Les groupes écologistes les plus concernés par l'avenir des parcs appuient néanmoins la tarification.« Des droits d'entrée sont imposés partout en Amérique du Nord, souligne Nathalie Zinger, coordonnatrice pour le Québec du Fonds mondial pour la nature.Le principe est acceptable.Les gens utilisent quelque chose qui leur donne du plaisir.Le fait de payer les aide à prendre conscience de la valeur des parcs.Et ils contribuent ainsi à leur entretien.» Sous-financement Mme Zinger a participé, en 1996, à un comité pour conseiller le gouvernement sur la relance des parcs.Ce comité, présidé par l'ancien ministre péquiste Denis de Belleval, a constaté que les 18 parcs provinciaux étaient dramatiquement sousfinancés.« Depuis l'adoption de la Loi sur les parcs, en 1977, le gouvernement a consacré 92 millions à leur développement et 22 millions en acquisition, notait le comité.Pendant la même période, Parcs Canada investissait 131 millions pour ses trois parcs nationaux au Québec, qui représentent 22 % de la superficie des parcs provinciaux.» La comparaison entre les parcs fédéraux de la Mauricie, de Forillon et de Mingan (qui imposent des droits d'entrée) et les parcs provinciaux laisse pantois.Alors que le moindre pont enjambant le plus petit ruisseau d'un parc fédéral ressemble à un ouvrage d'art, de nombreux campings des parcs provinciaux semblent à l'abandon.De surcroît, seulement deux parcs ont été créés depuis 1977 (Monts Valin et Mégantic).Dans l'ensemble, les parcs occupent seulement 4400 kilomètres carrés, soit moins de un pour cent de la superficie de la province, ce qui place le Québec en queue de peloton derrière les autres provinces (11,2 % du territoire en Colombie-Britannique, 8,8 % en Ontario) et de la plupart des pays, pauvres et riches (21 % au Venezuela, 5 % aux États-Unis).Un coup de barre En 1980, les budgets d'immobilisation s'élevaient à 14 millions.Ils tombaient à sept millions en 1985 et à moins de quatre millions en 1995.Un coup de barre s'imposait.Compte tenu de la lutte contre le déficit, le comité de Belleval recommandait l'imposition de tarifs aux usagers.Le gouvernement a essayé d'introduire cette mesure, mais s'est buté à l'opposition des concessionnaires, qui exploitaient divers services dans les parcs.« Les concessionnaires ne voulaient pas que les clients payent deux fois, rappelle Jean-Pierre Guay, de la SÉPAQ.Par ailleurs, les nouveaux revenus auraient été dirigés vers le fonds consolidé de la province, et pas vers les parcs.» Il a donc été décidé de confier la gestion des parcs à la SÉPAQ.Cette société d'État a remplacé la plupart des concessionnaires l'année dernière.Dorénavant, les profits des activités commerciales sont redirigés vers le réseau des parcs.Mais ceux-ci restent limités, d'où les droits d'entrée.Les tarifs remplaceront les frais de stationnement, à l'exception des parcs qui sont dotés de plages, soit ceux d'Oka, du Mont-Orford et de Yamaska.« Dans plusieurs parcs, les visiteurs se trouveront à payer moins cher », assure Raymond Desjardins, directeur des parcs à la SÉPAQ.Par exemple, il en coûtait 80 $ pour garer sa voiture en tout temps au parc du Mont-Saint-Bruno, pendant une année.Il en coûtera maintenant 20 $ pour une personne seule, et de 30 $ à 50 $ pour une famille.Des projets concrets Le ministre des Finances, Bernard Landry, a par ailleurs autorisé la SÉPAQ à emprunter 66 millions en cinq ans pour des travaux d'immobilisation.M.Desjardins prévoit que le budget annuel des parcs augmentera de 20 à 29 millions en 2005, en comprenant le service de la dette.Sur ce montant, sept millions proviendront des usagers.« Nous avons plusieurs projets d'amélioration », souligne M.Desjardins.Voici quelques exemples : Yamaska : Un camping de 120 places et une piste cyclable seront aménagés l'année prochaine près du réservoir Choinière, un plan d'eau qui attire de nombreux visiteurs dans cette région où les accès aux lacs sont souvent privés.Mont-Tremblant : Les campings du lac Monroe seront entièrement refaits.D'autres campings seront aménagés dans le secteur est du parc, ainsi que des sentiers et des circuits de canot.Oka : Le calvaire, un lieu historique de pèlerinage qui comprend quatre oratoires et trois chapelles, sera rénové.Les bas-reliefs seront restaurés.De nouveaux sentiers sillonneront les bois ; ils seront jalonnés de panneaux d'interprétation décrivant les 39 plantes menacées de disparition.Île-Bonaventure : Les bâtiments historiques, qui servaient au séchage et à l'entreposage des morues au début du siècle, seront eux aussi mis en valeur.Les campings seront refaits au parc d'Orford, près du lac Stukeley, et de nouveaux campings seront aménagés au parc du Bic et au parc de Frontenac.Enfin, le parc des Hautes Gorges de la Malbaie, qui comprend un des paysages les plus spectaculaires du Québec, sera inauguré ce printemps.La réserve faunique de Plaisance (dans l'Outaouais) doit aussi être transformée en parc, avec interdiction de chasse.Mais moins de Québécois auront la chance de voir toutes ces belles choses.Dans son mémoire adressé au Conseil des ministres, Guy Chevrette, ministre responsable des Parcs, estime que l'affluence baissera de 40 % dès la première année où les droits d'entrée seront imposés.La SÉPAQ croit cependant que la fréquentation redeviendra normale au bout de quelques années.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Un promeneur prend une pause au parc du Mont-Saint-Bruno, où la population résiste aux droits d'entrée.« La nature n'est pas taxable », écrit une des signataires d'une pétition de 15 000 noms.Tarification d'accès aux parcs (valable jusqu'au 31 mars 2005) Période Catégorie Parc Réseau Quotidien Annuel Annuel 1 adulte (18 ans et +) 1 enfant (6-17 ans) 1 enfant (0-5 ans) 1 adulte et enfants (6-17 ans) 2 adultes et enfants (6-17 ans) Groupe d'adultes Groupe de jeunes (6-17 ans) Groupe scolaire 4$ 2$ Gratuit 6$ 10$ 3$/ personne Gratuit Gratuit 20$ 10$ S/O 30$ 50$ S/O S/O S/O 30$ 15$ S/O 45$ 75$ S/O S/O S/O S/O: sans objet Source: Direction générale des parc (Sépaq) Infographie La Presse Une pétition au parc du Mont-Saint-Bruno ANDRÉ NOËL Guy Chevrette, ministre responsable des parcs, a reçu cette semaine une pétition de 14 920 noms contre les droits d'entrée au parc du Mont-Saint-Bruno.Ce sont les usagers de ce parc unique en son genre, situé en milieu urbain, qui mènent l'opposition à la tarification.« L'opposition se manifeste aussi autour du parc des Îles-de-Boucherville, signale Raymond Desjardins, directeur des parcs à la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).Sinon, la population semble accepter les droits d'entrée.» Le parc du Mont-Saint-Bruno reçoit presque 400 000 visites chaque année.Plusieurs visiteurs habitent juste à côté et vont s'y promener les soirs de semaine ou les week-ends.L'idée des droits d'entrée les fait frémir.