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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-31, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101B0531 B1 mercredi 3LP0101B0531 ZALLCALL 67 01:09:48 05/31/00 B Montréal, mercredi 31 mai 2000 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE 3,5 millions pour surveiller les médias et tâter le pouls des Canadiens Fonds de formation: un dossier sur trois entaché d'irrégularités DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Près de 30 % des dossiers de subventions du Fonds national de formation de la main-d'oeuvre sont entachés d'irrégularités, ne correspondent pas aux normes de la bonne gestion, accuse le Vérificateur général dans son rapport à paraître à la mi-juin.Selon les informations obtenues par La Presse, ce verdict est l'élément le plus accablant de l'inspection routinière menée par le cerb gouvernementales dans les classeurs d'Emploi Québec.Comme l'avait fait le Vérificateur général fédéral dans le dossier du Développement des ressources humaines, M.Guy Breton a pris un échantillonnage des dossiers de subventions accordées dans le cadre du programme de formation, un fonds de 70 millions dont les transferts sont accordés par la Commission des partenaires pour l'emploi mais dont le suivi doit être fait par Emploi Québec.Le reportage de La Presse, révélant hier l'existence du verdict embarrassant du Vérificateur, a déclenché un barrage de questions de l'opposition à l'Assemblée nationale.La ministre de l'Emploi, Diane Lemieux, a confirmé que le rapport serait déposé à l'Assemblée nationale de 13 ou le 14 juin, alors qu'on avait signalé au leader de l'opposition, Pierre Paradis, qu'on comptait le déposer la semaine précédente.Pour le chef libéral, Jean Charest, c'est clairement une stratégie du gouvernement Bouchard pour réduire l'impact du rapport dans l'opinion publique.Théoriquement, l'Assemblée nationale devait suspendre ses travaux le lendemain ou le surlendemain du dépôt du rapport.Pour M.Charest, cette manoeuvre rappelle le dépôt du rapport de la commission Moisan sur les fuites de renseignements au ministère du Revenu.Le verdict embarrassant de l'ex-juge en chef avait été rendu public le 29 décembre, au coeur de la période des Fêtes, pour réduire son impact dans les médias.Hier, la ministre Lemieux a reconnu qu'elle avait eu une copie des observations du Vérificateur ; un processus habituel car le Vérificateur ajoute dans son rapport les observations faites par les ministères et organismes visés par ses enquêtes.Pour le premier ministre Lucien Bouchard toutefois, pas question de rendre publiques ces observations avant que le Vérificateur, un fonctionnaire nommé par l'Assemblée nationale, n'ait lui même déposé son rapport final.Par ailleurs, Mme Lemieux a indiqué qu'avant le 22 juin, comme le prescrit la loi 90, elle devrait rendre public un bilan de l'application de la Loi sur la formation de la main-d'oeuvre, qui force les entreprises qui ne font pas de formation pour leurs employés à verser un pour cent de la masse salariale au Fonds géré par la Commission des partenaires.De son côté, le député libéral Pierre Marsan a réclamé en vain les lettres d'approbation du gouvernement du Québec pour les dossiers controversés du ministère des Ressources humaines à Ottawa.Chaque subvention qui avait fait couler tant d'encre à Ottawa, notamment celle à un hôtel du comté de Jean Chrétien, avait été validée par Québec, par une lettre formulaire de la ministre de l'Emploi de l'époque, Mme Louise Harel.VINCENT MARISSAL et GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le Bureau d'information du Canada (BIC) a dépensé 3,5 millions en deux ans pour « surveiller » les médias et sonder les Canadiens.Des documents consultés par La Presse ces derniers jours démontrent que l'organisme chargé d'informer les Canadiens sur leur gouvernement et leur pays met aussi beaucoup d'énergie à s'informer lui-même sur eux.Première cible : les médias, une source de préoccupation Alfonso Gagliano c o n s t a n t e pour le BIC.Entre avril 1997 et mars 1999, le Bureau a dépensé plus de deux millions en « surveillance des médias », service de revue de presse et de stratégie médias pour le compte du gouvernement fédéral.Pour les firmes qui obtiennent les contrats du BIC, la « surveillance » consiste essentiellement à fournir à Ottawa tout ce qui se dit ou s'écrit dans les médias nationaux et régionaux.Une activité parfaitement normale, plaide le gouvernement.« La communication, ça se fait dans les deux sens, explique-ton au cabinet du ministre responsable, Alfonso Gagliano.On veut informer le public, mais on veut aussi être informé sur les réactions du public, réactions qui sont souvent teintées par les médias.Donc, c'est important pour nous de savoir ce que les médias disent ou pensent de tel ou tel programme ou ce que les gens retiennent de la visite d'un ministre.» Les maisons de sondage font aussi de bonnes affaires avec le BIC, qui a dépensé plus de 1,5 million pour prendre le pouls de l'opinion publique canadienne.Les révélations faites dans La Presse la veille sur le BIC ont fait l'objet d'un âpre débat hier aux Communes.Le ministre responsable du BIC, Alfonso Gagliano, a été pris à partie par le leader en Chambre du Bloc québécois, Michel Gauthier, au sujet des tournées ministérielles au Québec, financées à même les budgets du BIC (2,7 millions).M.Gauthier a reproché au ministre des Travaux publics de « piger dans les fonds publics pour organiser les tournées préélectorales au Québec ».Le ministre politique responsable du Québec a rétorqué qu'il allait continuer ces tournées car elles ont pour but primordial d'« informer les Québécois des programmes que le gouvernement canadien a mis en place pour eux, chose dont les députés du Bloc québécois ne font pas la promotion ».« La seule chose dont ils font la promotion, a enchaîné Alfonso Gagliano, c'est de détruire ce pays.» Michel Gauthier a par la suite accusé le ministre de se servir du BIC pour financer indirectement le Parti libéral.« Leduc et Leblanc, 85 000 $ de contrats du BIC : 25 000 $ au Parti libéral.Everest, 75 000 $ de contrats du BIC : 20 000 $ au Parti libéral.Est-ce que ça va continuer encore longtemps, ce scandale de se servir des fonds publics sans soumission auprès des petits amis pour financer le Parti libéral ?» Le ministre Gagliano soutient que le BIC respecte les directives du Conseil du Trésor dans l'octroi de ses contrats.Gilles Duceppe, le chef du Bloc, a pour sa part insisté sur la vocation du BIC.« On ne sait pas à quoi ça sert, a-t-il dit.On soupçonne qu'il y a un nid de patronage qui se retrouve là.» M.Duceppe a de plus comparé le BIC à « un ministère de la propagande » créé pour faire valoir la thèse libérale au Québec.PHOTOTHèQUE, La Presse Diane Lemieux Santé: Ottawa devra rendre des comptes aux élections, prévient Mme Marois DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC À l'approche des élections fédérales, Ottawa devra rendre des comptes sur les compressions qu'il a décrétées dans les transferts pour la santé, prévient la ministre Pauline Marois.À l'issue d'une réunion de quelques heures hier, les ministres de Pauline Marois la Santé de l'ensemble des provinces ont convenu de revenir à la charge pour réclamer d'Ottawa qu'il rétablisse les transferts fédéraux pour la santé et les programmes sociaux à leur niv e a u d e 1994-1995, ce qui signifierait une augmentation de 4,2 milliards dans les fonds transférés aux provinces.Les provinces ont convenu aussi de transmettre une étude aux premiers ministres qui tiendront en août leur conférence annuelle sur la croissance des coûts en santé.Mais elles n'ont pu s'entendre sur un scénario unique pour prédire cette hausse rapide, entraînée par l'inflation, le vieillissement de la population et l'augmentation fulgurante des prix des médicaments.À la fin de l'exercice, le ministre manitobain de la Santé, David Chomiak, était prudent sur les gestes que feraient les provinces à l'approche des élections fédérales.Mme Marois a été plus catégorique : Ottawa qui coupe les fonds tout en maintenant ses exigences aura clairement à s'expliquer en campagne électorale s'il ne corrige pas le tir.« Dans une campagne électorale, on se chargera de faire en sorte qu'il rende des comptes à la population québécoise et canadienne », a-t-elle dit.« C'est nous \u2014 les provinces \u2014 qui sommes sur la ligne de feu, a-t-elle rappelé.Ils ne peuvent pas adopter une loi, imposer des principes et ne pas donner les fonds qui vont avec.» Lors de l'adoption de la Loi sur la santé, Ottawa acceptait de cofinancer ce secteur.Or, il a sans cesse réduit sa contribution \u2014 de 14 % dans le cas du Québec \u2014 tout en maintenant ses obligations quant à l'accessibilité, la gratuité et l'universalité des soins.PHOTO PC Bruno Roy (à droite), leader des orphelins de Duplessis, a conversé, hier, avec le chef de l'opposition, Jean Charest.Orphelins de Duplessis: Landry contredit Bouchard PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Lucien Bouchard a fermé la porte hier à des députés de son parti et de l'opposition qui réclamaient des compensations individuelles pouvant totaliser de 45 à 60 millions pour les orphelins de Duplessis.Mais sitôt que le premier ministre eut tourné le dos, son bras droit, Bernard Landry, l'a entrouverte à nouveau.