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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
x. Maurice Richard 1921-2000
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-28, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101S0101 R1 rocket 1LP0101S0101 ZALLCALL 67 16:00:13 05/30/00 B 7LP0202S0521 R2- Rocket 3LP8001S0625 ZALLCALL 67 16:00:50 05/30/00 B MAURICE RICHARD Le plus grand ! Maurice Richard détenait plus de 30 records de la LNH au moment de sa retraite, en 1960 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL ANDRÉ TRUDELLE Joseph-Henri-Maurice Richard, mieux connu sous le surnom de Rocket Richard est mort, hier, à l\u2019âge de 78 ans, des suites d\u2019un cancer.Né le 4 août 1921, Maurice Richard a porté l\u2019uniforme du Canadien pendant 18 saisons entre 1942 et 1960.Il a établi toutes sortes de records dans la Ligue nationale de hockey.Il en détenait plus d\u2019une trentaine lors de sa retraite en septembre 1960.Mais à peine quelques-uns subsistent encore tant le nombre de matchs a augmenté.Richard a marqué 544 buts en saisons régulières et 82 en séries éliminatoires.Il a connu 33 matchs de trois buts.Il a gagné la Coupe Stanley huit fois.Nombreux sont ceux qui le considèrent comme le plus grand joueur de hockey de tous les temps.Une seule ombre à son palmarès : Maurice Richard n\u2019a jamais remporté le championnat des compteurs de la LNH.Aussi a-t-il accueilli avec un très grand plaisir la création d\u2019un trophée portant son nom et remis annuellement depuis peu au meilleur marqueur de buts à la fin de chaque saison dans la LNH.Son père, Onésime, et sa mère, Alice, venus tous deux de la Gaspésie, ont eu huit enfants, trois filles et cinq garçons, dont Henri qui s\u2019est aussi illustré pendant 20 saisons avec le Tricolore.Le père de Maurice a travaillé longtemps comme menuisier aux usines Angus, dans l\u2019est de Montréal.Chez ses parents, Maurice a vécu sur le Plateau Mont-Royal, puis à Bordeaux, près de la rivière des Prairies.C\u2019est d\u2019ailleurs près de ce cours d\u2019eau, rue Péloquin, à Ahuntsic, qu\u2019il a passé la deuxième moité de sa vie.Produit des clubs évoluant dans les parcs de Montréal, Maurice Richard ( il a déjà marqué 133 des 144 buts de son équipe une saison ) a atteint les rangs professionnels grâce principalement à Paul-Émile Paquette, Paul Stuart, qui lui avait fait prendre des cours de pugilat, et Arthur Therrien, entraîneur du Verdun Junior, club-école du grand Canadien.C\u2019est à l\u2019âge de 18 ans, à l\u2019automne de 1939, que Maurice s\u2019est présenté au camp d\u2019entraînement de l\u2019équipe de Therrien.Il fit sensation alors que 126 joueurs avaient été convoqués.Plusieurs blessures Les débuts furent difficiles.Au commencement des saisons de 1940, 1941 et 1942, Maurice subit de sérieuses blessures, qui l\u2019ont d\u2019ailleurs empêché de faire partie des forces armées canadiennes lors de la Deuxième Guerre mondiale.Maurice Richard a épousé Lucille Norchet le 12 septembre 1942.Le couple a eu sept enfants : Huguette, Maurice Jr, Normand, André, Suzanne, Paulo et Jean.Madame Richard est morte en juillet 1994, à l\u2019âge de 70 ans.Quelques mois plus tard, Maurice Richard trouvait en Sonia, une amie de sa fille Huguette, une compagne affectueuse et dévouée qui a veillé sur lui jusqu\u2019à la fin.À la naissance de Huguette, le 27 octobre 1943, comme elle pesait neuf livres, Dick Irvin invita le Rocket à endosser le chandail numéro 9 dans lequel il devait s\u2019immortaliser.Le Rocket a signé son premier contrat professionnel un mois et demi après son mariage, le 29 octobre 1942.Il a joué pendant toute sa carrière aux côtés de 335 compagnons de ligne.Mais Maurice a particulièrement apprécié Elmer Lach et Toe Blake ( Punch Line ) dans la première partie de sa carrière, puis son frère Henri et Dickie Moore dans la seconde partie.Richard n\u2019a connu que deux entraîneurs avec le Canadien : Dick Irvin et Toe Blake; ce dernier est mort en mai 1995.L\u2019émeute du Forum Richard, tout au long de sa carrière, a vécu de nombreux démêlés avec le bureau de direction de la Ligue nationale.Le plus important est survenu en mars 1955, dans ce qu\u2019il a été convenu d\u2019appeler l\u2019émeute du Forum.À la suite de la suspension de Richard pour les trois derniers matchs de la saison 1954-55, ce qui coûta le premier rang au Canadien et au Rocket le championnat des compteurs, à la suite de sa suspension pour toutes les séries éliminatoires, ce qui priva sans aucun doute le Canadien de la Coupe Stanley, le président Clarence Campbell se présenta au Forum pour le match Red Wings-Canadien, le 17 mars 1955.Des spectateurs s\u2019en prirent au président à l\u2019issue de la première période, une bombe lacrymogène explosa, le Forum fut évacué, la victoire attribuée aux Red Wings et un noyau de voyous saccagea les vitrines de la rue Sainte-Catherine.La punition imposée à Richard découlait d\u2019un duel à coups de bâton qu\u2019il Voir LE PLUS GRAND en page 3 Sa première fille, Huguette, pesait neuf livres à sa naissance; l\u2019entraîneur Dick Irvin proposa au Rocket d\u2019endosser le chandail numéro 9.PHOTO D\u2019ARCHIVES, La Presse SES DÉBUTS.Georges Norchet l\u2019a recommandé à Paul-Émile Paquette.qui l\u2019a recommandé à Paul Stuart.qui l\u2019a recommandé à Arthur Therrien.C\u2019est ainsi que des patinoires du quartier Bordeaux en passant par celles du parc Lafontaine, Maurice Richard a atteint le Verdun junior en 1939-40.De là, il allait passer au Canadien senior avant de gagner sa place chez le Canadien au camp d\u2019entraînement de la saison 1942-43.À chacune de ces étapes, ses entraîneurs et gérants d\u2019équipe avaient été impressionnés par sa rapidité, son instinct de marqueur, sa fougue et sa ténacité.Au début des années 1940, le jeune homme qui avait donné ses premiers coups de patin sur les eaux gelées de la rivières des Prairies, amorçait une carrière qui allait soulever les foules. 7LP0303S0521 R3 Rocket 4LP8101S0625 ZALLCALL 67 16:01:46 05/30/00 B MAURICE RICHARD LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 3 PHOTOS D\u2019ARCHIVES, La Presse LA PREMIÈRE COUPE STANLEY.Printemps 1944.Les joueurs du Canadien célèbrent la conquête de la Coupe Stanley.La dernière remontait à 1931.L\u2019équipe n\u2019avait même atteint les séries qu\u2019une seule fois au cours des cinq années précédentes.Mais en 1943-44, la deuxième saison de Maurice Richard, les succès du Rocket et de la Punch Line qu\u2019il complétait avec Hector Toe Blake et Elmer Lach, avaient conduit le Canadien au championnat de la LNH et à la Coupe.Imaginez, au cours des séries, Richard avait réussi 12 buts en neuf matches ! Un record.Il avait même connu un match de cinq buts contre Toronto ! Un autre record ! C\u2019était la fois où Charlie Mayer, de la « Ligue du vieux poêle », lui avait accordé les trois étoiles du match.Le soir où cette photo a été prise, le Canadien menait la finale contre Chicago, 3-0, mais tirait de l\u2019arrière 3-1 après une période.« Fake ! Fake ! » avaient crié quelques spectateurs croyant que les joueurs du Canadien voulaient jouer un match de plus pour empocher plus d\u2019argent.Insultés, ils avaient marqué trois buts en troisième ( Lach et Richard, deux fois ), avant que Blake ne tranche en prolongation.