Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2000-08-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 3LP0101B0816 b1 MERCREDI 3LP0101B0816 ZALLCALL 67 00:57:16 08/16/00 B Montréal, mercredi 16 août 2000 Politique BESCHERELLE Indispensable à la rentrée ! Disponible en librairie 2881855 ÉDITORIAL / MONDE Ottawa coupe les vivres au CITEC ALEXANDRE SIROIS Ottawa cessera de subventionner l'Institut canadien du tourisme et du commerce électronique (CITEC) dans 90 jours, a annoncé hier le ministère du Développement des ressources humaines (DRHC), mettant ainsi un terme à une saga controversée qui durait depuis février dernier.« D'ici la fin de la semaine, on va signer une dernière entente de contribution avec le CITEC, qui va se terminer le 13 novembre », a confié à La Presse un porte-parole de DRHC au sujet de l'organisme basé à Shawinigan, au coeur de la circonscription du premier ministre Jean Chrétien.En février dernier, après son congédiement, l'ancien président du CITEC, André Vallerand, avait affirmé que deux des quatre membres du conseil d'administration de l'institut, Mario Pépin et Paul Lemire, se versaient régulièrement, sans approbation, des salaires et des honoraires prélevés à même une subvention de DRHC.Un rapport de vérification comptable avait par la suite fait état de plusieurs irrégularités dans la gestion du CITEC et avait confirmé que MM.Pépin et Lemire avaient reçu plus de 150 000 $ sans entente d'embauche.Puis, à la fin du mois de juillet, les deux hommes ont été accusés de vol et de fraude par la Gendarmerie royale du Canada.Une solution raisonnable « Le CITEC a vécu une période très difficile au cours des derniers mois et rebâtir l'organisation demanderait beaucoup d'énergie, beaucoup d'efforts, pas mal de temps, des ressources humaines et de l'argent », a expliqué hier M.Lavoie pour justifier la décision fédérale.Qui plus est, une étude commandée cet été à une firme privée a démontré que le CITEC aurait eu besoin de trois à cinq ans de plus pour devenir autonome financièrement.« Initialement, quand on avait signé un contrat avec eux, il était prévu qu'ils pourraient voler de leurs propres ailes au printemps 2001 », a précisé le porte-parole du ministère.DRHC a cependant décidé de subventionner le CITEC pendant encore 90 jours, à raison de 100 000 $ à 150 000 $ par mois, afin de permettre à l'institut de clore ses dossiers.« On aurait pu finir plus rapidement, a reconnu M.Lavoie.Mais il aurait fallu passer du temps à voir quels projets sont en cours à l'heure actuelle, quels produits ils doivent livrer.C'est une solution raisonnable et respectueuse.» Aucun responsable du CITEC n'a cependant pu être joint hier par La Presse pour réagir à la décision fédérale.Chrétien prémonitoire Le CITEC, qui aurait reçu plus de 3 millions de DRHC, figure au nombre de plusieurs organismes subventionnés par le ministère de Jane Stewart qui sont actuellement sous enquêtes policières.Des enquêtes suscitées par les révélations entourant une vérification interne effectuée il y a plusieurs mois par DRHC, qui révélait de sérieux problèmes de gestion dans l'administration des subventions.La semaine dernière, en visite dans son comté, M.Chrétien avait donné un signe prémonitoire de la fermeture éventuelle du CITEC.« Les problèmes du CITEC au cours des derniers mois me désolent.J'ai toujours pensé que c'était une bonne initiative, mais avec les problèmes qu'ils ont, je ne sais pas si ça va pouvoir continuer », avaitil dit.Hier, le porte-parole du Bloc québécois en matière de développement des ressources humaines, Paul Crête, a été prompt à réagir à l'annonce du ministère.« Je pense que s'il n'y avait pas eu la crise dénoncée par M.Vallerand au départ, jamais DRHC ne se serait interrogé de cette façon sur la pertinence de continuer les activités du CITEC, at- il soutenu.C'est à se demander, d'ailleurs, s'ils auraient eu 90 jours de grâce si ça n'avait pas été dans le comté du premier ministre ! » Mme Beaudoin rejette l'idée d'enseigner l'anglais dès la première année Clark annule deux réunions pour s'occuper ALEXANDRE SIROIS de sa campagne Québec doit aider les jeunes à devenir « fonctionnellement bilingues », mais leur offrir des cours d'anglais dès la première année du primaire n'est pas une solution appropriée, estime la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin.« Je ne crois pas que commencer en première année soit la solution.Parce que je crois qu'il y a un préalable, dans notre propre contexte très particulier et très original de 2 % de francophones en Amérique du nord : la maîtrise du français parlé et écrit », a soutenu Mme Beaudoin.La ministre pense qu'il faut mettre l'accent, au début de la forma tion des jeunes Québécois, sur l'ap- Louise Beaudoin prentissage d'un français québécois, mais de qualité.« Et maîtriser la langue (française), ça prend quelques années », a-t-elle précisé.Le week-end dernier, les jeunes libéraux du Québec, réunis en congrès annuel à La Pocatière, ont proposé que l'enseignement de l'anglais soit offert aux jeunes québécois dès la première année du primaire.La suggestion a aussitôt été entérinée par leur chef, Jean Charest.« Je partage l'objectif.Il faut que les jeunes francophones, à la sortie du secondaire, soient fonctionnellement bilingues.Même que, personnellement, je favorise le multilinguisme individuel.Parce que ce ne sera plus suffisant, bientôt, de parler anglais et français.Surtout dans le cadre de la zone de libre-échange des Amériques », a indiqué Mme Beaudoin.« Je pense que je ne pourrais pas occuper l'emploi que j'occupe si je ne parlais pas anglais, a poursuivi la ministre.Ce serait très difficile.Je suis sensible à ça.Et je l'ai toujours dit, comme ministre responsable de la charte, je fais une distinction extrêmement importante entre le multilinguisme individuel, qui est une nécessité, et l'unilinguisme institutionnel.» La ministre a dit vouloir donner une chance à la réforme de son gouvernement, selon laquelle l'enseignement de l'anglais langue seconde sera offert dès la troisième année, à partir de 2001.Les jeunes commencent actuellement à apprendre l'anglais en quatrième année du primaire.Mme Beaudoin a aussi confirmé que le ministre de l'Éducation, François Legault, préparait un plan d'action afin d'aider les francophones à mieux maîtriser l'anglais.« Il est évident qu'une question qui se pose et que le ministère de l'Éducation se pose depuis longtemps, c'est comment faire en sorte que cet enseignement de l'anglais soit le meilleur possible », a dit la ministre.Le plan d'action, qui est prévu pour l'automne, préconisera notamment des sessions intensives d'anglais.Mme Beaudoin pourra donner son avis sur les propositions de son homologue, puisqu'elle est membre du Comité ministériel de l'éducation et de la culture, présidé par M.Legault.Le sujet de l'apprentissage de l'anglais au primaire pourrait aussi se retrouver sur la table lors des états généraux sur la langue française, dont les travaux débutent au mois d'octobre.