La presse, 10 juin 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D0610 D1 samedi 6LP0101D0610 ZALLCALL 67 01:02:00 06/10/00 B Montréal, samedi 10 juin 2000 et spectacles LOUISE COUSINEAU Voir TÉLÉ en D3 n cet été où on nous promet une invasion de mouches noires et de maringouins et pas nécessairement du temps chaud, vous allez forcément vous réfugier devant votre téléviseur tôt ou tard.Alors que les Américains sont en train d'inventer une nouvelle télé qui ressemble à des sites Internet \u2014 voir autre article en page 3 \u2014 la télé de chez nous ira dans le traditionnel.Ce qui ne veut pas automatiquement dire que ça sera nécessairement ennuyeux.Quelques nouvelles séries dramatiques étrangères à l'horizon.Radio-Canada commence dès le mardi 13 juin à 21h à diffuser Crimes et Tourments, version de Touching Evil, une oeuvre britannique qui semble prometteuse puisqu'elle est de l'auteur de Cracker, la puissante série policière présentée en français il y a deux ans sous le nom de Fitz.L'inspecteur Creegan rentre au travail après avoir frôlé la mort.Il fera ses enquêtes avec la détective Susan Taylor.Chaque enquête tient dans deux émissions d'une heure.On en a jusqu'au 29 août.Aussi à Radio-Canada, David Copperfield de Charles Dickens, l'histoire d'un écrivain qui a connu bien des difficultés depuis l'enfance.Mardi 20h à compter du 25 juillet.Séries + a entrepris cette semaine \u2014 lundi et mardi soir à 21h \u2014 une série de quatre thrillers psychologiques de Minette Walters.Une production britannique de qualité et le suspense Chambre froide, la première histoire, était prenant.Trois autres histoires à venir au cours des prochaines semaines.Chacune est bouclée sur deux soirs.Seulement en juin.Encore à Séries +, la série Queer as Folks qui a créé tout un tohu-bohu lors de sa diffusion en Angleterre puisqu'on y voit notamment des gays s'embrasser, etc.Série intelligente, promet-on, dont le titre francais est Histoires gay.Huit épisodes de 40 minutes en tout diffusés sur trois soirs, les vendredis 4, 11 et 18 août, mois du défilé de la fierté gay à Montréal.Ce défilé sera d'ailleurs à TQS le dimanche 6 août.Aurez-vous encore Séries + en août si vous ne payez pas l'abonnement?Bonne question.Mais les débranchements ont l'air de se faire très lentement.C'est une reprise, mais bien des gens l'avaient ratée lors de sa première diffusion.Radio-Canada rediffuse l'extraordinaire Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas avec Gérard Depardieu à compter du 21 août le lundi à 20h.En quatre tranches de deux heures.Pour savoir où aller Voulez-vous savoir ce qui se passe côté culturel?Radio-Canada a commencé sa nouvelle quotidienne Tam Tam à 19h tous les soirs.Sébastien Benoît, qui a déserté Flash de TQS, anime.Beaucoup de chroniques.La plus drôle: Rich and Famous où Caroline de la Ronde nous emmène chez des vedettes.Chantale Lamarre nous a présenté en anglais \u2014 avec doublage français par dessus \u2014 son appartement avec vue sur des hangars et tableau de nu en plywood au dessus du divan.J'espère que ça va être aussi drôle tout l'été.À TQS, Chantal Lacroix visite tous les coins du Québec et pratique un sport bruyant avec une vedette.Partis pour l'été, 19h tous les soirs, a aussi quatre jeunes reporters qui couvrent les événements culturels.À compter de lundi, TVA lance Tôt ou tard qui n'est pas animé cette année par Jean-Michel Dufaux mais par Charles Lafortune, de Diva et Un monde de fous.L'émission a deux éditions: à 18h30 on nous parle des activités en ville, et à 22h30 on arrive avec des nouveaux reportages sur ce qui s'est passé en soirée.Télé-Québec offre de son côté le magazine artistico-touristique La Route des arts où chaque lundi à 19h on vous amène dans une région différente du Québec rencontrer trois artistes dont on vous fournira les adresses.mais quelques titres prometteurs Télé d'été 1- Crimes et Tourments, à Radio-Canada 2- Comte de Monte-Cristo, à Radio-Canada 3- Jardinons avec Albert, à TQS 4- Lumière noire, à Séries + 5- Bec et museau, à TVA pas de révolution chez nous, plus de 60 ans, Tina Turner fait un dernier tour de piste avant de prendre sa retraite.Elle sera ce soir au Centre Molson.Richard Labbé a vu le spectacle de la rockeuse la plus tenace à Denver, le mois dernier.Elle est toujours en voix, ditil, et ne lésine pas sur les moyens: grosse scène, danseuses, écrans géants.Mais elle fait moins de pirouettes qu'avant, laisse beaucoup de place à ses choristes et surtout à Lionel Ritchie, l'ex-chanteur des Commodores, qui a séduit complètement les spectateurs.Sera-ce la même chose ce soir à Montréal?a visite d'Antoine de Saint-Exupéry au Québec, en avril 1942, a laissé des traces que Pierre Vennat a suivies en fouillant dans les archives de La Presse.L'auteur du Petit Prince, ce livre pour enfants qui est le troisième best-seller de l'histoire après la Bible et le Capital de Marx, était un homme charmant mais peu disert qui aurait trouvé l'inspiration pour son petit personnage princier à Québec, en la personne de Thomas de Koninck alors âgé de huit ans, aujourd'hui professeur de philosophie à l'Université Laval.Saint-Exupéry est né le 29 juin 1900; on célèbre donc cette année le centenaire de sa naissance.Tina Turner autour de Rumeurs Saint-Exupéry québécoises En page D6 En page D8 SAPHIR ET 25 POINTS DE DIAMANTS OR BLANC 14 K (514) 277-3127 Une seule adresse 7139, rue St-Hubert www.bijouterieleroy.com 639$ seulement Le cadeau idéal pour la fête des Pères! Un grand reportage de Jean Beaunoyer, journaliste au quotidien La Presse En tête du palmarès des best-sellers depuis sa sortie Le Mystère Villeneuve www.quebec-amerique.com 6LP0202D0610 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D0610 ZALLCALL 67 01:05:27 06/10/00 B D 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 Les Guess Who ont charmé la « big city » DANIEL LEMAY Il était certain que La Presse, pont inter-générationnel s'il en est, allait couvrir les Guess Who.S'agissait juste de savoir qui allait se taper deux heures avec Burton Cummings, Randy Bachman et leurs amis, qui s'arrêtaient hier au Centre Molson.Le boss a dit : « Faudrait quelqu'un qui connaît l'époque ».Et il me regardait.L'époque, ben oui.Pour faire un chiffre rond, parlons de 1970.Dans ce temps-là, tout le monde avait 18 ans.Sauf peut-être Cummings, qui devait en avoir 22, et Bachman, quatre de plus.On parlait déjà des Guess Who comme du premier grand band de rock canadien.Ils avaient lancé These Eyes en 68 \u2014 qui a accédé depuis au statut des Grands Slows de CITE Rock Détente \u2014 , puis No time l'année suivante, puis American Woman, le plus grand hit de l'histoire du Canada, après The Planes of Abraham, de James Wolfe & the Red Jackets.Dans certains quartiers, on n'était pas loin de penser que Burton Cummings était le Canada.Peut-être le mustachu le pensaitil lui-même qui, bien plus tard, alors qu'il menait une carrière solo un peu nowhere, était venu vilipender les nationalistes québécois au Fuzzy à Brossard.Devant un public majoritairement anglophone qui avait beaucoup apprécié, m'a raconté le chroniqueur automobile Philippe Lagüe, un fan de Cummings malgré tout.« À cause de la voix.» Ouais.Hier, le présentateur \u2014 c'est toujours un gars de radio qui plogue son émission avant de présenter la vedette \u2014 le gars de CKGM Oldies donc, a dit : « Ladies and gentlemen, let us welcome.from Winnipeg.Manitoba.Canada : the Guess Who ! » Et Burton Cummings, sous les bravos, a fièrement exhibé son T shirt acheté exprès rue Ste-Catherine sur lequel on pouvait lire « MONTREAL, Canada ».Et un Unifolié a commencé à flotter sur le parterre.Ajoutons que la tournée, la première du groupe en 18 ans, s'appelle Running Back Through Canada Tour.Précisons aussi, vu qu'on est en plein concept, que le batteur arborait, lui, un chandail du Canadien, frappé du numéro 10 avant son nom au-dessus : Peterson.Cummings n'avait pas chanté la première note de Running Back to Saskatoon \u2014 une manière de salut à Wide Mouth Mason, un power trio de la Saskatchewan qui a fort bien assuré la première partie \u2014 qu'il avait la foule dans sa poche.On était 5000 hier dans le Centre Molson, arrangé dans sa configuration théâtre.Et les hits se sont alignés pendant presque deux heures : Raindance, Glamour Boy, Heart broken Bopper.Cummings peut encore chanter mais on le sent prudent dans les crescendos.Harmoniquement, les boys \u2014 Donnie Mc Dougall à la guitare, Bill Wallace à la basse \u2014 font ce qu'ils ont à faire mais personne ne se bat pour chanter les hautes dans les chorus.Rien de surprenant là-dedans.Du point de vue instrumental, tout repose sur les épaules du guitariste Randy Bachman.Et quelles épaules.Big Randy doit peser dans les 250, n'a plus de voix mais, comme le disait ma collègue, « il a encore des doigts ».Dix.Randy Bachman, on le rappelle, était le leader de Bachman Turner Overdrive, peut-être le premier groupe de rock lourd au Canada.Le son s'est rempli, bonifié et le bonhomme déroule ça avec toute la maîtrise que l'on attend d'un rocker de ce calibre.Magnifique performance Dans la portion « coffee house » du spectacle, les Devinez qui se sont assis, débranchés, et Bachman a chanté Looking out for number One et Let it ride, deux hits de BTO, très appréciés de la foule.Puis Cummings a enchîné avec Undun, écrite par Bachman, « une des plus grandes chansons jamais écrites au Canada ».Oui.C'était ça que les gens étaient venus entendre, les hits du temps.« Moi, je viens pour les chansons que j'aimais », nous expliquait Richard Girard, de Deux-Montagnes, au St-Hubert avant le spectacle.Je vois tous les shows des stars des années 70 \u2014 les Stones, Elton John, Chris de Burgh \u2014 et les nouvelles chansons, ça m'énerve.» Et son ami Jean-Jacques d'abonder : « Prends Beau Dommage.Ils sont revenus avec Échappé belle.Chus pas capable ! C'était pas du Beau Dommage évolué, c'était.Tu sais ce que je veux dire.» Certain ! Vive les classiques ! Comme American Woman.Mlle Melissa, notre serveuse, était super-rush mais.« American Woman, c'est eux autres qui chantent ça ?Je pensais que c'était une toune de Lenny Kravitz.Vous savez, dans le film Austin Power .» Eh ! non Melissa.C'est une toune des Guess Who.Et ils l'ont jouée à mi-chemin dans le show et Master Bachman l'a livrée psychédélique à l'os, comme pour saluer les baby boomers qui avaient repris contact avec leur ancien pusher pour savoir si.Et le Centre Molson a vibré de plaisir jusqu'à la fin de la 25e pièce.Albert Flasher, Hand me down world, Taking care of Business (de BTO, encore), Laughing.Très agréable soirée.Cummings a dit qu'il voulait revenir « in the big city ».Il ne semblait pas, par ailleurs, se souvenir que les Guess Who avaient donné ici leur dernier show, en 1975.Mario Lefebvre, la mémoire vivante de Sélect, s'en rappelle, lui.« C'était au Forum et Dominic Troiano était le guitariste dans le temps.Hey ! On était maigres et on avait des cheveux.» Ben oui, je connais l'époque.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Randy Bachmann et Burton Commings, les deux piliers des Guess Who: l'un est meilleurs qu'avant, l'autre.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Cinéma (23:45) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal L'Aventure olympique Gala du Jubilé du cirque de demain Le Téléjournal Sport / Cinéma / LE REFUGE DES ANGES (4) (23:19) Le TVA Cinéma / DENIS LA PETITE PESTE (4) avec Mason Gamble, Walter Matthau Cinéma / LA PESTE (6) avec John Leguizamo, Jeffrey Jones Le TVA Sports (22:54) Cinéma (23:22) Téléscience / Des oiseaux pour la mer Attendez que je vous raconte Le Tour des mondes / 500 Nations - Grandes Plaines Cinéma / CONVERSATION SECRÈTE (2) avec Gene Hackman, John Cazale Cinéma / C'EST L'APOCALYPSE (1) (22:57) Les Simpson Cinéma / AIR AMERICA (5) avec Mel Gibson, Robert Downey Jr Cinéma / KALIFORNIA (4) avec Brad Pitt, Juliette Lewis (20:45) Cinéma (23:45) Pulse The Expos.Star Trek: Voyager Police Academy: The Series The Pretender Nikita CTV News Pulse News Reg.Contact Twice in a Lifetime FX: The Series Cold Squad News Sat.Report Nothing too Good for a Cowboy Sat.Night Hockey / Finale de la coupe Stanley: Devils - Stars Sat.Report Cinéma News ABC News Judge Joe Brown News Baywatch.CBS News Entertainment this Week Early Edition Walker, Texas Ranger Falcone ER NBC News Jeopardy Wheel of.Cinéma / I.Q.(4) avec Tim Robbins, Meg Ryan The Others Sat.Night The Lawrence Welk Show .Neighbors Being Served?(19:40) .(20:20) Ballykissangel Cinéma / TEN NORTH.(5) Adirondack Blue (17:00) Greek Americans II: Passing the Torch Bjorn Again: Live at the Royal Albert Hall BBC News Belfast.Investigative Reports Love Chronicles Biography / Lowell Thomas Poirot A&E Top 10: Celebrity Chefs Arts, Minds Perform.Gilbert & Sullivan: Greatest.The Mikado Ed Sullivan Sex & the City .Animal Juste pour rire Le Goût du monde / Abruzzes Couples.Scandales! Biographies / Denise Pelletier L'Île aux trente cercueils Twin Peaks Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Les Amputés de guerre Cinéma am.Quartier latin Idées Repas Portraits.L'art qui fait boum! Concordia.Capharnaum .immobilier .parents How'd they do that?Discover Magazine Wild Discovery Wild Discovery Vets in.Monkey.Sex Files Adv.Quest Connection Exhibit A Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Franklin Little Lulu Hoze.Pete & Pete Cinéma / THE ADVENTURE OF MILO.(4) Cinéma / PIRATES OF PENZANCE (5) avec Kevin Kline (21:25) Cinéma Files (17:30) Popular Drew Carey Cops It's your Chance of a Lifetime Angel Mad TV Margie Gillis Flash.Addams Early Edition Festival./ Tom Cochrane PSI Factor Heart of.Sat.Night Artisans de notre Histoire Tournants de notre Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / GENGHIS KHAN (5) avec Omar Sharif, Stephen Boyd Les Grands Châteaux Into Africa Wish me Luck Cold War / Wall Comes Down Cinéma / TOM HORN (4) avec S.Mc Queen, R.Farnsworth Nuclear Sharks TV Guide TV Flick Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Flick Eros Gloria Estefan: .Caraïbes Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie: Daniel Lanois Grands Événements: Santana Supernatural Live Musicographie: Daniel Lanois Box-office Le Cimetière S Club 7 Fax présente Groove Concert Plus / 14e Soul Train Music Awards 2000 Clip BBC News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undercurrents Un Canadien Culture-choc Le Monde.Médias Danse avec le diable Journal RDI .artistes Culture-Choc Un Canadien Zone libre Baseball (16:00) Soccer / Euro 2000: Belgique - Suède F1 magazine Sports 30 Mag Le Sport au Québec / Badminton Euro 2000 Salle des nouvelles Nash Bridges Homicide Sexe à New York Mc Callum Sirens Cinéma / THE CLIMB (4) avec B.Greenwood, K.Welsh Davinci's Inquest Prime Suspect Cinéma / CRASH (3) (23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / MEET THE APPLEGATES (5) avec Ed Begley Jr Cinéma / THE ULTIMATE.Sportscentral Playoff Edition Equestrian Wrestling: WWF Live Sportscentral Playoff Edition Pas sorcier! Les Yeux.Les Grands Fleuves Cinéma / ROLLERBALL (4) avec James Caan, John Houseman Planète Musique (22:15) Cinéma (23:15) Great Books / Se poursuit jusqu'à 3h00.Baseball (15:30) Sportsdesk Soccer / Belgique - Suède LPGA Golf / Rochester International - 3e ronde Sportsdesk Ed, Edd.Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Mythologies South Park Simpson Animania Vins et Fromages Cap Aventure Journal FR2 Dansez maintenant Union libre (21:40) / Journal belge (22:45) Journal (23:15) .(15:30) Great Parks National Geographic Cinéma / A SHOT IN THE DARK (4) avec P.Sellers, E.Sommer Conversations Cinéma / THE PINK PANTHER (4) Grandeur Nature Les Copines.Dos Ado / L'Homosexualité Trauma / Innocence perdue Ça SEX'plique Libre ce soir Sortie gaie Les Copines.Vie en vrac Libre ce soir Cité Mag Rendez-vous avec.Vos finances Vox Golf Sur la colline Cité Mag Parole et Vie Addams Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams Goosebumps Beasties Nerdz / Jeux C'est math! Highlander: la série Zone extrême Babylone 5 Aux frontières de l'inexpliqué Cinéma / NÉMESIS (6) Hockey / Finale de la coupe Stanley: Devils - Stars Le Grand Journal (23:15) Soir (23:45) Louise Cousineau 16:00 ! BASEBALL Un événement rare cette saison: les Expos à la télé.C'est parce qu'ils jouent contre les Blue Jays de Toronto qui, eux, ont un contrat de télé.Pauvre Montréal! 19:30 P DANSEZ MAINTENANT Gros spectacle de variétés avec notamment Enrique Iglesias et Lara Fabian.Parmi une douzaine d'autres.20:00 a HOCKEY La fin approche.21:00 A CONVERSATION SECRÈTE Un des grands films de Coppola, dans lequel Gene Hackman fait de l'écoute électronique sans se soucier des conséquences.Un film fascinant.23:00 A C'EST L'APOCALYPSE Encore Coppola, mais moins prenant que le précédent.La folie du Vietnam avec Martin Sheen, Robert Duvall et Marlon Brando.1:00 3 LA POSTIÈRE Pas le meilleur Gilles Carle, mais la performance de Michèle Richard a beaucoup fait jaser.Michèle Richard 6LP0301D0610 D-3 samedi - ARTS 6LP0301D0610 ZALLCALL 67 01:02:07 06/10/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 D 3 La nouvelle télé du vrai monde aux É.-U.TÉLÉVISION Louise Cousineau L'été dernier, le réseau ABC est tombé sur une mine d'or : le quiz Who Wants to be a Millionnaire, animé par Regis Philbin, où M.et Mme Tout-lemonde, surtout Monsieur, tente de gagner un million en répondant à des questions.Trop faciles, a ricané l'animateur du quiz Jeopardy Alec Trebek, qui a toutefois refusé de participer à une ronde de vedettes il y a deux mois.Une mine d'or parce que Millionnaire s'est tout de suite classé au numéro 1 du palmarès américain.Et le phénomène a continué même durant la saison régulière.Seuls les épisodes finaux de comédies comme Frasier et Friends ont réussi à déclasser Millionnaire.Mais voilà qu'est arrivée la série Survivor au réseau CBS il y a deux semaines.La première diffusion n'a pas délogé Millionnaire, à l'affiche à la même heure \u2014 20 h, mercredi \u2014 mais est passée proche.Et CBS, dont l'auditoire est le plus vieux des trois chaînes américaines, a découvert une autre mine d'or : les 18-49 ans sont plus nombreux à regarder Survivor que Millionnaire.Les 18-49 ans sont les auditoires préférés des publicitaires, qui croient, à tort ou à raison, que ce groupe d'âge consomme plus.Survivor met en scène 18 volontaires qui ont été déposés sur une île déserte, séparés en deux équipes, et condamnés à se débrouiller.Et surtout à fonctionner ensemble.Chaque semaine, l'équipe perdante doit voter l'exclusion de l'un de ses membres.La première semaine, c'était une dame de 62 ans.Mercredi dernier, ça a été B.B., un monsieur de 64 ans de l'autre équipe.La « vieille » avait trébuché dans une épreuve et fait perdre son équipe.Le vieux a été jugé trop autoritaire avec ses coéquipiers, qui ont tous entre 20 et 40 ans.Pourtant, il avait avalé un ver vivant et grouillant sans se faire prier.Je suis prête à parier que Rudy, un militaire de 72 ans, n'a aucune chance de gagner le million.Il est le seul vieux encore dans la course.Car il y a un million pour un seul gagnant.À la dernière émission, il ne restera qu'un membre par équipe.Les joueurs qui ont été évincés décideront lequel des deux mérite le trophée.Le bonheur pour le réseau, c'est que ca n'a pas coûté cher.CBS avait des commanditaires à l'avance, et était sûre dès le départ de faire des profits.Les Américains ont adapté des concepts étrangers pour leur télé d'été.Millionnaire vient d'Angleterre.Survivor de la Suède.Et s'en vient en juillet Big Brother, encore sur CBS, où des volontaires enfermés dans une maison bourrée de caméras vivront toute leur vie devant nous.Un concept hollandais qui a fait fureur là-bas.Internet regorge de sites où tout un chacun se filme et partage sa vie avec le public.Big Brother sera à la télé, et ses images seront meilleures.Autrement, c'est comme un site cheapo.Le « monde ordinaire » fait jusqu'ici le bonheur de deux réseaux et leur fortune.Car les téléspectateurs sont fascinés et s'identifient aux concurrents qui ne sont pas de beaux acteurs.Les Américains parlent de révolution à la télé.PHOTO AP Le groupe de 16 concurrents de Survivor : mercredi dernier, on leur a fait manger des vers vivants et grouillants ! Télé d'été: pas de révolution chez nous, mais quelques titres prometteurs ÉTÉ / Suite de la page D1 Les séries documentaires occupent une bonne place dans la grille de Radio-Canada.À compter de ce mardi 20 h, la série britannique Mafia racontera en trois épisodes comment le crime s'est bâti un empire en Italie et aux États-Unis.En juillet, Charles Tisseyre présentera L'Empire des hormones, trois épisodes sur le rôle subtil et déterminant des hormones non seulement sur notre vie sexuelle mais sur notre succès.Le troisième épisode, le 18 juillet, nous montrera ce qui se passe dans le cerveau quand on tombe amoureux.Mardi à 21 h à Radio-Canada, Docs en stock présente des documentaires d'ici sur des sujets divers.Quelques exemples : les romans à l'eau de rose le 21 juin, les secrets des rêves le 28 juin, les ventes de garage le 19 juillet, De la poutine à la terrine sur la cuisine québécoise le 2 août.Télé-Québec présente des films tous les soirs à 21 h, et à 21 h 30 le dimanche.Nombreux festivals à l'affiche.Notamment les trois couleurs de Kieslowski dont l'extraordinaire Bleu avec Juliette Binoche dès ce lundi.La plupart des Hitchcock \u2014Fenêtre sur cour le 10 août \u2014 un festival Luce Guilbeault à compter du 19 juin.Radio-Canada offre du cinéma les lundi, jeudi et samedi à 19 h 30.Les gourmets qui ont raté Daniel Pinard cet hiver pourront se rassasier de reprises le vendredi à 20 h tout l'été.Radio-Canada (mardi 19 h 30), TVA (mercredi 19 h 30) et TQS (lundi 20 h) ont tous leur émission de jardinage, une activité toujours moins éreintante à regarder qu'à pratiquer.Les amateurs de voitures retrouvent Jacques Duval et Michel Barrette le lundi à 19 h à TVA.Parents de chats et chiens ont Bec et Museau à 19 h 30 à TVA.Chaque semaine, une vedette présente son chéri.À compter du 19 juin, les quiz estivaux reviennent du lundi au vendredi.Lingo animé par Paul Houde à Radio-Canada à 17 h 30 et Les Indices pensables de Gino Chouinard à TQS à 18 h 30.Qu'on se le dise : M.Chouinard n'enverra plus les gagnants passer un weekend à Mirabel.Les destinations ont été améliorées, promet-on. 6LP0401D0610 D-4 sam 10juin 6LP0401D0610 ZALLCALL 67 01:04:34 06/10/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 Théâtre Suzanne Champagne, metteure en scène JEAN BEAUNOYER Suzanne Champagne a réalisé l'un de ses grands rêves en devenant copropriétaire d'un théâtre en 1997.Après des débuts difficiles, le Théâtre de Rougemont a pris définitivement son envol l'an dernier, en obtenant un immense succès avec Les Belles Ratoureuses et le taux d'occupation a dépassé 90 %.De plus, la comédienne Sophie Clément remportait un prix à la Soirée des Masques pour sa remarquable interprétation du rôle de la mère dans cette pièce.Cette année, c'est Suzanne Champagne qui interprète le rôle de la mère dans Marie-toi maman, une traduction de la comédie américaine Getting Mamma Married de Stephen Levi.Elle signe également, pour la première fois de sa carrière, la mise en scène de cette comédie sentimentale avec l'assistance de Muriel Dutil.« La pièce a été écrite il y a 20 ans, mais on la joue comme si l'action se déroulait dans les années 2000, explique Suzanne Champagne.C'est une comédie avec beaucoup de rires mais on retrouve aussi beaucoup de sentiments dans cette pièce.On assiste à la confrontation entre la mère et la fille qui n'ont pas la même conception de l'amour.La fille, Viviane, en amour par dessus la tête, ne peut pas comprendre que sa mère divorcée se refuse à un nouvel amour.Elle ne peut pas accepter l'amertume de sa mère et tente de changer sa vie.» Suzanne Champagne interprète donc le rôle d'une mère, encore une fois.En 20 ans de carrière, elle a souvent interprété des personnages âgés, des rôles de composition, selon l'expression consacrée.En sortant de l'école de théâtre, elle interprétait déjà une vieille dame de 95 ans d'une façon remarquable et depuis elle a campé les mères, les tantes, les vieilles filles, les chums de filles mais jamais les jeunes premières.« Je me suis fait dire si souvent que j'étais tellement comme tout le monde », raconte Suzanne.Comme tout le monde avec une énergie tout à fait spéciale.Le Théâtre de Rougemont est d'ailleurs imprégné de cette énergie avec ses couleurs vives, ses spectacles tonifiants et cette joyeuse fébrilité qui règne un peu partout.Le théâtre se distingue d'ailleurs des autres théâtres d'été par la fusion totale de l'art théâtral et de la gastronomie élevée au niveau de l'art.À Rougemont, le menu est théâtral et gastronomique, résultat de l'association de Suzanne Champagne et du chef de la cuisine, Louis Tremblay.Parce qu'il y a également l'énergie de Louis Tremblay, originaire du Lac-Saint- Jean, dans cette histoire.C'est lui qui, à l'origine, avait acheté les 80 arpents qui entourent le Théâtre de Rougemont avec ses 7000 pommiers et ses 3000 entailles de sirop d'érable.Diplômé de l'Institut de l'hôtellerie du Québec, Tremblay est rapidement « tombé dans les pommes », selon sa propre expression, en se portant acquéreur de ce grand verger de Rougemont qu'il a rentabilisé en préparant une cuisine à base de pommes et des produits de l'érable.Au début, Tremblay administrait une cabane à sucre qui attirait une bonne clientèle parce que le chef y préparait des petits plats un peu plus relevés qu'ailleurs.L'entreprise a grandi jusqu'à devenir un restaurant-théâtre en 1997 avec la participation de Suzanne Champagne qui, à titre de co-propriétaire, avait la responsabilité du théâtre de 588 sièges.À sa quatrième saison, la comédienne considère qu'elle a rempli son mandat et entend bien terminer son association avec Louis Tremblay, avec un dernier succès.Le plus grand, espère-t-elle.« C'est ma dernière saison au Théâtre de Rougemont, confie-t-elle, et d'une certaine manière, je suis soulagée de lâcher les affaires et de me consacrer à ma vie d'artiste.Ce n'est pas facile, parce que je me suis attachée à ce théâtre, mais la gestion de cette entreprise est beaucoup trop accaparante et ne me laisse pas assez de temps pour mener à bien ma carrière artistique.» Louis Tremblay a racheté les parts de Suzanne Champagne et est déjà à la recherche d'une personnalité du monde artistique pour diriger son théâtre.« On ne peut pas rentabiliser une entreprise comme la nôtre en nous limitant à un théâtre d'été qui génère des profits pendant trois mois alors que nous devons payer une hypothèque pendant 12 mois.Le théâtre doit devenir multifonctionnel et ouvert à d'autres manifestations culturelles ou sociales l'année durant.Je ne suis pas un pro dans ce domaine et je cherche quelqu'un pour faire connaître et animer le théâtre et nos activités culturelles alors que nous procédons à un virage en toute sérénité.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © La comédienne, metteure en scène et propriétaire du Théâtre de Rougemont, Suzanne Champagne, en compagnie de son équipe.Fernand Gignac n'a jamais pris sa retraite JEAN BEAUNOYER Quand Louis Lalande a acheté les droits de la comédie La Surprise à Paris, il n'avait pas encore trouvé l'interprète du rôle principal de la pièce de Pierre Sauvil.À Paris, c'est Darry Cowl qui joue le rôle du vieux retraité suicidaire aux prises avec un jeune PDG ambitieux et arrogant.À son retour à Montréal, Lalande a pensé célébrer ses 30 ans de théâtre en confiant à une tête d'affiche l'interprétation de l'attachant personnage du retraité.C'est ainsi qu'il a choisi Fernand Gignac sans l'avoir jamais rencontré et le connaissant fort peu.Il savait que Gignac avait interprété le rôle du détective-poète dans Haute Fidélité au théâtre du Chenail-du- Moine, il y a six ou sept ans, et qu'il avait déjà chanté et animé plusieurs émissions de télévision mais il croyait que le comédien-chanteur avait pris sa retraite.C'était bien mal connaître un homme qui chante comme il respire et qui a passé sa vie sur les planches.À 14 ans, Fernand Gignac chantait déjà Maître Pierre au Faisan Doré du boulevard Saint-Laurent et partageait la vedette avec Roche et Aznavour, Jean Rafa, Jacques Normand et autres interprètes et compositeurs de l'époque.Aujourd'hui, il présente des concerts un peu partout en province, seul ou entouré d'un orchestre Ball Room devant des salles combles.On parle ici de l'une des grandes carrières au Québec : Gignac a vendu pas moins de cinq millions de disques, albums et CD, au Canada français, seulement.Mais c'est le comédien qui nous intéresse.Et qui intéressait Louis Lalande.Celui-ci a finalement trouvé l'interprète idéal qui jouera tout l'été au théâtre Le Chantecler de Sainte- Adèle.À 66 ans, Fernand Gignac adore toujours son métier mais choisit mieux les offres qu'on lui fait, évite les pièges du métier, et reconnaît plus facilement les bonnes propositions.Celle de Lalande était de taille puisque La Surprise est une pièce à succès à Paris et que le rôle représente un beau défi pour un acteur.En fait, la pièce repose sur les épaules de Gignac.Il y a une dizaine d'années, Louis Lalande avait confié à une autre vedette le premier rôle dans l'une de ses productions.Il s'agissait du regretté Jacques Desrosiers qui malheureusement « n'avait pas été aussi bon sur scène, devant public, qu'en répétition » selon les dires de Lalande.En d'autres termes, la pièce avait été un véritable « flop ».Mais Desrosiers n'était pas Gignac et je n'ai aucun doute : le chanteur va prouver, une fois de plus, qu'il est un acteur étonnant.« J'ai étudié l'art dramatique pendant cinq ans au Conservatoire La Salle, confie Fernand Gignac en entrevue.Mes professeurs étaient Henri Poitras et Jeanne Quintal et j'adorais le théâtre et le cinéma.À cette époque, je me préparais à jouer dans des comédies musicales.C'était mon but.» Très tôt dans sa carrière, Gignac est devenu annonceur à CHLP, CKAC, CKLM, en plus de chanter, d'endisquer des succès et de se faire voir à la télé.« J'ai tout fait à Télé-Métropole, à part lire les nouvelles, raconte-til.J'ai été employé à titre de chanteur, comédien ou animateur à TM pendant trentre-trois ans de suite et j'ai aussi joué au cinéma dans cinq films.J'aurais pu jouer plus mais j'ai refusé parce qu'il s'agissait de participer à des scènes érotiques.