La presse, 9 juin 2000, Cahier A
[" 5LP0102A0609 A1 VENDREDI 5LP0101A1 09 ZALLCALL 67 01:58:25 06/09/00 B 1 3 4 6 R MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 P 116e ANNÉE, NO 227, 64 PAGES, 4 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Le toit du Stade sera chauffé en permanence DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC De solution temporaire pour éviter les accumulations de neige l'hiver dernier, le chauffage du toit du Stade olympique deviendra permanent.Mais avec une toile fort mal en point, le toit du Stade présente « d'importants problèmes de construction et de conception auxquels il faudra trouver des réponses », a déclaré hier le ministre responsable de la Régie des installations olympiques, André Boisclair.Dans un entretien accordé à La Presse, M.Boisclair a souligné qu'à long terme, « le chauffage du toit fera partie de la solution, mais ne sera pas l'unique réponse à un problème de construction et de conception admis par tous ».Il refuse toutefois de confirmer explicitement que le chauffage du toit sera permanent.Dans les coulisses, on explique que le gouvernement n'a pas l'intention de se contenter de faire fondre la neige qui s'accumule à l'aide de câbles chauffants comme panacée pour un toit mal conçu dès le départ.La décision de chauffer le toit relève du gouvernement, non du constructeur.D'ailleurs, cette simple opération de chauffage entraîne des coûts importants qui n'étaient pas prévus dans le contrat clés en main signé avec Birdair pour un toit fixe au coût de 37 millions.Des sources fiables soulignent que la médiation entre la RIO et Birdair, gérée par une firme spécialisée, Huis Clos, est sur le point de produire une entente à l'amiable.Mais M.Boisclair est prudent: « On est dans une période intense », se contente-t-il de dire.« Birdair doit se rappeler que la voie des tribunaux est encore possible pour le gouvernement, mais ce serait extrêmement coûteux pour les parties, cela prendrait des années.Birdair n'a pas intérêt à se faire traîner en cour pendant des années, sachant que légalement, les assises du gouvernement sont très solides », a prévenu M.Boisclair.Voir LE TOIT en A2 PHOTO AP Les Stars de Dallas ont vraiment tout donné hier soir pour échapper à l'élimination, et y sont finalement parvenus, en troisième période de prolongation, en l'emportant sur les Devils du New Jersey par la marque de 1 à 0, grâce à un but de Mike Modano.Le gardien des Devils, Martin Brodeur, qui avait très hâte d'en finir avec les séries éliminatoires, devra donc attendre encore un peu.Nos informations dans le cahier Sports Pour les jeunes Coûts des médicaments: Marois était au courant fumeurs Deux importants fabricants de tabac canadiens appuient un projet de loi du Sénat qui les obligerait à contribuer à un fonds pour la prévention du tabagisme juvénile.Cette taxe permettrait de recueillir 360 millions par année et servirait à créer un fonds pour réduire le nombre de jeunes fumeurs.Des documents d'Imperial Tobacco ont laissé entendre que ses publicités ciblaient les jeunes.Nos informations en page B1 DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC La ministre de la Santé, Pauline Marois, sait depuis des mois qu'un problème existe relativement au paiement par des patients cancéreux de médicaments coûteux qui, normalement, devraient être fournis par les hôpitaux.Il y a déjà plusieurs mois, la Régie de l'assurance-maladie du Québec a transmis au ministère de la Santé un rapport d'enquête sur l'Aredia, un médicament contre la douleur destiné aux patients atteint du cancer des os.Devant l'ampleur des coûts \u2014 une prescription mensuelle d'Aredia coûte 500 $ \u2014 les hôpitaux partout au Québec ont subitement demandé à leurs patients d'aller acheter le médicament en pharmacie pour venir par la suite se le faire administrer à l'hôpital ou au CLSC.Selon les informations obtenues par La Presse, le rapport de la Direction des enquêtes de la RAMQ constate que le régime public d'assurance- médicaments a versé trois millions en remboursement pour ce qui aurait dû normalement être assumé par les budgets de pharmacie des hôpitaux.Pour les assureurs privés, le rapport de la RAMQ évalue que la facture est de deux à trois millions, a-t-on appris.« Vous voyez le prix des médicaments monter en flèche, c'est en bonne partie parce que les hôpitaux refilent les factures à la RAMQ », explique- t-on.Pour l'Aredia, la situation est généralisée au Québec, à l'exception, curieusement, de la région de la Vieille Capitale.Ce constat ajoutera de l'eau au moulin de l'opposition libérale.Depuis plusieurs jours, la députée Nicole Loiselle soutenait que des patientes étaient forcées de payer des factures importantes \u2014 remboursées en partie par les assurances publiques ou privées \u2014 pour obtenir des médicaments coûteux que ne voulaient pas payer les hôpitaux.Après plusieurs jours de controverse, Mme Marois avait soutenu que le système de santé « n'était pas parfait », mais que lorsque le médicament était prescrit dans l'hôpital, « qu'il soit sur une liste générale ou d'exception, il ( était ) payé par l'hôpital ».À la RAMQ, on n'a pas entrepris d'enquête sur les révélations plus récentes touchant le Taxotère ou l'Eprex, des médicaments pour les victimes du cancer du sein.Voir COÛTS en A2 Rubriques Arts et spectacles A18 à A24 - télévision A19 Bandes dessinées B9 Bridge C11 Cyberpresse A14 Décès C11 Feuilleton B10 Économie C1 à C11 Êtes-vous observateur?.B8 Horoscope C10 Loteries A2 et A8 Monde B5 à B7 Mots croisés B11 et S10 Mot mystère B10 Petites annonces B8 - immobilier B8 et B9 - marchandises B9 et B10 - emplois B10 et B11 - automobile B11, C10 - affaires C2 Politique B4 et B5 MÉTÉO Ciel variable Max.19, min.11 cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net STCUM: Québec évoque la possibilité d'une loi Des peines plus lourdes pour invasion de domicile GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Les Canadiens qui sont victimes d'erreurs judiciaires auront prochainement davantage de moyens pour obtenir réparation alors que les criminels reconnus coupables d'avoir envahi un domicile en utilisant la violence contre ses occupants recevront des peines plus lourdes.En déposant hier un projet de loi omnibus qui apporte plusieurs modifications au Code criminel, la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, a répondu aux pressions de plusieurs ministres provinciaux de la Justice qui ont constaté ces dernières années un accroissement de ces invasions de domiciles.Ce sont souvent les personnes âgées qui sont victimes de cette forme « pernicieuse » de violence, comme l'a qualifiée hier la ministre de la Justice et procureure générale du Canada.Voir DES PEINES en A2 DENIS LESSARD et MARIE-CLAUDE GIRARD Québec pourrait avoir recours à une loi spéciale si une entente ne peut être conclue entre le Conseil des services essentiels et les employés d'entretien de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal, qui menacent de débrayer durant la fin de semaine du Grand Prix du Canada.Sans brandir formellement la menace d'une loi spéciale, la ministre du Travail, Diane Lemieux, a prévenu hier que ce recours était toujours disponible si nécessaire.Pour la ministre, les négociations en cours sont cruciales.Mais « le législateur sera toujours là », a-telle indiqué.Au moment de mettre sous presse, la STCUM et le syndicat affilié à la CSN participaient toujours à une ultime séance de conciliation en compagnie du conciliateur du ministère du Travail.Voir STCUM en A2 30 ANS DE SERVICES PROFESSIONNELS ET DÕEXCELLENCE ! (514) 336-4444 5LP0201A0609 A2 VENDREDI 5LP0201A1 09 ZALLCALL 67 01:56:31 06/09/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Suite de la une Le toit du Stade sera chauffé en permanence Coûts des médicaments: Marois était au courant COÛTS / Suite de la page A1 Au cabinet de la ministre Marois, on explique que l'Aredia fait partie de deux listes de médicaments.Administré à l'hôpital, il doit être payé par l'établissement.Mais comme on retrouve l'Aredia sur la liste « générale », on peut demander au patient de se le procurer en pharmacie, de payer la facture contre remboursement d'assurance, pour se le faire administrer dans un CLSC.Récemment, il y a moins de deux mois, la RAMQ a transmis une lettre au ministère lui demandant de faire quelque chose rapidement dans le cas de l'Aredia.Le ministère a formé un comité au début de l'année pour clarifier toutes ces « zones grises », mais on attend toujours ses conclusions.D'autre part, le ministère devrait normalement appliquer pour l'Aredia une directive datant de quelques années, disant que tout médicament qui prend plus de deux heures à administrer doit nécessiter une « admission à l'hôpital », ce qui force automatiquement l'établissement à payer la facture.La transfusion du soluté d'Aredia prend quatre heures et doit impérativement être faite et surveillée par une infirmière.Jointe par La Presse hier soir, la directrice générale de l'Association des pharmaciens en établissement de santé, Manon Lambert, a souligné que son groupe avait spécifiquement soulevé le problème de l'Aredia devant la commission parlementaire qui s'était penchée en février sur le régime d'assurance-médicaments.« Il y a quelque chose d'injuste.Le patient qui le reçoit en hôpital n'a rien à payer, mais l'autre doit d'abord débourser le prix de la prescription, s'il a un assureur privé, puis doit payer la franchise et la coassurance, quel que soit son régime », observe Mme Lambert.Les cliniques d'oncologie débordent et les hôpitaux ont passé ces longues opérations aux CLCS, explique-telle.Ces manoeuvres servent aux hôpitaux pour réduire leurs dépenses, conséquence des pressions budgétaires des dernières années.À l'Assemblée nationale hier, le chef libéral Jean Charest est revenu à la charge sur le projet de loi 107, qui forcera les hôpitaux à présenter des budgets équilibrés.Les hôpitaux protestent, soutenant que cela débouchera sur des réductions de services.Avec cette loi, « on deviendra le seul endroit au monde où il deviendra illégal de soigner des gens malades », a lancé M.Charest, qualifiant « d'absurde et démentielle » la contrainte que veut imposer Québec aux directeurs d'hôpitaux.Pour la ministre Marois, les bases budgétaires des hôpitaux pourront à nouveau être évaluées à la hausse, mais pas avant l'an prochain.LE TOIT / Suite de la page A1 Celui-ci rappelle que cette médiation a commencé le 22 janvier, mais que, pour la durée des discussions, Québec a obtenu que soit prolongé le délai où il peut décider de garder le cautionnement de 18 millions, une disposition prévue au cas où le gouvernement serait insatisfait des travaux.La fermeture de l'espace d'exposition du Stade au printemps 1999 avait coûté cinq millions à la RIO, la moitié en perte de revenus liés aux salons annulés, l'autre en réparations.D'autres poursuites et réclamations s'ajoutent, portant le tot gouvernement à l'endroit de Birdair à 10 millions.Quant à la toile du toit du Stade, il semblerait qu'elle soit beaucoup plus mal en point qu'on ne l'a dit publiquement, a appris La Presse.On ne sait pas si le changement de la toile est incontournable, mais la toile qui s'était déchirée en janvier 1999 est passablement « fissurée », a-t-on appris.Le ministre Boisclair a soutenu hier que ses conseillers n'avaient pas « à sa connaissance » recommandé le changement de la toile qui, à peine installée, s'était déchirée sous le poids de la neige.Le ministre se contente de dire que l'état de la toile est bien connu des responsables de la Régie des installations olympiques.STCUM: Québec évoque la possibilité d'une loi STCUM / Suite de la page A1 Le Conseil des services essentiels a convoqué les parties aujourd'hui.À défaut d'une entente sur les services essentiels, la police de la CUM et Urgences Santé seront entendus en audiences publique du Conseil, probablement lundi.La fin de semaine, le transport en commun n'est pas considéré comme un service essentiel, mais le Conseil pourrait s'ajuster compte tenu que la sécurité du public pourrait être compromise par un arrêt de travail en raison de la tenue du Grand Prix.Des dizaines de milliers de personnes emprunteront le métro pour se rendre à l'île Notre-Dame pour assister à la course et la grève pourrait paralyser complètement le service de métro.Si le débrayage a lieu du 16 au 18 juin, ce sera la première grève légale du syndicat du transport, selon la porte-parole de la STCUM, Odile Paradis.« On ne s'est jamais entendu avec le secteur de l'entretien sur une liste de services essentiels.Ce n'est pas la première fois que le Grand Prix est menacé par une grève du transport en commun.Le 13 juin 1982, jour de la course, les chauffeurs d'autobus et conducteurs de métro n'avaient pas travaillé du tout.Jusqu'au 17 juin, ils avaient joué avec la patience des Montréalais en faisant alterner le service de métro et d'autobus.La dernière grève des employés de l'entretien remonte à 1983.Elle s'était terminée par une loi spéciale entraînant la mise en tutelle du Syndicat de l'entretien.Du côté du Grand Prix, on refuse de commenter le conflit ou d'indiquer si une solution de rechange a été prévue.Réunis le 28 mai, 800 des 2000 employés d'entretien de la STCUM ont voté à 98 % en faveur d'une grève pendant le week-end du Grand Prix.Des peines plus lourdes pour invasion de domicile DES PEINES / Suite de la page A1 Le traumatisme physique et psychologique de ces infractions est parfois d'une extrême gravité, laissant des séquelles souvent indélébiles chez les victimes.« Il y a un degré malsain de plaisir pour certains, a déclaré Mme Mc Lellan, dans le fait d'infliger de la douleur et de la souffrance à autrui dans ces circonstances.C'est ce qui distingue d'ailleurs la notion d'invasion de domicile de celle d'un simple vol à main armée.» La modification proposée par Anne Mc Lellan obligera les juges à considérer l'invasion de domicile comme un facteur aggravant au moment de la détermination de la peine.Dans la loi actuelle, l'invasion de domicile n'est pas un crime en soi; elle est assimilée à la notion de vol.« Si vous regardez le Code criminel actuel sur les questions de vols, de vols à main armée et de vols avec effraction, a expliqué la ministre, la peine maximale est la prison à vie.Ce que nous faisons, c'est isoler une des variantes particulières de ces trois crimes et nous ordonnons spécifiquement aux juges de considérer l'invasion de domicile comme un facteur aggravant.» L'opposition aurait voulu faire de l'invasion de domicile une catégorie de crime à part, ce qu'a rejeté Mme Mc Lellan.De plus, la nouvelle loi fera passer de cinq à dix ans la peine maximale pour le harcèlement criminel, ce crime qui consiste à menacer, terroriser, persécuter et poursuivre une personne de diverses manières au point de lui rendre la vie impossible.Quant aux victimes d'erreurs judiciaires, la ministre de la Justice propose une modification de l'article 690 du Code qui permet actuellement aux personnes qui croient avoir été injustement déclarées coupables d'une infraction criminelle de demander au ministre de la Justice d'examiner leur dossier.Ottawa souhaite ainsi éviter que ne se reproduisent des condamnations erronées comme celles de Donald Marshall, Guy-Paul Morin ou David Milgaard.La nouvelle loi prévoit des pouvoirs accrus dans ce domaine pour le ministre de la Justice, la nomination d'un conseiller spécial, extérieur au ministère, qui aura pour tâche d'éclairer le ministre dans la gestion des demandes d'examen des erreurs judiciaires.Le ministère nommera également des enquêteurs qui aideront les avocats à examiner les dossiers.Un site Web sera enfin créé où les personnes se disant lésées trouveront les renseignements sur l'ensemble du processus.Mme Mc Lellan ne s'attend pas à une recrudescence des demandes à ce chapitre.« Je souhaite, a-t-elle dit, que les demandes soient traitées dans un délai déraisonnable.On reçoit actuellement 70 demandes par année.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 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de demain, révèle que citadins et banlieusards partagent plus de valeurs et de comportements qu'on ne le croit.Qu'en réalité, nous sommes peut-être tous des Montréalais.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, a-t-on opté pour la meilleure solution en décidant de chauffer en permanence le toit du Stade olympique?Le groupe Microsoft a-t-il des chances d'éviter son démantèlement en appel?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 52 % Non: 48 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h; à Montréal: Place Bonaventure, 900, rue de la Gauchetière Ouest, de 11 h à 18 h.Objectif: 100 donneurs; à Montréal: centre Le Manoir, 5319, avenue Notre-Dame-de-Grâces, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Vaudreuil-Dorion: Opti-Centre Saint- Jean-Baptiste, 145, rue Harwood, de 14 h 30 à 20 h.Objectif: 150 donneurs; à Saint-Jacques-le-Mineur: église Saint- Jacques-Le-Mineur, 121, rue Renaud, de 14 h à 20 h.Objectif: 90 donneurs; à Marieville: église Saint-Nom-de-Marie, 603, rue Claude-de-Ramesay, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 135 donneurs; à Saint-Pie: école Bon Séjour, 136, La Présentation, de 15 h à 20 h. 5LP0301A0609 A-3 VENDREDI g n ral 5LP0301A0609 ZALLCALL 67 01:55:33 06/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 A 3 Le vote sur la réforme Harel démarre en lion dans les villes de la couronne Nord ÉRIC TROTTIER Plus de 330 000 résidants de 27 municipalités de la couronne Nord de Montréal peuvent se prononcer depuis hier et jusqu'à lundi soir sur la réforme municipale de la ministre Louise Harel, qui veut intégrer leurs municipalités à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).La première journée de ces référendums municipaux aura permis à près de 15 000 électeurs de s'exprimer, a indiqué hier soir le maire de Rosemère, Yvan Deschênes.« Plus de 5 % des électeurs se sont prononcés durant les quatre premières heures, alors qu'ils ont cinq jours pour voter, a dit le maire.Pour moi, c'est le signe que ce référendum sera un succès exceptionnel, que la population a entendu notre message et compte bien profiter de cette opportunité pour dire clairement ce qu'elle pense de la réforme Harel.» Vivement opposés à cette réforme qui se traduira par le partage de certains coûts « métropolitains » qui étaient jusqu'à maintenant uniquement assumés par Montréal, les maires de la couronne Nord ont pu voir, dans certains cas, des dizaines d'électeurs se bousculer aux portes des bureaux de scrutin hier midi.Par exemple, à Boisbriand, une cinquantaine de personnes faisaient la queue pour voter.« Si la tendance se maintient, on atteindra un pourcentage de vote de 30 % d'ici lundi ; c'est très bien », a dit le maire Robert Poirier.Même scénario à Terrebonne, où, selon le maire, Jean-Marc Robitaille, plus de 5 % des électeurs se sont exprimés entre midi et 13 h.« C'est bien au-delà de nos espérances, a-t-il dit, bien qu'on se doutait que les gens viendraient en grand nombre.Depuis des semaines, on reçoit sans cesse des appels de citoyens choqués par la réforme ; on a même eu des gens de Laval qui nous ont appelés pour nous demander s'ils pouvaient venir voter chez nous.» Le maire de La Plaine, Daniel Bélec, en a rajouté : « Ça ne dérougit pas, a-t-il déclaré.Les gens ont enfin l'occasion de s'exprimer et ils ne veulent pas rater cette occasion.Dans le fief du leader des maires de la couronne Nord, Yvan Deschênes, près de 700 personnes avaient voté en fin d'après-midi.