« Je crois que c'est une question qui devrait émerger », a prédit Mme Beaudoin.Par ailleurs, le groupe de pression anglophone Alliance Québec a critiqué hier la position de la ministre sur la question.Dans un communiqué, le président de l'organisme, Anthony Housefather, a demandé à Mme Beaudoin d'offrir « aux enfants de langue française les mêmes opportunités d'apprentissage qu'aux enfants de langue anglaise ».Ces derniers apprennent le français dès la première année du primaire.HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne, OTTAWA Le chef conservateur, Joe Clark, a décidé d'annuler deux rencontres de son caucus pour faire du porteà- porte et multiplier ses apparitions publiques dans la circonscription de Kings-Hants en Nouvelle Écosse, en vue de l'élection complémentaire du 11 septembre.Ainsi, la réunion du caucus du 21 août à Burnaby, en Colombie- Britannique, ainsi que la réunion nationale du caucus prévue du 5 au 7 septembre à London, en Ontario ont été reportées, a fait savoir hier le président du caucus national, Rick Borotsik.« Le Parti conservateur et son chef devront consacrer tout leur temps et leur énergie à l'élection complémentaire qui aura lieu sous peu dans Kings-Hants », a-t-il indiqué.Un porte-parole du caucus, Bill Rodgers, a précisé pour sa part, que ces rencontres avaient été planifiées depuis plusieurs mois.Mais, après mûre réflexion, il n'était pas très « sage » d'envoyer M.Clark dans la région de Vancouver pendant quatre jours et à London pendant deux jours à quelques jours du scrutin.« Nous avons constaté, il y a une semaine, qu'il devait s'absenter de la circonscription pendant 11 jours, ce qui représente un tiers de la campagne électorale dans Kings- Hants.Il a déjà dit qu'il ne tenait pas cette circonscription pour acquis et qu'il voulait faire campagne.M.Rodgers a ajouté que ces réunions pouvaient attendre.Des téléconférences peuvent toujours être organisées au besoin, a-t-il fait savoir.La réunion de l'aile québécoise à Longueuil, en fin de semaine, aura lieu comme prévu.M.Rodgers est catégorique.Ce changement de cap ne signifie pas que M.Clark soit en danger dans Kings-Hants, a-t-il souligné.« D'après les sondages que nous avons vus, nous sommes en bonne posture.Ce n'est pas du tout la raison qui nous incite à reporter ces réunions.» Si M.Clark s'était rendu à ces réunions, « les gens nous auraient accusés de tenir la circonscription pour acquis.» Selon M.Rodgers, l'équipe de M.Clark n'est pas inquiète.Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, qui fait campagne dans Kings-Hants, a passé un très mauvais quart d'heure lundi, a-t-il rappelé.« Je ne pense pas que M.Day nous ait inspiré beaucoup de crainte.Il a eu une très mauvaise journée.» Le caucus se réunira probablement à Ottawa.Le député Scott Brison qui a cédé sa place à M.Clark, avait recueilli 36 pour cent des voix aux élections de 1997.M.Clark devra affronter le candidat Gerry Fulton de l'Alliance qui devait être nommé hier soir.PHOTO PC Stockwell Day, qui participait hier, à Toronto, à un déjeuner avec des militants de l'Alliance, s'est défendu d'être anti-gay, comme le lui reprochait un groupe de manifestants qui avait envahi l'établissement où il se trouvait.John Mykytyshyn démissionne mais le dossier gay revient hanter Day Presse Canadienne TORONTO John Mykytyshyn, un organisateur de l'Alliance canadienne qui a embarrassé son chef, Stockwell Day, en tenant des propos blessants pour les Canadiens des provinces de l'Atlantique, a remis sa démission du parti.Après avoir d'abord tenté de se justifier, l'ex-stratège conservateur ontarien a dû se résoudre à faire des excuses complètes, hier.« Je regrette profondément tout dommage que mes propos ont infligé soit à l'Alliance canadienne ou à Stockwell Day, a déclaré M.Mykytyshyn dans un communiqué.J'aimerais aussi m'excuser encore une fois aux citoyens des provinces de l'Atlantique.» M.Mykytyshyn a prononcé les remarques controversées au cours d'une conférence politique, vendredi, à Vancouver, déclarant que l'Alliance « ne changerait jamais la mentalité » des gens de la côte Est, des paresseux « habitués à vivre aux crochets de l'État ».« Ils ne veulent pas faire comme leurs ancêtres et travailler pour gagner leur vie, ou aller là où il y a du travail.» M.Day, qui prenait son déjeuner avec des militants, hier, dans un pub de Toronto, a réaffirmé que ces commentaires ne reflétaient pas l'attitude du parti envers les provinces atlantiques.Mais une controverse n'attendait pas l'autre, hier, pour M.Day.Un petit groupe de manifestants a envahi le pub où se trouvait M.Day, en plein coeur du quartier gay de Toronto.M.Day, qui a déjà travaillé comme pasteur adjoint de l'Église pentecôtiste, n'a jamais caché qu'il s'opposait à l'avortement et croyait que seuls les couples hétérosexuels devraient pouvoir se marier.« Il est anti-gay, anti-libre choix, et nous voulons que les Canadiens le sachent, pour qu'il ne soit pas élu, a expliqué une organisatrice de la manifestation, Andrea Calver.C'est un quartier gay ici, nous pensons qu'il n'y est pas le bienvenu (.) et nous aimerions qu'il retourne chez lui.» 3LP0201B0816 b2-mercredi-edito 3LP0201B0816 ZALLCALL 67 00:52:05 08/16/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 16 AOÛT 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF La suggestion Bernard Il y a quelque chose de proprement sorcier dans la façon dont Louis Bernard est parvenu, par le coulage d'un document de quelques dizaines de lignes, à traduire en une fort séduisante hypothèse le vague concept bourquien d'« une île, une ville ».Et ce faisant, à mettre les maires de banlieue de l'île dans la situation du roi nu, pour ainsi dire, tant il apparaît maintenant limpide qu'ils n'accepteront rien d'autre, ou si peu, qu'un statu quo confortable et indifférent.La suggestion Bernard \u2014 appelons- la ainsi, puisque le rapport final de son comité ne sera déposé que le 30 septembre \u2014 propose une ville de la taille de l'île.Celle-ci serait dirigée par un maire et 60 conseillers, chargés d'administrer les grands services municipaux : eau, circulation métropolitaine, développement économique, grands équipements et protection contre l'incendie, en plus de ceux actuellement dévolus à la Communauté urbaine.Elle serait découpée en 29 arrondissements nantis de pouvoirs locaux étendus.Ce qui contribuerait à laisser aux différentes parties de la grande ville une personnalité propre.Et permettrait la désignation d'arrondissements bilingues, réglant ainsi un des plus épineux problèmes susceptibles d'hypothéquer la réforme municipale montréalaise.En fait, le tableau global que peint ce découpage n'est pas très éloigné de celui que présentent plusieurs grandes villes à travers le monde.C'est le cas de Londres, par exemple, qui est divisée en 33 boroughs (incluant la Cité, coeur du Royaume-Uni), possédant un conseil local ainsi qu'une large part d'autonomie, tout en demeurant sous la juridiction d'un maire « métropolitain ».Ou de New York, divisée en cinq boroughs pourvus chacun d'une identité forte et eux-mêmes représentés à l'hôtel de ville par 51 conseillers.Ou surtout de Paris, dont les 20 arrondissements, eux aussi jaloux de leur singularité, sont gérés par des maires locaux \u2014 mais représentés à l'hôtel de ville par une incroyable horde de 517 conseillers ! Tout cela pour dire que l'idée est loin d'être farfelue.Et les réactions, tant du côté de Pierre Bourque que de Louise Harel, sont intéressantes.En raison d'une jubilation mal dissimulée dans le premier cas, d'une détermination toujours plus grande dans le second.Le maire de Montréal a en effet sauté dans le train dès hier en prenant comme nouvelle base de discussion la suggestion Bernard, qu'il a tout simplement amputée d'un joli bouquet d'arrondissements pour réduire leur nombre à dix.Dix ou 29 ?Ou 15 ?Ou 20 ?