La presse, 26 août 2000, Cahier A
[" 6SA0102A0826 Page A1/26aout 6SA0101A0826 ZALLCALL 67 01:10:59 08/26/00 B 1 3 4 6 R MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 P 116e ANNÉE, NO 303, 206 PAGES, 13 CAHIERS P 2 $ TAXES EN SUS / ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,60 $ U.S.Lueur d\u2019espoir à Air Canada La société aérienne accepte le rapport du médiateur ANDRÉ DUCHESNE Estimant que le temps des négociations est terminé, Air Canada a annoncé hier qu\u2019elle acceptait les recommandations du rapport déposé le 22 août par le médiateur Bruce Outhouse visant à mettre un terme au conflit de travail qui dure depuis des mois avec ses 2200 pilotes.Sans rejeter la proposition du médiateur, l\u2019Association des pilotes (APAC) rappelle que ce rapport constitue à ses yeux une base pour de nouvelles négociations et qu\u2019elle en poursuit l\u2019étude.« Nous ne sommes pas contents de plusieurs points du rapport car cela va coûter très cher.Mais dans le contexte actuel, où les voyageurs vivent dans l\u2019incertitude, on dit qu\u2019assez, c\u2019est assez et même que trop c\u2019est trop », a déclaré le vice-président général d\u2019Air Canada, Colin Rovinescu, dans une entrevue à La Presse hier.Air Canada estime qu\u2019en acceptant le rapport du médiateur Outhouse, elle va à la limite de ses possibilités.« Si on additionne les augmentations salariales proposées, les bonis de 50 Voir LUEUR en A2 La lutte contre l\u2019échec MARC THIBODEAU envoyé spécial, LONDRES L\u2019école Kensal Rise surplombe une longue série de maisons de briques rouges, parfaitement identiques, au nord de Londres.Rien ne laisse présager à première vue que souffle, derrière ses murs défraîchis, une véritable tempête.Et pourtant.Comme plusieurs centaines d\u2019autres établissements de Grande- Bretagne, l\u2019école a échoué à l\u2019examen que lui a fait subir l\u2019Office for Standards in Education (OFSTED), chien de garde de la qualité des services éducatifs prodigués dans les écoles de l\u2019État.« En premier lieu, ce fut un choc pour tout le monde », a avoué la directrice de l\u2019école, Joyce Page, à La Presse.Mais elle se dit confiante, optimisme oblige, de réussir à redresser rapidement la barre.Elle a tout intérêt à parvenir à ses fins puisque le gouvernement travailliste de Tony Blair, s\u2019inspirant de réformes radicales mises de l\u2019avant à la fin des années 80 par les conservateurs de Margaret Thatcher, ne badine pas avec « l\u2019échec ».Un établissement qui ne répond pas aux normes en matière de résultats scolaires reçoit une aide d\u2019urgence.Si rien n\u2019est changé au bout de deux ans, ses occupants s\u2019exposent à un « nouveau départ ».L\u2019école est refaite à neuf, le personnel est remanié, voire remplacé, l\u2019objectif étant de créer un vent de renouveau pouvant favoriser la réussite des élèves.Le gouvernement n\u2019hésite pas non plus à faire appel au secteur privé lorsque la situation paraît irréversible.Grande première, une école de Surrey a ainsi été prise en charge au printemps par une firme de consultants.Un comité d\u2019action local \u2014 l\u2019équivalent de nos commissions scolaires \u2014 a aussi été confié en « sous-traitance » au Voir LA LUTTE en A2 Les écoles scrutées à la loupe Page A21 Délicieux mais rare le blé d\u2019Inde Des maraîchers ont perdu jusqu\u2019à 50% de leur production MARTINE ROUX Hier matin, marché Jean-Talon.Les clients se bousculaient devant l\u2019étal du producteur maraîcher André Plouffe, dont seule la tête émergeait d\u2019une montagne d\u2019épis.« C\u2019est la première journée de la semaine que j\u2019ai du maïs ! S\u2019il peut faire beau ce week-end.» Cette année, les producteurs de maïs sucré en ont pris pour leur rhume.Le temps froid du printemps et les pluies abondantes ont fait pourrir les premières semences au sol.Faute de soleil et de chaleur, les plants qui ont survécu n\u2019ont produit que chichement et tardivement.Le maïs a abouti au marché avec deux semaines de retard \u2014 mais l\u2019approvisionnement s\u2019avérait irrégulier \u2014 tandis que plusieurs producteurs ont perdu jusqu\u2019ici entre 25 % et 50 % de leurs récoltes.« On en manque tout le temps, remarque Claude Jolin, employé du producteur Robert Meunier au Voir DÉLICIEUX en A2 Le «pot», ça va très bien! VINCENT MARISSAL GRANBY Malgré les cris d\u2019alarme des agriculteurs et les appels à l\u2019aide d\u2019un député victime de menace, les producteurs de marijuana continuent de faire la loi dans les champs du Québec à la barbe de la police.« La situation est encore pire cette année qu\u2019elle ne l\u2019était au cours des deux années précédentes, il y a encore plus de cultivateurs qui viennent me voir pour se plaindre et les effectifs policiers ont été réduits », affirme Yvan Loubier, député fédéral de la circonscription de Saint-Hyacinthe, le coeur agricole du Québec.Victime de menaces lancées par une organisation Voir LE «POT» en A22 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Le maïs de l\u2019an 2000 est plus petit, plus cher et moins abondant.Si le soleil reprend du service, septembre pourrait amener une bonne récolte, au grand bonheur de la productrice Marie-Josée Théorêt, photographiée hier au marché Jean-Talon.Rubriques Arts et spectacles .cahiers C et D - horaire spectacles .D17 - horaire cinémas.C4, C6 - horaire télévision .D2 - télévision .D2 Avis.C8, C9 Bridge-Échecs-Timbres .H17 Carrières et professions .cahier I Décès .G8, G9 Économie.cahier E Éditorial.B2 Encans.C9 Êtes-vous.observateur?.H17 Feuilleton .H9 Foglia Pierre .A5 Formation .I19, I20 Horoscope .H15 Jardiner .J12 Le monde .A28 Les petits.compagnons.H17 Loteries .A2, C8 Mots croisés .H9 Mot mystère.H15 Petites annonces.- immobilier.F1 à F4 - marchandises.F4 - emplois.F4 à F11 - automobile.F11, F12 - affaires .F11, F12 Plus .cahier B Politique .A22, A26, A27 Restaurants.D18 Sports.cahier G Vacances .cahier H Vin .D19 MÉTÉO Ciel variable Max.26, min.16 page C8 http://lapresse.infinit.net Bouchard rappelle la SQ à l\u2019ordre Lucien Bouchard a exigé hier que les policiers de la Sûreté du Québec mettent fin à leurs moyens de pression « inacceptables ».L\u2019absence de moyens de contrôle sur les routes ne peut être tolérée, a-t-il dit.Le premier ministre a aussi conseillé aux agents provinciaux d\u2019oublier leurs exigences salariales.Ils devront se contenter d\u2019une augmentation de 9 %.À lire en page A3 Les motards au FFM L\u2019un des trois longs métrages québécois en compétition au FFM, Hochelaga de Michel Jetté risque de créer l\u2019événement.Le film raconte la montée d\u2019un jeune délinquant au sein d\u2019une bande de motards.Il aborde de plein front un phénomène familier aux Montréalais : la guerre des motards.Histoire de souligner le lancement de ce film, une trentaine de motards membres de l\u2019association Bikers Québec assisteront à la projection du film à la salle Maisonneuve, lundi soir.On trouvera dans le cahier Cinéma notre entrevue avec le réalisateur.À lire en page C1 Cancun Cayo Coco Cayo Guillermo Varadero T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 \u2022 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Qu.bec 2852353 Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez avec J\u2019AI BESOIN DE VACANCES \u2022J\u2019AI BESOIN DE VACANCES \u2022J\u2019AI BESOIN DE VACANCES \u2022J\u2019AI BESOIN DE VACANCES \u2022J\u2019AI BESOIN DE VACANCES à partir de Vols seuls Carte atout Caravelle Cancun 1 Varadero Punta Cana Paradise Island 2 repas/jour Paris 599$* Lyon 699$* Toulouse 699$* F.Lauderdale Orlando Haïti Malaga Vancouver Tout inclus FForrffaiittss ttoutt iincclluss 1 semaine Faites vous-même votre propre réservation sans intermédiaire.Consultez le www.multivoyages.com *Taxes incluses à partir de Tout inclus Punta Cana Puerto Plata Bayahibe Puerto Vallarta 1 semaine 6LP0298A0826 Page A1/26aout 6LP0298A0826 ZALLCALL 67 01:10:45 08/26/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Suites de la une Lueur d\u2019espoir à Air Canada LUEUR / Suite de la page A1 millions et les taux supplémentaires, on en arrive à des chiffres très importants, de l\u2019ordre de centaines de millions », poursuit M.Rovinescu.Après avoir mis un terme à sa tentative de médiation vendredi dernier, le médiateur fédéral a rédigé un rapport qu\u2019il a remis mardi aux parties et dans lequel il propose une entente de quatre ans, rétroactive au 1er avril, prévoyant des hausses salariales de 13 % et une sécurité d\u2019emploi accrue pour les pilotes.M.Rovinescu avait alors qualifié cette proposition de « coûteuse, mais stable ».Outre la question des coûts, le vice-président général ajoute que les recommandations touchant à la caisse de retraite et à la gestion des jets régionaux mécontentent les dirigeants de la compagnie.« Nous voulions transférer ces avions (les jets régionaux) à nos filiales régionales, ce qui nous aurait permis de réduire nos coûts et d\u2019augmenter le service à la clientèle en région.Le rapport Outhouse nous le permet, mais pas dans la mesure où nous l\u2019aurions souhaité », admet M.Rovinescu.En conférence De leur côté, les pilotes ne se sont toujours pas prononcés sur la recommandation du médiateur.Leurs porte-parole ont répété que, pour eux, les recommandations du rapport Outhouse devaient servir comme document de travail en vue d\u2019un retour à la table de négociations.« La proposition d\u2019Air Canada (d\u2019accepter le rapport) est une petite tape au visage », lance le président de l\u2019Association des pilotes, Denis Belhumeur.Par contre, les pilotes ne vont pas jusqu\u2019à fermer la porte à la proposition d\u2019Air Canada.Hier, les dix membres élus de leur comité exécutif et quelques autres représentants syndicaux ont tenu une longue conférence téléphonique sur les recommandations du rapport et sur les orientations à prendre dans les prochains jours.« Nous avons encore besoin d\u2019éclaircissements.Il y a des points dans les recommandations qui font l\u2019objet d\u2019un langage contractuel très complexe et nous voulons des éclaircissements.On va travailler avec intelligence et patience, ce qui nous a bien servis jusqu\u2019à maintenant », soutient Serge Beaulieu, vice-président de l\u2019APAC pour le secteur francophone.Selon lui, des réponses à ces demandes d\u2019éclaircissements pourraient être obtenues en fin de semaine.D\u2019ailleurs, les représentants des pilotes, qui demandaient une hausse salariale de 14,25 % sur trois ans au moment de la fin des négociations, prévoient tenir une autre conférence téléphonique ce matin et pourraient faire part de leur décision et de leur stratégie dans les heures suivantes.Dans l\u2019éventualité du rejet de cette main tendue par l\u2019employeur, les pilotes pourraient émettre un avis de grève de 72 heures et déclencher un arrêt de travail le 1er septembre.Une grève générale affecterait quelque 50 000 voyageurs transportés chaque jour sur l\u2019un des 600 vols d\u2019Air Canada.Le cabinet de la ministre fédérale du Travail, Claudette Bradshaw, a laissé entendre qu\u2019il pourrait intervenir si les pilotes décidaient de débrayer.Rappelons que le 26 juin dernier, les pilotes avaient adopté à 95 % une proposition d\u2019accorder un mandat de grève à leur comité de négociations.En septembre 1998, ils avaient débrayé durant 13 jours, entraînant des pertes de 133 millions pour le transporteur.La lutte contre l\u2019échec LA LUTTE / Suite de la page A1 grand dam des syndicats d\u2019enseignants, qui y voient une dérive inquiétante pour l\u2019avenir du système public.Ce qui compte, plaide Matthew Lumby, porte-parole du ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Emploi, c\u2019est que les résultats des élèves s\u2019améliorent.« S\u2019il faut passer par le secteur privé, eh bien ! soit », a-t-il déclaré à La Presse, qui s\u2019est rendu au Royaume-Uni pour faire le point sur l\u2019impact de l\u2019approche « anglaise » au moment où la question de l\u2019évaluation des écoles suscite des remous au Québec.Sous l\u2019impulsion du ministre de l\u2019Éducation, François Legault, le gouvernement multiplie les indicateurs à l\u2019intention des écoles, qui doivent définir d\u2019ambitieux plans de réussite.Les libéraux de Jean Charest promettent pour leur part de produire des « bulletins » pour les écoles advenant leur élection.L\u2019Office for Standards in Education, qui a été créé en 1992 pour produire ces « bulletins » du côté anglais, a refusé la note de passage à près d\u2019un millier des quelque 23 000 écoles publiques de l\u2019État.Du lot, 400 font toujours l\u2019objet d\u2019une aide spéciale.Le travail des inspecteurs, qui annoncent leur venue plusieurs mois à l\u2019avance, pèse lourdement sur le moral des enseignants, souvent « dégoûtés » par la formule de reddition de comptes qu\u2019affectionne le gouvernement.« Dans notre cas, tout ce que l\u2019inspection nous a donné, c\u2019est de l\u2019angoisse et de l\u2019amertume », tranche Sarah Holness, qui enseigne dans une école défavorisée du nord de Londres.La controverse a atteint de nouveaux sommets en janvier lorsqu\u2019une enseignante de 57 ans, se disant incapable de supporter le stress lié à son travail, s\u2019est précipitée dans un fleuve glacé, quelques mois après avoir été vertement critiquée par les inspecteurs d\u2019OFSTED.Les critiques du gouvernement l\u2019accusent de « tourner autour du pot » au lieu d\u2019accroître massivement le financement des écoles, qui se situait sensiblement en deçà de la moyenne des pays de l\u2019OCDE en 1997, au moment de l\u2019arrivée des travaillistes.Le secrétaire d\u2019État à l\u2019Éducation et à l\u2019Emploi, David Blunkett, a certes annoncé l\u2019injection de 19 milliards de livres (44 milliards de dollars) sur trois ans pour rectifier le tir, mais les besoins demeurent importants.À l\u2019appui de leur approche, les travaillistes peuvent invoquer la récente, et modeste, amélioration de la performance des élèves aux examens finaux du secondaire, les GSCE.L\u2019exercice n\u2019est cependant pas sans risque, comme le fait remarquer M.Lumby, puisque ces chiffres sont en hausse depuis 10 ans.Bien malin celui qui peut déterminer quel élément de la controversée « recette » travailliste est à l\u2019origine de cette progression, d\u2019ailleurs observée dans la majorité des pays occidentaux.La Presse présente aujourd\u2019hui la première tranche d\u2019une série de quatre jours sur l\u2019ambitieuse réforme anglaise.Délicieux mais rare le blé d\u2019Inde DÉLICIEUX / Suite de la page A1 marché Jean-Talon.D\u2019habitude, j\u2019ai 30-35 poches de blé d\u2019Inde par jour.Cette semaine, je n\u2019en ai pas eu plus de 10.» Le maïs est toujours aussi bon, jure la productrice Diane Trottier.« L\u2019épi est plus petit, le grain moins gros.Mais il est toujours aussi sucré.» André Plouffe renchérit.« Le goût n\u2019a pas changé.C\u2019est plutôt notre rendement qui a chuté ! » Mais les prix compensent : au marché Jean-Talon, le maïs se vend en moyenne 4 $ la douzaine, deux fois plus cher que l\u2019an passé.Président du Comité pour la promotion du maïs sucré, le producteur Jean-Pierre Van Velzen compte pour sa part sur le soleil de septembre pour garnir les tablettes des détaillants.« Les derniers ensemencements du début juin ont crû dans des conditions idéales, dit-il.S\u2019il fait beau en septembre, il y aura un bon approvisionnement jusqu\u2019à la fin du mois.Environ la moitié de la récolte des producteurs reste encore à venir.» Or, le moindre gel pourrait faucher l\u2019optimisme des producteurs maraîchers, craint Charles-Eugène Bergeron, conseiller aux entreprises agricoles pour le ministère de l\u2019Agriculture en Estrie.« Dans la région de Sherbrooke, nous avons habituellement notre premier gel mortel vers la troisième semaine de septembre, explique-t-il.C\u2019est inquiétant ; vu les retards, les producteurs risquent de perdre une grande partie des récoltes.» Mais ce sont surtout les habitudes de consommation qui font peur aux jardiniers maraîchers.« À partir de la rentrée scolaire, les Québécois mangent de moins en moins de blé d\u2019Inde, constate Jean-Pierre Van Velzen.Pourtant, les plus belles variétés s\u2019en viennent.» Il n\u2019y a pas que le maïs sucré qui pâtit des aléas du temps, affirme Charles-Eugène Bergeron.Les producteurs de fruits et légumes d\u2019origine tropicale comme les tomates et les aubergines s\u2019arrachent les cheveux, dit-il.La récolte de pommes s\u2019annonce aussi moyenne, tandis que les haricots ont souffert de l\u2019humidité.