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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-09-16, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0916 D1 cono vendredi 6LP0101D0916 ZALLCALL 67 01:36:34 09/16/00 B www.canjet.com 1 8 0 0 8 0 9 - 7 7 7 7 LES VOLS «BIEN PENSÉS» Aucune réservation à l'avance, ni aucun séjour minimum requis ! Tarifs sujets à changement selon l'inventaire.Les changements aux réservations peuvent être faits jusqu'à deux heures avant le départ et sont sujets à des frais additionnels.Les tarifs n'incluent pas les taxes, les taxes aéroportuaires ou autres frais lorsqu'ils s'appliquent.Tous les services et les ventes sont sujets à approbation gouvernementale.À compter du 25 septembre, de l'Aéroport international de Dorval.Pourquoi payer plus, quand vous pouvez voler pour moins cher ?TORONTO À compter de 79$ aller simple HALIFAX À compter de 89$ aller simple WINDSOR À compter de 129$ aller simple ST-JOHN'S À compter de 149$ aller simple WINNIPEG À compter de 189$ aller simple 6LP0201D0916 D-2 samedi - A 6LP0201D0916 ZALLCALL 67 01:28:38 09/16/00 B D2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 L'EXCESSIF MARC LABRÈCHE N'EST PAS STRESSÉ Suite de la page D1 « Mais elle a l'air heureuse depuis qu'elle est productrice de documentaires », dit-il avec un sourire qui n'a même pas un pli de raillerie.Sa guitare l'accompagne à TVA.Il n'a pas chômé depuis son départ de TQS.Trois semaines de vacances avec sa famille cet été.Le reste a été consacré à aligner des idées avec son équipe, notamment son vieux copain Richard Gohier qu'il a rencontré lorsqu'il était chroniqueur de nature Ð « Je n'y connaissais rien au début » Ð à Beau et chaud, l'émission d'été du Radio-Québec du temps.Ils travaillent ensemble depuis tout ce temps.Notamment au théâtre pour Frankenstein.Marc a 39 ans, Richard 40.Le concept du Show sournois s'articule autour de trois invités par émission, dont un invité star, qui sera l'humoriste Daniel Lemire pour la première, lundi.Chaque star aura droit à une présentation biographique dans le genre de celle qu'on a faite à Labrèche lors de l'émission de la rentrée de TVA.Racontée en une minute et demie, avec musique grégorienne ou autre.ou sans musique du tout, mais toujours dans un style différent.Et il y aura toujours un invité du monde musical.Lundi, ce sera Jean Leloup.Plus les chroniqueurs réguliers Ð une douzaine allant de Suzanne Lévesque à Martin Matte en passant par Pierre Brassard et Marie-Josée Taillefer, qui apparaîtront une ou deux fois par semaine.Le tout se terminera, dans le dernier quart d'heure, par une table ronde avec tout ce beau monde.Dans un décor dont il faut garder la surprise, avec des fresques en morceaux qui évoquent Pompéi et un gadget qui fait penser à Disney World.Songé en diable.Va-t-il être catastrophé si ça ne lève pas ?Il répond qu'il ne travaille pas pour les cotes d'écoute, mais pour son plaisir et celui du public.De toute façon, dit-il, je pourrais gagner ma vie en retournant au théâtre, en y ajoutant un rôle dans un téléroman et en faisant du doublage.Il évoque le temps où il s'était installé avec sa famille à Deux-Montagnes et était heureux.Il vit aujourd'hui dans une maison de qualité avec un immense terrain à Saint-Lambert.Il y a deux ans, il a décidé d'imiter Le Nôtre et de créer un jardin mini-Versailles.Il me décrit ses magnifiques tomates, ses courgettes grosses comme des canots, l'harmonie de ses quatre carrés.Cette année, il a tout recouvert de pelouse et a gardé quatre poiriers.Marc Labrèche ne court pas les premières, avoue faire une vie super ordinaire avec sa compagne de presque 20 ans Fabienne, la fille de Georges Dor, leurs enfants, Orian, qui aura 15 ans dans deux semaines, et Léane, 12 ans.Une mère, la journaliste Michelle Labrèche-Larouche, qui adore ses petits- enfants et qui est toujours en train d'essayer autre chose.Ces temps-ci, elle travaille à un roman genre Harlequin avec sa copine Ingrid Saumart.Il adore voyager.Parle avec passion de Juan-les-Pins Ð « On mangeait de la truite et des frites en regardant le soleil se coucher sur la Méditerranée » Ð et de Londres où il a assisté à une comédie musicale avec son fils Orian Ð qui a adoré ça Ð qui reprenait les hits du groupe Abba en tricotant une histoire farfelue autour.Et il lit beaucoup.Ces jours-ci, c'est Sinouhé l'Égyptien de Mika Waltari qui l'enchante.Une vie magique Labrèche a rarement eu de mauvaises critiques.sauf lorsqu'il a été Dali dans la comédie musicale Gala.« Mais j'ai adoré faire ça.Imaginez, une comédie sur le surréalisme à Montréal.Ça nous changeait ! » Bref, il a eu une vie magique et il l'admet.Il ne rêvait pas de faire du théâtre, étudiait la philosophie à l'université lorsqu'il a entendu dire qu'on cherchait un jeune acteur pour Harold et Maude.Il a eu le rôle et se rappelle Brind'Amour, qui jouait Maude, tricotait derrière le rideau entre ses scènes.Son père, le grand acteur Gaétan, était-il aussi calme ?Marc rit et me parle des excès de Gaétan, qui était toujours en représentation, même à la maison.Il raconte que Gaétan Ð il ne dit jamais papa Ð s'assoyait pour souper et lançait, la voix dramatique : « Ah ! crisse que j'suis fatigué.Les yeux me tombent ! » Je reconnais la voix de Gaétan Labrèche, plus profonde que celle de Marc.Et puis, il me parle des deux grands coups durs de sa vie.La séparation de ses parents alors qu'il avait 9 ans.Son père est resté dans l'appartement, un cinq et demi, et ne parlait plus à sa mère.Marc était le messager entre les deux.Et puis la mort de Gaétan.Du cancer.« Quand il m'a vu arriver la dernière fois dans sa chambre, il a souri et dit combien il était heureux de me voir.Puis, il s'est tu.Et quand je lui ai dit qu'il retrouverait plein de gens qu'il aimait, il s'est retourné et m'a dit en me regardant avec ses yeux bleus : Mais pas celui que j'aime le plus ! » Sa voix ne tremble pas.Moi, j'ai les yeux pleins d'eau.Qu'un père dise à son enfant sur son lit de mort qu'il est celui qu'il aime le plus au monde me semble le plus beau cadeau de la vie.Il a bien de la chance, ce Marc Labrèche.Et si ses scores ne sont pas assez gros pour faire le bonheur de TVA, je sais qu'il n'en mourra pas.« Mon bonheur est assuré, dit-il.Advienne que pourra ! » Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Marc Labrèche ne s'inquiète pas outre mesure des cotes d'écoute qu'obtiendra sa nouvelle émission à TVA.Pour sa première, Le Grand Blond avec un show sournois accueillera lundi, à 22h30, l'humoriste Daniel Lemire et le chanteur Jean Leloup.Marc Labrèche ne sera pas catastrophé si son show ne lève pas.Il ne travaille pas pour les cotes d'écoute, mais pour son plaisir et celui du public.VOTRE SOIRÉE DE TÉ L É V I S I O N 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal Sydney 2000 Le Téléjournal Sydney 2000 / Suite de 18h30.Le TVA 18 heures Cinéma / LES STUPIDES (5) avec Tom Arnold, Jessica Lundy Cinéma / DRESSÉS POUR TUER avec Dean Cain, Bryan Brown Le TVA Sports (22:55) Cinéma (23:25) Documentaires - Sciences / Le visage dans tous ses états Cinéma / SOLEIL (4) avec Roger Hanin, Sophia Loren Cinéma / FARGO (2) avec William H.Macy, Frances Mc Dormand Cinéma / TU NE JURERAS PAS (3) avec Krystyna Janda (22:46) Les Simpson Cinéma / RUDY (5) avec Sean Astin, Ned Beatty Cinéma / FLEUR DE POISON (5) avec Drew Barrymore, Sara Gilbert Grand Journal (22:59) Cinéma (23:29) Pulse Expos.Higher Ground Code Name: Eternity Cinéma / CITY HALL (4) avec John Cusack, Al Pacino CTV News News .Contact e Now Twice in a Lifetime Sydney 2000 Olympic Summer Games (17:00) Sat.Report Sydney College Football (15:30) News MASH Cinéma / SPY HARD (5) avec L.Neilsen, N.Sheridan David Blaine's Street Magic News Baywatch NCAA Football (15:30) Seinfeld Big Brother Survivor Walker, Texas Ranger ER News NBC News 2000 Summer Olympics The Lawrence Welk Show .Minister .Served?Vicar of Dibley No Place.Ballykissangel Cinéma / GANDHI (2) avec B.Kingsley, R.Hattangady (21:50) .(17:00) Jerry Lee Lewis: The Story of Rock'n Roll Allo, Allo A Fine Romance (20:40) As Time.(21:15) .(21:55) Adirondack Blue (22:35) P.O.V.Investigative Reports Love Chronicles Biography / Greta Garbo Cinéma / THIN AIR: A SPENSER MYSTERY avec Joe Mantegna Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds Just for.Classical Ute Lemper Live at.: Ute Lemper Sarah Brightman: One Night in Eden Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Goût du monde / Australie Famille célèbres / Barrymore Biographies / Lise Watier Navarro / Méprise d'otages Cinéma Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Prévention des toxicomanies Le Monde à la carte Deux mille.N.A.S.A.Educational File Quartier.Gestion.In Focus Histoire des formes urbaines You Asked.Timeslot Storm Warning! How'd they do that?Vets in.Downtown.Into the Unknown Connection You Asked.Prêt à partir Vidéo Guide Vélo Mag Qc vu.Plaisirs.Golfs d'ici Cécile Dechambre Prêt à partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinéma / MR.DESTINY (4) avec J.Belushi Cinéma / NEVER A DULL MOMENT (5) Pub Drew Carey The PJ's Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Jake and the Kid Traders Carifiesta 2000 Survivor Fest.of Stars / Crash Test.A.Hitchcock South Park Tournants de l'Histoire Histoires de trains La Face cachée de l'Histoire Cinéma / AU NORD LE PARADIS (3) avec Zaide Silvia, David Villalpando French Revolution (17:00) Great Trains Stories Crown and Country Cinéma / GALLIPOLI (3) avec Mark Lee, Mel Gibson For Valour TV Guide Shift TV Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Shift TV Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Bee Gees Cinéma / SGT PEPPER'S (5) avec Peter Frampton, Sandy Farina Box-Office Le Cimetière Buzzé Fax présente Concertplus / MTV Video Music Awards 2000 Clip Groove BBC News Culture.Today Sydney.Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts .Today Sydney.Un Canadien Culture.Journal RDI Médias Enjeux Téléjournal RDI à Sydney Un Canadien Zone libre Sports 30 Mag Entre, lignes Jeux olympiques 2000 / Triathlon Sports 30 Mag Jeux olympiques 2000 / Soft-ball La Boutique aux maléfices Saint-Tropez, sous le soleil Fréquence Crime La Firme de Boston Cinéma / LA BALLADE DE L'AMOUR (4) avec Miranda Otto The Grafters Cinéma / HEAVEN BEFORE I DIE (4) avec Andy Velasquez Davinci's Inquest Cinéma / THE USUAL SUSPECTS (3) avec Gabriel Byrne Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / PHANTOM OF THE OPERA (4) avec Herbert Lom, Heather Sears .(23:15) Golf (17:00) Sportscent.Equestrian / The Collingwood Festival You Gotta.Wrestling: WWF Live Sportscentral Game on You Gotta.Pas sorcier! Hist.Max Les Tremblements de terre Duos: Session Jazz Cinéma / VANILLE FRAISE (5) avec Pierre Arditi, Sabine Azéma Duos: Session Jazz (23:10) Great Books (17:00) Great Books / Se poursuit jusqu'à 1h00.(11:00) Sportsdesk 2000 U.S.Open Golf Football / Tiger Cats - Stampeders Courage.A.Anaconda Redwall Ned.triton .le pire Drôle, voyou Simpson Cybersix Silver Surfer South Park Simpson .le pire Vins et.Journal suisse Journal FR2 Tapis rouge / Spécial Rentrée Union libre / Daniel Prévost Gros Plan Journal belge Soir 3 Inquiring.Great Parks Forbidden Places Cinéma / THE SECRET LIFE OF WALTER MITTY (5) Convers.Cinéma / THE KID FROM BROOKLYN (22:15) .secondes Les Copines Dos Ado Quand la vie est un combat Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Trauma City Mag Chef Michel Saveurs.Savoir-faire Peinture.Reflets Qc Micro-info 2.0 City Mag Reflets Qc Action Emploi Addam's.Grade Alien Worst Witch Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer YTV's Hit List Student.Syst.Crash Radio Active Au-delà du réel Star Trek: la nouvelle génération Battlestar Galactica X Files Millennium Hors-circuit (23:51) Wheel of Fortune Louise Cousineau 6:00 a - JEUX OLYMPIQUES Debout les paresseux, si vous voulez voir des événements en direct.Notamment, la finale de hockey sur gazon à laquelle on a rêvé tout l'été.Autrement, des résumés ce soir à 18h30.16:00 r - MOSAÏCULTURES INTERNATIONALES Un des grands succès de l'été à Montréal, cette exposition fait l'objet d'un reportage où vous rencontrerez l'horticulteur en chef de la splendeur, Normand Francoeur.19:00 A - SOLEIL Sophia Loren, Roger Hanin et Philippe Noiret dans cette chronique de la communauté juive en Algérie en 1940.19:30 P - TAPIS ROUGE Grand spécial de la rentrée de Michel Drucker avec des comiques comme Valérie Lemercier, Michel Boujenah, Laurent Ruquier et Michel Leeb.Aussi plein de chanteurs, notamment Nougaro et Alain Souchon.19:30 0 - MÉDIAS Si vous voulez voir comment on fait - ou on tue - la une de La Presse.20:00 1 - BIOGRAPHY Greta Garbo a longtemps passé pour la plus belle femme au monde.21:00 A - FARGO Les frères Coen sont des cinéastes imaginatifs dont on parle beaucoup.Ce film a fait gagner un oscar à Frances Mc Dormand en policière enceinte.22:46 A - TU NE JURERAS PAS C'est en polonais, c'est soustitré, mais c'est super intelligent parce que signé par Kieslowski dans sa série du Décalogue.Michel Drucker 6LP0301D0916 D03 sam.(Arts) 6LP0301D0916 ZALLCALL 67 01:27:31 09/16/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 D3 THÉÂTRE ROCK Martin Deschamps, toujours le gauche JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE « MOI, LA SEULE affaire qui est pas pareille que vous autres, c'est que ma pédale de gaz est à gauche.Une autre entrevue, encore obligé de démythifier son handicap.Difficile d'éviter le sujet, remarquez.Physiquement, Martin Deschamps détonne dans le paysage du rock québécois.Ce sont des béquilles qui prolongent ses bras et c'est avec une seule jambe qu'il conduit son auto.Sans oublier sa façon peu orthodoxe de jouer de la basse électrique.sans les mains, forcément.Différent certes.Ce qui ne l'empêche pas d'être un des chanteurs les plus populaires de la province.Sorti à la fin février, son premier album (Comme je suis) s'est écoulé à 28 000 exemplaires en vertu de ses deux hits radio, les chansons Quand ?et Casanova.Signe d'un engouement : Martin Deschamps s'offre le Spectrum ce soir, une « rentrée montréalaise » qui coïncide avec la sortie de son troisième extrait sur les ondes, une « power ballade » intitulée Mon chien est mort.Son dernier passage au Spectrum remonte à 1995.À cette époque, Deschamps était chanteur pour le Kâline de band, un groupe hommage à Offenbach.Le spectacle était « vraiment » passé dans le beurre, dit-il, mais l'expérience lui aura au moins permis de joindre les rangs d'Offenbach Ð les vrais, cette fois Ð qui survivaient alors tant bien que mal dans le circuit des bars.Pendant deux ans, il a chaussé les souliers de Gerry Ð « un seul, le gauche », lance-t-il à la blague Ð d'où, peut-être, la similitude si frappante dans cette voix de gravelle, de rockeur capable de tendresse.L'expérience aura duré deux ans Ð « Une bonne école avec les meilleurs professeurs » Ð et chacun s'en est allé de son côté.Deschamps en a profité pour mettre sa carrière solo sur les rails en réembauchant le groupe Deep Freeze, avec qui il avait déjà participé à l'Empire des futures stars et remporté un concours de rock à la défunte émission de Lucien Francoeur à TQS.Carrière solo donc, qui prendra vraiment forme avec l'arrivée d'André Gagné, l'homme derrière Woodstock en Beauce, devenu depuis son imprésario et fondateur du label (Consult'art) sur lequel a été lancé Comme je suis Ð après avoir été rejeté par d'autres maisons de disques.Un titre qui fait évidemment référence à son handicap, que Martin Deschamps ne cache pas, mais assume, au contraire, complètement.« Sans pour autant le revendiquer », précise-t-il, même si certaines de ses chansons y font référence, tantôt avec inquiétude (Comme je suis), tantôt avec le sourire (Toujours le gauche).« Je ne fais que vivre avec, dit-il.Je ne m'associe pas à des organismes de personnes handicapées.Je suis un individu tout simplement.Sûr que ça attire les regards, que ça dérange des gens.Il y a du monde qui ne sont pas à l'aise avec ça.Mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse.Je suis fait comme ça et j'avais le goût de faire du rock'n'roll.» Un choix de carrière qu'il n'a pas fait tout de suite, cependant.Martin Deschamps joue de la musique depuis l'âge de 11 ans Ð il a commencé par la batterie Ð mais ce n'est qu'en 1995 qu'il décide de devenir rockeur à temps plein.Aussi graphiste et illustrateur, il travaille alors chez Bell Canada, où il dessine des plans de réseaux.« J'étais devant un ordinateur à journée longue.Je ne trippais pas.Je me suis dit qu'il était temps de bouger.» Martin Deschamps fait aujourd'hui partie de la grande famille des enfants de Gerry, pas trop loin derrière la Chicane et Éric Lapointe.Expliquer son succès ?Les mêmes raisons que pour Lapointe et Cie, sans doute.On aime chez lui la simplicité.Cette façon de pousser des grosses tounes bien senties sans boulechiter.On aime ce vieux son chaud, ce côté cuivré, ces refrains arrosés de bière et parfois d'humour.Et une certaine générosité dans la confession.« Je parle de moi.Les gens sont peut-être curieux de savoir ce qui m'arrive dans la vie parce que je suis différent, lance le chanteur.Au bout du compte, ils se rendent compte que je vis les mêmes choses qu'eux.» C'est au fond tout le propos de Martin Deschamps.Savoir qu'audelà de la curiosité, le gars est comme vous et moi.Il chauffe un char, il a des blondes, il en perd des fois et il chante dans un groupe de rock qui pogne pas mal.Ce n'est pas un miracle, c'est le fruit de la ténacité et du redoublement de confiance en soi.Avec son premier disque, Deschamps voulait régler la question une fois pour toutes.En parler abondamment, pour qu'on passe à autre chose.Bref, faire comprendre « qu'il y a bien d'autre chose à retenir de moi.Tu devrais venir voir mon show, tu vas comprendre ».