À sa première participation aux séries, Richard a vite montré qu\u2019il allait y laisser sa marque.De gauche à droite, première rangée : Gerry Heffernan, Durnan, Lach, Murph Chamberlain, Blake et Fernand Majeau.Deuxième rangée : Dick Irvin, Bob Filion, Mike McMahon, Buddy O\u2019Connor, Léo Lamoureux, Bouchard, Glen Harmon, Ray Getliffe, Phil Watson et Richard.LE PLUS GRAND / suite de la page 2 avait livré à Hal Laycoe, des Bruins, à Boston, quelques jours auparavant.Laycoe, pourtant l\u2019agresseur, s\u2019en tira sans sanction.Il faut dire que Richard avait déjà eu maille à partir avec d\u2019autres officiels et avec d\u2019autres joueurs avant la foire avec Laycoe.Clarence Campbell avait déjà menacé à plusieurs reprises de suspendre le Rocket.Ses dernières années Après sa carrière, Maurice Richard a été ambassadeur de bonne entente, puis responsable des relations publiques et vice-président du Canadien, postes qu\u2019il ne conserva qu\u2019un peu plus d\u2019un an parce que « le directeur gérant Sam Pollock et le président David Molson le laissaient pourrir dans son bureau » rapporte Jean-Marie Pellerin dans son livre L\u2019Idole d\u2019un peuple, publié d\u2019abord en 1976 puis réédité en 1998.Maurice Richard a été entraîneur des Nordiques de Québec qui faisaient leurs débuts dans l\u2019Association mondiale en 1972.Mais le Rocket ne dirigea l\u2019équipe que pendant deux matchs.Il démissionna parce qu\u2019il avait peine à supporter la pression et parce que sa famille ne voulait pas déménager à Québec.Richard a ensuite été arbitre lors des matches des Anciens joueurs de la LNH, partout au le pays, jusque dans les dernières années de sa vie.Il a aussi consacré beaucoup temps à la chasse et à la pêche, deux de ses passions.Son bon ami Jean Roy a été son conseiller financier et son agent pendant plus de 30 ans.Tout au long de sa carrière, le Rocket a reçu un nombre incalculable d\u2019honneurs de toutes sortes.Il a été notamment présenté à la reine Élisabeth et au prince Philip ( juillet 1959 ).Maurice Richard a aussi été fait chevalier, puis compagnon de l\u2019Ordre du Canada ( octobre 1998 ).À Montréal, il a été honoré à plusieurs reprises dans le cadre des cérémonies entourant la fermeture du Forum, puis l\u2019ouverture du nouveau Centre Molson.Maurice Richard a tenu, à intervalles irréguliers, une chronique dans quelques journaux, dont Dimanche-Matin, puis plus tard dans La Presse.et ce, pendant de nombreuses années.LA RETRAITE.Le 15 septembre 1960, Maurice Richard, âgé de 39 ans, annonçait sa retraite pendant le camp d\u2019entraînement du Canadien.« Ça fait deux ans que j\u2019y songe jour et nuit », déclarait le Rocket d\u2019une voix étouffée par l\u2019émotion en conférence de presse à l\u2019hôtel ReineÉlizabeth. 7LP0402S0521 R4 ROCKET 3LP6201S0217 ZALLCALL 67 16:02:16 05/30/00 B MAURICE RICHARD Maurice Richard a marqué pas moins de 82 buts en séries éliminatoires.Le 9 avril 1953, il déjouait Sugar Jim Henry, des Bruins de Boston, dans le premier match de la finale de la Coupe Stanley que le Canadien devait remporter.Le 26 novembre 1958, à New York, le Rocket posait avec la rondelle et le bâton avec lesquels il venait de réussir le 600e but de sa carrière, séries éliminatoires incluses.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL PHOTO AP PHOTO ROGER ST-JEAN, La Presse Il détient toujours quatre records des éliminatoires Au terme de sa carrière, en 1960, Maurice Richard détenait plus de 30 records de la Ligue nationale.Il a disputé 978 matches en 18 saisons régulières et 133 en 15 participations aux séries éliminatoires.Avant la saison 1999-2000, il en détenait toujours quatre des séries éliminatoires: le plus de points en une période, partagé avec plusieurs joueurs; le plus de buts en prolongation en une saison, partagé avec Mel Hill; le plus de buts en un match, partagé avec plusieurs joueurs; et le plus de buts en prolongation en carrière qui était toujours le sien propre.EN SAISONS RÉGULIÈRES ( 16 ) \u2014 Le plus de buts en carrière : 544.\u2014 Le plus de buts en carrière par un ailier droit : 544.\u2014 Le plus de buts en carrière, y compris les séries éliminatoires : 626, soit 544 en saisons régulières et 82 en séries.\u2014 Le plus de points en carrière : 965, 544 buts et 421 passes.\u2014 Le plus de points en carrière, y compris les séries éliminatoires : 1091, soit 82 buts et 44 aides en séries, et 965 points en saison régulière.\u2014 Le plus de buts en une saison : 50, en 50 rencontres, en 1944-45.\u2014 Le plus de buts en une saison incluant les séries : 56 ( 50 en saison, 6 en séries en 1944-45 ).\u2014 Le plus de points en un match : 8.Richard partageait cette marque avec Bert Olmstead, également du Canadien.Richard avait réussi cinq buts et obtenu trois aides dans une victoire de 9-1 sur les Red Wings de Detroit, à Montréal, le 28 décembre 1944.Olmstead avait marqué quatre buts et obtenu quatre aides dans une victoire de 12-1 sur Chicago, à Montréal, le 9 janvier 1954.\u2014 Le plus de buts en une saison par un ailier droit : 50, en 50 parties en 1944-45.\u2014 Le plus grand nombre de tours du chapeau : 26, dont deux matches de quatre buts et un de cinq.\u2014 Le plus grand nombre de tours du chapeau, incluant les séries : 33.\u2014 Le plus de saisons de 20 buts : 14.\u2014 Le plus de saisons consécutives de 20 buts : 14, 1943-57.\u2014 Le plus de saison de 30 buts : 9.Record qu\u2019il partageait avec Gordie Howe, des Red Wings de Detroit.\u2014 Le plus de saisons de 40 buts : 4.Record qu\u2019il partageait avec Gordie Howe, des Red Wings.\u2014 Le plus de saisons de 50 buts : 1.EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES ( 16 ) \u2014 Le plus de rencontres en séries éliminatoires : 133.\u2014 Le plus de buts en séries éliminatoires : 82.\u2014 Le plus de points en séries éliminatoires : 126.Le Rocket a récolté 82 buts et 44 aides.\u2014 Le plus de buts en séries éliminatoires, une saison : 12.Richard partageait cette marque avec Jean Béliveau.Richard a réussi 12 buts en neuf rencontres, en 1943-44, contre Toronto et Chicago.Béliveau en a marqué 12 en dix rencontres, en 1955-56, contre les Rangers et Détroit.\u2014 Le plus de buts gagnants en séries éliminatoires : 18.\u2014 Le plus de buts en prolongation en séries éliminatoires : 6 (1 en 1946, 3 en 1951, 1 en 1957, 1 en 1958).\u2014 Le plus de trucs du chapeau en séries éliminatoires : 7, dont deux matches de quatre buts et un de cinq.\u2014 Le plus de buts en une partie des séries éliminatoires : 5.Le Rocket a réussi cet exploit en demi-finale contre les Leafs de Toronto, le 23 mars 1944, rencontre que le Canadien a gagnée ( 5-1 ), à Montréal.Newsy Lalonde, du Canadien, l\u2019avait fait avant lui le 1er mars 1919 contre Ottawa ( 6-3 ).\u2014 Le plus grand nombre d\u2019aides en une partie des séries éliminatoires : 5.Maurice Richard, Toe Blake et Bert Olmstead, du Canadien, ainsi que Don McKenney, de Boston, ont tous obtenu cinq mentions d\u2019aide en une rencontre, Richard le 27 mars 1956 contre les Rangers, Blake le 23 mars 1944 contre les Maple Leafs, Olmstead le 30 mars 1957 contre les Rangers, et McKenney le 5 avril 1958 contre les Rangers.\u2014 Le plus de matches consécutifs avec au moins un but : 8; deux fois.Du 27 mars 1945 au 2 avril 1946 alors qu\u2019il marquait un but dans sept matches et quatre dans l\u2019autre.Du 5 avril 1951 au 27 mars 1952 alors qu\u2019il marquait un but dans sept matches et deux dans l\u2019autre.\u2014 Le plus de tours du chapeau en une saison : 2, en 1944.Record qu\u2019il partageait avec Doug Bentley ( 1944 ), des Blackhawks de Chicago.\u2014 Le plus de buts en prolongation en une saison : 3, en 1951.Record qu\u2019il partageait avec Mel Hill ( 1939), des Bruins de Boston.\u2014 Le plus de buts en une période : 3.Il partageait ce record avec Harvey Jackson, de Toronto, et Ted Lindsay, de Detroit.Jackson a réussi l\u2019exploit le 5 avril 1932 contre les Rangers de New York et Lindsay, le 5 avril 1955 contre le Canadien.Richard l\u2019a fait trois fois : le 23 mars 1944 contre Toronto, le 29 mars 1945 contre Toronto aussi et le 6 avril 1957 contre Boston.\u2014 Le plus de points en une période : 4.Il partageait ce record avec Dickie Moore du Canadien.Richard a obtenu trois buts et une passe en troisième période d\u2019une victoire de 10-3 contre le Maple Leafs de Toronto, le 29 mars 1945 à Montréal.Moore a obtenu deux buts et deux passes en première période d\u2019une victoire de 8-1 contre les Bruins de Boston, le 25 mars 1954 à Montréal.\u2014 Le plus de passes en une période : 3.Il partageait ce record avec neuf autres joueurs.\u2014 Le plus de buts en avantage numérique en une période : 2.Il partageait ce record avec six joueurs. 