La presse, 2 juillet 2000, B. L'été
[" 7LP0101B0702 B1 DIMANCHE 7LP0101B0702 ZALLCALL 67 01:05:16 07/02/00 B 7050, rue Jean-Talon 352-1010 (près des Galeries d'Anjou) Lentilles pour activités sportives.Nouvelle technologie de contrôle des couleurs 7LP0201B0702 B-2 dimanche - ARTS 7LP0201B0702 ZALLCALL 67 01:06:26 07/02/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 Folklore ou culture ?FOLKLORE / Suite de la page B1 On s'apprête à servir quelque 22 000 repas en 10 jours, selon divers menus adaptés \u2014 végétarien, sans oeuf ou gluten, etc.Des professeurs du centre de formation en cuisine de la région mettent la main à la pâte.Pour s'assurer de leur collaboration, vaut mieux s'arranger pour satisfaire les désirs.Ce n'est pas toujours aussi simple que d'éviter de servir du porc aux musulmans.S'ils n'ont pas de riz tous les jours, les Asiatiques risquent de ne pas être de la meilleure humeur après quelques jours, ont constaté à leur dépens les organisateurs.Sheila Erskine, qui se présente comme une « Écossaise de Drummondville », est bénévole depuis une dizaine d'années.Elle a accueilli chez elle des artistes arrivés avant le début du festival.Au centre d'hébergement, elle a vécu les appels téléphoniques du bout du monde au milieu de la nuit \u2014« c'est la nuit ici, on ne peut pas réveiller tout le monde », les demandes d'aide pour commander une pizza, le choc du départ après dix jours intenses.Pour assurer une certaine variété, les mêmes groupes ne peuvent revenir à Drummondville qu'à tous les cinq ans.Pour contourner la règle, certains artistes vont jusqu'à changer de troupes, souligne Mme Erskine.Depuis quelques années, on retrouve le même joueur de tambour dans toutes les délégations turques ! Il arrive aussi que les interprètes qui accompagnent les troupes ne traduisent pas les messages jugés trop désagréables.« Soyez à l'heure » devient « Félicitations pour votre ponctualité ».Le directeur du Mondial raconte la surprise des groupes de pays tropicaux à qui on demande d'aller danser en plein soleil de 15 h : « On fait la sieste nous à cette heure-là ! On va tomber de chaleur ! » C'est que l'été n'est pas long au Québec.Les chicanes ancestrales se transposent parfois dans les coulisses : comment dire aux artistes turcs qu'ils devront écourter leur spectacle parce que les Bulgares, avant eux, ont prolongé d'une demi-heure ?Bon an mal an, des danseurs et musiciens étrangers profitent du festival pour faire une demande d'asile.En contrepartie, jusqu'à la dernière minute, le Mondial est tributaire de l'obtention des visas, que le gouvernement hésite parfois à accorder.Une année, la moitié d'une troupe albanaise n'a pas emprunté le même couloir que les autres en arrivant à l'aéroport de Toronto et fait une demande d'asile politique.Moitié moins de danseurs sur scène ! Depuis la chute du communisme, les troupes folkloriques d'Europe de l'Est ont la vie dure.Alors qu'elles étaient souvent financées par une municipalité, l'État ou une compagnie, elles doivent maintenant apprendre à s'autofinancer.Pour le Mondial, il devient plus difficile de recruter des troupes parce qu'elles n'ont pas l'argent pour payer le voyage.Avec un budget de 1,25 million, le festival n'a pas les moyens d'engager quelqu'un à temps plein pour dénicher les troupes dans le monde.La programmation se fait par les contacts établis au gré des voyages de Mackinaw.Jusqu'ici, il y a eu peu de mauvaises surprises, selon M.Fréchette.En 2001, le Mondial des cultures aura 20 ans.La programmation est pratiquement complétée.On a invité les troupes dont on a gardé un souvenir marquant, une troupe par pays, de façon à monter un grand « best of » du Mondial.PHOTOS PIERRE CÔTÉ, La Presse © Le directeur général du Mondial des cultures de Drummondville, René Fréchette, et ci-contre, Sheila Erskine, l'« Écossaise de Drummondville », bénévole à l'événement depuis 10 ans.De la noce italienne au collier de fleurs polynésien an dernier, le Mondial des cultures de Drummondville a troqué le macaron servant de laissez-passer pour une carte avec photo dans l'espoir d'augmenter les recettes.Ce fut la pagaille : attente à l'entrée, mauvaise humeur des festivaliers, perception négative du public.C'était une erreur, admet sans détour le directeur général, René Fréchette.Le macaron revient donc cette année.Au programme : des spectacles d'ensembles folkloriques argentin, arzerbaïdjanais, brésilien, bulgare, chilien, chinois, écossais, espagnol, français, indien, italien, mexicain, polonais, franco-polynésien, portugais, suisse et turc.Cinq spectacles en salle au centre culturel.Des évènements spéciaux : grande noce italienne, feu d'artifice musical (9 et 15 juillet), bal des cousins français (14 juillet), défilé dansant à travers la ville (11 juillet).La plus grande partie des activités se déroulent au parc Woodyatt, au bord de la rivière Saint-François.On y trouve la scène centrale, une folkothèque, où le public peut apprendre chants et pas de danse, un coin pour les enfants, avec entre autres le personnage Arthur le coureur des bois.Du 8 au 10 juillet, un campement autochtone initie au mode de vie, à l'artisanat et aux chants abénaquis et innuat.Les trois jours suivants, le campement laisse la place à un village québécois d'autrefois.Du 14 au 16 juillet, on remonte dans le temps jusqu'au XIIIe siècle grâce à une foire médiévale et un campement militaire peuplé de chevaliers, écuyers et divers figurants.La fête a aussi un volet commercial et gourmand.On y déniche vêtements et accessoires, poupées, masques, tissages ou céramiques dans un marché international aux allures de souk et dans une allée consacrée aux artisans québécois.Pour remplir la dent creuse, des restos offrent des menus variés : blinis, méchoui, crêpes salées et sucrées, brochette de cerf, saucisses, mets libanais et grecs, menu de Malaisie.Mondial des cultures de Drummonville.7 au 16 juillet 2000.Renseignements : 1-800-265-5412.www.mondialdescultures.qc.ca Admission au parc Woodyatt : 8 $ par jour, 15 $ pour 10 jours (macaron).Gratuit pour les 12 ans et moins.Spectacles en salle : 18,50 $ VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal Découverte / Le Destin Pop Rétro L'Été de la musique / The Temptations L'Été de la musique / Au rythme du XXe siècle Le Téléjournal Sport (22:33) Les Jeux de l'Acadie (22:51) / Cinéma / ANGÈLE (23:49) Le TVA Décibel Fort Boyard / Martine Francke, Martin Drainville Cinéma / INSTINCT DE VENGEANCE (4) avec Sharon Stone, Gene Hackman Lobby Le TVA Sports (23:24) Ciel! Mon Pinard / Glaces et Sorbets En pleine nature / Les Orques du Pacifique Le plaisir croît avec l'usage./ Lynda Lemay Cinéma / FRANKENSTEIN JUNIOR (3) avec Gene Wilder, Peter Boyle Arts et.(23:26) Hercule La Porte des étoiles Cinéma / LA MORT NE MEURT PAS (5) avec Jaclyn Smith, Corbin Bernsen Le Grand Journal La fin du monde.Cinéma / LE MYSTÈRE SILKWOOD (3) Pulse Travel, Travel Little Men Touched by an Angel Cinéma / THE WAITING GAME (6) avec Chris Potter, Chandra West CTV News Pulse / Sports News Who Wants to be a Millionaire?News Honey, I Shrunk the Kids.Adventures of Jules Verne Cinéma / THREE MEN AND A LITTLE LADY (5) avec T.Selleck Sunday Report Undercurrents Sunday Report Reflections News ABC News Cinéma / TO BRAVE ALASKA (5) avec Alyssa Milano Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Star Trek.Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / BEST FRIENDS FOR LIFE (5) avec Gena Rowlands ER NBC News Dateline NBC Cinéma / STARGATE (5) avec Kurt Russel, James Spader America Red Green Anyplace.Stokes Birds Naturescene Nature / Nature of Sex (4/4) Masterpiece Theatre / Painted Lady (2/2) Mystery! An Unsuitable Job.BBC News Religion.Ballykissangel Great Performances / La Forza del Destino BBC News Cinéma Cinéma / BODY.(4) (17:00) Law & Order Cinéma / MURDER IN A SMALL TOWN (5) avec Gene Wilder Cinéma / THE LADY IN QUESTION: A CASH CARTER MYSTERY Allan Ladd: The Quiet Man Arts, Minds Strand: Under the Dark Cloth Cinéma / TERMS OF ENDEARMENT (4) avec Debra Winger, Shirley Mac Laine Cinéma Contact Animal Juste pour.Goût du monde Couples.Scandales! Biographies / Little Beaver Les oiseaux se cachent.Twin Peaks Bénélux.Russian.Focus Grec Télé-série Grèce Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Mémoire des arts La Civilisation grecque April-Fortier Projection.Les Transgéniques.Les Aînés et leur sécurité.How'd they do that?Sunday@discovery.ca ./ Runaway Trains I ./ Runaway Trains II Deadly Force: Lanslide Sunday@discovery.ca Prêt à partir Les Plus Beaux Voyages.La Route.postale .romantique Airport Odysseus Visites.Prêt à partir So Weird Mentors .Honey I Shrunk the Kids Cinéma / HONEY, I SHRUNK THE KIDS (4) Cinéma / LUCAS (4) avec Corey Haim, Kerri Green (21:35) Cinéma (23:15) 7th Heaven (17:00) Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Roswell The X-Files One on One Heart of.60 Minutes The Practice Vancouver - Gateway to the Pacific Le Grand Jeu USA/URSS Tournants de l'Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / VIETNAM, UN ADROIT MENSONGE (5) avec Bill Paxton, Vivian Wu Châteaux Nuclear Sharks Wish me Luck Crown and Country Cinéma / NOSTRADAMUS (5) avec Tcheky Karyo, F.Murray Abraham Crown.Flick TV Guide TV Do for Love .Families .Miracles .Homes Life Specials Real World Do for Love .Miracles .Homes Chic Planète Duo Benezra Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie: Miles Davis Rendez-vous des artistes.Jimi Hendrix - Voodoo Chile The Tube Musico.Fax Box-office Groove Concert Plus / Canada 2000 Clip Motown Live BBC News Foreign.The Passionate Eye Sunday Showcase Sports Journall Sunday Report Mansbridge the fifth estate Antiques Roadshow Olympiquado Mémoires.Le Monde.Canadien.Zone libre Journal RDI Culture-choc Jardin d'auj.Sec.Regard Enjeux Cart (16:00) Sports 30 Golf SPGA / Omnium senior des États-Unis - Dernière ronde Hors-jeu Sports 30 Mag Grands Prix de F1 / France Salle des nouvelles Nash Bridges La Firme de Boston La Loi et l'Ordre Cinéma / DAME BROWN (4) avec Judi Dench, Billy Connolly Prime Suspect Cinéma / FOR THOSE WHO HUNT THE WOUNDED DOWN (4) F/X: The Series Cracker Cinéma / KAFKA (3) (23:03) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinéma / ALIEN NATION: DARK HORIZON (5) avec G.Graham Cinéma / ALIEN NATION: THE ENEMY WITHIN (5) Sportscentral Wrestling: WWF Heat Rugby / Afrique du Sud - Angleterre Sportscentral Wrestling: WWF Heat .l'univers Volt Les Grands Inventeurs Ô Zone .chansons Cinéma / L'ENFANCE D'IVAN (3) avec Koyla Burlaiev .l'univers Ô Zone Paramedics / On the Streets Trauma - Life in the ER Ancient Prophesies Prophecy / Countdown Ancient Prophesies LPGA Golf / Shoprite Classic - Dernière ronde That's Golf Tour de France Cart / Grand Prix de Cleveland Euro 2000 Sportsdesk A.Anaconda Ace Ventura Donkey.Ned.triton Sam et Max Baskerville Simpson Spécial Frédéric Back Splat! 50e avenue Gourmands Journal FR2 Vivement dimanche / Julio Iglesias TV5 Infos Bouillon de culture (21:15) Journal (22:45) Journal (23:13) Soir 3 (23:41) Undersea.Your Health Dialogue .Imprint Duos: The Jazz Sessions The View from Here Cinéma / DROWNING IN DREAMS (4) .(23:15) Vivre à deux Les Copines.Corps humain de l'an 2000 Trauma / Jacksonville La Loi du retour Jeux de.Maigrir auj.Les Copines.