À ce sujet, des projets d'album live seraient déjà dans l'air.Comme quoi Martin Deschamps n'a pas l'intention de laisser retomber la poussière.Et de peser sur la pédale de gaz, toujours à gauche.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Un avant-goût du régisseur zélé que livrera Marc Béland dans Ce soir, on improvise.Le jeu, tout le jeu, rien que le jeu Ce soir, on improvise de Pirandello fait l'éloge de la magie du théâtre JENNIFER COUËLLE IMPOSSIBLE d'être soi.Le moi véritable de l'être humain, oubliez ça ! Inachevées, nos personnalités sont en proie à l'émiettement.Ça, c'est Luigi Pirandello qui le veut.Pirandello qui se réfugie dans la dérision.Pirandello qui affirme que l'art venge la vie.Comme dans cette pièce, impitoyable mais tendre, où des comédiens en répétition qui en ont jusque-là de se faire interrompre par leur metteur en scène lui indiquent tout bonnement la porte.Ce soir, on improvise ouvre la saison au TNM, avec pour régisseur rejeton Marc Béland.« Pirandello, assure tout sourire le comédien, détestait les metteurs en scène ; il trouvait qu'ils s'ingéraient trop, prenaient trop de liberté et, tout compte fait, ne respectaient ni les oeuvres ni les auteurs.Alors, il a écrit cette pièce où le metteur en scène finit par se faire tasser.» Hinkfuss, qu'il se nomme.Un archétype dans la galerie des personnages d'autorité, estime Marc Béland, qui avoue baigner pour la première fois dans l'univers au poil disloqué de cet écrivain italien né à Agrigente en 1867.Troisième pièce d'un trio dit la « trilogie du théâtre dans le théâtre », après le révolutionnaire Six personnages en quête d'un auteur (1921) et Comme ci (ou comme ça) (1924), Ce soir, on improvise (1930) love une très sicilienne histoire de jalousie au creux d'une autre.Celle d'une troupe d'acteurs qu'un certain Hinkfuss force à improviser devant le public d'après un canevas dramatique proposé par Monsieur Pirandello.Une pièce qui va et vient entre fiction et réalité, qui questionne les mécanismes mêmes du théâtre, qui brise jusqu'au fameux quatrième mur, lorsque le personnage du metteur en scène s'adresse directement à l'assistance.« Pour un acteur, confie Marc Béland, le rôle de Hinkfuss est plutôt intéressant.Le fait d'avoir connu plusieurs metteurs en scène, d'avoir travaillé avec eux depuis des années, puis de tout à coup se retrouver dans leur peau.ce n'est pas banal.» Un petit high de pouvoir ?« Pas vraiment, rétorque le comédien.Ce n'est pas moi qui monte la pièce.Dieu, ici, c'est Claude.C'est lui qui a le pouvoir absolu, moi, j'interprète.» Et ce Claude tout-puissant, c'est Claude Poissant.Artiste aguerri qui ne reçut que des fleurs, des bouquets entiers, pour sa mise en scène de Ce soir, on improvise au Grand Théâtre de Québec en 1994.« Inspirée et magnifique », écrivait au sujet de cette production du Trident, l'un de nos plus impitoyables critiques.Six ans plus tard, donc, Claude Poissant nous ramène le génie, c'est bien ce qu'on dit, de Pirandello.Avec une nouvelle distribution, à l'exception de Simone Chartrand qui investira de nouveau la délicate Mommina, avec de nouveaux concepteurs et un peu de québécois pour contraster avec le « français océanique », comme il l'appelle.« Lorsqu'on m'a demandé de remonter la pièce à Montréal, j'ai hésité, explique le metteur en scène.Je ne savais pas ce que je pouvais faire de mieux.Je croyais avoir tout dit sur le sujet.Erreur.Pirandello, c'est une espèce de tunnel infini.Bien sûr, je n'ai pas pu me défaire complètement de l'esprit de la production à Québec ; j'ai conservé quelques images, mais j'en ai fait une nouvelle boule de pâte, disons.Et au nombre des modifications portées à cette partie d'improvisation, Claude Poissant tient celle du langage pour majeure.« Les scènes de décrochage, celles où les comédiens ne jouent plus leurs rôles, mais jouent à être eux-mêmes, sans vraiment l'être évidemment, l'accent passe du français au québécois.La rupture entre fiction et réalité, la confusion, aussi, sont d'autant plus marquées.» Parions que Pirandello aurait aimé.Cette nouvelle version filera deux heures et une minute sous la lumière sèche de la Sicile, dans le dépouillement d'un décor qui suggérera avant tout le jeu.Avec pour moment fort, pour le vrai comme pour le faux metteur en scène, le chant de cygne de Mommina, cette jeune femme séquestrée par son mari que gruge la jalousie.« Tous les autres personnages convergent vers sa douleur », observe Claude Poissant.« Cette pièce parle aussi des relations d'abus, insiste Marc Béland.Et l'officier qui s'amourache de Mommina pousse son obsession jusqu'à ne pas souffrir que sa compagne puisse penser, même rêver à la vie qu'elle connut avant lui, à ses autres amants, à ses autres amoureux.C'est très, très beau, ce moment-là.Une sorte de souffle parmi le chaos d'une pièce déconcertante.» À l'écriture décidément hachurée.Une pièce, conclut Marc Béland, pertinente sur plusieurs plans.« Au-delà des clichés, on connaît peu de choses, finalement sur les métiers de comédien et de metteur en scène, sur le fonctionnement, le degré d'investissement.C'est aussi une forme d'éloge du travail d'équipe, de cette merveilleuse chose qu'est le théâtre, sa beauté, sa fragilité.Puis, ce que cette pièce raconte sur les rapports humains, sur jusqu'où l'abus peut conduire, ça se vérifie encore aujourd'hui.» Tout ça et rien de moins.Il est permis d'espérer.CE SOIR, ON IMPROVISE, de Luigi Pirandello, dans une mise en scène de Claude Poissant, au Théâtre du Nouveau Monde, du 19 septembre au 15 octobre.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Le rocker Martin Deschamps, dont le premier album (Comme je suis) s'est écoulé à 28 000 exemplaires, s'offre le Spectrum ce soir.un suspense de R.GINALD ROSE dans une mise en scne de JACQUES ROSSI traduction et adaptation CLAUDE MAHER UNE PRODUCTION DU TH.åTRE PROFUSION INC.& DU TH.åTRE FRAN.AIS DU C.N.A.DÕOTTAWA DATE JOUR VILLE OCTOBRE 6 vendredi Ottawa 7 samedi Ottawa 12 jeudi Beloeil 13 vendredi Beloeil 14 samedi St-J.r.me 19 jeudi Chicoutimi 20 vendredi Alma 21 samedi Dolbeau 22 dimanche Roberval 24 mardi Trois-Rivires 25 mercredi Sherbrooke 27 vendredi Valleyfield 28 samedi Drummondville NOVEMBRE 4 samedi St-Jean-sur-Richelieu 5 dimanche Shawinigan 11 samedi Granby 15 mercredi Rivire-du-loup 16 jeudi New-Richmond DATE JOUR VILLE NOVEMBRE (suite) 17 vendredi Rimouski 18 samedi Baie-Comeau 19 dimanche Sept-Iles 21 mardi Lebel-sur-Qu.villon 22 mercredi Amos 23 jeudi Rouyn-Noranda 24 vendredi Val-DÕOr D.CEMBRE 5 mardi LÕAssomption 6 mercredi LÕAssomption 7 jeudi Victoriaville 9 samedi Joliette 10 dimanche La Salle 11 lundi La Salle direction JEAN-BERNARD H.BERT DATE JOUR VILLE SEPTEMBRE 15 vendredi Brossard 16 samedi Brossard 20 mercredi Sainte-Foy 21 jeudi Sainte-Foy 22 vendredi Laval 23 samedi Laval 24 dimanche Laval 28 jeudi Ottawa 29 vendredi Ottawa 29 vendredi Ottawa 30 samedi Ottawa 12 Hommes en COLéRE en Tourn.e Merci beaucoup pour ce bel été à Terrebonne et à l'an Prochain Jean-Bernard 6LP0401D0916 d4 samedi 6LP0401D0916 ZALLCALL 67 01:24:11 09/16/00 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 THÉÂTRE RADIO Le cocon de soie MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale « Pourquoi faut-il être à tout prix normal ?» Cette réplique de L'Éclat de soie, présenté par le Théâtre Boléro au Théâtre Prospero, résume à merveille le propos de cette pièce inspirée des travaux du neuropsychiatre Gaëtan Gatian de Clérambault (1872-1934).C'est en effet de normalité, mais surtout d'anormalité, d'amours interdits et inhabituels, de tolérance aussi, envers les autres et d'abord soi-même, qu'il s'agit.Le travail fait sur l'oeuvre écrite de Clérambault par le Boléro et son metteur en scène-auteur Mario Borges pose toutefois une autre question : pourquoi faut-il être aussi linéaire que l'est L'Éclat de soie ?On s'étonne en effet qu'un texte où il est autant question de liberté soit monté avec si peu de liberté.Optant pour un déroulement chronologique strict et des répliques qui sonnent comme autant de clichés, Mario Borges signe là un texte et une mise en scène étrangement conventionnels, pour ne pas dire académiques, alors même qu'il pouvait se permettre des percées dans le fantasme, l'inconscient et le délire.Il est tout de même question ici d'une femme qui ne jouit et n'aime que la soie, qui plus est, la soie volée ! Plus fort, toujours plus fort, elle assume complètement son fétichisme et fait fi du jugement des autres ! Cette soie dont il est tant question, elle nous semble encore enfermée dans son cocon.Peut-être est-ce l'indéniable respect de Mario Borges pour de Clérambault (respect tout à fait justifié au demeurant) qui fait problème.Ainsi, chacune des rencontres entre la fétichiste et le psychiatre est présentée un peu comme une photographie, de Clérambault ayant été également un photographe passionné.Hélas, il en résulte un trop grand nombre de fondus au noir qui alourdissent incroyablement le rythme déjà lent de la pièce.C'est d'autant plus dommage que, le temps d'une réplique ou d'un tableau, on a une idée de ce qu'aurait pu être cette pièce si le Boléro avait moins admiré de Clérambault et plus respecté les infinies possibilités de la dramaturgie.Sonia Auger- Guimont et Jean-Guy Viau, qui incarnent respectivement la patiente et le médecin, font ce qu'ils peuvent dans les circonstances, mais eux-mêmes souffrent d'un texte plutôt sentencieux et, faute d'un charisme à tout casser, ne parviennent pas à nous convaincre.L'ÉCLAT DE LA SOIE, texte et mise en scène de Mario Borges, présenté au Théâtre Prospero jusqu'au 7 octobre.Avec Sonia Auger-Guimont et Jean- Guy Viau.Info : 514 526-6582.PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © Réal Béland : « À CKOI, on m'a pris comme je suis.» Réal Béland, l'ado de 29 ans http://montrealmedia.qc.ca/duceppe DU 6 SEPTEMBRE AU 14 OCTOBRE Françoise Faucher Markita Boies DROITS D'AUTEURS de Donald Margulies mise en scène de François Barbeau Abonnez-vous (514) 842-8194 ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Il a la voix d'un adolescent qui contrôle à peine sa pomme d'Adam, est timide comme un écolier qui doit faire un exposé, a la tignasse parsemée de cheveux gris, porte le nom de votre grand-père et est papa d'une fillette de cinq ans.À 29 ans, Réal Béland n'est ni tout à fait adolescent ni tout à fait adulte.« J'ai l'impression d'avoir 18 ans, admet-il.Je me sens encore étudiant, car j'ai du plaisir au travail.Pourtant, j'ai tout pour paraître vieux.Je vis en banlieue, j'ai un barbecue et je tonds mon gazon le samedi.C'est d'ailleurs mon seul exercice.» Aucune chance donc de le voir sur une planche à roulettes.Réal Béland préfère imiter son prochain à la radio.Ses jeunes auditeurs envient ses expressions-à-faire-dresser- les-cheveux-sur-la-tête-des-parents.« Les ados m'en suggèrent de nouvelles par courriel, mais j'aime mieux les inventer.» Il revendique à ce titre la tordante « T'hallucines du Vicks ! » « J'adore imiter le vrai monde, les ados comme les adultes.J'écoute ceux qui consultent le Dr Mailloux à CKAC chaque jour dans ma voiture.Parfois, je ris tellement que je dois me garer.Quel contenu ! Une coche de plus et c'est La Petite Vie ! Ma blonde me traite de fou, car j'adore écouter les lignes ouvertes de la radio AM.» Le jeune homme préfère toutefois blaguer sur les ondes FM.Depuis la mi-août, il s'amuse à CKOI avec Patrice L'Écuyer et Bernard Fortin à Y'é pas trop tard, de 16 h à 18 h.Il laisse maintenant à d'autres le soin de se lever aux aurores, après trois ans de morning shows à CKMF, où il a d'ailleurs mis au monde son « King des ados ».« J'ai hésité avant de quitter CKMF pour ne pas me mettre à dos une station en début de carrière.Mais je ne progressais plus.Je changeais constamment de coéquipiers, alors qu'il faut du temps pour créer une complicité entre un animateur et un personnage.C'était pénible, vu que je suis très gêné.» Gêné ?Le mot est faible.Réal Béland est timide à ce point qu'il ne retournera jamais dans une boutique si une vendeuse le reconnaît.« En première année, j'étais si timide qu'en arrivant à l'école, j'agrippais de toutes mes forces la ceinture de sécurité pour ne pas sortir de la voiture.Les surveillantes devaient venir me chercher.» Sa timidité maladive a d'ailleurs fait dire un jour à Jacques Desrosiers : « Ton fils ne fera jamais du show-business ! » en s'adressant à Réal, son père (Ti-Gus).« Non seulement, je m'appelle Réal, mais Junior en plus ! Je n'ai jamais rencontré de Réal plus jeune que moi.J'ai même déjà lancé des défis à la radio pour en trouver.Jeune, j'étais fier d'avoir le même prénom que mon père.Tu ne peux pas être sérieux avec un tel prénom.Pourtant, dans la vie, je suis plate.Je n'aime pas sortir.Je n'ai jamais dansé.J'aime la tranquillité et planter des arbres.» Patof aura quand même eu tort ! Fiston a beau être coincé et plate, il adore faire le clown en studio et sur scène.Avant de se retrouver à CKMF et CKOI, il a donné des spectacles pendant six ans dans les bars, les écoles et les cabanes à sucre.« Comme ça ne débouchait sur rien, j'ai décidé de faire de la radio le matin à Trois-Rivières pendant un an pendant que j'écrivais pour Surprise sur prise.Je n'aimais pas la radio au début, à cause du côté intimiste de la chose.Mais, j'ai fini par avoir la piqûre, car je peux mettre en application sur-le-champ ce que je viens d'écrire.» Réal Béland adore aujourd'hui ce qu'il fait.« À CKOI, on m'a pris comme je suis.J'en ai profité pour laisser tomber ce que je n'aimais plus faire, comme mes imitations de Réjean Houle, à moins qu'elles soient pertinentes.J'ai aussi créé de nouveaux types de numéros.Je n'accepte plus de faire des choses qui ne me tentent pas.J'aime ce métier, comme j'ai été élevé dedans, même si rien n'est acquis.À 63 ans, mon père pratiquait encore sa musique à bouche à tous les jours.» Non seulement a-t-il suivi son vieux paternel en tournée partout au Québec jusqu'à sa mort, il y a 17 ans, mais il a une demi-soeur du nom de Pier qui fait carrière en Floride.Il ne pouvait passer à côté du showbiz.« À l'impro au secondaire, je faisais rire malgré moi.Je ne contrôle pas beaucoup mes mimiques ni mon corps.Et au cégep, quand je jouais des scènes dramatiques dans mes cours de théâtre, tout le monde était tordu.» Tant mieux ! Mais si tout va si bien depuis, c'est peut-être parce que Réal Junior est superstitieux.« J'ai tendance à porter les mêmes vêtements, utiliser les mêmes écouteurs, m'asseoir toujours sur la même chaise en studio quand ça va bien.» Étonnamment, il ne saute pas encore par-dessus les lignes bleues du plancher de la station.Ça viendra sûrement.Jusqu'au 16 septembre 2000, nous publierons quotidiennement les noms de 15 gagnants abonnés à La Presse.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 2 semaines.La valeur totale des prix offerts est de 4 800 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.(514) 2856911 Pour appels interurbains seulement : 1 800 3617453 Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.DROITS D'AUTEURS de Donald Margulies mise en scène de François Barbeau traduction de Michel Dumont La Presse vous offre la chance de gagner une paire de billets pour assister à une représentation de la pièce Droits d'auteurs présentée au Théâtre Jean-Duceppe jusqu'au 14 octobre.Une valeur de 64 $.Deux femmes.Deux auteurs.Une amitié qui naît.Des confidences intimes.Puis, la faute impardonnable.En vedette : Françoise Faucher et Markita Boies.jour La bonne nouvelledu ! Voici les chanceux d'aujourd'hui Mme Aubry de Montréal Mme Boudreault de Montréal Mme Contant de Repentigny M.Faribault de Mont-Royal Mme Fréchette de Laval Mme Gariepy de Laval M.Garneau de Victoriaville Mme Hamelin de Laval Mme Joron de Pierrefonds M.Lapierre de Verdun M.Lamy de Boucherville M.Leduc de La Prairie M.Lefebvre de Laval M.Legault de Pierrefonds Mme Poitras de Saint-Sauveur Mme Claire Desgens Orford Canton M.Réjean Brouillette Longueuil Mme Jeanne Courville Outremont Mme Réjeanne Adam Montréal M.Morin Laval M.Jean-Paul Paradis Laval Mme France Grégoire Yamachiche M.Lavallée Montréal-Est M.G.Barabé Laval M.Daniel Boutin Repentigny M.Charles Heon Victoriaville M.Beauchamp Laval Mme Manon Leclerc Boucherville Mme Létourneau Laval Mme Véronique Lussier Boucherville 6LP0501D0916 d05 zarz sam 16 septemb 6LP0501D0916 ZALLCALL 67 01:24:21 09/16/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 D5 THÉÂTRE Les mots de Goethe à Fred-Barry JENNIFER COUËLLE DE SON PÈRE, il tenait son sérieux, de sa mère, son goût du récit.Homme de lettres qui fit dans la dramaturgie comme dans la poésie, qui fit plus d'un saut du côté de la science, qui philosopha à souhait et qui créa le mot comme le concept de « morphologie », Goethe aimait conter.Son Serpent vert, à l'origine intitulé tout simplement Le Conte (Märchen), sera conté de vive voix par l'auteur et coanimateur de l'Atelier À l'Écart de Longueuil, Bernard Daoust.De la magie pour ouvrir la saison de la salle Fred-Barry.Du mystère, en tous les cas.