7LP0502S0521 R5 ROCKET 3LP6101S0217 ZALLCALL 67 16:03:30 05/30/00 B MAURICE RICHARD LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 5 PHOTOS D\u2019ARCHIVES, La Presse Les gardiens redoutaient le lancer du revers de Maurice Richard.Plusieurs de ses 544 buts ont été réussis à l\u2019aide de ce tir, aujourd\u2019hui oublié.Cette séquence d\u2019un match contre les Rangers de New York a été croquée en 1956.Sa fiche Année Club Ligue MJ B A Pts Pun.MJ B A Pts Pun.1942-43 Canadien LNH 16 5 6 11 4 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1943-44 Canadien LNH 46 32 22 54 45 9 *12 5 17 10 1944-45 Canadien LNH 50 *50 23 73 46 6 6 2 8 10 1945-46 Canadien LNH 50 27 21 48 50 9 *7 4 11 15 1946-47 Canadien LNH 60 *45 26 71 69 10 *6 5 *11 *44 1947-48 Canadien LNH 53 28 25 53 89 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1948-49 Canadien LNH 59 20 18 38 110 7 2 1 3 14 1949-50 Canadien LNH 70 *43 22 65 114 5 1 1 2 6 1950-51 Canadien LNH 65 42 24 66 97 11 *9 4 *13 13 1951-52 Canadien LNH 48 27 17 44 44 11 4 2 6 6 1952-53 Canadien LNH 70 28 33 61 *112 12 7 1 8 2 1953-54 Canadien LNH 70 *37 30 67 112 11 3 0 3 22 1954-55 Canadien LNH 67 *38 36 74 125 **\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1955-56 Canadien LNH 70 38 33 71 89 10 5 9 14 *24 1956-57 Canadien LNH 63 33 29 62 74 10 8 3 11 8 1957-58 Canadien LNH 28 15 19 34 28 10 *11 4 15 10 1958-59 Canadien LNH 42 17 21 38 27 4 0 0 0 2 1959-60 Canadien LNH 51 19 16 35 50 8 1 3 4 2 Totaux (LNH) 978 544 421 965 1285 133 82 44 126 188 * \u2014 Meneur de la ligue **\u2014 Suspendu, il n'a pas pris part aux séries éliminatoires en 1954-55.Saison régulière Séries éliminatoires Infographie La Presse Né à Montréal le 4 août 1921.Ailier droit.Lançait de la gauche.Poids et taille: 5'10, 195 lb.Dernier club amateur: Canadien sénior de Montréal.Vainqueur du trophée Hart (joueur par excellence) en 1946-47.Huit fois membre de l'équipe championne de la Coupe Stanley: 1943-44, 45-46, 52-53, 55-56, 56-57, 57-58, 58-59, 59-60.Huit fois membre de la première équipe d'Étoiles: 1944-45, 45-46,46-47,47-48,48-49,49- 50, 54-55, 55-56.Six fois membre de la deuxième équipe d'Étoiles: 1943-44, 50-51, 51-52, 52-53, 53-54, 56-57.Capitaine du Canadien de 1956 à 1960.Élu au Temple de la Renommée en 1961.Entraîneur des Nordiques de Québec (AMH) au début de la saison 1972-73: fiche de l'équipe: une victoire et une défaite.Le Rocket a réussi 26 tours du chapeau en saisons régulières et sept autres en séries éliminatoires.Bernard Geoffrion soulignait un de ces matches de trois buts contre les Maple Leafs de Toronto le 7 janvier 1954.Malgré tous ses exploits, Maurice Richard n\u2019a jamais coiffé le championnat des compteurs de la LNH.En 1954-55, il semblait pouvoir le remporter, mais sa suspension devait l\u2019en empêcher.C\u2019est Geoffrion qui avait fini premier, devançant Richard par un seul point.Le public en a longtemps voulu à Boum-Boum, mais jamais le Rocket. 7LP0601S0521 R6 ROCKET 3LP6401S0217 ZALLCALL 67 16:03:55 05/30/00 B MAURICE RICHARD Le 17 mars 1955, 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL L\u2019ÉMEUTE MICHEL MAROIS Rien dans la carrière de Maurice Richard n\u2019a suscité plus de commentaires que l\u2019émeute du 17 mars 1955 au Forum.Ce soir-là, les partisans du Canadien ont ajouté un chapitre important à la légende de leur idole.Si le caractère de l\u2019affaire, excessif et violent, allait à l\u2019encontre de la tradition résolument conservatrice du Tricolore, il correspondait toutefois parfaitement à Richard lui-même qui, ne l\u2019oublions pas, était à la fois le meilleur marqueur et le meilleur bagarreur de son époque.La colère du Rocket à Boston n Les événements de mars 1955 ne sont pas associés sans raison à Maurice Richard, on s\u2019en doute bien.L\u2019histoire a retenu que les incidents ont éclaté en réaction à la suspension de l\u2019ailier droit du Canadien par le président de la Ligue nationale, Clarence Campbell.Signe prémonitoire, toute cette affaire a pris naissance le 13 mars au cours d\u2019un match entre le Canadien et les Bruins de Boston.C\u2019est en effet au cours de cette rencontre que Richard a fait les gestes qui allaient lui valoir d\u2019être suspendu.Le journaliste Paul-Émile Prince, envoyé spécial de La Presse au Garden de Boston, décrivait ainsi la scène dans le journal du lendemain : « L\u2019impétueux et spectaculaire Maurice Richard, atteint à la tête par le bâton de Hal Laycoe, des Bruins de Boston, s\u2019est révolté hier et a soudainement fait explosion pour déclencher une furieuse bagarre qui a marqué cette joute.( .) La figure toute ensanglantée, il s\u2019est rué sur son rival pour lui remettre le change et l\u2019atteindre d\u2019une solide droite à la figure, le blessant sous un oeil.« Non satisfait, Richard a voulu poursuivre davantage le combat et, alors que le juge de lignes Cliff Thompson a voulu le retenir, le robuste ailier droit du Canadien l\u2019a repoussé le long de la clôture et l\u2019a atteint d\u2019une droite à la figure.Il était facile de constater que Richard avait complètement perdu son sang-froid, qu\u2019il était hors de lui-même.« C\u2019est finalement l\u2019entraîneur Hector Dubois qui, se rendant sur la patinoire avec une serviette pour essuyer le visage du plus grand compteur de tous les temps, est parvenu à le convaincre de regagner la chambre du Canadien.» De tels gestes, même de la part du « plus grand compteur de tous les temps », ne pouvaient rester impunis.Prince expliquait donc : « L\u2019arbitre Frank Udvari a décerné une punition de match au sensationnel ailier droit du Tricolore, ce qui entraîne automatiquement une amende de 100 $.Son cas sera référé au président Campbell qui possède le droit de lui imposer une suspension ou une amende plus forte.Plus tôt cette saison, on se souviendra que Richard avait été l\u2019objet d\u2019une attaque sauvage de Bob Bailey et avait lancé son gant au visage du juge de lignes Georges Hayes.Le président Campbell avait alors décidé de lui décerner une amende de 250 $, ce qui pourrait bien se répéter de nouveau.« Il est possible que Richard soit condamné à une amende ou qu\u2019il soit suspendu ou qu\u2019il soit mis à l\u2019amende et suspendu.S\u2019il est suspendu, la décision risquera de le priver du championnat des compteurs de la ligue Nationale, honneur qui lui a toujours échappé en dépit de sa carrière étincelante mais qui paraissait bien devoir lui échoir cette année.» La décision de Campbell n Le 16 mars, le président rendait enfin sa décision : Maurice Richard était suspendu pour la fin de la saison régulière et pour toute la durée des séries éliminatoires.À Montréal, personne n\u2019avait osé prévoir un jugement si sévère.La réaction indignée des amateurs sportifs était spontanée et les bureaux de la Ligue nationale recevaient plusieurs centaines d\u2019appels de menaces.La tête de Clarence Campbell était mise à prix par les partisans exacerbés qui s\u2019exprimaient à la radio.Du grabuge au Forum et dans la rue n Le lendemain, lors du match entre le Canadien et les Red Wings de Detroit, ces mêmes partisans allaient donner raison aux chroniqueurs montréalais qui avaient prédit du grabuge.La présence du président Campbell au Forum suscitait en effet de vives réactions chez les spectateurs, empressés de « régler le cas » du bourreau de Maurice Richard.L\u2019explosion d\u2019une bombe lacrymogène tout près du siège occupé par Campbell, entraînait l\u2019intervention de la police, l\u2019évacuation du Forum et l\u2019annulation de la rencontre.Mais les spectateurs et les milliers de partisans qui s\u2019étaient rendus devant le Forum continuaient leurs manifestations dans la rue, saccageant et incendiant des véhicules, van- R Le 16 mars 1955.Maurice Richard, accompagné de Ken Reardon, un des dirigeants du Canadien, se présente au bureau de Clarence Campbell, président de la LNH.Quelques heures plus tard, le Rocket était suspendu pour le reste de la saison et les séries éliminatoires.La Presse 18 mars 1955 7LP0702S0521 R7 ROCKET 3LP6501S0217 ZALLCALL 67 16:34:07 05/30/00 B MAURICE RICHARD dalisant des propriétés privées et pillant des boutiques.Comme on avait été surpris par la sévérité excessive de Campbell, on devait avouer sa stupéfaction devant l\u2019ampleur des dégâts causés par les réactions du public.Les quotidiens rendaient compte de l\u2019émeute dans leurs éditions du vendredi 18 mars.Tous rapportaient avec moult détails les incidents qui s\u2019étaient déroulés dans l\u2019enceinte du Forum et, à la suite de l\u2019évacuation de l\u2019amphithéâtre de la rue Atwater, dans les rues avoisinantes.La Presse titrait à la une : « Défi et provocation de Campbell ».Une petite photo montrait le président de la LNH occupé à rajuster son chapeau, quelques secondes après avoir été frappé par un spectateur.De nombreux textes accompagnaient cette photo.Le plus important, « Soirée et nuit turbulentes », insistait sur « une manifestation rageuse et désordonnée » tout en attribuant à « de jeunes écervelés » les actes de vandalisme qui ont été perpétrés à l\u2019extérieur du Forum.Signé par Fernand Lévesque, ce texte résumait les événements de la soirée.