La presse, 11 mai 2000, Cahier A
[" 4LP0102A0511 A1 JEUDI 4LP0101A0511 ZALLCALL 67 00:43:16 05/11/00 B 1 3 4 6 R MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 P 116e ANNÉE, NO 199, 76 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DE QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Les hôpitaux se fichent des déficits Le premier ministre et la ministre de la Santé tentent de les rappeler à l'ordre DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Avec un déficit de 150 millions qui se dessine, Québec s'inquiète d'un mouvement de contestation dans les hôpitaux qui jugent insuffisants les crédits accordés par Québec en 2000-2001.Le gouvernement Bouchard va brandir aujourd'hui la menace d'une éventuelle mise en tutelle prévue au récent projet de loi.Le premier ministre Bouchard va mettre le poing sur la table ce matin lors d'une rencontre privée à Montréal où ont été convoqués les directeurs généraux des plus importants hôpitaux du Québec, a appris La Presse hier.L'Association des hôpitaux du Québec a fait circuler une directive parmi ses membres \u2014 l'ensemble des établissements \u2014 invitant les dirigeants à dépenser selon « les vrais besoins » plutôt que de comprimer artificiellement les budgets.Aussi, en dépit d'une injection récurrente de 400 millions et l'effacement des déficits accumulés lors du dernier budget Landry, le réseau hospitalier vogue tout de même vers un nouveau déficit pour 2000-2001, qui oscillera entre 115 et 150 millions, prévoit-on.Pour la seule région de Montréal, on se dirige vers un déficit de 60 millions cette année.« J'ai demandé à l'Association des hôpitaux d'être responsable », a expliqué hier à La Presse la ministre Marois qui sera à la rencontre d'aujourd'hui à Montréal avec les directeurs des hôpitaux universitaires du Québec et des instituts spécialisés.Elle a insisté pour que le premier ministre Bouchard soit présent afin de faire le point sur la suite des choses.« On ne menace personne, mais il y a une loi.Il y a de grosses sanctions prévues.La tutelle, c'est une grosse sanction pour un établissement, ce sera rappelé jeudi ( aujourd'hui ) », a dit Mme Marois.Voir LES HÔPITAUX en A2 Le chanteur des Colocs trouvé mort HUGO DUMAS Le populaire chanteur du groupe les Colocs, André Dédé Fortin, qui a trôné au sommet des palmarès québécois avec des succès tels Julie, Tassez-vous de d'là et Rue Principale, a été retrouvé mort, en milieu d'aprèsmidi hier, dans son appartement de la rue Rachel, sur le Plateau Mont-Royal.Dédé Fortin, 38 ans, gisait sur le plancher du salon de son logement, un couteau enfoncé « dans la partie centrale du corps », indique l'agent Ian Lafrenière, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ( SPCUM ).Tard hier soir, les policiers jonglaient toujours avec les hypothèses du meurtre et du suicide pour expliquer la mort du chanteur, qui a créé une immense onde de choc dans la communauté artistique et chez ses admirateurs.Le SPCUM traite l'affaire comme une mort suspecte.Voir LE CHANTEUR en A2 n Un artiste qui doutait: à lire en page D5 PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse André Dédé Fortin du groupe des Colocs, lauréat du Félix de l'album rock de l'année, en 1998.PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse La soeur de Dédé Fortin, Maryse, et la chanteuse Cha Cha da Vinci se sont jetées dans les bras l'une de l'autre quand elles ont appris la mauvaise nouvelle hier.Le chanteur des Colocs a été retrouvé mort dans son appartement du Plateau Mont-Royal.Une rivale! Microsoft prêt à faire des concessions Le géant américain Lucent, qui fabrique du matériel de télécommunications, et ses partenaires québécois proposent au gouvernement de créer une Cité des centres d'appels dans l'ancien quartier de la fourrure de Montréal.Ils font valoir qu'il est plus avantageux et moins coûteux d'attirer les nouvelles entreprises dans des bâtiments déjà construits.Ce projet entre donc en conflit avec la Cité du commerce électronique.À lire en page A4 Agence France-Presse WASHINGTON Microsoft a demandé hier au tribunal de rejeter le partage du groupe en deux réclamé par le gouvernement, et a lui proposé des concessions portant notamment sur ses pratiques commerciales.« Nous estimons qu'il n'y a rien dans le procès qui justifie la proposition sans précédent du gouvernement d'un démantèlement et nous espérons que le tribunal va rejeter immédiatement cette demande excessive de manière à ce que le procès avance beaucoup plus rapidement », a déclaré Bill Gates, président du conseil d'administration de Microsoft, dans un communiqué.Bill Gates estime également « injustifiées » et « très dommageables pour les consommateurs, les demandes du gouvernement, notamment l'obligation de publier le code source, ou code de base, des logiciels de Microsoft.Dans ses propositions, le groupe s'engage à ne pas annuler ou retirer aux fabricants d'ordinateurs la licence d'utilisation de son système d'exploitation Windows, si ces derniers choisissent de livrer ou de promouvoir des logiciels concurrents, selon le document remis au juge Thomas Jackson.D'autre part, les fabricants pourront changer la page d'accueil sur un ordinateur, pour ajouter des produits concurrents, notamment d'autres logiciels de navigation sur l'Internet et enlever, s'ils le désirent, l'icône donnant accès au logiciel Internet Explorer de Microsoft.Les propositions de Microsoft stipulent également que le numéro un mondial des logiciels s'engage à fournir aux éditeurs de logiciels un accès complet, et dans les temps, à l'informatique technique dont ils ont besoin pour créer des applications fonctionnant sous Windows.Microsoft ne pourra pas conditionner l'octroi de cette information à l'engagement par les éditeurs de ne pas écrire d'applications fonctionnant sous des systèmes concurrents à Windows.Le 28 avril, le département de la Justice et 17 États associés à la plainte antitrust contre Microsoft avaient demandé le démantèlement du premier fabricant mondial de logiciels en deux sociétés séparées.Ces deux compagnies, selon le schéma du gouvernement, regrouperaient pour l'une les systèmes d'exploitation ( Windows ) et pour l'autre des logiciels de bureau ( traitement de texte, tableur.) et le navigateur Internet Explorer.Rubriques Arts et spectacles .D5 à D11 - télévision D8 Bandes dessinées C4 Bridge D16 Cyberpresse C2 Décès D14 et D15 Économie E1 à E10 Feuilleton C7 Êtes-vous observateur?.C3 Horoscope C5 Loteries A2 et A12 Monde C1 et C8 Mots croisés C6 et S10 Mot mystère C7 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sans son joueur de soccer de chum Christian Karembeu \u2014 a volé le show ( palme partagée ex aequo avec la belle Carla Brunei ), volontaire, friande de flashes et de caresses à ses seins, dont le galbe débordait volontiers d'une tunique rose très légère.Ce n'est qu'à l'arrivée de Calista Flockhart, alias Ally Mc Beal, au moment même d'un arc-en-ciel de circonstance, que les averses se sont tues.L'annonceur, lui, après un obligé « festival pluvieux, festival heureux », a maintenu le dialogue avec les quelques milliers de badauds agglutinés autour des escaliers qui, à travers les parapluies, même juchés sur leurs escabeaux, n'ont rien vu, sinon le dessus du crâne d'une ou deux célébrités.Pratiquement sous l'escalier, un vieux couple se chicanait pour la meilleure vue.sur l'écran géant.« On pouvait pas manquer ça! » lançaient en choeur trois étudiants québécois en vacances, Alexandre, Elsa et Karine.qui ont suivi le tout à la télévision, à travers une porte vitrée du Palais.Voir LA GRAND-MESSE en A2 PHOTO REUTERS Gérard Depardieu faisant son entrée sur la Croisette. 4LP0202A0511 A2 JEUDI 4LP0201A0511 ZALLCALL 67 00:43:05 05/11/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 Le chanteur des Colocs trouvé mort LE CHANTEUR / Suite de la page A1 Une autopsie doit être pratiquée aujourd'hui afin de dissiper le mystère.Le nombre de blessures infligées au rockeur n'a pas été divulgué.L'appartement de Dédé Fortin, au 863, rue Rachel Est, était verrouillé et il n'y avait aucune trace de lutte, de bagarre ou d'effraction à l'intérieur, indique le SPCUM.Inquiets d'être sans nouvelles du chanteur depuis dimanche, des amis s'y sont pointés, hier, vers 14 h 40.Comme la porte principale était fermée à clé et que personne ne répondait, ils se sont faufilés à l'intérieur du logement en ouvrant une fenêtre à l'arrière de l'immeuble.Le petit groupe a découvert le corps du chanteur.Un médecin d'Urgences Santé a constaté le décès à 15 h.Une amie de Dédé Fortin, la chanteuse Cha Cha da Vinci, tremblait de partout quand La Presse l'a rencontrée hier.« Dédé, c'est un gars très concret, bien enraciné.Ce n'est pas un type suicidaire.Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé », confie-t-elle en retenant ses larmes.Puis, la soeur de Dédé Fortin, Maryse, est arrivée devant l'appartement.« C'est-tu André, c'est-tu André?» criait-elle.En larmes, elle s'est jetée dans les bras de Mme da Vinci.Les deux femmes ont dû être escortées jusqu'à une voiture de police.Il semble que l'interprète de Bon Yeu s'était récemment séparé de sa copine.Le chanteur Jim Corcoran faisait ses emplettes hier après-midi, rue Rachel, quand des journalistes lui ont appris la triste nouvelle.« Je suis sous le choc.Ce n'est pas facile pour un jeune de faire partie d'un groupe.C'est du travail, c'est de l'ouvrage.Il travaillait très fort.Connaissant Dédé, il ne me semblait surtout pas suicidaire », dit Jim Corcoran.« C'est un type qui avait le sens de la vie.On se taquinait, on échangeait des blagues.Il me fascinait, car il n'était pas tout à fait comme moi.C'était une source d'inspiration, c'était un ouvrier de la chanson », poursuit M.Corcoran, qui croisait souvent Dédé dans le quartier.Fleurs et chandelle en main, le chef du Bloc Pot, Marc-Boris Saint- Maurice, a voulu rendre un dernier hommage à son « chum » Dédé Fortin, sur le pas de son appartement.Des policiers l'ont cependant empêché de déposer son petit bouquet.« C'était un artiste le gars, donc un peu insaisissable.Il avait toujours l'air en période de questionnement.Il se promenait beaucoup, il voyageait », dit M.Saint- Maurice.« C'est une grosse perte pour la scène musicale au Québec.Aussi, il défendait beaucoup de causes, comme celle du cannabis.C'était un grand défenseur des droits, il était contre la mondialisation.Avec son grand coeur, c'était le musicien le plus généreux de son temps », dit-il.Dédé Fortin fréquentait régulièrement le resto italien situé sous son appartement du premier étage.« Je l'ai vu dimanche, il avait l'air un peu fatigué.Il ne parlait pas beaucoup.Mais vous savez, les musiciens, ils sont toujours sur la route.Souvent, il descendait avec son plat et il remontait manger chez lui », dit Francesca Pulizzi, qui s'occupe du restaurant La Maison des pâtes fraîches.Depuis juillet 1999, André Fortin habitait seul dans un quatre pièces de la rue Rachel, entre les rues Saint-André et Saint-Christophe, dit le propriétaire de l'immeuble de briques rouges.Sur son balcon, des blocs de ciment gris, deux pots de fleurs vides et un grand bout de métal.Décidément, le mauvais sort s'acharne sur les Colocs.En novembre 1994, le groupe a perdu son harmoniciste, Patrick Esposito Napoli, qui a été fauché par le sida.Cet été, les Colocs devaient participer à deux spectacles-bénéfices avec le chanteur Richard Desjardins pour préserver la forêt boréale.PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse Marc-Boris Saint-Maurice, chef du Bloc Pot, a voulu rendre un dernier hommage à son ami Dédé en allant déposer hier des fleurs sur son perron.Les hôpitaux se fichent des déficits LES HÔPITAUX / Suite de la page A1 Cette dernière est confiante que l'AHQ retirera son mot d'ordre.