Ça n'allait pas avec mon image.» Et ça n'allait pas avec une vie rangée et épanouie avec son épouse Mariette, artiste peintre.Gignac, dans le privé, mène une vie simple et sans histoire et surtout dépourvue de scandales dans un milieu où, pourtant, à peu près personne ne semble épargné.Les passions de Gignac se sont limitées aux autos (il en changeait à tous les six mois), à la collection de disques (il en a presque 10 000) et à la pipe.« J'ai déjà fumé la pipe avec Bernard Blier, mon comédien favori avec Raimu.J'ai déjà acheté une copie des films Inconnus dans la nuit et Le Quai des orfèvres, juste pour le jeu des acteurs parce que ça me fascinait.Le cinéma m'a toujours intéressé et j'ai même joué dans Ti-Coq.Ce n'était qu'un rôle de figuration mais j'étais jeune et pour moi, c'était déjà beaucoup.» Évidemment, Gignac aimerait jouer au théâtre même s'il ne se sent aucune affinité avec les intellectuels du théâtre de gauche.Mais subitement quelqu'un lui parle de Michel Tremblay.Et pourquoi pas le rôle du père dans Bonjour ! là ! bonjour ! ?Et pourquoi pas ! Tout le monde est d'accord.Mais en attendant, allons voir de quoi retourne Fernand Gignac le comédien fantaisiste dans La Surprise à compter du 21 juin au Théâtre Chantecler.« J'ai étudié l'art dramatique pendant cinq ans au Conservatoire La Salle, et j'adorais le théâtre et le cinéma.À cette époque, je me préparais à jouer dans des comédies musicales.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Fernand Gignac, un artiste polyvalent, autant comédien que chanteur. La Presse 10 juin 2000 Page D5 manquante 6LP0601D0610 D-6 sam 10juin 6LP0601D0610 ZALLCALL 67 00:57:23 06/10/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 PHOTO AFP Tina Turner en spectacle avant le début du Super Bowl, à Atlanta, en janvier dernier.Un dernier tour de piste pour Tina.RICHARD LABBÉ La soixantaine bien entamée, Tina Turner s'apprête à hisser bien haut le drapeau de la retraite.Après des années à danser dans l'arène de la musique soul -un long combat qui aura été marqué par des tragédies personnelles, des tubes à la pelle et un come-back inespéré au début des années 80- celle que l'on appelle dorénavant Tina, tout simplement, en est à son dernier tour de piste.La Presse a profité d'une pause lors de la série entre l'Avalanche du Colorado et les Stars de Dallas pour assister au « 24-7 Tour » de Tina Turner au Pepsi Center de Denver, le mois dernier.La tournée 24-7 s'arrête au Centre Molson, ce soir.Dans le cas de Tina Turner, deux questions s'imposent à chaque tournée : Est-ce que la diva du soul est toujours bien en forme ?Et surtout, est-elle toujours bien en voix ?S'il faut se fier au spectacle offert par Turner en mai à Denver, il faut répondre par un non et un oui.Elle a beau vouloir incarner la fougue incandescente d'une certaine jeunesse éternelle, n'empêche que le poids des années a fini par la rattraper.C'est donc une Tina un peu moins énergique qui dirige ce 24-7 Tour, une Tina un peu moins soulevée par la force de sa propre musique.Les pas de danse sont plus rares, les acrobaties aussi.On pourrait même ajouter, sans une once de méchanceté, que la première dame de la soul se ménage un peu ces temps-ci, au point de laisser le micro à l'une de ses choristes à quelques reprises.Ce qui n'est pas forcément une mauvaise idée, mais les absences répétées finissent par agacer ; après tout, le public paie pour voir et entendre Tina, n'est-ce pas ?Cela dit, miss Turner est encore bien en voix.Une voix que l'on reconnaît dès les premières mesures, une voix qui surprend encore d'agréable façon, même après toutes ces années.Du reste, la chanteuse américaine connaît encore tous les trucs de la scène.Pour mieux conclure sa carrière en beauté, Turner n'a pas lésiné sur les moyens : scène titanesque, danseuses, chorégraphies, écrans géants.et un petit voyage dans les airs, à l'aide d'un mécanisme qui lui permet de flotter audessus des spectateurs du parterre.Ajoutez tous les tubes d'usage au menu (What's Love Got To Do With It ?, Private Dancer, We Don't Need Another Hero, You Better Be Good To Me, Nutbush City Limits et autres Proud Mary), et vous avez là une soirée tout à fait agréable.Malgré tout ça, croyez-le ou non, Tina Turner n'a pas viré le Pepsi Center de Denver à l'envers.En fait, c'est plutôt son invité, le revenant Lionel Richie, qui s'en est chargé.Oui oui, Lionel Richie, l'ex-chanteur des Commodores qui a connu des jours fort heureux il y a une quinzaine d'années.L'homme s'est pointé sur scène en chantant la ballade Hello et puis voilà, en moins de temps qu'il ne le faut pour dire has-been, c'était le délire dans les gradins.Ça n'a pas cessé par la suite.Car Richie -l'avait-on oublié ?- possède un illustre répertoire de hits.Quelques titres au programme, en vrac : Running With The Night, Three Times A Lady, All Night Long, Dancing On The Ceiling.Vieux routier, Richie a pimenté son spectacle de quelques bonnes histoires et quelques bonnes blagues -cette perruque.- et l'auditoire a craqué.Complètement.On peut même aller jusqu'à affirmer que, ce soir-là à Denver, Lionel Richie a éclipsé Tina Turner.Refera-til le coup à Tina, ce soir au Centre Molson ?C'est bien possible.EN BREF HL:MP3 s'entend avec Warner et BMG n La société MP3.com a annoncé hier, qu'elle s'était entendue avec Warner Music et Bertelsmann Music Group.Ces deux maisons de disque avaient fait condamner la société de San Diego pour usage illicite du format d'encodage MP3 grâce auquel le grand public internaute peut, sans rien payer, télécharger des fichiers sonores.Or MP3.com dit maintenant avoir conclu des accords de licence, l'autorisant à stocker à nouveau sur ses serveurs, dans certaines conditions, des extraits musicaux de Warner et de BMG.En mai, le juge fédéral Jed Rakoff avait conclu à la violation de la loi du copyright par MP3.com.La compagnie de Michael Robertson avait acheté des disques par milliers, pour les formater en MP3 et les archiver sur ses serveurs pour ses abonnés ; le service a alors été suspendu en raison de ce jugement.Par ailleurs, selon une étude financée par Pew Charitable Trusts, environ 13 millions d'Américains ont jusqu'ici obtenu, sans payer, de la musique par Internet ; moins de deux millions de mélomanes ont payé quelque chose.Un nouveau bulletin à CBC n La télévision anglaise de Radio-Canada diffusera un nouveau bulletin de 18 h combinant une portion nationale de 30 minutes et une autre régionale de même durée, dans 14 régions desservies par une station.La portion nationale sera présentée de Vancouver, par le journaliste Ian Hanomansing, à partir du lundi 2 octobre.« Ce choix reflète l'importance croissante de la Colombie-Britannique au sein du Canada », a indiqué un dirigeant de CBC, Slawko Klymkiw.Le président de Radio-Canada, Robert Rabinovitch, avait eu l'intention d'abolir les nouvelles régionales de 18 h mais, devant le tollé, il a accepté d'en conserver une portion. 6LP0701D0610 D 7 samedi 6LP0701D0610 ZALLCALL 67 01:04:22 06/10/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 D 7 6LP0801D0610 D-8 sam 10juin 6LP0801D0610 ZALLCALL 67 00:55:24 06/10/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 PHOTOTHÈQUE La Presse © Printemps 1942, Antoine de Saint-Exupéry , à gauche, en compagnie du maire suppléant de Montréal, Paul Leblanc.Anecdotes québécoises autour de Saint-Exupéry PIERRE VENNAT La France commémore en grande pompe cette année, le centième anniversaire de naissance d'Antoine de Saint-Exupéry, le célèbre écrivain-aviateur, auteur du Petit Prince, livre pour enfants qui fut traduit en une centaine de langues et est devenu le troisième meilleur vendeur de l'histoire après la Bible et le Capital de Marx.Saint-Exupéry est né le 29 juin 1900 et est disparu avec son avion de guerre le 31 juillet 1944.Ce que plusieurs ignorent, mais que l'on croit dur comme fer dans la Vieille capitale, c'est que c'est à Québec que Saint-Exupéry a trouvé l'inspiration pour son livre Le Petit Prince, publié en 1943.Elle lui serait venue en 1942 en bavardant avec le petit Thomas de Koninck, alors âgé de huit ans, aujourd'hui philosophe réputé à l'Université Laval.Thomas lui avait demandé de lui faire un dessin.C'est toutefois pour dénoncer le nazisme et vanter la France libre que Saint-Exupéry, déjà célèbre comme pilote de guerre, héros de grands raids aériens et romancier, est venu à Montréal.La Presse du 30 avril 1942, qui l'avait rencontré, le décrivait ainsi : « Maigre, sec, de taille imposante, tête d'idéaliste, méticuleux dans la recherche de l'expression précise, les doigts longs et nerveux qu'il noue et dénoue selon que la phrase est revêche.tel nous est apparu hier, en l'hôtel Windsor, le pilote de guerre, le héros de grands raids et le romancier Antoine de Saint-Exupéry ».« C'est un type ! Pas vantard pour deux sous, réaliste au point aigu, philosophe parce que du monde des solitudes glaciales, il a vu s'agiter sur terre les pygmées humains, esclaves de leurs éternelles querelles.» Préoccupé par le sort fait aux enfants en ces années de guerre, le futur auteur du Petit Prince avait alors déclaré à La Presse : « Humainement, la famine ronge la source vive de l'enfance : la génération de demain.Mon pays a déjà perdu 250 000 enfants l'an dernier, du fait de la malnutrition.C'est à croire que le Nazi veut effacer la France comme il a anéanti la race polonaise.Spirituellement, le patrimoine des libertés individuelles et collectives est déjà grugé.Le chantage de l'envahisseur mine le courage et surtout l'énergie de la révolte.» Romancier et pilote de guerre, l'auteur de Courrier-Sud et de Vol de Nuit, qui tous deux avaient déjà été portés à l'écran, ainsi que de Terre des Hommes ajouta qu'il ne voyait pas d'opposition entre le rêve et l'action.« Cependant, il faut vivre avant que d'écrire.J'ai horreur de la littérature pour la littérature.Pour avoir vécu ardemment, j'ai pu écrire des faits concrets.C'est le métier qui a délimité mon devoir d'écrivain.» Dans la boue avec le célèbre aviateur À Québec, au 25 avenue Sainte-Geneviève, une plaque commémorative rappelle le passage de Saint-Exupéry dans la Vieille capitale, invité de la famille de Koninck, d'origine française et gaulliste.C'est à l'invitation du Club canadien, que présidait le journaliste Edmond Chassé et à celle du Cercle des femmes, qu'Antoine de Saint-Exupéry avait accepté de venir à Québec pour y loger chez les de Koninck.L'arrivée du célèbre aviateur avait d'ailleurs donné lieu à une aventure rocambolesque.En effet, il lui avait fallu un peu plus de sept heures, en avion, auto et tracteur pour franchir la distance entre Montréal et Québec, le 4 mai 1942.Après un vol sans histoire, Saint-Exupéry avait été accueilli à l'aéroport par Jean-Louis Gagnon, lequel était alors journaliste au Soleil et devait, une quinzaine d'années plus tard, prendre les reines de La Presse en tant que rédacteur en chef.À l'époque, les routes n'étaient pas ce qu'elles sont aujourd'hui et l'auto de Gagnon s'était embourbée dans la boue jusqu'à l'essieu.Il fallut un tracteur pour sortir l'automobile et le célèbre auteuraviateur de leur fâcheuse position.Gagnon en avait profité pour pondre un des articles dont il avait le secret : « Quand on est en panne avec Antoine de Saint-Exupéry », que Le Soleil du lendemain avait joué à la une.Saint-Exupéry avait profité de son passage à Québec pour donner une causerie au Palais Montcalm, en présence du premier ministre Adélard Godbout.D'après Le Soleil, qui en fit le compte rendu, Saint-Exupéry y développa alors un thème qui lui était cher : « Même si le bien commun doit avoir le pas sur les intérêts de l'individu, la fourmillère ne doit pas écraser la fourmi.» Quant au Petit Prince, Thomas de Koninck, il était le fils du philosophe Charles de Koninck, en l'honneur de qui fut baptisé le pavillon des Sciences humaines à l'Université Laval.Il est lui-même philosophe et l'aîné d'une famille de onze enfants, dont sept sont devenus professeurs d'université.C'est lui qui, une fois terminée la causerie de Saint-Exupéry au Palais Montcalm, aurait posé un tas de questions au « grand gaillard » qui lui avait fait des avions de papiers.L'enfant lui avait demandé : « Fais moi un dessin ! » Quand Saint-Exupéry voulut retourner aux États-Unis, l'immigration américaine l'en empêcha, parce qu'il n'avait pas obtenu de visa de retour.Il fut alors pris en charge par l'industriel Jean Lallemand, qui l'invita entre autres à sa propriété du lac l'Achigan, à Saint-Hippolyte, propriété qui est devenue l'Auberge des Cèdres.Dans ses mémoires publiées en 1987, Jean Lallemand raconte qu'on organisa une conférence au Plateau et que les gens se précipitèrent pour entendre Saint-Exupéry.« Mais comme conférencier, il était d'un ennui mortel.On ne lui en organisa pas une seconde.À Montréal, où il avait été reçu à l'hôtel de ville par le maire suppléant Paul Leblanc, en compagnie de l'éditeur Bernard Valiquette, il avait déclaré, à l'adresse du Canada français tout entier : « Je reviendrai encore vous voir ! » Hélas, parti en mission un jour d'été 1944, Antoine de Saint-Exupéry ne devait jamais revenir.On ne retrouva jamais son avion, présumément abîmé en mer.Quoique la semaine dernière, Le Figaro rapportait qu'un Marseillais passionné de plongée sous-marine et d'histoire, Luc Vanrell, était convaincu d'avoir retrouvé l'épave de l'avion, « un Lightning P38 de type J, modifié en F5B à une centaine de mètres de fond à proximité de l'île du Frioul ».Le site officiel de la Société pour l'oeuvre et la mémoire d'Antoine de Saint-Exupéry est à l'adresse suivante sur le Web : www.saint-exupery.org Sous le signe de Saint-Ex L'association culturelle la Nouvelle Acropole organise deux événements à l'occasion du centième anniversaire de naissance d'Antoine de Saint-Exupéry, né le 29 juin 1900.Déjà en cours, l'exposition du peintre Patrick Le Tuault s'intitule Mes Vols de nuit.Son thème, la nuit, provient directement de lectures de Vols de nuit, dit l'artiste d'origine française.L'exposition se termine lundi et reprend ensuite le chemin de l'Europe.Par ailleurs, la Nouvelle Acropole présente du 29 juin au 2 juillet deux conférences et un atelier littéraire sur Saint-Exupéry, qui sont ouverts au grand public.L'association est située au 6753 rue Saint-Denis, à Montréal.Son téléphone est le 514-277-5404.On peut aussi obtenir des informations supplémentaires sur le site de l'association, au www.glyphart.com 6LP0901D0610 D-9 samedi - ARTS 6LP0901D0610 ZALLCALL 67 00:59:04 06/10/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 D 9 Arts visuels Le Canada vu par Krieghoff JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Du bonbon.Du gâteau.Des images qui se dévorent tout rond, tant elles cultivent le pittoresque.Cornelius Krieghoff, c'est notre Norman Rockwell à nous.Voilà l'opinion des uns.D'autres, plus près de la matière, observent la magnificence de ses paysages, ses jeux d'ombre et de lumière, la complexe harmonie de ses couleurs, le labeur de ses touches infinitésimales.Vendu, le monsieur ?Inspiré, l'artiste ?Les deux, en fait.C'est ce que propose de nous faire découvrir l'importante rétrospective, la plus grande à ce jour, consacrée à notre célébrissime peintre du XIXe siècle.