La presse, 15 juin 2000, Cahier A
[" 4LP0101A0615 Page A1/15juin 4LP0101A0615 ZALLCALL 67 00:58:07 06/15/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 P 116e ANNÉE, NO 233, 90 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ NON au Technodôme Le quai Bickerdike est «vital» à la croissance du port, plaide le PDG Taddeo LAURIER CLOUTIER et DENIS LESSARD Le Port de Montréal a refusé catégoriquement hier de céder le quai Bickerdike aux promoteurs du Technodôme, un projet d\u2019un milliard de dollars promettant 16 000 emplois, dont 6500 directs.Avec ferveur et passion, le PDG, Dominic J.Taddeo, a déclaré que le quai Bickerdike est « vital » à la croissance du port, un « moteur économique, un des secrets les mieux gardés en ville » qui génère 17 600 emplois, dont 8500 directs, et un chiffre d\u2019affaires de 1,7 milliard.« Des chiffres réels », dit-il.Il n\u2019y a pas de place pour la négociation.« Le Bickerdike n\u2019est pas à vendre.Point final.Ce n\u2019est pas une question de prix » ou d\u2019échange de terrains, a-t-il martelé.Heathmount, de la famille Reichmann, et la Société générale de financement du Québec (SGF) ont offert en juin dernier 14,3 millions.Mais la valeur immobilière du Bickerdike s\u2019élève à 42,3 millions et sa valeur de remplacement à 120 millions, réplique celui qui dirige le Port de Montréal depuis 30 ans.Il n\u2019est pas Voir NON en A2 Le port étouffe.Page A3 PHOTO La Presse Le Port de Montréal a refusé catégoriquement hier de céder le quai Bickerdike aux promoteurs du Technodôme.Ce projet d\u2019un milliard de dollars promettait 16 000 emplois, dont 6500 directs.Mais il n\u2019était pas sûr que le projet voie le jour, à cause de problèmes de financement.Adolescente battue à mort pour des motifs racistes Portes ouvertes à la piste Les deux écuries de pointe, McLaren et Ferrari, avaient installé des toiles devant leur paddock pour cacher leurs secrets mais, encore une fois, une foule nombreuse a profité de la Journée portes ouvertes à la piste Gilles-Villeneuve de l\u2019île Notre-Dame.Des amateurs de F1, des vrais de vrais, qui ne se disaient pas déçus par le peu d\u2019activités sur les lieux, ont défilé sur la piste.Mathias Brunet leur a parlé.À lire en page S3 JEAN-PAUL CHARBONNEAU C\u2019est parce qu\u2019elle était d\u2019origine cubaine qu\u2019Aylin Otana-Garcia, une adolescente de 15 ans, a été assassinée à coups de bâton de baseball, lundi, dans une carrière de Chatham, municipalité voisine de Lachute.C\u2019est ce que La Presse a appris hier de différentes sources à Saint-Jérôme et à Lachute.Les deux adolescents de 15 ans qui auraient commis ce crime raciste seraient des admirateurs d\u2019Adolf Hitler et du Ku Klux Klan et ils navigueraient souvent sur les sites Internet prônant le racisme.Ils ont été accusés hier de meurtre prémédité en chambre de la jeunesse au palais de justice de Saint-Jérôme.Ils habitent Saint- André-Est, tandis que la victime demeurait à Lachute.Tous trois fréquentaient l\u2019école Mgr- Lacourse, à Lachute.L\u2019adolescente, portée disparue lundi soir, a été frappée sur tout le corps.Elle a reçu entre 10 et 20 coups et ses agresseurs ont tenté de camoufler son cadavre et de faire disparaître toute trace de violence.Selon nos informations, ils ont voulu l\u2019assassiner il y a quelques jours, mais un manque de planification a fait en sorte qu\u2019elle a profité d\u2019un sursis.Ils avaient réussi à l\u2019attirer dans une carrière, mais un des deux Voir ADOLESCENTE en A2 Peu d\u2019homicides chez les adolescents.Page A7 Le protecteur du citoyen sous enquête «Des dossiers qui attaquent mon intégrité et mon honnêteté» PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Daniel Jacoby, ce protecteur du citoyen dont le gouvernement tente sans succès de se débarrasser depuis trois ans, est l\u2019objet d\u2019une enquête.C\u2019est lui-même qui a révélé par communiqué, mardi soir, l\u2019existence d\u2019une enquête sur son compte menée depuis le mois d\u2019août par le Bureau du contrôleur des finances.On lui reprocherait, à tort selon lui, « d\u2019avoir touché des honoraires, d\u2019avoir pris des congés de vacances au détriment des finances publiques, d\u2019avoir utilisé, après les heures de bureau, des locaux de fonction pour des fins autres que l\u2019exercice de ses responsabilités, d\u2019avoir produit une fausse facture au détriment des finances publiques ».« Ce sont des dossiers qui attaquent mon intégrité et mon honnêteté », a admis hier Me Jacoby, ajoutant qu\u2019il ne pouvait en dire plus et qu\u2019il avait référé le tout au vérificateur général.L\u2019enquête aurait été amorcée à la suite d\u2019informations d\u2019une source anonyme au sein du Bureau du protecteur du citoyen.Me Jacoby, en poste depuis 1987, a révélé l\u2019affaire aux médias après que le contrôleur des finances, Nathalie Tremblay, est allé trouver le président de l\u2019Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, avec son rapport d\u2019enquête, mardi après-midi.« Je l\u2019ai reçue avec le conseiller en droit parlementaire et on a convenu que, normalement, ce devrait être le vérificateur général qui se saisisse du dossier, a expliqué M.Charbonneau.Je n\u2019ai pas pris connaissance du dossier.Elle m\u2019indique que les faits allégués sont graves et méritent d\u2019être vérifiés plus à fond par une autre instance.» M.Charbonneau dit être allé rencontrer le vérificateur général, Guy Breton, une heure ou Voir LE PROTECTEUR en A2 PHOTO PC Me Daniel Jacoby Vivendi-Seagram: un géant de 100 milliards US L\u2019offre d\u2019achat du conglomérat français fait bondir l\u2019action de Seagram de 10,65 $ Rubriques Arts et spectacles .D5 à D13 - horaire spectacles .D12 - horaire télévision .D6 - Louise Cousineau.D5 - Nathalie Petrowski.D7 Bandes dessinées .C6 Bridge .C51 Décès .C8, C9 Économie.E1 à E12 Éditorial.B2 Êtes-vous observateur.C4 Feuilleton .C5 Horoscope .C8 Le monde .C1, C2, C10 Loteries .A2, B11 Mots croisés .C7, S14 Mot mystère.C5 Opinions .B3 Petites annonces.C4 - immobilier.C4, C5 - marchandises.C5, C6 - emplois.C6 - automobile.C7, C8 - affaires .E4 Politique .B1, B6, B8, B10 Quoi faire.D16 MÉTÉO Averses Max.27, min.16 Cahier Sports, page 20 http://lapresse.infinit.net RICHARD DUPAUL Le conglomérat français Vivendi SA et sa filiale Canal Plus veulent acheter le groupe de divertissement et de spiritueux Seagram, de Montréal.Si elle se réalise, la transaction \u2014 évaluée à 32 milliards US (sans inclure la dette) \u2014 créerait un géant mondial avec des revenus de 65 milliards US et une valeur boursière de plus de 100 milliards US, selon les analystes.L\u2019action de Seagram a bondi de 10,65 $ (13,7 %) à 88,40 $ hier après la confirmation des pourparlers par les intéressés.Selon les experts, les parties discuteraient pour des raisons fiscales d\u2019un échange d\u2019actions, dont la valeur équivau- Jean-Marie Messier drait à plus de 75 $ US (110 dollars canadiens) pour chaque action de Seagram.« Je m\u2019attends à une offre de 75$ US ou même de 80 $ US par action », a déclaré à La Presse l\u2019analyste Alan Gould, de la firme Gerard Klauer Mattison, qui croit aussi probable que Seagram fasse l\u2019objet d\u2019une surenchère.Des rumeurs avancent que News Corp, le groupe du milliardaire australien Rupert Murdoch, est Edgar Bronfman aussi intéressé à Seagram.Quoi qu\u2019il advienne, on prévoit que l\u2019acquéreur voudra se défaire de la division des spiritueux de Seagram.L\u2019anglais Allied Domecq (Beefeater, Ballantine) et le français Pernod-Ricard (Pernod) sont parmi les acheteurs pressentis.Avec des revenus de 40 milliards US, Vivendi est l\u2019un des grands groupes européens de communications.La société a des intérêts dans l\u2019édition en France (Havas), les services Internet et la téléphonie (Cegetel).De plus, elle détient 49 % de Canal Plus, la plus importante chaîne de télévision payante en Europe.Vivendi est aussi présente dans la distribution et le traitement de l\u2019eau.De son côté, Seagram détient, par sa division Universal, des intérêts dans les domaines de la musique (A&M Records, Deutsche Grammophon, Geffen), du cinéma (Universal Studios), de la télévision (participation de 43 % dans USA Networks) et des parcs thématiques (Universal Orlando).L\u2019entreprise est aussi l\u2019un des Voir VIVENDI en A2 4LP0201A0615 Page A2/15juin 4LP0201A0615 ZALLCALL 67 00:57:55 06/15/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 Suites de la une NON au Technodôme NON / Suite de la page A1 question non plus d\u2019échanger le Bickerdike contre la promenade Bellerive, même si « techniquement, il serait possible d\u2019aménager un terminal à conteneurs dans sa partie ouest ».Après avoir vanté les mérites du port \u2014 « au coeur » du développement de Montréal et du continent depuis 350 ans, il bat New York pour le trafic de conteneurs sur l\u2019Atlantique Nord \u2014, Dominic Taddeo a fini par reconnaître que le Bickerdike n\u2019est pas utilisé à capacité.Hier, on ne décelait pas d\u2019activité d\u2019Empire qui loue le Bickerdike à l\u2019année depuis 30 ans.« Le Bickerdike a connu des temps morts.L\u2019activité reprend toutefois.On l\u2019utilise actuellement à 80 %, mais ça pourrait tomber à 50 % dans trois mois », dit le PDG.C\u2019est un des deux seuls terminaux polyvalents du port, pour le vrac et les conteneurs.Il sert de « soupape » aux autres en période de pointe, dit M.Taddeo.Une étude de Daniel Arbour & Associés, en juin 1997, gardée secrète jusqu\u2019ici, n\u2019accordait plus d\u2019avenir au Bickerdike dans le domaine portuaire et recommandait de planifier sa vente à un promoteur du récréotouristique.Cela semble contredire la dernière étude réalisée par Devencore.« On va plus loin », dit son président du conseil, Phil O\u2019Brien.Le port manque d\u2019espace et son trafic augmente.D\u2019ici 10 ans, il devra trouver de 22 à 45 hectares additionnels.Des réaménagements permettront de trouver l\u2019équivalent de 31,6 hectares, mais le Port ne peut en céder 49 au Technodôme.Le Casino de Montréal et des promoteurs de condos convoitent aussi le Bickerdike, dit M.Taddeo.Des paquebots accostent tout près.Décision cavalière et frivole La décision du Port est « cavalière et frivole », a répliqué la SGF, de façon préliminaire.On prive Montréal d\u2019un levier pour augmenter sa notoriété internationale.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, va surveiller la concrétisation des 120 millions d\u2019investissements promis par le Port de Montréal d\u2019ici cinq ans et va tenter de trouver un autre lieu pour le Technodôme.Déçu, le ministre des Finances du Québec, Bernard Landry, comptait sur les 16 000 nouveaux emplois.Mais des sources fiables à Québec indiquent que même si le Port de Montréal avait donné le feu vert au Technodôme, il est loin d\u2019être certain que le projet aurait vu le jour.Le problème du Technodôme demeure son financement.Les banques étaient disposées à prêter, mais il aurait fallu que les gouvernements garantissent la moitié ou même les trois quarts du projet de 900 millions, explique- t-on.À La Presse, le ministre Landry avait d\u2019ailleurs indiqué que sa sortie contre le Port de Montréal n\u2019engageait pas pour autant Québec à appuyer financièrement le projet.« Je ne l\u2019ai pas regardé en détail », avait-il dit au moment où le conseil d\u2019administration du Port de Montréal se réunissait à huis clos, mardi soir.Déjà, M.Landry avait pris contact avec M.Taddeo, qui « paraissait très difficile à convaincre » de céder le quai Bickerdike.Hier, le ministre Landry a repris sa harangue à l\u2019endroit des dirigeants du Port de Montréal.« C\u2019est deux pour cent de la superficie du Port de Montréal qui est visée.Ils ont déjà cédé des terrains au gouvernement fédéral pour des musées.Les gens du Port vivront avec leur responsabilité en leur âme et conscience.On connaît l\u2019importance de la création d\u2019emplois », insiste-t-il.À Ottawa, le ministre des Transports, David Collenette, a appuyé la décision du conseil d\u2019administration du Port de Montréal.La décision, selon la loi maritime canadienne, appartenait entièrement aux sept membres de son conseil d\u2019administration et M.Collenette estime qu\u2019il n\u2019est pas en son pouvoir d\u2019intervenir.Le ministre a aussi noté que la décision du conseil d\u2019administration était unanime et qu\u2019il ne craignait nullement dans cette affaire d\u2019être matraqué par le gouvernement du Québec.« Si la décision est unanime, a-t-il dit, ça veut dire que le représentant du gouvernement provincial est d\u2019accord avec la décision.Et si le gouvernement du Québec n\u2019accepte pas la décision, ils peuvent discuter avec leur propre représentant au conseil d\u2019administration du Port de Montréal.» Adolescente battue à mort pour des motifs racistes ADOLESCENTE / Suite de la page A1 complices s\u2019est trompé d\u2019endroit et l\u2019adolescente a pu retourner chez elle.Ils auraient alors remis l\u2019affaire à vendredi, après une fête regroupant des camarades de l\u2019école, mais elle ne s\u2019est pas présentée à la rencontre.Elle a eu moins de chance lundi, alors qu\u2019elle n\u2019a pu échapper à ses agresseurs, qui lui reprochaient aussi de s\u2019être moquée de l\u2019acné qui affligeait l\u2019un d\u2019eux.C\u2019était pourtant une joviale et mignonne adolescente, selon ce qu\u2019on en dit à l\u2019école Mgr-Lacourse.Selon le directeur de cette école du premier cycle du secondaire, Robert Saint-Pierre, Aylin n\u2019avait que des amis.Elle fréquentait cette école depuis trois ans et était en deuxième secondaire.Après avoir été dans une classe de cheminement particulier, elle a réussi à force de travail à être reclassée dans des cours réguliers.« Elle avait une attitude très positive », a-t-il précisé.Selon un ami de la victime, les deux suspects sont aussi en deuxième secondaire et étaient dans la même classe qu\u2019elle pour certains cours.Fortement ébranlé, il a dit avoir parlé à Aylin lundi à l\u2019école et elle était aussi resplendissante que d\u2019habitude.Rien n\u2019indiquait qu\u2019elle se sentait menacée.La femme qui la gardait parce que ses parents étaient en voyage à Cuba s\u2019est inquiétée lundi soir de l\u2019absence prolongée de l\u2019adolescente et a alerté la police de Lachute.La Sûreté du Québec l\u2019a été mardi et un mini- poste de commandement a été établi à l\u2019école Mgr-Lacourse.