Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

La presse, 2000-09-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 6LP0101D0902 d1 -arts 2 sept 6LP0101D0902 ZALLCALL 67 01:07:58 09/02/00 B Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 www.bijouterieleroy.com FINANCEMENT DISPONIBLE PAPIER PARCHEMIN À L'ACHAT D'UNE PLUME FONTAINE GRATUIT FILL27 6LP0201D0902 D-2 samedi - AR 6LP0201D0902 ZALLCALL 67 01:09:28 09/02/00 B D 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 Deux familles bien differentes sur nos ecrans: les gentils Morin et les vilains Sopranos Deux familles font leur apparition cette semaine a notre television.Les Morin de la Rive-Sud vivront leur vraie vie devant la camera a compter de mardi 21h30 a Tele- Quebec.Dans la foulee de Pignon sur rue, ou on a vu des jeunes vivre devant la camera pendant plusieurs saisons.Une famille comme les autres n'aura pas de scenario et les Morin, que je trouve bien temeraires, ont postule comme 100 autres familles, pour le privilege de n'avoir plus de vie privee.Tous les gouts sont dans la nature et Tele-Quebec a affirme qu'elle paierait pour le psychologue si jamais les Morin decouvrent apres coup que leur nouvelle notoriete ne leur convient pas.On ne sait encore rien des Morin, mais on en connait un bout sur Les Sopranos, la meilleure serie americaine des dernieres annees, couverte d'Emmy Awards et a juste titre.Les Sopranos, qu'on se le dise, prennent l'affiche demain a 21h a Series +.A ne pas rater.La premiere diffusion en francais a eu lieu l'an dernier a la chaine payante Super Ecran.Bien moins cher chez Series +, surtout si vous n'avez pas consenti a payer l'abonnement et que les techniciens de Videotron ne sont pas encore grimpes dans votre poteau poser le filtre qui vous privera des quatre nouvelles chaines et de CNN.Profitez-en, les filtres arrivent a grand pas, nous dit-on.Les Sopranos, c'est une petite famille du New Jersey.Papa, maman, deux enfants adolescents, une fille et un gros petit garcon qui mange tout le temps.Tony Soprano, le papa, est un chef de la Mafia locale.Il fait debiter ses ennemis en morceaux dans le sous-sol de la boucherie locale, morceaux qui vont dans des sacs verts .Mme Eloyan serait ravie .aux ordures.L'histoire commence au moment ou Tony Soprano (James Gandolfini) voit des canards sur sa piscine et sombre dans une depression profonde.Ce monstre de force et de brutalite se retrouve chez une psychiatre.Dans le plus grand secret : la Mafia ne doit pas raconter ses histoires a des etrangers.Une serie fantastique, ou les valeurs traditionnelles sont respectees.Les enfants de Tony Soprano se mettent a parler de sexualite un matin au petit dejeuner.Papa est horrifie et les fait taire : On est peut-etre en 1995 dehors, mais dans la maison, on est encore dans les annees 50 ! La vitalite des criminels contraste avec la depression de Tony.Qui est toutefois d'attaque quand il s'agit de faire un mauvais coup.Mais la vie n'a pas le meme gout qu'avant et ca le tracasse infiniment.C'est tordu et parfois tres drole.La traduction parisienne n'est pas toujours parfaite, mais est generalement comprehensible.Et surtout, regardez bien la mere de Tony, interpretee par Nancy Marchand.Une vieille chipie sanguinaire qui s'appelle Livie, comme par hasard.Si vous avez vu Moi, Claude, empereur, vous vous souviendrez que Livie etait la plus perfide des femmes, tirant les ficelles et empoisonnant a gauche et a droite pour faire monter son fils au pouvoir.La Livie de Nancy Marchand est aussi perverse.Sauf qu'elle est a l'oppose de son ancetre romaine: elle veut la destruction de son fils.Nancy Marchand est morte cet ete d'un cancer.Elle avait avoue a l'auteur de la serie quand il l'a engagee qu'elle n'en avait plus pour longtemps.Elle aura fait deux ans.Elle devait participer a quatre des nouveaux episodes de la serie en anglais.L'auteur a fait disparaitre son role : Nancy Marchand est irremplacable.Ca va mal a la shoppe n Lundi soir, Tele-Quebec devait lancer son nouveau magazine de consommation Les 400 couts anime par Stephane Garneau, le fils du grand Richard.Production de la compagnie Tele-Vision.Changement de programme.L'emission, avec cinq editions par semaine, n'est pas prete.Il semble que Tele-Vision ait manque de vision sur l'ampleur du projet.Elle est remise a la semaine prochaine.A 19h, vous verrez a la place des reprises de Bob et Margaret.Le lancement de TVA commandite par Rogers n Lundi soir a 20h, TVA offre son grand spectacle de rentree qui vous montrera toutes les belles choses qu'on nous promet pour la saison qui commence.Vedettes, extraits et tout le tralala, le tout anime par Andre Robitaille.Depuis quelques annees, cette emission speciale etait une presentation de Toyota.Cette annee, un autre commanditaire s'ajoute : Rogers AT&T.Tiens, tiens.Le meme Rogers qui veut acheter l'empire Videotron, et que Quebecor et la Caisse de depot combattent de toutes leurs forces.Rogers ne s'etait pas beaucoup manifeste dans le passe a la television francophone.Comme par hasard, le voici dans le gros show de TVA.Bien sur, Rogers ne fait pas encore partie de la grande famille.L'empire Trustar et la chaine LCN par contre sont dans le grand empire Videotron.C'est pour ca que vous voyez a la chaine de nouvelles LCN des reportages sur la nouvelle saison de TVA, mais pas sur celle de Radio-Canada, et que le nouveau magazine culturel Jet 7 de la tele collaborera avec le 7 Jours de Trustar.On est dans la synergie ou on ne l'est pas.Qu'est-ce que ce sera quand Quebecor achetera TVA ?Le Jet 7 changera-t-il de nom pour Echos Vedettes ?Le TVA 18 h deviendra- t-il Le Grand Journal de Montreal Michel Rivard : serie a TV5 n L'auteur-compositeur-interprete Michel Rivard animera une grande serie de varietes a la chaine TV5, qui doit devoiler sa programmation dans quelque temps.Genre Taratata, m'ont dit mes espions, avec plein de grosses vedettes.Mort du realisateur des Belles Histoires n Fernand Quirion, un des hommes qui ont cree la television chez nous est mort.M.Quirion avait ete un des premiers realisateurs de Radio- Canada ou il a cree une des oeuvres qui allaient le plus marquer la conscience collective des Quebecois, Les Belles Histoires des Pays d'en haut, adaptee d'Un homme et son peche, le roman de Claude- Henri Grignon.M.Quirion a aussi ete le president de l'Association des realisateurs au moment de la greve de 1959, greve qui allait etre un des facteurs declencheurs de la Revolution tranquille chez nous.Les citations de la semaine n Johnny Hallyday, souffrant de plus en plus des questions quelque peu emberlificotees de Stephan Bureau au Point, a fini par dire, l'air abattu : Monsieur, je ne comprends pas tres bien vos questions.Chez nous, on ne pose pas des questions comme les votres.Merci et bonsoir, a conclu Stephan avec un sourire.n n n Dans les complements d'horaire des emissions de Radio-Canada, on apprend que dans C'est simple comme bonjour qui commence lundi a 10 h, un des sujets est : les hommes prennent leur prostate en main.J'ai bien hate que les animateurs Claude Saucier et Louise Turcot nous montrent ca.TELEVISION Louise Cousineau L'irremplacable Nancy Marchand, qui incarnait Livie, la mere perfide de Tony (James Gandolfini) dans la serie Les Sopranos, est morte cet ete d'un cancer.L'auteur a fait disparaitre son role.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Peter O'Toole Louise Cousineau 16:30 a - VIE DE CHALET La cuisine vegetarienne, juste au cas ou Julie Snyder debarquerait chez vous.19:00 J - YES MINISTER La meilleure satire politique jamais produite par la tele.20:00 1 - BIOGRAPHY Le genial, exalte et tres beau Peter O'Toole.20:30 K - SEPT Un puissant policier avec Brad Pitt et Morgan Freeman ou le tueur qu'ils traquent s'inspire des sept peches capitaux.22:00 D - THE TELEVISION SHOW L'animateur John Henson presente des extraits amusants de television de differents coins du monde.22:00 3 - NAVARRO D'accord, ce sont de vieux episodes.Mais c'est Navarro et ses mulets quand meme.00:00 v - FIVE EASY PIECES Un bon vieux film .1970 .avec Jack Nicholson.Cinema (23:45) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Sydney d'hier et d'aujourd'hui Cinema / BATMAN A JAMAIS (4) avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones Le Telejournal Juste pour rire Sport Le TVA Cinema / LE MOMENT DE VERITE III (5) avec Ralph Macchio, Noriyuki Morita Cinema / DESPERADO (5) avec Antonio Banderas, Joaquim de Almeida Le TVA Sports (23:24) Telescience / Les Sentinelles silencieuses Attendez que je vous raconte Le Tour des mondes / La Liberte en tete Cinema / LE PRIVE (4) avec Elliott Gould, Nina van Pallandt Cinema / LES CHASSESCROISES (3) avec A.Mc Dowell Les Simpson Cinema / Y A-T-IL UN EXORCISTE?(6) avec Linda Blair, Leslie Nielsen Cinema / SEPT (3) avec Morgan Freeman, Brad Pitt (20:28) Gr.Journal (23:06) Cinema (23:35) Pulse Expos.Star Trek: Voyager / Derniere Police Academy: The Series Profiler Cafe Campus Blues I CTV News Pulse / Sports News .Contact Little Men FX: The Series The City News Baseball (16:00) Sat.Report Thin Blue.Nothing too Good for a Cowboy A Celebration of Television Cinema / JOHNNY.College Football (15:30) News MASH Cinema / A WALK IN THE CLOUDS (4) avec Keenu Reeves The Television Show.News Baywatch.News CBS News Entertainment this Week Big Brother Cinema / ROCKFORD FILES: FRIENDS AND FOUL PLAY (5) ER .(16:30) .(18:40) Olympic Trials / Men's Basketball Cinema / DROP ZONE (5) avec Wesley Snipes, Gary Busey Saturday Night The Lawrence Welk Show Yes.Served?Vicar.No Place.Ballykissangel City Limits / Willie Nelson Tango Magic Austin City Limits The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf Hard Rock Live / Phil Collins BBC News Cinema American Justice: Eyewitness Love Chronicles Biography / Peter O'Toole Inspector Morse / Greeks Bearing Gifts Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds Classical.MSO Plugged: The Red Violin Andrew Lloyd Webber's 50th Birthday Celebration Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde Familles celebres / Clooney Biographies / Jean Marchand Navarro / Thomas, l'enfant battu Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Risq 2000 Quartier.Choix, cours Memoire.Capharnaum L'art qui fait boum! ACFAS .d'histoire .Michel Dansereau How'd they do that?Discover Magazine: Poison II Wild Disc.Wild Disc.Vets in.Monkey.Sex Files Adv.Quest Connection Exhibit A Pret a partir Video Guide Velo Mag .camping Plaisirs.Golfs d'ici Cecile Dechambre Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / MIRACLE IN LANE 2 (5) Cinema / KIDNAPPED (5) avec J.Mac Arthur Amazon Drew Carey 3rd Rock.Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Blues and Roots, B.Walsh Molson Indy Qualifying Show Outer Limits Cinema / CAPTIVE HEART: THE JAMES MINK STORY (5) A.Hitchcock Saturday Night Tournants de l'Histoire Histoires de trains La Face cachee de l'Histoire Cinema / GALLIPOLI (3) avec Mark Lee, Mel Gibson Secrets of Lost Empires The Legend of Billy the Kid Scandal Cinema / AWAY ALL BOATS (5) avec Jeff Chandler, George Nader For Valour TV Guide TV Shift TV Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Shift TV Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up video Musicographie: Barry White Cinema / CAN'T STOP THE MUSIC (5) avec Valerie Perrine Musicographie: Barry White Box-Office CCD Buzze Fax presente Concert Plus / C.Aguilera Concert Plus / Kid Rock: Intimate & Interactive Clip Groove BBC News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undercurrents Canadien.Culture-choc Journal RDI Medias 100% Griffe quebecoise Telejournal .artistes Un Canadien Culture.Zone libre .plus fort Entre, lignes Sports 30 Mag Tennis / U.S.Open Sports 30 Mag Boxe (23:15) La Boutique aux malefices Saint-Tropez, sous le soleil Frequence Crime La Firme de Boston Cinema / GLOIRE ET ROCK AND ROLL (5) avec Kevin Bacon The Grafters Cinema / DEEP SLEEP (5) avec Megan Follows, Stuart Margolin Davinci's Inquest Cinema / JUNGLE FEVER (4) avec W.Snipes, A.Sciorra Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / 2010 (4) avec Roy Scheider, Helen Mirren Cinema Sportscentral Equestrian Wrestling: WWF Live Sportscentral PGA Golf / Championnat.Skippy A.Lupin Histoires de compositeurs Panorama Branche.Cinema / LE VEILLEUR DE NUIT (4) O Zone Duos: Session Jazz The Detonators (16:00) The Secret World of Fame.Sideshow World's Tallest People Sideshow .Golf Sportsdesk Be a Player! Tennis / U.S.Open Sportsdesk .(23:15) Courage.Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Silver Surfer South Park Simpson Animania Vins.Cap Avent.Journal FR2 Tout le monde en parle Jazz a Liege (21:40) Jrnl belge Jrnl suisse Soir 3 Inquiring.Great Parks Forbidden Places Cinema / THE UNINVITED (5) avec Ray Milland, Gail Russell Cinema / TRULY MADLY DEEPLY (4) (22:10) .secondes Les Copines Dos Ado / Culte de la beaute Quand la vie est un combat Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Trauma / En mission City Mag Chef Michel Saveurs.Savoir-faire Peinture.Reflets Qc Micro-info 2.0 City Mag Reflets Qc Action Emploi Addam's.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addam's.Goosebumps Beasties .cinema Nerdz/jeux Science@Z Zone extreme X Files Cinema / SANS PITIE NI PARDON (6) avec Billy Blanks C.Mailhot. 6LP0302D0902 D-3 samedi - A 6LP0302D0902 ZALLCALL 67 01:03:34 09/02/00 B Télévision LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 R D 3 Véro fait le grand saut en France SONIA SARFATI Depuis que Véronique Cloutier fait (la) fureur, elle produit des vagues assez fortes pour traverser l'Atlantique et attirer l'attention des cousins français \u2014 chez lesquels est né le concept de La Fureur.Résultat : la jeune dame sera mise au banc d'essai en octobre pour remplacer Arthur, l'un des concepteurs et l'animateur de cette émission née sur petit écran le 31 décembre 1996.Car La Fureur, diffusée sur TF1, est née d'une idée de réveillon, de fête.D'où le style des participants et du public, qui font tous moult efforts dans leur paraître.