« La montagne fait partie de notre cour, souligne Anne Gagnon, une mère de famille de Saint- Bruno.C'est l'un des rares parcs provinciaux en milieu urbain auquel les gens ont accès facilement à pied ou en vélo.Pour profiter de la nature, on veut maintenant établir le principe d'utilisateur/payeur.» Peut-on faire exception pour ce parc ?Non, répond M.Desjardins.« Ce serait injuste pour les autres utilisateurs.» La solution de rechange : remettre le parc à la municipalité, si les citoyens considèrent qu'il s'agit d'un parc urbain.Des audiences publiques se tiendront cette année.« Mais je doute que les citoyens veuillent un parc urbain, où la protection serait beaucoup moins grande, dit M.Desjardins.Il y a une quinzaine d'années, ils s'étaient fortement prononcés pour un parc de conservation.» La perception des droits sera loin d'être évidente.La SÉPAQ installera des guichets automatiques à 17 points d'entrée.Des gardiens pourront demander aux visiteurs de montrer leur billet.Cet été, ils se contenteront de les sensibiliser à la nécessité de payer.L'année prochaine, ils pourraient expulser les contrevenants.Mais la SÉPAQ annonce déjà qu'elle n'embauchera pas une armée de gardiens pour arrêter et poursuivre les fraudeurs.NOUVEAU MAGASIN DE 15 000 pi2 ! 6LP2401A0429 A24, samedi, MONDE 6LP2401A0429 ZALLCALL 67 01:33:26 04/29/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL PHILIPPINES Otages menacés n Les rebelles musulmans philippins du groupe Abu Sayyaf, qui ont enlevé 21 personnes dimanche en Malaisie dont 10 étrangers, ont menacé hier de décapiter certains otages si Manille ne changeait pas le responsable des négociations.Ce négociateur, Nur Misuari, lui-même ancien rebelle musulman, doit être remplacé par des représentants des gouvernements des 21 otages.Les ravisseurs ont aussi fait état de plusieurs exigences, dont la garantie de droits de pêche ancestraux dans le sud des philippines et la libération de certains de leurs camarades emprisonnés.d'après AFP TUNISIE L'affaire Ben Brick n Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick qui poursuit une grève de la faim depuis 26 jours à Tunis a été victime d'un malaise hier.Les médecins lui ont ordonné le « repos absolu » a indiqué son épouse Azza.Ben Brick, 39 ans, ne boit que de l'eau ou des boissons sucrées depuis le 3 avril et il a déjà perdu 18 kg.Il a déclaré hier qu'il arrêterait son action dès que son frère Jelal incarcéré serait libéré.Ce dernier a été arrêté lors d'échauffourées avec la police survenues devant le domicile du gréviste de la faim.d'après AFP BOSNIE Fosses communes n Les médecins légistes de la Commission musulmane pour les personnes disparues ont exhumé en cinq jours 83 corps jetés dans plusieurs fosses communes dans l'est de la Bosnie, à 80 km au nord-est de Sarajevo.Les cadavres seraient ceux de musulmans bosniaques de l'enclave sous protection des Nations unies de Srebrenica, tués par les Serbes en juillet 1995, quelques mois avant la fin de la guerre.Jusqu'à 8000 hommes avaient disparu de cette enclave lors de sa prise par les Serbes.d'après AP CHILI Solidarité militaire n Les généraux à la retraite de l'armée chilienne ont réaffirmé hier leur soutien à Augusto Pinochet, qualifiant d'« aberration » l'examen par la Cour d'appel de Santiago d'une demande de levée de l'immunité parlementaire de l'ex-dictateur.Selon ces anciens hauts officiers, regroupés dans le Centre des généraux de l'armée à la retraite (CGER), ce processus judiciaire « porte atteinte aux principes juridiques », car il s'attaque « à ceux qui n'ont rien fait d'autre que de remplir leur devoir ».d'après AFP ÉTATS-UNIS Le désaccord persiste n La Maison-Blanche a écarté hier toute chance d'accord avec la Russie sur une révision du traité ABM sur les armes antibalistiques, lors du sommet entre les présidents Bill Clinton et Vladimir Poutine les 4 et 5 juin à Moscou.Depuis plus d'un an, les États-Unis pressent en vain la Russie d'accepter des aménagements à ce traité signé en 1972, pour permettre le déploiement d'un système de défense antimissiles (NMD) visant à contrer les menaces stratégiques posées par des États marginaux comme la Corée du Nord.d'après AFP ARGENTINE Général arrêté n L'ex-général Luciano Benjamin Menendez, accusé d'avoir dirigé des centres d'extermination durant la dictature en Argentine (1976-1983), a été arrêté hier à Cordoba pour refus de collaborer avec la justice.Menendez avait bénéficié en décembre 1989 d'une amnistie décrétée par l'ancien président Carlos Menem, mais la justice continue d'enquêter sur les circonstances de l'exécution de 30 prisonniers politiques en 1976, dans une prison placée sous la responsabilité de cet ancien militaire.d'après AFP PHOTO REUTER Ho Chi Minh Ville hier, à 48 heures des célébrations du 25e anniversaire du départ des troupes américaines de ce qui était alors Saïgon.Les dernières heures de Saïgon Un ex-correspondant raconte ce qu'il a vu, il y a 25 ans GEORGE ESPER Associated Press, NEW YORK Les derniers militaires américains \u2014 une arrière- garde de onze Marines \u2014 venaient de fuir Saïgon.Leur hélicoptère avait à peine décollé de l'ambassade des États-Unis, dans un nuage de gaz lacrymogènes et de fumigènes, quand un journaliste vietnamien de notre bureau m'a averti que la radio nationale diffusait un message du gouvernement sud-vietnamien.Il me l'a traduit et j'ai immédiatement rédigé la dépêche suivante : BULLETIN : Reddition Associated Press SAÏGON Le président du Sud-Vietnam, Duong Van « Big » Minh, a annoncé mercredi la reddition sans conditions de son régime aux forces du Nord-Vietnam.» n n n « Nous avons perdu ! » C'était le 30 avril 1975.Battues, lasses et déprimées, les troupes sud-vietnamiennes quittaient leurs avant-postes en périphérie de Saïgon pour déposer leurs armes.Dès l'annonce de la reddition, j'ai dévalé les quatre étages de notre immeuble pour aller recueillir des réactions sur la place centrale de Saïgon.J'ai alors croisé le regard affolé d'un lieutenant-colonel de la police locale.« La guerre est finie.Nous avons perdu », m'a-t-il lancé en français.« Finie », répétait-il, la main posée sur l'étui de son pistolet.