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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-07-19, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0102A0719 UNE-MERCREDI-19 juillet 3LP0101A0719 ZALLCALL 67 01:03:43 07/19/00 B 1 3 4 6 R MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 P 116e ANNÉE, NO 265, 72 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ PHOTO CP Des policiers et secouristes assistent les victimes de l'accident impliquant une camionnette de la compagnie Essor Travel survenu lundi sur l'autoroute 401.Essor Travel est sous enquête L'entreprise montréalaise impliquée dans l'accident mortel de la 401 est soupçonnée de transport illégal MARTIN VALLIÈRES et HUGO DUMAS À la suite d'allégations de transport illégal de passagers entre Montréal et Toronto, le Bureau du transport routier de l'Ontario avait déjà ouvert une enquête sur Essor Travel, l'entreprise impliquée dans l'accident qui a fait cinq victimes montréalaises et 10 blessés sur l'autoroute 401.Vérification faite par La Presse auprès de la Commission des transports du Québec, Essor Travel est absente des registres des permis obligatoires pour l'exploitation commerciale d'un véhicule pouvant transporter neuf passagers ou plus.Essor Travel a aussi omis depuis mai 1999 de renouveler son inscription au registre des entreprises du bureau de l'inspecteur des institutions financières du Québec, a-t-on signalé à la Commission des transports.Vers 19 h lundi, une camionnette Ford Club bleue d'Essor Travel a effectué, pour des raisons encore nébuleuses, plusieurs tonneaux sur une portion droite et plane de l'autoroute 401, près de Prescott, indique l'agent Sandra Barr, de la Police provinciale de l'Ontario (OPP).À ce moment, le ciel était clair et il ne pleuvait pas.Le véhicule immatriculé au Québec, qui roulait vers Montréal, a traversé le terre-plein et s'est renversé dans les voies du côté ouest.Plusieurs passagers ont été brutalement éjectés de la camionnette.Stacey Azzoparde, 10 ans, sa grand-mère Trinidad Garcia, 69 ans, toutes deux de Montréal, Babubhai Patel, 69 ans, de Saint-Laurent, ainsi que deux autres Montréalais dont les noms n'ont pas été dévoilés, ont péri dans l'accident, qui s'est produit à mi-chemin entre Kingston et Cornwall.Donna Mullins, 24 ans, de North York, et Ajoy Das, de Toronto, reposaient toujours dans un état critique, hier soir, respectivement à l'Hôpital général de Kingston et à l'Hôpital général d'Ottawa.Huit autres résidants de l'île de Montréal ont été blessés moins sérieusement dans l'accident.Le conducteur de la camionnette, Baljit Singh Bajwa, 18 ans, de Montréal, a obtenu son congé de l'hôpital hier.Mais comme cet accident est survenu sur une route ontarienne, c'est aux autorités routières de l'Ontario qu'il reviendra de donner Voir SANS PERMIS en A2 n Autres informations en page A3 Les négos butent sur Jérusalem Québec veut moins d'après AFP de services de police THURMONT (près de Camp David) L'Israélien Ehud Barak et le Palestinien Yasser Arafat s'apprêtaient mardi soir à passer une nouvelle nuit blanche à Camp David avec le président Bill Clinton pour tenter d'arracher un accord de paix.« Le président se tient à la disposition des dirigeants s'ils souhaitent lui parler.Je m'attends à d'autres entretiens », a déclaré le porte-parole de Bill Clinton, lors de son point presse à Thurmont, près de Camp David.Joe Lockhart a réaffirmé que le président américain quitterait ce matin les États-Unis pour le Japon où il doit participer à un sommet du G8 (les sept pays les plus industrialisés et la Russie).Il a indiqué que ce point presse pourrait être le dernier du sommet.Il a souligné qu'une décision de prolonger ou non le sommet serait prise dans le courant de la Voir LES NÉGOS en A2 MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le nombre de services de police au Québec pourrait passer de 135 à quelques dizaines seulement à la faveur de la refonte de la carte policière que le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, compte présenter à l'automne.C'est du moins ce que souhaite l'Association des directeurs de police du Québec, qui présentera en août des recommandations sollicitées par le ministre.L'Association vient de compléter une tournée de consultation de ses membres.« Logiquement, on peut penser, et ça ne prend pas un grand cours pour le comprendre, qu'il faudrait en arriver à quelques dizaines de services de police au Québec », estime le vice-président de l'ADPQ, Jean-Pierre Gariépy.« On est passés de 185 services en 1991 à 135.Mais là, ça prend un coup de barre, un virage pour repositionner les organisations policières.» À titre de directeur du Service de police de Laval, M.Gariépy prône même la création d'un grand service de police de 700 à 800 agents regroupant Laval et une quinzaine de municipalités de trois MRC de la couronne nord, entre Oka et Lachenaie.La police de Laval compte à elle seule 433 agents.En procédant à des regroupements, dit-il, on pourra se donner de meilleurs services sans augmenter les coûts.Il donne l'exemple du centre d'urgence 911 de Laval, qui dessert une population de 350 000 habitants avec 40 employés, et qui n'en aurait besoin que d'une quinzaine de plus pour couvrir 300 000 autres habitants de la couronne nord.« Je ne dis pas qu'on va Voir QUÉBEC en A2 PHOTO AP Des Palestiniens manifestent à Gaza en appui au président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.Rubriques Arts et spectacles .C4 à C7 - horaire télévision C6 - horaire spectacle C6 Bandes dessinées E7 Bridge D16 Carrières D3 à D5 Consommation E1 à E6 Décès D15 Économie D1 à D11 Éditorial B2 Êtes-vous observateur?.D11 Feuilleton E7 Horoscope D16 Le monde B3 et B4 Loteries A2 et A11 Mode C1 à C3 Mots croisés E7 et S10 Mot mystère E7 Petites annonces D11 - immobilier D11 et D12 - marchandises D12 - emplois D13 et D14 - automobile D14 et D16 - affaires D2 Politique B1 Vacances/voyage A15 MÉTÉO Ciel variable Max.21, min.14 cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net Autre drame après une intervention policière au poivre de Cayenne La menace de grève s'estompe Ottawa est en voie de relancer les négociations entre Air Canada et ses pilotes.La ministre du Travail, Claudette Bradshaw, a proposé hier aux parties de nommer un médiateur pour régler leur litige.La proposition a presque aussitôt reçu l'aval de la direction d'Air Canada et a été accueillie favorablement par le syndicat des pilotes, qui fera savoir officiellement aujourd'hui s'il l'accepte.Voir nos informations en page B1 ÉRIC TROTTIER Pour la deuxième fois en moins de trois jours, un individu agité et agressif est mort hier à la suite d'une intervention au poivre de Cayenne des policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).La Sûreté du Québec (SQ), qui enquête sur cette affaire, a confirmé hier soir que Sébastien Mc Nicoll, 26 ans, de Sainte-Julie, est décédé de ses blessures après avoir été aspergé de gaz poivre au cours d'une intervention policière qui rappelle étrangement un drame similaire survenu dimanche dans un appartement de la rue Papineau à Montréal, drame qui avait coûté la vie à Luc Aubert.Vers 4 h, hier matin, Mc Nicoll s'est présenté au 8595 boulevard Lacordaire, à Saint-Léonard.Selon un porte-parole de la SQ, Gilles Mitchell, l'homme frappe violemment à la porte de la maison et demande à entrer.Réveillés en sursaut, les deux occupants, inquiets de cette apparition nocturne, appellent la police et s'enfuient par une porte arrière.Ils se réfugient chez des parents, qui habitent tout près.Entre-temps, Mc Nicoll fracasse une fenêtre et pénètre dans la demeure.Vraisemblablement en proie à une crise de folie \u2014 ou surexcité par une surdose de drogue, selon une source proche des enquêteurs \u2014, il se met à tout casser à l'intérieur de la maison.« À l'arrivée des policiers, il s'était infligé de sérieuses blessures à la tête et au bras, sans doute en passant à travers la fenêtre qu'il avait brisée », a déclaré Gilles Mitchell, en précisant que l'homme saignait déjà abondamment.Est-il décédé de ces blessureslà ?Impossible de le savoir hier.Voir AUTRE DRAME en A2 n Autres informations en page A7 JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VAC ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES Permis du Québec En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes 1 sem.T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 888 302-6221 Consultez nos spéciaux Voyagez Royalement avec Forfaits tout inclus Cliquez Puerto Vallarta 0 $ www.multivoyages.com Cancun 2 $ Puerto Plata 0 $ Varadero $ Antigua 4 $ St-Martin 1 $ Nassau 8 $ Martinique 0 $ Guadeloupe 1 $ Jama.que 2 $ partir de Martinique Guadeloupe à partir de Paris réservez avant le 22 juil.et épargnez 100 O que vous soyez, Paris, Tahiti ou Chambly, effectuez vous-mme votre r.servation Taxes en sus 3LP0201A0719 DEUX-MERCREDI-19 juillet 3LP0201A0719 ZALLCALL 67 01:03:49 07/19/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 Suites de la une Sans permis, Essor Travel est sous enquête SANS PERMIS / Suite de la page A1 suite à toute enquête particulière, même si les victimes ont des adresses montréalaises.« Nos registres des permis de transport de passagers et autres sont des informations d'accès public que peuvent consulter les enquêteurs ontariens », a indiqué Gilles Tremblay, adjoint à la présidente de la Commission des transports.Au Bureau du transport routier de l'Ontario, Essor Travel fait partie d'un groupe d'une demi-douzaine de petites entreprises et d'individus qui sont sous enquête depuis le 19 juin, à la suite d'une plainte déposée par un gros transporteur par autocars, Trentway- Wagar, de Peterborough en Ontario.La plainte s'appuie sur des allégations de transport rémunéré de passagers sans possession de permis.Selon le secrétaire du bureau ontarien, Felix D'Mello, ces entreprises et individus sont soupçonnés de transporter illégalement des gens dans des fourgonnettes entre Toronto et Montréal, sur une base régulière.Ils recruteraient leur clientèle cible dans les communautés ethniques des deux villes, choisissant de préférence de nouveaux arrivants ou des visiteurs à la recherche d'un moyen de transport moins coûteux que le train ou l'autocar.« Ces transporteurs illégaux concentrent d'ailleurs leur publicité dans les médias ethniques, à Toronto notamment », a expliqué M.D'Mello, du Bureau du transport routier.Outre Essor Travel, la liste des entreprises sous enquête comprend des noms comme Ecoride, Auto Bus, Inter-City 1986, Express Line 2000 ainsi que Khela Sabiv Driving School.On retrouve aussi Andree Enrie Travel, India Travel and Tours, ainsi que des individus comme Andrei Nikolaev et Jose Manuel Ganerro.Cette liste comprend des adresses d'affaires montréalaises et torontoises qui ont été fournies par le plaignant, Trentway-Wagar, et que l'enquête du bureau ontarien doit authentifier.Dans le cas d'Essor Travel, l'adresse d'affaires qui a été fournie par le plaignant est située rue Saint-Hubert, à Montréal.Essor Travel est exploitée par un certain J.Singh, comme l'indique la carte d'affaires de la compagnie qui fait du « daily car pool » entre Toronto et Montréal.La Presse a tenté de contacter Essor Travel, mais à deux reprises, on nous a raccroché la ligne au nez.Selon un ami d'une des victimes de l'accident, Essor Travel chargeait une cinquantaine de dollars pour un aller-retour Montréal-Toronto.L'enquête du Bureau du transport routier doit durer encore quelques semaines afin de recueillir les preuves suffisantes pour des constats d'infraction et des amendes qui peuvent atteindre des milliers de dollars.Le fait que l'une des entreprises visées soit impliquée dans un accident aussi grave que de celui de la 401 ne devrait pas changer la suite de l'enquête, a expliqué M.D'Mello.« Notre juridiction concerne strictement l'application de la réglementation sur les permis requis pour le transport rémunéré de passagers en Ontario, et non les circonstances de l'accident », a-t-il dit.Fait particulier, le plaignant contre Essor Travel au Bureau du transport routier de l'Ontario, le transporteur par autocars Trentway- Wagar, a été, avec son concurrent Greyhound, au nombre des plaignants qui se sont élevés contre l'agence québécoise de covoiturage Allo Stop.Cette plainte a mené à la cessation des activités d'Allo Stop en Ontario au début de mai dernier.L'agence a fermé ses bureaux de Toronto et d'Ottawa.Le Bureau du transport routier de l'Ontario a statué qu'Allo Stop fonctionnait comme un « agent de coordination de transport rémunéré de passagers », à l'encontre de la réglementation provinciale.En Ontario, tout transport rémunéré de passagers requiert un permis, même le covoiturage par automobile.Ce dernier peut avoir lieu sans permis au Québec à des fins personnelles, mais doit alors demeurer limité aux véhicules de moins de neuf passagers.Autre drame après une intervention au poivre de Cayenne Les négos butent sur Jérusalem LES NÉGOS / Suite de la page A1 nuit.M.Clinton pourrait ainsi repousser son départ de 21 heures, pour arriver directement à Okinawa sans passer par Tokyo, la première partie officielle de son séjour au Japon, selon des responsables américains.« Le président a passé ici huit jours.Il ne s'est absenté qu'une seule fois, travaillant quasiment 24 heures sur 24.Le seul mot qui me vient à l'esprit est sa détermination », a noté Joe Lockhart.Le porte-parole avait fait état plus tôt de la fatigue des négociateurs qui ont passé, selon lui, plusieurs nuits blanches, y compris le président qui est resté éveillé jusqu'aux premières lueurs de l'aube mardi.Refusant de donner la moindre indication sur d'éventuels progrès réalisés au cours des huit jours du sommet, il a en revanche rejeté l'existence d'une crise dans les discussions.« Je n'aurais pas utilisé ce terme », a-t-il dit en réponse à une question en ce sens.« Les sujets en discussion sont très complexes et les parties continuent de tenter de les résoudre », a-t-il ajouté.Israéliens et Palestiniens, a-t-il dit, « continuent de parler des points fondamentaux » sur lesquels ils divergent.Barak et Arafat discutent du sort des 3,7 millions de réfugiés palestiniens, le tracé des frontières du futur État palestinien, l'avenir des 200 000 colons juifs, et le statut de Jérusalem.Les propos de Joe Lockhart contrastent avec des déclarations émanant d'un responsable palestinien à Gaza, faisant état d'une « impasse » et affirmant que la délégation palestinienne envisageait de rentrer.Le dossier explosif de Jérusalem semble être la principale pomme de discorde entre les deux parties, qui ne parviennent apparemment pas à s'entendre sur un compromis.Le député arabe israélien, Azmi Bishara, a été jusqu'à déclarer en Israël que le chef de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat « s'apprête à partir après l'échec des négociations qui ont buté sur la question de Jérusalem ».Les Israéliens n'ont toutefois pas rejeté l'éventualité d'une prolongation de leur séjour aux États-Unis.« Les Israéliens seront disposés à rester à Camp David si les Palestiniens assouplissent leur position sur Jérusalem et d'autres points fondamentaux », a indiqué mardi un responsable israélien proche des négociateurs.« La balle est dans leur camp (.) Nous sommes encore dans les heures critiques et nous devons voir si une percée est encore possible dans la nuit.Sinon, nous partirons », a-t-il souligné.