« Je crois que l'Association ne prônera pas la désobéissance civile », résume-t-elle.Quand on lui parle de 60 millions de déficit, elle riposte: « Si les gens font de la surenchère, ils auront des problèmes.On a une loi antidéficit.Si le gouvernement est capable de respecter sa loi, les établissements aussi.» « On a dit aux établissements de présenter un budget déficitaire si nécessaire.On a demandé aux membres de donner l'heure juste à leur régie.Si un hôpital estime qu'il ne peut rentrer dans les budgets accordés, il n'a pas à le camoufler », dit François Marcil, directeur des communications par intérim de l'Association des hôpitaux du Québec.Selon un directeur d'établissement, les déficits connus l'an dernier étaient le fruit de contorsions administratives très douloureuses.Québec ne permet pas de revenir à une situation normale s'il ne fait que renflouer les déficits existants, explique-t-on.L'ensemble des établissements aura « un minimum de 115 millions de déficit » cette année.Dépenser pour faire face aux véritables besoins, « ce n'est pas une directive, c'est une recommandation qui a été faite par écrit aux membres », a précisé M.Marcil hier.D'autre part, Québec devrait pouvoir annoncer en début de semaine prochaine une entente avec les deux fédérations de médecins, spécialistes et omnipraticiens.Le Conseil des ministres a approuvé cette semaine l'idée de radier une centaine de millions des dépassements encaissés aux masses salariales des deux groupes en 1999-2000.De plus, cette injection sera récurrente dans les années à venir.Les médecins auront une clause remorque qui fera grimper leur masse salariale de 9 % en quatre ans, comme l'ensemble des employés du secteur public.Mais la radiation des dépassements étaient une condition sine qua non à la négociation.La grand-messe s'ouvre sous la pluie LA GRAND-MESSE / Suite de la page A1 « La pluie ne me dérange pas.Au moins je pourrai dire à mes amis que je les ai vus! » confiait Delphine, une jeune Niçoise.Voir qui au juste?Bridget Fonda d'abord, puis Holly Hunter, Christophe Lambert, Jennifer Jason Leigh, Jane Birkin, Catherine Frot, les membres du jury, dont Jeremy Irons, Luc Besson, Kristin Scott Thomas et Nicole Garcia, etc.On vous passe les détails sur les décolletés et la couleur des noeuds papillons.À 9 h hier, déjà, une armée de fans fidèles faisait le guet devant le Palais des Festivals.Incroyable comme un tapis rouge peut transformer l'attentisme en sport de plein air.La moquette rouge a d'ailleurs la cote partout à Cannes.Dans la petite rue d'Oran, on a aussi déployé le tissu rouge, hier, pour la clientèle d'un troquet sans prétention.En pleine rue.À l'angle de la Croisette, rue Amouretti, deux hommes fixaient tant bien que mal une longue bande de plastique sur un tapis du même coloris que celui du célèbre escalier.Avec la pluie d'hier, n'importe qui, même Virginie Ledoyen, aurait pu glisser et se casser la figure.La minette devenue speakerine présentait plutôt hier soir le film d'ouverture, juste après la traditionnelle montée de l'escalier.Vatel, film aux images de banquets somptueuses livré sur le ton léger de l'historiette d'amour, époque Louis XIV, convenait tout à fait à l'ouverture du Festival international du film mais s'avère autrement sans grand intérêt.Sur une musique aussi constante qu'agaçante d'Ennio Morricone, il devient lassant de voir Gérard Depardieu « baragouiner » au mieux l'anglais, Arielle Dombasle turluter comme Tweetie Bird et Roland Joffé (Mission) s'enliser dans le miel, à force de vouloir imposer l'improbable relation amoureuse entre le grand et trop bon chef Vatel ( Depardieu ) et la belle et ambitieuse Anne de Montausier ( Uma Thurman ).On vous reparle plutôt demain d'un bien meilleur film, Bred and Roses, le dernier Ken Loach.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 343 à quatre chiffres : 6778 6/49: 13 19 23 40 45 49 Compl.15 Extra: 3 9 9 9 6 6 DEMAIN DANS LA PRESSE Des bourgeons de gadgets Au printemps, les gourous de la nouvelle économie sont comme des arbres qui bourgeonnent de toutes sortes de nouveaux gadgets.Voici donc apparaître un walkietalkie de la nouvelle génération, un baladeur MP3 pour l'auto, un grand écran portatif d'Olympus et, finalement, le Breath Alert, un petit appareil dans lequel vous n'avez qu'à souffler pour savoir si votre haleine sent bon ou mauvais.À lire demain sous la plume d'Éric Bernatchez dans la page Cyberpresse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, le gouvernement parviendra-t-il à convaincre les hôpitaux d'éliminer les déficits?Avez-vous l'intention d'assister au XXIe Festival internationale de jazz de Montréal, qui aura lieu du 29 juin au 8 juillet.À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 50 % Non: 50 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Journée halte-ressources, le Centre de donneurs est fermé et il n'y a pas collecte de sang. 4LP0302A0511 A 3 jeudi, 11 mai 4LP0301A0511 ZALLCALL 67 00:43:10 05/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 R A 3 Les victimes sont connues de la police Les locataires de la maison soufflée par l'explosion ont des casiers judiciaires MARTHA GAGNON Les occupants de la maison soufflée par une puissante explosion à Boucherville possèdent des casiers judiciaires et la police se demande s'ils exploitaient un laboratoire clandestin de stupéfiants dans le paisible quartier résidentiel.Ces personnes ont-elles des liens avec des bandes de motards ?« On ne peut établir de liens récents ou à court terme », a simplement répondu hier l'agent Pierre Robichaud, de la Sûreté du Québec.Une question que se posaient plusieurs résidants et curieux présents sur les lieux.La police a toutefois écarté la possibilité qu'il s'agisse d'un attentat et que l'explosion ait été causée par une bombe.Les spécialistes de la GRC n'ont trouvé aucune trace d'accélérant.L'hypothèse d'un laboratoire de transformation de drogue chimique est cependant analysée sérieusement par les enquêteurs.La manipulation de produits volatils et explosifs utilisés dans ce genre d'activités pourrait avoir provoqué la déflagration, qui a été entendue jusqu'à Longueuil.Les policiers de la SQ continueront aujourd'hui à fouiller minutieusement les débris à la recherche d'indices pouvant permettre d'identifier la cause exacte de l'explosion survenue dans la soirée de mardi au 325, rue d'Avaugour.Quatre hommes, âgés de 29 ans à 39 ans, étaient à l'intérieur de la maison au moment du drame.L'un d'eux, Réjean Latraverse, est mort, et son frère est toujours dans un état critique.Les deux autres souffrent de brûlures et de maux divers.L'agent Robichaud a refusé de préciser si les casiers judiciaires de ces hommes contiennent des infractions relatives aux stupéfiants.« Je peux seulement dire qu'ils sont connus de la police.Ils n'ont pas encore été interrogés car la priorité, pour l'instant, c'est de fouiller les décombres dans les premières 24 heures pour essayer de déterminer la cause de l'explosion.» Charles Haman, un des résidants du quartier, affirme avoir posé quelques questions aux victimes après l'explosion, en attendant l'arrivée des ambulanciers.« L'une d'elles a dit qu'ils effectuaient des travaux à l'intérieur de la maison, mais elle ne voulait pas dire de quoi il s'agissait.Elle n'était pas très loquace.» M.Haman, dont la demeure est située juste en face de l'endroit où a eu lieu l'explosion, était encore sous le choc hier matin.« C'est un miracle qu'il y ait des survivants ! Les débris volaient partout.On va se souvenir longtemps de cette soirée.» Une autre résidante, Nicole Robitaille, évaluait les dommages causés à sa propriété située juste à côté du lieu de l'explosion.« C'est assez décourageant ! Tout un mur est éventré, le plafond est défoncé, les armoires sont brisées et les fenêtres cassées.Je ne sais pas ce que nous allons faire et combien cela va coûter.» Plusieurs maisons ont été affectées par les débris de l'explosion, qui ont été projetés très loin.Un homme a retrouvé de la laine minérale à plus d'un kilomètre.Dans plusieurs cas, il s'agit de dommages mineurs.Hier matin, on pouvait apercevoir des débris accrochés dans plusieurs arbres qui témoignaient de la force de l'impact.Des dizaines de curieux défilaient devant le trou béant laissé par l'explosion.« C'est comme s'il y avait eu une tornade », faisait remarquer une dame.« Je me demande bien comment les policiers vont faire pour trouver des indices, ajoutait une autre.Ils vont chercher une aiguille dans une botte de foin.S'il y avait un laboratoire de drogue, il n'en reste certainement plus grand-chose.» Parmi les restes, on remarquait une cuisinière électrique, un bout d'escalier et une immense cage à perroquets.Les locataires en avaient trois.Un seul a survécu.La maison, qui a volé en éclats, était à vendre depuis deux ans.Installés depuis quelques mois, les nouveaux occupants avaient sous-loué des locataires précédents.Ils n'étaient pas connus dans le quartier.Selon un porte-parole du Bureau d'assurance du Canada, l'explosion accidentelle est un « risque couvert », peu importe la cause.PHOTO PC Des enquêteurs fouillaient hier les décombres de la maison située au 325, rue d'Avaugour, à Boucherville, soufflée la veille par une violente explosion, à la recherche d'indices pouvant en expliquer la cause.Ci-contre, Mme Nicole Robitaille évaluait hier les dommages causés à sa propriété située juste à côté du lieu de l'explosion.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Le cadavre brûlé serait celui d'un Rock Machine MARCEL LAROCHE Le cadavre calciné d'un homme trouvé à l'intérieur d'une camionnette incendiée, mardi soir dans l'est de Montréal, serait celui d'un membre des Rock Machine, ennemis jurés des Hells Angels.Les expertises médicales sommaires démontreraient que l'individu de 50 ans, a été atteint de plusieurs projectiles à la tête.La victime, identifiée comme étant un dénommé Gilles Lesage, aurait été tuée avant que son ou ses assaillants tentent de faire disparaître toute trace du corps en le faisant brûler dans une camionnette GMC Yukon de modèle récent.Le véhicule à quatre roues motrices de couleur blanche était garé en face du 1842, rue Émile-Legrand, au nord de la rue La Fontaine, dans le quartier Mercier, quand on y a mis le feu à l'aide d'un accélérant, vers 22 h 40 mardi.La camionnette rangée en bordure du trottoir, juste en face d'un parc public, a flambé pendant un bon moment avant que les pompiers de Montréal ne réussissent à éteindre les flammes.Une fois l'incendie maîtrisé, les pompiers ont découvert à l'intérieur les restes calcinés d'un homme gisant sur le plancher, à l'arrière du véhicule volé en janvier dernier dans l'ouest de Montréal.À partir de ce moment, un périmètre de sécurité a été dressé autour de la camionnette en attendant l'arrivée des enquêteurs de la section des incendies criminels du SPCUM, qui ont amorcé leurs recherches sous la supervision du lieutenant-détective Michel Bonneville.Après avoir découvert que l'inconnu avait à la tête des marques de blessures évidentes d'arme à feu, les policiers ont transféré le dossier au lieutenant-détective Jean-François Martin, de la brigade des homicides, qui s'est rendu sur les lieux hier matin avec une équipe d'enquêteurs.L'autopsie pratiquée au Laboratoire de médecine légale et de sciences judiciaires de Montréal est venue confirmer les soupçons de la police ; la victime a bel et bien été abattue.Pour le moment, les policiers semblent faire un lien direct entre ce mort et la disparition quelques heures plus tôt du motard de 50 ans des Rock Machine.