Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Y. La rentrée culturelle 2000
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (11)

Références

La presse, 2000-09-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 6LP0101Y0909 Culture-1 6LP0101Y0909 ZALLCALL 67 01:37:01 09/09/00 B 6LP0201Y0909 2 rentree 6LP0201Y0909 ZALLCALL 67 01:37:06 09/09/00 B Télévision 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 Gab, Zac, Tag, Willie, Jo.les héros de la nouvelle saison ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale On l'attend depuis longtemps à la télé ce Tag.Depuis plus d'un an en fait, on vante les qualités de son interprète, Luis Oliva.Lundi, le 2 octobre à 21 h, il entre en scène à Radio-Canada, dans la peau d'un latino rebelle de 17 ans.Chef du gang de rue Perros Locos, Tag règne dans son quartier et voit sa vie s'écrouler à la suite d'un geste qu'il n'aurait vraiment pas dû commettre.« Devra-t-il être jugé par la cour juvénile ou par celle des adultes ?Le malaise sera dépeint, fouillé et analysé par les professionnels qui le prendront sous leur responsabilité », mentionne l'auteure de la télésérie de onze épisodes, Joanne Arseneau.Tag n'est pas seul au monde.Autour de lui, évoluent des personnes tout aussi démunies.Il y a Stéphanie (Caroline Dhavernas), son ex avec qui il n'est pas toujours gentil, sa bande de malfrats, son père et sa soeur.Mais il y a surtout Mélanie (Céline Bonnier), une mère toxicomane de 27 ans à qui il voue un amour profond.« Mélanie est à la fois sa meilleure amie, sa maîtresse occasionnelle et sa soeur éternelle », explique Joanne Arseneau.Accrochez-vous ! La diffusion de la télésérie 2 frères l'an dernier en a bouleversé plus d'un.Et pour cause : dialogues en béton, comédiens parfaits, réalisation à la fois simple et rythmée.Il fallait une suite.La voici.Elle arrivera sur nos écrans le 12 octobre (le jeudi à 20 h), cette fois en 16 épisodes.L'action reprend là où on a laissé les téléspectateurs (abasourdis) l'an dernier.Heurté par la voiture du gang de taxeurs que fréquente Zacharie (Benoît Langlais), Gabriel (Daniel Thomas) se retrouve sur un lit d'hôpital, une jambe en moins.Le réveil sera douloureux pour lui et toute sa famille.Pendant que les malfaiteurs tentent de mettre la main sur la vidéocassette compromettante de Gabriel, Zac se tord de remords.Il devra tout avouer à la police.Mais que Kevin (Marc Beaupré) et sa bande se retrouvent derrière les barreaux ou non, il devra se faire à l'idée que son grand frère ne marchera plus jamais comme avant.On l'a dit et redit en apercevant Luc Guérin dans la peau et la moustache de Willie Lamothe : la ressemblance est saisissante.À vous maintenant de le constater, à compter du 19 octobre (le jeudi à 21 h), alors que TVA diffusera la télésérie sur la vie de cette légende du country québécois simplement baptisée Willie.Dans la voiture qui le ramène avec sa douce Jeannette (Nathalie Mallette) de la Floride à Montréal, où on veut lui rendre hommage, Willie Lamothe pense à sa jeunesse et à sa gloire passée.Réalisée par Jean Beaudin, la télésérie en cinq épisodes s'attarde à la vie personnelle de ce tombeur qui a fait passer sa carrière et toutes les femmes qui venaient avec avant sa femme et ses enfants.Imaginez qu'une organisation qui n'existe qu'aux yeux du gouvernement vous épie 24 heures sur 24 et connaisse tout sur vous, de votre NIP à la taille de vos sous-vêtements ! Heureusement, ça n'arrive que dans les vues.et dans la télésérie Haute surveillance (le mercredi à 21 h à Radio-Canada, à compter du 1er novembre).Quand tout doit demeurer secret et qu'il doit user de méthodes frisant l'illégalité, le gouvernement a recours à l'ARC (l'Agence de renseignements centralisés).Ce dernier fait ensuite appel au GIM (groupe d'intervention mobile) dont les « employés » sont passés maîtres en matière d'infiltration, de surveillance électronique et de manipulation de fichiers informatiques.Vous avez dit Big Brother ?Parmi eux se trouvent la spécialiste en informatique Caroline Casavant (Caroline Néron) et l'ex-policier Jo Gravel (Patrick Gravel).Au menu : suspenses psychologiques, diplomate un peu croche à pincer, montages serrés.Après la diffusion des six épisodes réalisés par Georges Mihalka, vous n'irez plus au guichet automatique ou dans une toilette publique avec la même nonchalance.Élise Guilbault et Benoît Langlais dans 2 frères.La vedette de Tag, Luis Oliva. 6LP0301Y0909 3 rentr e 6LP0301Y0909 ZALLCALL 67 01:37:14 09/09/00 B Télévision LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 3 Isabelle (Isabelle Brossard) et Louis (Robert Brouillette) avec leur petite Juliette, dans 4 et demi.Amenez-en des intrigues! ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Des mères en dépression post-partum, des trentenaires qui se posent beaucoup de questions, une enfant qui pose trop de questions et des pompiers en alerte.Que nous réservent les auteurs de nos téléromans préférés cette année ?Les personnages de 4 et demi (début : 2 octobre) auront des bébés plein les bras cette année.La saison dernière se terminait sur les accouchements d'Isabelle (Isabelle Brossard) et de Jasmine (Guylaine Tremblay).La nouvelle s'ouvre sur l'accouchement de Barbie, la blonde de Killer, en pleine clinique.vétérinaire.Ça va pleurer cette année ! Et les larmes ne proviendront pas que des nouveaux-nés ! À la maison, Isabelle vit à fond sa dépression post-partum.Bébé Juliette lui enlève toute l'énergie dont elle aurait besoin pour satisfaire son homme au lit ! Pour les ébats amoureux, Louis (Robert Brouillette) devra repasser.Il aura au moins le temps de régler les problèmes de la clinique vétérinaire.et de remettre encore Constantin (Alain Zouvi) à sa place ! Le grincheux vient de créer un système de primes en fonction du rendement des employés qui ne fait évidemment pas le bonheur de tous.Dans Virginie, l'heure est également aux accouchements, moins heureux cependant.Karine (Véronique Bannon) ne veut pas de l'enfant qu'elle vient de mettre au monde.En fait, presque tous les personnages de Fabienne Larouche auront à surmonter de dures épreuves cette saison.Virginie (Chantal Fontaine) la première.Elle enseigne cette année à des ados on ne peut plus insolents.Pendant ce temps, son chum (Jean L'Italien), en sabbatique, s'ennuie à mourir à la maison.Les désirs de Lacaille (Jici Lauzon) pour Carmen (Denyse Chartier) \u2014 qui est enfin passée chez le coiffeur \u2014 s'amenuisent.Ceux d'Hercule (Martin Larocque) pour sa chaste Justine devraient eux se dissiper.Bazinet (Pierre Curzi) rampe à l'école après la visite impromptue de sa nièce.Et Mireille (Katerine Mousseau) va consulter un médecin.Les cinq pigistes de Délirium (à Télé-Québec le mardi à 21 h) aimeraient bien qu'on les consulte aussi.Ces trentenaires ont une opinion sur tout, mais surtout beaucoup d'idées à vendre à toute personne en manque d'imagination.Il y a Nicolas (Christian Bégin), un publicitaire féru de culture américaine qui aime l'humour.Clémence (Isabelle Vincent), une journaliste scientifique très cultivée qui a une vie sexuelle intense.Lambert (Pier Paquette), un mystérieux réalisateur de vidéo d'entreprises.Marjolaine (Marie Charlebois), une directrice artistique de vidéoclips et mère monoparentale en peine d'amour.Et Théo (Patrice Coquereau), un graphiste soupe au lait, mais gentil qui a des opinions très tranchées.« Les personnages exprimeront leurs points de vue sur le monde et les enjeux de société, note l'auteur Pierre-Michel Tremblay.Ils consomment énormément de culture, lisent beaucoup.» Et se posent évidemment beaucoup de questions.Comme la petite Charlotte (Catherine Brunet), héroïne du nouveau téléroman Le Monde de Charlotte, en ondes le 1er octobre à 19 h 30, à Radio-Canada.À huit ans, il est normal de se poser des questions.C'est moins courant de consulter un psy pour trouver les réponses.« À travers leurs rencontres, on suit Charlotte dans sa famille, explique l'auteur Richard Blaimert.Chaque épisode tourne autour d'un thème, comme l'argent, la masturbation et la religion.» Les situations touchent aussi bien la petite que sa grande soeur, son grand frère, ses parents Françoise et Louis (Marie-Thérèse Fortin et Henri Chassé), qui célèbreront leur 20e anniversaire de vie commune lors du premier épisode, et son grandpère (Jean Besré).Du côté de Caserne 24, Ninon (Tania Kontoyanni) a aussi une bonne raison de célébrer.Elle attend enfin un enfant de Stéphane (Francis Reddy).Les pompiers de la caserne 24 n'ont malheureusement pas tous le coeur à la fête.Pépé (Louis-Georges Girard) a du même coup appris que sa douce Régine (Marie Cantin) est atteinte d'un cancer du sein.« Tout au long de l'année, on suit parallèlement les joies suscitées par la grossesse de Ninon et l'inquiétude causée par la maladie de Régine », explique l'auteur Fernand Dansereau.Il y aura encore des feux à éteindre avant que le téléroman ne s'éteigne pour de bon à la fin de la saison.Il faut bien que les pompiers travaillent ! On aurait d'ailleurs eu bien besoin d'eux sur la Rue L'Espérance (à compter du 19 septembre) ! L'incendie du cinéma a laissé le pauvre Hubert (Martin Drainville) aveugle et a causé un émoi tel que Sophie (Myriam Poirier) a fait une fausse couche.On a maintenant besoin d'une jolie somme d'argent pour rénover l'immeuble historique.Devinez à qui la directrice générale Isabelle (Geneviève Bilodeau) ira demander les bidous ?Pendant ce temps, le feu qui brûle entre elle et Olivier (Serge Postigo) s'éteint lentement.Pas de chance, le nouvel animateur qu'il a engagé à la station de radio fait sensation et provoque des flammèches dans les coeurs de Jacinthe (Élyse Marquis) et d'Audrey (Marie-Josée Forget).Qui sera l'heureuse élue ?Le compte à rebours est commencé.Cinq, quatre, trois, deux, un.Le petit Bouscotte (Julien Bernier-Pelletier) n'aura jamais été aussi heureux que cette année.Son grand-père (Gilbert Sicotte) lui offrira en cadeau d'anniversaire rien de moins qu'un voyage à Cap Kennedy, au pays des fusées, en compagnie de sa grande amie Mandoline.Dernière saison de Bouscotte oblige (à compter du 3 octobre), Victor-Lévy Beaulieu bouclera ses intrigues amorcées il y a cinq ans déjà.On risque de moins aimer Léonie Bérubé (Marie Lefebvre) à la fin de la saison, nouvellement dirigeante de l'entreprise Pétro-Basques.Qu'a-t-elle manigancé avec Manu (Guy Nadon) ?Pendant ce temps, Antoine perdra de plus en plus la mémoire.Marie-Victor (Gaston Lepage) noyera sa peine, comme Victorienne (Christine Bellier) lui préfère le père de Mandoline.Eugénie (Nancy Gauthier) exposera ses sculptures à Montréal et apprendra que Fanny, la mère de Bouscotte, risque de quitter pour de bon la Terre pour les étoiles.Le macho Julien Bordeleau (Michel Forget) en verra quant à lui beaucoup, des étoiles, à la suite de deux coups de poing reçus en plein visage.Jeanne (Marie Charlebois) l'a quitté, et sa fille Laurence compte ouvrir un garage avec Sophie (Anne Bédard).Ayoye ! Qui vendra le plus de voitures ?C'est sans importance.La dernière demi-saison des Machos (à compter du 20 septembre) s'annonce toujours aussi riche en rebondissements.Riche, Rose (Rita Lafontaine) du Retour le sera également à la suite de la lecture du testament de Laurent.Que fera-telle avec cette petite fortune ?Évidemment, elle compte en faire profiter Victor (André Montmorency), le grand oublié.Elle décidera également de rénover la maison héritée du défunt, sous les précieux conseils de sa nièce Marielle (Sophie Prégent).Cette dernière voit rouge depuis que Carole (Marie-André Corneille) travaille à son bureau d'architectes.Que manigance-t-elle ?À suivre à compter du 20 septembre. 