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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-25, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101B0525 B1 jeudi 4LP0101B0525 ZALLCALL 67 01:34:32 05/25/00 B B Montréal, jeudi 25 mai 2000 ÉDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE Fusions: la motion libérale battue Mme Harel ne tiendra pas compte des consultations dans la couronne nord Montréal et la banlieue enfin prêtes à partager une facture de 36 millions MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Un consensus s\u2019est forgé au comité d\u2019élus parrainé par Louis Bernard afin de limiter à cinq les équipements scientifiques dont les déficits seront désormais épongés solidairement par Montréal et la banlieue.Selon ce que La Presse a appris, les maires tiennent cependant à ce que Québec assume sa part de cette facture totale de 36 millions.Mardi, les représentants de Montréal, Laval, de la banlieue de l\u2019île de Montréal et de la Rive-Sud sont convenus d\u2019une liste composée du Cosmodôme de Laval et des quatre principales installations scientifiques de Montréal : le Jardin botanique, le Biodôme, l\u2019Insectarium et le Planétarium.Il n\u2019est plus question d\u2019y inclure le centre sportif Claude-Robillard de Montréal.Dans un rapport présenté au comité Bernard il y a deux semaines, la Ville de Montréal évaluait que le déficit d\u2019opération combiné de ces quatre installations atteindrait 37,2 millions en 2000.Le Cosmodôme n\u2019ajoute pas à cette facture puisque selon les données présentées par le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, l\u2019ancien canard boiteux a pris du mieux et dégagera un surplus cette année.Laval tient cependant à ce que le complexe voué à la conquête spatiale soit sur la liste des équipements dits « supralocaux » ou à portée régionale.Montréal défendait, à l\u2019époque de la commission Bédard sur les finances locales, une liste beaucoup plus longue, dont la facture dépassait les 200 millions.Mais Louis Bernard a convaincu la ville du maire Bourque de faire preuve de modération dans ces délicates négociations.Il a pu bénéficier à cette fin de la complicité du directeur général de la Ville, Guy Coulombe, un ancien mandarin de la fonction publique provinciale, comme lui.Pour restreindre la liste, on a ainsi retenu comme critère le rayonnement international des équipements.La seule idée de partager des coûts « métropolitains » est déjà une petite révolution dans un monde municipal marqué par des égoïsmes locaux.Les 27 municipalités de la couronne nord boycottent d\u2019ailleurs le comité Bernard et refusent le principe même du partage des coûts.Mais, craignant que l\u2019appétit de Montréal ne s\u2019aiguise au fil des ans, plusieurs élus de banlieue au comité Bernard ont demandé mardi que cette liste soit « fermée » et que le projet de loi 134 créant la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui sera étudié aujourd\u2019hui et demain en commission parlementaire, ne fasse expressément mention que des cinq équipements retenus.Et si les élus s\u2019entendent pour que le gouvernement participe à l\u2019effort collectif pour acquitter la facture de 36 millions, ils divergent encore d\u2019opinion quant à la part qui reviendra à chaque partie.Le comité Bernard a jusqu\u2019au 30 juin pour soumettre ses recommandations au gouvernement.La Ville de Montréal propose par exemple que chaque camp prenne environ un tiers de la note.La part de la Ville serait de 11,4 millions, celle du gouvernement de 12 millions, et celle des villes de banlieue 13,7 millions.La Rive-Sud, avec l\u2019accord de Laval, réclame que Québec acquitte 50 % de la note (18 millions), Montréal 30 % (10,8 millions) et les banlieues 20 % (7,2 millions).Selon nos sources, Québec serait disposé à assumer sa part, mais à condition qu\u2019elle soit puisée dans les sommes que le gouvernement a déjà accepté de verser aux villes dans le pacte fiscal négocié avec l\u2019Union des municipalités du Québec.Une somme de 75 millions doit leur être renvoyée dès cette année.Cette idée ne fait pas l\u2019unanimité et devrait susciter des débats à l\u2019UMQ.« On va se battre contre ça », dit un maire de la banlieue.Rappelons que Québec assume pour une dernière année en 2000 une facture de 50 millions pour le financement des équipements scientifiques de Montréal, par l\u2019intermédiaire de la Société Marie- Victorin.PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Soixante-cinq députés péquistes se sont levés à tour de rôle hier après-midi \u2014 certains paraissant mal à l\u2019aise \u2014 pour défaire une motion du député libéral de Hull, Roch Cholette, exigeant du gouvernement péquiste « qu\u2019il renonce à toute fusion municipale forcée ».Plus tôt, les 38 députés libéraux présents s\u2019étaient levés Louise Harel pour appuyer l a motion.Battue ! Résultat prévisible même si le leader du gouvernement en Chambre, Jacques Brassard, avait mentionné lors du d é b a t q u i avait précédé le vote, que les membres de son parti allaient voter « librement ».La scène s\u2019est déroulée sous le regard indigné de maires de la région de Québec, farouchement opposés aux fusions.« J\u2019ai espéré jusqu\u2019à la dernière minute que le bon sens l\u2019emporterait sur la ligne de parti », a commenté le maire de Beauport, Jacques Langlois.Selon lui, toutefois, « le combat n\u2019est pas terminé » parce que certains députés péquistes lui semblent avoir « la ligne de parti plus fragile que d\u2019autres ».Sa collègue Andrée Boucher, mairesse de Sainte-Foy, a évoqué pour sa part « un des jours les plus tristes en démocratie municipale ».Et elle a dit souhaiter que les citoyens s\u2019en souviennent lors d\u2019un éventuel référendum ou lors des prochaines élections, et elle a félicité les députés libéraux pour « leur courage ».Mais du courage, il en a sans doute fallu davantage aux députés péquistes des régions entourant les villes de Québec et de Montréal, dont les maires font campagne contre les fusions.Le député Cholette n\u2019a d\u2019ailleurs pas manqué de fustiger ces députés qui ont « pris la défense de leur gouvernement plutôt que celle de leurs citoyens et de leurs élus locaux ».Et le maire Langlois, de Beauport, de prédire que les député en question en paieraient le prix politique.En avant-midi, lors du débat en Chambre de la motion du député Cholette, celui-ci avait résumé en deux mots le projet de loi 124 de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel : « Fusions forcées.» « C\u2019est le toé, tais-toé au Québec ! » La ministre lui a toutefois rappelé que les municipalités qui s\u2019opposent à son projet de loi et qui consultent leurs citoyens par des référendums « ne sont pas des républiques et ne peuvent pas décider de leur sort en s\u2019autodéterminant ».Et de poser la question : « De quoi s\u2019agit-il ?Faut-il faire des regroupements mur à mur ?Il n\u2019en est pas question.Mais à l\u2019inverse, faut-il \u2014 comme le prétend l\u2019opposition par une motion comme celle d\u2019aujourd\u2019hui \u2014 prétendre qu\u2019il ne faut pas de regroupements par législation quand ils sont nécessaires ?Ce serait ridicule d\u2019abdiquer notre responsabilité, ce serait absurde de renoncer à mettre en place les conditions de développement pour notre société.» Citant des appuis des maires de plusieurs municipalités du Québec, Mme Harel a d\u2019ailleurs réitéré qu\u2019elle ne tiendrait pas compte des référendums tenus dans les municipalités s\u2019opposant à sa réforme municipale.Et cela vaut pour les consultations qui seront tenus du 8 au 12 juin dans 27 municipalités de la couronne nord de Montréal, dont les maires veulent être exclus du futur conseil métropolitain.« Jamais ces consultations n\u2019ont un caractère décisionnel, a dit Mme Harel en point de presse.Elles n\u2019en auront pas plus cette fois que les précédentes.» Elle accuse les maires qui organisent ces consultations de vouloir « court-circuiter le processus ».« C\u2019est regrettable, c\u2019est comme s\u2019ils niaient la réalité.» 61 municipalités de la Rive-Sud se dressent contre le pouvoir décisionnel de la CMM MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Une nouvelle coalition formée de Laval et de 61 municipalités de la Rive-Sud, dont Longueuil, exigera ce soir en commission parlementaire que la future Communauté métropolitaine de Montréal soit passablement édulcorée pour devenir une instance consultative et non décisionnelle.