Ça SEX'plique Vivre à deux City Mag Place publique Question Santé Rendez-vous avec.Reflets.Média-zone Fil de l'eau Parole et Vie Action Emploi My Diary Boy Meets Caitlin's.Story Studio S.Holmes Wolves.Lassie Hometown Anti-Gravity A20 Syst.Crash Radio Active Zone extrême Invasion Planète Terre L'Empire des sciences X Files Technofolie Grand Test Total Recall 2070 Jean Beaunoyer 19H00 j r FORT BOYARD Guy Mongrain, Chantal Francke et Martin Drainville s'amusent et ont peur en reprise.21H00 a L'ÉTÉ DE LA MUSIQUE L'histoire du jazz à Montréal.Pour aller avec le Festival qui se déroule en même temps.21H30 K FRANKENSTEIN JUNIOR Une comédie drôle et folle de Mel Brooks dans laquelle le jeune Frankenstein tente d'égaler son père.Avec beaucoup de maladresse.22H30 z KLA FIN DU MONDE EST À SEPT HEURES Ça doit être encore plus drôle en été.Sauf qu'en plus de ne pas être à la bonne heure, on ne sait pas trop quel jour on est.Il s'agit bien sûr de reprises.Guy Mongrain Chantal Francke Martin Drainville 7LP0301B0702 b3 dimanche 7LP0301B0702 ZALLCALL 67 01:03:37 07/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 B 3 Quand le docteur ausculte le thriller médical animatrice Marie-France Bazzo l'appelle « le bon docteur Chicoine ».Et les fidèles de l'émission Indicatif présent savent à quel point ce bon docteur-là, Jean-François de son prénom et pédiatre de profession, n'a pas la langue dans sa poche\u2014 les adeptes de Montignac en tremblent d'ailleurs encore.Jean-François Chicoine aime ou n'aime pas.Il est d'accord ou il est contre.Passionnément, dans un sens comme dans l'autre.Avec lui, faut que le message passe.C'est donc cette vision, tout feu tout flamme, que La Presse souhaitait avoir des thrillers médicaux.et de Soins intensifs, le tout nouveau roman de Chrystine Brouillet (La Courte échelle) \u2014 qui, depuis sa sortie, côtoie les récentes parutions de Mary Higgins Clark et de Michael Crichton dans le haut des listes de best-sellers.Conclusion de l'expérience : le docteur Chicoine s'intéresse beaucoup au thriller médical.Mais n'a pas apprécié son séjour aux Soins intensifs.Car c'est dans des hôpitaux que se déroule la nouvelle enquête de Maud Graham.Un indicateur de la détective s'est fait passer à tabac et son fils a été blessé dans l'altercation.Le gamin partage sa chambre avec un petit garçon qui est régulièrement hospitalisé pour les raisons les plus diverses.Sa mère, découvrira-t-on, souffre du syndrome de Münchhausen par procuration \u2014 une pathologie rare qui pousse des parents (des mères dans la plupart des cas) à simuler ou à provoquer des maladies chez leur propre enfant afin de multiplier les contacts avec le corps médical.Si le Dr Jean-François Chicoine admet que la recherche concernant cette maladie a été bien faite, il trouve que la romancière n'est pas allée « plus loin que le fait divers » : « L'abus de pouvoir d'une mère sur son enfant est un sujet intéressant.mais ce n'est qu'un point de départ.Une idée n'est pas un projet, un sujet n'est pas un article.Il faut chercher un angle.Je n'en ai pas vu dans le roman de Chrystine Brouillet.Et je trouve facile de prendre un fait divers, de le décrire comme un fait divers et de n'en ressortir aucune leçon de vie, de morale ou de fiction.Cela est, pour moi, très tape-à-l'oeil et profondément superficiel.» Ouch ! Il regrette aussi que « cette histoire soit frauduleusement menée par le juridique, le légal, le policier et, à la limite, une infirmière.En tant que médecin, j'ai vu là une dépossession de la situation maladive.» Mais il ne s'outre pas que pour l'équipe médicale : une représentation plus réaliste de ce type de situation aurait, affirme-t-il, exigé une plus grande présence de la travailleuse sociale.Re-ouch ! Bref, cette première rencontre avec l'oeuvre de Chrystine Brouillet n'est pas un succès.Pourtant, le Dr Chicoine ne se ferme pas au thriller médical en général.Au contraire, il trouve le genre riche en potentiel \u2014 comme les Robin Cook, Tess Garritsen et autres Michael Crichton de ce monde (littéraire) en font la preuve à répétition.Les plus récents livres des deux premiers sont d'ailleurs particulièrement d'actualité : Toxine, de Robin Cook (Albin Michel), évoque le cas d'une fillette qui meurt d'une infection à l'E.coli après avoir mangé un hamburger mal cuit ; et Chimère, de Tess Garritsen (Presses de la cité), traite, sur le mode de la sciencefiction, d'une épidémie causée par une bactérie vivant originellement dans l'eau.« Le thriller médical est quelque chose de fascinant.C'est un espace très intéressant pour faire aboutir des histoires de meurtre, de sang et d'abus de pouvoir.Après tout, qu'estce qu'un médecin ?C'est une personne qui fait un acte contre nature.puisque la nature veut permettre la maladie et la mort \u2014 et, ainsi, la sélection naturelle.Or nous, les médecins, sommes en position pour exercer notre profession comme nous le voulons.Et si nous n'agissons pas éthiquement, humainement ou en regard avec les écrits scientifiques, nous sommes en situation d'abus de pouvoir.» Ce genre d'abus, rappelle-t-il, peut s'imaginer à différents niveaux.Sur des patients.Sur des populations -\u2014 il rappelle ici les sorties de Guylaine Lanctôt.« Cela peut également être au niveau du directeur d'hôpital et du budget de l'institution qu'il dirige.» Un matériel très utilisé par les temps qui courent, tant dans les livres que dans les séries télévisées \u2014 que l'on songe à Urgences, E.R.et Chicago Hope.Normal, croit le Dr Chicoine : la lune de miel entre les humains et les maladies est terminée.L'union a été consommée dans les années 60 et 70, « à cause d'un soi-disant combat réussi contre les maladies infectieuses et de la montée des différentes technologies », résume-t-il.Sauf que le divorce a été prononcé dans les années 80 : avec le vieillissement de la population, les cas de maladies dégénératives et de cancers se sont multipliés.« Ajoutons à cela que les maladies infectieuses sont revenues à la pelle.À cause de la liberté de marché, les avions se promènent partout et participent à la propagation de virus.Et de nouvelles maladies, comme le sida, sont apparues.Un tas de choses qui montrent les limites de la médecine », constate-t-il.Des limites que ne prennent tout simplement pas les populations \u2014 qui n'acceptent plus la mort.« La médecine est, aussi, de plus en plus incrustée dans le pouvoir, laisse tomber le Dr Chicoine, qui ne cache pas son inquiétude face à la situation dangereusement précaire des hôpitaux.C'est, vraiment, par le pouvoir que passe de plus en plus la santé.Et si cet état de chose est terrible et dangereux dans la réalité, pour un romancier, c'est un jeu très intéressant à explorer.» D'autant que ce jeu mise sur les craintes des gens.Efficacité garantie.Pour aujourd'hui et, sûrement, demain : à chaque époque, en effet, ses peurs \u2014 qui se reflètent dans les produits culturels du moment.Ainsi, le (mauvais) coup qu'Orson Welles a fait à la population de l'est des États-Unis avec La Guerre des mondes n'aurait pas marché une décennie plus tard.De plus, pendant la guerre froide, c'est la seule idée d'un complot russe qui donnait des sueurs froides à monsieur et madame Tout-le-Monde.Et quand les baby-boomers se sont mis à avoir des enfants, les Exorcist et autres histoires de possession se sont multipliées \u2014 transposition de la crainte des ex-hippies de voir leurs rejetons leur servir un jour la même médecine ( !) qu'ils avaient servie à leurs parents.Aujourd'hui, donc, la tendance dit, entre autres, médecine.« Et il est normal pour un médecin, après une carrière bien remplie, de se trouver à l'orée des bois et d'avoir envie d'exprimer quelque chose d'essentiel non pas par la structure médicale \u2014 qui est un peu figée \u2014mais par une structure d'action sociale qui peut emprunter aux médias, au littéraire, à la peinture, etc.», affirme le Dr Chicoine.Après avoir beaucoup travaillé pour la télévision et la radio, il admet « avoir de moins en moins de pudeur à envisager la fiction ».Mais cela ne va pas sans craintes : « Parce que c'est trop lousse, sans repère.Écrire un roman est une manière de faire qui exige de briser la structure de personnalité que nous, les médecins, arrivons à développer avec des malades pour ne pas qu'ils nous envahissent », dit-il.Sauf qu'il n'est pas à un défi près, le bon docteur Chicoine.Ce n'est sûrement pas celui-là, s'il le relève, qui le mènera aux soins intensifs.PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse © Le Dr Jean-François Chicoine pourrait, un jour, écrire une oeuvre de fiction.Le retour de la Côte-du-Sud Saint-Jean-Port- Joli ou à Saint-André- de-Kamouraska, bien des riverains du Saint- Laurent, passé Lévis, vous diront appartenir à la Côte-du-Sud, une appellation qui remonte au régime français, à Champlain plus précisément, et qui fut abandonnée au début du siècle.Mais voilà, le gouvernement québécois a classé les villages, de Beaumont jusqu'à Saint-Roch-des-Aulnaies, dans la région Chaudière-Appalaches où se trouvent aussi Lotbinière, Bellechasse, Thetford Mines et la Beauce, et on a mis le comté de Kamouraska dans le Bas-Saint-Laurent.Ce qui mélange un peu les cartes touristiques.« Quand on parle d'histoire, de culture, d'agriculture, la Côte-du- Sud, comme on l'a appelée depuis le Régime français et qui va de Beaumont à Saint-André de Kamouraska, forme un ensemble riverain qui correspond au moyen estuaire du Saint-Laurent.À partir de Notre-Dame-du-Portage, on entre dans le Bas-du-Fleuve, aujourd'hui Bas-Saint-Laurent, jusqu'à Matane », explique Paul-Louis Martin.M.Martin, professeur d'histoire et auteur de plusieurs ouvrages, est installé à Saint-André où il a créé un musée-verger de prunes de Damas, que l'on peut visiter à la fin de l'été.Selon lui, le découpage de la région Chaudière-Appalaches est peut-être pratique sur le plan administratif, mais elle n'a guère d'attrait sur le plan touristique pour les municipalités riveraines.À Saint-Jean-Port-Joli, France Miville-Deschênes, qui s'occupe d'un ensemble de « cabines » au bord de l'eau, le P'tit Fribourg, se plaint de cette désignation qui n'a rien à voir avec la région côtière.« Il n'y a aucune référence au fleuve, dit-elle.Je n'ai rien contre la Beauce, mais nous n'avons pas la même histoire, ni la même géographie.» Elle aimerait bien elle aussi que l'on appelle la région riveraine Côte-du-Sud, au moins à des fins touristiques.D'ailleurs, la Société historique du coin s'appelle Société historique de la Côte-du-Sud.L'historien Gaston Deschênes est un des grands promoteurs de ce retour de la Côte-du-Sud dans les mémoires et les écrits.Dans La Côtedu- Sud cette inconnue (1991, Septentrion) qui est en fait le texte d'une conférence, il raconte l'histoire de cette côte, unie non seulement par le fleuve et la destruction en 1759 de toutes les maisons et tous les bâtiments le long du fleuve, mais aussi par l'histoire ultérieure de la colonisation et de l'exil de nombreux Sudcôtois aux États-Unis.Selon lui, l'appellation peut très bien s'étendre aux terres cultivées dans les hauteurs d'où l'on voit le fleuve et les Laurentides derrière.On dit souvent en boutade dans la région que c'est vues de la rive sud que les montagnes de Charlevoix sont les plus belles.« La Côte-du-Sud, écrit-il, est née il y a plus de 300 ans, ce qui en fait l'une des plus anciennes régions habitées au Québec.À la fin du Régime français, 10 000 des 60 000 habitants de la Nouvelle- France habitaient cette région.» Il y a des descendants là-bas qui travaillent dur à nous le rappeler.PHOTO LA PRESSE © Du haut de la montagne à Cotton, une vue de la Côte-du-Sud, et au loin les montagnes de Charlevoix. 