« J\u2019ai immédiatement eu un pressentiment et je n\u2019ai rien voulu négliger.J\u2019ai mis un scénario sur pied au cas où le pire arrive.J\u2019ai contacté mes collègues d\u2019autres écoles et le CLSC afin d\u2019avoir des spécialistes prêts à intervenir auprès des élèves et des professeurs si jamais quelque chose arrivait », a indiqué M.Saint-Pierre.Vers 21 h mardi, les policiers ont arrêté un adolescent.Après avoir été interrogé, il les a conduits dans la carrière, près de la montée Robert, où se trouvait le corps défiguré l\u2019adolescente.Puis vers 5 h hier, des policiers de l\u2019escouade des crimes contre la personne se sont présentés au domicile du présumé complice pour procéder à son arrestation.« Dès que j\u2019ai été informé du crime, j\u2019ai mis en marche la chaîne téléphonique afin que les professeurs n\u2019apprennent pas la nouvelle par les médias, a dit M.Saint-Pierre.Et j\u2019ai fait venir à l\u2019école la quinzaine de spécialistes qui avaient été alertés la veille afin qu\u2019ils soient sur place à l\u2019arrivée du personnel et des écoliers.» PHOTO La Presse Aylin Otana-Garcia Le protecteur du citoyen sous enquête LE PROTECTEUR / Suite de la page A1 deux après la visite de Mme Tremblay.« Il a convenu que c\u2019était effectivement sa responsabilité d\u2019aller voir ce qu\u2019il y avait dans ce document-là.» Quand on lui signale que M.Jacoby dit avoir lui-même demandé au vérificateur général d\u2019enquêter, Jean-Pierre Charbonneau répond : « Je pense que ce n\u2019est pas exact.M.Jacoby savait que Mme Tremblay venait me voir et, quand j\u2019ai rencontré le vérificateur général, il n\u2019avait pas été informé.Il avait eu un appel de M.Jacoby qu\u2019il n\u2019avait pu retourner.» M.Charbonneau dit ne pas avoir à répondre des gestes de M.Jacoby à cet égard-là, mais il ajoute que « ce qui est clair, c\u2019est que le vérificateur a appris de ma bouche l\u2019existence d\u2019un dossier concernant le protecteur du citoyen ».Selon Me Jacoby, les enquêteurs du Bureau du contrôleur des finances ont bafoué ses droits et ceux de ses employés.« La façon dont ils se sont conduits va à l\u2019encontre de la Charte des droits (.) Ils sont également en contravention de la Loi sur la protection des renseignements personnels et je dois vous dire qu\u2019au moment où on se parle, il y a un document entre les mains d\u2019une douzaine de personnes, qui contient mon numéro de carte de crédit et mon numéro d\u2019assurance sociale.» Il reproche entre autres aux enquêteurs de ne pas l\u2019avoir interrogé.« Ils n\u2019ont jamais pris de rendez-vous, ils n\u2019ont jamais voulu voir ma secrétaire, ils se sont conduits comme s\u2019ils ne voulaient pas entendre mes commentaires.» Il cite également le cas d\u2019employés de son bureau dont les enquêteurs auraient fouillé les classeurs pendant leur absence.Plus souvent qu\u2019autrement, le protecteur du citoyen a été l\u2019empêcheur de tourner en rond du gouvernement, ces dernières années.Les affrontements se sont succédé dans de nombreux dossiers, dont celui des orphelins de Duplessis n\u2019est pas le moindre.Croit-il à une vendetta ?« Je ne peux rien voir en ce moment, répond-il prudemment.Je n\u2019ai aucun élément qui me permet de tirer la conclusion qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019une vendetta.» Chez les libéraux, on considère cette affaire comme « extrêmement délicate ».« Toute personne qui dépend de l\u2019argent du public doit répondre de ses gestes », s\u2019est contenté de répondre le porte-parole Thomas Mulcair, pour qui l\u2019enquête aurait toutefois dû être menée depuis le début par le vérificateur général.On sait que ce sont les libéraux de Robert Bourassa qui avaient nommé Me Jacoby, en 1987.Quand ils avaient voulu le remplacer, quelques années plus tard, l\u2019opposition péquiste les en avait empêchés.En 1997, le gouvernement Bouchard avait à son tour voulu se débarrasser du protecteur du citoyen, mais les libéraux avaient rendu aux péquistes la monnaie de leur pièce.Hier, le ministre des Finances Bernard Landry, de qui relève le contrôleur des finances, a dit qu\u2019il n\u2019avait pas voulu voir le rapport d\u2019enquête.« Je me serais senti un peu voyeur, explique-t-il.Alors je laisse les spécialistes s\u2019occuper de cette question.» Et en attendant, il rappelle que « jusqu\u2019à preuve du contraire », on doit « présumer de la bonne foi et de l\u2019innocence » du protecteur du citoyen.Vivendi-Seagram: un géant de 100 milliards US VIVENDI / Suite de la page A1 plus importants producteurs de spiritueux au monde, incluant les whiskys Chivas Regal et VO, la vodka Absolut et les cognacs Martell.Une fusion avec Vivendi donnerait à Seagram un meilleur accès au marché international par la télévision et Internet, selon Katherine Styponias, de Prudential Securities.Chris Dixon, de PaineWebber, voit aussi de belles occasions pour Universal Music grâce aux télécommunications sans fil.« Le développement d\u2019Internet par le sans-fil peut étendre le marché de la musique comme les walkman (baladeurs) l\u2019ont fait il y a quelques années », dit l\u2019analyste.Selon les experts, Seagram s\u2019intéresse en particulier à Vizzazi, une coentreprise de Vivendi et de l\u2019anglais Vodaphone Airtouch Plc appelée à devenir le plus important fournisseur de services Internet en Europe.Selon les analystes, Seagram se devait de dénicher un partenaire pour diffuser ses produits de divertissement depuis la récente alliance America Online-Time Warner et la fusion Viacom-CBS.La mainmise de Vivendi mettrait fin au règne de plus de sept décennies de la famille Bronfman sur Seagram, dont le siège social est officiellement à Montréal mais dont le centre décisionnel est depuis quelques années à New York.La société, fondée par Sam Bronfman et ses frères à la fin des années 20, a vu le jour lorsque la vente d\u2019alcool était prohibée aux États-Unis.Elle n\u2019emploie que 75 personnes à son siège social de la rue Peel.Le petit-fils de Sam Bronfman, Edgar Bronfman fils, actuel président de Seagram, est le grand responsable de la transformation de la compagnie.Malgré l\u2019opposition de certains actionnaires et de son oncle Charles Bronfman, Edgar fils a piloté les acquisitions d\u2019Universal, en 1995, et de PolyGram NV, en 1998.Cela a fait en sorte que Seagram tire aujourd\u2019hui les deux tiers de ses revenus de 12,3 milliards (1999) du monde du divertissement.Edgard Bronfman fils demeurerait avec la nouvelle entité, nommée Vivendi Universal, mais le patron actuel de Vivendi, Jean-Marie Messier, en serait le président.Selon le quotidien français Le Monde, une entente entre Vivendi et Seagram devra être conclue d\u2019ici deux ou trois semaines, sinon les parties mettront fin aux pourparlers.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 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pages dont la majeure partie sera consacrée au Grand Prix du Canada.Nouvelles, analyses, interviews, statistiques, vous y trouverez tout ce qu\u2019il vous faut savoir pour profiter pleinement du week-end de courses.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Approuvez-vous le Port de Montréal, qui a décidé de ne pas céder le quai Bickerdike où des promoteurs voulaient construire le Technodôme?Est-ce une bonne idée d\u2019inviter des danseurs mohawks au défilé de la Fête nationale des Québécois le 23 juin?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 55 % Non: 45 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 7-5-9 à quatre chiffres : 2-7-1-1 6/49: 5-6-21-26-33-40Comp.40 avec extra: 998210 COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants : n à Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke est (métro Préfontaine), de 10 h à 19 h 30 ; n à Sorel : Sorel-Tracy, collecte de sang du maire, en collaboration avec les Filles d\u2019Isabelle et les pompiers de Sorel, Les Promenades de Sorel - mail central, 450, boul.Poliquin, de 13 h à 20 h.Objectif : 275 donneurs ; n à La Sarre : organisée par le Chevaliers de Colomb et la Sûreté du Québec, en collaboration avec La Frontière et Le Citoyen, Carrefour La Sarre (entrée Principale Saan), 255, 3e Rue Est, des 13 h à 20 h.Objectif : 475 donneurs ; n à Laval : Bourassa Pontiac Buick, 1601, boul.Saint-Martin Est, de 13 h 30 à 20 h.Objectif : 80 donneurs. 4LP0301A0615 a3 jeudi 4LP0301A0615 ZALLCALL 67 14:01:09 06/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 A 3 Le port étouffe sous les conteneurs ! Taddeo soutient que la vocation du quai Bickerdike doit rester portuaire ÉRIC TROTTIER Chaque semaine, plus de 12 000 conteneurs entrent dans le port de Montréal.Huit mille camions vont et viennent pour charger et décharger ce qu\u2019ils contiennent, soit 400 000 tonnes de matériaux divers.Mais le port étouffe.C\u2019est en tout cas ce qu\u2019a soutenu le PDG du Port de Montréal, Dominic J.Taddeo, venu expliquer hier à La Presse pourquoi son administration a refusé de vendre la jetée Bickerdike au groupe mené par les frères Reichmann et la Société générale de financement (SGF), qui désirait y implanter un gigantesque parc d\u2019attractions, le Technodôme.« Montréal, c\u2019est le port de l\u2019ALENA, une plaque tournante du trafic maritime qui dessert maintenant des grands centres comme Toronto, Detroit, Cleveland, Cincinnati.La compagnie Ford envoie au Mexique des pièces fabriquées à Francfort qui passent par ici.On fait face à une relance économique importante à Montréal depuis cinq ans.Le port affiche un taux de croissance qui varie de 3 % à 5 % et on ne prévoit pas que ça va ralentir au cours des prochaines années, au point qu\u2019on commence à manquer d\u2019espace.On doit trouver entre 20 et 40 hectares et là, on voudrait que l\u2019on cède 16 % de notre territoire ?Nous sommes désolés, mais c\u2019est impossible », a déclaré M.Taddeo, qui était accompagné du président de son conseil d\u2019administration, Raymond Lemay.L\u2019Administration portuaire de Montréal (APM, anciennement la Société du port de Montréal) n\u2019est pas de mauvaise foi, a fait valoir M.Taddeo.« Nous avons étudié quatre scénarios qui nous auraient permis de vendre le terrain de la jetée Bickerdike, mais soit c\u2019est trop cher, soit c\u2019est impossible, parce que ça entraînait le déménagement de certains de nos locataires à nos installations de Contrecoeur.Aucun n\u2019acceptait.» Il ajoute : « Nous ne sommes pas des dictateurs comme les Reichmann ; on ne va pas obliger les armateurs et les arrimeurs à traverser le fleuve s\u2019ils ne veulent pas le faire ! » Bien qu\u2019il se sente à l\u2019étroit dans ses installations montréalaises, le Port dispose de 350 hectares de terrains à Contrecoeur, acquis en 1988 dans le but de poursuivre le développement de ses activités.Même si des locataires montréalais du port étaient disposés à s\u2019y installer, les administrateurs se trouveraient face à un autre problème de taille.Un problème qui vaut entre 48 et 200 millions, selon les études réalisées pour le compte de l\u2019APM.« Si le gouvernement était prêt à investir 200 millions pour construire deux nouveaux quais à Contrecoeur, on serait peut-être plus ouverts à discuter de la possibilité d\u2019un déménagement, mais autrement, pourquoi est-ce qu\u2019on devrait assumer tous ces coûts ?» demande Raymond Lemay.De toute façon, reprend M.Taddeo, un autre facteur empêche le déménagement d\u2019une partie du port à Contrecoeur.« Tous ces terrains sont encore zonés agricoles.Nous avons bien tenté de les dézoner, il y a plusieurs années, mais le gouvernement du Québec s\u2019y est opposé.» M.Taddeo dit se sentir « très à l\u2019aise » avec la décision qu\u2019il a annoncée hier.« Le port, c\u2019est un moteur économique pour Montréal.Ça fait vivre des dizaines de milliers de travailleurs.On a un rôle social à jouer : nous devons fournir les industries de Montréal qui dépendent des arrivées au port.Pourquoi on handicaperait une formule gagnante ?» Il conclut par une interrogation.« Tout le monde comprendra que le port a besoin d\u2019eau pour poursuivre ses activités.Mais comment se fait-il que les Reichmann soient incapables de trouver un autre terrain que celui-là dans tout Montréal pour y développer le Technodôme ?» Voilà une question sur laquelle les Reichmann et la SGF auront sans doute l\u2019occasion de s\u2019étendre, aujourd\u2019hui.PHOTO ROBERT MAILLOUX , La Presse © Dominic J.Taddeo Les installations convoitées par les promoteurs du Technodôme autour du quai Bickerdike : A-sites Mill et Pointe du Moulin ; B-site Bickerdike ; C-terrains de stationnement loués au Casino ; D- site Cité du Havre ; E- site Autostade ; F-site Canada Maltage.2864345 Une avocate condamnée à 32 mois de prison pour avoir entré de la drogue en prison Presse Canadienne QUÉBEC L\u2019avocate Carole Lepire a reçu une sentence de 32 mois de prison pour avoir entré de la drogue en prison.Le juge André Bilodeau a choisi l\u2019exemplarité plutôt que la compassion en imposant la sentence.L\u2019avocate a utilisé à mauvais escient les privilèges que lui procurait son statut d\u2019avocate pour entrer de la drogue dans les prisons, a dénoncé le juge.Les avocats n\u2019ont pas à subir de fouilles lorsqu\u2019ils visitent leurs clients.L\u2019accusée a agi ainsi à 17 reprises en fournissant aux détenus un éventail complet des drogues, allant de la plus douce, jusqu\u2019à la plus dangereuse, note le juge, l\u2019héroïne.Selon lui, il s\u2019agit de gestes d\u2019une extrême gravité, notamment parce qu\u2019ils éclaboussent tous les membres du barreau.