À peine une heure après la découverte du corps calciné, les policiers ont repéré la voiture de la victime, une Plymouth Acclaim abandonnée en feu dans l'aire de stationnement d'un marché d'alimentation Métro du boulevard de L'Assomption, dans l'est de la métropole.De toute évidence, ce règlement de comptes (le 19e meurtre commis depuis le début de l'année dans l'île de Montréal) est un autre épisode de la guerre interbandes qui a fait plus de 140 morts depuis 1994.Corps repêché près de Lachute Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont repêché hier vers 16 h, au fond du lac Carruther, le corps de Daniel Basque, 42 ans, ce pêcheur porté disparu depuis samedi dans la région de Lachute.Le canot de l'homme a aussi été récupéré.Le corps de présentait pas de marques de violence, mais une autopsie sera tout de même pratiquée.Vendredi, la camionnette de M.Basque a été retrouvée en bordure de la route 329, non loin du lac Carruther.La victime est originaire de Sainte-Anne-des-Lacs. La Presse 11 mai 2000 Page A4 manquante 4LP0501A0511 A5 jeudi 4LP0501A0511 ZALLCALL 67 00:40:17 05/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 A 5 Une question toute simple J'ai déjà posé cette question.Personne ne m'ayant répondu, je la repose.C'est une question toute simple (trop simple ?) : Y a-t-il assez d'amateurs de baseball dans le grand Montréal pour faire vivre une équipe des ligues majeures ?Non, ce n'est pas une question « loadée », comme on dit dans le métier.Je ne viens pas de jeter, mine de rien, un coup d'oeil hypocrite sur la dernière ligne du sommaire du match de lundi entre les Expos et les Phillies, mais puisque vous en parlez, je vous la lis tout de même, cette dernière ligne du box score de lundi : « Assistance 8845 ».Ri-di-cu-le.Je répète ma question avec un petit doute dans la voix : Y a-t-il assez d'amateurs de baseball dans le grand Montréal pour faire vivre une équipe des ligues majeures ?Si oui, construisons ce foutu stade et n'en parlons plus.Sinon, bye bye ! Personnellement, croyez-moi ou pas, je ne souhaite pas le départ des Expos.Je m'en fiche.Et justement, j'aimerais bien que ce soit à des gens qui s'en fichent autant que moi que l'on confie la tâche de compter les amateurs de baseball du grand Montréal.Ça s'appelle une étude de marché.Ça sert à évaluer la clientèle potentielle pour le nouveau truc qu'on veut vendre, et si ça vaut la peine de le fabriquer.C'est presque aussi scientifique qu'un sondage.Je suis tanné d'entendre dire que les amateurs de baseball attendent qu'on leur construise un nouveau stade pour se manifester.Pourquoi un lundi soir de pluie, idéal pour aller voir un match de baseball dans un stade couvert, pourquoi seulement 8845 ridicules spectateurs ?Alors que les Expos sont actuellement une des meilleures équipes des ligues majeures, et que Vladimir Guerrero, tout le monde l'écrit, vaut à lui seul le prix du billet.Les Expos se sont fixé un objectif de 1,6 million de spectateurs pour cette année.Des aboyeurs professionnels qui se prennent pour des journalistes sont en train d'en faire une campagne du genre Centraide.« Allez au stade, il faut sauver nos Expos ».Je suis tanné des rararas.C'est pas un jamboree scout.C'est pas affaire de bons sentiments.Je suis tanné aussi de la guerre de mots entre les gens qui soutiennent qu'une équipe dans les ligues majeures est indispensable au prestige d'une grande ville, et ceux qui répondent par des études démontrant que les retombées du sport professionnel sur son environnement sont pratiquement nulles.Peuton s'entendre sur un truc ?Si les Expos restent, c'est bien.S'ils partent, c'est bien aussi.Je suis encore plus tanné de la chicane « on-a-déjà-un-stade-qui-nous-a-coûté-assez- cher-on-n'est-pas-pour-en-construire-undeuxième ».C'est comme si vous refusiez d'acheter une raquette de tennis à votre fils sous prétexte qu'il a déjà une bicyclette.Dites- lui que vous n'avez pas d'argent.Diteslui que vous pensez qu'il ne jouera pas avec sa raquette, que c'est juste un caprice.Mais ne lui dites pas qu'il a déjà un vélo, ça n'a rien à voir.Je suis tanné du débat utilitaire (et moraliste sous-jacent), du débat économique, du débat publicitaire (Ah ! Être ou ne pas être sur la map !).C'est un jeu, nom de Dieu.Les sport c'est pour survivre entre les repas, disait Camus, le sport c'est pour survivre entre les repas sans fixer éternellement la mort.Bref c'est pour s'amuser.Il ne s'agit que de compter les gens que ça amuse pour savoir si on peut, ou pas, se payer ce jeu-là.C'est tout.PARLONS DE VRAI SPORT \u2014 Je ne vous ai rien dit quand vous avez déliré que Vince Carter \u2014 c'est du basket de la NBA \u2014 que Vince Carter disiez-vous, l'ailier des Raptors de Toronto, oh là là attention, quel phénomène ! Je ne vous ai rien dit, mais je vous ai trouvé bien pressés d'élire un successeur à Jordan et pas très sérieux dans vos recherches.Allen Iverson à Philadelphie vous connaissez ?Mais surtout Kobe Bryant, avec les Lakers.Vingt et un ans comme Carter.Pas un créateur.Pas la fluidité de Jordan.Un finisseur.Vitesse, incision, punch.Sur le parquet, Bryant bouge comme une boule dans une machine à boules : flabbergastant.Anyway, je voulais vous dire de ne pas manquer l'événement sportif de ce printemps : la série à venir entre les Lakers et Portland.Choc au centre très attendu entre deux monstres : Sabonis-O'Neal.Mais surtout, l'incroyable métamorphose des Lakers.Jusqu'à l'an dernier, les Lakers représentaient le plus grand gâchis de l'histoire du sport.Phil Jackson, leur nouveau coach, (ex-coach de Jordan) a convaincu ces surdoués que sont Bryant, Rice et O'Neal de sacrifier leurs stats personnelles pour le bien de l'équipe.Étonnant et exemplaire.À montrer à vos enfants.BÊTE COMME UNE BÊTE \u2014 Un de mes minous s'est cassé la patte.Vous allez dire qu'il est toujours en train d'arriver quelque chose à mes minous, mais c'est juste parce que j'en ai beaucoup.J'en ai huit.Et forcément, huit minous dans une maison, ça donne plus d'action que mettons deux poissons rouges.Bref.Double fracture.On ne sait pas comment Ramon s'est fait ça.La patte avant gauche.La vet lui a fait un plâtre.Ramon est un mâle tigré très affectueux que l'on a appelé Rrrrramon parce qu'il oucoule.Mais je découvre qu'on aurait pu aussi l'appeler nono, parce qu'il est un peu épais.Vous savez comment les chats se lavent la face : ils se lèchent d'abord la patte pour la mouiller, et se la passent ensuite sur le front.Ainsi fait Ramon.Sauf que ce total toto lèche sa patte de plâtre et emporté par le poids, s'en crisse un grand coup dans le front : boïng ! Une fois, passe encore.Mais non, il recommence : boïng ! Ramon, bougre de con, tu vas t'assommer ! Change de patte ! TROP DE FAUTES \u2014 Ce courriel de Mme Denyse Poirier à la rédaction du journal : Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait des fautes d'orthographe dans la chronique de Pierre Foglia ?Y aurait pas moyen de le brasser un peu ?.Cela dit, c'est mon premier message à vie sur Internet.Je ne sais même pas s'il va se rendre.Votre premier message ?Et c'est pour m'engueuler ?Trop d'honneur, madame.Moi, mon premier message sur Internet, c'était à mon ami Bob.Allô Bob, c'est le premier e-mail de ma vie, mais je sais pas quoi te dire.J'peux-tu te téléphoner à la place ?Je m'ennuie, Bob.La vie a fait une sacrée faute de ponctuation avec toi l'automne dernier quand elle a mis un point où il fallait pas.Pierre Le mouvement communautaire doute du programme d'aide aux quartiers pauvres Subventions pour Internet: des commerçants se disent lésés MARIE-ANDRÉE AMIOT Décidément, le nouveau programme du gouvernement « Brancher les familles sur Internet » fait bien jaser.Alors que les consommateurs n'en peuvent plus d'attendre la permission de Québec qui leur permettra d'acheter leur ordinateur à rabais, voilà que les commerçants se demandent comment ils vont s'en tirer.Le gouvernement, on s'en souviendra, a promis des subventions aux consommateurs recevant des allocations familiales.Ces sommes d'argent leur permettront d'abaisser le coût d'un ordinateur et le branchement à Internet.Or, ce sont les marchands de matériel informatique qui devront payer la note, estime un groupe croissant de commerçants qui contestent la décision du gouvernement.Selon le programme du ministère de l'Industrie et du Commerce, le consommateur reçoit un rabais de 500 $ à l'achat d'un ordinateur multimédia.Le rabais est appliqué immédiatement lors de l'achat.Le commerçant, lui, recevra des dédommagements échelonnés sur une période de trois ans, soit : 150 $ dans les 30 jours suivant la vente de l'ordinateur (le montant inclut l'allocation forfaitaire de 25 $ aux fournisseurs) ; 250 $ après 12 mois (suivant la vente) ; 125 $ après 24 mois (suivant la vente) ; « C'est une situation intolérable, se désole Stéphane Giasson, propriétaire d'une petite entreprise de vente d'ordinateurs, à Sainte-Thérèse.Les commerçants sont pris en otage.D'un côté, on n'a pas le choix d'adhérer à ce programme, question d'être compétitif, d'un autre, on a l'impression de financer le gouvernement.M.Giasson estime que ces mesures lui coûteront 55 000 $ sur trois ans.Environ 80 % de sa clientèle est constituée de particuliers.Les autres viennent des entreprises.Il a reçu son accréditation du gouvernement mardi, lui permettant d'offrir le fameux rabais à sa clientèle, mais il ne l'a pas dit encore à ses clients.« Si je le dis, je dois assumer cette dette.Si je ne leur dis pas, ils iront ailleurs.D'une façon ou d'une autre, je perds.Je fais 10 % de profit chaque fois que je vends un ordinateur.Comment voulez-vous que j'arrive ?» La situation est à ce point inquiétante qu'un groupe de commerçants, accompagné du viceprésident de la Fédération canadienne des entrepreneurs indépendants, a rencontré deux représentants du ministère de l'Industrie et du Commerce la semaine dernière.Mardi, ils ont obtenu une seconde rencontre.Les commerçants demandent de recevoir leur dédommagement 30 jours après la vente de l'ordinateur.Le même délai que celui qu'ils doivent respecter auprès de leurs propres fournisseurs.Selon Grégory Gauthier, un commerçant de Québec, le remboursement du gouvernement ne se fait pas selon les règles du marché.« Nos fournisseurs exigent des termes de 30 jours.Pourquoi devrions-nous attendre trois ans avant d'être payés ?» « Ça presse, parce qu'à chaque jour, on perd des ventes, affirme M.Giasson.Les gens n'achètent pas d'ordinateur parce qu'ils attendent de recevoir leur fameux numéro d'accréditation.Entretemps, qu'est-ce qu'on fait ?» Certains commerçants affirment que les marchands en sont réduits à gonfler leurs prix, ce qui est interdit selon le ministère de l'Industrie et du Commerce.Deux commerces de Québec ont reçu des avertissements cette semaine.« Toute cette histoire aurait pu être évitée si le MIC nous avait consultés, croit Régent Lemay, initiateur d'une pétition sur Internet et propriétaire de SIR Lemay, une boutique de la région de Québec.Mais personne n'y a pensé.Les règles du marché sont bien différentes dans ce domaine.Il est très difficile pour des petits propriétaires d'obtenir du financement.C'est une réalité qu'on a expliquée aux représentants du MIC.» Le MIC a promis de les écouter.ÉRIC TROTTIER Le mouvement communautaire montréalais doute de l'efficacité réelle du programme de 42 millions de dollars que la Ville de Montréal et la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, veulent consacrer aux 11 quartiers sensibles de Montréal.« Voulez-vous bien m'expliquer en quoi l'entretien des parcs est devenu une façon de lutter contre la pauvreté », demande Myreille Audet qui, au nom de la Coordination du mouvement communautaire montréalais, estime que l'entretien des parcs devrait faire partie des interventions ordinaires d'une administration municipale.