La presse, 8 septembre 2000, Cahier A
[" 5LP0101A0908 Page A1/8sept.5LP0101A0908 ZALLCALL 67 01:10:20 09/08/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 P116e ANNÉE, NO 315, 58 PAGES, 4 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Les prix flambent! L'état de santé de Pierre Trudeau s'est détérioré GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Pierre Elliott Trudeau n'est pas bien, ont fait savoir ses fils Justin et Sacha hier par l'entremise d'un bref communiqué pour le moins alarmant.Les deux jeunes hommes n'ont cependant pas dévoilé la nature de la maladie de l'ancien premier ministre.« Sa famille l'entoure, peut-on lire dans le laconique message, et il reçoit une attention suivie de ses médecins.» M.Trudeau n'est pas hospitalisé.Selon des sources, il a insisté pour rester dans sa demeure montréalaise.« M.Trudeau et sa famille demandent que leur intimité soit respectée, conclut la missive.Ils ne feront aucun autre commentaire pour le moment.Âgé de 80 ans, l'ancien premier ministre n'a pas été vu au cabinet d'avocat Heenan Blaikie, où il travaille, depuis le début de ses vacances le 27 juillet.Malgré les nombreux appels téléphoniques des journalistes et d'amis inquiets, aucun autre détail sur la situation de M.Trudeau n'a été rendu public hier.Dans une entrevue à l'agence Presse Canadienne, l'assistante de M.Trudeau, Ann Paris, a révélé que ses fils étaient auprès de lui et qu'ils avaient loué des films.Justin a spécialement fait le déplacement de Colombie- Britannique, où il habite.Quelques-uns des amis de Pierre Trudeau, qui a été premier ministre du Canada de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984, ont fait quelques commentaires hier.Marc Lalonde, ancien ministre de M.Trudeau, a révélé que son vieil ami paraissait frêle lorsqu'il l'a vu au début du mois d'août.« Il semblait plus fragile que d'habitude, mais il était en bonne forme et son esprit était toujours aussi vif », a dit M.Lalonde.Le sénateur Colin Kenny, longtemps proche collaborateur de l'ancien premier ministre, a confié avoir déjeuné avec M.Trudeau il y a trois mois.« Il était de bonne humeur, a affirmé M.Kenny à la Presse Canadienne, il avait marché jusqu'au restaurant et il avait bon appétit.» Le sénateur Kenny avait eu alors l'impression que M.Trudeau se Voir L'ÉTAT en A2 PHOTO PC Pierre Elliott Trudeau Sérieux ratés dans la lutte contre l'analphabétisme PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Le maire de Rosemère, Yvan Deschênes, a pris la tête des élus municipaux à l'appui de la Coalition pour la défense des consommateurs de carburants.« Je suis convaincu qu'on dérange, affirme M.Deschênes.Les citoyens en ont marre (.) Nous avons un devoir, comme élus, de canaliser cette grogne.» Aucune région n'a été épargnée LISA BINSSE C'est fait ! Après beaucoup d'hésitations, les sociétés pétrolières ont finalement décidé de rehausser le prix de l'essence ordinaire, et plusieurs détaillants de la grande région de Montréal affichaient hier en fin de journée un nouveau prix à la pompe : 85,9 cents le litre.Le redressement attendu s'est fait à l'échelle de la province après plusieurs tentatives avortées.Personne ne voulait être l'initiateur d'une hausse, surtout après le tapage médiatique des derniers jours.À Québec, où sévit une guerre de prix féroce depuis des mois, les détaillants essoufflés ont ajusté leur tir à 83,9 cents le litre.Plusieurs vendaient au prix plancher déterminé par la Régie de l'énergie.À Montréal, de nombreux détaillants vendaient leur essence en bas du prix demandé aux rampes de chargement de différentes sociétés pétrolières.Aucun détaillant ne peut vendre son essence en deçà du prix plancher fixé chaque semaine par la Régie dans chaque région, et qui comprend le prix à la rampe, le transport et les taxes.Ce prix est décalé d'une semaine.À 74,9 cents le litre cette semaine à Montréal, il ne tenait pas compte de l'escalade des cours du brut des derniers jours.Le vrai coût d'approvisionnement en essence frisait 78 cents le litre, et certains vendaient à 75 cents ! La hausse était inévitable Quant au pétrole brut, les cours montent toujours et sont à leur plus haut niveau depuis 1990 et la guerre du Golfe.Les livraisons d'octobre du Brent de la mer du Nord \u2014 le brut léger de référence pour fixer les prix au Québec et dans l'est du pays \u2014 a fait un gain de 27 cents à 34,55 $ US.Le brut léger américain (West Texas Intermediate) a pris 49 cents à 35,39 $ US.Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se réunissent dimanche, à Vienne, pour décider s'ils Voir LES PRIX en A2 Les villes canalisent la protestation.Page A8 MARC THIBODEAU La lutte contre l'analphabétisme, qui touche plus d'un million de personnes à l'échelle du Québec, connaît de dramatiques ratés.La plupart des indicateurs sont au rouge, ont indiqué hier à l'unisson les principaux acteurs du milieu, contactés par La Presse à l'occasion de la Journée mondiale pour l'alphabétisation, fixée aujourd'hui par l'UNESCO.Le nombre de personnes inscrites en alphabétisation dans les commissions scolaires a chuté de 31 657 à 10 566 de 1991 à 1998, une baisse de 66 %.De l'avis général, cette baisse s'est poursuivie l'année dernière, notamment en raison des problèmes survenus à Emploi-Québec, qui a référé moins de cas, faute d'argent.Les groupes populaires, qui disent former actuellement 4000 personnes, signalent aussi des difficultés de recrutement.Pis encore, le montant réservé pour l'alphabétisation a fondu de 60 à 20 millions depuis le milieu de la décennie, selon le ministère de l'Éducation.« C'est très, très, très inquiétant.Il est urgent d'intervenir », a déclaré hier le directeur de la formation générale des adultes au ministère, Alain Mercier.Ces difficultés surviennent alors que rien ne laisse croire que l'analphabétisme est en régression au Québec.Les plus récentes données indiquent que plus de 20 % de la population éprouve des difficultés à lire et ne sait guère comment s'y prendre pour décoder un texte et l'utiliser.La diminution globale du budget pour l'alphabétisation découle en partie du gel par le gouvernement libéral en 1994 de Voir SÉRIEUX en A2 Rubriques Arts et spectacles .B5 à B10 - horaire spectacles B8 - horaire télévision B6 - télévision B5 Bandes dessinées B11 Décès C13 Économie C1 à C9 Éditorial B2 Êtes-vous observateur.C11 Feuilleton B11 Horoscope C14 Le bridge C13 Le monde B4 Loteries A2, A11 Mots croisés B11, S14 Mot mystère Opinions B3 Petites annonces - immobilier C10, C11 - marchandises C11 - emplois C11 - automobile C11, C12 - affaires C2 Politique B1 MÉTÉO Quelques averses Max.23, min.11 Cahier Sports, page 20 http://lapresse.infinit.net La réforme du Conseil de sécurité de l'ONU: une question de crédibilité, plaide Chrétien VINCENT MARISSAL NEW YORK L'ONU doit entreprendre rapidement une réforme en profondeur de son Conseil de sécurité, à défaut de quoi elle perdra sa crédibilité et son autorité morale, prédit Jean Chrétien.Plaidant fermement en faveur d'une révision du mandat et des règles des missions de paix, le premier ministre a annoncé, hier à l'occasion du Sommet du millénaire, la formation prochaine d'une commission internationale indépendante sur l'intervention et la souveraineté des États.De toute évidence, l'urgence d'une réforme réclamée par le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, est partagée par les membres du Conseil de sécurité.Les cinq membres permanents (États-Unis, Chine, France, Russie et Grande-Bretagne) de même que les dix pays non permanents ont voté hier à l'unanimité une résolution visant « à améliorer l'efficacité de l'action de l'Organisation des Nations unies face aux conflits à toutes les étapes » et à accorder une attention spéciale à l'Afrique.« Si le Conseil de sécurité ne sait pas s'adapter, il compromettra gravement sa crédibilité en tant que garant de la paix, une crédibilité dont l'Organisation des Nations unies dans son ensemble a besoin pour conserver son autorité morale », a déclaré M.Chrétien devant les chefs d'État et de gouvernements membres du Conseil de sécurité, faisant écho à Kofi Annan.M.Chrétien n'a pas donné plus de détails sur la commission internationale hier, laissant à son ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, le soin d'expliquer le mandat de la commission.Chose certaine, cette commission ne sera pas présidée par le Canada, mais plutôt par un pays en développement et un pays industrialisé, probablement l'Australie.Selon les informations recueillies au siège de l'ONU au cours des deux derniers jours, la commission devra revoir, en un an, les règles de déploiement des missions des Casques bleus.Il s'agit de savoir dans quelles circonstances le Conseil de sécurité de l'ONU peut ou doit intervenir pour protéger des populations civiles, même si cette intervention viole le principe de Voir LA RÉFORME en A2 5LP0201A0908 Page A2/8sept.5LP0201A0908 ZALLCALL 67 01:10:57 09/08/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 Suites de la une L'état de santé de Pierre Trudeau s'est détérioré L'ÉTAT / Suite de la page A1 remettait fort bien d'un hiver pour le moins difficile, en particulier d'une pneumonie qui lui avait fait passer deux semaines à l'hôpital.À l'époque, son ex-femme, Margaret, avait affirmé que l'état de santé de M.Trudeau avait été aggravé par la terrible épreuve de la mort de leur plus jeune fils, Michel, en 1998, dans une avalanche en Colombie-Britannique.Margaret, selon un voisin de M.Trudeau, a d'ailleurs visité son ex-mari la semaine dernière.Un autre ami de l'ex-premier ministre, le sénateur Jacques Hébert, s'est dit surpris d'apprendre l'état de santé de ce dernier.M.Hébert, qui était à Winnipeg hier, s'est dit convaincu que M.Trudeau recouvrera la santé.À Ottawa, les réactions à la nouvelle étaient peu nombreuses hier soir.Au cabinet du premier ministre, on a fait savoir que la requête d'intimité de la famille serait respectée à la lettre.Du côté des partis politiques, le chef conservateur Joe Clark s'est dit attristé d'apprendre que M.Trudeau était malade et il lui souhaite un prompt rétablissement.« Bien que M.Trudeau et moi ne partagions pas la même vision de notre pays, a commenté Joe Clark, je n'ai jamais cessé d'admirer son intelligence de même que sa passion et son engagement à l'égard de l'intérêt public.Il a transformé et inspiré notre pays.Je lui souhaite beaucoup de force et de courage pour surmonter la maladie qui l'afflige maintenant.»Lors d'un sondage Angus Reid en janvier dernier, 43 % des 1501 répondants avaient choisi Pierre Trudeau comme le plus grand premier ministre canadien du XXe siècle.PHOTO PC La nouvelle de la détérioration de l'état de santé de l'ex-premier ministre Trudeau a eu l'effet d'une bombe dans les salles de rédaction.De nombreaux reporters et caméramans ont fait le pied de grue devant la résidence de M.Trudeau.Les prix flambent! LES PRIX / Suite de la page A1 haussent ou non la production quotidienne de 500 000 barils, comme le prévoit le mécanisme non officiel mis en place au printemps.L'Irak soutient qu'une hausse n'est pas nécessaire.Le ministre irakien du pétrole, Amer Mohammed Rachid, a exhorté les pays membres de l'OPEP à ne pas accroître la production, disant que les réserves sont suffisantes pour répondre à la demande mondiale.Il estime que la flambée des cours est provoquée par la spéculation boursière sur les marché à terme et par le « climat alarmiste instauré par le gouvernement américain ».Le président américain Bill Clinton a déclaré hier que l'Arabie Saoudite, le plus important producteur, est prête à augmenter sa production pétrolière.Pourtant, ce pays produit déjà 600 000 barils par jour de plus, et sa production est sans effet sur les cours du brut.L'Union européenne exige aussi une augmentation de la production.En France, la crise persiste.L'escalade continue des cours du pétrole, disent les experts, serait attribuable à plusieurs facteurs, dont la faiblesse des réserves de brut et de produits distillés (dont l'essence et le mazout) sur le marché américain.La spéculation joue aussi un rôle important.Aux États-Unis, premier consommateur de pétrole, l'inquiétude se fait de plus en plus vive devant le spectre d'une pénurie de pétrole cet hiver.Déjà certains prédisent une crise de l'énergie.Cité par l'agence Associated Press, John Kilduff, vice-président chargé de la gestion des risques énergétiques à Fimat USA, signale que « tout est là pour qu'une crise de l'énergie se prépare cet hiver ».Il anticipe « de mauvaises nouvelles pour le gaz naturel, le pétrole et le fioul domestique ».Avec AP et AFP Sérieux ratés dans la lutte contre l'analphabétisme SÉRIEUX / Suite de la page A1 l'enveloppe réservée pour l'éducation des adultes, plaide M.Mercier.Sans argent additionnel, les commissions scolaires ont diversifié leurs services aux adultes, ce qui a réd l'alphabétisation dans « l'offre de formation générale ».Selon M.Mercier, la diminution du nombre d'inscriptions s'explique partiellement par ce remaniement, les personnes qui se retrouvaient traditionnellement dans les classes d'alphabétisation ayant pu être dirigées vers des services « plus appropriés ».Le phénomène n'explique cependant pas toute la baisse, convient-il.