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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-09-13, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0104A0913 PageA1-test 3LP0104A0913 ZALLCALL 67 00:57:44 09/13/00 B LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DEPUIS 1884 MONTRÉAL MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ · · · Bonjour, les filles La part du lion aux CLSC «Ça va être visible pour la population», promet Pauline Marois KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Ð Des CLSC ouverts jour et nuit, la fin de semaine.Des infirmières, des travailleuses sociales qui viendront rapidement faire une visite à votre domicile.Un rêve ?C'est ce que l'argent obtenu du gouvernement fédéral lundi permettra de réaliser au cours des prochaines années, promet la ministre de la Santé, Pauline Marois.Le Québec héritera de cinq milliards de plus au cours des cinq prochaines années : la ministre refuse encore de dire quelle proportion de cet argent ira aux CLSC.Mais une chose est sûre : ce sont eux, qui fournissent les soins dits de première ligne, qui hériteront de la part du lion de la hausse des paiements de transfert.Et en plus, les CLSC bénéficieront, au cours des quatre prochaines années, des 200 millions placés par le fédéral dans un fonds spécialement dédié aux soins primaires.« Nous devons réinvestir dans les CLSC pour consolider le virage ambulatoire.On attendra moins longtemps pour une infirmière à domicile.Il y aura des équipes nouvelles dans les CLSC, des heures d'ouverture plus étendues, un meilleur arrimage avec les hôpitaux.Ça va être visible pour la population », lance Pauline Marois.Les personnes âgées, qui profitent le plus des services à domicile, profiteront donc les premières de cet ajout d'argent frais.Car le gouvernement veut aider les CLSC à mieux répondre à leurs besoins lorsqu'elles se trouvent chez elles, mais aussi en centre d'hébergement.Les CHSLD, où on ne répond en moyenne qu'à 60 % des besoins des bénéficiaires, profiteront donc aussi de la manne financière et pourront embaucher davantage de personnel.« Après les compressions, on avait surtout remis de l'argent dans les services spécialisés et en faisant cela, on a dirigé des gens vers les urgences.Le Québec se donne enfin une orientation qui va Voir LA PART en A2 Avez-vous vu Waneek nue ?Waneek Horn-Miller.La Mohawk de l'équipe canadienne de water-polo.En couverture de Time Magazine elle tient juste un ballon pour cacher ses seins.Avez-vous vu Jenny nue ?Jenny Thompson, la nageuse vedette de l'équipe américaine.Elle a été la première à oser, nu intégral, dans la revue Sports Illustrated.Avez-vous vu la cycliste Lyne Bessette, la canoéiste Marie-Josée Gibeau dans le numéro spécial de Géo Plein Air ?Nues aussi.Mais jamais aussi nues que les athlètes australiennes que l'on peut voir dans le livre qui fait jaser tout Sydney depuis hier Ð The Sydney DreamÐ, appelé aussi « Le livre noir » parce que les photos sont en noir et blanc et que celle de la couverture est très foncée.Le livre noir Voir BONJOUR en A2 Marilyn attend parfois des heures dans son minuscule studio avant qu'un client frappe à sa porte.Et lorsqu'elle se met en frais de plonger, alors là mes amis, attention.La vovi justement en pleine action Une magistrale gifle contre la Ville Le congédiement de dix cadres dans l'affaire des vignettes VIP était déraisonnable et abusif ÉRIC TROTTIER Le maire Bourque, son directeur du personnel, Michel Brousseau, et sa directrice du service des travaux publics, Johanne Falcon, ont essuyé une gifle magistrale, hier.Dans un jugement « final et sans appel », la Commission municipale du Québec a jugé que la décision de congédier les dix cadres du service du stationnement de la Ville, dans la foulée du scandale des vignettes VIP en septembre 1998, était « précipitée, non motivée, déraisonnable et abusive, et ne servait pas les intérêts de la Ville ».Par conséquent, les dix cadres Ð le surintendant Laurier Archambault et ses neuf gérants Ð doivent être réintégrés avec plein salaire.Le maire Bourque et son entourage ont été ébranlés, hier midi, lorsque le jugement a été rendu public.L'attachée de presse du maire, Madeleine Champagne, a expliqué que M.Bourque ne ferait aucun commentaire avant aujourd'hui, préférant prendre 24 heures pour bien analyser le document.Il faut dire que le jugement est particulièrement embarrassant pour l'administration montréalaise.Le scandale des vignettes VIP a été mis au jour en pleine campagne électorale, en septembre 1998, après que des enquêteurs privés embauchés par la Ville eurent filmé des agents de stationnement fermant les yeux sur des voitures garées illégalement.Les enquêteurs ont alors découvert que des agents de stationnement et des policiers de la CUM avaient mis au point un système leur permettant d'éviter les contraventions, en identifiant discrètement leurs véhicules personnels avec des vignettes.Plus de 75 agents de stationnement de la Ville ont été suspendus à la suite de cette affaire.Quant à leurs patrons, les neuf gérants et le surintendant Laurier Archambault, ils ont été congédiés.Leur cause a été portée en appel devant la Commission municipale.L'enquête publique de cet organisme relevant du ministère des Affaires municipales a duré 51 jours, permis d'entendre 37 témoins et d'étudier 98 pièces à conviction.Ses conclusions sont formelles : « Il n'a pas été mis en preuve par l'intimée que les appelants avaient été fautifs.Au contraire, ces derniers ont démontré, de façon claire, qu'ils remplissaient leurs obligations d'une façon adéquate et qu'ils n'ont pas manqué de loyauté envers leur employeur.» De fait, non seulement les dix cadres congédiés n'avaient pas participé au système des vignettes, mais rien n'indique qu'ils étaient au courant, contrairement à ce qu'affirmaient leurs employeurs.Les deux signataires de la décision, Jocelyne Ouellette et Pierre-D.Girard, déplorent le manque de sérieux des dirigeants de la Ville dans toute cette affaire.L'enquête a été bâclée et truffée de « mensonges » racontés par les enquêteurs.M.Brousseau et Mme Falcon ont aussi refusé d'entendre les explications des dix cadres et n'ont pas tenu compte du fait que le surintendant, Laurier Archambault, avait par le passé donné plusieurs directives à ses employés afin qu'ils ne tiennent pas compte des vignettes de certains automobilistes qui se croient au-dessus des lois.M.Archambault avait même entrepris de faire pénaliser certains élus qui se promènent avec l'affiche portant l'inscription « Officiel, Ville de Montréal », tout aussi illégale que les vignettes VIP ! Enfin, la Commission reproche plus Arts et spectacles E1 à E5 - télévision E2 Avis E5 Bandes dessinées D15 Bridge D21 Carrières D5 et D6 Décès E7 Économie D1 à D14 Êtes-vous observateur?D14 Feuilleton D15 Horoscope D19 Loteries A2 et A5 Mode cahier C Monde B4 et B5 Mots croisés êêD15 et S14 Mot mystère D15 Petites annonces D16 - immobilier - marchandises - emplois - automobile - affaires Politique B1.B6 et B7 Publicité-marketing D20 Vacances/voyage C9 M É T É O Voir Ciel variable Max.22, min.10 cahier Sports, page 20 La solitude des prostituées En mars, les résidants du Centre- Sud se sont révoltés lorsque la Ville de Montréal a voulu tolérer la prostitution de rue dans leur quartier.Devant la grogne populaire, le maire Bourque a retiré son projet en catastrophe.La Presse a décidé d'aller voir ailleurs comment ça se passe, soit à Heerlen et Amsterdam aux Pays-Bas, à Genève en Suisse et à Winnipeg.Aujourd'hui, la Suisse.MICHÈLE OUIMET Seule dans son minuscule studio, Marilyn attend parfois des heures avant qu'un client frappe à sa porte.Elle vient de fêter ses 50 ans et se sent vieille et déprimée.Pas facile d'être une prostituée quand les chairs ne sont plus aussi fermes, que les formes s'arrondissent et que les rides apparaissent.Dans son immeuble, situé sur la rive gauche à Genève, les clients peuvent respirer les discrets effluves de choux gras et d'urine en grimpant les marches qui mènent au premier étage.Les noms et les heures d'ouverture des prostituées et des transsexuels sont inscrits sur les portes.La voisine de Marilyn, Chrystelle, une « blonde sexy », travaille le soir.En fait, Chrystelle n'a de sexy que le nom.Elle a 70 ans.« Un client frustré lui a déjà dit qu'il ne voulait pas se ramasser avec une deux chevaux lorsqu'on lui promettait une Mercedes », raconte Marilyn en riant.Marilyn s'annonce dans une revue spécialisée, Minuit plaisir.Audessus de sa photo, où elle paraît dix ans plus jeune avec dix kilos en moins, on peut lire : « Jolie blonde est à votre disposition pour sodomie sur vous MESSIEURS et autres jeux érotiques.SADO-MASO bienvenus ».Pendant des années, Marilyn a ramassé ses clients dans la rue.Aujourd'hui, elle est trop vieille.« Dans la rue, il y a la pluie, la neige, le froid, le regard des gens.Je ne le fais plus, il faut être jeune.» Marilyn a d'abord travaillé illégalement dans des hôtels, mais dès qu'elle a « fait » le trottoir, elle s'est mise en règle auprès de la police et du ministère des Finances pour éviter d'être dénoncée par les autres prostituées.Chaque année, elle paie consciencieusement ses impôts et elle exerce son métier en toute légalité.Elle a mis un peu d'argent de côté pour ses vieux jours et elle a droit à la pension de vieillesse de l'État.Mais Marilyn souffre de solitude.« Les prostituées ne sont pas acceptées.Ça reste un tabou.Je me sens très seule.Je n'ai pas d'enfant, pas d'homme.j'en ai assez.» « La plupart de ces femmes sont très seules, confirme Mireille Rodeville, coordonnatrice d'Aspasie, un groupe de défense des prostitués.C'est très difficile de vieillir.Les clients les trouvent laides ou trop grosses.La prostitution, c'est le contraire des autres métiers : le premier jour, elles sont au top, après, elles déclinent.» Marilyn n'a pas eu une enfance facile.Née en 1950 dans un village catholique, elle a été abandonnée par sa mère qui n'a pas pu la garder car elle n'était pas mariée.Elle a confié son bébé à une cousine qui ne pouvait pas avoir d'enfant.Marilyn avait cinq ans lorsque son père adoptif a commencé à la caresser.À sept ans, il l'a violée.Souvent.Elle a fugué deux fois.« Beaucoup de femmes prostituées ont été agressées sexuellement dans leur jeunesse », affirme Marilyn.Elle a débuté dans le métier à 21 ans.« J'étais assez mignonne à l'époque, note-t-elle avec nostalgie.Puerto Vallarta $ Cancun $ Puerto Plata $ Bayahibe $ Punta Cana $ T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez avec JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de Vols seuls 14 nuits 2 repas/jour Paris 479$ Lyon 429$ Toulouse 429$ Malaga $ F.Lauderdale $ Orlando $ Toronto $ FFoorrffaaiittss ttoouutt iinncclluuss 1 semaine Taxes incluses à partir de Varadero $ Cayo Coco $ Venezuela $ Colombie $ Vegas (4nuits) $ R.duiit 1 semaine jusquÕ.30% 3LP0201A0913 A2 MERCREDI 3LP0201A1 13 ZALLCALL 67 00:56:32 09/13/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 Suites de la une Vignettes VIP: les 10 cadres réintégrés VIGNETTES VIP / Suite de la page A1 « Au contraire, y lit-on, ces derniers ont démontré, de façon claire, qu'ils remplissaient leurs obligations d'une façon adéquate et qu'ils n'ont pas manqué de loyauté envers leur employeur.» De fait, non seulement les dix cadres congédiés n'avaient pas participé au système des vignettes, mais rien n'indique qu'ils étaient au courant, contrairement à ce qu'affirmaient leurs employeurs.Les deux signataires de la décision, Jocelyne Ouellette et Pierre- D.Girard, déplorent le manque de sérieux des dirigeants de la Ville dans toute cette affaire.L'enquête a été bâclée et truffée de « mensonges » racontés par les enquêteurs.M.Brousseau et Mme Falcon ont aussi refusé d'entendre les explications des dix cadres et n'ont pas tenu compte du fait que le surintendant, Laurier Archambault, avait par le passé donné plusieurs directives à ses employés afin qu'ils ne tiennent pas compte des vignettes de certains automobilistes qui se croient au-dessus des lois.M.Archambault avait même entrepris de faire pénaliser certains élus qui se promènent avec l'affiche portant l'inscription « Officiel, Ville de Montréal », tout aussi illégale que les vignettes VIP! Enfin, la Commission reproche plus particulièrement à Johanne Falcon ( voir autre texte en A3 ) d'avoir traité les cadres comme de vulgaires « criminels déjà condamnés » et d'avoir omis de suivre les règles de justice naturelle quand elle les a enfermés dans un petit local surchauffé, sans explication, pour ensuite leur annoncer leur suspension.L'ambiance de cet « interrogatoire » avait tous les airs d'une séquestration, avaient alors songé les cadres.« Les représentants de la Ville de Montréal ont fonctionné à l'égard des appelants comme au temps de l'Inquisition, écrivent encore les auteurs.Il ne manquait que le bûcher, quoique aujourd'hui, le sort subi par les appelants dans les médias et dans le milieu municipal équivaut à être \u2018 brûlés ' professionnellement, sort que la présente décision leur permettra, en partie, de conjurer.» Et selon un spécialiste du droit municipal, l'avocat Daniel Chénard, la Ville n'a pas grand choix: elle devra se plier au jugement, car les décisions de la Commission municipale sont sans appel.« La Ville pourrait toujours aller en révision judiciaire ( un recours extraordinaire qui est rarement couronné de succès ), mais si elle veut contester, elle devra se lever de bonne heure.La jurisprudence de la Commission est l'une des plus reconnues », a dit Me Chénard, qui s'attend maintenant à « une pluie de recours en dommages » de la part des dix cadres.Quoi qu'il en soit, l'énorme cafouillage de la direction de la Ville aura coûté une fortune aux contribuables montréalais.En plus des deux millions de dollars que la Ville devra rembourser à ses dix cadres pour leurs deux années de service perdues, elle devra acquitter tous leurs frais d'avocats, qui s'élèvent à 320 000 $.Quant aux 134 policiers de la CUM à l'origine du système frauduleux, il est impossible de savoir s'ils ont écopé ou non de sanctions.Le commandant André Durocher, des relations publiques de la police, a dit hier que 87 d'entre eux étaient passés à travers le système disciplinaire jusqu'à maintenant.Les 47 autres devraient en faire autant d'ici la fin de l'année.« Ce n'est qu'à ce moment-là que nous pourrons vous dire quels sont les résultats de cette procédure », a-t-il dit.La part du lion ira aux CLSC LA PART / Suite de la page A1 « Après les compressions, on avait surtout remis de l'argent dans les services spécialisés et en faisant cela, on a dirigé des gens vers les urgences.Le Québec se donne enfin une orientation qui va rééquilibrer le réseau de la santé », se réjouit Andrée Gendron, de la Fédération des CLSC et des CHSLD.« De bons services généraux, c'est un excellent investissement: 85 % des services à 15 % des coûts.» Des orientations qui ne datent pas d'hier \u2014 le ministre Marc-Yvan Côté en faisait déjà une priorité au début des années 90 \u2014, mais qui font toujours l'unanimité dans le réseau.Tant les infirmières que les représentants des hôpitaux ou des médecins font chorus sur la nécessité d'agir avant que la population ne se retrouve à l'hôpital, afin de désengorger les urgences.« Il faut agir avant et après l'hôpital.Et ça, c'est le rôle des CLSC », convient Daniel Adam, vice-président de l'Association des hôpitaux.Tous les intervenants du réseau se réjouissaient d'ailleurs hier de la « bouffée d'oxygène » que représente cet argent.