« Le succès a été tel qu'on nous a demandé de recommencer », fait Stéphane Soubiran de la maison de production ASP/Endemol \u2014 qui a semé des Fureur dans 13 pays.Angleterre, Italie, Belgique, États-Unis, Grèce, Liban, etc.« Mais l'adaptation canadienne est la meilleure.Elle est dynamique, a un rythme soutenu.» poursuit M.Soubiran.Il voit là l'avantage du format d'une heure \u2014 en France, l'émission (qui ne revient que quatre ou cinq fois par année, lors d'occasions spéciales) fait le double \u2014 une durée qu'impose « la case de prime time » et qui rend, selon lui, le direct difficile sinon impossible.La Fureur française est donc pré-enregistrée.« Et nous ne tournons pas dans les conditions du direct.Le shooting dure environ le double de l'émission, puis nous faisons le montage des meilleurs moments.» Avec, pour résultat, une moins grande spontanéité et des spectateurs en moins grande forme.La magie et l'énergie du direct n'existent.ben, que dans le direct ! M.Soubiran croit aussi \u2014 preuves à l'appui ! \u2014 que « la mentalité québécoise se prête plus que d'autres au jeu, tant au niveau des panélistes que des interprètes et du public, très réceptif.» Voilà donc pourquoi le nom \u2014 et tout le reste \u2014 de Véronique Cloutier est apparu quand est venu le temps d'essayer de remplacer Arthur.L'aventure se concrétisera vers la mi-octobre, avec le tournage d'une Fureur.Où il y aura des invités québécois ?« Nous y pensons.» La diffusion de l'émission est prévue pour le mois de novembre.D'ici là, le 11 septembre, Véro participera à l'émission Les Enfants de la télé \u2014 ce qu'elle est ! \u2014 animée.par Arthur, histoire de la présenter au public français.La diffusion en est prévue pour octobre, afin de « réchauffer » les téléspectateurs.« Le challenge est de taille parce que Véronique vient prendre la place de quelqu'un qui a un nom ici.Il faudra qu'elle apporte quelque chose de différent.Nous allons penser à de nouveaux jeux et adapter le tout de manière à coller à sa personnalité.» Parce que c'est cette personnalité qui a séduit les producteurs.Et qui, si elle fait de même avec les 12 millions de Français qui écoutent l'émission, permettrait à Véro d'animer trois ou quatre autres Fureur dans la saison.De quoi rêver furieusement.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Véro et ses invités de La Fureur, dont les habitués Karine Vanasse, Isabelle Brossard, Sébastien Benoit et Mireille Deyglun, quelques minutes avant d'entrer en ondes.Un peu, beaucoup.furieusement! LA FUREUR / Suite de la page D1 Les participants font quant à eux leur entrée vers 16 h.Petit briefing donné par Ève Déziel, qui explique les jeux du jour.Les néophytes écoutent.Les pros, moins \u2014 Sébastien Benoit, par exemple, sourire aux lèvres, en équilibre sur sa chaise, jauge adversaires et partenaires.« C'est l'homme à abattre », murmurera Mireille Deyglun.En effet.Il est l'homme qui entend plus vite que ses oreilles.Une rapidité suspecte.Résultat : un courriel sur quatre qu'il reçoit à l'émission Tam-Tam contient une question, en substance toujours la même.« Est-ce que tu triches à La Fureur ?» Sa réponse est non.« J'ai toujours aimé la musique, j'anime une émission à la radio et quand j'étais à Flash, j'en ai entendu des chansons à l'envers ou en désordre.à force de pitonner rewind et forward pour faire du montage ! » Il est donc la terreur de La Fureur.Il en fait la preuve dès la générale, qui se déroule de 16 h 30 à 17 h 30.Une presque vraie émission, mais avec de fausses chansons \u2014 puisqu'elles ne seront pas réutilisées au show de 20 h: on familiarise les joueurs avec la machine, mais pas question de leur faciliter la tâche lorsque viendra le moment de se jeter dans l'eau bouillante.Pas de public pour cette répétition.Véro s'y pointe donc avec une jupe serrée-fendue ne lui permettant pas de danser.Et lorsque vient le moment des pseudo présentations, les couteaux (pas affûtés : on est entre amis !) volent assez bas.Des taquineries entre gamins turbulents, quoi ! Le tout se poursuivant pendant le repas \u2014 pas de cafétéria pour les invités de Guy Cloutier, mais un traiteur \u2014 et dans la salle de maquillage.Là, force brosses, pinceaux, fards et séchoirs, trois coiffeurs et quatre maquilleurs donnent le look La Fureur à ces enfants qui ne sont pas de choeur.Le maquillage est plus « senti », plus glamour.Côté coiffure, toutes les extravagances sont permises.De l'allure, du style.De la fureur.Pendant ce temps, arrive le public.Quelque 600 invités pour habiter le studio 42 de Radio-Canada.Réchauffés par l'animatrice de foule Odette Audrey.Et, oui, sélectionnés pour ce qui est de ceux et celles qui se trémousseront derrière les participants.Ils sont jeunes, beaux, bien fringués et font partie de l'image de La Fureur.Du concept.« Moi, je les vois davantage comme des figurants que comme du public », fait Ève Déziel en haussant la voix.pas à cause de la question, mais parce que, le temps passant, les coulisses du studio 42 se font de plus en plus bruyantes.L'ambiance se réchauffe.Il en va ainsi chaque semaine.Chez les invités comme chez Véro, à l'aise dans cette eau-là comme si elle y était née (ce qui est à peu près ça, d'ailleurs) : « C'est un show qui nous ressemble, que nous avons mis à notre main.» Nous, c'est l'équipe.Presque la même depuis les débuts.« C'est un gros party, La Fureur.Un party sans prétention et c'est ça qui fait du bien.Le milieu artistique est tellement sérieux ! » Elle, l'est aussi.À sa manière.En temps et lieu.Or, le temps et le lieu, là, sont à la poussée d'adrénaline.À quelques minutes du début de l'émission, la moyenne d'âge mental est ici de huit ans.La 2e année B, c'est ici.Faudrait que ça commence avant de remettre les couches à certains ! Voilà.Compte à rebours du régisseur Érick Tessier.Derrière le faux mur qui dissimule les coulisses, les couples se forment.Les gars, les filles.En rang deux par deux.La musique s'élève.Ça se trémousse de plus belle.Et ça répond à l'appel sous le crépitement des applaudissements.Le reste ?Oh, le reste.Un million de spectateurs l'ont sous les yeux chaque semaine.D'accord, ils ignorent que Guy Cloutier se précipite sur sa fille à chaque pause pour conseiller, encourager, plaisanter.tandis que celle-ci se fait tapoter, coiffer, retoucher par un commando maquilleur-habilleur- coiffeur.Ils ne savent peut-être pas non plus qu'après l'émission, Véro signe des autographes pendant plus d'une heure.Ils savent par contre qu'ils viennent de passer un sacré bon moment à chanter, danser et rire dans le bruit.Et La Fureur. 6LP0401D0902 D04 sam.(Arts) 6LP0401D0902 ZALLCALL 67 00:59:50 09/02/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 Théâtre Malina : l'enfant nouveau de Brigitte Haentjens SONIA SARFATI Elle avait tiré quelques feuilles de son écritoire.Le texte de Malina.À peine quinze pages, sur papier.Deux ans de travail, dans le grand livre de sa vie.Le caractère éphémère, illusoire, non transportable du théâtre n'avait jamais été aussi concret que dans cette image- là.Dans cette mince liasse que Brigitte Haentjens montrait comme un trésor.C'était il y a un an et demi, alors que la nouvelle création de la dramaturge devait être présentée au Festival de théâtre des Amériques.Coup de théâtre à quelques heures de la représentation : la maison d'édition allemande où était publiée l'oeuvre de Ingeborg Bachmann, source d'inspiration de la production, refusait les droits d'adaptation théâtrale.Brigitte Haentjens, dont la compagnie Sibyllines coproduit la pièce avec le FTA, et les acteurs engagés dans le processus de création (Anne-Marie Cadieux, Denis Gravereaux et un « choeur » composé de neuf hommes) ont eu une douloureuse période de deuil à traverser.Elle est terminée.Ce qui aurait pu être une fausse couche s'est mué en une fausse alerte : Malina ouvrira la saison d'Espace Go le 5 septembre.« Ce qui me frappe, c'est que nous avons retrouvé le spectacle avec un plaisir intact.De mon côté, pour la forme, j'ai essayé de changer des choses.mais c'était impossible.Il est tricoté tellement serré.Il a sa propre dynamique, il impose sa propre logique.Et puis, je l'aime comme ça », fait la dramaturge, un bonheur certain dans la voix.Un bonheur partagé par la troupe : ils sont à peu près tous de la distribution, ceux qui étaient là il y a un an et demi.Jusqu'à Bernard Meney, maintenant délégué culturel à Paris, qui a obtenu un congé pour pouvoir tenir son rôle.Un rôle muet.Car le choeur de mâles de Malina est un choeur de silence.Quinze pages, c'est peu de phrases.Et elles appartiennent au couple Anne-Marie Cadieux-Denis Gravereaux.Là se trouve d'ailleurs le germe de la nouvelle création de Brigitte Haentjens.Tous les mots d'une femme, d'un homme.Tous les silences des autres, et ceux du couple.Leurs attitudes.Leurs intentions.« Malina, c'est un objet inusité qui ne plaira pas à tous.C'est le portrait impressionniste d'une artiste et de la chute d'une artiste.L'écriture du spectacle fait appel aux impressions et non à la cérébralité.Il faut s'abandonner à lui pour qu'il nous rejoigne \u2014 même si, à mon sens, il n'est pas hermétique.» Brigitte Haentjens, on le sent, est en attente.« Après deux ans de gestation et une « pause » d'un an et demi, j'ai hâte de prendre la production dans mes bras et de la montrer à tout le monde.» Un spectacle comme un enfant, quoi.Cet enfant-là a été conçu à la suite d'un coup de foudre.Quand Brigitte Haentjens, qui faisait de la recherche sur la colère de femmes \u2014 matière première de Je ne sais plus qui je suis \u2014 a découvert les mots de Ingeborg Bachmann, poète et romancière est née en 1926 dans le sud de l'Autriche et décédée à Rome en 1973.« Elle était à la fois très brillante et lucide, et très sensible émotivement.Elle était brûlée de l'intérieur.» Et elle a trouvé la mort dans les flammes, dans des circonstances restées obscures.De l'oeuvre de la femme de lettres, Brigitte Haentjens a retenu un roman, Malina.Un roman au sujet duquel le journaliste Stéphane Lépine, dans le dossier décrivant le processus de création de la production, écrit que « les mots s'effacent au fur et à mesure de la lecture.On les relit et ils s'enfouissent davantage.Comme un rêve dont on espère en vain l'émergence, car l'impression demeure et empoisonne l'atmosphère.» Et c'est cela, que Brigitte Haentjens met en scène ?« Pas vraiment.En fait, ce n'est même pas une adaptation du roman.Je me suis intéressée à la substance des écrits de Ingeborg Bachmann et non à l'anecdote du récit.J'ai choisi des phrases, du livre ou d'entrevues qu'elle a accordées.Le résultat est une biographie subjective sur ce que je ressens d'elle.» De cette femme qui a tourné la page de son enfance le jour où Hitler est entré dans son pays.De cette « annexion passive » de l'Autriche à l'Allemagne, germera en elle une culpabilité qui ne la quittera jamais.Sa vie en sera une d'exil.De Malina le roman, Brigitte Haentjens a gardé des extraits et, surtout, le personnage féminin.Un personnage en chute libre.En perdition.Auprès d'elle, en elle, la poussant ou la retenant, l'aimant ou la tuant, un homme.Autour d'eux, le choeur de mâles.« Ils sont la part onirique dans l'univers de la femme.Ils sont l'amplification d'un état émotif du personnage », explique la dramaturge.Une création qui n'a pas une forme normative ni psychologique, mais poétique.Une création dans laquelle Brigitte Haentjens mêle le réel à l'imaginaire.Laisse résonner l'écho d'un rêve dans le quotidien.Un passage qu'elle veut sans rupture.Un glissement d'un espacetemps à l'autre qu'elle veut doux, sans heurt.Pour huiler ces rouages-là, pour dire Ingeborg Bachmann à la manière de Brigitte Haentjens, la dramaturge a lu Malina une vingtaine de fois.S'est imprégnée des mots : « Je suis fascinée par ce qu'elle dit sur la manière dont on se constitue comme femme et comme artiste.Elle, croyait que pour exister en tant qu'auteur, elle devait tuer la part féminine en elle.» Un point de vue que la dramaturge ne partage pas, mais qui l'intéresse.Comme l'intéresse tout ce qui touche à la psyché féminine.Une ligne qui traverse son travail créatif.« Je suis ainsi, conclut-elle.J'aime DES hommes, mais j'aime LES femmes \u2014 dans le sens générique du terme.» Sa main se dépose sur les 15 feuillets qui reposent près d'elle.Elle les effleure.Doucement.Il lui tarde tant qu'ils (dé)livrent, sur scène, de tout ce qu'ils contiennent.MALINA, d'après l'oeuvre de Ingeborg Bachmann.Conception et mise en scène : Brigitte Haentjens.À Espace Go, du 5 au 16 septembre.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Brigitte Haentjens et Anne-Marie Cadieux.EN BREF Joute à la Queneau n Un jeune homme au long cou, au chapeau un peu étrange, se fait bousculer dans un autobus.Il y a altercation, fuite.Et le récit recommence, comme ça, quatre- vingt-dix-neuf fois.Toujours autrement.Chez Queneau, bien sûr.