« Il s\u2019agit de manquement grave à l\u2019éthique professionnelle », a dit le juge Bilodeau.Carole Lepire, 45 ans, ne pratiquait la profession d\u2019avocate que depuis un an lorsqu\u2019elle a connu un détenu, dont elle est tombée amoureuse.Le couple a filé le parfait bonheur pendant 15 jours.L\u2019agressivité, les insultes et la violence ont vite fait partie de la vie quotidienne.Mme Lepire a demandé à l\u2019ex-détenu de quitter son domicile.L\u2019homme a exigé 500 $ pour partir.La dame, qui ne venait que commencer dans la profession, n\u2019avait pas cette somme.A la place, elle a accepté de servir de messagère pour transporter de la drogue dans des prisons.Elle a fait entrer de la drogue dans cinq centres de détention, dont celui de Donnaconna.Le dossier inspirait aussi une certaine compassion au juge Bilodeau.Il reconnaît que la dame a fait des efforts inouïs, alors qu\u2019elle était dans la quarantaine, pour devenir avocate.Peu fortunée, l\u2019étudiante mangeait à l\u2019accueil Bonneau.Depuis que des accusations ont été portées contre Mme Lepire, ces deux enfants l\u2019ont répudié.Ils sont placés en famille d\u2019accueil.Ne pouvant plus pratiquer le droit, elle vit de l\u2019aide sociale.Mais avec ce qui est retenu sur le chèque mensuel pour les enfants, l\u2019accusé ne retire que 13 $ par mois.Le juge est sensible au fait que l\u2019accusé est financièrement ruiné, qu\u2019elle ne pourra plus pratiquer le droit.Son avenir est très sombre, a dit le magistrat.Le juge a aussi tenu compte du fait que la moitié des accusations sont le résultat de déclarations que l\u2019accusée a fait aux policiers.Le juge a penché du côté de l\u2019exemplarité en mentionnant que la société n\u2019accepte pas que des membres du barreau utilisent leurs privilèges pour commettre des gestes de la sorte.Les chauffeurs des ministres roulent trop vite, dit la SQ Presse Canadienne QUÉBEC Nos ministres se déplacent trop rapidement au goût des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), surtout lorsque les agents exercent des moyens de pression.Deux chauffeurs de limousines de ministres devront payer l\u2019amende pour excès de vitesse, a décrété le juge André Bilodeau.Un troisième s\u2019en sauve.Les chauffeurs tentaient de faire annuler les contraventions reçues le printemps dernier, alors que les policiers de la SQ exerçaient des moyens de pression.L\u2019un des chauffeurs, Guy Morency, s\u2019en tire justement parce que le policier Jean Reny n\u2019a pas dit toute la vérité au tribunal au sujet des moyens de pression.Le policier a dit tout ignorer des moyens de pression.Or, la preuve a démontré que quelques minutes après avoir remis la contravention au chauffeur, il s\u2019est installé sur l\u2019autoroute 20 pour ralentir la circulation en roulant à 70 km/h.Moins de chance pour les deux autres qui n\u2019ont pas nié le fait de rouler très vite.Michel Vendette circulait à 138 km/h alors que le vice- premier ministre Bernard Landry était son passager.Un autre chauffeur, Claude Parent, roulait à 130 km/h.Les chauffeurs doivent payer, l\u2019un 155 $ d\u2019amende, et l\u2019autre 105 $.Le juge les a toutefois exemptés des frais. 4LP0401A0615 a4 jeudi 4LP0401A0615 ZALLCALL 67 14:13:40 06/15/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 L\u2019éducation à domicile dans la lorgnette de la DPJ Budget amputé de 9,6 millions à la Cité de la Santé de Laval CLAUDE-V.MARSOLAIS Une trentaine de travailleurs de la Cité de la Santé de Laval ont manifesté hier devant l\u2019établissement avec des dirigeants de la FTQ et du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) pour protester contre la loi antidéficit imposée par la ministre Pauline Marois et qui va obliger le centre hospitalier à amputer son budget de 9,5 millions.Le président de la FTQ, Henri Massé, a soutenu que les effets de la loi seront désastreux sur la fourniture de soins.« L\u2019hôpital va être obligé de fermer une trentaine de lits pendant une période indéterminée, de réduire le nombre d\u2019examens par résonance magnétique, d\u2019éliminer la gratuité des médicaments et de rendre moins accessibles ses urgences », a-t-il dit en suppliant la ministre de revoir le budget de cette institution qui, selon lui, est la mieux gérée au Québec.Le président du conseil d\u2019administration de la Cité de la Santé, Jean Désautels, a expliqué que l\u2019institution avait présenté des prévisions budgétaires de 123 millions à la régie régionale de la santé, mais que celleci avait décidé de ne lui accorder que 114 millions.Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019une hausse de sept millions par rapport au budget de l\u2019an dernier, ce surplus ne va servir qu\u2019à absorber les augmentations de salaires du personnel prévues par la convention collective.Selon lui, il n\u2019y a plus rien pour répondre à la hausse de la demande de soins ou de services.« Nos cadres examinent les scénarios qui vont causer le moins de tort possible, mais il est bien certain que nous entrons dans une zone de fragilité en raison de l\u2019augmentation de la demande, notamment de la clientèle plus âgée.Déjà depuis novembre dernier, notre unité d\u2019urgence qui contient 33 lits est constamment débordée », souligne- t-il.Selon lui, les services qui risquent d\u2019être affectés sont l\u2019hémodialyse, l\u2019oncologie, la gratuité des médicaments aux patients qui sont soignés et la clinique de dépistage du cancer du sein.Le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les 1000 employés de l\u2019institution, a mis en évidence une récente étude la régie régionale de Laval qui démontrait que cette région souffrait d\u2019une insuffisance nette des ressources par rapport aux besoins d\u2019une population de 450 000 personnes.MARC THIBODEAU Les parents qui choisissent d\u2019éduquer leur enfant à la maison peuvent avoir maille à partir avec les travailleurs sociaux de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) s\u2019ils ne réussissent pas à s\u2019entendre avec la commission scolaire qui chapeaute leur territoire.C\u2019est ce qu\u2019a appris à ses dépens une famille montréalaise qui a décidé au printemps 1999 de retirer son enfant d\u2019une école de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) et de l\u2019éduquer à la maison parce qu\u2019elle présentait d\u2019importants symptômes d\u2019anxiété en classe.« Nous avions décidé que c\u2019était la meilleure chose à faire pour notre enfant, mais nous n\u2019avons pas réussi à nous entendre avec la commission scolaire sur la manière d\u2019assurer le suivi et le cas a été signalé à la DPJ.Les mois qui ont suivi ont été très difficiles pour nous », a relaté hier la mère, qui a demandé l\u2019anonymat pour protéger l\u2019identité de sa fille de huit ans.Les parents, irrités par l\u2019intervention, ont refusé de permettre aux travailleurs sociaux d\u2019évaluer directement leur enfant et la cause s\u2019est rapidement retrouvée devant les tribunaux.En mars, un juge de la Cour du Québec a statué, à l\u2019issue de diverses évaluations psychologiques, qu\u2019ils étaient en mesure de prendre les moyens qui s\u2019imposent pour aider leur fille à surmonter ses difficultés et que son absence de l\u2019école ne compromettait pas sa sécurité et son développement.« Nous souhaitons continuer de l\u2019éduquer à la maison pendant encore un ou deux ans », dit la mère, qui déplore l\u2019attitude « intransigeante » manifestée par l\u2019école et la commission scolaire dans ce dossier.L\u2019avocat qui a représenté la famille, Claude Grant, estime que les commissions scolaires sont souvent peu conciliantes avec les parents qui décident d\u2019éduquer leurs enfants à domicile.« Ça tombe souvent tout de suite dans la confrontation », dit-il.La CSEM affirme qu\u2019elle doit s\u2019adresser à la DPJ lorsqu\u2019il s\u2019avère impossible d\u2019assurer l\u2019évaluation d\u2019un enfant éduqué à domicile comme le prévoit la Loi sur l\u2019instruction publique.« Nous n\u2019avons alors aucun moyen de vérifier qu\u2019il est éduqué adéquatement », dit la coordonnatrice des services pédagogiques de la commission scolaire, Elena Celsi.Il est très rare, dit-elle, qu\u2019un signalement de cette nature s\u2019avère nécessaire.Dans le cas présent, Mme Celsi persiste à croire que l\u2019éducation à domicile n\u2019est pas la solution idéale pour résoudre les difficultés de l\u2019enfant, mais elle ne s\u2019y opposera pas en autant qu\u2019une entente survienne pour assurer un suivi approprié.Le directeur adjoint de la Protection de la jeunesse aux centres de la jeunesse et de la famille Badshaw, Gérald Savoie, a précisé hier que son organisme n\u2019était appelé qu\u2019exceptionnellement à intervenir dans des cas d\u2019éducation à domicile.Le recours à la DPJ est superflu si le conflit se résume à un différend technique entre parents et commissions scolaires, juge-t-il.L\u2019intervention d\u2019un médiateur désigné par le ministère de l\u2019Éducation pourrait constituer alors une approche plus profitable.« Si l\u2019enfant se porte bien, qu\u2019il n\u2019est pas isolé et qu\u2019il se développe normalement, on n\u2019a pas de raison d\u2019être là », note M.Savoie.Lorsque les cas sont portés devant les tribunaux, les parents qui souhaitent éduquer leurs enfants à la maison peuvent compter sur l\u2019appui financier d\u2019un organisme albertain, la Home School Legal Defense Association of Canada (HSLDA), qui a prêté main-forte aux parents de l\u2019élève de la CSEM.Le directeur de la HSLDA, Dallas Miller, a expliqué hier que l\u2019organisme assumait lui-même les frais juridiques des parents qui doivent se défendre devant les tribunaux, grâce aux cotisations de ses membres, dont il refuse, pour une raison obscure, de dire le nombre.La HSLDC est un organisme catholique qui, précise M.Miller, défend les droits de parents de toute confession en matière d\u2019éducation à domicile.Selon lui, près de 90 % des familles qui choisissent cette voie le font pour des raisons religieuses.Ce fait n\u2019a pas échappé à Stockwell Day, candidat ultraconservateur à la direction de l\u2019Alliance canadienne, qui courtise ouvertement le mouvement.M.Miller affirme l\u2019avoir croisé dans plusieurs rassemblements provinciaux consacrés à l\u2019éducation à domicile.2864861 Plus de métro Not Ready n Dans le cadre du Grand Prix Formule 1 cette fin de semaine, la STCUM va renforcer son service de métro.Sur la ligne 4-jaune, de l\u2019ouverture du métro jusque dans la soirée (jusqu\u2019à minuit trente samedi), les rames passeront à une fréquence de 4 à 5 minutes, alors que sur les lignes 1-verte et 2-orange, le service sera ajusté en fonction de la demande.La STCUM estime qu\u2019elle devrait en effectuer près de 100 000 déplacements par jour sur la ligne 4-jaune.2868077 Not Ready 2863050 2862804 2868743 Not Ready 2862399 Not Ready 2864861*?+ 04X070.0 Not Ready 2868077*?+ 04X182.0 Not Ready 2868743*?+ 02X030.0 4LP0501A0615 a5-jeudi 4LP0501A0615 ZALLCALL 67 01:01:03 06/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 A 5 Bianca sortant du bain En janvier dernier, Bianca, 13 ans, parvenait à débarquer seule de son bain.Y\u2019avait pas de quoi écrire à Foglia franchement.Débarquer seule de son bain! La belle affaire! Pendant ce temps-là d\u2019autres de son âge se préparent à atteindre des sommets en tennis, en cyclisme ou que sais-je encore?.En voilà qui valent la peine de défrayer la chronique de monsieur Foglia.Certainement pas Bianca.La lettre est signée Danielle B, mère de Maude atteinte de paralysie cérébrale, tout comme Bianca.Maude et Bianca ont participé à la même recherche sur l\u2019oxygénation en caisson hyperbare.Et s\u2019en portent beaucoup mieux.Paraît-il.Je pourrais vous répondre sur le même ton, madame, qu\u2019au cours des dernières semaines, non seulement je n\u2019ai pas parlé des enfants atteint de paralysie cérébrale, mais je n\u2019ai pas parlé non plus des autistes, ni d\u2019aucun des millions d\u2019enfants qui souffrent à travers le monde de toutes sortes de maladies.Par contre, j\u2019ai abondamment parlé de mes chats et de petits riens insignifiants comme d\u2019habitude.C\u2019est voulu madame.Si je devais faire écho à tous les malheurs qu\u2019on me raconte, cette chronique deviendrait, dans un premier temps, une vallée de larmes, puis \u2014 il n\u2019y a rien qui se banalise plus vite que le malheur \u2014, puis une sorte de catalogue des chagrins qui ferait fuir le lecteur aussi sûrement qu\u2019un éditorial sur la réforme municipale.Je pourrais vous répondre cela madame.Et ce serait à peu près la vérité.Mais je vais vous parler straight.L\u2019histoire de Bianca, atteinte de paralysie cérébrale, sortant pour la première fois de son bain sans l\u2019aide de ses parents, c\u2019est exactement le genre de petite histoire que j\u2019aime raconter, le genre de petite victoire qui illumine la vie quotidienne de l\u2019Homme et de sa fiancée plus que n\u2019importe quelle épopée olympique.Mais.MAIS! Mais ce n\u2019est pas cette petite victoire-là que vous voulez que je raconte madame.Ce n\u2019est pas l\u2019histoire de Bianca triomphante, sortant du bain.C\u2019est l\u2019histoire de Bianca ressuscitée par le traitement en caisson hyperbare.Ce même traitement hyperbare que des chercheurs, des médecins mandatés par le ministère de la santé et de la science viennent de déclarer inopérant et sans aucun effet thérapeutique après une recherche dont vous refusez les conclusions, madame.C\u2019est votre droit.Comme c\u2019est votre droit de partir en croisade contre ces médecins et ces chercheurs qui ne croient pas à l\u2019efficacité du traitement hyperbare.Je viens de relire les papiers de mes collègues sur les conclusions négatives de la recherche, et sur les arguments de votre contestation.Dimanche midi, j\u2019ai suivi un débat sur le même sujet à l\u2019émission Demain la science qui elle aussi a rigoureusement fait le tour de la question.Bref, l\u2019information a bien été donnée au public.D\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas pour ajouter des faits nouveaux que vous m\u2019avez relancé.C\u2019est pour m\u2019embarquer dans votre croisade.Je ne m\u2019en scandalise pas.Tout le monde est en croisade.Il n\u2019y a plus que ça, partout, des victimes en croisade.J\u2019ai promis de vous parler straight et je vais le faire.J\u2019y serais allé dans votre croisade, madame.J\u2019aurais porté votre pancarte.J\u2019en ai porté d\u2019autres qui étaient moins honorables.Je n\u2019aurais pas été jusqu\u2019à parler de magouille, de scandale, comme vous le faites parce que je ne doute pas une seconde de l\u2019intégrité des médecins qui ont conclu à l\u2019effet nul de l\u2019oxygénation en caisson hyperbare.J\u2019aurais tablé sur une certaine incertitude thérapeutique.J\u2019aurais dit, what the fuck.Si le traitement hyperbare ne fait pas de bien il ne fait sûrement pas de mal.Sauf au porte-monnaie des parents.