« On va enfin arrêter de parler d'argent pour se concentrer sur les soins », se réjouit Jennie Skene, la présidente de la Fédération des infirmières.Dans les hôpitaux, ces fonds pourront réduire l'ampleur de certaines listes d'attente, notamment en cardiologie, en orthopédie et pour les opérations de la cataracte.« Les listes d'attente, c'est la vie du monde, c'est la priorité des priorités », dit Mme Marois.Les établissements pourront également faire l'acquisition de matériel jugé prioritaire.« Ça ira du thermomètre au scanner », indique la ministre, qui a, dans ses tiroirs, une liste d'épicerie de près d'un demimilliard en équipements pour les hôpitaux.Mais attention, les millions du gouvernement fédéral ne constituent pas une solution miracle, prévient Mme Marois.« Il ne faut pas créer d'illusions en pensant que parce que cet argent est sur la table, il n'y a plus de problèmes », dit-elle.Dans certains secteurs, cet argent ne réglera strictement rien.En radio- oncologie, notamment: les Québécois continueront à aller se faire traiter aux États- Unis.« Ce n'est pas une question d'argent, mais de disponibilité de personnel.Et ça, ça ne se règle pas en claquant des doigts.» Il faudra également compter avec la hausse naturelle des coûts dans le réseau de la santé, qui viendra gruger une partie des nouvelles sommes.« Il faut faire attention: on ne parle pas de développements nouveaux pour 800 millions.Au moins, on va maintenir le niveau de financement et on va répondre à la hausse.Les chiffres sont gros, mais il faut relativiser tout ça », conclut la ministre.Le contraire des autres métiers Bonjour, les filles BONJOUR / Suite de la page A1 À la conférence de presse de l'équipe canadienne de natation hier, les journalistes ont demandé aux filles présentes, Marianne Limpert, Joanne Malar, Jessica Deglau, Karine Legault, si elles aussi, elles auraient osé aller dans le livre noir.Elles ont toutes dit oui.Pourquoi pas?Jamais Jeux olympiques n'auront été aussi féminins que ceux de Sydney.Une fille \u2014 Marion Jones \u2014 pourrait en être la grande vedette avec cinq médailles d'or.Pour les Canadiens, l'événement de ces Jeux est d'ores et déjà l'équipe féminine de water-polo.Si les filles du water-polo se rendent au bout, et c'est bien possible, elles disputeront la finale le même soir que Bruny Surin courra la sienne.et je mettrais ma main au feu que la majorité de mes confrères seront au water-polo.Pas pour le water-polo.Pas pour les seins de Waneek.Pour les filles qui forment cette équipe extraordinaire d'abnégation.Pour l'étudiante Sandra ( Lizé ).Pour Marie-Claude ( Deslières ), 34 ans, ses trois enfants, les gardiennes, les repas préparés d'avance.Pour Isabelle ( Auger ) l'infirmière de l'Hôtel- Dieu.Pour Sue ( Gardiner ) qui a déménagé de Vancouver.Pour Cora ( Campbell ) qui a déménagé de Calgary.Pour Johanne ( Bégin ) la policière de Québec qui a pris deux ans de congé sans solde.Pour toutes les autres, Josée, Waneek, Marie-Luc.Pour une équipe.Un des plus beaux cadeaux que peut nous faire le sport: une équipe.Et les filles \u2014 celles du soccer américain, celles du volley-ball, les nôtres \u2014 les filles disais-je, sont en train de réinventer le concept de l'équipe en y introduisant l'autre plus beau cadeau que peut nous faire le sport: l'émotion.LE CONTRAIRE / Suite de la page A1 Elle a de plus mis un peu d'argent de côté pour ses vieux jours et elle a droit à la pension de vieillesse de l'État.Mais Marilyn souffre de solitude.« Les prostituées ne sont pas acceptées.Ça reste un tabou.Je me sens très seule.Je n'ai pas d'enfant, pas d'homme.j'en ai assez.» « La plupart de ces femmes sont très seules, confirme Mireille Rodeville, coordonnatrice d'Aspasie, un groupe de défense des prostitués.C'est très difficile de vieillir.Les clients les trouvent laides ou trop grosses.La prostitution, c'est le contraire des autres métiers: le premier jour, elles sont au top, après, elles déclinent.» Marilyn n'a pas eu une enfance facile.Née en 1950 dans un village catholique, elle a été abandonnée par sa mère qui n'a pas pu la garder car elle n'était pas mariée.Elle a confié son bébé à une cousine qui ne pouvait pas avoir d'enfant.Marilyn avait cinq ans lorsque son père adoptif a commencé à la caresser.À sept ans, il l'a violée.Souvent.Elle a fugué deux fois.« Beaucoup de femmes prostituées ont été agressées sexuellement dans leur jeunesse », affirme Marilyn.Elle a débuté dans le métier à 21 ans.« J'étais assez mignonne à l'époque, note-t-elle avec nostalgie.Les hommes payaient 1000 francs suisses ( 835 $ ), maintenant je leur arrache difficilement 100 francs.En vieillissant, on a moins de clients, il faut faire des prix.» Elle trouve que les hommes font mal l'amour.Près de 80 % de ses clients sont des hommes mariés.Le monde de la prostitution est plus violent qu'autrefois, ajoute-t-elle.« Quand j'ai commencé dans le métier, les hommes ne demandaient pas la sodomie, mais avec toutes ces cassettes pornos, ils sont devenus plus exigeants.» Marilyn a ses habitués.« Il y a des clients qui sont bien.Certains me plaisent et je peux même jouir.Mais je suis tellement démolie par mon enfance que je ne peux rien construire de positif.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Sans frais : 1-800-361-5013 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 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retrouve en cour avec un dossier criminel et son auto est saisie.Plus de 250 hommes ont déjà goûté à ces écoles bien particulières et Montréal songe à adopter le modèle manitobain.À lire demain dans La Presse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, le verdict de la Commission municipale à l'endroit de la Ville est-il trop sévère?Élu à la Chambre des communes, Joe Clark parviendra- t-il à relancer le Parti conservateur?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 42 % Non: 58 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG n Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Dorval: aérogare, 975, boul.Roméo- Vachon Nord.de 9 h 30 à 17 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Montréal: hôpital Sainte-Justine, 3175, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, de 9 h à 16 h 30.Objectif: 125 donneurs; à Verdun: hôpital Douglas, 6875, boul.La Salle, de 9 h à 15 h.Objectif: 75 donneurs; à Dorval: aéroport, atrium \u2014 Transports Canada, 700, rue Leigh-Capreol, de 8 h 30 à 16 h.Objectif: 125 donneurs; à Montréal-Est: centre Édouard-Rivet, 11 111, rue Notre-Dame, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 325 donneurs; à Montréal: maison de la culture Mercier, 8105, rue Hochelaga, de 14 h à 20 h.Objectif: 100 donneurs. 3LP0301A0913 A3 - MERCREDI 3LP0301A0913 ZALLCALL 67 00:58:40 09/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 A 3 Scandale des vignettes: un haut fonctionnaire fortement écorché La compétence de Johanne Falcon est mise en doute ÉRIC TROTTIER et SYLVAIN LAROCQUE Avec le jugement sévère de la Commission municipale, le maire de Montréal, Pierre Bourque, devra maintenant justifier la présence de Johanne Falcon à la direction du service des travaux publics.Car, si les auteurs qui ont ordonné hier la réintégration des dix cadres de la Ville congédiés à la suite du scandale des vignettes VIP prennent la peine de préciser qu'ils ne remettent pas en question la compétence de la fonctionnaire, ils font plutôt la démonstration du contraire.sur des dizaines de pages ! Ils reprochent notamment à l'administratrice son manque de discernement dans l'affaire des vignettes, sa crédulité face aux « mensonges » des enquêteurs, son improvisation au moment de prendre la décision de congédier ses employés, son attitude fermée et son mépris face à ses employés dont le dossier disciplinaire était sans tache, son manque de crédibilité durant son témoignage devant la Commission, son manque d'objectivité, etc.« Mme Falcon a démontré devant la Commission qu'elle ne maîtrisait pas les données de l'enquête, qu'elle ne comprenait pas la situation, qu'elle n'avait pas le contrôle du dossier », écrivent les commissaires Jocelyne Ouellette et Pierre-D Girard, qui relèvent, plus loin, le fait que Mme Falcon ne semblait même pas connaître le travail effectué par ses agents de stationnement et ses gérants.On lui reproche particulièrement d'avoir pris la décision de suspendre les dix cadres avant même de les rencontrer pour obtenir leur version des faits.« La Commission considère que Mme Falcon et M.Brousseau (directeur du personnel à la Ville, lui aussi passablement écorché par le jugement) ont produit une analyse bâclée, sans réflexion, suivant des décisions prises à l'avance, sans considérer tous les éléments, refusant d'écouter adéquatement les personnes impliquées », écrivent les auteurs du jugement, qui ajoutent : « Mme Falcon n'a pas su assumer le rôle qui lui revenait, d'exercer son pouvoir décisionnel selon les règles de l'équité procédurale reconnues par la jurisprudence.» À un autre endroit, on peut lire que « la Commission s'interroge sur l'attitude de Mme Falcon », lorsqu'elle affirme dans son témoignage que le « fléau » des vignettes était inacceptable et qu'il lui fallait être intraitable avec ses cadres, « alors qu'elle n'avait aucune preuve de leur participation au système des vignettes, alors qu'elle-même, deux ans auparavant, cautionnait les actes répréhensibles de ses employés en leur permettant de contester des contraventions pour stationnement illégal sur des terrains municipaux, et ce, durant les heures de travail » ! Autre fait troublant relevé par le jugement : « Mme Falcon a esquivé certaines questions » durant son témoignage quand on lui a demandé d'expliquer la « situation des gérants et du surintendant confrontés aux demandes des élus municipaux » voulant profiter d'une grâce aux yeux des agents de stationnement, alors que ces derniers sont dans l'obligation de faire respecter le règlement.« La Commission se demande si Mme Falcon comprenait la situation ou faisait fi de comprendre une partie importante du dossier et de sa problématique.» Mme Falcon, qui s'est fait connaître récemment pour avoir remporté une poursuite de libelle contre l'animateur radiophonique Jean Cournoyer, n'est pas la seule montrée du doigt dans le jugement : on y reproche aussi, notamment, au comité exécutif de la Ville d'avoir précipité ses décisions et on déplore que le maire Bourque ait fait des déclarations publiques sur le scandale sans en connaître les faits véritables.Pour le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Michel Prescott, Mme Falcon ne doit surtout pas devenir un bouc émissaire.Selon lui, le jugement (bien que ses auteurs disent ne pas en avoir eu la preuve) confirme que la décision de congédier les cadres a été prise pour promouvoir la campagne électorale du maire qui se déroulait au moment où le scandale a éclaté, en septembre 1998.« Ça corrobore ce que j'ai toujours dit : que le candidat à la mairie Pierre Bourque a fait passer ses intérêts électoraux avant ses responsabilités de maire dans ce dossier-là, et ce au détriment des principes de justice les plus élémentaires », affirme M.Prescott.Le chef du RCM n'hésite pas à déclarer que son adversaire a commis de l'ingérence politique dans cette affaire.« Je pense que la précipitation de Mme Falcon s'explique par des discussions informelles entre elle et monsieur le maire, qui sont des amis de très longue date.» Quant aux dix cadres, dont certains ont perdu leur maison et d'autres ont divorcé depuis le fameux congédiement, aucun n'a accepté de nous parler, s'en tenant aux directives de leurs avocats.Ces derniers se sont toutefois réjouis de la décision.« Pour nous, il s'agit d'une victoire totale et sans équivoque », a déclaré Me Marco Gaggino, en soulignant que le jugement ne porte aucun blâme à l'endroit de ses clients.PHOTOTHÈQUE La Presse© « Si on nous permettait d'accéder à un site comme celui-là, ça pourrait être fabuleux ce qu'on pourrait faire », a déclaré hier le PDG de Loto-Québec, Michel Crête, convoqué en commission parlementaire à Québec.Au tour de Loto-Québec de rêver au quai Bickerdike Le Casino y ferait peau neuve en construisant un hôtel et une grande salle de spectacles MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Maintenant que le projet du Technodôme semble bel et bien mort, Loto-Québec compte rencontrer la direction du port de Montréal afin de jauger ses chances de déménager le Casino au quai Bickerdike et d'y incorporer un hôtel et une salle de spectacles.« Parce que, si on nous permettait d'accéder à un site comme celui- là, ça pourrait être fabuleux ce qu'on pourrait faire là-bas », a déclaré hier le PDG de Loto-Québec, Michel Crête, convoqué en commission parlementaire à Québec.« On travaille là-dessus », a-t-il ajouté.Même si la direction du Port a répété la semaine dernière que les terrains du quai n'étaient pas disponibles, M.Crête se demande s'il en sera encore ainsi dans un an.« J'ai quand même l'intention de discuter avec les gens du port de Montréal et de regarder différentes alternatives dans un premier temps, dit-il.Qu'est-ce qu'on pourrait faire ?Qu'est-ce qu'ils tiennent à garder là ?Qu'est-ce qui peut être démoli ?» Dans l'île Notre-Dame, au milieu d'un parc de la Ville de Montréal, insiste M.Crête, le Casino ne dispose pas de l'espace suffisant pour la construction d'un hôtel, qu'il juge nécessaire.De plus, sa salle de spectacles est trop petite, dit-il.« Si on reste là-bas, il y a des travaux colossaux à faire pour réussir à vivre à peu près correctement.» « Il est certain que si on pouvait déménager, il y aurait une salle de spectacles qui a du bon sens.Il y aurait de la restauration, des aires de jeu agrandies, construites différemment, un hôtel.» En contrepartie, souligne M.Crête, un déménagement poserait le problème de la réaffectation de l'édifice actuel, rénové au coût de 120 millions il y a sept ans.Même s'il rêve d'un casino neuf, Michel Crête a tenu hier, devant des parlementaires sensibles à la question du jeu compulsif, à présenter Loto-Québec \u2014 poule aux oeufs d'or de l'État avec son chiffre d'affaires de 3,4 milliards \u2014comme une société qui n'est pas vouée à un développement illimité.« Est-ce que vous n'avez pas l'impression qu'on a atteint un certain équilibre et qu'aller au-delà aura plus d'impacts sociaux négatifs que de revenus économiques valables pour une société », lui a demandé le président de la commission, Sylvain Simard.« Oui, pour le moment, a répondu M.Crête.Parce que ce que l'on considère comme étant la normalité aujourd'hui sera peut-être considéré comme quelque chose de bien modeste dans cinq ans.» Entre- temps, dit-il, Loto-Québec réussit à satisfaire son actionnaire, le gouvernement, en ne provoquant « pas trop de problèmes sociaux au Québec » à son avis.La société renonce ainsi à développer pour les bars un jeu de keno qui rapporterait entre 50 à 100 millions par an, dit le PDG.Et il n'est pas question, ajoute-t-il, d'ajouter au lot actuel de 15 300 vidéopokers.Selon les experts, ces appareils sont particulièrement associés au jeu pathologique, qui touchait 1,2 % de la population adulte en 1990 et 2,1 % en 1996.Un coroner a récemment estimé à 27 le nombre de suicides reliés l'an dernier au jeu.Ce moratoire volontaire va demeurer, promet M.Crête, même s'il apparaît comme un des facteurs expliquant la réapparition récente, dans l'île de Montréal, de 400 à 500 appareils illégaux, après six années de monopole de Loto-Québec.Avant son entrée en scène, on estimait à 25 000 le nombre d'appareils illégaux en circulation au Québec.Loto-Québec exploite présentement 4300 appareils dans l'île, qui rapportent chacun 60 000 $ par an.