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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-04-29, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0429 d1 Samedi 6LP0101D0429 ZALLCALL 67 01:26:41 04/29/00 B Solitaire à diamant 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) 277-3127 14K OR BLANC OU OR JAUNE 14K 1739 MODÈLES D'ALLIANCES et JONCS ANNIVERSAIRE 119$ À partir de Une seule adresse www.bijouterieleroy.com 3075 TRANS-CANADIENNE (514) 694-5855 Voie de service nord, entre Des Sources et St-Jean Le Centre de Design PELLA PORTES ET FENÊTRES À PRIX ABORDABLES : VENEZ NOUS VOIR DÈS AUJOURD'HUI ! 6LP0201D0429 D-2 samedi 29 avril 6LP0201D0429 ZALLCALL 67 01:29:12 04/29/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Le fils de Denise Bombardier sauvera-t-il Haute surveillance ?TÉLÉVISION Depuis deux ans, on n'entend dire que des horreurs sur la minisérie Haute surveillance, produite par Motion International : mauvais textes, mauvaise réalisation, mauvais acteurs.Et voilà que depuis quelque temps, le vent a changé.Et on entend parler d'un jeune homme de 22 ans qui a écrit un épisode tellement bon que le réalisateur lui en a demandé un deuxième.Ce nouveau scénariste, c'est Guillaume Sylvestre.Il est le fils de Denise Bombardier et de Claude Sylvestre, qui fut réalisateur aux affaires publiques de Radio-Canada avant de devenir notamment président de Télé-Québec et commissaire au CRTC.Les rumeurs sur son talent ne me sont pas parvenues via les relationnistes \u2014 je me serais méfiée \u2014 mais des gens qui travaillent sur le plateau de Haute surveillance.Beaucoup plus crédibles.Toujours est-il que le producteur André Picard m'a finalement raconté hier l'histoire de Guillaume Sylvestre.Il étudiait en philosophie et se cherchait un emploi d'été.« Son père Claude m'avait donné ma première chance à Télé-Québec, raconte M.Picard.J'ai engagé Guillaume, qui avait 21 ans à l'époque, comme gofer pour un mois.C'est à dire pour aller chercher des cafés et faire des photocopies.Et puis, le réalisateur Georges Mihalka lui a demandé de faire une recherche sur l'espionnage international, le sujet de Haute surveillance.Guillaume est revenu avec une recherche solide et un synopsis de scénario sur les hackers.C'est lui qui signera les deux premiers épisodes de la série qui doit prendre l'affiche la saison prochaine à Radio-Canada.Ces épisodes sont en tournage et il est toujours sur le plateau pour corriger les phrases qui sonnent mal, me rapportent ses compagnons de travail.La série Haute surveillance est en route depuis deux ans.L'an dernier, Daniel Gourd a visionné deux épisodes non terminés et a déclaré son mécontentement total.Il n'aimait pas la réalisation, ni la direction d'acteurs.Déjà, il y avait un un vaste tohubohu autour de la conception de la série.L'idée a été soumise par Benoît Dutrizac, mais lorsque le réalisateur Christian Duguay est arrivé dans le portrait, il n'aimait pas les textes de Dutrizac qu'il a retravaillés avec d'autres scénaristes.Mais M.Duguay a abandonné le projet pour aller tourner la minisérie Joan of Arc pour le réseau ABC.Motion a alors engagé un nouveau réalisateur, Marc Voizard, dont le travail a déplu à Radio-Canada.Il fallait recommencer.Depuis, Motion a engagé le réalisateur Georges Mihalka, qui a notamment tourné la dernière saison de la série Omertà.Il a retenu les services de deux scénaristes : Marc Roberge et Robert Geoffrion qui font chacun un épisode.Les deux épisodes ratés du début seront aussi retapés.On souhaite que cette coûteuse série \u2014 quelque 900 000 $ l'heure \u2014 sera retapée convenablement.Et on a tous hâte de voir ce que Guillaume Sylvestre a dans son ordinateur.Une chose est certaine : il veut travailler dans le cinéma.Il prend d'ailleurs des cours.Et il a dit à quelqu'un : « Quand on a lu le scénario du Cuirassé Potemkine d'Eisenstein, on peut tout écrire ».Marina Orsini demain en Dr Lucille Teasdale n TVA ne présentera que l'automne prochain le téléfilm Dr Lucille qui raconte la vie de la chirurgienne québécoise Lucille Teasdale et de son mari italien Piero Corti.Mais demain soir, si vous avez une bonne compréhension de l'anglais, vous pourrez le voir à 21 h au réseau CTV, soit au canal 12 à Montréal.Le film a été tourné en anglais pour les besoins du marché international et met en vedette Marina Orsini dans le rôle titre.Une excellente actrice qu'on n'a pas vue depuis un bout de temps.Dr Teasdale a pratiqué pendant 35 ans à Gulu en Ouganda.Il n'a pas été possible de tourner sur place, des rebelles faisant toujours du ravage dans cette région.Mais l'Afrique du Sud ressemble à l'Ouganda et les images sont très belles.Le téléfilm rappelle les difficultés des femmes au Québec dans les années 50-60 lorsqu'elles voulaient devenir chirurgiennes.Lucille Teasdale a dû s'exiler pour pratiquer son métier.Elle s'est retrouvée à Gulu pour quelques mois, avec Piero Corti.Ils ont fini par s'épouser et ont fait leur vie là-bas.Lors du coup d'état d'Idi Amin Dada, un méchant qui avait la réputation de manger ses ennemis, il a fallu soigner de nombreux soldats.Lucille Teasdale a contracté le sida lors d'une opération.L'oeuvre a été réalisée par Georges Mihalka.C'est bien fait, sans être génial.Comme la plupart des téléfilms.Même quand ils coûtent plus de 4 millions, un record pour le genre au Canada.Louise Cousineau PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Guillaume Sylvestre a scénarisé deux épisodes de la minisérie Haute surveillance.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Le Téléjournal Le Grand Frisson Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Maple Leafs Le Téléjournal Les Nouvelles du sport Cinéma / LA MAISON AUX ESPRITS (4) (22:45) Le TVA Cinéma / SHILOH (5) avec Michael Moriarty, Rod Steiger Cinéma / L'AVÈNEMENT (5) avec Charlie Sheen, Ron Silver Le TVA Sports (23:24) Les Règles du jeu / Retraites dans les monastères.Cinéma / FILLES D'AUJOURD'HUI (3) avec Katrin Cartlidge, Lynda Steadman Cinéma / MORE (4) avec Klaus Grunberg, Mimsy Farmer Cinéma / L'AMOUR CONJUGAL (4) avec S.Frey Les Simpson Cinéma / KIDS IN THE HALL: LA PILULE DU BONHEUR (5) avec David Foley, Bruce Mc Culloch Cinéma / JEUNE FEMME CHERCHE COLOCATAIRE (4) avec Jennifer Jason Leigh, Bridget Fonda Grand Journal (22:46) Cinéma / LES PRINCIPES DE PAMALA (6) (23:15) Pulse Expos.Star Trek: Voyager Little Men The Pretender Nikita CTV News Pulse / Sports News .Contact Twice in a Lifetime Comedy Now Cold Squad (1/2) News Sat.Report Sat.Night Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Maple Leafs Cinéma / SPARTACUS (3) avec Kirk Douglas, Laurence Olivier News World News Judge Joe Brown Cinéma / THE PEACEMAKER (5) avec George Clooney, Nicole Kidman News Baywatch.News Entertainment this Week Early Edition Martial Law Walker, Texas Ranger ER NBA Basketball / Séries éliminatoires: Jazz - Supersonics (17:30) The Pretender The Others Profiler Sat.Night The Lawrence Welk Show .Neighbors .Served?Keeping up.No Place.Ballykissangel Austin City Limits Cinéma / VIVA LAS VEGAS (6) Austin City Limits Mountain Lake Arts Auction / Se poursuit jusqu'à minuit.Investigative Reports Love Chronicles Biography / Alice Faye Inspector Morse A&E Top 10 Arts, Minds Floating over Canada Dinner at the Edge Anne Sophie Mutter Ol' Blue Eyes is Back.Ed Sullivan Sex & the City .Animal Juste pour.Le Goût du monde / Nassau Couples.Scandales! Biographies / Little Beaver Les Enquêtes d'Hetty Cinéma / LES MÂLES (4) Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Santé mentale.Le Monde.Quartier.Les Idées.Portraits.substances psychotropes In focus Capharnaum .immobilier Le Défi.Cosmic.Danger in.Storm Warning! Wild Discovery Wild Discovery Vets in.Insectia HMS Splendid Discovery.Gr.Illusions Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Franklin Little Lulu.Hoze.Pete & Pete Cinéma / ROOKIE OF THE YEAR (5) Cinéma / RUDYARD KIPLING'S THE JUNGLE BOOK (4) Cinéma Popular Drew Carey 3rd Rock.Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Festival of Stars Flash.Ready or Not March to Jerusalem Cinéma / THE '70s avec Brad Rowe, Vinessa Shaw (1/2) Heart of.Sat.Night Les Civilisations perdues 30 journées qui ont fait le Qc La Police à cheval.Cinéma / LA RÉVOLUTION FRANÇAISE: LES ANNÉES.(4) Histoire des États-Unis .(17:00) Great.Wish me Luck Cold War / Good Guys.Cinéma / SOPHIE'S CHOICE (3) avec Meryl Streep, Kevin Kline TV Guide Flick Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide Flick Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Village People Cinéma / CAN'T STOP THE MUSIC (5) avec Valerie Perrine Musicographie / Village People Box Office Le Cimetière Fax Groove Concert Plus / Backstreet Boys en concert John Travolta World News Culture Shcok Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undercurrents Canadienne Culture-choc Le Monde.Médias Images inconnues: Vietnam Journal RDI .artistes Canadienne Franc Jeu Zone libre Sport 30 Mag .les lignes Patinage artistique: parade des champions Danse sportive Sport 30 Hors-jeu.les lignes Golf Mag La Boutique aux maléfices Contre vents et marées Fréquence Crime Sexe à New York La Comtesse au tableau Sirens Cinéma / IT SEEMED LIKE A GOOD IDEA AT THE TIME (5) Welcome to Paradox Prime Suspect Cinéma (23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / THE CROW (4) avec Brandon Lee, Ernie Hudson Cinéma (23:15) Sportscentral Playoff Edition Figure Skating Equestrian Wrestling: WWF Live Sportscentral Playoff Edition Basketball .sorcier! Les Yeux.Les Grands Fleuves Cinéma / SOUS LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE (4) avec C.Wilde, B.Hutton (20:10) .(22:45) .(23:35) Mummies: Frozen in Time Napoleon's Obsession.Secret World of Las Vegas King of the Strip Las Vegas Uncovered Secret World of Las Vegas That's Hockey Sportsdesk SPGA Golf - 2e ronde NBA Basketball / Pacers - Bucks Sportsdesk .(17:00) Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Mythologies South Park Simpson Animania Vins.(18:05) Cap Aventure Journal FR2 Le Faiseur Union libre / Patrick Fiori Journal (22:35) Journal (23:05) Soir 3 Inquiring.Great Parks National Geographic Cinéma / 42 UP (4) Documentaire .(22:20) Cinéma / MEDIUM.(22:45) Grandeur Nature L'Hôpital.Dos Ado / J.-M.Lapointe Trauma / Les Sirènes.Éros et Compagnie Sortie gaie Copines.Sex'plique Libre ce soir Cité Mag Rendez-vous avec.Vos finances Vox Golf .colline Cité Mag Parole et Vie Addams Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams Goosebumps Beasties Nerdz / Jeux C'est math.Highlander: la série Zone extrême Babylone 5 Aux frontières de l'inexpliqué Cinéma / LE PÉRIL (6) .(23:45) Rewind Clip (23:15) NBA in the Paint Louise Cousineau 14:00 8 - JOHN TRAVOLTA Entrevue de l'acteur John Travolta qui parlera de sa carrière et de son nouveau film partiellement tourné à Montréal.18:30 r - SHILOH Une histoire de chien maltraité recueilli par un enfant.19:00 A -FILLES D'AUJOURD'HUI Les films de Mike Leigh ne laissent jamais indifférent.Celui-ci raconte l'histoire d'une amitié entre deux filles.21:00 A - MORE En 69, ce film sur la drogue et ses effets nous avait fascinés.Surtout pour la musique de Pink Floyd.21:00 3 - BIOGRAPHIES Little Beaver, le nain qui est devenu vedette de la lutte chez nous.22:00 - LA COMTESSE AU TABLEAU Helen Mirren, l'inspecteure Tennison de Suspect No 1 est la vedette de ce policier où elle est une rockeuse sur le retour qui se fait passer pour une comtesse dans le monde de l'art, vrai ou faux.Suite et fin demain.John Travolta 6LP0301D0429 d03 samedi 29 avril 6LP0301D0429 ZALLCALL 67 01:26:22 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 3 Arts et spectacles Clémence en a assez de la solitude JEAN BEAUNOYER Clémence Des Rochers s'était retirée de la scène sans regret.Elle s'était même isolée pendant un certain temps pour se faire oublier.À l'âge de 66 ans, cependant, elle refait surface, annonce plein de projets et franchement, on ne l'a jamais vue si énergique, si rayonnante et si chaleureuse.On comprend pourquoi si le monde aime mieux les disques de Mireille Mathieu, il préfère vieillir avec Clémence.« J'en ai eu assez de la solitude, raconte-t-elle.Moi, j'ai besoin des autres.J'ai participé à une soirée de rencontres du mardi avec Jean Fugère, à la Maison de la culture Frontenac et j'ai vécu une soirée merveilleuse avec 300 personnes.Ce contact avec les gens me manquait et j'aimerais bien renouveler l'expérience, mais il n'est pas question pour moi de reprendre les spectacles sur scène et de vivre les horribles tournées.Je n'ai pas envie de crever sur scène et, à vrai dire, les tourn é e s , ç a m'écoeure.« J'aime bien les gens quand j e suis sur scène, mais je n'aime pas me faire agresser quand je mange au restaurant ou quand je me promène dans la rue.Tout dépend de la manière : heureusement, la plupart des gens sont gentils et polis.« Après 40 ans de scène, à voyager, tout organiser, tout écrire, je n'en pouvais plus.L'écriture surtout m'était devenue tellement difficile que je n'ai plus aucune envie d'écrire maintenant.Comment pouvez-vous faire ce métier de journaliste et écrire continuellement ?Moi, je ne pourrais pas ! Non, plus jamais de scène, physiquement, ces tournées de spectacles m'ont épuisée pour longtemps.» Clémence a choisi de se manifester autrement.Elle a été humoriste, poète, chanteuse, comédienne, auteure et maintenant elle dessine en s'inspirant de photos d'enfance.Avec sa complice Louise Latraverse, elle a découvert des photos que lui faisait parvenir un vieil ami, René Jacob, et les deux femmes ont décidé d'interpréter ces photos des années 40 ou 50 par le dessin.On pourra voir les résultats étonnants de cette démarche lors de l'exposition qui sera présentée du 4 au 28 mai, à la Galerie des Impatients, située au 4e étage du 100, rue Sherbrooke Est, à Montréal, dans les locaux de la Fondation pour l'art thérapeutique et l'art brut du Québec.Clémence poursuit également son association, à titre de présidente d'honneur, avec les Femmeuses, une exposition qui présente cette année pas moins de 140 tableaux de femmes-artistes de renom ainsi que de nouveaux talents.Cette exposition permet de venir en aide à sept maisons d'hébergement pour femmes et enfants victimes de la violence conjugale.Cette expo-vente aura lieu aujourd'hui et demain, chez Pratt et Whitney, boulevard Marie-Victorin à Longueuil.Une rassembleuse De plus, notre Clémence nationale reprendra son émission Le Monde de Clémence, à la télévision de Radio-Canada, à 17 h, pendant la prochaine saison estivale.Même formule, même humour, avec une visite chez les artisans du Québec.Et comme si ce n'était pas suffisant, on reprend Les Girls au théâtre d'été au Patriote de Sainte-Agathe sous le titre Les Girls re Clémencent.J'allais ajouter que Clémence en signe la mise en scène, mais elle m'a bien défendu de la désigner comme metteur(e) en scène de la pièce.«Je ne me suis jamais fait diriger et je n'ai pas l'intention de diriger les autres.J'ai besoin des idées, des suggestions des comédiennes et je me considère davantage comme une.rassembleuse.J ' a i changé le décor de la pièce, j'ai retiré deux sketches dépassés, mais je ne suis pas metteur en scène.» Clémence est méticuleuse, adore peaufiner ses spectacles et ne comprend pas le laisser-aller des humoristes d'aujourd'hui.« Un artiste a des responsabilités envers le public.Pour moi, le rire est quelque chose de sérieux et on doit donner de la qualité aux gens.C'est faux de prétendre que la vulgarité est devenue une mode.Ici, on fait n'importe quoi actuellement.Je ne veux pas faire la leçon, mais un spectacle d'humour doit être écrit comme une pièce de théâtre.C'est une oeuvre qui va rester.Moi, j'aimais raconter des situations humaines, des situations qui nous ressemblent.Quand j'écrivais un poème humoristique, les rimes avaient 12 pieds et quand quelqu'un d'autre récite mes poèmes, ça m'insulte qu'on saute un pied.Je suis fille de poète, n'oubliez pas ! « Quand j'ai débuté, les gens riaient de mes monologues et puis, tout à coup, je chantais la tendresse ; je vous jure que ce n'était pas facile.J'entendais les gens tousser et quitter leur siège, s'ils étaient au cabaret, ou commander un verre.De plus, j'étais tellement timide, mais j'ai voulu imposer mon style, mon regard sur le monde et finalement on a accepté, on m'a acceptée.» Clémence aura finalement été poésie en toutes choses : humour, chansons, comédie, dessins naïfs.Poète jusqu'au bout, comme son père.