« On ne peut refaire l'histoire et il faut assumer son passé », a répondu en substance le premier ministre à la députée libérale Monique Gagnon-Tremblay, qui l'invitait à la compassion.Et M.Bouchard de rappeler que son gouvernement avait été le seul à offrir ses excuses aux orphelins de Duplessis.La réponse valait également pour le député péquiste de Saint-Jean, Roger Paquin, qui avait un peu plus tôt déposé une pétition de 20 326 signatures à l'appui de ces 1500 enfants « illégitimes » internés illégalement, à partir de faux diagnostics, dans des hôpitaux psychiatriques, entre les années 30 et 60.Mais quelques-unes des 82 personnalités membres du Comité d'appui pour la justice aux orphelins de Duplessis, qui avaient assisté au débat des tribunes populaires, ne paraissaient pas démontées par cette rebuffade lorsqu'elles ont rencontré la presse, un peu plus tard.Il faut dire qu'entre-temps, elles avaient été encouragées par un bref échange avec le vice-premier ministre et ministre des Finances, Bernard Landry, qui leur avait dit qu'« il faudrait être borné pour ne pas continuer à réfléchir » à cette question et que, de son côté, il allait tenter d'y réfléchir « pas seulement en ministre des Finances ».La veille, qui plus est, le groupe avait rencontré le ministre de la Solidarité sociale, Robert Perreault, responsable du dossier au gouvernement, qui avait « montré une ouverture beaucoup plus considérable » que dans le passé, au dire du Dr Denis Lazure, ex-ministre péquiste et président du Comité d'appui pour la justice aux orphelins de Duplessis.« Nous savons qu'un certain nombre de députés sont favorables à un règlement, a dit le Dr Lazure.Nous pensons que le fruit est mûr.Les circonstances sont propices à un règlement qui ne coûterait pas une fortune au gouvernement et qui redonnerait un peu de dignité à ces personnes qui ont tant souffert.Et Lucien Bouchard ?« Malgré les propos qu'il a tenus ce matin, il y a des signes qui montrent que M.Bouchard ne peut plus ignorer le consensus de plus en plus large qui se développe pour accorder une réparation véritable aux orphelins de Duplessis », a affirmé André Paradis, directeur de la Ligue des droits et libertés.Il en veut pour preuve l'« appui beaucoup plus large » qui s'est développé au cours de la dernière année ainsi que les prises de position « d'à peu près tous les grands médias » en faveur d'une réparation pour les orphelins de Duplessis.Et d'évoquer les sondages, qui montrent « un appui d'à peu près 66 % », les reportages outrés dans les grands médias américains et européens et, phénomène plus récent, les députés péquistes \u2014 ils seraient une quinzaine \u2014 qui se manifestent en faveur des orphelins de Duplessis.L'écrivain Bruno Roy, lui-même un orphelin de Duplessis, a expliqué qu'une compensation moyenne de quelque 30 000 $ à 40 000 $ répondrait à « une des grandes inquiétudes » vécues par plusieurs de ces 1500 hommes et femmes ayant passé les premières années de leur vie en institution : celle de devoir y terminer leurs jours.En Chambre, plus tôt, le chef de l'opposition, Jean Charest, avait tenu à rappeler au premier ministre que « les hommes et les femmes dont il est question vivent toujours ».« Ce sont des hommes et des femmes qui sont bien vivants et qui réclament un peu de justice, comme c'est arrivé ailleurs lorsque des gouvernements ont fait des erreurs.Le premier ministre a paru catégorique hier, mais le débat ne semble pas clos. 3LP0201B0531 B2 mercredi 3LP0201B0531 ZALLCALL 67 01:09:57 05/31/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF L'étoffe des héros Les héros parfaits n'appartiennent pas à la réalité, mais à l'art.On les retrouve dans les romans et les opéras, le théâtre antique et les films à imagerie générée par ordinateur.Seuls ceux-là sont en totale maîtrise de leur destin, ne connaissent aucune des faiblesses de l'âme humaine, ne sont redevables qu'à eux-mêmes du statut de demi-dieu auquel ils accèdent.Dans la vraie vie, le héros n'est pas celui qui a atteint la perfection.C'est celui qui lutte, souffre et vainc, emporté tout entier par une idée fixe \u2014 la complexité est étrangère à l'héroïsme \u2014 qui le fait exceller en une chose, une seule, mais de façon extrême et spectaculaire.Ce faisant, il bâtit un canevas que le public, le peuple, la nation, habillera à sa convenance, y greffant les matériaux nécessaires pour élever le mythe particulier dont il ou elle a besoin en ce lieu et à ce moment précis.Le héros est une fabrication ?Certes.En partie, à tout le moins.Et ce n'est rien enlever à la valeur de l'être humain autour duquel le mythe se construit que de constater que le phénomène lui est largement extérieur et tient à un ensemble de facteurs sur lesquels il a peu de prise.Mais il y a fabrication et fabrication.Dans le reportage-fleuve qui lui a valu la notoriété et porte précisément le titre de L'Étoffe des héros (The Right Stuff), le journaliste et romancier Tom Wolfe fait le partage entre l'inné et l'acquis, pour ainsi dire.Entre ce qui, intrinsèquement, faisait la valeur des pilotes recrutés pour le programme des vols spatiaux Mercury \u2014 l'habileté, l'ambition, la dévotion, le courage \u2014 et ce que l'on a bâti autour d'eux pour les hisser sur l'autel du sacrifice patriotique.On voyait ainsi se dérouler un processus de canonisation déclenché d'en haut, précisément de la même façon que le Vatican désigne ses héros, les saints, méthode ancienne servie à la moderne par la grâce d'une alliance entre raison d'État et marketing.Le cas du Rocket n'est pas de la même étoffe.Certes, davantage que sur la glace, il est devenu un héros dans la sphère politique, qui lui est totalement extérieure et étrangère.On a suffisamment dit qu'il ne l'a ni voulu ni recherché.Mais c'est ce dont le Québec avait besoin à ce moment précis, besoin d'affirmation, de fierté, d'agressivité revendicatrice.De sorte que la canonisation est venue non des élites, mais de la foule, du petit peuple.Et plus tôt encore qu'on ne se le rappelle aujourd'hui : « Richard coeur de lion, Tu as de notre race, Le panache et l'ardeur », écrivait un admirateur dans Le Petit Journal, en 1952 : c'était presque trois ans avant l'émeute de mars 1955 qui campa définitivement le rôle que Maurice Richard allait devoir tacitement assumer jusqu'à sa mort et même au-delà.Quoi qu'il en soit, cela ne se verra plus : la race des héros est en voie d'extinction.Le double mouvement de la mondialisation dans un sens, de la montée de l'individualisme dans l'autre, interdit presque que surgissent à nouveau de tels personnages monumentaux, emblématiques, qui rallient tout un peuple et plusieurs générations.Chacun a maintenant son héros et en change selon les besoins qu'il ressent au cours de son existence.Les grandes figures nationales ou planétaires ne jouissent plus, comme le commun des mortels, que des quinze minutes de gloire promises à tous par Andy Warhol.Il ne s'agit pas de le déplorer et de jouer la triste ritournelle du « c'était bien mieux avant ».Mais de simplement constater que Maurice Richard fut aussi le dernier représentant de cette race-là.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES Fierté et respect n Maurice Richard a d'abord été un as du hockey, mais il est devenu aussi un héros dans son genre, par sa détermination exemplaire et son courage légendaire.Il restera à jamais pour chacun de nous un symbole permanent de fierté, de respect et du devoir accompli jusqu'au bout.Le Rocket a donné l'exemple de la force, de la ténacité et du dépassement de soi.Tout cela a fait de lui peu à peu une idole qu'il ne croyait jamais devenir par lui-même.Il fut grand tout en restant humble, il devint glorieux sans en tirer vanité, il fut exigeant malgré sa simplicité.Il exalta son peuple sans le moindre discours.Par sa seule activité franche, sincère et totale, il se sera élevé sans même le vouloir au rang des héros qu'on ne peut plus oublier.Guy MILOT Montréal Pas de dessert pour Campbell n Oui, tout le monde le connaissait, tout le monde aurait voulu le connaître.Plus, tout le monde aurait voulu qu'il soit son voisin, son ami.Au fait, il a toujours existé dans notre idéal sous une forme ou une autre.Mais quand le vrai Maurice est apparu, c'était, tout comme Superman, le héros qu'on attendait.Je suis le dernier d'une famille de neuf enfants, qui est né et a grandi dans l'Est ontarien.Il faut se reporter à 1946-1947, alors que je n'avais que 6 ans.Notre mère était une passionnée des Canadiens et surtout de Maurice Richard.Elle aimait les personnes déterminées car elle en était aussi une ! Oui, celui qui venait en premier dans sa liste était le Bon Dieu.Suivaient, Maurice Richard et Maurice Duplessis (ce que je n'ai jamais compris d'ailleurs pour monsieur Duplessis) Si une partie de hockey se déroulait sans une bonne escarmouche, ce n'était pas une bonne partie.Si une escarmouche impliquait Maurice Richard, c'était excellent.Si le Canadien gagnait en plus, c'était le comble.C'est lorsque nos parents se procurèrent une télévision, au commencement des années 50, que nous avons apprécié tous les exploits de ce « Dieu sur lames ».On a pu voir aussi les Jacques Plante, Doug Harvey, Elmer Lach, Bert Olmstead et Butch Bouchard pour la première fois.Mais, quand Maurice Richard « embarquait » sur la glace, tout les autres joueurs du Canadien et de l'autre club disparaissaient.Lorsque vint la date fatidique du 17 mars 1955, je vous assure que Clarence Campbell n'aurait pas eu droit à un dessert à notre table.En 1962, alors que j'avais un travail d'été au Lac Saint- Jean, je rencontrai