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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-09-01, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0102A0901 Page A1/1er septembre 5LP0101A0901 ZALLCALL 67 02:34:25 09/01/00 B 1 3 4 6 R MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 1P16e ANNÉE, NO 309, 60 PAGES, 4 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Entente à la SQ Fini le rodéo sur les routes, la grève du zèle des policiers est terminée MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Automobilistes, levez le pied : le derby de la 20 est terminé.Les policiers de la Sûreté du Québec ont mis fin hier à leur grève du zèle après avoir conclu une entente de principe avec le gouvernement.En vertu de cette entente, intervenue après un sprint de 48 heures de négociations et alors que Québec s'apprêtait à déposer dès aujourd'hui une loi d'exception, les policiers obtiendront, comme les autres employés du secteur public, une augmentation de 9 % sur quatre ans, rétroactive à juillet 1998.Renonçant à la hausse de 14,4 % sur trois ans qu'ils réclamaient, ils ont cependant obtenu en plus de ces 9 % l'ajout immédiat d'un sixième échelon à leur échelle salar i a l e , s o i t d'une augmentation de 2 % que toucheront dès à présent environ 2000 policiers sur 3600.Le négociateur en chef du gouvernement, Maurice Charlebois, soutient que l'ajout de cet échelon, au coût d'environ deux millions, ne coûtera rien à l'État parce qu'il se financera à même des assouplissements dans l'organisation du travail.Le syndicat a notamment consenti à l'embauche de 101 Voir ENTENTE en A2 Québec a répondu aux attentes des citoyens ALEXANDRE SIROIS Le gouvernement québécois, en refusant d'offrir aux policiers de la Sûreté du Québec une augmentation supérieure à celle des autres employés de l'État, a vraisemblablement comblé une large majorité de Québécois.C'est ce que démontre un sondage SOMLa Presse mené cette semaine auprès de 1020 personnes.L'étude révèle que les Québécois en avaient plus qu'assez des moyens de pression et penchaient, pour la plupart, du côté du gouvernement Bouchard dans le litige qui l'opposait à la SQ.Ainsi, sept Québécois sur 10 (70 %) se sont dits en désaccord avec l'idée d'offrir aux policiers une augmentation plus importante que celle obtenue par les employés de l'État, qui se chiffrait à 9 %.Si 41,6 % des personnes interrogées ont affirmé être « tout à fait en désaccord » avec une telle augmentation, uniquement 30 % se rangeaient du côté des policiers, 11,6 % se disant « tout à fait d'accord » et 18,4 % « plutôt d'accord ».« S'ils n'avaient pas conclu d'entente, les résultats de ce sondage auraient été des armes entre les mains du gouvernement », soutient l'adjoint du président de la maison de sondage SOM, Guy Larocque.Il estime que les résultats de l'étude indiquent « un Voir QUÉBEC en A2 Sondage SOM PHOTO REUTERS Une pause rafraîchissante Depuis quelques jours, c'est presque la canicule à Montréal.Hier, le mercure a frôlé les 29 degrés, 37 avec le facteur humidex.Pour les Montréalais qui aiment se rafraîchir dans les piscines extérieures de la ville, cette vague de chaleur arrive un peu trop tard : elles sont fermées depuis la semaine dernière.Au zoo de San Diego, Funani avait plus de chance : l'hippopotame a pu croquer du melon d'eau pour célébrer le premier anniversaire de son bébé, Mashavu.Au dessert, Funani a eu droit à un gâteau glacé rempli de cantaloup et de melon miel ! Santé: un accord se dessine sans le Québec VINCENT MARISSAL WINNIPEG Le bras de fer entre Québec et Ottawa sur la question de la santé se corse, le premier ministre Jean Chrétien laissant clairement entendre qu'une entente pourrait être conclue sans le Québec.À dix jours de la rencontre entre les premiers ministres des provinces et leur homologue fédéral, Québec et Ottawa se sont encore éloignés davantage d'un accord hier.Jean Chrétien, qui disait mercredi que le gouvernement du Québec paierait le prix politique d'un isolement, n'a pas exclu qu'une nouvelle entente nationale sur la santé soit signée par toutes les provinces sauf le Québec, comme cela s'est fait en 1999 avec l'entente sur l'union sociale.« On verra, a répondu le premier ministre à la fin de son caucus de trois jours à Winnipeg.Seulement, il va venir un temps où les Québécois vont se demander comment ça se fait qu'il y a rien qu'un soldat qui a le pas.Généralement, quand il y a 13 gouvernements et que 12 s'entendent, ça veut dire qu'il y a un consensus.Ils (le gouvernement Bouchard) emploient souvent le mot consensus, c'est pas moi qui l'ai inventé.Le caucus libéral réuni à Winnipeg pour établir le plan de match préélectoral a fait de la santé la priorité de la prochaine campagne, cette priorité se basant sur un nouvel accord fédéralprovincial sur la manière de dépenser dans le domaine de la santé au pays.Lucien Bouchard, qui doute publiquement depuis une semaine de la solidité du consensus arraché le mois dernier entre les premiers ministres provinciaux, a mis en garde le gouvernement fédéral le week-end dernier contre une forte réaction des Québécois si l'accord devait exclure le Québec.Ottawa, qui a promis d'augmenter de façon substantielle ses transferts aux provinces pour les réseaux de Santé, tient mordicus à un système d'échanges et de comparaison de performance des réseaux.Si toutes les provinces s'entendent sur la nécessité d'obtenir plus d'argent du fédéral, elles n'ont pas toutes la même interprétation du fameux processus d'imputabilité si cher à Ottawa.Pour la majorité des provinces, il ne s'agit que d'échanger des renseignements entre gouvernements sur le fonctionnement de leur réseau respectif.Certaines provinces, comme l'Ontario, la Saskatchewan ou les provinces maritimes ne s'opposent pas à un rôle accru du fédéral en santé.Pour Québec, il s'agit plutôt d'une nouvelle forme de centralisation des pouvoirs par Ottawa.« Nous leur demandons de dire à la population ce qu'ils font avec l'argent qu'on leur envoie, rétorque Jean Chrétien.Ce n'est pas du chantage, ce n'est pas mon argent.Le gouvernement fédéral est le sixième plus important Voir SANTÉ en A2 Autres informations en page B1 PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien.Rubriques Arts et spectacles .B4 à B10 - FFM B6 - horaire spectacles B10 - horaire télévision B7 Bandes dessinées C14 Décès C13 Économie C1 à C8 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C9 Feuilleton C14 Horoscope C11 Le bridge C12 Le monde B3 Loteries A2, A12 Mots croisés C14, S14 Mot mystère C14 Opinions B2 Petites annonces - immobilier C9, C10 - marchandises C10 - emplois C10 - automobile C10 à C12 - affaires C2 Politique B1 MÉTÉO Averses en après-midi Max.27, min.16 Cahier Sports, page 20 http://lapresse.infinit.net Gérald A.Ponton mis en congé de l'AMEQ jusqu'à nouvel ordre LAURIER CLOUTIER L'Alliance des manufacturiers et exportateurs du Canada (AMEC) et des comptables externes mènent des vérifications sur la gestion à l'Alliance du Québec (AMEQ) après y avoir découvert des irrégularités.Le président de cette dernière, Gérald A.Ponton, a été mis en congé jusqu'au terme des vérifications.Une lettre adressée aux membres du conseil d'administration de l'AMEQ confirme la mise en congé forcée de Gérald Ponton, mais n'évoque aucunement un éventuel départ du président.Signée par Allan R.Curleigh, président du conseil de l'AMEC et aussi par Michel Hémond, président du conseil de l'AMEQ, la mis- Gérald A.Ponton sive tente d'expliquer brièvement le contexte d'origine de la situation et l'objet du litige, tout en rassurant les administrateurs sur la poursuite régulière des activités.Au début de la semaine, lorsque La Presse a évoqué cette enquête de l'Alliance chez l'AMEQ, Michel Hémond n'était pas du tout convaincu de sa nécessité.Sa signature de la lettre aux administrateurs laisse croire qu'il a changé d'idée.L'AMEC a entrepris récemment l'intégration des systèmes comptables de ses divisions provinciales au système national pour améliorer la qualité des services et rationaliser les coûts.Un projet de regroupement de l'AMEQ avec le Conseil du patronat du Québec et la Chambre de commerce du Québec, abandonné cet été, visait aussi l'amélioration des services, mais sans mentionner la rationalisation des coûts.Pendant cette intégration comptable, l'AMEC a découvert à l'AMEQ des irrégularités qui doivent être approfondies.C'est pourquoi des comptables externes ont entrepris des vérifications il y a une semaine, le jeudi 24 août.Selon d'autres sources, c'est lors d'une vérification régulière des livres de l'AMEQ que les comptables de l'AMEC, Ernst & Young, ont jugé qu'une étude plus approfondie s'imposait.« Les vérifications se poursuivent », a déclaré hier la directrice des communications de l'AMEC, Caroline Conner, qui ne sait pas si Gérald Ponton sera invité à démissionner à la fin du processus, ni si le problème de gestion découvert est sérieux.« M.Ponton pourrait aussi revenir au travail, on n'en sait rien encore.Il ne sera pas au bureau cependant durant toute la durée des vérifications », dit Caroline Conner.Dans la lettre aux administrateurs, les présidents du conseil soulignent que c'est dans le meilleur intérêt de tous que Gérald Ponton Voir GÉRALD en A2 5LP0202A0901 Page A2/1er septembre 5LP0201A0901 ZALLCALL 67 02:34:31 09/01/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 Entente à la SQ ENTENTE / Suite de la page A1 policiers temporaires supplémentaires, ce qui portera l'effectif des agents patrouilleurs sur appel à 350 et générera, selon M.Charlebois, des économies.« Il s'agit d'une orientation qui a souvent été mise de l'avant, à savoir qu'il peut y avoir des gains de productivité et des économies, auquel cas on est disposés à discuter de l'utilisation de ces économies », a insisté M.Charlebois.« La masse totale de la rémunération de la SQ sera augmentée de 9 % sur quatre ans et ça respecte nos paramètres », a renchéri lors d'un point de presse le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, soucieux de démontrer que les policiers n'avaient pas bénéficié d'un traitement de faveur.En 2002, au terme de cette entente, le salaire d'un policier de la SQ au sommet de l'échelle sera de 59 500 $ par an.Le salaire maximum des policiers de la CUM, qui sont présentement en négociations, est de 57 214 $ depuis décembre 1998.La généreuse caisse de retraite des policiers de la SQ sera en outre indexée selon la même formule que pour les autres employés du secteur public.Enfin, aucune sanction n'a été prévue contre le syndicat pour les pertes de revenus de plusieurs dizaines de millions occasionnées au gouvernement par la grève des contraventions de plusieurs mois.Le président de l'Association des policiers provinciaux, Tony Cannavino, s'est dit satisfait de l'entente sur laquelle les policiers se prononceront d'ici deux ou trois semaines.« Je pense que chaque partie y trouve son compte, peut-être pas entièrement, mais je pense que c'est plus que raisonnable, dit-il.Je suis persuadé que cette entente de principe va répondre aux attentes de nos membres.« J'attends maintenant la réponse du ministre de la Sécurité publique, qui nous disait qu'il attendait la fin des moyens de pression pour embaucher les 150 policiers (permanents ceux-là) qui vont venir en renfort sur les autoroutes », a néanmoins ajouté M.Cannavino.Fort soulagé par ce dénouement, le directeur de la SQ, Florent Gagné, s'est pour sa part dit confiant de recevoir de bonnes nouvelles à l'automne au sujet de ces embauches de permanents.« Les conversations que nous avons avec le Conseil du Trésor vont très bien et je pense qu'on pourra obtenir une réponse dans un délai raisonnable au cours de l'automne sur cette demande que nous avons faite », a-t-il déclaré.M.Gagné s'est dit d'avis que la SQ entrait désormais dans une « nouvelle ère ».« Quand on mène des grandes réorganisations comme on est en train de le faire après la commission Poitras, il est évident qu'un conflit de travail n'aide pas du tout.Et le fait qu'il soit réglé constitue à mon sens un actif absolument incomparable dans ce qu'on a à faire, qui va nous aider énormément.» Le directeur a admis que le conflit n'avait rien fait pour redorer l'image déjà ternie de la SQ.« Nous sommes conscients qu'il y a un travail à faire pour effacer dans l'opinion publique la mauvaise image qui a pu être laissée par les comportements de nos policiers en situation de conflit de travail.Maintenant le conflit est réglé, alors je pense qu'il faut faire en sorte que cette image disparaisse le plus vite possible.» « La situation sur les routes du Québec reviendra à la normale, alors avis à ceux qui avaient pris de mauvaises habitudes », a pour sa part lancé le ministre Serge Ménard à l'intention des automobilistes québécois.L'entente avec la SQ met fin à la dernière ronde de négociations avec les grands syndicats des secteurs public et parapublic.Seuls demeurent sans contrat de travail quelques groupes d'employés comme les procureurs de la Couronne.Avec la contribution de la Presse Canadienne.Québec a répondu aux attentes des citoyens QUÉBEC / Suite de la page A1 appui substantiel des Québécois à la position gouvernementale ».Interrogés à savoir s'ils étaient d'accord avec le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, qui menaçait de poursuivre l'Association des policiers de la SQ si elle ne mettait pas fin à certains moyens de pression, 69,9 % des Québécois ont répondu oui.« Il y a homogénéité des chiffres du côté du gouvernement.Les résultats du sondage se recoupent et s'appuient », ajoute M.Larocque.