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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-07-09, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0709 b1 dimanche 7LP0101B0709 ZALLCALL 67 01:09:29 07/09/00 B 7050, rue Jean-Talon 352-1010 (près des Galeries d'Anjou) Lentilles pour activités sportives.Nouvelle technologie de contrôle des couleurs 7LP0201B0709 b2 dimanche 7LP0201B0709 ZALLCALL 67 11:52:30 07/09/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 Le cow-boy fait le tour.du lac Saint-Jean COW-BOY / Suite de la page B1 D'où la volonté d'effectuer un virage plus western et d'attirer ainsi des baby-boomers qui dépenseront tout au long de leur séjour au royaume du country.« Ce n'est pas dans les jeunesses qu'on va chercher le gros des revenus », indique le président, Bernard Michaud.Recherchés : cow-boys locaux Qui sont ces cow-boys qui cavalent pour se rendre aux Dix Jours western ?Une certaine proportion des 70 000 personnes qui ont participé à l'événement en 1999, et des quelque 100 000 personnes qui sont attendues cette année, vient du Lac-Saint-Jean.« Ici, tout le monde aime le western », affirme Camille Lupien.Mais à la fin du mois de juin, par une journée tranquille de semaine, seules quelques décorations d'inspiration country rappellent à ceux qui font leurs courses aux Promenades du boulevard Walberg qu'ils seront bientôt au coeur du Far-West.Pas de lasso, ni de duel en vue.Au bout de quelques minutes, cependant, le visiteur attentif identifie certains artefacts qui pourraient dater de l'époque de la quête de l'Eldorado.Le magasin Yellow de la ville n'a-t-il pas en vitrine des bottes Boulet, objet de fantasme de tout cow-boy qui se respecte ?Le disquaire Tempo ne tient-il pas une quantité impressionnante de CD de la famille Daraîche ?« Nous vendons beaucoup de disques country et nous allons en vendre deux ou trois fois plus pendant le festival », souligne un employé, Gaston Pouliot.Quelques heures plus tard, le visiteur se croit rendu à Fort Dolbeau.Marcella Langelier, professeure de danse country, vient à peine de poser le bout de sa botte de cowgirl sur la piste de danse que le bar Le Forum est rempli de danseurs bien alignés.« C'est la folie furieuse », affirme la professeure, qui compte 30 ans d'expérience et qui participe aux Dix Jours western depuis plusieurs années.« Depuis Shania Twain et Stef Carse, les gens n'ont plus peur de s'associer à ce genre de musique.» La quarantaine de danseurs qui l'accompagnent confirme : jeunes, vieux, célibataires et couples se côtoient sans manquer un pas.Attablée devant une grosse bouteille de bière de 625 ml, Kathy Desgagnés, 19 ans, suit le rythme de la musique en dodelinant de la tête.« Je suis venue pour la musique, parce que j'aime ça », indique-t-elle.Cette étudiante en cuisine, qui esquisse à peine un pas de danse, admire sa belle-mère, « qui n'arrête pas une seconde sur la piste ».Même le copain de Kathy, un jeune homme dans la vingtaine qui porte des lunettes à monture foncée faisant plus Plateau- Mont-Royal que Ranch à Willie, apprécie « sa veillée ».« Je ne manque aucun des dix jours du « Western », avoue pour sa part Annie Dubé, une employée du Dollorama installée quelques tables plus loin.« J'aime bien le country parce qu'on n'y a pas oublié le concept de la danse en couple.» Quant à ceux qui ne peuvent se rendre au Lac-Saint-Jean pour goûter à la fièvre country, ils n'ont pas à s'inquiéter.Marcella Langelier, la professeure de danse qui élabore des projets plus vite que son ombre, est bien décidée « à réveiller les gens de toute l'île de Montréal ».Elle souhaite passer du bar Le Forum de Dolbeau-Mistassini à une salle de l'ancien Forum, où elle convertirait tous les Montréalais à « l'attitude country ».Celle qui renouvelle son répertoire de danses en achetant des chorégraphies sur Internet explique qu'elle a pour mission d'aider les gens malheureux.« Ils viennent oublier, faire le plein d'énergie.Le country, c'est une vraie thérapie, ça sauve de la dépression », poursuit l'énergique Mme Langelier.Au même moment, la voix de l'inévitable Shania Twain emplit le bar.« I don't need a shrink », chante la belle Ontarienne, tandis que tout un chacun se démène, l'air heureux.Mais c'est à Saint-Henri-de-Taillon, à quelques dizaines de kilomètres de Dolbeau- Mistassini, que l'ampleur du phénomène country frappe réellement.Devant le Bar Country Lise, une cow-girl géante de 30 pieds de haut salue les visiteurs.C'est Élie Tremblay, le copropriétaire du bar, qui a réalisé cette réplique en fibre de verre de sa femme, la chanteuse country Lise Lapointe, avec l'aide « de cinq chums ».« Je rêvais d'être comme Elvis Presley, raconte Lise, alors quand j'ai vu ma cow-girl de 30 pieds, je pleurais, je capotais, je trippais.» Fière de poser devant son imposante statue, Lise explique que son mari et elle possèdent un char allégorique et vont participer au défilé du festival western.« C'est d'adon pour la clientèle d'arrêter ici quand ils redescendent, ajoute-t-elle, alors Les Dix jours western sont bons pour nous.» Achalandage accru pour les commerçants Le festival semble avoir des retombées positives sur l'ensemble de la région.Selon une étude économique réalisée en 1995, Les Dix Jours western entraînent une augmentation moyenne de 16 % du chiffre d'affaires des commerçants de Dolbeau-Mistassini.« Notre région offre de beaux paysages aux amants de la nature », souligne Yvonny Paradis, présidente de la chambre de commerce et gérante des Promenades du boulevard Walberg.« Mais le Western attire d'autres gens qui viennent de l'extérieur, les cow-boys et leurs amis ! » Yves Galarneau, qui vend des produits locaux, a pu profiter de la manne l'an passé, les récoltes étant assez précoces pour que le fameux chocolat aux bleuets des pères trappistes soit prêt pour le festival western.Cette année, cependant, la baie bleue se fera attendre jusqu'au.Festival du bleuet, qui se déroule en août à Dolbeau-Mistassini.André Boivin, propriétaire du Camping St-Louis, voit quant à lui sa clientèle doubler pendant les Dix Jours.« Il faut dire que le Western tombe en même temps que les vacances de la construction », souligne-t-il.Une navette qui se rend au Village western arrête à l'entrée du camping.« Comme ça, nos campeurs ne s'écartent pas, indique Line Frenette, employée du camping, mais il y en a qui se réchauffent ! » Seule ombre au tableau, avec la consommation démesurée d'alcool, Les Dix Jours western proposent des emplacements de camping sur le lieu même des activités, pour la première fois cette année.« Je trouve ça moins fair-play », commente le propriétaire du Camping St-Louis.« Il y a toujours des mécontents, reconnaît la présidente de la chambre de commerce, mais la majorité des gens d'affaires appuie les festivités.» Par ailleurs, le déficit du Western, qui était de 85 000 $ en 1998, selon le maire, a été ramené à 60 000 $.« On avait la maladie de faire venir de grosses vedettes, ce qui menaçait la rentabilité », mais aujourd'hui, l'équilibre a été atteint, d'après le maire Lupien.« Il faut quand même investir quelques sous pour avoir du plaisir dans une place », croitil.Si Dolbeau-Mistassini a un club de golf, des arénas, un centre de curling, c'est justement pour tenter de garder une population qui a peu de débouchés en dehors de l'industrie forestière.Les Dix Jours western, s'ils n'attirent pas nécessairement de nouveaux résidants, servent au moins de prétexte aux exilés pour revenir faire un tour.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Marcella Langelier, professeure de danse, est bien décidée « à réveiller les gens de toute l'île de Montréal ».PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © La chanteuse country Lise Lapointe, de Saint-Henri-de-Taillon, participe au défilé du festival western avec son propre char allégorique.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal Découverte / Le Quête de l'immortalité Pop Rétro L'Été de la musique / The Temptations - La Musique.L'Été de la musique / Au rythme du XXe siècle Le Téléjournal Sport (22:33) Cinéma / REGAIN (3) avec Orane Demazis (22:51) Le TVA Fort Boyard / Myriam Bédard, Isabelle Charest, Nicolas Gill Cinéma / DIE HARD III: MARCHE OU CRÈVE (4) avec Bruce Willis, Samuel L.Jackson Lobby / Dernière TVA / sports Ciel! Mon Pinard / Le Pita En pleine nature / Quelle aventure - L'Architecture.Le plaisir croît avec l'usage./ Mitsou Cinéma / HORS SAISON (4) avec Sami Frey, Carlos Devesa Arts et.(23:15) Hercule La Porte des étoiles Cinéma / LE DERNIER ANNIVERSAIRE (4) avec Eric Roberts, Gregory Harrison Grand Journal (22:21) La Fin du.(22:50) Cinéma (23:20) Pulse Travel, Travel Little Men Touched by an Angel Cinéma / DIAMOND GIRL (6) avec Joely Collins, Jonathan Cake CTV News Pulse / Sports News Who Wants to be a Millionaire?News Honey, I Shrunk the Kids.Adventures of Jules Verne Cinéma / WHAT ABOUT BOB?(4) avec B.Murray, R.Dreyfuss Sunday Report Undercurrents Sun.Report Reflections News ABC News Cinéma / THE ADVENTURES OF PINOCCHIO (4) Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Star Trek.Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / TOO CLOSE TO HOME (5) avec J.Light, R.Schroder ER NBC News .Most Amazing Videos Cinéma / LEGENDS OF THE FALL (5) avec Brad Pitt, Aidan Quinn Cinéma Red Green Anyplace.Stokes Birds Naturescene Nature / Humpback Whales Masterpiece Theatre / A Respectable Trade (1/2) Mystery! An Unsuitable Job.BBC News Religion.Ballykissangel Evening at Pops James Taylor Live Close to you (22:25) Cinéma Cinéma / THE BIG.(17:00) Law & Order Cinéma / LONGITUDE avec Michael Gambon, Jeremy Irons Charlie Mingus Arts, Minds Sylvia Sadfie: Stone Keeper Barracuda Cinéma / SHIRLEY VALENTINE (4) avec Pauline Collins Cinéma / LIGHT IN THE.Contact Animal .pour rire Le Goût du monde Couples.Scandales! Biographies / Janine Sutto Les oiseaux se cachent.Twin Peaks Bénélux.Russian.Focus Grec Télé-série Grèce Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Mémoire des arts La Civilisation grecque April-Fortier .aventure L'Or bleu ou l'eau convoitée Fisc ou Famille How'd they do that?Sunday@discovery.ca Discovery Sunday Showcase Discovery Sunday Showcase Deadly Force: Hurricane X Sunday@ Encounters Prêt à partir Les Plus Beaux Voyages.La Route.postale .romantique Airport Odysseus Visites.Prêt à partir So Weird Mentors Backstreet.Cinéma / THE GOONIES (4) avec Sean Astin, Josh Brolin Cinéma / TREASURE ISLAND (4) avec Robert Newton (21:35) Cinéma (23:15) .your Love Cheers Futurama Kingof the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files The X-Files Profiler One on One Heart of.60 Minutes The Practice Jazz Celebration 20th.Le Grand Jeu USA/URSS Tournants de l'Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre.Cinéma / CAPONE (5) avec Ben Gazzara, Susan Blakely Châteaux U-Boats / Sea Wolves (1/3) Wish me Luck Crown and Country Cinéma / ANDERSONVILLE (4) avec J.Emick, F.Forest (2/2) Crown and Country Fash.Files TV Guide TV Do for Love .Families .Miracles .Homes Life Specials Real World Dogs, Jobs .Miracles .Homes Chic Planète G.Vannelli Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographies: S.Bassey Rendez-vous des artistes.Spécial: Gino Vannelli Musicographie: S.Bassey Fax Box-office Groove Concert Plus / Brit Awards 2000 Clip Motown Live BBC News Foreign.The Passionate Eye Sunday Showcase Sports Journal Sunday Report Mansbridge the fifth estate Antiques Roadshow OlympiquadO Mémoires.Le Monde.Canadien.Zone libre Journal RDI Culture-choc Jardin d'auj.Sec.Regard Enjeux Des chiens.Sports 30 Mag Patinage artistique / Katarina Witt - Diva sur glace Danse sportive Sports 30 Mag F1 Magazine Salle des nouvelles Nash Bridges La Firme de Boston La Loi et l'Ordre Cinéma / FRANKIE (5) avec Anne Parillaud, Corban Walker Prime Suspect Cinéma / DANGEROUS OFFENDER (4) avec Brooke Johnson F/X: The Series Cracker Cinéma (23:02) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinéma / TWILIGHT ZONE: ROD SERLING'S LOST CLASSICS Cinéma / TWILIGHT ZONE: THE MOVIE (4) avec Vic Morrow Sportscentral Wrestling: WWF Heat World Professional Pool Championships Sportscentral Wrestling: WWF Heat .Skippy A.Lupin Histoires de compositeurs Panorama Branché Mont-Royal Cinéma / TAUREAU (5) avec André Melançon, Monique Lepage Paramedics / Two Cities Trauma / The Long Haul Secret World of.Worst Drivers Sports Disasters Secret.Monster Trucks Dog (15:30) Sportsdesk That's Golf Golf's Top 100 Courses Tour de France WPBA Women's Pro Billiards Sportsdesk J.Bravo Sabrina.Donkey.Archie.Sam et Max Baskerville Simpson Animania Cap.Star South Park Simpson Splat! 50e avenue Gourmands Journal FR2 Envoyé spécial, 10 ans Journal belge Undersea.Your Health Dialogue .Imprint Duos: The Jazz Sessions The View from Here Cinéma / TOPS & BOTTOMS (5) Documentaire Vivre à deux Les Copines Nous les vrais hommes Trauma / New York .du retour Jeux de.Maigrir auj.Les Copines.