« Notre objectif est de conclure un accord qui résoudra la majorité des points en discussion.Mais il se peut qu'un de ces points ne trouve pas de solution à ce stade », a-t-il poursuivi en évoquant à demi-mot le dossier de Jérusalem.Un député du Likoud, l'opposition de droite israélienne, Uzi Landau est venu mardi à Thurmont pour manifester son opposition au sommet.« C'est un impératif moral de rappeler à Barak que Jérusalem n'est pas négociable », a-t-il dit à des journalistes.De son côté, le responsable palestinien chargé du dossier de Jérusalem, Fayçal Husseini, a écarté mardi des concessions palestiniennes sur Jérusalem.Il a réaffirmé que la partie orientale de la Ville sainte devrait devenir la capitale d'un futur État palestinien.Il a également estimé que le sommet avait atteint un « point critique » sur Jérusalem.Israël a conquis la partie orientale de Jérusalem durant la guerre israélo-arabe de juin 1967, annexant ce secteur où vivent aujourd'hui 200 000 Palestiniens.Par ailleurs, des manifestations se sont tenues en Cisjordanie et dans la bande de Gaza contre des concessions à Israël.AUTRE DRAME / Suite de la page A1 Les policiers de la SQ attendent l'autopsie qui aura lieu aujourd'hui.Quoi qu'il en soit, les policiers de la CUM ont maîtrisé l'homme avec du capsicum (poivre de Cayenne).Mc Nicoll a été transporté d'urgence à l'hôpital Fleury, a poursuivi M.Mitchell, avant d'être transféré aux soins intensifs de l'hôpital Saint-Luc.Son décès a été constaté vers midi.Les policiers de la SQ ont mis de longues heures avant de confirmer l'utilisation du poivre de Cayenne par leurs confrères de la CUM.Encore hier soir, les circonstances exactes de l'arrestation de Mc Nicoll demeuraient nébuleuses.« Tout ce qu'on peut dire, a poursuivi M.Mitchell, c'est qu'il n'a aucun lien avec les résidants de la maison où il est entré.» Ces derniers ont pour leur part refusé de parler à La Presse, comme à plusieurs autres médias.Sébastien Mc Nicoll est le quatrième individu, depuis 1996, à mourir à la suite d'une intervention des policiers de la CUM avec le poivre de Cayenne.Personne ne peut établir un lien direct entre le capsicum et la mort de ces hommes, mais dans tous les cas, il semble que la consommation de cocaïne et le capsicum aient pu constituer un dangereux mélange.Certaines sources affirment ainsi que Luc Aubert avait consommé de la cocaïne sous forme de free base avant d'aller faire du grabuge dans cet appartement de la rue Papineau, un peu à la façon de Mc Nicoll, hier.Selon François Houle, du bureau des coroners, l'autopsie pratiquée sur le corps d'Aubert n'a par ailleurs « rien révélé de déterminant » et des analyses toxicologiques ont été commandées.Québec veut moins de services de police QUÉBEC / Suite de la A1 diminuer les coûts, mais on va freiner l'augmentation des coûts.» L'ADPQ s'attend à ce que le gouvernement axe sa refonte autour des six régions métropolitaines de recensement (RMR) que sont Montréal, Québec, l'Outaouais, Chicoutimi- Jonquière, Sherbrooke et Trois-Rivières, et des 26 agglomérations de recensement (AR), comme Saint-Jean-sur-Richelieu, Granby, Saint-Hyacinthe ou Sorel.« Ça ne veut pas dire que M.Ménard va s'y arrimer à 100 %, mais ça lui sert de toile de fond », explique M.Gariépy.Le gouvernement n'entend pas grossir le Service de police de la CUM, de sorte que la RMR de Montréal sera divisée en trois aux fins de la refonte.Ce qui laisse de la place aux regroupements au nord et sur la Rive- Sud, où la MRC Champlain, qui compte six villes de Longueuil à Brossard, pourrait servir de base à une mise en commun.C'est ce qui fait dire à certains experts que la carte pourrait ne comprendre que 35 à 40 corps policiers au terme de l'exercice, bien que, dans certaines régions, ce sont uniquement certaines fonctions, comme les enquêtes spécialisées, qui pourraient être mises en commun.Selon certaines sources, Québec pourrait forcer la main aux municipalités en déterminant les services policiers qui doivent être fournis en fonction de la population d'une agglomération.Celles qui n'en auront pas les moyens n'auront d'autre choix que de se tourner vers leurs voisines.Une autre donnée importante du dossier est l'équilibre « tiers-tiers-tiers » qu'entend rétablir le gouvernement entre les effectifs des trois grandes entités policières : la Sûreté du Québec, le SPCUM et le groupe des autres services municipaux.Pour y arriver, la SQ devrait compter au moins 300 policiers de plus, que son directeur, Florent Gagné, propose d'aller chercher en confiant à la SQ des territoires desservis par des services municipaux.Il vise 44 MRC à l'extérieur du territoire des agglomérations de recensement et 25 MRC comprises dans ces mêmes AR.La Fédération des policiers municipaux du Québec est également en train de peaufiner une proposition au ministre.Le syndicat souhaite que des fusions de services soient réalisées à l'échelle des MRC.L'Union des municipalités du Québec est moins enthousiaste à propos des regroupements.Elle a d'ailleurs convoqué les chefs en juin après avoir appris qu'ils avaient entrepris des discussions directes avec le ministre.« On ne peut pas empêcher les gens de réfléchir, mais ce sont des employés municipaux », note le responsable du dossier de la sécurité publique au conseil d'administration de l'UMQ, Jacques Brisebois, maire de Mont-Laurier.« Ce ne sera pas à eux de prendre des décisions mais aux élus municipaux.L'UMQ entend présenter sa propre position en septembre, mais Jacques Brisebois avertit le ministre de ne pas devancer la réforme municipale en cours.« Il faut d'abord s'entendre sur ce que sera la ville de demain avant de regarder à d'autres niveaux », dit-il.Au début de mai, M.Ménard a déclaré qu'il comptait présider à une diminution « très sensible » du nombre des petits corps de police.Hier, son cabinet a refusé de commenter le dossier.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 3-0-3 à quatre chiffres : 9-5-7-4 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants : n à Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30 ; n à Terrebonne : Les Galeries de Terrebonne en collaboration avec les Filles d'Isabelle, les Amis de Lamater, l'A.Q.D.R., l, A.F.E.A.S., les Scouts et le Club de pétanque, cour centrale, 1185, boul.Moody, de 11 h à 17 h.Objectif : 125 donneurs ; n à Montréal : Place Ville-Marie, hall d'entrée (entrée boul.René-Lévesque Ouest), 1, Place Ville-Marie, de 9 h 30 à 16 h.Objectif : 125 donneurs ; n à Saint-Jérôme : Hôtel-Dieu de Saint- Jérôme, le Pavillon Primeau, 190, boul.Saint-Marc, de 11 h à 17 h.Objectif : 90 donneurs ; n à Saint-Rémi : Centre communautaire Saint-Rémi, 25, rue Saint-Sauveur, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE L'Omnium britannique Tiger Woods est le grand favori pour remporter le prestigieux Omnium britannique \u2014 le seul tournoi majeur de golf qu'il n'ait pas encore gagné \u2014 dont la première ronde sera disputée demain sur le mythique terrain de St.Andrews, en Écosse.Notre journaliste Denis Dion est sur place depuis une semaine.En plus de vous faire goûter l'atomosphère unique du berceau du golf, Denis vous propose demain, dans le cahier Sports, une rencontre avec le meilleur Canadien sur le circuit, Mike Weir.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Le gouvernement fédéral devrait-il imposer un règlement par voie législative si les pilotes d'Air Canada rejettent la médiation Devrait-on resserrer la réglementation concernant l'emplacement des usines de produits toxiques ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 89 % Non: 11 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 3LP0301A0719 a3 mercredi 3LP0301A0719 ZALLCALL 67 01:02:39 07/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 A 3 Cinq Montréalais tués dans un carnage routier Dix voyageurs sont blessés; deux sont dans un état critique HUGO DUMAS PRESCOTT Carnage.L'agent Sandra Barr, de la Police provinciale de l'Ontario (OPP), n'avait d'autre mot pour décrire le terrible accident qui a tué cinq Montréalais et fait 10 blessés sur l'autoroute 401, lundi soir, près de Prescott, petite municipalité coincée à mi-chemin entre Kingston et Cornwall.« Il y avait des débris, de la vitre brisée et des corps un peu partout sur l'autoroute.Des valises et leur contenu étaient aussi éparpillés aux alentours », détaille l'agent Barr.Des témoins de l'accident ont confié avoir assisté à un « chaos total » en voyant les corps être éjectés de la camionnette et projetés au sol.La scène était totalement surréaliste.Jim Duck, de Brockville, dit être arrivé parmi les premiers sur les lieux de la tragédie.« C'est quelque chose à quoi tu ne peux jamais te préparer.J'ai vu des gens essayer de sortir de la fourgonnette.Je les ai aidés.Je suis resté avec une des blessées.Il y avait des victimes partout aux alentours, c'était une vision effrayante.C'était la confusion totale et le chaos.Personne ne savait quoi faire », explique M.Duck.Quelques secondes auparavant, une camionnette Ford Club bleue avec 15 personnes à bord roulait sur la 401 \u2014 une des autoroutes les plus achalandées au Canada \u2014 en direction de Montréal.Il était 19h lundi.Le ciel était dégagé et la chaussée, sèche, d'indiquer l'OPP.À cet endroit, l'autoroute s'étire sans l'ombre d'une courbe.Le véhicule appartenait à Essor Travel, une compagnie effectuant du transport de passagers à bas prix entre Montréal et Toronto.Pour une raison encore inconnue des policiers, la Ford a subitement quitté l'autoroute et a traversé le terre-plein gazonné, tout en effectuant une série de tonneaux.La camionnette s'est finalement immobilisée dans les voies opposées.Plusieurs passagers ont été projetés à l'extérieur de la fourgonnette, dont une fillette de 10 ans, Stacey Azzoparde, de Montréal, qui a péri sur le coup.La grand-mère de Stacey, Trinidad Garcia, est aussi morte dans l'accident, tout comme Babubhai Patel, 69 ans, de Saint- Laurent, et deux autres Montréalais, dont l'OPP n'avait toujours pas contacté les familles, hier soir.Une des passagères, éjectée, a ensuite été happée par un camion semi-remorque arrivant en sens inverse, dit l'agent Sandra Barr, qui soupçonne certains passagers de ne pas avoir bouclé leur ceinture de sécurité.Baljit Singh Bajwa, 18 ans, de Montréal, se trouvait derrière le volant de la camionnette de 15 places au moment de l'accident.Il a obtenu son congé de l'hôpital hier.Essor Travel est gérée par un certain J.Singh, mais il a été impossible hier de lier ces deux hommes.Deux voyageurs étaient toujours aux soins intensifs, hier soir, dans un état jugé critique.Il s'agit de Donna Mullings, 24 ans, de North York, et Ajoy Das, originaire de Toronto.M.Das a été transporté à l'Hôpital général d'Ottawa par hélicoptère, tandis que Mme Mullings a été conduite à l'Hôpital général de Kingston.La liste des personnes blessées moins grièvement comprend les noms de Maximina Guillermo, 60 ans, de Montréal, Balwinder Jhaw, 36 ans, de Montréal, Alces George, 45 ans, de La Salle, Jean Depradine, 63 ans, de Dorval, Ryan Fleming, 26 ans, de Montréal, ainsi que Peggy et Natasha Bain de Dollard-des-Ormeaux, respectivement âgées de 38 et 16 ans.Jointe hier, Peggy Bain a catégoriquement refusé de parler à La Presse.Trois amis de Babubhai Patel, Jitendra, Navnit et Pranav, portant le nom de famille Patel eux aussi, avaient beaucoup de souvenirs à raconter hier, à la sortie de l'Hôpital général de Brockville.« Babubhai était un homme très respecté de la communauté.Il donnait des cours de sanskrit et pouvait célébrer des mariages.C'était un homme très apprécié », confie Jitendra Patel.Et Essor Travel ?« Tout ce que je sais, c'est que Babubhai a quitté Toronto en milieu d'avant-midi lundi.Il a payé sa place une cinquantaine de dollars.Il voyageait seul », dit Jitendra Patel.L'épouse de la victime, Lilaben, et sa fille, Kalpana, 24 ans, ont rapidement passé devant les journalistes hier.En raison de l'accident, l'autoroute 401 a été fermée à la circulation pendant une bonne partie de la nuit de lundi à hier.La fourgonnette a été entreposée chez Brockville Towing.« Nous avons appelé des médecins supplémentaires pour aider à soigner les blessés », dit Wendy Cuthbert, directrice des soins cliniques de l'Hôpital général de Brockville.PHOTOS RÉMI LEMÉE, La Presse C'est à cet endroit, sur l'autoroute 401, près de Prescott, en Ontario, que la fourgonnette, dont on aperçoit les traces sur la chaussée, a quitté la route.L'une des victimes de l'accident, Babubhai Patel, de Saint-Laurent, en compagnie de sa femme, Lilawaty Patel.Un témoin : Jim Duck.Deux familles sont durement frappées KIM SOO LANDRY et MARIE-CLAUDE GIRARD Un résidant de Laval, Elias Azzoparde, a perdu deux membres de sa famille dans la tragédie routière qui a coûté la vie à cinq personnes, lundi soir, sur l'autoroute 401.Sa fille Stacey, âgée de 10 ans, et sa belle-mère Trinidad Garcia, 69 ans, se trouvaient toutes deux à bord de la fourgonnette qui a fait une embardée fatale près de la petite ville de Prescott, à michemin entre Kingston et Cornwall.La jeune Stacey et sa grand-mère rentraient à la maison après avoir passé quelques jours de vacances chez un parent à Guelph, en Ontario.Joint par La Presse hier, M.Azzoparde a raconté avoir eu une terrible intuition avant leur départ : « Je n'avais pas confiance.Je leur ai dit de ne pas prendre ce minibus, mais plutôt l'autobus Voyageur.Je sentais que quelque chose allait arriver.Pourtant, M.Azzoparde ignorait que la compagnie Essor Travel offrait ses services en l'absence de permis adéquats.Il a raconté que sa belle-mère avait déjà utilisé les services de ce transporteur, sur les conseils d'une amie.Stacey était la fille aînée de ce Lavallois originaire du Liban, qui a deux autres enfants et qui travaille comme chauffeur d'autobus pour la STCUM.Profondément ébranlé, M.Azzoparde a dit espérer que de tels accidents ne se reproduisent plus.« C'est trop tard pour ma fille, mais il faut faire quelque chose pour les autres.» Une autre victime de l'accident, Babubhai Patel, 69 ans, de Saint-Laurent, était un professeur de sanskrit à la retraite.Originaire de l'Inde, il est arrivé à Montréal dans les années 70.Il était marié à Lilawaty Patel et père d'une jeune femme, Kalpata, qui travaille dans le domaine pharmaceutique.« On perd un grand homme, une très bonne personne, quelqu'un de très éduqué », a commenté Mahesh Patel, un administrateur du temple bouddhiste Ramji Mandhata, qui connaît M.Patel depuis l'enfance.« Comme la plupart des Patel de Montréal, nous venons du même village, à une dizaine de kilomètres de Navsari.» « C'est l'un des grands maîtres du sanskrit », commente son ami.M.Patel a beaucoup travaillé pour le temple Ramji Mandhata, dans le quartier Parc-Extension.Sa grande connaissance du sanskrit, la langue des textes sacrés hindouistes, a été utile à la communauté car à son arrivée à Montréal, il n'y avait pas de maître spirituel au temple, rappelle M.Patel.Comme d'autres Indiens qui ont immigré au cours des années 60 et 70, le défunt avait vécu également en Afrique. 3LP0401A0719 A4 mercredi 3LP0401A0719 ZALLCALL 67 01:02:46 07/19/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 25000 litres d'acide pompés des lieux de l'incendie MARIE ALLARD Au surlendemain de l'incendie de l'usine Produits chimiques Régent, de Vaudreuil- Dorion, une légère fumée s'élevait toujours de la carcasse d'acier de l'usine, mais la situation semblait sous contrôle.