À preuve, avant l'entente, près de deux Québécois sur trois (65,5 %) estimaient déjà que les policiers de la SQ étaient équitablement payés.Seulement 11,6 % jugeaient que les agents ne recevaient pas assez, alors que 10,7 % ont répondu que Québec leur donnait trop.Les Québécois s'opposaient également dans une large majorité au fait que la Sûreté, comme moyen de pression, ne distribue qu'un très petit nombre de contraventions pour excès de vitesse.Un total de 69,4 % des personnes interrogées a déclaré être en désaccord avec la stratégie de la SQ alors que seulement 30,7 % ont approuvé ce moyen de pression.Dans le même ordre d'idées, 70,9 % des Québécois ont dit croire que la diminution du nombre de contraventions pour excès de vitesse mettait en danger la sécurité des citoyens, contre 29,1 % qui ne partageaient pas cet avis.Globalement, 56 % des personnes interrogées favorisaient le gouvernement dans le conflit qui l'opposait aux policiers.Uniquement 29,6 % favorisaient les policiers, alors que 14,4 % étaient partagés sur la question ou n'avaient pas d'opinion.Par ailleurs, les Québécois étaient très partagés quant à la crédibilité du président de l'Association des policiers provinciaux, Tony Cannavino : 6,3 % lui faisaient tout à fait confiance, 27,7 % assez confiance, 27,1 % peu confiance et 14,5 % pas du tout confiance.Plus de 24 % des Québécois n'ont cependant pas répondu à la question, M.Cannavino n'étant pas encore connu de tous.Enfin, les personnes interrogées étaient aussi partagées quant à savoir si le gouvernement devrait tenir compte des pertes de revenus causées par les moyens de pression des policiers dans le règlement du conflit, 58,1 % répondant par l'affirmative alors que 41,9 % jugeaient que ce n'était pas approprié.Santé: un accord se dessine sans le Québec Gérald A.Ponton mis en congé de l'AMEQ jusqu'à nouvel ordre SANTÉ / Suite de la page A1 fournisseur de soins au Canada, nous avons aussi des comptes à rendre et nous voulons échanger des informations avec d'autres gouvernements qui pourraient faire mieux que nous.» Accusant Ottawa de vouloir contraindre les provinces d'accepter un mécanisme d'échanges et de contrôle de normes nationales en échange d'une grosse somme d'argent, le gouvernement Bouchard affirme qu'il n'acceptera jamais de rendre des comptes au gouvernement fédéral dans un champ de juridiction exclusive comme la santé.Jean Chrétien croit que Québec refuse de collaborer de peur d'être comparé aux autres provinces.« Le Québec, dit-il, est la province qui consacre le moins d'argent pour la santé per capita et c'est la province qui a le plus haut taux d'imposition du Canada, peut-être qu'ils ne veulent pas être comparés à des provinces comme le Nouveau-Brunswick ou Terre-Neuve, qui sont plus pauvres, mais qui dépensent plus per capita en santé que le gouvernement du Québec.» Au cabinet de M.Chrétien, on affirme travailler sur des scénarios de réussite, tout en ajoutant ne pas comprendre « l'attitude déraisonnable du Québec ».Au moment où le réseau québécois de la Santé suffoque, la question est de savoir si Ottawa versera sa part à Québec si Lucien Bouchard quitte Ottawa en claquant la porte le 11 septembre.« On ne veut même pas envisager de scénario d'échec », indique un proche collaborateur de Jean Chrétien.Le premier ministre, quant à lui, a rappelé qu'Ottawa a le pouvoir de fermer le robinet.« Ils (Québec) respectent les cinq conditions de la loi canadienne sur la santé, mais ils ne les reconnaissent pas, dit-il.Et vous savez pourquoi : parce que s'ils ne les respectent pas, il va leur arriver la même chose que le gouvernement de l'Alberta qui ne les respectait pas il y a quelques années et à qui on avait coupé les fonds.» Une chose est certaine : la confiance est au plus bas entre les deux parties, et la campagne publicitaire lancée hier par Québec pour dénoncer Ottawa n'a rien pour arranger les choses.« Faire une campagne publicitaire avant d'aller à la réunion, c'est clair que M.Bouchard ne veut pas signer quoi que ce soit avec le gouvernement fédéral », a commenté le lieutenant de Jean Chrétien au Québec, Alfonso Gagliano.GÉRALD / Suite de la page A1 demeure en congé durant les vérifications, dont on ne précise pas la durée.L'AMEC et l'AMEQ, telles qu'on les connaît aujourd'hui, ont été constituées en 1996 à la suite de la fusion de l'Alliance des manufacturiers et de l'Association des exportateurs, incluant leurs divisions provinciales.Leur mission consiste à accroître la compétitivité de leurs membres, a expliqué Mme Conner.L'AMEC compte 2500 compagnies membres, manufacturiers et exportateurs, des PME dans 75 % des cas, et des entreprises de services.L'AMEQ a 600 membres.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Sans frais : 1-800-361-5013 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.DEMAIN DANS LA PRESSE Nos athlètes aux Jeux de Sydney Demain, La Presse entreprend de publier une série de trois fascicules sur Les Jeux de nos athlètes, qui présente les athlètes d'ici qui participeront aux Jeux olympiques à Sydney, à partir du 15 septembre.Dans le premier de ces trois fascicules de 20 pages, offerts gratuitement dans La Presse le samedi, des athlètes, des entraîneurs et des observateurs commentent les disciplines aquatiques, l'aviron et le soccer.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Le Québec a-t-il raison de se cantonner dans sa position en refusant de signer une éventuelle entente fédérale-provinciale sur la santé?Le gouvernement devrait-il adopter une loi d'exception pour mettre fin aux moyens de pression des policiers de la Sûreté du Québec?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 74 % Non: 26 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 7-5-7 à quatre chiffres : 7-1-9-3 COLLECTES DE SANG n à Pointe-Claire : Pointe-Claire, Fairview Pointe-Claire, cour centrale, 6801, route Transcanadienne, de 10 h à 20 h.Objectif : 150 donneurs ; n à Montréal : Centre commercial Domaine, en collaboration avec le Club Optimiste Montréal Olympique, centre commercial Domaine, 3235, avenue de Granby (coin de Sherbrooke et Langelier), de 13 h à 20 h.Objectif : 110 donneurs ; n à Dorval : Les Jardins Dorval, 352, avenue Dorval, de 13 h à 20 h.Objectif : 100 donneurs ; n à Saint-Bruno : Rona l'Entrepôt Saint- Bruno, 1221, boul.des Promenades, de 13 h à 20 h 30.Objectif : 100 donneurs ; n à Iberville : Carrefour Laplante/Iberville (facade sur boul.Iberville), 420, 2e avenue, de 14 h à 20 h 30.Objectif : 150 donneurs ; n à Mascouche : église de Jésus-Christ des Saints des derniers Jours, 910, Montée Masson, de 14 h à 20 h.Objectif : 100 donneurs. 5LP0302A0901 A-3 VENDREDI g n ral 5LP0302A0901 ZALLCALL 67 02:33:49 09/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 R A 3 PROBABILITÉ D'ÉCHEC Les écoles visées par la liste du MEQ craignent d'être stigmatisées PASCALE BRETON La liste des écoles présentant une probabilité d'échec plus élevée, dévoilée hier par le ministère de l'Éducation du Québec, a causé un important malaise au sein des écoles concernées.Le personnel craint que les établissements ne soient stigmatisés et que les élèves les désertent.L'école primaire de la Petite- Bourgogne et l'école secondaire Père- Marquette, à Montréal, figurent sur cette liste.Leurs directrices n'en sont pas surprises, mais sont choquées et déplorent cette catégorisation basée uniquement sur des statistiques qui ne tiennent pas compte du milieu.« Nos écoliers ont beaucoup de potentiel, ils parlent trois langues, mais ils doivent travailler plus fort pour réussir », déclare la nouvelle directrice de l'école de la Petite- Bourgogne, Claire Drolet-Trudeau.Son institution accueille des jeunes de 70 ethnies différentes qui, pour la plupart, ne maîtrisent pas le français à leur arrivée à l'école, à l'âge de quatre ans.Leurs parents sont souvent sans emploi, peu instruits et ne parlent pas du tout le français.« C'est bien qu'une école connaisse son portrait, pour pouvoir corriger le tir.Mais on doit aussi tenir compte qu'il faut travailler très fort dans un milieu comme le nôtre pour rejoindre les parents et aider les enfants qui ne comprennent pas toujours ce qu'on dit », poursuit Mme Drolet-Trudeau.La pédagogie par projet est préconisée.Les enseignants organisent des ateliers pour favoriser la lecture, des activités scientifiques et culturelles, en plus d'aider les jeunes dans leurs devoirs et ainsi les encourager dans leur apprentissage scolaire.La directrice explique aussi qu'une liste comme celle dévoilée par le MEQ peut décourager les enseignants.« Je vais devoir rencontrer mon équipe d'enseignants.Ils travaillent fort et ma crainte est qu'ils finissent par déserter les écoles en milieux défavorisés ou difficiles », déclare-t-elle.La situation est la même à l'école Père-Marquette, dans le quartier Rosemont.La clientèle provient majoritairement d'un milieu défavorisé.Les jeunes vivent souvent au sein de familles monoparentales, où l'encadrement à la maison et la motivation sont souvent déficients.« Nous avons besoin de ressources supplémentaires, déclare Diane Chabot, une enseignante.Au début de chacun de mes cours de biologie, j'accorde 10 minutes d'étude aux élèves parce que je sais qu'ils n'ont pas travaillé à la maison.C'est la même chose en français, les jeunes lisent pendant une période de 10 minutes.Ils n'ont pas de livres, pas de dictionnaires à la maison.Ils partent de l'école les mains et les poches vides.Les devoirs, c'est à l'école qu'ils peuvent les faire.» « Dans un milieu comme le nôtre, où le taux des élèves provenant d'un milieu défavorisé est à plus de 35 %, où les familles ont des difficultés financières et où il y a des problèmes sociaux, c'est certain que le décrochage sera plus élevé.Mais ce n'est rien de nouveau », explique pour sa part la directrice, Francine Henrichon.Le personnel doit imaginer des projets pour stimuler les jeunes de Père-Marquette.La directrice souhaite ouvrir les laboratoires d'ordinateurs en soirée de façon à aider les élèves dans la rédaction de leurs travaux.« Il faut aussi aller rencontrer les jeunes dans leur milieu pour voir si nos attentes correspondent à la réalité et les impliquer, poursuit Mme Henrichon.Nous avons une clientèle multi-ethnique, beaucoup de nos jeunes proviennent de l'extérieur du quartier, alors que les parents du secteur inscrivent leurs enfants dans d'autres établissements.C'est certain que lorsqu'on est pointé comme une mauvaise école, ça ne nous aide pas.» Même si le mécontentement face à la liste était palpable hier, la motivation de travailler dans un milieu plus difficile était aussi évidente.« Les jeunes ont du potentiel, c'est valorisant de les voir se développer et s'épanouir », a confié Claire Drolet-Trudeau.« Nous sommes des modèles pour les jeunes, il faut les encourager.Je ne rêve pas en couleurs, je ne pense pas que Père-Marquette va se retrouver en tête de la liste l'année prochaine, mais je pense que nous allons grimper une marche à la fois », a affirmé Mme Henrichon.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Francine Henrichon, directrice de l'école secondaire Père-Marquette (à gauche) et Claire Drolet-Trudeau, directrice de l'école primaire de la Petite-Bourgogne, déplorent qu'une liste stigmatise les élèves et les institutions.C'est le milieu de vie des jeunes qui rend parfois leur intégration à l'école difficile selon elles.La CSDM en queue de peloton en matière de réussite MARC THIBODEAU et KATIA GAGNON La Commission scolaire de Montréal (CSDM) se situe en queue de peloton au Québec en matière de réussite, mais elle peut se consoler en considérant que quelques-unes des commissions scolaires de la province où les élèves ont un profil comparable éprouvent plus de difficultés.Nombre de commissions scolaires affichent inversement une performance largement supérieure à celle que l'on attendrait compte tenu du milieu où elles évoluent.C'est ce que révèle le cédérom « La réussite scolaire à l'école », que le ministère de l'Éducation a finalement décidé de rendre public hier.Pour comparer la performance des commissions scolaires, cinq groupes distincts ont été formés en considérant deux critères socio-économiques ayant une forte incidence sur la réussite scolaire, soit le niveau de scolarité des mères et le statut des parents en matière d'emploi.Le taux d'obtention d'un diplôme à 19 ans des élèves de la CSDM s'établissait en moyenne à 57 % de 1994 à 1998, soit 1,6 point de moins que la moyenne des autres commissions scolaires de son groupe, le plus désavantagé en considérant les indicateurs retenus par le ministère.Dans ce groupe, seules la commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais, à Maniwaki, et la commission scolaire de l'Or et des Bois, à Val-d'Or, présentaient une moyenne légèrement inférieure à la CSDM (56,8 % et 56,7 %).Il s'agit des plus faibles moyennes observées à l'échelle de la province.Le ministère juge que la situation de ces deux commissions scolaires est plus préoccupante que celle de la CSDM puisque leur indice de défavorisation est inférieur à celui de la commission scolaire montréalaise, la plus désavantagée du Québec sur le double plan de la scolarité des mères et de l'emploi des parents.Le taux de réussite relevé pour la commission scolaire de la Moyenne-Côte- Nord, à Havre-Saint-Pierre, est de 69,9 %, soit 11,3 points de plus que la moyenne des commissions scolaires les plus désavantagées, même si son indice de défavorisation est sensiblement le même que la CSDM.La commission scolaire des Découvreurs, à Sainte-Foy, qui présente l'indice de défavorisation le plus faible de la province, a le taux de réussite le plus élevé du groupe des commissions scolaires les plus avantagées, à 80,2 %.La commission scolaire des Affluents, à Repentigny, ferme la marche dans ce groupe à 61,6 %.Le ministère s'est également livré à un exercice similaire avec les écoles secondaires elles-mêmes en comparant leur taux de réussite réel au taux qui aurait été obtenu si les élèves de l'établissement s'étaient comportés comme l'ont fait la moyenne des élèves de la province présentant les mêmes caractéristiques socioéconomiques.L'écart entre le taux réel et le taux comparatif donne une mesure de la performance des élèves et, indirectement, de l'école.Un établissement peut à la fois faire partie de la liste des établissements où la probabilité de réussite est la plus faible et présenter un taux de diplomation plus élevé, ou plus faible, que prévu en vue du profil des élèves.