6LP0401Y0909 T4 RENTREE 6LP0401Y0909 ZALLCALL 67 01:37:49 09/09/00 B Théatre 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 Au-delà du temps et de l'espace MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale « Le temps est père de vérité », affirmait le compère Rabelais il y a quelques siècles.Est-ce donc parce qu'elles recèlent un peu de « vraie » vérité que certaines pièces passent haut la main l'épreuve du temps ?Quoi qu'il en soit, c'est encore et toujours Molière qui remporte le plus de nominations (!) en cette saison automnale : et quatre Molière, quatre, avant Noël.Voyage dans le temps Que Dom Juan soit au Théâtre du Nouveau Monde du 7 novembre au 3 décembre n'étonne pas en soi.C'est quand on sait que c'est Martine Beaulne qui va s'attaquer à ce monument du machisme que cela devient franchement intéressant.Que L'École des femmes soit, elle, au programme du Théâtre Denise-Pelletier (destiné d'abord au public étudiant) ne renverse pas non plus.C'est quand on apprend que, du 7 novembre au 2 décembre, c'est le metteur en scène français Alain Knapp qui se chargera de la chose qu'on frétille.surtout qu'il dirigera Marcel Sabourin ! Deux productions plus modestes mais au moins tout aussi enthousiastes de pièces de maître Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière, éliront plutôt domicile à la salle du Gesù.D'abord, les très jeunes Productions Anémos, composées de finissants en théâtre, proposeront, Georges Dandin, du 21 au 24 septembre, au profit de la Fondation de l'Hôpital Sainte-Justine.Puis, du 1er au 25 novembre, toujours au Gesù avant une tournée de deux mois, Le Malade imaginaire, sous les traits de l'inénarrable Jean-Pierre Chartrand, s'époumonera, s'étouffera et s'énervera, entouré notamment de Francis Reddy et Marc-André Coallier.Mais il n'y en a pas que pour Molière.Ainsi, à compter du 19 septembre, le Théâtre du Nouveau Monde propose Ce soir on improvise de maestro Pirandello, avec entre autres Marc Béland, Béland qu'on pourra ensuite voir dans une production très personnelle de L'Inquiétude de Valère Novarina, dans le minuscule Atelier À l'Écart, les 3 et 4 novembre.On se fait plaisir ?Allez, on s'en cite un petit bout : « pour l'homme \u2014 sachez cela, ô enfants \u2014 l'enfance est une très mauvaise formation » ! De son côté, le Rideau Vert enchaîne Qui a peur de Virginia Woolf de l'Américain Edward Albee, avec Louise Marleau et Raymond Cloutier sous la direction de Martin Faucher (du 26 septembre au 21 octobre), et L'Heureux Stratagème de Marivaux, avec notamment Markita Boies et Monique Spaziani sous la houlette de François Barbeau (du 7 novembre au 2 décembre).Toujours du côté classique, le Théâtre Denise-Pelletier offre La Reine morte de Montherlant, qui devrait être singulièrement vivifiée par la mise en scène de Denise Guilbault, à compter du 26 septembre.La compagnie Jean-Duceppe propose pour sa part Rien à voir avec les rossignols de Tennessee Williams, avec traduction de Michel Tremblay, mise en scène de Serge Denoncourt et distribution solide, du 25 octobre au 2 décembre.Voyage dans l'espace Pendant que se poursuivent les représentations de Malina, conçue et mise en scène par Brigitte Haentjens (à l'Espace Go), et de Droits d'auteur, avec Markita Boies et Françoise Faucher (jusqu'au 14 octobre chez Jean-Duceppe), on attend avec impatience une pièce qui fait littéralement le pont entre les continents et les dramaturgies.Présentée du 14 novembre au 2 décembre à l'Usine C, Le Quai/Il Pontile est en effet une coproduction entre la Montréalaise Carbone 14 et le Teatro Sunil d'Italie, qui nous a notamment donné l'infiniment touchant Icario.Enfin, deux colonels sont également au programme, soit Le Colonel Oiseau de Hristo Boytchev, qui prendra son envol le 23 octobre au Quat'Sous, et Le Colonel des zouaves d'Olivier Cadot, qui sera interprété à Espace Go par la troupe française de Ludovic Lagarde du 24 au 27 octobre.À gauche toute ! Benoît Brière (Sganarelle) et David Boutin (Dom Juan), dans la pièce de Molière du même nom présentée au TNM cet automne.Une pièce fera le pont entre les continents et les dramaturgies à l'Usine C, Le Quai/Il Pontile, une coproduction entre la Montréalaise Carbone 14 et le Teatro Sunil d'Italie. 6LP0501Y0909 T5 RENTREE 6LP0501Y0909 ZALLCALL 67 01:35:40 09/09/00 B Théâtre LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 5 Au théâtre pour un coup de jeunesse SONIA SARFATI Il y a eu l'été avec les coups de soleil (quelques-uns quand même, non ?), les coups de tonnerre (trop nombreux) et, maintenant, le coup de barre qui accompagne la rentrée.Pour le combattre, quelques coups de théâtre qui pourraient s'avérer coup de foudre et coup de jeunesse.À la Maison Théâtre, la saison commence avec un coup sûr, la reprise de ce classique qu'est devenu, en 10 ans, Conte du jour et de la nuit de Suzanne Lebeau (4 à 8 ans, du 29 septembre au 22 octobre).L'histoire d'Alfredo le rat et de Troller le géant, deux exclus qui grandiront grâce à leur amitié.Place ensuite à un coup double : l'auteur belge Alain de Neck et le dramaturge québécois Louis-Dominique Lavigne ont uni leurs efforts pour accoucher d'une nouvelle version de ce texte majeur du répertoire enfance- jeunesse qu'est L'Ornithorynque (7 à 11 ans, du 24 au 29 octobre), où un gamin est métamorphosé en une bibitte bizarre au nom non moins bizarre.Tant qu'à être dans les coups rares, voici une Orchidée cueillie par Michel Nadeau (9 à 14 ans, du 1er au 12 novembre).Cette fleur-là s'appelle Geneviève.Elle est petite fille.Et elle redonnera le goût de vivre à André, un homme qui a tout perdu \u2014 sauf l'essentiel (mais ça, il ne le sait pas encore).Ce que les cinq protagonistes de NWOLC ont perdu, eux, c'est le nord.Faut en effet être victime d'un coup de folie pour annoncer à l'envers ce que l'on est ! Car c'est bel et bien de cinq clowns qu'il est question dans ce spectacle destiné aux 6 à 12 ans (15 au 26 novembre).Pour poursuivre le concept jusqu'au bout, jongleront-ils la tête en bas et grimperont-ils sur les planchers ?Finalement, à la Maison Théâtre, l'an 2000 se terminera non pas au chant de l'alouette mais sur celui de La Mère Merle de Jasmine Dubé (4 à 8 ans, du 29 novembre au 20 décembre).Dans une forêt mystérieuse comme un début de conte de fées, par un coup de hasard, la civilisation s'en va à la rencontre de la vie sauvage.Pendant l'automne, L'Illusion, Théâtre de marionnettes fera pour sa part La Ronde de Nuit \u2014 du nom de sa nouvelle création qui se déplacera dans la région montréalaise avant de tourner (pas en rond !) au Jardin botanique (4 à 8 ans, 5 au 14 décembre).Inspiré de L'Opéra de la Lune de Prévert, la production met en relief la justesse du coup d'oeil critique que les enfants posent sur les certitudes des grands.L'étonnant Jardin de Babel de Marie- Louise Gay (4 à 9 ans) partira lui aussi en tournée \u2014 histoire de « Jouer dans l'île » du 11 octobre au 9 décembre.Un coup de pot à surveiller dans les maisons de la culture.Du côté de la Rive-Nord, la Maison des arts de Laval recevra Les Petits Orteils du Théâtre de Quartier (4 à 8 ans, 22 octobre), Lili de DynamO Théâtre (8 ans et plus, 8 décembre) et Le temps court, Marithé du Théâtre du p'tit loup (5 à 9 ans, 27 et 28 décembre).Finalement, L'aventure T., véritable coup de pouce donné au théâtre jeune public mis en place par les diffuseurs de Réseau Scènes continue à présenter des productions de qualité aux enfants vivant dans les Laurentides, Lanaudière, la Montérégie et l'Outaouais.Au programme dans les mois qui viennent, entre autres Un éléphant dans le coeur et Partie de quille chez la Reine de Coeur du Théâtre des Confettis, Le Jardin de Babel de Théâtre de L'Oeil, L'Orchidée du Théâtre du Gros Mécano et Les Petits Orteils du Théâtre de Quartier.Bref, faudrait un sacré coup de malchance pour ne pas trouver là-dedans de quoi satisfaire les goûts des chers petits monstres en plein spleen automnal \u2014 on les comprend ! La Ronde de nuit, du théâtre de marionnettes L'Illusion. 6LP0601Y0909 t6 rentr e 6LP0601Y0909 ZALLCALL 67 01:35:50 09/09/00 B Théâtre 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 Des petits qui jouent gros MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Ils nous ont conduits dans un labyrinthe de carton, un bistrot français virtuel, dans des hôtels malfamés, dans le froid, le noir, le vide et même un dépotoir : sans la vitalité et l'ingéniosité des petites troupes autogérées, celles qui ont mis au monde les Dominic Champagne, Wajdi Mouawad, Jean-Frédéric Messier et cie, le théâtre de création n'aurait pas l'importance qu'il a désormais chez nous.Jugez-en sur pièces.En septembre, la salle Fred-Barry (la petite salle-laboratoire du Théâtre Denise-Pelletier) propose notamment Serpent vert, lecture- spectacle de Bernard Daoust d'après l'oeuvre de Goethe, suivi en octobre d'un collage de textes marquants de notre dramaturgie intitulé Répercussions.Ça a l'air classique, dit comme ça, mais ça ne devrait pas faire dans le très orthodoxe ! Les finissants en théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe envahiront ensuite la salle Fred-Barry pour une Veillée funèbre hors de l'ordinaire.Les parents et amis sont priés de se présenter en grand nombre, sans autre avis.Autre salle ouverte à l'expérimentation, le théâtre de poche du Théâtre Prospero (ex-Espace la Veillée) accueillera Clueless, de la troupe anglophone Mask On !, qui fait dans la commedia dell'arte iconoclaste, puis Zany, écrite sur mesure pour le comédien-clown Yvan Zanetti.La salle Jean-Claude Germain, juste au-dessus du Théâtre d'Aujourd'hui, laisse elle aussi toute la place aux nouveaux dramaturges.Ainsi, Stéphane E.Roy nous y proposera Propagande à compter du 18 octobre.Rencontre du 3e type entre la publicité et l'éthique personnelle.Le Monument-National itou s'ouvre aux troupes indépendantes.Ainsi, le Persona Théâtre habitera-t-il la salle du Maurier non pas le temps d'une, mais de deux pièces, soit Marianne Vague ou l'histoire d'une femme peintre et ses amours, suivie de Camélias inspirée de La Dame aux camélias de Dumas.Le metteur en scène et âme de la troupe, Éric Jean, a du pain sur la ou plutôt les planches.Par ailleurs, à la Balustrade, joli théâtre de poche du Monument juché entre ciel et terre, le théâtre Face public (sic) présentera Les Perséides les 28, 29 et 30 septembre.Dans le petit Théâtre de l'Esquisse, angle Marianne et Saint-Hubert, une soirée de contes sur les douces moitiés devrait réjouir les amateurs de contes d'antan avec une pointe d'humour contemporain, en octobre.Enfin, le 28 septembre, au Hors-Bord, boulevard Saint-Laurent, le Pont Bridge nous propose sa dernière mouture, Me My Lee Miller, inspirée de la photographe et muse américaine Lee Miller.Mais que serait le théâtre expérimental si l'Espace libre n'existait pas ?Au nombre des expériences espacelibriennes cet automne, Je vous raconterai des images, où Diane Dubeau invite des artistes de toutes disciplines autour d'un projecteur et d'images tous les jeudis soirs à partir du 21 septembre.Au même endroit, mais du 21 novembre au 16 décembre, on assistera aux Nocturnes cauchemardesques, un programme double comprenant un numéro de variétés pas très orthodoxe et une pièce de monstres intitulée Pension Vaudou, coproduite par le Théâtre de la Nouvelle Lune et Momentum.Tiens, parlons-en, de Momentum, ce collectif qui nous avait proposé 12 pièces, 12 délires, 12 messes pour le début de la fin des temps, en 12 mois l'an dernier.La troupe se porte très bien, merci, et se prépare fébrilement pour son prochain projet à grand déploiement, baptisé L'an O1 de Momentum.On en saura plus le 30 novembre.Sachez toutefois que l'un de ses meneurs, Jean-Frédéric Messier sera des Nocturnes cauchemardesques mentionnées plus haut et proposera également Extasy_land.com à la salle Fred-Barry en janvier 2001, dans une mise en scène signée.Dominic Champagne, dont La Caverne sera créée au Théâtre d'Aujourd'hui en avril ! Et la troupe indépendante de Wajdi Mouawad, le fameux Théâtre Ô Parleur ?Mouawad étant désormais à la tête du Quat'Sous, l'Ô Parleur parlera toujours grâce à Aube d'Isabelle Leblanc, présentée en mai à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui.Or, tout juste avant, dans la même salle, on aura déambulé Le long de la principale de Steve Laplante, auteur et comédien qu'on a surtout vu.dans les pièces de Wajdi Mouawad ! Bref, pour reprendre les mots de Raoul Duguay : toutttt est dans tou .Mariane Vague, de la troupe Persona Théâtre, à la salle du Maurier du Monument-National.C'est la reprise.théâtrale MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Ô ironie, il en va du