À l'Espace Geordie, on en compte une trentaine.de jeunes hommes aux longs cous.Le Théâtre Sans Nom y présente Variations sur Exercices de style, une succession de sketchs inspirés du bouquin en question de Raymond Queneau.Une enfilade de saynètes qui promet de donner bien mauvaise presse à la répétomanie des médias ! Avec François Caffiaux et Vincent Magnat.Du 5 au 9 septembre.Info : 514 762-3475.Contes dominicaux n La nouvelle saison des Dimanches du conte est en branle.Bientôt.Au Sergent recruteur du boulevard Saint-Laurent, l'animateur-conteur Jean-Marc Massie sera au rendez-vous les dimanche 10, 17 et 24 septembre à 19 h 30.Parmi ses invités, Claudette L'Heureux, Yves Robitaille, Edwige Bage, André Lemelin et Renée Robitaille.Joyeuse bande.L'entrée est libre.Jennifer Couëlle SUPPLÉMENTAIRES du 6 septembre au 30 octobre Après 125 représentations; ils sont de retour. La Presse 2 septembre 2000 Page D5 manquante 6LP0601D0902 D-6 samedi - A 6LP0601D0902 ZALLCALL 67 01:03:40 09/02/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 Théâtre Notre-Dame-de-Paris garde l'affiche pour une autre saison à Londres Gilles Sainte-Croix s'attelle à son projet de cheval-théâtre JEAN BEAUNOYER Après avoir servi les hommes pendant 10 000 ans sur les champs de bataille, à la ferme et sur les routes, le cheval a graduellement retrouvé sa liberté.On a dominé, dressé, parfois mutilé pendant tout ce temps un animal foncièrement libre, un herbivore dépourvu de l'agressivité d'un carnassier.Il était temps d'établir une nouvelle relation entre l'homme et un animal qu'il connaît encore bien mal.Il était temps de retrouver le cheval dans une aire de jeu et de spectacle en le célébrant majestueusement.C'est dans cet esprit que Gilles Sainte-Croix a imaginé un cheval-théâtre où la force et la grâce des chevaux se mêleront à la théâtralité de l'homme sur piste dans un climat de complicité et de respect.Gilles Sainte-Croix a été directeur de création au Cirque du Soleil, pendant dix ans.Il a créé une dizaine de spectacles et après Dralion, il a demandé à son ami, Guy Laliberté, fondateur du prestigieux cirque québécois, de prendre un break.Pour ses 50 ans, Sainte-Croix a voulu réaliser un vieux rêve en reliant ses deux passions : les chevaux et le théâtre.Laliberté a compris et lui a même offert son appui pour réaliser le projet d'un théâtre équestre qui n'a aucune tradition au Québec.Mais pas question d'associer le nom du Cirque du Soleil au cheval-théâtre de Gilles Sainte-Croix.« J'ai demandé à Guy (Laliberté) d'intégrer mon projet aux nombreuses activités du Cirque du Soleil, mais il m'a expliqué que son entreprise risquait de perdre dans cette association, confiait Gilles Sainte- Croix.Le Cirque du Soleil s'est bâti une réputation en proposant un nouveau cirque sans animaux qui est devenu une marque de commerce.Il faut savoir que le cirque avec des animaux est banni dans plusieurs villes américaines à la suite de mauvais traitements infligés à ces animaux.Cette situation subsiste encore avec la présence de cirques décadents qui n'ont pas évolué.» Sainte-Croix demeure associé au Cirque du Soleil à titre de consultant et créateur, mais il consacrera dorénavant la majeure partie de ses énergies à la création d'un spectacle théâtral avec des chevaux.C'est à compter du 10 mai 2001 que le cheval-théâtre présentera son premier spectacle qui se déroulera dans un parc au Québec, sous un chapiteau capable d'accueillir 1750 spectateurs ainsi que les 26 artistes et les 30 chevaux du spectacle.On prévoit maintenir un rythme de 300 représentations par année au cours des trois premières années d'exploitation et créer par la suite un nouveau spectacle tous les trois ans dans le but de mettre en place une opération permanente.Les chevaux suivront le soleil en hiver alors qu'on présentera le spectacle dans les chaudes villes de l'ouest américain.Déjà, Sainte-Croix en parle avec l'enthousiasme d'un homme qui entreprend une nouvelle vie.« Après le spectacle O, présenté à Las Vegas, je me demandais comment on pourrait mieux faire.J'avais l'impression que tous nos objectifs avaient été atteints.Maintenant, je vis une nouvelle aventure totalement différente.Ce genre de spectacle n'a jamais été monté au Québec.Il faut tout inventer.Pour la première fois, les gens auront accès au cheval sous le chapiteau.Ce sont les chevaux qui accueilleront les gens.C'est une expérience à vivre.Des chevaux de différentes races seront sur place, à l'intérieur du chapiteau installé dans un cadre naturel.Il n'est pas question de s'installer dans le stationnement d'un centre commercial ou sur une surface asphaltée.Les spectacles seront présentés sur un site naturel, dans un parc ou près de la verdure.À l'époque de la mondialisation, il est important de regrouper toutes les races de chevaux.J'aime particulièrement le cheval canadien qui est souple, assez léger et qui s'adapte à toutes les conditions.Mais nous aurons aussi l'Andalou, l'Ardennais, le Quarter Horse et des chevaux provenant d'Europe avec des spécialités différentes.» Parmi les artistes, on retrouvera des acrobates, comédiens, danseurs, dresseurs et musiciens qui interpréteront une musique originale conçue spécialement pour ce spectacle.« Les cavaliers et les dresseurs doivent se rendre à l'atelier de jeu afin de découvrir le personnage qui les habite », expliquait Gilles Sainte-Croix.Celui-ci a étudié la scénographie à l'Université de Concordia au début de sa carrière.À l'époque, il était échassier, amuseur public et faisait partie de la troupe itinérante Les échassiers de Baie-Saint-Paul.C'est Guy Laliberté qui a transformé cette troupe pour en faire, quelques années plus tard, Le Cirque du Soleil.Gilles Sainte-Croix avait une autre idée en tête.Il n'a jamais oublié qu'à la ferme paternelle, il allait souvent se cacher dans la mangeoire des chevaux.C'est là qu'il a appris à les connaître et à les aimer.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale, PARIS Pour Notre-Dame-de-Paris à Londres, à chaque année suffit sa peine.Personne ne pourrait prédire aujourd'hui quelle sera la durée de vie du musical (dans ce domaine, les succès dans le West End se comptent en années), mais en tout cas, c'est reparti pour la saison 2000-2001 : le contrat de location a été renouvelé jusqu'en mars de l'année prochaine au Tottenham Court Road Theater.« Je ne saurais vous dire si nous durerons deux ans, ou quatre ans, nous a dit cette semaine Michel Masson, coproducteur du spectacle avec Charles Talar, mais en tout cas il est certain, au vu des résultats de cet été, que nous ferons toute la saison prochaine.C'est un très beau succès, étant donné la méchanceté délirante de la critique londonienne, d'ailleurs à connotation xénophobe.» On se souvient que les débuts du musical de Plamondon et Cocciante à Londres, le 23 mai dernier, avaient été plutôt agités.D'un côté, une très bonne vente de billets et des salles enthousiastes qui faisaient des ovations debout en fin de spectacle, de l'autre une exécution en règle de la part de 90 % de la presse londonienne.On a beau dire que Les Misérables avait eu de mauvaises critiques à sa création et joue encore, dix ans plus tard, l'entreprise de démolition de la part de la critique avait de quoi inquiéter.« La critique n'a pas réussi à nous tuer, dit Michel Masson, mais il est certain qu'elle nous a nui.On avait déjà vendu beaucoup de billets avant la première, ce qui nous a permis de faire un excellent premier mois.Mais par la suite, on a pu voir un fléchissement dans les ventes.On a refait de la pub sur une grande échelle (comme la plupart des spectacles d'ailleurs) et on a remonté la pente.Résultat : des salles à 65 % en moyenne, ce qui est un résultat aussi bon que Le Roi Lion, un des plus gros succès de l'heure.Ce qui veut dire : des débuts de semaine tranquilles, et des salles combles le week-end.Quand on pense que nous avons, avec 2000 places, le plus grand théâtre du West End, il y a de quoi être satisfait.En cette fin de période estivale, les bonnes nouvelles de Londres arrivent à point pour compenser celles, moins bonnes, de Las Vegas : le contrat de six mois qui arrivait à échéance à la fin du mois de juillet n'a pas été renouvelé.Sur le plan financier, ce n'est pas un échec.Mais il est évident qu'on n'avait pas signé à Las Vegas pour seulement six mois.« Ce n'est pas vraiment un bide, explique Michel Masson : on dépassait quand même les 50 % de vente.Et ce n'est pas la seule raison pour laquelle nous avons arrêté.Disons que ce n'était pas un spectacle pour Vegas : pour être dans l'esprit, on a finalement fait trop de concessions à notre goût, et malgré tout, ce n'était pas dans l'esprit.Mais pour nous, Las Vegas n'avait pas du tout l'importance stratégique de Londres : la carrière internationale d'un musical se joue à Londres ou à Broadway.L'important pour nous, c'est d'abord de vivre jusqu'au bout l'aventure londonienne.» De Broadway, justement, il semble qu'il y ait eu déjà des débuts de propositions : « Tout ça est très prématuré, dit M.Masson.Pour Londres, il y a eu un important investissement personnel de tout le monde, Cocciante, Plamondon, Maheu, etc.On ne fera pas les deux en même temps.» Sur divers autres « territoires » européens, moins décisifs que Londres, mais quand même importants, les demandes affluent : l'Allemagne, l'Espagne, la Pologne, la Russie, etc.De ce côté-là également, on a décidé de prendre son temps.D'autant plus que la carrière francophone de Notre-Dame n'est pas du tout terminée : dans une relative discrétion, le spectacle a repris l'affiche pendant les mois les plus creux de l'été, dans cette énorme salle du Palais des Congrès à Paris (4000 places).Et réussi l'exploit de remplir la salle à près de 70 % en juillet-août.À Londres, le suspense continue.Sur le « continent », la cause est depuis longtemps entendue : Notre- Dame-de-Paris est une valeur consacrée.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Gilles Sainte-Croix, ex-directeur de création du Cirque du Soleil, consacre désormais ses énergies à la création d'un spectacle théâtral avec des chevaux. 6LP0701D0902 D7 - SAMEDI - ARTS 6LP0701D0902 ZALLCALL 67 01:00:16 09/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 D 7 Les danses charitables du Gala des étoiles FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Avec les années, le Gala des étoiles porte de mieux en mieux son nom, puisqu'un nombre impressionnant des meilleurs danseurs de ballet classique et néoclassique du monde entier vient défiler sur la grande scène de la Place des Arts.On peut même dire qu'avec son recrutement international et ses tournées en Asie, en Europe et en Amérique, le Gala fait maintenant partie du vaste firmament qu'est la tradition culturelle mondiale.Si en terme de qualité des courtes prestations solo et duo, le Gala cherche toujours à se surpasser, il semble avoir atteint un certain équilibre en terme de nombre de danseurs selon la vice-présidente du Gala, Nathalie Melnikoff.« On a déjà eu trente danseurs, mais c'était beaucoup.Ce qu'on fait depuis deux, trois ans, c'est qu'on a une vingtaine de danseurs dont plusieurs reviennent deux fois sur scène.Ce que le public apprécie beaucoup, parce qu'avec des danseurs de cette qualité, ça fait plaisir de les revoir une seconde fois dans un autre style.» Mais au-delà de la crème du patrimoine mondial du ballet qui fait la joie du milieu de la danse et des balletomanes, le Gala existe aussi et surtout pour la cause qu'il soutient, celle des maladies infantiles.Toujours associé à des causes charitables depuis ses débuts en 1987, le Gala verse, pour la cinquième année consécutive, tous ses bénéfices à la Fondation de la recherche pour les maladies infantiles, organisme qui a jusqu'à ce jour redistribué 33 379 000 $ à différents centres de recherche.Un grand dîner cravate noir à 250 $ le billet suit le spectacle et permet d'amasser les fonds.Il est toutefois possible de n'assister qu'au spectacle seul pour la plus modique somme de 15 $ à 50 $.Quand on lui demande laquelle des deux motivations préside à toute cette aventure qui dure depuis une quinzaine d'années, Nathalie Melnikoff n'hésite aucunement à répondre.« C'est les deux en même temps ! » Il faut dire qu'avec son mari Victor, président et directeur général du Gala, ils incarnent bien l'hybridité de leur démarche commune.« Moi, j'étais danseuse, donc ce milieu, je le connais bien et mon mari a toujours aimé faire des campagnes de levée de fonds, en plus d'aimer la danse », raconte-telle.Et Montréal semble bien leur répondre avec la richesse des danseurs d'ici et son ouverture sur ce qui se fait ailleurs.Au programme de cette année, un participant semble mériter une attention toute particulière, selon Mme Melnikoff.Il s'agit de Rasta Thomas, un jeune danseur indépendant de Washington.« Il a 18 ans et c'est un phénomène de la nature.Il est exceptionnel dans la pièce qu'il présente.C'est un solo qui s'appelle Credo et qu'il a déjà dansé pour nous en Grèce.C'est une pièce très, très forte qui a énormément de succès alors on lui a demandé de la danser de nouveau.» Une autre primeur sera dansée par Anik Bissonnette et Mario Radcovsky des Grands Ballets canadiens de Montréal.« Jiri Kylian leur a monté une pièce qu'on n'a jamais vue ici, intitulée Petite Mort.Ils sont même allés en Allemagne pour l'apprendre.» Hormis ces ballets modernes, il y aura aussi des oeuvres plus classiques, comme La Mort du cygne des Ballet Kirov ainsi que des reprises toujours appréciées comme La Bourgeoisie dansée par Dmitri Simkin sur la musique de Jacques Brel.Mais la réputation du Gala des étoiles n'est plus à faire, comme le rappelle Nathalie Melnikoff.« Depuis 15 ans, c'est salle comble.Même les gens qui ne sont pas balletomanes aiment venir parce que chaque performance dure dix minutes et qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer ! » GALA DES ÉTOILES, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, le 6 septembre, 18h30.Dîner-bénéfice, 21h.Info : 514 842-2112. 