À cet immigrant bien d'ici qui a immortalisé l'image d'un Bas-Canada à tuques et à traîneaux.Préparée par Dennis Reid, conservateur en chef du Musée des beaux-arts de l'Ontario, à Toronto, où elle fut inaugurée l'hiver dernier, cette exposition intitulée tout simplement Krieghoff ouvrira la semaine prochaine au Musée du Québec (MQ).Quelque 155 oeuvres réalisées entre 1841 et 1872, dont plus du tiers provenant de la prestigieuse collection du magnat de la presse torontois Kenneth Thomson, retraceront en quatre périodes la prolifique carrière (autour de 1400 peintures) de cet artiste né à Amsterdam en 1815.On y retrouvera les portraits de ses débuts, à Boucherville puis à Toronto ; les fameuses scènes de genre de ses années montréalaises, dont le quasi hallucinant de détails An Officer's Room in Montreal de 1846 ; les paysages grandioses de ses années passées à Québec, où s'y fondent ici un habitant, là un Amérindien, de même que la quintessence romantique de sa période dite de maturité, avec des paysages canadiens peints, pour la plupart, lors d'un séjour en Europe.C'est qu'il l'avait le filon.D'ailleurs, L'Anse de Sillery, Québec fut présenté à l'Exposition universelle de Paris, en 1867.Avec succès, dit-on.Autre vedette du lot, La Rivière Sainte-Anne, vue au-dessus des chutes de 1854.Offerte en don l'an dernier au MQ, elle ne fut pas de la présentation torontoise.Un ajout, donc, dont le directeur du Musée du Québec John Porter est particulièrement fier.« Ça, c'est du Krieghoff à son meilleur.Car, disons-le, il y a aussi beaucoup de sucré chez Krieghoff.Celui-ci, par contre, est un tableau presque sublime, qui n'a aucune velléité descriptive.Que de l'effet, que de l'émotion.» Étonnant, quand même, qu'il ait fallu attendre quelque 130 ans après la mort du « plus fameux des peintres canadiens du XIXe siècle », clame le communiqué du MQ, pour le voir faire l'objet d'une rétrospective de taille.« Par rapport à notre propre histoire de l'art, nous sommes encore dans un processus de rattrapage, explique John Porter.Il y a plusieurs artistes importants qui n'ont jamais fait l'objet d'une synthèse actualisée.» Quant à Krieghoff, il a eu sa part d'expos posthumes, dont une rétrospective réalisée par le MQ en 1971, mais jamais de cette envergure.« C'est qu'il y a toujours eu un gros bogue, poursuit le directeur ; la collection de Kenneth Thomson n'était pas accessible.Et comme elle contient beaucoup d'oeuvres majeures, les expositions montées par le passé sur Krieghoff étaient forcément trouées.» Apparemment, le Musée des beaux-arts de l'Ontario a su se faire convaincant.Il faut dire que les anglophones vivent depuis toujours une histoire d'amour avec Krieghoff.À commencer par les tout premiers clients de ce peintre bien déterminé à vivre de son art.« C'étaient, raconte John Porter, des entrepreneurs et des hommes d'affaires, des militaires ou des touristes de passage.» Et Krieghoff leur en donnait pour leur argent, pour leur vision, surtout, de la société québécoise de l'époque.« Ironiquement, reprend M.Porter, les Québécois se sont longtemps fait une image de leur passé à travers le prisme de Krieghoff, c'est-à-dire à travers le regard que les anglophones d'alors portaient sur la société.» Ça, c'était hier.Quant à aujourd'hui.La présentation de Krieghoff à Toronto a eu entre autres pour effet de susciter un débat alimenté par quelques articles corrosifs.Le political correctness (à rebours ! ?) était au front : les Torontois n'ont pas apprécié la lecture colonialiste dans l'oeuvre de Krieghoff.« Ça les a mis un peu mal à l'aise, rapporte le directeur du Musée du Québec, il y a même un chroniqueur qui assimilait certaines images de Krieghoff à des représentations du gentil Noir que lui, en tant qu'Américain expatrié, avait connu dans le Deep South.» Et à Québec, doit-on s'attendre à une réception aussi chatouilleuse ?« Certainement pas, affirme M.Porter.Les gens vont aimer ça, ils vont aimer qu'on leur décode les images.Ils ont pris beaucoup de maturité par rapport à cette production- là, notamment grâce à des expositions où Krieghoff était présenté parmi d'autres artistes du XIXe siècle, des anglophones, des francophones, des étrangers.Et tout ça était mis en contexte.Ça aide, vous savez, d'avoir une perspective.» Bienheureux sont les éclairés.Après sa présentation dans la Vieille Capitale, l'exposition Krieghoff fera escale à Ottawa et se rendra jusqu'à Vancouver avant d'achever son circuit à Montréal, où elle sera présentée au Musée Mc Cord l'été prochain.KRIEGHOFF, au Musée du Québec, du 15 juin au 10 septembre.Info : 418 643-2150.Le tableau de Cornelius Krieghoff, Québec vu de la pointe de Lévy (1853), fait partie des oeuvres qu'on pourra voir cet été, dans la Vieille Capitale, au Musée du Québec. La Presse 10 juin 2000 Page D10 manquante La Presse 10 juin 2000 Page D11 manquante 6LP1201D0610 D-12 sam 10 juin 6LP1201D0610 ZALLCALL 67 00:56:30 06/10/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 Disques Mais qui était Freddy ?n Fredes Vinda Garcia - alias Freddy - est une des plus grandes énigmes de la musique cubaine.On sait que cette Billie Holiday des Caraïbes vécut une vie dissolue dans la Havane d'avant la révolution.Qu'elle hantait les cabarets de la Rampa jusqu'aux petites heures, déplaçant son corps immense (autour de 300 livres, dit-on) de club en club, offrant son coeur meurtri et sa voix poignante à qui voulait bien l'entendre.Brisée par les excès, elle mourut prématurément en 1961 à l'âge de 31 ans, emportant avec elle tout mystère qui fait désormais sa légende.Trouble et troublante, cette chanteuse au contralto ambigu (était-ce un homme ou une femme ?) n'enregistra qu'un seul album, dont la réédition est offerte depuis peu au Canada.Plus qu'une curiosité, La Voz del Sentimiento est un incontournable pour tout nostalgique des vieux boléros romantiques, à ranger dans votre discothèque à côté des Yma Sumac, Billie Holiday et Viriginia Rodrigues.HHHH LA VOZ DEL SENTIMIENTO Freddy (Antilla/Bros) Jean-Christophe Laurence Mieux vaux tard que jamais ?n Connue des milieux pointus de la performance, souterraine après plusieurs années de pratique, Sylvie Laliberté a toujours manifesté une propension naturelle pour la chanson pop.Pas dans la bonne gang ?Elle accouche enfin d'un album.Références bossa n o v a , p o l k a , blues, folk pop, jazz, effluves de tarentelle.Que des vieilleries recyclées au programme.Laliberté a pu compter sur le soutien de Gregory Natale (qui a créé les mélodies) et de Spynn qui a fourni le studio, gratté les cordes et actionné les claviers de cette modeste production.L'ingénuité apparente de ces chansons magnifiquement construites, ce ton de femme-enfant, ces pointes d'espièglerie, ces clins d'oeil à répétition, ce maniement de l'absurde, ces pans de vulnérabilité, ces pastiches de première classe, ces rires goguenards, tout ça révèle la profondeur de l'irrésistible Sylvie.Dites-le avec des mots est un titre qui va comme un gant à cette artiste qui devrait être une star depuis belle lurette.Mieux vaut tard que jamais HHHH DITES-LE AVEC DES MOTS Sylvie Laliberté Cosak / Ozone Alain Brunet Québécois d'adoption, chanteur à adopter n Il est de ces chanteurs de la francophonie ayant choisi Montréal.Naissance en Argentine, une paire d'années au Brésil, une bonne vingtaine en France, le Québec depuis 1996.De prime abord, ce Tom s Jensen semble essentiellement marqué par la « vieille » chanson française.Le rôle accordé à la guitare, le phrasé du chanteur rappellent un peu trop Brassens mais bon.Ce n'est pas aussi connoté que la phrase précédente ne le laisse entendre.Les arrangements et choix stylistiques sont diversifiés : folk, classique européen, habanera, tzigane, Orient, Balkans, petits moments d'improvisation libre.La maîtrise de la langue ne fait nul doute, la personnalité littéraire se révèle dans le détail.Encore trop timidement en ce qui me concerne.Mais on y découvre des métaphores solidement fagotées.On y réalise que notre narrateur a une conscience planétaire plutôt éveillée.Qu'il connaît les mots et les maux de la terre.Qu'il a gravi les collines d'Athènes, pissé sur des pierres anciennes, parlé en anglais à Socrate, bouffé un macdo sur l'île des Tritons.Qu'il a du talent à n'en point douter.HHH1/2 AU PIED DE LA LETTRE Tom s Jensen Lotus-Bey Communications Alain Brunet L'autre Puerto Rico n On raconte qu'il s'est d'abord fait un nom en écrivant des tubes pour des stars latinoaméricaines.Grand bien lui fasse.Reste que le Portoricain Nava n'a pas évolué dans un cadre culturel strictement carribéen.Il ne fait pas les choses comme El Gran Combo, encore moins comme ces minets latinos qui se font aller le derrière au faîte des palmarès américains.Nava n'a peut-être pas la gueule de Ricky, ne dispose pas des cordes vocales les plus musclées, sa pop n'en est pas moins étoffée.C'est que Nava évite les clichés latinos sans renier son patrimoine insulaire (ou hispanophone).Puisant dans le reggae, le rock, le jazz, le latin house, la salsa, la bomba, les ballades romantiques ou le folklore antillais, l'homme crée un amalgame atypique.Rodolfo « Nava » Barrera s'inscrit, en ce sens, dans cette mouvance de nouveaux artistes hispanophones qui refusent de jouer aux latin lovers, qui exportent des millions et des millions de clichés manufacturés.HHH1/2 NAVA Palm Pictures / Ryko Latino / Outside Alain Brunet Bonne tenue n Pour accompagner musicalement les frasques du yuppie sanguinaire d'American Psycho, la réalisatrice Mary Harron a choisi quelques dignes représentants de la pop électronique, groupes établis ou vétérans revampés.L'entrée en matière consiste en une version « trashisante » d'un vieux tube de la pop gomme « baloune » (You Spin Me Round - Like A Record) par Dope.Le disque se poursuit avec une version remixée de Something in the Air de Bowie, Watching Me Fall de The Cure, et True Faith de New Order.On a déjà entendu pire.Cette compilation de bonne tenue est aussi entrecoupée de courts monologues de Christian Bale, récités sur une musique des plus sereine de John Cale.HHH1/2 AMERICAN PSYCHO Music From the Motion Picture Koch Records Marc-André Lussier collaboration spéciale Toni, Toni, Toni n Whitney Houston hors combat (gros problème de dope, paraît-il) Toni Braxton a le chemin libre pour prendre la place qui lui revient.Avec un peu de chance, la belle pourrait même devenir la nouvelle reine des soul divas à peau noire.Disque léché et super-produit, The Heat s'inscrit indiscutablement dans la catégorie pop adulte, formatée et FM-inée.Sous la surface laminée, la facture semble toutefois plus travaillée que la moyenne.Les arrangements sont classiques mais orchestrés avec goût, voire une certaine finesse.Inhabituel : on se permet même un instrumental au milieu du disque (The Art of Love) choix plutôt audacieux pour une production de ce type.Loin de s'égosiller pédale au plancher, la chanteuse est visiblement consciente de ses limites vocales.À défaut d'une grosse puissance et d'un grand registre, elle opte pour la sobriété et la chaleur de sa voix grave et texturée.Rien pour changer le cours de la musique pop, mais dans le genre, parlons d'un disque bien fait.HHH THE HEAT Toni Braxton (La Face/BMG) J.-C.Laurence Le Bleuet sénégalais n Musa Dieng Kala, un afro-québécois ayant démarré sa carrière au Saguenay (d'où le surnom de Bleuet sénégalais), n'est pas un chanteur exceptionnel.Il ne peut rivaliser avec les grandes voix ouest-africaines, mais sa musique est différente de ce à quoi on s'attend d'un chanteur sénégalais.Rien à voir avec le m'balax de Youssou.Essentiellement, ces rimes embrassent le sacré, le divin, plus précisément le mouridisme , une confrérie mystique de l'Islam ayant proliféré en Afrique de l'Ouest.À l'intérieur de la pochette, les rimes traduites du wolof s'avèrent pour la plupart des énoncés de morale, des odes au Créateur ainsi qu'à ses plus dignes représentants - mouridistes, on suppose.Étrangement, le disque de Musa Dieng Kala n'est pas empreint d'austérité malgré le dogmatisme évident que charrient ses textes.Les rythmes n'y sont pas aussi complexes que ceux normalement charriés par le folklore d'Afrique occidentale, les mélodies sont belles, les arrangements (beaucoup de cordes) m'ont semblé plus occidentaux.La réalisation de cet album fait état d'une tension intéressante entre folklore africain et classicisme occidental.HHH MUSA DIENG KALA Abatis Musique / Musicor Alain Brunet Virage pop n On connaît bien les Mighty Mighty Bosstones pour leur côté ska.Pour cette façon bien à eux de marier ce genre de musique à un rock plus musclé, à la limite du sujet punk.Peut-être un peu las de composer avec cette étiquette, les Bosstones de Boston nous arrivent ici avec un nouveau compact qui, justement, introduit un nouveau son, plus pop, moins ska, mais toujours aussi agréable.Bien sûr, les cuivres sont encore là, les rythmes ska aussi.Mais on sent dorénavant chez les Bosstones une volonté de flirter avec la pop, un virage qui évoque celui amorcé par les copains des Suicide Machines il y a quelques mois.À 51 minutes, voilà une galette qui s'étire un peu trop, et les fans de la première heure vont peut-être détester.Mais on insiste malgré tout : ce nouveau chapeau va très bien aux Bosstones.HHH PAY ATTENTION The Mighty Mighty Bosstones Island/Universal Richard Labbé L'ombre des Temptations n Où sont passés les Temptations ?Qu'est devenu le groupe soul culte des années 60 et 70, ambassadeur de la condition afro-américaine (Can't Get Next to You, Message from a Black Man), capable de longs grooves épiques (Smiling Faces Sometimes), rivalisant d'élégance et de sophistication avec Marvin Gaye et Curtis Mayfield, préfigurant le disco (Papa Was a Rolling Stone) servant de modèle à une génération entière de jeunes créateurs noirs ?De cette formation-là, décimée au fil des ans, ne reste plus qu'un seul membre original (Otis Williams) et cette fidèle association avec Motown, leur compagnie de disques depuis toujours.Pour le reste, il y a longtemps que les Temptations ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes.Ce nouveau disque, sans être foncièrement mauvais, donne l'impression d'un groupe vocal parmi tant d'autres, corrompu par le maniérisme du nouveau R'n'B, quasiment plus proches des Backstreet Boys que de Stevie Wonder.HH EAR-RESISTIBLE The Temptations (Motown/Universal) J.-C.Laurence Pourquoi ?n Bad Religion est de retour avec un autre album.Un autre album identique au précédent, qui était identique au précédent, qui était identique au précédent.Traduction : voilà maintenant au moins 10 ans que Bad Religion nous refait le même album, à peu de variations près.Oui, ce groupe américain a déjà été capable de nous offrir quelques solides tranches de punk-rock au fil des ans (American Jesus, Incomplete et autres Stranger Than Fiction) mais aujourd'hui, le réservoir à inspiration est manifestement vide.