À ce stade-ci, tout ce qu'on peut en dire est que cela se discute, en effet.Quant à la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, elle a refusé de commenter directement le tour de magie de Louis Bernard.Cependant, sa volonté de procéder dans ce dossier complexe et explosif est visiblement, non seulement intacte, mais plus grande encore.Restent les maires de banlieue, évidemment, soudain transformés en apôtres de l'appel au peuple, et qui n'ont plus d'autre lieu où camper leur indignation que le champ fiscal.Or, celui-ci est marécageux à souhait : en effet, pour des raisons d'équité et d'efficacité, il est clair que, fusions ou pas, la fiscalité métropolitaine devra être réaménagée de fond en comble dans les délais les plus brefs.Il est vrai qu'un strict ravalement fiscal ferait moins mal à cet aréopage d'élus, qui ne perdraient pas dans l'opération une once de pouvoir.Certains d'entre eux demandent : quel est le problème que se propose de régler la réforme municipale ?Or, la question se retourne : de quel sinistre entend-on se protéger en s'agrippant bec et ongles au refus de même l'envisager DROITS RÉSERVÉS PASCAL ÉLIE, collaboration spéciale LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca De CIEL-FM à COOL-FM Chanson, radio, et gros dollars n La station radiophonique CIEL-MF originellement consacrée à la chanson québécoise n'existe plus, maintenant remplacée par une autre nommée COOL-FM, que ses nouveaux propriétaires disent consacrée à des formes musicales qui se veulent actuelles (rap, hip-hop) et qu'on dit négligées par les stations existantes.Comme je fus en 1976 copropriétaire et président fondateur de la station CIEL-MF dans sa première incarnation, que je l'ai dirigée pendant une couple d'années avant que Jean-Pierre Coallier en prenne la direction et la propriété, je me fais poser bien des Stéphane Venne questions sur ce que je pense du fait que la chanson québécoise de forme « classique » (celle qui descend de Leclerc) n'ait plus sa vitrine radiophonique propre, et du fait que les lettres d'appel de la nouvelle station soient anglaises.Pour le cas où ce que j'en pense aurait quelque importance, voici mes réponses.Les lettres d'appel en anglais ?Je m'en fiche.Il n'y a pas de terme français pour exprimer l'idée que recouvre le terme « cool » inventé par les jazzmen américains dans les années cinquante.D'ailleurs, si j'avais une station de musique religieuse, je l'appellerais sans doute « Oremus ».Les emprunts à des langues étrangères ne vous font pas perdre votre âme « subito presto ».Pas du tout.Pas si vous avez une âme.Et que COOL-FM soit consacrée à des formes musicales également empruntées aux Américains ?Pareil.Charlebois et Offenbach ont naguère vampirisé le rock américain à qui mieux mieux, mais l'ont intégré, personnalisé et même « nationalisé » assez talentueusement merci.Mes propres premières tounes étaient du Bécaud tout craché, dont j'ai fait du Venne avec le temps (il paraît).Et Vigneault a abondamment flirté avec les dessins mélodiques de Jean-Sébastien Bach sans s'y égarer.Les emprunts à des formes musicales étrangères ne vous font pas perdre votre âme non plus.Pas si vous en avez Robert Charlebois une.Et enfin, comme c'est vrai qu'il y a des jeunes créateurs québécois utilisant certaines formes musicales auxquelles les stations dominantes ne font pas de place, ça me fait juste penser au début des années soixante quand les auteurs québécois n'avaient pas d'espace où s'exprimer eux non plus.C'est pour ça qu'on a tous commencé là où on pouvait : dans l'artisanat des boîtes à chansons.Mais remarquez, dix ans plus tard, ces mêmes auteurs attiraient 100 000 personnes sur le mont Royal, autant dans nos grandes salles, et ils chantent aujourd'hui à Paris.Cela dit, est-ce que le rap québécois \u2014 ou le rap tout court \u2014 a de l'avenir ?Est-ce qu'il générera des oeuvres et des chef-d'oeuvres qui seront encore là dans dix ou vingt ans \u2014 signe de la vraie rentabilité tant culturelle que financière \u2014 comme Le train du Nord ou Le petit roi ?Ça m'étonnerait.Mais mon opinion là-dessus n'a pas d'importance.Par contre, avoir une âme ou pas, « zat is ze real question ».Et là, j'ai de graves appréhensions non seulement par rapport à ce qui se passe à COOLFM mais aussi dans le reste de la radio, et dans les entreprises de tout genre.Voici pourquoi.Toute création comporte un risque, surtout quand elle utilise des formes nouvelles.Le créateur utilise son âme, c'est tout ce qu'il a, et il la met à risque.Et ce risque est prolongé, partagé, quand on s'embarque dans la production et la diffusion.On ne le dit pas assez, mais les personnes qui assument la production et la diffusion des oeuvres doivent être en phase avec l'âme du créateur.Ils doivent en avoir une.La même.Je pellete des nuages ?Pas du tout.Quand Rosaire Archambault père a produit il y a trente- cinq ans sur son étiquette Sélect les disques des premiers chansonniers (dont moi), ou Daniel Lazare sur son étiquette Gamma (dont Claude Gauthier), quand Gilles Matthieu a fondé la boîte La Butte à Matthieu, quand le tandem Coallier-Saucier a fondé CFGL pour diffuser la chanson francophone, quand la famille Crépeault a dédié CJMS à la chanson populaire d'ici, quand le tandem d'impresarii Thibault- Lorrain affichaient Bécaud, Aznavour, Brassens.et Renée Claude, Jean-Pierre Coallier quand Guy Latraverse ou Michel Gélinas se fendait en quatre pour produire Léveillée, Charlebois, André Gagnon, Deschamps, Dufresne, ces gens étaient personnellement en amour avec les artistes et leurs oeuvres, dont ils étaient les premiers consommateurs, et ils mettaient LEUR fric dans la balance.Ils n'ont pas exploité un marché, ils l'ont créé.