« On sent que les gens veulent à tout prix voter, a-t-il dit.Les citoyens en ont assez de toutes ces réformes imposées par les gouvernements.» L'essentiel de la campagne référendaire, qui a coûté entre 500 000 $ et un million aux municipalités, selon M.Deschênes, a porté sur la hausse de taxes que subiront les résidants de ces villes de banlieues lorsque la CMM aura été mise en place, en janvier prochain.Personne ne s'entend sur la hausse de taxes qui accompagnera la réforme.Hier, Mme Harel a soutenu que les contribuables de la couronne Nord subiraient une hausse équivalant à environ 20 cents par semaine par propriété évaluée à 100 000 $.Mettant en doute de telles affirmations, M.Deschênes s'en est plutôt remis à l'étude divulguée à Saint-Bruno.« Les gens ne sont pas dupes au point de croire qu'il n'y aura pas de hausse de taxes », a dit le maire sur un ton railleur.Pour le reste, Mme Harel a continué à affirmer que ces référendums, non reconnus par Québec, ne changeront rien à la décision du gouvernement d'adopter son projet de loi mercredi prochain.« La ministre a beau dire qu'elle n'en tiendra pas compte, a rétorqué le maire Bélec, si on a un pourcentage élevé d'électeurs et si le NON l'emporte par une bonne marge, Mme Harel devra nécessairement en tenir compte.» Onze autres municipalités de la région de Vaudreuil-Soulanges, dont Hudson et Saint-Lazare, doivent tenir également, ce week-end, des référendums sur la réforme Harel.Plusieurs municipalités organisent des activités tout au long de la fin de semaine afin de rappeler aux électeurs de se présenter aux urnes.Les bureaux de scrutin seront ouverts de midi à 21 h, aujourd'hui, et de 10 h à 19 h samedi, dimanche et lundi.La question posée aux citoyens La ministre des Affaires municipales du Québec et de la Métropole, Louise Harel, propose de regrouper les municipalités de l'île de Montréal, de Laval, de la couronne Sud et de la couronne Nord afin de former la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).En conséquence, tous les contribuables auront à payer un supplément à leur compte de taxes annuel.Êtes-vous d'accord avec le projet de la ministre Harel qui force les villes à faire partie de la communauté métropolitaine de Montréal ?PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Le maire de Rosemère et porteétendard des opposants au projet Harel, Yvan Deschênes, a été l'un des premiers à voter hier.Le OUI a au moins deux partisans ÉRIC TROTTIER Personne n'en doute dans la couronne Nord : le clan du NON va remporter ce week-end haut la main cette série de référendums sur la réforme Harel.Il faut dire, toutefois, qu'il n'y a pas d'adversaire dans le ring.Pas de clan du OUI pour répondre aux arguments tenus par les 27 maires de la région.Pas de budget publicitaire pour contrer les énormes affiches du NON installées un peu partout depuis deux semaines.Mais il y a André Campagna et Gérard Charbonneau.Les deux hommes résident à Sainte-Thérèse depuis plus de 30 ans.Le premier est directeur du cégep Gérald-Godin dans l'ouest de l'île de Montréal ; le second est un professeur de littérature retraité.Leur point commun : contrairement à la majorité de leurs concitoyens de la banlieue, ils sont en faveur de la réforme Harel.« Tous les maires n'ont qu'un seul message et ne parlent plus que de l'augmentation de taxes qui accompagnera la réforme, explique M.Campagna.Moi, il m'apparaît évident que si on souhaite que Montréal se positionne face au marché mondial, qu'elle doit se renforcer.Or, tout le monde profitera d'un renforcement de Montréal.Je suis persuadé, par exemple, que Mirabel ne serait pas devenu un éléphant blanc si Montréal s'était davantage développé au cours des dernières décennies.Dans ce contexte, je trouve inacceptable qu'on s'oppose à la réforme et à l'implantation de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sur la seule base d'une augmentation des taxes.» De son côté, M.Charbonneau estime que les maires de la couronne Nord tiennent un double discours sur Montréal qui relève, selon lui, de l'hypocrisie pure.« Le maire de Boisbriand fait tout pour promouvoir un projet de mégacentre commercial chez lui, mais d'où pensezvous que les clients de ce centre vont provenir ?De Montréal évidemment ! Ce ne sont certes pas les résidants de Boisbriand qui peuvent faire vivre un mégacentre commercial.» Autre exemple : « Si vous roulez le long de l'autoroute 15, vous allez remarquer des affiches publicitaires invitant les gens à venir vivre à Sainte-Thérèse qui n'est, dit l'annonce, qu'à \u2018\u201820 minutes de Montréal''.Comment peuvent-ils écrire des choses comme ça et ensuite affirmer qu'ils ne font pas partie de Montréal ?» Oui, mais les taxes ?« Les taxes ?Elles pourraient tout aussi bien descendre, puisque les villes, avec la CMM, auront moins de responsabilités, donc moins de dépenses, répond M.Campagna.En outre, je pense qu'il serait temps que les municipalités fassent des compressions comme l'ont fait les gouvernements ces dernières années.» Quant à Gérard Charbonneau, il estime qu'une hausse de taxes servant à payer les équipement métropolitains (Biodôme, Jardin botanique, etc.) serait tout simplement méritée.« Je suis souvent allé au Biodôme avec mes enfants ; je ne vois pas pourquoi seule Montréal paierait pour ça.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Plus de 330 000 résidants de 27 municipalités de la couronne Nord de Montréal peuvent se prononcer depuis hier et jusqu'à lundi soir sur la réforme municipale de la ministre Louise Harel.À Lachenaie comme dans les autres, le camp du NON prend toute la place.Des hausses de taxes de 15 à 24 %, selon une étude commanditée par Saint-Bruno PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © André Campagna, de Sainte- Thérèse, est un partisan avoué de la réforme Harel.MARTHA GAGNON La réforme municipale entraînera des hausses de taxes de 15 à 24 % dans neuf municipalités de la Vallée-du-Richelieu, dont Saint-Bruno où le compte pourrait grimper en moyenne de 400 $.C'est ce que soutient une étude réalisée par Danielle Pilette, spécialiste de l'organisation municipale et enseignante à l'Université du Québec à Montréal, dont les résultats ont été dévoilés hier.Selon elle, les impacts financiers seront très importants pour ces municipalités qui doivent faire partie de la future Communauté métropolitaine de Montréal.« On ne peut banaliser les changements proposés, dit-elle.Les enjeux de cette réforme sont considérables et devraient faire l'objet d'un débat de société.Le projet de loi actuel n'est pas rassembleur.C'est une centralisation qui ne pourra s'opérationnaliser sans engendrer ses propres effets pervers.» Dans le cas de Saint-Bruno, qui a commandé l'étude au coût de 15 000 $, l'augmentation de taxes prévisible est de 20 %.Avec la réforme Harel, la Ville, qui compte plus de 23 000 habitants, devra débourser 4,4 millions, soit quatre fois plus que la facture actuellement imposée par le gouvernement pour le déficit zéro.« Ces résultats sont à la fois éloquents, convaincants et inquiétants », estime le maire, Marcel Dulude.À son avis, Saint-Bruno devrait être exclue de la future communauté métropolitaine, ce que recommande l'étude.« Il n'y a aucun avantage à l'intégration qui signifie la perte du contrôle de notre destinée et des coûts élevés », ajoute-t-il.Le maire entend consulter la population et réaliser un sondage pour « avoir l'heure juste ».Selon lui, les autres municipalités de la Vallée-du-Richelieu devraient également emboîter le pas.« Nous sommes dans le même bateau, souligne-t-il.Seule, Saint-Bruno ne peut aller bien loin dans sa démarche.» Il espère que les municipalités s'entendront pour adopter une position commune.La réforme touche neuf municipalités sur les 14 de la MRC de la Vallée-du-Richelieu.D'après Mme Pilette, les mesures de transition ne feront que retarder l'impact de la réforme.« Elles ne l'élimineront pas, précise-t-elle.À plus ou moins court terme, les citoyens devront payer plus.Même si le gouvernement prétend que la ristourne de 75 millions sur la facture de 356 millions atténuera l'impact, il n'en reste pas moins que les villes recevront minimalement une facture de l'ordre décrite dans l'étude.» La quote-part de Saint-Bruno à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sera de plus d'un pour cent (si elle est calculée au prorata de la richesse foncière).« Cela représente peu pour la CMM, mais c'est une part importante du budget de la ville », précise Mme Pilette. 5LP0401A0609 a4 vendredi 5LP0401A0609 ZALLCALL 67 01:55:55 06/09/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 La géométrie de la route comme cause de l'accident Un expert témoigne au procès du policier Saint-Germain CHRISTIANE DESJARDINS La courbe que Marc Saint-Germain a ratée dans la nuit du 27 octobre 1994 est un « site très inhabituel, propice aux accidents.La géométrie de la route est une des causes de l'accident », a dit hier Michel Gou, un expert en reconstitution de scènes de collision.M.Gou, professeur à Polytechnique et spécialiste en sécurité routière, a témoigné pendant une bonne partie de la journée à titre d'expert pour la défense au procès de Saint-Germain.Celui-ci est accusé de négligence criminelle, conduite avec facultés affaiblies et conduite dangereuse ayant causé la mort de quatre collègues.D'après M.Gou, la portion de route où est survenu l'accident a été identifiée comme l'un des 24 lieux dangereux en Mauricie, selon une étude du ministère des Transports réalisée en 1989.Cette étude relevait qu'entre 1983 et 1985, il s'y était produit 40 accidents.« Cet endroit ne permet pas vraiment d'erreur de reconnaissance », a-t-il souligné.Selon lui, les nombreuses traces de freinage laissées par des voitures autres que celle de Saint- Germain témoignent que les conducteurs ne s'attendent pas à cette configuration particulière de la route.Par ailleurs, M.Gou estime que la vitesse à laquelle circulait la voiture de Saint-Germain quand il a raté la courbe est moindre que celle avancée par Michel Hotte, l'expert de la Couronne.Ce dernier avait évalué la vitesse minimale à 118 km/h, alors que M.Gou l'évalue à 97 km/h.Pour y arriver, il tient compte notamment des trois surfaces sur lesquelles a freiné la voiture de Saint-Germain : deux en asphalte, et une autre en gazon.Il calcule que le gazon était mouillé par la rosée à 2h30 du matin, alors que M.Hotte avait calculé avec une herbe sèche.Contre-interrogé par la Couronne, M.Gou a toutefois admis qu'il n'a jamais examiné les lieux de l'accident pour faire ses propres évaluations.Il s'est servi des données de M.Hotte, expert en reconstitution de scènes de collisions à la SQ, et a fait ses calculs à partir des photos de la scène de l'accident.Le procès se poursuit lundi, avec le témoignage de Marc Saint-Germain.Une nouvelle escouade prend son envol La GRC veut contrer le crime dans les aéroports PHOTO ALAIN ROBERGE La Presse À vélo avec Jeunesse au Soleil ! Saviez-vous que l'organisme Jeunesse au Soleil distribue des bicyclettes et des casques à des jeunes ayant fait des actions méritoires ?Alexandre Dupuis, 15 ans, exhibe ici le vélo qu'il a reçu pour avoir accompagné un ami paralysé dans ses activités sportives.MARCEL LAROCHE Depuis la création, en janvier dernier, de sa nouvelle Section des enquêtes fédérales aéroportuaires (SEFA), la GRC a réalisé aux aéroports de Dorval et Mirabel 40 saisies de stupéfiants d'une valeur estimée à près de 100 millions de dollars.La création de cette nouvelle escouade est une initiative du gouvernement canadien pour contrer les activités du crime organisé dans les aéroports internationaux de Vancouver, Toronto, Mirabel et Dorval.La SEFA regroupe 40 policiers fédéraux spécialisés dans des domaines diversifiés dont les stupéfiants, l'immigration, le blanchiment d'argent, les douanes, les droits d'auteur, la filature et la corruption.Les enquêteurs du SEFA, qui travaillent en étroite collaboration avec l'Agence des douanes et du revenu du Canada, les autorités aéroportuaires canadiennes et étrangères et les corps policiers, ont leurs bureaux dans un immeuble adjacent à l'aéroport de Dorval.Lors de l'inauguration officielle, hier, de ce nouveau service d'enquêtes, le policier Jean-Yves Ducharme, de la GRC, a indiqué que la mission première de la SEFA est de s'attaquer au crime organisé avec ses principaux partenaires aéroportuaires.La GRC estime de façon prudente que le trafic de stupéfiants rapporte annuellement au crime organisé de 1,4 à 4 milliards de dollars dans les trois provinces les plus peuplées du Canada, soit la Colombie-Britannique, l'Ontario et le Québec.Des statistiques de la GRC évaluent qu'entre 5 et 17 milliards de dollars sont blanchis au Canada chaque année, alors que la contrebande de cigarettes, d'alcool et de bijoux coûte en pertes de recettes fiscales environ 1,5 milliard.Toutes ces activités illicites sont l'oeuvre de groupes traditionnels associés au crime organisé qui se servent allègrement des aéroports internationaux de Montréal comme porte d'entrée de leur commerce fort lucratif.Parmi les 40 saisies de stupéfiants effectuées depuis janvier par la SEFA, une en provenance d'Haïti totalisait à elle seule 224 kilos de cocaïne, tandis qu'une autre de 905 kilos de cette même drogue, en provenance de la Jamaïque, valait 23 millions de dollars.Les agents fédéraux ont aussi effectué trois saisies d'ecstasy, dont 45 kilos importés de Belgique d'une valeur d'environ 5,5 millions.Le bilan de la GRC fait également état de cinq saisies de marijuana, dont l'une en provenance de Tanzanie d'une valeur d'environ 178 000 $, et d'une quinzaine de saisies de stéroïdes valant 16 000 $.Dans deux dossiers, les accusés ont été reconnus coupables et condamnés à deux mois de prison et à des amendes de 2000 $, tandis que les autres causes sont toujours devant les tribunaux.L'enquête sur Guylaine Potvin se poursuit La Sûreté municipale de Jonquière a révélé, hier, que les premiers éléments de l'enquête sur le meurtre de Guylaine Potvin ont permis d'écarter plusieurs suspects, dont l'ex-ami de la victime, Francis Bérubé.La police a aussi confirmé que la jeune femme a été agressée sexuellement et que son décès a été causé par strangulation.Elle a été retrouvée sans vie dans son appartement de Jonquière, le 27 avril dernier.Les premiers résultats d'ADN ont confirmé aux enquêteurs qu'une seule personne, de sexe masculin, correspond aux différents prélèvements faits sur la scène du crime.L'identité du meurtrier est toujours inconnue pour le moment.Les policiers croient cependant en apprendre plus quand ils auront reçu les résultats d'autres tests soumis au laboratoire de médecine légale de Parthenais. 5LP0501A0609 a5 vendredi 5LP0501A0609 ZALLCALL 67 01:57:53 06/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 A 5 On a failli faire tchou-tchou Comme on ne voulait pas faire trop de peine aux centaines de personnes qui poireautaient dans leur auto, on s'est faufilé doucement sur nos rails, le long d'un train de marchandises.Ça nous a tenté de faire un petit tchoutchou de rien, mais on s'est retenu.On a fait semblant de ne pas vous voir.Sauf qu'à un moment donné, c'était plus fort qu'elles, deux dames du deuxième wagon se sont étirées le cou pour contempler le désastre, aux abords du pont.Elles ont souri en se regardant tandis que le train filait, pépère, vers la gare.Elles se trouvaient très rusées, dans le deuxième wagon de notre train de banlieue, les dames.Si c'est pas dommage, tous ces moteurs qui tournent à vide, sur la route 132 transformée en grand parking pas incitatif pour deux sous.Vont finir par faire fondre la calotte glacière ! Il n'y a pas à dire, le train de banlieue, ça vous gonfle d'un sentiment écologique spontané.Je suis monté à la gare de Saint-Lambert.Ce n'était pas plein, mais les sièges étaient occupés entre les deux tiers et les trois quarts.Les gens étaient montés à Mc Masterville à 7h et Saint-Bruno à 7h15.Il est maintenant 7h26.Le train se met à tanguer doucement en avançant vers le pont Victoria.Tanguer ?Même pas : un léger bercement qui achève d'endormir mon voisin, un grand Asiatique en complet dans un imper gris d'homme d'affaires.Le premier jour, paraît-il, les gens se sont mis à applaudir en croisant le premier embouteillage.Ce triomphalisme juvénile a fait place à une joie un rien perverse, tout intérieure.Il y en a qui ont même déjà retrouvé une tête de métro.Pourtant, la première fois, c'est comme un voyage.On prend le temps de regarder l'eau étale du Saint-Laurent, les gradins dans l'île Notre-Dame, le centreville qui nous appelle.Tiens, on voit même l'hôtel de ville.En arrivant à Montréal, on grimpe jusqu'à la Place Bonaventure.On sort à la Gare centrale.Il est 7h39, 7h40.En sortant, je gagne la rue de la Gauchetière.À ce niveau, en traversant la rue University avec mon café, j'aperçois la file de voitures qui s'allonge presque à l'infini, en provenance de l'autoroute Bonaventure.« Le parking est 218 $ par mois dans notre immeuble », me dit Guy, un avocat de Saint- Lambert qui pratique dans le centre-ville.Il est vendu au train de banlieue.« En essence, je dois dépenser une trentaine de dollars seulement pour me rendre au bureau.Et dans quel état ! Je reste à côté du pont Victoria et ça peut me prendre 25 minutes pour me rendre sur le tablier.Quand tu sais que le trajet total peut se faire en 10 minutes et que tu en passes 45, tu vires fou ! « Depuis que je prends le train, j'arrive au bureau en sifflotant.En repartant, je passe chercher un pain chez Première Moisson, aux Halles de la gare, et j'embarque.Je lis le journal.Et je suis là en 15 minutes.» n n n En ce moment, il n'y a qu'un train le matin de la Rive-Sud et il ne compte que six wagons pouvant accueillir chacun 92 personnes assises et une cinquantaine debout.Il y en a deux l'après-midi.On compte ajouter des wagons et faire démarrer cinq trains aller- retour d'ici la fin de 2001.On ajoutera les gares de Saint-Hilaire et Le Moyne ; puis Longueuil et Saint-Basile.Les trains de banlieue sont jusqu'ici un succès de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), un organisme provincial financé par une taxe sur l'essence, des droits d'immatriculation, certaines municipalités et des subventions ponctuelles.Les trains sont loin de s'autofinancer.Celui qui se rend à Blainville se finance à 49 %.Mais son achalandage augmente sans cesse depuis 1997.On évalue à 7615 le nombre de déplacements, ce qui comprend les allers et les retours.Deux autres lignes, celle de Deux- Montagnes et celle de Dorion-Rigaud, sont aussi en croissance.D'après l'AMT, le train de la Rive-Sud démarre très bien avec 350 personnes par jour ; après deux semaines, celui de Blainville n'en accueillait que 200.Les objectifs pour le moment sont donc atteints.Le coût du passage ?Entre 5,50 $ (Mc Masterville) et 4,50 $ (Saint-Lambert) pour un seul billet ; le coût tombe entre 3,66 $ et 3 $ avec un carnet ; ou à 105,50 $ à 75 $ par mois avec une carte.Les wagons ont été achetés à Go Transit de Toronto, et rénovés pour 400 000 $ pièce (un neuf coûte 1,5 million).Québec a investi quelque 20 millions pour le projet de la Rive- Sud.Tous les trains fonctionnent au diesel, sauf ceux de la ligne de Deux-Montagnes, qui sont électriques.Qui les prend ?Des automobilistes, mais, selon les gens que j'ai rencontrés, plusieurs ex-utilisateurs de l'autobus du pont Champlain, passablement plus lent.L'AMT compte attirer 70 % d'automobilistes.Est-ce une solution universelle ?Non.Mais une soupape joliment agréable.n n n BANLIEUSARDS \u2014 Pardonnez-moi, je n'ai pas saisi le scandale.Montréal veut remodeler son processus de consultation publique en matière d'urbanisme.Le maire Pierre Bourque présente un projet mercredi.Cinq personnes sont nommées au sein d'une « commission d'urbanisme » pour consulter les Montréalais sur ledit projet.Or, quatre des cinq membres de cette commission sont, abomination suprême, des banlieusards.Le chef de l'opposition, Michel Prescott, est encore juché tout en haut des rideaux où il est grimpé : une « aberration », dit-il.Ah bon ?Et pourquoi ?Depuis quand eston malvenu d'aller chercher un point de vue extérieur ?Les vraies questions sont de savoir si ces commissaires ont été bien choisis et s'ils ont le droit de ne pas être complaisants.Mais qu'ils viennent de l'extérieur de la « municipalité » de Montréal, où est le scandale ?Tant mieux, au contraire ! Ils sont susceptibles d'ouvrir une fenêtre ou deux, ça ne fera pas trop d'air dans le grand sous-sol des débats locaux.Il y a d'excellentes raisons de critiquer le projet du maire.Si on est amateur de référendums, par exemple.Mais de grâce, pas parce que les commissaires demeurent en dehors du cercle béni de la ville ! Fascinant, tout de même, de voir à quel point l'on peut être habile à descendre en flammes l'esprit de clocher des banlieusards.et en même temps incapable de déceler ses manifestations montréalaises.Ce qu'on peut être villageois, certains matins.yboisver@lapresse.ca Le témoignage d'un auto-stoppeur corroboré au procès d'André Gagnon Presse Canadienne MONTMAGNY En fin d'après-midi, le 23 décembre 1996, un patrouilleur de la Sûreté du Québec a remis sur l'autoroute 20 un constat d'infraction pour un phare défectueux à l'automobiliste au volant du véhicule appartenant à André Gagnon.Le dépôt par admission de ce rapport de police, hier, au procès d'André Gagnon, accusé d'agressions sexuelles, d'homicide involontaire et d'avoir drogué 13 victimes alléguées, vient corroborer le témoignage entendu mercredi du jeune auto-stoppeur que Gagnon aurait fait monter à bord de sa voiture ce soir-là.Le jeune homme, qui est aujourd'hui âgé de 21 ans, a relaté que Gagnon s'était plaint d'avoir « pogné un 48 heures ».Après avoir consommé un petit gâteau au chocolat et être passé au domicile de l'accusé, qui lui a offert un jus de fruit, le jeune homme a dit avoir senti une extrême fatigue et n'avoir repris conscience que le lendemain, à l'hôpital.On a appris, hier, que le jeune homme s'était présenté vers une heure du matin au restaurant Bélair, à Montmagny.Sa démarche était lente et son teint, livide.Il a vomi, a dit la serveuse Charlotte Leblanc, assurant le tribunal qu'il ne sentait pas la boisson.