À titre indicatif, un écart appréciable existe entre le taux réel et le taux comparatif de réussite de plusieurs des écoles secondaires de la CSDM où la probabilité de réussite est la plus faible selon le ministère (voir tableau).Pour l'école Chomedey-de-Maisonneuve, l'écart est largement négatif, par 19 points.La situation est plus rose à Urgel- Achambault, où le taux réel est supérieur par 0,2 points au taux comparatif.Autre texte en page A4 5LP0401A0901 A-4 VENDREDI g n ral 5LP0401A0901 ZALLCALL 67 02:31:40 09/01/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 L'évaluation des écoles par le MEQ: tollé chez les enseignants Presse Canadienne Les étudiants universitaires ne comprennent pas que le ministre de l'Éducation, François Legault, « abandonne les universités en laissant entendre qu'elles ont déjà assez d'argent » lorsque « toute la communauté universitaire », avancent- ils, « affirme souffrir d'un sous-financement ».Le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), M.Christian Robitaille, trouve ainsi « inacceptable » que M.Legault \u2014 qui occupe aussi la fonction de vice-président du Conseil du Trésor \u2014 « ne prévoie pas investir de nouvelles sommes dans le réseau universitaire, même s'il en obtenait au prochain budget ».La FEUQ calcule que le financement de base des universités est, à l'heure actuelle, de 200 millions inférieur à ce qu'il était en 1994.La question du financement conditionnel à l'atteinte d'objectifs de performance inquiète donc l'organisme, qui voudrait en l'occurence être publiquement rassuré par le ministre de l'Éducation.« Le ministre doit assurer publiquement que les universités auront droit à la totalité de l'argent, qu'il les juge performantes ou non, sans quoi la qualité de la formation universitaire sera mise en péril et le développement sera irréalisable », estime M.Robitaille.La FEUQ est le porte-parole de quelque 135 000 étudiants.KATIA GAGNON Les données colligées sur les écoles québécoises par le ministère de l'Éducation conduisent tout droit à l'évaluation systématique des établissements, telle qu'on la pratique en Grande- Bretagne ou aux États- Unis, craint l'Alliance des professeurs de Montréal.« La seule chose qui manque au ministère, c'est de nous envoyer nos petites étiquettes pour savoir qui sont les gros méchants pas bons », tranche la présidente de l'Alliance, Monique Séguin, qui dénonce « l'agenda caché » du MEQ, « dissimulé derrière le virage du succès ».« On n'avait pas de preuves tangibles que le ministère se dirigeait vers une évaluation systématique.On avait l'air un peu paranoïaques quant on exprimait de telles craintes.Mais le chat est finalement sorti du sac.C'est un changement de cap majeur pour la province », lance Mme Séguin.Toutes les associations d'enseignants ont d'ailleurs fait chorus pour dénoncer l'existence d'une liste des écoles à problèmes, facilement assimilable à un palmarès.La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Monique Richard, s'inquiétait du découragement qui pourrait gagner professeurs et élèves qui voient leur école figurer en tête de liste des écoles où le taux de succès laisse à désirer.« Lorsque l'élève a vu le nom de son école et appris que selon le ministère il n'a qu'un certain pourcentage de chance de réussite, voulez-vous me dire où il trouvera la motivation pour réussir son année scolaire ?» lance- t-elle.Mme Richard accuse elle aussi le ministère de se lancer dans une « course à la performance » qui démarre bien mal une toute nouvelle réforme de l'éducation.La présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Johanne Fortier, renchérit en dénonçant le caractère « stérile et contre-productif » d'une telle liste.« Nous avons rarement pu constater une telle incohérence entre le discours et la pratique.Alors que le ministère met de l'avant une réforme qui mise sur la collaboration, il recourt à des moyens où prime la compétition », s'insurget- elle.La Fédération des commissions scolaires, pour sa part, a invité le public « à la plus grande prudence » quant à ces listes d'écoles.« Tenter d'en faire un palmarès, c'est mal servir les élèves et les parents qui risquent d'être stigmatisés », estime André Caron, le président de la FCSQ.Assaillis d'appels à la suite de la publication dans La Presse d'une liste d'écoles où les chances de succès sont très faibles, les pontes du MEQ ont finalement décidé hier de rendre public le fameux cédérom, disponible depuis plusieurs mois dans les commissions scolaires, où sont colligées plusieurs centaines de pages d'informations sur les écoles québécoises.Le porte-parole du ministre, Alain Leclerc, se défend cependant de vouloir instaurer un système d'évaluation du réseau scolaire.« Il n'y a aucun agenda caché au ministère.Doter les écoles d'un plan de réussite, c'est une décision qu'on a tous prise ensemble.Quant au modèle anglais, il n'est pas favorisé.Il faut que l'évaluation parte de la base.Ce ne sont pas les fonctionnaires du complexe G (où se trouve le ministère à Québec) qui vont dire aux écoles comment faire », dit-il.Les étudiants inquiets du financement des universités Toutes les associations d'enseignants ont fait chorus hier pour dénoncer l'existence d'une liste des écoles à problèmes.Archives La Presse © Monique Richard, présidente de la Centrale des syndicats du Québec GALERIES TERREBONNE TERREBONNE (450) 492-5520 GALERIES GRANBY GRANBY (450) 776-1255 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE (450) 774-1010 ST-BRUNO (450) 653-0130 GALERIES RIVE-NORD REPENTIGNY (450) 654-5997 GALERIES JOLIETTE PROMENADES ST-BRUNO JOLIETTE (450) 752-0005 PLACE BOURASSA MONTRÉAL NORD (514) 322-5172 PLACE VERSAILLES MONTRÉAL (514) 353-2174 CARREFOUR RICHELIEU ST-JEAN RICHELIEU (450) 348-1018 PLACE ROSEMÈRE ROSEMÈRE (450) 434-3771 GALERIES D'ANJOU ANJOU (514) 355-4509 MAIL CHAMPLAIN BROSSARD (450) 671-2051 CENTRE VALLEYFIELD VALLEYFIELD (450) 371-3500 1424, BOUL.MOODY TERREBONNE (450) 964-2241 CARREFOUR ANGRIGNON LASALLE (514) 366-9922 360 BOUL.ARTHUR-SAUVE ST-EUSTACHE (450) 472-1054 7140 ST-HUBERT MONTRÉAL (514) 273-0655 1791 BOUL.ST-MARTIN O.LAVAL (450) 973-7776 PLACE ST-EUSTACHE ST-EUSTACHE (450) 472-2231 PROMENADE DRUMMONDVILLE DRUMMONDVILLE (819) 475-4196 3956 AUTOROUTE 440 (450) 688-0561CURÉ-LABELLE SORTIE AUT.440 Autoroute 15 Autoroute 13 Curé-Labelle NOUVELLE SUCCURSALE CARREFOUR DU NORD ST-JÉROME (450) 436-5939 MAIL MONTANACH BELOEIL (450) 467-8559 CENTRE ROCKLAND MONT-ROYAL (514) 343-0276 Ouvert tous les dimanches de 11h à 17h Sur approbation de crédit.Taxes exigible à l'achat.Ne peut être jumelé à aucune autre promotion détails en magasin.Illustration à titre de référence.F25305 Tube écran à contraste optimal Décodeur de sous-titrage Décodeur pour contrôle parental maximum Télécommande Guide Plus + Guide horaire à l'écran ssttéérrééoo 25\u201d Enceintes (10 watts total) Filtre numérique Entrée S-Vidéo Sonorité \u201cMatrix Surround\u201d Télécommande universelle KV32FV15 ssttéérrééoo 32\u201d Moniteur stéréo Tube Trinitron écran à contraste optimal Décodeur de 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Pourtant, d'après la loi, les mêmes critères, exactement les mêmes, doivent être considérés au moment de décider d'une absence temporaire et au moment d'une libération conditionnelle ! Bastien, apparemment (Québec refuse de donner des informations en ce moment : on enquête), s'est donc retrouvé, après quelques semaines d'« absence temporaire », devant deux commissaires.Les commissaires ont trouvé que le dossier n'était pas assez étoffé.Ils ont reporté l'audition.Report pendant lequel Bastien était en liberté.Liberté pendant laquelle il a tué le jeune Livernoche.n n n Ce n'est pas tout.Supposons que les commissaires refusent la libération conditionnelle à un prisonnier.Les services correctionnels ont néanmoins le pouvoir d'accorder des « absences temporaires », et ainsi complètement contredire cette décision prise par des experts « indépendants » ! C'est tellement vrai que, choqués par les libérations à gogo des administrations de prison, plusieurs commissaires ont pris l'habitude d'écrire, en refusant une libération, que la commission aurait objection à toute absence temporaire du détenu avant les deux tiers de sa peine.Les directeurs de prison n'aiment pas qu'on se mêle de « leurs » affaires ! Aussi, en 1998, d'après une note de service qu'on m'a aimablement envoyée, la présidente de la commission des libérations conditionnelles (un nid de favoritisme politique, faut-il le rappeler), Mme Isabelle Demers, écrivait à tous les commissaires pour leur dire de cesser d'écrire de telles phrases.Ce sont là des « irritants » qui nuisent aux bonnes relations entre les services correctionnels et les libérations conditionnelles, déplorait-elle.Mme Demers disait aux commissaires de ne faire aucune référence à la gestion de la sentence par les directeurs de prison.Bel esprit d'indépendance ! n n n Je ne suggère pas qu'on pouvait prévoir que Bastien allait tuer ou agresser un adolescent.Il n'avait pas d'antécédent de ce genre.Mais il avait des pages et des pages d'antécédents d'autres crimes : il ne méritait pas de sortir, tout simplement.Que ce type-là ait obtenu cette libération anticipée nous dit combien la gestion des peines de prison au niveau provincial (moins de deux ans) fonctionne tout de travers.Les peines de prison infligées par des juges sont tournées en dérision.« Ce deviendra peut-être un aveuglement volontaire ou de l'hypocrisie que de prononcer des peines sans tenir compte des conditions de leur mise en oeuvre », écrivait la Cour d'appel il y a trois ans.Autrement dit d'infliger un an quand on sait que le type sortira au bout de huit semaines.Pensons-y une minute.Le Code criminel, depuis 1996, oblige les juges à n'utiliser la prison qu'en dernier ressort.Même en cas de peine méritant la prison, il faut lui préférer la peine purgée à la maison (« avec sursis »).C'est donc après mûr examen que le juge « osera » envoyer quelqu'un en prison (peine qui peut être révisée par la Cour d'appel).Et puis voilà, après ces simagrées interminables, une fois en prison, on efface l'ardoise.Avant même qu'un commissaire aux libérations conditionnelles ait pu considérer le dossier, un fonctionnaire anonyme décidera de diviser le tout par six.Tout bonnement.Pourquoi, au juste, sauf le respect de leur budget ?Des parents accusent la CSEM de mauvaise foi SYLVAIN LAROCQUE Des parents ont convoqué les médias hier dans les bureaux de la Société Saint-Jean- Baptiste (SSJB) pour dénoncer la « mauvaise foi » de la Commission scolaire English Montréal (CSEM) quant à la réouverture des écoles St.Patrick et John XXIII, ordonnée lundi par la Cour supérieure du Québec.« C'est un peu ironique que la SSJB nous vienne en aide, a admis Beverley Boyle, porte- parole des parents.Mais ils étaient au courant du dossier et ont offert de nous prêter leurs locaux et leur expertise.» Mme Boyle et ses collègues accusent la CSEM et les directions d'autres écoles de la commission scolaire de dissuader les parents dont les enfants fréquentaient St.Patrick et John XXIII l'an dernier de les y inscrire à nouveau cette année.La CSEM désire fermer les deux écoles et transférer les élèves dans deux autres écoles, Nazareth et St.Monica.Mme Boyle croit que la CSEM veut ainsi couper l'herbe sous le pied à la Commission scolaire de Montréal, qui convoite ces écoles.Dans une lettre qu'ils ont envoyée au président de la CSEM, Charley Levy, les membres des conseils d'établissement de St.Patrick et John XXIII soutiennent que l'école Nazareth a contacté les parents dont les enfants allaient à St.Patrick l'an dernier et « a subtilement fait pression sur eux pour qu'ils demeurent à Nazareth ».De plus, écriventils, des parents ont été informés que l'école St.Patrick n'aurait que deux salles de classe, alors qu'elle en comptait dix l'an dernier.« Nous nous attendons à ce que nos écoles soient exactement comme elles l'étaient au 30 juin, comme le demande le jugement Dalphond », réclament-ils.Le juge a émis une ordonnance de sauvegarde pour les deux écoles.L'ordonnance reproche à la commission scolaire d'avoir fait fi du jugement rendu l'année dernière en poursuivant notamment la transformation partielle des immeubles pour y installer des centres d'éducation pour adultes, ce qui a réduit l'espace disponible pour les enfants.Les parents des deux écoles accusent la CSEM de ne pas respecter l'esprit du jugement Dalphond.La directrice de l'école Nazareth, Leah Auclair, nie avoir contacté des parents pour les persuader de garder leurs enfants à son école.