« Par contre, c\u2019est une excellente année pour les crucifères, comme le chou-fleur et le brocoli, enchaîne-t-il.Plusieurs légumes verts apprécient le temps frais.Les poireaux, pois, artichauts, laitues sont magnifiques ! » Ailleurs au Canada, les récoltes se font aussi au gré du mercure.Selon les plus récentes prévisions de Statistique Canada, la production de blé de printemps ainsi que celle du canola chutera considérablement en 2000.« Cette année, on dépend vraiment de Dame Nature, confirme Benoît Basillais, de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture.Il y a des zones où la production est très bonne et d\u2019autres où elle s\u2019est avérée médiocre.En Ontario, plusieurs producteurs de maïs et de soya risquent la catastrophe.» Comble de malheur, le mauvais temps a épargné les États-Unis.« Les Américains ont connu des récoltes de blé exceptionnelles, explique Justin Kohlman, porte-parole de la Commission canadienne du blé.En conséquence, les producteurs canadiens ont dû réduire leurs prix.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Sans frais : 1-800-361-5013 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 8-8-6 à quatre chiffres : 2-8-6-1 Super7: 10-12-13-16-20-33-36Compl.44 Avec extra: 712843 QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d\u2019accord avec le ministre de la Sécurité publique, quand il affirme que les moyens de pression des policiers de la SQ mettent en danger la sécurité du public?Est-ce souhaitable que Montréal accueille 40% du nombre des immigrants reçus annuellement en province?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 17 % Non: 83 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESS Quand la faim perd ses moyens La malnutrition des personnes âgées est un problème sournois et mal connu.Dans certains cas, on peut l\u2019attribuer à des problèmes physiques, mais dans d\u2019autres, on doit l\u2019expliquer par des réductions budgétaires imposées par le gouvernement du Québec, avec deux conséquences graves : la diminution de la qualité et du choix des aliments, et des ressources humaines en plus petit nombre.Stéphanie Gendron nous en parle dans le cahier Santé. 6LP0301A0826 a03 actus sam 26 ao t 6LP0301A0826 ZALLCALL 67 01:09:17 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 A 3 2882064 Pas question d\u2019accorder plus aux policiers de la SQ qu\u2019aux autres employés de l\u2019État VINCENT MARISSAL GRANBY Rappelant les policiers de la SQ à leur sens du devoir, Lucien Bouchard exige la fin de leurs moyens de pression « inacceptables » et les somme de faire une croix sur leurs exigences salariales.« Cela ne peut être toléré, a lancé M.Bouchard à propos de l\u2019absence de contrôle sur les routes du Québec.C\u2019est inacceptable et nous ferons ce que nous aurons à faire, le gouvernement fera ce qu\u2019il faut pour que cela stoppe.» Que les agents provinciaux se le tiennent pour dit : ils n\u2019auront pas plus que les autres employés de l\u2019État, soit une augmentation de 9 % répartie sur quatre ans, a tranché hier le premier ministre qui se trouvait à Granby dans le cadre d\u2019un caucus commun PQ-Bloc.Les policiers demandent plutôt 7,5 % sur trois ans et un rattrapage immédiat de 6,9 %, ce qui les mettrait au même niveau salarial que leurs confrères du SPCUM.« Ils ne peuvent pas s\u2019attendre à autre chose (qu\u2019une augmentation de 9 % sur quatre ans), a indiqué Lucien Bouchard.Je demanderais aux officiers de la Sûreté du Québec de se mettre à la place du gouvernement, qui vient, au cours des deux dernières années, de conduire une négociation très difficile avec 450 000 travailleurs de l\u2019État et qui s\u2019est conclue par un règlement de 9 % sur quatre ans.» Étonné et frustré d\u2019apprendre que certains policiers arboraient fièrement leur slogan « Ça prendra le temps que ça prendra » dans l\u2019hôtel même où il se trouvait, M.Bouchard n\u2019a pu cacher sa désapprobation.Ne pas céder aux policiers de la SQ est une question de gros bon sens et de responsabilité morale, a ajouté le premier ministre au cours d\u2019un point de presse suivi en direct dans une autre salle par les agents affectés à la protection du cabinet.« J\u2019aimerais bien que l\u2019on m\u2019explique pourquoi il serait possible pour un gouvernement qui veut pratiquer l\u2019équité et le bon sens de donner plus à un groupe de travailleurs qu\u2019à 450 000 qui ont accepté 9 % sur quatre ans.» Sans convention collective depuis juin 1999, les policiers ont entrepris depuis quelques mois des moyens de pression, réduisant notamment à presque rien les contrôles de vitesse sur les routes du Québec.« Quand on voit que l\u2019on est passé de 25 000 contraventions à 400, reprend le premier ministre, il est évident qu\u2019il y a un contrôle qui ne s\u2019exerce plus.Ce n\u2019est pas que le gouvernement aime qu\u2019il y ait des contraventions, mais il faut des contrôles.» De là à faire un lien direct entre l\u2019augmentation des morts sur les routes et l\u2019absence des policiers, il y a un pas que M.Bouchard ne franchit que prudemment, contrairement à son ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, qui a accusé jeudi les policiers de mettre la vie des gens en danger.« J\u2019ai été informé que la Société d\u2019assurance automobile du Québec souhaite valider, préciser et vérifier les données, alors, avant de conclure de façon définitive l\u2019état de la situation, il faut voir ce que donnera la validation de la SAAQ », a précisé M.Bouchard.Le premier ministre rejette par ailleurs l\u2019argument selon lequel les policiers font un travail plus exigeant, plus risqué que les autres fonctionnaires.« Les infirmières dans les hôpitaux qui travaillent la nuit, les gens dans les urgences qui reçoivent des grands blessés, les éducateurs avec des classes difficiles, voyons donc, ce n\u2019est pas un argument, ça ne tient pas et la population du Québec sait très bien que les policiers de la Sûreté du Québec sont très bien traités, qu\u2019ils jouissent d\u2019un régime de pension extrêmement avantageux, qu\u2019ils ont d\u2019excellentes conditions de travail et je suis bien content pour eux et c\u2019est ce qu\u2019il faut faire, mais il n\u2019y a pas de raison pour les traiter mieux que les autres.» Fermeture au pont de l\u2019Île-aux-Tourtes n Le ministère des Transports du Québec amorcera une nouvelle phase des travaux de réfection au pont de l\u2019Île-aux-Tourtes à compter de demain, 8 h.Des travaux préparatoires entraîneront certaines fermetures sur le pont.Ainsi, une voie seulement sera ouverte en direction Est de 22 h ce soir à 10 h demain.Il en sera de même en direction Ouest jusqu\u2019à 11 h ce matin et de 22 h ce soir à 9 h demain.De plus, les camions dont la largeur excède 2,6 mètres se verront interdire l\u2019accès en direction Est.Par contre, cette restriction ne s\u2019appliquera plus à compter de demain, sauf pour quelques nuits.Le public sera avisé en conséquence.Pour en savoir plus, communiquer avec le service Info-Travaux en composant le (514) 284-2363 ou en consultant le s i t e I n t e r n e t www.mtq.gouv.qc.ca du ministère des Transports.Construction sur la route 116 n Des travaux de reconstruction sur une distance de 900 mètres entraîneront des fermetures successives dans les deux sens de la route 116 (boulevard Laurier) à Saint-Basile-le-Grand d\u2019ici le 31 octobre.La route sera d\u2019abord fermée en direction Est (Beloeil) durant un mois puis en direction Ouest (Montréal) pour une durée équivalente.Durant cette période, la circulation sera maintenue sur une seule chaussée où l\u2019utilisation des accotements permettra d\u2019aménager deux voies rétrécies dans chaque direction.Transports Québec prévoit que ces changements de configuration débuteront à compter de demain.Durant la période des travaux, les usagers sont priés d\u2019être extrêmement vigilants et de respecter la limite de vitesse fixée à 70 km/h.Adolescente recherchée n La police de Longueuil demande la collaboration du public afin de retrouver une adolescente de 13 ans, Jennifer Barbeau Champagne, disparue depuis le 8 août du centre jeunesse Montérégie, 1251, rue Beauregard.L\u2019adolescente n\u2019en est pas à sa première fugue et les policiers croient qu\u2019elle pourrait fréquenter les stations de métro montréalaises.La jeune fille mesure 1,65 m, pèse 54 kg, a les cheveux bruns et les yeux pers.Toute personne pouvant aider les policiers à retracer la jeune fille est priée de communiquer avec le détective Michel Viau au 450-646-8467 ou avec l\u2019officier de service au 450-646-8554.Un des nombreux barrages routiers dressés par les policiers de la SQ.Lucien Bouchard Pas de réaction aux accusations de Ménard MARIE-CLAUDE GIRARD L\u2019Association des policiers provinciaux du Québec n\u2019a pas voulu répliquer hier au ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, qui accuse ses membres d\u2019être responsables de l\u2019augmentation du nombre de morts et de blessés sur les routes cet été.Plus tôt ce mois-ci, Marc Bellemare, avocat spécialisé dans la défense des accidentés de la route, a écrit au premier ministre pour dénoncer le fait que « depuis août 99, la surveillance policière est quasi inexistante » sur les routes du Québec.« Ce qui me déçoit, c\u2019est qu\u2019il n\u2019ait pas agi avant », a-t-il commenté hier.« J\u2019ai l\u2019impression que le ministre se réveille et fait de la petite stratégie.Il a un problème de crédibilité.La semaine dernière, il jouait au golf avec le président de l\u2019Association.Il y a un mois, il disait qu\u2019il n\u2019y avait pas de problème.» À la fin juillet, M.Ménard se disait satisfait du travail des policiers.« Jusqu\u2019à maintenant, on agit de façon assez responsable », avait indiqué le ministre à la Presse Canadienne en constatant que le taux d\u2019accidents n\u2019avait pas augmenté malgré l\u2019achalandage des vacances.Jeudi dernier, il brandissait des chiffres sur le nombre de collisions mortelles en juillet.Aux pertes liées à la réduction du nombre de contraventions, Me Bellemare ajoute les coûts de l\u2019indemnisation des victimes de la route et les salaires « payés pour rien aux policiers ».Si les statistiques ne prouvent pas hors de tout doute que la hausse de collisions mortelles ou avec blessés est liée aux moyens de pression, il reste que la vitesse augmente en l\u2019absence de surveillance policière, et que la vitesse est le premier facteur de risque d\u2019accident, fait valoir l\u2019avocat.« Qu\u2019il y ait un mort ou un blessé de plus, c\u2019est déjà trop.» Des automobilistes ont remarqué hier matin une voiture de police qui ralentissait volontairement la circulation sur la Rive-Sud.Dans la voie de gauche, le compteur bloqué à 100 km/h, la voiture circulait sur la route 132 entre le pont-tunnel et le pont Champlain à l\u2019heure de pointe du matin.Du côté de la police de la Communauté urbaine de Montréal, on ne signale aucun coût lié aux moyens de pression des policiers.Ceux-ci ont adopté le port du jeans et de la casquette, échangent les véhicules et les cartes de crédit, remplissent plus de rapports que nécessaire et refusent de modifier leurs horaires.Une première rencontre aura lieu lundi devant l\u2019arbitre chargé de trancher leur différend.2877643 L\u2019EXPRESS DU MATIN 6LP0401A0826 6LP0401A0826 ZALLCALL 67 01:09:58 08/26/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Les opposants pressent Bégin de bloquer le projet de centrale sur la Batiscan BRUNO BISSON Tandis que le ministère de l\u2019Environnement du Québec cherche une solution pour se sortir du mauvais pas où l\u2019a plongé le Tribunal administratif du Québec (TAQ), cette semaine, les opposants à un projet de centrale électrique sur la rivière Batiscan pressent le ministre Paul Bégin d\u2019empêcher sa réalisation « par tous les moyens légaux à sa disposition ».Dans une lettre adressée au ministre hier, le regroupement des Amis de la Batiscan affirme que les erreurs d\u2019analyse du ministère dans ce dossier, de même que la défense maladroite dont il a fait preuve devant le TAQ, créent une situation « absurde ».Elle permet à un promoteur d\u2019aller de l\u2019avant avec un projet mal évalué ayant suivi un processus d\u2019analyse inadéquat, tant sur le plan juridique que sur le plan environnemental.Pour sa part, le président de l\u2019Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), Pierre Sirois, a affirmé que dans ce dossier, « des citoyens sont en voie d\u2019être privés d\u2019un droit inscrit dans les lois du Québec, et qui est fondamental pour notre vie démocratique ».M.Sirois, dont l\u2019association est en grande partie responsable du retrait du permis de construire délivré par le ministère à Forces Motrices Batiscan (FMB), estime qu\u2019il est injuste que ce soit des citoyens qui paient aujourd\u2019hui pour les erreurs du ministère, et qu\u2019il est déplorable qu\u2019à cause de ces erreurs, « une loi importante ne puisse plus trouver application ».Rappelons que mercredi dernier, le Tribunal administratif du Québec a donné raison à la firme FMB, qui contestait la décision du ministre Bégin de révoquer son certificat d\u2019autorisation pour la construction de cette petite centrale.FMB est formée par la compagnie Boralex, qui détient 80 % des actions, et par un organisme à but non lucratif responsable de la gestion du parc régional de la Rivière- Batiscan, dans la région de Portneuf.Dans cette affaire, le ministère de l\u2019Environnement a délivré un certificat d\u2019autorisation à FMB en mai 1999 pour la construction d\u2019une centrale de 9,7 mégawatts qui devait créer un ennoiement de 33 000 mètres carrés sur les rives de la rivière, selon les données fournies par le promoteur.Des mesures faites sur place par un membre de l\u2019APIGQ devaient toutefois révéler, plusieurs mois plus tard, que le barrage prévu allait créer un réservoir de 180 000 mètres carrés.De ce fait, le projet devait être soumis à une évaluation approfondie des impacts environnementaux, de même qu\u2019à un examen public par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE).En novembre 1999, sur la foi des informations de l\u2019APIGQ, le ministre Bégin se voyait forcé de retirer son certificat à FMB, et d\u2019admettre que son ministère avait bâclé l\u2019analyse de ce projet.FMB a contesté cette décision devant la TAQ, qui lui a donné raison mercredi.Le certificat d\u2019autorisation est donc à nouveau valide et plus rien ne s\u2019oppose, théoriquement, à ce que le projet aille de l\u2019avant, même s\u2019il n\u2019a toujours pas fait l\u2019objet de l\u2019examen public auquel il aurait dû être soumis.Les promoteurs, eux, se réjouissent évidemment de la décision du TAQ.Dans un communiqué publié jeudi, le vice-président de la firme Boralex, Jacques Gauthier, s\u2019est dit d\u2019avis que le Tribunal « vient confirmer hors de tout doute la valeur d\u2019un certificat d\u2019autorisation ».Il a par ailleurs réaffirmé la volonté de Boralex et de FMB de travailler en collaboration avec le MENV pour la suite du projet.Pour leur part, les partenaires locaux de Boralex se sont réjouis de cette décision, eux qui comptent sur des revenus appréhendés de 2 millions de la future centrale électrique, pour investir dans la création d\u2019un complexe écotouristique autour de la Batiscan.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Si la réalisation du projet immobilier de 2000 unités d\u2019habitation était compromise par les débordements d\u2019égouts de Saint-Hubert, les tronçons de boulevard et la voie réservée aux autobus, actuellement en construction sur l\u2019autoroute 10, seraient inutiles.Brossard veut faire déraper le projet de transport en commun sur la Rive-Sud BRUNO BISSON La Ville de Brossard menace de faire dérailler les projets de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT) sur la Rive-Sud si le gouvernement du Québec ne règle pas rapidement, et à sa satisfaction, le problème des égouts sanitaires de la ville voisine de Saint-Hubert.Dans une lettre adressée mardi au premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, le maire de Brossard, Paul Leduc, a mis cartes sur table : les débordements d\u2019égouts de Saint-Hubert dans un fossé traversant le territoire de la Ville de Brossard, compromettent un immense projet de développement immobilier qui pourrait compter jusqu\u2019à 2000 unités d\u2019habitation.S\u2019il est retardé ou annulé à cause de cette situation, Brossard n\u2019aura plus d\u2019intérêt à construire les nouveaux tronçons de boulevard nécessaires au développement projeté, incluant un lien routier crucial entre le stationnement incitatif de l\u2019AMT, qui compte 2200 places, et la voie réservée aux autobus, actuellement en construction sur l\u2019autoroute 10.