théâtre comme de l'économie : il y a de la reprise dans l'air, et c'est signe de santé.Depuis quelques années en effet, les pièces à succès connaissent une seconde et même une troisième vie au Québec, grâce aux reprises et aux tournées.Ainsi, alors même que se termine la seconde Odyssée d'Homère revue et revivifiée par Dominic Champagne et Alexis Martin dans un Théâtre du Nouveau Monde bondé (du coup, Champagne s'attelle à La Caverne présentée par sa troupe Il va s'en dire en avril au Théâtre d'Aujourd'hui et Martin se penche plutôt sur Hitler pour le compte du Nouveau Théâtre Expérimental, cet hiver), certaines reprises ont déjà.repris.C'est le cas pour la très efficace Trick or Treat de Jean-Marc Dalpé, à la Licorne jusqu'au 16 septembre, et pour l'inoubliable Je suis une mouette (non, ce n'est pas ça), au Quat'Sous jusqu'au 23 septembre, avant une tournée dans une vingtaine de villes.Plus discret, le Groupe de poésie moderne représente son inventive et ludique Centième fois du silence, quelque part entre Sol, Vian et Queneau, à la salle Calixa-Lavallée dans le parc Lafontaine, du 23 au 30 septembre.Grâce à Réseau Scènes, organisme particulièrement dynamique en matière de diffusion théâtrale hors Montréal, les Québécois pourront voir ou re-voir, entre autres, Hosanna de Tremblay dans la mise en scène troublante réalisée par Patric' Saucier à Québec l'an dernier (hélas, pas d'arrêt prévu à Montréal), la décapante 24 poses (portraits) de Serge Boucher (avec l'étonnant Vincent Bilodeau en lieu et place de Michel Dumont dans le rôle du père de famille), les poétiques bien que réalistes Sept jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette dans une mise en scène lumineuse de Martin Faucher (en tournée dans une quinzaine de villes, sans oublier 4 représentations en mars 2001 à La Licorne à Montréal, où la pièce a été créée l'an dernier), les délirantes Brèves de comptoir du groupe Audubon.Enfin, la Compagnie Jean-Duceppe envoie La Mort d'un commis voyageur frapper aux portes d'une trentaine de villes entre le 17 mars et le 20 mai 2001.Revenons à Montréal où, cet automne, Crime contre l'humanité de Geneviève Billette sera proposée dans les Maisons de la Culture.Les 16, 17 et 18 novembre, dans le cadre fort intime de l'Atelier À l'Écart, à Longueuil, Françoise Faucher et Gérard Poirier lisent encore et encore les Lettres d'amour d'Albert R.Gurney.De son côté, le Rideau Vert représente le délicieux Avec le temps \u2014 Cent ans de chansons, du 12 décembre au 6 janvier, où la chanson francophone est littéralement mise en scène et théâtralisée par Louise Forestier.Nouveautés au programme : Julien Poulin remplace Gabriel Gascon et Serge Postigo prend la place de Stéphane Brulotte.On se rappellera que Postigo avait chanté \u2014 et bien \u2014 dans Grease.Pour leur part, ceux qui aiment à la fois le théâtre, l'histoire et l'engagement mais qui auront manqué Transit section no 20 du duo Alexis Martin-Jean-Pierre Ronfard pourront se reprendre à compter du 13 mars à Espace libre.Idem pour ceux qui n'ont pu, l'an dernier, assister à la très sensible Je suis un saumon, de et avec le Français Philippe Avron, qu'ilspourront voir d'ailleurs de très près en étant euxmêmes SUR la scène du Théâtre Denise-Pelletier du 25 au 28 avril.Comment ne pas terminer sur ce qui pourrait bien mériter le trophée de la « pièce qui est la reprise incarnée », j'ai nommé Broue , dont la 22e saison débutera en octobre à l'Olympia, avant une mini-tournée ?À moins que ledit trophée n'aille à.Guilda, qui nous proposera une énième revue, intitulée, eh oui, Guilda 2000 au nouveau Théâtre des Nouveautés, feu Théâtre des Variétés, dès le 20 septembre.Showtime, mesdames et messieurs, showtime ! Sophie Vajda, Daniel Parent et Philippe Cousineau dans Les 7 jours de Simon Labrosse, en tournée au Québec et en reprise à La Licorne. 6LP0701Y0909 t7 rentr e 6LP0701Y0909 ZALLCALL 67 01:35:56 09/09/00 B Théâtre LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 7 La genèse de la création MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Alors que se terminent les représentations de Maudite Machine d'Abla Farhoud au Rideau Vert (jusqu'au 16 septembre), plus bas rue Saint-Denis, le Théâtre d'Aujourd'hui prépare sa rentrée, particulièrement attendue des théâtrophiles de toutes allégeances.C'est qu'on y présente, à compter du 12 septembre, Le Petit Köchel, de Normand Chaurette, mis en scène par Denis Marleau, créé au dernier Festival d'Avignon.Les mêmes éléments avaient donné Le Passage de l'Indiana, avec le succès que l'on sait, il y a près de quatre ans.Le lendemain, le Théâtre Prospero (ex-La Veillée) propose L'Éclat de soie inspirée de l'oeuvre du psychiatre Gaëtan Gatian de Clérambault en matière de fétichisme, ce qui devrait donner une pièce sensuelle écrite et mise en scène par Mario Borges, sur une musique de.Marie Philippe.Pour leur part, les troupes Mime Omnibus et Infini Theatre conjuguent leurs forces pour Farce, ou la rencontre entre le mouvement et le dialogue, le corps et l'esprit, l'instinct et la logique, à Espace libre à compter du 19 septembre.Fin septembre, deux pièces créées en dehors de la métropole l'an dernier nous parviennent enfin.D'abord, à La Licorne, Sur le bord de la fenêtre, un tout petit chien en flammes, de et avec Patrick Quintal, accompagné de Nicole Leblanc.Ensuite, à Espace Go, L'Hôtel des Horizons de Reynald Robinson, une coproduction du Théâtre Petit à Petit et des Gens d'en bas, dans une mise en scène de Claude Poissant.À la mi-octobre, place aux recrues.même disparues.D'abord, La Licorne fait appel à l'effervescente troupe Janvier Toupin Théâtre d'Envergure, dont les précédentes productions autogérées fourmillaient d'idées, ce qui laisse envisager le meilleur pour Territoire.Au Théâtre Prospero, le dramaturge québécois Francis Monmart, décédé l'an dernier, nous lègue Tapage nocturne où justement mort et vivant se rencontrent.Enfin, au Théâtre d'Aujourd'hui, le jeune dramaturge François Archambault propose La Nostalgie du Paradis, campée lors d'un mariage où fidélité et Fido le cellulaire sont au nombre des invités.Les mots, ceux pour le dire comme ceux pour le taire, seront au coeur des pièces au programme en novembre.René-Daniel Dubois revoit et revisite, quinze ans après sa création, cet extraordinaire huis clos sur l'impossibilité de communiquer qu'est Being at home with Claude, à Espace Go (du 14 novembre au 9 décembre).Michel Monty démonte la langue pour mieux l'encoder dans un univers informatisé qui emprunte tant au thriller qu'au multimédia dans Cyberjack, à La Licorne (du 16 novembre au 9 décembre).Enfin, au Théâtre Prospero, les deux langues officielles sont au service de Parle-moi des tigres \u2014 Tell me about Tigers, inspirée des dernières semaines de la vie de Réjean Marier, qui fut dans la vraie vie fondateur de Suicide-Action Montréal (du 15 au 26 novembre).Si Michel Tremblay avait eu des parents italiens, peut-être se seraitil appelé Steve Galluccio.Quoi qu'il en soit, c'est Tremblay qui traduit la pièce Mambo Italiano du Montréalais Galluccio (chez Jean- Duceppe du 13 au 20 décembre, puis du 4 janvier au 3 février 2001).Pourquoi ?Peut-être parce que la famille est omniprésente dans cette comédie, que le héros est dramaturge et doit annoncer à ses proches qu'il est homosexuel, ou tout simplement parce que la trucu lence de « Néo-Canadiens » ressemble à s'y méprendre à celle des « Québécois de souche» \u2014 une façon comme une autre de nous rappeler que nous sommes tous semblables quand vient le temps d'affronter l'Autre.Mais que serait décembre sans contes ?Si les très courus « Dimanches du conte » reprennent dès demain au bar du Sergent Recruteur, boulevard Saint-Laurent, rendons à Bienvenue ce qui revient à Yvan : l'engouement populaire pour les contes est né en bonne partie des heavy Contes urbains mis sur pied par Yvan Bienvenue il y a quelques années.Or, Bienvenue signera tous les contes de la cuvée 2000 proposée à La Licorne du 12 au 23 décembre.Qui a dit que le père Noël est une ordure.PHOTOTHÈQUE La Presse © Les mots de René-Daniel Dubois (ci-haut) résonneront à Espace Go en novembre avec un Being at home with Claude revisité par l'auteur.Denis Marleau, quant à lui, signe la mise en scène de la création la plus attendue de l'année, Le Petit Köchel, de Normand Chaurette, au Théâtre d'Aujourd'hui. 6LP0801Y0909 Y-8 SAMEDI 9 / rentr e 6LP0801Y0909 ZALLCALL 67 01:37:25 09/09/00 B Musique 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 LA SAISON MUSICALE 2000-2001 Les oeuvres CLAUDE GINGRAS Tous nos organismes musicaux, ou presque, ont programmé pour la saison qui commence des oeuvres qui suscitent de l'intérêt, soit parce qu'elles sont extrêmement populaires, soit parce qu'elles sont très connues et pourtant très peu entendues ici, soit parce qu'elles sont nouvelles et invitent à la découverte.Ainsi, l'Opéra de Montréal fera alterner les « essentiels » Aida, Cosi fan tutte et Lucia di Lammermoor avec deux premières locales, Katya Kabanova, de Janacek, et Mefistofele, de Boito, et deux ouvrages qui seront des nouveautés pour une foule de spectateurs : Pelléas et Mélisande, l'unique opéra de Debussy, monté ici une seule fois, il y a un demi-siècle, et Kopernikus, du Montréalais Claude Vivier.On entendra aussi de l'opéra en concert à l'Orchestre Symphonique de Montréal, tout comme la saison dernière d'ailleurs, et de nouveau quatre fois.Signe d'une nouvelle orientation ?Simple hasard ?Pour l'instant, voyons les titres de ces quatre opéras-devant-lutrins : Elektra, de Richard Strauss, La Vida breve, de Manuel de Falla, L'Heure espagnole, de Ravel, Porgy and Bess, de Gershwin.Pour le centenaire de la mort de Verdi, son célèbre Requiem ouvrira la saison de l'Orchestre Métropolitain le 24 septembre et sera aussi donné par l'OSM en janvier.Comme l'OdM, l'OSM reprendra des titres à succès tels que la Cinquième de Beethoven, le Boléro de qui on sait et Carmina Burana, mais offrira aussi des raretés : cantate Phaedra et Concerto pour violon et alto de Britten, Symphonie de jeunesse de Rachmaninov, Oiseaux exotiques de Messiaen, Concertino pour violoncelle de Prokofiev, Les Djinns de Franck, Stabat Mater de Dvorak, Chichester Psalms de Bernstein, Sinfonia semplice de Nielsen.Très rarement joués en intégrale, les 17 Quatuors à cordes de Beethoven le seront par le jeune Quatuor Alcan en six concerts.Les Percussions de Strasbourg viendront donner l'immense Erewhon pour 150 instruments de Hugues Dufourt, sous la direction de Lorraine Vaillancourt qui, avec son Nouvel Ensemble Moderne, créera par ailleurs une oeuvre pour violoncelle d'André Prévost et un opéra d'Isabelle Panneton.Une création scénique est aussi annoncée par la Société de Musique contemporaine du Québec \u2014 là encore, l'oeuvre d'une femme, Marie Pelletier.Puisant au répertoire étranger, les Musici donneront ici la première mondiale d'un concerto pour piano du Grec Yergo Kouroupos.Le Choeur de l'UQAM chantera le Psaume XXIV de Lili Boulanger, la Chapelle de Montréal et les Idées Heureuses sortiront du baroque et se risqueront dans le contemporain, alors que le Studio de Musique ancienne, en consacrant un programme à Schütz, nous reportera à un siècle exactement avant Bach.Le décor d'André Barbe pour Katya Kabanova de Janacek à l'Opéra de Montréal.Les vedettes CLAUDE GINGRAS La saison 2000-2001 nous fera retrouver de nombreux noms qui font pour ainsi dire partie du paysage musical montréalais, et principalement à l'OSM qui occupe 75 dates de calendrier.Ainsi, comme chaque année ou presque, Martha Argerich, Chantal Juillet et Sarah Chang seront à bord.Par contre, on y entendra enfin ce violoncelliste bien connu par le disque qu'est Boris Pergamenchikov (dans le Concerto de Dvorak), Louis Lortie nous reviendra pour un concert (dans le 2e Concerto de Rachmaninov) et le chef tchèque Jiri Belohlavek fera des débuts qu'il avait été empêché de faire par la grève de 1998.Un autre chef montera pour la première fois au pupitre de l'OSM : Jean-Claude Casadesus.Deux même puisque Itzhak Perlman, délaissant l'archet pour la baguette, s'attaquera à la quatrième Symphonie de Brahms.Trois femmes chefs