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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-25, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101A0525 Page A1/25mai 4LP0101A0525 ZALLCALL 67 01:35:26 05/25/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 P 116e ANNÉE, NO 212, 84 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ «Je n'ai pas vraiment été étonné» Plamondon s'était préparé psychologiquement à faire face à l'impitoyable critique londonienne Fini les folies avec les motos Chevrette réimpose les cours de conduite obligatoires DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Avec 22 morts à moto depuis le début de la saison, Québec a décidé de rendre à nouveau obligatoires les cours de conduite pour tous les nouveaux motocyclistes.Et les examens pour l'obtention du permis seront sérieusement resserrés, a annoncé hier le ministre des Transports, Guy Chevrette.« C'est fini les folies où on pouvait arriver dans un bureau des véhicules automobiles avec sa moto, échouer l'examen et s'en retourner chez soi en moto », a prévenu hier le ministre Chevrette en conférence de presse.« À cause des dangers, des coûts sociaux énormes, les gens s'attendent à ce qu'on fasse de tels gestes », a-t-il dit.Le ministre Chevrette veut même augmenter le nombre de points d'inaptitude associés aux excès de vitesse sur ces bolides.Un motocycliste perdrait carrément son permis de conduire s'il était pris à deux reprises à des vitesses excédant 150 km/h.Il envisage même de demander à la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) de prévoir des points d'inaptitude pour des comportements à risques comme le fait de décoller sur une seule roue.Sur les 82 000 motos au Québec, on en compte 18 000 à haute cylindrée capables d'atteindre des vitesses phénoménales, Québec songe même à amender la loi pour permettre la saisie d'un véhicule pour une durée déterminée.« Je suis prêt à donner le droit de saisie.Il est possible que la police ne puisse rejoindre un véhicule qui se propulse à une vitesse épouvantable, mais elle aura pris son enregistrement », explique-t-il.Un projet de loi devra être déposé cet automne Voir FINI en A2 LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale, PARIS « Franchement, ça ne m'a pas ébranlé, parce que je m'étais armé.Je m'attendais à avoir de mauvaises critiques, et je n'ai pas été vraiment étonné en lisant les journaux.» Quand je réussis finalement à joindre Luc Plamondon au téléphone, il est 20 h passées à Londres, et il est déjà au Dominion Theater, où la représentation a commencé depuis une demi-heure.On pouvait penser que lui-même \u2014 et toute la production \u2014 avait été littéralement assommé par le coup de massue de la critique.« En fait, il le prend très bien », m'avait dit un peu plus tôt un de ses proches.Et au téléphone, il est à la fois très remonté et plutôt de bonne humeur.« Je savais qu'ils nous attendaient, dit-il, du seul fait qu'il s'agissait d'une production française, et dans un secteur qu'ils considèrent comme leur chasse gardée.Et puis ce n'est pas un musical traditionnel, qui correspond à Voir ÉTONNÉ en A2 Massacre à la tronçonneuse/ page D5 PHOTO AP Les acteurs saluant la foule après la première de Notre- Dame de Paris, mardi soir à Londres.PHOTO AP Le Soldat inconnu rapatrié Des soldats transportent le cercueil contenant les restes du soldat canadien David John Carlson au cimetière de Pozières, dans le nord de la France.Le corps du soldat de 19 ans, tombé au combat le 8 septembre 1916 et enseveli dans une mer de boue, dans les champs de bataille de la Somme, n'a été retrouvé qu'en janvier dernier, par hasard, par des touristes.Par ailleurs, le corps du Soldat inconnu sera rapatrié et reposera sous le Monument commémoratif de la guerre, à Ottawa.Page A4 Mc Gill reçoit un don sans précédent de 64 millions ANDRÉ PRATTE Richard Tomlinson.Le nom ne vous dira probablement rien, car M.Tomlinson ne fait pas partie de ces entrepreneurs dont les grandes manoeuvres financières font régulièrement les manchettes.Pourtant, Richard Tomlinson a annoncé hier le don individuel le plus important de l'histoire de l'Université Mc Gill, et peut-être de l'histoire universitaire canadienne : 64 millions.« C'est comme un rêve ! » a lancé le principal de Mc Gill, Bernard Shapiro, tout souriant, au cours d'une brève cérémonie.« C'est un don hors-catégorie.Nous sommes extraordinairement excités quand nous recevons des dons de 10 millions.C'est vous dire à quel point ce don-ci est vraiment inhabituel », a ajouté le vice-principal, Derek Drummond, au cours d'une entrevue à La Presse.Richard Howden Tomlinson a obtenu son doctorat en chimie à l'Université Mc Gill en 1948.Après des études à Cambridge, il est devenu professeur à l'Université Mc Master, en Ontario.Il y est toujours, à 77 ans, comme professeur émérite.En 1973, M.Tomlinson a fondé, en compagnie de chercheurs de la compagnie Westinghouse, une petite entreprise de microprocesseurs, Linear Technology.De 22 employés à l'époque, la compagnie, rebaptisée Gennum, en compte aujourd'hui plus de 300, avec des ventes de plus de 93 millions en 1999.Interrogé hier sur l'origine de sa fortune, M.Tomlinson s'est contenté de dire : « J'ai fait quelques investissements et ceux-ci ont plutôt bien tourné.» Il a été impossible hier d'en savoir plus.Un collègue du professeur Tomlinson à Mc Master, à qui La Presse a voulu poser quelques questions, a répondu : « Je ne dirai rien dans le dos de Tomlinson ! » L'essentiel du don de M.Tomlinson à l'Université Mc Gill vient sous forme d'actions d'une de ses compagnies privées qui, a-t-il confié, était présidée par un de ses chats, Yttrium, malheureusement mort dimanche dernier.« Le montant du don n'était pas si imposant lorsque je m'y suis engagé, mais la compagnie a pris beaucoup de valeur depuis », a-t-il souligné.Il a fallu cinq ans de pourparlers entre le donateur et l'Université pour convenir de l'utilisation de cette somme considérable.Mc Gill a annoncé hier la création de six Voir McGILL en A2 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Richard Howden Tomlinson a peut-être fait le don individuel le plus important de l'histoire des universités canadiennes.Rubriques Arts et spectacles .D5 à D11 - horaire spectacles D6 - horaire télévision D9 - télévision D9 Bandes dessinées C5 Bridge D141 Décès D16, D17 Économie E1 à E11 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C4 Feuilleton C7 Foglia Pierre A5 Horoscope D14 Le monde C1 à C3, C8 Loteries A2, A4 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C6 Opinions B3 Petites annonces C4 - immobilier C4, C5 - marchandises C5, C6 - emplois C6 - automobile C7, D14, D15 - affaires E4 Politique B1, B7 à B12 MÉTÉO Quelques averses Max.18, min.10 Cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net Deux employés de DRHC congédiés pour «usage inapproprié» de renseignements personnels VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Au moins deux fonctionnaires de Ressources humaines Canada (DRHC) ont perdu leur emploi au cours des dernières années après avoir utilisé des renseignements personnels de façon abusive ou inopportune.Déjà passablement éclaboussé par le scandale de ses programmes de subventions et par les révélations du commissaire à la protection de la vie privée touchant son mégafichier de renseignements personnels, le ministère se montre réticent à parler des cas de fraude chez ses fonctionnaires.En insistant, La Presse a toutefois appris que deux employés de DRHC ont perdu leur emploi pour « usage inapproprié » de renseignements personnels.D'autres fonctionnaires fautifs, dans des cas jugés moins sérieux, ont aussi dû subir des suspensions de quelques jours.Les deux incidents les plus graves se sont produits dans les cinq dernières années.L'un des fonctionnaires a été congédié, l'autre a décidé de démissionner avant que le couperet ne tombe, ce qui n'aurait pas tardé à arriver.« Le congédiement, c'est la sanction extrême, ça devrait vous en dire assez sur la gravité des gestes commis », explique Daniel Lavoie, porte-parole de DRHC.Avare de détails, M.Lavoie précise néanmoins que les renseignements personnels n'ont pas été puis é s dans l e mégafichier longitudinal dénoncé par le commissaire à la protection de la vie privée, mais plutôt dans des fichiers de moindre importance du ministère.Impossible toutefois d'en savoir plus sur la nature des « gestes inappropriés » et des renseignements en cause, sur les régions où se sont déroulés les incidents, sur la date précise des incidents et encore moins sur l'identité des deux ex-fonctionnaires.Le ministère se montre aussi très peu loquace quant aux nombres de suspensions imposées à ses employés.Ironiquement, DRHC se réfugie derrière la protection des renseignements personnels pour taire les détails des incidents.« Nous sommes tenus de protéger l'identité de ces personnes, surtout qu'il n'y a eu que deux cas de pertes d'emploi, ce serait facile de les retracer », explique Daniel Lavoie.Deux incidents graves, c'est déjà trop, admet le porte-parole de DRHC, qui se rassure tout de Voir DEUX en A2 4LP0201A0525 Page A2/25mai 4LP0201A0525 ZALLCALL 67 01:34:01 05/25/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Suites de la une «Je n'ai pas vraiment été étonné» ÉTONNÉ / Suite de la page A1 leurs critères traditionnels.Disons tout de même que ça a dépassé mes pires prévisions.à ce point-là ! \u2014 Alors, dure journée ?\u2014 Non, on va dire : dure matinée.Après j'ai décidé de ne plus y penser.Ou plutôt, il y a un moment où il a recommencé à y penser très fort : en arrivant au Dominion Theater.« J'avais vraiment la trouille de demander les chiffres de vente de la journée.Je me disais : s'ils me répondent qu'on n'a rien vendu, alors on est morts.Et la réponse a été : c'est la meilleure journée de vente depuis le début des previews il y a huit jours.On a vendu 5000 billets dans la journée ! Mille de plus que la veille ! La vraie réponse était là ! » Ces jours-ci, le musical de Charles Aznavour, Lautrec, annonçait son retrait de l'affiche, deux mois après avoir été assassiné par la critique.Selon le producteur Georges Mary, devenu l'agent de Plamondon en Europe, « les papiers étaient tellement épouvantables que même des gens qui avaient acheté leurs billets ne sont pas venus.» Selon Plamondon, le tir de barrage de la critique n'a eu aucun effet sur l'engouement du public : « Il est venu tous les soirs 2000 personnes enthousiastes qui, chaque fois, nous ont amené 2000 nouveaux spectateurs.Les ventes quotidiennes de billets augmentent régulièrement.Il y a un bouche à oreille déjà important, une grosse campagne de publicité et d'affichage, et c'est ça qui fait démarrer le spectacle.Il ne faut pas non plus surestimer le pouvoir de la critique : après tout, à peu près personne ne lit plus qu'un journal, personne en dehors du milieu professionnel ne s'est tapé les sept critiques, il n'y a donc pas d'effet de masse.Je viens de voir le producteur britannique Michael White, et il est très serein.» Sur le fond de la question, c'est-à-dire les critiques eux-mêmes, Plamondon est moins serein : « Ils ont une moyenne d'âge très élevée, ils sont souvent en place depuis 40 ans, ils ont une conception extrêmement conservatrice du théâtre des comédies musicales.Mais surtout, ils attendent immanquablement avec une brique et un fanal les productions venues de France.Cela fait 1000 ans que ça dure.Il y a un mois et demi, le Sunday Times a publié un long reportage, incroyablement venimeux, sur l'invasion culturelle française à Londres ! Enfin, quand même il faut être d'une incroyable mauvaise foi pour contester que Garou a une voix extraordinaire pour faire Quasimodo et que la chorégraphie est l'une des plus belles et nouvelles jamais faites pour un musical.» En tout cas, la nouvelle de cette « exécution » s'est vite propagée à Paris et au Québec ; « J'ai reçu plein de coups de fil de gens me présentant leurs condoléances, plaisante Plamondon.La rumeur a même circulé à Paris que j'avais eu un malaise ! En fait, c'est que je me suis endormi dans mon fauteuil, à 5 h du matin, au bar de l'hôtel, alors que je commençais à lire le Times qui venait d'arriver.Fini les folies avec les motos FINI / Suite de la page A1 pour réintroduire l'obligation de suivre un cours pour conduire une moto.Tout devrait être en place pour le printemps 2001.M.Chevrette ne s'attend pas à ce que les marchands de motos poussent pour accélérer les ventes avant que les obligations soient resserrées.