« Un certain nombre de jeunes écervelés qu\u2019on ne voit pas parmi les spectateurs habituels des joutes de hockey s\u2019étaient mêlés aux milliers de personnes qui ont manifesté devant le Forum hier soir.Après avoir causé le plus de dégâts possible à l\u2019immeuble même du Forum, ils ont brisé les vitrines d\u2019une cinquantaine de magasins de la rue Ste- Catherine, jusqu\u2019à la rue University, faisant main basse sur les objets qui s\u2019y trouvaient.« La manifestation, qui avait débuté dans un ordre relatif quelques heures avant la partie, a atteint son point maximum à la fin de la première période de la joute entre le Canadien et Detroit lorsqu\u2019une bombe lacrymogène a été lancée dans l\u2019enceinte du Forum.L\u2019affaire a ensuite dégénéré en un indescriptible désordre où des voyous, à l\u2019extérieur, par les dégâts qu\u2019ils ont faits et les vols qu\u2019ils ont commis, ont causé des pertes qui s\u2019élèveront à plusieurs milliers de dollars.» Le maire Drapeau blâme Campbell n Le deuxième texte, « Le président n\u2019aurait pas dû aller au Forum », présentait les réactions du maire de Montréal, Jean Drapeau, et des membres du conseil exécutif de la municipalité.Le maire Drapeau y était cité.« Tout inexcusable qu\u2019il soit, le fracas a été provoqué par la présence de M.Campbell au Forum.M.Campbell aurait agi sagement en s\u2019abstenant d\u2019assister à la joute Canadien-Detroit, tout au moins en n\u2019annonçant point sa visite à l\u2019avance comme il l\u2019a fait.Sa présence, en effet, pouvait être interprétée comme un véritable défi.» Les lecteurs découvraient aussi que les destructions et les pillages de la veille étaient les plus importants à se produire depuis les émeutes anticonscriptionnistes ; que le président Campbell s\u2019était vanté de sa présence au Forum et que Maurice Richard avait offert de s\u2019adresser à la population pour calmer les esprits.Le travail de la police est félicité n Les aspects juridico-policiers de l\u2019émeute ne pouvaient évidemment que retenir l\u2019attention.Aux côtés des textes sur l\u2019évaluation des dégâts, les quotidiens relataient en détail le travail des policiers.Les propos de directeur adjoint de la police de Montréal, Alfred Bélanger, qui avait dirigé les opérations, étaient particulièrement intéressants.« La situation se rattachait plus ou moins à l\u2019émeute, disait-il.Il ne s\u2019agissait pas de troubles politiques ou ouvriers mais d\u2019une joute de hockey.Ce n\u2019était pas des émeutiers ou des anarchistes appuyés par quelques sympathisants, mais bien toute une population en colère autour d\u2019un événement sportif.« Nous avons décidé de protéger avant tout la vie des milliers de citoyens présents et nos ordres ont été donnés en conséquence : pas de brutalités mais des manoeuvres pour isoler les groupes de manifestants tout en tentant de prévenir des blessures graves.Je crois que notre politique a eu du bon.Voyez : aucun mort et aucun blessé grave.Beaucoup d\u2019ecchymoses mais aucune blessure sérieuse.J\u2019ai personnellement dirigé nos effectifs ( 50 hommes au début, 200 à la fin ) et graduellement, sans panique, nous avons isolé les manifestants en îlots de plus en plus petits.Finalement, après des heures d\u2019efforts de pacification, nous les avons dispersés.« Quant aux dégâts matériels, ce fut notre deuxième souci.Mais en quoi consistent-ils, au juste, si on considère l\u2019ampleur du soulèvement.Quelques milliers de dollars de glaces fracassées ?Nous avons usé de jugement.» Il faut d\u2019ailleurs noter que le juge municipal E.J.McManamy, chargé de l\u2019affaire, avait vanté le travail des policiers, le 18 au matin, lors de la comparution des émeutiers arrêtés la veille.« Cette manifestation, qu\u2019on peut associer à l\u2019émeute, n\u2019était pas spontanée, de dire le juge McManamy.Elle avait été préparée et c\u2019est pour cela que je dois me montrer sévère.Les gens ont été excités par une situation qui menait directement à la violence.Et ici, je dois féliciter la police de Montréal pour son habileté dans la répression de l\u2019émeute.Nos agents ont fait un travail magnifique, conservant toujours leur sang-froid et procédant avec prudence.« La Cour doit considérer les circonstances qui ont conditionné tout ce trouble.Cependant, la punition doit être telle qu\u2019elle prévienne tout délit de ce genre.La loi et l\u2019ordre doivent prévaloir en toutes circonstances et dans toutes les communautés civiles.» Richard appelle la population au calme n Le soir même, le Rocket s\u2019adressait aux partisans au cours d\u2019une allocution radiophonique.« Mes chers amis, disait- il, parce que je joue toujours avec tant d\u2019ardeur et que j\u2019ai eu du trouble à Boston, j\u2019ai été suspendu.Je suis vraiment peiné de ne pas pouvoir m\u2019aligner avec mes copains les Canadiens dans les séries de détail.Je veux toutefois penser avant tout aux amateurs de Montréal et aux joueurs du Canadien qui sont tous mes meilleurs amis.« Je viens donc demander aux amateurs de ne plus causer de trouble, et je demande aussi à tous les partisans d\u2019encourager les Canadiens pour qu\u2019ils puissent l\u2019emporter en fin de semaine contre les Rangers et le Detroit.Nous pouvons encore nous assurer le championnat.J\u2019accepte ma punition et je reviendrai la saison prochaine pour aider mon club et les jeunes joueurs des Canadiens à remporter la Coupe Stanley.Merci.» Sans Richard, le Canadien s\u2019inclinait en sept matches dans la finale de 1955.Mais, comme le Rocket l\u2019avait dit, le Tricolore n\u2019allait plus céder le précieux trophée avant 1961.C\u2019est en effet à partir de la saison 1955-56 que le Canadien allait entreprendre sa fabuleuse série de cinq conquêtes successives de la Coupe Stanley.L\u2019émeute n\u2019aura-t-elle été qu\u2019un détonateur ?r LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 7 PHOTOTHÈQUE, La Presse La foule s\u2019est vite assemblée autour du Forum le soir du 17 mars 1955.Dans un premier temps, les amateurs se sont contentés de lancer des « claques ».PHOTO ROGER ST-JEAN, La Presse Le 17 mars 1955.Une bombe lacrymogène vient d\u2019éclater dans le Forum qui sera évacué. 7LP0801S0521 R8 ROCKET 3LP6901S0218 ZALLCALL 67 16:06:09 05/30/00 B MAURICE RICHARD 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL Le 9 et le 16 Maurice Richard a toujours dit que l\u2019arrivée chez le Canadien de Henri, de près de 15 ans son cadet, avait prolongé sa carrière.Ils ont évolué ensemble de 1955-56 à 1959-60, gagnant la Coupe Stanley chaque année.Henri était au centre, Maurice à droite et Dickie Moore à gauche.Maurice a joué 978 matches en 18 saisons dans la LNH, totalisant 544 buts, 421 passes, 965 points et 1 285 minutes de punitions.Henri a joué 1 256 matches en 20 saisons, récoltant 358 buts, 688 passes, 1 046 points et 928 minutes de punitions.Maurice a été capitaine du Canadien de 1956 à 1960 et Henri de 1971 à 1975.Leurs numéros, 9 et 16, ont été retirés par le Canadien.Maurice a été élu au Temple de la renommée du hockey en 1961 et Henri en 1979.PHOTOS La Presse Dix-neuf fois les frères Richard ont inscrit leur nom sur la Coupe Stanley ! Maurice l\u2019a gagnée en huit occasions et Henri en 11, un total inégalé dans l\u2019histoire de la LNH.