« On a de la difficulté à joindre les gens qui auraient besoin de cours d'alphabétisation », note le représentant du ministère.Pour expliquer la baisse, commissions scolaires et groupes populaires évoquent les difficultés de recrutement, mais aussi la décision du gouvernement de favoriser des mesures d'aide qui permettent un retour rapide sur le marché du travail pour les personnes sans emploi.La reprise économique, qui facilite l'obtention d'emplois précaires, est aussi un facteur déterminant, disent-ils.Aline Laforge, qui chapeaute la Table des responsables de l'éducation des adultes des commissions scolaires du Québec, estime que le gouvernement ne joue pas son rôle.« On ne sent pas qu'il existe de volonté ministérielle claire de contrer l'analphabétisme », déplore-t-elle.Le ministre de l'Éducation, François Legault, doit dévoiler avant la fin de l'année les détails d'un plan d'action contre l'analphabétisme, qui se veut vigoureux, selon M.Mercier.Il visera notamment à faire grimper le nombre d'inscriptions en alphabétisation à 38 000 d'ici 2002.La réforme du Conseil de sécurité de l'ONU: une question de crédibilité, plaide Chrétien LA RÉFORME / Suite de la page A1 souveraineté territoriale.Ce débat a déchiré le Conseil de sécurité de l'ONU, notamment lors des conflits au Kosovo, au Timor oriental et en Sierra Leone, mais aussi au Rwanda et en Yougoslavie.« Le rapport Brahimi nous rappelle la nécessité de définir les mandats des opérations de maintien de la paix en fonction des réalités sur le terrain et d'y consacrer des ressources suffisantes, a repris M.Chrétien.À Srebenica et au Rwanda, nous n'avons pas su le faire.Nous avons le devoir de faire mieux.» Le rapport du diplomate algérien Lakhdar Brahimi, publié le mois dernier, exhorte l'ONU à donner un sérieux coup de barre pour redresser l'organisation, le financement et les règles des missions de la paix.Les Casques bleus, affirme le rapport Brahimi, doivent être mieux formés et mieux encadrés.Les missions humanitaires devraient pouvoir se déployer plus rapidement et, surtout, mettre de côté le principe de neutralité qui les réduit trop souvent à un rôle passif de spectateurs.Dans sa résolution votée hier, le Conseil « accueille avec satisfaction » le rapport d'experts et s'engage à examiner « à bref délai » ses recommandations.En outre, le Conseil de sécurité se déclare « résolu à renforcer les opérations de maintien de la paix » en adoptant des mandats clairement définis et réalisables et en employant un personnel formé et bien équipé.Le Conseil décide aussi de renforcer les moyens de l'ONU en matière de planification, particulièrement pour avoir une capacité de déploiement rapide.Le premier ministre Chrétien, quant à lui, a aussi insisté sur les besoins financiers de l'ONU, rappelant à tous les pays membres de payer leur cotisation.M.Chrétien n'a pas nommé les États-Unis, mais tous auront compris que le message leur était adressé, eux qui doivent plus de 1,7 milliard à l'Organisation.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Sans frais : 1-800-361-5013 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 1-5-1 à quatre chiffres : 3-7-7-4 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants : n à Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h ; n à Chomedey Laval : 27e collecte des Lavallois, Maison des Arts, 1395, boul.de la Concorde Ouest, de 10 h à 20 h 30.Objectif : 1100 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Nos athlètes aux Jeux de Sydney La Presse publie demain le deuxième de ses trois fascicules consacrés aux Jeux de nos athlètes.Dans chacun de ces fascicules de 20 pages, des athlètes, des entraîneurs et des observateurs commentent les épreuves sélectionnées.Au programme de ce fascicule, le 100 mètres, le saut en hauteur, l'haltérophilie, le triathlon, le tennis, le tir et la gymnastique.La Rentrée culturelle Les bébés seront nombreux dans les téléromans cet automne, apprend-on dans notre cahier spécial de La Rentrée culturelle, qui traite non seulement de télévision, mais de ce qui nous attend au théâtre, dans les salles de concert et de spectacles de même que dans nos musées et autres lieux culturels cet automne.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La montée fulgurante du prix du pétrole va-t-elle vous inciter à utiliser les transports en commun?Les travaux en cours sur les routes de la région perturbent-ils vos déplacements?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 57 % Non: 43 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 5LP0301A0908 A-3 VENDREDI g n ral 5LP0301A0908 ZALLCALL 67 01:11:06 09/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 A 3 Une mère et deux de ses enfants périssent dans les flammes MARCEL LAROCHE En voulant sauver ses enfants des flammes, une mère a péri asphyxiée, en même temps que deux de ses cinq enfants qui sont morts prisonniers dans l'incendie de la résidence familiale.N'eût été de l'intervention providentielle de deux citoyens et d'un policier qui ont risqué leur vie pour sauver les trois autres enfants du brasier, dont une fillette aveugle qui cherchait désespérément la sortie, le bilan de ce sinistre aurait été beaucoup plus catastrophique.L'incendie est survenu vers 23 h 40 mercredi dans une modeste maison du 550, rue Grande-Île, dans la petite municipalité de Grande-Île adossée à celle de Salaberry- de-Valleyfield, en Montérégie.Un article de fumeur oublié dans une pièce de rangement à l'étage serait à l'origine du sinistre.C'est du moins la thèse actuellement retenue par les sergents-détectives Stéphane Benoit et Victor Perreault, du bureau des enquêtes de la Sûreté régionale des Riverains, qui ont fouillé hier les décombres avec le chimiste Pierre Ricard, du Laboratoire de médecine légale et de sciences judiciaires de Montréal.Les victimes sont Lynda Winter, 40 ans, ainsi que ses deux enfants, Jean et Jinny Cloutier, âgés de 10 et 11 ans.Les trois survivants sont le petit Jessie, âgé de 17 mois, ainsi que Jean-Paul, cinq ans, et sa soeur, Mélinda, une handicapée visuelle de six ans.Deux autres membres de cette famille de sept enfants, Martin et Éric Duval, âgés de 17 et 23 ans, étaient absents au moment du sinistre.Jean-Guy Bertrand, qui habite la maison voisine du bungalow incendié, a expliqué à La Presse que sa femme a tout d'abord entendu un bruit anormal provenant de l'extérieur.En regardant par la fenêtre de la cuisine, l'homme de 53 ans a vu des flammes jaillir du deuxième étage de la maison louée depuis le printemps par Lynda Winter.Au même moment, Robert Jodoin qui passait par hasard en auto, rue Grande-Île, a frappé à la porte de son ami Jean-Guy Bertrand pour lui dire que la maison voisine était en feu.« On s'est précipité à la porte avant et j'ai vu la petite fille aveugle qui tournait en rond dans la cuisine.J'ai arraché la porte, pis on est rentré, moi et Robert, en appelant le nom de Lynda qui n'a pas répondu.Là, j'ai pris la petite Mélinda dans mes bras et j'ai crié à Robert d'aller chercher le bébé Jessie qui dormait dans une chambre en bas.Il y avait beaucoup de boucane, pis on est sorti dehors avec les jeunes », a raconté Jean-Guy Bertrand.Une fois à l'extérieur, les deux sauveteurs ont vu les policiers de la Sûreté régionale des Riverains qui arrivaient.« On aurait bien aimé faire plus, mais il y avait trop de fumée pour retourner en dedans », de conclure Jean-Guy Bertrand.Avisé par les deux hommes de la présence de trois autres personnes coincées dans la maison, un policier s'est précipité à l'intérieur pour en ressortir quelques instants plus tard, totalement exténué, mais tenant dans ses bras le petit Jean- Paul, cinq ans, trouvé sous un lit.En apprenant qu'il y avait des gens coincés dans le brasier, le directeur Gilles Bougie, du service des incendies de Grande-Île, a aussitôt procédé à une attaque énergique des flammes qui ravageaient surtout le deuxième étage de la maison.Mais il était trop tard pour secourir les trois victimes, dont les corps ont été découverts dans une chambre située à l'étage.D'après la position des corps, la mère a tenté de sauver ses enfants, mais a été terrassée par l'épaisse fumée se dégageant du brasier.Lynda Winter, 40 ans PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © L'incendie est survenu vers 23 h 40 mercredi dans une modeste maison du 550, rue Grande-Île, dans la petite municipalité de Grande-Île, voisine de Salaberry-de-Valleyfield.M.Jean-Guy Bertrand, un voisin, a été témoin du drame.Jean Cloutier, 10 ans Jinny Cloutier, 11 ans Une nouvelle molécule régénère en profondeur la peau sèche Les ambulanciers imputent deux décès aux trop longs délais d'Urgences Santé LIA LÉVESQUE Presse Canadienne La découverte d'une nouvelle molécule a permis de mettre au point un traitement pour la peau sèche qui, pour la première fois, n'agirait pas qu'en surface, mais réactiverait la production naturelle de lipides par la peau.La molécule appelée sphingo-lipide a été brevetée par les Laboratoires Vichy, qui fabriquent des cosmétiques.Le nouveau produit, Nutrilogie, ne sera vendu qu'en pharmacie, bien qu'il s'agisse d'un cosmétique.Disponible sous forme de crème, Nutrilogie agit immédiatement, comme une crème à mains ou un hydratant, mais son effet se prolonge et, à moyen terme, il relance la production naturelle de lipides par la peau, a indiqué hier, en conférence de presse à Montréal, Mme Christiane Montastier, docteur en pharmacie qui travaille dans la recherche aux Laboratoires L'Oréal, en France.La molécule spingo-lipide a été incorporée dans des oléosomes, ce qui facilite son absorption par la peau en profondeur.Les résultats d'une étude réalisée par 14 dermatologues en Allemagne et en Belgique, auprès de 200 femmes, ont démontré une réelle amélioration de l'état de la peau, tant au plan de l'élasticité que de l'apparence et de la rugosité, précisait- elle.Selon la dermatologue québécoise Danielle Marcoux, professeur adjoint de clinique à l'Université de Montréal et à l'hôpital Sainte-Justine, une femme sur trois dit avoir une peau sèche, en particulier l'automne et l'hiver.Les causes sont multiples : vieillissement, chute d'oestrogènes à partir de 55 ans, déficience en acides gras essentiels, exposition excessive aux rayons ultraviolets, froid, vent, sécheresse, vêtements trop ajustés, prise de certains médicaments.Fait à noter, là où la peau n'est pas déficiente en lipides, le produit ne causera pas de surdosage, rendant ainsi la peau grasse, précisait Mme Montastier.La crème Nutrilogie sera vendue 29 $ le pot de 50 ml, son effet étant garanti pour trois ans.Le traitement sera disponible en deux intensités, Nutrilogie 1 pour les peaux sèches et Nutrilogie 2 pour les peaux très sèches.La nouvelle molécule, sphingo-lipide, a été présentée au dernier congrès de l'Association canadienne de dermatologie, en juin dernier, ainsi qu'au congrès de l'European Academy of Dermatology and Venereology, en 1999.PASCALE BRETON Le Rassemblement des techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ) et la CSN exigent une enquête du coroner à la suite de deux décès qui seraient survenus cette semaine parce que les ambulanciers sont arrivés sur les lieux dans un délai trop long.Le RETAQ affirme que les interventions ont nécessité des délais variant de 14 à 29 minutes, alors qu'un arrêt cardiorespiratoire, ce dont il s'agissait dans les deux cas, nécessite un temps d'intervention de moins de quatre minutes.