« Ils n'ont pas intérêt à ce que cette pratique soit honnie du public, mais au contraire à ce qu'elle soit acceptée, dans un cadre correct », fait-il observer.Les permis de conduire des motocyclistes seront désormais taxés en fonction des points d'inaptitude.Ces modifications n'impliquent pas d'amendement législatif, mais relèvent de la SAAQ.On peut penser à une formule où le permis qui coûte 200 $ à un conducteur au dossier impeccable en coûterait 300 $ pour un conducteur qui a trois points et jusqu'à 500 $ pour celui qui a accumulé six points, a dit le ministre à titre d'exemple.Québec examine même la possibilité de réduire par des modifications techniques les limites de vitesse sur les motos, pour les débutants.« Je ne vois pas pourquoi on laisserait un bolide aller à 300 km/h quand nos limites sont à 100.Ceux qui se vantent de faire Laval-Québec en une 1 h 30 constituent des dangers publics », a lancé le ministre.Les décisions du ministre Chevrette s'inspirent des recommandations d'un comité de la SAAQ, qui avait sondé une quinzaine de groupes proches du motocyclisme.M.Chevrette a obtenu hier l'aval du Conseil des ministre pour instituer l'obligation d'un cours de conduite pour les motocyclistes.Deux types d'examens seront mis en place, en circuit fermé puis sur route.« Ce ne seront pas des examens faciles, prévient M.Chevrette, il y aura une plus grande sévérité.Le ministère ou la SAAQ n'auront pas à préparer un cours en vase clos ; les organismes proches des motocyclistes seront consultés.M.Chevrette pense même à un mécanisme d'évaluation des écoles.On compte mettre en place un nouveau permis d'apprenti, après un premier examen sur la signalisation et les techniques de conduite.Ce premier permis servira uniquement dans le cadre des cours de conduite et sera valide deux mois au maximum.Après avoir suivi avec succès ses cours de conduite, le nouveau motocycliste devra réussir deux examens, le premier en circuit fermé, dont la réussite lui donnera accès au réseau routier.Par la suite, à l'intérieur de huit mois, le conducteur devra réussir un autre examen pratique, sur la route cette fois.Un délai de 56 jours sera prévu pour pouvoir repasser un examen échoué.Mc Gill reçoit un don sans précédent de 64 millions McGILL / Suite de la page A1 chaires universitaires, financées à hauteur de deux millions chacune.Le don de M.Tomlinson servira également à créer 40 bourses pour des étudiants de maîtrise ou de doctorat, et 40 autres pour des étudiants de premier cycle.Une partie des 64 millions ira à la numérisation des collections des bibliothèques de l'Université.Enfin, l'Université créera un fonds pour venir en aide aux jeunes chirurgiens chercheurs de sa faculté de médecine, qui sont l'objet d'une cour insistante de la part des universités américaines.« Nous nous retrouvons dans une bien meilleure position pour attirer et garder les meilleurs étudiants et les meilleurs professeurs », estime Bernard Shapiro.Pour les gens Pour saisir l'importance du don de M.Tomlinson, on n'a qu'à le comparer au montant qu'espère recueillir l'Université de Montréal dans la campagne de financement qu'elle a lancée récemment : 125 millions.Mc Gill a donc obtenu d'un seul donateur la moitié de ce qu'espère recevoir l'UdeM en tout.Ce don ne risque-t-il pas de renforcer l'image de Mc Gill comme une université privilégiée ?Le principal, Bernard Shapiro, répond avec vigueur : « Les gens peuvent dire ça s'ils le veulent, mais j'aimerais mieux qu'ils disent que nous travaillons plus fort.Ce don n'est pas venu du ciel ! Et ce qui se passe ici devrait servir d'étalon, pour que les autres universités du Québec fassent la même chose ! » M.Tomlinson a déjà fait des dons importants aux universités Mc Master et Bishop's.Quand on lui demande pourquoi il vient ainsi en aide aux universités, il répond simplement : « L'avenir du pays dépend des gens.Vous devez avoir des gens bien formés.» Le vice-principal de Mc Gill, Derek Drummond, a représenté l'université lors des négociations avec M.Tomlinson.À La Presse qui lui demandait d'expliquer l'extraordinaire générosité de ce donateur, M.Drummond a répondu : « Il n'a pas d'enfant, son frère vit bien, alors il veut donner son argent, et il veut le donner là où il croit que ça va faire une différence.On peut peut-être le qualifier d'excentrique, mais j'aimerais bien qu'il y en ait davantage comme lui ! » Deux employés de DRHC congédiés pour «usage inapproprié» de renseignements personnels DEUX / Suite de la page A1 même à l'idée qu'il n'y ait pas plus d'« activités inappropriées » au sein du ministère.M.Lavoie insiste aussi pour répéter, comme le mentionne le commissaire Bruce Phillips dans son rapport, qu'il n'y a pas de problème avec le mégafichier longitudinal.Les autres sources de renseignements ne manquent toutefois pas à DRHC, qui cumule des données dans des fichiers séparés (des silos) sur l'assurance-emploi, le régime de pension du Canada, les programmes de formation, l'immigration, les numéros d'assurance sociale et bien d'autres encore.Ces renseignements peuvent avoir une grande valeur pour les corps policiers, pour les assureurs ou les employeurs, quand ce n'est pas tout simplement pour des réseaux criminels qui financent leurs activités à l'aide de fausses identités.Les commissaires à la protection de la vie privée aussi bien à Ottawa qu'à Québec pressent les gouvernements de mettre en place des mesures visant à dissuader les fonctionnaires de vendre des renseignements personnels.La valeur des renseignements personnels est aussi à la hausse dans le secteur privé.Les enquêteurs de DRHC sont mieux placés que quiconque pour le savoir.Le mois dernier, une de leur enquêtes a permis d'épingler une employée d'une grande firme de recouvrement et un commis d'un club vidéo qui vendaient des renseignements personnels de nature financière, des adresses et des numéros d'assurance sociale à un réseau criminel.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 9-2-2 à quatre chiffres : 9-9-0-9 6/49: 22-23-24-27-30-45Comp.33 avec extra: 500232 COLLECTES DE SANG n à Montréal: Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 19 h 30; n à Sherbrooke: Sûreté du Québec de Sherbrooke en collaboration avec les policiers et policières retraités, Carrefour de l'Estrie (mail central près de la fontaine), 3050, boul.Portland, de 10 h à 21 h.Objectif: 500 donneurs; n à Valleyfield: collecte de sang Denis- Deneault, organisée par les Chevaliers de Colomb, conseil 1180, salle des Chevaliers de Colomb, 70, rue Académie, de 10 h 30 à 20 h 30.Objectif: 300 donneurs; n à Côte-Saint-Luc: Mail Cavendish, 5800, boul.Cavendish, de 14 h à 20 h.Objectif: 80 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Contre le vol d'ordinateur Il y a quelques années, les seuls outils de sécurité pour les ordinateurs se limitaient à des câbles qu'on branche sur les portables pour les attacher au bureau.De nouveaux produits font maintenant leur apparition pour déjouer les voleurs.Ainsi, une entreprise a conçu une niche en acier, verrouillée par un cadenas, qui s'avère remarquablement efficace.Une autre firme a mis au point une alarme sonore, qui est en réalité une détecteur de mouvement.À lire demain dans la page Cyberpresse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Les critiques anglais ont taillé en pièces Notre-Dame de Paris dont c'était la première à Londres mardi soir.Êtes-vous surpris?L'entente prévoyant une rémunération de 140% pour les médecins spécialistes qui acceptent de pratiquer en région vous apparaît-elle satisfaisante?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 77 % Non: 23 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518. 4LP0301A0525 a3-jeudi 4LP0301A0525 ZALLCALL 67 10:49:46 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 A 3 Les policiers de la CUM rejettent l'entente C'est à plus de 64 % que les policiers se sont prononcés contre les offres HUGO DUMAS Les policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) ont rejeté à 64,2 % hier l'entente de principe qui a été bouclée au début du mois après plus d'un an et demi d'âpres discussions avec les autorités municipales.Le vote s'est tenu de 7h à 19h hier dans sept endroits différents : les quatre centres opérationnels, le quartier général du SPCUM, la Place Versailles et le local de la Fraternité des policiers.Selon les chiffres obtenus à 21h40 hier, 3326 des quelque 4100 agents du SPCUM se sont prévalus de leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation frisant les 83 %.Tard hier soir, le porte-parole de la Fraternité de policiers de la CUM, Philippe Roy, a indiqué qu'aucun commentaire ne serait fait avant ce matin sur les résultats du scrutin.Le président de la Fraternité, Alain Simoneau, n'a pu être joint.À la suite du rejet massif, les dirigeants de la Fraternité se sont réunis afin d'étudier divers scénarios : un retour à la table de négociations est toujours possible, tout comme une demande d'arbitrage, dit M.Roy.Aucune décision n'a cependant été prise.Quelques jours avant la tenue de ce vote, des policiers embauchés après le 1er janvier 1997 \u2014 près du quart de l'effectif \u2014 ont souligné le caractère discriminatoire de certaines clauses toujours comprises dans l'entente de principe.Les recrues entrées au SPCUM après cette date gagnent toujours moins d'argent que leurs collègues plus anciens et doivent travailler un an de plus avant d'atteindre le dernier échelon salarial.D'autres policiers ont critiqué les nouveaux modes d'affectation, le changement dans la rémunération des heures supplémentaires ainsi que la courte durée du contrat de travail (trois ans).Les 450 enquêteurs du SPCUM, qui travaillent entre 200 et 300 heures en surplus par année, ont été parmi ceux qui ont exprimé leur grogne.Le nouveau mode de calcul leur aurait fait perdre près de 7 $ l'heure supplémentaire.Le 10 mai, les négociateurs de la Fraternité et ceux de la CUM sont parvenus à une entente de principe après plus d'un an et demi de difficiles négociations.Avec cette entente en poche, les agents du SPCUM auraient figuré parmi les mieux payés au pays.Le salaire d'un policier de la CUM comptant six ans d'expérience aurait bondi de 57 214 $ à 60 727 $ d'ici le 31 décembre 2001.Les augmentations de salaires proposées se chiffrent à 6,15 % sur trois ans (1999, 2000 et 2001).Au sommet de l'échelle salariale, un policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) empochera, dès le 1er janvier 2001, 60 294 $ par année en vertu d'un nouveau contrat de travail.Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) tentent actuellement d'obtenir la parité avec leurs collègues du SPCUM.Les négociations entre le gouvernement québécois et l'Association des policiers provinciaux se poursuivent toujours.Alain Simoneau Depuis dix ans, deux disparitions encore totalement inexpliquées STÉPHANIE BÉRUBÉ Jolène.Julie.On ne prend même plus la peine d'ajouter leurs noms de famille quand on parle d'elles au SPCUM.Même chose au Réseau Enfants Retour.En regard des murales d'enfants disparus affichées aux murs de la ville, depuis dix ans il n'est survenu dans la région de Montréal que deux disparitions encore totalement inexpliquées : celles de Jolène Riendeau et Julie Surprenant.Les enfants disparus sont des cas extrêmement complexes à traiter pour les enquêteurs.Bien souvent, il n'y a pas d'indices.Aucun.Les policiers qui travaillent sur le dossier doivent scruter les moindres détails, ne rien négliger.Fouiller les effets personnels de l'enfant ; parler à ses copains, à ses ennemis, se rendre sur les lieux qu'il fréquentait pour en venir à le connaître par coeur.