« Tout ce que les promoteurs demandent, écrit le maire Leduc, c\u2019est que la Ville de Brossard obtienne un partage équitable des frais de construction des infrastructures devant desservir leur territoire et celui de la ville voisine, ainsi que l\u2019arrêt des déversements d\u2019égouts sanitaires dans un ruisseau qui est situé au coeur de leur projet.» La question doit être tranchée prochainement par le ministre de l\u2019Environnement, Paul Bégin.Il doit rendre une ordonnance qui déterminera de quelle façon les deux villes se partageront les coûts des travaux nécessaires au règlement définitif de ce problème environnemental.La solution retenue aura aussi une importance déterminante pour l\u2019avenir du projet résidentiel qui devrait voir le jour autour de l\u2019ancien golf municipal de Brossard.Cette décision pourrait enfin avoir des impacts énormes pour la ville voisine de Saint- Hubert, tant sur le plan des finances publiques que sur les conditions de son développement futur.Une querelle vieille de six ans Le ruisseau Daigneault n\u2019a de ruisseau que le nom.C\u2019est en fait un fossé d\u2019évacuation qui longe l\u2019ancien golf, au nord de l\u2019autoroute 10, jusqu\u2019aux limites de Saint-Hubert.Il passe sous l\u2019autoroute et se déverse dans la rivière Saint-Jacques, à plusieurs kilomètres en aval, aux limites de La Prairie.En 1994, le ministère de l\u2019Environnement intimait à Brossard l\u2019ordre de réaliser des travaux importants pour dévier le cours du ruisseau.La municipalité a répliqué par des études d\u2019ingénierie qui ont convaincu le ministère que cette solution n\u2019était pas praticable.Entre ces deux décisions, des pluies diluviennes qui sont tombées en 1996 et 1997 ont provoqué de graves refoulements d\u2019égout à Saint-Hubert.Pour régler définitivement le problème, Brossard souhaite que le ministre Bégin autorise la construction d\u2019un égout collecteur qui recueillera les eaux usées des nouvelles unités d\u2019habitation de Brossard, ainsi que celles provenant à l\u2019occasion des égouts de Saint-Hubert.La facture, estime la Ville, devrait donc être partagée par les deux municipalités.Évidemment, Saint-Hubert ne veut rien entendre des projets de sa voisine et réclame que le ministère applique les propositions contenues dans l\u2019ordonnance de 1994.Cette solution n\u2019a toutefois pas l\u2019aval du ministre Bégin, qui a commandé une nouvelle enquête en décembre 1999.En juin, le rapport du commissaire Jean Vachon lui a été remis.Et depuis, Brossard s\u2019impatiente.« Malheureusement, estime le maire de Brossard dans sa lettre, on ne peut que conclure que la lenteur ou le refus du ministre de rendre son ordonnance sont motivés par des conséquences partisanes qui n\u2019ont rien à voir avec la protection de l\u2019environnement.» Le maire insiste donc pour que la nouvelle ordonnance soit rendue rapidement, pour donner un signal clair aux promoteurs intéressés à développer un des rares territoires encore vierges de cette municipalité.Les projets de Brossard ont été soumis à un examen public du BAPE, et couplés à la construction d\u2019infrastructures de transport en commun sur son territoire.L\u2019AMT a d\u2019abord construit un stationnement incitatif de 600 places à Brossard, pour ensuite tripler sa capacité à 2200 places.C\u2019est à Brossard que reviendra la responsabilité de construire le lien routier entre la voie réservée aux autobus et le stationnement incitatif.« Un coût d\u2019environ 2,5 millions pour la construction de cette voie et celle qui donnera accès aux usagers du stationnement est assumé par la Ville de Brossard, souligne le maire Leduc, et sera justifié seulement si le développement des nouveaux secteurs peut commencer.» 2880910 Vente de faillite officielle Tapis persans et asiatiques Nous avons le mandat de liquider le reste de l\u2019actif de la Collection Ziai de Toronto, en faillite.Nous y avons ajouté des articles à l\u2019intention des Montréalais.Il s\u2019agit là de la plus extraordinaire et de la plus complète collection de tapis persans que vous ayez pu voir ou même imaginer.À titre d\u2019exemple: Tabriz rehaussés de soie, Isfahan, Nain et Qum en soie, Serapi, caucasiens, Kashan signés, Mashad antiques, Qashgani et beaucoup d\u2019autres dans une variété de dimensions, de motifs et de couleurs.Aucune offre raisonnable ne sera refusée.Exemples de tapis persans: 85% DE RABAIS PRIX IMBATTABLES C\u2019est garanti NOM GRANDEUR VALEUR PRIX Kashan signé 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l\u2019église, ses parents.Je ne vous parle pas de ce livre pour que vous l\u2019achetiez, je vous en parle parce que j\u2019allais l\u2019écrire.C\u2019est toujours comme ça.Chaque fois que je me décide enfin à écrire un livre, paf je tombe sur quelqu\u2019un qui l\u2019a écrit juste avant moi.Encore tout récemment, à la suite d\u2019une découverte que je croyais très personnelle, j\u2019allais entreprendre la rédaction d\u2019un fascicule que je voulais intituler L\u2019orgasme masculin \u2014 Comment le retarder en écoutant Lara Fabian, quand je tombe sur l\u2019essai d\u2019un sexologue connu : Moduler sa détumescence.C\u2019est énervant à la fin, tous ces gens qui plagient les livres que je n\u2019ai pas écrits.Tout cela pour vous dire que je n\u2019écrirai pas de livre sur mon enfance, juste les deux ou trois paragraphes qui suivent.Il y a un mois le Tour de France passait près d\u2019une petite ville où j\u2019ai vécu quelques années.J\u2019ai fait le détour.PAYSAGE INTIME \u2014 J\u2019ai laissé l\u2019auto Placedes- Martyrs, j\u2019ai descendu la minuscule rue Paul-Bert où j\u2019habitais, je suis passé devant mon école, puis devant le lavoir où ma mère, à genoux, lavait notre linge dans la rivière des Moulins.J\u2019ai enfilé le quai Raspail le long du canal, je suis passé devant le stade municipal pour arriver à La Béchère, le grand parc de la ville.La rue Julian Grimau (un communiste espagnol fusillé par Franco) m\u2019a ramené à la Place-des-Martyrs.En joggant mollo, cela m\u2019a pris 15 minutes.C\u2019est fou ce que nos souvenirs sont plus grands que la réalité.J\u2019ai refait le même tour, cette fois en marchant dans mes pas, mes petits pas d\u2019enfant d\u2019autrefois.Le livre dont je vous parlais tantôt \u2014 Chaque jour est un adieu \u2014 ouvre sur une citation de Saint- John Perse : « Sinon l\u2019enfance qu\u2019y avait-il alors qu\u2019il n\u2019y a plus ?» Foutue bonne question.C\u2019est toujours ma rue minuscule comme une virgule.Toujours ma maison dans le tournant, sa porte et son imposte vitrée, ses volets \u2014 n\u2019ont-ils pas toujours été de ce vert olive ?Le même gravier blanc dans la cour.C\u2019est toujours mon école Paul-Langevin, ses tilleuls, et dans la brique la plaque commémorative du passage du maréchal Joffre.L\u2019abattoir a fait place à un parking, mais à côté c\u2019est toujours la maison du docteur Pucheux ceinte d\u2019un muret, prolongée vers l\u2019arrière d\u2019un jardin toujours plein de mirabelliers.Pardon, monsieur, est-ce encore le docteur Pucheux qui habite ici ?Pucheux, dites-vous ?Je ne vois pas.Vous cherchez quelqu\u2019un ?Non.Enfin si.Je cherche un petit garçon.Au café de la Boule d\u2019Or où je suis allé prendre une menthe-limonade (on disait un diabolo), il ne manquait même pas le fils du concierge de l\u2019école, le Titi Ramelot.Il ne m\u2019a pas reconnu, moi si.Je n\u2019ai rien dit.La langue française ne manque pas de temps pour conjuguer le passé, passé simple, passé composé, imparfait, plus-que-parfait, passé antérieur, et même le futur antérieur du passé.Non, ce n\u2019est pas une blague \u2014 par exemple, j\u2019aurai soupé quand vous arriverez \u2014 , c\u2019est le futur antérieur du passé, anyway.J\u2019affirme aujourd\u2019hui qu\u2019il manque cependant un passé à la langue française ; il manque le plus-que-passsé ou passé triste, qui aurait pour effet de frapper les trop vieux souvenirs d\u2019insignifiance.Sinon l\u2019enfance qu\u2019y avait-il alors qu\u2019il n\u2019y a plus ?Tout.Il y avait tout.Q U \u2019 E S T - C E Q U E L\u2019HOMME ?\u2014 C\u2019est le titre d\u2019un livre très sérieux « sur les fondamentaux de la biologie et de la philosophie » que j\u2019ai lu aussi cet été, encore un livre que je m\u2019apprêtais justement à écrire et paf, il me saute dans la face à la vitrine d\u2019un libraire : Qu\u2019est-ce que l\u2019homme ?L\u2019homme est culture et nature.L\u2019homme est à la fois le produit de son hérédité et de son milieu.L\u2019homme est inné, mais l\u2019homme est aussi la somme de ses apprentissages.L\u2019homme est maître de son destin jusqu\u2019à un certain point.C\u2019est ce que nous dit le livre, rien de très neuf.Moi j\u2019aurais ajouté que l\u2019homme est surtout ce qu\u2019en fait sa fiancée et mon titre eût été : Qu\u2019est-ce que l\u2019homme, mais surtout, qu\u2019est-ce que sa fiancée ?Et d\u2019abord, où est-elle ?Elle était à l\u2019épicerie, la voici qui en revient, deux gros sacs dans les bras.Elle va les poser sur le comptoir de la cuisine en se déhanchant un peu et, comme à chaque fois qu\u2019elle fait ça, dans la seconde qui suit, c\u2019est plus fort qu\u2019elle, même si elle sait que je la guette du coin de l\u2019oeil et que je vais l\u2019imiter, c\u2019est plus fort qu\u2019elle, elle replace son soutien- gorge en pinçant l\u2019élastique par en dessous et en tirant vers le bas.T\u2019es con, qu\u2019elle dit.Un petit peu, mais je t\u2019aime.L\u2019HONNÊTETÉ \u2014 Petite histoire qui n\u2019a rien à voir.Dorval.Une jeune femme est venue accueillir son amie qui arrive de Port-au- Prince.Elles se tombent dans les bras.Puis s\u2019éloignent vers la sortie.À l\u2019instant des effusions la voyageuse a posé son sac à main sur une chaise.Et elle l\u2019oublie là.Si je vous en parle, c\u2019est bien sûr parce qu\u2019elle l\u2019a retrouvé.On n\u2019appelle pas dans un journal pour dire : Eh, j\u2019ai perdu mon sac à Dorval.On appelle pour dire : « Hey, il y a des gens honnêtes quand même.» Il y avait 600 $ dans le sac.Un téléphone portable.Cartes de crédit, passeport.Le monsieur qui a trouvé le sac a appelé très tard en utilisant le cellulaire.Il a dit : J\u2019ai trouvé un sac, il y a ça et ça dedans.La jeune fille a dit : Merci, où dois-je aller le chercher ?Je vous rappellerai demain matin à 8 h, a répondu le monsieur.Il a raccroché sans laisser ses coordonnées.Le téléphone a sonné à 10 h le lendemain matin chez la jeune fille qui n\u2019y croyait plus.Elle est allée récupérer son bien chez le monsieur, haïtien aussi.Un modeste appartement.Deux petits enfants.Ce que nous montre cette histoire, c\u2019est que l\u2019honnêteté n\u2019est pas un truc que l\u2019on porte en soi comme un mouchoir dans sa poche.On en a besoin.On s\u2019en sert.On le remet dans sa poche jusqu\u2019à la prochaine fois.Non, non, c\u2019est pas comme ça.On n\u2019est pas honnête comme on se mouche.Faut y penser.Et faut la nuit pour le devenir.Pierre 22887777669978 2884169 NUMÉROS LOTS 203464 50 000$ 03464 5 000$ 3464 250$ 464 25$ 64 5$ Tirage du: 2000-08-25 Les modalités d\u2019encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉROS LOTS 20346 1 000$ 2034 100$ 203 10$ 3 lots de 5 000 $ (numéros non décomposables) 1 SATURN LS1* (numéro non décomposable) 10 lots de 3 000 $ (numéros non décomposables) 50 lots de 250 $ (numéros non décomposables) 212A100 LOTS BONIS 608A777 622A781 673A076 1 lot de 10 000 $ (numéro non décomposable) 215A374 117A586 603A878 341B420 509B885 132A738 604A673 349B825 553B408 213A738 664A457 353B042 561B005 224A470 114B436 384B262 565B144 261A967 130B781 393B378 567B561 264A656 182B219 401B456 594B339 339A024 238B855 436B187 608B605 340A021 250B162 438B888 629B883 343A184 284B972 450B855 653B145 366A011 287B526 467B824 672B313 382A012 295B482 492B515 678B470 408A453 320B076 501B404 689B768 443A239 337B281 158A810 397A976 191B317 381B502 207A132 428A488 357B405 537B850 246A932 439A475 *Ce lot est échangeable contre un chèque de 30 000 $ 10 lots de 1 500 $ (numéros non décomposables) 205A042 135B667 530B616 586B045 546A485 354B726 534B092 663B397 130B498 354B932 25 lots de 500 $ (numéros non décomposables) 100A965 577A225 167B381 526B283 110A286 583A648 190B349 536B826 144A553 631A067 191B872 566B902 181A619 675A687 305B351 649B292 231A958 156B780 309B147 673B168 407A843 160B453 373B166 688B542 451A832 Le jeu doit rester un jeu.MX608 M703AT MX608WN 2876748 2884746 6LP0601A0826 A 6 samedi, 26 ao t 6LP0601A0826 ZALLCALL 67 01:03:10 08/26/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Magasin-Partage: coup de pouce aux immigrants en difficulté MARIE-CLAUDE MALBOEUF « Dis, papa, est-ce qu\u2019on va manger ?Est-ce qu\u2019on va manger ?! » Trottinant derrière son père, le petit Reda explorait hier une véritable mine d\u2019aubaines.Des sacs de sucre à 25 cents, des pâtes Lancia à 15 cents, des jus à 10 cents, du poulet casher, des oranges presque données.Et, en bout de parcours, des cahiers d\u2019école, des stylos et un lourd bâton de baseball, gratuits.De quoi rendre chaque fois plus désarmant le sourire du garçonnet au visage pointu.Partout alentour, rue Robert, dans Saint-Michel, des écoliers en herbe repartaient eux aussi en serrant très fort leur nouveau ballon ou leur rondelle de hockey rose fluo.Et leurs mamans étaient obligées d\u2019accrocher des sacs débordants aux manches des poussettes.Bref, c\u2019était le coup de pouce de la rentrée au Magasin-Partage, une formule adoptée il y a quelques années pour aider les familles pauvres de 21 quartiers de Montréal.L\u2019an dernier, une enquête de Moisson Montréal a révélé que 87 000 personnes reçoivent chaque mois de l\u2019aide alimentaire, un accroissement de 36 % par rapport à 1996.« On offre une alternative au dépannage alimentaire », dit Lotfi Khiari, qui coordonne le magasin de Saint-Michel pour 12 organismes communautaires.« On réunit des familles qui ont du mal à s\u2019intégrer, qui cherchent du travail et qui sont prêtes à s\u2019engager, à faire du bénévolat.On les réfère aux bons organismes.Centraide et la régie des services sociaux nous aident parce qu\u2019ils aiment autant éduquer les gens, les sortir de leur isolement, que les nourrir tout le temps.» Pour Abdel Kada Oucherif, père du petit Reda, l\u2019événement tombe à point.Ingénieur arrivé d\u2019Algérie il y a neuf mois, juste à temps pour l\u2019hiver, il ne trouve toujours pas de travail.Comme la majorité de ses amis.« Ça devient difficile.Les premiers mois, ça allait, mais on commence à se sentir dans une impasse.Le gouvernement a reconnu ma formation, mais j\u2019ai fait 600 ou 700 demandes d\u2019emploi, j\u2019ai eu 10 entrevues.Partout, les gens ont peur.Ils veulent de l\u2019expérience canadienne, je n\u2019arrive même pas à avoir de l\u2019emploi comme technicien.» Une histoire qui ressemble à celle de plusieurs des 50 pères et mères de famille ciblés par Aliment\u2019Action.« Nous avons choisi des familles avec des enfants en âge d\u2019entrer à l\u2019école.La rentrée scolaire, c\u2019est financièrement encore plus difficile pour eux », précise Lotfi Khiari Le Magasin-Partage (qui se déplace d\u2019une fois à l\u2019autre) ouvre aussi ses portes à Pâques et à Noël.Mais M.Khiari a bon espoir de recevoir bientôt des visiteurs tous les mois : « Mieux vaut faire un suivi.» PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Abdel Kada Oucherif, émigré depuis peu d\u2019Algérie, et son fils Reda.URGENT Ceci demande immédiatement votre attention.LIQUIDATION TAPIS PERSANS La liquidation des tapis persans Lembargo Commercial É.