La presse, 23 juin 2000, D. Arts, spectacles et cinéma
[" 5LP0101D0623 5LP0101D0623 ZALLCALL 67 00:28:18 06/23/00 B www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 Jonc et bague Or blanc ou jaune 14 k 33 points de diamants SEULEMENT 734$ Financement disponible fill150 5LP0201D0623 D02 vendr.(Arts) 5LP0201D0623 ZALLCALL 67 00:29:38 06/23/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Télévision Charles Lafortune voit double ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Alors que bien des gens ne rêvent qu'à Morphée lorsque sonne minuit, Charles Lafortune préfère se retrouver devant la télé avant d'aller se coucher.« Quand j'entre à la maison après Tôt ou tard, je m'étends sur le divan avec mon oreiller, je prends ma télécommande et je zappe jusqu'à ce que je m'endorme et que la bave commence à couler », raconte-t-il, un gros café à la main.Pour tenir compagnie à l'Indien de Radio- Canada ?Aux poissons de TQS ?Plutôt aux animateurs qui égayent les chaînes de l'Oncle Sam.« Je suis un fan de talk-shows américains.Chez mes parents, la télé était toujours allumée à un poste anglophone.J'ai appris à parler anglais en écoutant Sesame Street.On était séparatistes, mais pas francophiles ! » René Lévesque, priez pour eux.Politically incorrect, les late nights de Jay Leno, David Letterman, Conan O'Brien.Il les enfile et les absorbe, soir après soir, avec le même plaisir que les enfants ont à engloutir les sucreries.L'animateur de l'émission estivale en deux temps de TVA ne peut se passer de son téléviseur depuis qu'il est haut comme ça.Pas étonnant qu'il veuille le prendre par les deux bouts tout l'été, une fois tôt (à 18 h 30) et une fois tard (à 22 h 30).Depuis deux semaines, Charles Lafortune mène, en effet, une double vie.Jusqu'à septembre, il est en ondes deux fois par jour, du lundi au vendredi.On calcule : à deux émissions par jour, cinq jours par semaine pendant trois mois, il aura animé 116 émissions à la fin de l'été.Il ne lui en reste que 98 ! Monsieur doit avoir de la caféine dans les veines et être un abonné des cure-dents dans les paupières ?Pas du tout.Étonnamment, il ne se couche ni trop tard et ne se lève ni trop tôt.« Combien animent des émissions d'une heure en direct ?Je fais la même chose, mais avec une pause de trois heures et demie en plein milieu ! » De toute façon, le jeune homme de 30 ans (qui aura 31 ans le 25 juillet, soit à ses 63e et 64e émissions !) a l'habitude des étés chargés.L'an dernier, il jouait dans la pièce de théâtre Monsieur chasse, animait Zone de turbulence à Canal Famille en plus de tourner dans Watatatow et Diva.Charles Lafortune a accueilli la proposition d'animer Tôt ou tard à bras ouverts.L'animation d'Un monde de fous tirait à sa fin.Diva n'habillera plus le petit écran.Idem pour Zone de turbulence.Et le principal intéressé a quitté la peau du beau Guy Lebeau, son personnage de Watatatow pendant six ans.« Je ne suis pas un workaholic.mais ça s'en vient ! J'angoisse à l'idée de n'avoir rien à faire.» Que le chum de Caroline, dans Diva, se rassure.Il n'aura pas le temps de se faire bronzer cet été (sous quel soleil ?).Monsieur a, de toute façon, la chance d'avoir un teint doré à longueur d'année.Ce n'est pas de la crème solaire, mais plutôt du basketball dont il va s'ennuyer.Lui qui a longtemps dribblé dans des ligues.Il faut bien que ses six pieds et trois pouces servent à quelque chose ! « Mais en vieillissant, il est de plus en plus difficile de se retrouver entre amis.Alors, comme un peu tout le monde, j'ai fini par aller m'entraîner au gym, tous les matins avant de me rendre au travail ! » Entre l'animation et le jeu, le coeur de Charles Lafortune ne balance pas du tout.Même s'il en a beaucoup à apprendre pour exceller comme Charlie Rose de PBS, son intervieweur favori.« Un soir, il peut s'entretenir sur la peine de mort avec le gouverneur du Texas et, le lendemain, sur le collagène avec Melanie Griffith ! » Charles Lafortune n'est pas le meilleur intervieweur sur terre et il le sait.Comme il est conscient qu'avec trois minutes et demie à consacrer à un invité, on ne peut aller en profondeur.« Mais j'ai le soutien de toute mon équipe.J'ai regardé aller Patrice L'Écuyer, Marc Labrèche et l'acteur Martin Short, qui a aussi un talk-show aux États- Unis.On apprend beaucoup en observant les autres.C'est le principe du judo.La visualisation est aussi importante que la pratique.Lorsqu'on anime en direct, est-ce primordial que tout soit parfait ?Je suis curieux, j'ai de la mémoire et, surtout, une grande connaissance en culture pop.Elle me sert enfin ! C'est thrillant.Je retrouve la fébrilité du théâtre.» Car c'est le théâtre qui l'a attiré dans ce milieu, à l'adolescence alors qu'il jouait dans une ligue d'impro.En sortant du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, il y a sept ans, il a même fondé, avec deux copains, la compagnie théâtrale Le Diable à quatre.Monter sur les planches, comme faire de la mise en scène, le stimule toujours autant.Même s'il doit sa popularité à ses rôles de Guy et Francis dans Watatatow et Diva.Il se contente très bien de.tout en même temps ! En septembre, il reviendra à l'animation d'Un monde de fous.Le printemps prochain, il jouera au Théâtre du Rideau Vert, dans Les Fourberies de Scapin de Molière.En 2001, il sera de la distribution d'une télésérie baptisée La Rivière de Jérémie, dans le rôle d'un avocat.Mais tous ces projets sont encore bien loin dans la tête du comédien qui doit se retrouver chaque soir devant une caméra et qui se plaît à chanter chaque matin en sortant du lit : « Un jour à la fois, Seigneur.«Combien animent des émissions d'une heure en direct?Je fais la même chose, mais avec une pause de trois heures et demie en plein milieu!» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Trois cafés, deux laits et deux sucres : le meilleur remède lorsqu'on travaille tôt et tard.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION (aujourd'hui vendredi) Jean Beaunoyer 19:00 r CLAIRE LAMARCHE Je ne sais pas si Claire Lamarche a été inspirée par la longue nuit de la Saint-Jean en choisissant la question du jour: 15 ans, est-ce trop jeune pour faire l'amour?20:00 X MUSICOGRAPHIE En cette veille de notre Fête nationale, on ne pouvait mieux choisir en racontant la vie et la musique de Claude Dubois.Une longue carrière, de nombreux succès et toujours l'image du rebelle.ou du mouton noir si vous préférez.21:00 A - J.A.MARTIN PHOTOGRAPHE Un des grands films québécois réalisé par Jean Beaudin en 1976, qui a valu à Monique Mercure le prix de l'interprétation au Festival de Cannes.Ce film raconte l'histoire d'un photographe ambulant, rôle tenu par Marcel Sabourin.21:00 K LA FÊTE NATIONALE SUR LES PLAINES D'ABRAHAM C'est sûrement sur les plaines d'Abraham qu'on peut célébrer, mieux que nulle part ailleurs, la Fête nationale.Ce grand spectacle réunit l'animateur Normand Brathwaite, Sylvain Cossette, Kevin Parent, France D'Amour, Marc Déry, Jodie Resther, Irène Marc et Bob Walsh.22:00 a POUR TOI QUÉBEC.C'est la fête dans le Vieux- Montréal: 2500 personnes participent au défilé de nuit de la Saint-Jean.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir Course à la direction de l'Alliance canadienne C'est juste une farce C'est ma tournée / Jorane Le Téléjournal Pour toi Québec, des images en fête! Sport Le TVA La vie est un sport.Claire Lamarche / .15 ans, trop jeune pour faire l'amour?Cinéma / L'ESPRIT DU MAL (5) avec Sharon Lawrence, Beau Bridges Le TVA Sports / Lot.(22:50) Cinéma / DÉSIGNÉ POUR MOURIR (6) avec S.Seagal Le Monde merveilleux de Disney Branché Les Francstireurs Ciel! Mon Pinard / St-André de Kamouraska Cinéma / J.A.MARTIN, PHOTOGRAPHE (3) avec Marcel Sabourin, Monique Mercure Cinéma / MEURTRE À CIEL OUVERT (5) (22:52) Grand Journal (17:00) Les Indices pensables Partis pour l'été Métier Policier Le Grand Journal Le Grand Spectacle de la Fête nationale sur les Plaines d'Abraham Pulse Access H.Kids Say.Power Play The City Total Recall 2070 CTV News Pulse News Wheel of.Jeopardy News Newswatch Canadian Alliance Party Leadership The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Walt Disney.Jam Concert Making the Band 20/20 Friday News Night.(23:35) News CBS News E.T.Kids Say.Candid Camera Celine Dion, All the Way Nash Bridges Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Providence Dateline NBC Law & Order: SVU Tonight (23:35) Newshour Bus.Report Vermont.Washington Wall Street Buying Back the Wilderness Born to the Wind Masterpiece Theatre BBC News Nightly Bus.Newshour 1900 House (2/4) Mystery! An Unsuitable Job.I, Claudius BBC News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / W.von Braun Poirot Investigative / L.A.Detectives Law & Order Colin James: Mtl Jazz Videos StarTV Scanning.Achievers Cinéma / NELLY ET MONSIEUR ARNAUD (3) avec E.Béart Beggars and Choosers Contact Animal / L'Oryx Énigmes Riches.Des crimes et des hommes Biographies Les Procès chocs Agents très spéciaux Informe Semanal (Nouvelles) Rete Italia.Téléroman italien / Felicità.Solomusica Casa d'Italia Comédie.Téléritmo (Rythmes latins) Football Bangladesh Le Monde des affaires Educational Psychology Imagine .d'histoire Inventeurs.Savoir.Mémoire Le Cégep.La Civilisation grecque How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery Expedition / .Oak Island Canada / A Nurturing Sea @discovery.ca Prêt à partir Vidéo Guide Plans d'eau Escapades.Lonely Planet Golfs.Le Sport.Prêt à partir Mentors Gargoyles So Weird Afraid, Dark Cinéma / RIP GIRLS avec Camilla Belle Cinéma / IRON WILL (6) avec Mackenzie Astin, Kevin Spacey Cinéma (23:25) News Radio Drew Carey 3rd Rock.Beyond Belief: Fact or Fiction Greed Charmed Change of Heart Star Trek Global News Nat.News .the Band E.T.Sliders 20/20 Headline News Sinbad (23:10) Histoire des États-Unis L'Histoire à la une Charlemagne Cinéma / LE BAL DES ADIEUX (4) avec Dirk Bogarde, Capucine It Seems.The Way.Archaeology Hist.Bites It Seems.Crimes Cinéma / SHARPE'S SIEGE.avec Sean Bean, Daragh O'Malley Arctic Disaster Good Dog Pet Project TV Guide TV It's a Living .Families .Homes Extra Shiver TV Guide TV For Dinner?Eros Chic Planète The Tube Ed Sullivan Pop up Vidéo Musicographie: Claude Dubois Événements / Claude Dubois Spécial: Max Lounge Musicographie: Claude Dubois Top5.com Clip Hip Hop Top Québec 50 BBC News Bus.News Canadian Alliance Leadership Convention Hot Type On the Arts .Reports Mansbridge Cap.Actions Bilan de la campagne Discours des candidats Journal RDI Bilan des discours Le Téléjournal Le Canada aujourd'hui .(17:30) Sports 30 Mag 5e Roller de Bercy Jet Indoor Sports 30 Mag La Lutte WCW Fou de toi Voilà! Salle des nouvelles Saint-Tropez, sous le soleil Harlequin Le docteur mène l'enquête Danger Bay T N T Dead Man's Gun Two Nikita Oz Red Shoe Diaries (23:10) Highlander Babylon 5 Sliders Good vs.Evil Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sportscentral Last Word.Sports Gen.Rugby / Afrique du Sud - Angleterre Sportscentral Sports Geniuses Last Word.Les Yeux.Volt Panorama Le Feu sacré Bouillon de culture Cinéma / LA NUIT DES ROIS (4) avec Imogen Stubbs, Helena Bonham Carter .(23:25) Bob Vila's Home Again Trauma / Wrong Place.Treasure: Jewels, Gold and Greed Treasure: Jewels, Gold.Off the Record Sportsdesk Boxing / Antonio Diaz - Jyri Kjall Boxing / Antonio Tarver - Eric Harding Sportsdesk Archie.Blaster Redwall Robin.Cybersix A.Anaconda Simpson Animania Ren, Stimpy South Park Simpson Sam et Max Des chiffres Les Arts.Journal FR2 Thalassa Outremers Robert Charlebois.Paris Journal belge Journal suisse Soir 3 Kratts'.Stuff Taking Care Great Parks Studio 2 Heartbeat Four.Floor Hist.Bites Studio 2 .en vedette Les Copines Salut beauté La Loi du retour Trauma / Nouvelle-Orléans Éros et Compagnie Ça SEX'plique Les Copines L'Hôpital Chicago Hope Saveurs du.Le Guide de l'auto Média-zone Bonjour Québec Cité Mag À la une Uh Oh! Sailor Moon Power Puff.Daria YTV'S Hit List Gamerz Syst.Crash Student.Radio Active Beasties L'Arcade L'Édition.Nerdz / Jeux Technofolie Métiers.Frontière.Highlander Des histoires extraordinaires Millennium Course à la direction.Savoir faire.Savoir vivre Action Emploi Claire Lamarche La grille Votre soirée de télévision de demain en page D 17 5LP0301D0623 D03 vendr.(Arts) 5LP0301D0623 ZALLCALL 67 00:31:32 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 3 Opéra Chant choral 2200 voix chantent leur monde ALAIN BRUNET Gestionnaire de projets chez Bell, Louise Deveau s'y prépare depuis des mois.Ce matin, elle montera dans un des 50 autobus qui convergeront vers Québec pour ensuite mettre le cap sur Montréal.Louise Deveau ne gérera aucun projet ce week-end.Elle participera au plus gros trip de chant jamais vécu par des choristes amateurs sur ce continent.Ils seront 2200 demain soir à faire vibrer le Colisée.Dimanche, le Centre Molson sera rempli à son tour pour le mégaspectacle intitulé 2000 voix chantent le monde.« Il y a une grande excitation parmi nous.Pensez donc ! Nous ne sommes pas Céline Dion, nous ne ferons le Centre Molson qu'une fois.C'est quelque chose à vivre », s'exclame notre alto de fin de semaine.Il y a environ un an et demi, son chef de choeur l'avait sensibilisée au projet.Plusieurs membres de Choeur Ambiance (de Lachine) s'étaient montrés intéressés.Ils seront finalement une dizaine à prendre deux bains de foule.Louise Deveau a évidemment pris part aux rencontres préparatoires de sa région.« À plus de 600 choristes, relate-t-elle, c'était déjà très spécial.Des frissons nous parcouraient le corps ! » 2000 voix chantent le monde réunira donc 2200 sopranos, altos, ténors et barytons, soit 1600 femmes et 600 hommes issus de 108 chorales réparties dans six grandes régions du Québec .Montréal, Québec, Abitibi, Saguenay / Lac-Saint-Jean, Bas-Saint- Laurent / Gaspésie, Côte-Nord.Les chants seront dirigés par 23 chefs de choeur \u2014 ces derniers se partageront la tâche à tour de rôle.La production implique un metteur en scène, un spécialiste de la projection, neuf musiciens, 90 techniciens de scène.2000 voix chantent le monde est une opération de 1,2 million, financée en bonne partie par ses participants.qui paient 255 $ chacun.Vous vous rendez compte ?De simples citoyens qui aiment chanter se paient un blockbuster ! On imagine que La Fabuleuse Histoire d'un Royaume, Le Tour du monde de Jos Maquillon et Les Légendes fantastiques, vastes fresques théâtrales impliquant des centaines de bénévoles, ont inspiré les choristes.En fait, l'idée est venue d'un employé de Postes Canada, grand passionné de chant choral.Résidant de Québec, Marcel Audy est président de Chanson nouvelle, un organisme qui a pour objet de fournir des services aux choeurs québécois spécialisés dans la chanson contemporaine et populaire.Parmi ses services offerts, Chanson nouvelle met à la disposition des chorales toute une banque de partitions.« Il y a deux ans et demi, conte-t-il, notre conseil d'administration s'est réuni afin d'imaginer une activité extraordinaire pour commémorer le nouveau millénaire.J'ai alors pensé que 2000 choristes, ça serait bien pour l'an 2000.On en a recruté 2200, au cas où certains abandonneraient en cours de route.Or, presque personne n'a lâché ! Ça démontre tout leur amour de la musique.» La mise en scène et l'organisation de cette marée humaine, est assurée par Richard Aubé, qui travaille dans le domaine du théâtre, mais se spécialise dans les méga-événements \u2014 notamment un gigantesque rassemblement à Pyong Yuang en Corée du Nord.L'homme de théâtre dit avoir été vraiment impressionné par les milliers de bénévoles avec lesquels il a oeuvré au cours des derniers mois.« Ces gens-là, souligne-t-il, sont des passionnés.Pendant toutes ces répétitions, j'ai été renversé par leur discipline et la qualité de leur travail.Plusieurs soi-disant professionnels devraient s'en inspirer.» Concrètement, les 2200 choristes seront installés à une extrémité des gradins des amphithéâtres.La scène aura la largeur de la patinoire au pied de laquelle on a prévu une fosse d'orchestre \u2014 neuf musiciens sous la direction de Bruno Turgeon.Les choristes porteront des costumes blancs de façon à les transformer en immense écran humain.Paul Souverbie, un spécialiste de la projection sur écran géant, a travaillé à la conception visuelle de 2000 voix chantent le monde, constituée d'images réalistes sans compter 22 tableaux réalisés par Hélène Couture et transposé sur pellicule de 155 mm.Souverbie, nous indique Richard Aubé, a organisé les projections du spectacle de mise en candidature de la ville d'Athènes pour les Jeux olympiques de 2004.Un oratorio de Rivard et Bernard Le mégaspectacle, explique Richard Aubé, est conçu en deux parties.« La première permettra aux choristes de révéler leurs identités régionales perspectives à travers 18 chansons.La région de Montréal interprétera un pot-pourri de Beau Dommage, Québec en fera un de Félix Leclerc, l'Abitibi entonnera La Bitt à Tibi de Raôul Duguay, le Bas-Saint- Laurent chantera Le Vaisseau fantôme de Claire Pelletier, la Côte-Nord chantera Le Dernier Train, créée par Michel Rivard lors de la fermeture de Schefferville.Et ainsi de suite.Pour de la deuxième partie, six chansons seront interprétées par tous les choristes.La pièce de résistance est un oratorio signé Michel Rivard et Marie Bernard : Vaste est la vie.» Cette pièce comprend quatre parties distinctes.« Le premier, explique la compositrice et arrangeure, s'intitule L'Enfant et le Monde ; il illustre la joie d'être sur terre.Ombre au tableau, le deuxième volet, évoque la peur et la colère des jeunes humains devenus adultes.Le troisième, Le Lac, est consacré au milieu de l'existence, à cette réflexion qui nous mène à découvrir qui nous sommes vraiment.La dernière partie, Vaste est la vie, évoque la connexion de l'individu avec l'univers au terme de son existence.» Au plan musical, Marie Bernard parle d'une « forme à quatre voix égales » où tout le monde y trouve son compte.« Trop souvent, dit-elle, les sopranos dominent le chant choral.Cette fois, les basses, ténors et altos en auront pour leur argent ! » Lorsqu'on lui a passé la commande d'écrire une pièce d'envergure, la musicienne avait la ferme intention de se payer la traite.« Je pensais faire voyager le son de gauche à droite, de bas en haut, utiliser des procédés avant-gardistes.Mais il m'a fallu simplifier.» Michel Rivard, auteur des rimes de Vaste est la vie, corrobore les propos de sa partenaire.« Ce qu'on avait d'abord créé ne correspondait pas pantoute à l'univers des choristes.Il fallait créer quelque chose de populaire, la simplicité et la limpidité s'imposaient.En bout de ligne, ça a été le fun de faire quelque chose de direct dans le vrai monde.Ce fut, somme toute, un beau projet.« Puisque l'humanité a décidé de prendre le prétexte de l'an 2000 pour réfléchir, on a profité de l'occasion pour aller dans le même sens.Sans prétention, toutefois.Nous ne sommes pas des apôtres du nouvel âge.» 2000 VOIX CHANTENT LE MONDE sera présenté dimanche au Centre Molson, 20 h.Il reste encore de bons billets au coût de 25 $.On peut se les procurer via le réseau Admission, 514 790-1245.Bernard Uzan Bernard Uzan quitte l'OdM.un pied à la fois CLAUDE GINGRAS Le titre et les fonctions de Bernard Uzan seront bientôt modifiés.L'actuel directeur général et artistique de l'Opéra de Montréal quittera dès septembre ses responsabilités de directeur général.Il demeurera cependant directeur artistique jusqu'à la fin de la prochaine saison.Par la suite, et jusqu'au 31 décembre 2001, il agira comme « consultant à la direction artistique ».Interrogé à savoir si cette diminution de tâches correspondra à une réduction de salaire, le nouveau président de l'Opéra de Montréal, Me André Laurin, a répondu dans l'affirmative, refusant cependant d'en préciser le pourcentage.On n'a d'ailleurs jamais su quels étaient les émoluments de M.Uzan.La direction de l'OdM a chargé une équipe de « chasseurs de têtes » \u2014 pour employer l'expression courante \u2014 de trouver un remplaçant à M.Uzan, deux remplaçants, en fait, car elle ne souhaite plus, indique- t-on, qu'une même personne occupe deux postes aussi exigeants.« Nous allons d'abord chercher un directeur général, ensuite nous chercherons un directeur artistique, nous confiait un membre de la direction.Rien de très pressé, en fait, puisque trois saisons sont déjà planifiées.Selon un communiqué de l'OdM, M.Uzan a lui-même demandé à la direction d'être libéré des tâches administratives pour pouvoir se consacrer davantage à ses engagements à l'extérieur, notamment la production de films.Déjà, il y a deux ans, l'intéressé nous avait parlé d'« un départ en 2002 ».Franco-tunisien d'origine juive et époux de la chanteuse italo-américaine Diana Soviero, l'homme qui a aujourd'hui 55 ans était d'abord venu à l'Opéra de Montréal en septembre 1986 comme metteur en scène de Roméo et Juliette, de Gounod, invité par Jean-Paul Jeannotte qu'il allait remplacer à la haute direction deux ans plus tard, le 20 juin 1988.Le mégaspectacle 2000 voix chantent le monde réunit 2200 choristes qui ont payé 255 $ chacun pour chanter au Colisée de Québec et au Centre Molson.EN BREF Fledermaus de 1929 n Une autre parution historique de Pearl : un enregistrement de Die Fledermaus, de Johann Strauss, datant de 1929.Parmi les interprètes : Adele Kern, Margret Pfahl et Waldemar Henke.Decca « cosmopolite » n Disque concertant « cosmopolite » chez Decca : un pianiste français, Jean-Yves Thibaudet, pour un concerto polonais, le deuxième de Chopin, et un autre norvégien, le Grieg, avec un orchestre hollandais, le Philharmonique de Rotterdam, dirigé par un Russe, Valery Gergiev.Par ailleurs, Thibaudet poursuit pour la même Decca son intégrale Debussy.Le volume 2 contient notamment les Images, les Études, la Suite bergamasque et la suite Children's Corner.Uchida dans Schoenberg n La pianiste japonaise Mitsuko Uchida vient d'enregistrer le Concerto de Schoenberg avec Boulez et l'Orchestre de Cleveland, chez Philips.Disque complété par des pièces pour piano seul du même compositeur.Complet en juin SUPPLÉMENTAIRES les mardis 25 juillet et 1er août Mer.au ven.20 h 30 sam.21 h 5LP0401D0623 D04 vendr.(Arts) 5LP0401D0623 ZALLCALL 67 00:23:31 06/23/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Architecture L'architecte Christian de Portzamparc a réalisé la Cité de la musique du parc de la Villette à Paris (ci-contre).Christian de Portzamparc: le poète de la ville Qui gagnera le concours international d'architecture de la Grande Bibliothèque du Québec ?En attendant de connaître le projet lauréat, jeudi prochain, La Presse publie, à compter d'aujourd'hui, des portraits des équipes concurrentes retenues par le jury.Premier d'une série de cinq articles.SUZANNE COLPRON Christian de Portzamparc est aussi connu dans le monde de l'architecture que Jacques Villeneuve dans celui de la Formule 1.La Cité de la musique du parc de la Villette à Paris ?C'est lui.L'École de danse de l'Opéra de Paris à Nanterre ?Aussi.Le Conservatoire Érik Satie à Paris, et la tour Louis Vuitton Moët Hennessy à New York ?Encore lui.Lauréat du prix Pritzker en 1994, le Nobel de l'architecture, de Portzamparc a réalisé sa première oeuvre marquante en 1972 à Marne- la-Vallée, un château d'eau en forme de tour de Babel, recouvert de végétation.Sa candidature au concours d'architecture de la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ) compte certainement parmi les plus prestigieuses, avec celle de Zaha Hadid, une Irakienne de 50 ans établie à Londres qui vient de gagner trois concours d'architecture.