« Tout ce que nous avons fait, a-t-elle dit à La Presse, c'est d'appeler les parents des enfants inscrits à notre école qui ne s'étaient pas présentés à la première journée d'école, par mesure de sécurité.Les parents ont la liberté de choisir leur école.» Mme Auclair prévoit perdre « de 20 à 30 élèves » qui résident sur le territoire de St.Patrick et qui n'auront ainsi pas droit au transport scolaire jusqu'à Nazareth.Pour sa part, la CSEM dit se conformer « en tous point » au jugement Dalphond, « et même plus ».« Nous avons diffusé des annonces dans The Gazette et sur les ondes de CJAD pour informer les parents que les écoles sont ouvertes et que la période d'inscription a lieu jusqu'à 18 h demain (aujourd'hui), dit le porte-parole Michael Cohen.Nous avons même engagé quatre secrétaires pour téléphoner, deux fois plutôt qu'une, à tous les parents dont les enfants fréquentaient St.Patrick et John XXIII l'an dernier.» En outre, la CSEM a envoyé aux parents visés une lettre par courrier recommandé à ce sujet.Par ailleurs, a précisé M.Cohen à La Presse, les commissaires de la CSEM ont convenu mercredi soir de ne plus aller en cour pour défendre leur décision de fermer les écoles.L'hôpital Le Gardeur accusé d'embellir ses statistiques JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Des infirmières de l'hôpital Le Gardeur accusent la direction de maquiller les statistiques pour faire bien paraître leurs urgences.Depuis le début de l'été, certains patients sont hospitalisés pendant plusieurs jours dans les corridors des urgences de cet hôpital du sud de Lanaudière, sans qu'ils soient comptabilisés dans les listes de patients alités depuis plus de 24 ou de 48 heures.Pour la direction de l'hôpital, ces patients font partie de l'unité 19, une unité de soins tout ce qu'il y a de virtuel.« L'unité 19, c'est n'importe où dans l'urgence, les patients dits hospitalisés sont mélangés avec les autres », a expliqué à La Presse une infirmière qui souhaite garder l'anonymat.Selon elle, il arrive fréquemment que des patients, après avoir passé près de 48 heures aux urgences, soient « hospitalisés » sur la même civière pendant un à deux jours additionnels, avant de finalement obtenir un lit.Rien ne change pour le patient \u2014 si ce n'est qu'il est suivi par son médecin traitant plutôt que par un des urgentistes \u2014, mais l'hôpital évite de noircir sa fiche.L'histoire peut sembler banale, mais elle l'est moins si l'on se souvient qu'en février 1999, la ministre de la Santé, Pauline Marois, avait octroyé des bonis totalisant 3,2 millions à 13 hôpitaux dont les urgences affichaient une performance exceptionnelle.Seuls les hôpitaux dont moins de un pour cent des patients avaient séjourné plus de 48 heures aux urgences étaient admissibles.Les urgences primées devaient aussi avoir accueilli plus de 10 000 patients l'année précédente et avoir maintenu sous la barre des 15 % la proportion des séjours de plus de 24 heures.De là à dire que l'hôpital Le Gardeur embellit ses statistiques à dessein, il n'y a qu'un pas que certains n'hésitent pas à franchir.« J'ai l'impression que l'unité 19 est juste une façade pour montrer qu'ils sont de bons gestionnaires », commente Arlette Simard, présidente du syndicat des infirmières.Selon le Dr Gerry Bédard, directeur des services professionnels par intérim de l'hôpital, c'est une pénurie de personnel infirmier expérimenté qui a forcé la création de l'unité 19.« On a dû fermer 18 lits (sur 265) pendant les vacances d'été, en raison du manque de nursing d'expérience », explique-t-il.D'après lui, les statistiques ne sont pas faussées, puisque les patients de l'unité 19, n'eût été des lits fermés, auraient tous été hospitalisés en moins de 48 heures.« Les lits étaient disponibles, tout ce qu'il nous manquait c'était du personnel.Tous ne partagent cependant pas son raisonnement.« C'est une extension logique assez remarquable », note, ironique, le Dr Alain Vadeboncoeur, président de l'Association des médecins d'urgence du Québec.La régie régionale de la santé de Lanaudière ne désapprouve pas pour autant la méthode employée par l'hôpital.« À partir du moment où le suivi médical est fait par les médecins des étages, le patient est considéré comme s'il était sur les étages », dit le directeur de l'organisation des services, Pierre Mathieu, qui convient toutefois que « la situation n'est pas idéale ».Les statistiques portant sur les urgences, malgré l'importance que leur a accordée le ministère dans le passé, sont loin d'être compilées de manière uniforme, selon le président de l'Association des gestionnaires infirmiers d'urgence du Québec, Gaétan Prévost.« C'est une lacune qu'on a constaté dans un sondage auprès de nos membres », dit-il.« Les gens ont toujours beaucoup « travaillé » avec les statistiques, confirme le Dr Vadeboncoeur.Certains maquillent la réalité afin de mieux paraître ; d'autres l'empirent, parce qu'ils se disent que c'est la seule façon de faire bouger les choses.» Un comité présidé par l'économiste Denis Bédard se penche présentement sur le mode de budgétisation des hôpitaux et pourrait faire des recommandations sur l'àpropos des bonis à la performance, a indiqué l'attachée de presse de la ministre Marois, Nicole Bastien. 5LP0602A0901 A 6 vendredi, 1er sept.5LP0602A0901 ZALLCALL 67 02:34:12 09/01/00 B A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 Actualités Marché central: un des accusés passe aux aveux Des pots-de-vin auraient été acceptés par le parti du maire Bourque Presse Canadienne Les aveux de Jean-Pierre Cantin, l'avocat des soeurs du Bon-Pasteur et du Bon-Conseil dans le dossier du Marché central, évoquent des pots-de-vin acceptés par le parti du maire de Montréal, Pierre Bourque, ainsi qu'un ancien président du Comité exécutif de la Ville, M.John Gardiner.La collaboration de M.Cantin avec les policiers et les syndics de faillite, qui cherchent à récupérer le maximum des 100 millions extorqués frauduleusement aux deux communautés religieuses dans le projet de développement du Marché central, dure depuis un mois.Le témoignage assermenté de Jean-Pierre Cantin révèle que M.John Gardiner, ancien président du Comité exécutif de la ville de Montréal sous l'administration de Jean Doré, aurait accepté de substantiels pots-de-vins pour accélérer le changement d'un règlement de zonage, sans toutefois agir dans le sens espéré.M.Cantin a de plus révélé que des enveloppes totalisant 100 000$ auraient \u2014 pour les mêmes raisons \u2014aussi été remises à des dirigeants de Vision Montréal, le parti de l'actuel maire Pierre Bourque.Le changement demandé aurait alors été effectué avec diligence, d'après M.Cantin.MM.Gardiner et Bourque ont tous deux affirmé tout ignorer de cette histoire.L'avocat repenti a avoué avoir lui-même été un agent corrupteur, signalant au passage qu'il avait personnellement versé deux potsde- vins totalisant 400 000$ au vice- président de Costco, M.Roger Plamondon, afin que ce dernier modifie favorablement les dispositions d'un bail contracté au Marché central.M.Plamondon a, lui aussi, catégoriquement nié les allégations qui l'incriminent.La confession de Jean-Pierre Cantin, qui s'étend sur huit heures de cassettes vidéo, dévoile et décrit en détail l'implication de chacune des personnes impliquées dans cette saga.Il y décrit notamment le système de prêtenoms qui permettait de faire sortir les capitaux du projet pour les faire atterrir dans des comptes bancaires suisses.PHOTOS JEAN-PIERRE RANCOURT, collaboration spéciale © Après avoir heurté un pylône d'Hydro-Québec, la voiture de la victime a terminé sa course dans le fossé, en bordure de l'autoroute 20, à Pointe-Claire.Une course folle finit en tragédie sur la 20 MARCEL LAROCHE Une course entre deux véhicules volés roulant à tombeau ouvert sur l'autoroute 20, dans le sud-ouest de Montréal, a tourné à la tragédie tôt hier matin.L'un des conducteurs est mort après avoir perdu la maîtrise de son bolide, qui a violemment percuté un pylône d'Hydro- Québec.Voulant sans doute lui éviter des problèmes, l'autre automobiliste s'est porté à son secours, l'a sorti d'un amas de métal tordu, l'a placé à bord de sa camionnette, puis s'est enfui à toute vitesse.Pris en chasse par la police, l'homme a tout d'abord abandonné son compagnon gisant à moitié mort dans son véhicule pour ensuite se sauver avec une bicyclette volée.Sa cavale a cependant été de courte durée, l'individu ayant été repêché des eaux de la rivière des Outaouais, dans la région de Vaudreuil- Dorion, où il s'était précipité pour tenter d'échapper à la police.Le suspect âgé de 39 ans, de Verdun, a été traité pour une blessure à un pied, tandis que la victime, Michel Laplante, 33 ans, également de Verdun, a été transportée à l'hôpital, où elle est morte en fin d'après-midi.Cette rocambolesque histoire a commencé vers 5 h, hier.Deux véhicules, une Toyota Camry et une camionnette Mazda, ont été aperçus circulant à haute vitesse en direction ouest sur l'autoroute 20, dans le secteur de Pointe-Claire.Après avoir effectué des manoeuvres périlleuses de dépassement, le conducteur de la voiture a perdu la maîtrise de son véhicule qui a dérapé, avant d'aller frapper un pylône d'Hydro-Québec longeant l'autoroute.Des témoins ont alors communiqué avec la Sûreté du Québec en disant avoir vu le chauffeur de la camionnette quittant précipitamment les lieux de l'accident en compagnie du blessé.Des policiers de la Sûreté municipale de Pincourt ont repéré quelques minutes plus tard la camionnette suspecte circulant toujours en direction ouest sur la 20.Pris en souricière sur le pont reliant L'Île-Perrot à Vaudreuil-Dorion, le suspect s'est précipité dans l'eau pour échapper aux policiers.Mais des pompiers l'ont rapidement repêché.L'individu a été interrogé par les policiers de la SQ, qui ont décidé de le détenir à la prison de Bordeaux en attendant que des accusations criminelles soient portées contre lui.Un autre détenu se suicide à Laval JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le quartier de détention de la police de Laval a été la scène d'un deuxième suicide en 18 mois.Cette fois, c'est un « habitué » de l'endroit âgé de 42 ans qui s'est pendu à l'aide de son chandail, mardi soir, moins de 25 minutes après son arrivée.Conduit au vétuste centre de détention à 20 h 44 après son arrestation pour violence conjugale, l'homme a contacté son avocat à 20 h 52 et a été placé dans une cellule à 20 h 59.Il a été trouvé pendu à 21 h 23 et transporté à l'hôpital à 22 h 05 après avoir reçu les premiers soins des techniciens d'Urgences Santé.Sa mort a été déclarée à 23 h à la Cité de la Santé.L'homme avait un sérieux problème d'alcool et a été appréhendé à plusieurs reprises par les policiers lavallois dans le passé.À la suite du décès par pendaison de Victor Portela, le 10 février 1999, le coroner Paul G.Dionne avait formulé une série de recommandations.Hier, le porte-parole du bureau du coroner à Québec, François Houle, a indiqué que la grande majorité des recommandations du Dr Dionne avaient été mises en application.Dans le cas de Portela, qui avait été conduit en cellule après avoir assassiné son père et sa mère, il avait fallu 58 minutes aux policiers pour découvrir le corps.« Il est encore trop tôt pour dire s'il y a un lien dans la façon dont ce suicide s'est produit et celui de Victor Portela.Pour ce qui est du dernier suicide, le coroner Michel Ferland fera une investigation et déposera un rapport.Lorsqu'une personne veut réellement se suicider, elle va réussir peu importe les mesures préventives qui sont prises », a ajouté M.Houle.Depuis le début de l'année au Québec, c'est le troisième suicide à survenir dans un quartier de détention d'un corps de police municipale.Par contre, il y en a eu 11 dans des prisons provinciales et quatre dans des pénitenciers de juridiction fédérale.Des policiers de Laval ont souligné qu'il est vrai que des améliorations ont été apportées à leur quartier de détention, comme le changement du type de couvertures remises aux détenus, et que des cours sur la façon de procéder ont été donnés aux agents affectés à la surveillance du quartier de détention.« Les caméras de surveillance n'ont pas été remplacées et les cours doivent être continuellement repris à cause du mouvement de personnel, principalement chez les auxiliaires », a indiqué un représentant syndical des policiers lavallois.Même avec les améliorations, le quartier de détention demeure toujours aussi vétuste.Tant chez les agents que chez les officiers, on se demande ce que les autorités attendent pour le déménager comme promis depuis au moins deux ans.À la direction de la police de Laval, on signale avoir présenté un projet d'aménagement d'un étage du palais de justice de Laval en un quartier de détention.L'administration municipale et le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, en seraient même venus à une entente, mais on se demande qui va rendre publique la nouvelle le premier.Blessé à un pied dans sa fuite, le suspect de 39 ans a été mis en état d'arrestation sur le bord de la rivière des Outaouais, à Vaudreuil-Dorion.Des policiers témoignent au procès de Félix Brosseau Presse Canadienne SHAWINIGAN Le procès de Félix Brosseau, accusé du meurtre de son père, le journaliste du Journal de Montréal Daniel Brosseau, s'est poursuivi hier au palais de justice de Shawinigan avec les témoignages de six policiers et d'un ami du suspect.Dans un premier temps, deux patrouilleurs de la Police régionale de Shawinigan ont raconté à la cour les circonstances entourant la découverte du cadavre de Daniel Brosseau, âgé de 59 ans.Les agents Alain Côté et Sonny Lapierre se sont en effet présentés vers 12 h, le 11 janvier 1999, au chalet du journaliste à Saint-Boniface pour répondre à une plainte de disparition.Félix Brosseau se trouvait alors dans le chalet.Selon les témoignages des deux policiers, il n'a pas semblé très surpris d'apprendre la disparition de son père et peu inquiet du sort de celui-ci.Questionné sur le dernier contact qu'il aurait eu avec Daniel Brosseau, le suspect se serait montré évasif.Cependant, il est apparu normal aux policiers, même s'ils avaient eu l'information contraire, à savoir que Félix Brosseau pourrait être bizarre et faire montre de troubles psychologiques.