Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actualités
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2000-05-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 2LP0101B0523 B1 mardi 2LP0101B0523 ZALLCALL 67 00:46:40 05/23/00 B Montréal, mardi 23 mai ÉDITORIAL / OPINIONS Nouvel âge À 7h45 pile, la chanson « J'ai du boogie », un cajun métissé dance-country emplit le magasin.Un à un, les employés déambulent vers la caisse centrale.Richard, leur grand patron, les accueille par leur prénom.Sylvain, Lise, Louise, Ginette, Élise, Julie, Léo.Les employés échangent quelques rires, des boutades, un gros bonjour collectif.Il y a des jeunes, quelques doyens, plusieurs femmes.Beaucoup portent le jeans.C'est l'inventaire et le patron a décrété la journée un « jeans day ».D'entrée de jeu, Richard leur annonce les bonnes nouvelles de la veille.Les ventes de l'animalerie ont grimpé de 37 %.Celles du centre de l'auto, 71 %.On applaudit.Pas assez fort au goût de Richard qui vient de présenter la journaliste de La Presse.« Quand il y a de la visite, faites semblant que c'est moi qui est le boss ! » Rires et regards curieux vers « la visite ».Mais quand le grand boss, en sarrau bleu, dévoile les ventes de la bijouterie avec ses 91 % d'augmentation, la soixantaine d'employés n'a pas besoin d'encouragements.Les applaudissements et les bravos explosent spontanément.Ils sont fiers de leur collègue Ginette et ils savent qu'ils bénéficieront tous de la manne.Après tout, on est chez Wal- Mart, là où le client est numéro un et où les profits sont redistribués aux employés.À 7h50, c'est le Wal-Mart cheer, sorte de cri de ralliement hérité de la maison mère en Arkansas où le boss joue la meneuse de claques en chef.\u2014 Donnez-moi un W ! \u2014 W ! \u2014Un A ! \u2014 A ! Un L, un M, un A, un R, un T Les employés répètent en tapant des mains et ajoutent même quelques stepettes de danse.\u2014 Qu'est-ce que ça donne ?\u2014 WAL-MART, claironnent les employés.\u2014 Qui est numéro un ?\u2014 Le client ! La journée peut commencer, les employés sont heureux.La bible Wal-Mart « C'est primordial pour nous ce genre d'exercice, explique Richard Morin, directeur du magasin situé angle Jean-Talon et Langelier.Je suis persuadé que nous avons du succès parce que le service à la clientèle est meilleur.Et le service est meilleur parce que nos employés sont plus heureux.» Aussi simple que ça.Son magasin, un ancien Woolco, a quintuplé son chiffre d'affaires.Il emploie 260 personnes dont 60 % à temps plein, proportion requise selon la bible Wal-Mart.La plupart reçoivent un peu plus que le salaire minimum.Les activités, pour stimuler le bonheur des employés, ne se comptent plus.Il y a l'échange des petites épingles que certains wal-martiens portent sur leur sarrau de travail, les rencontres en dehors des heures de travail, les réunions quotidiennes etc.Les candidats qui veulent travailler chez Wal-Mart passent par deux ou trois entrevues.Les pairs participent au processus de sélection.« Ultimement, c'est leur choix », convient M.Morin.Mais sont-ils heureux ?Nicole Charest (Nicole de la literie), jure qu'elle ne retournerait plus jamais à son travail de secrétaire médicale où le stress l'avait anéantie.« On a une belle équipe, une complicité.La petite réunion du matin, c'est de l'énergie qui fait du bien.Comprenez- vous ?» \u2014 Êtes-vous ici jusqu'à la retraite ?\u2014 Ah oui.Ça, c'est sûr.Comme dans tous les Wal-Mart, il y a le « greeter », le préposé qui accueille les clients.Et rien n'indique qui est patron.La hiérarchie a été réduite au minimum.Même que la veille, Richard Morin, 53 ans, avait travaillé jusqu'à 23 h avec sa « gang » pour vider des camions de livraison.« Tout pour satisfaire le client ».Pourtant, les clients n'apprécient pas tous cette façon d'être servis.« Ça fait plastique, trop faux », dit Traci Williams.D'autres jurent que cette façade cache le désir farouche de tenir la syndicalisation à l'écart.Vérification faite, aucun Wal- Mart n'est syndiqué.Les employés des magasins Woolco rachetés pour installer des Wal-Mart n'étaient pas syndiqués.Ceux qui l'étaient n'ont pas été considérés.Wal-Mart est tout sauf un magasin de petite ville, même si on le vend comme tel.Sam Walton, de son Arkansas natal, a fondé la chaîne en 1962.Vingt-cinq ans plus tard, elle figurait au troisième rang, après Sears et K-Mart.Cette année, avec 85 000 employés, elle est en voie de devenir la plus grande entreprise au monde, toutes catégories confondues.« Un succès phénoménal, reconnaît Robert Desormeaux, professeur à l'École des hautes études commerciales et spécialiste en service à la clientèle.Mais ce n'est pas par son bon service à la clientèle qu'elle a atteint le sommet, mais par sa stratégie de ciblage, ses innovations, sa technologie avant-gardiste, le maintien de ses coûts au minimum.» « Les techniques utilisées pour raviver le moral des troupes sont typiquement américaines, poursuit M.Desormeaux.C'est un peu étonnant que ça marche ici.» Soit.Mais Richard Morin est persuadé que sans les attentions portées à son personnel, la clientèle souffrirait.PHOTO ROBERT NADON, La Presse « Donnez-moi un W.un A.un L.» À 7h50, c'est le Wal-Mart cheer, le pep talk quotidien où les employés suivent avec enthousiasme le rythme donné par le boss qui, pour la circonstance, joue la meneuse de claques en chef.Service en chute libre La vendeuse vous regarde de travers ou ne vous adresse pas la parole.Pire, elle est introuvable.Le magasin est sens dessus dessous et une chatte n'y retrouverait pas ses petits.Le gérant s'excuse mais il n'y peut rien, les trois préposés sont au café.Chez le concessionnaire, on promet de vous rendre votre voiture (réparée) à 15h.À 15h, pas de nouvelles.À 16h30, vous appelez et tombez sur le message enregistré de nuit.Le garage est fermé jusqu'au lendemain.Chaque fois vous grincez des dents, mais ne dites rien.Sauf, que dans votre tête, c'est décidé, vous ne remettrez plus les pieds chez ce marchand.N'aurait-il pas été mieux de vous plaindre ?Dans le domaine des services au public, l'interaction entre employés et clients est un aspect important de la livraison de services.Tellement, que bon nombre de chercheurs étudient le service à la clientèle, les entreprises multiplient les sondages et des techniques diverses sont utilisées pour responsabiliser les employés.En raison de son intangibilité, le service à la clientèle est aussi difficile à mesurer qu'à contrôler.Mais il est toujours au coeur des préoccupations des entreprises, version XXIe siècle.On mise sur le client, on le proclame numéro un mais les insatisfactions demeurent.Comment feront les entreprises de demain pour satisfaire leur clientèle ?Marie-Andrée Amiot Neuf heures, un samedi matin, dans un Bureau en gros du nord de la ville.\u2014 Bonjour, puis-je vous aider \u2014 Euh, oui.Je voudrais parler de cet ordinateur.\u2014 Impossible, madame.Je ne connais pas ce modèle.Et ici, personne ne pourra vous aider.Je ne connais pas un seul gars qui l'a installé chez lui.\u2014 Pourtant, vous le vendez ?\u2014 Ouais, mais on ne le connaît pas.Ça devrait vous dire beaucoup sur ce qu'on en pense.La cliente et son fils échangent un regard inquiet.Ils ont acheté l'appareil en question, un Hewlett Packard, la semaine précédente.Les vendeurs l'avaient chaudement recommandé.Tout comme une pléthore de sites d'information sur la Toile.Que raconte ce vendeur ?En moins d'une seconde, il a disparu.Parti jaser avec un collègue.