« Finie ».Alors que je craignais qu'il ne fasse feu sur moi, il s'est retourné pour saluer un monument à la mémoire des Marines sud-vietnamiens.Puis il a dégainé son arme, l'a portée à sa tête et a tiré.L'officier s'est écroulé sur le dos, mortellement blessé.Dans les rues de la ville, les trottoirs étaient jonchés d'uniformes et de bottes dont les soldats sud-vietnamiens s'étaient débarrassés à la hâte pour revêtir des vêtements civils.Ils espéraient ainsi échapper aux représailles contre le régime vaincu.Très vite, plusieurs centaines de Sud-Vietnamiens paniqués se sont massés devant l'ambassade américaine, soudain menacée d'invasion.Tous espéraient obtenir une place dans un des hélicoptères en partance pour l'étranger, des rumeurs annonçant un bain de sang lors de la prise de Saïgon par les troupes du Nord et leurs alliés sudistes du Viet Cong.Cette défaite humiliante pour le Sud mettait fin à une guerre terriblement meurtrière.Selon le bilan officiel établi par les autorités vietnamiennes et américaines, ce long conflit a coûté la vie à près de 60 000 Américains, 223 748 Sud-Vietnamiens et 1,1 million de Nord-Vietnamiens.Sans compter les quelque deux millions de victimes civiles.Le succès de Giap L'artisan des victoires militaires vietnamiennes contre les troupes françaises et plus tard américaines, le général Vo Nguyen Giap, 88 ans, affirme que ses succès sur le champ de bataille n'ont rien de mystérieux.L'ennemi, supérieur sur le plan technique, avait tout simplement oublié le « facteur humain ».Le général, qui a commandé les forces du Viêt-minh contre les Français (1947-54) puis dirigé l'effort de guerre contre les États-Unis et son allié sud-vietnamien (1964-75), est revenu sur les deux conflits lors d'un entretien exceptionnel accordé début avril à des journalistes étrangers.Contre les Américains, « nous avons dû utiliser des armes dépassées pour vaincre des armes modernes », explique le stratège, dont les troupes furent notamment confrontées aux redoutables bombardiers B52.Mais « dans une guerre, l'homme a autant d'importance que les armes.Au bout du compte, c'est le facteur humain qui a déterminé la victoire.» Le vainqueur de Diên Bien Phu voit une différence entre les anciens ennemis français et américains.« Les soldats français occupaient l'Indochine depuis longtemps et ils connaissaient bien le terrain et le climat du Vietnam.» Les GI, eux, « avaient des armes modernes mais ils n'avaient pas une grande connaissance du Vietnam ».Mais le point commun aux Français et aux Américains était que « leur moral, leur détermination étaient faibles ».Le général se souvient du 30 avril 1975 comme du moment le plus heureux de toute sa carrière, lorsqu'il a appris la reddition sans condition du gouvernement sudiste après l'entrée des communistes à Saïgon.« La salle de réunion du commandement suprême a résonné de hurlements de joie.Beaucoup parmi nous, dont moi, avions des larmes dans les yeux.C'était une victoire totale et complète du Vietnam contre les impérialistes occidentaux.» Giuliano Amato obtient un oui des élus italiens La misère pousse les Haïtiens vers l'exil DOMINIQUE LEVANTI Agence France-Presse, PORT-AU-PRINCE La découverte de quelque 300 Haïtiens déshydratés, échoués sur un lot désert des Bahamas, illustre la tragédie d'une population haïtienne fuyant à longueur d'année un pays rongé par la misère et l'insécurité, dans l'espoir de parvenir à l'Eldorado américain.Hier matin, 65 de ces clandestins, épuisés et affamés, avaient pu être transférés de l'ile de Flamingo Cay vers des hôpitaux des Bahamas.Deux corps ont été retrouvés, mais selon les récits des rescapés, 14 passagers au total sont morts durant leur odyssée.Et 223 personnes étaient en cours d'évacuation, selon un porteparole des garde-côtes américains, Gibran Solto.Déjà un million d'Haïtiens vivent aux États- Unis, dont la manne annuelle, quelque 500 millions de dollars envoyés à leur famille, aide la république caraïbe à survivre tant bien que mal.Cet exode semble s'être accéléré cette année, en raison de l'aggravation de la misère \u2014 500 millions de dollars d'assistance internationale sont gelés dans l'attente des élections \u2014 et de l'insécurité, endémique en période pré-électorale.Selon des chiffres des garde-côtes américains, 1059 Haïtiens ont été interceptés en mer l'an dernier, et 705 durant les quatre premiers mois de cette année.Les autorités des Bahamas ont fait état de 1600 clandestins haïtiens refoulés depuis janvier.Le retour à l'ordre constitutionnel ayant suivi en 1994 la rentrée d'exil du président Jean-Bertrand Aristide, renversé fin 1991 par les militaires, n'a pas apporté aux Haïtiens le redressement économique qu'ils espéraient dans un pays dévasté.Le revenu par habitant oscille toujours autour de 380 dollars par an, et plus de 60 % des huit millions d'habitants d'Haïti sont sans emploi.Beaucoup vivent dans la pauvreté, malgré un redressement de l'industrie de sous-traitance (25 000 emplois environ) qui était, avant l'embargo international imposé après le départ de M.Aristide, la principale ressource du pays.À ces problèmes économiques s'ajoute l'explosion démographique \u2014 2,3 % de croissance annuelle pour la population \u2014 dans un pays aux trois quarts montagneux qui a déjà perdu 30 % de sa terre arable.L'explosion démographique a en effet conduit les paysans à sacrifier ce qui reste de la couverture forestière du pays, pour planter des cultures vivrières ou faire du charbon de bois, principal combustible populaire du pays.Le problème démographique a également causé un surpeuplement urbain anarchique, particulièrement visible à Port-au-Prince (2,4 millions d'habitants), source de misère et de violence souvent exploitée à des fins politiques notamment en période électorale.L'ensemble de ces problèmes a fait perdre à Haïti, autrefois destination touristique à la mode, des milliers de visiteurs qui étaient attirés par la beauté de ses paysages et de ses plages.À ces difficultés se sont enfin ajoutés les problèmes liés au transit de la cocaïne colombienne : 12 % des 300 tonnes de drogue entrant annuellement aux États-Unis transitent par l'île d'Hispaniola (Haïti et République dominicaine), selon les services spécialisés américains.Les naufragés de la mer haïtiens sont refoulés aussi bien par les services d'immigration américains que par les autorités des Bahamas.Mais le flot ne se tarit pas pour autant.Michael Minns, un agent d'immigration américain, affirme recevoir environ toutes les six semaines des appels de détresse de pêcheurs découvrant des boat-people haïtiens bloqués.« C'est tout le temps.Certains bateaux sont perdus sur l'eau avec un moteur cassé.Il y a beaucoup de gens à bord, pas assez de nourriture et d'eau.Ils n'ont pas d'aide à la navigation, pas même une boussole », dit-il.FRANCES D'EMILIO Associated Press, ROME Premier test réussi haut la main pour Giuliano Amato.Deux jours après son investiture, le nouveau président du Conseil italien a obtenu hier soir la confiance des députés à une majorité plus large que prévu (319 voix pour, 298 contre et cinq abstentions).Cette majorité de 21 voix constitue une bonne surprise pour le nouveau chef du gouvernement dans la mesure où les observateurs tablaient sur une majorité de quelques voix seulement.