Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (11)

Références

La presse, 2000-05-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" La Presse 13 mai 2000 Page A1 manquante 6LP0202A0513 A 2 samedi 6LP0201A0513 ZALLCALL 67 00:52:32 05/13/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Entente avec les policiers de la CUM Le torchon brûle entre Cannes et Hollywood CANNES / Suite de la page A1 et pour que son Marché du film continue de fleurir.Cannes ne serait pas Cannes sans les stars et tout ce qui brille autour.Des stars comme Calista Flockhart (Ally McBeal) et Holly Hunter, de passage hier afin de promouvoir Things You Can Tell Just by Looking at Her, de Rodrigo Garcia (fils de Gabriel Garcia Marquez), présenté dans la section Un certain regard.Au coeur du problème se trouvent les guerres intestines de « l\u2019Organisation ».Olivier Barrot, qui devait succéder à l\u2019automne à Gilles Jacob \u2014 qui accédera à la présidence \u2014 a été relevé brusquement de ses fonctions, en avril.Un mois plus tôt, il partait en mission à Hollywood (pas sur Mars), tentant de réconcilier Cannes avec les grands studios.Résultat : on doute de plus en plus, dans l\u2019industrie américaine, de la bonne volonté de l\u2019actuel délégué général, accusé de manquer de diplomatie.Cannes, il va sans dire, n\u2019en est pas à sa première crise.ENTENTE / Suite de la page A1 gouvernement aux employés du secteur public.Elle proposait une convention collective de cinq ans, histoire d\u2019atténuer les impacts de la mise en place de la communauté métropolitaine de Montréal, en janvier 2001.Jusqu\u2019ici, la CUM n\u2019a jamais conclu une convention de plus de trois ans avec ses policiers.Les policiers du SPCUM réclamaient alors une augmentation de 4 % pour un contrat d\u2019un an.Ils accordent aussi beaucoup d\u2019importance à l\u2019élimination d\u2019un échelon salarial particulier pour les policiers embauchés depuis 1997.Ceux-ci gagnent 8000 $ de moins que leurs confrères embauchés un an avant eux et doivent patienter un an de plus avant d\u2019atteindre le dernier échelon salarial.L\u2019entente avec les policiers de la CUM risque de compliquer les négociations en cours entre le gouvernement et l\u2019Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ).Les policiers de la Sûreté du Québec veulent obtenir la parité salariale avec leurs collègues de la CUM.Maintenant que l\u2019écart est en voie de s\u2019agrandir, avec la nouvelle entente au SPCUM, on s\u2019interroge sur la réaction de l\u2019APPQ, a indiqué hier un officier de direction de la SQ, rencontré lors du colloque de l\u2019Association des directeurs de police du Québec, qui se tenait à Laval.Pour l\u2019instant, il semble que les négociations intensives qui se déroulent depuis cinq semaines vont bien.À Laval, la Fraternité des policiers s\u2019apprête à entreprendre des négociations avec la Ville pour le renouvellement de la convention collective.Un policier lavallois gagne 57 214 $ après sept ans de service.La guerre tranquille de Cardenas CARDENAS / Suite de la page A1 Proposition acceptée.« Je m\u2019appelle Luis, dit-il, en souriant à pleines dents.Mais mes amis m\u2019appellent Luigi, l\u2019Italiano.C\u2019est que je parle un peu italien.Et un peu anglais, aussi.» « Quand je serai grand, poursuit le jeune homme déjà très grand, je veux travailler avec les touristes de Varadero.Alors, il faut que j\u2019apprenne des langues.» Cigare à la main, Luis se dandine en chantant \u2014 faux \u2014 du Bob Marley.Sur le chemin, des amis lui font des clins d\u2019oeil complices.Cardenas n\u2019est pas une ville très touristique, mais le nouveau « circuit Elian », qui ne figure encore dans aucun guide, semble pour Luis l\u2019occasion rêvée de soutirer un billet vert, quelques sous ou peut-être un stylo aux touristes curieux.Après quelques couplets difficilement reconnaissables de No Woman, No Cry, nous arrivons à la fameuse rue Cossio.« Voilà, c\u2019est là.C\u2019est la demeure d\u2019Elian », dit Luis, en pointant la petite maison bleue de Juan Miguel, fraîchement repeinte.Sur la porte, tout aussi fraîchement repeinte, une affiche, sur laquelle est écrit, en rouge : « Reviens au sein de ta famille, de ton peuple, de ta patrie, enfant symbole, enfant héros.» On semble à mille lieues des manifestations hystériques qui se sont déroulées durant des mois devant la maison du grand-oncle d\u2019Elian, dans la Petite Havane, le quartier de ceux que Fidel Castro appelle la « mafia de Miami ».Ici, pas de hauts cris, pas de caméras.Seules quelques notes de musique crachées par une vieille radio volent un peu d\u2019espace au silence.Au coin de la rue, une dame âgée danse, sous le regard amusé des voisins.Luis continue de chanter \u2014 toujours faux.Pas de grandes manifs devant la maison d\u2019Elian, mais le message de Fidel Castro, martelé ad nauseam à la télévision cubaine, reste clair : « Libérez Elian ! » Collées aux portes des maisons voisines, des coupures de journaux du Granma, le journal officiel du Parti communiste.Jaunis par le soleil, les articles racontent un des mille et un épisodes de la guerre politique Cuba-Miami livrée depuis cinq mois.Ici, à Cardenas, le débat prend l\u2019allure d\u2019une guerre tranquille.La guerre n\u2019est pas encore finie, mais on murmure déjà le nom du gagnant : Fidel Castro.« Ça faisait longtemps que le peuple cubain n\u2019avait pas été aussi uni », confie une dame dans la quarantaine.Dans un texte dédié à Elian, le poète Cinto Vitier, sidéré par la maladresse des États-Unis, écrit : « Qu\u2019ils sont sots ! Ils nous ont unis pour toujours.» Quand Elian rentrera à la maison, on promet une grande fête.« Le carnaval pendant trois jours ! » lance Luis, la mine réjouie.Audelà de la fête, qu\u2019est-ce qui attend Elian à son retour ?Aujourd\u2019hui, demain et lundi, La Presse vous propose un voyage au pays du naufragé le plus célèbre du monde.PHOTOTHÈQUE La Presse L\u2019éditorialiste en chef de La Presse, Alain Dubuc (à gauche), et le caricaturiste Serge Chapleau.Dédé a dû beaucoup souffrir avant de mourir Des prix à Dubuc et à Chapleau DÉDÉ / Suite de la page A1 Le bureau du coroner refuse toutefois de préciser la nature exacte des blessures, leur nombre et la façon dont le chanteur s\u2019y est pris pour enfoncer l\u2019arme dans son thorax.D\u2019ailleurs, craignant que le suicide du chanteur des Colocs ne suscite une réaction négative et entraîne des suicides chez ses jeunes admirateurs, deux services d\u2019intervention téléphonique, Tel-jeunes et La Ligne parents, désirent rappeler à la population qu\u2019ils peuvent aider les jeunes qui auraient des idées suicidaires et qui seraient tentés d\u2019imiter le geste de leur idole.Selon les deux organismes, certains jeunes déjà en détresse psychologique ou plus fragiles que d\u2019autres, peuvent développer des idées suicidaires.Ces jeunes peuvent communiquer avec Teljeunes au 514 288-2266 ou au 1 800-263-2266.Quant aux parents d\u2019un jeune qui a des idées suicidaires ou qui montre des signes de détresse psychologique, ils sont invités à communiquer avec la Ligne parents au 514 288-5555 ou au 1 800 361-5085.Les deux services sont gratuits et confidentiels 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.Le coroner Bélanger précise de plus que contrairement à ce qui a été d\u2019abord véhiculé, Dédé Fortin n\u2019a laissé aucun message expliquant son geste.Des lettres et des documents retrouvés dans son logement, parlant de mort et de seconde vie, avaient d\u2019abord laissé croire aux enquêteurs que Dédé Fortin avait laissé un message, mais après analyse, il s\u2019agissait plutôt d\u2019écrits et de poèmes.Les résultats des analyses toxicologiques ne sont pas encore disponibles, mais le coroner ne croit pas que l\u2019alcool ou la drogue aient pu être un élément déclencheur.De son côté, l\u2019imprésario de Dédé Fortin, Raymond Paquin, a adressé hier une dernière lettre à son ami.En voici le texte : Mon Dédé, Si je sais encore compter, et si tu n\u2019a pas traîné en chemin, tu viens d\u2019entrer dans la Vallée des morts.Comme tu dois être bien.Le vide doit être enfin rempli.Je ne sais pas si tu vas rencontrer Dieu, mais si tu lui parles, ce sera la première fois que tu parles au client avant moi.Cette fois, je ne peux plus rien pour toi.Fais attention mon Dédé.Si le ciel te déçoit.si Dieu n\u2019est pas à la hauteur, si tu vois l\u2019hameçon derrière la mouche.Je t\u2019en prie, TAIS-TOI.Attends que j\u2019arrive.N.B.Je ne sais pas qui a vendu la mèche aux journalistes, mais 10 minutes après ta mort, ils étaient tous là.Tu n\u2019a rien manqué ! S.V.P.laissez-nous tranquille jusqu\u2019à lundi Raymond Paquin Ton ami et ton gérant à la vie, à la mort.d\u2019après PC La Presse a remporté deux prix de l\u2019Association canadienne des journaux, à l\u2019occasion d\u2019un gala tenu à Montréal, au cours duquel on a honoré les lauréats du 51e concours annuel de journalisme.Notre quotidien a reçu des prix dans les catégories Caricature et Éditorial.Le caricaturiste Serge Chapleau cumulait une cinquième mise en nomination d\u2019affilée, ce qui est également un record, et son deuxième prix du concours.Dans la catégorie Éditorial, Alain Dubuc a remporté le prix.L\u2019éditorialiste en chef de La Presse avait été finaliste l\u2019an dernier.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-5-9 à quatre chiffres : 4-8-6-8 DEMAIN DANS LA PRESSE À ras le poil Dans un dossier publié demain dans le cahier Santé, notre collaboratrice Dominique Joly nous apprend que les humains ont plus de follicules pileux au pouce carré sur le corps que les.gorilles.C\u2019est un peu trop au goût de certains, en effet.Ceux-là, qui en ont ras le bol du rasoir, des cires à épiler et autres produits conçus à cette fin ne rêvent plus que d\u2019épilation définitive.De là à débattre des vertus du laser et de l\u2019électrolyse, il n\u2019y a qu\u2019un pas vite franchi.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d\u2019accord avec la décision de Québec de subventionner les emplois dans la Cité du commerce électronique ?Craignez-vous le retour de la contrebande si les gouvernements haussent les taxes sur le tabac ?: Oui: 85 % Non: 15 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.NOUVEAU FEUILLETON À compter du mardi prochain 16 mai, La Presse entreprendra la publication d\u2019un nouveau feuilleton.Il s\u2019agit du deuxième tome du roman de Micheline Lachance, Le Roman de Julie Papineau, L\u2019Exil.Bonne lecture ! PRÉCISION Me Jean-Y.Nadeau Contrairement à ce que La Presse affirmait dans son numéro du 3 mai, Me Jean-Y.Nadeau n\u2019a jamais fait état des fonctions qu\u2019il occupait au sein du Comité de déontologie policière lorsqu\u2019il a été intercepté par les policiers.La Presse regrette d\u2019avoir affirmé le contraire.2815587 6LP0301A0513 a03 samedi 13 mai 2000 6LP0301A0513 ZALLCALL 67 00:51:04 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 3 2822047 (voir en page H-7) 2822048 (Voir en page H9) La vidéo du cascadeur de Lotbinière pourrait inspirer la SAAQ ANDRÉ DUCHESNE La Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) entend bel et bien utiliser, pour une future campagne de prévention, la bande vidéo tournée par des amis de Mathieu Perron, ce jeune homme de 19 ans mort au volant de sa voiture alors qu\u2019il faisait une cascade à 200 km/h sur une route de Dosquet, dans le comté de Lotbinière.« Nous n\u2019allons pas utiliser le matériel de cette cassette, mais nous en inspirer pour faire une reconstitution.Elle servira à une campagne de sensibilisation dans les écoles ou encore à une émission de télévision, avec débat, pour les jeunes », indique le porte-parole de la SAAQ, Roch Tremblay.Depuis jeudi soir, les réseaux de télévision ont largement diffusé les images de ce terrible accident.Filant à toute allure, la voiture de Mathieu Perron, une Acura Integra type R, devait sauter un petit talus avant de poursuivre sa course.Mais le bolide a dérapé et effectué plusieurs tonneaux.« Ses amis étaient descendus de la voiture pour le filmer.Je crois qu\u2019il a voulu en mettre un peu plus », a déploré son père Jocelyn, joint par La Presse hier.M.Perron dit avoir remis cette cassette aux médias afin de faire passer un message aux jeunes conducteurs téméraires.« On veut leur dire de faire attention, d\u2019arrêter de vouloir repousser leurs limites », at- il ajouté.Pas comme dans les films Du côté de la SAAQ, le conseiller en sécurité routière Patrice Letendre estime que le contenu de cette cassette permettra de faire la preuve que les accidents spectaculaires ne se terminent pas d\u2019une façon aussi légère que dans les films d\u2019action.« Au cinéma, après plusieurs capotages, le héros sort de sa voiture endommagée, replace sa cravate et s\u2019en va prendre un martini.Eh bien ! justement, la vie n\u2019est pas un film de James Bond », martèle ce dernier.Au cours des dernières années, la SAAQ a opté pour des campagnes publicitaires chocs qui sont bien reçues dans la population selon des sondages.Ainsi en est-il de la campagne actuelle « Dix kilomètres à l\u2019heure de moins, ça sauve des vies » dans laquelle on voit un homme incapable de se remettre d\u2019un accident de la route où il happe mortellement une femme.Entre 75 et 80 % des répondants disent que cette publicité est convaincante, les a fait réfléchir et les a amenés à réduire leur vitesse.Ce sondage a été mené auprès de 1148 adultes et la marge d\u2019erreur est de 2,8 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Par contre, la SAAQ estime qu\u2019il faut savoir doser ce type de publicité.« S\u2019il y a trop de crémage, il y a un phénomène de rejet.Les gens vont zapper et on perd de l\u2019efficacité », observe Roch Tremblay.Au dire même de la SAAQ, une des publicités les plus percutantes des dernières années a été celle de l\u2019alcool au volant où l\u2019on voyait une fillette en larmes alors que son père, menottes aux poignets, montait dans une voiture de police et que des ambulanciers tentaient de ranimer sa mère.« Au début, cette publicité était diffusée à des heures de grande écoute et les enfants pleuraient en la voyant.Plusieurs parents nous ont appelés pour nous demander de modifier les heures de présentation, ce que nous avons fait », ajoute M.Tremblay.Phénomène marginal Par ailleurs, plusieurs services de police consultés par La Presse hier ont indiqué que les cascades comme celle du jeune Perron ou les courses entre voitures demeurent un phénomène marginal sur les routes du Québec.Mais le problème existe quand même, de façon ponctuelle.Ainsi, l\u2019an dernier à Laval, la police est intervenue à plusieurs reprises pour disperser des groupes de jeunes se réunissant à des endroits prédéterminés pour assister ou participer à des courses non autorisées.« Un soir, nous avons arrêté environ 200 personnes, participants et spectateurs.Certains conducteurs possédaient des voitures avec un \u2018réservoir de nitro\u2019, un genre d\u2019accélérant dans le coffre arrière », indique l\u2019agent Pierre Desautels de la police de Laval.La police de la CUM ferait également face à un problème semblable sur une portion de son territoire, mais personne n\u2019était en mesure de nous confirmer cette information hier.Un membre d\u2019un autre corps policier a quant à lui déploré la culture de l\u2019extrême.« Tout, mais vraiment tout est à l\u2019extrême », a-til dit, ajoutant qu\u2019une réflexion devrait se faire sur le sujet.Un commentaire qui rejoint celui du père de Mathieu Perron qui avait déjà eu des contraventions pour excès de vitesse.« Je me demande si les jeux vidéo n\u2019ont pas une influence chez les jeunes.Tu as 5, 10, 15 vies là-dedans et quand tu les perds, tu recommences.Ils se croient invincibles.» PHOTOS REPRODUCTION, La Presse avec la collaboration de TVA Une séquence d\u2019images du tragique accident de Mathieu Perron, survenu le 14 avril dernier à Dosquet, dans le comté de Lotbinière.2857741 Humour, police et obscénité MARTINE ROUX Un porte-parole du Service de police de la CUM, Alain Lefrançois, a goûté à ses dépens aux pièges des listes d\u2019envoi : au lieu de faire rigoler ses collègues, l\u2019employé civil a malencontreusement envoyé par courrier électronique une série de blagues salées.