Ça SEX'plique Vivre à deux City Mag Pl.publique Question Santé Rendez-vous avec.Bonjour Qc Média-zone Au fil de l'eau Parole et Vie Action Emploi My Diary Boy Meets.Caitlin's.Story Studio S.Holmes Wolves.Lassie Hometown Anti-Gravity A20 Syst.Crash Radio Active Zone extrême Invasion Planète Terre L'Empire des sciences X Files Technofolie Grand Test Total Recall 2070 Jean Beaunoyer 20:00 K LE DERNIER ANNIVERSAIRE Ce film de R.Kleiser n'a rien de bien drôle même s'il s'agit d'une fête.Eric Roberts, le frère de Julia, interprète un personnage qui est atteint du sida et qui organise une fête.Ce sera la dernière de sa vie.20:00 a L'ÉTÉ DE LA MUSIQUE Montréal vit sa fièvre annuelle de jazz et voilà l'occasion d'en connaître un peu plus sur l'histoire du jazz dans la métropole.Ce documentaire intitulé Montréal et le jazz de Clodine Galipeau nous permet de revivre des grands moments de jazz à travers les témoignages d'artistes et de promoteurs d'événements importants de différentes époques.20:00 3 COUPLES LÉGENDAIRES L'histoire d'un couple beaucoup plus intéressant que celui des Clinton.Eleanor et Franklin Roosevelt ont fasciné le peuple américain lorsque Franklin était président.Eleanor a été le soutien de son mari en politique et elle a changé le rôle de la première dame américaine.21:00 3 JANNINE SUTTO On ne doit pas rater la biographie de Janine Sutto.Cette femme de théâtre, de radio, de la télévision et du cinéma est l'une des figures dominantes de notre monde artistique.Dotée d'une énergie exceptionnelle, elle a, tout récemment encore, signé la mise en scène d'une pièce dans un théâtre d'été.23:00 U ÇA S'EXPLIQUE Pour les messieurs qui dépriment le dimanche soir, voilà un sujet qui devrait remonter votre moral.Il s'agit de l'engouement des humains pour les seins.On pose cette question capitale: pourquoi les seins sont devenus des objets sexuels?Et comment les différentes formes et grosseurs varient selon la mode. 7LP0301B0709 b3 dimanche 7LP0301B0709 ZALLCALL 67 11:52:10 07/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 B 3 Quelle galère.magique ILLUSTRATION DE DUPUY-BERBERIAN TIRÉE DU LIVRE omme Julie Hivon, Vincent Ravalec est écrivain.Comme elle, il est aussi cinéaste.Le Parisien de 38 ans, à qui tout réussissait en littérature, a connu un formidable échec il y a deux ans avec l'adaptation cinématographique de son roman, Cantique de la racaille.Cette épreuve lui a inspiré son quinzième ouvrage, un récit souvent très drôle, Les souris ont parfois du mal à gravir la montagne ( publié au Seuil au printemps, avec des illustrations du tandem Dupuy-Berberian).Auteure de Ce qu'il en reste, roman publié l'hiver dernier chez XYZ, Julie Hivon, qui vient tout juste de terminer le tournage de son premier long métrage, Chocolat, crème glacée et autres consolations, a lu ce livre à la demande de La Presse.« J'ai eu du mal à embarquer », avoue d'abord la Montréalaise de 30 ans qui, comme Vincent Ravalec, a scénarisé, réalisé et coproduit son film.« J'ai commencé à embarquer au tiers ou même à la moitié, précise Julie Hivon qui, elle, a choisi de raconter dans son film une année dans la vie de trois jeunes.« Ils sont au tournant de la mi-vingtaine.C'est un film de personnages, leurs chasséscroisés amoureux, leur recherche d'eux-mêmes à travers ça, de quelque chose de tangible.Leurs études sont terminées, tout est possible, mais rien ne vient facilement », résume la cinéaste, qui reste fidèle aux thèmes abordés dans Ce qu'il en reste.« Au début, je ne savais pas quoi penser du personnage principal de Les souris., qui est l'auteur, finalement.Pour moi, quelqu'un qui a 12 semaines pour tourner un long métrage et qui se plaint, c'est épouvantable, parce que moi, j'avais 25 jours pour le faire.C'était une course incroyable.» Les lecteurs qui n'ont pas vécu une telle expérience remarqueront peut-être plutôt \u2014 après un prologue un peu lourd \u2014 le ton très vif, la réjouissante autodérision de Ravalec, qui a aussi relaté, de la même façon, ses débuts fracassants d'écrivain (L'Auteur).Car en fait, le narrateur de Les souris.a surtout l'impression d'avoir fait une erreur en acceptant de réaliser son film : (.) il restait encore 10 semaines de tournage, une montagne, et tout ce que j'arrivais à me dire c'est que j'avais fait une connerie et que j'étais maudit.Et il craint que cette malédiction ne l'empêche désormais d'écrire, ce qu'il redoute par-dessus tout.Mais au-delà de ces réserves, au-delà des différences, Vincent Ravalec brosse-t-il un tableau fidèle, aux yeux d'une jeune cinéaste, du tournage d'un premier long métrage ?« Oui.Je ne sais pas si tout ce qu'il raconte est vrai.C'est assez incroyable, les problèmes qu'il a eus.C'est ce qui fait que son livre est drôle aussi, mais effectivement, les angoisses, les crises, l'espèce de sentiment d'être à la guerre, ça, je pense que c'est vrai.Il traduit bien l'exaltation et l'angoisse qui viennent avec le fait de faire un film.Ce sont des choses que j'ai ressenties aussi », commente Julie Hivon, qui n'a par contre pas trop apprécié les incursions dans le fantastique de Vincent Ravalec.Son narrateur raconte notamment sa (vraie) rencontre avec le Swann de Marcel Proust, l'écrivain qu'il vénère et qui l'accompagne tout le long de son récit.« Quand je suis rentrée dans l'histoire de son long métrage, là j'ai plus connecté avec le personnage et je l'ai trouvé plus sympathique, poursuit Julie Hivon.J'ai trouvé qu'il avait un bon sens de l'humour.Il a des comparaisons et des images qui sont très très fortes et très intéressantes.Et il a une vision assez intéressante et assez lucide de ce qu'est tout ce milieulà.Tout ce milieu-là, c'est l'envers du décor, tout ce qui entoure le tournage, qui reste habituellement dans l'ombre, mais que le lecteur découvre ici : le financement (le pire, dit Julie Hivon), l'approbation du projet, la distribution des rôles, les discussions sur le scénario, la durée du film, son coût et ses chances de succès financier, la promotion, la réception du film, etc.Ainsi, le narrateur de Ravalec s'étonne-t-il souvent de la lourdeur de la machine cinématographique, lui pour qui écrire est « une chose si simple », un « ravissement constant ».« Le cinéma est toujours laborieux, on a toujours l'impression qu'on doit se battre, défendre ce qu'on fait, confirme Julie Hivon, qui a également signé deux courts métrages, des nouvelles et une pièce de théâtre.J'ai moi aussi beaucoup plus de doutes et d'angoisses par rapport au cinéma que par rapport à la littérature.J'ai toujours écrit pour le plaisir, je n'ai jamais espéré gagner ma vie comme ça », souligne l'auteure, qui songe parfois à adapter son roman, même si elle hésite devant les compromis que la transposition au grand écran nécessiterait.« Je sais que j'aurais de la difficulté à faire des compromis pour ce projet-là, parce que c'est quelque chose qui a été créé pour être en dehors de cette machine- là, sans contrainte, alors que le cinéma, c'est nécessairement des contraintes.C'est tellement onéreux, c'est tellement compliqué, c'est tellement une grosse machine », explique la réalisatrice.Pourquoi alors s'embarquer dans cette galère, comme se le demande constamment le narrateur des Souris ?Pour la magie, pour cette impression que « parfois aussi le cinéma (peut) être plein de ces choses troublantes qu'on (trouve) dans la littérature, et qui s'apparentent à ce qu'on appelle la poésie », écrit Vincent Ravalec juste avant son épilogue.Il est vrai qu'il parle alors de son chef-opérateur qui corrige la lumière dans un club échangiste pour mieux éclairer les danseuses, mais de tels moments de grâce se produisent et le récit le rend bien, assure Julie Hivon, qui a eu envie de voir les films de Ravalec, en particulier ses courts métrages.« C'est ça que je trouve magique au cinéma.Malgré la quincaillerie, il y a tout à coup de l'émotion.Je trouve ça extraordinaire.» lucie.cote@lapresse.ca PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © La cinéaste Julie Hivon vient de terminer le tournage de son premier film, Chocolat, crème glacée et autres consolations.Patenteux urbains es patenteux ne sont pas tous à la campagne.Il y en a, comme Sergente Palmerino, un protégé de Valérie Rousseau et de Pascale Ferland, qui vivent en plein centre-ville.C'est chez lui qu'a été prise la photo des deux jeunes femmes, lundi, juste avant qu'elles ne partent pour le Québec profond des zigonneux.Palmerino-papa, c'est le surnom que se donne l'Italo- Canadien de 80 ans qui parle une langue où l'italien, l'anglais et le français font un curieux mélange.Le vieil homme tient depuis quarante ans une boutique d'articles religieux d'un âge canonique dont il prend grand soin.On peut aussi y trouver des objets sanctifiants fabriqués de ses mains à partir d'une infinité de petits trucs brillants parfois identifiables, parfois moins.M.Palmerino vit dans cette boutique de misère au plancher gondolant, surchargé de tapis douteux et remplie d'étagères qui rendent hommage au frère André.Il y mange, il y dort, il y prie et y fabrique aussi des choses uniquement pour lui.Père d'une dizaine d'enfants qui ont aujourd'hui beaucoup d'enfants à leur tour, il s'est créé un monde mystico-fantaisiste sur lequel il règne en pape.Il s'est d'ailleurs constitué une garde-robe de vêtements parés religieusement, et de chapeaux extraordinaires qui, à eux seuls, vaudraient une exposition, tellement l'ingéniosité et l'imagination de cet homme sont étonnantes.M.Palmerino n'est pas un pape, mais c'est indéniablement un artiste.La boutique est située rue Notre-Dame, dans l'ouest de la ville.Elle risque de s'effondrer si on y est plus de trois à la fois.Aussi nous vous laissons le plaisir de la découvrir par vous-mêmes.Prolifération lumineuse Bill Anhang , 69 ans, un Montréalais d'origine polonaise, fait partie lui aussi des excentriques urbains.Mais c'est un patenteux aux ressources plus savantes que M.Palmerino.Ingénieur qui a tout laissé à 42 ans pour suivre l'appel de l'art, il crée des objets lumineux étranges qui correspondent à des propos qu'il tient sur la société, les arts, le star system.Il paraît que sa maison est pleine de ces choses trouées aux formes de fusées, de tour, de poisson, de cloches.qui sont parcourues de courants lumineux programmés et qui clignotent comme les stroboscopes dans les partys rave.M.Anhang expose jusqu'en octobre à la maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie.On peut y voir ses sculptures, mais aussi des tableaux \u2014 reproductions ou petites toiles inspirées de plus grandes très célèbres de Léonard de Vinci, Matisse, Warhol et autres vedettes de l'art.Ces choses-là sont elles aussi agitées de spasmes lumineux produits grâce à l'utilisation de fibres optiques et de microprocesseurs.La conservatrice de cette exposition : Valérie Rousseau.Bill Anhang, Collection lumino-proliférante, jusqu'au 8 octobre à la Maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie, 6707, avenue De Lorimier (872-1730).PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Pascale Ferland et Valérie Rousseau entourent un de leurs protégés, Palmerino-papa, un Italo-Canadien de 80 ans qui tient, rue Notre-Dame Ouest, une boutique d'articles religieux. 7LP0401B0709 b4 dimanche 7LP0401B0709 ZALLCALL 67 11:54:07 07/09/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 Festival international de jazz de Montréal Au pays des zigonneux ZIGONNEUX / Suite de la page B1 Pour nous faire connaître à nous, citoyens ordinaires ou experts patentés, ce que nous ne savons pas qu'ils font.Il semble, selon Valérie et Pascale, que l'engouement pour les patenteux soit revenu.On n'a qu'à penser ici au culte rendu au poète-chansonnier Normand L'Amour.Peut-être cet art naïf sert-il justement à faire contre-poids à la culture si bien industrialisée ou à la froideur de la nouvelle modernité ?« Les patenteux ont une passion à transmettre, une énergie rare, explique Pascale.Ce sont des gens denses, animés.On sort de nos rencontres épuisées.Ils sont extrêmement généreux et attachants.» Oui, mais on peut dire cela de beaucoup d'artistes officiels ! « Je crois que ce sont des gens qui ont peur du vide.Ça devient une obsession pour eux que de mettre quelque chose d'eux-mêmes partout.Ils ont cela en commun de tout garder, de récupérer, d'utiliser des rebuts et de se répandre à l'intérieur de leur maison d'abord, à l'extérieur ensuite.Oui mais on peut penser ici à l'officiel Jean-Jules Soucy de La Baie, ou au regretté Serge Lemoyne et à sa maison d'Acton Vale.Ou encore à Armand Vaillancourt, qui accumule des tas de ferraille sur sa pelouse de la rue de L'Esplanade depuis des années ! Qu'ont donc ces patenteux et zigonneux de différent, qui les distingue des artistes dits du système ?