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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-09-12, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0101C0912 C1 mardi 2LP0101C0912 ZALLCALL 67 01:05:52 09/12/00 B Montréal, mardi 12 septembre ACTUALITÉS L'EXPRESS INTERNATIONAL Les femmes otages de Jolo ont été violées Révélations du second groupe d'otages libérés hier via Tripoli d'après AFP et AP TRIPOLI La Libye, qui a servi de médiateur dans la crise des otages aux Philippines, a accueilli hier quatre Européens libérés samedi à Jolo, s'imposant pour la deuxième fois comme une escale obligée pour les ex-otages.Mais cette fois, révélation choc : une ou plusieurs femmes parmi les otages récemment libérés par le groupe Abou Sayyaf dans le sud des Philippines ont été violées par les rebelles, a affirmé l'ancien otage Risto Vahanen à la télévision finlandaise MTV3.« Nous avons discuté avec les femmes pour savoir si cela devait être rendu public.Elles étaient d'avis que cela devait être connu, sans donner de nom, pour que le monde sache », a-t-il expliqué dans un entretien rapporté par l'agence suédoise TT.« C'est sans doute la pire chose qui soit arrivée là-bas.C'était aussi surprenant car sinon nous avons été relativement bien traités », a-til précisé, ajoutant que les hommes n'avaient aucun moyen de défendre les femmes.Vahanen n'a pas donné de précisions sur la fréquence des violences subies par les femmes.« Tout le monde savait, a-t-il poursuivi, que si nous devenions agressifs, la réponse serait plus dure.» L'ex-otage allemand Marc Wallert a confié pour sa part avoir sauvé du viol la Franco-Libanaise Marie Moarbès en se présentant comme son époux.Selon lui, les rebelles ont cessé de harceler la jeune femme après qu'il leur eut assuré qu'elle était sa femme.Un Iliouchine-62 transportant les Finlandais Risto Vahanen et Seppo Fraenti, le Français Stéphane Loisy et l'Allemand Marc Wallert s'est posé à l'aéroport civil de Tripoli.Le même appareil avait été utilisé lors de la précédente escale de six ex-otages occidentaux le 29 août à Tripoli.Il arrivait de Cebu après une escale technique aux Émirats arabes unis.Les quatre hommes, portant tous une barbe très touffue, ont été accueillis par un parterre de personnalités officielles libyennes et des membres de la Fondation Kadhafi de bienfaisance, qui a servi de médiateur dans la crise.Ils ont été assaillis par les journalistes qui, contrairement à la précédente escale à Tripoli, avaient été conviés à l'aéroport, déployant leurs paraboles satellitaires sous les regards curieux des officiers de presse.Les ex-otages devaient passer une nuit dans un lieu tenu secret au centre de Tripoli.Ils assisteront à une cérémonie officielle aujourd'hui sur la place Verte, sans doute dans le Musée de l'archéologie, avant de repartir chez eux.« Ça va bien, mais c'est difficile de réaliser qu'on est libres, a déclaré Stéphane Loisy.On ne dort pratiquement pas.» Évoquant le sort des deux journalistes français encore retenus par les rebelles musulmans, il a ajouté que le problème tournait autour de leur transfert de leur lieu de détention à Jolo, vers Zamboanga.« D'autres factions les attendent sur leur chemin et tentent de se venger, a dit Loisy.Là-bas, tout se règle à coup de fusil.» Rajab Azzarouq, le médiateur libyen qui a fait le voyage avec les ex-otages, a confirmé la libération prochaine des deux reporters.« C'est une question de jours, pas plus que cinq, vendredi ou samedi », a-t-il dit, applaudi par les diplomates étrangers au pied de l'avion.Les rebelles du groupe Abou Sayyaf détiennent aussi un Américain et 16 Philippins.PALESTINE Déçus de l'État n Des Palestiniens ont exprimé hier leur déception après que l'OLP eut décidé de reporter la proclamation d'un État, accusant leur dirigeant Yasser Arafat d'avoir cédé aux pressions israéliennes et américaines.Le Conseil central de l'OLP a reporté l'acte de proclamation prévu le 13 septembre et laissé au président Arafat le soin de fixer une nouvelle date.Cette décision a été saluée par les Américains et les Européens comme un pas positif.La nouvelle date pourrait être le 13 novembre, anniversaire de la proclamation de l'État palestinien à Alger.d'après AFP AUSTRALIE Contre la mondialisation n Le premier ministre John Howard a dénoncé hier devant les membres du World Economic Forum (WEF) le « hooliganisme » des manifestants « antimondialisation » qui ont sérieusement perturbé la première journée du Sommet économique Asie-Pacifique.Empêchés d'accéder au casino-hôtel Crown Towers pendant toute la journée, quelque 150 délégués ont finalement pu rejoindre le gros des participants pour le dîner présidé par le chef du gouvernement australien.À Prague, entre- temps, une centaine de militants formeront des « patrouilles civiles juridiques » pour observer les interventions de la police pendant les manifestations attendues aux réunions du FMI et de la Banque mondiale du 21 au 29 septembre, a annoncé hier un porte-parole de l'initiative dans la capitale tchèque.d'aprèsAFP ÉTATS-UNIS Démocrate corrompu?n Un membre important du Parti démocrate à New York, associé à la campagne sénatoriale qu'y mène Hillary Clinton, a été inculpé hier de corruption et trafic d'influence, a annoncé la justice.Paul Adler, président du parti pour le comté de Rockland, est soupçonné « d'avoir secrètement cherché à s'enrichir par la fraude, l'extorsion de fonds et la corruption de fonctionnaires », selon Mary Jo White, procureur fédéral de New York.d'aprèsAFP GUINÉE Alpha Condé condamné n L'opposant guinéen Alpha Condé a été condamné hier à cinq ans de réclusion criminelle par la Cour de sûreté de l'État à Conakry, qui le jugeait depuis le 12 avril pour atteinte à l'autorité de l'État, a-t-on appris de source judiciaire.Sept de ses 47 coaccusés ont été condamnés à des peines de 18 mois à trois ans de prison.Les autres ont bénéficié d'un non-lieu ou ont été acquittés « au bénéfice du doute ».Alpha Condé, 60 ans, leader du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), avait été arrêté au lendemain d'une élection présidentielle à laquelle il avait été candidat face au président Lansana Conté.d'aprèsAFP PHOTO REUTERS L'ex-otage Risto Mirco Vahasen, de la Finlande, a été gratifié de quelques bouquets de fleurs à sa descente d'avion hier à Tripoli.Kagame pris à partie Le général Paul Kagame, chef du Front patriotique rwandais et président du Rwanda, a été maintes fois interpellé hier, alors qu'il prononçait un discours à l'Université du Maryland, sur son rôle dans le génocide de 1994.Armé et financé en Ouganda, le FPR a envahi le Rwanda en octobre 1990 et pris le pouvoir à Kigali en juillet 1994.Une étudiante, Rebecca Thomas, d'Australie, a été escortée hors de la salle après avoir accusé Kagame de meurtre.PHOTOS AFP et REUTERS REPÈRES / Pétrole Le jeu (limité) saoudien JOONEED KHAN Le troisième choc pétrolier persiste et s'amplifie, et chez le G7 dopé à l'essence, le discours dominant démonise à nouveau l'OPEP, « le cartel ».Or avec ses 11 pays membres, l'OPEP est minoritaire dans la production mondiale (40 % seulement) ; ce n'est donc pas elle qui détermine le cours mondial de l'or noir \u2014 pas elle seule en tout cas.En fait, l'Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique) est l'une des grandes productrices de pétrole non-OPEP.Avec l'Europe (notamment la Russie et la Grande- Bretagne), elle compte pour 60 % de la production planétaire.En plus, six géants du secteur privé (Exxon-Mobil, Chevron, et Texaco, USA ; Shell, Grande-Bretagne et Pays-Bas ; BP, Grande-Bretagne ; et Total Fina Elf, France) exercent leur contrôle depuis l'extraction jusqu'à la station-service.Le prix du brut a augmenté de 2,5 fois depuis un an.Il montait toujours hier, dépassant les 35 $US à New York bien que l'OPEP ait décidé, dimanche à Vienne, de hausser de 800 000 barils par jour son offre globale à partir du 1er octobre.Et quid de la production non-OPEP représentant 60 % de la fourniture globale ?Pas un mot jusqu'ici.Or, le 17 juillet, l'OPEP imputait la flambée des prix pétroliers à « la spéculation quotidienne sur les marchés à terme ».En vue du 2e Sommet de l'OPEP au Venezuela, le ministre vénézuélien venait de consulter son homologue libyen à Tripoli.Le texte soulignait l'intérêt de l'OPEP « pour un marché stable ».