« Il travaille dans la continuité tout en apportant de la diversité et de la complexité », dit Pierre Boyer Mercier, éditeur de la revue d'architecture ARQ et professeur à l'école d'architecture de l'UdM.« Ce n'est pas mon architecte favori, mais il a fait des choses intéressantes.» « Il exprime la stabilité.Chez lui, les choses sont enracinées, ajoute Jacques Rousseau, architecte, qui a longtemps enseigné au département de design de l'UQAM.« Elles poussent pratiquement du sol.» La formule choisie par la GBQ impose aux concurrents internationaux de travailler de concert avec des architectes québécois.De Portzamparc a choisi de faire équipe avec Jean- Marc Venne, un jeune architecte québécois de 28 ans, avec lequel il a collaboré dans le passé, et deux autres bureaux québécois, Birtz Bastien, de Montréal, et Bélanger Beauchemin Galienne Moisan Plante (BBGMP), de Sainte-Foy.Élizabeth de Portzamparc, architecte d'intérieur, collabore aussi au projet.« C'est une somme de travail considérable », confie Jean-Marc Venne, qui s'est installé à Paris le 18 avril, au lendemain de l'annonce des finalistes, pour diriger le dossier de la GBQ avec Karol Claverie, de l'Atelier de Portzamparc.« Le projet monopolise une équipe de 15 à 20 personnes depuis un mois et demi à temps plein.On travaille 18 heures par jour », ajoute-t-il.L'idée de participer au concours de la GBQ remonte à plus d'un an.Birtz Bastien et BBGMP se connaissaient pour avoir déjà travaillé d'autres projets.Jean-Marc Venne a servi d'intermédiaire entre ces bureaux et l'Atelier Christian de Portzamparc, à Paris.« Je les connaissais, explique-t-il.Nous étions en pourparlers depuis longtemps.Dès que le gouvernement a annoncé son intention de lancer un concours, l'an dernier, on s'est dit qu'on poserait notre candidature avec Christian.» Birtz Bastien a conçu plusieurs projets commerciaux, industriels et institutionnels au Québec, dont l'aile Jeanne-Mance du Complexe des sciences de l'UQAM.L'architecte Jacques Plante, de la firme associée, BBGMP, a collaboré, pour sa part, à la réalisation de deux théâtres de Québec, la Bordée et le Périscope, jadis dirigés par l'actuelle ministre de la Culture, Agnès Maltais.Quel défi pose la GBQ ?« Il n'y a pas grand-chose qui s'est fait de significatif au cours des dernières années sur la scène publique.Ce projet est important parce qu'il marque le Québec au plan de l'écriture architecturale.C'est un peu la lumière au bout du tunnel.Je dirais un baume sur les plaies du passé.On n'a pas vu un projet culturel qui animait autant les troupes depuis belle lurette.Et l'emplacement, qu'en pense-t-il ?Très long, étroit, bordé par un large boulevard, et situé en face du terminus d'autobus de la rue Berri.« Il est particulier, admet- il.Très inspirant.Il nous oblige à proposer des solutions architecturales nouvelles.Il faut trouver une façon de bien circuler dans cet édifice relativement long.» Un bon point pour l'équipe de Portzamparc dont le jury a retenu, lors de la première étape du concours, la sensibilité urbanistique et la capacité conceptuelle et matérielle de définir un bâtiment répondant à l'ensemble des défis qui se posent, dont celui de sa localisation.DIMANCHE : Saucier + Perrotte, une société québécoise lauréate du concours pour la construction de l'ambassade du Canada à Berlin rue Saint-Denis av.Savoie rue Berri boul.de Maisonneuve rue Ontario Berri- UQAM Infographie La Presse Emplacement de la Grande Bibliothèque du Québec La Presse 23 juin 2000 Page D5 manquante 5LP0601D0623 D06 vendr.(Arts) 5LP0601D0623 ZALLCALL 67 00:23:44 06/23/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Festival de Lanaudière Bernard Labadie et le baroque: l'esprit plutôt que la lettre CLAUDE GINGRAS Les Violons du Roy \u2014 l'orchestre à cordes de 14 musiciens, de Québec, que Bernard Labadie a fondé en 1984 et qui inaugure vendredi soir, le 30 juin, la programmation de l'Amphithéâtre, à Lanaudière \u2014 se distinguent des autres formations de musique baroque en ce qu'ils jouent ce répertoire sur des instruments modernes.« Nous n'avons jamais joué sur des instruments dits « anciens » ou « d'époque », explique le chef de 37 ans.Parce que 80 pour cent de ce qu'on appelle le son baroque vient de l'interprète et de l'archet et non de l'instrument lui-même.La façon dont l'interprète manie son archet est plus importante que la nature des cordes.Nous employons des archets baroques, parce qu'ils sont beaucoup plus légers que les archets modernes et facilitent ainsi l'articulation.Mais nous utilisons des cordes de métal et non des cordes de boyau », conclut-il avec une fière assurance.Mais encore, le vibrato ?« C'est l'une des composantes essentielles du discours musical.Nous en faisons un usage restreint et le réservons à des fins expressives.» Labadie suit la même ligne de conduite pour les choristes \u2014 une vingtaine ou plus, selon les oeuvres \u2014 de la Chapelle de Québec, le choeur qu'il a formé en 1985 et qui se produit occasionnellement avec les Violons.« Là encore, l'esprit plutôt que la lettre.Nous avons perdu la lettre : nous ne saurons jamais exactement comment cette musique était jouée ou chantée.Mais nous savons dans quel esprit elle était faite.Les voix droites, oui, mais sans excès.Ce que je recherche avant tout, c'est la plus grande égalité vocale possible, la plus grande pureté, mais en utilisant des basses larges et sonores pour donner au choeur de solides assises.Je construis mon choeur comme une pyramide, ou, si vous voulez, comme un orgue, avec les 32-pieds en bas, les flûtes en haut.» Avec un sourire entendu, le chef reconnaît cependant qu'il n'est pas toujours possible d'obtenir cette « pureté » chez des solistes venus pour un concert et repartant ensuite.« Condamnés à l'excellence » Un savant et un passionné, Labadie parle très vite, multipliant exemples, parenthèses, références et citations.Il n'est pas toujours facile de le suivre ! L'homme qui dit travailler 70 heures par semaine et dirige 75 concerts par an a d'abord fait de la flûte à bec, puis du chant comme baryton.Il ne joue d'aucun instrument à cordes ou à clavier.Célibataire, il est grand amateur de vins et, après Bach, de jazz et d'Ella Fitzgerald.Les 14 Violons du Roy \u2014 en fait, huit violons, trois altos, deux violoncelles et une contrebasse, plus un clavecin au besoin \u2014 occupent la plus grande partie de son activité.Deux musiciens de la première heure sont encore là.Quant à la présence de quelques Montréalais (il y en a aussi dans le choeur), Labadie l'explique ainsi : « Le bassin de musiciens à Québec est très limité.Or, moi, je veux les meilleurs.» Plus loin, il dira : « Maintenant, nous sommes condamnés à l'excellence.» Le plus récent enregistrement des Violons du Roy, soit l'arrangement pour orchestre à cordes, avec théorbe et clavecin, que Labadie lui-même a réalisé des Variations Goldberg, de Bach, me semble la parfaite illustration de ce « baroque pour auditeur moderne » qu'il vise.On dirait presque des instruments anciens, mais sans le son aigre de ces derniers.Labadie acquiesce.« Nous sommes actuellement dans la quatrième ou cinquième vague d'interprètes du baroque, depuis Harnoncourt au début des années 60.Aujourd'hui, on n'est plus en état de choc.L'interprétation baroque a atteint une certaine maturité, elle est moins revendicatrice.Partout, il y a ouverture, interpénétration, et même les orchestres symphoniques reconnaissent qu'il n'est plus possible de jouer Bach et Handel comme on le faisait en 1960.Il n'y a qu'en France où, si vous ne jouez pas tout sur instruments d'époque, vous êtes bannis.» Jusqu'à Schoenberg Les Violons du Roy ne se cantonnent pas dans le baroque cependant.Ils jouent Haydn et Mozart, vont jusqu'à Dvorak et Schoenberg.La saison prochaine, ils viendront six fois à Montréal (ce que Labadie appelle « jouer dans la cour des autres ») et donneront notamment Malédiction de Liszt, avec Marc-André Hamelin au piano, et le Concert op.21 de Chausson avec tout l'orchestre pour la partie du quatuor à cordes.« Ça sonne beaucoup mieux ainsi », assure-t-il.Labadie a aussi programmé la nouvelle édition du Requiem de Mozart réalisée par le pianiste et musicologue américain Robert Levin.« Personne au monde ne connaît mieux Mozart », lance Labadie, qui a entendu cette version lors du bicentenaire Mozart à Stuttgart en 1991.« Parmi les éléments nouveaux, il y a cette fugue sur « Osanna ».Le sujet est de Mozart, mais Süssmayr, qui compléta le Requiem, a mis là-dessus une fugue que Levin a jugée insatisfaisante et remplacée par une fugue écrite dans le véritable style des fugues de Mozart.Les Violons sauteront une année de Messie et donneront à la place des cantates de Noël de Bach.Du même, ils joueront L'Art de la fugue tel qu'instrumenté et complété par leur chef.Un enregistrement a d'ailleurs été réalisé et paraîtra bientôt.En mars, une nouvelle tournée américaine les conduira de New York à Chicago, avec comme soliste le réputé haute-contre David Daniels dans une version pour alto de la cantate Ich habe genug.Daniels chantera d'abord à Québec le 17 janvier (mais non à Montréal, à cause d'un conflit de dates).Depuis 1994, Labadie est aussi le directeur artistique de l'Opéra de Québec.Il vient d'y diriger La Flûte enchantée avec des Violons augmentés à 40 ; la saison prochaine, il fera Tosca et Norma.Des répertoires assez nouveaux pour lui.« Mais que j'aime beaucoup, surtout Tosca, et qui tiennent ma technique en forme.» Dans l'immédiat, c'est, le vendredi 30 juin, ce concert à Lanaudière d'airs de Bach et Handel avec la mezzo tchèque Magdalena Kozena.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Bernard Labadie et ses Violons du Roy ouvriront la saison de l'Amphithéâtre, au Festival de Lanaudière, le 30 juin.La Turangalîla à Lanaudière CLAUDE GINGRAS Cette année encore, la programmation du Festival international de Lanaudière propose quelques oeuvres d'une ampleur inhabituelle, certaines plus traditionnelles mais toujours passionnantes à écouter, quelquesunes enfin qui sont à peu près inconnues.À un amateur qui ne pourrait aller à Lanaudière qu'une fois, je recommanderais la date du 1er juillet, qui est celle du premier des quatre concerts du samedi soir que l'Orchestre Symphonique de Montréal donnera à l'Amphithéâtre.Charles Dutoit dirigera alors la Turangalîla- Symphonie de Messiaen, immense fresque en dix mouvements d'une durée de 75 minutes pour 103 exécutants dont un soliste au piano percussif (ce sera Louise Bessette) et un aux hallucinantes Ondes Martenot (Jean Laurendeau).Dutoit et l'OSM avaient donné à la Place des Arts en 1984 cette oeuvre que son auteur a appelée « un chant d'amour et un hymne à la joie ».Seize ans plus tard, il est temps de la reprendre.Le samedi suivant, 8 juillet, Dutoit, l'OSM et une douzaine de chanteurs présenteront en version demi-scénique deux opéras très rarement montés : Le Rossignol, de Stravinsky, qui est une séduisante fable orientale, et Les Mamelles de Tirésias, opéra bouffe de Poulenc sur un texte de Guillaume Apollinaire, l'histoire d'un couple dont l'épouse devient le mari et le mari, mère de famille.À ces raretés s'en ajouteront au moins deux autres, en piano et en musique chorale.Dans le premier cas : la Passacaille de Godowsky d'après Schubert, soit 44 variations sur les premières mesures de la Symphonie inachevée.On aura facilement deviné ici le nom de l'exécutant : Marc-André Hamelin.Il enregistra la longue pièce dès 1987 et la reprendra le 24 juillet à l'église de L'Assomption.L'autre nouveauté, c'est la Messe no 2, en mi mineur, de Bruckner.Il s'agit d'un répertoire peu fréquenté ici.Composée en 1866 et révisée plusieurs fois jusqu'en 1885, l'oeuvre de près de 40 minutes de durée est écrite pour choeur à huit voix et ensemble de bois et cuivres.Ce choeur à huit voix correspond à deux formations, et on en entendra justement deux, le 7 juillet à l'Amphithéâtre : le Choeur du Festival et le Choeur Classique de Montréal, avec l'Ensemble instrumental du Festival, soit au total 200 participants dirigés par Pierre Simard.Du côté du répertoire plus courant, ne regrettons pas le retour d'oeuvres comme le spectaculaire Carmina Burana programmé par l'Orchestre Symphonique de Québec le 22 juillet ou l'attachant Trio pour piano, violon et violoncelle de Tchaïkovsky joué ce mardi 27 par Turini, Landsman et Orloff.Ces deux oeuvres font partie de celles qui, à chaque nouvelle audition, et bien que pour des raisons différentes, produisent un effet qui ne se dément jamais. 5LP0701D0623 D07 vendr.(Arts) 5LP0701D0623 ZALLCALL 67 00:26:31 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 7 NOUVELLES DU DISQUE Intégrale Bartok n À peine paru son coffret des 15 Quatuors à cordes de Chostakovitch confiés au Quatuor Emerson, de New York, Deutsche Grammophon sort une autre intégrale de quatuors du XXe siècle : les six de Bartok, par le Hagen, d'Autriche.Raretés pour quatuor n Le Quatuor Chilingirian, de Grande-Bretagne, a choisi des raretés, et des raretés françaises, de Vincent d'Indy et de Chausson, pour son dernier disque Hyperion.Même chose pour le New Hellenic Quartet, qui a puisé chez le Grec Nikos Skalkottas le programme d'un récent disque réalisé pour la marque suédoise BIS.La trompette russe n Le trompettiste Bibi Black joue trois concertos russes sur un récent disque Chandos.Les compositeurs : Aleksander Arutiunian, Aleksandra Pakhmutova et Moiseï Vainberg.Avec l'Orchestre de chambre de Moscou que dirige Constantine Orbelian.Musique « soviétique », indique le disque, les trois compositeurs étant nés dans les années 20.Brahms et Shaham n Une nouvelle version du Concerto pour violon de Brahms est annoncée par Deutsche Grammophon.Le soliste : Gil Shaham.Avec Abbado et le Philharmonique de Berlin. 5LP0801D0623 D08 vendr.(Arts) 5LP0801D0623 ZALLCALL 67 00:31:59 06/23/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Jazz Le contrebassiste de l'heure HOLLAND / Suite de la page D1 Dave Holland ne s'inquiète pas pour l'avenir du jazz.Il n'est pas de ceux qui annoncent son déclin en tant que forme.« Actuellement, soutient-il, on peut compter sur un incroyable bassin de talent.Lorsque tu envisages l'avenir de la musique, tu dois bien sûr regarder du côté des jeunes ; c'est ce que je fais et c'est pourquoi j'ai confiance en l'avenir.Ce qui se crée actuellement est beaucoup moins étroit que ce que les grandes compagnies de disques ou les médias laissent entendre.» Même s'il est choyé par le jazz américain, encore fermé aux expressions « étrangères » de la musique improvisée, le Britannique d'origine refuse de jouer le jeu de l'américanocentrisme.« Aux États- Unis, fait-il remarquer, cette attitude n'est pas limitée au jazz.Les films qu'on regarde, les vêtements qu'on porte sont plus souvent qu'autrement américains, n'est-ce pas ?La musique, elle, prend sa source dans la tradition afro-américaine.Et cette culture noire, encore très puissante, nourrit la musique \u2014 prenez le hip hop.Personnellement, je crois que les artistes devraient bénéficier d'une ouverture totale des frontières.Il devrait circuler un libre courant d'idées au sein de la communauté artistique de la planète.» Trêve d'internationalisme, la portion de cette série Invitation dont Dave Holland est le personnage central est à l'image de son ouverture, de sa propension à établir des ponts entre tradition et avant-garde.Laissons-le expliquer le menu qui met en relief les musiciens avec qui il entretient les liens plus déterminants.Seul le trompettiste- bugliste canadien Kenny Wheeler, un vieux complice de Holland, sera absent au programme de la série \u2014 son l'épouse doit subir une opération chirurgicale ces jours-ci.Jeudi 29 juin : en trio avec Herbie Hancock et Gene Jackson « Le batteur Gene Jackson a travaillé à mes côtés dans le cadre de l'album Dream of the Elders.Par la suite, nous avons joué souvent ensemble avec Herbie Hancock.Herbie m'a donné la possibilité de rejoindre un auditoire plus vaste.Chaque soir où je joue avec lui, il soumet des improvisations totalement différentes et me rappelle ce qu'est fondamentalement le jazz.Je sais que tout a été dit à son sujet, mais j'oserai ajouter qu'il me fait réaliser tout le pouvoir de la musique.Vendredi 30 juin : le Gateway Le Gateway band est une formation mythique de l'étiquette ECM avec qui Holland est associé depuis un quart de siècle.« Cette relation avec John Abercrombie et Jack De- Johnette, assure-t-il, est encore vibrante.Nous ne travaillons pas ensemble outre mesure, mais nous maintenons encore d'excellents rapports.Jack De Johnette et moi, nous nous fréquentons depuis 1967 et avons joué dans nombre de contextes.Avec John Abercrombie, j'ai joué en février dernier aux côtés de Kenny Wheeler.» Samedi 1er juillet : le Dave Holland Big Band Big Band n'est peut-être pas le terme approprié pour cette formation de 13 musiciens qui présenteront la musique de Dave Holland, mais parlons tout de même d'un gramd ensemble.« Ma première expérience en tant que leader de grand ensemble remonte en 1988 au Public Theatre de New York.Évidemment pour des raisons économiques, il est rarement possible de présenter ma musique écrite pour un tel contexte orchestral.Cela dit, j'écris actuellement de nouveaux arrangements pour cette formation.Mon quintette actuel constitue la partie centrale du groupe, à laquelle se joindront des musiciens extraordinaires tels les saxophonistes Antonio Hart, Eric Person et Earl Gardner, le trompettiste Dwaine Eubanks ou le tromboniste Josh Roseman.» Dimanche 2 juillet : le Dave Holland Quintet Lorsqu'on lui a proposé cette série de concerts, son premier choix fut, bien sûr, son propre quintette.Inutile d'ajouter que Dave Holland ne tarit pas d'éloges à l'endroit de ses sidemen.Que le contrebassiste juge remarquable le développement de son quintette.« On n'y trouve pas que des solistes de premier plan, ces musiciens sont liés inextricablement à la section rythmique et manifestent une grande écoute à l'endroit de chacun de leurs collègues.« Robin (Eubanks) est l'un des grands trombonistes de sa génération, il joue merveilleusement, il a tout un éventail d'idées musicales.Les gens devraient porter attention à son jeu.Chris (Potter) est un formidable jeune saxophoniste qui peut aussi écrire des choses magnifiques.Billy (Kilson) manifeste un sens exceptionnel de la dynamique, ses grooves sont toujours intéressants, il est capable de s'adapter à chaque contexte, à chaque musicien.Quant à Steve Nelson, il exploite brillamment les caractéristiques du vibraphone, un instrument à la fois percussif et harmonique.Mes musiciens sont très attentifs lorsqu'il joue, car il leur soumet toujours de nouvelles approches.» Lundi 3 juillet : duo avec Jim Hall « Jim et moi avons déjà joué en duo au cours des dernières années.Ce concert de transition entre ma portion de série et la sienne ne pouvait mieux tomber.Bien sûr, il s'agit là d'un des grands guitaristes du jazz.Voilà un autre musicien qui ne s'est jamais arrêté au plan artistique.Il cherche encore, il a la flamme, il est inspiré.Ceux qui l'ont oublié se rendront immédiatement compte qu'il n'a pas cessé d'évoluer.\u2014 Et vous, Dave Holland, quel est l'accomplissement dont vous êtes le plus fier ?\u2014 Staying in the business, répond-il en riant.Plus élégamment, je dirais être fier d'avoir persévéré dans l'industrie de la musique tout en conservant mon enthousiasme et ma curiosité.La nature de l'économie du jazz a beau changer, je m'efforce d'y maintenir le même engagement.Le contrebassiste Dave Holland donnera cinq concerts dans le cadre de la prestigieuse série Invitation du Festival de jazz de Montréal.EN BREF Pierre Barouh présidera les Prix Miroir n Le comédien, producteur et chanteur Pierre Barouh (Chabadabada.) présidera le jury des 12es Prix Miroir de la chanson francophone décernés à l'occasion du Festival d'été de Québec, qui aura lieu du 6 au 16 juillet.Les autres jurés sont la chanteuse belge Khadja Nin, la journaliste radio-canadienne Marie-Christine Trottier, le chanteur québécois Florent Vollant et l'écrivain britannique Philip Sweeney.Les Rita Mitsouko en supplémentaire n Forts des succès de leur dernier album, Cool Frénésie, les Rita Mitsouko présenteront un deuxième spectacle, le 30 juillet, 20h, à l'Olympia, dans le cadre des 12es Franco Folies de Montréal.Le spectacle de la veille du célèbre duo, au Métropolis, affiche déjà « presque complet ».Les billets sont disponibles au guichet du Spectrum et sur le Réseau Admission (514 790-1245). 5LP0901D0623 D09 vendr.(Arts) 5LP0901D0623 ZALLCALL 67 00:29:30 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 9 Livres Enfin une bible du rock en français JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Il en fallait un, le voici : 2705 pages bien tassées, plus de 4000 entrées, 37 700 groupes chanteurs ou musiciens, 22 000 morceaux et 18 300 albums répertoriés, trois volumes dont un précieux index, le tout compilé en six ans de travail.Ce Dictionnaire du rock, si longtemps attendu en langue française, est la meilleure nouvelle de l'année pour les afficionados du disque et la gagas du rock.Paru dans l'excellente collection Bouquins, ce monument d'érudition et de passion se compare sans gêne aux briques anglo- saxonnes que sont le All Music Guide ou le Rolling Stone Encyclopedia of Rock'n'roll.Le journaliste Michka Assayas et son équipe d'une vingtaine de collaborateurs ont réuni ici une somme d'informations jamais vue en français, qui relègue le pourtant très respectable Rock de A à Z (Albin Michel) au rang de feuillet paroissial.C'est bien simple, tout y est.On trouve dans ce dictionnaire du rock des éléments biographiques archi-complets, des analyses précises sur des milliers de groupes et artistes, sur des producteurs, des maisons de disques, des marques d'instruments, les thèmes qui ont marqué l'histoire du genre, avec ses racines (blues, country, folk) et ses arborescences (pop, reggae, soul, rap, techno).Bref, l'aventure rock s'y trouve ratissée, décortiquée, vérifiée et recoupée dans tous les sens, dans un style qui n'est jamais laborieux et souvent littéraire, au point de se lire parfois comme un feuilleton.Au fait, l'écrivain Michel Houellebecq, qui fait partie des rédacteurs, signe une notice d'environ huit pages sur.Neil Young.Qui l'eût cru.Pour tempéré et rigoureux qu'il soit, ce dictionnaire n'écarte pas la subjectivité.Le lecteur s'amusera à comparer la longueur des entrées, à mesurer ici et là les préférences de ses auteurs.Les monstres sacrés ont leur part légitime du gâteau (Elvis : 10 pages, Beatles : huit pages, Sex Pistols : sept pages, Jimi Hendrix : cinq pages, Lou Reed : six pages), d'autres auraient peut-être mérité davantage (Cohen, seulement une page et demie), certains sont remis à leur juste place (Phil Collins, une demi-page).Mais on s'attarde aussi à d'obscurs soldats, comme Johnny Preston, The Music Machine ou les Aphrodites's Child, groupe grec psychédélique qui compta en ses rangs Démis Roussos et Vangelis.Pour l'amateur de rock, cette odyssée paraîtra d'autant plus passionnante qu'elle fourmille de détails maniaques \u2014 parfois anecdotiques \u2014 sur tel ou tel artiste.Où l'on apprend que Ry Cooder porte un oeil de verre, que deux membres du groupe Badfinger se sont pendus, que l'organiste des Los Bravos s'est suicidé après que sa femme fut tuée le jour de leur mariage et on en passe.Rares maillons faibles de cette incroyable somme de travail : l'absence systématique de photos (la collection Bouquins l'exige) et des discographies sélectives plutôt que tentativement complètes.Pour le reste, ce Dictionnaire du rock, qu'on surnomme d'ores et déjà « l'Assayas », se révèle un outil indispensable pour les musicologues et les collectionneurs de disques, une référence absolue pour les professionnels de l'industrie et les journalistes rock.Les simples amateurs, eux, l'apprécieront pour ce qu'il est : une véritable bible.HHHH1/2 DICTIONNAIRE DU ROCK Michka Assayas Bouquins / Laffont 5LP1001D0623 d10 vendredi 5LP1001D0623 ZALLCALL 67 00:23:59 06/23/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Disques Du grand Faulkner n Il a décroché son auréole de bum magnifique.