À 100$ le petit tour de caisson, envoye-donc, clic-clic la carte soleil.Je suis un boomer, rappelez-vous.Un clic-clic de plus, un clic-clic de moins, ça ne me fait pas un pli.J\u2019aurais raconté l\u2019histoire de Bianca sortant de son bain et pour vous faire plaisir, madame, je me serais même arrangé pour que tout le monde comprenne bien que c\u2019était un détail accessoire, qu\u2019elle sortait surtout du caisson hyperbare.Ce qui m\u2019a retenu?Votre posture de victime.Cette manière qu\u2019ont de plus en plus les victimes d\u2019avoir forcément raison puisqu\u2019elles sont dans le malheur.Cette façon qu\u2019elles ont de dire: je suis la maman d\u2019un enfant handicapé, osez me dire non, juste pour voir.Non.La pub n J\u2019ai sous les yeux le numéro du magazine InfoPresse consacré aux gagnants du 41e concours du Publicité-club de Montréal.Dieu que c\u2019est déconcertant.Tant de talent, d\u2019imagination, de trouvailles pour baiser le consommateur.Des putes de génie.Les concepteurs de pub sont des putes de génie.J\u2019ai sous les yeux l\u2019annonce qui a gagné le coq d\u2019or dans la catégorie journaux.Deux petites notes comme des pieds qui marchent au pas de l\u2019oie (le dessin cicontre) pour annoncer le festival international de musiques militaires de Québec.Délicieux non?Mais pour annoncer quoi?La plus niaiseuse des musiques, la musique militaire! Tout le paradoxe de la pub dans cette antinomie: le plus pétillant des flashes pour annoncer le plus balourd des produits.Donnez-moi un sujet merdique, je vous ferai une chronique complètement nulle.Eux, c\u2019est le contraire.Donnez-leur de l\u2019adjudant qui joue du tambour, ils vous renvoient un pastoureau qui joue du flûtiau.Plus c\u2019est pourri, plus c\u2019est mauvais, plus c\u2019est pas montrable, pas disable, pas écoutable, pas mangeable, pas baisable, plus ils s\u2019exaltent.Les géraniums n\u2019ont jamais été plus pleinement rouges qu\u2019en Roumanie sur le bord de la fenêtre de Ceausescu.Et bien eux aussi.Je les admire et je les haïs.Je leur serre la main et je leur mords le nez.Souriez petits cons, vous allez pleurer.PERSONNEL \u2014 Je vois dans La Presse d\u2019hier (A18) qu\u2019un serveur défectueux de la messagerie Hotmail prive de leurs messages de nombreux utilisateurs de ce service.Étant du nombre des victimes, je prie les gens qui ont mon adresse Hotmail \u2014 en particulier les athlètes que j\u2019ai contactés la semaine dernière \u2014 d\u2019adresser leurs messages-réponse à fog44@altavista.com.Marci bien.Pierre 2869033 2867141 2866433 2853594 2869046 4LP0602A0615 a6-jeudi 4LP0601A0615 ZALLCALL 67 01:01:30 06/15/00 B Île de Montréal A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 Une sculpture de Riopelle libérée du béton ! La Joute quittera le Stade et sera exposée dans le quartier international ÉRIC CLÉMENT Une des plus belles oeuvres de Jean-Paul Riopelle, La Joute, une sculpture-fontaine prisonnière du béton du Stade olympique depuis 25 ans, sera exposée d\u2019ici deux ans dans le prestigieux quartier international de Montréal, tout près du palais des congrès.Le ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, a expliqué à La Presse que les discussions entre la Régie des installations olympiques (RIO), le Musée d\u2019art contemporain, propriétaire de l\u2019oeuvre, et le Quartier international de Montréal, ont abouti à choisir le coeur international et financier de Montréal, soit près de l\u2019OACI, du Palais des congrès, de la Bourse et du Centre de commerce mondial, pour accueillir l\u2019oeuvre du grand maître.« Elle pourrait être installée sur la future place du Palais, qui sera aménagée entre le square Victoria et l\u2019actuel Palais des congrès, a dit M.Boisclair.On tenait à répondre favorablement aux demandes des amis de Riopelle qui souhaitaient que l\u2019on mette cette oeuvre majeure plus en évidence dans un espace public.Il y avait une réelle volonté au gouvernement du Québec, notamment de la part de la ministre Harel et de moi-même, de bouger dans ce dossier, mais il nous fallait trouver un site sécuritaire.» La Joute est une imposante sculpture-fontaine représentant l\u2019ancien jeu du drapeau symbolisé selon l\u2019imagination et le style unique de l\u2019artiste québécois.L\u2019oeuvre initialement baptisée Jeu du drapeau a beaucoup voyagé.Rapatriée d\u2019Europe par des médecins mécènes au coût de 400 000 $, elle a ensuite été offerte au musée qui l\u2019a ensuite prêtée à la RIO à l\u2019occasion des Jeux olympiques de 1976.C\u2019est alors qu\u2019elle a changé de nom.à cause du maire de l\u2019époque ! Riopelle a figuré dans le bronze ses animaux fétiches que sont l\u2019ours, le poisson, le chien et le hibou.Tous font une ronde autour du drapeau central d\u2019où jaillit un jet d\u2019eau.La sculpture estimée en 1992 à plus d\u2019un million de dollars est peu connue du public.Il faut dire qu\u2019elle est située dans une aire plutôt discrète, derrière l\u2019entrée de la station de métro Pie-IX, à l\u2019ombre du grand mât penché.Évidemment, le déménagement de l\u2019oeuvre ne se fera pas tant que l\u2019aménagement du quartier international de Montréal ne sera pas achevé, soit à la fin de l\u2019an prochain ou en 2002.Pierre Bibeau, ex-président de la RIO, se souvient du plaisir qu\u2019il avait à admirer la sculpture-fontaine de la fenêtre de son bureau au Stade.Il avait pourtant jonglé avec l\u2019idée de rendre la sculpture plus accessible au public.Mais le problème, au début des années 90, était de payer les frais de déménagement de l\u2019oeuvre, colossaux.« Il est clair que ce seront majoritairement des fonds publics qui permettront de la transférer, assure maintenant le ministre Boisclair.Ce n\u2019est pas à la seule RIO d\u2019en assumer le coût.» « Cette décision me fait plaisir, même si je regrette que La Joute quitte l\u2019est de Montréal, dit M.Bibeau.Mais bon, c\u2019est une oeuvre magistrale qui mérite d\u2019être vue par le plus grand nombre.» Le voeu de Pierre Bibeau sera exaucé.PHOTO PATRICE SANFAÇON, La Presse La Joute est une imposante sculpture-fontaine représentant l\u2019ancien jeu du drapeau symbolisé selon l\u2019imagination et le style unique de l\u2019artiste québécois, Jean-Paul Riopelle.Pas de risque pour les pilotes à Sacré-Coeur MATHIEU PERREAULT Les pilotes du Grand Prix ne courent aucun risque s\u2019ils doivent se faire soigner à Sacré-Coeur, même si son service de traumatologie a été écorché plus tôt cette semaine par des rapports, affirme le Dr Ronald Denis, patron de la chirurgie à l\u2019hôpital du boulevard Gouin.« On a les équipements les plus à la pointe en traumatologie.Et on est les seuls parmi les équipes médicales du Grand Prix à avoir un lien de télémédecine avec l\u2019hôpital.Ils ont les signes vitaux du patient en même temps que nous.» Le chirurgien Denis n\u2019a pas été tendre envers le rapport de l\u2019Ordre des infirmières, rendu public lundi en même temps que celui du Collège des médecins.« Ils ont analysé deux cas qui ont mal tourné, et pas les 3000 qui vont bien.» Les deux rapports suivaient la mort, au printemps 1998, de Jean- Sébastien Martel, 18 ans, et Isabel Perreault, 28 ans, après deux accidents de la route.M.Martel est mort noyé dans le soluté, Mme Perreault, d\u2019une surdose de médicaments.« À moins d\u2019amélioration rapide et substantielle des conditions d\u2019exercice, des patients traumatisés continueront cependant à échapper au filet de sécurité », dit le rapport du Collège.L\u2019aménagement et l\u2019équipement des urgences sont montrés du doigt dans les deux rapports.L\u2019Ordre des infirmières mentionne que 38 % des infirmières ont moins de deux ans d\u2019expérience la nuit, alors que le Collège des médecins dit que seules les « qualités professionnelles » permettent d\u2019assurer des soins adéquats.« Il fallait penser à l\u2019expérience des infirmières avant de les envoyer massivement à la retraite », observe le Dr Denis, qui croit que l\u2019équipe de traumatologie a fait « tout ce qui est en son pouvoir » pour améliorer la situation.« Les équipements et l\u2019aménagement physique, ça n\u2019est pas de notre ressort.» Hier, les quatre médecins et les deux infirmières détachés par Sacré- Coeur au Grand Prix ont fait leur traditionnelle « simulation d\u2019urgence médicale », dans leurs combinaisons rouges flambant neuves.Le cobaye était Éric Salvail, un animateur de télévision, qu\u2019une maquilleuse a barbouillé de sang et de bleu ecchymose.Alors que l\u2019attente s\u2019éternisait, un bouchon sur le pont de la Concorde retardant les médias, M.Salvail s\u2019est laissé gagner par l\u2019appréhension de la simulation et du voyage d\u2019hélicoptère.Pour le calmer, une bénévole de l\u2019équipe blaguait : « Si je ne te revois pas, c\u2019est chez Urgel Bourgie qu\u2019on fait ça.As-tu signé ton don d\u2019organes ?» Les ambulanciers enveloppent les pilotes blessés dans une « coquille » orange de fabrication suédoise, un matelas rempli de grains de plastique qui est vidé de son air par une petite pompe argentée.Il moule alors le corps du blessé, immobilisé par cinq sangles, dont deux en croix sur le torse.Un protège- cou jaune oblige le menton à rester droit.« Bonjour monsieur, comment ça va ?» demande le docteur Jean- Marc Chauny à peine le patient transféré sur la civière de l\u2019hôpital de piste, situé à côté du bassin de l\u2019île Notre-Dame, au sud du circuit.Stéthoscope, électrodes, examen manuel des côtes et organes internes, les gestes sont rapides, précis.En cinq minutes, le patient est « stabilisé », prêt à prendre le chemin de l\u2019héliport, un ponton de lattes de bois de 10 mètres par 20, qui tangue sur le bassin.Rendu à l\u2019hélicoptère, l\u2019installation de la civière s\u2019éternise.« Elle ne s\u2019accrochait pas bien », explique Bruce Murphy, directeur médical de Hastings aviation, la firme de Dorval qui s\u2019occupe du transport aérien.« Mais ce n\u2019est pas grave.Comme le patient est stabilisé, on ne compte pas le délai en secondes, mais en minutes.» Les pilotes arrivent en sept minutes à Sacré-Coeur.« Quand Olivier Panis a eu un accident, en 1997, j\u2019ai dû courir pour arriver à la piste d\u2019atterrissage avant l\u2019hélico », se souvient la relationniste de l\u2019hôpital, Sylvie Doré.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Une consultation publique sur le nouveau plan d\u2019urbanisme de l\u2019Île-des-Soeurs aura lieu mardi prochain à l\u2019hôtel de ville.Verdun propose d\u2019acheter 30,3 hectares de bois et de terrains de l\u2019Île-des-Soeurs MARIE-CLAUDE GIRARD Les résidants de l\u2019Île-des-Soeurs qui désirent s\u2019opposer au règlement d\u2019emprunt de 5,6 millions visant à acheter une section du bois de même que 30 hectares de berges, du golf et d\u2019un secteur boisé de la pointe sud, sont invités à signer aujourd\u2019hui un registre à l\u2019hôtel de ville de Verdun.Ce projet d\u2019achat par la municipalité d\u2019une section du bois de l\u2019île, le deuxième projet depuis l\u2019automne dernier, a été présenté lundi aux insulaires en même temps que le nouveau plan d\u2019urbanisme de la municipalité, à l\u2019occasion d\u2019une assemblée d\u2019information plutôt houleuse.Une consultation publique sur le nouveau plan d\u2019urbanisme aura lieu mardi prochain à l\u2019hôtel de ville.En novembre dernier, 713 résidants de l\u2019Île-des-Soeurs ont signé un registre pour bloquer un projet d\u2019emprunt de 14 millions qui aurait permis d\u2019acheter la dizaine d\u2019hectares du bois qui ne sont pas encore protégés.La Ville possède déjà 21 hectares du parc écologique.La ville revient cette fois avec un projet moins vaste qui vise à « consolider », dans une moindre mesure, le fameux secteur boisé.Le promoteur a déjà demandé au ministère de l\u2019Environnement des certificats d\u2019autorisation pour construire de nouvelles maisons à l\u2019intérieur du milieu humide.Selon la conseillère Catherine Chauvin, de l\u2019Île-des-Soeurs, la ville « s\u2019apprête à donner le feu vert aux promoteurs immobiliers pour développer dans la forêt et sur les terrains contaminés de la pointe sud de l\u2019île ».Les échanges de terrains prévus au règlement d\u2019emprunt et le nouveau plan de développement faciliteront la construction dans la pointe sud sur les terrains appartenant à Assurance- Vie Desjardins, estime-telle.Le maire Georges Bossé se défend de vouloir accélérer le développement, soulignant que le nouveau plan réduit de 25 000 à 12 500 le nombre maximal d\u2019unités d\u2019habitations sur l\u2019île.« Aujourd\u2019hui, des gens qui ont eu le privilège d\u2019acheter du côté nord du bois disent qu\u2019ils ne veulent pas du développement du côté sud.» Ces terrains sont déjà zonés résidentiels, souligne-t-il.Le nouveau plan ne prévoit pas de constructions d\u2019habitations sur les terrains contaminés convoités par la ville dans la pointe sud, ditil, mais l\u2019aménagement d\u2019un golf et de parcs.Des études de caractérisation des sols sont en cours.D\u2019autre part, le comité de protection du patrimoine naturel de l\u2019île des Soeurs a proposé à la ville d\u2019acheter au coût de trois millions, trois hectares additionnels grâce à des dons privés.Le maire n\u2019a pas voulu appuyer le comité pour qu\u2019il obtienne du promoteur le même prix que celui offert à la ville.La porte-parole du comité, Nina Gould, se dit ni pour ni contre le projet de règlement.Elle souhaite avant tout que la faune et la flore du bois soient protégées.« Nous, on veut conserver tout le bois sud.» Le comité veut convaincre la ministre de la Culture de classer le bois arrondissement naturel en raison de sa richesse écologique, ce qui forcerait la ville à exproprier le propriétaire, la firme Proment, et à le dédommager.En novembre, faute d\u2019entente avec le propriétaire, la ville se proposait de l\u2019exproprier.Les citoyens s\u2019étaient prononcés pour empêcher un règlement d\u2019emprunt jugé trop onéreux, rappelle le maire Bossé, qui estime que la ville ne peut pas utiliser un moyen détourné pour acheter les terrains et courir le risque que le tribunal décide du montant du dédommagement.De plus, selon lui, il est illusoire de penser que la valeur des terrains convoités diminuerait s\u2019ils sont classés arrondissement naturel, comme l\u2019espère Mme Gould.La signature du registre aura lieu entre 9h et 19h au 4555, rue de Verdun.On signale que 1,17 million du coût d\u2019achat serait financé à même le surplus de la ville.L\u2019emprunt de 5,6 millions sur 20 ans serait à la seule charge des habitants de l\u2019Île-des-Soeurs. 4LP0702A0615 a7 jeudi 4LP0701A0615 ZALLCALL 67 01:01:42 06/15/00 B Actualités LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 R A 7 Les homicides commis par des adolescents sont rares JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Les accusations d\u2019homicide portées contre des adolescents demeurent très rares au Québec et au Canada, malgré ce que la forte médiatisation de certains cas peut laisser croire.Leur caractère sordide frappe certes l\u2019imagination, mais les meurtres commis par des mineurs \u2014 qu\u2019on pense à celui de Pearl Rushford-Lamarre, cette dame de 81 ans poignardée à 47 reprises à Chambly en septembre 1999, ou encore à celui du révérend Frank Toope et de sa femme, tués dans leur maison de Beaconsfield en 1995 \u2014 ne sont pas plus fréquents qu\u2019avant.Selon une étude réalisée cet hiver par le Centre canadien de la statistique juridique, une moyenne de 51 jeunes de 12 à 17 ans sont accusés d\u2019homicide chaque année au Canada depuis 10 ans, soit environ 10 % de toutes les accusations du genre.