Maurice Richard, qui était venu à l'occasion d'une festivité.J'avais avec moi ma ciné-caméra 8 mm, sans son.Je me présentai à lui et lui demandai son autographe.J'avais demandé à un ami de me filmer en compagnie de Maurice.Je me souviens encore de son sourire et de son affabilité.Il avait signé dans un petit livre de statistiques agricoles dont je me servais.Je possède encore d'ailleurs sur pellicule ce si beau moment privilégié.Oui, je venais de serrer la main de celui qui nous avait fait passé de si agréables soirées.Combien de fois l'ai-je montré à ma mère, jusqu'à son décès, en 1990, alors qu'elle avait 90 ans ! Avec la mort de Maurice Richard disparaît un héros d'enfance, un héros pour les Québécois aussi bien que Franco- Ontarien.Un héros Canadien, un héros du monde.Avec son départ disparaît aussi.une dernière partie de notre mère.Denis GAGNON Orléans (Ontario) De Dédé à Maurice n J'ai 35 ans.Le hockey m'ennuie.Je ne connais aucun des exploits de Maurice Richard.Son décès me laisse donc froide.Par contre, j'ai éprouvé du chagrin à la mort de Dédé Fortin.Je n'ai jamais eu la chance de le rencontrer.J'écoutais cependant régulièrement ses chansons.De plus, je partageais certains de ses idéaux.Bref, j'avais des motifs pour me sentir touchée par sa disparition.Je me demande toutefois si c'est le cas pour la majorité des gens qui s'émeuvent de la mort du célèbre numéro 9.Je peux comprendre que des fanatiques de hockey ou encore des personnes qui ont été témoins de ses glorieuses années puissent le pleurer.Mais en ce qui concerne les autres, leurs éloges me semblent quelque peu gratuits.Le pleure-t-on tout simplement pour être de la « gang »?Quitte à passer pour une sans-coeur, j'avoue trouver injustifiée l'hystérie collective qui sévit au Québec depuis la mort du Rocket.Martine LACROIX Montréal Une réalité abstraite n Maurice Richard est mon idole à ce qu'il paraît, par procuration du moins.Parce qu'il est prétendument l'une des déités de toute un peuple, on m'impose à moi, un jeune de 24 ans désintéressé du hockey, un roi dont je ne veux pas.Or le mot « peuple », surexploité dans ce genre d'événement, prend un sens méprisant quand on regarde ceux qui accourent aux statues et aux symboles du disparu.En pleine génuflexion, la caméra braquée sur eux, ils utilisent évasivement les phrases de mise, les lieux communs et autres clichés pour décrire les prouesses lointaines d'un ancien héros qui a recouvré son titre, post mortem, mais tout de même.Quoiqu'il en soit, ce demi-dieu n'est quand même qu'une réalité abstraite pour le deux tiers du Québec, même si tous agissent comme s'ils l'avaient connu, de Monsieur Chose à Céline Dion.Mais sous les « c'était un homme exceptionnel », « quel être authentique ! » et « Ah Maurice ! ce héros national », l'idée générale sous-jacente ressemble plutôt à « Le Roi est mort, vive le Roi ! ».En un mot comme en cent, on pardonne tout à celui qui meurt.Et s'il n'a rien à se faire pardonner, c'est encore mieux, faisons-en un héros national, un show télévisé et publions sur sa vie tragique.Mais comme les cimetières sont remplis de gens exceptionnels, juste moins connus, on se sent bien obligé de tout donner à cette personne qui n'est rien de plus qu'un gars qui a fait du sport.Il faut bien compenser pour ces gens irremplaçables terrés sous ces champs de croix et oubliés par les survivants.Ça prend un symbole une fois de temps en temps, et heureusement pour ceux qui s'en fichent \u2014 parce qu'il y en aura toujours \u2014 il ne meurt annuellement que peu de ces « totems » à qui l'on doit tout, de notre identité canadienne-française à notre besoin d'avoir des ambitions.Jeason MORIN Québec Mont Maurice-Richard n Il serait intéressant que le mont Royal soit renommé en l'honneur de Maurice Richard, le mont Maurice-Richard tout simplement.Cela, pour exprimer la véritable nature de cet homme : vénérable, respectable, grandiose, solide, loyal, et Québécois.Sincèrement, je ne crois pas que cela choquerait les gens de Montréal, anglophones ou francophones.Cet homme si renommé dans un sport mondial a sa place parmi les plus grands monuments de ce monde.Jérôme DU PAUL Ménage du printemps n Maurice Richard nous a quittés le 27 mai, dans la même semaine que la fête de Dollard.Cette coïncidence pourrait être l'occasion, trop belle pour la rater, de procéder à une première mise à jour de la liste de nos héros nationaux.Ne pourrait-on pas, en effet, remplacer la fête de Dollard par la fête de Maurice Richard ?On ferait ainsi d'une pierre deux coups, en donnant au Rocket la place de choix qu'il mérite dans la mémoire des Québécois, tout en ramenant à de plus justes proportions celle que mérite Dollard des Ormeaux.Surtout que ce dernier n'était pas particulièrement doué pour le lancer du baril de poudre.Des héros perdants, nous en avons assez eus.Enfin, ce premier grand ménage du printemps du millénaire pourrait se poursuivre en retournant la statue de Duplessis dans les caves du parlement, pour lui substituer celle de l'autre Maurice, le vrai.Les piédestaux ne sont pas faits pour soutenir ceux qui ont toujours regardé le peuple de haut.Ronald BOURGUIGNON Montréal Le tsar ne rit pas PHOTOTHÈQUE, La Presse Maurice Richard, photographié près d'un bronze réalisé en hommage au joueur de hockey.Une des joies des Moscovites est l'émission de télévision satirique Koukly, mettant en scène des marionnettes caricaturales représentant des hommes politiques.La chaîne privée qui l'émet a annoncé que la marionnette du président Vladimir Poutine allait être retirée pour le moment.L'événement servenant trois semaines après la razzia de la police contre les bureaux du groupe de presse Média- Most, les pressions exercées par le Kremlin contre la chaîne de télévision font craindre pour la liberté de presse en Russie.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca Déjà, pendant la campagne électorale, les concepteurs de l'émission avaient été avertis qu'ils pourraient « avoir des ennuis », une phrase qui évoque les pires agissements illégaux du KGB, du temps de l'Union soviétique.Est-ce un retour en arrière, maintenant que la Russie est présidée par un ancien agent du KGB ?En effet, Koukly s'en donnait déjà à coeur joie, lorsque Boris Eltsine était président ; or, en 1995, un procureur zélé avait poursuivi les concepteurs de l'émission pour une attaque particulièrement salée contre le président.C'est M.Eltsine qui avait lui-même mis fin à la poursuite.Serait-ce que M.Poutine manque totalement de sens de l'humour ?Le président Clinton, qui le rencontrera la semaine prochaine, pourrait lui montrer la vidéo où l'on voit le président des États-Unis laver sa limousine, tenir une conférence de presse devant un unique journaliste endormi et d'autres petites humiliations.Contrairement à la Maison-Blanche, l'entourage de M.Poutine estime que le chef de l'État est un « symbole » qu'il faut protéger.En réalité, ce n'est pas le président qu'il faut protéger mais la fonction qu'il remplit.L'homme qui s'identifie trop à sa fonction manifeste les prétentions d'un autocrate, comme Louis XIV lorsqu'il a dit : « L'État c'est moi.» 3LP0301B0531 B3 mercredi 3LP0301B0531 ZALLCALL 67 01:02:47 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 B 3 Faut-il craindre les OGM?Le débat sur les OGM fait rage.Des militants favorables à l'étiquetage des produits contenant des OGM ont organisé une manifestation, le 22 mai dernier, à l'intérieur d'un Provigo.Pour y voir un peu plus clair, nous vous proposons deux points de vue sur la question.Comme la peur des loups Le vrai débat n'a pas eu lieu OUI NON CHARLES HALARY L'auteur est sociologue.La peur des loups a engendré de belles histoires que les enfants aiment bien entendre.Et que les parents adorent leur raconter.Les loups ayant disparu des habitats urbains, tout le monde s'accorde maintenant à jouer à se faire peur pour le plaisir du spectacle imaginaire du cinéma.Un genre mineur subsiste de cette époque médiévale où le loup symbolisait toute la peur quand on prétendait qu'il se transformait en sorcier (loup-garou) : brûler dans les médias des gens, des peuples, des techniques ou des spectacles.C'est ce qui se passe dans le débat actuel sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM).La peur du loup qui permet de garder les enfants à la maison connaît un autre usage quand des sectes prennent en main la défense de la nature contre le néolibéralisme, le capitalisme, la technologie, mais aussi la science, accusée de se plier à leurs exigences.Les peurs qui entourent les organismes génétiquement modifiés sont aujourd'hui l'objet de ferveurs religieuses puritaines de ce genre.Le niveau des critiques n'atteint pas les sommets des anciennes batailles ruralisantes contre la vaccination mais les formes sont toujours les mêmes.Dans les campagnes, les médecins qui vaccinaient les enfants étaient accusés de sorcellerie.Louis Pasteur, dirigeant d'un laboratoire privé, a été dénoncé sur tous les tons avant de passer à la postérité pour son vaccin contre la rage.S'il est vrai que certaines réactions allergiques aux vaccins peuvent entraîner quelques décès, ce sont des millions de gens qui échappent grâce à eux aux maladies contagieuses qui déciment des pays.Vacciner était présenté par les religieuses comme un profanation, comme auparavant la chirurgie ou de nos jours la fécondation in vitro.