à des médias des quatre coins du pays.Oups ! D\u2019Allo Police au Globe and Mail en passant par La Presse, les illustrations obscènes sont apparues sur les écrans d\u2019une trentaine de journalistes, recherchistes ou affectateurs.Certaines, franchement osées, révèlent sans détour les détails de l\u2019anatomie masculine ou féminine.Une autre, plus sexiste, montre une femme faisant le voeu que son boulot soit plus enrichissant.avant d\u2019être subitement transformée en homme.Ne prenant aucun risque, le porte- parole a voulu acheminer les plaisanteries deux fois plutôt qu\u2019une aux véritables destinataires \u2014 d\u2019autres employés du service des communications du SPCUM figurent sur sa liste d\u2019envoi \u2014, « puisqu\u2019il y a désormais un filtre de nos envois électroniques qui sont levés que 30 minutes par jour » (sic), indique- t-il.Le SPCUM interdit-il la circulation de messages personnels ?Il a été impossible de le vérifier hier, mais Alain Lefrançois s\u2019est excusé auprès des personnes qui ont reçu les documents par erreur.Des courriels innocents ?Certaines entreprises ne badinent pas avec les envois électroniques privés : Pratt & Whitney et Revenu Canada, par exemple, se sont dotées de politiques de sécurité rigoureuses visant à proscrire le batifolage électronique de leurs employés, révélait un dossier publié par La Presse en janvier dernier.Non seulement ces courriels nuisent- ils au temps de travail, dit-on, mais ils sont souvent lourds et surchargent les serveurs.Certaines entreprises réprimandent ou suspendent les messagers rebelles ou leur indiquent carrément la porte ! Surtout lorsque des envois obscènes atterrissent.là où ils n\u2019étaient pas sollicités. 6LP0401A0513 A4 samedi 6LP0401A0513 ZALLCALL 67 00:49:56 05/13/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Les Nickels condamnés pour fraude fiscale Détenu mort à RDP: la famille réclame une enquête publique MARTINE ROUX La chaîne de restaurants Nickels a plaidé coupable, hier au palais de justice de Québec, à 74 accusations de non-respect des lois fiscales portées contre elle par le ministère du Revenu.Entre janvier 1996 et octobre 1998, la société a conspiré avec une quarantaine de ses franchisés québécois et ontariens afin d\u2019échapper aux lois fiscales régissant la perception de la TPS et de la TVQ.L\u2019enquête menée par le ministère \u2014 qui avait conduit à des perquisitions dans plusieurs restaurants Nickels en décembre dernier \u2014 a révélé l\u2019utilisation du « zapper », une fonction informatique permettant de faire disparaître comme par magie une partie des ventes des registres comptables ainsi que les taxes perçues sur ses ventes.« Nous avions des raisons sérieuses de croire que des restaurants Nickels utilisaient un zapper, explique Carole Lafond, agente d\u2019information au ministère du Revenu.Nous avons ensuite pu établir les montants des taxes éludées.» Les franchisés devront rembourser les taxes cachées au fisc, totalisant 3,4 millions, tandis que la chaîne versera pour sa part une amende de trois millions.Ce n\u2019est pas tout : la TPS et la TVQ sont aussi absentes des redevances que versent les franchisés au franchiseur pour porter la bannière Nickels.Dans ce cas, les taxes non perçues s\u2019élèvent à plus de 140 000 $, une somme que devront également se partager les franchisés, tandis que la chaîne assumera une amende de quelque 130 000 $.Dans un bref communiqué diffusé hier, Nickels promet que « toutes les sommes réclamées au franchiseur et à ses franchisés seront remboursées », et assure avoir mis en place des mesures pour s\u2019assurer que les événements qui ont conduit à cette situation ne se reproduiront plus » MARTINE ROUX Excédée d\u2019être tenue dans le plus grand secret au sujet du décès de Bryan Bédard, ce détenu de 33 ans mort à la suite d\u2019une intervention à la prison de Rivière-des- Prairies en avril dernier, la famille du disparu réclame la tenue d\u2019une enquête publique du coroner.Doux et sans malice, Bryan était « un gars comme les autres » plaident ses parents et ses deux frères, Gérald et Richard.Malgré une schizophrénie apparue il y a une dizaine d\u2019années mais qui ne l\u2019empêchait pas d\u2019évoluer normalement dans la société, il avait pratiquement décroché un baccalauréat en sociologie et vivait principalement de la peinture et de l\u2019écriture.Comment s\u2019est-il retrouvé un bon soir à l\u2019Institut Philippe-Pinel, puis à RDP ?Mystère.« Nous présumons qu\u2019il a été arrêté pour vagabondage, a raconté hier son père lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019Office des droits des détenus.Le 21 avril, jour de son altercation avec les gardiens et les infirmiers, il nous a appelés pour nous annoncer son arrestation.Il était très calme, il a simplement demandé des cigarettes.Je suis allé les lui porter le lendemain et j\u2019ai appris qu\u2019il était à l\u2019hôpital Santa-Cabrini.On ne nous avait pas avisés.» Que s\u2019est-il passé le 21 avril ?Nul ne le sait.Selon les résultats préliminaires de l\u2019autopsie, la victime aurait refusé de réintégrer sa cellule.Des gardiens l\u2019auraient forcé à le faire avant de le trouver en arrêt cardio-respiratoire quelques minutes plus tard.Les manoeuvres de réanimation n\u2019auraient pas permis de le sortir du coma.« Nous avons eu trois versions différentes des événements, déplore Richard Bédard, l\u2019un des frères de l\u2019accusé.D\u2019une fois à l\u2019autre, la version présentée était de plus en plus clémente à l\u2019endroit des gardiens.Mais pourquoi quatre gardiens et trois infirmiers ont-ils maîtrisé mon frère ?Il pesait à peine 120 livres.Ce n\u2019était pas un fier-à-bras, c\u2019était un intellectuel ! Ce n\u2019est pas un criminel, il ressemblait davantage à un petit lapin apeuré.» Alors qu\u2019il était cliniquement mort, la famille a veillé le cadet pendant six jours à l\u2019hôpital avant de décider de débrancher le respirateur artificiel.L\u2019autopsie pratiquée par le pathologiste André Bourgault n\u2019a pas permis d\u2019établir la cause du décès.« Mais selon les médecins de l\u2019hôpital, il est mort par anoxie, poursuit le frère aîné, Gérald.Selon eux, le tronc cérébral a été écrasé.Mon frère portait des marques au cou très rouges, encore visibles lors de son décès.» Curieusement, l\u2019autopsie ne révèle aucune marque de violence compatible avec une asphyxie mécanique, rejettant du même coup l\u2019hypothèse d\u2019une strangulation.« D\u2019où viennent les marques au cou ?» demande la famille.Voilà une de ses nombreuses questions.« Nous tenons beaucoup à une enquête publique, affirme Gérald Bédard.Cette mort n\u2019est pas acceptable, ni pour nous, ni pour le public en général.» Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a été informé des événements seulement cinq jours après les faits et a ordonné une enquête administrative.« Il demande une enquête non pas pour savoir comment Bryan est mort mais pourquoi il n\u2019a pas été informé plus rapidement ! désespère-t-il.On essaie toujours de camoufler, d\u2019étouffer les événements.Nous ne l\u2019acceptons pas.» Le principe de confidentialité est appliqué rigoureusement dans le milieu carcéral, estime le porte- parole de l\u2019Office des droits des détenus, Jean-Claude Bernheim, et les langues ne se délient pas facilement.« Tout est mis en oeuvre pour couvrir les choses.Les pénitenciers fédéraux réalisent davantage d\u2019enquêtes que les établissements provinciaux.Ce n\u2019est pas particulier à RDP : à Québec, les enquêtes de ce genre sont rares.» Bryan Bédard (à gauche), en compagnie de ses frères, Richard (au centre) et Gérald.PSORIASIS Hommes et femmes 18 ans et plus ÉTUDE: Nous avons besoin de volontaires pour étudier la distribution dans la peau d\u2019un nouveau médicament expérimental oral activé par la lumière bleue.Seulement de petites zones de psoriasis de quelques centimètres seront traitées CONDITIONS REQUISES: Un psoriasis en plaques aux bras et/ou aux jambes Des tests sanguins et des biopsies de la peau seront effectués Communiquez avec Mme Nicole Roy au (514) 281-6000 poste 8033 2858693 La revanchedes emprunteurs Crédit intégré Scotia La vie vous sourit MC Marque de commerce de La Banque de Nouvelle-Écosse.* Sous réserve de certaines conditions de crédit.Voir en succursale pour plus de détails sur les hypothèses.À moins d\u2019avoir des millions de dollars qui dorment quelque part, on ne peut guère se passer d\u2019emprunter.Mais que diriez-vous d\u2019abaisser vos frais d\u2019emprunt ?Eh bien, maintenant c\u2019est possible, avec le Crédit intégré ScotiaMC.Ce programme vous permet de récupérer une partie de tout ce que vous avez mis dans votre maison.Et ce que vous pouvez en retirer concrètement, ce sont des taux plus bas.Seul le Crédit intégré Scotia vous permet de vous servir de votre prêt hypothécaire* pour accéder à toute une série d\u2019instruments de crédit, avec d\u2019excellentes possibilités de réduction des coûts.Ces outils, vous pourrez les manier comme bon vous semble, tout en sachant que vous aurez toujours des réserves à votre disposition en cas de besoin.Peut-être n\u2019aurez-vous plus jamais besoin de faire une demande de crédit.Car quels que soient vos désirs \u2013 accélérer le remboursement de votre prêt hypothécaire économiser pour les études de vos enfants ou faire une folie -, vous aurez les moyens de les réaliser.Alors, si vous pensez que ce serait une bonne idée d\u2019avoir des fonds supplémentaires à portée de main mois après mois, composez le 1 800 830-8880 ou rendez-vous à l\u2019une des succursales de la Banque Scotia ou sur le site www.banquescotia.com.2842326 2836062 2857657 2851786 6LP0501A0513 a5 samedi 6LP0501A0513 ZALLCALL 67 00:49:07 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 5 Destin tordu De son vrai nom Jean-Christophe Perrin.Mais il en a aussi un faux : Daniel Thibault.Un Français.L\u2019immigration va sûrement l\u2019expulser.Je vous raconte aujourd\u2019hui une singulière histoire qui ne va nulle part, l\u2019histoire un peu surréaliste d\u2019un type qui se fait un noeud de cravate, mais il n\u2019a pas de cravate, alors c\u2019est avec sa vie qu\u2019il fait un noeud et il serre.Il serre.Couic.Perrin-Thibault vit ici depuis 20 ans.Il habite sur le Plateau.Il travaille.En règle et tout.Son passeport canadien est authentique, délivré comme il se doit par le ministère des Affaires étrangères.Je vous résumerai ça comme ça : le passeport est vrai, le gars est faux.Jean-Christophe Perrin vient de Saint- Cloud dans la banlieue parisienne.Classe moyenne.Il commence à rouler sa bosse très jeune, l\u2019Inde, le Liban, Detroit aux États- Unis où il reste quelques années et le Canada où il entre par Niagara avec les touristes qui vont visiter les chutes.Il arrive à Montréal, on est en 1984.Il trouve ça bien, Montréal.Décide de rester.Il a 25 ans.Il n\u2019a pas très envie de faire une demande officielle pour devenir immigrant.Trop compliqué, trop long.Et puis il a entendu parler d\u2019une combine.Je vous dis tout de suite que cette combine- là ne pourrait plus marcher aujourd\u2019hui.Mais en 1984, l\u2019état civil du Québec s\u2019empoussiérait encore dans les sous-sols des presbytères.Le truc était d\u2019aller repérer dans un cimetière la tombe d\u2019un enfant mort très jeune, trop jeune pour avoir eu des papiers, seraitce un bulletin scolaire.Jean-Christophe Perrin est allé au petit cimetière du Sault-au-Récollet, boulevard Henri-Bourassa, juste à l\u2019ouest de Papineau.Là il a repéré la tombe d\u2019un petit garçon qui s\u2019appelait Daniel Thibault, né le 30 octobre 1950 et mort deux ans plus tard.Jean-Christophe s\u2019est présenté au presbytère de l\u2019église de la Visitation voisine, bonjour je voudrais avoir un baptistaire au nom de Daniel Thibault, né le 30 octobre 1950.Si on lui avait dit qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019inscription à ce nom-là, il aurait fait le tour des paroisses voisines.Mais il est tombé juste du premier coup.La secrétaire a trouvé Daniel Thibault dans son grand livre, voilà monsieur, votre baptistaire (notez qu\u2019à l\u2019époque, les naissances étaient consignées dans un livre et les décès dans un autre).Exit Jean-Christophe Perrin, né le 8 mars 1957 à Saint-Cloud, France.Bonjour Daniel Thibault, né le 30 octobre 1950 à Montréal, Canada.Il venait de vieillir d\u2019un coup de sept ans, mais bon, ce n\u2019est pas si désagréable de se faire dire qu\u2019on a l\u2019air beaucoup plus jeune que son âge.Avec son baptistaire, il a pu obtenir un numéro d\u2019assurance sociale.Puis un numéro d\u2019assurance-maladie.Puis un passeport.Et il est allé s\u2019inscrire à l\u2019UQAM.Où il a obtenu, trois ans plus tard, un bac en sciences religieuses.Un vrai bac.D\u2019ailleurs, à partir de l\u2019épisode du cimetière tout est vrai.Trop.Vous ne devinerez jamais ce qu\u2019il a trouvé comme travail avec son bac en sciences religieuses.Professeur de morale ! Je vous assure.Six ans professeur de morale à la polyvalente Jean-Baptiste-Meilleur à Repentigny.Il enseignait la responsabilité, la droiture, la rigueur, l\u2019importance d\u2019être soi, ceci et cela à des élèves qui l\u2019aimaient bien.Un bon prof.Intéressant.Qui se faisait écouter sans élever la voix.Très engagé socialement.Il avait réglé un important problème d\u2019alcool chez les AA, et depuis allait presque chaque semaine donner des ateliers de soutien, à la prison de Bordeaux, pour les prisonniers alcooliques.Il avait changé d\u2019école.Toujours professeur de morale, mais maintenant à la polyvalente Saint-Henri.Il s\u2019apprêtait à s\u2019y rendre ce matin-là, quand on a cogné doucement à la porte.Il était sept heures du matin.Qui ça peut bien être ?Vous avez deviné, la GRC.Lui ne s\u2019en doutait pas.La chronique prend des raccourcis, mais il s\u2019est quand même passé 20 ans depuis le paragraphe précédent.Daniel Thibault, 43 ans, un Montréalais du Plateau, ne se souvient presque plus de Jean-Christophe Perrin.Ils sont entrés à huit dans l\u2019appartement.Il avait été dénoncé.Sûrement par une petite amie larguée.Ils ont tout saisi.Son auto aussi.Jean-Christophe Perrin avait des contraventions que bien sûr Daniel Thibault n\u2019avait pas jugé bon de payer.Avec les intérêts, 7000 $ ! Et 15 000 $ d\u2019assurance-chômage à rembourser.Et l\u2019université.Il s\u2019est retrouvé à Bordeaux, là où il allait donner des conférences tous les lundis.Les gardiens l\u2019ont reconnu : « Qu\u2019est-ce tu fais là, Daniel ?» On l\u2019a casé dans l\u2019aile « C », l\u2019aile des Rock Machine.Quatre mois.Quatre mois pour des tickets.Et la Charte ?demande-t-il.La Charte, la Charte, t\u2019es mal placé pour rouspéter, mon vieux.Les gens vont dire que quatre mois de prison pour 20 ans de fraude, c\u2019est pas trop cher payé.Sauf que je n\u2019ai fraudé personne.C\u2019est vrai aussi d\u2019une certaine façon.Il payait ses impôts.A remboursé ses prêtsbourses.Fait du bénévolat.Et la morale à nos enfants.Jean-Christophe n\u2019en risque pas moins un an de prison ferme et l\u2019expulsion.Il doit subir son procès à la fin du mois.S\u2019il est expulsé, ce sera aux États-Unis.Pour ne pas vous mêler, je ne vous ai pas encore dit qu\u2019il est aussi américain.Il était marié avec une Américaine à Detroit.Ils se sont séparés.Il est venu à Montréal.Après l\u2019épisode du cimetière, il est retourné à Detroit.Il a obtenu sa citoyenneté américaine.Et c\u2019est ici que l\u2019histoire se mord la queue.Les Américains permettent à leurs futurs citoyens de changer de nom s\u2019ils le désirent (le souhait étant évidemment qu\u2019ils américanisent leur patronyme).Jean-Christophe Perrin a fait changer son nom pour.Daniel Thibault ! Son faux nom ici.Devenu officiellement le vrai aux États ! Je vous devine un peu inquiets.Vous vous demandez en ce moment si les immigrants sont tous aussi tordus, je vous rassure : non ! Vous vous demandez si Foglia est mon vrai nom, vous vous dites si ça se trouve, ce con est même pas italien, il est peut-être turc et sanguinaire.Eh bien vous avez raison, je ne m\u2019appelle pas vraiment Foglia, mais je ne suis pas turc non plus, en réalité, je viens du Saguenay comme tout le monde.Quand j\u2019avais 20 ans et que j\u2019étais rédacteur à la Vigie de Bagotville, et que je désespérais de devenir un jour chroniqueur dans la grande ville, j\u2019ai eu le flash : dans ce pays, l\u2019avenir est aux métèques.J\u2019ai choisi Foglia.Mais j\u2019aurais pu choisir aussi Petrowski.Allez, j\u2019embrasse votre maman.Pierre Bagarre à la Commission scolaire English-Montreal ANDRÉ NOËL Le flegme n\u2019était pas au rendezvous à la dernière assemblée de la Commission scolaire English-Montreal, alors qu\u2019un commissaire a dû être transporté d\u2019urgence à l\u2019hôpital après une altercation avec un autre commissaire.Les policiers ont été appelés dans les bureaux de la commission scolaire à Notre-Dame-de-Grâce après une violente dispute entre Luigi Lapolla et James Kromida, qui est tombé sans connaissance, peu après minuit, dans la nuit de mercredi à jeudi.