Ça a pris le temps que ça a pris.Parle-moi de ça ! Des vrais ! Comme Péladeau père qui aimait le papier journal et l'odeur de l'encre (mais ses héritiers parlent de ratio dette/ équité), comme Chagnon père qui aimait les fils électriques et les contenus de programmation (mais ses héritiers parlent de calendrier fiscal).Et « by the way », Bill Gates aime l'informatique.Ce que les rappeurs québécois auraient intérêt à se demander, c'est si les actionnaires de COOL-FM (Métromédia et le tandem Arcand-Béland) aiment le rap.Bonne question !.Car tout ce dont parlait leur communiqué lors du lancement de la station, c'était la question de parts de marché.Et ça, c'est la langue des gens de finance.Pas celle de la musique ni celle de la création.Les gens de finance parlent de plan d'affaires, de « business opportunity », de niche, de parts de marché, de projections, de structure fiscale et de ratio dette/équité.Normal.Je leur confierais gaiement mon argent.Mais pas ma musique.Pas mon âme.Stéphane VENNE ex-créateur Laissez-moi rire ! n La Presse annonçait, la semaine dernière, la venue de COOL 98,5 FM, qui prend la place de CIEL.M.André St- Amand était heureux d'annoncer l'ouverture de cette nouvelle station qui, selon le communiqué émis par les dirigeants de CKOI, propriétaires de la station, occupera un créneau laissé complètement vide par les radios commerciales francophones de Montréal.Au menu, 75 % de rock relativement dur et 25 % de musique actuelle, allant du rap au groove, en passant par la musique électronique.Son credo : oser, risquer, prêter l'oreille et donner une voix à la nouvelle génération.Laissezmoi rire ! Si ce que j'ai entendu à COOL, depuis quelques jours, représente la nouvelle tendance, ce n'est pas M.St- Amand qui donnera une voix aux artisans underground.D'entrée de jeu, COOL sonne CKOI.Il y a bien quelques pièces différentes (deux à l'heure ?) mais en général c'est le même son et les mêmes pièces.Des exemples ?La Chicane, No Doubt, The Respectables, Beck, Tragically Hip et toute une panoplie d'artistes danse.Du rock dur ?Quelle blague ! Du risque ?Allons donc ! Ça fait belle lurette qu'il n'y a plus de radio rock à Montréal, et ce depuis que CHOM à délaissé ce genre au milieu des années 80.Puis, au tournant des années 90, toutes les radios Montréalaise sont passées au AC (Adult Contemporary).Dans les grandes heures d'écoute, les mêmes artistes passent maintenant à CFGL, CHOM, CKMF, MIX 96, CKOI, CITE et COOL/CIEL.Il est clair que la radio commerciale carbure aux multinationales et que l'audace et la diversité ne sont pas des mots qui font parti du vocabulaire des directeurs de stations.On endort l'auditeur en le gavant d'inepties.Comme un enfant, celui-ci devient imperméable aux différences.L'autre jour, en lisant La Presse, j'ai cru rêver.Et je fus même surpris et ravi d'entendre Mononc'Serge pester contre l'ADISQ sur les ondes d'une radio commerciale.Mais déjà aujourd'hui, on avait cru bon de censurer ses propos ! Quelle bassesse ! Il serait temps que les ténors de notre industrie musicale cessent de partager le lit des donneurs de subventions et qu'ils s'ouvrent l'esprit et les oreilles.Et qu'on ne vienne surtout pas dire qu'il n'y a pas d'artistes underground qui produisent des CDs avec un son de qualité.Ils sont des centaines à trimer dur et à ne pas avoir droit aux largesses des gouvernements \u2014 largesses réservées aux Tacca, Audiogram et autres grandes entreprises riches.Ils n'ont qu'à me contacter.Je me ferai un plaisir de leur présenter des jeunes artistes ORIGINAUX.Alors, M.St-Amand, de grâce ne vous payez plus notre tête.Nous méritons mieux que cela.Je n'ai rien contre ce type de musique, mais ne chantez pas que c'est le début d'une nouvelle ère radiophonique à Montréal.Le choix n'a jamais été aussi anémique ! Heureusement, pour ceux que la diversité intéresse, il reste BUZZ (des USA !), CIBL et les radios universitaires.Alan CHARLES Black Pearl Productions Simplement normal! Plusieurs médias ont fait état, ces jours derniers, d'une récente offensive surprise menée par la Société de l'assurance automobile (SAAQ) pour retirer de la circulation des autocars en mauvais état ou des fourgonnettes assurant, sans détenir les permis requis, le transport de passagers payants.Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca Au vu des résultats obtenus, on ne peut qu'applaudir à ce type d'opération.Sur les quarante véhicules interceptés, quatre présentaient des défectuosités majeures \u2014 aux freins notamment \u2014 et n'ont pu reprendre la route alors qu'on a noté des problèmes mineurs dans quatre autres cas.Au total, dix autocars ont semblé en assez mauvais état pour justifier un examen complet qui s'est soldé, outre les cas les plus graves entraînant une interdiction de rouler, par des contraventions et des avis de réparations à faire effectuer sans faute.En ce qui a trait au transport illégal de personnes, deux camionnettes auront été surprises en état d'infraction.Comme c'est, par définition, toujours le cas dans une opération préventive, il est évidemment impossible d'en mesurer l'efficacité par défaut.C'est-à-dire d'en évaluer la pertinence en fonction du nombre de vies sauvées dans des catastrophes qu'on a peut-être évitées.Mais, à la suite des véhéments reproches de négligence et de laisser faire à l'endroit de SAAQ depuis des accidents spectaculaires \u2014 comme celui de la côte des Éboulements, il y a deux ans, ou de la route 401 entre Montréal et Toronto, le mois dernier \u2014 , il est assez rassurant de constater que le message a été entendu par les autorités.Il reste à espérer qu'il le sera également par les propriétaires de véhicules.Et pas uniquement ceux d'autocars et de fourgonnettes mais les camionneurs et automobilistes.On n'aurait plus ensuite qu'à attendre la fin des moyens de pression des agents de la SQ pour que la situation sur les autoroutes redevienne à peu près normale.Assez, en tout cas pour que les médias ne se sentent pas obligés de faire des manchettes avec le seul fait que tous ceux qui ont la responsabilité de la sécurité des citoyens sur les autoroutes font simplement leur travail. 