« Les décès sont dus à un temps d'intervention trop long, et c'est en raison du manque d'effectifs.Il y avait seulement six ambulances dans la région de Montréal et Laval au moment où l'un des deux décès est survenu », soutient Yves Imbeault, président du RETQA.« Il faut se rappeler qu'en raison des moyens de pression, nous fonctionnons avec le mode manuel et non pas avec l'ordinateur, ce qui complique les choses.Nous traitons 160 000 appels par année, pour une moyenne de huit minutes et le syndicat s'amuse à signaler les interventions où le délai a été plus long, pas celles qui ont été en dessous du temps requis », réplique le porte-parole d'Urgences Santé, André Champagne, sans vouloir confirmer qu'il y a eu décès au cours des deux interventions.Selon le rapport du syndicat, un octogénaire serait mort mercredi, peu de temps après son admission à l'hôpital Lakeshore.À l'arrivée des ambulanciers, l'homme faisait un arrêt cardiorespiratoire.Les premières mesures d'urgence ont permis de le ranimer, mais il était dans un état comateux à son arrivée à l'hôpital et ne pouvait respirer seul.« L'appel a été fait à 12h26.L'ambulance se trouvait aux abords de l'autoroute 40 et du boulevard Saint-Laurent, pour un appel à Sainte-Anne-de-Bellevue.Une minute plus tard, une autre ambulance, plus proche, s'est mise en disponibilité et elle a été envoyée », relate Michel Forget, vice-président aux relations de travail au RETAQ.À 12h40, le répartiteur a reçu un appel indiquant que le patient était maintenant inconscient et un véhicule de médecin a alors été envoyé.L'ambulance est arrivée sur place à 12h45 et le médecin, à 12h55.À 13h29, le patient, réanimé, mais comateux et intubé par le médecin est arrivé à l'hôpital.« Le médecin a déclaré que si le temps de réponse avait été plus court, le patient n'aurait pas été dans cet état, c'est-à-dire en arrêt cardiorespiratoire », a indiqué M.Forget.« L'ambulance est arrivée à 12h42, précise pour sa part André Champagne, d'Urgences Santé.Cette section de l'ouest de l'Île est peu peuplée, le ratio d'appels est bas.Si nous plaçons nos effectifs davantage au centre-ville, où il y a plus d'appels, il se peut que la périphérie en souffre.» Le premier raté dans le délai d'intervention se serait produit le mardi 5 septembre en après-midi, au coin des rues Cuvillier et Ontario, dans le quartier Centre-Sud.Une femme y serait morte d'un arrêt cardio-respiratoire.Deux appels sont survenus presque simultanément, l'un pour une intervention au coin des rues Rouen et Cuvillier et l'autre, aux intersections Cuvillier et Ontario.Partant de l'est de Montréal, une première ambulance a répondu à un appel, tandis qu'une seconde ambulance a été envoyée à l'autre endroit.Selon un communiqué publié hier par la CSN, les policiers effectuaient déjà des manoeuvres de réanimation sur la dame au moment de l'arrivée des ambulanciers.« Il a fallu un délai de 14 minutes, c'est un délai long, confesse André Champagne.Mais l'appel logé ne disait pas de le traiter de façon prioritaire et il y a eu une certaine confusion au départ, on se demandait si les deux appels étaient pour le même incident.» PHOTOTHÈQUE, La Presse © Yves Imbeault, président du RETQA 5LP0401A0908 A4vendredi 5LP0401A0908 ZALLCALL 67 01:07:03 09/08/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 Le maire Bourque demande 40% plus d'immigrants «Le développement de Montréal passe par l'immigration», dit-il PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Montréal a besoin d'immigrants et son maire, Pierre Bourque, a demandé hier à Québec d'en accueillir 40 % de plus d'ici 2003.Les 32 800 attendus cette année passeraient alors à 45 000, dont la moitié devraient avoir une connaissance du français.« Le développement du Québec passe par Montréal et le développement de Montréal passe par l'immigration », a dit M.Bourque lors de son passage devant la commission parlementaire qui étudie le Plan triennal d'immigration du gouvernement.Sa proposition, il ne l'a toutefois pas inventée.Elle est l'un des quatre scénarios (le 3e) contenus dans un document du ministère de l'Immigration intitulé L'Immigration au Québec \u2014 2001-2003 : un choix de développement.Les trois autres scénarios proposent respectivement de hausser le total d'immigrants à 36 000, 40 000 et 55 000 d'ici 2003.Le ministre Robert Perreault a affirmé hésiter entre les scénarios deux et trois (40 000 et 45 000 immigrants).Avec le quart de la population et seulement 15 % du total de l'immigration canadienne, le Québec traîne la patte, croit le maire Bourque.« Nous devons augmenter ce pourcentage à au moins 20 %.» Présentement, dit-il, Montréal se retrouve « loin derrière Toronto, Vancouver et même Kitchener et plusieurs autres villes ».« Où retrouve- t-on la richesse au Canada ?» demande-t-il.Et de répondre lui-même à sa question : « Dans les provinces qui bénéficient d'une forte immigration.» Si Montréal manque d'immigrants, ce n'est pas parce qu'ils préfèrent les régions.En effet, 90 % des nouveaux arrivants choisissent la région métropolitaine et 80 % l'île de Montréal.Ce qui fait d'ailleurs demander au maire de Québec Jean-Paul L'Allier, dont la ville ne compte que 2,6 % de population immigrante : « Où donc est la capitale dans la pensée, la réflexion et l'action du ministère responsable de l'immigration qui, il est vrai, fut l'un des tout premiers à élire domicile à Montréal, dans les années 70 ?» Comparaissant lui aussi hier devant la commission parlementaire sur l'immigration, M.L'Allier a entre autres réclamé que « le gouvernement reconnaisse d'emblée l'agglomération de Québec comme étant le deuxième pôle d'attraction en matière d'immigration au Québec ».S'ils veulent des immigrants, les maires de Montréal et Québec veulent surtout des immigrants « travailleurs », de préférence qualifiés.« La partie n'est pas gagné, insiste M.Bourque.Car, au chapitre du recrutement de la main-d'oeuvre qualifiée, les grandes villes du monde sont de plus en plus en compétition.Montréal, on l'a vu, a un important rattrapage à faire à cet égard, ne serait-ce qu'au regard des autres villes canadiennes.» Le maire de Montréal insiste également sur l'importance de la diversité ethnoculturelle.« À l'ère de la mondialisation, la diversité ethnoculturelle et le multilinguisme confèrent à Montréal un avantage sur le plan du commerce international et des échanges culturels.» S'il dit souscrire à l'orientation du gouvernement, qui propose que l'essentiel de l'augmentation du volume d'immigration repose sur un accroissement de la proportion d'immigrants connaissant le français, M.Bourque prévient cependant que « le bassin de candidats francophones présentant le profil socio-économique recherché est relativement limité ».« Il faudra évidemment poursuivre les efforts déployés afin de favoriser l'apprentissage du français par la moitié de la population immigrante qui ne connaîtra pas la langue de Molière à son arrivée à Montréal.» La question des minorités visibles pose par ailleurs un défi important selon le maire Bourque.« En 1996, les membres des minorités visibles représentaient 20 % de la population totale de Montréal et 76,3 % de la population immigrée.Ces citoyens sont les plus durement touchés par le phénomène de la discrimination et leur taux de chômage dépasse largement celui de la population locale.» Il se dit particulièrement préoccupé par le chômage et l'exclusion dont sont victimes les jeunes des minorités visibles et par le phénomène des gangs de rue qui en découle.Des efforts doivent donc être entrepris conjointement par le ministère, la Ville et les groupes communautaires pour faciliter l'intégration des immigrants, de ces jeunes en particulier.Des fonds doivent être débloqués, entre autres pour améliorer la situation du logement.GALERIES TERREBONNE TERREBONNE (450) 492-5520 GALERIES GRANBY GRANBY (450) 776-1255 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE (450) 774-1010 ST-BRUNO (450) 653-0130 GALERIES RIVE-NORD REPENTIGNY (450) 654-5997 GALERIES JOLIETTE PROMENADES ST-BRUNO JOLIETTE (450) 752-0005 PLACE BOURASSA MONTRÉAL NORD (514) 322-5172 PLACE VERSAILLES MONTRÉAL (514) 353-2174 CARREFOUR RICHELIEU ST-JEAN RICHELIEU (450) 348-1018 PLACE ROSEMÈRE ROSEMÈRE (450) 434-3771 GALERIES D'ANJOU ANJOU (514) 355-4509 MAIL CHAMPLAIN BROSSARD (450) 671-2051 CENTRE VALLEYFIELD VALLEYFIELD (450) 371-3500 1424, BOUL.MOODY TERREBONNE (450) 964-2241 CARREFOUR ANGRIGNON LASALLE (514) 366-9922 7140 ST-HUBERT MONTRÉAL (514) 273-0655 1791 BOUL.ST-MARTIN O.LAVAL (450) 973-7776 PLACE ST-EUSTACHE ST-EUSTACHE (450) 472-2231 PROMENADE DRUMMONDVILLE DRUMMONDVILLE (819) 475-4196 3956 AUTOROUTE 440 (450) 688-0561CURÉ-LABELLE SORTIE AUT.440 Autoroute 15 Autoroute 13 Curé-Labelle NOUVELLE SUCCURSALE CARREFOUR DU NORD ST-JÉROME (450) 436-5939 MAIL MONTANACH BELOEIL (450) 467-8559 CENTRE ROCKLAND MONT-ROYAL (514) 343-0276 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internationaux n'est respecté.Je n'ai pas eu droit à un avocat et je n'ai pas été jugée.» Elle n'avait que 24 ans quand six soldats de l'Armée du Liban-Sud (ALS, milice alliée d'Israël) l'on fait prisonnière alors qu'elle était en visite chez ses parents à Rmeich, un village situé dans les territoires occupés par Israël.« Juste après mon arrestation, j'ai passé 20 jours en cellule d'isolement », dit-elle.« Vingt jours, pendant lesquels j'étais régulièrement frappée et torturée.Ensuite j'ai été placée dans une cellule avec d'autres prisonnières.» Entre 1985 et 1990, 14 détenus sont morts à Khiam des suites des tortures subies.« La plus dure était certainement le « poteau où les prisonniers étaient attachés par les mains ou par les pieds la tête en bas et battus », poursuit-elle tout en précisant qu'elle-même n'a pas subi ce genre de torture.« L'ALS cherchait à obtenir des informations sur la résistance, sur le Hezbollah (une organisation terroriste d'obédience principalement chiite qui agit selon le principe de la guérilla), sur le parti communiste et même sur le parti national syrien.La situation dans la région est très instable et ils imaginent que tout le monde est contre eux », poursuit-elle.Son seul tort, pense-t-elle, est d'être journaliste et d'avoir ouvertement défendu la résistance contre l'occupation du Sud-Liban par Israël.« Toutes les excuses sont bonnes », poursuit-elle, « si votre frère ou votre père est membre du Hezbollah, votre mère ou votre soeur peut très bien se retrouver emprisonnée.Mme Ibrahim, qui avoue avoir traversé des hauts et des bas, dit « n'avoir jamais perdu totalement espoir » grâce notamment aux liens très forts qui se sont vite installés entre les détenues.Le camp est totalement isolé du monde et il est impossible aux détenus d'avoir accès aux journaux, à la télévision ou à la radio.« Aucune information ne filtrait.Les circonstances étaient tellement dures, que cela nous a rapprochés.» Au moment de sa libération, le sinistre camp de Khiam abritait 144 détenus hommes et femmes.Un jour qu'elle n'oubliera jamais, dit-elle.« Je me souviendrai toujours de l'image de ce détenu a genoux, enlaçant sa mère devant la porte du camp.» « Il était environ 13 h quand nous avons entendu des voix, des coups de klaxon, des gens qui chantaient et fêtaient quelque chose à l'extérieur de la prison.La première chose qui m'a traversé l'esprit, c'est que les villageois de Khiam devait assister à un match de football.Et puis, je me suis dit que c'était la libération.J'en ai parlé à mes codétenues, mais elles m'ont obligé à me taire de peur des représailles.» Une heure après, les gardiens ont quitté la prison.Ensuite, elle a entendu des coups de feu.Et ce n'est qu'un peu plus tard, en voyant un villageois puis plusieurs accompagnés de leurs femmes, de leurs enfants et de religieux en train de casser les serrures et les portes, qu'elle a enfin réalisé que la libération était réelle.« J'ai tout d'abord couru à la section des hommes pour vérifier qu'ils n'avaient pas été assassinés.J'avais peur que l'ALS tue les détenus.Puis j'ai pris mon sac et je suis sortie hagarde à l'air libre.» Malgré toutes ses épreuves, elle se sent fière d'avoir ouvertement soutenu la résistance et d'avoir oeuvré pour la liberté de son pays.Tout en continuant à s'interroger sur « l'identité réelle des responsables du camp : Israéliens ou membres de l'ALS », elle savoure sa liberté et a décidé de poursuivre ses études de journalisme à Paris.