La presse, 3 juin 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D0603 d1 samedi 6LP0101D0603 ZALLCALL 67 01:06:17 06/03/00 B www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 SEULEMENT159$ Perle et 12 diamants Or 10K avec chaîne Boucles d'oreilles disponibles UNE TOUTE NOUVELLE FAÇON D'ACHETER DES FENÊTRES ! 3075, TRANS-CANADIENNE (514) 694-5855 Voie de service nord, entre Des Sources et Saint-Jean Le Centre de Design PELLA ÉPARGNEZ25%SUR LA QUALITÉ LÉGENDAIRE PELLA® ACHETEZ DES PORTES PATIO CETTE SEMAINE ET 6LP0201D0603 D2-arts samedi 6LP0201D0603 ZALLCALL 67 01:08:30 06/03/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 L'information passée date de Médias TÉLÉVISION Contrairement à certaines oeuvres dramatiques qui peuvent vieillir sans difficulté à la télévision, l'information est comme le yogourt.Passée date, elle ne décrit plus exactement la réalité qui change constamment et ce n'est plus de la bonne information.Samedi matin dernier, je tombe en zappant sur l'émission Médias qui repassait à RDI.Médias ne dédaigne pas faire la leçon aux organisations journalistiques qui commettent des erreurs.Et voilà que je tombe sur un sujet intéressant: la difficulté de vendre notre télévision à l'étranger.On nous offre des témoignages, dont celui de Guy Crevier, président de Motion International.M.Crevier a été à Motion International.Le problème, c'est qu'il est président de La Presse depuis le mois de mars, et que Motion n'existe plus.Sa partie internationale a été englobée dans TVA International, et ses activités locales ont été reprises par quatre ex-employés sous le nouveau nom de Zone 3.Toutes choses sues par l'émission.Jamais Médias toutefois n'a donné ces renseignements aux téléspectateurs.Seul un bandeau au début indique qu'il s'agit d'une reprise.Personne ne vient vous dire que les choses ont changé, et de quelle manière.Avant de diffuser des émissions d'information en reprise, il me semble que les patrons d'un réseau devraient s'assurer que les renseignements qu'ils diffusent sont toujours pertinents.Surtout sur une chaîne d'information comme RDI.Autrement, on va se demander si le dernier accident de moto date d'hier soir ou d'il y a trois ans.À Radio-Canada, une porte-parole a reconnu que Médias ne devrait pas diffuser des informations dépassées.Elle a ajouté qu'on s'assurerait que toutes les émissions sont passées au crible avant d'être rediffusées pour s'assurer qu'elles sont encore pertinentes.Si on tient tant à repasser du vieux stock pour meubler, allons-y donc carrément dans la nostalgie en nous repassant des vieux téléjournaux animés par Bernard Derome.En prévenant toutefois les spectateurs, au cas où certains s'inquiéteraient qu'une bombe vient d'exploser dans une boîte à lettres de Westmount.Bruno Blanchet : après le hockey du samedi cet automne Jeudi soir, les patrons de TVA nous prévenaient de rayer le nom de l'humoriste Bruno Blanchet qui devait jouer dans la nouvelle comédie Avoir su qui prendra l'affiche la saison prochaine.On apprenait aussi que M.Blanchet ne ferait pas partie de la nouvelle émission de Marc Labrèche, tel qu'annoncé précédemment.Que les fans de Tites-Dents, Le Petit Bonhomme pas de cou et autres personnages bizarres créés par Bruno Blanchet à La Fin du monde est à 7 heures se rassurent : ils ne passeront pas l'hiver sans ce comique surréaliste, le seul du genre chez nous.Lorsque la nouvelle saison de hockey commencera, Radio-Canada diffusera une nouvelle émission de comédie dans le style Saturday Night Live le samedi soir après le match.Dont Bruno Blanchet fera partie.Entouré de trois autres personnes dont il est encore impossible d'avoir le nom.De quoi avoir hâte que le hockey recommence.La thématique de l'émission, me dit-on, tournera autour de choses qu'on ne peut faire que le samedi soir.Tiens, tiens.Ça bouge chez les chroniqueuses Pénélope Mc Quade ne sera plus chroniqueuse culturelle à l'émission du matin de TVA Salut Bonjour ! la saison prochaine.Les patrons de TVA ont révélé que c'était sa décision à elle, qu'elle en avait assez de veiller tard le soir et de se lever avant les aurores le matin.Elle sera remplacée par Catherine Vachon, qui fait actuellement la chronique artistique à LCN.Est-ce que Mme Mc Quade deviendra l'animatrice d'un nouveau magazine de vedettes Primeur qui prendra l'antenne quotidiennement 17h à TVA la s a i s o n p r o - chaine ?Pas de réponse.Par ailleurs, vous ne voyez plus Marie- Christine Trottier à la chronique culturelle de Montréal ce soir depuis une semaine.Rien à voir avec la qualité de son travail, qui était fort bonne.Le poste de Mme Trottier a été aboli, en raisons des coupes budgétaires qui sévissent actuellement à Radio- Canada.Elle avait moins d'ancienneté que Paul Toutant et Claude Deschênes.Nouveautés ici et là Le réseau CBS présente depuis mercredi soir dernier la nouvelle série Survivor.Des volontaires sont abandonnés dans une île déserte, sont divisés en deux groupes et doivent apprendre à survivre aux éléments et au reste de l'équipe.À chaque émission, le groupe qui a perdu un défi expulse le membre qu'il aime le moins.La dernière personne qui aura réussi à ne pas se faire chasser par ses copains gagnera 1 million.À la première émission, c'est une dame de 62 ans qui jouait du ukelele qui a été chassée : elle avait trébuché lors d'une course et avait fait perdre son équipe.Un ex-marine qui passe son temps à régenter les autres la suivait dans le nombre de votes de rejet.Le grand suspense de l'émission, c'est bien sûr le résultat du vote.Autrement, ça ne casse rien.On n'avait pas eu le temps de s'attacher à qui que ce soit dans la première heure.La série se poursuivra tout l'été.Et si les reality shows vous plaisent, attendez de voir Big Brother qui prendra aussi l'antenne de CBS en juillet.Des volontaires \u2014 le prix est cette fois de 500 000$ \u2014 sont enfermés dans une maison et sont filmés 24 heures sur 24.La télévision s'inspire des sites Internet du même genre.On en reparlera.Lundi soir, Séries + commence la diffusion d'une série de quatre thrillers psychologiques adaptés des romans de la Britannique Minette Walters.Quatre histoires, scindées en deux épisodes, diffusées les lundi et mardi à 21 h en juin.J'ai vu la première tranche de Chambre froide qui commence la série lundi et je vous jure que je regarde la cassette de la fin en rentrant chez moi.Un suspense totalement imprévisible, comme je les aime.Avec en plus une belle dose de contexte social où un village est plein de haine envers trois femmes.Alors que toutes les séries étrangères de Séries + sont traduites en France, la version française de celle- ci a été fait à Montréal et la BBC l'a approuvé.Avec raison : c'est bien fait, avec un accent international.À vous de découvrir qui sont les voix québécoises.Ça fait partie du suspense.Louise Cousineau PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse© Bruno Blanchet 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal L'Aventure olympique Hockey / Finale de la coupe Stanley: Devils - Stars Le Téléjournal Nouvelles du sport Cinéma / (23:15) Le TVA Cinéma / UNE LIGUE EN JUPONS (5) avec Geena Davis, Tom Hanks Téléthon Opération Enfant Soleil / Se poursuit jusqu'à dimanche, 22h00.Les Règles du jeu / La guerre des journaux; les Pokémon Cinéma / L'OBSESSION (3) avec Jack Nicholson, David Morse Cinéma / GINA (4) avec Céline Lomez, Claude Blanchard Cinéma / LE PANDORE (4) avec Michael Gwisdek, Anica Dobra (22:42) Les Simpson Cinéma / LA PORTE DES ÉTOILES (5) avec Richard Dean Anderson, Michael Shanks Cinéma / BAISERS MORTELS À PALM BEACH (5) avec James Belushi, Lorraine Bracco Cinéma / LA MAGIE D'EMMANUELLE (7) (23:15) Pulse The Expos.Star Trek: Voyager Police Academy: The Series The Pretender Nikita CTV News Pulse News .Contact CJOH Telethon for CHEO / Se poursuit jusqu'à dimanche, 19h00.Sat.Report Nothing too Good.Cowboy Saturday Night Hockey / Finale de la coupe Stanley: Devils - Stars Sat.Report Cinéma News World News Baywatch News FAHC Telethon CBS News Entertainment this Week Early Edition Walker, Texas Ranger Survivor / Pilote ER NBC News Jeopardy Wheel of.Cinéma / LITTLE GIANTS (5) avec R.Moranis, S.Waldron .Most Amazing Videos Saturday Night In Days Gone by (17:30) Rock'n Roll Graffiti Cinéma / THE LATHE OF HEAVEN (4) avec Bruce Davison, Kevin Conway Stonewall Polka, Polka (17:00) Anne Murray World News City Confidential (17:00) Love Chronicles Biography / Mark Goodson Murder, She Wrote Top 10: Cities to Have it All Arts, Minds Concerto Road to Elsewhere Aida / Opéra Ed Sullivan Sex & the City .Animal .pour rire Goût du monde / Édimbourg Couples.Scandales! Biographies / J.d'Arc Charlebois L'île aux trente cercueils Twin Peaks Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Santé mentale, vieillissement Cinéma pop.Quartier.Idées Repas Anthropolo.substances psychotropes Concordia.Capharnaum Form.prêt Défi, parents How'd they do that?Magazine / Weird Worlds Wild Discovery Wild Discovery Vets in.Monkey.Sex Files Adv.Quest Connection Exhibit A Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Franklin Little Lulu Hoze.Pete & Pete Cinéma / BEDKNOBS AND BROOMSTICKS (4) Cinéma / RONNIE AND JULIE avec Teri Garr, Joshua Jackson Files (17:30) Popular Drew Carey Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Profiles of Nature Flash.Addams Early Edition PSI Factor Survivor / Pilote Heart of.Saturday Night Artisans de notre Histoire Tournants de notre Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / DE L'ENFER À LA VICTOIRE (5) avec G.Peppard, G.Hamilton .Châteaux .Alexander the Great Wish me Luck Cold War / Stars Wars Cinéma / THE LONGEST DAY (3) avec John Wayne, Robert Mitchum TV Guide TV Flick Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Flick Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Andy Gibb Cinéma / LA FIÈVRE DES PLANCHES (3) avec Barry Miller, Maureen Teefy Musicographie Box-office Le Cimetière Cypress Hill Music Awards Groove Concert Plus / World Music Awards 2000 BBC News Culture.Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undercurr.Un Canadien Culture.Le Monde.Médias Mogok, la vallée des rubis Journal RDI .artistes Culture.Un Canadien Zone libre Sport 30 Entre, lignes Qualifications Formule 1 / Monaco Championnat Cart Atlantique Rallye Sports 30 Entre, lignes .Moto Golf Mag Salle des nouvelles Nash Bridges Homicide Sexe à New York Mc Callum Sirens Cinéma / DOUBLE NEGATIVE (6) avec M.Sarrazin, S.Clark Davinci's Inquest Prime Suspect Cinéma / IF THESE.(23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / ENEMY MINE (4) avec Dennis Quaid, Louis Gossett Jr.Cinéma (23:15) Sportscentral Playoff Edition Equestrian: Spruce Meadows Equestrian Wrestling: WWF Live Sportscentral Playoff Edition Pas sorcier! Les Yeux.Les Grands Fleuves Cinéma / MISHIMA (3) avec Ken Ogata, Masayuki Shionoya Planète Musique 2 Cinéma / UN FRÈRE (4) Dangerous Pursuits 24 Hours of Indy Secret World of Gambling Caught in the Act Beware! - Shoplifters Secret World of Gambling .Hockey Sportsdesk Formula One Qualifying LPGA Golf / Myrtle Beach Classic - 3e ronde Post-Game Strongman Sportsdesk Cinéma (17:00) Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Mythologies South Park Simpson Animania La Traviata Cap Aventure Journal FR2 Le Plus Grand Cabaret / Pierre Bellemare, Laurent Ruquier Union libre Journal belge Journal suisse Soir 3 .(15:30) Great Parks National Geographic Cinéma / THE RED SHOES (3) avec Moira Shearer, Anton Walbrook Conversation Cinéma / TALES OF.(3) Grandeur Nature L'Hôpital.Dos Ado / Anick Bissonnette Trauma / Tornade Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Ça SEX'plique Libre ce soir Cité Mag Rendez-vous avec.Vos finances Vox Golf Sur.colline Cité Mag Parole et Vie Addams Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams Goosebumps Beasties Nerdz / Jeux C'est math! Highlander: la série Zone extrême Babylone 5 Aux frontières de l'inexpliqué Cinéma / G2: CONQUÊTE MORTELLE Les Princesses du cirque Le Grand Journal (22:45) Louise Cousineau 19:00 A - L'OBSESSION De Sean Penn, avec Jack Nicholson, l'histoire d'un automobiliste qui a accidentellement tué une fillette et qui se fait menacer par le père de la victime.20:00 0 - GRANDS REPORTAGES Le phénomène Tintin: eh oui, Tintin roule encore très fort.21:00 r - TÉLÉTHON OPÉRATION ENFANT SOLEIL Jusqu'à 22h dimanche soir, Francis Reddy et Patricia Paquin animent.Gros défilé de vedettes.21:00 A - GINA De Denys Arcand, un film de 1975 avec Claude Blanchard, Céline Lomez et Gabriel Arcand.00:00 3 - VALÉRIE Pas un chef-d'oeuvre du cinéma québécois, mais Danielle Ouimet y a fait merveille et est devenue une vedette. 