« Je ne savais plus trop quoi penser, confie la cliente.Et si on avait acheté un citron ?Le malheur, c'est que personne dans ce magasin n'était capable de nous aider.On était pourtant juste venu acheter un logiciel ».La cliente a toutes les raisons d'être mécontente.Le service qu'elle a reçu est inadéquat et ne correspond pas à la politique du magasin.Mais le cas de ce Bureau en gros n'est pas unique.Considérez ces exemples : Un couple se présente chez Zellers de Saint-Léonard un samedi après-midi pour acheter des meubles de jardin.La vendeuse essaie de répondre aux questions mais quatre fois, elle est interrompue par des appels sur son téléphone cellulaire.Les appels viennent de collègues sur le plancher.Le couple, exaspéré, quitte le magasin.Depuis l'automne, la caisse populaire du quartier de Julie Thomas ouvre entre 10h et 14h les jours de semaine et est fermée le weekend.Le problème, c'est que Mme Thomas a la fâcheuse habitude de travailler entre 10h et 14h.Le jeudi soir aussi, quand la caisse est ouverte.« Je dois prendre rendezvous pour rencontrer une caissière.Trouvezvous ça normal ?» Toujours dans une caisse pop, une cliente tente d'encaisser un chèque émis en dollars américains.La préposée ne sait pas trop comment s'y prendre.« Mais plutôt que de s'excuser et d'aller chercher de l'aide, elle m'engueule et me dit que j'aurais dû appeler avant, qu'elle n'a pas les fonds nécessaires, qu'elle ne peut pas me donner l'argent tout de suite, etc., explique la femme de Vimont.Pourtant, j'avais déjà conclu une entente avec la gérante.Finalement, voyant le ton monter, c'est une autre préposée qui est venue aider sa collègue.Pensez-vous qu'elle s'est excusée ?Jamais de la vie ! » Traci Williams et son mari se présentent chez un concessionnaire Honda dans le but de louer une Accord.Ils ont jardiné toute la journée et leur accoutrement n'est pas des plus attrayants.Un vendeur les ignore et fixe son attention sur un autre couple qui avait pris soin de s'habiller convenablement.Traci et son mari insistent et finissent par voir un représentant.« Le vendeur commence par nous dire que cette voiture coûtet bien cher, se souvient Traci.Mon mari rétorque que c'est dans notre budget.Puis, il nous dit qu'il n'a probablement pas la couleur que nous voulons.Je réponds que la couleur nous importe peu.Finalement, il nous dit, avec dépit, que la voiture est dans le stationnement.Que nous avons à sortir ! » Le couple, insulté, finit par quitter le concessionnaire.Des histoires d'horreur \u2014 qui n'en sont pas vraiment.En aucun cas, on n'a tenté de flouer le client ni de le voler.Mais ce manque d'attention, de respect ou de considération sont des irritants qui finissent par miner la confiance des consommateurs.Toutefois, les Québécois se plaignent rarement de ces mauvais traitements.Des sondages effectués par des chercheurs universitaires indiquent qu'ils s'accommodent assez bien des services qui leur sont offerts.« Les Québécois semblent avoir un biais, remarque Robert Desormeaux, professeur à l'École des hautes études commerciales et spécialiste du service à la clientèle.Ils semblent plus satisfaits que leurs compatriotes canadiens.À l'Office de la protection du consommateur, on ne répertorie pas ce genre de plaintes, les jugeant trop difficiles à évaluer.Pas plus qu'à Option consommateurs qui reçoit plus de 8000 appels annuellement.Quand on appelle, c'est pour du concret : on n'a pas respecté un contrat, on se demande si le marchand a le droit de refuser de rembourser de la marchandise achetée, etc.« Les gens ne téléphonent pas pour dire que la caissière n'était pas polie », confirme Jannick Desforges, avocate à Option consommateurs.Même son de cloche à l'OPC.« Les gens veulent connaître leurs droits, les obligations des marchands, constate Georges-André Levac.Mais, il n'y a pas de loi sur l'impolitesse ! » Pourtant, cette absence de considération coûte cher aux marchands.Car s'ils sont déçus du mauvais traitement qu'on leur inflige, les consommateurs vont dépenser leur pécule ailleurs.Et n'avertissent personne de leur « départ » ! « Il m'arrive souvent de \u2018\u2018boycotter'' un magasin à cause du mauvais service que j'y ai reçu, confie Nataly Dzepina de Pointe- Claire.Et je n'y remettrai plus les pieds ! ».Du même souffle, Mme Dzepina avoue ne pas toujours se plaindre aux responsables.Les marchands effectuent des sondages mais les données sont diffusées à l'interne et sont rarement publiées.Cependant même ces résultats peuvent être trompeurs.« Si vous interrogez un client sur sa satisfaction, c'est qu'il est encore votre client, remarque M.Desormeaux.Ceux qui sont mécontents, sont déjà partis.» D'autres sources de doléances Si on se plaint du mauvais service, on se plaint aussi du manque de service.Les grands magasins comme La Baie et Zellers manquent de personnel, répètent les gens quand on leur demande ce qu'ils détestent le plus dans le service à la clientèle.« Et quand on finit par trouver quelqu'un, il ne sait pas toujours de quoi il parle ! », tonne Nathalie Lachance, une consommatrice de Laval.Autre source de mécontentement, le désordre dans les rayons.« Peu importe quand on entre dans certains magasins, c'est le fouillis total, déplore Suzanne Jean.Il faut enjamber des montagnes de boîtes.L'enfer ! » Mais pour ranger les boîtes, répondre aux clients, engager des experts, il faut de l'argent.« Or, dit M.Desormeaux, c'est difficile de réduire les prix et engager du personnel tout à la fois.Les clients veulent obtenir le plus possible pour le moins possible.Ce n'est pas très réaliste.» « Les clients s'habituent au bon traitement et deviennent plus exigeants, poursuit M.Desormeaux.Il y a quelques années, on restait tout surpris quand on trouvait un échantillon de shampooing dans sa chambre d'hôtel.Maintenant, on se plaint quand on n'a pas la lotion, la robe de chambre et le séchoir à cheveux ! » Conseils Plaignez-vous.Calmement, mais fermement.Adressez-vous au responsable de la division.Pour éviter les mauvaises surprises, indiquez sur la facture les modalités de retour (s'il y en a), les conditions et les circonstances (cadeaux d'anniversaires, vêtements pour les autres, etc.).Assurez-vous d'avoir bien lu les publicités.Souvent, cela évite les discussions.N'oubliez pas que le marchand a certaines obligations.Si un objet est brisé ou endommagé, il doit le réparer, dans un premier temps, le remplacer si la réparation ne fonctionne pas, et si tout échoue, rembourser.Mais il n'est pas obligé de reprendre de la marchandise qui ne correspond pas aux goûts du client (mauvaise couleur, par exemple). 2LP0201B0523 b2-mardi-edito 2LP0201B0523 ZALLCALL 67 00:48:57 05/23/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF À la traîne des États-Unis L'augmentation d'un demi-point du taux d'escompte de la Banque du Canada à 6 %, la semaine dernière, peu de temps après un saut semblable aux États-Unis, aurait dû nous étonner, mais tout le monde est habitué au fait que notre banque centrale suive les grandes lignes de la politique monétaire américaine.Cela aurait dû nous étonner parce que le gouverneur de la Banque du Canada, M.Gordon Thiessen, a expliqué dans une conférence au mois de mars à New York pourquoi le Canada est capable d'avoir une politique monétaire indépendante.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca Il faut notamment que le Canada stabilise l'inflation à un bas niveau, que la Banque a fixé d'avance, et que les gouvernements fédéral et provinciaux soient en mesure de diminuer le fardeau de la dette publique sur l'ensemble de l'économie.Il est alors possible pour le Canada d'avoir des taux d'intérêts réels (après déduction de l'inflation), qui sont plus bas qu'aux États-Unis, sans que cela entraîne une baisse du dollar canadien.En d'autres termes, des politiques prudentes permettent au Canada d'adapter les conditions monétaires à ses propres besoins lorsque la conjoncture y est différente de celle qui existe aux États-Unis.Or, c'est la situation qui prévaut aujourd'hui.La menace d'une surchauffe économique est très réelle aux États-Unis, si la Réserve fédérale ne cherche pas à freiner la demande globale.Le taux de chômage a baissé à moins de 4 %, ce qui signifie qu'il y a vraisemblablement des pénuries de main-d'oeuvre dans certains secteurs.Quoique l'inflation soit encore basse, elle est deux fois plus forte qu'il y a un an.