À ce moment, les policiers n'avaient aucune idée de la fin tragique du journaliste.L'agent Côté a commencé à avoir de sérieux doutes lorsqu'il a retrouvé, près du véhicule de Daniel Brosseau, un morceau de glace de couleur rouge clair.C'est à ce moment que les enquêteurs Jacques Gauthier et François Gilbert sont entrés en scène.En compagnie des deux patrouilleurs, ils se sont rendus au chalet pour fouiller les lieux et interroger Félix Brosseau.Lors de cette visite, l'enquêteur Gauthier a notamment parlé au téléphone avec la mère du suspect.Elle lui aurait déclaré qu'elle avait peur de son fils et qu'il était dangereux.Elle voulait qu'il soit conduit à l'aile psychiatrique du Centre hospitalier du Centre Mauricie.L'enquêteur Gilbert a pour sa part dévoilé les résultats de ses recherches autour de la maison.Dans un sentier, il a tout d'abord vu un amoncellement de neige avec des traces de sang à proximité.Plus loin, dans un autre sentier, en déplaçant la neige avec ses pieds, il a aperçu des morceaux de denim et deux genoux.Par la suite, Félix Brosseau a été conduit au poste de police de Shawinigan.L'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec a alors été contactée.Une fois la découverte du cadavre confirmée aux enquêteurs Guy Rivard et Michel Doyon, de la SQ, ces derniers ont procédé à l'arrestation de Félix Brosseau pour le meurtre au deuxième degré de son père.Un ami du suspect a également relaté sa rencontre avec le suspect, le jeudi 7 janvier.Guy Richard s'est en effet rendu au chalet du journaliste pour aller chercher Félix Brosseau.Il l'a conduit chez sa mère afin qu'il puisse y prendre une douche.À ce moment, le suspect lui aurait dit qu'il voulait se trouver un logement et un travail.Il a également déclaré avoir vu Félix Brosseau consommer du cannabis et de la cocaïne à quelques reprises dans le passé.Le procès de l'homme de 29 ans se poursuivra mardi avec la diffusion de la déclaration vidéo du prévenu, d'une durée de 4 h 30.La Couronne, représentée par Me Pierre Boutin, a encore quatre témoins à faire entendre.La défense, assurée par Me Pierre Spain et Me Maurice Biron, n'a pas voulu révéler le nombre de témoins qui seront appelés à la barre.Les deux avocats ont également refusé de confirmer s'ils allaient bel et bien plaider l'aliénation mentale de leur client.Les policiers seront présents en fin de semaine sur les routes, dit la SQ PHOTO PC MARIE-CLAUDE GIRARD Félix Brosseau Même si le gouvernement est parvenu à une entente avec les policiers de la SQ, une centaine d'officiers cadres seront tout de même sur les routes en fin de semaine pour s'assurer que les agents émettent des contraventions en cas d'infraction.Pendant le week-end de la fête du Travail donc, de midi aujourd'hui à lundi en fin de soirée, les officiers encadreront les groupes de policiers sur des portions des autoroutes 20, 40, 15 et 640 et sur d'autres artères importantes.Au programme : radar et barrages routiers pour contrer l'alcool au volant.Les équipes seront en service de jour, de soir et de nuit.Comment va-t-on s'assurer la collaboration des syndiqués ?« On a eu une bonne collaboration des policiers cet été dans des opérations semblables » sur la 13, la 10 et le pont de l'île aux Tourtes, soutient le capitaine Martin Michel, responsable des opérations de la fin de semaine dans la région de Montréal.Quand les officiers sont sur les lieux, les policiers obéissent aux ordres, dit-il.Des policiers s'occupant habituellement de tâches administratives, notamment de la formation des agents aux appareils de radar, se retrouveront sur la route l'espace d'une fin de semaine.En 1999, douze accidents mortels et 208 avec blessés sérieux ont été recensés au Québec lors du week-end de la fête du Travail.En 1998, on a compté six accidents mortels et 143 avec blessés, rapporte le capitaine Michel. 5LP0701A0901 A7vendredi 5LP0701A0901 ZALLCALL 67 02:31:13 09/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 A 7 Santé Les employés de bureau sont devenus trop inactifs JULES RICHER Presse canadienne, OTTAWA Après l'élimination du tabac en milieu de travail, les organismes de santé s'attaquent maintenant à la pratique de l'exercice, les employés de bureau étant devenus plus inactifs que jamais.L'usage grandissant des ordinateurs et d'Internet n'a pas arrangé les choses : ils passent désormais la journée cloués à leurs chaises.« L'être humain n'a pas évolué pour passer autant de temps en position assise », a souligné jeudi le Dr Art Quinney, porte-parole du Conseil canadien pour la santé et la vie active au travail.Le stress, les ordinateurs, les contraintes familiales et les charges de travail toujours plus grandes ont fait en sorte que les Canadiens restent nerveusement assis toute la journée à leurs bureaux à pitonner sur des claviers.Il est temps de renverser la vapeur, estiment le Dr Quinney ainsi que des organismes de santé publique et de Santé Canada.Les employeurs ont tout à y gagner.« Si tous les employeurs canadiens faisaient de l'activité physique une priorité, le taux d'absentéisme, le stress, les accidents en milieu de travail et les demandes de prestation diminueraient considérablement.Le moral, la productivité et la satisfaction au travail seraient à la hausse », affirme le médecin.Depuis 1995, la hausse générale de l'activité physique qu'on avait constatée chez les Canadiens depuis le début 1980 s'est brutalement stoppée.En 1981, 79 % de la population se disait sédentaire.En 1995, la proportion de personnes inactives avait chuté à 63 %.Depuis, plus de changement.Pour reprendre la progression, il faut se tourner vers les milieux de travail, croit-on.On espère y connaître le même succès qu'a connu la lutte au tabagisme.Au cours des 20 dernières années, selon le Dr Quinney, les entreprises ont par mégarde dissuadé les employés de faire de l'exercice.Les frais de stationnement sont payés et les immeubles sont souvent situés dans des endroits peu accessibles aux bicyclettes ou encore peu sécuritaires pour la marche.L'organisme du Dr Quinney propose aux employeurs et aux employés une foule de moyens pour favoriser l'exercice.En voici quelques- uns : installer des supports à bicyclettes organiser des journées consacrées à des activités amusantes, comme le softball, les quilles, le patin, le ski ou le golf ; installer des douches et des vestiaires en milieu de travail ; informer les employés des avantages de l'exercice ; prendre les escaliers plutôt que les ascenseurs ; faire des pauses réservées à l'activité physique lors des longues réunions ; appuyer la création de pistes cyclables et de chemins piétonniers bien éclairés pour que les employés puissent se rendre au travail autrement qu'à bord d'un véhicule fournir des parapluies aux employés.De plus, le Conseil a lancé un guide détaillé, Ça marche comme sur des roulettes, qui donne stratégies et conseils pour se rendre au travail et en revenir.Les Canadiens en France entre 1980 et 1996 ne donneront plus de sang Sida: début des essais cliniques en Grande-Bretagne pour un vaccin destiné à l'Afrique PIERRE GINGRAS Les Canadiens qui ont séjourné en France un total de six mois ou plus entre 1980 et 1996 seront dorénavant exclus de la liste des donneurs de sang, a décrété hier Santé Canada.À la Société canadienne du sang comme chez Héma-Québec, la mesure entrera en vigueur le 30 octobre.L'interdit vise à prévenir le risque de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une variante de la maladie de la vache folle qui provoque une dégénérescence fatale du cerveau.Jusqu'à maintenant toutefois, on ne signale aucun cas au Canada.Selon l'hypothèse scientifique la plus vraisemblable, la maladie est transmise lors de la consommation de la viande de boeuf contaminée.En septembre 1999, Santé Canada avait décrété la même mesure pour les voyageurs qui avaient cumulé plus de six mois de séjours au Royaume-Uni durant la même période.Héma-Québec avait cependant été encore plus restrictive en excluant tous les donneurs qui y avaient séjourné un total de 31 jours et plus.La directive d'hier ne vise pas les séjours cumulatifs dans les deux pays de sorte que ceux qui auraient résidé trois mois en Angleterre et autant en France durant la période touchée par l'interdit pourront continuer à donner du sang.Même s'il n'est pas démontré que la maladie de la vache folle pourrait être transmissible par transfusion, Santé Canada, la Société canadienne du sang et Héma- Québec ont convenu de suivre les recommandations du rapport Krever sur l'approvisionnement en sang au pays qui estimait qu'en pareil cas, même si le risque de transmission de la maladie est théorique, il fallait agir comme si le risque était réel.La mesure ne s'applique pas aux séjours postérieurs à 1996 puisque l'élimination des foyers d'infection était alors bien amorcée au Royaume- Uni.Au plus fort de la crise de la vache folle, on découvrait de 4000 à 5000 vaches infectées chaque mois.Aujourd'hui, ce nombre est inférieur à 100 et on s'attend à ce que la protéine infectieuse soit complètement éradiquée d'ici la fin de l'année.On estime que 5 % à 10 % du boeuf consommé en France entre 1980 et 1996 provenait du Royaume-Uni.La maladie a frappé au moins 79 personnes au Royaume- Uni et 56 cas de décès ont été rapportés depuis 1996.En France, on a enregistré trois cas jusqu'à maintenant.De 1980 à 1996, par moins de 750 000 bovins infectés ont été mis sur le marché.La campagne d'éradication a mené à l'élimination de trois millions de bêtes.L'an dernier, à la suite de l'interdit frappant ceux qui avaient séjourné au Royaume-Uni, Héma- Québec avaient exclu 1341 donneurs, environ 1 % de sa liste, perte qui fut toutefois largement compensée par les cliniques de sang additionnelles, a indiqué André Roch, un des responsables de l'organisme.Ces chiffres ne tiennent pas compte toutefois des gens qui, de leur propre chef, ne se sont pas présentées aux cliniques de sang à la suite des directives.Selon des sondages menés auprès des donneurs, on avait d'abord estimé que la proportion d'exclus serait de 3 %.Cette fois, on s'attend à ce que la directive puisse aussi réduire la liste de donneurs de 3 %, mais Héma- Québec a déjà commencé à faire des provisions supplémentaires de sang en conséquence.« En temps normal, nous pouvons assumer une baisse subite de 3 % à 5 % de nos approvisionnements de sang sans compromettre la santé publique» , indique M.Roch.C'est ce qui explique notamment que l'organisme québécois ait décidé de suivre à la lettre la directive de Santé Canada et non pas d'être plus restrictif comme il l'est pour ceux qui ont séjourné au Royaume- Uni.On compte environ 125 000 donneurs de sang au Québec pour environ 200 000 dons par année.Dans le reste du Canada, on n'a pu calculer l'impact de l'interdit de septembre 1999 sur le nombre de donneurs.En effet, une campagne de publicité mise en place au cours de la même période avait permis d'augmenter les donneurs de 9 %.Associated Press et Reuter OXFORD, Grande-Bretagne Des chercheurs ont entamé hier les premiers essais cliniques d'un vaccin contre le virus du sida, vaccin conçu en Grande-Bretagne contre une souche du VIH particulièrement courante sur le continent africain.Dix-huit personnes, dont un député libéral démocrate, se sont portées volontaires pour recevoir des injections de ce vaccin à l'hôpital Churchill d'Oxford.C'est le premier vaccin conçu spécifiquement pour immuniser contre la souche Clade A VIH-1 du virus d'immunodéficience humaine (VIH), qui domine dans de nombreuses régions d'Afrique.Si les tests entamés jeudi sont concluants, des essais seront entamés à Nairobi au Kenya dans les six mois, selon le Conseil médical pour la recherche (Medical Research Council), institut de recherche britannique financé par le gouvernement.Les chercheurs espèrent que ce vaccin permettra de stimuler la production par l'organisme de cellules- T, lesquelles détruiront les cellules infectées par le VIH assez rapidement pour empêcher la contamination.Le vaccin inoculé aux volontaires des essais cliniques contient de petits fragments d'ADN qui sont destinés à stimuler le système immunitaire.L'ADN ne pouvant être dupliqué, il n'y a pas de risque que les patients puissent développer le sida à partir du vaccin, selon le Medical Research Council.Le professeur Andrew Mc Michael, directeur de l'unité d'immunologie humaine du Medical Research Council supervise ces essais.Il faudra attendre trois à cinq ans avant que les scientifiques ne puissent disposer d'une évaluation nette de l'efficacité de ce vaccin.Cinq années seront ensuite nécessaires pour achever son développement.Les essais cliniques d'Oxford, annoncés en juillet dernier lors de la Conférence internationale sur le sida tenue à Durban en Afrique du Sud, sont parrainés par l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida, une organisation scientifique mondiale.Son président, le Dr Seth Berkely, a précisé que quatre vaccins étaient