3LP0301B0816 B-3 MERCREDI MONDE 3LP0301B0816 ZALLCALL 67 00:57:31 08/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 16 AOÛT 2000 B 3 Monde TUNISIE Grève de la faim n Le Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT) a appelé les autorités à trouver « une issue humanitaire urgente » à la situation de Taoufik Chaïeb, prisonnier islamiste en grève depuis le 10 juillet.L'état de santé de M.Chaïeb, s'est « gravement détérioré » après 36 jours de jeûne à la prison civile de Tunis, écrit l'organisme.Le CNLT attribue aux autorités la responsabilité de l'état de M.Chaïeb et estime que le traitement qu'elles réservent à cette affaire procède d'un « nouveau durcissement » sur les questions des droits de l'homme en Tunisie.Chaieb a déjà purgé une peine de trois et demi pour appartenance à une association islamiste (Ennahdha, interdite) et purge depuis mars deux autres peines de deux ans et demi chacune pour les mêmes chefs d'inculpation, dit son avocate.Selon Amnestie International, la Tunisie compte actuellement un millier de « prisonniers d'opinion », pour la plupart des islamistes.d'après AFP AUTRICHE Encore Haider n Le dirigeant d'extrême droite autrichien Joerg Haider a exigé hier de la République tchèque et de la Slovénie l'annulation des décrets d'expulsion des minorités allemandes après la Seconde Guerre mondiale.M.Haider a déclaré que les pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne devraient « envoyer un signal clair », en annulant ces décrets, selon l'agence autrichiennne APA.La Slovénie et la République tchèque font partie de la prochaine vague de pays qui devraient adhérer à l'UE et leur gouvernement du temps avaient ordonné l'expulsion des minorités allemandes après la guerre.Quelque trois millions d'Allemands de la région tchèque des Sudètes, qui avait été annexée au IIIe Reich en 1938, ont été expulsés en 1945 et 1946.Dix pour cent d'entre eux seraient morts en route.d'après AFP IRAK Embargo onéreux n L'Irak a subi des pertes de plus de 140 milliards de dollars en raison de l'embargo qui lui est imposé depuis août 1990, a affirmé hier le ministre irakien du Commerce, Mohamed Mahdi Saleh.Les pays qui traitaient avec l'Irak (avant l'embargo) ont également eu un manque à gagner de 140 milliards de dollars, a-t-il ajouté.L'Irak est sous embargo depuis son invasion du Koweit en août 1990.En dérogation à cet embargo, l'ONU autorise le pays depuis décembre 1996, en vertu du programme « Pétrole contre nourriture », à exporter du brut pour acheter des vivres et des médicaments.d'après AFP PANAMA Nouvelle écluse n Le Panama a fêté le 86e anniversaire de son canal hier en projetant la construction d'une écluse supplémentaire, huit mois après la restitution par les États-Unis du célèbre ouvrage qui relie les océans Atlantique et Pacifique.Les Américains avaient ouvert le 15 août 1914 l'activité commerciale de ce canal long de 80 kilomètres, qui est emprunté chaque année par quelque 17 000 bateaux dont les droits de passage s'élèvent à environ 600 millions de dollars.Le canal souffre aujourd'hui de l'étroitesse de ses deux écluses.Afin de permettre le passage des cargos de plus de 60 000 tonnes, le gouvernement panaméen a donc lancé le projet de construire une troisième écluse d'un coût estimé à 4 milliards de dollars.Sa construction sera accompagnée d'un énorme chantier qui entraînera le déplacement d'environ 100 000 paysans.d'après AFP PHOTO REUTERS Scènes d'émotion intense, hier, à Séoul comme à Pyongyang où se déroulaient les retrouvailles familiales entre les deux Corées.Cris, larmes et embrassades l'ont emporté sur le protocole.Kim Jang-nyou, une mère sud-coréenne de 79 ans, et sa fille Lee Young-wol (à gauche) ont éclaté en sanglots en se retrouvant.Émouvantes retrouvailles familiales entre les Corées du Nord et du Sud PHIL CHETWYND AFP, SÉOUL Des familles coréennes séparées par un demi-siècle de guerre froide se sont retrouvées hier à l'occasion d'émouvantes retrouvailles, qui marquent une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays.Les retrouvailles de 100 Nord- Coréens avec leurs proches à Séoul et de 100 Sud-Coréens avec leurs parents à Pyongyang a donné lieu à des scènes d'une intense émotion, résultat d'un réchauffement sans précédent entre les deux anciens frères ennemis de la guerre froide.Décidées à l'occasion du 55e anniversaire de la fin de la domination japonaise sur la péninsule coréenne, ces retrouvailles ont constitué le point d'orgue d'une « semaine de la réconciliation » voulue par les dirigeants coréens lors de leur sommet historique en juin dernier.La plupart de ces familles déchirées par 50 ans d'hostilités étaient sans nouvelles de leurs proches depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53).Ces rencontres, les premières depuis 1985, ont été décidées lors du sommet de Pyongyang entre le président sud-coréen Kim Dae-Jung et le « cher leader » nord-coréen Kim Jong-II.Elles représentent le premier signe concret de l'engagement qui semble sincère de la Corée du Nord à jouer le jeu de la réconciliation.L'émotion était palpable dans l'immense hall central du centre de conférences de Séoul au moment où des dizaines de Nord-Coréens sont entrés, cherchant fébrilement la table qui leur a été assignée et devant laquelle se tenaient, souvent depuis des heures, cinq membres de leur famille.En quelques instants, le protocole a été submergé, emporté par les larmes et les cris de ces dizaines de personnes.Lim Jae-Hyok, 66 ans, a presque trébuché sur le fauteuil roulant de son père âgé de 91 ans.Ils ne s'étaient pas revus depuis l'enrôlement de Lim dans les rangs de l'armée nord-coréenne pendant la guerre de Corée.Les larmes coulant le long de ses joues, dévasté par le regard vide de son père qui ne l'a pas reconnu, Lim s'est soudain mis à hurler en se frappant la poitrine.« Papa, tes petits-fils en Corée du Nord veulent te voir aussi.Mon coeur est brisé », a-t-il crié en se jetant aux pieds de son père.Ce scénario s'est répété de loin en loin sous les voûtes de l'énorme bâtiment, des soeurs ne parvenant pas à croire que leurs frères se tenaient devant elles, tandis que d'autres restaient enlacés sans bouger, brisés par l'émotion.Des scènes identiques se sont produites à l'hôtel Koryo de Pyongyang lorsque les Sud-Coréens ont retrouvé les leurs.Beaucoup ne sont pas parvenus à calmer leurs pleurs.La journée avait commencé avec l'arrivée du premier avion nord-coréen à s'être jamais posé à Séoul depuis la fin de la guerre, transportant la délégation nord-coréenne.Dans un discours prononcé à l'occasion de cet événement national pour les deux Corées, le président du Sud a affirmé que les deux pays étaient désormais sur la route de leur réunification pacifique après un demi-siècle de confrontations et de guerre froide.« Nous entrons maintenant dans l'ère de la péninsule coréenne.Ce n'est pas seulement un rêve mais le portrait de ce qui sera notre proche avenir », a déclaré Kim Dae-Jung.Ces retrouvailles familiales doivent se prolonger pendant quatre jours à raison de six rencontres, avec un maximum de cinq parents pour chacun des 200 Coréens choisis pour ces instants historiques.Les 100 Sud-Coréens ont été choisis parmi 76 993 demandes.Quelque 7,6 millions de Sud-Coréens ont des parents oubliés au Nord.Il n'existe aucun moyen de communication directe (ni courrier, ni téléphone) pour les particuliers entre les deux Corées.Échec du sommet sur le Congo Un rapport de l'ONU cloue au pilori la « mondialisation par le haut » L'EXPRESS INTERNATIONAL Agence France-Presse LUSAKA Un sommet marathon de plus de 18 heures, depuis lundi à Lusaka, a abouti hier à un échec, les belligérants en République démocratique du Congo (RDC) n'ayant fait aucun progrès vers l'application de l'accord de paix signé il y a un an.Les chefs d'État ont fait pression notamment sur le président congolais Laurent-Désiré Kabila, qui a quitté Lusaka avant ses homologues, sans pourtant recevoir aucune assurance de sa part sur la liberté de mouvement des futures troupes de l'ONU ou sur un embryon de dialogue politique.Les rebelles n'ont pas été plus conciliants.