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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-06, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0506 D1 Samedi 6LP0101D0506 ZALLCALL 67 01:03:48 05/06/00 B www.bijouterieleroy.com DISPONIBLE 36 MOIS POUR PAYER Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 3075 TRANS-CANADIENNE (514) 694-5855 Voie de service nord, entre Des Sources et St-Jean Le Centre de Design PELLA PORTES ET FENÊTRES À PRIX ABORDABLES : VENEZ NOUS VOIR DÈS AUJOURD'HUI ! 6LP0201D0506 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D0506 ZALLCALL 67 11:31:48 05/08/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Le retour de Lance et compte : Téléfilm se ravise Une nouvelle proposition faite à TQS devrait rendre possible le tournage de la série Téléfilm Canada avait refusé de financer Lance et compte : the next generation, la semaine dernière.Voilà que Téléfilm y a regardé de plus près et fait actuellement à TQS une proposition qui rendra possible le tournage de la nouvelle série de Réjean Tremblay.Téléfilm n'avait pas refusé Lance et compte pour la qualité des textes.Ce sont des critères d'affaires qui avaient motivé le refus.Notamment que l'auditoire de TQS n'était pas assez élevé.Tout le monde sait qu'une grosse série attire du monde, mais que TQS n'en a pas fait depuis une mèche, sauf cette regrettable série sur deux frères militaires en Bosnie qui n'avait eu aucun succès.Donc, on était en plein cercle vicieux : pas d'argent de Téléfilm parce que TQS n'a pas assez d'auditoire.Mais TQS aurait plus d'auditoire avec une série percutante.C'est comme se faire refuser un prêt à la banque parce qu'on n'a pas d'argent.Et Téléfilm est là justement pour aider l'industrie et les diffuseurs.Le projet de Lance et compte était le premier refusé, donc le premier sur la liste d'attente.Il n'obtiendra pas tout le financement demandé, mais comme a dit hier François Macerola, grand patron de Téléfilm : les producteurs, soient Claude Héroux et Réjean Tremblay, sont assez intelligents et expérimentés pour se débrouiller.En finançant la série sur deux années par exemple.L'histoire nous ramènera Pierre Lambert, Marc Gagnon et compagnie 14 ans plus tard.Lambert a quatre enfants et est devenu agent de joueurs.Gagnon dirige une équipe où joue son fils.Suzie, la soeur de Pierre, sera ministre dans le gouvernement.Et le National jouera encore.Ce sera du sport fiction puisqu'on sait que le National, c'était les Nordiques.Les jeunes joueurs n'auront pas les mêmes motivations que leurs « ancêtres ».Selon Réjean Tremblay, Carl Marotte, Marc Messier, Michel Forget sont tous prêts à reprendre leur rôle.Mais il faudra des miracles pour les avoir tous en même temps.Marina Orsini a demandé à voir les textes.René Guimond, le président de TQS, est très content que Téléfilm ait réévalué le projet.« Nous sommes à la croisée des chemins et nous voulons faire un gros bang en 2002.» Simon Durivage : un magazine d'une heure n Le Match de la vie n'a jamais été remplacé à TVA.Voilà qu'en septembre, TVA confiera à Simon Durivage l'animation et la coproduction d'une nouvelle série d'affaires publiques.Une heure par semaine, le lundi soir.Simon Durivage produit des demi- heures cette saison, Les grandes peurs de l'an 2000.Et il a gagné un Métrostar, ce qui démontre à ses patrons que le peuple l'aime.Une qualité prisée, à juste titre, à TVA.L'idée de base, explique M.Durivage, est de se mettre dans la peau de quelqu'un, de raconter son histoire et d'élargir dans les affaires publiques.Genre : une famille victime d'un chauffard.On voit les survivants, leurs problèmes, et on explique comment les instances s'occupent du cas.On se demande si la justice est trop ou pas assez sévère.Les affaires publiques rapportent à TVA.La nouvelle émission de Paul Arcand s'est classée 32e au palmarès BBM, ce qui n'est pas mal pour une série qui débute.J.E.est toujours très populaire et est en 20e position.C'est donc une bonne idée d'en faire plus.Branle-bas possible chez Les Copines n Voilà donc qu'Isabelle Maréchal, animatrice des Copines d'abord à Canal Vie, fera non seulement une émission quotidienne à CKAC l'avant-midi avec Jean Lapierre en septembre, mais qu'elle est aussi sollicitée par TVA pour animer une émission culturelle intitulée Les Filles d'Isabelle, pour diffusion le lundi soir.Et Les Copines d'abord, alors ?Grande perplexité dans le groupe des filles.Geneviève St- Germain se demande si elle va aller travailler avec Sonia Vachon à l'émission qui remplacera Bla Bla Bla le matin à TVA.Isabelle Maréchal acceptera-telle l'offre de TVA ou restera-t-elle aux Copines à Canal Vie ?Ou même les deux ?Pourrait-elle faire deux émissions à la télé, dont une quotidienne, en plus d'une émission quotidienne à la radio ?On sait qu'elle est pleine d'énergie, puisqu'elle a deux séries de télé cette année et qu'en plus elle étudie aux HEC en vue d'un MBA.TÉLÉVISION Louise Cousineau PHOTOTHÈQUE La Presse © Dès septembre, Simon Durivage animera et coproduira une nouvelle série d'affaires publiques à TVA.PHOTOTHÈQUE La Presse © Isabelle Maréchal, qui fera deux quotidiennes cet automne, l'une à la télé et l'autre à la radio, est courtisée par TVA.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Le Téléjournal Champions de l'extrême Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Maple Leafs Le Téléjournal Les Nouvelles du sport Cinéma / SIRÈNES (4) avec Tara Fitzgerald (22:45) Le TVA Cinéma / CASPER (5) avec Christina Ricci, Bill Pullman Cinéma / SANS RETOUR (5) avec Bridget Fonda, Gabriel Byrne Le TVA Sports (23:24) Les Règles du jeu / Le Québec est-il aussi vert.Cinéma / LA DÉROUTE (4) avec Tony Nardi, Michèle-Barbara Pelletier Cinéma / THÉORÈME (1) avec Terence Stamp, Silvana Mangano Cinéma / GABBEH (4) avec S.Djodat, H.Moharami (22:40) Les Simpson Cinéma / COLLÈGE D'ÉLITE (4) avec Brendan Fraser, Chris O'Donnell Cinéma / BODY (6) avec Madonna, Willem Dafoe (20:45) Cinéma / JEUX SECRETS (6) avec Michelle Brin (23:15) Pulse Expos.Star Trek: Voyager Little Men The Pretender Nikita CTV News Pulse / Sports News .Contact Twice in a Lifetime America's Most Wanted Cold Squad (2/2) News Sat.Report It's a Living Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Maple Leafs The Best of Hockey Day in Canada News World News Judge Joe Brown Cinéma / JAWS (2) avec Roy Scheider, Richard Dreyfuss News Baywatch.News Entertainment this Week Early Edition Martial Law Walker, Texas Ranger ER NBC News Jeopardy Wheel of.The Pretender The Others Profiler Sat.Night The Lawrence Welk Show .Neighbors .Served?Keeping up .No Place.Ballykissangel Austin City Limits Michael Palin's Hemingway.Austin City Limits The Editors Mc Laughlin Allo, Allo Goodnight.As Time.The Outside Red Dwarf Sessions at West 54th World News Investigative Reports Love Chronicles Biography / Peter Falk Columbo A&E Top 10: Supermodels Arts, Minds Concerto Die Fledermaus / Opéra Ed Sullivan Sex & the City Contact Animal Juste pour.Le Goût du monde / Yukon Couples.Scandales! Biographies / Bobby Hachey Belphégor (1/2) Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Santé mentale et vieillissement Cinéma.Quartier latin Les Idées.Portraits.substances psychotropes In focus Capharnaum .vendre .parents How'd they do that?Discover Magazine / Memory Wild Discovery Wild Discovery Vets in.Monkey.Science of Sex / Mating.Connection Exhibit A Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Bug Juice / Diffusion de 22 épisodes.(10:00) Cinéma / BEETLEJUICE (4) avec Alec Baldwin Cinéma / KAYLA (6) avec Tod Fennell, Henry Czerny (21:35) Cinéma (23:15) Popular Drew Carey 3rd Rock.Cops America's Most Wanted Angel Mad TV The Great Possibility Flash.Ready or.Early Edition Outer Limits PSI Factor Heart of.Sat.Night Artisans de notre Histoire Tournants de notre Histoire .Deuxième Guerre mondiale Cinéma / LA COLLINE DES HOMMES PERDUS (3) Les Grands Châteaux The Real Merlin Wish me Luck Cold War / Backyard Cinéma / GANDHI (2) avec Ben Kingsley, Rohini Hattangady TV Guide Flick Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide Flick Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Quincy Jones Cinéma / LADY SINGS THE BLUES (4) avec Diana Ross Musicographie / Quincy Jones Box-office Le Cimetière Fax présente: spécial punk Groove Concert Plus / La Chicane à Musique Plus Clip Supergrass Clip World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Everest Week Special Undercurrents Congrès (17:30) Culture-choc Le Monde.Médias Perdu dans l'Everest Journal RDI .artistes Un Canadien Franc Jeu Zone libre Sport 30 Mag Patinage artistique: championnat du Monde Sport 30 Mag Boxe / Paul Spafadora - Mike Griffith La Boutique aux maléfices Contre vents et marées Fréquence Crime Sexe à New York Dans les griffes de la secte Sirens Cinéma / WATCHERS (6) avec Corey Haim, Barbara Williams Davinci's Inquest Prime Suspect Cinéma (23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / CRITTERS 3 (5) avec Aimee Brooks, John Calvin Cinéma / CRITTERS 4 (6) Sportscentral Playoff Edition Equestrian: Spruce Meadows Equestrian Wrestling: WWF Live Sportscentral Playoff Edition Game on Pas sorcier! Les Yeux.Les Grands Fleuves Cinéma / ANASTASIA (4) avec Ingrid Bergman, Yul Brynner Planète Musique 2 Cinéma / LA TURLUTTE.(4) Sensational Cities: New York The Secret.Multiple Births Perfect Babies The Secret.Multiple Births That's Hockey Sportsdesk Nascar Winston Cup / Richmond Sportsdesk Cinéma (17:00) Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Mythologies South Park Simpson Animania Vins et.Cap Aventure Journal FR2 Le Plus Grand Cabaret du monde / Annie Girardot, Julie Snyder Union libre / L.Ruquier (21:45) Journal (22:45) Journal (23:15) Soir 3 (23:45) Inquiring.Great Parks National Geographic Cinéma / TRUE GRIT (4) avec John Wayne, Kim Darby / Conversations (22:15) Cinéma / THE SONS OF KATIE ELDER (4) Grandeur Nature L'Hôpital.Dos Ado / Manuel Hurtubise Trauma / Washington D.C.Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines.Sex'plique Libre ce soir Cité Mag Rendez-vous avec.Vos finances Vox Golf .colline Cité Mag Parole et Vie Addams Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams Goosebumps Beasties Nerdz / Jeux C'est math.Highlander: la série Zone extrême Babylone 5 Aux frontières de l'inexpliqué Cinéma / LE VAISSEAU.(6) Saturday Night Grand Journal (22:45) Smack (23:45) Magazine.En marche vers.l'Everest Strongest Man Louise Cousineau 18:00 0 UN CANADIEN EN FRANCE Si vous voulez découvrir les nouveaux cafés intéressants à Paris, Jacques Bissonnet sera votre guide.19:30 P LE PLUS GRAND CABARET DU MONDE Parmi les invités: Julie Snyder, Annie Girardot, Bruno Masure et Dick Rivers.20:00 D JAWS On l'a vu 100 fois, mais ça fait encore peur.L'excellent suspense de Spielberg.20:00 1 BIOGRAPHY Peter Falk, l'extraordinaire interprète de l'inspecteur Columbo.21:00 A TEOREMA Le plus réussi des films de Pasolini avec Terence Stamp en ange qui séduira tous les membres d'une riche famille.21:00 SEXE À NEW YORK La meilleure heure de la semaine à cette chaîne.22:00 3 BELPHÉGOR Il y a très longtemps, Juliette Gréco a joué dans cette minisérie en noir et blanc réalisée par Claude Barma, des Rois maudits.Suite et fin demain.Peter Falk 6LP0301D0506 D03 sam.(Arts) 6LP0301D0506 ZALLCALL 67 00:56:50 05/06/00 B Théâtre LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 D 3 Le songe éveillé d'Yves Desgagnés SONIA SARFATI Il dit ne pas vouloir le dire, mais il le dira finalement.parce qu'il ne peut (ni ne veut vraiment) le taire : il souhaite que dans les prochaines semaines, les spectateurs quittent le Théâtre du Nouveau Monde avec une envie \u2014 celle de baiser.Une envie que lui, Yves Desgagnés, sera parvenu à leur insuffler grâce à sa mise en scène de ce Songe d'une nuit d'été de Shakespeare qui embrasera les planches du TNM à compter de mardi.« Je sais que c'est un lieu commun que de dire que Le Songe est une pièce sur l'amour, indique-t-il.Mais c'est cela.Profondément cela.et pas « que » cela.Shakespeare parle ici de toutes les formes que peut prendre l'amour.Il évoque la force diabolique du désir, le romantisme, le mystère amoureux, l'amour dans ce qu'il peut avoir d'humain comme de bestial, les premières pulsions amoureuses, l'inconstance dans tout ce qu'elle a de cruel.Et la délinquance de l'amour.» Un mot qu'il aime beaucoup.Délinquance.Le disant, il le devient presque.Délinquant.Au point où l'on pressent qu'il doit y avoir de cela, dans la troupe qui l'entoure pour cette création.Il le fallait.Afin de ne pas travailler dans le deuil.Le Songe d'une nuit d'été, faut-il le rappeler, remplace, en cette fin de saison du TNM, Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare, qui ont perdu leur Falstaff en septembre, Jean-Louis Millette.« Sa mort est quelque chose de terrible.À mettre aux côtés de celle de Robert Gravel.Ces deux hommes-là sont irremplaçables.Or, Yves Desgagnés ne peut pratiquer le théâtre dans le deuil : « Répéter est un acte de joie, un acte de vie.» Il savait donc, dès l'annonce du décès de Jean-Louis Millette, qu'il ne monterait pas Les Joyeuses Commères.Mais il portait Le Songe en lui.Peut-être pas (encore) comme une urgence, mais comme un rêve.Il avait joué le rôle de Thisbée en 1979, avec le Théâtre Populaire de Québec et, en 1984, avait dirigé les étudiants de l'École nationale dans un atelier portant sur cette pièce.De ces expériences, il avait gardé le souvenir d'une oeuvre lumineuse, étrange, mystérieuse.Et, surtout, insaisissable.À l'image de l'amour, quoi ! C'est cette carte qu'il joue.Celle des samedis matins quand on vient de tomber amoureux.La beauté un peu folle du moment.Les deux ans d'âge mental.Le lit défait.Les couvertures gisant au sol.Pas un hasard si, pour l'occasion, la scène du TNM deviendra matelas géant.Si des pans et des pans de tissus y flotteront.Fluidité du décor.Des costumes.Liant, caressant le corps des hommes et des femmes.Le corps, au coeur du Songe Ils seront 15 sur scène.La plupart devaient être des Joyeuses Commères.Tous ont trouvé place dans Le Songe \u2014 c'était le but recherché.Nathalie Gascon et Jean Marchand qui, au début de la pièce à la ville, incarneront Hippolyta et Thésée.Les futurs mariés.Les nobles.L'amour plus intellectuel, plus éthéré.En fin de parcours, dans la forêt, ils seront Titania et Obéron.Roi et reine des fées.L'amour très charnel, très incarné.Interviendront aussi, dans le chassé- croisé que l'on sait, les jeunes amoureux.Hermia, Lysandre, Démétrius, Héléna.Les premières pulsions sexuelles.« Dans ma tête, ils ont 14 ans.comme tous les jeunes amoureux, chez Shakespeare », fait Yves Desgagnés.Interviendront également les artisans, qui préparent une pièce de théâtre pour égayer les noces \u2014 à leur tête, Bottom, incarné par Henri Chassé.L'amour du travail est là.Et finalement, Puck.L'esprit malicieux qui, grâce à une fleur magique, réoriente les désirs de tous et de chacun.À chacun sa chacune ?Pas sûr, avec lui.Entrée de l'amour dans toute sa délinquance et son espièglerie.