7LP0401B0702 B-4 dimanche - JAZZ 7LP0401B0702 ZALLCALL 67 01:09:44 07/02/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 FESTI-NOTES Pas de Blackalicious n Un « problème de transport » a empêché, hier, le groupe hip-hop américain Blackalicious de livrer au Club Soda son spectacle prévu à minuit dans le cadre du FIJM.Un spectacle gratuit mettant en vedette les DJ Scot C, Andy Williams, Simon & Soot et les invités Blurum 13 et Butter Babies devait tenir lieu de consolation.Los Primos venu et reparti n Le groupe cubain Los Primos, qui devait se produire au FIJM jeudi mais qui a été bloqué à La Havane en raison d'une erreur de virement de fonds dans une banque américaine, a finalement pu jouer à Montréal, vendredi, au bar Los Cubanos.Aussitôt arrivés, les 12 adolescents du groupe ont quitté Montréal hier.Off suite n Le Off Festival, organisé par des jazzmen montréalais en marge du FIJM, se poursuit ce soir, à 23 h, au Lion d'Or, avec une soirée Jazz et poésie en compagnie du Trio Ellington (Normand Guilbeault, Robert M.Lepage, René Lussier) et du groupe Patrice Desbiens et les Moyens du bord.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Le guitariste nigérian Toby Foyeh et son Orchestra Africa, ont eu fort à faire sur la scène Bleue Dry pour réchauffer un public maigre et grelottant.Mais leur fusion dansante de funk et de folklore yoruba aura néanmoins réussi à faire diminuer la pluie.Pluie sur la ville, soleil sur les scènes JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Encore de la pluie.À l'image d'un été qui tarde à démarrer, le Festival de jazz s'est de nouveau buté aux caprices de Dame Nature.Ce qui s'annonçait hier comme la première grosse soirée de cette 21e édition s'est finalement transformée en une longue valse des parapluies.À ce sujet, la règle du FIJM semble assez stricte : tant qu'il n'y a pas d'orage ou un typhon meurtrier, on joue.Hier, seul le concert du Millenium Jazz Orchestra, sur la scène Air Transat à 19 h, a été annulé.Tous les autres spectacles ont eu lieu, même en version tronquée.Côté public, on était évidemment peu nombreux, mais le plaisir n'en n'était pas moins palpable.Il y avait quand même du soleil sur les scènes.On pense notamment à la prestation de Mel M'Rabet, oudiste originaire de Grenade retransplanté à Ottawa.Sa mixture de musique arabe, de jazz et de groove a fait lever la petite foule massée au pied la scène Carrefour GM.Certains s'abritaient collectivement sous d'immenses bâches en plastique, d'autres s'en foutaient et dansaient sous la pluie.Chose rare, le musicien et son groupe ont même eu droit à un rappel.qu'ils n'ont pu honorer, pour des raisons qu'on suppose d'ordre logistique.Idem pour le guitariste nigérian Toby Foyeh et son Orchestra Africa, montés sur la scène Bleue Dry avec une petite demi-heure de retard.L'ex-guitariste de Hugh Masekela et son groupe de musiciens et danseuses ont eu fort à faire pour réchauffer un public maigre et grelottant.Mais leur fusion dansante de funk et de folklore yoruba aura néanmoins réussi à faire diminuer considérablement la pluie.À un jet de pierre, le chanteurguitariste Coco Robicheaux, qui nous livrait un bon spectacle de boogie blues, couillu et odorant.Un groupe solide et compétent, tout particulièrement ce guitariste épileptique dont nous n'avons pas saisi le nom.Queue de cheval jusqu'aux fesses, chapeau et bottes en croco, Robicheaux hurle comme le loup-garou des bayous.Imaginez, mettons, un mélange entre Zachary Richard et Bob Harrison.Son secret?Une gorgée de tabasco avant chaque chanson.Jugez-en, il est de retour au même endroit, ce soir à 20 h.Un peu plus tôt, sur la grosse scène GM, le batteur d'origine argentine Eduardo Pipman et son quartette livraient leur « set » dans une semi-indifférence.Certains tendaient l'oreille, d'autres causaient caméras digitales ou déménagement.Prestation fort honorable néanmoins, le guitariste Greg Amirault et le saxophoniste Frank Lozano livrant ici et là quelques soli bien enlevés.Un jeu d'ensemble qui mériterait toutefois d'être resserré.On avait parfois l'impression de contempler quatre individualités plutôt qu'un groupe.Avis aux interessés : le Eduardo Pipman Quartet fait partie des dix formations en lice pour le Grand Prix de Jazz General Motors.Le premier prix, incluant une bourse et la production d'un disque, sera remis à la fin du festival au groupe le plus prometteur du jazz canadien.Les autres candidats sont le Quinsin Nachoff Quartet, Léandre, Djargon, Marc Atkinson Trio, Saul Berson Quartet, Jazz Pharmacy, Katjar, le Millenium Project et le Thuryn Von Pranke Quartet, qui a d'ailleurs livré une solide performance vendredi soir.sous la pluie.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Coco Robicheaux hurle comme le loup-garou des bayous.Le public pourra encore en juger ce soir puisqu'il sera de retour au FIJM.Les «tâteursofficiels» du Festival MARC CASSIVI Un jeune couple aux portes du Festival, angle Saint-Urbain et Sainte-Catherine, une poussette dans les pattes.« Je me penche pour voir le bébé qui dort \u2014 j'aime bien les enfants \u2014, je soulève un peu la couverture.et je trouve une grosse caisse de Molson Export ! Beau bébé.» Daniel Norbert, 26 ans, est « tâteur ».Depuis deux ans, cet étudiant à la bouille sympathique pince, caresse et soulève des sacs, sans les fouiller, pour le service de « filtration » du Festival international de jazz de Montréal.Canettes, bouteilles, vélos, rollerblades, skateboards et autres objets contondants ne sont pas admis sur le site, même dans un sac.« La plupart des gens sont très respectueux des règles, dit-il.Mais il y en a toujours, surtout des jeunes, qui essaient de passer de l'alcool : du rhum dans une bouteille de Coke ou de 7-Up, de la bière dans une poussette.» Toujours au poste, aux différents accès au site du FIJM, les gens de la « filtration » tentent, certains avec assurance, d'autres avec une charmante hésitation, de faire respecter les règles de sécurité du Festival.« Certaines personnes refusent carrément que l'on touche à leur sac, mais c'est plutôt rare, dit Graziella Charles, 22 ans, une étudiante en criminologie dans un collège du Missouri.Parfois, c'est simplement une question de langue (le quart des festivaliers sont des touristes étrangers).Avec les gestes, on se fait rapidement comprendre.» Près de la Place des arts, Marie-France Dorais, une étudiante en droit, transvide la bouteille d'eau gazeuse d'un festivalier dans un verre de plastique.« L'important, c'est le contact visuel.Souvent, lorsque la personne est gênée, c'est qu'elle est coupable.On peut lui demander d'ouvrir son sac, mais on n'a pas le droit de le fouiller.En fin de soirée, certains fêtards \u2014 surtout près de la scène Labatt Blues.\u2014, apprécient peu d'être freinés dans leur élan par de jeunes « douaniers du jazz ».« Il y a toujours des gens qui sont frustrés, surtout le soir, remarque Marie- France Dorais.Mais on arrive généralement à les convaincre du bien-fondé de notre travail.» Les poussettes C'était la journée de la famille, de la poussette et du drapeau canadien, hier, au FIJM.Pendant que deux vieilles dames au béret rouge Canada cherchaient le Vieux-Port devant le Spectrum, des dizaines d'enfants créaient la cacophonie au Parc musical de l'Esplanade de la Place des arts.Les uns sur un piano géant, les autres dans un grande flûte en plastique.Des concours de dessin, un atelier de maquillage, de petits cris stridents, le Festival s'était fait gardien des tout-petits.Un monde fou sous le soleil de plomb, pour le spectacle du band dixie Bourbon Street, pour les amuseurs publics, pour la bière, et pourtant, pas l'ombre d'un festivalier au stand ambulant d'Ombrelle.Ça sentait la crème solaire officielle du Festival, le hot-dog et la friterie \u2014 plus populaire que la fruiterie, officielle elle aussi.Ça sentait l'été, hier, au jazz.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Sylvain Lelièvre a charmé un public conquis d'avance hier, au Gesù.Lelièvre jazz, c'est réussi MARC CASSIVI Il a flirté longtemps avec Mme Jazz, de son propre aveu, et saisi l'occasion de ce premier rendez-vous avec le FIJM.Maître queux, d'oeuvre et d'orchestre d'une soirée feutrée consacrée aux notes noires et bleutées, Sylvain Lelièvre a charmé un public conquis d'avance, hier au Gesù, avec les pièces aux accents jazz de son dernier album, Les Choses inutiles.« J'aime les choses inutiles », confiait d'emblée le poète et prof de littérature, de sa voix chaude mais parfois hésitante, au registre limité.Rien pour entamer le plaisir de cette soirée tout jazz, tant attendue des fidèles.Et pour cause.Joueur, charmeur, presque enjôleur \u2014 ce qui n'est pourtant pas son habitude \u2014, Sylvain Lelièvre a laissé flotter ses doigts sur son Steinway, le complice de toujours Vic Angelillo (contrebasse) à ses côtés, accompagné de merveilleuse manière par Camil Bélisle (batterie) et le « Bad Brass » de Richard Beaudet (saxophones), Ron Di Lauro (trompette) et Muhammad Abdul Al-Khabyyr (trombone).Un peu d'humour en sourdine (Le Blues du courrier), d'auto-dérision (Drummondville), de « blues inspiré » et d'improvisation de circonstance (l'auteur de Marie-Hélène est un pianiste talentueux).Lelièvre jazz, c'est réussi.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Marie-France Dorais, étudiante en droit et « tâteuse »: « L'important, c'est le contact visuel.» 7LP0501B0702 B-5 dimanche - JAZZ 7LP0501B0702 ZALLCALL 67 01:08:47 07/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 B 5 AUJOURD'HUI GRATUIT Midi Intakto Complexe Desjardins Orun Terr.Grand Marnier 13 h Sweet Dixie Terrasse Grand Marnier 14 h Bourbon Street Sc.Air-Transat / RC 14 h et 15 h 30 La Petite École du Jazz Complexe Desjardins 15 h Sweet Dixie Terrasse du Casino 17 h Bourbon Street Terrasse Grand Marnier Les Costards Terrasse du Casino 17 h 30 La parade Mardi Gras Sc.Air-Transat / RC 18 h The Saul Berson Quartet Scène General Motors 18 h 30 Brian Hughes Carrefour General Motors 19 h The Steve Rowe Band Scène Labatt Blues Band du Cégep Marie-Victorin Sc.Air-Transat / RC 19 h 30 Larose Missile 727 Scène Bleue Dry 20 h Robert David Terrasse du Casino Coco Robicheaux Scène Louisiane Gangster Politics Scène du Maurier 21 h Ned Sublette Scène General Motors Mighty Sam Mc Clain Scène Labatt Blues Andy Milne Carrefour General Motors Jay-Jay Johanson Jazz Lounge Musimax 22 h Coco Robicheaux Scène Louisiane Vandoorn Sc.Air-Transat / RC Jerry Granelli Scène Bleue Dry Gangster Politics Scène du Maurier 23 h Ned Sublette Scène General Motors Steve Rowe Band Scène Labatt Blues The Steve Amirault Trio Hôtel Wyndham Minuit 30 Mighty Sam Mc Clain Spectrum PHOTO PATRICK SANSFAÇON, La Presse © L'intention était là.Le pianiste Herbie Hancok (ci-haut) et le saxophoniste Wayne Shorter n'ont peutêtre pas choisi la bonne occasion, vendredi à la PdA, pour explorer les zones les plus contemporaines de leur imaginaire musical.Les deux récipiendaires du prix Miles- Davis s'adressaient à un public majoritairement composé de profanes venus entendre de grands jazzmen.plutôt que deux explorateurs du son.L'intention était belle de part et d'autre, remarquez.PHOTO PATRICK SANSFAÇON, La Presse Le beau dimanche Un chat qui joue du sax, des belles filles qui jouent à cache-cache avec le soleil : beau dimanche au Festival de jazz.Plus merveilleux encore, il n'y a pas d'école demain ! Sauf à la Petite école du jazz (au Complexe Desjardins à 14 h et 15 h 30).Mais là, le prof est super-cool.Patti Smith et le pouvoir du rock ALAIN BRUNET « J'ai très hâte de venir à Montréal, et ce pour deux raisons.La première, c'est que je n'y ai jamais mis les pieds.Secundo, je suis très heureuse d'y débarquer dans le cadre d'un festival de jazz », confie Patti Smith.Eh! ben dis donc ! Avec tout l'immense respect qu'on lui doit, Patti Smith est bien la dernière qu'on aurait imaginée au Métropolis, ce soir, dans le cadre du festival.de jazz.Or, il s'agit de PAT-TI SMITH.Pour la première fois à Montréal, de surcroît.Deux décennies après que Horses et Easter, disques-phares comme on le sait, eurent illuminé le rock.Quelques semaines après que Gung Ho, son dernier disque, en a ébloui plus d'un.Voilà que le FIJM a la possibilité d'inviter la plus immense poétesse rock de l'univers connu (enfin.anglo- saxon), celle qui procéda à la soudure entre contre-culture et punkitude.Tentant, n'est-ce pas ?