-U.Iran a été levée.Les grossistes en tapis transigent directement avec les É.-U.Les marchandises excédentaires de tapis seront vendues à rabais à des prix les plus bas possibles.Par exemple : Persans Tabriz (laine et soie) Naghsha 5 x 7 pi 999$ Persans Tabriz (laine et soie) Poisson 5 x 7 pi 799$ Persans Kashan (laine et soie) 10 x 13 pi 899$ Persans Kashan (laine et soie) 7 x 10 pi 699$ Persans Tabriz (laine et soie) 7 x 10 pi 1 999$ Persans Tabriz (laine et soie) Poisson 7 x 10 pi 1 499$ SEULEMENT DEUX JOURS ! 2884343 Samedi 26 août, 11 h à 18 h 30, dimanche 27 août, 10 h 30 à 18 h Nouvel Hôtel, 1740, boul.René-Lévesque Ouest, Montréal COMPTANT Tél.: (514) 931-8841 ou CHÈQUE TAPIS HERAWI 2883507 2876731 2843409 6LP0702A0826 A 7 samedi, 26 ao t 6LP0702A0826 ZALLCALL 67 14:07:38 08/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 R A 7 2869330 L\u2019opposition s\u2019amplifie contre le projet d\u2019une nouvelle route entre Saint-Donat et Tremblant ANDRÉ NOËL La municipalité de Lac-Supérieur, dans les Laurentides, ajoute sa voix à ceux qui pourfendent le projet de route du ministre des Transports, Guy Chevrette, entre Saint-Donat et le mont Tremblant.Un projet associé à du gaspillage de fonds publics.M.Chevrette va donner 15,5 millions de dollars à la Ville de Saint-Donat pour construire cette route de 31 kilomètres qui passera par Lac-Supérieur.Or, il existe déjà une autre route, plus courte, qui pourrait être rénovée à bien moindre coût.Plus tôt ce mois-ci, la municipalité de Lac- Supérieur a adopté une résolution demandant au gouvernement de revenir sur sa décision.« Plusieurs propriétaires se sont déjà prononcés contre le nouveau tracé », indique la résolution.« Ce tracé n\u2019a aucun effet positif pour la municipalité de Lac-Supérieur ou ses citoyens.Un chemin reliant la région de Saint- Donat à Lac-Supérieur existe déjà et pourrait rencontrer les mêmes objectifs.Il serait beaucoup moins coûteux pour le gouvernement.» L\u2019urbaniste de Lac-Supérieur, Sylvain Provencher, a écrit au ministre Chevrette pour exprimer l\u2019indignation des résidants.« Il est désolant de voir à quel point le ministère des Transports peut gaspiller des fonds publics simplement sur des pressions politiques, écrit-il.S\u2019il vous plaît, M.Chevrette, veuillez dépenser notre argent de façon logique.Consolidez les routes existantes tout en faisant profiter à une région élargie les retombées économiques du développement de Tremblant.« Le nouvel axe (projeté) va à l\u2019encontre des orientations du ministère des Transports.Il a été annoncé sans aucune concertation, ne créera aucune retombée économique pour les municipalités concernées et n\u2019a aucune justification sérieuse.« Les municipalités de Lac-Supérieur et de Saint-Faustin ont déposé une proposition de plan de transport pour la région de Tremblant qui respecte les objectifs du ministère, améliorerait l\u2019accessibilité de Saint-Donat vers Mont-Tremblant, causerait le moins d\u2019impacts sur l\u2019environnement et qui, finalement, est la plus économique.» L\u2019Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec dénonce aussi le projet de route, qui sera construite en pleine forêt, le long du parc du mont Tremblant.« Voilà un autre exemple de l\u2019improvisation du gouvernement qui sème des dizaines de millions pour des liens routiers non prioritaires, à l\u2019encontre de ses propres politiques », affirme le syndicat.Une étude réalisée par le Conseil régional de développement de Lanaudière conclut qu\u2019une nouvelle route entre Saint-Donat et Mont-Tremblant est une dépense inutile.« Toutes les options de route entre Saint-Donat et le mont Tremblant apportent toutes trop peu d\u2019impacts économiques pour en justifier les importants coûts requis par leur construction et leur entretien.» Le président du CRD, Alain Larue, soutient pourtant le projet de route qui, selon lui, « favorisera le développement de projets créateurs d\u2019emplois ».Le ministère des Transports affirme également que la route « contribuera à la mise en valeur du secteur Saint-Donat ».Des promoteurs pourraient en effet en profiter.Départ surprise de Pierre Courville, chef des pompiers de Laval MARIE-CLAUDE GIRARD Le responsable du service de Prévention des incendies de Laval, Pierre Courville, a quitté ses fonctions la semaine dernière, à la surprise de plusieurs membres de l\u2019administration.Alors qu\u2019il s\u2019apprêtait à assister au congrès de l\u2019Association des chefs de pompiers, à Montréal, M.Courville a appris qu\u2019il ne cadrait plus avec les orientations que l\u2019administration souhaite donner au service de Prévention des incendies.La décision serait liée aux changements apportés à la loi sur la protection contre les incendies, et peut-être à la réforme de la carte des services policiers.On lui a proposé un poste de conseiller spécial auprès du directeur de la Protection des citoyens, Jean-Pierre Gariépy, qui chapeaute tant la police que les pompiers.Le chef des pompiers a préféré prendre sa retraite.Il sera remplacé par Benoit Pépin, actuellement chef des opérations à la section des projets spéciaux.Le syndicat des pompiers accueille favorablement la venue du nouveau directeur adjoint, qui s\u2019occupait jusqu\u2019à récemment des relations avec le syndicat.Le départ de M.Courville survient alors que les corps de police sont en discussion dans le cadre de la réorganisation des services policiers lancée par le ministre Serge Ménard.Québec souhaite diminuer le nombre de corps de police.À Laval, le chef Gariépy, qui est aussi vice- président de l\u2019Association des directeurs de police, prône une fusion de son service avec ceux d\u2019une quinzaine de villes de la couronne nord.Si ce scénario se réalisait, les pompiers lavallois seraient dirigés par une organisation régionale, à moins que la Ville ne décide de scinder le service en deux.Le départ de M.Courville ne serait pas lié à cette réforme, encore lointaine et hypothétique, selon M.Gariépy.Pour sa part, le chef du parti Élan et ex-candidat à la mairie, Daniel Lefebvre, s\u2019est dit « surpris qu\u2019une réforme policière négociée en catimini ait déjà fait une victime ».2861783 Not Ready 2877144 Not Ready 2861783*80 06X057.0 La Presse 26 août 2000 Pages A8-A9 manquantes La Presse 26 août 2000 Pages A10-A11 manquantes 6LP1201A0826 a-12 sam 26 aout 6LP1201A0826 ZALLCALL 67 01:07:09 08/26/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Une sécurité accrue pour le prochain Sommet des Amériques ANDRÉ NOËL La police entend déployer les grands moyens pour tenir à l\u2019écart les milliers de manifestants qui se regrouperont à Québec en avril afin de protester contre la tenue du Sommet des Amériques, où 34 chefs d\u2019État sont attendus.« Il s\u2019agira de la plus importante manoeuvre de sécurité jamais effectuée au Canada, a déclaré hier Julie Brongel, de la Gendarmerie royale du Canada.Jamais on n\u2019aura reçu autant de chefs d\u2019État en même temps.» Au moins 3000 agents de la GRC, de la Sûreté du Québec et des polices municipales de Québec et de Sainte-Foy veilleront à tenir les manifestants loin des dignitaires.Un périmètre de sécurité sera établi, mais Mme Brongel a dit que ses limites n\u2019ont pas encore été fixées.Le Soleilaffirmait hier que tous les résidants, travailleurs et commerçants du secteur compris entre le Château Frontenac et l\u2019hôtel Loews Le Concorde devront se prévaloir d\u2019une carte d\u2019accréditation pour accéder à leur domicile ou à leur lieu de travail entre les 20 et 23 avril.Selon le quotidien de Québec, environ 35 000 personnes devront ainsi être accréditées, après vérification de leur passé judiciaire.Mme Brongel a soutenu hier que ces affirmations étaient prématurées.« Bien sûr, il y aura des accréditations, mais nous n\u2019avons pas encore évalué leur nombre.» Le Sommet des Amériques sera une importante séance de négociation visant à établir une zone de libre- échange dans toute l\u2019Amérique, de la Terre de Feu à la terre de Baffin, à l\u2019exception de Cuba.Neuf groupes de travail sont à pied d\u2019oeuvre pour que le nouvel accord soit signé en 2005.Bien que les négociations soient entourées de secret, on sait qu\u2019à peu près toutes les sphères d\u2019activité pourraient être considérées comme des objets de commerce, comme les soins de santé et les services d\u2019éducation.Des groupes tels qu\u2019Opération Salami ont déjà commencé à mobiliser leurs troupes.Cette semaine, le Service canadien du renseignement de sécurité a publié un rapport où il s\u2019inquiète des violentes manifestations qui pourraient éclater au Sommet.Le rapport affirme que le mouvement antimondialisation est en pleine expansion et est susceptible de représenter une menace pour la sécurité publique.« À Seattle, la police a été prise de court, a dit Mme Brongel.Il y a eu des émeutes.Nous voulons éviter la répétition de tels incidents.Nous espérons que le grand nombre de policiers et la présence de barricades vont dissuader les manifestants d\u2019être trop agressifs.» Pourtant, plusieurs observateurs ont soutenu que ce sont les policiers eux-mêmes qui ont été les plus violents à Seattle.Bien des manifestants pacifiques ont été matraqués et gazés sans raison.Mme Brongel dit que l\u2019absence de préparation a fait en sorte qu\u2019il y a eu escalade dans la violence et « des deux côtés ».« Nous voulons respecter le droit d\u2019expression des manifestants, a-telle dit.Mais nous sommes conscients que des personnes plus violentes profitent de ces événements.Ce sont elles que nous voulons contrôler.» Mme Brongel a confié que des agents de renseignement ont déjà entrepris leur collecte d\u2019informations avant le Sommet, mais elle a refusé de parler d\u2019infiltration policière au sein des groupes de militants.2876767 Poignardé à mort Presse Canadienne CHARLESBOURG François Allaire, 35 ans, de Charlesbourg, a été poignardé à mort, vers 2h27, dans la nuit de jeudi à vendredi.Il tentait, au péril de sa vie, de maîtriser un homme en état d\u2019ébriété à la sortie d\u2019un bar.Le présumé meurtrier serait arrivé vers 23h00, en état d\u2019ébriété, dans une salle de billard de Charlesbourg.L\u2019homme s\u2019est vite mis à déranger la vingtaine de clients et d\u2019employés présents à l\u2019intérieur de l\u2019établissement, en montant sur les tables et en touchant aux instruments de musique de l\u2019orchestre.Les employés du bar ont d\u2019abord tenté d\u2019expulser le client récalcitrant hors d l\u2019établissement à deux reprises, sans succès.L\u2019homme revenait chaque fois à l\u2019intérieur.Un client, assis au bar, a alors décidé de le conduire à la sortie.Une querelle entre les deux hommes a éclaté et le suspect a sorti un couteau.Il a poignardé l\u2019homme à trois reprises.La victime a alors été transportée à l\u2019hôpital L\u2019Enfant-Jésus, où elle a succombé à ses blessures peu de temps après.L\u2019arme a été récupérée par les policiers de Charlesbourg sur les lieux du crime.La victime aurait été vue à plusieurs reprises aux environs du local des Hell\u2019s Angels, à Saint-Nicolas, sur la Rive-Sud de Québec.Les deux hommes n\u2019auraient toutefois aucun lien, la possibilité d\u2019un réglement de compte est donc écartée pour l\u2019instant.Les policiers sont toujours à la recherche du suspect qui a pris la fuite à pied immédiatement après son crime.Ils possèdent une bonne description de l\u2019individu puisque plusieurs témoins ont vu le crime.2878441 2878211 La Presse 26 août 2000 Page A13 manquante La Presse 26 août 2000 Page A14 manquante 6LP1501A0826 a-15 sam 26 aout 6LP1501A0826 ZALLCALL 67 01:06:06 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 A 15 2883355 L\u2019agresseur présumé d\u2019Alexandre Livernoche n\u2019aurait pas dû être libre Presse Canadienne Le réseau TVA a révélé, hier, que l\u2019agresseur présumé du jeune Alexandre Livernoche n\u2019aurait pas dû se trouver en liberté dans les jours où sont survenus les événements qui ont entraîné la mort du jeune homme de 13 ans, dont le corps a été retrouvé, le 8 août, dans une sablière de Sorel.Selon TVA, Mario Bastien, 29 ans, aurait légalement dû passer toutes ses nuits au centre de détention de Sorel et ce, à compter du 30 mai.Pour une question de surpopulation, toutefois, on lui aurait permis de demeurer en liberté.Le ministère de la Sécurité publique a ouvert une enquête interne sur la façon dont le centre de détention de Sorel a géré le dossier de Bastien.Mario Bastien avait bénéficié, entre mars et mai, d\u2019une mesure d\u2019absence temporaire du centre de détention de Trois-Rivières.Cette mesure n\u2019est toutefois plus possible lorsque le détenu a purgé le tiers de sa peine, ce qui était, depuis le 21 mai, le cas de Bastien.À compter de ce moment, son cas relevait de la Commission des libérations conditionnelles du Québec, qui n\u2019avait pas pris de décision formelle dans ce dossier.Bastien aurait dû se rapporter de façon totale au centre de détention de Sorel, où il avait été transféré, mais le ministère de la Sécurité publique, pour des raisons dites « humanitaires », lui a accordé une prolongation d\u2019absence temporaire.PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Mario Bastien, l\u2019agresseur présumé du jeune Alexandre Livernoche.2869091 6LP1601A0826 6LP1601A0826 ZALLCALL 67 01:07:25 08/26/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 2884507 Restaurant clandestin condamné à une amende de 1125$ RAYMOND GERVAIS Un restaurant clandestin, Chez Tammy\u2019s, situé au 2251, rue Wellington, à Montréal, a écopé récemment une amende de 1125 $ après avoir été reconnu coupable d\u2019avoir exploité un restaurant sans être détenteur des permis nécessaires.La faute a été constatée le 17 mars 1999.La poissonnerie l\u2019Homme et la Mer, propriétaire de la poissonnerie Waldman Plus, au 76, rue Roy Est, à Montréal, a été condamnée à une amende de 250 $ après avoir été reconnue coupable de ne pas avoir conservé des produits marins réfrigérés sans les maintenir à une température inférieure à quatre degrés en tout temps.L\u2019infraction a été relevée le 25 novembre 1999.La boulangerie et pâtisserie Les Gourmandises de l\u2019Arlequin, 2240, rue Ontario Est, a de son côté écopé une amende de 250 $ pour avoir elle aussi conservé en date du 10 décembre 1999, des aliments périssables à des températures inadéquates.Un grossiste, les Aliments Marina Foods, 1900, rue Moreau, à Montréal, a été condamné à une amende de 250 $ pour ne pas avoir eu un commerce exempt de rongeurs, d\u2019insectes ou de leurs excréments.L\u2019infraction remonte au 20 janvier 2000.Dans le Bas-Saint-Laurent, à Rimouski- Est, le restaurant Wing Hing, 260, rue Léonidas, a été condamné à une amende de 5500 $ après avoir été reconnu coupable de malpropreté générale ainsi que pour avoir offert en vente des produits alimentaires impropres à la consommation.L\u2019infraction remonte au 11 novembre 1998.À Rivière-du-Loup, une succursale des Restaurant Mikes, 370, rue La Fontaine, a été condamnée à une amende de 500 $ pour avoir, le 24 mars 1999, conservé des aliments à des températures inadéquates et pour avoir conservé son établissement malpropre.Dans les Cantons-de-l\u2019Est, à Richmond, le Restaurant chez Mikes, 382, rue Craig, a écopé une amende de 250 $ pour avoir conservé des aliments périssables à une température inadéquate.L\u2019infraction a été commise le 15 décembre dernier.