« Puck, c'est un esprit.Une manière de penser, une façon d'être.Pour moi, il est la synthèse d'un homme et d'une femme au moment où ils tombent amoureux l'un de l'autre.» Il est l'étincelle qui émane d'un coup de foudre, si l'étincelle durait et prenait corps.Corps au singulier et au pluriel à la fois.Deux corps ne faisant qu'un.C'était l'idée d'Yves Desgagnés.Il a eu besoin de la complicité de Julie Vincent et de Frédéric Desager pour la faire chair.Car le corps est au coeur de son Songe : « J'ai voulu faire un spectacle presque uniquement basé sur le jeu.Un spectacle assez dépouillé, donc.Misant avant tout sur l'évocation, sur le rapport sensuel, charnel, entre les acteurs.» C'est pour cela qu'il a demandé à ses troupes d'arriver aux répétitions en connaissant le texte.Ce n'est pas toujours le cas.« Dans les pièces psychologiques, il vaut mieux que le travail des acteurs et l'apprentissage du texte se fassent en même temps.Dans du Tchekhov, par exemple, le sens et la manière dont la mémoire s'imprègne du texte sont intimement reliés.Dans le cas du Songe, le corps et l'esprit qui sont intimement liés à l'âme de la pièce.» Les intentions trouvent ici leur place autant dans le mouvement que dans les mots.Il fallait donc savoir assez le texte pour pouvoir l'oublier \u2014 et se le mettre non plus en bouche mais en corps.Ce sont eux, les corps, qui vont raconter.Dire.Démontrer que la féerie est une manière d'être et de penser et non l'imagerie clichée que l'on sait.Évoquer, et non les plaquer, les différentes couches de conscience qui sont dans Le Songe.Ceux sont eux, ces corps, qui vont parler d'amour.Parler l'amour.Ce sont les choix d'Yves Desgagnés.Puisque mettre en scène, c'est choisir.Et c'est dans ce seul aspect que son Songe lui est parfois apparu comme un cauchemar.LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ de William Shakespeare, traduit par Normand Chaurette et mis en scène par Yves Desgagnés.Au Théâtre du Nouveau Monde du 9 mai au 4 juin.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Frédéric Desager, Yves Desgagnés et Julie Vincent dans.de beaux draps ! 6LP0401D0506 D04 sam.(Arts) 6LP0401D0506 ZALLCALL 67 00:55:58 05/06/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Cirque Le même rêve de création SUZANNE COLPRON Guillaume Saladin, 27 ans, est entré à l'École nationale de cirque de Montréal, il y a deux ans, par amour pour une trapéziste.« Je voulais découvrir le monde dans lequel elle vivait », dit-il.Diplômé en animation et recherche culturelle de l'UQAM et inscrit à la maîtrise en sociologie, il a tout abandonné pour se consacrer aux arts du cirque.Discipline : mains à mains.De l'acrobatie à deux partenaires.La trapéziste est partie deux mois plus tard remplir des engagements outre-Atlantique.Mais lui est resté.Il rêve maintenant de fonder une troupe de cirque inuite dans le Grand Nord, là où, enfant, il allait passer trois mois par année avec son père anthropologue, Bernard Saladin D'Anglure.Et là où le soleil ne se couche jamais l'été.L'an dernier, il est retourné au Nunavut, avec cinq copains de l'École, donner des ateliers de cirque, dans le cadre d'un programme de prévention du suicide.Une expérience qu'il veut répéter cet été.« Le but n'est pas de créer un spectacle comme ici, affirme-t-il.Mais de retrouver les racines du cirque dans la culture inuite.Je veux que mon art serve à quelque chose, qu'il serve aux gens.» Guillaume, appelé Ittussarjuat (le petit vieux qui grandira) par ses amis de la terre de Baffin, est prêt à sacrifier deux années dans un grand cirque, à sa sortie de l'École, pour rembourser ses dettes d'études.Ensuite, il entend faire ce qu'il veut de sa vie.Le tissu volant de Manu Manu Roque, 19 ans, pense comme lui.Originaire de Bordeaux, en France, il est venu étudier les arts du cirque à Montréal, il y a deux ans, et sortira de l'École dans un an.« J'avais le choix entre Montréal et Chalon-sur-Marne, dit-il.J'ai choisi Montréal parce que c'est plus libre artistiquement.» Sa spécialité est le tissu volant.Une sorte de trapèze en tissu.« Au départ, je pense que je vais passer dans des compagnies en Europe pour prendre de l'expérience.Mais l'idéal serait de passer à la création très vite avec des gens que j'ai rencontrés ici.» Artiste multidisciplinaire, Manu ne pense pas qu'à des compagnies de cirque.Il pense aussi à celles qui font de la danse en incluant les arts du cirque.Le Cirque du Soleil ?Non merci.« Trop gros.Ce n'est pas possible de rejoindre autant de personnes à la fois.» Anne sur la corder lisse Anne Gendreau, 23 ans, a aussi d'autres envies.Comme Guillaume et Manu, elle ne se voit pas à l'emploi d'un grand cirque pendant des années.L'aventure, le voyage, les rencontres l'attirent davantage.Diplômée en arts dramatiques, elle vient du monde du théâtre et compte bien renouer avec ce milieu.« Pour moi, l'École est un complément de formation, explique-t-elle.Une autre corde à mon arc.Mais je ne suis pas intéressée à ne faire que ça.J'ai envie de mêler ma discipline à d'autres projets.J'ai envie de faire plein de choses.» Finissante de l'École et spécialisée en corde lisse, Anne n'a pas encore commencé à se chercher un emploi.Mais ça ne l'inquiète pas.« Je connais des gens, je suis ouverte à pas mal d'affaires.J'imagine que je vais faire des rencontres, je l'espère.En tout, neuf élèves sortent de l'École cette année.Une vingtaine d'autres entreront en septembre prochain, inscrits dans l'un ou l'autre des trois programmes d'études offerts.Certains suivront des cours menant à l'obtention d'un diplôme d'études secondaires, d'autres d'études collégiales ou, dans les cas des étudiants étrangers, d'un diplôme de l'École.Dix-huit des 60 élèves inscrits viennent d'autres pays : Suisse, Belgique, France, Australie, Finlande, Japon, États-Unis.« Le cirque, c'est là où il y a le plus de possibilités.C'est ce qui ouvre le plus de portes pour, après, faire un travail de création », laisse tomber Manu.COCKTAIL, le spectacle annuel des élèves de l'École nationale de cirque, sous le grand chapiteau dans Vieux-Port de Montréal, du 17 au 21 mai.Info : 514 790-1245.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Guillaume Saladin, Manu Roque et Anne Gendreau, trois élèves prometteurs de l'École nationale de cirque.ARTS VISUELS Filon d'art à Rouyn-Noranda JOCELYNE LEPAGE ROUYN-NORANDA Deux nouveaux objets d'art sont entrés dans le bureau du maire de Rouyn-Noranda ces derniers jours : un tableau montrant une scène de chevaux signé Louisa Nicol \u2014 le maire aime les chevaux \u2014 et près de la photo de son petit-fils, une sculpture en gros carton, toute droite, d'où il sort des broches comme des cheveux sur une tête de sorcière \u2014 le maire aime moins, semble-t-il.L'oeuvre d'André Riveron lui rappelle, dit-on, le problème de récupération qu'il a à régler pour sa ville.Mais le maire Pierre Grand-Maître n'est pas le seul à subir l'assaut soudain de l'art contemporain.Ses copains de la mairie sont presque tous pris avec une peinture ou une sculpture ou autre chose d'un genre mal identifié.Les commerces de la rue Principale, les caisses populaires, les bureaux de fonctionnaires provinciaux, fédéraux, les parcs, les écoles, les usines, les petites église \u2014 l'orthodoxe et les catholiques \u2014, les lieux et bâtiments historiques et même les maisons privées sont aussi touchés, ou le seront, sans oublier les lieux d'exposition officiels.Ce n'est pas la ruée vers l'art, contrairement à ce qu'affirme la publicité de Passart, le responsable de cette avalanche, c'est l'art qui se rue depuis mercredi sur cette ville minière de 40 000 habitants dont un monument proclame fièrement le statut de Capitale nationale du cuivre.Parlant de lieu historique, il en est un que l'histoire aimerait bien taire mais qui sera, lui, complètement envahi sur ses quatre étages d'ici quelques jours.Il s'agit d'un ancien bar de danseuses, La Cadanse, abandonné depuis la mort de son mafioso de propriétaire.La veuve, dit-on, n'en a pas accepté l'héritage.Le lieu est doté d'une piste de danse miroitante et cache, au sous-sol des isoloirs de danseuses.On placera quelque 500 oeuvres et installations dans cet édifice, des artistes viendront y créer sur place à tour de rôle.Se peut-il vraiment que l'art contemporain remplace un jour les danseuses nues comme source de divertissement et d'initiation ?Je pose la question.L'art sera donc partout, et s'infiltrera même dans les maisons privées comme celle de Paco Bureau.Mme Bureau, une conceptrice de vêtements et de costumes qui travaille chez elle, a fini par adopter un tableau, après avoir entendu un appel à la radio.« Je voulais un grand tableau pour le mur de ma cage d'escalier, ditelle.Les citoyens avaient été invités à choisir ce qui leur plaisait parmi une centaine de tableaux ou de sculptures.Moi, j'ai pris celui-là, sombre dans le bas, clair dans le haut, et je n'arrête pas de trouver des choses nouvelles.J'ai découvert le titre après coup : Vers la paix.Le collage est signé Perro.Je me demande comment je ferai pour m'en passer à la fin de l'été.» Oui, les gens pourront aller voir l'oeuvre chez elle cet été.Une centaine de personnes ont fini par adopter des oeuvres offertes par Passart, temporairement.Que d'art, que d'art Deux mille oeuvres d'art doivent ainsi se répandre dans toute la ville d'ici les prochains jours et semaines pour y passer l'été.Elles sont signées par quelque 700 artistes, représentant les ligues majeures, mineures et pee-wee de l'art contemporain québécois, depuis les figures de proue comme Riopelle jusqu'aux jeunes qui viennent de faire un stage en performance avec Nathalie Derome à l'Université du Québec à Rouyn-Noranda.La proportion de femmes parmi les participants doit être de 70 % selon un calcul rapide.Passart est organisé par Louise Boudreault, directrice du Centre d'exposition de Rouyn-Noranda, et Jean Dumont, critique d'art qui agit ici comme un des commissaires.Comme tout centre d'exposition logé dans une maison d'enseignement, celui de Mme Boudreault est mal connu de la population.« On voulait s'associer la population, dit la directrice.C'est l'an 2000, pourquoi ne pas faire quelque chose de spécial ?» Les subventionneurs gouvernementaux ont accueilli favorablement le projet en octroyant ensemble 500 000 $, les commanditaires locaux ont suivi avec ardeur.Le budget a permis aux organisateurs d'assurer la crédibilité de l'événement en invitant une dizaine de commissaires connus dans les milieux officiels de l'art dont Madeleine Forcier de la galerie montréalaise Graff, ou Laurier Lacroix, professeur d'histoire de l'art à l'UQAM, dont la présence a en retour attiré la candidature d'autres artistes et le prêt de quelques oeuvres par les musées.Ou trouve aussi Gilles Daigneault, le spécialiste de la gravure, qui présentera une exposition à la galerie L'Écart.« Notre but est de faire une sorte de portrait de la pratique artistique au Québec.On a donc ratissé large en acceptant aussi des artistes plus traditionnels, ajoute- t-elle, comme pour s'excuser.On a fait une place aux artistes locaux.C'est un peu la rencontre des régions dans une région.La population a embarqué dans le projet.» Les 700 artistes qui participent à Passart n'y trouveront évidemment pas tous leur compte, les meilleures places ayant été réservées aux plus connus et les conditions de présentation se montrant loin d'être idéales.Mais en s'installant partout, l'exposition permettra aux uns de fréquenter ce qu'on appelle de l'art et à d'autres de découvrir Rouyn-Noranda, une ville longtemps à majorité anglophone, fief d'une compagnie, et qui est aujourd'hui francophone à 97 %, et où le salaire moyen est l'un des plus élevés au Québec (un mineur gagne au minimum 60 000 $ par année).Bien peu d'artistes en arts visuels en font autant.Info: 1 888 957 1999.www.lino.com/passart PHOTO MANON POITRAS, collaboration spéciale Paco Bureau n'a pas hésité, elle a choisi l'oeuvre qui lui convenait, Vers la paix, de Perro, parmi la centaine proposée à l'adoption des citoyens de Rouyn-Noranda.Deux mille oeuvres seront exposées au cours de l'été dans cette ville minière de 40 000 habitants. La Presse 6 mai 2000 Page D5 manquante 6LP0601D0506 D06 sam.(Arts) 6LP0601D0506 ZALLCALL 67 00:56:33 05/06/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Danse Les grandes émotions STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Préparez-vous à être émus et émerveillés par le programme Les Grands Européens des Grands Ballets canadiens de Montréal, présenté à la salle Maisonneuve de la Place des Arts du 11 au 20 mai.En première canadienne, ils nous proposent trois ballets créés par des maîtres de l'avant-garde néo-classique : Approximate Sonata de William Forsythe, Symphonie de psaumes de Jiri Kylián et Without Words de Nacho Duato.Chacun à sa façon, ces chorégraphes ont su rendre à la danse classique sa part d'humanité.William Forsythe, chorégraphe et directeur artistique du Ballett Frankfurt, fait de la danse « extrême », pour employer un terme à la mode.Ce New-Yorkais installé en Europe depuis les années 1970 fait exploser la technique classique en une multitude d'axes et de centres de gravité, menant les danseurs aux limites du déséquilibre.« Forsythe aime les changements de vitesse, d'intention et de direction », explique Stéphanie Dalphond, maîtresse de ballet aux Grands Ballets.Mais n'allez surtout pas croire que ce chorégraphe transforme les danseurs en super robots, bien au contraire.Pour monter Approximate Sonata, Forsythe a dépêché un de ses assistants, Noah Gelber, à Montréal.Or, pour permettre aux danseurs d'assimiler la gestuelle mouvante et déstructurée, les conseils prodigués par Gelber relevaient bien plus de réflexes naturels et de la vie courante que de quelconques conventions académiques.Il a même été jusqu'à féliciter les danseurs lorsqu'ils chutaient à la suite des déplacements extrêmes dans l'espace, comme les aime Forsythe.« Les danseurs sont souvent tellement préoccupés à réagir comme des danseurs qu'ils oublient parfois qu'ils sont aussi des êtres humains et qu'il est tout à fait normal de tomber ou de changer d'idée », explique Stéphanie Dalphond, chargée de seconder Noah Gelber.Et ce sont précisément ces états que William Forsythe cherche à explorer.Ode à la vie et à la danse Une des oeuvres les plus grandioses du programme Les Grands Européens sera sans doute Symphonie de Psaumes, véritable ode à la vie et à la danse, créé par Jiri Kylián sur la musique d'Igor Stravinsky.Présentée pour la première fois en 1978 par le Nederlands Dans Theater (NDT), elle a d'ailleurs valu au créateur d'origine tchèque le titre de « chorégraphe humaniste ».Outre les Grands Ballets, seuls deux autres compagnies dans le monde ont le droit de monter Symphonie de Psaumes, soit le Stuttgarter Ballett et la Compania Nacional de Danza.Hans Knill, collaborateur de longue date de Jiri Kylián, est de passage à Montréal pour monter le ballet.Il explique ainsi l'attrait de cette oeuvre : « Ce ballet a d'abord mûri lentement au fils des ans.Il a aussi très bien vieilli et je crois qu'il perdurera encore longtemps.Voilà souvent la marque d'une grande oeuvre.Même Jiri Kylián, qui ne veut plus voir certains de ses anciens ballets, adore toujours Symphonie de Psaumes avec la même intensité.Ce ballet est d'ailleurs l'oeuvre signature de sa phase lyrique.Les 16 danseurs de la production ne sortent jamais de scène, se fondant tour à tour en pas de deux, de quatre ou de huit.