6LP0801D0902 D-8 samedi - A 6LP0801D0902 ZALLCALL 67 01:04:47 09/02/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 Disques Delius, «peintre de la nature» CLAUDE GINGRAS Naxos réédite, dans sa série « historique », les enregistrements de douze oeuvres de Frederick Delius réalisés sous la direction de sir Thomas Beecham entre 1927 et 1936, donc à l'époque du 78-tours.Plutôt oublié aujourd'hui, Delius eut son heure de gloire, et principalement grâce à Beecham qui dirigea beaucoup sa musique et créa certaines de ses oeuvres.Delius naquit en Angleterre en 1862, passa quelques années de sa jeunesse en Floride, étudia en Allemagne puis s'installa en France en 1888 et y mourut en 1934.Ses dernières années furent peu productives cependant, une maladie l'ayant rendu aveugle en 1924.Les deux disques Naxos représentent une partie seulement de ce que Beecham enregistra de Delius, mais ils donnent une bonne idée de la production symphonique de ce post-romantique et « peintre de la nature » influencé par la musique nordique et l'impressionnisme de Debussy.Avec des titres aussi évocateurs que On Hearing the First Cuckoo in Spring, Summer Night on the River, Over the Hills and Far Away, la musique de Delius en est une principalement d'« atmosphère » ; faite de tendresse, de rêverie et de couleurs discrètes, elle décrit ou suggère.On peut la trouver un peu ennuyeuse à la longue, c'est une question de goût.D'une étonnante qualité, le report en CD de ces gravures anciennes restitue un jeu d'orchestre exact et inspiré.Qu'il s'agisse du Royal Philharmonic ou du London Philharmonic, Beecham veille, dans chaque cas, à recréer fidèlement l'ambiance voulue par le compositeur dont il s'était fait le champion.Chaque disque totalise une bonne heure et contient des pièces de courte durée mais aussi, exceptionnellement, une pièce de plus de 20 minutes.À quiconque ne désire qu'un des deux disques, je recommande le premier, qui offre le très debussyste et très réussi poème symphonique Paris, de 22 minutes.Mais l'oeuvre substantielle du deuxième disque, Sea Drift, avec son baryton et son choeur chantant un poème marin de Walt Whitman, est fort valable et bénéficie du grand style vocal anglais.Oeuvres de Frederick Delius, par le Royal Philharmonic Orchestra et le London Philharmonic Orchestra, dir.sir Thomas Beecham, sous étiquette Naxos.HH1/2 On Hearing the First Cuckoo in Spring, Summer Night on the River, Eventyr, scène finale de l'opéra Koanga (avec le London Select Choir), deux extraits de la musique de scène de Hassan, Paris (The Song of a Great City) 8.110904 HH The Walk to the Paradise Garden, Sea Drift (avec John Brownlee, baryton, et le London Select Choir), Intermezzo de l'opéra Fennimore and Gerda, In a Summer Garden, Over the Hills and Far Away 8.110905 Laquerre: un mauvais jour CLAUDE GINGRAS Le jeune baryton Olivier Laquerre a révélé, depuis les deux ans qu'il se produit en public, toutes les qualités vocales, musicales et scéniques d'un futur grand chanteur.Son exceptionnel talent lui a d'ailleurs valu l'an dernier le premier prix du Concours national des Jeunesses Musicales du Canada.Son premier disque est un échec.Ce qu'on entend là vient en telle contradiction avec ce qu'on a entendu live qu'une seule explication semble possible : Olivier Laquerre était indisposé, peut-être même malade, au moment de l'enregistrement.Cette voix magnifique qui, au concert, évoquait le jeune Fischer- Dieskau, rien de moins, paraît ici comme ennuyée, certainement ennuyeuse en tout cas, avec une justesse souvent approximative et un aigu presque détimbré (bien que le grave soit encore sonore et précis) ; on la découvre même légèrement enrouée à plusieurs reprises.La diction est bonne en général, quoique la formation des phonèmes, en français comme en allemand, ne soit pas toujours complète.Au surplus, l'émotion est à peu près absente de ces monotones lectures évoquant quelque séance de concours; souvent même, on dirait que le chanteur ne comprend pas le sens des mots.Bref, une parution extrêmement décevante.Pis encore, infiniment regrettable car, destinée à servir de « carte de visite » au jeune homme de 25 ans, elle risque de lui fermer bien des portes.Ce disque n'aurait jamais dû sortir.Il faut le retirer du marché avant qu'il ne soit trop tard.OLIVIER LAQUERRE, baryton.Au piano: Michael Mc Mahon.Mélodies de Wolf, Fauré, Ravel et Ibert.Riche Lieu, RIC 2 9982 NOUVELLES DU DISQUE Des Wagner historiques n Après un Ring complet de Bayreuth, 1956, réunissant Hans Hotter, Wolfgang Windgassen et Astrid Varnay sous la baquette de Hans Knappertsbusch et deux Meistersinger de Bayreuth également, de 1952 et 1956, Music & Arts ajoute quatre documents à son catalogue wagnérien historique.De Bayreuth encore, un Götterdämmerung de 1942 avec Set Svanholm et Martha Fuchs, dir.Karl Elmendorff ; de Berlin, 1942-43, le 2e acte et des extraits du 3e de Meistersinger avec Georg Hahn, Ludwig Suthaus et Maria Müller, et le 3e acte de Parsifal avec Karl Hartmann; enfin, plus rare encore, de San Francisco, 1936, le 2e acte de Die Walküre avec Kirsten Flagstad en Brünnhilde, Lotte Lehmann en Sieglinde, Lauritz Melchior en Siegmund, Friedrich Schorr en Wotan et Emanuel List en Hunding, dir.Fritz Reiner.Gardiner et les Cantates n Le premier volume des Cantates de Bach enregistrées en public par John Eliot Gardiner, chez Archiv Produktion, a été réalisé à Saint- Marc de Milan et comprend les Cantates nos 72, 73, 111 et 156.Parmi les solistes: Stephen Varcoe, entendu dans la Passion selon saint Matthieu des Violons du Roy en avril dernier. 6LP0901D0902 D9 - SAMEDI - ARTS 6LP0901D0902 ZALLCALL 67 01:02:45 09/02/00 B Théâtre LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 D 9 Semaine du 3 septembre 2000 SD CS 2 1 CALIFORNICATION Red Hot Chili Peppers 1 2 BENT Matchbox Twenty 4 3 CORAZON ESPINADO Santana 7 4 MUSIC Madonna 6 5 WONDERFUL Everclear 8 6 PORCELAIN Moby 9 7 I THINK I'M IN LOVE WITH YOU Jessica Simpson 3 8 COULD I HAVE THIS KISS FOREVER Whitney Houston et Enrique Iglesias 16 9 THE RIDDLE Gigi D'Agostino 11 10 DANCE AND SHOUT Shaggy 13 11 LUCKY Britney Spears 15 12 ROCK DJ Robbie Williams 5 13 SAY MY NAME Destiny's Child 10 14 LET'S GET LOUD Jennifer Lopez 17 15 MOST GIRLS Pink 19 16 KRYPTONITE 3 Doors Down 12 17 FEARLESS Bryan Adams 20 18 THE LAST ONE STANDING Girl Thing 21 19 PAINTED ON MY HEART The Cult 22 20 GOTTA TELL YOU Samantha Mumba 23 21 BANG BANG BOOM The Moffats 24 22 THEY STOOD UP FOR LOVE Live 25 23 WASTING TIME Kid Rock 14 24 STEAL MY KISSES Ben Harper 27 25 UNA NOCHA 98 Degrees 28 26 SKY Sonique 29 27 YOU'RE AN OCEAN Fastball 18 28 THE REAL SLIM SHADY Eminem \u2014 29 EVERYBODY WANTS TO BE LIKE YOU Snow \u2014 30 WITH ARMS WIDE OPEN Creed SD CS 2 1 LE PETIT MONDE Nicola Ciccone 1 2 OLÉ OLÉ Eleven Thirty 5 3 MY HEART GOES BOOM French Affair 7 4 FOLLE FOLIE Gabrielle Destroismaisons 9 5 GROS ZÉRO Yelo Molo 3 6 INFINITÉ Richard Petit 10 7 PLEIN DE TENDRESSE Luck Mervil 4 8 CASANOVA Martin Deschamps 12 9 EL KOMPA Don Karnage 14 10 LA PLUME Louise Attaque 6 11 J'SUIS HUMAIN Sylvain Cossette 8 12 CES SOIRÉES-LÀ Yannick 16 13 CONSÉQUENCE Daniel Dupuis 17 14 L'AMOUR NOUS SAOULE Coléoptère 19 15 JUSTE UN MOT DE TROP Luc de Larochellière 11 16 IL EST TEMPS Kyo 23 17 AUGUSTIN ET ANITA Daran 22 18 TOUT L'MONDE Noir Silence 20 19 ANGE ÉTRANGE David Hallyday 24 20 HOLA DÉCADENCE Les Respectables EN BREF Reprises et pour cause n Côté reprises, côté succès surtout, on sera gâté en septembre.La haute tension, le rythme en-veux-tu-en-voilà du très urbain Trick or Treat de Jean Marc Dalpé reprend l'affiche à La Licorne du 5 au 16 septembre.Grinçant.Au Quat'Sous, c'est ce fameux clin d'oeil à l'aventure tchékovienne, le sensible et probant Je suis une mouette (non, ce n'est pas ça) de Serge Denoncourt, qui sera repris du 7 au 23.Plus populaire, mais divertissant pour dix, la comédie musicale The Great Houdini inspirée du film de Mel Shavelson refait surface au Monument-National.Une production du Théâtre Yiddish, en yiddish !, avec surtitres en français et en anglais.Les 12 et 13 septembre.Espace libre fait bien les choses MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Depuis deux, trois ans, le théâtre non institutionnel démontre un goût prononcé pour le bungee \u2014 ou, si vous préférez, pour les pièces de théâtre créées, montées et jouées dans des laps de temps très courts (entre 20 minutes et 20 heures), souvent devant le public qui assiste ainsi à la genèse en accéléré du processus de création d'une pièce.Tout comme au bungee, le metteur en scène, les comédiens, les artisans se lancent dans le vide sans préparation ou presque et espèrent rebondir sous nos yeux ébahis.Le Théâtre del Farfadet, Momentum, le collectif La Langue à terre, certaines productions présentées au festival alternatif Fringe sont tous adeptes de cette technique.Les plus maniaques de ce sport intellectuel demeurent toutefois les organisatrices du Hasard fait bien les choses, Marie-Ève Gagnon et Claudine Raymond, présenté l'an dernier à Espace libre à deux occasions et dont le principe est terriblement simple : à la suite d'un tirage au sort, l'équipe doit prendre connaissance d'un court texte inédit, en distribuer les rôles, le mettre en scène, en monter les décors, les éclairages et l'atmosphère sonore (tous imposés par le hasard) pour enfin jouer la pièce, tout cela en 30 minutes.Natures sensibles, s'abstenir.Mardi prochain, les amateurs de théâtre extrême auront droit à une nouvelle édition du Hasard, dotée de quelques nouveautés, notamment la coproduction de l'événement avec Espace libre, qui lance également sa saison à l'occasion.« Cela nous permet à la fois de présenter certains des participants à nos productions et de travailler avec des gens avec qui on espère un jour collaborer », explique Diane Dubeau, directrice artistique de l'accueil chez Espace libre.Au cours de cette soirée hasardeuse, on verra ainsi les comédiens Violette Chauveau, Maxim Gaudette et Marie-Josée Forget ainsi que l'éclairagiste Matthieu Gourd, qui seront tous de Pension vaudou, mise en scène de Diane Dubeau et présentée à Espace libre en novembre.Pour sa part, le comédien Daniel Brière sera de la reprise de Transit section no 20, toujours à Espace libre, en mars 2001.D'autres artisans, dont le musicien Michel Smith et les dramaturges Dominick Parenteau-Lebeuf, Pascal Brullemans et Emmanuelle Roy seront également requis pour le Hasard.Au nombre des nouveautés, mentionnons également Les Défis de Stéphane, dont on ne sait rien encore sinon qu'ils mettront sur la sellette le maître de cérémonie de la soirée, le toujours sémillant Stéphane Crête.Et comment Diane Dubeau, qui en a vu d'autres, explique-t-elle l'engouement pour ce théâtre à chaud, dans le vide : « Je crois d'une part que le théâtre témoigne ainsi de l'influence qu'a eue sur nous la performance dans les années 70 et 80.D'autre part, et ça c'est plus triste, le manque d'argent en création oblige à ce genre de production, qui demande très peu de fonds.Enfin, je crois aussi que nous le faisons pour le vertige, le risque, le plaisir de tester notre métier, sans souci de la perfection à tout prix.» Nul doute que l'ô combien regretté Robert Gravel et sa Ligue nationale d'improvisation y sont également pour quelque chose.Or, comme le Hasard fait bien les choses, c'est à Espace libre dont Gravel fut une des âmes dirigeantes que se déroulera une autre soirée à haute teneur en improvisation.Mardi, le grand Robert devrait se pencher par-dessus ses nuages pour mieux suivre la chose.LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES, le 5 septembre, à 20 h 30, Espace libre, 1945, rue Fullum.Info : 514 521-4191.VENTE D'INVENTAIRE Les trésors du sous-sol Réduction jusqu'à50% Galerie Simon Blais 4521, rue Clark Montréal (Québec) (514) 849-1165 6LP1001D0902 d10 samedi 6LP1001D0902 ZALLCALL 67 01:03:51 09/02/00 B D 10 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 Disques Oasis synthetique n Premier album complet de materiel original issu du label de qualite Bombay, Shining Like Stars, du producteur et DJ Montrealais Miguel Graca (sous le pseudonyme Soulnotmind) etonne et rafraichit.Graca est un pionnier de la house montrealaise, ayant sorti des titres depuis le tout debut des annees 90, alors que la scene n'en etait qu'a ses premiers balbutiements underground.Et quelle maturite, quelle musicalite se degage de Shining Like Stars ! A l'image de sa pochette (representant des silhouettes de girafes devant un coucher de soleil), la musique invite a la revasserie.Les morceaux axes sur le plancher de danse (tel le succes Pineapple), matines d'influences latines, avec ses guitares acoustiques et ses sons de tambours, cotoient des titres au tempo plus lent qui conferent a l'ensemble une grande vivacite.Dans la tete de Graca, on jouerait du deep house dans l'Eden ; n'en tient qu'a vous d'ecouter sa musique dans votre afterhours favori ou dans le paradis de votre salon.HHHH SHINING LIKE STARS Soulnotmind (Miguel Graca) Bombay/Kosh Philippe Renaud collaboration speciale L'amour toujours.n Isabelle Boulay a deux grands talents.Le premier est naturel, il s'agit de sa voix, chaleureuse et posee.Le second est strategique : la belle sait bien s'entourer.Pour son quatrieme album .son deuxieme en moins d'un an .la chanteuse se paie encore le luxe des grosses pointures : pele-mele, Patrick Bruel, Richard Cocciante, Zachary Ric h a r d , F r a n c e d'Amour, Louise Forestier, Serge Lama ou le parolier de Bashung, Jean Fauque, lui ont cette fois ecrit des chansons.Entre vous et moi, on pourrait etre plus mal servi ! Moins country-folk et plus diversifie que son dernier album en studio, Mieux qu'ici-bas est un disque fait sur mesure pour les radios adultes.La main sur le coeur, la belle continue de chanter, l'amour qui