6LP0301D0603 D3-arts-samedi 6LP0301D0603 ZALLCALL 67 00:59:53 06/03/00 B Arts visuels LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 D 3 La ligne de Marcelle Ferron JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale « Je ne suis pas une peintre-grenouille ! Ça existe, vous savez, des peintres-grenouilles.Ils sautent comme ça, de mode en mode.Tandis que moi, comme j'ai une tête de cochon, j'ai aussi une ligne, je crois.» Elle, c'est Marcelle Ferron, l'un des noms associés à notre fameux grand bond vers la modernité, l'une des sept femmes à avoir apposé sa signature au bas du brûlot de Borduas, en 1948, Refus global.Quant à sa ligne, à la continuité qu'on dit, cette artiste dit espérer la retrouver dans la rétrospective que lui consacre actuellement le Musée d'art contemporain.Cinquante-deux ans de peinture, c'est beaucoup.Beaucoup de temps pour faire la grenouille.Chose que Marcelle Ferron, du haut de ses soixante-seize ans, n'a visiblement pas faite.Que celle qui n'a pu assister au montage de son exposition en raison d'un congé de maladie soit rassurée ! Sa constance picturale, parfaitement automatiste dans sa spontanéité, « mon vieux vice », comme elle l'appelle, la cohérence de son évolution tiennent ici le cap.Du début à la fin, d'ailleurs, de cette exposition préparée par le conservateur du MAC, Réal Lussier.Une très belle expo qui, et ça mérite d'être souligné, jouit dans l'ensemble d'un accrochage particulièrement bien pensé.Convivial et vivant, on le sent complice de la production de l'artiste.Notamment dans les deux premières salles.On y passe d'une forêt de cimaises-colonnes dans laquelle nichent les oeuvres de formats plus modestes, voire audacieusement petits dans certains cas, les oeuvres aussi plus lyriques, souvent sombres et aqueuses, des débuts de Marcelle Ferron à Montréal, à une percée architecturale qui fait écho à l'ouverture et à l'ampleur de sa peinture parisienne entre 1953 et 1965.Une période qui voit naître la blancheur au mitan des couleurs, la largesse du geste, un relâchement apprivoisé et un mouvement assuré.Des années, comme l'a fait remarquer Réal Lussier lors de la conférence de presse, « qui donneront l'envergure de son talent, de sa créativité ».Et on ne peut qu'acquiescer.Pour la suite de cet ensemble qui regroupe 120 oeuvres réalisées entre 1945 et 1997, de même qu'un présentoir rassemblant sans pompe, pour le plaisir surtout, un certain nombre de documents d'archives, on retrouve des traces de la contribution de l'artiste à l'art public, avec des oeuvres en verre aux larges pans arrondis et colorés, des photographies et un montage vidéo sous forme de fresque.Une jolie parenthèse, en fait, pour nous rappeler entre autres réalisations, celles, monumentales, des verrières de la station de métro montréalaise Champ-de-Mars, en 1968, et du palais de Justice de Granby, en 1979.Car Marcelle Ferron, connue pour sa bannière humaniste et ses préoccupations sociales, a un faible pour l'idéal collectif que permet, en principe, l'art intégré à l'architecture, une activité à laquelle elle s'est exclusivement consacrée entre 1966 et 1973.Et elle y croit toujours.« Bien sûr, il se fait des horreurs en art public.C'est difficile, vous savez, d'être spontané lorsqu'il faut tenir compte du passage des gens, de la nature des lieux.Il faut d'abord absorber toutes les conditions, toutes les limites.Mais ce n'est pas si grave qu'on fasse parfois des horreurs, il y en a eu à toutes les époques, partout.Puis, ça se nettoie tout seul, la vie les ramasse.L'important c'est qu'il y en ait (de l'art public, pas forcément des horreurs), après il faut laisser faire la vie.» Suit l'étape ultime de ce parcours autrement soutenu : une salle obscurcie à l'atmosphère théâtrale, sorte de galerie de portraits abstraits, où défile non sans monotonie une suite de tableaux oblongs aux formes surtout habiles et à la gestuelle vaguement orientaliste, un peu déliée en comparaison à la verve et à la vivacité de la production antérieure de l'artiste.Des toiles pour la plupart réalisées durant les années 1980 et 1990, dont plusieurs intégrant de la peinture métallique ( tiens, ça rappelle les derniers crus de Riopelle ), de même qu'une sculpture tout au plus harmonieuse, un assemblage en verre et en aluminium de 1990.Un bref bémol, vu la hardiesse du reste.À laquelle, d'ailleurs, on retourne volontiers.Reste à signaler l'intérêt des textes aux murs, ni assommants ni obscurs, ils nous donnent envie de poursuivre notre lecture, d'en savoir plus long sur le périple artistique de Marcelle Ferron.Également en complément de l'exposition, un catalogue publié par le MAC et les éditions Les 400 Coups, où l'on retrouve des essais de Rose Marie Arbour, Réal Lussier, France Vanlaethem et Louise Vigneault.Heureuse publication si ce n'était de la piètre qualité des reproductions.Quant à l'hommage que lui rend aujourd'hui le Musée d'art contemporain, l'artiste, qui n'en est pas à sa première rétrospective, s'empresse de préciser que « celle-ci est la plus grande et, évidemment, je suis très, très heureuse ».Puis, dans un message livré plus tôt cette semaine aux journalistes présents à la conférence de presse, Marcelle Ferron dit ceci : « Un hommage cela se prend avec modestie, comme les faux compliments.» Quel esprit ! MARCELLE FERRON, UNE RÉTROSPECTIVE, Musée d'art contemporain de Montréal, jusqu'au 10 septembre.Info : 514 847-6226.PHOTOS RICHARD-MAX TREMBLAY et PATRICK ALTMAN, Musée d'art contemporain Arcadia, à droite, réalisée en 1962, sera l'une des 120 oeuvres présentées au Musée d'art contemporain du 2 juin au 10 septembre.On pourra aussi voir des documents relatifs à la verrière du métro Champ-de-Mars, conçue en 1968.PHOTO PIERRE LONGTIN , Musée d'art contemporain Marcelle Ferron, soixante-seize ans, dont cinquante-deux ans de peinture, est l'une des sept femmes à avoir apposé sa signature au bas du Refus global en 1948. 6LP0401D0603 D4-arts samedi 6LP0401D0603 ZALLCALL 67 01:06:07 06/03/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 Théâtre Amour, délices et ogre La gourmandise comme l'un des beaux-arts Le théâtre d'été, c'est sérieux! THÉATRE / suite de la D1 « Et tous ceux qui restent, précise Hébert, ceux qui administrent encore des théâtres d'été, sont des passionnés, des amoureux du théâtre.Si la fréquentation a baissé durant les dernières années, les théâtres recommencent à se remplir.Les producteurs se sont serré les coudes et se sont donné les moyens de leurs ambitions.Ce n'est pas vrai que le théâtre d'été est un sous-produit et il ne faut surtout pas prendre les gens pour des déficients socioculturels.Le grand public a évolué à tous les niveaux durant la dernière décennie.On cherche les meilleurs vins, les meilleures pâtes, les meilleurs spectacles.» Le jeune producteur n'a jamais regretté d'avoir parié sur le théâtre de qualité en période estivale.Un pari qu'il tient depuis 15 ans et qui lui valu des succès, mais aussi des difficultés et des misères.C'est que Hébert a mis les bouchées doubles en produisant des pièces au Théâtre du Vieux-Terrebonne, au Théâtre d'Eastman et parfois au Théâtre Palace de Granby.En 1996, il a perdu tellement d'argent avec Le Village de fous de Neil Simon présenté à Eastman, qu'il a dû hypothéquer sa maison pour payer ses dettes.Ce qui ne l'a pas empêché de prendre le risque de présenter une pièce du très jeune auteur Michel Duchesne, l'année suivante, et de remporter un beau succès avec Tricoté serré, toujours à Eastman.Mais l'ancien théâtre de la Marjolaine qu'il a loué, coûte cher à gérer.Théâtre charmant mais usé, désuet, qui aurait grandement besoin de rénovations majeures.Hébert ne s'en plaint pas, poursuit la tradition de Marjolaine Hébert mais ne sait définitivement pas comment s'en sortir.Mais il s'en sortira et Gilbert Rozon qui l'observe depuis plusieurs années, le sait mieux que personne.Les deux hommes se sont rencontrés l'hiver dernier et se sont compris.« Je peux dire que Gilbert Rozon et moi avons des projets pour les cinq prochaines années.Mais c'est tout ce que je peux dire pour l'instant », lâchait finalement Jean-Bernard Hébert.En fouillant un peu plus loin, j'ai appris que Hébert allait prendre la direction de la section théâtre du F e s t i v a l Juste pour rire, l'an prochain et qu'il avait l'intention de présenter à Mont r é a l d e s comédies musicales provenant directement de Broadway.Je sais également qu'il est un des grands admirateurs de Denise Filiatrault et qu'il avait l'intention de présenter un festival de théâtre en été à Montréal, toujours avec Rozon.D'ici là, c'est l'aventure des 12 hommes en colère qui doit commercer le 16 juin, dans une mise en scène de Jacques Rossi.Rossi a imaginé une scène tournante pour que les spectateurs voient tous les jurés de face, à tour de rôle.Avec les Raymond Bouchard, Aubert Pallascio, Jean Dalmain ( de retour sur scène à 84 ans ), Jean-Bernard Hébert ( qui est aussi comédien ), Jean-Marie-Moncelet, Jacques Baril, Yves Bélanger et de jeunes comédiens dont on reparlera sûrement.SONIA SARFATI Retour au pays après avoir voyagé de la Suède au Japon, du Chili aux Pays-Bas \u2014 et, ainsi, avoir fait quelques escales au septième ciel ( théâtral ) sur les ailes des Coups de théâtre.Retour au pays, donc.Un atterrissage qui s'est effectué en beauté mais a été précédé de la traversée d'une zone de turbulences.Ouch ! « Lieu idéal pour la représentation : auditorium ou gymnase », peut-on lire dans l e dépliant promotionnel de Clon@ge.P.A.du Théâtre la Seizième, de Vancouver.Et c'est peut-être vrai.Ce qui est par contre sûr, c'est que ce spectacle-là n'était absolument pas à sa place dans le cadre du Rendez-vous international de théâtre jeune public.Écrite par André Jean et mise en scène par son frère Alain Jean, Clon@ge.P.A.est en fait l'histoire de jumeaux séparés à la naissance qui se retrouvent dans les circonstances et les quiproquos que l'on imagine ( ô combien aisément ! ) dans une polyvalente.Bref, après Exils et avant Les Jumeaux vénitiens, le sujet semble à la mode sur nos scènes ! Visant les jeunes.et les atteignant parfois ( mais au prix de quelles bassesses : tout cela, en effet, ne vole pas très haut ), le texte abonde de ces bonnes blagues ( ha, ha ! ) du genre : « C'est quoi.heu.bise -tile ?» demande le macho à l'intello.Et ainsi de suite.Livré, d'accord, avec beaucoup de bonne volonté.Mais cela fait-il du théâtre ?Voilà pour la zone de turbulences.En ce qui concerne l'atterrissage, tel que mentionné plus haut, il s'est fait en douceur.Comme sur un nuage de crème chantilly.Grâce à l'installation-spectacle de Claudie Gagnon, Amour, délices et ogre du Théâtre des Confettis.Un gâteau géant qui repose au coeur de l'Espace Go et qui, aujourd'hui et demain à 13 h 30 et à 15 h 30, fera le régal des 6 ans et plus \u2014 comme il l'a fait hier à trois reprises.Après avoir enlevé leurs chaussures, petits et grands ( oui, oui ! ) sont invités à se glisser dans un délicieux labyrinthe où ils ont à ramper sur un lit de brioches, à se faufiler entre jambons et saucissons, à se glisser sous une table abondamment garnie, à déambuler entre céleris et poivrons.Cela, pour arriver à la cerise sur le sundae \u2014 c'est-à-dire la mini-salle de spectacle qui niche au centre de la monumentale pâtisserie.Suit un adorable spectacle sans parole servi ( c'est le cas de le dire ) par Anne- Marie Olivier et Paul-Patrick Charbonneau, accompagnés de Frédéric Lebrasseur \u2014 qui, au moyen d'une batterie de cuisine, crée en direct l'environnement sonore de chacun de quatre tableaux.Quatre histoires courtes, pas du tout politiquement correctes et fantastiquement ludiques.Garanti : jamais la réglisse rouge n'aura eu meilleur goût! Finalement, des suggestions pour le week-end ?Ce bijou qu'est Le Petit de la chèvre de la compagnie Stella den Haag ( Théâtre Prospero, aujourd'hui à 13 h 30, 10 ans et plus, en français ) ; une initiation à la musique donnée par La Maîtresse rouge en personne \u2014 celle du Moulin à musique ( École Louis-Hippolyte-Lafontaine, aujourd'hui à 13 h 30, 6 ans et plus ) ; la suite des Petits Orteils du Théâtre de Quartier, Les 2 soeurs ( Théâtre La Chapelle, dimanche à 13 h 30 et 16 h 30, dès 6 ans ) ; The Paperbag Princess and Other Stories.ou l'invasion d'une scène par les petits monstres créés par Robert Munsch ( D.B.Clarke Theatre, dimanche à 15 h, dès 4 ans, en anglais ) ; ou encore, un voyage qui pourrait s'avérer inoubliable, Portofino Ballade du Théâtre en gros et de détail de Zurich ( Usine C, dimanche à 15 h 30, dès 7 ans ).Après ?Ben.ça continue jusqu'à mardi ! Heureusement que ces Coups ( de théâtre )-là ne sont en général pas de ceux qui assomment.PHOTO ROBERT SKINNER , La Presse© Le producteur Jean-Bernard Hébert PHOTO LOUISE LEBLANC, Théâtre des Confettis La comédienne Anne-Marie Olivier, dans l'installation-spectacle de Claudie Gagnon, Amour, délices et ogre, du Théâtre des Confettis, qui sera présenté aujourd'hui et demain, à 13 h 30 et à 15 h 30, à l'Espace Go. 6LP0501D0603 6LP0501D0603 ZALLCALL 67 01:07:54 06/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 D 5 PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Place à la Symphonie Jacques Proulx préparait son violon hier pour la Symphonie du millénaire, qui doit avoir lieu ce soir, 20h30, devant l'oratoire Saint-Joseph.Le concert de 90 minutes, qui se déroulera même sous la pluie \u2014 sauf s'il y a un orage vraiment violent \u2014 réunit 19 compositeurs, 333 musiciens, 15 clochers, 2 000 sonneurs de cloches et.deux camions de pompiers.SUPPLÉMENTAIRE MARDI 20 JUIN À20H30 (450) 964-1220 SUPPLÉMENTAIRES LES SAMEDIS 8 JUILLET ET 19 AOÛT À 22 H 6LP0601D0603 D 6 (samedi) ARTS 6LP0601D0603 ZALLCALL 67 00:52:37 06/03/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 Disques Hitchcock travaillant sur les effets sonores du film The Birds.Aux racines de la musique électronique JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Depuis quelques années, la planète pop vit de profondes transformations.L'impact de la musique électronique est désormais indiscutable et sa présence est quotidienne, que ce soit à la télé, la radio, dans un nouveau jeu d'ordinateur ou bien évidemment dans les clubs et les discothèques.Consacrée par l'explosion du mouvement rave, la culture dite « techno » n'est pourtant pas un phénomène récent.Dès les annés trente, certains visionnaires avaient annoncé et/ou pavé la voie de cette révolution musicale.OHM : the early gurus of electronic music (1948-1980) plonge aux racines de la musique éléctronique, pour mieux faire connaître ses pionniers, avant-gardistes, créateurs originaux, scuplteurs et explorateurs du son, sans lesquels la musique moderne ne serait pas la même aujourd'hui.De l'invention du thérémin (au début des années vingt) jusqu'aux premiers balbutiements de la musique numérique, en passant par les ondes martenot, la clavivox, le moog ou l'electronium, ce rigoureux coffret triple retrace chronologiquement cinq décennies d'expérimentations sur de nouveaux instruments.Des compositeurs classiques contemporains comme Olivier Messiaen et Edgar Varèse sont logiquement placés en début de parcours, alors que des créateurs issus du monde rock comme Klaus Schulze (Tangerine Dream) et Brian Eno (qui signe d'ailleurs l'introduction) ferment la marche.Entre les deux, on retrouve près de quarante artistes, certains plus connus du grand public (John Cage, Steve Reich, Terry Riley, Iannis Xenakis), la plupart n'ayant jamais vu leur nom dépasser les cercles spécialisés de la musique actuelle ou contemporaine.Austère quoique passablement vulgarisé, le document inclut un livret archicomplet de 96 pages (avec photos, entrevues explicatives).Le résultat, plus près des musiques de pointe que de la club culture, ne s'adresse évidemment pas à toutes les oreilles.Mais pour peu qu'on s'intéresse à l'évolution de la musique au XXe siècle, ou tout simplement, aux origines profondes de l'électronica, il s'agit d'un incontournable.HHHH OHM : THE EARLY GURUS OF ELECTRONIC MUSIC Artistes variés (Elllipsis Art/Fusion III) La série américaine de Naxos: 12 titres CLAUDE GINGRAS À son catalogue déjà très imposant, Naxos ajoute une intéressante série de musique américaine.D'un premier arrivage, j'ai retenu les 12 meilleurs disques, d'où la note uniforme, trois étoiles et demie sur cinq, s'appliquant à chacun.Sans doute parce qu'ils sont déjà abondamment enregistrés, les compositeurs les plus connus sont absents ici.Aux Gershwin, Bernstein, Copland ou Ives, Naxos a préféré des noms associés à une musique très facile d'accès, comme Sousa, Grofé et Victor Herbert, et des auteurs de musique sérieuse connus d'une minorité seulement : Arthur Foote, George Templeton Strong, Charles Tomlinson Griffes, Walter Piston, Leo Sowerby, Benjamin Lees et, le plus obscur de tous, Anthony Louis Scarmolin.Le plus ancien est Arthur Foote (1853-1937), sorte de « patriarche musical » de la Nouvelle-Angleterre représenté par sa musique de chambre.En deux disques, nous avons ainsi, autour des trois Quatuors à cordes, des oeuvres où piano et flûte se joignent aux archets.Calme ou enjouée, toujours finement écrite, cette musique vaut bien des Dvorak et Mendelssohn.Le jeune quatuor féminin Da Vinci et le pianiste James Barbagallo en donnent des interprétations ferventes, impeccablement reproduites.Deux disques aussi pour John Philip Sousa (1854-1932), l'auteur d'innombrables marches militaires.