À ce rythme là, elle pourrait atteindre 4 % ou plus avant que des mesures monétaires prises aujourd'hui ne puissent avoir un effet sur la conjoncture.Au Canada, en revanche, le taux de chômage est presque deux fois plus élevé qu'aux États-Unis et l'inflation environ la moitié du niveau américain.Même s'il est possible que la surchauffe se manifeste au Canada, alors que le chômage est relativement plus élevé qu'aux États-Unis, à cause d'une moins grande mobilité de la main-d'oeuvre, le Canada n'est tout simplement pas dans la même situation que les États-Unis.Cela est d'autant plus vrai qu'un des facteurs importants de croissance de l'économie canadienne est la forte demande américaine pour nos exportations, une demande qui sera plus modérée au fur et à mesure que les mesures prises par la Réserve fédérale auront tendance à écarter le danger de surchauffe.En fait, la Banque du Canada vient de montrer que ce n'est qu'exceptionnellement que sa politique monétaire peut s'écarter de façon marquée de celle des États-Unis, sans que le taux de change du dollar canadien ne le reflète.La disproportion entre une monnaie mondiale et la monnaie d'une puissance économique de moyenne importance est trop grande pour que le taux de change reste stable.Même si l'écart entre les taux d'inflation justifie un écart semblable entre les taux d'intérêt et que la perspective pour la stabilité des prix est meilleure au Canada, le public est trop habitué à voir une baisse du dollar canadien, provoquée par une baisse relative des taux d'intérêt canadiens, pour ne pas la précipiter en achetant des dollars américains.Et cette baisse entraîne sa propre justification en provoquant une hausse des prix à l'importation et, donc, de l'inflation.La politique de la Banque du Canada tend à maintenir l'économie canadienne à la traîne de la conjoncture américaine.Cela n'est pas nécessairement une mauvaise chose, sauf qu'elle diminue la latitude dont le Canada a besoin pour résoudre ses problèmes économiques et sociaux et améliorer son niveau de vie.DROITS RÉSERVÉS PASCAL ÉLIE, collaboration spéciale Le pouvoir des mots La définition de la « discrimination » vient d'être sérieusement revue et corrigée par la Cour suprême du Canada.Celle-ci n'en était d'ailleurs pas à son premier examen de cette notion qui, depuis l'entrée en vigueur de la Charte canadienne des droits et libertés, a été graduellement dotée d'une grande.élasticité, pour dire le moins \u2014 tout comme le concept de « droit », que l'on voit fréquemment apprêté à toutes les sauces.Ainsi, dans une sorte de retour aux sources, la Cour suprême rétablit le lien entre discrimination et atteinte à la dignité humaine.Lien qui, affirment les juges, était au centre de la logique ayant conduit Pierre Trudeau à défendre l'idée d'une charte constitutionnelle s'adressant à « à des êtres qui relèvent de l'ordre moral, c'est-à-dire libres et égaux entre eux, chacun ayant une dignité absolue et une valeur infinie », selon les mots employés par l'ex-premier ministre du Canada.Les juges du plus haut tribunal du pays avaient à se pencher sur le cas d'un travailleur handicapé soutenant avoir été traité de façon discriminatoire par le Régime de pensions du Canada.Le travailleur en question, Allan Granovsky, blessé au dos en 1980 et, soutenait-il, devenu totalement invalide 13 ans plus tard, s'est vu refuser toute pension en vertu de règles administratives qui \u2014 sans entrer dans les détails techniques \u2014 établissent des distinctions entre handicaps sévères, d'une part, et inaptitudes légères ou temporaires, d'autre part.L'homme estimait ces règles contraires aux dispositions de la Charte, dont l'article 15 traite notamment de la discrimination fondée sur les déficiences mentales ou physiques.Or, « tracer des lignes de démarcation est une caractéristique inévitable du Régime de pensions du Canada et de tout régime comparable », estiment les juges.Selon eux, ces restrictions administratives \u2014 d'ailleurs mises en place dans le but de donner un avantage aux personnes les plus lourdement handicapées \u2014 ne s'attaquaient d'aucune façon à la dignité des bénéficiaires soumis à l'évaluation, se contentant de prendre acte de la situation effective de ceux-ci.La Cour suprême invoque le même principe de réalité, en quelque sorte, pour expliquer qu'il existe une différence entre les contingences concrètes liées à un handicap et la « réaction problématique de la société face à cet état ».S'il est souhaitable et envisageable de s'attaquer à cette réaction, notent les juges, « la Charte n'est pas une baguette magique qui permet de supprimer toute affection physique ou mentale, et on ne s'attend pas non plus à ce qu'elle donne l'illusion de le faire ».La remarque est d'autant plus indiquée que, depuis qu'elle a été enchâssée dans la Constitution, en 1982, la Charte des droits et libertés a été maintes fois sommée d'accomplir des miracles, baguette magique ou pas.La jurisprudence citée dans l'arrêt Granovsky dépeint un certain nombre de causes où on demandait à la Cour suprême d'user de la Charte pour faire disparaître, littéralement, des déficiences physiques ou intellectuelles réelles en les versant dans le champ virtuel de la « discrimination ».Ainsi, on se souvient peut-être du cas de cette fillette très lourdement handicapée, la petite Emily, dont les parents refusaient le placement en classe adaptée, jugé par eux discriminatoire (le tribunal les avait déboutés en statuant que « le respect des différences est l'essence d'une véritable égalité »).On sait que la Cour suprême a été maintes fois critiquée pour les interprétations qu'elle a données à la Charte, notamment lorsqu'elle a imposé des barrières parfois assez peu réalistes au travail de la police.Cette fois, elle fait preuve au contraire de pragmatisme en refusant de reconnaître aux mots et aux concepts un pouvoir qu'ils n'ont pas.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Le déficit.démographique n Dans leurs commentaires sur le dernier congrès national du PQ, certains ont fait remarquer que le parti vieillissait.Bien sûr que le PQ vieillit.comme le reste de la population du Québec et du monde occidental, Japon y compris.On a aussi noté que les jeunes ne semblaient pas très nombreux.Il faut dire en effet que le politique ne fait plus recette.Les jeunes du Québec, qui ont grandi dans une époque d'abondance et d'insouciance budgétaire (même si tous n'en ont pas profité également), sont maintenant confrontés à la vraie vie, et elle n'est pas nécessairement rose : la mondialisation, avec son cortège de « rationalisations » \u2014 la logique du capital \u2014, se traduit dans bien des cas par de sérieux reculs sociaux.Les jeunes \u2014 et les moins jeunes \u2014 qui s'attendaient à un avenir plutôt « décontrac », sont déçus, et les politiciens en prennent pour leur rhume.Il faut désormais gérer de manière serrée, parce que les déficits budgétaires, c'est fini.Mais il est un autre déficit qu'on n'ose pas affronter, qu'aucune nation du monde occidental riche n'ose d'ailleurs affronter : c'est le déficit démographique.Et ce déficit \u2014 qui explique en partie l'absence des jeunes \u2014 risque de nous causer de sérieux ennuis, notamment en ce qui concerne le financement des retraites et des soins de santé.Paradoxalement, ce déficit est aussi à l'origine de pénibles retours à des réflexes de droite.On le voit en Autriche, on le voit en Espagne, en France, en Allemagne et ailleurs.Le manque de personnel local oblige les entreprises à recourir à l'immigration pour combler leurs besoins de main-d'ouvre.Rien d'anormal là-dedans.Mais comme les « intégrateurs » locaux (la population d'accueil) n'est pas suffisante pour absorber ces nouveaux venus et les intégrer harmonieusement à leur vie collective, on assiste à toutes sortes de manifestations d'intolérance : on en a vu des exemples récents en Espagne (émeutes contre les immigrants marocains), en Autriche (l'inquiétante montée de la droite), en France (Le Pen et ses sympathisants), etc., etc.La faiblesse numérique du milieu d'accueil, incapable d'absorber les cultures immigrantes, aboutit en outre à la création de ghettos.