«D'une certaine façon, soulève la principale intéressée, cela peut paraître curieux que je chante dans un festival de jazz, mais au fond ça ne l'est pas.Car j'ai toujours aimé le jazz.Les idées sous-tendues à cette forme artistique m'ont toujours fascinée.John Coltrane fut l'une de mes principales influences, vous savez.Et mon groupe improvise beaucoup.I mean, l'improvisation est une composante fondamentale de notre travail.C'est pourquoi j'ai bien hâte de voir comment nous allons relire notre répertoire à Montréal.» Lorsque jointe chez elle cette semaine, la dame de 53 ans était en plein party de famille.Sa fille célébrait son treizième anniversaire de naissance.Ça sentait bon le barbecue au bout du fil.Plutôt que d'accorder cette interview dans une zone neutre, Patti Smith nous permet de pénétrer un tout petit peu dans sa vie privée.Entre deux bouchées de hotdog, elle se permet de réitérer les objectifs fondamentaux de sa pratique.« La fonction critique du rock et son pouvoir d'évocation ont toujours été mes principales motivations dans ce métier.Je n'ai pas investi le genre en tant que musicienne mais plutôt en tant que citoyenne préoccupée par le fait que le rock était en train de dévier de sa trajectoire contre-culturelle \u2014 empruntée à la fin des années 60.Le rock n'était plus ce véhicule idéal pour la révolution esthétique, pour une renaissance de la poésie, pour susciter de profonds changements culturels et spirituels.Moi, j'y croyais encore.« Je ne prétendais pas faire ce travail avec des habiletés particulières, mais je m'appliquais à rappeler aux gens le pouvoir inhérent au rock.Bien sûr, je m'efforce d'écrire de bonnes chansons mais ce qui me motive d'abord, c'est d'y incorporer mes recherches personnelles, ma quête spirituelle, mes idées politiques pour ainsi les communiquer.La gloire, la fortune ou la célébrité n'ont jamais été des sources de motivation.Patti Smith sait que le rock demeure associé à la culture des jeunes, elle espère néanmoins poursuivre son travail tant qu'elle le pourra.« Je ne veux pas devenir un dinosaure pour autant, prévient-elle.Il n'est pas question pour moi de profiter de la nostalgie que certains éprouvent à mon endroit ou à celui de ma génération.Je préfère explorer de nouveaux territoires et j'ai le sentiment de pouvoir encore contribuer.Si je n'y arrive plus un jour, je quitterai ce métier illico.» Elle avait pris une longue pause, faut-il rappeler.En pleine gloire, elle s'était retirée dans la région de Détroit afin d'y fonder une famille.Après des années de plénitude, vinrent les mauvaises vibrations.Très mauvaises.Dévastée par les morts consécutives de son mari, l'ex-MC5 Fred « Sonic » Smith, de son propre frère et de son grand ami, le photographe Robert Mapplethorpe, Patti Smith avait enregistré le très sombre Gone Again.Le titre traduisait bien le désarroi de la poétesse rock, voire l'envie de tout abandonner une fois pour toutes.Encouragée par Allen Ginsberg (qui est aussi décédé depuis) ainsi que par nul autre que Bob Dylan (dont elle n'était pas particulièrement proche), elle a guéri ses plaies en plongeant dans le travail.Gone Again, donc, puis Peace and Noise, pas plus jojo que le précédent.Gung Ho, son dernier, est criant de pertinence, tout simplement magistral.Un de ses grands disques à n'en point douter.La lumière au bout du tunnel, Patti Smith ?« Absolument.J'ai trouvé le moyen de vivre avec mes blessures, j'ai trouvé une énergie nouvelle pour ainsi faire mon travail.J'ai créé Gung Ho en position de force.» Patti Smith se produit ce soir au Métropolis, 21h Ned Sublette, un cowboy qui fait de la musique cubaine.à New York.« La vague latino a contribué à humaniser les Cubains aux yeux de l'Américain moyen.» EN SALLES Un drôle de cowboy Midi The Zion Harmonizers Bateau Nouvelles-Orléans Quai Jacques-Cartier 15h-17h-19h Bireli Lagrene et Christian Escoudé Philip Catherine, Sylvain Luc Cinémathèque Québécoise 16h-18h-20h Le Roi du Drum Précédé de Nelson Symonds, Jazz Guitarist Cinémathèque québécoise 18 h Ray Brown Trio & Friends Russell Malone, David Sanchez, John Clayton Théâtre Maisonneuve Kristi Stassinopoulou Spectrum 19 h Guy Nadon et le Band du Roi du Drum Gesù COMPLET 19 h 30 Dave Holland Quintet Monument-National 20 h Ranee Lee Club Soda COMPLET 20 h 30 Al Jarreau précédé de Johanne Blouin Salle Wilfrid-Pelletier Lullaby Baxter Trio Monument-National 21 h Patti Smith Métropolis Bill Frisell New Quartet Spectrum Ray Barretto & New Word Spirit Cinémathèque québécoise 23 h Brad Meldhau Solo Gesù Minuit Rockie Charles Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Un cowboy qui part vivre à New York, c'est original.Un cowboy qui fait de la musique cubaine à New York, c'est encore plus étonnant.Autant dire que Ned Sublette est un drôle d'oiseau.Son improbable mélange de folklore cubain et de musique country en fait un chanteur western pas comme les autres, capable d'entonner Ghost Riders in the Sky en version merengue ou de vous livrer une adaptation rumba de Not Fade Away, le classique de Buddy Holly.Sur papier, la fusion paraît audacieuse : aux dernières nouvelles, Nashville et la Havane ne vivaient pas exactement sur le même fuseau horaire.Mais pour Ned Sublette, musique cubaine et américaine ont beaucoup plus en commun qu'on voudrait le croire : « J'aime bien dire que la musique cubaine est la racine secrète du rock'n'roll.Des tas de chansons connues ont été construites sur des bases latines.Louie Louie était d'abord un cha cha cha auquel on a ajouté un rythme plus primitif.Je pourrais t'en nommer d'autres : Hang on Sloopy, Good Lovin' des Rascals et bien sûr Not fade Away.Tu sais, La Havane était une grande ville quand New York était encore un village.On y pratique la créolisation musicale depuis des siècles.Quoi qu'on en pense, cela en fait une des musiques les plus fondamentales de notre hémisphère, et une pierre angulaire de la musique américaine.» Né au Texas il y a une cinquantaine d'années, Ned Sublette a suivi un parcours musical pour le moins sinueux.Élevé entre le Lone Star State et le Nouveau- Mexique, il étudie la guitare classique avant de monter faire fortune à New York, comme le héros du film Macadam Cowboy.L'histoire ne dit pas si Ned Sublette a exercé le même métier pour s'en sortir.On sait en revanche qu'il finira par aboutir dans les milieux branchés de la Big Apple, jouant ici avec un groupe de cow-punk au CBGB's, collaborant plus loin avec des compositeurs contemporains comme John Cage et La Monte Young.Au milieu des années 80, Sublette tombe de son cheval comme Saint-Paul sur le chemin de Damas : il vient de découvrir la salsa.Transformé, le cowboy plonge tête première dans l'univers des musiques cubaines, portoricaines et dominicaines.Bien avant Ry Cooder et la folie du Buena Vista Social Club, il sera le premier musicien américain à bâtir des ponts entre les États- Unis et Cuba.Depuis plus de dix ans, il dirige une étiquette de disques indépendante (Qba Discs), qui diffuse des albums enregistrés à Cuba.La situation politique, on s'en doute, n'a pas facilité son travail.« La vague latino a certainement contribué à humaniser les Cubains aux yeux de l'Américain moyen, explique Sublette.Mais les lois n'ont pas changé pour autant.Aux yeux de la justice, financer le nouvel enregistrement d'un artiste cubain est encore considéré comme un acte illégal.» Voilà pourquoi le gringo a choisi de revenir à la chanson.Loin de la politicaillerie et des lourdeurs administratives, Sublette lançait l'an dernier Cowboy Rumba, un disque atypique où se côtoient compositions originales et reprises « cubanisées » de standards country, le tout enregistré avec un imposant arsenal de musiciens cubains, portoricains et un joueur de pedal steel guitar authentiquement texan.Évidemment, le résultat fait sourire.Mais ne lui dites surtout pas qu'il « pervertit » la musique latine.Bien que ludique, la démarche artistique de Sublette n'a rien d'une blague ou d'un exercice de style \u2014 comme pourrait l'être, par exemple, celle de Marc Ribot y Los Cubanos Postizos (en spectacle les 5 et 6 juillet au Club Soda).« Cette musique, c'est moi », siffle-t-il, presque insulté.« J'ai grandi dans un milieu de cowboy, vécu 25 ans à New York et je suis devenu un salsero, voilà tout.C'est à mon sens ce qui fait la beauté de notre époque : on reste fidèle à nos origines, mais rien ne nous empêche d'élargir nos horizons.» NED SUBLETTE, ce soir et demain, 21h et 23h, scène GM Les 6,7 et 8 juillet au Festival d'été de Québec 7LP0601B0702 b6 dimanche 7LP0601B0702 ZALLCALL 67 01:04:51 07/02/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 Direction Crescent City o you know what it's like to miss New Orleans ?» s'enquérait Louis Armstrong, avec cette bonhomie teintée de blues qu'on lui connaît.Je n'ai jamais mis les pieds en Louisiane, mais j'ai souvent la Louisiane en tête.Rien d'étonnant, en cette quinzaine où le centre-ville montréalais se donne des airs de Crescent City.Montréal n'est pas la seule métropole à céder au charme du jazz.Tous les étés, la note bleue prend d'assaut les principales villes d'Occident.Ce n'est pas le moindre mérite du vieux Satchmo d'avoir imposé à l'échelle planétaire cette musique des lupanars de son patelin.Si l'on en croit le crooner Tony Bennett, « la question fondamentale que doit se poser toute nation, c'est qu'avons-nous offert au monde ?Eh bien nous, Américains, lui avons offert Louis Armstrong.» Et le jazz, il va sans dire.Tandis que le Festival de jazz bat son plein, j'ai pensé vous inviter à dériver avec moi vers le berceau de cet ange à la voix graveleuse, au sourire bon enfant et à la trompette dorée.Je n'y ai jamais mis les pieds, disais-je, sinon en rêverie avec des guides qui avaient pour noms Ishmael Reed, Robert Crais, James Lee Burke ou James Sallis.Ces derniers mois, je me suis plu à arpenter Basin Street, Bourbon Street et autres avenues plus ou moins célèbres du French Quarter en compagnie de la romancière Julie Smith et de son héroïne Skip Langdon, cette fille de bonne famille néo-orlanaise qui fait carrière dans la police locale.Depuis 1998, les éditions J'ai lu ont entrepris la publication en français des « enquêtes de Skip Langdon », dont le volet inaugural, Carnaval sanglant, avait valu à Julie Smith en 1990 le prestigieux prix Edgar (comme dans Edgar Allan Poe), attribué annuellement par la Mystery Writers Association of America.Autrefois journaliste (au New Orleans Times-Picayune puis au San Francisco Chronicle), aujourd'hui écrivaine populaire et prolifique, Smith s'est fait connaître avec deux séries de polars encore inédites en français, se déroulant à San Francisco et mettant respectivement en scène l'avocate Rebecca Schwartz (Death Turns a Trick, 1982) et l'ex-reporter devenu romancier Paul Mac Donald (Huckleberry Fiend, 1987).Originaire du Maryland mais élevée en Géorgie, l'auteure