À Vienne dimanche, l'OPEP y ajoutait une deuxième cause d'instabilité : la fiscalité des pays consommateurs, l'État percevant jusqu'à 80 cents de taxes sur chaque dollar d'essence vendue à la pompe.D'où la révolte des consommateurs en Europe, pas contre l'OPEP mais contre leurs propres gouvernements.Une matière première non renouvelable et aussi précieuse que le pétrole ne saurait cependant échapper aux calculs politiques et géostratégiques.L'installation par l'Empire britannique, et la protection par les États-Unis, de monarchies de complaisance dans nombre d'États pétroliers découpés artificiellement (Pétroémirats du Golfe, Brunéi) ont servi et servent à en assurer le contrôle par l'axe américano- britannique \u2014 dont l'ascendant sur le reste de l'Occident et du G7 en dépend, corollairement.L'OPEP a été une tentative d'un groupe de pays producteurs de s'affranchir de ce contrôle.Sans grand succès.Car les pétro-émirats en sont membres, et servent à y faire contre-poids à l'Irak baassiste, à la Libye khadafiste, à l'Iran islamiste, et désormais au Venezuela de Hugo Banzer.L'instabilité du marché nuit d'abord à l'unité de l'OPEP, dont la solidarité est souvent entamée par les « alliés » saoudiens et émiratis.Depuis 1990, le pétrole irakien est à toutes fins pratiques sous la tutelle du Conseil de sécurité de l'ONU \u2014 où dominent Washington et Londres.Là où ce jeu de bascule prend des allures dramatiques, c'est quand l'Arabie Saoudite ellemême, première productrice, s'érige contre le désir de Washington.Comme en 1973, quand le roi Faïçal usa de « l'arme du pétrole » au service des intérêts arabes contre Israël.Cette dimension a réapparu en filigrane ces jours-ci, avec la volonté US d'en arriver à « une paix définitive entre Israël et les Palestiniens ».Dans le « grand marchandage de fin de partie », la monarchie saoudienne voudrait bien emporter le morceau sur les lieux saints de l'islam à Jérusalem-Est en échange de pétrole.La réunion de l'OPEP à Vienne dimanche a précédé de deux jours la date du 13 septembre prévue initialement par l'OLP pour proclamer l'État palestinien.Les 800 000 barils/jours de production accrue n'ont pas calmé les prix.Et l'OPEP faisait savoir hier qu'elle ne « réexaminerait pas les prix avant le 12 novembre ».Or l'OLP retiendrait le 13 novembre comme nouvelle date pour annoncer la création de l'État, déjà proclamé un 13 novembre à Alger.RENTREZ À TEMPS POUR LUI RACONTER SON HISTOIRE PRÉFÉRÉE AVEC FASTBREAKMC, LE SERVICE EXPRESS DE BUDGET, VOUS POURREZ PROBABLEMENT LUI CHANTER UNE BERCEUSE.La rapidité et la modernité de notre service express FastbreakMC vous épateront.Ce service est réservé aux membres de FastbreakMC dans plus de 115 comptoirs d'aéroport du Canada et des É.-U.Finie la crainte d'être en retard.Inscription GRATUITE au 1 800 909-5594.Vous 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L'affaire du super-héros chinois se dégonfle PATRICK ANIDJAR Agence France-Presse, WASHINGTON Le scientifique américain Wen Ho Lee, accusé à grand fracas d'avoir vendu des secrets nucléaires à la Chine, va retrouver la liberté après neuf mois d'isolement derrière les barreaux.L'affaire était d'autant plus délicate qu'elle mettait en cause deux nations fréquemment en rivalité.Elle s'est brusquement « dégonflée », laissant libre cours à des commentaires sur l'éventualité d'une regrettable bavure des autorités américaines.« Il n'a jamais eu l'intention de faire du tort à son pays, le pays qu'il aime », a confié son avocat, Me Brian Sun.Déjà en janvier, le Washington Post laissait planer un doute sur la culpabilité de Lee dans le vol présumé par la Chine de plans de l'ogive américaine W- 88.Des membres influents de la communauté asiatique aux États-Unis ont publiquement affirmé que Lee avait été pris pour cible par les autorités fédérales en raison de sa race.Sur les 59 chefs d'accusation pesant sur le savant d'origine taïwanaise, confiné depuis son arrestation en décembre derrière les barreaux de la prison de Santa Fe, un seul a finalement été retenu contre lui.Selon une source proche de l'affaire, pour regagner sa liberté, Wen Ho Lee a admis avoir manipulé en 1994 sans précaution des fichiers informatiques contenant des secrets nucléaires des États-Unis.En échange de l'aveu, Lee, qui n'a jamais été accusé d'espionnage, accepterait une peine de prison équivalente à celle qu'il a déjà purgée, selon la même source.Le juge James Parker a convoqué l'audience hier à la suite d'une proposition d'accord négociée avec le scientifique, a-t-on appris de source judiciaire.Son procès est prévu pour s'ouvrir le 6 novembre, à la veille de l'élection présidentielle américaine.L'affaire avait éclaté le 6 mars par des révélations de la presse sur l'arrestation de ce scientifique d'origine taïwanaise et son licenciement après 20 ans de carrière du laboratoire nucléaire de Los Alamos.Dans la foulée de l'enquête ouverte par le secrétaire à l'Énergie Bill Richardson, Lee avait immédiatement été mis au secret et interrogé avec assiduité par le FBI et la CIA.Les Américains découvraient alors avec surprise ce petit homme frêle de 60 ans au cheveux gris ayant souffert d'un cancer dix ans plus tôt, dont le profil de petit fonctionnaire sage était loin de celui d'un espion flamboyant.L'ouverture de l'enquête avait provoqué des vagues considérables à Washington.D'aucuns n'avaient pas hésité à affirmer que Lee était l'espion le plus dangereux depuis le célèbre couple d'ingénieurs atomiques Julius et Ethel Rosenberg.Isolé, dans l'interdiction de s'exprimer en chinois avec ses proches durant les visites autorisées, Lee a toujours nié avoir espionné pour le compte de la Chine.Son avocat a déposé en décembre une plainte contre le FBI à la suite de fuites d'informations sur la vie privée de son client et de son épouse, tandis que ses deux enfants, ses proches et ses voisins, n'ont cessé de crier à l'injustice.D'aucuns n'avaient pas hésité à affirmer que Wen Ho Lee était l'espion le plus dangereux depuis le célèbre couple d'ingénieurs atomiques Julius et Ethel Rosenberg. La Presse 12 septembre 2000 Page C3 manquante 2LP0401C0912 C4 mardi 2LP0401C0912 ZALLCALL 67 01:03:44 09/12/00 B C 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 Monde Le sucre fait de la résistance JACQUES THOMET Agence France-Presse, QUITO Le sucre est mort, mais l'ancienne monnaie nationale résistait encore hier en Équateur, au lendemain de son remplacement officiel par le dollar américain.