(.) La microbiologie: un espoir réel La microbiologie popularisée par Pasteur est aujourd'hui au stade du génie génétique.Les vaccins, qui ont permis de mettre un terme aux grandes épidémies avec l'hygiène sociale, sont fondés sur un principe complexe où le risque est présent.Pour protéger le corps contre un micro-organisme malfaisant, on lui injecte des éléments moins virulents de ce même micro-organisme afin que les défenses immunitaires naturelles reconnaissent l'ennemi éventuel pour mieux le détruire.Les manipulations génétiques affinent ce principe en offrant aux cellules vivantes des moyens élaborés pour se défendre.Des erreurs sont toujours possibles.Mais le génie génétique humain n'a pas provoqué de victimes.Il n'a pas non plus montré toutes ses potentialités, mais son avenir est clairement dans la fabrication de médicaments qui vont intervenir directement sur les causes de maladies génétiques qui sont de mieux en mieux élucidées.(.) OGM et agroalimentaire Les OGM peuvent aider les praticiens les plus lucides de l'agriculture engraispesticide à sortir de l'impasse.L'hygiène et les techniques de conservation ont déjà permis de voir apparaître des aliments étiquetés comme « biologiques » qui tentent de faire passer les autres pour de vulgaires produits chimiques.La réalité est plus nuancée.Tous les aliments issus des végétaux ou des animaux sont « biologiques ».Certains sont issus de la croissance extensive de l'industrie avec des techniques chimiques qui ont permis de produire beaucoup et à bas prix; d'autres, au sein de cet environnement, tentent de produire peu mais avec une qualité plus élevée, ce qui augmente les coûts.Les partisans des OGM font le pari que les produits chimiques (pesticides et engrais) seront moins utilisés et que des produits de bonne qualité seront ainsi disponibles à un coût moindre.Cette évolution repose sur un fond de traditions de sélection des espèces qui est l'agriculture elle-même.Le génie génétique permet de faire cela plus précisément en étendant à tout le règne vivant cette possibilité.Cela est d'autant plus normal que l'ADN est commun à tout ce qui vit sur la planète.Les OGM ont plutôt tendance à renforcer un équilibre écologique global qu'à le détruire.Par exemple, pour augmenter la durée de conservation des aliments, il est plus agréable de recourir aux OGM qu'à des techniques chimiques ou radioactives comme cela est le cas aujourd'hui.Or, pour le moment, seuls des laboratoires scientifiques peuvent obtenir ce résultat.Une saine compétition pour produire de bonnes molécules en découle.La puissance publique doit éviter les situations de monopoles et chercher à jouer un rôle d'encadrement planifié de ces techniques, comme pour les médicaments, ce que fait la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis.La qualité des aliments Certes, la qualité des aliments s'est améliorée en une génération, mais des progrès énormes sont encore à faire, surtout en Amérique du Nord.La mondialisation a déjà permis de disposer de variétés plus étendues de végétaux.Des pratiques locales frauduleuses ont cependant été relevées, surtout en Europe.Les prions de la vache folle, les contaminations du porc et du poulet belges à la dioxine font porter le regard sur les techniques chimiques d'alimentation des animaux d'élevage.Les pratiques rurales généralisées de pollution des nappes phréatiques par les déjections des fermes d'élevage (porcs surtout) constituent aujourd'hui le principal danger pour la qualité de la nourriture humaine et au premier chef de l'eau, comme l'Ontario vient de le démontrer avec horreur.Là encore, des techniques de destruction des déjections animales par des OGM seraient très utiles pour assurer une saine qualité de la chaîne alimentaire humaine.Surmonter l'ignorance Pour des raisons politiques, les famines ne subsistent plus que dans certaines régions bien précises de l'Afrique, comme en Éthiopie.Par contre, la malnutrition est un problème mondial.Les produits chimiques de type pesticide ou engrais sont pour l'essentiel responsables de la réussite en quantité dans le domaine agroalimentaire, mais aussi des fragilités réelles dans la qualité des aliments.Les OGM sont une prolongation des efforts de l'agriculture dite biologique pour se passer des produits chimiques.Dans le monde entier, les entreprises qui se lancent dans les OGM délaissent les producteurs de pesticides ou d'engrais chimiques.Pourquoi étiqueter seulement les aliments comme contenants des OGM sans faire un étiquetage équivalent sur les autres aliments du type « Aliments avec des pesticides et des engrais chimiques (APEC) » ?La croisade anti-OGM aurait- elle la même source d'inspiration que celle contre l'eau embouteillée ?La défense de discrets lobbys traditionnels qui profitent de la situation actuelle où le Québec habité voit ses nappes phréatiques remplies de pesticides, d'engrais azotés et de déjections animales.Fait étrange cependant, le langage populiste anti-OGM s'inspire de celui des sectes, comme celui du Parti de la Loi Naturelle, adepte de principes de méditation hindoue et de vol yogique.(.) Action médiatique manipulatrice Les entreprises de l'agroalimentaire se livrent une bataille par médias interposés.Celles qui favorisent les OGM veulent avoir un monopole sur les produits de leurs recherches.Les autres diabolisent cette technologie pour vanter les mérites de l'agriculture traditionnelle au pesticide et aux engrais chimiques.Il suffit de mettre en évidence cette réalité bien humaine pour aider la population à se faire calmement une idée.Et aussi de regarder ce qui se passe dans la vie quotidienne, avec ou sans OGM.Il ne faut pas oublier que le blé commun, celui qui fait notre pain quotidien, est le résultat de manipulations génétiques séculaires qui ont pourtant fait des victimes : l'extension du blé dans la diète alimentaire a certainement fait reculer la famine mais a provoqué des allergies graves au gluten.Le blé, en dominant l'agriculture, a relégué des variétés plus rustiques comme l'épeautre.Le retour à l'épeautre dans les boulangeries dites « biologiques » tient compte de ce fait.Mais le pain est si positivement enraciné dans l'imaginaire collectif que personne ne songerait à faire une campagne médiatique contre le blé.Par contre, si le blé était appelé « OGM de pain », les médias s'en empareraient aussitôt pour en faire le procès par gluten interposé.En matière d'OGM, il faut éviter de crier au loup pour tenter de se faire une niche dans les médias.Sinon, on peut être certain que ce dont on parle cache ce dont on ne parle pas.Les eaux du Québec sont certainement polluées par les engrais, les pesticides et les coliformes animaux, pas par les OGM ! MARTIN PETIT L'auteur est militant du groupe Étiquetage- Volontaire-Collectif-Citoyen (EVCC) et a été arrêté lors de la manifestation anti-OGM du 22 mai dernier.Beaucoup de gens auront remarqué qu'actuellement, le gouvernement canadien mène une large campagne médiatique visant à nous faire accepter les « vertus » de la biotechnologie.Malgré un nombre toujours grandissant de questions sans réponse, le gouvernement persiste à défendre les projets de l'industrie biotechnologique.Avec la création du Comité de l'étiquetage volontaire des aliments issus ou non de modifications génétiques, créé en septembre 1999 par le Conseil canadien de la distribution alimentaire (CCDA) (une organisation privée), et par l'Office des normes générales du Canada (un organisme gouvernemental), Ottawa a clairement dévoilé son jeu.Il était désormais clair que le gouvernement allait miser sur un débat portant sur l'étiquetage des OGM et non sur la légitimité des biotechnologies.De plus, avec la création de ce comité, le gouvernement est venu endosser publiquement une politique d'étiquetage volontaire conforme aux attentes des multinationales agro-alimentaires.Le gouvernement canadien a largement salué la création de ce comité qui ne faisait que réaffirmer la politique en matière d'étiquetage déjà en vigueur depuis l'apparition des OGM dans notre nourriture.Aucune entreprise n'a, depuis, indiqué la présence d'OGM dans ses produits.Doiton s'en étonner ?La population voit les OGM d'un mauvais oeil et l'industrie le sait fort bien.Nous savons pourtant que nous mangeons ces produits depuis au moins cinq ans et qu'aujourd'hui même, de 60 à 75 % des produits transformés vendus dans les marchés d'alimentation contiennent des OGM.Quand avons-nous choisi collectivement ces produits et leurs conséquences possibles ?Il ne faut donc pas s'étonner si de simples citoyens décident maintenant d'agir en étiquetant volontairement les produits susceptibles de contenir des OGM.La réponse des entreprises Tout comme le gouvernement, devant la gronde sans cesse grandissante face aux OGM, un groupe d'industriels évoluant dans le domaine des biotechnologies vient tout juste de créer une enveloppe budgétaire totalisant 50 millions, étalée sur trois ans, afin de changer la perception publique face aux biotechnologies.Ce montant déjà imposant pourrait être révisé et atteindre quelque 250 millions pour les cinq prochaines années.On comprendra que ces entreprises feront tout pour arriver à imposer leurs produits brevetés.Quoi de plus rentable pour elles que de posséder l'exclusivité du droit d'utilisation d'une semence largement vendue partout dans le monde ?Sur chaque semence vendue, des redevances doivent être payées et, en signant le contrat avec le fournisseur, l'agriculteur s'engage à ne pas réutiliser les grains récoltés pour les semis des années suivantes.Devenus captifs, ils doivent donc