« La vidange des réservoirs de l'usine a commencé », a expliqué Réjean Boyer, maire de Vaudreuil- Dorion, en précisant qu'il restait tout de même 25 000 litres d'acide dans l'entreprise.C'est la firme Onyx, spécialisée dans les urgences environnementales, qui est chargée de pomper l'acide hors des réservoirs.Alors que les employés de la firme s'approchaient de l'usine vêtus de lourds vêtements protecteurs, le superviseur des opérations, Luc Alexandre Chayer, indiquait qu'il fallait vider quatre des six réservoirs de l'entreprise, soit ceux qui contenaient toujours des acides.« Il va falloir pomper pendant deux ou trois jours, a-t-il indiqué.Puis, nous procéderons à la décontamination des sols, une opération qui pourrait prendre le reste de l'été.» Toujours sur les lieux de l'incendie, Daniel Baillard, de l'organisation de la sécurité civile du Québec, a indiqué qu'un barrage érigé sur la route pour retenir les eaux de pluie avait cédé dans la nuit de lundi à hier, alors que sont survenus plusieurs orages.« Mais l'eau n'a fait que nettoyer et diluer les acides, a-t-il affirmé.Nous avons beaucoup de chance, tout semble bien se dérouler.» Il faut dire qu'une récente acquisition du Service des incendies de Vaudreuil-Dorion, une caméra à rayons infrarouges, est particulièrement utile à l'évaluation des dégâts.« La caméra thermique nous permet de préciser les quantités et la température des acides restants », explique le lieutenant Gérald Hémon.Ces renseignements, ainsi que toutes les données recueillies par les divers intervenants, sont échangés matin et soir durant des réunions de coordination qui ont lieu au bureau de la Sûreté du Québec de Vaudreuil- Dorion.Les causes du sinistre vont demeurer difficiles à déterminer tant qu'il restera des acides et que l'accès au terrain ne sera pas complet.« L'enquête préliminaire a toutefois commencé », indique le chef des pompiers de Vaudreuil-Dorion, Harold Harvey.Le service de police municipal, qui est chargé de superviser l'enquête, a fait appel aux experts de l'escouade des crimes contre la propriété de la Sûreté du Québec pour l'aider dans ses démarches.« Nous n'émettrons cependant pas d'hypothèses sur les causes de l'incendie avant demain (aujourd'hui), a précisé le caporal Gilles Bergeron, de la Sûreté du Québec.Tout ce que nous pouvons dire, c'est que nous faisons tout ce qu'il était possible de réaliser.» Autour du lieu de l'incendie, la vie reprend son cours.Seules quatre ou cinq maisons situées à quelques mètres du lieu du sinistre sont toujours abandonnées.« Nous n'empêchons pas les gens d'aller à leur domicile, a indiqué l'agent Éric Corbin, alors qu'il surveillait l'accès au boulevard Harwood.Mais quand on leur dit qu'il y a toujours du danger, ils préfèrent partir.» Roland Saint-Denis, propriétaire d'une petite maison blanche située à proximité de l'usine, rendait hier visite à ses locataires, qui avaient cependant déserté les lieux.Il ne s'en faisait pas trop pour la maison qui l'avait vu naître.« Le vent nous amène quand même des odeurs », a-t-il précisé, avant de jeter un coup d'oeil au chien de ses locataires, qui semblait heureux d'avoir un peu de compagnie.Bernard Bélanger, propriétaire de l'usine de Produits chimiques Régent de Vaudreuil- Dorion, constatait l'étendue des dégâts hier.L'usine Régent pourrait renaître de ses cendres PHOTOS ARMAND TROTTIER, La Presse© Les employés d'Onex, spécialisée dans les urgences environnementales, s'affairaient hier à pomper de l'acide sulfurique des réservoirs de Produits chimiques Régent.MARIE ALLARD Bernard Bélanger, propriétaire de Produits chimiques Régent, dont l'usine de Vaudreuil-Dorion a flambé dimanche dernier, ne sait pas s'il va reconstruire ses installations.« Nous irons peut-être nous installer aux États-Unis, où se trouvent la plupart de nos clients », a-til indiqué hier.M.Bélanger ne rejette pas pour autant toute possibilité de réinstaller son usine au Québec, à condition de l'éloigner davantage des habitations.Le maire de Vaudreuil-Dorion, Réjean Boyer, s'est dit soulagé d'apprendre que M.Bélanger ne tenait pas à rebâtir son usine dans sa ville.« Je ne pleurerais pas si Produits chimiques Régent allait ailleurs que dans cette zone industrielle, a-t-il indiqué, car c'est une ambiguïté de conserver des produits chimiques dans un endroit où il n'y a pas de service d'égout et d'aqueduc.» Autre problème, la région de Vaudreuil-Soulanges s'est beaucoup développée depuis l'implantation de l'usine et des maisons se sont ainsi retrouvées à proximité du parc industriel.L'incendie de dimanche ne permettant pas pour autant de modifier les droits acquis de l'usine, Bernard Bélanger pourrait, malgré tout, reconstruire son entreprise au même endroit.Il faudra quelques semaines au propriétaire pour évaluer les différentes solutions.Pour le moment, Produits chimiques Régent s'interroge sur les coûts qu'engendrerait une reconstruction.« Notre entreprise a toujours acheté des usines existantes, a déclaré le propriétaire.Nous ne savons pas combien il en coûtera pour tout remplacer par du matériel neuf ni si cela en vaudra la peine.» Les règlements municipaux concernant la construction immobilière doivent aussi être consultés par M.Bélanger.La reconstruction d'une usine au Québec est en effet une option envisagée par M.Bélanger.La venue possible du producteur de puces Mosel Vitelic à Sainte-Anne-de- Bellevue est particulièrement motivante.« Ils prévoient investir près de 3 milliards dans leur usine », a précisé M.Bélanger, qui souhaite être l'un des fournisseurs de ce géant taïwanais de l'industrie des semi-conducteurs.L'essentiel du marché de Produits chimiques Régent se trouvant aux États-Unis, l'usine pourrait aussi y trouver son nouvel emplacement.« Nos concurrents américains ont déménagé leurs usines en Amérique du Sud, fait remarquer le propriétaire.Nous pourrions donc profiter de leur absence.En attendant d'en savoir plus sur leur avenir, la quinzaine d'employés de l'usine de Produits chimiques Régent sont quant à eux au chômage.« Nous allons tout de même en engager quelques-uns pour assurer la sécurité des lieux », a précisé le propriétaire. 3LP0501A0719 A5 mercr.3LP0501A0719 ZALLCALL 67 01:03:12 07/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 A 5 Hillary et son «problème juif» Au fil des ans, Hillary Clinton a été accusée de tous les péchés par ses ennemis.En Arkansas, elle aurait trompé son mari avec des femmes.À Washington, elle aurait déguisé en suicide le meurtre de Vince Foster, un ex-membre de l'administration Clinton dont elle aurait été la maîtresse.Tout ça, et beaucoup plus, a été raconté dans quantité de livres et répété dans Internet, les magazines à potins et les talk-shows à la radio AM.Face à ces accusations outrancières, Hillary a toujours adopté une attitude philosophique.Essentiellement, elle dit : on ne peut pas empêcher les gens d'acheter le National Enquirer et de croire aux ovnis.Face aux accusations plus crédibles, genre Monica Lewinsky, Hillary a sorti la théorie du « vaste complot de la droite », cette cabale perpétuelle contre son mari.Quand Bill Clinton a fini par avouer sa liaison avec la stagiaire, Hillary a eu l'air folle.Aujourd'hui, d'aucuns la soupçonnent de vouloir effacer cette humiliation en se faisant élire au Sénat.Il y a une semaine, son combat suscitait l'ennui.Cette semaine, il soulève la tempête.Hillary Rodham Clinton s'est découvert un « problème juif », pour reprendre l'expression de son ennemi juré dans la presse américaine, le New York Post.Il y a 26 ans, en Arkansas, elle aurait traité un conseiller politique de son mari de « fucking Jew bastard », une vulgarité antisémite.Dimanche, sur la pelouse de sa résidence new-yorkaise de Chappaqua, Hillary avait la voix tremblante et la larme à l'oeil en réfutant, devant les journalistes, la dernière accusation de ses ennemis.La première dame des États-Unis n'avait peut-être jamais paru aussi secouée.n n n Pourquoi tant d'émoi à propos d'une vieille histoire ?Ça ne tient pas debout, à moins de connaître le baron médiatique Rupert Murdoch, propriétaire du New York Post.Murdoch n'a jamais hésité à enflammer les passions raciales pour vendre ses journaux et défendre ses intérêts politiques.Dans son empire multimédia, Murdoch compte une des plus importantes maisons d'édition de New York, Harper Collins, qui publie cette semaine un livre sur le mariage de Bill et Hillary Clinton, le millionième sur le sujet.Ça s'intitule State of the Union : Inside the Complex Marriage of Bill and Hillary Clinton.C'est écrit par Jerry Oppenheimer, ex-journaliste au National Enquirer et biographe (non autorisé) de Barbara Walters, Rock Hudson, Martha Stewart et Ethel Kennedy.Dans son livre, Oppenheimer reprend une histoire déjà racontée par plusieurs auteurs et journalistes.L'histoire se déroule en 1974, un soir d'élections en Arkansas.Bill Clinton vient d'encaisser sa première défaite électorale.Hillary, qui n'est pas encore son épouse, est furieuse.Derrière des portes closes, elle se met à engueuler vertement le directeur de la campagne, Paul Fray, et sa femme Mary Lee.Les gros mots fusent.Dans tous les livres, le punch de l'histoire arrive quand Mary Lee se venge d'Hillary en nommant, devant elle, toutes les blondes, passées et présentes, de Bill.Le livre d'Oppenheimer est le seul à mentionner l'épithète antisémite prétendument lancée par Hillary à la tête de Paul Fray.Pour valider l'anecdote, Oppenheimer cite le témoignage des Fray, de même que celui d'une troisième personne.L'auteur souligne un détail important : Paul Fray n'est pas lui-même juif.Son père, cependant, l'était.En 1974, selon Oppenheimer, Hillary n'avait pas besoin d'en savoir plus pour traiter quelqu'un de « fucking Jew bastard ».L'histoire est pathétique.À une autre époque, elle aurait été ignorée par la presse sérieuse.Mais elle a produit, dans le New York Times d'hier, une analyse, une chronique et un éditorial.n n n Pour sortir des bas fonds, l'histoire a suivi la route habituelle.Vendredi, elle est apparue sur le site Internet de Matt Drudge, le même potineur qui avait « scoopé » la planète à propos de Monica Lewinsky.Le lendemain, le New York Post a enchaîné en faisant sa une avec la sortie du livre de Harper- Collins, un beau conflit d'intérêts.Le dimanche, pour ne pas être en reste, le New York Daily News a publié un éditorial mettant en question la crédibilité de la première dame des États-Unis.L'éditorial du Daily News était assassin.Il sommait Hillary de s'expliquer, pas seulement sur la controverse de l'heure, mais également sur sa position à l'égard d'Israël et du statut de Jérusalem.Voilà comment un minable potin devient une arme redoutable au temps de Rupert Murdoch.L'accusation de Paul Fray et cie est hautement suspecte.Fray a menti sur la religion de son père, entre autres sujets.Dans sa famille, seule son arrière-grand-mère paternelle appartenait à la religion juive.Depuis 1992, en Arkansas, des gens gagnent leur vie en racontant n'importe quoi sur les Clinton.Mais le président n'en a pas moins cru bon de prendre le téléphone, dimanche, pour appeler le Daily News et défendre sa femme.« En 29 ans, mon épouse n'a jamais prononcé un seul propos ayant une connotation raciste contre qui que ce soit », a-t-il confié au directeur de l'information du journal.L'intervention de Bill n'a fait qu'amplifier l'affaire.La réaction des Clinton prouve leur nervosité.Pour être élue au Sénat, Hillary a besoin d'au moins 60 % de l'électorat juif de New York.Or, ses relations avec les Juifs de l'État sont compliquées.Avant de se lancer dans la course au Sénat, elle a suscité la controverse en se disant en faveur d'un État palestinien, allant au-delà de la neutralité de l'administration Clinton.Ensuite, elle a mis de l'huile sur le feu en faisant la bise à la femme d'Arafat après que celleci eut accusé, en sa présence, les Israéliens d'empoisonner les enfants palestiniens.Aujourd'hui, selon le Post de Murdoch, Hillary a un « problème juif », une façon pas trop subtile de l'accuser d'antisémitisme.Cette stratégie de salissage marchera-telle ?Retenons ceci : avant la controverse, Hillary récoltait l'appui de 54 % des Juifs de New York.Richard Hétu collaboration spéciale NEW YORK PHOTO Reuters Fiançailles sous-marines Un Libanais et une Canadienne se sont fiancés hier à 20 mètres sous l'eau, près de la ville de Tyr, au sud de Beyrouth.Johnny Tannas, 31 ans, et Marie Ribas, 28 ans, employée de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières, se sont passé la bague au doigt en présence d'une vingtaine d'amis plongeurs.Les deux amoureux ont choisi de sceller leur idylle à Tyr, car cette ville millénaire parsemée de vestiges archéologiques phéniciens, grecs et romains est un berceau de la civilisation universelle. 3LP0601A0719 A-6 MERCREDI 3LP0601A0719 ZALLCALL 67 00:54:59 07/19/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 Dossier L'été a commencé sous le signe de la bactérie E.coli.Plus de dix morts en raison de l'eau contaminée dans la petite ville ontarienne de Walkerton, rappels massifs de viande hachée partout au Canada, affiches dans les supermarchés déconseillant aux consommateurs de manger de la viande saignante.De son côté, le Royaume-Uni tarde à se remettre d'une crise sanitaire qui a provoqué des dizaines de morts.Vendredi dernier, quatre nouveaux cas de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, communément appelée maladie de la vache folle, se sont déclarés dans un village du centre du pays.La Presse s'est récemment rendue en Grande-Bretagne afin de constater les causes et les solutions de la plus importante panique alimentaire à n'avoir jamais frappé un pays du G8.Voici le dernier volet de notre série sur la vache folle.La tremblante du mouton mise en cause Mathieu Perreault envoyé spécial DUNBAR, Écosse Un choc rompt la monotonie du train express NewcastleÉ d i m b o u r g .Comme une volée de grêlons, des os frappent le dessous des wagons.Surpris au milieu de la voie, un troupeau de moutons a été tué par la locomotive.Le train se rend à pas de tortue à Berwich, à mi-chemin, avec deux heures de retard sur l'horaire.Difficile de trouver coupables plus innocents.Et pourtant, les placides moutons écossais sont à la source de la maladie de la vache folle, qui a infecté des milliers d'humains, a fait 53 morts en Grande- Bretagne et a forcé le gouvernement à sacrifier trois millions de boeufs.Sur le quai de la gare de Berwich, Alan Dickinson cherche anxieusement son hôte.À ses yeux, le retard est encore plus répréhensible à cause de l'hécatombe d'animaux.« Vous savez, j'ai consacré ma vie aux moutons », dit le généticien écossais d'un air sévère, à qui des cheveux blancs très frisés donnent une allure « ovine ».Il s'en sert volontiers pour se faire reconnaître à un rendez-vous avec quelqu'un qui ne l'a jamais vu.Alan Dickinson a consacré 40 ans de carrière à la tremblante du mouton, une encéphalite spongiforme qui a décimé les troupeaux du Royaume-Uni dans les années 30.En désaccord avec la fusion de son labo de neuropathologie avec un institut vétérinaire, il a pris sa retraite il y a un peu plus de 10 ans.L'enquête sur la vache folle l'a fait sortir de sa tanière.« J'ai été l'un de ceux qui ont le plus poussé pour une enquête officielle.Avant les dernières élections, le gouvernement avait écarté la possibilité, mais les travaillistes en ont décidé autrement.» Au moment de témoigner devant la commission d'enquête, en juin 1998, M.Dickinson a affirmé que l'hypothèse voulant que la tremblante du mouton soit à l'origine de la maladie de la vache folle n'était pas la plus vraisemblable.