« Depuis quelques mois, nous constatons que des organismes connus dans le domaine des appareils d'amusement ont recommencé leurs activités en plaçant des appareils dans des lieux fréquentés par des milieux très fermés : cafés, arcades, etc.», écrivait le 22 août dernier le sergent-détective Pierre Giroux, de la section moralité de la police de la CUM.« À 15 000 appareils, on pense qu'on en a suffisamment pour contrer la réintroduction des appareils illégaux, en même temps que c'est suffisant quant aux revenus tirés de ces appareils », croit néanmoins Michel Crête.En Ontario, où on a décidé de cantonner les 20 000 vidéopokers de l'État dans les hippodromes, la police provinciale estime à 20 000 le nombre d'appareils illégaux déjà installés dans des bars et brasseries.La croissance du nombre de permis de bars attribués par la Régie des alcools, des courses et des jeux expliquerait aussi la résurgence d'un marché parallèle au Québec, selon M.Crête.« Il y a de nouveaux permis de bars qui sont délivrés depuis quelques mois.Alors si le nombre d'appareils n'augmente pas, il en manque.» Le PDG note par ailleurs qu'au début de l'aventure des vidéopokers, il y a six ans, on ne devait pas compter plus de cinq appareils par établissement (bars, brasseries ou tavernes).« Par un débat techniquedont nous ne sommes pas responsables, certains propriétaires d'établissements ont flairé une bonne affaire et ont demandé des permis de boisson additionnels.Et on fait face aujourd'hui à un problème où il y a, dans certains établissements, jusqu'à sept permis d'alcool.Donc, on a 35 appareils de loterie vidéo potentiellement.» Le président de la Régie des alcools, des courses et des jeux, Serge Lafontaine, doit se présenter à son tour devant la commission parlementaire demain.À L' A G E N D A DÉFILÉ JEUNESSE LES AILES Le jeudi 14 septembre à 19 h, assistez à notre défilé jeunesse automne 2000 où nous vous Mexx, Ralph, Guess, Esprit et plusieurs autres. 3LP0402A0913 A4 - MERCREDI recast 3LP0402A0913 ZALLCALL 67 01:00:09 09/13/00 B A 4 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 Un couple pourra accompagner sa fille à Sydney grâce à la télé Un reportage du Point a touché les spectateurs SYLVAIN LAROCQUE Jusqu'à hier matin, les Létourneau ne se doutaient pas encore qu'une caméra de télévision allait changer leur vie.C'est pourtant ce qui est arrivé.Le reportage visait simplement à montrer comment la famille d'une jeune athlète sélectionnée pour les Jeux olympiques avait vécu les dures années de travail et de sacrifices et comment elle s'apprêtait à vivre l'excitation de Sydney.À un moment donné, le journaliste a posé à la mère de Fanny une question qui l'a profondément touchée.Il lui a demandé si elle allait accompagner sa fille qui prendra part aux compétitions de nage synchronisée, à Sydney.« J'ai répondu non.Je lui ai dit que nous allions voyager en pensée et que nous allions la suivre avec notre coeur.» Diane Charest Létourneau et son mari Serge savent depuis longtemps qu'ils ne pourront se rendre aux Jeux de Sydney pour accompagner leur fille, même si c'est ce qu'ils désirent le plus au monde.« Nous n'avons tout simplement pas les moyens, dit Mme Charest Létourneau.C'était vraiment dommage, parce que tous les autres parents d'athlètes y vont.Nous pouvions juste avoir des bonnes pensées pour Fanny, mais à distance.Après la diffusion du reportage, lundi soir au Point à Radio-Canada, les Létourneau ont « réalisé l'ampleur et le pouvoir des médias ».« Un monsieur de Radio-Canada nous a appelés pour nous dire que l'un de nous allait avoir la chance d'aller à Sydney », raconte Diane.Le couple, qui habite un modeste semi-détaché à Deux-Montagnes, était bien sûr surpris et content, mais il a décidé de ne pas accepter l'invitation.« Nous tenions à y être tous les deux, et puis il y avait des frais qui n'étaient pas couverts.» Une demi-heure plus tard, toutefois, le téléphone a sonné de nouveau.« Il y a eu plein de gens qui se sont montrés intéressés à faire des dons pour vous aider, a dit la voix.Vous allez pouvoir partir tous les deux, toutes dépenses payées ! » « J'étais estomaqué, dit Serge Létourneau.J'en ai eu le souffle coupé.C'est la première fois que quelque chose comme ça m'arrive.C'est très gênant.» Comme sa femme, il n'y croit toujours pas.Ils partiront vers le 20 septembre, et reviendront le 29, ce qui leur permettra d'assister à toutes les compétitions de leur fille.« On va pouvoir échanger avec notre fille sur place, explique Diane.Des fois, il suffit d'un petit mot pour l'encourager.» Les frères de Fanny, Simon, 19 ans, et Francis, 17 ans, resteront à la maison.« Ce qui est important, c'est que nos parents y soient », dit Simon.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Grâce à la générosité des téléspectateurs, Serge Létourneau et sa femme Diane accompagneront à Sydney leur fille Fanny, qui participera aux compétitions de nage synchronisée.Ses frères Francis et Simon suivront ses exploits au petit écran. 3LP0501A0913 A5 - MERCREDI 3LP0501A0913 ZALLCALL 67 00:57:31 09/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 A 5 Des enfants «mal protégés» C'était une lettre à vous chavirer le coeur.Enfant de six ans maintenu chez lui avec une mère toxico, visité par une travailleuse sociale.toutes les trois semaines.Ado violée placée en protection dans un centre mixte où, le midi, elle croise son agresseur, qui réside dans la partie « délinquants » de l'établissement.Garçon de neuf ans qui dort dans la salle de lavage de son foyer de groupe en attendant une place.Enfant de 10 ans placé et retourné chez lui 15 fois.Enfants de toutes les misères.Mais d'une même DPJ.C'était une lettre ouverte, écrite par deux psychologues des centres jeunesse.Des noms inventés, des histoires amalgamées pour qu'on n'y reconnaisse personne, mais des faits vécus, ici même, aux centres de Montréal, en l'an 2000.Un cri d'alarme qui fait suite à celui d'autres employés.On pourrait y voir une manoeuvre de revendication syndicale s'il n'y avait pas, bien documentés, tous ces rapports de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse.La Commission a d'abord dénoncé les listes d'attente des jeunes dont le cas a été signalé.Souvent plus d'un mois.Une enquête générale a été commandée en 1998 par Québec.Conclusion du comité André Lebon : une situation « très préoccupante ».Listes d'attente « importantes et chroniques », écarts d'une région à l'autre dans les façons de procéder, essoufflement du personnel, erreurs professionnelles, mauvais suivi, etc.Le problème des listes d'attente chez les enfants « signalés » a été attaqué avec succès.Mais, ayant traité plus de dossiers, le système s'est retrouvé avec une liste d'attente d'enfants « pris en charge » : les services ne suivaient pas.En janvier 2000, un deuxième rapport constatait les progrès, mais qualifiait néanmoins le réseau de « fragile ».La Commission a aussi dénoncé l'incompétence des centres des Laurentides, au point de réclamer leur mise en tutelle.En prenant 84 dossiers au hasard, elle a constaté que la loi n'a pas été respectée dans.76 cas.Et pas sur des détails.Ordonnances de la cour non respectées, mauvaises évaluations des enfants, listes d'attente scandaleuses, etc.On sait qu'en ce moment même, la Commission des droits et le ministère lui-même enquêtent sur d'autres parties du réseau.Et à ce qu'on entend, la crise est loin d'être résorbée.Au ministère, on nous dit qu'à côté des cas horribles (comme l'affaire de Beaumont, près de Québec, où pendant 15 ans un homme a martyrisé ses enfants et ses femmes sans que les 16 personnes de la DPJ intervenues ne se rendent compte d'un problème), à côté de l'horreur, donc, fleurit l'espoir ; on n'insisterait pas assez sur toutes les réussites de la protection de la jeunesse, tous ces jeunes réputés « perdus » retournés aux études, etc.Et l'autre attitude qui consiste à déclarer le réseau irrécupérable.Ce n'est probablement ni ceci ni cela.Mais les gens sur le terrain, à Montréal, en Montérégie, dans les Laurentides, ont le moral dans les talons.« Je te donnerais bien des cas d'enfants qui souffrent, mais la direction va les reconnaître et m'accuser de violer la confidentialité des dossiers », dit l'un d'eux.« Ils prônent ce qu'ils appellent le virage milieu.C'est-à-dire limiter le plus possible les placements, laisser les enfants dans leur famille en les aidant.En réalité, ils veulent économiser sur le dos des enfants ; mais ils n'osent pas dire : on n'a plus d'argent, on doit changer d'approche.Ils essaient de faire croire que c'est une amélioration », dit-il.Dès 1997, la Commission des droits disait que rien n'était en place pour faire sérieusement ce virage.La pression était trop forte, on a pris le virage.et ça dérape.Le système de protection et de réadaptation de la jeunesse (les enfants protégés de leur famille, qui ont des problèmes de comportement ou qui sont condamnés comme délinquants) coûte environ 600 millions par année au Québec.Depuis dix ans, on enregistre environ 50 000 signalements d'enfants en difficulté par année.La moitié de ces cas, donc 25 000, sont retenus pour évaluation.Après évaluation, un peu moins de la moitié des cas sont retenus : la sécurité et le développement de l'enfant sont compromis.Cela fait quelque 11 500 enfants « pris en charge » par l'État.Plus de la moitié d'entre eux demeureront dans leur famille tout en recevant divers services sociaux.Les autres sont envoyés en famille d'accueil (4500 jeunes chaque année) et en centre de réadaptation (environ 1400 cas annuellement, sur un total de 3500 jeunes en centres).Ce sont évidemment les centres de réadaptation qui coûtent le plus cher.Ces centres vont chercher 40 % du budget total des centres jeunesse.Après les sorties musclées de la Commission des droits, Québec a réinjecté quelques millions.Mais le chaos, dirait-on, n'est jamais bien loin.Quoi faire ?Il y a beaucoup à faire, mais il faut savoir ce qu'on fait, dit en somme Richard E.Tremblay, qui est une sommité internationale en matière de psycho-éducation.M.Tremblay dirige le Groupe de recherche sur l'inadaptation psycho-sociale chez l'enfant, qui regroupe des chercheurs de l'Université de Montréal, de Mc Gill et de Laval.Leurs travaux sont publiés dans les meilleures revues.Il a travaillé comme psycho-éducateur en prison, puis auprès des jeunes délinquants à Boscoville.Quand il s'est rendu compte qu'il travaillait avec les idées non vérifiées qu'on lui avait enseignées, il a décidé de devenir chercheur.Ce qu'il a à dire est à la fois désespérant et encourageant.« Le système, dit-il, n'a pas encore trouvé comment aider les adolescents en grande difficulté.Le gros de l'argent va à leur placement, mais c'est avec eux que l'on obtient le moins de résultats.« Ce que voudraient les intervenants, c'est, par une thérapie, de transformer en profondeur la personnalité d'un être humain dont les problèmes s'ancrent profondément dans le cerveau, souvent depuis la vie foetale.C'est impossible.On a fait des études sur des milliers d'enfants.Ceux qui ont des gros problèmes à l'adolescence les avaient à la petite enfance.Pour espérer des résultats, c'est là, le plus tôt possible, qu'il faut intervenir.« Mais une adolescente à problèmes de 16 ans qui vit en centre d'accueil et qui tombe enceinte, souvent avec un père à problèmes aussi, on la sort du système et on lui offre 5000 $ de soutien à la famille, alors qu'on investissait de 75 000 $ à 100 000 $ par année en elle jusque-là.C'est pourtant le moment d'intervenir, avant qu'un autre cerveau ne soit détruit.» Au total, le système actuel est « basé sur la bonne volonté et il est à peu près impossible d'évaluer le travail des gens », dit-il.Injecter de l'argent sans mesurer l'efficacité de ce qu'on fait serait insensé, dit-il.À sa suggestion, Québec a accepté de débloquer 26 millions pour aider à suivre 3000 femmes enceintes ciblées, selon un programme dirigé par M.Tremblay, destiné à aider les enfants à risque avant même leur naissance.On n'en mesurera le succès que dans 20 ans.En attendant, il y en a qui crient à l'aide, et qui ont des droits.La mairie de Montréal sourit très peu à Jacques Duchesneau Voyager dans le temps «l'odyssée Macintosh» Maintenant à l'affiche chez Micro-Boutique 6615, avenue du Parc, Montréal Stationnement réservé à l'arrière au 6640, Jeanne-Mance 514.270.4477 Apple et le logo Apple sont des marques déposées d'Apple Computer, inc., enregistrés aux États-Unis et autres pays.Heures d'ouverture: lun.mar.mer.8 à 18 jeu.ven.8 à 19 sam.10 à 17 Concessionnaire autorisé Gratuit à l'achat d'un ordinateur Apple une paire de billets pour le Cosmodôme Recevez une paire de billets pour le Cosmodôme (un adulte et un enfant) à l'achat de tout ordinateur Apple : Powermac G4, Powermac G4 Cube, i Mac, i Book ou Powerbook.Quantité limitée.ISABELLE HACHEY Le chef du parti Nouveau Montréal, Jacques Duchesneau, hésite désormais à s'engager dans la prochaine course à la mairie de Montréal.En fait, l'ancien chef de police évite la politique comme la peste et son parti ressemble de plus en plus à une coquille vide croulant sous les dettes.Depuis février, M.Duchesneau est viceprésident de Datacom, une entreprise spécialisée dans la communication sans fil.Dans une brève conversation téléphonique, hier, il a affirmé à La Presse que son contrat lui impose de se tenir « le plus loin possible de la politique ».Au début de l'année, le candidat déchu des élections de novembre 1998 affirmait avoir toujours l'intention de briguer les suffrages à l'occasion de la prochaine campagne électorale de Montréal, prévue pour 2002.Aujourd'hui, M.Duchesneau en est moins convaincu.« Je ne sais pas, a-t-il avoué hier à La Presse.Je me fais très discret pour le moment.M.Duchesneau a ajouté que ses associés lui avaient conseillé de ne pas accorder d'entrevues politiques aux médias.Datacom est une entreprise en nouvelles technologies dirigée par Paul-André Savoie, un crack de l'informatique de 27 ans.L'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank Mc Kenna, est aussi un associé de l'entreprise, mais l'histoire ne dit pas s'il a reçu les mêmes consignes que l'ex-chef de police montréalais.Les hésitations de M.Duchesneau n'étonnent pas le conseiller Philippe Bissonnette, qui a quitté le parti Nouveau Montréal pour siéger comme indépendant il y a quelques mois.« Il s'est désintéressé des affaires municipales depuis plus d'un an.Le parti Nouveau Montréal est un parti qui n'a plus de vie politique, une structure légale qui a des dettes.C'est tout.» Le seul conseiller restant membre du parti Nouveau Montréal, Michael Applebaum, affirme d'ailleurs qu'il travaille « comme un indépendant », pour les gens de son district.Il affirme comprendre les hésitations de son chef, puisque personne ne connaît l'avenir de la ville de Montréal, avec les projets de fusion caressés par le maire Pierre Bourque.« Il y aura probablement de gros changements, bientôt, sur l'île de Montréal.Présentement, pas un élu, pas un candidat, ne sait à quoi ressemblera son avenir politique.» M.Applebaum se dit convaincu que M.Duchesneau honorera les dettes de plus de 300 000 $ contractées par le Parti Nouveau Montréal.« M.Duchesneau est un homme honnête, il a une bonne réputation et ne veut pas salir son nom.Je suis certain qu'il honorera ses dettes et je ne crains pas qu'une seule personne perde de l'argent.» La rentrée : un bon moment pour vérifier la vue des enfants Myopie, hypermétropie, astigmatisme, strabisme.un enfant sur cinq au Québec présente des anomalies de la vision.De façon à améliorer les chances de stabilisation, de régression et même de guérison des atteintes de la vue, il est essentiel de les dépister le plus tôt possible.Il faut être particulièrement vigilant.Si un enfant se plaint d'une fatigue prononcée en rentrant de l'école ou de maux de tête, s'il cligne des yeux fréquemment, fronce les sourcils, louche épisodiquement, s'il a des difficultés à apprendre à lire, s'il a besoin de s'approcher de la télévision ou encore s'il se frotte les yeux, il y a lieu d'en parler à son enseignant ou de consulter le service de santé de l'école ou un optométriste.Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2000-09-12 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-09-12 Tirage du 2000-09-12 NUMÉRO: 171565 3LP0601A0913 a06 mercredi 13 septembr 3LP0601A0913 ZALLCALL 67 00:48:47 09/13/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 Société En mars, les résidants du quartier Centre-Sud se sont révoltés lorsque la Ville de Montréal a voulu tolérer la prostitution de rue dans leur quartier.Devant la grogne populaire, le maire Pierre Bourque a retiré son projet en catastrophe.La Presse a décidé d'aller voir ailleurs comment ça se passe, soit à Heerlen et Amsterdam en Hollande, à Genève en Suisse et à Winnipeg.Aujourd'hui, la Suisse.PHOTOS MICHELLE OUIMET, La Presse Natacha, poétesse à ses heures et mère d'Olivier, se prostitue depuis 33 ans.L'école primaire Pâquis- Centre (photo du haut) est située en plein coeur du quartier de la prostitution.Si cela cause problème, la direction appelle Mireille Rodeville, coordonnatrice d'Aspasie, un groupe de défense des prostitués.Une police respectueuse des putes La Suisse, le paradis de la prostitution À Genève, les prostituées travaillent dans deux endroits : les Pâquis, un vieux quartier multi- ethnique construit autour de la gare, et le boulevard Helvétique, une grande artère ceinturée de maisons cossues.Pendant que les prostituées traditionnelles, bas à filet, talons hauts, jupes courtes, se baladent sur les trottoirs des Pâquis, les toxicomanes hagardes, plus jeunes et plus fragiles, avec leurs vieux jeans, leurs t-shirts informes et leurs bras marqués par les seringues, hantent le boulevard Helvétique que les Genevois appellent le boulevard des drogués.Natacha vit seule dans un appartement étroit dans les Pâquis.C'est là qu'elle reçoit ses clients qu'elle racole dans la rue.Sa chambre est encombrée de godemichés et de fouets qui servent à assouvir les fantasmes des hommes.Elle se prostitue depuis 33 ans et elle n'a aucun regret.« J'aurais pu être une femme normale avec une petite famille papa-maman-enfant.J'ai voulu, j'ai essayé, je me suis mariée, mais la vie était plate.Travailler, faire le ménage, la bouffe, l'amour de temps en temps, car il faut bien vidanger le monsieur, non merci.» À 24 ans, elle a rencontré une belle femme bien habillée dans un bar.C'était une prostituée.« Je me suis dit : «Pourquoi pas moi ?» Je n'ai pas eu le complexe de la pute.Un grand écrivain a déjà dit : «Il faut traiter les putes comme des duchesses et les duchesses, comme des putes».» Elle décide alors de se mettre en règle.Elle s'enregistre auprès de la police et envoie une lettre à son mari.« Voilà, lui dit-elle en substance, j'ai décidé de me prostituer.À Genève, les prostituées ne sont pas harcelées par la police.Tout est légal : la prostitution, la sollicitation dans certains endroits publics, les bordels et même les proxénètes.Elles paient des impôts et appellent la police lorsqu'un client récalcitrant refuse de payer ou les brutalise.« Les prostituées ne sont pas nos ennemies, affirme le chef de la brigade des moeurs à Genève, Jean- Daniel Margairaz.Ce sont des filles comme les autres.On les respecte.Si elles ont besoin de nous, elles nous appellent.Si une illégale arrive dans la rue, les autres la dénoncent rapidement, car elle casse les prix.C'est l'autorégulation.» Au bureau de la brigade des moeurs trône un grand tableau avec la photo des filles de la rue.« Lorsqu'elles décident d'exercer le métier, elles viennent ici, on fait un Polaroïd et on les inscrit dans notre fichier, qu'on appelle le monde de la nuit, explique Margairaz.On en a entre 500 et 600.On ne prend pas les empreintes.On peut même donner à une prostituée un certificat de bonne vie et moeurs si elle n'a pas de casier judiciaire.» La prostituée doit ensuite s'enregistrer au ministère des Finances, car elle paie des impôts et, à sa retraite, elle a droit à la pension de vieillesse.Il n'y a aucun examen médical obligatoire, il a été aboli en 1994, et le proxénétisme n'est plus un délit en Suisse depuis 1992.Pour être poursuivi, un homme doit utiliser la contrainte ou coucher avec une mineure.La majorité « sexuelle » est fixée à 16 ans.Dans les bars à champagne (l'équivalent de nos clubs de nuit), les femmes se laissent caresser par les hommes, puis elles se retirent dans un coin sombre pour leur faire une discrète fellation.Là encore, il n'y a rien d'illégal.Quant à tous les « artistes » qui obtiennent un permis temporaire pour « chanter » dans des cabarets ou travailler dans des salons de massage, la police ferme les yeux.« On tolère, on ferme les yeux, dit le chef de la brigade des moeurs.On passe dans les bars.C'est un boulot de contact et de contrôle, ce n'est pas la Gestapo ou l'oeil de Moscou.Et si deux filles se prostituent dans un quartier résidentiel, on va les voir et on leur dit de se déplacer.» Idylliques, les relations entre la police et les prostitués ?« La prostitution à Genève est acceptée, explique Mireille Rodeville, coordonnatrice d'Aspasie, un groupe de défense des travailleurs du sexe.Comme n'importe quel artisan, la prostituée paie ses impôts et elle a les mêmes droits et les mêmes obligations.Le fait qu'elles soient écoutées par le pouvoir politique et la police élimine le proxénétisme, car elles se rendent vite compte qu'elles peuvent parfaitement se débrouiller seules.» Et la population ?Au cours de sa longue carrière, Natacha a vécu quelques expériences traumatisantes.Un client lui a pointé un revolver sur le ventre, un autre a essayé de l'étrangler et elle a déjà eu un couteau sous la gorge.Natacha a passé son enfance ballottée entre un orphelinat catholique et la maison familiale où elle vivait coincée entre un père violent et une mère brutale et autoritaire.« Quand mon père me tapait et me baisait, ma mère ne me défendait jamais.» Les religieuses étaient convaincues qu'elle finirait ses jours sur le trottoir.Du haut de ses quatre pieds sept pouces (« Je suis la plus petite pute d'Helvétie », ditelle en riant), elle se définit comme une fille de soldat.« Je n'ai pas de classe, pas de conversation », se plaît-elle à souligner.Elle a appris à lire seule et, pendant ses moments de solitude, elle écrit des poèmes qu'elle transcrit amoureusement dans un carnet.Parfois, elle les lit à son fils, Olivier, qui vit aussi dans les Pâquis.Ce fils, elle l'a eu à 17 ans et il a été élevé par les parents de Natacha.Complices, la mère et le fils se comprennent car ils ont connu la même enfance, subi les mêmes humiliations, enduré les mêmes « parents ».Olivier ne réprouve pas le métier de sa mère.Bien au contraire.« Un homme m'a déjà dit : «Ta mère, elle fait la pute.» Je lui ai répondu : «Et la tienne, elle ne fait pas une pipe à son patron sous son bureau ?» La femme fait le malheur d'un seul homme et la pute, le bonheur de plusieurs.» « Les hommes me disent qu'ils me respectent, enchaîne Natacha.Je leur réponds : Ah bon, ça ne va pas de soi ?» Natacha en connaît un rayon sur les fantasmes des hommes.« Les clients aiment les gros nichons.On a toutes fait un tour à Silicone Valley.Ils aiment aussi se faire sodomiser avec un godemiché (un pénis en plastique).Ils n'osent pas le demander à leurs femmes, car la mère de leurs enfants ne doit pas être trop cochonne.» La présence de Natacha sur le trottoir ne choque pas les résidants.Coincé entre la gare et les hôtels bon chic-bon genre qui s'étalent le long du lac Léman, les Pâquis est un quartier populaire où les prostituées ont toujours fait le trottoir.Les petits bistros, les épiceries italiennes, turques ou libanaises, les bars à champagne, les cabarets côtoient les écoles primaires \u2014 il y en a trois \u2014, les parcs, les jeunes qui louchent sur les revues cochonnes dans les dépanneurs et les mères de famille qui promènent leur bébé dans un landau.Dans ce quartier populaire, il y a peu d'accrochages entre les prostitués et les résidants.« Un matin, une prostituée qui avait pété les plombs s'est déshabillée devant l'école, raconte Mireille Rodeville.La direction m'a appelée et on s'est parlé.On n'a pas contacté les flics et l'école n'a pas paniqué.La plupart des prostituées sont des mères de famille.Elles font attention.» À l'école primaire Pâquis-Centre, fréquentée par 500 enfants de 4 à 12 ans, le climat est à la tolérance.Tous les matins, une équipe de nettoyage fait le tour du bâtiment pour s'assurer que les enfants ne trébucheront pas sur une seringue ou un condom.« Quand on m'a dit que j'allais enseigner dans les Pâquis, je n'étais pas rassurée, raconte une jeune enseignante de 29 ans, Patricia Allegrezza.On connaît la réputation des Pâquis à Genève.» « Quand on va d'un endroit à l'autre, les enfants pouffent de rire en voyant les prostitués, ajoute un enseignant.Ça fait partie du décor.« Les problèmes de drogue et de violence inquiètent davantage les parents que la prostitution.Comme dans n'importe quelle école », ajoute un collègue.« On n'a jamais eu le souci de protéger les enfants de quoi que ce soit », conclut Luc Giorgi qui enseigne dans les Pâquis depuis 18 ans.Les parents et les enfants rencontrés dans le petit parc en face de l'école ne sont pas effrayés par la présence des prostituées, même si certaines d'entre elles font le trottoir en plein jour.Elles ont toujours fait partie des Pâquis et lorsque les gens se sont établis dans le quartier, ils savaient à quoi s'attendre.Mais la prostitution de rue est en perte de vitesse.Internet, les agences d'escorte et les salons de massage détrônent la traditionnelle fille de joie qui arpente les trottoirs.Il y a 10 ans, 80 % de la prostitution se faisait dans la rue.Aujourd'hui, ce chiffre a chuté à 40 %.La police reconnaît qu'elle est incapable de contrôler la prostitution virtuelle.Quant à Natacha, elle n'a pas l'intention de se brancher, car elle aime bien le trottoir même si, à 57 ans, elle ne ressent plus le même enthousiasme.« Je suis un peu alcoolique, la ménopause, l'âge, les questions qu'on se pose dans la cinquantaine.Pas besoin d'être pute pour ça.» Sa libido est à plat, le sexe ne lui dit plus rien et les clients, de plus en plus exigeants, ne se gênent pas pour marchander les prix.« Plus on est vieille, plus il faut être salope », soupire-t-elle.Elle avoue qu'elle a parfois des « envies de tendresse, de main dans la main, de bord de lac, de kleenex, de violon et de camomille ».Elle se contenterait d'un compagnon et de complicité.En attendant, elle fait le trottoir moulée dans sa jupe de cuir et ses cuissardes.Michèle Ouimet envoyée spéciale GENÈVE, Suisse La Presse en Suisse Les gars, c'est pas pareil ! MICHÈLE OUIMET envoyée spéciale, GENÈVE Petit, frêle, Benoit attire le regard des hommes avec ses cheveux blonds, ses yeux bleus et son sourire enjôleur.Il avait 12 ans la première fois qu'il a eu une relation homosexuelle.À 14 ans, il exigeait de l'argent en échange de ses faveurs sexuelles.À 30 ans, Benoit a 16 ans de métier dans le corps.Le petit garçon fragile et terriblement angoissé qui vivait en Allemagne dans une famille ultra-conservatrice est loin.« À la maison, c'était très rigide et il y avait beaucoup de pression psychologique, raconte-t-il.Mes parents étaient dissidents d'une secte.Il n'y avait pas de télé, ni de musique, encore moins de cinéma ou de théâtre, les femmes n'avaient pas le droit de se couper les cheveux et les couleurs gaies étaient interdites.Tout était très austère.Je vivais dans un petit village où l'homosexualité était inimaginable.» Benoit a fui.Il s'est prostitué à Berne, Berlin, Hambourg, puis Genève où il est arrivé en 1992.Les hommes prostitués, dont les lieux de rendez-vous sont bien connus de la police, travaillent presque tous au noir.Comme Éric, un Français qui a opté pour Genève parce que les « prix sont bons et que la police n'est pas harcelante ».D'ailleurs, la brigade des moeurs ferme les yeux.« On a autre chose à faire que d'aller dans les chiottes publiques pour voir si deux pédés s'enculent », explique le chef de la brigade des moeurs, Jean-Daniel Margairaz.Éric a 28 ans.À 16 ans, il s'est laissé masturber par deux clients dans des toilettes publiques.C'était facile et payant.« J'ai adoré, ça m'a éclaté, dit-il.J'y allais tous les soirs.» À Genève, où il travaille depuis deux ans, il a son réseau.Mais il va parfois dans la rue ou dans les bars pour voir si « un micheton traîne » et renouveler sa clientèle.Mais dans la rue, les « michetons » se font de plus en plus rares, raconte Benoit qui s'est mis à Internet.Selon lui, « le trottoir est mort.Avec Internet, par contre, le prostitué est de plus en plus isolé.» À 30 ans, Benoit croit que sa carrière tire à sa fin.« Les clients veulent des jeunes et une certaine innocence.» Benoit méprise la plupart de ses clients, des hommes qui « manquent de courage et qui sont souvent incapables d'assumer leur homosexualité.Après avoir fait un client, je me dis souvent : «Quel vieux, quel minable, quelle misère sexuelle !» Leur histoire est tellement triste.» Éric aussi sait qu'il ne lui reste plus que quelques années.« Au boulot, je ne suis plus capable de bander.J'ai commencé à accepter la pénétration.C'est au client de bander.Certains me disent : «Tapemoi dessus, insulte-moi».» Il veut prendre sa retraite à 30 ans.« Genève, dit-il, c'est trop riche, trop opulent.J'ai envie de campagne.» michele.ouimet@lapresse.ca Demain : Winnipeg, la ville de la répression 3LP0701A0913 A7 Mercredi 3LP0701A0913 ZALLCALL 67 00:59:07 09/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 A 7 Actualités Un champignon dévaste les tomates La contamination par le mildiou sévit actuellement dans la grande région métropolitaine PIERRE GINGRAS La production de tomates de plusieurs producteurs maraîchers et de centaines, voire de milliers de potagers a été détruite ou considérablement réduite à la suite d'une maladie propagée par un champignon microscopique, le mildiou.Les premières manifestations de la maladie n'ont été constatées qu'à la fin de juillet, mais sa progression a été fulgurante.Dans les cas extrêmes, les feuilles meurent en l'espace d'une semaine, comme si elles avaient brûlé, explique l'agronome Paul-Émile Yelle, du Bureau de renseignement agricole de Saint-Rémi, sur la Rive-Sud.Quant aux tomates, elles se couvrent alors d'une tache brune qui prend progressivement de l'ampleur et provoque une dégénérescence du fruit.La contamination sévit actuellement dans la grande région métropolitaine, notamment à Laval, en Montérégie, dans la région de Saint-Hyacinthe et vraisemblablement, encore plus loin vers l'est.Pour l'instant, on ignore l'étendue des dommages, mais certains maraîchers ont perdu 40 % de leur production, a indiqué un porte-parole du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.Pour Roger Breton, qui produit de la tomate depuis 20 ans à Pierrefonds, c'est 80 % de la récolte qui a été détruite.