À Paspébiac, en Gaspésie, un vendeur itinérant de poissons, la Poissonnerie Paspébiac, devra payer une amende totale de 1250 $ après avoir été reconnu coupable d\u2019avoir conservé des aliments à des températures inadéquates, d\u2019avoir exploité un commerce sans permis, de ne pas avoir indiqué sur des emballages le nom et l\u2019adresse du fabricant, du préparateur, du conditionneur, de l\u2019emballeur, du fournisseur ou du distributeur.Le vendeur de poisson a aussi été reconnu coupable de ne pas avoir inscrit sur son camion le nom de sa compagnie.L\u2019infraction a été constatée le 15 avril 1999.2884315 2884634 2884509 2884312 6LP1701A0826 a-17 sam 26 aout 6LP1701A0826 ZALLCALL 67 01:07:02 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 A 17 Un des assassins du couple Toope accusé de vol qualifié L\u2019accusé a appris à se taire devant des policiers.Autorisation de recours collectif contre des gouvernements La Cour supérieure vient d\u2019autoriser les contribuables qui ont investi dans des projets de recherche et de développement entre 1990 et 1993, sans bénéficier des avantages fiscaux espérés, à intenter un recours collectif.Ce recours vise les promoteurs, dirigeants, intermédiaires financiers et comptables de ces abris fiscaux, de même que les gouvernements provincial et fédéral.C\u2019est un débardeur du port de Montréal, Jean-Guy Vidal, qui représentera le groupe.Ayant considérablement augmenté ses revenus à cause de ses nombreuses heures supplémentaires, M.Vidal avait commencé, en 1991, à investir dans ces projets de recherche et développement pour économiser de l\u2019impôt.Les déductions ont été acceptées les premières années, mais en 1994, les deux ordres de gouvernement réclamaient les déductions qu\u2019ils avaient accordées à M.Vidal.En son nom et pour les autres contribuables qui sont dans son cas, M.Vidal réclame maintenant le remboursement de son investissement, ainsi que des dommages moraux de 35 000 $.CHRISTIANE DESJARDINS L\u2019un des trois jeunes assassins du couple Toope, qui est maintenant accusé de vol qualifié, affirme qu\u2019un enquêteur du SPCUM lui a fait miroiter le fait qu\u2019il ne serait pas importuné pour un vol violent survenu à Vaudreuil, en février 2000, s\u2019il se mettait à table pour un autre vol qui avait eu lieu à Montréal, en décembre 1999.C\u2019est ce que l\u2019accusé, âgé maintenant de 20 ans, a raconté devant le tribunal, hier.Son avocat, Stéphan Beaudin, tente de faire libérer son client, en disant que les enquêteurs n\u2019ont pas fait leur travail dans les règles.L\u2019avocat a donc appelé l\u2019accusé à la barre pour qu\u2019il raconte ce qui s\u2019était passé le 24 mai dernier, soit le jour où deux enquêteurs sont allés le cueillir à la prison de Toronto.Il venait alors de terminer une peine de 90 jours pour le vol de l\u2019auto de son père, et la possession d\u2019une machette.Dans la voiture, les policiers de Toronto avaient aussi retrouvé les cartes de crédit d\u2019un homme qui s\u2019était fait voler à Montréal le 8 décembre, ainsi que celle d\u2019une personne victime d\u2019un vol dans un bar de Vaudreuil.Les auteurs de ce dernier vol avaient aussi saccagé l\u2019endroit, notamment au moyen d\u2019une machette.L\u2019accusé a raconté hier que le 24 mai au midi, les deux policiers du SPCUM l\u2019avaient fait monter dans un véhicule garé dans la prison de Toronto, et qu\u2019ils avaient pris la route.Ce n\u2019est que 25 minutes plus tard, alors qu\u2019ils étaient en chemin vers Montréal, qu\u2019on l\u2019aurait informé qu\u2019il était en état d\u2019arrestation pour un vol qualifié survenu à Montréal, et que tout ce qu\u2019il dirait pourrait être retenu contre lui.« J\u2019ai gardé ma bouche fermée.Avec le temps, j\u2019ai appris que quand tu parles avec la police, ça te revient dans la face », a dit celui qui, en 1995, a assassiné le révérend Frank Toope et son épouse, avec deux complices de son âge.Tous trois ont retrouvé leur liberté conditionnelle au bout de trois ans de garde fermée.Mais la route est longue entre Toronto et Montréal.L\u2019accusé soutient que les policiers lui ont parlé pour l\u2019inciter à vider son sac, même s\u2019il ne pouvait visiblement pas appeler un avocat de la voiture.Rendu à Montréal, on lui a permis d\u2019appeler un avocat, mais l\u2019accusé est tombé sur des répondeurs téléphoniques à deux reprises.Malgré cela, les enquêteurs auraient quand même mené leur interrogatoire en le « bombardant » de questions.Il a fini par faire une déclaration incriminante pour le vol qualifié du 8 décembre, sans toutefois nommer ses complices.La victime, un homme d\u2019affaires, s\u2019était fait voler son cellulaire et son portefeuille par trois ou quatre hommes qui l\u2019avaient soudainement pris en souricière, rue Peel.Le procès qui devait finir hier, est loin d\u2019être terminé.Jusqu\u2019ici, l\u2019avocat de la défense s\u2019est employé à mettre les deux enquêteurs sur le gril pendant des heures pour tenter de démontrer leurs erreurs.L\u2019un d\u2019eux s\u2019est même effondré pendant son témoignage, hier matin, victime apparemment d\u2019une crise d\u2019hypoglycémie.Lundi, tout le monde se retrouvera devant le juge Claude Parent, afin de fixer une date pour la suite du procès.Soulignons que l\u2019accusé est détenu, notamment parce qu\u2019il n\u2019a pas respecté ses conditions de libération conditionnelle après le meurtre du couple Toope.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Frank Toope et son épouse Jocelyne Stephenson-Toope ont été assassinés en 1995 par trois mineurs.2884151 2884528 2883637 6LP1801A0826 A 18 samedi, 26 ao t 6LP1801A0826 ZALLCALL 67 01:09:34 08/26/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 2884834 Plus de 1000 cartes de crédit n\u2019ont pu être protégées Le pirate a eu accès à 25 000 mots de passe FRANÇOIS BERGER Les numéros d\u2019un millier de cartes de crédit et les mots de passe de 25 000 clients ont été visionnés par le pirate informatique qui s\u2019est introduit cette semaine chez le fournisseur d\u2019accès à l\u2019Internet appartenant à la compagnie Télébec, a admis hier la direction de l\u2019entreprise de téléphonie, filiale de Bell Canada.Le pirate, qui aurait agi sans intention criminelle, n\u2019a pas fait d\u2019acte frauduleux à la suite de son intrusion dans le système informatique de la firme Lino, un fournisseur d\u2019accès à l\u2019Internet de Val-d\u2019Or qui utilise la marque de commerce Sympatico de Bell Canada, a indiqué hier la porte-parole de Télébec, Jacinthe Ouellette.Le hacker, un jeune homme de Trois-Rivières dont l\u2019identité n\u2019a pas été révélée, a trouvé la liste complète des mots de passe des 25 000 clients de Lino, ainsi que 1015 numéros de cartes de crédit, en profitant d\u2019une faille dans les mesures de sécurité du fournisseur d\u2019accès de Télébec.Ces informations se trouvaient dans un fichier de sauvegarde qui n\u2019était « pas protégé », selon la porte-parole.Un communiqué diffusé hier par Télébec a affirmé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un « fichier de sauvegarde, comprenant certaines informations datant de 1999, qui s\u2019est retrouvé malencontreusement hors de l\u2019enceinte de sécurité et qui a ainsi pu être vu par une personne non autorisée ».Le service de sécurité informatique de Bell Canada a entrepris un examen du piratage survenu chez Lino et tente d\u2019établir si le pirate a prélevé des informations en les copiant.Télébec n\u2019avait pas, hier, déposé de plainte pour piratage auprès des services de police.La majorité des clients de Lino Solutions Internet se trouvent en Abitibi-Témiscamingue, mais l\u2019entreprise fournit aussi l\u2019accès à l\u2019Internet dans les autres régions desservies par Télébec, surtout en milieu rural dans les Laurentides, en Outaouais, en Mauricie, dans les Cantons-de-l\u2019Est et aux Îles-de-la- Madeleine.Télébec a expédié jeudi soir un message électronique à tous ses abonnés pour leur suggérer de modifier leurs mots de passe chez Lino-Sympatico.Les détenteurs des cartes de crédit « vues » par le pirate ont été invités à annuler ces documents auprès des institutions financières émettrices.C\u2019est jeudi matin que l\u2019intrusion informatique a été signalée à Télébec par une journaliste de la station de télévision CHEM (canal 8) de Trois-Rivières, à qui un jeune homme avait confié qu\u2019il s\u2019était introduit chez le fournisseur Lino et qu\u2019il pouvait y puiser des informations confidentielles.Le jeune homme n\u2019avait, semble-t-il, aucune intention criminelle, et il a apparemment voulu « sonner l\u2019alarme » sur les failles de sécurité du fournisseur Internet.Le pirate est entré dans le système de Lino en passant par le site Web de l\u2019entreprise, une pratique courante en piratage informatique qui affecte, à divers degrés, pratiquement toutes les entreprises ayant un site Internet, selon les firmes spécialisées en sécurité informatique.La riposte consiste à mettre en place des systèmes de sécurité de plus en plus blindés.Bell Canada, qui possède la marque de commerce Sympatico, a tenu hier à dissocier ce nom de l\u2019intrusion survenue chez le fournisseur Internet de sa filiale Télébec.« La bannière Sympatico est utilisée par plusieurs entreprises de télécommunications canadiennes qui fournissent un service d\u2019accès à Internet sous licence », a dit la porte-parole de Bell, Marie-Ève Savard.Le demi-million d\u2019abonnés de Sympatico chez Bell Canada ne sont pas concernés par ce problème local, a-telle précisé.Cyclopomme, dimanche Les amateurs de cyclotourisme seront servis à souhait demain (dimanche), lors du Cyclopomme du Haut-Saint-Laurent, organisé en collaboration avec l\u2019hôpital Sainte- Justine.Cinq parcours à faire rêver sont offerts, dont les degrés de difficulté s\u2019échelonnent de facile (10 km) à avancé (100 km).Plusieurs dégustations sont prévues dans les haltes et dans les vergers d\u2019accueil.Chaque participant recevra de plus 2,5 kg de pommes.Facilement accessible de Montréal par le pont Mercier et ensuite par la route 138 Ouest, la région se situe à 45 minutes de la métropole.Le Haut-Saint- Laurent est à la pointe extrême du sud-ouest du Québec et se caractérise par des paysages ruraux d\u2019une grande beauté, des chemins sinueux qui filent sous les arbres au gré des rivières et des vallons.On peut s\u2019inscrire au 1 877 264-5411.2884512 ERRATUM Dans l\u2019annonce double page sur la télé numérique Vidéotron parue les 19 et 23 août, à la section Télé à la carte, il aurait dû être mentionné: «l\u2019offre de bienvenue s\u2019applique aux films à 3,99 $ seulement.» Toutes nos excuses.2884914 CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I Avec ou sans voiture I À commission Dans les secteurs suivants: I ële Bizard I Lachine I Pointe-Claire Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h, le week-end.I Perception des abonnés.Pour joindre l\u2019entrepreneur de votre région, M.Louis Archambault composez le (514) 992-5501 Courriel : moselle@sympatico.ca 2884322 La Presse 26 août 2000 Page A19 manquante 6LP2001A0826 A 20 samedi, 26 ao t 6LP2001A0826 ZALLCALL 67 01:05:29 08/26/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Altercation, chute et mort 2876991 JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un chauffeur pour une agence d\u2019escorte, Luc Paquette, 48 ans, est mort hier après être tombé d\u2019un balcon du troisième étage d\u2019une maison de chambres située au 324, rue Labelle, à Saint-Jérôme.Il est tombé à la suite d\u2019une altercation avec un autre homme et après avoir été frappé au visage avec un bâton de hockey.Martin Giroux, 25 ans, de Lachute, et Annick Lemieux, 26 ans, qui habite l\u2019appartement où la bagarre a eu lieu, ont été arrêtés par la police du Saint-Jérôme métropolitain pour être ensuite confiés aux enquêteurs de l\u2019escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec, où ils étaient toujours interrogés en soirée.Ils devraient comparaître aujourd\u2019hui pour répondre de la mort de Paquette, qui aurait déjà vécu des fruits de la prostitution.Le 14 mai 1999, Paquette, demeurant à Saint-Antoine, avait été reconnu coupable de diverses accusations, dont extorsion et menaces à l\u2019endroit de quelques personnes.Annick Lemieux était l\u2019un des témoins de la poursuite.Paquette avait écopé notamment d\u2019une interdiction de se trouver en présence de la jeune femme qui aurait déjà travaillé pour lui.Vers 4 h, hier, Paquette s\u2019est présenté à l\u2019appartement du couple Giroux-Lemieux et une altercation aurait suivi.La bagarre se serait poursuivie sur le balcon, et c\u2019est alors que Paquette est tombé sur un trottoir de ciment.Quand les policiers sont arrivés sur les lieux, Paquette gisait dans une mare de sang.Il est mort vers 6 h 30 à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme.Il se pourrait fort bien que Giroux invoque la légitime défense.Chasse à l\u2019homme à Laval : double arrestation JEAN-PAUL CHARBONNEAU Deux hommes qui venaient apparemment de commettre un vol par effraction, tôt hier, dans un commerce à l\u2019angle des boulevards Saint-Martin et des Laurentides, ont failli perdre la vie quand leur auto poursuivie par des policiers de Laval est allée s\u2019écraser contre une boîte électrique d\u2019Hydro-Québec.L\u2019auto a été réduite à un amas de ferraille et ses passagers sont demeurés coincés.Il a fallu l\u2019intervention des pompiers avec des pinces de décarcération pour les sortir de leur fâcheuse position.Une forte odeur d\u2019alcool se dégageait de l\u2019auto et le conducteur, âgé de 26 ans, qui a refusé de passer l\u2019alcootest, sera accusé de conduite avec facultés affaiblies.Souffrant de diverses blessures, son passager de 19 ans et lui ont été conduits à l\u2019hôpital.Le passager, Jerry Medeiros, a comparu hier après-midi pour faire face à plusieurs accusations au palais de justice de Laval.Quant au conducteur, il est toujours hospitalisé, souffrant de multiples fractures aux jambes, aux pieds et aux hanches.La police n\u2019a pas voulu donner son identité parce qu\u2019il n\u2019a pas encore été mis en accusation.Il était environ 3 h 35 quand un chauffeur de taxi a vu deux hommes sortir avec une boîte d\u2019un magasin Brault & Martineau.Il a avisé son répartiteur et transmis le numéro de la plaque d\u2019immatriculation du véhicule suspect.Deux policières lavalloises avaient aussi remarqué que quelque chose d\u2019anormal se déroulait.Une poursuite a été enclenchée sur le boulevard Saint-Martin en direction ouest, et la vitesse a parfois atteint 130 km/h.Plusieurs autres autos de police se sont jointes à la chasse à l\u2019homme.Selon toute vraisemblance, le conducteur ne connaissait pas cette partie de Laval et, se retrouvant dans un cul-de-sac, il a appliqué les freins avec vigueur.« Les policiers ont mesuré 136 pieds de traces de freins », a indiqué l\u2019agent Guy Lajeunesse, des affaires publiques de la police de Laval.Dans l\u2019auto, les policiers ont trouvé quatre appareils vidéo et huit téléphones sans fil. 6LP2102A0826 A21-une actualit s 6LP2102A0826 ZALLCALL 67 01:05:59 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 R A 21 Des écoles scrutées à la loupe L\u2019approche des travaillistes de Tony Blair en matière d\u2019éducation fait bien des vagues en Grande- Bretagne.La Presse fait le point sur le sujet au moment où la question de la performance des établissements scolaires est plus que jamais d\u2019actualité au Québec.Dans la première tranche de notre série, nous traitons de l\u2019importance accordée à l\u2019évaluation des écoles en sol anglais.Marc Thibodeau envoyé spécial LONDRES Mike Tomlinson et Graham Holman se disent tous deux dévoués à la réussite des élèves du système anglais.Ils diffèrent cependant radicalement d\u2019avis sur la meilleure façon d\u2019y parvenir.Le premier, numéro 2 de l\u2019Office for Standards in Education (OFSTED), mis sur pied au début des années 90 pour procéder à l\u2019inspection systématique des établissements du réseau, se dit convaincu de l\u2019effet bénéfique des interventions de son organisme.L\u2019air détendu dans le spacieux bureau qu\u2019il occupe au quartier général d\u2019OFSTED, en plein coeur de Londres, l\u2019élégant fonctionnaire évoque avec confiance la « rigoureuse » démarche suivie par ses inspecteurs pour parvenir à déterminer si une école, et ses enseignants, sont performants ou pas.M.Holman, qui enseigne dans une école défavorisée de Hackney, au nord de Londres, où 75 % des élèves bénéficient d\u2019une aide alimentaire, peste à la simple évocation du nom de l\u2019organisme de M.Tomlinson.Les inspections, tranche l\u2019enseignant en faisant écho à l\u2019opinion de la majorité de ses collègues, ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites.« Le gouvernement ferait mieux de prendre l\u2019argent qu\u2019il consacre à OFSTED et de l\u2019investir dans les écoles.C\u2019est du gaspillage », note M.Holman, qui enseigne dans un établissement ayant reçu le OK des redoutés inspecteurs.C\u2019est le gouvernement de Margaret Thatcher qui a mis le feu aux poudres en 1992 en décidant de procéder systématiquement à l\u2019inspection des écoles de l\u2019État, une approche maintenue par les travaillistes à la suite de leur arrivée au pouvoir.Mike Tomlinson explique que les conservateurs poursuivaient initialement trois objectifs distincts.Le premier, dit-il, était de permettre aux parents de bénéficier d\u2019une appréciation extérieure de la valeur de l\u2019établissement auquel ils destinent leurs enfants, chose qui faisait alors cruellement défaut.Les élus désiraient également savoir si les fonds publics étaient utilisés efficacement dans les établissements de l\u2019État.Enfin, ils souhaitaient disposer de données plus précises pour guider leur action politique en matière d\u2019éducation.Selon M.Tomlinson, la Grande-Bretagne disposait déjà d\u2019une longue expérience en matière d\u2019évaluation puisqu\u2019elle compte depuis 150 ans des inspecteurs d\u2019écoles.« Il n\u2019y avait cependant jamais eu avant 1992 d\u2019inspection systématique dans l\u2019ensemble des établissements », dit-il.Depuis ce temps, les quelque 23 000 écoles publiques du pays ont toutes été inspectées au moins une fois.OFSTED prévoit terminer la s e c o n d e r o n d e d\u2019inspection en 2003.Les comités d\u2019éducation locaux \u2014 que l\u2019on peut assimiler à nos commissions scolaires \u2014 sont aussi inspectés.Normalement, les inspecteurs, qui s\u2019annoncent plus i e u r s m o i s à l\u2019avance, passent près d\u2019une semaine dans l\u2019école ciblée.La performance scolaire à l\u2019étude La performance académique des élèves est scrutée à la loupe.OFSTED, fait valoir M.Tomlinson, considère à la fois leurs résultats à une batterie d\u2019examens nationaux imposés au long du cheminement scolaire et leur performance face aux établissements où les élèves ont un profil « socio-économique » comparable.La « qualité de l\u2019éducation », essentiellement assimilée à la qualité de l\u2019enseignement, est un autre point central de l\u2019inspection.Pas moins de 60 % du temps des inspecteurs doit être consacré à l\u2019évaluation de l\u2019enseignement.Ils peuvent écouter les cours, étudier les travaux des élèves, obtenir leur opinion sur la classe, etc.Officiellement, les rapports d\u2019OFSTED ne portent pas sur les enseignants, mais bien sur l\u2019enseignement, un commentaire général étant formulé à partir des cotes que les inspecteurs donnent aux cours qu\u2019ils voient.Les enseignants connaissent cependant la cote qui leur a été donnée et l\u2019information circule rapidement au sein de l\u2019école.Les inspecteurs évaluent également si les ressources financières mises à la disposition de l\u2019école sont utilisées efficacement.Leur rapport, une fois terminé, est transmis à la direction de l\u2019établissement.Il s\u2019agit d\u2019un document public qui est facilement accessible, notamment sur Internet, pour les parents intéressés.Si l\u2019école est insatisfaite de l\u2019inspection, normalement menée par des firmes privées recrutant des inspecteurs formés par OFSTED, elle peut porter plainte auprès de l\u2019organisme.L\u2019an dernier, à titre indicatif, environ 140 plaintes ont été enregistrées en réponse à 5000 inspections, un niveau jugé acceptable par M.Tomlinson.Depuis la mise sur pied d\u2019OFSTED, les inspecteurs ont conclu qu\u2019un millier d\u2019écoles fonctionnaient en deçà des attentes et devaient recevoir une aide particulière (special measures).Environ 400 d\u2019entre elles n\u2019avaient toujours pas réussi en mai dernier à se soustraire du programme d\u2019urgence.Les écoles qui se trouvent dans cette situation ont deux ans pour se remettre sur pied avec l\u2019aide de leur conseil d\u2019éducation local.Celles qui ne réussissent pas à le faire peuvent être fermées carrément ou chamboulées de fond en comble en vertu d\u2019un programme cher aux travaillistes, baptisé « fresh start » ou « nouveau départ », qui connaît des résultats mitigés jusqu\u2019à maintenant (voir autre texte).Les enseignants en rogne Les syndicats d\u2019enseignants sont généralement ouverts à l\u2019idée de l\u2019évaluation de leur travail, mais s\u2019irritent de la formule retenue par le gouvernement, qui ne permet pas, selon eux, d\u2019apprécier véritablement la situation de l\u2019école, la venue des inspecteurs suscitant une dynamique artificielle empreinte de stress.John Bangs, directeur du département d\u2019éducation du National Union of Teachers, le plus important syndicat d\u2019enseignants, estime que les écoles seraient mieux servies par une forme « d\u2019auto-évaluation ».« Là, les enseignants n\u2019ont aucun contrôle sur le processus, ils le subissent », déplore-t-il.Peter Smith, président de l\u2019Association of Teachers and Lecturers, troisième syndicat d\u2019enseignants en importance, estime que le gouvernement et le public « ont le droit » de savoir si les fonds de l\u2019État sont utilisés efficacement par les écoles.Il ne croit cependant pas que la politique d\u2019identification et de stigmatisation des écoles sous-performantes (naming and shaming) qui découle de la diffusion publique des rapports d\u2019inspection est judicieuse.« Le gouvernement doit chercher une formule lui permettant d\u2019être critique des services éducatifs sans avoir l\u2019air pour autant de frapper sur la tête des enseignants », estime-t-il.L\u2019idée même d\u2019évaluer la qualité de l\u2019enseignement par l\u2019écoute de quelques cours et de coups de sonde auprès des élèves suscite bien des critiques.M.Tomlinson n\u2019en a cure.« Ça ne prend pas une semaine au médecin pour poser un diagnostic », tranche-t-il.Même si nombre d\u2019observateurs affirment le contraire, le numéro 2 d\u2019OFSTED nie par ailleurs que les rapports de son organisme, lorsqu\u2019ils sont négatifs, favorisent l\u2019exode des élèves vers d\u2019autres établissements.Cette éventualité est rendue possible par le fait que le gouvernement a éliminé les bassins territoriaux des écoles, permettant du coup aux parents de « magasiner » à leur guise.Les critiques des enseignants, justes ou pas, sont contrebalancées par l\u2019enthousiasme des parents, fort satisfaits, selon M.Tomlinson, de disposer d\u2019une information détaillée sur les écoles auxquelles ils confient leurs enfants.« Les parents sont nos plus grands amis », dit-il.PHOTO PC Les travaillistes de Tony Blair ont annoncé dès leur arrivée au pouvoir que l\u2019éducation serait leur priorité absolue.PHOTO MARC THIBODEAU, La Presse © Mike Tomlinson, numéro 2 de l\u2019Office for standards in education (OFSTED), chargée de l\u2019inspection des écoles, affirme que les parents sont les « plus grands amis » de son organisme, fort critiqué par les enseignants.Des nouveaux départs ratés Le programme de « fresh start » ou de « nouveau départ », auquel a recours le gouvernement travailliste lorsque les écoles ne fonctionnent pas à la hauteur des attentes, suscite bien des vagues dans le réseau public.L\u2019idée, sommairement, est de fermer l\u2019école et de la rouvrir sous un nouveau nom en procédant à d\u2019importants changements de personnel et à de substantiels investissements matériels dans l\u2019espoir que ces transformations créent un véritable renouveau au sein de l\u2019établissement.Les travaillistes ont jusqu\u2019à maintenant appliqué cette recette, inspirée d\u2019une expérience menée sans trop de succès à San Francisco, dans une dizaine de cas.L\u2019intérêt de la formule apparaît pour le moins incertain s\u2019il faut en juger par le cas de l\u2019école George Orwell, au nord de Londres, rebaptisé Islington Arts and Media Cchool en septembre 1999 en présence du secrétaire d\u2019État à l\u2019Éducation et à l\u2019Emploi, David Blunkett, qui la présentait comme un modèle.Le « super directeur » engagé pour l\u2019occasion, Torsten Frediag, devait quitter l\u2019école quelques mois plus tard après avoir été confronté à des difficultés de toutes sortes.Son successeur a décidé en mai de tenir d\u2019urgence une séance de formation intensive pour le personnel après qu\u2019OFSTED eut derechef livré de cinglantes critiques sur le fonctionnement de l\u2019établissement.Ultime injure, les inspecteurs ont conclu au printemps dernier que l\u2019école devrait bénéficier de nouveau d\u2019une aide d\u2019urgence.Le comité d\u2019éducation local chargé de la gestion de l\u2019école, s\u2019inspirant du fait que le nombre d\u2019inscriptions pour la rentrée est à la hausse, demeure néanmoins optimiste quant à son avenir.Trois autres établissements touchés par le programme ont vu leurs « super directeurs » abandonner le navire à l\u2019instar de M.Friedag.Le gouvernement continue néanmoins de jurer par cette approche qui suscite un virulent désaveu de la part des principaux syndicats d\u2019enseignants.Il s\u2019agit, juge-t-il, d\u2019une approche « simpliste » qui n\u2019a pas sa place.Matthew Lumby, porte-parole du ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Emploi, affirme qu\u2019on ne peut, en dépit des difficultés relevées, trancher actuellement sur la valeur de cette approche.« Les résultats des élèves étaient en hausse et les absences non motivées en baisse dans les premières écoles qui ont été touchées par le programme, mais il est encore beaucoup trop tôt pour faire le bilan.Nous en sommes aux premières heures », dit-il.DEMAIN : DES ENSEIGNANTS SOUS PRESSION 6LP2202A0826 6LP2202A0826 ZALLCALL 67 01:08:02 08/26/00 B Politique A 22 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Un député libéral montre la porte à Paul Martin HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne OTTAWA Si Paul Martin n\u2019est pas heureux au sein de l\u2019équipe libérale de Jean Chrétien, il n\u2019a qu\u2019à partir.À quelques jours d\u2019une importante réunion du caucus libéral à Winnipeg, le député libéral de Verdun-Saint- Henri, Raymond Lavigne, vide son sac.Selon lui, M.Martin n\u2019est pas indispensable.Et, au lieu de « pousser » le premier ministre Jean Chrétien dehors, il devrait partir, s\u2019est-il défoulé.« Si le gars n\u2019est pas heureux et qu\u2019il pense qu\u2019à cause de lui, qu\u2019il n\u2019y a plus rien qui fonctionne dans le Canada s\u2019il n\u2019est plus là, qu\u2019il s\u2019en aille.Il va voir que le Canada va continuer à fonctionner demain matin.» « On ne pousse pas personne dehors, a-t-il ajouté dans une charge à fond de train.On a un travail à faire, on a une élection qui s\u2019en vient, on a un chef qui est extraordinaire, on va vivre avec lui, c\u2019est un homme qui a fait beaucoup pour le Canada et je suis prêt à le suivre dans la prochaine élection à 150 milles à l\u2019heure.Et rendu à un congrès à la direction plus tard, je choisirai un chef.» Frustré de voir que M.Martin semble récolter tout le crédit pour les réussites du gouvernement libéral, il estime que M.Martin devrait corriger le tir.« S\u2019il était respectueux envers nous, il sortirait dehors et dirait aux gens : c\u2019est toute l\u2019équipe de députés, de ministres et le premier ministre qui a dirigé notre destinée depuis sept ans, c\u2019est pourquoi on est là aujourd\u2019hui.» « Quand un gars n\u2019est pas capable de faire ça, il n\u2019a pas grand respect pour moi et pour les autres députés.Je suis tanné de me faire dire dans la rue qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019un homme qui a réglé les finances publiques.C\u2019est toute une équipe.» M.Lavigne pense en outre qu\u2019il est temps que M.Martin mette fin aux rumeurs de son départ.Il doit décider s\u2019il reste ou s\u2019il part pour le bien du parti, a-t-il lancé.Le député montréalais ne se gênera pas pour répéter ces paroles à ses collègues du caucus la semaine prochaine à Winnipeg.Suite de la une 2875886 Le «pot», ça va très bien! LE «POT» / Suite de la page A1 criminelle contre sa vie et celle de sa famille, le député bloquiste a dû être placé pendant des mois sous la protection de la GRC, l\u2019an dernier.Il accuse aujourd\u2019hui les gouvernements d\u2019Ottawa et de Québec de se traîner les pieds, laissant le champ libre aux producteurs de marijuana qui s\u2019approprient de force des lopins de terre dans les cultures de maïs pour y installer leurs plantations.« Dans tout un grand coin de mon comté, il n\u2019y a pas un seul champ qui ne soit pas squatté par des producteurs de marijuana, ditil.J\u2019ai rencontré cette semaine une vieille dame de mon comté chez qui on a trouvé 150 plants à quelques mètres de sa maison.Inutile de dire que la dame en question est terrorisée.» Malgré le temps maussade de l\u2019été, qui retardera les récoltes de cannabis d\u2019environ un mois cet automne, la GRC et la Sûreté du Québec confirment une augmentation des plantations et des plaintes.Pour la seule région de Saint-Jérôme, la GRC reçoit au moins deux nouvelles plaintes par jour de gens qui ont trouvé une plantation à l\u2019extérieur dans un champ.Et 80 % de ces plaintes sont fondées, précise le sergent Michel Picard, porteparole de la GRC pour le détachement de Saint-Jérôme.« On a trouvé des plantations allant jusqu\u2019à 4000 plants, explique M.Picard.On voit aussi pour la première fois des organisations qui cultivent ici pour exporter leur marijuana vers les États-Unis, ça c\u2019est un phénomène nouveau.Ça démontre à quel point c\u2019est payant de vendre cette drogue mais aussi à quel point elle est recherchée.» Pourtant, dénonce le député Loubier, la SQ et la GRC ne disposent pas de plus de monde sur le terrain, malgré les promesses de Québec et Ottawa qui disaient l\u2019an dernier prendre la situation très au sérieux.En fait, les deux corps policiers ont même moins de monde que l\u2019an dernier.« Au poste de Saint- Hyacinthe, le nombre d\u2019agents de la GRC est passé de neuf à quatre ou cinq, Et la ligne 1-800 mise à la disposition des cultivateurs qui trouvent des plants de mari dans leurs champs ne marche pas.» Selon M.Loubier, les agriculteurs hésitent souvent à appeler la ligne 1-800-711-1800 parce que la SQ débarque dans les jours suivants pour arracher les plants, indiquant du coup aux organisations criminelles qu\u2019ils ont été dénoncés par le propriétaire du champ.La solution, plaide Yvan Loubier, passe par une surveillance aérienne accrue.« En survolant les plantations en hélicoptère, on passe un message aux trafiquants et on protège davantage les agriculteurs », dit-il.Profitant du caucus mixte du Bloc et du Parti québécois, hier à Granby, le député de Saint-Hyacinthe a interpellé le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, pour lui demander du renfort dans sa région.Les deux hommes doivent se revoir la semaine prochaine.Mais la SQ ne suffira pas à la tâche, affirme M.Loubier, qui milite en faveur d\u2019une intervention musclée de l\u2019armée dans les champs québécois.Selon lui, une opération d\u2019éradication des plants de cannabis menée par de 200 à 300 soldats permettraient en peu de temps de nettoyer les champs du « triangle d\u2019or », situés entre Valleyfield, Drummondville et Saint-Hyacinthe.« En plus, on montrerait le sérieux de nos interventions, ajoute M.Loubier, qui demandera au ministre Ménard de faire appel à l\u2019armée canadienne.« Je me rappelle pendant la crise du verglas, c\u2019était sensationnel de voir comment ces gens-là ont bien travaillé, dit-il.Après tout, ce sont nos taxes, on paye pour l\u2019armée, pourquoi ne pas s\u2019en servir ?» 2880524 La Presse 26 août 2000 Pages A23-A25 manquantes 6LP2601A0826 a-26 sam 26 aout 6LP2601A0826 ZALLCALL 67 01:04:53 08/26/00 B A 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Le vitrier de Pointe-Claire est déjoué Un bienfaiteur anonyme paie son amende relative à la loi sur l\u2019affichage ALEXANDRE SIROIS Le commerçant Clifford Oswald, qui pensait que ses biens allaient être mis en vente parce qu\u2019il avait refusé de payer une amende de 50 $ pour avoir enfreint la loi sur l\u2019affichage, a été déjoué.Un homme a payé, de façon anonyme, mercredi soir, l\u2019amende du commerçant de Pointe-Claire.Ainsi, M.Oswald, qui avait invité les médias à assister à la vente aux enchères de ses biens hier aprèsmidi, a dû se contenter de faire le point sur la situation.« Je ne suis pas déçu.