« Les lignes de ce ballet doivent être impeccables et les temps réglés au quart de tour, souligne Knill.Il faut en arriver à une réelle unité car si un seul des danseurs va trop vite ou trop lentement, cela ruine tout le ballet.Mais il faut aussi que chacun brille de façon individuelle.» Hans Knill affirme d'ailleurs que ce niveau de perfection ne s'atteint pas seulement à force de répétitions, mais après plusieurs performances sur scène.Avant d'en arriver là, Knill encourage et guide les danseurs en studio, avec finesse et humour.Les fous rires fusent malgré la fatigue et les erreurs parfois répétées.Selon Knill, lui-même ancien danseur au NDT, ce n'est que lorsque les danseurs se sentent en confiance, et qu'ils parviennent à se détendre, qu'on verra enfin poindre leurs vraies personnalités, si essentielles à la qualité de cette oeuvre profondément humaine.Le romantisme de Duato Tout comme son mentor Jiri Kylián, Nacho Duato puise une grande part de son inspiration dans son amour de la musique.Avant d'assurer la direction artistique de la Compañia Nacional de Danza de Madrid, Duato a oeuvré, auprès de Kylián, comme chorégraphe résident au NDT.Dans le cadre des Grands Européens, ce chouchou du public montréalais nous offrira Without Words.« Je me suis inspiré de lieders de Schubert dont la partie vocale a été transposée pour violoncelle, laissant ainsi plus de place à interprétation.» Le chorégraphe, dont plusieurs des oeuvres figurent au répertoire des Grands Ballets, ne confie pas ses ballets à n'importe qui.« Certaines compagnies ne pourraient pas monter Without Words.Cette pièce nécessite de très belles lignes, parce que, entre autres, les costumes sont presque inexistants et exposent le corps des danseurs.Le mouvement doit être très clair et exige une excellente technique classique, ainsi qu'une grande conscience du mouvement et du poids du corps.» Bien que cette pièce soit plus abstraite et moins méditerranéenne que Jardi Tancat ou Na Floresta, elle promet d'être tout aussi enveloppante et fluide.« Je voulais créer quelque chose qui soit romantique, mais aussi fort et bien inscrit dans le XXe siècle.J'ai essayé d'évoquer le caractère très romantique de la musique, sans décor ni artifices, uniquement à travers le mouvement et l'interprétation des danseurs », souligne Nacho Duato.Il semble y être admirablement parvenu, car les danseurs eux-mêmes sont parfois émus jusqu'aux larmes au cours de simples répétitions.À noter que le public pourra exprimer ses réactions au programme lors d'une rencontre organisée avec les danseurs au sortir de la première, soit le 11 mai, dans le hall de la salle Maisonneuve.LES GRANDS EUROPÉENS des Grands Ballets canadiens de Montréal, du 11 au 20 mai à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Info : 514 842-2112.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Hans Knill, collaborateur de longue date de Jiri Kylián, dirige les danseurs des Grands Ballets canadiens dans Symphonie de Psaumes.Opération charme STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Pour la première édition de la série Big Bang de Montréal Danse, l'Espace Tangente a revêtu un air de fête.Les petits objets hétéroclites qui pendent du plafond et les fauteuils décorés de couleurs vives annoncent une soirée à l'image de la compagnie : sympathique et fantaisiste.Trois chorégraphes de la relève, Estelle Clareton, Dominique Porte et Jean-Pierre Mondor, et les excellents danseurs de la compagnie nous charment en paroles et en gestes.Le tout a encore besoin d'être un peu rodé, mais cela se réglera certainement au fil des représentations.Avec Théodore coin Adam, Jean-Pierre Mondor transforme le spectateur en confident.Un à un, les cinq danseurs nous dévoilent une toute petite tranche de leur vie, par le biais de courts monologues qu'ils ont écrits eux-mêmes.Ah, cette peur des chamboulements à l'arrivée d'un premier enfant ! Et que dire de nos petites manies envahissantes ou de ces voisins gueulards.La gestuelle est vive et explosive, caricaturale même, alors qu'en contrepoint, l'humour est subtil, un brin naïf, et livré avec naturel, sur le ton de la confidence.Gestes et paroles n'ont aucun lien apparent, un peu comme ces pensées qui nous obsèdent tout à coup, alors que nous tentons de vaquer à nos occupations quotidiennes.Tel un choeur grec, les quatre autres danseurs entourent celui qui s'expose ainsi, formant un cocon protecteur ou un élément de confrontation.Petit bémol : les micros-cravates qui amplifient les voix grichent quant ils sont heurtés par mégarde.Est-ce vraiment nécessaire d'amplifier les voix dans une salle aussi petite que Tangente ?Fidèle à elle-même, Dominique Porte flirte avec le chaos dans Solitudes, conçue à partir d'improvisations autour de mots choisis au hasard dans le dictionnaire.Transferts de poids et changements de direction rapides brisent et réorganisent sans cesse les lignes très géométriques de la pièce, formant une infinité de structures complexes et mouvantes.Les quatre danseurs glissent du solo au duo et au quatuor en explorant l'espace au maximum, autour et entre les corps.La gestuelle complexe de Dominique Porte est toujours fascinante à observer, bien que cette pièce soit, malgré tout, moins bavarde et plus lente que ses précédentes.Un bonheur pour les fans d'abstraction pure.Le clou de la soirée est sans conteste Je ne m'en souviens pas très bien d'Estelle Clareton.Dans ce petit bijou de danse-théâtre bien ficelé, Élisabeth et Donald se cherchent, se trouvent et se perdent à nouveau.Ils se font du grand et du petit cinéma sur des airs de samba, de jazz et de fanfare, sans émettre une seule parole ou presque.Les spectateurs s'amusent de ce dialogue gestuel, sans toutefois pouvoir percer réellement leur intimité.Que se disent-ils et que ressentent-ils vraiment ?Mystère.Daniel Firth et Maryse Carrier passent, de mains de maître, du style vaudeville aux lourds silences dramatiques à la Ingmar Bergman.Bravo pour ce premier Big Bang.On en veut encore SÉRIE BIG BANG de Montréal Danse.Je ne m'en souviens pas très bien, d'Estelle Clareton, Théodore coin Adam, de Jean- Pierre Mondor, et Solitudes, de Dominique Porte.Jusqu'au 14 mai à l'Espace Tangente.Un dialogue gestuel à la fois amusant et rempli de mystère. 6LP0701D0506 D-7 samedi - ARTS 6LP0701D0506 ZALLCALL 67 00:56:55 05/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 D 7 Théâtre Une pièce qu'il serait vraiment péché de rater.SONIA SARFATI Le couloir conduisant dans la salle est sombre.Un homme en costume se tient près de l'entrée.Pas la peine de lui parler.Il ne répondra pas.Il est là, mais n'y est pas.Il est d'hier.Il ne partage donc pas le même espace- temps que ceux qui se dirigent vers la salle du Théâtre Prospero.Qui croiseront, auparavant, un autre homme, celui-là en train de repasser une chemise.Puis, devant des musiciens qui s'accordent, répètent.Bienvenue dans l'univers baroque et surréaliste, sordide et glauque, du El Sportivo Teatral et de son directeur Ricardo Bartis.Celui que l'on appelle « le grand agitateur de la scène théâtrale argentine » et dont la plus récente production, El pecado que no se puede nombrar (Le péché que l'on ne peut nommer), est présentée jusqu'à demain à Montréal dans le cadre de Théâtres du monde.Des représentations à guichets fermés.Les billets se sont envolés.La réputation de la troupe.Le fait que le spectacle ait fait l'événement au dernier Festival d'Avignon.La barrière linguistique n'a donc pas refroidi les ardeurs \u2014 la production étant présentée en espagnol avec surtitres français et anglais.Cette barrière-là est pourtant de celles qui comptent : le texte d'El pecado n'est pas qu'accessoire.Le spectacle, après tout, est inspiré \u2014 très librement, d'accord, mais quand même.\u2014 de deux romans de Roberto Arlt, Les Sept Fous et Les Lance-flammes.Les subtilités et nuances dans le texte, l'incongruité dans le propos ne peuvent être parfaitement rendues en quelques mots.Les intentions des acteurs, le grotesque des situations s'échappent parfois entre les allerretour continuels scène/ surtitres.On regrette alors d'avoir si souvent fait l'école buissonnière pendant les cours d'espagnol.Pour finalement conclure qu'ils sont drôlement forts, ces gars-là, pour parvenir malgré tout à enrôler les spectateurs dans leur conspiration.Car c'est l'impression que l'on a.Assez rapidement.Malgré tout l'insolite des hommes et l'absence de réalisme dans la conspiration en question.Nous sommes à Buenos Aires.1929.Le krach.Dans un sous-sol mal éclairé, un homme dort sur une chaise.Il est bientôt rejoint par six autres.De tous âges, de toutes statures.Impossible de trouver plus éloigné du look d'acteur ! Ensemble, ils cherchent la manière de se débarrasser de la caste capitaliste, ses militaires, ses politiciens et ses banquiers.Au programme, la propagation de cancers.Le développement de l'hermaphrodisme psychique \u2014 histoire de créer des femmes au cerveau révolutionnaire (!).La fabrication d'un gaz qui s'en prendrait spécifiquement aux ennemis de la cause.Un burlesque cynique et noir On nage dans un burlesque cynique et noir.Et ce n'est qu'un début.Il faut avoir les moyens de fabriquer ces « armes ».Pour trouver de l'argent, les sept fous décident de monter un réseau de bordels \u2014 grâce auquel ils pourront « s'approprier l'âme d'une génération ».en se faisant aimer.Car, en passant, n'ayant pas de femmes dans leurs rangs, ils seront les directeurs, les prostituées et les clients de leurs maisons closes.Et hop, les pantalons et les chemises ! Ici, les jupons et autres dessous.On ne s'étonnera pas que le tout tourne au vinaigre.Car les femmes \u2014 à qui, dira un personnage, « on ne peut faire confiance », en feront là la preuve.bien que brillant toujours par leur absence physique : la moutarde montera au nez de deux des conspirateurs qui aiment la même Elsa, le malaise s'emparera des autres quand le plus vieux d'entre eux racontera l'amour qu'il a eu pour une fille de 14 ans.Ça va faire mal.Et ça va faire rire aussi.Car on ne sait jamais à quoi s'attendre : l'imprévisible est au rendez-vous à chaque seconde de cette production où tout, absolument tout, est possible, envisageable.Il est grand, le plaisir qu'il y a là à se laisser prendre par la main et entraîner dans ce rêve éveillé où tous les délires sont permis.Et où le seul péché capital est celui, justement, que l'on ne peut nommer.Ce péché-là, dira un des personnages, « c'est d'avoir perdu nos rêves ».Bartis et les siens, heureusement, ne l'ont pas commis.EL PECADO QUE NO SE PUEDE NOMBRAR, texte et mise en scène de Ricardo Bartis d'après Les Sept Fous et Les Lance-flammes de Roberto Arlt.Au Théâtre Prospero jusqu'au 7 mai (à guichets fermés).Le El Sportivo Teatral, sous la direction de Ricardo Bartis, nous entraîne dans un univers baroque et surréaliste, sordide et glauque. 6LP0801D0506 D-8 samedi - ARTS 6LP0801D0506 ZALLCALL 67 01:05:24 05/06/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Spectacles Heureux d'un printemps.et d'un show de Piché D'HIER De notre édition finale ALAIN BRUNET Paul Piché, souverainiste dépassé ?Idéologue d'une autre époque ?Entêté ?Immobiliste ?Manichéen ?Champion de causes usées ?Vous n'y êtes pas.Un esprit aussi poussiéreux ne pourrait être un diable de showman, un parolier de talent, charmeur malgré sa quarantaine et son petit bedon, chanteur de fort bonne tenue, libre penseur.Libre des causes qui semblent l'empeser.Comme toutes les fois que j'ai vu et entendu Piché en spectacle, les préjugés (pourtant tenaces à son endroit) s'égrenaient de minute en minute.L'applaudissomètre a tapé plusieurs fois dans le rouge jeudi soir au Spectrum, pour tout vous dire.Fans de tous âges entonnaient les refrains avec ardeur, leur beau Paul n'avait pas besoin d'appeler au loin.Vraiment pas.Ce public tricoté serré (mais issu de toutes les générations) y é t a i t p o u r beaucoup dans le triomphe renouvelé du chanteur.La trentaine et la quarantaine se réjouissaient, la vingtaine bruyamment, escaladait L'Escalier à grandes enjambées.Le voyage de Piché, pour reprendre le titre de son dernier disque, n'est pas un voyage organisé.La scène est simple, dépouillée, le drum de Pierre Hébert est disposé sous une (fausse) voûte devant laquelle le band et le chanteur s'escriment.On a jeté du lest dans cette musique, il y a de l'espace, une liberté certaine à tripoter les références.Ainsi, le rigodon de Y a pas grand-chose.se transforme en punk-rock, Paul Piché se métamorphose en Joe Strummer.Le Château de sable s'érige sur du rock et des guitares écorchées façon ZZ Top.Le claviériste Jean-Sébastien Fournier devient beatboxer (imitateur de beat) dans la très engagée Mauvais Calcul, servie sur fond de hip-hop.On aurait cru que Le Train, folk-pop de facture, avait été créé par les soeurs Mc Garrigle, que J'appelle était une gracieuseté de Steely Dan, que les arrangements du Voyage étaient imaginés par Daniel Lanois et U2.Bien sûr, il y a des ratés ; la progression d'accords de Ne fais pas ça ressemble étrangement à celle de Bamboleo, ce tube nauséabond des Gypsy Kings.Bien sûr, il y a des irritants.Certains effets de gorge du chanteur rappellent les roucoulements du gros Aaron Neville.Bien sûr, il y a des maladresses ; quelques rimes mal récitées dans Réjean Pesant, quelques rimes superflues et platement partisanes dans Heureux d'un printemps \u2014 je poursuis mon chemin pour un Québec souverain.Mais bon, personne n'est parfait.et on ne pourra pas dire que Piché se ménage sur scène.Bien au contraire, il se défonce littéralement.Pour arriver à une telle variété d'ambiances et pour lier le tout sous une bannière qui se nomme Paul Piché, un dénommé Rick Haworth, docteur ès guitares, est requis.Plus qu'avec les autres vedettes qu'il accompagne, c'est avec Piché que le génie de Haworth resplendit le plus sur scène.Une question d'espace.Alors ?Usé, le Paul ?Vous n'y êtes pas.Rempart de l'identité francophone d'Amérique, anticapitaliste pragmatique, opposant farouche à la mondialisation sauvage, détracteur des intellos qui se cachent dans leurs chaires et qui picossent la vacuité, béat devant ses yeux, submergé de tristesse dans Rien ne m'apaise (écrite à la mort de sa mère) Ce n'est pas d'hier qu'on méprise le côté prêchi-prêcha de Piché.Intitulée Pas grand-chose dans l'ciel à soir, une de mes premières critiques écrites pour le Montréal Campus le fustigeait, dénonçait son manichéisme.C'était au début des années 80.Vingt ans plus tard, il est encore de meilleur ton de lever le nez sur Paul Piché.Dans les milieux bien informés, les moues se multiplient lorsqu'il est question du personnage que l'on juge empoussiéré.Je gagerais ma chemise que la majorité absolue des porteurs de ce mépris n'ont rien entendu du Voyage, dernier album de Piché \u2014 et à peu près la moitié de son nouveau show.Fort bon, d'ailleurs.À sa hauteur.