fuit, l'amour qui fait mal, l'amour tout court et toutes les peines d'amour du monde sur un ton de confidence, de romantisme et de melancolie.Quelques arrangements bien penses, voire sophistiques (les violons somptueux sur la chanson titre, l'accordeon triste sur Nos Rivieres.) ajoutent de belles couleurs musicales au produit fini.En autant qu'on se sente concerne, le resultat se laisse ecouter confortablement.En toute objectivite, son meilleur disque.HHH 1.2 MIEUX QU'ICI-BAS Isabelle Boulay Sideral/Gam Jean-Christophe Laurence Enfin.n On l'aura attendu, ce deuxieme album signe Elastica.En tout, cinq grosses annees se sont ecoulees depuis la parution d'un premier compact qui avait fait chavirer l'univers rock au grand complet.Et maintenant, quoi de neuf pour ce groupe britannique ?Pas grand-chose.Ce qui est une excellente nouvelle, remarquez.Le son Elastica demeure ce savant melange d'influences, qui passent du rock au punk au post-punk sans probleme.Avec la voix irreverencieuse de Justine Frischmann ( miss brit-pop 1995, doit-on le rappeler), Elastica atteint la cible sans probleme, et des pieces savoureuses comme Generator, How He Wrote Elastica Man, Nothing Stays The Same ou Love Like Ours ne s'oublient pas si facilement.Une petite question, tout de meme : pourquoi avoir pris cinq ans pour fabriquer un album qui est a peu pres identique au precedent ?Bizarre.HHH 1.2 THE MENACE Elastica Atlantic/Warner Richard Labbe La fin d'un contentieux ?n Pendant un demi-siecle, ficeler le jazz moderne de violons, altos et violoncelles etait un acte suspect.Pour une majorite absolue de melomanes, cette pratique conduisait inevitablement a l'edulcoration.Or, la resurrection des grandes musiques instrumentales (du cote de la musique electronique) a fait fondre ce prejuge comme neige au soleil.Voila pourquoi le trompettiste-bugliste Roy Hargrove, arrangeur de D'Angelo pour son genial Voodoo, camarade de classe de Erykah Badu, jazzman ouvert sur la latinite cubaine, bopp virtuose de surcroit, vient de pondre son album with strings.Arrangements de Larry Willis, Gil Goldstein et Cedar Walton, standards majoritairement au menu.Le vieux contentieux entre jazz et cordes semble definitivement resolu ?Je ne dirais pas que cet album est exceptionnel, qu'il a la finesse des projets comparables du Quartet West (de Charlie Haden), mais il est inspire et, surtout, tres agreable a ecouter.Aucune impression de pompe ou grandiloquence ne se degage de Moment to Moment.Ca a de la classe, c'est soyeux, c'est tout.HHH 1.2 MOMENT TO MOMENT Roy Hargrove With Strings Verve Alain Brunet Platines : une histoire de guerre.n Et dans cette guerre musicale, les allies sont scratcheurs.Le collectif The Allies reunit six des meilleurs turntablists de l'Amerique du Nord : le champion parmi les champions DJ Craze, Develop, J-Smoke, Spictakular, Infamous et notre propre fantassin de cette discipline, A-Trak.Leur premier EP, D-Day, sorti sur le label experimental Asphodel, nous entraine au front, avec des titres en solo (l'impressionnante performance de A-Trak sur All Hail to my Hands) ou en formation groupee (surveillez Live Session I, enregistre en concert).Tant de scratches, de flares, de crabs et autres tours de passe-passe sur vinyle auraient pu paraitre bien arides pour l'oreille non avertie, mais les Allies font preuve d'un interet musical qui surpasse la technique de l'execution.On y retrouve de tres bonnes idees au niveau des echantillons et de la rythmique qui parviennent ainsi a former un ensemble de pieces captivant.Devant tant de talents et de creativite, on ne peut que capituler.HHH 1.2 D-DAY The Allies Asphodel/Outside Philippe Renaud collaboration speciale Vaguelette indienne.d'ici n La vague indienne a deferle sur la communaute electronique il y a deux ans (Talvin Singh, Badmarch & Sri, ADF, State of Bengal, etc.), la contribution montrealaise a cette mouvance ne se limite plus a DJ Ram : Hadji & LMO viennent de lancer Indian style sur Wikkid, nouveau label etabli au 6284 de la rue Papineau.Du cote des hebdos anglos, on s'est deja pame.Dans la mouvance electronique a coloration indienne, Hadji & LMO preconisent un son baraque, un son qui defonce a tel point que leurs promoteurs les comparent au Chemical Brothers.Rien de moins.Les epices sont fortes effectivement : rythmes drum'n'bass, break beats, reverberation, sons de syntheses, extraits de musiques de films de Hollywood .etablie a Bombay, cette puissante industrie cinematographique rayonne sur l'Inde et l'Asie entiere, en emane aussi une impressionnante production musicale.Du travail interessant et dynamique, en somme, mais il n'y a vraiment pas de quoi crier au genie.HHH INDIAN STYLE Hadji & LMO Wikkid Records Alain Brunet Ca accroche ! n Les quatre mecs de Lefty possedent beaucoup d'energie.On a manifestement fabrique cette galette la pedale a fond, les poings en l'air, sans jamais prendre une petite seconde de repos.Ici, les guitares se font mordantes, les rythmes rapides, les refrains contagieux.C'est vrai, le resultat a un petit gout de dejaentendu ; plus on ecoute et plus on a l'impression d'avoir jadis repere ces accords quelque part dans le livre de la power-pop, preuve que Lefty ne s'abreuve pas a la grande fontaine de l'originalite.Et puis apres ?Il y a sur ce compact 13 petites bombes, dont l'excellente Girls, qui aurait peutetre ete le tube de l'ete si la chose avait ete lancee un peu plus tot.Sans l'ombre d'un doute, voici l'oeuvre d'un band allume, solide aussi, dont les melodies accrochent presque autant que Turner Stevenson.Ce n'est pas rien.HHH LEFTY Lefty Interscope/Universal Richard Labbe Creme blanche comme nos nuits n Yul records, derniere organisation musicale a vouloir percer le marche de la musique electronique, livre sa premiere compilation en conjonction avec l'evenement Cream, qui aura lieu dans la nuit de dimanche a lundi.Max Graham, expatrie britannique recemment embauche comme DJ resident au Sona, a l'honneur de donner le coup d'envoi aux compilations du nouveau label.Le bonhomme illustre bien a quoi ressemble le trance, version 2000 : un alliage eparse de breakbeats et de house progressif (deployes dans cet ordre sur l'album) et nappes d'une epaisse sauce de synthes atmospheriques.Mais Graham n'a pas gagne son poste au Sona pour rien : son mix est impeccable, toutes les pieces (de BT, Graham lui-meme et plusieurs autres) se fondant ensemble en un album tres entrainant.De la musique pour les jambes, qui vous donnera le gout de passer des nuits blanches.HHH CREAM MIXE PAR.Max Graham Yul Records/Kosh Philippe Renaud collaboration speciale Tres ordinaire.n Le Gros Pierre, personnage de la chanson Ordinaire (et compositeur de la musique de ce grand classique de Charlebois), n'avait pas endisque depuis 25 ans.Le batteur Jean- Francois Paradis et le contrebassiste Pierrot Paradis l'accompagnent dans le cadre du Gros Pierre Trio et signent la production de cette.bande-maquette.Car il s'agit la d'un disque inacheve.Pierre Nadeau n'est pas un vilain jazzman, pourtant.Parlons meme d'un pianiste aguerri qui a marque sa generation a l'epoque ou il fut un membre-cle du Jazz libre du Quebec .sans compter L'Ostid'show et le Ville-Emard Blues Band.Mais voila, ses ballades et blues, standards (Misty, My Funny Valentine, All Blues, Round'Midnight, etc.) et compositions originales (Ordinaire, Blue Pill Blues, One More Beer, etc.) sont vraiment mal servis par cette production.De ses impros se degagent une liberte, une maturite et un gout evidents, mais.pourquoi avoir utilise un piano qui sonne carrement la cacane ?Pourquoi n'avoir pas reflechi davantage a la souplesse et la cohesion de l'ensemble ?Considerons donc ce double CD comme une seance de rechauffement.HH BALLADES ET BLUES Gros Pierre Trio Achat sur Internet www.grospierretrio.com Alain Brunet La saxophoniste-flutiste Jane Bunnett, frequente Cuba depuis 1982.Cuba, on ne le dira jamais assez, c'est beaucoup plus que le Buena Vista Social Club , dit-elle.On la voit ici en compagnie de son mari Larry Cramer, dans une scene du film Spirits of Havana.L'ame cubaine de Jane Bunnett ALAIN BRUNET Aux abords du parc Algonquin, Jane Bunnett possede un chalet de bois rond que son grand-pere a construit au debut du siecle precedent.Elle s'y rend regulierement pour decrocher.Elle y medite, improvise, cree, compose, amorce les nombreux projets de jazz qu'elle fait rayonner a travers la planete.La Torontoise y accorde aussi des interviews telephoniques avant de foncer vers Montreal pour le weekend.Avec son trompettiste de mari (Larry Cramer) et un personnel composite de musiciens torontois et habaneros, elle se produira ce soir au Upstairs.Calor en perspective Mais d'abord, une bonne dose de paix dans la nature ontarienne.Mes collegues cubains n'aiment pas venir ici.Ils detestent les moustiques, les couleuvres, les ecureuils.De loin, ils preferent la plage ! confie Bunnett en ricanant.C'est pourquoi la saxophoniste (soprano) et flutiste prefere enregistrer sur la plus influente des iles de la Caraibe plutot que dans son chalet de bois rond.La jazzwoman frequente Cuba depuis 1982.Aux cotes de Larry Cramer et de musiciens latins de tres haut niveau (le pianiste Hilario Duran, le batteur Dafnis Prieto, etc.), elle y a enregistre sept disques.En 1992, elle a fait Spirits of Havana, un album qui lui a permis de decrocher le Juno du meilleur enregistrement world.Depuis, elle et son mari ont tourne avec plus de 40 musiciens cubains.Paru il y a quelques semaines, Ritmo + Soul (etiquette Blue Note) est selon plusieurs son plus bel accomplissement de facture latin jazz.Musiques traditionnelles et sacrees (santeria) se fondent admirablement dans cejazz dont elle assure la direction avec son homme.Je suppose, dit-elle, que le dernier disque d'un artiste est toujours celui qu'il prefere, mais nos albums ont chacun leur importance.D'une certaine facon, Ritmo + Soul a draine plus d'attention a cause de l'interet accorde a la musique cubaine depuis l'avenement du phenomene Buena Vista Social Club.Avant, nous avions de serieux problemes de distribution.Cela dit, il ne faut pas exagerer : la musique que nous faisons ne suscite pas d'engouement majeur.C'est du jazz, apres tout , ironise-t-elle en riant de nouveau.La petillante musicienne n'est pas exclusivement connectee sur la culture cubaine, faut-il rappeler.J'ai toujours emprunte deux sentiers.L'un est latin jazz et l'autre s'inscrit dans la mouvance du jazz contemporain .incluant des projets realises entre autres avec le regrette pianiste Don Pullen ou le saxophoniste Dewey Redman.Pendant plusieurs annees, ces sentiers sont restes paralleles, mais j'esperais que les deux finissent par se rencontrer.C'est ce qui, je crois, s'est produit avec Ritmo + Soul.Pour ce nouveau disque, nous avons ecrit du materiel original en plus de nous inspirer de melodies traditionnelles.Nous avions le sentiment d'etre arrives a un point ou nous pouvions accomplir un tel projet, car les melodies et rythmes cubains faisaient vraiment partie de nous.Dans bien des cas, nos disques realises a Cuba reproduisaient des chants traditionnels que nous reharmonisions a des fins d'improvisation jazz.Dans le cas du nouveau disque, les melodies, harmonies et rythmes ont ete concus dans un meme bloc.Jane Bunnett croit, par ailleurs, que cette facon de faire sied parfaitement au profil des musiciens avec qui elle travaille.Dans ces conservatoires (qui sont, a mon sens, les meilleurs de l'Amerique latine), on apprend la musique traditionnelle cubaine en plus de maitriser rigoureusement la musique classique europeenne.Toute cette connaissance accumulee par les jeunes artistes cubains nous donne d'enormes possibilites.La passion qu'eprouve le couple Bunnet- Cramer pour Cuba culmine dans un film documentaire de 90 minutes realise par Peter Starr pour l'Office National du Film.D'une qualite comparable au film de Wim Wenders sur le Buena Vista Social Club, Spirits of Havana met en scene la communion des artistes canadiens avec des musiciens traditionnels issus de quatre villes cubaines .La Havane, Matanzas, Cienfuegos, Camaguey.Ainsi, le trompettiste et la saxophonisteflutiste se retrouvent aux mythiques studios Egrem de La Havane avec des legendes vivantes telles le chanteur Bobby Carcasses ou le percussionniste Tata Guines.Plus tard, dans l'arriere-pays, on les voit s'ebaudir avec des formations telles Los Munesquitos de Matanzas, Los Naranjos ou Desandann.Spirits of Havana sera, d'ailleurs, projete aujourd'hui au Cinema Parisien 3 a 14 h et demain a22 h 40.Nous allons surement jouer de la musique du film, en plus de ce que nous avons presente l'ete dernier au FIJM (sur une scene exterieure) , annonce en outre l'interviewee.Disque, film, concert.La totale, en quelque sorte.Je souhaite que mes concitoyens puissent un jour saisir toute la richesse de la musique cubaine.Cuba, on ne le dira jamais assez, c'est beaucoup plus que le Buena Vista Social Club.Cette societe est incroyablement sophistiquee ; ce pays a vraiment mis l'emphase sur la culture et l'education.Et la musique est un stimulus tellement important pour le peuple cubain, une priorite en soi. 6LP1101D0902 D-11 samedi - 6LP1101D0902 ZALLCALL 67 01:00:09 09/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 D 11 Festival Cream Max Graham, le nomade numérique ALAIN BRUNET Max Graham correspond parfaitement à l'idée qu'on se fait du nomade en cette ère numérique.Ce garçon a eu la chance de grandir à différents points du globe.D'origine britannique, il a vécu en Espagne, à New York , Los Angeles, Ottawa, Toronto, Vancouver.Paradoxalement, c'est dans la palpitante capitale canadienne (.) qu'il s'est découvert une vocation de DJ.Quelques années plus tard, Max Graham est reconnu comme un pionnier de la house progressive au Canada.Deux de ses titres sont actuellement joués de par le monde: Love The Bomb (étiquette Sunkissed) et Badkraft (étiquette Hope).Il ratisse la planète Israël en septembre, Australie et Hong Kong en octobre.C'est dire que Max Graham a la cote.