« En fait, il y a probablement parmi les patenteux la même proportion de bons artistes que dans la population d'artistes en général, convient la belle Valérie.Mais il n'y a pas chez les patenteux un intérêt artistique.Ils se défendent souvent de faire de l'art.Ils disent qu'ils font des patentes.Ces gens-là ne sont pas nécessairement bien vus dans leur milieu.Quand ils sont acceptés par l'extérieur \u2014 c'est à ça que l'on sert \u2014leur travail est validé pour leur famille, leurs voisins.Il y en a, comme Léonce Durette de Saint-Ulrick, qui attirent des touristes prêts à faire des détours pour voir leur oeuvre (dans ce cas-ci une maison au complet, intérieur et extérieur).Durette fait rouler le dépanneur du coin.Il est mieux accepté.» Quelques adresses Mais les artistes patenteux ne sont pas tous intéressés à se faire envahir par les amateurs ou les curieux.« Il y en a qui reçoivent déjà la visite de 2000 à 3000 personnes par année, dit Valérie.Ils ne veulent pas s'afficher en plus.Il faut que ça reste du bouche à oreille.» En fait, ils finiraient par entrer dans la catégorie de lieux touristiques officiels avec ce que tout cela entraîne d'obligations : des toilettes publiques, des rampes pour handicapés, un parking.Voici toutefois quelques suggestions de la Société des arts indisciplinés, qui a son adresse Internet au www.sai.qc.ca .Le Village miniature Baillargeon s'annonce lui-même au 5905, 130e Rue, à Saint-Georges-de-Beauce.Il est prêt à accueillir le monde.Toujours en Beauce, Le Village de Cléobule à Saint-Simon-les-Mines, de Clément Côté, « constitué de structures géomorphiques en bois dans lesquelles on peut entrer.Il y a là un circuit qui raconte une histoire, à suivre », dit Valérie Rousseau.Il y a La Forêt enchantée d'Émilien Rouillard et de Gabrielle Coulombe, un couple à la retraite qui a parsemé les bois de sculptures en béton coloré reprenant d'une manière bien personnelle les contes classiques à la Robin des bois et Blanche-Neige.« C'est vraiment joli et drôle », selon Valérie.C'est à Saint-Jeande- Montminy, près de Montmagny.Il faut demander la direction sur place.Normand Toupin a aménagé un musée de l'insolite dans sa grange.Ses sculptures faites avec des matériaux recyclés valent le détour, toujours selon la directrice de la Société des arts indisciplinés.De mon côté, je vous propose de découvrir Gérard Tremblay à Saint-Urbain, dans Charlevoix, pas très loin du Musée de Charlevoix, réservé aux arts populaires à La Malbaie.M.Tremblay s'est construit un Musée du météorite doté d'une tour d'où l'on peut admirer, dit-il, l'effet du météorite sur la géographie de la région.L'homme collectionne les objets domestiques anciens, mais il est aussi lui-même patenteux.Il patente d'énormes sculptures érotico-comiques qu'un mécanisme peut mettre en action.Il a aussi reconstitué, en maquettes de bois, toutes les maisons du centre de Saint-Urbain qui ont été détruites par un incendie en 1952.La visite des lieux, ouverts au public moyennant un petit prix d'entrée, vaut le détour dans les rangs.Le tour de Bebel ALAIN BRUNET Entre deux taxis newyorkais et trois conversations simultanées, elle accorde une interview.Le cellulaire collé sur le tympan, elle trouve le moyen de constamment donner la réplique aux gens qui la mènent on ne sait où.Elle rétablit sporadiquement la communication avec Montréal.Aura-t-elle battu le record des « Could you hold on for a second ?» On s'affaire encore à les dénombrer.Speedée au bout du fil , un brin bordélique, éminemment sympathique, cette Bebel.Qui n'a, soit dit en passant, aucune espèce d'idée de ce qu'évoque son prénom sur le territoire de sa prochaine destination \u2014 premier voyage au Québec, en fait.Elle aura tôt fait de l'apprendre, peut-être même ce soir (22 h, scène Air Transat / Radio- Canada).Entre New York et Londres, transite régulièrement la fille de Joao Gilberto et de Miucha, respectivement initiateur de la guitare bossa et grande chanteuse populaire.Le petit copain (français) de Bebel réside en Angleterre, elle s'apprête à aller l'y rejoindre pour de bon, d'autant plus que l'engouement pour la nouvelle chanson brésilienne y est tangible par les temps qui courent.« J'aime la vibration de New York, mais Londres et l'Europe semblent plus ouvertes aux musiques du monde.Finalement, j'y trouve autant d'avantages.» Bebel Gilberto, 33 ans, a précisé son approche aux USA où elle est établie depuis 1991.Elle s'y est progressivement liée à des musiciens hautement créatifs, tel le guitariste et compositeur Arto Lindsay, l'ex-Talking Heads David Byrne ou l'ex Dee-Lite Towa Tei.Plus récemment, elle s'est liée à l'aile brésilianophile de la scène électronique amerloque, Thievery Corporation, notamment.Elle y a recruté son band, formé de quatre musiciens : trois Brésiliens et un Japonais.de New York.Mais l'Angleterre compte de plus en plus pour la chanteuse.De là-bas, Amon Tobin et Chris Franck ont déjà collaboré à l'emballage de ses chansons.Du Brésil, le défunt Suba lui a tracé plusieurs pistes en studio - l'album Tanto Tempo a été enregistré à Sao Paulo.Bebel Gilberto est de cette nouvelle génération d'artistes pour qui le patrimoine et la langue constituent la plus belle carte d'identité.afin de parcourir le monde.« Cela me permet de mieux me concentrer sur mon travail, estimet- elle.Pour moi, le fait de vivre à l'extérieur du Brésil me rend plus proche de ce que je connais de la musique brésilienne.À l'étranger, je peux me retrouver avec de merveilleux musiciens qui m'inspirent tout autant que mon patrimoine.Cela m'a conduite à rénover ma musique brésilienne tout en redécouvrant les trésors de ma culture.Bebel Gilberto n'envisage aucune réforme en profondeur, aucune révolution.Elle s'applique plutôt à moderniser ce qui a déjà été accompli en chanson brésilienne.« Il est vrai que je demeure dans la tradition de la bossa nova, toujours pertinente depuis son éclosion.Mais je ne crois pas être une nouvelle chanteuse de bossa nova.J'essaie d'éviter cette étiquette.avec laquelle je suis forcément connectée.En fait, je préfère m'en inspirer que la reproduire.» En reprenant tout de même quelques classiques des générations précédentes, tels Samba de Bençao, Summer Samba ou Bananeira.Rien de plus normal.Depuis l'enfance, Bebel Gilberto été impliquée dans le monde de la musique.Elle a fait des singles, participé à des sessions privilégiées avec les plus grands du Brésil.Puis elle a voulu être comédienne, ce qu'elle est devenue.La musique allait la rattraper : elle enregistrait un premier mini-album en 1986.Départ laborieux, semble-t-il.« Ce fut difficile de démarrer à cause de la réputation de mes parents.J'ai fini par m'expatrier pour évoluer sans à porter quotidiennement le poids des comparaisons.» Une décennie plus tard, Bebel Gilberto profite de la mode branchée, très favorable au Brésil ces derniers mois.« Mon pays est à la mode, on l'a senti dès la sortie de cette compilation Brasil 2 Mil, parue en 1999 - étiquette Six Degrees.En même temps, des artistes anglais et américains s'approprient la musique brésilienne de belle façon.Da Lata, par exemple.Je ne veux pas faire de comparaisons ni coller des étiquettes, mais le buzz à l'endroit du Brésil ressemble à ce qui s'est passé avec le Buena Vista Social Club.Cette mode fait aussi suite à l'invasion de la musique latine - toutefois différente de la nouvelle musique brésilienne.Le Brésil a toujours été un leader en ce sens.Il était là, on s'en rend compte de nouveau.Je crois qu'il est naturel de revenir à la musique brésilienne comme au temps de la bossa nova.Et je me considère très chanceuse que ma musique puisse faire partie de cette vague.» Selon Bebel Gilberto, l'actualisation de la nouvelle chanson brésilienne est un facteur déterminant de sa nouvelle explosion.« La musique brésilienne, conclut-elle, ne doit pas délaisser ses racines.Mais elle doit obligatoirement témoigner de l'époque actuelle.» AUJOURD'HUI GRATUIT Midi Other Voices Complexe Desjardins Hot Pepper Dixie Terrasse Grand Marnier 13 h Streetnix Terrasse Grand Marnier 14 h Hot Pepper Dixie Sc.Air Transat / RC 14 h et 15 h 30 La Petite École du Jazz Complexe Desjardins 15 h Aces of Dixieland Terrasse du Casino 17 h L'Esprit de la Nouvelle Orléans Terrasse Grand Marnier Aces of Dixieland Terrasse du Casino 17 h 30 La parade Mardi Gras Scène Air-Transat / RC 18 h Sonsax Scène General Motors 18 h 30 Eric St-Laurent & Osmose Carrefour General Motors 19 h Stephen Barry Band Scène Labatt Blues CJAD All City Jazz Band Scène Air-Transat / RC 19 h 30 Joaquin Diaz \u2018scène Bleue Dry 20 h Ellen Mc Ilwaine Terrasse du Casino The Jerry Beach Band Scène Louisiane Stomp All-Stars Scène du Maurier 21 h Los Mocosos Scène General Motors Skeeter Brandon et Highway Scène Labatt Blues Jazz Mandolin Project Carrefour General Motors Marcio Faraco Jazz Lounge Musimax 22 h The Jerry Beach Band Scène Louisiane Bebel Gilberto Scène Air-Transat / RC Stéphane Moraille Scène Bleue Dry Stomp All-Stars Scène du Maurier 23 h Los Mocosos Scène General Motors Stephen Barry Band Scène Labatt Blues The Steve Amirault Trio Hôtel Wyndham Minuit 30 Skeeter Brandon et Highway Spectrum Éminemment sympathique cette Bebel qui en est à son premier Au Lion d'Off.Au Lion d'Or, le Off Festival de jazz semble connaître une affluence nettement plus importante en fin de parcours.Dans la nuit de vendredi à samedi, le club était carrément bondé jusqu'à la fermeture, des artistes officiels du FIJM s'y sont même arrêtés (Mino Cinelu, Marcio Faraco, etc.).Le deuxième set fut mené par le contrebassiste Normand Guilbeault, un des principaux battants du contre-pouvoir jazzistique montréalais.Son Hommage à Mingus y fut rafraîchi en direct par huit jazzmen d'ici (en l'incluant), on eut droit aux envolées extatiques que suggèrent tant de classiques mingussiens, comme Don't be Afraid of the Clown, He's Afraid Too ou encore Meditation on Integration.On imagine que le compositeur et arrangeur Jean Derome, grand amateur de Mingus, a collaboré à la préparation de ce nouveau chapitre.Il était sur scène, en tout cas.On eut droit à de puissants effets orchestraux, le collectif l'emporta clairement sur l'individuel.On se souviendra tout de même les solos du clarinettiste Mathieu Bélanger et de Jean Derome.La soirée de clôture du Off Festival a lieu aujourd'hui, 23 h, sous la férule du pianiste Pierre St-Jak et de son Quartet Off-On - renforcé par des invités spéciaux.Alain Brunet Serge Gainsbourg : classiques et trésors oubliés Agence France-Presse MONTREUX, Suisse Le Festival de jazz de Montreux, qui se déroule du 7 au 22 juillet sur les bords du lac Léman, proposait hier soir une soirée consacrée au répertoire de Serge Gainsbourg, sous l'égide et en présence de Jane Birkin.Au cours de cette soirée spéciale qui se joua à guichet fermé, huit artistes, Jane Birkin, Jacques Higelin, Alain Chamfort, Ute Lemper, Salif Keita, M (Mathieu Chedid), Miossec, Arielle et Carlos, du groupe rap suisse Sens Unik, ont chanté 25 classiques ou trésors oubliés du chanteur auteur-compositeur français mort en 1991.Puisant dans des titres méconnus, Jane Birkin interprétera Nicotine et Alain Chamfort La Noyée.Les arrangements, signés du pianiste américain George Duke, réservaient quelques surprises.Ainsi, Jacques Higelin proposa une version reggae d'Elisa et Miossec a repris Les Sucettes, créée par France Gall au début des années 60, dans une version rock.Au final, tous les interprètes se sont retrouvés pour l'un des classiques de Gainsbourg, La Javanaise.Sept musiciens américains accompagnaient les artistes sur scène pour ce concert, qui pourrait faire l'objet d'un disque pour autant que chacune des vedettes donne son accord.Le rappeur Stomy Bugsy a dû annuler sa venue à Montreux pour cet hommage.En déplacement au Cap Vert, le rappeur a dû être rappatrié d'urgence en France pour des raisons de santé, indique un communiqué du festival.Le Festival de Montreux a ouvert ses portes vendredi soir avec le concert des Blues Brothers, et affiche cette année plus de 300 concerts, dont celui d'Al Jarreau le 10 juillet, de B.B.King le 12, de Lou Reed et Suzanne Vega le 13, de Keith Jarrett le 17, du guitariste et chanteur nigérian Keziah Jones le 18, ou encore de Youssou N'Dour le 19.Le 10 juillet, répertoire jazz avec le quartette composé de David Sanborn au saxophone, Joe Sample au piano, Richard Bona à la contrebasse et Brian Blade à la batterie.Le Brésil sera à l'honneur le 16 juillet à l'Auditorium Stravinski, avec une soirée intitulée Carnaval de Olinda.Montreux avait accueilli l'an dernier 220 000 spectateurs.EN SALLES Serge Gainsbourg 20 h 30 Susie Arioli Swing Band Gesù 21 h Ray Barretto & New Word Spirit» précédé de Oscar D'Léon Cinémathèque québécoise 7LP0502B0709 B5 _ DIMANCHE - arts 7LP0501B0709 ZALLCALL 67 01:11:07 07/09/00 B Festival international de jazz de Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 R B 5 Le plus vieux et le plus gros ! JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Bob Harrisson avait mis sa plus belle chemise hawaïenne dans l'espoir de nous amener le beau temps.Manque de chance, il a plu pendant une bonne moitié de son set, hier sur la scène blues.Mais il en fallait plus pour déloger notre matou du blues, ainsi que ceux et celles qui étaient venus pour l'entendre.« C ' e s t à cause de sa voix qu'on reste », diront Marie et Sylvie, descendues de Victoriaville.