acheter leurs semences pour chaque récolte prévue.En imposant cette logique aux agriculteurs les plus pauvres de la planète, les entreprises mettent en péril la sécurité alimentaire de 1,4 milliard de personnes qui dépendent pour leur alimentation de cette capacité à conserver et échanger les semences.L'économique sape le scientifique Aveuglée par le désir de maximiser ses profits le plus rapidement possible, cette même industrie n'a pas réalisé d'essais à long terme sur ses semences génétiquement modifiées.Pire encore, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) continue d'accepter les études réalisées exclusivement par l'industrie afin d'autoriser leur mise en marché.Ce n'est qu'au dernier budget du gouvernement fédéral qu'il a été question d'une maigre somme de 90 millions, allouée à évaluation plus rapide des produits issus des biotechnologies.Il faut comprendre qu'entre l'évaluation d'une demande et des tests sérieux à long terme, l'ACIA continuera à prendre des risques incalculables pour la population.Nous savons que, dans le doute, il faut s'abstenir : voilà ce que nous enseigne le principe de la précaution, si nécessaire à toute expérience scientifique sérieuse.Au lieu de le reconnaître comme allant de soi, l'industrie et le gouvernement relèguent ce principe fondamental aux oubliettes.Plusieurs expériences nous prouvent qu'il est impératif d'effectuer des tests à long terme : combien de cas de vache folle ou de poulet à la dioxine nous faudra-t-il et combien de morts seront nécessaires pour que telles considérations soient prises au sérieux ?Clairement, comme l'a si bien dit le généticien David Suzuki au sujet des biotechnologies, nous sommes les rats de laboratoire de la plus importante étude toxicologique menée jusqu'à ce jour sur l'humanité.L'exemple du tryptophane démontre de façon limpide que nous devons exiger un moratoire sur tout produit génétiquement modifié.Trente-sept personnes sont décédées à la suite de l'absorption d'une version produite par génie génétique de cet acide aminé utilisé en tant que supplément alimentaire.Bien que cette histoire peu connue devrait guider toutes les expériences biotechnologiques menées actuellement, il semble bien que le gouvernement et l'industrie ne soient pas préoccupés par ces « accidents de parcours ».Rappelons-nous qu'au début de l'agriculture industrielle, les entreprises qui évoluent maintenant dans le domaine des biotechnologies ont largement vanté les mérites de la Révolution verte avec leur arsenal de produits chimiques, dont le tristement célèbre dichloro-diphényl- trichloréthane (DDT).Ce produit e s t désormais classé dans les polluants organiques persistants (POP), des substances très toxiques et dangereuses pour la santé ; celles-ci s'accumulent et persistent dans les organismes des animaux au sommet de la pyramide alimentaire.L'humain est un de ces animaux, situé tout au haut de la pyramide, qui doit maintenant lutter contre les maladies causées par ces toxines.Ce sont toujours ces mêmes entreprises qui nous proposent maintenant de régler les problèmes d'épandage de produits chimiques qu'elles ont créés à l'aide des biotechnologies.Permettez-moi de demeurer sceptique face à ces prétentions.Nourrir les plus pauvres du monde?De concert avec l'industrie, le gouvernement présente la solution des biotechnologies afin de lutter contre la faim dans le monde.Je demeure fort perplexe face à cette ambition puisque, selon le Conseil canadien pour la coopération internationale, déjà aujourd'hui, le monde produit assez de céréales pour fournir 3600 calories à chaque être humain de la planète \u2014 assez pour nous rendre presque tous dodus.Le problème tient à la distribution inéquitable, de même qu'au manque d'accès aux ressources pour produire ou acheter de la nourriture.Malgré cette abondance, la famine frappe encore et décime des populations entières.L'exemple actuel de l'Afrique est simplement scandaleux, inacceptable et indécent.Le manque de volonté politique des élus et l'orientation économique des puissants groupes privés, ces amis « naturels » des élus, empêchent cette redistribution équitable.Pourquoi ne met-on pas fin à la famine et la pauvreté en redistribuant équitablement cette nourriture ?On se doutera que cette vision trop humaniste n'est aucunement rentable pour le marché.Le réel débat On comprendra qu'il est tout à fait stratégique de ne débattre que de l'étiquetage ; les arguments issus des deux côtés auront vite légitimé les OGM en les présentant comme acquis, comme étant désormais incontournables pour la société.Le réel débat concernant la privatisation de la vie par l'octroi de brevets aux compagnies de semences n'est apparu qu'à de trop rares occasions.Certaines personnes l'ont pourtant souligné mais leurs interventions sont malheureusement tombées à plat.Force est de constater que les questions socio-économiques, de santé et d'environnement n'ont tout simplement pas occupé l'important espace qui aurait dû leur revenir.Il s'agit pourtant de problèmes éthiques fondamentaux et nous savons très bien que la nécessité du profit maximum à court terme ne pourra jamais tenir compte de ces préoccupations.Les gens d'EVCC agissent parce qu'ils croient qu'il est primordial de réfléchir et de débattre plus longuement des conséquences possibles des biotechnologies.PHOTOTHÈQUE, La Presse Un militant de Greenpeace escalade un gigantesque épi de maïs dressé devant le siège de l'OACI, à Montréal, où avaient lieu, en janvier dernier, les pourparlers sur le commerce des OGM.Les OGM sont une prolongation des efforts de l'agriculture dite biologique pour se passer des produits chimiques.De 60 à 75% des produits transformés vendus dans les marchés d'alimentation contiennent des OGM.Quand avons-nous choisi collectivement ces produits et leurs conséquences possibles? 3LP0401B0531 B4 mercredi 3LP0401B0531 ZALLCALL 67 01:07:26 05/31/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Politique L'avocat de Schreiber accuse Ottawa de partialité Une prescription de 3324$ qui épargne de l'argent à l'hôpital C-20: l'Assemblée nationale réplique à Ottawa dans la division MICHEL HÉBERT Presse Canadienne, QUÉBEC C'est en brandissant la prescription de 3324 $ d'une patiente soignée pour le cancer du sein dans un hôpital montréalais que la députée libérale Nicole Loiselle a relancé hier la controverse sur les traitements pharmacothérapeutiques en milieu hospitalier.Mme Loiselle a soutenu à l'Assemblée nationale que cette dame, dont elle a tu l'identité, s'est vu conseiller par son médecin d'acheter deux médicaments (Neupogen et Taxotère) parce qu'il ne pouvait les lui administrer à l'hôpital.« C'est illégal », a protesté la ministre de la Santé, Pauline Marois, questionnée à ce sujet, à Québec, hier.Elle a rappelé qu'une directive du ministère interdit aux médecins de « rationner » les médicaments, de prescrire les plus efficaces à ceux qui en ont les moyens de s'en procurer ou qui ont une assurance personnelle.Il y a cependant deux zones de controverse, a convenu Mme Marois.Les médicaments reconnus par Québec sont inscrits sur une liste dressée par le Conseil consultatif de pharmacologie.Certains médicaments sont jugés par le Conseil comme étant des « médicaments d'exception » et leur application est limitée.Un médecin peut toutefois le juger essentiel et le prescrire même s'il est en quelque sorte « hors liste ».Obligés d'équilibrer leur budget, les hôpitaux peuvent être tentés d'inciter les médecins à limiter les pharmacothérapies.Mme Marois le sait.« Il est possible qu'il y ait des pressions de la part des établissements mais si un médecin souhaite utiliser tel ou tel médicament reconnu, il peut le faire et doit le faire, ce n'est pas à l'hôpital de décider que c'est un bon ou pas un bon médicaments », a-t-elle rappelé, hier.La semaine dernière, des patients de cinq hôpitaux de Montréal déploraient que des patientes atteintes du cancer du sein ou des ovaires n'aient pas toutes droit aux mêmes traitements.À cause de contraintes budgétaires, certaines auraient droit à de « vieilles thérapies moins coûteuses et moins efficaces », tandis que d'autres, plus en moyens, pourraient acheter des médicaments plus efficaces et les apporter à l'hôpital pour leurs soins.L'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec faisai comprendre vendredi que les hôpitaux agissait de la sorte parce qu'ils ne pouvaient pas faire face à l'explosion du coût des médicaments.Ils profiteraient donc du « trou » entre l'assurance hospitalisation et l'assurance médicaments.NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC C'est dans la division que l'Assemblée nationale a adopté hier le principe de la loi 99 sur les droits fondamentaux du Québec.Le texte législatif a été adopté par 65 voix contre 38, alors que le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, a joint sa voix à celle des députés ministériels.Les libéraux de Jean Charest ont voté contre.La loi définit les droits fondamentaux du Québec et de son Assemblée nationale, en réplique à la loi fédérale C-20, adoptée par la Chambre des communes.Malgré plusieurs mois de négociations, Lucien Bouchard et Jean Charest n'ont pas pu s'entendre sur la réplique à donner au projet de loi fédéral sur la « clarté » du processus référendaire.C'est donc divisée que l'Assemblée nationale riposte au gouvernement de Jean Chrétien par un projet de loi réaffirmant les droits fondamentaux des Québécois de choisir eux mêmes leur