Ça existe à Montréal, ça existe à Paris, ça existe aussi en Italie, en Espagne, en Angleterre.Ces ghettos, en opposant les cultures les unes contre les autres au sein d'une même société, créent des barrières artificielles et suscitent des tensions.Avant que le monde occidental en vienne à une déstabilisation grave de son cadre civil, il faudrait peut-être commencer à regarder les chiffres de plus près, à faire des projections dans l'avenir et à penser sérieusement à la relève.Et là, l'argent, les garderies, les crédits d'impôt, les allocations et tutti quanti n'y changeront rien.C'est plutôt une réflexion à long terme qu'il faut entreprendre.En définitive, il faut se demander si on veut durer et préserver notre milieu de vie en créant les conditions d'une intégration harmonieuse des éléments exogènes, ou si on continue de consommer à tire-larigot, quitte à vivre par la suite des tensions sociales qui pourraient compromettre gravement notre qualité de vie.En passant : quel est l'âge moyen de la salle de rédaction de La Presse ?André DAOUST Montréal La priorité des priorités! n Si il y a une priorité qui doit primer sur toutes les autres, que ce soit pour un gouvernement, une municipalité ou un individu, c'est de préserver la planète pour la génération à venir, c'est-à-dire nos enfants.Nous n'avons plus le choix et nous n'avons pas d'excuses.Nous n'avons pas le droit d'utiliser aujourd'hui les ressources de demain or, polluer, c'est s'approprier l'avenir et le détruire.Voir et entendre le ministre Rémy Trudel célébrer la victoire du producteur de cochon sur l'environnement, voilà une nouvelle totalement inacceptable.Cela veut dire que l'on choisit collectivement de mettre en péril des cours d'eau, des terres et la santé des générations futures pour faire de l'argent vite.Pensons-y bien, cet argent n'est pas le nôtre.Nous le volons à nos propres enfants en pillant leur héritage François SAINT-PIERRE Anjou Vétérinaire, et fier de l'être Dr Françoie Lubrina n Je suis médecin vétérinaire et fier de l'être.Je suis également fier de tout ce que je fais, à chaque jour que je le fais, comme la majorité de mes consoeurs et confrères.Je ne travaille pas dans « un des centres vétérinaires les plus luxueux du Québec », (vous pouvez vérifier dans votre bottin de l'Ordre) mais je pars bientôt pour une période de trois ans faire une spécialisation (résidence) aux États-Unis (suis-je bête?), dans le but de revenir au Québec, afin de mieux servir les propriétaires d'animaux de compagnie qui ne lèvent pas le nez sur une médecine de qualité quelque peu standardisée.J'entends également faire de la recherche comparative (vétérinaire/humaine) afin de servir les deux médecines, et les moyens pour ce faire passent généralement par des frais qui sont malheureusement relativement élevés, ne vous en déplaise.Dans le quotidien, c'est-à-dire actuellement, je fais face, comme vous et tous nos consoeurs et confrères, à des situations où le portefeuille du client ne me permet pas de faire ce qui est considéré comme étant le traitement de choix pour toutes sortes de conditions.Nous ne faisons pas qu'offrir deux alternatives (l'euthanasie ou le traitement de choix coûteux), contrairement à ce que vous vous plaisez à insinuer.C'est en expliquant les différentes alternatives aux clients qu'on parvient à connaître ce qu'il s'attendent à recevoir comme qualité de soins pour leur animal, et c'est là-dessus que l'on se base ensuite pour procéder.Certains veulent ce qui se fait de mieux.Pouvons-nous leur refuser ?Devrions-nous mettre de côté nos connaissances médicales et faire du « ramanchage »?Vous savez comme moi qu'en France, malgré vos arguments douteux relativement à l'utilisation d'une anesthésie moins coûteuse, les soins de médecine vétérinaire pour les animaux de compagnie sont, toutes proportions gardées, bien plus onéreux qu'en notre province et que les vétérinaires y font, encore une fois, toutes proportions gardées, un salaire plus élevé.Oui, les vétérinaires ont des opinions, mais quand on écrit une chronique dont le but est d'informer les lecteurs d'un quotidien sérieux, il est surprenant de constater que ladite chronique tienne lieu ouvertement à l'expression d'opinions qui divergent de celles de la majorité de la profession (comme la mère qui croyait que son fils était le seul de l'armée à marcher au bon pas.).On ne peut, non plus, renchérir de propos douteux sous le couvert de l'humour et de belles citations.Vivez avec vos opinions s'il vous plaît.Que vous suggériez aux gens de brailler dans les salles d'accueil des cliniques et hôpitaux vétérinaires ne me semble pas très professionnel comme approche, ni très drôle par ailleurs.Dr Louis-Philippe DE LORIMIER, Médecin vétérinaire 2LP0301B0523 b3-mardi-edito 2LP0301B0523 ZALLCALL 67 14:31:58 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 B 3 Répliques Un autre point de vue sur la démocratie en Tunisie Violence conjugale: les Forces armées ne restent pas les bras croisés WARREN ALLMAND L'auteur est président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique.Il signe cette lettre en collaboration avec des personnes qui oeuvrent pour la défense des droits de la personne.Monsieur Claude Picher, Vous avez publié dernièrement une série de quatre articles sur la Tunisie, à la suite d'un séjour effectué dans ce pays à l'invitation des autorités tunisiennes.Votre dernier article, daté du 18 avril, quitte la sphère économique où vous vous étiez jusque-là cantonné, pour aborder la question des droits et des libertés en Tunisie.Il est désolant de constater que, sous le titre fallacieux de « déficit démocratique tunisien », vos propos ne servent en définitive qu'à justifier l'autoritarisme du régime en place au nom de la lutte à l'intégrisme et de la condition féminine.Ce faisant, vous véhiculez à la perfection le discours du gouvernement, un discours qui passe toutefois sous silence certains faits que nous rappellerons ici puisque, vraisemblablement, vous semblez les ignorer.La répression menée contre les islamistes \u2014 au début des années 90 \u2014 et présentée par les autorités comme une initiative nécessaire pour « protéger la démocratie » est rapidement apparue comme une tentative visant à supprimer toute forme d'opposition ou de dissidence ».Visant d'abord les islamistes, le cercle de la répression s'est rapidement élargi, englobant opposants politiques, leaders étudiants, journalistes et défenseurs des droits humains.Que deux Canadiens d'origine tunisienne, qui font des affaires làbas, prétendent que les Tunisiens sont plus libres que l'on pense « et qu'ils peuvent circuler à leur aise », que l'ambassadeur du Canada estime que les Tunisiens « jouissent de droits et de libertés très supérieurs à ce qu'on peut voir ailleurs dans le monde arabomusulman », c'est bien leur droit.Mais que vous vous soyez contenté de ce point de vue donne à vos lecteurs un regard partiel et subjectif de la réalité des droits de la personne en Tunisie.