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Cosette Ibrahim est l'invitée d'Amnistie Internationale Montréal qui a fait campagne pour sa libération de la prison de Khiam, au Sud-Liban.La tension monte chez les maires de la Rive-Sud Ils n'arrivent pas à s'entendre sur un projet commun de regroupement MARTHA GAGNON La tension monte parmi les maires de la Rive-Sud qui n'arrivent pas à s'entendre sur un projet commun de regroupement.« C'est difficile et même assez pénible », a reconnu hier le maire de Longueuil, Claude Gladu, après une rencontre de plusieurs heures avec ses homologues des villes de Boucherville, Saint-Bruno, Saint- Lambert et Saint-Hubert, qui ont analysé différentes solutions dans le cadre de la réforme municipale.M.Gladu est conscient que le temps presse.« Nous travaillons très fort pour essayer de nous entendre.Nous voulons présenter une proposition meilleure que celle de Louis Bernard (mandataire du gouvernement pour étudier les fusions) qui recommande de créer une seule ville en regroupant huit municipalités.Nous devons démontrer que cette fusion forcée n'est pas la meilleure chose pour la région », ajoute M.Gladu.Les villes étudieront intensivement les divers scénarios durant les prochains jours.Les maires se rencontreront à nouveau mardi pour faire part de leur réflexion et peutêtre adopter une proposition.Selon M.Gladu, « il n'y a encore aucun projet de fusions volontaires ».La mise en commun des services, la fusion des quatre MRC de la Rive-Sud et l'augmentation des pouvoirs de la nouvelle, ainsi que la création d'une communauté urbaine sont parmi les sujets discutés.Les maires veulent trouver une solution de rechange à la proposition de M.Bernard de former un grand Laval du sud en fusionnant Longueuil, Brossard, Saint-Hubert, Boucherville, Saint-Bruno, Greenfield Park, Le Moyne et Saint-Lambert.La réforme Harel divise les maires.Plus tôt cette semaine, ceux de Brossard, Greenfield Park et Le- Moyne ont soumis le projet de créer deux grandes villes de 200 000 habitants chacune, l'une au sud, l'autre au nord.« Il est minuit moins cinq », a fait remarquer le maire Marc Duclos, de Greenfield Park, lors de la présentation de cette proposition pour expliquer son empressement et celui des maires, Paul Leduc et Guy Talbot, de se prononcer sans l'appui des autres.Une proposition qui a suscité le mécontentement chez certains.M.Gladu et le maire Michel Latendresse, de Saint-Hubert, comprennent mal l'attitude du maire de Brossard.« Il change d'idée comme de chemise, a encore répété M.Gladu.Il n'est pas cohérent.Après s'être opposé aux fusions forcées, il veut créer deux villes.C'est sûr que cette proposition fait l'affaire de M.Bernard et de Mme Harel.» Après la rencontre des maires à l'hôtel de ville de Longueuil, Michel Latendresse a tenu un point de presse pour déplorer le report des élections à Saint-Hubert en raison de la réforme municipale.« C'est aberrant ! Nous sommes devenus des marionnettes ; on ne peut plus rien décider.Si au moins, on nous avait prévenus bien avant.La décision de Mme Harel survient en pleine campagne électorale, alors que trois partis sont formés.Est-ce que la démocratie existe encore ?» M.Latendresse entend réclamer de Mme Harel le remboursement des dépenses électorales effectuées par la Ville et par son parti.Par ailleurs, à Saint-Bruno, le président de l'Association des propriétaires, Jean Gagnon, a adressé une lettre au conseil municipal dans laquelle il demande la formation d'une table de concertation locale sur la réforme municipale pour permettre aux citoyens de participer au processus de changement et assurer une plus grande transparence.M.Gagnon estime que le conseil n'a pas le mandat actuellement de négocier ces changements au nom des citoyens.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Les textures jouent les alliages mode et confort, et renouvellent totalement le pull coton ouatiné, encolure ronde, forme droite plus près du corps.Noir, empiècements fausse fourrure grise.Rég.90.00 P.m.g.tg.Pantalon façon cuir 69.95 FAÇON FOURRURE LE OUATINÉ patch LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST 2885025 PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.Regroupements volontaires de municipalités MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Un mouvement sans précédent de regroupements volontaires de municipalités se dessine au Québec depuis que le gouvernement a brandi la menace des fusions forcées.Selon la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, le ministère reçoit tous les jours de nouvelles demandes d'études de regroupements volontaires, si bien que 73 sont présentement traitées.« C'est exceptionnel, dit-elle.Annuellement, c'était 10 à 15.Je m'en réjouis.» Mme Harel a donné hier son accord à un nouveau report d'élections municipales, cette fois à Lachenaie, dans la couronne nord, puisque les villes de Lachenaie, Terrebonne et La Plaine entreprennent volontairement une étude de faisabilité d'un regroupement auquel est également conviée Mascouche, l'autre ville de la MRC des Moulins.Le conseil de Mascouche ne s'est toutefois pas encore prononcé.Le regroupement donnerait lieu à la constitution d'une ville de plus de 100 000 habitants dans la couronne nord.Selon le maire de Lachenaie, Marcel Therrien, il en est question depuis plusieurs années, à plus forte raison puisque la situation financière de chacune des villes est saine.Mais, avec le mouvement imprimé depuis quelques mois par la réorganisation municipale, les maires ne voulaient pas attendre d'être mis au pied du mur.« On aimait mieux être actifs dans le dossier », dit M.Therrien.Le gouvernement a adopté en juin la loi 124 qui lui permet notamment de décréter des fusions forcées.La même loi prévoit également la suppression progressive de la péréquation dans les petites municipalités qui avaient refusé de se regrouper dans le cadre de la politique de consolidation des communautés locales de l'ancien ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel.Dans la région métropolitaine de Montréal, les propositions de regroupement pour l'île de Montréal et sur la Rive-Sud du mandataire du gouvernement, Louis Bernard, provoquent du mouvement.Trois villes de la Rive-Sud ont suggéré cette semaine la création de deux grandes villes de 200 000 habitants.Jugeant que M.Bernard propose trop d'arrondissements (29) pour la mégacité de l'île de Montréal et refroidi par les trois niveaux de taxation que suppose son plan \u2014 dans les arrondissements, la ville unique et via la nouvelle instance régionale , la Communauté métropolitaine de Montréal \u2014 Pierre Bourque plaidera à nouveau pour son projet Une île, une ville le 19 septembre, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.« Jusqu'à maintenant, j'ai présenté une proposition globale, a-t-il indiqué hier.Je vais maintenant ajouter les détails.» La veille, le 18, le président de l'Union des maires de banlieue sur l'île de Montréal (UMBM), Georges Bossé, maire de Verdun, présentera sa propre contre-proposition devant le Canadian Club.L'UMBM demeure opposée aux regroupements.Quant à Louis Bernard, il doit déposer ses recommandations finales au gouvernement au plus tard le 30 septembre.Louise Harel 5LP0601A0908 5LP0601A0908 ZALLCALL 67 01:07:51 09/08/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 Mirabel craint la contamination de la nappe aquifère Le maire Hubert Meilleur s'oppose à un projet de loi privé qu'approuve la ministre Louise Harel MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC L'agrandissement projeté du lieu d'enfouissement sanitaire de la Régie intermunicipale Argenteuil\u2014Deux-Montagnes fait peser des risques de contamination sur la principale nappe aquifère du Québec, soutient le maire de Mirabel, Hubert Meilleur.« Je suis estomaqué que le gouvernement, qui crie que les citoyens boivent de l'eau de moins en moins bonne qualité, autorise en même temps Lachute à acquérir du terrain pour que la régie puisse agrandir un lieu sur la nappe aquifère la plus importante du Québec », dénonce M.Meilleur, venu s'opposer hier, en commission parlementaire, au projet de loi privé 225, présenté par le député péquiste de Groulx, Robert Kieffer.M.Meilleur était accompagné de l'avocat Jean Keable.Le maire souligne que c'est à même cette nappe que s'approvisionne la compagnie d'embouteillage d'eau Naya, propriété du géant européen de l'alimentation Danone ; il ajoute que le lieu d'enfouissement a une capacité d'encore 50 ans.« On nous dit que c'est le plus beau lieu d'enfouissement du monde, qui a la plus grande qualité au niveau de l'imperméabilité, ditil.Ce qu'on ne dit pas, c'est que toutes les études qui ont été faites ont toujours été financées par la Régie intermunicipale Argenteuil\u2014 Deux-Montagnes.» Le projet de loi 225, qui a l'appui de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, du député libéral d'Argenteuil, David Whissell, et de son prédécesseur et ancien ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, autorise Lachute à annexer une partie du territoire de Mirabel où s'étend déjà le terrain d'enfouissement de la régie intermunicipale.Robert Kieffer précise que le projet de loi ne donne aucun passedroit à la Régie en ce qui a trait aux nécessaires autorisations qu'elle devra obtenir du ministère de l'Environnement avant de procéder à l'agrandissement.« La Régie a reçu ces dernières années les plus beaux trophées pour sa gestion efficace des déchets, dit-il.D'autre part, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) est là.Il va continuer à faire sa job.Il indiquera au ministre de l'Environnement si oui ou non il devra émettre les permis.Mais je verrais mal le BAPE dire non alors que la régie a gagné les plus grands honneurs au niveau de la protection de l'environnement.Le projet de loi répare une « aberration historique », ajoute M.Kieffer.Lors de l'expropriation de Mirabel, il y a 30 ans, des fonctionnaires ont arbitrairement scindé l'ancienne paroisse de Saint- Jérusalem, explique-t-il.« Lachute avait déjà à l'époque un dépotoir sur le tiers qui s'en allait à Mirabel.Depuis 30 ans, poursuit le député, les parties n'ont pu s'entendre sur le développement du terrain d'enfouissement, Mirabel ayant refusé pour des raisons de coûts de se joindre à la Régie.« Comme législateurs, la question qu'on doit se poser, c'est : est-ce qu'une régie dont les activités s'exercent sur un territoire sur lequel elle n'a aucun contrôle peut vraiment avoir une gestion efficace de son mandat ?Il faut rassembler les deux morceaux du puzzle.» Mais Hubert Meilleur n'en démord pas, soulignant que les citoyens de Mirabel se sont prononcés à 98 % contre le morcellement du territoire lors d'un référendum l'hiver dernier.« C'est prématuré d'enlever une partie du territoire de Mirabel pour l'annexer à Lachute alors qu'on ne sait même pas si selon l'étude environnementale, ce lieu ne devra pas plutôt être déménagé ailleurs », dit-il.Le quai Bickerdike est nécessaire à l'expansion du port Dominic Taddeo scelle le sort du projet de Technodôme DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Port de Montréal a besoin de conserver le quai Bickerdike pour son développement, tranche son président, Dominic Taddeo.Pour lui le sort du projet de Technodôme est scellé, personne n'a pu démontrer qu'un autre terrain pouvait, pour le Port de Montréal, remplacer la jetée où la SGF et les frères Reichmann prévoyaient construire leur projet de 900 millions de dollars.La Presse annonçait hier que le projet était mort et enterré.M.Taddeo semblait accréditer ce verdict hier : « Bickerdike, c'est notre soupape, on en a besoin.» La veille, des fonctionnaires de Québec et de la Ville de Montréal avaient tenu une seconde rencontre depuis juin avec les responsables du port.Ce comité avait comme mandat de proposer des terrains alternatifs contre lesquels le Port de Montréal pourrait céder le quai Bickerdike pour le projet de mégacentre de divertissement virtuel.« Ils ne nous ont pas proposé d'alternative, ils ont demandé de clarifier, d'expliquer le trafic sur les deux sites \u2014 Bickerdike et Hochelaga », a expliqué M.Taddeo.D'ailleurs, toutes les informations recueillies récemment indiquent que le Port a été très conservateur dans ses prévisions d'augmentation d'activité, a ajouté M.Taddeo.