« En fait, ça n\u2019a pas monté depuis 25 ans : on dénombre annuellement de 40 à 60 homicides commis par des adolescents au Canada, dont quatre à six au Québec », dit le psychiatre Louis Morissette, chef de l\u2019unité des adolescents à l\u2019Institut Philippe-Pinel.Les homicides ne comptent que pour une part infime (0,3 %) de toutes les accusations d\u2019infractions violentes portées contre des adolescents.Les voies de fait simples (poussées, gifles, coups de poing ou menaces) comptent à elles seules pour près d\u2019une accusation sur deux.Plus de la moitié (52 %) des victimes d\u2019actes de violence commis par des adolescents sont d\u2019autres jeunes du même âge.La victime connaissait son agresseur dans plus de trois cas sur cinq.Selon le Dr Morissette, les meurtres à caractère raciste, comme semble l\u2019être celui de Aylin Otana-Garcia, l\u2019adolescente de 15 ans d\u2019origine cubaine trouvée morte mardi soir près de Lachute, sont pratiquement inconnus dans la province.Deux jeunes de 15 ans doivent faire face à des accusations de meurtre prémédité ce matin au palais de justice de Saint-Jérôme.« C\u2019est très, très rare au Québec qu\u2019il y ait des assauts physiques aussi graves dont l\u2019origine est d\u2019abord et avant tout ethnique, ditil.C\u2019est exceptionnel chez les jeunes et même chez les adultes.En fait, ce serait le premier cas que je verrais commis par un jeune.» Il existe bien sûr des gangs ethniques dans une ville comme Montréal, mais la violence qui les déchire a d\u2019abord pour objet de protéger des territoires reliés à la drogue ou à la prostitution, note-til.Selon le Dr Morissette, deux types de causes expliquent la quasitotalité des homicides commis par des adolescents, en plus des très rares cas attribuables à la maladie mentale de l\u2019accusé.« Il y a d\u2019abord des homicides commis lors d\u2019un autre délit, comme une agression sexuelle ou un viol, dit le médecin.Le décès de la victime est alors rarement planifié, il survient parce que le jeune réagit mal ou a un mauvais réflexe.» L\u2019autre type, l\u2019homicide spécifique, touche un proche (parent, petite amie, etc.) avec qui le jeune est en conflit.Dans ce genre de cas, la préméditation n\u2019est pas exclue.Internet, le réseau parfait pour les groupes haineux FRANÇOIS BERGER Les groupes diffusant de la propagande haineuse ou raciste ont trouvé dans le réseau Internet un tremplin inespéré pour propager rapidement leurs idées et faire la promotion de leurs « moyens d\u2019action ».Il existe quelque 450 sites Web diffusant de la propagande haineuse ou raciste, selon David Goldman, directeur de Hate Watch, un organisme de Boston qui suit de près l\u2019ensemble des mouvements, groupes et groupuscules à caractère haineux exploitant des sites sur Internet.Ces sites sont américains sept fois sur dix, car les États-Unis n\u2019ont pas, contrairement au Canada ou à des États européens, de lois empêchant l\u2019incitation à la haine.Le Weisenthal Center de Los Angeles, un autre groupe voué à la surveillance du racisme, a répertorié de son côté plus de 2000 sites haineux sur la Toile, mais ce chiffre inclut les adresses Web qui ne font que renvoyer vers des sites originaux, les sites de milices américaines d\u2019extrême droite opposées au gouvernement fédéral et ceux donnant, par exemple, des recettes pour fabriquer des bombes artisanales.Peu importe leur nombre, qui est minime par rapport aux 3,5 millions de sites Web diffusés dans tout Internet, les sites haineux et racistes peuvent avoir un effet dévastateur en incitant des individus déjà racistes ou anti- homosexuels, par exemple, à « passer à l\u2019action d\u2019eux-mêmes, sans être guidés directement par un leader », a expliqué M.Goldman dans une entrevue accordée à La Presse.Un site diffusant de la propagande haineuse ne va pas directement inciter n\u2019importe qui à la violence, précise le directeur de Hate Watch.Ce sont les personnes ayant déjà des penchants racistes ou haineux qui seront influencées par ces sites.Il reste toutefois, ajoute-t-il, qu\u2019Internet facilite grandement la propagande haineuse.Daniel Hubert, de la Ligue québécoise des droits et libertés, indique aussi que le « chat », ou dialogue sur Internet, permet aux groupes haineux de diffuser leurs idées sans la nécessité d\u2019un « lien organisé » entre eux et les nouveaux adeptes.Encore une fois, plus besoin de chef, de leader bien identifié, pour inciter à une action à caractère haineux.Jusqu\u2019à maintenant, les jeunes se livrant à des gestes haineux ou racistes étaient souvent encadrés par des adultes ayant de nombreuses années d\u2019activisme, note M.Hubert.Au Canada, la Loi sur les droits de la personne et le Code criminel interdisent la diffusion de propagande haineuse par Internet.« Il n\u2019y pas de site Web haineux à Montréal », signale le porte-parole de la Ligue des droits et libertés.Hate Watch n\u2019a pas non plus relevé l\u2019existence de sites haineux basés au Québec, ni en France d\u2019ailleurs, où la législation est sévère dans ce domaine, mais il existe de nombreux sites canadiens qui ont trouvé refuge chez des fournisseurs d\u2019accès Internet situés aux États-Unis.C\u2019est le cas notamment du Heritage Front, du Canadian Freedom Site, de groupes de skinheads et même de « femmes de race blanche ».Le Haut-Commissariat aux droits de l\u2019homme des Nations unies étudie actuellement la diffusion par Internet du racisme et de la propagande haineuse, en préparation à la conférence sur le racisme qui doit se tenir en Afrique du Sud l\u2019an prochain.Dans un rapport préliminaire sur cette question, l\u2019organisme note le fort potentiel d\u2019Internet pour les groupes voués à la haine et au racisme.Le rapport dit, en citant un organisme de défense des juifs : « (.) dans le cyberespace, les racistes sont relativement peu nombreux.Néanmoins, Internet a un effet multiplicateur et amplificateur et permet aux racistes qui utilisent ce support d\u2019avoir une influence hors de proportion avec leur nombre réel ».Selon le Haut-Commissariat, la diffusion de propos racistes et xénophobes sur Internet est « préoccupante ».Pour en savoir plus : http ://www.antiracisme.org/ http ://www.sos-racisme.org http ://hatewatch.org/ frames.html http ://www.reseau-medias.ca/ fre/haine/hintro.htm http ://www.nizkor.com PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Deux garçons accusés de meurtre prémédité Un des deux présumés agresseurs de la jeune Aylin Otana-Garcia lors de son arrivée au palais de justice de Saint-Jérôme, hier.Les deux adolescents comparaissaient en chambre de la jeunesse et devront répondre à des accusations de meurtre prémédité.L\u2019adolescente d\u2019origine cubaine a été assassinée à coups de bâton de baseball, lundi, probablement pour des raisons racistes.Victimes de la pyrite : pas encore d\u2019entente sur la nature de l\u2019aide MARTHA GAGNON Le programme d\u2019aide aux propriétaires de résidences endommagées par la pyrite fait toujours l\u2019objet de négociations entre Québec et Ottawa, les deux gouvernements n\u2019ayant pas encore réussi à s\u2019entendre sur les modalités de financement.« Les échanges sont fructueux et devraient aboutir bientôt.Nous croyons que le programme sera de nature à en satisfaire plusieurs et pourrait être en application au milieu de l\u2019été », a expliqué hier Claude Desmeules, président du comité technique provincial sur la pyrite et directeur de l\u2019amélioration de l\u2019habitation à la Société d\u2019habitation du Québec (SHQ).Le programme, évalué à 70 millions sur une période de 10 ans, doit être financé par le gouvernement provincial (50 %), le gouvernement fédéral (40 %) et les municipalités concernées (10 %).Le ministre responsable de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement, Alfonso Gagliano, a donné son accord de principe à une contribution de 40 %.« Le gouvernement fédéral est prêt à participer, mais il n\u2019a pas décidé de quelle façon il le fera.Les programmes d\u2019aide s\u2019adressent généralement aux personnes à faibles revenus, alors que ce n\u2019est pas le cas pour la pyrite.Il faut des modalités particulières.J\u2019ai confiance que nous y parviendrons.Nous l\u2019avons fait dans le cas du déluge au Saguenay et d\u2019autres programmes encore plus compliqués.» Par ailleurs, la SHQ a soumis au gouvernement provincial les normes d\u2019application du programme.« Elles devraient être approuvées par décret d\u2019ici la fin du mois.Il faudra ensuite s\u2019entendre avec les municipalités qui devront l\u2019appliquer.Le personnel sera formé pour évaluer l\u2019état des maisons.Il faut que les dommages soient bien évidents et que la présence de pyrite soit identifiée par un laboratoire spécialisé.Les problèmes ne doivent pas être seulement de nature esthétique.» D\u2019après M.Desmeules, de 4000 à 5000 propriétés, principalement sur la Rive-Sud, seraient affectées par la pyrite à différents degrés.Lorsqu\u2019elle se retrouve dans la pierre de remblai, la pyrite peut provoquer le soulèvement des dalles de garages et de soussols.André Moisan, porte-parole du Regroupement des comités de victimes de la pyrite, s\u2019inquiète du fait que des municipalités hésitent ou refusent de participer financièrement au programme.« Ça regarde mal, dit-il.À Chambly, par exemple, la Ville affirme qu\u2019elle n\u2019a pas le budget nécessaire pour contribuer au programme.Les tensions actuelles dans le monde municipal ne sont évidemment pas de nature à nous aider.Mais il ne faudrait pas faire de la politique sur le dos des victimes de la pyrite.» Dans plusieurs cas, les municipalités, même celles qui sont prêtes à verser leur 10 %, refusent d\u2019adopter une réglementation sur la pierre de remblai afin que leurs citoyens puissent se prévaloir du programme de subventions.C\u2019est le cas notamment de Saint-Bruno, où le conseil municipal s\u2019est prononcé récemment contre une telle obligation qui, selon lui, risque de mettre en cause les municipalités dans d\u2019éventuelles poursuites.Le conseil demande toutefois au gouvernement de s\u2019engager dans les plus brefs délais à modifier le Code national du bâtiment relativement aux normes sur la qualité des matériaux de remblai.2856267 4LP0801A0615 Paul Roux- montr al 4LP0801A0615 ZALLCALL 67 00:59:50 06/15/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 Île de Montréal Mercure : des dentistes déjà tout équipés La CUM ne tolérera plus ce polluant dans l\u2019environnement MARIE-CLAUDE GIRARD Alors que la Communauté urbaine de Montréal veut obliger les bureaux de dentistes à se doter d\u2019ici deux ans d\u2019appareil filtrant le mercure des amalgames, une poignée de dentistes québécois se sont déjà équipés de séparateurs de mercure.C\u2019est le cas du Dr Pierre Larose, qui a acheté un appareil il y a deux ans aux États- Unis pour 1500 $ américains.Les frais d\u2019entretien, qui consistent à changer le filtre une fois l\u2019an, sont de 295 $.Le séparateur est fixé à l\u2019appareil de succion qui récupère les « produits de la bouche » avant de les rejeter dans les égouts.Le mercure est retenu par une sorte de centrifugeuse dans un filtre de la taille d\u2019une batterie de voiture.L\u2019Association de médecine dentaire holistique, dont le Dr Larose est secrétaire, oblige depuis peu ses nouveaux membres à se munir d\u2019un séparateur de mercure.Ainsi, une quinzaine de bureaux de dentistes en sont déjà équipés.Et neuf autres tentent d\u2019obtenir un certificat.Pourquoi le faire alors qu\u2019aucun règlement ne les y oblige encore ?« C\u2019est plus raisonnable de le faire ici que de le laisser à la Ville », dit Pierre Larose, ajoutant que le mercure est très toxique et s\u2019accumule dans la chaîne alimentaire.L\u2019usine d\u2019épuration de la CUM n\u2019est pas équipée de la coûteuse technologie qui permettrait de filtrer le mercure qui lui arrive sous forme très diluée.Une partie du polluant est capturée dans les boues d\u2019épuration et dispersée dans l\u2019atmosphère lors de l\u2019incinération.Le reste prend le chemin du fleuve.La Commission de l\u2019environnement recommande au conseil de la CUM d\u2019adopter la solution qu\u2019elle considère comme la moins coûteuse et la plus pratique : obliger les dentistes à récupérer les rejets à la source, là où ils sont plus concentrés.Selon toute vraisemblance, le conseil de la CUM adoptera le nouveau règlement lors de sa réunion du 16 août.Selon la CUM, les rejets des cabinets dentaires dépassent de deux à 16 fois la limite réglementaire.Ils sont responsables du quart des 182 kilos de mercure qui arrivent chaque année à l\u2019usine d\u2019épuration.L\u2019Association des chirurgiens dentistes du Québec, qui détermine le guide des tarifs, estimait au début des consultations de la CUM que les tarifs risquaient d\u2019augmenter avec la nouvelle réglementation.Elle refusait que les dentistes assument seuls la facture et trouvait le délai un peu serré.Finalement, la Commission de l\u2019environnement a repoussé la date butoir de six mois, au 1er juillet 2002.Au bureau du Dr Larose, si les tarifs ont augmenté depuis deux ans, ce n\u2019est pas nécessairement en raison de l\u2019installation de l\u2019appareil, dit-il.Il lui en coûte environ 15 cents par patient.Les dentistes pourraient débourser entre 15 et 50 cents par patient.Comme les membres de son association et d\u2019autres dentistes, le Dr Larose ne pose pas d\u2019amalgames au mercure, mais en enlève, convaincu de leur nocivité.Il espère que la décision de la CUM facilitera l\u2019achat de séparateurs et permettra d\u2019atteindre les objectifs de réduction de mercure prévus dans l\u2019accord de Fredericton, signé en 1998.Le Québec s\u2019est engagé à réduire de moitié ses émissions de mercure.Le mercure s\u2019accumule dans les organismes vivants.Il s\u2019attaque principalement au système nerveux.L\u2019entreprise Biodent, de la Rive-Sud, récupère les résidus et les achemine par envoi postal en Autriche où ils sont recyclés.Probablement en amalgames, note le Dr Larose.La pollution des rivières augmente les risques pour les riverains Soupir de soulagement à la STCUM Tout risque de grève écarté BRUNO BISSON La population vivant en bordure du fleuve Saint- Laurent court un risque théorique élevé de tomber malade en raison de l\u2019eau, même si les usines de filtration qui les alimentent sont en mesure de réduire à presque rien les risques de déclencher une épidémie.Une étude publiée par des chercheurs de la Chaire de l\u2019eau de l\u2019École polytechnique et de l\u2019Institut Armand-Frappier, a évalué qu\u2019au moins 20 % des 45 usines de filtration d\u2019eau échantillonnées dépassent le standard généralement reconnu de risque à la santé, et qui se traduit par un cas de maladie transmise par l\u2019eau, par année, dans une population de 10 000 personnes.Les neuf usines municipales de production d\u2019eau potable où ce risque a été estimé le plus élevé sont situées à Côteau-Landing, Deux- Montagnes, Dorval, Lavaltrie, Lévis, Nicolet, Repentigny, Saint- Lambert et Saint-Romuald.Cela ne signifie pas du tout que les résidants de ces villes, qui s\u2019approvisionnent en eau dans le Saint- Laurent ou dans l\u2019une des rivières qui s\u2019y jettent, vont être malades pour avoir bu de l\u2019eau du robinet.Cette évaluation du risque théorique a surtout pour utilité de comparer les performances des usines municipales de traitement de l\u2019eau dans l\u2019élimination des risques à la santé publique, et de comparer les chaînes de traitement entre elles à des fins de recherche.L\u2019ingénieur, associé de recherche à la Chaire de l\u2019eau et co-signataire de l\u2019étude, Benoît Barbeau, a mis en garde La Presse, hier, contre une interprétation des résultats de cette étude qui concluerait que l\u2019eau est moins saine dans les municipalités ci-haut mentionnées, qu\u2019ailleurs dans la région métropolitaine.