« Ce à quoi on revient, en fait, c\u2019est à la Commission de développement de la métropole », explique au nom de la coalition le directeur général de Chambly, Michel Merleau.La Commission de développement de la métropole a été créée par le gouvernement du Parti québécois en 1997, mais n\u2019a jamais été mise sur pied, notamment en raison de l\u2019opposition que suscitait parmi les maires de la banlieue de l\u2019île de Montréal son statut consultatif.La coalition qualifie d\u2019« inacceptable et irréaliste » le projet de loi 134 de Louise Harel qui crée la nouvelle Communauté métropolitaine de Montréal.Ce projet instaure, de l\u2019avis de ses membres, « une structure extrêmement lourde, sans en connaître les coûts réels et sans mode de représentativité équitable ».Laval et la Rive-Sud ne veulent pas que la majorité des votes au conseil de la CMM aille à Montréal et aux villes de la banlieue de l\u2019île de Montréal (17 voix sur 31), comme le prévoit le projet de Mme Harel.Ils proposent plutôt que la Rive-Sud reçoive sept voix, Laval et la couronne nord autant, tout comme Montréal (sept) et sa banlieue immédiate (sept).En cas d\u2019égalité entre les deux camps \u2014 l\u2019île de Montréal contre les couronnes nord et sud \u2014, le vote du président serait prépondérant.La coalition veut en outre instituer une structure propre à l\u2019île de Montréal, du type d\u2019une MRC, explique M.Merleau, afin d\u2019y assumer les fonctions \u2014 comme la police \u2014 qui ne seront pas étendues aux 105 villes du territoire de la CMM et qui sont présentement dévolues à la CUM.Le projet de loi de Mme Harel stipule que la CUM disparaîtra en janvier avec la venue de la Communauté métropolitaine.Mais il ne prévoit pas de structure de remplacement pour exercer certaines fonctions à l\u2019échelle de l\u2019île de Montréal.Le livre blanc évoque simplement des « commissions » de la CMM.La CMM héritera pour sa part de fonctions comme le transport en commun, l\u2019aménagement du territoire, la gestion des déchets et le développement économique.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Un premier panneau publicitaire a été posé devant le poste de police de Boisbriand par trois des principaux leaders du mouvement de contestation.De gauche à droite, le maire Daniel Bélec, de La Plaine, le maire Yvan Deschênes, de Rosemère, et le maire Pierre-Benoît Forget, de Deux- Montagnes.Les maires de la couronne nord lancent leur campagne du NON JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les 27 maires de la couronne nord ont lancé hier leur campagne référendaire visant à faire échec à la ministre Louise Harel qui veut inclure leurs municipalités dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Et ils l\u2019invitent à venir s\u2019adresser à leurs concitoyens si elle veut prouver qu\u2019ils ont tort de dire non à sa réforme.Ces élus ne négligeront rien pour faire sortir le vote qui se tiendra du 7 au 12 juin.« Une véritable campagne électorale dans les 27 municipalités où la seule adversaire est la ministre Harel.Mme Harel connaît très bien la région, elle est native de Sainte-Thérèse, et je l\u2019invite fortement à venir expliquer son projet en entier.Si elle réussit à nous convaincre, nous allons nous rallier », a indiqué le porteparole de Table des préfets et maires de la couronne nord, Yvan Deschênes.Il a répété que d\u2019inclure ces municipalités dans la CMM fera augmenter fortement le compte de taxes des contribuables, en plus de priver les municipalités d\u2019investissements.Il a donné l\u2019exemple de Boisbriand qui risque de perdre le projet Cambridge (un investissement de 300 millions) parce qu\u2019il ne se fait pas au centre de l\u2019agglomération, à Laval, ou dans l\u2019île de Montréal.La région compte 475 000 résidants et près de 300 000 d\u2019entre eux ont droit de vote.Afin de que tous les citoyens soient bien informés du projet de réforme de la ministre des Affaires municipales, des assemblées publiques auront lieu.« Nous avons déjà réservé les écoles de Boisbriand pour bien informer notre population », a souligné le maire de cette municipalité, Robert Poirier.Toutes les portes, ou presque, de ces municipalités seront visitées afin de convaincre les 18 ans et plus d\u2019aller voter « non ».La région serra « tapissée » de panneaux publicitaires, de tracts et d\u2019autocollants sur lesquels sera écrit : « NON à la réforme Harel, trop coûteux, trop écrasant et trop brutal ! » Même si la ministre Harel a souligné qu\u2019elle ne tiendra pas compte des résultats de ces référendums, M.Deschênes, maire de Rosemère, est d\u2019avis contraire.« Lorsqu\u2019il y a eu référendum sur le statut bilingue de Rosemère, le gouvernement a affirmé qu\u2019il ne tiendrait pas compte du résultat.Et 80 % de la population s\u2019est prononcée en faveur et nous avons eu notre statut bilingue.Je suis persuadé que notre action dérange le gouvernement et je vois mal la ministre demeurer sur ses positions si nous arrivons à un fort résultat.Je suis persuadé qu\u2019à la fin la couronne nord ne fera pas partie de la CMM.» Il a toutefois refusé, tout comme les deux coprésidents de la campagne référendaire, Pierre-Benoît Forget, maire de Deux-Montagnes et préfet de la MRC Deux-Montagnes, et Daniel Bélec, maire de La Plaine, de s\u2019avancer sur le pourcentage de vote souhaité.Vers la fin de la campagne, un grand rassemblement visant à regrouper dans un même endroit toute la population de la couronne nord aura lieu.Et le 12 juin, un écran géant sera installé à l\u2019hôtel de ville de Rosemère afin que les leaders de ce mouvement d\u2019opposition et les journalistes puissent suivre les résultats du dépouillement des boîtes de scrutin. 4LP0201B0525 b2-jeudi-edito 4LP0201B0525 ZALLCALL 67 01:34:37 05/25/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF De parfaits imbéciles «Les Montréalais auraient l\u2019air de parfaits imbéciles si on se retrouvait avec deux stades inutiles », dit un bailleur de fonds des Expos.En effet.Nous aurions l\u2019air de parfaits imbéciles \u2014 si, bien entendu, la perfection était de ce monde.De sorte que le report de la construction d\u2019un nouveau stade de baseball au centre-ville apparaît plutôt comme une bonne nouvelle : cela va nous donner le temps de réfléchir avant de se mettre les pieds dans les plats.Car les motifs de réflexion se rapportant à cette déprimante saga ne manquent pas.Les plus importants en lice et qui se font de plus en plus lancinants et inquiétants : Qui au juste est Jeffrey Loria ?Que veut-il faire exactement des Expos ?Que connaît-il des mécanismes d\u2019affaires du sport professionnel, outre cette science récemment acquise au sujet des difficultés inhérentes à la vente des droits de télédiffusion ?Que sait-il de Montréal, en sus de ces connaissances tout juste emmagasinées sur le climat pluvieux sévissant au mois d\u2019avril en sol québécois ?C\u2019est peu de dire que l\u2019homme, qualifié pendant un temps de mécène, déçoit.Selon les informations publiées dans nos pages, hier, et qui s\u2019ajoutent à ce que l\u2019on subodorait déjà, les partenaires québécois de Loria sont en train de sérieusement déchanter alors même que le magnat new-yorkais augmente ses exigences, que s\u2019annoncent de monstrueux déficits d\u2019exploitation et que l\u2019État québécois s\u2019embrouille dans les chiffres quantifiant la manne publique prête à s\u2019abattre sur les millionnaires du baseball.En somme, il devient évident que le dossier ne va nulle part.Et à ce stade (sans jeu de mots.), un peu de recul historique serait peut-être bienvenu.De ce point de vue, il paraît clair que la grande époque du baseball, à Montréal, est loin derrière nous.Il y a presque 20 ans, Roger D.Landry quittait l\u2019organisation des Expos (pour devenir président de La Presse) après avoir conçu des stratégies de marketing qui, faisant affluer les foules au stade dans une proportion supérieure à la moyenne nord-américaine, eurent pour effet de prolonger l\u2019âge d\u2019or du baseball au niveau local, des Royals aux Expos, des années 40 à la fin des années 70.Cependant, en 1990, il y a donc déjà une décennie, le collègue Réal Pelletier écrivait que « la fréquentation du stade frise un seuil financièrement dangereux » et risquait sur le phénomène une série d\u2019explications, souvent reprises depuis et qui n\u2019ont rien perdu de leur pertinence.Résumons : la perte de vitesse du baseball en général en raison de facteurs de tous ordres, qui vont de la difficulté de se déplacer vers les stades urbains jusqu\u2019à la nature du jeu lui-même, vu par les jeunes de la génération Nintendo comme lent et archaïque ; l\u2019engouement du public pour d\u2019autres formes de loisirs, festivals, spectacles, sports de participation, activités de plein-air ; montée en popularité du soccer, ici et à l\u2019échelle mondiale ; enfin, identification problématique de l\u2019amateur à une organisation et à des vedettes perçues, à tort ou à raison, comme étrangères.De quelque façon qu\u2019on aborde les choses, on en revient toujours aux questions de base : le baseball peut-il ressusciter à Montréal ?Existe-t-il ou peut-il exister un appui populaire suffisant pour faire vivre une équipe des ligues majeures ?Tout indique que non.Et le reste n\u2019est que palabres et contorsions, activités auxquelles on se livre d\u2019ailleurs en ce moment avec une frénésie qui ne laisse rien présager de bon.De sorte qu\u2019il serait préférable de ne pas se montrer de parfaits imbéciles et, là, tout de suite, arrêter les frais.Les Expos ont un stade \u2014 peu de leur goût, mais qui nous a tout de même coûté fort cher.Pour l\u2019heure, qu\u2019ils fassent avec, comme on dit au New Jersey, berceau du baseball.