Ça aurait été bien si nous avions pu aller jusqu\u2019au bout pour voir exactement jusqu\u2019où le gouvernement serait allé pour une loi si stupide, mais je crois que nous avons réussi à faire ce que je voulais faire », a-t-il dit.Les démêlés entre M.Oswald et la Commission de la protection de la langue française ont débuté en 1997, lorsqu\u2019il a reçu un constat d\u2019infraction pour avoir enfreint la loi sur l\u2019affichage.Il avait inscrit, à l\u2019extérieur de son commerce, « Studio Lubbers, vitraux, stained glass », mais il n\u2019avait pas accordé une nette prédominance au français, comme le veut la loi.Ayant refusé, depuis, de payer l\u2019amende prévue, certains de ses biens avaient été saisis en juillet et devaient être vendus hier par un huissier.« Ça a été suspendu parce qu\u2019on a reçu paiement dans le dossier », a confirmé une employée du bureau des huissiers Saulnier, Robillard, Lortie, qui devait s\u2019occuper de la vente aux enchères.Un homme s\u2019est présenté au bureau et a payé l\u2019amende qui s\u2019élevait, avec les frais accumulés, à 337,01 $.Le vitrier de Pointe-Claire a insinué que Québec était derrière ce règlement.« Le gouvernement n\u2019a pas fait grand-chose dans les 12 dernières années pour me donner confiance que ce n\u2019est pas eux autres », a dit M.Oswald.Il a par la suite soutenu que le dossier était loin d\u2019être clos.« C\u2019est la pointe de l\u2019iceberg », a-t-il dit.Parce que plusieurs personnes auraient refusé, comme lui, de payer leurs amendes en vertu de la loi sur l\u2019affichage, et parce qu\u2019il aurait lui-même reçu une seconde mise en demeure, l\u2019an dernier.Plus d\u2019une soixantaine de personnes avaient été réunies hier sur le terrain de M.Oswald par l\u2019activiste Howard Galganov et le chef du Parti égalité Keith Henderson, pour appuyer le vitrier.L\u2019avocat de M.Oswald, Brent Tyler, était aussi sur place.Il a rappelé que son client aurait préféré « aller en prison (pour) devenir le premier prisonnier politique du Québec », mais il n\u2019était pas déçu par la tournure des événements.« C\u2019est le temps de dire, surtout à nos concitoyens francophones, que nous sommes d\u2019accord que le français soit exigé.C\u2019est important que ce soit exigé.Mais de là à exiger que la langue anglaise et les autres langues soient la moitié (plus petites) sur une affiche, ce n\u2019est pas acceptable », a indiqué M.Tyler.Quant à M.Oswald, il a changé le nom de son magasin pour « Vitrum Opus, réparation et restauration ».Il compte toutefois remettre les mots stained glass sur son affiche d\u2019ici deux mois et n\u2019a pas l\u2019intention de respecter la loi : « Je vais faire ça avec le français toujours en haut, à gauche, mais sûrement de la même grandeur que l\u2019anglais.» PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Clifford Oswald entend bien défier à nouveau la loi sur l\u2019affichage.2884755 2882947 2884072 2883731 6LP2702A0826 a-27 sam 26 aout 6LP2702A0826 ZALLCALL 67 01:11:07 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 R A 27 Une soirée-bénéfice contre la loi 101 ALEXANDRE SIROIS Deux Montréalais parrainés par une poignée de groupes anglophones, dont Alliance Québec, sont en train de mettre sur pied une soiréebénéfice pour aider l\u2019avocat Brent Tyler à contester divers articles de la loi 101 devant les tribunaux.« Nous espérons réunir au moins 200 personnes et, si ça va bien il y aura peut-être 300 personnes », affirme Bob Smith, l\u2019un des organisateurs de l\u2019événement.M.Smith, qui est membre d\u2019Alliance Québec, précise que les billets se vendent 40 $, mais ne veut toutefois pas fixer d\u2019objectif à cette campagne.M.Tyler mène actuellement plusieurs causes de front contre le gouvernement du Québec dans le dossier linguistique.Il représente notamment dix familles francophones qui souhaitent inscrire leurs enfants à l\u2019école anglaise, ce qui va à l\u2019encontre de la loi 101.L\u2019avocat défend aussi les propriétaires du commerce The Lyon and The Walrus qui contestent, en Cour d\u2019appel, un constat d\u2019infraction dressé parce que les affiches de leur boutique n\u2019accordaient pas une nette prédominance au français, comme le prescrit la loi.La soirée-bénéfice aura lieu le 20 septembre, au sous-sol d\u2019une église située rue de Castelneau, à proximité du boulevard Saint-Laurent.Sur le site Internet d\u2019Alliance Québec, on indique qu\u2019il s\u2019agit du « retour de Bill Johnson ».L\u2019ancien président d\u2019Alliance Québec s\u2019adressera aux convives, tout comme son successeur, le jeune Anthony Housefather.Le chef du Parti égalité, Keith Henderson, et le maire de Côte-Saint-Luc, Robert Libman, participeront aussi à l\u2019événement.En février dernier, M.Smith avait également organisé une soirée pour les causes de M.Tyler, où il avait alors amassé 5000 $.« Nous avions eu à peu près 60 personnes.Mais c\u2019était dans ma maison, avec des amis et des connaissances.» Au bureau de la ministre Louise Beaudoin, responsable de la Charte de la langue française, on indique que ce n\u2019est pas la première fois que M.Tyler a recours à l\u2019aide extérieure pour financer ses causes.Pour l\u2019aider à défendre les dix familles francophones qui contestent la loi 101, par exemple, il a fait appel à la National Citizens\u2019 Coalition, dirigée par un ancien député réformiste, et à la journaliste Diane Francis, rappelle le porte-parole de la ministre, Martin Roy.« Cette guérilla juridique-là doit coûter une petite fortune, déclare M.Roy.Parce que les mousquetaires cherchent toutes sortes de façons de la financer ! » 2882235 Affichage: la loi 86 ne sera pas enterrée à Trois-Rivières PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Commerçants, ne décrochez pas vos affiches bilingues tout de suite ! Ce n\u2019est pas en fin de semaine, à Trois-Rivières, que la loi 86 sera abolie.Foi de Marie Malavoy.Le conseil national du PQ, on le sait, sera saisi d\u2019une proposition des militants de Rosemont réclamant que le parti se prononce \u2014 en prévision des états généraux sur la langue censés débuter à la mi-octobre \u2014 en faveur de l\u2019abolition de ladite loi 86.Mise en place par les libéraux de Robert Bourassa, celle-ci autorise l\u2019usage de l\u2019anglais dans l\u2019affichage commercial pourvu que le français soit prédominant.Partisans et adversaires, on s\u2019en souvient, avaient à l\u2019époque sorti leurs rubans à mesurer.Pour Marie Malavoy, première vice-présidente du PQ, cette proposition ne pourra être adoptée pour la bonne raison que le congrès de mai dernier avait refusé de débattre d\u2019une proposition semblable, se rabattant plutôt sur les états généraux.« Je dis que ce serait étonnant parce que normalement, le conseil national ne peut défaire ce qui a été fait au congrès », a indiqué Mme Malavoy à La Presse.« Or au congrès, il y a eu une entente disant qu\u2019on voulait que le gouvernement convoque des états généraux.Et qu\u2019on voulait qu\u2019y soient examinées différentes priorités, dont l\u2019abolition de 86.De sorte qu\u2019on ne peut pas revenir, quelques mois après, pour essayer de faire voter par un conseil national ce qui a été battu au congrès.» \u2014 Comment, alors, a-t-on pu juger la proposition de Rosemont recevable ?\u2014 Je dois vous dire que je n\u2019étais pas à la première discussion de recevabilité.Mais dans un cas comme ça, on préfère faire le débat (sur la recevabilité) sur place.Parce que quand on dit à des gens que leur proposition n\u2019est pas recevable, ça peut créer un peu de brouhaha.Elle ne voit d\u2019ailleurs pas de problèmes avec les propositions des militants de Mercier et de Laurier- Dorion de convoquer un conseil national extraordinaire pour définir la position du parti sur la langue.Le PQ ne se présentera pas sans position aux états généraux présidés par l\u2019ex-président de la CSN Gérald Larose.\u2014 Aura-t-il le temps d\u2019en définir une, compte tenu que les audiences débutent dans moins de deux mois ?\u2014 Le calendrier nous laisse une certaine liberté (les audiences se poursuivront jusqu\u2019en avril 2001).De sorte que le parti n\u2019est pas obligé de présenter son mémoire au début.« Il y a un travail à faire auquel on a commencé à réfléchir, explique- t-elle.Il va falloir prendre connaissance des études récentes sur le sujet, rencontrer des gens, discuter, parler aux militants (.) On ne peut pas sauter aux conclusions séance tenante.» Mme Malavoy s\u2019attend à un conseil national assez animé.« Je m\u2019attends à ce qu\u2019il y ait de l\u2019animation à l\u2019extérieur aussi », ditelle, faisant référence aux différents groupes qui ont indiqué leur intention de venir manifester.« Que des groupes de pression en profitent pour exprimer leurs revendications, leurs insatisfactions, ça fait partie du décor et c\u2019est correct.Parce que si on ne leur laisse pas de place pour s\u2019exprimer, c\u2019est la démocratie qui en prend un coup.» Au sujet d\u2019une autre proposition des militants de Rosemont, qui veulent « diminuer le volume d\u2019immigration », la vice-présidente du PQ dit : « On verra sur place s\u2019ils ont de l\u2019appui ou non.» En plus des 27 propositions déjà annoncées, elle dit s\u2019attendre, comme à chaque conseil national, à des propositions d\u2019urgence, notamment sur la santé et l\u2019environnement (la question de l\u2019eau potable).Des conseils nationaux, le PQ en tient trois ou quatre par an.On y retrouve deux délégués par circonscription \u2014 il y en a 125 \u2014, dont un seul a droit de vote.Le premier ministre y assiste habituellement du début à la fin \u2014 M.Bouchard y prononcera d\u2019ailleurs deux discours \u2014, de même que ses députés et ministres.C\u2019est lors du conseil national qui suit un congrès \u2014 c\u2019est le cas de celui de ce week-end \u2014 que sont élus les présidents et les membres des comités nationaux (femmes, environnement, aînés, relations internationales, citoyenneté et intégration).Le congrès des membres, auquel participent 12 délégués par circonscription, a lieu aux deux ans.On y revoit en profondeur le programme du parti.2881199 2877799 6LP28O1A0826 A28, samedi, MONDE 6LP28O1A0826 ZALLCALL 67 01:09:44 08/26/00 B A 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Russie : pas de radiations anormales autour du Koursk, dont l\u2019accident reste inexpliqué d\u2019après AP et AFP MOSCOU Le premier ministre russe Mikhail Kassianov a affirmé hier que le niveau de radiation est normal dans la zone où gît l\u2019épave du sous-marin nucléaire russe Koursk et qu\u2019il n\u2019y a aucun motif d\u2019inquiétude.En revanche, les causes de l\u2019accident qui a fait 118 morts restent mystérieuses.Parallèlement, les familles des marins morts dans la catastrophe se sont vus accorder hier un compte en banque contenant 720 000 roubles (26 000 $US) par sous-marinier à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec le vice-premier ministre Valentina Matviyenko.« Nous sommes tous profondément peinés, avec vous, par cette tragédie », a-t-elle déclaré aux familles.Le président de la Douma, Guennadi Selezniov, a affirmé de son côté que les proches des 118 victimes recevraient un logement garanti \u2014 dans un pays qui souffre d\u2019un manque chronique de logements )\u2014, à l\u2019issue d\u2019un entretien avec le président russe Vladimir Poutine.« Le niveau de radiation est actuellement normal » autour du sous-marin qui gît depuis le 12 août par 108 mètres de fond en mer de Barents « et nous n\u2019avons aucune inquiétude », a affirmé par ailleurs M.Kassianov lors d\u2019une visite d\u2019une des principales installations de recherche nucléaire russe, à Sarov.Les Russes ont affirmé dès l\u2019annonce de l\u2019accident que le Koursk ne transportait pas d\u2019armes nucléaires.Mais des inquiétudes s\u2019étaient fait jour du fait que le submersible est propulsé par deux réacteurs nucléaires.Toutefois, ces derniers ont été arrêtés lors de l\u2019accident et jamais les autorités norvégiennes, ni les plongeurs norvégiens qui sont ensuite descendus sur l\u2019épave, n\u2019ont signalé de radiations anormales.Alexander Kiriouchine, qui dirige l\u2019équipe d\u2019experts qui a conçu les réacteurs du Koursk, a expliqué hier lors d\u2019une conférence de presse que les deux réacteurs s\u2019étaient éteints automatiquement « dans la minute qui a suivi la catastrophe ».Selon lui, les réacteurs OK-650 utilisés sur le sous-marin comportent un système de sécurité automatique qui permet de les arrêter, même dans des conditions extrêmes, excluant ainsi « tout danger de désastre radioactif ».Concernant un éventuel renflouement du sous-marin, M.Kiriouchine a souligné que la difficulté consisterait à mener cette opération en évitant que la coque se brise, laissant fuir des produits radioactifs.Mais « même dans le pire scénario, il n\u2019y aura aucune conséquence écologique pour la population », a assuré Rafael Aroutiounian, directeur- adjoint de l\u2019Institut de sûreté nucléaire de l\u2019Académie des Sciences russe.L\u2019accident du Koursk, le 12 août, et l\u2019absence de moyens adéquats pour tenter de secourir les marins, avaient illustré tragiquement la pauvreté des forces armées russes.« Le problème a été l\u2019équipement de secours et l\u2019entraînement du personnel.Un financement spécial va être alloué » afin d\u2019éviter qu\u2019une telle situation ne se répète, a affirmé le premier ministre Mikhaïl Kassianov.Mis en cause pour n\u2019avoir pas réagi assez vite à l\u2019accident, le président Vladimir Poutine a annoncé coup sur coup trois mesures : une augmentation de 20 % des soldes des militaires à partir de décembre, une hausse du budget de la Défense l\u2019an prochain et la prochaine création de centres de secours dans les Flottes de la Baltique, du Nord et du Pacifique.Les causes de l\u2019accident du Koursk n\u2019ont toujours pas été officiellement déterminées.Alors que le procureur général de Russie, Vladimir Oustinov, et le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB), Nikolai Patrouchev, ont annoncé l\u2019ouverture d\u2019une enquête, le ministre de la Défense Igor Sergueiev a précisé hier : « Nous enquêtons sur plus de dix versions possibles de la catastrophe du Koursk, mais je penche pour l\u2019hypothèse selon laquelle la tragédie à fait suite à une collision avec un sous-marin étranger ».Cette version a été présentée dès le début par les Russes, mais Américains et Britanniques, qui comptent parfois des sous-marins dans la région, ont démenti toute présence de leurs bâtiments dans la zone au moment de l\u2019accident et les plongeurs norvégiens ont déclaré ne s\u2019être pas approché assez de la proue du navire pour distinguer les traces d\u2019une éventuelle collision.GRANDE-BRETAGNE Racisme institutionnel n Les minorités ethniques « se sentent de plus en plus vulnérables » en Grande-Bretagne, où « un racisme institutionnel » est présent dans certaines administrations comme la police, a dénoncé hier un comité d\u2019experts de l\u2019ONU à Genève.Les membres des minorités ethniques et nationales au Royaume-Uni trouvent encore aujourd\u2019hui plus souvent la mort dans les gardes à vue que d\u2019autres, ajoute le comité.Le rapport stigmatise les cas où des officiers de police et des gardiens de prison n\u2019ont pas été jugés ou n\u2019ont pas fait l\u2019objet de sanctions disciplinaires.Les experts de l\u2019ONU ont noté avec préoccupation le haut niveau de chômage parmi les minorités ethniques, les vexations à l\u2019école, et le fait que celles-ci continuent d\u2019être exclues d\u2019une manière disproportionnée du système scolaire.d\u2019aprèsAFP SIERRA LEONE Pour une aide accrue n Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a demandé hier dans un rapport au Conseil de sécurité l\u2019envoi de 7500 Casques bleus supplémentaires en Sierra Leone, ce qui porterait la Mission de l\u2019ONU sur place (MINUSIL) à 20 500 soldats.Kofi Annan dit qu\u2019il a l\u2019intention de « maintenir sous stricte surveillance la sécurité ainsi que la situation politique et humanitaire en Sierra Leone » et qu\u2019il n\u2019« hésiterait pas » à ce titre à demander l\u2019envoi de soldats supplémentaires.Le conseil doit voter sur les recommandations de Kofi Annan au plus tard le 8 septembre, date d\u2019expiration du mandat de la force de l\u2019ONU en Sierra Leone.Le secrétaire général demande une extension de six mois.d\u2019après AFP AFGHANISTAN Offensive de l\u2019opposition n Les combats à l\u2019artillerie faisaient rage hier au nord de Kaboul où les forces de l\u2019opposition ont lancé une offensive contre les troupes des Talibans, ont rapporté des représentants de l\u2019opposition.Selon Abdullah, un porte-parole de l\u2019opposition, les troupes de l\u2019alliance conduite par l\u2019ancien ministre de la Défense Ahmed Shah Massoud ont lancé une attaque avant l\u2019aube à environ 50 km au nord de la capitale afghane contrôlée par les Talibans depuis 1996.Les Talibans ont affirmé avoir repoussé cet assaut et remporté plusieurs victoires au cours des dernières semaines.Les Talibans règnent sur environ 90 % du territoire afghan.d\u2019après AP LIBERIA Journalistes libérés n Le gouvernement libérien a « accepté » de libérer les quatre journalistes étrangers détenus pour « espionnage », a annoncé hier le ministre libérien de la Justice Eddington Varmah.Selon lui, les journalistes avaient « présenté des excuses ».Leur libération, a-t-il souligné, ne fait pas suite à des pressions étrangères mais a été décidée par le gouvernement libérien pour des « raisons humanitaires ».Les procédures judiciaires en cours contre les quatre hommes ont été abandonnées.d\u2019après AFP ÉRYTHRÉE Expulsions en masse n Près de 4000 Éthiopiens vivant en Érythrée ont été expulsés les 21 et 22 août vers leur pays d\u2019origine via Rama, dans le nord de l\u2019Éthiopie, a rapporté hier le quotidien gouvernemental Ethiopian Herald.Selon les autorités du centre du Tigré, zone frontalière de l\u2019Érythrée,ces personnes ont été expulsées sans en avoir préalablement avisé le Comité international de la Croix- Rouge (CICR).De sources humanitaires à Addis Abeba, on confirmait hier l\u2019arrivée en territoire éthiopien de ces expulsés, des jeunes femmes, mères de familles, enfants et personnes âgées résidant auparavant dans des villes érythréennes.d\u2019après AFP Monde Bush sourit aux latinos et montre les dents à Castro d\u2019après AFP et AP MIAMI Le candidat républicain à la Maison-Blanche, George W.Bush, a promis hier en Floride des relations économiques et politiques intenses avec l\u2019Amérique latine s\u2019il gagne en novembre l\u2019élection présidentielle américaine.