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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-09-23, Collections de BAnQ.

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[" 6SA0101A0923 6SA0101A0923 ZALLCALL 67 01:09:12 09/23/00 B LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DEPUIS 1884 MONTRÉ AL SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2 000 1 1 6e A N N É E > N O 3 3 0 > 2 2 4 P A G E S > 1 2 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.COURIR OU NE PAS COURIR LOI ANTIGANG Le grand test en octobre La décision de Bruny VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Décriée par tous les corps de police du Canada, la loi antigang adoptée par Ottawa en 1997 sera « testée » en procès pour la première fois le 2 octobre à Montréal dans une cause impliquant des motards criminels.Trop contraignante, trop compliquée, trop chère et trop longue à mettre en application, la loi C-95 n'a pas la cote auprès des policiers du pays.Très peu utilisée depuis son adoption en 1997, la loi n'a jamais été évoquée dans un procès au Canada, et certains de ses articles les plus importants demeurent inconnus des policiers et des procureurs de la Couronne.Dans le débat qui a suivi l'attentat contre le journaliste Michel Auger, les policiers, ceux du SPCUM au premier chef, des criminalistes et de nombreux politiciens, dont les ténors du Bloc québécois qui avaient pourtant réclamé l'adoption de la loi il y a trois ans, ont dénoncé l'inefficacité de la loi C-95.Le ministère de la Justice fédéral, qui a pondu la loi, s'étonne d'un tel tollé contre des mesures qui n'ont pratiquement jamais été mises à l'essai.Envers et contre tous, le procureur de la Couronne Jean-Claude Boyer a décidé de tenter l'expérience en Cour du Québec, dès le 2 octobre, dans un retentissant procès intenté contre des proches des Rock Machine.Me Boyer a ajouté les chefs d'accusation de gangstérisme à ceux de trafic de stupéfiants et de vol qualifié contre huit accusés, ce qui constitue une première au Canada.La Couronne dispose d'une preuve imposante : 30 000 heures de conversations captées par écoute électronique, le résultat de 40 perquisitions et de centaines d'heures de filature en plus, et c'est là Voir LOI ANTIGANG en A2 Autres informations en page A25 C'est quand il s'est redressé, aux 50 mètres, que Bruny a ressenti une vive douleur sous la fesse gauche.« Jusque-là tout était parfait, j'étais bien sorti des blocs, j'allais me qualifier sans problème.En me redressant pour atteindre ma vitesse maximum, c'est là que c'est arrivé, une douleur ici.» Il passe la main en arrière, à l'attache de la cuisse et de la fesse.C'était dans la première série, vendredi midi, heure de Sydney.Qualifié miraculeusement par quelques millièmes de secondes, Bruny, complètement atterré, prit d'abord la décision de se retirer.« En fait, je changeais d'avis toutes les cinq minutes.Après les massages, la douleur s'est estompée, une demi-heure après la course j'étais bien.Je suis allé au village olympique avec le docteur Ghislaine Robert, celle-là même qui me soigne au centre Claude-Robillard.Je suis allé passer des tests de résonance magnétique.Les tests ont montré que c'était ma blessure des championnats canadiens, il y a deux mois à Victoria, qui s'était réveillée.Le docteur Robert me le confirmera plus tard au téléphone : « On a trouvé une lésion au niveau du ligament sacro-tubéreux qui relie le sacrum à l'ischion.Je l'avais soigné pour la même blessure il y a un mois et demi.» Bruny hésite.Consulte Dan Pfaff son entraîneur.Pfaff serait plutôt en faveur d'un retrait.Mais il ne s'opposera pas si Bruny décide de courir le deuxième tour.Il veut juste que ce soit bien clair : s'il aggrave sa blessure Ð le risque est réel Ð ce ne sera pas sa décision, mais celle de Bruny.Bruny continue de jongler.C'est finalement Ghislaine Robert qui fera pencher la balance.