À force de lancer des insipidités comme ce New America, Bad Religion ne fait que détruire peu à peu sa propre image.Et quand le groupe nous raconte ses histoires de nous-contre-lemonde- les poings-en-l'air, on ne sait trop si on doit rire ou pleurer.On se demande encore pourquoi le vénérable Todd Rundgren a accepté de réaliser cette chose.THE NEW AMERICA Bad Religion Atlantic/Warner Richard Labbé PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Yvon Krevé, à droite, photographié avec le rappeur 01Étranjj, qui collabore à la pièce Suspect.Yvon Krevé, tu comprends?PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale En traversant la rue Sainte-Catherine pour la session de photos, Yvon Krevé se fait héler par une rutilante Caravan grise.L'homme au volant, dans la trentaine, ouvre sa portière et s'adresse au rappeur.« Le gars m'a reconnu, dit Yvon, ravi.Il trippe sur ma musique ! Je lui ai dit que l'album était sorti, il m'a répondu qu'il l'avait déjà.» Depuis quelques jours, le clip du premier extrait tiré de L'Accent grave (sorti lundi dernier), bouillante missive du rappeur longueuillois (pas montréalais, longueuillois) sur le label Mont Real, tourne abondamment sur Musique Plus.Mais bien avant que sa figure basanée passe à la télé, Yvon Krevé était déjà une « vedette » dans sa banlieue adoptive.« Tout le monde à Longueuil m'a déjà vu traîner », dit-il en parlant d'hier.L'attendu Accent grave ne décevra personne.Les textes, très personnels, ricochent sur les rythmes précis des meilleurs producteurs en ville.Le « flow » et la présence scénique d'Yvon Crevé ont forgé sa renommée, ses apparitions sur scène étant à chaque fois courues et appréciées.On surveillait de près la sortie du premier album de ce « fugitif en liberté ».En entrevue, l'étoile montante du hip hop québécois est calme, chill, comme on dit dans le milieu.Attitude zéro.Se prête aisément au jeu des questions.Il faut toutefois savoir décoder, lire entre les lignes.« Je vis totalement dans la culture hip hop, avance Yvon.Ma culture est celle de la rue, avec le monde underground qui fait des deals, tu comprends ?La rue c'est tout ça.Moi, je ne suis pas de ceux qui vivent dans un ghetto, assis devant son bloc toute la journée.Enfin, ce n'est plus ça.» Né à Winnipeg d'un père haïtien et d'une mère « canadienne mélangée avec du cri », Yvon Krevé débarqua à Longueuil à l'âge de huit ans.À 25 ans aujourd'hui, le rappeur a beaucoup voyagé avec ses souliers.Vécu son lot d'expériences difficiles.On n'entrera pas trop dans les détails, c'est déjà tout sur l'album.« Quand j'étais jeune, c'était la rue pis les centres d'accueil.Chez nous, j'étais tout le temps dehors en train de dealer, avec mon pathnais (lire : partner, en l'occurrence le rappeur 01Étranjj, qui participe au titre Suspect).Je couchais chez moi, je mangeais chez moi, c'est tout.» « Ce que j'ai trouvé le plus difficile quand j'étais jeune, poursuit-il, c'était de suivre le monde normal.Par exemple, mes parents me donnaient 7 $ pour la semaine, tu comprends ?Pis je voyais des souliers Nike, pis à l'école pour bouffer, c'était des sandwiches à la confiture.Si je ne voulais pas ça, fallait que je fasse des « affaires », pour avoir de l'argent quand j'allais à la maison des jeunes, quand je voulais boire de la bière.les petites choses de base, quoi.On était beaucoup dans ma famille, deux frères, deux soeurs.».Ainsi, pour une fois, sur la planète hip hop, quelqu'un sait vraiment de quoi il parle quand il parle de fric.« Raconter tout ça montre à la personne qui prend ce chemin-là ce que ça peut donner.J'ai un message à livrer, mais y'a une raison.Tsé, je ne parle pas de vol d'autos ou des choses comme ça.Quand j'en parle, c'est pour que les jeunes aient une idée des conséquences.» Le hip hop fut pour lui un phare.Il a commencé à rapper à l'âge de 15 ans, en anglais d'abord.« Pis j'ai changé pour le français parce que tout le monde rappait en anglais.Je voulais faire différent.» La dernière fois qu'il est sorti d'un centre d'accueil, il a enfin pris son micro au sérieux.Sinon c'était la grosse prison, réalisa-t-il.Yvon Krevé s'est fixé un but : faire de la musique et dire ce qu'il a à dire.« Le hip hop m'apporte la raison de vivre.Faut tous qu'on fasse quelque chose, tu comprends ?» 6LP1301D0610 D-13 samedi - ARTS 6LP1301D0610 ZALLCALL 67 00:59:43 06/10/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 D 13 Disques Félix en paroles dites et chantées PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale L'année 1998 marquait le dixième anniversaire du décès de Félix Leclerc (parti, on s'en souvient, le 8 du 8e mois de 1998, à 8h08), et personne n'allait laisser passer cela.Or la Société Radio-Canada, par le truchement de sa chaîne CBF690 (à l'époque), diffusa une ambitieuse série radiophonique de dix émissions d'une heure chacune, réalisée par Jacques Bouchard et animée par Monique Giroux, des populaires Refrains d'abord.Cette série, qui marqua à bien des égards le public et le petit monde de la radio, se trouve enfin compilée dans un superbe coffret (édité par GSI) de 10 cds, intitulé Heureux qui comme Félix : une histoire de Félix Leclerc.Le coffret a été lancé officiellement mardi dernier devant public, au théâtre Le Corona, lors d'une émission spéciale diffusée sur la Première Chaîne.Quelques amis de Félix vinrent témoigner de leur attachement au chansonnier : Jean Lapointe, Paul Buissonneault, Raymond Devos (venu de France exprès pour l'occasion), Janine Sutto, Hugette Oligny.et, bien entendu, sa fille, Nathalie Leclerc (qui dirige avec Christian Bilodeau la Fondation Félix-Leclerc) : « J'ai toujours été très proche de mon père, confiet- elle après l'émission.Ça a été mon premier amour, les filles c'est toujours comme ça.C'est pourquoi, en travaillant avec la fondation notamment, il faut toujours faire les choses à la hauteur de mon père.» « Quand on a eu fini d'écouter les dix heures à la radio, on s'est dit qu'il fallait faire quelque chose.C'était trop extraordinaire, il fallait que les gens l'aient à la maison pour qu'ils puissent l'écouter quand ils le veulent.Pas seulement une fois par année à la radio pis après ça c'est fini.».C'est ainsi que la Fondation Félix-Leclerc enclencha le processus vers la matérialisation de cette oeuvre.L'idée qui avait germé dans la tête du réalisateur Jacques Bouchard à l'époque où il était à la barre du CBF Bonjour, animé par Joël Lebigot (il est toujours aujourd'hui à l'émission du week-end), a demandé un investissement colossal.Pas tant budgétaire qu'humain : une année complète de travail, 800 heures d'archives et 150 entrevues à trimer.« Je n'ai pas voulu simplement monter un extrait d'entrevues, un extrait d'archives, un extrait de chanson, explique Jacques Bouchard.Je me suis dit : qu'est-ce qu'on fait avec Félix ?et j'ai dégagé près de 80 moments forts de la vie et de la carrière de Félix.J'en ai conservé 60 au montage.À travers ces moments, j'ai construit des tableaux, qui devenaient presque un film de la vie de Félix, mais un film sans images.J'ai eu une approche cinématographique.» C'est la première impression qui se dégage à l'écoute de ce documentaire audio : on a l'impression d'y être.D'assister à l'évolution du chantre du Québec, à travers ses voyages et les témoignages de ses amis.Le récit est si bien construit que les images bondissent en nos têtes.Tous les extraits audio, pigés dans des archives radiophoniques et télévisuelles québécoises, françaises et belges, deviennent des dialogues et des répliques qui s'insèrent dans les bons tableaux.« Comme l'histoire de Félix avec (le producteur français qui l'a découvert) Jacques Canetti en 1951, indique la narratrice de l'oeuvre Monique Giroux.Bon, je l'avais lue, et ça nous donne déjà des images, mais désormais, elle est reconstituée.On est dedans, on est là, on la vit.» « Entendre mon père au Trois Beaudets en 1950, avec les Français autour de lui qui l'applaudissent, l'entendre chanter en roulant ses r, ça m'a émue, affirme Nathalie Leclerc.J'avais l'impression d'avoir les deux pieds là.J'avais l'impression que j'allais me lever pour applaudir, comme les gens dans la salle.» C'est là qu'est le génie de Jacques, ajoute Monique Giroux.C'est pour ça que je le compare à Fellini ; il est le Fellini de la série radiophonique ! De plus, des séries comme ça, il ne s'en fait pas, ni ici, ni en Europe.» Notons également le travail du graphiste Jean-Charles Labarre, qui a superbement habillé l'histoire de Félix.Le coffret se présente sous la forme de l'étui de guitare de Félix, agrémenté des photos d'archives, dont quelques-unes sont inédites.« Tu es assis dans ton salon avec la radio, et tu redécouvres la radio avec ça, termine Nathalie Leclerc.Pour moi, c'est comme si je tenais la vie d'un homme entre mes mains.» Ce n'est pas seulement la vie d'un homme, mais toute l'histoire d'un peuple à travers Félix.Et c'est le grand mérite de ce coffret : retracer l'évolution de toute la chanson française, la chanson québécoise, surtout, et en faire une référence historique détaillée comme un manuel d'histoire audiophonique que toutes les écoles se devraient de posséder.Tout comme les amoureux de Félix.PHOTOTHÈQUE La Presse © L'histoire de Félix se retrouve dans un coffret de 10 cds, construits à partir d'extraits sonores (chansons, entrevues, etc.) recensés par le réalisateur de Radio-Canada Jacques Bouchard.Hommage à Debussy.et Jacques Hétu CLAUDE GINGRAS Vers la fin de sa vie, Debussy avait projeté d'écrire six sonates pour diverses combinaisons instrumentales.Il en termina trois : pour violoncelle et piano ; pour flûte, alto et harpe ; pour violon et piano.La mort l'empêcha d'écrire les trois autres.Un réalisateur de la CBC de Toronto, Keith Horner, eut l'idée de commander à trois compositeurs des oeuvres utilisant les trois groupes d'instruments que Debussy aurait eus en tête pour ses trois dernières sonates, la dernière réunissant tous les instruments des cinq précédentes.L'idée en suggéra une autre au clarinettiste James Campbell, directeur du Festival of the Sound, à Parry Sound, Ont.: programmer les trois oeuvres nouvelles à des festivals de trois continents, à côté des trois sonates de Debussy, et inviter des compositeurs de ces territoires à les écrire.C'est ainsi que Jacques Hétu pour le Canada, Theo Loevendie pour la Hollande et Minako Tokuyama pour le Japon complétèrent, à leur façon, le projet de Debussy.L'ensemble \u2014 c'est-à-dire les trois sonates du compositeur français et les trois oeuvres nouvelles \u2014 fut joué en 1998 à Parry Sound, en Hollande et au Japon.Un enregistrement fut ensuite réalisé à Parry Sound par la marque hollandaise ARSIS Classics, avec des musiciens des trois pays : le Trio Lyra (flûte, alto, harpe), le clarinettiste James Campbell déjà nommé, le corniste James Sommerville, le trompettiste Guy Few et autres, du Canada, le violoniste Christiaan Bor et le pianiste Rian de Waal, de Hollande, le violoncelliste Tsuyoshi Tsutsumi et la harpiste Mariko Anraku, du Japon.Cet « Hommage à Debussy » est constitué de deux disques.Le premier réunit les trois sonates du musicien français dans des lectures soignées n'apportant cependant rien de neuf à la discographie.L'intérêt, ici \u2014 si intérêt il y a \u2014, est le deuxième disque, groupant les inédits.Les compositeurs n'ont évidemment pas cherché à imiter le style de Debussy ; tout au plus ont-ils, de leur propre aveu, utilisé certains éléments de sa musique.Mais ces éléments sont si minimes, ou si adroitement dissimulés, qu'il est impossible de les déceler.D'une affligeante pauvreté, la Sonata Japanesque de Mlle Tokuyama se ramène à une séance de réchauffement pour cor et hautbois sur timides clapotis de clavecin.Golliwogg's Other Dances, annonce la contribution du Hollandais Loevendie, qui a imaginé quatre « danses » pour la poupée de Children's Corner.Pauvreté ici encore.L'inhabituelle combinaison clarinette-trompette- basson ne produit rien qui évoque même de loin le monde sonore debussyste.On dirait plutôt un exercice d'ensemble ou, tout simplement, des bruits de bassecour.Après ces deux médiocres essais, voici enfin, avec Jacques Hétu, l'oeuvre d'un vrai musicien.Cette Sonate pour treize instruments déploie, sur trois mouvements trop courts, une riche polyphonie occasionnellement fuguée d'où émergent continuellement de très brèves mais éloquentes interventions de chacun.Un brillant jeu collectif qui rappelle, par sa pittoresque instrumentation, certains produits de la Nouvelle École de Vienne.Le début ressemble trop ouvertement à celui de L'Oiseau de feu cependant.Mais Debussy assista à la création du ballet de Stravinsky et il est possible qu'il en ait retenu quelque chose, quelque part.H H 1/2 «Hommage à Debussy ».Oeuvres de Claude Debussy, Jacques Hétu, Theo Loevendie et Minako Tokuyama.Trio Lyra, James Campbell, clarinettiste, James Sommerville, corniste, Guy Few, trompettiste, Tsuyoshi Tsutsumi, violoncelliste, Christiaan Bor, violoniste, Rian de Waal, pianiste, et autres.ARSIS Classics, double CD, 5-99024-3 6LP1401D0610 D-14 samedi - ARTS 6LP1401D0610 ZALLCALL 67 01:04:00 06/10/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 Musique Semaine du 11 juin 2000 SD CS 2 1 WHEN Shania Twain 3 2 THONG SONG Sisqo 1 3 OOPS.! I DID IT AGAIN Britney Spears 6 4 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo Daddy 9 5 IT'S MY LIFE Bon Jovi 7 6 THE ONE Backstreet Boys 8 7 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 4 8 YOU SANG TO ME Marc Anthony 10 9 (MUCHO MAMBO) SWAY Shaft 11 10 MY WORLD IS YOU Oliver Haze 5 11 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton 16 12 SIMPLE KIND OF LIFE No Doubt 17 13 I WILL LOVE AGAIN Lara Fabian 12 14 THE BAD TOUCH Bloodhound Gang 22 15 TAKE A LOOK AROUND (THEME FROM M:I 2) Limp Bizkit 20 16 BODY ROCK Moby 19 17 PUMPING ON YOUR STEREO Supergrass 21 18 STRANGE LOVE ADDICTION Supreme Beings of Leisure 13 19 SEXBOMB Tom Jones 23 20 NO MAN WOMAN'S Sinead O'Connor 14 21 I TRY Macy Gray 28 22 SHA LA LA LA Vengaboys 27 23 STEAL MY KISSES Ben Harper 25 24 BACK HERE Bbmak 26 25 AM I HERE YET ?Billie Myers 29 26 BOOM Trinket 30 27 FEARLESS Bryan Adams 24 28 BE WITH YOU Enrique Iglesias \u2014 29 IF ONLY Hanson \u2014 30 IT'S GONNA BE ME N'Sync SD CS 1 1 JE JOUE DE LA GUITARE Jean Leloup 3 2 LOIN DE CHEZ MOI Bruno Pelletier 6 3 MOTEL 117 Éric Lapointe 2 4 QUAND ?Martin Deschamps 4 5 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel 8 6 SEPTIÈME CIEL Jane Fostin 5 7 JE RESTERAI MOI Jodie Resther 10 8 L'UNE VA SANS L'AUTRE Venus 3 13 9 MONTRE-MOI LE CHEMIN S.K.O.15 10 SPIN ME ROUND 2000 Les Nerds 7 11 J'IRAI OU J'IRAI PAS Luc De Larochellière 14 12 QUELQUE CHOSE EN MOI Daran 9 13 JUSTE POUR TE PLAIRE Sylvain Cossette 18 14 ENTENDS-TU MON COEUR Jacynthe 19 15 EMMÈNE-MOI Allan Théo 11 16 QUI EST CET HOMME Laurence Jalbert 24 17 THANK YOU Mc Master & James 23 18 NATURELLE Baobab 22 19 JE COMBATS LE SPLEEN Stefie Shock 25 20 S'AIMER SANS LUMIÈRE Roch Voisine Le Prix d'Europe à la percussionniste Catherine Meunier CLAUDE GINGRAS Pour la première fois en 89 ans d'existence, le Prix d'Europe a été remporté par un concurrent en percussions.Une concurrente, plutôt, puisqu'il s'agit de Catherine Meunier, 25 ans, de Rock Forest, localité des environs de Sherbrooke.La bourse de 15 000 $ offerte par le ministère de la Culture et des Communications du Québec lui a été remise hier par la nouvelle directrice du Conservatoire de