a manifestement plongé dans ses souvenirs du Deep South pour créer l'univers de Skip Langdon.La Nouvelle-Orléans décrite dans ses romans est une ville sudiste bien typique, peuplée de comédiens coincés dans une farce burlesque de conventions sociales et de secrets inavouables, pas encore affranchie d'une passé esclavagiste dont certains n'ont pas tout à fait honte, bien au contraire.Carnaval sanglant s'ouvre sur l'assassinat de Chauncey St.Amant, notable de la ville couronné roi du Carnaval puis abattu en plein défilé du Mardi gras par une femme déguisée en Dolly Parton.Témoin oculaire du meurtre, la recrue du New Orleans Police Department Skip Langdon se voit confier la mission délicate d'enquêter en douce sur le clan St.Amant et leur milieu d'aristocrates déchus, qu'elle connaît assez bien pour l'avoir fréquenté sporadiquement avec ses parents, obsédés par leur propre ascension dans l'échelle sociale.Mais cette mission n'en est pas une de tout repos, d'autant plus que les officiers d'expérience du département n'ont pas l'intention de faciliter la tâche à cette jeune femme volontaire qui a encore des croûtes à manger.Promue inspecteur dans Le Jazz du bourreau, Skip n'aura cependant pas le loisir de célébrer car au moment où elle allait s'offrir une escapade californienne en compagnie de sa flamme, le beau Steve, une jeune fille est retrouvée étranglée dans les rues de La Nouvelle-Orléans.Crime à caractère sexuel ?Pas si évident, d'autant plus que la victime suivante est un homme d'âge mûr.Au diable les vacances ! De toute évidence, un serial killer rôde à Crescent City, paraphant ses meurtres d'un « A » tracé au rouge à lèvres, une signature qui correspond à celle du redoutable Assassin à la Hache qui sévissait.en 1918 ! D'un épisode à l'autre, la série propose les éléments traditionnels du roman noir contemporain : des intrigues habilement ficelées, un contexte social dépeint avec juste ce qu'il faut de réalisme critique, un personnage d'enquêteuse attachant (quoique pas toujours convaincant !), qui par certains aspects rappelle davantage la Maud Graham de Chrystine Brouillet que la Miss Marple d'Agatha Christie.Les « enquêtes de Skip Langdon » ne sont toujours pas d'une originalité renversante, certes, mais comme le chantait Louis Armstrong à propos du jazz, ce qui importe « ce n'est pas tant ce que vous faites mais la manière dont vous le faites ».Et en ce qui concerne l'adaptation louisianaise de recettes éprouvées, Julie Smith se défend pas mal.À lire entre deux bouchées de jambalaya, au son d'un bon vieux rag ! La série des enquêtes de Skip Langdon de Julie Smith compte en anglais huit volumes, dont quatre sont disponibles en français aux éditions J'ai lu : Carnaval sanglant, Le Jazz du bourreau, Funérailles à La Nouvelle-Orléans et Les Sorcières de La Nouvelle-Orléans.ERRATUM.À propos de ma chronique de la semaine dernière, « Une enfance bretonne », je m'en voudrais si mon rapprochement abusif de la Bretagne et de la Normandie a pu laisser croire que Maupassant, Flaubert et Barbey D'Aurevilly aient été bretons plutôt que normands.Mon titre ne faisait référence qu'à Alain Rémond, l'auteur du livre Chaque jour est un adieu, sur lequel portait mon article.Enfin, ainsi que me l'a gentiment souligné un lecteur, Prévert est né à Neuilly-sur-Seine, contrairement à ce que j'affirmais.Où avais-je la tête ?Trop de calvados, sans doute.Les chemins de la liberté est un tout petit recueil, tout en délicatesses, très féminin.Comme le titre le suggère, Quatuor pour cordes sensibles est fait de quatre nouvelles, de longueurs inégales et dont l'unité, si on la cherche, se trouve dans le style, d'une grande limpidité, et dans une inspiration qui a sa source dans la banalité de la vie quotidienne, au plus près de l'expérience commune à tous les humains.Aucun des quatre personnages n'aspire à un destin extraordinaire ou exemplaire.La Marie-Ann de Tout feu tout flamme a dixsept ans, elle veut devenir infirmière.Il faudrait pour cela terminer ses études secondaires, qu'elle achève presque.Son père, un ouvrier irlandais que la misère pousse de plus en plus vers l'éthylisme, en décide autrement.La mère, une francophone, est l'alliée de Marie-Ann, mais dans cette famille d'autrefois, les femmes doivent obéir au mari.Tout et tous invitent la jeune fille à renoncer à son rêve pourtant bien modeste.Le refus de renoncer fait d'elle, pour l'époque, un être exceptionnel.Elle quitte le foyer en pleine nuit, pour chercher refuge auprès d'une jeune cousine qui travaille comme bonne chez de riches anglophones de la ville.La ville, c'est Halifax en Nouvelle-Écosse.Une ville où la guerre a fait bien des morts, si on veut bien se rappeler que la collision de deux bateaux dans le port a provoqué en 1917 une immense explosion.La fugue de Marie-Ann l'aura bien servie, comme aura servi celle du grand frère.Ainsi un récit misérabiliste qui aurait pu ressembler aux textes des zélotes de la tempérance, bien avant que l'État ne s'abreuve immodérément de taxes sur les vins et alcools, devient-il une spectaculaire page d'histoire, écrite sous le signe du feu et du sang.Michèle Matteau se garde bien d'insinuer que la liberté à conquérir est un viatique contre la mort, même si, de la famille immédiate, seuls Marie-Ann et son grand frère sont épargnés.Elle démontre bien cependant que le risque de la liberté vaut mieux que les certitudes de l'esclavage.Deux des enfants O'Reagan l'ont compris très jeunes, ce qui n'est pas le cas de l'Amandine d'Au mitan de la vie.Le ton est plus léger ici, sans doute parce qu'on ne souffre pas des contraintes sociales et culturelles de la même manière à cinquante ans et à dix-sept.L'humour est devenu un recours, l'autodérision aussi, et Amandine manie bien l'un et l'autre.Elle en a marre d'avoir été exactement et toujours ce qu'on voulait qu'elle fût : fille de, femme de et mère de, sans autre identité.Elle fait ses valises et s'en va, ce qui ne veut pas dire qu'elle aspire enfin à une solitude paisible.Un ange mystérieux et bien masculin l'attend qui fait du stop, elle ose le faire monter, elle le trouve bien séduisant, il n'est pas impossible qu'ils se revoient.Amandine va-t-elle retomber dans la sujétion ?Le communiqué de L'interligne offre une piste de lecture utile : « La vérité n'est pas au bout du chemin mais bien dans le chemin parcouru.» L'idée ne manque pas de piquant si on songe à Barthélemy, à qui une foule d'enfants, de petits-enfants et d'arrièrepetits- enfants fait la fête, à l'occasion de son centième anniversaire de naissance.Le vieux feint la surdité, pour avoir la paix qu'il chérit plus que tout : c'est sa façon d'être libre.Dans ce texte très tendre, Barthélemy parle à sa femme, depuis longtemps disparue.Il lui raconte la vie d'aujourd'hui, qui ne ressemble en rien à celle qu'il a connue il y a longtemps, mais il ne s'en désole pas du tout.Ses idées ont changé, surtout pour ce qui concerne les rapports entre les hommes et les femmes.Pas rose encore, le bonhomme, mais presque.Et vert, le chanceux.Même s'il se sent prêt à la quitter, la vie l'amuse encore.Une seule chose l'attriste vraiment, le révolte même : « Bartine, il y a pire : c'est de t'apercevoir que tes enfants sont devenus des vieux et qu'ils sont en train de mourir.Ça te laisse un goût bien amer dans la gorge.Ça donne l'idée de maudire une nature si mal faite.» Et ça fait une des bien jolies nouvelles de Mme Matteau.regimartel@sympatico.ca Quatuor pour cordes sensibles, Michèle Matteau, L'Interligne, 116 pages (HHH) Archet anonyme, plume inspirée yse Vézina fut violoncelliste à l'Orchestre Symphonique de Montréal pendant 40 ans.Ayant pris sa retraite en 1993, elle a donc traversé près des deux tiers de l'existence de cet OSM qu'elle nous raconte, aujourd'hui, de l'intérieur.Deux livres « officiels » ont été écrits sur l'histoire de l'OSM.Mais aucun des membres passés, y compris les premiers-pupitres, n'avait encore publié de souvenirs.Cette initiative, on la doit à une femme et, qui plus est, à une musicienne qui, toujours, oeuvra dans les rangs anonymes de ce qu'on appelle dans le métier « une section ».Je connais bien Lyse Vézina.« Musicienne de section », certes.« Anonyme », certainement pas ! Elle possède, au contraire, une forte personnalité et aurait sans doute pu avoir une carrière de soliste.Son livre révèle précisément cette personnalité.Le style en est simple, direct et vivant \u2014 comme elle ; le récit se lit comme le captivant reportage d'une observatrice intelligente, sensible, curieuse de tout, aimant les belles choses et étonnamment bien documentée.La façon de travailler des titulaires et des chefs invités \u2014 discrètement, elle indique quelles sont ses préférences \u2014, la vie trépidante des tournées, les détails historiques sur les villes et leurs salles de concert, les musées et les cathédrales (deux passions chez elle) et même les restaurants (une autre !) : tout est décrit avec un sens aigu de l'observation.Beaucoup de recherche aussi dans ce travail.Ainsi, de nombreux renvois, en petit caractère, complètent l'information sur certaines villes, certaines salles.Quelques réflexions au passage.Des photos aussi.Et des anecdotes, les unes très drôles, les autres comme sorties d'un roman policier.Partout, une plume alerte nous donne l'impression d'« être là ».Lyse Vézina n'ayant pas échappé au danger qui guette ceux qui écrivent leurs souvenirs, quelques erreurs se sont glissées dans son texte.Ainsi \u2014 j'étais là, je le sais \u2014, le premier concert de la tournée européenne de 1987 fut donné non pas à Madrid mais à Barcelone ; dans chaque cas, les noms des salles sont également incorrects.J'ai aussi relevé un grand nombre de fautes dans les noms d'artistes.De plus, Pierre Béique n'a jamais été le « président » de l'OSM.Des détails, à corriger lors d'un second tirage, et qui ne doivent pas détourner de cette lecture passionnante et même instructive.Quarante ans au coeur de l'Orchestre Symphonique de Montréal, Lyse Vézina, Éditions Varia, Montréal, 2000, 218 pages (HHH). 7LP0701B0702 b7 dimanche 7LP0701B0702 ZALLCALL 67 01:06:03 07/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 B 7 Petits monstres et drôles de livres SCREAM 3 (V.F.: FRISSONS 3) Drame d'horreur de Wes Craven.Avec Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette.Sortie : 4 juillet (VHS et DVD angl./fr.) HHH Il y a trois façons de percevoir Scream 3.Celle des inconditionnels, qui en crient encore.Celle de ceux qui, peut-être plus critiques, ont apprécié le premier parce qu'il parodiait des films du genre et ont commencé à s'inquiéter pendant le d e u x i è m e a v a n t de franchement d é c h a n t e r avec cette mouture-ci.Et finalement, la vôtre : vous n'avez vu ni un ni deux.et vous avez e n f a i t trouvé ce pastiche assez rigolo.Parce que pastiche vous y avez vu : comment expliquer autrement des acteurs jouant aussi mal et un scénario cousu d'autant de fils blancs ?Si c'est du sérieux, c'est là que ça devient inquiétant.Au fait, il en retourne de quoi ?De rien que ne sachent déjà ceux à qui s'adresse ce nouveau Wes Craven \u2014 car ils se sont précipités au cinéma pour le voir : le meurtrier masqué est de retour et, armé de son couteau, il s'en prend à tous les acteurs qui jouent dans Stab 3 (adaptation cinématographique de ce qu'ont vécu les personnages de Scream 1 et Scream 2).Paraît qu'à la fin, on tient le vrai meurtrier.Paraît.Mais il y a eu combien de Nightmare on Elm Street et autres Halloween, déjà ?SWEET AND LOWDOWN (V.F.: ACCORDS ET DÉSACCORDS) Comédie dramatique de Woody Allen.Avec Sean Penn, Samantha Morton, Uma Thurman.Sortie : 4 juillet (VHS et DVD angl./fr.) HH 1/2 Sweet and Lowdown n'est pas un grand Woody Allen, même si le cinéaste y laisse libre court à sa passion \u2014 pour le jazz (et, en filigrane, pour les femmes) \u2014 et si Sean Penn y possède son personnage jusqu'au bout de ses doigts (il a appris à les placer de manière assez convaincante sur le manche de sa guitare).Le hic, c'est que ce personnage qu'il campe à merveille est une merveille d'emmerdeur.Plus antipathique que ça, tu fais de la politique.Bref, sous forme de pseudo-documentaire, Woody Allen raconte (il est même l'un des « spécialistes » interviewés pendant le film) la vie d'Emmett Ray, guitariste de jazz génial mais égocentrique et suffisant comme pas un.Il séduira des femmes, les laissera tomber.Il enflammera des salles par ses spectacles, les laissera brûler en « oubliant » de s'y présenter.En fait, là où il fait preuve d'honnêteté, c'est dans sa passion pour les trains (qu'il regarde passer) et les rats (qu'il aime dégommer).Bref, Woody Allen a dû prendre beaucoup de plaisir à concocter ce scénario.Plus que ses admirateurs n'en auront en le regardant.