« La moitié de mes clients n'ont pas encore de pièces, alors je prends encore leurs vieux billets ! » dit en souriant Maria, face à une photo géante de Che Guevara et Fidel Castro qu'elle vend dans une rue de Quito « pour 1 dollar 60 cents, ou 40 000 sucres ».Plus que centenaire, la devise à l'effigie du héros national de l'indépendance, le maréchal Antonio José De Sucre, est désormais jetée aux rebuts, à raison de 500 000 billets déchiquetés chaque jour par des broyeuses à la maison de la monnaie, dans la banlieue de la capitale.Hier, premier jour ouvrable depuis le basculement du sucre dans l'empire du billet vert dimanche, les 12,5 millions d'Équatoriens avaient encore du mal à s'habituer à la disparition d'une monnaie créée en 1884 au profit d'une devise américaine susceptible de permettre au pays de retrouver sa stabilité économique.« La dollarisation provoque encore des confusions », notaient hier El Telegrafo et El Universo, deux quotidiens de Guayaquil, dans des titres similaires.À l'abri d'un soleil de plomb sous une bâche dans une rue de Quito, Maria possède une petit kiosque de fortune, avec trois tréteaux, où elle vend journaux et revues.« Les gens sont encore perdus avec les dollars, alors j'accepte encore les sucres, mais en billets ! » souligne-t-elle.Comme tous les Équatoriens, elle pourra encore les changer contre la monnaie américaine jusqu'au 9 mars 2001 aux guichets de la Banque centrale.La dollarisation, commencée en mars dernier, s'est traduite par un taux fixe de un dollar pour 25 000 sucres dans un pays où le billet vert s'était apprécié de 197 % par rapport à la monnaie nationale l'an dernier.Le pays avait alors connu une inflation de 61 %, une croissance négative du PIB de \u2014 7,2 %, et un déficit public de 4,4 %.Cette révolution monétaire, annoncée par le président de l'époque, Jamil Mahuad, 12 jours avant son renversement par un putsch le 21 janvier, a été mise en place par son successeur, Gustavo Noboa.À quelques pas de Maria, le classique chapeau de feutre des Amérindiens cache les mille rides d'une vieille femme au visage buriné recroquevillée sur le trottoir.« Dix cents le paquet de cacahuètes, ou 2500 sucres », répond-elle d'une voix fluette au client de passage.Face au parc Simon-Bolivar, Carlos offre des « berlinoises », gâteau local à la crème.« C'est dix cents ou rien du tout », obtempère-t-il.Ce marchand ambulant, lui, n'accepte plus les sucres.Une demidouzaine de cireurs de chaussures chassent le client à son alentour.« Eh ! tu me dois encore 13 cents », râle un promeneur à l'adresse d'Angel, 14 ans, l'un de ces forçats de la brosse à reluire.Derrière Angel, une impressionnante file d'attente de plus de 200 mètres s'est gelée devant la Banque centrale.Les Équatoriens continuent de venir en masse y changer leurs sucres.Marcia, casquette verte sur la tête, vient se coller au ruban humain.Elle n'a que 5000 sucres.« Le chauffeur de bus exige des dollars ! » s'exclame-t-elle dans un bon sourire.Sa voisine, une Amérindienne encapuchonnée dans un poncho grenat, triture un petit sac de plastique.Dix pauvres pièces de 1000 sucres gisent dans le paquet.« Je n'ai que 10 000 sucres, aucune pension, et je suis malade », confie Josefina dans un souffle.Elle a oublié son âge, depuis qu'elle a perdu ses papiers.Quand elle aura patienté six heures pour accéder enfin au guichet, Josefina aura 40 cents américains dans la main.PHOTO AFP Un enfant équatorien compte des «vieux sucres» à même le sol à Quito.Quand vous voyagez avec Royal, les consommations sont toujours offertes à titre gracieux.Notre service tout 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carburanten sus.Aucune réservation d'avance ou séjour minimum requis.Les horaires et tarifs peuvent changer sans préavis.Les prix indiqués étaient les plus bas disponibles au moment de l'impression.Les réservations peuvent être modifiées moyennant une surcharge mais ne sont pas remboursables.En vigueur à partir du 1er novembre 2000.Applicable sur les vols domestiques, Floride et Hawaï.Les deux verres sont offerts à titre gracieux.Mais, dans celui de gauche, il n'y a que de l'eau.L'affaire du bandit Veerappan montre au grand jour la mollesse de l'Inde ABHIK KUMAR CHANDA Agence France-Presse, NEW DELHI L'affaire du bandit de grand chemin Veerappan, qui retient toujours en otage Rajkumar, vedette locale du cinéma indien, est entrée hier dans sa 7e semaine, soulignant chaque jour un peu plus les faiblesses de la plus grande démocratie du monde, selon des commentateurs indiens.La poursuite de cette crise qui mobilise quotidiennement les plus hautes autorités des grands États du Sud, le Karnataka et le Tamil Nadu, révèle l'impuissance croissante des dirigeants politiques indiens, en outre souvent accusés par la presse de « collusion » avec les « criminels » et autres « maîtres chanteurs ».Veerappan, brigand de 53 ans aux épaisses moustaches, accusé de plus de 100 meurtres, d'enlèvements et de trafics en tous genres, a kidnappé le 30 juillet Rajkumar, acteur de cinéma de 74 ans, et trois membres de sa famille.Des négociations indirectes se poursuivent depuis par l'entremise d'un journaliste qui assure la liaison entre les autorités locales et le bandit caché dans des forêts à la frontière du Karnataka et du Tamil Nadu.L'affaire a pris une dimension politique, Veerappan étant d'une ethnie différente de celle de Rajkumar et ayant formulé des demandes en faveur de la minorité tamoule au Karnataka.Des incidents interethniques avaient éclaté à Bangalore, capitale de la haute technologie indienne, dès l'annonce de l'enlèvement de Rajkumar.Veerappan était surtout connu jusqu'à présent pour ses exploits en matière de braconnage et de trafic d'ivoire et de santal.Arrêté en 1986, il avait réussi à échapper à la justice et à s'enfuir.Un règlement de la crise actuelle était en vue fin août, mais la Cour suprême de New Delhi a bloqué le processus.Les chefs des gouvernements du Karnataka et du Tamil Nadu avaient, en effet, cédé à Veerappan et accepté une demande de libération de 121 détenus, pour la plupart complices du hors-la-loi.La Cour suprême a violemment critiqué la façon dont l'affaire a été gérée par le Karnataka, qui « n'a pas réussi, à ce jour, à traduire en justice » le brigand et s'est ainsi rendu coupable de « négligence ».Selon l'hebdomadaire The Week, Veerappan serait aujourd'hui lui-même « idéologiquement un otage à la merci de militants tamouls ».Dans cette affaire, les dirigeants politiques indiens paraissent de plus en plus faibles, a estimé Bhaskar Rao, directeur du Centre des études sur les médias.« Regardez (les ministres en chef du Karnataka et du Tamil Nadu).Ils ont chacun une nette majorité (parlementaire), mais sont incapables de régler le problème.Selon lui, le tout premier premier ministre de l'Inde, Jawaharlal Nehru, a toujours su prendre des décisions difficiles, de même que sa fille, Indira Gandhi, mais la situation s'est dégradée depuis.« En décembre 1989, des militants cachemiris ont enlevé la fille de (l'ancien) ministre de l'Intérieur Mufti Mohammed Sayeed.L'Inde a relâché cinq militants pour obtenir sa libération.Depuis lors, a rappelé Rao, il y a eu au moins 20 enlèvements retentissants.» En décembre 1999, New Delhi a cédé à des pirates de l'air en libérant trois dirigeants cachemiris, après le détournement d'un avion d'Indian Airlines vers Amritsar puis Lahore (Pakistan), Dubai (Émirats) et Kandahar (Afghanistan).Toujours d'après Rao, la coalition de l'actuel premier ministre indien, Atal Behari Vajpayee, « compte chaque jour ses soutiens parlementaires et essaie de faire plaisir à tout le monde ».Un autre commentateur, Suhel Seth, a estimé que « ce qui blesse la plupart des citoyens, c'est la facilité avec laquelle des bandits et des militants peuvent mettre l'Inde à genoux.Nous avons été un État mou pendant trop longtemps.