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Clémence Des Rochers : « Pour moi, le rire est quelque chose de sérieux et on doit donner de la qualité aux gens.» 6LP0401D0429 D 4 samedi ARTS 6LP0401D0429 ZALLCALL 67 01:24:45 04/29/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Théâtre Un Costume une pièce de Peter Brook MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Assise sur une petite chaise pliante dans un Théâtre d'Aujourd'hui rempli à capacité, j'attends.J'attends avec impatience de voir, pour la première fois de ma vie, une pièce mise en scène par Peter Brook en plein coeur de Montréal.Nous sommes en mai 1996, c'est le Festival de Théâtre des Amériques, la pièce proposée est Oh ! les beaux jours de Samuel Beckett, et comme toute la salle, je vais être heureuse pendant deux heures.Peter Brook, c'est un peu le Picasso du théâtre, le Balanchine de la scène, le Fellini des planches, entendre par là qu'à l'instar de ces artistes, Brook propose au spectateur de nouvelles perspectives à partir d'un art dont on croit à tort qu'il a déjà tout dit, tout fait.En fait, depuis plus de quatre décennies, le metteur en scène d'origine britannique, âgé aujourd'hui de 75 ans, démontre qu'au théâtre, on ne réinvente rien.On fait mieux que ça : on recrée.On ne compte d'ailleurs plus ceux qui ont choisi la voie souvent âpre du théâtre à cause de Peter Brook, de ses mises en scène, de ses films, de ses livres.Bonne nouvelle, Peter Brook sera en ville la semaine prochaine, à la Maison Théâtre, pour y présenter Le Costume de Mothobi Mutloatse, inspirée d'un conte du journaliste sudafricain Cam Themba, du 3 au 6 mai.Auparavant, le 2 mai, à midi, il rencontrera tous ceux et celles qui ont envie de lui parler, toujours à la Maison Théâtre.Une des douces ironies de la vie veut que Brook propose ce conte cruel pour adultes dans une salle vouée au théâtre pour enfants.Au bout du fil, en direct de Paris, l'information fait sourire la voix de Brook.Comme le fait gentiment rigoler mon enthousiasme quand il me confirme que c'est bel et bien Princesse Erika qui va interpréter le rôle de Matilda dans Le Costume.Pour ceux qui l'ignorent, Princesse Erika est une chanteuse française d'origine camerounaise qui propose un reggae délicieux (trois CD en témoignent), également comédienne à ses heures.Elle était toute désignée pour incarner Matilda, ancienne chanteuse de shabbens (ces cafés clandestins de l'Afrique du Sud), qui a abandonné son métier pour se marier avec le très attentionné Philémon.Par pur désoeuvrement, l'intense Matilda va prendre un jour un amant.Philémon les surprend, mais l'amant s'enfuit de justesse en abandonnant derrière lui son costume.Pour punir Matilda, Philémon va faire de ce costume un compagnon qu'il faut nourrir, entretenir, respecter.L'étrange invité de coton se révélera fatal.« Cela pourrait être un banal boulevard, une variation sur le thème de l'éternel triangle mari-femmeamant, explique Peter Brook.Mais je crois qu'il fallait vraiment un homme de l'Afrique du Sud pour imaginer ce que pas un dramaturge n'avait encore imaginé à partir de ce cliché.Si cette comédie devient tragédie, c'est parce qu'elle se passe, en plein apartheid, à Sophiatown (township qui n'existe plus depuis, complètement rasé, Atlantide des temps modernes).Car Philémon veut désespérément faire sa place dans une société où il doit afficher une attitude décontractée, à mille lieux de la « sauvagerie » attendue par les Blancs.C'est pour ne pas perdre la face qu'il fait d'abord preuve d'humour, qui se transformera en sadisme psychologique.» Un sadisme qui ne laisse pas de traces, qui protège les apparences, mais qui détruit aussi implacablement.L'Afrique, depuis quelques années, trouve enfin une ouverture dans la dramaturgie internationale.même au Québec ! À la Licorne, en 1998, le metteur en scène Martin Faucher nous proposait Tout bas.si bas du Tchadien Koulsy Lamko.En 1999, Une hyène à jeun du Malien Massa Makan Diabaté était jouée à Montréal dans une mise en scène franco-québécoise.Comment expliquer cette ouverture relative, mais réelle ?« C'est la base même du Centre international de recherche théâtrale que nous avons créé à Paris il y a 25 ans, explique avec animation Peter Brook.Justement pour affirmer que le théâtre permet tout, parce que tout le monde au théâtre est conteur et que ce conteur peut être n'importe quoi.Il doit être le vent ?Il faut qu'il trouve avec ses yeux, son corps, sa bouche, à évoquer le vent.Il devient ensuite une vieille femme ?Il doit encore une fois trouver en lui la façon d'évoquer une vieille femme.J'ai déjà dirigé Bakary Sangaré (acteur d'origine malienne qui interprète Philémon) dans le rôle d'Ariel dans La Tempête de Shakespeare, je lui ai déjà demandé d'être un neurologue russe dans une autre pièce, et tous les publics ont admis la chose sans problème.Ce sont certains théâtres, certains pays, qui n'acceptent pas cet état de fait.» Peut-être est-ce parce que les théâtres, les pays, ne peuvent pas faire preuve de cette imagination du spectateur en laquelle Peter Brook a toujours eu confiance.LE COSTUME, de Mothobi Mutloatse d'après un conte de Cam Themba, mise en scène de Peter Brook, à la Maison Théâtre du 3 au 5 mai, à 20 h 30, et le 6 mai, à 16 h et 20 h 30.Rencontre publique le 2 mai, à midi, à la Maison Théâtre, dans le cadre de Théâtres du monde.Info : 514-844-2172.Ronnie Burkett Le bonheur est dans la tristesse MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Dieu créa l'homme à son image, paraît-il.Si c'est vrai, Dieu doit alors éprouver beaucoup de plaisir et encore plus d'affection pour ses créatures, quand on mesure le plaisir et l'affection qui nous habitent, nous, à la vue de marionnettes faites à notre image, telles celles que manipule Ronnie Burkett depuis des années.Telles celles qui seront les vedettes de sa nouvelle création pour adultes, Happy, présentée à l'Usine C du 3 au 13 mai (en version anglaise seulement).C'est en 1994 que le marionnettiste originaire de Calgary attira véritablement l'attention en proposant Tinka's New Dress, spectacle pour adultes qui tournera encore jusqu'en 2001 et qui a déjà fait deux arrêts à Montréal, en 1998 et en 1999.Une autre de ses créations, Old Friends, cette fois destinée au jeune public, a également fait le bonheur des petits spectateurs montréalais l'an dernier.Dans tous les cas, la réflexion était doublée de rires sonores, de clins d'oeil de toutes sortes, d'échanges entre le marionnettiste et les spectateurs, plus exactement entre les marionnettes et les spectateurs.Car Burkett actionne ses marionnettes à vue.En d'autres termes, on le voit constamment sur scène donner voix et mouvement à chaque marionnette présente, passant avec aisance d'un clown à une chanteuse, d'un vieil homme à une vieille femme.Impossible d'oublier qu'il est le manipulateur, impossible pourtant de ne pas croire que chaque marionnette est bel et bien autonome et vivante.Happy vient tout juste d'être créée il y a quelques jours, dans le cadre du festival torontois World Stage, qui l'avait d'ailleurs expressément commandée à Burkett.Quelles ont été les réactions des spectateurs, Ronnie ?« Je crois qu'ils ont été surpris.Voyez-vous, en dépit de son titre, Happy est une pièce sur la tristesse.Plus précisément, c'est une pièce sur notre façon d'y réagir.Pourquoi certains d'entre nous sombrent-ils dans la tristesse sans jamais plus pouvoir en sortir ?Pourquoi d'autres la vivent-ils comme un mur sur lequel ils se heurtent constamment ?Enfin, pourquoi s'en trouvent-ils qui sont capables de grimper sur ce mur pour se lancer dans le bonheur ?» Le plaisir est toujours de la partie, et Happy lui-même est un joyeux vétéran de la guerre âgé de 80 ans qui vit dans une maison de chambres dont les locataires sont justement plus ou moins atteints de tristesse.Cette maison de chambres se transformera, selon les circonstances, en cabaret un peu glauque ou en camp de concentration.Évidemment, Happy va sans doute un peu souffrir de la comparaison avec Tinka's, spectacle qui était plus abouti lorsque nous y avons assisté.Cela fait-il peur à Burkett ?« Non.Bien sûr, Tinka's est pour moi comme une espèce de vieux chandail confortable, alors que Happy est encore une chemise toute neuve, un peu rigide (rires).Mais cette pièce m'importait trop, je ne pouvais pas ne pas la faire.Je l'ai écrite vers la fin de 1999, dans une atmosphère très fin de siècle.C'était l'occasion rêvée pour affirmer qu'on ne peut aller de l'avant si on ne sait pas véritablement ce qu'on laisse derrière.» Happy est le troisième volet d'une trilogie (dont font partie Tinka's et Street of Blood, que nous n'avons pas encore vue au Québec, mais qui figure sur le top 10 de bien des critiques canadiensanglais), et le lien entre les trois oeuvres qui se situent à des époques et des endroits différents, c'est la mémoire.« Mais je n'ai pas peur d'aborder la tristesse.Parce que je trouve qu'entre les rires et les larmes, il y a tout juste une pulsation, un tout petit battement de coeur.» HAPPY, production du Ronnie Burkett Theatre of Marionettes, présentée à l'Usine C du 3 au 13 mai, 20 h.Info : 514-521-4493.En version originale anglaise seulement.Le rôle de Matilda est joué par Princesse Erika, une chanteuse française d'origine camerounaise, comédienne à ses heures. 6LP0501D0429 D-5 samedi 29 avril 6LP0501D0429 ZALLCALL 67 01:26:29 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 5 PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © Franco Ford Les Franco Folies de Montréal ont un nouveau commanditaire principal : Ford, qui succède à Hydro-Québec, un partenaire de la première heure.La nouvelle a été annoncée hier par l'équipe des Franco Folies alors que Guy Latraverse, président-fondateur de l'événement (à gauche) et Alain Simard, président de l'Équipe Spectra (à droite), ont accueilli à la Place des Arts François Trudeau, directeur-général de Ford Canada (Est).La programmation des Franco Folies, présentées du 27 juillet au 5 août, sera dévoilée mardi prochain. 6LP0601D0429 d06 samedi 29 avril 6LP0601D0429 ZALLCALL 67 01:24:57 04/29/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Théâtre Le laboratoire théâtral du Youtheatre SONIA SARFATI Michel Lefebvre cherchait un lieu, grand.Il a visité des usines désaffectées dans l'Est de Montréal.Trop loin.Il a visité un terrain de stationnement du Vieux-Port de Montréal.Pas ça.« Il y a quelque chose au-dessus ?» a-t-il demandé à son guide.« Oh ! vous ne voulez pas voir ça ! » Oui, il voulait.Il est monté.Il a vu.Il a trouvé.Lui restait à conquérir.Conquérir cette salle de 100 mètres par 35.Sans eau, sans électricité, sans escalier digne de ce nom pour y accéder, sans installations sanitaires.Mais avec une couche de cinq centimètres de fiente de pigeons en guise de recouvrement de plancher.L'endroit idéal (!) pour accueillir un spectacle multidisciplinaire destiné au jeune public.Cet homme-là n'est ni un créateur qui a pété les plombs ni un savant fou.Il est le directeur général du Youtheatre, une compagnie de théâtre professionnel fondé en 1968 qui oeuvre dans les écoles anglophones de Montréal et d'Ottawa.« Chaque année, nous donnons 120 représentations devant des élèves du primaire et 30 devant ceux du secondaire.Nous rencontrons donc 60 000 jeunes par an », résume Michel Lefebvre, qui est aussi le metteur en scène de MTL 2000 \u2014 présenté, deux fois par jour en français ou en anglais, du 1er mai au 26 août dans le Vieux-Port.Le hangar désaffecté \u2014 le numéro 16, près du bassin de l'Horloge \u2014, c'était pour ça.MTL 2000.Un spectacle multidicisplinaire avant tout destiné aux 10-12 ans et écrit par Ed Roy \u2014 un habitué du Youtheatre, puisqu'il a entre autres signé pour la troupe The Other Side of The Closet, une pièce racontant l'histoire d'un adolescent gay confronté aux réactions homophobes de ses pairs \u2014 qui, cette fois-ci, ne donne pas dans le psycho-réalisme.MTL 2000 est le nom d'un laboratoire d'intelligence artificielle où travaillent huit savants et stagiaires, incarnés par autant de comédiens.Parmi eux, une adolescente qui a remporté le concours de sciences et qui se fera voler son invention par la toute-puissante corporation qui dirige le labo.Et un jeune homme qui se rendra compte qu'il est, en fait, un clone \u2014 celui du fils, mort, du directeur du centre.Le tout est dirigé par un ordinateur très puissant, GAÏA, qui atteindra un niveau de conscience tel qu'il décidera de prendre ses cliques et ses claques pour aller procréer ailleurs.« Nous sommes tous, aujourd'hui, confrontés aux sciences et aux technologies.Nous savons qu'elles ne peuvent régler tous les problèmes.mais l'engouement qui les concerne ne fait quand même que croître.Cela mène à quoi ?Qui utilise ces instruments superpuissants récemment développés ?Quel pouvoir donne-t-on à ces gens en consommant ces outils- là ?Parce que, finalement, le seul pouvoir qu'il nous reste est celui de consommer.Nous avons voulu provoquer une réflexion », indique Michel Lefebvre.Ce, à travers une histoire.Et par l'intermédiaire d'effets visuels concocté par le scénographe Simon Guilbeault et ses hommes (une bonne cinquantaine de personnes !).« Les spectateurs sont appelés à se déplacer dans le \u2018laboratoire'.Ils entrent dans le Hall de la science, puis circulent entre des murs d'eau, s'arrêtent devant des écrans.» indique-t-il.Quelque 80 écrans, des murs liquides qui changent de « consistance » selon les éclairages tombant dessus et de hauteur de manière à pouvoir être franchis.à pattes, des nuages de brume dégagés par de la glace sèche, le big-bang projeté sur toile : Simon Guilbeault a laissé libre cours à son imagination (fertile).En fait, il serait même allé plus loin : sa scénographie aurait pu s'étendre jusque dans le terrain entourant le hangar.Il imaginait le public marchant entre des poubelles d'où s'échappait des flammes, une ambiance destroy, une atmosphère post-apocalyptique.Qui aurait juré avec la propreté stérile du laboratoire.Sauf que le concret l'a rattrapé.Les permis.Et les coûts.Même si MTL 2000, qui a profité de plusieurs subventions, est « une production de 600 000 $ », fait remarquer Michel Lefebvre.Car avant de penser théâtre comme tel, il a fallu nettoyer, désinfecter, aménager les lieux.Faire mettre l'eau, l'électricité.Faire construire un escalier pour que le public puisse accéder en toute sécurité au deuxième étage du hangar.L'art a ensuite pris sa place.Et le résultat sera, on se le souhaite, le remède qui soulagera ceux qui, sur les derniers milles de 1999, ont développé une allergie à « l'an 2000 » ! PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © MTL 2000 est le nom d'un laboratoire d'intelligence artificielle où travaillent huit savants et stagiaires, incarnés par autant de comédiens.Le nouveau chef de l'OM! «Un talent hors du commun.» La Presse En première mondiale Passaggio de S.Provost Tchaïkovski Symphonie n° 6 «Pathétique» Dvorák Concerto pour violon Olivier Thouin violon Place des Arts Lundi 8 mai, 19h30 Salle Claude-Champagne Jeudi 4 mai, 20h Hochelaga-Maisonneuve, Lundi 1er mai, 20h ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN Yannick Nézet-Séguin direction OM 514 598.0870 Tarifs de groupes, poste 22 PDA 514 842.2112 M.Guérin ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN E [ Je m'ab e! Venez rencontrer les musiciens et le nouveau chef de l'OM Yannick Nézet-Séguin.CONCERT GRATUIT ! Mercredi 3 mai, 12h - Complexe Desjardins Saison 2000 2001 514 598.0870 La Presse 29 avril 2000 Page D7 manquante 6LP0801D0429 D-8 samedi 29 avril 6LP0801D0429 ZALLCALL 67 01:24:34 04/29/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Radio PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Denis Fortin, animateur de l'émission la plus écoutée, à CKOI, Le 6 à 6 : « Je suis là où je dois être.» Six sur six pour Denis Fortin, le studieux de CKOI SUZANNE COLPRON 16 h.Denis Fortin arrive à CKOI.Pantalon de cuir noir, chemise noire, lunettes noires et souliers de course délassés.Il s'installe à l'ordinateur, sa mallette posée sur une table près de lui.Studieux.Il ne laisse rien au hasard.Sur le clavier, il tape ckoi.com, imprime les choix de chansons des auditeurs de la journée, et recommence à l'adresse montreal.hit.Puis, il se rend à la discothèque, là où des piles de disques s'entassent jusqu'au plafond.Une petite table, un crayon à mine et quelques feuilles.Il compile les demandes spéciales notées par les animateurs, analyse, s c r u t e , prend des notes, discute avec le responsable de la discothèque du choix des disques.Il s'assure de conserver au moins deux chansons francophones, d'éliminer les choix douteux et les chansons trop anciennes sur les 12 qu'il conservera pour son émission.Douze chansons diffusées tous les jours, de 18h à 19h, au 6 à 6.De toutes les émissions, la plus écoutée de CKOI.Dix ans plus tard, elle occupe toujours une des premières positions, à Montréal, avec une moyenne de 104 000 auditeurs au quart d'heure, selon BBM.Comment expliquer un tel succès ?