À moins, peut-être, qu'ils ne soient aussi fanas de jazz.KIRIKOU ET LA SORCIÈRE Film d'animation de Michel Ocelot.Musique originale de Youssou N'Dour.(VHS) HHH 1/2 Il était une fois un petit enfant qui se fit entendre dans le ventre de sa mère : « Mère, enfante-moi.» Et la mère répondit : « Un enfant qui parle dans le ventre de sa mère s'enfante tout seul.» Sur le même principe, Kirikou se nommera luimême.Petit Poucet couleur chocolat, il posera tout de suite des questions (les bonnes) et fera des gestes (efficaces).Et parviendra ainsi à vaincre la sorcière Karaba qui, diton, mange les hommes du village et a asséché la source du village.C'est lui prêter bien du pouvoir, découvrira le petit homme.Merveilleux récit inspiré de contes africains, Kirikou et la sorcière est tout de magie, de chaleur et de sagesse.Beau message que celui qu'il distille avec finesse à l'attention des enfants et qui dit que la taille importe peu \u2014 être vaillant, courageux et ingénieux vaut bien des centimètres \u2014 et qu'il n'y a rien de mal à poser des questions, à mettre en doute ce que les grands tiennent pour acquis.Que commence ici le festival du pourquoi ! Sonia Sarfati l serait dur de vivre avec les petits monstres qui s'amusent dans les livres.Ils sont dix fois pire que ceux qui agrémentent ( !) notre quotidien.Mais donner rendez-vous aux uns, en compagnie des autres, peut être à l'origine de grande joie et de gros éclats de rire.Prenons David.Né sous les pinceaux de David Shannon \u2014 qui, de son propre aveu, s'est inspiré de ses exploits de jeunesse pour modeler son personnage \u2014 le héros ( !) de Non, David ! (Nathan, dès 3 ans) grimpe sur les chaises pour piquer des biscuits, se sauve tout nu dans la rue, se sert de son lit comme d'un tremplin, etc.Et sa maman de répéter « Non, David ! » Mais gageons qu'elle l'aime quand même \u2014 la preuve s'en trouve d'ailleurs à la dernière page de l'album.Faut dire que les parents (ceux qui sont dans les livres, quoi !) ne comprennent rien.Prenons Tiens-toi bien ! et Pourquoi je ne suis pas sage ?de Anne-Laure Witschger (collection « Pas comme il faut » de Casterman, dès 4 ans).Si le bambin qui tient la vedette du premier mange avec ses doigts, c'est « parce que c'est très bon » ! Mais papa, lui, dit qu'il mange comme un cochon.Et si le gamin qui sévit dans le second cueille toutes les fleurs du jardin, c'est pour l'anniversaire de maman.Pourquoi celle-ci se met-elle à lui crier après au sujet « des fleurs qu'elle venait tout juste de planter » ?Et ainsi de suite, de malentendu en malentendu, à travers des livres volontairement brouillons (les illustrations sont tracées d'un trait rapide mais expressif, l'écriture est manuscrite et des taches d'encre maculent le tout).Ça peut plaire comme irriter, mais ça va à merveille avec les thèmes exploités.Bref, l'auteure-illustratrice assume à fond son discours.Beaucoup plus proprets, les protagonistes de la collection « les petits monstres » de Mango (dès 4 ans).Tony Garth s'est visiblement inspiré des « bonshommes » de Roger Hargreaves (Madame Pourquoi, Monsieur Étourdi, Monsieur Grognon, etc.) pour élaborer cette série mettant en vedette Sébastien Zinzin, Clarisse Caprices et autres Alexis Guili.Les travers (si légers !) des charmantes têtes blondes sont ici caricaturés, dans des récits où la morale est heureusement ( ?) toujours sauve.Ces petits monstres sont en fait beaucoup plus conservateurs que les bons vieux « bonshommes ».Enfin, on en a pour le surprenant 1,99 $ que coûte chacun de ces petits bouquins carrés ! Trotro, lui, affiche ses couleurs : le bonnet d'âne qu'il porte, il le mérite entièrement puisqu'il est, vraiment, un bourricot.Et la grande vedette de L'Âne Trotro et la sardine, L'Âne Trotro s'habille, L'Âne Trotro et la pluie et L'Âne Trotro est un petit cochon, une sympathique série signée Bénédicte Guettier (collection Giboulées de Gallimard, dès 3 ans).Que de bêtises il fait, l'animal ! Le jour où il décide de s'habiller tout seul, il enfile assez de vêtements pour aller au pôle Nord \u2014 sauf qu'on est en plein été.Le jour où il décide qu'il est un cochon, il se retrouve à la porcherie pour s'apercevoir que, peut-être, la condition d'âne n'est pas si mal.Etc.Pour ce qui est de Grégo, Robin et Valentine, ils se promènent dans le bois pendant que le loup n'y est pas.oups ! Il y est ! Et en plus, c'est Un loup génial, imaginé par Alex Sanders (l'école des loisirs, dès 4 ans).Enfin, génial, c'est lui qui le dit.Les trois garnements lui prouveront le contraire.Qui se retrouvera dans la marmite ?Non ! Pas le p'tit frère ! Il faudrait pour cela être chez Nathalie, l'aspirante globe-trotter du bédéiste Sergio Salma \u2014 dont la dixième aventure nous est arrivée il y a quelques semaines : C'est pas le bout du monde ! (Casterman, dès 7 ans) Pas le meilleur album de la série, ne serait-ce que parce que Tonton y prend de plus en plus de place.Pourtant, l'essence à laquelle carbure Nathalie, c'est sa relation avec le blondinet qui lui sert de souffre-douleur et, occasionnellement, de petit frère.N'empêche, quelques planches hilarantes font que le voyage vaut quand même le coup (de pouce ?).Également en bande dessinée, mais celle-ci format petit album, Pictogrammes en folie de Paul Roux (dès 7 ans, Raton laveur).Ici, la petite peste s'appelle Ernest.À l'école, il a fabriqué quelques pictogrammes qu'il a décidé d'aller placarder ici et là au centre commercial.L'intention est bonne.Le résultat, désastreux.Un « no parking » qu'il croit être une interdiction de péter est placée près des toilettes, le couteau et la fourchette croisés est collé près d'un magasin d'ustensiles de cuisine.mais attire tous les affamés des lieux, alouette ! À n'y rien comprendre, hein ?! Finalement, deux romans « monstrueux » : Le Démon du mardi de Danielle Simard (Soulières Éd., dès 7 ans), où Julien \u2014 le héros du Champion du lundi \u2014s'inscrit dans un cours de natation.sans savoir que la terrible Lucie Ferland, dite Lucifer, sera de la partie ; et Les Tartines au kétcheupe de Marie-Sabine Roger (collection Pleine Lune de Nathan, dès 10 ans), une histoire de petit monstre qui n'est pas une histoire drôle.Celle de Nicolas, qui prend la vie comme elle vient.Avec les bagarres dans la cour, les bisous de maman, les coups de papa et les mots, tous ces mots qu'il ne comprend pas \u2014 ou, du moins, qu'il comprend à sa manière.Laquelle n'est pas celle des autres.Et voilà ! C'est pas une orgie pour amateurs de petits monstres, ça ?À ceux qui en redemanderaient, il restera toujours Les Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur \u2014 qui vient d'être réédité par L'Archipel (dans un gros volume comprenant aussi Les Petits Filles modèles, Les Vacances, Mémoires d'un âne, Un bon petit diable et Le Général Dourakine).Du petit monstre sauce classique.Nourrissant et plein de bonnes valeurs \u2014 qui dit mieux ?LIQUIDATION O E U V R E S D'A R T I C.Carete I S.Cosgrove I A.Dumas I L.Gervais Plus de 100 oeuvres 30 juin, 1er et 2 juillet de 10 h à 17 h Local de la Maison d'art Fra-Angelico 1320, rue Wolfe, Montréal métro Beaudry Pour info.: (514) 598-1737 7LP0801B0702 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0702 ZALLCALL 67 01:03:44 07/02/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 De Palma voit rouge ollywood a beau malmener Brian De Palma, son enfant terrible, il faudra bien un jour consacrer l'auteur de ces fulgurantes odes au 7e art, note Ciné Live qui a fait le point avec l'auteur de Mission to Mars.\u2014 La critique américaine vous a toujours taxé de misogynie.\u2014 Vous savez, c'est une sorte de casserole aux États-Unis ! C'est la faute de ces critiques paresseux qui vont évaluer chacun de mes films à partir d'un portrait-robot, tout ça parce qu'au début des années 80, j'ai réalisé des thrillers où les femmes étaient les victimes.À une époque où le mouvement de libération de la femme explosait, je ne pouvais qu'être misogyne, vous pensez bien.Le simple fait de mettre une femme en danger était alors carrément perçu comme un acte politique, ce qui m'a toujours paru absurde ; en tant que cinéaste, je trouve que c'est plus touchant que de jouer sur la fragilité d'un homme.Franchement, j'ai fait du bien à la cause féministe, non ?( rires) Aujourd'hui, on revient sur ces films pour dire que c'était ma meilleure période, alors que la plupart de ceux récemment tournés sont mal accueillis.En fait, les critiques américains ne VOIENT pas les films, ils les écoutent sans vraiment les regarder, d'où le problème avec un cinéma que je conçois avant tout comme un spectacle visuel, fluide, si possible élégant.C'est regrettable, parfois déprimant, mais je n'y peux pas grand-chose.À chaque fois, c'est de la calomnie, de Scarface à L'Impasse, qu'on a qualifié de « film de gangster épuisé », et ça recommence avec Mission to Mars.\u2014 Matt Damon nous disait récemment que l'une des plus grandes aberrations à Hollywood était de monter un film uniquement sur le nom d'un acteur.