À pieds joints, il a sauté dessus, en voici les rutilants tessons.Fragile est la flamme par les temps qui courent, déplore le narrateur ?Dans le cas de Stephen Faulkner, elle semble retrouver son ardeur après huit ans de silence discographique.Les briquets viennent, les briquets vont, de par les tavernes, les bistros, les bars-salons.c'est dire les flashs qui crépitent encore dans cette caboche.On y chevauche la bête, on couche dans l'oeil de la tempête, on se souvient de daddy qui s'est en allé rejoindre le big band de l'éternité.On pleure papa, on rit de soi, on maugrée, on se souvient, on a envie de tout casser, on relève la tête et on encourage Doris à jouer le tout pour le tout sur son vieux piano aux dents cariées.Et vagabondent les étoiles, et volent les oiseaux de paradis.artificiels.Un mot cloche quelque part, une note s'enfarge.Mais ces rimes sur fond de jazz primitif, rock des plaines et autres ambiances manouches sont livrées avec une telle vérité de l'âme que le moindre polissage en aseptiserait la facture.Puisque Faulkner est capable de transformer ses défauts en qualités.où est le problème ?HHHH TESSONS D'AURÉOLE Stephen Faulkner Impresarii / Fusion III Alain Brunet Magnifique ! n À travers cette mouvance de récupération des rythmes latins, le travail de Da Lata se distingue du lot.Ce bébé des producteurs britanniques Christian Franck et Patrick Forge, reconnus pour leur implication sur la scène acid-jazz et trip hop, élabore avec finesse, en une dizaine de titres, une synthèse de la musique brésilienne et des grooves londoniens.Tout en préférant le format chanson plutôt que dancefloor \u2014 sur lesquelles chansons on entend la superbe voix de la Brésilienne Liliana Chichian \u2014, Da Lata intègre les percussions (du Portugais Oli Savill), les instruments à cordes peu communs et des basses bien grasses, le tout enrobé de superbes arrangements de violons.Sans tomber dans les clichés, Da Lata jette un regard personnel et envoûtant sur ces sonorités sud-américaines.Un must pour l'été.HHHH SONGS FROM THE TIN Da Lata Palm Pictures / Outsid Philippe Renaud collaboration spéciale Dangereux n Catatonia ?Encore l'histoire d'un groupe britannique (du pays de Galles, plus précisément) qui cartonne chez lui, mais demeure inconnu dans nos contrées.Equally Cursed And Blessed est donc paru l'an dernier en Europe, récoltant sa part de votes au scrutin des albums de l'année.Le compact en question vientd'atterrir dans nos bacs.mais tout le monde s'en fout.Dommage, car voici un album de pop presque parfaite, où les cordes symphoniques caressent les guitares de feu, où la voix de l'excellente Cerys Mathews \u2014 sorte de Marianne Faithfull des temps modernes \u2014surprend un peu plus à chaque fois.Catatonia, donc ?Un peu comme la cigarette : plus on y goûte, et plus on y prend goût.Dangereux.HHHH EQUALLY CURSED AND BLES SED Catatonia Blanco Y Negro/Warner Richard Labbé Louise toute seule.n Veruca Salt, c'était Louise Post et Nina Gordon, deux (très) jolies filles qui s'amusaient à hurler un rock alterno mélodique et rageur, comme si leur vie en dépendait.Après deux albums à succès, les amies ont divorcé, citant les éternelles « divergences musicales ».Voici le Veruca Salt nouveau cru, mené de belle façon par dame Louise, qui nous rappelle ici que le son Veruca était \u2014\u2014 et demeure \u2014 le sien.En vrac : six-cordes de plomb, voix douces mais pas trop, mélodies à couper au couteau.Post et sa bande s'amusent ferme sur Resolver, citant au passage le grand livre du rock, de Cheap Trick aux Who, sans miner notre plaisir.Peut-être pas l'album de l'année, mais un truc sans prétention qui touche la cible.HHH 1/2 RESOLVER Veruca Salt Velveteen/Beyond Richard Labbé Hautes sphères analogiques n Un nouveau venu sur la scène électronique montréalaise : David Kakon, alias Jaffa.Grand collectionneur de claviers analogues d'époque, Kakon les utilise à bon escient pour élaborer une mixture séduisante de breakbeats et d'ambiances soul et funk évoquant les années 70.Cet album, Elevator, sorti sur l'étiquette locale Nude (subdivision du label drum & bass Dune de Double A & Twist), est à la fois linéaire et divertissant, aux rythmes détendus et aux sonorités chaudes \u2014 ah, ces bons vieux synthés.On ne réinvente pas la roue (le titre Be Nude, Baby utilise un échantillonnage popularisé par Massive Attack sur Bluelines), mais il se dégage de cette production un côté à la fois très sensuel et sophistiqué qui plaira à ceux que le trip hop a déjà fait vibrer.En prime, deux remix, un de Fila Brazilia, un de Herbaliser.HHH 1/2 ELEVATOR Jaffa Nude Recordings / Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Hamlet Forever.n Quelles pensées traverseraient l'esprit de Hamlet s'il vivait à notre époque ?Quelles sont les musiques qui, aujourd'hui, pourraient le mieux illustrer toute la complexité du personnage ?Telles sont les questions auxquelles tente de répondre le cinéaste Michael Almereyda dans son adaptation contemporaine de la plus célèbre pièce du grand Shakespeare.Les rythmes envoûtants de Primal Scream (Slip Inside This House) côtoient ainsi ceux de Morcheeba (Big Calm) ou de Supreme Beings of Leisure (Sublime).Des plages acoustiques signées John Rouse ou Michael Hurley font aussi écho au questionnement existentiel du prince qui a aujourd'hui pris identité new-yorkaise.Évidemment, le Hamlet (Pow Pow Pow) un brin destroy qu'a composé Nick Cave pour The Birthday Party il y a belle lurette figure aussi sur cet album décapant, qui donne à l'oeuvre du barde anglais un éclairage percutant.HHH HAMLET Music From the Motion Picture RYKO Marc-André Lussier collaboration spéciale Radio friendly.n Il y a deux ans, La Nuit des fous ne fut pas l'album que j'attendais de Yannick St-Arnaud.Cet éponyme s'en approche un peu.Le deuxième disque du Montréalais est radio friendly, sa voie s'y éraille bellement, les fréquences concoctées atteindront des milliers de plexus.C'est qu'on y débusque des chansons solides, bien foutues.Pour que tu m'aimes, par exemple, m'apparaît comme un véritable tube.Le lyrisme de Hors colle est beau, les écorchures de Me retrouver sont belles, le reggae de Tu Culo est très.français, Ma cigarette aborde une thématique éculée sur un nuage (insistant) de Ferré, la guitare sur Toucher les étoiles ressemble étrangement à celle d'Andy Summers, on en passe.Voilà donc un crossover pop-rock dont raffole notre industrie du disque et de la radio.J'ai quand même du mal à admettre qu'un jeune auteurcompositeur- interprète aussi doué, de surcroît amateur de jazz et de rock sophistiqué, soit si peu au fait de la nouvelle pop.Question d'entourage, je suppose.HHH YANNICK ST-ARNAUD Yannick St-Arnaud Poète Traffic / Sélect Alain Brunet Aller-retour trance n L'ineffable Paul Van Dyk, l'idole des jeunes ravers anglais, lance sur sa propre étiquette (Vandit) son album Out There And Back, fort attendu.Ce généreux album double (dont le deuxème disque est surtout constitué de remix du premier), vous entraîne dans un voyage épique sur le TGV techno du réputé DJ allemand.Enchaîné justement à la manière d'un de ses sets, les titres se fondent dans un maelström de rythmes rép progressions mélodiques, qu'on a toutefois l'impression d'avoir entendues maintes fois.Mais ses titres ont du punch, et la rythmique, bien que prévisible, est superbement construite.Même que certaines pièces vous donneront la chair de poule.On dit de ce « nouveau trance » qu'il a toutes les chances de devenir le son dance à grande échelle.J'échangerais volontiers Paul contre tous les MC Mario de ce monde.HHH OUT THERE AND BACK Paul Van Dyk Vandit/Mute/Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale O .n Suns of Arqa plonge ses auditeurs en transe depuis près d'une trentaine d'années, alors que le producteur écossais Michael Wadada tâtait le dub psychédélique avec Adrian Sherwood (d'Onu Sound).Sur ce nouveau disque, Cosmic Jugalbandi, sept musiciens indiens et anglais tripotent leur flûtes, violons et tampuras sur dix chansons instrumentales inspirées de cinq ragas traditionnels.Le résultat est à la fois psychédélique et relaxant.Parfois plus traditionnelles dans leurs factures, ces relectures de ragas allient des éléments de la nouvelle technologie, notamment grâce au travail de Youth (ex-Killing Joke) et de Zion Train.Édité sur le label local Interchill, Cosmic Jugalbandi sera lancé demain soir au Lion d'Or, avec un concert de musique traditionnelle indienne.HHH COSMIC JUGALBANDI Suns of Arqa Interchill / Outside Philippe Renaud collaboration spéciale Le jazz qui flashe in da house.n Voici que des jazzeux espagnols et suisses s'approprient la house, voici la house de Solar Sides.On y relit Dizzy Gillespie, George Gershwin, Thelonious Monk, Cole Porter.Bien joué, mais flasheux.La facture house donne trop l'impression d'annuler toute la subtilité rythmique du be-bop.Retirez les polyrythmes de A Night In Tunisia, réduisezen les changements harmoniques, ne conservez intacts que les thèmes mélodiques et vous obtenez la musique de Solar Sides.Jazz édulcoré, destiné aux jeunes cadres branchés qui ne détestent pas se trémousser.Je prévois néanmoins un impact certain sur les scènes extérieures du FIJM.Dans un an ou deux, on aura passé à autre chose.Comme ce fut le cas, par exemple, de Ronny Jordan \u2014 flasheux s'il en est.HH 1/2 ÉLECTROLYSE Solar Sides Apricot / Inca / Musicor Alain Brunet Prévisible n On aurait aimé accorder une dernière chance à Jon Bon Jovi.Propager la bonne nouvelle et accueillir cet album dans l'enthousiasme.Mais lorsque le groupe nous balance une ballade à briquets dès la troisième plage, pour ensuite nous raconter des histoires de quartiers mal famés alors que ses membres ont chacun trois maisons sur Malibu Beach, il nous donne des munitions à la pelle.En d'autres mots, le dernier Bon Jovi est un anachronisme total.Le navrant retour d'un groupe qui cherche à revivre son glorieux passé, au point de plomber le simple It's My Life d'un talk-box à la Livin' On A Prayer et de bourrer cet album de ballades qui auraient été plus pertinentes en 1986.Avertissement : l'écoute de ce compact pourrait vous pousser à enfiler des spandex léopard.CRUSH Bon Jovi Island/Universal Richard Labbé Le folklore qui brasse PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Qui l'eût cru ?À l'époque des méga-événements techno, des festivals de musique skate- punk, des MP3, du hip hop, des samplers et autres apparats de ce début de millénaire, le folklore refait surface.Pas celui des bacaisses dans l'fond d'la boîte à bois ; celui d'une jeunesse qui assimile les nouveaux courants musicaux, qui les distille avec ses idées neuves et son arsenal d'instruments \u2014 bombarde, guitare électrique, low-pipe, bass-drum, bouzouki.Celui d'une jeunesse d'archéologues musicaux qui construit un pont entre les traditions et la modernité.Des Batinses, sextet basé à Québec dont les membres sont originaires de tous les coins de la province (et même de Bretagne), on dit même qu'ils font une musique « urbaine ».« Urbaine ?Je ne sais même pas comment définir ce qu'on est », lance Todd Picard, bassiste, mandoliniste et chanteur des Batinses.Les gens viennent nous entendre ; des fois, c'est du folklore, des fois, c'est autre chose.C'est difficile de trouver le bon terme, pour que les gens sachent à quoi s'attendre.» Personnellement, j'aime bien trashditionnel.Ou funklore.Des jeux de mots tordus pour une musique tordue, tel un jeu de sons qui brouille les références, et surtout l'image qu'on se fait généralement de notre musique traditionnelle.Disons que dans leurs reels, leurs complaintes et leurs chansons, on reconnaît la musique bulgare, les rythmes latins, le rock.« Le progressif, aussi », souligne François Morissette, qui chante en jouant de la guitare, du bouzouki et du banjo.Les Batinses existent depuis six ans, quatre sous la forme actuelle, avec laquelle ils ont enregistré leurs deux albums : Charivari (1997) et Tripotages, sorti il y a un mois et demi.Mathieu Girard (guitare), Fred Lebrasseur (percussions), Andrée Bilodeau (violon) et Christophe Garenc (vents) complètent la formation.Tous chantent et sont, pour la plupart, multi-instrumentistes, ce qui confère à leur musique une savante richesse.Mais pourquoi diable le folklore ?D'autant plus que tous les membres ont côtoyé le rock, le métal et la musique classique avant de fonder un groupe de musique traditionnelle ?Christophe, le Breton, avoue s'être ennuyé de la musique de sa région, qu'il a retrouvée sous la forme traditionnelle québécoise.Mathieu explique avoir découvert la richesse du folklore à l'adolescence, comme ses collègues.« Pour moi, avance François, j'ai beaucoup écouté les groupes des années 70, Barde, Le Rêve du Diable.On n'est pas issus de familles qui écoutaient du folklore, comme au Cap Breton.On a choisi de faire du folklore, mais on est intéressés par toutes les musiques, qu'on se réapproprie à notre manière.On n'est pas des puristes du folklore.» « On a longtemps trouvé ça quétaine, poursuit Todd, parce que tout ce qu'on entendait venait des années 50, du genre : viens donc prendre un petit coup, sort les bines pis les patates.C'était le gros du répertoire, alors que les complaintes et des chansons plus mystiques étaient mises de côté.Ça a donné une image péjorative du folklore, alors qu'il y a tellement plus ! Comme ces reels qu'on entend, avec des structures complètement buzzées.C'est modal, c'est étrange, y'a autre chose dans notre folklore ! » C'est cet autre chose qui les a piqués.Les membres ont fait des recherches, notamment dans les archives folkloriques de l'Université Laval, ces enregistrements faits dans les années 50 par Marius Barbeau, sorte de Alan Lomax québécois, qui a parcouru les villages de la province muni d'une enregistreuse, à la recherche de chansons de notre répertoire.De ces trouvailles, ils construisent une musique enflammée qui brise les barrières entre les genres, surtout en spectacle, où leurs métissages sont encore plus surprenants.« Les Batinses, c'est la liberté ! clame Todd.On tâte le pouls de la foule, on interagit avec elle, c'est bien important cet esprit de communion-là.» « C'est très dansant, ajoute Fred, mais on a aussi une musique raffinée, pour un auditoire attentif.On s'adapte facilement aux situations.» C'est ça, leur truc : s'adapter.Récupérer des textes anciens complètement éclatés en leur ajoutant une saveur moderne, originale.Redécouvrir la richesse de notre répertoire traditionnel par le filtre de leur fringante vision.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse © Les Batinses (François Morissette et Fred Lebrasseur à l'avant-plan ; Christophe Garenc, Todd Picard, Mathieu Girard et Andrée Bilodeau) fêtent la Saint-Jean, ce soir, sur la Place du marché Maisonneuve. La Presse 23 juin 2000 Page D11 manquante 5LP1201D0623 D12 vendr.(Arts) 5LP1201D0623 ZALLCALL 67 00:26:53 06/23/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Théâtre Semaine du 25 juin 2000 SD CS 1 1 THONG SONG SISQO 3 2 I WANNA BE LIKE YOU Big Bad Voodoo Daddy 4 3 IT'S MY LIFE Bon Jovi 2 4 WHEN ?Shania Twain 8 5 MY WORLD IS YOU Oliver Haze 7 6 (MUCHO MAMBO) SWAY Shaft 10 7 SIMPLE KIND OF LIFE No Doubt 5 8 THE ONE Backstreet Boys 11 9 I WILL LOVE AGAIN Lara Fabian 12 10 TAKE A LOOK AROUND (THEME FROM M:I 2 Limp Bizkit 6 11 OOPS.! I DID IT AGAIN Britney Spears 14 12 BODY ROCK Moby 9 13 SHACKLES (PRAISE YOU) Mary Mary 15 14 PUMPING ON YOUR STEREO Supergrass 16 15 STRANGE LOVE ADDICTION Supreme Beings of Leisure 19 16 SHA LA LA LA Vengaboys 18 17 NO MAN WOMAN'S Sinead O'Connor 20 18 STEAL MY KISSES BEN HARPER 13 19 YOU SANG TO ME Marc Anthony 22 20 BOOM Trinket 17 21 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton 24 22 AM I HERE YET?Billie Myers 25 23 FEARLESS Bryan Adams 26 24 IF ONLY Hanson 27 25 IT'S GONNA BE ME N'Sync 28 26 COULD I HAVE THIS KISS FOREVER ?Whitney Houston & Enrique Iglesias 29 27 DANCE TONIGHT Lucy Pearl 30 28 BENT Matchbox Twenty \u2014 29 SAY MY NAME Destiny's Child \u2014 30 WONDERFUL Everclear 2 1 MOTEL 117 Éric Lapointe 1 2 JE JOUE DE LA GUITARE Jean Leloup 5 3 L'UNE VA SANS L'AUTRE Venus 3 6 4 MONTRE-MOI LE CHEMIN S.K.O.7 5 SPIN ME 'ROUND 2000 Les Nerds 11 6 ENTENDS-TU MON COEUR ?Jacynthe 12 7 EMMÈNE-MOI Allan Théo 3 8 LOIN DE CHEZ MOI Bruno Pelletier 14 9 THANK YOU Mc Master & James 4 10 SEPTIÈME CIEL Jane Fostin 15 11 NATURELLE Baobab 8 12 QUAND ?Martin Deschamps 9 13 RIEN DE NOUVEAU Francis Cabrel 18 14 NE FAIS PAS ÇA Paul Piché 21 15 JE N'T'AIME PLUS Mario Pelchat 17 16 JE COMBATS LE SPLEEN Stefie Shock 19 17 S'AIMER SANS LUMIÈRE Rock Voisine 20 18 MYSTÈRE AÉROSOL Projet Orange 22 19 INFINITÉ Richard Petit 23 20 AFRIKA Tukuleur SD CS Le site enchante, mais pas la pièce JEAN BEAUNOYER Le site du Théâtre des Cascades est toujours aussi enchanteur avec le musée, les boutiques, les espaces verts et le lac Saint-Louis vu du quai situé à quelques mètres du théâtre.Probablement le plus bel environnement de tous les théâtres d'été du Québec.Les gens de la région sont sympathiques et les visiteurs sont bien accueillis par les membres de l'équipe du Théâtre des Cascades.On arrive au théâtre dans de bonnes dispositions et le bonheur serait parfait avec une bonne pièce de théâtre et un repas qui va de pair avec l'environnement.Ce qui n'est pas nécessairement le cas.Je ne sais pas pourquoi la direction du Théâtre des Cascades fait preuve d'un tel relâchement depuis quelques années, avec la présentation de Haute Fidélité, l'an dernier, une pièce à succès, mais usée à la corde, et une création de Pierre- Yves Lemieux, facile et bâclée, cet été.V comme canard ne sera définitivement pas dans la course pour un Masque l'automne prochain, ni aucun autre prix d'ailleurs.Je veux bien qu'on racole le public du troisième âge pour rentabiliser l'entreprise, mais il faudrait peut-être modérer ses transports et évacuer les clichés qui commencent à s'entasser dans les théâtres en été.Comme une vague du nouvel ou du bel âge qui déferle depuis quelques étés alors qu'on raconte immanquablement sur scène la difficulté de vivre la retraite avec sa famille ou sa conjointe.Généralement, le retraité est malcommode, bougonneux ou ratoureux et c'est sa femme ou ses enfants qui le supportent tant bien que mal.Comme si tout le monde s'était inspiré de L'Été dernier à Golden Pound, la pièce culte des nouveaux membres en règle de l'âge d'or.Dans le cas de V comme canard, le vieux bougonneux est interprété par Ghyslain Tremblay, qui n'a manifestement pas l'âge du personnage, mais qui fait des efforts remarquables en se collant une grosse moustache et en glissant un bedon en plastique sous sa chemise.Même Louisette Dussault, qui interprète le rôle de sa femme, n'a jamais paru si jeune sur scène.Bon ! mettons-y un peu de bonne volonté et imaginons que le couple a l'âge de l'emploi.En première partie, le bougonneux et ratoureux, en plus d'être particulièrement possessif, fait mille misères à sa femme afin qu'elle demeure toujours près de lui.En deuxième partie, sa femme se venge avant de se réconcilier avec son pas particulièrement tendre époux.Voilà l'histoire.Le problème de cette pièce qui se veut comique se situe en première partie alors que le vieux bougonneux en fait trop et fait vivre un véritable enfer à sa femme.Il pourrait être drôle, mais il est franchement odieux, maniaque, en étouffant toutes les initiatives de sa compagne.Celle-ci se venge beaucoup plus délicatement, plus subtilement dans la perspective d'une comédie.Le fils du couple est d'une telle insignifiance qu'il n'apporte absolument rien au propos de la pièce.À peine un support comique à quelques reprises.En somme, une caricature de la vie de retraité qui ne rejoindra pas nécessairement un public plus âgé.Les retraités apprécient le théâtre de toutes les époques et de toutes les générations à condition qu'on leur propose des pièces de qualité, solidement structurées et crédibles.Ce qui n'est pas le cas cette année au Théâtre des Cascades.On pourrait miser sur la qualité autant sur scène qu'au restaurant du théâtre.Avec un lieu aussi romantique que Pointe-des-Cascades, on devrait éviter le buffet constitué de l'éternel roast beef mélangé avec la sauce du poulet dans la même assiette et un bien maigre bar à salade.Oubliez la gastronomie au Théâtre des Cascades, lieu où triomphent les patates pilées.Heureusement qu'il y a l'eau et les bateaux.V COMME CANARD, comédie de Pierre- Yves Lemieux, mise en scène de Fernand Rainville, décor et costumes de Marc Senécal, éclairage de Mathieu Gourd.Avec Stéphane Breton, Louisette Dussault, Myriam Poirier et Ghyslain Tremblay.Spectacle présenté du mercredi au samedi à 20 h 30 au Théâtre des Cascades, à Pointe-des-Cascades, par la 20 Ouest, direction Dorion.Info : 450 455-8855.Myriam Poirier, Louisette Dussault, Ghyslain Tremblay et Stéphane Breton, dans V comme canard, une décevante création de Pierre-Yves Lemieux.Le problème de cette pièce qui se veut comique se situe en première partie alors que le vieux bougonneux en fait trop et fait vivre un véritable enfer à sa femme. La Presse 23 juin 2000 Page D13 manquante 5LP1401D0623 D14 vendr.