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Paul Piché, en spectacle au Spectrum jeudi soir. La Presse 6 mai 2000 Page D9 manquante 6LP1001D0506 D10 samedi 6LP1001D0506 ZALLCALL 67 00:57:37 05/06/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Disques Voyage confortable n Depuis le temps qu'on l'attendait, voici enfin un premier vrai album du pionnier de la drum & bass LTJ Bukem, par qui est arrivé en 93 le son planant, jazzy et atmosphérique, par opposition au style ultrapercutant et mécanique.Avec le faste Journey Inwards, un double album de pure détente sophistiquée, Bukem déballe les influences qui lui ont bien servi : jazz-funk dépoussiéré, soul orchestrale, chaudes envolées de clavier Rhodes (voir Rhodes to Freedom) ointes de cymbales éclatantes.Bukem voyage avec aise dans ces sonorités sans pousser tellement plus loin, malgré les tentatives hip hop/jazz-funk ou oh surprise ! deep house (Feel What you Feel).Journey Inwards est une belle synthèse du travail accompli, qui se complaît peut-être un peu dans une formule qui nous estdéjà familière.HHH 1/2 JOURNEY INWARDS LTJ Bukem Good Looking Records/Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Ribot cubano n Deuxième disque de Marc Ribot y Los Cubanos Postizos, cette formation new-yorkaise dont l'objet est de saler et poivrer de vieux tubes cubains (Arsenio Rodriguez, notamment) et d'y ajouter quelques compositions inédites \u2014 inspirées d'une lointaine époque, certes, mais livrées virilement, non sans humour.Pas de cuivres au menu de Muy Divertido, pas de véritable sonero, mais un guitariste déchaîné (Ribot) et un claviériste folichon (Anthony Coleman) qui bardassent avec une section rythmique (E.J.et Roberto Rodriguez) assez fidèle à la tradition cubaine, ce qui crée une tension intéressante entre orthodoxie et irrévérence.Le premier disque de Ribot avec ses Postizos m'avait laissé une impression de pastiche.Le groupe a fait du chemin, ça se sent.Sans vergogne, ses Postizos postillonnent dans la salsa.Après des mois de gérontocratie cubaine, ça fait du bien.HHH 1/2 MUY DIVERTIDO ! (VERY ENTERTAINING !) Marc Ribot y Los Cubanos Postizos Atlantic / Warner Alain Brunet Traumatisme hip hop n La formation underground Traumaturges terrorise la scène montréalaise depuis quelques années.Sa première production, gracieusement intitulée Suce mon index, illustre bien la couleur locale du hip hop rude.Son « joual style » ne convient pas aux chastes oreilles, mais il est franc, direct, percutant et représentatif de la direction que prend le hip hop underground.Les textes crus (et parfois puérils) leur permettent de régler des comptes avec la société (excellente Le Haut de la pyramide), l'immobilisme de l'industrie musicale (Rap Sale Montréal), la police et tous les empêcheurs de tourner en rond.La production, pour un disque indépendant, est bien faite à défaut d'être vraiment originale, avec des beats inspirés de la tradition Wu- Tang \u2014 arrangements mélo de cordes.Suce mon index fait preuve d'une détermination à faire avancer les choses, avec qualité.Rap sale, Montréal ?Ça ne fait que commencer.HHH 1/2 SUCE MON INDEX Traumaturges ATMusique (indépendant) Philippe Renaud collaboration spéciale Ne pas se fier aux apparences n Dean et Gene Ween se seraient-ils assagis ?Exit les chansons tordues et bizarrissimes.Fini les disques de country et de rock progressif surréalistes.Avec White Pepper, la plus étrange paire de faux-frères du rock alternatif américain opte pour une facture pop et (presque) bien léchée qui n'est pas sans rappeler les chansons les plus mélodieuses de l'album C h o c o l a t e & Cheese.Attention, ne pas se fier aux apparences.Sous la beauté et l'harmonie, Ween est demeuré un tandem d'ados fouteurs de merde, qui ne respecte ni père ni mère ni blonde ni rien.C'est ce qu'on appelle être subversif.En concert au Club Soda, le 7 mai.HHH 1/2 WHITE PEPPER Ween Elektra/Warner Jean-Christophe Laurence Cap sur nos racines n Ce premier album de la formation traditionnelle Perdu l'Nord berce la compagnie davantage qu'elle ne la swingue.Le jeune quintette a une vision très personnelle du folklore, qu'il teinte d'accents irlandais, folk québécois façon années 70, même arabe (À la claire fontaine/Cire d'abeille d'Orient, Ashuapmushuan).La section rythmique est remarquable, aux cymbales ruisselant gracieusement tout au long de ces 11 morceaux.Perdu l'Nord déconstruit lentement l'image du folklore style partys de sous-sol d'église au profit d'un son plus introspectif, plus posé.Et la présence d'une palette d'instruments à vents (hautbois, flûte irlandaise, flûte traversière) rend le produit fini agréablement velouté aux oreilles.Rien de nouveau (c'est quand même du folkore), mais néanmoins plaisant.HHH PERDU L'NORD Perdu l'Nord FAMA Communications/DEP Philippe Renaud collaboration spéciale Coup de Soleil n Il s'assagit, Henri Dès : dans les chansons de Du soleil, il se montre moins impertinent, plus sage.Comme si l'éternel grand frère était devenu plus adulte.C'est pas une maladie, d'accord.mais on s'ennuie du côté vif et taquin de l'auteur-compositeur-interprète.Ici, il parle des différences qu'il faut accepter, des lampes qu'il ne faut pas oublier d'éteindre, des papiers gras qui traînent dans les rues.Heureusement, certaines pirouettes finales sauvent les pièces de la morale plate.Et puis, il y a les airs, variés (rock, pop, folklore.), les arrangements, toujours soignés.Et Les Loups ! Un hit assuré.De ceux qui restent dans les oreilles, sans qu'on trouve à s'en plaindre.Parce que ce que fait « tonton Henri » demeure, malgré tout, du haut-degamme dans la chanson pour enfants.HHH DU SOLEIL Henri Dès Productions Mary Josée/Universal Sonia Sarfati Scofield (encore) dans le groove n Après avoir enregistré A Gogo avec Medeski, Martin & Wood, John Scofield nous revient avec un autre album groovy : Bump.Les musiciens embauchés rivalisent avec les sections funky qu'il a précédemment recrutées \u2014 les batteurs Eric Kalb et Kenny Wollesen, le percussionniste Johnny Almendra, les bassistes Chris Wood, David Livoski et Tony Scherr, le claviériste-échantillonneur Mark De Gli Antoni accomplissent tous un travail exemplaire.Il fait moins dans le vieux funk néo Steve Cropper, le père Scofield, il offre un disque assez allumé, moins porté sur la réminiscence, sans toutefois jeter quiconque par terre.En maintes occasions, il s'amuse à superposer guitares électriques et acoustiques, à nous servir des solos qu'il nous a déjà servis.Des groove respectables, une certaine rugosité harmonique, quelques rares trouvailles \u2014 la pièce Fez, en fait.HHH BUMP John Scofield Verve / Universal Alain Brunet Romantisme à l'ancienne n Ceux qui ont vu la charmante comédie sentimentale Return to Me seront sûrement d'accord : voilà un film qui distille un relent de douce nostalgie, alimenté non seulement par l'histoire « de coeur » qui s'y trouve, mais aussi par les choix musicaux qu'a effectués la réalisatrice Bonnie Hunt.Comment diable peut-on résister aux ballades assassines de Dean Martin (Good Mornin' Life, Buona Sera) ?Aux atmosphères suavement romantiques et un brin cochonnes du Jackie Gleason Orchestra (The Best is Yet to Come) ?À Smokey Robinson (I Second that Emotion) ?L'écoute de cette solide compilation, constituée de tubes d'un autre âge, mais aussi de quelques pièces d'atmosphères signées Nicholas Pike, ne pourra faire autrement que de susciter en vous, à vos risques et périls, des élans sentimentaux insoupçonnés.HHH RETURN TO ME RCA Victor / BMG Classics Marc-André Lussier collaboration spéciale Post-mortem, prise 2 n D'accord, Jeff Buckley était un des auteurs- compositeurs-interprètes les plus doués et prometteurs d'Amérique.D'accord, il est disparu beaucoup trop tôt (noyé dans le Mississippi, après avoir fait un disque et demi) et Dieu sait quel fabuleux destin aurait pu être le sien.D'accord, ses prestations scéniques étaient incandescentes et troublantes d'introversion, ce qui explique peut-être ce disque live posthume.Aussi précieux soient ces enregistrements, fallait-il pour autant les commercialiser ?Il est probable que deux écoles s'affronteront sur ce point.L'ironie n'en demeure pas moins : en comptant le disque de démos paru il y a deux ans, Jeff Buckley aura fini par sortir plus de disques post-mortem que de son vivant.En ce qui me concerne, cela commence à sentir le charognage.Laissez dormir le mort ! HHH MYSTERY WHITE BOY Jeff Buckley Columbia/Sony Jean-Christophe Laurence Dix-neuf ans, pop adulte n On l'a d'abord connue comme Fleur de Lys dans la distribution de Notre-Dame de Paris.Voici maintenant son premier disque sur le label de Guy Cloutier.À 19 ans, l'Acadienne Natasha St-Pier montre d'indéniables qualités de chanteuse.La voix est chaude et limpide, à mi-chemin entre Maurane et Céline.Le ton est juste, les éclats bien dosés, on devine de l'intelligence dans l'interprétation.Deux ou trois titres (Et la fille danse, Tu m'envoles) feront sûrement leur chemin jusqu'aux radios qui rockent et détendent.Pour le reste, peu de surprises, beaucoup de déjà entendu.On nage dans la variété romantique la plus réchauffée, à commencer par ce texte particulièrement moyen de Luc Plamondon (Dans mes nuits), qui se prend soudainement pour Serge Gainsbourg (« Viens entre mes reins.»).Enfin, Natasha n'est-elle pas un peu jeune pour plonger aussi creux dans les eaux de la pop adulte ?HH À CHACUN SON HISTOIRE Natasha St-Pier PGC Jean-Christophe Laurence PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Le nouvel album de Michel Cusson, Camino, témoigne d'un jazz pluriculturel.Le cinéaste pour l'oreille ALAIN BRUNET L'agenda de Michel Cusson est rempli jusque dans ses recoins les plus infimes.Musiques pour téléséries, musiques de films et musiques pour mégaspectacles meublent le carnet de commande de notre ex- Uzeb.L'effet Omertà, à n'en point douter.Mais il y a aussi l'effet printanier : au cours des mois qui viennent, le guitariste retrouvera le plaisir de jouer.D'où l'album Camino, dont on verra la résultante sur scène au prochain Festival international de jazz de Montréal.Une pause, donc, avant plonger de nouveau dans la composition.Depuis environ cinq ans, son cocon de création a pris le dessus sur ce jazz hybride qu'il avait mis au point avec le Wild Unit, premier projet post- Uzeb.Le succès remporté par la série Omertà l'a vraiment mis au premier plan de nos compositeurs spécialisés dans l'image-mouvement.Beaucoup plus payant que le Wild Unit.« Je gagne bien ma vie, convient notre interviewé, mais c'est vraiment par goût que je fais ça.Fallait que je sorte de mon milieu pour apprendre autre chose.Avec l'image, t'apprends beaucoup.Ça a pris beaucoup de place.» Indeed.Le téléphone de dérougit pas, Cusson et son équipe doivent prendre de l'expansion et ainsi aménager un plus grand studio dans la nouvelle résidence longueuilloise du compositeur.Les excellentes musiques d'Omertà lui ont ouvert tout un marché de productions audiovisuelles nécessitant de puissantes musiques instrumentales.Après avoir réalisé la trame sonore des Légendes Fantastiques (spectacle présenté de nouveau cette année à Drummondville), Michel Cusson faisait la conception sonore d'un mégaspectacle à Honolulu, Ulalena, avec l'aide précieuse du percussionniste Luc Boivin, un vieux complice.Est-il besoin d'ajouter que notre homme est comblé ?« Je travaille avec plein de monde, ça m'arrive comme par magie ! s'exclame-t-il.À Hawaii, on a préféré des Québécois à des Américains, car nous connaissons le danger de perdre notre culture.On a donc travaillé avec du talent hawaiien.Ça ne peut pas faire autrement que t'influencer.» Cusson vient aussi de terminer la musique de Tag, une télésérie sur les gangs de rue réalisée par l'équipe des deux premières saisons d'Omertà.« On s'est payé la traite ! Mon besoin d'électronique, en fait, il s'affirme là.Quand je joue, je n'ai pas envie de la même affaire.» Michel Cusson ne campe peut-être plus le rôle du guitar hero, mais un musicien de cette trempe doit jouer.Et Camino étanche cette soif de jouer sans artifices.« J'avais envie d'être plus acoustique (sans faire dans la formule unplugged) car, dans un orchestre, la guitare acoustique donne plus de dynamique que l'électrique.Je ne renie pas mon passé, mais mes pièces plus récentes se démarquent de l'éternelle succession d'accords.Elles se rapprochent plus de l'émotion.Remarque que j'ai conservé le groove de guitare électrique à la fin du disque, mais je ne voulais pas que ce groove casse la dynamique d'ensemble.» Pas d'échantillonneur, donc, pas de boucle superposée, pas de machines.Pas question d'amalgamer les deux approches ?« Pas pour l'instant en tout cas.J'avais le goût de travailler tout simplement sur la musicalité.Je voulais un album spontané, avec ses qualités et ses défauts.On répétait rapidement, on montait sur scène, il y avait une communication entre les musiciens.Quelque chose de très simple, finalement.» Camino est le résultat de sessions exceptionnelles réalisées il y a exactement un an à L'Air du Temps, ce bar qui fut un laboratoire pour Michel Cusson.Le guitariste remercie d'ailleurs l'ancien propriétaire du club, Louis Côté, de lui avoir permis de vivre ces expériences aux côtés du bassiste Éric Auclair, du percussionniste Luc Boivin, du saxophoniste et multi-instrumentiste Michel Dubeau, du claviériste Stephan Montanaro et du batteur Mark Kelso.« C'est le fun d'avoir capté ces moments de transe, soulève l'interviewé.Certains soirs, on ne se rendait même plus compte de ce qu'on jouait tellement on était partis ! Je ne voulais pas qu'on se retienne, on a capté l'énergie de la place.Tu écoutes ce disque et, à un moment donné, tu découvres qu'il est live.» Pièces d'inspiration latine, hongroise, celtique, Camino témoigne d'un jazz éminemment pluriculturel.« J'avais déjà commencé à tripper sur les musiques du monde avec le Wild Unit.Là, je le fais avec plus de profondeur », conclut notre cinéaste pour l'oreille. 6LP1101D0506 D11 sam.(Arts) 6LP1101D0506 ZALLCALL 67 00:57:10 05/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 D 11 LE THÉÂTRE EN BREF Wajdi au MAI n Le texte est de Jason Sherman (l'auteur de Trois dans le dos, deux dans la tête).La mise en scène est de Wajdi Mouawad.Le tout s'intitule Reading Hebron, a valu à Sherman le prix du Gouverneur général de théâtre en 96, et est présenté au MAI jusqu'au 21 mai.Reading Hebron prend comme point de départ le massacre d'Hébron, lorsqu'un colon juif a ouvert le feu sur des musulmans en prière.Le spectacle est produit par le Teesri Duniya Theatre, la compagnie qui a précédemment créé Counter Offence/ L'Affaire Farhadi.Info : 982-3386.À Saint-Hyacinthe n Les diplômés d'interprétation théâtrale du cégep de Saint-Hyacinthe présentent, jusqu'au 13 mai à la salle Léon-Ringuet du collège, une version scénique de Kamouraska d'Anne Hébert, réalisée et mise en scène par Guy Beausoleil.Il ne faut pas s'attendre à voir là une reconstitution historique, à la manière du film de Claude Jutra, mais plutôt une évocation.À la Petite Licorne n La Légende de la femme squelette (Une histoire d'eau) reprend du service à la Petite Licorne, les 7, 8, 14 et 15 mai.Un voyage imaginaire écrit par Patrick Quintal, livré par la conteuse Sylvie Marchand et le musicien René Béchard.Un voyage dans un petit village de bord de mer où hommes et femmes portent bien sûr des histoires secrètes, cachées comme une honte. La Presse 6 mai 2000 Page D12 manquante La Presse 6 mai 2000 Page D13 manquante 6LP1401D0506 D14 sam.(Arts) 6LP1401D0506 ZALLCALL 67 01:01:57 05/06/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Rock Supergrass (Mick Quinn, Gaz Coombes et Danny Goffey) se produit au Spectrum demain.Supergrass: fini les p'tites vites JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE « On ne s'est jamais vraiment considérés comme un groupe de britpop.On ne réagit pas non plus si les gens nous collent cette étiquette.En fait, on s'en fout un peu.Bien sûr, on a quelques points en commun avec des groupes comme Oasis \u2014 les guitares, les mélodies \u2014, mais notre lien avec eux est sans doute plus humain que musical.Parce qu'entre toi et moi, je ne trouve pas leurs chansons particulièrement inspirantes.Celui qui parle, c'est Mick Quinn, bassiste du groupe Supergrass.Joint dans sa maison d'Oxford entre deux tournées, le musicien est en train de mettre à jour le site Web du trio anglais.