« Aucune information n'est négligée, même la plus farfelue », confirme le commandant Michel Fréchette, du SPCUM, coordonateur des opérations dans les cas d'enfants disparus.Dans la catégorie farfelue se trouvent souvent des informations de type ésotérique, comme cette femme qui a vu Jolène Riendeau dans les lignes de sa main.Ou une autre qui avait une technique pour la retrouver avec de la mie de pain.Mais lorsqu'il y a un doute, les policiers vérifient.Le lieutenant-détective Jean-François Martin rappelle d'ailleurs qu'en 1984 un médium avait contacté la police pour offrir ses services dans le cas de la disparition du petit Maurice Viens.L'homme avait effectivement conduit les policiers vers la maison abandonnée où l'on a retrouvé le corps de l'enfant.« Si quelqu'un a fait un rêve prémonitoire et a vu un enfant porté disparu dans un lieu qui existe vraiment, on ira vérifier », explique Jean-François Martin.Dans le cas de Jolène Riendeau, plus de 1300 informations ont été contrôlées.Dès que la police reçoit un appel qui signale une disparition, le mécanisme d'enquête s'enclenche.L'approche est différente selon l'âge de l'enfant : pour un enfant de cinq ans, on pense immédiatement à l'égarement ou à l'enlèvement.Lorsque le disparu a 15 ans, on ajoute l'hypothèse de la fugue.« Mais on ne sait jamais, il y a des enfants précoces », précise le commandant Fréchette.Ainsi, on n'élimine pas la fugue, même s'il s'agit d'une petite fille de neuf ans.Les premières heures d'intervention sont cruciales.« On fait un plan de mobilisation.On ratisse le secteur et ensuite on élargit au fur et à mesure que le temps passe », explique Michel Fréchette.Dans les cas où l'on soupçonne un enlèvement parental impliquant des gens d'origine étrangère, les policiers se mettent tout de suite en contact avec les aéroports.Si les choses tardent et que le mystère demeure, l'équipe d'enquêteurs diffusera la photo de l'enfant un peu partout, avec l'accord des parents.« Ça fait plus d'yeux pour le chercher », note le commandant Fréchette.Jean-François Martin raconte que si un citoyen d'un petit village de l'autre bout du pays téléphone pour dire qu'il a vu l'enfant au coin de la rue, le SPCUM entrera en contact avec les policiers locaux pour leur demander de procéder à des vérifications.Jamais les policiers ne fermeront le dossier avant qu'il ne soit complet.Sébastien Métivier, disparu mystérieusement en 1984, n'a jamais été retrouvé.Son dossier est toujours actif à la police.Tout comme chez Enfants Retour.Dans le cas de Jolène Riendeau, la police reçoit encore des informations, « au compte-gouttes », précise Michel Fréchette qui garde espoir et demeure convaincu qu'on la retrouvera.On évalue qu'environ 1 % des cas de disparitions sont des cas criminels.Plusieurs enfants ont été portés disparus dans la région de Montréal depuis 10 ans.Mais seulement deux cas demeurent des mystères entiers pour la police: ceux de Jolène Riendeau (photo du haut) et Julie Surprenant.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse « Jamais on n'arrête une enquête dans les cas de disparitions, même pour un adulte », explique le commandant Michel Fréchette du SPCUM, qui coordonne les activités dans les cas de disparitions d'enfants.«Une chambre vacante, c'est l'enfer» STÉPHANIE BÉRUBÉ Au Canada, des milliers d'enfants disparaissent chaque année.La plupart finissent par rentrer à la maison tôt au tard.Sur les 60 000 cas de disparitions signalées l'année dernière, environ 80 % sont des fugues et quelques- unes sont faites par les mêmes enfants, des fugueurs chroniques.Mais il y a aussi les autres, ceux qui sont on ne sait où, avec un parent qui les a enlevés, ou ceux qui se sont évanouis mystérieusement.C'est aujourd'hui la Journée internationale des enfants portés disparus.Une journée où l'on va faire de la prévention, mais aussi où l'on va penser à ces disparus qui laissent derrière eux des parents transformés par l'inquiétude, qui s'accrochent à l'espoir de les retrouver un jour.« Une chambre vacante, c'est l'enfer », dit Patrick Bergeron, directeur de la recherche au Réseau Enfants Retour Canada qui fournit un soutien psychologique aux parents des disparus.Mais comment aider des parents qui se retrouvent avec la chambre vide, qui vivent sans savoir où est leur enfant ?« Ce dont ils ont le plus besoin, c'est de sentir que quelqu'un s'occupe d'eux », dit M.Bergeron.Au début, les policiers sont constamment avec la famille pour la tenir au fait des derniers développements.Enfants Retour met aussi en contact ces parents avec d'autres qui ont vécu la même chose.Pour que les parents s'épaulent.Pour que ceux qui sont passés à travers expliquent comment ils ont fait.« Personne ne peut s'imaginer ce que ces parents vivent », affirme M.Bergeron.Enfants Retour est aussi en train de mettre sur pied un programme d'encadrement pour les cas d'enlèvement parental.Un groupe de psychologues, avocats, policiers et autres intervenants travaillerait avec la famille tout le temps de la séparation qui dure souvent des années.C'est ce qui est extrêmement difficile dans de tels cas.Si un père part au bout du monde avec son enfant, que l'extradition se réalise 10 ans plus tard, ce qui n'est pas rare, il est probable que le petit ne reconnaîtra pas sa mère.Au Québec, l'année dernière, les autorités ont traité 61 enlèvements parentaux : dans la moitié des cas, l'enfant a été emmené à l'étranger.Les gens du Réseau Enfants Retour invitent la population à faire un geste symbolique aujourd'hui : mettre de la lumière dans l'entrée des maisons à la tombée de la nuit.« En allumant une lumière dans votre entrée ou en laissant brûler une chandelle, vous aiderez à éclairer le chemin du retour pour tous les enfants qui essaient de rentrer à la maison », dit Patrick Bergeron.Ce soir, 19h30, à l'église Saint-Gabriel, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, plusieurs parents d'enfants disparus seront réunis pour une cérémonie aux chandelles.La soirée se terminera avec À vie de recherche, la chanson que Diane Dufresne a écrite pour le Réseau Enfants Retour.À lire, samedi, dans La Presse: Le phénomène de la globalisation et la musique classique au XXe siècle. 4LP0499A0525 A04 jeudi 4LP0499A0525 ZALLCALL 67 10:50:16 05/25/00 B A 4 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Un collègue centenaire du Soldat inconnu le rapatrie PIERRE VENNAT VIMY Quand le gouvernement canadien lui a demandé de venir en France cette semaine pour participer au rapatriement du Soldat inconnu qui reposera à compter de samedi sous le Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa, Paul Métivier n'a pas hésité.Droit comme un piquet, paraissant à peine plus vieux que son fils qui l'accompagne, Paul Métivier était en effet l'un des camarades de guerre du Soldat inconnu lors de la Première Guerre mondiale, tout comme il l'était de David John Carlson, à qui l'on a fait, hier, à Pozières, en France, des funérailles militaires grandioses, avec 84 ans de retard.Paul Métivier aura 100 ans le 6 juillet.Il se souvient très bien d'avoir autrefois, dans cette région, longé un ruisseau qui était rouge de sang.Il se souvient aussi de Vimy, alors un immense champ de boue où il ne restait aucun arbre, aucune broussaille et même aucun brin d'herbe.Et la boue était si épaisse que les chevaux refusaient de s'y engager ; l'armée avait dû faire tirer ses canons par des mules.L'ennemi, ce n'était pas tant les Boches, affirme-t-il, que la boue et la vermine.Natif de Montréal, cet ancien haut fonctionnaire fédéral après la guerre s'était enrôlé frauduleusement dans l'armée à 16 ans, en trichant sur son âge.Il combattit 10 mois dans les tranchées avant que l'armée ne s'aperçoive de la supercherie et le renvoie d'abord en Angleterre et ensuite au pays avant la fin des hostilités.Hier, Paul Métivier, qui demeure maintenant en banlieue d'Ottawa, du côté ontarien, a volé la vedette, accordant des entrevues tant en anglais qu'en français.C'est à lui, ce matin, que les autorités militaires ont demandé de réciter la prière du Souvenir, avant que la dépouille du Soldat inconnu ne soit embarquée à bord d'un avion militaire pour arriver à Ottawa en fin d'après-midi, parader dans les rues d'Ottawa et être exposée dans le grand hall du parlement jusqu'à samedi, alors qu'on l'ensevelira sous le Monument aux morts des différentes guerres.Paul Métivier ne fut pas le seul à vivre des émotions fortes sur le sol français cette semaine.Il en fut ainsi des deux petites-nièces de David John Carlson, un Albertain de 19 ans, qui, le 8 septembre 1916, lors de la bataille de Courcelette, disparut au combat, présumément tué par l'ennemi et enseveli sous des tonnes de boue, sans que l'on retrouve jamais son cadavre.David John Carlson était célibataire et ses parents, bien que se doutant qu'il était mort au combat, sont eux-mêmes décédés avant d'être fixés sur son sort.Il en fut ainsi de ses frères et soeurs et il ne lui restait plus qu'une nièce, demeurant à Edmonton, lorsque, le 3 janvier dernier, des touristes français qui arpentaient le lieu de la bataille découvrirent par hasard, dans un champ que la nature avait retourné, des ossements d'un soldat.Déterré complètement, on découvrit le cadavre de David John Carlson qui portait encore son chaînon d'identité.Et hier, les deux filles de sa nièce pleuraient un oncle qui, jusqu'ici, n'avait été qu'un fantôme dont on évoquait quelquefois le souvenir dans les réunions de famille et qui un jour, avait disparu en sol de France pour n'en jamais revenir.Ils sont 20 000 ainsi, des quelque 65 000 Canadiens morts au champ d'honneur durant la Première Guerre mondiale, dont on n'a jamais pu identifier ou retrouver les cadavres, preuve de la barbarie des combats.C'est l'un d'eux, choisi au hasard, sans que l'on sache son grade, s'il était francophone ou anglophone, son régiment ou même son âge, mais dont on a l'assurance, par l'uniforme qu'il portait lorsqu'il fut enterré il y a plus de 80 ans, qu'il était canadien, qu'on rapatrie aujourd'hui avec tous les honneurs de la guerre et qui, désormais, symbolisera aux yeux de tous les Canadiens, tous ces hommes et quelques femmes qui ont laissé leur peau, au cours du 20e siècle, pour la défense de la démocratie.Pierre Vennat est invité en France par le ministère des Anciens combattants du Canada aux cérémonies marquant le rapatriement du Soldat inconnu.PHOTO PC Des militaires canadiens transportaient hier le cercueil du soldat David Carlson, mort durant la Première Guerre mondiale, au cours d'une cérémonie funéraire au cimetière militaire de Pozières, en France.Des repas pour les passagers aériens Entente chez Cara À moins de six heures d'une grève, une entente de principe a finalement été conclue, hier soir, entre la section locale 1900 du Syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA-FTQ) représentant les 400 employés des entreprises Cara et leur employeur, principal fournisseur de repas pour plusieurs lignes aériennes qui partent de Montréal, dont Air Canada, Canada 3000, British Airways, Swissair et American Airlines.Les employés n'avaient pas eu de bonification salariale depuis trois ans.Le syndicat recommandera à ses membres d'accepter l'entente, qui aura permis de régler les clauses salariales, les horaires de travail et le régime de retraite.Tirage du 2000-05-24 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Ces 3 numéros gagnants sont décomposables 1er numéro 25 000 $ 2e numéro 50 000 $ 3e numéro 100 000 $ Tirage du 2000-05-24 Tirage du 2000-05-24 NUMÉRO Tirage du 2000-05-24 Tirage du 2000-05-24 Tirage du 2000-05-24 Numéro complémentaire: 33 Numéro complémentaire: 24 4LP0501A0525 A05 jeudi 