(Arts) 5LP1401D0623 ZALLCALL 67 00:26:43 06/23/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Arts visuels Poilu., une photographie de Claude Dallaire exposée à la galerie Tremblay-Monet.L'art, c'est de l'art.JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Il n'y a pas si longtemps, Montréal la métropole était en mal de lieux pour diffuser la production des artistes de la pub et de l'édition.Ah bon ! fit-on.C'est pour vous dire un peu le pas de géant.Aujourd'hui, Montréal la métropole compte, non pas une, mais deux galeries qui se consacrent exclusivement à la présentation d'art dit commercial.Et il y a preneurs.Et la métropole a la santé.Ouvert rue de Grand-Pré il y a un peu plus d'un an, F.52 Diffusion- Galerie, qui diffuse et distribue une vingtaine de maisons d'édition en bande dessinée, prête régulièrement ses cimaises à des illustrateurs et à des graphistes d'ici et d'ailleurs.Un petit havre de culture visuelle en plein quartier résidentiel du Plateau Mont-Royal.Pour sa part, la galerie Tremblay- Monet a choisi de se nicher à même La Mecque des galeries d'art contemporain.Logée depuis décembre 1998 dans l'édifice du 460, rue Sainte-Catherine Ouest (le jumeau du Belgo, son voisin), cette galerie copilotée par l'illustrateur Sylvain Tremblay et le directeur artistique et designer graphique André Monet ne lésine pas sur sa mission.Non seulement se consacre-telle aux images des gens oeuvrant dans les milieux de la publicité et de l'édition, mais elle s'est donné aussi pour mandat d'encourager ces artistes à exposer leurs oeuvres « selon une démarche artistique et personnelle » et, tenez-vous bien, de « changer la perception » courante du métier de la pub ! La belle affaire.Et pourquoi pas ?Si le milieu des arts visuels défriche formes et idées, celui de la publicité, lui, ose.C'est connu.Puis, trêve de généralités, la galerie Tremblay-Monet a opté pour un mode de fonctionnement tout à fait classique, avec son lot d'expos personnelles et son effort d'expos thématiques.Depuis son ouverture, on a pu voir notamment des solos de Jean-François Bérubé, Normand Cousineau et Katy Lemay, de même qu'une exposition de groupe sur le thème du nu et, tout récemment, une autre intitulée Les D.A.s'exposent.Ces jours-ci, c'est aux images du photographe Claude Dallaire que la galerie nous convie.Ce finaliste du concours national Lux Canada 2000 a un faible pour l'anatomie et un autre pour les fruits.Ce sont d'ailleurs ses combinaisons couleur sur fond noir de fraises, mûres et autres nez, lèvres et fesses, sortes d'Arcimboldo revues, léchées et synthétisées par la photo, qui constituent le point fort de cette expo.Sans prétention, elles sont même gaies.Pour ce qui est de la série soft, mais alors vraiment douce, de parties de corps en osmose avec des oeufs, on reste polis.Quant au gros plan d'une asperge blanche qui a pour titre L'Âge adulte chez l'homme, les mots ne viennent pas.Mais bon, la technique est impec et cette galerie est plutôt sympa.PORTRAIT ET AUTRES PASSIONS DE CLAUDE DALLAIRE, galerie Tremblay- Monet, jusqu'au 9 juillet.Info : 514 393-0844.EN BREF La Corée commémorée n À Ottawa, le Musée canadien de la guerre fait ses devoirs.Pour commémorer le 50e anniversaire de la guerre de Corée, déclenchée le 25 juin 1950, le MCG présente dès demain La Guerre de Corée \u2014 Une guerre au service de la paix, un ensemble de 18 photographies puisées, pour la plupart, dans les Archives nationales du Canada, ainsi qu'une expo complémentaire sur le même thème montée à partir de la collection permanente de l'établissement.Autre guerre, même musée.Ça sera aussi l'occasion de découvrir les efforts de guerre de l'artiste canadien Alex Colville, dont on célèbre cette année le 80e anniversaire.La douzaine d'oeuvres de Colville et la Deuxième Guerre mondiale \u2014 Aquarelles, 1944-1945 seront sur place à compter de samedi également.(Info : 819 776-8600) La Grèce antique à l'UdeM n Au Centre d'exposition de l'Université de Montréal, l'univers de la Grèce antique revit jusqu'au 13 juillet sous forme de maquettes, de plans et de photographies.Organisée par l'École française d'Athènes, L'Espace grec rend compte de la centaine de fouilles réalisées sur les sites d'Argos, de Délox, de Delphes, de Malia et de Thasos.Depuis le IIe millénaire avant Jésus- Christ jusqu'à la christianisation, on y découvre des espaces et des modes de vie, les us et coutumes de la maison, de la place publique, du port de mer et encore.Des visites individuelles sont offertes au coût de 2 $ par personne.(Info : 514 343-6111, poste 4694) Personnalités en Estrie n Cet été, il y a de l'étoile à Sherbrooke.Du Gérard Dépardieu, Sophia Loren, Jean Cocteau et Picasso.Du Winston Churchill aussi, puis Mitterand, puis Trudeau.De la star signée Yousuf Karsh et George Nakash.En place jusqu'au 30 septembre au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, l'exposition Karsh & Natash.Célèbres portraits réunit plus de 80 images de ces photographes pas piqués des vers, de ce tandem neveu et oncle qui fait une fleur à l'Estrie où ils vécurent.(Info : 819 821-2115) Vaillancourt honoré n Le sculpteur Armand Vaillancourt est à l'honneur ces temps-ci au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.Originaire des Cantons-de-l'Est et auteur, dit-on, de plus de 3000 oeuvres (!), il est représenté par une vingtaine de sculptures en fonte, en acier et en bronze.Parallèlement, l'expo présente aussi quelques dessins et peintures rarement montrés.Le tout couvrant plus de 40 ans de la plus que prolifique carrière de cet artiste.Jusqu'au 10 septembre.(Info : 819 821-2115) Jennifer Couëlle collaboration spéciale 5LP1501D0623 D15 vendr.(Arts) 5LP1501D0623 ZALLCALL 67 00:24:14 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 15 À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Auj., 20h, La Visite de la vieille dame, de Friedrich Dürrenmatt.Mise en scène de Fabien Lachance, assisté de Marlène Lucas.THÉÂTRE ST-DENIS II (1594, St-Denis) Dès jeu., 20h, Les Jumeaux vénitiens, comédie de Carlo Goldoni.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Yves Jacques, Carl Béchard, Yvan Benoit, Stéphane Brulotte, Marie Charlebois, Henri Chassé, Luc Durand, Benoît Girard, Vitali Makarov, Roberto Medile, Renaud Paradis, Pierrette Robitaille, Christian Vézina et Isabelle Vincent.THÉÂTRE DE L'ÎLE (1, Wellington, Hull.Tél.(595-7455).Dès mar., 20h, Chat en poche, de Georges Feydeau.Mise en scène de Jean Herbiet.Avec Evangelos Alexiou, Éloi Archam- Baudoin, Richard Bénard, Geneviève Couture, Réjean Guénette, Hedwige Herbiet, Marie-Josée Lapratte et Jean-Guy Roy.THÉÂTRE DES ÉRABLES (870, Montée Laurin, St-Eustache.Tél.(450) 473-3357.L'amour compte double, de Norm Foster.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Thibodeau.Avec Gilbert Turp, Gabriel Sabourin et Serge Thibodeau.Du mer.au ven., 20h30; sam., 21h.Jusqu'au 26 août.THÉÂTRE LE CHANTECLER (Hôtel Chantecler, Ste-Adèle.Tél.(450) 229-3591.La Surprise, de Pierre Sauvil.Mise en scène de Louis Lalande.Avec Christine Lamer, Louis Lalande, Marianne Moisan Fernand Gignac et Arlette Sanders.CABARET-THÉÂTRE (Ste-Marguerite du lac Masson.TÉL.(450) 228-8808).Dès mer., 20h30, Une chance sur un million, de Norm Foster.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Avec Marie-Chantal Perron et Stéphane Jacques.PATRIOTE DE STE-AGATHE (Ste-Agathe-des-Monts.Tél.1-888-326-3655) Les Girls Re Clémencent, de Clémence Des Rochers.Avec France Castel, Andrée Lachapelle, Nathalie Gadouas, Monique Richard et Sylvie Ferlatte.Du mar.au sam., 20h30.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne.Tél.(450) 964-1220) 12 Hommes en colère, de Réginald Rose.Trad.et adapt.de Claude Maher.Mise en scène de Jacques Rossi.Avec Raymond Bouchard, Aubert Pallascio, Vincent Bilodeau, Jean Dalmain, Sylvio Archambault, Jean-Bernard Hébert, Jean-Marie Moncelet, Yves Bélanger, Jacques Baril, Marcel Pomerlo, Dany Michaud et Stéfan Perreault.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu'au 9 septembre.CABARET-THÉÂTRE DE LA MONTAGNE COUPÉE (204, rue Montagne Coupée, St-Jean-de-Matha.Tél.(450) 886-3845) Olivier Guimond, revue comique produite et mise en scène par Gilles Latulippe.Avec Gil Tibo, Marielle Léveillé et Pierre Jean.Mer., jeu., ven., sam., 20h30.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE DES GRANDS CHÊNES (Kingsey Falls.Tél.(819) 363-2900) Clone-Moi, de François Archambault.Mise en scène de Normand Chouinard.Avec Normand Lévesque, Marcel Leboeuf, Christian Bégin et Julie Perreault.Du mer.au ven., 20h30; sam., 18h et 21h30 (sauf le 24 juin à 20h30).CENTRE CULTUREL DE DRUMMONDVILLE (175, Ringuet, Drummondville.Tél.(819) 477-5412) Peinturés dans le coin, de D.Scott.Trad., adapt.et mise en scène de Gilles Latulippe.Avec Gilles Latulippe, Roger Giguère, Marie-Josée Longchamps, Jenny Rock, Serge Christiaenssens, Diane St-Jacques et Louise Matteau.Du mer.au sam., 20h.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE DE L'ÉCLUSE (190, Lareau, Iberville.Tél.(450) 348-5312 ou (514) 877-6011) Pour Hommes seulement, comédie de Raymond Villeneuve.Mise en scène de Denis La Rocque.Avec Gaston Caron, Sylvain Carrier, Caroline Claveau, Luc-Martial Dagenais, Pierre Drolet et Denis Trudel.Du mar.au sam., 20h30.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rousemont.Tél.(450) 469-3006) Marie-toi Maman!, de Stephen Levi.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Mise en scène de Suzanne Champagne.Avec Pascale Desrochers, Suzanne Champagne, Jacques Girard, Raymond Legault et Patrice Coquereau.Du mer.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h.CENTRE CULTUREL VANIER (Châteauguay.Tél.(450) 698-3127).Dès jeu., 20h30, Entre-deux, de Steve Laplante.Mise en scène de Philippe Lambert.Avec Patrice Godin, Valérie Le Maire, Bertin Savard et Anick Lemay.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR (611, rang de la Carrière, Upton.Tél.(450) 549-5828) La route des étoiles, d'après une idée originale de Richard Blackburn.Scénario de José Babin, Hélène Ducharme, Richard Blackburn, René Charbonneau et Bernard Vandal.Du mer.au sam., 21h (en juin et juillet); 20h30 (en août) Musique ÉGLISE ERSKINE AND AMERICAN Auj., 12 h 15, Isabelle Fortin et Kristina Melnyk, violoncellistes.Fech, Boismortier, Couperin, Leclair.Ven., 12 h 15, Penni Clarke, soprano.Monteverdi, Frescobaldi, Handel.AMPHITHÉÂTRE MAURICE-RICHARD Sam., 19 h 30, Orchestre de l'École Joseph-François-Perrault.Dir.Richard Charron et Marc Fortier.Tchaïkovsky, Schubert, Sibelius, Borodine, Rodgers.Mer., 19 h 30, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Vivaldi, Gould, Mozart.Service aux tables dès 18 h 30.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Alain Major, baryton.Bach, Mozart, Puccini, Wagner.Mer., 12 h 30, Réjean Poirier, organiste.Bach.SALLE DES JMC (305, Mont-Royal E.) Mar., 20 h, Erzsébet Gaal, harpiste, Irén Moré, flûtiste, et Eva Csarnay, pianiste.Maros, Bartok, Liszt.Mer., 20 h, Barbara Szarek, soprano, Janusz Wolny, baryton, Magdalena Wolny, Anna Moszczynska et Jadwiga Knott, pianistes, et Ensemble vocal Universalis.Jeu., 20 h, Marcelo Ortiz, pianiste.Beethoven, Brahms, Scriabine.ORATOIRE SAINT-JOSEPH Mer., 20 h, Jean Guillou, organiste, et Jean Marchand, récitant.Alice au Pays de l'Orgue, avec récitant (Guillou), Prélude et Fugue BWV 532 (Bach), Tableaux d'une exposition (Moussorgsky, arr.Guillou).BASILIQUE NOTRE-DAME Jeu., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Ana Mirabela Dina, pianiste.Symphonie no 18 (Mozart), Concerto pour piano no 2 (Beethoven), Symphonie no 1 (Brahms).Mozart Plus.CENTRE D'ARTS ORFORD (Salle Gilles-Lefebvre) Ven., 20 h, David Baker, tromboniste, et ensemble de jazz.Festival international de Lanaudière SALLE ROLLAND-BRUNELLE (Joliette) Lun., 19 h, Angela Hewitt, pianiste.Premier livre du Clavier bien tempéré (Bach).ÉGLISE DE SAINT-ZÉNON Mar., 20 h, Ronald Turini, pianiste, Vladimir Landsman, violoniste, et Vladimir Orloff, violoncelliste.Sonate pour violon et piano op.30 no 3 (Beethoven), Sonate pour violoncelle et piano op.38 (Brahms), Trio op.50 (Tchaïkovsky).AMPHITHÉÂTRE Ven., 20 h, Les Violons du Roy.Dir.Bernard Labadie.Magdalena Kozena, mezzo-soprano.Airs sacrés (Bach), airs d'opéras (Handel), Concerto grosso op.6 no 6 (Handel), Suite d'orchestre no 1 (Bach).Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse-Sing, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun., mar.Jusqu'au 24 septembre.CABARET (2111, St-Laurent) Sam., 20h30, Jonathan Richman.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., 22h, Youssou Seck; mer., 21h30, Silvia Sabash.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Sam., minuit, La Caravane du Désert; dim., 22h, Zinglin.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj.et sam., Gilbert Lauzon et le groupe Dany Pouliot.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj.et sam., Alex Sohier et Daniel Blouin; dim., Daniel Blouin et Michel Durocher: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Volte-Face; sam., 21h, hommage à Corbeau avec les P'tits Verrats; lun., 20h30, Stephen Barry Blues Band.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., 15h, Marisio; 18h, Éric St-Jean en duo; 22h, Yannick Beaupré; sam., 15h, Patrick Ross en solo; 18h, Amandine Paccioni en duo; 22h, Yannick Beaupré.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj.et sam., 21h, René Buisson et Serge Lachapelle.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 21h, Frédérick Nelli; lun., 21h, café jazz avec Tom Levitt; mer., 21h, Impromuse.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dim., 20h30, Aquardiante; 22h, Beat in Fraction; lun., 22h, Chantier.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Viviane Dean avec Skip et Tim; sam., 22h, Quartette Simon Sloutsker; dim., 22h, Skip et Tim.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj.et sam., 22h, Henri Breton; dim., 22h, Gino Dickie.LE LAURIER (5141, St-Denis) Auj., 22h, hommage à Corbeau avec les P'Tits Verrats; sam., 22h, Mario Péluso.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj.et sam., 22h, Pat Loiselle; dim., 22h, Nick Payne et Rick Weston.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, Jacques Rochon; sam., 22h30, soirée Brassens avec Jean Viau; dim., 21h30, Thierry Fortuit chante Brel; lun., 21h30, Jean-François Lessard.PORTÉ DISPARU (153, St-Amable) Auj., Stef Gagnon et Alain Tremblay; sam., Jean-François Lessard: 21h30.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Dim., 21h, le Sabotage; mer., 21h, Chango Family.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, soirée de clôture avec les conteuses et les conteurs du Sergent.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj.et sam., Trio Steve Amirault: dès 21h.LION D'OR (1676, Ontario E.) Sam., 20h, Suns of Arqa.MCKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., Fine Mess; sam., Sona: 21h30.BISTRO DE L'ÉTOILE (107, Rachel E.) Mer., 21h30, spectacle flamenco; jeu., 21h30, Soleil Tzigane.LE VELVET (420, St-Gabriel) Dès mar., 22h, Dorothée Berryman et son trio.CENTRE DE LA NATURE DE LAVAL Auj., 21h, Daniel Bélanger, Jean-Pierre Ferland, Michel Rivard et l'Orchestre symphonique de Laval, sous la direction de Simon Leclerc.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj.et sam., 21h, Big Mark et Blues Express.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj.et sam., 20h30, Jean-Michel Anctil.BOURBON STREET (Ste-Adèle) Sam., dès 14h, Natalie Mac Master, Starling, Tara Mac Lean, Jason Mitchell et The Potholes.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Oeuvres-phares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan, André Martin - mes modèles-autoportrait et Marcelle Ferron.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Geneviève Cadieux, Terrain de jeux artistiques et De Boucher à Vuillard: dessins de maîtres française de la collection de Mme Marjorie Bronfman.Du mar.au dim., de 11h à 18h.De Renoir à Picasso: chefs-d'oeuvre du Musée de l'Orangerie.Du lun.au dim., de 10h à 19h; mer., jusqu'à 21h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Edmond J.Massicotte, artiste dessinateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition 1690 - L'Attaque de Québec.Une épave raconte .Du mar.au ven., de 10h à 17h; sam., dim., de 11h à 17h; jusqu'à 18h en juillet et août.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE Exposition A.Laliberté au Château.Du jeu.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 24 septembre.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles) Exposition L'Empreinte du temps.Du mar.au dim., de 10h à 17h.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Play-Ball Montréal, cent ans de baseball au Québec.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Rêver en couleurs, Cols et manchettes de dentelle, Arts anciens et traditions artisanales du Québec et Trois pays dans une valise.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle, Lachine) Exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 15 octobre.ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBÉEC (535, av.Viger E.) Exposition Fleuve, île, montagne: Montréal vu des Archives nationales du Québec.Jusqu'au 1er octobre.ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Auj., de midi à 19h; sam.et dim., de midi à 17h, exposition Vents d'été.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Exposition À bas les maudits, de Daniel Erban.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 30 juin.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (édifice St-Sulpice, 1700, St-Denis) Exposition L'Héritage sépharade d'Afrique du Nord).Du lun.au jeu., de 9 h à 21h; ven., de 9 hà 19h (fermé le 23 juin); dim., de midi à 18h.Jusqu'au 27 juin.BORDUAS (207, Laurier O.) Encres et fusains d'Adrien Hébert.Sérigraphies de Carl Heywood.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Les lieux de la couleur et L'Idée de la grande ville: l'architecture moderne d'Europe centrale 1890-1937.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Linda Covit et Janet Logan.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 8 juillet.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Exposition Devoir de Mémoire, oeuvres de Gilles Rieu.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 31 juillet.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UdeM (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition L'Espace grec.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 13 juillet.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Sam Lévin, photographe des stars.Du mer.au dim., de 18h.Jusqu'au 10 septembre.ESPACE VIDÉOGRAPHE (460, Ste-Catherine O., espace 504) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Pascal Grandmaison.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Oeuvres d'Eva et Milan Lapka.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 15 juillet.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Exposition Rythmes arborescents, oeuvres de Lili Richard.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 8 juillet.GALERIES D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Bernard Vidal.Jusqu'au 1er juillet.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Oeuvres de C.Y.Bates, D.Beauchamp, A.Fink, H.W.Jones, L.Rivière, S.Rudman et D.Sorensen.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de James Lahey, Hanneke Beaumont, Kevin Sonmor.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 11h30 à 17h.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Photographies de Cathy Mullen.Du mar.au ven., de 14h à 17h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 9 juillet.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Extenso in extenso, oeuvres de José de Braga et Chantal Gilbert.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 2 juillet.GALERIE DOMINION (1438, Sherbrooke O.) Exposition L'Espoir sans hypothèque, oeuvres de Pierre Breault, Michèle Drouin, Richard Lantôt, Sophie Lantôt, Frank Lipari, Louise Masson, Guido Molinari, Elisa Nucci, Jean-Paul Riopelle, Sue Rusk et Susan G.Scott.Jusqu'au 13 juillet.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Bas-reliefs de Normand Hamel.Jusqu'au 8 juillet.GALERIE F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Vincent Vanoli.Jusqu'au 30 juin.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Peintures de Paule Lagacé, André Pitre, Pierre Tougas, Lucienne Zegray, France Trudel.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Shlomo Alter, Fablo, Steven Klein et Manon Otis.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Corno, Johanne Cullen et Janusz Migacz.Jusqu'à lundi.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Gilles Bédard, Lise Labbé et Robert Roy.Jusqu'au 30 juin.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Peintures de Luc Bergeron, Louis Boudreault, Jocelyne Coderre et sculptures en bois de Jean-Louis Slézak.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes de John Fitch, Miss Drake et E.de Puydt.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Auj., de 11h à 17h30, peintures de Pat Walsh.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Diane Brunet, Jean-Pierre Lafrance et Marcel Ravary.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 30 juin.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Photographies de Guy Le Querrec et une sélection de la collection Mistral.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 22 juillet.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de Dominic Besner.Jusqu'au 30 juin.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (3857, boul.Décarie) Oeuvres de Guy de Malherbe.Jusqu'au 27 août.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Exposition Montréal-Madrid, oeuvres de Juan Pablo Villalpando, Txuma Sanchez, Susana Murias, Marc Séguin, Harlan Johnson et Ludmila Armata.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 30 juin.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Fleurimond Constantineau.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Sculptures et peintures d'artistes contemporains canadiens.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Auj.et sam., oeuvres de Yves Bérubé.GALERIE WADDINGTON & GORCE (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres d'Alexander, Bellefleur, Borduas, Dallaire, Hughes, Hurtubise et Knowles.Jusqu'au 30 juin.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Ingrid Harrison, Susan Stromberg et François Boucher.Jusqu'au 27 juin.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Tyroir, oeuvres d'Ève Cadieux.Jusqu'au 20 août.MONTREAL TELEGRAPHE (206, de l'Hôpital) Oeuvres de Jocelyne Alloucherie.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 2 juillet.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Oeuvres de Bernard Gamoy.Jusqu'au 8 juillet. 5LP1601D0623 D16 vendr.(Arts) 5LP1601D0623 ZALLCALL 67 00:25:21 06/23/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Du jazz dans la cuisine Louisiane et jazz font corps.Le jazz et la cuisine sont indissociables de l'histoire de la Louisiane, ce pays singulier, autant pour les Créoles que pour les Cajuns, eux qui ont sauvé leur langue en mettant des mots sur leur musique.Le Festival de jazz de Montréal, qui débute le 29 juin, ne peut se passer de la Louisiane.Surtout cette année où l'on célèbre le 100e anniversaire de la naissance, à la Nouvelle- Orléans, de Louis Armstrong.Et, comme la Louisiane ne sort pas sans emporter sa cuisine, un festival culinaire louisianais est associé au Festival de jazz ! L'Office du tourisme a délégué deux chefs cuisiniers créole et cajun à Montréal.Haley Gabel, chef exécutif du restaurant Bacco, de la famille Brennan, dans le Quartier français de la Nouvelle-Orléans, sera en poste à l'hôtel Wyndham.Le chef Dwight Landreneau, de Opelousas en Louisiane du Sud, confectionnera des plats cajuns qui seront servis à l'occasion des croisières sur le Saint-Laurent et dans les deux stands qui seront aménagés sur l'emplacement du Festival sous la bannière Le Goût de la Louisiane.À l'hôtel Wyndham, au coeur du Festival, le chef Gabel préparera les plats du buffet qui sera présenté tous les midis du 2 au 9 juillet.Au fil des jours, les plats de ce buffet varieront.Mais on retrouvera le catfish que les Louisianais affectionnent, ce poisson d'élevage que nous importons maintenant sous le nom de silure.L'andouille grillée sera servie avec une moutarde créole.Elle fera également partie, avec du poulet et des crevettes, d'un Jambalaya, plat de riz traditionnel.Il faut savoir qu'en Louisiane, certains termes français ont perdu le sens que nous leur donnons.L'andouille est une saucisse.La rémoulade n'est pas la sauce à laquelle nous pensons.Cette sauce sera servie avec des crevettes épicées.Les bananes Foster, bananes flambées luxuriantes, spécialité de la maison Brenman, le pouding au pain et la tarte aux pacanes typiques seront proposés au dessert.