La presse, 12 septembre 2000, B. Politique
[" 2LP0101B0912 B1 mardi 2LP0101B0912 ZALLCALL 67 01:08:12 09/12/00 B Montreal, mardi 12 septembre 2000 Politique EDITORIAL / FORUM Les competences du Quebec sont protegees, estime Bouchard Elu, Clark perd deux deputes VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Les rejouissances seront breves pour Joe Clark.A peine elu depute, hier soir dans Kings-Hants, le chef conservateur subira dans les prochaines heures la defection de deux de ses trois deputes du Quebec.Les deputes Diane Saint-Jacques, de Shefford, et David Price, de Compton-Stanstead, annonceront aujourd'hui qu'ils joignent les rangs du Parti liberal du Canada, a appris La Pre3.4s3.4se.Le cabinet du ministre politique du Quebec, Alfonso Gagliano, a refuse de confirmer la nouvelle, mais son porte-parole, Eric Tetrault, a appele de son propre chef le quotidien La Voix de l'Est de Granby, hier apres-midi, pour lui annoncer que Mme Saint-Jacques avait termine sa reflexion.La decision des deux deputes etait prise depuis un moment, mais ils avaient prefere laisser passer d'abord l'election complementaire d'hier soir pour ne pas embarrasser davantage leur ancien chef.Mme Saint-Jacques et son collegue Price ont appele M.Clark et certains deputes au cours des derniers jours pour leur annoncer leur depart, a confirme hier soir a La Presse Andre Bachand, le dernier depute conservateur du Quebec.Reunis autour de leur chef pour celebrer son election dans Kings-Hants avant de poursuivre aujourd'hui avec un caucus pre-session, les bleus se preparaient deja aux mauvaises nouvelles de demain (aujourd'hui).Meme previsible, le coup fera mal a Joe Clark, qui voit sa victoire assombrie subitement par ces nouvelles desertions.Depuis des semaines, M.Clark tente de demontrer que, contrairement aux apparences, son parti est toujours vigoureux, et que son entree a la Chambre des communes en fera la preuve eclatante.Au lieu de cela, Joe Clark prendra la tete d'un caucus amoindri et affaibli de seulement 16 deputes.Sous Jean Charest, les conservateurs avaient reussi a faire elire 20 deputes aux elections generales de 1997.Avec un seul depute au Quebec et moins de 4 % des intentions de vote dans les plus recents sondages, le Parti conservateur ne peut plus vraiment jouer la carte du seul parti national capable de se faire elire partout, y compris au Quebec .Joe Clark aime bien repeter qu'il comprend les Quebecois, mais il semble avoir de plus en plus de difficulte a les rejoindre.Quant a Diane Saint-Jacques et David Price, ils devront expliquer comment ils peuvent joindre un parti dont ils ont denonce une des pieces legislatives maitresses, soit le projet de loi sur la clarte referendaire.Une lecture rapide du projet de loi C-20 suffit a nous convaincre que cette initiative peche par improvisation, par simplicite, sans compter qu'elle viole le respect du federalisme canadien, de l'Assemblee nationale et des competences des provinces, ecrivait Mme Saint-Jacques en fevrier.Le projet de loi est mal redige, ce qui lui donne l'apparence de programme electoral plutot que d'un texte legislatif serieux.Des questions d'une importance extreme sont occultees.Malgre les nouvelles tuiles qui lui tombent sur la tete, le chef conservateur pourra toujours se consoler, lundi, en revenant aux Communes par la grande porte apres une absence de sept ans.Apres avoir traverse des mois eprouvants a la tete des bleus, il compte mettre a profit en Chambre sa longue experience d'ancien premier ministre, ministre et depute.La concurrence, toutefois, s'annonce forte avec l'arrivee aux Communes d'un autre chef, Stockwell Day, de l'Alliance canadienne.A l'autre bout du pays, dans la circonscription d'Okanagan-Coquihalla (C.-B.) M.Day a lui aussi gagne son siege a la Chambre des Communes, hier soir dans une election partielle sans surprise.Le premier ministre Chretien, qui a facilite l'arrivee des deux nouveaux chefs en ne presentant pas de candidats aux complementaire, sera confronte tous les jours a la periode des questions a deux nouveaux francs-tireurs.M.Clark se promet de demasquer le chef de l'Alliance canadienne afin de demontrer son caractere intolerant.M.Day, quant a lui, salive deja a l'idee de pourchasser Jean Chretien jusque dans ses derniers retranchements.Le premier ministre, de son cote, attend de voir les deux nouveaux se dechirer.Mais dans un monde de television et de citations chocs, il y a fort a parier que ce sont les meilleures questions en Chambre et les sorties les plus percutantes aux traditionnels points de presse d'apres-midi qui couronneront le champion de la rentree parlementaire.Sous cet angle, cela avantage Stockwell Day.Pour le moment.DENIS LESSARD OTTAWA Le premier ministre Lucien Bouchard estime avoir maintenu pour l'essentiel ses objectifs en adherant a l'entente unanime convenue hier entre le gouvernement federal et les provinces sur le financement de la sante.Cette entente fait avancer la sante , a repondu M.Bouchard hier quand on lui a rappele que la plupart de ses collegues provinciaux y voyaient une avancee pour le Canada et une preuve du bon fonctionnement du federalisme.Cet accord n'est pas sur le federalisme, sur la souverainete du Quebec, il porte sur la sante et montre la capacite des gouvernements de negocier de bonne foi pour leurs citoyens , d'insister M.Bouchard tres heureux du consensus surprise issu de la conference federale-provinciale sur le financement de la sante.Ses collegues Ralph Klein de l'Alberta, Brian Tobin, de Terre- Neuve, et Roy Romanow, de la Saskatchewan, ont loue l'ouverture au compromis de M.Bouchard des que ses preoccupations constitutionnelles ont ete satisfaites.C'est un bon exemple qui montre comment le federalisme peut fonctionner.M.Bouchard fut un dur negociateur, il a accepte des compromis toutefois, c'est tres different de l'attitude de M.Parizeau , a dit l'Albertain Ralph Klein.Le premier ministre Bouchard a meme rendu un hommage plutot rare a Jean Chretien.Il avait a coeur que les services de sante soient ameliores, il a ete mu par cette motivation en premier lieu , a reconnu M.Bouchard, refusant toutefois de speculer sur l'impact electoral de cet accord pour M.Chretien.M.Bouchard a surtout rendu hommage a l'Ontarien Mike Harris.L'Ontario supportait pour l'essentiel les positions du gouvernement Bouchard dans ce debat.La journee avait pourtant mal commence pour le tandem Bouchard- Harris.Avant meme d'entrer dans la salle de reunion, plusieurs des premiers ministres provinciaux se disaient prets a accepter l'offre d'Ottawa.Apres avoir denonce un projet d'entente qui, pour lui, confirmait une cogestion federale-provinciale de la sante contraire aux dispositions de la Constitution, M.Bouchard s'est dit pleinement rassure.Le texte quasi inchange sera coiffe d'un preambule suffisamment large precis et imperatif pour que personne ne puisse interpreter quelque mot de ce communique pour diminuer ou modifier les juridictions respectives