4LP0501A0525 ZALLCALL 67 01:34:13 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 A 5 La vie mon vieux, suite Quand ça fait trente ans que tu chroniques sur la vie, s'il y a un truc que tu sais, c'est bien celui-là : que la vie est redondante.Et conséquemment que les clichés ne sont pas des clichés pour rien.Exemple d'hyper-cliché : le monde est petit.On connaît toujours quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un, qui.Prenez mon nouveau boss.Je ne le connaissais pas du tout avant qu'il arrive à La Presse.Jamais entendu son nom.J'ai appris en même temps que tout le monde, au début de l'année, que M.Landry serait remplacé par M.Guy Crevier.Qui ?Guy Crevier.Ah bon.Quelques jours plus tard, mon plombier est à la maison en train de zigoner à genoux dans la salle de bain, quand il me lance, bête de même : M.Foglia, si vous voulez une augmentation, je peux dire un bon mot pour vous.Comment ça ?Votre nouveau boss, M.Crevier, c'est mon client aussi.C'est comme ça que j'ai appris que mon nouveau boss était quasiment mon voisin.Qu'il habitait la maison dite « du vieux Polonais » ; qu'une voisine, amie de ma fiancée, fréquente sa mère ; que sa soeur a failli acheter la maison où je déménage dans 15 jours ; qu'un copain de vélo sous-loue le chalet d'un autre membre de sa famille, et que Luc, le peintre que je pressentais pour des travaux chez nous était déjà pris chez lui, wô les bicyks ! Voilà un monsieur que je ne connaissais pas, jamais entendu parler, jamais vu, et tout d'un coup il est partout ! Mais je reviens à mon plombier, M.Denis Larocque, personnage admirable qui, question jasette, tient plus du barbier que du plombier.Pis Denis, comment il est mon boss, puisque vous le connaissez ?Oh ! C'est un monsieur qui sait ce qu'il veut ! Mais encore ?Ben par exemple quand il veut que la ligne d'eau passe là, c'est drette là, pas à côté ! La ligne d'eau ditesvous Ben oui la ligne d'eau ?Quelque chose qui ne va pas, M.Foglia ?Non, non.Je pensais à mes lignes de mots que je ne réussis pas toujours à faire passer où je veux.Anyway, qu'est-ce qu'on disait avant de parler de mon boss ?Ah oui, qu'on connaît toujours quelqu'un qui connaît quelqu'un.Vous vous rappelez cette récente chronique sur un Français qui s'est fabriqué une fausse identité canadienne en empruntant celle d'un petit garçon qui s'appelait Daniel Thibault, décédé en très bas âge.Le Français avait repéré la tombe du petit Thibault au cimetière du Sault-au-Récollet (sur Henri-Bourassa), s'était présenté au presbytère de l'église voisine, avait demandé un baptistaire au nom de Daniel Thibault, et avec ce baptistaire s'était forgé une nouvelle identité (avec passeport et tout) qu'il avait gardée une vingtaine d'années avant de se faire dénoncer.J'ai donc raconté cette histoire dans le détail et voilà que je reçois ce courriel : C'est avec grand intérêt que j'ai lu votre article sur le faux Daniel Thibault.Figurez-vous que j'ai connu cet enfant, nous étions voisins.Daniel est né en octobre 1950 et est décédé en février 1951, à l'âge de 4 mois.Il avait un jumeau qui lui a survécu.Daniel souffrait d'une malformation au coeur, on le disait un « bébé bleu ».Il a été exposé chez lui.Je me souviens très bien de la scène.J'étais enfant.J'étais très impressionnée par ce bébé dans son cercueil.(Louise) C'est exactement ce que je vous disais on connaît toujours quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît la belle de Cadix qui a des yeux de velours, tchika tchika aïe aïe aïe.Si ça se trouve je vous connais aussi.Ou votre soeur.Ou alors c'est mon plombier qui vous connaît.Il connaît tout le monde.LE FRÈRE KARAMAZOV \u2014 D'autres nouvelles de mes récentes chroniques.Claude Ledoux, cet employé des Postes qui avait innocemment proféré des menaces en l'air, comme nous en proférons tous, du genre « m'a l'tuer le tabarnak » \u2014 a été libéré des accusations de menaces à l'endroit de ses supérieurs qu'on avait portées contre lui.J'avais raconté les quatre flics qui l'attendaient au travail le lendemain.Les quatre autres qui intimidaient sa femme à son domicile.Cinq jours de prison, libéré sous caution.Bref, on était dans le Kafkaka jusque-là.Pardonnez le jeu de mots d'autant plus gratuit que je ne pense pas à Kafka, mais aux frères Karamazov (Dostoïevski), à celui des quatre frères, Aliocha je crois, en tout cas le plus mystique des quatre qui dit quelque chose comme : « Plus j'aime l'humanité, moins j'aime les individus.» Ce qui ressemble beaucoup au credo des intégristes : « Plus j'aime Allah, moins j'aime mon prochain.» Et ce qui, traduit dans le langage de plus en plus paranoïaque des frileuses démocraties occidentales, donne à peu près ceci : « Plus je m'aime comme victime, plus ça me prend des coupables.» Ledoux a été libéré, la Couronne n'ayant pas de preuve à montrer.C'est un petit miracle en soi parce que, généralement, quand la machine s'emballe, preuve, pas preuve, elle en fabrique.BON SANG DE BON SENS \u2014 Gaétan Lucier, cet instituteur de Saint-Jean qui avait légèrement serré le bras d'une petite fille en la reconduisant à sa place, a été accusé de violence par la Direction de la protection de la jeunesse.Quand j'ai écrit la chronique, la DPJ n'avait pas encore porté d'accusation, « Mais c'est sûr, écrivais-je à ce moment-là, ils vont l'accuser de quelque chose ».C'est dans la logique mécanique de la machine DPJ, chaque pièce est entraînée par une autre qui à son tour, en entraîne une autre et ça ne peut pas s'arrêter.Regardez comme tout ça est plein de bon sens.On accuse M.Lucier de violence.Et en même temps on lève sa suspension.M.Lucier a retrouvé ses élèves hier matin, c'était son plus cher désir : prendre sa retraite (après 35 ans de service) debout dans sa classe.Je l'ai appelé pour lui demander comment il se sentait, il m'a dit je suis désolé, je ne peux pas vous parler.Comment ça ?Je n'en ai pas le droit ! Renseignements pris auprès d'un autre prof, M.Lucier aurait signé un papier dans lequel il s'engage à ne plus parler aux médias.Résumons-nous : on accuse un type d'être violent avec les enfants.Et on fait quoi ?On lui interdit d'approcher les enfants ?Pas du tout.On le réinstalle en lui interdisant de parler aux médias ! Trouvez pas ça comique ?Moi si.C'est pas les enfants qu'on veut sauver, ils ne sont d'ailleurs pas du tout menacés.On veut seulement sauver la face.Eh bien c'est raté.Pour terminer sur un tout autre sujet, mais pas forcément sans lien, on a déplâtré Ramon, mon chat nono qui se crissait des grands coups de patte de plâtre dans le front.Si je vous disais que je connais des gens qui en font autant ?Pierre Les deux accusés du rapt avorté d'un enfant restent derrière les barreaux CHRISTIANE DESJARDINS Au terme d'une enquête sur cautionnement qui a duré trois jours, le juge François Doyon a refusé, hier, de remettre Robert De Santis et Bernard Gastin en liberté.Les deux hommes sont accusés d'avoir planifié l'enlèvement du fils d'un homme d'affaires, un garçon de six ans, dans le but d'obtenir une rançon d'un million de dollars.Ils ont été arrêtés le jour prévu de l'enlèvement, soit le 25 avril, à proximité du lieu de résidence de l'enfant et de ses parents, à Laval.Gastin, qui a fait de hautes études en sociologie et en criminologie, mais qui travaillait dans une entreprise de rénovation au moment des faits, et De Santis, qui a exploité sa propre entreprise de réfrigération aux États-Unis avant de revenir s'établir au Québec il y a quelques années, font face à quatre accusations : complot d'enlèvement, tentative d'enlèvement, port de déguisement et possession d'arme prohibée, soit du gaz poivre.Un troisième suspect, un policier, est pour sa part en liberté puisqu'il ne fait l'objet d'aucune accusation pour l'instant.On ne peut guère en dire plus puisqu'une ordonnance de non-publication nous interdit de dévoiler les détails de cette ahurissante histoire.Hier, en rendant sa décision, le juge a signalé que même si les accusés n'avaient pas d'antécédents judiciaires, les circonstances de cette affaire justifiaient leur détention préventive.Les parents de la jeune cible de cet enlèvement n'ont pas manqué une minute de cette enquête sous cautionnement.Ils ont toutefois refusé d'émettre le moindre commentaire à leur sortie de la salle d'audience.Les accusés reviendront devant le tribunal le 20 juin prochain pour connaître la date de leur enquête préliminaire. 4LP0601A0525 A 6 jeudil, 25 mai 4LP0601A0525 ZALLCALL 67 01:34:22 05/25/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Île de Montréal Les médecins du Rocket pessimistes S'il s'en tire, il ne sera plus que l'ombre de lui-même ISABELLE HACHEY Le fragile état de santé de Maurice Richard est demeuré inchangé hier, et les médecins de l'Hôtel-Dieu ne savent toujours pas s'ils pourront sauver l'ancien hockeyeur.Une seule chose semble sûre : même s'il s'en tire, le célèbre Rocket ne sera plus que l'ombre de lui-même.« Il est certain que la condition de M.Richard est sévère et que ses chances de revenir comme il était avant sont, à toutes fins pratiques, nulles », a expliqué hier à La Presse le directeur des communications du Centre Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), Charles Meunier.« Même dans les meilleures conditions, il n'est plus question d'apparitions publiques, ce n'est plus possible.Maurice Richard, 78 ans, souffre d'une forme rare de cancer à l'abdomen, en plus d'être atteint de la maladie de Parkinson.Les médecins ont beaucoup de difficulté à bien doser le cocktail de médicaments administrés à M.Richard, dont l'état passe constamment de la léthargie à l'agitation.« Tout le monde est très inquiet, il n'y a pas d'illusions à se faire là-dessus », a dit M.Meunier.En raison de la lourde médication à laquelle il est soumis, M.Richard demeure très confus.Il ne parle pas et ne reconnaît pas ses proches.« Il n'est pas très conscient.Il peut avoir quelques petits moments de lucidité, mais c'est très bref, quelques secondes », a expliqué M.Meunier.Le légendaire hockeyeur est si faible qu'il n'est pas question, pour l'instant du moins, d'entreprendre des traitements pour éradiquer son cancer.Et même si son état s'améliorait, il faudra réfléchir avant de faire subir des traitements lourds et difficiles au Rocket.« Quel que soit le traitement contre le cancer, encore faut-il que le patient puisse en tirer profit », a expliqué M.Meunier, qui affirme que le Rocket pourrait éventuellement être atteint d'une « forme de sénilité » s'il s'en tire.« Les médecins et la famille vont devoir y penser à deux fois avant de faire quoi que ce soit.Et c'est normal.Pourquoi prolonger la vie de trois mois, par exemple, si le patient n'en est pas conscient ?» Par ailleurs, les médecins ont fait hier des radiographies du bassin et de la colonne vertébrale du Rocket, afin d'identifier les causes de ses fortes douleurs aux jambes.Ils supposent que l'ancien ailier du Canadien de Montréal s'est peut-être blessé quelques jours avant son entrée à l'hôpital, lorsqu'il a fait une chute à son domicile.Mince encouragement, M.Richard jouit d'une très forte constitution, et son coeur et ses poumons sont en parfait état.De plus, il s'était rétabli du cancer qui le rongeait en 1998, alors que plusieurs ne lui donnaient, à l'époque, que quelques mois à vivre.« Il faut faire attention à ce que l'on dit.Le monsieur est fait fort », a conclu M.Meunier.« Ce qui va peut-être déterminer la durée de vie de M.Richard, c'est la Providence et M.Richard lui-même.