La presse, 27 juin 2000, B. Politique
[" 2LP0101B0627 B1 mardi 2LP0101B0627 ZALLCALL 67 01:11:35 06/27/00 B Montréal, mardi 27 juin ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES De moins en moins de grands débats de société au Parlement NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC « Le Parlement est de moins en moins le lieu des grands débats de société », estiment des députés de l'Assemblée nationale tant péquistes que libéraux.Dans un rapport très sévère à l'endroit du Parlement, ces députés jugent que « nombre de projets de loi sont préparés trop vite et que l'Assemblée nationale ne prend pas tout le temps nécessaire pour bien évaluer tous leurs impacts ».Les quatre signataires du rapport, trois péquistes et une libérale, ne sont pas les moindres : Claude Pinard, député péquiste de Saint-Maurice et vice-président de l'Assemblée nationale, deux anciens ministres, Matthias Rioux (PQ-Matane) et Sylvain Simard (PQ-Richelieu) et Mme Monique Gagnon-Tremblay, ancienne chef de l'opposition et députée libérale de Saint-François.Leur rapport a été transmis au président de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau.PHOTO PC Le premier ministre du Canada, M.Jean Chrétien, en compagnie de MM.Romano Prodi, président de la Commission européenne (à Les libéraux gauche), et Antonio Guterres, premier ministre du Portugal et président du Conseil européen.s'inquiètent de la réforme scolaire Le Canada veut bien joindre la future force européenne NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC L'opposition libérale s'inquiète au sujet de l'implantation de la réforme scolaire dans les écoles du Québec dès septembre prochain.Un récent sondage de la CEQ révèle que 68 pour cent des en- Claude Béchard seignants du primaire estiment insuffisante la formation reçue pour la mise en place de la réforme, a rappelé hier le porte-parole l i b é r a l , Claude Béchard, député de Kamouraska- Témiscouata.Au premier avril dernier, trois enseignants sur quatre n'avaient bénéficié que de deux jours de formation pour faire face à leurs nouvelles obligations imposées par cette réforme.Aussi, le député Béchard réclame- t-il une vaste campagne d'information sur la réforme, une campagne « simple, claire et facile à comprendre ».De plus, un bilan de cette réforme devra être dressé l'automne prochain.Le député libéral estime qu'on devrait mettre en place un mécanisme d'évaluation et que ce bilan devra être rendu public.VINCENT MARISSAL envoyé spécial, LISBONNE Le Canada participera à la future force de maintien de la paix de l'Union européenne si celle-ci lui en fait la demande, mais dans le cadre de missions chapeautées par l'ONU.Mettant fin à un court séjour dans la capitale portugaise où il a rencontré les dirigeants de l'Union européenne, le premier ministre Jean Chrétien a précisé hier qu'aucune demande formelle ne lui avait été présentée jusqu'à maintenant, ajoutant toutefois que le Canada sera toujours prêt à jouer un rôle dans les missions de paix.« Les Européens veulent une force de réaction rapide et le Canada est prêt à jouer un rôle », a-til indiqué aux côtés du premier ministre portugais Antonio Guterres, aussi président sortant de l'UE, et de Romano Prodi, président de la Commission européenne.« C'est possible au Canada de prendre des décisions comme celle-là rapidement grâce à notre système de vote à la Chambre des communes, de reprendre Jean Chrétien.Alors on peut agir rapidement et éviter qu'un conflit ne dégénère davantage et que les missions ne deviennent beaucoup plus longues.» Antonio Guterres, qui passe le relais de la présidence de l'Union européenne la semaine prochaine au président français Jacques Chirac, a précisé par ailleurs que le Canada, dont l'expérience dans les missions de paix sera bienvenue, serait traité sur le même pied que les États-Unis ou tout autre pays invité à se joindre à la force européenne.« Dans le développement de notre politique de défense européenne, nous aurons besoin de plusieurs autres pays, dont le Canada qui sera le bienvenu dans une future force de maintien de la paix européenne », d'expliquer M.Guterres.Les pays de l'Union européenne, pris de court par l'éclatement de la Yougoslavie, et en particulier par le dernier conflit au Kosovo, ont décidé de revoir leur politique de sécurité et de s'assurer qu'à l'avenir l'Union sera en mesure de s'occuper elle-même des conflits sur son territoire.L'omniprésence des Américains au Kosovo, au sein de la mission de l'OTAN, a sonné l'an dernier un réveil brutal pour les Européens, qui veulent mettre sur pied, d'ici 2003, une force policière de 5000 membres et une force militaire de maintien de la paix de 60 000 soldats.Volontaire, le Canada veut bien joindre la force de l'UE, qui doit aussi soigner ses relations avec les États-Unis, d'où la prudence de M.Chrétien et de ses conseillers en affaires internationales.« Il n'y a pas de demande faite au Canada, précise Jean Chrétien.Ils organisent en ce moment une force européenne.Mais s'il y a une décision à prendre d'intervenir dans un conflit, nous irons aveceux, si nous décidons d'y aller, mais nous pourrons discuter avec eux des façons d'intervenir pour être plus efficaces.Généralement, nous sommes réticents à participer à une mission qui n'est pas couverte par l'ONU, mais c'est déjà arrivé, en Égypte et au Sinaï, alors nous devons garder une certaine flexibilité.Nous ne sommes pas le plus gros, alors nous acceptons de jouer le rôle que l'on peut jouer dans différents conflits.» Par ailleurs, sur la scène canadienne, Jean Chrétien a indiqué que son gouvernement lancerait cet été l'appel d'offres pour remplacer les 35 vieux hélicoptères Sea Kings de la marine canadienne.Le premier ministre affirme en outre qu'il est parfaitement satisfait de son cabinet et qu'il ne procédera pas à un remaniement ministériel dans les prochaines semaines.« Vous pouvez prendre des vacances, ne vous inquiétez pas », at- il lancé aux journalistes avant de prendre l'avion pour Ottawa.Nouveaux ambassadeurs Manning s'en prend à Day, qui continue d'attaquer les libéraux Tammy Hoy - PC Voici les résultats du premier tour de la course au leadership de l'Alliance canadienne; le second tour sera disputé le 8 juillet, entre Stockwell Day et Preston Manning.Presse Canadienne OTTAWA Robert Fowler, l'ambassadeur du Canada aux Nations unies depuis 1995, est muté à Rome dans le cadre d'une série de nominations diplomatiques annoncées hier par le ministère des Affaires étrangères.M.Fowler sera remplacé à New York par Paul Heinbecker, un diplomate de carrière qui fut aussi rédacteur principal de discours auprès du premier ministre Brian Mulroney, de 1989 à 1991.Parmi les autres nominations annoncées hier, l'ambassadrice aux Pays-Bas, Marie Bernard-Meunier, est mutée en Allemagne où elle occupera les mêmes fonctions; Alain Dudoit, chef de protocole aux Affaires étrangères, devient ambassadeur en Espagne.Paul Durand, directeur général de l'Amérique latine et des Antilles au ministère, devient ambassadeur au Chili; Raphaël Girard, coordonnateur spécial de la reconstruction dans les Balkans, est nommé ambassadeur en Roumanie et Bulgarie; Jean- Pierre Juneau, ambassadeur auprès de l'Union européenne, devient ambassadeur au Brésil.Wilfrid Licarim, qui travaillait jusqu'à tout récemment au sein d'une entreprise privée à Montréal, est nommé aumbassadeur au Saint-Siège; et Jeremy Kinsman, ancien ambassadeur en Russie et actuel ambassadeur en Italie, devient haut-commissaire auprès du Royaume-Uni, à Londres.Presse Canadienne La politesse qui caractérisait jusqu'à présent la course à la direction de l'Alliance canadienne s'est évaporée, hier, Preston Manning s'acharnant sur les points faibles de son adversaire maintenant redoutable, Stockwell Day.Lors d'un discours prononcé à Toronto, M.Manning, qui affiche un retard de huit points de pourcentage au terme du premier tour de scrutin, le week-end dernier, s'en en pris aux positions de son adversaire en termes d'avortement et de droits des homosexuels.M.Manning doit combler le fossé creusé entre M.Day et lui avant la tenue du vote final, le 8 juillet.Pour cela, il lui faut récolter quelque 15 000 voix supplémentaires, soit parmi les 85 000 personnes n'ayant pas pris la peine de voter la dernière fois, ou encore chez les partisans du candidat défait Tom Long.« Qui peut maintenir l'Alliance unie et lui permettre de croître ?», a demandé M.Manning.« Qui est architecte d'alliances ?Je suis la personne en mesure de faire travailler les gens de concert plutôt que de les opposer.» L'ex-chef du Parti réformiste a également mis en lumière le manque d'expérience de M.Day sur la scène fédérale.« Ce n'est pas le moment de mettre en place un nouveau quart-arrière inexpérimenté », a-t-il lancé à des partisans rassemblés à Ottawa, en matinée.« Le temps est maintenant venu de donner le ballon à un quart-arrière d'expérience parce que je sais comment me rendre dans la zone des buts, et c'est ce que j'ai l'intention de faire », a-t-il dit.À Calgary, M.Day a pris pour cible les libéraux plutôt que M.Manning.Il a laissé le soin de diminuer les mérites de ce dernier à ses conseillers, qui ont affirmé que M.Manning avait eu sa chance, et qu'il était maintenant temps qu'il cède sa place à un autre.« En autant que M.Manning et moi-même sommes concernés, nous avons une bonne vision des choses, et nous devrons tous travailler ensemble une fois que cela sera terminé », a affirmé M.Day.Toutefois, son responsable de campagne, le député de l'Alliance Jason Kenny, s'est questionné sur le bien-fondé de la décision de M.Manning de poursuivre le combat.« Peut-être n'ont-ils pas réalisé que les gens ont pris une décision, samedi, et que le temps est venu d'un nouveau chef pour un nouveau parti », a-t-il déclaré.PHOTO PC Preston Manning, en compagnie de son épouse, Sandra.Stockwell Day a causé une surprise, en fin de semaine, en prenant, dès le premier tour de scrutin, une bonne avance sur son principal adversaire, Preston Manning. 