avenir.Depuis la fin de l'année 1999, le gouvernement cherchait à obtenir l'appui des libéraux pour que le Québec proteste « d'une seule voix » contre la loi fédérale.Le gouvernement québécois aurait été prêt à laisser tomber son projet de loi et se disait intéressé à adopter une motion d'inspiration libérale, mais à la condition d'y inclure des précisions sur la reconnaissance du peuple québécois, la défense des frontières du Québec en cas de souveraineté, le refus du Québec de reconnaître la Constitution de 1982 et le caractère inacceptable du projet de loi fédéral.Mais ces points ont été rejetés par l'opposition libérale, avait indiqué la semaine dernière le porte-parole gouvernemental, le ministre Joseph Facal.Le porte-parole de l'opposition libérale, Benoit Pelletier, député de Chapleau (Outaouais) a répliqué mercredi dernier que le PLQ n'avait « pas de problème à reconnaître que les Québécois forment un peuple ».Claude Ryan et Daniel Johnson l'ont reconnu et Jean Charest l'a admis récemment.Mais le député Pelletier a soutenu que les discussions avaient plutôt achoppé sur la référence explicite au renvoi de la Cour suprême et sur la clarté de la question référendaire.La motion soumise à l'Assemblée nationale en mai par Jean Charest précise en effet que le « gouvernement du Québec respecte le renvoi relatif à la sécession du Québec ».C'est une allégation que refuse le premier ministre Bouchard qui y voit une reconnaissance implicite de la Constitution de 1982, rapatriée unilatéralement par Pierre Elliott Trudeau.Le PLQ estime par ailleurs qu'une déclaration solennelle de l'Assemblée nationale est un « véhicule » politiquement percutant qui, selon M.Pelletier, éviterait de transporter le débat devant les tribunaux.Hier, au moment du vote, les deux camps ont encore tenté de faire prévaloir leur point de vue.Le libéral Pierre Paradis, député de Brome-Missisquoi, a soutenu que la stratégie libérale de présenter une déclaration solennelle affirmant les droits de l'Assemblée nationale plutôt qu'une loi éviterait la contestation judiciaire « qui risque de mettre en péril les droits des Québécois ».Mais le ministre Jacques Brassard a plutôt déploré l'attitude libérale « qui fait en sorte que l'Etat québécois se ratatine ».Agence France-Presse TORONTO L'avocat du marchand d'armes germano-canadien Karlheinz Schreiber, recherché pour fraude fiscale en Allemagne, a accusé hier de partialité le gouvernement canadien, au deuxième jour d'une audience d'extradition devant la Cour supérieure de l'Ontario.L'avocat, Edward Greenspan, a soutenu que la requête d'extradition évoquait seulement des « soupçons » en regard de crimes présumément commis par son client.Il a également souligné que le ministère canadien de la Justice faisait l'objet de poursuites de Schreiber qui lui demande 35 millions de dommages-intérêts pour diffamation.Me Greenspan s'est également plaint de ne pas avoir accès à certains documents importants, tel un mandat d'arrêt lancé en septembre 1997.DRHC passe avec succès l'examen du commissaire à l'information L'accès à l'information gouvernementale est encore trop lent Presse Canadienne OTTAWA Cinq des huit ministères fédéraux examinés par le commissaire à l'information, John Reid, ont échoué l'examen au cours de la dernière année, parce qu'ils prenaient trop de temps à traiter les demandes d'accès à l'information.Malgré tout, M.Reid estime, dans son plus récent rapport, déposé hier au parlement, que les choses s'améliorent.L'an dernier, la totalité des six ministères révisés par M.Reid avaient lamentablement échoué à la tâche de répondre rapidement aux demandes logées par la population en vertu de la Loi fédérale d'accès à l'information.« Deux ministères (.) ont amélioré leur note, qui passe de « F » l'an dernier à « A » cette année.De façon regrettable, les autres qui avaient échoué l'an dernier ont tous reçu des « F » encore une fois cette année.Le Bureau du Conseil privé et le ministère de la Santé ont amélioré de façon significative leur performance, a constaté M.Reid.La Défense nationale, les Affaires étrangères, Citoyenneté et Immigration et l'Agence des douanes et du revenu du Canada ont conservé leurs mauvaises notes.Deux nouveaux ministères ont fait l'objet d'une révision cette année.Celui des Transports a écopé la note F.Mais le controversé ministère du Développement des ressources humaines, aux prises tout le printemps avec la crise provoquée par la gestion de ses subventions, et l'accumulation de renseignements personnels sur les simples citoyens, a passé l'examen avec succès.Au cours de la période pendant laquelle a eu lieu l'examen, toutes les demandes d'accès à l'information reçues par le Développement des ressources humaines ont reçu une réponse dans les 30 jours \u2014 aucun délai n'a été demandé, mentionne le rapport, qui y voit une « manifestation de respect pour les droits des Canadiens ».Tempérant son enthousiasme, M.Reid a cependant tenu à souligner qu'à travers tout l'appareil gouvernemental persistent encore trop de délais dans le traitement des demandes d'information. 3LP0501B0531 b05 mercredi 31 mai 3LP0501B0531 ZALLCALL 67 01:10:07 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 B 5 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Le raz-de-marée Lavalas se confirme « Crise postélectorale » en vue à Haïti JOONEED KHAN Les premiers résultats officiels des élections fort contestées du 21 mai en Haïti confirment le raz-de-marée Lavalas attendu dès le lendemain du vote par des analystes et par le parti Fanmi Lavalas de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide lui-même.Les premiers résultats partiels, publiés lundi soir par le CEP (Conseil électoral provisoire), donnent 14 sièges de sénateurs au PFL dès le premier tour dans sept départements.Mais déjà les Haïtiens parlent de « crise postélectorale ».« Les partis d'opposition, notamment l'OPL (Organisation du peuple en lutte) et le RDNP (Rassemblement des démocrates nationaux progressistes) s'en tiennent à leur demande d'annulation pure et simple de ce scrutin, qu'ils jugent frauduleux », rapporte dans son dernier bulletin sur le Web le CRAD (Centre de recherche et d'action pour le développement).« Ils envisageraient même de ne pas se rendre au second tour prévu pour le 25 juin si les responsables ne font pas une évaluation du vote du 21 mai », poursuit le bulletin, qui précise que le PLB (Parti louvri baryé), qui se réclame de Lavalas, « souscrit lui aussi à cette demande d'évaluation du scrutin ».Le sénateur Edgard Leblanc junior (OPL), président de l'Assemblée nationale, a déclaré lundi que les (huit) sénateurs en fonction n'étaient pas prêts à valider les nouveaux élus.Le Sénat compte 27 élus (trois par département).Le 21 mai, chaque département en renouvelait deux pour un total de 18.Se tenait également une partielle pour le Sénat dans le département du Nord- Ouest, siège remporté par l'indépendant Luc Fleurinord.Les résultats pour le département de l'Ouest, qui comprend Port-au-Prince, la capitale, n'ont pas encore été publiés, mais les deux candidats du PFL, dont Yvon Neptune, porte-parole du parti, seraient en bonne position.Dans un département, celui de la Grande-Anse, les élections ont été reportées pour des raisons administratives.Pour les 83 sièges en jeu de la Chambre des députés, les premiers résultats officiels du CEP, sur 41 circonscriptions, donnent 11 élus au PFL dès le premier tour, avec 30 candidats PFL en ballotage favorable.Au vu de ces résultats partiels, le PFL d'Aristide est fort bien placé pour obtenir la majorité absolue, voire écrasante, au sein du Parlement haïtien.Les partis d'opposition (OPL, RDNP, Espace de concertation) ont dès le jour du vote dénoncé des « fraudes massives » au profit du PFL d'Aristide.Leur campagne s'est accentuée après la découverte le 22 mai d'un amoncellement de bulletins de vote valides et de documents électoraux dans la rue, près du BEC (Bureau électoral communal) de Port-au-Prince.Les missions d'observation nationales et internationales, dont celle de l'OEA (Organisation des États américains), ont déclaré que les irrégularités constatées ne justifiaient pas l'annulation du scrutin.Une Coalition indépendante d'observateurs internationaux a noté toutefois que « les observateurs internationaux n'ont pu toucher que les régions les plus accessibles ».Affirmant que « nous sommes en crise » et qu'« il y a eu manoeuvres frauduleuses », Jessi Chancy Manigat, membre du CEP en 1995, en a imputé les causes à « la manière dont le CEP a été constitué, la création de la loi électorale et la mise en place de la machine électorale », dont « le dossier technique a été confiée à l'aide étrangère » \u2014 en l'occurence l'organisation américaine IFES.Richard Coles, président de l'Association des industries d'Haïti (ADIH), a dit comprendre la frustration des partis politiques.Mais il a mis en garde contre « un processus de blocage » qui « n'est pas dans l'intérêt de pays ».PÉROU Mesures US n Les États-Unis vont coordonner avec les pays d'Amérique latine leur réponse à la réélection contestée du président péruvien Alberto Fujimori.« Nous avons été profondément préoccupés par la façon dont cette élection a été conduite », a déclaré à Lisbonne un membre de l'entourage du président Bill Clinton.Washington avait déclaré lundi qu'il considérait la réélection de Fujimori comme « non valide ».Plus tôt hier, un responsable américain avait indiqué à Washington que les États-Unis s'apprêtaient à prendre des mesures unilatérales contre le Pérou.d'après AFP et AP IRAN Karoubi au perchoir n La victoire de l'hodjatoleslam Mehdi Karoubi à la présidence du Majlis marque le retour de la « gauche religieuse radicale », qui avait contribué à la victoire de Mohammad Khatami en 1997, mais qui constitue la « vieille garde » de la coalition réformatrice.