d'orchestre affronteront à leur tour les 100 musiciens de Dutoit : l'Américaine Marin Alsop, la Canadienne Kery-Lynn Wilson et, seule connue des trois, Lorraine Vaillancourt, la directrice du Nouvel Ensemble Moderne.L'Orchestre Métropolitain présentera sa première saison complète avec son nouveau chef Yannick Nézet-Séguin et, sur un plan plus réduit, l'Ensemble Arion se placera sous la direction du controversé Philip Pickett, qui a choisi un programme de son pays, l'Angleterre.Pour les amateurs de musique ancienne, encore : le retour du gambiste Jordi Savall et son ensemble Hespèrion XXI.De leur côté, les Musici présenteront dans un programme Beethoven le violoniste russe Dimitri Berlinsky dont on était sans nouvelles depuis son premier prix du Concours international de Montréal de 1987, l'Orchestre de chambre Mc Gill annonce Rhyo Ghoto, violoniste de 14 ans et frère de Midori, et les Violons du Roy, de Québec, ouvriront leur série montréalaise de six concerts avec le violoncelliste hollandais Pieter Wispelwey dans les deux Concertos de Haydn.Le retour le plus attendu de la saison reste cependant celui d'Alfred Brendel.Absent depuis douze ans, le pianiste autrichien jouera Haydn, Mozart et les Diabelli de Beethoven pour les 50 ans de la Faculté de Musique de l'Université de Montréal.L'UdM présentera aussi le baryton belge José van Dam dans un récital français.Chez les chanteurs encore : les débuts du ténor allemand Christoph Prégardien et le retour de la contralto polonaise Ewa Podles à la Société musicale André-Turp, la soprano américaine Ruth Ann Swenson présentée en récital par l'Opéra de Montréal, la mezzo Hanna Schwarz en première ici dans l'Elektra-concert de l'OSM.Une autre première, sans doute : le même soliste dans deux auditions différentes du Messie de Handel à quelques jours d'intervalle.L'exploit sera réalisé par le haute-contre Daniel Taylor qui, dans les deux cas, chantera les solos habituellement confiés à une voix de mezzo. 6LP0901Y0909 9 rentr e 6LP0901Y0909 ZALLCALL 67 01:36:03 09/09/00 B Vidéo LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 9 La manne continue SONIA SARFATI Si la télévision prend un congé d'originalité et de nouveauté pendant l'été, il en va tout autrement de l'industrie de la vidéo et du DVD.La manne est tombée (pas toujours du ciel.) tout l'été et le déversement se poursuit de plus belle.Quelques sorties à souligner ?Allons-y ! Le « navet intergalactique » \u2014 c'est ainsi que l'ont qualifié bien de ceux qui l'ont vu sur grand écran.\u2014 qu'est, paraît-il, Mission sur Mars de Brian de Palma, atterrira dans les clubs vidéo dès mardi, en compagnie d'une Nouvelle Ève pour sa part délicieuse \u2014 incarnée par l'étonnante Karin Viard.Mais si, pour s'amuser, on mêlait le navet à l'histoire de fille, on obtiendrait Une pour toutes, le dernier Lelouch qui se passe dans un Concorde et qui, malheureusement, s'écrasera sur les tablettes le 19 septembre.C'est-à-dire en même temps qu'une gentille comédie mettant en vedette Sandra Bullock faisant du Sandra Bullock pendant 28 jours.En fait, sur le mode comique cette semaine-là, vaudrait mieux opter pour une histoire de gars, celle \u2014 jouée en Haute- fidélité \u2014par l'excellent John Cusak qui, dans ce film de Stephen Frears, remet tout en question après s'être fait plaquer par sa copine.Côté films pour adolescents, on pense (car on pense, oui !) immédiatement au Clan des Skulls (3 octobre) qui se déroule sur le campus d'écoles d'élite où règne une société secrète qui ne donne pas dans les oeuvres de charité ; et à Alerte noire (10 octobre), qui n'a rien à voir avec les marées de même couleur mais avec l'écrasement d'un vaisseau spatial sur une planète apparemment sans vie \u2014 gageons que c'est faux.Et puis, côté des enfants, le grand moment de la saison n'aura pas lieu le 26 septembre même si c'est la sortie de Pin-Pon, le film ni même le 3 octobre qui sera un Jour de neige (pas férié), mais le 17 octobre avec la sortie de Histoire de jouets 2 \u2014 LE film familial de la saison, juré mais pas craché (pour pas donner le mauvais exemple).Finalement, les amateurs de téléséries qui ne sont pas assez disciplinés pour prendre rendez-vous avec le petit écran sur une base hebdomadaire fixe ou pas assez doués pour programmer leur magnétoscope, seront quant à eux heureux d'apprendre que la superbe série Chartrand et Simonne sera lancée en vidéo le 26 septembre.Trois vidéocassettes comprenant chacune deux épisodes.Six heures de bonheur, d'amour et d'histoire portées par Luc Picard et Geneviève Rioux.Et maintenant, qu'il en vienne, des jours gris (ça par contre, ce n'est pas une nouveauté de la saison) ! Geneviève Rioux et Luc Picard dans Chartrand et Simonne. 6LP1001Y0909 t10 rentr e 6LP1001Y0909 ZALLCALL 67 01:36:09 09/09/00 B Shows 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 Rock, rap, techno.PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale On n'en sait pas beaucoup, pour le moment, sur les gros shows qui s'en viennent.Les producteurs de spectacles sont discrets, et les tournées internationales ne s'annoncent pas encore chez nous.Soyons patients.Commençons tout de même avec l'artillerie lourde.Seront de passage au Centre Molson : Sarah Brightman, le 18 septembre, le magnifique Ben Harper le 22 septembre, suivi le lendemain du jeune trio Hanson, nous verrons s'il a bien vieilli.De plus, la grande dame Tina Turner reviendra, cette fois en compagnie de Joe Cocker, pour une soirée nostalgique le 28 septembre.Idem pour Tom Jones, qui beuglera sous une nuée de soutiens-gorge le 3 octobre.Enfin, la soirée de rock intense, annoncée depuis le printemps dernier, se concrétisera le 4 octobre avec Pearl Jam et Supergrass.À plus petite échelle, quelques autres excellentes formations viendront nous chauffer les oreilles.À commencer par le nouveau groupe rock britannique Travis (le 10 septembre au Spectrum) et les Mighty Mighty Bosstones \u2014 qui ont triomphé lors de la dernière tournée du Vans Warped Tour \u2014 le 11, également au Spectrum.Puis, le punk juvénile de Chixdiggit brassera la cage de la salle de l'X le 13.Le même jour, la formation rescapée des années quatre-vingt, The The, effectuera un retour au Cabaret.Tahiti 80, formation pop sophistiquée, embaumera le Café Campus le 14 septembre.Veruca Salt, quatuor pop-punk léché qu'on n'avait pas entendu depuis quelque temps, sera au Café Campus le 18 septembre.Le duo folkrock Sleater-Kinney occupera le Cabaret le 20 septembre, alors que le 24, les punks de Strung Out feront vibrer le Metropolis en entier le 24 septembre.Enfin, sur la scène locale, soulignons le lancement du nouvel album des Kingpins (fleuron du label ska Stomp) le 16 septembre au Medley, ainsi que la finale du concours Polliwog, le 28 septembre, au Café Campus Hip hop et électronique Discrets eux aussi, les producteurs d'événements hip hop et électroniques nous réservent quand même quelques surprises.Soulignons d'emblée le retour sur scène montréalaise de DJ Ram et son projet Ramasutra (le 14 septembre), lui qui a certainement pris de l'assurance cet été lors du Festival d'été de Québec.On ira vérifier si la mouture électro-pop-worldbeat du compositeur montréalais a pris du corps.L'événement électronique de la rentrée sera sans contredit la célébration du 10e anniversaire de l'étiquette britannique Ninja Tune, qui possède son bureau nord-américain chez nous.L'écurie breakbeat-hip hop-ambiant-jazz enverra une délégation qui fera écho aux festivités annoncées à Londres et partout ailleurs en Europe.Ainsi, Amon Tobin reviendra les 5 et 6 octobre au Cabaret.De plus, le duo fondateur du label, Coldcut, offrira un concert spécial multimédia le 13 octobre en ouverture du Festival International de Cinéma et des Nouveaux médias du complexe Ex-Centris (qui annonceront leur programmation musicale- multimédia complète lors d'une conférence de presse ultérieure).Autre événement majeur annoncé pour l'automne : la venue du prodige Moby le 17 octobre au Metropolis.Son dernier passage à Montréal remonte à plus d'un an, lors de la sortie de son album Play, dans le cadre de l'événement Cream.Les conditions n'étaient pas idéales pour son concert, on préférera le confort du Métropolis aux réverbérations incontrôlées du Stade Olympique.Côté hip hop, on a récemment confirmé la présence de Blackaliscious au Club Soda le 12 octobre, eux qui avaient annulé leur concert lors du dernier Festival de jazz.Ce n'était que partie remise.Parmi les rumeurs, on peut espérer revoir Jurassic 5 (dont un des membres a été gravement blessé lors de l'accident de leur autobus de tournée, entre deux étapes du Vans Warped Tour) en compagnie de Dilated Peoples.Aussi, l'étoile de l'underground new-yorkais Mos Def (du label Rawkus), le retour de DJ Ease (Nightmares on Wax), en tournée de promotion pour son album mixé sur Studio K7 ! et celui de Paul van Dyk, qui nous avait laissé tomber lors de Swirl 5.Enfin un gros événement techno, organisé par les Productions 514, sera annoncé prochainement pour le milieu de l'automne.PHOTOTHÈQUE La Presse © La grande Tina Turner reviendra à Montréal, fin septembre.PHOTOTHÈQUE La Presse © Une visite de Ben Harper, ça fait toujours plaisir. 6LP1101Y0909 t11 rentr e 6LP1101Y0909 ZALLCALL 67 01:36:16 09/09/00 B Spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 11 L'automne des supplémentaires PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Alors, les concerts de la rentrée ?Côté francophone, les artistes qui nous ont charmés toute l'année dernière reviennent pour un dernier tour de scène.Partiront-ils composer un nouvel album ?Partiront-ils en Inde ?Nul ne sait ce qu'il adviendra de nos chanteurs et musiciens, c'est donc la chance de vous rincer l'oeil et l'oreille avant qu'ils ne passent à autre chose.La ronde des supplémentaires commence avec Jorane (le 7 septembre, au Club Soda), Nicola Ciccone (le 26 octobre au Spectrum) et Daniel Boucher (les 17 et 18 novembre au Corona), trois artistes qui ont marqué des points lors des dernières Franco Folies.L'événement-concert de la rentrée sera probablement le retour de Jean Leloup en formule acoustique, du 27 au 30 septembre et du 19 au 21 novembre.Après son périple en Inde, aurions-nous la surprise de le voir jouer du sitar ?Ce sera à voir.Pour sa part, Fred Fortin grimpera sur les planches du Cabaret les 14 et 15 septembre nous présenter, entre autre, le matériel de son plus récent album, Le Plancher des vaches, alors que Marie Jo Thério fera La Maline au Corona (du 18 au 21 octobre).Un concert attendu.Paul Piché occupera l'Olympia les 15 et 16 septembre alors que le même samedi (16 septembre), Martin Deschamps grimpera pour la première fois sur les planches du Spectrum avec son gros rock bluesé.Également dans le registre très populaire, la formation skapop Yelo Molo sera au Club Soda le 11 octobre et Isabelle Boulay, forte d'un nouvel album lancé en grandes pompes la semaine dernière, sera au Théâtre St-Denis du 18 au 20 octobre.Enfin, Bori présentera un tout nouveau concert, du 31 octobre au 4 novembre.Peu d'artistes en provenance de France nous ont promis une visite cet automne.Seul Thomas Fersen viendra donner un concert à l'Olympia le 21 septembre.Enfin, les Coups de coeur francophones, l'événement franco de l'automne, auront lieu cette année du 2 au 12 novembre.La conférence de presse du 4 octobre nous donnera la programmation détaillée de cette édition du festival de chanson, mais nous pouvons d'ores et déjà annoncer que la truculente chanteuse française Juliette sera de la partie, ainsi que Gilles Vigneault (un nouveau tour de chant), Urbain Desbois (qui nous présentera un nouvel album, État d'âne), la formation pop-rock aux accents sixties Cébastien et Brun Gogo et le rappeur Yvon Krevé (qui fera aussi partie d'une tournée des cégeps de la province, avec Sans Pression).PHOTOHÈQUE La Presse © Cet automne est marqué par un autre retour de Jean Leloup, en formule acoustique s'il vous plaît.PHOTOTHÈQUE La Presse © Marie Jo Thério viendra nous présenter les nouvelles chansons de son disque La Maline. 