actuellement en cours de développement.Le Britannique est le premier à arriver au stade des essais cliniques.Pour en savoir plus, le site web du Oxford Aids Vaccine Initiative est http : www.oxavi.org Source: Santé Canada Michèle Lecavalier - (PC) Niveaux d'inactivité physique au Canada, 1998 Au Québec, le niveau d'inactivité physique a considérablement diminué; il était de 82 % en 1981 par comparaison à 68 % en 1998.68 % 70 % 69 % 67 % 73 % 63 % 63 % 63 % 58 % 56 % 51 % 60 % Priorités des employés en ce qui a trait à l'amélioration ou au maintien de la santé Faire plus d'activité physique Perdre du poids Apprendre à mieux réagir au stress Se nourrir plus sainement Se débarrasser d'une source de stress Boire moins de café ou de thé Arrêter de fumer ou fumer moins Changer d'emploi Changer de situation familiale Boire moins d'alcool 69,1 % 52,8 % 37,7 % 34,2 % 19,8 % 17,7 % 28,6 % 11,2 % 7,0 % 6,0 % Une cause génétique aux brusques crises cardiaques Agence France Presse WASHINGTON Une origine génétique aux décès brusques par attaque cardiaque a été mise en évidence et pourrait conduire à de nouvelles voies préventives de cette affection, qui provoque la mort de quelque 400 000 Américains chaque année, indique une étude parue aujourd'hui dans la revue Cell.Ces décès ont la particularité de se produire sans que les victimes n'aient eu auparavant de symptômes les avertissant de leur état.Leur rythme cardiaque se perturbe soudain en raison d'un dérèglement des impulsions électriques commandant les battements de coeur, et elles meurent.Des chercheurs de l'Université de Californie à San Diego ont découvert que ces morts seraient provoquées par un problème dans les gènes commandant la formation de cellules du coeur spécialisées dans la transmission des signaux électriques régissant le rythme cardiaque.Un groupe de souris génétiquement modifiées auxquelles manquaient le gène produisant la substance HF-1b a enregistré un taux anormalement élevé (60 %) de décès brusques par attaque cardiaque, souligne le principal auteur de l'étude, le Pr Van Nguyen-Tran.« En observant les résultats accumulés pendant plus de six mois, nous avons noté que les transmissions électriques présentaient des anomalies chez ces souris, note-t-il.Et les enregistrements des battements du coeur ont nettement montré que les arythmies cardiaques étaient la cause de la mort.» 5LP0802A0901 5LP0802A0901 ZALLCALL 67 02:32:45 09/01/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 Actualités R L'écrasement du Concorde dû à l'éclatement d'un pneu Le rapport du Bureau Enquêtes-Accidents n'explique pas la provenance d'une lamelle métallique sur la piste LAURENT LEMEL Agence France-Presse, PARIS La destruction d'un pneu est à l'origine d'une série d'événements « catastrophiques » qui ont conduit à l'écrasement du Concorde, le 25 juillet, selon le rapport préliminaire d'enquête rendu public jeudi soir par le Bureau Enquêtes-Accidents (BEA) du ministère des Transports.L'avion d'Air France s'est écrasé sur un hôtel de Gonesse (Val d'Oise), deux minutes après son décollage de Roissy à destination de New York.La catastrophe a fait 113 morts, dont quatre personnes au sol.Un peu plus d'un mois après le drame, les 12 autres Concorde (sept pour British Airways et cinq pour Air France) sont cloués au sol, et devraient le rester pour une durée indéterminée : le BEA recommande en effet le maintien de la suspension du certificat de navigabilité de l'appareil, document retiré le 16 août sur décision des autorités françaises et britanniques de l'aviation civile.Très attendu, le rapport préliminaire du BEA n'apporte pas de révélations.Mais ce texte d'environ 80 pages, disponible sur le site Internet du BEA (www.bea-fr.org), recense de façon complète les faits connus à ce jour.Établi sur la « base des premiers éléments obtenus sur les circonstances de l'accident, sans analyse », il ne peut pas « être interprété comme une indication sur les orientations ou à fortiori les conclusions de l'enquête », avertit le BEA.Une enquête judiciaire distincte, destinée à déterminer les éventuelles responsabilités, est en cours parallèlement.Selon l'enquête technique du BEA, l'accident du 25 juillet, à ce stade, montre que « la destruction d'un pneu \u2014 événement simple dont on ne peut affirmer qu'il ne puisse se reproduire \u2014, a eu des conséquences catastrophiques dans un délai très bref sans que l'équipage soit en mesure de rétablir la situation ».Durant le roulement au décollage, explique le rapport, « le pneu avant droit du train principal gauche » a été détruit peu avant la rotation (décollage), « très vraisemblablement pour être passé » sur une lamelle métallique de 43 cm, présente sur la piste et étrangère au Concorde.La provenance de cette pièce métallique reste inexpliquée par le BEA.La destruction du pneu, dont de « gros morceaux » ont été « projetés contre la structure », a « provoqué directement ou indirectement divers dégâts à la structure et aux systèmes de l'avion conduisant à l'écrasement » de l'appareil, « moins d'une minute trente secondes après la destruction du pneu ».Il ne s'agit que d'un scénario partiel, car la « séquence d'endommagement et les liens entre les différents événements ne sont pas encore totalement établis ».Mais on sait déjà que ces événements ont eu pour effet « une ou plusieurs perforations d'au moins un réservoir avec fuite importante de carburant », « l'inflammation » de ce kérosène qui fuyait « et un feu très violent pendant toute la durée du vol ».Ce feu est « apparu dans les quelques secondes après la destruction du pneu ».On a également constaté « une perte de poussée sur un, puis deux moteurs ».L'équipage, selon le rapport, « ne disposait pas des moyens de prendre conscience de la nature du feu puis de lutter contre celui-ci ».Sans « préjudice d'éléments complémentaires qui pourraient apparaître en cours d'enquête », le BEA recommande que les « certificats de navigabilité des Concorde soient suspendus en attendant qu'aient été mis en place des mesures appropriées garantissant un niveau de sécurité satisfaisant en ce qui concerne le risque lié aux destructions de pneumatiques ».Le Concorde, immatriculé FBTSC, était en « état de navigabilité », autrement dit en bon état, souligne le rapport.Les membres d'équipage, dont le commandant de bord, le copilote et le mécanicien navigant, étaient hautement qualifiés et en bonne santé : « aucun élément médical ou pathologique susceptible d'être en rapport avec l'accident n'a été mis en évidence ».L'avion, à l'impact, s'est « immédiatement embrasé ».Les circonstances de l'accident et l'état de l'avion « n'offraient aucun espoir de survie » aux occupants de l'appareil, dont 96 Allemands qui devaient s'embarquer à New York à bord d'un luxueux paquebot pour une croisière dans les Caraïbes.PHOTO AP Le Concorde d'Air France qui s'est écrasé le 25 juillet avait un moteur en feu peu après son décollage de Roissy.Précisément 113 personnes ont été tuées, dont quatre au sol.Les pneus Firestone: 26 autres décès font l'objet d'une enquête Accident du métro de Paris: la vitesse est en cause Agence France-Presse PARIS Une rame de métro parisien, dont la voiture de tête s'est renversée mercredi à la station Notre-Dame de Lorette faisant 24 blessés, était en pilotage manuel et la vitesse serait une cause directe de l'accident, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.Le conducteur de la rame, âgé de 38 ans, blessé à l'oreille et hospitalisé à Paris, était interrogé jeudi soir, selon la même source.La vitesse est « certainement en cause » dans l'accident, a déclaré jeudi après-midi à l'AFP Alain Caire, le contrôleur général chargé de la sécurité de la régie des transports parisiens.« On sait que le train freinait bien et que la voie n'est pas en cause », a-t-il ajouté, soulignant qu'il ne disposait pas encore de la bande enregistreuse de vitesse de la rame qui a été saisie par la justice.L'accident a eu lieu lorsque la voiture de tête de la rame s'est renversée à son arrivée à la station Notre-Dame de Lorette.A 200 m environ de l'entrée de la station, le conducteur ne devait pas dépasser la vitesse maximale autorisée qui est de 30 km/h dans cette zone, a indiqué M.Caire.« Une fois que la première voiture s'est renversée, qu'elle a glissé sur 150 mètres, s'il avait été à 30 à l'heure, elle n'aurait, et de très loin, pas pu parcourir une telle distance », a expliqué M.Caire.« Nous avons la certitude que le train allait notablement au dessus de la vitesse de 30 km/h », a-t-il conclu.Mercredi, le pdg de la RATP, Jean-Claude Bailly avait souligné que trois pistes étaient privilégiées : « l'état de la voie, une éventuelle défaillance mécanique et une faute de conduite, notamment liée à la vitesse ».Selon les premiers éléments d'information communiqués par Michel Quatre, chargé de l'enquête technique et administrative sur cet accident, « la vitesse pourrait être la cause », avait indiqué jeudi matin le ministère des Transports.« Par ailleurs, a ajouté le ministère, les premiers constats effectués par les experts montrent qu'il n'y a pas eu déficience de la voie, ni du circuit de freinage ».Sur le front judiciaire, où une enquête a été ouverte pour « blessures involontaires », on se montrait très prudent, indiquant que plusieurs expertises étaient en cours et qu'il était peu probable de disposer d'éléments permettant de tirer des conclusions définitives « avant 15 jours ».On soulignait notamment que le résultat de l'examen de la bande enregistreuse de vitesse de la rame, qui a été saisie par la justice, n'était pas significatif en tant que tel.Le juge Philippe Coirre, chargé du dossier, pourra également s'appuyer sur les nombreux interrogatoires \u2014 de témoins et de victimes \u2014 réalisés par les enquêteurs depuis le déraillement.Sur les 24 personnes blessées lors de l'accident, trois étaient encore hospitalisées jeudi soir.Associated Press WASHINGTON Les autorités américaines ont fait savoir jeudi que 26 autres décès survenus aux États-Unis \u2014 portant le total de ceux-ci à 88 \u2014 faisaient l'objet d'une enquête relativement aux pneus ayant été rappelés par Firestone.Entre-temps, les autorités du Venezuela ont recommandé que des poursuites judiciaires soient engagées contre le constructeur automobile Ford Motor Co.ainsi que le fabricant de pneus Bridgestone/ Firestone Inc., à la suite de morts déplorées dans ce pays d'Amérique du Sud.Le Bureau national (américain) de sécurité routière (NHTSA) a enregistré plus de 1400 plaintes, parmi lesquelles 88 faisant état d'un décès et plus de 250 autres rapportant des blessures, depuis l'ouverture de l'enquête sur les pneus Firestone.Ces derniers perdraient de leur bande de roulement, parfois à haute vitesse.Rae Tyson, porte-parole de la NHTSA, a indiqué que le bilan des morts incluait 77 cas déclarés directement auprès de l'agence et 11 autres rapportés par Bridgestone/ Firestone.Précédemment, l'agence avait fait savoir qu'elle se penchait sur 62 accidents mortels ayant selon toute possibilité résulté de l'éclatement d'un pneu, d'une séparation de la bande de roulement ou de tout autre problème lié aux pneumatiques.Bridgestone/Firestone a procédé au rappel de 6,5 millions de pneus des modèles ATX, ATX II et Wilderness AT, aux États-Unis.Toutefois, la NHTSA doit encore déterminer si ce rappel touche tous les pneus jugés défectueux.Au Canada, plus d'un million de pneumatiques ont été rappelés par le fabricant.L'agence vénézuélienne de protection des consommateurs estimé jeudi que Ford Motor et Bridgestone/Firestone devaient être tenus responsables de plusieurs accidents de la route meurtriers liés à des pneus défectueux et recommandé des poursuites judiciaires contre les deux compagnies américaines.Le fabricant américain de pneus Bridgestone/Firestone avait annoncé début août le retrait du marché de quelque 6,5 millions de pneus de camionnettes impliqués dans des accidents de la route qui pourraient avoir fait près de 90 morts aux États-Unis.Jeudi, les enquêteurs américains ont annoncé que 26 personnes supplémentaires avaient été tuées dans des accidents liés aux pneus défectueux.C'est un des plus importants rappels de produits dans l'industrie automobile de l'histoire américaine.Dans un rapport remis jeudi au procureur général vénézuélien, l'agence de protection des consommateurs, Indecu, estime que les deux compagnies se « partagent la responsabilité » et ont « dissimulé des informations » sur les défauts des pneus de Firestone Wilderness équipant des véhicules utilitaires de sport de Ford, comme le populaire modèle Explorer.« Cela a provoqué de nombreux accidents et c'est la raison pour laquelle nous pensons que tous ceux qui en ont souffert doivent obtenir des compensations pour les dommages matériels et humains », conclut le rapport de l'Indecu qui souligne que les pneus Firestone et la conception de Ford Explorer constituaient « une combinaison meurtrière » contrairement à ce qu'affirmait Ford.Swissair rembourse les pêcheurs Presse canadienne HALIFAX À quelques jours du deuxième anniversaire de l'écrasement du vol 111 de la Swissair au large de Peggy's Cove, en Nouvelle-Écosse, la compagnie aérienne a commencé à envoyer des chèques à quelque 50 pêcheurs qui ont été financièrement affectés par la tragédie.