Montréal, Isolde Lagacé, lors de la cérémonie qui a lieu chaque année à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, où se déroulent les auditions.De 18 qu'il était, le nombre des concurrents est passé à 17 à la suite d'un désistement de dernière minute.Le jury, composé de Martin Chalifour, Marc Durand, Pierre Morin, Daniel Swift et Barbara Todd, a décerné le grand prix à l'unanimité.Bien que le Prix d'Europe soit dans sa 89e année d'existence, le prix de l'an 2000 est le 100e décerné, certaines années ayant connu deux lauréats ex aequo.Catherine Meunier a aussi reçu le prix de 500 $ du Centre de Musique canadienne pour la meilleure exécution d'une oeuvre canadienne, dans ce cas Fertility Rites, de C.Hatziz, de Toronto.La lauréate a d'abord fait du piano, puis s'est tournée vers les percussions, étudiant d'abord à Sherbrooke et à Québec avec Pierre Boivin et ensuite à Montréal, à Mc Gill, avec Pierre Béluse.Elle poursuivra son perfectionnement au Peabody Institute de Baltimore avec Robert Van Sice.Elle joue de tous les instruments à percussion mais préfère, dit-elle, le marimba.Son prix lui vaut également deux récitals cet été au Camp musical de Lanaudière et au Festival de Lachine.Le Prix John-Newmark de 2000 $, offert par le Fonds Les Amis de l'Art, est allé à Hugues Cloutier, pianiste de 24 ans, de Québec.La cérémonie était présidée par Maryvonne Kendergi qui, à la même occasion, a remis un chèque de 500 $ à l'Académie de Musique du Québec, organisatrice du concours.La présidente Françoise Bertrand a fait son éloge.Récital de Benoit Loiselle Suivant une formule adoptée en 1993, la proclamation du Prix d'Europe était précédée d'un récital d'une heure du gagnant de l'an dernier, Benoit Loiselle, violoncelliste de 23 ans, de la région de Saint-Jérôme.Une fracture du bras droit l'a obligé à remettre à l'automne prochain son séjour d'études auprès de Radu Aldulescu, en Suisse.Oublions le Janacek d'entrée : ce Conte (ou Pohadka, en tchèque) est profondément ennuyeux, malgré sa fonction proprement instrumentale.La Sonate de Richard Strauss est beaucoup plus captivante.Bien qu'il s'agisse d'une oeuvre de jeunesse, elle appelle un violoncelliste complet.Benoit Loiselle en a déjà l'étoffe : la sonorité a du caractère, l'intonation est irréprochable (un ou deux très légers problèmes passagers ne lui enlèvent rien à cet égard), la netteté des trémolos est à signaler et le discours soutenu du mouvement lent est le fait d'un interprète digne de ce nom.Pour le piano de Suzanne Goyette : 9 sur 10.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Catherine Meunier, Prix d'Europe 2000, a reçu sa bourse de 15 000 $ des mains d'Isolde Lagacé (à droite), la nouvelle directrice du Conservatoire de Montréal. 6LP1501D0610 D-15 ven 9 juin 6LP1501D0610 ZALLCALL 67 00:55:32 06/10/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 D 15 À l'affiche cette semaine Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Auj., Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.Trad.de Normand Chaurette.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Nathalie Gascon, Julie Vincent, Jean Marchand, Henri Chassé, Frédéric Desager, Luc Chapdelaine, Jean-Pierre Chartrand, Kathleen Fortin, Maxim Gaudette, Thomas Graton, Jean-Sébastien Lavoie, Renaud Paradis, Julie Perreault, Lorraine Pintal et Michel Poirier.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Auj., 20h30, Le rendez-vous/Kiskimew, de Catherine Joncas avec la collaboration de Florent Vollant et Robert Lalonde.Mise en scène de Catherine Joncas.Avec Roch Aubert, Catherine Joncas, Jean-Marc Niquay, Rosalia Petiquay et Catherine Sénart.L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Littoral, de Wajdi Mouawad.Idée originale de Isabelle Leblanc et de Wajdi Mouawad.Avec David Boutin, Manon Brunelle, Pascal Contamine, Claude Despins, Miro, Denis Gravereaux, Steve Laplante, Isabelle Leblanc et le musicien Bernard Poirier : 19h.Jusqu'au 17 juin.LA LICORNE (4559, Papineau) Dès mar., 20h, Le Radio-Théâtre en cinq temps, mise en lecture publique de textes de 20 auteurs.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie- Anne E.) Auj., 20h, Ainsi parlait l'information ou Variations sur Exercices de style, de François Caffiaux et Vincent Magnat.THÉÂTRE ST-SAUVEUR (22, Claude, St- Sauveur.Tél.(450) 227-8466) Villa Salsa, comédie de John Chapman et Michael Pertwee.Adapt.et mise en scène de Claude Maher.Avec Claude Michaud, Michèle Deslauriers, Guy Jodoin, Nicole Filion, Harry Standjofski, Yves Corbeil, Caroline Lavigne et Sylvie Boucher.Du mar.au ven., 20h30 ; sam., 19h et 22h30.THÉÂTRE STE-ADÈLE (1069, boul.Ste- Adèle.Tél.(450) 227-1389) Un Cadeaux du ciel, comédie de Marshall Karp.Adapt.de Michel Forget.Mise en scène de Louise Latraverse.Avec Michel Forget, Béatrice Picard, Isabelle Drainville, Michel Charrette, Mireille Métellus et Manuel Tadros.Du mar.au ven., 20h30 ; sam., 19h et 22h30.PATRIOTE DE STE-AGATHE (Ste-Agathedes- Monts.Tél.1-888-326-3655) Dès ven., 20h30, Les Girls Re Clémencent, de Clémence Des Rochers.Avec France Castel, Andrée Lachapelle, Nathalie Gadouas, Monique Richard et Sylvie Ferlatte.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne.Tél.(450) 964-1220) Dès ven., 20h30, 12 Hommes en colère, de Réginald Rose.Trad.et adapt.de Claude Maher.Mise en scène de Jacques Rossi.Avec Raymond Bouchard, Aubert Pallascio, Vincent Bilodeau, Jean Dalmain, Sylvio Archambault, Jean-Bernard Hébert, Jean-Marie Moncelet, Yves Bélanger, Jacques Baril, Marcel Pomerlo, Dany Michaud et Stéfan Perreault.THÉÂTRE DE L'ÉCLUSE (190, Lareau, Iberville.Tél.(450) 348-5312 ou (514) 877-6011) Pour Hommes seulement, comédie de Raymond Villeneuve.Mise en scène de Denis La Rocque.Avec Gaston Caron, Sylvain Carrier, Caroline Claveau, Luc-Martial Dagenais, Pierre Drolet et Denis Trudel.Du mar.au sam., 20h30.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rousemont.Tél.(450) 469-3006) Marie-toi Maman !, de Stephen Levi.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Mise en scène de Suzanne Champagne.Avec Pascale Desrochers, Suzanne Champagne, Jacques Girard, Raymond Legault et Patrice Coquereau.Du mer.au ven., 20h30 ; sam., 19h et 22h.Musique ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL (Rildonan Hall, 3415, Redpath) Auj., 15 h, Marko Hubert, baryton.Au piano : André- Sébastien Savoie.Marcello, Bach, Mozart, Verdi, Ireland, Kern.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Il Barbiere di Siviglia (Rossini).Opéra de Montréal.Dernière.CHALET DE LA MONTAGNE Auj., 20 h, Eugene Drucker et Scott St.John, violonistes, Douglas Mc Nabney, altiste, Denis Brott et Roberta Cooper, violoncellistes, James Vandemark, contrebassiste, Edward Auer, pianiste, et Les Jeunes Virtuoses.L'Été, ext.des Quatre Saisons (Vivaldi), Quintette op.57 (Chostakovitch), Sérénade op.48 (Tchaïkovsky).Cinquième Festival de Musique de chambre de Montréal.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Orchestre Philharmonique du Grand Montréal.Dir.Daniel Constantineau.Symphonie no 35 (Mozart), Concerto pour violon et violoncelle (Brahms), Symphonie de chambre no 2 (Schoenberg).Dim., 19 h, Concours de Musique du Canada.Finale provinciale : concert des lauréats.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 20 h, Trio Fibonacci.Lesage, Rea, Crowl, Butterfield, Gandini.Dim., 13 h, Peter Butler, organiste.Grigny, Bach.MONUMENT-NATIONAL Auj., 20 h 30, Musiques Itinérantes.Oeuvres de Michelle Boudreau.JARDIN BOTANIQUE Dim., 11 h, conférence de Richard Turp : la mélodie italienne.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Dim., 15 h, Manon Feubel, soprano.Au piano : Angéline Pondepeyre.Bellini, Donaudy, Respighi, Verdi, Zandonai.BASILIQUE-CATHÉDRALE MARIE-REINEDU- MONDE Dim., 15 h 30, Karen Holmes, organiste.Bach, Buxtehude, Duruflé.ÉGLISE ST.JAMES UNITED (463, Sainte- Catherine O.) Mar., 12 h 30, Sylvie Poirier et Philip Crozier, organistes.HÔTEL DE VILLE (Mont-Royal) Mar., 20 h, Orchestre Philharmonique du Nouveau Monde.Dir.Michel Brousseau.Leïla Chalfoun, soprano.Mozart, Beethoven, Schubert, Verdi, Donizetti, Puccini.AMPHITHÉÂTRE DE LANAUDIÈRE Auj., 20 h, Événement pré-festival.Orchestre symphonique des Jeunes de Joliette, Petits Violons Rolland-Brunelle et Orchestre de la Relève.Dir.Rolland Brunelle, Luc Chaput, Stéphane Laforest, Annie Parent et Bernard Ducharme.Programme non communiqué.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Colette Boky et Diane Boeki, sopranos.Au piano : Léon Bernier.Jazz.Variétés PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dès mar., 19h30, Show Boat, adaptation du roman de Edna Ferber.Mise en scène de Clayton Phillips.Avec Phillip Lamar Boykin, Jennifer Evans, Jason Fleck, Kim Grogg, France A.Jones, Jean Michelle et Kerry Sensenbach.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse-Sing, avec la troupe de Sophye Nolet : 21h, sauf lun., mar.Jusqu'au 24 septembre.MÉTROPOLIS (59, Ste-Catherine E.) Mar., 20h30, Sonic Youth et Stereolab ; ven., 20h30, Groove Armada et Faze Action.CABARET (2111, St-Laurent) Mer., 20h30, 6 X 7.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Mer., 20h30, Stereolab.CENTRE MOLSON Auj., 20h, Tina Turner et Janice Robinson.NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 20h, Steeve Diamond.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Lun., 20h30, Ronny Jordan ; mer., 20h, Ocean Hope ; jeu., 20h, Four Brass et Zuruba.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 21h30, Jane Fondorb et Marlowe.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Félix Leroux et Alain-François.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj.et dim., 20h, Dany Pouliot et Daniel Blouin.MONUMENT NATIONAL (1182, St-Laurent) Soirée Gospel.Présentation de la Maison des femmes sourdes de Montréal : 20h.LE ZEST (2100, Bennett) Auj., 20h30, Zulum.L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne E.) Auj.et dim., 20h, Tout, mais pas ça !, avec Marie Olscamp, et Marc Dupuis au piano.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Cayouche ; dim., 20h, North of Soul ; lun., 21h, Stephen Barry Band.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., 22h, Muzette Jazz ; dim., 21h30, Léandre ; lun., 21h30, Denny Christianson Big Band ; mar.et mer., 21h30, Quint-Essence.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h, Mario Fredette et Michel Lévesque ; jeu., 21h, Éric Desranleau et Mario Fredette.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Dim., 21h, Quid Novi ; mer., 21h, Hubert Fréchette ; jeu., 21h, Joël Gary.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 22h, Salaam ; dim., 20h30, Aquardiante ; 22h, Beat in Fraction ; lun., 22h, Chantier.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Léandre ; dim., 22h, Skip Bay et Tim Jackson ; mar., 22h, Quintette Richard Gagnon.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Christian Sbeocca et the Ridiculous Band.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Dame Plume.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Red Rooster ; dim., 22h, Nick Payne et Rick Weston.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h30, soirée Brassens avec Jean Viau et Thierry Fortuit ; dim., 21h30, Thierry Fortuit chante Brel ; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Desjardins, Renaud ; mar., 21h30, Raphaël Torr chante Joe Dassin ; mer., 21h30, Paule Tremblay.PORTÉ DISPARU (153, St-Amable) Auj., 20h, Victor Frapp.VERRE BOUTEILLE (211, Mont-Royal E.) Auj., 21h, Denis Lajeunesse.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Mer., 21h, General Rudie ; jeu., , 21h, les Respectables.LES BOBARDS (4328, St-Laurent) Auj., Huit Ça suffit ; dim., Nico Beki : 20h30.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Renée Robitaille, Simon Gauthier, Edwige Bage et François Lavallée.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Barcode.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., Catherine Lambert ; lun., Les coups de coeur des écrivains, avec Célyne Fortin, Maurice Soudeyns, Louis de Gonzague Pelletier et Sylvain Dodier ; mar., Graeme Allwright : 20h.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj., 21h, Close Call.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Jean-Michel Anctil.BOURBON STREET (Ste-Adèle) Auj., 20h30, Messner et André Poudrier.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Oeuvres-phares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan, André Martin - mes modèles-autoportrait et Marcelle Ferron.Du mar.au dim., de 11h à 18h ; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques et De Boucher à Vuillard : dessins de maîtres française de la collection de Mme Marjorie Bronfman et De Renoir à Picasso : chefsd'oeuvre du Musée de l'Orangerie.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St- Pierre) Exposition Edmond J.Massicotte, artiste dessinateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Exposition 1690 - L'Attaque de Québec.Une épave raconte.Du mar.au ven., de 10h à 17h ; sam., dim., de 11h à 17h ; jusqu'à 18h en juillet et août.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE Dès ven., exposition A.Lalibéerté au Château.Du jeu.au dim., de 10h à 17h.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, Place Dublin, Pointe-Saint-Charles) Exposition L'Empreinte du temps.Du mar.au dim., 13h30, 14h30 et 15h30.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30 ; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal : coup d'oeil sur une ville unique et Play- Ball Montréal, cent ans de baseball au Québec.Du mar.au ven., de 10h à 18h ; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT 9615, av.Ste-Croix) Expositions Rêver en couleurs, Cols et manchettes de dentelle, Arts anciens et traditions artisanales du Québec et Trois pays dans une valise.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La- Salle, Lachine) Exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 15 octobre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Christine Maigne et Tonia Di Risio.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 18 juin.ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Exposition Vents d'été.Du mer.au ven., de midi à 19h ; sam., dim., de midi à 17h.Jusqu'au 25 juin.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Exposition À bas les maudits, de Daniel Erban.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 30 juin.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Métamorphose Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.B-3122/3 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Pierre Clemens et Manuela Lalic.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 10 juin.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Périple d'Orient, Alain Grandbois 1900-2000.Jusqu'au 9 juin.BORDUAS (207, Laurier O.) Monotypes de Michel Lancelot et Nadia Turovsky.Eaux-fortes de Walter Bachinsky.Du lun.au ven., de 9h à 18h ; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres de Fabienne Lasserre.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 juin.CENTRE DE CÉRAMIQUE BONSECOURS (444, St-Gabriel) Oeuvres de Martin Bergeron, Noëlie D'Ostie-Racine, Nadine Dumais, Joanna Hennequin, Pierre Huynh, Mélanie Lafrenière, Louis Le Grand, Martine Montminy, Chantal O'Hearn, Marie-Ève St- Martin, Claude Therrien et Marie Valiquette.Du lun.au ven., de 10h à 17h.Jusqu'au 16 juin.