À chaque fois dans l\u2019uniforme du Canadien où un lien fort liait les Dollard St-Laurent, Jean-Guy Talbot, Floyd Curry, Maurice, Tom Johnson, Jacques Plante, Bert Olmstead et Henri.Les frères ont célébré ensemble une dernière fois, en avril 1960, en compagnie de Phil Goyette et Don Marshall.Goyette, Henri et Marshall ne pouvaient se douter que ce serait la dernière coupe pour le Rocket.Ci-contre, Maurice posant fièrement au côté de Henri lors d\u2019un hommage rendu à celui-ci en 1974 au Forum.Un autre frère Richard, Claude, a joué dans les clubs-écoles du Canadien de 1956 à 1961, marquant jusqu\u2019à 25 buts à Hull- Ottawa en 1957-58. 7LP0901S0521 R9 ROCKET 4LP7901S0217 ZALLCALL 67 16:33:24 05/30/00 B MAURICE RICHARD Du 15 au 9 Le 27 octobre 1943, Lucille, l\u2019épouse de Maurice Richard, donnait naissance à Huguette, un joli poupon de neuf livres.La légende veut que Maurice ait demandé à Dick Irvin, alors entraîneur du Canadien, s\u2019il pouvait changer de numéro, troquant le 15 qu\u2019il porait pour le 9, en l\u2019honneur de son premier enfant.Une autre version de la légende veut que ce soit Irvin qui ait proposé le changement à Richard.Quoi qu\u2019il en soit, le numéro 9 allait devenir très populaire.Le centre Charlie Sands l\u2019avait porté les trois saisons précédentes.LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 9 SES « CHAPEAUX » Trois, quatre, cinq buts.En son temps, et pendant longtemps, Maurice Richard a été l\u2019artiste des trucs du chapeau.En carrière, en saisons régulières, il en revendiquait 26.En séries éliminatoires, il en totalisait sept.En voici la liste et les victimes de chacun.SAISONS RÉGULIÈRES Matches de trois buts 30 décembre 1943, vs Jim Franks, Detroit 17 février 1944, vs Connie Dion, à Detroit 5 mars 1944, vs Paul Bibeault, Toronto 9 novembre 1944, vs Mike Karakas, Chicago 26 novembre 1944, vs Frank McCool, Toronto 21 janvier 1945, vs Harry Lumley, à Detroit 26 octobre 1946, vs John Mowers, Detroit 28 décembre 1946, vs Paul Bibeault, Chicago 15 février 1947, vs Turk Broda, à Toronto 27 février 1947, vs Emile Francis, Chicago 22 novembre 1947, vs Jim Henry, New York 20 mars 1948, vs Emile Francis, Chicago 15 janvier 1949, vs Jim Henry, Chicago 10 janvier 1951, vs Chuck Rayner, à New York 3 février 1951, vs Jack Gélineau, Boston 10 mars 1951, vs Harry Lumley, Chicago 12 janvier 1952, vs Harry Lumley, Chicago 10 décembre 1953, vs Al Rollins, Chicago 7 janvier 1954, vs Harry Lumley, Toronto 30 décembre 1954, vs Al Rollins, Chicago 20 janvier 1955, vs Harry Lumley, Toronto 20 décembre 1955, vs Al Rollins, à Chicago 13 octobre 1957, vs Terry Sawchuk à Detroit Matches de quatre buts 14 mars 1948, vs Jim Henry, à New York 6 février 1955, vs Lorne Worsley, à New York Match de cinq buts 28 décembre 1944, vs Harry Lumley, Detroit SÉRIES ÉLIMINATOIRES Matches de trois buts 6 avril 1944, vs Mike Karakas, à Chicago 14 avril 1953, vs Red Henry, à Boston 20 mars 1956, vs Lorne Worsley, Rangers de NY 1er avril 1958, vs Terry Sawchuk, à Detroit Matches de quatre buts 29 mars 1945, vs Frank McCool, Toronto 6 avril 1957, vs Don Simmons, Boston Match de cinq buts 23 mars 1944, vs Paul Bibeault, Toronto PHOTO D\u2019ARCHIVES, La Presse Le 25 février 1945, Maurice Richard enregistrait son 45e but de la saison pour battre le record de Joe Malone, vieux de 27 ans.Après le match, en toute humilité, Richard réagissait ainsi aux félicitations de ses coéquipiers et de son entraîneur Dick Irvin ( à gauche ).Les plus âgés reconnaîtront sur la première rangée, les Getliffe, Harmon, Eddols, Durnan, Majeau et Filion; sur la deuxième, les Mosdell, Bouchard, Blake, Lach et Lamoureux.50 BUTS EN 50 MATCHES Maurice Richard a été le premier joueur de l\u2019histoire de la LNH à marquer 50 buts en une saison.Il a réussi l\u2019exploit en 1944-45 dans un calendrier de 50 matches.MJ Dates Buts Passeurs Gardiens, équipes 3e 4 nov.1er Lach Dion, Detroit 5e 9 nov.2e Lach, Blake Karakas, Chicago 5e 9 nov.3e Lach, Blake Karakas, Chicago 5e 9 nov.4e Lach, Blake Karakas, Chicago 7e 12 nov.5e Lach Karakas, Chicago 8e 18 nov.6e Lach, Blake Bennett, Boston 9e 19 nov.7e Blake, Lamoureux McAuley, NY 10e 21 nov.8e Blake Bennett, Boston 11e 23 nov.9e Blake, Bouchard Dion, Detroit 13e 26 nov.10e Lach, Blake McCool, Toronto 13e 26 nov.11e Lach, Blake McCool, Toronto 13e 26 nov.12e Blake, Eddolls McCool, Toronto 14e 30 nov.13e Lach, Blake McAuley, NY 15e 3 déc.14e Lach Karakas, Chicago 16e 5 déc.15e Blake Bennett, Boston 17e 14 déc.16e Blake, Bouchard McCool, Toronto 18e 16 déc.17e Lach, Blake Bennett, Boston 18e 16 déc.18e Lach, Blake Bennett, Boston 19e 17 déc.19e Lach, O\u2019Connor McAuley, NY 21e 28 déc.20e Lamoureux Lumley, Detroit 21e 28 déc.21e Lach Lumley, Detroit 21e 28 déc.22e Lach, Blake Lumley, Detroit 21e 28 déc.23e Lach, Eddolls Lumley, Detroit 21e 28 déc.24e \u2014 Lumley, Detroit 23e 2 jan.25e Lach, Blake Bibeault, Boston 25e 6 jan.26e Lach, Harmon Karakas, Chicago 26e 11 jan.27e Bouchard McCool, Toronto 26e 11 jan.28e Lach, Blake McCool, Toronto 27e 13 jan.29e Lach Lumley, Detroit 30e 20 jan.30e Blake McAuley, NY 31e 21 jan.31e \u2014 Lumley, Detroit 31e 21 jan.32e Lach Lumley, Detroit 31e 21 jan.33e O\u2019Connor Lumley, Detroit 32e 27 jan.34e Lach, Blake Bibeault, Boston 33e 28 jan.35e Lach Bibeault, Boston 33e 28 jan.36e Lach Bibeault, Boston 34e 1er fév.37e Lach, Bouchard Karakas, Chicago 35e 3 fév.38e \u2014 Lumley, Detroit 36e 4 fév.39e \u2014 Lumley, Detroit 37e 8 fév.40e Lamoureux McAuley, NY 37e 8 fév.41e Blake McAuley, NY 38e 10 fév.42e Lach Lumley, Detroit 38e 10 fév.43e Blake Lumley, Detroit 40e 17 fév.44e Lach McCool, Toronto 42e 25 fév.45e Blake McCool, Toronto 44e 4 mars 46e Blake, Lamoureux Karakas, Chicago 47e 11 mars 47e Lach McAuley, NY 47e 11 mars 48e Blake McAuley, NY 48e 15 mars 49e Lach Lumley, Detroit 50e 18 mars 50e Lach Bibeault, Boston PHOTO AP En 1950, Terry Sawchuk commençait à établir sa renommée devant le filet des Red Wings de Detroit qui comptaient dans leurs rangs les Howe, Lindsay, Abel et Kelly.Une formidable équipe à laquelle Maurice Richard et le Canadien se sont souvent frottés en séries éliminatoires.Sur ce jeu, Sawchuk avait stoppé la charge du Rocket.Des 33 tours du chapeau de Richard, deux ont été réussis contre Sawchuk, dont un dans le match décisif de la demifinale de 1957-58 qui tournait à l\u2019avantage du Canadien. 1DT1001S0101 S10-15 rocket 1DT1001S0101 ZALLCALL 67 16:13:31 05/30/00 B m MAURICE RICHARD 1 \u2014 En 1953, Maurice Richard signait son contrat à la veille de sa 12e saison, en présence du directeur général Frank Selke.2 \u2014 La célèbre « ligne du punch » des années 1940 qu\u2019il complétait avec le centre Elmer Lach et l\u2019ailier gauche Toe Blake.3 \u2014 En 1951, pour garder la forme et aussi parce qu\u2019il aimait bien le baseball et pouvait s\u2019y signaler, il avait joint l\u2019équipe de Lachine, de la ligue Laurentienne.4 \u2014 Invité à « La ligue du vieux poêle », en 1961, en Colombie-Britannique.L\u2019accompagnaient Max McNab, au centre, anciennement des Red Wings de Detroit et Jack McGill, un ancien du Canadien.5 \u2014 En novembre 1957, à Toronto, coupure au tendon d\u2019Achille.Henri, son frère, le soigneur Hector Dubois, le physiothérapeute Bill Head et Dickie Moore, sont venus en aide au Rocket.Le gardien Ed Chadwick et les officiels s\u2019inquiétaient aussi.6 \u2014 En 1953.C\u2019était jour de fête à l\u2019Orphelinat St-Arsène.Bernard Geoffrion et Dollard St-Laurent y accompagnaient le Rocket.7 \u2014 Une toute petite coupe, le premier trophée que le Rocket ait jamais reçu.Il l\u2019avait méritée dans les rangs juvéniles.8 \u2014 Janvier 1952.Maurice ajoutait une plaque à sa collection.Camillien Houde, le maire de Montréal, la lui remettait.9 \u2014 L\u2019été, on le retrouvait parfois à la lutte, à titre d\u2019arbitre, comme ici lors d\u2019un match des spectaculaires gladiateurs nains.10 \u2014 La pêche, un de ses grands plaisirs.En excursion avec Émile « Butch » Bouchard, en 1956.11 \u2014 Poser avec la Coupe, c\u2019était presque devenu une habitude pour le capitaine du Canadien et celui qui allait le devenir, Jean Béliveau.12 \u2014 À jamais le Rocket, comme le constate Toe Blake, son ancien entraîneur, à ce match des Anciens en 1968.13 \u2014 En 1986.Ces jeunes Ontariens n\u2019ont jamais vu jouer cet arbitre de matches des Anciens.Les grands leur en avaient sûrement parlé.14 \u2014 En 1975, le Canadien rendait hommage à ses trois premiers marqueurs de 50 buts en une saison.Avaient