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca Sida: le virus intérieur Dans un livre intitulé « Le virus intérieur » (The Virus Within), le journaliste canadien Nicholas Regush affirme que le lien entre le VIH et le sida n\u2019a jamais été démontré, que la médecine se goure avec les cocktails de médicaments qu\u2019elle prescrit aux sidéens et que le dépistage du virus, lors de collectes de sang, est inutile.Agnès Gruda agruda@lapresse.ca Ces thèses, il va sans dire, sont rejetées par la communauté scientifique, à l\u2019exception d\u2019une poignée de « dissidents » que M.Regush cite à profusion.Même si la médecine n\u2019a pas encore percé tous les secrets du sida, de nombreuses preuves expérimentales, confirmées par l\u2019efficacité des traitements antirétroviraux, ont créé un solide consensus chez les scientifiques sur l\u2019origine et le traitement optimal de cette maladie.Qu\u2019un ouvrage fondé sur les opinions de quelques obscurs chercheurs ait été classé comme une oeuvre scientifique dans les rayons des librairies, c\u2019est déjà étonnant.Mais ce qui donne carrément la chair de poule, c\u2019est que les idées propagées par le livre aient influencé les dirigeants d\u2019un pays durement touché par le sida : l\u2019Afrique du Sud.Dans une lettre adressée en avril à l\u2019ONU et au président des États-Unis, le président sud-africain Thabo Mbeki proclame son désir de résister à « l\u2019imposition d\u2019un modèle occidental à la réalité africaine ».Le président Mbeki a récemment appelé deux tenants des thèses médicales révisionnistes à joindre son comité consultatif sur le sida.Ce sont eux qui lui ont dicté son « modèle africain », qui consiste essentiellement à ne pas administrer aux sidéens les seuls médicaments susceptibles de freiner l\u2019évolution de leur maladie.Une décision qui risque de créer une hécatombe \u2014 le mot n\u2019est pas trop fort.Actuellement, 10 % de Sud-Africains sont séropositifs.Dans certaines villes, c\u2019est un adulte sur quatre ! Plus de 20 % des femmes enceintes ont été infectées par le VIH.Si elles suivent un traitement à l\u2019AZT, elles réduisent de moitié le risque de transmettre leur maladie à leur enfant.En rejetant l\u2019AZT et les trithérapies qui ont complètement révolutionné le traitement du sida, le président Mbeki fonce tout droit vers la catastrophe.Cet aveuglement suicidaire est alimenté par ses conseillers selon lesquels l\u2019épidémie de sida n\u2019existe pas, point.Avec ses déclarations, le président Mbeki a créé de fortes turbulences parmi les organisateurs du prochain congrès international sur le sida qui, coïncidence ironique, doit se tenir cet été en Afrique du Sud.Certains pays ont évoqué la possibilité de boycotter cet événement.C\u2019est oublier que l\u2019attitude de Thabo Mbeki, aussi aberrante soit elle, est symptomatique du sentiment d\u2019impuissance du continent africain devant une épidémie qu\u2019il n\u2019a pas les moyens de combattre.D\u2019après Onusida, de toutes les personnes infectées par le VIH, 70 % vivent en Afrique, 10 % dans les pays industrialisés.Ces derniers disposent de trois milliards de dollars pour lutter contre la maladie.L\u2019Afrique n\u2019a que 165 millions.Le « virus intérieur » il est là, dans cette criante inégalité.La politique des prix pratiquée par les compagnies pharmaceutiques est ajustée aux revenus moyens de la population locale.Mais en pratique, le médicament est hors de prix pour ceux qui en ont le plus besoin.Il y a trois ans, Nelson Mandela avait voulu importer les « cocktails » anti-VIH à partir de pays où ils coûtent moins cher, comme l\u2019Inde.Il s\u2019est heurté à un mur.Son successeur a préféré opter pour la pensée magique.Onusida vient de conclure des accords avec cinq grandes firmes pharmaceutiques pour réduire les prix des médicaments antirétroviraux dans le tiers-monde.Mais tant qu\u2019on n\u2019aura pas rendu ces thérapies vraiment accessibles à ceux qui en ont le plus besoin, il ne faudra pas s\u2019étonner que des pays du Sud soient tentés de faire l\u2019autruche.Avec tous les dangers que cela implique.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Le chacun-pour-soi du monde municipal Mme Harel, n Vous devez bien réaliser à quel point, société distincte ou pas, en Amérique du Nord, le « Far West » et son chacun-pour-soi n\u2019est jamais bien loin.Si le fait de s\u2019attaquer au Louise Harel développement sauvage suscite l\u2019hystérie chez certains députés et « maire/esses » réactionn a i r e s , c \u2019 e s t qu\u2019ils savent bien que vous avez raison.On touche là à quelque chose de très profond, qui semble aller de soi avec ce système de surconsommation.On crée presque un système de ville jetable en gaspillant notre territoire avec l\u2019étalement urbain.Comment rentabiliser nos infrastructures si on les disperse n\u2019importe comment, tout en confondant les banlieues avec les régions qui ont besoin de consolidation économique.Pire que du gaspillage, c\u2019est une vraie hémorragie économique.Prenez le déplorable exemple du transport, alors que l\u2019industrie québécoise est axée sur le transport public, même dans nos villes les plus importantes, notre dépendance à l\u2019automobile s\u2019est pratiquement généralisée.Voilà qui est excellent pour la formidable machine économique des USA, du Japon, de l\u2019Ontario, de l\u2019Alberta, des Arabes et allouette.La charité des Québécois est bien mal ordonnée.Louis CHOQUETTE Pointe Saint-Charles Pesticides : urgence d\u2019agir Monsieur Chrétien, n À la suite du rapport du comité permanent sur l\u2019environnement et le développement durable intitulé « Faire le bon choix pour la protection de la santé et de l\u2019environnement », je tiens à manifester ma satisfaction devant le travail exceptionnel accompli par ce comité, dirigé par l\u2019honorable Charles Caccia.Je suis particulièrement concernée par l\u2019usage des pesticides à des fins esthétiques et je viens d\u2019ailleurs d\u2019écrire un livre et de produire une cassette vidéo « Pelouses et couvre-sols » (Éditions Broquet) qui décrivent amplement les alternatives qui sont à la portée de chacun.Je crois cependant qu\u2019il faut agir le plus rapidement possible car je vois de nombreuses personnes qui souffrent inutilement à cause de l\u2019usage très répandu des pesticides dans des zones densément peuplées.De plus en plus d\u2019enfants sont asthmatiques ou souffrent d\u2019allergies multiples.Tous les types de cancers sont à la hausse, le taux de reproduction est en baisse, etc.Notre gouvernement dépense des sommes astronomiques dans le domaine de la santé, alors qu\u2019il faudrait faire d\u2019abord et avant tout de la prévention.Édith SMEESTERS biologiste Priorité aux plus démunis n L\u2019aide canadienne à l\u2019étranger sera finalement augmentée au terme de plusieurs années de lutte contre le déficit.En investissant 200 millions par année dans l\u2019Initiative de leadership canadien en matière de santé et de nutrition, le Canada jouerait un rôle important dans la réalisation d\u2019objectifs internationaux pour l\u2019an 2005, comme l\u2019éradication de la polio, la prévention d\u2019un million de décès et de 250 000 cas de cécité dus aux carences en vitamine A, l\u2019élimination des maladies mentales liées à la carence en iode, une réduction de 95 % des décès attribuables à la rougeole par rapport aux niveaux des années 1980, l\u2019émergence d\u2019une alliance mondiale pour l\u2019immunisation, qui réduirait de deux millions par année le nombre de décès attribuables à diverses maladies, et particulièrement à la pneumonie, une réduction de 250 000 décès par année imputables à la malaria, une amélioration importante de l\u2019état de santé des femmes par des soins périnataux et la prévention du VIH, et la mise sur pied de systèmes de santé et de nutrition durables.De plus, en investissant 150 millions par année dans l\u2019Initiative de leadership canadien pour l\u2019égalité des sexes en matière d\u2019accès à l\u2019école primaire, le Canada pourrait être en mesure de mobiliser la communauté internationale pour la réalisation, d\u2019ici l\u2019an 2005, de l\u2019objectif de combler de 5 % l\u2019écart entre les garçons et les filles inscrits à l\u2019école primaire.Le fait que des études ont révélé qu\u2019une augmentation de 10 % des inscriptions chez les filles dans les écoles primaires peut faire baisser le taux de mortalité infantile de près de 0,5 % souligne l\u2019importance de la réalisation de cet objectif.Comme ces deux initiatives répondent à des besoins humains fondamentaux, il serait tout à fait normal qu\u2019elles soient au premier rang des priorités.Pierre DORAIS Hull Un faux débat n Les motocyclistes s\u2019organisent pour que le prix de leur plaque ne hausse pas et ils s\u2019insurgent