« Nous avons en main une centaine de réclamations et il semble qu'environ la moitié aient déjà été réglées », a déclaré Me Doug Tupper, un avocat de Halifax engagé par Swissair.Me Tupper n'a pas voulu préciser les montants accordés afin de protéger l'entente de confidentialité intervenue entre les parties.Après l'écrasement du MD-11, qui avait fait 229 morts le 2 septembre 1998, les pêcheurs n'avaient pu se rendre dans la baie de St.Margaret pendant plusieurs jours.La zone d'exclusion établie par les enquêteurs pour leurs recherches sous-marines s'étendait sur environ 80 kilomètres au sud de Halifax, un secteur normalement fréquenté par les pêcheurs de homard, de thon, de maquereau et de démersal, et dont ils ont été exclus pour une période allant de deux semaines à un mois.Robert Conrad, président de l'Association des pêcheurs de thon et de maquereau de la Nouvelle Écosse, a indiqué pour sa part que les pêcheurs se sont dits « satisfaits de la façon dont leur plainte avait été traitée ».L'humidité fait reculer les incendies dans l'ouest des États-Unis Agence France-Presse WASHINGTON Les incendies aux États-Unis étaient en léger recul jeudi dans l'ouest, avec 77 grands feux de forêt, l'arrivée d'un temps plus frais et plus humide ayant facilité le travail des pompiers, selon le Centre national d'information sur les incendies (NIFC).Des incendies étaient toujours concentrés dans deux États, le Montana et l'Idaho (nord-ouest), avec respectivement 28 et 26 incendies, a affirmé une porte-parole du centre E.Lynn Burkett.Depuis mercredi, « au moins 10 feux ont été contenus et nous en avons trois nouveaux », a déclaré la porte-parole du NIFC.La surface qui était la proie des flammes dans tout le pays s'élevait jeudi à 657 000 hectares.Dans l'ensemble des États-Unis, environ 30 000 militaires, pompiers professionnels et volontaires et gardes forestiers combattent les incendies qui sont particulièrement nombreux depuis la fin juillet dans l'ouest du pays.Un nouveau bataillon de « Marines », soit 500 hommes, venu de Camp Le Jeune (Caroline du Nord), sera envoyé vendredi dans l'Idaho pour y combattre les incendies, a indiqué jeudi la Maison Blanche.Équiper un pompier revient à 500 dollars, et le coût d'utilisation d'un hélicoptère est compris entre 1000 et 28 000 dollars par jour, selon le NIFC.La lutte contre les incendies a déjà coûté plus d'un milliard de dollars cette année, ont annoncé les médias américains.Le président Clinton a précisé jeudi que le gouvernement fédéral avait débloqué à ce jour 590 millions de dollars pour la lutte contre les sinistres.Il a rendu hommage aux soldats du feu et à leurs familles, en affirmant que la nation leur devait « une grande dette de gratitude pour leurs sacrifices extraordinaires ».Mercredi le président avait déclaré l'État du Montana « zone sinistrée », ce qui permettra à cet État de recevoir des aides fédérales.Il va étendre ce statut à l'Idaho, a-til indiqué.Les prévisions pour le week-end sont mitigées.Des orages pourraient éclater sur l'est du Montana et sur le Wyoming, mais leurs effets sont incertains, selon Mme Burkett, qui ajoute qu'il faudrait de la pluie soutenue pour que ces précipitations soient efficaces.Des orages secs ont déclenché de nombreux incendies ces dernières semaines.Une alerte à l'incendie reste en place dans l'Oregon, l'État de Washington et l'Idaho en raison des vents forts attendus cette région, a ajouté la porte-parole.Au total depuis le début de l'année aux États-Unis, ce sont plus de 2 millions d'hectares de végétation qui sont partis en fumée dans plus de 68.000 incendies, grands ou petits. La Presse 1 septembre 2000 Page A9 manquante La Presse 1 septembre 2000 Page A10 manquante 5LP1101A0901 A 11 vendredi, 1er sept.5LP1101A0901 ZALLCALL 67 02:30:38 09/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 A 11 ENCAN PUBLIC CARGAISON LIBÉRÉE PAR DOUANES CANADA Pour vente aux enchères publiques, article par article, conformément aux lois et règlements du Québec DANS LA VILLE DE MONTRÉAL ARTICLES LIBÉRÉS OFFICIELLEMENT POUR ENCAN Rolex: -Datejust -President -Daytona -Submariner -G.M.T.Master Tapis: -Qum de soie -Tabriz avec soie -Nain avec soie -Kashan -Mashad -Teintures végétales -Caucasien -Tribal PIAGET CARTIER GENEVE Bijoux: -Bagues -Colliers -Solitaires -Bracelets Avec -diamants -rubis -émeraudes -saphirs Lloyd's Auction House of Toronto a reçu des instructions strictes des créanciers nantis de liquider les biens restants des collections À TOUT PRIX.Tapis persans noués main, chefs-d'oeuvre uniques, tapis neufs et antiques, collection complétée par d'autres oeuvres d'art, telle une sélection de magnifiques huiles sur toile: Groupe des sept, A.J.Casson, A.Y.Jackson, D.Biano, I.Caffi, R.Battox et bien d'autres.Sculptures de bronze d'artistes connus, porcelaines et articles de collection.Vente comptant sur-le-champ au plus offrant par enchères publiques.NE RATEZ PAS CETTE OCCASION UNIQUE LUNDI EN PREMIÈRE À MONTRÉAL Emplacement: HOLIDAY INN, Montréal, Pointe-Claire 6700, route Transcanadienne Tél.: 514-697-7110 Encan à 14 h I Inspection à 13 h Chaque pièce est adéquatement étiquetée.Toutes les taxes et droits d'importation ont été acquittés sur ladite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription, sans frais.Certains articles peuvent être sujets à réserve.Commission d'achat de dix pour cent en sus.Certificat d'exonération de taxe exigé au besoin.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Les écosystèmes seraient menacés par les changements climatiques MATHIEU PERREAULT Un débat n'attend pas l'autre en climatologie.Après s'être crêpé le chignon pour déterminer si le réchauffement planétaire existait vraiment, les climatologistes passent à une autre chicane : les effets des changements climatiques sur la faune et la flore.Le World Wildlife Fund a frappé un grand coup mercredi à Toronto avec un rapport qui affirme que les écosystèmes mourront beaucoup plus vite qu'ils ne seront remplacés.« Les forêts de conifères, par exemple, devraient laisser leur place à des forêts tempérées », explique l'écologiste Jay Malcolm, professeur à la faculté de foresterie de l'Université de Toronto.« Mais je doute que les nouvelles espèces puissent s'installer assez rapidement pour éviter que des zones mortes apparaissent.Il pourrait bien y avoir de nombreuses extinctions d'espèces, surtout des espèces végétales.» L'étude du WWF considère comme « disparus » tous les écosystèmes qui changeront, ce qui lui permet d'affirmer que 46 % des écosystèmes canadiens et 60 % des québécois disparaîtront.Mais cela ne veut pas dire que le Québec perdra 60 % de ses espèces, prévient M.Malcolm : « Certaines migrations réussiront.On ne peut pas dire quelle proportion.Comme le changement climatique \u2014 quatre degrés en 100 ans \u2014 sera au moins 10 fois plus rapide que lors de la fin de la dernière glaciation, on peut penser que beaucoup d'espèces n'arriveront pas à migrer.» Malgré ces précautions, les calculs du professeur Malcolm pointent vers la disparition du quart des espèces canadiennes.Premièrement, un certain nombre d'espèces devraient disparaître parce que les écosystèmes inaltérés auront moins de voisins semblables : plus un écosystème est petit, moins il abrite d'espèces.Les écosystèmes inaltérés du Canada et du Québec perdront donc 2,5 % de leurs espèces, selon l'étude du WWF.Deuxièmement, les extinctions dans les écosystèmes disparus devraient être plus élevés que 2,5 %, environ cinq à 10 fois plus, estime M.Malcolm à vue de nez.L'écologiste de Toronto souligne toutefois qu'il est très difficile de lier aux extinctions les modèles climatologiques extrêmement complexes dont il s'est servi, qui découpent la terre en 32 000 carrés (chaque carré a un demi-degré de côté).Au Service canadien de la faune, qui étudie les oiseaux nicheurs, le biologiste Benoît Jobin croit que « les oiseaux vont simplement changer leurs aires de répartition ».« Des extinctions d'espèces ?commente M.Jobin.Je ne sais pas.Il pourrait y avoir de la mortalité plus élevée parce qu'il y aura plus d'extrêmes climatiques, mais les oiseaux pourraient compenser pendant des années plus calmes.Le verglas de janvier 1998 a eu des effets importants sur certains habitants des forêts du Québec, mais des effets sur des espèces en particulier ?Je ne sais pas.» Le ministère québécois des Ressources naturelles veut mettre aussi son grain de sel dans le débat sur les effets du réchauffement sur les forêts.« Quelques études sont en cours sur cette question.Et notre directeur de la recherche veut en lancer d'autres », dit Maurice Carrier, relationniste au ministère.Les régions nordiques seront plus affectées par les changements climatiques à cause de la diminution du couvert de neige et de glace, qui réfléchit les rayons du soleil, les empêchant de réchauffer le sol et l'eau.Aux hautes latitudes, cette chute du taux de réflexion s'ajoute à la rétention de chaleur dans l'atmosphère due à l'effet de serre.Chasse: Anderson lance les «Journées de la relève» PIERRE GINGRAS Le ministre fédéral de l'Environnement David Anderson a donné son aval hier au projet permettant à des mineurs de s'initier à la chasse à la sauvagine au cours de « Journées de la relève » qui se tiendront une semaine avant l'ouverture officielle de la saison de chasse aux canards.Au moment de son expérience, chaque jeune de 12 à 18 ans sera accompagné d'un mentor adulte qui initiera le néophyte à la chasse aux oiseaux migrateurs tout en lui permettant de mettre en pratique les mesures de sécurité dans le maniement des armes à feu et de mieux connaître l'environnement où il pratiquera son activité.Le mentor ne sera pas armé et n'aura pas le droit de chasser.Comme leur nom l'indique, ces journées visent à créer une relève chez les chasseurs de sauvagine dont les effectifs ont baissé considérablement au pays ces dernières décennies, passant au Québec de 75 000 à 30 000.Les jeunes participants ont tous suivi le cours fédéral de maniement d'armes et le cours spécial d'initiation à la chasse tel que requis par les réglementations fédérale et provinciale.Au Québec, on s'attend à ce que 300 jeunes chasseurs profitent de l'initiative du ministre Anderson, le responsable de la gestion des oiseaux migrateurs au pays.Dans la grande région métropolitaine, la journée d'initiation aura lieu le 16 septembre, mais une semaine plus tôt dans certains coins de la province.La Fédération québécoise de la faune s'est réjouie de la décision du gouvernement fédéral, d'autant plus que des groupes comme l'Association pour la santé publique du Québec et la Coalition pour le contrôle des armes à feu étaient intervenus récemment après du premier ministre Jean Chrétien pour faire avorter le projet.Initiative de la Fédération québécoise de la faune (FQF) le projet des Journées de la relève avait été présenté il y a deux ans.L'an dernier, l'ex-ministre de l'Environnement Christine Stewart avait décidé de ne pas aller de l'avant en raison du climat qui prévalait alors.Une tuerie perpétrée par des élèves armés venait de se produire dans une école américaine.Depuis, plusieurs autres fédérations de chasseurs du pays ont décidé d'adopter le projet québécois et les Journées de la relève auront lieu dans quatre autres provinces.« Il s'agit d'une occasion unique pour ces jeunes, explique Alain Cossette de la FQF.Comme ils chasseront dans des conditions idéales, la récolte devrait être intéressante.De plus, ils seront initiés par des bénévoles compétents, soucieux de la sécurité et de la préservation des habitats.» Récemment, l'Association pour la santé publique a dénoncé le projet en soutenant qu'il favorisait l'accès aux armes à feu chez les jeunes.À la Fédération, on s'est dit étonné par cette position, d'autant plus que les jeunes qui participeront aux Journées de la relève ont tous le droit légal de chasser.« Les journées de la relève leur donnent seulement l'opportunité de chasser une journée avant le début officiel de la saison.» 5LP1202A0901 A 12 vendredi, 1er sept.5LP1202A0901 ZALLCALL 67 02:33:40 09/01/00 B A 12 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 Forcés de rembourser les articles volés à l'étalage Au bas de l'échelle réclame une refonte de la Loi sur les normes du travail CLAUDE-V.MARSOLAIS Certains employeurs connaissent tellement bien les failles de la Loi sur les normes du travail que, dans le domaine commercial, ils n'hésitent pas à exiger de leurs salariés le remboursement des articles qui ont été volés à l'étalage durant leur quart de travail.C'est une des révélations qu'a faites hier l'organisme Au bas de l'échelle, voué à la défense des droits des non-syndiqués, qui presse la ministre du Travail, Diane Lemieux, de revoir la Loi sur les normes du travail, devenue une véritable passoire entre les mains d'employeurs peu scrupuleux.La porte-parole de l'organisme, Esther Paquet, rappelle que la Loi sur les normes de travail, adoptée il y a 20 ans, détermine les conditions de travail de 60 % de la main-d'oeuvre québécoise, dont les deux tiers sont des femmes.Selon elle, depuis une décennie, on assiste à une profonde mutation du travail qui se traduit par une multiplication des statuts d'emploi : des emplois à temps partiel, sur appel, temporaires, contractuels ou encore par l'intermédiaire d'une agence de placement.Tous ces emplois sont peu ou mal couverts par les lois.« Cette multiplication des statuts d'emploi résulte de stratégies patronales qui mettent de l'avant des modes de gestion visant à contourner les lois du travail, à éviter le paiement des charges sociales et à restreindre l'accès à la syndicalisation », signale Mme Paquet.Parmi les plaintes reçues, Au bas de l'échelle signale une hausse importante de cas de harcèlement psychologique au travail.