des gouvernements , a explique M.Bouchard.Ce preambule, suggere hier midi par Brian Tobin, a ete l'element declencheur qui a sauve la conference du naufrage.On y dit que rien dans ce document (l'entente) ne sera interprete d'une facon qui derogerait aux competences des gouvernements respectifs.La vision, les principes, le plan d'action pour le renouveau du systeme de sante, l'imputabilite claire et la collaboration devront etre interpretes dans le respect complet des competences de chaque gouvernement .Pour le reste, des changements plutot modestes ont ete apportes au texte federal decrie par Quebec.On y retient le terme le systeme de sante au Canada et on precise que l'information doit circuler plus efficacement entre les administrations .une obligation qui repugnait au gouvernement Bouchard.De plus, le Quebec a du, pour adherer a l'entente, accepter que le gouvernement federal participe a la mise en place d'indicateurs de performances pour verifier le fonctionnement des services de sante au pays.Le gouvernement federal a des juridictions en sante aupres des autochtones, pour l'armee, et c'est le cinquieme dispensateur de soins en importance au Canada , a rappele M.Bouchard.Comme il est tenu aussi de faire rapport sur sa gestion, il est normal qu'il participe a la conception des indices.En outre, Ottawa a toujours un role dans les campagnes de promotion de la sante, de lutte contre le tabagisme.Les provinces moderement satisfaites .En page B 6 PHOTO PC Joe Clark, photographie deambulant dans les rues de Wolfville, en Nouvelle-Ecosse, en compagnie de sa fille Catherine et de sa femme Maureen Mc Teer, est le nouveau depute de Kings-Hants.L'entente sur la sante rapporte cinq milliards en cinq ans au Quebec La province a carte blanche pour les fonds a la petite enfance DENIS LESSARD OTTAWA C'est plus de cinq milliards federaux supplementaires, en cinq ans, qu'obtiendra le Quebec pour le financement de la sante en vertu de l'entente conclue hier entre Ottawa et les provinces.La decision federale d'augmenter de 21,1 milliards son financement au chapitre du Transfert social canadien, fera que le Quebec obtiendra de 800 a 900 millions de plus par annee d'Ottawa, a explique hier le premier ministre Lucien Bouchard.C'est beaucoup d'argent , a-t-il insiste.Plus precisement, les transferts d'Ottawa pour les services de sante et les programmes sociaux au Quebec seront hausses de 667 millions l'an prochain, de 853 millions en 2002-2003 et de plus d'un milliard pour les annees subsequentes.On termine avec un ajout de 1,28 milliard pour la derniere annee de l'entente, en 2005-2006.Au total, l'accord d'hier permet au gouvernement du Quebec de compter sur 4,97 milliards de plus dans ses coffres d'ici 2005-2006.Certaines provinces, le Quebec et l'Ontario notamment, auraient prefere qu'Ottawa accepte une formule d'indexation a 5 %, ce qui aurait ajoute sept milliards aux 21 annonces hier.Pour Lucien Bouchard, l'impact de l'entente conclue hier se fera vite sentir dans les hopitaux du Quebec.Une nouvelle enveloppe federale d'un milliard pour l'achat d'equipement medical accordera immediatement 119 millions de plus a Pauline Marois pour acheter ces appareils couteux, a affirme M.Bouchard.Et 119 millions suivront l'an prochain.Ottawa accorde tout de suite une premiere tranche de 500 millions a l'ensemble des provinces ; une seconde, identique, sera versee en avril 2001.D'autres premiers ministres etaient plus circonspects quant aux repercussions immediates de l'entente.Le systeme de sante est un navire bien plus gros que le Titanic, on ne le fera pas tourner rapidement , a commente Brian Tobin de Terre- Neuve.Par ailleurs, sans obtenir le droit de retrait avec compensation qu'il avait reclame, le gouvernement Bouchard a eu carte blanche d'Ottawa qui le soustrait de toute contrainte sur l'utilisation des fonds destines a la petite enfance et integres au Transfert social canadien.Cette derniere disposition a ete conclue a la toute derniere minute, si bien qu'elle ne pouvait etre ecrite noir sur blanc dans le texte de l'accord.Mais le premier ministre Chretien l'a confirmee verbalement et publiquement devant les medias.Tout le monde admet que c'est le Quebec qui depense le plus pour la petite enfance , a explique M.Bouchard.Le gouvernement federal prevoit que 2,2 des 21 milliards supplementaires qu'il accorde en transfert social doivent etre aiguilles vers le developpement de programmes a la petite enfance.Meme attitude de Quebec devant les nouveaux fonds cibles qu'Ottawa va mettre en place pour informatiser les dossiers medicaux (500 millions) et pour l'adaptation des services en sante (800 millions en quatre ans).On a emis nos reserves, le Quebec n'accepte pas la facon dont c'est fait, mais on aura l'argent de toute facon , d'expliquer M.Bouchard.PHOTO PC Lucien Bouchard revient satisfait de son voyage a Ottawa.Les points saillants de l'accord Presse Canadienne OTTAWA Voici les points saillants de l'entente intervenue hier entre les premiers ministres federal et provinciaux sur le financement de la sante.le gouvernement federal versera, au total, 23,4 milliards de plus aux provinces pour financer la sante pendant les cinq prochaines annees ; le transfert social canadien augmentera de 21,1 milliards au cours de cette periode ; le Quebec obtiendra 5 milliards de plus ; l'Ontario, 8 milliards, et le Nouveau-Brunswick, 498 millions ; un programme pancanadien de 800 millions sera mis sur pied afin de financer les soins dits primaires, c'est-a-dire dans le milieu de vie de la population ; 1 milliard sera consacre a l'achat d'equipement medical de pointe a travers le Canada ; une societe independante, dotee d'un capital de 500 millions, sera creee pour ameliorer les technologies de l'information en matiere de sante ; les provinces gereront elles-memes le systeme de reddition de comptes en ce qui a trait a la qualite des soins de sante, systeme sur lequel Ottawa voulait avoir la main haute. 2LP0201B0912 b2-mardi-edito 2LP0201B0912 ZALLCALL 67 01:00:38 09/12/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 Loto-Québec, vient-on d'apprendre, a réalisé un chiffre d'affaires de tout près de 3,5 milliards en 1999-2000.C'est 10 % de plus que l'année précédente et presque trois fois les revenus tirés par la Société des alcools du Québec de la vente de vins et spiritueux (1,3 milliard).En 30 ans, les Québécois ont joué 31,5 milliards, contribuant à multiplier par 70 le chiffre d'affaires annuel de l'entreprise étatique et déversant ainsi des dividendes de 11 milliards dans les coffres du gouvernement du Québec.C'est définitivement ce qu'on appelle un success story économique.