« Au début, explique Denis Fortin, Le 6 à 6 était là pour promouvoir les chansons qui, selon nous, allaient devenir des hits.» Mais avec le temps, la formule a changé.L'animateur s'est rapproché des auditeurs, de leurs goûts, de leurs choix.Les cotes d'écoute se sont mises à gonfler au point d'atteindre un sommet en 1995.À 35 ans, Denis Fortin est déjà un vieux de la vieille à la radio.Il avait 20 ans quand il est arrivé à CKOI, tout juste sorti du cégep de Jonquière où il a étudié en art et technologie des médias.Le métier qu'il fait est celui qu'il voulait faire quand il était enfant, à Chicoutimi.Tanné ?« Non, je réalise mon rêve à tous les jours, ditil.Je ne me tannerai jamais de faire ça.Je me revois dans les auditeurs qui m'appellent.Moi, c'était comme ça dans le temps, j'appelais l'animatrice de CJMT, à Chicoutimi, pour des demandes spéciales.Aujourd'hui, je joue la musique qui me fait tripper et j'adore les heures que je fais.Je ne me vois pas faire autre chose.C'est pas compliqué, je suis là où je dois être.» À la radio.Mais il ne dirait pas non si on lui offrait d'animer une émission musicale à la télé.On se demande même, quand on le voit, comment il se fait que ce ne soit pas déjà arrivé.Il s'exprime bien, travaille sérieusement, connaît la musique à fond.Il ferait d'ailleurs un très bon concurrent à La Fureur, à Radio-Canada, si ce n'était de la guerre qui oppose CKOI et CKMF (commanditaire et diffuseur de La Fureur).L'Office de la langue française lui a décerné le premier prix, à trois reprises, dans la catégorie radio, au cours des quatre dernières années.« J'ai été élevé comme ça, explique-t-il.Ma mère aurait aimé être professeur de français.C'était important pour elle qu'on parle bien.» Pour souligner les dix ans du 6 à 6, CKOI vient de lancer le premier d'une série de quatre compilations de succès.L'émission est aussi plus longue, cette année.De 30 minutes, elle est passée à 60.Et on y entend 12 chansons plutôt que six.Denis Fortin se fait un devoir d'écouter tout ce qui sort sur le marché.Chez lui, dans sa maison de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, ou dans son auto.Il consacre aussi 45 minutes par jour à se documenter sur les groupes dont il parle en ondes.Car il ne fait pas que le 6 à 6.Il y a aussi Montréal.hit qui suit, de 19h à 20h, basée sur la même formule, mais qui met l'accent sur les nouveautés en chansons.Et une troisième heure musicale, de 20h à 21h.En plus, il anime L'Original Studio 54, le samedi, de 17h à 20h, avec Michel W.Duguay, à la radio, puis fait le DJ dans le bar du même nom, à Brossard.Le reste du temps, il le consacre à l'entraînement, l'hiver, et au ski nautique, l'été.Une véritable passion.« Un gars du Lac comme moi a de la difficulté à s'adapter à la grande ville », confie-t-il.Mais la grande ville, elle, s'est bien adaptée à lui.« Je joue la musique qui me fait tripper et j'adore les heures que je fais.Je ne me vois pas faire autre chose.C'est pas compliqué, je suis là où je dois être.» 6LP0901D0429 D09 sam.(Arts) 6LP0901D0429 ZALLCALL 67 01:24:03 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 9 ÉTÉ CULTUREL Le cahier spécial L'Été culturel de La Presse, sur les activités artistiques et culturelles qui se dérouleront cet été au Québec, sera publié le 27 mai.Veuillez nous faire parvenir avant le 15 mai la programmation des festivals, théâtres d'été, musées, etc.à l'adresse suivante : Fleurette Bélanger, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Par télécopieur : 514 285-4814. 6LP1001D0429 D10 sam.(Arts) 6LP1001D0429 ZALLCALL 67 01:24:25 04/29/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Disques Impeccable n On accroche d'emblée à la mixture de ce couple d'Allemands derrière De-Phazz : références latines, forgées dans le jazz standardisé, découpées puis recollées sur le mode hip-hop/breakbeat/dub/drum & bass et comp a g n i e .T h e Mambo Craze, avec une voix qui rend hommage à Billie Holliday, ne vous sortira plus de la tête.Happiness est sur le même élan, et que dire de Next Message ! , qui mixe le blues aux basses dub planantes ! Du bonbon pour les oreilles bercées par le trip-hop, comme les Français Snooze l'ont été il y a trois ans.Godsdog tient la route grâce à une production impeccable faisant appel aux talents d'une douzaine d'instrumentistes (piano, percussions, chanteuses, cuivres, guitares espagnoles.) colorés.Essayez de ne pas vous lasser trop vite.HHHH GODSDOG De-Phazz Mole/Ozone Philippe Renaud collaboration spéciale Revoilà Miss Bonham.n Oui, on avait un peu oublié Tracy Bonham.Compréhensible : voilà déjà quatre ans que la dame nous a offert une première galette au tube accrocheur en Mother Mother.Eh bien, revoilà miss Bonham, manifestement en forme sur ce deuxième compact.De ce Down Here, on retiendra deux choses : des mélodies fort efficaces, et une chanteuse dont la plume est incisive, échappant aux banalités du rock moderne pour mieux pondre des textes qui décapent et qui nous poussent à appuyer sur rewind pour voir si on a bien compris (écoutez Jumping Bean et ses références, disons, salées).À une époque où moult divas du genre Lilith Fair nous causent de leur machine à espresso et de leur chien qui parle, Tracy Bonham nous propose un discours un peu moins fleur bleue, un peu plus ironique.Bravo.HHHH DOWN HERE Tracy Bonham Island/Universal Richard Labbé Émergence d'une songstress n Depuis Erikah Badu et D'Angelo, peu d'artistes ont laissé déverser un tel flot d'originalité urban \u2014 c'est-à-dire de musiques associées aux Blacks des grandes villes américaines ou occidentales.Sauf peut-être cette Amel Larrieux.Élevée dans un environnement culturel propice, cette New-Yorkaise avait déjà été recrutée par le Britannique Stuart Matthewman (directeur musical de Sade Adu) pour qu'elle participe aux enregistrements de son groupe (Sweetback).Puis, elle fut du tandem Groove Theory, plus ou moins acid jazz.Avant de voler de ses propres ailes.Infinite Possibilities, son premier album solo, fut réalisé de concert avec son multi-instrumentiste de mari, Laru Larrieux.Funk, R&B, jazz, drum'n'bass et quelques touches moyen-orientales tapissent ce disque excellent.Cette voix fine, délicate, très sensuelle, peut parfois sortir l'artillerie lourde et procéder à des scats tout à fait singuliers.Assistons- nous à l'émergence d'une authentique songstress ?HHH1/2 INFINITE POSSIBILITIES Amel Larrieux Epic/Sony Alain Brunet Solitaire authentique n À cheval entre la pop accrocheuse, l'urgence du rock alternatif et la complainte country enracinée, Peluso reste un drôle de cas dans le paysage de la chanson québécoise.L'auteur-compositeur-interprète revient avec un album en plusieurs points semblables au premier.Mais l'ensemble s'avère plus maîtrisé, et si on flaire parfois le déjà entendu (ne réinvente pas le folk-rock qui veut) la sincérité et la vulnérabilité de l'interprète achèvent de convaincre.Ajoutez des mélodies qui restent dans la mémoire longtemps (Jamais, La Clé des champs) une voix d'émotion étranglée, une touchante fresque du monde ouvrier (C.I.P) et des chansons d'amour particulièrement bien senties (Je l'aime tant) ; obtenez un artiste solitaire et authentique, espèce rare s'il en est.Un beau rendez-vous, dans les eaux de Neil Young et Zachary Richard.HHH1/2 MARIO PELUSO Mario Peluso (impresarii/Fusion III) Jean-Christophe Laurence Des souris et des clics.n Ce sixième album du duo allemand Mouse on Mars est aussi déroutant que les précédents.Juste en jetant un coup d'oeil aux titres (Gogonal, Pinwheel Herman, Booosc.), on devine qu'on a droit à du délire pointu.Moins électroniquement aride que les précédents, Niun Niggung s'ouvre sur une pièce semi- acoustique toute gentille pour enchaîner avec Yippie et Mykoligics, aux parfums de vieux ska léché (avec une vraie section de cuivres).La suite nous entraîne dans une mixture trash-disco (Diskdusk, une hécatombe de beats crispés d'où émanent des cordes à la Salsoul Orchestra), drum & bass désaccordé (Distroia), paysages sombres et ambiants contrebalancés de mélodies naïves et amusantes.Niun Niggung offre une techno-surprise à chaque chanson pour ceux qui aiment la distorsion et les mélanges déstabilisants.HHH1/2 NIUN NIGGUNG Mouse on Mars Thrill Jockey/Outside Philippe Renaud collaboration spéciale Brésil mythique.et numérique n Après Lenine, Suba, Zuco 103, voici Bebel Gilberto.Dévastatrice, cette vague brésilienne.Sans problème aucun, la fille de Joao devrait magnétiser tout fan de bossa nova qui se respecte.L'Anglo-Brésilien Amon Tobin et le regretté Suba participent à cet album, mais n'y laissent pas une forte empreinte électronique.Les réformes de Bebel Gilberto sont ténues, discrètes, subtiles, ne bousculent en rien le mythe tropical qu'on se fait du Brésil musical.En fait, les échantillonnages numériques repérables sur Tanto Tempo ont pour objet de renforcer et maintenir une tradition.Bebel Gilberto interprète Baden Powell, Vinicius de Moraes ou Chico Buarque, mais propose une majorité de composition de son cru.Nous n'avons pas affaire à une chanteuse exceptionnelle, mais le timbre ensablé et lascif de l'artiste nous plonge dans un univers absolument séduisant.HHH1/2 TANTO TEMPO Bebel Gilberto Ziriguiboom/Crammed/ Six Degrees/Outside Alain Brunet La voie du samouraï n On espérait mettre la main sur la trame sonore ; on nous impose des pièces qui ont peu à voir avec la musique du film.Le travail instrumental du génial producteur (et membre du Wu-Tang Clan) RZA était remarquable sur Ghost Dog : The Way Of The Samourai, lui conférant une atmosphère unique.Malgré cette déception, force est d'admettre que cette compilation, produite par RZA, est tout à fait défendable.Les amis du Wu y font très bonne figure (North Star sur 4 Sho Sho, la recrue Suga Bang Bang sur l'excellente Don't Test, le clan au complet sur Fast Shadow).Surprise aussi de retrouver la figure old school de Kool G Rap qui rend hommage à ses racines jamaïcaines sur Cakes.Pas tout à fait ce qu'on souhaitait, mais pas mauvais du tout.Consolons- nous toujours avec Samurai Showdown, le thème du film, à la toute fin du disque.HHH1/2 GHOST DOG.THE ALBUM RZA (et ses copains) Epic/Sony Philippe Renaud collaboration spéciale Solide galette n Pas du genre à se compliquer la vie, les trois types de Groop Dogdrill s'en tiennent aux choses importantes de l'univers : sexe, sexe et rock and roll.Cette approche simpliste, déjà rebattue mille fois par tous les groupes rock du monde, fait pourtant mouche sur Every Six Seconds.On aura compris que Groop Dogdrill fait dans le rock de base.Cela dit, le menu nous est servi avec tant d'énergie qu'il est impossible de lever le nez, impossible de ne pas taper du pied au son de ces rythmes un peu fous qui évoquent le mythique Jesus Lizard.Les plus difficiles vont parler \u2014 avec raison peut-être \u2014 d'un ensemble somme toute monocorde ; on préfère parler d'une solide galette de rock moderne.HHH EVERY SIX SECONDS Groop Dogdrill Mantra/Sélect Richard Labbé Brunes pensées.n La marmotte intérieure de notre Bleuet préféré est en proie à de brunes pensées.Fred Fortin vient de signer un disque de ferraille, de cour à scrap, de lendemain de brosse et autres vomissures.Les beats se traînent dans la bouette, les guitares crachent la rouille, les notes sont maganées.Un toit s'écroule, un gars prend une marche et croise des figures repoussantes, une conjointe réprouve l'hygiène d'un conjoint, un rêveur se fait expulser d'un rêve érotique avec la Vierge Marie (par une piqûre d e m o u c h e noire), Gaspard fait caca dans sa m i n i - d u n e , Gaston le petit morpion joue à la cachette dans son canisson, gazon rime avec cochon et Molson.Et le temps nous éparpille et l'amour, lui, trouve ça long.Peu de textes me semblent vraiment achevés sur son Plancher des vaches, notamment Ben buzzé.De A à Z, la musique y est radicale, brute, de très « basse fidélité ».Malgré cette intention évidente de rugosité, quelques coups de varlope supplémentaires auraient été indiqués.Même les concepts les plus écorchés doivent être polis, cher Fred.HHH1/2 LE PLANCHER DES VACHES Fred Fortin La Tribu/DEP Alain Brunet Un peu court.n On reconnaît bien le style de Thomas Newman dans la partition musicale que ce dernier a composée pour Erin Brockovich, le récent triomphe de Steven Soderbergh et Julia Roberts.Le musicien, reconnu notamment pour son travail dans The Player et, plus récemment, American Beauty, nous offre encore une fois de courtes pièces d'où émergent principalement les claviers.Si cette trame musicale, dans laquelle se côtoient les atmosphères éthérées et d'autres teintées de couleurs plus jazz, colle parfaitement bien au film, elle soutient toutefois moins bien l'intérêt sur disque.Les deux vieilles chansons de Sheryl Crow qu'a utilisées le cinéaste pour illustrer la démarche d'Erin, dont Every Day is a Winding Road, se retrouvent évidemment sur cet enregistrement.Mais dans l'ensemble, c'est quand même un peu court.HH1/2 ERIN BROCKOVICH Motion Picture Soundtrack Sony Music Soundtrax Marc-André Lussier collaboration spéciale Rock à paillettes.n Chaque fois qu'on la croit morte et enterrée, la bête glam-rock se repointe le bout du nez, réceptacle de toutes les pulsions sexuelles non refoulées.À Montréal, c'est la bande des One 976 qui nous refait le coup du rock à paillettes.Moins bien rodés que leur cousin torontois Robin Black, les gars de One 976 n'en carburent pas moins à une énergie juste assez contagieuse, dans la lignée des poupées glam-punk de jadis, Stooges en tête.Les moyens sont visiblement limités, la réalisation étant plutôt brouillonne, dévoilant du même coup quelques carences qui sentent le travail vite fait (au chapitre des arrangements, plus précisément).Cela dit, de bons morceaux de furieux rock and roll (Boob Job, Shark Attack, le She Bop de Cindy Lauper) nous permettent d'entrevoir un futur autrement plus reluisant, surtout lorsque le groupe aura un peu plus d'expérience au compteur.HH1/2 ASK 4 ASS One 976 Indépendant Richard Labbé Le vent a tourné pour Peluso JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Drôle de parcours que le sien.Trente-six métiers au Témiscamingue avant de débarquer à Montréal avec sa guitare.Des années à jouer dans le métro pour casser ses tounes.Un prix au Concours Ma Première Place des Arts, un contrat de trois disques avec la maison BMG, une critique unanime à la sortie de son premier album (Malgré Tout), un prix Québec-Wallonie- Bruxelles pour couronner le tout.Pendant un moment, Mario Peluso a bien pensé que le succès s'ouvrirait devant lui comme la mer Rouge devant Moïse.La radio n'était visiblement pas de cet avis.Superbement ignoré, en dépit de ses indéniables qualités d'écriture, l'album a stagné autour des 3000 exemplaires.Pour Peluso, cette désillusion était d'autant plus frustrante que La Lune, une chanson qu'il avait refilée à Isabelle Boulay, tournait à profusion sur les ondes.Comprenez sa réaction un peu confuse (voire beaucoup, selon ceux qui étaient sur place) au dernier Gala de la SOCAN, quand on lui a remis un trophée pour souligner les 25 000 passages de La Lune à la radio.De façon un peu gauche, Peluso a souligné l'absurde de la situation.« Sûr que j'étais un peu frustré, lance-t-il avec du recul.Mais il faut dire qu'à ce moment- là, j'avais d'autres bonnes raisons d'être en colère.Les choses allaient mal avec mon gérant.J'avais un deuxième disque prêt à être lancé qui dormait sur les tablettes, BMG qui ne savait plus s'il voulait le sortir.J'étais sur le bord de la faillite et j'avais l'impression de passer à côté de ma carrière.» Pour faire une histoire courte, la multinationale a finalement refusé de sortir l'album.Et Peluso, du jour au lendemain, s'est retrouvé sans agent ni compagnie de disques.