« Rien n'interdit dans la loi un employeur d'insulter ou d'humilier ses employés masculins ou féminins.Or, ils sont de plus en plus nombreux à ne pas s'en priver, sachant qu'un salarié qui quitte son emploi volontairement perd son droit au préavis de départ et, dans certains cas, aux prestations d'assuranceemploi.Cela place les salariés dans un rapport de force nettement défavorable.Discriminaiton salariale L'organisme note que la multiplication des statuts d'emploi entraîne un important facteur de discrimination salariale.En effet, même si la Loi sur les normes protège de la discrimination salariale, les personnes travaillant à temps partiel et ceux qui gagnent deux fois le taux de salaire minimum, soit 13,80 $, en sont exclus.La situation est la même pour les personnes occupant des emplois temporaires, occasionnels, à domicile, pour une agence de placement ou dans le cadre d'un programme d'employabilité, qui ne sont pas protégés par la loi et qui touchent des salaires inférieurs la plupart du temps.« On rencontre souvent des cas où la personne pigiste va gagner 12 $ l'heure pour effectuer les mêmes tâches qu'une autre qui en gagne 18 $.Dans les agences de placement, une étude a démontré que le personnel était payé en moyenne 20 % de moins que des employés réguliers effectuant les mêmes tâches, avec des écarts pouvant atteindre 40 % dans certains cas », affirme Mme Paquet.Au bas de l'échelle revendique une modification à la loi afin de prévoir une indemnité salariale proportionnelle au nombre d'heures travaillées pour compenser la perte des avantages sociaux auxquels ont droit les autres salariés.Cette indemnité pourrait représenter entre 15 et 20 % du salaire brut.L'organisme met en lumière une autre faiblesse de la loi quant à la durée du travail.Bien que la semaine de travail normale soit fixée à 41 heures (40 heures à compter du mois d'octobre), rien n'en limite la durée quotidienne.Ainsi des employés sont souvent obligés d'effectuer des quarts de travail qui peuvent durer jusqu'à 16 heures.De même, un salarié n'a pas le droit de refuser des heures supplémentaires sauf dans des cas exceptionnels, par exemple lorsqu'il a la garde d'un enfant mineur.Au bas de l'échelle rappelle que le Code canadien du travail et celui des quatre provinces de l'Ouest limite la journée normale de travail à huit heures.Enfin, l'organisme qui est financé par Centraide est d'avis que le délai de trois ans pour avoir droit à la protection de la loi en cas de congédiement est devenu obsolète puisque, selon une enquête sur la population active de mars 1999, 50 % d e s n o n - s y n d i q u é s comptaient moins de trois ans de service continu pour le même employeur.« Que 50 % des travailleurs n'aient aucun recours face à des congédiements injustes n'a aucun sens », s'indigne la présidente du conseil d'administration, Athena Davis.L'organisme a reçu quelque 2070 demandes d'information de plaignants l'an dernier, et il a ouvert 655 dossiers.La plus grande part des plaintes proviennent du secteur des services (40,8 %), le commerce de gros et de détail (18,9 %) et l'industrie manufacturière (15,3 %).Demain Québec augmente à 16,3 M $ le soutien aux maisons de jeunes MICHEL HÉBERT Presse canadienne QUÉBEC Après 10 ans de gel budgétaire, les dirigeants des 275 maisons de jeunes du Québec pousseront bientôt un soupir de soulagement : le gouvernement portera son soutien financier de 13,3 à 16,3 millions $ à compter d'octobre prochain.Résultant du Sommet de la jeunesse de février dernier, cet engagement du ministre délégué à la Santé Gilles Baril s'inscrit dans une réflexion des autorités qui devrait déboucher sur le développement de ce réseau, fréquenté par quelque 60 000 jeunes à travers le Québec.« Les maisons de jeunes sont des ressources essentielles, a déclaré le ministre Baril.Les adolescents de 12 à 18 ans vont s'y changer les idées et se sentir acceptés.» Près de 2,6 millions $ des 3 millions $ accordés serviront à consolider la situation financière des maisons existantes.Elles recevront chacune une somme d'au moins 10 000 $.Quinze nouvelles maisons de jeunes situées à l'extérieur des grands centres urbains se verront octroyer une subvention de 20 000 $.Pour le Regroupement des maisons de jeunes du Québec, ce redressement budgétaire est « un premier pas satisfaisant, un répit attendu depuis longtemps », a commenté la coordonatrice Céline Morin.Le ministre Baril croit à la mission de ces maisons à leur partenariat avec le réseau de la santé.Tirage du 2000-08-30 Tirage du 2000-08-30 GAGNANTS LOTS 6/6 2 2 500 000,00 $ 5/6+ 6 124 034,10 $ 5/6 224 2 657,80 $ 4/6 12 588 90,60 $ 3/6 253 240 10,00 $ Ventes totales: 16 652 815 $ Prochain gros lot (appr.): 2 000 000 $ Numéro complémentaire: 01 Numéro complémentaire: 13 GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 18 500,00 $ 4/6 1 090 50,00 $ 3/6 21 474 5,00 $ Ventes totales: 587 350,50 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-08-31 Tirage du 2000-08-31 Tirage du 2000-08-30 Tirage du 2000-08-31 NUMÉRO: 655502 NUMÉRO: 339024 Le jeu doit rester un jeu LIQUIDATION RADICALE ! L'EMBARGO AMÉRICAIN SUR LES TAPIS PERSANS EST LEVÉ Depuis la levée de l'embargo commercial américain, la plupart des tapis persans sont expédiés sur le marché des États-Unis.Nous voulons offrir à nos clients l'occasion d'acheter leurs tapis pendant cette vente spéciale, avant que les prix des tapis soient multipliés par quatre ou même cinq.Nous avons tous les genres de tapis, Qum en soie, Tabriz laine et soie, Heriz, Isfahan, Kashan, Mashad, etc., dans toutes les dimensions, jusqu'à 16' x 12' et des tapis de passage jusqu'à 22' de longueur.TOUS NOS TAPIS VONT DE 100$ À 2 200$ Premiers arrivés, premiers servis Dimanche 3 sept.2000 \u2014 13 h à 19 h Lundi 4 sept.2000 \u2014 11 h à 18 h Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Montréal (Québec) (514) 731-7701 CHÈQUE Heriz Persian Rugs 5LP1301A0901 5LP1301A0901 ZALLCALL 67 02:31:22 09/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 A 13 Un bouton rouge et or constitue l'unique piste pour remonter à l'assassin d'une enseignante MARCEL LAROCHE Un petit bouton rouge découvert dans la fourgonnette de Reine Lauzière-Pagé, une enseignante montréalaise sauvagement assassinée à coups de couteau il y a exactement cinq ans, pourrait provenir d'un vêtement porté par l'assassin toujours au large.Cet élément d'enquête, si minime soitil, est l'unique piste actuellement analysée par les policiers de la CUM qui gardent toujours espoir d'élucider ce meurtre.Loin de jeter l'éponge, le lieutenant-détective Jean-François Martin, responsable de la section des homicides au SPCUM, croit que ce bouton peut donner une tout autre orientation à l'enquête policière.« Ce petit bouton est bien particulier, avec son contour en métal de couleur or et le centre rouge, comme on en retrouve sur des vêtements féminins », explique l'officier de police qui supervise l'enquête depuis le début.Enseignante depuis une vingtaine d'années à l'école primaire Victor-Lavigne, à Saint-Léonard, Reine Lauzière- Pagé a été vue vivante pour la dernière fois par sa famille, vers 19 h le 1er septembre 1995.En quittant sa résidence de la rue Jules- Auclair, à Montréal-Nord, la femme de 46 ans, mère de deux adolescentes, a dit qu'elle allait faire du magasinage.Elle est partie seule, au volant de sa fourgonnette Dodge Caravan blanche.Son cadavre devait être découvert vers 14 h 30 le lendemain dans son véhicule garé près d'un conteneur à déchets à l'arrière du magasin Wal-Mart du centre commercial situé à l'angle du boulevard Langelier et de la rue Jean-Talon, à Saint- Léonard.L'autopsie a révélé qu'elle avait tout d'abord été menottée les mains dans le dos, puis poignardée à maintes reprises.Le corps était vêtu et portait des plaies de défense.L'expertise médicale n'a révélé aucune trace d'agression sexuelle.Malgré un travail de bénédictin, des consultations avec des policiers de la SQ et de Laval et plusieurs ateliers servant à échanger de l'information, les enquêteurs se sont butés jusqu'à ce jour à un véritable mur de béton.Des recherches ont également été effectuées pour tenter de découvrir la provenance du mystérieux bouton trouvé à l'intérieur de la fourgonnette.« Il n'a jamais appartenu, ni à Reine Lauzière-Pagé, ni à ses filles, ni à aucun membre de la famille, ce qui nous laisse croire qu'il serait tombé accidentellement d'un vêtement porté par l'assassin », a conclu le lieutenant- détective Martin.Les sergents-détectives Denis Renaud et Gilles Lafrance, des homicides du SPCUM, demandent la collaboration du public pour donner un autre souffle à leur enquête.Toute information peut être transmise de façon anonyme à Info-Crime, à (514) 393-1133, ou encore à la section des homicides du SPCUM, à (514) 280-2052.Ce bouton au contour en métal or avec le centre rouge pourrait provenir d'un vêtement porté par l'assassin.Reine Lauzière-Pagé, une enseignante de 46 ans assassinée il y a exactement cinq ans, à Saint- Léonard.BIJOUX PRÉALABLEMENT S A I S I S ENCAN PUBLIC BIJOUX SAISIS AUX DOUANES LIBÉRÉS POUR VENTE IMMÉDIATE AU PLUS OFFRANT, SÉLECTION COMPLÉTÉE PAR: ROLEX I PIAGET I CARTIER I TAPIS PERSANS I DIAMANTS Belle sélection de bagues pour dames, émeraude et rubis, 1 - 8 carats Enchère probable: 1 500 $ à 25 000 $ selon l'article Delta Centre-ville 777, rue University, Montréal, angle Saint-Jacques Lundi 4 septembre 2000, à 14 h précises Inspection à compter de 13 h Catalogue certifié disponible ARTICLES DÉDOUANÉS I DROITS D'IMPORTATION ET TAXES ACQUITTÉS Chaque pièce est adéquatement étiquetée et certifiée authentique.Toutes les taxes et droits d'importation ont été acquittés sur la dite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription.Certains articles peuvent être sujets à réserve.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.L'adjudicataire devra payer TPS et TVQ plus 15 % de frais de manutention.Paiement comptant, cartes de crédit, carte de débit ou chèque visé.Illustration à titre indicatif seulement.Federal Auction Service.Rens: (905) 458-9509.©2000 5LP1401A0901 5LP1401A0901 ZALLCALL 67 02:30:48 09/01/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2000 Les marins du Katie rêvent de rentrer chez eux ALEXANDER PANETTA Presse Canadienne Le moral est au plus bas sur le cargo Katie, dont l'équipage refuse de quitter Montréal avant d'avoir été payé pour le travail accompli depuis un an à bord du navire.Le Katie a jeté l'ancre le 11 août dans le port de Montréal, après avoir rapporté au pays le dixième de l'équipement militaire canadien utilisé lors d'une mission de paix au Kosovo.Le 3 août, des représentants de la Marine canadienne ont arraisonné le navire en eaux internationales et l'ont remorqué jusqu'à Montréal.Le propriétaire du navire, Third Ocean Marine Navigation, avait ordonné à l'équipage de rester en mer pendant qu'il tentait de régler le différend financier qui l'opposait au gouvernement fédéral et à deux sous-traitants.Maintenant que la cargaison militaire du Katie est déchargée, les 20 membres d'équipage n'ont nulle part où aller, et ils passent leurs journées à jouer aux cartes et à regarder la télévision.Ils explorent aussi les rues de Montréal, afin d'échapper le plus souvent possible à l'odeur de renfermé et à l'atmosphère de désolation qui règnent à bord du vieux navire russe, dit le capitaine du Katie, Vitali Khlebnikov.« Nous avons maintenant beaucoup de temps », ajoute-t-il.L'équipage prépare également le navire pour l'hiver, car le propriétaire américain ne prévoit pas une conclusion rapide au différend qui l'oppose au gouvernement fédéral.Les marins ignorent à quel moment l'employeur américain trouvera la somme de 300 000 $ qui leur permettra de retourner dans leur pays.« Il y a beaucoup de tension », dit le capitaine Khlebnikov.« Les membres de l'équipage \u2014 russes, ukrainiens et croates \u2014 refusent de travailler et veulent rentrer chez eux.» Dmytri Prizhegodsky, âgé de 30 ans, a quitté son Ukraine natale il y a 14 mois, et il a l'impression d'être un prisonnier.« Quand vous dites à la plupart des marins que vous avez accepté un contrat de 14 mois, ils vous traitent de cinglé, car un navire est comme une prison », a-t-il déclaré cette semaine au cours d'une entrevue.« Je m'ennuie de ma mère et de ma soeur et je veux rentrer chez moi.Mais je ne peux pas le faire sans argent.Que peuton faire sans argent ?» « J'ai vu un des cuisiniers pleurer », dit M.Prizhegodsky, qui est capitaine en second.« Un de ses parents est malade et il veut rentrer chez lui pour donner un coup de main.» Le ministère canadien de la Défense a indiqué que le Katie était libre de quitter Montréal et qu'Ottawa s'occuperait de régler le différend avec les sous-traitants.Le président de Third Ocean Marine, Peter Margan, a déclaré hier que la compagnie souhaitait payer ses employés.Mais les compagnies d'affrètement refusent de faire appel au navire avant d'avoir la preuve que le gouvernement canadien ne le fera pas saisir pour récupérer les frais de halage.De plus, une banque norvégienne a annulé la marge de crédit de la compagnie, ce qui la laisse à court de liquidités.« Tout ce que je demande, c'est un document sur lequel on aura écrit que le Katie est autorisé à quitter Montréal et ne sera pas arrêté par le gouvernement canadien », dit M.Margan.Un représentant du ministère de la Défense a indiqué que le gouvernement n'avait reçu qu'hier la demande de lettre de Peter Margan, et qu'elle était à l'étude.PHOTO PC Sans salaire depuis plus d'un an, les marins du Katie, immobilisé dans le port de Montréal, sont comme des prisonniers."]
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