« C'est une voix qui accroche.Une voix qui a rugi haut et fort, et pas seulement pour c h a n t e r d u b l u e s .Pour ceux qui ne le sauraient pas, Bob Harrisson lançait cette année un album de.ballades.Il ne s'est pas privé pour en livrer une ou deux hier, dont cette toune sur les chats de gouttière écrite pour lui par un certain Michel Latraverse.On dit ballade, mais entendonsnous bien : une ballade dans la bouche de Bob Harrisson, ça écorche quand même sur les bords.Que voulez-vous, on a l'organe (vocal) qu'on a.Du blues, il en a chanté aussi.Des fois en format intimiste (version acoustique de Sweet Home Chicago) la plupart du temps avec le groupe au complet : orgue, batterie, guitare électrique, alouette.Mention au joueur de ruine-babines Rick Weston (déjà aperçu avec les Colocs) pour ses bons « blows » bien sentis à vous faire lever les poils du bas du dos.Gros show de bar, sans la fumée de cigarette.Du blues standard mais honnête, idéal pour le public de la scène blues \u2014 de loin le plus homogène du festival \u2014 qui n'en demandait pas plus.Régulier du FIJM, « crowd pleaser » et animateur de foule aguerri, Bob Harrisson pouvait- il vraiment manquer son coup ?« C'est ma vingtième année au Festival, lance ce dernier à la mispectacle.À part Vic Vogel, c'est moi le plus vieux.pis le plus gros ! » Autre vétéran \u2014 du jazz celui-là \u2014 Bernard Primeau était au Gesù, où l'on célébrait officiellement le quinzième anniversaire de son groupe.Véritable école du jazz, le Bernard Primeau Jazz Ensemble a vu passer pas mal de musiciens au fil des ans.Ils ont été quelques-uns, hier, à revenir rendre hommage au batteur, notamment le guitariste Éric St- Laurent, le pianiste Jean Beaudet et le tromboniste Hugh Fraser.Occasion de mesurer le chemin parcouru, du jazz plutôt « hard-bop » des premiers temps aux couleurs plus latines de ses nouveaux projets.Beaucoup de swing, de la dynamique, peu de temps morts.On peut souligner le côté conservateur de Primeau, mais sûrement pas son intensité.Solide comme le roc, son jazz sur le vif cultive bien l'art de la tension.Les arrangements (signés par le trompettiste Bill Mahar pour la plupart) sont serrés et cohérents.Hier on jouait constamment sur la brèche.Les applaudissements nourris ont confirmé le respect des Montréalais pour ce jazzman important de la scène locale.À quand le prix Oscar-Peterson ?Retour au blues sur la petite scène du Casino.Devant une foule attentive le Montréalais Ray Bonneville est seul avec sa guitare électrique, son harmo et sa voix de Southern Comfort.Chansons de voyages, de solitude, d'amours perdues, saveur de blues et de country, ambiance du Deep South.sans la moiteur.Bonne idée d'avoir ramené la série blues acoustique à cet endroit.L'an dernier au coin de Sainte-Catherine et Saint-Urbain, c'était plus difficile.Reste à régler le problème des interférences.À deux pas, les shows tonitruants de la Louisiane viennent parfois troubler la quiétude de cette scène intimiste.Soirée toute québécoise donc, pour boucler ce marathon du jazz international qui prend fin aujourd'hui.À noter que les concerts en salle ont pris fin hier.À l'extérieur, il reste encore quelques bons choix pour ce soir.On signale Bebel Gilberto (fille de Joao mais pas d'Astrud.) et Stéphane Moraille, exchanteuse de Bran Van 3000.Un seul hic, les deux seront sur scène à la même heure.Faites vos choix.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Bob Harrison avait revêtu sa plus belle chemise hawaiienne, hier, sur la scène blues.Dans le continuum Le prix de jazz GM à Eduardo Pipman JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Exit le prix de jazz Du Maurier, bonjour le prix de jazz GM.Le nouveau commanditaire majeur du FIJM a souligné une fois de plus son entrée dans le grand monde de la Culture, hier après-midi, en honorant Eduardo Pipman et son quartet.Récompensé pour « son originalité, l'excécution des pièces, les rapports entre les musiciens, la communication avec le public » \u2014 dixit Michel Donato, membre du jury \u2014, la formation succède ainsi au Chris Mitchell Quintet, qui avait remporté le prix l'an dernier.Le groupe, qui compte aussi Greg Amirault à la guitare, Frank Lozano au saxophone et Ron Séguin à la contrebasse, a souligné sa victoire par deux fois hier, en se produisant sur la grosse scène GM à 19 h, et en première partie du concert de clôture, donné par Dee Dee Bridgewater.Batteur d'origine argentine, Eduardo Pipman s'est dit un peu surpris de la récompense.« Nous n'avons pas essayé d'épater la galerie, on a simplement fait notre truc, tranquillement », lance-t-il, de son accent espagnol encore très perceptible.« La dernière fois que j'ai gagné un prix, c'était à Buenos Aires dans un concours de rock, au début des années 70 ! » Arrivé au Québec en 1979 (avec le groupe Viento del Sur) après un détour de quelques années en Europe, Eduardo Pipman dirige son quartette depuis l'hiver 1996.Invité à décrire son style, le musicien de cinquante ans évoque un large spectre d'inspirations, puisées au « grand continuum du jazz ».Il ne nie pas l'influence de la musique latine, bien qu'elle ne soit pas le moteur principal de son processus créatif.« Disons que je joue du jazz avec l'accent sud-américain », résume-t-il.Sa priorité, du reste, est de faire « une musique qui ait de la dynamique, du groove et de la communication entre les musiciens.Je joue pour qu'il se passe quelque chose entre les gars.Si les gens aiment, alors tant mieux.» Eduardo Pipman dit se produire régulièrement avec son groupe dans différents lieux de jazz montréalais.Mais cela n'occupe qu'une partie de son agenda, lui qui est également impliqué dans les milieux du théâtre, de la danse et du cinéma.« Quand j'étais jeune j'étais batteur.Mais il y a longtemps que je suis devenu un musicien », lance ce compositeur touche- à-tout.Comme son prédécesseur, le prix de jazz GM sera remis chaque année à l'ensemble de jazz canadien s'étant le mieux illustré dans le cadre de la programmation extérieure.Accompagné d'une bourse de 5000 $, il inclut aussi cinquante heures d'enregistrement et la possibilté d'enregistrer pour la maison Justin Time.Outre le Chris Mitchell Quintet, le John Stetch Trio (1998) le Joel Miller Quintet (1997), le Roy Patterson Quartet (1996) et le trio Jean-François Groulx (1995) sont les plus récents récipiendaires de ce prix créé en 1982.Conçu par l'Atelier Muriel Moore « dans un esprit de fusion entre le jazz et l'automobile » le tout nouveau trophée GM prend la forme d'une trompette, dont les pistons sont ceux d'une authentique voiture.Enfin, l'ensemble montréalais de jazz Djargon a remporté le prix de la SOCAN pour la meilleure oeuvre originale du concours de jazz GM : la pièce s'intitule Toooth and nail.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Le prix du concours de jazz GM a été octroyé à Eduardo Pimpan et son quartet.La flamboyante Dee Dee clôt le Festival ALAIN BRUNET La programmation en salle du 21e Festival international de jazz de Montréal s'est conclue hier sur un concert de la flamboyante Dee Dee Bridgewater.Présenté à la Salle Wilfrid-Pelletier, son récital consacré essentiellement à Kurt Weill a démarré vers 22 h 40, vous comprendrez que nous n'avons pu n'en écouter qu'une portion, question de constater de nouveau l'immense professionnalisme dont témoigne la performer afro-américaine.Dee Dee est la chanteuse de jazz idéale, parce qu'elle allie parfaitement divertissement, recherche et raffinement.Sa maturité, son charisme et sa connaissance approfondie de la tradition font d'elle une soliste hors du commun.À mon sens, elle est actuellement LA plus accomplie des chanteuses (vivantes) ayant conquis un public beaucoup plus vaste que celui des jazzophiles avertis.Il fallait la voir évoquer le duo mythique de Ella Fitzgerald et Louis Armstrong dans un Basin Street Blues pas piqué des vers.Il fallait l'entendre scatter, jouer de nuances et de subtilité après avoir attaqué presque virilement une série de mesures improvisées.Du grand art.Après quelques standards évoquant la regrettée Ella Fitzgerald (Let's Do It, notamment), j'ai eu droit au début du volet Kurt Weill.Volet que la chanteuse a qualifié très honnêtement de work in progress.En confiant candidement à l'auditoire que cet hommage au compositeur allemand était en bonne partie le résultat de deux journées de répétitions, elle l'a mis dans sa petite poche! C'était très bien parti, je vous dis.Son trio était alors renforcé de musiciens chevronnés dont le superbe saxophoniste alto Antonio Hart.Elle aura entre autres entonné I'm A Stranger Here, Bilbao Song, Mack The Knife, September Song, My Ship, Youkali, Alabama Song.Au même programme, les ensembles des lauréats montréalais du Grand Prix de Jazz GM et du prix Oscar-Peterson, respectivement le batteur Eduardo Pipman et le contrebassiste Charlie Biddle, ont chacun donné leur set.Le pianiste Oliver Jones s'est, d'ailleurs, joint au groupe de son vieil ami Charlie Biddle pour une apparition surprise.La bourse Socan a, par ailleurs été remise au compositeur Darcy James Argue, du groupe Djargon.Le prix Ella Fitzgerald a aussi été décerné à Dee Dee Bridgewater par le président du FIJM, Alain Simard \u2014 bien avant qu'elle ne chante.Tout ce protocole a fait en sorte que le récital de Bridgewater a commencé très tard \u2014 si on se met dans le contexte d'un concert à la PdA.Ce retard m'aura néanmoins permis d'assister à un set du pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba.Toujours l'un des plus beaux virtuoses sur la planète jazz.Au fil des ans, on s'est ébahi devant sa technique hallucinante, son incroyable rapidité, son sens percussif, ses infusions de racines afro-antillaises.Puis on a fait des reproches au prodige.Trop latin pour les uns, pas assez jazz pour les autres, pas assez latin, pas tout à fait jazz.Gonzalo a pris ces critiques au sérieux, s'est cherché une âme de jazzman pendant des années.Il s'est finalement trouvé.Écoutez l'album Inner Voyage (Blue Note), vous constaterez que le pianiste a acquis la maturité des plus grands jazzmen.Ce que j'ai vu et entendu de sa performance au Spectrum m'a d'autant plus convaincu de son autorité.Lorsqu'un des plus solides techniciens du clavier sur terre vous sert une ballade d'un minimalisme parfait.Il faut donc redécouvrir Gonzalo Rubalcaba.Au tout début de la soirée, le quartet du vétéran Dave Brubeck partageait la scène du Théâtre Maisonneuve avec la violoniste montréalaise Angèle Dubeau et son ensemble La Pietà.Opération réussie.Souvent soporifique et empesé, le groupe de Brubeck a manifesté hier une étonnante vitalité \u2014 et on a découvert un excellent saxophoniste alto, un certain Robert Militello.Bien sûr, le vieil homme de 79 ans n'a plus ses «chops» depuis des lustres, mais son esprit encore alerte le mène à quelques solos pas si mal, somme toute.N'allez pas croire que j'ai assisté à un concert extraordinaire, mais j'ai vu un quartet plutôt bien soudé avec l'ensemble de notre Angèle \u2014 qui a aussi interprété une oeuvre inédite de Brubeck, intitulée Regret.Comme l'a souligné Brubeck luimême, les cordes de La Pietà swinguaient nettement mieux que d'ordinaire \u2014 au plan rythmique la formation des bardes classiques n'est pas très élaborée comme on le sait.Mais ces musiciennes de la Pietà sont issues des plus jeunes générations pour qui le jazz fait partie intégrante de la grande musique.Elles ont ainsi intégré les notions de swing, contrairement à tant de sections de cordes qui enduisent le jazz d'un imbuvable sirop.Voilà qui pourrait conduire la Pietà à plusieurs embauches de nature jazzistique.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Dee Dee Bridgewater 7LP0601B0709 b6 dimanche 7LP0601B0709 ZALLCALL 67 11:50:15 07/09/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 TODO SOBRE MI MADRE (V.F.: TOUT SUR MA MÈRE) Drame de Pedro Almodovar.Avec Cecilia Roth, Marisa Peredes, Candela Pena, Antonia San Juan, Penelope Cruz.Sortie : 11 juillet.(VHS fr., angl.ou v.o.s.-t.fr.et DVD v.o.s.-t.fr./angl.) HHHH On a dit de Tout sur ma mère qu'il était le mélodrame le plus abouti d'Almodovar.On a dit que le cinéaste espagnol avait ici créé de formidables rôles de femmes et choisi, pour les interpréter, des actrices rem a r q u a - bles.Tout c e l a e s t vrai.Bienvenue dans cet étonnant port r a i t d e g r o u p e avec dames.Des dames tout sauf conventionnelles.Religieuse enceinte d'un travesti sidéen, actrice lesbienne, transsexuel devenu prostituée au grand coeur.Et, lien entre elles toutes, une femme qui vient de perdre son fils : la merveilleuse Cecilia Roth, tout en intensité et en justesse.Ce portrait-là, magnifique, arrache tantôt les rires, tantôt les larmes.Et, souvent, les deux à la fois.LA DILETTANTE Comédie dramatique de Pascal Thomas.Avec Catherine Frot, Barbara Schultz, Odette Laure, Didier Bezace.Sortie : 11 juillet (VHS) HHHH « Dilettante : personne qui s'adonne à un travail, à un art pour son seul plaisir, en amateur, avec une certaine fantaisie », peut-on lire dans le Larousse.Interprétée par l'excellente Catherine Frot, Pierrette Dumortier, elle, s'adonne à la vie en dilettante.Exaspérant ainsi ses proches (sa fille), amusant ceux qui la côtoient de loin (ses employeurs) et intéressant ceux qui veulent profiter d'elle (l'antiquaire à cause de qui elle se retrouvera en prison).La vie de cette charmante en tailleurs griffés mais démodés \u2014 à l'image, légèrement décalée, de celle qui les porte \u2014 passe ainsi par des hauts et des bas.