« Aussi bien comme ça, dit-il.Je n'étais pas à ma place chez BMG.Je pense qu'ils me voyaient trop comme un artiste à risque.» Après quelques errances et deux ou trois perches lancées, l'auteur-compositeur-interprète s'est retrouvé chez Impresarii, la maison de Richard Desjardins, Jean Rabouin et Steve Faulkner, autant d'artistes qui, comme lui, sont faits en bois du pays.De la multinationale à la petite étiquette familiale, Peluso n'aurait pu rêver meilleur dénouement ni meilleure équipe pour lancer cet album qui voit enfin le jour, après une décourageant suite de procès et d'ententes (plus ou moins) à l'amiable.« Le vent a finalement tourné de bord », de dire le chanteur de 36 ans, sourire radieux, entre deux bocks de bière.Reste à voir, maintenant, ce qu'il adviendra de ce disque éponyme aux couleurs folk-rock, aux thèmes intemporels (l'amour, l'amour, l'amour, la nostalgie, un peu de social) et aux mélodies tord-tripes.La radio semble déjà plus réceptive puisque la chanson En pleine noirceur tourne présentement à CKOI.Après hésitation, Musimax serait également sur le point de diffuser le clip fait maison de La C.I.P., vibrant hommage aux cols bleus de son coin de pays.Il faut dire que cet album, Peluso l'a produit avec un peu plus de soins.Malgré tout, il en convient, sonnait quand même un peu dru pour le FM.Cette fois, dit-il, « on a fait attention.Le son est plus raffiné, la voix moins accrochante.Le premier disque, c'était comme un statement.Il a été fait avec le coeur, en douze jours.Celui-là, je l'ai fait avec la tête et le coeur en même temps.On a pris le temps qu'il fallait.Et s'il fallait reprendre une piste de voix ou de guitare, on le faisait.» Pour le succès, on attend de voir.La chanteur s'affirme déjà heureux d'être remonté à la surface.Pour le reste, comme il dit, « on m'aime ou on ne m'aime pas.» Pas pour rien, d'ailleurs, que la pochette nous montre un vague motif du chanteur, contrasté en noir et blanc, comme si le gris ne faisait pas partie des possibilités.En attendant, d'autres continueront de chanter ses chansons.Alors que J'ai mal à l'amour (sa deuxième collaboration avec Isabelle Boulay) continue de jouer en rotation lourde sur les ondes, Peluso vient d'écrire une toune pour Catherine Durand et une autre pour Kathleen, qui, surprise, fait désormais partie de l'écurie Impresarii.Enfin, paraît que Laurence Jalbert serait aussi intéressée, mais rien n'est encore confirmé.Mario Peluso se produira au Spectrum le 19 juin et à Rouyn-Noranda deux jours plus tard, avec Richard Desjardins et les Colocs dans un spectacle bénéfice pour la protection des forêts.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Mario Peluso : « Je n'étais pas à ma place chez BMG.Je pense qu'ils me voyaient trop comme un artiste à risque.» 6LP1101D0429 D11 samedi 6LP1101D0429 ZALLCALL 67 01:25:27 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 11 THÉÂTRE EN BREF Le Sergent recrute.encore n Demain au Sergent Recruteur, les Dimanches du conte seront l'occasion d'entendre les Contes mutagènes de Jean-Marc Massie, produits par Le Diable Vert.À travers sa mythologie à la fois traditionnelle et urbaine où l'asphalte côtoie le chemin de terre et le béton rencontre le bois rond, l'auteur-conteur trace l'incroyable itinéraire des enfants mutants peuplant le Pays Incertain.Les étapes s'intitulent L'Enfant de la Pinto, Le Taureau des Balkans ou La Femme Caribou.Et l'entrée dans cet univers (de même qu'au Sergent !) est libre.Les lundis de Wajdi n Le Quat'Sous a, paraît-il, « envie de délirer, de se faire plaisir, de découvrir et de faire connaissance avec des beautés différentes ».D'où l'instauration des Lundis du DA \u2014 ceux du directeur artistique, donc, Wajdi Mouawad.Le premier aura lieu le 1er mai.Pauline Vaillancourt tentera de trouver sa place dans le décor de Rêves, actuellement présenté à la salle de l'avenue des Pins.Car là se trouve l'idée : amener des gens de sphères artistiques différentes à occuper le décor conçu pour un spectacle qui, comme le veut la tradition, est inoccupé le lundi.Pauline Vaillancourt interprétera, dans ce contexte, un extrait des Récitations de Georges Aperghis.Éros à l'Esquisse n Amour et chocolat : ils vont si bien ensemble que Sasha Dominique et Mario Gendron en ont fait un spectacle, présenté les 5 et 6 mai au Théâtre de l'Esquisse.Un spectacle de chant, de poésie, de théâtre.Écriture et mouvement au service de l'art.Puis, toujours au même endroit, le 8 mai, Sylvi Belleau et Nabila Ben Youssef, avec la complicité de Gerardo Sanchez à la mise en scène, raconteront des Contes érotiques du monde arabe, le lundi 8 mai.Une découverte des trésors de la littérature érotique du monde arabe, des fables coquines et savoureuses venues du pays des Mille et Une Nuits.Info : 514 527-5197.La langue à terre n Le collectif de La Langue à terre (Julie Beau Chemin, Patrice Blain, Louis-David Loyer, Sébastien Maheux) en remet : le 7 mai à 20 h, toujours au Lion d'Or, se tiendra le septième 20 heures.et j'en veux encore ! Cette fois, Wajdi Mouawad, Philippe Lambert, Stéphane St- Jean et Frédéric Paquet relèveront chacun le défi d'écrire et de faire répéter, en moins d'une journée, un spectacle de 20 minutes.Le thème ?Chut ! Ils ne le sauront que la veille, à minuit.Aucune limite.Quatre spectacles à la clé.Et, par la suite, la fête.Avant le repos bien mérité.jusqu'au 4 juin.Info : 514 598-0709.Sonia Sarfati Complet le 25 avril 6LP1201D0429 D12 sam.(Arts) 6LP1201D0429 ZALLCALL 67 01:23:31 04/29/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Ida Haendel: 35 ans avec Celibidache CLAUDE GINGRAS Coup de téléphone de Ida Haendel, de Miami.La violoniste ex-montréalaise, qui habite la Floride une partie de l'année et Londres le reste du temps, veut savoir quand je parlerai de son dernier disque, un récital Decca qu'elle a enregistré avec le pianiste Vladimir Ashkenazy.J'explique qu'il faut d'abord que je l'écoute : les disques nous arrivent à pleines boîtes.Pourtant, réplique la violoniste, les compagnies n'enregistrent presque plus.En tout cas, ils produisent plus que jamais ! Ida est une vieille amie, même si sa façon de jouer ne correspond pas toujours à ma propre conception de l'art violonistique.« Même quand tu me fais une mauvaise critique, je considère que tu as raison à 99,9 pour cent ! » Le très petit pourcentage que se réserve Ida est, bien sûr, symbolique.Dans ce dixième de 1 %, cette femme extrêmement déterminée cache la certitude absolue d'avoir toujours raison.Cela fait partie de son charme.Nous potinons un peu, et même beaucoup.« Tu as été vue samedi soir dernier à la basilique Notre- Dame.» Surprise totale à l'autre bout du fil.Je pourrais ajouter : « Pourtant, ce n'est pas précisément ta paroisse.» Le ton suffit.Amusée, Ida saisit très vite : « Jésus luimême était juif.De toute façon, nous sommes tous égaux.(Pause) Oui, j'étais à Montréal.Un ami de Londres voulait que je lui montre notre belle basilique.» Le chien va bien ?« Ce n'est pas un chien.C'est une dame.Elle marche à quatre pattes, mais c'est une dame.Oui, ma Decca va bien.Elle est justement à côté de moi.» Faut-il le préciser, Ida a donné à son toutou le nom de sa maison d'enregistrement.Pas d'engagement à Montréal dans l'immédiat, mais ailleurs en grand nombre : un récital à Londres, Wigmore Hall, le 23 juin, puis des récitals à Newport le 23 juillet, à Tanglewood le 27, ensuite à Mexico, à Los Angeles et en Israël.En novembre, elle jouera le Concerto de Sibelius à Prague, avec l'Orchestre Philharmonique Tchèque et Ashkenazy cette fois comme chef d'orchestre.Un enregistrement est projeté.Ce serait le deuxième de la violoniste.Le troisième, en fait, si l'on compte un live avec Sergiu Celibidache.Ce qui m'entraîne vers une indiscrétion.Mais Ida en a vu (et entendu) bien d'autres.Est-il vrai qu'elle a eu une liaison avec le très controversé chef roumain ?« Mais bien sûr ! Pendant 35 ans.Tout le monde sait cela ! C'est dans mon livre et j'ai toutes les lettres pour le prouver.Son fils m'a d'ailleurs spécialement invitée à la commémoration du cinquième anniversaire de sa mort, en 2001, à Munich, avec tous ses interprètes préférés : Perahia, Barenboïm.» C'était donc vrai.Celibidache, l'insupportable.« Il a toujours été très correct.» On pourrait le dire aux lecteurs ?« Mais absolument ! » Extraordinaire Ida.Quelle franchise.Et, aussi, quelle lucidité, quel sens de l'humour.à 75 ans ! Ida Haendel : «Decca, ce n'est pas un chien.C'est une dame.Elle marche à quatre pattes, mais c'est une dame.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © DISQUES Oublier Dutoit, retourner à Munch CLAUDE GINGRAS Pendant que Dutoit et l'OSM se partagent entre les marques concurrentes Philips et EMI, la Decca continue de publier des enregistrements datant des dernières années de son association avec le tandem montréalais.La dernière parution est consacrée au germanophile Ernest Chausson, disciple de César Franck.La pochette met l'accent sur les deux oeuvres portant le titre de Poème, soit le très célèbre pour violon et le moins connu, dit de l'amour et de la mer, chanté sur un texte de Maurice Bouchor, et place presque en retrait la substantielle Symphonie en si bémol dont les trois mouvements totalisent plus d'une demi- heure.Les trois oeuvres sont bien représentées aux catalogues, mais le présent disque est le seul à les réunir toutes.Comme toujours, des exécutions en concert avaient précédé les séances d'enregistrement.La Symphonie avait même été jouée à plusieurs reprises, dont deux fois au Carnegie Hall de New York, en 1992 et 1995.Ces diverses exécutions formaient un ensemble inégal.Très inspiré certains soirs, Dutoit semblait indifférent à d'autres occasions.Le disque le trouve quelque part entre ces deux extrêmes.Sauf pour des trompettes trop en relief, Dutoit fait bien sonner son orchestre.Mais il ne le laisse pas respirer assez librement pour que s'établisse une réelle atmosphère.Dans une telle lecture, la Symphonie de Chausson apparaît comme un ennuyeux sous-produit de la Symphonie de Franck, venue un an avant celle de l'élève.La version de Munch et l'Orchestre de Boston, de 1962, chez RCA, nous apporte justement cette atmosphère, avec des cordes plus expressives, des bois plus fins, des cuivres plus nobles et, au-dessus de toutes ces forces, une véritable pensée.La version de Paray et l'Orchestre de Detroit, chez Mercury, est aussi préférable.Le Poème pour violon est joué correctement et presque timidement par Chantal Juillet.Heureuse coïncidence, le disque de Munch contient aussi le Poème, joué par David Oïstrakh avec une passion qui jamais ne compromet la rondeur de la sonorité ou la justesse de l'intonation.Même que l'enregistrement de Oïstrakh, qui date pourtant de 1955, sonne mieux que celui de Juillet.Du Poème de l'amour et de la mer, on connaît surtout la section finale, l'irrésistible Temps des lilas d'ailleurs publié séparément.Toujours chantée par une femme, l'oeuvre complète l'est cette fois par un homme.Mais si François Le Roux veut défendre ici une cause, il s'y prend fort mal.La liste de ses défauts est sans fin : voix affectée d'un agaçant grasseyement, formation des syllabes souvent approximative, surtout dans les notes hors de sa tessiture, interprétation manquant de naturel, effets souvent gros, phrasé rappelant parfois celui d'un crooner.Bref, cet homme chante comme un amateur.De ce nouveau disque de l'OSM, il ne reste finalement que son commentaire somptueux dans le Poème pour violon, ses quelques interventions tumultueuses dans l'autre Poème et ses couleurs quasi wagnériennes au deuxième mouvement de la Symphonie.C'est trop peu.HH CHAUSSON : Symphonie en si bémol majeur, op.20 ; Poème, pour violon et orchestre, op.25 ; Poème de l'amour et de la mer, pour voix et orchestre, op.19 Orchestre Symphonique de Montréal, Chantal Juillet, violoniste, François Le Roux, baryton.Dir.Charles Dutoit Decca, 458 010-2 La Presse 29 avril 2000 Page D13 manquante 6LP1401D0429 D 14 sam., 29 avril ARTS 6LP1401D0429 ZALLCALL 67 01:25:07 04/29/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Musique Amon Tobin ou le paradoxe de l'échantillonneur ALAIN BRUNET À Montréal, Amon Tobin est un élu de la branchouille électronique, on l'a hissé au faîte d'une mouvance hyper pointue.Snobisme prévisible ?Niet.La création de trois albums consécutifs de très haute tenue (on ne compte pas le premier) éclipse tout doute.Voici revenir l'échantillonneur numérique fait homme ! Ce jeune Britannique d'origine brésilienne s'impose comme le plus brillant recycleur de l'écurie Ninja Tune, toujours à la fine pointe de la mouvance électronique.Impossible de confiner Amon Tobin à une quelconque chapelle.Bricolage et Permutation n'étaient ni drum'n'bass, ni house, ni trip hop.Idem pour Supermodified, qui sera mis en vente le 16 mai (drôle de stratégie.), soit deux semaines après son escale montréalaise \u2014 mercredi prochain au Club Soda, il partagera le programme avec notre Kid Koala.Amon Tobin ne lit pas la musique ni ne l'écrit, voilà le grand paradoxe de l'échantillonneur.Ses machines absorbent les sons, son utilisateur les rumine, les régurgite sous d'autres formes.Le collage numérique a ses limites, doit-on rappeler à notre jeune sorcier du repiquage.Les acteurs de cette vaste mouvance ne sont-ils pas stationnés dans les lieux communs ?« Le sampling n'est qu'une variante d'un processus fondamental : créer de la musique.Les compositeurs doivent repousser les mêmes limites que les compositeurs en musique électronique.C'est-à-dire jouer les notes plutôt que les repiquer sur des musiques déjà enregistrées.Quelle que soit la manière de l'exprimer, l'art consiste à s'approprier des formes et à les remodeler d'une façon singulière.À en faire quelque chose de neuf », explique l'interviewé joint à son domicile de Brighton.À ce titre, Amon Tobin est supérieurement doué.L'intégration de ses matériaux sonores est encore plus subtile qu'à ses débuts, à la fois plus simple d'apparence et plus complexe au plan du processus de création.Supermodified est non seulement un disque hautement inspiré, mais encore est-il différent de Bricolage et Permutation, portés aux nues comme on le sait.« Les sources de mes albums, tient-il à préciser, ne sont pas si différentes.En fait, elles sont plutôt similaires.J'aime encore utiliser les rythmes des batteurs de swing ; j'aime les grandes musiques de film, le jazz moderne ou la samba brésilienne ; mais ces sources sont beaucoup moins apparentes qu'auparavant.La pièce Rhino Jockey, par exemple, comporte un rythme authentiquement brésilien, mais cela n'en fait pas une pièce d'inspiration brésilienne pour autant ; le traitement a changé la nature des sons d'origine.L'écart entre la source et le résultat, en somme, est plus considérable.C'est, je crois, la différence fondamentale entre Supermodified et mes disques précédents.» Et le langage musical ?Le talent de Tobin est tellement remarquable qu'on s'étonne qu'il soit un illettré de la partition.Un tel talent ne devrait-il pas maîtriser les bases de la composition, c'est-à-dire savoir arranger, composer, distribuer les consignes à des instrumentistes en chair et en os ?« J'aimerais bien.Mais j'aime aussi cette idée : la liberté d'un créateur est intimement liée à son ignorance.» Il charrie un peu, doit-on comprendre ; sa période naïve est bel et bien terminée, doiton lui rétorquer.« Vous savez, confie-t-il, certains m'encouragent à pousser plus loin ma connaissance théorique de la musique ; d'autres me déconseillent de le faire.Chez les créateurs électroniques, il y a cette présomption voulant que les techniques traditionnelles de composition emprisonnent les créateurs.Je ne suis pas d'accord.Selon moi, plus j'accumule de connaissances en musique, meilleur je deviens.Mais Amon Tobin s'en tient au sampler, ainsi qu'aux tables tournantes.« Je compose activement depuis cinq ou six ans ; je sais où je vais avec l'échantillonneur.Mais j'en suis encore à dompter cette machine que je considère comme un instrument à part entière.Bien sûr, j'aimerais aussi apprendre le langage musical.En fait, il faut qu'un créateur puisse utiliser tous les outils qui peuvent le faire évoluer.J'y viendrai sûrement.» Et la scène ?Plusieurs admirateurs ont haussé les épaules lorsqu'ils ont vu Amon Tobin spinner sur scène.L'homme ne présentait pas vraiment de relectures de ce qu'on avait entendu sur ses disques.On avait l'étrange impression qu'il était venu nous les jouer ! Poliment, on lui passe la remarque.Il rit doucement au bout du fil.