« Lapolla m\u2019a attaqué alors que j\u2019avais le dos tourné, a raconté hier M.Kromida, un comptable agréé âgé de 45 ans.Il se disputait avec un autre commissaire, et j\u2019avais tenté en vain de le calmer.Il m\u2019a sauté dessus et a poussé ma tête contre le mur.Ensuite, je me suis senti mal et j\u2019ai perdu connaissance.« Des ambulanciers m\u2019ont donné de l\u2019oxygène.Je consulte un avocat pour engager des poursuites.Je ne suis pas furieux contre Lapolla, mais je crois qu\u2019il a des problèmes.On peut très bien être en désaccord avec quelqu\u2019un et discuter de façon très vigoureuse, mais ça ne vous donne pas le droit de frapper votre interlocuteur.Quel exemple donnons- nous aux enfants ?» M.Lapolla, âgé de 33 ans, n\u2019a pas rappelé La Presse.Christian Émond, porte-parole du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, a dit qu\u2019une enquête avait été ouverte pour voies de fait simples.Ce sera au procureur de décider si des accusations seront portées, a-t-il dit.Un autre commissaire, Marvin Helfenbaum, a expliqué que la tension avait monté d\u2019un cran au cours d\u2019un débat sur les programmes d\u2019immersion française et la division des territoires au sein de la nouvelle commission scolaire, créée en 1998.Cette commission scolaire est le résultat de la fusion de quatre autres, dont le Protestant School Board of Greater Montreal (PSBGM) et les secteurs anglais de l\u2019ancienne Commission des écoles catholiques de Montréal et de la Commission scolaire Jérôme-Le Royer.Les parents de ces deux anciennes commissions scolaires, concentrés dans l\u2019est de la ville, ne veulent pas être obligés de reconduire leurs enfants eux-mêmes vers des écoles régionales de l\u2019ancienne PSBGM où il se donne des programmes d\u2019immersion française, a dit M.Helfenbaum.« Mais nous ne pouvons offrir ces programmes dans toutes les écoles, ni offrir du transport par autobus scolaire pour amener les enfants d\u2019un district à l\u2019autre », a ajouté le commissaire.M.Lapolla représente les catholiques de l\u2019est de la ville, et M.Kromida représente un ancien district protestant du PSBGM, lequel domine la nouvelle commission scolaire.Selon les témoins, l\u2019altercation ne se serait pas produite dans la salle du conseil, mais au quatrième étage de l\u2019édifice de la rue Fielding, devant les ascenseurs.Quand les deux hommes ont été séparés, M.Kromida avait des marques rouges au cou et à une oreille.Il a fait quelques pas et s\u2019est effondré.Il a été transporté à l\u2019Hôpital général juif et a obtenu son congé quelques heures plus tard.Trois parents qui ont assisté à l\u2019assemblée de mercredi soir ont écrit au ministre de l\u2019Éducation, François Legault, pour lui demander de placer la commission scolaire sous tutelle.2851741 6LP0602A0513 A6 - SAMEDI 6LP0601A0513 ZALLCALL 67 00:51:43 05/13/00 B A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Baleines : l\u2019affaire Cousteau embête Ottawa ANDRÉ NOËL Le gouvernement fédéral tarde à poursuivre l\u2019équipe Cousteau, huit mois après que ses membres eurent prétendument importuné des baleines à Tadoussac.En fait, la preuve est très difficile à faire et une condamnation, presque impossible à obtenir en vertu de la loi actuelle.« Je pense que les fonctionnaires de Pêches et Océans Canada sont embêtés avec l\u2019affaire Cousteau », affirme Richard Sears, scientifique qui s\u2019est spécialisé dans l\u2019observation des cétacés dans le golfe du Saint-Laurent et ailleurs.« Ils auraient dû mettre leurs culottes depuis longtemps à Tadoussac.La réglementation est très vague.Les croisiéristes ont poussé des hauts cris, mais s\u2019est-il vraiment passé quelque chose ?Ils sont eux-mêmes montrés du doigt, alors ils étaient très heureux d\u2019attirer l\u2019attention sur une autre cible.» Un incident hautement médiatisé L\u2019incident du 8 septembre a été hautement médiatisé.Les chaînes de télévision ont repassé à satiété une vidéo amateur montrant un zodiac de l\u2019équipe Cousteau se diriger à vive allure vers une baleine.Du vrai bonbon pour les télés.Mais au bout du compte, il pourrait s\u2019agir d\u2019un non-événement.« D\u2019après la vidéo, les membres de l\u2019équipe Cousteau n\u2019ont pas importuné la baleine, dit M.Sears.Leur pneumatique s\u2019est arrêté avant l\u2019animal.Les arrêts sont brusques sur ce genre d\u2019embarcation.Un non-spécialiste peut croire que l\u2019arrière du bateau était soulevé par le dos de la baleine : en fait, il était soulevé par la vague de poupe.» Les fonctionnaires de Pêches et Océans ont analysé la vidéo, rencontré une vingtaine de témoins et remis leur rapport d\u2019enquêtes à Justice Canada en octobre.Sept mois plus tard, les procureurs n\u2019ont toujours pas déposé d\u2019accusation.« Nos procureurs ont rencontré un expert avant Pâques, a indiqué une porte-parole du ministère de la Justice, Diane Stooke.On ignore s\u2019ils porteront des accusations.Le délai de prescription est de deux ans.» La Presse a demandé à Pêches et Océans de transmettre des décisions des tribunaux concernant des accusations portées en vertu du Règlement sur les mammifères marins.Un fonctionnaire nous a envoyé deux jugements.qui concluent à l\u2019innocence des accusés.Contrairement à ce que les médias ont rapporté, aucun règlement n\u2019interdit de s\u2019approcher d\u2019une baleine, ni même de la toucher.Seul prévaut un code d\u2019éthique à Tadoussac, qui n\u2019a aucune valeur légale.Le règlement prévoit seulement qu\u2019il « est interdit d\u2019importuner un mammifère marin ».Aucune définition n\u2019est donnée du mot « importuner ».Les scientifiques n\u2019ont pas besoin de permis Les médias ont aussi affirmé que les scientifiques ont besoin d\u2019un permis pour observer les baleines.C\u2019est faux, souligne Christian Rouleau, directeur du bureau de Pêches et Océans à Sept-Îles.« Des scientifiques demandent des permis pour officialiser leurs travaux, mais sur un plan légal, ils n\u2019en ont pas besoin.La loi ne prévoit pas la délivrance de tels permis.» Hugues Cotton, conseiller en réglementation au même ministère, reconnaît que la preuve est très difficile à faire pour condamner une personne accusée d\u2019avoir importuner des baleines.En 1994, le juge Gabriel de Pokomandy, de la Cour du Québec, chambre criminelle, a acquitté quatre jeunes gens qui, selon des croisiéristes, avaient tourné autour de baleines en motomarine à Tadoussac.« Le doute qui subsiste doit bénéficier aux accusés », a écrit le juge, qui doutait de l\u2019impartialité d\u2019un croisiériste.Le juge Raymond Boucher, de la même cour, a acquitté un biologiste, dont le bateau s\u2019était trouvé à quelques pieds d\u2019un rorqual.Une bonne partie du jugement porte sur la définition des mots « poursuivre » et « harceler ».La jurisprudence oblige le ministère public à « faire la preuve d\u2019une certaine intention, au moyen d\u2019actes, que l\u2019accusé.harcelait (la baleine), par des assauts ou agacements répétés ».Un règlement à préciser M.Rouleau, de Pêches et Océans, a indiqué que les fonctionnaires ont entrepris depuis deux ans de préciser le règlement.« Bien des gens ont été consultés, Inuits, croisiéristes, experts, a-t-il dit.Les propositions ont été remises au ministre.On attend.» Jean Desaulniers, garde en chef au parc marin du Saguenay, a dit que les dirigeants de ce parc fédéral- provincial cherchent aussi à établir des règlements pour Tadoussac.« Pour l\u2019instant, il est très difficile de prouver que des gens importunent les mammifères », souligne-t-il lui aussi.Le chef de mission de l\u2019Équipe Cousteau, Bernard Delemotte, a nié catégoriquement que ses membres aient touché des baleines.Les possibilités qu\u2019ils aient à répondre de leurs actes devant un tribunal semblent bien minces.Contrairement à ce que les médias ont rapporté, aucun règlement n\u2019interdit de s\u2019approcher d\u2019une baleine, ni même de la toucher.2826962 Système de sécurité déficient MARTINE ROUX La prise d\u2019otage survenue jeudi au CLSC des Faubourgs n\u2019a rien d\u2019un acte isolé, juge le syndicat des employés de l\u2019établissement de la rue Sanguinet : les événements semblables s\u2019y sont multipliés au cours des derniers mois à cause d\u2019un climat d\u2019insécurité qui perdure.En janvier dernier, un agent de sécurité a été menacé au couteau par un usager toxicomane, d\u2019autres ont vu valser les seringues sous leurs yeux et un a déjà reçu des coups de combiné de téléphone, soutient Nicole Mercier, présidente du syndicat.À un point tel que les employés ont demandé l\u2019intervention de la CSST en novembre dernier.« La CSST a émis trois rapports accompagnés de recommandations, affirme-t-elle.Mais la direction du CLSC n\u2019a toujours pas adopté de nouvelles mesures de sécurité.» Jeudi, lorsque la forcenée a fait irruption dans la clinique médicale et y a séquestré une infirmière, c\u2019est Nicole Mercier et le gardien de sécurité qui ont pris l\u2019initiative d\u2019évacuer les quatre étages.« Nous n\u2019avons ni plan d\u2019urgence, ni plan d\u2019évacuation.De plus, le système de communication par intercom est déficient.Quant aux lignes téléphoniques, elles sont surchargées : il est parfois difficile de placer un appel au 911.» L\u2019établissement ne compte aussi sur les services que d\u2019un seul gardien à la fois, alors que l\u2019équipe de sécurité devrait se composer de deux personnes présentes simultanément, dit-elle.« Les recommandations de la CSST sont simples mais l\u2019employeur tarde à les appliquer.» La directrice du CLSC, Renée Spain, n\u2019a pas rappelé La Presse à ce sujet.L\u2019établissement de la rue Sanguinet tournait au ralenti, hier.La clinique médicale est demeurée fermée, faute d\u2019employés pour recevoir les patients.« Le personnel est encore sous le choc », explique Mme Mercier.Quant à la forcenée qui a tenu l\u2019infirmière Marcelle Homsy en otage, elle a notamment été accusée hier de séquestration, d\u2019enlèvement et de voie de fait armée.Pitfeolala Lyta (qui utiliserait aussi plusieurs autres identités dont celle de Lila Lyta, selon le SPCUM), âgée de 33 ans, reviendra lundi au palais de justice de Montréal pour son enquête sous caution.Le pistolet qu\u2019elle avait à la main lors de la séquestration était chargé à bloc, a précisé un porte-parole du SPCUM.Mme Lyta était alors vraisemblablement sous l\u2019effet de l\u2019alcool.Le dépotoir Miron toujours actif MARIE-CLAUDE GIRARD Depuis que Montréal a décrété la fin de l\u2019enfouissement des matières organiques au Complexe environnemental Saint-Michel, le 1er mai, au moins deux camions contenant des matières putrescibles sont venus y déverser leur chargement.C\u2019est qu\u2019en vertu du permis d\u2019enfouissement sanitaire accordé par le ministère de l\u2019Environnement, l\u2019ex-carrière Miron est obligée d\u2019accueillir tous les déchets de la région, explique le responsable des opérations au Complexe environnemental, Michel Lazure.Par contre, la Ville peut fixer des tarifs prohibitifs.Pour décourager les autres municipalités de l\u2019île d\u2019utiliser le complexe pour leurs déchets putrescibles, elle a haussé ses tarifs pour les matières organiques de 33 $ à 70 $ la tonne.En contrepartie, pour accélérer la fermeture du lieu, elle a diminué le tarif des matériaux d\u2019excavation, qui était jusqu\u2019à récemment de 7 $ la tonne.Une municipalité a envoyé malgré tout un camion de matières putrescibles le 2 mai, a confirmé hier M.Lazure.Il ne veut toutefois pas dévoiler le nom du client, qui a dû payer une note salée.Une autre camion s\u2019est pointé avec des matières proscrites « camouflées » à travers d\u2019autres déchets.Le client a également dû payer la note, aux environs de 700 $.Si les camions sont trop nombreux, on réglera le problème en doublant le tarif, a assuré hier le maire de Montréal, Pierre Bourque.« Depuis le 1er mai, c\u2019est un virage à 180 degrés.On a changé complètement notre clientèle », indique M.Lazure.La population de goélands du dépotoir a beaucoup diminué, dit-il.« Mais on ne sait pas où ils sont allés.» 2856783 6LP0799A0513 A 7 samedi, 13 mai 6LP0799A0513 ZALLCALL 67 15:02:20 05/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 7 Shorts juniors grandeurs 7-16 à partir de 999$ T-shirts pour femmes 1499$ 2/25$ Camisoles pour hommes 1699$ Manteaux de printemps à partir de 4499$ Pantalons en nylon pour femmes Pantalons de coton pour hommes choix de 3 couleurs 3999$ Jeans indigo jambes larges pour hommes 4499$ 2857677 Des locataires se disent victimes d\u2019intimidation STÉPHANIE BÉRUBÉ Après les appartements de la rue Plamondon, tellement en mauvais état que l\u2019on a dû ordonner l\u2019évacuation des lieux, des résidants du quartier Côte-des-Neiges seraient victimes d\u2019intimidation de la part de leur propriétaire qui menace de révéler des informations les concernant s\u2019ils ne sont pas des locataires modèles.Selon le Projet Genèse, organisme communautaire du quartier, un nouveau propriétaire de logements, Les Immeubles Yamiro inc.et S.Yanex, serait en lice pour le titre du « plus mauvais propriétaire de l\u2019île de Montréal ».Mais cette fois, ce prétendant au titre ne s\u2019est pas démarqué par l\u2019état insalubre de ses appartements, mais plutôt par des tactiques d\u2019intimidation dont on peut questionner la légalité.Cette compagnie, qui possède plusieurs immeubles à Montréal, enverrait des avis à certains locataires avec lesquels elle a maille à partir.Dans une copie de la lettretype envoyée aux locataires, on apprend que des organismes seront avisés de la « situation » du locataire si les problèmes persistent.Parmi les organismes mentionnés, les CLSC, le ministère du Revenu et « l\u2019Immigration ».La personne qui a dénoncé cette pratique est justement en attente du statut de réfugié.Elle avait intégré son logement quelques jours avant le début du bail, avec l\u2019accord du concierge de l\u2019immeuble.Le propriétaire, ayant eu vent de la situation, aurait alors envoyé une facture au locataire, qui a refusé de payer la note.Le litige sera bientôt entendu par la Régie du logement, ce qui n\u2019a pas empêché le propriétaire d\u2019envoyer cette lettre qui a terrorisé le locataire.« Cela fait peur », explique Samantha McGavin du Projet Genèse.Selon elle, les immigrants ne connaissent pas les véhicules légaux canadiens et, par conséquent, il est facile de les intimider en les menaçant de dévoiler des renseignements personnels.Chez Les Immeubles Yamiro et S.Yanex, on confirme l\u2019existence des lettres sans toutefois émettre de commentaire sur cette façon de faire.Le président de la compagnie, Robert Sebag, n\u2019était pas disponible pour une entrevue cette semaine, et personne ne pouvait se prononcer sur le sujet à la compagnie.Une situation comme celle-là ne relève pas de la Régie du logement : les entreprises qui détiennent des renseignements privés sur des individus sont assujettis à la Loi de la protection des renseignements personnels.Les gens sont souvent plus réticents à s\u2019adresser à la Commission de l\u2019accès à l\u2019information, organisme moins connu du grand public.Voilà pourquoi le Projet Genèse dénonce de telles pratiques d\u2019intimidation.Bien que le groupe soit conscient que certains propriétaires malveillants utilisent le chantage pour arriver à leurs fins, c\u2019est la première fois qu\u2019il a entre les mains des preuves écrites.En plus d\u2019avoir attiré l\u2019attention du public sur ce genre de pratiques douteuses, le Projet Genèse a écrit des lettres à plusieurs instances gouvernementales pour leur demander d\u2019appuyer leurs démarches, qui visent à rassurer les locataires victimes d\u2019intimidation.Verglas : la Ville règle partiellement ses comptes MARTINE ROUX Plus de deux ans après la crise du verglas, la Ville de Montréal s\u2019apprête à verser 2,5 millions à 16 entrepreneurs en déneigement pour des travaux de déglaçage réalisés lors de la mémorable tempête.Cinq entrepreneurs n\u2019ont toujours pas été dédommagés, mais devraient l\u2019être d\u2019ici l\u2019été, précise le maire de Montréal, Pierre Bourque.« C\u2019est un peu la fin de la saga du verglas pour la Ville de Montréal.Le processus a été très long, notamment à cause des pièces justificatives à colliger et des exigences d\u2019Ottawa et de Québec.Je crois qu\u2019il est juste que nous payions ce montant, j\u2019espère simplement que la Ville sera remboursée par les gouvernements.» Le président de l\u2019Association des entrepreneurs en déneigement du Québec (AEDQ), Mario Trudeau, se réjouit que la Ville ait enfin consenti à ouvrir ses goussets.