« On m'a empoisonné », aurait-il dit à la serveuse, qui s'inquiétait de son état.Après avoir vainement tenté de rejoindre sa mère, dans le Bas du fleuve, le personnel de nuit a fait appel à la police, qui a mené le jeune homme confus à l'Hôtel-Dieu de Montmagny.Egyptair : l'enquête pourrait être close sans audition publique Agence France-Presse WASHINGTON Les enquêteurs américains chargés de déterminer l'origine de la catastrophe du Boeing 767 d'Egyptair, qui s'est abîmé en mer le 31 octobre dernier en tuant ses 217 occupants, pourraient clore leur enquête sans audition publique, rapportait hier le New York Times.Comme l'ont indiqué au journal des responsables américains, les enquêteurs du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), « plus que jamais certains » que l'un des pilotes a causé délibérément l'accident, veulent éviter de nuire davantage aux relations avec l'Égypte, qui maintient que l'accident a pour origine une défaillance mécanique.Le gouvernement égyptien a demandé à l'Administration fédérale de l'aviation (FAA) d'enquêter sur la queue de l'avion, estimant qu'un mauvais fonctionnement d'un des moteurs qui actionnent la gouverne de profondeur est à l'origine de l'accident.Les enquêteurs égyptiens soutiennent que les dégâts constatés sur l'un de ces moteurs retrouvé au fond de l'Atlantique montrent que celui-ci a subi une défaillance, tandis que les Américains estiment qu'il a pu être endommagé par l'impact de sa chute dans l'eau.Les enquêteurs du NTBS, pour leur part, soupçonnent l'un des copilotes d'avoir délibérément causé l'accident, les boîtes noires de l'avion n'apportant aucune preuve d'une défaillance technique.Selon la presse américaine, des propos religieux en musulman apparaissent sur l'enregistreur des conversations dans le cockpit avant le plongeon fatal, ce qui incite les enquêteurs à pencher pour un acte délibéré.En outre, selon les enquêteurs, les moteurs étaient éteints durant la chute de l'avion, tandis que les volets de la gouverne de profondeur ont été actionnés en sens opposé, ce qui laisse supposer une lutte des deux pilotes pour reprendre le contrôle de l'avion.AUR CASA GRECQUE (DEPUIS 1980) APPORTEZ VOTRE VIN GRILLADES ET FRUITS DE MER FESTIVAL DU 1295$ HOMARD à partir de Les homards sont arrivés chez Casa Grecque Venez en déguster! (Tous les jours pour un temps limité) ACCOMPAGNÉS DE NOTRE SALADE MAISON OU SALADE CÉSAR RIZ, POMMES DE TERRE MAISON, CITRON ET SAUCE À L'AIL.MAINTENANT 25 RESTAURANTS POUR MIEUX VOUS SERVIR MONTR AL Sherbrooke .(514) 842-6098 MONTR AL Cadillac (514) 899-5373 LASALLE (514) 364-0494 DOLLARD-DES-ORMEAUX (514) 626-6626 CHOMEDEY, LAVAL (450) 663-1031 SAINTE-TH RéSE (450) 979-4619 SAINT-J R ME (450) 431-7660 REPENTIGNY (450) 654-4978 BOUCHERVILLE (450) 449-2249 LONGUEUIL (450) 646-2228 BROSSARD (450) 443-0323 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU.(450) 359-4066 GRANBY (450) 777-7250 SHERBROOKE (819) 565-5000 DRUMMONDVILLE (819) 474-1222 VICTORIAVILLE (819) 751-0002 TROIS-RIVIéRES (819) 693-2421 SHAWINIGAN (819) 539-6233 QU BEC (Beauport) (418) 661-2002 QU BEC (Sainte-Foy) (418) 656-6151 QU BEC (Vanier) (418) 527-1210 CHICOUTIMI (418) 549-5499 GATINEAU (819) 246-8300 HULL (819) 595-8300 AYLMER (819) 685-0600 5LP0601A0609 a6 vendredi 5LP0601A0609 ZALLCALL 67 01:55:17 06/09/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Actualités L'EXPRESS DU MATIN Le Vieux-Port accueille les mosaïcultures internationales, du 19 juin au 9 octobre STÉPHANIE BÉRUBÉ L'art floral et la sculpture se rencontrent dans les mosaïcultures, ces immenses arrangements de fleurs et de plantes.Cet été, il y en aura une centaine à Montréal, dans le Vieux-Port, pour la présentation des Mosaïcultures International Montréal 2000 (MIM), le plus grand événement horticole en ville depuis les Floralies de 1980.Si le nom mosaïculture est assez inusité, il ne date pas de la dernière pluie.On l'aurait utilisé pour la première fois au milieu du XIXe siècle, lors d'une exposition de gigantesques sculptures de fleurs inspirées des jardins de la Renaissance.Le nom est resté.Les mosaïcultures sont pratiquement toutes construites de la même façon : une structure d'acier remplie de tourbe et de mousse sur laquelle on installe des plants vivants.Les MIM 2000 font partie du programme fédéral des projets du millénaire ; il s'agit même du plus gros projet qui sera réalisé dans tout l'est du Canada.L'événement coûtera 12 millions ; plus du quart de cette somme proviendra du programme fédéral.Le reste vient du secteur privé, de la Ville de Montréal et des visiteurs qui devront débourser 10 $ pour les voir.Du 19 juin au 9 octobre, des délégations internationales présenteront ce qui se fait de mieux en art floral dans leurs contrées.Ainsi, les pelouses du parc des Écluses, situé face à la rue Mc Gill, seront ornées d'un immense dragon chinois, d'un éléphant indien et d'un Mickey Mouse des États-Unis.Le Canada sera représenté, entre autres, par l'Assemblée des Premières Nations qui a fabriqué un totem haut de 10 mètres, et par la Monnaie royale canadienne dont les sculptures sont des reproductions de trois des pièces de 25 cents édition spéciale du millénaire.Les immenses pièces de monnaie flotteront sur l'eau, face au parc.Un autre projet canadien retiendra certainement l'attention des visiteurs, le plus imposant de toute l'exposition: un Inukshuk de 12 mètres, pesant plus de 45 tonnes et plein de vivaces alors que la plupart des autres oeuvres seront faites avec des annuelles.En tout, une quinzaine de pays seront représentés, dont la Belgique, l'Italie, la Tunisie, la Thaïlande et la France, qui présentera à elle seule huit pièces.La Ville de Montréal s'est aussi laissée gagner par la mosaïculture et a installé une sculpture végétale hommage à Céline Dion face à l'hôtel de ville.L'oeuvre représente un globe terrestre avec tous ses continents, symbole du triomphe planétaire de la diva.Mais cette sculpture n'est pas en compétition officielle dans le cadre du MIM 2000.L'événement est aussi un concours : plusieurs prix seront remis au début du mois d'octobre, au terme de l'exposition, dont le prix de Montréal qui récompensera l'esprit novateur des concepteurs et le prix du public.D'ici là, il y aura plusieurs semaines thématiques lors desquelles un pays fera découvrir sa culture.Des forfaits seront disponibles pour ceux qui espèrent se rendre aux MIM 2000 plusieurs fois, puisqu'en plus des événements spéciaux prévus durant l'été, ces sculptures vivantes évolueront au fil du temps.Les MIM 2000 ne débutent pas avant dix jours, mais les curieux qui passent dans le coin du Parc des Écluses peuvent d'ores et déjà jeter un coup d'oeil : 200 jardiniers travaillent actuellement à l'installation des mastodontes qui, on l'espère, seront fleuris pour le 19 juin.On prévoit que plus d'un million de personnes se rendront au MIM d'ici l'automne.Saisie d'opium n La police de la CUM a terminé le 25 mai dernier une enquête visant à mettre un terme à un réseau de distribution et de trafic d'opium dans la région métropolitaine.La première opération, qui s'est déroulée le 14 avril, près des rues Bélanger et Iberville, a permis aux policiers de procéder à l'arrestation de Yousef Barghi, 30 ans, originaire de Toronto.Un total de 1,3 kg d'opium a été saisi pour une valeur, sur le marché noir, de 67 500 $.La deuxième opération, le 25 mai, a conduit à l'arrestation de Mohammad Soltanieh, 36 ans, Alavej Hossen Zamani, 55 ans et Ali Reza Sokut, 44 ans, tous originaires de l'Iran.En tout, quelque 360 kg d'opium, sept grammes d'héroïne, 481 grammes de marijuana, ainsi que de l'argent comptant ont été saisis pour une valeur globale de 25 000 $.Nouveaux Planibus n À compter du 19 juin, la STCUM ajustera son service en fonction de l'achalandage estival et modifiera quelque peu ses horaires d'autobus.Pour bien planifier ses déplacements, la clientèle est invitée à se procurer les nouveaux Planibus, qui seront disponibles à bord des autobus du 12 au 23 juin.Elle pourra aussi se les procurer aux guichets du métro, à la mezzanine de la station Berri-UQAM et à la réception du siège social de la STCUM, au 800, rue de La Gauchetière Ouest, jusqu'à épuisement des stocks.Valides jusqu'au 27 août, ces Planibus contiennent un horaire spécial qui sera en vigueur du 17 au 28 juillet.Adolescente disparue n La police de Brossard est à la recherche de Binh Phan, une adolescente de 16 ans disparue de son domicile depuis le 21 février dernier.Elle a les cheveux noirs et les yeux bruns ; elle mesure 1m65 (5' 5 ») et pèse 59 kg (130 livres).Toute information à son sujet peut être transmise au (450) 926-7920 poste 4038.Femme trouvée morte n Une femme d'une quarantaine d'années a été trouvée morte dans une chambre du motel Le Transit situé en bordure de l'autoroute 20, à Mont-Saint-Hilaire.C'est une employée qui a trouvé le corps ensanglanté, hier après-midi, alors qu'elle s'apprêtait à faire le ménage de la chambre 119.La victime portait des traces de violence au thorax qui laissent croire qu'elle a été agressée avec une arme blanche.Des témoins auraient aperçu une camionnette rouge face à la chambre où s'est déroulé le drame; les policiers de la Sûreté du Québec vérifient cette information.Hier, tard en soirée, on ne connaissait ni les motifs de ce crime ni l'identité de la victime.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Environ 200 jardiniers travaillent aux derniers préparatifs des Mosaïcultures Internationales Montréal 2000.Les portes du parc des Écluses ouvrent dans 10 jours : une centaine de sculptures doivent être prêtes d'ici là.Une place des cyclistes au parc La Fontaine ANDRÉ NOËL Une « place des cyclistes » sera aménagée cet été au parc La Fontaine, à Montréal.Située à l'angle des rues Rachel et de Brébeuf, elle sera au coeur de la « Route verte », un vaste réseau de voies réservées aux vélos qui s'étend rapidement dans la province.Jean-François Pronovost, directeur de Vélo-Québec, et Noushig Eloyan, vice-présidente du comité exécutif de Montréal, ont inauguré la balise « zéro », à partir de laquelle rayonnera la route verte.Celle-ci, qui compte déjà 2000 kilomètres au Québec (dont 850 restent à baliser), traverse dorénavant Montréal, dans l'axe nord-sud.En fait, on compte sept routes vertes, existantes ou projetées.Trois d'entre elles se croisent à Montréal.La plus longue (la no 1) relie Hull à Gaspé.Il s'agit généralement d'accotements asphaltés et réservés aux vélos.Les travaux sont surtout financés par le ministère des Transports.Ce ministère a d'ailleurs conclu une entente avec Montréal pour consolider et étendre le réseau de pistes cyclables de la ville.Dix millions de dollars seront investis au cours des cinq prochaines années, à moitié par le gouvernement, à moitié par la Ville.L'objectif : ajouter 100 km au réseau qui en compte 145.Quelque 500 000 $ seront dépensés cet été, notamment pour les plans et devis et la place des cyclistes, mais aussi pour améliorer les pistes cyclables, a indiqué Serge Lefebvre, responsable du dossier à la Ville.La piste cyclable Clark, qui va de la voie ferrée du Canadien Pacifique à l'avenue Laurier, sera prolongée jusqu'à la rue Rachel.La piste de la rue Argenson, dans le sud-ouest, reliera la piste cyclable du canal de Lachine à la piste de Verdun.Une voie cyclable est projetée dans le quartier Pointe-aux-Trembles, de la 81e Rue jusqu'au pont Le Gardeur.La chaussée de la piste cyclable du boulevard Gouin, dans le quartier Ahuntsic, sera refaite.M.Lefebvre tente de convaincre le Service des travaux publics de réparer la chaussée dans tout le réseau.Plusieurs pistes sont en effet remplies de nids-de-poule.Quant à la Route verte, elle devrait s'agrandir de 500 km cet été, dont la moitié en accotements asphaltés sur des routes du ministère des Transports, a annoncé M.Pronovost.Lorsque l'itinéraire sera complété, il comptera 4149 km, ce qui en fera un des plus importants au monde.On estime que les utilisateurs y dépenseront alors 40 millions de dollars par an.Il s'agira d'un apport intéressant aux revenus touristiques de plusieurs régions.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Jean-François Pronovost sur la Route verte de la future place des cyclistes.Têtes d'affiche Carlos Ferreira Souper-bénéfice organisé par Carlos Ferreira, dans son restaurant le Ferreira café trattoria (cuisine portugaise), le lundi 19 juin, au profit d'Opération enfant soleil.Plusieurs artistes, dont Guillaume L e m a y - T h i - vierge, Pascale Doré, Jessica Barker, Danielle Ouimet, Patricia Paquin, feront le service aux tables.Coût : 125 $.Renseignements : 768-6743.n n n C'est sous la présidence d'honneur d'Annie Marcil, (Marcil centre de rénovation), que se tiendra le tournoi de golf de la fabrique Saint-Sauveur.Les fonds recueillis lors de ce tournoi seront affectés à la restauration de l'église de Saint- Sauveur.C'est pour le 19 juin, au club de golf de Piedmont.Coût : 125 $.Renseignements : (450) 227-8240.Dons : Presbytère, 205 rue Principale, Saint-Sauveur (Québec) J0R 1R0.n n n Spectacle mettant en vedette Natalie Choquette, au profit du centre des femmes de Pointe-Saint-Charles, Madame prend congé, un organisme qui, depuis plus de vingt ans, offre l'occasion à des femmes de se préparer un meilleur avenir.Le spectacle aura lieu le vendredi 30 juin, au théâtre Corona (2490, rue Notre-Dame Ouest).Coût : 100 $.Renseignements : 933-2507, ou 931-2088.n n n Jean Monty L'Orchestre métropolitain tiendra une fête champêtre au lac Memphremagog le dimanche 25 juin.C'est sous la coprésidence d'honneur de Dennis Wood, président et chef de la direction des Industries CMAC, et de Jean Monty, président et chef de la direction de BCE, que se tiendra cette activité-bénéfice comportant un encan silencieux et des enchères régulières.Coût : 250 $.Renseignements : 598-0870.n n n Les moins de 25 ans résidant dans l'un des HLM de Montréal peuvent profiter d'un programme d'accès aux nouvelles technologies grâce à la fourniture d'équipements de Mynix technologie, Xerox et Microsoft, et au soutien de l'Office municipal d'habitation de Montréal, la fondation Daniel Langlois etc.L'organisme qui pilote ce projet est à la recherche de formateurs en multimédia.Renseignements : 872-8441.n n n Pierre Paquet Imavision représentée par Pierre Paquet, a remis une partie des profits de la vente d'une série de vidéocassettes Pokémon, soit 12 000 $, à l'organisme Opération enfant soleil, à l'occasion de son récent téléthon.Cette promotion de remise de 2 $ par vente se poursuit jusqu'en septembre, au profit d'Opération enfant soleil.n n n Assemblée générale du CAFAT (Centre d'aide aux familles d'alcooliques), le mercredi 28 juin, à 19h30, au Relais communautaire du quartier Pont-Viau à Laval (111, boulevard des Laurentides), bureau 110.RSVP : (450) 669-9669.n n n Le Centre québécois de formation aéronautique, de Saint-Honoré (du cégep de Chicoutimi), a remis près de 200 000 $ en prix reliés à des formations supplémentaires en pilotage d'aéronefs ou d'emplois connexes.C'est ainsi que François Duval, Nadine Gilbert, Guillaume Gosselin-Duchesneau (qui a également remporté le prix d'excellence Air Nova) et Isabelle Roussel remportent les prix (valeur de 25 000 $) de qualification pour le Regional jet de Canadair, offerts par Bombardier aéronautique.La compagnie Flight Safety International a également offert des prix de formation (sur les appareils Twin Otter et Dash-8) à Chantale Berthiaume (lauréate par ailleurs du prix d'excellence du lieutenantgouverneur), Marie-Josée Boivin, Anouk Alarie et Luc Tremblay.Le prix d'excellence Air Bellevue et le trophée du pilote de brousse de l'Association des transporteurs aériens du Québec sont allés à David Beaulieu.n n n C'est sous la présidence d'honneur de Denise Larouche, du comité exécutif de la Ville de Montréal, que se tiendra le concertbénéfice de fin d'année de l'Ensemble musical Marguerite-de-Lajemmerais (de l'école du même nom), dimanche à 14h, à la salle Pollack (555, rue Sherbrooke Ouest).Coût : 10 $.Renseignements : 596-3489.n n n Roger Légaré C'est sous la d'honneur de Roger Légaré, du bureau du président de BCE média, que se tiendra jeudi le dîner-bénéfice des compagnies Franche de la marine, régiment 1963 par le musée Stewart, pour faire revivre les premières milices permanentes canadiennes, soit les troupes de garnison en Nouvelle-France entre 1683 et 1760.Activité champêtre, ce dîner suivi d'un encan silencieux donnera lieu à des démonstrations de tirs.Le tout se déroulera dans la cour du Vieux-Fort de l'île Sainte-Hélène, à compter de 18h30.Coût : 100 $.Renseignements : 861-6703.