À cause d'institutions et de gens qui, eux, ont toujours les pieds sur terre.Ce qui n'est pas nécessairement une qualité.THE HURRICANE (V.F.: HURRICANE) Drame de Norman Jewison.Avec Denzel Washington, Vicellous Reon Shannon, Deborah Unger.Sortie : 11 juillet (DVD et VHS angl./fr.) HHH Denzel Washington était en nomination pour l'Oscar du Meilleur acteur pour son rôle dans The Hurricane, où il interprète le boxeur Rubin « Hurricane » Carter, qui a passé 22 ans en prison pour un meurtre qu'il n'a pas commis.La nomination était méritée, sa performance étant très intense (peut-on attendre autre chose de lui ?) mais, aussi, nuancée.Chose que le film est beaucoup moins : mené de fort manichéenne façon, le scénario présente des méchants très noirs (rien à voir avec la couleur de leur peau) et des gentils à l'âme immaculée.La réalité était semble- t-il davantage en demi-tons.Reste que, bien qu'un peu long, The Hurricane offre un bon divertissement pour quiconque a en lui un défenseur de la veuve et de l'orphelin \u2014 et du boxeur.MY DOG SKIP (V.F.: MON CHIEN SKIP) Film familial de Jay Russell.Avec Frankie Muniz, Diane Lane, Luke Wilson, Kevin Bacon.Sortie : 11 juillet (VHS et DVD angl./fr.) HHH 1/2 C'est ce qu'on appelle un très bon divertissement familial : une histoire classique mais interprétée avec finesse, comptant juste ce qu'il faut d'humour et de bons sentiments, et misant sur l'intelligence du public.Pour toutes ces raisons, My Dog Skip (qui raconte l'amitié entre un gamin et son toutou, dans le Mississippi des années 40) fera craquer ceux qui ont possédé un chien, ceux qui en possèdent un actuellement et ceux qui rêvent d'en posséder un.Si c'est le cas, un conseil : ce film-là est celui que les « décideurs » de la maison doivent voir \u2014 après ça, la visite à la SPA en vue d'un recrutement pourrait ne pas tarder.SONIA SARFATI L'être et le paraître des guides de voyage hoisir un guide de voyage relève aujourd'hui du domaine des jeux de hasard.Depuis quatre ans, les éditeurs spécialisés multiplient les collections, ceux qui ne le sont pas se lancent dans le créneau et, pour faire bonne mesure, des maisons anglophones publient des traductions françaises de leurs ouvrages les plus populaires.Combien de nouveautés trouvera-t-on sur les rayons des libraires cet été ?Impossible à dire ! À lui seul, l'éditeur québécois Ulysse annonce 15 nouveaux titres et 25 rééditions.La profusion règne.L'ennui, c'est qu'entre profusion et confusion, le chemin est court.Comme un article de quotidien ne suffirait pas à trier tous les fétus de cette meule de foin, l'éditeur indépendant qui publiera un Guide d'achat des guides de voyages en tenant compte de critères tels que le QI, le profil socio-économique, le signe astrologique, ou l'état de santé de l'usager ferait indéniablement oeuvre utile.En attendant, on peut sommairement constater qu'il existe désormais deux sortes de guides : ceux qui en mettent plein la vue et les autres.Coédités par Libre Expression au Québec, les guides Voir appartiennent à la première catégorie.Comme leur nom l'indique, ils donnent surtout à voir.À l'instar des autres titres de la collection, l'ouvrage consacré à la Grande Bretagne est truffé de photos et d'illustrations : dessins en coupe ou plan en trois dimensions censés permettre au promeneur de s'orienter dans la ville ou le quartier visité.C'est une réussite sur le plan visuel, mais pour les détails sur l'architecture ou l'histoire des lieux, les plus curieux devront se rabattre sur une autre collection.C'est comme si ces ouvrages, qui se feuilletent comme un livre d'art, avaient été conçus pour insuffler l'envie de voyager davantage que pour guider le voyageur.La même remarque pourrait s'appliquer à la collection des Guides Hachette Vacances, lancée l'année dernière, à cette différence qu'elle ne se présente pas tant comme un guide de voyages que, comme un guide d'activités pour vacanciers.Le Hachette Vacances Corse, par exemple, est divisé en deux parties.La première est consacrée à une série de thèmes : nature, histoire, loisirs sportifs, plages, jolis villages.La seconde répertorie et commente sommairement les principales attractions touristiques, ville par ville ou région par région, comme dans les guides traditionnels, mais en réservant autant de place à l'image qu'au texte.Mais c'est en recevant la dernière édition du Guide Bleu France que j'ai frémi.La vénérable collection a, elle aussi, été contaminée par la grande mutation culturelle de l'heure, celle qui amène l'homo sapiens, ce mammifère capable de lire plus de trois lignes sans être obligé d'avaler un flacon d'aspirine, à se transformer en homo visualis, ce spécimen qui carbure aux petites images.Terminés, la monochromie et le papier bible qui conféraient aux « Bleus » cet aspect si austère.Le nouveau papier est glacé.Sur chaque page on trouve, soit une photo, soit une carte, en couleurs.Mais ce qu'il a gagné en séduction, le Guide Bleu France l'a perdu en valeur informative.Un exemple entre mille : Vézelay, où la basilique Sainte-Madeleine est « le » chef-d'oeuvre de l'art roman.Les anciennes éditions consacraient plus de deux pages au commentaire de la visite.La nouvelle lui accorde tout juste une demi-page d'explications.L'éditeur a délibérément choisi d'élaguer le texte au profit de la présentation graphique, parce qu'il calcule que les amateurs d'explications circonstanciées se rabattront sur les guides régionaux ou les Guides Bleus Évasion.Car Hachette Tourisme vient de publier six Guides Bleus régionaux.Ils sont si détaillés qu'il en faut deux pour couvrir la Bretagne : Bretagne Nord et Bretagne Sud.Quant à la collection Évasion, qui remplace \u2014 avantageusement \u2014 les Guides Visas, elle compte déjà plus de 60 titres (dont un Québec).Certains, comme Berlin, Amsterdam ou Bruges, se cantonnent à une ville et à ses environs immédiats.Couleurs et images en plus, on y retrouve la variété de commentaires culturels auxquels la fameuse collection marine nous avait habitués.On y fait une place aussi large à l'histoire, au patrimoine et au contexte social qu'aux itinéraires de balades et aux renseignements d'ordre pratique.On ne peut se défendre de comparer ces guides « Évasion » avec les Guides verts de Michelin qui, eux aussi, ont droit à une mise en page « rajeunie ».Les textes sont plus courts, on a fait place à la photo (couleur, la plupart du temps) et à des marges dans lesquelles on retrouve souvent des commentaires et des conseils présentés en encadrés.Autre innovation : les « carnets pratiques », qui sont, pour moitié une liste d'adresses, pour l'autre moitié des renseignements pratiques.L'amélioration est indéniable sur le plan graphique et, même si le texte a été élagué, l'information ne semble pas en avoir trop souffert.Michelin a lancé, l'année dernière, une nouvelle collection, les guides Néos, qui deviendront probablement les fidèles compagnons des touristes qui croient qu'un voyage est vraiment réussi si on en revient moins idiot.Ici, le texte est roi.Photos et illustrations sont moins nombreuses (une toutes les six pages, en moyenne) que dans les autres collections, mais la présentation n'en est pas rebutante pour autant.Les noms des sites et des édifices remarquables accrochent immédiatement l'oeil, parce qu'ils sont imprimés en bleu, ce qui confére quelques touches de couleurs aux pages dépourvues d'illustrations.La collection ne compte encore que neuf titres et aucun ne porte sur une destination européenne.Trois, au moins, déclassent les autres guides disponibles en français : la Turquie, la Tunisie et l'Indonésie.Dans la même veine, on appréciera les « Lonely Planet » qui offrent une quarantaine de titres en français, dont un excellent « Australie » (après tout, il s'agit d'une maison d'édition australienne !) réédité l'an dernier.Comme pour les guides Néos, l'information est abondante, mais on insiste plus sur le côté pratique, les adresses et les suggestions et moins sur les aspects culturels.Entre toutes les collections, le Routard est la seule qui cible un segment de clientèle précis.Ou plutôt deux : le jeune (16/25 ans) qui a soif (enfin pas trop !) d'aventure et préfère le contact avec les indigènes au confort ; l'ancien jeune (26/40 ans) qui, devenu cadre moyen ou conseiller financier, cultive la nostalgie « de la liberté et de l'insolite » comme l'explique le communiqué de presse.La présentation reste austère, pour ne pas dire peu engageante et le ton \u2014 si franchouillard ! \u2014 peut devenir agaçant.Les jeunes Québécois qui entreprennent leur voyage initiatique sur le Vieux Continent et les moins jeunes qui croient tout savoir de la capitale française, n'en apprécieront pas moins le Paris 2000/2001.En 650 pages, il dissèque la ville, arrondissement par arrondissement.On y propose, non seulement les traditionnelles adresses (où manger, où dormir, où boire un verre, où sortir.) mais aussi des itinéraires de balades dans des quartiers peu touristiques, des circuits « architecturaux », des incursions dans des fonds de cours ou, ce qui est devenu plus banal, dans le réseau des égouts parisiens.Écrits sur un ton qui nous est plus familier, les guides Ulysse ont rafraîchi leur présentation.Le texte est disposé sur trois colonnes au lieu de deux et le graphisme en rend la lecture plus agréable, sans qu'on ait sacrifié l'information.Le Québécois qui s'élance sur les routes pour un long week-end appréciera autant le Québec 2000/2001 que le Français qui vient visiter ses cousins d'Amérique.On pourrait ergoter sur quelques choix éditoriaux (pourquoi consacrer 45 pages à la banale Montérégie et seulement 17 à Duplessis, qui est une des plus belles régions \u2014 et des plus méconnues \u2014de la province ?).Mais le fait est que la collection de grands guides de l'éditeur québécois spécialisé en voyages a atteint l'âge de la maturité (signalons également un excellent Ouest des États-Unis).Toute cette profusion incite à se demander à quel usage un guide de voyage doit servir ?Doit-il être le compagnon qui commente et explique ce qu'on a sous les yeux, celui qui permet tantôt de découvrir le détail admirable, tantôt d'aller à l'essentiel sans se laisser étourdir par le foisonnement ?Ou doit-il faire rêver et instiller le goût d'y aller ?À chacun de trouver sa réponse ! Voir Grande Bretagne, Libre Expression, 674 pages, 39,95 $ (HH) Corse, Hachette Vacances, 190 pages, 24,95 $ (H) France, Guides Bleus, 912 pages, 39,95 $ (H) Amsterdam, Guides Bleus Évasion, 272 pages, 22,95 $ (HHH 1/2) Bretagne, Le Guide Vert Michelin, 408 pages, 26 $ (HHH 1/2) Turquie, Néos (Michelin), 606 pages, 24,95 $ (HHHH) Paris, Le guide du Routard, 656 pages, 22,95 $ (HHH 1/2) Australie, Lonely Planet, 840 pages, 39,95 $ (HHHH) Québec 2000/2001, Ulysse, 714 pages, 29,95 $ (HHH 1/2) La poésie de Michel Houellebecq ai découvert Michel Houellebecq sur le tard, grâce à la parution chez Flammarion du spectaculaire roman Les particules élémentaires.C'était en 1998, l'année où Houellebecq ne gagna pas le Goncourt.Effectivement, malgré l'appui virulent de François Nourrissier, membre du jury, le prix Goncourt du roman alla plutôt, cette année-là, à Paule Constant avec Confidence pour confidence publié chez Gallimard.Dans l'extase des particules, bousculé par cette force d'écriture et enivré par la fraîcheur du style, je me suis précipité alors sur sa poésie en lisant Rester vivant (Flammarion 1997 ; Librio 1999).J'espérais y trouver là un poète percutant, secouant les vers aussi puissamment que le romancier m'avait jeté au sol.Sur le coup, j'ai déchanté.Trop habitué à lire une poésie qui rechigne à la rime et qui affiche sa modernité d'une manière évidente, le classicisme du poète Houellebecq m'a beaucoup déçu, je l'avoue, à la première lecture.Sous les bons conseils d'un ami poète, j'ai repris le livre pour y lire finalement une manière inventive et moderne d'allier une espèce d'hyperréalisme contrôlé à une forme apparemment conventionnelle, également « controlée ».Ton regard, bien-aimée, me portait dans l'espace Tes yeux étaient si tendres et je n'avais plus peur Au milieu des courants et des cristaux de glace, Le doux flot de la joie faisait battre mon coeur.Au milieu du danger mon âme était sereine L'homme déchirait l'homme, plein de hargne et de haine, Nous vivions un moment redoutable et cruel Et le monde attendait une parole nouvelle.L'an 2000 arrive avec deux nouveaux produits de Michel Houellebecq : la réédition de La Poursuite du bonheur en Librio (à 3,75 $) ainsi qu'un disque compact chez Tricatel ; Présence humaine.Ce dernier regroupe des poèmes extraits des livres Le Sens du combat, Rester vivant et Renaissance, tous chez Flammarion.Sur ce disque, Houellebecq est accompagné d'une musique plutôt électronique ou électroacoustique, jouée par ses amis musiciens Nicolas Courret, Damien Lefevre, Peter von Poehl, Romain Humeau, Richard Pinhas et Bertrand Burgalat.Burgalat compose cette musique très accessible qui passe aussi bien en boîte qu'au salon.Le mariage avec Houellebecq qui « dit » ses textes est tout à fait réussi.Aucun n'étant au service de l'autre, nous entendons les mots aussi clairement que la musique.Ce disque enchantera les amateurs de lectures de poésie, Houellebecq étant juste, ne surjouant aucunement.Il pourra ravir également les uns, désireux d'amener la poésie aux oreilles d'amateurs de musique Techno.Pour en avoir un avant-goût, Michel Houellebecq sera en spectacle avec ses musiciens au Festival d'été de Québec les 12 et 13 juillet.Maurice G.Dantec, un autre romancier tâtant la scène, sera aussi de la partie.En attendant, procurez- vous La Poursuite du bonheur, un recueil de poésie dense nous permettant d'accéder à l'univers de Houellebecq à peu de frais.Vous goûterez à sa rigueur, à son insolence et à ses observations bien ancrées dans la réalité.Houellebecq est un incontournable de demain, aussi bien le connaître maintenant. 