À l'occasion de votre séjour, vous auriez pu rencontrer \u2014 ou du moins le tenter \u2014 le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) qui regroupe les militants des droits humains les plus crédibles de ce pays.Ils vous auraient expliqué comment la répression frappe implacablement tous ceux qui osent tenir un discours différent de celui des autorités, quitte à recourir à la torture.Vous auriez pu rencontrer le journaliste Taoufik Ben Brik, qui avait alors déjà amorcé sa grève de la faim \u2014 laquelle se poursuit encore \u2014 afin de se voir restituer son passeport ou l'un ou l'autre des nombreux avocats qui revendiquent en vain le droit de voyager.Il y a quelques semaines à peine, en rendant public son rapport sur la Tunisie, le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression de la Commission des droits de l'homme des Nations unies rappelait que malgré la volonté affichée de promouvoir les droits de l'homme, il existe encore un gouffre entre le discours et la réalité et que, « sous prétexte de maintenir la stabilité et l'ordre, l'État bafoue les droits les plus élémentaires concernant la jouissance effective de la liberté d'opinion et d'expression .» On est loin de l'alibi de l'intégrisme islamiste qui « aux dires des spécialistes, ne constitue tout simplement plus une menace.» Pouvez-vous bien me dire en quoi le journaliste Taoufik Ben Brik constitue une menace intégriste ?Tout comme l'éditrice Sihem Ben Sedrine, l'avocate Radhia Nasraoui ou le docteur Moncef Marzouki ?Ou la section tunisienne d'Amnistie internationale qui vient, pour une deuxième fois consécutive, de se voir interdire la tenue, dans ses locaux, d'une activité relative aux violations des droits humains en Arabie Saoudite.Mais il existe un deuxième alibi auquel vous avez succombé : l'alibi des femmes.Personne ne met en doute le fait qu'avec le Code du statut personnel, adopté sous le président Bourguiba, la condition de la femme en Tunisie a connu depuis 1957, date de l'indépendance, de véritables progrès.Mais, en même temps, l'État s'est servi de la cause des femmes pour justifier sa lutte contre l'intégrisme islamiste.Un point de vue véhiculé par la présidente de l'Union nationale de la femme tunisienne que vous citez abondamment.Il ne vous est manifestement pas venu à l'idée que cette association, comme tant d'autres en Tunisie, pouvait être inféodée au pouvoir.Et qu'il valait mieux alors consulter également d'autres sources, par exemple l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), dont l'indépendance ne saurait être mise en cause.Quelqu'un comme Khadija Cherif vous aurait parlé de la violence fréquemment faite aux femmes dans le cadre familial et qui reste impunie en raison du manque d'investigations de la part de la police et de l'indifférence des juges qui considèrent qu'il s'agit d'une affaire strictement privée.Elle aurait également fait état du harcèlement qui frappe systématiquement les épouses de militants islamistes présumés qui sont en prison ou en exil : surveillance constante, interrogatoires, sévices sexuels, pressions pour divorcer et, évidemment, privation de passeports.Des violations suffisamment graves et répandues pour qu'elles soient dénoncées, en 1999, par le Rapporteur spécial des Nations unies sur la violence à l'encontre des femmes.Manifestement, les sources que vous avez consultées n'ont pas jugé utile de vous le mentionner.Début avril, les signataires de cette lettre ainsi que les responsables de centrales syndicales publiaient une lettre ouverte au président Ben Ah pour dénoncer la dégradation constante de la situation des droits humains en Tunisie.Face aux faits que nous mettons de l'avant, les autorités tunisiennes se réfugient toujours derrière la « menace » islamiste, à laquelle elles opposent l'émancipation féminine.Vous avez adopté ces alibis, sans même les questionner.C'est navrant.Votre intention première, disiezvous, était de vous en tenir à des questions économiques et financières.Si, à l'avenir, vous débordez de nouveau de votre domaine de compétence, nous vous suggérons vivement, pour le bénéfice de vos lecteurs, de consulter davantage les organisations non gouvernementales, locales ou internationales, ainsi que les instruments relatifs aux droits humains au sein des Nations unies.Les « bons » et les « mauvais » journalistes n Il est vrai que j'avais l'intention, au départ, de limiter ma série d'articles sur la Tunisie à des questions d'ordre économique et financier.Sur place, il m'a semblé que la question des droits humains occupait une telle importance qu'il était impossible de l'ignorer.C'est pourquoi j'ai abordé le sujet dans un cinquième article.Il ne s'agissait surtout pas de faire le tour d'une question aussi complexe, mais de rendre compte de certaines constatations.J'ai clairement écrit, noir sur blanc, que le régime sentait l'autoritarisme à plein nez, passage que vous préférez manifestement ignorer.J'ai aussi rencontré des dizaines de Tunisiens, hommes et femmes, qui m'ont donné un point de vue beaucoup plus nuancé que le vôtre, et il m'a paru pertinent de faire état de cette réalité.Vous avez certes le droit de faire valoir votre opinion, et je n'aurais jamais écrit cette réponse si vous vous en étiez tenu à cela.Mais le ton virulent de votre lettre est troublant.Manifestement, vous distinguez les « bons » des « mauvais » journalistes, ces derniers étant ceux qui osent faire état d'un autre point de vue que le vôtre.Et pour faire bonne mesure, vous vous instituez en une sorte d'autorité capable de décider qui il faut voir et qui il ne faut pas voir en Tunisie.J'invite le lecteur à relire votre lettre ; je le laisse évaluer quel serait votre niveau de tolérance envers le droit à la dissidence, si jamais vous deviez détenir le pouvoir politique.C.P.CHRISTIAN COUTURE L'auteur est chef d'état-major du sousministre adjoint des ressources humaines, à la Défense nationale.La couverture médiatique, dans La Presse, de l'étude sur l'attitude des Forces canadiennes face à la violence conjugale m'a déçu.L'article ne fait aucunement mention de l'existence de plusieurs services offerts aux conjoint(e)s des membres des Forces canadiennes pour leur venir en aide en cas de détresse ou pour améliorer leur bien-être.La violence familiale, sous quelque forme que ce soit, est répugnante et elle n'est pas tolérée par les Forces canadiennes.L'amélioration de la qualité de la vie des membres des Forces canadiennes et de leurs familles permet de combattre les éléments de stress qui peuvent engendrer la violence au foyer.Nous avons réalisé de grands progrès en ce sens.À titre d'exemple, les Centres de ressources pour les familles des militaires, créés en 1991, offrent des programmes dans plus de 43 emplacements à travers le Canada, les États-Unis et l'Europe, et disposent d'un budget annuel d'environ 30 millions de dollars.Les conjoint(e)s victimes de violence se voient offrir de l'aide tel qu'un refuge d'urgence, un service de garde, l'octroi de fonds et un soutien psychosocial.Les Centres offrent également un service d'aide au conjoint(e) à la recherche d'emploi, l'enseignement des langues secondes, de l'information, un service d'orientation, d'aiguillage et de soutien lors de déploiements, des programmes de garde d'enfants, un service de garde en cas d'urgence et de déploiement et des groupes de soutien.En plus de ces programmes, les travailleurs sociaux, les aumôniers et la Police militaire reçoivent maintenant une meilleure formation sur tous les aspects de la violence au foyer.Par ailleurs, le Programme d'aide aux militaires, un service 1-800 confidentiel, est offert aux militaires et aux membres de leurs familles ayant des préoccupations personnelles qui nuisent à leur bien-être et à leur rendement au travail.Les conjoint(e)s des militaires jouent également un