« Si Montréal n'a plus les moyens d'entretenir ses parcs et a besoin de l'aide de Québec, qu'on le dise franchement et qu'on cesse de nous justifier ça par un programme visant à combattre la pauvreté », enchaîne Mme Audet, qui fait partie d'une coalition réunissant une vingtaine de regroupements d'organismes communautaires de tous les milieux.Rappelons que le maire Pierre Bourque et la ministre Louise Harel ont annoncé la semaine dernière un programme de 42 millions pour revitaliser les 11 quartiers « sensibles » de la métropole.La majeure partie des projets vise à rénover des équipements publics, des parcs, des artères commerciales, etc.Des choix que déplore Mme Audet.D'abord, parce qu'elle met en doute « l'approche arbitraire » qui a permis de déterminer quels seraient les quartiers « ciblés », au détriment de quartiers exclus du programme qui ont pourtant, eux aussi, leur lot de pauvres.Ensuite, elle dénonce le fait que les quartiers choisis se retrouvent souvent, « comme par hasard », aux portes d'entrée de Montréal.« Le maire Bourque veut faire des interventions cosmétiques, là où la pauvreté est visible à l'oeil nu, et donc dérangeante.Il investit beaucoup d'argent dans la réfection des artères commerciales.On n'a rien contre ça, au contraire.Mais ne venez pas nous dire qu'il s'agit d'un programme pour lutter contre la pauvreté », reprend-elle.Mme Audet se demande finalement si l'approche des « quartiers ciblés » mise de l'avant par la Ville annonce une nouvelle façon d'aborder les problèmes de pauvreté, en remplacement des programmes universels.Selon elle, la pauvreté continue d'augmenter à Montréal et le vrai scandale, c'est que les gouvernements abolissent des services qui autrefois assuraient un minimum de dignité aux plus démunis.« La pauvreté existe partout, dans tous les quartiers de Montréal, conclut-elle.Cette pauvreté, ce n'est pas une \u2018\u2018zone sensible'', c'est une plaie ouverte sur des vies de misère et de souffrance.» LA CORPORATION FINANCIÈRE CANADA-VIE DÉCLARATION DE DIVIDENDE Le conseil d'administration a déclaré un dividende trimestriel de 0,12 $ par action ordinaire.Ce dividende a été déclaré comme payable le 30 juin 2000 à tous les actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 31 mai 2000.Sur l'ordre du conseil d'administration.LA CORPORATION FINANCIÈRE CANADA-VIE R.W.Linden Vice-président, directeur juridique et secrétaire Le 11 mai 2000 Toronto (Ontario) 4LP0601A0511 A-6 JEUDI g n ral 4LP0601A0511 ZALLCALL 67 00:40:52 05/11/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 Actualités PHOTOTHÈQUE RÉMI LEMÉE, La Presse © Une demi-douzaine de limousines portant des arrangements floraux élaborés faisaient partie du cortège funèbre du leader des Rock Machine Renaud Jomphe, abattu dans un restaurant de Verdun en octobre 1996.La sortie de prison de nombreux Rock Machine n'augure rien de bon Les Two-One sont venus faire contrepoids aux sous-groupes des Hells Angels à Québec Déjà marquée d'intrigues, de coups d'audace et de règ l e m e n t s d e comptes depuis 1994, la guerre des motards pourrait durer encore longtemps avec la sortie de prison, d'ici la fin de l'année, d'une centaine de membres et de sympathisants des Rock Machine de Montréal et Québec.Plus inquiétant, le retour à l'air libre de ces combattants \u2014 quoique nombre d'entre eux puissent décider de se retirer ou de se tenir cois pour un temps \u2014 coïncide avec la formation d'un gang de rue lié aux Rock Machine de Québec, les seuls à vraiment pouvoir défier les Hells Angels.Ce nouveau gang appelé Two- One est connu de la police depuis quelques mois seulement.Il compte une quinzaine de membres, presque tous recrutés dans la communauté noire de Québec.Ils ont de 16 à 23 ans.La plupart faisaient partie de petits groupes de rappers qui traînent dans les centres commerciaux de la Vieille Capitale.Quelques-uns sont d'anciens membres de gangs de rue de Montréal.Dégourdis et fringants, les Two- One sont particulièrement actifs dans le quartier Saint-Roch, principal « foyer de guerre » à Québec entre les Hells Angels et les Rock Machine.Les Rock Machine les approvisionnent en drogue et font appel à eux pour imposer le respect et régler des comptes.Les Two-One font en quelque sorte contrepoids aux fameux sousgroupes que les Hells Angels nomment les « CLICS » et les « 666 », à Québec.Ces petits clubs trempent dans divers rackets et s'occupent des piqueries.Ils n'ont évidemment pas peur des confrontations et de la violence.C'est dans ce contexte de protection de territoire que trois sous-fifres des Hells Angels se sont attaqués, samedi, à une taverne du quartier Saint-Roch.Entré en trombe, l'un d'eux a pulvérisé du gaz poivre dans l'établissement.Une trentaine de clients ont été incommodés.Arrêtés peu après, Rémi Ladouceur, 20 ans, liés à un « CLICS », et deux autres individus ont reconnu leur crime dès lundi.Ils ont écopé d'une peine de 30 jours de prison, assortie d'une ordonnance de probation d'un an et d'une interdiction d'avoir une arme durant dix ans.L'étonnante résistance des Rock Machine de Québec tient aux liens familiaux qui unissent plusieurs d'entre eux.Pour la plupart, ils ont aussi une longue expérience du milieu interlope.Autre avantage de taille : la moitié des membres en règle des Hells de Québec sont derrière les barreaux.Plus affaiblis à Montréal À Montréal, les Rock Machine et les membres de l'Alliance (Dark Circle, les Pelletier, Palmers et autres) sont davantage affaiblis, ayant presque tous été tués ou emprisonnés.Quelques-uns sont passés dans le clan adverse, cependant que les autres se sont exilés aux frontières de l'Ontario, d'où ils mènent le peu de « soldats » encore actifs dans la métropole.Les spécialistes de la lutte antimotard croient que les Rock Machine ne sont pas prêts de lâcher prise puisqu'une centaine de membres et leurs proches actuellement sous les verrous sont admissibles, au cours de la présente année, à une quelconque forme de liberté (permission de sorties, placement en maison de transition, libération d'office).Craignant pour leur vie, quelques- uns de ces guerriers de la première heure, dont au moins un membre du Dark Circle, nommée « l'escouade de la mort », ont renoncé à se présenter devant la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) à quelques reprises, de façon à rester incarcérés le plus longtemps possible.Selon les policiers, c'est sans doute une des raisons qui ont incité les Rock Machine de Québec à recruter les Two-One.Ils veulent étendre leur territoire, mais surtout se renforcer en attendant la sortie de prison d'une dizaine de leurs membres ou relations.La plupart seront libérés cet automne.À Montréal, on parle de la libération d'une bonne soixantaine de Rock Machine et de leurs associés.Ils n'auront pas le choix Toujours d'après les enquêteurs, certains membres des Rock Machine n'auront pas le choix de reprendre les armes, soit pour se défendre, soit pour se remplumer financièrement, soit que leur tête est mise à prix.« Plusieurs pourraient tirer leur révérence, mais il est peu probable que les Hells Angels les laissent tranquilles.La haine est forte et la liste noire fort longue », affirment-ils avec réserve.Tout en admettant qu'il est difficile de prévoir l'avenir, les spécialistes de la police notent que les deux hommes de main des Hells Angels arrêtés mardi après-midi dans le nord de Montréal se préparaient vraisemblablement à s'en prendre à un Rock Machine fraîchement sorti de taule.Les suspects étaient à bord d'une camionnette volée.Ils portaient des déguisements et transportaient des bidons d'essence.D'après les enquêteurs, ce modus operandi a souvent été utilisé par des tueurs des Hells Angels ces dernières années à Montréal et dans la région.Les suspects appréhendés avant-hier font partie des Rowdy Crew-Richelieu.Ce club est affilié aux Hells Angels de Montréal, installé à Sorel.L'assassinat il y a trois semaines de Normand Biff Hamel, bras droit et ami de Maurice Mom Boucher, du club élite des Nomads, a peutêtre donné des ailes aux Rock Machine, mais il a aussi profondément choqué les Hells Angels.André Cédilot Les Hells Angels en passe de prendre le contrôle des gangs de rues à Montréal ANDRÉ CÉDILOT Après avoir pratiquement détrôné les Rock Machine, les Hells Angels veulent maintenant prendre le contrôle des gangs de rues afin d'accroître leur mainmise sur le trafic de drogue dans l'île de Montréal.Lui-même ancien membre d'un gang de rue, Gregory Woolley, 28 ans, est chargé de la délicate tâche de recruter les meilleurs éléments de ces petits gangs de criminels éparpillés aux quatre coins de la ville.Natif de Port-au-Prince, en Haïti, Woolley fait l'envie de bien des jeunes gangsters de la communauté noire depuis qu'il porte les couleurs des Rockers, ce redoutable clubécole des Hells Angels parrainé par Maurice « Mom » Boucher.Solide gaillard qui n'a pas froid aux yeux, Woolley est le seul Noir à faire partie de « la grande famille » des Hells Angels au Québec.Il a débuté avec les Hells Angels alors qu'il était encore membre d'un gang de rue de l'est de Montréal.Soupçonné de plusieurs meurtres, son principal compagnon d'armes de l'époque, Patrick Pinder, a été expulsé du pays.Woolley est dans la mire de la police depuis au moins 10 ans.Il a été maintes fois arrêté, mais il s'en est presque toujours tiré indemne.En 1998, avec d'autres motards, il a notamment été acquitté du meurtre d'un petit revendeur de drogue des Rock Machine.Il faisait alors partie de « l'équipe de baseball » des Rockers.Il est devenu membre en règle de ce club fantoche peu après le procès.En début d'année, Wooley avait également été acquitté d'accusations portées contre lui après avoir échappé un revolver qu'il portait à la ceinture en tentant de fuir des policiers de la CUM.L'intervention des agents de police constituait une fouille abusive qui va à l'encontre de la Charte des droits et libertés.Le jugement est en appel.Wooley n'a cessé depuis de gagner du galon.Il a des contacts directs avec Boucher.Woolley est incarcéré depuis le 4 avril.Il attend son enquête préliminaire pour avoir tenté de monter à bord d'un avion avec une arme à feu.Il s'en allait en Haïti avec 35 000 $ dans ses goussets et une.cagoule.Depuis un peu plus d'un an, Woolley courtise les gangs de rue.Pour ce faire, il s'est constitué une armée d'une vingtaine de soldats au sein d'un groupe appelé « Syndicate », et dont les principaux leaders sont presque tous haïtiens.À l'instar de tout bon motard, ses membres portent des dossards avec le sigle du club, en l'occurrence la tête d'un Noir avec des cheveux afro dans lesquels sont plantés deux peignes.Le personnage a aussi un peigne dans la bouche.Comme le veut leur slogan « Do or Die », ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins.Avec les Scorpions, un autre club satellite des Hells Angels créé il y a deux ans, ils font la distribution de drogue dans le centre-ville, territoire auparavant dominé par les Rock Machine.Ils sont aussi actifs dans l'Ouest, jusqu'à la rue Atwater.L'énorme pression qu'exercent les troupes de Wooley sur les gangs de rue est à l'origine de plusieurs incidents survenus ces derniers mois à Montréal, dont une fusillade en pleine rue.Cela expliquerait aussi les assassinats de deux de ses hommes de main, Mario Flores et Jacques Jason, à la sortie d'un cabaret du nord de la ville, le 3 avril dernier.