« La vache folle peut venir d'Afrique.Je pense que la scarification est une méthode de passage de la barrière des espèces beaucoup plus probable que l'ingestion de nourriture.La tragédie de la vache folle réside moins dans la gestion des abattoirs que dans les occasions manquées de recherche pour le chercheur écossais.« Juste quand j'allais engager une deuxième généticienne pour faire du séquençage, le sida est arrivé et a complètement chambardé les subventions de recherche.Ensuite, le gouvernement s'est fié aux avis des vétérinaires, qui, franchement, ne connaissaient pas grand-chose à la neurologie de la tremblante.» Résultat : au milieu des années 90, des millions de carcasses ont dû être brûlées parce qu'il n'existait pas de test diagnostic pour détecter la présence de la maladie.La tremblante a pris le contrôle de la carrière de M.Dickinson dès la fin de son post-doctorat.« En 1955, je venais de passer deux ans à étudier la croissance des animaux.On m'a demandé de mettre sur pied un laboratoire qui devait être sous les ordres d'un vétérinaire.J'en ai pris rapidement le contrôle.» Des vétérinaires écossais tentaient depuis les années 20 de mettre au point un vaccin, mais n'avaient réussi qu'à créer une épidémie en 1935 avec une tentative ratée de vaccination : 1200 des 18 000 moutons visés étaient morts.Contamination Dans les années 60, le jeune chercheur d'Édimbourg découvre un gène associé à l'encéphalite spongiforme chez la souris qu'il nomme Sinc (Scrapie Incubation), puis un autre chez le mouton, Sip (Scrapie Incubation Period).Il classifie les types d'encéphalite selon leur incubation relative, par rapport à la durée de vie normale de chaque espèce ; pour ce faire, il injecte un homogénat de tissu infecté à plusieurs générations de souris.Alors, pour la science, le coupable est un « virus lent ».Maintenant, M.Dickinson parle d'« hybride informationnel » qui contient peut-être des éléments d'ADN.« La seule chose que je vois qui explique la lenteur d'infection, c'est un goulot d'étranglement au niveau des protéines associées à l'agent infectieux », les prions de Stanley Prusiner.« Il faut qu'elles soient en déficit.Le gène de ces protéines a probablement un allèle associé à une période d'incubation longue et un autre à une incubation plus courte, parce que plus de protéines sont produites.» Les deux allèles d'un gène correspondent à l'héritage génétique de chaque parent.Le retraité se montre virulent envers Stanley Prusiner, qui a reçu le Nobel de médecine en 1997 pour ses travaux sur le prion, le coupable le plus probable des encéphalites spongiformes.Il se choque quand on lui parle de prions, avant de concéder qu'il est possible de parler de « molécules coinfectieuses protéinacées ».Il utilise d'ailleurs plusieurs fois le mot « honni » en entrevue, à son domicile de Dunbar.Il concède aussi que le gène du prion identifié par l'équipe Prusiner est le même que ceux qu'il a découverts, en plus longs.« Je savais bien que les miens étaient trop courts.» Alan Dickinson n'aime pas les modèles de souris transgéniques dont se servent la plupart des chercheurs.Il préfère ceux qui étudient les encéphalites chez les animaux d'origine, comme ses pupilles Moira Bruce et Nora Hunter, qui sont restées au laboratoire qu'il a fondé à Édimbourg.Il ne veut toutefois pas commenter leur travail.Et surtout, le sexagénaire reproche à la science de sauter aux conclusions sans la preuve de base : l'observation de la transmission de la maladie.« Il faut penser à l'infectivité ! » tonne-t-il, avec autant de conviction que Galilée répétant : « Et pourtant, elle tourne.» PHOTO DIGITAL PRESS La tremblante du mouton, une encéphalite spongiforme a décimé les troupeaux du Royaume-Uni dans les années 30.Une hypothèse veut qu'elle soit à l'origine de la maladie de la vache folle.Une querelle scientifique autour de la vache folle 31 La vache folle en Europe Nombre de cas d'ESB déclarés en 1999 ROYAUMEUNI SUISSE PORTUGAL BELGIQUE FRANCE IRLANDE PAYS-BAS dont 1 cas importé Source : OIE, AFP MATHIEU PERREAULT envoyé spécial, DUNBAR Rarement un Nobel de médecine aura été plus controversé.Le Californien Stanley Prusiner a reçu le prestigieux prix, il y a trois ans, pour sa « théorie des prions » qui explique les encéphalites spongiformes.Mais les détracteurs du biologiste américain soutiennent toujours que le jury suédois a désigné un vainqueur prématuré dans la chasse au coupable de la maladie de la vache folle.« L'acceptation du prion a pris du temps.Cela a pu retarder des décisions », tranchait en 1997 le président de l'Assemblée médicale Nobel, Ralf Pettersson, qui suspectait la chicane scientifique d'être soutenue par la politique britannique de l'inaction face à la crise de la vache folle.Exceptionnellement, quelques voix se sont avancées pour dénoncer le choix de l'organisme suédois.Le médecin Bruce Chesebro, des Laboratoires de santé des Rocheuses au Montana, a appelé à la poursuite de la recherche d'un virus.La théorie du prion est la plus plausible pour expliquer les encéphalites spongiformes, mais sa preuve définitive se fait toujours attendre.Et surtout, Stanley Prusiner écorche un dogme de la biologie moderne.Les prions sont les premières protéines infectieuses ; les maladies transmissibles impliquent normalement des mutations génétiques.Le coupable de l'énigme « vache folle » sait brouiller les pistes.L'irradiation, mortelle pour tout ce qui contient de l'ADN y compris les virus, ne l'affecte pas.Les tests de désagrégation de protéines, eux, lui sont fatals.Le système immunitaire ne reconnaît pas l'agresseur.Certains scientifiques cherchent encore un virus responsable des encéphalites spongiformes, même si les virus ne survivent pratiquement jamais à la destruction de leur ADN, l'acide désoxyribonucléique qui contient les archives génétiques.L'hypothèse du prion, une protéine à la structure changeante selon qu'elle est infectieuse ou normale, a le vent en poupe mais affiche encore des trous : il n'a pas été possible de synthétiser la protéine de manière à ce qu'elle infecte un cobaye.La plupart des arguments expérimentaux sur la biologie des encéphalites spongiformes ont été avancés par le camp du prion.Les deux côtés s'accusent de monopoliser les subventions en jouant un jeu politique.Un article publié en 1997 dans le New Yorker, teinté de la traditionnelle méfiance de la côte Est pour la Californie, s'inquiétait de ce que le Dr Prusiner allait décourager la recherche virale, maintenant que l'académie Nobel lui avait donné les commandes de la science des encéphalites spongiformes.Qui plus est, le Nobel californien ne parle plus aux journalistes depuis qu'un article sceptique a relayé des accusations de plagiat qui ne se sont jamais transformées en plaintes formelles.Tout le monde s'entend pour dire que les prions ont un rôle crucial dans les encéphalites spongiformes.C'est la particule coinfectrice qui pose problème : est-ce une « protéine X » ou un virus qui s'enveloppe dans les protéines pour se protéger du système immunitaire et échappe ainsi aux radiations Comme la piste virale n'a jamais réussi à isoler le plus petit morceau d'ADN, ses tenants doivent se réduire à attaquer les partisans du « tout-protéine » plutôt que de faire valoir leur point.Les prions sont en effet les seules protéines qui se déclinent en plusieurs variations du même mal avec des variations de structures.Le premier chercheur qui prouvera qu'un prion infecté en éprouvette est capable à lui seul de contaminer un mammifère gagnera le gros lot.Entre-temps, c'est la course au test diagnostic et les « prionistes » sont bien placés.- FIN - 3LP0701A0719 A- 7 MERCREDI 3LP0701A0719 ZALLCALL 67 01:03:26 07/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 A 7 Actualités Poivre de Cayenne: débat sur l'«arme douce» Une autre personne est morte hier à Montréal après avoir été arpergée de gaz poivre par les policiers ÉRIC TROTTIER Les deux récents décès survenus à la suite d'une intervention au poivre de Cayenne par des policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), hier et dimanche dernier, relancent le débat sur l'utilisation de cette arme « douce », autour de laquelle quatre personnes ont trouvé la mort à Montréal depuis quatre ans.Dans une entrevue accordée à La Presse, la présidente de la CUM, Vera Danyluk, a admis hier qu'elle était inquiète : « Ces deux nouveaux cas sont très préoccupants, at- elle dit.On se demande si on peut continuer à employer ce moyen-là (le poivre de Cayenne) ou si on ne devrait pas étudier la possibilité d'utiliser une autre arme.» Le poivre de Cayenne a été adopté par le Service de police de la CUM (SPCUM) au début des années 1990.Cette arme, qui projette un gaz irritant les yeux et les voies respiratoires, devait alors permettre aux policiers de maîtriser des suspects sans leur faire de mal et sans avoir à employer une arme à feu.Depuis, quatre hommes sont morts après avoir été aspergés de gaz capsicum, chaque fois par des policiers de la CUM : Nelson Perreault, 38 ans, en 1996, Richard Whaley, 29 ans, en 1997, Luc Aubert, 43 ans, dimanche dernier et, hier, Sébastien Mc Nicoll, 26 ans.Les quatre hommes avaient consommé de fortes quantités de drogue au moment de l'intervention policière.Pour plusieurs, ce fait disculpe le poivre de Cayenne : « Il n'y a jamais eu de preuve indiquant que le gaz poivre était directement responsable de la mort d'un individu, plaide Pierre Saint-Antoine, de l'Institut de police du Québec.On a fait une étude nous-mêmes sur le poivre de Cayenne et après 1800 utilisations, on ne dénombre qu'une vingtaine de cas médicaux légers, comme des conjonctivites, des yeux rougis, etc.» Selon lui, les études effectuées par divers corps de police américains montrent aussi que la plupart des décès qui surviennent après l'utilisation du gaz poivre sont imputables à d'autres facteurs, comme l'intoxication à la cocaïne, un délire aigu du prévenu, etc.« Ce n'est pas le poivre qui cause ces décès, mais plutôt l'état de panique de l'individu au moment de son arrestation », conclut-il.D'autres s'interrogent toutefois sur le lien dangereux entre le poivre de Cayenne et certaines drogues : « Même les fabricants de poivre de Cayenne mettent en garde contre l'utilisation de leur produit en précisant que certaines toxicomanies constituent un facteur de risque », soutient Yves Manseau, du Mouvement action justice, qui demande une enquête publique sur les quatre morts survenues à la suite de l'utilisation du capsicum par la police.Quoi qu'il en soit, plusieurs corps de police nord-américains commencent à délaisser le gaz poivre pour utiliser, comme arme de rechange, un pistolet électrique appelé le Taser, qui peut lancer, sans blesser \u2014 du moins, c'est ce qu'on affirme \u2014 une décharge de 50 000 volts qui immobilise instantanément sa cible.Les policiers de Los Angeles l'utilisent depuis 20 ans et aucun décès n'a été relié au Taser, selon plusieurs rapports.Certains spécialistes vont même jusqu'à affirmer que les cardiaques ne courent aucun danger avec ce pistolet.Aussi, au printemps dernier, deux premières grandes villes canadiennes, Victoria et Ottawa, ont adopté ce nouvel « outil de travail » pour leurs policiers.La direction du Service de police de la CUM aimerait bien les imiter, mais le dossier traîne au comité exécutif de la CUM depuis des mois : « Nos études sont concluantes ; on attend la décision des élus », a dit hier le commandant Steve Bouchard, du service de soutien technique du SPCUM.Selon lui, le Taser a fait ses preuves et démontré son utilité.« Mais ça ne veut pas dire qu'il pourrait remplacer le poivre de Cayenne, qui demeurera toujours l'arme la plus efficace dans certaines situations particulières.» Car, faut-il le rappeler, le capsicum demeure encore moins dangereux que les armes à feu.« On va voir ce qui se fait ailleurs, a promis Mme Danyluk.Je sais que le Taser est de plus en plus utilisé dans l'ouest du Canada, et je suis en contact avec un spécialiste de la question des armes alternatives pour voir si ce pistolet est vraiment plus sécuritaire.À la lumière de ce qui se passe ici, j'admets que ce dossier mérite toute notre attention.PHOTO PC Une intervention au poivre de Cayenne prise sur le vif ! Cette image, qui montre des policiers de la GRC aspergeant des manifestants de poivre gaz, nous renvoie au sommet de l'APEC à Vancouver en novembre 1997.SVP conspue l'entente sur le renflouage de l'Irving Whale FRÉDÉRIC TREMBLAY « Ce n'est plus le principe du pollueurpayant, c'est celui du pollueur-payé ! » L'entente à l'amiable survenue entre Ottawa et la compagnie J.D.Irving a choqué Daniel Green, porte-parole de la Société pour vaincre la pollution (SVP).Les contribuables canadiens paieront 37 millions pour les opérations de renflouage de l'épave de l'Irving Whale, en 1996, alors que la compagnie déboursera seulement cinq millions.La barge pétrolière avait sombré le 7 septembre 1970 dans le golfe du Saint-Laurent, à 60 kilomètres au large de l'Île-du-Prince Édouard, avec à son bord 4200 tonnes de pétrole et 8000 kilos de BPC.Le pétrole s'est échappé de l'épave de façon continuelle pendant 26 ans, à raison de 80 litres par jour, selon Environnement Canada.Il y a deux ans, la Garde côtière avait intenté une poursuite de 42 millions afin de recouvrer les frais de remise à flot de l'épave.La compagnie a toujours refusé de payer la note alléguant que le gouvernement a effectué cette opération trop longtemps après l'accident.Un récent jugement a donné raison à Irving sur ce point.Ottawa a finalement préféré régler ce litige à l'amiable plutôt que de retourner devant les tribunaux.« C'est terrible de voir le gouvernement se faire mener par le bout du nez par une compagnie comme Irving.En réglant à l'amiable, le gouvernement prive la population canadienne d'informations permettant de savoir exactement ce qui s'est passé dans ce dossier », soutient M.Green.Pollueur-payé ?« Le résultat est décevant, poursuit-il.Les contribuables sont obligés de payer la pollution privée.On a souvent dit que les profits chez Irving sont privés, mais que la pollution est publique.C'est encore plus frappant dans ce cas-ci.» Le gouvernement a soutenu avoir respecté le principe de pollueur-payeur dans un communiqué de presse émis lundi par la Garde côtière.Joint au téléphone hier, l'adjoint au sous-commissaire à la Garde côtière, Jean-Marc Poisson, a affirmé que la décision du gouvernement était la meilleure qu'il pouvait prendre, et pour Ottawa, et pour les contribuables.« En discutant avec la compagnie, nous avons conclu que le montant de cinq millions était la meilleure entente possible.Nous sommes aussi satisfaits de ne pas avoir été devant les tribunaux pour régler ce dossier.Selon les circonstances, c'est le meilleur règlement », a répété M.Poisson.« Il s'agit d'un dangereux précédent de la part du Canada, réplique M.Green.En réglant l'amiable pour cinq millions de dollars, le gouvernement vient de donner une subvention à Irving de 37 millions et il dit aux compagnies qui polluent de dormir en paix puisqu'elles ne seront pas poursuivies jusqu'au bout pour leur tort.» La Société pour vaincre la pollution (SVP) avait mené une bataille judiciaire en 1995 contre le gouvernement pour le forcer à reporter le renflouage de l'épave de l'Irving Whale.Le juge John Richard, de la Cour fédérale du Canada, avait statué que le ministère de l'Environnement n'avait effectivement pas évalué adéquatement l'impact environnemental de la présence des BPC à bord de la barge, un point important dans ce dossier, selon M.Green.