« Loto- Québec est probablement la corporation de jeu la plus dynamique au pays », estime Brian Hutchinson, auteur de Betting The House : Winners, Losers and The Politics of Canada's Gambling Obsession, qui a étudié le phénomène d'un océan à l'autre.Cependant, les choses sont de moins en moins vues de façon aussi simple.Car l'envers de la médaille, maintenant, apparaît.Si aucune étude n'a permis à ce jour de chiffrer le coût économique des problèmes sociaux, familiaux et personnels provoqués ici par le jeu compulsif, des statistiques australiennes laissent croire que ce coût pourrait atteindre plus de la moitié des sommes jouées.On parlerait alors, au Québec, de 1,8 milliard par année.Plus crûment, il y aurait eu 19 suicides de joueurs l'an dernier, contre six en 1998 et deux en 1994.Pour l'État, la société et, a fortiori, les individus, le jeu pourrait donc n'avoir que l'apparence de la rentabilité.De sorte qu'il est devenu évident que Loto-Québec ne pourra poursuivre éternellement sa croissance en fonction d'une pure logique d'entreprise, comme elle le fait avec un indiscutable brio depuis plusieurs années.Alors que la société défend ses activités et sa gestion, à compter de ce matin et au cours des jours qui suivent, devant une commission de l'Assemblée nationale, la question paraît incontournable : si on accepte volontiers que l'État contrôle le jeu, ne serait-ce que pour tenir à l'écart le crime organisé, est-il moral qu'il en fasse une promotion agressive et l'administre à partir de la seule perspective de la maximisation des profits ?n n n Depuis six mois, d'ailleurs, le vent tourne au-dessus des trois casinos, des 11 500 comptoirs de billets de loterie et des 15 000 machines à sous de la société.En mars dernier, un sondage révélait que la proportion de citoyens ayant une mauvaise opinion de Loto-Québec avait pratiquement été multipliée par cinq en l'espace de deux ans, passant de 5 à 24%.Après la mise en marché éphémère d'une loterie instantanée, Recherche, très « bédé » dans sa tenue graphique, puis le lancement d'un CD-ROM aux couleurs des Mille et une nuits, beaucoup ont accusé la société de courtiser le marché des jeunes, particulièrement sensibles \u2014 comme les plus pauvres et les moins scolarisés \u2014 au charme des jeux de hasard.Aujourd'hui, de nouvelles études indiquent que le nombre de joueurs compulsifs a augmenté de 75 % en six ans : ils composent maintenant 2,1 % de la population.À Québec, on a senti le vent tourner.En mars, le gouvernement annonçait que Loto-Québec allait remettre 44 millions en six ans au ministère de la Santé et des Services sociaux afin de prévenir le jeu compulsif et de venir en aide à ceux qui sont déjà aux prises avec le problème.La société d'État a conçu une campagne publicitaire sur les dangers du jeu.Elle a aussi annoncé qu'elle n'avait pas l'intention d'augmenter le nombre de machines à sous (très « toxiques » et dont les revenus ont augmenté de 21 % l'an dernier) en opération au Québec.Est-ce qu'un jour, nous serons emmenés à constater que tout cela aura été trop peu, trop tard ?C'est le bon moment, cette semaine, pour y réfléchir.+DROITS RÉSERVÉS Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Le jeu: est-on allé trop loin?Serge.Chapleau@lapresse.ca La véritable urgence Il y a certainement un mauvais sort qui s'acharne sur Urgences Santé ! Comment autrement expliquer la multiplication d'incidents malheureux qui frappent cet organisme depuis quelque temps ?Après deux autos de superviseurs que des mystérieux malfaiteurs ont jetées au fond de l'eau, des autocollants dénonçant la direction qui apparaissent sur les murs des garages, des gyrophares qui restent allumés, des systèmes de télécommunication sabotés, on a eu droit, hier, au bris d'un câble électrique assurant le fonctionnement d'un système informatique essentiel aux opérations.Heureusement que les syndiqués ont promis, la semaine dernière, de se conformer à l'ordonnance du Conseil des services essentiels leur demandant de suspendre tous leurs moyens de pression.! Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca Plus curieux encore, ce n'est pas là un phénomène qui serait propre au monde du transport ambulancier.Par un hasard incroyable, on a en effet déjà pu observer le même type de coïncidences stupéfiantes dans le passé impliquant des cols bleus municipaux, des policiers ou pompiers, des employés d'Hydro-Québec et différents autres groupes de travailleurs des secteurs public et para-public.Bizarrement, c'était, chaque fois, en pleine période de négociations de convention collective.Ou, en tout cas, en marge d'un différent entre employeur et syndiqués provoqué par des circonstances particulières comme la lutte au déficit ou encore des projets de réorganisation, de fusions, ou de collaboration avec le secteur privé, etc.Dans le cas d'Urgences Santé, le syndicat, sans doute conscient de la difficulté de faire avaler toutes ces couleuvres au public, a choisi de camoufler son objectif véritable \u2014 l'amélioration du sort de ses membres et la hausse du plancher d'emplois \u2014 derrière un soi-disant souci de mieux protéger le public.D'où ses interventions insistantes sur les lacunes du service en ce qui a trait au nombre d'employés et de véhicules.Et l'utilisation presque indécente de deux incidents, la semaine dernière, qui se sont soldées par des décès qu'on aurait peut-être pu éviter, dit le syndicat, si le délai d'intervention par les ambulanciers avaient été plus court.Les syndiqués devraient pourtant se rendent compte de l'aspect dangereux, pour eux, de cette manoeuvre.Une tactique qui, à partir du moment où on a bien été forcé de s'interroger sur le sérieux de ces signaux d'alerte, aura en effet eu comme conséquence d'attirer l'attention sur la compétence limitée de ceux qui les lancent.Et qui ne peuvent, pour donner du poids à leur indignation, qu'invoquer les quelques mois de formation dont ils ont bénéficié après leur cours secondaire.Cette dénonciation virulente laissera par ailleurs les usagers éventuels sceptiques.Du moins ceux qui auront noté la prudence dont font preuve tous les autres groupes de professionnels, aux antécédents académiques autrement plus convaincants \u2014 médecins, infirmières, administrateurs d'hôpitaux et autres gestionnaires du système de santé \u2014 qui eux n'ont pas succombé à cette tentation de solutions simplistes à un problème complexe.Et qui ont compris que, si on s'entend pour reconnaître que le système ambulancier doit être revu en profondeur pour en améliorer l'efficacité, ce n'est pas uniquement, ni même d'abord, en augmentant les effectifs et la flotte de véhicules qu'on y arrivera.Plutôt que de s'acharner à faire peur au monde en prenant le public pour ce qu'il n'est pas en tentant de lui faire croire qu'ils n'ont rien à voir dans les « accidents » des derniers jours, les ambulanciers devraient commencer par démontrer leur volonté d'obéir au Conseil des services essentiels.Et le gouvernement, lui, devrait se résigner à prendre les moyens les plus sévères \u2014jusqu'à la menace de suspendre l'accréditation syndicale \u2014 pour siffler la fin de la récréation.C'est là la véritable urgence.