« Nous avions commencé la récolte le 25 juillet et elle a duré une dizaine de jours, environ 20 % de la production.Puis, tout a basculé.En moins de dix jours, mes 30 000 plants étaient morts et les tomates se sont couvertes de taches brunes.Tout était fini.Je n'ai jamais vu ça.Même l'agronome ne savait pas ce qui se passait.» M.Breton cite aussi le cas d'un ami de Saint-Rémi qui produit des tomates tardives.Le mildiou a détruit toute sa production.On ne dispose actuellement que d'hypothèses pour expliquer la prolifération de ce type de mildiou provoqué par un champignon qui répond au nom scientifique de Phytophoras infestans, explique l'agronome Yelle.Les conditions météorologiques, notamment le temps frais au printemps lors de la transplantation, l'air humide, d'abondantes rosées matinales et l'insuffisance de soleil ont été extrêmement propices à la propagation du champignon.Ses spores qui voyagent dans l'air peuvent transmettre la contamination sur une distance de 10 à 15 kilomètres.Il semble que ce sont des plants transplantés dans des potagers domestiques qui sont d'abord en cause.Selon l'agronome, Phytophoras infestans affecte habituellement la pomme de terre et est responsable de la célèbre famine en Irlande au siècle dernier, qui a déclenché l'immigration de milliers d'Irlandais en Amérique du Nord.Si les tubercules infectés ne sont pas enterrés ou encore s'ils sont mis au compostage comme cela arrive souvent chez les amateurs de potagers, la maladie se propagera.Et quand les conditions sont propices, comme ce fut le cas cette année, elle s'attaque aux tomates.Le hic, c'est que plusieurs fongicides sont disponibles pour traiter la maladie chez la pomme de terre, mais aucun n'est homologué pour les tomates, si ce n'est à titre préventif.Dans ces conditions, le producteur Roger Breton se demande s'il doit poursuivre ses cultures l'an prochain.Propriétaire de la pépinière la Jardinière du Nord, à Saint-Félix-de-Valois, Normand Tellier, un important détaillant de plantes annuelles au Québec, estime que les ventes de plants de tomate risquent de subir une chute l'an prochain, surtout si le temps est maussade lorsqu'ils seront offerts.« Les plaintes au sujet de cette maladie ont été innombrables, dit-il.Les tomates sont les plants (sic) les plus populaires auprès des amateurs de potagers.Chez nous, ils représentent environ 30 % de toutes les plantes potagères vendues en plants.» Signalons par ailleurs que les tomates vertes cueillies sur un plant atteint de mildiou sont parfaitement comestibles et ne représentent aucun danger pour la santé.On peut même les faire mûrir sur le bord d'une fenêtre.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Les tomates affectées par le mildiou se couvrent d'une tache brune qui prend progressivement de l'ampleur et provoque une dégénérescence du fruit.Le «retour des cerveaux» québécois des États-Unis FRANÇOIS BERGER Le fameux « exode des cerveaux » vers les États-Unis, tant décrié par les employeurs canadiens et québécois de haute technologie qui n'arrivent pas à combler des pénuries persistantes de main-d'oeuvre qualifiée, pourrait être renversé et devenir un « retour des cerveaux » si on lançait des campagnes de recrutement outre-frontière, a proposé hier le directeur d'une foire de l'emploi dans les technologies de pointe.Selon M.Éric Boutié, promoteur du Salon des carrières en haute technologie qui se tient jusqu'à demain au Palais des congrès de Montréal, les travailleurs québécois qui vivent aux États-Unis, surtout en Californie, sont susceptibles de revenir au Québec si on leur offre des emplois de qualité.Les milliers de Québécois travaillant dans les régions de San Francisco et de Los Angeles oeuvrent surtout dans les technologies de l'information et des communications et possèdent les qualifications justement recherchées par les entreprises québécoises qui font pourtant des pieds et des mains pour recruter du personnel.La plupart du temps, ces « cerveaux » ont opté pour les États- Unis parce que les salaires y sont beaucoup plus élevés, constatent tous les chasseurs de têtes.« Il n'y a pas seulement la rémunération qui compte dans le choix d'un emploi », rétorque M.Boutié, qui entend intéresser les gouvernements à la main-d'oeuvre québécoise émigrée aux États-Unis et aussi au recrutement de maind'oeuvre de haut calibre en Europe francophone.Les entreprises québécoises sont capables d'offrir, selon lui, des défis professionnels intéressants, un cadre de travail motivant et une qualité de vie souvent supérieure à celle des Américains.« Aujourd'hui, le travailleur en haute technologie recherche d'abord la culture d'entreprise qui va lui convenir », dit encore M.Boutié.Sa proposition de solliciter les candidatures de Québécois travaillant au sud du 49e parallèle n'est pas nouvelle.La chambre de commerce régionale de Sainte-Foy a entrepris ce mois-ci de contacter 2000 diplômés de l'Université Laval qui se sont exilés aux États- Unis ou au Canada anglais, dans le but d'en convaincre un certain nombre de revenir au Québec.À la fin de juin, les recruteurs d'entreprises de haute technologie d'Ottawa et de Montréal se sont rendus à San Francisco afin d'y courtiser des Québécois et autres Canadiens.La pénurie de personnel qualifié en haute technologie est telle qu'un nouveau poste sur deux reste vacant.Au Salon des carrières en haute technologie, le directeur Boutié s'attend à ce que 400 postes trouvent preneur parmi les quelque 750 offerts par 74 entreprises à la recherche surtout d'informaticiens et d'ingénieurs.Cette foire fait la sélection de ses visiteurs en exigeant leur curriculum vitae avant l'entrée.Seuls ceux répondant aux critères d'embauche (dont une expérience d'au moins deux ans en haute technologie) peuvent pénétrer au salon.La moitié de ces visiteurs occupent déjà un emploi, selon M.Boutié.Ce genre d'événement devient absolument nécessaire au recrutement, note-t-il, parce que les annonces traditionnelles dans les journaux ne suffisent plus.Il y a également une prolifération des offres d'emplois présentées sur des sites Web spécialisés.Parmi les nouveaux emplois offerts au Québec, 40 % se trouvent en haute technologie (de l'informatique à l'aérospatiale en passant par la biotechnologie), indique M.Boutié.Mais la pénurie de main-d'oeuvre ne concerne pas uniquement la haute technologie, elle touche tous les secteurs, qu'il s'agisse de la police, des centres d'appels, des restaurants, des commerces de vente au détail ou des compagnies de camionnage, note pour sa part Gabriel Bouchard, vice-président de Monster.ca, l'un des deux plus gros sites Internet d'offres d'emplois au Québec, avec Jobboom.com.Le développement rapide de l'Internet permet aux employeurs d'offrir d'abord les emplois sur le grand réseau de communication électronique, où les coûts sont moins élevés que dans les journaux et où il faut deux semaines de moins pour dénicher un bon candidat.Ensuite, les employeurs vont placer leurs offres dans les rubriques « carrières » des quotidiens.Enfin, ils auront recours aux salons spécialisés pour trouver le personnel tant recherché.Après, il restera peut-être les.États-Unis ! Pour en savoir plus : Salon des carrières en haute technologie www.ecarrieres.com Emploi-Québec (Techno-compétences) www.technocompetences.qc.ca Centre d'étude sur l'emploi et la technologie www.cetech.gouv.qc.ca Sites de recherche d'emplois Jobboom.com www.jobboom.com Monster.ca francais.monster.ca Viasite www.viasite.com Mosaic Québec www.careermosaicquebec.com Le Lien multimédia lien.sitepak.net/emploi © Mercedes-Benz Canada Inc., Toronto, Ontario, 2000.Une Compagnie Daimler Chrysler.PDSF de la E320 2001.Un concessionnaire peut offrir un prix moindre.notre site au www.mercedes-benz.ca UNE VALEUR .QUITABLE Ë PARTIR DE 67 990 $ Que vous optiez pour une berline, une familiale ou une 4MATIC .quatre roues motrices en permanence, les mots ne suffisent pas pour d.crire la Classe E.Par contre, un essai routier vous r.v.lera tout ce que vous voulez savoir.Pour cela, composez le 1 800 387-0100 ou visitez S.curitaire.Les nombreux syst mes de protection de la Classe E - des zones .d.formation 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taille des villes ANDRÉ PRATTE Plus une ville compte d'habitants, moins ceux-ci participent à la vie politique locale, selon une étude réalisée par un politologue de l'Université Princeton.Selon les analyses de J.Eric Oliver, qui portent sur les activités civiques de quelque 2500 Américains habitant 800 municipalités différentes, les citoyens ont moins tendance à voter, à assister aux réunions des instances municipales et à contacter les élus locaux dans les grandes villes que dans les petites.« Le taux de participation baisse régulièrement à mesure que la population augmente, explique le chercheur dans un article publié récemment.(Nos données) montrent que (.) les résidants d'une ville comme Woodside, en Californie (4300 habitants) sont 8 % plus susceptibles d'assister à une réunion d'un organisme local que ceux de la municipalité voisine de Cupertino (41 000 habitants), qui euxmêmes sont 6 % plus susceptibles de le faire que les citoyens de San Jose (750 000 habitants).»(1) Pour les fins d'un livre qu'il publiera le printemps prochain sur la question, M.Oliver a croisé les données d'une enquête sur la participation politique des Américains avec celles du recensement des États-Unis.Les résultats sautent aux yeux, même si les différences ne sont pas toujours énormes.Dans l'année précédant l'enquête, 40 % des résidants des villes de moins de 5000 habitants avaient communiqué au moins une fois avec le bureau d'un élu local.C'était le cas de seulement 27 % des citoyens des municipalités d'entre 50 000 et 250 000 habitants.Dans les villes de plus d'un million d'habitants, cette proportion glisse à 25 %.De la même manière, 25 % des résidants des plus petites municipalités ont assisté à au moins une réunion d'un organisme municipal ou scolaire, tandis que c'est le cas de seulement 12 % des citoyens des villes de plus d'un million d'habitants.Ces écarts pourraient certes s'expliquer par des différences socioéconomiques entre les populations.Mais ce n'est pas le cas.Même lorsque le chercheur tient compte de variables comme l'éducation, le revenu et l'âge, la participation civique reste plus faible dans les grandes villes.Et cela vaut aussi bien en milieu rural qu'urbain.C'est-à-dire que, comme ceux des villages de campagne, les citoyens des petites villes de banlieue semblent davantage impliqués dans la politique locale que ceux des grands centres.« Notre modèle indique que comparés à ceux d'une ville comme Los Angeles, les résidants de Santa Monica, en Californie, sont aussi susceptibles de participer aux activités civiques locales que ceux de Sioux City, en Iowa, même si Santa Monica est nichée dans une région métropolitaine qui est 20 fois plus grosse », explique Oliver.Ce phénomène fait dire au politologue que, même dans les métropoles, les frontières municipales gardent tout leur sens : « Malgré le fait que les frontières dans plusieurs régions métropolitaines sont noyées dans le flot de l'étalement urbain, elles influencent le comportement des résidants.» Comment expliquer la plus faible participation des citoyens des grandes villes ?Parmi les hypothèses testées par le chercheur à l'aide des données à sa portée, il ressort que l'intérêt pour la politique locale est plus faible dans les agglomérations importantes.Cela a étonné M.Oliver, puisque les médias accordent beaucoup plus d'attention à la politique des grandes villes.« La politique y est peut-être plus excitante, mais les gens sentent qu'ils n'ont pas d'influence, et que ça les concerne de moins près.Alors, ils prennent leurs distances », a-t-il avancé au cours d'une entrevue accordée à La Presse.Une île, une ville?Cette étude comporte-t-elle une leçon pour les élus québécois qui débattent de restructuration municipale ?Y a-t-il un risque qu'en fusionnant des villes, on décourage les citoyens de participer à la vie politique locale ?Professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal, Pierre Hamel convient que le risque existe, mais il souligne que la participation politique, telle que définie « de manière restrictive » par son collègue américain, n'est pas une fin absolue.« C'est certain que les gens participent plus à Blainville qu'à Montréal, et alors ?Est-ce que ça veut dire qu'il faut transformer nos structures de gestion municipale ?C'est vrai que les unités politiques rapprochées des citoyens favorisent la participation.Mais on sait très bien que ce système permet d'introduire des iniquités et ne contribue pas à redistribuer les richesses sur l'ensemble du territoire.Il faut donc imaginer des formes de coopération.» J.Eric Oliver est d'accord.À son avis, il faut viser une meilleure coordination au niveau métropolitain, tout en prenant garde de trop éloigner le citoyen des lieux de pouvoir.« Il est certes important d'avoir de petits gouvernements, pour que les gens conservent un certain contrôle sur leur quartier et leur vie quotidienne.Mais aux États-Unis, beaucoup de gouvernements locaux ont trop de pouvoirs, en matière de zonage notamment.Certains interdisent la construction de logements à loyer modique sur leur territoire, ce qui en exclut les pauvres.Il faudrait donc créer des fédérations de municipalités, qui seraient responsables des domaines affectant l'ensemble de la région métropolitaine, comme la gestion de la circulation et le contrôle de l'étalement urbain.» (1) Oliver, J.E.« City Size and Civic Involvement in Metropolitan America », American Political Science Review, vol.94, no.2, juin 2000. La Presse 13 septembre 2000 Page A9 manquante 3LP1001A0913 3LP1001A0913 ZALLCALL 67 00:55:29 09/13/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 L'unification s'annonce plus ardue sur la Rive-Sud MARTHA GAGNON L'unification de la Rive-Sud s'annonce encore plus ardue que certains ne le croyaient.Malgré les pressions du gouvernement, les maires ne sont pas parvenus à s'entendre sur un projet commun de regroupement.S'ils sont favorables au changement, ils sont incapables de s'engager dans une même voie.Il y a maintenant trois propositions de regroupement sur la table émanant des municipalités.Après la création de deux villes, des maires ont dit souhaiter hier la formation d'une Communauté urbaine Rive-Sud réunissant huit municipalités dans un cas et 36 municipalités dans l'autre cas.Il n'est pas question ici de fusion, mais de concertation régionale et de mise en commun des services.« Nous nous opposons à une fusion forcée.Nous considérons toutefois qu'il est dans l'intérêt de nos citoyens de présenter un projet qui tient davantage compte de notre appartenance à une collectivité et à une région, ainsi que des acquis obtenus au fil des ans », a expliqué la mairesse de Boucherville, Francine Gadbois, en sortant hier midi d'une rencontre avec ses homologues d'autres villes à l'hôtel de ville de Longueuil.La mairesse propose d'unifier les quatre MRC (Lajemmerais, Champlain, Vallée-du-Richelieu et Roussillon) pour créer une communauté urbaine de 36 municipalités qui, selon elle, formerait une « agglomération d'intérêts Rive-Sud » totalisant plus de 680 000 habitants.Mme Gadbois veut remplacer les structures des MRC par un seul organisme régional.Un représentant par municipalité d'au moins 15 000 habitants siégerait à la table régionale.Le président serait élu au suffrage universel.Selon elle, cette « agglomération serait complémentaire aux pôles de Montréal et Laval ».De son côté, le maire de Longueuil, Claude Gladu, pense qu'il serait préférable de créer une communauté urbaine moins étendue qui regrouperait les six villes de la MRC Champlain (Longueuil, Saint-Hubert, Greenfield Park, Le- Moyne, Saint-Lambert et Brossard), en plus des municipalités de Saint-Bruno et de Boucherville.« L'objectif premier est de créer une Rive-Sud forte », explique M.Gladu.C'est aussi l'avis de Mme Gadbois.