« La Ville a finalement reconnu le caractère exceptionnel de l\u2019hiver 1998.Le principe est dorénavant établi et tout le monde y gagne car sans règlement, les prix auraient monté lors des prochaines soumissions.» La Ville ayant opté pour un règlement global que se partageront les 16 entrepreneurs, tous n\u2019y trouvent pas leur compte, soutient-il.« Ils ont été payés à 67 %.Certains étaient satisfaits, d\u2019autres moins.Le règlement global était tout de même la meilleure solution puisqu\u2019il évitait plusieurs vérifications fastidieuses.» Les cinq entrepreneurs dont les notes de frais restent en suspens réclament chacun un montant variant grosso modo entre 700 000 $ et 1,2 million chacun, explique-t-il.« Ce sont les entrepreneurs qui ont assumé les plus grosses dépenses.Mais nous avons confiance que tout se réglera d\u2019ici la fin mai.» La tempête avait entraîné plusieurs dépenses supplémentaires pour les entrepreneurs privés, comme la location d\u2019équipements spéciaux, des bris de machinerie ou des factures d\u2019heures supplémentaires salées. 6LP0801A0513 a8vendredi 6LP0801A0513 ZALLCALL 67 00:43:28 05/13/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 À 17 ans, elle célèbre une deuxième fête des Mères NADINE FILION Cynthia Picard-Bourassa, 17 ans, pousse la porte de la garderie.Ses yeux bleus s\u2019illuminent soudain : Émérik, 18 mois, galope vers elle, un grand sourire aux lèvres.La jeune maman attrape son fils au vol et le serre contre elle, avec les gestes les plus maternels qui soient.Ce dimanche, l\u2019adolescente célébrera sa deuxième fête des mères.Cynthia a découvert qu\u2019elle était enceinte lorsqu\u2019elle avait 15 ans.C\u2019est un peu comme si le ciel venait de lui tomber sur la tête : « Je pleurais et je riais en même temps.D\u2019un côté, je me disais qu\u2019après toutes ces années d\u2019études, je devrais m\u2019arrêter et n\u2019être plus rien, ne plus servir à rien.D\u2019un autre côté, j\u2019étais contente de voir que ma vie allait changer, qu\u2019il était temps pour moi de devenir sérieuse et de me prendre en main.» À aucun moment, il n\u2019a été question d\u2019avortement.D\u2019abord, parce que la jeune fille fréquentait \u2014 et fréquente toujours \u2014 le père de son enfant.Mais aussi « parce que je ne me serais jamais pardonné ça, dit-elle.Ç\u2019aurait été comme une partie de moi qu\u2019on m\u2019aurait enlevée.Alors, je me suis dit : \u2018\u2018 La vie est un risque, let\u2019s go ma fille, fonce\u2019\u2019.» Bien sûr, il y a eu des moments de doute.De peur.D\u2019angoisse même.Mais, une fois le poupon au monde, « c\u2019est le plus beau cadeau qui soit.» Et pour cause : mamans de tout âge, vous serez jalouses d\u2019apprendre qu\u2019à neuf jours, Émérik « faisait » ses nuits.Pas de colique, pas de crise de dents, rarement de la fièvre.« Il avait trois mois la première fois que je l\u2019ai entendu pleurer », raconte Cynthia.Bref, un bébé idéal, toujours souriant, de surcroît mignon à croquer : « Dans le métro, il fait de belles façons à tout le monde.Je me dis alors, toute fière, que c\u2019est MON gars.» C\u2019est attendrissant d\u2019entendre ce petit bout de femme au franc parler répéter que les becs de son bambin, même mouillés, sont « les plus beaux que je n\u2019aurai jamais reçus ».Rien n\u2019est parfait Une ou deux fois par mois, Cynthia obtient un répit lorsque Émérik passe la journée chez sa marraine.« Mais ce n\u2019est pas évident, une journée sans lui.Après mon ménage et mon lavage, je me cherche des activités.Il m\u2019arrive même d\u2019écouter le film « Le Petit Stewart.» À entendre cette histoire, on pourrait croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Or, c\u2019est faux.Il n\u2019est déjà pas facile d\u2019être mère, imaginez maintenant quels sont les obstacles que rencontre une maman qui n\u2019a pas encore atteint la majorité.Au premier rang, les préjugés.Cynthia en a long à dire sur les regards lourds de reproche que lui envoient les étrangers : « Les gens pensent que nous, les filles-mères, nous sommes des dévergondées, des filles faciles.» Puis, les limites qu\u2019impose la société : « Avec Émérik, j\u2019ai des responsabilités d\u2019adulte.Sauf que je n\u2019ai pas la jouissance d\u2019une vie d\u2019adulte.Je n\u2019ai pas 18 ans, je ne peux donc pas sortir avec des amis dans un bar, histoire de me défouler un brin, oublier que je suis mère et.vérifier si je \u2018\u2018 pogne \u2019\u2019 encore ! » Certains plaisirs de la vie sont par ailleurs reportés à plus tard, beaucoup plus tard : « L\u2019été, j\u2019entends les feux d\u2019artifice (à La Ronde), mais je reste à la maison pour le bain et le dodo.Côté argent, je dois aussi me priver un peu.» Un peu, c\u2019est bien peu dire.Pour le moment, Cynthia doit compter sur l\u2019aide sociale.Il lui faut faire des pieds et des mains pour joindre les deux bouts chaque mois.Et il en sera ainsi jusqu\u2019à ce qu\u2019elle termine, l\u2019an prochain, ses études secondaires à l\u2019école Rosalie- Jetté de la rue Bossuet, à Montréal.Cette institution offre à une quarantaine de fillesmères un enseignement individualisé.« Le système permet notamment aux jeunes mères de ne pas perdre leur année scolaire une fois qu\u2019elles ont accouché », explique la responsable, Carole Lafortune.Malgré ses occupations scolaires et maternelles, Cynthia trouve le temps de militer au sein du conseil étudiant de son école.S\u2019inspirant du Torontois Greg Kielburger, elle pilote également une pétition contre l\u2019exploitation des enfants au travail.À l\u2019entendre discourir sur le sujet, on a l\u2019impression de se retrouver devant une politicienne en herbe : « La politique ?Pas pour moi ! Ça me frustrerait trop.Il y a tellement de monde là-dedans qui oublie qu\u2019il faut vivre et laisser vivre.» Sitôt son diplôme d\u2019études secondaires en poche, Cynthia entreprendra une formation d\u2019ambulancière.Le métier lui plaît : « J\u2019aime l\u2019action, j\u2019aime aider les gens, leur apporter une seconde chance.» Et elle jure qu\u2019après son premier jour de travail, elle restera sur place afin de dormir dans l\u2019ambulance.Il lui faudra cependant bosser très fort avant d\u2019en arriver là.« J\u2019aurai à bien gérer mon temps.Je sais qu\u2019après avoir couché Émérik, le soir, je plongerai la tête dans mes livres.Il va également falloir que je m\u2019entraîne afin d\u2019être en bonne condition physique.Et je vais devoir arrêter de fumer ! » Malgré ce cocktail de rêves et d\u2019épreuves habituellement réservé à plus âgés qu\u2019elle, Cynthia ne se considère guère différente des autres adolescents.« J\u2019ai fait des choix qui sont autres.Oui, je suis sans doute plus mature que certains.En fait, je sais que sans enfant, je ne serais peut-être pas rendue là ou je suis.» PHOTO R NADON, La Presse Cynthia Picard-Bourassa, 17 ans, en compagnie de son bébé.2823307 6LP0901A0513 a8samedi 6LP0901A0513 ZALLCALL 67 00:46:20 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 9 Loi sur l\u2019affichage: les «mousquetaires» contre-attaquent 2853627 ALEXANDRE SIROIS Les propriétaires de la boutique d\u2019antiquités The Lyon and the Wallrus pourront continuer à lutter contre certaines dispositions de la Charte de la langue française en Cour d\u2019appel.Le tribunal a donné le feu vert, hier, à l\u2019appel de Gwen Simpson et Walter Hoffman, qui contestent un constat d\u2019infraction dressé parce que les affiches de leur commerce, situé en Estrie, n\u2019accordaient pas une « nette prédominance » au français.Le 13 avril dernier, le juge Bellavance, de la Cour supérieure, avait condamné les antiquaires à payer une amende de 500 $.Il renversait ainsi une décision de la Cour du Québec.La ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, avait alors dénoncé « la guérilla judiciaire sans fin » menée par une poignée d\u2019activistes anglophones qu\u2019elle avait baptisé « les trois mousquetaires ».« Un pour tous et tous pour un, nous allons poursuivre cet appel », a lancé hier, à demi sarcastique, l\u2019avocat des deux antiquaires, Brent Tyler.Au cours d\u2019une conférence de presse dans un restaurant du Vieux-Montréal, il a dévoilé la teneur de sa requête pour la permission d\u2019en appeler.« Nous avons parlé du droit à la liberté d\u2019expression, du droit à l\u2019égalité, nous avons parlé de la dualité linguistique du Canada et nous avons parlé des obligations internationales du Canada, en vertu du pacte international sur les droits civils et politiques », a indiqué M.Tyler.L\u2019avocat a aussi déposé un rapport d\u2019expertise rédigé par un professeur de l\u2019Université Dalhousie, « dans lequel c\u2019est assez clair qu\u2019il n\u2019y a pas une autre démocratie libérale sur la planète qui exige que la langue officielle ou nationale soit nettement prédominante sur toutes les autres langues ».M.Tyler a précisé que, lors des audiences, il comptait « produire exactement la même preuve » que la dernière fois.« Et on entend présenter exactement les mêmes arguments que devant le juge Bellavance.Évidemment le juge n\u2019était pas d\u2019accord avec nos prétentions, mais c\u2019est pour ça que la Cour d\u2019appel existe ! » a-t-il ajouté.« La loi qui est attaquée est une loi stalinienne, a renchéri le chef du Parti égalité, Keith Anderson.On refuse d\u2019accepter des policiers de la langue.Ce n\u2019est pas la Russie d\u2019il y a 30 ans ici ! Il faut défier la loi d\u2019une manière, évidemment, légale, et il faut aussi la renverser d\u2019une manière politique.» Les activistes anglophones ont précisé qu\u2019ils allaient demander à la Cour d\u2019appel, d\u2019ici deux semaines, d\u2019exhorter le gouvernement fédéral à participer à la résolution du litige, au tribunal.Par ailleurs, M.Tyler a indiqué qu\u2019hier, l\u2019avocat du gouvernement avait « demandé une remise », prétextant que la ministre de la Justice, Linda Goupil, était « dans le nord du Québec » et qu\u2019il n\u2019avait par conséquent « aucun mandat pour faire quoi que ce soit devant la cour ».La porte-parole de la ministre, Marie Vaillant, a confirmé l\u2019absence de Mme Goupil.Elle a ajouté que Québec avait uniquement reçu la requête de M.Tyler mercredi, et aurait souhaité avoir plus de temps pour l\u2019examiner.Le juge a toutefois rejeté la demande du gouvernement, ainsi qu\u2019une requête de M.Tyler, qui souhaitait ne pas avoir à produire de mémoire.L\u2019avocat des antiquaires a expliqué qu\u2019en vertu de la décision rendue, il tenterait de remettre son mémoire dans 30 jours, et espérait que le procès se déroule en octobre prochain.PHOTOTHÈQUE, La Presse 2859332 2856767 La Presse 13 mai 2000 Pages A10-A11 manquantes La Presse 13 mai 2000 Pages A12-A13 manquantes 6LP1401A0513 a14 samedi 6LP1401A0514 ZALLCALL 67 00:45:46 05/13/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 L\u2019énigmatique épidémie de rhume des foins Au printemps, les allergies embêtent plus d\u2019un million de Québécois.Un mouchoir en papier à la main, ils espèrent éviter la crise qui les fera éternuer 20 fois de suite.Aujourd\u2019hui et demain, La Presse vous propose un reportage sur ce fléau qui, à chaque année, fait son apparition au moment où les premières fleurs percent le sol.La semaine dernière, Siamak Barin n\u2019a pas participé à la bonne humeur collective qui a accueilli les premières journées chaudes.L\u2019architecte de 30 ans était trop occupé à éternuer et à se moucher.« Quand mon rhume des foins me prend durant les réunions au bureau, ce n\u2019est pas du joli.Je passe cinq minutes à éternuer, j\u2019ai les yeux enflés et je me sens dans l\u2019ouate.Je n\u2019ai jamais dû arrêter de travailler, mais des fois, je voudrais juste être ailleurs.» Son allergie au pollen l\u2019empêche de pratiquer le tennis ou le soccer.« Parfois, jouer dehors fait juste empirer les choses.Quand il pleut, ça va, mais dès que le temps est clair, ça recommence.J\u2019endure ça pendant deux à quatre semaines chaque année.» Comme plus d\u2019un million de Québécois, M.Barin accueille le printemps en se mouchant.Et comme la grande majorité des proies du rhume des foins, il hésite à prendre des médicaments de façon régulière.« Les jours où ça me rend fou, je prend des antihistaminiques.J\u2019essaie de minimiser ; je n\u2019aime pas prendre des médicaments, ça fait partie de mon style de vie.« Mes allergies ont commencé à 4 ou 5 ans, je crois.Elles ont empiré à l\u2019adolescence, relate le jeune architecte.En France, où j\u2019ai déjà vécu, ce n\u2019était pas si mal.En Iran, où je suis né, et au Canada, c\u2019est pire.Quand la température connaît des hauts et des bas, comme ici, le rhume des foins dure plus longtemps.» Épidémie Tout le monde connaît quelqu\u2019un qui, comme Siamak Barin, endure le martyre à chaque fois que les bourgeons boutonnent.« On assiste à une épidémie d\u2019allergies », affirme Guy Delespesse, immunologue à l\u2019hôpital Notre-Dame.Depuis 20 ans, le nombre de cas d\u2019allergies a doublé, à 20 ou 30 %, dans les pays industrialisés \u2014 le tiers monde est à peu près épargné.Les causes de cette hausse sont nébuleuses.Pollution, maisons trop hermétiques, excès de propreté, changements climatiques, la liste des suspects est encore mouvante.Comme l\u2019asthme et les autres allergies, la fièvre des foins est un désordre des chiens de garde du corps humain.On dit des patients qu\u2019ils sont « immunologiquement naïfs », c\u2019est-à-dire que leur corps sonne l\u2019alarme dès qu\u2019il détecte une molécule étrangère, même si elle n\u2019est pas dangereuse.Souvent, c\u2019est aussi une molécule très répandue, qui fait partie du pollen, ou dans le cas des allergies chroniques, de la poussière des maisons.Voici le mécanisme.Une protéine allergène \u2014 contenue dans le pollen dans le cas du rhume des foins \u2014 traverse la barrière de la peau et des muqueuses et se retrouve dans le sang.Les soldats qui font le guet pour le compte du système immunitaire émettent des molécules qui entraînent à leur tour la libération d\u2019histamine, une substance qui cause les éternuements, les écoulements nasaux et les piquements aux yeux.C\u2019est la « réponse immédiate », aiguë.Des molécules inflammatoires entrent aussi en jeu, entraînant de la congestion quatre à six heures après.Les asthmatiques, quant à eux, sont vulnérables aux excréments d\u2019acariens qui s\u2019accumulent dans la poussière, la salive et les pellicules d\u2019animaux, ainsi que les polluants des villes.Mardi, le gouvernement américain rapportait que la moitié des foyers des États- Unis abritent des niveaux d\u2019acariens associés aux allergies.« On voit une petite accélération des populations d\u2019acariens à la fin de l\u2019été ou au début de l\u2019automne », indique la pédiatre Marie-Josée Francoeur, de l\u2019Association des allergologues et immunologues du Québec.« Ils se reproduisent en plus grande quantité.Aussi, en août, il y a le pollen de l\u2019herbe à poux, et à l\u2019automne, des moisissures qui s\u2019accumulent dans les feuilles mortes mouillées.» Les compagnies pharmaceutiques ont sauté sur ce marché en forte croissance.Les antihistaminiques ont parti le bal au début des années quatre-vingt.On les a déclinés en versions non sédatives voilà une douzaine d\u2019années, pour éviter l\u2019engourdissement.En se basant sur une demi-douzaine d\u2019études, le quotidien Usa Today estimait en avril que 1,5 % des morts sur la route étaient liées à des antihistaminiques sédatifs.Les corticostéroïdes, qui soulagent le gonflement des muqueuses du nez et des yeux, ont été appliquées aux allergies voilà une dizaine d\u2019années.Mais comme ils faut une prescription pour les corticostéroïdes, le pharmacien Jean- François Guévin recommande d\u2019abord l\u2019autotraitement à l\u2019aide d\u2019antihistaminiques, en vente libre.Et ce, même s\u2019ils ne sont pas souvent remboursés par les régimes d\u2019assurances.« Ça économise le coût de la visite chez le médecin », fait valoir le propriétaire du Pharmaprix situé à l\u2019angle Saint-Laurent et Mont-Royal.L\u2019Association des allergologues et immunologues du Québec prône plutôt les corticostéroïdes en premier, puis les antihistaminiques si ça ne marche pas.D\u2019autres avenues, qui élimineraient éternuements, écoulements et congestion, sont sur le point de déboucher.Des agents qui interviennent plus tôt dans la réaction allergique, dont les antileucotriènes utilisés contre l\u2019asthme, sont en essais cliniques pour le rhume des foins.Demain : un marché appétissant pour les marchands de pilules.