rôle accru dans le processus décisionnel lié aux politiques des Forces canadiennes par le biais du Conseil consultatif national pour les familles des militaires.La direction des Forces canadiennes prend au sérieux la violence familiale et des efforts considérables ont été déployés jusqu'à ce jour afin de combattre ce fléau.Nous savons toutefois qu'il reste encore beaucoup à faire.Nous continuerons à nous attaquer à ce problème social de façon proactive et préventive.PHOTOTHÈQUE, La Presse Warren Allmand Le Conseil des arts et le soutien aux auteurs de non-fiction DENISE MELILLO L'auteure est directrice au Conseil des arts et des lettres du Québec.Un éditorial du journal La Presse, publié le 15 mai dernier, reprenait un commentaire de Mme Ginette Pelland, essayiste, paru dans Le Devoir, qui dénonçait la censure imposée par le Conseil des arts et des lettres du Québec aux auteurs d'ouvres de non-fiction.Nous souhaiterions apporter un éclairage sur cette question.En premier lieu, Mme Pelland qualifie de censure ce qui est en fait la description du champ d'application d'un programme destiné à « la connaissance et l'exploration artistique et littéraire du Québec ».Que Mme Pelland considère que ce programme vise une catégorie trop limitée d'essais est une chose.Mais quand elle parle de censure, c'est de la démesure : en effet, toutes les propositions d'essais, quelle que soit leur tendance s'inscrivant dans le champ de « la connaissance et de l'exploration de la vie artistique et littéraire du Québec » sont admissibles au Conseil et soumises à l'analyse des jurys formés de pairs, et cela selon des critères bien définis et connus des demandeurs.Par ailleurs, le Conseil des arts et des lettres du Québec est conscient que l'expression créatrice puise à de multiples sources.Il y a, au Québec, un nombre grandissant d'auteurs formés dans diverses disciplines qui sont en mesure d'apporter un regard neuf et une réflexion stimulante sur les phénomènes culturels actuels.Ces spécialistes, pour un bon nombre, trouvent peu de débouchés pour mettre à profit leurs connaissances et leur expertise particulièrement s'ils n'ouvrent pas dans le cadre universitaire, là où ils pourraient bénéficier d'une aide financière par l'entremise de programmes spécifiques qui leur sont destinés.Nombre de ces spécialistes-auteurs se tournent alors vers le Conseil des arts et des lettres du Québec pour les soutenir dans la rédaction de leurs essais.Jusqu'à il y a deux ans, le Conseil n'offrait aucun programme pour la production d'essais.En effet, avant la mise en ouvre de la Politique de la lecture et du livre en 1998, seule la création littéraire dans le domaine de la fiction était soutenue par le Conseil.Devant les nombreuses demandes de la part de ces spécialistes, le Conseil a fait valoir la nécessité d'injecter des crédits pour soutenir les auteurs d'essais.Une recommandation émise par le Conseil a trouvé écho dans le plan d'action de la Politique à savoir : « Assurer la diversité de la production littéraire « .» en étendant le soutien à l'écriture aux ouvres de non-fiction visant l'exploration de la vie culturelle, artistique et littéraire (essai, anthologie, biographie, etc.).» À cette recommandation, se greffaient des crédits nouveaux devant permettre de répondre aux besoins de ces nouveaux demandeurs.Un montant de 100 000 $ a alors été alloué au Conseil à cette fin.Dès la deuxième année, le budget s'est avéré insuffisant devant l'ampleur et la qualité des demandes.Compte tenu de ses moyens, le Conseil a dû limiter l'admissibilité à ce nouveau secteur aux projets qui visent la connaissance et l'exploration de la vie artistique et littéraire du Québec.Non pas pour « en rester aux chemises à carreaux et aux ceintures fléchées » tel que l'indique Mme Pelland dans son commentaire (peu respectueux du travail des créateurs et auteurs contemporains qui façonnent notre culture) mais parce qu'il y a un urgent besoin d'avoir une réflexion sur la culture qui nous est propre et de permettre au public de mieux comprendre les phénomènes artistiques et littéraires qui marquent son temps.Cette ouverture est limitée certes.Pour des raisons strictement budgétaires, le Conseil n'a pu accueillir d'essais visant un environnement plus large que le contexte strictement « québécois » du programme.Même si, à la faveur de la Politique de la lecture et du livre, le Conseil a pu réaliser une plus grande ouverture de son programme de bourses, il croit nécessaire de poursuivre en ce sens et souhaite apporter un soutien adéquat à la littérature de non-fiction dans la mesure où les crédits supplémentaires qui lui ont été accordés cette année pourront enfin devenir récurrents.Enfin, signalons que le commentaire de Mme Pelland met en lumière un problème important : qu'en est-il du soutien financier aux essayistes dans leur travail de recherche et d'écriture ?Si le Conseil envisage, pour sa part, d'apporter son soutien à une gamme plus large d'essais, il n'en demeure pas moins que bon nombre de penseurs et d'intellectuels québécois ne trouvent pas de support financier.Qui peut soutenir un essayiste dont le champ de réflexion concerne les phénomènes sociaux, économiques, historiques ou politiques ?Vers qui peuvent se tourner les essayistes sans affiliation universitaire ou n'oeuvrant pas dans le champ culturel ?Le Québec ne se prive-t-il pas d'analyses et de connaissances essentielles à toute société soucieuse de réfléchir sur son avenir ?« L'État s'est servi de la cause des femmes pour justifier sa lutte contre l'intégrisme islamiste.» Toutes les propositions d'essais, quelle que soit leur tendance sont admissibles au Conseil et soumises à l'analyse.Mépris et opportunisme ALAIN SIMONEAU L'auteur est président de la Fraternité des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal inc.Monsieur Michel Prescott, Le quotidien La Presse rapportait, dans son édition du 5 mai 2000, votre déclaration relativement à une intervention policière effectuée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Selon la journaliste Sophie Brouillet, vous auriez fait part de vos soupçons en alléguant que les policiers auraient entamé la poursuite avec animosité parce que l'un de leur collègue, l'agent Huchet, venait d'être atteint à la hanche par balle.Avec les fonctions que j'occupe, je dois fréquemment travailler avec des personnes détenant des postes électifs et j'ai appris à comprendre certains aspects très difficiles de leur travail.J'ai compris aussi, il y a fort longtemps, que selon les responsabilités qui nous incombent, il peut se produire des situations où nos opinions divergent, mais encore faut-il maintenir une attitude respectueuse les uns envers les autres.Dans votre déclaration aux médias, vous avez malheureusement franchi cette frontière où le mépris remplace le respect et où l'opportunisme devance le sens des responsabilités.Le fait que vous pensiez que les policiers aient entrepris cette poursuite avec animosité envers le fuyard qui venait de faire feu sur un collègue, démontre non seulement votre mépris à l'endroit des policiers, mais surtout votre ignorance sur tout ce qui touche de près ou de loin, la sécurité publique.Votre déclaration démontre combien il peut être tentant pour un politicien, de saisir toutes les occasions qui se présentent pour se voir citer dans un quotidien à grand tirage.À mon avis, la position que vous occupez devrait plutôt vous suggérer la prudence et le bénéfice du doute dans vos déclarations publiques, du moins jusqu'à ce que vous ayez en votre possession, toutes les informations pertinentes.Ces dernières années, il semble de bon ton de casser du sucre sur le dos des policiers et je constate malheureusement que vous avez décidé de joindre les rangs de ces gens qui parlent trop souvent sans savoir.Monsieur Prescott, chaque fois qu'ils prennent leur service, les policiers font du mieux qu'ils peuvent pour effectuer leur travail consciencieusement et avec professionnalisme afin que les citoyens de la CUM puissent jouir d'un environnement exempt de toute forme de criminalité.Ils ne méritent pas votre mépris.