« Une telle analyse nous permet surtout de mieux comprendre le mécanisme de transmission de ces maladies, et de confirmer si un type de traitement en usine est adéquat ou non, en tenant compte de la qualité de l\u2019eau brute », précise l\u2019ingénieur.Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019un « palmarès » des performances des usines municipales de production d\u2019eau potable.Aucun échantillon d\u2019eau traitée n\u2019a été analysé par les chercheurs dans le cadre de cette étude.Il est de notoriété publique que lorsqu\u2019une municipalité puise son eau dans une rivière très contaminée, le risque pour la santé de la population augmente proportionnellement.Mais ce risque est théorique, difficilement mesurable.Dans leurs travaux, les chercheurs de l\u2019École polytechnique et de l\u2019IAF ont utilisé des corrélations mathématiques pour mesurer les performances (théoriques, toujours) des usines de filtration, en tenant compte des divers traitements subis, avant que l\u2019eau ne soit distribuée aux résidants.L\u2019étude publiée dans l\u2019édition de juin de la Revue canadienne de microbiologie, publication scientifique du Conseil national de la recherche, a utilisé l\u2019immense banque de données compilées par le microbiologiste Pierre Payment, de l\u2019Institut Armand-Frappier, dans le cadre de ses recherches sur les maladies hydriques.C\u2019est le Dr Payment qui a démontré, en 1997, qu\u2019un cas de gastroentérite sur trois est causé par la consommation d\u2019eau du robinet.C\u2019est aussi ce chercheur de l\u2019IAF qui avait démontré, analyses exhaustives à l\u2019appui, que des microorganismes pathogènes étaient présents, souvent en quantité impressionnante, à l\u2019entrée des usines de filtration de 45 villes du bassin du Saint-Laurent retenues comme territoire d\u2019analyse.C\u2019est d\u2019ailleurs à partir des données de cette même banque que l\u2019équipe de chercheurs a cherché à évaluer le risque théorique de transmission de maladies que courent les résidants de chacune de ces villes.« Le risque zéro n\u2019existe pas, conclut Benoît Barbeau.À partir de là, il faut chercher à réduire ce risque le plus possible pour la santé publique.Et cela implique qu\u2019il faut savoir adapter les traitements à la qualité de l\u2019eau dont on dispose.» De l\u2019aveu même des chercheurs, le modèle mathématique qui sert à évaluer les risques pour la santé « surestime probablement » le risque réel de contracter une maladie à cause de l\u2019eau du robinet.En revanche, il « permet une comparaison de l\u2019efficacité des stations et des risques aux populations dans des conditions semblables.Dans ces conditions, de tels modèles peuvent servir à protéger la santé publique.» MARIE-CLAUDE GIRARD Soupir de soulagement hier matin à la STCUM.En plus d\u2019éviter une grève pendant la fin de semaine du Grand Prix, la société de transport pourra boucler son budget 2000 sans hausser les tarifs.En obtenant un congé de cotisation à la caisse de retraite des employés de l\u2019entretien, la STCUM récupère 22 millions.Les élus de la CUM avaient obligé la société à réduire cette année ses dépenses de 23 millions.À quoi peut-on s\u2019attendre dans les prochaines années ?Le cas échéant, à des hausses de tarifs qui suivent l\u2019inflation, comme lors des dernières augmentations, indique Jacques Fortin, directeur général de la STCUM.En échange d\u2019un fonds spécial d\u2019indexation créé à même les surplus de la caisse, le syndicat du transport affilié à la CSN a finalement accepté un congé de cotisation qui vaut pour les deux parties.Le fonds permettra d\u2019ajuster rétroactivement les rentes des 800 retraités, comme si elles avaient été pleinement indexées depuis leur départ à la retraite.La formule garantit aussi la pleine indexation pour les trois prochaines années.Ce fonds continuera à être alimenté par les surplus dans l\u2019avenir, de façon à assurer à tous une indexation minimale représentant la moitié de l\u2019inflation à partir de 2003.Le congé de cotisation de trois ans entraînera des économies de 30 millions pour la STCUM.Les hausses de salaire de 2 %, 3 % et 3 % sur trois ans ont été financées à même ces surplus, l\u2019équivalent de huit millions.Comme il est prévu dans l\u2019entente conclue avec le syndicat des chauffeurs et opérateurs de métro, la STCUM garantit qu\u2019il n\u2019y aura pas de mises à pied chez les employés d\u2019entretien permanents d\u2019ici la fin du contrat de travail.De plus, l\u2019employeur a accepté de transformer une centaine de postes temporaires en postes permanents.Et les 150 employés temporaires jouiront maintenant des mêmes primes, jours fériés et congés de maladie que les permanents.Greenpeace contre Kellogg Hier matin, FrankenToni, la version « génétiquement modifiée » de la célèbre mascotte des céréales de Kellogg, a fait son apparition à Montréal.Cette parodie est signée Greenpeace qui, après avoir lancé une campagne de boycottage contre les produits Kellogg aux États-Unis et dans le reste du Canada, s\u2019attaquait hier au Québec.Greenpeace reproche à la multinationale d\u2019avoir des politiques différentes en Europe, où elle a promis de ne pas utiliser d\u2019OGM pour fabriquer ses céréales, et en Amérique du Nord, où elle ne fournit toujours pas cette assurance.Pourquoi Kellogg, alors qu\u2019une foule d\u2019autres fabriquants utilisent des OGM ?Question de tactique, assurent les militants de Greenpeace.On pense que si une première compagnie fait le pas dans cette direction, les autres suivront.Le groupe écologiste demande aux consommateurs de céréales de téléphoner à la compagnie pour exiger que l\u2019on retire les OGM de leurs aliments.Matrec annoncera son nouvel emplacement sous peu La compagnie de gestion de déchets favorise toujours le sud-ouest de Montréal ÉRIC TROTTIER La compagnie de gestion de déchets Matrec, dont le projet de centre de transbordement à Saint-Henri a été rejeté par le gouvernement du Québec en avril dernier, reviendra à la charge d\u2019ici deux semaines avec un autre lieu emplacement aussi dans le sud-ouest de Montréal.Le président de la compagnie de gestion des déchets, Charles Tremblay, a affirmé hier que son entreprise aura fixé avant la fin du mois son choix sur un nouvel endroit pour le transbordement des déchets des Montréalais, en remplacement du lieu qui avait d\u2019abord été envisagé sous l\u2019échangeur Turcot.« Nous étudions toujours quatre terrains.Ils sont tous situés dans le sud-ouest de Montréal et nous prendrons une décision avant la fin du mois, a-t-il déclaré.Le lieu choisi devra se trouver en zone industrielle et à plus de 150 mètres de la fin de cette zone- là, d\u2019un parc ou d\u2019un cours d\u2019eau, et à au moins 200 mètres des résidences.» Rappelons que Montréal avait donné son accord au projet de l\u2019échangeur Turcot, pourtant fort contesté par les citoyens de Saint- Henri, quand le ministre de l\u2019Environnement, Paul Bégin, a bloqué le projet en raison de la proximité des résidences.Cette fois, ce sera différent, affirme Charles Tremblay : les quatre terrains envisagés se trouvent tous à des distances supérieures à 200 mètres des résidences.M.Tremblay dit avoir trouvé « très frustrante » la consultation publique tenue par la Commission du développement urbain (CDU) sur le premier projet.Aussi, il souhaite, avec ce nouvel essai, prendre une part plus importante au débat.« La première fois, nous n\u2019avons pratiquement pas parlé et on a été mal compris, a-t-il dit.La prochaine fois, je souhaite que nous défendions nous-mêmes notre projet ; nous sommes les mieux placés pour le faire.» Le projet de Matrec permettrait d\u2019économiser dans le transport des déchets produits dans l\u2019île de Montréal et plus particulièrement à Montréal.Selon M.Tremblay, le centre de transbordement aura la capacité de recevoir 350 000 tonnes de déchets par année.Entre 250 et 300 camions à ordures y défileront tous les jours pour se décharger dans des camions semi-remorques qui vont ensuite emporter les ordures dans un lieu d\u2019enfouissement à l\u2019extérieur de Montréal.« J\u2019espère que le débat se fera sur les vraies choses, c\u2019est-à-dire sur les impacts d\u2019un tel projet, qui sont minimes », ajoute M.Tremblay.« Un centre de transbordement, ce n\u2019est pas un dépotoir à ciel ouvert, conclut-il.Tout se fait dans un lieu fermé et les déchets sont immédiatement acheminés vers les lieux d\u2019enfouissement.» « Je trouve que Matrec n\u2019est pas aussi vertueux que son président le dit, rétorque le conseiller du district Saint-Paul, Philippe Bissonnette.On voit bien, avec ce qui s\u2019est passé à Saint-Henri et avec ce qui se passe maintenant à Mont-Saint-Grégoire (où Matrec veut agrandir un dépotoir qui recevrait une partie des déchets de Montréal), qu\u2019ils ne sont là que pour faire une piastre.Je ne dis pas que les résidants du Sud-Ouest sont complètement opposés à un centre de transbordement, mais on ne veut pas des problèmes d\u2019odeurs.» La Presse 15 juin 2000 Pages A9-A11 manquantes 4LP1202A0615 a12 jeudi 4LP1201A0615 ZALLCALL 67 14:14:08 06/15/00 B A 12 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 Trafiquants de marijuana arrêtés Du tabac de contrebande à l\u2019exportation de marijuana Un pompiste abattu d\u2019une balle à la tête JEAN-PAUL CHARBONNEAU Des trafiquants impliqués dans la contrebande de cigarettes, qui se sont recyclés dans l\u2019exportation de marijuana vers les États-Unis, selon la police, ont été appréhendés lors d\u2019une série de perquisitions mardi dans les Basses-Laurentides.Parmi les 18 hommes qui ont comparu hier au palais de justice de Saint-Jérôme, plusieurs sont bien connus des milieux policiers, principalement Luc Lafontaine, de Mirabel, qui a été condamné en mars dernier à plus de trois millions de dollars d\u2019amende ou à un an de prison pour trafic de cigarettes.Il n\u2019a pas payé son amende et il a été libéré deux mois plus tard.Lafontaine aurait eu un train de vie de 600 000 $ l\u2019an passé.Les autres accusés de possession, de trafic et d\u2019exportation de cannabis sont : Guy Lessard, de Lorraine, Daniel Dussault, de Blainville, Serge Marineau, de Saint-Eustache, Eduardo Dacosta et Randy Gravel, de Laval, Patrick Collin, de Prévost, Roger Boudreau, de Saint-Colomban, Jean-Guy Labrecque, de Lachenaie, Tyron Canatonquin et Normand Théorêt, d\u2019Oka, Allan Jacobs, de Snye (Akwesasne), Jean- Marc Crouhen, de Pointe-Calumet, Robert Miron, de Granby, Tony Mangifesto, de Saint-Eustache, Marco Guay, de Blainville, Claude Joannette, de Saint-Eustache, et Denis Poissant, de Saint-Zénon.Près de 200 policiers municipaux et provinciaux du Québec et de l\u2019Ontario, chapeautés par la Gendarmerie royale du Canada, ont participé aux perquisitions dans des résidences, des commerces spécialisés, des institutions financières et des bureaux de change.Les peacekeepers d\u2019Akwesasne et la police amérindienne de Kanesatake ont apporté une étroite collaboration.L\u2019enquête policière a duré deux ans.La majorité de la marijuana était exportée en passant par la réserve d\u2019Akwesasne, selon la police, qui dit que ces trafiquants opéraient de la même façon que lorsqu\u2019ils faisaient entrer au pays des cigarettes de contrebande.Lors des perquisitions, les policiers ont saisi environ 300 livres de marijuana et 350 000 $ en argent canadien et américain.Différents biens totalisant 777 000 $ ont également été saisis, dont des motos, des motoneiges, des automobiles et un bateau évalué à 130 000 $ qui aurait servi à l\u2019exportation.Selon la GRC, le réseau exportait entre 40 et 50 livres de cannabis par semaine depuis au moins 18 mois.Presse Canadienne NOTRE-DAME-DU-BON-CONSEIL Rénald Labrecque, 32 ans, un pompiste et père de deux jeunes enfants, a été froidement abattu d\u2019une balle à la tête, dans la nuit de mardi à hier, dans une station-service Esso de Notre- Dame-du-Bon-Conseil, près de Drummondville.Des policiers de la Sûreté du Québec de Drummond et de Nicolet- Yamaska se trouvaient sur les lieux au même moment.Ils s\u2019y étaient donnés rendez-vous au cours de la nuit pour s\u2019échanger un colis.Après avoir vu un client entrer dans la station-service et en sortir rapidement, ils se sont rendus à l\u2019intérieur pour y découvrir le corps sans vie d\u2019un homme, a raconté hier l\u2019agent Daniel Lamirande, porte-parole de la Sûreté du Québec.Le client n\u2019avait aucun lien avec le meurtre.Selon les autorités policières, la thèse du vol semble la plus plausible pour expliquer ce drame.On estime qu\u2019il aurait pu y avoir un maximum de 400 $ en argent dans la caisse.