« Kabila a fait deux pas en avant et cinq en arrière », commentait hier un négociateur de l'ONU.« Les forces étrangères (rwandaise et ougandaise), alliées des rebelles n'ont pas fait de proposition concrète de retrait sérieux ».Le sommet n'a accouché que d'un communiqué de faible portée réaffirmant, une fois de plus, que l'accord de cessez-le-feu est « la seule base viable permettant une résolution du conflit en RDC ».Les belligérants n'ont pas été en mesure de fournir les assurances attendues par les Nations unies, avant qu'il soit procédé au déploiement de quelque 500 observateurs militaires et 5 000 Casques bleus.Le sommet a cependant fait pression sur le gouvernement de la RDC pour qu'il « coopère » avec la mission des Nations unies au Congo (MONUC).Le sommet demande également à la communauté internationale de fournir des fonds à la Commission militaire mixte chargée de la surveillance du cessez-le-feu, et aux belligérants de laisser les organisations humanitaires secourir les populations civiles.JOONEED KHAN La « mondialisation par le haut » des 10 dernières années a été « un vrai cauchemar » pour « le monde d'en-bas », dont les pays pauvres qui sont le gros de l'humanité, et surtout les femmes, et il est urgent de maîtriser ce phénomène en le subordonnant à la primauté des droits humains.C'est ce que conclut un rapport de la sous-commission de l'ONU sur les droits humains, soumis vendredi à Genève.« Droits humains indivisibles comme le dit la Charte universelle », écrivent les auteurs du texte, Joseph Oloka-Onyango et Deepika Udagama, qui insistent sur les liens organiques entre droits civils et politiques d'une part, et droits économiques, sociaux et culturels d'autre part.Estimant que « des forces économiques façonnées par des joueurs étatiques et privés ne peuvent être déchaînées contre l'humanité d'une manière qui ignore le droit international relatif aux droits humains », le rapport trouve les États et les institutions « mondialisantes » (OMC - Organisation mondiale du commerce, BM - Banque mondiale, FMI - Fonds monétaire international) « en violation » de la Charte universelle des droits et des Conventions sur les droits civils et politiques, et les droits économiques, sociaux et culturels.« Ce rapport, bien que préliminaire, résume l'énorme travail de lobbying en cours avec l'échec de l'AMI (Accord multilatéral sur les investissements), le fiasco de l'OMC à Seattle en décembre 1999 et les manifs d'avril à Washington contre le FMI et la BM », a indiqué une source auprès du centre Droits et Développement à Montréal.« Le document marque un pas en avant dans l'analyse du processus de mondialisation et reflète l'évolution du débat public depuis Seattle », a commenté Ken Traynor, de l'Association canadienne du droit environnemental.Les auteurs du rapport dénoncent vivement l'opacité de l'OMC, du FMI et de la Banque mondiale, ainsi que le « déficit démocratique » qui caractérise ces institutions non élues, où le pouvoir (droit de vote) est fortement biaisé en faveur des puissances riches, une sorte de « famille royale » planétaire.« Or la transparence, l'inclusion et la démocratie constituent aussi des droits humains fondamentaux », soulignent-ils.L'OMC retient tout spécialement leur attention.Cet organisme, créé en 1994 seulement, est devenu « la manifestation concrète de la mondialisation commerciale », disent-ils.« Sa règle d'un État, un vote se veut ostensiblement démocratique, mais c'est une fausse image car les sujets de négociations et les mécanismes d'application des accords et de règlement des litiges montrent que l'OMC penche lourdement en faveur des puissances riches », a noté la Fédération internationale des droits humains (FIDH) dans un récent rapport cité par Oloka-Onyango et Udagama.Tout comme le principe de « libre échange » sur lequel l'OMC fonde ses règlements est un mythe, disent-ils, citant Joseph Stiglitz, qui démissionna comme économiste en chef de la Banque mondiale sur cette même question : « les pays pauvres ouvrent leurs marchés mais se heurtent au protectionnisme des pays riches, et ils se retrouvent sans commerce ni aide au développement ».« Les règlements de l'OMC présument l'égalité du pouvoir de marchandage entre pays commerçant librement, mais en fait ce sont les entreprises transnationales qui dominent le commerce mondial et l'ordre du jour de l'OMC ne sert qu'à promouvoir les intérêts des firmes dominantes qui monopolisent le terrain », dit le texte.L'OMC, mais aussi le FMI et la BM ainsi que leurs filiales, doivent s'ouvrir davantage aux pays pauvres, aux femmes et à l'opinion mondiale.Et ils doivent parallèment s'intégrer au cadre de l'ONU et de ses institutions, pour fonctionner dans le respect du droit international et pour mettre la mondialisation au service du développement, à l'intérieur même des pays riches comme à l'échelle de la planète entière, recommande le rapport.Et l'État, qui a trop souvent invoqué la mondialisation pour s'esquiver, doit à nouveau assumer ses responsabilités, écrivent les deux rapporteurs, qui travaillent sur un texte final pour le compte de la sous-commission sur la promotion et la protection des droits humains de l'ONU.Autres informations en page B 8 La Presse 16 août 2000 Page B4 manquante La Presse 16 août 2000 Page B5 manquante 3LP0601B0816 b6 MERCREDI 3LP0601B0816 ZALLCALL 67 00:57:49 08/16/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 16 AOÛT 2000 Santé: les médecins réclament un financement stable d'Ottawa Presse Canadienne SASKATOON Le gouvernement fédéral doit retrouver « son autorité morale » pour pouvoir faire respecter la Loi canadienne sur la santé.Pour cela, il doit assurer un financement à long terme du système de santé, ont affirmé des participants au congrès de l'Association médicale canadienne.Étant donné les réductions de fonds fédéraux alloués à la santé depuis 1995-96, des questions ont été soulevées sur l'autorité morale du gouvernement au moment d'imposer le respect de la Loi canadienne sur la santé, a indiqué le docteur Stephen Willis, de Saint- Jean, au Nouveau-Brunswick.Le gouvernement doit adopter des mesures de financement substantielles pour un financement viable à long terme, a-t-il plaidé dans une résolution soumise lors de l'assemblée annuelle de l'association.Lorsque le régime universel de soins de santé a été implanté au Canada, le gouvernement fédéral fournissait aux provinces la moitié de l'argent qu'elles dépensaient pour le système de santé.