À la séance d'hier, Karoubi, 57 ans, qui présida le Majlis de 1989 à 1992, seul candidat, a recueilli 186 voix sur 249 députés, soit 75 %, 63 députés s'abstenant.Mme Soheila Jolodarzadeh, 41 ans, députée de Téhéran et dirigeante du Parti islamique du travail (gauche ouvrière), a été élue entre-temps membre du Bureau du Majlis, devenant la première femme à occuper une telle fonction depuis la révolution islamique de 1979.d'après AFP RUSSIE Berezovski critique n Le député russe et milliardaire Boris Berezovski, très influent sous Boris Eltsine, a demandé au président Vladimir Poutine de revoir son décret organisant le territoire de la Fédération de Russie en sept « super-régions », qui est selon lui plus nuisible qu'utile.Ces textes « changent fondamentalement l'organisation de l'État », affirme Berezovski dans une lettre à Poutine citée par l'agence Interfax.« Dans tout État démocratique, une décision de ce type ne peut être prise qu'après une large discussion dans la société, suivie d'un référendum » et « les mesures renforcent le contrôle de l'État du haut vers le bas, mais affaiblissent les liens du bas vers le haut », estime Berezovski.d'après AFP SIERRA LEONE Sankoh restera n Le chef rebelle Foday Sankoh restera en Sierra Leone sous « la garde » des autorités de Freetown, a annoncé hier le secrétaire exécutif de la Communauté économique des États d'Afrique de l'ouest (CEDEAO), Lansana Kouyaté.Il s'est excusé d'avoir dit dans la nuit de dimanche, à l'issue d'un sommet à Abuja, que le CEDEAO avait décidé de « sécuriser » Foday Sankoh, « probablement hors de la Sierra Leone ».Pretoria a donné entretemps 24 heures à Fatou Mbaye Sankoh, épouse du leader rebelle, pour quitter l'Afrique du Sud où elle est arrivée discrètement samedi, munie d'un passeport américain.d'après AFP PHILIPPINES Négociations n Les négociateurs du gouvernement et les rebelles musulmans vont reprendre leurs négociations formelles aujourd'hui pour la libération des 21 otages, dont 10 touristes captifs depuis bientôt 40 jours.Le négociateur en chef de Manille, Roberto Aventajado, a déclaré qu'il allait rechercher la libération de tous les otages originaires de sept pays tout en insistant pour que la Sud-africaine Monique Strydom soit relâchée la première du fait qu'elle est enceinte.d'après AFP Jeunes pour jeunes.Ils ont l'air jeunes et souriants, ces hommes et femmes policiers en tenue antiémeutes qui bloquaient, hier, une rue adjacente à la résidence de l'ancien président indonésien Suharto à Djakarta, où des étudiants voulaient aller manifester.Ceuxci réclament depuis des mois que Suharto soit traduit en justice pour vol et corruption durant ses 35 années de pouvoir.Suharto a été placé lundi en résidence surveillée.PHOTO Reuters L'Éthiopie négocie tout en bombardant d'après AP et AFP ALGER Une rencontre de cinq heures entre une délégation érythréenne et un médiateur algérien s'est achevée hier sans qu'aucun résultat concret pour tenter de mettre fin à la guerre entre l'Érythrée et l'Éthiopie ne soit annoncé.Les Érythréens conduits par le ministre des Affaires étrangères, Hailé Woldansae, a rencontré Ahmed Ouyahia, ministre algérien de la Justice et représentant du président Abdelaziz Bouteflika, chef en exercice de l'Organisation de l'unité africaine (OUA).Aucune déclaration n'a été faite à l'issue des discussions.Le représentant du président de l'OUA a rendu compte au représentant du président américain, Anthony Lake.Le représentant de l'Union européenne, le sous-secrétaire d'État italien Rino Seri, est attendu aujourd'hui à Alger.En matinée, une première rencontre avait eu lieu avec la délégation éthiopienne dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin.À la sortie de la salle de conférence, celui-ci avait déclaré qu'il poursuivait ces négociations et qu'il gardait espoir d'un règlement pacifique de la crise.Sur le terrain, les troupes érythréennes se repliaient sur le front oriental de Badé et Burie pour réinstaller leurs lignes de défense en profondeur à l'intérieur de leur territoire.Le gouvernement érythréen a décidé de « redéployer ses troupes vers des positions défendables », en dehors des territoires contestés à la demande de l'OUA.Les deux parties ont engagé entre- temps des duels d'artillerie sur le front central, à environ 40 km au nord de leur frontière commune, en territoire érythréen.Les États-Unis ont exhorté hier l'Éthiopie à stopper son avance en Érythrée, affirmant que les forces érythréennes s'étaient bien retirées de toutes les zones qu'elles occupaient depuis le début du conflit entre les deux pays il y a deux ans.« Les États-Unis appellent le gouvernement éthiopien à renoncer à toute nouvelle attaque, y compris aérienne, comme celles effectuées contre une centrale électrique près de Massawa et contre l'aéroport d'Asmara », a déclaré un porte-parole du secrétariat d'État.Washington est « encouragé » par les informations faisant état du début de retrait des forces éthiopiennes de l'ouest de l'Érythrée, a déclaré le porte-parole.Il a ajouté toutefois que les combats qui continuent loin de la frontière, en particulier les attaques contre les infrastructures, mettent en danger la distribution de l'aide humanitaire.La Russie s'est dite hier « inquiète » de la montée de violence entre l'Éthiopie et l'Érythrée, en appelant les pays en conflit à un « cessez-le-feu immédiat ».« Nous regrettons l'escalade des combats avec l'utilisation de l'aviation et de l'artillerie lourde », souligne le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.REPÈRES/États-Unis-Europe Clinton et les défis du XXIe siècle PHILIPPE DEBEUSSCHER Agence France-Presse, LISBONNE Le président américain Bill Clinton a entamé, hier à Lisbonne, une ultime tournée européenne d'une semaine dans quatre pays (Portugal, Allemagne, Russie, Ukraine) en appelant à relever les défis du XXIe siècle, dont ceux posés par des maladies comme le sida, la malaria et la tuberculose qui ravagent le tiers monde.« En Afrique, en Asie et dans de nombreuses parties du monde, ces maladies tuent non seulement des humains, mais également les espoirs de progrès », a-t-il déclaré devant un groupe de chercheurs et d'étudiants hier dans la capitale portugaise.Clinton, qui participe aujourd'hui près de Lisbonne à son 14e Sommet États-Unis/Union européenne, a indiqué qu'il annoncerait, avec les Européens, à l'issue de cette rencontre bi-annuelle une initiative commune pour lutter contre ces fléaux.« Soixante dix pour cent des cas de sida se situent en Afrique subsaharienne, et dans certains pays de ce continent les employeurs engagent maintenant deux personnes par emploi, en sachant que l'une des deux succombera du sida », a affirmé le président américain.Clinton a abordé ce sujet lors de ses contacts bilatéraux avec le président portugais Jorge Sampaio et le premier ministre Antonio Guterres, avec qui il a eu un déjeuner de travail.Les deux pays ont décidé de collaborer dans la lutte contre la malaria à Sao Tome et Principe.Selon un haut responsable américain, Guterres a longuement évoqué les entretiens qu'il avait eu la veille à Moscou lors du sommet Union européenne / Russie avec le président Vladimir Poutine, notamment sur la situation en Tchétchénie et les réformes économiques en Russie.Clinton est attendu samedi soir à Moscou, où il aura dès son arrivée un dîner de travail avec Poutine suivi dimanche de deux réunions de travail.Clinton et les dirigeants portugais ont aussi abordé plusieurs des thèmes qui seront discutés au Sommet UE / États-Unis en se prononçant en particulier pour la relance d'un nouveau cycle de négociations commerciales globales après l'échec l'an dernier de la conférence de Seattle.De part et d'autre on n'attend par contre aucun déblocage dans les épineux contentieux commerciaux qui divisent les États-Unis et l'UE sur des problèmes tels que la banane ou le boeuf américain aux hormones, a-t-on indiqué de sources officielles portugaises et américaines.L'UE sera représentée à ce sommet par Guterres, dont le pays assure la présidence des Quinze, par le chef de la Commission européenne, Romano Prodi, et le représentant de la diplomatie européenne, Javier Solana.Clinton n'a pas évoqué ces tensions et a espéré que cette réunion contribuerait « non seulement à renforcer les liens américano-européens », mais aussi à relever les « défis qui se posent au-delà de nos frontières », citant notamment « le sida en Afrique et en Asie » et le fossé « séparant les riches du reste du monde ».Durant les entretiens officiels, Clinton et les dirigeants portugais ont évoqué les conflits régionaux en Afrique et se sont accordés sur la nécessité de renforcer les capacités de mise en place de forces de paix régionales en Afrique.À propos de l'Angola, ils se sont prononcés pour une lutte plus efficace contre le trafic de diamants qui finance une grande partie des activités de l'UNITA, selon un responsable américain.Au cours de la visite, les deux pays ont signé hier plusieurs accords bilatéraux, dont un sur la libéralisation (Open Skies) du transport aérien.Le Portugal est le dizième pays de l'UE à signer ce type d'accord avec les États-Unis.Clinton quittera Lisbonne demain pour Berlin, seconde étape de sa tournée européenne, où il aura des entretiens avec le chancelier Gerhard Schroder et une rencontre avec le premier ministre israélien Ehud Barak. 