Écrit en 1795, Le Serpent vert donne vie à une quinzaine de fabuleux personnages pour deux jours et deux nuits.L'écrivain allemand avait la lubie, apparemment, de statues qui parlent, d'un géant qui transporte des passagers sur son ombre, d'une dangereuse princesse condamnée à faire mourir des êtres vivants et d'un long reptile vert qui devient lumière lorsqu'il se gave d'or.La réalité, c'est pour ceux qui manquent d'imagination, qu'on dit.LE SERPENT VERT (Le Conte de Goethe), une lecture- spectacle de Bernard Daoust à la salle Fred-Barry, les 19, 20 et 21 septembre.P U B L I C I S Les Lundis Classiques du Rideau Vert Premier concert le 23 octobre 2000 à 20 h La France \u2014 Fauré, Debussy et Ravel de Virginia Woolf ?Qui a peur Edward Albee Du 26 septembre au 21 octobre 2000 Traduction: Michel Tremblay Mise en scène: Martin Faucher Avec Louise Marleau, Raymond Cloutier, Pascale Desrochers et Patrick Lauzon.Assistance à la mise en scène: Pascale d'Haese Concepteurs: David Gaucher, François Barbeau, Marc Parent, Michel F.Côté, Bernard Falaise et Jean-Marie Guay (514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier Service de garderie les samedis et dimanches en matinée, sur réservation seulement. 6LP0601D0916 D06 sam.(Arts) 6LP0601D0916 ZALLCALL 67 14:10:44 09/18/00 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 DANSE Paysages intérieurs STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale QUAND LA DANSEUSE et chorégraphe montréalaise Margie Gillis parle de son art, sa passion trahit son air faussement détaché et sa voix douce.Et quand elle danse, sa force vive frappe de plein fouet, même si elle n'esquisse que grossièrement une parcelle d'oeuvre, au milieu d'un studio de répétition vide.Pas de doute, à 47 ans, Margie Gillis a toujours le feu sacré, même après 26 ans de métier.Du 20 au 23 septembre, à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre- Péladeau, la grande dame de la danse moderne présentera un programme composé de cinq solos récents, incluant deux premières mondiales.Un programme éclectique, comme elle les aime, qui va du comique au lyrique, du spleen de Leonard Cohen aux chants puissants et saccadés de l'artiste d'origine indienne Sheila Chandra.Margie la globe-trotter, qui, en 1978, fut la première danseuse moderne à se produire en Chine, vient à peine de rentrer à Montréal, après un mois chargé : cinq jours de répétition au Texas avec une compagnie à qui elle offre sa première pièce pour 10 danseurs ; spectacles en France et en Allemagne, aux côtés de la célèbre cantatrice Jessye Norman ; puis, retour aux États- Unis pour donner un bref récital, dans le cadre d'un congrès sur la santé des femmes à Washington, avant de pouvoir enfin poser ses valises et renouer avec le programme qu'elle présentera aux Montréalais.Margie Gillis fait courir les foules, les amateurs de danse comme les néophytes.Depuis ses débuts en 1976, elle se produit presque exclusivement à guichets fermés, partout dans le monde.Sa popularité est telle que la grande photographe américaine Annie Leibovitz l'a immortalisée sur pellicule, comme elle l'avait fait pour John Lennon, Yoko Ono ou Arnold Schwarzenegger.Si le public s'identifie tant à Gillis, c'est probablement parce qu'elle sait se rendre vulnérable, pour mieux nous livrer sa nature profonde, en écho à notre propre humanité.Alors que d'autres chorégraphes créent d'abord à partir de lignes et de formes, suivant des concepts abstraits, le corps souple et massif de Gillis, drapé dans sa longue chevelure, ne sert qu'à incarner son intellect, ses émotions, ses pensées, suivant une démarche personnelle basée sur la cinétique.« Appelez ça instinct ou danse naturelle, comme vous voulez.J'essaie simplement de faire en sorte que mon paysage intérieur se manifeste à travers mon système neuro-musculaire.N'importe laquelle de nos pensées engendre une réponse physique, cinétique.Notre corps réagira même à un mot, un concept ou au rythme d'une phrase », explique-t-elle à propos de ce principe dont la magie l'allume tout autant que le côté purement biologique ou académique.« Lorsque Daniel Jackson (son conseiller artistique) et moi entrons en studio, nous n'agissons que comme support à ce qui surgit spontanément.Rien n'est dicté.Nous ne ressentons pas la pression de créer, puisque nous sommes plutôt excités à l'idée de ce qui va se manifester.C'est stimulant de plonger en soi pour découvrir ce qui s'y cache, puis de travailler avec ce matériel.Cela représente une oasis si vaste.» Dans sa jeunesse, Margie Gillis était plus brute et sauvage sur scène.Au fil des années, son travail s'est raffiné, s'est structuré davantage, mais il part toujours du même principe cinétique.Le programme présenté à Montréal est fait de rage, de tendresse et de folie.Dans George, dansée sur une magnifique berceuse de George Gershwin, Gillis pose un regard tendre sur les hommes qui ont marqué sa vie, s'étant inspirée de leurs mouvements : son grandpère soulevant une brouette, la grâce et la noblesse de son frère défunt, le danseur Christopher Gillis, ou plus simplement encore, un ami qui l'a émue en ramassant un bout de bois sur la plage.Le point de départ de Loon a été plus brutal.« Quelqu'un, un jour, m'a traitée de folle.Ça m'a d'abord heurtée, puis en y réfléchissant, j'ai réalisé que je n'étais en fait probablement pas assez folle ! » La pièce, dansée au son du cri un peu dément du huard (loon en anglais), comporte de longs moments d'immobilité que l'interprète savoure pleinement.« C'est probablement la pièce que j'aime le plus dans tout mon répertoire.Elle s'est créée toute seule.J'improvisais et mon corps savait, hors de tout doute, quels gestes exécuter.» Elle a commencé à créer Speak alors qu'elle était en colère.« J'ai naturellement utilisé mes grands gestes brusques de ras-le-bol et de frustration.» Ici, la danse, résolument moderne, se marie aux sonorités traditionnelles indiennes, scandées par la chanteuse Sheila Chandra.Parce que Gillis adore Leonard Cohen, elle a créé l'an dernier Blue, sur sa chanson Famous Blue Raincoat.Cette année, pour faire durer son plaisir, elle juxtapose deux nouvelles pièces, inspirées des chansons No Cure for Love et Dance Me to the End of Love pour créer la trilogie No Cure.Le programme reprend également Voyage, une oeuvre sur l'errance, créée en 1998 sur la chanson Si les bateaux de Gilles Vigneault.MARGIE GILLIS.Du 20 au 23 septembre, à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre- Péladeau.Info : 514 987-6919.À 47 ans, Margie Gillis a toujours le feu sacré, même après 26 ans de métier.Not Ready Not Ready 288811480 07X140.0 6LP0701D0916 d7 arts 16 sept 6LP0701D0916 ZALLCALL 67 01:27:18 09/16/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 D 7 Présenté à guichets fermés en 1998! est de retour! Au Th.tre St-Denis 1, du 10 au 18 novembre Théâtre St-Denis : (514) 790-1111 Prix de groupe : (514) 990-9215 Avec Serge Postigo dans le rôle de Danny et Caroline Néron dans le rôle de Rizzo Aussi Véronique Dicaire, Rick Miller et plusieurs autres.Mise en scène Denis Bouchard Chorégraphie Dominique Giraldeau Productions Sandler-Poulin 11 représentations SEULEMENT! «.le public hier en redemandait.» - Patrick Gauthier, JOURNAL DE MONTRÉAL «Pour les fans.une grande réussite!» - Pat Donnelly, THE GAZETTE «Le verdict : un Grease jubilatoire.» - Sonia Sarfati, LA PRESSE «Une véritable surboum de rythmes et de couleurs.» - Pierre O.Nadeau, JOURNAL DE QUÉBEC ALBUM DISPONIBLE EN MAGASIN 2490, rue Notre-Dame O.Billetterie 514/931-2088 Réseau Admission 514/790-1245 Edgar BORI sortira-t-il de l'ombre?EN SPECTACLE 31 OCT.1,2,3,4 NOV.AU THÉÂTRE CORONA 6LP0801D0916 d08 zarz sam 16 septemb 6LP0801D0916 ZALLCALL 67 01:25:34 09/16/00 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 JEAN BEAUNOYER Longtemps, on a associé Pierre Lalonde à la jeunesse, à la vie facile, aux autos sport, aux weekends dans le Nord, aux États- Unis, au succès auprès des femmes et à plein d'argent dans ses coffres.À l'approche de la soixantaine, il nous propose un nouvel album, dont le titre, La Belle Vie, correspond tout à fait à cette image.Lalonde reprend sa carrière là où il l'avait laissée, il y a quelques années.Une série de spectacles sera présentée au Casino de Montréal, du 10 octobre au 7 décembre, du mardi au jeudi à 13 h 30, et il multiplie les galas depuis la Musicographie que lui a consacrée Musi Max.« J'ai refusé des offres pour animer des émissions de radio et de télévision récemment parce que c'était beaucoup trop de travail.Mais je n'ai pas pu résister à la scène.Je m'ennuyais du spectacle.Chanter sur scène, c'est sain, physiquement et spirituellement, et je me suis rendu compte que j'en avais besoin.J'ai donc recommencé mes exercices de chant.Je crois que je chante mieux aujourd'hui qu'à mes débuts.Depuis que j'ai cessé de fumer, mon registre de voix a augmenté et ma respiration est meilleure.» On ne peut pas nier que Jeunesse d'aujourd'hui, l'émission culte de la jeunesse qu'il a animée de 1962 à 1971, a marqué la carrière de Pierre Lalonde.Encore aujourd'hui, il ne peut quitter la scène sans avoir interprété Le Temps des vacances ou Le Petit Gonzalez.On ne lui pardonnerait pas.C'était l'époque des versions de chansons américaines et des 45 tours qui devenaient instantanément des hits après avoir été entendues à Jeunesse d'aujourd'hui.Michèle Richard, Ginette Reno, les Classels, Johnny Farago, Fernand Gignac, les Hou-Lops et tant d'autres sont devenus des vedettes de la chanson grâce au rayonnement de Jeunesse d'aujourd'hui.À l'époque, cette émission était la réponse québécoise à l'American Bandstand des États-Unis et Pierre Lalonde donnait l'image de Dick Clark ou, mieux encore, de Pat Boone.Parce que Lalonde animait, mais savait aussi chanter.L'image a été un élément important dans la vie professionnelle de Lalonde.Tout ce qui l'entourait semblait teinté de merveilleux.« Il est vrai que le petit Jésus a toujours été bon pour moi, que je suis né sous une bonne étoile », raconte Lalonde.Comme si ce jeune homme n'avait pas le droit d'être malheureux et de se planter comme tout le monde.On ignore généralement qu'il a porté la barbe et les cheveux longs jusqu'aux épaules, à une certaine époque.Aucune trace de cela cependant, il n'a jamais accepté que les médias le photographient avec cette allure hippie.Question d'image.On ignore également qu'en deux occasions, il a frôlé la mort.À l'âge de 17 ans, il a été impliqué dans un accident d'automobile aux États- Unis qui a provoqué la mort de trois personnes.Il s'en est tiré miraculeusement.Il y a dix ans, il a été impliqué dans un autre accident de la route qui lui a brisé sept côtes.Il lui a fallu un an pour s'en remettre.« Quand je joue au golf avec quelqu'un qui se plaint de la température et de son mauvais jeu, je réponds toujours que moi, je me considère chanceux d'être sur le gazon.Parce que j'ai passé proche d'être dix pieds sous terre, sous le gazon.» C'est ça, la belle vie de Pierre Lalonde, heureux d'être en santé, de reprendre sa carrière et de voir grandir ses quatre enfants.Son unique fils, Jean-Pierre, rêve de devenir une star, comme son père.C'est déjà un musicien qui a chanté pour la première fois à Musi Max lors d'un hommage à son père.Si jamais le fils concrétise son rêve, on verra une troisième génération de chanteurs de charme chez les Lalonde : Jean, Pierre et Jean-Pierre.C'est ce qu'on appelle avoir de la suite dans les idées et dans le choix des prénoms.Jean Lalonde a été le Jean Sablon québécois dans les années 40, Pierre a été le plus américain des chanteurs québécois dans les années 60.Un Américain dans l'âme sans culture québécoise ?Pas si sûr.Il a refusé de faire carrière aux États-Unis à l'époque où il animait le Peter Martin Show à New York.Il a enregistré un album de chansons composées par Stéphane Venne dans les années 70 (Inuit), a animé Parle, parle, jase, jase en compagnie de Jean Duceppe au Canal 10, à une autre époque, et il n'a jamais vraiment quitté le Québec.Aujourd'hui, c'est La Belle Vie sur disque, au Casino, en spectacle avec trois musiciens qui l'entourent et des classiques de la chanson française qu'il « swingue » à sa manière, de façon.extraordinaire ! Oh yeah ! CHANSON La belle vie de Pierre Lalonde Photo MICHEL GRAVEL, La Presse © Pierre Lalonde : « Chanter sur scène, c'est sain, physiquement et spirituellement, et je me suis rendu compte que j'en avais besoin.» DU7AU 11NOV.AU ST-DENIS RÉSERVATION (514) 790-1111 mariojean.com La Presse 16 septembre 2000 Page D9 manquante 6LP1001D0916 d10 samedi 6LP1001D0916 ZALLCALL 67 01:33:10 09/16/00 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 DISQUES Le Mehldau nouveau RÉJOUISSEZ-VOUS, jazzophiles, le Mehldau nouveau est arrivé.Comme le titre l'indique, Places évoque des endroits fréquentés par le musicien.Des villes.Une rue.Un parc.Amsterdam, Perugia, Madrid, Los Angeles, 229 Palms, A Walk in the Park, on en passe.Un pianiste en solo, aussi fort dans la caboche que dans le plexus.Un virtuose et son trio parfait.De prime abord, Places ne m'a pas chaviré autant que Songs ou ses deux albums enregistrés en concert au Village.J'avais ressenti la même chose avec son album solo, Elegiac Cycle, paru l'an dernier.Impression superficielle de redite.Une certaine froideur que confèrent les références classiques européennes.Vraiment redondant ?Trop cérébral ?Nenni.Lentement, je m'imprègne de chacune de ces Places et même des notes de pochette signées par le musicien Ð qui portent essentiellement sur le thème de l'inspiration magnifiée (positivement ou négativement) par le souvenir d'un endroit, le tout nappé de philosophie allemande.Puis, j'arrive à ce constat : cet album est excellent comme les autres.Et Brad Mehldau demeure le plus influent des pianistes sur la planète jazz.HHHH PLACES Brad Mehldau Warner Bros.Alain Brunet Bon anniversaire ! ENVERS ET CONTRE tous, surtout contre les majors, le label anglais Ninja Tune continue de produire de la musique hors de l'ordinaire, originale et aventureuse.Pour marquer le dixième anniversaire de son existence, la bande à Coldcut présente Xen Cuts, un coffret de trois disques rempli de ces breaks avant-gardistes qu'ils savent si bien concocter.Nous surprenant une fois de plus, cette compilation dispose de titres inédits ou de remix obscurs, plutôt que de réunir les meilleurs succès du label.Tous les artistes de Ninja Tune, Ntone (plus techno) et Big Dada (hip hop) sont réunis sur Xen, accompagnés de quelques collaborateurs moins connus (Loka, Arc, Max & Harvey, Neptune).Leurs productions ont beau être éparses et éclatées, on en vient à trouver une ligne directrice, une unité dans la démesure de ce coffret.Preuve additionnelle que Ninja Tune à un son qui lui est propre, un son qui, on le souhaite, saura se perpétuer pour de nombreuses années encore.HHHH XEN CUTS Artistes variés Ninja Tune/Outside Philippe Renaud collaboration spéciale LA voix jazzy soul IL Y A QUELQUES années, Rachelle Ferrell est débarquée au Spectrum, en plein FIJM.La claque.Le ravissement.Est-il besoin d'ajouter que cet album était attendu ?Phrasé ondoyant dans un cadre jazzy soul, organe vocal béni des dieux.Le registre de cette Afro-Américaine était tellement étendu, ses prouesses techniques laissaient la ferme impression de l'emporter sur toutes les chanteuses black de l'univers connu.Qui plus est, le raffinement de Rachelle Ferrell est comparable à celui des plus grandes divas afro-américaines de la soul jazzy Ð Anita Baker, Nancy Wilson, Erykah Badu, Dianne Reeves, etc.La voix superbe de Ferrell se déploie cependant dans un cadre trop orthodoxe en l'an 2000.Rachelle Ferrell, doiton déduire, est une artiste « classique » de la soul.Le claviériste George Duke (ex-partenaire de Frank Zappa) est très impliqué dans cette production trop conservatrice à mon sens, bien qu'elle regroupe d'excellents musiciens Ð le bassiste Byron Miller, le percussionniste Lenny Castro.On est loin des concepts signés D'Angelo ou Wyclef Jean.mais l'immense talent de Rachelle Ferrell fait aisément oublier l'orthodoxie de son emballage.HHHH INDIVIDUALITY (CAN I BE ME ?) Rachelle Ferrell Capitol Alain Brunet Le silence est dub LES SILENTS POETS ont fait beaucoup de chemin depuis leur envol, à la fin des années 80, alors que le courant acid-jazz émergeait à l'échelle mondiale.Et comme tous les Japonais qui ont touché à ce style, une attention spéciale était portée à la rythmique et aux arrangements, tous deux particulièrement éclectiques.Sur ce dernier disque, To Come., fortement marqué par le dub (les superbes I Will Miss this Holy Garden ou la pièce titre) et le hip hop, le piano et les violons se côtoient paisiblement.Minimal et apaisant, serti de voix de femmes (notamment celles de Terry Hall et Kirsty Hawshaw), To Come.est probablement la plus mature et la plus raffinée de leurs productions.Pour les amateurs de douceurs envoûtantes à la Massive Attack.HHH 1¤2 TO COME.Silent Poets Yellow Productions/Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Shagalag RESPECT POUR Pierre Lalonde.Une place rien qu'à lui dans le showbiz québécois.Deux ou trois classiques et, bien sûr, l'animation de Jeunesse d'aujourd'hui, l'émission culte.Icône psychotronique pour certains (soirées C'est extra !), objet de nostalgie pour les autres, le chanteur a refait parler de lui l'an dernier, grâce à la série Musicographie.Sur cette lancée, peut-être, le voilà qui revient sous les projecteurs du Casino (voir article en page D8).On retrouvera « l'entertainer » avec un plaisir non dissimulé.Pour le chanteur, par contre, on hésite.Ce nouveau disque aux accents jazzy déçoit par un choix de pièces trop évident (La Vie en rose, Fascination, C'est si bon, N'oublie jamais) et une voix de crooner mal placée, qui n'a manifestement pas servi depuis longtemps.Au rayon Pierre Lalonde, suggérons plutôt la rigoureuse collection de vingt succès parue cet été chez les disques Citation, avec livret et photos.Nous, on est dans le vent, C'est le temps des vacances, Gina, Honey, Honey, Winnipeg et autres Donnemoi ta bouche, chantées ici avec un indéfectible sens du swing et du timing.Quand le fameux « shagalag ! » prenait tout son sens.HHH 1¤2 SES 20 PLUS GRANDS SUCCÈS Citation/Musicor HH LA BELLE VIE Pierre Lalonde Star/Select Jean-Christophe Laurence Compilation démente POUR ACCROÎTRE la portée de son appel à la désobéissance hollywoodienne, le pape du mauvais goût, John Waters, a sollicité l'aide de disciples musiciens afin que quelquesuns de ses textes cinématographiquement incorrects soient mis en musique.Bankable Bitch (DJ Class et Teflon The Bull), No Budget (DJ Class et Mayo), et, particulièrement, Demented Forever (Karen Mc Millan) raviront à coup sûr les ennemis des complexes multisalles avec leurs messages « subversifs », livrés sur de lourds rythmes qui empruntent à la fois au hip hop et au rock.Quelques apartés « trash », gracieuseté de The Locust ; des motifs originaux décapants signés Basil et Zoë Poledouris ; une entrée en matière des plus cinématographiques avec Moby ; sans parler du suave Ciao ! de Liberace.Bref, une compilation originale, trop courte (31 minutes !) qui, à l'image du film, décoiffe à plein régime.HHH CECIL B.DEMENTED Music From the Motion Picture RCA Victor / BMG Marc-André Lussier collaboration spéciale Cinq petites bombes.IL Y A UNE MÈCHE qu'on avait eu des nouvelles de Zuckerbaby, ce groupe de Calgary qui était arrivé sur la scène du rock feuille d'érable il y a trois ans, en provoquant un petit déluge de dithyrambes à gauche et à droite.Vous vous souvenez ?On avait alors parlé d'un groupe « du futur » au pays, à surveiller « de très près ».Trois ans plus tard, les éloges ne sont plus qu'un vague souvenir, et Zuckerbaby lance son deuxième CD dans l'anonymat le plus complet.Dommage, car Platinum Again contient de bons morceaux de rock mélodique, bien tournés, bien cousus, manifestement conçus pour plaire aux grandes FM.D'où le manque d'originalité parfois criant en cours de route.N'empêche, il y a au moins cinq petites bombes de rock sur cet album.HHH PLATINUM AGAIN Zuckerbaby Universal Richard Labbé Un 5 à 7 sans incident ON LES CROYAIT destinés à une belle, mais courte carrière.On s'est trompés.Huit ans après leur apparition, les Barenaked Ladies sont toujours au poste.Qui plus est, le groupe de Toronto est devenu une des grosses attractions de la planète pop, écoulant pas moins de cinq millions d'exemplaires de son dernier album (Stunt), dont la majorité aux États-Unis.Produit par Don Was (B52's, Rolling Stones, Bonnie Raitt), Maroon joue sur le même mélange de gentilles mélodies pop et de textes pas trop cons.Une mixture « canadian » bien faite en son genre, mais assez peu inspirée malgré quelques tentatives de bonnes idées au niveau du songwriting (Sell Sell Sell), trop peu nombreuses hélas pour rendre ce voyage indispensable.Au final, un disque plutôt pâle et désespérément inoffensif, tout indiqué pour le 5 à 7 sans incident d'un quelconque campus universitaire rempli d'anglos vachement sympas.HH 1¤2 MAROON Barenaked Ladies Reprise/Warner Jean-Christophe Laurence Rickie Lee Jones.erratique SHOW BIZ KIDS, standard de Steely Dan, Trouble Man, classique de Marvin Gaye, For No One des Beatles, Smile de Charlie Chaplin, I Can't Get Started de George Gershwin, on en passe.Jolie sélection ?En tout, onze interprétations toutes aussi pénibles les unes que les autres.Après la prestation pour le moins hirsute donnée par Rickie Lee Jones au Spectrum l'été dernier, cette enfilade de covers me semble d'autant plus erratique.Dommage pour les fans Ð dont je suis.Tout au long de sa carrière, l'auteure-compositrice-interprète a réussi à faire de son instabilité émotionnelle un matériau artistique, elle a transformé ses limites techniques en singularité, elle a inventé un langage unique.Pas cette fois.Dans un contexte d'interprétation jazzy swing, tous ses travers sautent aux oreilles.et deviennent insupportables.Voix criarde, phrases mal embouties, traumatisme sur toute la ligne.Ayoye.H 1¤2 IT'S LIKE THIS Rickie Lee Jones Artemis/Sony Alain Brunet Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Miguel Graça a présenté au Living, mercredi soir, une version live de son album Shining Stars, sorti sur Bombay, un label prometteur.Graça, de Lisbonne à Montréal PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale « Le moment de la journée m'inspire beaucoup, dit le producteur et DJ house Miguel Graça, alias Soulnotmind.Le matin, l'après-midi, au coucher du soleil.je compose différemment selon l'heure.» Pourtant, dans son studio de l'avenue de Lorimier, il n'y a pas de fenêtres, pas de soleil.Qu'une petite pièce dans le soussol d'un immeuble commercial.À l'intérieur, un ordinateur, une grosse console, des claviers, des boîtes à rythme, des amplis, des disques vinyles, le tout pêle-mêle.Et adossé au mur du fond, quelques toiles.« Je peins aussi, confie Miguel.Moins aujourd'hui, mais avant que je me lance sérieusement dans la musique, je peignais beaucoup.Il a commencé à se consacrer à la musique à la fin des années 80.La musique électronique, house, pour être précis.« Mon premier job de DJ, c'était au Royal.Je me tenais beaucoup avec Luc Raymond et Chris Farley, et c'est grâce à eux que j'ai commencé à jouer, en 1994.Mais je voyais ça comme un travail, un gagne-pain.» Avant sa première apparition derrière les tables tournantes, Graça s'était déjà fait connaître dans le milieu grâce à ses propres productions.Ses premières chansons ont été éditées sur un obscur label (C.I.A.), en 1989.Il s'associe par la suite avec Robert Ouimet, légende locale du disco et du house, avec qui il monte un studio.Mis a part quelques hits dans l'underground de l'époque, le duo se sera surtout fait connaître grâce à Thankful (sous le nom Red Alert), titre qui leur a valu, en 1994, un Juno pour la meilleure chanson dance.« On se battait notamment contre Chris Sheppard, se rappelle Miguel.Robert et moi, on n'y croyait tout simplement pas quand nous sommes allés chercher notre trophée ! » Quelques productions plus tard, sous différents autres pseudonymes, ainsi que des remix importants (pour Jestofunk et Masters at Work), le Montréalais d'origine portugaise s'associe au jeune label Bombay et sort Shining Stars, disque de house, garage et downtempo que les observateurs locaux attendaient depuis fort longtemps.« Je sais, ç'a été long ! s'excuse Miguel.Mais ça fait assez longtemps que je prends part à cette scène que la notion de temps ou de délai n'a plus vraiment d'importance.Je veux simplement être heureux avec ce que je fais, et satisfait avec le résultat.» « Tu vois, enchaîne-t-il, j'en suis venu à croire que la musique était un moyen de communiquer des choses que les mots n'arrivent pas à transmettre.Or, si tu ne fais pas la musique que tu entends dans ta tête, au fond, tu ne seras jamais compris de la façon dont tu voudrais l'être.Il faut prendre le temps de dire ce qu'on a à dire.» Bref, il ne faut pas le bousculer, Miguel.Shining Stars scintille Ð c'est le cas de le dire Ð de références latines chaudes et bien sexy, qui lui viennent de son enfance à Lisbonne, dans son Portugal natal qu'il a quitté à l'âge de 9 ans.« Quand j'ai commencé à acheter des disques, se rappelle Graça, toutes les chansons brésiliennes que j'entendais me disaient quelque chose, et je ne me souvenais jamais pourquoi.Puis, un jour, j'ai eu un flash : la radio de ma mère, au-dessus du frigo à Lisbonne ! Grâce aux nombreuses colonies portugaises, on entendait beaucoup de musique africaine et brésilienne à la radio.Elles viennent de là, mes influences.Son album sera en vente bientôt un peu partout dans le monde.Bombay, son label, lui donc a organisé une petite tournée promotionnelle qui le fera voyager aux États-Unis, en France et en Suisse, entre autres.D'ici là, vous pourrez l'entendre au Jaï Bar les mardis soirs, ainsi que sur les ondes de CIBL le mercredi soir, lors de son émission Groove Cocketail qu'il anime avec Stéphane Cocke. La Presse 16 septembre 2000 Page D11 manquante 6LP1201D0916 D-12 samedi - A 6LP1201D0916 ZALLCALL 67 01:24:33 09/16/00 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 CLAUDE GINGRAS L'Opéra de Montréal s'engage dans sa 21e saison avec un Mozart, Cosi fan tutte.Première des six représentations habituelles ce soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.OEUVRE PROCHE de la musique de chambre, avec six personnages seulement, Cosi appellerait un cadre plus intime Ð la salle Maisonneuve, par exemple.Mais le contexte nord-américain, en raison notamment des coûts de production, a transformé l'opéra en divertissement de foule.Le « Met » donne Cosi devant 4000 personnes et l'OdM, devant 3000 (ou tout au moins une salle qui les contient).Cosi fan tutte, affirme le titre.Traduction : Ainsi font-elles toutes.Les deux héroïnes, Fiordiligi et sa soeur cadette Dorabella, vont le démontrer pendant près de trois heures de spectacle.Elles sont fiancées à deux jeunes militaires : Fiordiligi à Guglielmo, Dorabella à Ferrando.L'action débute par un entretien des deux hommes vantant bien haut la fidélité absolue de leurs belles, entretien auquel leur ami, le cynique Don Alfonso, apporte un autre son de cloche : comme toutes les autres, les deux demoiselles tomberont dans le piège de l'infidélité à la première occasion.Avec l'aide de Despina, l'espiègle servante des deux soeurs, le vieux philosophe misogyne monte un scénario où les deux couples, tels des marionnettes, démontreront l'exactitude de sa thèse.Il informe les deux soeurs que leurs fiancés doivent partir pour la guerre.Les larmes de la séparation à peine séchées, ils reviennent déguisés en gentilshommes, font la cour aux deux femmes, chacun abordant la fiancée de l'autre, mais essuient un refus scandalisé et feignent de se donner la mort.Despina déguisée en médecin les « ranime », l'opération séduction recommence et réussit cette fois.Dorabella, la plus jeune, succombe la première.Fiordiligi, la plus forte, suivra bientôt.On en vient même aux préparatifs de mariage.Nouveau déguisement de Despina, cette fois en notaire, pour la signature des contrats.Don Alfonso annonce le « retour de la guerre » des deux fiancés.Les « gentilshommes » se sauvent, Ferrando et Guglielmo apparaissent, entrent dans une violente colère devant cette fête, ce notaire, ces contrats.Les deux femmes reconnaissent leur faute, Don Alfonso apaise ses deux amis et jubile d'avoir gagné son pari, et tout rentre dans l'ordre.Un air de bravoure Cosi fan tutte, opéra riche en ensembles, comprend plusieurs airs célèbres dont le plus impressionnant est le « Come scoglio » de Fiordiligi face aux étrangers qui ont envahi la maison.« Comme le roc, insiste-telle, notre fidélité est inébranlable.» Les intervalles inhabituels et répétés et les rapides mélismes en triolets confèrent au morceau de bravoure un ton caricatural où l'on reconnaît bien le génial Mozart jouant sur plusieurs tableaux à la fois : en même temps qu'il se moquait, avec le public, de l'invraisemblance de la situation, il lançait un défi et adressait un compliment voilé à la créatrice de Fiordiligi, Adriana del Bene, dite La Ferrarese, dont la virtuosité un peu ridicule l'agaçait.Cosi à Montréal Cosi fan tutte a été donné maintes fois à Montréal.L'historienne Mireille Barrière fait remonter la première présentation ici à 1937, par une troupe de Salzbourg.L'Opéra de Montréal le monta en 1981 puis en 1992.La présente production réunit deux Montréalaises en Fiordiligi et Dorabella : la soprano Lyne Fortin et la mezzo Danièle Le Blanc.Des États-Unis nous viennent Ferrando et Despina : David Miller, ténor, et Karen Driscoll, soprano.Guglielmo, le baryton Alexander Dobson, et Don Alfonso, le baryton Daniel Lichti, sont de l'Ontario.Bernard Uzan, l'ex-directeur général de l'OdM qui en est encore le directeur artistique pour la présente saison, signe la mise en scène.« Traditionnelle, annonce son service des communications, avec un petit changement à la fin.» Les décors et costumes, en location du Washington Opera, sont du réputé Jean-Pierre Ponnelle, mais le nom ne peut être utilisé pour des questions de droits d'auteur.L'Orchestre Métropolitain et le Choeur de l'Opéra de Montréal seront dirigés par Yannick Nézet-Séguin.OPÉRA Un Mozart sur le thème de l'infidélité L'Opéra de Montréal présente Cosi fan tutte en ouverture de saison Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Fiordiligi (Lyne Fortin, à gauche) écoute sa jeune soeur Dorabella (Danièle Le Blanc) l'inviter au jeu de l'infidélité.Pour sa rentrée musicale à Montréal Charles Dutoit dirige les célèbres Carmina Burana avec trois solistes, un choeur d'enfants et un choeur d'adultes Ne manquez pas également le haute-contre Daniel Taylor, qui interprétera Bernstein.Mardi 26 et jeudi 28 septembre, 20 h Charles Dutoit, chef d'orchestre Nancy Allen Lundy, soprano Stanford Olsen, ténor David Pittman-Jennings, baryton Daniel Taylor, haute-contre Choeur de l'OSM Choeur de l'école FACE Iwan Edwards, chef de choeur STRAVINSKI, Feu d'artifice BERNSTEIN, Chichester Psalms ORFF, Carmina Burana Mardi 26 : Les Grands Concerts 514-790-1245 1-800-361-4595 osm.ca © Martin Vigneault Billets : OSM 842-9951 Place des Arts 842-2112 Un dimanche en musique avec l'OSM 17 septembre, 14 h 30 Keri-Lynn Wilson, chef d'orchestre Olivier Laquerre, baryton WAGNER, Tannhäuser, ouverture WOLF, Michelangelo Lieder MAHLER, Des Knaben Wunderhorn (extrait) R.STRAUSS, Don Juan RAVEL, Don Quichotte à Dulcinée HAYDN, Symphonie n° 102 Nouveauté cette année ! Commencez vos Dimanches en musique au restaurant La Rotonde (voisin de la Salle Wilfrid-Pelletier), et obtenez 15 % de rabais sur présentation de votre billet.Réservation: (514) 847-6900.La 5e de Beethoven par l'OSM ! Mardi 19 et mercredi 20 septembre, 19h30 Thomas Dausgaard, chef d'orchestre Anton Kuerti, piano BEETHOVEN König Stephan, ouverture BEETHOVEN Musik zu einem Ritterballett BEETHOVEN Concerto pour piano n° 3 BEETHOVEN Symphonie n° 5 les Dimanches en musique Les Envolées musicales Air Canada L'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique Début de saison présente Demain ! Discographie Une quinzaine d'enregistrements de Cosi fan tutte sont présentement sur le marché.La version idéale reste celle d'Elisabeth Schwarzkopf et Léopold Simoneau, l'illustre ténor canadien, dirigée par Karajan et réalisée chez EMI en 1954.(Ne pas confondre avec l'autre version Schwarzkopf-EMI, de 1962.) Le seul intérêt de la version récente, avec instruments anciens, que dirige René Jacobs chez Harmonia Mundi est le cédérom très bien documenté qui l'accompagne.Le tout premier Cosi du disque, celui de 1935 réalisé à Glyndebourne sous la direction de Fritz Busch et repris en CD chez Arkadia, demeure un document sur un style mozartien qui a longtemps prévalu.Ð C.G.MUSIQUE Le NEM: une autre grosse saison CLAUDE GINGRAS La 12e saison du Nouvel Ensemble Moderne comprend principalement six concerts du soir, salle Claude- Champagne.Au premier, donné mercredi dernier, s'ajoutent ceux des 18 octobre, 7 et 8 novembre, 21 mars et 2 mai.L'événement le plus attendu est la venue des Percussions de Strasbourg pour la création nord-américaine de Erewhon, oeuvre pour 150 instruments du Français Hugues Dufourt annoncée comme une « symphonie utopique et délirante ».Lorraine Vaillancourt, la directrice du NEM, vient d'enregistrer Erewhon en Europe avec les Percussions, qui en avaient fait la création mondiale et qu'elle dirigera de nouveau le 7 novembre.Un autre concert sera consacré aux lauréats du dernier Forum du NEM, tenu en mars en Australie.La programmation propose huit créations, notamment d'André Prévost, Michel Longtin, José Evangelista et Inouk Demers, trois concerts du samedi après-midi à la Chapelle historique du Bon-Pasteur et trois concerts avec d'autres organismes : l'Orchestre de la Faculté de Musique de l'Université de Montréal, les Idées Heureuses et les Productions Super-Mémé.Enfin, le NEM effectuera du 19 septembre au 4 octobre une nouvelle visite en France, à Royaumont et à Strasbourg. 6LP1301D0916 d13 samedi 6LP1301D0916 ZALLCALL 67 01:29:10 09/16/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 D13 L I V R E S EN BREF Les bons prix de M.Christie Présences québécoises à Limoges LE FESTIVAL international des théâtres francophones débute jeudi prochain.Et le Québec, bien sûr, sera fidèle à son rendezvous limousin.Avec Rêves de Wajdi Mouawad, Le miel est plus doux que le sang de Simone Chartrand et Philippe Soldevila, et dans la catégorie Autour du festival, avec Quatre à Quatre de Michel Garneau et Hosanna de Michel Tremblay.Ces derniers seront présentés au Théâtre de la passerelle.Pour sa part, Geneviève Billette (Crime contre l'humanité) sera reçue en résidence d'écriture à la Maison des auteurs.