« On Stage » groupe 14 extraits symphoniques d'opérettes ; « At the Symphony », 15 pages d'opérettes et marches dont la fameuse Stars and Stripes Forever.Pour d'évidentes raisons économiques, l'orchestre est d'Europe centrale, mais le chef Keith Brion entraîne ce « Razumovsky » de Bratislava à jouer Sousa comme un authentique orchestre yankee.La même équipe apporte le même brio à des sélections vives et pleines de charme de deux opérettes de Victor Herbert (1859-1924), Babes in Toyland et The Red Mill.Dans un genre plus sérieux, voici George Templeton Strong (1856-1948), qui vécut surtout en Europe et fut un ami de Liszt.Sa deuxième Symphonie, Sintram, vaste et turbulent poème symphonique lisztien sur la lutte de l'homme contre le mal, est rendue avec une rare conviction par l'Orchestre Symphonique de Moscou que dirige un chef répondant au seul nom d'Adriano.Une émouvante orchestration pour cordes d'un choral de Hassler (de 1600) complète ce disque à découvrir.Auteur d'un Poem pour flûte et orchestre maintes fois enregistré, Charles Tomlinson Griffes (1884-1920) étudia en Allemagne et écrivit pour le piano une musique chromatique, fort moderne pour l'époque, à laquelle s'identifie le jeu énergique et inspiré de Michael Lewin.D'origine italienne, Anthony Louis Scarmolin (1890-1969) est complètement oublié aujourd'hui.Il écrivit pourtant une musique orchestrale très brillante, proche du ballet et du cinéma, avec des solos de trompette, de violoncelle, et traduite comme telle par deux orchestres de la République Tchèque que dirige Joel Eric Suben.Maître orchestrateur lui aussi, Ferde Grofé (1892-1972) est connu grâce principalement à la Grand Canyon Suite, qui partage avec deux autres « tableaux sonores » moins familiers, sur le Mississippi et le Niagara, un disque fracassant de l'Orchestre Symphonique de Bournemouth, dir.William T.Stromberg.Walter Piston (1894-1976), élève à Paris de Nadia Boulanger et de Paul Dukas, est représenté par sa musique pour violon et orchestre : deux concertos et une fantaisie, qui trouvent en James Buswell un technicien de toute première force.L'orchestre est cette fois l'excellent National d'Ukraine, dir.Theodore Kuchar.Organiste, Leo Sowerby (1895-1968) composa énormément pour son instrument, seul ou avec orchestre.Les deux genres alternent dans le présent programme néo-classique que se partagent deux solides organistes, David Craighead et David Mulbury, et un « pick up » appelé Fairfield Orchestra.Seul compositeur encore vivant, Benjamin Lees (né en 1924) s'inspire de Chostakovitch et de l'Holocauste pour sa très sombre quatrième Symphonie, dite Memorial Candles, qui occupe l'heure entière du disque.Comme chez Piston, le National d'Ukraine est dirigé par Theodore Kuchar.HHH 1/2 Douze disques de la collection « American Classics » de la marque Naxos : ARTHUR FOOTE : 8.559009 et 8.559014 JOHN PHILIP SOUSA : 8.559008 et 8.559013 VICTOR HERBERT : 8.559025 GEORGE TEMPLETON STRONG : 8.559018 CHARLES TOMLINSON GRIFFES : 8.559023 ANTHONY LOUIS SCARMOLIN : 8.559012 FERDE GROFÉ : 8.559007 WALTER PISTON : 8.559003 LEO SOWERBY : 8.559028 BENJAMIN LEES : 8.559002 6LP0701D0603 D7-arts samedi 6LP0701D0603 ZALLCALL 67 01:00:00 06/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 D 7 100 000 watts enfin pour la Première Chaîne de Radio-Canada La Première Chaîne de Radio-Canada pourra augmenter à 100 000 watts la puissance de son signal qui n'est que de 17 030 watts dans la région de Montréal, a annoncé hier le C.R.T.C.On sait qu'en quittant la bande AM il y a un peu plus d'un an pour passer en FM, Radio-Canada a non seulement perdu de sa puissance mais aussi de nombreux auditeurs du centre-ville de Montréal qui ragaient de ne pouvoir synthoniser le poste 95,1 FM correctement.La station avait donc demandé l'autorisation d'accroître sa puissance, autorisation qui lui a été accordée.Dans le communiqué envoyé par la Première Chaîne de radio- Canada, Sylvain Lafrance, vice-président de la Radio française accueille avec soulagement la décision du C.R.T.C.« Cette augmentation de puissance devrait nous permettre dès l'automne de répondre plus adéquatement aux multiples demandes des auditeurs de la grande région de Montréal », écrit-il.Les travaux commenceront en juillet dans la tour que Radio-Canada possède sur le mont Royal.Aucune nouvelle construction ne sera érigée, promet-on.Il suffira de remplacer l'antenne actuelle par une nouvelle, plus puissante, mais de même dimension.Montréal Express live n À l'occasion de la renaissance de la rue Sainte-Catherine au plan commercial depuis quelques années, l'émission radiophonique Montréal Express est retransmise, en direct, aujourd'hui, du centre-ville de Montréal, sur les ondes de la Première chaîne ( 95,1 FM1) de Radio-Canada.Les personnes qui le désirent peuvent assister à l'émission en se présentant, à 15 h, à l'intersection de l'avenue Mc Gill et de la rue Sainte-Catherine.Frank Desoer anime et Ginette Viens réalise.Saison 2000-2001 Côté cour Côté humain Abonnements (514) 845-0267 www.rideauvert.qc.ca Réservations: (514) 844-1793 160e Dernières supplémentaires du6au17juinà20h 6LP0801D0603 D-8 SAMEDI spectacles 6LP0801D0603 ZALLCALL 67 01:01:05 06/03/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 Musique U-Cef moyen sur scène, Cosmik Connection vole le show ALAIN BRUNET Un artiste marocain réalise un disque fabuleux.Des musiciens traditionnels gnawas y plongent dans le futur, on y découvre de vibrants choeurs féminins de la tribu ahwash, des voix d'enfants de la casbah sont remixées avec des beats subtils, on a couché ces agrégats de patrimoine sur des sédiments de fréquences numériques.À ces folklores nordafricains, on a greffé hip hop, drum'n'bass ou ragga.On y cause arabe, anglais ou français.Vous capotez littéralement sur l'album Halalium ( label Apartment 22, rarissime sur cette île ), vous accourez au Club Soda afin d'y découvrir U-Cef sur scène.Vous vous retrouvez au MEG en plein set festif, plutôt correct.vraiment pas à la hauteur des attentes.Phénomène typique de la musique électronique sophistiquée, dont les protagonistes s'avèrent souvent inaptes à extrapoler sur scène ce qu'ils ont imaginé en studio.C'est vous dire que, jeudi soir, le Marocain U-Cef n'avait pas réfléchi suffisamment à sa prise de contact avec les nuitards montréalais.Non seulement étions-nous une infime minorité à avoir mis la main sur son disque superbe, mais encore celles et ceux qui s'étaient fait dire que U-Cef était génial s'attendaient forcément à plus qu'une simple incitation au brassage de carlingue.L'embauche d'un MC londonien d'origine jamaïcaine dans un contexte maghrébo-électro n'a rien de répréhensible en soi mais, jeudi soir, la connexion ne m'a pas semblé concluante.Le MC en question ( Richard Sweetman ) neutralisait malencontreusement l'angle maghrébin de l'entreprise, crucial dans l'art de U-Cef.On nous a certes balancé plusieurs éléments du disque, mais ces trouvailles se perdaient trop souvent dans un maelström de fréquences inintelligibles.Oserons-nous ajouter que le jeu assez limité du Marocain aux percussions n'ajoutait rien à l'affaire.Maghreb numérique.quelque peu ébranché, force était de constater.La révélation de jeudi, en fait, ne fut pas marocaine.Elle fut française.Retenez ce nom : Cosmik Connection.Retenez le nom du batteur, épicentre de ces mémorables secousses électro-jazz : Philippe Garcia est un redoutable artilleur qui rivalise sans problème avec les meilleurs polyrythmiciens de la planète jazz.Tout part de lui, d'autant plus qu'il filtre son propre son, il y injecte de puissantes cellules rythmiques échantillonnées ici et maintenant.Bien sûr, la cohésion de l'ensemble ne fait aucun doute, la plupart de ces musiciens sont d'irréprochables professionnels du groove ou de la musique improvisée.Les impros du saxo alto ( Gaël Horellou ) étaient enlevantes ( par moment, toutefois, on aurait aimé les entendre un peu mieux ), le soutien du claviériste Laurent de Wilde était aussi tout à fait louable, idem pour les scratches du DJ Nokman ou le baratin raggophone de Jérémie Picard.Les références sont jazz ( Miles Davis, Wayne Shorter, dans ce cas-ci ), dub, ragga, jungle, drum'n'bass, encore plus riches que celles découvertes à travers des formations telles Reprazent ( Roni Size ) ou The Herbaliser.Voilà un des ( trop ) rares exemples concluants d'hybridation entre musique instrumentale de pointe et musique électronique.Voilà la fine pointe du jazz électronique.Quant à Dr.Noh.On imagine que ces improvisateurs et groovers montréalais écoutent de la bonne musique, ils semblent avoir du goût si l'on s'en tient à leurs ébauches sonores.Mais ils sont malheureusement incapables de jouer ce qu'ils aimeraient bien jouer, c'est-à-dire des trucs trop complexes pour leur niveau technique.On conclura à un petit manque de discernement chez les programmateurs du MEG.Zimpala : cap sur l'électro-jazz Et ce soir ?À quoi s'attendre en ouverture des Négresses vertes ?À l'électro-jazz de Zimpala, assorti d'un éclairage spécial, qualifié de « lumino-cinétique » \u2014 un laser traverse un prisme microscopique et crée ainsi des effets spéciaux.Depuis l'an dernier, le DJ, compositeur et réalisateur bordelais Frédéric Beneix, alias BNX, fait parler de lui de ce côté-ci de la grande mare.Avec son collègue David Walters, il a fondé Zimpala dont les premiers mixes, excellents au demeurant, ont été endisqués l'été dernier sur étiquette Fantômas.« Zimpala, annonce BNX, mise sur des rythmes hybrides assez rapides, proches du jazz ou de la bossa nova.Nous faisons dans l'électro-jazz, en quelque sorte.» Cela étant dit, le DJ se défend bien de faire dans le trop pointu.« En jouant régulièrement avec les Négresses, explique-t-il, on a repositionné notre set.Nous avons rencontré des gens de tous horizons, moins spécialisés, plus chauds, prêts à découvrir danser.Ce nouveau public nous a fait réfléchir et conclure ainsi: la communication doit l'emporter sur l'étalage des connaissances.Lorsque tu as le public avec toi, tu peux lui soumettre des créations très nouvelles.Des façons différentes de mixer ou d'envisager les phases rythmiques.» Cap sur l'humilité, donc.et sur l'électrojazz.PHOTO DENIS CORVILLE La Presse© Le groupe français Cosmic Connection.Lily chante ses tounes JEAN BEAUNOYER Il y a eu tout d'abord Le Bistro d'Autrefois, fondé en 1979 et par la suite la création de La Boîte à Lily en 1982 dont la mission était de nous faire connaître de nouveaux talents.Pendant une douzaine d'années, Lily, tout comme Clairette à une autre époque, recevait ses clients dans cette petite boîte de la rue St-Hubert, comme s'ils faisaient partie de la famille.On y présentait régulièrement des artistes prometteurs dont Luc de la Rochellière, Sylvie Paquette, Richard Desjardins, Dan Bigras, Luce Duffault qui participaient à différentes éditions du Festival de la chanson de Montréal.Lily a également attiré des vedettes établies dans sa boîte qui venaient y présenter leur spectacle par amitié, par amour de la chanson française.Claude Gauthier, Pauline Julien, Pierre Létourneau, Alys Robi, Danièle Oderra s'y produisaient régulièrement jusqu'au jour où la patronne de l'établissement, Lily, fit une mauvaise chute et se fractura le fémur.Ce fut le début de la fin du Bistro d'Autrefois et de la Boîte à Lily alors que celleci la céda à un nouveau propriétaire.Après deux ans d'inactivité et ayant perdu une bonne partie de sa mobilité, Lily a préparé un retour à la scène non à titre de gérante d'établissement mais à titre de diseuse.