« C\u2019est incroyable de tuer pour quelques centaines de dollars.C\u2019est un meurtre gratuit.Rénald était un employé modèle.Il travaillait ici depuis 13 ans », a expliqué Alain Turcotte, copropriétaire de la station-service.La police a également noté que la caméra de surveillance installée derrière le comptoir n\u2019était pas en fonction lors du tragique événement.Les voisins de cette halte routière, isolée, se trouvent à plus de trois kilomètres.Par conséquent, personne n\u2019a été en mesure d\u2019entendre de coups de feux.Il y avait beaucoup d\u2019activité hier sur la scène du crime protégée par un grand périmètre de sécurité.Le poste de commandement mobile de la SQ, le laboratoire mobile de science judiciaire et de médecine légale ainsi que des maîtres-chiens étaient sur place.Les bretelles de l\u2019autoroute 20 ont été fouillées afin de tenter de retrouver l\u2019arme du crime.Une autopsie sera pratiquée aujourd\u2019hui sur le corps de Rénald Labrecque, à Montréal.Enfin, notons que depuis 30 ans, on a signalé sept vols dans cette même station-service, dont 5 vols à main armée.D\u2019ailleurs, l\u2019auteur des vols qualifiés de décembre 1992 et janvier 1993, qui avait été arrêté par les policiers, fait partie des individus soupçonnés dans cette affaire.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Trois policiers de la GRC, l\u2019agent François Blain, Michel Picard et le sergent Gilles Couillard, devant une partie du butin saisi, dont 20 livres de cocottes de mari, 38 000 $ en argent et une arme semi-automatique trouvée lors d\u2019une perquisition à Kanesatake.2863308 Viande contaminée à E.coli : pas de panique STÉPHANIE BÉRUBÉ Le magasin Costco de Saint-Jérôme a annoncé mardi avoir trouvé des traces de la bactérie E.coli dans de la viande hachée.Hier, le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec (MAPAQ) confirmait que des échantillons de viandes provenant de deux autres supermarchés du Québec contenaient la même bactérie.Si le MAPAQ demande aux gens d\u2019être très prudents, on assure que la situation est tout à fait normale en ce retour de la saison des barbecues.Les nouveaux cas de viande contaminée ont été déclarés dans la région de la Montérégie.Les clients du Marché Gaétan Riendeau de Saint-Hyacinthe doivent jeter ou retourner les viandes emballées entre le 20 mai et le 2 juin.Au marché IGA Michel Lemieux de Richelieu, ce sont les viandes emballées entre le 29 mai et le 13 juin qui ne doivent pas être consommées.Seules les viandes qui ont été hachées ou attendries sont visées par ce rappel.Au cabinet du ministre de l\u2019Agriculture, Rémy Trudel, on se fait rassurant : la situation n\u2019a rien d\u2019exceptionnel et nous ne sommes pas à l\u2019aube d\u2019une deuxième crise à la bactérie E.coli.Selon Lyne Gagné, attachée de presse du ministre, à l\u2019arrivée des beaux jours, les gens achètent plus de viande hachée.Comme il y a en a plus sur le marché, plus d\u2019échantillons sont examinés par le ministère et plus de tests s\u2019avèrent positifs.« Il y aura certainement d\u2019autres cas », prévient d\u2019ailleurs Mme Gagné qui refuse de parler d\u2019épidémie.Pour le moment, il est impossible d\u2019établir des liens entre les trois cas de contamination puisqu\u2019on ignore de quels abattoirs proviennent les viandes.C\u2019est au moment de la mort de l\u2019animal qu\u2019il y a risque de contamination.« Quand l\u2019animal est abattu, l\u2019intestin peut perforer et la bactérie qui est à l\u2019intérieur peut entrer en contact avec la viande », explique Lyne Gagné.La bactérie se loge à l\u2019extérieur de la pièce de viande.Dans le cas d\u2019un steak, par exemple, comme la bactérie se trouve uniquement en surface, elle meurt automatiquement au contact de la chaleur.Une brève cuisson suffit à la tuer.Par contre, lorsque l\u2019on hache ou que l\u2019on frappe la viande, l\u2019intérieur et l\u2019extérieur se mélangent.Voilà pourquoi une boulette de steak haché dont le centre est rosé pourrait être dangereuse.La même viande, bien cuite, ne présentera aucun problème pour la santé.C\u2019est ce qui est connu depuis longtemps sous le nom de « maladie du hamburger ».Les symptômes se reconnaissent facilement : nausées et vomissements, douleurs à l\u2019estomac, diarrhées et présence de sang dans les selles, montées de fièvre.Les jeunes enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la maladie.On se souvient qu\u2019à Walkerton, ces populations avaient été durement touchées.Le MAPAQ conseille donc aux amateurs de viande hachée d\u2019éviter le steak tartare et de bien faire cuire la viande.Et la viande devrait être conservée au frigo jusqu\u2019à la préparation. 4LP1301A0615 A13- JEUDI 4LP1301A0615 ZALLCALL 67 14:14:22 06/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 A 13 2866366 « J\u2019ai perdu la carte », dit le tueur Éric Bilodeau admet avoir assassiné sa petite amie Annick CHRISTIANE DESJARDINS Quand Éric Bilodeau a poignardé et étranglé la jeune femme qui voulait le quitter, le 21 juillet 1999, il avait perdu le contrôle.Cette perte du « contrôle volontaire » découle des problèmes de personnalité qu\u2019a développés l\u2019accusé, notamment à cause de son enfance malheureuse.C\u2019est, en résumé, ce qu\u2019est venu dire le psychiatre Jacques Talbot, qui a témoigné toute la journée d\u2019hier.Il s\u2019agissait du deuxième et dernier témoin produit par la défense, dans ce procès devant jury qui a commencé la semaine dernière.Bilodeau, 25 ans, est accusé du meurtre non prémédité d\u2019Annick Babin, 23 ans, qui voulait le quitter après trois mois de fréquentations.Bilodeau a d\u2019abord témoigné.Il a raconté son enfance dans la famille dysfonctionnelle qu\u2019était la sienne.Son père le battait et battait sa mère.À 13 ans, la Direction de la protection de la jeunesse l\u2019a soustrait à la garde de son père pour le confier à son demi-frère.Enfant, il était obèse et avait les yeux croches, ce qui lui attirait les railleries des autres et le mettait à part.« J\u2019étais tout le temps tout seul », a dit Bilodeau, qui n\u2019a plus d\u2019embonpoint ni de strabisme aujourd\u2019hui.Depuis l\u2019adolescence, il a eu trois ou quatre relations amoureuses significatives qui se sont toutes terminées de la même façon : les filles le laissaient parce qu\u2019elles le trouvaient trop jaloux, accaparant et possessif.Il se décrit lui-même comme un jaloux et un possessif.Il réagissait très mal à ces ruptures.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui s\u2019est produit avec Annick Babin, une jeune femme qu\u2019il avait rencontrée par l\u2019intermédiaire d\u2019une agence, en mai 1999.Au début, tous deux s\u2019écrivaient des lettres enflammées.Puis, la jeune femme a commencé à déchanter et à prendre ses distances.Le 21 juillet, à l\u2019invitation de Bilodeau, elle s\u2019est rendue chez lui, à Saint-Laurent, et lui a annoncé qu\u2019elle voulait mettre un terme à leur relation.Bilodeau dit que la jeune femme lui a lancé, en le regardant droit dans les yeux : « Je t\u2019ai trompé plusieurs fois depuis le début, crisse de cave.» Cette affirmation est toutefois fortement mise en doute par le procureur de la Couronne, d\u2019autant plus que la jeune femme connaissait la jalousie de Bilodeau.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019accusé affirme qu\u2019à ce moment là, il a « capoté et perdu la carte ».Il dit s\u2019être réveillé avec le tournevis dans la main.Annick était sous lui, ensanglantée, avec une ceinture autour du cou.Pris de panique, il s\u2019est lavé et changé, puis s\u2019est enfui.Il a volé une voiture dans une station-service de Boucherville, puis a roulé vers Québec.Le 22 juillet, à Sainte-Foy, il a appelé le 911 pour dire qu\u2019il pensait avoir tué sa blonde.« Allez voir s\u2019il est pas trop tard.» Il a été arrêté à Halifax le lendemain, alors qu\u2019il tentait de vendre la voiture volée 5000 $.Hier, le psychiatre Jacques Talbot a dit que Bilodeau ne présentait pas de maladie mentale, ni de dépression, ni de toxicomanie.Il s\u2019agit plutôt dans son cas d\u2019une personnalité narcissique.« Ses attentes sont disproportionnées par rapport aux autres, cela cache une grande faiblesse.Il tombe très bas quand il est rejeté.« Tu me traites comme de la vulgaire merde », a-til écrit à Annick, peu avant le drame.Sous une apparence qu\u2019il veut le plus normale possible, Bilodeau est un être désorganisé.En grande partie à cause de son enfance, le Dr Talbot estime que la personnalité de l\u2019accusé s\u2019est construite avec des pierres pourries et des poutres fragiles.Le procès présidé par le juge Réjean Paul se poursuit ce matin avec les plaidoiries des avocats : Rolland Roy pour la défense, et Normand Chénier pour la Couronne.2863302 Jean-Guy Pontbriand Fusillade sur le Plateau : un suspect au lourd passé judiciaire est accusé MARCEL LAROCHE L\u2019homme que la police soupçonne d\u2019avoir tiré plusieurs coups de feu dans un bar du Plateau Mont-Royal, tuant un employé d\u2019entretien et blessant grièvement la préposée à la comptabilité, était en liberté provisoire en attendant son enquête préliminaire pour une affaire de possession de stupéfiants.Jean-Guy Pontbriand, qui aurait normalement dû revenir devant le tribunal le 27 juin, a été accusé, hier, de meurtre prémédité et de tentative de meurtre, au palais de justice de Montréal.L\u2019homme de 31 ans a été capturé mardi matin par la police de la CUM, moins de deux heures après l\u2019attentat meurtrier survenu dans le bar Bal Saint-Louis situé à l\u2019angle des rues Prince-Arthur et Coloniale, sur le Plateau Mont-Royal.George O\u2019Hara, employé d\u2019une compagnie d\u2019entretien ménager, ainsi qu\u2019une femme chargée de la comptabilité, se trouvaient à l\u2019étage de l\u2019établissement lorsqu\u2019ils ont été la cible d\u2019un tireur, vers 9h05 mardi.L\u2019homme de 55 ans, père de deux enfants, a été atteint mortellement tandis que la femme de 32 ans a été touchée par trois projectiles à la tête, au bras et au poignet.Blessée grièvement et perdant beaucoup de sang, elle a trouvé la force de signaler le 911 pour demander du secours.Elle a été transportée d\u2019urgence dans un hôpital de la métropole, où elle était toujours gardée, hier, aux soins intensifs.Quant à Pontbriand, alias Benoît Pompon Sylvain, il a un lourd casier judiciaire.Il a été interrogé dans les heures suivant son arrestation par les enquêteurs de la section des homicides du SPCUM. 4LP1402A0615 A-14 JEUDI g n ral 4LP1401A0615 ZALLCALL 67 01:01:48 06/15/00 B A 14 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 La cause des pigistes avance à petits pas L\u2019interrogatoire préalable a repris hier dans la requête en recours collectif LIA LÉVESQUE Presse Canadienne L\u2019interrogatoire au préalable a repris hier, dans le dossier de la requête pour faire autoriser un recours collectif de 30 millions de dollars contre plusieurs médias écrits du Québec, concernant les droits d\u2019auteur des journalistes pigistes.Dans leur requête, les pigistes allèguent qu\u2019ils n\u2019ont vendu leur(s) article(s) que pour une licence de première publication sur papier, sans avoir cédé leurs droits pour la reproduction ultérieure en format informatique.Les auteurs du recours revendiquent donc la somme de 2000 $ pour chacun des 15 000 articles qu\u2019ils ont recensés depuis 1992 et qui ont été reproduits dans une base de données informatique, d\u2019où le recours de 30 millions, intenté contre La Presse, Le Devoir, Le Soleil, Le Droit, Le Quotidien, Le Progrès-Dimanche, Le Nouvelliste, Le Journal Voir, PME, Le journal Les Affaires, Commerce, Affaires plus, L\u2019Actualité et Cédrom-SNI (un diffuseur d\u2019information électronique).Cet interrogatoire au préalable a lieu sans la présence d\u2019un juge, seulement en présence d\u2019une sténographe, des avocats des journaux, hebdomadaires et magazines visés, du représentant au recours collectif : l\u2019ancien pigiste André Bélanger, et de ses avocats.Les deux premières journées d\u2019interrogatoire ont eu lieu les 8 et 9 mars, la troisième étant hier et la quatrième aujourd\u2019hui.Les questions des avocats des journaux visent essentiellement à vérifier la qualité de représentant du recours collectif de M.Bélanger, qui est aujourd\u2019hui directeur de l\u2019information de La Toile du Québec communications inc., qui appartient à Netgraphe, mais qui a jadis collaboré à de nombreuses publications à titre de pigiste.Les avocats des médias cherchent notamment à savoir s\u2019il est représentatif du groupe qu\u2019il prétend représenter ou qui d\u2019autre pourrait en être membre.Ils cherchent également à savoir quel(s) pigiste(s) prétend(ent) avoir signé des contrats cédant ses (leurs) droits sous la contrainte.Ils s\u2019informent aussi des démarches que M.Bélanger a prises pour vérifier le degré de consentement des autres pigistes à ce que leur(s) article(s) soient reproduits sur Cédrom-SNI.M.Bélanger, appuyé par l\u2019Association des journalistes indépendants du Québec et la CSN, refuse systématiquement de dévoiler quelque nom que ce soit, affirmant que ces pigistes craignent les représailles ou craignent de perdre d\u2019éventuels contrats de pige, donc d\u2019éventuels revenus.A chaque question portant sur un nom, son avocate, Me Marie Pepin, s\u2019objecte.Comme la cause n\u2019est pas entendue devant un juge, à ce stade préliminaire, ces nombreuses objections devront éventuellement être tranchées.En attendant, après chaque objection, les parties doivent poursuivre, sans que la pertinence de la question n\u2019ait été décidée.100000 $ de récompense! APPELEZ LE 1 888 572-8925 *Jusqu\u2019à concurrence de 20 inscriptions.Visitez la succursale pour les détails complets du concours.Aucun achat n\u2019est exigé.Le prix total a une valeur de 150 000 $, soit 1 Grand prix de 100 000 $ et 50 prix hebdomadaires de 100 $ pendant 10 semaines qui seront accordés nationalement.Les chances de gagner dépendent du nombre total d\u2019inscriptions admissibles.Les gagnants doivent répondre à une question réglementaire.Les services téléphoniques bancaires et du web.Facile.Rapide.Toujours ouvert.Appelez-nous dès maintenant pour bénéficier d\u2019une présentation pas à pas qui met l\u2019accent sur la simplicité des services téléphoniques bancaires ou du web.Nous nous occupons de vous inscrire et de vous montrer la simplicité de la démarche avant de vous laisser l\u2019essayer.Vous vérifierez vos comptes, vous transférerez des fonds, vous règlerez vos factures et davantage.Où que vous vous trouviez et lorsque le besoin se présentera, nous serons là pour vous servir.Appelez dès maintenant pour obtenir les instructions d\u2019utilisation pas à pas des services téléphoniques bancaires ou du web.Payez vos factures par téléphone ou par le web et gagnez 100 000 $.