Étant élu du peuple, Vajpayee doit gouverner, pas apaiser ».Dans un récent éditorial, la journaliste Seema Mustafa a jugé qu'en Inde, aujourd'hui, « la violence paie ».Même les « poids lourds » de la politique n'hésitent pas à enfreindre la loi, a-t-elle écrit, rappelant que certains membres de l'actuel gouvernement, dominé par des hindouistes, avaient incité leurs partisans à détruire une mosquée historique en 1992, provoquant des émeutes religieuses ayant fait quelque 2000 morts. 2LP0501C0912 C5 mardi 2LP0501C0912 ZALLCALL 67 01:05:04 09/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 C 5 Monde Londres reste engagé en Sierra Leone d'après AFP et AP LONDRES La Grande-Bretagne a écarté hier un désengagement hâtif de la Sierra Leone, au lendemain de la mort d'un de ses parachutistes tué lors d'une opération pour libérer six autres soldats pris en otage par une bande armée.« Nos soldats sont là-bas pour une mission bien précise.Nous resterons jusqu'à ce que cette mission, qui consiste à entraîner une armée sûre en Sierra Leone, soit achevée », a déclaré à la presse le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook.Aux nombreux commentaires de presse estimant que Londres devait choisir entre partir ou renforcer sa présence, le gouvernement a annoncé qu'il choisirait la seconde option et non la première.Le ministre de la Défense, Geoff Hoon, a assuré que Londres « prendra les mesures qui s'imposent » pour assurer la sécurité de ses soldats dépêchés dans le pays d'Afrique occidentale, y compris l'envoi de renforts si nécessaire.Les deux ministres ont refusé de fixer une date butoir pour le départ des soldats britanniques, même si leur travail de formation touche à sa fin.Ils se sont efforcés de couper court au débat sur le bien-fondé de l'intervention britannique en Sierra Leone, relancé par la mort du parachutiste Brad Tinnion.Ce soldat d'élite a été tué lors d'une opération de libération dimanche de six autres soldats britanniques, retenus en otage depuis le 25 août par une bande armée, les West Side Boys.Douze autres parachutistes britanniques ont été blessés, dont un grièvement, dans cette opération qui a décimé les rangs du groupe des ex-soldats renégats (25 morts et 18 faits prisonniers, dont leur chef Foday Kallay, selon les forces britanniques).Ce premier soldat britannique tué au combat depuis 1997 a incité l'opposition conservatrice à réclamer le départ du contingent britannique en Sierra Leone.« Maintenant que les soldats britanniques ont terminé leur mission d'entraînement (des forces régulières de la Sierra Leone), ils doivent être rapatriés », a estimé le responsable des affaires de Défense au Parti conservateur, Iain Duncan Smith.« Tant que les troupes britanniques restent dans les parages, il me semble que l'ONU pense qu'elles peuvent se reposer entièrement sur les efforts britanniques », a dit le responsable conservateur.Des déclarations qui ont suscité la colère de Cook, qui a affirmé qu'elles revenaient à inciter les factions rebelles en Sierra Leone à prendre d'autres soldats britanniques en otages pour précipiter un retrait des forces du Royaume-Uni.Londres entretient sur place un contingent d'environ 250 soldats, chargés de former la nouvelle armée sierra-léonaise.Les quelque 130 parachutistes britanniques qui ont mené dimanche l'opération pour libérer six militaires otages du groupe d'ex-soldats sierra-léonais devaient de leur côté quitter le pays hier, a-t-on appris de source militaire britannique.Londres a déployé jusqu'à 800 parachutistes en Sierra Leone, dans le cadre d'une opération lancée en mai, destinée à évacuer les ressortissants étrangers et à renforcer le contingent de l'ONU face à une offensive des rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF).Au-delà de l'engagement militaire de Londres en Sierra Leone, c'est la participation de la Grande- Bretagne à diverses missions de maintien de la paix, sous l'égide de l'ONU, qui est remise en question, estimait hier le quotidien The Times.La Sierra Leone n'est que l'un des 14 pays, dont la Bosnie et le Kosovo, où les troupes britanniques sont engagées, rappelle le journal.Or plusieurs haut gradés ont récemment souligné que la baisse constante des effectifs était incompatible avec les missions toujours plus nombreuses de l'armée.PHOTO AFP Un militaire jordanien sympathisait avec un militaire britannique hier au point de contrôle de Rokel, à 26 km à l'est de Freetown.Le référendum pour le quinquennat mobilise peu les Français BÉATRICE BRETONNIÈRE Agence France-Presse, PARIS À 15 jours du référendum sur la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans, dont la campagne officielle a été lancée hier, les Français sont peu mobilisés.Seulement 36 % ont l'intention d'aller voter le 24 septembre sur le quinquennat, selon un sondage IFOP réalisé les 7 et 8 septembre, alors que les taux de participation électorale sont généralement élevés en France.Le désintérêt pour le sujet est grandissant depuis son lancement par le président de la République Jacques Chirac (droite) en juin.Le soutien du principal parti au pouvoir (socialiste) à la réforme n'a rien changé.« J'en conviens, ça n'est pas le principal souci des Français », a reconnu François Hollande, premier secrétaire des socialistes, en lançant la campagne de son parti en faveur du quinquennat.Les socialistes au pouvoir depuis 1997 avaient saisi au vol pour la récupérer la proposition de réforme venant de la droite mais qui était contenue dans le programme électoral du candidat de gauche Lionel Jospin.La réforme, qui impliquera une modification de la Constitution, apparaît au yeux des Français comme bien technique.Interrogés sur les raisons de leur non-participation au scrutin, les abstentionnistes mentionnent à 43 % le fait que « cela ne changera rien au fonctionnement de la vie politique ».Comme le confirment les sondages, le « oui » devrait cependant l'emporter.Car 81 % des Français se disent favorables à cette réforme présentée par les hommes politiques et les commentateurs comme une « modernisation » de la démocratie.Le contexte de la rentrée politique et économique explique en outre cette désaffection pour une question aussi abstraite.Les Français sont plus intéressés par la flambée des prix du pétrole, les barrages des routiers qui les ont privés d'essence pendant toute la semaine passée, ou la rentrée des classes.De plus, les partis politiques ne donnent pas l'exemple.Les socialistes sont peu mobilisés, et les communistes qui font partie de la majorité, font campagne pour l'abstention.Dans l'opposition, c'est aussi la division entre les composantes gaulliste et libérales.Le RPR (Rassemblement pour la République) de Chirac, a du mal à mobiliser ses alliés.Démocratie libérale (DL) s'est engagée dans la campagne, mais l'UDF (Union pour la démocratie française, centre-droit) refuse de le faire.L'affaire avait été lancée sous le signe de la confusion.Alors que Chirac était fermement opposé à une réduction de son mandat de 7 à 5 ans, il s'était rallié mollement au projet de loi faite en ce sens par l'ancien président de droite Giscard d'Estaing, qui savait qu'il embarrasserait le président en exercice.Présentant le 5 juin le quinquennat à la télévision, Chirac avait dit : « Nous posons une question aux Français : ils y répondent oui, c'est très bien, ils y répondent non, c'est très bien », relativisant ainsi, dans un premier temps, l'importance de la réforme.