À un âge où beaucoup d'autres ont déjà pris leur retraite, Lily lance un premier album CD intitulé Honni soit qui mal y pense.Si l'album est constitué de chansons un tantinet osées ou narquoises de Vian, Brassens, Fernandel et Gainsbourg, Lily s'est permise un rap sur des airs de tango et de valse ( L'Amour en rap ) et une partie strictement musicale à la fin de l'abum pour le karaoké.On procède au lancement de cet album, mercredi prochain à la Librairie Champigny, rue St-Denis et les vieux amis de la Boîte à Lily sont invités.Après avoir permis à de nombreux artistes de monter sur ses scènes, Lily va bientôt lancer un premier CD. La Presse 3 juin 2000 Page D9 manquante 6LP1001D0603 D10 samedi 6LP1001D0603 ZALLCALL 67 00:58:57 06/03/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 Disques Cool n Décidément, le groupe torontois Big Sugar ne recule devant rien pour conquérir de nouveaux publics.Après avoir repris Je suis cool pour se gagner des ouailles québécoises, voici que Gordie Johnson et son bassiste rastafarien se lancent dans le reggae.Surprise : ça marche, et c'est même très bon.Produit sous le nom d'Alkaline, Extra Long Life est un disque de dub (reggae instrumental) ingénieux, influencé par le vieux son chaud des années soixante-dix et les expérimentations sonores de Lee Scratch Perry à l'époque du Black Ark.Les pièces sont longues (jusqu'à 9 : 28) mais on ne s'ennuie pas une seconde, grâce aux nombreux effets sonores (et de surprise) qui jalonnent cette ambiante collection de grooves relax.Manifestement, les gars d'Alkaline n'ont pas enregistré cet album à jeûn.On ajoutera même qu'ils en fumaient du très bon.On vous en souhaite autant, ainsi qu'une « extralongue vie » à cette pile alcaline qui vient de nous offrir le disque dub le plus cool de l'été.HHHH EXTRA LONG LIFE Alkaline (Universal) Jean-Christophe Laurence Le secret.n Mojave 3 ?Dans nos contrées, le nom de ce groupe britannique évoque, au mieux, quelques souvenirs un peu lointains, un peu vagues aussi.On se souvient peut-être de Slowdive, première incarnation du Mojave 3.On se souvient peut-être aussi de Out Of Tune, le deuxième album du groupe qui avait suscité un minimum d'intérêt en 1998.Précisons donc que cette bande est souvent reconnue comme étant « le secret le mieux gardé d'Angleterre », rien de moins.On comprend : avec ce flot de douces mélodies qui évoquent Nick Drake, le genre à consommer lentement les dimanches matins, Mojave 3 se fabrique ici un monde personnel, plombé d'ambiances qui bercent sans arrêt.Les plus cyniques parleront de la trame sonore idéale pour s'ouvrir les veines.On préfère parler de la trame sonore idéale pour planer.HHHH EXCUSES FOR TRAVELLERS Mojave 3 4AD/Beggars Banquet/Sélect Richard Labbé Cinéaste et compositeur n En plus d'être un excellent cinéaste, Mike Figgis est aussi musicien.Le réalisateur de Leaving Las Vegas a d'ailleurs toujours composé les partitions musicales de ses films.Pour Timecode, un film à caractère expérimental dans lequel le récit est simultanément présenté sous quatre perspectives différentes, Figgis a fait appel à la collaboration de Anthony Marinelli.Ils ont élaboré ensemble une trame musicale aux accents feutrés, d'inspiration jazz et blues.Des chansons évocatrices, chargées d'atmosphères, ont aussi été écrites pour l'occasion.On retient notamment The Comfort of Strangers, interprétée par Skin.Single, l'excellente pièce d'Everything But the Girl, de même que l'Adagietto de la Symphonie no.5 de Mahler, figurent aussi sur ce magnifique enregistrement.HHHH Timecode Original Motion Picture Soundtrack Milan Marc-André Lussier collaboration spéciale Le collage de Christine n La meilleure saxophoniste en ville se nomme Christine Jensen.Si sa frangine Ingrid résidait sur cette île (elle vit à New York), on dirait d'elle qu'elle est la meilleure trompettiste en ville.Mais parlons de Christine, dont c'est le premier disque en tant que leader.À 30 ans, cette souffleuse aguerrie (alto et soprano) propose un disque de jazz moderne et acoustique (sauf quelques clapotis de Fender Rhodes) où chaque musicien se soude étonnamment à ses compositions (et quelques autres, dont la superbe Duet de Tom Harrell ou le standard Summer Night, signé Harry Warren).Et le feeling y est.J'apporte cette précision parce que trop souvent, nos jeunes jazzmen- women sont des premiers de classe empesés, incapables de transcender leur académisme.Dans le cas qui nous occupe, cette bande d'anglos (le saxophoniste Joel Miller, le batteur Karl Januska, le contrebassiste Fraser Hollins, le claviériste Brad Turner, sans compter Ingrid et Christine) ont réussi une superbe rencontre où la technique est au service de la musique.HHHH COLLAGE Christine Jensen Effendi Alain Brunet Drum'n'bass montréalais n Montréal n'est pas une ville de drum'n'bass, un sous-genre trop sophistiqué pour une majorité absolue de citoyens de la nation électronica.Tradition disco oblige, on y préfère la house.Tradition progressive oblige, on y préfère la techno.Toute la ville est occupée.Toute ?Non.Depuis quelques années, l'excellent tandem Double A & Twist s'affaire à propager la bonne nouvelle, sans toutefois enflammer la cité.Quoi qu'il en soit, le label indépendant Turbo accorde une tribune au duo.Dans le cadre de ces Montreal Mix Sessions, Double A & Twist relisent London Elektricity, PFM, EZ Rollers, Jason Mouse, Red One, Foul Play, Justice, en plus de proposer leurs propres grooves, fort bons d'ailleurs \u2014 sous la bannière Dune.Certaines pièces sont carrément puissantes, d'autres (minoritaires) allongent la sauce.Voilà néamoins un disque solide, idéal pour danser ou faire des choses exigeant un rythme soutenu.Lesquelles, pensez-vous ?HHH 1/2 MONTREAL MIX SESSIONS VOL.3 Dune (Double A & Twist) Turbo Alain Brunet Roots, Rock, Québec ! n Peu d'artistes québécois donnent dans la musique pop jamaïcaine, à part ces quelques incursions qui viennent ravir nos étés : celle des Frères à Cheval, des Colocs.Après Kali & Dub, nos jamaïcains locaux, faites maintenant place à Kaliroots, onze « pure laine » qui groovent de façon très convaincante.Ce premier album, Rien à perdre, reprend neuf titres de leur précédent démo, présente cinq nouveaux, certains en anglais, le reste en français.Dans le ton des Burning Spear et Wailers, la formation impose ses compositions originales grâce à des arrangements bien foutus et des cuivres éclatants.De plus, leur musique est rehaussée par la réalisation de Jim Fox, ingénieur réputé de Washington ayant travaillé avec plusieurs grosse pointures jamaïcaines.Les chansons Refugee et Voler si haut ont tout pour devenir des hits de l'été.On a toujours besoin d'un bon reggae pour la belle saison HHH 1/2 RIEN À PERDRE Kaliroots Productions Jamil/Sélect Philippe Renaud collaboration spéciale Faire du neuf avec du vieux n L'échantillonnage a été inventé depuis belle lurette, mais est pratiqué à grande échelle depuis peu.Pourtant, la musique reggae utilise cette technique depuis les années soixante, principalement pour des raisons économiques.Ainsi, cette réédition de l'album Big Timer, du chanteur et toaster (rappeur, en jamaïcain) Junior Reid, rend en quelque sorte hommage à cette tradition, se réappropriant des riddims classiques (pistes rythmiques) du réputé producteur King Jammy, avec qui il a longtemps travaillé.Reid, qui possède une voix malléable, parfois plus douce, parfois plus « rudeboy », rend avec émotion ses textes conscientisés, qui évoquent la vie de ghetto et l'amour de Jah (dont Boom Shaka Lak, un de ses classiques).Du bon reggae à la fois roots et dancehall pour cette voix respectée, qu'on a entendue sur des productions de Coldcut, à la fin des années 80 (Stop that Crazy Thing, sur Big Life).HHH BIG TIMER Junior Reid Artists Only ! Records Philippe Renaud collaboration spéciale Fraîcheur Vénus n Issu de L'Empire des Futures Stars, Vénus 3 a choisi la bonne saison pour lancer son premier album.Rythmiques ska sautillantes, mélodies pop, guitares rock, cuivres scintillants au soleil : voici une trame sonore plus qu'indiquée pour l'été qui s'en vient.Les comparaisons avec les californiens de No Doubt sont inévitables, la blonde et jolie chanteuse Vicky Martel n'étant pas sans rappeller une certaine Gwen Stefani.Loin d'un disque révolutionnaire, on parlera plutôt d'une saine adaptation québécoise, servie par des textes potables en français et un groupe de musiciens complices et expressifs.Le tout est bien ficelé, souvent accrocheur et plus qu'indiqué pour la radio \u2014 qui gagnerait en fraîcheur à faire jouer plus souvent de bons petits groupes comme celui-là.Frais.HHH VÉNUS 3 Vénus 3 (Radar/Dep) Jean-Christophe Laurence Décevant retour n Horace Andy est une légende vivante du reggae, ayant connu ses heures de gloire dans les années 70 (notamment avec Studio One), instituant un courant de chanteurs qui, comme lui mais rarement aussi bien, poussent leur falsetto dans les territoires enfumés et sensibles.Sorti sur Melankolic, le label de Massive Attack (avec qui il chante depuis le début des années 90), ce Living in the Flood n'arrive pas à la cheville de ses précédents albums.La voix y est toujours, légère et chargée d'émotions, mais la production de Clive Hunt est insipide et dessert des chansons déjà peu inspirées.Si vous cherchez du bon Andy, jetez plutôt une oreille sur la compilation Skylarking (également sur Melankolic) et sur n'importe qu'elle réédition du label de qualité Blood & Fire.HH 1/2 LIVING IN THE FLOOD Horace Andy Melankolic/Virgin Philippe Renaud collaboration spéciale PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Fred Fortin affirme qu'il n'est pas un chanteur à textes.Le paradoxe Fred Fortin JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Son premier disque, Joseph Antoine Frédéric Fortin Perron, paru fin 1996, est arrivé du Lac Saint-Jean comme une très bonne nouvelle.On a tout de suite souligné sa fraîcheur, son originalité, ses chansons moitiéterroir moitié-rock alternatif, cette brillante poésie de cuisine de fond de casserole.Foglia \u2014 certains s'en souviennent peutêtre \u2014 lui avait même consacré un blip dans sa chronique.Ça s'appellait L'Âme de Fred.Le scénario s'est répété avec l'album suivant, sorti sous le nom du groupe Gros Mené.Une galette de rock pesant et de textes « full keb », fort peu aimable de prime abord.Encore une fois, les « connaisseurs » ont applaudi.Oui, c'était inaudible, oui, ça faisait mal aux tympans, mais il y avait ce truc unique, cette jouissive absence de concessions et un groove du tonnerre.Malgré les ventes de disques limitées (7000 à 8000 exemplaires du premier, envrion 4000 du second) et une diffusion radio à peu près nulle, Fred Fortin s'est créé, en moins de quatre ans, une réputation plus qu'enviable dans le paysage de la chanson québécoise.Cette fois, la critique est plus mitigée.Sorti il y a déjà plus d'un mois, son troisième album, Le Plancher des vaches (étiquette La Tribu), a suscité des commentaires perplexes.Comme si tout à coup, on était moins séduit par ces sons bruts, ces textures mal dégrossies, ce gueling guelang de cour à scrap.Comme si tout à coup, on avait moins envie de suivre Fred dans ses histoires de morpions (Gaston) de crottin (Gaspard) d'érections matinales (Bandé dedans mon lit) de ménagères compulsives (Mr.Net) ou de seins en silicone (Canayens), autant de déconnades qui donnent le ton au disque \u2014 malgré les quelques perles plus « sensibles » (Corneille, Ben buzzé, Petit rang) disséminées ici et là.Dans un sens, Fred n'est pas mécontent.De son propre aveu, il n'a pas essayé de faire un disque « intelligent ».Et il n' a surtout pas tenté de combler les attentes pour plaire au jet set médiatique.Au contraire.Retiré dans sa maison de St-Félicien au Lac Saint-Jean (où il a enregistré tout le disque) Fred voulait simplement traduire son trip à la campagne, avec sa bière, son joint, son huit pistes, ses voisins et des chums de passage \u2014 dont Mononc' Serge et Olivier Langevin, le guitariste de Gros Mené.Rien de plus.« Au fond, je trouve que les gens prennent ça plus au sérieux que moi, lance Fred pour sa défense.Je sais que les gens ont des standards esthétiques.Mais moi, qu'est-ce tu veux, mes goûts s'en vont vers autre chose.J'aime les sons bruts parce que je puise le bonheur dans mes moyens, c'est tout.Pourquoi louer un gros studio quand je peux enregistrer Chaouin sur le balcon avec la rivière qui coule en arrière ?Moi c'est comme ça : je recherche la version la plus proche d'un petit film maison.De toutes façons, parler de « lo-fi » (basse fidélité, son pourri), je trouve que c'est de la marde.Y'a ben des disques québécois ou mondiaux, on dit que c'est du hi-fi, mais moi je trouve que ça sonne le cul ! « Pour les paroles, je sais qu'il y a bien des naiseries.Mais qu'est-ce que tu veux.On m'a classé comme un gars qui fait des textes.Sauf que moi, les textes je m'en câlisse.Quand t'écoutes une toune en anglais, tu fais pas attention aux textes.Moi le monde les écoute, ça me fait chier d'être pogné avec ça.Fred le poète, c'est une affaire qui doit être débâtie un peu.J'ai toujours écrit des niaiseries et je pense que j'arrêterai pas tout de suite.Parce qu'à travers tout un lot de tounes personnelles, à un moment donné, tu les as chassés tes démons.» Fred l'avoue.Il a enregistré Le Plancher des vaches pendant une drôle de période.Problèmes dans sa vie personnelle, mentionne-t-il.Vu la nature de certains textes, on suppose une cassure amoureuse, peut-être de grosses remises en question.L'avant-dernière chanson du disque, en tout cas, résume bien cet état d'esprit.« Ben buzzé su'l prélart/la tête dans les aurores/Qui brûlent jusqu'au matin/Quand je n'y vois plus rien/J'aime la vie si dure/Au loin dans la nature/Au delà de mon corps.Et les beautés si pures/Et le goût de la mort/Et le temps qui carbure » (Ben buzzé).N'empêche, il affirme être passé à autre chose depuis la mort de Dédé, son grand frère (symbolique) du Lac, son grand chum, avec qui il avait même partagé un logement pendant quelques temps.Fred ne comprend toujours pas, il est encore triste, il en rêve parfois.Mais il n'a pas nécessairement envie d'en parler.surtout pas aux médias, qui ont exagéré la dose selon lui.Juste pour dire que la critique.après un truc comme ça.