contre la hausse de leurs assurances.Par contre, ils ne dédaignent pas l\u2019idée de cours de conduite.Est-ce une solution valable?Non.Les cours de conduite de moto, comme d\u2019auto d\u2019ailleurs, laissent les apprentis rouler à des vitesses permises dans les zones scolaires.Personne n\u2019apprendra à rouler à haute vitesse dans ces cours ou à développer les réflexes nécessaires.En fait, personne ne peut être entraîner à rouler à des vitesses excessives et illégales, cela va de soi! Donc la vitesse est en cause, pas la formation, et aucune campagne de publicité n\u2019y fera rien non plus.Or, les voitures de sport, malgré leurs quatre roues, possèdent souvent un système électronique de gestion du moteur qui coupe les injecteurs quand une vitesse préprogrammée est atteinte, ou quand le moteur dépasse un nombre de tours/minute pré-établi au niveau des révolutions.Si une voiture doit voir sa vitesse limitée électroniquement pour des raisons de sécurité, pourquoi pas les motos ?Bruno DESJARDINS N.B.n La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L\u2019auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Les textes peuvent également être acheminés par fax au 285-4816 ou par courriel à l\u2019adresse: edito@lapresse.ca 4LP0301B0525 b3-jeudi-edito 4LP0301B0525 ZALLCALL 67 01:34:41 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 B 3 Champ de bataille Voici l\u2019histoire, pas encore terminée, du pénible voyage de Lise, 36 ans, au sein de notre système de soins de santé.Ce qu\u2019elle y a vécu illustre d\u2019autant mieux la détérioration des services qu\u2019elle n\u2019a pas du tout le profil de la victime qui passe entre les mailles du filet.Lise est une femme instruite, capable de s\u2019affirmer, et elle est en outre entourée d\u2019une famille aimante.Au début de cette histoire, c\u2019était une femme en forme, qui ne fumait pas et s\u2019occupait de sa santé.n n n Fin décembre, un peu plus d\u2019un an après sa dernière cytologie, elle commence à saigner abondamment, sans arrêt.Elle appelle l\u2019hôpital Sainte-Justine où pratique son gynécologue.On lui donne rendez-vous pour le 3 février.Arrivée à l\u2019hôpital plus d\u2019un mois après le début des symptômes, elle a la désagréable surprise de constater que l\u2019examen sera fait par un stagiaire.C\u2019était pourtant pour voir son gynécologue qu\u2019elle avait patienté pendant un mois.« C\u2019est comme dans un magasin de chaussures », réplique ce dernier en guise d\u2019explication, « on ne choisit pas son vendeur ».Sans l\u2019examiner, le gynécologue consulte les notes du stagiaire et diagnostique une endométriose (le sang aurait traversé la paroi de l\u2019utérus).Elle demande une laparoscopie (l\u2019introduction d\u2019une caméra dans l\u2019abdomen).Il refuse et lui prescrit des anovulants.Le 5 février, les saignements sont devenus si abondants, et la douleur si atroce, que son ami l\u2019emmène à l\u2019urgence de l\u2019Hôtel-Dieu.Un généraliste la palpe, elle passe une échographie.On ne voit rien d\u2019anormal.Elle passe dix heures en tout à l\u2019urgence de l\u2019Hôtel- Dieu, sans qu\u2019aucun gynécologue ne soit appelé en consultation.L\u2019Hôtel-Dieu finit par l\u2019envoyer à Saint- Luc, où est concentrée la gynécologie du CHUM.Là, une résidente en gynécologie, se fiant au premier diagnostic, lui prescrit des calmants en lui disant de prendre ses anovulants.Personne ne fait l\u2019examen du col de l\u2019utérus.Douze jours plus tard, elle fait une phlébite.Le 23 février, retour à l\u2019urgence de Saint-Luc, où un généraliste, après un examen sommaire, lui dit de continuer le traitement prescrit à Sainte-Justine.Entre-temps, elle a reçu un message laconique d\u2019une secrétaire de Sainte-Justine, qui lui dit, sans autre explication, de prendre rendez-vous pour une colposcopie (examen du col de l\u2019utérus au microscope).Lise, traumatisée par la désinvolture de son gynécologue, ne veut plus retourner à Sainte-Justine, d\u2019autant plus qu\u2019elle a maintenant un dossier à Saint-Luc.À quoi servirait-il d\u2019avoir deux dossiers dans deux hôpitaux ?Si quelqu\u2019un l\u2019avait mise au courant de ce que contenait le rapport de cytologie, elle aurait pris tout de suite rendez-vous pour une colposcopie.Mais c\u2019est beaucoup plus tard qu\u2019elle apprendra que ce rapport, daté du 9 février, indiquait la présence de « cellules suggérant une lésion pré-cancéreuse de bas grade ».Sous la mention « nom du médecin », était écrit le mot « inconnu ».Le 1er mars, rendez-vous avec un spécialiste de la médecine vasculaire.Il lui dit que les anovulants sont contre-indiqués dans sa condition, mais ne la réfère pas à un gynécologue.Elle décide de s\u2019en trouver un.Pas facile.À Montréal, la plupart des gynécologues, comme nombre d\u2019autres spécialistes, ne prennent plus de nouvelles patientes.De peine et de misère, en implorant la secrétaire de transmettre sa demande au médecin, elle réussit à obtenir un rendez-vous pour le 27 mars avec la gynécologue d\u2019une clinique affiliée à Saint-Luc.Ce jour-là, impossible de faire l\u2019examen parce qu\u2019elle est menstruée.Le 12 avril, elle est enfin examinée par une gynécologue.qui lui prend rendez-vous pour une colposcopie à Saint-Luc.L\u2019examen aura lieu le 19 avril.On détecte un polype mais on ne peut pas l\u2019enlever car les saignements sont trop abondants.Le pathologiste de Saint-Luc a en main le rapport de cytologie de Sainte-Justine.Inquiet, il envoie Lise en oncologie, à Notre-Dame.Là, on réussira à enlever le polype.Lise est inscrite sur la liste d\u2019attente en résonnance magnétique et l\u2019hôpital la renvoie chez elle.Le lendemain, elle revient à l\u2019urgence, perclue de douleurs.Sa condition s\u2019est tellement aggravée qu\u2019on décide de l\u2019hospitaliser.Heureusement, car cela lui permet de passer cinq jours plus tard en résonnance magnétique.Autrement, elle aurait dû attendre au moins un mois.Le diagnostic tombe enfin, plus de quatre mois après le début des hémorragies et trois mois après la consultation à Sainte-Justine.Lise n\u2019a jamais eu d\u2019endométriose.Elle est atteinte d\u2019un cancer de l\u2019utérus (col et endomètre), un cancer glandulaire susceptible de se propager rapidement.Il faut une hystérectomie radicale.Deux semaines après son admission à Notre- Dame, elle attend toujours.On manque d\u2019anesthésistes, les chirurgiens se battent entre eux pour faire passer leurs patients.Les infirmières sont débordées et/ou inexpérimentées.On oublie sa dose de morphine, on lui donne tel autre médicament d\u2019un coup plutôt qu\u2019en plusieurs doses.La famille apporte des draps parce qu\u2019on ne refait pas les lits tous les jours.Il n\u2019y a même pas une boîte de kleenex dans l\u2019hôpital ! C\u2019est sans compter l\u2019angoisse et le stress, intolérables.Au bout de deux semaines d\u2019attente, son ami, désespéré, en appelle à l\u2019ombudsman de l\u2019hôpital en l\u2019avertissant qu\u2019il a contacté un journal.Finalement, l\u2019opération aura lieu le 5 mai.Le cancer a effectivement débordé de l\u2019utérus mais semble limité aux ganglions du bassin.On enlève les ovaires et les ganglions et l\u2019on « nettoie » la zone, mais on lui laisse l\u2019utérus, histoire de ne pas trop l\u2019affaiblir avant les traitements intensifs qui l\u2019attendent.Il lui faudra six cycles d\u2019une semaine chacun de chimiothérapie et un traitement de radiothérapie quotidien pendant 25 jours.L\u2019hôpital lui donne son congé cinq jours après l\u2019opération, mais le lendemain, son ami la ramène à l\u2019urgence, en pleine hémorragie.On l\u2019hospitalise de nouveau.Malgré son extrême faiblesse, on commence tout de suite le puissant cocktail de traitements.Manque d\u2019infirmières, infirmières débordées, jeunes recrues insuffisamment dirigées.L\u2019information, d\u2019un soignant à l\u2019autre, se transmet mal.À plusieurs reprises, Lise, qui vomit à chaque mouvement, ne reçoit pas les doses prescrites.Samedi dernier, elle est à jeun depuis trois jours mais le médecin de garde lui suggère de rentrer chez elle : « Vous serez mieux traitée à la maison.» Elle accepte avec joie.Pendant que sa mère la veille, son ami court à la pharmacie, soudain transformé en infirmier responsable de l\u2019administration quotidienne de huit médicaments.Il a réussi, cependant, à lui garder son lit pendant 48 heures : « Je ne veux plus qu\u2019elle revive l\u2019indignité de l\u2019attente à l\u2019urgence.» Aux dernières nouvelles, Lise avait commencé à récupérer, à dormir et à manger un peu.« Elle a 45-50 % de chances de s\u2019en tirer », dit son ami.« Son corps est un champ de bataille.» Au téléphone, la voix de l\u2019homme se brise.