« Avec un volume de trafic encore plus important que prévu, l'utilisation du Bickerdike devient encore plus nécessaire.Déjà le Port a annoncé en juin des investissements pour augmenter sa capacité à recevoir des conteneurs \u2014 200 millions $ sur cinq ans », Bickerdike et Hochelaga, qui servent à la marchandise en vrac, bénéficieraient d'une vingtaine de millions d'investissements pendant cette même période.Par ailleurs, le vice-président directeur de la société Heathmount, Stan Cappadocia, s'est dit surpris de la manchette de La Presse.« Nous n'avons encore reçu aucune réponse officielle (de la part du comité), a-t-il déclaré.Nous attendons la réponse finale.» M.Cappadocia a reconnu que la société Heathmount poursuit ses efforts en vue de la réalisation d'un projet similaire à New York, mais il a précisé que cela ne signifiait pas qu'elle renonçait à construire un Technodôme sur les rives du Saint-Laurent.De passage à Québec en commission parlementaire sur l'immigration, le maire de Montréal, Pierre Bourque a souligné hier qu'il comptait faire le point avec le ministre des Finances, Bernard Landry, dans ce dossier du Technodôme.MM.Bourque et Landry avaient en juin mis en place un comité pour tenter de trouver des solutions de rechange afin de sauver ce projet créateur d'emplois \u2014 6000 emplois directs.« On a fait notre travail, on a visité le port de Montréal de A à Z avec M.Taddeo et on arrivera bientôt à des conclusions qu'on rendra public ensemble, normalement la semaine prochaine », a dit M.Bourque.« Ils (le Port) investissent plus d'argent, j'ai maintenant une meilleure vue de la situation », at- il observé.Parlant du Technodôme, le maire Bourque a dit : « Je ne pense pas que c'est une question de vie ou de mort à Montréal actuellement, c'est un projet qui est sur la glace depuis deux ans.» Les Reichmann réclamaient une décision avant la fin septembre.Avec la collaboration de PC 2886164L Not Found Missing files that are needed to complete this page: 2886164L Not Found 2886164L80 10X125.00 AMERICAN.EXPRESS.C.AMERICAN.EXPRESS.C.46HY5AMX 5LP0701A0908 5LP0701A0908 ZALLCALL 67 01:07:09 09/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 A 7 Embellie financière pour les commissions scolaires L'école en milieu pauvre: MARC THIBODEAU les enseignants gardent espoir La situation financière des commissions scolaires s'améliore si on en juge par leurs prévisions budgétaires pour l'année en cours.Des 72 commissions scolaires de la province, 17 ont avisé le ministère de l'Éducation qu'elles prévoyaient terminer l'année avec un déficit alors qu'on en comptait 24 dans la même situation en 1999-2000.Près de la moitié des commissions scolaires concernées cette année avaient également présenté des budgets déficitaires au cours des deux années précédentes.Alain Leclerc, porte-parole du ministre de l'Éducation, François Legault, estime que l'évolution observée est positive.D'autant plus, dit-il, que le surplus cumulé des commissions scolaires au 30 juin 1999 dépasse 100 millions de dollars.Les commissions scolaires qui appréhendent un déficit doivent présenter un plan de redressement qui précise les mesures qu'elles entendent prendre pour rétablir leur situation financière.Le ministère entend accorder une attention toute particulière à la Commission scolaire English-Montréal, qui devra expliquer plus à fond ses difficultés financières avant même de procéder à l'élaboration d'un plan de redressement, indique M.Leclerc.Le déficit prévu de la commission scolaire anglophone représente 4,3 % de son budget annuel alors que le résultat correspondant pour les autres commissions scolaires prévoyant un déficit est inférieur à 2 %.La Commission scolaire de Montréal ne figure pas dans la liste de 17 commissions déficitaires, même si elle prévoit un manque à gagner de plus de deux millions.« Ils disposent d'un surplus accumulé qui leur permettra de l'absorber », indique M.Leclerc.Selon le porte-parole, le milliard d'argent frais que le gouvernement entend injecter dans le réseau de l'éducation en trois ans n'est pas étranger à l'évolution relevée.Le ministère a de plus entrepris de réviser ses règles budgétaires pour tenir compte de la décroissance de la population scolaire, ce qui devrait faciliter la tâche des administrateurs du réseau.L'an dernier, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) avait convoqué les médias pour annoncer que la situation financière des commissions scolaires était « dramatique ».Signe des temps, l'organisme n'a pas jugé utile de les sonder cette année pour produire un bilan financier en vue de la rentrée.Les données colligées par le ministère n'étonnent pas la FCSQ.« C'était certain que le réinvestissement en éducation allait améliorer les choses.Le fait qu'une quinzaine de commissions scolaires éprouvent toujours des difficultés indiquent cependant qu'il faut continuer à ajouter des ressources », plaide son porteparole, Denis Pouliot.ANDRÉ PRATTE « Moi, je vois des étoiles dans les yeux des enfants quand il faut qu'ils devinent des mots et des lettres.Je me fie à ça et je me dis que nous sommes sur la bonne voie.» Deux études publiées récemment ont beau avoir conclu que les programmes de maternelle offerts aux enfants de milieux pauvres ne donnent pas les résultats espérés, Dominique Gervais, enseignante en maternelle à l'école Bienville, ne perd pas espoir.Comme sa collègue Anne-Frédérique Beaulieu, de l'école Barthélemy-Vimont Annexe 2, comme les responsables de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et du ministère de l'Éducation, Mme Gervais est convaincue que l'aide apportée à ces enfants est essentielle et efficace.« Les enfants qui nous arrivent sans avoir fait la maternelle 4 ans ne savent pas tenir un crayon ou des ciseaux parce qu'ils n'ont pas appris à le faire à la maison », raconte-t-elle.À Barthélemy-Vimont, presque tous les enfants viennent de milieux immigrants.« Les enfants de quatre ans qui nous arrivent ne parlent ni français ni anglais, dit Mme Beaulieu.Ils arrivent ici complètement angoissés, ils pleurent, ils font caca dans leur culotte, c'est épouvantable.On leur demande leur nom et ils font oui de la tête.On part de là, et rendus en maternelle 5 ans, la plupart parlent français ! » Personne ne conteste les conclusions des études menées par des chercheurs de l'Université de Montréal et de l'UQAM.Celles-ci révèlent que les notes des élèves de milieux défavorisés ayant bénéficié de la maternelle 4 ans et de la maternelle 5 ans à temps complet ne sont pas plus élevées que celles des enfants qui n'ont pas profité de ces mesures.Au mieux, un effet s'est fait sentir en première année, mais s'est dissipé par la suite.« Pourquoi s'en prend-on au préscolaire ?se demande Anne-Frédérique Beaulieu.Peut-être qu'il y a quelque chose à faire au primaire afin de continuer le travail réalisé au préscolaire ?» Mme Beaulieu est convaincue que la réforme en cours contribuera à une meilleure continuité entre le préscolaire et le primaire.À flot Le sous-ministre adjoint Robert Bisaillon, pour sa part, rappelle qu'à compter de cette année, le nombre d'élèves dans les classes de maternelle, de première et de deuxième année, en particulier en milieu pauvre, diminuera sensiblement.Il ne ferme pas la porte à d'autres mesures qui s'appliqueraient dans les années subséquentes du cours primaire.M.Bisaillon reste convaincu, lui aussi, du bien-fondé des programmes en place : « Si ces enfants n'avaient pas profité de ces mesures-là, ils ne seraient pas à flot.Tandis que là, on les maintient juste à flot.Ça n'enlève pas leurs difficultés d'apprentissage, mais ça démontre tout de même qu'il faut continuer à faire ce que l'on fait.» Le haut fonctionnaire sait bien, comme le chercheur Bernard Terrisse, de l'UQAM, que la solution ne dépend pas seulement de l'école.« Ces études démontrent que si on fait juste ça, si on ne travaille pas sur les causes, ça va avoir des effets limités, et en eux-mêmes, et dans le temps.» En entrevue à La Presse, M.Terrisse souhaitait que les enseignants oeuvrant en milieux défavorisés se transforment en intervenants socio-éducatifs, et travaillent de plus près avec les parents.« Il me semble que c'est ce qu'on fait ici ! » dit Anne-Frédérique Beaulieu.Et de relater les nombreux projets impliquant les parents à l'Annexe 2 de l'école Barthélemy-Vimont.De son côté, Dominique Gervais, de l'école Bienville, donnera cette année une série de huit ateliers destinés aux parents, dans l'espoir qu'ils aident leurs enfants à s'initier à la lecture et à l'écriture.« Nous sommes de plus en plus pointus et précis dans nos interventions, de sorte que ça pourrait éventuellement modifier les résultats de telles recherches », croit Georges Ouellet, conseiller pédagogique à la CSDM.Abonnement gratuit à la bibliothèque de Lachine S'abonner à la bibliothèque municipale de Lachine est désormais un service gratuit.Le conseil municipal de Lachine a en effet adopté un règlement à cet effet.« L'importance d'une telle gratuité pour les services de base en bibliothèque est une revendication importante de l'UNESCO.En y donnant suite, le conseil municipal reconnaît l'importance de ce service pour les citoyens de Lachine qui veulent soit parfaire leur éducation, se développer culturellement et intellectuellement ou simplement se divertir », dit un communiqué publié par la Ville.Pour les non-résidants travaillant sur le territoire de Lachine, le coût de l'abonnement demeure de 10 $, tandis qu'il est de 25 $ pour les autres non-résidants.2886164R Not Found Missing files that are needed to complete this page: 2886164R Not Found 2886164R80 10X125.00 AMERICAN.EXPRESS.C.AMERICAN.EXPRESS.C.46HY5AMX 5LP0801A0908 A-8 VENDREDI g n ral 5LP0801A0908 ZALLCALL 67 01:08:57 09/08/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 Le choc pétrolier Les municipalités veulent canaliser la protestation PASCALE BRETON Plusieurs municipalités donnent leur appui au mouvement de protestation entrepris par la Coalition pour la défense des consommateurs de carburants, qui proteste contre la hausse du prix de l'essence, mais les avis sont partagés sur les chances de réussite d'une telle entreprise.Le maire de Rosemère, Yvan Deschênes, rencontre aujourd'hui à ce sujet les maires de Jonquière et de Buckingham afin de discuter des mesures à prendre.Hier, le prix de l'essence a fait un bond de 10 cents dans la région de Montréal, et les stations-service indiquent pour la plupart un prix de 85,9 cents le litre.« Je suis convaincu qu'on dérange, affirme M.Deschênes.Les citoyens en ont marre ; ils rouspètent, mais se sentent impuissants.Nous avons un devoir, comme élus, de canaliser cette grogne.Beaucoup de municipalités semblent intéressées, et je m'attends à avoir aussi une bonne réponse des villes de la région de Montréal, ce qui donnerait encore plus d'impact au mouvement de protestation.» Il affirme recevoir des dizaines d'appels de maires et de citoyens soucieux de proposer des solutions et de s'engager dans le mouvement.Quelque 400 municipalités ont adhéré à la Coalition par voie de résolution.Les moyens de pression auront deux cibles : les pétrolières et les gouvernements.M.Deschênes a même laissé entendre à ce sujet qu'il était prêt à prendre part à un boycott, même contre des détaillants de sa municipalité.« Je représente tous les citoyens, qu'ils soient corporatifs ou ordinaires », et dans ce cas-ci, la majorité va aux seconds.Par contre, il faut qu'on me prouve qu'un boycott peut être efficace au-delà de l'effet spectaculaire et qu'il n'aura pas d'effets dommageables pour les petits détaillants », poursuit M.Deschênes.Daniel Giguère, maire de Jonquière et président de la Coalition pour la défense des consommateurs de carburants, se réjouit que son mouvement de protestation lancé il y a quelques mois trouve un écho jusque dans la région de Montréal.« Nous voulons nous donner les moyens de lancer un appel à la mobilisation provinciale », déclare-t-il en suggérant que le gouvernement fédéral nationalise le pétrole.Certains sont sceptiques Dans la banlieue de Montréal, les opinions sont encore partagées quant aux moyens à utiliser et quant à leur pertinence.