À son avis, la formation d'une grande communauté urbaine permettrait d'avoir un niveau d'unité décisionnelle, d'instaurer une corporation de développement économique, de regrouper des services et de favoriser l'équité fiscale, tout en maintenant le statut des villes.Ces propositions diffèrent considérablement du projet de fusion de huit villes de la Rive-Sud qu'entend recommander Louis Bernard, le mandataire du gouvernement chargé d'étudier les regroupements dans la région métropolitaine.« La proposition Bernard est incomplète et inacceptable, affirme Mme Gadbois.Elle reproduirait de l'autre côté du fleuve ce que l'on tente de résoudre sur l'île de Montréal.Un modèle d'une ville dont la taille est disproportionnée par rapport au tissu urbain limitrophe.Comment contrer l'étalement urbain que pourrait engendrer un tel scénario ?» Toutes ces propositions représentent un beau casse-tête pour le citoyen qui s'intéresse à la réforme municipale et essaie d'en comprendre les enjeux.« Il faut s'organiser avant qu'on nous organise », prévenait le maire de Brossard, Paul Leduc, en s'adressant à ses citoyens lors de l'assemblée du conseil municipal, lundi soir.« Les fusions n'entraînent pas d'économie.Ceux qui payent ce sont les plus riches et Brossard est riche.Mais nous n'avons pas le choix ; le gouvernement nous oblige à partager notre richesse foncière.» M.Leduc appuie la proposition de scinder la Rive-Sud en deux grandes villes.Les maires proposent une ville du nom de Saint-Jean-Iberville MARTHA GAGNON Les municipalités de Saint-Luc, Iberville, Saint-Athanase et l'Acadie ont présenté une proposition de fusion au gouvernement, mais elles n'ont pas l'appui de Saint-Jeansur- Richelieu qui est en désaccord sur certains points.Les maires demandent à la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, de « régler le litige dans le meilleur intérêt des citoyens ».Selon eux, il y a un « consensus solide » des quatre municipalités pour un regroupement qui permettrait la création d'une grande ville de 80 000 habitants dont le budget s'élèverait à 80 millions.Selon eux, cette nouvelle ville devrait porter le nom de Saint- Jean-Iberville.Au début du processus de regroupement en mars 99, ils se sont engagés à consulter leurs citoyens avant d'endosser la demande commune.Cette consultation pourrait prendre la forme d'un référendum, d'un sondage ou d'un registre.Lors d'un point de presse hier, les maires Gilles Dolbec, Jean Rioux, Christianne Marcoux et Maurice Bergeron ont rendu public le mémoire présenté à Mme Harel, qui propose la création d'un conseil provisoire (à la date d'émission du décret créant la nouvelle ville) et la tenue d'une première élection générale en novembre 2003.Le projet de regroupement touche 640 employés municipaux.Les maires ont l'appui des députés de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Iberville, Roger Paquin et Jean- Paul Bergeron.Ce dernier a lancé hier une invitation au maire Myroslaw Smereka de reconsidérer sa position et de se rallier au projet de fusion des quatre municipalités.« Leurs arguments sont solides, dit-il.Ces maires n'agissent pas contre Saint-Jean-sur-Richelieu, mais ils prennent en considération les intérêts des citoyens des cinq municipalités.» M.Paquin affirme, pour sa part, que le désaccord ne porte pas sur les grands enjeux, mais sur le processus de transition.« Saint-Jean veut des élections rapidement, avant la création de la nouvelle ville, alors que les autres croient préférable de mettre en place un conseil provisoire durant 30 mois pour mieux effectuer la transition.C'est l'un des points en litige.Bien qu'elles soient légitimes, les considérations électoralistes ne devraient pas nous empêcher de réaliser la fusion.» M.Paquin ajoute qu'il n'a pas eu de représentations de la part de Saint-Jean-sur-Richelieu.« Ils ne m'ont pas exposé leur position.Alors que les autres travaillent dans la plus grande transparence, Saint-Jean donne son information au compte-gouttes », dit-il.Parmi les autres points en litige, il y a la représentativité des municipalités.« Saint-Jean veut avoir la majorité des voix et garder le pouvoir.C'est une fusion que nous voulons, pas une annexion », affirme Gilles Dolbec, maire de Saint-Luc.Le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu explique que les points de désaccord sont fondamentaux et qu'il entend bien défendre la position de sa ville devant la ministre Harel.Il favorise une élection générale en 2001 et la création de la nouvelle ville en 2002.« La formation d'un conseil provisoire risque de créer des tensions.Si jamais il y en a un, j'espère qu'il sera de très courte durée, dit-il.Je suis prêt à réaliser la nouvelle ville plus rapidement qu'ils veulent le faire.Et pourtant, on m'accuse d'être le méchant et de vouloir l'annexion.Mais nous voulons une représentativité adéquate.Notre conseil a déjà adopté une résolution unanime demandant la moitié des sièges.» Les autres points litigieux sont la réorganisation de la cour municipale, le nom de la future ville et surtout l'équité fiscale.« Ils veulent une fusion, mais ne rien payer.Pour adoucir le choc du regroupement dans les petites municipalités, on voudrait qu'on augmente les taxes ou qu'on diminue le gain de la fusion.» M.Smereka ne s'entend pas avec les autres maires sur la façon de distribuer la subvention provenant du programme d'aide au regroupement qui devrait aller aux villes ayant des augmentations de taxes.« Les petites municipalités ont bénéficié d'avantages dans le passé.Avec le regroupement, c'est le juste retour d'ascenseur.Les citoyens de Saint-Jean n'ont pas à donner une prime à ceux qui ont contribué à faire augmenter leurs taxes au cours des années.» Fortes indemnités à un récidiviste sans permis Presse Canadienne QUÉBEC La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) verse des prestations de 1100 $ nets par deux semaines à un individu qui se vante de n'avoir jamais eu de permis de conduire et qui a été arrêté pour une huitième fois, à Jonquière, alors qu'il conduisait une voiture en état d'ébriété.Le versement de cette prestation est en rapport avec une chute que l'individu a effectuée en sortant d'une camionnette \u2014 qu'il conduisait sans permis.Le cas d'André Côté, 42 ans, de Jonquière, étonne encore un procureur de la Couronne du Palais de justice de Chicoutimi, Me Jean- Philippe Robitaille.C'est lui qui a appris, en avril dernier, lors d'un interrogatoire, que le chauffard impénitent recevait une telle compensation de la part de la SAAQ.« Il demandait une mise en liberté sous caution, explique l'avocat.Nous lui avons alors demandé s'il avait des revenus susceptibles de garantir son cautionnement.C'est alors qu'il nous a mentionné recevoir des prestations de 1100 $ par deux semaines de la SAAQ.»« Nous ne sommes pas un régime punitif, a expliqué un porte- parole de la SAAQ, M.Roch Tremblay.Nous agissons dans le cadre d'un système d'indemnisation sans égard à la responsabilité.»Selon Me Robitaille, André Côté s'est présenté à deux reprises, en 1993 et 1995, pour obtenir un permis d'apprenti-conducteur.Mais il n'est jamais allé plus loin.« Aux policiers, de dire l'avocat, il a mentionné qu'il n'avait jamais eu de permis de sa vie et qu'il allait continuer de conduire et d'avoir une auto.» 3LP1101A0913 3LP1101A0913 ZALLCALL 67 00:51:58 09/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 A 11 Atteints d'un cancer, ils pourront être traités au Québec LIA LEVESQUE Presse Canadienne Au moins 170 patients québécois atteints de cancer et qui devaient être traités aux États-Unis pourront finalement l'être au Québec, d'ici à Noël.Ce changement a été rendu possible grâce à une série d'ententes locales entre des centres de cancérologie et des syndicats représentant des technologues en radio- oncologie.Les technologues acceptent ainsi d'effectuer des heures supplémentaires, afin de traiter davantage de patients, et ce en dehors des heures normales de traitement, expliquait en entrevue Mme Dominique Verreault, présidente du Syndicat des technologues en radiologie, affilié à la Centrale des professionnels de la santé, l'un des syndicats signataires de ces ententes.« Les technologues ont accepté de mettre l'épaule à la roue.» De telles ententes ont été négociées avec, notamment, le centre hospitalier régional de Trois-Rivières (Pavillon Sainte-Marie), le Centre hospitalier des Vallées de l'Outaouais (Pavillon de Gatineau), le Complexe hospitalier de la Sagamie, le Centre hospitalier régional de Rimouski et l'Hôpital général juif (syndiqué au Syndicat canadien de la fonction publique- FTQ).Aussi, des discussions sont en cours avec le centre hospitalier universitaire de Québec (Pavillon Hôtel- Dieu) et le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (Pavillon Hôtel-Dieu).Ainsi, 170 patients atteints d'un cancer du sein ou de la prostate, qui devaient être soignés dans un hôpital américain, pourront l'être au Québec.Il s'agit de patients en attente de traitement depuis plus de huit semaines.Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on précisait qu'il y avait au Québec, le 12 août, 530 patients atteints du cancer du sein ou de la prostate, qui attendaient un traitement depuis plus de huit semaines.On soulignait cependant que les patients n'attendent plus 22 ou 24 semaines, comme c'était le cas lorsque le transfert aux États-Unis a été amorcé, le 16 juin 1999, mais 14 ou 15 semaines.Mme Verreault, du syndicat, tient à préciser qu'il s'agit d'une entente « temporaire », d'un projet-pilote de 14 semaines. 3LP1201A0913 A12mercredi 3LP1201A0913 ZALLCALL 67 00:54:26 09/13/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 MEMO: un autre commissaire quitte le navire MARC THIBODEAU Après avoir perdu l'année dernière cinq commissaires, lesquels font depuis la pluie et le beau temps à la Commission scolaire de Montréal, le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) est confronté à une nouvelle défection.La commissaire du quartier Westmount\u2014Côte-des-Neiges, Norma Gaona, entend en effet quitter à son tour le parti pour siéger au conseil « sans allégeance politique ».Mme Gaona, qui a appelé de son propre chef La Presse pour annoncer sa décision, estime que cette rupture était nécessaire pour lui permettre de retrouver sa « liberté d'agir » au conseil.La commissaire se plaint d'avoir peu d'influence réelle sur les décisions du MEMO et du caucus des commissaires, qui cherche « à tout prix », dit-elle, à présenter une image de cohésion « même s'il n'y en a pas » en faisant appel à « toutes sortes de manipulations ».Les actions du parti scolaire, qui aurait « perdu sa voie », sont trop souvent empreintes de considérations politiques qui font passer au second rang l'intérêt des enfants, ajoute Mme Gaona, qui critique au passage les liens trop étroits avec le Parti québécois.Dans un dossier comme celui de la surpopulation, la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, qui chapeaute le MEMO, devrait véritablement accepter de travailler de concert avec ses adversaires politiques plutôt que de multiplier les provocations, note Mme Gaona, qui avait été recrutée par le parti quelques mois à peine avant les élections scolaires de 1998.« Quand je suis arrivée à ma première réunion du conseil, c'était vraiment le cours 101, dit-elle.Je ne savais même pas où je devais m'asseoir.» La décision de Mme Gaona rend d'autant plus improbable le retour à la majorité du MEMO, qui pouvait miser jusqu'à maintenant sur une improbable défection dans les rangs de ses ex-commissaires pour reprendre le contrôle effectif de la commission scolaire.Mme Gaona a expliqué qu'elle n'avait pas l'intention de se rallier à ce groupe ou au Regroupement scolaire confessionnel, même si elle se dit admirative du fait qu'ils réussissent depuis plusieurs mois à travailler en harmonie en dépit de leurs divergences politiques et idéologiques.Jointe hier par La Presse, Diane De Courcy a indiqué qu'elle n'était « pas surprise » de la décision de la commissaire, à laquelle elle dit souhaiter « bonne chance ».La présidente de la CSDM n'a pas voulu commenter les causes de la défection avant d'avoir pu échanger avec Mme Gaona, une rencontre étant prévue aujourd'hui.Elle a néanmoins précisé qu'elle « ne pouvait adhérer » à l'idée que le MEMO fait parfois passer les considérations politiques avant l'intérêt des enfants.PHOTOTHÈQUE DENIS COURVILLE, La Presse © Le ministre François Legault Conflit en vue entre la CSEM et la CSDM MARC THIBODEAU Le ministre de l'Éducation François Legault risque, dans un avenir rapproché, de se retrouver encore une fois aux prises avec un épineux conflit immobilier opposant la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et la Commission scolaire English-Montréal (CSEM).La commission scolaire francophone, qui a hérité depuis un an de trois écoles de la commission scolaire anglophone, soit Somerled, Saint-Kevin et Emily Carr, entend réclamer deux établissements de plus, Marymount et Pious X, pour résoudre ses problèmes de surpopulation.Le négociateur de la CSDM Robert Cadotte, a indiqué hier que son organisme entreprendrait « dans une semaine ou deux » des démarches auprès de la CSEM pour négocier le transfert de ces écoles.M.Cadotte ne se fait guère d'illusions sur l'issue de ces négociations puisque la commission scolaire anglophone a déjà indiqué qu'un tel transfert était hors de question.Ces démarches seront néanmoins menées « de bonne foi », assure-til, car elles constituent une étape incontournable avant que le ministre Legault ne soit appelé à intervenir.En vertu de la loi 111, qui a mené au transfert de l'école Emily Carr, le ministre a désormais le pouvoir de trancher unilatéralement lorsque deux commissions scolaires ne réussissent pas à régler un conflit immobilier.La CSEM s'oppose à ces dispositions et a entrepris de les faire invalider en Cour supérieure.Elle tente également de contester juridiquement les clauses de la loi portant spécifiquement sur le transfert d'Emily Carr.En attendant que la cause soit entendue sur le fond, la commission scolaire a obtenu en juin un sursis d'application de la loi, révoqué par la Cour d'appel à quelques jours de la rentrée.Hier, le porte-parole de la commission scolaire anglophone, Michael Cohen, a indiqué que les commissaires avaient décidé lors de leur dernière réunion de contester la décision en Cour suprême.L'avocate de la CSEM, Marie Michelle Lavigne, estime que la commission scolaire doit à tout prix tenter de renverser la décision de la Cour d'appel puisque celle-ci risque d'influencer le juge de la Cour supérieure.M.Cadotte pense pour sa part qu'il s'agit d'une démarche « absurde ».Si jamais le plus haut tribunal du pays accepte d'entendre la cause relative au sursis d'application, il risque de se prononcer longtemps après que la Cour supérieure ait tranché sur le fond, affirme le négociateur. 3LP1301A0913 a13 mercredi 3LP1301A0913 ZALLCALL 67 00:58:14 09/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 A 13 Taillibert rend hommage à Drapeau et pourfend ses dénigreurs GILLES BLANCHARD L'architecte Roger Taillibert s'est vidé le coeur.Le livre1 qu'il a lancé hier aprèsmidi, au sommet du mât du Stade olympique, constitue un étrange amalgame de violence et d'affection.Plus d'un quart de siècle après s'être vu confier les travaux d'architecture du complexe olympique, le « père du Stade » pourfend tout ce qui y a grenouillé : politiciens, syndicats, profiteurs de toutes sortes et même ses collègues architectes.