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 5LP0701A0609 a7 vendredi 5LP0701A0609 ZALLCALL 67 01:57:09 06/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 A 7 Éducation Les directeurs d'école préconisent le mentorat Avec les départs à la retraite, ils veulent assurer une transition sans heurts MARC THIBODEAU La Fédération québécoise des directeurs d'établissement d'enseignement, inquiète de l'incidence sur les écoles des départs à la retraite massifs prévus dans ses rangs, préconise l'implantation d'un système de mentorat pour assurer une transition sans heurt.Des données émanant de la Direction générale des relations de travail du ministère de l'Éducation indiquent que 65 % des quelque 4000 cadres qui dirigent les écoles de la province avaient plus de 50 ans au 1er mars 1999.La majorité de ces personnes, note la Fédération, se trouvent théoriquement à « quatre ou cinq » ans de leur retraite.Selon le président de l'organisme, Robert Morin, la tâche des directeurs d'école s'est beaucoup alourdie au cours des dernières années, notamment en raison des changements à la Loi sur l'instruction publique, qui prévoit une décentralisation importante des pouvoirs vers les écoles.« Les conditions de travail ne sont pas faciles.Il y en a beaucoup qui peuvent avoir le goût de quitter », note- t-il.Raymond Gosselin, 54 ans, qui dirige l'école secondaire Louise- Trichet, de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), fait partie de ceux qui partiront dans quelques semaines.Son départ, qui mettra fin à une carrière longue de 33 ans, n'est pas motivé par un quelconque écoeurement, mais plutôt par des considérations « mathématiques ».« Je pourrais continuer, mais je ne veux pas travailler pour gagner le même salaire que je peux avoir en restant à la maison.» Certaines commissions scolaires s'y mettent déjà Le directeur est d'avis que le système de mentorat préconisé par la Fédération est une excellente façon de mettre à profit le savoir-faire du personnel d'expérience.Il a d'ailleurs proposé ses services à la CSDM advenant le cas où celle-ci déciderait de mettre en place un tel système.« Je pratique déjà officieusement le mentorat, puisque plusieurs de mes anciens enseignants, devenus directeurs adjoints, m'appellent pour avoir des conseils », note-t-il.Certaines commissions scolaires ont déjà commencé à développer des programmes structurés de mentorat.C'est le cas, notamment, de la commission scolaire des Bois- Francs, basée à Victoriaville, qui prévoit remplacer 40 % de son personnel de direction au cours des cinq prochaines années.Le directeur des ressources humaines, François Labbé, lui-même ancien directeur d'école, a indiqué que la formule à l'étude repose sur le volontariat.Il dit ne pas craindreque les directeurs d'expérience, faute de temps, refusent de participer au processus.« Ils sont conscients de l'importance d'aider les nouveaux directeurs », note M.Labbé.En plus du mentorat, la Fédération des directeurs d'établissement plaide pour le développement d'orientations générales en formation continue afin de maintenir un « haut degré de compétence » parmi les directeurs déjà en place.Cette démarche est particulièrement importante alors que le ministère procède à l'implantation d'une ambitieuse réforme du curriculum.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Le directeur de l'école secondaire Louise-Trichet, Raymond Gosselin, qui prendra sa retraite dans quelques semaines, estime que l'implantation d'un système de mentorat constituerait une excellente façon de soutenir la relève.L'UdeM affirme qu'elle gère déjà ses ressources de façon optimale MARC THIBODEAU Le ministre de l'Éducation, François Legault, veut conclure des contrats de performance avec les universités de manière à s'assurer qu'elles utilisent leurs ressources de façon optimale.L'Université de Montréal entend rétorquer que c'est déjà chose faite en ce qui la concerne.Dans un document d'une douzaine de pages intitulé Entente de réinvestissement 2000-2003 avec le ministère de l'Éducation, l'UdeM avance qu'elle se compare fort avantageusement aux autres universités québécoises.Le document en question a été approuvé la semaine dernière par l'assemblée universitaire en vue d'être acheminé au ministre, qui a demandé à chaque établissement de lui soumettre une proposition de contrat devant servir de base de discussion.Dans une lettre transmise à la Conférence des recteurs et principaux d'universités du Québec le 11 mai, il précisait que les universités doivent y inclure un « diagnostic sur l'efficience dans la gestion », un « diagnostic sur l'état de l'offre de formation », ainsi qu'une appréciation de la productivité du corps professoral en incluant, le cas échéant, les mesures correctives qui s'imposent.Dans ces trois domaines, l'UdeM note qu'il n'y a pratiquement rien à redire.Le vice-recteur aux affaires publiques et au développement de l'institution, Patrick Robert, a invoqué hier, à l'appui de ces conclusions, une étude produite en 1998 par deux chercheurs de l'Université de l'Alberta qui présentait l'institution comme un modèle d'efficacité à l'échelle canadienne.En parallèle, l'UdeM cherche à améliorer l'accessibilité à « des programmes de qualité » ainsi que le soutien aux étudiants.Elle souhaite créer à ce titre 250 nouveaux postes de professeurs durant les trois prochaines années.Pour atteindre ses objectifs de développement, l'Université, qui dit être dramatiquement sous-financée, réclame une augmentation récurrente de son enveloppe budgétaire de 140 millions ainsi que plusieurs dizaines de millions de plus en vue de procéder à la « reconfiguration physique du campus ».Ce sont là des demandes pour le moins ambitieuses en comparaison des sommes annoncées par Québec dans son dernier budget, qui prévoit, pour l'ensemble du réseau universitaire, des investissements additionnels de 600 millions sur trois ans.« Essentiellement, on dit voilà ce qu'on veut faire et voilà ce dont on a besoin pour y parvenir.Nous verrons ce que le ministère en pense », note M.Robert.Le porte-parole du ministre Legault, Alain Leclerc, a indiqué hier que le ministère avait « hâte » de recevoir les propositions des universités afin de pouvoir entamer les discussions, l'objectif étant de conclure les contrats « d'ici deux mois ».Les institutions qui, comme l'UdeM, disent n'avoir pratiquement rien à changer dans leurs méthodes de gestion devront en convaincre le ministère avant que les contrats ne soient officialisés, note M.Leclerc.Le porte-parole a réitéré qu'une partie du financement promis aux universités sera formellement lié à l'atteinte des objectifs fixés.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse L'école Gilles-Vigneault L'école Glencoe de la CSDM n'existe plus : hier, cette institution vieille de 35 ans est devenue l'école Gilles-Vigneault.Ce sont les parents, les élèves et les membres du personnel de l'établissement du quartier Ahuntsic qui, lors d'un concours, ont choisi de renommer l'école en l'honneur du poète de Natashquan.Le changement officiel avait lieu hier après-midi, lors d'une cérémonie pleine d'émotions.L'atmosphère était à la fête : Vigneault a écouté les enfants qui récitaient ses poèmes et chantaient ses chansons.L'école Gilles-Vigneault compte actuellement 260 élèves. 5LP0801A0609 a8 vendredi 5LP0801A0609 ZALLCALL 67 01:56:23 06/09/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Les armes bactériologiques inquiètent le SCRS ANDRÉ NOËL Dans un rapport diffusé hier, le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) \u2014 la principale agence d'espionnage du gouvernement canadien \u2014 s'inquiète de la prolifération des armes bactériologiques dans divers pays.« Bien que les armes bactériologiques aient été peu utilisées à notre époque, on soupçonne un certain nombre de pays du tiersmonde d'en posséder ou d'être en train d'en mettre au point », indique le rapport.« Ces armes pourraient être utilisées à l'avenir dans le cadre de conflits qui font intervenir des Canadiens ou qui touchent des secteurs présentant un intérêt pour le Canada.Diverses conventions et ententes internationales ont réussi à freiner (leur) prolifération, mais elles n'arrivent pas à l'éliminer.« À court terme, on craint qu'un nombre croissant de pays réussissent à mettre au point et à stocker les formes classiques d'agents destinés aux armes bactériologiques ; à plus long terme, on s'inquiète de la prolifération d'agents fabriqués par manipulation génétique qui soient plus efficaces sur le plan militaire, plus difficiles à détecter et insensibles aux vaccins et aux antibiotiques standard.« Vu ses industries pharmaceutiques et biotechnologiques hautement développées ainsi que ses établissements d'enseignement avancés, le Canada constitue une source potentielle d'expertise, de matériel et de technologie pour les États qui exploitent un programme d'armes biologiques offensives.» Les armes biologiques sont souvent appelées « armes nucléaires du pauvre », souligne le SCRS.Elles coûtent moins cher à produire que les bombes atomiques, mais peuvent faire autant de victimes, sinon plus.Le seul problème : on ignore leur efficacité dans un contexte militaire tactique.Après des années de recherche et de développement, les armes bactériologiques ont pris la forme de réservoirs de solution à pulvériser, de bombes, de bombes à dispersion et de lance-bombes.Des manipulations génétiques rendent les micro-organismes ou toxines plus stables pendant la dispersion.Une vaste gamme d'agents mortels peuvent être utilisés : les virus, comme le virus de l'encéphalomyélite équine du Venezuela ; les bactéries, comme le charbon bactéridien, la brucellose et la peste ; les ricketties, comme celles qui causent la fièvre Q et le typhus ; les toxines (produits chimiques poisons fabriqués par des moyens biologiques), comme la toxine botulinique, le ricin et les venins d'animaux.La période d'incubation des agents pathogènes microbiens varie de 24 heures à six semaines, tandis que les toxines agissent assez rapidement et peuvent causer l'incapacité ou la mort en quelques minutes.Tout pays qui possède une industrie pharmaceutique le moindrement avancée peut produire des agents bactériologiques.L'arme des pays pauvres « Les armes bactériologiques ont parfois été considérées comme un moyen éventuel pour les États moins développés de mener un combat d'égal à égal contre des ennemis aux technologies plus perfectionnées ».Le SCRS soupçonne plusieurs États de posséder ou de développer des armes bactériologiques, dont l'Égypte, l'Inde, l'Iran, l'Irak, Israël, la Libye, la Corée du Nord, le Pakistan, la Syrie et Taïwan.Ainsi, la Commission spéciale des Nations unies a rapporté en 1996 qu'elle croyait que l'Irak possédait toujours entre six et 16 missiles munis d'ogives capables de livrer des agents bactériologiques.PHOTO AFP Le SCRS soupçonne plusieurs États de posséder ou de développer des armes bactériologiques, dont l'Irak.Tirage du 2000-06-07 Tirage du 2000-06-07 GAGNANTS LOTS 6/6 2 819 857,20 $ 5/6+ 7 70 273,40 $ 5/6 279 1 410,50 $ 4/6 15 199 49,60 $ 3/6 271 719 10,00 $ Ventes totales: 13 325 820,00 $ Prochain gros lot (appr.): 2 000 000 $ Numéro complémentaire: 49 Numéro complémentaire: 44 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 12 500,00 $ 4/6 866 50,00 $ 3/6 17 589 5,00 $ Ventes totales: 537 416,00 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-06-08 Tirage du 2000-06-08 Tirage du 2000-06-07 Tirage du 2000-06-08 NUMÉRO: 366021 NUMÉRO: 022726 26ième Anniversaire PLACE BONAVENTURE, MONTRÉAL Jeudi 8 juin 11 h - 21 h Vendredi 9 juin 11 h - 21 h Samedi 10 juin 11 h - 18 h Dimanche 11 juin 11 h - 18 h Adultes 7,00 $ I Âge d'or 6,00 $ I Enfants 1,00 $ Une réalisation Obsession Antiques Ltée (514) 933-6375 La Presse 9 juin 2000 Page A9 manquante 5LP1001A0609 A 10 vendredi, 9 juin 5LP1001A0609 ZALLCALL 67 01:54:32 06/09/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 La CSN lance son guide du millénaire La CSN tentera de faire invalider un chapitre de la Loi sur l'équité salariale Voulant marquer à sa façon le nouveau millénaire, la CSN vient de lancer un ouvrage intitulé Portrait d'un mouvement, qui se veut un guide pratique (genre Michelin) pour prendre la mesure du passé, du présent et les orientations de la centrale.Cet ouvrage de 288 pages, qui contient pas moins de 833 photos ou illustrations, fait état des luttes importantes menées par la centrale depuis sa fondation en 1921.On y retrouve, entre autres, 27 textes différents écrits par d'ex-présidents, de Gérard Picard à Gérald Larose, ou des responsables syndicaux qui ont laissé leur empreinte sur l'évolution du mouvement.On y note également que la plupart des grands caricaturistes, de Robert Lapalme à Serge Chapleau, ont laissé une trace de leur passage dans les publications de la centrale.Enfin, une section est réservée aux régions que des militants nous font découvrir à travers leurs richesses naturelles et les conflits de travail qui les ont marquées.L'ouvrage a été préparé par le Service de l'information, et la coordination a été confiée à Michel Rioux, un retraité toujours actif.CLAUDE-V.MARSOLAIS La CSN va déposer à la fin du mois de juin une requête à la Cour supérieure visant à invalider le chapitre IX de la Loi sur l'équité salariale, qui ne donne pas aux travailleuses le droit à une défense pleine et entière à la suite des décisions rendues par la Commission sur l'équité salariale.S'adressant hier aux délégués du Conseil confédéral, la vice-présidente Claudette Carbonneau a indiqué que la centrale allait utiliser le cas de l'Université Concordia pour démontrer à la Cour que les droits reconnus par la Charte des droits de la personne ont été bafoués à l'encontre des femmes.La CSN représente les employés généraux et les chargés de cours de l'université, soit une bonne portion de ses 900 employés.Mme Charbonneau a expliqué que la Commission sur l'équité salariale avait rendu récemment une décision favorable à la direction de l'Université Concordia qui soutenait l'inexistence d'iniquités salariales en son sein.Or, la décision n'a pas été envoyée aux instances syndicales, si bien que celles-ci n'ont pas été en mesure de contester en appe, dans les délais prévus, soit 30 jours.« La Commission refuse d'envoyer une copie de ses décisions aux salariées et à leurs représentants syndicaux en soutenant que la structure salariale d'un organisme public ou d'une compagnie ne regardait pas les femmes.Elle nous oblige à nous adresser à la Commission d'accès à l'information afin que nous prenions connaissance de ses décisions.C'est carrément inadmissible et discriminatoire », ditelle, en signalant que 160 grandes sociétés québécoises ont déposé des rapports à la Commission pour se faire exempter de l'application de la loi.Parmi ces sociétés, on retrouve le Mouvement Desjardins, Provigo, IBM, Zeller's, La Baie et des organismes publics.La CSN s'est même adressée à la ministre du Travail, Diane Lemieux, afin d'exiger que la Commission sur l'équité salariale transmette toutes les informations nécessaires pour permettre aux syndicats de faire valoir les droits de leurs membres, mais la ministre s'est portée à la défense de l'organisme et de ses pratiques.Les syndicats ont donc frappé à la porte de la Commission d'accès à l'information pour obtenir au moins le contenu des décisions rendues par la Commission sur l'équité salariale et ce fut toute une surprise.« Nous nous sommes aperçus que 100 % des décisions de la Commission sont favorables aux employeurs », révèle Mme Charbonneau.La direction de la CSN ne s'attend pas à une décision de la Cour supérieure avant l'automne ; mais, entre-temps, elle va solliciter la participation de personnalités importantes en vue de signer une lettre- manifeste réclamant une plus grande justice sociale à l'endroit des femmes.Plus tard, la centrale syndicale entend mettre de l'avant un programme d'action afin de faire pression sur le pouvoir politique.Feu vert pour la grève dans la fonction publique allemande Agence France-Presse BERLIN Les syndicats allemands de la fonction publique ont obtenu hier soir le feu vert de leur base au déclenchement d'une grève, la première dans le secteur depuis 1992, même si les résultats de la consultation sont en partie inférieurs aux attentes.Les deux principaux syndicats, l'OeTV (services, transport) et le DAG (employés), sont même passés à deux doigts de pouvoir déclencher une grève.Les adhérents de l'OeTV se sont prononcés à 76,02 % en faveur de débrayages, alors que le seuil minimal est fixé à 75 %, et ceux du DAG ont dit oui à 72,8 %, le seuil minimal étant de 70 %.Les résultats sont en revanche sans appel pour les deux autres syndicats : les adhérents du GEW (enseignement et recherche) et ceux du GdP (police) se sont prononcés respectivement à 91 % et 90,8 % pour la grève.Une rencontre entre partenaires sociaux est prévue au cours de ce week-end, a indiqué le leader de l'OeTV, Herbert Mai.« Nous accepterons de négocier seulement si le patronat améliore son offre », a-t-il prévenu.Le ministre des Finances de Saxe, Georg Mildbrat, qui dirige la délégation des États régionaux dans les négociations salariales, ne l'entend pas de cette oreille.Il a répété hier que l'offre du patronat ne serait « en aucun cas » améliorée.Moins catégorique, le ministre allemand de l'Intérieur, Otto Schily, qui dirige la délégation gouvernementale dans les négociations salariales, a répété hier qu'il était prêt à entamer de nouvelles discussions avec les syndicats pour tenter d'obtenir un compromis.Vol quotidien au départ de Toronto pour Sydney via Honolulu Double des points Canadien PlusMC ou milles AéroplanMD Correspondances pratiques au départ de Montréal Classe Affaires primée au niveau international Service de concierge disponible Téléphonez à votre agent de voyages ou Canadien Réservez par Internet : www.cdnair.ca Vols assurés par Canadien InternationalMC.MONTRÉAL-SYDNEY à partir de 1399$$ aller-retour Tarif en vigueur au moment de la publication.Applicable aux nouvelles réservations seulement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 30 juin 2000.Achat sept jours à l'avance.Le premier voyage entre en vigueur le 3 juillet 2000.La dernière date de départ est le 7 septembre 2000.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Le tarif peut différer selon les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal ; d'autres conditions s'appliquent.Obtenez le double des points Canadien PlusMC ou milles AéroplanMD sur votre premier vol aller-retour entre le 3 juillet 2000 et le 31 août 2000, soit sur le vol entre Toronto et Sydney via Honolulu (CP1027 et CP1028 seulement) ou sur le vol sans escale entre Honolulu et Sydney assuré par Canadien InternationalMC.Le vol doit être un aller-retour ou être constitué de deux allers simples.Cette offre ne peut être combinée à aucune autre promotion.Le double des points Canadien Plus/milles Aéroplan ne peut être obtenu qu'une seule fois pour chaque destination. La Presse 9 juin 2000 Page A11 manquante 5LP1201A0609 A 12 vendredi, 9 juin 5LP1201A0609 ZALLCALL 67 01:56:42 06/09/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Le quart des francophones sont analphabètes LILIANNE LACROIX Pourriez-vous lire les directives sur une bouteille d'Aspirine ?Lors d'une enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes, le quart de la population francophone du Canada s'est révélé incapable de saisir ces directives, alors que le taux moyen est de 17 % dans la population canadienne en général et de 13 % si l'on compile seulement les anglophones.Si le taux d'analphabétisme est beaucoup plus répandu chez les francophones de 55 ans et plus, il n'en demeure pas moins que 10 % des jeunes se retrouvent au plus faible niveau d'alphabétisme (niveau 1).Réunis en colloque, les experts, enseignants, intervenants des affaires sociales et dirigeants de la Fédération canadienne pour l'alphabétisation en français considèrent donc qu'ils ont encore bien du chemin à faire.Au niveau 2, un lecteur pourrait lire comment prendre soin de plantes, par exemple, mais ce n'est qu'avec les acquis de niveau 3 qu'on peut parler d'alphabétisme fonctionnel dans notre société.Aux niveaux 4 et 5, on peut véritablement commencer à jongler avec les concepts.Le silence de la honte Pendant des années, Gaston Betty s'est démené pour cacher le fait que, malgré ses dix années sur des bancs d'école, il savait à peine signer son nom.Tous les trucs pour s'esquiver, il les connaissait : prétendre qu'il n'a pas ses lunettes, prétexter que personne ne comprend son écriture.Le coeur en compote et le moral à plat, il a souvent dû refuser des emplois ou des promotions parce qu'il aurait fallu qu'il sache lire ou écrire.Quand, à la suite d'ennuis de santé, le médecin l'a empêché de poursuivre son travail sur une ferme, ce fut la catastrophe.