-1- Mathieu Perreault PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Comme plus d\u2019un million de Québécois, Siamak Barin accueille le printemps en se mouchant.Le rhume des foins, rhinite allergique saisonnière, survient au printemps, parfois tout l'été.C'est le pollen et les moisissures qui entraînent les symptômes, explique la pédiatre Marie-Josée Francoeur, de l'Association des allergologues et immunologues du Québec.Symptômes l Éternuements à répétition, parfois pendant cinq minutes l Écoulements du nez et des yeux l Congestion du nez l Enflement, picotement et rougissement des yeux l Picotement des oreilles Précautions l Fermer portes et fenêtres durant la saison sensible l Utiliser un filtre à air régulièrement nettoyé l Consulter son médecin de famille.Le cas échéant, il référera à un allergologue pour des tests ou une immunothérapie Traitement l Corticostéroïdes nasaux.Tous les jours, un mois avant la saison.Ils combattent l'inflammation \u2014 la congestion du nez et des yeux.Vaporisateur nasal.Sous prescription.Le premier choix de l'Association des allergologues et immunologues du Québec.l Antihistaminiques, préférablement non sédatifs.Tous les jours.Ils combattent les éternuements, les écoulements nasaux subits et le picotement des yeux.Un ou deux comprimés par jour, selon la marque.En vente libre.Le premier choix du pharmacien Jean-François Guévin.l L'immunothérapie.Si les antihistaminiques et les anti-inflammatoires ne sont pas suffisants, une immunothérapie est envisageable.Il faut recevoir des piqûres toutes les semaines pendant de trois à six mois, puis tous les mois pendant de trois à cinq ans.De 10 à 20% des patients ont des effets secondaires trop importants.Ce genre de vaccin protège à long terme (au moins 10 ans selon le Dr Francoeur) des rhinites.l Décongestionnants.Pas plus de trois jours de suite.Ils soulagent la congestion sévère.Comprimé ou vaporisateur nasal.En vente libre, souvent vendus avec les antihistaminiques.l Cromoglycate disodique.S'attaque aussi aux histamines, mais de façon plus localisée.Vaporisateur nasal.En vente libre.l Gouttes anti-inflammatoires pour les yeux.«On s'en sert avec les patients qui ont les deux yeux fermés à cause des allergies», explique le pharmacien Jean-François Guévin.Sur prescription.Infographie La Presse Alerte au pollen Trop de propreté rend naïf Quand le mur de Berlin est tombé, Erika von Mutius est allée mesurer la proportion d\u2019enfants allergiques à Leipzig, une ville polluée de l\u2019Allemagne de l\u2019Est.À la grande surprise de la pédiatre munichoise, la jeunesse leipziguienne souffrait moins du rhume des foins que les enfants de proprettes villes de l\u2019Ouest.La « théorie de l\u2019hygiène » était née.« Certaines infections pourraient protéger l\u2019enfant en aidant à la formation de son système immunitaire, explique le Dr von Mutius, en entrevue téléphonique.Il serait alors moins susceptible de traiter en ennemies des molécules courantes, présentes dans le pollen, la poussière ou les poils d\u2019animaux.» Dans son supplément sur les allergies, en novembre dernier, la prestigieuse revue Nature qualifiait la théorie de l\u2019hygiène d\u2019« hypothèse qui trouve le plus de partisans » pour expliquer l\u2019épidémie d\u2019allergies qui sévit.La montée en force du rhume des foins survient à un moment où le combat contre la pollution porte fruit, écrit le Dr Stephen Holgate, de l\u2019Université de Southampton, en Angleterre.En bref, ce ne sont pas la pollution ou la pollenisation qui augmentent, mais la population qui y est plus susceptible.Le Dr von Mutius apporte immédiatement un bémol.« Nous avons passé le dernier siècle à se débarrasser des infections.C\u2019est une bonne chose.Certaines infections sont dangereuses.Mais le prix peut être une petite augmentation des allergies.» D\u2019autres recherches ont appuyé la théorie de l\u2019hygiène.En Angleterre, des chercheurs ont trouvé moins de rhume des foins à Manchester, une ville très polluée, que dans des îles bucoliques.« On sait aussi que les enfants qui vont à la garderie jeunes sont moins susceptibles d\u2019être allergiques », soutient le Dr von Mutius.Elle a depuis ajouté les fermes à la liste d\u2019environnements susceptibles de protéger des allergies, en comparant les enfants des villes et des champs.Un chercheur québébois, Pierre Ernst, de McGill, vient de confirmer les résultats des recherches sur les fermes.La pédiatre munichoise a vérifié que les régimes alimentaires n\u2019expliquaient pas la différence entre les enfants de l\u2019Est et de l\u2019Ouest.« Après la réunification, la prévalence du rhume des foins a augmenté chez les enfants de l\u2019Est.Il y a des hypothèses alimentaires pour expliquer ce changement, comme l\u2019augmentation de la consommation de margarine.Mais ça n\u2019explique pas tout le changement.» À l\u2019Université McGill, le Dr Qutayba Hamid étudie les facteurs qui font qu\u2019une personne est allergique.L\u2019immunologie divise les patients en « TH1 » et « TH2 », selon la nature des « médiateurs des lymphocytes T (T Helper) », des molécules essentielles dans la défense contre les agresseurs du corps humains.Les allergies sont associées à un excès de TH2, des molécules très agressives responsables de la luttre antiparasites.Les TH1 s\u2019occupent davantage des infections, des bactéries.« Nous étudions ce qui règle les cytokines TH2, la réponse des TH2 aux traitements, et comment moduler cette réponse », dit le Dr Hamid, qui a déménagé d\u2019Angleterre à Montréal en 1993, pour profiter de l\u2019importante population tuberculeuse qu\u2019entraîne le sida.« Avec la tuberculine, il y a une augmentation de TH1.C\u2019est la même chose avec les traitements immunosuppresseurs que subissent les sidéens.Dans le traitement des rhinites allergiques, les corticostéroïdes ont pour effet de diminuer les TH2 et d\u2019augmenter les TH1.» La génétique n\u2019est cependant pas à écarter.« Si un parent est allergique, le risque grimpe de 20-30 % à 60 % chez son enfant, dit la pédiatre Marie-Josée Francoeur, de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.À deux parents, ça grimpe à 80 %.» Les changements climatiques occupent une petite place sur le banc des accusés.« Avec les déplacements en avions, les pollens voyagent davantage entre régions, dit l\u2019immunologue Guy Delespesse, de l\u2019hôpital Notre-Dame.Il se peut aussi que des modifications environnementales stimulent la prolifération des plantes.Ou que des particules de l\u2019environnement, par exemple des polluants, s\u2019attachent au pollen et facilitent l\u2019action des allergènes.» 6LP1501A0513 A 15 samedi, 13 mai 6LP1501A0513 ZALLCALL 67 00:46:14 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 15 2836376 Affaire Lizotte : le policier et le portier sont inculpés CHRISTIANE DESJARDINS Giovanni Stante, 33 ans, policier au Service de police de la CUM, de même que Steve Deschâtelets, 25 ans, portier au Shed Café, ont comparu hier matin au palais de justice de Montréal pour y être formellement accusés de l\u2019homicide involontaire de Jean-Pierre Lizotte.Ils ont opté pour un procès devant juge et jury et reviendront devant le tribunal le 20 juin prochain, alors qu\u2019une autre date sera fixée pour la suite du processus judiciaire.Hier, Stante, un policier qui compte une dizaine d\u2019années de service, mais qui est suspendu sans solde en raison de cette affaire, était entouré de collègues et membres de son syndicat.Poursuivi par les nombreux médias présents, il n\u2019a fait aucune déclaration.Son avocat, Philip Schneider, a fait savoir que son client croit au système judiciaire et qu\u2019il va se défendre.« Il accepte la situation et va suivre le processus », a dit Me Schneider.L\u2019avocat a souligné qu\u2019il était confiant dans la cause.« J\u2019ai eu une longue conversation avec mon client et sa version est logique.» Me Schneider a admis que son client n\u2019était pas très à l\u2019aise avec l\u2019extrême médiatisation de cette affaire, mais il a souligné que Stante avait un grand soutien de la part de ses collègues.Rappelons que Jean-Pierre Lizotte, 45 ans, est mort d\u2019une pneumonie environ un mois après son arrestation musclée au Shed Café, le 5 septembre 1999.Le soir de l\u2019incident, la police avait été appelée parce que Lizotte se masturbait devant les clients et refusait de partir.Deschâtelets aurait finalement réussi à maîtriser Lizotte en lui faisant une prise par derrière, et Stante lui aurait donné plusieurs coups de poings au visage, selon des clients de l\u2019établissement.À un certain moment, Lizotte serait tombé par terre, entraînant dans sa chute le portier et les deux policiers.Ces trois derniers se seraient retrouvés sur lui.Lizotte a été transporté à l\u2019hôpital où l\u2019on a découvert une luxation d\u2019une vertèbre qui devait le paralyser.Son état ne lui aurait pas permis de lutter contre la pneumonie qui a finalement entraîné sa mort.Cette affaire a d\u2019abord fait l\u2019objet d\u2019une enquête à huis clos, au terme de laquelle le juge François Doyon a conclu qu\u2019il y avait matière à accusations contre Stante et Deschâtelets.Tous deux sont accusés de voies de fait graves, voies de fait causant des lésions et homicide involontaire.Aucune accusation n\u2019a été retenue contre le collègue de Stante.Hier, Yves Manseau, fondateur du Mouvement Action Justice, a profité de l\u2019occasion pour rappeler qu\u2019il avait demandé une enquête publique au ministre Serge Ménard sur la gestion administrative et médiatique de l\u2019affaire Lizotte, ainsi que dans les cas de Martin Suazo et d\u2019Yvon Lafrance.Giovanni Stante Steve Deschâtelets 2849519 6LP1699A0513 a16 samedi 6LP1699A0513 ZALLCALL 67 15:02:49 05/14/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Quatre projets créateurs de 800 emplois en Gaspésie Bernard Landry annonce des investissements de 14,5 millions dans l\u2019économie de la région JEAN GUÉNETTE collaboration spéciale CHANDLER Le vice-premier ministre et ministre d\u2019État à l\u2019Économie et aux Finances, Bernard Landry, a annoncé, hier à Chandler, l\u2019injection de 14,5 millions dans l\u2019économie gaspésienne, ce qui devrait entraîner la création de quelque 800 emplois reliés à quatre projets majeurs.Accompagné du grand chef du conseil mohawk de Kahnawake, Joe Norton, et des représentations de la firme Tinett RainBeau communications, Bernard Landry a annoncé l\u2019implantation d\u2019un centre d\u2019appels téléphonique à Chandler.L\u2019entreprise, qui offrira des services de télémarketing et de commerce électronique, donnera du travail permanent à 378 personnes.Le coût total des investissements sur deux ans se chiffrera à près de 5 millions.Investissement Québec versera 2 millions, tandis qu\u2019Emploi- Québec accordera une aide financière de 2,8 millions.« C\u2019est un autre événement historique pour la communauté autochtone de pouvoir participer avec RainBeau communications et le gouvernement du Québec à ce projet de centre d\u2019appels.Nous sommes en Gaspésie parce qu\u2019il y a un bon accueil pour notre projet et que c\u2019est un beau défi à relever », a déclaré le chef Joe Norton.Bernard Landry était ravi de pouvoir participer à un projet commun avec les autochtones.« C\u2019est un événement économique et politique important car ce qui se fait avec RainBeau, qui est dans l\u2019univers mohawk, est la résultante des travaux qu\u2019on a menés en terme de dialogues avec la nation mohawk et le chef Norton », a affirmé le ministre des Finances du Québec.Programme pour ex-Gaspésiens Dans ce blitz médiatique, le vicepremier ministre en avait aussi pour les ex-travailleurs de la papeterie de Chandler.Par la mise en place d\u2019un programme d\u2019emplois de 3,4 millions, destiné exclusivement aux ex-travailleurs de la Gaspésia, Québec donnera du travail à 250 travailleurs.Des emplois temporaires consacrés à l\u2019amélioration d\u2019infrastructures touristiques comme l\u2019électrification de bâtiments pour la ZEC de l\u2019Anse et pour l\u2019aménagement d\u2019un sentier animalier.Ces millions serviront aussi à des travaux d\u2019aménagement forestier dans la région.« La bataille du développement économique de la Gaspésie est commencée.Mais ça va demander du courage, du travail, a affirmé le ministre Landry.Le gouvernement du Québec a déjà en marche depuis des mois un raccourci pour toutes les questions gaspésiennes, un fasttrack.On a 60 projets majeurs pour la région et on espère en réaliser au moins 30.» Quant à la réouverture de l\u2019usine de pâtes et papier Gaspésia, propriété d\u2019Abitibi-Consolidated, fermée en octobre dernier en laissant 500 personnes sans travail, il n\u2019y a rien de nouveau.« Nous travaillons sur trois dossiers sérieux pour la relance, avec une entreprise privée, le Fonds de solidarité, une coopérative de travailleurs.Nous les faisons cheminer le plus vite possible.Je n\u2019en préfère pas un pour le moment.L\u2019usine sera cédée au meilleur projet », a expliqué Bernard Landry.Le maire de Chandler, Michel St- Pierre, était visiblement heureux des annonces du ministre des Finances.« Je remercie personnellement Bernard Landry qui est venu en Gaspésie et qui n\u2019est pas venu les mains vides.L\u2019important est de retenir nos travailleurs ici.» Même les représentants de l\u2019Action des patriotes gaspésiens étaient contents des annonces de Québec.« C\u2019est un pas dans la bonne direction.On se réjouit de ces annonces, mais on sait que la distance est longue à parcourir et ça va prendre plusieurs pas comme celui d\u2019aujourd\u2019hui.De notre côté, soyez assuré qu\u2019on travaille dans cette direction », a déclaré le porte-parole Gaston Langlais au ministre Landry.Dans toutes ces bonnes nouvelles, Bernard Landry n\u2019avait malheureusement aucune annonce pour l\u2019usine de transformation de poisson de Newport, fermée depuis 1993.Mais cette relance a été au coeur des discussions avec les maires de la région hier matin.Centre d\u2019appels à Gaspé Les bonnes nouvelles ne s\u2019arrêtaient pas là puisque le gouvernement du Québec a aussi annoncé en après-midi la mise en place dès l\u2019automne prochain d\u2019un centre d\u2019appels à Gaspé.Cet investissement de 2,2 millions donnera du travail à 20 personnes.Ce centre traitera les dossiers des prestataires de la sécurité du revenu de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.Québec et Ottawa ont annoncé conjointement une aide financière totale de 2 millions pour maintenir les services ferroviaires de transport de marchandises en Gaspésie.Chemin de Fer Baie-des-Chaleurs pourra grâce à cet argent entreprendre des travaux de consolidation et de remise en état de la voie ferrée des ponts ferroviaires du tronçon qui relie Matapédia à Chandler sur une longueur de 235 km.PHOTO JEAN GUÉNETTE, collaboration spéciale Le vice-premier ministre Bernard Landry, flanqué du chef mohawk Joe Norton, promoteur d\u2019un centre de téléphonie en Gaspésie. 6LP1702A0513 a17 samedi 6LP1701A0513 ZALLCALL 67 00:52:26 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 17 2858166 PHOTO JEAN GUÉNETTE, collaboration spéciale Le vice-premier ministre Bernard Landry et le ministre fédéral Martin Cauchon se sont livrés à une prise de bec, hier, à Chandler.Bernard Landry et Martin Cauchon se crêpent le chignon à Chandler JEAN GUÉNETTE collaboration spéciale, CHANDLER Le vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry, et le ministre fédéral du Revenu National et secrétaire d\u2019État responsable de Développement économique Canada, Martin Cauchon, se sont affrontés et ont même joué du coude hier à Chandler lors de l\u2019annonce d\u2019une subvention commune de 2 millions, pour le maintien du service ferroviaire en Gaspésie.En conférence de presse, en réponse à la question d\u2019un journaliste : « La présence des deux ministres ici aujourd\u2019hui ne représente-t-elle pas le partenariat politique ?» Bernard Landry a répondu : « Non parce que Stéphane Dion est contre ça à mort.Le véritable partenariat politique sera quand la nation canadienne cessera de nous traiter comme une simple province égale à toutes les autres et nous considérera pour ce que nous sommes, une nation.» Cette déclaration a visiblement choqué le ministre fédéral Cauchon.Il a rétorqué : « Quand M.Landry dit que le fédéral galvaude l\u2019identité québécoise et ne porte pas attention au Québec, il omet avec beaucoup d\u2019éloquence que nous avons voté, après le dernier référendum, une résolution à la Chambre des communes qui reconnaît le Québec comme société distincte.» Pour clore le débat, Bernard Landry a ajouté : « Si Jean Chrétien veut nous offrir le statut d\u2019un pays européen dans la communauté Canada- Québec, si Jean Chrétien fait ça aujourd\u2019hui, demain Lucien Bouchard va signer la paix à jamais entre deux nations libres qui se respectent mutuellement.» 