À la tête d'une coalition de centre-gauche, M.Amato devrait donc diriger le 58e gouvernement italien de l'après-guerre.Pour cela, il doit encore obtenir la semaine prochaine la confiance des sénateurs.Mais il devrait s'agir d'une formalité, M.Amato disposant d'une majorité plus confortable à la chambre haute du Parlement.Peu avant le vote, Giuliano Amato se montrait optimiste.L'une des dernières incertitudes avait été levée dans la journée-même par un petit parti modéré, les Républicains, fort de cinq sièges à la Chambre des députés.Après avoir menacé de voter contre, avec le risque de faire tomber le gouvernement, ce parti avait finalement décidé, avec beaucoup de réticence, de s'abstenir lors du vote de confiance.« Mais nous l'avons vraiment très mal digéré », avait souligné le leader des Républicains, Giorgio La Malfa.« Il y avait un terrible désir de dire non.» Jeudi, les Verts avaient annoncé leur intention de voter la confiance, et ce malgré la perte du portefeuille de l'Environnement.Mais le débat interne a été long \u2014 cinq heures.\u2014, les Verts devant se contenter du ministère de l'Agriculture.Malgré la neutralité des Républicains et le soutien des Verts, Giuliano Amato n'était pas à l'abri de défections de dernière minute au sein de la coalition, surtout après les récriminations suscitées par la manière dont le président du Conseil a distribué les portefeuilles.Le nouveau président du Conseil va avoir pour première tâche de mener à bien la réforme électorale qui doit être soumise à référendum le mois prochain.Le projet prévoit d'éliminer la part de scrutin proportionnel encore présente dans le système électoral, accusée d'être à l'origine de l'instabilité politique chronique du pays.Autre mission de M.Amato, purement politique celle-là : tenter de maintenir le centregauche au pouvoir en Italie jusqu'aux élections législatives prévues au printemps 2001.M.Amato a également promis de lutter contre la criminalité et d'introduire davantage de flexibilité dans le marché du travail pour combattre le chômage.PHOTO AP Un médecin bahamien traite des Haïtiens souffrant de déshydratation après avoir quitté leur pays sur un bateau de fortune.Ils ont été repérés par la garde côtière américaine au large des Bahamas. 6LP2501A0429 A25, samedi, MONDE 6LP2501A0429 ZALLCALL 67 01:31:07 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 25 Monde Une délégation de l'ONU arrive à Mitrovica dans un climat de violence Bogota : un massacre dans une prison fait 25 morts Agence France-Presse BOGOTA Un nouveau massacre a eu lieu hier dans une prison colombienne, avec un bilan final de 25 détenus tués et 18 autres blessés, lors d'affrontements armés entre bandes rivales à la prison Modelo de Bogota.Deux cents prisonniers ont trouvé la mort et 300 autres ont été blessés l'an dernier au cours de 25 incidents de ce type.Les prisons colombiennes, surchargées, abritent 48 000 prisonniers pour 28 000 places.Cette fois, les combats entre prisonniers avaient débuté jeudi après-midi après la découverte du cadavre du présumé chef paramilitaire Carlos Leon dans une conduite d'égout.Son corps, en état de décomposition, avait été découpé en morceaux et recélait des traces de torture.Des détenus, membres de groupes paramilitaires d'extrême droite, ont alors ouvert le feu avec des armes à fort calibre, y compris des explosifs, contre des délinquants de droit commun, et ces affrontements se sont prolongés durant plus de onze heures, a précisé le médiateur de Bogota, Ivan Villamizar.Après avoir pris en otage 42 détenus d'une bande rivale, les paramilitaires les ont finalement remis aux autorités.Trente prisonniers ont été transférés en début de matinée dans d'autres pénitenciers de Colombie, selon le ministère de la Justice.Cette nouvelle flambée de violence à la prison Modelo a éclaté malgré la signature en janvier dernier d'un « pacte de non agression » entre bandes rivales, à la suite d'une série d'affrontements en cellules.Les détenus de cette prison de haute sécurité, ont la particularité de posséder des armes cachées à l'intérieur des murs.Lors de ces derniers affrontements, les paramilitaires ont ainsi eu recours à des armes de fort calibre, ainsi qu'à des grenades à fragmentation et à des bombes artisanales.Le ministre de le Justice, Romulo Gonzalez, a expliqué cette crise du système pénitentiaire par « la faible action de l'État à cet égard au cours des 40 dernières années ».La « complicité des gardiens et l'insuffisance des contrôles à l'entrée » avaient été dénoncés par une commission d'enquête des institutions pénitentiaires l'an dernier.« La corruption permet l'entrée d'armes, munitions et explosifs, et l'État n'a pas le contrôle des prisons », a souligné de son côté hier José Fernando Castro, le Défenseur du peuple de Colombie.Agence France-Presse KOSOVSKA MITROVICA Des violences ont éclaté hier entre Serbes et Albanais à Mitrovica, le jour même où une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU visitait cette ville divisée du nord du Kosovo.Deux autobus de Serbes lapidés par des Albanais, une maison albanaise incendiée, des tirs de grenades sur une autre, les incidents se sont enchaînés en quelques heures, après des semaines de calme à Mitrovica.Quatre Serbes ont été légèrement blessés, selon des sources serbes, alors que des responsables internationaux ne faisaient état d'aucune victime.Cet accès de violence est survenu alors que la délégation du Conseil de sécurité, arrivée la veille au Kosovo pour évaluer la situation dans la province, séjournait dans la ville.Depuis le retrait des forces yougoslaves du Kosovo et l'arrivée de la force multinationale (KFOR) dirigée par l'OTAN, Mitrovica est restée divisée en deux zones hostiles délimitées par la rivière Ibar.Le sud est peuplé presque exclusivement d'Albanais et le nord est en majorité serbe.La KFOR contrôle en permanence les ponts sur l'Ibar.En milieu d'après-midi, une trentaine d'Albanais ont lapidé deux autobus qui ramenaient vers le nord, sous escorte, des Serbes qui venaient d'assister à une messe à l'occasion de la Pâques orthodoxe dans une église située dans la partie sud, a indiqué le lieutenant-colonel Patrick Chanliau, porteparole de la KFOR.Lorsque les Serbes sont sortis de l'église pour remonter dans les autobus, des insultes ont été échangées avec plusieurs dizaines d'Albanais, a-t-il dit.Les Albanais sont alors partis vers l'Ibar pour rassembler des pierres et les ont jetées sur les autobus à leur passage.Des dizaines d'autres Serbes, restés bloqués dans l'église, ont ensuite été ramenés dans le nord dans des blindés de la KFOR.