2LP0201B0627 b2-edito-mardi 2LP0201B0627 ZALLCALL 67 01:07:34 06/27/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JUIN 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Une télé des arts pour tous Une chaîne de télé spécialisée dans les arts et la culture aurait dû exister avant bien d'autres, constate le porte-parole du projet de la Télé des arts, Claude Bédard.Et il a parfaitement raison.Car l'éclatement de la télé en est arrivé à ce point que des télédiffuseurs s'intéressent aux thèmes les plus improbables : parmi les 452 propositions logées auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en avril dernier, figuraient des projets de chaînées consacrées à l'humour, aux affaires militaires, aux mariages, à l'amour, à l'horreur, aux arts martiaux et aux voitures ! Dans ce contexte, on comprend mal pourquoi il faut attendre encore une chaîne culturelle en français.C'est précisément pour mettre fin à cette anomalie que, ce matin, le CRTC ouvre des audiences destinées à choisir, parmi les deux concurrents en lice, le diffuseur qui sera chargé d'occuper ce créneau trop longtemps négligé.La tâche sera difficile et ingrate : la Télé des arts (proposée par Radio- Canada, Télé-Québec, BCE Média, Spectra, Arte) d'une part, et le Rendez- vous des artistes (CHUM, Astral) d'autre part, ont l'une et l'autre des mérites certains, des arguments à faire valoir, des propositions intéressantes à formuler.Les gens du Rendez-vous des artistes aiment bien présenter leur projet comme une alternative moderne et légère à l'appareil coûteux et lourd de la Télé des arts : « David contre Goliath », illustre Pierre Marchand, le patron de Musique Plus/Musimax, qui serait le maître d'oeuvre du réseau privé.Il promet une chaîne consciente des coûts, au « langage télévisuel de l'an 2000 », ce qui semble à peu près exclure, dans son esprit, les captations filmées de spectacles et de concerts, une technique dépassée, affirme-t-il.La Télé des arts, elle, revient de l'arrière, en quelque sorte : en 1994 et 1998, la Société Radio-Canada a été éconduite par le CRTC auquel elle avait soumis deux projets différents de chaîne culturelle.Cette fois, bien que le concept de CHUM/Astral ne soit pas sans valeur, c'est la Télé des arts, estimons-nous, qui devrait accéder à l'existence.Et qui, au surplus, devrait être intégrée au service de base du câble, son coût d'abonnement étant assumé par l'ensemble des abonnés en contrepartie d'une disponibilité universelle.n n n Il y a plusieurs raisons à cela, certaines d'ordre presque philosophique, d'autres extrêmement pratiques.D'abord, la culture a toujours été au centre du mandat dévolu aux télévisions publiques, Radio-Canada et Télé- Québec en l'occurrence.De sorte que leur présence, au niveau des arts, sur la palette des chaînes spécialisées paraît inévitable, presque obligatoire.En soi, cela n'exclut certainement pas le privé : Bravo !, la chaîne culturelle anglophone de CHUM, ainsi que Musique Plus et Musimax, abattent une besogne fort valable.Mais il est raisonnable d'attendre d'une nouvelle chaîne culturelle qu'elle se donne une approche sensiblement différente.La deuxième raison est, en fait, liée à la première.Le consortium proposant la Télé des Arts rassemble les organismes et institutions possédant certainement la plus grande expérience et la plus grande compétence en ce domaine au Québec et même, avec Arte, dans toute la francophonie.Les échanges possibles avec Arte ne constituent d'ailleurs pas le moindre argument venant appuyer la proposition de la Télé des arts : en peu de temps, la chaîne culturelle franco-allemande s'est fait une solide réputation de sérieux et d'éclectisme, capable d'aborder avec intelligence et passion une gamme variée de sujets associés autant à la culture populaire qu'aux formes artistiques théoriquement plus élitistes.On note avec plaisir, d'autre part, l'implication de l'Équipe Spectra dans le projet.Avec, entre autres, le Festival de Jazz, les Francofolies et l'expérience de captation télévisuelle qu'elle possède (nous ne nous rendons pas à l'argument selon lequel la captation est une technique révolue), celle-ci occupe une place de choix dans l'univers culturel montréalais.Enfin, on comprendrait mal qu'un organisme d'État, le CRTC, accepte un projet de télévision culturelle largement parrainé par d'autres institutions publiques sans prévoir une large disponibilité de ce nouveau produit, c'est-à-dire sa localisation sur le service de base du câble.Ce n'est pas qu'une question de coûts plus raisonnables parce que plus largement répartis (un déboursé, pour l'abonné, variant presque du simple au double : 48 contre 80 cents par mois).Plus encore, il s'agit de priorités que l'État est en droit de défendre et même, si le CRTC peut être encore de quelque utilité, d'imposer.Le mandat de la télévision publique, on l'a suffisamment répété, tient principalement à l'information et à la culture, lesquelles, partout, se réfugient de façon croissante chez les diffuseurs spécialisés.L'information radiocanadienne, dans les deux langues, y a depuis un certain temps trouvé à se loger.La culture doit faire de même, tout simplement.Au surplus, il s'agit d'une question de bon sens : on laissera à chacun le soin d'identifier les chaînes actuellement disponibles sur le service de base du câble et qui, dans une société dûment informée, divertie et culturellement nourrie, viendraient, en terme de nécessité, loin derrière une télé des arts correctement fabriquée.Quinze pays qui lavent plus blanc La mondialisation et les progrès de l'informatique, qui ont permis l'essor actuel des transactions financières internationales, facilitent aussi le blanchiment de l'argent, ces transactions plus ou moins clandestines qui donnent de la respectabilité aux gains provenant d'activités illégales comme le trafic de drogues.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca Pour lutter contre cette industrie en pleine expansion, le Groupe des Sept a créé, dans le cadre de l'OCDE, un Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI), qui vient de publier un rapport où il nomme 15 pays dont les règlements et les pratiques facilitent le blanchiment.On y retrouve les paradis fiscaux habituels, mais aussi des pays plus importants comme la Russie, Israël, le Liban et les Philippines.On s'étonne cependant de ne pas y trouver Monaco, qui avait été vivement dénoncé la veille par des députés français.Cela ne signifie rien d'autre que, dans certains cas, on estime utile, pour des raisons psychologiques, de pointer du doigt certains pays plutôt que d'autress.On estime, en effet, que les accusations portées contre la principauté par les députés socialistes visent, en réalité, les milieux financiers français.Mais la situation est très semblable pour le Liechtenstein, un satellite des milieux financiers suisses, et les Bahamas et les Îles Cayman, au service des marchés financiers américains.À l'exception de la Russie, les pays nommés par le GAFI ne sont pas à l'origine du problème, mais servent d'intermédiaires pour le crime organisé, pour les politiciens et fonctionnaires corrompus et pour les hommes d'affaires véreux de la planète.L'objectif du GAFI est d'obliger ces 15 pays à adopter des lois et des règlements, comme il en existe dans beaucoup d'autres, qui rendent le blanchiment plus risqué.Par voie de conséquence, cela rendrait plus efficace la lutte contre le crime organisé et la corruption avec des moyens traditionnels dans des pays aussi variés que les États-Unis, la Colombie, le Nigeria, la Sierra-Leone, le Pakistan et l'Indonésie.Il serait aussi plus facile de maintenir la paix en Afrique, où plusieurs guerres sont financées en utilisant les mêmes intermédiaires que pour le blanchiment.Mais il ne faut pas s'attendre à des miracles de la part de pays qui n'ont guère les moyens de surveiller les fins renards de la basse finance internationale.Le Liechtenstein a sans doute les moyens de se payer une équipe d'avocats et de policiers hautement qualifiés, mais pas Saint-Vincent-et-les-Grenadines.Cela signifie que le gros du travail contre le blanchiment devra être fait dans les grands centres financiers, comme New York, Miami, Londres, Paris et Zurich.Et, comme les petits centres interlopes doivent leur existence aux lois qui existent déjà dans les pays industrialisés, il faudra adopter de nouvelles lois plus strictes en Europe et en Amérique du Nord.Il faudra vraisemblablement s'inspirer du traité contre la corruption de l'OCDE, que le Canada a signé et ratifié.Selon cette convention d'inspiration américaine, la tentative de corruption d'un fonctionnaire étranger par un Canadien sera un crime au Canada.Une tactique semblable contre le blanchiment de l'argent serait d'interdire aux Canadiens, dans le cadre d'un traité de l'OCDE, de faire des transactions avec des entités qui se cachent derrière l'anonymat dans un paradis fiscal.Le blanchiment de l'argent n'est un problème ni du tiers-monde ni des pays ridiculement petits.C'est un problème des sociétés avancées avec leurs énormes moyens financiers.Même un Mobutu Sese Seko a accumulé ses milliards uniquement grâce à la connivence des pays riches.La solution à ce problème se trouvera donc dans un meilleur encadrement des institutions financières tant à l'échelle nationale qu'internationale.DROITS RÉSERVÉS PASCAL ÉLIE, collaboration spéciale LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca « Mon pays, c'est la pub » ! n « Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver », disait la toune, Le superbe défilé qui nous a été offert nous permettrait d'en douter puisque notre pays, maintenant, ce sont les commanditaires ! Ah ! elle est belle notre fête nationale ! Notre gouvernement trouve de l'argent pour critiquer les politiques fédérales, mais pas pour faire un défilé dont on puisse être fier.Quel gâchis ce déploiement de pub, quelle indécence de laisser le défilé dans les mains des grosses compagnies québecoises qui en oublient même le bleu.Au moins cette année, on pourra dire que le défilé est représentatif de notre pays : l'économie avant tout.Dommage.