« Je viens de coucher les enfants.Ma copine est sortie boire un verre.Je suis seul dans le salon et mon sofa sent la moisissure.» Si vous pensez que les vedettes rock mènent une vie trépidante à longueur d'année, voilà de quoi ramener à la réalité.« Danny vient probablement de coucher ses enfants lui aussi.Il y a sans doute quelques rock stars dans sa cuisine.Gaz doit être chez lui à jouer de la guitare.À moins qu'il ne soit au pub en train de caler des bières », ajoute Mick, ton monocorde et accent british à couper au couteau.Pas aussi populaire qu'Oasis ou Stereophonics, mais assez pour être abonné aux pages des magazines spécialisés (Q, NME, Melody Maker), Supergrass est sans doute un des meilleurs groupes anglais des dernières années.En 1995, le trio avait entamé sa carrière sur les chapeaux de roue avec un premier disque surprenant de fraîcheur et de vitesse d'exécution (I Should Coco).Deux albums plus tard, « Superherbe » a légèrement ralenti la cadence.Les voix à l'hélium ont fait place à des mélodies brit-pop plus classiques ; le punk-pop mitraillette a été remplacé par des grooves mid-tempo et quelques expérimentations dans les textures sonores.Plusieurs se sont interrogés sur les nouvelles orientations artistiques de Supergrass.Certains ont affiché leur déception devant ce virage en douceur.Les plus polis ont évoqué la maturité, les mauvaises langues ont parlé de paresse.Qu'en pensent les principaux intéressés ?« Je suppose qu'on a fini par s'épuiser à jouer aussi rapidement chaque soir.J'ajouterais que les pièces à tempo rapide sonnent très mal dans les grosses salles \u2014 surtout si tu manques d'expérience.À l'époque de I Should Coco, on jouait dans des petits endroits, c'était parfait.C'est devenu plus difficile quand nous sommes passés à des théâtres de plus grande envergure.Cela dit, je crois qu'aujourd'hui, nous sommes devenus assez bons pour dépasser ce problème.Pour tout dire, on commence à en avoir un peu marre des morceaux plus lents.Si je me fie à nos derniers spectacles, on recommence à avoir envie de jouer des trucs plus punk et plus trashy.Qui sait, on va peut-être continuer dans cette direction.» Bien reçu en Europe (où il est sorti il y a presque un an), le dernier album du groupe (éponyme) vient à peine d'être lancé en sol américain.C'est connu : les groupes anglais ont l'habitude de se casser les dents sur l'Empire State et la statue de la Liberté.Pour Supergrass, il s'agit d'une troisième tentative de percée aux États-Unis.Mais cette fois, la formation a mis toutes les chances de son côté.Mécontent des services de Capitol aux États-Unis (« Ils n'ont pas bougé un petit doigt pour nous », lance Mick), le trio est passé sous les jupes de l'étiquette Island qui, diton, considérerait le groupe comme une priorité.« Les États-Unis ne sont pas une fin en soi, observe Mick.Mais personne ne serait fâché que ça marche.Nous avons déjà un cercle de fans, à nous de l'élargir.On dit souvent qu'un succès en Angleterre paie les comptes, mais un succès en Amérique, c'est encore mieux : ça assure la fin de tes jours.» « Les États-Unis ne sont pas une fin en soi.Mais personne ne serait fâché que ça marche.» 6LP1501D0506 D15 sam.(Arts) 6LP1501D0506 ZALLCALL 67 00:56:25 05/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 D 15 NOUVELLES DU DISQUE Hamelin: quatre parutions n Prochaines parutions de Marc- André Hamelin, chez Hyperion, comme toujours : un récital Schumann, un récital Villa-Lobos et, avec orchestre, The Age of Anxiety, de Leonard Bernstein, et le Concerto de William Bolcom.« Le Bernstein et le Bolcom sont particulièrement intéressants parce qu'ils ont été précisément écrits par des pianistes », observe Hamelin.Holzmair et Beethoven n Après Schubert, le baryton Wolfgang Holzmair se tourne vers Beethoven et donne le cycle An die ferne Geliebte, de nouveau avec Imogen Cooper au piano, chez Philips.Sokolov et Bach n Première contribution du pianiste russe Grigory Sokolov à l'anniversaire Bach : une intégrale de L'Art de la fugue, en deux disques, chez Opus 111.D'autres parutions Bach-Sokolov sont prévues.Opus 111 annonce par ailleurs une autre réalisation du même Art de la fugue non instrumenté : par le Concerto Italiano, ensemble instrumental que dirige Rinaldo Alessandrini.L'opéra de Bloch n Un inédit chez Actes Sud : le premier enregistrement de Macbeth, l'unique opéra d'Ernest Bloch, composé sur une adaptation française d'Edmond Fleg du texte de Shakespeare, et créé à Paris en 1910.L'oeuvre est chantée ici par Jean-Philippe Lafont et Markella Hatziano.COMPLET 1er juin 6LP1601D0506 D16 sam.(Arts) 6LP1601D0506 ZALLCALL 67 00:56:17 05/06/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Disques Semaine du 7 mai 2000 SD CS 1 1 I TRY Macy Gray 4 2 SEXBOMB Tom Jones 2 3 BE WITH YOU Enrique Iglesias 7 4 THE BAD TOUCH Bloodhound Gang 6 5 YOU SANG TO ME Marc Anthony 3 6 MARIA MARIA Santana 5 7 BETTER MAN J.Gaines & Soul Attorneys 11 8 WHEN Shania Twain 10 9 THIS TIME AROUND Hanson 15 10 OOPS.! I DID IT AGAIN Britney Spears 14 11 THONG SONG Sisqo 13 12 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton 8 13 I'M OUTTA LOVE Anastacia 9 14 ONLY GOD KNOWS WHY Kid Rock 21 15 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo 12 16 OTHERSIDE Red Hot Chili Peppers 19 17 CRASH AND BURN Savage Garden 20 18 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 23 19 THE ONE Backstreet boys 16 20 AMERICAN PIE Madonna 22 21 CAN'T STOP Jacksoul 25 22 (MUCHO MANBO) SWAY Shaft 17 23 NEVER LET YOU GO Third Eye Bling 26 24 MY WORLD IS YOU Oliver Haze 27 25 PARTY ALL NIGHT Mytown 29 26 DON'T GIVE UP Chicane & Bryan Adams 30 27 SIMPLE KIND OF LIFE No Doubt \u2014 28 IT'S MY LIFE Bon Jovi \u2014 29 I WILL LOVE AGAIN Lara Fabian \u2014 30 PUMPING ON YOUR STEREO Supergrass SD CS 3 1 JUSTE POUR TE PLAIRE Sylvain Cossette 1 2 LE MENTEUR Nicola Ciccone 5 3 PSYCHOLOGUE Kevin Parent 4 4 LES NOTES Natalie Lorio 7 5 COMME-TOI Infini-T 9 6 J'IRAI OU J'IRAI PAS Luc De Larochellière 2 7 TENDRE FESSE Éric Lapointe 6 8 QUAND JE PENSE À TOI Chris de Burg 10 9 ROCK POUR UN GARS DE BICYCLE (REMIX) Diane Dufresne 18 10 QUAND ?Martin Deschamps 12 11 LES PARFUMS DE SA VIE Florent Pagny 13 12 JE RESTERAI MOI Jodie Resther 14 13 SI TU M'AIMES ENCORE Mitsou 15 14 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel 16 15 SEPTIÈME CIEL Jane Fostin 17 16 LOIN DE CHEZ MOI Bruno Pelletier 8 17 JE VOUS EMMERDE Katerine 19 18 QUI EST CET HOMME Laurence Jalbert 20 19 TANT QUE L'AMOUR EST LÀ Leyla Doriane 21 20 RÉINCARNEZ-MOI La Chicane Lettres intimes au piano GUY MARCEAU collaboration spéciale Alain Lefèvre est connu, et reconnu, comme pianiste et interprète.Avec Lylatov, son plus récent disque, il dévoile pour la première fois ses talents de compositeur dans une série de lettres intimes au piano, un album des plus personnels.Alain Lefèvre laisse les grandes effusions orchestrales le temps d'un album et signe six des douze miniatures qui composent Lylatov qui sera lancé lundi au Whisky Café.Si Cadenza, son précédent, visait à rejoindre un grand public, Lylatov habite une classe à part et s'adresse aux inconditionnels du piano.Mais ce n'est pas sans une certaine pudeur à livrer ses propres oeuvres qu'il a cédé aux insistances de son ami Guy A.Lepage, instigateur du projet, qui a produit avec Jacques Primeau son septième disque (Audiogram).Sa première composition remonte à 1979, soit un an avant de remporter le Grand Prix au Concours international Alfred-Cortot à Milan.Depuis, son parcours est jalonné de succès aux quatre coins du globe avec plusieurs orchestres internationaux où il est régulièrement invité à se produire sous la baguette de chefs prestigieux, notamment Charles Dutoit, Jukka- Pekka Saraste, Vladimir Spivakov, Henri Dutilleux et John Corigliano.En 20 ans, son tiroir secret s'est garni d'un corpus de 47 compositions inédites.Pourquoi les sortir maintenant ?« Parce que j'avais des choses à dire à des personnes que j'aime et qui ont été ou sont encore très importantes pour moi.J'ai eu envie de leur rendre hommage à ma façon.Mais c'est aussi un cadeau que je me fais, un cadeau du coeur, car parfois il faut avoir l'humilité de dire merci.» C'est qu'Alain Lefèvre ne fait rien à moitié et met tout son coeur à ce qu'il entreprend.Pas étonnant que l'amitié, l'amour, la mort, les voyages, la joie et la tristesse constituent des thèmes privilégiés et soient une source profonde d'inspiration.« Composer, c'est se mettre à nu.Ce sont mes émotions qui suscitent l'inspiration créatrice.Quand j'ai appris la mort de mon père, le vertige et le désespoir furent indescriptibles et j'ai senti papa passer près de moi.Je me suis assis au piano et j'ai composé Un ange passe, que je lui ai d'ailleurs dédié.» Mais si à l'écoute de Lylatov, la musique recèle des messages intimes dont le sens échappe à l'auditeur, Alain Lefèvre prend un soin particulier à faire ses dédicaces luimême dans le livret : aux amis de ses parents qui l'ont accueilli à l'étranger comme leur propre fils (Lylatov), à son grand amour (Ma Jojo, Mon absolue), ou à la Grèce où il fit ses débuts (Ilios).Une seule exception : la dernière plage, Cool Cole, un trio jazzy-swing de sa plume qu'il interprète avec Michel Donato, contrebasse et René Massicotte, batterie, et qu'il dédie de vive voix sur le disque au fils décédé de son ami et chef d'orchestre Carl St- Clair (concerto de Corigliano).Outre ses compositions et des pièces d'Érik Satie, Alberto Ginastera, André Mathieu, et Rodgers & Hart (sa version de My Funny Valentine), Lylatov inclut une pièce inédite du compositeur Claude Champagne que lui a inspiré l'amour de ses deux filles qui, d'ailleurs, n'en connaissaient même pas l'existence.« Claude Champagne n'a jamais joué cette pièce et l'a confiée à son amie Antoinette Massicotte qui m'a enseigné jusqu'à 17 ans.À sa mort, elle m'a légué ce manuscrit original et Lylatov s'est imposé comme l'occasion idéale de lui rendre ce cadeau inestimable.» Plein de projets Alain Lefèvre compte bien graver un disque uniquement avec ses compositions, mais il confirme que ce n'est pas pour tout de suite.« C'est le temps qui manque, pas les projets ! » D'ici à la fin de l'année, son agenda ressemble à un bottin téléphonique.Après la promotion de Lylatov, il amorce en juillet une tournée de récitals en Europe, et en septembre il commence une autre tournée qui l'amènera en Argentine, au Brésil et au Mexique.Il sera aussi de la Tournée dans l'île avec l'Orchestre métropolitain et Yannick Nézet-Séguin dans le premier concerto pour piano de Tchaïkovski qui débutera en novembre et se terminera en décembre à la Place des Arts.À la fin de l'année, il doit enregistrer des transcriptions d'oeuvres de Bach et Wagner par Liszt.Ce disque est l'une des quatre nouvelles moutures que prépare le pianiste montréalais cette année avec des concertos de Mozart, un live au Megaron d'Athènes (Bach-Liszt) et le début d'une intégrale des sonates de Schubert (étalée sur cinq ans).Plus près de nous, il s'arrêtera à Montréal le 11 août pour se produire au Festival du Domaine Forget.Un essoufflant parcours avant lequel il prend une pause pour présenter Lylatov, qui au fait, signifie « bonne nuit ».PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Alain Lefèvre : « Composer, c'est se mettre à nu.Ce sont mes émotions qui suscitent l'inspiration créatrice.» 6LP1701D0506 D17 sam.(Arts) 6LP1701D0506 ZALLCALL 67 00:56:05 05/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 D 17 Disques Un sommet: le Bach de Tureck CLAUDE GINGRAS Laissons musicologues et exécutants se quereller à savoir s'il faut jouer Bach au clavecin ou s'il faut le jouer au piano.L'expérience a démontré que les deux sont possibles.De toute façon, le débat, aujourd'hui, porte sur deux intégrales pianistiques des 48 préludes et fugues du Clavier bien tempéré, le « Klavier » du titre original (orthographié « Clavier » même dans certaines éditions allemandes) indiquant clairement que Bach destinait ces pages à tout clavier organisé en douze demi- tons égaux, c'est-à-dire à tout clavier « bien tempéré » : le clavecin, le clavicorde, l'orgue même, et jusqu'au piano alors naissant.Deux femmes défendent ici la thèse d'un Bach au piano : Rosalyn Tureck et Angela Hewitt.Deux femmes appartenant à des générations différentes mais qui, d'une certaine façon, se rencontrent ici.Née en 1914, l'Américaine Tureck enregistra son Clavier en 1952-53.Réalisée en mono et d'abord publiée en 33-tours par la Decca américaine, son intégrale vient de passer chez Deutsche Grammophon en un coffret de quatre compacts.La Canadienne Hewitt, née en 1958, a gravé son Clavier en 1997-99 en Angleterre chez Hyperion, qui répartit les deux livres de 24 préludes et fugues en deux coffrets de deux disques chacun.Détail intéressant, les deux pianistes ont enregistré leur intégrale au même âge, soit à environ 40 ans.Pour l'une et l'autre, il ne s'agit pas là d'une expérience isolée, bien au contraire.Chacune est une spécialiste de Bach, même que Tureck n'a presque rien joué d'autre de toute sa vie.Elle a gravé plusieurs fois les Variations Goldberg, au piano et même au clavecin, et les a réenregistrées pour DG en 1998, à 84 ans, et fort remarquablement, pendant que Fonovox sortait ici le live de sa mémorable exécution de 1980 à la salle Claude- Champagne.Hewitt, qui a elle aussi gravé de très respectables Goldberg, l'an dernier chez Hyperion, donne cette année le Clavier bien tempéré en concert à Montréal et à Lanaudière.Le discophile pour qui la qualité sonore compte avant tout choisira sans hésiter le Clavier de Hewitt, tout récent et d'une absolue fraîcheur.Précision importante : la pianiste joue ici sur un grand Steinway et non sur le pauvre Yamaha de Glenn Gould sur lequel elle présente son intégrale de concert.À côté de cette grande sonorité Steinway-Hyperion, le son mono et un peu sourd de la version Tureck accuse ses proches 50 ans, bien qu'il reste très satisfaisant.Le choix est plus difficile si, acceptant deux contextes sonores aussi différents, on écoute d'abord la musique.Au départ, chez les deux pianistes, l'entière possession du texte ne fait aucun doute, avec, pour chaque diptyque, un prélude de caractère improvisé et, lui répondant, une fugue dont toutes les voix sont bien localisées.Les deux livres, de 24 préludes et fugues chacun, totalisent donc 96 pièces.Et les deux intégrales, 192 plages.L'écoute systématique, sur deux lecteurs, partition en mains, de chaque pièce, tantôt par Tureck puis par Hewitt, tantôt par Hewitt puis par Tureck \u2014 l'ordre inversé est voulu \u2014, découvre deux conceptions pianistiques et musicales parfois rapprochées, bien que près d'un demi-siècle les sépare, mais deux conceptions le plus souvent différentes et même opposées.Si certains préludes sont joués de la même façon, si certains minutages sont absolument identiques, par contre quantité de tempi, accents et dynamiques sont assez contradictoires pour créer l'impression de deux pièces distinctes.Incisive chez Tureck, l'articulation devient nerveuse chez Hewitt.Romantique chez l'une et l'autre, le phrasé est plus large chez l'aînée et plus souple chez la cadette.Et la sonorité, indépendamment des questions d'ordre technique, paraît plus profonde chez Tureck et presque aérienne chez Hewitt.Quelle version choisir donc ?