\u2014 Il a absolument raison, c'est une réalité et une erreur monstrueuse : l'acteur est la dernière personne au monde à pouvoir décider de ce que devrait être un film ! À la grande époque de Hollywood, l'âge d'or, les producteurs, réalisateurs et scénaristes travaillaient main dans la main, les acteurs étaient sous contrat, le mode de fonctionnement du système était à son zénith.Aujourd'hui, c'est fini et on se retrouve avec une bardée de films franchement ennuyeux.Penn en confidences ean Penn fait tout ce qu'il peut pour contrôler son caractère volcanique mais refuse toujours de prendre du Prozac.L'acteur, qui abordera la quarantaine au mois d'août, a confié à Enquirer qu'un médecin lui a déjà prescrit des antidépresseurs, mais il a toujours refusé de suivre son avis.Penn qui est tout à fait remarquable dans Dead Man Walking et The Thin Red Line a aussi avoué qu'il ne continue à jouer que pour une seule raison : l'argent.L'acteur, qui a été dans la course aux oscars pour son rôle dans Sweet and Lowdown de Woody Allen note qu'il fait toujours de son mieux lorsqu'il joue mais précise que c'est avant tout un « job » contrairement à la réalisation qui est « passionnante ».Comme réalisateur, il vient de terminer The Pledge mettant en vedette Jack Nicholson.Fondu au noir n Kenneth Branagh pourrait interpréter le rôle d'Orson Welles dans Fade to Black ( Fondu au noir ), un thriller à mi-chemin entre réalité et fiction.Rome, 1947 Rita Hayworth vient de quitter Orson Welles, qui tente de rassembler l'argent pour le tournage d' Othello.quand il est entraîné dans une affaire de meurtre mêlée de politique intérieure.Lettres d'amour n Des lettres d'amour écrites par Greta Garbo à la poétesse Mercedes de Acosta sont désormais exposées au musée Rosenbach de Philadelphie.La poétesse avait fait don de 55 lettres au musée, à condition de ne les exposer que dix ans après leur mort respective.De Acosta et décédée en 1968 et Greta Garbo en 1990.Sean Connery, briqueteur n Les producteurs du premier James Bond, Dr No, sorti en 1962, ne croyaient pas en Sean Connery pour tenir le rôle de l'élégant espion ; ils trouvaient qu'il avait trop l'air d'un briqueteur, rapporte Laura Lee dans son dernier ouvrage, Bad Predictions.Leur choix se portait plutôt sur David Niven, Rex Harrison ou Carry Grant.Dès le début, l'auteur des James Bond, Ian Fleming, préférait quant à lui Roger Moore.Un autre coup de foudre n Après Coup de foudre à Notting Hill, Hugh Grant renoue avec les rôles de séducteur ; il jouera dans Le Journal de Bridget Jones, adaptation du best-seller de Helen Fielding sur les tribulations d'une célibataire obsédée par son poids et à la recherche de l'âme soeur.C'est Renée Zellweger ( Nurse Betty ) qui jouera Bridget Jones.Un troisième Ellroy au cinéma n Le directeur de la photo de Casino et des Doors, Robert Richardson, fera ses débuts de réalisateur en août avec l'adaptation de White Jazz de James Ellroy.Dernier volet d'une tétralogie comprenant notamment Le Dahlia noir et L.A.Confidential, son action se situe dans le Los Angeles des années 50.Le magazine Studio précise que Nick Nolte et John Cusack tiendront les rôles principaux de cette troisième transposition à l'écran des oeuvres d'Ellroy, après Lune sanglante ( devenu Cop au cinéma ) et L.A.Confidential.E X P R E S S n À la demande de Jennifer Lopez, Puff Daddy n'a pas attendu son procès pour faire congeler son sperme, parce qu'elle veut continuer à pourvoir avoir un enfant de lui si jamais il est condamné à cinq ans de prison ou plus.Pierce Brosnan tourne sous la direction de John Boorman The Tailor of Panama d'après le roman de John Le Carré.L'histoire d'un tailleur recruté par un espion britannique ( Geoffrey Rush ) pour écouter les conversations des généraux panaméens qu'il habille.Jamie Lee Curtis joue son épouse.SOURCES : Star, Le Nouveau Cinéma, Studio Michael Haneke Code inconnu «Pourquoi ce titre, Code inconnu ?En Sean Penn séjournant à Paris, avant l'écriture du film, j'ai été très surpris du fait que l'on ne pouvait atteindre personne si l'on ne connaissait pas le code de son immeuble.La métaphore était criante : si l'on ne connaît pas le code de quelqu'un, on ne peut pas communiquer avec lui.Lors de ce séjour, j'ai rencontré beaucoup d'étrangers à Paris, particulièrement des Africains et des Roumains, que l'on retrouve dans le film.Cela m'a beaucoup impressionné.J'ai réalisé à quel point on pouvait être démuni quand on se retrouve dans un pays dont on ne connaît pas la langue.Moi, j'étais un étranger évidemment, et même privilégié du fait d'avoir un travail et de parler un peu le français, je me suis senti très diminué.Même si je n'avais pas à craindre d'être expulsé comme certains sans-papiers que j'ai rencontrés, c'était quand même une situation inconfortable.J'ai vraiment compris ce que cela pouvait être pour un Roumain ou pour un Africain de débarquer dans un pays riche, sans moyens et sans en connaître la langue.Studio » Je crois que la culture, on se la fait entre 15 et 25 ans.Après, on exploite ça.Et je ne suis pas encore arrivé à l'âge où on relit.Dans ma bibliothèque, j'ai beaucoup plus de livres étrangers que français, à part Proust et Céline.Mais des Américains, j'en as des tas : Dos Passos, Faulkner, Steinbeck, James Cain, Horace Mc Coy.J'ai lu tout ça gamin.Et Céline, que je relis à peu près tous les dix ans.Bertrand Blier On a toujours envie de dire, après un film : « Non, ce n est pas moi, etc.» Mais c'est vrai qu'au fil des rôles, des tendances se dégagent : pourquoi ai-je incarné davantage de personnages plutôt troubles, plutôt déchirés, plutôt ambigus, que paisibles ou heureux ?Cela dit, un personnage vraiment heureux il n'y a pas de quoi en faire un film ! Isabelle Huppert Faire mouche Atteindre son but, toucher juste.Le Robert des expressions précise qu'on appelle mouche, par analogie ( de couleur et de forme ) avec l'insecte, le point noir placé au centre d'une cible.De l'histoire à l'eau de rose maginez une auteure de roman Harlequin qui se serait tout à coup découvert une grande passion pour l'histoire \u2014 plutôt l'inverse dans ce cas-ci \u2014 et vous voilà plongé dans l'univers de Nicole Macé.Non pas que ce Voyage en terre inconnue ne laisse que de mauvais souvenirs.Bien au contraire, on y apprend une foule de choses intéressantes, notamment sur les moeurs au temps de la colonie.Les descriptions que fait l'auteure du mode de vie des Amérindiens et des premiers colons français ont souvent de quoi surprendre, mais jamais on n'aurait envie de mettre quoi que ce soit en doute.Pas un instant.Même l'idée que Nicole Macé, qui vit en Norvège, soit à des milliers de kilomètres d'ici, ne nous effleure pas l'esprit.On sent qu'elle s'est appuyée sur une recherche rigoureuse et fort instructive.Point, ça s'arrête là.Pour le reste, la portion roman, c'est une autre histoire, sans majuscule cette fois-ci.Car autant on a le goût de la suivre lorsqu'elle nous raconte la vie quotidienne dans des villes comme Québec et Montréal ou que, plus tard, elle nous entraîne à la mission des jésuites à Sault-Ste-Marie, autant il est difficile de croire en cette Marie Carduner, fille du Roy, adoptée par la famille Lamarre et promise au coureur des bois Louis Clatin, lui-même destiné à épouser Gabrielle, la fille des Lamarre, qu'une mort prématurée leur avait enlevée.Vous voyez le genre.Sachez aussi que Marie est amoureuse en secret du marchand Le Faouet, blond aux yeux bleus et au « sourire oblique », avec qui elle partage un amour pour la littérature.Pour le reste, ce sera plutôt platonique.Et, ce n'est pas tout, elle épousera malgré tout Clatin, mais tous deux jureront de ne pas consommer cette union.C'était sans compter l'intervention de la mère adoptive, qui l'oblige à rompre sa promesse.On s'en doute, la grossesse sera difficile et l'enfant ne survivra pas.Non, je vous le dis, Voyage en terre inconnue : pour le quotidien en colonie, pas plus.La vie d'un enfant roi Pour Louis XVII et les mystères du Temple, c'est autre chose.À partir de témoignages et de chroniques de l'époque, Pierre Spiriot retrace avec minutie la courte existence de cet enfant promis au faste des palais royaux, de sa naissance en 1785 jusqu'au moment où le cours de l'Histoire en décidera autrement.Construit à la manière d'une enquête journalistique, l'ouvrage publié une première fois en 1995 et complété par l'auteur peu de temps avant sa mort, propose une analyse \u2014 parfois agaçante dans le ton, il faut le dire \u2014 des faits qui ont conduit Marie-Antoinette et son mari à la guillotine.Reste le plus intéressant : l'enquête menée autour de la disparition du jeune Louis-Charles.Un événement qui a donné lieu à bon nombre d'impostures célèbres depuis deux siècles.Toutefois, pour l'auteur, pas de doute possible : Louis XVII est bel et bien mort au Temple, victime de la dysenterie, en janvier 1794.La science lui donnera d'ailleurs raison.L'auteur commence son histoire à Versailles où la famille royale nage en plein bonheur.Marie-Antoinette, mariée à quatorze ans pour raison d'État, aura tout de même quatre enfants.Lignée oblige.Elle ne vivra plus que pour sa famille.L'auteur, qui lui voue une admiration évidente, la décrit comme une mère exemplaire et une épouse aimante.C'est elle qui crée la mode de marcher bras-dessus bras-dessous.Tout n'est que joie au château des Capet.Mais, en dehors du palais, on commence à jaser.Marie-Antoinette est surnommée Madame Déficit.Le fameux collier qu'elle vient de s'offrir aurait coûté, dit-on, 1 600 000 livres.Une véritable fortune.La descente aux enfers n'est pas loin.Si bien que peu de temps après, la famille sera exilée aux Tuileries et, de cette prison dorée où il y a un va-et-vient continuel qui les privera de toute intimité, tous prendront le chemin du Temple, leur dernière demeure.C'est à partir de là que l'histoire devient réellement intéressante.La Nuit de Varennes, Danton, Robespierre, la Commune, La Fayette qui joua un rôle plus déterminant qu'on ne le croit dans plusieurs affaires ; complot semble devenu le mot d'ordre.Ce qui accroche également, c'est de voir l'importance capitale que jouera cet enfant-roi pendant que s'installe le nouveau régime.Rôle qu'il devra assumer même après sa mort.Pourquoi fallait-il à tout prix garder le peuple dans l'ignorance au sujet de cette mort pourtant naturelle ?Qu'advenait-il des enfants de la rue qu'on enlevait afin de les enfermer dans une cellule sombre où l'on distinguait à peine leur silhouette, laissant ainsi croire aux commissaires que le petit roi était encore vivant ?Avec une rare habileté, Pierre Spiriot réussit à dénouer.ce mystère.Et si, dans le roman de Nicole Macé, les Amérindiens ne s'expliquent pas qu'un peuple puisse être gouverné par un enfant, Spiriot fournit en bonne partie la réponse.Voyage en terre inconnue, Nicole Macé, l'Hexagone, 233 pages (HH) Louis XVII et les mystères du Temple, Pierre Spiriot, l'Archipel, 238 pages (HHH) Missing files that are needed to complete this page: 7LP0902B0702 B-9 dimanche - ARTS 7LP0902B0702 ZALLCALL 67 01:10:30 07/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 R B 9 Walter Matthau est mort BOB THOMAS Associated Press, SANTA MONICA Avec son visage aussi expressif qu'un personnage de dessin animé et son invraisemblable nez de boxeur, il était l'une des plus belles « trognes » de Hollywood.Inséparable complice de Jack Lemmon, Walter Matthau est mort hier matin d'une crise cardiaque, à l'âge de 79 ans, après avoir incarné le méchant bougon dans une pléiade de comédies.Admis en urgence au Centre hospitalier St.John de Santa Monica, en Californie, son décès a été em début de nuit.Parmi ses grands rôles, on retiendra La Grande combine, de l'un de ses réalisateurs fétiche, Billy Wilder, qui lui valut l'Oscar du second rôle en 1966, aux côtés de Jack Lemmon, avec lequel il devait former dans de nombreux films encore un duo comique hors pair.« J'ai perdu quelqu'un que j'aimais comme un frère, comme un ami très proche, et quelqu'un de remarquable », a déclaré Jack Lemmon.« Nous avons aussi perdu un sacré acteur, l'un des meilleurs que nous verrons jamais.» Des fleurs ont été déposées hier sur l'étoile de Walter Matthau sur l'avenue des célébrités sur Hollywood Boulevard à Los Angeles.Matthau le grimaçant était aussi fantasque et drôle dans la vie qu'à l'écran.Sommé par un journaliste de décliner sa biographie, il raconta que son père était un prêtre orthodoxe dans la Russie tsariste.En f a i t , Walter Matuchanskayasky était né le 1er octobre 1920 à New York dans une famille extrêmement pauvre d'immigrants russes juifs.Il montre dès son plus jeune âge des talents pour la comédie, déclamant Shakespeare ou jouant en Yiddish à 11 ans.Après avoir été garde-forestier au Montana, professeur de gym ou entraîneur de boxe dans la police, il termine la Deuxième Guerre mondiale avec le grade de sergent, six décorations et une bonne poignée de dollars gagnés au poker.En 1945, il commence des études d'art dramatique à la New York's New School, où il côtoie notamment Tony Curtis, et fait carrière sur les planches à Broadway, avant d'être remarqué par Hollywood.Son physique « tordu » lui vaut alors une brochette de rôles de méchant, dont le premier, L'Homme du Kentucky, de et avec Burt Lancaster en 1955.Suivis de Un homme dans la foule d'Elia Kazan, et Charade de Stanley Donen, avec Cary Grant et Audrey Hepburn.C'est Drôle de couple, en 1965, qui lui ouvre les portes de la gloire et de la veine humoristique, dans le rôle du miteux journaliste sportif Oscar Madison.