« Elle est jeune, elle est belle, elle est aimée », proteste-t-il.Il est révolté contre le système.Elle aussi.C\u2019est pourquoi tous deux voulaient que cette histoire soit connue.Lysiane Opinions L\u2019État est-il en train de devenir désuet?Les gouvernements ne sont plus les vedettes du système économique L\u2019infraction avant le jeune RENÉ BINET L\u2019auteur est président de l\u2019Association des avocats et avocates en droit de la jeunesse de Montréal.Le gouvernenment fédéral tente d\u2019imposer par la force au Québec le projet de loi C-3 (Loi sur le système pénale pour adolescent).Le Québec a manifesté vivement son désaccord par la voix unanime de l\u2019Assemblée nationale, de la communauté juridique et de la Coalition québécoise pour la justice des mineurs.La question qui se pose est de savoir si la génération au pouvoir à la Chambre des communes a perdu contact avec ses adolescents.Rien dans les statistiques et l\u2019histoire de la criminalité juvénile ne peut justifier cette radicalisation de la part du législateur fédéral.Aucun parent, aucun grandparent vivant au Québec ne voudrait que l\u2019on traite un enfant de la sorte.Lorsqu\u2019un parent entre au tribunal avec son enfant, même s\u2019il a commis une infraction, il apprécie que le système de justice traite le cas de son enfant avec toute l\u2019attention qu\u2019il mérite.Il apprécie que l\u2019on individualise le processus afin de bien cerner les solutions.Mais le législateur a conçu une loi qui trahit cette tradition législative du Canada.En 1908, il y a eu l\u2019adoption de la Loi sur les jeunes délinquants qui introduisait la notion de parens patriae.Le juge était invité à traiter les adolescents en bon père de famille.Cependant, l\u2019application de cette loi pouvait être arbitraire et discrétionnaire mais l\u2019intention était noble.Elle reconnaissait que le jeune était une personne unique et en processus de formation ayant une capacité de discernement moindre.En 1984, la Loi sur les jeunes contrevenants corrigeait la situation et apportait des correctifs et des solutions basés sur les mêmes principes.Cette loi est axée sur trois principes : 1) les jeunes doivent répondre de leurs actes sans être tenus entièrement responsables vu qu\u2019ils n\u2019ont pas atteint la maturité ; 2) la société a le droit de se protéger ; 3) les jeunes ont les mêmes droits que les adultes en ce qui a trait à l\u2019application régulière de la loi et à un traitement juste et égal, et ces droits doivent être protégés par des garanties spéciales.Bref, la déclaration de principe de la loi de 1984 (l\u2019actuelle loi) nous semble équilibrée et nous permet d\u2019adapter et d\u2019appliquer des mesures individualisées.En 2000, le projet de loi C-3 constitue une rupture de cette tradition en prenant une toute autre direction.Une approche technocratique de la criminologie qui constitue une régression et brise l\u2019évolution qu\u2019ont défendu nos parents et grand-parents.(.) KIMON VALASKAKIS L\u2019auteur est économiste.Il est un ancien ambassadeur du Canada à l\u2019OCDE.Le texte qui suit est basé sur l\u2019allocution d\u2019ouverture qu\u2019il doit prononcer, aujourd\u2019hui, lors du Congrès du Groupe Perform, portant sur la réinvention de la fonction publique.Depuis dix ans, le recul de l\u2019État dans la plupart des pays du monde est une réalité qu\u2019on ne peut plus nier.Plusieurs se félicitent de ce phénomène et avancent même l\u2019idée que l\u2019État n\u2019a plus sa raison d\u2019être, qu\u2019il est désuet et que toutes ses fonctions peuvent être réalisées par le marché libre.On parle même de privatiser la sécurité internationale en envoyant, par exemple, des mercenaires privés dans un pays comme la Sierra Leone pour remplacer les Nations unies.Que peut-on dire de cette thèse ?Le marché peut-il tout résoudre ?Faut-il abolir les gouvernements ?Mes quatre ans comme ambassadeur du Canada à l\u2019OCDE m\u2019ont appris trois choses.Primo, la marge de manoeuvre des gouvernements agissant individuellement ne cesse de décroître.Ils ne sont plus les vedettes du système économique.Mais, secundo, les responsabilités qu\u2019on impute à l\u2019État continuent à augmenter.On s\u2019attend à ce qu\u2019il fasse plus avec moins.Tertio, pour résoudre cette contradiction de grandes attentes et de petits moyens, les gouvernements doivent suivre l\u2019exemple du secteur privé, réaliser des alliances startégiques à l\u2019échelle internationale et se concerter pour rencontrer leurs obligations.Les approches « cavalier seul » ont moins de chances de réussir.En d\u2019autres termes, pour relever le défi de la mondialisation économique et technologique, il faudra aussi mondialiser l\u2019art de gouverner.Recul de l\u2019État L\u2019État en tant qu\u2019acteur économique et social a probablement atteint son apogée dans la période 1930-1980.La dépression des années 30, suivie de la Deuxième Guerre mondiale et l\u2019effort de reconstruction des années 50, a mené à la « maximation » du rôle de l\u2019État.Le monde communiste était évidemment très étatisé mais même le monde capitaliste imbu de l\u2019idéologie keynésienne reservait pour l\u2019État un rôle déterminant.Jusqu\u2019au début des années 80, les dépenses de la guerre froide et la social démocratie permettaient à l\u2019État de contrôler en moyenne presque la moitié du PIB des pays de l\u2019OCDE.Avec l\u2019avènement de Reagan, aux États-Unis, et de Margaret Thatcher, en Grande-Bretagne, un mouvement inverse s\u2019est enclenché : le retrait systématique de l\u2019État au profit des forces du marché.Plusieurs mouvements se sont conjugués pour accélérer ce retrait.D\u2019abord, la privatisation de compagnies publiques a confié au secteur privé des fonctions auparavant assumées par l\u2019État.Ensuite, la déréglementation a transféré à ces mêmes forces du marché le soin de gérer plusieurs industries auparavant réglementées par l\u2019État.Enfin, les coupures budgétaires, surtout dans les années 90, ont réduit la capacité de dépenser des gouvernements et donc leur influence sur la vie économique S\u2019ajouteront à ces facteurs réducteurs les transferts volontaires de souveraineté des gouvernements nationaux vers le haut au profit d\u2019organisations intergouvernementales et vers le bas aux instances subnationales de l\u2019État.La Communauté europ é e n n e , l \u2019 O M C , l\u2019OCDE, etc., ont tendance à réduire la capacité legislative et rég l e m e n t a i r e d e s gouvernements nationaux.En même temps, l\u2019État central a cédé d\u2019autres pouvoirs aux gouvernements subnationaux (provinciaux, départementaux, municipaux).Le Canada et la Suisse restent les pays les plus décentralisés de l\u2019OCDE, mais même les régimes unitaires comme la France et la Grande-Bretagne se sont engagés dans la voie de la dévolution des pouvoirs.Enfin, la menace de délocalisation des entreprises mécontentes de certains lois ou règlements a mis les gouvernements en concurrence l\u2019un avec l\u2019autre pour attirer les faveurs des premières.Aujourd\u2019hui, il ne s\u2019agit plus de taxer les entreprises mais, au contraire, de les subventionner pour les retenir dans telle ou telle juridiction.De Leviathan puissant et arrogant, l\u2019État souverain se métamorphose en humble demandeur cherchant à fixer dans son territoire les facteurs de production nomades ! Curieusement, l\u2019affaiblissement relatif de l\u2019État n\u2019a pas été accompagné d\u2019une réduction de ce qu\u2019on demande de lui.Au contraire, il existe au moins quatre domaines ou les responsabilités de l\u2019État ont considérablement augmenté depuis la mondialisation.La conservation d\u2019industries stratégiques.Chaque pays possède une liste de secteurs qu\u2019il considère (à tort ou à raison) trop importants pour abandonner aux seuls forces du marché.Pour le Canada, c\u2019est la culture ; pour l\u2019Europe, c\u2019est la politique agricole et la protection sociale ; pour les pays scandinaves, l\u2019environnement ; pour les États-Unis, l\u2019armement.On s\u2019oppose donc à la mondialisation totale de ces secteurs.On s\u2019attend à ce que l\u2019État continue à protéger ces activités au niveau national.C\u2019est pourquoi l\u2019OMC n\u2019arrive pas à se mettre d\u2019accord sur un ordre du jour pour son projet de Millenium Round.Redistribution.La mondialisation est un processus dynamique qui crée de grands gagnants et des grands perdants.Si une petite fraction des gains était recyclée pour compenser les perdants, tout le monde s\u2019enrichirait.Avant la mondialisation, l\u2019État, confiant de l\u2019immobilité de ses facteurs de production, pouvait redistribuer une partie du gâteau par l\u2019imposition.Aujourd\u2019hui, sa marge de manoeuvre est retrécie par la menace de départs d\u2019entreprises ou de fuites de cerveaux.Par conséquent, on économise sur les politiques sociales au nom de la compétitivité et on réduit l\u2019imposition.Il en résulte une augmentation des inégalités à la fois entre pays et au sein de chaque pays.Gestion des interdépendances.Qu\u2019on le veuille ou non, nous vivons, comme le dit IBM, dans une « petite planète » marquée par une forte interdépendance.Les virus informatiques se propagent partout dans le monde, se moquant des frontières nationales, comme d\u2019ailleurs