6LP1201Y0909 12 rentr e 6LP1201Y0909 ZALLCALL 67 01:36:23 09/09/00 B Cinéma 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 Les Grands Explorateurs ne lâchent pas Les Grands Explorateurs ont leurs fans, s'il faut se fier à la longévité de l'événement qui les représente depuis 28 ans cette année.De septembre 2000 à mai 2001, on présentera leurs documents qui traitent aussi bien du plus long fleuve de Chine que des trésors de la Syrie, dans 45 villes au Québec pour plus de 585 représentations.Selon les organisateurs, les films tournés par ces explorateurs des temps modernes attirent chaque année quelque 400 000 spectateurs.Il sera question cette fois de la Chine vue par Patrick Mathé ; du Mexique, terre de magie selon Jacques Mars ; de la Syrie par Alain Saint-Hilaire (notre photo) ; de la Grèce vue du ciel par Alain de la Porte ; de la Turquie, l'ancienne, entre autres.INFO : 521-1002.EXPOSITION Hochet Yombe.Au son des tam-tams africains Le Musée de la Pointe-à- Callière a le don de surprendre avec ses expositions d'ethnologie ou d'archéologie qui poursuivent, d'une certaine manière, celles que présentait autrefois le Palais de la civilisation avant de se transformer en casino.Pour les prochains mois (du 18 octobre 2000 au 15 avril 2001) le musée du Vieux-Montréal accueillera une collection, que l'on dit unique, d'instruments de musique traditionnels africains.Il s'agit de quelque 160 instruments prêtés en exclusivité par le Musée national de préhistoire et d'ethnographie Luigi Pigorini, à Rome.Ces instruments qui évoquent le lagage et le rituel de la danse et de la fête proviennent de l'Afrique du XIXe siècle \u2014 avant l'invention du world-beat \u2014 et furent rapportés d'Afrique par les explorateurs italiens.Le musée compte présenter ces objets sous forme d'invitation au voyage, peut-on lire dans le communiqué, voyage dans l'Afrique du siècle avant-dernier.Le visiteur « explore », carnet en main, un parcours divisé en étapes.Il traversera ainsi la Corne de l'Afrique et partira à la recherche des sources du Nil.Il voguera sur le Zambège, vers les îles de l'océan Indien puis le long du fleuve Congo.L'exposition s'intitule Africa Musica ! Elle rappellera que les Italiens, à l'instar des Britanniques et des Français, voulaient, eux aussi, conquérir une partie du monde africain.Les Allemands également rêvaient d'avoir leur part.ce qui a mené aux guerres mondiales du siècle suivant.Mais ça, c'est une autre histoire.Quant aux instruments eux-mêmes qui jouaient non seulement de la musique mais rythmaient la vie africaine, ils appartiennent à quatre grandes familles : membranophones, idiophones, cordophones, aérophones et sont regroupés par peuple ou territoire culturel.Ils sont faits de bois, de peau, de corne d'antilope, de coquillages.Lyre, cythare, flûte, corne, trompe, hochat, nonnailles, tambour, balafon.une leçon de choses et de vocabulaire attend les visiteurs.Parions que certains descendront même du mont Royal pour voir tout ça.Le Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, musée dit de la Pointe-à-Callière est situé au 350, place Royage.Info : 872-9150. 6LP1301Y0909 t13rentr e 6LP1301Y0909 ZALLCALL 67 01:36:28 09/09/00 B Cinéma LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 13 Une moisson québécoise particulièrement riche LUC PERREAULT On s'attend à ce qu'une douzaine de longs métrages québécois de fiction prennent l'affiche sur nos écrans d'ici Noël, à peu près le double par rapport à la même période l'an dernier, signe que d'une rentrée d'automne à l'autre, celui-ci renforce sa présence.En sélectionnant trois de nos films en compétition, le Festival des films du monde avait déjà attiré l'attention sur la richesse de cette nouvelle moisson.Premier des trois à donner le branle, Hochelaga a pris l'affiche le 1er septembre sur 25 écrans de la province.Le film de Michel Jetté, qui met en vedette le jeune acteur Dominic Arcueil, décrit la tragique descente aux enfers d'un jeune homme, pris dans les mailles des motards criminels.Autre révélation du FFM, Maelström de Denis Villeneuve prendra quant à lui son envol le 15 septembre.Un mystérieux poisson entreprend de narrer l'histoire de Bibiane (Marie-Josée Croze), une fille suicidaire qui retrouve le goût à la vie après un accident fatal dont elle a été la cause.Une autre dérive, cette fois au masculin, marque L'Invention de l'amour de Claude Demers, troisième membre de la troïka en vedette lors du FFM.David La Haye incarne un écrivain qui accumule les déceptions amoureuses jusqu'au jour où il est heurté par la voiture d'une jeune femme mariée déjà comblée (Pascale Montpetit).La sortie est prévue pour le 22 septembre.Date à confirmer.Deux des films les plus importants de la saison, signés Denys Arcand et Robert Lepage, sont aussi prévus pour l'automne.Tous deux ont en commun d'avoir été tour nés en anglais, un virage que plusieurs jugent inquiétant pour le cinéma québécois.Arcand et la mode Stardom doit prendre l'affiche le 27 octobre après avoir clos le Festival de Cannes en mai dernier et fait l'ouverture du Festival de Toronto, début septembre.Cette critique de la célébrité et du monde de la mode repose sur les frêles épaules d'une nouvelle venue, la Québécoise Jessica Paré.On ne connaît pas encore la date exacte de sortie de Possible Worlds, de Robert Lepage lui aussi lancé à Toronto après un détour par Venise.Il devrait, en principe, prendre l'affiche en salles cet automne.Adapté d'une pièce de John Mighton, c'est l'histoire d ' u n homme (Tom Mc Camus) qui s'est fait voler son cerveau.L'actrice anglaise Tilda Swinton complète la distribution.Robert Favreau a adapté au cinéma la pièce de Michel Marc Bouchard, Les Muses orphelines.Cette version met en vedette Marina Orsini, Céline Bonnier, Fanny Malette et Stéphane Malette.Il s'agit d'une étrange famille, les Tanguay, orphelins de père et que leur mère a abandonnés.(28 septembre ou début octobre.) Encore à la fin septembre, on annonce la sortie d'En vacances, un film signé Yves Hanchard, mettant en vedette Luc Picard et Jessica Paré, sur les rêves et les déconvenues de trois familles.Autre sortie prévue début octobre, Méchant party, de Mario Chabot avec à nouveau David La Haye dans le rôle d'un homme timide, embarrassé à l'heure d'une rencontre amoureuse.Tourné en anglais, Rats and Rabbits (Des rats et des lapins) de Lewis Furey met en scène, tout en entremêlant les genres, une comédie musicale où il est question de six personnages qui cherchent à se planquer après le meurtre du maire d'une grande ville.La distribution comprend Carole Laure, Paul Ahmaranil, Andrew Tarbet, Nigel Bennet, Véronique Le Flaguais et Tom Barnett.(Sortie prévue : 15 octobre.) Dans La Bouteille, une comédie qui coïncide avec le premier long métrage d'Alain Desrochers, deux copains tentent de retrouver le bout de papier enterré où, quinze ans plus tôt, ils ont griffonné leurs projets d'avenir, en se jurant de venir le récupérer en l'an 2000.Le film réunit Réal Bossé, François Papineau, Jean Lapointe, Hélène Loiselle et Pascale Bussières.Sortie : le 20 octobre.Au moment d'aller sous presse, on ne disposait que de très peu d'informations sur Ne dis rien, un film de Simon Lacombe dans lequel Patrick Labbé, en employé de voirie, erre à travers la ville après une rupture amoureuse (fin octobre).Philippe Falardeau entremêle fiction et documentaire dans La Moitié gauche du frigo, dont la sortie est aussi prévue en octobre.Il y est question d'un réalisateur qui vient perturber la vie de son locataire.Avec Stéphane Demers, Paul Abdarani et Geneviève Néron.Adélard Godbout, l'oublié Au chapitre des documentaires, on attend avec impatience le nouveau film de Jacques Godbout, Traître ou patriote, qui sera présenté à Ex-Centris du 15 au 28 septembre.L'auteur- cinéaste tente de revitaliser la mémoire d'un grand oublié, son grand-oncle Adélard, ex-premier ministre du Québec (1939-1944).À la salle Parallèle d'Ex-Centris, du 29 septembre au 11 octobre, un film qui risque de faire du bruit : Rocks at Whiskey Trench d'Alanis Obomsawin.Il y est question, lors de la crise d'Oka en 1990, des pierres qui furent lancées par des Blancs aux résidents de Kanawage en tentant de traverser le pont Mercier.Réflexion sur les méfaits de la mondialisation, Les Oubliés du XXIe siècle - ou la fin du travail de Jean-Claude Bürger sera aussi présenté au Parallèle du 8 au 14 septembre au même programme que L'Emploi du temps de Carole Poliquin, regard posé sur le travail en l'an 2000 et questionnement sur le progrès.À compter de la dernière semaine de septembre, on pourra également voir au cinéma ONF Les Chasseurs d'ombre de Jean-Marc Larivière, sur une pasion fascinante : celle de ceux qui traquent les éclipses.Enfin, déjà présenté à Ex-Centris l'hiver dernier, Enfer et contre tous, d'Andrée Cazabon, sur des parents toxicomanes, a entrepris une tournée dans toutes les grandes villes canadiennes jusqu'à la mi-octobre.Jean Lapointe et Hélène Loiselle dans La Bouteille, d'Alain Desrochers.C I N É M A LACARTE QUI VOUS PERMET DE SORTIR MAIS QUI VOUS DÉFEND DE PAYER CHER.La carte Accès Montréal, seulement 5 $, seulement pour les Montréalais et les Montréalaises.Renseignez-vous au 87-ACCÈS, #610 ou procurez-vous le dépliant à votre bureau Accès Montréal ou à votre bibliothèque de quartier.www.ville.montreal.qc.ca/cam Entre autres, économisez : aux Belles soirées de l'Université de Montréal au Centre des Arts Saidye Bronfman au Centre Pierre-Péladeau à la Cinémathèque québécoise à l'Espace GO à l'Espace Libre au Festiblues de Montréal au Goethe Institut aux Grands Explorateurs au Groupe de la Veillée/ Théâtre Prospéro à l'infinithéâtre à l'I Musici de Montréal au MAI (Montréal, arts interculturels) et au Théâtre Teesri Duniya aux maisons de la culture de la Ville de Montréal et à la Chapelle historique du Bon-Pasteur à la Maison Théâtre à l'ONF - Ciné Robothèque à l'Opéra de Montréal à l'Orchestre Métropolitain à l'Orchestre symphonique de Montréal à la Salle de concert Oscar- Peterson au théâtre Centaur au théâtre d'Aujourd'hui au théâtre du Rideau Vert Profitez d'une année de loisirs à rabais.Plus de 90 activités avec la carte Accès Montréal. 6LP1401Y0909 14 rentr e 6LP1401Y0909 ZALLCALL 67 01:36:34 09/09/00 B Cinéma 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 La corne d'abondance américaine MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Après nous avoir offert ses superproductions estivales tapageuses, et généralement plutôt décevantes, Hollywood espère maintenant redorer son blason en envoyant dans la mêlée ses plus prestigieux poulains.Chaque année, le dernier trimestre sert de rampe de lancement à la course aux Oscars.Nous pourrons enfin découvrir, entre autres, le nouveau film du réalisateur de Jerry Maguire.Pour Almost Famous, l'auteur cinéaste Cameron Crowe replonge dans ses souvenirs d'adolescence en suivant le parcours d'un fana de musique rock qui, comme Crowe, décroche à 16 ans un contrat de pige pour le Rolling Stone.Billy Crudup et Jason Lee entourent les nouveaux venus Patrick Fugit et Kate Hudson dans une histoire qui sent bon les années soixante-dix.L'affiche de Pay It Forward n'est rien de moins qu'alléchante.Kevin Spacey (Oscar du meilleur acteur pour American Beauty), Helen Hunt (Oscar de la meilleure actrice pour As Good As It Gets) et le jeune Haley Joel Osment (vedette de The Sixth Sense) prêtent leur talent à cette adaptation du roman de Catherine Ryan Hyde, réalisée par Mimi Leder (Deep Impact).Dreamworks a décidé de déplacer la sortie de The Legend of Bagger Vance, nouvelle réalisation de Robert Redford, de l'été à l'automne pour donner, semble-t-il, une meilleure chance à un film qu'on pressent « oscarisable ».Matt Damon y incarne un vétéran désillusionné de la Première Guerre mondiale qui, à son retour dans sa Géorgie natale, découvre les vertus du golf en compagnie de son amoureuse (Charlize Theron), et d'un caddy angélique (Will Smith).Bruce Willis retrouve de son côté le réalisateur de The Sixth Sense, M.Night Shyamalan, dans Unbreakable, un autre thriller « surnaturel » dans lequel la vedette de Die Hard a Samuel L.Jackson et Robin Wright Penn pour partenaires.Le réalisateur Philip Kaufman (L'Insoutenable Légèreté de l'être), dont nous n'avions