« Comment s'étonner, dès lors, qu'une majorité de Français semble aujourd'hui tentée par une tierce réponse, l'abstention », commentait le quotidien Le Monde dans un éditorial daté du 12 septembre.Cette réforme ne concernera pas le mandat actuel du président Chirac qui s'achève en 2002.Selon toute vraisemblance, Chirac, 67 ans, et le premier ministre Lionel Jospin, 63 ans, seront concurrents à la prochaine présidentielle.Prix de détail suggéré du fabricant pour une Rio S 2001, modèle RO541Z : 11 995 $.Immatriculation, transport, taxes, inspection préalable à la livraison et assurances en sus.Le concessionnaire peut vendre moins cher.Les prix peuvent changer sans préavis.Le modèle est montré avec de l'équipement en option.Voir un concessionnaire pour les détails.www.kia.ca Rio.Nouvelles pour l'automne.23990$ la paire.(Seulement 11995$ chacune) D'accord, vous n'avez peut-être pas besoin de deux Rio.Mais à ce prix-là, ça vaut la peine d'y penser, non?Après tout, où pourriez-vous procurer une voiture aussi élégante et confortable sans que cela vous coûte un bras, et même deux?Sans compter que vous pourriez développer des cors aux pieds en courant vainement pour trouver une meilleure affaire.Venez faire l'expérience de la Rio et de son fougueux moteur de 1,5 litre à 16 soupapes et DACT.Avec son intérieur spacieux, 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comportement de l'accusé pour établir le diagnostic, notamment le fait que les symptômes de la maladie étaient identifiables depuis plus de six mois.Troisième psychiatre à témoigner pour la défense, le Dr Bourget a indiqué que l'état mental du jeune individu était très sévèrement perturbé au moment du meurtre et qu'il était incapable d'apprécier la nature de ses gestes.« Il était très malade », a-t-elle affirmé alors qu'elle était appelée par le procureur de l'accusé, Me Pierre Spain, à commenter le comportement de Félix Brosseau, au cours de l'interrogatoire fait par l'enquêteur Guy Rivard, peu de temps après le meurtre.Selon ce médecin-psychiatre, il paraissait évident que l'accusé affichait le comportement d'un psychotique en se montrant très « relax » pendant l'interrogatoire, en exprimant des rires nerveux, en donnant des réponses incomplètes ou sans lien avec les questions posées, en exprimant peu de regret, en manifestant des convictions délirantes sur le fait que des sosies, des imposteurs avaient remplacé ses parents.Le médecin-psychiatre retenu par la couronne, le Dr Gilles Chamberland, s'est situé à l'opposé de ses trois collègues s'étant exprimés jusqu'à maintenant pour le compte de la défense.Selon lui, Félix Brosseau ne présentait pas des signes sévères de maladie mentale comme l'ont suggéré les trois autres psychiatres.Il a plutôt mis sur le compte d'une consommation soutenue d'alcool et de stupéfiants (cannabis et cocaïne à l'occasion) le comportement de l'accusé.Directeur des services professionnels à l'Institut Philippe-Pinel, le Dr Chamberland a mentionné qu'il fallait prendre garde de ne privilégier qu'une seule hypothèse lorsqu'on évaluait des individus semblables.Il a mentionné qu'il fallait une conviction inébranlable dans les délires manifestés pour conclure à une schizophrénie.Or, dans la présente affaire, le Dr Chamberland estime que l'accusé a certes exprimé des doutes quant au fait que ses parents avaient pu être remplacés par des imposteurs mais, a-t-il ajouté, on ne peut parler ici de convictions inébranlables.Il a par ailleurs donné à entendre que l'arrêt de consommation de stupéfiants peu de temps avant le drame de janvier 1999 avait pu entraîner des symptômes de dépression, de tristesse.Presse Canadienne QUÉBEC L'élément déclencheur majeur de l'accident de Saint-Michel de Bellechasse qui a fait quatre morts le 24 juillet 1999, lorsqu'un camion-citerne a foncé dans un bouchon de circulation, a été la file d'attente de cinq kilomètres.C'est du moins l'opinion de l'expert Claude Beaupré, un ingénieur mandaté par le coroner Denis Boudrias pour analyser les questions de circulation et de signalisation relatives à l'accident.Dès qu'il y a un délai de plus de 20 minutes et une file de plus de trois kilomètres, il faut prendre des mesures correctives, a dit M.Beaupré, qui témoignait à la reprise de l'enquête du coroner, lundi, au Palais de justice.Plusieurs normes de signalisation du ministère des Transports, vieilles de dix ans, sont inadéquates pour prévenir les accidents sur les chantiers de construction sur les autoroutes du Québec, peut-on constater à la lumière du rapport préparé par cet expert.M.Beaupré indique que le tracé de dérivation sur la 20 entre Saint- Michel et Saint-Vallier ne pouvait accommoder plus de 1300 véhicules à l'heure.Or, ce n'est qu'audelà de1800 véhicules par heure que la norme du ministère prévoit la nécessité d'un plan de gestion de la circulation pour assurer une certaine fluidité du trafic automobile.Les files d'attente que les automobilistes ne peuvent anticiper sont un des plus grands dangers créés par les chantiers sur les routes.Durant l'été 1999, il y a eu six périodes de congestion à Saint-Michel, d'une durée d'une heure à deux heures, selon les chiffres compilées par le ministère.Mais l'été dernier, la congestion a été une surprise pour tout le monde, y compris pour l'ingénieure responsable du chantier, Marie-Christine Dandois, qui témoignait elle aussi lundi.De plus, l'utilisation de données sur l'achalandage moyen des routes, tel que le fait le ministère pour déterminer la signalisation sur ses chantiers, est totalement inutile.« Ce qu'il faut connaître sur un chantier, ce sont les pointes », a ajouté l'expert.Les particularités géométriques d'une route entrent aussi en considération pour évaluer le danger d'une zone de travaux et moduler la signalisation.Des entrées et sorties d'autoroute, une courbe, un viaduc, une pente descendante, comme il y avait à proximité de l'accident du 24 juillet, sont tous des éléments qui nuisent à la perception d'une file d'attente et qui retardent la réaction de l'automobiliste ou du camionneur.Signalons qu'environ un mois après l'accident, les normes de signalisation sur les chantiers de construction du Québec ont été un peu renforcées par une directive de la sous-ministre adjointe aux Transports.Quant à Mme Dandois, elle a indiqué au coroner que si c'était à refaire, il n'y aurait rien à changer aux mesures de sécurité prises cet été-là sur son chantier.Une bétonnière emboutit un autobus à Saint-Joseph Huit adolescents ont été légèrement blessés dans un accident impliquant une bétonnière et un autobus scolaire, hier vers 14 h 30 à Saint-Joseph-du-Lac, au nord de Montréal.L'autobus, qui se rendait à Saint-Eustache en provenance de l'École secondaire d'Oka, était en train de ralentir quand la bétonnière l'a embouti, n'ayant pu s'arrêter à temps.Selon la police régionale de Deux-Montagnes, ce n'est pas un problème mécanique, mais plutôt une distraction de la part du conducteur de la bétonnière, qui est à l'origine de l'accrochage.L'autobus transportait une quinzaine d'élèves, âgés entre 12 et 14 ans.Les blessés ont été transportés à l'hôpital de Saint-Eustache.Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2000-09-11 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-09-11 Tirage du 2000-09-11 NUMÉRO: 497039 La Presse 12 septembre 2000 Page C7 manquante 2LP0801C0912 C8mardi 2LP0801C0912 ZALLCALL 67 01:04:32 09/12/00 B C 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 Les plongeurs russes s'entraînent à récupérer les corps du Koursk Dans vingt ans, la majorité des Juifs vivra en Israël Agence France Presse MOURMANSK, Russie Une équipe de plongeurs russes a commencé à s'entraîner à Severomorsk (nord-ouest) pour récupérer les corps de l'équipage du Koursk qui a coulé le 12 août dernier, a indiqué hier le service de presse de la Flotte du nord.Les plongeurs s'entraînent sur le Orel, un sous-marin similaire au Koursk qui est à quai dans le port militaire de Severomorsk, et les plongeurs « étudient la disposition des compartiments, s'entraînent à s'y déplacer dans l'obscurité et à y pénétrer par le sas de secours de poupe », a indiqué un responsable du service de presse, le capitaine Igor Babenko.Les plongeurs, qui doivent participer à l'extraction des corps des membres d'équipage de l'épave du Koursk par 108 mètres de fond, doivent après cet entraînement à Severomorsk rejoindre la Norvège.Ils s'y entraîneront avec les plongeurs de la firme norvégienne Stolt Offshore qui doivent également participer à l'opération, a encore indiqué le responsable.Le contre-amiral Guennadi Veritch, qui dirige les services de sauvetage de la Flotte du nord, a en outre annoncé que les opérations de remontée des corps des marins du Koursk ne commenceront pas avant la mioctobre.Des responsables russes avaient auparavant estimé que l'opération commencerait à la fin septembre ou au début du mois d'octobre.Agence France Presse NEW YORK Dans vingt ans, la majorité des Juifs dans le monde vivra en Israël et d'ici à 2080 le nombre de Juifs aux États-Unis diminuera d'un tiers, selon un étude publiée lundi à New York.Cette enquête, menée par trois démographes de l'Hebrew University de Jerusalem et publiée dans l'édition 2000 de l'American Jewish Yearbook, estime que la population de l'état hébreu atteindra 10 millions de personnes en 2080, sur une population juive mondiale d'environ 15 millions à cette date, contre 13,1 millions aujourd'hui.L'étude, intitulée : « Prévision de l'avenir juif : estimations de population, 2000-2080 », prévoit que la population israélienne devrait passer à 6 millions en 2020, un peu moins de 8 millions en 2050 et plus de 10 millions en 2080.Pendant ce temps, le vieillissement de la population et la baisse de la natalité parmi la dispora devraient provoquer un déclin du nombre de juifs vivant en dehors d'Israël, qui devrait passer de 8,3 millions à ce jour à 7,8 millions en 2020, 6,5 millions en 2050 et 5,3 millions en 2080.Aux États-Unis, les 5,7 millions de Juifs ne devraient plus être que 4,7 millions en 2050 et 3,8 millions en 2080.Même déclin en France, avec 480 000 personnes en 2020 (contre 520 000 aujourd'hui), 380 000 en 2050 et plus que 300 000 en 2080.Dans les pays de l'ex-Union Soviétique, ce chiffre devrait approcher de zéro dans 80 ans, avec un déclin constant d'ici-là, assurent les démographes.Cette étude, dont les résultats peuvent être modifiés par des changements dans les taux de natalité, détaille la population juive dans toutes les régions du monde.Elle prévoit également qu'en 2080, 77 à 86 % des Juifs de moins de 15 ans vivront en Israël, alors que la Diaspora verra son âge moyen augmenter régulièrement.PHOTO AP/RTR RUSSIAN CHANNEL Un plongeur russe pénètre dans le sous-marin nucléaire Oryol, du même modèle que le Koursk.109 bougies pour le doyen des vétérans de la Grande Guerre Agence France Presse PARIS Le doyen mondial des vétérans de la Grande Guerre, Raymond Abescat, a fêté dimanche ses 109 ans dans l'intimité familiale, a annoncé lundi l'association des anciens combattants de Puteaux, près de Paris.Né à Paris le 10 septembre 1891, Raymond Abescat est non seulement le doyen des quelques centaines de poilus survivants en France, mais également le doyen mondial des vétérans qui ont participé à la première Guerre mondiale (1914-1918), vérification faite par Pierre Dasse, président de l'association française, la Fraternelle, auprès des organisations soeurs étrangères.Raymond Abescat a passé sept ans sous l'uniforme du 113ème régiment d'infanterie de Blois, d'octobre 1912 au 19 mai 1919, jour de sa démobilisation : des combats sur la frontière belge à la déclaration de guerre, à l'Argonne, puis à Verdun.Il a été grièvement blessé près de Verdun.À son retour à la vie civile, Raymond Abescat est entré à la Caisse des dépôts et consignations avant de prendre sa retraite en 1957, il y a plus de quarante ans.Veuf depuis 1983, il a fêté son 109ème anniversaire avec ses deux filles et son fils.Il y a un an, Raymond Abescat avait confié à l'AFP : « J'aimerais bien arriver à l'an 2000 pour me dire que j'aurai traversé trois siècles ».Les enfants, quel souci.Associated Press LONDRES Pour le premier ministre britannique Tony Blair, la chose la plus difficile dans le métier qu'il exerce est de s'assurer que ses quatre enfants bénéficient d'une vie normale.« La chose la plus dure dans ce métier est de faire en sorte que vos enfants grandissent normalement », déclare Tony Blair dans une interview publiée lundi par le magazine « Reader's Digest ».« Et c'est ce qu'ils font, hormis une petite anicroche, comme tout le monde le sait ».Blair et son épouse Cherie ont quatre enfants \u2014 deux garçons Euan et Nicholas, une fille de 12 ans Kathryn et le petit Leo né en mai dernier.Les Blair ont tenté en vain d'imposer des limites strictes à l'exposition de leurs enfants aux médias.En juillet, Euan Blair, 16 ans, a été appréhendé pour « ivresse sur la voie publique » sur Leicester Square, l'une des places les plus fréquentées de Londres.En août, Euan refaisait les « unes » des tabloïds britanniques, accusé de mauvaise conduite au cours d'un séjour familial en Italie.Les Blair avaient menacé d'empêcher toute publication de photos de leurs enfants après que des photographes nombreux eurent investi les lieux de baptême du petit Leo en dépit de la demande de la famille de rester à distance.« Nous sommes ravis que les gens veuillent partager notre joie avec le bébé mais (.) s'il y a des photos de lui, cela ne veut pas dire que cela vaut aussi pour les autres enfants », souligne Tony Blair avant d'ajouter : « Ils vont dans des écoles publiques, leurs amis peuvent lire les journaux.Il est important de les protéger autant que possible.« La plus grosse frustration dans mon métier est que tout ce qu'on dit est systématiquement rapporté par les médias », regrette Tony Blair. 2LP0901C0912 C9 - MARDI 2LP0901C0912 ZALLCALL 67 01:03:01 09/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 C 9 Camping de la mort : l'Italie s'indigne PHOTO AP Le Jarvik 2000 est arrivé Peter Houghton, 61 ans, de Birmingham, en Angleterre, a été un des premiers bénéficiaires d'un implant cardiaque Jarvik 2000.Ce coeur artificiel lui a été implanté derrière l'oreille gauche dans un hôpital d'Oxford.Cet appareil en titane, qui supplée aux défaillances du coeur du patient, a une révolution de 12 000 rpm, ce qui permet de pomper le sang à un rythme approprié.Il est actionné par un câble passant par le cou et descendant jusqu'à une batterie et un système de contrôle placé au niveau de la ceinture.En mortaise, la pompe miniature.Agence France-Presse ROME Une vague d'indignation a secoué l'Italie, hier, au lendemain de la mort d'au moins douze personnes emportées dans un camping de Calabre, au sud du pays, par la crue d'un torrent, sur la grève duquel il était installé.