« Je me suis déjà questionné là-dessus quand j'ai débuté dans le métier.Je n'étais pas un véritable DJ, mais j'ai fini par maîtriser cette façon de faire.J'aime que ma musique emprunte de nouvelles pistes ici et maintenant.Bien sûr, je n'envisage pas encore de présenter des trucs élaborés sur scène, mais je considère que le deejaying est une excellente façon d'entrer en contact avec mon public, de lui soumettre des musiques inédites.» Voilà une excellente raison de se rendre au Club Soda.Le Britannique d'origine brésilienne Amon Tobin \u2014 l'échantillonneur numérique fait homme ! \u2014 fait escale au Club Soda mercredi, mais il faudra attendre deux autres semaines pour se procurer Supermodified, son nouvel album.Ben Monder au Upstairs : le luxe de l'intimité ALAIN BRUNET Depuis jeudi, les jazzophiles qui débarquent au Upstairs se paient toute une traite.À quelques mètres de leur table, une formation entièrement new-yorkaise se produit en toute intimité.Sideman recherché, le guitariste Ben Monder est aussi un leader d'orchestre qui gagne à être connu.si vous arrivez à vous dégotter une place ce soir.Jeudi, c'était plein à craquer dès le premier set ! C'est dire le buzz à l'endroit de ce musicien encore obscur pour le grand public amateur de jazz.Ainsi, mélomanes et musiciens se bousculent au portillon afin d'assister à l'éclosion d'un virtuose.Alternant entre cordes piquées (technique classique) et cordes jouées avec le pic (technique jazz ou rock), ce Monder s'avère sans contredit un des guitaristes les plus intéressants de la nouvelle génération jazz \u2014 enfin.nous n'avons quand même pas affaire à un ticul Au plan compositionnel, ses trouvailles sont ténues : il en est encore au travail de synthèse.Monder préconise de longues (et aériennes) introductions qui préparent de puissantes irruptions.Ses références puisent peu dans le jazz moderne (néo-bop, s'entend) ; le musicien semble préférer les extrapolations les plus pointues du jazz électrique des années 70, ainsi qu'un jazz de chambre en partie inspiré par la musique contemporaine de souche européenne.Et notre homme ne lésine pas sur le groove polyrythmique.À ce titre, Ben Monder jouit d'un personnel hors du commun.Primo, le bassiste Anthony Jackson (un incontournable de l'instrument) assure le soutien nécessaire aux architectures complexes de son leader.Généralement sobre, Jackson peut se déchaîner lorsque l'occasion s'y prête ; ses qualités mélodiques sont aussi remarquables.Secundo, Jim Blackman s'impose comme l'une des figures montantes de la batterie jazz.D'apparence légère et désinvolte, son jeu cache une précision et une originalité hors du commun.Seul le chanteur Theo Blackman, dont la voix de « haute-contre jazzy » rappelle les concepts orchestraux de Pat Metheny, ne m'a pas semblé vraiment apporter un complément essentiel à l'imaginaire de Ben Monder.Quoi qu'il en soit, cette gig de jazz est sans contredit la plus alléchante du week-end. 6LP1502D0429 D15 samedi 29 avril 6LP1501D0429 ZALLCALL 67 01:35:19 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 15 Musique R OSM / Double triomphe: Hamelin, Krivine CLAUDE GINGRAS Auréolé de succès internationaux de plus en plus nombreux, Marc-André Hamelin a valu hier soir à l'OSM (et vaudra sans doute de nouveau ce soir) une salle presque remplie, de quoi inviter la direction à revoir son jugement sur l'« impopularité » de la série du week-end.Lorsque l'affiche est attrayante, le public vient, quel que soit le soir.Le concert lui-même est d'ailleurs d'une exceptionnelle qualité.D'abord par le programme, qui rejoint des goûts très divers puisqu'on y passe du raffinement de Mozart aux grands transports romantiques de Liszt et de là aux bruyants débordements de Tchaïkovsky ; ensuite, par les interprétations totalement engagées et même renouvelées d'oeuvres qui, le Liszt et le Tchaïkovsky surtout, sont familières.Dans cet immense succès, il faut compter immédiatement la présence du chef français Emmanuel Krivine, dans ses débuts à l'OSM.Le Liszt de Hamelin est absolument phénoménal et ferait à lui seul la soirée.Mais le miracle, c'est que Krivine se révèle de la même trempe, et ce dans chacune des trois oeuvres au programme.Chef et pianiste reçoivent d'ailleurs de l'auditoire debout le même triomphe mérité.Krivine dirige tout de mémoire (sauf, bien sûr, le concerto) et avec une gestuelle très personnelle.Le bras droit, ou la main, ou même un doigt, marquent certaines entrées et certains accents pendant que la baguette est rendue dans l'autre main, ou bien la baguette revenue dans la main droite s'allonge presque au point de toucher le hautbois ou la flûte, ou bien c'est tout le corps qui devient immobile.Mais l'orchestre s'y est manifestement fait vite car le résultat est exaltant.L'orchestre est d'abord réduit pour la Symphonie no 31 de Mozart, dite Paris parce que c'est là qu'elle fut composée.(Les pleins effectifs seront en place pour Liszt et Tchaïkovsky.) Symphonie sans reprises et sans menuet, la « 31 » fut dotée de deux andantes différents et Krivine choisit le plus familier, qu'il fait d'ailleurs allant, sans traîner.Son Mozart possède délicatesse et grandeur, avec des plans sonores bien détaillés et de dramatiques montées de cordes annonçant les modulations.Acclamé dès son entrée en scène, Hamelin apporte au deuxième Concerto de Liszt la vision la plus totale que j'aie entendue à ce jour.Le sommet, c'était Zimerman alors dans ses grandes années : il y a de cela fort longtemps.Hamelin va encore plus loin.Non seulement au strict plan pianistique, où les pires difficultés ne lui donnent pas le moindre mal, où force et délicatesse sont poussées aux extrêmes, où la palette sonore transforme pour ainsi dire le clavier en un second orchestre, mais encore au niveau de la poésie et de la réflexion.Hamelin aborde l'oeuvre en grand romantique et Krivine respecte entièrement cette conception.À signaler, les riches interventions du nouveau violoncellesolo Brian Manker.Applaudi sans fin, Hamelin s'engage, chose rare après un concerto, dans un rappel : la dixième des Études d'exécution transcendante, de Liszt.Nouvel exploit pianistique, qu'observent les musiciens, médusés autant que nous tous.La quatrième Symphonie de Tchaïkovsky monopolise l'après-entracte avec autant de force écrasante que d'envoûtante expression.Comme le Liszt de Hamelin, le Tchaïkovsky de Krivine exploite la pleine gamme dynamique de l'oeuvre.Le chef fait jouer l'orchestre tout en douceur, ou bien avec une puissance tonitruante.Les trompettes sonnent-elles trop fort ?La partition dit bien « fortissimo », voire « con tutta forza ».On entend même deux petits craquements.Peu importe, l'ensemble est foudroyant.émouvant aussi.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Emmanuel Krivine.Soliste : Marc-André Hamelin, pianiste.Vendredi soir, salle Wi Ifrid-Pelletier de la Place des Arts ; reprise samedi soir, 20 h.Dans le cadre des « Week-ends de l'OSM ».Programme : Symphonie no 31, en ré majeur, K.297 (« Paris ») (1778) - Mozart Concerto pour piano et orchestre no 2, en la majeur, G.125 (1839, rév.1849-61) - Liszt Symphonie no 4, en fa mineur, op.36 (1877-78) - Tchaïkovsky Le Club des Arts 1840, rue Sherbrooke Ouest EXPOSITION ANNUELLE PRINTANIÈRE Mercredi 3 au samedi 13 mai 2000 de midi à 18 h (excepté le 8 mai 2000) Samedi 13 mai 2000 de 12 h à 17 h Vernissage : mardi 2 mai 2000 de 19 h à 22 h (514) 933-6405 du 29 avril au 20 mai 2000 NASCO PELEV Modification numérique : peintures récentes GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (514) 845-7471 ; mar.-sam.: 10 h-17 h 6LP1601D0429 D 16 samedi ARTS 6LP1601D0429 ZALLCALL 67 01:25:52 04/29/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Musique Insaisissables souris de laboratoire PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Directement de Düsseldorf, la ville allemande d'où ont émergé Krafwerk, les pères de la techno moderne, arrivent Jan Werner et Andi Toma, la paire d'iconoclastes électroniques mieux connus pour leurs délires digitaux sous le nom de Mouse on Mars.Depuis Vulvaland (1994) jusqu'au récent Niun Niggun, le paysage sonore du duo n'a cessé de se complexifier, d'aspirer les références musicales en une consistante soupe de bruits, rythmes synthétiques, mélodies faciles et instrumentation bigarrée.Mouse on Mars revient à Montréal mardi pour un concert qu'on nous promet éclaté, « assez rock, même progrock(!) », au Cabaret du musée Juste pour rire.Rejoint à San Diego le jour de son arrivée, d'où ils entameront leur tournée nord-américaine, le volubile Jan Werner s'étend sur leur création en des termes, disons, métaphysiques : « Nos influences sont davantage en dehors de la musique elle-même.Nous sommes influencés surtout par la façon dont nous vivons, la façon dont nous voyons la société, l'éthique que nous suivons.» On comprend surtout, à l'écoute de leurs six albums, que ces deux-là sont un peu l'équivalent musical des souris de laboratoire, doublés de rats de phonothèque, tant on y retrouve d'expérimentations auditives.« L'idée, c'est d'expérimenter avec des sons ou des bruits, de voir jusqu'où tu peux aller dans ta perception de la musique.Lorsqu'on arrive en studio, on ne sait jamais vraiment de quoi aura l'air le produit final.Mouais.Dans ce cas-là, la musique de Niun Niggung demande un grand effort de perception pour pouvoir en décoder le sens, ce qui, au demeurant, n'en fait pas un disque inécoutable, loin de là.« Notre musique va, de plus en plus, dans des directions radicalement opposées, m'informe le mystagogue- musicien.Opposées dans l'approche digitale, mais aussi dans l'approche plus instrumentale, plus vivante.La musique est extrême, totalement déconstruite ou architecturée.Disons que nos horizons se sont élargis.» Bien qu'il soit difficile de retracer les références musicales de Niun Niggung, on y reconnaît du house, du drum & bass, du techno pur comme ils ont eu l'habitude d'en servir, des mélodies pop et.du reggae-ska ! Jan s'emballe : « Oui, nous aimons beaucoup le ska, les cuivres, mais tout est dans la façon dont on met l'emphase sur le rythme.Tu vois, si on avait joué avec la rythmique, disons, en décalant le tout d'un quart de mesure, on aurait perçu un tout autre résultat, plus funk, disons.On incorpore tellement de styles, on ne pense pas en fonction de tel ou tel résultat.» Et ce titre, Niun Niggun, d'où sort-il ?« C'est un amalgame de différents mots.On n'aime pas expliquer ce qu'il signifie vraiment, parce que sinon les gens vont arrêter de se poser des questions.C'est la même question avec la signification de notre musique.On préfère brouiller la perception des gens que leur donner les réponses.Je vais quand même te le dire : Niun veut dire « nouveau », et Niggung, « agir ».Cela signifie que tout est une question de recherche et ce que les gens découvrent en voulant découvrir quelque chose.» Tous ceux qui voudront essayer de dissiper ces interrogations sont priés d'assister au cirque de Mouse on Mars, mardi soir, au Cabaret.Kathleen Richard Desjardins collabore avec Kathleen! JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE On l'avait un peu perdue de vue depuis quelques années.Mais Kathleen \u2014 oui, celle-là \u2014 serait sur le point de revenir au front avec un troisième album.Libérée de la multinationale Sony, la chanteuse est allée grossir les rangs de la petite maison Impresarii, qui produit les disques de Steve Faulkner et Mario Peluso, et les spectacles de Jean Rabouin et Richard Desjardins.Surprise : ce dernier aurait même écrit une ou deux chansons pour la blonde interprète qui, manifestement, n'a jamais été aussi bien servie.Cette collaboration pour le moins improbable devrait conduire à une sortie du disque vers la fin de l'année, probablement avant les Fêtes.Suite à l'échec de son deuxième album, l'ex-starlette de la pop gomme-balloune avait visiblement envie d'aller dans une autre direction.Mal servie chez Sony, la chanteuse a désormais droit de regard sur toutes les chansons de son album, un précédent en ce qui la concerne.Mario Peluso, Francine Raymond, Michel X.Côté et Francis Grandmont participent également au projet à titre de collaborateurs.Kathleen reprendra en outre Yama Nekh, un vieux trésor du Ville-Émard Blues Band chanté à l'époque par Lise Cousineau.À plus long terme, Impresarii compte produire les albums de Marc Edgar et Denis Richard, autrement connu comme parolier de Cap Enragé, de Zachary Richard.Le duo Mouse on Mars (Andi Toma et Jan Werner) nous promet un concert éclaté au Cabaret.« Nous sommes influencés surtout par la façon dont nous vivons, la façon dont nous voyons la société, l'éthique que nous suivons.» Mme Monique Potvin de St-Laurent Mme Rolande Collerette de Montréal M.Jacques Lafontaine de Ste-Thérèse Mme Ouimet de Montréal M.Marc Cameron de Montréal M.Morin de Ste-Foy M.Mahmoud Gacem d'Anjou M.Robert Lavertu de Shawinigan-Sud Mme Sénécal de St-Ambroise M.Jean-Philippe Parent de Montréal EN BREF Envol & Macadam : incriptions n Le festival de rock Envol & Macadam vient de lancer son deuxième concours pour la relève.Des finales régionales auront lieu au mois de mai dans différentes régions du Québec et les gagnants seront invités à se produire au festival (qui se tiendra du 8 au 13 août à Québec).De plus, trois formations enregistreront deux de leurs pièces sur un CD compilation qui sera lancé à la fin de l'été.Envol & Macadam recherche des groupes possédant du matériel original et un minimum d'expérience de la scène.À Montréal, la finale régionale se tiendra le 5 mai au Petit Campus.Les formations intéressées ont jusqu'au jour-même pour envoyer démo et biographie au 1051, 3e Avenue, Québec, G1L 2X3.Pour plus d'info, on compose le (418) 522-1611.Un site Web sur la chanson québécoise n Les dernières nouvelles de Natasha St-Pier ?Les aventures de France d'Amour à Paris ?De nouvelles catégories de Félix à l'ADISQ ?L'avenir de Muzion en France ?Vous trouverez toutes vos réponses et plus encore sur le Net.Bavota Communications, en collaboration avec Tag Multimedia, a en effet eu la bonne idée de créer un site web exclusivement dédié à l'actualité sur la chanson québécoise.Ce journal virtuel est remis à jour une fois par semaine.L'adresse est la suivante : www.bob.qc.ca Jean-Christophe Laurence 6LP1701D0429 D17 samedi 29 avril 6LP1701D0429 ZALLCALL 67 01:25:19 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 17 Danse Du nouveau à Montréal Danse STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale C'est dans l'intimité de l'Espace Tangente que Montréal Danse inaugurera sa série Big-Bang, consacrée aux chorégraphes de la relève.Au programme : de nouvelles créations d'Estelle Clareton, de Dominique Porte et de Jean- Pierre Mondor.Une belle occasion de renouer avec une compagnie qui a de l'âme et de découvrir de jeunes chorégraphes aux idées originales.Fondée en 1986 par Paul-André Fortier et Daniel Jackson, Montréal Danse, qui compte huit danseurs, est la seule compagnie de répertoire spécialisée en danse contemporaine à Montréal.Chaque année, elle invite des chorégraphes bien en vue à créer de nouvelles oeuvres pour la compagnie, certaines teintées d'humour, dans un style danse- théâtre comme Lettre d'amour à Tarantino de Paula de Vasconcelos, d'autres relevant de la danse pure, comme le fulgurant Enter : Last de José Navas.Montréal Danse, c'est plus que de l'assurance et de la virtuosité.Le charisme et l'intensité des interprètes, dont la majorité sont avec la compagnie depuis plus de six ans, jumelés à un répertoire à la fois intelligent et accessible, gagne vite le coeur du public, ici comme à l'étranger.La série Big-Bang, programmée aux deux ans, sera un complément à la série annuelle de Montréal Danse qui met en vedette des chorégraphes établis.Kathy Casey, la directrice artistique, explique que ses danseurs pourront ainsi se mesurer à un plus grand nombre de créations et continuer de mûrir.Le fait de travailler avec des chorégraphes de la relève leur permettra aussi d'explorer de nouvelles avenues : « J'essaie d'ajouter un peu de folie, de prendre des chances.» Quand il a été question de choisir le programme de la première édition de Big-Bang, les noms de Porte, Clareton et Mondor sont venus d'emblée : « Ils ont tous énormément de talent, affirme la directrice artistique.Je voulais voir ce qu'ils accompliraient en ayant accès à un groupe d'excellents danseurs habitués de travailler ensemble et prêts à sauter dans n'importe quoi.» Ex-danseur de Montréal Danse, Jean-Pierre Mondor nous a déjà donné des pièces comme Parc Belmont, tout le monde descend.Cette fois, il a façonné Théodore coin Adam.Des textes écrits par ses cinq danseurs évoquent avec humour leurs souvenirs et leurs préoccupations.