ÐJennifer Couëlle Théâtre mexicain LE MEXIQUE dramaturgique sera à l'honneur à la Maison du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal.Dans le cadre de la première résidence organisée par les échanges Québec / Mexique du CEAD, l'homme de théâtre Boris Schoemann prononcera une conférence sur le théâtre mexicain contemporain.Metteur en scène, comédien et traducteur, M.Schoemann, d'origine française, vit au Mexique depuis 1989.Il a entre autres traduit et mis en scène Les Feluettes de Michel Marc Bouchard présentée avec l'Universidad Nacional Autonoma de Mexico, en février 2000.La conférence aura lieu le 28 septembre à 14 h, à la salle Théâtre 1 de la Maison du CACUM.Info : 514 288-3384.SONIA SARFATI Stanley Péan, Gilles Tibo et Marie-Louise Gay sont les trois auteurs ou illustrateurs de livres jeunesse dont le travail a été récompensé hier à la salle de lecture de la Chambre des communes, à Ottawa, lors de la remise des onzièmes Prix du livre M.Christie Ð qui, chacun, s'accompagne d'une bourse de 7500 $.Ainsi, Stanley Péan, écrivain et collaborateur au cahier Lectures de La Presse, a reçu le prix dans la catégorie « 12 à 16 ans » pour Le temps s'enfuit (la courte échelle).Un roman comme un air de jazz, que celui-là : sensuel, déroutant par moments mais toujours pertinent, et intelligent.Inspiré, comme l'indique son titre, de la pièce Tempus Fugit de Bud Powell, ce livre fantastique (dans les deux sens du terme) entraîne Marlon, un jeune musicien de jazz et d'aujourd'hui, dans les bars enfumés et les ruelles sombres du New York des années 40.Il y a d'abord cette improvisation qu'il vient d'exécuter.et qui ressemble à s'y méprendre à celle que son idole, Jimmy Falcon, a enregistrée il y a plusieurs décennies.Il y a ensuite cette photo de Falcon, dont les traits sont si semblables à ceux de Marlon.Et il y a toutes ces références culturelles dont Stanley Péan émaille son récit Ð ce, sans l'alourdir.En fait, être jazzophile (comme le romancier) n'est pas essentiel pour apprécier ce temps qui s'enfuit Ð sans être perdu.Dans la catégorie « huit à onze ans », c'est Gilles Tibo qui remet ça : l'auteur et illustrateur, qui avait reçu le prix l'an dernier pour son livre Rouge timide publié chez Soulières éditeur, est de nouveau récompensé mais cette fois-ci pour Les Yeux noirs (chez le même éditeur et avec le même illustrateur, Jean Bernèche).Un roman de peu d'intrigue, mais de beaucoup d'émotion.Sans mélodrame ni complaisance (dans lesquels il aurait été facile de tomber), Gilles Tibo raconte Mathieu.Sept ans.Aveugle de naissance.Mais, à part ça, si semblable à tous les gamins de sept ans : charmant ici, petite peste là.Facile de l'adopter.au moins le temps d'une quarantaine de pages ! Finalement Ð et le « mais non la moindre » n'a jamais été aussi pertinent que dans le présent cas ! Ð l'auteure et illustratrice Marie-Louise Gay reçoit le prix dans la catégorie « 7 ans et moins » pour cette merveille de soleil, de mer, de poésie et de tendresse qu'est Stella, étoile de la mer (éditions Dominique et compagnie) Ð dont elle signe texte et illustrations.Il y a Stella, qui connaît les plages dorées et les grandes eaux salées.Et il y a Sacha, si petit devant l'immense étendue de bleu et d'or.Inquiet, Sacha.« C'est profond ?» Confiante, Stella.« C'est beau ! » Des mots et des images qui s'épousent comme peuvent le faire les mots et les images sortent de la même source.Le résultat est lumineux.Au point d'avoir séduit des milliers de petits et grands : Stella, étoile de la mer a présentement été vendu à plus de 100 000 exemplaires en une dizaine de langues Ð en Corée, les éditeurs se l'arrachent à un point tel que les droits ont été mis aux enchères ! L'album a de plus remporté, au printemps, le Ruth Schwartz Award (remis à Toronto et décerné par un jury d'enfants) et le prix Libris 2000 remis par la Canadian Booksellers Association, et il se retrouve sur la liste d'honneur de Ibby (organisme international faisant la promotion de la lecture auprès des enfants).Et ce n'est qu'un début : dans les jours qui viennent nous arrivera Stella, reine des neiges.et, sûrement, des palmarès ! les 5 et 6 octobre EN VENTE MAINTENANT 1594 rue St-Denis Réservations : 790-1111 patrick bruel EN SPECTACLE PHOTOTHÈQUE, La Presse © Stanley Péan, écrivain et collaborateur au cahier Lectures de La Presse, a reçu le prix dans la catégorie « 12 à 16 ans » pour Le temps s'enfuit (la courte échelle).PREMIÈRE CE SOIR Réseau Admission 790-1245 www.admission.com Groupes et forfaits 845-2322 (514) (514) Le Québec entre en guerre! HUIT VILLES S'ENGAGENT DANS UN COMBAT SANS MERCI JONQUIÈRE HULL MATANE QUÉBEC MONTRÉAL ROUYN-NORANDA SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES DU 27 SEPTEMBRE AU 5 OCTOBRE 2000 AU MEDLEY 1170, RUE SAINT-DENIS, MONTRÉAL (514) 842-6557 6LP1401D0916 D14samedi 6LP1401D0916 ZALLCALL 67 01:30:12 09/16/00 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 RADIO Alexis Martin présente.son émission de radio SONIA SARFATI Le réalisateur Jean Gagnon se souvient Ð et ajoute à ses souvenirs ceux des autres.« Des dramatiques à Radio-Canada, dit-il, il y en a depuis plus de soixante ans.Mais depuis quelques années, le concept a été un peu galvaudé : les créneaux de diffusion changeaient régulièrement, les oeuvres n'étaient plus présentées par un animateur.» Grand amateur de théâtre et grand amoureux de radio, il a souhaité remédier au problème.Il en a parlé à Alexis Martin.Le fruit de leur travail s'intitule Alexis Martin présente et est diffusé le dimanche à 17 h sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio-Canada (100,7 FM) jusqu'au 17 juin.« Après tout, quand on remue ciel et terre pour trouver d'excellents auteurs et acteurs, pourquoi ne pas leur offrir un environnement qui en vaut la peine ?» demande le réalisateur.Pour personnaliser cet environnement- là, Jean Gagnon a pensé à Alexis Martin.« Parce que c'est quelqu'un qui connaît le théâtre comme auteur, comme metteur en scène, comme directeur de théâtre.Et parce que c'est quelqu'un qui est habitué à réfléchir, qui aime la création et qui la défend.» Alexis Martin présentera donc.Des textes dramatiques, souvent inédits, parfois classiques.La plupart du temps, commandés par l'équipe d'Alexis Martin présente (outre Jean Gagnon qui s'occupe de la réalisation de l'émission, les oeuvres diffusées peuvent, elles, être réalisées par Line Meloche ou Lise Létourneau, Lucie Ménard ou Gabriel Dubé, etc.).Ont présentement répondu à l'appel, les Maxime-Olivier Moutier Ð presque l'auteur fétiche du concept : il est au menu des trois années de diffusion actuellement prévues pour l'émission ! Ð, Claude Champagne, Louise Bombardier, Pierre Falardeau, Jean Marc Dalpé, Marie-Ève Gagnon.Auteurs connus, donc.Mais aussi auteurs inconnus.Les faire connaître est l'un des buts d'Alexis Martin présente.et d'Alexis Martin tout court : « Le théâtre est difficile d'accès aux jeunes auteurs.Sans tomber dans le « jeunisme » ou le ghetto, nous voulons tendre le micro à des gens qui peinent et qui ont peu de chance d'être montés.Parce qu'on ne peut pas apprendre à écrire pour le théâtre qu'en écrivant.Il faut aussi être produit.Il faut s'entendre.» Dans ce contexte, il se dit ne pas être là pour « up-stager » l'émission, mais pour attendre et accueillir l'auditeur à la porte d'Alexis Martin présente.Pour ce faire, il écrit un numéro d'ouverture d'environ deux minutes.Reposant ou débridé, philosophique ou léger.En compagnie, parfois, d'invités.La présence de Pierre Lebeau, Ghyslaine Tremblay et Daniel Brière est déjà prévue Ð et ce n'est pas un hasard : ils font partie de la famille théâtrale d'Alexis Martin.Après cette entrée en matière, la diffusion du texte dramatique.Lui, d'une bonne demi-heure.Interprété par des acteurs.Ensuite, la fermeture.« Un moment impressionniste à partir des possibilités de la radio », indique le présentateur.« Un complément de programme qui permet d'explorer l'imaginaire de l'auteur, d'un acteur ou les thèmes qui leur sont chers », précise Jean Gagnon qui se dit ouvert à tous les auteurs et les genres.En autant que leurs écrits soient forts : « C'est l'avantage de la radio publique : nous n'avons aucuns impératifs commerciaux.» Pour ce qui est de l'émission de demain, elle gravitera autour de 1035, de la Chevrotière, Québec, P.Q., une oeuvre originale de Jean-Rock Gaudreault réalisé à Québec par Lise Létourneau.« Un texte mordant, dit-elle, qui raconte l'histoire d'un jeune Montréalais parachuté à Québec pour travailler au Complexe G, dans la fonction publique.» Qui est aussi l'employeur « officiel » de Jean-Rock Gaudreault.Ça promet.Suivront, au cours des prochaines semaines, deux textes inédits de Maxime-Olivier Moutier interprétés par Robin Aubert (24 septembre) ; Brèves de comptoir de Jean- Marie Gouriot avec Carl Béchard et Pierre Chagnon (22 octobre) ; L'Humoriste de Claude Champagne (dans une version plus serrée que celle vue sur la scène de La Licorne la saison dernière) avec Alexis Martin et Pierre Lebeau (26 novembre) ; et ce que Jean Gagnon considère comme le possible clou de la saison : La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès avec James Hyndman dirigé par Brigitte Haentjens (28 janvier).Ce moment-là promet d'être grand.Mais il ne sera pas le seul, promettent Alexis Martin et Jean Gagnon.ALEXIS MARTIN PRÉSENTE, à la Chaîne culturelle de Radio-Canada (100,7 FM) le dimanche de 17 h à 17 h 55.Ce soir à Laval jusqu'au 21 septembre 3 NOVEMBRE 6LP1501D0916 D-15 samedi - A 6LP1501D0916 ZALLCALL 67 01:30:02 09/16/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 D 1 5 DANSE Du flamenco bien de chez nous FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale DEPUIS QUELQUES ANNÉES, la culture hispanique s'immisce dans la vie des Montréalais.Les tapas sont à la mode, mais c'est le flamenco qui a déclenché la vague hispanisante, animant les bars et restaurants du Quartier latin.Et bien plus que notre ouverture au monde, c'est la passion des artistes flamenco d'ici qui a contribué à cette effervescence.C'est un peu dans cet esprit qu'a été créé Flamenco Nuestro, un spectacle qui réunit sept artistes montréalais qui en avaient marre de toujours devoir se mesurer aux grands de l'Espagne.« Faire un show qui nous ressemble », voilà la motivation de Lynne Mc Gee, danseuse principale de ce spectacle qu'elle mijote avec le guitariste Dominique Soulard depuis environ deux ans.Avec ses quinze années d'expérience, une vingtaine de spectacles, son enseignement et ses voyages périodiques en Espagne, Lynne Mc Gee fait un peu partie des pionnières du flamenco au Québec.« Lynn fait partie de la génération qui a créé des bébés flamenco à Montréal », dit Dominique Soulard en rigolant.Cinq autres artistes se sont joints à eux.Élève de Lynne, Rae Bowhay est l'autre danseuse de la soirée, son style se distinguant par sa formation de base en danse contemporaine.Au registre du chant, Marcos Marin, est toujours très en demande sur les scènes du flamenco montréalais.Igor Bartula, membre du groupe Les Gitans de Sarajevo, marie la base aux rythmes du flamenco que ponctuent les percussions de Robert Benson.Caroline Planté, une des rares (« très rares », insiste Lynne) femmes à maîtriser la guitare flamenco, complète cette formation de musiciens.Si la plupart de ses compagnons de scène baignent dans le flamenco depuis cinq à 15 ans, Caroline, elle, est « née dedans », comme elle aime le dire, puisque son père est lui-même guitariste flamenco.En tant que femme, il en faut de la patience pour jouer du flamenco ! « On joue souvent dans des milieux où il y a beaucoup d'Espagnols, qui ont une mentalité plus macho : les filles, ça ne peut pas jouer, ça dérange.Mais c'est mieux aujourd'hui qu'au début.» Elle reconnaît pourtant qu'elle joue différemment, faisant plus de « dentelle » avec sa guitare.Une chimie de groupe Tous membres de la compagnie Les Ballets Flamenco Arte de Espana, ils cherchent ici à créer en toute liberté, sans prétention, en s'attardant à une recherche que les petits spectacles improvisés dans les bars ne permettent pas.Vous retrouverez donc la formule habituelle des spectacles flamenco, où tous les artistes restent sur scène pour se donner la réplique et établir la chimie du groupe, essentielle à l'âme du flamenco.Mais ils innovent du côté des arrangements musicaux et chorégraphiques.« La danse fait partie de la musique, elle n'est pas plaquée sur la musique.D'habitude, on suit la danseuse, ce qui donne quelque chose de plus traditionnel, tandis que là, il y a vraiment un échange entre les danseurs et les musiciens », explique Lynne.Délaissant un peu les influences traditionnelles orientales, le son sera plus jazzé, dérivé moderne du flamenco.« On y met du nôtre.Il y a de la basse électrique et du violon.Même ce qui n'est pas tout à fait flamenco dans notre tête, on peut l'adapter au contexte et ça donne du.flamenco nuestro ! » conclut Dominique, l'air amusé.FLAMENCO NUESTRO, au Lion d'or ce soir et demain, 20 h.Info: 514 598-0709.f e s t i v a l 2 ième édition 29 septembre au 7 octobre Une présentation de réservations 899 0644 Soirée d'ouverture 29 septembre à 20h Benoît Mernier (Belgique) Régis Rousseau organistes Soirée médiévale 30 septembre à 20h Une première nord-américaine «Mysteria Apocalypsis» avec Ensemble Organum (France) La Nef Soirée Liszt 1er octobre à 20h Rachel Laurin Olivier Vernet organistes Laurent Cabasso pianiste Orchestre Métropolitain Yannick Nézet-Séguin Carte blanche Alain Trudel, tromboniste virtuose et ses invités Le romantisme à l'italienne: Massimo Nosetti (Italie), organiste Monique Pagé, soprano Marc Hervieux, ténor Tableaux d'une exposition: Vincent Genvrin (France), organiste Quatuor Molinari et jeunes artistes du Café Graffiti Musique et musiciens d'ici: Poirier-Crozier, organistes duettistes Double virtuosité: Ken Cowan (Canada) Alan Morrison (États-Unis), organistes Musique baroque: Les Boréades et autres invités Plus de 40 activités: concerts et animations! 6LP1601D0916 6LP1601D0916 ZALLCALL 67 01:24:43 09/16/00 B D 1 6 E X P O S I T I ON L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 Une route parsemée d'indices et d'illusions JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale SERGE TOUSIGNANT est un artiste gâté.Touche-à-tout, connu surtout pour ses concepts photographiques, cet enseignant est l'objet de deux expositions simultanées.Déjà pas mal.Mais quand l'événement prend des couleurs de rétrospective, alors là, on ne rit plus.Cette double démonstration, née d'une étroite collaboration entre le Centre d'exposition de l'Université de Montréal et la galerie Graff, ne se voulait pas comme un retour sur l'art de Tousignant.Sauf que de près, on constate que les oeuvres couvrent 34 ans d'une carrière de.35 ans.L'intérêt de cette « rétrospective » réside davantage dans le rapprochement des différentes disciplines abordées par l'artiste.Chez Graff, des pliages sur papier et des sculptures métalliques nous ramènent aux années soixante, celles de ses débuts.Indices : études et maquettes, le volet universitaire, offre un survol de son oeuvre photographique entamée en 1972.En 1992, une exposition similaire, Maquettes d'ateliers, avait été lancée par la galerie Séquence de Chicoutimi.Mais l'occasion de la montrer à Montréal ne s'est présentée que récemment.Heureux dénouement, le projet a permis de rajouter des maquettes Ð dont celles d'Ouragans, magnifiques abstractions de 1997 Ð et de relier le tout à des oeuvres de jeunesse.Tout en admettant que ces expositions incitent à ce qu'on « rétrospecte », Serge Tousignant préfère analyser l'événement autrement.« C'est un regard plus homogène sur mon oeuvre.Il faut voir comment les pièces des années soixante ont nourri mon oeuvre photographique.Lorsqu'il abandonne la sculpture et la peinture au profit de la photographie, certains critiques parlent de rupture.Sa vision demeure pourtant ancrée à une même préoccupation : l'illusion optique.Influencé par l'art conceptuel qui fait primer l'idée sur la matière, Tousignant n'a jamais laissé le médium guider sa démarche.« C'est la démarche qui appelle le médium que j'utiliserai.» Chez Graff, nous avons des indices de sa polyvalence.Guillotine, une pièce multicolore en aluminium peint, est perçue comme une sculpture parce qu'elle repose sur le sol.« Si je l'accrochais au mur, on parlerait alors de peinture en relief », dit l'artiste en décrivant le morceau fort de la galerie.Une oeuvre dont on ne se lasse pas, qu'on regarde d'un oeil amusé afin de trouver l'astuce qui prolonge à l'infini les lignes oranges, bleues, rouges.En adoptant l'appareil photo comme outil de travail, il choisit « le médium le plus ambigu qui existe », fort utile pour ses déformations visuelles.Ruban gommé sur coins d'atelier, dont on peut voir la maquette séquentielle à l'Université de Montréal, relance dès 1973 son plaisir à transformer la réalité.Que l'oeuvre photographique soit présentée par des maquettes plutôt que par des pièces terminées n'est pas inintéressant.Au contraire.Les planches contacts de Tousignant sont parsemées d'indices (annotations, dessins, recadrages).Fort instructives, ces études dévoilent le processus de création, mettent à nu les réflexions de l'artiste.Et on réalise à quel point ses photos reposent sur un contenu plutôt sculptural.