À celle pleinement satisfaisante de Hewitt, il manque la longue fréquentation de cette musique qui, à chaque instant, est évidente chez Tureck.J.S.BACH Das Wohltemperierte Klavier (« Le Clavier bien tempéré »), BWV 846 à BWV 893 HHHH Rosalyn Tureck, pianiste (Deutsche Grammophon, mono, coff.de 4 d., 463 305-2) HH1/2 Angela Hewitt, pianiste (Hyperion, deux coff.de 2 d.chacun, CDA67301/2 et CDA67303/4) 6LP1801D0506 D-18 samedi - ARTS 6LP1801D0506 ZALLCALL 67 01:02:05 05/06/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Télévision Expositions Animatrice zen CHANTAL GUY collaboration spéciale Le sourire de Marie-Claude Lavallée inondait le Porto Bistro ce mercredi après-midi, comme le soleil chauffait la rue Ontario.Sa chemise bleue parfaitement accordée à ses yeux, elle transportait avec elle la même atmosphère intimiste qui fait s'ouvrir étonnamment ses invités à Entrée des artistes.Le secret de ce calme et de cet apaisement qu'elle dégage se trouve peut-être dans le yoga, qu'elle pratique depuis neuf ans.« \u2018Nobody listens anymore.et you listen !' m'a dit un jour mon professeur », lance-telle en riant.Mais c'est peut-être tout simplement ses 24 ans d'expérience en journalisme qui pèsent dans la balance.À 20 ans, après des études en musique, elle décroche un poste de rédactrice à Toronto pour Radio-Canada alors qu'elle commence à peine ses cours en réalisation à l'Institut polytechnique Ryerson.Nous sommes en 1976.Rapidement, elle devient journaliste, puis animatrice et lectrice de nouvelles.Elle a tenu la barre du Montréal ce soir de 1984 à 1992, a animé l'émission de télé du matin à Ottawa de 1992 à 1994, VSD Bonjour en 1996 et, depuis trois ans, elle nous offre Entrée des artistes à RDI, en plus de lire les nouvelles le weekend.À 44 ans, elle a enfin obtenu la semaine de quatre jours, ce qui lui permet d'assouvir sa boulimie de cinéma pendant ses congés.« Je peux voir cinq ou six films en deux ou trois jours », confesse-t-elle.Et ça, c'est sans compter sa passion pour le théâtre où, voilà quelques années, elle allait une à deux fois par semaine.« J'ai comme on dirait deux natures en moi : il y a une personne qui est excessivement sérieuse, excessivement réfléchie sur les choses du monde, la justice sociale, probablement parce que mes parents étaient deux travailleurs sociaux.Mais j'ai toujours gardé un contact avec les arts, la musique surtout.» Depuis un an, elle retourne à ses premières amours en suivant des cours de chant avec Lucette Tremblay.« Je me verrais très bien dans une chorale de gospel, mais là où ça brasse vraiment ! Ou alors les grands classiques, comme le Messie de Haendel ou la neuvième de Beethoven », raconte-t-elle.Encore le contraste ! Amoureuse de l'Italie, c'est encore pour la musicalité de la langue qu'elle s'est inscrite à des cours d'italien.La veille de l'enregistrement d'Entrée des artistes, c'est avec de la musique plein la tête qu'elle arpente les berges du fleuve.« En général, quand je fais ça, l'émission du lendemain doit être belle.Je m'en fais un devoir », dit-elle pensive.Et, effectivement, Marie-Claude Lavallée nous a offert quantité de rencontres mémorables dans son petit studio dénudé, avec pour seul décor deux micros et une table.Faut le faire ! Les invités européens, paraît-il, sont tombés sous le charme de l'émission en soulignant qu'il n'y a rien de semblable chez eux.« C'est l'humain qui m'intéresse.Je ne m'intéresse pas aux potins, soutient-elle.L'humain me fascine, me passionne ; j'ai l'impression que si Dieu me prête vie jusqu'à 100 ans, je n'aurai même pas commencé à comprendre le dixième de l'humain, dans sa grandeur, sa folie, sa beauté et sa laideur.Et c'est ça, mon défi, à Entrée des artistes.Si, dans la demi-heure, on a touché un petit peu la personne et que la personne s'est laissée toucher pour se montrer un peu et que ça a pu rejoindre quelqu'un à la maison, j'ai vraiment réussi l'émission.» Marie-Claude Lavallée est bien sûr la première à être touchée par les confidences de ses invités.« Après mon entrevue avec Clairette, j'ai pleuré, parce que Clairette, elle est magnifique.C'est ce qui fait qu'on est heureux de faire ce métier-là.Vous m'auriez donné 10 millions après cette entrevue et je vous aurais dit : je n'en ai pas besoin.» Si 10 millions, ça ne change pas le monde, Marie-Claude Lavallée, elle, le change.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Depuis le 2 mai, le musée Pointe-à-Callière propose une exposition regroupant des artefacts symboliques du dernier siècle parmi lesquels on retrouve, entre autres, le bulletin de vote, le blue jeans, la télévision et la bouteille de Coca-Cola.Souvenirs du XXe siècle MARIE-ANDRÉE AMIOT Si vous aviez à imaginer 20 objets qui ont marqué le XXe siècle, que choisiriez-vous ?Des incontournables comme l'ordinateur ?Le téléphone ?La télévision ?Mais si on vous proposait le sac à ordures ou la bouteille de Coke, seriez-vous d'accord ?Et la pénicilline, les vaccins ou la Déclaration universelle des droits de l'homme, ça vous irait ?Le jeans ?Le bulletin de vote ?La navette spatiale ?Pas facile de choisir des artefacts symboliques de tout un siècle.C'est à ce rude exercice qu'ont dû se soumettre, le mois dernier, sept membres d'un jury dans le cadre d'un appel à la population lancé en novembre par le musée Pointe-à-Callière.En tout, 650 personnes ont offert leur vision du XXe siècle, texte justificatif à l'appui.Les membres du jury hétéroclite venaient du milieu artistique, académique, scientifique, journalistique ou des affaires.Ils devaient non seulement choisir les 20 objets les plus significatifs, mais également trouver le commentaire accompagnateur le plus éclairé.Pendant deux semaines, ils ont épluché toutes les suggestions.Certaines ont fait l'unanimité.Comme l'automobile, les machines électroniques programmables, l'avion, la télé, la radio, le téléphone.D'autres ont forcé des discussions.Le Coke ou le Big Mac ?Le jean ou le t-shirt ?Le sac (à ordures) ou le bac (à recylage) ?D'autres encore ont fait hausser le ton.La chargée de projet du musée, Louise Pothier, a préféré ne pas révéler les détails des échanges, mais son sourire en disait long.On sait que les souliers de course et les bâtons de hockey ont été rejetés.Un membre aurait bien voulu voir ajouter le pèse-personne.Belle illustration en effet de notre société.Pendant qu'une partie de la planète meurt de faim, l'autre hémisphère ne compte plus les maladies reliées à l'embonpoint.La suggestion n'a pas été retenue.Certains des commentaires étaient touchants.Le jeune Alexander, 11 ans, a proposé un casque de soldat de la Deuxième Guerre mondiale.« Parce que les guerres furent de grands événements tristes qu'il ne faut pas répéter dans ce siècle.» La bouteille de Coke a été choisie par une personne qui a déclaré qu'elle était « symbolique du siècle de consommation et du contrôle par des compagnies multinationales.» Plusieurs personnes ont eu la même vision.Plus de 70 personnes ont choisi l'ordinateur et ses dérivés.Presque autant que la télévision.Mais des objets, devenus indispensables, ont été oubliés.Aucune mention d'appareils électroménagers : pas de frigo, de laveuse ou de micro-ondes.Pas non plus de musique ou de support musical.Et on a préféré la cinécaméra aux films qu'elle a produits.Des symboles représentant les 20 objets sont exposés au musée depuis le 2 mai.On a utilisé une hélice en bois pour l'avion et le volant d'une Chrysler 1953 pour l'automobile.Le Cosmodome a prêté une tuile de la navette spatiale pour illustrer la conquête de l'espace et un béret bleu des Nations unies représente les Casques bleus.Le 17 mai, les objets seront placés sous scellé dans un coffre en cuivre fabriqué pour l'occasion par le sculpteur Jacek Jarnuszkiewicz.En présence des gagnants, on déposera le coffre dans une des trois voûtes du musée autrefois utilisées par la Royal Insurance Building.Les objets y dormiront pendant cent ans.Le 17 mai 2100, les descendants des gagnants seront invités à voir de quoi se chauffaient leurs ancêtres dans l'ancien temps ! PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Marie-Claude Lavallée : «C'est l'humain qui m'intéresse.Je ne m'intéresse pas aux potins.» Claude Théberge THE CONINGSBY GALLERY 30 Tottenham Street LONDRES, U.K.W1 9PN du 2 au 13 mai 2000 6LP1901D0506 D19 sam.(Arts) 6LP1901D0506 ZALLCALL 67 00:57:53 05/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 D 19 À l'affiche cette semaine Exposition Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre Par i Sci, l'été THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) La Chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams.Mise en scène de Fernand Rainville.Trad.de Michel Dumont et Marc Grégoire.Avec Maude Guérin, Normand D'Amour, Michel Dumont, Rita Lafontaine, Marc Legault, Guy Provost, Adèle Reinhardt et Alain Zouvi.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 13 mai.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Dès mar., 20h, Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.Trad.de Normand Chaurette.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Nathalie Gascon, Julie Vincent, Jean Marchand, Henri Chassé, Frédéric Desager, Luc Chapdelaine, Jean-Pierre Chartrand, Kathleen Fortin, Maxim Gaudette, Thomas Graton, Jean-Sébastien Lavoie, Renaud Paradis, Julie Perreault, Lorraine Pintal et Michel Poirier.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Auj., 20h, Rêves, de Wajdi Mouawad.Avec Éric Bernier, Manon Brunelle, Estelle Clareton, Pierre Collin, Pascal Contamine, Claude Despins, Michel F.Côté, Marie-Claude Langlois, Steve Laplante, Isabelle Leblanc, Hélène Loiselle et Louise Turcot.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis) Auj., 20h, Exils, de Philippe Soldevia, Robert Bellefeuille et Marcia Babineau.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Marcel Aymar, Robert Bellefeuille, Ginette Chevalier, Annie La Rochelle, France La Rochelle, Diane Losier et Éloi Savoie.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Électre, de Sophocle.Trad.de Jacques Lacarrière.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux, Andrée Lachapelle, Marc Béland, Anne Dorval, Christiane Pasquier.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 20 mai.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Dès mar., 20h30, Beautés Divines, de Jean Asselin.Avec Francine Alepin, Jean Asselin, Jean Boilard, Diane Dubeau, Kathleen E.Fortin, Jacques E.Le Blanc, Juan Ibarra, Marie Lefebvre, Alexandra Malbranque, Isabelle Thivierge.Présentation de Omnibus.- (Salle de répétion) - Dim., lun., 20h30, La Salle d'attente, d'Anne Dandurand.Avec Alexandrine Agostini et Anne Dandurand.LA LICORNE (4559, Papineau) Jack et Jill, de Jane Martin.Trad.de Pierre Gendron et Sophie Lorain.Avec Isabel Richer, Pierre Gendron, Éric Perreault, Annie-J.Berthiaume, Vincent Giroux et Martin Collin.Mar., jeu., ven., sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 20 mai.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Dim., lun., 20h, La Légende de la femme squelette, conte de Patrick Quintal, en collaboration avec Sylvie Marchand.Production Sylvie Marchand, Patrick Quintal et René Béchard.Sylvie Marchand, conteuse.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Auj.et dim., 20h, Dié-yo anrajé - Les Dieux sont fous.Mise en scène de Muriel de Zangroniz.Avec Hélène de Blois, Marie-Hélène Côté, Julie Lallier, Dominique Marier et Mark-Antoine Tremblay.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Lun., 20h30, Contes érotiques du monde arabe.Avec Sylvi Belleau et Élyse Pelletier.MAI (3680, Jeanne-Mance) Reading Hebron, de Jason Sherman.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Anna Fuerstenberg, Rachelle Glait, Joel Miller, Howard Rosenstein et Harry Standjofski.Du mer.au sam., 20h30; dim., 14h30 et 19h30.Jusqu'au 21 mai.THÉÂTRE NATIONAL (1220, Ste-Catherine E.) Auj., 20h, Il y a foule au manoir, collage de textes de Jean M.Tardieu.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Presque par hasard une femme, Élizabeth, de Dario Fo.Mise en scène de Patrice Tremblay.Avec Sylvie Bibeau, Ghislain Bourdeau, Manon Cardinal, Érik Christensen, Judith Gauthier et Patrice Tremblay.Ven., sam., 20h.Jusqu'au 13 mai.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Auj., 20h, Arsénic et vieilles dentelles, de Joseph Kesselring.Mise en scène de Luc Meloche.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (salle Léon-Ringuet, 3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) Kamouraska, version scénique du roman d'Anne Hébert.Mise en scène de Guy Beausoleil: 20h, sauf dim., Jusqu'au 13 mai.Danse PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Jeu.et ven., 20h, les Grands Ballets Canadiens.Aprroximate Sonata, de William Forsythe, Without Words, de Nacho Duato, et Symphonie de psaumes, de Jiri Kylian.Série Les Grands Européens.ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., jeu.et ven., 20h30, série des majeurs avec Estelle Clareton, Dominique Porte et Jean-Pierre Mondor.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 14 h, Trio Gagné-Richard: master-class publique.Dim., 15 h 30, Trio Gagné-Richard.Fauré, Dvorak, Pépin.Mar., 20 h, Les Boréades de Montréal.Biber, Delalande, Telemann, Vivaldi.Mer., 20 h, Patrick Mallette, basse, et Éric Laporte, ténor.Au piano: André-Sébastien Savoie et Michael Mc Mahon.Mozart, Duparc, Mahler, Mendelssohn, Beethoven, Fauré, Massenet.Jeu., 20 h, Vincent Ranallo, baryton, et Mireille Lagacé, pianofortiste.Die schöne Müllerin (Schubert).CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Virginia Spicer, flûtiste, Gary Russell, violoncelliste, et Sandra Hunt, pianiste.Liebermann, La Montaine, Villa-Lobos.Mar., 20 h, I Medici di Mc Gill.Dir.Wanda Kaluzny.Dr Michael Flanders, flûtiste.Wagner, Mozart, Beethoven.ÉGLISE ST.ANDREW'S-DOMINION DOUGLAS (687, Roslyn) Auj., 20 h, Choeur de l'église, dir.Margaret de Castro, et ensemble de musique médiévale Fin'Amor.SALLE JEAN-EUDES (3535, boul.Rosemont) Dim., 14 h 30, Clermont Tremblay, baryton.Daunais.ÉGLISE DU GESÙ Dim., 15 h, Bowdoin Chorus et Down East Singers (Maine).Dir.Anthony Antolini.Liturgie de s.Jean Chrysostome (Rachmaninov).CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE Dim., 15 h 30, Philip Crozier, organiste.Bach, Bull, Jongen, Litaize, Ropek.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Dim., 19 h 30, Choeur d'enfants de Mc Gill.Dir.Erica Phare.Jeu., 20 h, Ensemble Allegra.Copland, Prokofiev, Schumann.Ven., 20 h, Ensemble Arion et ensemble vocal.Dir.Hervé Niquet.Motets et Litanies (Charpentier).PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 19 h 30, Orchestre Métropolitain.Dir.Yannick Nézet- Séguin.Olivier Thouin, violoniste.Passaggio (Provost), Concerto pour violon (Dvorak), Symphonie no 6 (Pathétique) (Tchaïkovsky).PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Lun.et mar., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Frank Peter Zimmermann, violoniste.Macbeth (Strauss), Concerto pour violon (Berg), Symphonia domestica (Strauss).Grands Concerts.