réussi l\u2019exploit dans l\u2019ordre, le Rocket (1944-45), Bernard Geoffrion (1960-61) et Guy Lafleur (1974-75).15 \u2014 En 1984, Ronald Corey, le président du Canadien, remettait une bague commémorative aux joueurs qui avaient fait partie de l\u2019équipe cinq fois championne de la Coupe Stanley de 1955 à 1960.16 \u2014 En 1984, à l\u2019occasion du centenaire de La Presse, le président et éditeur, M.Roger D.Landry, lui remettait les plaques originales d\u2019un cahier spécial où on soulignait l\u2019incroyable popularité de ce grand hockeyeur 24 ans après sa retraite.2 11 10 LA PRESSE, MONTRÉAL LA PRESSE, MONTRÉAL 15 1 12 3 Photos d\u2019archives, 4 La Presse 6 13 5 15 10 16 8 7 14 9 7LP1102S0521 R11 ROCKET 1LP7802A0101 ZALLCALL 67 16:07:13 05/30/00 B MAURICE RICHARD PHOTOS ARMAND TROTTIER, La Presse Le 17 décembre 1983, les dirigeants du Canadien honoraient l\u2019entraîneur Hector Toe Blake et les 12 joueurs qui avaient contribué à chacune des cinq conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, de 1955-1956 à 1959-1960 : Claude Provost, Jean-Guy Talbot, Jacques Plante, Maurice Richard, Tom Johnson, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Henri Richard, Dickie Moore, Bob Turner, Don Marshall et Doug Harvey.« C\u2019était une maudite bonne gang de gars.On travaillait fort pour gagner, mais on savait comment avoir du fun », disait Claude Provost, la veille de cette fête.« C\u2019était rendu au point où j\u2019aimais Joe (Claude Provost) plus que ma femme parce que j\u2019étais toujours avec lui ».racontait Henri Richard à la blague.Ce soir-là, son frère Maurice s\u2019est promené avec la Coupe en compagnie de Blake, coiffé de son éternel chapeau, et Plante.On ne peut reconnaître sur la photo ci-bas Johnson et Béliveau, cachés par des coéquipiers ou la Coupe.LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 11 La dynastie des dynasties JAMAIS À LA LIMITE DE LA FINALE Le Canadien a réussi un exploit, de 1955-1956 à 1959-1960, en monopolisant la Coupe Stanley pendant cinq ans, un haut fait qu\u2019aucune équipe n\u2019a pu établir avant ou après.Maurice Richard était capitaine de quatre de ces conquêtes, ayant succédé à Émile Bouchard.Le Canadien, de 1975-1976 à 1978-1979, et les Islanders de New York, 1979-1980 à 1982-1983, se sont approchés de la marque du Tricolore en gagnant la Coupe Stanley quatre fois d\u2019affilée.Les Oilers d\u2019Edmonton ont mis un terme à la lancée des Islanders, étant couronnés quatre des cinq années suivantes.Ce record semble inatteignable compte tenu du nombre sans cesse croissant d\u2019équipes dans la LNH et du mouvement de personnel rendu possible par le marché des joueurs autonomes.Au milieu des années 1950, le Canadien était composé d\u2019un noyau de joueurs talentueux : 12 joueurs ont pris part à chacune des cinq conquêtes.Ce sont Maurice et Henri Richard, Jacques Plante, Doug Harvey, Bob Turner, Tom Johnson, Jean-Guy Talbot, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Dickie Moore, Don Marshall et Claude Provost.Sans oublier l\u2019entraîneur Hector Toe Blake et le directeur général Frank Selke.Voici la composition des cinq équipes championnes de 1955-1956 à 1959-1960.1955-1956 : Jacques Plante, Doug Harvey, Émile Bouchard, Bob Turner, Tom Johnson, Jean-Guy Talbot, Dollard St-Laurent, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Bert Olmstead, Floyd Curry, Jackie Leclair, Maurice Richard, Dickie Moore, Henri Richard, Ken Mosdell, Don Marshall et Claude Provost.Directeur général : Frank Selke.Entraîneur : Toe Blake.Soigneur : Hector Dubois.1956-1957 : Jacques Plante, Gerry McNeil, Doug Harvey, Bob Turner, Tom Johnson, Jean-Guy Talbot, Dollard St-Laurent, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Bert Olmstead, Floyd Curry, Maurice Richard, Dickie Moore, Henri Richard, Phil Goyette, Don Marshall, Claude Provost, André Pronovost et Connie Broden.Directeur général : Frank Selke.Entraîneur : Toe Blake.Soigneurs : Hector Dubois et Larry Aubut.1957-1958 : Jacques Plante, Gerry McNeil, Doug Harvey, Tom Johnson, Bob Turner, Dollard St- Laurent, Jean-Guy Talbot, Albert Langlois, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Maurice Richard, Dickie Moore, Claude Provost, Floyd Curry, Bert Olmstead, Henri Richard, Marcel Bonin, Phil Goyette, Don Marshall, André Pronovost et Connie Broden.Directeur général : Frank Selke.Entraîneur : Toe Blake.Soigneurs : Hector Dubois et Larry Aubut.1958-1959 : Jacques Plante, Charlie Hodge, Doug Harvey, Tom Johnson, Bob Turner, Jean- Guy Talbot, Albert Langlois, Bernard Geoffrion, Ralph Backstrom, Bill Hicke, Maurice Richard, Dickie Moore, Claude Provost, Ab McDonald, Henri Richard, Marcel Bonin, Phil Goyette, Don Marshall, André Pronovost et Jean Béliveau.Directeur général : Frank Selke.Entraîneur : Toe Blake.Soigneurs : Hector Dubois et Larry Aubut.1959-1960 : Jacques Plante, Charlie Hodge, Doug Harvey, Tom Johnson, Bob Turner, Jean- Guy Talbot, Albert Langlois, Ralph Backstrom, Jean Béliveau, Marcel Bonin, Bernard Geoffrion, Phil Goyette, Bill Hicke, Don Marshall, Ab McDonald, Henri Richard, Maurice Richard, Dickie Moore, André Pronovost et Claude Provost.Directeur général : Frank Selke.Entraîneur : Toe Blake.Soigneurs : Hector Dubois et Larry Aubut.Au cours de ses cinq conquêtes de suite de la Coupe Stanley, le Canadien n\u2019a jamais eu besoin de la limite des sept matches pour l\u2019emporter.Il a même balayé une finale, en 1959-1960, contre les Maple Leafs de Toronto.Voici le résultat de la finale de la Coupe Stanley de 1955-1956 à 1959-1960.1955-1956 (Le Canadien gagne la série 4-1 contre les Red Wings de Detroit) : 31 mars à Montréal, Canadien 6, Detroit 4 ; 3 avril à Montréal, Canadien 5, Detroit 1 ; 5 avril à Detroit, Detroit 3, Canadien 1 ; 8 avril à Detroit, Canadien 3, Detroit 0 ; 10 avril à Montréal, Canadien 3, Detroit 1.1956-1957 (Le Canadien gagne la série 4-1 contre les Bruins de Boston) : 6 avril à Montréal, Canadien 5, Boston 1 ; 9 avril à Montréal, Canadien 1, Boston 0 ; 11 avril à Boston, Canadien 4, Boston 2 ; 14 avril à Boston, Boston 2, Canadien 0 ; 16 avril à Montréal, Canadien 5, Boston 1.1957-1958 (Le Canadien gagne la série 4-2 contre les Bruins) : 8 avril à Montréal, Canadien 2, Boston 1 ; 10 avril à Montréal, Boston 5, Canadien 2 ; 13 avril à Boston, Canadien 3, Boston 0 ; 15 avril à Boston, Boston 3, Canadien 1 ; 17 avril à Montréal, Canadien 3, Boston 2 ; 20 avril à Boston, Canadien 5, Boston 3.1958-1959 (Le Canadien gagne la série 4-1 contre les Maple Leafs) : 9 avril à Montréal, Canadien 5, Toronto 3 ; 11 avril à Montréal, Canadien 3, Toronto 1 ; 14 avril à Toronto, Toronto 3, Canadien 2 ; 16 avril à Toronto, Canadien 3, Toronto 2 ; 18 avril à Montréal, Canadien 5, Toronto 3.1959-1960 (Le Canadien gagne la série 4-0 contre les Maple Leafs) : 7 avril à Montréal, Canadien 4, Toronto 2 ; 9 avril à Montréal, Canadien 2, Toronto 1 ; 12 avril à Toronto, Canadien 5, Toronto 2 ; 14 avril à Toronto, Canadien 4, Toronto 0.n Le dernier but de Maurice Richard a été inscrit le 12 avril 1960, aidé de son frère Henri et Dickie Moore. 7TT1201S0521 R12-13 ROCKET 3LP7001S0217 ZALLCALL 67 16:08:00 05/30/00 B m MAURICE RICHARD La photo la plus spectaculaire illustrant la carrière de Maurice Richard a été réalisée par Roger St-Jean, de La Presse, au cours du cinquième et dernier match de la série finale de la saison 1952-53.En ce 16 avril 1953, Elmer Lach marquait l\u2019unique but de la rencontre, à 1:22 de la première période supplémentaire, sur une passe du Rocket.Le Canadien éliminait ainsi les Bruins de Boston et enlevait la Coupe Stanley qu\u2019il n\u2019avait pas remportée depuis la saison 1945-46.