« Pour ne pas vendre la mèche », l'artiste prof a tenu à garder secrètes certaines étapes menant à l'oeuvre.Bravo.Ainsi, le spectateur se retrouvera encore pris entre ce qu'il voit et ce qu'il croit voir, dans cet espace ambigu que Serge Tousignant n'a pas cessé d'explorer.Comme quoi, le temps de la vraie rétrospective est encore loin.INDICES : ÉTUDES ET MAQUETTES de Serge Tousignant, Centre d'exposition de l'Université de Montréal, 2940, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, jusqu'au 24 septembre.Info : 514 343-6111, poste 4694.SIGNALEMENTS : OEUVRES FORMELLES ET GÉOMÉTRIQUES de Serge Tousignant, Galerie Graff, 963, rue Rachel Est, jusqu'au 7 octobre.Info : 514 526-2616.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Serge Tousignant aux côtés de la déroutante Modules jaunes, exposée chez Graff.EN BREF François-Marc Gagnon honoré en colloque SES COURS sur l'iconographie des Indiens et des castors se dégustaient à grands coups de savoir et d'anecdotes.Présent à Télé-université depuis 1988, lauréat de prix pour la qualité de son enseignement, il était devenu incontournable.Après 33 ans au département d'histoire de l'art de l'Université de Montréal, François-Marc Gagnon devait prendre un jour sa retraite.C'est fait.ou presque, puisqu'il donne encore un cours cette année.Pour lui rendre hommage, un colloque lui est consacré.Des gens que le professeur émérite a fréquentés animeront les discussions, tels John R.Porter, du Musée du Québec, et Laurier Lacroix, de l'UQAM.Les conférences feront bien sûr un retour sur la carrière de ce grand spécialiste de l'art canadien et, en particulier, de Borduas et de l'automatisme.Le colloque François-Marc Gagnon, professeur épormyable aura lieu au Musée d'art contemporain le 30 septembre, de 10 h 30 à 18 h.L'entrée est libre.Info : 514 343-6184.LE CACQM, 15 ans déjà POUR CÉLÉBRER ses quinze ans, le Centre des arts contemporains du Québec à Montréal (CACQM) lance une monographie consacrée à sa jeune histoire et publiée par le Groupe Ville-Marie Littérature.Jadis poste de pompiers, l'édifice abrite aujourd'hui un lieu de production et de diffusion fortement apprécié par le milieu artistique.L'événement aura lieu le 20 septembre, à 17 h, en présence des auteurs Dominique Rolland et Manon Régimbald et d'artistes associés au CACQM.Une exposition d'oeuvres de David Moore, Bill Vazan et Dominique Valade, entre autres, s'y poursuivra jusqu'au 6 octobre.Le CACQM est situé au 4247, rue Saint-Dominique.Info : 514 842-4300.25 ans d'art à Concordia UN AUTRE anniversaire est célébré ces jours-ci.La galerie d'art Leonard et Bina Ellen de l'Université Concordia présente une exposition qui souligne le 25e anniversaire de son exceptionnelle collection d'art canadien.Tableaux, dessins, photographies, sculptures, installations, en tout une soixantaine d'oeuvres parmi celles acquises depuis 1974 peuvent être vues jusqu'au 23 septembre.Paul-Émile Borduas, Geneviève Cadieux, Emily Carr, John Lyman, Betty Goodwyn, Horatio Walker sont quelques-uns des artistes exposés.L'événement tient aussi à célébrer la création de l'établissement universitaire, né la même année de la fusion du collège Loyola et de l'Université Sir George Williams.Info : 514 848-4750.Jérôme Delgado, collaboration spéciale LÕ O r a t o r i o Le Cantique des Cantiques 19, 22 et 23 septembre .20h00 TH.åTRE CORONA 2490, rue Notre-Dame Ouest Billetterie : (514) 931-2088 R.seau Admission : 790-1245 Accompagn.e de 11 musiciens sur scne ! Album disponible chez tous les bons disquaires HHHH/ LA PRESSE HHHH / VOIR / LE SOLEIL LUNDI SOIR 6LP1701D0916 D-17 samedi - 6LP1701D0916 ZALLCALL 67 01:30:31 09/16/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 D 1 7 L I V R E S Piet Roelen présente 45 artistes sur scène Chef d'orchestre : André Walschaerts Avec invité spécial : Michael Junior, chanteur prodige belge de 14 ans Billets à la Place des Arts, aux comptoirs Admission, par téléphone au 514.842.2112 ou au www.pda.qc.ca Une soirée spéciale incluant ses plus grands succès classiques ainsi que des extraits de \"Out Of Africa\" HELMUT LOTTI VENDREDI 17 NOVEMBRE 20H SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS \"Helmut Lotti - Out of Africa\" maintenant en magasins.Une production Rubin Fogel La famille royale redoute un brûlot signé par un ex-secrétaire de Diana Agence France-Presse LONDRES Ð La famille royale britannique a exprimé hier son « profond regret » à l'idée qu'un ancien proche de Lady Diana ait l'intention de publier le mois prochain un livre sur la vie de la défunte princesse annoncé comme explosif.Patrick Jephson, ancien secrétaire privé de Diana entre 1990 et 1996, après avoir occupé les mêmes fonctions pendant deux ans auprès du prince Charles, a assuré hier qu'il avait écrit un récit « fidèle et équilibré » et non le brûlot que redoute la famille royale.Dans un communiqué commun, la reine Elizabeth II et le prince Charles, ex-époux de Diana, ont « profondément déploré » la perspective de la publication de ce livre.« Sa Majesté et Sa Grâce Royale ne souhaitent pas qu'un livre de ce genre soit publié », ajoute le communiqué.« Quel que soit son contenu possible, ce livre est susceptible de provoquer de nouvelles spéculations sur la vie de la princesse, qui ne peuvent que heurter les sentiments des princes William et Harry (ses enfants) et la famille de la princesse », ont estimé la reine et son fils, l'héritier du trône.La famille royale indique avoir renoncé « avec réticence » et « avec un regret immense » à engager une action en justice, pour tenter d'empêcher la parution du livre.Les conseillers juridiques de la famille royale les auraient prévenus qu'ils avaient peu de chances de gagner en justice contre l'ancien secrétaire.Patrick Jephson affirme avoir recueilli de nombreuses confidences de la princesse, notamment pendant les années qui ont précédé son divorce retentissant avec le fils de la reine en 1996.Dans un communiqué publié hier, Patrick Jephson a déclaré que son livre servirait la mémoire de la princesse, tuée dans un accident de la route le 31 août 1997 à Paris au côté de son compagnon Dodi al- Fayed.« Ce livre est un récit fidèle et équilibré, et il a par conséquent pour ambition de servir la défunte princesse et ceux qui ont travaillé pour elle », a assuré M.Jephson.M.Jephson s'est dit conscient de l'inquiétude que pouvaient nourrir les proches de Diana à l'approche de la publication du livre.« Je suis certain qu'ils seront rassurés lorsqu'ils l'auront lu », a-t-il prédit.Les mémoires de Patrick Jephson doivent paraître dans quelques semaines, aux États-Unis dans un premier temps.Le livre sera ensuite en vente en Grande-Bretagne, et pourrait même être publié par feuilletons dans la presse britannique, voire sur Internet.VENTE D'INVENTAIRE Les trésors du sous-sol Réduction jusqu'à50% Galerie Simon Blais 4521, rue Clark Montréal (Québec) (514) 849-1165 ÉCOLE Appui de la Société d'affichage Omni DE L'INSTITUT DES JEUNES SAIDYE BRONFMAN, UNE SÉRIE DE COURS VRAIMENT «TRIPPANTS» EN ARTS VISUELS ET EN ARTS DE LA SCÈNE POUR ENFANTS ET ADOLESCENTS Centre des arts Saidye Bronfman 5170 chemin de la C.te-Ste-Catherine, Montr.al (Qu.bec) H3W 1M7 T.l.: (514) 739-2301 Fax: (514) 739-9340 www.thesaidye.org e-mail: info@thesaidye.org Pour tout savoir sur notre Fte des arts passez-nous un coup de fil sans tarder ! FÊTE LA DE SArts R.servez ds maintenant! (514) 739-2301 poste 330 PORTES OUVERTES LE 24 SEPTEMBRE Centre des arts Saidye Bronfman 5170, ch.Côte-Ste-Catherine www.thesaidye.org Journ.e portes ouvertes dimanche le 24 septembre de 11h .14h Automne La Presse 16 septembre 2000 Page D18 manquante 6LP1901D0916 D-19 samedi - A 6LP1901D0916 ZALLCALL 67 01:29:44 09/16/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 D 1 9 MUSIQUE Tahiti 80: du bonbon! PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale LE CAFÉ CAMPUS n'était plein qu'à moitié pour le passage de Tahiti 80, cette formation de Rouen, en France.Eh bien tant pis ! Le quintette Tahiti 80 a offert un excellent concert de pop-rock sucré.Et n'eût été des courtes interventions en français du chanteur, nous aurions en effet cru entendre un groupe britannique.L'illusion était parfaite ! L'intérêt pour ce groupe va bien au-delà de cette simple curiosité linguistique, et tempère de plus l'impression qu'on a généralement du rock français : pas aussi lourd que les Lofofora et Mass Hystéria, qui redonnèrent néanmoins l'envie de s'intéresser au métal hexagonal.Chez Tahiti 80, rien de cela.Pas de guitares tonitruantes, pas de chants gutturaux.Que des mélodies ensoleillées, sur lesquelles se posait la voix menue du chanteur.Le groupe s'installe derrière ses instruments sur une musique de fond aux airs des Antilles.Kitsch ?Cette première impression se dissipe alors que les guitares (celles du guitariste et du chanteur) se font entendre.Sur la droite, un bassiste mal léché (aux allures d'un Demis Roussos français), le batteur assis derrière et un multi-instrumentiste au fond à droite Ð usant tantôt de sa trompette, tantôt d'un tambourin, tantôt d'un clavier Casio.C'est une riche palette d'influences rock qui a été déployée.Vieux rock british des années 60 (« Vous aimez les Zombies ?», s'enquérait le chanteur), un peu de Stereolab, un peu de space rock à la Spiritualized (mais en moins sérieux !), beaucoup d'influences mancuniennes (à la Happy Mondays).Un mélange heureux et accrocheur qui vous craque un sourire en coin.Les musiciens prennent un réel plaisir à jouer, ne se contentant pas seulement de toucher à leurs instruments.Le chanteur délaisse sa guitare pour le clavier ; le bassiste s'empare de la batterie ou met l'accent sur la rythmique à l'aide de ses propres tambours, lorsqu'il ne manipule pas la boîte à rythmes (pour une finale enlevante et très intense).Le batteur se lève de son banc pour toucher au clavier.Ces interventions variées renforcent la musique du groupe, dont le son ne semble jamais pris dans le même moule.Le concert s'est déroulé rapidement Ð à peine plus d'une heure de musique, et nous regrettions déjà de les voir quitter la scène aussi tôt.Les spectateurs commençaient à peine à se masser devant la scène pour danser.Qu'on les ramène au plus vite ! Bonne ambiance au Club Soda Après l'escale au Café Campus, direction Club Soda où sévissait M.Borcar et son grand orchestre du M.Borcar R a m a s u t r a .Beaucoup d'ambiance, la salle était pleine et la musique occupait tout l'espace libre.Encore de ces projections vidéo séduisantes, servant de bande- film accompagnant le cinéma musical.À l'écoute de cette dernière portion de concert Ð la plus dynamisée, avec Snake in the Garden, Marder et sa reprise indo-surf, entre autres Ð on constate avec soulagement que le groupe s'est resserré et que la musique est plus dense qu'à son premier passage au Spectrum.Il reste encore quelques ajustements à faire du côté des enchaînements, mais l'expérience de la formation, renforcée par une série de concerts au Festival d'été de Québec, était palpable.Ramasutra remet ça ce soir encore au Club Soda.En terminant, un petit mot pour souligner que les Kingpins, groupe vedette du label local Stomp, lanceront leur dernier album (Plan of Action) en concert ce soir au Medley.Montréal est la capitale canadienne du ska, ce qui devrait vous donner la puce à l'oreille sur l'ampleur du party qui se prépare.Tahiti 80 a offert un excellent concert de pop-rock sucré, jeudi soir, au Café Campus.Not Ready Not Ready 288475780 08X127.00 concert ORCHESTRE.METROPOL.18370.OMG La Presse 16 septembre 2000 Page D20 manquante 6LP2101D0916 D?sam.(Affichenp c te 6LP2101D0916 ZALLCALL 67 01:23:32 09/16/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 D21 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Droits d'auteurs, de Donald Margulis.Mise en scène de François Barbeau.Trad.de Michel Dumont.Avec Françoise Faucher et Markita Boies.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 14 octobre.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine E.) Dès mar., 20h, Ce soir, on improvise, de Luigi Pirandello.Texte français de Diane Pavlovic et Claude Poissant.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Marc Béland, Sophie Clément, Marc Gélinas, Sylvie Tremblay, Simone Chartrand, David Savard, Kathleen Fortin, Sandrine Bisson, Olivier Aubin, Simon Boudreault, Yves Labbé, Marika Lhoumeau, Serge Mandeville, Philippe Martin et Patrice Robitaille.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Auj., 15h et 20h, Maudite Machine, de Abla Farhoud.Mise en scène de Louise Laprade.Avec Nicole Leblanc.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Je suis une mouette (Non, ce n'est pas ça), inspiré de La Mouette, d'Anton Tchékhov, conçu et mis en scène de Serge Denoncourt.Avec Annick Bergeron, Denis Bernard, Luc Bourgeois, Jean-François Casabonne, Suzanne Clément et Monique Miller: 20h.Jusqu'au 23 septembre.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Mar., mer., jeu., 19h30, Le Serpent vert, lecture- spectacle conçue et interprétée par Bernard Daoust.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Le Petit Köchel, de Normand Chaurette.Mise en scène de Denis Marleau.Avec Louise Bombardier, Louise Laprade, Ginette Morin et Christiane Pasquier.Création du Théâtre UBU: 20h, sauf lun.Jusqu'au 30 septembre.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Auj., 20h, Malina, inspiré de l'oeuvre de Ingeborg Bachmann.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux, Denis Gravereaux, Pierre Hupin, Patrice Gagnon, Bernard Meney, Gaétan Nadeau, Gilles Simard, Guy Trifiro, François Trudel, Jean-Manuel Vita.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Dès mar., 20h, Farce, de Michael Mackenzie.Mise en scène de Jean Asselin.Avec Paul Ahmarani, Jean-François Beaupré, Sonia Côté, Frank Fontaine, Jacques E.Leblanc, Marie Lefebvre, Jennifer Morehouse, Charles Préfontaine, Lawrence Smith et Laura Teasdale.- Jeu., 18h, Je vous raconterai des images., idée originale de Diane Dubeau, avec Jean-Pierre Ronfard.LA LICORNE (4559, Papineau) Auj., 20h, Trick or Treat, de J.-M.Dalpé.Mise en scène de Fernand Rainville.Avec Frédéric Blanchette, David Boutin, Pierre Curzi, Jean Marc Dalpé et Maxime Denommée.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Dès mer., 20h, Rien de trop, de et avec France Léa.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) L'Éclat de soie, de Mario Borges.Avec Sonia Auger-Guimont et Jean-Guy Viau.Du mar.au dim., 20h.Relâche les 17 et 29 septembre.THÉÂTRE DU MAURIER DU MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Marianne Vague, de Pascal Brullemans.Mise en scène d'Éric Jean.Avec Anik Beaudoin, Hélène Boissinot, Danny Gagné, Anne-Sylvie Gosselin et Johanne Lebrun.Du mar.au sam., 20h30; dim., 15h.Jusqu'au 30 sept.MONUMENT-NATIONAL (La Balustrade, 1182, St-Laurent) 2222, de Pierre-Olivier Pineau.Mise en scène de Julien Blais.Avec Nathalie Costa et Charles Maheux: 20h, sauf lun.et mar.Jusqu'au 23 septembre.- Auj., 20h, From Galway to Grosse-Île, chorégraphies de Bernadette Short.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Collected Stories, de Donald Margulies.Mise en scène de William Carden.Avec Uta Hagen et Lorca Simons.Du lun.au jeu., 20h; sam., 20h30; dim., 19h.Jusqu'au 28 septembre.COMITÉ SOCIAL CENTRE-SUD (1710, Beaudry) Auj.et dim., 20h, Auberge Parades, par Le Cochon Souriant.Danse L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Auj., mar., mer., jeu., ven., 20h, Perfume de gardenias, de José Navas.Avec Tony Chong, Catherine Jodoin, José Navas, Amélie Paquette, Manuel Alfonso Perez et Maria Ines Villasmil.ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., série Danse Buissonnière.Chicki Chicki Ya Ya Yé, de Annick Brisindi, Si erreur s'y glisse, de Joëlle Charest, Chaos sensible, de Nathalie Lebel, Les dents, pyjama, dodo, de Alexandra L'Heureux, Le petit coin bleu ou Dreams of Love and Murder, de Isabel Mohn et nouvelle création de Kha Nguyen.- Jeu.et ven., 20h30, Words will be spoken, de Lin Snelling et Hetty King.Série des majeurs.SALLE PIERRE-MERCURE DU CENTRE PIERRE-PÉLADEAU (300, de Maisonneuve E.) Mer., jeu., ven., 20h, Voyage, de Margie Gillis.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Dim et mar., 20h, Incantation, de Zab Maboungou.Musique PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Cosi fan tutte (Mozart).Opéra de Montréal.Première.Lyne Fortin, soprano, Danièle Le Blanc, mezzo-soprano, David Miller, ténor, Alexander Dobson, baryton, Karen Driscoll, soprano, Daniel Lichti, baryton.Mise en scène: Bernard Uzan.Choeur de l'OdM et Orchestre Métropolitain.Dir.Yannick Nézet- Séguin.Autres représentations: lun., jeu., et les 23, 27 et 30 sept.Dim., 14 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Keri-Lynn Wilson.Olivier Laquerre, baryton.Ouverture de Tannhäuser (Wagner), Michelangelo Lieder (Wolf), Don Juan (Strauss), Don Quichotte à Dulcinée (Ravel, Symphonie no 102 (Haydn).Dimanches en musique.Mar.et mer., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Thomas Dausgaard.Anton Kuerti, pianiste.Ouverture König Stephan, Ritterballett, Concerto pour piano no 3 et Symphonie no 5 (Beethoven).Concerts Air Canada.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Auj., mer., jeu., ven., 20 h, L'Enfant des glaces, électr-opéra (Zack Settel).Mise en scène: Pauline Vaillancourt.Chants Libres.Jusqu'au 23 sept.