« M'en vais voir ce que nous fait le Canada d'abord, parce que ça, c'est pas mon Québec ! » Sébastien CARRILLO Montréal Loin des yeux, près du coeur n Nous sommes un groupe de Québécois travaillant à Lima, au Pérou, et pour nous la Saint-Jean est une fête bien importante.Nous allons fêter la Saint-Jean comme il se doit, avec nos artistes sur CD.Nous aurons un montage de Gerry Boulet, Paul Piché, La Chicane, La Bottine souriante, Les Colocs, Ocume, etc.Nous avons même fait imprimer des autocollants représentant le drapeau du Québec pour chacune des personnes présentes ! Les Péruviens pourront voir ce qu'est la culture québecoise entre Québecois avec notre traditionnelle chanson de Gilles Vigneault, Gens du pays.Nous serons une soixantaine, une belle gang qui se fera plaisir ce 24 juin ! Loin des yeux, mais près du coeur ! Danielle DUBÉ Lima, Pérou Formule incorrecte ?Madame Lysiane Gagnon, n Pour souligner la fête nationale du 24 juin, le premier ministre Bouchard a livré dans les tous les journaux un fier message patriotique qui se terminait ainsi : « Je vous souhaite, Québécoises et Québécois, mes meilleurs voeux à l'occasion de notre Fête nationale.» La formule employée me semble incorrecte et pourrait être qualifiée de pléonasme, qu'on disait vicieux, dans mes jeunes années.On sait que monsieur Bouchard s'exprime bien et facilement, qu'il a un vocabulaire riche et Lucien Bouchard précis : je suis d'autant plus surprise qu'il puisse s'adresser à toute la province en faisant de telles erreurs.Une des plus grandes ambitions de notre bon gouvernement n'est-elle pas de protéger la langue, d'exiger qu'on la parle et l'écrive correctement ?Dans vos chroniques, vous êtes souvent revenue sur l'importance du bon français ; vous nous avez rappelé votre gratitude envers ces religieuses qui vous l'ont si bien enseigné (des articles que j'ai conservés) : je voue la même reconnaissance à mes Ursulines de Québec chez qui j'ai étudié dans les années 40.Je vous remercie de l'attention que vous voudrez bien accorder à cette lettre, si vous en avez le temps et la patience.Gisèle LEMIEUX Des jeunes sans culture Monsieur Dubuc, n Votre éditorial d'aujourd'hui (vendredi 23 juin) m'a fait penser à quelque chose de particulier.Est-ce que la fête nationale du Québec est importante ?Tous les jeunes du Québec vous répondront que oui, ils savent tous que cette fête est le 24 juin alors qu'ils n'ont aucune idée de la date d'anniversaire de leur père.Je suis étudiante au cégep et comme ces autres jeunes, la Saint-Jean est pour moi une fête importante que je ne manque jamais.Par contre, j'ai des raison de le faire.L'an passé, j'ai suivi mon cours de français 103 (littérature québécoise), au premier cours mon professeur nous a demandé d'écrire cinq noms d'auteurs québécois et cinq noms de chansonniers ou de chanteurs québécois.Il a fini par ramasser une trentaine de feuilles pratiquement vierges.Tout cela pour dire que les jeunes de mon âge, ceux d'origine québécoise, rêvent de la Saint-Jean pour fêter, boire de la bière.Sûrement pas pour fêter leur histoire ou leur culture.Non seulement ils n'aiment aucune musique québécoise mais par-dessus tout, ils ne la connaissent pas.L'autre jour, j'étais au vidéo club et un gars de mon âge regardant une cassette d'Offenback s'est exclamé « C'est qui ces laids-là ! » Bien des jeunes veulent d'un Québec libre et fort mais que très peu ont de bonnes raisons de le vouloir.À qui la faute ?Le manque de culture de ma génération est déplorable.Dominique ROUSSEAU 2LP0301B0627 b3-edito-mardi 2LP0301B0627 ZALLCALL 67 01:10:50 06/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JUIN 2000 B 3 Le navire qui tangue La surprenante avance de Stockwell Day, au premier tour de scrutin de la course au leadership de l'Alliance canadienne, a déjà commencé à faire des vagues, et le premier bateau à tanguer a été celui du premier ministre Jean Chrétien.Non pas que M.Day représente, en soi, une plus grande menace pour les libéraux que M.Manning.Ses vues le placent à la droite du Parti républicain américain.Or, il n'y a rien que l'électorat canadien, foncièrement modéré, déteste autant que l'extrémisme.C'est plutôt M.Chrétien lui-même qui pourrait se sentir menacé.Malgré son conservatisme social qui évoque le Crédit social des années 50 davantage que l'ère moderne, M.Day représente la génération des baby-boomers.Il a 49 ans, l'air d'en avoir 40.Il fait du « body-building » et du karaté.Avant de redécouvrir Dieu, il a fumé du « pot » et l'avoue sans détour.Bref, il « fait » jeune.En plus, il passe bien à la télé, et c'est un orateur fougueux et fringant.Cette image de jeunesse, voilà ce qui menace Jean Chrétien, qui a 66 ans et 40 ans de politique active derrière lui.Coïncidence déprimante pour le vieux chef libéral, au moment où Stockwell Day arrivait premier au fil d'arrivée, un sondage montrait qu'avec Paul Martin à sa tête, le PLC ferait des ravages au Québec, et pourrait même arracher plusieurs comtés au Bloc québécois.Le désir d'un changement de chef ne pourra que s'accroître chez les libéraux, avec l'arrivée en scène d'un adversaire qui incarne la nouveauté et la jeunesse.Aussi, quand les reporters suivant la tournée du premier ministre en France et au Portugal l'ont interrogé sur la montée de Stockwell Day, c'est le nom de Paul Martin qui lui est instinctivement venu à l'esprit : « Celui que les gens aiment beaucoup, c'est Paul Martin.On est de la même génération, ce n'est pas une question de génération, c'est une question d'idées, de philosophie », a-t-il commenté.L'inaptitude linguistique de M.Chrétien est telle que ses propos sont souvent difficiles à traduire.Aussi, certains reporters anglophones ont interprété, à tort, cette réplique (dite en français) comme une attaque contre Paul Martin.Ce n'était pas exactement cela.Mais la référence à M.Martin montrait bien que M.Chrétien est de plus en plus obsédé par son rival.n n n La tournée de M.Chrétien au Proche-Orient avait été catastrophique : cinq jours, cinq gaffes.Celle qu'il vient de terminer en France aura été, par comparaison, un succès monstre, en grande partie grâce à la préparation minutieuse effectuée par l'ambassade canadienne à Paris.Le premier ministre a été reçu avec effusion par le président Jacques Chirac, et le contentieux Québec-Ottawa, complètement évacué de la visite.En plus, ô divine surprise, M.Chrétien n'a pas gaffé ! Enfin, disons qu'il n'y a pas eu gaffe majeure.Il y eut quand même deux mini-gaffes, tant il est vrai que M.Chrétien ne peut sortir du pays sans se mettre les pieds dans les plats.Surexcité par l'accueil chaleureux qu'on lui avait réservé, M.Chrétien a annoncé que M.Chirac comptait se représenter pour un troisième mandat alors que ce dernier n'en a jamais officiellement confirmé la rumeur.Plus tard, il a annoncé la nomination de son neveu Raymond Chrétien à l'ambassade de Paris dans une conversation avec des hommes d'affaires français, avant d'en avoir informé officiellement le gouvernement français et de l'avoir annoncé aux Canadiens.Dans les deux cas, il s'agissait de secrets de c'étaient tout de même de solides accrocs à la courtoisie diplomatique élémentaire.Sans compter le besoin maniaque de M.Chrétien de montrer qu'il est en grande forme physique, une obsession qui est en train de devenir franchement dangereuse.Lors d'une visite à Mortagne, dans le Perche, alors qu'il visitait la ville assis dans une calèche tirée par des chevaux, il a essayé de sauter sur le siège avant pour prendre les rennes.Il a perdu pied et s'il ne s'était agrippé à temps, l'incident aurait pu lui coûter la vie.n n n Même si elle concerne un membre de sa famille, la nomination de Raymond Chrétien n'est pas du « patronage ».L'homme est un diplomate de carrière et a été, de l'avis général, un excellent ambassadeur à Washington.L'ambassade de Paris, tout comme celles de Washington et de Londres, vont toujours, de toute façon, à des gens politiquement « sûrs ».Le nom de Jean Pelletier, ancien maire de Québec, directeur de cabinet du premier ministre, grand francophile et grand ami de Chirac, avait circulé pendant quelque temps.Mais le premier ministre a opté pour un diplomate de carrière, plus jeune et plus combatif, ce qui lui permet en même temps de garder son précieux collaborateur à ses côtés pour la campagne électorale et ce fameux troisième mandat.Chose certaine, la nomination de M.Chrétien montre que le premier ministre entend consolider l'emprise qu'il a regagnée sur l'opinion publique française.Raymond Chrétien a été récemment pris à parti par le chef conservateur Joe Clark, un autre qui est directement concerné par la montée de Stockwell Day.En effet, si l'Alliance se radicalise, la droite modérée pourrait refluer vers le PC.Mais si cela se produit, ce sera davantage attribuable aux circonstances qu'au génie de Joe Clark, qui a passé la campagne alliantiste à courir après des fantômes au lieu de capitaliser sur les problèmes que cette bizarre course au leadership a occasionnés à ses adversaires.Ainsi, M.Clark a donné un gros coup d'épée dans l'eau en réclamant à grands cris le rappel de l'ambassadeur Chrétien.