À bord du bien nommé Le Nouvelle-Orléans, réplique d'un bateau à roue à aubes, les croisières donneront une illusion de Mississippi en empruntant les eaux du Saint-Laurent, du 29 juin au 8 juillet.À bord, musique et cuisine seront livrées en continu.Trois horaires sont proposés.La Croisière-lunch de la Louisiane quittera le quai Jacques-Cartier tous les jours à midi et reviendra au quai deux heures plus tard.Le Repas-croisière Jazz de la Louisiane offrira tous les soirs, à partir de 19 h, un menu cinq services préparé par le chef Landreneau.Au menu, on retrouvera quelques-uns des plats qui illustrent la cuisine cajun, le Jambalaya aux saucisses en particulier et le « poulet festif », spécialité de ce cuisinier.La Croisière Party Cajun prendra le large à minuit avec, à bord, la danse, la musique cajun, zydeco, blues.Pour tout renseignement : Ligne Info-Jazz Bell : 514 871-1881 ; 1-888 515-0515 ; www.montrealjazzfest.com GASTRONOTES Françoise Kayler Une cuisine qui porte une signature Poêlée d'asperges blanches de M.Daignault et morilles de l'Abitibi, béarnaise « cassée » à l'estragon et au vinaigre de vin rouge, tombée d'érythrone et mesclun d'herbes Caille de Cap-Saint-Ignace laquée au sirop d'érable, têtes de violons et oignon Vidalia rôti, jus d'oignon doux et huile d'ail vert, purée de pomme Cortland Selle d'agneau du Bas-du-Fleuve rôtie et jus d'agneau, courge butternut et oignons cipollini, poêlées de pomme de terre Rosefineapple et têtes de violon de M.Brouillard, tombée de pak-choi Magret de canard de Barbarie de M.Leroux rôti à la réglisse et kumquats caramélisés, polenta aux fruits séchés et confit de canard, artichaut et racine de persil rôtie Tige de rhubarbe légèrement pochée et quatrequart frit au romarin, sorbet à la rhubarbe et compotée de framboises, lait de jeune noix de coco fraîche Gâteau tiède coulant au Manjari, réduction de vin rouge du vignoble Dietrich-Joos aux épices et petits fruits Il fut un temps où l'on baptisait les plats de noms évocateurs, mais qui ne pouvaient donner aucun renseignement sur la nature de ce que présenterait l'assiette.L'Oreiller de la Belle Aurore appartient à un autre siècle.Toqué! appartient à une autre génération.Celle où les cuisiniers inscrivent, en détails, toutes les composantes de leurs recettes sur la carte qu'ils présentent à la clientèle.On peut être pour.On peut être contre.C'est vrai que lorsqu'à table on lit cette nomenclature, on se sent comme celui à qui on raconte le film avant la projection.Tout dépend de la projection ! Devant l'assiette au Toqué! on oublie ce qu'on a lu.On ne cherche pas à vérifier.On se laisse glisser dans le bonheur de la dégustation.Pour le plat qu'il voulait servir, le cuisinier a si bien compris le rôle que devait jouer chacun de ses personnages qu'il a signé une pièce d'auteur.On a beaucoup imité ce restaurant.Surtout à l'époque où il composait des présentations à la verticale.Pour reproduire fidèlement un original, il faut être un bon copiste.Il faut avoir le talent de l'auteur.Un bon cuisinier n'a pas besoin de copier un confrère.Les imitations ont vécu.Et Toqué! continue à servir une cuisine qui ne ressemble qu'à lui.Si le menu décline les composantes de ses plats, c'est aussi et surtout pour insister sur la valeur du produit.Du produit et de son producteur.Sans eux, le cuisinier ne pourrait exercer son art.Pour composer la carte de Toqué! producteurs et cuisiniers sont partenaires.Toqué! est un restaurant au sens complet du mot.La cuisine en est le coeur.Mais elle fait partie d'un tout homogène.Serge Bruyère avait réussi, à Québec, à servir une grande cuisine avec cette simplicité faite de mille et une choses que l'on ne remarque pas, mais sans lesquelles la vérité n'existe pas.Normand Laprise est de la même famille.Le restaurant de la rue Saint-Denis a été modifié, agrandi, sans changer d'identité.Une deuxième cuisine est réservée à la préparation des desserts.Une belle cave à vins vitrée sépare les deux grandes salles.Une petite terrasse en bordure de trottoir vient d'être ajoutée.Partout, l'ambiance est la même.Aux tables, la clientèle, qu'elle soit jeune ou pas, en couples ou en groupes, est attentive à ce qu'il y a dans son assiette et ne s'occupe pas de qui est là et qui la verra.Toqué! 3842, rue Saint-Denis 514 499-2084 Ouverture : tous les soirs, à partir de 17h30.Réservations fortement suggérées.Fumée : deux sections Menu pour deux (cité plus haut), avant vin, taxes et service : 108 $ RESTAURANTS Françoise Kayler Gourmandise sans culpabilité Les mots régime et diète sont de bien vilains mots.Ils sont synonymes de maux.Ces deux livres effacent la notion de privations qui leur est accolée.Ils font voir notre existence sous un autre angle.Le sel de la vie n'est pas dans la salière ! Et le sucre n'est pas forcément mauvais.Desserts en liberté est sous-titré « Le plaisir en gardant la forme ».S'il parle de liberté, c'est pour redonner à chacun de nous le goût de choisir les desserts qui nous tentent sans être astreint à respecter les diktats des « dents sucrés » officielles.Une cinquantaine de recettes sont présentées, recettes simples assez rapides et très parfumées.« Elles sont un canevas qui vous permettra de découvrir des associations de parfums originales, parfois surprenantes, mais toujours savoureuses.Utilisez-les pour découvrir le jeu des parfums et des goûts, alors, peut-être, vous aurez envie de créer de nouveaux desserts, vos propres desserts.» On ne crée pas sans un minimum de culture.Les 180 premières pages du livre remplissent ce rôle nourricier.L'histoire, la géographie des desserts se lisent comme un roman ; le chapitre « Les bons produits, racines du succès » se lit de la même façon.Dans le chapitre intitulé « Les desserts et votre équilibre » chacun pourra trouver une réponse à ses questions.Philippe Conticini est pâtissier, Jacques Fricker est nutritionniste.De toute évidence, l'un et l'autre sont des « gourmands sans culpabilité ».La gastronomie des cardiaques et de ceux qui ne veulent pas le devenir est un livre pratique.Cent-quatre-vingts recettes y sont présentées.L'auteur a déjà publié plusieurs livres destinés à ceux qui ont certains problèmes de santé, les hépatiques, les diabétiques en particulier.Publié pour la première fois en 1970, La Gastronomie des cardiaques est réédité dans une version entièrement remise à jour en tenant compte des avancées de la médecine.L'auteur a travaillé en collaboration avec le professeur Yves Grosgogeat qui signe une préface concise pour faire la différence des besoins des cardiaques selon qu'ils souffrent d'insuffisance cardiaque, d'hypertension artérielle, d'hypercholestérolémie.Cuisiner bon, léger et sain, c'est la trilogie sur laquelle s'appuie les recettes de ce livre, de manière à ce que tous les cardiaques soient concernés et pour que, surtout, ils ne soient pas isolés dans un régime restrictif.Le sel a été éliminé de la liste des ingrédients.L'auteur s'est ingénié à le remplacer par des ingrédients qui parfument et assaisonnent aussi bien.Et peut-être mieux.Le fromage blanc intervient plusieurs fois comme support de consistance.Les cuissons évitent l'utilisation des corps gras.Pour chaque recette un tableau de quantification précise l'apport de calories, protides, lipides, glucides, sodium.Quelques recettes pour les fêtes sont données.Et l'une est de foie gras ! LA GASTRONOMIE DES CARDIAQUES, Catherine Descargues, Presses du Châtelet, 240 pages DESSERTS EN LIBERTÉ, Philippe Conticini et Jacques Fricker, Éditions Odile Jacob, 275 pages LIVRES Françoise Kayler HORS-D'OEUVRE Escargots bourguignons au gratin 5,00 $ Pieuvre marinée 7,00 $ Cocktail de crevettes 9,00 $ TABLE D'HÔTE Coeur de filet mignon d'Alberta 24,50 $ servi avec sauce aux 3 poivres, cognac et vin rouge, pomme de terre au four et légumes frais Espadon frais grillé sur charbon 19,50 $ au jus de citron, servi avec riz et légumes frais Poitrine de poulet grillée 18,50 $ à l'origan et trois crevettes géantes papillons servies avec beurre à l'ail chaud, riz et légumes frais Darne de saumon frais d'Altantique 18,00 $ grillée au jus de citron, servie avec riz et légumes frais Poulet parmesan 13,95 $ servi avec pennini sauce à la napolitaine Rotolo farci de fromage ricotta 12,00 $ et épinards, gratiné Toutes nos assiettes sont servies avec soupe et salade maison.Bon appétit! Pour réservation voir notre annonce dans cette section.LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche Table d'hôte à partir de 1795$ 5LP1701D0623 D17 vendr.(Arts) 5LP1701D0623 ZALLCALL 67 00:29:59 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 17 Qu'est-ce que sent un madrier?DU VIN «Vous parlez souvent d'odeurs boisées rappelant le madrier.S'agit-il de 2X4, d e 4 X 8 ?» m'écrit, narquoisement, un lecteur de la région de Québec.Que je m'explique, puisqu'il le faut.Il faut rappeler, d'abord, que la perception des odeurs des vins (elles sont extrêmement nombreuses, soit plusieurs centaines) a quelque chose de subjectif, de très personnel également.En ce sens que chacun est plus ou moins sensible que d'autres à certaines odeurs, et qu'une même note odorante peut être perçue, et identifiée différemment, par deux dégustateurs, même expérimentés.Un exemple classique : le Riesling, dont la note dominante est perçue, selon les dégustateurs, soit comme une odeur d'agrumes (particulièrement de pamplemousses), soit comme une odeur de conifères.Avec le temps, chaque dégustateur se bâtit donc, grâce à sa mémoire gustative, quelque chose comme un répertoire d'odeurs connues, qui lui sont d'un grand secours particulièrement lors de dégustations à l'aveugle.Autre phénomène : certains dégustateurs à l'odorat très développé sont experts dans l'art de décrire le bouquet des vins, alors que d'autres \u2014 tout en sachant bien goûter \u2014 y excellent beaucoup moins.Et.les odeurs rappelant le madrier Le bois est à la mode, faut-il dire d'abord, à la fois pour les vins blancs et les rouges.« Élevé en fûts de chêne », lit-on sur l'étiquette de nombreuses cuvées de prestige du Languedoc-Roussillon et d'ailleurs.« Barrel Fermented » (élaboré en fûts), note-t-on sur celles de multiples vins de Chardonnay de Californie.Idéalement, le bois doit jouer pour les vins le même rôle que les épices en cuisine, selon le mot si juste du grand oenologue bordelais Émile Peynaud.Il en faut.mais juste assez, auquel cas les saveurs du plat s'en trouvent relevées.Un peu trop, et les saveurs du mets sont submergées, il a perdu son véritable goût, ce sont les épices qui dominent.C'est la même règle qui s'applique pour le vin.Or, les odeurs que le bois est susceptible de transmettre au vin sont très variées.Elles dépendent de multiples facteurs : de la taille des contenants utilisés, car il peut s'agir de petits fûts de 225 ou de 228 litres, ou de grands ou très grands tonneaux ; de l'âge de ces contenants \u2014 neufs, ou vieux de seulement un an ou deux, ou très vieux \u2014 ; de l'origine du bois et de l'essence utilisée (d'habitude du chêne, mais aussi parfois du châtaignier ou du frêne) ; de la durée du séjour du vin dans le bois, etc.Un facteur capital : le degré de brûlage des planches, ou douelles, particulièrement des fûts de 225 ou 228 litres.Car pour courber (cintrer, disent les tonneliers) les planches afin de façonner les fûts, celles-ci sont chauffées au-dessus de flammes vives.Puis, une fois le fût terminé, on en chauffe de nouveau l'intérieur plus ou moins, selon le degré de brûlage (chauffe légère, moyenne ou forte) demandé par le client.Plus l'intérieur est brûlé et noirâtre, plus le vin rouge aura des odeurs dites « toastées » ou rappelant par exemple le pain grillé, le chocolat, etc.Mais les fûts de bon chêne français coûtent aujourd'hui très cher (environ 1000 $ le fût), de sorte que certains producteurs.utilisent des copeaux de chêne, plus ou moins brûlés de la même façon, pour obtenir des arômes semblables.(On mêle les copeaux au vin en train de fermenter, la quantité utilisée, le degré de brûlage de ces copeaux et la durée de leur séjour dans le moût, déterminant quels arômes aura le vin.) Pratique jugée pas très catholique, les viticulteurs européens font comme si elle n'existait pas.Les Argentins, eux, mais également les Californiens qui l'utilisent, ne s'en cachent pas.Grâce à tout cela et quelle que soit la méthode utilisée, le vin rouge (la gamme d'arômes obtenus est différente dans le cas des blancs) peut acquérir une large gamme d'arômes, dont, parfois, une odeur rappelant l'odeur résineuse des madriers, qu'on trouve assez souvent dans des vins tels que les Châteauneufs-du-Pape qui ont été élevés dans de grands tonneaux.Des exemples d'odeurs que le vin rouge est susceptible d'acquérir grâce au bois : d'abord, des notes épicées (faisant penser aux odeurs du clou de girofle), puis, dans le désordre, de pain grillé, de noix de coco, d'aliments fumés, de vanille, de chocolat, de jute (dans les chiantis, par exemple), de résine, de crème fraîche, de sciure de bois, etc.Ces odeurs ne sont pas toutes forcément agréables.Ainsi (je suis du nombre), certains n'aiment pas du tout cette odeur et ce goût presque salin de sciure de bois qu'on trouve dans nombre de vins rouges qu'on a trop boisés.Un exercice utile et amusant à faire : on se rend chez un marchand de bois, et on hume toutes les sortes de matériaux offerts, des madriers aux belles planches de chêne, de pin, etc.Un Minervois Vin toujours réussi, le Minervois 98 Domaine La Tour Boisée l'est encore une fois dans ce grand millésime pour le Languedoc.D'un superbe pourpre.épiscopal, il a un bouquet de bon volume, marqué par des notes de fruits rouges, avec de l'éclat.La bouche suit, bien en chair, mais sans rien de massif, passablement corsée et avec de bonnes saveurs de fruits, et des tannins de qualité.Seule réserve : il m'a semblé plus boisé que dans de précédents millésimes, de sorte que le bois a tendance à dominer le fruit, au nez et en bouche.395012, 16,25 $, HHH $$ 3-4 ans.Un Côtes du Rhône Jeune vigneron (il a 25 ans), Jérôme Bressy, dont ce n'est que le troisième millésime depuis qu'il s'occupe lui-même du vin que son père vendait en vrac à la coopérative de Rasteau, Jérôme Bressy a donc produit avec son Côtes du Rhône Villages Rasteau 98 Gourt de Mautens, tout bonnement, un grand vin, lequel est élaboré avec surtout du Grenache (70 %).Et dont il vaut la peine de parler même s'il en reste bien peu.Très coloré, presque opaque, il s'agit d'un vin au bouquet somptueux, exotique par ses arômes épicés (le bois) complexes, à la bouche onctueuse, très dense et aux saveurs incroyablement relevées, aux tannins aussi compacts que tendres, avec pour couronner le tout une longueur \u2014 la durée de l'après-goût \u2014 exceptionnelle.On se délecte ! 872077, 37,50 $, HHHH $$$$ 5-6 ans sans doute.C'est cher, bien sûr, mais déjà, après trois vins \u2014 qu'y peuton ?\u2014, Bressy figure parmi les vedettes consacrées.À ceux qui l'ont goûté, enfin, il rappelera, mais en plus épicé, le splendide Côtes du Rhône Villages Rasteau 95 Domaine la Soumade, qui était également un grand vin.Un vin de glace Les vignerons ontariens s'enorgueillissent de leurs vins de glace, qu'ils élaborent principalement avec un cépage hybride, le Vidal, ou du Riesling.Vignerons.têtus et persévérants, Lyne et Jean Joly produisent eux aussi leur vin de glace, avec du Vidal, à leur vignoble du Marathonien, au sud de Montréal, non loin de la frontière avec les États-Unis.Résultat ?Des quatre millésimes que j'ai eu l'occasion de goûter jusqu'ici, c'est ce dernier, le Vin de glace 98 Vidal, qui m'a semblé le plus riche et le plus réussi.Vin à la robe or paille, bien coloré, au bouquet de très bon volume et que dominent des odeurs de fruits blancs et jaunes confits, il est tout aussi généreux en bouche, bien moelleux, sucré sans excès, avec toute l'acidité voulue, et une très bonne persistance.HHH(H) 5-6 ans ?Il est toutefois à peu près épuisé, et c'est le 99, encore plus riche, aux dires de Jean Joly, qui le remplacera et sera disponible à partir du mois d'août, à 45 $ la demi-bouteille mais à 28 $ avec l'achat de huit bouteilles d'autres vins, à la propriété même, au 318, route 202, à Havelock, au sud d'Hemmingford.Informations : 450-826-0522 et 514-321-9347.Jacques Benoit PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse© Des copeaux de chêne, comme en utilisent certains viticulteurs à la place de barriques ou de tonneaux.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION (demain samedi) Cinéma (23:25) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Téléjournal / Voeux (18:25) L'Aventure olympique Course à la direction de l'Alliance canadienne Le Téléjournal Pour toi Québec, 2000 fleurs de lys Sport / Cinéma (23:48) Le TVA Cinéma / LE PETIT MONSTRE 2 (6) avec John Ritter, Michael Oliver Cinéma / L'ÉCOLE, C'EST SECONDAIRE (5) avec Jon Lovitz, Tia Carrere Le TVA Sports (22:54) Cinéma (23:22) Téléscience / À l'écoute des climats Attendez que je vous raconte Le Tour des mondes / 500 Nations - Choc des cultures Cinéma / LES BONS DÉBARRAS (2) avec Marie Tifo, Charlotte Laurier Cinéma / LES POTS CASSÉS (5) avec Gilbert Sicotte Les Simpson Cinéma / HAPPY GILMORE (5) avec Adam Sandler, Christopher Mc Donald Cinéma / TOP GUN (5) avec Tom Cruise, Kelly Mc Gillis Cinéma / PRÉLUDE À L'AMOUR (7) (23:15) Pulse The Expos.Star Trek: Voyager Police Academy: The Series The Pretender Nikita CTV News Pulse/sports News .Contact Twice in a Lifetime FX: The Series Cold Squad News Baseball (16:00) Sat.Report Canadian Alliance Party Leadership Vote k.d.lang Cinéma / THE HANGING GARDEN (3) avec Chris Leavins News ABC News Baywatch Hawaii Cinéma / VOLCANO: FIRE ON THE MOUNTAIN (6) NYPD Blue News Baywatch.CBS News Entertainment this Week Early Edition Walker, Texas Ranger Falcone ER NBC News Jeopardy Wheel of.Cinéma / MAN OF THE HOUSE (5) avec J.Taylor Thomas Poultry.3rd Rock.Sat.Night The Lawrence Welk Show .Neighbors .Served?Keeping up No Place.Ballykissangel Austin City Limits / L.Lovett Hard Rock Live City Limits / Garth Brooks The Editors Mc Laughlin Allo, Allo Goodnight.As Time.The Outside Red Dwarf Sessions at West 54th BBC News Murder One Chapter 1 Murder One Chapter 2 Biography / William S.Paley Cinéma / NO OTHER LOVE (4) avec David Jason, Matt Bardock A&E Top 10 Arts, Minds Concerto Dale Bartlett and Guests Circus of Tomorrow Callas at Covent Garden Ed Sullivan Sex & the City .Animal Juste pour rire Le Goût du monde 100 chansons qui ont.Biographies / Paul Tex Lecor Les Enquêtes d'Hetty Twin Peaks Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Les Amputés de guerre Savoir.Quartier latin Idées Repas Éducation.L'art qui fait boum! In Focus Capharnaum Commerce .parents How'd they do that?Discovery Magazine Wild Discovery Wild Discovery Vets in.Zoo's.Sex Files Adv.Quest Connection Exhibit A Prêt à partir Vidéo Guide Vélo mag .camping Plaisirs.Golfs d'ici Cécile Dechambre Prêt à partir Franklin Little Lulu Hoze.Pete & Pete Cinéma / STELLA (5) avec Bette Midler, Trini Alvarado Cinéma / CLOAK AND DAGGER (4) (21:50) Cinéma (23:25) .(17:30) Popular Drew Carey Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Wilderness Heart of.Flash.Addams.Early Edition Outer Limits Festival of Stars Heart of.Sat.Night Artisans de notre Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / ROBE NOIRE (4) avec Lothaire Bluteau, August Schellenberg Châteaux Alone on the Ice Wish me Luck 13 Seconds / Kent State.Cinéma / OUT OF AFRICA (3) avec Meryl Streep, Robert Redford TV Guide TV Flick Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Flick Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Bruno Pelletier Grands Événements: Beau Dommage Musicographie / Bruno Pelletier Box-office Le Cimetière S Club 7 Fax Groove Concert Plus / Dubmatique Concertplus / Grimskunk: le film BBC News Culture Shock Fashion File Canadian Alliance Leadership Convention The Passionnate Eye Hot Type Undercurrents Canadien.Culture-choc Le Monde.Le Vote Résultat du vote Journal RDI .artistes Le Téléjournal Canadien.Zone libre Sports 30 Mag Entre, lignes Hors-jeu.Le Repêchage de la LNH 2000 Miss America, en forme Sports 30 Entre, lignes Soccer / Euro 2000 Salle des nouvelles Nash Bridges Homicide Sexe à New York Mc Callum Sirens Cinéma / BYE BYE BLUES (3) avec R.Jenkins, L.Reilly Davinci's Inquest Prime Suspect Cinéma (23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / THE STEPFORD WIVES (4) avec Katharine Ross, Paula Prentiss Cinéma Sportscentral Horse Racing SPGA Golf / NFL Classic Wrestling: WWF Heat Horse Racing Sportscentral Wrestling: WWF Live Pas sorcier! Les Yeux.Les Grands Fleuves / Volga Cinéma / CONVERSATIONS NOCTURNES (4) avec E.Bogosian Planète Musique Cinéma / À DEMAIN, MARIO Treasure: Jewels, Gold and Greed (17:00) .World of Pro.Wrestling UFOS: 50 Years of Denial Understanding / E.T.World of Pro.Wrestling .(16:30) Sportsdesk Fitness Am.WPBA Women's Pro Billiards Euro 2000 Sportsdesk Ed, Edd.Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Mythologies South Park Simpson Animania .(18:10) Cap.(18:35) Journal FR2 Spectacle de la Fête nationale du Québec Les Arts.Union libre Journal belge Journal suisse Soir 3 Inquiring.Great Parks Forbidden Places Cinéma / THE MISFITS (2) avec Clark Gable, Marilyn Monroe / Convers.(22:15) Cinéma / COME AND GET IT (3) Grandeur Nature Les Copines Dos Ado / D.Lévesque Trauma Ça SEX'plique Libre ce soir Sortie gaie Les Copines Vie en vrac Libre ce soir Cité Mag Chef Michel Bonjour Qc Savoir-faire Peinture.Bonjour Québec Micro-Info 2.0 City Mag Bonjour Québec Action Emploi Addams.