2858940 2856575 La Presse 13 mai 2000 Page A18 manquante 6LP1999A0513 A 19 samedi, 13 mai 6LP1999A0513 ZALLCALL 67 15:04:21 05/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 19 La ministre Harel impose le huis clos à la Fédération des municipalités 2852514 PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC Encore une fois, hier, la ministre d\u2019État aux Affaires municipales et à la Métropole Louise Harel a imposé ses volontés à des élus municipaux en exigeant le huisclos à une rencontre convoquée par la Fédération québécoise des municipalités.Les 175 élus et préfets présents à cette rencontre, visiblement divisés devant cette demande d\u2019expulsion des représentants des médias, expressément convoqués, ont même exigé un vote à main levée avant de se plier à cette exigence de leur invitée qui menacait de quitter les lieux et de ne pas s\u2019adresser à eux pour répondre à leurs questions et expliquer les tenants et aboutissants des projets de loi sur la réorganisation municipale déposés jeudi.Au cours du point de presse qui a suivi sa rencontre à huis clos, Mme Harel a expliqué que, selon elle, il s\u2019agissait d\u2019un événement privé malgré les prétentions de ses hôtes.« Ce ne sont pas des rencontres publiques, a-t-elle dit, ce sont des réunions de travail.Cela n\u2019empêche pas que, par la suite, les participants fassent rapport aux médias.» À l\u2019issue de la réunion, le président de la FQM, Florian St-Onge, et ses deux vice- présidents, Jean-Guy Poirier et Michel Belzil, sont venus raconter dans leurs mots la teneur des échanges et parler du climat qui prévalait.Transparence M.St-Onge a expliqué que, devant le caractère « hautement politique » du débat municipal en cours, il aurait évidemment préféré que la rencontre soit publique.« Nous voulons être transparent le plus possible, at- il dit, et à ce moment-là nous aurions souhaité que ça se fasse ouvertement, même si je peux comprendre le souhait de la ministre d\u2019échanger discrètement avec les élus.» Quant au contenu des discussions, et si on se fie à ce que la ministre et les porteparole ont bien voulu en dire, « il n\u2019y a rien eu de plus que ce que l\u2019on sait déjà de cette réorganisation municipale », sinon qu\u2019il y en a qui y sont très favorables et d\u2019autres qui la coinsidèrent comme un viol des règles de la démocratie.« Je ne pense pas qu\u2019il y ait de l\u2019animosité, a noté Mme Harel.Il y a du respect de part et d\u2019autre et ça s\u2019est manifesté tout le long de cette rencontre-là.Je comprends que le changement, c\u2019est très exigeant.Je leur ai rappelé qu\u2019on a le même niveau d\u2019organisation municipale qu\u2019il y a 50 ans, alors que les défis sont différents, d\u2019où la nécessité d\u2019oublier le statu quo.» Quant au ton des échanges, c\u2019est le premier viceprésident et préfet de la MRC-Bonaventure, en Gaspésie, Jean-Guy Poirier, qui l\u2019a le mieux décrit.« Ce que je trouve bizarre, a-t-il dit, c\u2019est qu\u2019avant la rencontre avec Mme Harel, les élus promettaient de la brasser, de lui passer un message clair.« Malheureusement, entre les gens d\u2019avant et ceux de pendant, a-t-il poursuivi, il y a toute une différence au niveau des réactions et des commentaires.Pour ne pas dire le mot, j\u2019ai l\u2019impression que certaines personnes ont tendance à s\u2019écraser devant la ministre.» « Ce ne sont pas des rencontres publiques, a-t-elle dit, ce sont des réunions de travail.Cela n\u2019empêche pas que, par la suite, les participants fassent rapport aux médias.» AVIS D\u2019ENCAN PUBLIC Marchandises dédouanées au Canada Marchandises importées, dont les droits d\u2019entrée et les taxes ont été payés au port d\u2019entrée, auxquelles s\u2019ajoutent d\u2019autres expéditions en difficulté, à liquider immédiatement par ENCAN PUBLIC Si vous avez besoin de tapis, voici l\u2019occasion idéale de choisir et d\u2019acheter des tapis provenant de notre vaste sélection de magnifiques et rares TAPIS PERSANS Entièrement noués à la main.Rappelez-vous: l\u2019embargo commercial É.-U.- Iran sur les tapis persans s\u2019est terminé la semaine dernière.En conséquence, le prix de ces tapis va bientôt quadrupler ou quintupler.FAITES VITE! Dernière chance.NI MINIMUM NI PRIX DE RÉSERVE.SÉLECTION DE TABLEAUX RENOMMÉS SUR TOILE, également A.J.Cusson, Group of Seven, A.Y.Jackson, D.Biano, I.Caffi.R.Battox, et beaucoup d\u2019autres articles.Aussi: sculptures originales en bronze d\u2019artistes réputés tels que Moreau, Remington et Johnson.La plupart des tableaux et des bronzes sont des pièces signées par l\u2019artiste.Tabriz laine et soieCheval en bronzeRolex PresidentBague solitaire diamaPnet inture l huile SÉLECTION DE BIJOUX FINS DE GRANDE VALEUR SAISIS POUR DÉFAUT DE PAIEMENT.Montres President pour homme et pour femme, montres deux tons Rolex, Cartier et Piaget.Solitaires, bagues, colliers, bracelets et boucles d\u2019oreille.Tous ces articles sont garantis.Identification exigée.Certificat en règle exigé pour exonération de taxe.Commission d\u2019achat de 10 %.ENCAN: Samedi 13 mai à 14 h pile Dimanche 14 mai à 14 h pile INSPECTION: UNE HEURE AVANT L\u2019ENCAN HÔTEL RUBY FOO\u2019S 7655, boul.Décarie, Montréal (Québec) (514) 731-7701 Winners Auctioneers 2857025 CHÈQUE 2857783 La Presse 13 mai 2000 Page A20 manquante La Presse 13 mai 2000 Page A21 manquante 6LP2299A0513 a 22 samedi 6LP2299A0513 ZALLCALL 67 15:05:26 05/14/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Le yo-yo des prix de l\u2019essence continue 2857675 ANDRÉ DUCHESNE Après un répit de quelques semaines, les prix de l\u2019essence remontent, imprimant un nouveau courant de mauvaise humeur chez les consommateurs.Au point où un mouvement de boycottage s\u2019organise à Chibougamau, à l\u2019image de celui orchestré au Saguenay/Lac-Saint-Jean.« On s\u2019explique mal l\u2019écart de 9 cents le litre existant entre le prix à la pompe au Saguenay et chez nous, confirme le maire de Chibougamau, Donald Bubar.Nous allons avoir une rencontre sur le sujet la semaine prochaine pour réduire cet écart.Ça pourrait aller jusqu\u2019à un boycott de la station-service Ultramar.» Les opinions sont toutefois partagées sur le sujet, la communauté de Chibougamau étant toute petite ; tout le monde se connaît et on veut éviter les querelles.Par contre, Ultramar est la seule pétrolière propriétaire d\u2019une station dans cette municipalité d\u2019environ 8800 habitants.Ceci dit, à Montréal, le prix à la pompe était de 79,9 cents le litre hier, selon le site Internet « L\u2019essence, c\u2019est essentiel » mis sur pied par un groupe de consommateurs surveillant les prix et appelant à une réduction des coûts.Pendant ce temps, le Saguenay/Lac-Saint-Jean demeurait la région où les prix affichés étaient les moins chers en province, soit 64,4 cents le litre.D\u2019une région à l\u2019autre, les prix variaient (voir tableau) entre 64,4 et 79,9 cents le litre hier.Pour le maire de Jonquière et président de la Coalition pour la défense des consommateurs de carburant, Daniel Giguère, il ne fait aucun doute que les appels successifs au boycott de pétrolières sont responsables de la baisse des prix dans cette région.« Le mouvement de pression populaire a eu de l\u2019impact.L\u2019effet est durable sur les prix et ce qui sera également durable est le respect des pétrolières à notre endroit », at- il déclaré.Au cours du dernier mois, le prix du baril du brut a connu une hausse importante, ce qui a évidemment eu des conséquences sur le prix à la pompe.« Du 17 avril au 11 mai, le prix de gros est passé de 28,8 à 36,2 cents le litre », rappelle Sonia Larin, directrice des Affaires publiques chez Shell.Les analystes des milieux financiers s\u2019entendent sur les facteurs à l\u2019origine de cette hausse.D\u2019abord, la demande pour le pétrole sera assez forte pour la période des vacances et du retour de l\u2019automne.Ensuite, la demande a été plus forte que prévue en avril en raison du temps exceptionnellement froid en Amérique du Nord.Cette situation, couplée au fait que les pétrolières ferment leurs usines à tour de rôle pour en faire l\u2019entretien, s\u2019est traduite par des quotas très bas.Rappelons également que jeudi, l\u2019Arabie saoudite, le Mexique et le Venezuela ont, dans une déclaration conjointe, écarté toute nouvelle hausse de la production pour le mois de juin, ce qui a eu un effet à la hausse sur les valeurs boursières.Tout en disant espérer que les prix se stabilisent, le critique du Bloc québécois en matière de transports, Michel Guimond, a réitéré hier les demandes formulées par son parti au cours des dernières semaines, à savoir « que le gouvernement fédéral déclenche une enquête sur les prix et abolisse temporairement la taxe d\u2019accise de 10 cents le litre ».Le député de Beauport-Montmorency- Orléans va jusqu\u2019à imputer les prix actuels à.la popularité de l\u2019Alliance canadienne.« Le gouvernement Chrétien tente de faire une opération charme auprès des électeurs de cette région, dit-il.Il ne veut pas se mettre à dos les pétrolières ni les gouvernements provinciaux.» Un enfant franco-canadien restitué à son père Associated Press PAPEETE,Tahiti L\u2019enfant franco-canadien Nicolas Marra, restitué à son père québécois par la gendarmerie mercredi soir à Tahiti, a quitté le sol polynésien dans la nuit de jeudi à vendredi.Le père et son enfant ont pris l\u2019avion à destination de Los Angeles, d\u2019où ils doivent prendre une correspondance pour Montréal.La mère de l\u2019enfant, Elisabeth Marza, envisageait de se rendre à son tour au Canada afin de reprendre sa procédure de divorce, aussitôt qu\u2019elle aurait reçu l\u2019assurance de ne pas être inquiétée par la justice canadienne.Originaire de Tahiti, Elisabeth Marza, est poursuivie pour enlèvement.Les services du Haut-Commissariat de la République à Tahiti l\u2019ont informée que l\u2019État français intercéderait en sa faveur, auprès des autorités canadiennes, afin qu\u2019elle puisse faire valoir ses droits. 6LP2301A0513 A23 samedi 6LP2301A0513 ZALLCALL 67 00:49:01 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 23 PHOTOTHÈQUE, La Presse © PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse © Les Colocs : une bande multiculturelle qui témoigne du Québec d\u2019aujourd\u2019hui.Sur la photo de droite, Christine Vaillancourt, 26 ans.Dédé Fortin faisait partie de son petit univers.La mort du chanteur des Colocs a choqué la jeune femme et des milliers d\u2019autres admirateurs.Dédé Fortin: plus crédible que les politiciens en cravate Christine Vaillancourt, 26 ans, a eu tout un choc lorsqu\u2019elle a appris que Dédé Fortin, le chanteur des Colocs, avait été retrouvé mort dans son quatre et demi de la rue Rachel, à deux pas de chez elle.Comme des milliers de Québécois, elle ne se lassait pas de faire jouer les disques du groupe à plein volume, dans son petit appartement du Plateau Mont-Royal, où elle vit avec sa coloc et ses deux chats.Elle a rendu un dernier hommage au chanteur, jeudi soir.Devant la porte barricadée de l\u2019appartement de la rue Rachel, parmi les admirateurs en deuil qui déposaient des fleurs sur le pavé ou qui griffonnaient des messages d\u2019amour sur des bouts de carton.Assis sur une caisse de bois, le vieux vendeur de fruits de la jeune femme, juste à côté, observait cet étrange pèlerinage d\u2019un air triste.Christine venait de perdre un habitant de son univers, le Plateau.Son repère et son repaire.Comme Dédé, elle avait déserté la lointaine contrée du Saguenay\u2014Lac-Saint- Jean pour gagner sa vie dans la grande ville.Elle se reconnaissait parfaitement dans ses chansons, jeunes, contestataires, urbaines, désespérées.Dans ses spectacles, aussi, pleins de fureur de vivre.Et elle n\u2019était pas la seule.Dédé Fortin, 38 ans, ratissait large, très large, auprès d\u2019un public qui en redemandait.« Les Colocs avaient une force de rassemblement incroyable parmi les 15-35 ans », dit Laurent Saulnier, ex-critique musical de l\u2019hebdomadaire Voir, aujourd\u2019hui directeur de la programmation extérieure des FrancoFolies et du Festival de jazz de Montréal.« Autant de gens qui n\u2019écoutent pratiquement pas de musique québécoise, contre laquelle ils ont d\u2019énormes préjugés.» Pourquoi ce succès ?D\u2019abord pour la musique elle-même.Différente, éclatée, à michemin entre le « Québécois traditionnel », le rap et le reggae.Multiculturelle aussi : « Les Colocs, c\u2019est les Nations unies ! » lance Laurent Saulnier.Au cours de son histoire, le groupe a accueilli des musiciens du Lac, de la Belgique, de l\u2019Afrique, de France, de la Saskatchewan.La musique est souvent joyeuse, entraînante.Elle donne envie de danser, de tout défoncer, comme Dédé le faisait sur scène.Mais il y a plus.« On a embarqué dans son party, mais on n\u2019a rien compris, constate Christine aujourd\u2019hui.Derrière les mélodies qui mettent de bonne humeur, il y avait quelque chose de trompeur, quelque chose qui nous disait de ne pas se fier aux apparences.» Moé j\u2019fais mon chemin dans la foule en n\u2019espérant qu\u2019une chose C\u2019est de voir ton visage et de t\u2019entendre crier Avec ta voix immense et ton coeur qui explose Aidez-moé, aidez-moé « Si les jeunes s\u2019identifiaient beaucoup à Dédé, c\u2019est aussi parce qu\u2019il avait un discours anticonformiste, anti-establishment, dit Laurent Saulnier.Quand il chantait Passe-moé la puck pis j\u2019vas en compter des buts, en voulant dire, « donne-moi une chance et je vais réussir », il s\u2019adressait directement aux jeunes, qui ont souvent des problèmes de chômage, de pauvreté, d\u2019exclusion.» Avec une maîtrise en psychologie, Christine ne croyait pas que la recherche d\u2019un boulot allait être aussi difficile.Deux années durant, elle a été inscrite aux listes de rappel de deux centres de crise de Montréal, même trois à un certain moment.« J\u2019ai trouvé cela épouvantable.J\u2019avais des horaires tout croches, je travaillais à Noël, la nuit, les fins de semaine.» Toujours accrochée à son téléavertisseur, sans jamais savoir quand son contrat prendra fin.Pendant ses deux années stressantes, Christine comprenait Dédé Fortin lorsqu\u2019il chantait : « Bon yeu, donne-moé une job, chu prêt à commencer en bas d\u2019l\u2019échelle.» « Aujourd\u2019hui, un jeune ne peut plus penser à avoir une sécurité d\u2019emploi à vie, même s\u2019il est embauché dans une grande multinationale », constate la sociologue Madeleine Gauthier, directrice de l\u2019Observatoire Jeunes et Société de l\u2019INRS.Elle croit cependant que la plupart d\u2019entre eux réussissent à s\u2019adapter.« Ils organisent leur vie en fonction de cela.Ce n\u2019est pas pour rien que tout ce qui exige de la stabilité est reporté, comme la formation d\u2019une famille ou l\u2019achat d\u2019une maison.» D\u2019ailleurs, le nom du groupe des Colocs lui-même en dit long sur la jeunesse québécoise actuelle, poursuit la sociologue.« Ce que les jeunes trouvaient autrefois dans les grosses familles, ils le trouvent maintenant entre copains.Cette camaraderie dure très longtemps, tant qu\u2019il n\u2019y a pas de formation de couples stables ou même, tant qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019enfants.» La Rue Principale, cette chanson qui évoque le déclin du centre d\u2019un petit village du Lac- Saint-Jean en raison de la construction d\u2019un centre commercial, est aussi très évocatrice, estime Mme Gauthier.« Nos sociétés ont évolué de façon telle que tout devient de plus en plus anonyme, comme ce centre commercial qui peut appartenir à une compagnie américaine et qui a pris la place du petit magasin général.Les jeunes se retrouvent dans ce monde anonyme où les idéaux sont diffus, où l\u2019univers des valeurs est réduit à une société commerçante, où l\u2019important, c\u2019est d\u2019être un bon consommateur dans un centre d\u2019achats.» Je ris au nez des vendeurs d\u2019ordre Des exploiteurs endimanchés Distributeurs de cochonneries Et de bonheurs préfabriqués Dédé Fortin se servait de sa popularité auprès des jeunes pour défendre des causes qui lui étaient chères.De la lutte contre le sida à celle contre l\u2019exclusion engendrée par la mondialisation, de la promotion de la souveraineté à la défense des forêts boréales, l\u2019auteur- compositeur était un des rares artistes engagés que compte le Québec d\u2019aujourd\u2019hui.Et son message portait : « Ses idées en musique, c\u2019était comme un cri du coeur.Ses paroles étaient crues mais touchantes, dit Christine.Il parlait de façon totalement désintéressée, il avait beaucoup plus de simplicité et de crédibilité que les politiciens en cravate ! » Une opinion tranchée, mais partagée par la plupart des jeunes, selon Mme Gauthier.