À la suite d'une longue opération d'infiltration et de centaines d'heures de filature, les policiers de la CUM croient avoir « quelque peu ébranlé » les Scorpions la semaine dernière en arrêtant un de ses membres, Steve Lauzier, 28 ans, et une quarantaine de petits revendeurs.Ceux-ci opéraient dans le secteur de la station de métro Berri-UQAM.L'enquête a révélé qu'un seul petit vendeur de cocaïne pouvait gagner de 700 à 800 $ en une seule journée de travail de 12 heures.Toutes drogues confondues, les recettes des Scorpions pouvaient atteindre 9000 ou 10 000 $ par jour.Et cela, comme le précisent les policiers, ce n'est qu'une seule petite « branche » de l'empire des Hells Angels.Gregory Woolley, 28 ans (cidessus), qui n'a cessé de gagner du galon au sein de la grande famille des Hells Angels, a des contacts directs avec Maurice «Mom» Boucher.Lui-même ancien membre d'un gang de rue, Woolley est chargé de la délicate tâche de recruter les meilleurs éléments de ces gangs de jeunes éparpillés aux quatre coins de la ville.Ci-contre, le dossard de ce nouveau groupe appelé les Syndicate.PHOTOTHÈQUE ROBERT SKINNER, La Presse © 4LP0701A0511 A-7 JEUDI 4LP0701A0511 ZALLCALL 67 00:42:42 05/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 A 7 Île de Montréal Sus à la «syndicalisation déguisée» du taxi! L'opposition à la création d'une association professionnelle unique ne rallie pas tous les chauffeurs ISABELLE HACHEY On aurait dit une manifestation sortie tout droit des années cinquante, de celles que dirigeait avec passion le syndicaliste Michel Chartrand.Il n'y avait que des hommes, trempés mais déterminés, hurlant sous une pluie battante.Seul le slogan, scandé avec virulence, rappelait que tout cela se passe résolument en l'an 2000 : « UN SYNDICAT, ON N'EN VEUT PAS !!! » C'était hier, devant le bureau montréalais du premier ministre Lucien Bouchard.Près de 1500 chauffeurs de taxis ont bloqué la circulation pendant quelques heures, boulevard René-Lévesque, pour manifester contre la création prochaine d'une association professionnelle qui chapeautera l'ensemble de l'industrie québécoise du taxi.Pour ces manifestants, dont la plupart sont propriétaires de leur propre taxi, il s'agit ni plus ni moins d'une « syndicalisation déguisée » que leur impose le ministre des Transports, Guy Chevrette.Or, ils affirment vouloir conserver leur indépendance.« Nous sommes notre propre employeur, nous ne voulons être dirigés par personne », dit Farès Bou Malhab, président de la Ligue de taxis de Montréal et l'un des organisateurs de la manifestation.Pour ceux qui appuient la création d'une association professionnelle unique, il s'agit plutôt du meilleur moyen d'obtenir enfin certains avantages sociaux qui font cruellement défaut aux chauffeurs de taxi.Sans avoir la rigidité d'un syndicat, l'association leur permettra d'obtenir un paquet de services, comme des consultations juridiques, des assurances collectives ou un régime de retraite.Elle pourrait même créer une caisse d'économie pour aider les chauffeurs à financer un permis, dont les coûts peuvent s'élever jusqu'à 70 000 $.Le regroupement des 17 620 chauffeurs permettra aussi une meilleure représentativité auprès du gouvernement et créera une force de négociation importante en vue d'obtenir des rabais sur l'achat d'essence ou de pneus.Bref, l'association professionnelle contribuera à fournir des conditions de travail décentes aux chauffeurs, qui doivent rester au volant de leur taxi entre 60 et 70 heures par semaine pour pouvoir joindre les deux bouts.Difficile, dans ce contexte, de comprendre les motivations des manifestants d'hier.De fait, les opposants ont peu d'arguments.« Je ne pense pas que cela va servir à la population.Prenez la STCUM, tous les deux ans en moyenne, il y a une grève.Nous, on n'en veut pas, on n'en a jamais fait », dit Vasken Kavafian, président de la Ligue de l'est de Montréal.« Nous, on est des gens tranquilles, on veut se mêler de nos affaires.» Eux, ils doivent travailler 93 heures par semaine pour gagner autant qu'un livreur, selon une étude du groupe SECOR, alors que les chauffeurs d'autobus de la STCUM gagnent un salaire moyen de 43 000 $.« Nous nous sommes nous-mêmes dotés de ligues de taxis pour nous représenter », affirme encore M.Kavafian.Pourtant, les 57 ligues de taxi que compte la province ont été créées par le gouvernement, en 1973.L'adhésion à ces ligues est obligatoire pour les 5782 propriétaires de taxi du Québec, qui doivent payer une cotisation annuelle pour l'utilisation d'un permis.« Ça fait 27 ans que les ligues de taxis existent et nos bilans se résument à très peu de chose », dit François Dumais, président de la Ligue de taxis de Québec, résolument en faveur de la création d'une association professionnelle.En effet, pendant toutes ces années, les ligues ont procuré très peu d'avantages sociaux à leurs membres et n'ont pas assuré la qualité du service aux clients, constate le gouvernement dans son livre vert sur la réforme de l'industrie, publié en juillet 1999 : « Force est de constater que les faibles moyens financiers mis à leur disposition par leurs membres et le morcellement de ces instances les ont empêchées d'atteindre ces objectifs.C'est d'ailleurs à partir de ce constat que le ministre Chevrette a décidé de remplacer les 57 ligues par une association professionnelle unique.Un projet de loi en ce sens devrait être déposé d'ici la fin de la session parlementaire.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Une longue file de taxis s'est d'abord formée au parc La Fontaine vers 10 h pour ensuite se déplacer jusque devant le bureau du premier ministre Lucien Bouchard, situé dans l'édifice Hydro-Québec du boulevard René-Lévesque.La manifestation a perturbé la circulation automobile pendant quelques heures dans le secteur, mais il n'y a pas eu de grabuge.Selon le SPCUM, 1500 taxis ont participé à la manifestation.Bataille entre la FTQ et le Regroupement québécois du taxi ISABELLE HACHEY Dans le coin gauche, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), qui tente par tous les moyens, depuis 12 ans, de mettre un pied dans l'industrie du taxi.Dans le coin droit, le Regroupement québécois du taxi (RQT), qui a organisé la manifestation d'hier et qui mobilisera ses troupes aussi souvent qu'il le faudra pour contrer les plans de la centrale syndicale.La bataille est commencée et les couteaux volent bas.Hier, les accusations de mensonges tombaient aussi fort que la pluie sur les manifestants.Même le ministre des Transports, Guy Chevrette, a trempé sa plume dans le vitriol pour écrire au président de la Ligue de taxis de Montréal et porte-parole du RQT, Farès Bou Malhab.« Je trouve déplorable que les faussetés que vous véhiculez aient induit en erreur suffisamment de personnes pour les inciter à perdre temps et argent dans une manifestation et une interruption de services de quatre heures », écrit le ministre dans sa lettre de deux pages.« Une association professionnelle n'aurait pas agi ainsi.» M.Chevrette accuse notamment M.Bou Malhab d'avoir colporté que son intention était de regrouper les chauffeurs de taxi en syndicat, alors qu'il souhaite la création d'une association professionnelle, entièrement sous le contrôle de ses membres.Sa mission ne serait pas d'élaborer une convention collective, ni d'intervenir entre les employeurs et les employés, mais plutôt de faire la promotion du métier et d'offrir divers services à ces membres.Un peu comme l'Union des artistes ou l'Union des producteurs agricoles.Le ministre est clair : les membres de l'association choisiront eux-mêmes leurs dirigeants et les services qu'ils entendent se donner.Cependant, il est évident que le Syndicat des métallos, affilié à la FTQ, a une longueur d'avance sur ce terrain.D'ailleurs, le syndicat ne cache pas son intérêt : il a même créé une Association professionnelle des chauffeurs de taxis du Québec, dont la charte et les statuts ont déjà été déposés en commission parlementaire ! En 1988, le Syndicat des métallos a fait signer des milliers de cartes aux chauffeurs de taxi de Mont r é a l a f i n d ' o b t e n i r une accréditation syndicale.La Cour supérieure a toutefois jugé que les chauffeurs n'étaient pas des salariés, mais plutôt des travailleurs autonomes.Impossible de les syndiquer.Les métallos ont alors opté pour la voie d'une association professionnelle.Il y a 10 jours, le ministre Chevrette, a donné son « engagement ferme » pour créer un tel organisme représentatif, mettant le feu aux poudres au sein de quelques ligues de taxi, notamment celles de la région métropolitaine.Le RQT affirme parler au nom de 75 % des chauffeurs-propriétaires de la province.Le Québec compte un total de 5782 propriétaires et de 11 838 locataires de taxi.Par contre, l'engagement de M.Chevrette en faveur d'une association professionnelle a réjoui la Ligue de taxi de Québec, l'Association québécoise des intervenants du Taxi (qui regroupe 13 ligues en région), ainsi que le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (qui regroupe 70 grandes compagnies de la province, comme Diamond et Hochelaga à Montréal).François Dumais, président de la Ligue de taxis de Québec, fulmine contre ses homologues de Montréal \u2014 les seuls à avoir quelque chose à perdre dans cette histoire, selon lui.Avec ses 4000 membres, la Ligue de Montréal dispose d'un budget annuel d'un million, complètement disproportionné par rapport à celui la Ligue de Québec (60 000 $), pourtant la deuxième plus grande de la province.« La Ligue de Montréal est à peu près la seule qui peut fonctionner au Québec, dit André Tremblay, directeur adjoint du Syndicat des métallos.Dans les 56 autres ligues, plusieurs ont moins de 12 membres.Comment voulez-vous qu'elles fonctionnent ?» M.Dumais dénonce lui aussi les « mensonges » de la Ligue de Montréal.Pour l'instant, il n'est pas question d'élargir des agglomérations, d'accorder des permis supplémentaires aux chauffeurs ou d'instaurer un compteur électronique dans les taxis, comme le craignaient hier plusieurs manifestants.« Le fond du problème, c'est qu'il y a quelques individus qui ne veulent pas perdre des plumes ! » 4LP0802A0511 a8 jeudi 4LP0801A0511 ZALLCALL 67 00:43:41 05/11/00 B A 8 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 Au moins deux gagnants pour le gros lot record de 350 millions Bio Chem: La Presse et The Gazette utilisées pour stimuler l'écoute électronique CHRISTIANE DESJARDINS Le matin du 9 avril 1998, Peter Svoronos lit avec stupéfaction à la une de The Gazette que les policiers soupçonnent fortement des spéculateurs boursiers d'avoir fomenté les attentats à la bombe pour faire chuter le prix des actions de Bio Chem Pharma.Très inquiet, il appelle illico Steven Thresh pour lui en faire part.Ce que Svoronos ignore, c'est que sa ligne téléphonique, tout comme celle de Steven Thresh, est sous écoute électronique.Et ce qu'il sait encore moins, c'est que la police a divulgué de l'information sur l'enquête à des médias (La Presse et The Gazette), dans le but justement de stimuler l'écoute électronique.Svoronos, qui a agi comme prête-nom de Steven Thresh dans les transactions boursières de Bio Chem Pharma, de même que Thresh lui-même, sont tous deux anglophones.Hier, l'auteur du texte dans The Gazette, George Kalogerakis, a été appelé à la barre des témoins au procès de Steven Thresh et Carole Perron, accusés d'avoir frauduleusement influencé la cote des actions de Bio Chem, par des attentats à la bombe.Kalogerakis a raconté qu'à l'époque, il suivait l'affaire des explosions chez Bio Chem depuis le début, soit en novembre 1997, et qu'il appelait souvent le lieutenant Michel Bonneville, des incendies criminels du SPCUM, pour savoir où en était l'enquête.« Le 8 avril 1998, M.Bonneville m'a dit qu'il aurait quelque chose à dire avant la fin de la journée.Et effectivement, il m'a rappelé vers 15 h », a raconté Kalogerakis.Interrogé par Me Gary Martin, procureur de la défense, à savoir s'il avait été suspicieux face à cet appel, le journaliste a concédé qu'il savait qu'il y avait une raison derrière.