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams.Goosebumps Beasties Nerdz / Jeux C'est math! Highlander: la série Zone extrême Babylone 5 Aux frontières de l'inexpliqué Cinéma / ROBOFLIC.Tam Tam / Accueil Bonneau, Marcel Tessier Le Grand Journal (22:45) Jean Beaunoyer 20:00 3 100 CHANSONS QUI ONT ALLUMÉ LE QUÉBEC On ne peut raconter le Québec sans faire entendre les chansons qui font partie de son histoire.Le Québec a été rêvé, bâti et chanté par des poètes, chansonniers que nous retrouvons lors de cette émission animée par Jean-Pierre Coallier.Parmi les invités, on reverra Claude Gauthier, Jacques Michel, Marie-Claire Séguin, Michel Rivard, Sylvie Tremblay, Renée Claude, Marc Gélinas, Pierre Flynn et Raoul Duguay.21:00 A LES BONS DÉBARRAS Un film de Mankiewicz tourné en 1979 qui nous permet de voir une magnifique performance de Marie Tifo et de Charlotte Laurier dans des rôles de mère et fille.L'histoire d'une brave mère qui élève seule une fille pas facile à vivre et qui prend également soin de son frère simple d'esprit.Un film dur et tendre à la fois.21:00 X GRANDS ÉVÉNEMENTS: BEAU DOMMAGE Il me semble qu'on ne peut dissocier la Saint-Jean du groupe Beau Dommage.Le groupe n'existe plus, mais on peut revivre une autre fois, le concert qu'il présentait au Forum de Montréal lors de retrouvailles, il y a.quelques années déjà.21:30 a 2000 FLEUR DE LYS C'est le grand spectacle de la Saint-Jean au parc Maisonneuve à Montréal avec la participation de Luce Dufault, Éric Lapointe, Louise Forestier, La Bottine Souriante, La Chicane, Linda Racine et Daniel Boucher.23:45 2 SOME LIKE IT HOT Un classique du cinéma avec Tony Curtis, Jack Lemmon et Marilyn Monroe qui raconte l'histoire de deux rigolos qui se travestissent pour mieux fuir la pègre.Jean-Pierre Coallier 5LP1801D0623 d18 cinema vendredi 5LP1801D0623 ZALLCALL 67 00:25:14 06/23/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Voir ME, MYSELF & IRENE en D20 vant même que le film n'arrive sur les écrans, l'Association américaine de la santé mentale a fustigé Me, Myself & Irene, sous le prétexte que la schizophrénie y était présentée comme une psychose violente.La publicité du film des frères Farrelly montre en effet Jim Carrey sous ses deux jours, «from gentle to mental»: voici donc Charlie Baileygates, le bon gars, aimable et souriant, et voici Hank Baileygates, «son alter ego hyper-agressif», amant de la dive et du sexe «sale».quand il manque de pilules.L'Association aimerait que l'on parle plutôt de «troubles de personnalité».Bon.Pour ne pas se mettre à mal avec les associations locales, La Presse se contentera de rester dans le champ générique de la «maladie».Un premier diagnostic avait été porté en 1994 quand Jim Carrey, après Ace Ventura et The Mask, a confirmé son talent dans Dumb & Dumber, le premier blockbuster des frères Farrelly.Diagnostic confirmé par Anthony Anderson \u2014 il tient le rôle de l'un des trois fils (noirs) de Charlie Baileygates: «Ces gars-là sont malades.S'ils avaient des limites, ils les ont franchies depuis longtemps et ils ne se sont jamais retournés depuis.» «Ces gars-là» auront peut-être aussi à s'expliquer avec d'autres associations de défense, ayant choisi un nain noir comme mèche (courte) à la bombe dramatique de leur film.«Un grand rôle», lance d'emblée Tony Cox qui se décrit luimême comme une «African American little person».«J'ai déjà refusé plusieurs rôles.Je ne serai pas le dindon de la farce de qui que ce soit.» Personne n'a osé demander à Mr.Cox pourquoi il avait accepté ce rôle de chauffeur de limousine.Peut-être à cause de la scène de necking \u2014 «Mon coeur a fait boum! boum! boum!» \u2014 avec la mère des enfants de Charlie/Hank.La chance d'une vie.Quoi qu'il en soit, rencontrez donc les frères Farrelly: voici Peter et voici Bobby.Ou vice-versa.Vous croyiez voir arriver des fous furieux qui se roulent à terre et baissent leurs culottes pendant l'entrevue.Non pas.Les F.Brothers se présentent comme des personnes parfaitement normales, répondent aux questions de facon réfléchie, bien que souriante.Symptômes extérieurs de folie: aucun.«Nous, on demande aux studios: \"Vous faites combien de films par année?Vingt?\" Alors on leur dit: \"Faites-en juste 19 et laissez-nous en faire un.\" Et les studios ont laissé le fraternel tandem faire Dumb & Dumber (340 millions de recettes dans le monde), Kingpin, sur le fabuleux monde des quilles (avec Woody Harrelson et Randy Quaid), et There's Something About Mary, avec Cameron Diaz, quatrième au box office de 1998.Inoubliable scène que celle où Ben Stiller, sur le conseil de son ami, décide de faire «baisser la tension» avant d'accueillir Diaz.avec le résultat de son plaisir solitaire qui lui pend à l'oreille.«Gel capillaire», conclut d'emblée la belle qui \u2014 elle manquait justement de gel capillaire \u2014 s'en enduit sur-le-champ le toupet.Bobby & Peter: «Personne ne teste les films autant que nous: Irene, on l'a montré à pas moins de 10 groupes-test, surtout au Boston College.» La recette Farrelly?«On construit nos films sur un personnage aimable.Les gens doivent se dire: \"J'aime ce gars-là\".À partir de là, les jokes deviennent presque secondaires.Si on réussit à conjuguer les rires et les larmes, on a un grand film.» \u2014 Est-ce une erreur de dire que vous avez l'esprit dérangé?\u2014 On vit dans un monde fou, mon ami.L'adjectif qui revient continuellement quand on parle des frères Farrelly est «outrageous», qui veut dire scandaleux, monstrueux, qui dépasse les bornes.Ainsi, la scène du poulet, dans Me, Myself & Irene, a dèjà sa place au panthéon planétaire de l'outrance cinématographique.Même Jim Carrey, qu'on peut difficilement accuser d'être borné dans la chose comique, manque un peu de mots pour exprimer sa pensée sur le sujet.À la question «Qu'est-ce que vous ne feriez pas?» (pour faire rire), l'Ontarien le plus comique du monde répond «la bestialité».en ajoutant: «Mais je l'ai déjà fait.» Avec un clin d'oeil, quand même.Et le poulet?«Le poulet?Oh! boy! Ouf! Okay.Si c'est ca qu'ils veulent.» Mais croyeznous: le bon Colonel Sanders serait peut-être le seul à ne pas sourire.DANIEL LEMAY, NEW YORK Six ans après Dumb & Dumber, les frères Farrelly retrouvent Jim Carrey.Un trio infernal.Cinéma Me, Myself & Irene Jim Carrey avec Bobby et Peter Farrelly: le trio infernal.FILL84 5LP1901D0623 D-19 cinema vendredi 5LP1901D0623 ZALLCALL 67 00:25:04 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 19 NEWWATERFORD GIRL Comédie noire, brouillonne.et sympathique MARC CASSIVI Allan Moyle est né à Arvida il y a 50 ans, a grandi à Shawinigan et étudié à Mc Gill.Il s'appellerait Alain Matte ou Christian Duguay qu'on en aurait fait il y a dix ans une petite coqueluche de notre cinématographie nationale.Mais bon, Allan Moyle.En 1990, ce cinéaste exilé chez Allan Moyle l'Uncle Sam réa lisait un film pour adolescents tout à fait au par fum contestataire du jour.Pump Up The Volume, co médie dramati que un brin raco leuse, offrait à Christian Slater un rôle de pirate radio anarchiste, Robin des ondes rebelle, qui lui est resté collé à la peau.Le scénario bien foutu, signé Moyle, plein d'énergie et d'inspiration, a charmé une génération, tourné dans plus d'un festival et généralement plu aux critiques.Dix ans plus tard, après quelques expériences hollywoodiennes peu concluantes, le réalisateur de Montreal Main et de The Rubber Gun Show renoue avec l'adolescence, la production indépendante et le ton typiquement canadian.New Waterford Girl, bien accueilli au dernier Festival du film de Toronto, est l'histoire de spleen et d'humour d'une adolescente lunatique surnommée Mooney (Liane Balaban) qui tente à tout prix de quitter son village minier, forcément gris, du Cap-Breton.Allan Moyle, qui tente quelques formules de style, caméra à l'épaule, s'est surtout contenté de laisser s'exprimer le scénario de la Néo-Écossaise Tricia Fish.Un scénario classique, ensoleillé avec quelques passages nuageux, qui porte la marque distinctive du Canada anglais.Mooney, 15 ans, esprit progressiste des années 70 cont r a i n t par un entourage conservateur mais encouragée par un professeur en émoi, rêve d'ailleurs.De Manhattan en particulier, où une bourse d'études l'attend dans une faculté des arts.Elle rêve de n'importe où en fait, ailleurs que ce New Waterford bercé par la mer, l'ennui, la religion et un taux particulièrement élevé de grossesses non désirées.Mooney rencontre Lou (Tara Spencer-Nairn), sa nouvelle voisine, une fille du Bronx réfugiée en Nouvelle-Écosse avec sa mère, qui l'entraîne dans de petits jeux délinquants.Les garçons sont infidèles, les filles éplorées et les parents ignorants.Le scénario de Tricia Fish exploite à fond les clichés de la vie rurale, côté atlantique, arrachant facilement les sourires.Les interprètes sont généralement convaincants \u2014 Liane Balaban, à son premier rôle, est étonnante \u2014, le rythme et la musique à propos, mais l'ensemble un peu brouillon.Comédie noire sans prétention, surréaliste et sympathique, New Waterford Girl fait passer un bon moment.NEW WATERFORD GIRL d'Allan Moyle.Scénario : Tricia Fish.Avec Liane Balaban, Tara Spencer-Nairn, Andrew Mc Carthy.97 minutes.Tara Spencer-Nairn incarne Lou, la copine délurée de Mooney Pottie, rôle qu'interprète Liane Balaban. 5LP2001D0623 5LP2001D0623 ZALLCALL 67 00:29:51 06/23/00 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 Un trio infernal ME, MYSELF & IRENE / Suite de la page D19 Côté bestiaire, Irene compte aussi quelques chiens, une vache qui refuse de mourir et plusieurs « beu », puisque Carrey y tient le rôle d'un motard du Rhode Island State Police, « la plus prestigieuse force policière d'Amérique ».Véritables East Coast Boys, les frères F.sont très attachés à leur terre natale : There's Something About Mary commencait au Rhode Island et Irene s'y déroule entièrement (bien que le gros du tournage ait eu lieu dans le Vermont) ; Peter, par ailleurs, maître ès écriture créative de la Columbia University (N.Y.), est l'auteur de Outside Providence (R.I.), un roman porté à l'écran il y a quelques années par Michael Corrente.Pour les larmes, par ailleurs, indispensables à un « grand film » des Farrelly, il fallait soit des enfants malades, soit une histoire d'amour.Ils ont choisi la seconde option, assez banale dans le fond puisqu'il s'agit d'une histoire d'amour entre un homme et une femme.Entre deux hommes, en fait, et une femme : Irene \u2014 Renée Zellweger, de Jerry Maguire, The Bachelor et Nurse Betty \u2014, les deux hommes, Charlie et Hank, étant un seul, on l'aura compris.D'où le problème : Irene aime bien Charlie, jovial et plein d'attentions.Hank, elle a un petit peu plus de misère.Rapport à son coté, comment dire ?imprévisible, un brin dangereux.Qui voudrait d'un gars qui tire les bébés au bout de ses bras ?Charlie ?Hank ?Renée Zellweger a tranché et a choisi.Jim Carrey.Depuis la fin du tournage de Irene, Jim et Renée forment un couple à la ville.Il la trouve « hilarante », voit en elle « un joyau de l'espèce humaine ».Elle le voit « renversant, vif, subtil, so smart ».Depuis février, toutefois, le travail les a séparés.Jim tourne aux States (Phone Booth, un drame de Joel Schumacher).Elle, elle est à Londres pour jouer le rôle-titre de Bridget Jones, l'héroïne du best-seller de Helen Fielding, une Anglaise de 30 ans, accro du mâle, de la bouffe et de la cigarette.Et les tabloïds londoniens lui font la vie dure.Outre sa relation avec « Wacky » Jim Carrey, les « tabs » n'acceptent pas que le rôle d'une si célèbre Britannique soit tenu par une « actrice américaine stupide que personne ne connaît ».Et aux côtés de Hugh Grant, en plus, le demidieu de Notting Hill ! Et vous savez à qui on a préféré la blondelette d'origine scandinave ?Aux Anglaises Helena Bonham Carter (Fight Club), Kate Winslet (Titanic) et Emily Watson (Angela's Ashes) et à Cate Blanchett (Elizabeth) du Dominion de l'Australie.Quite shocking indeed « Je n'étais pas prête à ça, lance Ms.Zellweger, désarmante de simplicité.Ce qu'ils écrivent là-bas n'est jamais vrai.C'est très ennuyeux.Une vraie histoire d'amour, les tabloïds fumant de mensonges « exclusifs » autant à Londres qu'à New York et L.A.Les frères Farrelly n'avaient pas compté sur tant de chance.Même dans leurs rêves les plus fous.Ce reportage a été fait à l'invitation de la 20th Century Fox.Personnifier l'humoriste Andy Kaufman dans Man on the Moon s'est avéré pour Jim Carrey une expérience libératrice.« Des vacances loin de moi-même en quelque sorte », explique le comédien.«Séminaire» Jim Carrey DANIEL LEMAY NEW YORK « Bienvenue au séminaire ! », a lancé Jim Carrey en entrant dans la salle où l'attendaient une centaine de journalistes de tout acabit.Il a pris place sur le podium, a fait tomber un des innombrables magnétophones placés devant lui, l'a replacé, s'est excusé avec cet air d'enfant de choeur qui pourrait bien être celui qui vide les burettes de vin de messe.Et on s'est dit que ce gars-là allait esquiver les questions avec une grimace, qu'on allait rigoler mais qu'on n'apprendrait pas grand chose.Erreur.Jim Carrey est un pro, un pro de la comédie, bien sûr, mais aussi un pro de la business.Et la promotion d'un film, futelle rendue obligatoire par contrat, fait partie de la business.Si on n'a appris que peu de choses sur le film Me, Myself & Irene, c'est que peu de questions lui ont été posées sur le sujet.« Alors qui commence ?» Un web-journaliste, quelque chose.com, demande à Jim Carrey si, à l'image de Charlie/Hank du film, il est lui-même schizo.Question prévisible comme le jour après la nuit.« Dotcom, hey ?J'ai récemment accueilli les ordinateurs dans ma vie.À peu près en même temps que j'en ai fait sortir Andy Kaufman.C'était quoi votre question ?Ah ! oui.Suis-je un schizophrène ?Non, mais je travaille à l'écriture de This side of Jesus, qui sera présenté sur Broadway.C'est une pièce sur le pardon et l'indulgence.» Sourire-canon de Carrey, rires dans la salle.Puis Carrey, sérieusement : « J'ai deux côtés à ma personnalité mais ils ne sont pas aussi éloignés (que celles du héros du film).Disons que je suis pas mal plus sain.» Ce dimanche matin-là, Jim Carrey, le fils de Jackson's Point (Ontario), a parlé de lui, de sa famille, de sa carrière, de ses amours.Drôle, bien sûr, intelligent comme un singe, généreux.et dangereux pour qui ne se méfie.Voici donc, regroupé, recoupé, l'essentiel de ses propos.Sur sa relation avec Renée Zellweger.« Peter (Farelly) vous a dit que j'étais down à la fin du tournage ?Lui, il a la plus grande gueule du siècle ! Ta gueule, man ! Renée.Ah.! Je lui ai fait la cour à l'ancienne.Nous avons une relation de rêve.Elle est merveilleuse.J'ai beaucoup appris à ses côtés ; elle est une des meilleures actrices que j'ai vues.» Sur la scène de la tétée dans Me, Myself & Irene.« So wild ! J'ai demandé à ce qu'il y ait le moins de monde possible dans le studio.C'était humiliant pour la fille ; j'étais tellement gêné pour elle que je me suis excusé.» Sur Andy Kaufman et Man on the Moon.« Personnifier Andy Kaufman s'est avéré pour moi une expérience libératrice, des vacances loin de moi-même en quelque sorte.Je me suis complètement donné à ce personnage.Man on the Moon a rallié la critique mais pas les bonzes de l'Académie.Les bâtards ! S'il vous plaît, n'oubliez pas de souligner que je disais ça à la blague.Vous n'oublierez pas, hein ?» Sur le Canada et les Canadiens.« Le Canada est un pays drôle à cause de la répression qui y règne.Quand les Canadiens se laissent aller, ils vont loin.» Sur le rôle des doublures.« Je tourne moi-même les scènes quand elles ne mettent pas ma vie en danger.Dans la tradition de Buster Keaton.Les gens veulent savoir si vous les faites vous-même.Mais j'évite les scènes où je pourrais me dire : tiens, je me suis ouvert la jugulaire.» Sur l'avenir de la comédie.« L'avenir ?C'est moi.Sérieux, je ne sais pas vraiment.Peut-être sera-t-elle plus brutale, à l'image de la société qui a tendance à nous désensibiliser.En ce sens, peut-être la comédie nous montrera-t-elle des choses que personne n'a le guts de montrer.Avec des gens comme Tom Green ou Adam Sandler, un gars dont l'humanité en fait beaucoup plus qu'un comique.» Sur son « côté sombre ».« Je suis tellement tanné de cette question.Continuons ! » Sur ses débuts.« J'ai quitté l'école en 10e année et j'ai passé les dix années suivantes dans les clubs.C'était mon école : c'est comme si j'avais fait un doctorat en psychologie de l'alcoolisme.» Sur la célébrité.« Ma job n'a pas changé ; c'est juste que maintenant, tout le monde me connaît.Sur le New York Post.« C'est un tabloïd ou un journal ?(« C'est un journal tabloïd », répond la journaliste du NYP.) Le problème là, c'est qu'on ne peut pas faire la différence entre les vraies histoires et les inventions merdiques de ses journalistes, entre l'humour et la mesquinerie.Liz Smith utilise les servives d'un nègre pour sa chronique ; mais le gars est tellement frustré de ne pas avoir son nom dans le journal qu'il écrit n'importe quoi.Donnez-lui une chronique, lui, ça presse ! Je parle franchement.Ces choses-là m'affectent.Je regrette de vous dire ça à vous.» Sur la vie.« Quand vous perdez de vue les petites choses, vous perdez de vue la vie.Des petites choses comme faire votre lavage.J'aime faire mon lavage.Je ne veux pas embaucher des gens pour tout faire à ma place.Ma vie est de plus en plus simple.Je suis un homme heureux.ME, MYSELF & IRENE Riez, que vous le vouliez ou non MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Les admirateurs de la première heure de Jim Carrey seront heureux de retrouver leur idole dans une comédie outrageante.Après avoir effectué un détour par des rôles plus dramatiques (The Truman Show, Man on the Moon), l'interprète du très distingué Ace Ventura s'adonne de nouveau à l'humour physique \u2014 et de fond de cuvette \u2014 qui a assuré son succès.Les frères Peter et Bob Farrelly, qui revendiquent avec fierté leur condition d'idiots, ont en effet réussi à ramener la vedette de Dumb & Dumber dans leur giron en rafraîchissant un script qu'ils avaient écrit il y a dix ans.Me, Myself & Irene (Moi, moi-même et Irène en version française) n'aura peutêtre pas le même impact que There's Something About Mary, mais le film compte, malgré quelques flottements dans le récit, des gags étonnants qui viennent à bout de notre résistance la plus irréductible.On rit.Qu'on le veuille ou non.Me, Myself & Irene est, tout comme Mary, une comédie romantique nouveau genre dans laquelle deux individus se disputent l'affection d'une jeune femme.Le problème, dans ce cas-ci, est que ces deux individus habitent le cerveau du même homme ! Charlie (Carrey), un patrouilleur des forces policières de l'État du Rhode Island, voit en effet apparaître les symptômes d'une personnalité multiple quinze ans après que son épouse adorée l'eût abandonné.Même si cette dernière lui a laissé la responsabilité des triplets Noirs conçus par son amant de l'époque, Charlie, quintessence même de l'idée qu'on se fait du « bon gars », n'a pourtant jamais dit un mot.Il est toujours demeuré affable, a élevé ses enfants dans un esprit de belle complicité, et se targue d'entretenir de bonnes relations avec ses concitoyens.Bref, tout le monde lui marche sur les pieds.C'est la raison pour laquelle un beau jour, Hank fait son apparition en empruntant le corps de Charlie.Résultat de la colère et des frustations encaissées pendant toutes ses années, Hank est un être odieux, violent, vulgaire, dont les pratiques sexuelles, apprendra- t-on un peu plus tard au cours du récit, sont même un peu particulières.Les gags proviennent bien sûr du fait que Hank est totalement imprévisible dans ses comportements.D'autant qu'au cours d'une opération policière où Charlie a le mandat de ramener Irene (Renée Zellweger) dans une petite localité du nord de l'État de New York pour fin d'interrogatoire, Charlie et Hank tombent tous deux amoureux de la jeune femme.Le combat sera inévitable, le temps de permettre à Carrey de nous proposer une scène dans laquelle il se bat avec luimême, moins efficacement toutefois que dans Liar, Liar.Jim Carrey vaut bien sûr à lui seul le prix d'entrée.Ne faisons pas ici la nomenclature des gags \u2014 l'effet de surprise est important \u2014mais contentons- nous de dire que la vedette au visage élastique est fidèle à sa réputation, et se sort avec les honneurs d'un rôle où n'importe qui d'autre se serait cassé la gueule d'éclatante façon.Même l'aspect plus inquiétant du personnage passe beaucoup mieux que dans Cable Guy, par exemple.Parce que les frères Farrelly ont bien pris soin de préparer le terrain avant.Ces deux zoufs de cinéastes ont aussi entouré Carrey d'acteurs formidables, notamment Anthony Anderson, Mongo Brownlee et Jerod Mixon, les trois enfants noirs de Charlie qui, devenus ados et plutôt bien enveloppés, maîtrisent à la perfection le langage de la rue que leur père leur a enseigné.Sachez aussi que les spectateurs qui auront la patience de rester dans la salle jusqu'à la toute fin du générique seront récompensés par une séquence supplémentaire.ME, MYSELF & IRENE de Bobby Farrelly & Peter Farrelly.Scénario : Peter Farrelly, Mike Cerrone, Bobby Farrelly.Images : Mark Irwin.Montage : Christopher Greenbury.Direction artistique : Sidney J.Bartholomew, Jr.Musique : Peter Yorn, Lee Scott.Avec Jim Carrey, Renée Zellweger, Anthony Anderson, Mongo Brownlee, Jerod Mixon, Chris Cooper.1 h 56.Deux hommes en un seul (Jim Carrey), amoureux de la même femme.CHICKEN RUN La comédie de l'été ! MARC CASSIVI Elles ont des dents, parlent avec un accent cockney ou écossais, et craquent pour le coq du village, un Américain qui a la voix suave de Mel Gibson.Des poules.Pardon, des poules en plasticine.On l'attendait depuis longtemps, le voici enfin : le premier long métrage des créateurs de génie de la maison d'animation Aardman (de Bristol), Peter Lord et Nick Park, concepteur de l'irrésistible série des Wallace and Gromit.Chicken Run, hilarante comédie de basse-cour, met en scène une joyeuse colonie de poulettes britanniques qui caquettent, tricotent, gloussent, pondent, couvent, picorent et surtout, tentent par tous les moyens de s'évader de leur poulailler pour ne pas finir en chair à pâté.La vilaine Mme Tweedy, « fermière » au teint blafard, n'entend pas à rire avec sa monstrueuse machine à tarte.Elle veut à la fois tuer la poule pour avoir l'oeuf, récolter l'or de la poule aux oeufs et couver son trésor comme une poule.Vous voyez le portrait.Les formidables personnages de Park et Lord (« idéateurs » du scénario, signé Karey Kirkpatrick) ont à leur tête une cocotte entêtée et ingénieuse, Ginger, mère poule qui refuse d'abandonner ses amies poulardes et poules mouillées.Elle imagine toutes sortes de stratagèmes pour fuir l'enclos et voit la solution tomber du ciel, sous la forme de Rocky, un fier coq américain qui semble savoir voler.mais qui, comme un coq en pâte, sème plutôt la pagaille parmi les poulettes en émoi.On retrouve le multi-oscarisé Nick Park où il nous avait laissé avec le dernier Wallace and Gromit, A Close Shave, il y a cinq ans.Le même humour british si fin et subtil, les mêmes mimiques merveilleuses, le même style d'animation unique.On ne peut d'ailleurs que s'ennuyer de notre chien savant préféré et de son sympathique maître inventeur en découvrant les nouvelles créatures, tout aussi attachantes, de Chicken Run.On vous le dit sans rougir du cliché : voici la comédie de l'été.Une comédie pas obligatoirement familiale, à différents degrés d'humour (façon Toy Story), qui devrait ratisser large côté public.Et comme ce fut le cas avec Babe, ne vous étonnez pas si vos enfants vous confient qu'ils préfèrent désormais être végétariens.Vrai, le scénario de Chicken Run est classique et emprunte une ligne romantique que l'on a vu mille fois : un coq macho rencontre une poule à la tête forte, la confrontation se transforme peu à peu en admiration, il y a rupture momentanée et chacun craque pour son coco.Mais les rebondissements sont nombreux et les gags jouissifs.On ne peut que succomber à l'originalité, à l'humour débridé et au génie de ce bijou de film d'animation.Les inconditionnels de Wallace and Gromit \u2014 ils sont nombreux \u2014 ne voudront pas désavouer Nick Park, qui s'est associé au studio hollywoodien Dreamworks (Spielberg, Katzenberger, Geffen) pour ce projet d'envergure, certes grand public, qui atteint un nouveau niveau d'expertise en matière d'animation « stop-motion ».Chicken Run, un clin d'oeil à The Great Escape (avec Steve Mc Queen), a nécessité 18 mois de tournages, 430 figurines, des kilos de pâte à modeler et énormément de patience.Tous les personnages (en plasticine), tous les décors, tous les costumes ont été fabriqués à la main.Chaque geste de chaque personnage a été filmé image par image, selon la technique la plus traditionnelle, sans aucune conception par ordinateur.Un travail de moine pour un résultat magnifiquement fluide, marque de commerce de Nick Park, qui accouche ici d'un autre petit chef-d'oeuvre.On vous le répète, ne vous privez pas de ce plaisir.CHICKEN RUN de Nick Park et Peter Lord.Scénario : Karey Kirkpatrick.85 minutes.Un petit bijou de film d'animation qui met en scène une joyeuse colonie de poulettes britanniques et un fier coq américain. 