À tel point que les producteurs du festival Cream lui ont confié la tâche de remixer la compilation Cream CD2 afin de commémorer cette édition de l'an 2000.Qui plus est, l'homme officiera aux platines du Stade olympique dans la fameuse nuit de dimanche à lundi, point culminant de Cream comme on le sait \u2014 il compte « spinner » de 0h30 à 2h30.D'origine britannique, le DJ ?Au bout du (sans) fil, pas la moindre trace d'accent.« Je l'ai rapidement perdu », reconnaît- il, cellulaire collé sur le tympan.« Lorsque j'ai déménagé à New York, alors que j'avais douze ans, les étudiants de mon école ont eu tôt fait de ridiculiser cet accent.que je me suis efforcé de perdre rapidement.Certes nomade, le Graham, mais très attaché à son pays d'adoption.Sans qu'on l'y incite, il se livrera à un vibrant plaidoyer pour l'unifolié.« Puisque ma carrière a démarré au Canada, je considère que mes racines s'y trouvent désormais enfouies.J'adore ce pays, la mentalité y est beaucoup plus proche de l'Europe que des USA.» Après avoir vécu quelques années à Toronto, Max Graham s'est réinstallé à Vancouver, question de se concentrer sur ses propres enregistrements.Son premier album solo devrait être lancé au printemps 2001.« J'ai trop d'amis en Ontario, il me fallait éviter toute distraction.J'ai donc adopté Vancouver, car je n'y connaissais personne.Le nationalisme canadian de Max Graham, aurons-nous remarqué cependant, ne rejaillit pas dans sa musique.Nous n'avons pas affaire à Stompin' Tom, tout de même ! « Ma musique, corrobore-t-il, n'est pas particulièrement canadienne.Si tu es un artiste international, ton lieu d'origine a de moins en moins d'importance.Lorsque je travaille en Angleterre, par exemple, le public ne se soucie pas de l'origine du DJ.D'où provient Carl Cox, au juste ?Où habite- t-il actuellement ?Who cares ?« En même temps, un son distinct se dégage de la club culture de chaque grande ville.Les habitués devineront rapidement que Laflèche provient de Montréal, par exemple.Jusqu'à un certain point, cette identité est importante, mais plus un artiste voyage, moins sa région d'origine ne compte.C'est le cas de Laflèche, notamment.» Max Graham refuse de s'enfermer dans une chapelle, c'est pourquoi il préconise une approche progressive.« En tout cas, je préfère être associé à l'étiquette progressive qu'à celle de la trance.La trance est devenue très formule, trop évidente.Tous ses protagonistes s'imitent mutuellement, cette musique est devenue un immense cliché.J'essaie donc de m'en éloigner.Je me plais davantage à citer toutes sortes de styles même si mes références principales sont trance et house.Par exemple, j'aime superposer quelques breakbeats, j'aime la tech-house, la progressive house et la techno.J'aime mélanger toutes ces références.« Je ne veux donc pas être étiqueté, mais je sais que c'est inévitable.Chose sûre, j'aime une musique pleine de petits détails qui agissent sur les émotions et l'intellect.J'aime une musique qui nourrit, quoi ! Chacun de mes sets est un itinéraire qui comporte des combats et des tensions que je m'efforce de résoudre en fin de parcours.En ce qui a trait au Cream CD2, Max Graham dit avoir tout simplement sélectionné les pièces qui l'ont le plus branché.« J'ai essayé de présenter une certaine diversité.Par exemple, les deux dernières pièces, de BT et James Holden, sont plutôt douces alors que les premières, de Deep Cover et Azzido da Bass (Dooms Night remixée par Timo Maas) sont, au contraire, beaucoup plus denses et comportent des breakbeats.» Max Graham, en fait, savait à qui il s'adressait.« J'ai toujours gardé en tête que je m'adressais d'abord au public montréalais en réalisant cette compilation.Je me suis sans cesse remémoré les sets que j'ai moi-même présentés au Stereo, au Sona, à l'événement Swirl.Car Montréal est vraiment différente des autres villes canadiennes.Cette ville comporte une grande tradition de nuits festives.« Plus qu'ailleurs au Canada, les amateurs de musique électronique y apprécient différentes musiques, ils sont ouverts à différents styles.À Vancouver, Calgary ou Toronto, les goûts des fans sont plus évidents.À Montréal, on laisse à un DJ le soin d'aller plus en profondeur.J'ai toujours pensé que l'auditoire montréalais était le plus exigeant, mais il m'a toujours comblé.» Ne soyez donc pas surpris si Max Graham s'établit à Montréal dans un avenir rapproché. 6LP1201D0902 D12 -arts 02 sept.6LP1201D0902 ZALLCALL 67 18:03:36 09/05/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 Expositions Histoire de goûts 58726-ARTS Not Found 58726-ARTS JENNIFER COUËLLE Goûter.Louise Viger y voit.Avec une langue, immense, des chaises pour l'assistance et un ange en chocolat.Deuxième en liste d'une série de sculptures qui explorent les sens, L'Ogre et le Connaisseur vous plonge tout de go dans le vif du sujet.En pleine cavité.En place au Musée d'art contemporain depuis mercredi, cette expoinstallation est un peu comme une illustration 3D pour un conte sagement fantastique sur le goût.Étrange, mais pas trop.Formellement au poil.Elle fait suite à Zéphyr, métaphore du toucher, lui.Amorcée en 1997, cette série, expliquait très franchement en conférence de presse l'artiste, «s'est imposée devant le deuil.Devant la perte de personnes chères.Les sens, poursuit-elle, sont notre moyen de vivre et de survivre.Ils sont notre prise sur la vie, et je voulais faire un pas pour les cerner.» Un vote, donc, pour l'intelligence sensorielle.Dans ce cas-ci, elle se résume élégamment à trois éléments et beaucoup d'ellipses.Dans la pénombre d'une vaste salle, une langue rouge et translucide, une très grande langue rouge et translucide (il a six pieds, le muscle!) se dresse comme une queue de baleine hors mer.Comme le creux d'un dos, aussi, prolongeant des fesses, comme un pénis, bien sûr, et tra la la les jolies choses.Bien en poste au centre de la pièce, cette forme en résine de polymère, qui mime le sucre d'orge dans lequel, pour des raisons techniques, elle n'a pu être coulée, a pour entourage.des chaises!?Une projection, en fait, qui tout autour des cimaises dessine en blanc un motif courbe, une manière de vague, à partir d'un emboîtement horizontal de silhouettes géométriques.Des petites chaises bien carrées.Le tracé est savant, l'effet est doucement spectaculaire et le lien, lui, n'est pas à faire.Du moins, pas directement.Un peu de formalisme, mettons, pour camper toute cette suggestivité.Pour casser l'anecdote, peut-être.Pour dérouter.Et puis, bon, puisque l'ambiguïté fait travailler l'imaginaire.Dans l'antichambre, par contre, l'ambiguïté s'affiche tout autrement.Sa forme, complexe et aboutie, fascine.Dans les hauteurs d'un mur moutarde, un petit personnage au visage écrasé, aux ailes brisées et aux jambes mi-colonnes mi-piliers étonne par le sentiment d'incertitude qui s'en dégage.Un petit ange mal barré en train de se transformer en pierre?L'histoire ne le dit pas.Mais à y voir de plus près, cet ange est en bonbon.Du chocolat blanc coulé par strates et sculpté de manière à suggérer le marbre, son poids, son épaisseur, sa porosité.La cerise qui fait l'expo.Qui vous ramène à l'objet, à ses qualités inhérentes.Qui vous fait oublier le concept un peu plat de cette aventure du goût où, comme l'indique le titre L'Ogre et le Connaisseur, il est question à la fois de sa dimension sensorielle et esthétique.Du rapport à la nourriture et de la notion de bon goût.«L'ogre, dit Louise Viger, c'est un peu l'artiste dans sa boulimie de créer et le connaisseur, c'est le musée.» On peut tout de même espérer être éclairé par la lecture du catalogue qui accompagne l'exposition.Disponible à la librairie du MAC d'ici quinze jours, il sera officiellement lancé au musée le 4 octobre, suivi d'une conférence, à 19h, par l'historien Jacques Lacoursière.Le titre?L'histoire de la gastronomie au Québec.Et voilà la boucle bouclée.L'OGRE ET LE CONNAISSEUR de Louise Viger, Musée d'art contemporain de Montréal, jusqu'au 29 octobre.Info: 514 847-6226.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND , La Presse La sculpteure Louise Viger au coeur de sa «bouche» L'Ogre et le Connaisseur.Missing files that are needed to complete this page: 58726-ARTS La Presse 2 septembre 2000 Page D13 manquante 6LP1401D0902 D-14 samedi - 6LP1401D0902 ZALLCALL 67 01:01:06 09/02/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 Chanson ÉCOLES Adamo, encore et encore JEAN BEAUNOYER Celui que Jacques Brel surnommait « le tendre jardinier de la chanson » n'a plus 20 ans et pourtant, il tourne encore et encore.Salvatore Adamo célébrera bientôt ses 57 ans et après avoir vendu plus de 80 millions de disques dans le monde, on a décidé, récemment, de mettre sur le marché une compilation de 36 de ses grands succès.En peu de temps, cette compilation intitulée Adamo d'amour s'est retrouvée en bonne place sur les palmarès.Un succès qui a incité plusieurs producteurs montréalais à inviter Adamo à se produire en tournée au Québec.Finalement, Adamo a accepté l'invitation et reviendra au Québec, après une absence de huit ans, au mois d'avril.« Rien ne m'a plus touché que d'apprendre que des jeunes de 16 ou 17 ans découvrent mes premières chansons et s'intéressent à ma carrière.Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable : pendant de nombreuses années, je n'ai pas fait de tournées en France parce qu'on était resté accroché à l'image de jeune chanteur romantique naïf que je projetais à mes débuts.J'ai senti ce courant qui ne m'était pas nécessairement favorable et j'ai beaucoup chanté au Japon, en Allemagne et dans les pays du Moyen-Orient.» Adamo a enregistré des albums dans six langues et a obtenu des succès dans une douzaine de pays.Doué pour les langues, Adamo aurait été professeur de langues germaniques s'il n'avait pas été chanteur.Il a d'ailleurs failli tout abandonner à ses débuts alors que ses trois premiers albums ne semblaient intéresser personne.« Mon père qui n'était pas d'accord avec mon choix de carrière au début, m'a finalement encouragé à aller jusqu'au bout et est devenu mon manager.Il a été le meilleur manager que j'ai eu et il a cru en moi.» Avec raison d'ailleurs puisqu'il est devenu, durant les années 60, la plus grande vedette de la chanson en Europe.Ce fut la période d'or d'Adamo.On le retrouvait à la une de tous les magazines français, on le célébrait dans de nombreux fan-clubs et à 20 ans, il était l'idole d'une génération en compagnie de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, France Gall et Sheila.Pourtant, il n'avait rien de rock, rien de délinquant ou si peu.Une carrière sans histoire Avec les années, Adamo s'est rangé, a élevé une famille tout en enregistrant régulièrement des albums.Il a connu une carrière sans histoire, sans scandales et a vendu assez de disques pour vivre confortablement.Au début de la quarantaine, il a été victime d'une défaillance cardiaque qui l'a surpris, lui qui n'a jamais fumé et qui pratiquait tous les sports.Immobilisé pendant un certain temps, il a écrit un recueil de poèmes, Le Charmeur d'océan avant de reprendre le chemin des studios et des tournées.« Pendant toutes ces années, j'ai été un père absent et j'ai abusé de la compréhension de mes enfants.J'ai un fils de 31 ans, Antoni, qui a débuté en musique et qui est devenu pilote.Il a la même voix que moi, le même physique, mais il a le tempérament de sa mère.J'ai également une fille de 21 ans, Mélanie, et un fils de 20 ans, Benjamin, qui est surdoué en musique.Il est chanteur, batteur et guitariste dans trois groupes heavymetal.Ce sont les êtres les plus précieux de ma vie et j'aurais aimé les voir grandir.C'est le prix que j'ai eu à payer.» Adamo n'est cependant pas nostalgique et ne parle pas de la belle époque de la chanson française.« Les enfants de Brel et de Brassens sont encore là et font de la belle musique.Les Cabrel et Souchon ont des choses à dire et ont établi un lien avec leur public.Moi, j'ai encore des choses à dire et j'ai envie d'écrire des chansons qui reflètent les préoccupations d'un homme de mon âge.Je travaille pour l'UNICEF et cela m'amène à voyager et à prendre conscience des problèmes de violence qui persistent dans le monde.J'ai déjà écrit des chansons sur les déchirements de la Yougoslavie, sur les gens qui abusent des enfants, sur les fils qui quittent les parents.Mais il y a toujours l'amour qui revient et qui nous garde jeune.» Adamo travaille actuellement à l'écriture d'un roman dont le titre pourrait être Et paisible coule La Haine (le nom de la rivière de son enfance).Il reprend également les tournées en France et réclame pour le jeune public le droit à la naïveté.Il ne lui reste plus qu'à convaincre les stations de radio.A teliers d'écriture Denise Neveu I des «mammas» aux Mayas de l'autobiographique au transculturel mardis soirs - octobre et novembre I événements d'écriture primitive 30 septembre, 29 octobre et 25 novembre inscription à la journée (70 $) I week-end Création en relation région Magog - les 14 et 15 octobre (514) 598-5210 Inscription d'automne Portes ouvertes le samedi 9 septembre de12hà15h vitrail calligraphie céramique poterie sculpture peinture dessin aquarelle joaillerie 6LP1501D0902 D15 sam.