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Charles Meunier, directeur des communications du CHUM.Le CHUM demande une dérogation au plan de zonage Le centre hospitalier veut ajouter deux étages au centre de recherche du pavillon Masson ÉRIC TROTTIER Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) demande à la Ville une dérogation à son plan de zonage afin d'ajouter deux étages au centre de recherche du pavillon Masson de l'Hôtel-Dieu, rue Saint- Urbain, au nord de l'avenue des Pins.La requête fait actuellement partie des projets en affichage à l'hôtel de ville et elle doit être entendue prochainement par la Commission du développement urbain (CDU) de Montréal.Selon le porte-parole du CHUM, Charles Meunier, l'agrandissement du centre de recherche, au coût de huit millions, est nécessaire, même dans le contexte de la construction prochaine d'un méga-hôpital : « Nous devons agrandir, sans quoi nous allons perdre des chercheurs, car les locaux actuels sont trop petits pour leurs besoins », a-t-il expliqué hier.Mais les résidants de la rue Saint-Urbain, qui habitent dans des duplex et des triplex situés face à l'Hôtel-Dieu, ne voient pas la chose du même oeil.Il faut dire que la réglementation actuelle prévoit une hauteur maximale de neuf mètres à tous les immeubles de la rue Saint- Urbain.Le pavillon Masson, qui compte trois étages en ce moment, fera plus de 21 mètres, une fois les deux nouveaux étages terminés.« C'est deux fois plus que la norme ! Ça va complètement bloquer la vue qu'on a sur le mont Royal », dit Joël Zifkin, un voisin de l'hôpital.Selon lui, la qualité de vie des citoyens montréalais est une fois de plus remise en cause dans cette affaire.« Et puis, je ne comprends pas pourquoi ils veulent ajouter ces deux étages alors qu'ils prévoient construire un tout nouveau CHUM rue Saint-Denis dans quelques années », ajoute-t-il.Rappelons que le CHUM prévoit construire un super hôpital d'un milliard de dollars et 850 lits, à l'angle des rues Saint-Denis et Bellechasse.Cet hôpital doit être inauguré en 2006 et dès lors il accueillera tous les chercheurs du CHUM.« Le nouvel hôpital ne sera prêt que dans six ans, plaide le directeur de la planification stratégique du CHUM, Gaétan Lemay.On ne peut tout simplement pas bloquer toute la recherche pendant une si longue période, d'autant plus que la recherche est, pour ainsi dire, la locomotive du CHUM.» Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Michel Prescott, se demande pour sa part si la direction du CHUM a « vraiment tout fait » pour éviter l'ajout des deux étages.« A-t-on fait l'exercice de chercher, dans le secteur ou près des autres pavillons du CHUM, à l'hôpital Saint-Luc ou à Notre-Dame, des locaux qui pourraient répondre aux besoins des chercheurs d'ici à ce que tout le CHUM soit regroupé dans son nouvel hôpital de la rue Saint-Denis ?Moi, je suis persuadé qu'il y a amplement de locaux disponibles en location.» Gaétan Lemay soutient toutefois que louer des locaux coûterait plus cher que construire les deux étages.Les résidants de la rue Saint-Urbain et de ce quartier situé près du centre-ville ont jusqu'au 27 juin pour faire parvenir leurs commentaires sur ce projet au service du greffe de la Ville, qui fixera par la suite une date d'audiences devant la CDU.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND La Presse © Joel Zifkim devant l'immeuble abritant les chercheurs du CHUM.Avec ses deux nouveaux étages, ce bâtiment va complètement bloquer la vue du mont Royal aux résidants de la rue Saint-Urbain, près de l'avenue des Pins.Têtes d'affiche Andrée Dion, travailleuse sociale au CLSC Hochelaga-Maisonneuve, est la lauréate du prix d'excellence du fonds Simone-Paré de l'École de service social de l'Université Laval.Ce prix lui a été décerné en signe d'appréciation du caractère novateur de son projet pour favoriser le développement affectif et social des filles lors de leur transition entre l'école primaire et secondaire.Ce projet, dit « Filles de coeur », a été instauré par cette travailleuse sociale en mettant à contribution les mères et les enseignants des filles qui y participent.n n n Marie Lacroix La campagne corporative de financement de la Société canadienne de l'hémophilie, qui s'est tenue sous la présidence d'honneur de l'ex-premier ministre du Québec Daniel Johnson, a permis de rec u e i l l i r 177 000 $.Parmi les donateurs, la Banque Royale, représentée par Marie Lacroix, vice-présidente pour la région centre-ville, a présenté un don de 10 000 $.n n n Vingt-sept jeunes scientifiques québécois sont revenus de l'Exposciences pancanadienne qui s'est tenue à l'Université Western Ontario avec des prix.Alexis Lussier- Desbiens, de la Mauricie, a remporté une médaille d'or pour un projet en ingénierie, et deux autres prix ; Alexander Blank, de Montréal a également reçu une médaille d'or pour un projet en biotechnologie et un prix en communication scientifique.Des médailles d'argent sont allées à Romina Perri, de Montréal (en plus de deux autres prix) ; à David Laflamme, de l'Estrie (ayant gagné également trois prix, dont le Manning Innovation Achievement Award) ; à Jérôme Demers, également de l'Estrie ; à Leah Blank, de Montréal ; à David Bouchard et Caroline Briand, du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean, et à Jean-Philippe Demers, de la Montérégie.n n n Daniel Boulais Une campagne promotionnelle des petits gâteaux Vachon (Culinar) a permis à Daniel B o u l a i s , d e Culinar, de remettre 23 000 $ à Claude Meunier, porte-parole de la « Ligne parents », un centre d'intervention téléphonique traitant de problèmes de discipline, d'éducation et de mésententes avec des adolescents.n n n Pour une deuxième année consécutive, la firme Les promotions Atlantiques a réalisé un doublé au Salon international des inventions, des techniques et produits nouveaux de Genève, en remportant la médaille d'or pour un éplucheur d'ail (Starfrit), ainsi que la médaille d'argent pour un balai à feuille de type trois en un.n n n Gilles Simard La fondation de l'Hôtel-Dieu de Sorel tient une série d'activités de financement à compter de demain, alors que sera offerte une croisière (départ de la marina de Saurel, 155, chemin de la Rive, Sorel- Tracy).Un bazar nautique aura lieu samedi (midi à 19 h) et un concours d'adresse nautique est prévu pour dimanche.C'est sous la présidence d'honneur de Gilles Simard, homme d'affaires et philanthrope, que se tiendront ces activités, toujours à la marina de Saurel (nom d'origine de la ville en voie de fusion avec sa voisine).Renseignements : (450) 746-6003.n n n Le tournoi de golf de la Fondation à l'employabilité, organisé en collaboration avec le groupe Riccardi, se tiendra le mercredi 21 juin au club de golf de Verchères (250, montée du Moulin) et permettra au golfeur qui pourra faire « un trou d'un coup » de remporter une automobile Honda.Coût : 115 $ (forfait), 50 $ pour le souper seulement (75 $ pour le golf seulement).Renseignements : 721-0351.La Fondation à l'employabilité soutient une quarantaine d'organismes communautaires qui offrent des services aux personnes qui veulent intégrer ou réintégrer le marché du travail.n n n Nomination de Jean-Pierre Côté, actuellement directeur général du service des bibliothèques de l'Université de Montréal, au poste de directeur général de la direction générale des bibliothèques de l'Université de Montréal, poste qu'il assumera à compter du 1er juin.n n n Le Parrainage civique Montréal tiendra son gala annuel pour consacrer ses bénévoles de l'année, mardi, à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie (3535, rue Saint-Denis).n n n Marchethon de l'Association québécoise de la fibrose kystique, dimanche.Départ du parc Maisonneuve à 10 h, des activités familiales étant prévues sur le site.Renseignements : 877-6161 ou 1-800-363-7711.n n n Marche des quatre pattes, de la SPCA Montérégie (Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux), dimanche, au parc de la Voie maritime à Saint-Lambert, à compter de 10 h (route 132, sortie 6, rue Notre-Dame).Coût : 25 $ par c o u p l e .Renseignements : (450) 465-0967.Café et beignes gratuits, tirages, etc.n n n Tours d'avion, samedi (remis à dimanche en cas de mauvais temps), offerts par l'Association des pilotes de Mascouche.Les profits de l'activité seront remis à la Maison des jeunes de Mascouche.Coût : 20 $.Renseignements : (450) 966-9290.Un magicien et des maquilleurs seront sur place pour amuser les enfants.L'événement se déroule à l'aéroport de Mascouche (3475, chemin de l'Aéroport, sortie 44 de l'autoroute 640), à compter de 10 h.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 4LP0702A0525 a07jeudi 4LP0701A0525 ZALLCALL 67 01:36:06 05/25/00 B Actualités LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 R A 7 Plutonium militaire: la Commission de l'environnement de la CUM dit non Un dernier hommage à Émilie Gamelin CLAUDE-V.MARSOLAIS La fondatrice de la communauté des soeurs de la Providence, mère Émilie Gamelin, recevra un dernier hommage officiel aujourd'hui alors que le maire Pierre Bourque, le cardinal Jean-Claude Turcotte et la supérieure générale des soeurs de la Providence, soeur Gloria Keylor, procéderont au dévoilement d'un monument à l'intérieur de l'édicule du métro Berri-UQAM, rue Sainte- Catherine (à l'angle de la rue Berri), qui veut rappeler la mémoire de la fondatrice et l'emplacement du premier couvent de la communauté.Née Tavernier, Émilie Gamelin que l'on décrit comme la mère (supérieure) du travail social au Québec a vécu à Montréal de 1800 à 1851.Mariée puis devenue veuve à l'âge de 27 ans, elle a décidé de consacrer le reste de sa vie aux démunis en ouvrant un refuge à l'intersection des rues Saint-Hubert et Sainte-Catherine.Elle a aussi fondé l'Oeuvre de la soupe, qui a permis aux soeurs de la Providence de distribuer gratuitement des millions de repas aux sans-abri pendant plus d'un siècle, de 1843 à 1962.C'est le sculpteur et ex-caricaturiste du Soleil, Raoul Hunter, qui a été choisi pour réaliser le monument, lors d'un concours lancé en février 1998 par la Ville de Montréal.L'artiste a décidé de représenter mère Gamelin en marche, les mains tendues vers autrui dans une attitude d'action et de compassion.L'idée de rappeler le souvenir de la fondatrice des soeurs de la Providence en érigeant un monument grandeur nature en plein centre de l'ex-square Berri avait suscité beaucoup de controverse il y a trois ans.En effet, le concepteur de la grande place de style postmoderne, l'architecte Melvin Charney, avait été indigné par la décision de l'administration Bourque-Eloyan qui dénaturait son concept original.Rappelant que la Ville de Montréal s'était engagée par contrat en 1992 à garantir l'intégralité de la place pendant 25 ans, il avait alors menacé de poursuivre l'administration municipale.De nombreux architectes, directeurs de musée et même la directrice du Centre canadien d'architecture, Phyllis Lambert, avaient exprimé leur mécontentement au maire Bourque.Finalement, une entente était intervenue entre la Ville et la STCUM afin de loger le monument à l'intérieur de l'édicule du métro.La Ville a engagé des frais de 17 900 $ pour l'organisation du concours public qui a mené à la réalisation du monument.HUGO DUMAS Pour éviter les accidents nucléaires graves, le Canada doit complètement fermer ses portes à l'entrée du MOX (Mixed oxyde fuel), un puissant combustible qui contient du plutonium d'origine militaire, peu importe qu'il arrive au pays par avion, par camion ou par bateau.La Commission de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) fera cette recommandation au comité exécutif du 21 juin.Le gouvernement fédéral doit donc surseoir complètement à son projet de brûler du plutonium militaire russe et américain dans ses réacteurs CANDU, estime la commission.En novembre, Ottawa a autorisé Énergie atomique du Canada à importer du plutonium de Russie et des États-Unis pour effectuer des tests à Chalk River, à 150 km au nord-ouest d'Ottawa.Le 14 janvier, un hélicoptère a déjà transporté un échantillon de MOX américain dans les laboratoires ontariens, malgré les vives protestations des écologistes.La combustion du MOX provenant de vieilles ogives nucléaires est perçue par le gouvernement canadien comme une solution au désarmement.Si les tests de Chalk River sont concluants d'ici trois ans, Énergie atomique du Canada pourrait alimenter au MOX les réacteurs CANDU de la centrale d'Hydro-Ontario de Bruce, en bordure du Lac Huron.Dans ses recommandations, la commission souligne que le projet du gouvernement canadien n'a jamais été soumis à la consultation publique et que le transport du plutonium, par avion, a déjà été banni aux États-Unis.Selon la CUM, le Canada a offert aux Russes et aux Américains de « prendre charge de 100 tonnes de plutonium militaire, provenant du démantèlement d'ogives nucléaires et transformées préalablement en un combustible mixte (MOX) ».