À la suite de cette attaque, quelque 200 Serbes se sont rassemblés dans la partie nord pour protester.Deux Albanais ont été molestés par des Serbes.Le lieutenant-colonel Chanliau a indiqué que la KFOR avait dû tirer en l'air pour dégager les deux hommes.Simultanément, à quelques centaines de mètres de là, une maison albanaise a été incendiée dans le quartier de la « Petite Bosnie », enclave de la partie nord où vivent en majorité des Albanais et des Bosniaques.Deux rafales d'arme automatique et trois détonations ont été entendues.Dès le début des incidents, la KFOR a déployé un imposant dispositif de sécurité.De nombreux blindés et soldats du contingent français ont pris position dans le nord.En début de soirée, d'importants effectifs de la KFOR continuaient à contrôler le secteur. 6LP2602A0429 A26, samedi, recast 6LP2602A0429 ZALLCALL 67 01:35:04 04/29/00 B A 26 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Monde Exécutions et amnisties au Vietnam : Axworthy en perd son latin d'après AP et PC HANOÏ Trois jours après avoir exécuté une ressortissante canadienne accusée de trafic de drogue, le Vietnam a annoncé hier que 12 264 prisonniers allaient bénéficier d'une amnistie présidentielle, la plus importante jamais accordée dans ce pays, à l'occasion du 25e anniversaire de la fin de la guerre et du nouveau millénaire.Parmi les prisonniers concernés se trouvent 29 étrangers, ressortissants des États-Unis, de Chine, de Taïwan, d'Australie, du Cambodge et du Laos.Certains ont été condamnés « pour trafic, corruption, vol ou trafic de drogue », a indiqué le vice-ministre ministre des Affaires étrangères, Nguyen Tam Chien.« S'ils ont manifesté le désir de se réformer, ils ont été considérés en vue d'une remise en liberté », a-t-il précisé.Malgré des appels à la clémence et des offres de collaboration de la police de Toronto, Nguyen Thi Hiep, une citoyenne canadienne, a été exécutée lundi par un peloton d'exécution à Hanoï.Elle avait été reconnue coupable de trafic d'héroïne.Preuves à l'appui, le Canada soutient qu'elle a été utilisée à son insu par des passeurs de drogue.Jusqu'à la dernière minute, avant d'être exécutée, Mme Nguyen a refusé de signer des documents où elle aurait reconnu sa culpabilité.Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a déploré l'attitude du gouvernement vietnamien.Il estime que l'amnistie des prisonniers représente « tout un contraste » par rapport à l'approche employée envers Mme Nguyen, a-t-il expliqué lors d'une conférence téléphonique depuis Accra, au Ghana, où il participait à une conférence sur les souffrances des enfants touchés par la guerre.« Il me semble qu'ils (les Vietnamiens) ont brisé toutes les règles de courtoisie et les conventions dans ce cas-là.C'est une grande tragédie », a-t-il souligné.Leur attitude est d'autant plus surprenante que le Canada a été un allié du pays dans les dernières années, note M.Axworthy.« Ils ne nous traitent pas avec beaucoup de respect.» « Le Canada a fait beaucoup d'efforts dans la Francophonie (.) et d'autres groupes pour appuyer le Vietnam.Nous avons eu beaucoup de contacts et de visites », a-t-il ajouté.En guise de protestation, le Canada a rappelé son ambassadrice, Cécile Latour, pour consultations.On a également demandé au Vietnam de libérer pour des motifs humanitaires, la mère de Mme Nguyen, qui est actuellement emprisonnée dans le pays pour les mêmes motifs que sa fille.M.Axworthy a indiqué qu'il n'y avait pas d'autres moyens de protestation prévus pour l'instant.Il attend des explications de son homologue vietnamien, à qui il a écrit hier.Mme Nguyen a été condamnée à mort à l'issue d'un procès de trois jours à Hanoï.Elle a été reconnue coupable d'avoir tenté d'exporter du Vietnam 5,4 kilogrammes d'héroïne, camouflés dans des oeuvres d'art.Le Canada soutient qu'elle a été victime de passeurs vietnamiens, qui ont trompé d'autres Canadiens de cette façon dans le passé.Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lloyd Axworthy. 6LP2701A0429 A 27 samedi, 29 avril 6LP2701A0429 ZALLCALL 67 01:31:15 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 27 Les plus grandes marques de pneus à prix compétitifs! Copps refuse de modifier les règles sur la propriété étrangère des médias canadiens Presse Canadienne Il n'est pas question de modifier les règles limitant la propriété étrangère des médias canadiens pour satisfaire l'appétit de deux grandes chaînes de journaux des États-Unis, intéressées à se porter acquéreur des journaux canadiens appartenant à Conrad Black.La ministre du Patrimoine canadien Sheila Copps a été on ne peut plus claire à ce sujet, hier, lorsqu'interrogée à Montréal.« On ne veut pas que les étrangers soient majoritairement propriétaires de nos expressions artistiques et médiatiques.« Étendant cette question de la propriété des journaux à celle des stations de télévision et de radio, Mme Copps a ajouté que le gouvernement « a un rôle à jouer pour s'assurer que la propriété de ces institutions demeure entre les mains des Canadiens ».La participation étrangère dans les journaux canadiens est limitée à 25 %. 6LP2801A0429 A28 - SAMEDI 6LP2801A0429 ZALLCALL 67 01:30:53 04/29/00 B A 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Pacte fiscal : l'UMQ pose ses conditions mais négocie Presse Canadienne QUÉBEC Les membres du conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) poursuivent les négociations sur une proposition de pacte fiscal, mais ils exigent toujours des concessions importantes de la part du gouvernement avant de s'engager définitivement sur la voie de la réorganisation municipale.Hier, en conférence de presse, le président de l'UMQ et maire de Trois-Rivières, Guy Leblanc, a clairement laissé entendre que le contenu du cadre de proposition de pacte fiscal présentement discuté nécessitera encore de longues heures de négociation autant sur la répartition des 380 millions promis dans cinq ans que sur les 250 millions attendus en 2001.En annonçant ses couleurs, M.Leblanc a aussi indiqué que l'UMQ n'a pas du tout l'intention de retirer la poursuite judiciaire inscrite pour faire invalider la dernière facture de 356 millions que le gouvernement a imposée au monde municipal tant et aussi longtemps que les niveaux de répartition ne seront pas connus.« La condition voulant qu'avant tout pacte fiscal on retire les procédures judiciaires, a-til dit, est impossible parce que cette demande n'était pas présente lorsque le conseil d'administration s'est prononcé, hier (jeudi), sur l'opportunité de discuter du cadre de proposition.« On n'est toutefois pas complètement fermés à l'idée de les retirer, a ajouté M.Leblanc, à la condition que les propositions soumises soient bonifiées.» Pour l'instant, le président de l'UMQ préfère ne pas parler des montants qu'il escompte récupérer dans un nouveau pacte.