« La solution au problème doit être débattue à des niveaux supérieurs, pas au niveau municipal.C'est un effet direct de la mondialisation, et nous en subissons les décisions.Il faut exercer des pressions sur le gouvernement afin qu'il agisse », pense le maire de Greenfield Park, Marc Duclos.Il rappelle qu'à la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal, une hausse d'un cent pour chaque litre de diesel équivaut à une augmentation directe de 100 000 $ au budget de l'année.Le maire de Boisbriand, dont la municipalité a signé avec les autres villes de la MRC Thérèse-de-Blainville une résolution pour appuyer le mouvement de protestation, croit pour sa part qu'il s'agit avant tout d'un cas de conscience sociale.« Mondialement, le prix va continuer de monter ; alors, baisser les taxes sur l'essence ne fera que retarder le problème.Il faut maintenant faire le point.Il y a des avantages et des inconvénients à rester en banlieue.Les gens qui travaillent à Montréal devraient peut-être songer à y demeurer aussi », lance Robert Poirier.Le maire de Pointe-Claire est quant à lui d'avis qu'il y a une limite aux pouvoirs d'une municipalité.« Nous ne pouvons pas tout changer ; et pour manifester notre désaccord, il faut avoir toutes les informations en mains.Je ne pense pas que le conseil municipal passera une résolution d'appui ; mais si les municipalités environnantes le font, j'essayerai sûrement de savoir ce qu'elle contient.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Hier, le prix de l'essence a fait un bond de 10 cents dans la région de Montréal, et les stations-service indiquent pour la plupart un prix de 85,9 cents le litre.La France au bord de l'asphyxie Lueur d'espoir dans les négociations entre les routiers et le gouvernement oss JANA MIKOSKA Agence France-Presse, PARIS La France était au bord de l'asphyxie, hier, au quatrième jour du blocus pétrolier imposé par les transporteurs routiers, mais il y avait à nouveau espoir d'un déblocage avec la reprise du dialogue avec le gouvernement.Les représentants des deux organisations professionnelles, la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) et l'Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles (UNOSTRA), qui avaient refusé de signer un accord conclu la veille, ont repris les discussionsavec le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot.Le président de la FNTR, René Petit, a émis l'espoir d'une levée avant le week-end des barrages routiers, qui provoquent la rupture des stocks dans 80 % des stations-service françaises, animant le spectre d'une paralysie de l'activité économique.L'UNOSTRA a indiqué hier soir avoir obtenu des précisions de nature à « peut-être détendre un peu l'atmosphère », à l'issue de sa première rencontre, et devait revoir le ministre dans la soirée.La région parisienne restait la moins touchée, avec une seule raffinerie et quatre dépôts pétroliers bloqués.Sur les 162 stationsservice parisiennes, 91 fonctionnaient normalement.Les dépôts autour de la capitale sont approvisionnés par oléoduc depuis les raffineries, de même que les aéroports parisiens.Ce n'est pas le cas d'autres aéroports, comme la première plate-forme régionale française, Nice, sur la Côte d'Azur, où les stocks arrivaient « en bout de course », selon un porte-parole.Les cuves des aéroports de Nantes, Lyon et Marseille étaient également vides.Les aéroports de l'Est fonctionnaient normalement.L'Euroairport binational de Bâle- Mulhouse ne connaissait aucun problème, ayant la possibilité de se faire ravitailler en Suisse.Au total en France, 102 dépôts ou raffineries sur les 304, soit un tiers, étaient bloqués et une cinquantaine de barrages filtrants et opérations escargot dénombrée, selon les autorités routières.De plus, 80 % des quelque 17 000 points de vente de carburants \u2014 dont 53 % gérés par la grande distribution \u2014étaient en situation de pénurie, la moitié en rupture totale, selon la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD).Devant la pénurie, de nombreux frontaliers sont allés s'approvisionner en masse chez des voisins, en Espagne ou en Belgique.La reprise du dialogue intervient au lendemain du refus catégorique du premier ministre socialiste Lionel Jospin d'accorder d'autres concessions après les propositions gouvernementales acceptées par une seule fédération, TLF.Elles prévoient pour les transporteurs une baisse de la taxe sur le gazole de 35 centimes cette année et 25 centimes en 2001.Les déclarations de M.Jospin ont souvent été interprétées comme une provocation sur les barrages, où les routiers ont poursuivi le mouvement, rejoints par les taxis ou ambulanciers qui manifestaient dans de nombreuses villes de France, comme Nancy, Marseille, Montpellier, Nantes, Lyon et Paris.Le gouvernement, pressé par les autorités de Bruxelles, a multiplié des appels à la levée du blocus.Le ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, a appelé à leur « responsabilité » les transporteurs.Ceux-ci ont même été désavoués par le « patron des patrons », Ernest- Antoine Seillière, qui a jugé « profondément grave qu'en France des professions souhaitent se faire justice ».De leur côté, les agriculteurs en ont appelé au premier ministre après l'échec de leurs négociations avec le ministre de tutelle, Jean Glavany.Signe de leur détermination, ils ont perturbé le trafic du tunnel sous la Manche, à Coquelles.Si vous allez en France La panne sèche des stations-service françaises a eu des répercussions jusqu'à Montréal.Cette semaine, le vice-président de Renault Canada, Jean-Pierre Bouthillier, a passé ses journées au téléphone pour s'assurer que les Québécois qui lui louent des voitures en France ne manquent pas d'essence.Comme les Renault de location sont livrées avec 10 litres, il a déjà dû référer des Québécois en panne au service d'urgence de Renault.« Mais à Marseille, à Nice, même Renault- Assistance n'a pas toujours d'essence.Je fais passer une note à mes grossistes pour standardiser les procédures d'annulation.Nous allons limiter les frais à 250 $ et traiter chaque report au cas par cas.Pour ceux qui partent le 15, 16 ou 17, je suggère de prendre un grand « respir » et d'attendre.Ceux qui partent en fin de semaine devraient prévoir des solutions de rechange.Seul Paris semble moins affecté : nos employés se rendent tous les jours au bureau en voiture, et ils signalent des stations-service encore ouvertes à la sortie de l'aéroport Charles-de-Gaulle.» PHOTO AFP Suite à l'échec de leurs négociations avec le ministre de tutelle, Jean Glavany, les agriculteurs français ont perturbé hier le trafic du tunnel sous la Manche, à Coquelles.Ralph Klein fait du populisme avec les taxes sur l'essence Le Venezuela et le Mexique ont payé cher pour la même politique MATHIEU PERREAULT La décision du premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, de verser 1,7 milliard à ses contribuables pour compenser la hausse du prix du pétrole, a été accueillie par des accusations de populisme électoral.Mais elle a ramené sur le tapis une question importante : pourquoi un pays producteur de pétrole, comme le Canada, devrait-il payer son essence aussi cher que les pays qui importent tout leur brut ?Un cent et demi le litre d'essence au Koweït en 1997.Cinq cents en Libye.Quinze au Venezuela.Vingt en Arabie Saoudite.Des prix qui font rêver les automobilistes montréalais.« Les pays gros producteurs de pétrole ont tendance à offrir à leur marché intérieur des prix beaucoup plus bas que les cours mondiaux », indique Severin Borenstein, un économiste qui dirige l'Institut de l'énergie de l'Université de Californie.« Cela n'a rien à voir avec les coûts de transport.Le brut est tout simplement vendu moins cher à l'intérieur du pays.» Mais le réveil peut être dur aux paradis de l'essence.Le Mexique, qui subventionnait son marché intérieur jusqu'au milieu des années quatre-vingt, a connu des hausses vertigineuses du prix de l'essence : il a quadruplé entre 1983 et 1986, puis a doublé en 1987, encore en 1988, avant de décupler sur 11 ans.En 1999, les Mexicains payaient plus cher que les Canadiens leur litre d'essence, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).Au Venezuela, le prix de l'essence a doublé entre la mi-1997 et la fin 1998.« Le Venezuela et le Mexique ont longtemps retardé cette hausse du prix de l'essence pour éviter les désordres sociaux », explique depuis Washington Michael Grillot, un fonctionnaire du ministère américain de l'Énergie.« Le Fonds monétaire international leur a forcé la main en liant la déréglementation du marché pétrolier à l'obtention de prêts.» Aux États-Unis, après le premier choc pétrolier du début des années soixante-dix, des campagnes avaient été menées, sans succès, pour la diminution des taxes sur le carburant, une mesure populiste qui s'apparente à une subvention à l'essence, selon M.Borenstein.Cet été, un seul État a suspendu temporairement une partie des taxes sur l'essence, selon M.Grillot.M.Borenstein juge « étonnante » la mesure annoncée par M.Klein.« Les consommateurs se trompent de cible quand ils manifestent contre les taxes sur l'essence.Elle est plus chère parce que l'OPEP restreint l'offre, et parce que la demande est gonflée par une économie mondiale très forte.» L'annonce albertaine a été liée au Canada à des pressions de l'industrie pétrolière de la province.Mais en Europe, ces pressions n'empêchent pas les pays producteurs de pétrole d'avoir des niveaux de taxation de l'essence similaires à leurs voisins.En 1999, le plein était presque trois fois plus cher au Royaume-Uni ou en Norvège qu'au Canada, selon l'AIE.Cette semaine, l'Europe a été secouée par des manifestations de syndicats contre les taxes sur l'essence.La France est quasiment paralysée à cause du blocus des raffineries par des camionneurs.En Espagne, des syndicats de pêcheurs sont embarqués dans le train antitaxes, de même qu'une association de consommateurs.Ironiquement, la Confédération des associations de voisins, de consommateurs et d'usagers, basée à Madrid, fait normalement campagne pour la diminution du nombre de voitures sur les routes, pour des raisons écologiques.Combien coûte l'essence quand on produit du pétrole? 5LP0901A0908 A9vendredi 5LP0901A0908 ZALLCALL 67 01:09:56 09/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 A 9 Santé L'hormonothérapie: deux nouvelles formes ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Les femmes ménopausées disposent désormais de deux nouvelles formes d'hormonothérapie substitutive combinant à la fois les oestrogènes et la progestérone: en timbre et en comprimé.La pilule unique contenant à la fois des oestrogènes et un progestatif sera, dès la fin du mois de septembre, disponible pour les Canadiennes ayant atteint leur ménopause.Les dirigeants de Parke-Davis, la société pharmaceutique qui l'a mise au point, espèrent que cette nouveauté contribuera à faire augmenter le pourcentage des femmes ménopausées recourant à l'hormonothérapie substitutive.Elles ne sont que 26 % au Québec et 24 % dans le reste du pays à avoir adopté ce traitement.Selon un sondage Angus Reid, elles sont 83 % au Québec, à penser que l'hormonothérapie substitutive peut améliorer leur qualité de vie, par rapport à 73 % des femmes dans le reste du pays.La pilule unique sera commercialisée sous l'appellation de Fem Hrt.Elle est en vente aux États-Unis depuis quelque sept mois.C'est la première fois que des oestrogènes et un progestatif sont offerts en un seul comprimé à prendre une fois par jour, tous les jours.Cependant, absorber des hormones sur une base quotidienne n'est pas conseillé à toutes les femmes.À un certain nombre d'entre elles, les gynécologues recommandent une posologie séquentielle plutôt que continue.D'autre part, celles qui préfèrent utiliser le timbre transdermique plutôt que le comprimé ont également accès, depuis une semaine, à un produit combinant la progestérone aux oestrogènes.Ce timbre est commercialisé sous le nom de Estalis, par Novartis Pharma.Il doit être changé deux fois par semaine.À l'arrivée de la ménopause peuvent apparaître des symptômes tels que les bouffées de chaleur (expérimentées par 69 % des femmes selon un sondage Angus Reid), des sueurs nocturnes (59 %), une sécheresse vaginale (40 %) et des changements dans la qualité de la peau (39 %).Les bienfaits de l'hormonothérapie substitutive incluent la protection contre la perte osseuse pouvant mener à l'ostéoporose.On sait que dans les cinq à sept années suivant le début de la ménopause, les femmes peuvent perdre jusqu'à 20 % de leur masse osseuse.Le sondage Angus Reid, a été réalisé à la demande de Parke-Davis, auprès de 1800 Canadiennes âgées de 45 à 64 ans.Il a démontré que la presque totalité d'entre elles ont éprouvé certains des symptômes de la ménopause.