« Tout s'est écroulé autour de moi, dit-il.J'étais acculé à la misère, au bienêtre social.Et puis, ce qui me faisait le plus mal, c'est que mes enfants s'en venaient comme moi.» Même le jour où il s'est résolu à appeler le centre d'alphabétisation, M.Betty n'a pas pu dire la vérité : « J'ai dit que je savais lire, mais que j'avais besoin de m'améliorer.» Pendant deux ans, il a suivi ses cours en privé avec un bénévole, trop gêné d'admettre publiquement la vérité.Huit ans plus tard, à 41 ans, M.Betty se sent maintenant capable de relever la tête.« Je suis fier de moi.J'ai acquis du vocabulaire, même mon parler a changé.Je n'ai plus peur de m'exprimer alors qu'avant, j'avais de la misère à dire oui.Par honte, j'ai vécu tellement longtemps dans le silence.» Il lit maintenant des journaux, des livres de psychologie, aide ses enfants dans leurs travaux scolaires.En lecture, il situe son apprentissage à la 8e ou 9e année, mais poursuit toujours son alphabétisation pour améliorer son écriture.Dans sa région, entre North Bay et Sudbury, en Ontario, il a lancé sa propre entreprise, une ferme bioorganique de culture du sarrasin.Même si des experts se montrent moins optimistes, selon Jean-Pierre Corbeil, du secteur démographie à Statistique Canada, l'important fossé séparant anglophones et francophones se comblera avec le temps.« Les francophones plus âgés ont habituellement reçu moins d'éducation.Chez les jeunes, les deux groupes ne présentent quasiment pas de différences.» Inquiétudes en région Par contre, certaines réalités régionales inquiètent.« Au Nouveau- Brunswick, dit-il, 65 % de la population ne dépasse pas le niveau 2 et les jeunes traînent la patte par rapport à leurs contemporains anglophones.Mais la situation est inversée pour les anglophones de certains secteurs québécois, comme la Gaspésie ou de quartiers plus défavorisés de Montréal.» Au Québec, entre 52 et 55 % de la population ne dépasse pas ce niveau 2 (38 % chez les anglophones).Luce Lapierre, de la Fédération, fut particulièrement touchée par le témoignage d'un jeune Québécois que l'école a mis sur la voie de garage et qui a joint le rang des analphabètes.« Quand il a demandé pourquoi il n'avait jamais pu apprendre à l'école ce qu'il a pourtant pu assimiler en alphabétisation, personne n'a pu lui répondre », dit-elle.« C'est la même chose dans tous les pays de l'OCDE, estime Serge Wagner, vice-doyen au secteur éducation de l'UQAM.Entre 15 et 25 % performent mal dans le cadre scolaire traditionnel.Mais les systèmes d'éducation ne savent pas y répondre.» Une technologie pour opérer .en toute inconscience L'infection par le VIH remonterait à 1931 LIA LÉVESQUE Presse Canadienne « Docteur, est-ce que je risque de me réveiller durant l'opération ?» Cette question, le Dr Pierre Fiset, anesthésiste à l'hôpital Royal Victorial à Montréal et professeur agrégé en anesthésie à l'Université Mc Gill, se l'est fait poser des dizaines et des dizaines de fois.De tout temps, les gens ont peur de s'éveiller ou de ressentir de la douleur durant une intervention chirurgicale.Traditionnellement, pour s'assurer d'un bon degré d'inconscience du patient durant une intervention chirurgicale, les médecins surveillent trois facteurs : son rythme cardiaque, sa tension artérielle et ses mouvements corporels.Maintenant, une nouvelle technologie, le « neuromonitoring », permet aux anesthésistes de s'assurer de l'insconscience réelle du patient.L'appareil convertit en chiffres les ondes et les courbes décrites par l'électroencéphalographe durant l'intervention chirurgicale.L'appareil se trouve à réaliser lui-même l'interprétation complexe de ces courbes illustrant les fonctions cérébrales en temps réel.Le médecin anesthésiste obtient donc un simple chiffre, entre 0 et 100, qu'il peut interpréter pour juger du degré d'inconscience du patient.Les médecins savent que sous 60, il n'y a aucun cas rapporté de conscience pendant l'intervention chirurgicale, a expliqué le Dr Fiset.À 100, une personne est parfaitement consciente.Le neuromonitoring permettrait aussi d'éviter le surdosage d'anesthésiant et de mieux en ajuster la dose.Le Dr Fiset rapportait que, selon les autorités médicales, environ deux patients sur 1000 auraient une mémoire explicite de certains événements durant leur chirurgie, malgré l'anesthésie générale.Cette technologie est encore peu répandue au Québec.Aux États-Unis, environ 10 % des salles d'opération en sont équipées et, en France, « ça débute ».Le Dr Fiset croit qu' « inévitablement, ça va se généraliser » d'ici quelques années pour assurer « un réglage fin de notre anesthésie ».Bien que plusieurs continuent de craindre l'anesthésie générale, le Dr Fiset assure que, statistiquement, « c'est beaucoup plus risqué de prendre votre voiture et de vous rendre à l'hôpital (pour une intervention chirurgicale) que de vous faire endormir ».Le Dr Fiset a expliqué cette nouvelle technologie lors d'une conférence de presse tenue dans le cadre du 12e congrès mondial des anesthésistes.Ce congrès, qui a débuté le 4 juin, prend fin aujourd'hui à Montréal.Agence France-Presse WASHINGTON Les premières infections de l'homme par le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) remonteraient à 1931 en Afrique, selon une nouvelle étude qui paraît aujourd'hui dans la revue Science.Partant de l'idée que le VIH évolue à un rythme régulier, des chercheurs ont analysé à l'aide d'ordinateurs très puissants quand serait apparu le VIH chez l'homme.« Nous estimons que l'ancêtre le plus éloigné du VIH- 1 date de 1931 », date moyenne d'une fourchette allant de 1915 à 1941, précise le principal auteur de l'étude, le Pr B.Korber, du Laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau Mexique.Le spécialiste estime que si l'infection n'a pas été détectée en Afrique avant les années 1970, c'est à cause de « la difficulté à diagnostiquer la myriade de symptômes liés au SIDA, notamment dans les zones rurales de l'Afrique ; il est possible qu'un petit nombre d'infections par le VIH-1 n'aient pas été reconnues en tant que telles ».Dans un commentaire accompagnant cet article, le Pr David Hillis, de l'Université du Texas à Austin, évalue par ailleurs les différents scénarios qui ont pu conduire à l'épidémie.Il souligne en effet que l'étude du Pr Korber ne prend en compte que la date où « le virus a commencé à se diversifier ».« Elle ne dit pas quand le virus a été transmis du singe à l'homme », note-t-il.Sa première théorie est que le virus a pu se transmettre du singe à l'homme dans les années 1800 ou au début des années 1900, « peut-être dans le cadre de la chasse au chimpanzé pour l'alimentation ».L'infection serait restée isolée au sein d'une population réduite jusqu'aux environs de 1930.Transmis à d'autres personnes à partir de cette date, le virus aurait commencé à évoluer, ce qui expliquerait pourquoi le Pr Korber fait remonter à cette période ses premières mutations.La seconde possibilité est que le virus se soit transmis du singe à l'homme vers 1930 et qu'il se soit très rapidement diversifié.Enfin, ajoute-t-il, il est encore possible que « différentes souches du virus de l'immunodéficience simiesque soient passées des chimpanzés à l'homme à peu près au même moment, vers les années 1940 ou 1950 ».Les nouvelles découvertes du Pr Korber, selon lui, vont dans le sens de la première hypothèse, mais n'éliminent pas les deux autres.2856789L Not Found Missing files that are needed to complete this page: 2856789L Not Found 2856789L?10X150.00 BMW.DEALER.ASS BMW.DEALER.ASS 2764M5BBMW La Presse 9 juin 2000 Page A13 manquante 5LP1401A0609 A-14 VENDREDI cyber 5LP1401A0609 ZALLCALL 67 01:52:26 06/09/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Des souris de luxe Éric Bernatchez collaboration spéciale Ces dernières années, on a vu apparaître de plus en plus de souris sans fil et on commence même à voir des modèles sans boule de roulement.Puisque ces nouvelles souris de luxe occupent une place grandissante sur les tablettes des magasins d'équipement informatique, j'ai décidé d'en essayer quelquesunes.Utiliser une souris, c'est un peu comme enfiler des chaussures : toutes ne sont pas aussi confortables et, quand vous portez, par exemple, des bottes de ski alpin, vous avez hâte de remettre vos bonnes vieilles bottes d'hiver usées et molles.Dans le même esprit, certaines des souris que j'ai essayées m'ont donné le goût de réinstaller ma bonne vieille souris, mais d'autres.j'aurais bien voulu les garder.Les souris sans fil, l'essentiel de ce que j'ai essayé, viennent en deux pièces : la souris, dans laquelle il faut insérer des piles (incluses), et le récepteur, qui se branche dans le port PS/2 ou USB, au choix.Vous devez ensuite syntoniser un canal de fréquences radio ou synchroniser les deux souris en appuyant sur un bouton.et vous êtes prêts.L'avantage ?Si vous voulez placer votre ordinateur loin du clavier (par exemple, sous le bureau), le câble de la souris risque d'être un peu court, comme c'est le cas chez moi.Avec une sans fil, le câble ne freine pas vos mouvements et ne risque pas de s'accrocher partout ; et vous pouvez l'utiliser temporairement d'un autre endroit à proximité de l'ordinateur (pas plus d'un mètre et demi du récepteur, cependant).Tenez aussi compte du coût et du désagrément des piles, en général deux piles AAA, qui ne durent pas plus de six mois.Voici mon opinion sur les modèles les plus couramment vendus à Montréal.La Cordless Mouse de Microsoft Microsoft est entrée dans cette catégorie de produits en septembre dernier après Logitech (voir plus bas) et, à mon avis, elle aurait dû attendre encore un peu à cause de son ergonomie dépassée : sa forme est trop large, ce qui mettait ma main dans une position gênante, et elle est trop grosse.Sa large base, d'ailleurs, causait beaucoup de friction et elle ne bougeait pas très bien.Une souris difficile à utiliser.Beurk ! Environ 60 $.La petite Logitech En revanche, la petite Cordless Wheel Mouse de Logitech, dont je n'attendais pas grand-chose, sans doute influencé par sa petite taille, n'a pas mis beaucoup de temps à me convaincre.D'abord, puisqu'elle est si petite, on peut la manipuler presque du bout des doigts ; mais aussi, comme elle n'a pas beaucoup de points de contact avec le tapis, elle y glisse facilement.Elle bouge presque toute seule et c'est un plaisir à utiliser ! Un excellent choix si vous achetez un nouvel ordinateur ou devez changer de souris.Environ 60 $.En forme de Zamboni L'autre souris Logitech que j'ai essayée, la Mouse Man, a plutôt l'air d'une Zamboni, mais ça ne lui enlève rien.Deux fois plus grosse que l'autre, elle n'est pourtant pas beaucoup plus lourde.Et sa forme est cette fois carrément moulée pour la main.Elle est plus chère, cependant, à 100 $ en moyenne.En plus, elle a un nouveau bouton qu'on verra sans doute de plus en plus sur les souris : il est situé au bas du côté gauche et peut être programmé pour plusieurs fonctions ; mais sa fonction de base est de faire reculer les pages Web sans que vous ayez à atteindre le bouton de recul au haut de la page.Quand on sait à quel point on recule souvent sur la Toile, on s'habitue vite à ce bouton et, rapidement, on ne peut plus s'en passer.J'ai adoré cette souris encore plus que la précédente.Une souris sans boule La Microsoft Intellimouse optique, elle, a bien un fil, mais n'a pas de boule ! Son système émet de la lumière, et selon ce qui est réfléchi par le tapis, la souris détermine sa position et le sens du mouvement.Pas mal, sauf que.je ne voudrais pas avoir l'air de m'en prendre à Microsoft, qui a déjà la mine basse par les temps qui courent mais, vraiment, ils auraient pu faire plus d'effort côté ergonomie.L'Intelli Mouse a aussi un bouton latéral sauf que, malheureusement, il est mal placé et la forme trapézoïdale des côtés de la souris est telle que, lorsqu'on tente de la saisir pour la déplacer, on accroche une fois sur deux le bouton de recul ! En revanche, quand on veut peser sur le bouton de recul (à gauche), on accroche parfois le bouton de droite (qui fait avancer la page Web).Je suis obligé de dire que celle-là aussi me donnait le goût de réinstaller ma vieille souris.Conclusion : il faut sourire à toutes ces souris.Mais, à mon avis, la seule qui soit assez intéressante pour justifier un remplacement est la Mouse Man à 100 $, si vous avez envie de faire des folies.Vraiment toute une expérience ! La petite Logitech « Cordless » est aussi un bon choix.PHOTO REUTER L'Attorney General Janet Reno et son adjoint Joel Klein avaient la mine réjouie lors d'une conférence de presse sur le jugement fédéral décrétant le démantèlement de Microsoft.PHOTO REUTER Le président-directeur général de Microsoft, Steve Ballmer, s'adressait lui aussi à la presse, hier, à Rotterdam, aux Pays-Bas, pour dire qu'une éventuelle division du géant informatique en deux entités pourrait avoir de coûteuses conséquences pour les consommateurs.Le partage de Microsoft devrait profiter à terme à l'industrie de haute technologie CORRINE SUISSA Agence France-Presse, WASHINGTON Le démantèlement éventuel de Microsoft aura à terme un impact positif sur l'industrie de haute technologie, mais il faudra attendre plusieurs mois avant de constater des changements tant au niveau de l'innovation que de l'attitude des consommateurs, estiment les experts.Le déclenchement de la procédure antitrust contre Microsoft il y a deux ans a déjà provoqué une évolution sensible de la mentalité des concurrents du groupe, qui osent de plus en plus innover dans les secteurs où le groupe est dominant.C'est le cas notamment des fabricants du système d'exploitation Linux, dont l'adoption connaît actuellement une croissance exponentielle aux dépens de Windows, avec lequel Microsoft détient une position dominante.L'Internet, avec les alternatives qu'il offre au niveau des plates-formes logicielles, et l'explosion des communications mobiles, altèrent également le rôle de Microsoft, qui doit se battre pour s'imposer dans ces domaines.« Microsoft évolue aujourd'hui dans un monde différent de celui d'il y a deux ans », souligne Charles Rutstein, analyste du cabinet d'analyse Forrester Research.« Mais, dans l'immédiat, l'impact (du jugement) sera très faible », estime-t-il.Ceci s'explique en grande partie par le fait que Microsoft va faire appel du jugement, ce qui pourrait faire traîner les choses pendant quelques années.« D'ici un an, vous verrez des idées ingénieuses ; d'ici deux ans vous verrez des options » pour les consommateurs, prévoit James Barksdale, l'ancien PDG du groupe Netscape, racheté par le service en ligne America Online, dans une interview au quotidien New York Times.Selon M.Barksdale, qui a créé une société d'investissements, les fournisseurs de capitaux à l'industrie de haute technologie commencent à financer les concurrents de Microsoft, mais ils attendront d'avoir une idée de l'issue de l'appel pour augmenter leurs investissements.Du côté des consommateurs, « un changement important d'attitude ne devrait pas être constaté avant un bon moment », estime Dan Kusnetzky, analyste du cabinet de recherche International Data Corporation.« Les gens se sentent un peu plus à l'aise qu'avant pour étudier d'autres options », mais le problème de la compatibilité des logiciels concurrents avec ceux de Microsoft les ramène le plus souvent vers les logiciels de Microsoft, selon Dan Kusnetzky.Actuellement, les concurrents de la suite Office de Microsoft (traitement de texte, tableur, etc.) sont principalement les logiciels du canadien Corel, Star Office de Sun Microsystems.« Ils connaissent un succès dans des niches, mais ils ne sont pas 100 % compatibles avec les logiciels Microsoft ; et cela les handicape lorsqu'ils essaient de leur faire concurrence sur les marchés industriels », souligne cet analyste.Selon lui, « une fois que l'appel sera réglé et si les sanctions sont maintenues, Microsoft sera forcé d'exposer comment ses produits fonctionnent », ce qui permettra de perfectionner la compatibilité des logiciels concurrents.Mais il faudra attendre au moins 15 à 18 mois après la conclusion du dossier, « car il faut autant de temps pour sortir de nouveaux logiciels », prévoit déjà Dan Kusnetzky.Le premier démantèlement de l'ère de la mondialisation JEAN-LOUIS SANTINI Agence France-Presse, WASHINGTON Le démantèlement de Microsoft ordonné par la justice américaine serait, s'il est confirmé en appel, le premier de l'ère de la mondialisation marquée à l'inverse par un mouvement accéléré de grandes concentrations dans tous les secteurs.La législation antimonopole aux États-Unis, le Sherman Act, aux termes de laquelle le gouvernement fédéral a lancé une procédure contre le géant des logiciels pour abus de position dominante, date de 1890 et a été appliquée la première fois en 1911 contre Standard Oil, l'empire de John D.Rockefeller.Cette loi avait été utilisée avec succès la dernière fois en 1974 contre AT & T, débouchant en 1984 sur l'éclatement du monopole du téléphone en huit compagnies.Or, la mondialisation de l'économie a multiplié ces dernières années les mégafusions alors que les entreprises cherchent à survivre sur le marché mondial, où seul des groupes géants sont compétitifs.Depuis avril 1998, on compte 16 grandes fusions, pour la plupart entre sociétés américaines, dans tous les grands secteurs.La fusion de 155 milliards US, en janvier 2000, entre America On Line (AOL), le premier service en ligne mondial, et Time Warner, numéro un de la communication, risque de bouleverser le secteur des média et de l'Internet.Trois mois auparavant, les deux compagnies de téléphone MCI World Com et Sprint avaient fusionné pour 115 milliards.Toujours dans les télécommunications, SBC et Ameritech ont scellé leur union pour 62 milliards en mai 1998, imités deux mois plus tard par Bell Atlantic et GTE dans une transaction de 53 milliards.Ces rapprochements ne laissent plus que quatre compagnies régionales de téléphone sur les sept dites « Baby Bell » nées de l'éclatement d'AT & T en 1984.Le secteur pétrolier n'échappe pas à ce mouvement de concentration avec la fusion pour 77 milliards en 1998 des géants Exxon et Mobil, tous les deux issus du démantèlement de l'empire Standard Oil de Rockefeller, au début du siècle.Le secteur aérien est le dernier à être agité par ce mouvement avec l'accord de rachat le mois dernier de US Airways par United Airlines, la première compagnie américaine et mondiale.Ce projet de fusion a provoqué de multiples discussions en vue de possibles unions entre American Airline et Delta, ainsi qu'entre British Airways et KLM.Avec plus de 90 % du marché mondial des systèmes d'exploitation des micro-ordinateurs et plus de 50 % de son chiffre d'affaires hors des États-Unis, Microsoft est par excellence un groupe bénéficiant pleinement de la mondialisation, relèvent des analystes.Le président Bill Clinton, qui s'est fait le champion de libéralisation du commerce international, avait fin 98 relevé que « la mondialisation privilégie la taille des entreprises en leur donnant davantage de moyens pour accéder à de nouveaux marchés ».Pour Robert Litan, un juriste de la Brookings Institution, « il n'y a pas de contradiction entre le mouvement de concentration actuel et le démantèlement de Microsoft ».Selon lui, « Microsoft risque de connaître le même sort qu'IBM dans les années 70, à savoir de s'endormir sur sa position dominante et devenir une énorme bureaucratie ».