« Je préfère, a-t-il dit, laisser la générosité du gouvernement s'exprimer dans d'éventuelles contre-offres qu'il pourrait nous faire.» M.Leblanc refuse aussi de faire preuve de trop d'optimisme, mais il aimerait bien que d'ici la fin des assises annuelles de l'UMQ (samedi), on puisse déposer les conditions finales de ce nouveau pacte pour être en mesure de le soumettre aux élus présents.Sinon, l'assemblée plénière sera appelée à voter une résolution autorisant son conseil d'administration à poursuivre les négociations et à prévoir la tenue d'une assemblée générale spéciale pour entériner une entente bonifiée.Quant au livre blanc, le conseil d'administration de l'UMQ a préféré ne pas se prononcer sur le sort qu'on doit lui réserver.M.Leblanc a noté qu'il contient de bonnes et de moins bonnes choses et que ses membres sont beaucoup trop divisés pour oser prendre partie.L'assemblée plénière ne pourra même pas voter une résolution sur le sujet puisque les statuts et règlements de l'UMQ l'interdisent.M.Leblanc a indiqué qu'un comité a été mis sur pied pour analyser le livre blanc au cours des prochains jours.Il a ensuite précisé qu'il s'attend à rencontrer la ministre des affaires municipales, Louise Harel, avant le dépôt des projets de loi le 15 mai « pour l'éclairer sur les aspects qui pourraient encore porter à confusion ».Une chose est cependant certaine, l'UMQ n'a pas du tout l'intention de donner son aval au projet Harel sans avoir au préalable obtenu les garanties nécessaires quant aux modifications à apporter au code du travail.Une résolution réaffirmant la nécessité de réduire les coûts de main-d'oeuvre, permettant la sous-traitance et préconisant l'abolition des planchers d'emplois sera même soumise aux voix aujourd'hui (samedi).« On ne veut pas dire que le livre blanc et les fusions sont bons ou mauvais, a expliqué le président de l'UMQ.Nous n'avons pas à l'accepter ou à le rejeter.Nous en prenons acte.C'est un document d'intention et les débats doivent se poursuivre dans les régions, sur tout le territoire.» Pendant ce temps, le projet de pacte fiscal a été froidement accueilli par le président de la Fédération québécoise des municipalités (FMQ) Florian St-Onge.« Comment considérer avec sérieux un gouvernement qui sort régulièrement des lapins de son chapeau, a-t-il affirmé, au lieu de présenter une réforme municipale complète, réellement avantageuse pour les contribuables.La FQM a déjà convoqué les préfets de toutes les MRC du Québec le 12 mai « pour faire opposition aux aspects jugés déstructurants de cette réforme ». La Presse 29 avril 2000 Page A29 manquante 6LP3001A0429 A 30 samedi, 29 avril 6LP3001A0429 ZALLCALL 67 01:30:13 04/29/00 B A 30 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Création de 1450 emplois dans cinq centres d'appels LIA LÉVESQUE Presse Canadienne Québec verse une contribution de 5,2 millions pour la création de 1450 emplois sur deux ans dans cinq centres d'appels à Montréal.C'est le ministre d'État à l'Économie et aux Finances Bernard Landry qui en a fait l'annonce, hier, aux côtés de dirigeants des cinq entreprises concernées.Les cinq centres d'appel, qui totalisent 13,1 millions d'investissement, sont ceux de Belron, Datacom Marketing, Support E-C, Communications ITG et Corporation Member Works Canada.Les salaires versés varieront de 16 000 $ à 35 000 $ pour les préposés aux centres d'appel et jusqu'à 40 000 $ ou 100 000 $ pour les ingénieurs, superviseurs et le personnel spécialisé.Les subventions versées par le gouvernement du Québec sont rattachées à la création des emplois proprement dits, et ce, sur deux ans, à raison de 5000 $ le poste.Le ministre Landry a évoqué « un retour fiscal extraordinaire », précisant qu'en cinq ans, quatre fois cette somme revenait dans les coffres du gouvernement, grâce à l'impôt payé.Les deux plus importantes créations d'emplois seront celles de Datacom Marketing, avec 577 emplois, et Support E-C, avec 574.Dans le cas de Support E-C, une contribution de 500 000 $ d'Emploi Québec est versée (déjà incluse dans le 5,2 millions) pour la formation des 574 employés.Le ministre Landry explique que, dans ce cas, la formation devait être plus pointue, les connaissances plus spécialisées.Les dirigeants de ces entreprises ont clairement laissé entendre que l'aide de Québec avait été déterminante dans leur décision d'établir à Montréal leurs centres d'appels et d'y créer ces emplois.Belron oeuvre dans le secteur des systèmes d'alarme pour voiture et de la réparation de vitres d'autos.Datacom Marketing est un soustraitant de commerce électronique et de télémarketing pour les télécommunications sans fil et les services financiers.Support E-C fait de la sous-traitance dans le commerce électronique.Communications ITG sert la clientèle pour les appels interurbains avec carte d'appels.Corporation Member Works Canada oeuvre dans les différents services aux consommateurs : soins de santé, finances personnelles, assurances, voyages, loisirs, mode, traitement informatique et sécurité individuelle.PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © Groupe Télécom, un autre concurrent pan-canadien de Bell Canada, s'est positionné hier sur le marché québécois des télécommunications.Cette entreprise a inauguré hier ses bureaux de Montréal, où travaillent déjà 80 personnes.On aperçoit ci-dessus Marc Rancourt, directeur des opérations au Québec, le vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry, le vice-maire de Montréal, Pierre Lapointe, et Bob Wolfe, président et chef de l'exploitation de Groupe Telecom.VOX VOX ENCAN PUBLIC SELON LES INSTRUCTIONS DES ADMINISTRATEURS RESTAURANT/BAR.BOULANGERIE/PÂTISSERIE ITEM PAR ITEM, SANS RÉSERVE POUR NOTRE COMPTE ET/OU AUTRES PARTIES INTÉRESSÉES VOX VOX LE: JEUDI 4 MAI 2000 À 10 H 30 ENDROIT: 4295, FRONTENAC, MONTRÉAL, QUÉ.(au nord de la rue RACHEL) INSPECTION: MERCREDI 3 MAI 2000 DE 10 H À 18 H VOX BOULANGERIE : 5 MALAXEURS DE 20 À 80 PINTES I (4) FOURS À PAIN, DOYON, ETC.I (5) FOURS À CONVECTION I (4) ÉTUVES I PÉTRIN 2 POCHES I LAMINOIRS I (2) DIVISEUSES BOULEUSES I (12) CHARIOTS À PÂTISSERIE I (2) TABLES À DÉFOURNÉ I (8) TABLES DE TRAVAIL A/INOX.I TABLE À REFROIDIR 90 PLAQUES I (10) ÉVIERS 1, 2, 3 CUVES, A/INOX.