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Une bande de « clowns » n Lorsque je lis des articles de journaux sur les bouffonneries exécutées par les syndiqués d'Urgence Santé, comme jeter à l'eau des véhicules de supervision, je me demande si la population est vraiment en sécurité en faisant appel, en cas d'urgence, à cette bande de « clowns » irresponsables.Le syndicat devrait être mis en tutelle.Assez, c'est assez ! Jacques LESSARD Lettre à Monsieur et Madame B.n J'ai une petite histoire à vous raconter et un service à vous demander.J'ai un adolescent de 15 ans, et les amis qui viennent avec., un ordinateur et Sympatico comme serveur, un emploi, donc, pas toujours à côté des ados et de l'ordinateur, mais un compte de Bell Canada à mon nom, qui me révèle certaines choses ! Un montant de quatre-vingt dix dollars, facturé à mon compte, pour un appel provenant de Madagascar ! Je ne connais personne en Afrique.mais les ados, eux, semblent en connaître.Ils se sont arrêtés sur un site pour adultes pendant vingt minutes, pas vraiment longtemps, mais un temps très suffisant quand on voit le montant.Si, dans votre publicité de Sympatico, vous glissiez quelques mises en garde quant à l'utilisation d'Internet pour certains sites, vous rendriez certainement service à plus d'un parent ! La publicité pourrait, à ce moment là, être positive pour la compagnie et les usagers que nous sommes.Claude ARNAULT Notre-Dame-de-Lourdes Des dollars et de la santé n Si le Québec a dépensé 2453 $ par tête de pipe en soins de santé en 1999, alors que le Canada en dépensait 2815 $ en moyenne, il s'ensuit que les autres provinces se situaient à 2935 $, soit environ 480 $ de plus qu'au Québec.Comme il y a 7,4 millions de Québécois, cette somme mène à un Joseph Facal manque à dépenser de 3,5 milliards de dollars, soit bien davantage que le « surplus » de Bernard Landry.Jean Chrétien, qui aimerait qu'aucun Canadien ne soit lésé en matière de santé à cause d'une incurie provinciale, se demande tout haut si le PQ a peur de faire face à un bulletin scolaire, étant donné qu'il dépense moins que les autres provinces quoiqu'il perçoive beaucoup plus de deniers qu'elles.En défense, Joseph Facal hurle au faux problème, arguant que si le Québec dépense moins que les autres provinces du Canada, c'est qu'il paye moins bien ses employés.Quel magnifique sophisme ! Pour épargner un milliard, il faudrait les sous-payer d'au moins 5000 $.Pour épargner 3,5 milliards, il faudrait les souspayer d'environ 18 000 $ ! Pas fort en mathématiques le pauvre Joseph.La réalité est toute autre.En effet, l'une des pierres angulaires de la marotte de l'indépendance exige la « preuve » d'une saine administration.Traduction : afficher des surplus coûte que coûte.D'où une panoplie de tactiques, par exemple, la négligence de la santé et diverses formes de pelletage.Malgré l'envergure de nos impôts, les infrastructures (routes, écoles, hôpitaux, etc.) souffrent d'un abandon honteux, le décrochage scolaire bat des records nord-américains.Parallèlement, chaque Tricofil ou Kenworth qui passe se fait subventionner par des élus qui ne connaissent pas le monde des affaires.Il ne manque que des parcomètres dans les corridors des urgences.Jean-Claude LEFEBVRE Sutton-Junction Eau potable : des ordonnances d'un ministre responsable n Les récentes ordonnances du ministre de l'Environnement, Paul Bégin, à l'endroit de municipalités dont le réseau d'aqueduc ne fournit pas une eau salubre ont suscité bien des critiques de la part des maires concernés ainsi que du chef de l'opposition, Monsieur Jean Charest.Ces ordonnances me paraissent tout à fait justifiées dans les circonstances, et s'insèrent dans un Paul Bégin processus de gouvernementale de la salubrité de l'eau potable qui ne date pas d'hier.En 1954, la ville de Sainte-Thérèse était aux prises avec un grave problème d'eau potable, qui perdurait depuis une dizaine d'années, et auquel les conseils municipaux qui se succédaient ne parvenaient à apporter que des solutions temporaires.L'eau provenait de puits situés dans la campagne environnante et non seulement la quantité puisée ne fournissait plus un débit suffisant, mais en plus cette eau était de qualité douteuse et ne rencontrait plus les normes du ministère de la Santé de l'époque.Ce dernier n'autorisa plus la Ville à rechercher d'autres sources d'eau souterraines, et les autorités municipales durent recourir à une solution radicale qui résolut le problème une fois pour toutes.La Ville décida de construire une prise d'eau et une usine de filtration sur les bords de la rivière des Mille-Îles, sur le territoire de la municipalité de Rosemère, et d'amener l'eau potable à Sainte- Thérèse par une conduite maîtresse d'aqueduc de plus de quatre kilomètres de longueur.La ville n'est en effet pas riveraine de ce cours d'eau.Un collecteur d'égouts et une usine d'épuration des eaux usées étaient compris dans le projet, mais malheureusement cette dernière ne fut jamais opérationnelle, ce qui occasionna ultérieurement des problèmes de pollution de la rivière dont nous payons encore le prix de nos jours.Le conseil municipal vota un budget de 1 650 000 $ pour mener à terme ce projet, une somme fabuleuse en 1954 pour une petite ville d'à peine 10 000 habitants, car elle ne pouvait pas compter sur des octrois gouvernementaux.Le 1er janvier 1956, les Térésiens purent enfin boire une eau de qualité, et coulant à bon débit.En conclusion, je pense que le ministre de l'Environnement n'a fait que son travail en émettant ces ordonnances.Les municipalités ayant un problème de salubrité d'eau potable devront le solutionner, et elles recevront une aide financière appropriée de la part du ministère des Affaires municipales.Alors, pourquoi critiquer ?Louis-Philippe LAMY Sainte-Thérèse 2LP0301B0912 b3-mardi-edito 2LP0301B0912 ZALLCALL 67 01:00:11 09/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 B 3 Forum «Je déserte.» Un abondant courrier a fait suite à la publication dans nos pages, le 2 septembre, du texte de la cinéaste Catherine Fol qui annonçait sa décision de « déserter » l'école publique.Nous vous proposons ici le pour et le contre.Que veut-on dire par « niveler par le bas »?«Un» ou «une» avion ?