« Ce camping ne devait pas être là » a déclaré le directeur de la Protection civile italienne, Franco Barberi.Le ministre de l'Intérieur, Enzo Bianco, venu sur les lieux, s'est dit convaincu que « le camping ne devait pas se trouver dans cette zone ».Au moins 12 personnes sont mortes et 22 blessées, dimanche à l'aube, par les flots d'un torrent gonflés par trois jours d'une pluie diluvienne incessante et qui a brutalement débordé, dévastant tout sur son passage.La plupart des victimes faisaient partie d'un groupe de personnes handicapées encadrées par des volontaires d'une association caritative catholique, hébergé dans le camping situé à Soverato, près de Catanzaro, sur la côte ionienne.Quatre personnes étaient encore portées disparues, hier après-midi, et les recherches se poursuivaient dans la gangue de boue qui recouvre le camping, situé sur la grève du torrent et à quelques centaines de mètres de la mer.Une des survivantes de la catastrophe a été littéralement charriée par les flots jusqu'à la mer, d'où elle est sortie en nageant.« Une tragédie annoncée » commentait unanimement la presse, hier, se demandant pourquoi un camping avait été installé dans le lit d'un fleuve.Le 29 janvier dernier, le WWF (Fonds mondial pour la nature), avait lancé l'alarme, parlant de « véritable bombe pouvant éclater d'un moment à l'autre ».Il y a deux ans, l'autre grande association écologiste, la Legambiente, dénonçait le « risque-camping » le long des fleuves et du littoral de Catanzaro.Aujourd'hui, les deux associations annoncent qu'elles se porteront partie civile avec plainte pour homicide involontaire.L'indignation est d'autant plus forte qu'une tragédie du même type s'était produite en 1939, à Soverato, faisant des dizaines de morts dans une crue.Plus récemment, le drame de Sarno, près de Naples, reste encore gravé dans les mémoires.Cent quarantesept personnes avaient péri, en mai 1998, lorsque des coulées de boue avaient englouti le village construit à flanc de montagne, malgré un risque évident.Le gouvernement avait alors adopté une loi prévoyant le recensement des zones à risque et l'évacuation des éventuels habitants de ces zones.Le conseil régional de la Calabre est accusé de ne pas avoir appliqué cette loi.La Calabre est une région où l'urbanisation sauvage favorisée par la présence de la N'Drangheta, la mafia calabraise, est particulièrement forte, avec maisons et immeubles construits à même les plages ou sur les berges de fleuves.De véritables « villes balnéaires fantômes » ont surgi sur le littoral sans aucune existence légale.Le camping de Soverato disposait de toutes les autorisations administratives nécessaires.En 1989, 30 ans après son ouverture, les Verts avaient obtenu une expertise.Selon le quotidien La Repubblica, l'expert avait conclu que le camping pouvait ouvrir du 15 juin au 15 septembre, période où le risque de pluies était limité.Selon Andrea Dominianni, de Legambiente, aucun contrôle n'avait plus été fait ces dix dernières années, alors que « le lit du fleuve avait été considérablement réduit par la construction de cabanons agricoles en amont et de blocs de béton à l'embouchure ».Selon le ministère italien de l'Environnement, une commune sur deux en Italie est considérée comme à risque hydro-géologique élevé ou très élevé.Vous suivrez les performances des athlètes à Sydney?La Presse vous invite à partager vos coups de coeur durant les Jeux olympiques, 2000.Décrivez-nous dans vos propres mots les moments inoubliables que vous auront fait vivre les athlètes aux jeux de Sydney.Durant la période des Jeux olympiques, La Presse publiera à chaque jour trois de ces textes.Un séjour pour deux personnes à Salt Lake City aux Jeux olympiques d'hiver de 2002.Faire parvenir à La Presse un texte d'un maximum de 200 mots entre le 16 septembre et le 1er octobre 2000.Chaque jour, un jury déterminera trois gagnants dont les textes seront publiés au cours des Jeux.Un tirage au sort parmi les lettres publiées décidera du nom des 5 personnes qui seront invitées au restaurant, accompagnées de la personne de leur choix.Au cours de cette soirée spéciale un tirage au sort, parmi les 5 finalistes, déterminera le gagnant du grand prix.À gagner Pour participer Concours Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Valeur totale approximative des prix offerts: 7 500 $.Tous les détails pour l'envoi des textes dans La Presse du samedi 16 septembre 2000 Une tragédie inévitable, affirmait unanimement la presse, hier, se demandant pourquoi un camping avait été installé dans le lit d'un fleuve.La guerre des tabloïds se rallume à New York Agence France-Presse NEW YORK Les deux principaux tabloïds new-yorkais, le Daily News et le New York Post, ont entamé hier une guerre des tarifs qui s'annonce sévère.Le New York Post, qui appartient au magnat de la presse américain d'origine australienne Ruppert Murdoch, a divisé par deux son tarif, passant de 50 à 25 cents.Le Daily News, premier tabloïd de la ville avec un tirage supérieur à 730 000 exemplaires, a annoncé la distribution gratuite d'une édition de l'après-midi de 40 pages, le Daily News Express.Soixante quinze mille exemplaires du journal, qui pourra incorporer des informations tombées jusqu'à midi, seront offerts dans 85 points de distribution dont les gares, les stations de bus et de métro.Le Daily News du matin coûtera toujours 50 cents.« Quand vous avez deux journaux, dont aucun ne gagne d'argent, qui s'engagent dans ce genre de guerre, cela promet d'augmenter les pertes de chacun d'eux.Ce n'est pas une question d'argent.C'est une question d'image : être le patron du premier journal dans la ville la plus importante du monde », estime John Morton, un spécialiste du secteur cité par le New York Times.Ces deux journaux sont aux prises avec une baisse lente mais constante de leurs ventes.Le New York Post se vendait à plus de 600 000 exemplaires quotidiens en 1991 et dépasse à peine les 430 000 aujourd'hui.Le Daily News dépassait le million d'exemplaires il y a dix ans.Ruppert Murdoch, dont l'empire comprend des journaux en Grande-Bretagne, a déjà eu recours à de telles guerres des tarifs pour augmenter la diffusion de ses titres. 2LP1001C0912 C-10 MARDI g n ral 2LP1001C0912 ZALLCALL 67 01:02:09 09/12/00 B C 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 SEPTEMBRE 2000 Carburants: la protestation s'étend en Europe Agence France-Presse, PARIS Le mouvement de protestation contre les augmentations des prix des carburants s'est poursuivi hier dans divers pays d'Europe, après la levée des barrages routiers en France à l'issue d'une semaine de conflit.Le centre de Bruxelles a été paralysé par un syndicat de camionneurs belges qui a bloqué plusieurs dépôts de carburant pour obtenir une baisse du prix du gazole.Une centaine de patrons routiers, qui bloquaient depuis dimanche plusieurs artères du centre de la capitale européenne, devaient être reçus dans l'après-midi par des représentants du gouvernement.Ils réclament l'instauration d'un tarif spécial pour le carburant à usage professionnel et une diminution des taxes sur certains produits de consommation.La Fédération belge des transports, qui affilie surtout les grands transporteurs de Flandre \u2014 où sont implantées 65 % des 8500 entreprises belges du transport routier en raison de la présence des ports maritimes (Anvers, Zeebrugge) \u2014 s'est toutefois désolidarisée de ce mouvement.Le ministre (écologiste) des Transports, Isabelle Durant, a déclaré être opposée à une diminution des taxes, ce qui « donnerait un très mauvais signe aux pays producteurs » de pétrole et serait « engloutie » en cas de nouvelle hausse du prix du brut.En Grande-Bretagne, le premier ministre Tony Blair a exclu hier une baisse des taxes, alors que les mouvements de protestation se sont multipliés.