les vrais virus biologiques.Les crises financières engendrent des effets de dominos planétaires.Le climat mondial est un tout qui n\u2019est pas impressioné par les souverainetés juridiques.S\u2019ajoute à l\u2019interdépendance géographique une interdépendance sectorielle ou les décisions économiques ont des retombées sociales, les actes politiques des effets culturels, les innovations technologiques des impacts environnementaux etc.Comme ces « externalités » ne sont pas comptabilisés par les forces du marché, on a besoin d\u2019un acteur hors marché pour les gérer.L\u2019État est censé protéger le consommateur mais les moyens pour le faire sont peu nombreux dans les secteurs mondialisés.Mais on le blâme de toute façon.Le maintien de l\u2019État de droit.Enfin et surtout, on compte sur l\u2019État pour maintenir et préserver un État de droit sans lequel les marchés ne peuvent pas fonctionner efficacement.Il faut qu\u2019au minimum la propriété privée et les profits soient protégés, sans quoi un système de marché dégénère en système mafieux.Avant la mondialisation, l\u2019État de droit était garanti par les gouvernements souverains.Aujourd\u2019hui, personne n\u2019est en mesure de garantir un état de droit mondial même les États-Unis.Il n\u2019existe aucune législation mondiale anti-monopole, aucune réglementation de l\u2019Internet, peu de contrôles financiers empêchant les abus, etc.On est dans la lutte libre sans arbitre.Cette menace d\u2019effondrement de l\u2019État de droit au niveau mondial est peut-être l\u2019argument le plus fort et plus idéologiquement neutre, en faveur du maintien d\u2019un rôle important pour l\u2019État.Comment faire face à cette contradiction ?À la question « L\u2019État est-il désuet ?» nous devrons donc répondre par la négative.Non l\u2019État a encore son rôle à jouer mais doit fondamentalement se réinventer.Le marché ne peut pas tout faire.Même dans la conception de son père spirituel, Adam Smith, le marché devait être encadré dans un système de règles en un code déontologique sévère.Le laisser faire n\u2019a jamais été un laisser-aller ou tout est permis.Pour rénover l\u2019État, une nouvelle gouvernance adaptée au 21e siècle doit être imaginée.Cet impératif est, à notre avis, inéluctable.Cette nouvelle gouvernance devrait répondre à trois questions : Quelles sont les fonctions que l\u2019on veut encore confier à l\u2019État, qui doit être perçu comme le porte-parole démocratique des citoyens.À quel niveau géographique faut-il réaliser ces fonctions (du mondial au municipal en passant par le national, le régional et le provincial et; Par quels moyens ces fonctions pourront être exercées (actions directes, incitations, réglementation, etc.).Le renouveau de l\u2019État est un scénario jouable.Il faut se libérer des pensées uniques et réexaminer ce rôle à la lumière du rétrécissement de la petite planète dans laquelle on vit.Kimon Valaskakis La mondialisation crée de grands gagnants et de grands perdants. La Presse 25 mai 2000 Pages B4-B6 manquantes 4LP0799B0525 B7 jeudi 4LP0799B0525 ZALLCALL 67 10:55:50 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 B 7 Politique 2862265 E.Davie Fulton meurt à 84 ans Presse Canadiene VANCOUVER E.Davie Fulton, qui fut longtemps ministre fédéral, puis juge à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, est mort lundi à l\u2019âge de 84 ans.Élu à sept reprises à la Chambre des communes, il a, deux fois, brigué la direction du Parti conservateur, perdant aux mains de John Diefenbaker en 1956, et de Robert Stanfield en 1967.Après avoir été ministre dans le gouvernement Diefenbaker, il a siégé à la Cour suprême de la Colombie- Britannique de 1973 à 1981, et a démissionné à la suite d\u2019une deuxième condamnation pour conduite en état d\u2019ébriété.Il a ensuite repris la pratique du droit.Le défunt avait été impliqué dans les négociations sur le rapatriement de la Constitution.La formule Fulton-Favreau était un ensemble de règles pour les amendements constitutionnels devant permettre au Canada de rapatrier sa Constitution de Grande- Bretagne.L\u2019accord devait être signé par les 10 provinces, mais le premier ministre du Québec, Jean Lesage, avait refusé de ratifier l\u2019entente, celle-ci ne reconnaissant pas de statut particulier au Québec.PHOTO PC E.Davie Fulton 2862912 4LP0801B0525 B08 jeudi 4LP0801B0525 ZALLCALL 67 01:30:00 05/25/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 technologie@lapresse.ca Real Player 8: une trousse indispensable! En me promenant sur le Net cette semaine, j\u2019ai vu que Realaudio présente une nouvelle version de son logiciel RealPlayer.Est-ce que ça vaut la peine de changer ?Sylvain Laprise En fait, Real Network (c\u2019est le nom du fabricant du RealPlayer) lance une trousse complète pour l\u2019audiovisuel sur le Net.Que ce soit pour écouter la radio, regarder un film, de la télé en direct, pour vous monter une mégadiscothèque de fichiers MP3 et puis vous faire des disques compacts par la suite avec votre collection, RealNetwork a misé sur la solution intégrée.En lançant sa huitième version du lecteur numérique, Real Network se donne le défi d\u2019être le premier à offrir aux internautes une solution complète, clé en main, qui permet d\u2019exploiter tous les aspects du Net multimédia d\u2019aujourd\u2019hui.Évidemment, vous avez le choix de télécharger à la pièce \u2014 Real- Player et Real Juke Box \u2014 ou encore télécharger le « Centre de divertissement Real » qui regroupe tous les produits en un, un peu comme Microsoft Office regroupe les Word, Excel, Power Point et compagnie.Je vous dirai que pour avoir utilisé le Centre de divertissement Real depuis plus d\u2019une semaine, je suis très impressionné par l\u2019expérience.Il y a longtemps qu\u2019un produit de Real Network n\u2019avait suscité autant de plaisir d\u2019utilisation de ma part.En fait, en utilisant cette nouvelle version, j\u2019ai été aussi émerveillé que lorsque la compagnie avait introduit son RealPlayer 3 et que la vidéo était apparue sur mon moniteur de l\u2019époque.Comme par le passé, Real Network présente ses produits en version gratuite et payante.Devezvous acheter la version complète ou prendre la version gratuite ?Ça dépend de votre utilisation.Si vous écoutez une fois de temps en temps des fichiers audio ou vidéo sur le Net, ça ne vaut pas vraiment l\u2019investissement de 75 $.Cependant, si vous êtes le moindrement consommateur d\u2019information en ligne, de radio, de fichier MP3 et de documents vidéo, alors l\u2019investissement en vaut la peine.Si c\u2019est seulement la vidéo qui vous intéresse, téléchargez uniquement le lecteur RealPlayer 8 puisque le reste des produits est plutôt orienté dans le son.Et parlant de vidéo, je dois vous dire que j\u2019ai eu une très agréable surprise en essayant la nouvelle version pour regarder de la vidéo à la carte.Dans certains cas, la programmation vous arrive à 500 Kbps ou même 250 Kbps et vous donne vraiment l\u2019impression de regarder de la télé sur petit écran.C\u2019est assez étonnant comme qualité.Somme toute, le RealPlayer 8 et la trousse Centre de divertissement Real sont d\u2019excellents outils multimédias pour le Net d\u2019aujourd\u2019hui.Je trouve le Centre Real un peu cher, mais pour un grand consommateur de contenu multimédia, l\u2019achat devra plutôt être vu comme un investissement et se rentabilisera rapidement.Mais comme je dis toujours, essayez la version gratuite et si vous aimez, prenez la version complète qui vous en donnera encore plus en qualité, en possibilités et en possibilités de personnalisation.Real Player 8www.real.com Je suis travailleuse autonome et je cherche des logiciels d\u2019administration pour ma petite entreprise.Auriez-vous quelque chose à me suggérer ?Chantal Lapierre Depuis plusieurs années je recommande dans ce domaine les produits Makisoft de la compagnie québécoise Fortune 1000.Cette dernière a mis sur le marché un logiciel par année pour répondre aux besoins de comptabilité, de facturation, de suivi de la clientèle et de promotion sur Internet, toujours en gardant en tête que les logiciels s\u2019adressaient à une clientèle de travailleurs autonomes.Bref des logiciels bien faits, simples à utiliser, avec beaucoup d\u2019aide pour en tirer le maximum sans passer des heures à apprendre en détail le fonctionnement de chaque logiciel.Et cette aide contextuelle est aussi doublée d\u2019un assistant interactif qui peut venir vous donner un coup de main en vous guidant par la voix tout au long de l\u2019utilisation des logiciels.La bonne nouvelle pour vous, c\u2019est qu\u2019ils viennent finalement de sortir l\u2019essentiel de leur solution de gestion dans un seul et même coffret.Ce qui devient une solution parfaite de gestion et de développement pour les petites, petites entreprises.Avec le titre assez évocateur merci de « À mon compte », cette trousse est idéale pour le travailleur autonome.Et vous obtenez les quatre logiciels importants de la collection pour 160 $.Et puis, comme dans