« Il y a des choses pas mal plus importantes que mon petit statut de je pogne-tu, je pogne-tu pas.Moi ça se passe dans mon coeur avant.Si je suis bien avec ma blonde et mon flo.Si je suis capable de manger.Je dis pas que j'aimerais pas vendre plein de disques pour que je puisse mieux vivre.Mon truck est scrap, j'ai plus de cash, l'Hydro me court après.Je suis résigné pour un bout de temps.Mais quand je vois des drames comme celui-là, je me rends compte qu'au fond, je suis bien comme je suis.J'essaie de me servir de tout ça positivement.Pour profiter de la vie.» FRED FORTIN et son groupe, mardi le 6 juin au Cabaret La Presse 3 juin 2000 Page D11 manquante 6LP1201D0603 D 12(samedi) ARTS 6LP1201D0603 ZALLCALL 67 00:59:37 06/03/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 Radio Gilles Proulx, victime de son personnage JEAN BEAUNOYER Gilles Proulx a finalement pris la décision la plus importante de sa carrière.Mercredi prochain, 7 juin, il animera pour la toute dernière fois Le Journal du midi à CKAC et rien, même pas des considérations financières, ne le fera changer d'avis.« Je veux prendre mes distances de CKAC et surtout prendre mes distances de mon pesonnage », confiait cette semaine l'animateur radiophonique le plus controversé en ville.« J'ai été engagé comme polémiste, à CJMS, en 1984, pour battre Pierre Pascau qui dominait les ondes à l'heure du midi, à CKAC.Aujourd'hui, je dois admettre que je suis parfois dépassé par mon personnage dans cette formule spectacle de la radio.Animer ce genre d'émission, c'est comme une drogue, une escalade où tu dois sans cesse provoquer, brasser, piquer, amuser pour maintenir les cotes d'écoute.J'ai décidé de tourner la page et de quitter, même si l'émission a regagné en popularité avec un auditoire qui a atteint un sommet de 147 000 au quart d'heure récemment ».À 60 ans, Gilles Proulx semble dangereusement en forme et pas particulièrement intéressé par une retraite douillette.Discipliné comme pas un dans ses affaires personnelles, il a assez économisé pour vivre de ses rentes jusqu'à la fin de ses jours.Donc ce n'est pas une question d'argent : l'homme n'est pas dans le besoin.Après de longues vacances passées à voyager aux États-Unis et dans les pays de l'Est, Proulx reviendra au pays et attendra les offres.Il n'écarte pas la possibilité de revenir à CKAC pour animer un autre genre d'émission avec une nouvelle approche.Je ne pense pas qu'on retrouve le Gilles Proulx du Journal du midi qui semble faire peur à tous les producteurs actuellement.Proulx peut sembler paranoïaque, mais après toutes les offres mirobolantes qu'on lui a faites pour animer des émissions de télé, sans jamais y donner suite, il y a de quoi l'être.« On m'a déjà offert un talk-show fort prestigieux, raconte-t-il.Tout était prêt et, subitement, ça ne fonctionnait plus.Quelqu'un était intervenu.On redoutait ma délinquance, mon franc-parler, mes audaces, j'imagine.Je n'ai jamais su.» On oublie vite dans le monde des communications.On a oublié qui était Gilles Proulx avant 1984, avant qu'on lui confie le mandat d'être polémiste à une période où CJMS n'allait nulle part.Peut-être aujourd'hui est-il en train de payer le prix de cette aventure.Avant 1984, Gilles Proulx a écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire de la radio et a enseigné à l'Université de Montréal pendant dix ans et à l'Université de Dakar en plus d'être invité à titre de conférencier (en français) à Chicago et à Mexico.Il a débuté à la radio de Montmagny en octobre 1962.Durant cette carrière de 38 ans, il a travaillé à CKAC, CJMS, CKVL, CKLM et Radio-Canada où il s'est ennuyé profondément en écrivant les nouvelles du Téléjournal.« Ça m'a réconcilié avec la radio privée, raconte-t-il, lorsque je me suis aperçu qu'on écoutait CKAC ou d'autres postes privés pour apprendre les nouvelles que Radio-Canada allait annoncer plus tard.» Proulx a tenté à deux reprises de passer en politique, d'abord au provincial (en 1973) et ensuite au municipal (1977) alors qu'il était considéré comme un ultranationaliste.Il a perdu ses élections et ses illusions depuis.« Ce n'est pas avec l'éducation scolaire la plus paresseuse au monde et en subventionnant le joual qu'on va se faire un pays.Jamais on ne nous a condamnés au surpassement.Notre nationalisme pourrait s'épanouir dans la structure actuelle parce que le Canada est tout aussi menacé que le Québec par l'américanisation.» Gilles Proulx s'offre une dernière audace en fin de semaine.Il présente son tout dernier spectacle, Poivre et sel, au Théâtre Saint-Denis, après que la chanteuse Bianca Ortolano, sa compagne, aura assuré la première partie de la soirée.Un spectacle sympathique, sans prétention, qui nous fait voir l'homme de radio sur scène.Proulx a déjà présenté ce spectacle à 20 reprises durant la dernière année et fait salle comble deux fois au Théâtre Saint-Denis.Après avoir attiré un total de près de 20 000 spectateurs, il y a de quoi rassurer même un paranoïaque ! PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse À 60 ans, Gilles Proulx semble dangereusement en forme et pas particulièrement intéressé par une retraite douillette.DJ Food: les tables sont mises ALAIN BRUNET À l'origine, DJ Food fut mis au point par les fondateurs du label britannique Ninja Tune : Jonathan Moore et Matt Black.Mais depuis des années, DJ Food est formé de Patrick Carpenter (PC) et Kevin Foakes (Strickly Kev).Moore et Black s'expriment sous le pseudonyme Coldcut.À l'origine, DJ Food devait occuper une fonction précise au sein de Ninja Tune : grossiste en alimentation sonore.On y préparait des « jazz brakes », séquences de groove livrées en vrac, mises à la disposition de tout DJ, échantillonneur ou réalisateur qui en manifestait l'intérêt.Cinq albums furent créés dans cette optique.Ce n'est plus tout à fait le cas.Les représentations sur scène ont progressivement modifié le concept.En 1996 au Playground, DJ Food était représenté par PC et Jon Moore.En 1997, lors d'une soirée mémorable au Medley, PC spinnait sous la bannière DJ Food.En 1998 au Groove Society Strickly, Kev spinnait au nom de DJ Food.On a ainsi troqué le rôle de grossiste pour celui de.traiteur ! Des plats furent cuisinés sur les albums Headfunk (1995), Recipe for Disaster (1995), Refried Food (remixages lancés en 1996) puis Kaleidoscope, en magasin depuis quelques semaines et encensé par la critique.D'où l'intérêt pour cette nouvelle escale montréalaise, demain au Jingxi.Kevin Foakes au bout du fil.Strickly Kev, pour être plus précis, est actuellement l'un des deux artistes (DJ, compositeur, réalisateur) associés au concept DJ Food.PC, lui, ne sera au Jingxi demain soir puisqu'il tourne en Europe avec le Cinematic Orchestra, qui fusionne entre DJ, producteurs et instrumentistes de jazz.Bien qu'il s'en tienne à son rôle de DJ sur scène (seul demain soir à Montréal), Kev ambitionne aussi de faire la rencontre DJ-musiciens mais il ne se sent pas encore prêt à assumer le leadership d'une telle entreprise.« Sous la gouverne d'un DJ, il se produit des choses excitantes et différentes.J'espère réaliser un tel projet « live », mais il me faudra apprendre à lire et écrire la musique afin de donner des consignes précises aux musiciens.» Strickly Kev, parle doucement.Plus doucement que les beats que suggère Kaleidoscope.Remarquez que ce disque de subtilité et de profondeur orchestrale n'est pas particulièrement musclé \u2014 malgré quelques passages assez complexes au plan rythmique.Cet enregistrement se démarque clairement de ce qu'avaient imaginé Matt Black et Jon Moore, qui s'expriment maintenant au sein de Coldcut.« DJ Food a donc dû se distancier de Codlcut.Nous avons mis deux ans à imaginer et réaliser ce disque.PC et moi avions été totalement impliqués dans le processus de création.» Tout mène à croire que DJ Food a cuisiné un plat de choix.« Pourtant, fait remarquer l'interviewé, les choix esthétiques sont les mêmes depuis que je fais partie du tandem \u2014 jazz des années 60 et 70, trames de films, hip-hop.Chose certaine, Kaleidoscope n'a pas été créé pour la danse.» L'intérêt d'assister à une représentation de DJ Food ?En fait, on ira au Jingxi pour.danser.« Je compte faire l'équilibre entre le groove et des climats plus sophistiqués, précise-t-il.Les séquences où l'on change de vinyle à toutes les dix secondes sont réparties sur un long set de près de deux heures, surtout conçu pour la danse.Je suis DJ depuis 15 ans.» Les tables sont mises, faut-il en déduire.Sous la bannière DJ Food, Strickly Kev se produit demain au Jingxi, vers minuit.Il sera précédé de représentants montréalais du label Ninja Tine, Notorious W.I.G.et L.U.V., sans compter Victor Africa.Les portes du Jingxi ouvrent à 22 h.IMPORTANTE VENTE AUX ENCHÈRES PAR CATALOGUE d'art, d'antiquités, de mobiliers et d'objets de collection provenant en grande partie de la succession de Madame Simone Lafortune- Eddé en trois sessions - juin 2000 EXPOSITION PR LIMINAIRE Vendredi 9 juin de 10 h à 21 h Samedi 10 juin de 10 h à 18 h Dimanche 11 juin de 10 h à 18 h VENTE mardi 13 juin à 19 h 30 précises : plus de 200 tableaux, aquarelles et dessins canadiens et européens.VENTE Mercredi 14 et jeudi 15 juin à 19 h 30 précises : sessions générales comprenant une importante réunion de mobiliers anciens anglais et français du 16e au 19e siècle; des meubles chinois et du Moyen-Orient; de l'argenterie, de la porcelaine et du cristal ancien et moderne; miroirs, lustres, appliques et lampes; une collection de tapis d'Orient anciens; des objets de collection et bien d'autres choses.2435, chemin Duncan, V.M.R.T l.: (514) 345-0571 T l c.: (514) 731-4081 Catalogue disponible sur Internet à : http://www.catalogs.icollector.com/pinneys Olivier Leroy - David Kelsey ENCANTEURS Strickly Kev de DJ Food.du 27 mai au 16 juin 2000 AUGUSTE GARUFI sculptures & peintures GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke O., Mtl 845-7471; Lun.à ven.10-17h DERNIÈRE SEMAINE VERNISSAGE samedi 3 juin 13 h à 17 h 3-14 juin Lynda Schneider Granatstein « Dans les coulisses du cirque » ouvert le dimanche 4 juin de 12 h à 17 h Galerie West End 1358, av.Greene, Westmount (Québec) H3Z 2B1 Tél.: (514) 933-4314 lun.- sam.: 10 h à 17 h GALERIE D'ART VENTE DE LIQUIDATION Tous des originaux Réduction jusqu'à 50% INFO: 932-3012 1637, rue Sherbrooke Ouest, Montréal La Presse 3 juin 2000 Page D13 manquante 6LP1401D0603 D-14 sam 3 juin 6LP1401D0603 ZALLCALL 67 00:52:53 06/03/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 À l'affiche cette semaine Semaine du 4 juin 2000 SD CS 5 1 OOPS.! I DID IT AGAIN Britney Spears 3 2 WHEN Shania Twain 6 3 THONG SONG Sisqo 2 4 YOU SANG TO ME Marc Anthony 7 5 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton 8 6 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo Daddy 10 7 THE ONE Backstreet Boys 11 8 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 14 9 IT'S MY LIFE Bon Jovi 15 10 (MUCHO MAMBO) SWAY Shaft 13 11 MY WORLD IS YOU Oliver Haze 4 12 THE BAD TOUCH Bloodhound Gang 5 13 SEXBOMB Tom Jones 9 14 I TRY Macy Gray 17 15 PARTY ALL NIGHT Mytown 18 16 SIMPLE KIND OF LIFE No Doubt 19 17 I WILL LOVE AGAIN Lara Fabian 12 18 THIS TIME AROUND Hanson 23 19 PUMPING ON YOUR STEREO Supergrass 24 20 BODY ROCK Moby 25 21 STRANGE LOVE ADDICTION Supreme Beings of Leisure 27 22 TAKE A LOOK AROUND (THEME FROM M:I2) Limp Bizkit 26 23 NO MAN WOMAN'S Sinead O'Connor 16 24 BE WITH YOU Enrique Iglesias 28 25 BACK HERE Bbmak 29 26 AM I HERE YET ?Billie Myers 30 27 STEAL MY KISSES Ben Harper \u2014 28 SHA LA LA LA Vengaboys \u2014 29 BOOM Trinket \u2014 30 FEARLESS Bryan Adams 6 1 JE JOUE DE LA GUITARE Jean Leloup 1 2 QUAND ?Martin Deschamps 5 3 LOIN DE CHEZ MOI Bruno Pelletier 2 4 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel 4 5 JE RESTERAI MOI Jodie Resther 12 6 MOTEL 117 Éric Lapointe 4 7 J'IRAI OU J'IRAI PAS Luc De Larochellière 11 8 SEPTIÈME CIEL Jane Fostin 7 9 JUSTE POUR TE PLAIRE Sylvain Cossette 16 10 L'UNE VA SANS L'AUTRE Venus 3 14 11 QUI EST CET HOMME Laurence Jalbert 8 12 LES PARFUMS DE SA VIE Florent Pagny 21 13 MONTRE MOI LE CHEMIN S.K.O.19 14 QUELQUE CHOSE EN MOI Daran 20 15 YOU SPIN ME 'ROUND 2000 Les Nerds 9 16 ROCK POUR UN GARS DE BICYCLE (REMIX) Diane Dufresne 10 17 SI TU M'AIMES ENCORE Mitsou 22 18 ENTENDS-TU MON COEUR Jacynthe 23 19 EMMÈNE-MOI Allan Théo 6 13 PSYCHOLOGUE Kevin Parent SD CS Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Auj., mer., jeu., ven., 20h ; dim., 15h, Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.Trad.de Normand Chaurette.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Nathalie Gascon, Julie Vincent, Jean Marchand, Henri Chassé, Frédéric Desager, Luc Chapdelaine, Jean-Pierre Chartrand, Kathleen Fortin, Maxim Gaudette, Thomas Graton, Jean-Sébastien Lavoie, Renaud Paradis, Julie Perreault, Lorraine Pintal et Michel Poirier.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Auj., 20h, 24 Poses (Portraits), de Serge Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Sylvain Bélanger, Louison Danis, Hugo Dubé, Michel Dumont, Marc Legault, Roger Léger, Adèle Reinhardt et Guylaine Tremblay.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Le rendez-vous/Kiskimew, de Catherine Joncas avec la collaboration de Florent Vollant et Robert Lalonde.Mise en scène de Catherine Joncas.Avec Roch Aubert, Catherine Joncas, Jean-Marc Niquay, Rosalia Petiquay et Catherine Sénart : 20h30.Jusqu'au 10 juin.LA LICORNE (4559, Papineau) Auj., 19h, Littoral, de Wajdi Mouawad.Idée originale de Isabelle Leblanc et de Wajdi Mouawad.Avec David Boutin, Manon Brunelle, Pascal Contamine, Claude Despins, Miro, Denis Gravereaux, Steve Laplante, Isabelle Leblanc et le musicien Bernard Poirier.L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Dès mar., 19h, Littoral, de Wajdi Mouawad et de Isabelle Leblanc.Avec David Boutin, Manon Brunelle, Pascal Contamine, Claude Despins, Denis Gravereaux, Miro, Steve Laplante, Isabelle Leblanc et le musicien Bernard Poirier.THÉÂTRE DU MAURIER DU MONUMENT NATIONAL (1182, St-Laurent) Auj., 20h30 ; dim., 16h, La salle no.6, fantaisie inspirée de la nouvelle d'Anton P.Tchekhov.Adaptation et mise en scène d'Alexandre Marine.e Patrice Gagnon, Karyne Lemieux, Vitali Makarov et Patrice Savard.Présentation de la compagnie Théâtre Deuxième Réalité.SALLE CALIXA-LAVALLÉE (3819, Calixa-Lavallée) Auj., 20h, Mémoire Mobile, d'André Piette.Avec Alain Leblanc, Francine Ménard, Irène Olney, Mathieu Sage et Sylvie Tremblay.Présentation du Théâtre Atelier 5.