« Le gigantisme peut être un désavantage comme le montrent les banques japonaises dans un monde en rapide changement avec l'Internet », a estimé M.Litan. La Presse 9 juin 2000 Page A15 manquante 5LP1601A0609 A 16 vend., san antonio 5LP1601A0609 ZALLCALL 67 01:53:18 06/09/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 La mort de Frédéric Dard L'adieu de la «tribu» Les perles de Sana Le Figaro Frédéric Dard, dit San-Antonio a inventé 11 534 212 mots tordus, nouveaux, forgés, travaillés ou délabrés \u2014 les calembours, les à-peuprès, les décalques, le contre-pet et le pied de la lettre.Quelques exemples, par degré de difficultés, empruntés au Maître.Les calembours \u2014 « Franc seize/franc sait », (« une silhouette gaullienne en train de françaisesfrancer ») ; « j'ai jamais rencontré un type plein aussi avide » ; « des bons aryens » (pour « à rien ») ; on « exhausse » un immeuble comme un voeu ; « question majeure comme le lac du même nom » ; « un regard à Croate (pourquoi toujours à Serbe ?) » Les à-peu-près \u2014 À-peu-près de San-Antonio.« Un aide de con », « le pommier de l'An », « le général Deusetoile (font cinq) », « le champ de déshonneur », « Reagan ricane », « le rallye de Monte-Carlo (non, j'ai vu monter personne) », « mon coeur cogne atout pique (pardon : à tout rompre) », « l'amygdale et la fourmi », « secrétaire des affaires étranges », « rue de Ponthieu (Ponthieu de Ponthieu) », etc.À-peu-près de Bérurier.« La panthère rosse », « les arcanes souricières », « chacun son Zobbie », « du Pouilly Futé », « doré d'l'avant », « pas d'usage prolongé sans la visse médicale », « des esquimaudes » (pour des ecchymoses), « la garade » (pour l'algarade), « le Mari de Juana » (peutêtre une vieille drogue ?), « Jockey » pour O.K.etc.Les décalques \u2014 Attention, le décalque est presque toujours d'une grande discrétion.C'est une allusion fine et délicate sur laquelle l'auteur n'insiste pas du tout.Il va du célèbre « Vol au dessus d'un lit de cocu » où Frédéric Dard plagiait un cinéaste très maniaque, jusqu'à des touches plus techniques, et visant tel ou tel des amis de San-Antonio ou des personnalités de l'actualité.Trois exemples aisés à percevoir : « elle suspend son viol » (autant pour elle) ; « ce coup étrange venu d'ailleurs » (un peu appuyé, et il menait droit à la bière ou faisait passer le goût du dentifrice), « mieux vaut queutard que jamais ».Le contrepet \u2014 Appelé aussi contrepèterie dans les régions tropicales, le contrepet est l'interversion le plus souvent volontaire, à des fins risibles, de lettres à l'intérieur ou non du même mot.Des exemples classiques : « les compères de la tour » deviennent « les contours de la paire », « force de frappe » pour « farce de prof » ou, surtout « sort vide à Dard » pour « sordide avare », « une aventure pilpatante » pour « palpitante » (car « palpitant, dit-il, est insuffisant pour en exprimer l'angoisse « ).« À bout pourpoint et à brûle portant », et « le soutier de salin ».Le pied de la lettre \u2014 Dans ce cas, l'auteur et ses héros vont embaucher une expression ou un simple mot au pied de la lettre ; c'est très simple, peu coûteux et fait un effet fou : « J'ai de telles fourmis dans les jambes que je me sens devenir mille pattes.» En revanche, il s'amuse toujours autant de ses rajouts (contre joue) ou rajouts (de mouton) au choix, en utilisant le plus souvent la parenthèse.Des exemples : « elle m'agrippe (espagnole) », « ils l'empêchent (à la ligne) », « commissaire d'opérette (et le poteau laid) », « des infâmes (de ménage) », « en outre (de vin) », « nous débouchons (de carafe) », « je le prends dans mes bras.L'étreins (de marchandises) ».Les petits bonheurs \u2014 Système d'un mot simple forgé sur un autre : « charabier », « papotinage » (pour femmes ou hommes, ce n'est pas marqué sur la porte), « adultâtre », « l'en allade » pour qui se retire et « l'éboulade » pour qui s'effondre.Système d'un mot composé : « la mélimélodie », par exemple.Système d'une expression : « poéter plus haut que son luth », « jimber et rejimber » etc.Système de l'allusion-cadeau : « à la fin de l'envoi, il se mouche », « la mégère inapprivoisable », « le dormeur (qui ne s'appelle pas Duval) », « j'opine donc je suis ».Les déformations \u2014 Pratiquement l'apanage en revient à Bérurier, héros malchanceux du vocabulaire, hostile au style et immigré de la langue.Il déforme à peu près tout.Mais San-Antonio lui-même ne résiste pas.Allons savoir pourquoi tout d'un coup il parle de la « région d'honneur », du « Pouilly fusé » (sous l'influence de Béru), et pourquoi après avoir posé la « question questionnaire » sur un « ton particulièrement particulier », il écrit : « Je fulmine, flumine, minufle.« , à moins qu'il ait eu besoin de se « vitaminer l'infrastructure » dans des moments de fatigue tels qu'il avoue : « J'en claque des dents avec les yeux.» Agence France-Presse SAINT-CHEF-EN-DAUPHINE La « tribu de Frédéric » Dard a dit « au revoir » hier à San-Antonio, selon les mots de l'ancien archevêque de Fribourg, Mgr Mamie, qui a prononcé son éloge funèbre à Saint-Chef-en-Dauphiné (dans l'Isère, au sud-est de la France).Dans l'église abbatiale du village de 3000 habitants où l'écrivain a passé sa petite enfance, la famille était réunie dans la plus stricte intimité autour de Françoise, sa veuve.Dans son homélie, Mgr Mamie, ami de la famille, a évoqué la « tribu de Frédéric ».Il a confié que son personnage préféré dans l'oeuvre de San-Antonio était « Félicie, la mère du commissaire » qui est en fait, selon lui, « la réincarnation romanesque » de la grandmère du défunt enterrée elle aussi dans le cimetière du village.Pour le prêtre, Frédéric Dard « attrapait l'angoisse des autres comme d'autres attrapaient la grippe ».Il a rappelé que son ami habitait en Suisse « chemin du Paradis », lieu qu'il a sûrement rejoint, a-t-il assuré.À la fin de la cérémonie, face au cercueil placé devant l'autel et couvert de bouquets de roses rouges formant une croix, il a souligné qu'il ne s'agissait pas d'un « adieu, mais d'un au revoir ».Les proches ont ensuite accompagné Frédéric Dard au cimetière où il a été inhumé dans le caveau familial, dont il est le premier occupant.Il avait acheté une concession à la commune, dont le maire, Pierre Grattaloup, est un ancien camarade d'école.Au sud, « lorsque le temps va virer à l'orage, on voit le Mont- Blanc », explique un agriculteur.Dans son Dauphiné natal, le village de Saint-Chef accueillait régulièrement l'auteur prolifique, établi en Suisse.À proximité du cimetière, Antoine Mariano, 67 ans, est venu pour voir le « grenouillard », comme on surnomme ici les gens de Jallieu, où était né Frédéric Dard il y a 78 ans.« Il était simple, il se souvenait de ses racines », raconte- t-il.Le président du syndicat d'initiative, Michel Molines, montrait aux journalistes un livre de photos du village préfacé par le père de Bérurier : « Nous sommes tous les enfants de notre enfance.Aussi loin que nous puissions la fuir, nous restons attachés à elle par une longe invisible, comme la chèvre à son pieu ».Le 17 juin, Frédéric Dard devait venir inaugurer la maison du Patrimoine, où se trouvera une salle consacrée à l'écrivain.« C'était prévu depuis un an, car Frédéric Dard devait être libre à ce momentlà », selon M.Molines, qui a cité une autre phrase de San-Antonio : « Après une longue immersion dans la médiocrité, je prendrai un pied éléphantesque dans le nouveau cimetière de Saint-Chef, où j'irai attaquer mon éternité à l'ombre de la tour du poulet ».PHOTO AFP Les funérailles de Frédéric Dard, alias San-Antonio, mort en Suisse mardi à l'âge de 78 ans, ont eu lieu hier dans la plus stricte intimité dans le cimetière de son village natal de Saint-Chef, en France.Sa veuve, Françoise Caro, est la troisième à gauche sur la photo.Le cercueil est recouvert d'une croix en roses rouges.Les hommages fusent Un «magicien de la langue» (Chirac) et un «Rabelais moderne» (Pierre Perret) qui aura signé «20 000 néologismes» (l'académicien Bertrand Poirot-Delpech) Associated Press PARIS La nouvelle de la disparition de l'écrivain boulimique de calembours et de mots tordus, rebelle aux bonnes manières littéraires et véritable phénomène d'édition avec plus de 300 ouvrages vendus à 270 millions d'exemplaires, n'a été connue que mercredi soir, suscitant d'innombrables hommages toute la journée d'hier.Le président français Jacques Chirac l'a dépeint comme « l'un des magiciens de la langue française », « l'un de ceux qui l'inventaient sans cesse pour mieux la goûter », tandis que pour le premier ministre Lionel Jospin, il était devenu une « figure profondément originale de la littérature populaire ».« C'était un type exceptionnel », une « espèce de Rabelais moderne », s'est ému le chanteur Pierre Perret, frère d'argot du romancier.Pour le journaliste Philippe Bouvard, l'auteur de Y a-t-il un Français dans la salle ?est mort lorsque San-Antonio, sa créature et son pseudonyme, est né : « Son prodigieux succès, sa truculence, sa verdeur de langage, son imagination débridée ont occulté un écrivain plus raffiné, plus cultivé, plus ambitieux, qui signait Frédéric Dard ».Dans Le Monde, Bertrand Poirot-Delpech rappelle que cet inventeur de langue se vantait d'avoir fait carrière avec un vocabulaire de trois cents mots.« Tous les autres, je les ai inventés.» À l'arrivée, écrit l'académicien, « le père de San-Antonio aura sans doute signé vingt mille néologismes ».Langue verte et humour noir Élevé dans un milieu modeste par une grand-mère adorée (sa « Bonne-Maman ») qui lui transmit le goût de la lecture, Frédéric Dard fit des études professionnelles à Lyon.Là, entre Saône et Rhône, il commence à vivre de sa plume, d'abord comme journaliste local.Avec son premier roman, La Peuchère, publié en 1940 aux éditions Lugdunum, démarre une prolifique oeuvre romanesque et théâtrale.Langue verte et humour noir : le cocktail du succès des San-Antonio, qui mettent en scène les aventures loufoques et policières du commissaire San-Antonio et de son fidèle adjoint, l'inspecteur Bérurier.Au total, et au rythme de quatre par an, Frédéric Dard en a écrit quelque 170.Le premier, Réglez-lui son compte, est sorti en 1949.Suivirent, entre autres, Le Standinge selon Bérurier, Les Cons, À tue et à toi, Mon culte sur la commode, En avant la Moujik, Concerto pour porte-jarretelles, Entre la Vie et la Morgue, À prendre ou à lécher, La Vieille qui marchait dans la mer, qui fut adapté au cinéma.Son dernier ouvrage, Napoléon Pommier, est paru il y a trois semaines et affiche déjà 140 000 exemplaires au compteur.Frédéric Dard est resté fidèle aux éditions Fleuve Noir.« C'est une de mes plus belles rencontres », a déclaré à l'Associated Press Myriam Astruc, l'une des responsables de la maison d'édition parisienne.« Frédéric était un personnage émouvant, très amical et portant une grande attention aux autres.» Solde officiel de faillite Tapis persans et orientaux Nous avons reçu le mandat de liquider les derniers biens de Ziai's Collection, en faillite, en plus d'autres articles, dans la région de Montréal.Cette collection de tapis persans est la plus extraordinaire et la plus complète, au-delà ce que vous avez pu voir ou même imaginer.Par exemple: Tabriz rehaussé de soie, Isfahan, Nain, Qum (pure soie), Serapi, Caucase, Kashan signés, Mashad antique, Qashgahi et de nombreux autres, de dimensions, modèles et teintes variés.Ziai's Collection est morte, profitez de cette disparition.Une primeur Montr al! Date: Samedi 10 juin 2000 Vente de 12 h à 21 h Dimanche 11 juin 2000 Vente de 10 h à 18 h Endroit: Ville Mont-Royal 90, avenue Roosevelt Mont-Royal, Québec Tél.: (514) 734-3029 Paiement: comptant, Visa, Amex et cartes de débit.Tous les articles sont étiquetés et certifiés authentiques.Vente menée par World of Art Inc.Renseignements: (416) 665-1441. La Presse 9 juin 2000 Page A17 manquante 5LP1801A0609 a18 vendredi 5LP1801A0609 ZALLCALL 67 01:56:05 06/09/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 PASSION OFMIND Le cycle insignifiant d'une double vie MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Comme bien des vedettes qui, dépassées par leur image, s'engagent dans de plus modestes projets afin de retrouver l'essence de leur profession, Demi Moore a tenté de se refaire une crédibilité en acceptant de jouer dans un film indépendant à petit budget.Le point de départ de Passion of Mind est prometteur \u2014 une femme vit simultanément deux vies différentes sans pouvoir discerner le rêve de la réalité \u2014 mais l'ensemble a du mal à soutenir notre intérêt.Le cinéaste belge Alain Berliner, qui nous avait tant séduits avec Ma vie en rose, ne parvient pas à transgresser les clichés d'usage, pas plus qu'à nous faire croire à ce script qui, par bouts, prend carrément les allures d'une histoire à dormir debout.De beaux personnages pourtant.Bien campés en plus.Notamment par Stellan Skarsgard et William Fichtner, les deux amants respectifs d'une femme qui, en apparences, possède le meilleur des deux mondes.Marie (Demi Moore) est une critique littéraire américaine qui, depuis la mort de son mari, mène une petite vie tranquille auprès de ses deux enfants en Provence.Le hic, c'est que dès qu'elle ouvre l'oeil après une nuit de sommeil, Marie se retrouve en plein coeur de Manhattan.Elle porte alors le nom de Marty (Moore en double), affiche fièrement son célibat, et mène une carrière énergique d'agent littéraire.Le problème de Marty réside dans le fait que dès qu'elle ouvre l'oeil après une nuit de sommeil, elle se retrouve à son tour critique littéraire dans une maison en Provence à élever deux enfants ! Ainsi va le grand cycle de la double vie.La jeune femme ne semble pas trop mal s'accommoder d'une situation dont elle a déjà fait part à son (ses) analyste(s).À vrai dire, les choses se corsent à partir du moment où des amoureux potentiels font leur apparition dans le(s) décor(s).William (Skarskard) fait la cour à Marie en France et développera avec elle une relation qui se jouera sur le terrain de l'émotion, tandis que Aaron (Fichtner), qui partage avec Marty une relation d'affaires au début, adopte une approche plus « raisonnable ».N'empêche que l'arrivée des deux hommes dans les deux vies différentes de Marie / Marty fera obligatoirement crever l'abcès.Le scénario, coécrit par le vétéran Ron Bass (Rain Man, When Dreams May Come) et David Field, ne reste qu'anecdotique.Et sert finalement de prétexte pour présenter une histoire à caractère romantique qui, plutôt que de vraiment creuser les arcanes de l'éternel fantasme de la double vie, prend la forme d'un triangle amoureux traditionnel.La mise en scène de Berliner, qui emprunte parfois des connotations fantastiques, confère à l'ensemble un caractère froid.Les magnifiques images d'Eduardo Serra sont à l'avenant.Quant à Demi, elle ne peut faire autre chose que du Demi.Ses admirateurs retrouveront ici les regards humides qui ont fait sa renommée ; ses détracteurs, son registre plutôt limité.PASSION OF MIND d'Alain Berliner.Scénario : Ron Bass, David Field.Images : Eduardo Serra.Montage : Anne V.Coates.Direction artistique : Pierre-François Limbosch.Musique : Randy Edelman.Avec Demi Moore, Stellan Skarsgard, William Fichtner, Sinead Cusack, Peter Riegert, Joss Ackland.1 h 45.La joyeuse troupe de Timbalada animera le Grand Événement du Festival de jazz.Le FIJM sur un air de samba carnavalesque Stellan Skarsgard et Demi Moore dans Passion of Mind.Un film dans lequel la mégastar est égale à elle-même.ALAIN BRUNET Le mardi 4 juillet, 21 h, il faudra sortir afin de commémorer le 500e anniversaire du Brésil.Il faudra sortir déguisé.Et investir l'aire principale du Festival international de jazz de Montréal.Il faudra aussi être prêt à danser pendant quelques heures.Le Grand Événement General Motors (qui porte évidemment le nom du nouveau commanditaire principal du festival) fera alors découvrir Timbalada, considérée parmi les meilleures formations de carnaval du Brésil, ces blocos afros à l'origine du son de Bahia, foyer de la culture afro-brésilienne.« Marathon sonore », « festin de couleurs », renchérit-on au FIJM.Et pour cause.Deux douzaines de chanteurs et musiciens feront battre les rythmes afro-brésiliens dédiés à la samba carnavalesque.Si la population suit les consignes et se laisse vraiment aller, on pourrait vraiment assister à une grande fête populaire.Sinon.Au Festival, on reste optimiste, on a confiance au band embauché.« Lorsqu'on a contacté les gens de Timbalada et qu'on leur a proposé de jouer deux heures, ils sont partis à rire.Normalement ils jouent au moins quatre heures ! » raconte Laurent Saulnier, qui a mis sur pied le Grand Événement General Motors.Effectivement, ces énormes formations issues du nord-est brésilien (Bahia, etc.) gagnent en puissance et en transe au fur et à mesure que leur performance se déploie.Fondé en 1994 par Carlinhos Brown, artiste consacré de la nouvelle musique brésiliennne (et qui mène désormais une carrière solo, ce qui exclut d'emblée sa présence à Montréal), Timbalada s'est régulièrement produit aux côtés de figures emblématiques telles Caetano Veloso ou Gilberto Gil.Toutefois, il ne faut pas s'attendre à l'apparition surprise d'un ou l'autre de ces grands noms, ni à une mozaïque de nouveaux arrivages électroniques brésiliens.Lenine, qui se sera produit la veille au Spectrum, sera déjà en route pour l'Europe.Le grand public devra donc se satisfaire d'un son qui a fait la réputation musicale du Brésil à l'échelle planétaire.Et les effets spéciaux ?Et tout ce qui fait la différence entre un spectacle correct et un grand party ?« Dès lundi, assure Laurent Saulnier, nous nous attablerons avec Érik Villeneuve, qui signera les effets visuels.» Le Grand Événement General Motors pourra en outre compter sur 60 000 watts de son, des tours de relais, des écrans géants et autres équipements sophistiqués.C'est vous dire que Timbalada a toutes les chances de faire mieux que le Innerzone Orchestra de Carl Craig, dont la performance informe et brouillonne fut un des principaux ratés du 20e FIJM.Guy A.Lepage animera le gala de l'ADISQ Guy A.Lepage, la mâle partie du couple Un gars, une fille (SRC), animera le gala de l'ADISQ, l'automne prochain.Seul, parce qu'il est assez grand.M.Lepage, ex-membre du quatuor humoristique Rock et Belles oreilles, succède à Véronique Cloutier qui avait animé le dernier gala, présenté au Théâtre Capitole de Québec.Le 22e Gala de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo se tiendra le dimanche 5 novembre au Théâtre Saint-Denis et sera diffusé en direct à la télévision de Radio-Canada.Les chanteurs et chanteuses, humoristes, vidéastes et autes créateurs sont-ils heureux du choix de Guy Armand Lepage pour animer leur grande soirée ?Moui.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Guy A.Lepage EN PRIMEUR CETTE SEMAINE THE APPLE (Sib) Film iranien (1998) de Samira Makhmalbaf.Scénario : Mohsen Makhmalbaf.Images : Ebrahim Ghafori.Montage : M.Makhmalbaf.Avec Massoumeh Naderi, Zahra Naderi, Ghorbanali Naderi, Azizeh Mohamadi, Zahra Sagharisaz, Amir Hossein Khosrojerdi.85 min.