À l'heure actuelle, Ottawa ne fournit qu'entre 11 et 13 cents pour chaque dollar dépensé pour la santé.Il y a à peine quelques jours, les premiers ministres provinciaux ont fait une requête similaire.Après leur rencontre à Winnipeg, la semaine dernière, les leaders provinciaux ont demandé au gouvernement fédéral 4,2 milliards pour restaurer les paiements de transfert à leur niveau d'il y a plus de cinq ans, époque à laquelle le ministre des Finances Paul Martin menait sa croisade pour éliminer le déficit.Ils réclament également une clause d'indexation, en vertu de laquelle les futures contributions fédérales augmenteraient avec l'inflation, la croissance de la population et l'adoption de nouvelles technologies et de nouvelles thérapies.Ottawa craint qu'une telle indexation n'entraîne une hausse incontrôlable des dépenses.Les médecins ont également invité les gouvernements fédéral et provinciaux à surmonter leurs divergences politiques pour se doter d'une vision commune du régime de soins de santé.BREF 194 millions pour la recherche médicale n Le gouvernement fédéral a annoncé hier l'octroi d'une aide globale de 194 millions à la recherche médicale.La part du Québec totalise 73,8 millions, à peine moins que celle de l'Ontario, 75,8 millions.Le plus petit montant, 11 306$, ira au Nouveau- Brunswick.L'Île-du-Prince Édouard et les trois territoires n'ont rien touché.«Cela nous permet d'être plus compétitifs à l'échelle internationale, alors que nous tentons de retenir nos gens les plus talentueux et d'en attirer d'ailleurs dans le monde», a déclaré hier le ministre de la Santé, Allan Rock.Les subventions seront distribuées par l'intermédiaire des huit Instituts de recherche en santé Soins cardiovasculaires n Les nouvelles lignes directrices sur les soins d'urgence cardiovasculaires, rendues publiques hier par le Comité de liaison international de réanimation et par la Fondation des maladies du coeur du Québec, préconisent la simplification des techniques de réanimation ainsi qu'un meilleur accès aux appareils de défibrillation, que l'on propose d'installer dans les lieux publics comme les édifices à bureaux, les centres d'achats ou les centres sportifs.Les lignes directrices révisées éliminent la nécessité de prendre le pouls de la personne en arrêt cardiaque, et dispensent, dans certains cas, de pratiquer le bouche-à-bouche.Des documents d'information sont disponibles à la Fondation, au (514) 871-3951 ou au 1 (800) 361-7650.Nos programmes de location sont établis, suite à l'approbation du crédit, par Crédit Kia Canada inc.Ils sont applicables à toutes les nouvelles Sephia (SE541Y) et Sportage (SP541Y) louées et livrées avant le 31 août 2000.Les véhicules peuvent être différents de l'image qui en est montrée.Durée de location de 48 mois, ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2000-08-15 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-08-15 Tirage du 2000-08-15 NUMÉRO: 060540 3LP0701B0816 b7 mercredi 3LP0701B0816 ZALLCALL 67 00:53:40 08/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 16 AOÛT 2000 B 7 La dégradation du sommeil a des conséquences néfastes sur les hormones des hommes Pour systèmes de chauffage simples.Des frais de déplacement de 5 $ s'appliquent à toutes les commandes.Services résidentiels seulement.Services non offerts dans toutes les régions.L'équipement illustré peut être différent de celui qui est utilisé.Agence France-Presse CHICAGO La dégradation de la qualité du sommeil chez les hommes peut survenir très tôt, dès l'âge de 25 ans, et entraîne des modifications du système hormonal, réduisant de façon importante la sécrétion de certaines hormones, affirment des chercheurs américains.La dégradation du sommeil survient généralement en deux étapes.La première intervient bien plus tôt qu'on le pensait jusqu'à présent, soit entre 25 à 45 ans chez les hommes, selon ces chercheurs de l'université de Chicago, auteurs d'une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) à paraître aujourd'hui.Si la durée totale du sommeil reste globalement constante jusque vers environ 45 ans, le pourcentage de sommeil dit « profond » passe de 20 % de la durée totale pour les hommes de 25 ans à moins de 5 % pour ceux âgés de 35 ans.Elle s'accompagne d'une diminution de la production hormonale.Ainsi, la sécrétion de l'hormone de croissance, qui survient principalement durant les périodes de sommeil profond, diminue de 75 % entre 25 et 35 ans, ont constaté ces chercheurs, qui ont examiné des données d'études sur le sommeil réalisées entre 1985 et 1999 sur 149 hommes en bonne santé, âgés de 16 à 83 ans.« Notre étude suggère qu'une modification des niveaux de certaines hormones pourrait être une conséquence d'une dégradation du sommeil », explique le Dr Eve Van Cauter, professeur de médecine à l'université de Chicago.À l'âge de 45 ans, la plupart des hommes ont perdu la faculté de générer du sommeil profond et ils ont donc des niveaux très bas d'hormone de croissance.Les déficiences en hormone de croissance ont fait l'objet d'études poussées chez les personnes âgées.Elles sont associées à davantage d'obésité, une perte de masse musculaire et une moindre capacité à faire de l'exercice.Cette étude suggère que les traitements hormonaux jusque-là prescrits pour les hommes de plus de 65 ans pourraient s'avérer en fait plus efficaces sur des hommes d'âge moyen.« On commence à remplacer l'oestrogène chez les femmes dès la ménopause, pas 20 ans plus tard.Si les hommes subissent une somatopause (perte d'hormone de croissance) entre 25 et 45 ans, pourquoi attendre 20 ans de plus pour commencer un traitement ?», s'interroge le Dr Van Cauter.La deuxième étape de perte du sommeil intervient après 50 ans.Elle est caractérisée par une diminution de la durée totale du sommeil (de 27 minutes par décennie), des insomnies et une perte de 50 % du sommeil « paradoxal », pendant lequel on rêve.Les dangers de l'altitude Associated Press PARIS À partir de 2500 m, même le voyageur bien portant peut souffrir du « mal des montagnes » (céphalées).Comme pour toute pratique sportive, il faut « consommer » la montagne à doses progressives.Par paliers.Ainsi, les malades qui souffrent de maladies des coronaires, ou d'insuffisance respiratoire, devront éviter les excursions en altitude.Maux de tête, vertiges, nausées, bourdonnements d'oreille, troubles respiratoires sont quelques-uns des malaises qui peuvent être ressentis.Il faut alors interrompre l'excursion et redescendre doucement.Pour éviter ces désagréments, il faut alterner périodes de repos et d'efforts, ne pas s'attaquer dès les premiers jours à de grands dénivelés, manger et s'hydrater convenablement.Par ailleurs, équipez-vous de bonnes chaussures.Le faux mouvement, la chute ou le choc peuvent être à l'origine d'un déboîtement de l'articulation.Lorsque les surfaces articulaires ont perdu tout contact entre elles, c'est la luxation.Elle entraîne une douleur très vive et tout mouvement devient limité, voire impossible.Elle exige un traitement rapide et efficace.L'épaule est l'articulation la plus fréquemment atteinte.L'entorse est une lésion traumatique d'une articulation dont les ligaments sont brusquement étirés, voire arrachés : il s'agit très souvent des articulations de la cheville