À chaque réforme immanquablement, on baisse la barre d'un cran supplémentaire LOUISE ROYAL L'auteure est directrice des services à la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille Îles.Madame Catherine Fol, J'ai lu avec intérêt votre lettre publiée le 2 septembre.Avec un double intérêt, devraisje dire.En effet, d'abord je suis une ancienne élève du secteur public.Je dois vous dire que je n'ai jamais eu à regretter d'avoir fait mes études secondaires à l'école Sauvé, à l'époque une école de la CECM.Je salue bien bas les enseignantes et les enseignants qui ont, de toute évidence, contribué au développement de leurs élèves.Aujourd'hui, plusieurs d'entre nous considèrent que nous sommes actifs au sein de notre société et qu'ainsi nous participons à améliorer la qualité de vie ici.Est-ce cela que vous entendez par élite ?Je me sens interpellée aussi par le jugement que vous portez sur le système public parce que, depuis plus de 25 ans, je travaille en éducation, au secteur public plus précisément.C'est donc un regard de l'intérieur que je porte sur ce qui se passe dans nos écoles où, selon vos termes, nous nivelons sans cesse par le bas.J'avoue ne pas bien saisir cette affirmation.Est-ce que niveler par le bas signifie faire trop de place aux enfants en difficulté.Si oui, alors laissez-moi vous raconter l'histoire du petit Carl.Carl a 6 ans.Il est handicapé intellectuellement.Il a quand même fait sa première Catherine Fol année régulière avec ses petits amis du voisinage.Et il a appris.En fait, il a appris plus que ce qui était anticipé.Bien sûr, Carl n'obtiendra jamais son diplôme d'études secondaires, mais nous travaillons à le rendre le plus autonome possible.Nous mettons beaucoup d'espoir en lui et aussi en nous, en notre capacité de lui donner la meilleure chance de réussir.Et les autres enfants de la classe ?Sontils sacrifiés pour le développement d'un seul enfant ?Non.Au contraire.Les autres enfants ont vite compris que Carl était différent, qu'il fallait lui faire un peu plus attention, qu'il fallait l'aider, l'encourager et le consoler lorsqu'il pleurait.Les enfants de cette classe ont appris beaucoup grâce à la présence de Carl.Ils ont appris la compassion, l'entraide et le partage.L'école permet aussi ces apprentissages.Est-ce cela niveler par le bas ?Ce n'est pas le choix de la facilité que nous avons fait.Accueillir de plus en plus d'enfants et d'adolescents différents, dans tous les sens du terme, complexifie la tâche des intervenants du milieu scolaire.Elle n'en diminue pas la qualité.Mais pourquoi faire ce choix ?Pour Carl, pour les enfants d'immigrants aussi qui ont choisi le Québec.Ces nouveaux arrivants comptent sur nous pour faire en sorte que leurs enfants s'approprient, non seulement la langue, mais aussi la culture d'ici.Est-ce cela niveler par le bas que d'accueillir ceux qui forment dorénavant notre société ?Vous croyez que, pour faire de la place à tout le monde, nous devons baisser les exigences.Savez-vous que seulement trois élèves sur cinq obtiennent leur diplôme d'études secondaires à l'intérieur des cinq années prévues par les programmes d'études ?Considérez-vous qu'il s'agit d'un papier que tous peuvent obtenir sans travail, sans effort ?Quel serait le niveau acceptable ?Un élève sur deux, un élève sur quatre, un élève sur six ?L'objectif n'est pas de faire en sorte que les obstacles soient tellement nombreux, que l'élite, comme vous l'entendez, ait le monopole des diplômes d'études secondaires.Vous êtes peut-être inquiète de la valeur de notre diplôme.A-t-il la même valeur qu'un diplôme obtenu ailleurs ?Sachez qu'annuellement les élèves du secteur public, comme des milliers d'autres élèves du Canada, sont soumis à des épreuves dans le cadre du Programme d'indicateurs du rendement scolaire du Conseil des ministres de l'Éducation.Les élèves du Québec obtiennent des résultats semblables ou supérieurs à ceux de l'ensemble des élèves canadiens.Est-ce cela niveler par le bas ?Je le répète : ce n'est pas un choix facile.C'est un chemin d'une extrême exigence, mais pour que la magie se passe, comme dans la classe de Carl, il faut que tous croient que c'est le bon choix que nous faisons : ceux qui sont à l'intérieur de l'école comme les enseignants, les autres intervenants, les directions d'école et ceux qui sont à l'extérieur de l'école, les parents et les membres de la société en général.Sans cette conviction, sans ce soutien, le milieu scolaire n'y arrivera pas.Mon conjoint et moi avons quatre enfants.Nous avons choisi le système public pour eux.Nous avons cru dans ses écoles et dans ses enseignants.Bien sûr, nous ne nous sommes pas soustraits à notre rôle de parents.Nous avons mis notre grain de sel en insistant sur ce qui nous paraissait essentiel et que parfois l'école ne soulignait pas suffisamment, selon nous.Mais comme parents, ne restons-nous pas les premiers responsables de l'éducation de nos enfants ?Aujourd'hui, à l'aube de leur vie d'adulte, je constate qu'ils se sont merveilleusement développés et je demeure convaincue qu'ils sauront, à leur manière, faire avancer un peu les choses dans notre société.FRÉDÉRIQUE PELLETIER-LAMOUREUX L'auteure est adaptatrice de livres pour enfants.J'ai lu la superbe communication de Mme Fol dans La Presse du 2 septembre.Il serait inutile de la paraphraser, malgré la tentation d'abonder bruyamment dans son sens.En relation avec ce courrier, c'est celui de Mme Turcotte, intitulé « Encore une réforme ! » (La Presse, 8 septembre), qui me fait parler aujourd'hui.Il est difficile de savoir si cette dame répondait à Mme Fol, ou bien si sa lettre s'est seulement retrouvée dans la rubrique « Répliques » du fait de la parenté des sujets.Mais, quoi qu'il en soit, j'y vois l'occasion de dénoncer une confusion trop fréquente dès qu'il s'agit de réformes scolaires.Certes, le propos de Mme Turcotte ne manque pas de justesse, en décrivant l'angoisse des enseignants devant les changements auxquels ils doivent adapter leurs élèves et eux-mêmes, en vue de résultats encore inconnus.Chacun sait que l'expérimentation se jalonne de bobos.En outre, nulle personne raisonnable ne nierait la nécessité d'une révision périodique des programmes à mesure de l'évolution technologique et sociale.Toutefois, ce n'est pas le bien-fondé du principe des réformes que Mme Fol et moimême et tant d'autres mettent en cause.(Et là est l'énorme confusion, qui permet de faire passer pour rétrogrades ceux qui aspirent, par exemple, à voir leurs enfants entrer à l'université \u2014 ou même en sortir \u2014 en faisant la différence entre un participe passé et un infinitif.) Le reproche commun est que, à chaque réforme immanquablement, on baisse la barre d'un cran supplémentaire vers le bas.De quoi éprouver un sacré vertige en apprenant \u2014 si on lit bien Mme Turcotte \u2014 que l'enseignement a connu 26 réformes depuis 1965.Vingt-six crans ! Il y a quelques années, l'école publique, déjà plus que relâchée, a cessé d'apprendre à nos enfants à écrire sous prétexte de mieux leur apprendre à parler, l'effort devant être mis sur la communication orale.Le résultat est une véritable honte, et j'offre une tonne de caviar à qui viendra me démontrer le contraire.Pour sûr, nous voudrions tous suivre dignement le mouvement du progrès et de la modernité.Plus que jamais.C'est-à-dire : pas en devenant des abrutis aux yeux du reste de la francophonie mondiale.Depuis plus de vingt ans, les petits du primaire sont initiés à la thérorie des ensembles.Autrefois, on n'en apprenait les rudiments qu'à l'université, à condition d'étudier la logique ou les mathématiques.Voilà une réforme qui s'imposait.Mais le français, lui, n'a pas changé fondamentalement.Pour l'orthographe, les conjugaisons, la syntaxe, on sait ce qui marche : ce sont ces méthodes toutes simples reléguées au fond des