- V.O.sta.: Cinéma Du Parc n Drame de moeurs.Dans un quartier défavorisé de Téhéran, un vieil homme a toujours gardé enfermées dans sa maison ses deux filles, les jumelles Massoumeh et Zahra, âgées de douze ans.Indignés, des voisins dénoncent ce cas au bureau d'aide sociale, qui intervient aussitôt.Il appert que les parents ne sont pas méchants, mais sans instruction.La mère étant aveugle, le père a eu peur de laisser sortir ses enfants de la maison sans surveillance.Grâce à l'intervention de l'assistante sociale, les deux fillettes, qui ne savent ni lire ni écrire, parlant à peine et marchant maladroitement, ont enfin la possibilité de s'ouvrir au monde.THE FILTH AND THE FURY Film anglo-américain (1999) de Julien Temple.Montage : Niven Howie.105 min.- V.O.: Ex-Centris n Documentaire.Figure de proue du mouvement punk, un phénomène musical et social qui a émergé en Angleterre au milieu des années 1970, les Sex Pistols ont marqué à jamais l'histoire du rock, même si le groupe n'a existé que deux ans.Ce documentaire raconte l'histoire brève mais intense de ces jeunes anarchistes du show-business.L'auteur a recueilli les témoignages des membres survivants du groupe qui commentent les étapes importantes de leur passage météorique sur la scène du rock.Quant au bassiste Sid Vicious, mort d'une overdose en 1978, il se raconte dans une entrevue filmée quelques mois avant son décès.PARTIS EN 60 SECONDES (Gone in 60 Seconds) Film américain (2000) de Dominic Sena.Scénario : Scott Rosenberg.Images : Paul Cameron.Montage : Tom Muldoon, Chris Lebenzon.Musique : Trevor Rabin.Avec Nicolas Cage, Angelina Jolie, Giovanni Ribisi, Scott Caan, Delroy Lindo, Will Patton.118 min.- V.O.: Carrefour Angrignon, Colisée Kirkland, Laval, Paramount, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Mega-Plex Spheretech, Mega-Plex Taschereau - V.F.Q.: Carrefour Angrignon, Greenfield Park, Parisien, Famous Pointe-Claire, Versailles, Lacordaire, Terrebonne, Ste-Thérèse, Mega-Plex Pont-Viau, Mega-Plex Centre Jacques-Cartier n Thriller.Randall « Memphis » Raines, un des meilleurs voleurs de voitures des États- Unis, s'est depuis quelques années retiré des affaires pour mener une vie plus honnête.Mais lorsque son petit frère Kip est impliqué dans un sale coup du gangster Atley Jackson, Memphis se voit obligé de voler 50 automobiles en 24 heures, s'il veut revoir son frangin vivant.Pour mener à bien cette opération périlleuse, l'ancien voleur fait appel aux experts qui formaient son équipe de jadis, dont son ex-petite amie Sara « Sway » Wayland qui, malgré ses rancoeurs, accepte de l'aider.PAS UN DE MOINS (Yi Ge Dou Bu Neng Shao) Film chinois (1999) de Zhang Yimou.Scénario : Shi Xiangsheng.Images : Hou Yong.Montage : Zhai Ru.Musique : San Bao.Avec Wei Minzhi, Zhang Huike, Tian Zhenda, Gao Enman, Sun Zhimei, Li Fanfan.106 min.- V.O.stf.: Ex-Centris n Drame social.Gao, l'instituteur d'un village chinois, demande un congé d'un mois afin de se rendre au chevet de sa mère malade.Pour le remplacer, le maire choisit Wei Minzhi, une jeune fille de treize ans.Celle-ci est bien avertie qu'elle sera payée si l'ordre règne dans sa classe et si aucun de ses élèves ne quitte l'école.Or, Zhang Huike, âgé de dix ans, un sujet intelligent mais dissipé, part soudainement travailler à la ville pour subvenir aux besoins de sa famille.Dès qu'elle apprend la nouvelle, Wei se lance à sa recherche pour le ramener en classe.LE RÊVE D'ALONSO Film canadien (2000) de Danièle Lacourse et Yvan Patry.Scénario : D.Lacourse, Y.Patry.Images : Jean-Pierre Saint-Louis.Montage : Annie Jean.Musique : René Lussier.71 min.- Ex-Centris n Documentaire.Dans un village maya situé sur les hauts plateaux du Chiapas au Mexique, Alonso fait un rêve prémonitoire.Pourchassé par des bandes paramilitaires, il doit fuir son village.Mais peu après, il revient, malgré des menaces de mort, pour sauver sa famille et 330 civils pris en otage.À l'instar de milliers d'Indiens déplacés de cette région du Mexique, Alonso poursuit sa quête de justice et de paix, tout en nous faisant partager les rêves et les valeurs de son peuple, dont la culture est aujourd'hui menacée.SUE PERDUE DANS MANHATTAN (Sue) Film américain (1997) d'Amos Kollek.Scénario : A.Kollek.Images : Ed Talavera.Montage : Liz Gazzara.Musique : Chico Freeman.Avec Anna Thomson, Matthew Powers, Tahnee Welch, Tracee Ellis Ross, Robert Kya-Hill, Austin Pendleton.90 min.- V.O.stf.: Ex-Centris n Drame psychologique.Sue, une belle femme dans la trentaine, vit seule à New York.Elle a perdu son emploi de secrétaire et ne peut plus payer son loyer.Elle cherche sans succès un nouveau boulot et, envahie par la détresse, s'accroche à n'importe qui, dont une paumée, Lola, qui vient brièvement habiter chez elle.L'instabilité de Sue l'empêche d'avoir une relation amoureuse durable, même lorsqu'elle rencontre Ben, un journaliste sincèrement épris d'elle.Quand Ben doit s'absenter pour un mois, Sue sombre dans le désespoir et la déchéance.SWING IN BEIJING Film canado-chinois (1999) de Shuibo Wang.Scénario : Shuibo Wang.Images : Shuibo Wang, Ya-Chun Dong.Montage : Gaétan Huot, Michel Giroux.73 min.- V.O.sta.: Ex-Centris n Documentaire.Dix ans après avoir immigré au Canada, le jeune documentariste Shuibo Wang retourne à Beijing pour rencontrer divers représentants de la nouvelle génération d'artistes chinois.Il interviewe certains des musiciens punk les plus connus, ainsi que des cinéastes indépendants et des metteurs en scène de théâtre expérimental.Tout en donnant leur point de vue sur l'état de la culture chinoise contemporaine, ces artistes s'expriment sur la délicate question des droits humains dans leur pays.UNE POUR TOUTES Film français (1999) de Claude Lelouch.Scénario : C.Lelouch, Pierre Leroux, Pierre Uytterhoeven.Images : C.Lelouch.Montage : Hélène de Luze, Stéphane Mazalaigue.Musique : Francis Lai.Avec Anne Parillaud, Jean-Pierre Marielle, Marianne Denicourt, Alice Evans, Olivia Bonamy, Alessandra Martines, Samy Nacéry.123 min.- Greenfield Park, Laval, Parisien n Comédie.Olga, Irina et Macha sont trois actrices dans la trentaine, sans succès et criblées de dettes.Or, la soeur d'Irina, Olivia, est hôtesse à l'embarquement pour les vols du Concorde Paris-New York.Voulant se venger de certains clients odieux, elle soumet un plan aux trois comédiennes : séduire de très riches passagers afin de leur soutirer une partie de leur fortune, pour ensuite les laisser tomber avant que ça ne devienne trop sérieux.Leur stratagème et son exécution intéressent le commissaire Bayard, un vétéran de la Brigade mondaine, qui aimerait en faire le sujet d'un film.Pour le conseiller, le policier fait appel à un producteur malin mais véreux, emprisonné depuis peu.Source : Médiafilm FILL16 5LP1902A0609 a19vendredi recast 5LP1902A0609 ZALLCALL 67 01:58:09 06/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 R A 19 Le glas a sonné pour Scully: il quitte Radio-Canada et RDI Sur une image de belle campagne italienne \u2014 il est en Italie à tour ner un documen taire sur le Vati can \u2014 Robert-Guy Scully a an noncé hier qu'il n'était plus journaliste, que ses entrevues quittaient immédiatement l'antenne de Radio-Canada et de RDI, mais qu'il continuerait à faire des entrevues, des téléséries, des Minutes historiques.Au moment où il lançait son « Madame, Monsieur » final, un glas a sonné.Hasard ou ultime mise en scène ?La cloche lugubre était du plus bel effet.Dans son message qui a été envoyé au Canada par satellite, M.Scully rappelle que le Syndicat des journalistes de Radio-Canada a demandé son exclusion il y a deux jours.« Je les prends au mot.À cinquante ans, j'annonce ma retraite du journalisme.Je n'animerai plus un seul produit journalistique.Le Syndicat invoquait la perte de crédibilité de M.Scully depuis les révélations que sa série Le Canada du millénaire et les Minutes du patrimoine ont été financées directement par le gouvernement fédéral, sans que cette source soit jamais identifiée au générique.Dans son message télévisé où il paraissait ému, M.Scully déclare : « Pendant 30 ans, j'ai été, je pense, un bon journaliste.J'ai visé l'intégrité et la qualité.Je n'ai jamais accepté ni subi d'influence extérieure.» Il ajoute que sa seule querelle est avec les collègues journalistes.« Les collègues qui m'ont critiqué ont utilisé à dessein un langage exagéré pour faire avancer des causes politiques et idéologiques qui n'ont rien à voir avec moi.» M.Scully s'est contenté de sa déclaration télévisée.Son porte-parole montréalais Luc Lavoie, du cabinet de relations publiques National, a déclaré que M.Scully n'accorderait aucune entrevue.Radio-Canada a tout de suite annoncé hier que les deux séries Scully RDI, au Réseau de l'Information, et Scully rencontre, à la première chaîne, étaient retirées de l'horaire.« Il n'est plus journaliste, il ne peut plus faire d'information », a dit une porte-parole.L'affaire Scully a éclaté dans Le Devoir il y a deux semaines.On apprenait que la série d'entrevues du Canada du millénaire, diffusée à RDI, avait été financée par le Bureau d'Information du Canada, un organisme de propagande créé après le dernier référendum, sans que le nom du BIC soit au générique de l'émission.C'est la compagnie BCE Média qui avait obtenu l'argent du BIC.Immédiatement, Radio-Canada a retiré le Canada du millénaire de l'horaire.Mais voilà que cette semaine, éclatait une nouvelle affaire autour de Robert-Guy Scully.Le journaliste d'enquête Normand Lester se faisait refuser par Radio-Canada d'enquêter sur le financement des Minutes du patrimoine, ces petits films qui ont passé à la télévision et au cinéma.En même temps, on apprenait que Normand Lester était muté aux voix hors champ des nouvelles internationales le week-end.Radio-Canada a déclaré que la décision de muter M.Lester avait été prise avant qu'il commence son enquête sur les Minutes du patrimoine.Tout ce brouhaha sur la place publique n'était pas bon pour Radio-Canada, dont la mission est de faire de l'information non partisane, au dessus de tout soupçon.Malgré tous ses efforts d'objectivité, Radio-Canada, qui est financée par le fédéral, est souvent soupçonnée de censure dans la population.On a pu le constater encore cette semaine lors de la tribune téléphonique du midi à la radio sur l'affaire Scully-Lester.Le financement secret de Robert-Guy Scully a plongé Radio-Canada dans l'embarras.Lorsque l'animateur-producteur a annoncé sa décision hier, on peut penser que les patrons de Radio-Canada ont poussé un soupir de soulagement.Télévision Louise Cousineau Jacques Villeneuve aura son resto EN VADROUILLE Aujourd'hui, rue Saint-Denis, le producteur-réalisateur Marc S.Grenier, de Locomotion Films, commence le tournage de son long métrage Dead of Night, une comédie d'humour noir qu'il produit avec Joanne Forgues et qui mettra en vedette Macha Grenon dans un rôle de serveuse « également aveugle » dont l'insomniaque Desmond, joué par Stephen Baldwin, tombera amoureux.Pendant une de ses nuits d'errance en ville, Desmond est témoin d'un meurtre et l'enquête lui apprend que ses proches sont impliqués.Il ira de surprise en surprise : le mort est bien vivant, pour ne pas dire menaçant, sa blonde le quitte, son assistant complote contre lui, etc.C'est Edward Yankie qui jouera le détective.Parmi les principaux acteurs de ce thriller, on retrouvera Maxim Roy, Janet Kidder, Michael Ironside et Lorne Brass en tournage, surtout de nuit, jusqu'au 5 juillet à Montréal.Le mot de Cambronne à toute l'équipe.n n n Jacques Villeneuve, qui s'en vient en ville pour le Grand Prix de Formule Un, prépare sa retraite, croyez-le ou non, dans la restauration ! Il a acheté, avec deux associés, le restaurant La Marguerite et le Mercedes, angle Crescent et de Maisonneuve, pour faire construire un immense restaurant, sur deux étages.L'ouverture du restaurant Jacques Villeneuve est prévue pour 2002.Chez Alexandre perdra un maudit bon client.n n n Carlos Ferreira, patron de l'excellent restaurant portugais Ferreira, rue Peel, organise un souper-bénéfice (125 $ par personne) au profit d'Opération Enfant-Soleil le lundi 19 juin.Plusieurs artistes associés à la cause des enfants malades seront jumelés aux serveurs pour livrer les plats, alors vous verrez peut-être vos sardines servies par Guillaume Lemay-Thivierge, Pascale Doré, Jessica Barker, Patricia Paquin, Alain Dumas, Francis Reddy, Danielle Ouimet, Guy Richer, Vincent Bolduc ou d'autres ! Sympa, non ?n n n Le réseau des femmes d'affaires du Québec, qui regroupe près de 2500 femmes d'affaires actives, organise un déjeuner-rencontre avec une douzaine de célébrités le jeudi 15 juin au Holiday Inn Select.Le thème intéressera toutes les femmes qui travaillent : comment atteindre un équilibre entre la vie privée et professionnelle.Pour en discuter : la décoratrice Madeleine Arbour, l'animatrice Danielle Ouimet, les danseuses Annick Bissonnette et Andréa Boardman, l'écrivaine Denise Boucher, Johanne Verdon, Huguette Oligny, soeur Madeleine Juneau, Rosette Côté, Johanne Paradiset Anne Thibault.On peut s'inscrire en téléphonant au (514) 521-5733.PHOTO ROBERT MAILLOUX , La Presse © Yvon Deschamps n'était pas peu fier hier.Francine Grimaldi collaboration spéciale Yvon Deschamps inaugure son Orangerie SUZANNE COLPRON Yvon Deschamps a inauguré, hier, sa toute nouvelle salle de spectacles au Manoir Rouville- Campbell.Baptisée L'Orangerie, elle peut accueillir 300 personnes sur les abords de la rivière Richelieu.L'humoriste devenu hôtelier et restaurateur y présentera, du 4 juillet au 3 août, son dernier spectacle, Comment ça, 2000 ?, durant 15 soirs.« J'ai écrit ce spectacle pour la boîte à chansons du Manoir qui avait 150 places, précise-t-il au bout du fil.C'est un récital debout, devant un micro.Ça ne bouge pas et ça parle pendant une heure et demie.» Comment ça, 2000 ?est le premier spectacle écrit et joué par M.Deschamps depuis US qu'on s'en va, en 1993.Il en a déjà donné une quinzaine de représentations, en mars et en avril, à son Manoir, acquis en 1996, et prévoit cesser le 3 août.Il faut dire que M.Deschamps a animé 12 galas, à l'ADISQ et à Juste pour rire, depuis trois ans, pour lesquels il a écrit beaucoup de nouveaux numéros.Dans Comment ça, 2000 ?, l'humoriste aborde différents thèmes, qui vont des dangers de la fin du monde à la question nationale, en passant par le vieillissement de la population, la surpopulation, le sport, la famille et la télévision.Il reprend aussi d'anciens numéros, des classiques, écrits au début de sa carrière, et quelques textes plus récents.« J'adore les grandes salles comme le Théâtre Saint-Denis, confie-t-il.Je m'en ennuie, ça me manque des fois.Mais je trouve ça tellement stressant que je me retiens.» Tout comme il se retient d'animer d'autres soirées de gala.« Je ne ferai plus jamais de galas, affirmet- il.C'est trop de pression, trop d'angoisse et trop de stress, pour le peu de récompense que ça me donne.» S'il renonce à l'animation de galas, Yvon Dechamps continue néanmoins à s'intéresser à la télé.Il travaille sur trois projets, dont celui d'une émission de variétés, avec des personnages comiques, dans l'esprit de Samedi de rire.Une émission qui pourrait prendre l'affiche, à Radio-Canada, à l'automne 2001.« Je trouve que la mécanique est compliquée, avoue-t-il.Je veux que ça soit simple, presque du direct.» VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir Tam Tam Jardin d'aujourd'hui C'est ma tournée! / Dan Bigras, Laurence Jalbert Zone libre / Le Drame des Kurdes en Turquie Le Téléjournal/Le Point Sport Cinéma (23:18) Le TVA Piment fort / Serge Thériault Claire Lamarche / Voir sa fille se laisser mourir Cinéma / KIDNAPPÉ (4) avec Dabney Coleman, Timothy Busfield Le TVA Sports / Lot.(22:49) Cinéma / LOVERBOY (6) avec Patrick Dempsey Le Monde merveilleux de Disney Branché Les Francstireurs Ciel! Mon Pinard / Paëlla valencienne Cinéma / L'ENFANT NOIR (4) avec Baba Camara, Madou Camara Cinéma / SCARAMOUCHE (5) avec Pierre Santini, Pierre Hoden (22:43) Grand Journal (17:00) Flash / L.Jalbert Partis pour l'été Métier Policier Cinéma / POLICE ACADEMY II: AU BOULOT! (6) avec Steve Guttenberg, David Graf Le Grand Journal Flash Sexe et Confidences Pulse Access H.Kids Say.Power Play Basketball / Finale de la NBA: Pacers - Lakers CTV News News Wheel of.Jeopardy Newswatch Baseball / Expos - Blue Jays The National / CBC News Nat.Update News News ABC News Judge Judy Frasier Billy Graham Crusade .the Band 20/20 Friday News Night.(23:35) News CBS News E.T.Kids Say.Candid Camera Now and Again Nash Bridges Late (23:35) News NBC News Jeopardy Burlington.Dateline NBC Basketball / Finale de la NBA: Pacers - Lakers News Newshour Bus.Report Vermont.Washington Wall Street The Irish Tenors: Live from Belfast Masterpiece Theatre BBC News Nightly Bus.Newshour Adirondack Blue BBC News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / Gerald Ford Investigative Reports Law & Order Zachary Richard: Mtl Jazz Videos StarTV Scanning.Achievers Cinéma / ROGER & ME (3) Documentaire Beggars and Choosers Contact Animal - Survivre Énigmes Riches.Des crimes et des hommes Biographies / Lassie Les Procès chocs Agents très spéciaux Informe Semanal (Nouvelles) Rete Italia.Téléroman italien / Felicità.Solomusica Casa d'Italia Comédie.Téléritmo (Rythmes latins) Football Pakistan Le Monde des affaires Educational Psychology Imagine .d'histoire Invention Cinéma am.Orbicom .rêve Information internationale How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery / .Whales Secrets from the Ground up Discovery's Canada @discovery.ca Prêt à partir .dehors Travel, Travel Croisières à la découverte.santé Pignon.Vidéo Guide Prêt à partir Mentors Gargoyles So Weird Afraid, Dark Cinéma / ALLEY CATS STRIKE! 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Sailor Moon Power Puff.Daria YTV'S Hit List Student.Radio Active Beasties L'Arcade L'Édition.Nerdz / Jeux Technofolie Métiers.Frontière.Highlander Des histoires extraordinaires Millennium Louise Cousineau 20:00 a - C'EST MA TOURNÉE Portrait de Dan Bigras et Laurence Jalbert lors d'un spectacle à la Cinquième Salle de la Place des Arts.20:00 0 - GRANDS REPORTAGES Le monde des mannequins: sexe, drogue, rock and roll, des rumeurs ou la vérité?Témoignages de Kate Moss, Sophie Dall et Emma Balfour.21:00 3 - BIOGRAPHIES Celle d'une créature parfaite, Lassie, ce collie de qualité \u2014 en fait ils ont été plusieurs à tenir le rôle \u2014 qui a enchanté des générations d'enfants au cinéma.21:00 2 - ROGER AND ME Le documentariste Michael Moore ne fait rien comme personne.Dans ce documentaire sur la fermeture d'une usine de General Motors à Flint, Michigan, il essaie de traquer le président de GM pour avoir des explications.23:18 a - OISEAUX DE FEU Une histoire de pourchasse aux narcotrafiquants avec Nicolas Cage et Tommy Lee Jones.Dan Bigras et Laurence Jalbert 5LP2001A0609 A-20 ven 9 juin 5LP2001A0609 ZALLCALL 67 01:55:04 06/09/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Une huile de Liebermann vendue un million d'euros SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial: 19h.AMERICAN PSYCHO Cinéma Impérial: 21h20.ANNIE HALL Cinéma du Parc (2): 20h15.APPLE (THE) Cinéma du Parc (3): 17h, 18h45, 20h30, 22h15.BASEBALL - SOMETHING LIKE A WAR Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Séguin): 19h30.BEGGARS OF LIFE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.EAST IS EAST Cinéma du Parc (1): 19h15.FASTER PUSSYCAT KILL KILL Cinéma du Parc (2); 23h45.GHOST DOG Cinéma du Parc (1): 17h.GHOST DOG: LA VOIE DU SAMOURAI Écran Le Prince (en face de Ex-Centris): 21h30.GIRL NEXT DOOR (THE) Cinéma du Parc (2): 22h05.GONAN THE BARBARIAN Cinéma du Parc (1): 23h30.GROWING UP Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.MAGNOLIA Cinéma du Parc (2): 16h45.MÉDITERRANÉE POUR TOUJOURS Cinéma ONF: 19h et 21h.NINTH GATE (THE) Cinéma du Parc (1): 21h05.9 LIVES OF FRITZ THE CAT Cinéma du Parc (3): minuit.