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Jeu., 20 h, Ensemble de guitares L'Hexacorde.Ligeti, Cage, Bach, Webern, Hétu.SALLE ANDRÉ-MATHIEU (Laval) Mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Laval.Dir.Jean- François Rivest.Judy Kang, violoniste.Symphonie-Minute (Evangelista), Concerto pour violon et Symphonie no 7 (Beethoven).Variétés PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Auj.et dim., 20h, Laurence Jalbert et Dan Bigras.THÉÂTRE OLYMPIA (1004, Ste-Catherine E.) Mer., jeu.et ven., 20h, Daniel Lemire.THÉÂTRE ST-DENIS Auj., 17h et 21h, Jean-Michel Anctil.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 20h, Paul Piché; dim., 20h, Supergrass; lun., 20h, The Matthew Good Band.CASINO DE MONTRÉAL Au Cabaret qui chante.Avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu'au 8 juin.CASINO DE MONTRÉAL Country 2000, hommage aux grands noms du country, tels que Kenny Rogers, Anne Murray, Willie Nelson, Dolly Parton, Garth Bookds, Shania Twain, Patrick Norman, Renée Martel, Willie Lamothe.Du mer.au dim., 21h.Jusqu'au 7 mai.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Les Crooners, avec Yoland Sirard, Yvan Pion, Nelseon Lever et Francesco Verracchia.Du mer.au sam., 20h; dim., 14h.Jusqu'au 28 mai.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Jeu.et ven., 22h30, Marie-Josée Lapointe chante Joni Mitchell.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Dim., 20h, Ween.CABARET (2111, St-Laurent) Mar., 20h, Supreme Beings of Leisure.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Mer., 20h, Le jour n'a d'égal que la nuit , hommage à Anne Hébert, avec Mireille Cliche et Nancy R.Lange.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Dim., 21h30, groupe Pervers polymorphe; mar., 20h, Tara Mac Lean.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 21h, The Jerry Portnoy Blues Band.LION D'OR (1676, Ontario E.) Mer., 21h, la Bande à Louis; jeu., 20h30, cabaret Y'a d'la joie.Avec Suzanne Hurtubise, France Charron, groupe 3/4 Putains, Sonia Johnson, Félix Stüssi, Gilles Bernier et groupe Poética.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Yelo Molo et Monochrome.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Mario Frédette et Gilbert Lauzon.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., 22h, Youssou Seck.LE ZEST (2100, Bennett) Auj., 20h30, Renée Claude.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 20h et 22h, Hip-Hop Comedy with a cultural twist, avec Fred Ricks, Mugga, Kirk Nugent et Wil Sylvince.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Catherine E.) Dim., 20h, Amorphis, Moonspell et The Kovenant.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Alexandre Belliard et les Chiens bleus; lun., 20h30, le Stephen Barry Band.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Auj., 20h, Sasha Dominique et Mario Gendron.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Dim., 21h, Reset.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Denis Gadoury.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.0 Auj., 22h, Carabian Report; dim., 21h30, Troïka; lun., 21h30, Spirale.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 22h, Serge Lachapelle et Ian Parenteau; mer., 22h, July d'Ann.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 20h45, Juan Jose Carrenza.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 22h, Moon Dogs; dim., 22h, Zulum.JAZZONS (300, Ontario E.) Dim., 22h, Skip Bey et Tim Jackson; mer., 22h, Félix Stüssi et Alex Bellegarde.LE LAURIER (5141, St-Denis) Auj., 22h, les Touristes; mer., 22h, Gino Dickie.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, hommage à Gainsbourg avec Sylvie Royer et Thierry Fortuit.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Billy Craig; dim., 22h, Nick Payne et Rick Weston.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et Jean Custeau; dim., 21h30, Thierry Fortuit chante Brel; lun., 21h30, Tªmas Jensen chante Renaud, Desjardins.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Nathalie Renault; dim., Quartette Dave Turner: Jean Beaudet; dès 21h.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe The Unthinkables.LES BOBARDS (4328, St-Laurent) Auj., dès 21h, Milton Esteban.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Auj., 22h, les Gitans d'Osman.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 22h, Parkside Jones.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., dès 22h, Robert David.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20h, La Nef.BOURBON STREET (Ste-Adèle) Auj., 20h30, Martin Perrizello et Éric Savoie.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Paul Daraîche.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Michel Cusson.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Ligne abstraite: série langage plastique.Exposition Oeuvres-phares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan.- Dès jeu., exposition André Martin - mes modèles-autoportrait.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques et De Boucher à Vuillard: dessins de maîtres française de la collection.Du mar.au dim., de 11h à 18h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Collection Mémoire du 20e siècle.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Auj.et dim., de midi à 17h, oeuvres de Hrafnhildur Arnardottir, Margret Haraldsdottir Blondal, Hildur Bjarnadottir, Magnus Sigurdarson et Katrin Sigurdardottir.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Estampes de Daniel Sylvestre, Monique Pourtalès, Mariam Mintz, Michelle Lanteigne, Michel Landry, Michel Lancelot, Manon Lambert, Diane Jutras, Paula Franzini, Daniel Erban, Isabelle Desjardins et Guita Caiserman-Roth.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 28 mai.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Métamorphose Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Auj., de midi à 18h, exposition Encore.BORDUAS (207, Laurier O.) Monotypes de Michel Lancelot et Nadia Turovsky.Eauxfortes de Walter Bachinsky.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Auj., de midi à 17h, oeuvres d'Aude Moreau et sculptures de Millie Chen.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Auj.et dim., de 11h à 17h, exposition Vues et points de vue: l'architecture de Borromini dans les photographies d'Edward Burtynsky.Exposition Les lieux de la couleur.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE COPIE-ART (813, Ontario E.) Oeuvres de Sylvain Lavallée.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 10 mai.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Sculpture-installation de Marie-Odile Candas Salmon et photographies de Gail Paslawski.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 27 mai.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Oeuvres de Michel Guilbeault, Stella Pace et Philippe Corriveau.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 4 juin.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Gaétan Cantin, Claire Savoie et Jean Dubois.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 3 juin.ÉDIFICE BELGO (espace 418, 372 Ste-Catherine O.) Oeuvres de Marie Bineau et Thérèse Vachon.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 27 mai.FARFELU (39, Somerville, Westmount) Verre d'art contemporain de Jean Bélanger.Jusqu'à lundi.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Auj., de midi à 17h, peintures de Jean Gaudreau.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Petits formats de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.GALERIES D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Riopelle, Borduas, Lemieux, Mousseau, Dumouchel, Fortin, Surrey, Hurtubise, Brandtner, Castelli.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Oeuvres de Monique Voyer.Jusqu'au 28 mai.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Exposition Ailleurs: Édouard Baldus, Robin Collyer, Guy Pellerin dans le cadre de Carte grise à Pierre Dorion.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 28 mai.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Pierre Lussier.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h30.Jusqu'au 11 mai.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Formes multiples.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 28 mai.GALERIE DES PETITS FRÈRES DES PAUVRES (1380, Gilford) Oeuvres de Carole Arbic.Du mer.au sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 20 mai.GALERIE DOMINION (1438, Sherbrooke O.) Oeuvres de Nasco Pelev.Jusqu'au 20 mai.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Guy Saint-Arneault.Jusqu'au 3 juin.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Armen Yepogan.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 20 mai.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Dès dim., oeuvres de Patricia Nguyen M.Huong.Jusqu'au 14 mai.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Raymonde Duchesne, Joanne Gauthier et Pierre Giroux.Jusqu'à lundi.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN (Centre des arts Saidye Bronfman, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition À corps perdu, d'Eldon Garnet.Jusqu'au 28 mai.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Oeuvres de Marc Leduc.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 3 juin.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes de John Fitch, Miss Drke et E.de Puydt.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Dès dim., exposition Couleurs en fête.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 28 mai.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Expositions Mont Royal - un monde à part, photographies de Linda Rutenberg, et Dans les profondeurs de la ville: les ravins de Toronto, photographies de Steven Evans.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 3 juin.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES (234, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Bédard, Normand Boisvert, Anne Van Mierlo, Zeljko Sélès, Jannine Wesselmann, Albric Soly, Lynda Schneider Granaststein, Régis Martin, Alberto Béas et Luigi Tiengo.Jusqu'au 23 mai.GALERIE SCHORER (5686, av.Monkland) Oeuvres de M.N.Evette, Stanley Cosgrove, John Little, Miyuki Tanobe, Rose Wiselberg, Louise Scott, Philip Surrey, Sylvia Mendel.Jusqu'au 16 mai.GALERIE SEAGRAM'S (453, St-François-Xavier) Oeuvres de Juan Aquino.Jusqu'au 14 mai.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, Notre-Dame-de-Grâce) Peintures de Guy de Malherbe.Du mar.au sam., de 11h à 18h.Jusqu'au 3 juin.GALERIE TREMBLAY-MONET (460, Ste-Catherine O., espace 300) Photographies de Guy Tessier.Du mer.au sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 28 mai.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Dessins et contrastes de Stéphanie Béliveau.Du mer.au ven., de midi à 189h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 27 mai.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Luc Tanguay.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Exposition Le choix des artistes.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 27 mai.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Oeuvres de Rodrigue Bélanger et Milutin Gubash.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 juin.GALERIE WADDINGTON & GORCE (1446, Sherbrooke O.) Auj., estampes internationales.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Auj., oeuvres de Louise Scott et Dawn Mc Cracken.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Auj.et dim., installation de Patricia Reed.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres sur papier de Françoise Barraud, Jean-Pierre Sauvé et Anait.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 15 mai.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Auj.et dim., de midi à 18h, peintures de Leng Heng.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Exposition Un Quatuor de l'estampe, oeuvres de Louis Pelletier, Carlos Calado, Julie Pelletier et Elmyna Bouchard.Du mer.au sam., de 11h30 à 17h30.Jusqu'au 20 mai.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de David Blatherwick et Alexandre David.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 20 mai.QUARTIER ÉPHÉMÈRE (405, Ste-Catherine E.) Exposition Visite du port, oeuvres de Mark Lewis, Kristina Solomouka et Régine Galland.Jusqu'au 15 mai.USINE C (1345, av.Lalonde) Oeuvres d'Yves Boucher.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 20 mai.VALÉRIE LETARTE collaboration spéciale À compter d'aujourd'hui, le Vieux-Port de Montréal reprend ses activités estivales, mais sous un nouveau nom : i Sci.Le concept comprend d'abord et avant tout une remarquable exposition scientifique éducative qui, avec ses aires d'échange, ses ordinateurs, ses panneaux explicatifs et ses postes d'écoute, n'est peut-être pas spectaculaire au premier coup d'oeil, mais s'avère passionnante à l'usage.Testée cette semaine auprès de plusieurs groupes scolaires, la gigantesque activité multimédia a suscité beaucoup d'enthousiasme.Répartie en trois vastes salles, cette exposition permet, par exemple, de faire le point sur certaines idées reçues en matière de nutrition, de comprendre la notion de code génétique, de faire de la radio dans un véritable studio, d'imaginer une bicyclette virtuelle ; elle nous fournit les armes pour lutter contre des virus informatiques, nous alerte sur les zones de contamination qui peuvent exister à la maison, nous consulte pour gérer les forêts.Le visiteur, qui apprend en s'amusant pour vrai, peu importe l'âge et le niveau de connaissances, pousse des manettes, appuie sur des boutons, actionne des leviers et répond à des jeux-questionnaires.L'activité chouchou, d'après les guides éducateurs rencontrés, c'est la fabrication toute simple d'avions en papier, qu'on fait voler, qui piquent du nez, et dont on explique le comportement en vulgarisant d'efficace façon les grandes théories du poids, de l'air et de la vitesse.Il y a tant à faire qu'il n'est pas exagéré de prévoir plusieurs visites pour faire le tour complet de cette exposition.À la différence d'Expotec (qu'elle remplace et surpasse), i Sci s'installe de façon permanente.Évolutive, l'exposition s'améliorera au fur et à mesure.Et vos commentaires seront bienvenus.Deux autres nouveautés complètent le concept : Espace Vital, cinéma interactif, et Passages, film Imax 3D qui met en vedette le Cirque du Soleil.Réactions mitigées dans ces deux cas, on attend le verdict du public cible, vos enfants ! Info : 514 496-i Sci ou 1 877 496-i Sci.ÉTÉ CULTUREL Le cahier spécial L'Été culturel de La Presse, sur les activités artistiques et culturelles qui se dérouleront cet été au Québec, sera publié le 27 mai.Veuillez nous faire parvenir avant le 15 mai la programmation des festivals, théâtres d'été, musées, etc.