« Il est très inhabituel que la police nous donne de l'information sur une enquête en cours », a-t-il dit.Kalogerakis avait d'ailleurs mentionné dans son article que la police espérait recueillir plus d'informations en ventilant de l'information.Le 9 avril, donc, Svoronos appelle Thresh, qui se met lui aussi à lire l'article en question pendant leur conversation.Puis, Thresh tente de rassurer Svoronos, lui dit qu'il n'a pas à s'en faire, qu'il n'a rien à voir là-dedans.Svoronos avoue que ça le rend malade.Un peu plus tard dans la journée, alors qu'il est sous filature, Steven Thresh charge trois sacs d'ordures dans sa voiture, et va les jeter dans le conteneur à déchets d'un Canadien Tire de l'ouest de l'île.Les policiers récupèrent ces sacs, qui contiennent des ordures et des papiers.Le procès se poursuit aujourd'hui, et on devrait en apprendre plus sur le contenu de ces fameux sacs.Agence France-Presse WASHINGTON Au moins deux personnes se sont réveillées mercredi matin multimillionnaires et vont se partager le gros lot record de 350 millions d'une loterie organisée dans sept états américains, ont annoncé hier les organisateurs.Les noms des heureux vainqueurs ne sont pas encore connus et pourraient rester secrets pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines pour laisser le temps à ces personnes de s'organiser face à cette aubaine, selon un des organisateurs principal de la loterie.Les deux billets gagnants, aux 1-2-12-33-37-4, ont été vendus dans les états du Michigan et de l'Illinois.Le gagnant du Michigan a choisi de toucher son pactole annuellement pendant une vingtaine d'années plutôt qu'en une seule fois.Le choix entre ces deux modalités était proposé aux joueurs.Il recevra en conséquence chaque année sept millions imposables.Le gagnant de l'Illinois, qui ne s'est pas encore fait connaître, recevra la seconde partie du gros lot.« Nous savons que nous avons un habitant de l'Illinois très heureux », a indiqué le directeur de la loterie dans cet état, Lori Montana.Il a acheté son ticket dans une épicerie située dans une petite ville au nord de Chicago, Lake Zurich.Le propriétaire de cette épicerie, John Sweeney, est devenu le premier bénéficiaire connu de cette loterie en recevant ce matin une récompense représentant 1 % du gain du gagnant, soit la coquette somme de 1,8 millions.« Notre revendeur a reçu une prime de 1 % du gain parce qu'il a vendu le ticket gagnant », a expliqué un porte-parole de la loterie de l'Illinois, Anne Plohr.Le directeur du magasin qui a vendu l'autre billet gagnant n'a pas eu la même chance puisqu'il ne touchera que 2.000 dollars, parce que les conditions changent d'un état à un autre.Outre le premier prix, 72 personnes habitant dans l'un des sept états ont gagné 150 000 dollars chacun, parce qu'ils avaient une combinaison comprenant le numéro 4 en dernière position (« powerball« ) sur leur billet, a précisé la présidente de de Georgia Lottery Corporation, Rebecca Paul.Les sept états du nord et de l'est du pays qui ont participé à la loterie sont le New Jersey, la Géorgie, l'Illinois, le Maryland, le Massachusetts, le Michigan et la Virginie.Au cours des derniers jours, l'appât du gain avait provoqué dans ces états une véritable hystérie collective.De l'homme d'affaires pressé à l'étudiante décontractée, tout le monde s'est prêté au jeu jusqu'à sa clôture mardi soir.Parmi les records de mise, une personne en Virginie (est) a acheté un ticket pour une valeur de 3.050 dollars, selon la chaîne CNN.Centre universitaire de santé Mc Gill Mc Gill University Health Centre AVIS PUBLIC La réunion publique d'information annuelle du Centre universitaire de santé Mc Gill, composé de : l'Hôpital de Montréal pour Enfants l'Hôpital général de Montréal l'Hôpital neurologique de Montréal l'Hôpital Royal Victoria aura lieu le mardi 30 mai 2000 à 17 h dans le Grand Salon Livington, 6e étage L'Hôpital général de Montréal 1650, av.Cedar Montréal (Québec) H3G 1A4 (Veuilez S.V.P.entrer par la porte qui donne sur le parking de l'avenue Cedar) THÈME : ALLONS DE L'AVANT.LA COMMUNAUTÉ EST CORDIALEMENT INVITÉE À Y ASSISTER Intensivement recherché Qu.bec ¥ Montr.al ¥ Ottawa ¥ Toronto ¥ Winnipeg ¥ Calgary ¥ Edmonton ¥ Vancouver www.holtrenfrew.com 1.Studio Holt Renfrew Ð Le col roul.larges mailles sans manches.65 $.Le corsaire fleuri.88 $.Un duo exclusif.2.Allure de Chanel Ð Les huiles tendres.200 ml, 50 $.LÕeau de parfum en vaporisateur.50 ml, 75 $; 100 ml, 100 $.LÕ.mulsion pour le corps.200 ml, 55 $.La poudre aprsbain.85 g, 55 $.3.Joseph Schmidt Ð Les truffes en chocolat belge.De 14 $ .38 $.4.Holt Renfrew Ð Les boucles d Õoreilles en perles d Õimitation.De 8 $ .10 $.Le collier assorti.De 20 $ .35 $.Exclusivit.s.5.Au nom de la rose Ð Les p.tales de savon au parfum de rose.18 $ la bo.te.6.Une prime exclusive pour maman.Du mercredi 10 mai au dimanche 14 mai 2000, .lÕachat de 50 $ ou plus de fragrances pour femmes, obtenez, .titre gracieux, une magnifique fleur en pot.Une prime par personne, tant qu Õil y en aura.la fête des Mères Elle vous a tant donné\u2026 c'est à votre tour! CÕest l Õoccasion id.ale d Õentourer maman de d.licates pr.venances, de d.licieuses attentions et d Õinfinies gentillesses.Presse Canadienne STANSTEAD Le fugitif américain soupçonné d'avoir franchi illégalement la frontière à Stanstead, en Estrie, est devenu l'un des hommes les plus recherchés au Canada.La GRC pense que Calvin D.Miller, un dangereux criminel accusé de tentative de meurtre contre sa conjointe, pourrait avoir quitté la région frontalière.L'homme, un Noir de 40 ans, pourrait préférer se fondre à la population d'une grande ville comme Montréal ou Toronto afin de ne pas être reconnu, estime Alain Gilbert, du poste de la GRC à Coaticook.C'est pourquoi le corps de police fédéral a émis un mandat contre l'individu au casier judiciaire fort étoffé, et a lancé un appel à la population afin qu'on signale tout mouvement suspect dans la région et la province.« Nous avons de bonnes raisons de croire qu'il pourrait se diriger vers Montréal, où il risque moins de se faire reconnaître, mentionne M.Gilbert.Si des gens le voient, qu'ils le gardent à vue et communiquent avec nous.Aujourd'hui, les gens ont des téléphones cellulaires et ça va vite.» « Nous vérifions les informations qui nous sont transmises, mais pour l'instant nous ne savons pas où il peut se cacher.L'individu peut encore être dans la région de Stanstead comme il peut aussi bien être rendu à Montréal ou Toronto.C'est à Magog que se trouve le terminus d'autobus le plus proche.Est-ce qu'il s'est rendu là ?La police de Magog a été mise au courant.La fugitive arrêtée Presse Canadienne HULL Les policiers de Hull ont finalement arrêté la jeune femme de 19 ans qui s'était enfuie au volant d'une voiture volée, lundi soir, entraînant une policière qui s'était agrippée à la portière de la voiture.La jeune femme comparaîtra au palais de justice de Hull ce matin pour répondre à des accusations de vol à main armée, vol de voiture, conduite dangereuse et entrave au travail d'un policier.Dans un geste hautement spectaculaire, la jeune femme avait réussi à échapper aux policiers après avoir été arrêtée et menottée pour un vol à main armée commis dans un dépanneur.Les images de sa fuite, captées par une caméra de télévision, ont fait le tour du pays.Deux agents, Pierre Décarie et la policière Michèle Mineault, ont été légèrement blessés en voulant empêcher la fuyarde de quitter, alors que l'agente Michèle Coulombe est demeurée agrippée à la portière du côté conducteur.Elle n'a été que très légèrement blessée. 4LP0901A0511 a9 jeudi 4LP0901A0511 ZALLCALL 67 00:42:03 05/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 A 9 Têtes d'affiche Journée barbecue au profit de la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin, samedi.Organisée par les détaillants de la chaîne Les aliments M & M, cette activité de financement repose entièrement sur les épaules des franchisés de cette bannière, qui donnent temps et aliments pour faire un succès de cette collecte de fonds pancanadienne.Ces commerçants ont remporté, pour leur fidélité à la cause depuis douze ans, l'un des cinq prix Partenariat Imagine.Don minimum demandé : 2 $, pour un hamburger ou un hot dog, avec une boisson et un chips.n n n Colloque sur l'égalité raciale dans la profession juridique au Québec, demain, de 8h30 à 16h30, à la maison du Barreau (445, boulevard Saint-Laurent).Organisé par le Centre de recherche-action sur les relations raciales et la section québécoise de l'Association du Barreau canadien, ce colloque vise à explorer les différentes mesures concrètes permettant d'éliminer les barrières discriminatoires fondées sur la race, l'origine ethnique et nationale, la religion.Coût : 80 $.Renseignements : 939-3342.n n n Clément Joly Associé et directeur chez Raymond Chabot Grant Thornton à Laval, Clément Joly a rencontré les dirigeants de la fondation et du collège Montmorency pour leur remettre un don de 35 000 $ de Raymond Chabot Grant Thornton à titre de participation au développement de l'établissement collégial de Laval.n n n La Fondation de l'UQAM vient de distribuer ses premières Bourses de mobilité internationale Pierre- Péladeau à six étudiants qui iront poursuivre leur formation aux États-Unis, en France et à l'île de la Réunion.Les boursiers sont : Simon Cantin (études littéraires), Mathieu Naud (actuariat), Geneviève Archambault (tourisme), Christine Ouellet (psychologie), Martin Roldan (sémiologie), et Christian Thiboutot (psychologie).Les bourses sont de 5000 $ pour quatre de ces étudiants inscrits aux cycles supérieurs, les deux bourses (2500 $) étant décernées à des étudiants du premier cycle.n n n Jean-Claude Nolin Retraité de son poste de juge à la Cour supérieure d u Q u é b e c , Jean-Claude Nolin reprend du service pour le collège qu'il a fréquenté, ayant accepté la présidence de la Fondation du collège M o n t - S a i n t - Louis.Des retrouvailles des anciens du collège Mont Saint-Louis de la rue Sherbrooke et du boulevard Henri-Bourassa sont prévues pour le 9 septembre.Auparavant, la fondation tiendra son tournoi de golf, sous la présidence d'honneur de Russell Miller, le 26 juin.Renseignements : 382-1560.n n n Dominique Forant Le Fonds de bienfaisance des employés de aéronautique, représenté par Claude Cadieux et Dominique Forant, vient de remettre un don de 17 500 $ à l'organisme Teljeunes.C'est la comédienne Marina Orsini, à titre de porte-parole de l'organisme d'intervention téléphonique pour les jeunes, qui a accepté ce don qui sera affecté à l'achat d'équipement informatique.n n n Jacques Hébert parlera de Duplessis et du livre fielleux qu'il lui consacre (des extraits sont parus dans La Presse de samedi dernier) lors du souper-causerie (18h30) des amis de Cité libre, à la Maison egg roll (3966, rue Notre-Dame Ouest), ce soir.Un vin d'honneur sera servi à 17h pour marquer le lancement du livre Duplessis, non merci ! Coût (souper) : 20 $ (chômeurs et étudiants : 10 $).Renseignements : 846-2253.n n n Le Cyclothon annuel de la Fondation du diabète juvénile se tiendra le dimanche 11 juin, autour du parc La Fontaine.L'événement est commandité par Pharmaprix et Canada Trust, où on peut se procurer des formulaires de participation, ainsi que par CFCF et TQS, et les imprimeries Quebecor.Tirage de prix, et remise d'un t-shirt pour toute collecte de 35 $ et plus.Renseignements : 744-5537, dans les magasins André Lalonde sports et les banques Toronto Dominion.Adressez vos communiqués à : Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 Intégration de transporteurs : un rapport sincère de nos 41 000 professionnels pour nos 35 millions de clients.La situation est ardue pour tous.Nous procédons actuellement à l'intégration de deux réseaux aériens complexes et nous savons que c'est une source de frustration.Ensemble, Air Canada, Canadien et leurs transporteurs régionaux comptent 35 millions de clients avec lesquels ils sont en relation au moins 175 millions de fois par année.Cette constatation prouve que nous faisons certaines choses très bien.Des changements si radicaux peuvent être une source d'erreurs et nous nous en excusons sincèrement auprès des personnes qui auraient pu en être incommodé.C'est déjà trop d'avoir déçu un seul client.Nous pouvons cependant vous assurer que nous sommes à l'écoute.Face à ces moments difficiles, nous effectuons des sondages réguliers auprès de nos clients et recevons des rapports constants de la part de nos milliers d'employés qui sont en relation avec le public.