et du genou.La douleur est intense, la marche presque impossible.L'entorse s'accompagne le plus souvent d'un gonflement, parfois même d'un hématome.Qu'il s'agisse d'une entorse ou d'une luxation, le premier geste consiste toujours à immobiliser le membre atteint.En cas de luxation de l'épaule, par exemple, on peut soutenir le bras par une écharpe, sachant que la main doit être plus haute que le coude, afin que la circulation se fasse correctement.Une fois le membre immobilisé, le blessé doit être transporté d'urgence vers le médecin ou l'hôpital le plus proche.S'il s'agit d'une banale foulure, une crème antalgique et anti-inflammatoire appliquée localement s'avèrera nécessaire.Il est toutefois souhaitable d'immobiliser l'articulation.Attention, il ne faut jamais chercher à remettre en place soi-même une articulation luxée, cela ne ferait qu'aggraver la situation et amplifier la douleur.Evitez de plier ou de bouger (plus qu'il n'est indispensable) le membre blessé.Enfin, faire prendre un « remontant » (alcool) à l'accidenté est totalement inutile.L'immobilisation et la radiographie sont les premières mesures d'urgence à prendre, et sans attendre.Le mystère du petit garçon «ressuscité» Agence France-Presse PERTH (Australie) Les autorités médicales australiennes étaient bien en peine hier d'expliquer comment un garçonnet, déclaré noyé par les médecins, avait pu revenir à la vie 20 minutes plus tard.« C'est tellement étrange, nous ne sommes pas en mesure de dire s'il s'agit d'un miracle médical, ni d'expliquer ce qui s'est passé », a déclaré, l'air embarrassé, un porte-parole de l'hôpital de Joondalup, au nord de Perth, en Australie occidentale.L'enfant, âgé de deux ans, dont les parents ont voulu préserver l'anonymat, a été transporté de toute urgence en ambulance à l'hôpital dimanche après être tombé dans la piscine près de leur maison, selon le porte-parole.Les auxiliaires médicaux ont tenté de le ranimer dans l'ambulance qui le transportait à l'hôpital, où les médecins ont pris le relais, faisant tout leur possible pour sauver la vie du garçonnet, selon des responsables.L'hôpital a téléphoné à la police judiciaire après que les médecins eurent stoppé leurs tentatives de réanimation, estimant avoir fait tout ce qui était en leur pouvoir pour le rendre à la vie, mais en vain.Le sergent de police Stan Connor a indiqué que l'officier de police judiciaire chargé de constater la mort avait mis environ 20 minutes à se rendre à l'hôpital et qu'il avait constaté à son arrivée que le garçonnet respirait encore.L'enfant a ensuite été transféré à l'hôpital Princess Margaret de Perth, en soins intensifs.Le porte-parole de l'hôpital de Joondalup a déclaré qu'il était encore trop tôt pour dire s'il y aurait ou non enquête judiciaire. 3LP0801B0816 B-8 MERCREDI MONDE 3LP0801B0816 ZALLCALL 67 00:53:32 08/16/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 16 AOÛT 2000 Monde Israël optimiste sur un accord avec les Palestiniens MARIUS SCHATTNER AFP, JÉRUSALEM Des responsables israéliens ont multiplié hier les déclarations optimistes sur la possibilité de parvenir rapidement à un accord avec les Palestiniens, qui serait finalisé au cours d'un nouveau sommet.Cet optimisme a été partagé par le secrétaire d'État adjoint américain pour le Proche-Orient, Edward Walker, qui a estimé hier à Ankara qu'« un accord peut être conclu entre Palestiniens et Israël dans un avenir proche ».Le chef de la diplomatie israélienne par intérim Shlomo Ben Ami a même avancé l'échéance de fin août ou début septembre pour « un accord préalable sur les ententes déjà conclues à Camp David, qui préluderait à un nouveau sommet ».L'idée d'un tel sommet a été évoquée ces derniers jours par M.Ben Ami et le président palestinien Yasser Arafat qui tente, depuis l'échec du sommet israélo-palestinien de Camp David (11-25 juillet), de rallier le maximum de soutien international à la proclamation d'un État palestinien le 13 septembre.M.Ben Ami a noté que « les Palestiniens ont le droit de proclamer un État le 13 septembre en vertu de l'accord de Charm el-Cheikh (conclu en septembre 1999), mais nous leur déconseillons de le faire, car une telle décision unilatérale aurait des conséquences négatives ».Israël et les États-Unis mènent campagne pour engager M.Arafat à éviter toute mesure unilatérale et continuer d'explorer les possibilités d'un accord.Le premier ministre israélien Ehud Barak a appelé les Palestiniens à la souplesse, soulignant que « le temps presse ».« J'espère que la clairvoyance prévaudra et que les Palestiniens feront preuve de la souplesse qui nous permettra de conclure prochainement un accord », a-t-il affirmé, selon un communiqué de la présidence du Conseil publié à Jérusalem.Auparavant, son ministre de la Justice Yossi Beilin avait estimé depuis le Canada que les deux parties étaient « proches » d'un accord de paix.Selon M.Ben Ami, un accord préliminaire devrait avoir pour base les ententes de Camp David, qui ont porté selon lui sur le tracé des frontières du futur État palestinien, le sort des colonies juives, la sécurité et le maintien de forces israéliennes le long de la Vallée du Jourdain, considérée comme ligne stratégique défensive pour Israël.Mais les deux parties doivent résoudre la question cruciale de la souveraineté sur Jérusalem où Israël insiste, selon lui, pour garder sous sa souveraineté « onze quartiers juifs de la Ville sainte » et d'étendre celle-ci aux « colonies voisines, en Cisjordanie, notamment à Guivat Zeev et Maalé Adoumim ».Les Palestiniens exigent la souveraineté sur la totalité du secteur oriental de Jérusalem, occupé et annexé par Israël en 1967.L'opposition maintien la pression sur le gouvernement à propos de Jérusalem.Lors d'une séance spéciale de la Knesset hier, le chef du parti Likoud, Ariel Sharon, a accusé M.Barak d'avoir bradé Jérusalem.« Vous avez même renoncé à la plus grande partie de la Vieille Ville », le centre historique de la Ville sainte, a affirmé M.Sharon.Selon la radio publique israélienne, les négociations sur le statut final des territoires palestiniens doivent reprendre aujourd'hui au niveau ministériel.Deux formations de l'opposition palestinienne ont pour leur part mis en garde le président Yasser Arafat contre un report de la proclamation d'un État indépendant, prévue pour le 13 septembre, et contre tout nouveau sommet avec Israël.Dans un communiqué commun, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP - gauche) et le Parti du salut national islamique (islamiste, proche du Hamas) ont rejeté « tout report de la proclamation de l'État palestinien ».Ils ont exhorté l'Autorité palestinienne de M.Arafat à « ne pas perdre sa crédibilité » en acceptant un report de la déclaration d'indépendance et à refuser « les invitations à un nouveau sommet de type Camp David ».Les deux formations sont hostiles à toute concession à Israël.Yasser Arafat "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.