« Jean-Pierre trace son propre chemin et Dieu sait comme on a besoin de renouveau dans la danse, commente Kathy Casey.Ce n'est pas tant la gestuelle qui l'intéresse, mais une certaine vulnérabilité.Son approche est à la fois cartoon et très naturelle.» Le répertoire de Montréal Danse intègre souvent la notion de jeu et cette collaboration a permis à la compagnie d'explorer davantage la relation entre le texte et la danse.Comme Jean-Pierre Mondor, Estelle Clareton, ex-interprète d'O Vertigo, a aussi une formation en théâtre et en danse.« Même si Estelle est une jeune chorégraphe, souligne Kathy Casey, elle fait déjà preuve d'une grande maturité dans sa façon d'unir la danse et le théâtre.Je ne m'en souviens pas très bien réunit deux danseurs, deux chaises et une table.Construite autour du thème de la perte, ce duo voyage entre l'être et le paraître.Kathy Casey apprécie l'humour à la fois absurde et noir de Clareton, ainsi que sa propension naturelle à impliquer les danseurs dans son processus de création.Dominique Porte a une demidouzaine de créations à son actif, dont Cortex, une commande du dernier Festival international de Nouvelle Danse.Solitudes, créée pour Montréal Danse, a été conçue à partir d'improvisations libres autour de mots choisis au hasard dans le dictionnaire.La pièce oscille entre une structure très géométrique et le chaos total.Kathy Casey croit déceler une évolution dans le travail de la jeune chorégraphe, soit plus de travail en duo et des éléments théâtraux, une nouveauté chez celle qui nous a habitués à de la danse virtuose, assez formelle : « Cette fois, Dominique a laissé beaucoup de place aux danseurs, elle qui normalement chorégraphie chaque doigt.On reconnaît bien sa gestuelle, mais son vocabulaire s'est élargi, grâce entre autres à la contribution des danseurs.C'est une pièce fort agréable, compliquée à l'extrême, mais très claire en même temps.» SÉRIE BIG-BANG de Montréal Danse, du 3 au 14 mai à l'Espace Tangente.Daniel Firth et Maryse Carrier, dans Je ne m'en souviens pas très bien d'Estelle Clareton.Synergie féminine FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Il est exaltant de voir de jeunes chorégraphes de la relève assumer pleinement leur art.Réunis au sein du collectif Danse Carpe Diem depuis 1995, Emmanuel Jouthe et Marie-Julie Asselin se partagent la scène de Tangente pour y livrer chacun leur nouvelle création.Deux oeuvres d'une maturité accomplie, distinctes dans la force de composition, mais semblables dans la synergie des corps de femmes qui mènent de front toute la soirée.Celle-ci s'ouvre avec Les Beltanes de Marie-Julie Asselin, dernière pièce d'une trilogie sur le couple.Deux femmes s'adonnent à un étrange pas de deux.Les Beltanes celtiques célébrant la terre au solstice d'été cèdent la place à celles, bien modernes, adorant autrui, cet autre par qui souvent on se définit.S'agit-il d'un amour, d'une amitié ou d'une fraternité ?C'est un peu tout cela qu'évoque la danse athlétique des deux âmes soeurs, interprétées avec brio par Isabelle Chevrier et Julie Beaulieu.Dans une amusante surabondance de touchers, chacune sculpte l'espace au moyen du corps de l'autre, modelant ainsi la danse en une curieuse valse décomposant et recomposant le mouvement.S'il y a un charme dans le va-et-vient de la douce complicité à la tension rivale, il est parfois rompu dans le passage de l'une à l'autre.Aussi, la superposition d'images vidéo à certaines scènes dansées, bien qu'intéressante dans l'effet de dédoublement ainsi créé, détonne par la symbiotique sensualité qui y est suggérée.Mais la pièce de Marie- Julie Asselin est d'une étonnante cohérence.C'est toutefois Emmanuel Jouthe qui vole la vedette de la soirée avec 3 Centauromachia 4, une oeuvre subjuguante, d'une composition solide et équilibrée.L'enfant prodige de la danse nous surprend par son audace et jusqu'à la fin, on reste ébahi devant l'originalité de sa signature chorégraphique.Entre vampires et déesses, six femmes vêtues de noir mènent un étrange cirque où leur danse accomplit un rituel à la fois mystérieux et délicieusement risible, semblant rendre un culte à une statuette de chèvre africaine.Une énergie singulière les relie, malgré leur farouche indépendance.Chacune semble insuffler vie aux autres et vice-versa, comme si leurs âmes se transmutaient par le souffle de leur bouche.L'architecture chorégraphique d'Emmanuel Jouthe est exceptionnelle.Solos, trios, quintettes s'enchaînent sans se faire d'ombre les uns aux autres.L'énergie débridée par moments convulsive de sa danse se mêle à une envoûtante indolence.On remarque encore une fois chez ces chorégraphes de la relève les influences, ici judicieusement récupérées, de la culture rave, de la danse de rue, et leur mariage à une culture du passé.Quelques minces décalages entre musique et danse nous rappellent que l'oeuvre est encore à l'étape d'ébauche avant sa présentation en juin au Festival Danse Canada.Mais on peut déjà crier au petit génie.À l'Espace Tangente ce soir, 20h30, et demain, 19h30.Info : 514 525-1500. 6LP1801D0429 D 18 sam., 29 avril ARTS 6LP1801D0429 ZALLCALL 67 01:26:13 04/29/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Arts visuels Semaine du 30 avril 2000 SD CS 2 1 I TRY Macy Gray 5 2 BE WITH YOU Enrique Iglesias 1 3 MARIA MARIA Santana 8 4 SEXBOMB Tom Jones 6 5 BETTER MAN J.Gaines & Soul Attorneys 7 6 YOU SANG TO ME Marc Anthony 9 7 THE BAD TOUCH Bloodhound Gang 3 8 I'M OUTTA LOVE Anastacia 4 9 ONLY GOD KNOWS WHY Kid Rock 11 10 THIS TIME AROUND Hanson 14 11 WHEN Shania Twain 10 12 OTHERSIDE Red Hot Chili Peppers 16 13 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton 17 14 THONG SONG Sisqo 19 15 OOPS.! I DID IT AGAIN Britney Spears 12 16 AMERICAN PIE Madonna 13 17 NEVER LET YOU GO Third Eye Blind 20 18 PRIVATE EMOTION Ricky Martin 21 19 CRASH AND BURN Savage Garden 22 20 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 24 21 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo Daddy 23 22 CAN'T STOP Jacksoul 26 23 THE ONE Backstreet Boys 25 24 S CLUB PARTY S Club 7 28 25 (MUCHO MAMBO) SWAY Shaft 29 26 MY WORLD IS YOU Oliver Haze 30 27 PARTY ALL NIGHT Mytown 18 28 RUN TO THE WATER Live \u2014 29 DON'T GIVE UP Chicane & Bryan Adams \u2014 30 SIMPLE KIND OF LIFE No Doubt SD CS 1 1 LE MENTEUR Nicola Ciccone 2 2 TENDRE FESSE Éric Lapointe 4 3 JUSTE POUR TE PLAIRE Sylvain Cossette 5 4 LES NOTES Natalie Lorio 6 5 PSYCHOLOGUE Kevin Parent 3 6 QUAND JE PENSE À TOI Chris de Burg 8 7 COMME-TOI Infini-T 9 8 JE VOUS EMMERDE Katerine 12 9 J'IRAI OU J'IRAI PAS Luc De Larochellière 11 10 ROCK POUR UN GARS DE BICYCLE (REMIX) Diane Dufresne 10 11 SOLEDAD Pascal Obispo 13 12 LES PARFUMS DE SA VIE Florent Pagny 14 13 JE RESTERAI MOI Jodie Resther 15 14 SI TU M'AIMES ENCORE Mitsou 16 15 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel 17 16 SEPTIÈME CIEL Jane Fostin 19 17 LOIN DE CHEZ MOI Bruno Pelletier 22 18 QUAND ?Martin Deschamps 20 19 QUI EST CET HOMME Laurence Jalbert 21 20 TANT QUE L'AMOUR EST LÀ Leyla Doriane Paris la muse au Metropolitan MARC CASSIVI NEW YORK « Le vingtième siècle avait besoin de la toile de fond qu'est Paris, un endroit où la tradition était si fortement ancrée qu'elle pouvait laisser à tous le loisir de vivre librement leurs émotions dans l'irréel.Paris était où le vingtième siècle était.» Les paroles sont de Gertrude Stein, femme de lettres américanoparisienne qui fut la première à léguer un tableau de Pablo Picasso \u2014 le célèbre portrait qu'il fit d'elle \u2014 au Metropolitan Museum de New York, peu avant sa mort en 1946.Le portrait de Gertrude Stein, premier de 19 tableaux de Picasso réunis au Met, est la pierre angulaire de Painters in Paris : 1895-1950, une exposition de 105 oeuvres présentées jusqu'au 31 décembre dans la 5th Avenue.L'École de Paris, mouvement flou, regroupe plusieurs artistes influents du début du siècle qui ont façonné leur art dans la Ville Lumière, terre d'exil ou d'adoption pour certains, berceau d'origine pour d'autres.Le Metropolitan Museum a acquis l'an dernier plusieurs oeuvres provenant de la collection de Jacques et Natasha Gelma, réunies pour la première fois avec les nombreuses pièces de la collection Art du XXe siècle du musée témoignant de l'École de Paris.Des oeuvres de Gris, Di Chirico, Denis, Léger, Matisse, Giacometti, Bonnard, Balthus, Picasso et Braque, qui s'ajoutent aux Chagall, Modigliani, Monet, Derain et autres Miro bien connus des habitués du Met.L'exposition présente chronologiquement les grands courants de la peinture moderne de la première moitié du siècle en Europe, de l'impressionnisme jusqu'au surréalisme, en passant par le fauvisme et le cubisme, rappelant les liens et rapports entre les différents créateurs.On regrettera cependant une sélection limitée de nouveaux tableaux.Painters in Paris, sous ses airs attrayants d'exposition temporaire, n'est-elle pas que la collection d'art moderne « enrichie » du Metropolitan Museum ?Le Japon à l'honneur Le Metropolitan Museum accueille également, jusqu'au 25 juin, la collection Mary Griggs Burke, la plus imposante collection privée d'art japonais à l'extérieur du Japon.La seule collection américaine, en outre, à avoir été présentée au Musée national de Tokyo.Les quelque 200 oeuvres, plusieurs inédites, sont aussi proposées en ordre chronologique.du deuxième millénaire avant J.-C.jusqu'au début du XIXe siècle.De l'art bouddhiste, des sculptures de cyprès, de la céramique associée au cérémonial du thé, des tableaux à l'honneur de dieux shinto, de l'encre sur papier, des panneaux polychromes datant du début du millénaire et plusieurs oeuvres illustrant des chefs-d'oeuvre littéraires de cette époque (les légendes de Ise et de Genji, entre autres) composent cette exposition magnifique, sobre et solennelle, qui enchante les New-Yorkais depuis son ouverture, il y a quelques semaines.Un bain japonais à ne pas rater.Nasturniums avec le tableau « Dance II », d'Henri Matisse, 1912. 6LP1901D0429 D19 sam.(Arts) 6LP1901D0429 ZALLCALL 67 01:24:15 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 19 À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) La Chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams.Mise en scène de Fernand Rainville.Trad.de Michel Dumont et Marc Grégoire.Avec Maude Guérin, Normand D'Amour, Michel Dumont, Rita Lafontaine, Marc Legault, Guy Provost, Adèle Reinhardt et Alain Zouvi.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 13 mai.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Rêves, de Wajdi Mouawad.Avec Éric Bernier, Manon Brunelle, Estelle Clareton, Pierre Collin, Pascal Contamine, Claude Despins, Michel F.Côté, Marie-Claude Langlois, Steve Laplante, Isabelle Leblanc, Hélène Loiselle et Louise Turcot: 20h.Jusqu'au 6 mai.- Lun., 20h, les lundis du DA, avec Pauline Vaillancourt.Extraits de Les Récitations, de Georges Aperghis.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis) Exils, de Philippe Soldevia, Robert Bellefeuille et Marcia Babineau.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Marcel Aymar, Robert Bellefeuille, Ginette Chevalier, Annie La Rochelle, France La- Rochelle, Diane Losier et Éloi Savoie; 20h.Jusqu'au 6 mai.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Auj., 19h30, L'Homme assis et comme des chaises, de Marie-Line Laplante.Avec Michel Bérubé, Marie-Josée Gauthier, Dominic La Vallée, Denis Lavalou, Michel Lavoie et Vincent Magnat.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Électre, de Sophocle.Trad.de Jacques Lacarrière.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux, Andrée Lachapelle, Marc Béland, Anne Dorval, Christiane Pasquier.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 20 mai.LA LICORNE (4559, Papineau) Auj., 16h et 20h, Les 7 jours de Simon Labrosse, de Carole Fréchette.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Philippe Cousineau, Daniel Parent et Sophie Vajda.Production du Théâtre de la Manufacture.- Dès jeu., 20h, Jack et Jill, de Jane Martin.Trad.de Pierre Gendron et Sophie Lorain.Avec Isabel Richer, Pierre Gendron, Éric Perreault, Annie-J.Berthiaume, Vincent Giroux et Martin Collin.Mar., jeu., ven., sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 20 mai.THÉÂTRE DU MAURIER (Monument-National, 1182, St-Laurent) Auj., 20h30, Fièvre jaune, de Carl Roy.Mise en scène de Philippe Soldevila.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 20h, Cruising Paradise, théâtre danse de Pigeons International.Mise en scène de Paula de Vasconcelos.Avec Nathalie Claude, Stéphane Crête, Anne Bruce Falconer, Geneviève Martin, François Papineau, Luc Proulx et Paul-Antoine Taillefer.- Dès mer., 20h, Happy, de Ronie Burkett.3997 (St-Laurent) Auj.et dijm., 20h45, Dummies in the Mirror.Présentation de Dummies Theatre.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Presque par hasard une femme, Élizabeth, de Dario Fo.Mise en scène de Patrice Tremblay.Avec Sylvie Bibeau, Ghislain Bourdeau, Manon Cardinal, Érik Christensen, Judith Gauthier et Patrice Tremblay.Ven., sam., 20h.Jusqu'au 13 mai.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Auj., 20h; dim., 14h, Arsénic et vieilles dentelles, de Joseph Kesselring.Mise en scène de Luc Meloche.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj.et dim., 15h, L'Attrape-souris, de Marina Allegri.Mise en scène de Maurizio Bercini.Avec Alberto Branca, Emiliano Curà, Piergiorgio Gallicani et Francesca Manfredi.(4 à 8 ans) Danse MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (2550, Ontario E.) Auj., 20h, À suivre.Présentation de l'Atelier chorégraphique des danseurs et danseuses des Grands Ballets Canadiens de Montréal.ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30; dim., 19h30, Carpe Diem 21, 3 Centauromachia 4, d'Emmanuel Jouthe, et Les Beltanes, de Marie-Julie Asselin.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Auj., dès 13h, journée internationale de la danse.Musique SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Auj., 13 h 30, Atelier de gamelan.Lun., 20 h, Choeur d'hommes de l'Université de Montréal.Britten, Debussy, Poulenc, Schubert, Wagner.Mer., 20 h, Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Euclidian Abyss (Dufourt), Pascal's Sphere (Finsterer), Vortex Temporum (Grisey).CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Jonathan Crow, violoniste, et ensemble instrumental.Haydn, Brahms.Mer., 12 h 30, Patrick Wedd, organiste.Bach.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Emmanuel Krivine.Marc-André Hamelin, pianiste.Symphonie no 31 (Mozart), Concerto pour piano no 2 (Liszt), Symphonie no 4 (Tchaïkovsky).Week-ends de l'OSM.Mar.et mer., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Evelyn Glennie, percussionniste.In the South (Elgar), African Sunrise - Manhattan Rave (Heath), avec percussions, An Orkney Wedding, with Sunrise (Maxwell Davies), Tres Movimientos tanguisticos portenos et Tangazo (Piazzolla).Concerts Air Canada.CHÂTEAU RAMEZAY Auj., 20 h, Lucas et Cécile (Joseph Quesnel, reconstitution: John Beckwith et Pierre Turcotte).L'Opéra du Château.Dernière.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 20 h, Ensemble instrumental du Collège Vanier.Schubert.Dim., 15 h 30, Sylvain Bergeron, luthiste et guitariste.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Louise Marcotte, soprano, Noëlla Huet, mezzo-soprano, et Pierre Mc Lean, pianiste.Sons et brioches.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15 h 30, Angela Hewitt, pianiste.Le Clavier bien tempéré, livre I (Bach).Ladies' Morning Musical Club.MONUMENT-NATIONAL Mar., 20 h, La Pietà.Dir.Angèle Dubeau, violoniste.Vivaldi, Albinoni, Tartini, Saint-Saëns, Telemann, Falla, Grieg, Holst, Sarasate.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Jeu., 20 h, Ensemble Kappa.Dir.Philippe Keyser.Harley, Dolden, Godin, Ellis.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE (Chapelle Saint-Louis) Ven., 20 h 15, Luc Beauséjour et Hervé Niquet, clavecinistes.Dieupart, Duphly, Couperin, Boismortier.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, André Laplante, pianiste.Bach-Busoni, Ravel, Morel, Liszt.Variétés PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Ven., 20h, Laurence Jalbert et Dan Bigras.THÉÂTRE ST-DENIS Auj., 20h, Yves et Martin; mer., jeu., ven., 20h, Jean-Michel Anctil.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Mer., 20h, The Bloodhound Gang, avec Nerf Herder et Dynamic Hack; jeu.et ven., 20h, Paul Piché.