pas eu de nouvelles depuis des lustres, revient avec Quills, un film à caractère historique sur le marquis de Sade.Geoffrey Rush (Shine) incarne l'illustre personnage, et se retrouve entouré d'une solide distribution, parmi laquelle figurent Joaquin Phoenix, Kate Winslet, et Michael Caine.Il sera intéressant de comparer la vision de Kaufman à celle de Benoît Jacquot, dont le Sade a récemment été présenté au Festival des films du monde.Le cinéaste Jean-Jacques Annaud nous entraîne quant à lui dans la bataille de Stalingrad avec Enemy At The Gates.Ce drame de guerre, dont le scénario est inspiré de témoignages de véritables survivants de la bataille, tant du côté russe que du côté allemand, a Jude Law (The Talented Mr.Ripley), Ed Harris (The Truman Show), et Joseph Fiennes (Shakespeare in Love) pour têtes d'affiche.Le cinéaste Robert Zemeckis a tourné What Lies Beneath alors qu'une pause de huit mois était prévue à l'horaire de tournage de Cast Away.Il fallait en effet laisser du temps à Tom Hanks, afin que ce dernier puisse se faire pousser une barbe anarchique et engraisser de 40 livres.L'interprète de The Green Mile échoue en effet sur une île déserte et doit apprendre à survivre seul en attendant du secours.Avec l'étonnant et incroyable succès de l'émission Survivor, les bonzes de la Fox se demandent maintenant comment mettre Cast Away en marché.S'il n'y a pas de prix en argent à la fin du film, aucune élection pour déterminer si le candidat reste ou pas, et pas d'animateur pour expliquer les petites épreuves, les spectateurs seront-ils intéressés quand même ?Fort du succès d'Erin Brockovich, le réalisateur Steven Soderbergh propose cet automne Traffic, un drame campé dans le monde de la drogue, raconté selon trois perspectives différentes.Michael Douglas, son épouse Catherine Zeta-Jones, Dennis Quaid, et Albert Finney font entre autres partie de la distribution.Le vétéran cinéaste John Boorman s'est quant à lui attaqué à un roman de John le Carré.The Tailor of Panama, premier film hollywoodien à avoir été tourné dans ce pays stratégique d'Amérique centrale, met en vedette Pierce Brosnan, Geoffrey Rush, et Jamie Lee Curtis.De très nombreuses autres productions américaines sont aussi prévues au programme de l'automne.En voici une liste partielle Remember the Titans de Boaz Yakin (une production Bruckheimer avec Denzel Washington) ; Girlfight de Karyn Kusama (Grand Prix du jury au Festival de Sundance cette année) ; Under Suspicion de Stephen Hopkins (un remake de Garde à vue de Claude Miller avec Morgan Freeman et Gene Hackman) ; Meet the Parents de Jay Roach, une comédie avec Robert De Niro et Ben Stiller ; Book of Shadows : Blair Witch 2 de Joe Berlinger ; Bamboozled de Spike Lee, une comédie avec Damon Wayans ; Bounce de Don Roos, drame romantique avec Ben Affleck et Gwyneth Paltrow ; Dr.T & The Women de Robert Altman (avec Richard Gere, Helen Hunt, Liv Tyler) ; Men of Honor de George Tillman Jr., drame militaire avec Robert De Niro, Cuba Gooding Jr., et Charlize Theron ; The Yards de James Gray (avec Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, James Caan, Faye Dunaway) ; The Contender de Rod Lurie (avec Gary Oldman et Joan Allen) ; Dr.Seuss' How The Grich Stole Christmas de Ron Howard (avec Jim Carrey) ; Charlie's Angels de McG, l'adaptation cinématographique d'une série des années 70 qui a alimenté bien des fantasmes (avec Drew Barrymore, Cameron Diaz , Lucy Liu, et Bill Murray) ; Little Nicky de Steven Brill (avec Adam Sandler) ; The 6th Day de Roger Spottiswoode (avec Arnold Schwarzenegger et Robert Duvall) ; The Golden Bowl de James Ivory (avec Nick Nolte, Uma Thurman) ; 102 Dalmatians de Kevin Lima (avec Glenn Close et Gérard Depardieu) ; Original Sin de Michael Cristofer (avec Angelina Jolie et Antonio Banderas) ; Red Planet d'Antony Hoffman (avec Val Kilmer) ; Moulin Rouge de Baz Luhrmann (avec Nicole Kidman et Ewan Mc Gregor) ; Proof of Life de Taylor Hackford (avec Russell Crowe et Meg Ryan) ; Family Man de Brett Ratner (avec Nicolas Cage) ; All The Pretty Horses de Billy Bob Thornton (avec Matt Damon) ; What Woman Wants de Nancy Meyers (avec Mel Gibson et Helen Hunt) ; Finding Forrester de Gus Van Sant (avec Sean Connery) ; Thirteen Days de Roger Donaldson (avec Kevin Costner) ; The Gift de Sam Raimi (avec Cate Blanchett, Hilary Swank, Greg Kinnear, Keanu Reeves).D'autres titres s'ajouteront inévitablement à cette liste au cours des prochaines semaines.Une scène de Almost Famous, du réalisateur de Jerry Maguire, Cameron Crowe.Rentre14 Not Ready Not Ready Not Ready 288137980 04X055.0 Not Ready 288068880 03X030.0 6LP1501Y0909 t15 rentr e 6LP1501Y0909 ZALLCALL 67 01:36:42 09/09/00 B Cinéma LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 15 Le Goût des autres, d'Agnès Jaoui, et Gouttes d'eau sur pierres brûlantes, de François Ozon, sortiront en salle portés par la locomotive du Festival des films du monde.De moins en moins de place pour les productions internationales MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale La nouvelle saison cinématographique est à peine lancée que les distributeurs locaux s'arrachent déjà les cheveux.Avec la fermeture des salles du Complexe Desjardins il y a quelques mois, l'espace consacré aux productions internationales rétrécit comme une peau de chagrin.Certains iront tenter de concurrencer les Américains en allant se battre sur le même terrain qu'eux (c'est notamment le cas pour Le Goût des autres qui prendra l'affiche au Paramount, l'un des complexes cinématographiques les plus rentables d'Amérique du Nord, spécialisé dans les superproductions américaines), tandis que d'autres espèrent bientôt trouver une solution mitoyenne pour des productions qui ne répondent pas nécessairement aux critères du grand film populaire, pas plus qu'au film d'art et d'essai.Qu'à cela ne tienne, le Festival des films du monde occupe toujours sa position stratégique de rampe de lancement pour de nombreuses productions internationales.La Couleur du paradis de Majid Majidi, Grand Prix des Amériques l'an dernier, a finalement pris l'affiche hier à Ex-Centris, tout comme Gouttes d'eau sur pierres brûlantes, une adaptation décapante qu'a réalisée François Ozon (Sitcom) à partir d'une oeuvre de jeunesse écrite par Rainer Werner Fassbinder.D'un humour très grinçant, ce film est marqué par une prestation magnifique de Bernard Giraudeau.Parmi les productions déjà présentées au FFM et bénéficiant d'une sortie en salles, signalons les titres suivants : Le Goût des autres, première réalisation d'Agnès Jaoui mettant en vedette son complice Jean-Pierre Bacri (15 septembre) ; Le Monde de Marty de Denis Bardiau, une fable dans laquelle un vieux patient atteint de la maladie d'Alzheimer (Michel Serrault) se lie d'amitié avec un petit cancéreux (22 septembre) ; Le Pique-nique de Lulu Kreutz de Didier Martiny, un film écrit par la dramaturge Yasmina Reza (auteure de la pièce Art) mettant en vedette Philippe Noiret, Carole Bouquet, et Stéphane Audran (22 septembre) ; Bootmen de l'Australien Dein Perry (6 octobre) ; Harry, un ami qui vous veut du bien de Dominik Moll, un film noir dans lequel Sergi Lopez incarne un psychopathe qui s'inscruste dans la vie d'un ami d'enfance qu'il n'a pa vu depuis vingt ans ; Les Destinées sentimentales d'Olivier Assayas, une adaptation magnifique du roman de Jacques Chardonne mettant en vedette Emmanuelle Béart, Charles Berling, et Isabelle Huppert ; Sade de Benoît Jacquot, avec Daniel Auteuil et Marianne Denicourt (3 novembre) ; Les Autres Filles de Caroline Vignal, une étude de moeurs dans laquelle une jeune fille de quinze ans découvre la vie (10 novembre) ; Une Affaire de goût, un excellent film noir dans lequel Bernard Giraudeau et Jean-Pierre Lorit nous offrent des prestations troublantes (8 décembre) ; et le réjouissant La Noce de Pavel Lounguine, un portrait vivant et savoureux de gens ordinaires qui doivent survivre dans la nouvelle réalité de la Russie.Parmi les grands titres de la saison, attendus bien sûr avec impatience, signalons Dancer in the Dark de Lars Von Trier (6 octobre).Cette « tragédie musicale » a obtenu la Palme d'or du festival de Cannes cette année, de même qu'un prix d'interprétation pour son interprète principale, Björk.Les Confessions du Docteur Sachs de Michel Deville (octobre) a valu au cinéaste une mise en candidature pour le César de la meilleure réalisation plus tôt cette année.Taxi 2 de Gérard Krawczyk (6 octobre) est la suite tant souhaitée par les admirateurs du premier opus.In The Mood For Love de Wong Kar-Wai (22 novembre) nous arrivera précédé d'une excellente réputation, d'autant que Tony Leung a obtenu le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes pour ce rôle.Figurent aussi au programme de l'automne Le Paradis des anges déchus d'Oussama Fawsi, la « première comédie égyptienne underground » ; La Nuit du destin d'Abdelkrim Bahloul, un « drame philosophique » français mettant en vedette Philippe Volter ; L'homme nu de Hugo Carvana, une comédie brésilienne qui avait obtenu du succès au FFM il y a trois ans ; Fait d'hiver de Robert Enrico, un drame familial que défendent Charles Berling, Jean-François Stévenin, et Claude Brasseur ; Une femme d'extérieur de Christophe Blanc, un film dans lequel Agnès Jaoui tient le premier rôle ; Promenons-nous dans les bois de Lionel Delplanque (avec Clothilde Courau) ; Passionnément, un drame romantique de Bruno Nuytten (avec Gérard Lanvin et Charlotte Gainsbourg) ; Malena de Giuseppe Tornatore (avec Monica Belucci) ; Harem Suare de Ferzan Ozpetek (avec Marie Gillain) ; Himalaya, l'enfance d'un chef d'Éric Valli (retenu dans la catégorie de l'Oscar du meilleur film étranger cette année) ; Le Libertin de Gabriel Aghion (avec Vincent Perez, Fanny Ardant, et Josiane Balasko) ; sans oublier The Million Dollar Hotel de Wim Wenders.2878048 Rentre15 Not Ready Portes ouvertes le samedi 9 septembre de12hà15h vitrail calligraphie céramique poterie sculpture peinture dessin aquarelle joaillerie Not Ready 288428080 02X050.0 6LP1601Y0909 CULTUR-16 6LP1601Y0909 ZALLCALL 67 01:36:51 09/09/00 B Danse 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 Un début de saison d'inspiration japonaise STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Montréal regorge de spectacles de danse.Des petits spectacles intimistes de Tangente aux prestigieuses compagnies internationales en tournée dans notre ville, on peut facilement assister à deux productions différentes par semaine.Voici un bref survol de la saison 2000-2001.José Navas inaugurera la saison de l'Agora de la danse avec la première québécoise de Perfume de Gardenias, du 12 au 23 septembre.Cette oeuvre, librement inspirée de l'univers des geishas japonaises, est à la fois crue et sensuelle, exposant le corps comme objet de consommation et de désir.On y dénote une évolution intéressante dans le travail du chorégraphe qui a enrichi sa gestuelle d'une touche plus ronde et organique.Pour une première oeuvre majeure d'une heure, conçue en plus aux quatre coins du monde, Perfume confirme l'indéniable talent de ce jeune artiste.La chorégraphe montréalaise Jocelyne Montpetit continue de nous faire découvrir l'univers étrange du butoh, cette danse née dans le Japon de l'après-guerre, en organisant la première édition de « Présences du Japon ».À Ex-Centris, le public pourra assister à une série de conférences et de films sur l'oeuvre de Tatsumi Hijikata, un des maîtres de la discipline, ainsi qu'au solo Bone of Earth, créé par Yukio Waguri, en hommage à M.Hijikata, à l'Agora de la danse du 17 au 18 novembre.Également à l'Agora, ne manquez pas, début mai, la nouvelle création de Dominique Porte, inspirée des écrits de Picasso, Cocteau et Nijinski, et les répétitions publiques d'oeuvres de Gina Gibney (27 octobre), d'Hélène Blackburn (13 et 14 octobre) et de Sylvain Émard (18 et 19 octobre).Quant à Danse- cité, la 13e édition de sa Formule-interprète mettra en vedette Sarah Williams, ex-La La La Human Steps, qui a choisi de prêter sa fougue féline aux chorégraphes Benoît Lachambre, Heather Mah et au duo Noam Gagnon/Dana Gingras, alias Holy Body Tattoo, des mariages pour le moins intrigants.Par ailleurs, Holy Body Tattoo présentera Circa, sa plus récente création, de style « tango-trash », du 18 au 21 octobre dans le cadre de Danses à l'Usine (voir texte ci-contre).Chez Tangente, la programmation compte un nombre impressionnant de jeunes chorégraphes féminines aux univers intimistes et singuliers, dont Lydia Wagerer, Maryse Poulin et Deborah Dunn.