« Ils ne s\u2019identifient plus à ceux qui sont supposés les représenter.» Mais ils n\u2019ont rien inventé, ajoute la sociologue.« Ma jeunesse a beaucoup critiqué les politiciens qui ont précédé l\u2019arrivée de l\u2019équipe charismatique qu\u2019était le Parti québécois à ses débuts.C\u2019était emballant, parce que nous avions participé à la création du parti.Les politiciens actuels sont en train de marquer la fin d\u2019un cycle, et on ne voit pas poindre de renouvellement.Mario Dumont, par exemple, n\u2019est pas très enthousiasmant pour la jeunesse ! » S\u2019ils aiment Dédé Fortin, les jeunes ne sont pas plus nombreux que leurs aînés à adhérer aux idéaux du chanteur, estime Mme Gauthier.La guerre baby-boomers-individualistes- contre-génération-X-sacrifiée, elle n\u2019y croit pas.« Il y a des jeunes qui ont une grande conscience sociale et des jeunes très conservateurs qui ne pensent qu\u2019à leur réussite personnelle.Ce sont souvent les ailes jeunesse des partis politiques qui proposent des virages à droite, souligne-t-elle.Ce n\u2019est pas une question de génération.» Câline qu\u2019le monde est beau En pleine campagne électorale Hé qu\u2019le monde est dont beau À l\u2019hôtel de ville de Montréal Malgré le chômage, l\u2019exclusion et le sida, les textes noirs et désespérés du dernier album de Dédé Fortin, Dehors Novembre, ne correspondent pas à la réalité de la jeunesse québécoise, conclut Mme Gauthier.Une récente enquête auprès de 6000 jeunes menée par l\u2019Observatoire montre qu\u2019une majorité d\u2019entre eux est plutôt optimiste face à l\u2019avenir.Ils croient que leur situation sera au moins aussi bonne, sinon meilleure que celle de leurs parents.Dédé Fortin était de toute évidence dépressif, tourmenté.Il avait surmonté une dépression majeure au début de la vingtaine, au cours de laquelle il avait tenté de mettre fin à ses jours.Cette fois, il ne s\u2019est pas raté.Comme chaque fois qu\u2019une personnalité publique se suicide, les experts ont sonné l\u2019alarme : une réaction en chaîne est possible et ceux qui montrent des signes de dépression sont à surveiller de très près au cours des prochains jours.À 20 ans, Dédé Fortin est passé au travers.Il y a quelques jours, s\u2019il avait pu s\u2019en tirer, il aurait peut-être réussi à chasser, une fois de plus, ses idées noires.Et si cela avait été le cas, il aurait sans doute chanté à tue-tête à ceux qui sont tentés de passer à l\u2019acte : À cause tu fais simpe de même ?Isabelle Hachey Ouais ben l\u2019amour, la mort pis toute C\u2019est des questions trop grandes pour moi Pis à part ça le monde entier Veut juste savoir combien ça coûte PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Un policier a dû déplacer hier les fleurs qui avaient été déposées devant la porte de l\u2019appartement de Dédé Fortin.2854864 6LP2401A0513 a24 samedi 6LP2401A0514 ZALLCALL 67 00:51:22 05/13/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Politique Même le fils de Mulroney vient à la rescousse des bleus VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse.OTTAWA Une brochette d\u2019anciens ministres des gouvernements Mulroney, et même le fils de l\u2019ancien premier ministre, Benjamin, ont défilé hier au congrès conservateur dans l\u2019espoir de contrer l\u2019offensive de l\u2019Alliance canadienne.John Crosbie, Monique Landry, Sinclair Stevens, Doug Lewis, de nombreux anciens députés et candidats se sont relayés devant le micro des journalistes pour dire que, non, le Parti conservateur n\u2019est pas mort malgré les assauts de l\u2019Alliance canadienne.« C\u2019est difficile en ce moment à cause de l\u2019attention accordée aux réformistes et à l\u2019Alliance, mais une fois que cela sera fini, nous remonterons, affirme John Crosbie.« Le Canada a besoin de nous, a repris le coloré Terre-Neuvien, c\u2019est dans l\u2019intérêt du pays d\u2019avoir un parti national.Nous ne sommes pas des fanatiques de droite.» Les anciens ministres Monique Landry et Sinclair Stevens ont ajouté leurs voix à celle de leur ancien collègue pour dire que les longues racines du Parti conservateur lui permettront de survivre à la montée du nouveau parti de la droite.Tous les anciens membres des cabinets Mulroney ne rejettent pas l\u2019Alliance canadienne avec la même véhémence.Au contraire, certains, comme Doug Lewis, se laissent même tenter.« J\u2019aime bien ce qui se passe en Ontario, explique l\u2019ancien ministre des Transports.L\u2019économie ontarienne explose grâce à Mike Harris, mais Tom Long a eu son mot à dire là-dedans.Je pense qu\u2019il a certainement quelque chose à apporter (à Ottawa).» Brian Pallister, ancien ministre du gouvernement manitobain qui s\u2019est présenté à la direction conservatrice contre Joe Clark, continue pour sa part à militer en faveur d\u2019une fusion partielle avec l\u2019Alliance canadienne dans une cinquantaine de comtés.« Cela n\u2019est pas cohérent avec ce que le Parti conservateur a décidé », a tranché Joe Clark hier matin.Les conservateurs ont effectivement décidé, en octobre dernier à Toronto, de présenter des candidats dans les 301 comtés du pays aux prochaines élections.Les prises de position contradictoires des militants conservateurs trahissent un désarroi palpable qui a été aggravé hier par un nouveau sondage qui indique que les bleus ont perdu six points en un an, cédant la deuxième place à l\u2019Alliance canadienne.« C\u2019est normal qu\u2019un parti monte dans les sondages quand il y a une course au leadership », a analysé Joe Clark, refusant de voir dans le sondage Ekos une tendance lourde en faveur de l\u2019Alliance canadienne.Selon ce sondage publié par le Globe and Mail, le Parti conservateur ne recueille que 11 % des appuis, contre 17 % à l\u2019Alliance et 52 % aux libéraux.Au Québec, avec moins de 1200 membres, les bleus tentent de garder le moral, mais le coeur n\u2019y est pas toujours.« Au Québec, on est mort, on n\u2019a pas d\u2019argent et tout le monde sait que Joe Clark n\u2019est pas un compteur de 50 buts », résume un important organisateur.Certains bleus du Québec, comme l\u2019ancien député Jean-Guy Hudon, croient néanmoins que le vent va tourner en faveur des conservateurs.« J\u2019ai déjà eu 4200 membres dans mon comté, dit-il, il y a toujours des gens qui changent de parti, mais ils reviennent.» C\u2019est aussi l\u2019analyse de Jacques Vien, ancien député de Laurentides, qui soutient que le vent de l\u2019Alliance va s\u2019estomper.« Je ne comprends pas ce que la gang de Tom Long essaye de nous vendre, dit-il.Je pense qu\u2019ils vont revenir avec nous.» Mettant fin aujourd\u2019hui à leur congrès d\u2019orientation politique, les conservateurs espèrent renverser la vapeur avec de nouvelles propositions aux Canadiens, sur le plan fiscal notamment.Les militants conservateurs ont, entre autres choses, adopté une proposition faisant passer de 7131 $ à 12 000 $ le taux d\u2019exemption de base, ce qui exempterait d\u2019impôts 2,5 millions de Canadiens.Dans une tentative de séduction de l\u2019électorat de droite, les bleus proposent aussi d\u2019établir un plan contraignant de réduction de la dette, ce qui se ferait probablement en 25 ans.Le nouveau programme politique, c\u2019est le salut du Parti conservateur, affirment les organisateurs de Joe Clark.Coincés par les libéraux, au centre, et par l\u2019Alliance canadienne, à droite, l\u2019espace est toutefois mince pour les bleus.Le sénateur conservateur Jean-Claude Rivest a résumé ainsi la situation à La Presse plus tôt cette semaine : « Joe Clark doit mettre des politiques sur la table tout en sachant que la situation sera la même pour lui le lendemain matin.» PHOTO PC Benjamin, le fils de l\u2019ancien premier ministre Brian Mulroney, converse avec le leader en Chambre du Parti conservateur, Elsie Wayne, durant les assises du conseil national du parti.2859081 6LP2502A0513 A25, samedi, G N RAL 6LP2502A0513 ZALLCALL 67 00:52:45 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 R A 25 2858525 Nouvelle ambassade américaine sans micros indiscrets à Moscou Agence France-Presse MOSCOU Une nouvelle ambassade des États-Unis a été inaugurée hier à Moscou, pour remplacer un bâtiment construit en 1985 et abandonné par les Américains qui y avaient découvert des dizaines de micros posés par le KGB soviétique.La construction de l\u2019ambassade « a été une tâche pleine d\u2019inattendu », a déclaré l\u2019ambassadeur James Collins devant la presse, dans une allusion voilée au scandale de l\u2019époque.Alors que la nouvelle ambassade était quasiment terminée, les travaux avaient été interrompus brutalement en 1985 lorsque les Américains avaient découvert que les piliers, les murs et les planchers, fabriqués en Union soviétique, étaient truffés d\u2019appareils de surveillance.Le Congrès américain avait dû débloquer 240 millions de dollars en plus des 22 millions déjà dépensés, pour faire démolir le chantier et bâtir une nouvelle ambassade par des firmes et des ouvriers américains.Aucun journaliste d\u2019un média russe n\u2019avait été invité hier à la cérémonie d\u2019inauguration, mais les responsables de l\u2019ambassade ont nié avoir sciemment écarté les médias locaux, affirmant qu\u2019une autre réception serait organisée pour la presse.Précaution ou nécessité technique ?Les citoyens russes ordinaires ne pénétreront que très rarement sur le territoire de la nouvelle ambassade, car les services consulaires des États-Unis restent installés dans l\u2019ancien bâtiment, qui date des années 50.159$ 2858528 maison au complet* INCLUS: I CONDUITS PRINCIPAUX I NOMBRE ILLIMITÉ DE BOUCHES ASSAINISSANT OFFERT CETTE SEMAINE SEULEMENT 49 $ Ord.79 $ 2857855 La Presse 13 mai 2000 Page A26 manquante 6LP2701A0513 A27, samedi, G N RAL 6LP2701A0513 ZALLCALL 67 00:43:33 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 27 Washington répond à la pénurie de main-d\u2019oeuvre en doublant le nombre de visas d\u2019immigrant Solde de la Fête des Mères Rabais jusqu\u2019à 80% Benix offre le plus grand choix d\u2019articles ménagers de grande marque et aux plus bas prix! Panier à pique-nique de luxe avec service pour 4 personnes Ens.de 4 boîtes étanches, gaufrées Ens.de gobelets en verre, 24 pièces Cour.1999$ 49,99$ 2499$ 3999$ Cour.79,99$ Cour.59,99$ GRATUIT! Service en porcelaine 47 pièces Batterie en acier inox 7 pièces avec poêle antiadhésive Silverstone Porte-couteaux 7 pièces Valeur de 15$ Prime à l\u2019achat de la batterie 5999$ 7 pièces 7999$ Cour.249,99$ Cour.159,99$ PLUS GRAND CHOIX! Avec une s lection de milliers d articles, Benix est devenu le plus important fournisseur d articles m nagers de gra Benix ach te directement du fabricant afin d liminer les interm diaires co teux et vous faire profiter des conomies! NO C EST GARANTI.Montrez-nous un article identique vendu moins cher et non seulement nous galerons ce prix mais vous donnerons aussi 1 MAGASINEZ Ë NOS 2 ENTREP TS G ANTS! DEUX IMMENSES MAGASINS REMPLIS D AUBAINES! IMPORTATEURS D ARTICLES M NAGERS DE QUALIT Lundi-merc.10-18 h P Jeudi et vend.10-21 h Sam.9-17 h P Dim.10-17 h Magasinez tôt pour un meilleur choix.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.BOUL.DÉCARIE Chomedey, Laval, en face du Carrefour Laval à côté de Yellow Plus angle Jean-Talon et station Namur 2849108 JEAN-LOUIS SANTINI Agence France-Presse, WASHINGTON Face aux difficultés des entreprises de technologies de pointe pour trouver du personnel qualifié, le président Bill Clinton a demandé au législateur d\u2019augmenter le nombre de visas accordés aux étrangers candidats à ce type d\u2019emploi.Le président américain propose, dans un texte transmis jeudi soir au Congrès, de porter le nombre maximal de ces visas à 200 000 par an entre 2001 et 2003 pour faire face aux besoins pressants du secteur en plein boom de la haute technologie.Ces visas professionnels dit H-1B, octroyés à des personnes hautement qualifiées, sont actuellement plafonnés à 107 500 en 2001 et devraient tomber, si la proposition n\u2019est pas retenue, à 65 000 en 2002 et 2003 respectivement.L\u2019administration américaine propose également de quadrupler à 2000 dollars le montant des droits par visa facturé aux entreprises.Les employeurs dépendant pour plus de 15 % de main d\u2019oeuvre qualifiée étrangère seront aussi taxés 3000 dollars par employé.Les fonds récoltés financeront surtout des programmes de formation et d\u2019éducation des salariés américains.La proposition du président Clinton constitue « une approche équilibrée en demandant une augmentation raisonnable du nombre de visas H-1B, accompagnée de provisions destinées à protéger et à mieux préparer la force de travail américaine », a expliqué Gene Sperling, le principal conseiller économique de la Maison-Blanche.De son côté, la Chambre des Représentants à majorité républicaine examine depuis mars un texte prévoyant 195 000 visas professionnels temporaires par an pour des étrangers afin de répondre à la pénurie de main d\u2019oeuvre qualifiée.Ce projet de loi prévoit également des mesures de formation adaptées aux besoins du secteur des technologies de pointe.Les propositions de la Maison-Blanche comme celles examinées à la Chambre répondent aux pressions des milieux d\u2019affaires inquiets de voir leur compétitivité affaiblie par cette carence grandissante de main d\u2019oeuvre.Le Congrès avait déjà relevé le plafond des visas professionnels temporaires en 1999 en les portant à 115 000 contre 68 000 en 1998.Le déficit de main d\u2019oeuvre qualifiée dans le secteur des technologies de l\u2019information se chiffrait à 346 000 en janvier 1998 et rien n\u2019indique que ce nombre a diminué, estimait en mars une étude du CATO Institute.Dans ce secteur, le plus dynamique de l\u2019économie américaine, la demande pour des analystes systèmes et des ingénieurs informaticiens, a été multipliée par plus de cinq entre 1983 et 1998, comparé à un accroissement de 15 % des créations d\u2019emploi dans le restant de l\u2019économie, selon le CATO, un organisme privé de recherche de Washington.Le département du Commerce chiffre à 1,4 million de personnes qualifiées les besoins des industries de la haute technologie entre 1996 et 2006.2856710 6LP2801A0513 A 28 samedi, 13 mai 6LP2801A0513 ZALLCALL 67 00:51:15 05/13/00 B A 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Ford reconnaît que les « trucks » sont gourmands, pollueurs et dangereux 2859073 Conférence le mercredi 17 mai et en reprise le mardi 23 mai à 19h Clinique Psycho Physio au 1231, rue Saint-catherine ouest, 5ième étage Sans frais, ouvert à tous, réservation requise Tél.:(514) 845-9996 Agence France-Presse WASHINGTON Trop gourmands, pollueurs et dangereux pour les plus petits véhicules, les véhicules sportifs de loisirs (SUV), ces 4X4 et autres « trucks » qui font le succès de l\u2019industrie automobile américaine, sont un « dilemne » pour Ford, premier constructeur à reconnaître les inconvénients de ces véhicules sur-dimensionnés.Dans un rapport intitulé Le dilemne et présenté à ses actionnaires jeudi, le numéro deux de l\u2019industrie automobile américaine, qui se veut « entreprise citoyenne », fait amende honorable.« Sans les SUV (sport utility vehicle), Ford perdrait des ventes et des profits », dit la direction de Ford.« Pourtant, les économies de consommation d\u2019essence sont moindres que pour une voiture classique (.), les émissions de gaz sont supérieures et ces véhicules soulèvent des questions de sécurité pour les autres conducteurs », admet le groupe.Ford promet la commercialisation d\u2019un SUV plus petit cette année, le Ford Escape, disponible en version hybride (électrique et essence) en 2003 et va poursuivre les recherches pour alléger le poids de ces véhicules et leur consommation.Les 4X4, pick-up et monospaces, rassemblés sous la catégorie SUV, représentent désormais un tiers du parc en circulation aux États-Unis, contre 20 % au début des années 80, selon la sécurité routière américaine.