À la lueur de ces faits, voici une brève récapitulation, aussi objective que possible, de ce que nous avons promis et ce que nous faisons présentement.Nous avons promis des tarifs équitables.Cette année, nos tarifs ont augmentés de 3% pour les vols transfrontaliers et internationaux en raison de la hausse du coût du carburant, mais nos tarifs pour les vols au pays n'ont pas changé.Et plus nombreux encore sont ceux qui ont cette année profité de nos deux soldes de sièges ; nous inaugurons de nombreuses routes et offrons pour l'occasion des tarifs très alléchants ; et cet été encore nous proposons des prix très avantageux pour les voyages d'agrément partout au Canada et aux États-Unis.Nous avons promis un réseau plus étendu.Cette année, nous effectuons le lancement de 32 nouvelles routes : 11 routes au Canada, 15 entre le Canada et les États-Unis et 6 sur le réseau international.Plus que jamais, les voyageurs canadiens peuvent profiter de vols sans escale pour plus de destinations.Nous avons promis de continuer à desservir toutes les communautés.C'est fait, mais nous avions sous-estimé la demande pour certaines routes.Au pays seulement, nous avons réagi en augmentant de 5 700 sièges notre capacité hebdomadaire.Et nous continuons de nous ajuster selon la demande.Nous avons promis de maintenir le service à la clientèle.Ce sont les centres d'appels et les files d'attente aux aéroports qui nous causent le plus de problèmes.À elle seule, Air Canada a enregistré un taux d'occupation record.Malheureusement, ce sont nos employés du service à la clientèle qui en subissent les contrecoups.La façon dont ils tiennent le coup malgré les pressions énormes, confirme bien qu'ils possèdent une compétence et un professionnalisme unique au monde.Nous avons promis d'harmoniser nos programmes grands voyageurs.Vous pouvez maintenant accumuler et échanger vos primes-voyages et utiliser vos certificats de surclassement sur l'un ou l'autre des deux transporteurs, et les passagers admissibles ont accès aux Salons des deux transporteurs.Nous avons affecté davantage de places pour les primes-voyages compte tenu de la forte demande.Les négociations avec certains de nos partenaires se sont avérées difficiles, mais nous avons la ferme intention de continuer de vous offrir les meilleurs programmes qui soient.Nous avons promis qu'il n'y aurait pas de mises à pied involontaires.L'une de nos plus grandes réussites a été de sauvegarder 17 000 emplois.Nous avons actuellement des centaines d'équipes de part et d'autre qui travaillent conjointement afin de s'assurer que vous, nos clients, puissiez profiter d'un service sans faille malgré la complexité d'intégration.Nous avons promis un transporteur d'envergure pour le Canada.C'est pour nous un engagement constant, mais peut-on faire mieux en cette période de transition ?130 jours plus tard, la réponse est que nous continuons d'y travailler.Nous mettons tout en oeuvre afin d'améliorer la situation et nous vous demandons votre appui au cours de l'été.Notre but est de bâtir un transporteur global dont tous les Canadiens seront fiers.Nul doute que nous l'atteindrons tout en vous tenant au courant de chacune des étapes.C'est un vrai casse-tête mais nous allons y arriver. 4LP1099A0511 a10 jeudii 4LP1099A0511 ZALLCALL 67 10:26:10 05/11/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 Santé 25 millions pour réduire l'attente en chirurgie cardiaque Les chirurgiens cardiovasculaires estiment que l'ouverture de nouveaux postes stabilisera les équipes DENIS LESSARD bureau de La Presse, QUÉBEC L'attente d'une chirurgie cardiaque devrait être réduite de moitié d'ici trois mois grâce au plan d'action annoncé hier par la ministre de la Santé, Pauline Marois.Le temps moyen d'attente de cinq à six mois actuellement devrait être réduit à trois mois, estime le Dr Daniel Doyle, président de l'Association des chirurgiens cardiovasculaires et thoraciques du Québec.S'il se réjouit de l'annonce de Québec, totalisant 25 millions, le spécialiste la met toutefois en perspective avec celle de 95 millions que vient de faire l'Ontario, exactement dans ce secteur des chirurgies cardiaques.Mme Marois a confirmé hier, en conférence de presse à l'hôpital Laval à Québec, l'intention du gouvernement d'injecter immédiatement huit millions pour la réduction des listes d'attente.Ce geste augmentera de 650 le nombre de chirurgies cardiaques faites annuellement à Montréal ; 975 personnes attendent ce type d'intervention au Québec actuellement.Pour l'hémodynamie, 765 interventions additionnelles seront faites dans la région métropolitaine.On compte 1100 personnes en attente dans l'ensemble du Québec.Sept des huit millions iront dans les établissements de Montréal et s'ajouteront à une enveloppe de 2,8 millions déjà annoncée pour les interventions cardiaques.Le plan d'action permettra d'augmenter de 750 le nombre des chirurgies cette année, de 1150 l'an prochain et de 2165 l'année suivante, prédit le ministère de la Santé.Surtout, a insisté hier Mme Marois, le ministère mettra en place un comité permanent de surveillance pour les interventions cardiaques.Une telle mesure permettra par exemple la confection d'une liste d'attente pour l'ensemble du Québec pour s'assurer, comme dans le cas de l'oncologie, que les plateaux techniques existants sont utilisés à capacité.« Les chirurgiens nous avaient demandé de ne pas se contenter d'un « blitz » (d'investir temporairement des fonds) pour réduire les listes d'attente et ensuite les laisser dans la misère », a fait observer Mme Marois.Du côté de l'opposition libérale, Yvon Marcoux a déploré « qu'on ait dû attendre une crise, encore une fois, pour que la ministre agisse et débloque des fonds ».« Elle avait promis un geste en octobre dernier, le comité lui avait demandé des fonds dès janvier », a-t-il rappelé.Les libéraux avaient dénoncé cette situation alors.« Mais il a fallu que les chirurgiens sortent, qu'ils disent que des gens mouraient, que cela n'avait pas de bon sens pour que quelque chose se passe », a dénoncé M.Marcoux.Le Dr Doyle, qui avait mis le feu aux poudres en rappelant que les risques de mortalité croissaient de 0,2 % par mois, pour ce type de patient, s'est dit satisfait de l'annonce de Mme Marois et surtout de sa rapidité.Il y a deux semaines, le Dr Doyle avait soulevé une tempête en soutenant que l'indifférence de Québec pour ce secteur causait jusqu'à trois morts par mois.Tous les cas urgents sont opérés sans attente, a insisté Mme Marois hier, rappelant que les patients en danger étaient gardés à l'hôpital le temps nécessaire.« Quand on a sorti nos chiffres, on a eu trop d'attention.On n'a pas pu expliquer tout le contexte », a dit le Dr Doyle.« Jusqu'ici, on était trop serrés, on essayait de mettre des skis dans une boîte téléphonique », a-t-il ajouté.« Les chirurgiens cardiaques sont un peu intempestifs », a expliqué M.Doyle, qui avait comparé à la médecine de guerre du Vietnam les conditions de travail des 34 spécialistes en chirurgie cardiaque au Québec.Quand le Dr Doyle a fait cette sortie il y a deux semaines, le ministère était déjà, à son insu, très avancé dans la préparation de cette annonce, a soutenu Mme Marois.Pour le Dr Raymond Carignan, directeur général de l'Institut de cardiologie de Montréal, la décision « reconnaît l'importance de l'évaluation des besoins en cardiovasculaire.On sait qu'une personne sur deux sera affectée par ce problème.La technologie évolue de façon fulgurante dans ce domaine », a-t-il relevé.Le Dr Carignan se réjouit surtout de la mise en place d'un comité de surveillance permanent dans ce secteur.Mme Marois s'est défendue d'avoir agi « en réaction » aux déclarations incendiaires du Dr Doyle.Déjà, en octobre, Québec avait mis en place un comité consultatif qui doit remettre son rapport en juin.Du côté des infirmières, il y aura un problème cet été, a reconnu Mme Marois, qui espère que la solution arrivera à moyen terme.Il y aura davantage de poste à temps complet affiché pour les soins intensifs, a souligné le Dr Doyle.Selon Gilles Lagacé, DG de l'hôpital Laval, « on évitera que les équipes se renouvellent constamment.Une annonce comme celle d'aujourd'hui permet d'ouvrir des postes pour stabiliser les équipes ».Pour cet hôpital de Québec, la situation était bien différente de celle de Montréal.Québec a donné le feu vert hier à la construction de deux nouveaux plateaux techniques, l'un pour la chirurgie, l'autre pour l'hémodynamie, qui coûteront 17 millions, dont 7,2 millions, destinés aux budgets de fonctionnement, seront récurrents. 4LP1101A0511 A11jeudi 4LP1101A0511 ZALLCALL 67 00:41:55 05/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 A 11 Santé Nouveau traitement du cancer du foie JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Un nouveau traitement non chirurgical du cancer du foie, expérimenté pour la première fois au Québec la semaine dernière, pourrait permettre l'élimination de tumeurs hépatiques chez certains patients inopérables.Utilisée depuis environ deux ans en Europe et aux États-Unis, l'ablation percutanée par ondes de radiofréquence a été tentée pour la première fois à l'hôpital Saint-Luc du CHUM par le Dr David Gianfelice, radiologiste interventionniste.« C'est moins invasif et moins douloureux, et c'est fait en externe, si bien que le patient entre à l'hôpital le matin et sort le soir », a expliqué en conférence de presse le Dr Guy Breton, chef du département de radiologie du CHUM.La technique consiste à insérer dans l'abdomen du patient une longue aiguille que l'on guide jusqu'à la tumeur hépatique à l'aide d'images en temps réel fournies par un scanner.Une fois l'aiguille en place, l'extrémité de celle-ci se déploie, formant un petit parapluie constitué d'antennes métalliques flexibles.Le radiologiste relie ensuite l'aiguille à un générateur.Les ondes produites font monter la température, que l'on maintient à 100 degrés Celsius pendant une dizaine de minutes.La tumeur, surchauffée, se nécrose.Selon le Dr Michel Dagenais, chirurgien hépato- biliaire au CHUM, la chirurgie demeure la solution idéale pour traiter le cancer du foie.Mais elle est impossible chez plus de la moitié des patients, notamment chez les gens âgés ou à la santé fragile.« On ne fera pas une opération majeure au foie sur un patient de 80 ans avec une condition hépatique sévère », illustre le médecin.« L'ablation par ondes de radiofréquence n'est pas le premier choix, mais peut s'adresser à des patients dont le cancer n'est pas trop avancé et dont la lésion est unique et a un diamètre de moins de cinq centimètres », ajoute le Dr Dagenais.L'ablation percutanée est donc une arme supplémentaire dans l'arsenal thérapeutique, au même titre que la cryochirurgie (élimination par le froid) ou la diffusion d'alcool pur dans la tumeur.Elle est toutefois indolore, contrairement aux autres techniques, et ne cause des complications que dans 2 % des cas, selon les premiers résultats expérimentaux.Pour le premier patient québécois ayant profité de la technique, les résultats semblent probants.Yvon Bibeau, un Verdunois âgé de 60 ans, est sorti de l'hôpital le lendemain de l'intervention, alors qu'une chirurgie aurait nécessité une hospitalisation d'une semaine ! « Je n'ai eu aucune douleur, ni pendant l'intervention ni depuis », dit-il.En évitant une hospitalisation prolongée, on réduit de beaucoup les coûts, soulignent les médecins du CHUM.Ils estiment qu'une chirurgie coûte au bas mot 8000 $, contre 2000 $ pour l'ablation percutanée.