À vrai dire, je vous l'avoue sans détour, je me serais attendu à mieux de la part de quelqu'un qui aspire à diriger notre grande métropole.PHOTOTHÈQUE, La Presse Michel Prescott 2LP0499B0523 b4mardi 2LP0499B0523 ZALLCALL 67 09:21:26 05/23/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 Une entreprise à la recherche d'un émeu en fuite François Legault s'entend avec les recteurs sur la question de Presse Canadienne l'évaluation des universités QUEBEC Les propriétaires de l'entreprise Ratites sans frontière de Grondines, dans la région de Québec, sont à la recherche d'un émeu qui s'est enfui dans la nuit de vendredi à samedi.La copropriétaire de l'entreprise, Dominique Bélanger, n'avait plus guère d'espoir, hier, de retrouver son animal vivant et en bonne santé.Après l'avoir poursuivi pendant une heure et demie, hier matin, aux abords de l'autoroute 40, les propriétaires et les « chasseurs » venus les aider ont choisi de laisser aller l'animal.Les policiers de la Sûreté du Québec, qui ont participé à la poursuite, ont reçu l'autorisation de le tuer.« Il traversait les quatre voies de l'autoroute d'un bord à l'autre et il y avait des risques importants d'accidents », a mentionné Mme Bélanger.L'animal n'est pas dangereux, a-t-elle indiqué.« Il est plutôt farouche et se sauvera s'il voit des humains ».Elle met cependant en garde les citoyens qui voudraient l'attraper, car si l'animal se sent attaqué, il se défendra.Et il ne faut pas espérer l'attraper s'il se sauve, puisqu'il peut atteindre la vitesse de 70 km/h.Mme Bélanger croit que la bête a cherché refuge dans un endroit calme.Après la poursuite d'hier, il a emprunté la voie ferrée vers Deschambault.Ses chances de survie sont limitées.Normalement nourri à la moulée, il grignotera des feuilles, mais cela ne lui suffira pas, croit l'éleveuse.Comme il est de forte constitution, il pourrait survivre pendant une semaine avant de mourir de faim.L'animal représente une perte d'environ 2000 $.« C'était un de nos plus vieux reproducteurs », note Mme Bélanger.DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Exit les « contrats de performance », voici les « conventions d'optimisation et de développement ».Le ministre de l'Éducation François Legault s'est finalement entendu avec la Conférence des recteurs et des principaux d'universités sur une formule d'évaluation du rendement des institutions d'enseignement.L'entente est une retombée inattendue de la délégation commerciale du premier ministre Lucien Bouchard en Argentine et au Chili, qui comptait plusieurs recteurs d'universités québécoises ainsi que le ministre Legault.Les échanges informels ont été nombreux pendant une semaine entre M.Legault \u2014 son chef de cabinet Daniel Zizian et la sous-ministre de l'Éducation faisaient aussi partie de la délégation \u2014 et plusieurs recteurs, dont le président de la CREPUQ, François Tavenas, de l'Université Laval.L'entente s'est concrétisée sur le vol d'Air Canada entre Santiago et Montréal, samedi.Le secrétaire de la CREPUQ, Jacques Bordeleau s'était attaqué à des ébauches de texte au-dessus de la cordillère des Andes, et la solution a été trouvée durant le survol des Antilles.Suggestion du recteur Tavenas, l'expression « contrat de performance », irritante pour certaines oreilles, sera remplacée par « convention d'optimisation et de développement », une formule moins mercantile au goût des universitaires.Mais le ministre-entrepreneur de l'Éducation a vite donné une note plus concrète à la nouvelle étiquette.« On s'est entendu, conventions d'optimisation et de développement cela fait C.O.D, cash on delivery ! », une expression bien connue des entreprises, a indiqué à La Presse, M.Legault, en attendant ses valises au tourniquet de l'aéroport de Dorval, tard samedi soir.Le recteur Tavenas avait pu valider la formule auprès de quelques collègues.Pierre Reid, de Sherbrooke , Jean-Marie Toulouse, des HEC , et Claire Mc Nicoll, vice-rectrice de l'Université de Montréal, faisaient partie de la délégation de Mission Québec.Une fois réglée la question de l'étiquette, les choses ont pu avancer prestement, et le ministre Legault a obtenu un consensus autour des objectifs sous-jacents à ses « contrats de performances ».L'entente élaborée sur le vol AC6000 d'Air Canada veut établir les règles par lesquelles Québec dispensera 300 millions de dollars de plus au réseau universitaire dans les trois prochaines années, une annonce du budget de mars.Le ministère de l'Éducation voulait s'assurer que ces fonds supplémentaires seraient injectés dans « du développement » et n'iraient pas éponger les déficits des institutions.L'Université Laval, que dirige le recteur Tavenas, coiffe le bonnet d'âne à ce chapitre.Ayant entrepris plus tard que les autres la rationalisation de ses dépenses, elle affiche encore un déficit de 17 millions.Avec le texte convenu, les établissements maintiennent le cap sur les déficits zéro pour les prochaines années.Lors du budget de mars 1999, Québec avait d'ailleurs épongé en partie les déficits à la condition que les établissements présentent des plans rééquilibrés de leurs budgets sur trois ans.Ces orientations devront être respectées.En outre, les institutions s'entendent pour établir chacune un diagnostic de leur situation actuelle, et devront proposer des améliorations à apporter. 2LP0599B0523 b5mardi recast 2LP0599B0523 ZALLCALL 67 09:22:03 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 R B 5 Les hôpitaux albertains se préparent pour une grève illégale Presse canadienne EDMONTON Des milliers de patients ont dû prendre leur mal en patience, hier, alors que les hôpitaux albertains se préparaient au déclenchement d'une grève illégale de leurs employés.Des interventions chirurgicales non urgentes ont été annulées, et on s'apprêtait à renvoyer certains patients chez eux plus tôt que prévu.Des centres de soins de longue durée et des établissements de soins psychiatriques prenaient aussi des mesures en prévision de l'expiration du délai fixé par les 10 000 employés de la santé, qui ont l'intention de débrayer mercredi si aucune entente n'est conclue d'ici là.Entre-temps, la Commission des relations de travail de l'Alberta a ordonné au syndicat des employés de la province de « renoncer et de mettre fin à » sa menace de débrayer dans les 159 hôpitaux et centres de soins prolongés de la province.La commission s'est réunie hier, même si c'était jour de congé.Le président du syndicat, l'Alberta Union of Provincial Employees, Dan Mac Lennan, a affirmé que les syndiqués n'obéiront pas à l'ordre de la commission.S'ils débraient, il s'agira de la plus importante grève de l'histoire de ce syndicat, le plus gros de la province.Les négociations ont repris dimanche pour le groupe comptant le plus grand nombre d'employés, soit les 5300 infirmières auxiliaires autorisées et assistantes infirmières, et hier, les employeurs ont majoré leurs offres.Les négociations ont aussi repris avec les employés affectés aux soins prolongés.Le ministre des Ressources humaines, Clint Dunford, a déclaré que le gouvernement était prêt à envisager l'adoption d'une loi de retour au travail, mais qu'il préférerait que le conflit se règle par une entente négociée.L'hôpital de Hull survit à sa pénurie d'infirmières Presse Canadienne HULL Le long week-end de la fête de Dollard aura été source de cassetête pour la direction du Centre hospitalier des vallées-de-l'Outaouais (CHVO), qui a dû composer avec un manque chronique d'infirmières au pavillon de Hull.Alors que plusieurs d'entre elles refusaient d'effectuer du temps supplémentaire, les dirigeants de l'établissement ont dû se montrer par moments très « créatifs » afin d'éviter que la situation ne dégénère.