À partir de coupures de journaux, le chef conservateur accusait M.Chrétien d'avoir tenu des propos partisans en faveur du candidat démocrate Al Gore.En réalité, l'ambassadeur avait tout simplement expliqué à un groupe de hauts fonctionnaires fédéraux, alors qu'il commentait les répercussions sur le Canada de l'élection présidentielle américaine, que M.Gore connaît mieux le Canada que M.Bush et qu'il serait plus sensible aux questions environnementales, alors que M.Bush, homme du Sud, a tout à apprendre sur le Canada.Mais, concluait-il, « quelque soit l'élu, nous traiterons avec lui ».Il n'y avait pas là de quoi fouetter un chat, mais ce fut l'occasion pour ce pauvre Joe Clark de sortir de sa semi-retraite, tout en réglant, chuchotent les mauvaises langues outaouaises, un vieux conflit avec celui qui fut déjà son sous-ministre associé aux Affaires étrangères.Lysiane Opinions Protéger le consommateur sur le Net L'avenir du commerce électronique passe par la participation des consommateurs et des organisations internationales De l'art et des vedettes JOHANNE SAUVAGEAU Le CRTC aura prochainement à délibérer sur le projet d'une chaîne consacrée aux arts s'adressant à la population francophone du Canada.Permettez-moi ici de souligner l'enjeu que représente une telle décision auprès des artistes, du milieu culturel et la population en général.Pour bon nombre de créateurs, la télévision, par son très large auditoire, a offert une visibilité autrement inimaginable à des oeuvres qui, avouons-le, seraient demeurées le lot de quelques amateurs.Si les effets néfastes du pouvoir télévisuel ont souvent été discutés ces dernières années, il est important de noter ici que nous avons l'occasion d'utiliser ce potentiel dans son aspect positif : rendre accessible au grand nombre ce qui était réservé à un cercle restreint.Sans s'illusionner sur la démocratisation de l'art (du genre « la masse se ruant pour admirer des oeuvres abstraites »), toute tentative allant en ce sens doit être non seulement encouragée mais demeure essentielle à l'émancipation culturelle d'une population.Outre l'accessibilité des oeuvres, la télévision a souvent permis aux artistes, dans un domaine plus trivial mais non moins essentiel, de toucher des cachets dignes de ce nom.On n'imagine pas le nombre de crève- la-faim que l'on voit à la télé commerciale parce que dans une ambiance de vedettariat, de commanditaires et de foules en délire mais les faits demeurent : au Québec, à peine 10 % des artistes vivent décemment de leur pratique artistique.Ceci expliquant cela, c'est un peu pourquoi l'on voit toujours les mêmes têtes un peu partout, peu importe la chaîne, l'émission ou le sujet : on veut avoir des gens connus qui, à leur tour, exigent une bonne part des fonds disponibles parce qu'ils sont connus.C'est une tendance que La Télé des Arts pourrait inverser.Du moins, on le souhaite.Car, comme son nom l'indique, c'est à l'art et non pas aux vedettes \u2014 deux notions souvent confondues au Québec (et en Amérique en général) \u2014 que cette télé doit se consacrer.Si La Télé des Arts pouvait incarner symboliquement ce passage d'une notion de l'art spectaculaire à l'art comme questionnement, son mandat serait accompli en grande partie.Espérons qu'à ce titre, l'expertise de la chaîne Arte saura influencer la ligne directrice de la programmation.Il est possible d'intervenir ici afin que la culture ne soit pas juste pour rire entre un festival de la bouteille et une course de chars.Pour ce faire La Télé des Arts doit tout mettre en oeuvre pour agir dans une optique d'éducation et non de consommation, elle se doit d'être accessible économiquement au plus grand nombre et non pas un service offert à une classe déjà convertie, elle doit être un lieu de questionnement vivant et non un musée en images-mouvement digne des grands intermèdes, bref, elle doit être l'arène d'un combat urgent.Mais, avant tout, le CRTC doit lui donner la chance de se faire les dents.NICOLE FONTAINE L'auteure est présidente de l'Office de la protection du consommateur (OPC).Elle dirige personnellement les travaux de l'OPC sur le commerce électronique et a participé à ce titre à des rencontres de travail internationales organisées notamment par l'OCDE et l'ISO.Kimon Valaskakis, ex-ambassadeur du Canada à l'OCDE, se demandait dans cette page, il y a quelque temps, si l'État était en train de devenir désuet et il constatait son retrait au fil des privatisations, de la déréglementation et des coupures budgétaires.Il notait de plus que la marge de manoeuvre des gouvernements ne cesse de décroître alors que les responsabilités qu'on leur impute ne cessent d'augmenter.Sensés protéger le consommateur, les moyens pour le faire leur manquent ou sont absents dans les secteurs touchés par la mondialisation.Avant la mondialisation, l'État de droit était garanti par les gouvernements souverains.Aujourd'hui, personne n'est en mesure de garantir un État de droit mondial.Ainsi, par exemple, comme il n'existe aucune réglementation de l'Internet, le consommateur transige donc dans un marché sans arbitre.Il concluait que l'État n'est pas désuet mais qu'il doit se réinventer, réaliser des alliances stratégiques et se concerter à l'échelle internationale pour rencontrer ses obligations.Mon propos est d'illustrer les alliances et les concertations internationales auxquelles devront avoir recours les États pour rencontrer leurs obligations de protection du consommateur- citoyen en ligne.Le commerce électronique Le commerce électronique par Internet permet au consommateur d'entrer dans un centre commercial virtuel à l'échelle de la planète.Cela comporte des avantages importants pour lui, tels que la possibilité de comparer les prix, la commodité, la diversité et lui offre un accès à un marché élargi et à des prix compétitifs.Cependant, l'Internet présente aussi des désavantages importants tels que l'absence de règles pour encadrer la sécurité des transactions, la protection des renseignements personnels et les pratiques commerciales telles que les modalités de remboursement, les frais et les délais de livraison.Différentes études dont celle de Consumers International, parue en 1999, identifient de nombreux problèmes et l'ampleur du travail à réaliser pour fournir au consommateur un environnement d'achat en ligne qui lui permettrait de faire ses achats en toute confiance.Aux États-Unis, une plainte de consommateur sur cinq a trait à un problème rencontré en ligne.La convivialité du site, la qualité de l'information, la fiabilité du service, la protection des renseignements personnels, le traitement des plaintes et la résolution des litiges sont les aspects particulièrement mis en cause.L'adhésion des consommateurs à l'achat en ligne passe par la solution de ces problèmes.Régulations nationales et autorégulation Certains pays possèdent des législations non spécifiques au commerce électronique qui, par extension, protègent les consommateurs alors que dans d'autres pays c'est le vide juridique total.Des pays ont récemment adopté, ou sont sur le point de le faire, une législation ayant trait à la signature et aux documents électroniques et des efforts d'harmonisation de ces législations se poursuivent pour leur assurer une reconnaissance réciproque.S'ils n'aboutissaient pas on n'aurait d'autres choix que d'inciter les consommateurs à ne transiger électroniquement qu'avec des commerces qui tombent sous la juridiction de leur pays ou, au mieux, de quelques pays.Ce serait trop absurde, alors que pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le citoyen consommateur a la possibilité d'acquérir tous les biens et les services dont il a besoin, où qu'ils soient produits ou offerts sur la Terre, d'une simple opération informatique.L'autorégulation par les entreprises permet jusqu'à un certain point d'offrir une protection aux consommateurs.Cependant, elle a de sérieuses limites en terme d'application, de transparence et de territorialité et elle est insuffisante compte tenu des attentes des consommateurs.Adam Smith ne disait-il pas que le marché doit être encadré par un système de règles et un code de déontologie sévère au risque de sombrer dans l'anarchie ?L'autorégulation par les consommateurs, au moyen d'un forum de discussion en ligne qui permette d'échanger sur les qualités et défauts des produits et services, serait d'une grande utilité à la condition d'être consulté par les consommateurs.Concertation internationale et alliances stratégiques Dans ce marché mondial qu'est le commerce électronique voyons comment l'État peut concerter, recourir à des alliances stratégiques et établir une nouvelle gouvernance mondiale.Les États doivent conserver la fonction qui consiste à définir les grandes orientations, les lignes directrices qui tiennent compte des intérêts des citoyens.L'OCDE, avec la collaboration des pays membres et de représentants de l'industrie et des consommateurs, a élaboré et lancé à l'automne 1999 de telles lignes directrices auxquelles tous les pays et les entreprises peuvent adhérer volontairement, puisqu'il ne s'agit pas d'une législation mondiale.Du point de vue du consommateur-citoyen, le défi à relever est de taille.Comment les États et les entreprises mettront-elles en application, si elles le font, ces lignes directrices et s'assureront-elles de leur application de façon transparente et harmonisée afin de réglementer ce marché virtuel et le rendre sécuritaire pour le consommateur ?Comme cela a été fait pour l'établissement des lignes directrices avec l'OCDE, des alliances stratégiques doivent maintenant s'établir sur le plan international pour voir à leur mise en application.Le système mondial de normes, véritable « toile organisationnelle », présent dans audelà de 130 États et chapeauté par International Standard Organisation (ISO) peut devenir le partenaire mondial des pays.L'OPC privilégie cette alliance et développe cette approche avec son partenaire, le Bureau des normes du Québec (BNQ), organisme à portée nationale qui fait partie du système canadien de normalisation affilié au système mondial chapeauté par ISO.Le partenariat avec ISO constitue une approche très intéressante qui, pour réussir, devra être cependant appuyé par les entreprises et les consommateurs, ces derniers devront avoir un poids suffisant au sein de l'organisation pour pouvoir apporter à la définition des normes une contribution significative.Si ces conditions ne sont pas réunies, les chances de succès de cette forme de gouvernance mondiale seront inexistantes.Il y a fort à parier que les intérêts de la société civile, dont font partie les consommateurs en ligne ne pouvant s'exprimer à l'intérieur d'un système, se joindront à d'autres et s'exprimeront de plus en plus fort à l'occasion de d'autres « Seattle ».Il faudra trouver des alternatives de gouvernance mondiale de l'Internet.Ainsi, la proposition de M.Pierre-Marc Johnson, rapportée dans ce journal il y a peu de temps, de créer une conférence permanente internationale dont l'embryon serait le G-20 apparaît extrêmement pertinente.Elle pourrait regrouper des représentants du FMI, de l'OMC, de la Banque mondiale, des secrétariats de l'environnement et j'ajoute de l'ISO.Cette conférence pourrait adopter un ordre du jour qui reflète les intérêts de la société civile dont la gouvernance de l'Internet et ainsi favoriser la cohérence de l'intervention des États dans ce domaine.Au Québec, à peine 10 % des artistes vivent décemment de leur pratique.PHOTOTHÈQUE, La Presse La présidente de l'Office de la protection du consommateur, Mme Nicole Fontaine. 