7LP0701B0709 b7 dimanche 7LP0701B0709 ZALLCALL 67 11:51:15 07/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 B 7 Viva Cuba libre ! endant cette 21e édition du Festival de jazz, le vent du sud a soufflé fort sur Montréal.La Louisiane, pour citer un mot de la divine chanteuse Dianne Reeves, au Spectrum, lors de son tout premier spectacle dans la métropole l'autre samedi, « c'est la Caraïbe des États-Unis ».Et comment ! Issu des bordels de New Orleans la créole, le jazz a remonté le Mississippi pour prendre d'assaut les grandes villes de la planète entière, traînant avec lui des accents venus de l'Amérique latine.N'en déplaise aux détracteurs de Castro qui ont condamné Cuba au purgatoire des nations, les musiciens de cette île ont depuis toujours exercé sur le jazz une influence à ne pas sous-estimer.Voilà la thèse défendue et illustrée par Luc Delannoy, dans Caliente !, son passionnant essai qui entraîne le lecteur dans une véritable croisière musicale.Jazz créole ou afro-cubain, rumba, cubop ou mambo ; tous ces termes désignent ce même courant musical qui a traversé le siècle dernier en se transformant au fil des ans.Aussi, on a tort de croire que la fusion du be-bop et des rythmes afro-cubains initiée par Dizzy Gillespie et ses troupes au cours des années quarante constitua la naissance de ce jazz latin.Bien avant la rencontre décisive entre Diz et son homologue cubain Mario Bauzá, bien avant la révolution bop, des Noirs cubains avaient émigré en masse vers Crescent City au lendemain de l'abolition de l'esclavage dans leur île en 1886, avec dans leurs bagages la contradanza, aussi appelée habanera, qui marquera profondément les premiers compositeurs de ragtime et de blues.Comme le souligne Delannoy, l'histoire du métissage de la musique afro-cubaine avec le jazz et ses rejetons populaires (rythm and blues, voire rock'n'roll et musique pop) est intimement liée aux rapports tumultueux qu'entretiennent les États-Unis avec l'île ibérique qu'ils ont d'abord soutenue dans sa volonté d'émancipation du joug espagnol, occupée militairement (et corrompue par le fait même) et enfin mise en quarantaine pour les raisons que l'on sait.Du reste, au lendemain de la résolution de la bataille juridique sur la garde d'Elian Gonzalez, on s'étonne à peine de ces anecdotes de Delannoy sur le fort sentiment anticastriste, entretenu en partie par la diaspora américano-cubaine.« Alors qu'il vivait encore à La Havane, le pianiste Gonzalo Rubalcaba était interdit de séjour à Miami et, lorsqu'il se présenta pour un concert, la communauté cubaine en exil lui refusa violemment l'accès au piano.» Dire qu'on croyait naïvement que la musique adoucissait les moeurs ! Musicologue et auteur d'une biographie du saxophoniste Lester Young, Delannoy connaît et maîtrise son sujet.Son plus grand mérite est cependant de faire partager au lecteur son érudition et sa passion en évitant d'user d'un jargon incompréhensible.Oserais-je vous recommander d'accompagner la lecture de cet ouvrage du dernier CD de Chucho Valdès.Et tant qu'à faire, un petit rhum and coke avec ça ?Cuba est également le théâtre du plus récent roman de l'Américain Dan Simmons, ce caméléon de l'écriture qui, d'un livre à l'autre, confirme sa réputation de virtuose de la littérature populaire tous genres confondus.Après des succès phénoménaux dans le domaine de la science-fiction (la série Hypérion) et de l'épouvante (L'Échiquier du mal), Simmons signe, avec Les Forbans de Cuba, un formidable thriller qui flirte avec la fresque historique et la biographie romancée.Apprenant le suicide d'Ernest Hemingway, le narrateur Joe Lucas se remémore ses aventures vécues avec Papa à Cuba au début des années quarante.Agent du FBI, Lucas a été chargé par le grand patron, l'infâme Edgar J.Hoover luimême, d'espionner les activités insolites du célèbre écrivain, soupçonné de sympathies gauchistes depuis sa participation à la guerre d'Espagne.Alors qu'il séjourne avec son épouse dans son île fétiche, à cette époque sous domination étasunienne, le romancier désoeuvré s'est mis en tête de monter un groupe de contre-espionnage amateur pour traquer les sous-marins allemands qui, selon lui, infestent la mer des Caraïbes.Lui qui n'a jamais lu une ligne d'Hemingway, Lucas cédera au charme de ce solide buveur, cabotin et imbu de luimême, ce poseur égocentrique et néanmoins attachant.D'autant plus que Papa ne criait apparemment pas au loup sans raison : même si le capitaine du Pilar ne réussit pas à harponner de sous-marin nazi, il mettra néanmoins au jour un nid d'espions, dont les plus dangereux ne sont pas forcément au service du IIIe Reich.Inspiré d'événements véridiques connus depuis peu (les dossiers de Hoover n'ont été rendus publics que tout récemment), Les Forbans de Cuba s'inscrit dans la grande tradition du roman d'aventures internationales à laquelle ont notamment contribué Eric Ambler, Graham Greene et même, dans une certaine mesure, Hemingway lui-même.Sur cette trame de film noir (on songe à Casablanca et, d'ailleurs, Ingrid Bergman nous fait la grâce d'une brève apparition), Simmons esquisse le portrait plus vrai que nature d'un Papa épris de danger et courant au-devant des situations où mettre à l'épreuve sa virilité, son courage et son sens de l'honneur.D'autre part, le tableau que l'auteur brosse de ce Cuba précastriste n'est pas étranger au charme de cet envoûtant roman.Et si la prose luxuriante de Simmons est à l'antipode de l'écriture concise et directe d'Hemingway, le bouquin n'en demeure pas moins hanté par l'esprit de l'auteur du Vieil homme et la mer.Une réussite sur toute la ligne, le livre parfait pour le hamac.Et un autre rhum and coke avec ça ?Caliente !, Luc Delannoy, Denoël X-Trême, 348 pages.Les Forbans de Cuba, Dan Simmons, Flammarion Imagine, 539 pages.Pour réagir à cette chronique : stanpean@hotmail.com Le programme du Dr Lamontagne e fait d'assumer la présidence du Collège des médecins n'empêche pas le Dr Yves Lamontagne de prendre position.Il n'hésite pas à se prononcer sur une foule de sujets, dont les rapports entre francophones et anglophones, le nationalisme, l'éducation et l'économie, mais, mieux, il a couché ses vues sur papier, dans un volume intitulé Et si le Québec, c'était la fierté, qu'il vient de publier chez Guy Saint-Jean Éditeur.Le Dr Lamontagne croit que les Québécois doivent cesser de se plaindre.Il prône un « nationalisme » positif, affirmant que les Québécois, possédant le meilleur de deux mondes : la joie de vivre latine et l'efficacité nord-américaine, devraient profiter au maximum de ces atouts et s'ouvrir davantage aux autres plutôt que de se complaire à jouer le « rôle de victime dans un scénario dominantdominé ».Pour tout dire, le lecteur reste sur l'impression que le Dr Lamontagne, va tôt ou tard, faire le saut dans la politique et que le livre qu'il vient de publier constitue son programme.Et si le Québec, c'était la fierté, Yves Lamontagne, Guy Saint-Jean Éditeur, 111 pages (HHH).2845704 Le chevalier Buies esprit, quand il est habité par l'admiration, ne répugne pas à imaginer le retour à la vie de personnalités qui ont marqué leur temps, pour le meilleur ou pour le pire.Ainsi, que penserait, que dirait Lénine de l'immense désastre tramé par Staline et tant d'autres héritiers du petit père des peuples ?Plus près de nous, que penserait, que dirait Jésus des évêques qui, face au drame des enfants de Duplessis, s'en lavent les mains ?Arthur Buies n'a pas fondé d'église, si ce n'est celle qui proposait aux Canadiens français de se libérer de la tutelle du clergé, de s'intéresser aux sciences, aux arts et aux lettres, bref, de devenir enfin adultes.Une église ?Une secte à peine, si on peut qualifier ainsi la réunion de ceux qui avec lui ont animé les dîners et soirées de l'Institut canadien, au XXe siècle.Au nom de la vérité, dont la splendeur est bien connue, la hiérarchie catholique les a réduits au silence.L'influence réelle de Buies allait se manifester plus tard, bien après sa mort.C'est ce que soutient Micheline Morisset, qui dans Arthur Buies, chevalier errant, fait de lui un précurseur de la Révolution tranquille.On ne dira rien là-contre, encore que ladite révolution soit sous quelques rapports en deçà des ambitions du célèbre pamphlétaire.En l'absence d'une grande biographie d'Arthur Buies, le récit de Mme Morisset mérite qu'on y jette une coup d'oeil, après avoir tendu l'oreille.Ces textes, qu'enrichissent de nombreux extraits des oeuvres de Buies, ont en effet été diffusés par la Société Radio-Canada, qui en passant ne fut pas étrangère non plus, en des temps meilleurs, à l'avènement de la Révolution tranquille.L'auteur a imaginé dix journées dans la vie de Buies, à l'automne 1995.On le rencontre d'abord à Rimouski où, Montréalais de naissance, il avait eu ses habitudes, élevé là par ses grand-tantes, seigneuresses du lieu.Le vieil homme \u2014 on suppose qu'il a l'âge de sa mort, soixante et un ans \u2014 y cherche, tout naturellement, les images et paysages de son enfance.Il découvre sans doute ce que tait pudiquement Mme Morisset, une large promenade riveraine affligée de ces monstruosités du commerce qui défigurent toutes nos villes, dès que leurs citoyens se croient devenus modernes.Son regard se porte plutôt vers le fleuve, qu'il contemple avec émotion.Par définition, les promeneurs solitaires rêvent beaucoup et causent peu, Rousseau excepté.Il fallait donc que Buies rencontrât quelqu'un.C'est une jeune femme, elle se nomme Geneviève et il semble bien qu'il vaille la peine de ressusciter si c'est pour faire une aussi aimable rencontre.Pas trop brave ni savante, Geneviève fait de son mieux pour instruire le singulier revenant des usages de ce temps.Buies, qu'on imaginerait plus impulsif, est d'une extrême discrétion.Un décalage horaire de près d'un siècle, on en conviendra, ce n'est pas rien.La narratrice fait de son mieux pour susciter une amitié qui ait l'air naturelle, et c'est de ce rapport privilégié qu'on attend des moments qui témoigneraient de la verve et de la passion de Buies.En vain.La connaissance de l'oeuvre, qui est incontestable, et la bonne volonté ne suffisent pas à donner vie à ce Buies deuxième manière, qui n'a plus rien de la verve du premier.Il a sans doute tout dit en son temps et il ne se commettra, favorablement et bien timidement, qu'à propos du référendum qui se déroule sous ses yeux.Le détour forcé n'abusera personne : le oui est bien celui de Geneviève, ou de l'auteur.Ni roman ni essai, le livre de Micheline Morisset est un hommage qui ne parvient pas à s'exprimer convenablement.Un passage, extrait de la cinquième journée, est révélateur des difficultés auxquelles fait face l'auteur : Si l'aveu est touchant, il ne suffit pas à justifier le ton emphatique qu'emprunte trop souvent l'auteur.Et on se demande ce que peut comprendre Buies, qui n'a jamais publié un poème, du discours poétique censé décrire la situation de mère célibataire de Geneviève.Malgré ces faiblesses \u2014 et une déplorable révision du manuscrit \u2014 l'ouvrage de Mme Morisset a le mérite de rappeler aux Québécois d'aujourd'hui l'existence au dix-neuvième siècle d'une oeuvre journalistique et littéraire de grande valeur, qui n'a pas tout perdu de son actualité.Arthur Buies, Chevalier errant, Micheline Morisset, Nota bene et Société Radio- Canada, 212 pages (HH).regimartel@sympatico.ca 7LP0801B0709 B8 _ DIMANCHE - arts 7LP0801B0709 ZALLCALL 67 11:54:57 07/09/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 Passer du roman au cinéma our Bret Easton Ellis, romancier et scénariste, American Psycho est avant tout la métaphore d'une société fascinée par l'argent.Un roman-concept qu'il juge inadaptable à l'écran.Le magazine Le nouveau Cinéma en a parlé avec lui.