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., Bob Walsh et le Quatuor à cordes Allard.CASINO DE MONTRÉAL Au Cabaret qui chante.Avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu'au 8 juin.CASINO DE MONTRÉAL Country 2000, hommage aux grands noms du country, tels que Kenny Rogers, Anne Murray, Willie Nelson, Dolly Parton, Garth Bookds, Shania Twain, Patrick Norman, Renée Martel, Willie Lamothe.Du mer.au dim., 21h.Jusqu'au 7 mai.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Les Crooners, avec Yoland Sirard, Yvan Pion, Nelseon Lever et Francesco Verracchia.Du mer.au sam., 20h; dim., 14h.Jusqu'au 28 mai.MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 21h, Jack De Keyzer; 22h30, Jonas et The Blues Blooded; dim., 21h, Blues Berry Jam; 22h30, Bob Harrisson 2000; mar., 19h, Testament, Obliveon et Union Made.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Mer., 20h, place aux poètes avec Jack Drill et Pascal Laroche.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, les Malentendus et Centrifuge; dim., la Volée d'Castords.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Lun., 20h, soirée d'improvisation avec la CIA; mar., 20h, Aziz.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Alex Sohier et Dany Pouliot.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Alain F.Lamontagne et Félix Leroux.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 22h, Errance, avec Caravana Flamenca, Bahthalo, Soleil Tzigane, Hélène Engel, Paul Kinigis; mar., 20h, les Batinses.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Troupe de théâtre La Louve qui a vu l'ours; dim., 19h, The Last Call Band; lun., 20h30, Stephe Barry Band.ZONE (1186, Crescent) Auj., 21h, Jason Mitchell.LION D'OR (1600, Ontario E.) Mar., 20h, Bïa.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Sam., 22h, Ivy; dim., 19h30, contes mutagènes, avec Jean-Marc Massie.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.0 Auj., 22h, Too Blues; lun., 21h30, Big Band; mar., 21h30, Glen Bradley.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 22h, Serge Lachapelle et Ian Parenteau; mer., 22h, July d'Ann.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 20h45, les Six Gros Gnomes; 23h, cabaret de l'Imprévu animé par Tom Levitt; mer., 21h, Pierre Alain Faucon.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Amandine Pacioni et Nancy Thérien; dim., 22h, Skip Bey et Tim Jackson; mer., 22h, Félix Stussi et Alex Bellegarde.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Nick Payne.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Mario Bernier.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Sound Brigade; dim., 22h, Nick Payne et Rick Weston.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Dim., 21h, Thierry Fortuit chante Brel; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Raphaël Torr chante Joe Dassin.LE SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, 8 Ça suffit.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., dès 21h, Dawn Tyler et Mike O'Rieley.UPSTAIRS (1254, Mackay) Dim., 20h, Robin Gorn.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe The Unthinkables.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 22h, Jazz Pharmacy.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20h, Renée Claude.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (20, St-Charles-Borromée Sud, Joliette) Auj., 20h, Angèle Dubeau et La Pietà.BOURBON STREET (Ste-Adèle) Auj., 20h30, Denis Olivier et Steeve Hubert.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Richard Abel.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Exposition Ligne abstraite: série langage plastique.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Dallaire.Expositions Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques.Du mar.au dim., de 11h à 18h.LA GALERIE D'ART (1390, Sherbrooke O.) Auj.et dim., de midi à 16h, exposition Réalité ou Illusion?.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE D'ART DE ST-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Auj.et dim., de midi à 17h, expositions Trajectoires, la céramique au Québec des années 1930 à nos jours, Phantasmes et soucoupes.Céramiques de Léopold L.Foulem.Expositions Cols et manchettes de dentelle.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Hrafnhildur Arnardottir, Margret Haraldsdottir Blondal, Hildur Bjarnadottir, Magnus Sigurdarson et Katrin Sigurdardottir.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 7 mai.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Estampes de Daniel Sylvestre, Monique Pourtalès, Mariam Mintz, Michelle Lanteigne, Michel Landry, Michel Lancelot, Manon Lambert, Diane Jutras, Paula Franzini, Daniel Erban, Isabelle Desjardins et Guita Caiserman-Roth.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 28 mai.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Métamorphose Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Exposition Encore.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 6 mai.BORDUAS (207, Laurier O.) Monotypes de Michel Lancelot et Nadia Turovsky.Eaux-fortes de Walter Bachinsky.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres d'Aude Moreau et sculptures de Millie Chen.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 6 mai.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Dim., de 10h à 17h, photographies de Joshua Radu.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Auj.et dim., de 11h à 17h, exposition En chantier: les collections du CCA.Expositions Vues et points de vue: l'architecture de Borromini dans les photographies d'Edward Burtynsky, et Les lieux de la couleur.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Sculpture-installation de Marie-Odile Candas Salmon et photographies de Gail Paslawski.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 27 mai.CENTRE COPIE-ART (813, Ontario E.) Oeuvres de Sylvain Lavallée.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 10 mai.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Auj., de midi à 18h, exposition Chaises Création.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, de Maisonneuve E.) Auj.et dim., de 13h à 18h, Raoul Servais - Itinéraire d'un ciné-peintre.ÉDIFICE BELGO (espace 522, 372, Ste-Catherine O.) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Laura Porcelli.ÉDIFICE BELGO (espace 414, 372, Ste-Catherine O.) Auj.et dim., oeuvres d'Éric Aubertin, François Letourneux et Marc-Yvan Poitras.ESPACE 200 (307, Ste-Catherine O.) Auj., de 11h à 18h, oeuvres de Marc-Antoine Nadeau.F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Auj.et dim., oeuvres de Gérard Dubois et Alain Pilon.FARFELU (39, Somerville, Westmount) Verre d'art contemporain de Jean Bélanger.Jusqu'au 8 mai.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Peintures de Jean Gaudreau.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 6 mai.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Petits formats de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.GALERIES D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Riopelle, Borduas, Lemieux, Mousseau, Dumouchel, Fortin, Surrey, Hurtubise, Brandtner, Castelli.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Exposition Ailleurs: Édouard Baldus, Robin Collyer, Guy Pellerin dans le cadre de Carte grise à Pierre Dorion.Du mer.au dim., de midi à 17h.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Pierre Lussier.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h30.Jusqu'au 11 mai.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Auj.et dim., de 13h à 16h, oeuvres de Dorothy Grostern.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Formes multiples.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 28 mai.GALERIE DOMINION (1438, Sherbrooke O.) Oeuvres de Nasco Pelev.Jusqu'au 20 mai.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av., St-Just) Auj.et dim., de 13h à 16h, peintures de Michel Beaucage.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Auj., sculptures de Jean Brillant.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Auj.et dim., exposition Voir la ville en couleur, oeuvres de P.Rodrigue, Tougas et L.Zegray.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Auj., de 13h à 18h, oeuvres de Marc Tremblay et André Boisvert.- Dès mer., oeuvres de Armen Yepoyan.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Monique Bédard, Juan Cristobal, Jan Delikat et Albric Soly.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Auj.et dim., de midi à 17h, oeuvres de Laylah Ali.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN (Centre des arts Saidye Bronfman, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition À corps perdu, d'Eldon Garnet.Jusqu'au 28 mai.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Oeuvres de Marc Leduc.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 3 juin.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes de John Fitch, Miss Drke et E.de Puydt.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres d'Alexis Arts, Jean-Pierre Lafrance et Nicole Payette.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 3 mai.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Expositions Mont Royal - un monde à part, photographies de Linda Rutenberg, et Dans les profondeurs de la ville: les ravins de Toronto, photographies de Steven Evans.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 3 juin.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Auj.et dim., exposition La peinture tingatinga.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de Robert Francis.GALERIE SCHORER (5686, av.Monkland) Oeuvres de Karen Wilson.Jusqu'au 2 mai.Oeuvres de Miyuki Tanobe, Rose Wiselberg, Louise Scott, Philip Surrey, Sylvia Mendel.GALERIE SEAGRAM'S (453, St-François-Xavier) Oeuvres de Juan Aquino.Jusqu'au 14 mai.GALERIE SHAYNE (5471, av.Royalmount) Auj., de 10h30 à 17h, sculptures de Gérard Bélanger.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, Notre-Dame-de-Grâce) Peintures de Guy de Malherbe.Du mar.au sam., de 11h à 18h.Jusqu'au 3 juin.GALERIE TREMBLAY-MONET (460, Ste-Catherine O., espace 300) Auj., de 13h à 17h, oeuvres de Steven Spazuk.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Dessins et contrastes de Stéphanie Béliveau.Du mer.au ven., de midi à 189h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 27 mai.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle.GALERIE DE L'UQAM (1400, Berri) Auj.et dim., de midi à 18h, exposition Printemps Plein temps 2000.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Auj., de 10h à 17h, lithographies et oeuvres sur papier de Jean-Paul Riopelle.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Auj., de midi à 17h, exposition Les Interstices, oeuvres de Suzanne Grégoire et Lynn St-Germain.GALERIE WADDINGTON & GORCE (1446, Sherbrooke O.) Estampes internationales.Jusqu'au 6 mai.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Auj.et dim., oeuvres de Gilles Pelletier et Ingrid Harrison.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Installation de Patricia Reed.Jusqu'au 7 mai.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Peintures de Leng Heng.Du mar.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 7 mai.OBORO (4001, Berri, espace 301) Auj.et dim., de midi à 17h, oeuvres de France Choinière.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Exposition Un Quatuor de l'estampe, oeuvres de Louis Pelletier, Carlos Calado, Julie Pelletier et Elmyna Bouchard.Du mer.au sam., de 11h30 à 17h30.Jusqu'au 20 mai.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de David Blatherwick et Alexandre David.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 20 mai.USINE C (1345, av.Lalonde) Oeuvres d'Yves Boucher.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 20 mai.De retour.De retour sur scène, Paul Piché présente Le Voyage, son tout nouveau spectacle, au Spectrum du 4 au 6 mai, à guichets fermés.Deux supplémentaires sont prévues les 15 et 16 septembre à l'Olympia. 6LP2001D0429 D20 sam.(Arts) 6LP2001D0429 ZALLCALL 67 01:32:57 04/29/00 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Cuisine et décor de charme Dans les étoiles Alain Ducasse est passé chez nous, le temps de marquer les 50 ans d'Air France, de célébrer les 25 ans de la chaîne Châteaux & Hôtels de France.Une chaîne que l'on a connue sous le nom de Châteaux et Hôtels indépendants, mais que M.Ducasse a fait rebaptiser lorsqu'il en est devenu le président, au début de l'an dernier.Le chef français constellé d'étoiles était l'invité de Maison de la France pour le lancement du guide 2000 de ce regroupement de 534 adhérents situés dans toutes les régions.Sous le thème « qualité, authenticité et sincérité », le guide les présente dans quatre catégories : hôtels-restaurants (les plus nombreux), hôtels, restaurants et châteaux privés recevant des hôtes.Trois nouvelles distinctions apparaissent dans cette édition : les demeures d'exception, les grandes tables qui, au total de 10, totalisent 15 étoiles au Michelin, et les bonnes tables.Pour sa part, Alain Ducasse totalise cette année six Étoiles au Michelin.Trois pour le Louis XV à Monaco, autant pour le restaurant parisien de l'avenue Raymond-Poincarré.Boulimique, le président de Châteaux & Hôtels de France, défenseur acharné du produit et du respect du producteur, voyageur qui ne refuse pas de se laisser imprégner d'influences venues d'ailleurs, a ouvert à Paris un Spoon (défini, par les Français, de restaurant World Cuisine) et devrait ouvrir, bientôt, un restaurant à New York.Et, s'il ouvre là, c'est pour que ce soit le meilleur.Sa devise : Savoir faire - Faire faire - Faire savoir.On comprend ! Concours Au congrès annuel de la Fédération canadienne des chefs de cuisine, qui se tiendra à Winnipeg du 5 au 11 juin prochain, est inscrit le concours qui couronnera l'Apprenti canadien de l'année.Quatre candidats seront en lice.Dont celui qui représentera le Québec.Yves Lowe est sorti vainqueur des épreuves aux éliminatoires tenues le samedi de Pâques au Collège La Salle.Ce jeune cuisinier, à l'emploi du restaurant Méditerranéo, avait déjà reçu le titre d'Apprenti de l'année au concours organisé par la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec.La Coupe Gérard-Delage, compétition visant à revaloriser le service en salle, accueillera, pour sa cinquième présentation, la Coupe Georges- Baptiste, son homologue européen, le 2 mai au Cosmodôme de Laval.Onze pays seront représentés dans ce concours où ne peuvent participer que des candidats inscrits dans la catégorie « élèves ».Ils seront jugés, aux concours des Coupes Georges- Baptiste européenne et internationale et Gérard-Delage, en étant soumis à des épreuves théoriques et des épreuves pratiques.Le jury ne sera composé que de professionnels de la restauration.Les lauréats, en plus d'une bourse, recevront un appui technique pour visiter des vignobles européens.GASTRONOTES Françoise Kayler Si les restaurants avaient droit à une catégorie de charme, celui-ci s'y inscrirait.Sans être à la campagne, on y est presque.Dans cette maison ancienne que le Saint-André a agrandie sans la rénover, tout ce que l'on souhaite trouver de calme et de beauté simple a été enfermé.Un restaurant, c'est avant tout une table.Elle est belle.Belle dehors et dedans.Elle a retenu d'une expérience heureuse de la Nouvelle cuisine une façon de présenter les assiettes avec un soin extrême et une précision dans les cuissons qui transforment des produits simples.Amusant, mais avec justification, le potage du Saint-André marie trois éléments de couleurs et de goûts complémentaires.Ce soir-là, dans une grande assiette creuse, trois veloutés, aux carottes, au navet, au chou rouge, faisaient des arabesques.Le dessin séduit, l'oeil s'étonne et la cuillère hésite à briser les lignes.La dégustation est heureuse.Le Saint-André joue sur les mots et présente un fromage qui porte son nom sous le mode de la salade au chèvre chaud.Le résultat est heureux, fait de simplicité et de respect de la qualité dans le choix de ses ingrédients.Feuilles rondes et feuilles longues, vertes, rouges et jaunes, douces ou craquantes, lovées ou imbriquées étaient plus que de.la salade.Sur de petits croûtons tendres, le fromage s'amollissait gentiment.Jumelle, mais pas identique à la première, une autre salade accompagnait une présentation soignée de truite fumée, filet de poisson de texture fine, enroulant une préparation douce à peine teintée de parfum piquant du gingembre.Le porc, viande méconnue et que l'on ne sait plus préparer depuis qu'elle a maigri, était servi au Saint-André de façon exemplaire.Tendre à s'en étonner, coupé en petites tranches fines couchées en alternance avec des pommes tranchées de la même façon, accompagné d'une sauce nerveuse avec élégance, c'était un plat digne de mention.Le confit était un vrai confit.La cuisse était celle d'un canard gras, celui qui donne le foie gras.La cuisson était parfaite, celle qui confit et celle qui réchauffe : la chair savoureuse était protégée par une peau croustillante.La garniture de légumes des deux plats étaient aussi soignée.Le sucré avait les qualités du salé, pour le fond et pour la forme : tarte chaude au chocolat, noire et capiteuse tempérée par un coulis juste et vacherin glacé réchauffé par une framboise parfumée.Le Saint-André est installé dans une jolie maison blanche qui a conservé l'apparence des maisons anciennes mais qui a changé son décor intérieur en y faisant entrer une lumière presque provençale.Le cadre est soigné, le service est chaleureux, attentif au respect du moindre détail.L'harmonie qui lie la salle et la cuisine réchauffe la table.LE SAINT-ANDRÉ 240, Grande-Côte Rosemère 450 430-2104 Avec ou sans fumée (deux salles séparées) Trio de veloutés Saint-André Tartare de truite fumée au gingembre Salade et fromage Saint-André Filet de porc, sauce normande Confit de canard, thym et ail confit Tarte chaude au chocolat, coulis d'orange Vacherin glacé, coulis de framboise Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 67 $ RESTAURANTS Françoise Kayler L'Amérique dans son assiette CHRISTOPHE BERGERON collaboration spéciale « Je ne fais pas de la cuisine fusion, explique Scott Lizotte, le chef du Neva Kitchen Grill, boulevard Saint-Laurent.Je suis américain et je fais de la cuisine américaine.» L'Amérique de Scott Lizotte n'est pas celle des hamburgers et des hot dogs.