(Arts) 6LP1501D0902 ZALLCALL 67 01:00:35 09/02/00 B LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 D 15 A l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montreal H2Y 1K9 Theatre THEATRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Des mer., 20h, Droits d'auteurs, de Donald Margulis.Mise en scene de Francois Barbeau.Trad.de Michel Dumont.Avec Francoise Faucher et Markita Boies.THEATRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine E.) L'Odyssee, d'apres Homere.Adapt.d'Alexis Martin et Dominic Champagne.Avec Francois Papineau, Pierre Lebeau, Dominique Quesnel, Sylvie Moreau, Guillaume Chouinard, Julie Castonguay, Claude Despins, Norman Helms, Andre Barnard, Pierre Benoit, Ludovic Bonnier, Jean Robert Bourdage, Michel-Andre Cardin, Eric Forget et Jacinthe Lague: 10h.Jusqu'au 9 septembre.THEATRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Maudite Machine, de Abla Farhoud.Mise en scene de Louise Laprade.Avec Nicole Leblanc.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; le 10 septembre a 15h.Jusqu'au 16 septembre.THEATRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Des jeu., 20h, Je suis une mouette (Non, ce n'est pas ca), inspire de La Mouette, d'Anton Tchekhov, concu et mis en scene de Serge Denoncourt.Avec Annick Bergeron, Denis Bernard, Luc Bourgeois, Jean-Francois Casabonne, Suzanne Clement et Monique Miller.THEATRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Des mar., 20h, Malina, inspire de l'oeuvre de Ingeborg Bachmann.Mise en scene de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux, Denis Gravereaux, Pierre Hupin, Patrice Gagnon, Bernard Meney, Gaetan Nadeau, Gilles Simard, Guy Trifiro, Francois Trudel, Jean-Manuel Vita.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Mar., 20h30, Le hasard fait bien les choses, une idee originale de Marie-Eve Gagnon et Claudine Raymond.Avec Daniel Briere, Marie-Josee Forget, Maxim Gaudette, Violette Chauveau, Diane Dubeau, Josee Roussy, Michel Smith, Sheila Couture, Matthieu Gourd, Pascal Brullemans, Dominick Parenteau-Lebeuf et Emmanuelle Roy.LA LICORNE (4559, Papineau) Des mar., 20h, Trick or Treat, de Jean Marc Dalpe.Mise en scene de Fernand Rainville.Avec Frederic Blanchette, David Boutin, Pierre Curzi, Jean Marc Dalpe et Maxime Denommee.THEATRE ST-SAUVEUR (22, Claude, St-Sauveur-des-Monts) Villa Salsa, de John Chapman et Michael Perywee.Adapt.et mise en scene de Claude Maher.Avec Claude Michaud, Michele Deslauriers, Guy Jodoin, Nicole Filion, Harry Standjofski, Yves Corbeil, Caroline Lavigne et Sylvie Boucher.Du mar.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h30.THEATRE LE CHANTECLER (hotel le Chantecler, Ste-Adele) Auj., 20h30, La Surprise, de Pierre Sauvil.Mise en scene de Louis Lalande.Avec Christine Lamer, Louis Lalande, Marianne Moisan, Fernand Gignac et Arlette Sanders.THEATRE STE-ADELE (1069, boul.Ste-Adele, Ste-Adele) Un cadeau du ciel, de Marshall Karp.Adapt.de Michel Forget.Mise en scene de Louise Latraverse.Avec Beatrice Picard, Isabelle Drainville, Michel Charrette, Mireille Metellus et Manuel Tadros.Du mar.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h30.CABARET-THEATRE (Ste-Marguerite-du-Lac-Masson.Tel.(450) 228-8808).Auj., 19h et 22h, Une chance sur un million, de Norm Foster.Trad.et adapt.de Josee La Bossiere.Avec Marie-Chantal Perron et Stephane Jacques.THEATRE DU CLUB BELLERIVE (St-Athanase d'Iberville.Tel.(450) 347-4499 ou (514) 529-4656).Auj., 20h30, Les Vies paralleles, comedie de Marc Edgar.Mise en scene de Nathalie Costa.Avec Luc Charest, Nathalie Costa, Marc Edgar et Pascale St-Jean.THEATRE D'EASTMAN (salle Marjolaine Hebert, Eastman).Auj., 19h, Les Quatre Cents Coups, de Michel Duchesne.Mise en scene de Louis Champagne.Avec Gilles Pelletier, Francoise Graton, France Arbour, Edgar Fruitier et Louis Champagne.Au piano: Anthony Rozankovic.CENTRE DES ARTS DE SHAWINIGAN (2100, boul.des Hetres, Shawinigan.Tel.(819) 539-6444) Auj., 20h, La croisiere ca m'use, de Normand Lachance.Choregraphies de Nancy Loof, Jamie Cooper et Rick Sttots.Avec Sylvie Legault, Yves Senecal, Jean-Luke Cote.THEATRE D'EASTMAN (55, chemin du Theatre, Eastman) Auj., 19h, Les Quatre Cents Coups, de Michel Duchesne.Mise en scene de Louis Champagne.Avec Gilles Pelletier, Francois Graton, France Arbour, Edgar Fruitier, Louis Champagne et au piano: Anthony Rozankovic.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Communaute electroacoustique canadienne.MUSEE DES BEAUX-ARTS Mer., 12 h 15, Genevieve Martineau, violoniste, et Emmanuelle Beaulieu-Bergeron, violoncelliste.ORATOIRE SAINT-JOSEPH Mer., 20 h, Raymond Daveluy, organiste.Suite du 2e ton (Clerambault), Quatuor (Marchand), deux extraits de la Messe pour les paroisses (Couperin), Tierce en taille (Grigny), Toccata et Fugue BWV 565 (Bach), Suite no 33 de L'Orgue mystique (Tournemire), Andante cantabile de la 4e Symphonie et Toccata de la 5e Symphonie (Widor).CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE Jeu., 19 h 30, Yehonatan Berick et Jonathan Crow, violonistes, Neal Gripp et Douglas Mc Nabney, altistes, Antonio Lysy et Brian Manker, violoncellistes.Quatuor no 2 (Lettres intimes) (Janacek), Duo pour violon et violoncelle (Kodaly), Sextuor a cordes (Schulhoff).MUSEE D'ART CONTEMPORAIN Ven., 20 h, L'Enfant des glaces, (Zack Settel).Mise en scene: Pauline Vaillancourt.Chants Libres.Jusqu'au 23 sept.ECOLE VINCENT-D'INDY Ven., 20 h, Jacinthe Thibault, soprano, Chantal Scott, mezzo-soprano.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adele) Auj., 20 h, Benoit Loiselle, violoncelliste, et Francois Zeitouni, pianiste.Schumann, Beethoven, Brahms.Varietes CABARET DU CASINO DE MONTREAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun, mar.Jusqu'au 24 septembre.Supplementaires les 12, 19 septembre, 3 et 4 octobre.PLACE DES NATIONS (parc Jean-Drapeau) Auj., des 18h30, Less Than Jake.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Jeu., 20h30, Jorane.CAFE CAMPUS (57, Prince-ArthurE.) Mar., 20h, concours Polliwog, avec Divinity, Witz et Gou-H.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 21h, Chico Cesar et Rita Ribeiro.Auj., 21h, Fiuser Swarm Amok; lun., 20h30, Stephen Barry Blues Band; mar., 21h, Erratik Soul.LE LAURIER (5141, St-Denis) Auj., 22h, Something Blue; lun., 22h, la Mutinerie.BOITE A MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h30, Serge Lachapelle et Eric Desranleau.CAFE LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 22h, Dobacaracol; lun., 18h, atelier de jazz pour debutants par Tom Levitt; mer., 21h, Angeli Pacis; jeu., 21h, Carol Cyrenne.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dim., 20h, soiree flamenco; 22h, Beat in Fraction.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Trio Sonia Johnson; dim., 22h, Skip et Tim.LA PETITE BOITE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Leandre en trio.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Red Roosters.P'TIT BAR (3451, st-Denis) Auj., 22h, soiree Brassens avec Jean Viau et les Copains d'abord: dim., 21h, soiree Jacques Dutronc avec Alain Legault; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Jacques Rochon.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Mer., 21h, Alaska et ses invites.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., des 20h, Mario Fredette et Alain-Francois.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj.et dim., des 20h, Gilbert Lauzon et le groupe Felix Leroux.CAFE SARAJEVO (2080, 2.3Clark) Auj., 22h, les Gitans d'Osman; mar., 21h, Andrew Sweeney.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Jane Bunnett et The Spirits of Havana; lun., Vanesa Rodrigues: des 21h.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 21h, Hautes Tensions 2001; 23h, Head Scan et Aeki.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj.et dim., 21h, groupe The Prisonners.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., Shane Murphy; dim., Open Mike: des 21h.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., 22h, Bull Frog.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj., des 21h, Bluemud's Juke Jumpin' Blues.A L'ECART (245, St-Jean, Longueuil) Ven., 20h, Ines Canepa.THEATRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Jeu., 20h, Alain Caron.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Francois Massicotte; dim., 20h30, Steeve Diamond.CAFE DU VIEUX CLOCHER DE MAGOG (84, Merry N., Magog) Auj.et dim., 21h, Yannick St-Arnaud.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Patrick Huard.BOURBON STREET (2045, route 117, Ste-Adele) Dim., des 14h, The Tea Party, I Mother Earth, Rubberman, Wild Strawberries, Oliver Haze et Venus3.CHAPITEAU ST-SAUVEUR (246, chemin du Lac Millette, St-Sauveur) Auj., 20h30, Mario Jean.Expositions MUSEE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Oeuvres-phares et acquisitions recentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et Francois Sullivan, Marcelle Ferron et Louise Viger - l'Ogre et le connaisseur.Du mar.au dim., de 11h a 18h; mer., de 18h a 21h.MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL (pavillon Jean-Noel Desmarais) Auj.et dim., de 11h a 18h, exposition Terrain de jeux artistiques, De Boucher a Vuillard: dessins de maitres francaise de la collection de Mme Marjorie Bronfman.Du mar.au dim., de 11h a 18h.De Renoir a Picasso: chefs-d'oeuvre du Musee de l'Orangerie.Du lun.au dim., de 10h a 19h; mer., jusqu'a 21h.MUSEE MARC-AURELE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Edmond J.Massicotte, artiste dessinateur.Du mar.au dim., de 11h a 17h.POINTE-A-CALLIERE - MUSEE D'ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTREAL (350, place Royale) Exposition 1690 - L'Attaque de Quebec.Une epave raconte.Du mar.au ven., de 10h a 17h; sam., dim., de 11h a 17h; jusqu'a 18h en aout.Jusqu'au 24 septembre.MUSEE DE LA POUPEE (105, St-Paul E.) Exposition Poupees et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h a 18h.MUSEE DU CHATEAU DUFRESNE Exposition A.Laliberte au Chateau.Du jeu.au dim., de 10h a 17h.Jusqu'au 24 septembre.MUSEE DU CHATEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition De l'utile a l'agreable, le Jardin du Gouverneur.Tous les jours de 10h a 18h.Jusqu'au 2 octobre.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles) Auj.et dim., de 10h a 17h, exposition L'Empreinte du temps.MUSEE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiecle@amccord, Simplement Montreal: coup d'oeil sur une ville unique et Play- Ball Montreal, cent ans de baseball au Quebec.Du mar.au ven., de 10h a 18h; sam., dim.de 10h a 17h.MUSEE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Cols et manchettes de dentelle, Arts anciens et traditions artisanales du Quebec et Trois pays dans une valise.Des ven., exposition L'Industrie aerospatiale a Montreal - de ses debuts a aujourd'hui.Du mer.au dim., de midi a 17h.MUSEE DE LACHINE (110, chemin de La Salle, Lachine) Exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.Du mer.au dim., de 11h30 a 16h30.Jusqu'au 15 octobre.(boul.St-Laurent, section Milton a Prince-Arthur) Mer., de 22h a 6h, happening en arts visuels dans la rue.(4895, St-Laurent) Exposition Les Chaises.Jusqu'au 30 septembre.ARCHIVES NATIONALES DU QUEBEC (535, av.Viger E.) Exposition Fleuve, ile, montagne: Montreal vu des Archives nationales du Quebec.Jusqu'au 1er octobre.BIBLIOTHEQUE NATIONALE DU QUEBEC (1700, St-Denis) Exposition Panorama 1999, estampes et livres d'artistes.Lun., au ven., de 9h a 17h.Jusqu'au 16 septembre.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition L'Idee de la grande ville: l'architecture moderne d'Europe centrale 1890-1937.Du mar.au ven., de 11h a 18h; jeu., de 11h a 21h; sam., dim., de 11h a 17h.Jusqu'au 15 octobre.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Exposition Serge Tousignant indices: maquettes et etudes.Mar., mer., jeu., dim., de midi a 18h.Jusqu'au 24 septembre.CINEMATHEQUE QUEBECOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Sam Levin, photographe des stars.Du mer.au dim., de 18h.Jusqu'au 10 septembre.EDIFICE BELGO (372, Ste-Catherine O., espace 418) Oeuvres de B.Allikas, D.Blatherwick, L.Boisseau, T.Demidoff-Seguin, G.Deziel, R.Lavaillante, J.Nash, M.Merrill, L.Pritchard, K.Trask, A.Vaugier.Jusqu'au 18 septembre.ESPACE ADAGIO, DELTA MONTREAL (475, President-Kennedy) Exposition Matiere et Trace, oeuvres de Michel Le Roux.Jusqu'au 28 septembre.ESPACE PARCOURS (130, chemin Bates, espace 101) Oeuvres de Dominique Goupil.Du lun.au ven., de 9h30 a 17h30; sam., dim., de 11h a 16h.Jusqu'au 11 septembre.GALERIE ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Auj.et dim., de midi a 17h, photographies de Genevieve Chicoine, Eric Boutilier-Brown, Nikolas Groot, Linda Dawn Hammond, Marko Kulik, Stephen Mc Neill, Gail Paslawski, Renata Ratajczyk et Patrick Saad.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Delphine et Michel Herreria.Du mer.au dim., de midi a 17h.Jusqu'au 15 octobre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Norman Laliberte, David Blerk, Daniele Rochon, Pierre Charrier, Eric Demers, Rene- Pierre Allain, Fabian Jean, James Lahey et Kevin Sonmor.Du lun.au sam., de 10 h a 18h.GALERIE DES METIERS D'ARTS DU QUEBEC (marche Bonsecours) Exposition Mots et matieres: l'objet-poeme.Du lun.au dim., de 10h a 18h.Jusqu'au 17 septembre.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres des artistes de la galerie.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pre) Oeuvres de Zilon.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE FERRUCCI 2 (4226, St-Laurent) Peintures de Guy Boudro, Pierre Duhamel (I.A.F) et Pauline Deslauriers.Mer., sam., dim., de midi a 17h; jeu., ven., de midi a 21h.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Peintures de Paule Lagace, Andre Pitre, Pierre Tougas, Lucienne Zegray, France Trudel.