« Le sud (du continent) va devenir l\u2019un des objectifs fondamentaux de ma présidence » car « notre avenir ne peut être séparé de celui de l\u2019Amérique latine », a-t-il dit à l\u2019Université internationale de Floride devant une assistance composée principalement de latinos-américains.Les États-Unis « ont raison d\u2019avoir des échanges commerciaux avec la Chine, mais nos exportations vers le Brésil sont du même niveau ».« Nous avons eu raison de nous intéresser au Kosovo, mais il y a plus de réfugiés en Colombie et notre intérêt pour le Koweit est logique mais la plus grande partie du pétrole (importé par les États- Unis) provient du Vénézuela », a-til souligné.Le candidat républicain a par ailleurs adopté une ligne dure face à Fidel Castro qui laisse présager un durcissement de la position de Washington advenant son élection.« Je mets le régime castriste au défi de surprendre le monde et d\u2019adopter les voies de la démocratie », a ajouté le candidat républicain.« Jusqu\u2019à ce qu\u2019il libère les prisonniers politiques, organise des élections libres et autorise la liberté d\u2019expression, je maintiendrai les sanctions existantes » contre Cuba.George W.Bush devait ensuite se rendre à Dallas et s\u2019entretenir avec le président-élu du Mexique, Vicente Fox, qui a rencontré jeudi le président Clinton et le vice-président \u2014 et candidat démocrate \u2014 Al Gore.Vicente Fox s\u2019est prononcé pour une ouverture progressive de la frontière entre les États-Unis et le Mexique et Bush a déclaré qu\u2019il aimerait le voir préciser sa pensée.« Je ne pense pas qu\u2019il ait expliqué complètement son idée de frontière ouverte », a déclaré George Bush à la presse.« Je pense que nous devrions renforcer notre frontière.» George Bush devait aussi promettre aux autres pays latino-américains, en tout cas à ceux qui s\u2019orientent vers une économie de marché, une aide accrue, de façon à aider leur développement économique et leur démocratisation.Évoquant le traité de libreéchange nord-américain (ALENA, qui regroupe les États-Unis, le Mexique et le Canada), le candidat a indiqué que l\u2019occasion de créer ce cadre de libre-échange pour le continent américain a été « gâchée » par l\u2019administration démocrate de Bill Clinton avec « des sommets sans substance ».APSG2 1.0 3.43 PHOTO AFP Jordaniens à l\u2019appui des Palestiniens Près de 6000 Jordaniens se sont rassemblés hier à Amman à l\u2019invitation des islamistes pour manifester leur soutien aux droits palestiniens sur Jérusalem-Est et leur rejet de toute éventuelle concession sur ces droits.Lors du rassemblement tenu au centre de la capitale, le chef du Front d\u2019action islamique (FAI), principal parti d\u2019opposition dans le royaume, Abdel Latif Arabeyat, a appelé Palestiniens et Arabes «à n\u2019abandonner aucun pouce de Jérusalem et à sacrifier leur vie pour» elle.L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Scandales en Argentine: ex-ministres inculpés DIDIER LAPEYRONIE Agnce France-Presse, BUENOS AIRES Les affaires s\u2019amoncellent en Argentine où des sénateurs péronistes sont suspectés d\u2019avoir touché des pots-de-vin pour le vote de la loi sur la réforme du Travail et alors que la Justice a décidé l\u2019inculpation de Maria Julia Alsogaray, symbole de la gestion des affaires sous l\u2019ancien président Carlos Menem.Cette inculpation jeudi soir pour « enrichissement illicite » de l\u2019élégante ancienne secrétaire d\u2019État aux Ressources naturelles fait suite à plusieurs semaines d\u2019interrogatoires par le juge Juan José Galeano qui a également décrété un gel de ses avoirs bancaires à hauteur de 3 millions de pesos (autant de dollars US).Au début de sa carrière politique, ses dépenses s\u2019élevaient en 1991 à 23 325 pesos.Sept ans plus tard, les débits de la carte de crédit de « Maria Julia », comme elle est communément appelée, se montaient à 228 539 pesos.Dans le même temps, sa fortune personnelle a plus que décuplé, passant en Argentine par l\u2019achat de deux appartements et d\u2019une voiture de luxe et, selon la presse, par l\u2019acquisition, entre autres, de quatre appartements à New York.Maria Julia a admis avoir utilisé les fonds spéciaux de son ancien secrétariat d\u2019État à hauteur de 40 000 dollars par mois et justifié l\u2019augmentation de son patrimoine par un don de 1,5 million de pesos fait par son père, Alvaro Alsogaray, qui a déposé en ce sens auprès du juge Galeano.Or, le juge a facilement retrouvé les anciennes déclarations d\u2019impôts d\u2019Alvaro Alsogaray dont il ressortait qu\u2019il lui était impossible de faire un tel don à sa fille, laquelle versait également pendant plusieurs mois 20 000 pesos mensuels à son coiffeur ! Ancien ministre de l\u2019Économie en 1962 du gouvernement d\u2019Arturo Frondizi, Alvaro Alsogaray, aujourd\u2019hui âgé de 87 ans et toujours parlementaire, passe pour un défenseur forcené de l\u2019ultra-libéralisme, ancien consultant économique de la dictature militaire (1976-1983), fondateur d\u2019un parti de droite qui obtint 10 % des voix aux législatives de 1987.L\u2019inculpation de Maria Julia, qui survient au moment de l\u2019affaire des pots-de-vin dont auraient bénéficié des sénateurs du Parti justicialiste, s\u2019ajoute à une liste désormais longue d\u2019anciens hauts responsables de la gestion du pays sous le péroniste Carlos Menem, président de la République de 1989 à 1999 où il a cédé son poste à Fernando de la Rua.Considérée très proche de l\u2019ancien président, Maria Julia Alsogaray rejoint ainsi sur l\u2019inventaire des affaires judiciaires d\u2019autres membres du premier cercle ménémiste comme Victor Alderete, ancien président du PAMI, la caisse d\u2019assurance maladie des retraités, emprisonné préventivement pour avoir favorisé des entreprises privées.C\u2019est pour cette même accusation qu\u2019a de nouveau été interrogée hier Claudia Bello, ancienne secrétaire d\u2019État à la Fontion publique du gouvernement Menem.D\u2019autres enquêtes ont également été ouvertes contre des ministres de l\u2019ex-président, l\u2019ancien chancelier Guido Di Tella et Erman Gonzalez qui a détenu plusieurs maroquins dont le Travail et la Défense.Tous deux sont mis en examen pour leur participation présumée à la vente illicite d\u2019armes à l\u2019Équateur et à la Croatie alors que ces deux pays étaient frappés d\u2019embargo par les Nations unies. 6LP29O1A0826 A29 6LP29O1A0826 ZALLCALL 67 01:06:30 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 A 29 Monde Le retour de Rafic Hariri, véritable enjeu des législatives au Liban Plan Colombie : la guérilla évoque un risque de « vietnamisation » Déclaration des FARC cinq jours avant la visite de Clinton JACQUES THOMET Agence France-Presse, BOGOTA La guérilla fait monter la pression contre l\u2019aide militaire des États-Unis à la lutte anti-drogue dans le cadre du Plan Colombie et évoque déjà un risque de « vietnamisation », à cinq jours de la visite-éclair à Carthagène du président Bill Clinton le 30 août.Bill Clinton mettra à profit son séjour dans cette cité balnéaire de la côte caraïbe pour y rencontrer le président Andrés Pastrana après avoir donné son feu vert mercredi à une aide de 1,319 milliard de dollars à Bogota, aux deux-tiers militaire, pour l\u2019éradication de la coca et du pavot, bases de la cocaïne et de l\u2019héroïne.L\u2019appui de Washington inclut la fourniture à Bogota de 18 hélicoptères Black Hawk et 42 Huey II pour aider à la fumigation des plantations de coca et pavot.Plus de 400 tonnes de cocaïne sont exportées chaque année de Colombie, premier producteur mondial, ainsi que six tonnes d\u2019héroïne.« Le Plan Colombie constitue une grave menace contre notre processus de paix ainsi qu\u2019un danger réel de généralisation de la guerre et d\u2019une escalade de l\u2019intervention militaire yankee qui peut conduire à la vietnamisation du conflit », ont déclaré jeudi soir les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans un communiqué.Première force rebelle en importance avec 12 000 hommes, la guérilla des FARC combat depuis 1964 contre l\u2019État dans une guerre civile larvée qui a déjà fait plus de 120 000 morts, mais a engagé depuis le 24 octobre dernier des pourparlers de paix avec le pouvoir, sans cessez-le-feu préalable.Si les FARC ont déjà écarté « toute action de guérilla » pour s\u2019opposer à la visite de Bill Clinton, déclaré « persona non grata » en Colombie dans leur communiqué, les rebelles n\u2019ont pas l\u2019intention de « rester les bras croisés » face au Plan Colombie, selon l\u2019un de leur porte-parole, Carlos Lozana.« Comme ce Plan va déclencher une escalade du conflit, nous sommes tout à fait en droit de nous procurer tous les armements nécessaires afin de répondre à cet assaut de l\u2019impérialisme », a-t-il ajouté.Les rebelles s\u2019opposent aux méthodes de la politique anti-drogue du pouvoir, basée sur la fumigation des cultures par des herbicides, et appuyée par les États-Unis.Accusées par l\u2019armée de tirer 75 % de leurs revenus du trafic de stupéfiants, les FARC militent pour une solution sociale, avec une reconversion vers des cultures alternatives des planteurs de coca et pavot, menacés d\u2019un exode massif par le déversement de ces produits chimiques.Dans leur communiqué, les guérilleros ont également souligné que ces herbicides « provoqueraient une grande dévastation de l\u2019Amazonie, patrimoine écologique de l\u2019humanité ».Le Plan Colombie vise à investir 7,5 milliards en trois ans, dont 4 milliards en fonds propres colombiens et 3,5 demandés à la communauté internationale, pour lutter contre le fléau de la drogue.SALIM YASSINE Agence France-Presse, BEYROUTH Le retour au poste de premier ministre du milliardaire sunnite Rafic Hariri est le véritable enjeu des législatives libanaises, qui commencent demain au Liban nord et au Mont-Liban, sous la houlette de la Syrie, estiment les analystes.Ecarté du pouvoir à l\u2019avènement du nouveau président de la République, Émile Lahoud, en 1998, M.Hariri ne cache pas sa volonté d\u2019utiliser le tremplin des élections pour revenir au pouvoir.Pour aboutir à ses fins, il s\u2019est lancé avec de gros moyens dans la « bataille de Beyrouth » et table sur la grave crise économique qui frappe le pays et sur sa popularité certaine au sein de l\u2019électorat sunnite, majoritaire parmi les quelques 400 000 électeurs de la capitale libanaise.Celui qui dirigea le gouvernement de 1992 à 1998, est ainsi le seul homme politique à soutenir des coalitions dans les trois circonscriptions de la capitale, se réservant à celle de Mazraa-Achrafiyé, constituée de quartiers populaires chrétiens et musulmans.Il appuie une liste face à celle de Tamman Salam, descendant d\u2019une famille de notables sunnites et une autre contre l\u2019actuel premier ministre Salim Hoss, flanqué de deux de ses ministres.L\u2019influence de M.Hariri s\u2019étend également au Liban nord, où il soutient la liste de l\u2019actuel ministre de l\u2019Agriculture, le chrétien pro-syrien Soleiman Frangié.Il peut également compter sur l\u2019appui du dirigeant druze Walid Joumblatt, l\u2019homme fort de la montagne du Chouf, à l\u2019est de Beyrouth, car les deux hommes sont dans l\u2019opposition.Les candidats pro-gouvernementaux concentrent leurs attaques contre M.Hariri en utilisant les médias officiels et l\u2019opposition accuse le pouvoir de faire pression sur les électeurs.Ainsi un spot électoral non signé passe quotidiennement sur la télévision officielle accusant M.Hariri sans le nommer d\u2019avoir eu « une gestion ruineuse », d\u2019avoir « accablé le pays de dettes », d\u2019avoir « érigé la corruption en instrument de pouvoir ».Par ailleurs, les deux principales forces chiites, le Hezbollah et le mouvement Amal, ont dû une nouvelle fois enterrer leurs rivalités, pour constituer une alliance théoriquement imbattable au Liban sud.Cet accord devrait, selon les pronostics, garantir une dizaine de sièges au Hezbollah, qui fut le fer de lance dans la lutte contre l\u2019occupation israélienne, et assurer au chef d\u2019Amal, Nabih Berri, une force parlementaire lui permettant de retrouver son fauteuil de président du Parlement pour la prochaine législature.Dans la région chrétienne du Metn, l\u2019affrontement prend un double aspect, familial et politique, la coalition présidée par le ministre de l\u2019Intérieur, Michel Murr, comprenant le fils du président Lahoud, Émile Junior, âgé de 25 ans.La coalition de M.Murr, luimême parent par alliance avec le président Lahoud, est appuyé par l\u2019électorat arménien, qui se range traditionnellement du côté du pouvoir.M.Murr et ses co-listiers peuvent également compter sur la fidélité des voix des nouveaux naturalisés.Il a face à lui une coalition menée par le cousin du président Lahoud, M.Nassib Lahoud, qui tient avec ses co-listiers un discours de plus en plus critique à l\u2019égard de la présence militaire syrienne.La campagne, principalement à base de photos de candidats, de spots publicitaires, de débats sans réel affrontement d\u2019idées, à été émaillée d\u2019échanges d\u2019accusations et parfois de violence.Le mandat du prochain parlement durera exceptionnellement quatre ans et huit mois pour élire le prochain président de la République.La consultation électorale libanaise qui commence demain sera, comme celles qui l\u2019ont précédée, régie par le système confessionnel dont l\u2019objectif est de garantir un partage du pouvoir entre les grandes communautés religieuses libanaises.Les 128 sièges de la prochaine assemblée devront être répartis à part égale entre députés chrétiens et musulmans et entre les différentes communautés au sein de chaque religion.2877007 2875967 2884145 I 110 heures de formation en 13 semaines ; en plus de conférences et de conseils d\u2019experts centrés sur votre entreprise Début 7 et 16 septembre 2000 coût, 55 $ Inscription dès maintenant places limitées 2881880 2882038 1 877 1 877 637-9389 2879957 La Presse 26 août 2000 Page A30 manquante "]
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