5LP2101D0623 D-21 ven 23 juin 5LP2101D0623 ZALLCALL 67 00:24:07 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 21 La comédienne Yaël Abecassis dans le rôle de Rivka, la femme répudiée, et Yoram Hattab, qui joue son mari Meir.KADOSH Portrait de femmes discriminées MARC CASSIVI « Soit béni, Dieu éternel, qui ne m'a pas fait femme.» Critique brillante du rigorisme religieux dans le quartier juif ultraorthodoxe de Mea Shearim, à Jérusalem, Kadosh (« sacré » en hébreu), du cinéaste israélien Amos Gitaï, avait créé bien des remous l'an dernier, au Festival de Cannes, avant d'être présenté au Festival des films du monde.« Portrait tendancieux », « caricature blasphématoire », s'était insurgée la communauté juive.On ne s'en étonne guère.Ce film sobre, austère mais sensuel, magistralement filmé, épargne peu l'homme hassidim, et s'offre en contrepoids subversif à l'asservissement de la femme via les textes religieux du Talmud.Le parti-pris de Gitaï transpire d'emblée des psaumes récités par Meïr, élève fidèle et amoureux tourmenté qui, sur le conseil insistant du rabbin, répudie sa femme Rivka \u2014 avant d'en choisir une autre \u2014 parce qu'elle n'a pas « enfanté en dix ans de vie commune ».« Le seul rôle d'une fille d'Israël est de mettre au monde des enfants, de tenir propre sa maison, de préparer les repas et d'élever les enfants », répète avec une effroyable conviction le rabbin, en accord avec les sacro-saints écrits.Cette vision pour le moins réductrice de la femme a inspiré à Amos Gitaï une trame narrative classique mais nuancée, qui repose sur le combat affreusement actuel de deux soeurs prisonnières de leur foi.Rivka (Yaël Abecassis), amoureuse transie dont la stérilité présumée est perçue comme une malédiction, s'éteint dans la solitude de son exil forcé.Malka (Meital Barda), sa cadette rebelle promise en mariage à une vraie brute, est emprisonnée dans un monde qui a rejeté son amoureux, chanteur rock dans le monde laïc.Elles sont pieuses, elles sont dévouées, elles sont discriminées, elles sont femmes.Désirs inassouvis, rêves brisés, mariages et ruptures forcés, le tableau que dresse Amos Gitaï (sélectionné à Cannes cette année avec Kippour) de la communauté juive orthodoxe de Jérusalem, bercé par une musique klezmer irrésistible et porté par des interprètes hors du commun, est dur et saisissant, envoûtant et révoltant, entier et courageux.Un très beau film.KADOSH d'Amos Gitaï.Scénario : Amos Gitaï.Avec Yaël Abecassis, Yoram Hattab, Meital Barda et Uri Ran Klauzner.Cinéma Ex-Centris, en version originale yiddish, avec sous-titres français.110 minutes. 5LP2201D0623 5LP2201D0623 5LP2201D0623 ZALLCALL 67 00:25:44 06/23/00 B D 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 HORAIRES ET PRIMEURS AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial.Ven.au dim., mar., jeu.: 16h45.AMERICAN PSYCHO Cinéma Impérial.Ven.au dim., mar.et jeu.: 21h15.AMERICAN PSYCHO V.F.Cinéma St-Léonard 2,18h.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.; 21h30.APPELLE-MOI Ciné-Parc St-Hilaire.Mer., jeu.: 19h.BEYOND THE MAT Centre Eaton : 14h40, 17h, 19h30, 21h35.BIG MOMMA'S HOUSE Atwater.Ven.: 18h50, 21h10 ; sam.: 16h05, 18h50, 21h10 ; dim.: 16h05, 18h50.Brossard.Ven.au mar.: 13h20, 15h25, 17h30, 19h35, 21h40 ; mer., jeu.: 13h20, 15h30, 17h30, 19h35, 21h40.Cavendish : 12h25, 14h35, 18h50, 21h10.Colisée, Kirkland : 21h10.Côte-des-Neiges.Ven.au mar.: 14h10, 16h30, 18h55, 21h10.Galeries Laval : 13h, 15h30, 19h10, 21h25.Lacordaire : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20.Mega-Plex Spheretech : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Place Lasalle : 13h, 15h25, 18h50, 21h05.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 14h, 16h30, 19h20, 21h40 ; jeu.: 19h20, 21h40.BOYS AND GIRLS Brossard.Ven.au mar.: 13h, 15h15, 17h20, 19h25, 21h35 ; mer., jeu.: 12h50, 15h15, 17h20, 19h25, 21h35.Cavendish : 12h15, 14h20, 16h45, 19h10, 21h35.Centre Laval : 13h50, 16h10, 19h20, 21h45.Colisée, Kirkland : 12h50, 15h50, 19h30, 22h20.Côte-des-Neiges : 13h20, 15h30, 17h35, 19h40, 21h45.Des Sources : 13h05, 13h25, 15h05, 15h25, 17h05, 17h25, 19h05, 19h25, 21h05, 21h25.Faubourg : 13h40, 14h10, 15h45, 16h10, 19h, 19h20, 21h05, 21h25.Lacordaire : 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05.Mega-Plex Spheretech : 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05.Place Lasalle : 12h35, 14h40, 16h45, 19h, 21h15.BUTTERFLY (La Lengua de las Mariposas) Chronique espagnole (1998) de Jose Luis Cuerda, d'après le recueil de nouvelles Qué Me Quieres, Amor de Manuel Rivas.Avec Manuel Lozano, Fernando Fernan Gomez, Alexis de Los Santos, Uxia Blanco, Gonzalo Martin Uriarte, Guillermo Toledo.95 minutes.\u2014 Moncho, un garçon de huit ans, grandit dans un village de la Galicie, une province du nord de l'Espagne, entouré de sa mère dévote, de son père tailleur et de son grand frère Andrés, un saxophoniste en herbe.Tout en vivant diverses expériences, le gamin timide et asthmatique se lie d'amitié avec son nouvel instituteur Don Gregorio, un vieil homme sage et humaniste.Mais à l'été 1936, la guerre civile éclate.La mère de Moncho oblige son époux à renier ses convictions républicaines, puis elle force le petit à conspuer Don Rodrigo, arrêté par les fascistes.Égyptien : 13h40, 15h40, 17h40, 19h40, 21h40.CENTER STAGE Galeries Laval.Ven.au mar.: 13h05, 16h10, 18h40, 21h.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h45, 16h15, 18h50, 21h ; jeu.: 18h50, 21h.CHEZ BIG MOMMA Boucherville.Ven.au mar.: 13h45, 16h40, 19h30, 22h.Carrefour Dorion : 12h10, 14h20, 16h40, 19h10, 21h20.Carrefour Laval.Ven.au mar.: 13h, 15h45, 19h35, 21h45 ; mer., jeu.; 13h, 15h45, 19h30, 21h45.Châteauguay.Ven.au mer.: 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05 ; jeu.: 19h05, 21h05.Cinéma Carrefour Joliette.Ven., sam., dim., lun., mar.: 13h55, 16h25, 18h40.Cinéma St-Basile.Ven., sam., dim., lun., mar.: 13h30, 19h.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc Odeon (Boucherville) : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.Langelier : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Mega-Plex Pont-Viau : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Jusqu'à mar.Mega-Plex Taschereau : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Jusqu'à mar.Paradis : 19h10, 21h10 ; sam., dim.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Place Lasalle : 13h20, 15h40, 18h55, 21h20.Place Longueuil.Ven.au lun.: 13h30, 16h10, 19h15, 21h25 ; mar., mer.: 13h30, 16h10, 20h20 ; jeu.: 20h20.Quartier Latin : 12h10, 14h40, 17h10, 19h35, 22h.St-Bruno.Ven.au mar.: 12h30, 14h45, 17h, 19h15, 21h30.St-Eustache : 12h30, 14h40, 16h50, 19h15, 21h25.St-Hyacinthe.Ven.au mar.: 19h05, 21h30.St-Jérôme.Ven.au mar.: 13h, 18h45.St-Jérôme.Mer.au jeu.: 13h.CHICKEN RUN Angrignon : 12h45, 15h05, 17h10, 19h40, 21h40.Centre Laval : 12h15, 13h05, 14h20, 15h10, 16h25, 17h10, 18h50, 19h25, 21h, 21h35.Colisée, Kirkland : 12h30, 15h, 17h10, 19h25, 21h45.Côte-des-Neiges : 13h30, 15h15, 17h, 19h10, 21h.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h, 14h50, 16h45, 19h15, 21h35.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; lun., mer., jeu.; 19h10, 21h10.Lacordaire : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Paramount Montreal : 12h10, 13h, 14h20, 15h05, 16h30, 17h10, 18h30, 19h40, 20h50, 21h40 ; ven., sam.: 23h10, 23h50.CLAN DES SKULLS (LE) Cinéma St-Léonard 2,18 $.Ven., lun., mar.: 15h30 ; sam., dim.; 15h30, 21h30.COMMÉRAGES Cinéma St-Léonard 2,18 $.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.: 21h30.COWBOY DE SHANGHAI (LE) Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.Langelier : 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h30.Mega-Plex Pont-Viau : 13h10, 15h15, 17h20, 19h25, 21h35.Place Lasalle : 13h15, 18h30.St-Bruno : 21h.St-Eustache.Ven.au mar.: 13h30, 16h, 19h10, 21h35.DERRIÈRE (LE) Brossard.Ven.au mar.: 13h50, 16h20, 19h, 21h25 ; mer., jeu.: 13h30, 15h40, 19h05, 21h30.Quartier Latin : 12h, 14h25, 16h55, 19h25, 21h50.DES GARS, DES FILLES Boucherville : 13h15, 15h30, 19h25, 21h35.Carrefour Dorion : 13h, 15h10, 17h20, 19h30, 21h50.Carrefour Laval.Ven.au mar.: 13h10, 15h20, 17h30, 19h30, 21h40 ; mer., jeu.; 12h30, 14h45, 17h10, 19h20, 21h35.Châteauguay.Ven.au mer.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; jeu.: 19h10, 21h10.Cinéma Carrefour Joliette : 13h50, 16h20, 19h05, 21h35.Cinéma St-Basile : 23h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc Odeon (Boucherville) : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h05, 13h30, 15h05, 15h30, 17h05, 17h30, 19h05, 19h30, 21h05, 21h30.Mega-Plex Pont-Viau : 13h05, 13h30, 15h05, 15h30, 17h05, 17h30, 19h05, 19h30, 21h05, 21h30.Mega-Plex Taschereau : 13h05, 13h30, 15h05, 15h30, 17h05, 17h30, 19h05, 19h30, 21h05, 21h30.Place Lasalle : 12h45, 14h50, 17h10, 19h15, 21h35.Plaza Repentigny : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30 ; ven., sam.: 23h30.Quartier Latin : 12h30, 13h35, 14h45, 16h, 17h15, 19h, 19h30, 21h30, 21h55.St-Bruno : 12h45, 15h, 17h10, 19h20, 21h35.St-Eustache : 12h05, 14h20, 16h35, 19h, 21h15.St-Hyacinthe : 13h, 15h20, 19h10, 21h20.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05.Terrebonne : 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05.Versailles : 13h, 16h, 19h10, 21h30.DINOSAUR Angrignon : 13h05, 15h10, 17h15, 19h35, 21h30.Colisée, Kirkland : 12h, 14h, 16h, 18h45, 20h50.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h30, 15h25, 17h20, 19h30, 21h20 ; lun., mer., jeu.; 19h30, 21h20.Mega-Plex Pont-Viau : 13h25, 15h25, 17h25, 19h25, 21h25.Jusqu'à mar.Mega-Plex Spheretech : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20.Mega-Plex Taschereau : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.DINOSAURE (LE) Angrignon : 12h50, 14h50, 16h45, 19h30, 21h25.Boucherville.Ven.au mar.: 13h40, 15h40, 19h15, 21h20.Carrefour Dorion : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Centre Laval : 12h10, 14h10, 16h35, 18h45, 20h45.Cinéma Carnaval.Ven., sam., dim., lun., mar.: 12h35, 14h20, 16h05, 19h, 20h45.Cinéma St-Basile : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Famous Players 8 - Greenfield Park : 12h50, 15h, 17h10, 19h25, 21h25.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 ; lun., mer., jeu.; 19h15, 21h15.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20.Parisien : 12h30, 14h30, 16h30, 18h45, 21h.Plaza Repentigny : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 ; ven., sam.: 23h15.St-Bruno : 13h, 15h10, 17h15, 19h20, 21h15.St-Eustache : 12h40, 14h40, 16h40, 19h05, 21h05.St-Hyacinthe.Ven.au mar.: 13h15, 15h15.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20.Jusqu'à mar.Terrebonne : 13h209, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20.Versailles : 12h30, 14h30, 16h30, 18h45, 21h.EMPEREUR (L') ET L'ASSASSIN Quartier Latin : 13h05, 16h45, 20h30.EMPEROR (THE) AND THE ASSASSIN Atwater.Ven.: 20h ; sam.: 16h30, 20h ; dim.: 16h30 ; lun.au jeu.; 19h45.ERIN BROCKOVICH Brossard : 12h50, 15h40, 18h45, 21h20.Cinéma Joliette : 21h25.ERIN BROCKOVICH V.F.Carrefour Laval.Ven.au mar.: 13h20, 16h05, 19h, 21h35.Quartier Latin.Ven.au mar.: 12h40, 15h40, 18h40, 21h40.FANTASIA 2000 Angrignon : 13h20, 15h15, 17h, 19h.Cavendish : 12h10, 14h15, 16h40, 18h45, 20h45.Centre Eaton : 14h20, 16h, 17h45, 19h40, 21h20.Centre Laval : 12h40, 14h40, 16h45, 18h55.Colisée, Kirkland : 12h40, 14h50, 16h40, 18h50.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h, 17h, 19h.Mega-Plex Taschereau : 13h, 15h, 17h, 19h.FANTASIA 2000 V.F.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 14h45, 16h30, 18h15, 20h, 21h45.Jusqu'à mar.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 14h45, 16h30, 18h15, 20h, 21h45.Parisien : 12h50, 14h50, 17h, 19h, 21h10.St-Bruno : 13h, 15h, 17h, 19h.FLINSTONES IN VIVA ROCK VEGAS Des Sources : 13h, 15h, 17h.FRÉQUENCES Cinéma Joliette.Ven., sam., lun., mar., mer., jeu.; 19h, 21h30 ; dim.: 13h30, 16h, 19h, 21h30.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc Odeon (Boucherville) : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Place Longueuil.Ven.au lun.: 13h20, 16h, 19h, 21h30 ; mar., mer.: 13h20, 16h, 20h ; jeu.: 20h.Quartier Latin.Ven.au lun.: 13h10, 16h10, 19h, 21h50 ; mar.: 13h10, 16h10.St-Eustache.Ven.au mar.: 16h05, 21h10.FREQUENCY Atwater.Lun.au jeu.: 20h.Galeries Laval : 13h, 15h40, 18h30, 21h10.Place Lasalle.Ven.au mar.: 15h55, 21h.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h50, 16h20, 19h, 21h15 ; jeu.: 19h, 21h15.GLADIATEUR (LE) Boucherville.Ven.au mar.: 13h20, 16h30, 19h45 ; mer., jeu.: 13h20, 16h30, 19h40.Carrefour Laval : 13h30, 16h35, 19h45.Châteauguay.Ven.au mar.: 13h, 15h50, 19h30.Cinéma Carrefour Joliette.Ven., sam., dim., lun., mar.: 20h50.Dauphin.Ven.au mar.: 13h30, 16h45, 20h15.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 16h, 19h, 22h.Jusqu'à mar.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h30, 16h, 17h, 19h, 21h.Mega-Plex Taschereau : 13h, 16h, 19h, 22h.Parisien : 12h40, 15h45, 18h50, 22h.Place Lasalle : 12h50, 16h05, 19h05.St-Bruno.Ven.au mar.: 13h05, 16h30, 20h.St-Eustache.Ven.au jeu.: 12h, 15h05, 18h15, 21h20.St-Jérôme.Ven.au mar.: 15h15, 21h.GLADIATOR Angrignon : 20h50.Centre Eaton : 14h30, 17h30, 20h45.Centre Laval : 12h20, 15h40, 19h, 22h.Colisée, Kirkland.Ven.au mar.: 12h10, 15h30, 19h10, 22h35.: Des Sources : 13h, 16h, 19h, 22h.Des Sources : 20h.Des Sources : 14h, 17h30, 21h.Famous Players 8 - Greenfield PARK : 12h45, 15h55, 19h, 22h.Lacordaire : 13h, 16h, 19h, 21h55.Mega-Plex Spheretech : 13h, 16h, 19h, 22h.Paramount Montreal : 12h20, 15h35, 18h50, 22h10.GONE IN 60 SECONDS Angrignon : 13h10, 16h, 19h25, 22h05.Centre Laval : 12h, 12h30, 15h, 15h30, 19h, 19h35, 21h40, 22h10 ; dim.: 12h, 12h30, 15h, 15h30, 19h35, 22h10.Colisée, Kirkland : 13h30, 16h15, 19h15, 19h50, 22h05, 22h45 ; dim.: 13h30, 16h15, 19h15, 22h05.Côte-des-Neiges : 13h50, 16h20, 19h, 21h25.Des Sources : 13h, 13h20, 15h30, 15h50, 19h, 19h20, 21h30, 21h50.Lacordaire : 13h, 15h30, 19h, 21h30.Mega-Plex Spheretech : 13h20, 15h50, 19h20, 21h50.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h30, 19h, 21h30.Mega-Plex Taschereau : 13h20, 15h50, 19h20, 21h50.Jusqu'à mar.Mega-Plex Taschereau : 13h, 15h30, 19h, 21h30.Paramount Montreal : 12h50, 14h, 15h50, 17h, 18h40, 19h125, 19h50, 21h20, 21h55, 22h40 ; ven., sam.: minuit, minuit20 ; mer., jeu.: 12h50, 15h50, 18h40, 19h15, 21h20, 21h55.St-Eustache : 13h25, 15h55, 18h55, 21h35.HAMLET Égyptien : 14h10, 16h30, 19h, 21h20.I DREAMED OF AFRICA Brossard.Ven.au mar.: 13h40, 16h10, 18h50, 21h15 ; mer., jeu.: 13h40, 16h10, 19h, 21h25.JE RÊVAIS DE L'AFRIQUE Place Longueuil.Ven.au lun.: 13h55, 16h30, 19h05, 21h35 ; mar., mer.: 13h55, 16h30, 20h05 ; jeu.: 20h05.Quartier Latin.Ven.au mar.: 12h50, 15h45, 18h50, 21h35.KADOSH Drame de moeurs israélien (1999) d'Amos Gitaï.Avec Yaël Abecassis, Yoram Hattab, Meital Barda, Uri Ran Klauzner, Yussef Abu Warda, Sami Hori.110 minutes.\u2014 Dans le quartier ultra orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem, Rivka et son époux Meïr vivent heureux, mais ne peuvent avoir d'enfants.Malka, la soeur de Rivka, est amoureuse de Yaakov, qui a décidé de vivre en dehors de la communauté de Mea Shearim, malgré la réprobation générale.Le rabbin décrète donc que Meïr devra répudier Rivka et prendre une autre femme pour assurer sa descendance.Malka, elle, se voit enjointe d'épouser Yossef, l'assistant du rabbin.Les deux soeurs trouveront un moyen d'échapper à cette sujétion.Cavendish : 12h30, 15h, 18h30, 21h15.LAURA CADIEUX Place Longueuil.Ven.au lun.: 13h45, 16h20, 19h20, 21h20 ; mar., mer.: 13h45, 16h20, 20h10 ; jeu.: 20h10.LIAISON PORNOGRAPHIQUE (UNE) Quartier Latin.Ven.au mer.: 14h10, 16h30, 19h10, 21h20 ; jeu.: 14h10, 16h30, 22h.ME, MYSELF AND IRENE Cavendish : 12h05, 14h30, 16h55, 19h20, 21h45.Cinéma Carnaval : 13h05, 15h25, 19h10, 21h30 ; ven., sam.: 23h35.Colisée, Kirkland : 13h, 14h, 16h, 16h50, 19h05, 19h40, 21h55, 22h40.Côte-des-Neiges : 13h, 15h40, 19h05, 21h30.Faubourg : 13h30, 14h, 16h, 16h40, 18h45, 19h10, 21h15, 21h40.Galeries Laval.Ven.au mar.: 13h10, 16h, 18h50, 21h20 ; mer., jeu.: 12h, 14h30, 17h, 19h30, 21h50.Lacordaire : 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.Mega-Plex Spheretech : 13h05, 13h20, 15h30, 15h45, 19h05, 19h25, 21h30, 21h45.Mega-Plex Taschereau : 13h15, 13h35, 15h40, 16h, 19h15, 19h35, 21h40, 22h.Place Lasalle : 12h, 14h25, 16h45, 19h15, 21h35.Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h20, 13h40, 15h50, 18h45, 19h05, 21h10, 21h30 ; jeu.: 18h45, 19h05, 21h10, 21h30.St-Eustache : 13h35, 16h05, 19h10, 21h40.MISSION IMPOSSIBLE 2 Angrignon : 16h30, 19h35, 22h15.Cavendish : 12h40, 15h15, 18h20, 21h.Centre Eaton : 14h, 16h30, 19h, 21h30.Centre Laval : 13h20, 16h15, 19h15, 21h55.Cinéma Carnaval : 15h35, 21h25.Colisée, Kirkland : 13h10, 16h10, 19h, 22h.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h25, 16h20, 19h, 21h55.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h, 15h50, 19h, 21h40 ; lun., mer., jeu.; 19h, 21h40.Lacordaire : 13h, 15h45,19h, 21h45.Mega-Plex Spheretech : 13h35, 16h20, 19h35, 22h20.Mega-Plex Spheretech : 13h, 15h45, 19h, 21h45.Paramount Montreal : 13h10, 13h50, 16h15, 16h40, 19h05, 19h30, 21h50, 22h20 ; ven., sam.; minuit35 ; mer., jeu.: 13h50, 16h40, 19h30, 22h20.St-Eustache : 13h30, 16h10, 18h50, 21h30.St-Hyacinthe : 13h, 15h35, 19h15, 21h50.MISSION IMPOSSIBLE 2 V.F.Angrignon : 13h35, 19h15, 21h55.Boucherville : 13h35, 16h20, 19h05, 21h45.Carrefour Dorion : 12h20, 15h30, 19h, 21h40.Centre Laval : 13h, 16h, 19h10, 22h.Cinéma Carnaval : 13h10, 19h05 ; ven., sam.: 23h35.Cinéma Carrefour Joliette : 13h30, 16h, 18h45, 21h45.Cinéma St-Basile.Ven., sam., dim., lun., mar.: 16h, 21h30.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Dauphin.Ven.au mar.: 13h, 15h45, 18h30, 21h15 ; mer.: 13h, 15h45, 19h, 21h30 ; jeu.: 19h, 21h30.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h15, 16h10, 19h20, 22h05.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h20, 16h, 19h15, 21h55 ; lun., mer., jeu.; 19h15, 21h55.Lacordaire : 13h10, 15h50, 19h10, 21h50.Mega-Plex Jacques-Cartier : 23h, 15h45, 19h, 21h45.Parisien : 13h20, 16h20, 19h10, 21h50.Plaza Repentigny.Ven., sam., dim., lun., mar.: 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h45.St-Bruno : 13h05, 16h, 19h, 21h40.St-Eustache.Ven.au mar.: 13h15, 13h30, 15h55, 16h10, 18h50, 19h10, 21h30, 21h40.St-Eustache.Mer.au jeu.; 13h15, 15h55, 19h10, 21h40.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h, 15h45, 19h, 21h45.Terrebonne : 13h, 15h45, 19h, 21h45.Versailles : 13h20, 16h20, 19h20, 22h.MISSION SUR MARS Cinéma St-Léonard 2,189 $.Ven., lun., mar.: 18h45 ; sam., dim.; 15h30, 18h45.MISSION TO MARS Cinéma Impérial.Ven.au dim., mar., jeu.: 19h.MOI, MOI-MÊME ET IRÈNE (Me, Myself & Irene) Comédie américaine (2000) de Bobby et Peter Farrelly.Avec Jim Carrey, Renée Zellweger, Chris Cooper, Anthony Anderson, Mongo Brownlee, Jerod Mixon, Robert Forster.117 minutes.\u2014 À 17 ans, Charlie Baileygates, policier à motocyclette d'une petite ville du Rhode Island, épouse la fille de ses rêves, qui le trompe aussitôt avec un conducteur de limousine nain et de race noire.De surcroît, Charlie est obligé d'élever seul les triplets nés decet adultère, sa femme ayant décidé de le quitter.Dix-huit ans plus tard, le bonasse policier en vient à souffrir de dédoublement de la personnalité.Sans crier gare, il devient Hank, un être méchant, violent et très vulgaire.C'est alors qu'il se voit chargé d'escorter la présumée fraudeuse Irene Waters dans l'État de New York.Au cours du voyage, Charlie et son alter ego tombent amoureux de la jeune femme.Boucherville : 12h30, 14h55, 17h15, 19h40, 21h55.Carrefour Dorion : 12h, 14h25, 16h45, 19h20, 21h45.Carrefour Laval.Ven.au mar.: 13h15, 16h, 19h05, 21h40 ; mer., jeu.; 13h15, 16h, 19h, 21h40.Châteauguay.Ven.au mer.; 12h35, 14h55, 17h15, 19h35, 21h55 ; jeu.: 19h35, 21h55.Cinéma Carrefour Joliette : 13h40, 16h10, 18h55, 21h25.Cinéma St-Basile : 13h30, 16h, 19h, 21h30.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc Odeon (Boucherville) : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.Langelier : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h.Mega-Plex Pont-Viau : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h.Mega-Plex Taschereau : 13h05, 13h35, 15h30, 16h, 19h05, 19h35, 21h30, 22h.Paradis : 19h05, 21h30 ; sam., dim.; 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.Place Lasalle.Ven.au mar.: 13h05, 15h35, 18h45, 21h10 ; mer., jeu.: 13h15, 15h50, 18h40, 21h15.Plaza Repentigny : 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h45.Quartier Latin : 12h30, 13h, 13h30, 15h15, 15h45, 16h15, 18h15, 18h45, 19h15, 21h10, 21h30, 21h55.St-Bruno : 12h10, 14h45, 17h05, 19h30, 21h55.St-Eustache : 13h35, 16h05, 19h05, 21h35.St-Hyacinthe : 13h10, 15h45, 18h50, 21h35.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.Terrebonne : 13h05, 15h30, 19h05, 21h30.NEUVIÈME PORTE (LA) Cinéma St-Léonard 2,18h.Ven., lun., mar.: 18h40 ; sam., dim.: 18h40.NEW WATERFORD GIRL Comédie de moeurs canadienne (1999) d'Allan Moyle.Avec Liane Balaban, Tara Spencer Nairn, Andrew Mc Carthy, Mary Walsh, Nicholas Campbell, Cathy Moriarty.97 minutes.\u2014 Dans les années 1970, l'adolescente Mooney Pottie se morfond dans son village du Cap Breton.C'est donc avec joie qu'elle apprend son admissibilité à une bourse lui permettant de s'inscrire à une école d'art de New York.Mais ses parents la retiennent au bercail par crainte de la grande ville.Rongeant son frein, la jeune excentrique se lie d'amitié avec sa nouvelle voisine Lou, une fille délurée qui ne passe pas inaperçue en raison de ses talents de boxeuse.À ses côtés, Mooney se dévergonde juste assez dans l'espoir deconvaincre ses parents de la laisser partir.Paramount Montreal : 13h20, 16h, 19h20h, 21h30 ; ven., sam.: 23h20.OEUVRE DE DIEU (L'), LA PART DU DIABLE Cinéma St-Léonard 2,18h.Ven., lun., mar.: 18h45 ; sam., dim.; 15h30, 18h45.PARTIS EN 60 SECONDES Angrignon : 13h, 15h35, 19h05, 21h45.Boucherville : 13h25, 16h10, 19h, 21h40.Carrefour Dorion : 12h40, 15h20, 18h30, 21h10.Cinéma Carnaval : 13h15, 15h30, 19h05, 21h25 ; ven., sam.: 23h35.Cinéma Carrefour Joliette : 13h35, 16h05, 18h50, 21h25.Cinéma St-Basile : 13h30, 16h, 19h, 21h30.Ciné-Parc Joliette : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Ciné-Parc St-Hilaire : 19h.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h40, 16h15, 19h10, 21h45.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h35, 16h15, 19h35, 22h ; lun., mer., jeu.: 19h35, 22h.Lacordaire : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 15h30, 19h, 21h30.