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE Dim., 15 h, Yehonatan Berick et Jonathan Crow, violonistes, Neal Gripp, altiste, Antonio Lysy, violoncelliste, Richard Raymond, pianiste.Sonate pour violon et piano (Janacek), Études de jazz (Schulhoff), Mazurkas et Quatuor à cordes no 1 (Szymanowski), Tanz (Krasa).UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Lun., 20 h, Madelaine Palmer, soprano, Deborah Kraus, mezzo-soprano, Winston Purdy, baryton, Olga Gross, pianiste.Mozart, Haydn, Brahms, Schumann, Mahler.Mar., 20 h, Quatuor à cordes Alcan.Intégrale Beethoven, 1er concert: Quatuors op.18 no 3, op.133, op.59 no 1.Jeu., 19 h 30, Susan Platts, mezzo-soprano, Olivier Thouin, violoniste, Yegor Dyachkov, violoncelliste, Paul Stewart et Louise-Andrée Baril, pianistes.Beethoven, Mc Ewen, Schumann, Mendelssohn, Mac- Millan, Britten, Debussy.Concerts CBC.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 20 h, Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Boris Brott.Angela Cheng, pianiste.Divertimento K.137, Symphonie no 36 et Concerto pour piano K.466 (Mozart).MAISON DES JMC (305, Mont-Royal E.) Mar., mer., jeu.et ven., 20 h, concerts Bach commentés par Gilles Cantagrel.Mar., Luc Beauséjour, claveciniste.Variations Goldberg (Bach), Prélude et Toccata (Bédard).Mer., Ensemble Arion.Oeuvres de Bach et Les Mécaniques célestes (Arcuri).Jeu., Jonathan Crow, violoniste, et Luc Beauséjour, claveciniste.Sonate BWV 1017 (Bach), Sonatina no 5 (Cabena).Ven., Timothy Hutchins, flûtiste, et Janet Creaser-Hutchins, pianiste.Solos et duos de Bach, Fantaisie sur le nom de Bach (Hétu).MUSÉE DES BEAUX-ARTS Mer., 12 h 15, Guy Bernard, tromboniste, et Nadia Labelle, corniste.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Jeu., 20 h, Susanna Khachatryan, pianiste, et Lucine Belikian, violoniste.Scarlatti, Mozart, Chopin, Franck.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Seymour Lipkin, pianiste.Schubert.OLD BRICK CHURCH (Brome-Ouest) Auj., 20 h, et dim., 15 h, Trio à cordes Adaskin.Adaskin, Schnittke, Taneyev.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun, mar.Jusqu'au 24 septembre.Supplémentaires les 19 septembre, 3 et 4 octobre.CASINO DE MONTRÉAL Lun., mar., mer., 13h30, les Crooners.L'OLYMPIA (1004, Ste-Catherine E.) Auj., 20h, Paul Piché; jeu., 20h, Thomas Fersen.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 20h, Martin Deschamps.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Mar.et ven., 20h, Karen Young.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 20h, Kittie et Disturbed.THÉÂTRE DU CENTRE MOLSON Lun., 19h30, Sarah Brightman.CABARET (2111, St-Laurent) Mar., 21h, Modest Mouse; mer., 20h30, Sleater Kiney; jeu., 21h, Nomad Nabo; ven., 20h30, les Cowboys fringants.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h30, Tropical Goat; dim., 20h, Hypnos, Wetfish et Mi Santa Sangre, avec Stalemate; mar., 21h, Hi-Peace.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Lun., 20h, Veruca Salt; mer., 20h30, Larry Garner.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., Kumikaze Mustang; lun., Quintette Richard Gagnon: 22h.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 21h, Afripalooza avec Wil Sylvince, Sugar Bear et Charles.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar.et mer., 22h, Baraka.THÉÂTRE DU BEL ÂGE (2555, Holt) Mar., 13h30, Patrick Norman.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, les Touristes.LE LAURIER (5141, St-Denis) Auj., 22h, Stef Gagnon Blues Band; jeu., 22h, la Mutinerie.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj.et jeu., 21h30, Alain Lamontagne et René Buisson.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 22h, Caramba; mar., 21h, Victor Frapp et Paule Tremblay; mer., 21h, Sébastien Lafleur.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dim., 20h, soirée flamenco; 22h, Beat in Fraction.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., Quartette Simon Sloutfker; dim., Skip et Tim; mer., Félix et Alex: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Blues Aces.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Troïka.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Daniel Cyr; dim., Nick Payne et Greg Faulkner; mer., Paul Deslauriers et Marc Deschênes; jeu., Gaston Breton et J.D.Slim: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et les Copains d'abord: dim., 21h, soirée Jacques Dutronc avec Alain Legault; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Jacques Rochon.LE ZEST (2100, Bennett) Ven., 20h, Manon Vincent et François Richard.AU LION D'OR (1676, Ontario E.) Auj.et dim., 20h, Flamenco Nuestro, avec Marcos Marin, Lynne Mc Gee, Dominique Soulard, Caroline Planté, Rae Bowhay, Igor Bartula et Robert Benson.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Dim., 21h, Morning Maker et East of 9.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Daniel Blouin et Félix Lerouc.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, les groupes Dany Pouliot et Monochrome.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Renée Robitaille.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Trio Jan Jarczyk; lun., Vanesa Rodrigues; mar., Bryn Roberts: dès 21h.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., 22h, groupe Many Ways.JELLO (151, Ontario E.) Mar., 22h30, Lili Tiger, Freddie James et Sylvie Desgroseillers.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., Vibra Kings; dim., Open Mike; mer., Mic O'Grady: 22h.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Sona.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 21h, Ryoji Ikeda/Dumb Type et The User; 23h, Label Ascend Recording.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., 21h, groupe Bolero.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., 22h, New Deal.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Laurier et les Blues Drivers.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Ven., 20h, Jacques Rochon.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj.et dim., 20h, Mario Jean; jeu., 20h, les Respectables; ven., 20h, Claude Dubois.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Ven., 20h30, Steeve Diamond.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Oeuvres-phares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan, et Louise Viger - l'Ogre et le connaisseur.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Exposition De Renoir à Picasso: chefs-d'oeuvre du Musée de l'Orangerie.Du lun.au dim., de 10h à 19h; mer., jusqu'à 21h.De Dürer à Rembrandt: chefs-d'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Edmond J.Massicotte, artiste dessinateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition 1690 - L'Attaque de Québec.Une épave raconte.Du mar.au ven., de 10h à 17h; sam., dim., de 11h à 17h; jusqu'à 18h en août.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE (2929, av.Jeanne d'Arc) Exposition A.Laliberté au Château.Du jeu.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition De l'utile à l'agréable, le Jardin du Gouverneur.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 2 octobre.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Play-Ball Montréal, cent ans de baseball au Québec.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions L'Industrie aérospatiale à Montréal - de ses débuts à aujourd'hui, Oeuvres choisies de la collection Loto-Québec et Porcelaines peintes.Du mer.au dim., de midi à 17h.Voir À L'AFFICHE en D 22 La grande première de la nouvelle série d'émissions « JUSTE POUR RIRE 2000 » DIMANCHE 19 H avec Dominique Michel Anthony Kavanagh Denis Bouchard Franois Massicotte Bruno Landry Jean-Michel Dufaux Franois L.veill.e Jean-Marc Parent Normand Brathwaite Martin Petit Mario Jean Jacques Chevalier Maxim Martin et plusieurs autres.Lise Dion présente .en coulisses 6LP2201D0916 D?D22 sam.(Arts) 6LP2201D0916 ZALLCALL 67 01:24:55 09/16/00 B D 2 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 Un restaurant, un bijou Connaître en goûtant FRANÇOISE KAYLER Goûter.C'est un mot séduisant, un mot riche de sous-entendus.Goûter, c'est discerner.Discerner, c'est faire preuve de jugement.Le goût se cultive.Et cette culture n'a pas de frein.Surtout lorsqu'elle concerne le quotidien.Le quotidien, cela peut être les trois repas que l'on fait.La culture du goût niche là aussi.Et, comme pour la marche, elle est accessible à tous.Elle n'a pas d'exclus.Goûter, c'est un exercice qui n'a pas de limite.Un exercice qui n'est pas anodin.Il fait pénétrer dans un champ infini de connaissances imprévisibles.Goûter ce que l'autre aime, c'est entrer dans son univers.C'est apprendre à le connaître.L'exemple est peut-être simpliste, mais il pourrait être riche de conséquences.Sur ce terrain neutre de la connaissance des goûts alimentaires des uns et des autres, on pourrait bâtir une société harmonieuse.La tenue des premières Journées nationales du goût et des saveurs est l'occasion rêvée d'aller à la découverte d'un patrimoine sans cesse à notre portée, dont la richesse nous échappe, parce que nous ne prenons pas la peine de le remarquer.Nous sommes enclins à voir d'abord ce qui nous vient de l'extérieur.L'exotisme nous attire.Et nous négligeons ce que nous avons.Mais ce que nous avons peut séduire les autres ! Nous ne pourrons pas faire connaître ce que nous ne connaissons pas nous-mêmes.Par contre, si les autres aiment trop ce que nous ne voyons pas, nous risquons de voir nous échapper une richesse de saveurs.C'est ainsi, par exemple, que les oursins et les couteaux de mer prennent la voie de l'exportation sans dévier leur route vers nos marchés.Les Journées nationales du goût et des saveurs est l'un des cinq grands événements du bioalimentaire québécois mis sur pied par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.Sur le thème « Le Québec dans tous les sens », il se déroulera du 30 septembre au 9 octobre dans toutes les régions, donnant ainsi l'occasion de faire connaître l'origine, la qualité et l'originalité des produits du Québec.Le grand public sera convié à des dégustations dans les marchés IGA, partenaires dans cette activité.De leur côté, les tables de concertation proposeront, dans chaque région, des activités spécifiques à chacune.Les enfants n'ont pas été oubliés dans la programmation de cet événement.Un volet éducatif permettra de sensibiliser les élèves du primaire ( 3e et 4e années) à l'importance du goût.Par le jeu des saveurs de base, ils redécouvriront chaque aliment, jugeront de leur qualité et pourront ainsi faire leur choix eux-mêmes.Pour tout renseignement sur les activités inscrites dans cette semaine du goût : www.agr.gouv.qc.ca Télé-Québec diffuse une série d'émissions qui, sous le titre Cultivé et bien élevé, fait découvrir les productions régionales.Les 26, 28 et 30 septembre, l'histoire extraordinaire de notre sarrasin devenu pâte nippo-québécoise y sera racontée.FRANÇOISE KAYLER Le décor est réjouissant.Réjouissant comme l'est un plat bien fait, simple et savoureux, beau sans ostentation, qui fait du bien au coeur et à l'âme avant de toucher l'estomac.Area, c'est une cuisine et un décor qui s'épousent.Rien de spectaculaire, rien de frappant.Une vraie richesse : celle de la sensibilité, de l'intelligence, du talent.Le restaurant est nouveau.Il a déjà du succès.Il ne faudrait pas que la mode l'emporte.Selon la propre définition du restaurateur, Area est une « halte urbaine, une aire de restauration ».On y propose « des menus à emporter » puisque la maison offre un service de traiteur.Mais, rue Amherst, il faut s'offrir le plaisir de profiter de « l'aire de restauration ».Elle est petite et bien comprise, étonnante dans la manière où le décor a été installé, avec un simple coup de pinceau sur des murs qui n'en reviennent pas, quelques touches de couleurs, quelques touches de lumière, une manière de protéger les convives sans les isoler, une façon de camoufler ou de mettre en valeur.Une économie de moyens pour une richesse d'impressions.Area suit la tendance, ne nomme pas ses plats, mais livre leur composition.Entrée ou potage, le lait aux panais était servi dans un verre, qui n'était pas un verre, une étude séduisante sur la blancheur.Un nuage de crème fouettée froide coiffait ce « lait » plus tiède que chaud, doux et parfumé délicatement.Le cuisinier travaille le lait avec une maîtrise amusante : sur le menu du midi, un poisson poché et servi dans un lait particulier, accompagné d'amandes grillées et de petits légumes, est une réussite (menu du midi, entrée et plat : 16 $).Moelleux en dedans, craquants en dehors, mi-doux, mi-épicés avec une touche de sucré, les ris de veau étaient généreusement servis, mais dans un panier habituellement utilisé par les cuisiniers asiatiques pour les cuissons à la vapeur ! La sauce dans laquelle s'épanouissaient ces raviolis était.envoûtante.Il ne faut pas hésiter à demander une cuillère, la fourchette ne suffit pas et le pain détruirait l'équilibre du plat.Une sauce dense et légère à la fois, qui nappe le palais, une saveur qui s'impose et qui disparaît, mais que l'on n'oublie pas.Les raviolis étaient petits, farcis avec douceur.Les brindilles de canard ponctuaient la dégustation.Le plat de poulet était plus sage, mais tout aussi soigné pour mettre en valeur la belle poitrine d'une volaille bien élevée, en l'habillant de pistaches réduites en croûte fine et d'une sauce nerveuse et parfumée.La préparation de pommes de terre, en garniture servie à part, bizarrement baptisée, était inutile.Area ne maîtrise pas aussi bien le sucré que le salé.Pâte au fond et petits fruits par dessus, le clafoutis n'en était pas un.La croustade aux pommes était lourde.Les deux desserts, des desserts de cuisinier plutôt que de pâtissier, sont de bonnes idées, mais elles n'étaient pas au point.Par contre, l'idée d'accompagner le premier d'une glace et le deuxième d'un yogourt nature rafraîchissaient et allégeaient agréablement les deux services.AREA 1429, rue Amherst 514 890-6691 Lait aux panais, lardons, huile de persil, crème fouettée Morceaux de ris de veau, croûte de poivre de Setchuan, miel piquant Raviolis à la ricotta, effilochée de canard confit, jus de viande crémé, l'huile de truffe Blanc de poulet, pâte de pistache, oignons, crème brûlée de pommes de terre à l'Oka Croustade aux pommes et yogourt Clafoutis de petits fruits et glace Café Menu (à la carte) pour deux, avant vin, taxe et service : 68 $ Menus à 28 $, 35 $, 45 $ À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle, Lachine) Exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 15 octobre.(4895, St-Laurent) Exposition Les Chaises.Jusqu'au 30 septembre.ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC (535, av.Viger E.) Exposition Fleuve, île, montagne: Montréal vu des Archives nationales du Québec.Jusqu'au 1er octobre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres d'Alexa Wright.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 8 octobre.ARTOTHÈQUE (5720, St-André) Oeuvres de Robert Deschênes et Susie Veroff.Du mer.au ven., de 12h30 à 19h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 7 octobre.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière) Lithographies et petites sculptures de Da niel Sylvestre.Du lun.auv en., de 10h à 16h.Jusqu'au 6 octobre.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Joceline Chabot et Karen Trask.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 7 octobre.BORDUAS (207, Laurier O.) Gravures de Wladimir Zabeïda.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres de Jennifer Mc Mackon et Lisa Hecht.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 7 octobre.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition L'Idée de la grande ville: l'architecture moderne d'Europe centrale 1890-1937.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 15 octobre.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Oeuvres de Monique Girard, Yves Bergeron et Bertrand Dugas.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 21 octobre.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Oeuvres de Geneviève Sevin-Doering et Rosie Godbout.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 8 octobre.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Sculptures de Jocelyn Philibert et photographies de Pierre Gauvin.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 7 octobre.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Exposition Serge Tousignant indices: maquettes et études.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 24 septembre.CENTRE D'ART ACTUEL SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Iwona Majdan.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 14 octobre.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve e.) Oeuvres de Frederick Wiseman.Jusqu'au 1er octobre.ÉDIFICE BELGO (372, Ste-Catherine O., espace 418) Oeuvres de B.Allikas, D.Blatherwick, L.Boisseau, T.Démidoff-Séguin, G.Déziel, R.Lavaillante, J.Nash, M.Merrill, L.Pritchard, K.Trask, A.Vaugier.Jusqu'au 18 septembre.ESPACE ADAGIO, DELTA MONTRÉAL (475, Président-Kennedy) Exposition Matière et Trace, oeuvres de Michel Le Roux.Jusqu'au 28 septembre.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Tapisseries de Mariette Rousseau-Vermette.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 14 octobre.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Delphine et Michel Herreria.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 15 oct.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Exposition Les Heures d'argent, trois illuminations, oeuvres de Suzan Vachon.