À ne pas manquer, début novembre : Sarah Chase, la découverte incontestée du dernier Festival Danse Canada à Ottawa.Conteuse captivante, au naturel désarmant, la chorégraphe et interprète de Toronto gagnera rapidement le coeur du public avec Muzz, le récit de sa première rencontre avec son excentrique arrière grandmère, alors âgée de 97 ans.Les Grands Ballets Canadiens de Montréal entament la saison sur un air de délinquance et de sensualité.Carmen, de la chorégraphe néerlandaise Didy Veldman, transpose l'oeuvre de Prosper Mérimé dans le monde du rock et de la drogue du Rio de Janeiro d'aujourd'hui.Acclamée à Londres, cette production a été adaptée pour les danseurs des Grands Ballets et sera présentée en première nord-américaine du 19 au 28 octobre à la Place des arts.Autre relecture d'un classique au programme de la saison des Grands : Cendrillon de Jean-Christophe Maillot, avec les merveilleux Ballets de Monte-Carlo, où toute la symbolique du conte fournit un contrepoint au merveilleux.Parmi les autres incontournables de la saison, mentionnons la venue, fin novembre, de la Paul Taylor Dance Company (salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts), après 10 ans d'absence.La célèbre troupe newyorkaise présentera The Best of Paul Taylor, dans la tradition de la modern dance américaine.La série Danse Danse est de retour et comprend Perfume de Gardenias de José Navas, Strata, la nouvelle production multimédia de Pierre-Paul Savoie et In Spite of Whishing and Wanting du Flamand Wim Vandekeybus.Danse Danse présentera également Shazam ! du chorégraphe français Philippe Decouflé.Combinant danse, cinéma et musique, la production porte la touche délirante de celui qui a commencé sa formation à l'École Nationale du cirque et qui se qualifie, encore aujourd'hui, de simple saltimbanque, malgré la renommée et les honneurs.Le saison 2000-2001 donnera aussi l'occasion de revoir des oeuvres de trois de nos plus fascinants chorégraphes.Dernière chance d'assister à Exaucé, véritable surcharge des sens signée Édouard Lock, les 20 et 21 octobre à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.De la mi-octobre au début novembre, Le Sacre du printemps de Marie Chouinard, signée de sa touche primitive et magique, sera en tournée dans la communauté urbaine de Montréal, dans le cadre de Jouer dans l'île.Fin février, le public aura enfin accès au nouvel espace chorégraphique de la Fondation Jean-Pierre-Perreault, sied dans une église rénovée.La compagnie inaugurera le lieu avec la reprise de L'Exil-L'Oubli, une oeuvre sombre et infiniment humaine, présentée au dernier Festival international de nouvelle danse.Jean-Pierre Perreault prépare également d'intéressants jumelages entre chorégraphes et architectes.À surveiller fin avril. 6LP1701Y0909 CULTUR-17 6LP1701Y0909 ZALLCALL 67 01:37:40 09/09/00 B Danse LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 17 Visionnaires du corps et de l'espace FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Entre deux biennales, le Festival international de nouvelle danse (FIND) a voulu marqué le nouveau millénaire à sa façon en produisant un événement inédit qui secoue nos perceptions de la danse, du corps et de l'espace.Les Danses à l'Usine \u2014 pour le lieu où elles se dérouleront (l'Usine C), mais surtout pour l'esprit de mouvance et de transformation constante qui y régnera \u2014réuniront cinq jeunes créateurs qui conçoivent et utilisent l'espace et le corps de façon distinctive et avant-gardiste.Heureux bénéficiaire des Fonds du millénaire du gouvernement fédéral pour l'occasion, le FIND souhaite élargir nos horizons artistiques, les performances se voulant tout à la fois un spectacle à voir, à entendre, à ressentir et sur lequel réfléchir.« C'est un projet philosophique qui cherche à montrer l'état de la danse, à en prendre la température et à en mesurer les nouvelles dimensions et avenues » dit la directrice du FIND, Chantal Pontbriand, qui hésite à parler de spectacles proprement dits.« On va assister à des événements qui vont nous permettre de nous ouvrir à de nouveaux enjeux sur le plan de la création mais aussi sur le plan de l'état du monde et de la manière d'être ensemble dans ce monde en ce début de nouveau millénaire.» Car en plus des cinq grands événements, il y aura des soirées dansantes avec DJ, des rencontres avec les chorégraphes, bref, tout pour passer du cérébral au sensuel.Véritable iconoclaste du spectacle traditionnel, Benoît Lachambre sera le premier à ébranler nos convictions artistiques en présentant Confort et Complaisance, une performance où le spectateur contribue en quelque sorte à façonner l'oeuvre par ses déplacements sur scène à travers l'installation et la scénographie de Julie Andrée T, côtoyant ainsi les interprètes-chorégraphes.« Le spectacle se fait presque entièrement par improvisation, mais par contre, c'est très structuré dans la stylistique, dans la thématique et la gestuelle.Tout apport chorégraphique de l'interprète est donc très personnel.Le rapport au public est multiple.On l'approche de façon très fraîche, très spontanée, très directe.D'après un extrait dévoilé en conférence de presse, on y retrouve la facilité de Lachambre à créer une esthétique et des ambiances à la fois fascinantes et rebutantes où sont éclipsées toutes les lois notre univers conscient.La chair s'y étale, offerte sur lit de fourrure dans une curieuse indolence.Inutile de dire qu'il n'y a de sens que celui que vous créerez vous-mêmes au rythme de vos migrations.L'oeuvre propose, le spectateur dispose.Dans le même esprit de redéfinition radicale des liens entre créateur et spectateur, le FIND reçoit Boris Charmatz, jeune prodige de la danse contemporaine en France.Son oeuvre Aatt enen tionon se déroule sur une étroite tour à trois niveaux, sous la tension constante de la chute.Trois interprètes, à la fois ensemble et séparés, se livrent à une danse exigeante par sa précision et sa menace.Et le public, en bas et tout autour, fait les cent pas, libre de ses déplacements et de ses points de vue, mais pris par une étrange angoisse.Si elles s'en tiennent à un rapport plus traditionnel scène-public, les trois autres compagnies au programme de Danses à l'Usine surprennent tout autant par leur langage chorégraphique atypique.Lynda Gaudreau poursuit son ambitieux projet Encyclopédie en nous en livrant Document 2, un spectacle plus épuré que Document 1 où la diversité des approches faisait un peu perdre de vue, selon la chorégraphe, l'essence de la danse elle-même.Ses remises en question : « Qu'est-ce que sont deux corps dans un espace donné mais changeant, car l'espace se transforme au cours du spectacle.Et comment poursuivre sur scène une recherche sur le mouvement même si la chorégraphie est très écrite.» Avec Vol d'âme, la mystique Jocelyne Montpetit continue dans l'esprit métaphysique de Transverbero, Icône et À quoi rêvent les aveugles, fascinée par le personnage fantomatique.Elle revisite cette fois le personnage d'Ophélie, toujours sous un angle poétique.« J'aimerais arriver à une danse où le corps disparaît.C'est dur pour une danseuse, mais c'est un peu mon objectif », avoue-t-elle avec toute sa fraîcheur.Enfin, l'ingénieux couple de la formation The Holy Body Tattoo, de Vancouver, présentera Circa, une pièce inspirée de l'univers lascif du tango, mais teintée de l'humeur fébrile propre au duo de danseurs-créateurs.Une fois de plus, la vidéo viendra donner la réplique à la danse.Hors FIND, point de salut ?Pas tout à fait, puisque la compagnie bruxelloise Ultima Vez sera à Montréal en octobre dans le cadre de la série Danse Danse.Dans la foulée de la danse limite, dépouillée et antilyrique qui semble s'imposer à l'aube du nouveau millénaire, le chorégraphe Wim Vandekeybus nous présente In Spite of Wishing and Wanting, une oeuvre multidisciplinaire sur la force du désir inconscient, livrée par une distribution entièrement masculine sur la musique originale de David Byrne.Danses à l'Usine, du 27septembre au 29 octobre à l'Usine C.Info : 521-4493.In Spite of Wishing and Wanting, de Ultima Vez, les 12 et 13 octobre au Centre Pierre Péladeau, 20h.Info : 987-6919.Dans Confort et Complaisance, Benoît Lachambre crée des ambiances à la fois fascinantes et rebutantes où sont éclipsées toutes les lois notre univers conscient (Boris Charmatz).Aatt enen tionon, du jeune prodige français Boris Charmatz, se déroule sur une étroite tour à trois niveaux, sous la tension constante de la chute.Appui de la Société d'affichage Omni 6LP1801Y0909 Y-18 SAMEDI 9 / rentr e 6LP1801Y0909 ZALLCALL 67 01:37:33 09/09/00 B Humour 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 Drôles de spectacles ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Le temps passe vite.Il y a six ans déjà, Patrick Huard montait sur scène pour la première de 18 ans et plus, le one-man show aux propos juteux qui a fait jaser toute la province et banalisé la joyeuse activité qu'est le cunnilingus.Il avait alors 25 ans.« Et toute l'arrogance que ça implique », dit l'humoriste qui logera au Monument-National, du 3 au 21 octobre, pour présenter cette fois Patrick Huard 2 : Face à face.L'affiche de son nouveau spectacle le montre serein et pensif.« J'ai mûri.J'en ai vécu des choses à 200 milles à l'heure dans les six dernières années.Il faut savoir s'arrêter.Aujourd'hui, j'ai d'autres préoccupations.Avoir un enfant de trois ans flambant neuf fait réaliser qu'on ne l'est plus ! » Avec Face à face (coécrit avec François Camirand, Daniel Thibault, René Brisebois et Benoit Chartier), l'humoriste fait donc le bilan de son existence.Déjà ?« Une entreprise ne doit pas attendre de faire faillite pour dresser un bilan, sinon elle ne pourra rien changer.» Pendant deux heures, Huard nous entretient de l'argent, la mort, l'honnêteté et de ses complexes.Il va aussi se confesser.Sa dernière visite remonte à 20 ans.Sainte Marie, priez pour lui ! Il redoute moins son retour sur scène.« C'est épeurant, mais je voulais m'en ennuyer, et que les gens s'ennuient de moi.Je ne devais pas remonter sur scène avant janvier.Mais le besoin de raconter mes histoires et non plus celles des autres se faisait trop sentir.Le show-business est un milieu très aseptisé et trop politically correct.La scène, par contre, c'est le village des Gaulois.C'est là où le temps résiste sans censure ni pauses publicitaires.J'y suis le seul maître de ma destinée.» Également seul maître de sa destinée, Martin Matte nous racontera ses Histoires vraies du 10 au 14 octobre au Théâtre Saint-Denis 2.Son papa est tout sourire.Fiston ne compte plus parler outre mesure du paternel comme il l'a fait lors de ses deux prestations au Festival Juste pour rire.« Il m'a dit : «Lâche- moi ! Parle de ta mère un peu » » Sa famille n'a qu'à bien se tenir.La révélation de l'année au dernier Gala des Olivier s'attaque maintenant à son frère.« Il a subi un traumatisme crânien il y a 12 ans.Depuis, il n'a plus de mémoire et dit tout ce qui lui passe par la tête.C'est drôle, mais ça amène des situations difficiles parfois.Ça fait longtemps que je voulais en parler.L'humoriste, qui rêve à son oneman show depuis cinq ans, sait aussi rire de lui.Son spectacle est truffé d'anecdotes de jeunesse, de vie conjugale et des craintes qu'il a.Sa blonde ne doit plus se sentir en confiance depuis qu'elle a appris que Monsieur a peur des souris ! « C'est le rôle des hommes d'être forts et de montrer qu'on n'a peur de rien, même quand on est un peu moumoune.» Mac Leod et Mpambara Peter Mac Leod s'attaque également aux travers des hommes dans son deuxième one-man show Mac Leod 2 : Libéré sur parole (coécrit avec Louis-Philippe Rivard), présenté au Théâtre Saint-Denis 2 à compter du 17 octobre.Dans un numéro baptisé « Les gars, on est colons ! », l'humoriste ne les épargne guère.