\u2014 Votre roman American Psycho a été adapté au cinéma.\u2014 Oui.Et ce n'est pas une réussite ! Mais à la décharge de Mary Harron, la réalisatrice, je dirais qu'adapter American Psycho était une gageure.Tout simplement parce que c'est un livre dépourvu d'intrigue.Il n'y a aucun fil conducteur, rien à quoi se raccrocher, si ce n'est les pulsions meurtrières du héros, Patrick Bateman, un yuppie dont le hobby est de découper des femmes en rondelles.Le livre se présente comme son journal intime.\u2014 Vous-même avez tenté de tirer un scénario de votre livre, sans succès.\u2014 Exact.Je m'étais dit que puisque j'étais l'auteur du bouquin, j'étais peut-être le mieux placé pour l'adapter au cinéma.Je me suis attelé à la tâche avec David Cronenberg, mais nous ne partagions pas la même vision du livre.De toutes manières, je suis parvenu à la certitude que si l'on reste trop proche d'un bouquin, ce sera difficile d'en tirer un bon scénario.En ce moment même, je suis en train de plancher sur l'adaptation de Scary Kisses, un roman de Brad Gooch.Ce dernier m'a dit : « Allez-y, je vous en prie.Moi, je me planterais.D'ailleurs, je pense que, vous aussi, vous allez vous planter ! » \u2014 Vous écrivez beaucoup de scénarios ?\u2014 Oui, mais je ne roule pas pour les gros studios.Je fais ça pour très peu ou pas d'argent.Uniquement parce que c'est un truc qui m'apaise, entre deux romans.Ça me vide la tête.\u2014 Dans Glamorama, vous vous en prenez aux stars de cinéma.\u2014 Oui.Et aux mannequins, également.J'ai commencé à écrire Glamorama en décembre 1989, en réaction à l'essor des top models.On quittait les années 80 et le culte de l'argent pour les années 90 et le culte de la célébrité.Et puis il faut dire que j'étais très agacé par les gens de ma génération, par cette vanité, ce narcissisme, cette obsession ridicule d'être hype, d'être cool.Cet agacement a fini par donner naissance à Victor Ward, le héros du roman, qui est mannequin et patron de boîte de nuit.Bret Easton Ellis James Gray Ricky Martin intime \u2014 Quel a été votre point de départ pour l'écriture de The Yards ?Je tenais absolument à faire un film aussi personnel que Little Odessa.Pour cela, rien de tel que de se fonder sur sa propre expérience.À New York où j'ai grandi, mon père dirigeait une entreprise qui fabriquait des rames de métro.Le film est né des souvenirs que j'ai de lui négociant avec les représentants de la municipalité, avec pour toile de fond toute la corruption urbaine habituelle qui existe dans ce genre d'affaires.À partir de là, j'ai essayé de construire un drame social qui se situerait plutôt dans la tradition de Rocco et ses frères, de Visconti, qui est l'un de mes films préférés.J'ai pensé aussi à Sur les quais, de Kazan, même si ce film véhicule une idée du monde franchement simpliste, avec une morale stupide du genre : il faut faire ce qui est bien et ne pas faire ce qui est mal.J'ai été très soucieux dans The Yards d'éviter ce genre de clichés.Studio icky Martin, qui triomphe une autre fois avec son dernier disque Private Emotion, a ouvert son coeur au magazine Enquirer au cours d'une séance de questionsréponses.Voici un peu ce que ça donne.\u2014 Te rappelles-tu de ton premier baiser \u2014 Oui, très mouillé à l'âge de 12-13 ans.\u2014 Qu'est-ce qui t'attire le plus chez les femmes ?\u2014 Les jambes.\u2014 Quelle partie de ton corps préfèrestu \u2014 Mes mains.\u2014 Dois-tu toujours surveiller ton alimentation \u2014 Je mange de tout, toutes sortes de mets express.J'engouffre des choses insensées.Mais rien ne vaut une bonne tablette de chocolat ! Espèce menacée n Tori Spelling a organisé pour le 29e anniversaire de son fiancé Vincent Young une fête qui devait être mémorable.Mais les choses tournèrent au vinaigre lorsqu'on leur servit au nouveau restaurant branché de Hollywood, le Linq, un achigan de mer chilien.Le héros de la fête s'exclama : « Je ne peux pas croire que vous serviez un poisson dont l'espèce est en voie de disparition ! » Le ton baissa un peu après que le serveur eut assuré les convives qu'il ne s'agissait pas vraiment d'un achigan chilien, et Tori acquitta sans rechigner l'addition de la soirée.Le job d'un été n Fort de ses deux oscars, Kevin Spacey entend bien jouer autres choses que des vilains ou des rôles de composition.Il lorgne du côté des rôles de séducteur habituellement offerts à Mel Gibson ou Kevin Costner.Il sait bien qu'il n'a pas l'air d'un Don Juan, mais il se donne l'été pour raffiner son look.Un nouveau Voile n Nicole Kidman devrait bientôt tourner en Australie sous la direction de Gillian Armstrong, The Painted Veil, un roman de Somerset Maugham déjà adapté au cinéma en 1934 avec Greta Garbo ( Le Voile des illusions ).Elle incarnera une jeune Anglaise qui épouse un scientifique coincé ( Edward Norton ) pour échapper à sa famille.E X P R E S S n Les amis de Jim Carrey ne le reconnaissent plus depuis qu'il vit avec Renee Zellweger ; il a perdu tout son pétillant, il est devenu terne.La raison ?Il mettait Renee dans l'embarras avec ses « folies » et elle lui a demandé d'en rabattre un peu.Billy Bob Thornton semble suivre un régime assez original ; que des mets orangés.On l'a vu au Sunset Marquis de Los Angeles attablé devant un plat uniquement composé de papaye, de citrouille et de carottes.La recette de Sandra Bullock pour garder la ligne ?Manger très-très lentement.Elle finit toujours ses repas 10-15 minutes après les autres.Lorsqu'il doit séjourner à l'hôtel, Russell Crowe ( Le Gladiateur ) apporte toujours ses propres draps de coton égyptien.Nick Casavetes mettra en scène John Q, un drame familial sur un enfant qui a besoin d'une greffe du coeur.Le projet intéresse Dustin Hoffman et Liam Neeson.SOURCES : Globe, Le Nouveau Cinéma, Studio, Star Ricky Martin Être sous la coupe de quelqu'un On sait ce qu'est couper les cartes : diviser le paquet en deux.Ce geste détermine l'ordre dans lequel elles seront distribuées dans le jeu.Aujourd'hui simple routine, rappelle Claude Duneton dans La Puce à l'oreille, on lui accordait autrefois une valeur quasi magique dans la fixation du sort.Au point que le joueur qui se trouvait placé immédiatement après le coupeur se considérait comme sous son influence directe, dans une dépendance qu'il redoutait.Je n'aime pas faire concourir mes films.Il y a bien assez de compétition comme ça avec le nombre d'entrées en salles.Et je vous jure que ce n'est pas par peur que le film soit mal accueilli.Non, pour moi, c'est comme ne pas vouloir aller à la guerre.Pedro Almodovar On vient me chercher en voiture pour m'emmener sur le tournage.Je suis invitée dans les soirées, c'est agréable et flatteur.La représentation fait partie du métier d'actrice, et je suis très contente de le faire.Je pourrais vous dire : « Je prends le métro, je fais mon marché.» Et alors, qu'est-ce que ça prouve ?Bien sûr, je fais mes courses et je prends le métro, mais ça ne me semble pas une preuve de normalité suprême.Virginie Ledoyen Vous pensez que je me fais trop payer ?Si les cinéastes ont peur de mon image, de mon statut, tant pis pour eux.Ça ne les empêcherait pas de faire un bon film, et en plus ça leur permettrait de mieux le vendre, notamment à l'étranger.S'ils préfèrent rester dans l'ombre, tant pis.Sophie Marceau Plus d'un million de jeunes à la Love Parade de Berlin Agence France-Presse BERLIN Marée humaine, rythmes électroniques assourdissants : 1,3 million de jeunes dansaient hier après-midi dans les rues de Berlin transformées en Mecque de la techno, à l'occasion de la douzième Love Parade.Ce « Woodstock de la techno », selon les chiffres fournis par les organisateurs, est cependant resté en deçà du record de l'an passé, où la manifestation avait réuni un million et demi de fans.La société Berliner Tourismus Marketing avançait pour sa part un total de 1,7 million de participants.Des chiffres toutefois difficiles à vérifier.Dès le début de l'après-midi, l'Avenue du 17 juin, une des plus grandes artères de la ville, était noire de monde, malgré une météo hésitante, un épais manteau nuageux et des températures plutôt frisquettes pour la saison (à peine 20 degrés).Mais qu'importe quand « on vient faire la fête », dit Mandy, une Allemande de 19 ans.« Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à se frayer un chemin dans le défilé, tellement la foule est compacte.» Deux cortèges se sont ébranlés aux extrémités de l'Avenue du 17 juin, qui traverse l'immense parc du Tiergarten, au centre de la capitale allemande.Bardés de sifflets et arborant les couleurs les plus excentriques, des « technophiles » venus du monde entier ont dansé derrière 53 semiremorques chargés de haut-parleurs et occupés par 250 disc-jockeys d'horizons très divers (États- Unis, Russie, Israël, Argentine).Ces discothèques ambulantes progressaient lentement au milieu d'une marée humaine aux cris et sifflets ininterrompus.Pour aller d'un bout à l'autre du cortège, de nombreux jeunes faisaient la navette en métro.« Avec la musique techno, on peut vraiment se laisser aller », dit Marc, un Allemand de 21 ans.Les ravers (fans de techo) ont afflué de toute l'Allemagne \u2014 350.000 participants ont été acheminés par 66 trains spéciaux de la compagnie des chemins de fer allemands \u2014 et de nombreux pays voisins (France, Suisse, Pays-Bas, Pologne), acheminés par des centaines de cars.Certains sont venus de plus loin, tel ce jeune Néo-Zélandais ravi de se fondre dans le décor de la Love Parade.Tous les attributs de la mode techno et les accoutrements les plus sexys étaient au rendezvous : cheveux roses, violets ou verts, barbichettes bleues, mini-jupes ou petites culottes fluo, motifs à base de tournesol.Vingt-trois personnes en possession de drogues, notamment d'ecstasy, ont été arrêtées par la police et d'autres participants victimes de malaise pendant la fête ont été transportés à l'hôpital.Au-dessus de la foule, deux dirigeables publicitaires sont venus rappeler que la Love Parade, dont le slogan cette année est « One World, One Love Parade », est aussi une affaire commerciale, avec de gros contrats à la clé (droits de retransmission télévisée, publicité, boissons et nourriture).Pour protester contre cette commercialisation à outrance, quelques centaines de puristes de la techno participaient comme l'an passé à la « Fuck Parade », défilant sur la Friedrichstrasse, une longue avenue traversant le coeur de Berlinest et rejoignant l'avenue Unter den Linden, les Champs-Élysées berlinois.« La Love Parade c'est une foule trop compacte et une fête devenue trop commerciale », résume Evelyn, une Allemande d'une trentaine d'année.Dans la soirée, les ravers devraient converger vers la Colonne de la Victoire, au milieu de l'Avenue du 17 juin, pour un grand rassemblement lors duquel l'organisateur de la Love Parade, le «Dr Motte », 40 ans, s'adressera à la foule.La fête devrait se poursuivre tout au long de la nuit dans les clubs de la capitale allemande, l'un des fiefs mondiaux de la musique électronique.PHOTO REUTER Plus d'un million de jeunes amateurs de rave ont participé au défilé de l'Amour, hier à Berlin, dans le cadre du festival annuel de musique techno. 