« Où sont les BPC qui n'ont pas été remontés avec la barge ?Le gouvernement aurait dû pomper les BPC avant le renflouage et entamer des poursuites contre Irving au criminel à ce sujet, d'autant plus la compagnie a violé la Loi canadienne sur la protection de l'environnement en ne déclarant pas la présence de telles substances dans la barge, et ce, dès 1978 lorsque les BPC ont été déclarés toxiques.C'est de la négligence criminelle », allègue-t-il.Gare au fromage de brebis fabriqué au Vermont Associated Press MONTPELIER, Vermont Le département de la Santé du Vermont recommande de ne pas consommer du fromage produit à partir de lait provenant de trois troupeaux de brebis susceptibles d'avoir été contaminés par la version ovine de la maladie de la vache folle.La commissaire à la Santé, le docteur Jan Carney, a déclaré hier avoir émis cet avis après en avoir discuté avec le centre pour le contrôle et la prévention de la maladie, à Atlanta.Elle a précisé qu'il ne s'agissait pas d'un rappel national, ou par État, et que le risque de contracter la maladie n'est que théorique.On ne connaît aucun cas de personnes ayant contracté la maladie, qui est toujours fatale, à la suite de la consommation de lait ou de produits du lait comme le fromage.Le fromage provient de deux usines dont les produits sont distribués dans des boutiques spécialisées à travers les États-Unis : Three Sheperds, dans Mad River Valley, usine numéro 50-50, et Northeast Kingdom Sheep Milk Cheese, usine numéro 50-45.La tempête magnétique n'a pas d'effet sur les lignes d'Hydro STÉPHANIE BÉRUBÉ La tempête magnétique qui sévit actuellement dans le système solaire n'aura pas d'effet sur les lignes électriques d'Hydro-Québec.La compagnie d'État a pris les mesures nécessaires pour éviter une panne générale, comme celle qui est survenue lors de la dernière tempête, en 1989.« Il n'y aura plus grand-chose qui sera touché par ces tempêtes », explique Gilles Beaudet, professeur en astrophysique.Les systèmes de télécommunication ne devraient pas être affectés par ces charges.Les ondes utilisées sont, pour la plupart, trop courtes pour se ressentir d'une tempête géomagnétique.Les orages magnétiques sont provoqués par des éruptions solaires qui projettent dans l'espace des milliards de particules.Celles qui se rendent jusqu'à notre planète sont arrêtées par le champ magnétique terrestre, sauf aux deux pôles, où des charges comprimées réussissent à pénétrer.Les autres frappent la terre « comme un coup de poing », explique M.Beaudet.En mars 1989, c'est un choc particulièrement violent qui a causé la panne d'électricité : le champ magnétique terrestre avait subi une variation drastique qui avait perturbé le système d'Hydro-Québec.Le Québec avait été plongé dans le noir pendant neuf heures.Hydro-Québec assure avoir réduit le transit sur les lignes de transport d'électricité pour la période des tempêtes et programmé autrement les équipements de sécurité qui s'étaient inutilement déclenchés la dernière fois.Jusqu'à présent, ces mesures fonctionnent bien.Le seul effet senti des tempêtes magnétiques actuelles, et le plus beau, devrait donc être l'apparition de spectaculaires aurores boréales.Nous sommes au faîte de la période des tempêtes magnétiques, qui reviennent tous les onze ans et durent quelques mois. 3LP0802A0719 A-8 mer 19 juillet recas 3LP0802A0719 ZALLCALL 67 01:02:57 07/19/00 B A 8 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 Trois jeunes de Bellechasse meurent dans un accident en Alberta Presse Canadienne SAINT-ANSELME Il pleuvait des larmes sur le village de Saint-Anselme hier, alors que les habitants de la municipalité parlaient à voix basse de l'accident automobile, survenu lundi en Alberta et qui a fauché la vie de trois des leurs.Éric Roberge, 21 ans, de Saint- Henri, Yvon « Bouffe« Bouffard, 25 ans, de Sainte-Claire, Mélissa Dion, 17 ans, de Saint-Anselme, et Lydia Morin, 19 ans, aussi de Saint-Anselme, étaient tous à bord d'une automobile lorsque celle-ci a heurté un camion lourd, à l'intersection de la route 42 et de la route 21, près de Pine Lake.Le conducteur n'aurait pas vu le camion qui s'approchait et aurait fait un arrêt trop court, rapportent les autorités.La violente collision a été fatale pour trois des jeunes.Seule Lydia Morin a « miraculeusement » survécu à l'accident, racontait hier ses parents et sa soeur, en regardant des photos de cette dernière et de sa cousine et meilleure amie, Mélissa.Les deux jeunes femmes étaient parties pour l'été.Elles perfectionnaient leur anglais en travaillant dans un hôtel d'Edmonton.Il ne restait qu'une petite semaine de vacances et deux de travail à leur périple.« On devait aller les chercher à l'aéroport de Dorval le 5 août.J'ai reçu une carte de fête aujourd'hui (hier) dans laquelle elles me disaient qu'il ne restait plus que trois semaines », témoignait Lucie Morin, la mère de la survivante.Deux bons amis des cousines, Éric Roberge et Yvon Bouffard, étaient allés les rejoindre dimanche soir.Les quatre compagnons se rendaient à Pine Lake pour voir les dégâts causés par la tornade lorsque la tragédie est survenue lundi, vers 11 h 30.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Des débris gisent sur ce terrain depuis juilet 1999.Un nettoyage tardif STÉPHANIE BÉRUBÉ Le 31 juillet 1999, un violent incendie ravageait une ancienne usine de peinture de la rue de Lorimier, dans l'est de Montréal, laissant un énorme tas de débris contaminés au plomb.Le propriétaire du terrain a entrepris cette semaine de nettoyer les lieux, presque un an après le sinistre.«Ce n'est pas un tas de déchets ordinaire», explique Jean Rivest, directeur régional au ministère de l'Environnement.Pour le moment, sous la surveillance d'experts, le propriétaire ramassera les détritus qui sont restés à la surface, une opération déjà délicate et coûteuse puisque les briques jonchant le terrain sont très probablement contaminées au plomb.Lors de l'incendie, on avait réalisé que les murs de l'édifice désaffecté étaient imprégnés de plomb.«La deuxième étape sera de procéder à la caractérisation du sol», explique M.Rivest.Cela pourrait être fait par la SAQ, qui lorgne le terrain de 72 000 pieds carrés situé à côté de son siège social, au coin du boulevard René-Lévesque.La SAQ avait fait une offre d'achat de 1,2 million sur ce terrain à l'automne dernier, un montant qui pourrait aider le propriétaire à payer les travaux en cours.« C'est une offre virtuellement intéressante », précise toutefois M.Rivest, puisque la SAQ a posé ses conditions: «Il faudra prouver que le sol n'est pas contaminé», explique Michelle Perron, porte-parole de la société d'État.S'il l'est, elle étudiera les coûts de décontamination.La SAQ envisage de construire un complexe commercial qui comprendra notamment son musée sur l'histoire des boissons, ainsi qu'une succursale et des locaux pour les cours offerts à la clientèle.Le gouvernement ontarien s'excuse JAMES STEVENSON Presse Canadienne, TORONTO Le gouvernement de l'Ontario a présenté ses excuses, hier, pour avoir tardé à rendre public un rapport portant sur les problèmes de contamination de l'eau affectant plus de 100 villes, municipalités et terrains de camping à travers la province.«Il n'y a aucune excuse, cette information aurait dû circuler plus tôt», a déclaré Tim Hudak, ministre ontarien du Développement du Nord et des Mines.M.Hudak, qui a affronté une horde de journalistes en colère à la place de son collègue de l'Environnement, Dan Newman, en vacances, a donc rendu public le document en question, hier, un jour après qu'un quotidien en eut fait état dans ses pages.Cet incident n'est que le dernier de la série d'ennuis ayant frappé le ministère de l'Environnement, largement critiqué depuis la mimai, alors qu'une épidémie d'E.coli a fait au moins sept morts à Walkerton et affecté 2000 autres résidants.Depuis cette catastrophe, le gouvernement ontarien a été soumis à une très forte pression afin qu'il dévoile toutes les informations dont il dispose sur la qualité de l'eau, à Walkerton comme ailleurs dans la province.Hier, le ministre Hudak a assuré que le ministère s'engageait à rendre publique toute information à ce sujet, laissant entendre que cela avait été une erreur de ne pas avoir publié plus tôt le document de l'Environnement.«À l'avenir, le ministère mettra en place un système garantissant que ces résultats soient dévoilés régulièrement, a-t-il dit.Après tout, si nous ne les rendons pas publics, à quoi bon les rassembler?2876250L Not Found Missing files that are needed to complete this page: 2876250L Not Found 2876250L80 10X204.00 agents.espace.Bell.BELL.QUEBEC.AFFAIR.1996CO2BEL 3LP0901A0719 A9 mercr.3LP0901A0719 ZALLCALL 67 00:55:19 07/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 A 9 Radio-Canada veut vendre son réseau de transmission JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA Deux mille cinq cents émetteurs, 608 tours de transmission et 750 sites de transmission dans toutes les régions du pays, les plus reculées comme les plus populeuses, sont à vendre au plus offrant.Radio-Canada a annoncé hier qu'elle cherchait un acheteur pour son immense réseau de transmission, une infrastructure unique en son genre au Canada qui, au fil des années, était devenue une sorte de symbole pour la société d'État.Prix de vente possible : plusieurs centaines de millions de dollars.Utilisation des fonds : les émissions de Radio-Canada.« La vente de la vaste infrastructure devrait aider à dégager davantage de ressources pour la programmation », a déclaré le PDG de Radio-Canada, Robert Rabinovitch, dans un communiqué.L'acheteur du réseau serait tenu de fournir à la société d'État une capacité de transmission permettant de maintenir les services actuels offerts par la voie des ondes.La recommandation de mettre le réseau en vente est venue d'un groupe de travail sur la « réingénérie » mis sur pied par M.Rabinovitch en décembre dernier.Les sociétés intéressées seront appelées à prendre part à un appel d'offres qui devrait se dérouler au printemps de 2001.Le syndicat des techniciens de Radio-Canada a réagi avec surprise à l'annonce.C'est la première fois que la société d'État lance cette idée.Lors des dernières négociations, la partie patronale avait évoqué sans succès la possibilité d'offrir certains services en soustraitance mais jamais n'avait-elle proposé de solution aussi tranchante pour réduire ses coûts, a expliqué le porte-parole du Syndicat des techniciens et artisans du réseau français de Radio-Canada, Michel Legault.Il soutient que M.Rabinovitch fait fausse route.« On est en train d'enlever les piquets de clôture pour chauffer la maison, a-t-il souligné.Ça fait des années qu'on dit que Radio-Canada a des problèmes de financement et nous ne pensons pas que la solution passe par la vente d'actifs.».Quelque 170 techniciens dans tout le Canada pourraient être touchés par la décision, dont une trentaine appartenant au syndicat de M.Legault.Selon celui-ci, les grandes compagnies de télécommunications devraient montrer beaucoup d'intérêt pour le réseau de transmission.« C'est un réseau de premier choix avec des emplacements exceptionnels et je suis sûr que Radio-Canada va trouver preneur », a-t-il dit.M.Legault croit qu'un symbole majeur risque ainsi de disparaître.« On donne des millions pour les drapeaux canadiens et, en même temps, on démantèle une institution qui était là, en principe, pour représenter l'unité canadienne.C'est un peu contradictoire.» 2876250R Not Found Missing files that are needed to complete this page: 2876250R Not Found 2876250R80 10X204.00 agents.espace.Bell.BELL.QUEBEC.AFFAIR.1996CO2BEL 3LP1001A0719 A-10 MERCREDI 3LP1001A0719 ZALLCALL 67 01:03:20 07/19/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 La pauvreté augmente au Canada EN BREF Daniel Mazerolle épinglé n L'avis de recherche lancé lundi par la police de la CUM pour retrouver Daniel Mazerolle a vite porté fruit, ce dernier ayant été pris en flagrant délit, hier, en train de dévaliser sa 10e succursale bancaire en l'espace d'un mois.L'homme de 37 ans, dont la photo a paru dans La Presse, a fait irruption dans la succursale de la banque Laurentienne du 801, rue Sherbrooke Est, vers 11h15 hier matin.Une employée à l'oeil vif a reconnu l'individu qui faisait la ligne au guichet et a aussitôt donné l'alerte sans attirer son attention.Après avoir exigé le contenu du tiroir-caisse en montrant la crosse de son arme, le voleur a déguerpi pour être cueilli à sa sortie de l'établissement par deux patrouilleurs du poste de quartier 21 du SPCUM.Les policiers ont saisi sur le suspect une liasse de billets de banque ainsi qu'une reproduction en plastique d'une arme de poing.Mazerolle a plus tard été confié au sergent-détective Jean Bissonnette, de la section des vols qualifiés du SPCUM, puis écroué en attendant de comparaître aujourd'hui sous une kyrielle d'accusations criminelles, au palais de justice de Montréal.Pénurie de patates n Les producteurs de pommes de terre Primeur Plus des régions de St-Jean/Valleyfield et Lanaudière envisagent une pénurie de produits, cet été, en raison d'un retard d'un peu plus de deux semaines dans leur récolte de pommes de terre nouvelles.Le mauvais temps qui s'est imposé au cours des dernières semaines serait responsable du retard dans la mise en place des processus d'arrachage de ces pommes de terre de première récolte.Les 110 producteurs de St-Jean- Valleyfield et Lanaudière avaient dû reprendre, dans bien des cas, l'ensemencement de près de 6000 acres de terre afin d'assurer l'arrivée sur les marchés, cet été, de cette pomme de terre courue par les consommateurs québécois depuis quelques années.Les pertes financières pourraient se chiffrer à plusieurs millions de dollars.Autobus nolisés n Les contrôleurs et les inspecteurs en vérification mécanique de la Société de l'assurance automobile du Québec ont procédé à une opération de contrôle des autobus nolisés et touristiques dans la région de Montréal.En tout, ils ont intercepté et vérifié 18 véhicules.Ils ont vérifié notamment l'état mécanique des véhicules, la validité des permis de conduire des conducteurs, le registre des heures de conduite et de travail et de vérification avant départ.Des 18 autobus vérifiés, cinq seulement étaient conformes.Par ailleurs, douze comportaient des défectuosités mineures qui ne sont pas de nature à compromettre la sécurité de leurs passagers ou des autres usagers de la route.Les réparations pour ce type de défectuosités doivent être effectuées dans les 48 heures.Enfin, des défectuosités mécaniques majeures ont été constatées sur deux autobus.Toutefois, ces défectuosités ont été corrigées sur les lieux de la vérification: il s'agissait dans un cas d'une roue fissurée et dans l'autre, d'un essieu fissuré.De faux pompiers sollicitent à domicile n Le Service de la prévention des incendies de Montréal (SPIM) rappelle aux citoyens que ses représentants ne vendent aucun produit relié à la protection des incendies lors de leurs visites à domicile.Les vendeurs qui se présentent aux portes et proposent des extincteurs, des avertisseurs de fumée ou autres produits ne sont donc pas des agents du SPIM, quoi qu'ils prétendent.Le SPIM rappelle également que ses pompiers et agents sont les seuls mandatés par la Ville pour vérifier les dispositifs de prévention des incendies à l'intérieur des résidences; ils portent toujours l'uniforme marqué du logo de la ville.ANDRÉ NOËL La pauvreté dans les ménages a augmenté au Canada au cours des 25 dernières années, affirme le Conseil canadien de développement social dans un rapport diffusé aujourd'hui.Selon le Conseil, le Canada compte 1,3 million de ménages pauvres de plus.L'organisme fait correspondre le seuil de pauvreté au seuil de faible revenu de Statistique Canada, tout en reconnaissant qu'il ne s'agit pas là d'une mesure parfaite.Cette façon de calculer la pauvreté n'est pas à l'abri de critiques légitimes, mais aucune autre méthode n'est meilleure, fait valoir le Conseil.De son côté, Statistique Canada multiplie les mises en garde et répète que les seuils de faible revenu ne sont pas des seuils de pauvreté.Le fait est qu'aucune définition de la pauvreté n'a encore été acceptée à l'échelle internationale souligne la direction de Statistique Canada.Quoi qu'il en soit, l'écart entre les Canadiens favorisés et défavorisés augmente.Les revenus moyens des ménages en 1997 étaient inférieurs à ceux de 1981.