tiroirs depuis trente ans.Elles avaient fait leurs preuves pendant dix fois trente ans, et plus.On le sait et on les laisse pourrir là, pour justifier le salaire de fonctionnaires qui nous en mitonnent d'autres par poussives étapes, avec de moins en moins de compétence.On se demande, pour commencer, où est l'intérêt de changer une méthode qui fonctionnait bien (mais je viens d'y répondre.).Ce phénomène pourrait s'illustrer par une colère de M.Garon, à son époque pas si lointaine, lorsqu'il prit en main le ministère de l'Éducation.et découvrit qu'il y existait une brochure de 30 pages à l'usage des enseignants, fignolée par des fonctionnaires après de nombreuses semaines de labeur aux frais du contribuable, sur la manière d'ouvrir et de fermer une fenêtre dans une salle de classe.Faut-il un commentaire Certaines personnes très avisées en concluent que, dans ce domaine comme dans celui de la santé et, au fond, dans tous les autres, la machine administrative québécoise est devenue tellement obèse qu'elle suffit juste à générer de quoi s'alimenter elle- même.Ça, elle y arrive.Mais stérilement, puisqu'il ne reste plus rien pour les services qu'elle était censée produire.En tout cas, ne jouons pas sur les mots, parce que, nous cracher des programmes qui rendront nos enfants de plus en plus ignares, on ne peut pas appeler cela un service Sans doute par égard aux droits de la jeunesse, doit-on fatiguer le moins possible ces petits êtres, qui, voilà un siècle, avec le même potentiel à la naissance, pouvaient parler le grec et le latin en atteignant l'âge de dix ans.Aujourd'hui, il s'agit de ne pas les indisposer, afin qu'ils décrochent en « secondaire V » plutôt qu'en « secondaire III ».Pour finir, cela change-t-il quelque chose d'avoir en M.Lucien Bouchard un premier ministre cultivé ?Un premier ministre qui, par son inertie, fait son possible pour que les petits Québécois actuels et futurs ne sachent jamais qui était Marcel Proust \u2014 trop occupés qu'ils seront, à quinze ans ou à cinquante, à se demander s'ils doivent dire « un » ou « une » avion.Car c'est à peu près là qu'on en est, toute caricature mise à part.Avec la question de la langue vient celle de la pensée, puisque l'une et l'autre se structurent mutuellement.Or, comment vont pouvoir penser nos décideurs de demain ?Quant à la culture générale, c'est un luxe auquel on n'ose même plus rêver.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Réforme ou pas, la bonne vieille cloche reste un moyen efficace d'annoncer le début des cours.La résistance des maîtres.ÉDITH ST-LOUIS L'auteure est enseignante et superviseure de stage à l'Université de Montréal.Elle répond ici au texte signé conjointement par Gérald Boutin et Louise Julien, du département des sciences de l'éducation de l'UQAM, dans La Presse du 2 septembre, ainsi qu'à leur livre intitulé « L'obsession des compétences » ( Éditions Nouvelles ).Qui a dit qu'il n'y avait pas de changement important sans résistance ?Il faut dire que notre système d'éducation a connu plusieurs vagues successives de changement depuis 40 ans.Tellement, que c'est presque devenu une continuité.Sauf que, quand une résistance tenace provient de la part de professeurs- es responsables de la formation initiale des maîtres, alors là, ça devient inquiétant.Partons du fait que la réforme a pris d'abord et avant tout racine dans une critique quasi unanime de notre système d'éducation lors de états généraux en 1996.De cette orientation est née une volonté de mettre l'accent sur des contenus plus substantiels et d'augmenter les taux de réussite grâce à un enseignement davantage centré sur la résolution de problèmes, les stratégies d'apprentissage, un curriculum moins fragmenté et des matières mieux interreliées.Ce qui revient à dire, moins de bourrage de crâne mais un apprentissage plus en profondeur.Ou, si vous préférez, oui à une « tête bien faite » plutôt que « bien pleine ».D'ailleurs, plusieurs enseignants-es n'ont pas attendu la réforme pour s'approprier les récentes recherches en psychologie cognitive et ont su mettre à profit les avantages de la pédagogie par projets, l'apprentissage coopératif et le souci des styles d'apprentissage et que dire des écoles alternatives, il y a belle lurette qu'elles ont été saisies par les failles du système traditionnel.Or, l'image récurrente que véhiculent les auteurs, présentant les enseignants-es comme de simples applicateurs de méthodes pédagogiques, se faisant ballotter au gré des réformes sans avoir leur mot à dire, commence à bien faire.Non, nous ne sommes pas un troupeau et oui, ils nous arrivent souvent d'être à l'affût des recherches et des nouveautés pédagogiques, de les mettre en pratique sur le terrain et voire même d'applaudir certains changements.Ce qui semble horripiler les auteurs, c'est que ces courants, plus pragmatiques, nous viennent directement du monde de l'entreprise.quelle horreur ! Il faut dire que dans le monde universitaire, c'est faire preuve d'un soi-disant snobisme de bon aloi que de regarder de haut le monde de l'industrie.Allons donc, l'éducation étant un « investissement » non seulement individuel mais collectif, n'est-il pas normal de rendre des comptes à la collectivité, de lui assurer un système de qualité et pourquoi pas « performant » et mieux branché sur les besoins de la société actuelle.Je ne parle pas du tout de préconiser un utilitarisme à outrance comme dans certains pays industrialisés.Qui a dit que les enseignants ne devaient plus enseigner ?L'enseignant sera toujours le grand maître d'oeuvre de sa classe.On dit que dorénavant, l'élève deviendra l'acteur principal.On lui demandera de prendre une part beaucoup plus active dans la construction de son savoir (constructivisme).Les enseignants- es habitués-es à prendre le plancher y perdront quelques plumes mais n'en mourront pas.Ce n'est pas parce qu'on enseigne la même chose à tout le monde en même temps que les élèves apprennent davantage.C'est pourquoi il est bon de les faire travailler en équipes.L'apprentissage par les pairs ( socioconstructivisme ) a fait ses preuves.Certains élèves ont accès à des quantités d'informations et ne demandent pas mieux que de les partager.