ma réponse précédente, avant d\u2019acheter un des logiciels à la pièce ou le coffret de Makisoft, passez donc sur le site de l\u2019entreprise pour vous enregistrer et essayer une version gratuite du logiciel.Ainsi vous risquez moins d\u2019être déçu.Makisoft www.makisoft.com Pour communiquer avec B.Guglielminetti : question@guglielminetti.com Bruno Guglielminetti 2861121 L\u2019éducation, nouvel eldorado d\u2019Internet Agence France-Presse VANCOUVER L\u2019éducation devient le nouvel espace de développement d\u2019Internet, malgré les limites actuelles de capacité de l\u2019outil et son coût, qui l\u2019interdit aux pays pauvres, selon les participants du premier « marché mondial de l\u2019éducation », qui s\u2019est ouvert mercredi à Vancouver.Après le cinéma, la télévision ou l\u2019industrie des jeux, l\u2019enseignement, traditionnellement financé par des budgets publics, entre ainsi dans la révolution numérique et la commercialisation qui va avec.Plusieurs centaines d\u2019acteurs venus du monde entier, universités, gouvernements, établissements scolaires, éditeurs de CD-ROM, concepteurs de logiciels, prestataires de services, vont évoquer jusqu\u2019à samedi à Vancouver les possib i l i t é s d e c o o p é r a t i o n , particulièrement pour l\u2019enseignement à distance et la formation continue.Une formidable bataille commerciale s\u2019amorce entre des organismes traditionnels comme le centre national d\u2019études à distance (CNED) en France, des chaînes de télévision publiques comme la BBC, France télévision ou la Cinq, des petites start-ups privées ou des géants industriels comme Microsoft ou IBM.En face se trouve l\u2019ensemble du tissu éducatif mondial, et plus spécifiquement les universités, qui apportent le fameux contenu recherché par les fournisseurs de « tuyaux », et sont très courtisées à Vancouver.Objectif : offrir sur le Web, à tout un chacun et à domicile, les cours donnés à quelques dizaines d\u2019étudiants seulement et permettre l\u2019instauration de « diplômes en ligne ».Déjà, une université sur trois le fait aux États-Unis sans compter les « universités virtuelles » comme Regents College qui cherche à se développer à l\u2019international.La France est très en retard.« Nous devons nous y mettre très vite, sous peine d\u2019être considérés comme des universités de seconde zone », prévient Jean-Claude Sergeant, responsable des relations internationales à Paris III, la Sorbonne.Le magazine américain Forbes a donné un nom au phénomène récemment : la « webucation » sera le nouvel eldorado d\u2019Internet, et l\u2019enseignement à distance, son moteur de croissance, selon le gourou du management, Peter Drucker.Il faut « inventer » des façons novatrices de soutenir l\u2019enseignement, ajoute Shona Butterfield, directeur général de l\u2019institut professionnel d\u2019enseignement à distance de Nouvelle-Zélande.« Il manque 6 000 professeurs de sciences en Tanzanie à cause du Sida », souligne- t-elle.Néanmoins, il est encore trop tôt pour qu\u2019Internet comble le fossé éducatif entre pays riches et pays pauvres.« Pour les pays en voie de développement, Internet est beaucoup trop cher », déclare Guillermo Kelley, directeur général de l\u2019institut latino-américain de la communication en éducation basé à Mexico.« Dans certains villages, il n\u2019y a pas de téléphone, parfois pas d\u2019électricité.Nous préférons utiliser la télévision par satellite pour l\u2019enseignement à distance qui est moins chère ».Le Mexique continue néanmoins de connecter les établissements scolaires et pense rattraper son retard d\u2019ici cinq à dix ans, ajoute-t-il.Autre frein : le manque de capacité d\u2019Internet pour transporter de l\u2019image, qui cantonne pour l\u2019instant la relation enseignant-apprenant à un face-à-face virtuel, basé essentiellement sur l\u2019écrit.« Nous sommes à une étape intermédiaire », note Nagi Sioufi, pdg d\u2019Auralog, société française numéro un mondiale dans les logiciels d\u2019enseignement des langues par reconnaissance vocale.« Dès que les hauts débits seront généralisés, les enseignants pourront \u2014 d\u2019ici deux ou trois ans \u2014 échanger visuellement avec leurs élèves, via le Web.On aura alors véritablement cassé la contrainte géographique.La physionomie de l\u2019enseignement des langues va radicalement changer », prédit-il.2862073 4LP0901B0525 B9 jeudi 4LP0901B0525 ZALLCALL 67 01:32:35 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 B 9 Politique DEUX JOURS IMPORTANT ENCAN DE SUCCESSION, ANTIQUITÉS ET OEUVRES D\u2019ART TENU AU CLUB SAINT JAMES DE MONTRÉAL 1145, avenue Union, Montréal (Québec) LE SAMEDI 27 MAI À 14 h ET LE DIMANCHE 28 MAI À 14 h INSPECTION 1 HEURE AVANT L\u2019ENCAN Cet encan comprendra une collection unique de meubles maures d\u2019Afrique du Nord, avec liquidation judiciaire de succession en règlement des litiges au sein de la famille UNE IMPORTANTE COLLECTION DE TAPIS ANTIQUES, SEMI-ANTIQUES ET CONTEMPORAINS EN SOIE ET LAINE, AINSI QUE DES CHEFS-D\u2019OEUVRE DE DIMENSIONS IMPOSANTES, SERONT AUSSI MIS EN VENTE MENÉ PAR GALERIE DAVENPORT TÉL.: (416) 925-8080 PAIEMENT: COMPTANT, CHÈQUE, VISA, MASTERCARD, AMEX.COMMISSION D\u2019ACHAT 10%.SOUS RÉSERVE DE VENTE PRÉALABLE, ERREURS OU OMISSIONS 2860456 Des centaines d\u2019opérations remises à cause de la grève dans la santé, en Alberta Presse Canadienne EDMONTON Des centaines d\u2019interventions chirurgicales non urgentes ont été annulées hier, en Alberta, et des patients ont obtenu leur congé plus tôt que prévu, alors que 10 000 employés dans le domaine de la santé débrayaient pour appuyer leurs demandes de hausses salariales.Les syndiqués ont dressé des piquets de grève devant 159 hôpitaux et établissements de soins de longue durée tôt hier matin, après l\u2019échec de négociations qui s\u2019étaient poursuivies toute la nuit.Les grévistes incluent des infirmières auxiliaires autorisées, des assistantes en psychiatrie et du personnel de soutien et d\u2019entretien.Les négociations devaient reprendre en fin de journée, hier, a fait savoir Judith Dyck, de la Régie provinciale de la santé de l\u2019Alberta.L\u2019écart qui sépare les parties impliquées demeure important.Environ 7000 infirmières auxiliaires forment le plus gros groupe de syndiqués en grève.La direction leur offre une convention collective de deux ans, comportant une augmentation salariale de 9 pour cent.Mais le syndicat, qui souligne que ses membres sont parmi les moins bien rémunérés au pays, réclame 21 pour cent.Les familles des patients étaient invitées à contribuer aux soins de leurs proches hospitalisés.Entre-temps, un chef de grève de Calgary a accusé la régie régionale de la santé de Calgary d\u2019avoir affirmé à des syndiqués ayant le statut d\u2019immigrants reçus qu\u2019ils pouvaient être déportés pour avoir participé à une grève illégale.Mme Dyck a nié être courant de cet incident.« Nous n\u2019avons pas de stratégie pour menacer les gens », a-t-elle déclaré.Par ailleurs, la Commission albertaine des relations de travail a enjoint à 600 membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui ont refusé de franchir les piquets de grève du Syndicat des employés provinciaux de l\u2019Alberta à trois hôpitaux, hier matin, de mettre fin à leur mouvement d\u2019appui.Les travailleurs en question, qui sont eux-mêmes en négociation, sont alors rentrés au travail.Mme Dyck a indiqué que la régie demanderait l\u2019arbitrage obligatoire.Mais le président du Syndicat des employés provinciaux de l\u2019Alberta, Dan MacLennan, a fait savoir que le syndicat ne participerait pas à un tel processus.« Ou bien nous avons une convention collective, ou bien nous restons dehors », a-t-il martelé, ajoutant qu\u2019en arbitrage, les travailleurs sont « toujours perdants ».2846998 2857227 4LP1001B0525 B10 jeudi 4LP1001B0525 ZALLCALL 67 01:33:33 05/25/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Politique Les quotas de morue devraient être réduits Presse Canadienne SAINT-JEAN, T.-N.Le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques estime que les quotas de pêche à la morue pour les secteurs situés au nord de Terre-Neuve et au large de la Nouvelle-Écosse devraient être réduits cette saison.Le conseil est un organisme fédéral qui relève de Pêches et Océans Canada et dont le mandat consiste à proposer au ministre quelles sont, à son avis, les limites du nombre de prises acceptables pour les différentes espèces de poissons.Dans un rapport, le conseil dit estimer que les stocks de morues dans ces secteurs de l\u2019Atlantique ne se renouvellent pas au rythme anticipé, et recommande donc de faire passer les quotas de morue de 9000 tonnes à 7000 tonnes, au large de Terre-Neuve, et de 3000 tonnes à 2000 tonnes, au large de la Nouvelle-Écosse.Dans les années 80, la région de l\u2019Atlantique pêchait jsuqu\u2019à 500 000 tonnes de morue par an.2858471 PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien a reçu, hier, un doctorat honorifique de l\u2019Université Memorial, à Saint- Jean de Terre-Neuve.Le président de l\u2019Université Memorial semonce Jean Chrétien Presse Canadienne ST-JEAN, T.