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Les lieux de la couleur et L'Idée de la grande ville : l'architecture moderne d'Europe centrale 1890-1937.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; jeu., de 11h à 21h ; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste- Catherine O.) Oeuvres de Linda Covit et Janet Logan.Jusqu'au 8 juillet.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 8 juillet.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Auj., de midi à 18h, oeuvres de Michel Guilbeault, Stella Pace et Philippe Corriveau.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Gaétan Cantin, Claire Savoie et Jean Dubois.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, Place d'Youville) Photographies de Karim Rholem.Tous les jours de 9h à 17h.Jusqu'au 11 juin.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte- Ste-Catherine) Exposition L'Espace grec.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 13 juillet.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Sam Lévin, photographe des stars.Du mer.au dim., de 18h.Jusqu'au 10 septembre.ESPACE PARCOURS (130, Bates, espace 101) Collages et techniques mixtes de Richard Fulham.Jusqu'au 18 juin.ESPACE VIDÉOGRAPHE (460, Ste-Catherine O., espace 504) Oeuvres de Pascal Grandmaison.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 23 juin.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Richard Roblin.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Auj., de 10h à 17h30, petits formats de Marcelle Ferron.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Petits formats de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Simone Jones, Christian Miron, Antonin Sorel, Jérôme Minière.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 17 juin.GALERIES D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Bernard Vidal.Jusqu'au 1er juillet.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Paul Béliveau, Hanneke Beaumont, David Bierk.Du lun.au sam., de 10h à 18h ; dim., de 11h30 à 17h.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Dès jeu., photographies de Cathy Mullen.Du mar.au ven., de 14h à 17h ; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉ- BEC (350, St-Paul E.) Exposition Extenso in extenso, oeuvres de José de Braga et Chantal Gilbert.Tous les jours de 10h à 18h.GALERIE DOMINION (1438, Sherbrooke O.) Peintures et sculptures d'Auguste Garufi.Jusqu'au 16 juin.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Sculptures et dessins de Mario Merola.Du mar.au ven., de 13h à 18h ; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 18 juin.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Auj., oeuvres de Guy Saint-Arneault.GALERIE F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Vincent Vanoli.Jusqu'au 30 juin.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Peintures de Paule Lagacé, André Pitre, Pierre Tougas, Lucienne Zegray, France Trudel.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres d'Alexander Sabatinas.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 10 juin.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Marie-Chrystine Landry.Du mer.au ven., de 11h à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 6 juin.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Dès dim., oeuvres de Gabriel Ronald.GALERIE L'ANNEXE (372, Ste-Catherine O., espaces 413) Auj., oeuvres de Guy Boutin et Nato.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St- Paul E.) Oeuvres de Janusz Migacz, Robert Savignac et Heidi Taillefer.Jusqu'à lundi.GALERIE LE 1040 (1040, Marie-Anne) Auj.et dim., de 11h30 à 22h, sculptures d'Alexandre Zunitow.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Jean-Louis Slézak.Du mar.au ven., de 10h à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 17 juin.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Marc Leduc.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes de John Fitch, Miss Drake et E.de Puydt.Du mar.au ven., de 11h à 18h ; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Diane Brunet, Jean-Pierre Lafrance et Marcel Ravary.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 18 juin.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Auj., de midi à 18h, expositions Mont Royal - un monde à part, photographies de Linda Rutenberg, et Dans les profondeurs de la ville : les ravins de Toronto, photographies de Steven Evans.- Dès mer., photographies de Guy Le Querrec et une sélection de la collection Mistral.Du mer.au sam., de midi à 18h.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE SEAGRAM'S (453, St-François-Xavier) Auj.et dim., oeuvres de Hannah Franklin.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, Notre-Dame-de-Grâce) Auj., de 11h à 18h, peintures de Guy de Malherbe.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de René Richard et Henri Beau.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de Guylaine Beauchemin, Thérèse Lacasse et Karo Alexanian.Du mar.au ven., de 10h à 17h30 ; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.0 Oeuvres de Lucien Morin.Jusqu'au 10 juin.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Oeuvres de Rodrigue Bélanger et Milutin Gubash.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 juin.GALERIE WADDINGTON & GORCE (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres d'Alexander, Bellefleur, Borduas, Dallaire, Hughes, Hurtubise et Knowles.Jusqu'au 30 juin.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Lynda Schneider Granatstein.Jusqu'au 14 juin.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Estampes de Lacroix, Cloutier et Desmet.Du lun.au sam., de 10h à 18h ; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 20 juin.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Oeuvres de Russell T.Gordon.Jusqu'au 11 juin.OBORO (4001, Berri, espace 301) Installations de Jamelie Hassan et Pipilotti Rist.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 11 juin.Huit représentations de Showboat sont prévues, du 13 au 18 juin, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Show Boat fait escale à Montréal MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Show Boat, l'un des plus grands classiques du théâtre musical, s'amène à la salle Wilfrid- Pelletier cette semaine dans le cadre de la série « Les Classiques de Broadway ».Les techniciens de la Place des Arts sont toujours en grève, mais on nous explique chez Baci Management, promoteur de la série, que la production du spectacle n'étant pas liée à l'Alliance internationale des employés de scène et de théâtre (AIEST), en grève depuis le 22 juin 1999, les huit représentations prévues peuvent avoir lieu quand même.Du 13 au 18 juin, les amateurs de comédies musicales traditionnelles auront ainsi l'occasion de voir l'une des oeuvres emblématiques du tandem Jerome Kern et Oscar Hammerstein II.Adapté du roman à succès de l'auteur américain Edna Ferber, Show Boat fut présenté pour la première fois à New York en 1927.Les concepteurs de l'époque avaient d'ailleurs innové dans le spectacle grand public aux États-Unis.L'histoire raconte en effet 40 ans de vie d'une famille noire américaine, de la période de post-reconstruction du Sud américain aux Années folles.Du jamais vu jusqu'alors.Avec des chansons comme Only Make Believe, Can't Help Lovin' Dat Man et Ol' Man River, Show Boat s'est vite inscrit dans les classiques du genre.La plus célèbre adaptation cinématographique met en vedette Ava Gardner et Howard Keel, et fut réalisée par George Sidney en 1951.La reprise du spectacle à Broadway en 1995 a quant à elle obtenu pas moins de cinq Tony Awards, dont celui remis au meilleur revival.La production de tournée nationale qui s'amène à Montréal est dirigée par Clayton Phillips qui, il y a quelques années, a aussi assuré la mise en scène de Kiss of the Spider Woman.Phillip Lamar Boykin, Jennifer Evans, Jason Fleck, Kim Grogg et Frances A.Jones en sont les vedettes.SHOW BOAT, de Jerome Kerns et Oscar Hammerstein II.Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Du 13 au 18 juin, à 19 h 30.Matinées les 17 et 18 juin à 14 h. 6LP1601D0610 D-16 ven 9 juin 6LP1601D0610 ZALLCALL 67 00:59:10 06/10/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 Beau décor et bonne cuisine Les fromages du Québec Tous les chemins qui mènent aux fromageries du Québec convergeront vers Warwick.Le Festival des fromages de Warwick se déroulera dans cette petite ville des Bois Francs du 16 au 18 juin.Ce sera la sixième édition de cette manifestion particulière et la deuxième édition du concours baptisé Sélection CASEUS.Si l'on a choisi le mot CASEUS, nom latin du fromage, c'est pour marquer l'origine ancienne de ce produit que nous élaborons avec enthousiasme.Les Romains le dégustaient il y a plus de 2000 ans.L'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe est le maître d'oeuvre de ce concours.Les prix seront décernés dans trois catégories.Le Prix de l'École de Laiterie récompensera quinze concurrents.Six seront regroupés dans une section « fromages de lait de vache », trois le seront dans une section « fromages de laits de chèvre, de brebis ou d'un mélange de lait ».Sous la rubrique « prix spéciaux », toutes les classes seront confondues pour primer des fromages « artisanal », « fermier » et « lait cru ou thermisé ».Les « Grands champions », Sélections CASEUS, or, argent et bronze récompenseront les fromages ayant obtenu les meilleurs pointages, toutes catégories confondues.Le Prix de l'Industrie sera accordé à une entreprise fromagère qui s'est démarquée par l'originalité de sa production et par la qualité de son fromage.Pour être éligible, une entreprise doit inscrire au moins un fromage au Prix de l'École de Laiterie.Le Prix du public consiste en deux prix de popularité, l'un découlant d'une visite dans les boutiques spécialisées et l'autre d'une visite au Salon des fromages du Festival.Un nouveau prix a été ajouté cette année, celui de la presse.Une vingtaine de fromageries et de micro-fromageries participeront au Festival des Fromages de Warwick.Un magasin général, nouveauté cette année, permettra aux visiteurs de faire leurs emplettes, de fromages et de produits régionaux, à la fin de leur visite du salon.Des démonstrations culinaires font également partie du programme.Les prix Sélection Caseus 2000 seront remis le 16 juin, à l'ouverture, alors que le prix du public sera connu lors de la fermeture.M.Rémy Trudel, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation est le président d'honneur de ce Festival.Pour tout renseignement sur le Festival des fromages de Warwick : (819) 358-4316 ou www.festivaldesfromages.qc.ca Le temps des fraises La ville à la campagne ou la campagne à la ville, on ne sait plus très bien comment définir Laval.Ce que l'on sait, c'est qu'un circuit agrotouristique y a été dessiné.Le lancement des activités estivales a été fixé au 21 juin, en espérant que l'été sera au rendezvous puisque ce sont les fraises qui seront le sujet du jour à la Ferme Vaillancourt.Pour tout renseignement et pour obtenir le guide Laval Fleurs et Saveurs : 450 978-5961.GASTRONOTES Françoise Kayler RESTAURANTS Françoise Kayler Une grande terrasse attend que le beau temps revienne.Une terrasse protégée, où l'on peut faire fi de la pluie et des moustiques, donnant sur un paysage verdoyant et une rivière en contrebas, à deux pas des grandes voies à circulation rapide.En avant, la ville.En arrière, la campagne.Matti, c'est un recto verso étonnant.Par la porte d'en avant on entre dans une maison de belles pierres grises.Par la porte d'en arrière (la plus fréquentée parce qu'elle correspond au terrain de stationnement), on entre dans une grande salle moderne avec vue sur la terrasse.Matti, explique- t-on si l'on pose la question, voudrait dire « fou ».Et ce serait pour cela que l'on propose, au dessert, une recette authentique de tirami-fou.Matti, c'est un beau restaurant sérieux.Un restaurant italien où l'on a le sens de l'accueil, du service mené professionnellement sans oublier le plaisir de faire plaisir.Un service qui a le souci de mettre la cuisine et le cuisinier en valeur.Minestrone et salade faisaient partie d'une proposition de menu du jour (dessert non compris).La minestrone est habituellement nourrie de pâtes.Matti avait remplacé cet ingrédient par du riz.La célèbre soupe était plus légère.Servie dans une grande assiette creuse, faite d'un excellent bouillon et de bons légumes, elle conservaient le fumet et l'attrait de son modèle de base qui est plus une soupe-repas qu'une entrée en matière.Les salades ne sont pas toutes des pis-allers.Les nouveaux modes de culture permettent d'offrir un choix de feuilles de formes, de couleurs et de goûts variés qui entraînent des combinaisons intéressantes pour faire oublier les mortes saisons et la pâleur des tomates d'hiver.Celle-là avait, en plus, l'attrait d'une bonne vinaigrette.Matti propose, à la carte, un duo de calmars et courgettes en friture (9 $).Friture aérienne, sans trace de gras, qui enveloppe savoureusement le fruit de mer et le légume.La portion servie peut combler l'appétit de début de repas de deux convives.Le génie des Italiens c'est de trouver mille et une façons de servir les pâtes.Celles-là avaient la forme de grosses coquilles.Disposées en étoile dans l'assiette, elles servaient de support à une farce savoureuse où viande et ricotta se confondaient.Dans le fond, une sauce qui avait la légèreté d'un bouillon et, pour parfumer le tout, du basilic.Le cochonnet est au porc, ce que l'agneau est au mouton.Cette viande particulière était présentée en gigotin, la chair retenue autour d'un petit os par une coiffe qui fond à la cuisson.Savoureuse et délicate cette viande était accompagnée de pousses vertes, de lamelles de pommes de terre craquantes et d'une sauce courte et parfumée.Au dessert, Matti propose une Tatin aux poires, version « folle » de la tarte des célèbres soeurs, où une demi-poire caramélisée est présentée sur une coupelle de pâte.Elle a le défaut d'être très sucrée.Les sorbets avaient le charme qu'ont les parfums de fruits.MATTI 2 Grande-Côte ROSEMÈRE (450) 430-1380 Fumée : Deux sections Potage Minestrone Salade Calmars et courgettes frits Lumaconi farcies Gigotin de Cochonnet, sauce aux morilles et à l'Orpailleur Tatin de poires Trio de sorbets Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 63 $ Promenades délicieuses La cuisine est toujours un beau prétexte.C'est celui qu'ont saisi auteurs et photographes pour nous offrir ces deux livres.Les sujets sont différents.Ils pourraient être multipliés.Le fond est le même : un retour aux sources de la vraie cuisine.Celle qui met en valeur des produits d'une terre ou d'un terroir en les intégrant dans une histoire ou dans une tradition.Promenades gourmandes autour d'un jardin à répéter en revenant du marché.Gastronomie vivante puisant aux sources de l'histoire.Telles sont ces Recettes secrètes des jardiniers de normandie et La cuisine des châteaux du Périgord.Il sont tous les deux construits sur le même modèle, appuyés sur