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte- Ste-Catherine) The Last night of Ballyhoo, de Alfred Uhry.Mise en scène de Steven Schipper.Avec Terry Cherniack, Ari Cohen, Michelle Fisk, Niki Landau, Lubomir Mykytiuk, Geoffrey Pounsett et Anne Roos.Du lun.au jeu., 20h ; mer., 14h ; sam., 20h30 ; dim., 14h et 19h.Jusqu'au 7 juin.Danse THÉÂTRE DES DEUX-RIVES (30, boul.du Séminaire, St- Jean-sur-Richelieu) Auj., 19h30 ; dim., 14h, La Fille mal gardée et version dansée de Notre-Dame-de-Paris.Présentation du Ballet du Haut-Richelieu.Musique PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Il Barbiere di Siviglia (Rossini).Opéra de Montréal.John Hancock, baryton, Danièle Le Blanc, mezzo-soprano, Bruce Fowler, ténor, Thomas Hammons, basse.Mise en scène : David Gately.Choeur de l'OdM et Orchestre Métropolitain.Dir.Mark Flint.Autres représentations : mer.et sam.ORATOIRE SAINT-JOSEPH (Esplanade) Auj., 20 h 30, Symphonie du millénaire, création collective de 19 compositeurs.Entrée libre.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Linda Brady, pianiste.Beethoven, Liszt, Granados.ÉGLISE SAINT-PIERRE-APÔTRE Dim., 15 h, Choeur de Radio-Canada.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Trio Gagné-Richard.Bridge, Debussy, Brahms.Mar., 13 h et 20 h, mer.et jeu., 12 h et 20 h, ven., 12 h, auditions du Prix d'Europe.Ven., 18 h, Benoît Loiselle, violoncelliste.Janacek, Strauss.BASILIQUE-CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE Dim., 15 h 30, Gilles Leclerc, organiste.Bach, Leclerc.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 19 h 30, Chorale du Gesù.Dir.Patricia Abbott.Galuppi, Vivaldi, Patriquin, Daley, Ridout, Sirett.Mer., 20 h, Madeleine Palmer, soprano.Liszt, Beethoven, Roussel, Granados.FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE DE MONTRÉAL CHALET DE LA MONTAGNE Auj., 20 h, Elgar, Beethoven, Brahms.Lun., 20 h, Haydn, Bartok, Schubert.Mer., 20 h, Haydn, Mozart, Stravinsky.Ven., 20 h, Ravel, Smetana, Beethoven.Quatuors à cordes Lark et Artemis, Les Jeunes Virtuoses, Eugene Drucker, Scott St.John et Kathleen Winkler, violonistes, Denis Brott, violoncelliste, James Campbell, clarinettiste, Paul Merkelo, trompettiste, Alain Trudel, tromboniste, Jerome Lowenthal, Edward Auer et Ursula Oppens, pianistes, Joseph Kaiser, baryton, Jean-Louis Roux, Joseph Rouleau, Monique Leyrac et Gabriel Gascon, récitants.CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BON-SECOURS Dim., 20 h, Quatuor à cordes Lark.Beethoven, Tchaïkovsky.Mar., 20 h, Les Jeunes Virtuoses.Mozart, Dvorak.Jeu., 20 h, Quatuor Artemis.Ligeti, Brahms.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS 2 Auj., 20h, Poivre et Sel, de Gilles Proulx.GESÙ Auj., 19h et 21h30, Gary Kurtz.CASINO DE MONTRÉAL Au Cabaret qui chante.Avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu'au 8 juin.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse-Sing, avec la troupe de Sophye Nolet : 21h, sauf lun., mar.Jusqu'au 24 septembre.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Dim., 20h30, L7, Black Halos et les Playmates ; mer.et jeu., 20h30, Steeve Diamond.CABARET (2111, St-Laurent) Lun., 20h30, Calixico, Macha et Sackville ; mar.et mer., 20h30, Fred Fortin.CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., 20h30, Daniel Boucher.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 19h30 et 22h30, Selling England by the Pound ; dim., 19h30, Foxtrot.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Lun., 20h30, Ronny Jordan ; mer., 20h, Ocean Hope ; jeu., 20h, Four Brass et Zuruba.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 21h30, Jane Fondorb et Marlowe.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Félix Leroux et Alain-François.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj.et dim., 20h, Dany Pouliot et Daniel Blouin.MONUMENT NATIONAL (1182, St-Laurent) Soirée Gospel.Présentation de la Maison des femmes sourdes de Montréal : 20h.LE ZEST (2100, Bennett) Auj., 20h30, Zulum.L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne E.) Auj.et dim., 20h, Tout, mais pas ça !, avec Marie Olscamp, et Marc Dupuis au piano.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Cayouche ; dim., 20h, North of Soul ; lun., 21h, Stephen Barry Band.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., 22h, Muzette Jazz ; dim., 21h30, Léandre ; lun., 21h30, Denny Christianson Big Band ; mar.et mer., 21h30, Quint-Essence.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h, Mario Fredette et Michel Lévesque ; jeu., 21h, Éric Desranleau et Mario Fredette.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Dim., 21h, Quid Novi ; mer., 21h, Hubert Fréchette ; jeu., 21h, Joël Gary.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 22h, Salaam ; dim., 20h30, Aquardiante ; 22h, Beat in Fraction ; lun., 22h, Chantier.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Léandre ; dim., 22h, Skip Bay et Tim Jackson ; mar., 22h, Quintette Richard Gagnon.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Christian Sbeocca et the Ridiculous Band.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Dame Plume.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Red Rooster ; dim., 22h, Nick Payne et Rick Weston.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h30, soirée Brassens avec Jean Viau et Thierry Fortuit ; dim., 21h30, Thierry Fortuit chante Brel ; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Desjardins, Renaud ; mar., 21h30, Raphaël Torr chante Joe Dassin ; mer., 21h30, Paule Tremblay.PORTÉ DISPARU (153, St-Amable) Auj., 20h, Victor Frapp.VERRE BOUTEILLE (211, Mont-Royal E.) Auj., 21h, Denis Lajeunesse.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Mer., 21h, General Rudie ; jeu., , 21h, les Respectables.LES BOBARDS (4328, St-Laurent) Auj., Huit Ça suffit ; dim., Nico Beki : 20h30.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Renée Robitaille, Simon Gauthier, Edwige Bage et François Lavallée.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Barcode.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., Catherine Lambert ; lun., Les coups de coeur des écrivains, avec Célyne Fortin, Maurice Soudeyns, Louis de Gonzague Pelletier et Sylvain Dodier ; mar., Graeme Allwright : 20h.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj., 21h, Close Call.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Jean-Michel Anctil.BOURBON STREET (Ste-Adèle) Auj., 20h30, Messner et André Poudrier.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Oeuvres-phares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan, André Martin - mes modèles-autoportrait et Marcelle Ferron.Du mar.au dim., de 11h à 18h ; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean- Noël Desmarais) Expositions Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques et De Boucher à Vuillard : dessins de maîtres française de la collection de Mme Marjorie Bronfman et De Renoir à Picasso : chefs-d'oeuvre du Musée de l'Orangerie.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Edmond J.Massicotte, artiste dessinateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Exposition 1690 - L'Attaque de Québec.Une épave raconte.Du mar.au ven., de 10h à 17h ; sam., dim., de 11h à 17h ; jusqu'à 18h en juillet et août.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE Dès ven., exposition A.Lalibéerté au Château.Du jeu.au dim., de 10h à 17h.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, Place Dublin, Pointe- Saint-Charles) Exposition L'Empreinte du temps.Du mar.au dim., 13h30, 14h30 et 15h30.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30 ; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal : coup d'oeil sur une ville unique et Play-Ball Montréal, cent ans de baseball au Québec.Du mar.au ven., de 10h à 18h ; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT 9615, av.Ste-Croix) Expositions Rêver en couleurs, Cols et manchettes de dentelle, Arts anciens et traditions artisanales du Québec et Trois pays dans une valise.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle, Lachine) Exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 15 octobre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Christine Maigne et Tonia Di Risio.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 18 juin.ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Exposition Vents d'été.Du mer.au ven., de midi à 19h ; sam., dim., de midi à 17h.Jusqu'au 25 juin.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Exposition À bas les maudits, de Daniel Erban.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 30 juin.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Métamorphose Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.B-3122/3 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Pierre Clemens et Manuela Lalic.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 10 juin.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Périple d'Orient, Alain Grandbois 1900-2000.Jusqu'au 9 juin.BORDUAS (207, Laurier O.) Monotypes de Michel Lancelot et Nadia Turovsky.Eaux-fortes de Walter Bachinsky.Du lun.au ven., de 9h à 18h ; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres de Fabienne Lasserre.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 juin.CENTRE DE CÉRAMIQUE BONSECOURS (444, St-Gabriel) Oeuvres de Martin Bergeron, Noëlie D'Ostie-Racine, Nadine Dumais, Joanna Hennequin, Pierre Huynh, Mélanie Lafrenière, Louis Le Grand, Martine Montminy, Chantal O'Hearn, Marie-Ève St-Martin, Claude Therrien et Marie Valiquette.Du lun.au ven., de 10h à 17h.Jusqu'au 16 juin.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Les lieux de la couleur et L'Idée de la grande ville : l'architecture moderne d'Europe centrale 1890-1937.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; jeu., de 11h à 21h ; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Linda Covit et Janet Logan.Jusqu'au 8 juillet.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 8 juillet.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Auj., de midi à 18h, oeuvres de Michel Guilbeault, Stella Pace et Philippe Corriveau.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Gaétan Cantin, Claire Savoie et Jean Dubois.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, Place d'Youville) Photographies de Karim Rholem.Tous les jours de 9h à 17h.Jusqu'au 11 juin.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition L'Espace grec.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 13 juillet.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Sam Lévin, photographe des stars.Du mer.au dim., de 18h.Jusqu'au 10 septembre.ESPACE PARCOURS (130, Bates, espace 101) Collages et techniques mixtes de Richard Fulham.Jusqu'au 18 juin.ESPACE VIDÉOGRAPHE (460, Ste-Catherine O., espace 504) Oeuvres de Pascal Grandmaison.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 23 juin.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Richard Roblin.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Auj., de 10h à 17h30, petits formats de Marcelle Ferron.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Petits formats de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Simone Jones, Christian Miron, Antonin Sorel, Jérôme Minière.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 17 juin.GALERIES D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Bernard Vidal.Jusqu'au 1er juillet.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Paul Béliveau, Hanneke Beaumont, David Bierk.Du lun.au sam., de 10h à 18h ; dim., de 11h30 à 17h.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Dès jeu., photographies de Cathy Mullen.Du mar.au ven., de 14h à 17h ; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Extenso in extenso, oeuvres de José de Braga et Chantal Gilbert.Tous les jours de 10h à 18h.GALERIE DOMINION (1438, Sherbrooke O.) Peintures et sculptures d'Auguste Garufi.Jusqu'au 16 juin.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Sculptures et dessins de Mario Merola.Du mar.au ven., de 13h à 18h ; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 18 juin.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Auj., oeuvres de Guy Saint-Arneault.GALERIE F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Vincent Vanoli.Jusqu'au 30 juin.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Peintures de Paule Lagacé, André Pitre, Pierre Tougas, Lucienne Zegray, France Trudel.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres d'Alexander Sabatinas.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 10 juin.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Marie-Chrystine Landry.Du mer.au ven., de 11h à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 6 juin.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Dès dim., oeuvres de Gabriel Ronald.GALERIE L'ANNEXE (372, Ste-Catherine O., espaces 413) Auj., oeuvres de Guy Boutin et Nato.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Janusz Migacz, Robert Savignac et Heidi Taillefer.Jusqu'à lundi.GALERIE LE 1040 (1040, Marie-Anne) Auj.et dim., de 11h30 à 22h, sculptures d'Alexandre Zunitow.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Jean-Louis Slézak.Du mar.au ven., de 10h à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 juin.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Marc Leduc.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes de John Fitch, Miss Drake et E.de Puydt.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Diane Brunet, Jean-Pierre Lafrance et Marcel Ravary.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 18 juin.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Auj., de midi à 18h, expositions Mont Royal - un monde à part, photographies de Linda Rutenberg, et Dans les profondeurs de la ville : les ravins de Toronto, photographies de Steven Evans.- Dès mer., photographies de Guy Le Querrec et une sélection de la collection Mistral.Du mer.au sam., de midi à 18h.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE SEAGRAM'S (453, St-François-Xavier) Auj.et dim., oeuvres de Hannah Franklin.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, Notre-Damede- Grâce) Auj., de 11h à 18h, peintures de Guy de Malherbe.