2LP0401B0627 B 4 (mardi) ARTS 2LP0401B0627 ZALLCALL 67 01:13:53 06/27/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JUIN 2000 Arts et spectacles ARCHITECTURE L'angoisse de Fort Boyard fait une nouvelle victime TÉLÉVISION Louise Cousineau CHÂTELAILLON Le comédien Daniel Thomas n'a pas de chance.Grand frère impeccable dans la sé rie 2 Frères, il s'est re trouvé au dernier épi sode la jambe amputée après avoir tenté de sauver son jeune frère joué par Benoit Langlais.Et en plus, Benoit Langlais, en bon petit gars qui tombe dans une gang de rue, lui a volé la vedette.Toute la bande de 2 Frères se retrouve à Fort Boyard et qu'arrive-til ?Daniel Thomas se jette dans la piscine glacée de l'hôtel \u2014 il a fait froid jusqu'à hier \u2014 et se démet une épaule en se hissant à la sortie.Il arrive rarement des accidents aux participants sur le Fort.À l'hôtel, c'est autre chose.Savoir qu'on affronte ses démons le lendemain fait monter l'angoisse.Dans le passé, la comédienne Isabelle Cyr s'est coincé les doigts dans une porte de voiture, Ghislain Taschereau s'est foulé un pied, Jean-Marie Lapointe est arrivé avec une maladie du hamburger contractée au Québec et la chanteuse Luce Dufault a eu des nausées : un médecin français a diagnostiqué une grossesse.Mme Dufault est repartie pour Montréal sans avoir joué.Dans le hall de l'hôtel, le teint de Daniel Thomas était gris et le moindre mouvement de sa main droite le faisait ciller de douleur.J'ai essayé de le consoler en lui disant qu'il était tout de même dans le meilleur système de santé au monde.C'était dans tous les journaux la semaine dernière.Le Canada était en 30e position.On l'a amené à l'hôpital de La Rochelle où il n'a pas attendu une seconde aux urgences, on l'a radiographié, anasthésié pour cinq minutes, le temps de replacer son épaule et à minuit, il était revenu à l'hôtel.Le bras dans une attelle de grande qualité.Ce n'était pas la première fois qu'il se démettait l'épaule, il pouvait comparer.Le lendemain, il est allé au Fort avec son équipe et n'a pas eu à se jeter en bungee ou dans la mer avec son bras en écharpe.Il a hérité des devinettes du Père Fouras et s'en est bien tiré.Faire Fort Boyard reste une équipée extraordinaire pour les participants, vedettes ou pas.Il fallait entendre Karl Barakett, un ambulancier de Trois-Rivières, à son arrivée dimanche.Le Nouvelliste avait consacré un article d'une demi- page à son équipe et de parfaits inconnus le saluaient et lui souhaitaient bonne chance.Karl, l'ergothérapeuthe Rina Dupont et Daniel Girard, un ambulancier bâti comme Rambo, seront dans l'équipe de Julie Snyder et Martin Petit aujourd'hui.Aucune angoisse là, mais une hâte mêlée de timidité de rencontrer Julie Snyder.C'est la dernière année de Fort Boyard, affirment les dirigeants du réseau TVA.Le contrat français est terminé mais on continuera Les Forges du désert en Jordanie.La nouvelle émission a assez bien marché au Québec cet hiver, mais elle a été un flop en France et retirée après deux épisodes.Le concept du désert sera resserré, dit-on.Même Fort Boyard, une série culte en France, perd des plumes cet été.La première émission de la saison diffusée samedi soir dernier est arrivée troisième à son heure, derrière un match de foot et un film.La plupart des participants sortent de l'épreuve sur un nuage, un gros « high ».Il fallait voir Karine Vanasse, de 2 Frères et du film Emporte- moi de Léa Pool qui lui a valu un Jutra et un autre contrat de film.Mais cette petite blonde, qui est en Secondaire 5, trippait sur son saut de l'ange parfait dans le bungee.Rien d'autre ne comptait à cet instant de grâce.Mais pas Mireille Deyglun, qui a pleuré de dépit.Elle a raté l'énigme du Père Fouras dont la réponse était Bonheur d'occasion, série dont elle a été la vedette.Elle avait pensé à cette réponse, mais la trouvait tellement évidente qu'elle est restée silencieuse ! Elle s'est reprise dans un autre jeu, mais n'a pas pu oublier sa déconfiture.intellectuelle.Il y aura moins d'émissions de Fort Boyard à l'affiche cet automne.Sept au lieu de 11 comme les années précédentes.Plus un making of conçu par Karine Lanoie qui nous promet beaucoup d'émotion, sur l'avant et l'après-épreuve.L'an dernier, les accusations de tricheries avaient fusé lorsque le jeune comédien Dany Gilmore avait failli se noyer et avait été remplacé en catimini par un employé du Fort.Le grand patron de TVA Claude Taillefer avoue qu'il regrette cette décision de l'an dernier, prise dans l'émotion du moment.Aucun « accommodement » du genre jusqu'à maintenant lors des tournages.Les « héros » de Fort Boyard : Karine Vanasse, Isabelle Blais, Caserne de pompiers Vitra, un projet signé Hadid, en Allemagne.Daniel Thomas, Benoit Langlais et Marc Beaupré.Zaha Hadid, un nom à la mode Qui gagnera le concours international d'architecture de la Grande Bibliothèque du Québec ?En attendant de connaître le projet lauréat, jeudi, La Presse publie des portraits des équipes concurrentes retenues par le jury.Voici le quatrième d'une série de cinq articles.SUZANNE COLPRON Membre du jet-set architectural, Zaha Hadid a la réputation d'avoir très mauvais caractère.À Montréal, où elle est venue visiter l'emplacement de la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ), elle a dormi durant la moitié de la séance d'information et consulté son agenda électronique, l'autre.« Quel architecte a bon caractère ?» demande Anne Cormier, membre du comité de rédaction de la revue ARQ.Heureusement, Mme Hadid a aussi la réputation de repousser les limites de l'architecture.Son travail lui vaut une reconnaissance internationale et plusieurs disctinctions, dont un prix pour le Cardiff Bay Opera House, à Wales, en Angleterre.Trois de ses projets viennent d'être retenus par des jurys au terme de trois concours d'architecture internationaux : le Centre d'art contemporain, à Cincinnati ; le Centre contemporain d'art et d'architecture, à Rome ; et le Centre des sciences, à Wolfsburg, en Allemagne.Des projets qui confirment la justesse et la force de l'approche conceptuelle de cette architecte, née à Bagdad, en 1950, et déménagée à Londres il y a plusieurs années.Pour le projet de la GBQ, Mme Hadid a choisi de faire équipe avec la firme québécoise Boutin Ramoisy Tremblay, de Québec.Une alliance qualifiée de « farfelue » par certains membres de la profession.Boutin Ramoisy Tremblay a construit ou réaménagé plusieurs bibliothèques publiques ou institutionnelles dans la capitale et les environs.La firme a aussi réalisé le projet du Pavillon Pollack- Desjardins de l'Université Laval, à Québec, et la salle de concert Albert-Rousseau.« On connaissait ce bureau sur le plan professionnel », avance Stéphane Hof, joint au téléphone à l'Agence d'architecture londonienne de Zaha Hadid.« C'est nous qui les avons approchés pour former un consortium.On pensait que c'était un bureau adéquat pour assurer la réalisation du bâtiment comme il a été dessiné, dans une deuxième phase.Il n'a jamais été question de les associer à la conception de la Grande Bibliothèque.En avril, lors de l'annonce des finalistes, le jury a salué l'approche futuriste de Mme Hadid qui explore, à la tête d'une jeune équipe, à Londres, une nouvelle manière de faire et de concevoir l'architecture, basée sur la mobilité, la vitesse et l'énergie.« Sa trajectoire est très intéressante », souligne Ricardo Castro, professeur d'architecture à l'Université Mc Gill.« Mais à mon avis, ses projets le sont moins.Je dirais la même chose de Christian de Portzamparc.» « Elle a très peu construit, ajoute Pierre Boyer Mercier, éditeur de la revue ARQ.C'est plus une architecte de papier qu'une architecte de béton.» Jacques Rousseau, qui a longtemps enseigné au département de design de l'UQAM, abonde dans le même sens.« Zaha Hadid explore l'opportunité de rendre mobile l'espace architectural, explique-t-il.Elle produit une architecture spectaculaire, une architecture énigmatique qui permet de se questionner sur le poids de la chose, son inertie.» Son o e u v r e , amorcée en 1979, comprend plusieurs édifices au Japon, les habitations IBA et la Caserne de pompiers Vitra, en Allemagne.Denis Bilodeau, professeur à l'École d'architecture de l'Université de Montréal, se questionne toutefois sur la pertinence des solutions architecturales qu'elle peut proposer dans le contexte montréalais.