papier glacé, abondamment illustrés de photos vivantes où les paysages, les produits et les hommes sont en vedette.Les textes sont concis, expliquant chaque sujet intelligemment et comportant des recettes clairement expliquées.Ces deux livres donnent le goût de tracer un itinéraire de voyage ou de rester chez soi en rêvant.ou en mettant la main à la pâte.Treize châteaux font partie du parcours de La cuisine des châteaux du Périgord.Le livre fait partie d'une collection in titulée « La cuisine des châteaux ».Le canard, le foie gras et la truffe font partie des bons moments de cet ouvrage.Le panorama culinaire est beaucoup plus vaste, mais il toujours aussi savoureux, même dans les plats les plus simples.Car la cuisine qui est servie chez ces châtelains en est toujours une de terroir.Les recettes présentées dans ce livre font partie de l'histoire, celle de cette région extraordinaire et de ces châteaux particuliers.Une recette de « navets caramélisés et magret, au sirop d'érable » fait partie du livre des Recettes secrètes des jardiniers de Normandie.Dans ces jardins appartenant à des passionnés, on retrouve la plupart des légumes que nous pouvons, ou que nous pourrions cultivés.Les tomates, les courges, les potirons, les haricots et, même, les pommes de terre bleues « qui, autrefois, étaient consommées en purée ou en salade par certains, et données aux cochons par d'autres », habitent des plate-bandes partagées avec toutes les fleurs que nous connaissons.Les recettes présentées dans ce beau livre sont toutes aussi réjouissantes que simples.Une bonne occasion pour pour remettre les légumes, ces méconnus, à la place qui leur revient à table.LES RECETTES SECRÈTES DES JARDINIERS DE NORMANDIEBrigitte Racine et Didier Benaouda- Éditions Ouest-France (125 pages et 125 recettes) LA CUISINE DES CHÂTEAUX DU PÉRIGORD- Gilles et Bleuzen du Pontavice et Claude Herlédan- Éditions Ouest-France (125 pages et 105 recettes) LIVRES Françoise Kayler Petit filet mignon 4 oz incluant bar à salade, café et dessert.995$ LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 Le chef « Jose » (directement de l'hôtel de Guicho à Cascais, Portugal) vous propose quelques assiettes.Le filet de porc mariné vin blanc, ail, garni avec palourdes Les calamars grillés poêlés (huile d'olive, ail, vin blanc) Les fruits de mer (comme seuls les portugais les font) (homard, crevettes, palourdes, moules, poissons frais sur bisque de homard) La poire pochée Porto et cannelle Tout en écoutant le son magistral du Fado Réservez tôt! Table d'hôte à partir de 1795$ 6LP1701D0610 D-17 ven 9 juin 6LP1701D0610 ZALLCALL 67 00:58:35 06/10/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 D 17 Des vins rouges d'Autriche dans la mêlée! VINS Pendant nombre d'années, la maison Mondavi, de Californie, sillonna la planète en faisant goûter à l'aveugle son Cabernet Sauvignon Reserve Napa Valley côte à côte avec plusieurs grands bordeaux réputés, tel le Pauillac Château Latour.Ce producteur voulait prouver ainsi (bien sûr !) que son vin était du même niveau et donc capable de se mesurer à ce qui se fait de mieux sur terre ! L'Autriche et plusieurs de ses viticulteurs ont refait une expérience semblable dimanche dernier, à l'occasion du salon des vins de Vienne (Vie Vinum), qui réunissait cette année pas moins de 352 producteurs autrichiens, plus 54 d'autres pays (Italie, Espagne, Portugal, etc.).Foire très courue, bisannuelle, où les dégustateurs se marchent littéralement sur les pieds, l'événement se tient dans ce qui fut le palais des empereurs austro-hongrois, le Palais Hofburg, immense et situé en plein coeur de cette capitale élégante, comptant de toute évidence parmi les plus belles villes d'Europe.Pays surtout de vins blancs (77 % de la production), l'Autriche avait tenu en 1998, lors de la précédente édition de Vie Vinum, une dégustation similaire, mais de blancs seulement.Cette fois, elle jeta de ses rouges dans la mêlée ! Histoire de prouver, naturellement, qu'elle a aussi son mot à dire dans cette couleur.Faite à l'aveugle, la dégustation réunissait 35 vins, de partout, dont de très grands bordeaux, le Darmagi de Gaja (Piémont), le Cabernet Sauvignon Special Reserve Caymus (Californie), etc., qui furent goûtés en sept séries de cinq vins.La première série fut consacrée aux vins de Pinot noir, les cinq suivantes aux vins élaborés principalement avec du Cabernet Sauvignon et du Merlot, et cinq vins hétéroclites, dont le Côte-Rôtie La Mouline 94 Guigal, se retrouvèrent ensemble dans la dernière série.Enfin, les dégustateurs, venus des quatre coins du monde, d'Angleterre, de Suisse, de Singapour, etc., dont l'auteur de ces lignes, étaient au nombre de 30.Les résultats, dont certains tout à fait fascinants ?Pour les établir, les notes accordées à chaque vin, sur l'échelle de 100 points, furent additionnées, et on fit la moyenne.Voyons voir, donc.Les vins de Pinot noir À cause du nombre très restreint de vins (cinq), la première série, portant sur les vins de Pinot noir, fut la moins significative.Néanmoins, ce fut celle, à mon sens en tout cas, où brilla particulièrement l'Autriche, dont l'un des deux vins inscrits, le Blauburgunder 97 Grand Select Wien Fritz Wieninger, fut le vin autrichien que je notai le plus haut (90, comparativement à une note moyenne de 88,43) et qui arriva ainsi en tête de la série selon moi, et au 2e rang en moyenne.Au plus moyennement corsé, nuancé, et combien raffiné, très Pinot noir, avec un après-goût qui persiste un long moment, on aurait juré quelque chose comme un vin de Chambolle-Musigny ou de Vosne- Romanée.Alors qu'il s'agit d'un vin provenant du vignoble de Vienne ellemême, comptant 731 hectares de vignes (appellation Wien), la capitale de l'Autriche étant la seule sur terre à avoir, sur son territoire, en périphérie de la ville, d'authentiques et importantes exploitations viticoles.Ainsi, à l'aveugle, je le préférai au Gevrey-Chambertin Clos Saint-Jacques 96 Domaine Armand Rousseau, plus concentré, plus dense, très beau également, mais encore unidimensionnel, auquel j'accordai la 2e place, ou 88 sur 100, alors que la moyenne des points (89,79) le situa à la 1ère place.Plus tard, à la foire même, la curiosité aidant, j'allai goûter tous les vins de Fritz Wieninger.Le même vin, mais du millésime 98, est de style semblable, tout en finesse, mais plus délicat à cause du millésime, alors que 97 fut un grand millésime pour l'Autriche.Les autres vins.En raison de leur nombre, la dégustation des vins de Cabernet Sauvignon, de Merlot, mais aussi d'autres cépages pour ce qui est des vins d'Autriche (Blaufränkisch et Zweigelt, qui sont des cépages propres à ce pays), offrait infiniment plus d'intérêt.Les résultats furent présentés dans ce cas les cinq séries confondues (25 vins), avec au tout premier rang le Pauillac 96 Château Mouton-Rothschild, concentré, compact, long en bouche, comme on dit, et au style bien bordelais, qui obtint la note moyenne de 93,18, et auquel je donnai personnellement 90.en notant bas, comme toujours dans de pareilles dégustations-marathons.(Voir le tableau ci-contre, où sont présentées les notes moyennes et les miennes.) Serré, d'une parfaite élégance, et d'un style très bordelais, un peu austère donc, sans rien de trop boisé, le Darmagi 97 Cabenet Sauvignon Gaja (Piémont) prit la deuxième place, avec 92,77 pour le groupe, et 90 également en ce qui me concerne.Suivit au troisième rang le Margaux 95 Château Margaux, nuancé, aux saveurs éclatantes et aux beaux tannins (91,74 et 88), puis au quatrième \u2014une surprise\u2014 le Coleraine Te Mata Estate 97 Hawkes Bay, de Nouvelle-Zélande, au boisé assez apparent, et en même temps très charmeur, aux tannins tendres et qui fut aussi l'un de ceux que je préférai (91,04 et 90).Autres très beaux vins : les bordeaux Latour 96, Haut-Brion 96 et Vieux Château Certan 96.Alors que le Cabernet Sauvignon 95 Special Selection Caymus (Californie), quoique bien en chair, me sembla beaucoup trop boisé.Un seul vin d'Autriche, sur onze, corsé, concentré, mais lui aussi (du moins à mon sens) trop boisé, fut classé dans les dix premiers, à savoir le Cabernet Sauvignon 97 Burgenland Weingut Paul Kerschbaum.(Je lui préférai pour ma part un autre vin d'appellation Burgenland, de style semblable, mais au boisé discret, à savoir le Perwolff 97 Blaufränkisch-Cabernet Sauvignon Weingut Hermann Krutzler, auquel le groupe accorda la note de 88,73 et, dans mon cas, 85.) Toujours à l'aveugle, le Pauillac 96 Château Lafite Rothschild fut un de ceux auxquels j'accordai ce qui fut ma plus haute note (90), contre 86,68 pour le groupe, d'où sa 22e place.(Goûté trois semaines plus tôt, au Québec, ce vin m'avait semblé être d'une distinction extrême, avec des tannins de soie, tandis que, là-bas, il affichait une étonnante puissance \u2014peut-être en raison de l'effet du transport ?) Château de Valandraud et La Mouline Vin à la fois réputé et critiqué par certains, le Saint-Émilion 96 Château de Valandraud \u2014une micro-cuvée, un « vin de garage », comme on dit\u2014, riche, ample, savoureux, et qui figurait dans la septième série, se vit décerner la première place pour cette série, à 92,45 points (88 en ce qui me concernait, et également la première place), cette note moyenne le plaçant au troisième rang de tous les vins goûtés, derrière le Gaja.Le Côte-Rôtie 94 La Mouline Guigal, moins concentré, au goût très mûr et dont l'après-goût persiste un long moment, fut moins apprécié, tout en ayant obtenu la note moyenne de 89,21 (5e place de la série), alors que je lui accordai 85 et la deuxième place.Enfin, un vin autrichien, à mon avis également trop boisé, aux odeurs et au goût de sciure de bois, mais riche, concentré, Rêve de Jeunesse 97 Zweigelt-Syrah Burgenland Weingut Josef Pöckl, arriva en deuxième place pour le groupe, avec 91,45 points, alors qu'il m'a semblé mériter 83.Un vin de Navarre Vieux routier des succursales ordinaires, le Navarra 96 Crianza Gran Feudo Chivite, d'Espagne, risque de disparaître des tablettes, faute d'être suffisamment vendu (les ventes des vins inscrits au répertoire général doivent atteindre 240 000 $ par année pour y demeurer).À goûter, donc, au cas où cela se produirait, si on aime ces vins espagnols élaborés principalement avec du Tempranillo.Celui-ci, d'abord austère à l'ouverture de la bouteille avec ses odeurs de fruits cuits et rouges, ses notes boisées rappelant le madrier.ne cessant par la suite de s'ouvrir.Le bouquet (surprise !) rappelle alors la Bourgogne, les saveurs prennent de l'éclat, le tout sur une bouche légèrement tannique, sans agressivité.Bref, une des facettes de l'Espagne.SO, 13,30 $ en raison du rabais en cours, HH $( $) 1-2 ans.Bizarrement, le Châteauneufdu- Pape 98 Domaine Saint-Benoit a quelque chose en commun avec le précédent.Vin fermé, sans donc beaucoup d'odeurs à l'ouverture de la bouteille (il s'ouvre avec l'aération, tout en restant peu odorant), il est lui aussi austère en bouche, et puis, à la différence du Navarra, tannique, carré et même rude, de style très traditionnel.Autrement dit, il vaut mieux l'attendre.965970, 32,75 $, HHH $$ $( $) 3-6 ans environ.Jacques Benoit 6LP1801D0610 D-18 sam 10juin 6LP1801D0610 ZALLCALL 67 00:57:29 06/10/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JUIN 2000 PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Grâce au compositeur Emmanuel Madan et à l'architecte Thomas Mc Intosh, le silo no 5 vient de se trouver une nouvelle vocation.Même Gaston Lagaffe en resterait baba! Le silo no 5 devient un gigantesque instrument de musique planétaire SUZANNE COLPRON Qui ne connaît pas le silo à grains no 5 au pied de la rue Mc Gill, dans le Vieux-Port ?Considéré par Le Corbusier comme l'une des réalisations les plus importantes de l'architecture moderne, il mesure 200 mètres de long et 45 mètres de haut.On ne peut pas le rater.Sa partie principale se compose de 115 gigantesques cylindres verticaux d'un diamètre de huit mètres.Eh bien, ce silo no 5, qui ne sert plus depuis 1994, vient de se trouver une nouvelle vocation.Après avoir servi pendant plus de 50 ans à stocker du grain en provenance de l'ouest canadien à destination de l'Europe, il deviendra, dès la semaine prochaine, un instrument de musique.Rebaptisé « Silophone » par ses concepteurs Thomas Mc Intosh, architecte, et Emmanuel Madan, compositeur, du collectif d'artistes « The User », il propose, pendant une année entière, aux artistes et au grand public de vivre une aventure multidisciplinaire qui marie l'art, la musique, la technologie, l'architecture, les anciens et les nouveaux médias.Vous en doutez ?Tentez l'expérience.Tout le monde peut en faire l'essai.Il s'agit seulement de prendre le téléphone et de composer le (514) 844-5555 pour les gens qui habitent dans la région de Montréal et le 1-877-511-SILO pour les autres, partout au Canada.On peut aussi enregistrer une capsule sur le site Internet www.silophone.net (en format Real/Audio), dialoguer avec d'autres personnes dans les silos ou, encore, composer une oeuvre musicale en direct.Quinze lignes téléphoniques seront accessibles 24 heures sur 24, pendant un an, à compter de vendredi prochain.L'idée, comme l'indiquent les initiateurs du projet, « c'est de stimuler une prise de conscience collective et d'encourager les activités susceptibles d'insuffler une nouvelle vie à l'élévateur à grain abandonné ».Comment ça fonctionne ?Le Silophone reçoit des sons grâce à une combinaison de technologies de communications, dont le téléphone, avec ou sans fil, et Internet.De partout sur la planète, les sons pénètrent à l'intérieur du silo et résonnent dans les imposants cylindres en béton armé.Ils sont ensuite captés par des microphones et rediffusés instantannément vers l'extérieur.Un observatoire, aménagé au pied du silo, qui appartient à la Société du port de Montréal, permet au public de capter le signal du Silophone grâce à un émetteur de radio FM situé sur le toit du bâtiment.La nouvelle vie musicale de l'élévateur à grain no 5 s'accompagne d'une série d'autres événements : concerts, forums de discussion, charrette d'architecture, expositions, visites guidées, programmés de juin 2000 à juin 2001.Plusieurs organismes culturels invitent dès maintenant des artistes nationaux et internationaux à composer des oeuvres originales destinées à cet instrument unique, dans le cadre d'activités musicales : Staalplaat, à Berlin et Amsterdam, Navire « night », à Montréal (nom de l'émission consacrée à la musique actuelle sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio-Canada), The Wire, à Londres.Ce projet, réalisé en partenariat technologique avec Bell, et doté d'une bourse de 100 000 $ par le Conseil des arts du Canada, est le fruit d'une collaboration entre plusieurs partenaires, dont Quartier Éphémère, une association culturelle qui vise à soutenir la création, la production et la diffusion de jeunes artistes contemporains ; la Société des arts technologiques (SAT), un centre de recherche et de production impliqué dans le développement de la culture numérique ; et la Chaîne culturelle de Radio-Canada (100,7 FM), diffuseur officiel des concerts du Silophone."]
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