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Terence Dyck.Du mar.au sam., de 13h a 18h.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Des jeu., oeuvres de Serge Tousignant.Du mer.au ven., de 11h a 18h; sam., de midi a 17h.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Decarie) Peintures de Fablo, Katerina Meertikas, Patricia Nguyen Huong et Gabriel Ronald.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Christian Maltais, Gisele L'Epicier et Nguyen Tai.GALERIE GEORGES LAOUN (1368, Sherbrooke O.) Oeuvres d'Elaine Boily et lanternes erotiques de Genevieve Oligny.Jusqu'au 30 septembre.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Sculptures de Clement Lemieux.Jusqu'a lundi.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Peintures de Luc Bergeron, Louis Boudreault, Jocelyne Coderre et sculptures en bois de Jean- Louis Slezak.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN DU CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, Cote-Ste-Catherine) Exposition Mi Makir: A search for the missing, installation de Yehouda Chaki.Jusqu'au 15 septembre.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Exposition de gravures anciennes, collection de la galerie.Du mar.au ven., de 11h a 18h; sam., de 10h a 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Peintures de Diane Brunet et Yvon Breton.Du mar.au dim., de 11h a 17h.Jusqu'au 10 septembre.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O., espace 405) Photographies de Francoise Sullivan.Du mer.au ven., de midi a 17h30; sam., de midi a 17h.Jusqu'au 16 septembre.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siecle et oeuvres d'Albert Rousseau.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Herman Himlich, Elene Gamache, Christian Deberdt et Karo.Du lun.au ven., de 10 h a 17h.GALERIE VOX (marche Bonsecours) Oeuvres de Jacky G.Lafargue et Louis Couturier.Jusqu'au 22 octobre.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Peintures de Fox, Little, Lemieux, Pellan, Riopelle, Roberts et Surrey.Sculptures de Chadwick, Arman, Comtois, Roussil et Vaillancourt.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Peintures de Julie Lequin.Jusqu'au 3 novembre.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Estampes de Mireille Morency et Paul Cloutier.Du lun.au sam., de 10h a 18h; dim., de midi a 17h.Jusqu'au 18 septembre.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Des mer., peintures de Leo Rosshandler.PLAZA ALEXIS NIHON (1500, Atwater, 2e etage, salles F41-F46) Festival des Arts 2000.Du lun.au ven., de 11h a 18h; sam., de 10h a 17h.USINE C (1345, av.Lalonde) Exposition La Vie en foret, photographies, peintures et textes de Sebastien Cliche.Jusqu'au 23 septembre.Le blues dans la peau E [ presente ORCHESTRE METROPOLITAIN YANNICK NEZET-SEGUIN Requiem Verdi 250 choristes sur scene! Yannick Nezet-Seguin, direction avec Fabiana Bravo, Sonia Racine Marc Hervieux, Mikhail Svetlov Krutikov Dimanche 24 septembre 2000 19h30 Place des Arts Salle Wilfrid-Pelletier OM 514 598 0870 PDA 514 842 2112 Photo, M.Guerin Nouveau : abonnements pour 4 concerts au choix ! En tournee 20 septembre Verdun 29 septembre Pierrefonds 2 octobre Hochelaga-maisonneuve 3 octobre Saint-Laurent 4 octobre Riviere-des-Prairies 6 octobre Outremont PHILIPPE RENAUD collaboration speciale Vous savez d'ou vient cette mode propre au hip hop qui consiste a porter des pantalons larges au fond de culotte tombant ?Des prisons, ou les toliers n'ont pas le droit de porter de ceintures.Le tatouage, indique Jacques Noel, organisateur de l'evenement Tattoo N' Blues qui a lieu ce soir au Medley, est devenu un mode de vie, un art qui rejoint toutes les couches de la societe.Avant, on associait ca aux motards, aux criminels, aux marins, des gens comme ca.La mode etant ce qu'elle est, plus besoin d'avoir passe des annees derriere les barreaux ou sur le pont d'un navire pour etre marque d'encre noire.Le tatouage est devenu une forme d'art, autrefois pratiquee par les malfrats (et, quelques siecles avant eux, des tribus indigenes et la societe chinoise), qui aujourd'hui seduit tout le monde.Ce soir, au Medley, on propose un evenement qui met en vedette le guitariste prodige Thomas Chapland (age de 16 ans), ainsi que des tatoueurs de Montreal et de Quebec.Drole d'association, ditesvous ?Vrai qu'on se serait attendu plutot a un Tattoo N' Punk ou un Tattoo N' Death metal.La famille Chapland tatoue de pere en fils, nous eclaire Jacques Noel.Michel Chapland, le pere de Thomas, possede un atelier de tatouage a Bordeaux, en France, alors que son deuxieme fils, Pierre, est proprietaire de la boutique Tattomania ici, a Montreal.On a simplement eu l'idee de faire un premier evenement ici, et si la reponse est bonne, on pourrait en faire une tradition ! A 21 , le groupe de Thomas Chapland, accompagne du chanteur montrealais Rick Hugues, jouera du blues pendant que des tatoueurs exposeront et effectueront leur travail.Avis aux interesses : un tatouage sera tire au sort parmi les spectateurs pendant l'entracte.Les billets sont au cout de 10 $. 6DU1601D0902 ARTS SPECTACLES 6DU1601D0902 ZALLCALL 67 01:01:48 09/02/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 R2201KAYLE Not Found Café Restaurant Table d'hôte Vin rouge Bonal Tempranillo 100% 26,95 $ Vin blanc Vina Sol 26,95 $ Votre choix Soupe du jour / Gaspacho / Salade à l'avocat Casserole d'escargots forestière Linguini aux fruits de mer 17,95 $ Poisson frais du jour au citron 19,95 $ Ragoût de lapereaux vigneron 20,95 $ Filet de mahi-mahi aux câpres 21,95 $ Entrecôte grillée bordelaise 24,95 $ PAELLA VEGETARIANA légumes 18,95 $ PAELLA CON POLLO Y CHORIZO 20,95 $ (au poulet et saucisse) PAELLA VALENCIANA 22,95 $ (au poulet et fruits de mer) PAELLA CON CONEJO Y CHORIZO 23,95 $ (au lapin et saucisse) PAELLA BODEGA 28,95 $ (au poulet, fruits de mer, homard) Dessert maison et café inclus Pour réservation, voir notre annonce dans cette section.Table d'hôte à partir de 17,95$ I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 Missing files that are needed to complete this page: R2201KAYLE Not Found R2201KAYLE80 10X110.00 FRANCOISE.KAYLER. 6LP1701D0902 D17 sam.(Arts) 6LP1701D0902 ZALLCALL 67 00:59:06 09/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 SEPTEMBRE 2000 D 17 Deux rouges à prix doux, deux LBV, etc.La SAQ vient de recevoir un deuxième arrivage, de plus de 2000 caisses de 12 bouteilles, du Cahors 98 Chatons du Cèdre, déjà commercialisé en juin au prix de 12,95 $ et qui obtint alors un succès mérité.Élaboré par un domaine très réputé de Cahors, le Château du Cèdre, avec les fruits d'un domaine voisin, c'est un vin qui renferme surtout du Malbec (80 %), et pour le reste du Merlot, le vignoble d'où ils proviennent étant cultivé sous la supervision du Château du Cèdre.Or, et sans les avoir goûtés côte à côte, il me semble que le vin du deuxième arrivage est légèrement différent du premier.Ce qui, peuton ajouter, n'a rien de surprenant, puisque son producteur, aux dires de son représentant au Québec, a fait deux assemblages (ou cuvées) de ce vin.Le vin nouvellement commercialisé à un prix légèrement inférieur (12,60 $) est du second assemblage, alors que le vin vendu en juin était du premier.La différence, donc ?Très coloré, dense et riche en tannins bien gras, le vin du premier arrivage était d'une rare qualité pour le prix.Celui du deuxième arrivage présentement en vente m'a semblé, lui, un peu moins ample et moins concentré, tout en ayant de plus beaux tannins et une texture plus raffinée.Tout est beau dans ce vin vendu à prix doux ! Pourpre-violacé, sa belle robe foncée colore un peu le verre, et son bouquet de bonne ampleur, encore discret, est typé, avec ses arômes de fruits noirs, d'encre, et une note comme de truffes noires.La bouche suit, corsée, équilibrée, harmonieuse, et les saveurs sont nettes, franches, le tout sur des tannins serrés et de qualité.Dans les succursales ordinaires (SO), 560722, 12,60 $, HHH $($) 5-6 ans.Autrement dit, et comme c'était déjà le cas pour le premier arrivage, c'est une véritable aubaine, et dont les amateurs de Cahors seraient fort avisés d'acheter une caisse ! Venu faire déguster ses vins à Montréal en début de semaine, le propriétaire du Château du Cèdre Pascal Verhaeghe fit alors goûter, entre autres, le millésime 98 de son Cahors le plus réputé, nommé simplement Le Cèdre et qu'il commercialise essentiellement en primeur (c'est-à-dire comme les meilleurs bordeaux rouges, pendant que le vin est encore en fûts), mais qui hélas ! n'a jamais été vendu au Québec.Élaboré avec 100 % de Malbec et élevé en fûts neufs, c'est un vin d'une splendide couleur très soutenue, au bouquet à la fois profond et distingué, très dense en bouche quoique sans lourdeur, aux beaux tannins compacts et veloutés.Un grand vin, en fait ! « Peut-être pourrions-nous en réserver 50 ou 60 caisses pour le Québec », disait son producteur en réponse aux questions de l'auteur de ces lignes.Il faut souhaiter que la chose se fasse ! Un Madiran À goûter également : le nouveau millésime, 1997, du Madiran par Alain Brumont, vendu lui aussi dans les succursales ordinaires et qui est maintenant un classique du répertoire général.Vin également bien coloré, comme les aime ce viticulteur réputé, il a un bouquet de bonne ampleur, surtout de fruits rouges, avec une note iodée relativement marquée sans qu'elle soit trop appuyée.et qu'on aime ou pas.Élaboré avec 60 % de Tannat et 40 % de Cabernet Sauvignon et de Cabernet franc, il a du corps, des tannins de qualité et une longueur en bouche (le temps que dure l'après-goût) étonnante.SO, 12,15 $, HH(H) $($) 2-3 ans.Venu passer ses vacances au Québec, Brumont, à l'occasion d'une dégustation tout juste avant son départ, fit également goûter, entre autres, son Pacherenc du Vic-Bilh 97 Château Montus, qu'il produit avec le Petit Courbu, un cépage du Sud-Ouest très peu connu.Vinifié en fûts, c'est, à sa façon, un vin spectaculaire, qui accompagnera parfaitement les viandes blanches ou les fruits de mer aux saveurs relevées ! D'un jaune citron prononcé, il a un bouquet explosif, de fruits jaunes confits, au boisé bien marié au fruit, avec une bouche ample, grasse, puissante, et une longueur tout aussi spectaculaire.Superbe.882142, 25,15 $, HHH(H) $$$ 6-7 ans sans doute.Deux LBV Les ventes de porto ont considérablement augmenté au Québec depuis le début des années 90.Elles ont ainsi atteint en 1999 quelque 110 000 caisses, comparativement.à moins de 8000 en 1991.Parmi tous les types disponibles, ce sont les late bottled vintages (ou LBV) qui tiennent année après année la vedette, puisqu'ils comptent à l'heure actuelle pour environ 40 % du volume des ventes.Ceci étant, rien d'étonnant à avoir vu apparaître récemment un nouveau joueur sur les tablettes des succursales, à savoir le LBV 94 Cruz.LBV traditionnel (il n'a donc pas été filtré et la bouteille est bouchée avec un bouchon standard), sa robe est grenat, assez évoluée (et donc un peu orangée au pourtour du verre), et son bouquet, de volume moyen, offre un mélange d'odeurs de fruits rouges et cuits.Moyennement corsé comme LBV, sans la concentration d'autres 94 (un grand millésime pour ces vins), il a des saveurs fidèles à ce qu'annonce le bouquet, de vin assez évolué, et plaira, justement, à ceux qui aiment les portos d'un certain âge.SO, 18,55 $, HH(H) $$ 4-5 ans environ.Figurant lui aussi maintenant au répertoire général, le LBV Ferreira 95, qui est également un LBV traditionnel, vient de succèder au 94 (on trouve toutefois encore des bouteilles de ce dernier).Plus cher que le Cruz 94 et d'un millésime théoriquement moins réussi, le Ferreira 95, à la robe grenat un peu plus soutenue, est à mon sens un vin supérieur au Cruz d'au moins un demi-cran.Le bouquet est généreux, passablement nuancé (fruits rouges et noirs, fruits cuits, réglisse, chocolat, etc.), proche par le style de certains jeunes portos millésimés, avec une bouche à la hauteur, assez corsée, aux belles saveurs de fruits rouges, un peu moins concentrée que ne l'était le 94, mais avec tout autant de fraîcheur sur le plan gustatif.Très beau LBV, donc.SO, 21,60 $, HHH $$($) 5-6 ans au moins.Deux Chablis « Ce sont des vins d'amateurs », font parfois observer des viticulteurs de Chablis au sujet de leurs vins.Ils veulent dire par là qu'il faut bien les connaître \u2014 et les aimer \u2014 et savoir quelle richesse de nuances ils peuvent acquérir après quelques années de bouteille, pour s'en offrir, surtout aux prix auxquels ils sont maintenant vendus.Exemple, le Chablis 1er cru Vaulignot 98 Louis Moreau, à la robe peu colorée (comme tant de Chablis), au bouquet fin, délicat, non boisé, pourvu de cette note minérale rappelant.le silex chauffé par le soleil, plutôt léger en bouche, à l'acidité bien dosée, tout aussi fin sur le plan des saveurs, et qui se montrera sous son plus beau jour dans environ quatre-cinq ans.480285, 25,85 $, HHH(H) $$$ 5-6 ans.Non boisé lui aussi, encore plus délicat, et véritable Chablis.de dentelles, le Chablis 1er cru Montée de Tonnerre Château de Maligny est de style semblable, mais en moins ample, et gagnera à être attendu au moins deux-trois ans.895110, 28,35 $, HHH $$$ 3-4 ans.Plus expressif et plus généreux, mais moins raffiné que les deux précédents \u2014 et tout en coûtant moins cher \u2014, le Mâcon Villages Uchizy 98 Thalmard, au nez et aux saveurs marquées de Chardonnay, qui embellissent dans le verre, généreux, donne pour sa part un plaisir immédiat et est à boire sans attendre.882381,17,25 $ (compte tenu du rabais de 2 $ sur les vins vendus 15 à 22 $), HH(H) $$ 1 an.DU VIN Jacques Benoit La Presse 2 septembre 2000 Page D18 manquante "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.