« Le transport de combustible MOX augmente les risques d'accident impliquant du plutonium et les risques de vol de plutonium par des terroristes », peut-on lire dans les recommandations de la commission.La commission cite également une étude de l'Institut du contrôle nucléaire qui indique que le taux de mortalité rapide et le nombre de cancers grimperaient de façon substantielle si un accident avec le MOX survenait.De plus, comme la centrale nucléaire de Bruce et les laboratoires de Chalk River sont situés dans le sens des vents dominants vers Montréal, la concentration des fines particules radioactives pourrait être très importante dans la région.Le policier Saint-Germain n'avait pas d'excuse, selon un témoin expert CHRISTIANE DESJARDINS La nuit de l'accident qui a coûté la vie à ses quatre collègues passagers, le policier Marc Saint-Germain conduisait sur une chaussée sèche, la visibilité était bonne, l'éclairage était suffisant, et la signalisation routière était fort explicite sur la configuration de la route.C'est ce qu'est venu dire, hier, l'agent Michel Hotte, expert en reconstitution de scènes de collision à la Sûreté du Québec, et premier témoin présenté par la Couronne, au procès de Saint-Germain.Rappelons que le policier de 32 ans (il en avait 26 au moment des faits) est accusé de négligence criminelle ayant causé la mort, conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort, et conduite dangereuse ayant causé la mort.Saint-Germain, qui conduisait une voiture banalisée de la police, est le seul à être sorti vivant du terrible accident qui s'est produit le 27 octobre 1994, dans une bretelle d'accès à l'autoroute 55, à Trois-Rivières- Ouest.jb Juste avant d'appeler son premier témoin, le procureur de la Couronne, Me Yvon Lefebvre, a résumé la preuve qu'il entend présenter au procès.Celle-ci sera divisée en trois grands thèmes, a-t-il expliqué : la scène de la collision, le milieu hospitalier, et la soirée de fête qui a précédé la collision.Il entend présenter 35 témoins.Me Lefebvre a par la suite expliqué que Saint-Germain et les quatre victimes se trouvaient à l'époque à l'Institut de police de Nicolet depuis le 17 octobre, pour suivre un cours de formation de technicien en alcootest.Saint-Germain, alors agent de la SQ affecté à la sécurité routière dans la région de Montréal, y était plus particulièrement à titre d'observateur, puisqu'il envisageait de devenir instructeur dans la manipulation de l'alcootest.Dans la soirée du 26 octobre, plusieurs policiers se sont rendus au restaurant Le Louisiane de Trois-Rivières, pour fêter la fin des cours, qui avait lieu le 28 octobre.De la bière et du vin ont été consommés, a expliqué Me Lefebvre.Plus tard dans la soirée, une partie du groupe s'est déplacée à la discothèque de l'Université du Québec à Trois-Rivières, puis est revenue au restaurant.Vers 2h20, Marc Saint-Germain, Serge Arsenault, Alexandre Pucar, Denis Tremblay et Yves Bossé ont quitté le restaurant ensemble pour rentrer à l'Institut de police.L'accident s'est produit à 2 h 30.À l'amorce d'une courbe, a poursuivi Me Lefebvre, le véhicule Pontiac 6000 conduit par Saint- Germain a quitté sa voie, traversé un terre-plein et percuté un semiremorque qui roulait dans une autre voie.Le passager avant droit et les trois qui étaient assis à l'arrière sont morts sur le coup.Saint-Germain, qui ne souffrait que de blessures mineures, a été transporté à l'hôpital Sainte-Marie de Trois-Rivières, où on lui a fait des prélèvements sanguins pour vérifier son taux d'alcoolémie.« Je vous préviens, votre tâche ne sera pas facile, a dit Me Lefebvre aux jurés.Mais vous verrez que le seul verdict possible en est un de culpabilité.» PHOTO MARC CHAMBERLAND, La Presse Marc Saint-Germain (à droite).La Presse © Des Rock Machine ont causé pour près de 20 000 $ de dommages dans une section de la prison Rivière-des-Prairies, samedi dernier.Hells et Rock Machine s'affrontent dans un fourgon de la police JEAN-PAUL CHARBONNEAU La guerre que se livrent des sympathisants des Hells Angels et des Rock Machine à l'intérieur des murs de la prison de Rivière-des- Prairies s'est poursuivie, hier matin, dans un autobus converti en fourgon cellulaire du ministère de la Sécurité publique, durant le trajet pour aller au palais de justice de Montréal.Ce fourgon pouvant contenir 32 passagers était occupé par 19 prévenus : neuf sympathisants des Rock Machine étaient dans une section entourée d'un grillage.Les 10 autres, dont quelques sympathisants des Hells Angels, se trouvaient en arrière.Ils étaient accompagnés de deux gardiens affectés au bloc cellulaire du palais de justice.Le fourgon était escorté d'un véhicule avec deux agents à bord.En montant dans le fourgon, les Rock Machine ont commencé à invectiver les autres détenus.Une assistance policière a été réclamée et des autos du SPCUM ont commencé à arriver à l'angle du boulevard Henri-Bourassa et de l'autoroute 25.À un certain moment, des Rock Machine ont réussi à enfoncer le grillage pour aller tabasser des passagers se trouvant dans l'autre partie du véhicule.La situation a été rapidement maîtrisée par les gardiens.Lorsque le fourgon est arrivé au palais de justice, plusieurs policiers de la CUM étaient sur place, mais ils n'ont pas eu à intervenir.Toutefois, deux détenus auraient été blessés.Les Rock Machine qui ont semé la pagaille dans le fourgon était de ceux qui ont causé pour près de 20 000 $ de dommages samedi dans une section de la prison de Rivière-des-Prairies où sont gardés des membres et des sympathisants des deux bandes rivales.Comme ce fut le cas à la fin d'avril, des tabourets vissés au plancher avec des boulons ont été arrachés et lancés dans des vitres.Le syndicat des agents de la paix réclame des Services correctionnels que les détenus provenant de ces groupes ennemis soient dorénavant complètement séparés afin d'éviter tout autre affrontement. 4LP0801A0525 A 8 jeudi, 25 mai 4LP0801A0525 ZALLCALL 67 01:32:22 05/25/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Le bandit cravaté croqué sur le vif MARCEL LAROCHE Les policiers de la CUM soupçonnent un « bandit à cravate » d'être l'auteur d'au moins six vols qualifiés survenus depuis une quinzaine de jours dans des dépanneurs ou des stations-service du nord de Montréal.Le mystérieux voleur qui fait courir les enquêteurs du Centre opérationnel Nord du SPCUM a été capté sur le vif par une caméra de surveillance lors d'un hold-up le 10 mai dans un dépanneur Couche-Tard du quartier Saint-Michel-Ouest, à Montréal.Le bandit à l'allure d'un homme d'affaires, portant complet et cravate, se présente dans le commerce et attend patiemment le moment propice pour passer à l'action.Dès qu'il constate qu'il est seul avec le commis, il l'aborde en douceur en lui réclamant le contenu du tiroir-caisse.Et pour démontrer tout le sérieux de ses propos, le suspect simule une arme de poing dissimulée dans un étui accroché à sa ceinture.Après avoir fait main basse sur l'argent, le voleur quitte en vitesse le dépanneur et s'enfuit à bord d'une grosse voiture de marque Lincoln de couleur beige.Le suspect âgé d'environ 55 ans, cheveux gris et portant des lunettes, mesure 1,73 m, pèse 77 kilos et s'exprime en français.En plus des six vols qu'il est soupçonné d'avoir commis, le bandit aurait utilisé le même modus operandi pour dévaliser un commerce à Laval.Toute information pouvant conduire à l'identification et l'arrestation de cet individu peut être transmise en toute confidentialité au sergent-détective Martin Bertrand, du Centre opérationnel Nord du SPCUM, (514) 280-2300, ou encore à Info-Crime, au (514) 393-1133. 4LP0901A0525 A-9 jeu 25 mai 4LP0901A0525 ZALLCALL 67 10:50:34 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 A 9 Actualités La bactérie E.coli frappe en Ontario: quatre morts La pire éruption jamais vue au Canada fait des centaines de malades Presse Canadienne WALKERTON, Ontario Au moins quatre personnes sont décédées hier dans la petite ville de Walkerton, au sud-ouest de l'Ontario, à la suite de ce qu'un responsable de la santé a qualifié de pire flambée de bactérie E.coli au Canada.Le quatrième décès est celui d'une personne âgée, rapportait hier soir Radio-Canada.Le décès n'a pu être confirmé par les autorités hospitalières de Walkerton.Plus tôt dans la journée, deux adultes et un enfant étaient décédés de complications associées à la bactérie.Au moins trois autres enfants, particulièrement vulnérables à cette bactérie potentiellement mortelle, se trouvaient hier dans un état critique au London Health Sciences Centre.Deux d'entre eux étaient sous dialyse, après que leurs reins eurent cessé de fonctionner.Des centaines d'autres personnes souffrent des symptômes associés à l'Escherichia coli : diarrhée, crampes, nausées et fièvre.Cependant, seulement 20 personnes étaient toujours hospitalisées.Le docteur Murray Mc Quigge, responsable de la santé pour la région, a indiqué que l'approvisionnement en eau de la ville était toujours « fortement contaminé » par la bactérie.Cette contamination pourrait s'être produite le 12 mai, à la suite d'une violente tempête ayant provoqué des inondations dans la région.Décelée mardi dans les puits de Walkerton, la bactérie représente toujours une menace pour ses 5000 habitants.« Il n'y a jamais rien eu de tel au Canada avant, ni de cette ampleur.Jamais ! » a affirmé le Dr Mc Quigge.L'épidémie a rendu tellement de gens malades que les écoles et les garderies locales sont demeurées fermées hier.Les autorités ont été alertées vendredi dernier par un pédiatre de la ville voisine d'Owen Sound, qui avait eu à soigner deux cas de diarrhée grave, référés par une clinique médicale de Walkerton.Les services publics de la municipalité ont assuré aux autorités que l'approvisionnement en eau était sûr, a dit le Dr Mc Quigge.Mais son bureau a quand même avisé dimanche les résidants de faire bouillir leur eau.Certains résidants se plaignent que l'avertissement a été émis trop tard.Depuis lundi, 160 personnes se sont rendues à l'hôpital pour se faire soigner, et 500 autres ont téléphoné aux hôpitaux pour obtenir des conseils médicaux.Le maire de la ville a promis d'instituer une enquête sur l'origine du problème, une fois que les résidants seront hors de danger immédiat.Les responsables régionaux de la santé tentaient toujours hier de déterminer la cause de l'éclosion de la bactérie E.coli dans cette région d'exploitations agricoles.Des humains pourraient être entrés en contact avec des animaux porteurs de la bactérie, ou l'avoir contractée d'autres personnes, par contact de la main à la bouche.La bactérie E.coli a provoqué une infection mortelle chez un bébé et deux adultes de Walkerton, en Ontario et une centaine de personnes ont été contaminées.Chronologie: - PC 12 mai - une tempête frappe le sud de l'Ontario; on pense que le ruissellement de surface aurait contaminé l'approvisionnement en eau.12 au 15 mai - les résidants sont exposés pour la première fois à la bactérie, probablement en buvant de l'eau.17 mai - les premiers symptômes apparaissent; les patients se plaignent de diarrhée, vomissements, crampes et fièvre.20 mai - deux cas de diarrhée grave sont signalés aux autorités; l'hôpital traite plus de 20 cas et reçoit des dizaines d'appels à propos des mêmes symptômes.21 mai - les responsables de la santé reçoivent confirmation de la contamination à la bactérie E.coli et avisent les habitants de faire bouillir leur eau.23 mai - les autorités rapportent que 160 personnes ont été soignées à l'hôpital, que 500 personnes ont appelé, se plaignant des mêmes symptômes.Le docteur Murray Mc Quigge, responsable de la santé, affirme qu'il s'agit de la pire épidémie d'E.coli de l'histoire du Canada.24 mai - un bébé, une femme âgée et un adulte meurent d'une infection due à la bactérie E.coli; au moins trois enfants sont dans un état critique, et 20 autres sont hospitalisés.PHOTO PC Deux cyclistes faisaient provision d'eau fraîche à Walkerton, en Ontario, hier.Des milliers de litres d'eau ont été donnés par les commerçants locaux pour tenter de contrer les méfaits de la bactérie E.coli.Le Canada ne perd pas de cerveaux, tranche Statistique Canada JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA Ce qu'on a appelé l'exode des cerveaux n'existe pas, a tranché Statistique Canada, hier, au moyen d'une étude fouillée sur le sujet.En fait, il y a bel et bien une fuite de personnel qualifié vers les États-Unis, mais ce déficit est largement compensé par l'immigration.