« Je suis dur avec eux », dit-il.Avec le franc-parler qu'on lui connaît, on le croit.sur parole ! Peter Mac Leod n'a pas que la gent masculine dans sa mire.Tout comme Patrick Huard, ses préoccupations ont changé avec les années.Cinq ans le séparent lui aussi de la première de son spectacle Le Monde selon Mac Leod et Libéré sur parole.À 30 ans, qu'est-ce qui intéresse son homme ?« Dans le premier spectacle, je parlais de la première fois que j'ai fait l'amour.Dans celui-ci, je parle de la deuxième fois que j'ai fait l'amour, mais aussi des sectes, de la peur de devenir père, des vieillards et de nos manies de touristes quand on est en vacances.» Peter Mc Leod se réserve un petit numéro XXX à la fin du spectacle pour boucler la boucle.Les oreilles chastes vont être aux anges.L'humoriste jure qu'il ne lance presque plus de jurons sur scène.Pépite de chocolat dans l'océan d'humoristes blancs qui montera sur scène cet automne, Michel Mpambara présente Il y a trop de blanc au Québec au Gesù du 18 au 21 octobre.« Blanc au singulier, fait remarquer l'humoriste rwandais.Ça peut donc signifier la neige également.Le jeune homme de 27 ans se présente en tant qu'Africain (qui a joué dans Vision Mondiale !) fraîchement débarqué au Québec et qui veut s'intégrer à tout prix.Il a pour meilleur ami un gars de Jonquière qui a élu domicile dans le quartier Côte-des-Neiges et qui cherche aussi à s'intégrer.Biographique tout ça ?Ça n'a pas vraiment d'importance.Le regard étranger qu'il pose sur la société québécoise l'est davantage.« Devant un immigrant, les Québécois ont tendance à être sur la défensive et hypocrites.Je fais des blagues par rapport à ça.Il y a dix ans, un tel spectacle n'aurait pu être présenté.Les Québécois vivent entourés de gens de plusieurs autres cultures.Je suis arrivé au bon moment pour dépeindre cette nouvelle réalité.» Vous avez dit treize?Treize autres humoristes fouleront les scènes montréalaises pour dérider mesdames, mesdemoiselles et messieurs cet automne.En vrac, les voici.Disciples d'Épicure, sortez vos calepins ! Le séduisant Stéphane Rousseau remontera sur la scène du Théâtre Saint-Denis du 20 au 24 septembre, pour montrer ses biceps, chanter dans la peau de Rrrrico et nous parler de son papa.Du 27 septembre au 7 octobre, Daniel Lemire retournera se perdre dans la circulation.à L'Olympia.Monsieur Actualité en profitera pour nous ramener Ronnie toujours aussi gelé et, surprise, un Jean Chrétien pas piqué des vers.Des Rumeurs veulent que Jean- Michel Anctil apparaisse au Théâtre Saint-Denis 2 du 4 au 8 octobre dans la peau d'un Maxime un peu plus mature mais, surtout, de l'irrésistible Priscilla.On pourra voir Dominic et Martin toutes les semaines à la télévision de TQS cet automne.Le petit et le gros de l'humour québécois seront également De retour dans leur première tournée d'adieu en chair et en os au Nouveau Club Soda du 5 au 7 octobre.Que serait un automne sans supplémentaires de Broue ?Pour une 22e saison, Michel Côté, Marc Messier et Marcel Gauthier lèveront leur verre à L'Olympia du 17 au 28 octobre, du 21 au 25 novembre et du 5 au 9 décembre.Prendre un p'tit coup avec le trio est toujours agréable.Drôle à mort, François Massicotte parlera de la trentaine, la sienne surtout, s'amusera avec les répondeurs et s'insurgera contre le prix de l'essence au Nouveau Club Soda, les 19 et 20 octobre.L'hyperactif Michel Barrette se permettra Quelques excès en nous causant de son enfance, des courses de bolides en état d'ivresse et de son gros machin au Théâtre Saint- Denis2, du 1er au 4 novembre.Mario Jean est partout par les temps qui courent.Ça ne l'empêchera pas d'être aussi au Théâtre Saint-Denis 2, du 7 au 11 novembre, pour nous reparler des aléas d'être une mascotte et un camelot.Le meilleur numéro d'acrobatie du Cirque du Soleil revient à Martin Drainville en combinaison moulante argentée.Plutôt que de courir voir O à Las Vegas, rendezvous au Spectrum le 11 novembre, où Yves et Martin se réunissent une dernière fois pour le meilleur, pour le pire, mais surtout pour le rire.Patrick Huard sera au Monument-National, du 3 au 21 octobre, pour présenter cette fois Patrick Huard 2 : Face à face.Martin Matte, quant à lui, nous racontera ses Histoires vraies du 10 au 14 octobre au Théâtre Saint-Denis 2. 6LP1901Y0909 Y-19 SAMEDI 9 / rentr e 6LP1901Y0909 ZALLCALL 67 01:37:56 09/09/00 B Expositions LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 19 Un automne chargé JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Une biennale et un cinéaste.Deux booms.Entre les deux, une nouvelle tête, pleine d'étoiles, de Winnipeg, un sculpteur qui fait revivre un pan de notre histoire de l'art, un Espagnol expatrié qui lit entre les lignes du monopole médias et une expo qui voit la ville se mouvoir à travers ses infrastructures de transport.L'automne des arts visuels s'annonce sainement varié.Mais se laisse désirer.Il faudra attendre le 28 septembre pour découvrir de visu de quoi retourne la deuxième Biennale de Montréal.Quant à l'univers d'Alfred Hitchcock qui sera sondé à qui mieux mieux au Musée des beauxarts, c'est à compter du 16 novembre qu'on y aura droit.En attendant, quelques mots (voir ci-dessous) de son concepteur, le directeur du MBA Guy Cogeval, nous en donnent un avant-goût.Préparée par le Centre international d'art contemporain, l'édition 2000 de la Biennale de Montréal réunit en trois expositions distinctes une quarantaine d'artistes et 16 cabinets d'architectes en provenance de quinze pays différents.Pas de monotonie, donc, dans ce panorama qui puise tout partout sur la boule.Pendant un mois, peintres, sculpteurs, photographes, vidéastes, architectes, urbanistes, adeptes de l'installation, mordus de la performance et fadas des arts électroniques occuperont les locaux de l'ancien Palais du commerce, rue Berri.Le gros morceau a pour titre Tout le temps.Conçu par la commissaire Peggy Gale, le volet arts visuels de la Biennale propose de réfléchir à notre rapport au temps.Il « considère les retards et obstructions, le temps en suspens, le progrès et l'ordre mal orienté ».Yoshihiro Suda (Japon), Andreas Slominski (Allemagne), Ayse Erkmen (Turquie), Ana Torfs (Belgique), de même que Jean-Pierre Gauthier, Geneviève Cadieux, Diane Landry et A.A.Bronson du Canada, font partie des artistes de toutes disciplines qui, pour la plupart, ont créé des oeuvres inédites qui célèbre le temps.Parallèlement, les commissaires Georges Adamczyk et Sylvie Parent signent des expositions intitulées respectivement Maisons- Lieux e t L'Autre Monde.Le premier a invité des architectes et urbanistes canadiens à exposer leurs plans, maquettes et esquisses de ce-que-peut-être-unemaison- aujourd'hui, tandis que la seconde a sélectionné une dizaine d'artistes-Web qui abordent la question de la mort et de l'au-delà.(Du 28 septembre au 29 octobre.) Pour le plaisir de miser sur un visage inconnu.Et à connaître, apparemment.À la galerie du Centre des arts Saidye Bronfman, l'imagerie hybride de Marcel Dzama promet de nous plonger dans un univers fantasque, voire féroce, inspiré à la fois de l'illustration et de la bédé.Des animaux conversant clopes en bec, une femme nue sortant d'un téléviseur, des hommes aux têtes et bras arborescents.Une bonne dose d'étrangeté traitée, comme si de rien n'était, à l'aquarelle.Dans l'élan de son succès grandissant, ce jeune artiste de Winnipeg exposera pour la première fois au Québec.(Du 21 septembre au 29 octobre.) Dans la Vieille Capitale, le Musée du Québec nous présente le fruit d'un important exercice de défrichage.Son expo numéro un de la saison propose de mettre en lumière la création d'un joueur de taille, quoique peu connu, de notre histoire de l'art.Henri Hébert (1884-1950), un sculpteur moderne réunira environ quatrevingts sculptures et cinquante dessins de cet artiste qui a contribué au mouvement moderniste québécois en réalisant aussi bien des bustes et des plaques commémoratives que des monuments, dont La Ville d'Outremont pleurant ses morts sous l'ombre d'un drapeau (à compter du 5 octobre).Pendant ce temps et dans une tout autre optique, le Musée d'art contemporain présentera trois imposantes installations qui traitent des mécanismes à l'oeuvre dans le monde des médias et des communications.Signées par l'artiste originaire de Barcelone, Muntadas, elles seront animées par un esprit, disons, alerte.L'expo On Translation : Le Public causera de l'affairisme sous-jacent au recours médiatique des organisations religieuses, constituera un portrait du milieu de l'art.et de ses intérêts, puis, mettra en relief la fonction de filtre exercée par les institutions dans le domaine culturel.Piquant, certainement.(À compter du 13 octobre.) Enfin, au Centre canadien d'architecture, on propose d'explorer le passé et de se projeter dans l'avenir de la ville en tant que réceptacle d'infrastructures de transport.De la ville déchirée, puis, cicatrisée.Trois expos complémentaires (Montréal mobile, Jouets et transports et New York : Concours CCA pour la conception des villes) occuperont l'ensemble des salles de l'établissement sous le titre Villes en mouvement.Photographies, dessins, jouets, maquettes et études assistées par ordinateurs en constitueront la chair.(À compter du 15 novembre.) Massimo Guerrera, Action No 5, Monument-mou à l'honneur des producteurs de nourritures terrestres, 1998 Hitchcock, Cogeval et le MBA JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale À la fois dense et subtil, noué et coulant, terriblement angoissant et tout léger un moment, souriant, puis, non.Le jeu de balle qu'Alfred Hitchcock réserve aux émotions est légendaire.Quant à son esthétique.« Hitchcock est un des plus grands inventeurs d'images de notre époque », affirme le directeur du Musée des beauxarts Guy Cogeval.Un très convaincu directeur qui va jusqu'à dire que ce maître incontesté du suspense est « l'une des dix personnalités qui ont le plus marqué le XXe siècle.» L'univers de ce cinéaste, son espace mental qu'il faut dire, fera l'objet, dès la mi-novembre, d'une exposition pas du tout ordinaire au MBA.Une expo majeure, en fait, que Guy Cogeval et son collègue Dominique Païni, directeur de la Cinémathèque française, à Paris, nourrissent depuis fort longtemps.« Il y a une dizaine d'années, nous projetions déjà de présenter cette exposition sous la pyramide du Louvre.» De fil en aiguille, d'un saut de carrière à l'autre, Guy Cogeval s'est retrouvé en poste à Montréal, avec en poche son projet Hitchcock.Des extraits de films, des scénarios annotés, des affiches, des maquettes, des story-boards et une kyrielle d'objets emblématiques des obsessions de ce réalisateur fasciné par la psychologie humaine jalonneront le parcours chronologique, mais aussi thématique, de cette expo qui nous plongera, dès la première salle, en plein fétichisme hitchcockien.Parallèlement, le MBA présentera près de 200 oeuvres d'art, des peintures, sculptures, gravures, dessins et photographies qui, selon les commissaires Cogeval et Païni, auraient influencé l'esthétique du cinéaste.« Nous prenons le risque de la sur-interprétation, explique M.Cogeval.Ces choix sont personnels et réfléchissent surtout le climat des films d'Hitchcock.Visuel, aussi bien que psychologique.» Datant de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'époque contemporaine, ces oeuvres ont été empruntées à différentes collections publiques et privées à travers le monde.Une sacrée cueillette, si l'on considère qu'elle s'est faite pièce par pièce, ou presque.Mais le jeu, apparemment, en vaudra bien la chandelle.« Nous sommes confiants, dit M.Cogeval, que quoique le sujet soit assez raffiné, cette exposition saura plaire.» Et sa mise en espace, on peut y compter souffle-t-on, y sera pour quelque chose.Après tout, « il n'y pas d'édification sans qu'il y ait d'esprit ludique », conclut le directeur.Le beau présage.Un festival des films d'Hitchcock et une série de conférences accompagneront l'exposition.(À compter du 16 novembre). 6LP2001Y0909 Culture-20 6LP2001Y0909 ZALLCALL 67 01:37:20 09/09/00 B 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2000 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.