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Bruno et Philippe Masson, en compagnie du député André Boulerice.Huit solariums au CHSLD Jacques-Viger Le projet était cher à Claude Masson PIERRE VENNAT Claude Masson, l'ancien éditeuradjoint de La Presse, est disparu tragiquement avec son épouse Jeanine Bourdages depuis maintenant près d'un an, mais son souvenir est encore bien vivant chez ceux à qui il a, bénévolement, rendu service.Aussi a-t-on demandé hier à ses deux fils, Philippe et Bruno, de présider l'inauguration de l'un des huit nouveaux solariums de l'hôpital Jacques-Viger.L'ancien hôpital de la Miséricorde, connu pendant longtemps comme l'institution qui hébergeait les filles-mères honnies du temps, a été rebaptisé et transformé depuis déjà plusieurs années en hôpital de soins de longue durée.Mais l'édifice manquait encore d'aires de repos ensoleillées pour ses patients, d'où le projet d'aménagement de huit solariums, au coût d'un million de dollars, lancé par la fondation de l'hôpital.Claude Masson était patron d'honneur de cette campagne, alors que Power Corporation du Canada est l'un des donateurs, aux côtés du Mouvement Desjardins, de Pharmaprix, de Québécor, du Groupe Jean-Coutu, de la Banque Nationale, de la Succession J.-A.De Sève et des Rôtisseries Saint-Hubert.L'événement haut en couleur, puisqu'on y a présenté un spectacle médiéval avec de preux chevaliers en costume d'époque, a attiré une foule de personnalités, le lieutenant- gouverneur du Québec, Lise Thibault, en tête.Mauricie: le CHCM ne fermera pas ses portes Santé: des spécialistes conseillent les premiers ministres PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC Un groupe de travail, mandaté par l'Institut (canadien) de recherche en politiques publiques, a dévoilé hier un rapport sur l'avenir du régime canadien dans lequel il affirme que les grands principes de l'assurance-maladie sont mieux servis « dans le cadre d'une vision pancanadienne ».Le Groupe de travail, composé de huit spécialistes dont l'ex-ministre canadienne de la Santé Monique Bégin et l'ancien ministre québécois Claude Forget, a profité de l'occasion pour faire parvenir une lettre à chacun des premiers ministres, lesquels doivent justement participer, lundi à Ottawa, à une rencontre sur l'avenir du système de santé canadien.Cette missive suggère notamment aux chefs de gouvernement de tout mettre en oeuvre pour créer un nouveau partenariat autour de l'assurance-maladie en défendant les principes fondamentaux comme l'universalité, la transférabilité, l'accessibilité, l'intégralité et la gestion publique.Les huit auteurs de l'étude estiment que l'avenir du régime national de santé passe par un projet conjoint.« À l'heure actuelle, et malgré un réinvestissement certain, soulignent les spécialistes, les Canadiens qui veulent se faire soigner ne sont que trop sensibles à l'engorgement des services et aux autres déficiences du système.« Fondamentalement, ajoutent-ils, ces problèmes immédiats soulignent la nécessité d'investissements nouveaux et substantiels dans les établissements, la recherche, l'informatique et la gestion.» La lettre tente aussi de mettre en garde les élus contre la tentation de combler les lacunes et les nouveaux besoins en réduisant le niveau de financement des services de base existants au lieu d'injecter de nouvelles ressources.Si les grands principes du système canadien de santé sont toujours privilégiés par l'ensemble de la population, cela ne doit pas empêcher les gouvernements, selon les auteurs du document, « de trouver le courage de les réinterpréter, pour les adapter aux réalités actuelles et à l'avenir prévisible ».Pour améliorer l'imputabilité des intervenants du milieu de la santé, les auteurs du rapport estiment qu'il faut intégrer «en un tout cohérent la prestation de nos programmes, une chose qui ne peut se faire qu'au niveau local».« Les organismes de santé locaux et régionaux, soulignent-ils, doivent avoir compétence sur toute la gamme des services de santé offerts localement.Ils doivent disposer d'une certaine souplesse budgétaire, y compris le droit de négocier des horaires et des conventions collectives.» Une autre solution, précise le rapport, serait de mettre sur pied, pour les soins de première ligne, certains projets pilotes où des groupes d'omnipraticiens et d'infirmières communautaires à qui on accorderait une responsabilité budgétaire plus étendue.Dans leur intervention, les spécialistes abordent aussi la question des coûts des médicaments et proposent une approche musclée et la recherche d'une solution globale « comme la création d'un registre pancanadien de médicaments ».Les huits auteurs du rapport font aussi la promotion d'une charte des droits du patient et de la création d'un poste d'ombudsman dans chacune des provinces pour faire respecter les normes du système.S'ils continuent de promouvoir les valeurs d'un système public, les signataires du document n'écartent pas complètement le recours au privé, particulièrement dans la prestation des services de buanderie, alimentaires, immobiliers et autres.Ils précisent cependant que dans le cas des soins cliniques, le public demeure réticent face à l'insertion d'un secteur à but lucratif et privé.Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Le Centre hospitalier du Centre-dela- Mauricie (CHCM) ne fermera pas ses portes le 15 septembre prochain.C'est du moins ce qu'a affirmé hier le président de la Régie régionale de la santé et des services sociaux, Me Gaston Bélanger, qui participait à Trois-Rivières à la signature d'une entente sur le développement social.S'il le faut, et bien à contrecoeur, une injonction sera émise contre les médecins démissionnaires.« Je n'aime pas cette solution, a confié Me Bélanger, parce qu'elle laisse le problème sur les épaules de ceux qui sont en place.Mais s'il le faut, nous irons en injonction.même s'il est clair que ça ne réglera pas le problème à long terme.» Me Bélanger ajoute qu'il n'y aura vraisemblablement pas de solution tangible avant le 15 septembre, les solutions déjà envisagées demandant du temps et de l'argent pour se mettre en place.Côté argent, il faudra attendre la prochaine année financière, soit avril 2001.Il faut organiser les stages de résidents, et trouver du personnel qui a le temps de les encadrer.Enfin, la structure de dépannage en provenance de Montréal et de Québec, la solution annoncée par la ministre Pauline Marois il y a quelques jours, n'est toujours pas en place.Le président dit ne pas comprendre pourquoi on n' a pas décidé de fermer une urgence au Centre-dela- Mauricie alors qu'une autre demeurait ouverte le jour à Grand- Mère.N'aurait-il pas mieux valu regrouper les forces sur un seul lieu, soit Shawinigan-Sud, se demande- t-il.Gaston Bélanger cite en exemple l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska où les omnipraticiens ont privilégié la survie de l'urgence avant leur travail en cabinet, avec comme résultat que malgré une situation difficile pour tout le monde, l'urgence n'a jamais fermé ses portes.Par ailleurs, le porte-parole de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le docteur Jean Rodrigue, a qualifié de « positive » la rencontre qui a eu lieu mercredi entre la ministre de la Santé, Pauline Marois, le président de la Fédération, le docteur Rénald Dutil, et deux médecins du CHCM.Rappelons que mercredi, le président de la Fédération s'est rendu à Shawinigan pour lancer un ultime appel aux médecins du Centre, les priant de ne pas démissionner en bloc le 15 septembre.Le docteur Dutil avait obtenu un entretien avec la ministre Marois en fin de journée pour discuter de ce dossier.Les membres du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CHCM se réuniront lundi pour discuter des développements des négociations. 5LP1001A0908 A10 Vendredi 5LP1001A0908 ZALLCALL 67 01:08:13 09/08/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 Kidnapping ou enlèvement arrangé ?Des « faits nouveaux » militent en faveur de la libération de Beljaars, selon son avocat Brosseau souffrait de schizophrénie CHRISTIANE DESJARDINS Naicha Beljaars, 19 ans, a-t-il réellement enlevé, séquestré et battu un jeune homme de 18 ans en plus d'exiger une rançon de l'oncle de celui-ci, ou la présumée victime était-elle de connivence avec lui ?Ces deux théories diamétralement opposées ont été soulevées devant la cour cette semaine, alors que Beljaars tentait pour la seconde fois d'obtenir sa liberté sous cautionnement.Le présumé enlèvement s'est produit en juin dernier.La victime avait été relâchée au bout d'un jour ou deux, avant que l'oncle n'ait à débourser les 6000 $ exigés par le kidnappeur.Beljaars avait été arrêté aussitôt et accusé d'enlèvement, séquestration, tentative d'extorsion et voies de fait armées ayant causé des lésions.La liberté sous cautionnement lui avait été refusée.Mais cette semaine, dans le cadre de l'enquête préliminaire, son avocat, Stéphan Beaudin, a fait valoir que des « faits nouveaux » militaient en faveur de sa libération.Ainsi, selon Me Beaudin, la victime, Joshua Mc Laughlin, était de mèche avec Beljaars.En fait, Mc Laughlin aurait volé 6000 $ à Beljaars.Incapable de le rembourser, il aurait imaginé le kidnapping pour siphonner la somme à un oncle riche.Me Beaudin ajoute que Mc Laughlin n'a même pas témoigné à l'enquête préliminaire, qu'il s'est sauvé dans une autre province et qu'il est introuvable.Le procureur de la Couronne, Jacques Dagenais, ne partage pas du tout cet avis et a signalé que le seul fait nouveau dans cette affaire est la « théorie de la défense ».Il a expliqué qu'il avait en main une longue déclaration de Mc Laughlin, dans laquelle il raconte par le menu les circonstances de l'enlèvement.Il a aussi fait savoir que l'oncle savait comment joindre son neveu.« La victime témoigne rarement à une enquête préliminaire », a par ailleurs précisé Me Dagenais.Cette affaire est toutefois bien nébuleuse, d'autant plus que les fameux 6000 $ étaient eux-mêmes volés.En fait, c'est Beljaars qui aurait demandé au jeune Mc Laughlin d'ouvrir des comptes en banque et d'y déposer des chèques volés que Beljaars lui procurait.Il y en aurait eu apparemment pour quelques dizaines de milliers de dollars.Mc Laughlin aurait pris 6000 $ au passage, ce que Beljaars n'aurait pas apprécié.Il aurait donné rendez- vous à Mc Laughlin, puis l'aurait amené contre son gré dans une luxueuse voiture volée.La victime aurait été séquestrée quelque part dans le parc Angrignon avant d'être libérée.Appelé à la barre, l'accusé a raconté qu'il avait perdu son père à l'âge de neuf ans et sa mère alors qu'il n'avait que 11 ans.Ballotté entre les familles d'accueils et les foyers, il a dû apprendre à se débrouiller seul.Même si, selon ses dires, il a sauté quelques années parce qu'il était « très intelligent », il est sorti de l'école à 17 ans avec seulement un diplôme de troisième secondaire.Il a par la suite été condamné pour fraude et voies de fait armées (il s'agissait en fait d'une batte de baseball).Beljaars a peu travaillé et a plutôt vécu d'expédients.Il affirme ne vouloir rien savoir de l'aide sociale et jure qu'il cherchera activement un emploi s'il est libéré.La juge Isabelle Rheault a mis l'affaire en délibéré et fera savoir lundi si l'accusé peut reprendre sa liberté en attendant son procès, qui n'aurait lieu qu'en janvier.Presse Canadienne SHAWINIGAN Félix Brosseau souffrait de schizophrénie paranoïde au moment où il a tué son père, le journaliste Daniel Brosseau, le 11 janvier 1999 à Saint-Boniface.L'homme a été battu à mort puis décapité.C'est le diagnostic qu'a établi clairement, sans hésitation, le médecin- psychiatre Pierre Gagné de Sherbrooke après avoir rencontré et suivi médicalement l'accusé pendant quelques mois après le meurtre.Le Dr Gagné, qui témoignait pour la défense, jeudi, au procès de Félix Brosseau, a déclaré que le soir du drame, ce n'est pas Daniel Brosseau que l'accusé a tué mais un imposteur, un sosie de son père.Le Dr Gagné a indiqué que, de toute évidence, Félix Brosseau présentait tous les symptômes du « syndrome de Capgras », une maladie mentale où le sujet a l'illusion que les personnes de son entourage sont des sosies et des imposteurs.Selon le médecin, l'accusé présentait à ce moment-là un système de pensée délirante et vivait un épisode psychotique.