« Pour chaque diplômé universitaire qui émigre aux États-Unis, quatre diplômés universitaires de l'étranger immigrent au Canada », indique Statistique Canada.« Le nombre d'immigrants ayant une maîtrise ou un doctorat qui arrivent au Canada, poursuit l'agence fédérale, équivaut au nombre de diplômés universitaires canadiens de tous les niveaux qui quittent vers les États- Unis.» Cette étude confirme les propos du premier ministre Jean Chrétien, qui affirmait l'année dernière, alors que la controverse sur le sujet faisait rage au pays, que le Canada gagnait plus de cerveaux qu'il n'en perdait.Statistique Canada estime que, depuis le début des années 90, environ 10 000 diplômés quittent le pays chaque année pour les États-Unis.En retour, le Canada accepte annuellement 39 000 diplômés de l'étranger, dont 11 000 étaient détenteurs d'une maîtrise ou d'un doctorat.Le chercheur responsable de l'étude, Robert Couillard, a expliqué qu'il n'avait pas pu compiler de données province par province, en raison de la complexité des sources d'information.L'apport des immigrants diplômés a même été crucial dans le secteur de l'informatique.De 1991 à 1996, le nombre d'emplois dans ce secteur est passé de 124 000 à 163 000.Les immigrants arrivés depuis 1990 constituaient près du tiers de cette augmentation de 39 000 emplois.« Il est clair que les immigrants récents représentent maintenant un volet important de l'expansion de l'emploi en technologie de pointe et qu'ils contribuent à la demande élevée de travailleurs dans ce secteur », souligne l'étude.Question salaire, les informaticiens immigrants gagnent moins que leurs collègues de souche.« Selon les projections, cependant, les gains des informaticiens immigrants pendant toute leur carrière étaient de 1 % seulement inférieurs à ceux de leurs homologues canadiens.» Mais, malgré la contribution des immigrants, le Canada perd quand même des citoyens qu'il a formés dans ses meilleures écoles.Ainsi, 49 % des personnes qui ont immigré vers les États-Unis entre 1994 et 1999 étaient détenteurs d'un diplôme universitaire, comparativement à 12 % de la population canadienne.Les particuliers ayant un revenu supérieur à 150 000 $ par année ont tendance à quitter le Canada dans une proportion de sept pour un en comparaison avec les contribuables à revenus moyens.Au cours de la décennie des années 90, le nombre total des personnes qui ont émigré vers les États-Unis a oscillé entre 22 000 et 35 000, ce qui représente 0,1 % de la population canadienne, un taux moindre qu'au cours des décennies précédentes.Jusqu'à 100 $ de rabais LE CHARMEUR BEAUTYSLEEP EVASION Simple 50 $ de rabais Double 60 $ de rabais Grand 75 $ de rabais Très Grand 100 $ de rabais À partir de 169$ À partir de 199$ CHIRO POSTURE BEAUTYSLEEP EMOTION PLUS À partir de 199$ À partir de 299$ ROYALE ULTIMA BEAUTYREST DELUXE À partir de 269$ À partir de 449$ POSTUREPEDIC BEAUTYSLEEP IRIS Hi-LOFT À partir de 299$ À partir de 499$ LA SALLE BEAUTYREST SUPREME À partir de 369$ À partir de 599$ TRADITION W.C.DUAL COMFORT À partir de 499$ À partir de 799$ 4LP1099A0525 A-10 JEUDI g n ral 4LP1099A0525 ZALLCALL 67 10:51:12 05/25/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Restreindre ou pas l'usage de la trop coûteuse pompe cardiaque mécanique?JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La pompe cardiaque mécanique pourrait améliorer le sort ou sauver la vie de centaines de patients québécois souffrant d'insuffisance cardiaque, mais elle est aussi extrêmement coûteuse et ne devrait être utilisée que de façon très limitée.C'est ce que soutient le Conseil d'évaluation des technologies de la santé du Québec (CETS) dans un rapport rendu public cette semaine \u2014 un document qui risque de susciter un important débat éthique dans le réseau de la santé.Utilisé depuis six ans en Europe, le dispositif d'assistance ventriculaire gauche \u2014 nom véritable de la pompe \u2014 permet à des gens en attente d'une transplantation cardiaque de reprendre une vie normale, malgré la détérioration avancée de leur coeur.Introduite par voie chirurgicale dans l'abdomen du patient, la pompe relie le ventricule gauche et l'aorte ascendante.Un fil électrique passant à travers la peau rattache l'appareil à une console portative et à une pile portées à la ceinture ou en bandoulière, ce qui permet au patient de conserver son autonomie.Au Québec, seule une poignée de patients de l'hôpital Royal Victoria a bénéficié jusqu'ici de cette nouvelle technologie, grâce à un financement privé de 400 000 $.L'implantation d'une pompe cardiaque coûte en effet très cher : 138 000 $ pièce, dont 90 000 $ pour l'appareil lui-même.Suivant l'exemple de la France et de l'Oregon, le CETS suggère qu'on l'utilise uniquement comme « pont » vers une transplantation, pour des patients dont l'état requiert une intervention d'urgence et pour lesquels aucun coeur humain n'est disponible.Autrement dit, pas question de se servir de la pompe comme d'une solution de rechange permanente à la transplantation.Dans ces conditions, compte tenu du faible nombre de coeurs disponibles au Québec \u2014 entre 30 et 50 par année \u2014, à peine une dizaine de pompes seraient implantées annuellement, à un coût estimé de 1,5 million.Si on implantait l'appareil aux 1500 Québécois souffrant d'insuffisance cardiaque qui pourraient en tirer profit, le coût bondirait à 570 millions par année après 12 ans, compte tenu des frais de remplacement périodique des pompes.C'est 100 millions de plus que le budget actuel du Centre universitaire de santé Mc Gill ! Même s'ils sont conscients des coûts astronomiques associés aux pompes cardiaques, les médecins n'en sont pas moins confrontés à des dilemmes déchirants.« J'ai vu des jeunes de 18 ou 23 ans mourir parce qu'on n'était pas prêts financièrement à leur implanter une pompe, rapporte le Dr Daniel Doyle, président de l'Association des chirurgiens cardiovasculaires et thoraciques du Québec.C'est dur pour l'éthique ! » « Le fait qu'on dispose de ressources limitées et qu'on doive quelquefois refuser de procéder à des interventions avantageuses pour les patients pour des raisons économiques sera extrêmement difficile à accepter », peut-on d'ailleurs lire dans le rapport du CETS, qui plaide pour un débat public ouvert sur la question.« C'est une technologie qui permet de prolonger de façon mécanique une fonction ventriculaire complètement hypothéquée, ajoute le président du CETS, le Dr Renaldo Battista.Il faut se demander jusqu'où on est prêt à aller pour prolonger une vie humaine.» Le CETS recommande que l'implantation des pompes se fasse au début dans un seul hôpital \u2014 une suggestion qui, si elle est appliquée, pourrait faire plusieurs mécontents.Quatre établissements (Institut de cardiologie de Montréal, Royal Victoria, CHUM et hôpital Laval) seraient en effet en mesure d'exercer cette responsabilité.Le Réseau québécois de cardiologie tertiaire, créé il y a deux semaines à peine par la ministre de la Santé, Pauline Marois, examinera l'applicabilité des recommandations du CETS.Quant au ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Jean Rochon, il a commandé une nouvelle étude au CETS, sur les enjeux éthiques et socioéconomiques de l'utilisation des nouvelles technologies de la santé, a indiqué son attachée de presse, Sylvie Parent.Les rapports devraient être produits à l'automne, peut-être à temps pour le débat sur l'avenir du système de santé annoncé par Mme Marois. 4LP1199A0525 A-11 jeu 25 mai 4LP1199A0525 ZALLCALL 67 10:51:45 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 R A 11 La pitoune, le zipper et autres manèges appartiennent au passé ÉRIC TROTTIER La Ville de Montréal a fait un pas de plus pour se départir de la pitoune, du zipper et des autres manèges qui ont fait la gloire passée de La Ronde.Le comité exécutif de la Ville a confié hier matin au directeur général Guy Coulombe le soin de négocier l'embauche d'une firme spécialisée dans la vente de tels actifs.« Il s'agit de la première étape en vue de vendre La Ronde, a déclaré le président du comité exécutif, Jean Fortier.Nous tenons à embaucher une firme spécialisée parce que le travail (consistant à trouver un acheteur capable de prendre en main et développer le parc thématique) est complexe.Nous devrons par exemple négocier avec des acheteurs provenant des quatre continents ; nous n'avons certainement pas le temps de faire ça nous-mêmes.» M.Fortier a dit que, pour l'instant, une demi-douzaine de groupes se montrent intéressés par les actifs de La Ronde.La Ville évalue que ces actifs valent entre 30 et 60 millions de dollars.Il souhaite qu'un accord soit conclu d'ici l'automne.« Le projet qu'on nous proposera sera jugé au prix, mais aussi au mérite, a-t-il poursuivi.Ceux qui achèteront La Ronde devront non seulement poursuivre les activités du parc thématique, mais nous espérons qu'ils sauront en faire un parc de catégorie mondiale, qui va créer de l'emploi, mais aussi attirer des touristes.» M.Fortier a refusé d'identifier les groupes intéressés par les actifs de La Ronde.Il a précisé que les frères Reichmann, de Toronto, qui rêvent de créer un Technodôme dans le port de Montréal, n'ont « pas directement » approché la Ville au sujet de La Ronde.Avant de signer un acte de vente, la Ville va d'autre part s'assurer que les futurs propriétaires vont encourager la tenue du festival des feux d'artifices, précise le président du comité exécutif.Jean Fortier exclut enfin que le fond du terrain (et donc, une partie de l'île Sainte- Hélène) soit cédé par la Ville ; il dit toutefois que l'on pourrait signer un bail à long terme (30 ans).Cette vente n'est pas sans éveiller quelques craintes chez les plus nostalgiques, à commencer par le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Michel Prescott, qui, alors tout jeune, a lui-même travaillé sur le site de l'Expo 67.« À mon avis, il y a quelques éléments qui devraient être préservés à tout prix, notamment le village canadien.D'une certaine manière, il fait maintenant partie du patrimoine montréalais », a dit M.Prescott.Le chef du RCM insiste surtout sur le fait que la Ville doit rester propriétaire du terrain.