7LPO901B0709 B9 _ DIMANCHE - arts 7LPO901B0709 ZALLCALL 67 11:55:15 07/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 B 9 Une nuit mouvementée avec Harry.SONIA SARFATI J.K.Rowling n'a pas menti.Dans son quatrième roman, Harry Potter and the Goblet of Fire, lancé hier en très (trop?) grande pompe au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, le jeune magicien maintenant âgé de 14 ans assiste à la Coupe du monde de Quidditch (pour les non-initiés: sport d'équipe joué avec quatre balles, où s'affrontent des joueurs montés sur des balais volants); il voit mourir l'un des personnages récurrents de la série; et il s'intéresse aux filles en général, à une en particulier.Pas question toutefois de dévoiler l'identité de la victime de Voldemort ni de celle pour qui bat le coeur de Harry Potter, par crainte de représailles \u2014 pas de la part des éditeurs, qui ont terminé l'opération «marketing et musellement », mais de celle des fans qui ne pourraient s'empêcher de lire ces lignes pour ensuite, fort injustement d'ailleurs, en vouloir à leur auteure.Laquelle, après avoir lancé l'idée il y a quelques semaines (avec beaucoup de légèreté et de naïveté), a en effet passé la nuit avec Harry pour pouvoir en rendre compte aujourd'hui.Et c'était comment?C'était bien.C'était même jouissif pendant les préliminaires et cela s'est terminé par un feu d'artifice.Entre les deux par contre, des moments plus lents, moins haletants.Des longueurs, diront certains.Des pauses, affirmeront d'autres.Chose certaine, en décidant entre autres de s'attarder sur les premiers émois amoureux de Harry Potter (il doit se trouver une partenaire pour un bal, n'ose pas demander à on-ne-dira-pas-qui pour finalement se décider.mais trop tard), J.K.Rowling a aussi fait le choix, peut-être pour ménager les plus jeunes de ses lecteurs (qu'elle met à l'épreuve en leur offrant une brique deux fois plus grosse que les précédentes: pas sûr qu'ils suivent tous), de ne pas tenir sur 636 pages l'ambiance oppressante et l'intensité dramatique des première et troisième parties du roman.Lesquelles sont très sombres (ça aussi, la romancière l'avait dit) et d'un percutant, d'une efficacité à enchaîner un lecteur même aux petites heures du matin.Ainsi, contrairement aux trois romans précédents, Harry Potter and the Goblet of Fire, ne commence pas chez les infâmes Dursley \u2014 l'oncle, la tante et le cousin de Harry, «muggles» (non-sorciers, quoi!) qui s'occupent du jeune magicien depuis la mort de ses parents \u2014 mais à 200 milles de là.Dans une maison délabrée où, comprend- on bientôt, l'infâme Voldemort, sorcier renégat et incarnation du Mal, est en train de reprendre des forces.De reprendre forme.Lui qui, il y a 13 ans, a tout perdu \u2014 sauf la haine \u2014 quand il s'est attaqué à James et Lily Potter, et à leur petit Harry.Les premières pages du récit n'ont donc pas le côté enfantin et naïf de celles de Harry Potter and the Sorcerer's Stone, Harry Potter and the Chamber of Secret et Harry Potter and the Prisonner of Azkaban.On passe directement aux choses sérieuses.Et on poursuit avec plusieurs scènes-chocs: la manifestation des Death Eaters après la Coupe du monde de Quidditch, suivie de l'apparition de la monstrueuse marque de Voldemort; puis, l'annonce de la tenue, à Hogwarts (l'école de sorcellerie, Poudlard en traduction française), du dangereux Triwizard Tournament.Un tournoi mettant aux prises les champions de trois écoles qui, choisis par «la coupe de feu», doivent subir trois épreuves de magie avancée.Une idée de la difficulté de la chose?Ledit tournoi n'a pas eu lieu depuis un siècle: trop de jeunes sorciers y ont trouvé la mort.Pour éviter cela, il ne sera cette fois-ci ouvert qu'aux élèves de 17 ans et plus.Or quelqu'un a mis dans la coupe le nom de Harry.Qui n'a que 14 ans.Et qui sera sélectionné.Suivent les épreuves.Les amourettes.Les disputes entre copains (Ron, Hermione, Hagrid et compagnie sont bien sûr là).Les mesquineries des ennemis (l'affreux Draco Malfoy et ses sbires, incontournables).Le tout menant à l'affrontement ultime \u2014 pour cette fois-ci (il y en aura d'autres, The Goblet of Fire étant le quatrième de sept volets): l'adolescent fera face à Voldemort.Avec l'issue que l'on n'imagine pas.Car J.K.Rowling manie l'art de l'imprévisible et du rebondissement avec une dextérité rarement égalée.Elle est aussi capable de rendre crédible, tangible presque, le monde qu'elle a imaginé.Elle en avait déjà fait la preuve.Elle remet ça ici.Les «pottermaniaques» ne lui en voudront pas, bien au contraire: des heures de plaisir les attendent.En tout cas, ceux qui peuvent plonger, en version originale, dans ce nouveau bain de magie.Les autres, ceux qui ne lisent pas l'anglais, devront patienter jusqu'à la fin du mois d'octobre.Gallimard (qui a présentement vendu au Québec quelque 60 000 exemplaires des trois premiers titres, tous formats confondus) lancera alors le quatrième Harry Potter, en traduction française.On en reparlera à ce moment-là.Peutêtre même avant.Ah, Harry.PHOTO AP Cette jeune fille a acheté pas moins de neuf exemplaires du livre recherché dans une librairie de Cambridge, au Massachusetts, hier.L'auteure stupéfaite Agence France-Presse LONDRES Jeanne Rowling, l'auteur des aventures d'Harry Potter, saga littéraire pour enfants au succès planétaire, s'est déclarée hier « stupéfaite » par le battage fait autour de la sortie de son dernier ouvrage, le tome quatre de la série.J.K.Rowling dont le héros \u2014 un orphelin découvrant à onze ans qu'il est doué de pouvoirs magiques \u2014 a été accueillie avec enthousiasme par des centaines de jeunes fans lors de son apparition à la gare de King Cross, dans le centre de Londres, pour une séance de dédicaces.« J'ai écrit ce livre pour moi, c'est un peu un choc et je suis stupéfaite », a déclaré l'écrivain en ajoutant que ce dernier mot était bien trop faible pour exprimer ce qu'elle ressentait.Les jeunes fans se sont précipités sur le tome quatre de la saga, « Harry Potter and the Goblet of Fire » (Harry Potter et le gobelet de feu).qui avait été mis en vente vendredi à partir de minuit.Le premier volume des aventures d'Harry Potter avait été publié en 1998, et d'abord tiré à 50 000 exemplaires.Traduits en plus de 30 langues, les trois premiers volumes ont depuis été vendus à 35 millions d'exemplaires.L'auteur a annoncé que la saga compterait sept volumes.Des milliers d'Américains se sont aussi précipités à minuit vendredi dans les librairies restées spécialement ouvertes, pour acheter le nouveau volume des aventures d'Harry Potter.A Washington, de nombreuses librairies étaient ouvertes passés les douze coups de minuit.Une foule joyeuse d'enfants et d'adultes patientait, parfois dans la rue, pour acheter « the Goblet of fire », ouvrage de 734 pages imprimé à 3,8 millions d'exemplaires, un record absolu aux États-Unis pour une première impression.Certains enfants étaient venus déguisés en Harry Potter et portaient lunettes, cape et fausse cicatrice sur le front.FILL 167 7LP1001B0709 B10 _ DIMANCHE - arts 7LP1001B0709 ZALLCALL 67 11:52:18 07/09/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial 3.00$.: 16h45.A CLOCKWORK ORANGE Cinéma du Parc (1): 22h.BOYS DON'T CRY Cinéma du Parc: 21h45.LE SAINT Cinémathèque québécoise: 19h30.DR.STRANGELOVE Cinéma du Parc: 20h.DAS BOOT Cinéma du Parc: 18h45.GRASS Cinéma du Parc: 18h45.HIGH FIDELITY Cinéma Impérial: 19h.KADOSH Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 14h30, 16h45, 19h15, 21h30.KEEPING THE FAITH Cinéma du Parc: 16h20.LE MAÎTRE-NAGEUR Cinémathèque québecoise: 19h.MAGNOLIA Cinéma du Parc: 16h30.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.RENDEZ-VOUS DE JUILLET Cinémathèque québécoise: 21h.SEX PISTOLS (THE): THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini): 21h45.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 17h, 19h, 21h.SUNSHINE Cinéma du Parc: 15h.U-571 Cinéma Impérial 3,00$: 21h20.VIRGIN SUICIDE Cinéma du Parc: 18h15, 20h10.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Jill Rothberg, flûtiste.ÉGLISE SAINT-NOM-DE-JÉSUS (4215, Adam) Dim., 15 h 30, Gaston Arel et Lucienne L'Heureux, organistes.THÉÂTRE DE VERDURE (Parc Lafontaine) Dim., 19 h 30, Orchestre Métropolitain.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Festival international de Lanaudière AMPHITHÉÂTRE Dim., 14 h 30, Ensemble international de Saxophones, dir.Jean-Marie Londeix, et Nouvel Ensemble Moderne, dir.Lorraine Vaillancourt.Marcel, Morel, Serocki, Rossé, Donatoni, Matitia.Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS Les Jumeaux vénitiens, comédie de Carlo Goldoni.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Yves Jacques, Carl Béchard, Yvan Benoit, Stéphane Brulotte, Marie Charlebois, Henri Chassé, Benoît Girard, Roger La Rue, Vitali Makarov, Roberto Medile, Renaud Paradis, Pierrette Robitaille, Christian Vézina et Isabelle Vincent: 20h, sauf dim.et lun.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Pop-Corn, de Ben Elton.Trad.de René Gingras.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Guy Nadon, Emmanuel Bilodeau, Suzanne Lemoine, Maude Guérin, Anne Bédard, Benoît Dagenais, Audrey Demers, Catherine Florent et Luc Chapdelaine: 20h.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.et mar.LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Du 6 au 10 juillet.Michel Boujenah (humour): 20h.CABARET (2111, St-Laurent) Sylvain Larocque (humour): 21h.Zone interdite 3: 23h.Relâche dim.et lun.Jusqu'au 23 juillet.SALLE PIERRE-MERCURE (300, De Maisonneuve) Gumboots: 20h.Relâche le lun.Jusqu'au 30 juillet.MONUMENT NATIONAL (1182 St-Laurent) Symphonie Fantastique: 19h30.Du 10 au 30 juillet.Anthony Kavanagh: 20h.Du 10 au 15 juillet.LA PLACE À COTÉ (4571, Papineau) Axel Fisch Quartet: 20h L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Carolyn Brackett en solo: 15h; Chinese Cookies: 18h; Troïka: 22h.ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Beat in Fraction: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip et Tim: 22h.LE LAURIER (5141, St-Denis) Jam Session: 22h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Nick Payne et Rick Weston: 22h.JAILHOUSE ROCKS (30, Mont-Royal O.) All Star Softball et Kerozen: 21h BLEU ET NOIR (812, Rachel E.) Necrotic Mutation et Atheretic: 21h.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Procrastinos: 22h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Jeff Johnston: 21h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Mario Fredette et Daniel Blouin: 22h.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Wicked Access: dès 22h.KARINA (1455, Crescent) Adam Broughton and The Mile High Club: 21h30. 7LP1101B0709 B11 _ DIMANCHE - arts 7LP1101B0709 ZALLCALL 67 01:07:43 07/09/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 JUILLET 2000 B 11 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A LA PAPAUTÉ 1 Le 13 mai 1981, le pape Jean-Paul II est atteint par un projectile d'arme à feu.Qui est l'auteur de cet attentat ?2 Quel est le nom du premier pape au nom double 3 Le 12 février 1931, le Pape XI inaugure par son F URSS 1 Quel homme d'État russe était chef du KGB sous Staline ?2 Quel était le nom de la dynastie du dernier Tsar de Russie ?3 À Moscou, quel grand magasin est situé près de la Place Rouge ?4 Que produisait les champs de Bakou ?5 Qui était le principal ingénieur du programme spatial soviétique ?discours en latin, l'outil de communication le plus important au Vatican.De quel outil s'agit-il ?4 Quel empereur devait être couronné par le Pape Pie VII ?5 Quel pape du 9e siècle fut jugé en présence de son cadavre ?G RESTAURANTS 1 Dans un restaurant comment se nomme celui qui est responsable de la carte des vins ?2 Quel financier lança la chaîne de Restaurant Mc Donald ?3 Quel restaurant A deli @ montréalais est situé sur la rue St-Laurent depuis sa création ?4 Quel nom portait l'ancien restaurant du Eaton centre- ville ?5 Quels restaurants sont situés à l'Assemblé nationale Vulgarisateur québécois.H LE MÉTRO 1 En quelle année fut inauguré le métro de Montréal 2 Quelle est la couleur qui rejoint la station Berri à Longueuil ?3 Quelle station de Métro est décorée par une fresque racontant la rébellion de 1837 ?4 Quelle compagnie fabrique les wagons du Métro de Montréal ?5 Lorsque le Métro de Montréal a été inauguré à quel rang se situait alors Montréal ?B ASSOCIATIONS La musique de film Associez le film au compositeur de la musique.A - John Williams 1 - 8 et demi B - Nino Rota 2 - Le Temps des gitans C - Goran Bregovic 3 - Le Capitaine Crochet E SCIENCES 1 Avant de s'appeler Quèbec Science, quel était le nom de ce magazine ?2 Quel vulgarisateur québécois reçut le prix Kalinga de l'UNESCO en 1977 ?3 Qui fonda le Jardin Botanique de Montréal ?4 Quel scientifique québécois mit sur pied un laboratoire de microbiologie ?5 Que signifie le sigle ACFAS C RENÉ LÉVESQUE 1 Avant de se présenter comme candidat libéral, pour quelle société d'état René Lévesque avait-t-il travaillé ?2 Dans quelle circonscription électoral, René Lévesque s'est-il fait élire la première fois ?3 Quel grand projet fit de Lévesque un des acteurs majeurs de la Révolution tranquille ?4 Suite à son départ du Parti libéral, quel mouvement fut fondé par René Lévesque ?5 Qui fut la dernière épouse de René Lévesque ?D FOOTBALL QUÉBÉCOIS 1 Qui est l'actuel entraîneur du Rouge et Or de l'Université Laval ?2 Outre les Alouettes, quelles sont les deux équipes qui ont représenté Montréal dans une ligue de football ?3 Comment se nomme l'équipe de football de l'Université Mc Gill ?4 Quel stade de football est situé dans l'est de Montréal 5 Comment se nomme la coupe qui récompense la meilleure équipe collégiale ?Entraîneur du Rouge et Or SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES EN BREF Les tombes de deux rockers profanées n Les tombes de deux membres du groupe de rock Lynyrd Skynyrd ont récemment été la cible d'actes de vandalisme, selon les autorités du Comté de Clay en Floride.La police a découvert jeudi dernier au Jacksonville Memory Gardens les tombes endommagées de Ronnie Van Zant et Steve Gaines, morts dans l'accident d'avion à bord duquel se trouvait le groupe le 20 octobre 1977.Les restes de Van Zant semblent intacts, selon une porte-parole des autorités.Mais ceux de Gaines, qui avait été incinéré, ont été renversés et recouverts.Un groupe d'anciens délinquants devant 100 000 spectateurs n Un groupe de rap, composé d'anciens délinquants et financé par l'organisation caritative du Prince de Galles, doit donner son premier grand concert, à Londres devant.100 000 fans lors d'une grande manifestation annuelle à Hyde Park.Le groupe, composé de quatre anciens délinquants, interprétera son titre « Yes You Can », un message destiné à encourager d'autres jeunes. La Presse 9 juillet 2000 Page B12 manquante "]
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