« Ils allèrent jusqu'à me faire passer un examen en bonne et due forme pour vérifier si je possédais bien ma langue maternelle », ricane- t-il.Il fallait s'y attendre, Taillibert se fait particulièrement cinglant à l'endroit du juge Albert Malouf, le président d'une commission qui ne trouva finalement que deux coupables pour le dépassement des coûts : le maire Jean Drapeau et.l'architecte.Le bouquin ne présente pas la « réponse à Malouf » promise par le maire Drapeau, c'est-àdire la défense point par point qu'il avait fait préparer par les services municipaux et ne publia jamais, mais il relève des vices de forme importants dans le déroulement de ses travaux et souligne que la commission a refusé de poursuivre et réclamer des dommages aux vrais coupables.Dans son rapport, Malouf parle en effet de « l'existence possible de collusion de trafic d'influences ou de manoeuvres frauduleuses ou irrégulières ; de la possibilité de récupérer une partie des sommes d'argent.et des mesures pour y parvenir ».Il ne se fit rien.Les pages consacrées à Malouf se terminent par une « pochade » dédiée au juge maintenant décédé, une satire tirée du prologue du Marchand de Venise.Ceux qui paradent devant cette commission imaginaire s'appellent messieurs les Saboteurs, les Voleurs, les Grèves ou mesdames Complexité, Corruption, Inflation.La pièce fait mal : on retrouve tout à fait l'époque et ses silences.Malgré cette dureté, c'est essentiellement un témoignage de profonde affection que livre l'architecte maintenant âgé de 70 ans.L'ouvrage, intitulé Notre cher Stade olympique, est sous-titré Lettres posthumes à mon ami Drapeau.C'est par ces lettres que l'architecte livre ses commentaires et fait la petite histoire des constructions olympiques de Montréal et du Québec.Ces messages expédiés à son grand ami sont empreints de délicatesse et d'une généreuse complicité.Ils débordent largement le contrat de travail qui unissait les deux hommes.Taillibert admirait la grande culture de Drapeau.Ses lettres poursuivent les conversations que tenaient les deux hommes.Il y est question d'olympisme bien sûr, mais aussi de De Gaulle, d'architecture, de lettres, de grande et petite politique.Assise au premier rang des invités spéciaux hier, Mme Drapeau s'y retrouvera tout à fait.Et avec elle, tous ceux qui ont fait partie de l'aventure olympique montréalaise, par exemple cette centaine d'anciens des Travaux publics et autres proches du Montréal 1976.Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour déplorer le triste sort fait à nos installations olympiques, pour dénoncer la campagne de désinformation qui a cours depuis le tout début, par exemple pour démontrer aux gens, chiffres à l'appui, que la fameuse dette est éteinte depuis longtemps ?« Par respect pour M.Drapeau d'abord, répond Taillibert.Il avait décidé de laisser parler le temps, de ne pas faire l'honneur d'une réponse à Malouf et autres dénigreurs.Puis, à la fin, il m'a demandé de témoigner.» Dans son livre, Taillibert va plus loin.« Depuis que je m'y suis décidé, écrit-il, je comprends que je devais le faire pour moi aussi ; un sentiment étouffant de scandale m'a poursuivi, assez douloureusement.Nous avons tous deux été outragés publiquement, internationalement ; nos oeuvres aussi ont souffert de falsification et de détournement.Par pudeur sans doute, l'architecte n'ajoute pas qu'il se libère également d'un deuil qui l'a profondément affecté.1Notre cher Stade olympique.Lettres posthumes à mon ami Drapeau ; Roger Taillibert ; 310 pages ; Les Éditions internationales Alain Stanké, 2000.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Roger Taillibert 3LP1401A0913 A14 - MERCREDI 3LP1401A0913 ZALLCALL 67 00:53:42 09/13/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 Les meilleurs sommeliers du monde de passage au Québec PASCALE BRETON Le Concours du meilleur sommelier du monde, qui en est à sa dixième présentation cette année, se déroule pour la première fois en Amérique du Nord.Une délégation de 300 personnes, dont les 35 sommeliers participants, sera au pays du 29 septembre au 8 octobre pour y prendre part.Après des visites de vignobles ontariens et des escales à Toronto et Niagara, les visiteurs vont converger vers le Québec où se tiendra la véritable compétition, divisée en trois étapes.« Cet événement est une belle vitrine dont va profiter notre profession.C'est la meilleure plate-forme que nous pouvions avoir pour faire reconnaître à sa juste valeur le travail du sommelier et faire avancer la profession.La population s'intéresse de plus en plus au bon vin et c'est intéressant d'avoir un tel concours chez nous », a déclaré hier, en conférence de presse, Jacques Orhon, sommelier de métier, président de l'Association canadienne des sommeliers professionnels et président du comité organisateur de l'événement.La compétition promet d'être relevée.Tous les candidats doivent avoir préalablement remporté le prix du meilleur sommelier dans leur pays.Alain Bélanger, sommelier d'origine estrienne, a été sélectionné pour représenter le Canada.Nommé meilleur sommelier du Québec en 1995, il a aussi été candidat canadien au Concours du meilleur sommelier mondial en 1998, à Vienne, en Autriche.« C'est la passion des vins en général qui m'a mené vers cette profession et je suis fier d'être le représentant canadien.La préparation demande plusieurs heures de travail, je lis beaucoup et je déguste de 300 à 400 vins par mois, a confié M.Bélanger.À mes yeux, c'est une belle occasion de donner un rayonnement à la sommellerie et ça se déroule avant tout dans un esprit de camaraderie.» Les dernières présentation de ce concours triennal se sont déroulées à Vienne en 1998, à Tokyo en 1995, où le Québécois François Chartier avait terminé au troisième rang, et à Rio en 1992.Les concurrents seront d'abord soumis à un test de connaissances générales sur les vins, mais également les mets, la bière, le cigare, le thé et le café.Ils doivent posséder une bonne connaissance des vignobles, des cépages et de l'histoire de la viticulture.Viendra ensuite l'étape de dégustation à l'aveugle ainsi que les épreuves pratiques de service et d'harmonisation des vins et des mets.Les quatre finalistes retenus seront par la suite soumis à l'épreuve ultime, entre autres une dégustation minutée à l'aveugle et le service à un couple célèbre de convives.Les participants arriveront à Québec le 2 octobre pour ensuite visiter Charlevoix et Tadoussac.Les épreuves du concours débuteront le mercredi 4 octobre à Québec, puis les participants vont profiter d'une croisière entre Québec et Montréal, pour terminer le concours à Montréal et Sainte-Adèle les 6 et 7 octobre.Cette année, le gagnant du concours recevra une des rares bouteilles de champagne, Magnum Esprit du Siècle, évaluée à 25 000 $, en plus d'avoir l'occasion d'effectuer un séjour en compagnie d'amis dans le château Saran, propriété de Moët & Chandon.Le public peut assister à l'épreuve finale du concours en se procurant une épinglette auprès de l'Association canadienne des sommeliers professionnels.PHOTO ROBERT NADON, La Presse Alain Bélanger, candidat canadien J'aime, j'achète! 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Les mercredi 13 et jeudi 14 septembre Moins de piétons tués ou blessés ANNE de LOISY Le nombre de piétons tués ou blessés, toutes classes d'âge confondues, est en baisse au Québec.Selon la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), 632 personnes ont été victimes d'accidents en 1999, contre 715 en 1998.Sur les 632 piétons victimes d'accidents, 109 sont morts et 523 ont été gravement blessés.Malgré l'amélioration de la situation, « un piéton est victime de la route presque toutes les deux heures au Québec », a déclaré Jean-Yves Gagnon, président-directeur général de la SAAQ, au cours d'une conférence de presse à l'hôtel Gouverneur de Montréal.Il est également important de préciser que 3208 autres personnes ont été légèrement blessées sur les routes du Québec en 1999, lors de collisions avec des véhicules automobiles.Parmi l'ensemble des piétons impliqués dans un accident, les enfants de moins de 14 ans et les 15 à 24 ans représentent respectivement 22 % et 21 %, suivis des personnes âgées de plus de 65 ans, avec 17 %.Pour faire face à ce problème, la SAAQ et le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) ont lancé, hier, une campagne de sécurité.« Qui veut finir sa vie dans la rue ?» C'est avec ce slogan percutant que cette campagne intitulée « Direction Intersection » va tenter de sensibiliser les enfants et les personnes âgées.Les policiers seront donc de plus en plus vigilants à l'endroit des piétons indisciplinés.Coût de l'amende pour le piéton qui traverse entre deux intersections ou qui ne respecte pas les feux de circulation ?Vingt-sept dollars.« Dans 70 % des cas, la distraction, l'inattention ou la négligence du piéton sont à l'origine des accidents dont les piétons sont victimes, a expliqué M.Gagnon.La majorité de ces accidents pourraient être évités si ces personnes avaient simplement traversé aux intersections et respecté la signalisation en place, notamment les feux pour piétons », a-t-il précisé.La campagne de prévention après des enfants consistera à distribuer 570 000 feuillets de jeux contenant des conseils de sécurité aux élèves et à organiser une super dictée avec prix à la clef.Et nouveauté cette année : la SAAQ a décidé de s'associer à l'émission Bouledogue Bazar destinée aux enfants et diffusée sur Radio-Canada.L'Unicef, l'organisme Parents- Secours et Canal Famille sont partenaires de cette campagne qui sera échelonnée de la rentrée scolaire à la fête de l'halloween.Car précise M.Gagnon, « la majorité des accidents impliquant des piétons surviennent au cours de l'automne ».En ce qui concerne les aînés, des capsules contenant des conseils de sécurité seront diffusées dans le cadre des émissions Salut, bonjour ! sur TVA et Y'a plein de soleil sur TQS.L'écrivaine Marguerite Lescop agira à titre de porte-parole de la SAAQ, en effectuant une tournée de plusieurs résidences de personnes âgées à Montréal et à Québec.Et la SAAQ participera à la tournée « La santé et le bel âge » qui s'arrêtera dans une trentaine de villes du Québec.« La région de Montréal est celle où l'on retrouve le plus de victimes », a souligné Robert Masson, adjoint au chef de sécurité routière du SPCUM.Le quart des piétons morts ou blessés gravement, l'an dernier, se trouvaient sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, soit 27 piétons morts et 148 autres gravement blessés.Dans le cas des blessés légers, cette proportion atteint même 50 %. La Presse 13 septembre 2000 Page A15 manquante 3LP1601A0913 A-16 MERCREDI g n ral 3LP1601A0913 ZALLCALL 67 00:54:51 09/13/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 signées : Global Mind®, Levi's®, Buffalo, Hollywood, Ikeda, Manager, Dex Bros., Reebok et Everlast Sur nos prix ordinaires.Le choix et les marques varient selon le magasin.La mode sportive est offerte dans certains magasins seulement.Cette offre prend fin le dimanche 17 septembre.J'aime, j'achète! 40 % de rabais Mode et tenues sportives pour jeune femme milles de récompense Nous sommes le seul grand magasin à vous donner des AIR MILESmd.Les milles de récompense sont accordés mensuellement selon le total des achats, taxes non comprises.md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILESmd International Trading B.V., employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Canada Inc.et la Compagnie de la Baie d'Hudson.Québec veut identifier les porteurs inconnus du virus de l'hépatite C 225 000 lettres bientôt mises à la poste Presse Canadienne Le ministère québécois de la Santé fera parvenir 225 000 lettres à des personnes qui ont reçu une transfusion sanguine entre 1960 et 1990, dans le but de dépister celles qui auraient pu être infectées par le virus de l'hépatite C.Les autorités de la Santé estiment qu'entre 40 000 et 50 000 Québécois pourraient être atteints de l'hépatite C.Cette maladie peut entraîner des dommages importants au foie.L'hépatite C peut être présente durant des années dans l'organisme sans que des symptômes se manifestent.Le ministère estime qu'environ 70 % des personnes infectées ignorent leur état.Celles-ci pourraient donc transmettre le virus sans même le savoir.La transmission peut s'effectuer par transfusion sanguine, par le partage de seringue ou de la mère au foetus.La lettre qui sera envoyée aux 225 000 personnes les invitera à consulter leur médecin pour subir un test de dépistage au moyen d'une prise de sang.VOICI LA PREMIÈRE VOITURE DE L'HISTOIRE QUI A OBTENUE UNE DOUBLE MENTION CINQ ÉTOILES LORS D'ESSAIS D'IMPACTS LATÉRAUX.ÉVIDEMMENT, C'EST UNE VOLVO.LA VOLVO S80 2.9 A OBTENUE UNE DOUBLE MENTION CINQ ÉTOILES LORS D'ESSAIS D'IMPACTS LATÉRAUX AVANT ET ARRIÈRE DE LA NATIONAL HIGHWAY TRAFFIC SAFETY ADMINISTRATION.(NHTSA) H H H H H H H H H H Taux de bail ou de financement de 3,9 % offert sur les Volvo S80 2.9 et T6 de modèles 2000.Cette offre temporaire est disponible jusqu'au 30 septembre 2000 par l'entremise des détaillants Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation du crédit aux clients au détail admissibles seulement.Livraison requise avant le 30 septembre 2000.Exemple de location à long terme d'une Volvo S80 2.9 2000 avec acompte ou échange équivalent de 9675 $ : 599,72 $ par mois, basé sur 36 mensualités totalisant 21 589,92 $.Achat à la fin du bail pour 27 715,95 $.Le montant des mensualités peut varier en fonction de l'équipement optionnel choisi.Taxes, immatriculation et assurance en plus.Première mensualité et dépôt de sécurité requis.Le bail prévoit une allocation de 20 000 kilomètres par année (0,16 $ par kilomètre excédentaire).Le détaillant peut louer moins cher.Pour plus de renseignements ou d'autres options de location, voyez votre détaillant Volvo.© 2000 Automobiles Volvo du Canada Ltée.\u201cVolvo pour la vie\u201d est une marque de commerce d'Automobiles Volvo du Canada Ltée.N'oubliez pas de boucler votre ceinture.Visitez www.volvocanada.com.Volvo S80 2.9 2000 LOCATION 599$ PAR MOIS Montréal UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré (514) 737-6666 Saint-Hyacinthe AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson (450) 771-2305 Sainte-Agathe FRANKE VOLVO 180, rue Principale (819) 326-4775 Laval LES AUTOMOBILES BOUL.ST-MARTIN 1430, boul.St-Martin Ouest (450) 667-4960 Saint-Léonard JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est (514) 725-9394 Brossard VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau (450) 659-6688 Pointe-Claire VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza (514) 630-3666 3LP1701A0913 A17 - MERCREDI 3LP1701A0913 ZALLCALL 67 00:54:59 09/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 A 17 L'immigrant n'est pas assuré de pratiquer sa profession J'aime, j'achète! durant 2 jours Les mercredi 13 et jeudi 14 septembre 50 % de rabais Batterie de cuisine et articles suivis anodisés Professional d'Anolon.Batterie de cuisine et articles suivis Governor's Table® en inox.Tous les ustensiles de cuisson Market Square® en métal émaillé.50 % de rabais Tous les service de vaisselle en boîte Market Square® de 16 et 20 pièces à moins de 69,99 $.25 % de rabais additionnel Liquidation! 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Sheffield.Tous les jeux d'ustensiles de table Oneida.Tous les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Le choix et les marques varient selon le magasin.Exception : articles « Aubaine la Baie ».Presse Canadienne QUÉBEC Les immigrants au Québec ne doivent pas être amenés à croire qu'ils seront admis automatiquement à pratiquer la profession qu'ils exerçaient dans leur pays d'origine.Ce sont les ordres professionnels qui évaluent ici si les cours suivis à l'étranger sont suffisants pour permettre la pratique de l'une ou l'autre des 44 professions régies par le Code des professions, a signalé hier Me Annie Chapados, porte-parole du Barreau du Québec.Les représentants du Barreau comparaissaient devant la commission parlementaire de l'Assemblée nationale qui analyse le plan triennal d'immigration du Québec.Dans ce plan, le gouvernement propose divers scénarios qui augmenteraient d'ici l'an 2003 de 30 000 jusqu'à 45 000 et même 50 000 le nombre d'immigrants annuellement acceptés au Québec.Le Barreau a rappelé que c'est dans le but de protéger le public que chaque ordre professionnel définit depuis 1973 la formation et les qualifications requises pour exercer une profession au Québec.