« Les trucks sont ce que les gens veulent », résumait d\u2019un trait un dirigeant de GM lors de la présentation mensuelle des chiffres de ventes début mai.Suivant les constructeurs, ils s\u2019appellent Explorer, Expedition, Avalanche ou Escalade.Ces véhicules « suburbains » consomment en ville jusqu\u2019à un gallon d\u2019essence (3,8 litres) aux 10 miles (16 km), soit 24 litres aux 100 km.Ils ne tombent pas sous les mêmes limites d\u2019émissions polluantes autorisées que les véhicules classiques, ce qui en fait « des camions poubelles qui rejettent leur pollution dans l\u2019air », affirme l\u2019organisation environnementale Sierra Club.La hauteur, la masse et le poids de ces véhicules en font un danger avéré pour les conducteurs et passagers de berlines classiques, comme l\u2019atteste un récent rapport de la sécurité routière.Les dernières statistiques de la sécurité routière en matière d\u2019accidents impliquant un SUV contre une voiture sont sans appel.En 1996, les accidents entre ces deux différents types de véhicules ont fait 5259 morts, contre 4013 morts entre deux voitures classiques et 1225 morts entre deux SUV.Les victimes dans les collisions SUVvoitures classiques siègeaient à 81 % dans la petite voiture.2859192 426910 26910 6910 910 10 42691 4269 426 335A528 383B321 218A435 393A774 415A360 354B269 2858591 6LP2999A0513 A 29 samedi, 13 mai 6LP2999A0513 ZALLCALL 67 15:06:29 05/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 29 2850125 PHOTO AP Larry Ross, l\u2019un des deux gagnants du gros lot record de 363 millions aux États-Unis.Gros lot : le billet gagnant acheté avec la monnaie d\u2019un hot-dog Agence France-Presse DETROIT L\u2019un des deux gagnants d\u2019un gros lot record de 363 millions, dont le tirage a eu lieu mardi soir, a révélé hier avoir acheté le billet gagnant avec la monnaie qu\u2019il lui restait après avoir consommé un hot-dog.« J\u2019ai acheté un hot dog avec un billet de 100 dollars, le seul que j\u2019avais en poche », a raconté devant la presse, à Detroit, Larry Ross, 47 ans, en arborant un chèque grand format de 181,5 millions.« Avec les 98 dollars restant, j\u2019ai demandé à ce que la monnaie me soit rendue en tickets de loterie, et voilà », a-t-il poursuivi, hilare.Cet installateur de piscines de jardin, marié et père de trois enfants, a reconnu ne pas être un acheteur régulier de billets de loterie, mais qu\u2019il avait cette fois écouté les conseils de sa femme Nancy.« Nous sommes en état de choc », a-t-il confié aux journalistes en promettant d\u2019investir au mieux cette somme, sans oublier des donations à des oeuvres.La famille Ross, dont le projet le plus immédiat est d\u2019aquérir une voiture Jaguar et de quitter sa maison de quatre pièces, a d\u2019ores et déjà choisi de toucher son pactole annuellement pendant une vingtaine d\u2019années plutôt qu\u2019en une seule fois.Elle recevra en conséquence chaque année sept millions imposables.Originaire de l\u2019Illinois, l\u2019autre gagnant de cette loterie, organisée dans sept États américains, ne s\u2019est pas encore fait connaître. 6LP3001A0513 A30 - SAMEDI 6LP3001A0513 ZALLCALL 67 00:52:14 05/13/00 B A 30 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 Marche d\u2019« un million de mères » contre les armes à feu Agence France-Presse WASHINGTON Lassées, écoeurées, effarées devant l\u2019hécatombe due aux armes à feu aux États-Unis, des Américaines ont décidé de clamer leur exaspération devant ce fléau, dimanche à Washington, lors d\u2019une « marche d\u2019un million de mères ».Mère ou soeur d\u2019une victime, ou simple citoyenne considérant que le temps est venu d\u2019agir, elles comptent rassembler plusieurs centaines de milliers d\u2019hommes et de femmes en ce jour de Fête des mères aux États- Unis pour réclamer du Congrès des mesures de « bon sens » en matière de contrôle des armes à feu.Un grand rassemblement est prévu à Washington mais aussi dans plusieurs dizaines d\u2019autres villes du pays.Le président Bill Clinton, qui a promis de soutenir en personne cette initiative venue de la base, ne peut que se réjouir de ce type de protestation, à un moment où l\u2019impasse la plus complète règne entre la Maison Blanche et le Congrès sur le contrôle des armes à feu, plus d\u2019un an après la tuerie de Columbine (15 morts).Donna Dees-Thomases, une journaliste de 42 ans du New Jersey, mère de deux enfants, raconte comment elle a eu l\u2019idée de cette « marche », une journée d\u2019août 1999 en contemplant sur son téléviseur les images d\u2019une fusillade dans un camp d\u2019été de Los Angeles.Ce fait divers, tragiquement répétitif aux États-Unis, où une moyenne de 12 mineurs meurent par jour à cause des armes à feu, est pour elle le déclic.Elle appelle des amies.On échange idées et propositions.La mobilisation s\u2019étend.Le principe d\u2019un grand rassemblement sur le « mall », la grande esplanade du centre de Washington, est retenu.Le feu vert des autorités vient peu après.Donna Dees-Thomases et ses camarades soulignent qu\u2019elles ne sont pas opposées aux armes à feu, qui « peuvent être nécessaires pour la chasse, les forces de l\u2019ordre et la sécurité nationale ».Mais elles veulent différentes mesures de « bon sens », comme des contrôles sur le passé judiciaire de tout acheteur, et que tout porteur d\u2019armes ait une licence.Ces mesures et d\u2019autres sont autant d\u2019appels en direction du Congrès, dominée par l\u2019opposition républicaine, et prennent une connotation politique en cette année électorale.C\u2019est bien ce que reproche au « million de mères » à la National Rifle Association (NRA), l\u2019association de défense des porteurs d\u2019armes à feu.« Nous avons essayé de trouver un terrain commun (avec elles) et assuré la sécurité des enfants mais les organisateurs de la marche ont rejeté cette ouverture », montrant ainsi que « leur objectif est politique », selon un porte-parole de l\u2019association, Jim Manown.« L\u2019administration et les mères ont tort : leurs recommandations ne marcheront pas », estime Robert Levy, de l\u2019institut de recherches Cato.« Des solutions simplistes, poursuit-il, ne feront qu\u2019exacerber le problème des armes à feu en masquant les causes fondamentales de la violence, tout en privant les citoyens respectueux de la loi des moyens les plus efficaces d\u2019auto-défense ».Le débat sur le contrôle des armes à feu est aussi ancien qu\u2019il est passionnel aux Etats- Unis.Et la journée de dimanche risque de ne pas manquer de relief.Une contre-manifestation à la « marche d\u2019un million de mères » est prévue.Ses organisatrices se présentent comme les « Soeurs du second amendement », le fameux amendement à la Constitution américaine qui garantit le droit de porter une arme et qui est invoqué à tout propos par les défenseurs des armes à feu.Pour elles, des mesures de contrôle seront de toutes façons ignorées par les délinquants, laissant l\u2019honnête citoyen sans défense.Débat au Congrès Entretemps, le président Bill Clinton a accusé la majorité républicaine au Congrès d\u2019avoir peur de s\u2019opposer au renforcement des contrôles des armes à feu.Devant des organisatrices de la marche, à North Canton, dans l\u2019État de l\u2019Ohio, Bill Clinton a annoncé que le département de la Justive accordera 600 000 dollars de subventions à deux industriels, Smith and Wessson et FN manufacturing, pour les encourager à fabriquer des armes à « feu intelligentes », ne pouvant être utilisées que par leurs propriétaires.En début de matinée, le président avait jugé, lors d\u2019un débat organisé par la télévision ABC avec des mères de famille, que les parlementaires américains avaient peur de ne pas être réélus s\u2019ils s\u2019opposent au lobby des armes.2859171 2857172 2853432 6LP3101A0513 a31 samedi 6LP3101A0513 ZALLCALL 67 00:48:05 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 31 8 2858984 Une cyberépée de Damoclès Les Américains craignent les attaques terroristes par Internet Agence France-Presse WASHINGTON Du simple virus informatique capable d\u2019infecter un système bancaire, en passant par une attaque perpétrée par un groupe de cyberterroristes et jusqu\u2019au déclenchement d\u2019une guerre par Internet, les Américains vivent au quotidien la menace d\u2019une cyber-épée de Damoclès.L\u2019administration Clinton n\u2019en fait d\u2019ailleurs pas un secret.Ses craintes sont exprimées aussi bien dans des forums qui se tiennent discrètement derrière les murs de la CIA ou du FBI, que publiquement.Janet Reno, l\u2019Attorney général (ministre de la Justice), a évoqué jeudi ses « inquiétudes face à différents types d\u2019agression informatique, voire l\u2019éventualité d\u2019une attaque terroriste » par l\u2019Internet.Constituer la « première puissance économique et militaire », objet potentiel de rancoeurs tous azimuts, a sans conteste incité les dirigeants américains à échaffauder les scénarios les plus apocalyptiques.« Des puissances militaires étrangères explorent la possibilité de cyber-attaques futures contre nos infrastructures : production d\u2019électricité, télécommunications, transports », estime Richard Clarke, chargé de la lutte anti-terroriste auprès du président Clinton.Comme pour confirmer ces appréhensions, l\u2019ultra-nationaliste russe Vladimir Jirinovski, cité par le Washington Post, vient de promettre de « mettre l\u2019Occident tout entier à genoux avec nos informaticiens ».« Introduisons des virus dans leurs programmes secrets et ils seront paralysés », a-t-il menacé.Pour se préparer à de telles éventualités, les États-Unis ont mis en place des équipes de choc recrutées parmi l\u2019élite informatique du FBI et de la CIA regroupées au sein du National Infrastructure Protection Center (NIPC).Dans leurs pires cauchemars, les responsables du NIPC envisagent autant le vol de secrets nucléaires du Centre de recherche atomique de Los Alamos, au Nouveau-Mexique, que des détournements de fonds fédéraux au moyen d\u2019opérations informatiques à distance.« Nous devons nous attendre à de graves perturbations dans le fonctionnement d\u2019infrastructures sensibles provoquées par des cyberterroristes », s\u2019était alarmé en février Louis Freeh, chef du FBI, devant le Sénat.Le FBI se prépare ainsi à des actions de grande envergure contre des banques de données gouvernementales, ou les utilisations massives de codes informatiques volés de cartes de crédit.La sûreté fédérale a en outre dans sa ligne de mire des groupes tel l\u2019Electronic Disturbance Theater, qui a récemment appelé à des opérations de désobéissance civile électronique sur le réseau et à des actions informatiques anti-américaines.Depuis le conflit en Yougoslavie, les États-Unis observent aussi avec inquiétude les pirates sympathisants avec les Serbes qui avaient réussi à pénétrer les serveurs de l\u2019OTAN.« De plus en plus, les armes utilisées sur les champs de bataille sont informatisées », note le professeur de droit Walter Effross, expert de la communication sur Internet.« Des États dits \u2018\u2018terroristes\u2019\u2019 pourraient tirer grand avantage d\u2019un dysfonctionnement provoqué par une intrusion à l\u2019intérieur de ces ordinateurs », explique-t-il à l\u2019AFP.Cet universitaire considère également comme une menace tangible l\u2019attaque d\u2019avions, civils ou militaires, par le biais d\u2019un piratage des systèmes de contrôle aériens électroniques.Pour David Lester Epstein, spécialiste de l\u2019exploitation politique de l\u2019Internet à l\u2019Université Columbia de New York, le phénomène à suivre aujourd\u2019hui est celui des « script kiddies », qui désignent, selon lui, de jeunes informaticiens sans foi ni loi.« Ils sont capables de découvrir sur Internet les moyens de fabriquer une cyber-bombe ou un cyber- programme criminel », confiet- il à l\u2019AFP.Selon Louis Freeh, quelque 502 millions de personnes devraient être connectés à Internet à travers le monde d\u2019ici 2003, dont 177 millions aux États-Unis.2858642 6LP3201A0513 A32, samedi, G N RAL 6LP3201A0513 ZALLCALL 67 00:50:50 05/13/00 B A 32 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 2851358 Une grève gêne la circulation.de l\u2019argent liquide en France Agence France-Presse PARIS Manque de pièces dans les tiroirs-caisses des magasins, fermeture d\u2019un quart des distributeurs de billets : à son quatrième jour, la grève des convoyeurs de fonds commençait vendredi à affecter la circulation de l\u2019argent liquide en France où l\u2019on redoutait une prolongation du mouvement.Pour le consommateur, le premier effet de la grève, déclenchée à la suite d\u2019une vive recrudescence d\u2019attaques sanglantes contre des fourgons blindés, est la crainte de ne pouvoir trouver d\u2019argent liquide : selon les banques interrogées par l\u2019AFP, un quart des distributeurs automatiques de billets (DAB) étaient vides vendredi à la mi-journée.La Société Générale et le Crédit Lyonnais faisaient état de 25 % des distributeurs vides en moyenne, la Banque Nationale de Paris de 11 %.La Poste recense 30 % de distributeurs vides depuis jeudi soir.Certains bureaux de Poste, notamment en Gironde (sud-ouest), ont décidé de réserver les fonds disponibles aux retraits aux guichets, et de plafonner ces retraits.D\u2019une manière générale, les responsables bancaires font état d\u2019une pénurie encore limitée, mais estiment que celle-ci pourrait rapidement s\u2019aggraver si la grève se poursuit.Autre conséquence pratique pour le consommateur : la petite monnaie commence à manquer dans les tiroirs-caisses des magasins.De nombreux grands magasins encourageaient donc leurs clients à régler leurs achats par chèque ou carte bancaire, même pour de petites sommes.Dans les magasins C & A (vêtements), qui ne sont « plus approvisionnés en monnaie depuis lundi », déjà « 60 % des réglements » sont effectués en fiduciaire.Samedi, jour d\u2019affluence, « risque d\u2019être terrible », faute de monnaie, confiait-on hier au siège parisien.Plusieurs groupes de distribution commençaient par ailleurs à s\u2019inquiéter de l\u2019accumulation, dans leurs caisses, des recettes qui ne sont plus transportées vers les banques.Les négociations entre les syndicats de transporteurs et le patronat devaient reprendre samedi.Les convoyeurs de fonds, qui réclament notamment des augmentations de salaire et de meilleures mesures de protection, y compris la fin du service de nuit, ont poursuivi hier une série de manifestations en bloquant, par exemple, les accès à plusieurs filiales de la Banque de France.Selon les syndicats, 12 convoyeurs ont été tués lors de 70 attaques au cours des cinq dernières années.2857778 Manif des derniers appelés au service militaire français Agence France-Presse PARIS Plusieurs milliers de jeunes Français, appelés à accomplir leur service militaire, manifesteront aujourd\u2019hui à Paris leur refus de figurer parmi les derniers appelés, à trois ans de la disparition prévue de la conscription obligatoire.« Nous ne serons pas les derniers des cons », ont résumé ces sursitaires, nés avant le 1er janvier 1979, rassemblés dans le collectif « Sans nous », dans une pétition électronique lancée il y a deux mois dans le mensuel Don Quichotte.Elle a recueilli 20 000 signatures, dont 80 % de sursitaires, selon le magazine.Le collectif a envoyé à chaque député « un ordre d\u2019appel » à la manifestation, pastiche de la convocation envoyée par l\u2019armée aux appelés.Il se dit « conscient des torts que cette incorporation inutile, dépassée et injuste vous portera, sur le plan professionnel, affectif et familial » et souligne que « 300 000 jeunes hommes citoyens ignorés du gouvernement nés avant le 1er janvier 1979 sont dans votre cas ».Les jours s\u2019égrènent au rythme des vagues qui dansent sur la Baie ! 2837049 17 595 595$* 23 595 595$* 2857786 CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I Avec ou sans voiture I À commission Dans les secteurs suivants: I Beauharnois I Ch teauguay I Valleyfield Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h 00, le week-end.I Perception des abonnés.Pour joindre l\u2019entrepreneur de votre région, M.Gilles S n cal composez le (450) 225-4444+691-2668 Courriel : gsenecal@lapresse.ca 2854173 2856052 6LP3301A0513 A33, samedi, G N RAL 6LP3301A0513 ZALLCALL 67 00:48:10 05/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 MAI 2000 A 33 Karlheinz Schreiber réclame des dommages 2858647 Agence France-Presse TORONTO Le marchand d\u2019armes germano-canadien Karlheinz Schreiber a réclamé hier en justice un million de dollars canadiens de dommages-intérêts aux gouvernements canadien et allemand pour compenser sa brève détention l\u2019année dernière au Canada.M.Schreiber est l\u2019homme par lequel était arrivé l\u2019an dernier le scandale des caisses noires de l\u2019Union chrétienne-démocrate allemande (CDU) et dont Berlin cherche maintenant à obtenir l\u2019extradition.M.Schreiber avait été arrêté le 31 août dernier par les autorités canadiennes, qui l\u2019avaient détenu pendant huit jours à la demande de l\u2019Allemagne concernant une autre affaire d\u2019évasion fiscale.Son avocat, Me Edward Greenspan, a soutenu devant le juge Peter Cumming de la Cour supérieure de l\u2019Ontario que cette arrestation était illégale puisqu\u2019il n\u2019existe aucun traité d\u2019extradition entre le Canada et l\u2019Allemagne et que son client n\u2019avait été accusé de rien.2855532 La Presse 13 mai 2000 Page A34 manquante "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.