(3) SCELLEUSES I (4) CHAMBRES FROIDES ET CHAMBRE CONGÉLATEUR ASSORTIES I (6) PRÉSENTOIRS À PÂTISSERIE VITRE BOMBÉE DE 4' À 12' I (4) BALANCES I (3) TRANCHEUSES À PAIN I (2) FRITEUSES À BEIGNE I FOURREUSE À BEIGNE COMPLET.RESTAURANT / BAR : (6) POÊLES À GAZ ÉLECTRIQUE, 4 À 10 RONDS I (2) SALAMANDRES GAZ, ÉLECT.I (3) TABLES CHAUDES 4' À 8' I (6) TABLES FROIDES, SANDWICH, PIZZA, ETC.I (3) BARS À SALADE 4' À 16' I (100) CHAISES I (30) TABLES I (4) RÉFRIGÉRATEURS 2 PORTES VITRÉES I (4) CONGÉLATEURS 2 ET 3 PORTES I (4) FOURS À PIZZA GAZ, ÉLECT.I (4) TRANCHEUSES À VIANDE AUTO.ET SEMI AUTO.I (4) RÉFRIGÉRATEURS DE BAR, 2, 3, 5 PORTES I (3) POMPES À BIÈRE RÉFRIGÉRÉES 1 À 6 TÊTES I (2) SYSTÈMES À BOISSON BERG I (2) CONTRÔLES À BIÈRE I (3) LAVE-VAISSELLE HOBART, ETC.I (4) FRITEUSES GAZ, ÉLECT.I (4) GRILLE-PAIN I (3) MACHINES À CAFÉ I (3) MOULINS À CAFÉ I (3) SETS DE BANQUETTES DE 24, 50, 70 PLACES I SET DE TERRASSE DE 100 PLACES COMPLET AVEC PARASOL I (4) MACHINES À POULET, GAZ, ÉLECT.I (2) RÉCHAUDS À POULET I (3) TABLES VAPEUR SMOKE MEAT, HOT DOG, ETC.I (3) CONGÉLATEURS À CRÈME GLACÉE I MACHINE À CRÈME GLACÉE I ÉPLUCHEUSE À PATATE HOBART I (2) SUPPORTS À VERRE I (100) CONTENANTS A/INOX.GROS LOT DE VAISELLE, VERRES, ETC.POUR PLUS DE 500 PERSONNES.VOX VOX VOX VOX VOX CAMION FORD MHV 1986 DIESEL, BOÎTE 24', TAIL GATE CAMION FORD CTV 1986 DIESEL, CUBE 14' CONDITIONS: 25% COMPTANT À L'ADJUDICATION I SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE CERTIFIÉ FRAIS D'ACHETEUR: 10% 2854021 VOX VOX ENCAN VOX (514) 594-1160 WWW.WEBEVOX.COM DEUX JOURS IMPORTANT ENCAN DE SUCCESSION ANTIQUITÉS ET OEUVRES D'ART ENDROIT: LE CLUB SAINT-JAMES DE MONTRÉAL 1145, AV.UNION TÉL.: (514) 866-7474 L'encan comprendra plusieurs articles provenant de grandes successions d'Amérique du Nord.Huiles sur toiles européennes, bronzes classiques, porcelaines continentales, horloges, meubles et articles exclusifs couvrant une période de trois siècles.LE SAMEDI 29 AVRIL À 14 h ET LE DIMANCHE 30 AVRIL À 14 h INSPECTION 1 HEURE AVANT L'ENCAN CONDUIT PAR GALERIE DAVENPORT TÉL.: (416) 925-8080 PAIEMENT: COMPTANT, CHÈQUE, VISA, MASTERCARD, AMEX.COMMISSION D'ACHAT : 10%. La Presse 29 avril 2000 Page A31 manquante 6LP3201A0429 A32 - SAMEDI 6LP3201A0429 ZALLCALL 67 01:33:53 04/29/00 B A 32 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Bébé étouffé avec une chaussette: les parents en attente de leur sentence Après la loi antitabac, la loi antiparfum Les effluves de toutes sortes sont bannies un peu partout à Halifax NADINE FILION Un élève de Nouvelle-Écosse se parfume un peu trop au goût de son professeur et voilà que la GRC enquête.Des accusations de méfait pourraient être portées contre lui.Histoire de fou ?Pas si l'on est mis au parfum de ce qui suit : dans la région d'Halifax, les politiques antiparfum prennent autant de place que les politiques antitabac.Pas moins de 80 % des 146 écoles de la région d'Halifax disposent d'une politique sans parfum (scent free), en vertu de laquelle un élève qui s'asperge trop d'Aqua Velva, par exemple, aura droit à trois avertissements avant d'être suspendu.Depuis plus d'un an, nombre d'institutions de la capitale néo-écossaise (350 000 habitants) ont banni les effluves de parfum, de détergent, de shampooing et même de savon pour le corps.À l'église, des écriteaux incitent les gens à y aller « mollo » avec leur Old Spice (de grâce !).Au cinéma, les nez sensibles se dirigent vers la section « sans parfum ».Les 350 employés du Halifax Chronicle-Herald ont proscrit les désodorisants, lotions après-rasage et même rince-bouche de leurs habitudes matinales.Quelques compagnies privées se disent « zone libre d'odeurs » et renvoient les récalcitrants à la maison pour une douche au savon inodore.Même les élus municipaux ont décidé de s'en mêler : il y a quelques jours, ils ont demandé à une femme de 84 ans de quitter la réunion du conseil parce que son parfum dérangeait trop ! Mythe ou réalité ?Les fortes odeurs sont l'un des déclencheurs de la migraine, maladie qui représenterait annuellement des pertes de productivité de 600 millions de dollars au Canada.Par contre, l'allergologue Marie-Josée Francoeur n'inscrit pas les parfums sur la liste des substances allergènes connues ; elle les place plutôt dans le répertoire des irritants, au même titre que la fumée et la pollution.Encore faut-il tenir compte du fait que tous n'ont pas la même sensibilité aux odeurs.« Et nous n'avons aucun moyen de mesurer objectivement le seuil de détection et de perception des gens aux odeurs », déclare le docteur Patrick Savard, vice-président de l'Association des otorhino- laryngologistes du Québec.En fait, peu d'études médicales ont été réalisées sur un quelconque lien entre le parfum et les allergies.Tout au plus peut-on en constater les symptômes : maux de tête, éternuements, congestion des sinus, vomissements, yeux rouges et crises d'asthme, notamment.C'est ce dont se plaignait Tanya Mac Donald, professeur à l'école secondaire Duncan Mac Millan de Sheet Harbour, à l'est d'Halifax ; une école qui dispose pourtant, depuis trois ans, d'une politique antiparfum.Mme Mac Donald a soutenu devoir se présenter au travail armée d'Épi-Pen, d'inhalateurs et autres médicaments afin de parer à un éventuel assaut olfactif.« Il n'y a pas de chance à prendre », a dit celle qui a finalement déposé une plainte à la GRC contre Gary Falkenham, 17 ans, un élève qui aimait trop l'Aqua Velva et le gel pour cheveux Dippity Do.Dépôt d'une plainte oblige, la GRC a dû enquêter.Si aucune entente à l'amiable entre les deux parties ne survient, elle pourrait porter des accusations de méfait en vertu de l'article 430 du Code criminel : commet un méfait quiconque empêche, interrompt ou gêne volontairement une personne dans l'emploi, la jouissance ou l'exploitation légitime d'un bien.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Serge Malette et Chantal Bourgeois, qui ont reconnu leur culpabilité à une accusation de négligence criminelle à la suite de la mort du fils de neuf mois de la femme, sauront le 27 juin quel sort le juge Carol Richer leur réserve.Mercredi au palais de justice de Saint-Jérôme, le magistrat a écouté les arguments des avocats quant à la sentence à imposer.La procureure de la Couronne, Lyne Morais, a réclamé une peine de sept ans pour chacun, tandis que Me Richard Perras, qui représente Malette, a suggéré une peine de prison de deux ans moins un jour assortie de travaux communautaires, tenant compte des huit mois que son client a passés en détention préventive.Me Jean Marchand, qui agit pour Bourgeois, a demandé un sursis de sentence.Le drame s'est produit le 21 octobre 1998 à Lachute et Malette, 30 ans, a été détenu jusqu'au 29 juin suivant, tandis que Bourgeois, 25 ans, enceinte au moment de la mort de son fils, avait été confiée à la maison Thérèse-Casgain, à Montréal, où elle a accouché.Malette a reconnu sa culpabilité le 1er octobre dernier et Bourgeois le 26 novembre.Le couple avait loué des vidéocassettes et comme l'enfant pleurait sans cesse, ils l'avaient bâillonné avec une chaussette.Le bébé souffrait d'une grippe et d'une otite.Depuis sa naissance, il était apnéique.Ce n'est que tard le lendemain matin que Bourgeois s'est rendue dans la chambre de l'enfant où elle a constaté qu'il ne respirait plus.Avant d'aller au lit, on avait tenté d'enlever la chaussette, mais elle était trop serrée.La mère avait toutefois réussi à la descendre au menton.Gary Faulkenham, 17 ans, pourrait être accusé de méfait parce qu'il a mis trop de gel et de parfum au goût de sa prof.Avant-gardiste ou paranoïaque ?NADINE FILION Avec ses politiques antiparfum, Halifax est-elle à l'avant-garde ou souffre-telle de paranoïa ?S'agit-il d'un phénomène isolé ou d'une vague qui s'apprête à déferler sur tout le pays ?Difficile à dire.Si la capitale néo-écossaise semble être « progressiste » dans sa lutte contre les parfums, d'autres régions n'y échappent pas : à Ottawa, les transports en commun sont « sans odeur » et l'hôpital Queensway- Carleton a mis en branle un programme « No scents is good sense ».