« Chaque acteur cherche toute sa vie un rôle combinant son talent et sa personnalité », déclarait-il au magazine Time.« Pour moi, ça a été Drôle de couple, mon plutonium.C'est là que tout a commencé.» Il en fera un remake en 1998, avec Jack Lemmon, son pote dans la vie, son double inversé à l'écran.Les inséparables feront aussi ensemble notamment Spéciale Première et Buddy Buddy (deux fois Wilder), ou encore les inénarrables et irrascibles Les Grincheux et Dennis la malice.Au cours de 30 ans de carrière, il donnera aussi dans la comédie musicale avec Hello Dolly! et Barbra Streisand, et se fera plaisir en jouant dans des films loin d'Hollywood, comme Pirates de Roman Polanski, JKF d'Oliver Stone, Le Petit Diable de Roberto Benigni.Son dernier rôle aura été, aux côtés de Meg Ryan, Diane Keaton et Lisa Kudrow, dans Raccroche!.PHOTO AP Walter Matthau (à droite), décédé hier à 79 ans, avait retrouvé son grand copain Jack Lemmon en 1998 pour un remake de Drôle de couple. 7LP1001B0702 B-10 dimanche - ARTS 7LP1001B0702 ZALLCALL 67 01:07:02 07/02/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 Un rave tué dans l'oeuf SPECTACLES PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale C'était trop beau (gros ?) pour être vrai.A Great Adventure, rave à grande échelle qui devait sévir à la belle étoile aujourd'hui, à Napierville, a avorté avant même d'avoir vu la nuit.Les fêtards montréalais n'ont tout simplement pas cru à la tenue de cet imposant événement, si bien qu'à peine 2000 billets, sur une capacité de 15 000, ont été écoulés en pré-vente.Tout porte à croire que les organisateurs, les productions Justice & Renaissance, de Montréal, ont eu les yeux plus gros que la panse.Déjà plus tôt cette semaine, certaines rumeurs voulaient que quelques gros noms, dont Goldie, aient déjà annulé leur prestation.« Goldie n'a annulé qu'hier soir » (vendredi), signalait Nathalie Joyal, chargée des communications pour l'événement.Évoquant la déconfiture de A Great Adventure, qui devait présenter KRS-ONE, Derrick May, Kevin Saunderson et Carl Craig, entre autres, la relationniste indique que le glas a sonné lorsque le fournisseur de matériel scénique a exigé, devant l'incertitude ambiante, d'être payé sur-le-champ.N'ayant pas réussi à vendre autant de billets que prévu, les organisateurs n'ont pu avancer la somme exigée, près de 50 000 $.« J'ai officiellement appris à 1 h du matin vendredi qu'on annulait le tout », ditelle avec dépit.Toujours selon Nathalie Joyal, les productions Justice auraient ainsi perdu près de 200 000 $ dans cette entreprise, en dépôts versés aux nombreux (et coûteux) DJ, en billets d'avion et en publicité.Les détenteurs de billets pourront se faire rembourser à leur point de vente.Pour fêter dans la nature, il faudra donc compter sur Evolution Radar One (au 14 au 17 juillet) et Arrival 4 (du 11 au 13 août).Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Hélène Gagné, violoncelliste, et Pamela Reimer, pianiste.Mamiya, Mac Donald.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13h30, 14h30 et 15h30, Isabeau et Mélisande Corriveau (duo harpe-violoncelle-flûtes).Pachelbel, Bach, Pergolesi.GRAND SÉMINAIRE (Chapelle) Dim., 15h, Yves G.Préfontaine, organiste.Bruhns, C.P.E.Bach.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15h30, Wiener Klaviertrio.Trio op.1 no 2 (Beethoven), Trio op.99 (Schubert).Ladies' Morning Musical Club.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Alexander Michael Dobson, baryton.Beethoven, Vaughan Williams, Head.Au piano: Michael Mc Mahon.Variétés PETIT CAMPUS Chaz Di Paolo: 20h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Michel Durocher et D.Blouin: 20h.LA PLACE À CÔTÉ Musique et poésie avec Gilbert, Anne-Marie Gélinas, Jacques Rochon et Igi Balam: 20h.L'AIR DU TEMPS Chinese Cookies en solo: 15h; Catherine Granger en duo: 18h; Troïka: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip et Tim: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Jeff Johnston: 21h.PUB ST.PAUL Groupe Bolero: 21h.LE VELVET (420, St-Gabriel) Dorothée Berryman et son trio: 22h.FILL162 7LP1102B0702 B-11 dimanche - ARTS 7LP1102B0702 ZALLCALL 67 01:10:37 07/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 R B 11 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A CHAMPSÉLYSÉES 1 Les Champs-Élysées relient la Place de la Concorde à quelle autre place?2 Avant de porter le nom d'un ancien président français, quel était le nom de la Place de la question précédente ?3 Qui fit ériger l'arc de Triomphe ?4 Quel chanteur français a popularisé la chanson Champs Élysées ?5 Cette chanson fut reprise par un groupe punk, lequel B GUERRE DES BOERS 1 Quelle langue, variété sud-africaine de néerlandais, les Boers parlaientils 2 Le refus de donner des visas aux prospecteurs étrangers de quelles deux matières précieuses fut l'une des causes principales de la guerre ?3 Quel territoire, qui fut britannique entre 1879 et 1884, avait pour capitale Pretoria ?4 Quel autre territoire, portant le nom d'un agrume, s'allia au précédent et déclara la guerre à l'Empire Britannique en 1899?5 Quel écrivain anglais, amateur de spiritisme, fut fait chevalier pour ses efforts pendant la guerre, dont son travail dans un hôpital de fortune à Bloemfontein ?Écrivain anglais D CIRQUE 1 Quel titre P.T.Barnum donna-t-il à Charles Sherwood Stratton, un des nains les plus célèbres ?2 Quel organisme de charité, dont les membres portent le fez, est aussi connu pour son cirque ?3 Dans quelles anciennes carrières désaffectées l'École du Cirque de Montréal est-elle située?4 Dans quelle ville du Nevada le Cirque du Soleil a-t-il un chapiteau permanent 5 Quel Américain, ayant participé au massacre des bisons des prairies, finit sa carrière dans le cirque?F POISSONS 1 Quel poisson d'eau douce à chair grasse, de la famille de la murène, est souvent servi fumé ?2 Quel poisson, qui peut être blanc ou rouge, est très apprécié des amateurs de sushi ?3 Quel poisson, servi généralement en conserve, vit en banc où on est serré comme des.?4 Quel poisson à chair blanche sert souvent d'imitation de crabe ?5 Dans quel pays fait-on fermenter des poissons avec du sel dans des barils mis au soleil pour faire la sauce nuoc-mam ?G COMMENÇANT PAR «F» 1 Quel nom portent les barrettes métalliques qui serv l'emplacement des notes sur la touche des instruments à cordes comme la guitare.2 Quel substance, l'une des quatre humeurs de la médecine ancienne, les Brit supposés avoir en grande quantité ?3 Quel mot signifiant ornement en forme de fleur est plus utilisé pour vanter une possession de grande valeur ?4 Quel nom porte la propriété de certains corps de transformer une lumière reçue en radiation de plus grande longueur d'onde ?5 Quel mot désignait à l'origine un criminel condamné aux galères ?C MANDOLINE 1 De quelle ville le modèle de mandoline italienne le plus populaire est-il originaire?2 Quel ancêtre de la guitare, à cinq cordes doubles, est parfois utilisé comme m a n d o l i n e basse?3 Avec quel instrument à peau, qui connut une grande popularité dans les années trente, la mandoline fut-elle parfois hybridée 4 Quelle groupe rock originaire du sud des États- Unis utilise parfois la mandoline, jouée par Peter Buck ?5 Il y a aussi une mandoline qui ne joue pas de musique, en cuisine.À quoi sert-elle ?E GHETTO 1 Du quartier juif de quelle ville le mot ghetto provient- il ?2 Quelle partie de New York, ancien quartier cossu, subit au début du siècle une immigration noire et pauvre massive ?3 Dans quelle ville américaine l'émeute du ghetto de Watts eut-elle lieu, suite à l'assassinat de Martin Luther King en 1968 ?4 Quel réalisateur américain nous a donné le film Do the Right Thing qui traite de la cohabitation difficile entre minorités noires et italiennes à Brooklyn ?5 Quel chanteur rock'n roll nous montra sa grande conscience sociale avec la pièce In the Ghetto ?H IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Peintre irlandais né à Dublin en 1909 et mort en 1992 à Madrid.2 Il débuta comme décorateur à Londres en 1929.Il fut influencé par Picasso, le surréalisme et surtout l'expressionnisme.3 Il détruisit plusieurs de ses premières oeuvres.Il réalisa beaucoup de toiles à partir de photos ou d'autres tableaux.4 Il se dégage presque toujours de ses toiles un sentiment de violence, comme dans sa série de Il a réalisé Do the Right Thing.papes ou de crucifixions.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Jack Lang s'élève contre la censure Associated Press TOURS, France Le ministre français de l'Éducation nationale, Jack Lang, a vivement critiqué hier la décision prise vendredi soir par le Conseil d'État de demander le classement du long métrage Baise-moi dans la catégorie des films X.« Je me suis battu toute ma vie contre la censure », a déclaré à l'Associated Press l'ancien ministre de la Culture à l'occasion d'une visite à Tours, en Indre-et-Loire.« La décision qui vient d'être prise est une forme de résurrection de l'interdiction totale qui avait été abolie dans les textes.» Le Conseil a annulé vendredi soir la décision du ministère de la Culture d'accorder un visa d'exploitation avec interdiction aux mineurs de moins de 16 ans au film de Virginie Despentes et Coralie Trinh-Thi et il a estimé que le long métrage devait être classé X.Bien qu'il n'ait pas vu le film, Jack Lang « ne comprend pas que l'on réduise ainsi à néant la diffusion d'une oeuvre.Prendre des précautions vis-à-vis des jeunes est tout à fait normal, a-t-il dit, mais cette décision revient à priver cette création de vie », a-t-il dit.Le Conseil d'État a été saisi d'une requête déposée par une association de défense des valeurs judéo-chrétiennes.Le film Baise-moi est tiré du roman du même titre dont l'histoire est celle de deux filles entraînées dans un univers de sexe et d'ultra violence.Le film montre des scènes de sexe non simulées.Le ministre de l'Éducation a souligné « qu'une fois de plus à travers ce cas, est posé le maintien en vigueur de la loi de 1975 sur le classement X.Mon sentiment depuis longtemps est que cette loi mérite d'être revisitée ou abrogée », a-t-il dit.De son côté, sur France-Infos, Marin Karmitz, patron des cinémas MK2, qui diffusent Baise-moi, a lui aussi critiqué cette censure effectuée « au nom d'une morale qui me semble discutable, douteuse, peu acceptable ».« Je n'ai pas du tout l'intention, pour l'instant, de me soumettre à ce genre de choses », a-t-il ajouté. 7LP1201B0702 B12 DIMANCHE 7LP1201B0702 ZALLCALL 67 01:05:09 07/02/00 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 2000 www.academieculinaire.com 393-8111 Apprendre la cuisine pour le plaisir ! Techniques de base, cuisine italienne, cuisine asiatique, fines sauces, sushi, poisson, tofuÉ 360, rue du Champ-de-Mars, Montr.al ¥ M.tro Champ-de-Mars ¥ Stationnement public tous Cours de cuisine de courte dur.e .13 h 00 ou 18 h 30 Pour "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.