À titre de client de La Banque TD ou de Canada Trust, vous êtes inscrit automatiquement au tirage du Grand prix de 100 000 $ lorsque vous réglez une facture par téléphone ou par le web.Et vous pourriez gagner aussi 1 des 50 prix hebdomadaires de 100 $.Plus vous vous servez du téléphone ou du web pour payer vos factures, meilleures sont vos chances de gagner!* Visitez une succursale TD ou une succursale Canada Trust.Le concours se déroule du 5 juin au 13 août 2000.2868448 Les employés du Soleil acceptent un contrat de quatre ans Presse Canadienne Les employés de la rédaction et de soutien du quotidien Le Soleil, de Québec, ont accepté un nouveau contrat de travail d\u2019une durée de quatre ans qui leur accorde des augmentations salariales graduelles de 8,5 %.Les syndiqués ont par ailleurs grandement amélioré leur régime de retraite qui constituait le principal enjeu de la négociation.« Il s\u2019agit d\u2019une amélioration considérable.Nous avions une Lada d\u2019occasion, nous avons maintenant une Chevrolet moyenne mais nous ne sommes pas en Cadillac », a indiqué la présidente du syndicat, Monique Giguère, lors d\u2019une interview téléphonique.L\u2019employeur a consenti à ce que les prestations de retraite soient dorénavant basées sur le salaire final plutôt que sur la moyenne des salaires obtenus tout au long de la carrière.« C\u2019est substantiel, immédiat et permanent », a commenté la leader syndicale qui signale que ce gain a été obtenu en raison d\u2019une grosse concession ».L\u2019employeur a en effet gagné de prendre congé de cotisations à partir du moment où la capitalisation du régime est assurée à 100 %.« C\u2019est un énorme sacrifice », a dit Mme Giguère.L\u2019entente au sujet du régime de retraite devra maintenant être acceptée par les deux autres syndicats du quotidien, soit les employés de bureau (une centaine) et les représentants aux ventes (près d\u2019une vingtaine).Le président et éditeur du quotidien, Gilbert Lacasse, s\u2019est dit confiant à cet égard.La convention collective précédente était échue depuis le 31 décembre 1999.Les négociations entreprises en novembre ont abouti hier à midi moins cinq, juste à temps pour la tenue de l\u2019assemblée générale.L\u2019entente a été entérinée à 82 pour cent.Journaliste suspendu pour avoir critiqué Radio-Canada Presse Canadienne OTTAWA Un journaliste de la télévision de la CBC, à Ottawa, vient d\u2019être suspendu sans salaire pour avoir osé dénoncer publiquement la société d\u2019État.Peter McKinnon, qui est journaliste pour le bulletin de nouvelles Newsday de CBOT, à Ottawa, a été suspendu pour six jours parce qu\u2019il a fait publier deux lettres d\u2019opinion dans le quotidien Ottawa Citizen, au cours des derniers mois.Dans ces lettres, M.McKinnon prenait la défense des bulletins de nouvelles régionaux diffusés par la CBC.La dernière de ces lettres a été publiée le 19 mai dernier.À son arrivée au travail, hier matin, le journaliste a été informé de la mesure disciplinaire prise contre lui par les dirigeants de CBC.« Je suis triste de les voir agir de la sorte, surtout à ce moment-ci.Tout ce que ça va donner, c\u2019est de la mauvaise publicité pour CBC et ça m\u2019attriste », a indiqué M.McKinnon.Il n\u2019a pas voulu commenter sa mésaventure plus en profondeur, puisqu\u2019il soutient avoir été menacé de congédiement par ses patrons s\u2019il parlait aux autres médias.Plus virulent, le président de la section locale de la Guilde des journalistes de Radio-Canada, Arthur Lewis, a indiqué que le geste de la direction de la CBC était inacceptable.Un grief sera déposé. La Presse 15 juin 2000 Page A15 manquante 4LP1601A0615 A16 JEUDI 4LP1601A0615 ZALLCALL 67 00:59:44 06/15/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 La chorale de l\u2019Accueil Bonneau chantera pour la Fête nationale GABRIEL BÉLAND La chorale de l\u2019Accueil Bonneau chantera pour « l\u2019amour et l\u2019union » le 24 juin.La Saint-Jean- Baptiste sera, cette année encore, allègrement célébrée par les voix sympathiques des membres de la chorale, tous d\u2019anciens sans-abri.Le groupe, formé il y a quatre ans, se produira à 14h devant le Chez-nous des artistes, maison pour artistes retraités située dans l\u2019est de Montréal.Le Chez-nous des artistes tiendra des activités dès 8h et un spectacle country le soir, à partir de 19h30.Les organisateurs s\u2019attendent à accueillir 10 000 personnes dans la journée.L\u2019an dernier, cette fête a été la plus populaire des fêtes de quartier, qui ont été règle commune boudées par les Montréalais.Après leur prestation au Cheznous des artistes, les 16 choristes se dirigeront vers le parc Maisonneuve, où ils chanteront en vue de l\u2019émission Tam-Tam, télédiffusée à Radio-Canada à 20h.Le public est invité à assister à l\u2019enregistrement en plein air, de 16h à 17h.Finalement, ils prendront la route de la Rive-Sud, pour Saint- Hubert, où le parc de La Cité accueillera les festivités de la Saint- Jean-Baptiste, qui attirent bon an mal an 40 000 personnes.C\u2019est à 18h15 que la chorale réchauffera la foule, qui sera par la suite prise en main par Marc Déry et Paul Piché.Les chanteurs de la chorale de l\u2019Accueil Bonneau se sont produits en spectacle à plus de 850 reprises depuis la fondation du groupe, entonnant les succès de Brel, Vigneault, Leclerc et plusieurs autres.Dans le cadre de la Fête nationale, ils ne chôment pas non plus : il y a deux ans, ils ont participé à cinq événements, quatre l\u2019année dernière et ils en présenteront trois cette année.Leur itinéraire est donc très chargé, ce qui donne plusieurs occasions aux amateurs de les entendre.Ce nomadisme leur est devenu inhabituel.Eux qui étaient à l\u2019origine sans-abri sont aujourd\u2019hui tous bien logés.Un des objectifs de la chorale est, selon le directeur et fondateur du groupe Pierre Anthian, la « socialisation » et la réinsertion : « C\u2019est fou de voir ces gens qui ont souffert l\u2019indifférence lorsqu\u2019ils étaient dans la rue, maintenant acclamés par les foules ; ça a un véritable pouvoir, ça.» Michel Viau, membre de la chorale, sait qu\u2019il n\u2019est plus un « exclu ».« On se sent vraiment apprécié lorsqu\u2019on nous demande de chanter le 24 juin, on est reconnu comme des Québécois à part entière.» PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © On prépare le défilé de la Fête nationale Branle-bas de combat hier soir à l\u2019aréna Raymond-Préfontaine : clowns, cracheurs de feu, percussionnistes et danseurs s\u2019étaient donné rendez-vous pour la répétition du défilé de la Fête nationale 2000.Comme le défilé se fera de nuit, les participants ont répété dans l\u2019obscurité.2867062 350 cardiologues en classe au Delta MATHIEU PERREAULT Sur l\u2019écran géant, les deux cardiologues discutent à voix basse devant leur patient couvert de draps.Le Dr Gilbert Gosselin lève la tête pour s\u2019adresser à la salle.« C\u2019est une très belle embolie.J\u2019ai le choix.Je peux laisser le flot de sang s\u2019en occuper, ou le briser au risque que les morceaux excèdent la capacité du parapluie, commente- t-il.Qu\u2019en pensez-vous ?» Le patient de 62 ans se trouve dans une salle d\u2019opération de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal (ICM).Il a des problèmes d\u2019angine depuis 1991.Un cathéter muni d\u2019un ballon gonflable a été inséré dans ses vaisseaux sanguins, pour détruire un caillot, dont les morceaux seront récupérés en aval par un « parapluie », un cône creux déployé un peu avant le gonflement du ballon.Un autre caillot, imprévu, complique les choses.« Nous passons à une autre salle d\u2019opération le temps que vous décidiez », dit le Dr Serge Doucet, qui anime le cours de perfectionnement en cardiologie.L\u2019ICM a convaincu cette année l\u2019autre cours de perfectionnement canadien, qui se tenait à Vancouver, de jumeler les deux événements.Résultat : le nombre d\u2019inscriptions a gonflé du tiers, à 350.Près du tiers des participants ne sont pas canadiens.Le 9e cours en direct de cardiologie d\u2019intervention se tient à l\u2019hôtel Delta, près de l\u2019autoroute Bonaventure.Un écran géant montre à tour de rôle les cardiologues dans des trois salles d\u2019opération de l\u2019ICM, un second donne les signes vitaux ou les échographies du coeur.À l\u2019ICM, tout se passe en français, mais dès que les cardiologues s\u2019adressent à leurs élèves, ils passent à l\u2019anglais, avec un fort accent.Parfois, en plein milieu d\u2019une explication, ils demandent en français au technicien informatique de montrer une image à l\u2019arrêt particulière.Un groupe de conférenciers commente les opérations et pose des questions, à l\u2019invitation du Dr Doucet.« J\u2019imagine qu\u2019il y a une bonne circulation dans le ventricule gauche », commente, prudemment, l\u2019un des experts.« Oui », répond sèchement le Dr Luc Bilodeau, codirecteur du programme avec le Dr Doucet, qui opère un patient de 59 ans dont le premier diagnostic de cardiopathie date de 1988.« Comme nous voulons conserver la possibilité pour les participants de poser des questions et de faire des commentaires, on ne peut pas vraiment dépasser 500 inscriptions, dit le Dr Doucet.On ne veut pas que les cardiologues se sentent gênés d\u2019intervenir.» Le déblocage d\u2019un pontage avec un parapluie, sous sa forme actuelle, constitue une première canadienne, dit le Dr Doucet.C\u2019est la première fois que le parapluie est utilisé avec une carte du coeur, établie avec des ultrasons et la mesure du courant électrique transmis par le muscle cardiaque.L\u2019une des conférences abordera l\u2019angiogenèse, la création de vaisseaux sanguins.« Ça sera une solution majeure aux problèmes coronariens, indique le Dr Doucet.Générer de nouvelles artères sera merveilleux.Comme on est au début de ces recherches, on creuse un trou dans la paroi du muscle et on attend que le corps réponde luimême.Déjà, des facteurs de croissance sont testés.» 4LP1701A0615 A17- JEUDI 4LP1701A0615 ZALLCALL 67 00:58:16 06/15/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 JUIN 2000 A 17 Les Québécois, les plus généreux pour l\u2019Éthiopie affamée ALEXANDRE SIROIS Les Québécois ont fait preuve de générosité au cours des dernières semaines pour aider les habitants de la Corne de l\u2019Afrique, et tout particulièrement de l\u2019Éthiopie, à lutter contre la famine.C\u2019est ce qu\u2019ont indiqué hier à La Presse les porte-parole de la section canadienne du Fonds des Nations unies pour l\u2019enfance (UNICEF), Jacques-Alain Lavallée, et d\u2019Oxfam-Québec, Luc Richard.Depuis le lancement de sa collecte de fonds, au début du mois d\u2019avril, UNICEF-Canada a récolté 205 023 $ au pays, dont 131 118 $ au Québec, soit 64 % de la somme globale amassée d\u2019un océan à l\u2019autre.« On a utilisé principalement l\u2019argent pour amener de l\u2019eau potable, des sels de réhydratation et des vaccins, pour empêcher la propagation d\u2019épidémies », a affirmé M.Lavallée, qui ajoute qu\u2019il y a longtemps que l\u2019UNICEF n\u2019avait pas recueilli autant, au Québec, pour ce qui est des fonds d\u2019urgence.« On avait plusieurs éléments qui militaient en notre faveur.D\u2019abord, les Québécois ont déjà été touchés, en 1985, par la famine en Éthiopie.(Ensuite), les médias québécois se sont très vite intéressés à cette résurgence de la famine en Éthiopie.Et, notre responsable des opérations à Addis-Abeba (capitale éthiopienne), André Laperrière, est un Québécois », a expliqué le porte-parole de l\u2019organisme.Oxfam-Québec a pour sa part récolté environ 155 000 $ auprès des Québécois, ce qui s\u2019additionne à un versement de 250 000 $ du gouvernement du Québec, pour un total de 405 000 $.L\u2019organisme est toutefois bien loin de son objectif initial, fixé en avril à un million.Les organismes humanitaires tiennent donc à relancer l\u2019appel à l\u2019aide, précisant que les problèmes, sur le terrain, sont loin d\u2019être réglés.« Les nouvelles qu\u2019on a ne sont pas très réjouissantes », a déclaré Luc Richard, porte-parole d\u2019Oxfam-Québec.« Dans la région où on intervient principalement, au nord-est du Kenya, il y a eu trois jours de pluies torrentielles.Mais, normalement, ce sont des pluies qui s\u2019échelonnent sur à peu près deux mois.Il y a vraiment un déficit de pluie », a soutenu M.Richard, qui a discuté vendredi dernier avec le coordinateur montréalais de son organisme au Kenya, Philippe Carette.« Même si on n\u2019en parle plus dans les médias avec autant d\u2019insistance, il reste qu\u2019il nous faut trouver des moyens pour amasser cet argent, parce que ces gens continuent d\u2019attendre qu\u2019on leur vienne en aide », a renchéri M.Lavallée.L\u2019UNICEF, sur le plan international, a recueilli uniquement huit des 30 millions jugés nécessaires pour couvrir les « besoins urgents » dans la Corne de l\u2019Afrique.« La plupart des gens ont l\u2019impression que l\u2019UNICEF n\u2019existe que deux fois par année, au moment de l\u2019Halloween et au moment des cartes de souhaits, a dit M.Lavallée.Or, on existe depuis plus de 50 ans.On veut dire au public qu\u2019on fait aussi d\u2019autres choses.» Pour faire un don, on contacte l\u2019UNICEF au (514) 288-5134, au 1-800-567-4483, ou encore via l\u2019Internet, au : www.unicef.ca.On contacte aussi Oxfam-Québec au (514) 937-1614, au 1-877-937-1614, ou à l\u2019adresse : www.oxfam.qc.ca PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse De nouveaux stagiaires à La Presse Pour la 17e année consécutive, La Presse tient un stage d\u2019été qui permet à de jeunes journalistes, graphistes et photographes de se familiariser avec les rouages de leur métier.Le stage a débuté cette semaine et se poursuit jusqu\u2019à la mi-août.On distingue, à l\u2019arrière de la photo, MM.Guy Crevier, éditeur, et Marcel Desjardins, éditeur- adjoint de La Presse.Autour d\u2019eux, à partir de la gauche : Frédéric Tremblay, Éric Plouffe, Kim Soo Landry, Marie Allard, Pascale Breton et Sylvain Larocque, stagiaires journalistes ; Dominique Picard et Geneviève Dinel, stagiaires graphistes ; Agnès Gruda et Michèle Ouimet, tutrices du stage ; Patrick Sanfaçon, stagiaire photographe ; Gabriel Béland, gagnant du concours de presse étudiante organisé par Le 30, le magazine du journalisme québécois.Les deux tiers des dons recueillis à travers le Canada proviennent du Québec.2866565 2866936 La Presse 15 juin 2000 Page A18 manquante "]
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