« À un moment donné, nous devions combler 96 quarts de travail pour les seules journées de samedi et de dimanche », explique le Dr André Moreau, qui agissait à titre de superviseur à l'hôpital de Hull ce week-end.Quelques lits ont été libérés et des patients ont été transférés dans d'autres hôpitaux aux quatre coins de l'Outaouais.Une douzaine ont pris le chemin de l'hôpital de Gatineau, quatre ont été dirigés vers Montfort, trois à Shawville et un à Maniwaki.L'accès à l'urgence a été interdit aux ambulances entre vendredi soir et dimanche après-midi.Finalement, des primes de temps supplémentaire alléchantes ont été offertes aux infirmières qui voulaient bien rester.Celles-ci ont d'ailleurs bien accepté leur sort dans l'ensemble.On ne rapporte que deux arrêts de travail temporaire.Le premier est survenu vendredi à l'urgence alors que le second a affecté temporairement le département des soins intensifs, samedi soir.« Je dirais que la fin de semaine a été difficile, mais ça a été moins cauchemardesque que nous avions appréhendé », explique le Dr Moreau. La Presse 23 mai 2000 Page B6 manquante 2LP0799B0523 B7 mardi 2LP0799B0523 ZALLCALL 67 09:22:45 05/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MAI 2000 B 7 Bébé Leo: une aubaine politique pour Tony Blair Agence France-Presse, LONDRES L'arrivée à Downing Street du petit Leo, quatrième enfant de Tony Blair, constitue a priori une aubaine pour requinquer la popularité du premier ministre, en érosion depuis plusieurs mois.Mais l'armée de spécialistes en communication de M.Blair s'efforce de ne pas en rajouter dans la mise en scène du premier-ministrepapa- moderne, conscients que tout excès se retournerait immanquablement contre eux.Depuis la naissance de Leo, samedi matin, Tony Blair plane sur un petit nuage.Au bonheur du père de famille s'ajoute forcément le calcul de l'homme politique, lucide sur le bénéfice à retirer d'un événement qui a mis tout le pays en pamoison.La presse conservatrice, si féroce d'ordinaire, a déposé les armes, à l'instar du Daily Telegraph qui reconnaît que « la seule réponse (à l'événement) est le ravissement, les félicitations et les meilleurs voeux ».La publication hier de la première photo de Leo entouré de ses parents, disponible sur le site Internet officiel du premier ministre, a aussitôt fait la une des journaux télévisés et des sites Internet des quotidiens britanniques.La naissance de Leo \u2014 après Euan, 16 ans, Nicholas, 14 ans, et Kathryn, 12 ans \u2014 ne fait aujourd'hui qu'accentuer la supériorité de Tony Blair en la matière sur le chef de l'opposition conservatrice William Hague, dont l'union avec sa femme Ffion, en décembre 1997, n'a toujours pas porté de fruit.Le danger, pour M.Blair, consisterait à pousser trop loin son avantage, préviennent les experts.Ainsi, sa première apparition de jeune papa, samedi, sur le perron de Downing Street, avec à la main une tasse de café à l'effigie de ses trois premiers enfants, a été jugée « too much » par plusieurs journaux.« Tout dépend de la façon dont (les conseillers en communication de Downing Street) vont gérer la chose, mais s'ils n'en font pas trop, c'est un bon exercice de relations publiques », a commenté Max Clifford, un expert en publicité.Un exercice bienvenu alors qu'élections locales et sondages montrent une nette érosion de la popularité du premier ministre et de son New Labour, dont l'avance sur les Tories s'est réduite à sept points, selon une enquête d'opinion publiée la semaine dernière.Mais là aussi, trop de battage autour du sort plutôt privilégié du petit Leo risque de mettre en lumière les déficiences persistantes du système familial et de santé britanniques, trois ans après l'arrivée au pouvoir des travaillistes.La presse n'a ainsi pas manqué de relever qu'en tant que résidente du quartier très select de Westminster, Cherie Blair a pu accoucher dans un hôpital public très audessus de la moyenne nationale.Et alors que M.Blair annulait hier ses obligations officielles pour se consacrer à son bébé, le groupe de pression Day Care Trust lançait une campagne d'opinion pour rappeller que, faute d'un nombre suffisant de crêches, la garde de leurs enfants demeurait un casse-tête pour trois quarts des foyers britanniques.Annulations Tony Blair « a l'intention de ne participer à aucun engagement public cette semaine », a indiqué hier son porte-parole au cours d'un point de presse.Outre les questions à la chambre des députés demain, le chef du gouvernement a renoncé à présider jeudi le conseil des ministres.Il sera représenté dans les deux cas par le vice-premier ministre, John Prescott.M.Blair se rendra seulement demain à une audience privée traditionnelle avec la reine Elizabeth II.Downing Street avait assuré, dimanche encore, que Tony Blair répondrait aux questions des parlementaires demain, et qu'il dirigerait le conseil des ministres hebdomadaire le lendemain.Mais le premier ministre a estimé que la préparation des questions d'actualité « mangerait trop de son temps aujourd'hui (lundi), demain (mardi) et mercredi », car « cela implique de se tenir informé de tout en permanence ».Or, Tony Blair, 47 ans, « veut consacrer autant de temps qu'il le peut à son bébé », a expliqué le porte-parole.Tony Blair et son épouse Cherie, 45 ans, quitteront Downing Street dans le courant de la semaine pour se rendre dans la résidence de campagne du premier ministre à Chequers, dans le Buckinghamshire (centre de l'Angleterre).Outre la photo diffusée gratuitement hier, quatorze autres clichés de Leo en famille seront vendus au profit de deux organisations caritatives, le Breast Cancer Care (Fondation de lutte contre le cancer du sein) et le Sargent Cancer Care for Children charity (Fondation Sargent de lutte contre les cancers chez les enfants).Tous les clichés ont été pris par la photographe Mary Mc Cartney, une des deux filles de l'ex-Beatle Paul Mc Cartney.La première photo officielle du dernier-né de Tony et Cherie Blair, Leo.Le flop du millénaire Agence France-Presse LONDRES Le gouvernement britannique a accordé hier une enveloppe de 29 millions de livres (environ 14 millions $) provenant de l'argent de la loterie nationale au Dôme, cet immense parc d'exposition futuriste de Londres et retentissant échec commercial à ce jour.Le Dôme, immense champignon aplati posé au bord de la Tamise, avait été construit à l'est de Londres pour fêter le nouveau millénaire, et devait être le fleuron du Londres du XXIe siècle.Les espérances des commanditaires ont été déçues, le public boudant l'attraction.Les gérants du Dôme ont tout tenté pour relancer l'intérêt du public, changeant notamment la direction en février.Le Dôme a déjà reçu de la loterie nationale plus de 500 millions de livres (240 millions $) sur un coût total de 758 millions de livres, soit 365 millions $.La commission du Millénaire, chargée de distribuer les fonds de la loterie, a indiqué qu'elle acceptait de renflouer une fois de plus le Dôme, mais à des conditions draconiennes.Alors que les organisateurs du Dôme tablaient au départ sur une affluence annuelle de 12 millions de visiteurs, l'estimation a été régulièrement revue à la baisse.Hier, l'objectif de sept millions de visiteurs pour 2000 apparaissait « plus réaliste », a indiqué la direction.À peine deux millions de personnes ont visité cette exposition, qui tient à la fois de la fête foraine et du parc à thème futuriste. La Presse 23 mai 2000 Page B8 manquante "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.