« Avons- nous besoin d'un projet qui s'affiche comme une oeuvre d'art ?» lance-t-il.Demain : Faucher Aubertin Brodeur Gauthier (FABG) et Gauthier Daoust Lestage (GDL), deux bureaux qui signent, ensemble, le Centre i Sci.Bach et Messiaen à l'Amphithéâtre MUSIQUE Le 23e Festival interna tional de Lanaudière, qui s'est ouvert hier soir avec la première de deux auditions du Clavier bien tempéré de Bach par Angela Hewitt, se poursuit ce soir, 20 h, à l'église de Saint-Zénon.Le pianiste Ronald Turini, le violoniste Vladimir Landsman et le violoncelliste Vladimir Orloff se partageront alors le programme suivant : Sonate pour violon et piano op.30 no 3 de Beethoven, Sonate pour violoncelle et piano op.38 de Brahms et Trio op.50 de Tchaïkovsky.La saison à l'Amphithéâtre s'ouvre vendredi, 20 h, par un programme Bach-Handel de la mezzo tchèque Magdalena Kozena accompagnée par Bernard Labadie et ses Violons du Roy.De Bach, elle chantera des extraits du Magnificat, de la Passion selon saint Matthieu, de la Cantate no 30 et de l'Ode funèbre BWV 198 ; de Handel, des extraits d'Alcina et d'Ariodante.Labadie et ses 14 musiciens joueront aussi un concerto grosso de Handel et une suite d'orchestre de Bach.Magdalena Kozena est née en 1973 à Brno.Les quatre pages de Bach inscrites à son programme de vendredi figurent sur son récent disque Archiv consacré à ce compositeur.Samedi, 20 h, également à l'Amphithéâtre : premier de quatre concerts de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Comme pièce de résistance, Charles Dutoit a choisi la monumentale Turangalîla-Symphonie de Messiaen, en dix mouvements, et dont les solistes seront Louise Bessette au piano et Jean Laurendeau aux Ondes Martenot.En début de programme : un concerto de Francesco Antonio Rosetti (contemporain de Mozart, né Franz Anton Rössler) mettant en vedette le jeune corniste britannique David Pyatt, 26 ans, connu grâce à un enregistrement Erato des quatre Concertos de Mozart.Demain à l'Oratoire n Jean Guillou inaugure demain, 20 h, la nouvelle saison des récitals du mercredi soir à l'orgue Beckerath de l'Oratoire Saint-Joseph.Organiste titulaire depuis 1963 de Saint-Eustache, à Paris, le musicien de 70 ans nous revient dans le triple rôle de compositeur, interprète et arrangeur.Il a consacré la première partie de son programme au monodrame Alice au Pays de l'Orgue, dont le texte est de lui, et qu'il jouera avec Jean Marchand comme récitant.Il donnera ensuite le Prélude et Fugue BWV 532 de Bach et terminera avec son propre arrangement de la suite Tableaux d'une exposition, de Moussorgsky.Jeudi à Notre-Dame n Jeudi, 19 h 30, à la basilique Notre- Dame : début de la série « Mozart Plus » de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Rentré du Japon il y a quelques jours, Charles Dutoit dirigera un Mozart peu connu, la Symphonie no 18, en fa majeur, K.130, et reprendra la première Symphonie de Brahms qu'il a dirigée ici plusieurs fois.Le concerto au programme est le deuxième de Beethoven et la soliste est la jeune pianiste roumaine Ana Mirabela Dina, premier prix l'an dernier au Concours Martha Argerich de Buenos Aires.Samedi à Orford n Après une première soirée consacrée au jazz vendredi, le Centre d'Arts Orford connaîtra son grand début de saison samedi soir, 20 h.On entendra alors le célèbre violoncelliste hongrois Janos Starker, 76 ans, dans la troisième Suite de Bach, le violoniste israélien Yuval Yaron, 47 ans, dans la Sonate de Bartok, et les deux musiciens dans le Duo de Kodaly.Le concert sera précédé à 19 h d'une présentation des oeuvres par Carol Bergeron.Claude Gingras Zaha Hadid, architecte 2LP0501B0627 B 5 (mardi) ARTS 2LP0501B0627 ZALLCALL 67 01:11:45 06/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JUIN 2000 B 5 La Saint-Jean des baleines De puis que j'ha bite au Qué bec, je croyais avoir vécu tou tes les formes de Saint-Jean possi bles et inimagina bles : la Saint-Jean dans le Vieux- Montréal du temps que tous les gars saouls vous souhaitaient « Bonne fête bonne femme ! » en vous dégueulant dessus.La Saint-Jean sur la montagne avec le lion, le renard et le loup à l'époque où il nous fallait absolument avoir un pays, quitte à l'acheter au Club Price ou chez Wal-Mart.La Saint-Jean à l'ombre du Stade olympique au parc Maisonneuve entre deux joints et entre deux référendums, la Saint-Jean à l'île Notre-Dame au lendemain de Meech, la Saint-Jean des quartiers avec ses rues fermées et ses tables dressées sur une distance plus longue que le pont Jacques- Cartier.Il ne me restait dans le fond qu'une seule Saint-Jean à vivre : une Saint-Jean loin de Montréal.C'est maintenant chose faite.J'ai en effet passé la première Fête nationale de l'an 2000 dans l'une des 27 plus belles baies du monde tel que décrété par l'UNESCO.J'ai nommé la baie de Tadoussac universellement reconnue pour sa beauté sauvage, pour ses dunes de sable fin, pour la majesté du fjord, pour la pureté glacée de ses eaux et pour le grand professionnalisme de ses baleines et de ses bélugas.n n n Je n'avais pas vraiment prévu célébrer la Saint-Jean avec les baleines.Mais à la dernière minute, la famille Dufour, qui n'est plus tant une famille qu'un Groupe financier propriétaire de quatre hôtels et de sympathiques bateaux de croisière, m'a fait une offre que je ne pouvais pas refuser et qui n'exigeait aucun effort sinon de me laisser voguer sur le Majestueux à bord du Famille Dufour II, le catamaran le plus rapide au Canada.Comment refuser et surtout, pourquoi ?C'est ainsi que le 24 juin à midi tapant, je me suis retrouvée sous le soleil exactement, au beau milieu du Saint Laurent à un jet de bouée de sauvetage d'un béluga.La Saint-Jean dans tout cela ?Je l'avais complètement oubliée.Idem pour la vingtaine de journalistes et la centaine de passagers pour qui la priorité ce jour-là n'était pas de faire un pays ni d'agiter un drapeau.La priorité était de voir une ou plusieurs baleines, histoire d'en faire le récit détaillé aux voisins et aux amis le lendemain ou la semaine prochaine.Car raconter qu'on a vu une baleine est à mon avis, autrement plus impressionnant que d'en voir une.D'abord, comme toutes les baleines se ressemblent (à mes yeux à tout le moins), une fois qu'on en a vu une, on en a vu cent.Et puis voir est un grand mot.Ce que l'on voit habituellement quand on va aux baleines, c'est une ligne noire qui émerge furtivement de l'eau et qui disparaît tellement vite que l'on peut facilement parler de mirage.Les baleines de Tadoussac ne descendent ni de Julie Snyder ni d'Isabelle Maréchal.Entendez qu'elles n'ont pas vraiment besoin d'être vues pour exister.Aussi, lorsqu'elles émergent furtivement de l'eau, elles vous accordent une grande faveur.C'est pourquoi aller aux baleines est toujours un peu décevant.On part rempli d'attentes en traînant des tonnes de pellicule et autant de caméras qu'il faut pour tourner un long métrage.On revient avec douze 36 poses de ciel bleu d'où émerge à l'occasion, la ligne fugace et floue d'une nageoire ou d'une queue.En revanche, on découvre en allant aux baleines que le clou du voyage est en fin de compte.le voyage.C'est la beauté grandiose du paysage, c'est l'immensité troublante de l'horizon, c'est la force tranquille de la nature environnante, c'est le sentiment exaltant de liberté que l'on ressent à filer en ligne droite sur le majestueux fleuve à bord d'un bateau blanc.Tous ces enchantements confondus ont fait qu'en rentrant à Tadoussac, vers la fin de l'après-midi du 24 juin, j'avais une fois de plus oublié quel jour on était.Les gens de Tadoussac qui fêtent cette année le 400e anniversaire de leur village, ne semblaient pas particulièrement pressés de me le rappeler.Je les comprends.Si je vivais dans une des 27 plus belles baies du monde, reconnues comme telles par l'UNESCO, entourée d'une nature à la fois douce et sauvage préservée amoureusement par les habitants, je n'aurais pas besoin de me lancer des fleurs ni de me prendre pour un pays un jour par année.Si je vivais à Tadoussac, je me contenterais d'être.Un peu comme les baleines dans le fond.n n n Il faut s'éloigner des grands centres que sont Montréal et Québec, pour comprendre à quel point les célébrations de la Saint-Jean sont un rituel urbain conçu pour rappeler aux urbains amnésiques que nous sommes, la couleur de nos racines et la saveur de notre identité.À Tadoussac, à La Malbaie ou à Baie- Saint-Paul, on n'a pas besoin de se faire dire qu'on est fier d'être Québécois.On l'est tout naturellement, à longueur d'année.C'est pourquoi cette année, Tadoussac a fêté la Saint-Jean en toute simplicité avec un feu sur la grève.Pour l'occasion, tous les bateaux de la famille Dufour avaient allumé leurs lumières et brillaient comme des lucioles dans la nuit.Ce n'était peut-être pas la Saint-Jean la plus trépidante ni la plus branchée.Mais c'était à coup sûr, la plus magique.n n n SI VOUS PASSEZ PAR TADOUSSAC \u2014 Si vous passez par Tadoussac cet été, sachez que le mythique Hôtel Tadoussac avec ses bâtiments blancs et son toit rouge qui ont servi de décor au film Hotel New Hampshire, a subi une cure de rajeunissement.Fut une temps où l'hôtel était nettement plus beau en dehors qu'en dedans.Ce n'est plus le cas.Les 150 chambres ont été entièrement rénovées.Ce n'est pas encore le Ritz mais ça s'en vient.Si vous passez par Tadoussac cet été, vous pouvez aller aux baleines mais vous DEVEZ aller aux frites.Rue du Bateau Passeur, Claude (ti-Blond) Lapointe vend dans sa cabane à patates baptisée Casse-Croûte Les Connaisseurs, sans doute les meilleures frites au Canada, faites avec des patates qu'il a luimême choisies, pelées et tranchées.Et cela depuis plus de 25 ans.Deux trucs pour reconnaître l'endroit.Tous les camionneurs de Mc Donald's s'y arrêtent pour manger.Tous les clients sont accueillis par ti-Blond par un « Salut Tremblay ! » peu importe leur nom.Nathalie PHOTO CP Ginette Reno était à Toronto vendredi dernier pour assister au dévoilement de son étoile sur l'Allée des célébrités.Reno et Riopelle ont leur étoile à Toronto Presse Canadienne TORONTO La chanteuse Ginette Reno, le peintre Jean-Paul Riopelle et l'acteur d'origine montréalaise William Shatner ont maintenant leur nom gravé sur l'Allée des célébrités, à Toronto.Vendredi, 12 nouvelles personnalités canadiennes sont venues rejoindre sur le macadam du quartier des théâtres de Toronto les Céline Dion et Jacques Villeneuve.Le hockeyeur Gordie Howe, la contralto Maureen Forrester, les acteurs Martin Short et William Hutt, la danseuse Evelyn Hart et les quatre vedettes de l'émission humoristique Royal Canadian Air Farce, à la télévision anglaise de Radio-Canada, complètent cet aréopage.Cet automne, l'acteur d'origine canadienne Michael J.Fox et la chanteuse Joni Mitchell seront gratifiés d'une « étoile » \u2014 il s'agit en fait d'une feuille d'érable stylisée.de vendredi.Environ 30 000 personnes ont participé au scrutin cette année.Le « Walk of Fame« est situé rue King Ouest, entre les théâtres Royal Alexandra et Pincess of Wales.BOX ffice pour le Québec du 23 au 25 juin 2000 Recettes Recettes Nombre de Film du week-end totales semaines 1 Me, Myself & Irene / Moi, moi-même & Irène 237 648 237 648 1 2 Gone in 60 Seconds / Partis en 60 secondes 201 716 1 761 942 3 3 M:I-2 / M:I-2 154 224 3 854 845 5 4 Shaft / Shaft 141 378 459 019 2 5 Chicken Run / Poulets en fuite 128 846 128 846 1 6 Boys and Girls / Des garçons, des filles 104 107 537 648 2 7 Gladiator / Gladiateur 75 959 3 687 450 8 8 Dinosaur / Le Dinosaure 73 688 1 513 985 6 9 Titan A.E./ Titan après la Terre 69 305 257 351 2 10 Big Momma's House / Chez Big Momma 39 822 762 662 4 Source: Alex Films Inc.ww.alexfilms.com 2LP0602B0627 B 6 (mardi) ARTS 2LP0602B0627 ZALLCALL 67 01:14:08 06/27/00 B B 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JUIN 2000 Le cirque Eos de Québec à la conquête de l'Europe Presse Canadienne QUÉBEC Après l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, voilà que le cirque Eos se met à la conquête de l'Europe.Une délégation de 32 personnes, dont 21 artistes de 15 à 25 ans, s'est envolée pour la Belgique, dimanche soir.Les jeunes artistes, presque tous diplômés de l'Ecole de cirque de Québec, ainsi que l'équipe technique du jeune cirque, se produiront, le 30 juin et le 1er juillet, à la troisième édition des Nuits du cirque, aux jardins d'Enghien, en banlieue de Bruxelles.Non seulement s'agit-il d'une première en Europe pour la troupe fondée en 1998 par Michel Rousseau et Jocelyne Chouinard, mais il s'agit également d'un nouveau défi pour l'équipe technique, puisque les numéros seront présentés à neuf endroits différents de façon simultanée, en plus d'un dixième pour la grande finale devant le château d'Enghien.