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de René Richard et Henri Beau.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de Guylaine Beauchemin, Thérèse Lacasse et Karo Alexanian.Du mar.au ven., de 10h à 17h30 ; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.0 Oeuvres de Lucien Morin.Jusqu'au 10 juin.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Oeuvres de Rodrigue Bélanger et Milutin Gubash.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 juin.GALERIE WADDINGTON & GORCE (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres d'Alexander, Bellefleur, Borduas, Dallaire, Hughes, Hurtubise et Knowles.Jusqu'au 30 juin.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Lynda Schneider Granatstein.Jusqu'au 14 juin.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Estampes de Lacroix, Cloutier et Desmet.Du lun.au sam., de 10h à 18h ; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 20 juin.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Oeuvres de Russell T.Gordon.Jusqu'au 11 juin.OBORO (4001, Berri, espace 301) Installations de Jamelie Hassan et Pipilotti Rist.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 11 juin.GALERIE POS-ART (1326, Ontario E.) Exposition Mémoire de la nature, oeuvres de Claire Desjardins.Mar., mer., ven., de 13h à 18h ; jeu., de 13h à 20h ; sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 17 juin.USINE C (1345, av.Lalonde) Peintures et techniques mixtes de Diane Trudel.Jusqu'au 7 juin. 6LP1501D0603 D 15(samedi) ARTS 6LP1501D0603 ZALLCALL 67 00:59:15 06/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 D 15 Arts visuels Influence et évolution des impressionnistes Le Musée des beaux-arts du Canada propose une exposition avec beaucoup de contenu JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Ils arrivent à peine, et on imagine déjà l'émoi.Du moins l'enchantement.C'est qu'il est bien connu l'engouement populaire pour les impressionnistes.Organisée par le Museum of Fine Arts de Boston, Monet, Renoir et le paysage impressionniste vient de gagner son domicile estival au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.Une exposition de peinture impressionniste de plus ?« Oui, et c'est tant mieux », répond le directeur du MBAC Pierre Théberge, de passage à Montréal pour promouvoir son blockbuster fleuri, ouvert officiellement depuis hier.« Pourquoi se priver d'une belle peinture ?On peut se gaver de l'impressionnisme, on ne s'en portera que mieux, dit-il.D'autant plus que notre public n'est pas tellement gâté à ce chapitre.Dans les trois grands musées du Canada, à Toronto, à Montréal et à Ottawa, on compte peut-être 90 oeuvres impressionnistes, alors que dans un seul musée de Boston, on en compte bien plus.» Il faut dire que les Américains collectionnent les impressionnistes depuis les premiers signes de promesse du groupe.Et ce joli, mais aussi très célèbre magot du MFA de Boston, le coeur de ce musée selon Pierre Théberge, constitue la source exclusive de cette expo qui propose de scruter l'influence impressionniste dans l'évolution de la peinture de paysages français depuis 1850 jusqu'à la fin du XIXe siècle.Il y aura du Monet, bien sûr, du Renoir, du Pissarro, Sisley et compagnie.Mais aussi un prélude, avec une vingtaine de tableaux de l'école de Barbizon, des Daubigny, Diaz, Corot et Courbet qui ont précédé l'explosion de la touche divisionniste.Puis, une post-face, avec Gauguin, Seurat, Signac et Van Gogh.Cézanne aussi sera du lot.Du Cézanne avant la lettre, cependant.On aura droit à une oeuvre de ses débuts, une toile pré-cubiste au sujet on ne peut plus impressionniste : un déjeuner sur l'herbe, pardi ! Une expo apparemment étoffée qui, assure M.Théberge, « offre une vision plus large du phénomène imp r e s s i o n - niste.Elle devrait permettre au public de mieux comprendre dans quel contexte l'impressionnisme est né, d'en saisir aussi la portée.Encore aujourd'hui, poursuit le directeur, on comprend mal le caractère révolutionnaire de l'impressionnisme.Peu de gens réalisent qu'à leur époque, ces artistes étaient considérés comme des voyous, comme des sans-talent qui voulaient démolir l'Académie.D'ailleurs, ils l'ont fait.Les impressionnistes ont effectivement dégradé cette splendeur artificielle qu'était l'art officiel de l'Académie.Rien de moins.Et cette véritable petite épopée sera, on insiste, bien servie.« L'un des avantages de la collection du musée de Boston, remarque le numéro un du MBAC, est justement de nous permettre de reconstituer ce pan de l'histoire de l'art, par son ampleur, sa profondeur.En tout, donc, soixante-quinze oeuvres, dont cinq ont été ajoutées tout spécialement pour la seule étape canadienne de ce périple qui a débuté au printemps dernier à Nagoya, au Japon.De Monet, Renoir et le paysage impressionniste, on ressortira, si tout se passe bien, avec en tête un contexte.Mais saura-t-on pourquoi ce groupe de malotrus anoblis fait tant pâmer les foules ?« L'art impressionniste, sa douceur de vivre, a un charme indéniable, explique Pierre Théberge.Il ne nous montre jamais les ouvriers souffrant à l'usine, mais nous fait voir plutôt des usines dans un beau paysage.C'est peut-être la dernière fois dans notre civilisation moderne qu'il est possible de donner une image du bonheur sans pour autant qu'elle ait l'air fausse ou fabriquée.On peut dire que depuis Picasso, depuis le début du XXe siècle, les artistes ne se sont pas gênés pour nous montrer les côtés moins drôles de la vie.Après Freud, on peut difficilement s'imaginer que la nature humaine soit angélique.Pour ce qui est des impressionnistes, ils nous ont offert une dernière dose de joie simple, la découverte d'une nature fraîche, même si en réalité, ils avaient un cadrage très précis, et qu'ils ne regardaient pas à côté pour voir les poubelles ou la misère.» Cela reconnu, pas question pour ce directeur de parler d'enjolivement.« On ne peut pas reprocher aux impressionnistes d'avoir été de leur époque ; ils n'avaient pas encore le sens tragique de l'existence aiguisé par le XXe siècle.Ils se sont tout simplement attardés à ce qu'il y avait de joli, ils avaient le choix entre le noir et le blanc et sont allés vers le blanc.» La belle époque ! MONET, RENOIR ET LE PAYSAGE IMPRESSIONNISTE, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, jusqu'au 27 août.Info : (613) 990-1985.Pierre Théberge En plus de Monet, Renoir, Pissarro, Sisley et compagnie, l'exposition comprend entre autres Matinée, environs de Beauvais de Corot (à gauche) et Maisons à Auvers de Van Gogh.Danse Des chorégraphes québécois à l'honneur au FDC FRÉDÉRIQUE DOYON et STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Deuxième événement d'envergure en danse contemporaine au pays, le huitième Festival Danse Canada (FDC) se déroulera à Ottawa à compter de vendredi prochain.Sa directrice artistique, Cathy Levy, est venue l'annoncer à Montréal, d'abord parce que plusieurs chorégraphes en sont originaires, mais aussi afin de rappeler l'importance du FDC pour les créateurs canadiens.« C'est un festival consacré uniquement à la création chorégraphique canadienne, ce qui est rare sur la scène internationale.Le Festival devient un point de rencontre essentiel pour la communauté de la danse.» Des chorégraphes de Vancouver, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal et Halifax se réuniront dans une même ville, pendant huit jours consécutifs.Hommage à Édouard Lock Ce qu'il faut d'abord souligner dans la programmation, c'est l'hommage tout spécial qui sera rendu à Édouard Lock à l'occasion du vingtième anniversaire de l'audacieuse compagnie La La La Human Steps.Le principal intéressé insiste avec humilité : « Ce n'est pas vraiment un hommage pour moi, mais plutôt un hommage pour la compagnie.» L'hommage comportera donc, outre l'ouverture du FDC avec Exaucé, des expositions pour souligner la contribution exceptionnelle de la compagnie canadienne à l'évolution de la danse contemporaine mondiale.Mais comment se manifeste-t-elle au juste, cette contribution ?« Je pense que la compagnie s'est fait connaître parce que sa perception de la danse pouvait contenir un élément plus extrême, axé sur un débit rapide et une certaine complexité du mouvement », dit Édouard Lock.Cette explication technique découle sans doute d'une perception singulière du corps, sa part d'invisible qui fascine le chorégraphe.Voilà pourquoi vous aimerez revoir Exaucé, qui a évolué « parce qu'il y a une recherche continuelle du danseur qui s'éloigne du centre de son contrôle pour aller juste au bord, là où c'est fragile, mais là où c'est peut-être plus excitant aussi », précise Édouard Lock.Deux commandes québécoises Six des oeuvres au programme du FDC sont des commandes du Festival, dont deux à des Québécois : José Navas et Emmanuel Jouthe.Le Montréalais José Navas est un jeune chorégraphe surprenant, doublé d'un interprète charismatique et intense, reconnu surtout pour son travail solo.Le 10 juin, à Ottawa, l'artiste d'origine vénézuélienne présentera Perfume de Gardenias, en première nord-américaine.Cette création pour six danseurs, inspirée de l'univers des geishas, constitue sa première pièce majeure d'une heure.Perfume de Gardenias est une véritable collaboration internationale qui a duré plus de deux ans.L'oeuvre réunit six interprètes/ collaborateurs et quatre compositeurs vivant sur différents continents.De plus, elle a été créé en résidence à Montréal, à Budapest en Hongrie, à Banff en Alberta et à Liverpool en Angleterre.« Je voulais trouver un système de travail longue distance, en utilisant toute la technologie dont on dispose aujourd'hui et quand même arriver à créer une pièce humaine et simple », explique Navas.L'expérience fut riche.Perfume de Gardenias est née de la fascination du chorégraphe pour l'univers de la geisha et du corps humain comme instrument de désir.« Je trouve qu'il y a des comparaisons intéressantes à faire entre le métier de geisha et celui de danseur.Comme en danse, la vie d'une geisha s'appuie sur une tradition et ces femmes se donnent corps et âme, au prix de grands sacrifices.» Selon Navas, le résultat est à la fois sexuel et sensuel.Il relate avec plaisir que les spectateurs qui ont assisté à Perfume de Gardenias à Bratislava et à Budapest y ont décelé une saveur autant européenne qu'américaine.Plusieurs ont été choqués, d'autres profondément touchés.Mais n'en est-il pas souvent ainsi avec les oeuvres de José Navas ?Bien que sa mystifiante pièce 3 Centauromachia 4 aie déjà fait ses preuves sur la scène montréalaise, Emmanuel Jouthe éprouve certaines craintes pour la première à Ottawa.D'abord, il quitte une salle intimiste comme Tangente pour affronter plus de cent spectateurs à la fois.Et l'hyperexposition que lui donne le FDC n'est pas sans lui causer de petits tourments : « J'aimerais que ma pièce soit appréciée d'abord et avant tout comme oeuvre d'art et après coup comme produit artistique.» Encore gavé de la liberté de la création, le jeune chorégraphe a accepté la commande du FDC sur le thème du XXIe siècle.« Quelque chose qui est très contemporain et futuriste pour moi, ça reste \u2014 et ça restera toujours \u2014 la femme parce qu'elle est un phénomène qui me met en situation d'engagement, d'évolution.Ça me fait avancer, ça me fait vivre beaucoup.» Voilà 3 Centauromachia 4.Des changements depuis la prestation montréalaise ?« De façon sensible, oui, au niveau de la musique et d'un tableau.Mais le changement qu'il va vraiment y avoir, ça va être de la part des interprètes.Ces six femmes vont avoir gagné plus de confiance, plus de dextérité, plus de puissance.LE FESTIVAL DANSE CANADA, du 9 au 17 juin à Ottawa.Info : www.canadadance.ca.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse José Navas est un jeune chorégraphe surprenant, doublé d'un interprète intense.Exaucé ouvrira le Festival Danse Canada qui rend hommage cette année à Édouard Lock et la compagnie La La La Human Steps. 6LP1601D0603 d16-samedi 6LP1601D0603 ZALLCALL 67 01:03:39 06/03/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 Ce restaurant mène une vie heureuse Sous le signe du fromage GASTRONOTES GASTRONOTES FRANÇOISE KAYLER Le bleu n'est pas la couleur préférée de nos fromagers.Elle ne l'était pas, mais elle le devient.L'Abbaye de Saint-Benoit-du-Lac y croit depuis longtemps puisque les moines y fabriquent le bleu Ermite depuis 1943.L'Abbaye passera à l'histoire de l'industrie fromagère au Canada, avec un deuxième bleu, le Bénédictin qui vient d'être couronné Grand Champion au concours le Grand prix des fromages canadiens 2000.Dans cette veine du bleu, on sait que la région de Charlevoix lèvera un autre voile avant la fin de la saison.C'était la deuxième édition du Grand prix des Fromages canadiens, un concours ouvert aux fabricants de fromages de lait de vache, exclusivement, puisque l'événement est organisé par les Producteurs laitiers du Canada connus sous le sigle de la «petite vache ».sur fond bleu.Cent-quarante- et-un fromages soumis par 28 fabricants ont été retenus cette année.Ils étaient répartis en quinze catégories, avec une catégorie supplémentaire, celle du design d'emballage.Le jury a retenu, en finale, quarante-neuf fromages de vingt fabricants.Seize fromages ont été primés.Neuf sont des fromages du Québec.Les gagnants sont: le Délicrème nature (catégorie pâte fraîche) d'Agropur; le Brie double crème (catégorie pâte molle), de Fromagerie Cayer; le Cantonnier (catégorie croûte lavée) de Fromage Côté; le Kingsberg (catégorie type suisse) de Fromage Côté; le Mozarella (catégorie mozarella) de Les fromages Saputo; le Bleu Bénédictin (catégorie fromage bleu et Grand champion) de l'Abbaye Saint-Benoit; le Gouda fumé Anco, de Agropur et le Brie fines herbes, de Fromagerie Cayer ( dans les deux catégories de fromage aromatisé).Dans la catégorie Design d'emballage, c'est le Sir Laurier d'Arthabaska, de la Fromagerie Côté, qui a remporté le prix.On se rappellera qu'au premier Grand prix des fromages canadiens, en 1998, c'est un fromage du Québec qui avait remporté le titre de «grand champion», un fromage au lait cru, Lechevalier Mailloux de la Ferme Piluma.Le troisième Grand prix des Fromages canadiens aura lieu en 2002.Un autre concours se déroule actuellement, qui ne concerne que les fromages du Québec.Les résultats de Sélection Caseus, où dix-huit prix seront décernés, seront connus lors du Festival des fromages de Warwick qui se tiendra dans cette petite ville, du 16 au 18 juin.Contre le sida Le 7 juin, au soir, plus d'une centaine de restaurants du Québec participeront à l'événement Rubans & Restaurants.Ils remettront 25% de l'addition de leurs clients à la Fondation Farah, pour venir en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida.Pour tout renseignement: (514) 270-5010 et (418) 649-1720.