« Nous ne pouvons et nous ne modifierons pas la politique gouvernementale sur le carburant sous la pression (.) Ce n'est pas la manière dont nous gouvernons en Grande-Bretagne », a déclaré M.Blair.Les principales manifestations se sont déroulées dans plusieurs régions, notamment au pays de Galles et en Écosse, mais aussi dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.Pour la quatrième nuit consécutive, l'accès à la plus grande raffinerie d'Europe, à Stanlow, près d'Ellesmere Port (nord-ouest de l'Angleterre), est resté bloqué par des agriculteurs.Quelque 150 taxis venus de Liverpool ont rejoint les paysans et devaient manifester hier après-midi.Un dépôt qui alimente la région de Manchester était totalement bloqué par des camions et une centaine de stations-service du Nord-Ouest sont à sec.Les files d'attente d'automobilistes n'ont cessé de s'allonger.Certaines villes, comme Édimbourg (Écosse), ont été le théâtre d'« opérations escargot » provoquant de considérables embouteillages.Les premières manifestations apparues en fin de semaine dernière en Allemagne risquaient de s'étendre à tout le pays pour faire monter la pression sur le gouvernement.« Nous sommes prêts à manifester dans tout le pays pour montrer notre mécontentement », a déclaré le vice-président de la Fédération des transporteurs de marchandises (BGL), Adolf Zubel.La BGL, qui regroupe 18 000 entreprises, réclame la suppression de la taxe verte (impôt écologique imposant depuis le 1er janvier 2000 une hausse du prix du carburant de 6 pfennigs (1,9 cent) par litre chaque année pendant quatre ans) ainsi qu'une réduction de la taxe sur les véhicules à moteur.Elle se réunira aujourd'hui pour décider de la stratégie à adopter.L'automobile-club allemand (14 millions d'adhérents) s'est aussi élevé contre l'impôt écologique.« Nous allons tout faire pour nous opposer à la taxe verte dans le cadre de nos discussions avec le gouvernement », a déclaré l'un de ses dirigeants au quotidien Die Welt, tandis que le ministre des Transports, Rheinard Klimmt, s'est dit prêt à examiner les doléances des transporteurs routiers.PHOTO AP Toutes les grandes rues, carrefours et tunnels étant bloqués hier, dans la capitale belge, par les routiers qui protestent contre la hausse du prix de l'essence, ces deux Bruxellois se sont rabattus sur la trottinette pour se rendre au travail.Les ministres de l'Énergie n'ont pas discuté des taxes JAMES STEVENSON Presse Canadienne, TORONTO Les automobilistes canadiens ne devraient s'attendre à aucun répit aux pompes à essence, à la suite de la rencontre des ministres de l'Énergie du pays, hier, à Toronto.La réduction des taxes sur le carburant ne figurait même pas à l'horaire de cette réunion annuelle des représentants de l'énergie fédéral, provinciaux et des territoires.À ce sujet, Ralph Goodale, ministre fédéral des Ressources naturelles, a déclaré que l'augmentation de la demande de pétrole brut, et non pas le niveau des taxes, était à blâmer pour la hausse vertigineuse du prix de l'essence.La part que tire Ottawa des tarifs de l'essence n'a que faiblement augmenté en dépit des hausses de plus 40 % observées à la pompe, ces deux dernières années, a déclaré M.Goodale.« Ce qui s'est passé depuis deux ans est surtout lié au prix international du brut », a-t-il précisé.La forte hausse des cours pétroliers a donné lieu au pays à une augmentation des prix à la pompe, depuis le début de l'année, ceux-ci étant passés de 64 cents le litre, en janvier, à 71,2 cents le litre, le mois dernier.Bien que les entretiens d'hier aient porté sur des sujets tels que la compétitivité à l'échelle internationale, le marché de l'électricité et le développement des pipelines, le ministre de l'Énergie de l'Ontario, Jim Wilson, en a profité pour réclamer d'Ottawa un abandon de sa TPS sur le carburant, et le remplacement de celle- ci par une taxe fixe.Maladie de Crohn : les nouvelles avenues thérapeutiques La fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin vous invite à une conférence donnée par le docteur Gary Wild, président du Programme des maladies inflammatoires de l'intestin de l'Université Mc Gill.I Conférence en anglais avec période de questions bilingues.Le 13 septembre de 19h à 20 h 30 à l'hôtel Reine Élisabeth, salle Mackenzie - Admission gratuite Réservation : (514) 342-0666, poste 19.EN PRIMEUR La décision de placement la plus simple de votre existence Faites d'une pierre six coups en optant pour l'un des portefeuilles Choix Sélect Royal.Chacun de nos quatre nouveaux portefeuilles à gestion professionnelle vous donne accès, sans commission, à une combinaison bien diversifiée des meilleurs fonds communs au Canada.Quel que soit votre degré de prudence ou d'audace, nous pouvons vous offrir plus de choix et un mode d'investissement simple et intelligent.Vous pouvez acquérir des parts des portefeuilles Choix Sélect Royal dans toute succursale de la Banque Royale et du Trust Royal ou en appelant notre service Télé-Placements Royal au 1-800-ROYAL-63®.Pour de plus amples renseignements, visitez notre site Web, à www.banqueroyale.com/fir.LES PORTEFEUILLES CHOIX SÉLECT ROYAL Un mode d'investissement intelligent Les portefeuilles Choix Sélect Royal sont aussi offerts par Actions en direct Banque Royale Inc.(courtage à escompte), RBC Dominion valeurs mobilières Inc.et d'autres courtiers autorisés.Nous détenons une licence d'emploi des marques de commerce de la Société AGF, de Fonds Mutuels C.I., de Fidelity Investments, de la Corporation Financière Mackenzie, de Fonds d'investissement Royal et de Gestion de placements Trimark.Ces entreprises ont assumé une partie des frais publicitaires associés à la présente annonce.Les fonds communs de placement Royal sont offerts par la société Fonds d'investissement Royal Inc., membre du Groupe Financier Banque Royale.Les placements en fonds communs peuvent entraîner des commissions, des frais administratifs et des frais et dépenses de gestion.Veuillez lire le prospectus avant d'investir.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leurs rendements antérieurs ne sont pas nécessairement répétés.® Marque déposée de la Banque Royale du Canada.Nouveau Le Groupe de soutien du cancer de la prostate de Montréal, le Service d'urologie du CHUM, et la Fondation québécoise du cancer vous invitent à une I I I SOIRÉE CONFÉRENCE ayant pour titre Le cancer de la prostate mythes et réalités I I I Conférencier invité : Docteur Fred Saad Urologue au CHUM Professeur agrégé de clinique Université de Montréal Le lundi 18 septembre 2000 à 18 h 30 Salon Lucien Lacoste situé au 1er étage du Pavillon Mailloux Hôpital Notre-Dame du CHUM Entrée gratuite POUR RÉSERVATION (514) 762-5920 Cette activité a été rendue possible grâce à nos collaborateurs : Virage et Astra Zeneca Inc.CAMELOTS, ADULTES AVEC VOITURE demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I À commission Dans les secteurs suivants: I Chertsey I Rawdon I Saint-Calixte Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h, le week-end.I Perception des abonnés.Pour joindre l'entrepreneur de votre région, Les Distributions Andr Bastien Inc.composez le (450) 439-2073 Courriel : abastien@lapresse.ca "]
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