« C'est un bien public construit à grands frais et ce n'est pas nécessaire de le vendre pour que le privé puisse exploiter La Ronde.La Ville doit garder le contrôle sur ce site exceptionnel, qui doit déjà faire saliver maints promoteurs immobiliers.» Demande de renseignements n La police de la CUM se perd toujours en conjectures quant aux circonstances entourant le meurtre de Christian Vézina, dont le cadavre a été découvert le 12 mai à l'arrière du 5369, rue Clark, à Montréal.L'autopsie pratiquée sur le corps de l'homme de 34 ans a démontré qu'il avait été battu à mort.Technicien en production de films publicitaires, Vézina vivait dans un appartement de la rue de Gaspé et n'était pas connu des services policiers.L'enquête menée par la section des homicides du SPCUM, a révélé que la victime a été aperçue en début de soirée du 12 mai dans un bar de la rue Clark.Son corps devait être découvert quelques heures plus tard derrière ce commerce.Tout renseignement susceptible de faire progresser l'enquête peut être transmis à la section des homicides, au (514) 280-2052, ou encore à Info-Crime, au (514) 393-1133.Christian Vézina 4LP1299A0525 A-12 JEUDI g n ral 4LP1299A0525 ZALLCALL 67 10:52:10 05/25/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Le bouche-à-bouche n'est pas toujours essentiel dans les minutes qui suivent un arrêt cardiaque ANDRÉ PRATTE Quelqu'un vient de s'effondrer sous vos yeux.Il ne respire plus.Vous composez le 9-1-1.En attendant l'arrivée des ambulanciers, on vous propose de tenter des manoeuvres de réanimation, c'est-àdire des compressions du thorax et la respiration artificielle.Comme bien des gens, malgré la gravité de la situation, vous hésitez.Le bouche-à-bouche ?À un inconnu ?Et puis, à cause justement de la gravité de la situation, ce qu'on vous explique au téléphone paraît bien compliqué.Une étude publiée ce matin dans le New England Journal of Medicine indique que dans de telles circonstances, il serait préférable de suggérer au témoin de faire un massage cardiaque, sans lui parler de la respiration artificielle.On augmenterait ainsi les chances de voir ce témoin tenter l'intervention.« La respiration artificielle est la partie la plus difficile à expliquer dans la technique de réanimation cardiorespiratoire, a expliqué à La Presse le principal responsable de cette étude, le biostatisticien Alfred Hallstrom, de l'Université de Washington.Même lorsque vous avez le temps de l'expliquer, ce qui souvent n'est pas le cas, les gens ont du mal à comprendre comment faire.» Selon la recherche menée à Seattle dans 570 cas d'arrêts cardiaques, les compressions thoraciques administrées sans respiration artificielle ont permis la survie de 15 % des patients, contre 10 % pour la procédure complète de réanimation cardiorespiratoire (RCR).Dans tous ces cas, le premier intervenant n'avait aucune formation particulière en réanimation.Au hasard, la centrale téléphonique du 9-1-1 donnait à cette personne soit les instructions conformes à la méthode traditionnelle, soit les seuls renseignements relatifs au massage cardiaque.Les chercheurs ont constaté que dans 38 % des cas de RCR traditionnelle, les instructions n'avaient pu être fournies au complet avant l'arrivée des ambulanciers (particulièrement rapide à Seattle).Par contre, les instructions ont pu être données au complet dans 81 % des cas où seules les compressions thoraciques étaient suggérées.Cette étude, il est important de le souligner, ne remet pas en cause la nécessité de fournir de l'oxygène à une victime d'arrêt cardiorespiratoire.L'oxygène sera rapidement nécessaire, de même que la défibrillation du coeur.Cependant, dans la plupart des cas, il semble que l'oxygène n'est pas absolument essentiel dans les cinq ou six minutes après l'arrêt cardiaque.À Urgences Santé Les résultats de M.Hallstrom, de même que ceux d'autres recherches récentes, devraient amener à court terme des modifications aux lignes directrices sur la réanimation d'urgence édictées par l'American Heart Association et, au Québec, par la Fondation des maladies du coeur du Québec.À Urgences Santé, sur quelque 2000 cas d'arrêts cardiorespiratoires survenus devant témoin en 1999 dans la région de Montréal, on a pu donner des directives à un témoin dans seulement 40 % des cas.Dans les autres cas, les circonstances ne se prêtaient pas à de telles directives, ou bien le témoin a refusé ou a été incapable de recevoir les conseils en question.« Si les protocoles sont simplifiés, nous allons probablement réussir à augmenter la proportion de cas où nous pouvons donner les directives, donc influencer le taux de survie », a soutenu Claude Denis, responsable du module d'assurance de la qualité à Urgences Santé.Le docteur Alphonse Montminy, urgentologue à l'hôpital Charles- Le Moyne, suit ce dossier pour la Fondation des maladies du coeur.Il a indiqué hier à La Presse dans quel sens la Fondation modifiera ses lignes directrices : « Lorsqu'une personne ne connaît pas la réanimation, il est préférable qu'elle fasse seulement un massage plutôt que rien du tout.Mais lorsqu'une personne connaît bien les manoeuvres, nous recommandons qu'elle fasse la réanimation usuelle.» La Presse 25 mai 2000 Page A13 manquante 4LP1499A0525 A-14 jeu 25 mai 4LP1499A0525 ZALLCALL 67 10:52:39 05/25/00 B A 14 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Plus d'un mois avant le rétablissement du lien ferroviaire Presse Canadienne LA TUQUE Le Canadien National a confirmé hier à Via Rail que les piliers du pont ferroviaire où a eu lieu un déraillement de train de marchandises lundi, en Mauricie, sont endommagés, ce qui signifie qu'il faudra entre quatre et six semaines pour permettre la réouverture du lien ferroviaire entre La Tuque et Senneterre.Via Rail a trouvé un train de passagers à Montréal qui doit transiter par le chemin de fer de l'Ontario au cours des prochains jours pour rejoindre Senneterre, en Abitibi.Ce train permettra de rétablir les services réguliers à partir de dimanche.Il fera la navette entre Senneterre et Rapide-Blanc.Un autre train fera la liaison Montréal-Shawinigan pour les voyageurs en direction du Haut- Saint-Maurice.Ceux-ci devront ensuite prendre un autocar jusqu'à Rapide-Blanc.Depuis mardi après-midi, un autobus pouvant circuler sur les rails fait la navette entre Senneterre et Rapide-Blanc pour récupérer les voyageurs.Un camion suit l'autobus pour transporter les bagages.La fermeture du lien ferroviaire pendant six semaines touche environ 20 000 passagers.La SQ offre une récompense afin de retracer des meurtriers JEAN-PAUL CHARBONNEAU Dans un cul-de-sac après avoir rencontré environ 300 personnes, la Sûreté du Québec a décidé d'offrir une récompense de 50 000 $ à quiconque l'aidera à mettre la main au collet des responsables du meurtre de trois vieillards, deux frères et une soeur, le 13 décembre dernier, à Saint-Paul-de-Joliette.C'est seulement la deuxième fois de son histoire que la SQ offre d'elle- même une récompense pour retracer des assassins.La première fois, c'était dans le cas des meurtres des gardiens de prison Diane Lavigne et de Pierre Rondeau.Une somme de 100 000 $ avait été offerte.Les victimes de la tuerie de décembre sont Marguerite Landry, 89 ans, et ses frères Rolland, 77 ans, et Marcel, 79 ans.Ils ont été tués à coups de hachette alors qu'ils se trouvaient chacun dans leur chambre.Le caporal Mathias Tellier, des affaires publiques de la SQ, a déclaré hier que tout indique que le massacre est l'oeuvre d'au moins deux personnes qui se sont présentées dans l'ancienne maison de ferme pour y faire un vol.« Tout a été mis en oeuvre dans ce dossier.Les voisins, les amis et la parenté ont tous été vus et ça n'a rien donné aux enquêteurs.C'est la gratuité des gestes d'une violence peu commune faits par les auteurs de ces crimes qui amène la Sûreté du Québec à offrir une récompense », a ajouté le caporal Tellier.Le montant de la récompense offerte a été puisé dans le budget de la division des enquêtes criminelles.Les membres de l'escouade des crimes contre la personne de la SQ ont même fait faire l'arbre généalogique de la famille afin de remonter le plus loin possible.Ils sont même allés dans les Cantons-del'Est pour rencontrer des membres de la famille qui n'avaient pas fréquenté les victimes et leurs proches depuis plus de 15 ans.Plus de cinq mois après le triste événement, la population de Saint- Paul-de-Joliette demeure très fragile.Tous les habitants se connaissent et personne ne peut expliquer cet acte barbare.Le deuil est permanent même si la vie donne l'impression d'avoir repris son cours normal, autant chez les frères et soeurs des trois victimes que chez les autres résidants, en très grande majorité agriculteurs.Une tempête frappe Ottawa Presse Canadienne OTTAWA Plus de 1500 personnes ont dû être évacuées, hier soir, à Gloucester, après qu'une pluie torrentielle accompagnée de vents de 90 kilomètres à l'heure se soient abattus sur la capitale.Menaçant de s'effondrer, deux édifices à logements de 15 étages du croissant Jasmine ont été évacués par les pompiers de Gloucester, qui ont demandé à un ingénieur en bâtiments de se rendre d'urgence sur les lieux.Si on ne rapporte aucun blessé, plusieurs résidants des 2000 et 2020 Jasmine Crescent, dont plusieurs personnes âgées, ont eu la frousse de leur vie.Les pompiers ont cogné aux portes des 496 appartements des tours à logements, afin d'évacuer les lieux.Ils ont également dû porter secours à des locataires demeurés prisonniers des ascenseurs pendant plus d'un quart d'heure.Les pompiers d'Ottawa et de Osgoode n'ont pas tardé à prêter main-forte aux équipes d'urgence, déjà occupées à combattre un incendie à Carlsbad Spring.Vers 23 h, les pompiers ont donné le feu vert aux résidants qui désiraient retourner dans leur logement.Des milliers de résidants ont été privés de courant, en plus de subir d'importants dommages à leur propriété.Sur la promenade Arrowsmith, les vents violents ont eu raison d'une partie du toit d'un édifice à logements.La tempête a frappé vite et fort, entre 16 h 30 et 17 h 45, dans tout l'est de l'Ontario.Au plus fort de la tourmente, des grêlons de la taille d'un pois se sont abattus sur les municipalités de Vanier et Embrun, tandis que le vent atteignait des pointes de 90 kilomètres à l'heure.Très localisée, la tempête n'a cependant pas fait de dommages du côté québécois de la rivière des Outaouais. 4LP1599A0525 a15jeudi 4LP1599A0525 ZALLCALL 67 10:53:15 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 A 15 Mométal: un espoir après 7 mois de grève CLAUDE-V.MARSOLAIS Les négociations qui se tiennent aujourd'hui et lundi prochain entre la compagnie Mométal et le syndicat représentant les 150 travailleurs de l'usine affilié à la CSN sont à un point tournant.En effet, elles détermineront si un règlement est envisageable à court terme.Le négociateur Jean Grenier estime que l'heure de vérité a maintenant sonné.« Ou nous en arrivons à une entente rapidement, ou le conflit va se poursuivre pendant des mois », lance-t-il en signalant que la reprise des négociations en présence du conciliateur Yvon St-Onge a permis de régler au moins deux points importants : la reconnaissance syndicale et l'affichage des postes.Aujourd'hui les parties doivent aborder la question de la classification des emplois qui a été à l'origine du déclenchement du conflit, le 19 octobre dernier.En effet, l'employeur voulait faire disparaître la classification d'ouvrier de production de niveau A et la rempla cer par 14 nouveaux titres d'emplois avec des échelles salariales différentes.Mométal est une usine spécialisée dans la fabrication de structures métalliques et de fer ornemental.On lui doit entre autres la réalisation des structures ornementales en acier poli du Centre Molson et du Casino.Les employés étaient jusqu'à l'an dernier affiliés au Syndicat des métallos de la FTQ, mais ils n'étaient pas satisfaits des dernières ententes intervenues qui ont eu pour effet de geler leur salaire pendant une certaine période.Malgré la grève, les propriétaires, les frères Jos et Arago Cicarelli, ont entrepris la construction d'une nouvelle usine à Varennes, dont le coût est estimé à 15 millions par le syndicat.Les propriétaires, qui n'ont pas voulu mentionner le montant de leur investissement, ont affirmé que la construction venait d'être terminée il y a deux semaines.Le négociateur syndical a soutenu que l'employeur s'était comporté pendant les premiers mois du conflit comme si l'autre partie n'avait aucun rapport de force. La Presse 25 mai 2000 Page A16 manquante "]
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