-N.Le premier ministre a reçu un doctorat honorifique de la plus importante université de la côte est, hier, non sans s\u2019être fait admonester pour l\u2019insuffisance des fonds fédéraux consacrés à l\u2019éducation.Mais la semonce n\u2019est pas venue des manifestants étudiants, dont les velléités de protestation silencieuse se sont soldées par un échec magistral.C\u2019est plutôt le président de l\u2019université Memorial, Axel Meisen, qui a livré le message juste avant que M.Chrétien, portant une toge cramoisie, ne soit nommé docteur en droit.« Le soutien financier est trop faible pour les programmes et l\u2019infrastructure universitaires, a dit M.Meisen devant quelque 800 étudiants et parents réunis dans le gymnase de l\u2019université pour la 50e cérémonie annuelle de remise des diplômes de l\u2019institution.L\u2019endettement de nos étudiants est trop élevé.» M.Meisen a ensuite diplomatiquement félicité le gouvernement fédéral pour avoir haussé les fonds alloués à la recherche et au développement.À l\u2019extérieur de l\u2019édifice, seulement 10 étudiants s\u2019étaient réunis sous la pluie pour dénoncer la décision de l\u2019université d\u2019octroyer à M.Chrétien un diplôme honorifique \u2014 son 12e.Allison North, la présidente de la Fédération canadienne des étudiants à Terre-Neuve, a expliqué que le groupe voulait que les étudiants devant recevoir leur diplôme portent un bandeau blanc sur leur toge pour envoyer un message à M.Chrétien.Mais la Gendarmerie royale du Canada les a écartés de l\u2019entrée de l\u2019édifice et les bandeaux n\u2019ont pu être distribués.Plus tôt, le chancelier de l\u2019université, l\u2019ex-ministre des Finances conservateur John Crosbie, a eu quelques paroles choisies pour son ancien adversaire.Avant que M.Chrétien ne reçoive son diplôme, son frère cadet, Michel, avait également été fait docteur en droit, pour ses recherches d\u2019avant-garde ayant mené à la découverte d\u2019enzymes.« Il n\u2019arrive pas souvent que nous honorions deux membres d\u2019une même famille lors d\u2019une remise de diplômes, a déclaré M.Crosbie.Leur famille de 19 enfants a produit un premier ministre, et également son frère intelligent et intellectuellement avancé.» Les deux Chrétien ont évoqué l\u2019importance que leurs parents accordaient à l\u2019éducation supérieure.« L\u2019éducation était tout pour nos parents, a dit Jean Chrétien.Voir deux de leurs fils recevoir de tels honneurs le même jour les comblerait de fierté.Dans le cas de Michel, cela ne les surprendrait pas.« Dans mon cas, je vous le dis, ils seraient ébahis.» 4LP1101B0525 B11 jeudi 4LP1101B0525 ZALLCALL 67 01:33:38 05/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 B 11 Les astronautes d\u2019Atlantis font des réparations à la Station spatiale internationale Associated Press CENTRE SPATIAL, Houston Les astronautes d\u2019Atlantis ont remplacé, hier, une troisième batterie usagée à l\u2019intérieur de la Station spatiale internationale (ISS), en vue de rétablir l\u2019électricité dans toute la station.Dans le même temps, la navette américaine Atlantis jouait le rôle de remorqueur de l\u2019espace en propulsant la station, grâce à des petites poussées de ses moteurs, sur une orbite plus élevée.En raison d\u2019une forte activité solaire, l\u2019ISS perdait en effet ces derniers temps de l\u2019altitude à la vitesse de 2,4 km par semaine pour se retrouver sur une orbite située à « seulement » 325km au-dessus de la Terre.Le commandant de l\u2019équipage d\u2019Atlantis, James Halsell Jr, a mis en action les propulseurs de la navette à 27 reprises en une heure dans la nuit de mardi à hier, propulsant la station spatiale à une orbite supérieure de 16 km.Une mission « parfaitement accomplie », selon les responsables de Houston.Au total, l\u2019altitude de l\u2019ISS doit augmenter de 40 km en trois jours.La prochaine poussée était prévue poyr la nuit dernière.À l\u2019intérieur de l\u2019ISS, l\u2019américaine Susan Helms et le russe Iouri Ousatchev ont par ailleurs changé une batterie usagée du module de contrôle russe.Ils avaient déjà installé deux nouvelles batteries mardi et devaient en changer une quatrième hier soir.2857920 4LP1201B0525 B12 jeudi 4LP1201B0525 ZALLCALL 67 01:32:49 05/25/00 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 MAI 2000 Politique Gary Filmon quitte la vie politique Presse Canadienne WINNIPEG L\u2019ex-premier ministre du Manitoba, Gary Filmon, a décidé de mettre fin à 25 ans de carrière politique, et il quittera l\u2019Assemblée législative cet automne.M.Filmon a précisé hier que sa décision de quitter la politique était partiellement motivée par son désir de mener une nouvelle carrière, cette fois dans le monde des affaires.Il a dit qu\u2019il lui était impossible de devenir directeur d\u2019une entreprise alors qu\u2019il était encore leader conservateur.« J\u2019ai pris la bonne décision », a-t-il déclaré.Conseiller municipal avant de faire le saut à l\u2019Assemblée législative, en 1979, M.Filmon, qui est âgé de 57 ans, est le fils d\u2019immigrants d\u2019Europe de l\u2019Est qui ont toujours valorisé la réussite.Les conservateurs de M.Filmon ont perdu les élections provinciales, l\u2019automne dernier, aux mains des néo-démocrates dirigés par Gary Doer.2860656 PHOTO PC Le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, M.Joseph Facal Tant pis pour l\u2019unanimité! Faute d\u2019accord avec les libéraux, les péquistes remettent sur les rails le projet de loi-réplique au projet fédéral sur la clarté PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement péquiste aurait été prêt, la semaine dernière, à renoncer à son projet de loi 99 et à se rallier à la « déclaration solennelle » libérale, en guise de riposte au projet de loi fédéral C-20 sur la « clarté référendaire ».Le but de cette concession : répliquer « d\u2019une seule voix » à « l\u2019attaque » du tandem Chrétien- Dion.Mais hier, le ministre des Affaires intergouvernementales, Joseph Facal, a indiqué qu\u2019il n\u2019avait pu obtenir des libéraux qu\u2019ils modifient leur « déclaration solennelle ».Le projet de loi 99 reprend donc du service.Le ministre Facal a dit vouloir le faire adopter dès qu\u2019il le pourra.Et tant pis pour l\u2019unanimité.Il dit avoir tenté en vain de faire ajouter à la déclaration libérale une référence au peuple québécois, une affirmation du caractère inacceptable du projet de loi fédéral C-20, un paragraphe indiquant la non-adhésion du Québec à la Loi constitutionnelle de 1982 et un renforcement de la disposition touchant les frontières du Québec.Il était en outre disposé à accepter une référence à l\u2019avis de la Cour suprême, comme le voulaient les libéraux, mais « pour autant qu\u2019elle soit balisée par l\u2019affirmation du droit du Québec à décider de son avenir sans ingérence et sans droit de veto découlant de la formule d\u2019amendement de 1982 ».« Ce que je veux que vous compreniez, a dit M.Facal en conférence de presse, c\u2019est que le gouvernement a fait une concession majeure en acceptant les pourparlers sur la base de la motion libérale.Mais pour s\u2019entendre, il faut être deux.Si moi, je fais ce pas vers le Parti libéral, quel pas fait-il, lui, alors qu\u2019il me dit que sa motion reflète un consensus au Québec, qu\u2019elle est à prendre telle quelle et qu\u2019il ne bougera pas d\u2019un iota ?» Benoît Pelletier, porte-parole libéral en matière constitutionnelle, nie ne pas avoir eu de marge de manoeuvre quant à sa déclaration.« Une pierre d\u2019achoppement majeure à mon avis, c\u2019est l\u2019interprétation que l\u2019on fait, de part et d\u2019autre, du renvoi de la Cour suprême du Canada.Mais sur tout le reste, je dois vous dire que nous avions certainement une marge de manoeuvre.» M.Facal dit avoir appris samedi du quotidien Le Devoir, citant des sources libérales, que les négociations étaient rompues entre lui et son vis-à-vis libéral.« Nous avions pourtant convenu, lors de notre dernière rencontre, que les discussions devaient se poursuivre et, surtout, qu\u2019elles devaient rester strictement confidentielles.» M.Pelletier s\u2019est défendu d\u2019être à l\u2019origine de l\u2019information publiée samedi.« J\u2019ai lu l\u2019article aussi.J\u2019étais déçu parce que j\u2019estimais qu\u2019il risquait de contaminer le processus de négociation.» Mais d\u2019ajouter que cela n\u2019aurait pas dû être suffisant pour faire achopper les discussions.« La réalité, c\u2019est que moi je doute qu\u2019ils étaient sincères dans leurs négociations.Et on en a la confirmation.» La réalité, c\u2019est sans doute aussi que si la réplique québécoise à C-20 ne venait pas d\u2019ici la fin de la présente session \u2014 ce qui risque fort de se produire \u2014, à part les aficionados de la chose constitutionnelle, pas grand-monde au Québec ne s\u2019en rendrait compte.2853338 "]
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