« Il y a tellement de mélanges aux États-Unis que la cuisine américaine dans son ensemble n'est que de la fusion.» Du melting-pot à l'assiette, il n'y a qu'un coup de fourchette.Chef américain oblige, au Neva, on ne sert que des grillades, grande spécialité chez nos voisins du Sud.Ce qui ne veut pas dire qu'on y serve une cuisine pataude ou simpliste.On a beau retrouver un surlonge de 12 onces à son menu, le Neva n'est pas le Bifteck.Scott Lizotte nous propose un voyage autour du monde ou, plutôt, autour des mondes qui constituent l'Amérique.On aborde des saveurs d'un peu partout sans qu'aucun thème culinaire ne soit développé en profondeur.Le résultat est une cuisine touche-à-tout, une variante sophistiquée, plus cosmopolite de la cuisine continentale.Sans les grillades, dénominateur commun de toutes les créations de Lizotte, le menu du Neva ne serait qu'un amalgame de spécialités des quatre coins du monde.Lizotte a beau avoir passé de longues journées à jouer les savants fous derrière ses marmites pour trouver le parfait mariage Est- Ouest.Il n'aime pas jouer les extravagants.Il laisse transparaître son imagination par petites touches.Sa cuisine est simple et légère.À essayer : l'éventail de champignons grillés ou la soupe asiatique aux fruits de mer en entrée.Son saumon est d'une simplicité quasi monacale : délicieux.Pour les viandes, nous suggérons l'agneau du Québec sauce au cumin.Arrosez le tout d'un bon vin californien.Quant au dessert, si l'on vous propose la crème brûlée, sachez qu'elle est très riche.Boulevard Saint-Laurent, la forme est souvent plus importante que le fond.Les habitués de la Main sont très sensibles aux apparences.Au Neva, on ne lésine pas sur la présentation des plats.Scott est autant architecte que chef, ses assiettes sont de petites merveilles.C'est avec un pincement au coeur que l'on donne le premier coup de fourchette.Le décor est au goût du jour, sobre et moderne.Un grand mur de briques vient donner un peu de chaleur à un ensemble d'un blanc immaculé.Une grande baie vitrée offre une ouverture sur l'animation de la rue.Le Neva pourrait être un restaurant de partout, de n'importe quelle ville du monde.Cosmopolite, mais pas dépaysant ! NEVA GRILL, 3467, boul.Saint-Laurent, 514 286 2422.EllSSanchO (Anciennement La Cava) «Nos 7 tables d'hôte» au choix I I I AU CHOIX Flan de carottes avec son coulis à l'orange ou Velouté double aux asperges vertes I I I AU CHOIX Mille-feuille de crabe au four, sauce orly ou Paupiette de boeuf farcie à la forectière ou Rosace aux deux saumons au basilic frais ciselé ou Filet de porc nappé de sa sauce myrtilles ou Gigot d'agneau à la boulangère et à la menthe fraîche ou Gigot de cuisse de canard tout garni de salade printanière ou Suprême de volaille aux petits légumes et thym frais Décor et garniture de légumes de saison I I I AU CHOIX Saboyan aux fruits des champs ou Crème brûlée parfumée à la fleur d'oranger UN SEUL PRIX 1780$ Fêtes des Mères Superbrunch «à volonté» à partir de 11 h réservez dès maintenant Nos chefs : Claudio Mazilu, Anthony Arnould et François Arès, lauréat des toqués du Prix Natrel cuisinent tous les jours pour vous ces menus.I I I Pour renseignement et réservation voir annonce dans cette section Bienvenue sur notre site internet : www.lefripon.com Avril au Portugal au Vieux-Montréal au Fine cuisine portugaise Fados, guitares, piano 7 soirs Fruits de mer, viande, volaille, gibier 111, Saint-Paul Est (514) 861-4562 Beaucoup de stationnement P Apr s une journ e ORDINAIRE P Souper EXTRAORDINAIRE P Ambiance EXCEPTIONNELLE 256, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tél.: (514) 861-1989 Nouveau départ Nouvelle équipe sous la direction de Roberto Tommei Retrouvez la délicatesse, le raffinement et notre atmosphère parisienne.I I I 2180, rue de la Montagne Réservations: (514) 284-2132 6LP2101D0429 D21 sam.(Arts) 6LP2101D0429 ZALLCALL 67 01:26:02 04/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 D 21 Un Châteauneuf-du-Pape d'une rare élégance Les producteurs de Châteauneuf- du-Pape sont autorisés à cultiver 13 variétés différentes de raisins, quoique l'un de ces cépages, le Grenache, domine largement puisqu'il couvre environ 80 % de la superficie de cette appellation.C'est une variété au fruité plein d'éclat, riche en sucre, donnant donc des vins d'un degré alcoolique élevé (13,5 %, et souvent 14 % ou même davantage), mais s'oxydant facilement.Cependant, et même si le Grenache y est prépondérant, les styles de Châteauneuf-du-Pape varient beaucoup d'un viticulteur à l'autre, même pour les vins d'un même millésime.Certains vins sont plutôt carrés, presque massifs, concentrés, avec un boisé aux arômes rappelant.le madrier, d'autres, à l'opposé, sont tout à fait distingués.D'autres, enfin, ont un style très personnel, qui les distingue de tous les autres Châteauneufs-du-Pape, tel le célèbre Château de Beaucastel, dans lequel entre une bonne proportion de Mourvèdre et toujours de longue garde, ou encore le Château Fortia, élaboré surtout avec de la Syrah, chose très rare (sauf erreur) dans cette appellation.Le Château de la Gardine, lui, qui est l'un des deux seuls Châteauneufs- du-Pape vendu dans les succursales ordinaires (SO), est un vin de style classique, élaboré avec principalement du Grenache, bien que son propriétaire, Patrick Brunel, cultive les 13 cépages de l'appellation.« Il y a même plus de 13 cépages, il y a les deux Grenaches, le blanc et le rouge », disait-il sur place à l'automne 97, lors d'une visite de ses installations.Propriété de très bonne taille, ce domaine compte 54 hectares de vignes en production et élabore plusieurs vins différents : entre autres deux Châteauneufs-du-Pape blancs (cuvée courante et cuvée vieilles vignes), et deux rouges, soit la cuvée courante et, dans les grands millésimes, la cuvée prestige, appelée Cuvée des Générations.Pour les rouges, environ « 60 à 70 % » des raisins fermentent sans la partie boisée des grappes (la rafle), et tous les cépages sont mis à fermenter assemblés, ensemble donc, avec en moyenne 70 % de Grenache.Le résultat ?Remarquable en 95 ! Aime-t-on les Châteauneufs-du-Pape, il faut en effet goûter le Château de la Gardine de ce millésime, d'une rare élégance, prêt à boire, au bouquet charmeur et complexe (fruits rouges et cuits, cuir, noyau, avec aussi des notes d'épices, etc.), avec une bouche à laquelle.il n'est pas plus possible de résister, moyennement corsée, aux tannins assagis, et avec encore là beaucoup de nuances, distinguée, si bien que, par moments, on dirait presque du bourgogne ! SO, 31,75 $, HHH(H) $$$ 1-2 ans.À noter, cependant (car j'ai tardé à le goûter), que c'est peu à peu le 96 qui remplace le 95, lequel reste cependant disponible dans des succursales.Enfin, c'est un vin à ne pas garder, sinon au maximum environ deux ans, arrivé par conséquent à son apogée, et qui donne aujourd'hui le meilleur de lui-même.Parfaitement délicieux.Un vin du Languedoc Cher Languedoc ! Alors que beaucoup d'autres vignobles (de France, d'Italie, de Californie, etc.) assomment désormais le consommateur avec leurs prix prohibitifs, le Languedoc, lui, et tout en ayant augmenté passablement les siens depuis quelques années, l'a fait de façon civilisée, en gardant la tête sur les épaules.Ceux qui aiment les vins rouges bien épicés se régaleront donc, à prix correct, du Côtes du Ventoux 98 Domaine des Anges, à la belle robe pourpre, au bouquet de fruits rouges, fortement épicé (ses odeurs font penser à celles de ces bonbons appelés poissons rouges !), peu nuancé mais très plaisant.Avec une bouche qui suit, passablement charnue, assez corsée, et là encore des arômes marqués d'épices, sur des tannins fermes quoique sans dureté.894956, 18,50 $ HH(H) $$ 1-2 ans.Un bourgogne rouge Il y a des domaines qui, millésime après millésime, réussissent à produire des vins de qualité soutenue, sans doute à cause de leur méticulosité.« Il est fidèle à lui-même », diton de tels vins qu'on retrouve toujours avec plaisir année après année.Tel est le Mercurey Château de Chamirey, qui était particulièrement concentré dans le millésime 96, et un peu moins en 97, tout en restant, justement, fidèle à luimême.Bien coloré pour un bourgogne, il a un bouquet d'une bonne ampleur, aux notes de cassis, de prunes (rouges et noires, m'a-t-il semblé), tout en étant, comme toujours, d'une bonne richesse en bouche, tannique, solide, assez carré (c'est son style), et capable de tenir la route un bon moment.962589, 29,60 $, HHH $$$($) 5-6 ans.D'Italie L'Italie, elle, ne cesse de gonfler ses prix, hélas ! particulièrement de ses vins hors normes, vendus très souvent comme vins de table (vini da tavola) ou IGT (indicazione geografica tipica, l'équivalent des vins de pays français).Exemple, ce vin de Toscane qu'est le Prunaio Toscana IGT 95 Fattoria Viticcio, élaboré avec principalement du Sangiovese, très bon, mais vendu.au moins dix dollars trop cher ! La robe est assez évoluée, grenat foncé et un peu orangée en bordure du verre, le bouquet lui aussi évolué, mais sans rien de déclinant, dans un registre, à mon sens, très Sangiovese âgé (fruits cuits, figues séchées, cuir, etc.).Et, en bouche, corsé, avec toute la matière voulue, tannique, un peu rude, et des saveurs à l'image du bouquet.Mais c'est bien cher.896795, 48,25 $, HHH(H) $$$$ 5-6 ans.Il y a quelques semaines, je déplorais de même le prix élevé (39,25 $) d'un vin du Piémont, élaboré comme le Barolo avec du Nebbiolo, mais d'une appellation très peu connue, à savoir le Roero 97 Monchiero Carbone, plus concentré que ne le sont la plupart des Barolos, solide, très bon.ce prix, dont son agent au Québec m'avait fait part, étant en fait celui du 96, alors que le 97 coûte, lui, 34,75 $.Donc, 866780, 34,75 $, HHH(H) $$$($) 5-6 ans.Du côté de Porto.Il est bien sûr instructif de regoûter, plusieurs années plus tard, des vins qu'on a aimés, histoire de voir comment ils évoluent, et de se régaler par la même occasion.Concentré, opaque, bâti tout d'une pièce, avec en même temps des arômes nets, purs, le porto millésimé Poças 91, dégusté une première fois en avril 94, m'avait semblé alors mériter le titre de grand vin.Or, il y en a toujours (mais à 56,50 $ plutôt qu'à 39 $ comme précédemment), sans doute d'un arrivage subséquent.Toujours violacée, très colorée et très jeune, la robe s'est toutefois un peu éclaircie, alors que le bouquet, presque inexistant à l'ouverture de la bouteille, s'ouvre et s'épanouit avec l'aération et le temps, signe qu'il lui faudra encore quelque 5-6 ans au moins pour atteindre son apogée.On a droit à ce moment-là à des arômes de fruits noirs éclatants, faisant immanquablement penser à des odeurs de bleuets et rappelant aussi la Syrah, auxquels succèdent une bouche serrée, relativement corsée, mais sans la puissance qu'avait ce vin dans sa première jeunesse, et des arômes purs, magnifiques.Bref, c'est toujours un grand vin.344093, 56,50 $, HHHH $$$$($) 7-8 ans.Goûté, lui, il y a environ un an, le Offley 83 était un vin éblouissant, aux odeurs et aux saveurs de petits fruits noirs secs (de bleuets également), d'un éclat exceptionnel en bouche.Grenat foncé, légèrement orangé en bordure du verre, son bouquet reste tout aussi large (fruits noirs, réglisse, etc.), sans toutefois le côté spectaculaire qu'il avait.Ample, dodu, corsé, il a un goût pénétrant, intense, plus évolué qu'il n'était, et un après-goût qui dure un très long moment.Grand vin également.549568, 89 $, HHHH 2-3 ans.DU VIN Jacques Benoit 6LP2299D0429 D-22 SAMEDI ARTS SPECT 6LP2299D0429 ZALLCALL 67 15:30:08 05/01/00 B Théâtre D 22 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 AVRIL 2000 Voici venir Hélium Man ! MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Fi ! des Spider Man, Ultra Man et autres héros aux dons surnaturels, voici venir Hélium Man en personne, l'homme qui se gonfle plus vite que son ombre, celui que jalouse secrètement le Bonhomme Michelin, j'ai nommé Fred Garbo, dont le Théâtre gonflable occupera la scène de la salle Pierre- Mercure ce soir, à 19 h, et demain après-midi, à 14 h.Un peu à l'instar du Cirque du Soleil ou du transformiste Arturo Brachetti, Fred Garbo et sa compagne Daielma Santos proposent un show unique en son genre, donc difficilement comparable, axé sur des costumes- décors gonflables qui feraient l'envie de Julie Snyder, sans paroles ou presque, un spectacle très visuel d'une heure et quart à l'intention d'absolument tout un chacun.Alliant danse, acrobatie, jonglerie et vaudeville, Fred et Daielma enflent, boursouflent et gonflent pendant 17 sketchs, se transformant tour à tour en cube, en ballerine à la robe de rêve, en chien, etc., qui euxmêmes se transforment en cylindres, en ballons, en blocs géants, re-etc.« En fait, c'est de la magie, mais sans trucs de magie », explique Fred Garbo, en direct du Maine où les deux seuls membres de ce mini-cirque incroyablement ambulant (et compact, qui plus est) enchaînaient représentation sur représentation au moment de l'entrevue.La magie, Garbo connaît.Il l'a véritablement pratiquée à ses débuts.L'acrobatie aussi, il connaît.Les aficionados de l'émission Sesame Street se rappelleront certainement l'acrobatique chien Barkley the Dog : c'est Garbo qui a habité le fameux costume canin de 1983 à 1990.Mais l'idée du théâtre gonflable lui est venue en voyant ce qu'un de ses amis était capable de faire comme éléments gonflés à partir du nylon qui sert à la fabrication des toiles de bateaux, des parachutes \u2014 ça aussi, l'athlétique Garbo connaît.\u2014 et des cerfsvolants.« À l'occasion d'un spectacle, j'ai donc demandé à Georges de me concevoir un petit décor gonflable et ça a été la révélation, explique celui qui entreprendra sa cinquième tournée au Japon après ses spectacles à Montréal.C'était beau, c'était solide, c'était drôle.et c'était en plus pratique, puisqu'une fois dégonflé, mon décor était à peine plus gros qu'un sac de couchage.» Onze ans plus tard, le Théâtre gonflable de Fred Garbo existe toujours, a évolué au fil des années, mais semble avoir conservé ses allures de cartoon vivant.Je vous l'avoue, je n'ai pas voulu que Garbo me révèle le truc qui permet le gonflage et la transformation automatique de tous ces costumes aux couleurs de bonbons.Demande-t-on leur truc aux bulles de savon LE THÉÂTRE GONFLABLE DE FRED GARBO, ce soir à 19 h et demain à 14 h au Centre Pierre-Péladeau, 300 boul.de Maisonneuve Est.Info : 514 987-6919.Fred Garbo et sa compagne, la danseuse brésilienne Daielma Santos, présentent un spectacle unique, axé sur des costumes-décors gonflables."]
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