« Quand l'accusé mentionne qu'il a dû se défendre dans les instants précédant le meurtre, a expliqué le Dr Gagné, c'est le sosie, le substitut de son père qu'il a tué dans son esprit et pas son père.» Cette façon d'analyser les événements a particulièrement déplu au procureur de la Couronne, Me Pierre Boutin, qui a tenté de faire dire au psychiatre Gagné, qu'il n'avait pas analysé toutes les déclarations de l'accusé pour tirer une telle conclusion.Il a particulièrement insisté sur le fait que lors de l'interrogatoire vidéo mené par l'enquêteur Guy Rivard de la SQ, quelques heures après le meurtre, l'accusé semblait très bien situé dans le temps et pouvait fort bien identifier son père comme étant celui qui a été tué.Le Dr Gagné a répliqué qu'en psychiatrie, on ne fonctionnait pas de la sorte pour évaluer un individu.« Selon moi, selon les rencontres que j'ai eues avec le sujet, selon les déclarations faites à la police ou à d'autres psychiatres, il est évident que Félix était atteint d'une maladie mentale grave, la schizophrénie paranoïde en l'espèce », a maintenu le médecin.Le procès reprendra lundi prochain.Le programme Volez plus loin 2000 est offert uniquement aux résidents canadiens.Cette offre ne peut être utilisée conjointement avec aucune autre offre spéciale ou promotion.Les billets aller-retour admissibles de Première classe, classe Affaires ou classe Économique doivent être achetés et émis au Canada.Le voyage doit être effectué au départ du Canada.Cette offre s'applique aux départs du Canada effectués entre le 9 septembre et le 15 décembre 2000.Certains vols intérieurs d'Asie n'offrent pas le service de Première classe.Le cas échéant, les voyageurs de Première classe seront placés en classe Affaires.Les horaires et services offerts par Cathay Pacific peuvent être modifiés sans préavis.Certaines restrictions et conditions supplémentaires s'appliquent.Malentendants (TTY) : 1 877 609-2233 (sans frais).American Airlines® et AAdvantage sont des marques de commerce d'American Airlines Inc.American Airlines se réserve le droit de modifier le programme AAdvantage à tout moment, sans préavis.American Airlines n'est pas responsable des produits et services offerts par les autres entreprises participantes.Pour obtenir tous les renseignements sur le programme AAdvantage, visitez le site www.aa.com.oneworld™ est associé à Cathay Pacific, American Airlines, British Airways, Finnair, Iberia, Quantas, Aer Lingus et Lan Chile.ACHETEZ UN BILLET DE CATHAY PACIFIC À DESTINATION DE HONG KONG ET ENVOLEZ-VOUS GRATUITEMENT VERS L'UNE DE DIX DESTINATIONS ASIATIQUES ! Présentement, durant notre offre spéciale «Volez plus loin», à l'achat d'un billet aller-retour admissible, toute classe, au départ du Canada et à destination de Hong Kong, vous pouvez profiter d'un vol totalement gratuit dans la même classe de service, vers une autre destination asiatique ! Avec un choix de 10 destinations à explorer, vous pouvez profiter encore plus de votre prochain voyage en Asie.Envolez-vous avant le 15 décembre 2000, et effectuez un voyage supplémentaire à partir de Hong Kong, vers la destination de votre choix parmi les villes suivantes : Taipei, Manille, Cebu, Bangkok, Penang, Kuala Lumpur, Singapour, Djakarta, Surabaya et Denpasar.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre agent de voyages ou utilisez notre service Info Fax au 1 800 607-3388 et demandez le document 4250.Ou visitez la rubrique «Offres spéciales» au www.cathay.ca.Alors, réservez vos billets dès aujourd'hui, et préparez-vous à vous envoler encore plus loin, gratuitement ! Choisissez Cathay Pacific.Le coeur de l'Asie.Accusé d'agressions contre de jeunes fugueurs CHRISTIANE DESJARDINS Un homme de 51 ans, Michel Lanthier, a comparu hier au palais de justice de Montréal pour répondre de huit crimes à connotation sexuelle commis à l'endroit de jeunes fugueurs.Selon la police, l'accusé aurait pris l'habitude de rétribuer en argent les faveurs sexuelles que des adolescents en fuite des centres jeunesse consentaient à lui accorder.Les faits reprochés, notamment des fellations et des masturbations, se seraient déroulés entre septembre 1998 et le 20 mars dernier, dans le logement de Lanthier sur le boulevard de Maisonneuve.Les victimes sont quatre garçons, dont certains étaient âgés de moins de 14 ans au moment des faits.Lanthier leur aurait donné entre 20 $ et 25 $ pour leurs « services » et le mot s'était passé parmi les adolescents.Ce sont des intervenants des centres jeunesse qui ont eu vent de l'affaire et ont alerté la police.Lanthier, jusqu'ici sans antécédent judiciaire, a pu recouvrer sa liberté après avoir promis de se plier à certaines conditions, dont celle de ne pas se trouver dans des endroits publics où il y a des jeunes.Il reviendra devant le tribunal le 26 octobre pour connaître la date de son enquête préliminaire. 5LP1101A0908 5LP1101A0908 ZALLCALL 67 01:08:20 09/08/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 A 11 Un projet de géodôme pour raconter la surface de Montréal ANNE DE LOISY La construction d'un géodôme, c'est le projet que les géologues, géophysiciens, universitaires et passionnés par les sciences de la Terre et de l'atmosphère ont décidé de réclamer lors du Congrès des prospecteurs, géologues et géophysiciens qui se déroule en ce moment au Delta centre-ville de Montréal.Originalement élaboré en 1994, le géodôme est un concept basé sur la reconstruction de plusieurs environnements et paysages et qui raconterait l'histoire de la surface de Montréal.Le but étant de transporter les visiteurs dans les paysages du passé, en illustrant ces paysages avec des minerais trouvés au Québec.« Il y a 300 millions d'années, on trouvait à Montréal un paysage de mer chaude », explique Michel Jebrak, initiateur du projet et directeur du département des sciences de la Terre et de l'atmosphère de l'Université du Québec à Montréal.« Beaucoup plus tard, soit il y a plus de 12 000 ans, une couche de 2km d'épaisseur de glace recouvrait le sol de Montréal.L'équivalent du Groenland aujourd'hui », précise-t-il.« La découverte de petites algues âgées de 2,7 milliards d'années en Abitibi permet, par exemple, de découvrir comment s'est formé l'air que nous respirons », souligne ce scientifique, mais « on ne peut pas emmener tout le monde en Abitibi ».Le géodôme aurait pour objet de rendre accessibles les collections de minéraux disséminées dans tout le Québec.Il permettrait de réunir au même endroit les collections aujourd'hui présentées dans les universités et les musées régionaux ainsi que les collections privées.Le musée Redpath de Montréal, créé à la fin du XIXe siècle et situé sur le campus de l'Université Mc Gill, a été l'une des premières institutions à se consacrer aux sciences de la Terre, rappelle Michel Jebrak.« Le Québec devrait imiter d'autres provinces du Canada, comme l'Ontario, et plusieurs pays du monde, tels que la France, et se doter d'une institution muséale dans le domaine de l'histoire naturelle.» Le concept de géodôme devrait s'intégrer au Biodôme et au Jardin botanique de Montréal et serait un lieu idéal pour initier les jeunes aux sciences de la Terre et de l'atmosphère.« Nous ne sommes pas encore au stade de l'étude économique, nous élaborons en ce moment une stratégie avant de nous pencher sur l'étude de faisabilité », a déclaré Michel Jebrak.Ce projet bénéficie déjà du soutien des entreprises minières.« Les entreprises minières ont en effet besoin de visibilité auprès des Québécois et sont donc prêtes à investir pour cela », précise M.Jebrak.Le gouvernement devrait également être sollicité pour un soutien financier.Par ailleurs, le Club de minéralogie de Montréal demande que l'ancienne carrière Francon soit accessible aux amateurs de minéralogie.Ce lieu très riche en minéraux de toutes sortes, est actuellement utilisé par la Ville comme complexe environnemental pour la disposition de marchandises sèches.en collaboration avec les Producteurs laitiers du Canada Soyez prêt pour les Jeux.Demain, ne ratez pas le deuxième fascicule Les Jeux de nos athlètes, offert gratuitement dans La Presse.Laissez-vous entraîner dans l'univers de l'athlétisme, de la gymnastique, du tennis, de l'haltérophilie, du triathlon et du tir.Collectionnez les fascicules offerts gratuitement tous les samedis jusqu'au 16 septembre.Les quantités étant limitées, composez le (514) 285-6911 pour vous abonner ou réservez dès maintenant votre exemplaire de La Presse auprès de votre marchand de journaux.URGENT Ceci demande immédiatement votre attention.LIQUIDATION TAPIS PERSANS La liquidation des tapis persans Lembargo Commercial É.-U.Iran a été levée.Les grossistes en tapis transigent directement avec les É.-U.Les marchandises excédentaires de tapis seront vendues à rabais à des prix les plus bas possibles.Par exemple : Persans Tabriz (laine et soie) Naghsha 5 x 7 pi 999$ Persans Tabriz (laine et soie) Poisson 5 x 7 pi 799$ Persans Kashan 10 x 13 pi 899$ Persans Kashan 7 x 10 pi 699$ Persans Tabriz (laine et soie) 7 x 10 pi 1 999$ Persans Tabriz (laine et soie) Poisson 7 x 10 pi 1 499$ SEULEMENT DEUX JOURS ! TAPIS HERAWI Samedi 9 sept., 11 h à 18 h 30, dimanche 10 sept., 10 h 30 à 18 h Nouvel Hôtel, 1740, boul.René-Lévesque Ouest, Montréal sortie Guy, autoroute 20 COMPTANT Tél.: (514) 931-8841 ou CHÈQUE Tirage du 2000-09-06 Tirage du 2000-09-06 GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 000 000,00 $ 5/6+ 6 91 155,30 $ 5/6 198 2 209,80 $ 4/6 10 999 76,20 $ 3/6 203 129 10,00 $ Ventes totales: 12 616 673 $ Prochain gros lot (appr.): 2 000 000 $ Numéro complémentaire: 24 Numéro complémentaire: 32 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 10 500,00 $ 4/6 833 50,00 $ 3/6 16 170 5,00 $ Ventes totales: 536 273,50 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-09-07 Tirage du 2000-09-07 Tirage du 2000-09-06 Tirage du 2000-09-07 NUMÉRO: 774718 NUMÉRO: 962923 Le jeu doit rester un jeu ENCAN PUBLIC Vente de marchandises libérées par Douanes Canada, saisies pour défaut de paiement et autres consignations libérées au port de Halifax, pour liquidation immédiate.UN JOUR SEULEMENT Stock de magnifiques tapis persans noués à la main, tous garantis authentiques, Qum, Tabriz, Isfahan, Sarough, Mashad, plus d'autres tapis orientaux et persans traditionnels, belles peintures sur toile et statues de bronze.Rolex pour dames et hommes Peinture à l'huile Bronze Tabriz 10' x 13' Diamant solitaire 3,61 carats NON ACQUITTÉS STOCK DE MONTRES SUISSES ET BIJOUX EXCLUSIFS Diamants solitaires, bagues, bracelets, bracelets d'esclaves, boucles d'oreilles, colliers, perles, pendentifs, assortiment de montres Rolex, Cartier, Piaget, émeraudes, rubis, etc.Pièces de collection antiques rares mises aux enchères! Valeur de 100 $ À 150 000 $ LIEU: Hôtel Four Points Dorval 6600, Côte-de-Liesse TÉL.: (514) 735-5150 DATE: le dimanche 10 SEPTEMBRE 2000, à 14 h précises Chaque pièce est adéquatement étiquetée et certifiée authentique.Évaluateurs agréés sur place.Toutes les taxes et droits d'importation ont été acquittés sur ladite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription.Commission d'achat de 10 % en sus.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Certificat d'exonération de taxe exigé le cas échéant. 5LP1201A0908 5LP1201A0908 ZALLCALL 67 01:09:15 09/08/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2000 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Nouvelle manif à la PdA Une trentaine de syndiqués de la FTQ ont bloqué l'entrée du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts (PdA), hier soir, retardant d'une heure et demie une représentation de la pièce « Droits d'auteurs », de la Compagnie Jean-Duceppe, qui devait débuter à 20h.Les manifestants, qui n'étaient pas des techniciens de scène de la PdA, ont pris cette initiative par solidarité avec ces derniers.À leur arrivée, vers 19h30, ils ont distribué au public en attente dans le foyer des tracts sur lesquels on pouvait lire : « Par solidarité, dites non à la Place des Arts.» Exaspérés de la situation, une bonne partie des spectateurs sont partis avant que les manifestants, qui prévoyaient que les policiers allaient intervenir, ne quittent les lieux, peu avant 21h30.Le spectacle a alors pu commencer."]
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