À moins de vouloir à tout prix couper les cheveux en quatre, je ne vois pas de réelles incongruités à vouloir combiner différentes approches pédagogiques.D'autre part, si les auteurs déplorent le fait que les « novateurs » ne tiennent pas en très haute estime la formation initiale des maîtres, qu'ils jugent dissociée des courants modernes d'éducation, ce n'est pas en matraquant la réforme de façon systématique qu'ils vont rétablir un climat de confiance.Imaginez l'état d'esprit des stagiaires qui devront, comme tout le monde, d'ici quelques semaines faire preuve d'adaptation face à la réforme et qui se font dire par leurs enseignants-es que tout ceci n'est que de la foutaise.J'aimerais ajouter que si Philippe Perrenoud revient souvent au banc des accusés dans leur livre comme grand gourou « novateur » responsable de tous les maux causés par la réforme, on ne peut que saluer le MEQ d'avoir su reconnaître son talent.L'enseignant sera toujours le grand maître d'oeuvre de sa classe. La Presse 12 septembre 2000 Page B4 manquante La Presse 12 septembre 2000 Page B5 manquante 2LP0601B0912 B6 mardi 2LP0601B0912 ZALLCALL 67 01:04:55 09/12/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 Politique Santé: les provinces modérément satisfaites Presse Canadienne OTTAWA Les premiers ministres des provinces canadiennes ont exprimé une satisfaction modérée à la suite de l'accord conclu avec le gouvernement fédéral, hier, en vue d'un réinvestissement de 23,4 milliards dans la santé.Alors que Lucien Bouchard se félicitait d'avoir pu maintenir la ligne dure quant au refus de laisser Ottawa s'immiscer dans la gestion des soins de santé, et que Mike Harris parlait d'un premier pas qui permet de « stopper l'érosion », d'autres premiers ministres ne débordaient pas d'enthousiasme.Ujjal Dosanjh, de la Colombie-Britannique, a dit qu'il aurait souhaité que les nouveaux fonds soient versés dès cette année, plutôt que l'année prochaine.« Nous devrons puiser dans nos propres poches, en Colombie-Britannique, dans nos coffres, afin de devoir faire face à certaines des difficultés dans la santé », a-t-il déclaré.John Hamm, de la Nouvelle-Écosse, a été plus direct.À son avis, l'entente ne changera rien à la réalité des Néo-Écossais qui doivent attendre sur les civières des urgences.« C'est pourquoi je dois retourner dans ma province et rendre compte de la situation, at- il dit.Je ne serai pas en mesure d'aller de l'avant et d'améliorer le système de santé en Nouvelle-Écosse.» M.Hamm n'est pas parvenu à obtenir une majoration des paiements de péréquation pour les provinces les moins riches.Le premier ministre terre-neuvien Brian Tobin a dit que le financement pour la santé devrait être revu à la hausse dans trois ans si le gouvernement fédéral continue d'accumuler les surplus budgétaires.« Plusieurs ont dû mettre de l'eau dans leur vin.Je ne crois pas que les Canadiens nous auraient pardonné un échec », a dit M.Tobin.Gary Doer, du Manitoba, a exprimé l'avis que cette injection de fonds par le gouvernement fédéral ne représente pas « une amélioration majeure », même s'il s'est réjoui du fait qu'elle apportera plus de stabilité aux provinces.Ralph Klein, de l'Alberta, a dit que des discussions quant aux termes utilisés dans le communiqué avaient retardé la conclusion d'un accord, notamment la demande de la part du Québec que les mots « système de santé » soient remplacés par « services de santé ».« C'était apparemment important pour le Québec », a dit M.Klein, qui se réjouissait de l'entente.« Ça nous permettra de poursuivre nos efforts pour embaucher un plus grand nombre de médecins et d'infirmières, de fournir une formation à un plus grand nombre de travailleurs de première ligne tels que les médecins », a-t-il ajouté.Roy Romanow, de la Saskatchewan, a dit que ces fonds supplémentaires ne permettront pas de régler les problèmes essentiels auxquels fait face le système canadien de soins de santé.« Ce sera une amélioration, mais en tant que premier ministre de la province qui a vu naître l'assurance-maladie, je peux vous dire que ça ne suffira pas.Plus d'argent ne nous permettra pas d'éviter le dilemme qui se présente à nous, parce que la technologie ne cesse d'évoluer, de nouveaux médicaments sont sans cesse découverts.Tout cela coûte très cher », a dit M.Romanow.Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, est satisfait de l'entente Onze bénévoles honorés par la gouverneure générale PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, est heureux de constater que lorsque le Québec se donne la peine de faire appel à une véritable stratégie de négociation, il peut effectivement en arriver à une entente satisfaisante avec le reste du Canada.Sur le plan politique, estime M.Dumont, cela signifie aussi qu'une fois la question financière réglée, le gouvernement de Lucien Bouchard devra répondre de ses actes dans le domaine de la santé au lieu de sans cesse blâmer Ottawa.« C'est fini la faute du fédéral, a-t-il souligné, le gouvernement du Québec en matière de santé a des fonds en main et va devoir prendre des décisions éclairées et nous, on va pouvoir mesurer ses résultats ; et s'ils ne sont pas là, il n'aura que lui-même à blâmer.» M.Dumont est aussi satisfait de constater que dès que le gouvernement « se donne une stratégie d'alliance, ça met une pression en faveur de la décentralisation ».« Cette conférence sur la santé, a-t-il dit, nous donne l'exemple, le modèle d'une alliance entre provinces qui fait bouger le système.Ça nous amène à penser que si l'ADQ était au pouvoir, si on n'était pas pris à faire en même temps des campagnes de promotion de la souveraineté du Québec le vendredi et une entente sur la santé le lundi, on se donnerait une stratégie cohérente et on arriverait à des résultats.Pour le conseiller constitutionnel de l'ADQ, le professeur Guy Laforest, l'accord intervenu entre les premiers ministres canadiens, lance un signal positif aux Québécois qui, malheureusement, selon lui, se sont habitués à la politique du pire, au cours des dernières années, dans le domaine des relations fédérales-provinciales.PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC Être bénévole, rendre service, venir en aide aux démunis, aux personnes âgées, organiser des activités et, entre autres, créer des comptoirs d'entraide, ce n'est pas nécessairement faire des gestes d'éclat et rechercher la reconnaissance de ses pairs.D'ailleurs, dans la très grande majorité des cas, les gestes que font des dizaines de milliers bénévoles ne sont souvent reconnus que par ceux qui bénéficient de l'aide et du dévouement d'un des leurs.Hier, cependant, 11 bénévoles, invités à la Citadelle de Québec, ont été officiellement récompensés et ont reçu, en plus d'une petite épinglette de boutonnière, un certificat des mains de la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson.« Vous donnez de la force à ceux qui, dans la société, en ont le moins, leur a-t-elle dit, et par la même occasion, ce n'est pas simplement la charité que vous faites ou le bien de façon condescendante.Vous vous comportez d'une manière profondément morale puisque c'est profondément moral de traiter les autres en tenant compte pleinement de leur humanité, en la comprenant, en étant capable de vous imaginer à leur place.C'est cela de l'altruisme, c'est cela le désintéressement.» C'est ainsi que Léatrice Beaudoin (Saint-Augustin), directrice de chorale, a reçu sa médaille et que Bertrand Beaulieu (Sherbrooke) a été reconnu pour son engagement auprès des démunis.Monique Cyr Duchemin (Hérouxville) a elle aussi été récompensée parce qu'elle a vendu des souvenirs au profit de ses concitoyens à l'occasion du centenaire de la municipalité d'Hérouxville.Membre des Chevaliers de Colomb depuis 50 ans, chauffeur du curé de Squatec lors de ses visites paroissiales, Gilbert Desjardins (Squatec) a vu sa contribution reconnue parce qu'il est toujours là pour rendre service.Dans cette liste de lauréats du prix du Gouverneur général pour l'entraide, Robert Gagnon (Rimouski) a été honoré pour son engagement de longue date dans des organismes à but non lucratif.De la même manière que Suzanne Gendron (Sherbrooke) qui, depuis des années, consacre ses énergies pour venir en aide aux personnes âgées ; que Monique Hodgson Robitaille (Saint-Damien) qui soutient sans défailllir les familles démunies et qui créé un comptoir vestimentaire et que Roger Matteau (Louiseville) directeur bénévole d'une chorale depuis plus de trente ans.Mme Clarkson a aussi reconnu les mérites d'Éméline Nadeau (Ascot) qui a ouvert, administré et soutenu un comptoir familial depuis 1964 ; de Paul-Émile Thiffault (Trois-Rivières), ancien éducateur en technique policière qui se consacre aujourd'hui au bien-être des policiers retraités et de Madeleine Trottier-Otis (Baie Saint-Paul) fondatrice du centre communautaire Pro-Santé de Baie-Saint-Paul, un organisme qui vient en aide aux personnes démunies et âgées.Pour la gouverneure générale, les lauréats d'un prix de l'Entraide, créé il y a quatre ans par son prédécesseur Roméo Le Blanc, les cinq millions de Canadiens qui consacrent leur énergie dans des organismes bénévoles prouvent hors de tout doute que les Canadiens sont généreux et désinterressés.Depuis 1996, c'est 482 personnes qui ont reçu le prix du Gouverneur général pour l'entraide. 2LP0701B0912 B7 mardi 2LP0701B0912 ZALLCALL 67 01:01:28 09/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 B 7 Politique Le Canada accroît son aide aux enfants victimes de la guerre au Kosovo Presse Canadienne WINNIPEG Le Canada accordera une aide de 10 millions pour la formation des enseignants au Kosovo, a annoncé hier la ministre fédérale de la Coopération internationale, Maria Minna.« Les enseignants recevront une formation portant sur la résolution de conflit, les droits humains, la construction de la démocratie et la tolérance ethnique », a déclaré Mme Minna dans le cadre de la Conférence internationale sur les enfants victimes de la guerre.Le Canada a déjà versé une contribution relativement modeste de 2 millions pour financer la reconstruction d'écoles et l'achat de livres au Kosovo, mais cette nouvelle aide biennale de 10 millions devrait permettre de former « pas mal » d'enseignants des niveaux primaire et secondaire, a ajouté la ministre.Le Canada a récemment modifié son engagement en matière d'aide internationale en misant davantage sur des programmes de développement social.Le budget réservé à l'éducation est maintenant de 550 millions, alors que 122 millions iront à la protection de l'enfance.D'aucuns rappellent toutefois que le budget canadien de l'aide internationale est toujours inférieur de 1 milliard à ce qu'il était lorsque les libéraux de Jean Chrétien ont pris le pouvoir.L'enveloppe actuelle n'équivaut qu'à 0,26% du produit intérieur brut.Le Québec négocie sa place au Sommet des Amériques, dit Louise Beaudoin NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Le gouvernement du Québec est en train de négocier sa place au Sommet des Amériques d'avril prochain.« Nous sommes en discussions avec le gouvernement fédéral à ce sujet », ai ndiqué hier la ministre québécoise des Relations internationales, Louise Beaudoin.Les négociations se déroulent entre le représentant fédéral dans ce dossier, Marc Lortie, et la sousministre québécoise Martine Tremblay.La ministre Beaudoin a refusé de dévoiler le contenu des pourparlers : « Nous ne négocierons pas sur la place publique », a-t-elle dit.Entre-temps, le Québec s'assure d'avoir son mot à dire lors de deux événements parallèles au Sommet des Amériques.Le premier est le Sommet des peuples des Amériques, une réunion organisée par l'Alliance continentale et qui donnera la parole aux organismes non gouvernementaux (ONG) et aux centrales syndicales représentant chacun des peuples vivant en Amérique.Le second événement auquel le Québec est mêlé est la réunion des parlementaires des Amériques, organisée sous l'égide de l'Assemblée nationale et de son président Jean-Pierre Charbonneau.Mme Beaudoin a reconnu que le Québec ne pouvait pas officiellement être à la table des pays lors du Sommet des Amériques.« Si les Québécois veulent être à la table comme tel, on sait ce qu'il faut faire : il lui faut être souverain », a expliqué Mme Beaudoin.C'est d'ailleurs pour que le Québec puisse être présent sur la scène internationale qu'elle dit défendre l'idée de la souveraineté du Québec depuis 30 ans.« Mais, entre être à la table et n'être nulle part, il y a un espace que nous cherchons.» C'est pourquoi Québec et Ottawa négocient, a-t-elle expliqué.Mais il n'est pas question que le Québec ne s'occupe que des questions de sécurité lors du Sommet, sans aucune participation effective.« On ne fera pas que la police », a déclaré la ministre.Le Sommet des Amériques doit regrouper à Québec du 20 au 22 avril 2001 les dirigeants de 34 nations du continent américain.On doit y débattre de la mondialisation et de l'intégration économique, mais aussi formuler des propositions pour un meilleur développement social.La tenue du Sommet est contestée par des groupes qui s'opposent à la mondialisation et qui ont fait du grabuge à une réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en novembre dernier, à Seattle.C'est pourquoi les autorités gouvernementales ont annoncé la mise en place d'un important dispositif de sécurité dans la Vieille Capitale pour le sommet d'avril prochain.Pour s'informer, tout le monde le fait dès 9 h 30.Isabelle Maréchal.une nouvelle vision des choses ckac.com Place au Parlement des sages NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Les aînés du Québec prennent d'assaut l'Assemblée nationale à compter de lundi prochai.Une centaine de membres de l'Association de défense des droits des retraités joueront aux vrais députés pendant trois jours au Salon bleu de l'Assemblée nationale, à l'occasion du premier Parlement des sages.Les deux tiers des délégués à cette simulation parlementaire seront des femmes.L'âge moyen des sages sera de 66 ans mais on compte trois représentants âgés de plus de 80 ans.C'est une femme, Mme Huguette Beauchamp, de Magog (Estrie), qui agira à titre de première ministre et le rôle de chef de l'opposition sera tenu également par une femme, Mme Anne-Marie Lalancette, de Saint-Ambroise (Saguenay).Un ancien ministre et député, Me Denis Hardy, qui est aussi président de l'Amicale des parlementaires québécois, agira comme président des délibérations.M.Hardy a été député libéral de Terrebonne de 1965 à 1966, puis de 1970 à 1976.Il a été aussi vice-président de la Chambre et ministre dans le cabinet de Robert Bourassa jusqu'en 1976. La Presse 12 septembre 2000 Page B8 manquante "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.