« Dans un grand débordement de joie, deux des plus grandes vedettes du hockey professionnel et du Canadien se jettent dans les bras l\u2019un de l\u2019autre, lisait-on dans La Presse le lendemain.Dans leur élan, leurs pieds ne touchent même pas la glace.L\u2019heure du triomphe a sonné pour le vétéran joueur de centre Elmer Lach ( à gauche ) et le célèbre ailier droit Maurice Richard alors qu\u2019ils se donnent l\u2019accolade devant une foule gesticulante et enthousiasmée de 14 450 spectateurs au Forum.Alors que Lach et Richard reflètent bien la joie délirante du Bleu-Blanc- Rouge, le capitaine et vétéran joueur de centre Milt Schmidt, que l\u2019on voit tombé sur la glace, à gauche, et l\u2019ailier droit Joe Klukay, à l\u2019extrême droite, assistent à la scène et incarnent le grand désappointement des Bruins.» Rappelons que le choc avait été si violent que Lach en avait subi une fracture du nez.Ci-haut, cinq jours plus tard, les deux hommes revivaient cette scène magique au cours d\u2019une réception organisée par la direction de l\u2019équipe.12 LA PRESSE, MONTRÉAL, CAHIER SPÉCIAL LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE CAHIER SPÉCIAL 13 7LP1401S0521 R14 ROCKET 3LP7301S0218 ZALLCALL 67 16:12:38 05/30/00 B MAURICE RICHARD LE 500e Maurice Richard n\u2019apparaît pas sur cette photo de son 500e but, le seul document que nous ayons retrouvé de cet instant historique.On y voit plutôt, de gauche à droite, Glen Skov, Jean Béliveau, Pierre Pilote et le gardien Glenn Hall, de même que Ian Cushenan qui retient Dickie Moore.LE 500e 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL Avec sa signature.« Ayant appris que la barrière du son avait été franchie, qu\u2019on pouvait lancer un satellite artificiel, qu\u2019un athlète arrivait à courir le mille en moins de quatre minutes, les hommes sont difficiles à épater ; les sportifs sont cependant unanimes à admettre que le 500e but de Maurice Richard est un exploit extraordinaire.» Voilà ce qu\u2019écrivait Gérard Champagne dans La Presse après que le Rocket eut atteint le cap des 500 buts, le 19 octobre 1957.L\u2019ailier droit du Canadien était devenu le meilleur compteur de l\u2019histoire de la LNH, le 8 novembre 1952, quand il avait éclipsé la marque de 324 buts de Nels Stewart.Chaque but, chacun de ses gestes spectaculaires, chacune de ses joies comme chacune de ses colères, l\u2019ancraient dans la légende.L\u2019instructeur du Canadien, Toe Blake, comparait ces 500 buts aux 714 coups de circuit de Babe Ruth.Ce 500e but « n\u2019était pourtant pas le plus spectaculaire que le grand artiste canadienfrançais ait jamais enregistré », d\u2019ajouter le reporter de La Presse.« C\u2019était un but comme il en avait compté plusieurs autres, avec un lancer foudroyant et avec la signature Maurice Richard sur la rondelle ».M.PaulÉmile Paquette, le juge de buts, placé derrière le filet des Blackhawks de Chicago, battus 3-1 ce soir-là au Forum, déclarait : « J\u2019ai vu Maurice recevoir une passe de ( Jean ) Béliveau.Richard était placé à une vingtaine de pieds des buts et il était posté au centre de la patinoire.Il a reçu le disque et il a lancé d\u2019un tour du poignet.Le disque a passé avec une rapidité extraordinaire à la droite de Glenn Hall.» La foule de 14 405 spectateurs a applaudi pendant un long moment ce but historique auquel avait également participé l\u2019ailier gauche Dickie Moore.« Les clameurs de la multitude de compatriotes se sont prolongées jusqu\u2019au moment où le Rocket est allé de sa propre initiative prendre place au banc, parmi ses coéquipiers », de raconter M.Champagne à ses lecteurs.Comment a réagi le Rocket après ce nouvel exploit ?Le journaliste Pierre Proulx rapportait ses propos : « Ce but, je devais bien le compter un jour ou l\u2019autre.C\u2019était une grande étape à franchir et c\u2019est fait.Je n\u2019ai pas ressenti cette même tension nerveuse que lors de mon 325e but.Je ne peux m\u2019empêcher de constater avec quel calme, j\u2019ai réussi.» Les victimes des 500 buts À À Montréal l'étranger Total Harry Lumley, Det., Chic, Tor.52 29 81 Al Rollins, Toronto, Chicago 31 23 54 Chuck Rayner, Rangers de NY 27 15 42 Terry Sawchuk, Detroit, Boston 19 17 36 Turk Broda, Toronto 16 18 34 Lorne Worsley, Rangers 18 13 31 Frank Brimsek, Boston 20 11 31 Jim Henry, Chicago, Boston 13 16 29 Mike Karakas, Chicago 12 10 22 Paul Bibeault, Tor., Bost., Chic.11 11 22 Jack Gelineau, Boston 13 6 19 Emile Francis, Chic., Rangers 11 5 16 Glen Hall, Det., Chic.6 5 11 Johnny Bower, Rangers, Tor.6 5 11 Ken McCauley, Rangers 6 4 10 Frank McCool, Toronto 7 1 8 Ed Chadwick, Toronto 7 1 8 Connie Dion, Detroit 0 6 6 Bert Gardiner, Chic.Bost.5 0 5 Harvey Bennett, Boston 3 2 5 Jim Franks, Rang., Det.3 1 4 John Mowers, Detroit 3 0 3 John Henderson, Boston 2 0 2 Hank Bassen, Chicago 1 2 3 Hugh Highton, Chicago 1 1 2 Don Simmons, Boston 0 1 1 Steve Buzinsky, Rangers 1 0 1 Doug Stevenson, Chicago 1 0 1 Jean Marois, Chicago 0 1 1 Norm Defelice, Boston 1 0 1 Totaux 296 204 500 Infographie La Presse Après que le Rocket eût atteint le cap de 500 buts, La Presse avait publié dans son édition du 21 octobre 1957, cette liste des 30 gardiens qu'il avait déjoués.Un de ceux-ci, Glenn Hall, avait dit le soir du 500e : «Quelle tactique voulez-vous utiliser contre un adversaire qui change la sienne à tout moment, qui vous arrive comme un bolide du côté droit, du côté gauche ou du centre?» Étape par étape « Maurice Richard atteindra les 600 buts », avait prédit Gus Mortson, un de ses vieux rivaux des Blackhawks de Chicago, le soir du 500e but du Rocket.Ça ne devait pas arriver.Des blessures au cours de ses trois dernières campagnes ( tendon d\u2019Achille, cheville, mâchoire ) devaient le forcer à la retraite en 1960.Le Rocket s\u2019arrêtait à 544 buts.Le cap des 600 buts, d\u2019autres allaient l\u2019atteindre et le dépasser : les Howe, Dionne, Esposito, Hull, Gretzky, Lemieux.1er but \u2014 Le 8 novembre 1942, à Montréal.Contre Steve Buzinski, des Rangers de New York.50e \u2014 Le 30 novembre 1944, a Montréal.Contre Ken McAuley, des Rangers.100e \u2014 Le 29 décembre 1945, à Montréal.À son 134e match, contre Mike Karakas, des Blackhawks de Chicago.200e \u2014 Le 15 janvier 1949, a Montréal.À son 308e match, contre Jim Henry, des Blackhawks.300e \u2014 Le 3 novembre 1951, à Montréal.À son 481e match, contre Terry Sawchuk, des Red Wings de Detroit.325e \u2014 8 novembre 1952, à Montréal.À son 517e match, contre Al Rollins, des Blackhawks.Ce but lui permettait de battre la marque de Nels Stewart.400e \u2014 Le 18 décembre 1954, à Chicago.À son 690e match, contre Al Rollins, des Blackhawks.500e \u2014 Le 19 octobre 1957, à Montréal.À son 863e match, contre Glenn Hall, des Blackhawks.544e \u2014 Le 20 mars 1960, à New York.À son 978e match, contre Al Rollins, des Rangers.PHOTOS D\u2019ARCHIVES, La Presse Des partisans avaient félicité le Rocket après le match, brandissant une fois de plus l\u2019affiche qu\u2019ils avaient dévoilée au moment de l\u2019exploit. La Presse 28 mai 2000 Page 16 manquante 7LP1701S0521 R17 ROCKET 3LP6302S0218 ZALLCALL 67 16:14:04 05/30/00 B MAURICE RICHARLADPRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 MAI 2000 S 17 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 17 PHOTOS, La Presse Maurice Richard tenait à sa famille plus qu\u2019à tout.Il a veillé aux premiers coups de patin de son fils Normand, aux préparatifs entourant la première communion de sa fille Suzanne et assisté au baptême de sa petite-fille Claudia.Sa famille lui rendait bien son amour.Que ce soit lors de son 70e anniversaire ou son 50e anniveraire de mariage avec Lucille Norchet.En juillet 1994, la mort de son épouse l\u2019a catastrophé. 7LP1801S0521 R18 ROCKET 3LP6001S0218 ZALLCALL 67 16:14:22 05/30/00 B MAURICE RICHARD 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL PHOTO PIERRE McCANN, La Presse En 1983, Maurice Richard avait posé pour La Presse en compagnie d\u2019un autre immortel, Félix Leclerc.La photo, un classique, avait été prise dans la demeure du poète à l\u2019île d\u2019Orléans.PHOTO D\u2019ARCHIVES et PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse Le cardinal Paul-Émile Léger, alors archevêque de Montréal, assistait pour la première fois à un match du Canadien au Forum quand cette photo fut prise dans les années 1950.Ci-haut, Jean Drapeau, le maire de Montréal, alors qu\u2019il procédait, en 1984, au dévoilement d\u2019une plaque commémorative en l\u2019honneur de celui qui avait prêté son nom à l\u2019amphithéâtre de l\u2019est de Montréal : Maurice Richard. 