«La répartition du revenu est devenue plus polarisée entre les ménages à faible revenu et à revenu élevé, souligne le rapport du Conseil.Les groupes de la classe moyenne ont aussi subi une diminution de leur portion du revenu du marché et du revenu disponible.La pauvreté a beaucoup augmenté dans les jeunes familles.En 1981, une jeune famille (où l'adulte le plus âgé a moins de 25 ans) avait un risque de 22 % d'être pauvre.En 1997, ce risque avait doublé, en passant à 46 %.Le taux de pauvreté chez les enfants a augmenté de 15 % en 1981 à 20 % en 1997.Cette année-là, il y avait 1,4 million d'enfants pauvres au pays.Plus de la moitié vivent en famille biparentale.Dans ce cas, cependant, une mesure internationale standardisée a été établie: elle ne donne pas les mêmes proportions que le calcul basé sur les seuils de faible revenu.Selon la mesure internationale, 14 % des enfants vivent dans la pauvreté au Canada.C'est mieux qu'aux États-Unis (23 %), mais beaucoup moins bien qu'en Suède (3 %) et que dans plusieurs pays européens.Le Canada est donc loin d'être le «meilleur pays au monde».En revanche, le taux de pauvreté des personnes âgées a diminué lentement au cours des deux dernières décennies.Le taux de pauvreté chez les personnes âgées vivant seules reste néanmoins élevé (45 %).«L'une des tendances les plus inquiétantes est que le système fiscal et les transferts du gouvernement n'arrivent plus à endiguer la disparité du revenu entre les ménages riches et les pauvres, déclare Andrew Jackson, directeur de recherche au Conseil.L'écart de revenu après impôts ne fait qu'augmenter.«Le défi pour le Canada est de persévérer dans sa lancée après avoir réussi à limiter la pauvreté chez les personnes âgées, et de mettre en place des politiques publiques et privées visant à rendre l'emploi rémunéré et la protection du revenu plus accessibles à la population active», renchérit Katherine Scott, analyste principale en politiques publiques du Conseil.Le rapport peut être commandé au 613-236-8977 ou à http://www.ccsd.ca à l'achat de la plupart de nos modèles F-150 2000 en stock. 3LP1101A0719 A-11 mer 19 juillet 3LP1101A0719 ZALLCALL 67 01:00:23 07/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 A 11 Le taux de criminalité baisse encore Presse Canadienne OTTAWA Le taux national de criminalité a baissé de 5 % en 1999, à 7733 affaires criminelles par 100 000 habitants, soit son niveau le plus bas en 20 ans.Il a en outre reculé pour une huitième année de suite, rapportait hier Statistique Canada.Les données provenant des corps policiers indiquent aussi que le taux chez les jeunes de 14 à 19 ans a baissé de 7,2 % en 1999, en recul pour une septième année consécutive ; le taux était également de 21 %plus bas qu'une décennie plus tôt dans cette tranche d'âge.Dans la population générale, le taux de criminalité a diminué de 7,8 % au Québec, de 7,4 % en Ontario et de 4,9 % en Colombie-Britannque ; il a augmenté dans les quatre provinces Maritimes ainsi qu'au Yukon.Parmi les provinces, la Saskatchewan garde la proportion la plus élevée, malgré une chute de 2,5 %, avec 12 155 affaires criminelles par 100 000 habitants.La Colombie- Britannique arrive deuxième avec 11 586 affaires par 100 000 habitants.Terre-Neuve a eu le taux le plus faible en 1999 avec 5921 affaires, suivie de près par le Québec à 5934.Selon l'agence fédérale, une population qui vieillit, l'économie vigoureuse et « de nouvelles approches de la prévention et de la solution aux crimes sont peut-être parmi les explications possibles » de cette baisse.Statistique Canada divise le total en crimes contre la propriété (4266 affaires par 100 000 habitants), qui ont chuté de 6,4 % en 1999, et crimes avec violence (955 affaires), qui ont diminué de 2,4 %.L'agence a recensé pour l'an dernier 291 000 crimes violents au pays, dont la majorité (62 %) sont de voies de fait simples.Le taux de ces crimes a baissé pour une septième année consécutive, après 15 années de hausse.Au Québec, les crimes avec violence ont augmenté de 3,4 %, à 666 affaires par 100 000 habitants, mais ce taux reste le plus faible au Canada.La deuxième province à ce chapitre est l'Ile-du-Prince- Edouard avec 685 affaires, l'Ontario arrivant troisième avec 852 affaires.Parmi les provinces, la Saskatchewan présente le taux le plus élevé de crimes violents, avec 1589 affaires, suivie du Manitoba à 1572.Au Québec également, les crimes contre la propriété ont reculé de 8,9 %, à 3722 affaires par 100 000 habitants.À ce chapitre, le taux le plus bas est observé à Terre-Neuve avec 2705 affaires, le plus haut en Colombie-Britannique avec 6761 affaires par 100 000 habitants.Pour les crimes avec violence, il y a baisse dans toutes les catégories principales comme les homicides (4,7 %), tentatives de meurtre (8,8 %), agressions sexuelles (7,3 %), vols qualifiés (1,5 %) et voies de fait (2,0 %).Le taux national d'homicides est en régression depuis un quart de siècle, note aussi Statistique Canada.En 1999, la police a rapporté 536 homicides, soit 22 de moins que l'année précédente, et le taux de 1,76 par 100 000 habitants est le plus faible depuis 1967.Par régions urbaines, pour l'ensemble des crimes, le taux à Montréal a chuté de 7,8 % à 7171 affaires par 100 000 habitants, à Québec de 10,4 % à 4790 et à Chicoutimi- Jonquière de 16,6 % à 5249 affaires.Source: Statistique Canada Sean Vokey - PC Taux par 100 000 personnes 1998-99 Variat.en % T.-N.-O.Yukon Nunavut Saskatchewan Colombie-Britannique Manitoba Alberta Nouvelle-Écosse CANADA Nouveau-Brunswick Île-du-Prince-Édouard Ontario Québec Terre-Neuve -4,0 9,7 -11,7 -2,5 -4,9 -0,5 -0,7 2,2 -5,0 1,5 9,7 -7,4 -7,8 2,3 Taux calculés sur une base de 100 000 habitants Regina Victoria Saskatoon Vancouver Winnipeg Halifax Thunder Bay London Edmonton CANADA Calgary Saint-Jean (N.-B) Montréal St.Catharines -Niagara Hamilton Windsor Sudbury Ottawa Kitchener Hull Sherbrooke Trois-Rivières Toronto Chicoutimi -Jonquière Québec -0,1 3,9 -1,0 -4,6 -1,6 -0,5 -13,0 3,1 -2,7 -5,0 -3,8 -4,4 -7,8 -8.8 -4,8 -16,5 -9,1 -15,3 -7,3 -8,7 -2,5 -13,1 -7,9 -16,6 -10,4 Le taux national de criminalité a diminué pour une huitième année consécutive en 1999.Le recul de 5 % a donné le plus faible taux en 20 ans.Total, code criminel Crimes contres les biens Crimes contre la personne Taux par 100 000 personnes Taux 1998-99 Variat.en % Taux ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com Tirage du 2000-07-18 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-07-18 Tirage du 2000-07-18 NUMÉRO: 477593 H O NUMÉRO COMPLET 100 000 $ 5 DERNIERS CHIFFRES 1 000 $ 4 DERNIERS CHIFFRES 100 $ 3 DERNIERS CHIFFRES 30 $ 2 DERNIERS CHIFFRES 20 $ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.100 000$ chaque jour du 1er au 30 juillet 2000 (numéros décomposables) Numéro du 2000-07-19 228338 2000-07-01 238948 2000-07-02 000347 2000-07-03 407305 2000-07-04 873024 2000-07-05 432630 2000-07-06 593376 2000-07-07 657845 2000-07-08 169578 2000-07-09 308079 2000-07-10 735126 2000-07-11 596202 2000-07-12 788364 2000-07-13 829432 2000-07-14 809066 2000-07-15 536556 2000-07-16 792068 2000-07-17 564766 2000-07-18 253038 3LP1201A0719 A12 mercr.3LP1201A0719 ZALLCALL 67 01:01:59 07/19/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 L'ex-Rock Machine Peter Paradis est maintenant un important «outil de travail» pour la police La petite victime de Ste-Foy: un signalement avait déjà été fait Presse Canadienne QUÉBEC La petite Ariane Fortier, quatre ans, trouvée morte dans la résidence familiale de Sainte-Foy lundi, avait fait l'objet d'un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) récemment.Cependant, elle n'avait jamais été victime de mauvais traitements.Rien ne laissait croire que la vie de la petite était en danger avec sa mère ou son père, indiquait hier le directeur de la protection de la jeunesse de Québec, Daniel Côté.Lundi soir, le père, Yvon Fortier, a retrouvé sa fille morte en revenant d'un voyage de pêche de quelques jours.Le corps ne présentait aucune marque de violence.La mère gisait quant à elle dans la baignoire, entourée de bouteilles de médicaments qu'elle avait absorbés.Inconsciente mais toujours vivante, elle a été conduite au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL), où elle se trouvait encore dans un état critique hier.Si elle s'en sort, la femme de 45 ans sera fort probablement accusée de meurtre.C'est à la fin mai que la DPJ a reçu un signalement concernant Ariane.La situation a été jugée suffisamment sérieuse pour le retenir.L'intervention a commencé dans les premiers jours de juin, de concert avec le CLSC des Hautes-Marées, qui aidait les parents depuis plusieurs mois.En aucun moment, a précisé Daniel Côté, il n'a été question de mauvais traitements physiques.Les parents vivaient de grandes difficultés et collaboraient avec les spécialistes.Le couple avait des problèmes conjugaux, qui avaient même entraîné l'intervention de la police à trois reprises à la suite de plaintes du voisinage.Ces interventions n'ont donné lieu à aucune accusation.Pour la DPJ, tant la mère que le père étaient aptes à assurer la sécurité d'Ariane.La mère avait même fait part de ses projets d'avenir pour la petite aux travailleurs sociaux.Pour qu'un enfant soit retiré de la garde de ses parents, il faut qu'il y ait menace à sa sécurité, précisait la responsable du service d'évaluation de la DPJ, Esther Després.« Ces gens-là demandaient de l'aide, ils reconnaissaient leurs difficultés », souligne pour sa part M.Côté.La DPJ de Québec intervient auprès d'environ 2500 enfants chaque année.La moitié de ces interventions se déroulent en milieu familial.« Ça n'a rien d'exceptionnel.Ce qui est exceptionnel, c'est le tour dramatique que ça a pris hier.Ça traduit une fois de plus la complexité des situations dans lesquelles on a à intervenir, note M.Côté.Je suis persuadé qu'on a pris les bonnes décisions en regard des informations dont on disposait.» MARCEL LAROCHE En signant avec le ministère de la Justice un contrat qui le confirme dans son nouveau statut de délateur, Peter Paradis est devenu hier un important « outil de travail » pour les policiers chargés d'élucider les nombreux règlements de comptes, assassinats, tentatives de meurtre et attentats à l'explosif reliés à la guerre des motards.Paradis, un individu de 35 ans identifié par les spécialistes du crime organisé comme l'un des principaux leaders des Rock Machine, un groupe de trafiquants de drogue impliqué dans une guerre sanglante avec les Hells Angels, devra maintenant collaborer avec la justice en témoignant contre ses anciens compagnons d'armes.Pour se familiariser avec son statut de repenti, une nouvelle terminologie judiciaire pour désigner un délateur, Paradis a profité de sa brève apparition hier devant le juge Maximilien Polak, de la Cour du Québec, à Montréal, pour plaider coupable à cinq chefs d'attentats à la bombe et de crimes d'incendie survenus au cours des trois dernières années.Les cinq commerces détruits, soit par un cocktail Molotov, soit par l'explosion d'une bombe, sont le club Bain Douche du boulevard Saint-Laurent, à Montréal, ainsi que le bar Champlain, les salons de bronzage Paradis du soleil et Pause soleil, et le lave-autos Centre de beauté, dans le sud-ouest de la métropole.Pour chacun de ses crimes, Paradis a écopé deux ans consécutifs de prison.Sa sentence de 10 ans d'emprisonnement est cependant concurrente à une peine de 12 ans de pénitencier que l'accusé s'est vu imposer en mars dernier pour avoir plaidé coupable à des accusations de trafic de stupéfiants et de gangstérisme.Un mois auparavant, Peter Paradis avait pris tout le monde par surprise en plein milieu de son enquête préliminaire pour trafic de drogues en plaidant coupable à toutes les accusations déposées contre lui, y compris celle d'appartenance à une organisation criminelle.Cette volte-face inattendue du Verdunois, lui-même blessé par balles lors d'une tentative de meurtre survenue en 1998, allait marquer le début de sa nouvelle carrière comme délateur.Maintenant qu'il a officiellement retourné sa veste, hier, en joignant les rangs des délateurs, Peter Paradis devra collaborer avec les policiers qui l'ont déjà confronté à quelques meurtres, incendies criminels et attentats à la bombe reliés à la guerre opposant les Rock Machine et les Hells Angels.Reste maintenant à savoir si les confidences de ce nouveau délateur, et surtout sa crédibilité devant les tribunaux, permettront aux différents corps policiers, dont le SPCUM, la SQ et la GRC, de lever le voile sur plusieurs des crimes imputables aux hostilités entre les deux bandes rivales qui se disputent chèrement le commerce des stupéfiants, principalement à Québec et Montréal.L'imposteur voulait aider un juge victime du vol de sa voiture MARCEL LAROCHE Après s'être fait passer simultanément pour un policier de la section des dignitaires, puis du service de renseignement de la GRC, un imposteur a pris son rôle au sérieux en apportant son aide à un juge qui venait de se faire voler sa voiture ! Démasqué rapidement par de véritables policiers de la CUM lancés à ses trousses, l'individu en mal de sensations fortes aurait expliqué son bizarre comportement en disant être suivi par un psychiatre pour des crimes de même nature.Une vérification rapide des allégations de Michel Bougie a finalement révélé que ce Montréalais de 48 ans avait souvent été interpellé dans le passé pour avoir personnifié des agents de la paix.Cette histoire digne d'un film burlesque s'est déroulée vers 15 h 45 lundi dans les corridors de l'aéroport international de Dorval.Pour une raison encore obscure, Bougie aurait croisé par hasard un voyageur qui était à la recherche d'un agent de sécurité pour signaler le vol de son auto.Prétextant être lui-même un policier de la GRC en civil, il aurait aussitôt offert ses services à ce malheureux voyageur qui se serait présenté comme un juge de Chicoutimi en visite à Montréal.Pris à son propre piège, le faux policier aurait alors accompagné le juge jusqu'à la porte du bureau de la GRC en disant que ses collègues de travail allaient s'occuper de lui trouver un véhicule.Quelques minutes plus tard, Bougie aurait récidivé en se présentant cette fois à deux policiers de la CUM en poste à l'aéroport en s'identifiant (fausse carte, photo et numéro de matricule à son nom) comme un agent spécial de la GRC assigné comme garde du corps à la section des dignitaires.Poussant l'audace à l'extrême, Bougie leur aurait même demandé si le véhicule de police commandé quelques minutes plus tôt était arrivé à Dorval ! Après avoir découvert le subterfuge (Bougie s'étant aussi présenté à un agent de sécurité de l'aéroport de Dorval comme un membre de la section renseignements de la GRC à la recherche d'informations sur un chauffeur de taxi), les policiers de la CUM l'ont appréhendé.En liberté sous probation pour des crimes de même nature, Bougie a de nouveau comparu, hier, sous des accusations de supposition d'un agent de la paix, de fabrication et d'usage de faux, et d'entrave.Le prévenu a été écroué en attendant son enquête pour remise en liberté prévue pour demain, au palais de justice de Montréal.Un journaliste guinéen doit s'exiler après avoir publié dans Le Droit Presse Canadienne OTTAWA Un journaliste guinéen a dû fuir son pays afin d'éviter d'être emprisonné pour un article qu'il a écrit dans le quotidien Le Droit d'Ottawa en avril dernier alors qu'il se trouvait en stage au Canada.Un juge de la Cour de Guinée a émis un mandat d'arrêt contre Alphasio Modesto Ayibatin, jugeant son article « diffamatoire ».Soutenu par une association internationale de journalistes, M.Ayibatin a dû se réfugier en France, où il a demandé l'asile politique.Joint par Le Droit, M.Ayibatin s'est dit surpris de la réaction des autorités de son pays.