à l'adresse suivante : Fleurette Bélanger, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Par télécopieur : 514 285-4814.2857353 EllS SanchO (Anciennement La Cava) Avril au Portugal au Vieux-Montréal au Fine cuisine portugaise Fados, guitares, piano 7 soirs Fruits de mer, viande, volaille, gibier 111, Saint-Paul Est (514) 861-4562 Beaucoup de stationnement P Apr s une journ e ORDINAIRE P Souper EXTRAORDINAIRE P Ambiance EXCEPTIONNELLE 256, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tél.: (514) 861-1989 Menu pour la 1, rue St-Paul O.Vieux-Montréal (514) 287-9582 Fête des Mères MODAVIE EST FIER DE VOUS PRÉSENTER NOTRE NOUVEAU MENU SOUPE TÔT DISPONIBLE LES FINS DE SEMAINE ENTRE 16 H ET 19 H Soupe minestrone ou salade mixte Suprême de poulet provençale et trois crevettes géantes à la lime et chili 21,95 $par personne incluant un verre de porto pour les mères Soupe du jour CHOIX DE Steak teryaki Saumon grillé servi avec de l'huile de citron Spaghettini méditerranéen Dessert Tiramisu inclus RESTAURANT BAR 16,95 $ par personne 6LP2001D0506 D20 sam.(Arts) 6LP2001D0506 ZALLCALL 67 00:58:27 05/06/00 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 Bon restaurant de quartier Bioalimentaire en vedette Tous les printemps, sans que l'on y soit pour quelque chose, les pommiers qui fleurissent transforment les paysages.Et les citadins prennent le chemin des vergers pour s'emplir les yeux d'une beauté qui touche le coeur.Tous les paysages, malheureusement, ne sont pas peuplés de pommiers.La pollution visuelle frappe souvent les décors naturels.L'importance de les préserver, et celle de paysager les zones ingrates ou délaissées ne font pas toujours partie de nos réflexions.agricoles.L'horticulture, qui semble être devenue une passion, transforme les ruelles et les balcons des villes.Et les villages qui fleurissent les façades et les petits ponts enjambant les rivières sont des points de charme pour ceux qui vivent là, autant que pour ceux qui se promènent en touristes.Même si, à première vue, le concours connu sous le nom de Fleurir le Québec n'apparaît pas comme faisant partie du secteur bioalimentaire, il s'inscrit dans le programme des grands événements du bioalimentaire québécois que vient de lancer M.Rémy Trudel, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.Trois autres concours font partie de ce programme.Le Mérite national agricole n'est pas un nouveau-venu.Il est bien établi puisque la 111e édition est en préparation.Le concours vise cette année les régions Montérégie Est et Montérégie Ouest.Le Mérite national des pêches et de l'aquiculture, lancé cette année, mettra en valeur les activités d'un secteur que l'on a un peu oublié et qui, en entrant dans le programme, ajoute une dimension importante à l'agroalimentaire, qui devient ainsi le bioalimentaire.C'est sur la table que se retrouvent les produits ! Le Mérite national de la restauration et de l'alimentation marquera l'importance des réseaux de la restauration, de l'hôtellerie, de l'alimentation dans la valorisation des produits des régions et celui de la culture gastronomique du Québec.À ces quatre concours, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation ajoute un événement promotionnel en créant les Journées nationales du goût et des saveurs, une activité qui complète, d'une certaine façon, toutes les autres.Le plaisir de la dégustation est le point sur le « i » de la production.Lors du lancement de ce programme, Télé-Québec annonçait un partenariat avec le MAPAQ pour produire et diffuser quatre émissions spéciales dans le cadre de la série Cultivé et bien élevé.Ces émissions spéciales d'une heure illustreront le dynamisme des secteurs de l'agriculture, des pêches, de la restauration.Ces événements répondent à cette volonté du ministre de « reconnaître, honorer et promouvoir » le savoir-faire des 400 000 personnes oeuvrant dans ce secteur du bioalimentaire qui génère un chiffre d'affaires de 12 à 14 milliards.GASTRONOTES Françoise Kayler La rue est commerçante, vivante sans être bruyante.Le restaurant a transformé l'une des devantures et s'est installé, bien intégré dans la vie du quartier.L'enseigne porte le nom du propriétaire.Il est chez lui, accueillant, ne négligeant rien pour renseigner et pour faire la conversation si l'occasion se présente.L'atmosphère est détendue comme le sont celles qui se créent lorsque des maisons attirent des clientèles d'habitués.D'ouverture relativement récente, Chez Parra a les qualités du genre et pourra retenir sur la Rive-Sud ceux qui cherchaient cette atmosphère de l'autre côté du pont.Le restaurant est coquet, attirant du dehors et confortable en dedans.Le décor ne joue pas sur le côté folklorique du bistrot.Il est chaleureux, simple et bien construit, joliment aménagé, appuyé sur quelques détails intéressants, certains fonctionnels et jouant leur rôle élégamment.On a choisi d'accrocher des toiles d'artistes qui trouvent là un lieu d'exposition, pour le bonheur du restaurateur et le plaisir du client.Chez Parra propose une carte et une table d'hôte d'un genre particulier.Ce soir-là, du moins, où elle comprenait soit le dessert, soit le café.En jolie présentation et en bonne portion, l'assiette de poissons fumés offrait truite et saumon.Les deux, très légèrement touchés par la fumée, auraient pu avoir plus de saveurs, être mieux parfumés.Mais la chair douce compensait, par la texture, ce qui manquait dans le goût.L'entrée d'escargots avaient des qualités tout à l'opposé de celles que recherchent les amateurs d'escargots à l'ail.Les petites bêtes étaient à nues dans l'assiette, reçues par une sauce crémeuse, joliment parfumée à l'estragon.La chair était tendre, le mariage avec la sauce était doux et discret.Chez Parra, le choix des plats va du sage à l'extravagant.Le choix de l'autruche peut être extravagant.Cette chair maigre a des qualités.Mais elle a le défaut de ne pas avoir de goût.Pour en faire un plat savoureux, il faut plus que de la bonne volonté.Le pavé d'autruche était beau, bien présenté, tendre et, malgré l'annonce d'une sauce au café, très terne.Les figues de la garniture n'étaient pas intégrées dans le plat et la sauce avait une fluidité perverse.Le plat de saucisses, par contre, avait de la présence.La charcuterie, rebondie et pulpeuse, bien assaisonnée, avait un tonus que la présence que la pomme complétait bien, mais que la sauce à l'érable soutenait trop timidement.Au dessert, la mousse aux framboises nappée de chocolat était du genre que l'on voudrait avoir oublié.La crème brûlée était belle, douce sous sa couverture craquante.CHEZ PARRA 181, rue Saint-Charles Ouest Longueuil 450 677-3838 Fumée : une seule salle ; deux sections ; ventilation adéquate Assiette de poissons fumés Escargots, sauce estragon Saucisses, pomme et érable Pavé d'autruche, figues et sauce au café Crème brûlée Mousse aux framboise et chocolat Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 39,75 $ RESTAURANTS Françoise Kayler (450) Depuis 1973 Restaurant français Award of excellence «The Wine Spectator » Brunch de la fête des Mères Adultes 20 $ Enfants 13 $ Magicien Table d'hôte à partir de 21,95 $ Réservez dès maintenant Au coeur du Vieux-Montréal 158, rue Saint-Paul Est Tél.: 866-5194 / 866-5988 Le brunch musical de la f te des M res La coupe de mimosa ou le jus d'agrumes L'assiette viennoise, ses confitures maison et ses fruits frais La terrine de canard aux pistaches et ses charcuteries L'assiette de fromages fins et sa miche L'oeuf bénédictine en nage de petits légumes et sa salade jardinière au parfum de l'olivier.Les suggestions du chef L'émincé de filet mignon flambé au brandy sauce aux champignons des bois ou Le filet de saumon et ses perles de mer, sauce à la crème au pernod ou Le roulé de pintade farcie de gibier, sauce à l'orange et aux canneberges La coupe au fromage aux poires et aux deux chocolats Café, thé, infusions 20,95 $ (enfants 12,95 $) Bonne fête des Mères du Fleuron du Coeur! 6LP2101D0506 D21 sam.(Arts) 6LP2101D0506 ZALLCALL 67 00:58:05 05/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 MAI 2000 D 21 vin Oh!veritas de mai: un pas en avant! Pendant quelques mois, la gamme de vins mis en vente par la SAQ dans le cadre de son opération mensuelle vin Oh! veritas fut fort ordinaire.Elle s'est nettement améliorée en mai, heureusement.De la vingtaine de vins qui sont commercialisés à partir d'aujourd'hui dans les 44 plus grandes succursales (Sélection), certains offrent en effet de bons rapports qualitéprix.sans compter la présence, dans le lot, de deux vins extrêmement réputés, à savoir le Sauternes Château d'Yquem et le Cabernet Sauvignon Reserve Napa Valley Mondavi.Voici donc de brèves descriptions de ceux qui m'ont semblé être les plus intéressants de ces vins, que la presse spécialisée a pu goûter la semaine dernière, à l'exception d'un seul (Moulin-à-Vent 98 Dominique Perron).Vin d'Espagne, d'une appellation proche de la Rioja, le Carinena 90 Monasterio de las Vinas Reserva montre bien l'étonnant potentiel de garde de certains vins de ce pays.Moyennement corsé, velouté en bouche, c'est un vin aux arômes de fruits rouges, relevé par une note viandée.Sans grande complexité, mais pas du tout simple non plus.Et vendu à prix doux.854422, 14,65 $, HH(H) $($) 2-3 ans sans doute.Très boisé (il sent et goûte la sciure de bois), flatteur, et même racoleur, le Shiraz 97 South Australia Wolf Blass, qui ne s'embarrasse pas de nuances, est un vin lui aussi moyennement corsé, qui plaira aux amateurs de vins très épicés.506691, 16,50 $, HH $$ 3-4 ans.Rioja Crianza 96 Vina Salceda, d'Espagne.La robe est grenat, un peu orangée en bordure du verre (un signe d'évolution), le bouquet de bon volume, réunissant des notes de fruits rouges et cuits, avec un boisé bien présent et, aussi, une note d'iode.Relativement corsé, c'est un vin à la belle texture, sans dureté, avec des saveurs à la fois de fruits rouges et cuits, conformes à ce qu'annonce le bouquet.Très beau Rioja.883603, 19,75 $, HHH $$ 5-6 ans.Côtes de Provence 98 Domaine de Saint-André de Figuière.Élaboré avec surtout du Mourvèdre (60 %), c'est un vin au bouquet plutôt simple, mais invitant, tout en fruits rouges, et relevé par une note iodée, moyennement corsé, tannique sans dureté, avec de l'éclat et la même fraîcheur sur le plan gustatif.Mais sans que le prix soit excessif, ce n'est pas donné.894569, 22,90 $, HH(H) $$($) 3-4 ans environ.Coteaux du Languedoc 97 Château Puech-Haut.Richement coloré, généreux sur le plan olfactif, très épicé, et donc avec un boisé insistant, il a du corps, de la chair, des tannins gras, tout en étant également très marqué par le bois en bouche.Autrement dit, il faut aimer les vins très épicés pour apprécier.Et c'est cher.894444, 27 $, HH(H) $$$ 4-5 ans.Deuxième vin du Margaux Château Rauzan-Ségla (et donc élaboré avec les fruits des jeunes vignes), le Ségla 96, très coloré, au beau bouquet bien mûr et relevé de notes rappelant un peu le chocolat, est un vin étonnamment charnu, ample, aux beaux tannins gras et aux saveurs alléchantes.Et qui tiendra la route un bon moment.Très beau bordeaux, mais bien cher.899419, 22,25 $ la demibouteille, HHH(H) $$$$ 5-6 ans.(Offert aussi en bouteille de 750 millilitres, 858738, 44 $.) Vin que ses nouveaux propriétaires ont métamorphosé, et pour le mieux, le Pessac-Léognan 97 Château Smith Haut Lafitte tire très élégamment son épingle du jeu dans ce millésime de qualité moyenne.tout en coûtant terriblement cher ! Sans être opaque, la couleur est soutenue, le bouquet, de volume moyen, tout à fait distingué, très Médoc, m'a-t-il semblé, même s'il s'agit d'un vin de la région des Graves, avec une bouche de même niveau, bien que ce ne soit pas un vin très concentré, aux tannins raffinés, et dont l'aprèsgoût persiste un bon moment.C'est Bordeaux, avec la grâce et l'harmonie qui sont ses plus belles marques de commerce.894337, 75 $, HHH(H) 4-5 ans.Comptant parmi les grandes vedettes de Californie, le Cabernet Sauvignon Reserve Napa Valley 96 Mondavi vous en met, lui, plein la vue ! Une belle robe bien colorée, un bouquet exubérant, volumineux, nuancé (fruits rouges et noirs, cuir, aussi comme des notes de résine, etc.), beaucoup d'éclat en bouche, beaucoup de matière également quoique ce ne soit pas du tout un vin hyper-concentré, des tannins nobles et gras : on tombe sous le charme.« Cindy Crawford », osa murmurer à son sujet, pour le décrire, un membre de la presse.Déjà délectable, quoique, bien sûr \u2014 c'est une vedette \u2014, il coûte lui aussi très cher.Vendu sous deux numéros de code (480665 et 870863), 85,75 $, HHHH 4-5 ans, bien qu'il se puisse qu'il tienne beaucoup plus longtemps.D'un millésime jugé très moyen pour l'appellation Sauternes, le Sauternes 94 Château d'Yquem est néanmoins un vin à la robe bien colorée, au bouquet large, profond, aux notes insistantes de fruits confits (d'ananas, entre autres), passablement marqué par ces odeurs particulières que donne le botrytis (ou pourriture noble) à ces vins.Le vin est onctueux en bouche, bien sucré, puissant comme Sauternes, mais, à mon avis, sans tout à fait la distinction habituelle de ce vin.Vendu sous trois numéros de code (895201, 895227, et 895250), 145 $.la demi-bouteille, HHHH 6-10 ans peut-on croire.D'autres vins Le propriétaire du Château Lagrezette, à Cahors, Alain-Dominique Perrin, multiplie les cuvées de son vin, avec tout au sommet de l'échelle la Cuvée Dame Honneur, toujours d'une concentration exemplaire.Le dernier-né est le Cahors 98 Les Hauts de Grezette, tout en fruit, au plus moyennement corsé, moins typé Cahors que les autres, simple, facile, au bon goût de fruits et aux tannins sans dureté, à servir bien frais.Dans les succursales ordinaires (SO),10,95 $, H(H) $ 1-2 ans.Des bourgognes Vin qu'on avait l'habitude.d'assommer à coups de planche, exagérément boisé, donc, et qui n'avait plus rien du Chablis, le Chablis 98 Champs Royaux William Fèvre se présente tout autrement dans ce millésime.Peu coloré, c'est de nouveau du Chablis, au nez typé, étonnamment généreux, distingué, aux arômes minéraux et dont seulement une petite note évoquant le beurre donne à croire qu'il a vu le bois (ce qui est le cas quoique seulement une partie du vin soit élevée en fûts de chêne).Même générosité du fruit en bouche, de la finesse, et des saveurs de qualité, les arômes qui lui viennent du bois n'apparaissant qu'après un long moment d'aération.SO, 19,90 $ HHH $$ 2-3 ans.Moins ample, plus étroit, si je puis dire, le Chablis 1er cru Vaulignot 98 Louis Moreau est de son côté l'archétype du bon Chablis.Le bouquet est incisif, minéral, à la fois délicat et insistant, non boisé, la bouche toute en finesse, peu corsée (c'est du Chablis), avec en même temps beaucoup de classe, et un après-goût qui reste un bon moment.Superbe.480285, 26,70 $, HHH(H) $$$ 4-5 ans.DU VIN Jacques Benoit BRUNCH DE LA FÊTE DES MÈRES Venez fêter la fête des Mères dans un site enchanteur.Tirage de prix de présence Prix: 2195$ par personne service et taxes inclus (enfants de moins de 12 ans, moitié prix) Le service se fera à la salle à dîner de 11 h 30 à 14 h 30.Pour renseignements et réservations, composez le (514) 631-6624 Golf Dorval 2000, av.Reverchon Dorval Souper dansant avec Jos Maria pianiste-chanteur mercredi au dimanche Brunch de la fête des mères 1695$ Gastronomie italienne et française FINE CUISINE ITALIENNE FRUITS DE MER Table d'hôte 3132, rue Sherbrooke Est Montréal 527-8313 I 521-0194 3872, boul.Saint-Charles Pierrefonds R servations: (514) 620-4444 Restaurant « Châtel Vienna » Superbe brunch pour vos mamans 30 plats chauds et froids.18,95 $ Somptueuse vue sur le lac des Sables à Sainte-Agathe.Réservez tôt au (819) 326-1485 La Presse 6 mai 2000 Page D22 manquante "]
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