7LP1901S0521 R19 ROCKET 3LP6801S0218 ZALLCALL 67 16:14:34 05/30/00 B MAURICE RICHARD PHOTOS La Presse Maurice Richard a toujours préféré le confort de son foyer, la présence de sa famille et de ses amis aux sorties mondaines.Il a néanmoins côtoyé, à l\u2019occasion, les artistes de chez nous et d\u2019ailleurs.Comme le peintre Jean- Paul Riopelle qui a réalisé un tableau pour lui et en son honneur; ou le comédien Gratien Gélinas qu\u2019il avait visité dans sa loge ou encore la chanteuse Nana Mouskouri qu\u2019il avait rencontrée lors d\u2019un de ses spectacles à Montréal.En 1990, Petula Clark l\u2019avait sérénadé au Gala de l\u2019Excellence de La Presse.Il était aussi, avec sa compagne Sonia Raymond, au premier spectacle au Centre Molson de Céline Dion, ici accompagnée de son mari, René Angélil.LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 19 3LP2001S0521 R20 rocket 3LP7201S0218 ZALLCALL 67 16:14:55 05/30/00 B MAURICE RICHARD 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL PHOTOS La Presse Au cours de sa carrière et à sa retraite, Maurice Richard a fraternisé avec d\u2019autres grandes étoiles du sport.Du nombre, Arnold Palmer, ci-haut, qui, en novembre 1962, lui a montré la prise idéale au golf ; ci-bas, Robert Trent Jones, une autre légende du golf, en fauteuil roulant, flanqué du sprinter Jesse Owens ( derrière l\u2019épaule droite de M.Jones ).En haut à gauche, il avait rencontré le champion frappeur de circuits Hank Aaron, en décembre 1968 à Montréal, à l\u2019occasion du Gala des célébrités qu\u2019organisait Albert Trottier.Ci-contre, il avait salué les Don Newcombe, lanceur des Dodgers de Brooklyn ( à l\u2019extrême gauche ), Joe McCarthy, ancien gérant des Yankees de New York ( deuxième à gauche ), Robin Roberts, lanceur des Phillies de Philadelphie (troisième à gauche), et Harrison Dillard, champion olympique en athlétisme ( à droite ), lors de la March of Dimes en janvier 1953.En bas à gauche, en mars 1989 en Floride, il avait parlé de baseball, qui l\u2019intéressait beaucoup, avec Tommy Lasorda, gérant des Dodgers de Los Angeles. 7LP2101S0521 R21 rocket 7LP7301S0224 ZALLCALL 67 16:15:13 05/30/00 B MAURICE RICHARD La vie et la carrière de Maurice Richard 4 août 1921 : Naissance à Montréal.12 septembre 1942 : Il épouse Lucille Norchet.Le couple aura sept enfants.29 octobre 1942 : Signature de son premier contrat professionnel avec le Canadien de Montréal.Il jouera son premier match deux jours plus tard.8 novembre 1942 : Premier but dans la LNH.23 mars 1944 : Reçoit les trois étoiles après avoir marqué les cinq buts du Canadien dans un gain de 5-1 contre Toronto.12 avril 1944 : Première de huit conquêtes de la Coupe Stanley.13 mars 1945 : Premier joueur à inscrire 50 buts au cours d\u2019une saison.29 décembre 1945 : Centième but dans la LNH.8 novembre 1952 : Inscrit son 325e but et bat le record de Nels Stewart.16 mars 1955 : Le commissaire de la LNH, Clarence Campbell, suspend Maurice Richard pour le reste de la saison après qu\u2019il eut frappé un juge de ligne à Boston.17 mars 1955 : Sa suspension cause une émeute au centre-ville de Montréal.Septembre 1956 : Succède à Émile Bouchard comme capitaine du Canadien.19 octobre 1957 : Premier marqueur de 500 buts dans la LNH.12 avril 1960 : 544e et dernier but.15 septembre 1960 : Le Rocket prend sa retraite.Juin 1961 : Élu au Temple de la Renommée du hockey.26 juillet 1972 : Premier entraîneur- chef des Nordiques de Québec.Il n\u2019occupera cette fonction que pour deux matchs.26 juin 1985 : Reçoit l\u2019ordre du Québec.24 mai 1991 : Intronisé au Panthéon des sports du Québec.18 juillet 1994 : Décès de son épouse Lucille.Il partagera les dernières années de sa vie avec Sonia Raymond.25 juin 1998 : La LNH introduit le trophée Maurice-Richard pour récompenser le meilleur compteur du circuit.22 octobre 1998 : Nommé compagnon de l\u2019Ordre du Canada.* Le Canadien a retiré le numéro 9 en son honneur.* A remporté la Coupe Stanley huit fois (1944, 1946, 1953, 1956, 1957, 1958, 1959, 1960) * A remporté le Trophée Hart (joueur le plus utile) en 1947 * Membre de la première équipe d\u2019étoiles huit fois * Membre de la deuxième équipe d\u2019étoiles six fois LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 21 PHOTO La Presse Tous les amateurs de hockey suivaient les performances de Maurice Richard.Le 27 février 1947, le Rocket a souligné son total de 39 buts après un tour du chapeau contre les Blackhawks de Chicago.Il allait en inscrire 45, un sommet dans la Ligue nationale et seulement cinq de moins qu\u2019à sa saison record deux ans plus tôt.Il faisait ainsi taire les critiques voulant qu\u2019il n\u2019ait été qu\u2019un joueur de temps de guerre.PHOTO La Presse À la fin de 1952, seulement deux joueurs avaient totalisé plus de 300 buts dans la Ligue nationale : Nelson Stewart et Maurice Richard, le regard admiratif envers son prédécesseur.Le 19 mars 1953, Stewart a félicité le Rocket qui l\u2019avait devancé en enfilant son 325e le 8 novembre 1952. 7LP2201S0521 R22 rocket 3LP6301S0218 ZALLCALL 67 16:15:30 05/30/00 B MAURICE RICHARD 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL PHOTOS DENIS COURVILLE, BERNARD BRAULT et PIERRE LALUMIÈRE, La Presse Les 11 et 16 mars 1996, 36 ans après sa retraite, Maurice Richard, le plus grand héros de la dynastie du Canadien, a été longuement ovationné à l\u2019occasion de la fermeture du Forum et de l\u2019ouverture du Centre Molson.Ému aux larmes, il a passé le flambeau à Jean Béliveau après avoir salué Vladislav Tretiak, Elmer Lach et Émile Bouchard.Trois époques de la riche histoire du Tricolore \u2014 Richard, Béliveau et Guy Lafleur \u2014 ont procédé à la dernière mise au jeu officielle au Forum opposant Guy Carbonneau, des Stars de Dallas, à Pierre Turgeon. 7LP2301S0521 R23 rocket 3LP6701S0218 ZALLCALL 67 16:16:08 05/30/00 B MAURICE RICHARD LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL 23 PHOTOS JEAN GOUPIL, MICHEL GRAVEL, ROBERTMAILLOUX et BERNARD BRAULT, La Presse En septembre 1960, usé par les blessures, Maurice Richard a annoncé sa retraite.Depuis, les amateurs n\u2019ont pas cessé de solliciter sa signature, qu\u2019il a aussi apposé sur l\u2019un des sièges du vieux Forum lors des cérémonies entourant la fermeture du vieil amphithéâtre où il a brillé comme pas un.Le Rocket s\u2019est aussi intéressé à la construction du Centre Molson, l\u2019amphithéâtre que plusieurs auraient voulu voir porter son nom, même si l\u2019aréna Maurice-Richard existe déjà et qu\u2019on peut y visiter une exposition consacrée à Richard avec notamment une statue du grand joueur. 7LP2401S0521 R24 rocket 7LP7501S0301 ZALLCALL 67 16:16:31 05/30/00 B MAURICE RICHARD 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MAI 2000, CAHIER SPÉCIAL PHOTO ROGER ST-JEAN, La Presse On dit que ça a été le but le plus spectaculaire de Maurice Richard.À tout le moins, celui qui démontrait le mieux sa ténacité.Ça s\u2019est passé le 8 avril 1952, au Forum, dans le septième match de la demi-finale de la Coupe Stanley contre les Bruins de Boston.À la deuxième période, bousculé par Leo Labine, le Rocket s\u2019assomme en tombant, son front frappant le genou de Bill Quackenbush.Le Rocket est conduit à la clinique et à la troisième période, pas tout à fait conscient, il revient au banc des siens.À quatre minutes de la fin, alors que c\u2019est 1-1, il dit à l\u2019entraîneur Dick Irvin qu\u2019il est correct et ce dernier l\u2019envoie dans la mêlée.Richard saisit une passe d\u2019Émile Bouchard dans sa zone, transporte le disque, contourne le défenseur gauche, fonce au filet et déjoue Sugar Jim Henry.Ce sera le but décisif dans une victoire de 3-1 et les Bruins sont éliminés.À la fin du match, Henry, lui-même les yeux au beurre noir parce qu\u2019il s\u2019était fracturé le nez plus tôt dans le match, félicite sportivement son rival.Après, dans le vestiaire, lorsqu\u2019il est félicité par le sénateur Donat Raymond, propriétaire du Canadien, Maurice fond en larmes, est secoué de convulsions et le médecin doit lui administrer un sédatif.Complétons l\u2019histoire, en disant qu\u2019à la grande déception du Rocket, de ses coéquipiers et des partisans, le Canadien n\u2019allait pas enlever la Coupe cette année-là, le Tricolore s\u2019inclinant devant les Red Wings de Detroit."]
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