« Quand j'ai écrit ce texte, le directeur de l'information du Droit m'a demandé si j'étais à l'aise avec la publication.J'ai répondu que j'étais à l'aise.Je ne voyais pas de problème, à ce moment-là, avec mon texte », a-t-il indiqué.Dans son article intitulé « La pauvreté, c'est en Afrique », Alphasio Modesto Ayibatin comparaît un récent rapport sur la pauvreté au Canada avec la situation beaucoup plus pénible que vivent les pays africains.Le texte n'a pas plu au gouvernement guinéen.Dès son retour à Conakry, il a reçu de multiples convocations émanant du gouvernement guinéen.Comme il refusait d'y répondre, la Cour de procédure pénale l'a inculpé de « discrédit et de diffamation envers le gouvernement, infraction commise à Ottawa dans le quotidien Le Droit du 22 avril 2000 ».Ces infractions seraient « punies par la loi 91 » de la République de Guinée.Selon M.Ayibatin, la colère des autorités aurait pu être amplifiée par le fait que l'article ait été publié au Canada. 3LP1301A0719 A-13 mer 19 juillet 3LP1301A0719 ZALLCALL 67 00:57:45 07/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 A 13 L'hémophilie chez les femmes est souvent mal diagnostiquée Le CPM dépose sa demande d'injonction PASCALE BRETON Le Conseil pour la protection des malades (CPM) a déposé lundi une demande d'injonction devant la Cour supérieure afin que la vingtaine de résidences pour personnes âgées du Groupe Champlain et de Vigi Santé déboursent dès maintenant les frais de buanderie.Les Centres d'hébergement et de soins longue durée (CHSLD) imposent depuis 1994 les frais de buanderie aux usagers et le CPM s'est élevé contre cette pratique dont il évalue le coût à 30 $ mensuellement par personne.Un jugement de la Cour supérieure a d'abord donné raison aux CHSLD avant d'être renversé par une décision de la Cour d'appel, en faveur des usagers.Mais le dossier n'est pas clos puisque le CPM a intenté un recours collectif contre les CHSLD en 1998 afin d'obtenir le remboursement des frais de buanderie, que les résidants ont dû payer jusqu'à présent, et dont le montant est estimé à environ 30 millions.Avec la demande d'injonction, le CPM espère faire respecter dès maintenant le jugement de la Cour d'appel, sans attendre le résultat du recours collectif.«Nous sommes très optimistes pour croire que la juge nous donnera raison dans cette affaire et nous espérons une décision le plus tôt possible», a commenté hier le directeur général du CPM, Me Paul G.Brunet.La juge Claudette Picard, de la Cour supérieure, devrait rendre sa décision prochainement.Il faudra toutefois attendre le printemps prochain pour connaître le résultat du recours collectif.L'avocat des résidences allègue qu'il y a une ambiguïté dans ce dossier: selon lui, la question de la gratuité n'est pas claire.MARIE-CLAUDE MALBOEUF Quand Maria Paulino est née, ses parents ont vite compris que leur bébé n'était pas comme les autres.«J'avais deux semaines, et dès que ma mère me prenait, tous ses doigts restaient imprimés sur ma peau, ils faisaient des bleus partout», raconte la Lavalloise de 29 ans.«Même maintenant, si je mange des chips, je peux me mettre à saigner.Si je me coupe avec du papier, j'en ai pour des heures et des heures.Avec moi, même marcher est un sport dangereux!» Pour éviter tous ces périls, la jeune informaticienne s'est vite muée en rat de bibliothèque.Reste qu'à sa manière, elle a de la chance.Car les femmes qui souffrent comme elle de la maladie de Von Wilebrand \u2014 une forme d'hémophilie qui touche environ un pour cent de la population \u2014 subissent parfois tous les traitements imaginables avant qu'on comprenne ce qu'elles ont.D'abord, parce que l'hémophilie classique ne touche que les hommes.Ensuite, parce que l'immense majorité des malades a des symptômes moins spectaculaires que Maria Paulino.À moins d'un gros accident, leurs saignement anormaux débuteront avec leurs menstruations, abondantes au point de leur faire manquer l'école ou le travail.Hier à Montréal, au 24e Congrès international sur l'hémophilie, une conférencière américaine a ainsi raconté qu'on lui a carrément enlevé l'utérus.D'autres ont subi des curetages inutiles.Une Québécoise de 40 ans (qui préfère taire son nom) a vécu dans l'ignorance pendant 15 ans.Petite, elle a passé des jours dans une civière, étranglée de bandages devant des médecins perplexes.«Beaucoup de pauvres femmes ayant cette maladie vont voir leur gynécologue qui n'en a jamais entendu parler.Ils se demandent comment traiter ça et certains vont parfois leur proposer des traitements chirurgicaux», affirme de son côté l'hématologiste et oncologue Georges Étienne Rivard.Directeur du centre de traitement de l'hémophilie de l'hôpital Sainte-Justine, le médecin s'est donc associé à divers spécialistes pour créer une clinique de référence, comme on en trouve depuis peu aux États-Unis, en Angleterre et dans l'Ouest canadien.«La maladie est connue depuis 100 ans, mais on l'a un peu oubliée jusqu'aux cinq dernières années», dit-il.Le regain d'intérêt est dû à la mise au point de meilleurs tests, et au fait que des centaines de femmes se sont vues contaminées au VIH ou à l'Hépatite C à la suite de transfusions, alors qu'un bon diagnostic aurait permis de les traiter au DDAVP, une substance chimique qui s'injecte ou s'inhale.«Les groupes de pression ont fait comprendre que ce n'était pas seulement les hommes qui avaient des problèmes de saignements», résume le médecin.Il faut dire que, pour les femmes comme pour les hommes, l'impact de la maladie peut être brutal.Obligée de prendre mille précautions pour éplucher des carottes ou laver la vaisselle, une congressiste a perdu des tas d'emploi en raison de ses séjours à l'hôpital.Même le stress du congrès la mine.Son nez, ses gencives, ses genoux se remettent à saigner, confie-t-elle.Pour elle, à toutes les deux semaines, ce sont des injections qui lui donnent mal au coeur et mal à la tête.Au moins, les citoyens des pays riches ont accès aux soins.Dans les pays pauvres, ils ont souvent toutes les peines du monde à marcher et se retrouvent avec les articulations détruites.Mais la dernière hémophile interviewée par La Presse se désole de devoir choisir entre «une vie dangereuse» et «une vie plate».«Petite, avec tous tes bleus, les gens pensent que t'es une enfant battue.Quand t'as un chum, que t'es une femme battue.Avec le temps, tu apprends à devenir une poupée de porcelaine.Mais tu deviens comme un extraterrestre.Un bibelot avec écrit: N'y touchez pas! » Au Québec, environ 70 000 personnes souffrent de diverses formes de la maladie de Von Wilebrand.La mastectomie préventive satisfait les femmes à risque Agence France-Presse CHICAGO Les femmes à haut risque de cancer du sein, qui ont subi une mastectomie préventive, sont en majorité satisfaites d'avoir opté pour cette opération, indique une enquête à paraître aujourd'hui dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).Les chercheurs, qui ont interrogé 572 femmes qui avaient subi l'ablation des seins 14 ans auparavant en moyenne, ont mis en évidence que 70 % d'entre elles étaient satisfaites ou très satisfaites.«La majorité des femmes ont déclaré qu'elles étaient contentes, que leur inquiétude vis-à-vis du risque de cancer du sein avait diminué et qu'elles choisiraient la même procédure» si c'était à refaire, indique le principal auteur de l'étude, le Dr Marlene Frost, de la clinique Mayo de Rochester (Minnesota).«Par ailleurs, ajoute-t-elle, la majorité des femmes ont rapporté que cette opération avait eu un effet favorable, ou aucun effet, sur leur amour-propre, leur satisfaction quant à leur apparence, leur sentiment concernant leur féminité, leurs relations sexuelles, leur tension nerveuse dans leur vie de tous les jours ou leur stabilité émotionnelle».En revanche, 19 % des patientes ont déclaré n'avoir pas été satisfaites de l'opération, citant «des symptômes négatifs ou des complications, ou encore des inquiétudes quant aux implants, une image négative de leur corps, des séquelles ou un manque d'information et de soutien», note le Dr Frost.Selon les dossiers de la clinique Mayo, la mastectomie réduit de 90 % les risques de cancer du sein chez les femmes qui ont un passé familial concernant cette maladie.Trop de cholestérol chez les hommes jeunes, risque de maladie cardiaque Agence France-Presse CHICAGO Un taux de cholestérol élevé chez les hommes jeunes accroît leurs risques de mourir de maladie cardiaque à long terme et de raccourcir leur espérance de vie, indique une étude à paraître aujourd'hui dans le Journal of the American Medical Association.Les hommes de 18 à 40 ans dont le taux de cholestérol atteignait au moins 240 milligrammes par décilitre de sang ont eu à terme 2,2 à 3,6 fois plus de risques de mourir d'une maladie coronarienne que ceux dont le taux était de moins de 200, note l'auteur de l'étude, le Dr Jeremiah Stamler, de l'Université Northwestern de Chicago (Illinois).Par ailleurs, leurs risques de maladies cardiovasculaires étaient de 2,1 à 2,8 fois plus importants que pour les autres et leurs chances de mourir précocement étaient de 1,3 à 1,5 fois supérieures, indique cette enquête.Le Dr Stamler s'est appuyé sur les résultats de trois études réalisées sur plus de 80 000 hommes suivis pendant 16 à 34 ans.En revanche, leurs résultats ont révélé que les hommes qui avaient les taux de cholestérol les plus bas avaient, selon les études, un allongement de l'espérance de vie par rapport aux taux les plus élevés de 6,1, 8,7 et 3,8 ans.INSCRIS-TOI VITE! Prochaine session 5 septembre intensif 3LP1401A0719 A-14 MERCREDI 3LP1401A0719 ZALLCALL 67 00:56:27 07/19/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 Une psy pour perroquets On ne risque pas de les trouver dans les grandes tours du centreville.Le métro-boulot-dodo, ce n'est pas leur truc.Et il faudra chercher longtemps avant de trouver leur occupation dans un dictionnaire des professions \u2014 si tant est que leur métier ait jamais été répertorié.Tous les mercredis, La Presse vous fait rencontrer des gens dont le boulot sort vraiment des sentiers battus.MARIE ALLARD «Quand je dis à quelqu'un quel est mon métier, c'est sûr que j'ai l ' a i r un peu étrange.Être chiens, pour les gens, c'est normal.Mais éduquer des perroquets, c'est toujours plus dur à avaler.» Johanne Vaillancourt se décrit comme une béhavioriste aviaire.Une psy pour perroquets.Elle explique, en riant : « J'éduque les perroquets, mais je dresse les humains ! » À son centre aviaire de Carignan, qui est en fait sa maison, il n'y a pas de divan où faire s'allonger les patients.Chacune des pièces de la maison est plutôt remplie de jouets, de miroirs, de grandes cages ouvertes et de nombreux perroquets, qui ont tous plus ou moins « perdu des plumes ».Lorsqu'ils sont légués au refuge de Mme Vaillancourt, les perroquets doivent d'abord passer une série de tests et être placés en quarantaine.« Pablo, raconte la spécialiste des perroquets, a passé dix ans dans une taverne.Quand il est arrivé chez moi, il était alcoolique et il sacrait ! » Aujourd'hui, le magnifique oiseau vert qui possède un vocabulaire de 1000 mots lance toujours quelques « sacrawère ! » bien sentis, mais il est beaucoup plus sociable.D'autres perroquets sont plus sérieusement affectés.Pascal, un gris d'Afrique, souffre de psychose, arrachant toutes les plumes de son petit corps, sauf celles qui recouvrent sa tête et qu'il ne peut atteindre.Mimile, un autre gris d'Afrique, mais autiste, n'a pour sa part pas quitté son perchoir depuis dix ans et doit être nourri à la cuillère, tandis que Merlin, un ara noble, est épileptique et doit être gardé dans un aquarium qui l'empêche de se blesser lors de crises.Quant à Étienne, un amazone qui vient de fêter ses 50 ans, il s'est pointé le bec au refuge après avoir été lancé contre les murs et frappé à plusieurs reprises, ce qui lui a valu de nombreuses blessures et fractures.Curieusement, Mme Vaillancourt, 41 ans, n'a jamais rêvé, enfant, de s'envoler comme les grands aras multicolores.Son animal domestique était.un furet.Comme celui-ci était souvent malade, elle fréquentait assidûment la clinique d'un vétérinaire spécialiste des animaux exotiques, au point d'en devenir l'assistante.« Un jour, quelqu'un a demandé de faire euthanasier un perroquet en bonne santé, raconte-t-elle.Mon coeur a flanché pour cet oiseau qui ne pouvait plus être vendu ou donné en raison de son état névrotique.» L'amour donnant des ailes, la dame aux oiseaux a continué à recueillir les éclopés et les mal-aimés et à tenter de mieux comprendre leur univers, dans le but de les aider à vivre en harmonie avec les hommes.« Le premier perroquet que j'ai adopté m'a tout de suite mordue, se souvient-elle.J'ai alors compris que les humains ne connaissaient pas les perroquets et qu'il fallait les étudier.» Un refuge En quinze ans, Johanne Vaillancourt a reçu en consultation plus de 700 de ses amis ailés.Entre 450 et 500 perroquets ont transité par son refuge avant de pouvoir être adoptés.Sans compter les nombreux autres perroquets qui ont bénéficié de ses conférences, cours, services de pension et de toilettage.Lors de la visite de La Presse, 35 perroquets virevoltaient dans la maison de Mme Vaillancourt, en plus de quelques chats et d'un tout petit chien.« Une chose dont personne ne manque, ici, c'est l'affection », affirme Johanne Vaillancourt, qui avoue fréquenter davantage les perroquets que les humains.Grâce à une médication adéquate, comprenant au besoin des antidépresseurs, et à une étude de cas approfondie, la béhavioriste aviaire traite ses réfugiés.Elle se documente dans les bibliothèques de psychologie de Mc Gill et de l'Université de Montréal et puise dans sa vaste expérience pour mener à bien des réhabilitations qui peuvent durer de trois mois à quatre ans.Une période durant laquelle personne ne paie les dépenses de Mme Vaillancourt, qui affirme que « le refuge est actuellement en péril », le prix de la revente des perroquets n'étant pas suffisant.Ce sont les consultations externes de Johanne Vaillancourt qui paient le pain, le beurre et les graines.La béhavioriste aviaire analyse alors tant le perroquet démontrant un problème de comportement que ses maîtres et son environnement.