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.RÊVE D'ALONSO (LE) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 15h15, 19h15.SEX PISTOLS (THE): THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini): 21h45.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 17h, 19h, 21h.SWING IN BEIJING Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h15, 21h15.TERRORIZERS (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.TOUT SUR MA MÈRE Cinéma Impérial: 17h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BONPASTEUR Auditions du Prix d'Europe: 11h; Benoit Loiselle, violoncelliste.Janacek, Strauss: 18h.FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE DE MONTRÉAL CHALET DE LA MONTAGNE Ravel, Smetana, Beethoven.Quatuors à cordes Lark et Artemis, Les Jeunes Virtuoses, Eugene Drucker, Scott St.John et Kathleen Winkler, violonistes, Denis Brott, violoncelliste, James Campbell, clarinettiste, Paul Merkelo, trompettiste, Alain Trudel, tromboniste, Jerome Lowenthal, Edward Auer et Ursula Oppens, pianistes, Joseph Kaiser, baryton, Jean- Louis Roux, Joseph Rouleau, Monique Leyrac et Gabriel Gascon, récitants: 20h.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.Trad.de Normand Chaurette.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Nathalie Gascon, Julie Vincent, Jean Marchand, Henri Chassé, Frédéric Desager, Luc Chapdelaine, Jean-Pierre Chartrand, Kathleen Fortin, Maxim Gaudette, Thomas Graton, Jean-Sébastien Lavoie, Renaud Paradis, Julie Perreault, Lorraine Pintal et Michel Poirier.Ven., sam., 20h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Le Rendez-vous/Kiskimew, de Catherine Joncas avec la collaboration de Florent Vollant et Robert Lalonde.Mise en scène de Catherine Joncas.Avec Roch Aubert, Catherine Joncas, Jean-Marc Niquay, Rosalia Petiquay, Catherine Sénart: 20h30.L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Littoral, de Wajdi Mouawad.Idée originale de Isabelle Leblanc et Wajdi Mouawad.Avec David Boutin, Manon Brunelle, Pascal Contamine, Claude Despins, Miro, Denis Gravereaux, Steve Laplante, Isabelle Leblanc et le musicien Bernard Poirier.Du mar.au sam., 19h.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie- Anne E.) Ainsi parlait l'information ou Variations sur Exercices de style, de François Caffiaux et Vincent Magnat: 20h.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.et mar.THÉÂTRE DU CENTRE MOLSON The Guess Who et Wide Mouth Mason: 20h.NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Steeve Diamond: 20h.LAÏKA (4040, St-Laurent) Meteo + Pheek, Deadbeat et Martin: de 17h à 19h.SILOS (Vieux-Montréal) Silophone: 20h.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Vladislav Delay, Sutekh, Jane Mandell et Safety Scissors: 21h.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Groupes Félix Leroux et Alain-François: 20h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Daniel Blouin et Yan Parenteau: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Soirée flamenco: 21h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Dig: 22h.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Éric Desranleau et Mario Fredette: 21h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Réveillons: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Rouge Ciel: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Lue avec Skip Bay et Tim Jackson: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Billy Craig Blues Band: 22h.LE LAURIER (5141, St-Denis) Richard Eusanio et The Rock'n Roll Party: 22h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Dani Wax, Francine Martel et Gaston Breton: 22h.PORTÉ DISPARU (153, St-Amable) Monique Proulx et Roger Coderre: 20h.JAILHOUSE ROCK (30, Mont-Royal E.) Hawksley Workman et Neville Quinlan: 21h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Quartette Christine Jenson: 21h.MCKIBBIN'S (1426, Bishop) Fine Mess: 21h30.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Dr.Noh: 21h.BRUTOPIA (1219, Crescent) Mick O'Grady: 21h.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Pierre Calvé: 20h.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Preachin' Blues: 21h.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Jean-Michel Anctil: 20h30.Agence France-Presse COLOGNE Une huile du peintre allemand (1847-1935) a été vendue mercredi soir à un collectionneur d'arts allemand pour un million d'euros (soit un million de $US), a indiqué jeudi la maison d'enchères Lempertz à Cologne (ouest de l'Allemagne), organisatrice de la vente.« Der Rosengarten in Wannsee » (Jardin de roses au lac de Wannsee), peint en 1928, avait été estimé dans une fourchette de 179 000 à 204 000 euros.Le tableau a finalement été cédé pour un montant cinq fois plus élevé, lors de cette vente aux enchères simultanée, à laquelle participaient par vidéoconférence les clientèles de sept maisons d'enchères de renom.Fin mai, un autre tableau signé Max Liebermann, « Tennisplatz in Noordwijk » (Court de tennis à Noordwijk), datant de 1911, avait été vendu 1,33 million d'euros, quatre fois plus qu'estimé.«Un film IMAX éducatif, irrésistible aux images spectaculaires.Trois étoiles et demie.» 5LP2101A0609 A21 arts vendredi 5LP2101A0609 ZALLCALL 67 01:57:15 06/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 A 21 EN BREF Musiques et nations n Les ressortissants de France, de Belgique, d'Allemagne et des Pays-Bas ont des goûts musicaux communs, mais pas pour autant uniformes.Au palmarès des préférences, la musique classique est en première position (47 %) devant le rock (31 %), suivis du jazz et des variétés (24 %), selon une étude de l'organisme d'analyse Thalys.Le genre « world music » obtient un succès certain, avec une personne sur cinq qui se dit amateur.Quant à la techno, elle est appréciée par 12 % des sondés et gagne en popularité sur le rap, minoritaire à 8 %.Si le classique, le rock et le jazz sont appréciés par les quatre nationalités, il y a quand même quelques spécificités : les Allemands sont les plus grands fans de rock, les Français de jazz tandis que les Néerlandais boudent le classique.Côté variétés, un tiers des Belges et un quart des Français et Néerlandais se plaisent à en écouter, contre 96 % des Allemands qui leur prêtent une oreille.L'âge est déterminant, surtout pour le classique que préfèrent 20 % des moins de 25 ans et 82 % des plus de 65 ans.L'étude a été réalisée auprès de 2200 ressortissants allemands, belges, français et néerlandais, soit 550 par nationalités.Vieilles actualités à vendre n Des films d'archives remontant au soulèvement de Pâques de 1916, sanglant épisode de la lutte de l'Irlande pour son autonomie, seront mis à l'enchère demain par la maison Whyte.Filmées par des amateurs, ces trois heures d'actualités ont été réunies par un collectionneur et sont dans un excellent état ; plus de la moitié n'ont jamais été projetées en public, souligne l'encanteur Ian Wythe.Certains extraits ont pu être vendus à l'époque aux Actualités Pathé, ou autre distributeur, ou encore intégrés à des documentaires.Mais beaucoup d'images inédites montrent la révolte qui avait fait des centaines de morts, dans le centre de Dublin.Par la suite Michael Collins et d'autres meneurs du soulèvement furent pendus à Londres.D'autres passages, censurés par les Britanniques, font voir la destruction de villages et de fermes par un escadron de représailles, les Black and Tans.Un autre lot mis en vente inclut des images du premier vol transatlantique d'est en ouest, en 1928, entre Baldonnel, comté de Dublin, et le Canada.Un opéra fait voter son prestige n Comme compagnie privée, l'Opéra de Washington n'a pas besoin de feu vert pour changer de nom.Mais pour le prestige, la demande en a quand même été faite à la Chambre des représentants, qui vient d'approuver par un vote l'appellation Opéra national.La compagnie, dont le ténor Placido Domingo est directeur artistique, fera ainsi la paire avec l'Orchestre symphonique national, qui se produit également au Kennedy Center.Lancé en 1956 par le critique Day Thorpe, l'Opéra de Washington est devenu « une référence en art lyrique, cela sans argent public, à la différence de maisons d'opéra dans plusieurs autres capitales », a souligné le représentant William Goodling.Il reste maintenant au Sénat à voter dans le même sens.Téléspectateurs Émission Réseau Jour Heure (en milliers) 1 4 et demi R-C Moy.5 20:00 1504 2 Juste pour rire R-C Moy.5 21:00 1123 3 Un gars une fille R-C Mardi 19:30 1101 4 TVA édition 18h00 TVA Moy.5 18:00 929 5 Virginie R-C Moy.4 19:00 914 6 Arcand TVA Mercredi 19:30 794 7 TVA édition réseau TVA Moy.5 22:00 722 8 Piment fort TVA Moy.5 18:30 711 9 Jardin d'aujourd'hui.R-C Moy.5 19:30 677 10 Histoire vraie TVA Vendredi 20:00 670 11 Km/h TVA Mardi 20:30 660 12 Caméra choc TVA Lundi 19:00 653 13 Les mordus TVA Moy.5 17:00 650 14 Les ailes de la mode TVA Lundi 19:30 645 14 Fleurs et jardins TVA Jeudi 19:00 645 16 Claire Lamarche TVA Vendredi 19:00 642 17 La poule aux oeufs d'or TVA Mercredi 19:00 629 18 Histoires de filles TVA Mardi 20:00 626 19 Vélo mag R-C Mercredi 19:30 624 20 Dodo déco TVA Mardi 19:00 611 21 TVA édition 18h00 TVA Sam-Dim 18:00 609 22 Ciné-romance TVA Mercredi 20:00 598 23 Eliminatoire de hockey 15 R-C Vendredi 20:00 588 24 Fort boyard TVA Dimanche 18:30 569 25 Ciné Dimanche TVA Dimanche 19:30 546 26 Le poing j TVA Moy.4 22:30 542 27 Salle d'urgence TVA Lundi 21:00 539 28 Eliminatoire hockey 14 R-C Lundi 19:00 533 29 Top modèles TVA Moy.5 15:30 528 30 Le bonheur est dans la té TVA Mardi 19:30 519 Ces données couvrent la semaine du 15 mai au 21 mai 2000.Moy.5: Moyenne des cinq jours. 5LP2201A0609 A-22 ven 9 juin 5LP2201A0609 ZALLCALL 67 01:57:46 06/09/00 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Au Chalet : Campbell et le Artemis CLAUDE GINGRAS Modification de dernière minute hier au septième programme du Festival de musique de chambre de Montréal.L'Histoire du soldat, la pièce de résistance annoncée pour la fin de la soirée, sera jouée en premier lieu parce que l'interprète du Diable, Joseph Rouleau, doit prendre l'avion à 22 h 30 pour Bruxelles afin d'assister aujourd'hui même à la remise du premier prix du Concours Reine-Élisabeth à la Québécoise Marie-Nicole Lemieux, celle-ci étant déjà la toute récente lauréate du Prix des JMC dont M.Rouleau est le président.Cette fois encore, le Chalet est comble ; il faut même ajouter des chaises sur les côtés.Mais les réactions observées un peu partout dans la salle ne mentent pas : bien que disposant d'une traduction anglaise fournie à la porte, il est manifeste que ce public en bonne partie anglophone ne comprend à peu près rien et, surtout, ne prend à peu près aucun plaisir à l'interminable dialogue auquel il est d'ailleurs très difficile, même en français, de s'intéresser vraiment.Au surplus, le conte musical de Stravinsky et Ramuz est donné sans costumes, sans décors.et sans sa danseuse, celle-ci étant remplacée par un visage projeté sur l'un des trois écrans où s'ajouteront plus tard les reproductions des toiles de l'Orangerie au programme cette année.À l'avant-scène, en cols roulés et pantalons noirs, Joseph Rouleau (le Diable, on l'a déjà dit), l'ex-sénateur Jean- Louis Roux (le Soldat) et Gabriel Gascon (le récitant) cherchent donc à divertir des spectateurs qui ne répondent guère ; plusieurs sortent même avant la fin.Le français de MM.Roux et Gascon est celui, impeccable, de gens de théâtre.M.Rouleau joue les cyniques à moitié, dans un accent québécois non exportable.L'après-entracte marque un rafraîchissant retour à la pure musique de chambre.Un Haydn parmi les plus connus trouve au même diapason stylistique trois coéquipiers d'un soir, dont Eugene Drucker, l'un des deux violonistes du célèbre Quatuor Emerson et fidèle participant du festival annuel de son ami Denis Brott.Le meilleur moment du concert fut cependant le Quintette pour clarinette de Mozart, avec James Campbell et, dans ses débuts ici, le jeune Quatuor Artemis, d'Allemagne.On en saura davantage ce soir, à Bon- Secours, où le Artemis joue Ligeti et Brahms, mais déjà, hier soir, sa prestation fut remarquable de cohésion et de musicalité.Campbell a une grande part dans cette réussite.Après quelques légers problèmes au début de son Stravinsky, le Mozart l'a trouvé dans une superbe forme technique et expressive, avec une sonorité toujours égale et même quelques initiatives du côté de l'ornementation.CINQUIÈME FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE DE MONTRÉAL.Chalet de la Montagne, mercredi soir.Jean-Louis Roux, Joseph Rouleau et Gabriel Gascon, comédiens, Quatuor à cordes Artemis, Eugene Drucker, violoniste, Roberta Cooper, violoncelliste, James Campbell, clarinettiste, Stéphane Lévesque, bassoniste, Paul Merkelo, trompettiste, Alain Trudel, tromboniste, James Vandemark, contrebassiste, Serge Desgagnés, percussionniste, Soyeon Lee, pianiste.Programme : « L'Histoire du soldat », conte musical, texte de Ramuz, pour comédiens et ensemble instrumental (1918) - Stravinsky Trio pour piano, violon et violoncelle no 32, en la majeur, Hob.XV :18 (c.1793) - Haydn Quintette pour clarinette et quatuor à cordes en la majeur, K.581 (1789) - Mozart D'HIER De notre édition finale 5LP2301A0609 a23vendredi 5LP2301A0609 ZALLCALL 67 01:53:55 06/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 A 23 Le directeur du Dôme promet de ne plus demander de subventions Nouvelle vie au silo à grain no 5 Le silo à grain no 5 (au centre en arrière-plan), vanté par l'architecte français Le Corbusier, connaîtra une nouvelle vie dans le Vieux-Port.Dès le 16 juin, il se métamorphosera en « instrument-sonore- interactif » grâce à une combinaison originale de technologies de communication, conçue par Thomas Mc Intosh et Emmanuel Madan.Pendant un an, trois de ses 115 cylindres en béton armé seront transformés en un outil capable de recevoir des sons de partout sur la planète.Le public et les artistes sont invités à le faire résonner en utilisant le téléphone (844-5555) ou Internet (www.silophone.net).Cette deuxième vie s'accompagnera, d'ici juin 2001, d'une foule d'activités : concerts, visites guidées, expositions, forums, charrette d'architecture.Nous en reparlons demain dans La Presse.Agence France-Presse LONDRES Le directeur du Dôme du Millénaire, le parc d'expositions futuriste qui a déjà reçu une injection de 599 millions de livres provenant des bénéfices de la loterie nationale, a promis hier de ne plus recourir aux subventions.« Nous ne demanderons plus d'argent », a assuré Pierre-Yves Gerbeau à la chaîne ITV.Les derniers chiffres montrent que le Dôme, qui se voulait le clou des célébrations internationales de l'an 2000, va devoir encore réviser à la baisse ses prévisions de 7 millions de visiteurs.L'espoir était à l'origine que la gigantesque soucoupe blanche de la rive sud de la Tamise attirerait 12 millions de visiteurs pendant son année d'existence.« Évidemment, nous n'avons pas de quoi couvrir nos dépenses, a concédé M.Gerbeau.Nous allons faire avec (.) grâce à un immense effort sur les coûts, ça va aller.».L'enthousiasme inaltérable de M.Gerbeau, un Français anciennement employé par Euro Disney, fait depuis sa nomination en février les délices de la presse britannique.Les médias audiovisuels se plaisent à le surnommer « PY » (NDLR : prononcer « Piouaille« ), référence aux initiales de son prénom, mais aussi à son parler fortement teinté d'américanismes.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © 5LP2401A0609 a24 vendredi 5LP2401A0609 ZALLCALL 67 01:55:11 06/09/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 JUIN 2000 Kicteritcikewim (respect) MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale « Kicteritcikewim », cela signifie « respect » en langue atikamekw.Respect de soi, respect de l'autre, ce qui suppose d'abord un contact, une rencontre.Et c'est justement de rencontres qu'il est question dans « Le Rendez-vous/Kiskimew », nouvelle production de la compagnie de théâtre amérindienne Ondinook présentée à l'Espace libre jusqu'à demain.En effet, si depuis sa fondation en 1985, Ondinook s'est beaucoup intéressée à la reconstruction de l'image qu'avaient d'eux-mêmes les autochtones, « Le Rendezvous/ Kiskimew » se penche plutôt sur toutes ces petites rencontres, parfois réussies, parfois manquées, entre blancs et autochtones.Avec pour point de départ un dictionnaire cree-français, écrit en 1872 par un père oblat.Ce sont donc les mots qui sont le fil conducteur de ce très beau texte signé Catherine Joncas, une des fondatrices et comédiennes d'Ondinook, qui réalise également là sa première mise en scène.Une mise en scène qui manque un peu de rythme, c'est vrai, et qui est certainement moins « amérindienne » que dans les précédentes productions d'Ondinnook.Mais qui était peut-être nécessaire pour faire vibrer tous ces mots riches, perdus, inconnus, vides de sens, réducteurs, puissants, français, amérindiens dont se servent les cinq comédiens (trois blancs et deux amérindiens) pour relater leur méconnaissance de l'Autre et ce faisant, leur méconnaissance d'euxmêmes.« Le Rendez-vous/Kiskimew » est profondément nourri de l'expérience personnelle de Catherine Joncas, elle-même une nonautochtone qui côtoie depuis 29 ans l'univers amérindien.D'ailleurs, on suit en particulier son alter ego, Catherine (Sénart), jeune blanche dont le physique l'a toujours fait prendre pour une « étrangère » (entendre une amérindienne), et Rosalia (Petiquay), jeune amérindienne dont l'identité s'est perdue dans la violence, la toxicomanie et le monde des blancs.Dans les deux cas, les mots atikamekw leur serviront d'échelles de secours, qu'ils soient tirés du fameux dictionnaire ou d'un cours de langue amérindienne qu'elles suivent toutes deux.Autour de ces deux femmes, tablant sur des effets de miroir, d'autres personnages relatent, souvent avec humour, leur premier contact avec qui le blanc, qui l'amérindien.La scène finale, où l'écriture cède le pas à l'oralité, compte parmi les moments forts de ce « Rendez-vous » inhabituel.Aux comédiens qui forment l'habituel noeud d'Ondinook s'est ajoutée, pour l'occasion, la comédienne Catherine Sénart, absolument surprenante dans ce rôle qui lui convient à merveille, toute à l'écoute des autres comédiens et qui lui permet de sortir (enfin !) de son éternel personnage defille unidimensionnelle à la Marguerite Vollant.On soulignera également le travail exceptionnel de la musicienne Maryse Poulin, présente sur scène et qui, à l'aide d'un violon, d'un tambour et de « gugusses » de toutes sortes, crée littéralement les décors et ambiances des nombreux tableaux qui se succèdent, hélas, un peu trop lentement.Qu'à cela ne tienne, « Le Rendez- vous/Kiskimew » a le courage d'aborder la peur, la fascination et l'incompréhension entre deux peuples en quête d'eux-mêmes.La honte aussi.L'amour, peut-être.L'intérêt, en tout cas.Et les mots, tels des passerelles, des mains tendues.Comme « kwè » (bonjour), « sâkihituwin » (amour mutuel), « kicterimitiso » (respecte-toi).Et surtout « meguetch », merci.« Le Rendez-vous/Kiskimew », texte et mise en scène de Catherine Joncas.Collaboration à la lettre A : Florent Vollant.Scène d'enfance inspirée d'une nouvelle de Robert Lalonde.Distribution : Roch Aubert, Catherine Joncas, Jean-Marc Niquay, Rosalia Petiquay, Catherine Sénart.Une production d'Ondinook, présentée jusqu'à samedi, 20 h 30, à Espace libre.Info : 521-4191."]
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