« Au lieu d'ajuster l'éclairage et le son sur une seule scène, nous devons mettre tout à point sur dix lieux différents et les Belges sont très exigeants, précise M.Rousseau.On doit vraiment être impeccables.» Chaque numéro est présenté trois fois dans la soirée.Pour sa première européenne, Eos ne fera qu'un aller-retour pour deux soirs de spectacles, mais l'histoire sera différente cet automne, lorsque le groupe sera à Strasbourg, du 7 au 27 octobre, présentant sa première création, Imaginaire, à Paris, du 8 au 10 décembre, et à Cannes, du 13 au 16 décembre.D'ici là, les Québécois auront le loisir de voir des spectacles à l'occasion du festival Juste pour rire, à Montréal, et du Festival d'été de Québec.PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse La chanteuse Gwen Stefani du groupe No Doubt affichait hier soir son plus beau sourire pour les spectateurs montréalais.Beau temps pour No Doubt PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Dieu merci, la température était de notre bord hier soir lors de ce concert extérieur du quatuor californien No Doubt, en pleine tournée promotionnelle de leur récent album, Return of Saturn.Mais bien que le ciel ne menaçait personne avant et pendant le spectacle, les jeunes fans de la bande à Gwen ne se sont pas déplacés en grand nombre au Parc Jean-Drapeau de l'île Sainte-Hélène.On a érigé la scène juste à côté du pont de la Concorde.Encadrée d'estrades de béton, qui paraissaient vides au moment où No Doubt est arrivé \u2014 pompeusement, sur le fameux thème de Richard Strauss, popularisé par le film 2001: Odyssée de l'espace \u2014, la scène présentait justement un fond de galaxie surplombée de projecteurs.et qui dit lumière, dit mannes! Il devait y avoir autant d'ados que de bibittes sur l'île Sainte-Hélène ce soir-là, à tel point que Gwen Stefani lâcha «I'm just a girl.eaten alive by bugs!» pendant le grand succès de la formation (tiré de Tragic Kingdom).Mais nous n'étions pas dans la salle Wilfrid-Pelletier, et les jeunes n'ont pas semblé faire de cas de tous ces parasites.Ils étaient tout au plus 3000 à s'être déplacés, bien peu en comparaison des 11 000 spectateurs qui avaient rempli le Centre Molson lors de leur dernier passage, en 1997.Une impression de vide planait sur le site pouvant accueillir près de 7000 spectateurs.Mais l'ambiance y était, détendue, les conditions tant sonores que climatiques agréables, et les ados et leurs parents ont eu du plaisir.Auparavant, ils avaient pu entendre le hip hop de Black Eyed Peas, et surtout le rock énergique de la formation Lit, qui s'est vraisemblablement trouvé un public enthousiaste à Montréal.Leur rock carré à tendance punk a eu une bonne réponse de la part de l'auditoire.Puis arrivèrent les musiciens de No Doubt, secondés pour la tournée d'un chanteur/ trompettiste et d'un claviériste/tromboniste.D'emblée, Gwen Stefani mordit dans Ex-Girlfriend, le premier extrait de Return of Saturn.Cris, bras dans les airs, sautillements, la foule n'en avait que pour les déhanchements de la chanteuse (qui avait l'air de Debbie Harry avec ses cheveux courts et ses pantalons rose « années 80 »).La prestation est allée en crescendo, le groupe alternant les précédents succès avec les chansons du nouvel album, les ballades et les morceaux plus rock.Puis, à mesure que le temps défilait, l'intensité montait, leur côté ska-pop-punk prenait le dessus sur les influences new-wave qui marquent Return of Saturn.Ainsi, sur les derniers moments de ce concert, le rythme était plus percutant, et la folie gagnant la foule, Gwen Stefani entreprit d'escalader la structure de la scène pour terminer Excuse me, Mister.Tout au long du concert, la chanteuse a établi un contact avec ses fans, en leur parlant et en les faisant chanter en choeur.On se souviendra peut-être de No Doubt comme d'un groupe pop étiqueté années 90 et prisonnier de son image de rock facile californien, mais on ne pourra contester leur sens de la mélodie et leur aplomb.Hier soir, ils nous ont démontré que ce n'était pas de la frime, et que peu importe qu'il y ait 3000 ou 11 000 spectateurs, bibittes ou pas bibittes, il faut que le party lève.SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial.Mar., jeu., 16h45.AMERICAN PSYCHO Cinéma Impérial.Mar., jeu.: 21h15.CONFORMIST (THE) Cinéma du Parc (1): 19h10.GRASS Cinéma du Parc (3): 18h30, 20h15, 22h.JOE GOULD'S SECRET Cinéma du Parc (3): 16h45.JUDY BERLIN Cinéma du Parc (2): 17h, 19h, 21h.KADOSH Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 14h30, 16h45, 19h15, 21h30.MISSION TO MARS Cinéma Impérial.Mar., jeu.: 19h.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.SEX PISTOLS (THE): THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini): 21h45.STRAW DOGS Cinéma du Parc (1): 21h15.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 17h, 19h, 21h.UP AT THE VILLA Cinéma du Parc (1): 17h.Musique SALLE DES JMC (305, Mont- Royal E.) Erzsébet Gaal, harpiste, Irén Moré, flûtiste, et Eva Csarnay, pianiste.Maros, Bartok, Liszt: 20h.FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE ÉGLISE DE SAINT-ZÉNON Ronald Turini, pianiste, Vladimir Landsman, violoniste, et Vladimir Orloff, violoncelliste.Sonate pour violon et piano op.30 no 3 (Beethoven), Sonate pour violoncelle et piano op.38 (Brahms), Trio op.50 (Tchaïkovsky): 20h.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.et mar.BALATTOU (4372, St-Laurent) Youssou Seck: 22h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Contes Inuit: Manngumajuq et Histoire Rouge: 20h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Éric Sabourin: 15h; Stef Gagnon Blues Band: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Raphaël Torr chante Joe Dassin: 21h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Bryn Roberts: 21h.LE VELVET2/3(420, St-Gabriel) Dorothée Berryman et son trio: 22h.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Jean-Michel Anctil: 20h30.Avisez votre camelot ou communiquez avec La Presse.(514) 285-6911 Votre abonnement à La Presse sera transféré automatiquement à votre nouvelle adresse.APPELS INTERURBAINS SEULEMENT : 1 800 361-7453 Télécopieur 1 888 254-7272 Télécopieur : (514) 285-7039 FILL08 2LP0701B0627 B 7 (mardi) ARTS 2LP0701B0627 ZALLCALL 67 01:12:06 06/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JUIN 2000 B 7 Le dramaturge québécois Daniel Danis primé en France Parution en juillet du dernier volet de Puzo sur la mafia Agence France-Presse PARIS Un Canadien, deux Américains, deux Suisses et des Belges figurent cette année en bonne place au troisième palmarès du Syndicat professionnel de la critique dramatique et musicale française, proclamé hier à Paris.Au palmarès théâtre pour cette saison 1999-2000, le dramaturge québécois Daniel Danis a reçu le prix de la meilleure création d'une pièce en langue française, Le Chant du dire-dire, mis en scène par le Français Alain Françon au Théâtre national de la Colline à Paris.Le metteur en scène américain Robert Wilson a été couronné du prix du meilleur spectacle étranger Le Songe de Strindberg monté pour le Théâtre d'État de Stockholm et présenté à Nice et à Paris.Le Suisse Jean-Quentin Châtelain a reçu le prix du meilleur comédien dans Premier amour de Beckett, au Théâtre de la Bastille, à Paris, et Des couteaux dans les poules de David Harrower, aux Théâtre des Amandiers de Nanterre.Au palmarès musique, Francesca Zambello, une autre Américaine, est récompensée du grand prix (meilleur spectacle lyrique de l'année) Guerre et paix de Prokofiev qu'elle a mis en scène, avec comme chef l'Israélien Gary Bertini, pour l'Opéra de Paris.On retrouve aussi un Suisse de Zurich, Luc Bondy, couronné du prix Claude-Rostand (meilleur spectacle lyrique en province), pour son livret et sa mise en scène de l'opéra Wintermarchen (Conte d'hiver) du Belge Philippe Boesmans, sous la baguette du jeune Belge Patrick Davin, dans une réalisation de l'Opéra de Lyon, en coproduction avec la Monnaie de Bruxelles.Agence France-Presse NEW YORK La trilogie de l'auteur américain à succès Mario Puzo sur la mafia, entamée en 1969 avec Le Parrain, touchera à son terme en juillet avec la publication posthume aux États-Unis du dernier volet, Omerta.Mario Puzo, mort en juillet 1999 à 78 ans, a passé les trois dernières années de sa vie à écrire l'épisode final d'une oeuvre qui l'a rendu mondialement célèbre (Le Parrain a été vendu à 31 millions d'exemplaires).Dans Omerta, révèle son éditeur Random House, il reprend et développe un thème omniprésent dans son oeuvre : la transmission du pouvoir à ses descendants par un chef mafieux, à l'automne de sa vie, et ses efforts pour atteindre la respectabilité.Comme le désormais mythique Don Corleone dans Le Parrain, Don Raymonde Aprile va mourir.L'un de ses fils est colonel dans l'armée et enseigne à West Point, un autre est cadre supérieur dans une chaîne de télévision et sa fille est une avocate spécialisée dans la défense des condamnés à mort.Don Raymonde a choisi pour successeur à la tête de ses « affaires » un neveu venu de Sicile, mais, bien évidemment, les choses seront plus compliquées (et sanglantes) qu'il ne l'espérait.La peinture par Puzo des moeurs mafieuses, dont certains gangsters ont vanté l'exactitude, est entrée depuis des années dans la culture populaire américaine.mer et jeu 12:45 4:30 8:15 2LP0801B0627 B 8 (mardi) ARTS 2LP0801B0627 ZALLCALL 67 01:10:59 06/27/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JUIN 2000 EN BREF Le Boss et les scalpers n La star du rock américain Bruce Springsteen en personne a fait la chasse aux vendeurs de billets qui proposaient des places au marché noir une heure avant son concert de la semaine dernière au Madison Square Garden de New York, a indiqué son manager dans le quotidien New York Post.George Travis assure qu'entouré de gardes du corps, celui que tous les Américains surnomment « Le Boss » est sorti de la salle et a dénoncé à la police treize revendeurs qui demandaient 500 $ pour des billets achetés en mars de 37 $ à 67 $.