À l'Île-du-Prince-Édouard, les parfums sont désormais bannis des bureaux gouvernementaux.Chez nous ?Apparemment personne ne s'est encore officiellement plaint d'un collègue qui a abusé du Brut 33.Côté entreprise, les employeurs imposant une politique interne antiparfum ne sont pas légion.« Il s'agit d'un phénomène très informel », de dire Julie Arcand, directrice des communications à la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (20 000 membres au Québec).Selon Guy Blondin, rien n'est prévu en ce sens aux normes du travail.« Aucune loi n'interdit d'ailleurs de se parfumer, dit l'agent d'information.S'il y avait congédiement, le seul recours d'un employé serait de plaider le renvoi sans cause juste et suffisante.» Au ministère du Travail, on confirme que le Code du travail n'inclut aucune disposition sur le sujet.Le porte-parole Omar Fodil Sherif en profite pour rigoler un peu : « Non mais, je n'en reviens pas ! Si ça continue, on ne pourra plus respirer.À quand la loi pro-oxygène ?» À la Commission des droits de la personne, Julie Ricard soutient qu'aucun cas du genre n'a été noté jusqu'à ce jour.« De toute façon, on ne recevrait pas une plainte de ce genre.Il n'y a rien pour ça dans la Charte ! » Néanmoins, l'Association canadienne des cosmétiques, produits et parfums de toilette surveille le dossier de près.Après tout, des commerçants d'Halifax se sont plaints d'une diminution du tiers des ventes de parfum au cours des dernières années.Le député Charest passe, le chef libéral casse Presse Canadienne SHERBROOKE Dur coup pour l'image de Jean Charest.Le Parti libéral du Québec aurait perdu la circonscription de Sherbrooke au profit du Parti Québécois si des élections avaient été tenues la semaine dernière, selon un sondage de la firme Sondagem.Interrogés par la firme Sondagem, de Montréal, des Sherbrookois ont en effet exprimé un choix qui ne favorise pas le Parti libéral, même si leur degré de satisfaction envers le travail de député de Jean Charest est élevé.Ce sondage a été mené entre le vendredi 21 avril et le mercredi 26 avril, auprès de 637 personnes qui ont accepté de répondre à de multiples questions portant sur leur appréciation de leurs députés et leurs intentions de vote si une élection avait été tenue le jour même.« Moi, au contraire, j'y vois des choses encourageantes, compte tenu de ce que j'ai vécu au cours des dernières semaines », a rétorqué Jean Charest, en prenant connaissance sommairement des résultats du sondage, hier après-midi.L'intention de vote des Sherbrookois ne l'ébranle pas, dit-il, car la question n'a pas porté sur des individus, mais sur des partis.Sondagem ne pouvait demander aux gens de faire un choix parmi des individus comme le fait un bulletin de vote officiel, étant dans l'impossibilité d'identifier qui seront les adversaires réels de M.Charest lors de la prochaine élection.La question portait donc sur les partis politiques.À cette question, les Sherbrookois accordent d'abord leur préférence au Parti québécois qui recueille 44,8 % des intentions de vote, une fois la répartition faite des gens qui n'expriment pas de réponses.Le Parti libéral du Québec arrive au second rang avec 35,3 % des voix.L'Action démocratique du Québec vient au troisième rang avec 16,2 pour cent.Par ailleurs, des trois chapeaux que porte Jean Charest, c'est celui de député de la circonscription qui fait le plus grand nombre de satisfaits dans Sherbrooke.Ensuite, vient son chapeau de chef de parti.Finalement, celui de chef de l'Opposition.Dans les trois cas, il obtient des notes supérieures à la note de passage.Appelées à porter un jugement de valeur sur le travail de député de Jean Charest, les personnes interrogées ont signifié leur satisfaction dans une proportion de 61,5 pour cent.Par contre, les insatisfaits regroupent 38,5 % des personnes interrogées.Comme chef de l'opposition, la satisfaction envers Jean Charest est le fait d'une majorité des répondants, mais leur nombre est moindre que ceux qui expriment leur satisfaction face à leur député (54,9 contre 45,1).Comme chef de parti, Jean Charest soutire un peu plus de satisfaction que comme chef de l'opposition.À la question : « Depuis deux ans, M.Jean Charest est chef du Parti libéral du Québec.Diriezvous qu'il a fait mieux, aussi bien ou moins bien que ce que vous attendiez de lui », quelque 7,7 % des répondants ont dit qu'il faisait mieux que leurs attentes ; 48,5 % ont dit qu'il faisait aussi bien que ce qu'ils attendaient de lui.Enfin, 43,9 % ont jugé qu'il faisait moins bien que ce qu'ils attendaient de lui. 6LP3301A0429 A33 - SAMEDI 6LP3301A0429 ZALLCALL 67 01:32:33 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 A 33 PHOTO REUTERS Un policier mandé sur les lieux de la première fusillade a difficilement retenu ses émotions.Fusillade en Pennsylvanie : cinq morts Associated Press McKEES ROCKS, Pennsylvanie Un homme a ouvert le feu hier dans deux centres commerciaux de la banlieue de Pittsburgh en Pennsylvanie, tuant cinq personnes et en blessant grièvement une sixième.L'homme, placé en garde à vue, a apparemment tiré pour des motifs raciaux.Deux personnes, toutes les deux asiatiques, ont d'abord été abattues dans le centre commercial de Mc Kees Rocks, une ville de la banlieue de Pittsburgh.D'autres coups de feu ont ensuite été tirés dans une école d'arts martiaux à Monaca où c'est une personne noire qui a été tuée.Enfin deux personnes indiennes ont été la cible de tirs dans une épicerie à Carnegie, et l'une d'entre elles a succombé à l'hôpital, a précisé la police.Le tireur, de race blanche, a également tiré sur deux synagogues, mais personne n'a été touchée.Sida : brochure controversée Presse Canadienne OTTAWA Le ministère fédéral de la Santé a suscité une controverse en publiant une brochure sur la prévention du sida qui, selon certains, se montre favorable à l'utilisation de drogues injectables.La brochure, qui est distribuée dans les cliniques, les écoles et les bibliothèques, indique que « ce n'est pas parce que nous avons choisi de ne pas avoir le sida que la fête est finie.Nous pouvons continuer à avoir des relations sexuelles, à nous amuser et à continuer à nous piquer si nous avons commencé.» La Presse 29 avril 2000 Page A34 manquante "]
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