« Le perroquet est une proie, pas un prédateur, explique la spécialiste.Ces oiseaux se savent programmés pour servir de lunch à d'autres animaux.Leur moyen de survie, c'est la fuite.Alors, il ne faut pas se surprendre qu'un perroquet enfermé dans une cage et dont on a coupé les ailes pour l'empêcher de voler se mette à mordre et devienne méchant.Les perroquets, oiseaux habituellement grégaires, ont besoin de stimulation pour être heureux.Mme Vaillancourt observe malheureusement bien des gens qui infantilisent les perroquets, voulant faire de ces fiers animaux de dociles toutous.Pareille méprise n'a pas sa place au centre aviaire de Carignan.Les pensionnaires de Johanne Vaillancourt participent activement à la vie de la maison.« Je vis dans une flotte de perroquets, indique la béhavioriste, et ils me font réaliser que l'humain n'est pas le seul à être intelligent dans l'univers.» Les perroquets de Mme Vaillancourt sont en effet très malins.À l'heure du ménage, ils se posent sur le chariot de l'aspirateur, laissant leur psy faire le gros du travail.Ils se rattrapent quand vient le temps de détendre l'atmosphère, adorant entre autres danser et siffler sur l'air de leur émission de télévision préférée, Les Joyeux Naufragés.Peut-être rêvent-ils au jour où ils regagneront une île des Caraïbes PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Johanne Vaillancourt, béhavioriste aviaire, traite les perroquets : « Je leur apprends à accepter leur vie et à être des oiseaux au moral solide.» P U B L I C I T É Funérailles de Louis Quilico à Toronto Presse Canadienne TORONTO Les funérailles du baryton montréalais Louis Quilico ont été célébrées hier matin à Toronto.Celui qui s'était rendu célèbre, notamment, pour son Rigoletto, qu'il a interprété plus de 500 fois sur les grandes scènes du monde, est décédé samedi dernier d'un arrêt cardiaque, à l'âge de 75 ans, dans un hôpital de Toronto.Des membres de sa famille, ses étudiants, des collègues et des amis se sont rassemblés hier matin en l'église du Saint-Rosaire, de Toronto, pour rendre un dernier hommage au disparu.Par ailleurs, une messe commémorative aura lieu à Montréal samedi prochain, à 10h30, à la basilique Notre-Dame.« Je ne l'ai pas connu comme une grande star de l'opéra.J'ai connu un homme gentil qui est tombé amoureux de ma mère.Il était toujours heureux », a déclaré la belle-fille de M.Quilico, Alexandra Bregent, les larmes aux yeux.Louis Quilico était né à Montréal le 14 janvier 1925.Il avait été opéré le mois dernier à un genou.Mais un caillot de sang s'était formé à la suite de l'intervention, ce qui avait provoqué un arrêt cardiaque.Considéré comme l'un des meilleurs barytons de sa génération, il a été chanteur résidant du Metropolitan Opera de New York pendant 25 ans.Il enseignait depuis 1998 à Toronto, après une carrière bien remplie qui s'est étirée pendant 46 ans et qui lui a laissé le surnom de Monsieur Rigoletto.Il aura côtoyé les plus grands : Pavarotti, Domingo, Vickers, Carreras, Sutherland, Tebaldi, et aura chanté au Metropolitan Opera en duo avec son propre fils, Gino, lui aussi baryton, en 1987, une première dans l'histoire de l'art lyrique.méttiers les r a r e s 3LP1501A0719 3LP1501A0719 ZALLCALL 67 00:55:08 07/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 A 15 Vacances/voyage Cet été, faites la fête en Europe FABIENNE DAUCHEZ Le Figaro Été rime avec festivité.À l'heure où la France multiplie les rendezvous, expositions, spectacles, musique, théâtre, cinéma., les pays du Vieux Continent ne sont pas en reste.De la Grande-Bretagne au Portugal, d'Italie jusqu'en Scandinavie, nombreux sont les festivals qui agrémenteront le séjour ou même, justifieront le déplacement.ANGLETERRE À Londres, le Victoria and Albert Museum met l'Art nouveau en vedette (jusqu'au 30 juillet) à travers une scénographie inédite des oeuvres provenant d'Europe et d'Amérique du Nord.Le troisième weekend d'août, les fans de rock se retrouvent au Womad Reading Festival (à 50 km de Londres) : une centaine de concerts sont programmés sur trois jours.Autre rendez-vous, le Carnaval de Notting Hill les 27 et 29 août.C'est l'une des plus grandes parades de rue d'Europe : concerts.défilé, spectacles costumés.ESPAGNE Saint-Jacques de Compostelle, élue capitale culturelle de l'Europe en 2000 célèbre la musique avec Santi Rock : plus de 25 groupes, parmi lesquels Massive Attack, Red Hot Chili Peppers, Blur, Rage Against the Machine, Patty Smith, Smashing Pumpkins, etc.De son côté, le musée Guggenheim de Bilbao présente « De Degas à Picasso, le peintre, le sculpteur et la photographie » (jusqu'au 10 août).À Malaga (8 au 15 août), grande fête andalouse avec messe flamenca, corrida et dressage de chevaux.En Castille, le 23e festival international de théâtre classique d'Almagro (7 au 31 juillet) se déroule au coral de Comedias (place des Comédies), dernier théâtre de Castille à ciel ouvert du XVIe siècle.On retiendra enfin le festival de jazz du Pays basque en juillet) et le Festival Chopin dans la chartreuse de Valldemosa, à Majorque (les dimanches d'août).ÉCOSSE Pleins feux sur Édimbourg pour un festival (13 août au 2 septembre) qui affiche des centaines de manifestations : musique, danse, théâtre, opéra.Et puis, le fameux Military Tatoo, du 4 au 26 août, spectaculaire défilé militaire qui célèbre son 50e anniversaire.Plus de 1000 présentations annoncées.SUISSE Après Kandinsky, la fondation Gianadda à Martigny programme une rétrospective Van Gogh (jusqu'au 26 novembre) avec notamment des oeuvres cachées depuis cinquante ans.alors que Boudin sera à l'affiche à Lausanne (jusqu'au 15 octobre) et Cézanne à Zurich (jusqu'au 30 juillet).Du côté de la musique, le festival de jazz de Montreux (Pat Metheney et les Négresses Vertes le 20, Deep Purple en clôture) dure jusqu'au 22 juillet.Et celui de Verbier, consacré la musique classique malgré une soirée cubaine le 22, se déroule du 21 juillet au 6 août.ALLEMAGNE Expo 2000 se tient à Hanovre, jusqu'au 29 octobre, sur le thème « Homme-Nature-Technologie ».C'est aussi l'année Bach, mort il y a 250 ans.Des concerts seront données dans le cadre du festival de Leipzig ainsi qu'à Munich et à Berlin.PAYS NORDIQUES En Norvège, Olav Engelbrektsson est un opéra de minuit célébré dans les ruines d'un château médiéval les 11,12,17,18 et 19 août et Varanger accueille (9 au 13 août) le festival de jazz le plus septentrional du monde.En Suède, le festival d'opéra de Dalhalla (29 juillet au 13 août) réunit les artistes dans une ancienne carrière de calcaire qui offre aux 4000 spectateurs une acoustique exceptionnelle.En Finlande enfin, le festival d'opéra de Savonlina (jusqu'au 29 juillet) se déroule dans le cadre du château d'Olavinlinna.IRLANDE Deux événements majeurs avec, pour chacun d'eux, des moments réservés aux enfants : le festival de Galway (19 au 30 juillet) et celui de Kilkenny (11 au 20 août).Les concerts de musique classique auront lieu dans la cathédrale de Saint Canice, les expositions dans les ruines du prieuré de Kells et les spectacles en plein air.PORTUGAL Lisbonne présente le festival des océans (12-29 août), avec des parades maritimes de bateaux anciens, des régates et des croisières reprenant les routes maritimes de jadis, avec shows et concerts.ITALIE Les arènes de Vérone (jusqu'au 3 septembre) accueillent les opéras de Verdi : La Forza del destino, Aïda, Nabucco et La Traviata.Mais la plus célèbre fête de Toscane a lieu à Sienne (jusqu'au 16 août) : cette course de chevaux montés à cru oppose chaque année dix quartiers de la ville, précédée par un défilé en costumes où les porte-étendards rivalisent d'adresse.Le 16 août est donné le souper de la victoire auquel assiste le cheval gagnant.Dans un tout autre genre, la régate historique de Venise se déroule le 3 août sur le Grand Canal, avec costumes d'époque et compétitions de rameurs.Musique enfin avec du jazz à Pérouse (14 au 23 juillet), à Rome (jusqu'au 30 août) et le festival de jazz du lac Majeur (20 au 30 juillet).HONGRIE Le pays célèbre les 1000 ans de sa couronne.À Budapest : festival d'été sur l'île Marguerite (jusqu'au 20 août), festival de world music en juillet, exposition « Avec les arts dans le nouveau millénaire» (4 août au 3 septembre), festival d'opéra et d'opérette (Budapest, du 8 au 20 août).AUTRICHE Deux rendez-vous majeurs, le festival de Salzbourg (23 juillet au 31 août) et celui de Bregenz (20 juillet au 3 août), consacrés à la musique classique.RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Prague autre capitale culturelle de l'Europe en 2000 programme de nombreuses manifestations dont l'exposition « Le principe du baroque », un festival de théâtre de rue, un festival de musiques ethniques, l'exposition « De Copernic à la NASA » (jusqu'au 31 août), exposition « Les rues pragoises » jusqu'au 17 septembre.POLOGNE Cracovie, ancienne capitale des rois de Pologne est élue en 2000 « Capitale culturelle de l'Europe ».De nombreuse manifestations sont programmées dont un festival de musique dans le vieille ville (15 au 31 août) et durant tout l'été, exposition de photographies, de peinture, ballets, festival du film.RUSSIE Le musée de l'Ermitage à Saint- Pétersbourg présente l'exposition « Chefs d'oeuvre retrouvés » (jusqu'au 31 octobre) : 74 tableaux de peintres français issus de collections privées allemandes, transférés en Russie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.La qualité des eaux en Europe s'est améliorée ÉTATS-UNIS À partir de À partir de 395$ 425$ 431$ 431$ 552$ 432$ 504$ 504$ 369$ 399$ 390$ 395$ 467$ 504$ 504$ 855$ PHILADELPHIE DETROIT ATLANTA INDIANAPOLIS DENVER NEW ORLEANS SAN FRANCISCO PHOENIX NEW YORK BOSTON PITTSBURGH CHICAGO DALLAS LAS VEGAS LOS ANGELES HONOLULU Toutes taxes incluses Pour certains départs entre le 19 juillet et le 31 octobre Les prix sont pour une personne.Tous les prix s'entendent à partir de et varient selon les dates de départ et de retour choisies.Le tout est sujet à disponibilité et changement sans préavis.Les tarifs sont valides jusqu'au 26 juillet.Permis du Québec Associated Press BRUXELLES La qualité des eaux de baignade en Europe s'est légèrement améliorée cette année, selon le rapport annuel de l'Union européenne.« Plus de 95 % des zones côtières de baignade respectent les critères minimaux de qualité », a précisé la Commission européenne.Mais « il y a encore une marge d'amélioration », a souligné le commissaire en charge de l'Environnement, Margot Wallstroem, qui a reproché aux Quinze de ne pas faire assez pour respecter « des exigences de qualité plus élevées et plus strictes ».Le 17e rapport annuel sur les eaux de baignade en Europe passe au crible la qualité des eaux dans les membres de l'UE.Au total, ce sont plus de 11 435 plages côtières et 4376 baignades d'eau douce qui ont ainsi été étudiées.Mais le document a été diffusé sans données sur la France, à la suite d'un mouvement revendicatif des personnels de génie sanitaires des DDASS et des DRASS (directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales).Au niveau européen, des échantillons prélevés durant l'été 1999 ont été analysés pour attribuer à chaque plage un code de couleur : bleu pour les meilleurs élèves, rouge pour les pays qui ne respectent pas les standards minimaux de pollution et orange pour ceux qui surveillent insuffisamment la qualité des eaux de baignade.Résultat : en Suède, plus de 15 % des 379 plages étudiées ne respectent pas les critères européens de qualité, selon le rapport.Le Danemark, quant à lui, « glisse vers le statut rouge », la qualité de ses eaux s'étant détériorée ces trois dernières années.Les meilleurs élèves en Europe sont en revanche l'Italie, la Grèce et l'Allemagne.Autres départs de groupe : Tunisie, Australie-N.-Zélande, Maroc : 3 sem., Thaïlande Turquie 2 et 3 semaines Espagne, séjour Costa Brava, 2 semaines magnifiques ! 2868225 Découvrez un autre Québec avec Chaque samedi, La Presse vous offre une série de dossiers intitulée « À la découverte d'un autre Québec » Vous y trouverez toute l'information pour passer un été inoubliable! Samedi, dans le cahier VACANCES VOYAGE de La Presse.FILL19 3LP1601A0719 A-16 mer 19 juillet 3LP1601A0719 ZALLCALL 67 00:56:56 07/19/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 19 JUILLET 2000 Feu espagnol: de la poésie pyromusicale GEORGES LAMON Le feu espagnol Ethnologie de ce soir ira droit au coeur.Les courts poèmes en début des neuf séquences du programme joueront sur les émotions des spectateurs.Préparezvous donc à voir et à écouter de la poésie pyromusicale ! Rafaele Garcia-Barat, concepteur du feu de Pirotécnia Caballer s'est inspiré du centenaire de la mort de Saint-Exupéry, auteur du Petit Prince pour peaufiner un concept « culturel » qui, de son aveu même, se veut « un feu sentimental et une réflexion sur la vie ».Pourquoi ce choix du Petit Prince ?« Parce que c'était le livre de mon enfance, confie- t-il.Et aujourd'hui il faut penser qu'il existe autre chose que la technologie.Le Petit Prince rappelle que les petites choses de la vie sont tout aussi importantes.» Mais n'allez pas croire que les Espagnols seront ennuyeux pour autant.Notre philosophe nous rassure : « Nous allons tirer un feu à l'espagnole très imposant, surtout par sa finale typique et particulièrement puissante.» Feu imposant signifie que plus de 6000 pièces (chandelles, bombes nautiques, girandoles, volcans, marrons ) envahiront le ciel pendant les 35 minutes de spectacle.Pièces à 95 % fabriquées par Caballer.Tout au plus quelques bombes chinoises serviront dans la finale.« Notre feu consiste en une conception globale, insiste son metteur en scène.J'ai voulu par ce concept transmettre au public connaisseur des sensations amenées par un court poème, un choix musical varié et des pièces de qualité.» Le spectacle espagnol propose une approche des différentes cultures par des musiques typiques : espagnole, mexicaine, grecque, italienne et russe.Une histoire de voyage et de culture.Contrairement à 1993, où elle avait été couronnée d'or, la firme Caballer se servira du système de mise à feu informatisé américain (pyrodigital).« Avec la méthode traditionnelle et à cause du rythme rapide de la musique, cela aurait été impossible, admet Rafaele Garcia-Barat.Il nous a fallu employer trois ordinateurs.Le programme musical jouera beaucoup sur les variations de rythmes.Le lever de rideau, très important selon son concepteur, avec La dernière tentation du Christ (Gabriel), servira à préparer les spectateurs à entrer dans le feu de l'action.Une entrée remarquée par des premiers effets nautiques de bleu qui embraseront le lac des Dauphins durant 45 secondes, suivis de feux de Bengale argent clignotants, rappelant la nuit.Petit à petit, le rythme s'accélérera sur Live at the Acropolis (Yanni) et deviendra plus doux et harmonieux avec Sabrina.Le crescendo reprendra dans Le mariage du Prince Igor (Borodin) et retombera avec Moon River pour recommencer de plus belle dans un pot-pourri de musique mexicaine.Au son d'Amapola, on retrouvera quiétude et douceur, avant d'entreprendre l'apothéose finale avec Conan le Barbare (effets de flammes) pour clore par une allégorie finale sur Turandot (Puccini).« J'espère que le public appréciera notre spectacle, dit-il.Et le jury également.En fait, le jury, c'est en même temps le public.Ce sera le premier du genre que nous faisons à Montréal, feu unique par sa conception, sa narration et la quantité de pièces.À Valence, par exemple, on n'aurait pu faire ce genre de feu.» Gagnants de quatre Jupiter en autant de participations (1986, 1989,1990 et 1993), les Espagnols de Pirotécnia Caballer aspirent évidemment récidiver cette année.« Pour nous, conclut Garcia-Barat, l'argent n'est pas important, ce qui compte, c'est de faire un feu gagnant à Montréal.Ça reste une affaire de prestige.» "]
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