À l'occasion du dîner organisé par le groupe Le Québec gourmand, avec la collaboration de Denise Cornellier, une somme de 71 000$ à pu être remise au Comité des personne atteintes du VIH ( CPAVIH ).RESTAURANTS FRANÇOISE KAYLER Dans une rue tran quille, dans une maison qu'aucun bruit ne trouble, sans parler autre ment que par la qualité de sa table, ce restaurant mène une vie heureuse.Et offre de la partager à ceux qui passent sa porte.Sur la pelouse, une enseigne en fer forgé léger, discrète et belle : Faucheux, table française.Les salades tièdes sont de vieilles amies des menus.Elles admettent des variantes.On a vu traiter ainsi les cailles, le fromage de chèvre, les gésiers confits, sans parler du traditionnel pissenlits-lardons de lointaine parenté.Ce sont des ris de veau que ce restaurant choisit de présenter ainsi.Ces abats semblent d'ailleurs être un de ses sujets préférés.Tendre et presque croustillant, coupé en bons morceaux, le ris était servi sur une salade de feuilles d'épinards qui soutenaient en faisant légèrement contraste.On les appelle rillettes, même si elles n'ont rien de commun avec cette forme de charcuterie.Moulée en forme de grosses quenelles, cette préparation au saumon avait toutes les qualités souhaitées d'onctuosité et de saveur nuancées.Un pain aux olives, en tranches à peine grillées, accompagnaient cette présentation.Un beau mariage.En entrée simple et bien faite, douce sans lourdeur, la crème de légumes remplissait parfaitement son rôle.Le porc moderne a besoin que l'on trouve un moyen de compenser son manque de goût par manque de gras.C'est avec une sauce au cari, jaune, parfumée, intégrant quelques fruits que le restaurant avait choisi de présenter cette viande tendre et qui prenait ainsi de la saveur et de la vigueur.Chair de poisson et couleur de viande de boucherie, le thon rouge était traduit en carpaccio.Les tranches fines, d'une belle venue, couvraient l'assiette.L'huile était habilement parfumée.La présentation titillait l'appétit.L'amateur de chair crue n'était pas déçu.On servait avec ce plat, des tranches de pain aux olives grillé.Plat original qu'il faudrait retenir, la tarte feuilletée aux pétoncles était surprenante.Jolie comme ces tartes où l'on dispose les fruits en cercles concentriques.Immaculées, coupées en lamelles, les noix de pétoncles jouaient ce rôle.Fine comme ces tartes fines faites à la commande.Sur le feuilleté impalpable, une duxelle de champignons servait de coussin.L'ensemble était d'une rare délicatesse.Le cuisinier avait choisi de ne pas garnir les assiettes, mais de présenter, au milieu de la table, un vrai gratin de pommes de terre dans son plat sortant du four.Une excellente habitude à prendre pour redonner aux légumes la valeur de leur rôle.Dessert d'été, léger, digestif et parfumé, le sorbet au pamplemousse était accompagné de la chair du fruit pelé à cru.La tarte au chocolat avait cette grande qualité de n'être pas trop sucrée.Une crème anglaise de bonne tenue l'adoucissait dans un bel accord.On ne pourrait trouver meilleure crème brûlée que celle qui fut servie ce jour-là.De comparables, peut-être, mais pas de plus authentiques.FAUCHEUX 53-2, rue Dufferin GRANBY (450) 777-2320 Fumée: Il n'y a pas de cendriers sur les tables.Mais, à certaines conditions, on ne refuse pas d'en mettre.Rillettes de saumon et pain aux olives Salade de ris de veau Crème de légumes Carpaccio de thon rouge Mignons de porc au cari Tarte feuilletée aux pétoncles Crème brûlée Sorbet au pamplemousse Tarte au chocolat Menu ( du midi ) POUR TROIS, avant vin, taxes et service: 63 $ L'éternel retour des sauces Même si elle ne fait plus le plat, la sauce n'a pas disparu des répertoires d'art culinaire.Intitulé Le Nouveau Livre des sauces, cet ouvrage n'est pas authentiquement nouveau puisque l'édition française reprend un texte publié en 1995.Mais pour ceux qui aiment ces préparations, il est toujours d'actualité.D'autant mieux que les recettes s'inspirent de traditions diverses, utilisant des ingrédients, des épices, des produits à saveurs scandinave, asiatique, méditerranéenne.C'est un livre pratique.Chaque recette est illustrée sous la forme de préparation filmée.C'est un beau livre d'images.Ce qui n'exclut pas les explications.Elle sont simples et claires, rendant l'exécution aisée.Le degré de difficulté est mesuré, signalé par la présence de petites toques.Et, pour chaque recette, une suggestion d'accompagnement est faite.Le livre est bien découpé, donnant, en entrée de jeu, les ingrédients majeurs qui font la base des sauces.Les chapitres font le détail des utilisations possibles, passant des salades aux desserts en s'arrêtant sur les légumes, les viandes, les poissons, les pâtes.Deux cents recettes sont consignées là, de quoi changer la couleur des nouilles! LE NOUVEAU LIVRE DES SAUCES Éva Frankist-Skubba, Gründ, 2000, 78 pages.Un collage Le Guide des aliments, sous-titré « indispensable à tout amateur de cuisine », aurait pu être d'une belle utilité.D'autres ouvrages renseignent mieux que celui-ci qui apparaît plus comme un « collage » que comme l'aboutissement d'un véritable travail de recherche.La plupart des illustrations sont inutiles.Il n'y a aucun intérêt à publier des photos de sel, de crème de tartre, de bicarbonate, de levure, etc.Il n'y en pas, non plus, à dessiner des bouteilles colorées en rouge, en jaune, en blanc verdâtre, en rouge brique pour illustrer des vinaigres, des vins, des portos.On peut multiplier les exemples de ce genre, ils sont nombreux dans ce livre.Certaines photos ne donnent même pas envie de consommer le produit, les représentations de volailles, par exemple, de caviar, de prosciutto, de foie gras et, même, de chocolat.Les explications donnent un aperçu général de l'aliment présenté.Certaines sont adaptées à nos marchés et à nos besoins, beaucoup d'autres ne le sont pas.Certaines sont erronées LE GUIDE DES ALIMENTS Québec Amérique, 224 pages LIVRES FRANÇOISE KAYLER EllSSanchO (Anciennement La Cava) LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 P Apr s une journ e ORDINAIRE P Souper EXTRAORDINAIRE P Ambiance EXCEPTIONNELLE Baladi I Spectacles I Baladi 256, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tél.: (514) 861-1989 Crema Di Funghi Crème de champignons Cozze Alla Marinara Moules, sauce tomate, ail, vin blanc Insalata Fantasia Salade fantaisie Insalata Con Gamberi 14,95 $ Salade de crevettes Ravioli Genovese 16,95 $ Pâtes farcies, sauce à la crème de tomates, basilic Cannelloni Osteria 16,95 $ Pâtes farcies de veau, gratinées Francia Di Salmone Alla Griglia 16,95 $ Darne de saumon grillée Scaloppine Napolitana 17,95 $ Veau avec jambon, fromage, vin blanc et tomates fraîches Fegato Al Vino Rosso 17,95 $ Foie de veau, sauce au vin rouge Forta, Caffe o The Dessert, café ou thé I I I Grazie - Merci Pour réservation, voir notre annonce dans cette section.Petit filet mignon 4 oz incluant bar à salade, café et dessert.995$ Table d'hôte à partir de 1795$ 6LP1701D0603 d17-samedi 6LP1701D0603 ZALLCALL 67 01:01:41 06/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUIN 2000 D 17 Deux vins de Malbec d'Argentine DU VIN Des viticulteurs et des entreprises de l'étranger \u2014 notam ment de France et des États-Unis \u2014 commencent à in vestir en Argentine, qui, estime-t-on, a le potentiel voulu pour faire à la fois de bons vins courants et de grands vins.Par un heureux hasard, on trouve présentement sur le marché deux vins de ce pays.illustrant à merveille ces deux extrêmités de la gamme ! Tous deux sont des vins rouges de Malbec ( c'est le principal cépage du Cahors, dans le sud-ouest de la France ), variété beaucoup cultivée également en Argentine et susceptible d'y donner de très bons résultats.Vendu à prix très doux, le Malbec 99 Mendoza Rio de Plata Etchart est ainsi un vin à goûter sans faute par ceux qui enragent de voir grimper sans discontinuer les prix de tant de vins, des bordeaux aux chiantis, en passant par les bourgognes, les vins de Californie, etc.D'un pourpre soutenu, son bouquet est net, d'ampleur moyenne, de fruits noirs et rouges, rappelant un peu, curieusement, certains Madirans, avec une bouche moyennement corsée, bien en chair et au bon goût de fruits, de l'éclat, le tout sur des tannins tendres qui lui font une texture de qualité.Délicieux ! Dans les succursales ordinaires (SO), 10,45$, () $ 2-3 ans.Autrement dit un exemple parfait de ce que peut faire le vignoble argentin pour concurrencer.dangereusement le Chili, Bordeaux, etc.Cinquième plus grand producteur mondial, derrière les États- Unis, l'Argentine est aussi en mesure de produire de grands vins, comme le montre le Malbec 97 Catena Alta tout juste arrivé et goûté là-bas, en novembre dernier.Extrêmement coloré, presque opaque, c'est un vin monumental, au bouquet encore retenu, mais pur, large, profond, avec une bouche concentrée, puissante, aux beaux tannins compacts, le tout d'un équilibre parfait.Grand vin, donc, mais dont la SAQ n'a que 50 caisses, malheureusement.521849, 51,75$, () $$$$($) 10-12 ans sans doute.D'autres vins rouges Vin puissant lui aussi, le Madiran 96 Domaine des Bories est de style bien différent et pourrait être qualifié d'hercule de village ! Très coloré, c'est en effet un vin carré, bâti en force, tannique, sans doute à l'image de ce qu'était traditionnellement le Madiran.Le bouquet est massif, dense, avec un boisé relevé de notes de noix de coco, de mine de crayon, etc.895375, 19,95$, $$ 8-10 ans aisément.Mais, bien sûr, ce n'est pas un vin qui plaira à tous les consommateurs, et certains se régaleront sans doute davantage de vins tels que le Crozes-Hermitage 98 Domaine Combier, au bouquet élégant, bien Syrah, moyennement corsé, aux tannins fins et serrés, lesquels lui font une texture distinguée, tout en finesse.Le charme.967869, 23,35$, $$($) 3-4 ans.Aussi du Rhône, le Côtes du Rhône Villages Cairanne 98 Domaine de la Présidente est de son côté un vin marqué par le Grenache, simple, facile, aux odeurs avenantes de fruits rouges relevées de notes épicées, au bon goût de fruits, sans prétention, peu tannique.À boire bien frais, à environ 14 ou 15 degrés.SO, 13,35$, $($) 1-2 ans.vin Oh! veritas La SAQ met en vente aujourd'hui, dans ses succursales Sélection, les 21 vins de son opération vin Oh! veritas de juin, que la presse spécialisée a pu goûter la semaine dernière (à l'exception du Saint- Aubin blanc 97 Drouhin).La gamme est variée, très éclectique, et comprend bon nombre de vins alléchants.Voici ceux qui m'ont semblé être les plus intéressants du lot, surtout en termes de rapport qualité-prix, dans l'ordre de la dégustation: n Mâcon Davayé 98 La Croix Senaillet.Un vrai bon Mâcon.Non boisé.Simple, franc de goût.895326, 16,50$, () $$ 1-2 ans.n Bordeaux 98 Château Chasse- Spleen.Un bordeaux blanc boisé avec art.Moyennement corsé.Du style.892653, 25,40$, $$$ 5-6 ans.n Monthélie 96 Château de Monthélie.Bourgogne rouge encore très jeune, au fruité généreux.Des tannins compacts, serrés, mais sans dureté.De la classe.895367, 33$, $$$($) 6-7 ans.n Saint-Chinian 97 Mas Champart.Richement coloré.Bouquet généreux, un peu viandé.Charnu, velouté.Très beau Saint-Chinian.872010, 19,30$, $$ 5-6 ans.n Somontano Gran Vos Reserve 95 Vinas del Vero, d'Espagne.Bouquet d'une bonne richesse.Relativement corsé.De beaux tannins.893859, 21,15$, $$($) 4-5 ans, peut-on croire.n Dao 97 Quinta da Ponte Pedrinha.Très coloré, des odeurs pénétrantes de fruits noirs.Épicé.Dense, de l'éclat.Tiendra la route.Un Dao nouvelle manière.883645, 25,90$, () 6-7 ans.n Vinho Regional Alentejano 98 Esporao.Beaucoup de couleur, un bouquet de fruits noirs et de fruits noirs secs.Corsé, un après-goût qui persiste un bon moment.892661, 19,75$, $$ 4-5 ans.n Douro 89 Reserva Casa Ferreirinha.Plutôt austère, sans l'exubérance des deux précédents.Charnu, harmonieux, et bâti pour durer.Un style.de grand seigneur.Grand vin, à mon sens.865337, 39,75$, 8-12 ans.n Châteauneuf-du-Pape 98 Domaine de Beaurenard.Un bouquet très mûr, généreux.Une bouche opulente, irrésistible! Superbe Châteauneuf-du-Pape.872044, 32$, $$$($) 5-7 ans.n Vintage 97 Quinta do Passadouro Riche, concentré, avec un après-goût qui persiste un long moment.Grand porto.893420, 65$, $$$$($) 12-15 ans.Château Lafite-Rothschild 96 La semaine dernière, il était longuement question dans cette page d'une dégustation particulière, de 27 vins, à l'occasion d'un repas d'anniversaire.Autres vins qui y figuraient: le Pauillac 90 Château Latour, qui a commencé à évoluer ((), 8-10 ans environ); le Pomerol 89 Château Pétrus, très mûr, très jeune, d'un charme absolu (, 8-10 ans aussi environ); et puis, d'une exquise finesse, aux tannins d'une inimitable élégance, un vin parfait, le Pauillac 96 Château Lafite- Rothschild ( , 10-15 ans).Suivirent trois vintages: Warre's 60, rose, délicieux (, à boire); Taylor's 97, très concentré, de toute beauté ((), 15-17 ans), puis, monumental, grandiose, Taylor's 94 ( , 20-25 ans).Le Mondial de la bière Le Mondial de la bière, au Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal, a lieu cette année du jeudi 8 au samedi 17 juin.Au menu: quelque 250 bières, scotchs et whiskies, dont, selon ses organisateurs, une soixantaine de nouveautés.Le visa d'un jour comprenant cinq coupons de dégustation e s t à 10$.Informations: 514-722-9640.Jacques Benoit La Presse 3 juin 2000 Page D18 manquante "]
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