« Il ne veut pas que ses fans paient plus que le prix du billet pour le voir », a expliqué M.Travis.Les treize revendeurs ont dû payer des amendes.Les dix concerts à New York de Bruce Springsteen, originaire de l'État voisin du New Jersey, sont complets depuis des mois, les places (limitées à l'achat à quatre par personnes) ayant été vendues en quelques heures.Ray Charles : don de 2 millions n Sans doute flatté d'avoir été fait docteur honoris causa en décembre dernier, Ray Charles a remercié à sa façon les étudiants de la petite université de Wilberforce (Ohio) en versant un don de deux millions de dollars.L'argent servira à financer des bourses pour des études de musique, de danse, de théâtre et de chant, mais aussi pour créer une chaire dont les maîtres de conférence pourraient être des artistes de passage.L'Université de Wilberforce, qui compte un millier d'étudiants noirs, est située à 25 km à l'est de Dayton.Un nouvel album pour Kansas n Pas fini, Kansas.Les vétérans du rock FM approchent les trente ans de carrière, vont sortir le mois prochain leur 19e album et ont lancé la semaine dernière une nouvelle tournée américaine en compagnie d'autres papys, les Britanniques de Yes.La sortie de Somewhere to Elsewhere marquera d'ailleurs le retour discographique du guitariste et compositeur Kerry Livgren.Ce dernier, ainsi que le bassiste David Hope, avaient quitté Kansas en 1983.Tous deux joueront sur quelques dates de la tournée.Fondé en 1972, le groupe s'est imposé sur les radios américaines pendant les années 70 au côté de formations du même cru comme Boston, Styx ou Foreigner.Parmi ses tubes mineurs, on recense la ballade Dust in the Wind et Carry on Wayward Son.Liam vend sa maison n Le chanteur d'Oasis, Liam Gallagher, et sa femme, l'actrice Patsy Kensit, ont décidé de mettre en vente leur maison de Primrose Hill (nord de Londres).Selon le tabloid The Sun, une agence immobilière a reçu pour instruction de vendre la bâtisse victorienne de trois étages pour 1,5 million de livres (2,4 millions de dollars US ).Cette vente présumée relance les spéculations sur l'échec de leur mariage.Liam, 27 ans, et Patsy, 32 ans, se sont mariés il y a trois ans et ont un garçon de huit mois, Lennon.Axl Rose harcelé n Une femme à qui la justice avait ordonné en 1997 de ne pas s'approcher à moins de 300 mètres d'Axl Rose, l'ancien chanteur des Guns and Roses, a été condamnée à un an de prison pour pour avoir de nouveau tenté de harceler le musicien.Karen Mc Neil, 39 ans, avait en effet été aperçue le 16 mai dernier en train d'essayer de rentrer dans la maison de Rose à Los Angeles.Lors du procès, l'entourage du chanteur a affirmé que Mc Neil avait été vue au moins six fois dans la propriété ces quatre dernières années.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir v Saveurs Soleil (18:30) Tam Tam Jardin d'aujourd'hui Mafia (3/3) Crimes et Tourments Le Téléjournal/Le Point Sport Découverte (23:18) Le TVA Tôt ou Tard / Mario Jean Dodo Déco Le bonheur est dans la télé Cinéma / DUO EXPLOSIF (6) avec Jean-Claude Van Damme, Dennis Rodman Le TVA Tôt ou Tard / J.-R.Dufort Sports / Lot.(23:20) Cinéma (23:26) Le Monde merveilleux de Disney J'aime / Le Chocolat En pleine nature: Quelle aventure / Orques du Pacifique Cinéma / APRÈS L'AMOUR (4) avec Isabelle Huppert, Bernard Giraudeau Route des arts (22:56) J'aime.(23:26) Grand Journal (17:00) Les Indices pensables Partis pour l'été Faut le voir pour le croire Cinéma / DANIELLE STEEL: COUP DE COEUR (6) avec Polly Draper, John Ritter Le Grand Journal Partis pour l'été Sexe et Confidences Pulse Access H.Candid Camera Becker Just Shoot me Will & Grace M.Y.O.B.The West Wing CTV News Pulse / Sport News Wheel of.Jeopardy Who Wants to be a Millionaire?The West Wing Future War News Newswatch This Hour.It's a Living Market Place Venture Life & Times / Ted Rogers The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Who Wants to be a Millionaire?Dharma &.Two Guys.NYPD Blue News Night.(23:35) News CBS News E.T.Jag 60 Minutes II Judging Amy Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Veronica's.Will & Grace M.Y.O.B.Dateline NBC Tonight (23:35) Newshour Nightly Bus.Venturing Savage Planet / Extremes Nova / Voyage of Doom P.O.V./ La Boda Cinéma / THE PRIVATE.(4) BBC News Nightly Bus.Newshour Masterpiece Theatre / Painted Lady (1/2) Kavanagh QC BBC News L.A.Law Law & Order Biography / Ed Mc Mahon Inside Story / Wild Justice Investigative Reports Law & Order Jazz Box: Flamenco Jazz.Videos Tom Jones Abbamania Cinéma / A FUNNY THING HAPPENED ON THE WAY.(4) NYPD Blue Contact Animal Civilisation: parcours inédits Plus Belles Routes du monde Biographies / Concerto.Secrets de guerres Agents très spéciaux .DW-tv Philippines Rete Italia.Téléroman italien / Felicità.Mini-série Chronique.Palestine.La Voix d'Égypte Philippines Conversation avec.Retraite Le Monde des affaires Toxicomanie .parents .aventure .rêve Imagine La Photographie noir et blanc How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery Mean Machines Sex Files Exhibit A @discovery.ca Prêt à partir Plus Belles Villes du monde .des arts Escapades.romantique Airport Vu d'en haut Îles en îles Prêt à partir Little Lulu Hoze.Gargoyles Afraid, Dark Cinéma / COYOTE SUMMER avec A.Beach Cinéma / ALLEY CATS STRIKE! (5) (21:35) Gar.(23:05) Afraid, Dark News Radio Drew Carey 3rd Rock.Family Guy The PJs Family Guy The PJs Buffy the Vampire Slayer Change of.Star Trek Global News Nat.News Addams.E.T.That \u201870s Show Dharma & Greg 3rd Rock.King of the Hill Futurama Headline News Sinbad (23:10) Tournants de l'Histoire L'Histoire à la une Police à cheval du nord-ouest Cinéma / BEAU BRUMMELL (4) avec Stewart Granger, Elizabeth Taylor Guerriers.It Seems.The Way.Archaeology Hist.Bites It Seems.Crimes Into Africa .Alexander the Great Tour of Duty .Doctor Life.Pets The Tourist Shift TV Real World .Stories Extra .Miracles The Goods For Dinner?Real World .Stories Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie: Tom Petty The Tube Duo Benezra Génération 70 Musicographie: Tom Petty Top5.com Clip Hip Hop La Courbe Clip BBC News Bus.News Newsworld Reports Health.Counter Spin The National Rough Cuts Newsworld Reports Euronews Cap.Actions Le Monde ce soir Odyssée du coureur de fond (2/2) Journal RDI RDI à l'écoute Canada auj.Canada auj.Canada auj.Qc Courses Sports 30 Mag RDS extrêmes Nascar Coupe Winston / Kragen 350 Sports 30 Mag Monde, golf RDS extrêmes Matrix Salle des nouvelles Saint-Tropez, sous le soleil La Muselière Fréquence Crime Danger Bay T N T Dead Man's Gun Hope Island F/X: The Series Cinéma / LAGRIMAS NEGRAS (4) avec A.Gil, F.Martinez Highlander Babylon 5 Sliders Cruel Earth Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sportscentral Last Word.Cascar Castrol Superseries Boxing: Fight Time Sportscentral Sports Geniuses Last Word.Unique.Volt Panorama Le Feu sacré Pas sorcier! Les Yeux.Une femme en blanc Quelle aventure! Panorama .chansons Bob Vila's Home again Trauma - Life in the ER Trauma / Road Warriors Maternity Ward / Hard Labor Paramedics / Tough Love Trauma / Road Warriors Off the Record Sportsdesk Tennis / Wimbledon Strongest Man Euro 2000 Sportsdesk Archie.Baskerville Av.mouche Daria Drôle, voyou A.Anaconda Simpson Cybersix Ren, Stimpy South Park Simpson A.Anaconda Des chiffres.Les Idées.Journal FR2 Le Grand Carrousel .(21:03) Temps présent Journal belge Journal suisse Soir 3 Kratts'.Space Cases Avventura.Your Health Studio 2 Four on the Floor Hist.Bites Duos: The Jazz Sessions Studio 2 La Santé.Les Copines.Sortie gaie Vivre à deux Cinéma / SI LES MURS RACONTAIENT.(5) avec Demi Moore Table ronde Les Copines.L'Hôpital Chicago Hope Saveurs.Savoir-faire L'Ombudsman Place publique Cité Mag À la une Bonjour Québec Action Emploi Addams.Grade Alien Mona.Worst Witch Big Wolf.Boy Meets.Student.Sherwood S.Holmes Big Wolf.Addams.Beasties Tekwar Revanche.Secrets.Chroniques du paranormal X Files Métiers.nerdz Space 2063 Lara Fabian Suzanne Colpron 18H30 r TÔT OU TARD Mario Jean y sera tôt.Jean-René Dufort passera plus tard, à 22h30.19H K PARTIS POUR L'ÉTÉ Mario Pelchat participe à un rallye au village historique de Val- Jalbert, au Lac-Saint-Jean.En reprise à 22h30.21H A APRÈS L'AMOUR Comédie de Diane Kurys avec Isabelle Hupert, Bernard Giraudeau et Hippolyte Girardot, tournée en 1991.Une histoire de grossesse non désirée.21H l THE WEST WING Excellente série qui nous entraîne dans les coulisses de la Maison- Blanche.23H35 g TONIGHT SHOW Lara Fabian fait une apparition à l'émission de fin de soirée de Jay Leno où elle interprète une chanson de son nouvel album en anglais.Demain, elle accorde une entrevue à Craig Kilborn, au réseau CBS (canal 21 sur Vidéotron), à minuit et demi."]
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