3LP0699B0531 b06 mercredi 31 mai 3LP0699B0531 ZALLCALL 67 08:29:03 05/31/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Fidji : l'armée n'impressionne guère Speight d'après AFP et AP LONDRES Un comité ministériel du Commonwealth tiendra le 6 juin à Londres une réunion extraordinaire pour examiner une possible suspension de Fidji, où les militaires ont pris le pouvoir après un coup d'État civil, a annoncé hier un porte-parole de l'organisation.Le Groupe d'action ministériel, chargé des violations des droits de l'homme ou de l'État de droit dans les pays du Commonwealth, peut recommander la suspension de membres du Commonwealth.Toute recommandation de suspension des huit ministres des Affaires étrangères (Botswana, Barbade, Nigeria, Grande-bretagne, Malaisie, Canada, Australie et Bangladesh) serait de fait immédiatement opérationnelle.Le secrétaire général du Commonwealth, Don Mc Kinnon, avait évoqué dimanche des sanctions contre Fidji, notamment dans le domaine sportif et sur les déplacements à l'étranger.Sur le terrain, le chef de l'armée, Frank Bainimarama, a abrogé hier la Constitution, mais le chef des insurgés, George Speight, refuse de libérer ses otages et exige que le pouvoir soit réservé pour toujours aux Mélanésiens, Fidjiens de souche.Le contre-amiral Bainimarama, qui assume tous les pouvoirs sous la loi martiale, a même annoncé que Speight serait amnistié une fois que la crise politique aura été résolue.Et il a nommé un nouveau premier ministre, Ratu Epeli Nailatikau, un Mélanésien.Nailatikau est l'époux de Adi Koila Mara, ministre du Tourisme qui fait partie de la trentaine d'otages détenus au parlement par George Speight.L'abrogation de la Constitution de 1997, qui instaurait l'égalité politique entre Fidjiens de souche et ceux d'origine indienne, a été au centre des revendications des putschistes, qui affirment agir au nom de la population indigène.L'homme d'affaires en faillite George Speight et ses hommes liges retiennent prisonnier le premier ministre d'origine indienne, Mahendra Chaudhry, élu en mai 1999, et une trentaine de députés et ministres, depuis le 19 mai dans l'enceinte du parlement.Selon des sources diplomatiques à Suva, Chaudhry a fait savoir aux insurgés qu'il était décidé à « reprendre ses fonctions », une attitude qui risque de rendre plus délicates les tentatives pour faire libérer le premier ministre et les parlementaires. 3LP0799B0531 b7 mercredi 3LP0799B0531 ZALLCALL 67 08:29:38 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 B 7 technologie@lapresse.ca Internet sur la piste des conspirateurs JEAN-MARC TREMBLAY collaboration spéciale Derrière les portes closes, des individus peu recommandables chuchotent, ourdissent, trament, bref, ils conspirent.Contre qui, me demandez- vous dans le creux de l'oreille ?Je laisse la parole à quelques paranoïaques (1) inspirés dont les sites parlent peut-être un peu trop ! Et si les Américains n'étaient jamais allés sur la lune ?Et si toutes les photos de la NASA, les films d'archives et les bandes d'enregistrement avaient été produits en studio pour tromper les Russes et galvaniser l'opinion publique ?Philippe L'Heureux est le paranoïaque de service dans les pages intitulées Un pas de trop sur la lune (2).Les incohérences qu'il relève sur les photos officielles de la NASA sont troublantes.Nom : Lama Prénom : Dalaï Profession : conspirateur Le site Théories de conspiration pour paranoïaque (3) expose au grand jour LA conspiration globale.On y apprend que les Mercuriens ont le Dalaï Lama dans leur petite poche d'en arrière.Ce dernier aide les affreux à asservir la population terrestre.Chacun possède, paraît-il, un implant cérébral, en métal mercurien, le rytuojium, qui le rend plus réceptif au conditionnement mental.L'ingestion de caféine, de dentifrice et de Coca-Cola favoriserait la réceptivité des sujets.Une histoire à suivre.Big Brother is an American Nombreux sont les Américains qui redoutent que leur gouvernement ne tente de contrôler leurs moindres faits et gestes.Les 30 millions de dossiers et 174 millions d'empreintes digitales fichées par le FBI ne contribuent en rien à atténuer leurs soupçons.Le site Appartement 42 propose des textes intitulés Institutions de la conspiration (4), lesquels expliquent clairement les rôles des différentes agences de renseignements, comme la CIA(5), le Pentagone et le FBI.(6) Depuis 1996, le portail Disinformation (7) (ANG) traite de sujets comme les théories de conspiration et de fin du monde, la propagande et les drogues psychédéliques.Dès son lancement, le site connut un succès retentissant, recevant même un courriel d'encouragement de la part du célèbre activiste Noam Chomsky.Le fondateur Richard Metzgez déclara dans un article au journal « i » New York Press « /i » qu'il souhaitait devenir une source alternative d'information face à CNN, par exemple.Ceux qui s'acharnent à débusquer la conspiration trouveront dans le site Psychicspy (8) (ANG) une multitude de liens utiles et de documents jadis top secret.À en juger par des extraits de félicitations adressées au webmestre, le site est consulté par des journalistes, des scénaristes et d'anciens membres des services de renseignements de l'armée américaine.Enfin, j'aimerais vous parler du site au nom évocateur de Conspire.com 9ANG.Ce centre d'information, qui propose des critiques et des extraits de livres sur les théories de conspiration, n'était pas accessible au moment d'écrire cet article.Son webmestre en savait-il trop ?Autres liens Les maux et les chauves (10) : Avez-vous déjà remarqué que les grands de ce monde sont petits, gros et chauves ?Ça sent la conspiration Alien on Earth.com (11) (ANG) : un répertoire OVNI constitué de 12 723 liens, de 49 614 documents d'archives et de 1812 pages indexées.On peut consulter cet article et les liens référencés sur InfiniT.com (www.infinit.com).Pour tout commentaire : commentaires@infinit.com Carnet d'hyperliens : (1)paranoïaques : http : www.multimania.com/ tekisui/schema.html (2) Un pas de trop sur la lune : http : www.multimania.com/ autocoup/lune5.html (3) Théories de conspiration pour paranoïaque : http : membres.tripod.fr/K/ index.html (4) Les institutions de la conspiration http : appartement42.voice.fr/ x-consp.htm (5) CIA : http : www.odci.gov/ index.html (6) FBI : http : www.fbi.gov/ (7) Disinformation : http : www.disinfo.com/ (8) Psychicspy : h t t p : / / s e a s u r f .c o m / 3/8radioman/index.html (9) Conspire.com : www.conspire.com (10) Les maux et les chauves : http : persoweb.francenet.fr/ 3/8mbonnaud/pgc.html (11) Alien on Earth.com : http : www.ufomind.com/ L'ordinateur le plus puissant Agence France-Presse TOKYO Le groupe japonais NEC a annoncé mardi qu'il allait développer « le plus puissant ordinateur du monde », capable de réaliser « 40 000 milliards d'opérations par seconde », pour un projet très ambitieux de simulation des phénomènes physiques et naturels.La commande de l'ordinateur, appelé « Simulateur terrestre », a été passée par un centre de recherche géré conjointement par l'Agence spatiale japonaise (NASDA) et d'autres instituts nippons de sciences naturelles, a précisé NEC dans un communiqué.« Le projet vise à mener des recherches poussées sur l'environnement par l'analyse et la simulation que permettra la création d'une « planète Terre virtuelle », a-t-il ajouté.L'ordinateur sera en effet capable « de reproduire avec exactitude les phénomènes géophysiques, climatiques et environnementaux », selon NEC.Il aura pour cela la capacité de « réaliser 40 000 milliards d'opérations par seconde ».Ses promoteurs espèrent qu'il permettra d'avancer dans la compréhension des tremblements de terre, des typhons, de l'effet de serre, du phénomène El Nino ou des conséquences du développement de l'énergie nucléaire sur l'environnement.La machine devrait entrer en service en mars 2002 dans un nouvel immeuble construit à Yokohama, dans la banlieue de Tokyo.Cours gratuits en ligne Agence France-Presse NEW YORK Le deuxième libraire en ligne américain, Barnes and Noble.com, va proposer des cours gratuits sur son site, dernière trouvaille du secteur pour vendre plus de livres.« L'Université Barnes and Noble » ouvrira ses portes virtuelles sur www.bn.com à la mi-juillet, a annoncé le site mardi dans un communiqué.Elle dispensera gratuitement des « milliers de cours en ligne », animés à distance par un instructeur, sur des thèmes allant d'une « Introduction au Jazz » à « Comment préparer un mariage », a-t-il ajouté.La plupart des cours seront organisés autour d'un livre, que ce soit un ouvrage pratique ou une oeuvre littéraire.Les auteurs seront invités également à venir animer la classe virtuelle et à faire ainsi la promotion de leur ouvrage.S'inspirant des clubs de livres ou des lectures d'auteurs dans les librairies, Barnes and Noble.com espère attirer ainsi plus de clients et se démarquer de son principal concurrent, Amazon.com, dans un secteur en pleine explosion.Le site, filiale de la grande chaîne américaine de librairies Barnes and Noble, a acquis pour cela une participation minoritaire dans not Harvard.com, un pionnier de « l'edu Commerce » basé à Austin (Texas, sud). La Presse 31 mai 2000 Page B8 manquante "]
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