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h20, 15h30, 15h50, 19h, 19h20, 21h30, 21h50.Parisien : 13h45, 16h50, 19h35, 22h10.Plaza Repentigny : 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h45.St-Bruno : 13h15, 16h, 19h10, 21h45.St-Eustache : 13h15, 15h45, 19h, 21h35.St-Hyacinthe : 13h25, 15h55, 19h, 21h40.St-Jérôme.Ven.au jeu.; 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35.Terrebonne : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35.Versailles : 13h45, 16h55, 19h40, 22h10.PASSION OF MIND Brossard.Ven.au mar.: 13h30, 15h50, 18h55, 21h45.Cavendish.Ven.au mar.: 15h10, 21h20.Galeries Laval.Ven.au mar.: 13h20, 15h50, 18h45, 21h15.PATRIOT (THE) Brossard.Mer., jeu.: 12h, 12h10, 15h20, 15h30, 18h35, 18h45, 21h50, 22h.Cavendish.Mer.au jeu.: 12h, 15h05, 18h15, 21h25.Cinéma Carnaval.Mer., jeu.; 13h, 16h, 19h, 22h.Colisée, Kirkland.Mer., jeu.: 12h05, 15h30, 19h10, 22h35.Côte-des-Neiges.Mer.au jeu.: 11h30, 14h40, 18h50, 21h.Des Sources.Dès mer.: 13h, 13h30, 14h, 16h10, 16h40, 18h, 19h20, 20h, 21h, 22h30.Galeries Laval.Mer.au jeu.; 12h, 13h, 15h20, 16h30, 18h40, 20h, 22h.Lacordaire.Dès mer.: 13h, 16h10, 19h20, 22h30.Mega-Plex Spheretech.Dès mer.: 13h, 14h, 16h10, 17h30, 19h20, 21h, 22h30.Paramount Montreal.Mer., jeu.: 12h, 12h30, 15h40, 16h15, 19h10, 20h, 22h45.Place Lasalle.Mer.au jeu.; 12h05, 15h25, 18h40, 21h40.St-Bruno.Mer.au jeu.: 13h30, 17h, 20h30.St-Eustache.Mer.au jeu.: 13h, 16h15, 20h.PATRIOTE (LE) Boucherville.Mer., jeu.: 12h25, 13h45, 15h35, 18h30, 18h45, 21h35, 21h55.Carrefour Dorion.Mer.au jeu.: 12h, 15h15, 18h35, 22h.Carrefour Laval.Mer.au jeu.: 12h, 15h20, 18h40, 22h.Châteauguay.Mer.: 12h30, 15h35, 18h40, 21h45 ; jeu.: 18h40, 21h45.Cinéma Carrefour Joliette.Mer., jeu.: 14h10, 18h20, 21h30.Cinéma St-Basile.Mer., jeu.: 12h45, 16h, 20h.Ciné-Parc St-Hilaire.Mer., jeu.: 19h.Dauphin.Mer.: 12h, 15h10, 18h20, 21h35 ; jeu.: 18h20, 21h35.Langelier.Dès mer.: 13h, 16h10, 19h20, 22h30.Mega-Plex Jacques-Cartier.Dès mer.: 13h, 14h, 16h10, 17h30, 19h20, 21h, 22h30.Mega-Plex Pont-Viau.Dès mer.: 13h, 13h30, 14h, 16h10, 16h40, 18h, 19h20, 20h, 21h, 22h30.Mega-Plex Taschereau.Dès mer.: 13h, 14h, 16h10, 17h30, 19h20, 21h, 22h30.Paradis.Dès mer.: 19h, 22h.Place Lasalle.Mer.au jeu.; 12h, 15h20, 18h30, 21h45.Plaza Repentigny.Mer., jeu.; 12h45, 16h, 20h.Quartier Latin.Mer.au jeu.; 12h, 12h45, 13h15, 15h20, 16h30, 17h, 18h40, 20h15, 21h, 22h.St-Bruno.Mer.au jeu.; 12h, 15h15, 18h30, 21h50.St-Eustache.Mer.au jeu.; 12h, 13h, 15h10, 16h15, 18h20, 20h, 21h30.St-Hyacinthe.Mer.au jeu.: 13h15, 18h40, 21h55.St-Jérôme.Mer.au jeu.: 15h, 18h50, 22h.Ste-Thérèse.Dès mer.: 13h, 16h10, 19h20, 22h30.Terrebonne.Dès mer.: 13h, 16h10, 19h20, 22h30.PIERRAFEU (LES) Cinéma Joliette.Ven., sam., lun., mar., mer., jeu.; 19h05 ; dim.: 13h35, 16h05, 19h05.Galeries Laval.Ven.au mar.: 13h10, 15h20, 19h, 21h05 ; mer., jeu.: 12h50, 15h50, 18h45, 21h15.Place Longueuil.Ven.au lun.: 13h40, 16h15, 19h10, 21h15 ; mar., mer.: 13h40, 16h15, 19h55 ; jeu.: 19h55.POULETS EN FUITE (Chicken Run) Film d'animation américano-britannique (2000) de Peter Lord et Nick Park.Voix (v.o.a.) : Julia Sawalha, Mel Gibson, Miranda Richardson, Jane Horrocks, Lynn Ferguson, Imelda Staunton.85 minutes.\u2014 Tweedy et son empoté de mari sont de tyranniques fermiers qui réservent un sort fatal aux poules qui ne pondent pas leur quota quotidien d'oeufs.Pire, le couple vient d'acquérir une machine pour transformer ses volailles en chair à pâté.La poule Ginger et ses malheureuses compagnes rêvent de fuir l'enclos où elles sont confinées.Un espoir surgit quand tombe du ciel le coq Rocky.Échappé d'un cirque, ce dernier prétend qu'il sait voler.Les poules donnent refuge à ce nouveau venu, espérant qu'il pourra les aider à s'envoler vers la liberté.Boucherville.Ven.au mar.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h15 ; mer., jeu.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h20.Carrefour Dorion : 12h30, 14h30, 16h30, 18h30, 20h30.Cinéma Carnaval : 12h30, 14h15, 16h, 19h, 20h45.Cinéma Carrefour Joliette : 14h05, 16h35, 19h20, 21h10.Cinéma St-Basile : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25.Mega-Plex Taschereau : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25.Place Lasalle : 12h30, 14h30, 16h30, 18h35, 20h45.Plaza Repentigny : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 ; ven., sam.: 23h15.Quartier Latin : 12h15, 12h45, 14h30, 15h, 16h55, 17h20, 19h05, 19h35, 21h15, 21h45.St-Bruno : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.St-Eustache : 12h30, 14h35, 16h20, 19h, 21h.St-Hyacinthe : 13h05, 15h10, 19h20, 21h25.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Terrebonne : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Versailles : 12h45, 14h45, 16h45, 19h, 21h15.RÈGLES D'ENGAGEMENT (LES) Ciné-Parc St-Eustache : 19h.REVIENS-MOI Cinéma St-Léonard 2,18h.Ven., lun., mar.: 18h45 ; sam., dim.; 15h30, 18h45.ROAD TRIP Centre Eaton : 14h50, 16h50, 18h50, 21h10.Centre Laval : 21h10.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h40, 15h45, 19h05, 21h30 ; lun., mer., jeu.; 19h05, 21h30.ROMÉO DOIT MOURIR Cinéma St-Léonard 2,18 $.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.; 21h30.SHAFT Angrignon : 13h45, 16h40, 19h10, 21h35.Centre Laval : 13h40, 16h30, 19h30, 21h50.Colisée, Kirkland : 13h20, 16h20, 19h45, 22h10.Côte-des-Neiges : 13h10, 15h20, 17h30, 19h35, 21h45.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h30, 16h, 19h30, 21h50.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au dim., mar.: 13h50, 16h30, 19h25, 21h45 ; lun., mer., jeu.; 19h25, 21h45.Lacordaire : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Mega-Plex Spheretech : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Paramount Montreal : 12h30, 13h30, 15h, 16h10, 17h30, 19h10, 20h, 21h45, 22h30 ; ven., sam.: minuit05, minuit50.SHAFT V.F.Angrignon : 13h25, 15h45, 19h20, 21h50.Boucherville : 13h, 15h20, 19h35, 21h50 ; mer., jeu.; 13h, 15h40, 19h35, 21h50.Centre Laval : 12h50, 15h50, 19h05, 21h30.Cinéma Carrefour Joliette : 13h45, 16h15, 19h, 21h30.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h35, 16h05, 19h05, 21h40.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h10, 15h10, 17h10, 19h, 21h10.Parisien : 13h10, 16h10, 19h20, 21h30.St-Bruno : 13h50, 16h15, 19h05, 21h25.St-Eustache : 12h20, 14h30, 16h45, 19h15, 21h25.St-Hyacinthe : 13h30, 15h50, 19h25, 21h45.St-Jérôme : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Terrebonne : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Versailles : 13h10, 16h10, 19h30, 21h50.SHANGHAI NOON Centre Eaton : 14h10, 16h40, 19h10, 21h40.Des Sources : 13h, 15h05, 17h10, 19h15, 21h20.Place Lasalle.Ven.au mar.: 13h10, 16h, 18h45, 21h20.SMALL TIME CROOKS Brossard.Ven.au mar.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; mer., jeu.: 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h15.Égyptien.Ven.au mer.: 14h, 16h15, 19h10, 21h10 ; jeu.: 14h, 16h15, 21h10.Galeries Laval.Ven.au mar.: 13h25, 16h, 18h35, 21h05 ; mer., jeu.: 12h30, 16h, 18h35, 21h05.TITAN A.E.Cavendish : 12h20, 14h25, 16h50, 19h, 21h05.Cinéma Carnaval : 12h25, 14h20, 16h10, 19h15, 21h10.Colisée, Kirkland : 12h20, 14h40, 17h, 19h20, , 21h40.Côte-des-Neiges : 13h15, 15h25, 17h25, 19h30, 21h35.Des Sources : 13h, 13h20, 15h, 15h20, 17h, 17h20, 19h, 19h20, 21h, 21h20.Galeries Laval.Ven.au mar.: 13h, 16h20, 19h15, 21h30 ; mer., jeu.; 12h15, 14h25, 16h30, 18h40, 21h.Lacordaire : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Mega-Plex Spheretech : 13h25, 15h25, 17h25, 19h25, 21h25.Mega-Plex Taschereau : 13h10, 13h30, 15h10, 15h30, 17h10, 17h30, 19h10, 19h30, 21h10, 21h30.Paramount Montreal : 12h10, 14h30, 16h45, 19h, 21h15 ; ven., sam.; 23h30.Place Lasalle : 12h55, 15h05, 17h15, 19h20, 21h30.TITAN : APRÈS LA TERRE Boucherville : 13h30, 16h, 19h20, 21h30.Carrefour Dorion : 12h50, 14h50, 16h50, 18h50, 20h50.Carrefour Laval.Ven.au mar.: 13h05, 15h15, 17h20, 19h20, 21h25 ; mer., jeu.: 12h45, 15h, 17h05, 19h10, 21h15.Châteauguay.Ven.au mer.: 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 ; jeu.: 19h15, 21h15.Cinéma Carrefour Joliette : 14h, 16h30, 19h15, 21h45.Cinéma St-Basile : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Ciné-Parc Châteauguay : 19h.Ciné-Parc Laval : 19h.Ciné-Parc St-Eustache : 19h.Langelier : 13h, 13h20, 15h, 15h20, 17h, 17h20, 19h, 19h20, 21h, 21h20.Mega-Plex Jacques-Cartier : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25.Mega-Plex Taschereau : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25.Paradis : 19h, 21h ; sam., dim.; 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Place Lasalle : 12h40, 14h55, 17h05, 19h10, 21h25.Quartier Latin : 12h, 12h35, 14h35, 15h05, 17h, 127h30, 19h15, 19h45, 21h25, 22h.St-Bruno : 12h40, 15h05, 17h10, 19h25, 21h30.St-Eustache : 12h15, 14h20, 16h25, 18h55, 21h05.St-Hyacinthe : 13h20, 15h30, 18h55, 21h.St-Jérôme.Ven.au mar.: 13h, 15h45, 18h50, 21h40.St-Jérôme.Mer.au jeu.; 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Thérèse : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Terrebonne : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.TOUT SUR MA MÈRE Quartier Latin : 13h15, 16h15, 18h50, 21h10.U-571 Pointe-Claire.Ven.au mer.: 13h30, 16h, 19h05, 21h25 ; jeu.: 19h05, 21h25.UNE POUR TOUTES Parisien : 13h, 16h, 19h05, 21h40.UP AT THE VILLA Cavendish.Ven.au mar.: 12h35, 18h40.28 JOURS Cinéma Joliette.Ven., sam., lun., mar., mer., jeu.; 19h10, 21h35 ; dim.: 13h40, 16h10, 19h10, 21h35.VIRÉE (LA) St-Eustache.Ven.au mar.: 13h35, 19h.VIRGIN SUICIDES (THE) Atwater.Ven.: 19h, 21h20 ; sam.: 15h55, 19h, 21h20 ; dim.: 15h55, 19h ; lun.au jeu.: 20h10.WWF RENTAL Centre Laval.Dim.: 19h.Colisée, Kirkland.Dim.: 19h.Salles de répertoire APARAJITO Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Sam.: 21h.BUFFALO BILL Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Ven.: 17h.DÉPARTEMENT S - JASON KING Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin).Ven.: 19h30.EVIL DEAD 2 Cinéma du Parc (1).Ven.: 23h30 ; sam.: 23h15.FANFAN LA TULIPE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Sam.: 17h.GRASS Cinéma du Parc (3).Ven., sam.: 18h45, 20h30, 22h15, minuit.I DREAMED OF AFRICA Cinéma du Parc (1).Ven.: 17h ; sam.: 15h.JOE GOULD'S SECRET Cinéma du Parc (3).Ven.: 16h45 ; sam.: 14h45, 16h45.JUDY BERLIN Comédie dramatique américaine (1999) d'Eric Mendelsohn.Avec Barbara Barrie, Bob Dishy, Edie Falco, Carlin Glynn, Aaron Harnick, Madeline Kahn.97 minutes.\u2014 C'est le deuxième jour de classe à l'école élémentaire de Babylon, une ville de banlieue dans le Long Island.Une des institutrices, Sue Berlin, est secrètement éprise du directeur Arthur Gold, marié à la jalouse Alice.Judy, la fille de Sue, part aujourd'hui pour Hollywood, où elle compte bien devenir une actrice célèbre.Alors qu'elle fait ses adieux à son entourage, Judy entame la conversation avec son ancienne flamme David Gold, le fils du directeur, en visite depuis un mois chez ses parents.Entre ce cinéaste raté et l'aspirante actrice, un sentiment amoureux renaît.Ces événements surviennent durant une longue éclipse solaire, qui aura d'étranges effets sur les habitants de la petite ville.Cinéma du Parc (2).Ven.: 17h, 19h, 21h ; sam.: 15h, 17h, 19h, 21h.KADOSH Ex-Centris (salle 1, le Parallèle) : 14h30, 16h30, 19h15, 21h30.LIQUID SKY Cinéma du Parc (2).Ven.: 23h15 ; sam.: 23h15.NEZ DE CUIR Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Ven.: 19h.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.PATHER PANCHALI Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Ven.: 21h.PROTECTEURS (LES) Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin).Sam.: 19h30.ROXIE HART Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra).Sam.: 19h.SCREWED Cinéma du Parc (1).Sam.: 21h35.SEX PISTOLS (THE) : THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 21h45.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes) : 15h, 17h, 19h, 21h.U-571 Cinéma du Parc (1).Ven.: 21h20 ; sam.: 17h10.UP AT THE VILLA Cinéma du Parc (1).Ven.: 19h10 ; sam.: 19h25.IMAX : AFRICA : THE SERENGETI Paramount Montreal : 16h50, 22h20 ; dim.: 16h50.IMAX : À TOUTE VITESSE Paramount Montreal : 13h40, 17h50 ; dim.: 13h40.IMAX : INTO THE DEEP Paramount Montreal : 15h50, 20h ; dim.: 15h50.IMAX : PARADIS SOUS LA MER Paramount Montreal : 14h50.IMAX : SUPER SPEEDWAY Paramount Montreal : 12h30, 19h, 21h10 ; ven., sam.: 23h25 ; dim., 12h30.IMAX IMAX (Vieux-Port de Montréal) CIRQUE DU SOLEIL - PASSAGES - VOYAGE AU COEUR D'UNE VIE Du lun.au ven.: 10h15, 12h15, 13h15, 14h15, 16h15, 17h15, 18h15, 19h15, 20h15, 22h15, 23h15 (v.f.) ; 11h15, 15h15, 21h15 (v.a.) ; sam., dim.: 10h15, 12h15, 13h15, 14h15, 16h15, 17h15, 18h15, 19h15, 20h15, 22h15, 23h15 (v.f.) ; 11h15, 15h15, 21h15 (v.a.).IMAX LES AILES (2153, boul.Lapinière, Brossard) DUEL AU CANYON Tous les jours : 12h, 14h, 16h.SPORTS EXTRÊME Tous les jours : 13h, 15h.Programme double : 12h, 13h, 14h, 15h, 17h, 19h, 21h. 5LP2301D0623 D-23 ven 23 juin 5LP2301D0623 ZALLCALL 67 00:29:07 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 23 Voulez-vous danser Monsieur Shakespeare?MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Depuis que son magnifique Henry V a pris le monde du cinéma par surprise en 1988, le nom de Kenneth Branagh est intimement associé à celui de William Shakespeare.Considéré comme l'un des grands spécialistes de l'oeuvre du barde anglais, l'acteur-cinéaste devait d'ailleurs réaliser quelques années plus tard le rêve de sa vie: réaliser et interpréter Hamlet au grand écran.Mais que peut-on faire ensuite?Qu'espère-t-on lorsque le projet qui, depuis des années, vous tenait le plus à coeur s'est concrétisé?Branagh s'est bien sûr posé la question.Il a même cru un temps pouvoir s'éloigner un peu du grand Will.Fasciné par la comédie musicale hollywoodienne des années 30, il chercha un projet dans lequel il pourrait s'amuser, chanter et danser comme Fred Astaire dans les films de la MGM de la belle époque.C'est là que son grand ami William est, une fois de plus, venu à sa rescousse.Presque malgré lui.Une comédie musicale Il existe en effet, dans le répertoire shakespearien, une oeuvre de jeunesse beaucoup moins connue, sans grande importance diraient même les connaisseurs, qui selon l'acteur pouvait merveilleusement bien se transformer en comédie musicale.Branagh a donc utilisé la trame de Love's Labour's Lost (Peines d'amour perdues fut, coïncidence, présenté tout récemment à Montréal au Théâtre Denise-Pelletier) pour la transposer à la fin des années 30, tout juste avant la Seconde guerre mondiale.Le réalisateur de Much Ado About Nothing tenait à donner au récit une atmosphère où on sent le destin du monde basculer.Il fallait aussi être en phase avec l'époque des chansons choisies, des standards signés Cole Porter, Irving Berlin, George Gershwin.Shakespeare en chansons sur le mode de la comédie musicale des années 30?Le pari était risqué.D'autant que Branagh nous a habitués à des adaptations fidèles, plus classiques.«Je vous avouerai que j'ai mis un bon moment à me convaincre moi-même! » précise le cinéaste au cours d'un entretien téléphonique qu'il nous accorde depuis Toronto où il est en tournée de promotion.«Ce n'est pas tant le fait de vouloir élaborer un musical à partir d'une pièce de Shakespeare qui m'inquiétait (ce n'est pas le première fois de toutes façons - pensez à Kiss Me Kate), mais plutôt de vouloir m'attaquer à un genre qui est pratiquement disparu des salles de cinéma.» «J'ai toutefois su que l'idée était bonne, poursuit-il, dès que j'ai pu dégager une structure musicale du corps de la pièce.Avec Patrick Doyle, nous avions au début l'intention d'écrire des chansons originales mais nous nous sommes vite rendus à l'évidence: nous devions nous pencher vers des pièces déjà existantes.D'une part parce que celles-ci sont déjà appréciées par les amateurs, mais aussi parce que nous pouvions ainsi les faire connaître à une nouvelle génération de spectateurs.» Un peu comme l'a fait Woody Allen pour Everybody Says I Love You, Branagh a tenu à ce que les acteurs chantent eux-mêmes les pièces musicales entendues dans le film.Question de sincérité, de feeling.Il a, pour les besoins de la cause, réuni une distribution éclectique où se retrouvent des interprètes bien rompus à la comédie musicale (Adrian Lester, Nathan Lane), mais aussi d'autres, comme Alicia Silverstone ou même Branagh luimême, qui ne sont pas spécialement reconnus pour leurs prouesses vocales.Branagh a aussi fait un gros travail d'adaptation sur la pièce.Il a modifié des passages, en a supprimé d'autres pour les remplacer par des chansons.De grands classiques comme Cheek To Cheek, I've Got A Crush On You, ou They Can't Take That Away From Me remplacent ainsi les mots de Shakespeare en faisant évoluer le récit dans le même sens.À l'arrivée, il ne reste peut-être que le tiers de la pièce originale.«Je conçois que cette approche n'est pas traditionnelle et qu'elle peut surprendre, mais j'ai quand même voulu rester fidèle à la langue de Shakespeare et à l'atmosphère de la pièce », précise Branagh.Malgré tout ce processus, on retrouve quand même intact le propos de cette pièce légère dans laquelle le jeune roi de Navarre (Alessandro Nivola) et trois gentilshommes font le pacte de renoncer pendant deux ans à tous les plaisirs \u2014 y compris charnels \u2014 afin de se consacrer totalement à leurs études.Bien sûr, l'arrivée de la princesse de France (Alicia Silverstone) et des trois jeunes beautés qui l'accompagnent dans sa suite auront tôt fait de remettre en question ces beaux principes.«C'est stimulant de s'attaquer à une pièce moins connue.Les metteurs en scène en profitent d'ailleurs pour se permettre en général plus de libertés avec Love's Labour's Lost que lorsqu'ils montent Hamlet ou King Lear.» Se disant ravi de la nouvelle popularité que Shakespeare obtient au cinéma depuis quelques années («Ça prouve la grande richesse de l'oeuvre tout autant que sa polyvalence »), Kenneth Branagh compte bientôt s'attaquer à l'adaptation cinématographique d'une autre pièce de son pote William.Il n'est toutefois pas question que Macbeth se mette à danser la claquette.Le film prend l'affiche vendredi prochain.Kenneth Branagh (à gauche) avec ses compagnons de plaisir : Matthew Lillard, Allessandro Nivola et Adrian Lester.Woody Allen, défenseur de Carnegie Hill Agence France-Presse NEW YORK Depuis 30 ans, Woody Allen a du succès avec ses films d'auteur et il en a maintenant comme cinéaste du patrimoine.À l'unanimité, une commission municipale new-yorkaise vient de rejeter un projet de tour d'habitation de 17 étages, du promoteur Citibank.Selon les défenseurs du patrimoine, l'immeuble aurait grandement nui à un secteur du Upper East Side baptisé Carnegie Hill, du nom de la demeure qu'avait fait bâtir l'industriel Andrew Carnegie au XIXe siècle.Woody Allen Témoignant contre le projet, en février, Allen avait remis aux membres de la commission un film de son cru de trois minutes, expliquant la situation.« J e s u i s agréablement surpris, je suis tellement habitué à perdre », a déclaré Woody Allen au sujet de la décision.« Inévitablement quand je tourne, je vais à Carnegie Hill car il y a bien peu d'endroits dans l'île où je peux montrer la ville sous l'angle où je veux que les gens la voient.» Se disant pessimiste pour le patrimoine bâti, il a néanmoins ajouté : « Quand vous aimez une ville, vous n'abandonnez jamais.» Il est aussi un propriétaire intéressé dans cette affaire, ayant acheté un immeuble tout près du site envisagé pour le projet. La Presse 23 juin 2000 Page D24 manquante 5LP2501D0623 d25 cinem ven 23 juin 5LP2501D0623 ZALLCALL 67 00:26:15 06/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 23 JUIN 2000 D 25 Le cinéma sur Internet: pas tout de suite Indiana Jones de retour?Indiana Jones pourrait revenir sur le grand écran plus de dix ans après sa dernière aventure, selon le quotidien américain Daily Variety.Le producteur George Lucas, le cinéaste Steven Spielberg et l'acteur Harrison Ford seraient en discussion avec le scénariste M.Night Shyamalan afin qu'il écrive le quatrième épisode de l'aventurier.La collaboration entre Steven Spielberg et George Lucas avait débuté en 1981 pour cette série d'aventures cinématographiques avec Les aventuriers de l'Arche perdue, pour continuer en 1984 avec Indiana Jones et le temple maudit et en 1989 avec Indiana Jones et la dernière croisade.En 1993, un accord avait été pris pour tourner un quatrième épisode à la condition que les trois protagonistes y participent.Des sources non identifiées ont indiqué au journal de Los Angeles que rien de définitif n'était établi et que M.Night Shyamalan, l'auteur du Sixième sens, pourrait commencer à écrire le scénario en janvier pour l'année 2002.Indiana Jones n'est pas l'unique héro des années 1980 qui pourrait réssusciter au XXIe siècle.Arnold Schwarzenegger pense également faire revivre Terminator.Agence France-Presse CANNES Les nouvelles technologies étaient en plein boom cette année à Cannes, mais les salles obscures ont encore de beaux jours devant elle en attendant le moment où le cinéphile se projettera le film de son choix sur son ordinateur personnel.« Un écran petit, une mauvaise image, un son affreux, mais on fonce dans le cinéma sur internet », a déclaré Mary Jimenez, qui dirige la société américaine Icuna.com.« Pour l'instant, le ciné sur la toile, c'est comme regarder un bambin en train d'apprendre à marcher », ajoute-t-elle.Télécharger son film sur un ordinateur est chose possible.Toutefois, outre le fait que, faute de législation précise, les distributeurs et producteurs ne se bousculent pas pour mettre leurs oeuvres en ligne, le procédé se heurte à un obstacle majeur : le temps nécessaire au téléchargement.À ce handicap s'en ajoute un second, une qualité d'image qui laisse beaucoup à désirer.En revanche, le « net » peut offrir une alternative à des produits spécifiques, « des films qu'on ne peut pas voir ailleurs », explique ainsi Jeremy Bernard, un des responsables de la société « reelshort », spécialisée dans la confection de courts et moyens métrages spécialement destinés à Internet.Les technologies numériques vont probablement entraîner l'apparition de nouvelles formes d'expression liées à l'image sur la toile, estiment les spécialistes.« Elles n'auront pas pour cible le cinéphile traditionnel, mais nous ne devons pas oublier que nous vivons à l'époque de l'urgence et du zapping, à ce titre le Net est totalement adapté à nos nouveaux modes de consommation de loisirs.Faire des films qui n'excèdent pas trois minutes cadre parfaitement avec les habitudes de la plupart des consommateurs d'images, cela correspond à la durée d'attention moyenne de ces nouveaux cinéphiles », estime ainsi, un peu provocateur, John Sloss de la société Pop.com.Un format minimaliste qu'a adopté la comédienne française Julie Delpy.Elle vient de réaliser un film d'une minute, qui fait partie d'une série de « formats courts » destinés au Web.La société Sightsound.com vient de présenter le premier long métrage conçu pour le Net, Quantum Project, un film de 30 minutes, au budget de trois millions de dollars.Signé par Eugenio Zanetti, ce film dont la vedette est l'ex-Monty Python John Cleese, tient toutefois davantage du jeu vidéo que du « vrai » cinéma.C'est dans ce domaine, que le « cinet » peut précisément tirer son épingle du jeu.Pour John Sloss, cette technologie nouvelle va faire naître une nouvelle race de créateurs.« Des artistes qui n'existaient pas il y a encore un an seront sans doute présents à Cannes l'an prochain avec des oeuvres qu'on n'imagine même pas aujourd'hui, le Net ne va pas tuer le cinéma mais le bousculer ». La Presse 23 juin 2000 Page D26 manquante "]
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