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Le cardiologue Guy Leclerc en compagnie de Gérard Lemonde, un Montréalais de 78 ans à qui on doit remplacer une valve du coeur aujourd'hui, trois semaines après son admission à l'hôpital.Chirurgie cardiaque: patients et médecins reprennent espoir JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Quand Jacques Proulx a été terrassé par un infarctus le 13 avril dernier, il ne se doutait pas qu'il devrait attendre un long mois avant d'être opéré.C'est pourtant ce qui est arrivé à ce camionneur retraité de 62 ans, ballotté depuis entre l'Hôpital du Haut-Richelieu, à Saint- Jean, et le Centre hospitalier de l'Université de Montréal, où il subira finalement un pontage coronarien ce matin.« L'attente est un peu longue, c'est dur sur le moral, a-t-il raconté à La Presse, hier, dans sa chambre du troisième étage de l'hôpital Notre-Dame.Il y a des jours où j'ai pleuré, je ne voyais pas la lumière au bout du tunnel, d'autant que j'ai continué à avoir des douleurs pendant que j'étais à Saint- Jean.» « Je trouve ça inhumain, terrible pour moi et pour lui, a dit sa femme, Madeleine Lavigne.C'est assez d'avoir ce genre de problème- là, sans en plus avoir à attendre.J'ai pleuré moi aussi, car on ne sait jamais ce qui va arriver.On a payé des impôts toute notre vie, maintenant, on veut pouvoir être soigné.La situation du couple n'a rien d'unique : plus d'une trentaine de malades cardiaques attendent présentement dans des lits d'hôpitaux périphériques \u2014 à Saint-Jean, à Saint- Hyacinthe, à Cowansville et ailleurs \u2014 qu'une place se libère en chirurgie cardiaque à l'hôpital Notre-Dame.« C'est pire que dans les années antérieures : on n'admet plus que très rarement des patients qui attendaient leur chirurgie à la maison, explique Linette Blouin, chef de l'unité des soins en cardiologie.Les patients arrivent directement d'autres hôpitaux ou des urgences.» Incapables de composer avec les longs délais, certains patients doivent être vus par un psychiatre pour calmer leur anxiété, tandis que d'autres cessent de s'alimenter, ce qui les rend plus fragiles avant l'opération, note Mme Blouin.Patients, infirmières et médecins se réjouissent donc de l'argent supplémentaire accordé hier par la ministre de la Santé, Pauline Marois, pour résoudre le problème des listes d'attente en chirurgie cardiaque et en hémodynamie, d'autant que les budgets reviendront d'année en année.Mais certains se demandent ce qu'on attendait pour agir.« Ça fait des années que ça aurait dû être fait, s'insurge Gérard Lemonde, un Montréalais de 78 ans à qui on doit remplacer une valve du coeur aujourd'hui, trois semaines après son admission à l'hôpital.Là, on court après les spécialistes tous les jours pour qu'ils nous avancent sur leur liste.» Le cardiologue Guy Leclerc, membre du comité sur la cardiologie tertiaire qui a formulé les recommandations suivies par Mme Marois, est beaucoup plus élogieux.« Je pense que pour la première fois, il y a un gouvernement qui écoute vraiment ce qui se passe dans les hôpitaux.C'est la première fois que je vois ça », dit-il.« On va augmenter de près de 10 % le nombre d'interventions.Ça devrait faire que les durées d'attente soient médicalement acceptables, soit moins d'un mois en hémodynamie et moins de trois en chirurgie cardiaque », ajoute-t-il, se disant « convaincu que ça va régler la situation pour plusieurs années ».À l'Institut de cardiologie de Montréal, on est également satisfait, même si on y a déjà accéléré le rythme depuis le 1er avril (avec cinq chirurgies cardiaques de plus par semaine), en prévision de l'annonce de Mme Marois.« La liste d'attente comptait 180 à 200 patients et devenait très difficile à gérer, explique le Dr Michel Carrier, chef du département de chirurgie.On espère maintenant pouvoir réduire notre liste de cas électifs d'ici l'été.» Le chef du département de médecine, le Dr Mario Talajic, estime néanmoins que bien des choses restent à faire pour résoudre complètement les problèmes en cardiologie tertiaire.« Il va notamment falloir développer l'électrophysiologie », croit-il.L'ICM réclame de l'argent pour poser cette année une quarantaine de défibrillateurs supplémentaires à des patients souffrant d'arythmie cardiaque.L'ICM en a implanté 125 l'an dernier, à 25 000 $ pièce.« Mme Marois est au courant et accepte que le comité sur la cardiologie tertiaire continue d'évaluer ce dossier-là.J'espère que d'ici l'automne, on aura des nouvelles », a dit le cardiologue.UN RABAIS ADDITIONNEL DE 10 %! 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21 ans, (qui fut l'un des grands espoirs olympiques de la boxe) et Kelly Bienvena, 22 ans, ont été déclarés coupables hier de la majorité des nombreux chefs d'accusation qui pesaient sur eux.« Il n'y a pas de doute que les accusés ont vécu des fruits de la prostitution, a dit le juge Jean- Claude Bonin en rendant son jugement.Les victimes ont été sérieusement battues, elles ont été forcées au lesbianisme, elles ont subi des agressions physiques et des menaces de mort.» Les faits dans cette affaire se sont étalés sur une période de presque un an, soit de novembre 1997 à septembre 1998, jusqu'à ce que le groupe soit arrêté par la police.Leur tactique consistait à recruter des jeunes filles et à les amener vivre en appartement avec eux, où ils les impliquaient dans leur agence d'escorte.On compte cinq victimes en tout, dont l'âge allait de 17 à 24 ans au moment des faits.Elles devaient être disponibles 24 heures par jour, sept jours sur sept, et vivaient dans la crainte et sous les menaces.Dans cette affaire, c'est Thadal qui était le dirigeant.Almonacy était l'administrateur, Adonis jouait un peu le rôle de garde de corps, tandis que Bienvena faisait office de chauffeur.L'implication de ce dernier est moindre et plus tardive, et c'est d'ailleurs le seul qui a pu recouvrer la liberté provisoirement après son arrestation.Les autres sont tous restés détenus depuis septembre 1998.Les plaidoiries au sujet de la sentence auront lieu le 26 juin prochain pour Thadal, Almonacy et Adonis.Bienvena reviendra quant à lui en cour le 7 septembre.Il est à noter que Pascal Almonacy et Stevenson Adonis ont été accusés de tentative de meurtre et voies de fait graves, récemment, consécutivement à une bagarre survenue le 2 avril dernier au Centre de détention de Rivière-des-Prairies.La victime, Guy-Adrien Langlois, a été battue à coups de pied et de poing.À son arrivée à l'hôpital, on a dû le maintenir en vie artificiellement.Malgré ses nombreuses fractures du crâne, Langlois s'en est tiré.Il a réintégré la prison, mais doit être transféré à l'Institut Pinel ces jours-ci en attendant son propre procès pour une tout autre affaire.Almonacy et Adonis reviendront pour leur part devant le tribunal les 11 et 12 juillet pour l'enquête préliminaire dans cette affaire.Bélande Thadal Pascal Almonacy Stevenson Adonis Kelly Bienvena Deux importantes saisies de drogue à l'aéroport de Dorval MARCEL LAROCHE Des valises de voyage bourrées de 224 kg de cocaïne et des tours d'ordinateur contenant 45 kg d'ecstasy, des stupéfiants d'une valeur estimée à 50 millions sur le marché noir, ont été saisis en l'espace de trois jours à l'aéroport international de Dorval.Ce coup de filet réalisé par des enquêteurs de l'Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) n'a cependant pas permis de mettre le grappin sur les trafiquants de drogue qui ne se sont jamais manifestés pour récupérer la précieuse marchandise destinée au marché québécois.La première saisie a été effectuée le mardi 4 mai par les agents de l'ADRC, lors d'une inspection régulière faite à l'aide du chien détecteur Herby utilisé à l'aéroport de Dorval.En examinant de plus près trois tours d'ordinateur transportées à bord d'un avion cargo en provenance de la Belgique, les agents ont découvert 144 000 comprimés d'ecstasy dissimulés dans les tours, à raison de deux sacs par appareil, pour un total de 45 kg de pilules.Les appareils électroniques étaient destinés à une compagnie de Montréal.Cette saisie d'ecstasy, dont la valeur est estimée à cinq millions sur le marché de la rue, est la plus importante effectuée au Canada.La seconde saisie a été faite vendredi dernier lorsque des enquêteurs de l'ADRC en poste à l'aéroport de Dorval ont découvert 224 kg de cocaïne dissimulés dans cinq valises de voyage non réclamées.La drogue valant près de 45 millions, ainsi que les comprimés d'ecstacy, ont été remis aux policiers de la GRC qui poursuivent l'enquête relativement à cette importante saisie.Tirage du 2000-05-10 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Ces 3 numéros gagnants sont décomposables 1er numéro 25 000 $ 2e numéro 50 000 $ 3e numéro 100 000 $ Tirage du 2000-05-10 Tirage du 2000-05-10 NUMÉRO Tirage du 2000-05-10 Tirage du 2000-05-10 Tirage du 2000-05-10 Numéro complémentaire: 15 Numéro complémentaire: 26 4LP1301A0511 A13jeudi 4LP1301A0511 ZALLCALL 67 00:42:17 05/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MAI 2000 A 13 Nouveau président de syndicat chez GM-Boisbriand DENIS ARCAND Un changement majeur est survenu hier dans le leadership syndical de l'usine d'assemblage GM-Boisbriand, au terme des élections du comité exécutif de la section locale 1163 des Travailleurs canadiens de l'automobile.Le président Richard Fournier a été battu par sept voix par Sylvain Demers, qui exerçait les fonctions de premier vice-président dans le bureau sortant.« Je suis déçu, c'est sûr, c'est pas facile d'apprendre à perdre », déclaré M.Fournier, qui a reçu 714 voix contre les 721 de M.Demers.L'avenir de l'usine, que GM pourrait fermer à l'automne 2002, a pesé lourd dans la campagne électorale, tout comme la stratégie syndicale à employer.M.Demers succède à M.Fournier dans une période critique où GM devrait annoncer d'ici huit ou neuf mois ses intentions.M.Demers, qui n'a pu être joint hier, doit entrer en fonctions le 28 mai.Selon M.Fournier, cinq autres candidats associés à l'équipe sortante ont été défaits par des colistiers de M.Demers lors des élections au comité exécutif, qui compte 12 personnes.M.Fournier était associé à diverses initiatives communes avec les pouvoirs publics fédéraux, provinciaux et municipaux, visant à inciter GM à réinvestir dans l'usine et non la fermer.Il avait notamment signifié une relative ouverture à des changements majeurs à la convention collective, si GM annonce un nouveau modèle pour l'usine.« Je pense que j'ai essayé durant mon mandat de faire l'équilibre entre les intérêts directs de mes membres et l'intérêt socio-économique à long terme de notre région, qui a besoin de cet employeur.Or, beaucoup de nos membres sont à quelques mois de la retraite et vivent depuis des années le stress énorme qui vient avec la menace de fermeture.Plusieurs d'entre eux, par dépit, m'ont dit : « Ferme-le donc, l'hostie de garage ! » M.Fournier a décrit la position de M.Demers comme « plus radicale » et affirmé que ce dernier veut « négocier une fermeture ».Cependant, lors d'une entrevue vendredi dernier, M.Demers a nié vigoureusement cette interprétation de sa campagne électorale : « J'aime bien le mot « fermeté » et ce que je dis, c'est qu'il faut commencer par se respecter si on veut se faire respecter », avait dit M.Demers.Solde de la Fête des Mères Rabais jusqu'à 80% Benix offre le plus grand choix d'articles ménagers de grande marque et aux plus bas prix! 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