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 8 octobre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de René Pierre Allain, Michael Smith, Danièle Rochon et Tom Dean.Du lun.au sam., de 10 h à 18h; dim., de midi à 17h30.GALERIE DES MÉTIERS D'ARTS DU QUÉBEC (marché Bonsecours) Auj.et dim., de 10h à 18h, exposition Mots et matières: l'objet-poème.GALERIE ERIC DEVLIN (460, Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Susan Edgerley.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 3 octobre.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Techniques mixtes de Violaine Poirier.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 1er octobre.GALERIE ESPACE TROIS (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Photographies de Phil Herman.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 15h; dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 27 octobre.GALERIE FERRUCCI 2 (4226, St-Laurent) Peintures de Jean-Marc Blier, Pauline Deslauriers, Pierre Duhamel, Diane Lelièvre et Denise Poirier.Ven., de midi à 21h; sam., dim., de midi à 17h.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Peintures de Paule Lagacé, André Pitre, Pierre Tougas, Lucienne Zegray, France Trudel.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Wendy Stokes.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 30 septembre.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Serge Tousignant.Du mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 7 octobre.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Pierre Chevassu, Elisabeth Goujon et Guy Daragon.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Nicole St-Pierre et Suzanne Ferland.GALERIE GEORGES LAOUN (1368, Sherbrooke O.) Oeuvres d'Élaine Boily et lanternes érotiques de Geneviève Oligny.Jusqu'au 30 septembre.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Sculptures et installations en verre de Susan Edgerley.Jusqu' au 5 octobre.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Photographies d'Emmanuel Stip.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 1er octobre.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN DU CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste-Catherine) Dès jeu., exposition Marcel Dzama: More Famous Drawings.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Exposition de gravures anciennes, collection de la galerie.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Peintures de Diane Brunet et Yvon Breton.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 22 septembre.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Peintures de Dominique Brais.Jusqu'au 23 septembre.Voir À L'AFFICHE en D 23 À L'AFFICHE Suite de la page D 21 Table d'hôte à partir de 17,95$ LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 Canard, gibier et fruits de mer Table d'hôte du midi et du soir Brunch du dimanche Menu Dégustation Soupe glacée aux poireaux et aux pommes ou Soupe du jour Pannequet de porc à l'érable ou Salade de fruits de mer aux cheveux d'ange Votre choix de plat principal Blanc de poulet à l'Amaretto et aux griottes ou Médaillons d'agneau au chèvre fondant ou Escalope de veau au Marsala ou Surprise de la mer, sauce Newburg ou Entrecôte poêlée sauce au poivre blanc ou Plat cuisiné du jour I I I I I Légumes frais et pommes de terre Quelques feuilles et fromage brie Dessert du jour Thé ou café 24,95 $ Pour réservation, voir notre annonce dans cette section.I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche 6LP2301D0916 D23 sam.(Arts) 6LP2301D0916 ZALLCALL 67 01:23:01 09/16/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 D23 Des LBV 95, un superbe Cahors 97, etc.DU VIN On ne sait jamais trop à quoi ressembleront, après plusieurs années de bouteilles, les vins, concentrés et tanniques, de millésimes qu'on a bien souvent portés aux nues au départ.Tels ont été, par exemple, 1988 pour les bourgognes rouges et, plus près de nous, 1994 pour les portos (vintages et late bottled vintages), millésime que beaucoup de producteurs de la vallée du Douro considèrent comme une année hors normes, à cause de la concentration extrême des vins.Or, il semble que bon nombre de bourgognes rouges 88 restent encore aujourd'hui unidimensionnels, et même austères, alors que certains portos 1994 sont à la limite de la lourdeur.Autrement dit, ils ne sont pas lourds, ni déséquilibrés, et ne souffrent donc pas.d'embonpoint, mais c'est tout juste ! Ceci étant, la sagesse est de les attendre, ce qui est vrai non seulement pour les portos millésimés, ou vintages, mais aussi pour les meilleurs LBV de ce millésime, dont Fonseca et Ferreira, tous deux à peu près épuisés en ce moment.Ainsi, dans six-sept ans environ, les meilleurs LBV 94 devraient briller de tous leurs feux (si l'on peut dire), alors que les portos millésimés sont à attendre environ une dizaine d'années au moins.Millésime moins réputé, mais de facture plus classique, 1995 a donné des portos moins concentrés Ð sans qu'ils manquent de matière Ð, à l'équilibre évident, harmonieux, et à ce point charmeurs qu'on s'en délecte d'ores et déjà.(Millésime qu'on pourrait comparer, soit dit en passant, à ce que furent 1985 et 1995 pour le Bordelais.) Le LBV 95 Dow's, arrivé au cours de l'été et vendu dans les succursales ordinaires (SO), a ainsi un charme, un éclat au nez et en bouche, et des arômes de fruits rouges et noirs auxquels on ne saurait résister.Passablement corsé comme LBV, sans doute peut-il tenir la route honorablement quatre ou cinq ans.SO, 18,45 $, HHH $$ 4-5 ans.Autre exemple : le LBV 95 Fonseca, à la robe grenat foncé, richement coloré, au bouquet engageant, profond, de fruits noirs et cuits, aux notes épicées, bien en chair, corsé et compact comme le veut le style de cette maison.Et puis, équilibré, mais sans l'incroyable concentration qu'avait le 94.Impeccable.SO, 21,60 $, HHH $$($) 6-7 ans.Un tawny 10 ans Certains consommateurs répugnent à acheter toute une bouteille de porto, particulièrement des gens qui vivent seuls ou dont le conjoint n'en boit pas.C'est sans doute en pensant au marché qu'ils représentent que Warre's commercialise désormais un tawny 10 ans en bouteilles de 500 millilitres, ce qui, sauf erreur, est une première.Assez foncé comme 10 ans (mais il y en a de plus colorés), le Warre's 10 ans Otima est un vin qui se situe, par son style et par son ampleur, au milieu de la palette existante des 10 ans, m'a-t-il semblé.Le bouquet a les nuances qu'on recherche dans ces vins (caramel, puis des notes comme de bois brûlés, etc.), avec une bouche juste assez sucrée, relativement corsée, et de belles saveurs bien dosées (noix, caramel, etc.), harmonieuses.Très bon 10 ans.Mais cher, toutefois.SO, 23,95 $ les 500 millilitres, HHH $$$($).Enfin, et comme tous les 10 ans, c'est un vin à boire dès maintenant, bien frais, et qui ne gagnera pas à être conservé.La bouteille ouverte, la garder debout au réfrigérateur, le vin pouvant être bu sans s'altérer sur une période de plusieurs semaines.Un Cahors, un Madiran Toujours réussi, le Cahors 97 Château Lagrezette se maintient à son niveau habituel et s'est même sans doute surpassé dans ce millésime.Servez-le à l'aveugle à vos hôtes et, à en juger entre autres par le raffinement de sa texture, ils croiront boire un vin coûtant deux ou trois fois plus cher ! D'une magnifique couleur pourpre- violacé, il a un bouquet extrêmement séduisant, de fruits noirs, relevé de notes subtiles (encre et truffes noires, pain grillé, etc.), avec une bouche de qualité égale, concentrée en finesse, aux tannins nobles et serrés.À ma connaissance, le plus élégant et le plus distingué des Cahors, si on exclut la cuvée prestige (Dame Honneur) du même producteur.972612, 22,35 $, HHH(H) $$($) 7-8 ans.On entre dans un tout autre monde avec le Madiran 97 Chapelle L'Enclos ! Alors que le précédent peut être comparé à un torero d'une parfaite élégance, celuici est plutôt du genre.taureau ! D'une couleur à peu près opaque, c'est en effet un vin au bouquet de très grand volume, de fruits noirs et rouges, aux notes un peu animales, viandées, puissant en bouche, très concentré, aux tannins à la fois très compacts et tendres.Mais assez austère pour l'instant, et, m'a-t-il semblé, que les amateurs de Madirans seraient avisés d'attendre quelques années.853804, 22,80 $ HHH(H) $$($) 7-8 ans.Des achats groupés de moûts Connaisseur mais également vinificateur hors pair, Paul Tétrault, dont les vins maison sont d'un rare niveau de qualité, organise pour la deuxième année consécutive des achats groupés de moûts de la péninsule de la Niagara, obtenus à partir de raisins frais et qui sont expédiés au Québec par camion réfrigéré.Les cépages disponibles : Chardonnay, Pinot gris et Riesling en blancs (86 à 91 $ le contenant de 22 litres, bons pour faire 27 ou 28 bouteilles), et en rouges Gamay, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon, Merlot et Pinot noir, éraflés et foulés (de 67 $ les 20 kilos de Gamay à 87 $ pour le Pinot noir, pour une production de 17 ou 18 450-655-6923.Les cours sur le vin Voici, comme à l'ordinaire, la liste des cours d'initiation à la connaissance des vins et à la dégustation qui sont offerts cet automne, la plupart de ces organismes proposant aussi des cours plus spécialisés.n Allan Laforest.Cinq soirées à partir de la mi-septembre, 19 à 21 h 30, 3981, bd Saint-Laurent.155 $.388-5164, ou par courriel (allanlaforest@videotron.ca).n Amicale des sommeliers.Cinq cours débutant le lundi 25 septembre, de 19 à 22 h, à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie, 3535, rue Saint-Denis.Membres, 185 $ et non-membres, 195 $.522-7020.n Amitiés bachiques.Six soirées de trois heures chacune.Loews Hôtel Vogue, rue de la Montagne.260 $.Complet pour la session d'automne, s'inscrire en décembre pour celle en début d'année.342-7523.n Conseillers du vin.Cinq soirées débutant mardi 19 septembre, 19 à 21 h 30, 6417, rue Saint-Denis.160 $.271-2175.n Institut de tourisme et d'hôtellerie.Quatre soirées à partir du mercredi 11 octobre, de 19 à 22 h, 3535, rue Saint-Denis.195 $.282-5113.n SAQ.Cinq cours de trois heures chacun.Complet pour la session d'automne.19 à 22 h en semaine, 9 h 30 à 12 h 30 le samedi, en janvier et mars.185 $.Inscriptions dès maintenant, 873-8638.À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE À L'AFFICHE Suite de la page D 22 GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O., espace 405) Auj., de midi à 17h, photographies de Françoise Sullivan.GALERIE SCHORER (5786, av.Monkland) Oeuvres de Yuji Yokoyama.Du mar.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 30 septembre.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Oeuvres de Philippe Dodard.Jusqu'au 7 oct.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de René Richard.GALERIE UQAM (1400, Berri) Exposition Marian Penner Bancroft.By Land and Sea (Prospect and Refuge.Installation d'Anne Ramsden.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 7 octobre.GALERIE J.P.VAILLANCOURT (9211, Lajeunesse) Peintures de Jean-Pierre Vaillancourt.Du mar.au sam., de 10h à 18h.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de Claude Lesauteur, Louise Scott et Jacques de Tonnancour.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Peintures de Martin Sauriol.Jusqu'au 23 septembre.GALERIE VOX (marché Bonsecours) Oeuvres de Jacky G.Lafargue et Louis Couturier.Jusqu'au 22 octobre.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Peintures de Fox, Little, Lemieux, Pellan, Riopelle, Roberts et Surrey.Sculptures de Chadwick, Arman, Comtois, Roussil et Vaillancourt.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Peintures de Julie Lequin.Jusqu'au 3 nov.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Traces d'acier, oeuvres de Normand Forget, Michel Edmond Leclerc, Jean- Philippe Montpetit et Josiane Saucier.Jusqu'ay 15 octobre.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Estampes de Mireille Morency et Paul Cloutier.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 18 septembre.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Peintures de Leo Rosshandler.Jusqu'au 1er octobre.MONTRÉAL TÉLÉGRAPHE (206, de l'Hôpital) Peintures de L.de Lorme.Du jeu.au dim., de 13h à 18h.Jusqu'au 1er octobre.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Daniel Canogar et Françoise Lavoie-Pilote.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 22 octobre.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de Dominique Angel et Robin Dupuis.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 14 octobre.PLAZA ALEXIS NIHON (1500, Atwater, 2e étage, salles F41-F46) Festival des Arts 2000.Du lun.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.USINE C (1345, av.Lalonde) Exposition La Vie en forêt, photographies, peintures et textes de Sébastien Cliche.Jusqu'au 23 septembre. 6LP2401D0916 d24 samedi 6LP2401D0916 ZALLCALL 67 01:25:52 09/16/00 B D24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 SEPTEMBRE 2000 Semaine du 17 septembre 2000 SD CS 2 1 MUSIC Madonna 3 2 PORCELAIN Moby 1 3 CALIFORNICATION Red Hot Chili Peppers 5 4 THE RIDDLE Gigi D'Agostino 8 5 ROCK DJ Robbie Williams 11 6 KRIPTONITE 3 Doors Down 4 7 WONDERFUL Everclear 7 8 LUCKY Britney Spears 12 9 MOST GIRLS Pink 14 10 PAINTED ON MY HEART The Cult 6 11 CORAZON ESPINADO Santana 9 12 BENT Matchbox Twenty 16 13 THE LAST ONE STANDING Girl Thing 19 14 THEY STOOD UP FOR LOVE Live 17 15 BANG BANG BOOM The Moffats 20 16 WASTING TIME Kid Rock 18 17 GOTTA TELL YOU Samantha Mumba 10 18 I THINK I'M IN LOVE WITH YOU Jessica Mumba 13 19 COULD I HAVE THIS KISS FOREVER Whitney Houston & Enrique Iglesias 22 20 GIVE ME JUST ONE NIGHT (UNA NOCHE) 98 Degrees 26 21 WITH ARMS WIDE OPEN Creed 25 22 YOU'RE AN OCEAN Fastball 24 23 SKY Sonique 15 24 SAY MY NAME Destiny's Child 27 25 EVERYBODY WANTS TO BE LIKE YOU Snow 30 26 BEAUTIFUL DAY U2 21 27 FEARLESS Bryan Adams 29 28 COME ON OVER Christina Aguillera Ð 29 AGAIN Lenny Kravitz Ð 30 HOLLER Spice Girls SD CS 1 1 MY HEART GOES BOOM French Affair 3 2 FOLLE FOLIE Gabrielle Destroismaisons 4 3 GROS ZÉRO Yelo Molo 6 4 PLEIN DE TENDRESSE Luck Mervil 2 5 LE PETIT MONDE Nicola Ciccone 9 6 LA PLUME Louise Attaque 7 7 EL KOMPA Don Karnage 10 8 JUSTE UN MOT DE TROP Luc de Larochellière 14 9 AUGUSTIN ET ANITA Daran 5 10 OLÉ OLÉ Eleven Thirty 12 11 L'AMOUR NOUS SAOULE Coléoptère 15 12 HOLA DÉCADENCE Les Respectables 18 13 JAMAICA Kalembourg 16 14 TOUT L'MONDE Noir Silence 20 15 MA GUEULE Éric Lapointe 8 16 INFINITÉ Richard Petit 11 17 CONSÉQUENCE Daniel Dupuis 17 18 ANGE ÉTRANGE David Hallyday 22 19 COMMENT T'OUBLIER INFINI-T 23 20 ÇA NE ME FAIT RIEN Wyclef Jean EN BREF Propos engagés LE THÉÂTRE POLITIQUE de L'Aparté est affaire enclenchée.Dans des locaux de la rue Saint- Denis, une série de courtes pièces traitant de sujets d'actualité seront suivies de débats publics.Demain et lundi à 20 h, on se demandera si le Parti québécois prête encore la voix aux socio-démocrates indépendantistes avec, de Pierre Drolet, PQ or not PQ ?(Faut-il encore voter pour le PQ ?).Le 25 septembre à 20 h, on aura droit au récit de la tuerie dans la basse ville de Québec, lors de la manifestation anticonscription de 1918.Le Québec, Printemps 1918 de Jean Provencher sera mis en lecture par Denis Trudel.L'entrée est libre.Info : 514 282-0911.Jennifer Couëlle Luck en supplémentaire LUCK MERVIL A REMPORTÉ un bon succès, jeudi soir, au Medley.Pour fêter sa remise sur pied, le sans-papier de Notre-Dame de Paris donnait un spectacle gratuit en compagnie de quelques amis du showbiz, nommément Pierre Flynn et Louise Forestier.Soirée réussie, manifestement, puisque Luck remet ça pour une supplémentaire, le samedi 4 novembre prochain, toujours au Medley.Cette fois, par contre, le spectacle est payant.Jean-Christophe Laurence Le corps des mots DÉFIANT TOUTE LOGIQUE, farfouillant l'espace, claquant des langues et chatouillant la grammaire, La Centième fois du silence du Groupe de poésie moderne est de retour.Présenté avec succès au printemps dernier, ce quatrième spectacle du groupe saugrenu sera repris au centre Calixa-Lavallé du parc La Fontaine.Mis en scène et scénographiés par Robert Reid, de brefs textes signés Benoît Paiement et Bernard Dion trouveront voix et corps via Francis Néron, Benoît Paiement, Christophe Rapin et Félixe Ross.À 20h, les 23 et 24 septembre, puis du 27 au 30 septembre.Info : 514 273-0147.Jennifer Couëlle finsdesiècle@mccord Une exposition multim.dia qui vous fera voyager dans le temps.Le Mc Cord vous raconte toute une histoire ! Activités gratuites LÕAtelier des fins connaisseurs Le vendredi 29 septembre de 14 h .16 h Transmis de g.n.ration en g.n.ration, rapport.s de voyage ou encore d.nich.s par hasard, certains objets revtent un caratctre pr.cieux .nos yeux.Les conservateurs du Mc Cord se penchent sur vos objets pr.cieux.Ces objets doivent tre facilement transportables, et appartenir aux cat.gories suivantes : costumes et accessoires (.l Õexception des bijoux), art d.coratif, argenterie, c.ramique, objets autochtones (.l Õexception de l Õart inuit).Aucune .valuation mon.taire sera faite.Atelier de danses traditionnelles autochtones Le samedi 30 septembre de 10 h 30 .11 h 30 Venez vivre une heure de plaisir et de danses en compagnie du danseur Gary Mac Farland de la Nation Cri qui vous initiera .diff.rents pas de danses traditionnelles.Activit.s gratuites, r.servations obligatoire (514) 398-7100, poste 234 690, Sherbrooke O., Mtl.M.tro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca "]
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