« On doit éviter que l'immigrant croit à tort pouvoir être admis automatiquement à l'exercice d'une profession.Cette reconnaissance est de la juridiction exclusive de l'ordre professionnel », mentionne le document soumis par le Barreau.Une mise en garde semblable a été formulée par l'Ordre des architectes du Québec.« Les informations transmises doivent mentionner clairement aux immigrants potentiels que l'admissibilité à la pratique de la profession d'architecte au Québec implique l'obligation de se soumettre à des stages et examens », a précisé le président de l'Ordre, Claude Hamelin Lalonde.Pour sa part, le Conseil du patronat (CPQ) approuve l'idée d'augmenter considérablement le nombre d'immigrants au Québec.Ce nombre devrait atteindre 51 000 en l'an 2003, a même proposé le président du CPQ, Gilles Taillon.L'Angleterre veut des immigrés très qualifiés Agence France-Presse LONDRES La Grande-Bretagne doit faciliter la délivrance d'un permis de travail et l'accès à la citoyenneté britannique pour la main-d'oeuvre immigrée hautement qualifiée, a déclaré la secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur, Barbara Roche.« Nous devons avoir une politique d'immigration d'ensemble, nous devons reconnaître son importance pour l'économie, les compétences, l'emploi, le commerce, l'investissement », a affirmé Mme Roche.Tout en préservant le système actuel, la Grande-Bretagne pourrait « mettre en place un permis réservé à ceux qui ont une promesse d'embauche pour un travail à un niveau suffisamment élevé, plutôt que de chercher à identifier quels sont les secteurs où il y a pénurie de maind'oeuvre », a-t-elle dit.Il s'agit d'attirer ainsi les « créateurs de richesses », a-t-elle souligné.La ministre a proposé d'aller plus loin et mettre en valeur la possibilité d'accéder à la citoyenneté britannique.« Dans d'autres pays il existe une sorte de cérémonie de naturalisation, a-t-elle souligné.Ils prêtent serment.Nous devrions sans doute faire quelque chose du même type.» 3LP1802A0913 A-18 MERCREDI recast 3LP1802A0913 ZALLCALL 67 01:00:01 09/13/00 B A 18 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 Des amis font l'éloge de l'adolescent d'Arundel JEAN-PAUL CHARBONNEAU SAINT-JÉRÔME Quatre jeunes hommes sont venus dire hier, au procès de l'adolescent accusé de l'assassinat de son père et de sa mère à Arundel, qu'il était pacifique, doux, et qu'il n'avait jamais parlé contre ses parents.C'est principalement en contre-interrogatoire qu'ils ont prononcé des paroles élogieuses à l'endroit de celui qui aurait tué sa mère dans le sous-sol de la demeure familiale, puis son père dans son atelier de travail.Ces deux crimes sont survenus le 22 mars dernier et l'adolescent était sur place quand les policiers sont arrivés.Avec les réponses qu'il a obtenues, Me Guy Poupart a réussi à faire une preuve de caractère.Même si son client a été considéré comme majeur au sens de la loi une semaine après le double meurtre, il est jugé en chambre de la jeunesse au palais de justice de Saint-Jérôme.Le jeune homme a réclamé la permission de fumer durant les ajournements parce qu'il était gardé au bloc cellulaire des adultes.Normalement, en chambre de la jeunesse, un accusé n'en a pas le droit, mais étant donné que les adultes peuvent griller une cigarette lorsqu'ils ne sont pas dans une salle d'audience, le juge Jean La- Rue, de la Cour du Québec, lui a donné la permission.Pour la deuxième journée, l'accusé a fixé le plancher continuellement en ayant toujours les bras croisés.Il n'a pas bougé du tout quand son oncle, l'un des frères de son père, est venu répondre durant quelques minutes aux questions de la poursuite (Me Nathalie Duperron-Roy) et ensuite à celles de son avocat.L'un des amis de l'accusé a indiqué que le seul changement qu'il avait constaté chez lui est qu'à un certain moment il est arrivé à son appartement de Saint-Jovite avec le crâne rasé et avec un petit chapeau.Auparavant, il avait les cheveux tressés.Un autre a raconté qu'il n'avait jamais eu connaissance de problèmes flagrants entre l'accusé et ses parents.Me Duperron-Roy lui a demandé si l'accusé avait déjà consommé des drogues et il a répondu que lui oui, mais pas l'accusé.À Me Poupart, ce témoin a spécifié que son copain était assez renfermé et qu'il détestait la violence.L'un des frères du père de l'accusé est venu jurer que jamais il n'avait entendu dire que le père de l'accusé et sa femme allaient partir en voyage.Il se pourrait qu'aujourd'hui la poursuite fasse entendre la déclaration de l'accusé enregistrée sur vidéo après le drame.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Incommodés par des émanations Christian Blouin, chef de service aux relations publiques à l'entreprise pharmaceutique Merck Frosst, de Kirkland, montre l'édifice de trois étages où 20 employés affairés à la rénovation ont été incommodés par des émanations hier, vers 10h50.L'incident s'est produit au moment de couper une canalisation dans cette bâtisse normalement occupée par des laboratoires de recherche.Vingt personnes qui se plaignaient de nausées et de picotements ont été conduites à l'hôpital pour subir des tests sanguins.Les autres employés présents dans la bâtisse, 140 au total, ont été évacués par mesure de précaution et aucun des 1200 employés de Merck Frosst ne s'y trouvait.Les travaux, qui font partie d'un vaste plan de rénovation et de construction au coût de 250 millions, ne reprendront pas avant que la source des émanations ait été trouvée, ce qui n'avait pas été fait hier après-midi.Voisin de palier arrêté pour viol MARCEL LAROCHE Après s'être introduit par effraction dans le logement de sa voisine de palier, un homme l'aurait agressée sexuellement à la pointe d'un couteau.Dénoncé par sa victime qui l'a reconnu, l'agresseur n'a offert aucune résistance aux policiers de la CUM venus le cueillir quelques heures plus tard dans son appartement de Lachine, au sud-ouest de Montréal.Rolland Bannon, présumé responsable de cette agression sexuelle armée, n'en serait pas à ses premiers démêlés judiciaires pour des crimes de cette nature.Au moment de l'attentat, aux petites heures lundi matin, le récidiviste de 28 ans était en période de probation, en plus d'avoir une cause pendante pour une autre affaire de violence.Nouvellement installé dans un immeuble à logements multiples à Lachine, Bannon aurait décidé de faire une visite impromptue à sa voisine de palier, une jeune femme de 24 ans vivant avec son enfant en bas âge.Sans faire de bruit, le suspect serait entré par effraction dans l'appartement, vers 1 h 50 dans la nuit de dimanche à lundi, pour ensuite se rendre jusque dans la chambre à coucher.Réveillée en sursaut par cet homme rendu dans son lit, la jeune femme aurait été forcée sous la menace d'un couteau de se livrer à des activités sexuelles.Une fois ses bas instincts assouvis, l'agresseur aurait quitté précipitamment les lieux par la porte avant.Ayant retrouvé ses esprits, la jeune mère s'est empressée d'alerter les policiers du poste de quartier 8 du SPCUM qui ont recueilli sa déposition.En plus de l'agresser à la pointe d'un couteau, l'individu lui avait aussi subtilisé une bague avant de prendre la fuite.Munis d'un mandat d'arrestation, les sergents- détectives Robert Bérard et Normand Richard, de la Division des agressions sexuelles du SPCUM, se sont présentés quelques heures plus tard au domicile de Bannon.Une perquisition effectuée dans le logement du suspect a permis aux enquêteurs de saisir l'arme présumée du crime ainsi que la bague appartenant à la victime.Rolland Bannon a comparu brièvement, hier, devant le juge Joseph Tarasofsky, en Chambre criminelle de Montréal, pour faire face à des accusations d'agression sexuelle armée, introduction par effraction, séquestration et vol qualifié.Le prévenu a été écroué en attendant de subir aujourd'hui son enquête pour remise en liberté.Un informaticien absous de possession de porno juvénile CHRISTIANE DESJARDINS Un informaticien de 39 ans qui a plaidé coupable à des accusations de possession et importation de pornographie juvénile, a reçu une absolution inconditionnelle de la Cour, récemment.L'homme venait de terminer un contrat de trois ans à Bangkok, quand il est arrivé aux douanes de Dorval, en juin dernier.En fouillant dans ses affaires, un enquêteur de la Sûreté du Québec a trouvé une vingtaine de CD-ROM pornographiques.Une observation plus poussée a permis de découvrir que des images de pornographie juvénile étaient disséminées dans cinq des CD.L'ensemble contenait aussi quatre films de dessins animés Pokémon, avec, en certains endroits, des scènes de pornographie juvénile.L'avocate de Houle a fait valoir que l'homme avait acheté ces CD en toute légalité dans des marchés publics de Bangkok, et qu'aucune indication sur les étiquettes ne laissait supposer qu'ils pouvaient contenir de la pornographie juvénile.Elle a signalé que l'homme rentrait au Québec avec tous ses effets personnels, et qu'il n'avait aucune intention de distribuer ces images.Et comme son client, un informaticien ultra-spécialisé, travaille toujours à l'extérieur du pays, elle a demandé au juge de lui accorder une absolution inconditionnelle, afin qu'il puisse continuer de voyager sans embûche.Houle n'avait aucun antécédent judiciaire.La procureure de la Couronne, qui proposait d'imposer une amende, ne s'est pas opposée et le juge a accepté.« Dans votre cas, ce sont des situations extrêmement particulières.Il y a une forme d'accident dans le fait que vous soyez entré au Canada avec ce matériel contenu dans une multitude de matériel autre, qui ne constituait pas quant à sa teneur une infraction.» Le juge a toutefois prévenu l'homme.« La Cour peut comprendre une première fois, même s'il s'agit d'un sujet extrêmement délicat lorsqu'on parle de pornographie juvénile.Mais je douterais fort que l'on puisse arriver à la même conclusion si la même personne recommettait la même faute.Donc, à vous d'être extrêmement prudent.» Soulignons que le matériel rapporté par l'accusé restera aux mains de la police, qui compte l'utiliser pour combattre ce type d'infraction.Les disquettes seront détruites.Par ailleurs, Houle a versé 1000 $ à un organisme qui vient en aide aux victimes d'actes criminels.Arthrite Rendez-Vous 2000 Présenté par L'Association d'Entraide de l'Ouest-de-l'Île (AWISH) Le dimanche 17 septembre 2000 de 10 h à 16 h au Centre communautaire Sarto Desnoyers 1335, chemin Bord-du-Lac, Dorval CONFÉRENCIERS Dr Mary Ann Fitzcharles, Rhumatologue Dr H.André Ménard, Chef Rhumatologie Université Mc Gill University Dr Joe Schwartz, Directeur de l'Organisation pour la Chimie et la Société, Université Mc Gill Dr Michael Starr, Rhumatologue, et animateur d'une table ronde sur les maladies arthritiques, formée de membres d'AWISH VENEZ RENCONTRER Dr Martin Cohen et Dr Nancy Hudson, Rhumatologues, ainsi que des psychologues, diététiciens, physiothérapeutes, ergothérapeutes, massothérapeutes, travailleuses sociales, des représentants du Centre de réadaptation Constance-Lethbridge, du Centre de réadaptation de l'Hôpital Juif, de la Société d'Arthrite et nombreux autres participants et animateurs d'ateliers.(514) 631-3288 Entrée libre.Stationnement gratuit UNE RAISON DE CÉLÉBRER Nous réparons tout! (sauf les coeurs brisés) Nous sommes heureux de vous annoncer un nouveau service: nous avons maintenant l'équipement et le personnel qualifié pour la réparation du verre brisé ou ébréché.Verres, pichets, vases incluant Lalique, Waterford, Daum, Val St-Lambert, Rosenthal, etc.Sur présentation de ce coupon, ne payez que 8 $ pour la réparation du verre ébréché.N'inclut pas les taxes.4652, boul.Décarie, Montréal (Québec) H3X 2H5 Tél.: (514) 484-8332 - Fax: (514) 484-9126 www.themrfixit.com 3LP1901A0913 a19 mercredi 3LP1901A0913 ZALLCALL 67 00:56:58 09/13/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2000 A 19 Brosseau n'était pas schizophrène, dit un expert Les grenouilles ou les humains Presse Canadienne QUÉBEC Les grenouilles dans les fossés sont l'objet de plus de sollicitude que les êtres humains lorsqu'on prépare un chantier sur une autoroute québécoise.C'est du moins ce qu'affirmait avec cynisme l'expert Claude Beaupré, qui poursuivait hier son témoignage devant le coroner Denis Boudrias, dans le cadre de l'enquête sur les circonstances ayant entraîné le carambolage de Saint-Michel-de-Bellechasse.On procède à des études environnementales sur les grenouilles, disait-il, mais les plans de gestion de la circulation qui assureraient la sécurité des automobilistes et des travailleurs sur les chantiers ne sont pas obligatoires au ministère des Transports.Ce n'est que dans la région de Montréal ainsi qu'en Estrie que les directions du ministère portent attention à la gestion de la circulation pendant la tenue de travaux, a constaté M.Beaupré.« Loin des grands centres, on est moins préoccupé par la gestion de la circulation.» Presse Canadienne SHAWINIGAN Le diagnostic de schizophrénie de type paranoïde posé par les psychiatres Pierre Gagné et Dominique Bourget à l'endroit de Félix Brosseau, pour expliquer son comportement avant, pendant et après le meurtre de son père, a été mis en doute par le Dr Gilles Chamberland, un témoin-expert retenu par la couronne dans la présente affaire.Comme il l'avait fait lundi, le Dr Chamberland, directeur des services professionnels à l'Institut Philippe- Pinel de Montréal, parle tout au plus de troubles délirants et, plus spécifiquement, de délire de persécution.Le médecin-psychiatre a répété autant qu'il l'a pu qu'il y avait peut-être des doutes dans l'esprit de l'accusé, mais pas de convictions soutenues.« Il y a peut-être eu des délires, mais encore fallait-il que l'accusé en soit convaincu », a-t-il précisé.Selon le Dr Chamberland, les signes d'une schizophrénie auraient été très évidents lors de l'interrogatoire de police.« Or, on ne note absolument pas de tels signes.» Quant à la thèse développée par le médecin-psychiatre Pierre Gagné voulant qu'au moment du meurtre, Félix Brosseau \u2014 dans son esprit \u2014 ne tuait pas son père mais un imposteur qui l'avait remplacé, le Dr Chamberland a dit qu'il ne la retenait absolument pas.Le Dr Chamberland a réitéré son analyse voulant que la consommation régulière d'alcool par l'accusé, assortie à la consommation de cannabis et de cocaïne, avait pu contribuer à créer certains symptômes relevés par la mère et les trois autres psychiatres entendus.4315, Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 Pour la vie et pour le prix Des voitures conçues pour la sécurité de votre famille.Paiements mensuels basés sur un bail de 36 mois.Versement initial de 7500$ + taxes ou échange équivalent.Transport et préparation inclus.Disponible sur modèle S80 (2.9) en inventaire.Transport et préparation en sus.#Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.Versement initial de 2995$ ou échange équivalent.Transport et préparation en sus.Voyez un représentant de John Scotti Volvo pour tout renseignement sur les options de location à bail.N'oubliez pas de boucler votre ceinture.2001 MAINTENANT DISPONIBLE.venez essayer la toute nouvelle Volvo V70 Cross Country 2001! 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