« Comme l'heure approchait de recourir et que j'étais toujours très indécis, la doc m'a suggéré de m'accompagner à la piste d'entraînement, de m'échauffer Voir COURIR en A2 Autres textes sur Sydney 2000 dans le cahier B Photo PC Hier soir à la tombée, on ignorait toujours si Bruny Surin, blessé à la fesse, allait s'aligner à la demi-finale du 100 m, courue à 3 h 50 la nuit dernière.Son médecin le laissait libre ; Ray Flinn, son agent américain, penchait plutôt pour le oui.CRISE DU PÉTROLE Les États-Unis puisent dans leur réserve stratégique JOSEF HEBERT de l'Associated Press WASHINGTON Ð C'est une première depuis la guerre du Golfe : sur ordre du président Bill Clinton, les États-Unis vont puiser 30 millions de barils de pétrole dans leur réserve stratégique d'urgence pour tenter de faire baisser le prix du pétrole, a annoncé le département américain de l'Énergie hier.« Nous devons nous assurer que les familles américaines seront au chaud cet hiver », a expliqué le secrétaire à l'Énergie Bill Richardson.« C'est le bon moment pour le faire.» La décision a été prise à l'issue d'une réunion des principaux conseillers à la Maison-Blanche.La veille, le vice-président Al Gore, candidat démocrate à la présidentielle, avait proposé le pompage au cours du mois prochain de 30 à 35 millions de barils de pétrole de la Réserve stratégique.Le prix du baril est récemment monté jusqu'à 38 dollars.L'annonce de ce pompage à un mois et demi des élections américaines a été saluée par certains parlementaires, mais a immédiatement Voir LES ÉTATS-UNIS en A2 Arts et spectacles cahier D Cinéma cahierC - horaire spectacles D19 - horaire cinémas C4, C6, C9, C10 - horaire télévision D2 - télévision D2 Avis C12, C13 Bridge-Échecs-Timbres H20 Carrières et Formation cahier I Décès G12, G13 Économie cahier F Éditorial A22 Encans C12 Êtes-vous observateur?H18 Feuilleton H18 Formation I21, I22 Horoscope I21 Jardiner J12 Le monde A15 , A20 Les petits compagnons H20 Loteries A2, B10 Mots croisés H18, I21 Mot mystère H18 Petites annonces - immobilier E1 à E6 - marchandises E6 - emplois E6 à E12, G8, G9 - automobile G9 à G11 - affaires F2 Politique A6 à A11 Restaurants D22 Sports cahier G Vacances cahier H Vin D23 M É T É O Voir B10 Nuageux avec averses Max.16, min.14 COOL FM est-elle vraiment.cool ?Née des cendres de CIEL le 8 août, CKOO, alias COOL FM, se veut la solution de rechange à la radio commerciale.Mais la petite soeur de CKOI est-elle vraiment.cool ?Pour en avoir le coeur net, notre journaliste Alain Brunet a passé une journée dans les studios de COOL à observer ses animateurs (les vétérans Gildor Roy, Richard Z Sirois aussi bien que les recrues comme Simon Delage - notre photo), et à confesser André Saint- Amand, l'homme-clé de CKOI qui a passé son été terré dans son sous- sol à « imaginer » COOL FM.Son objectif ?Séduire le jeune public qui n'écoute plus la radio.et rallier 500 000 auditeurs au 98,5 d'ici un an.Beau programme, en effet.Voir nos informations en D1 Exhalaisons électorales sur la colline parlementaire G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð On a beau ne pas y croire, les signes d'élections générales cet automne se font de plus en plus nombreux.Si le premier ministre Jean Chrétien caressait le projet de tenir des élections précipitées le 6 novembre prochain, il ferait exactement les gestes qu'il a faits ces dernières semaines.Et le fruit semble si mûr qu'il n'est pas exclu que dès demain, ou encore la semaine prochaine, M.Chrétien passe aux actes et appelle les Canadiens aux urnes, trois ans et demi après le début de son deuxième mandat en juin 1997.Pas plus tard que jeudi soir dernier, les sénateurs libéraux ont passé à toute vapeur un projet de loi qui bonifie les pensions des députés, ayant recours pour cela à la clôture, au grand dam des partis d'opposition.« Non contents d'expédier ce projet de loi à toute allure, a commenté le leader de l'opposition au Sénat, John Lynch-Staunton, élimant toute possibilité d'en débattre, les libéraux ont de plus convoqué une cérémonie de sanction royale, et ce bien que le projet de loi C-37 soit la seule mesure à sanctionner.Quelle perte de temps, sans parler de l'argent des contribuables ! » Le 11 septembre dernier, M.Chrétien s'est empressé de mettre un peu d'eau dans son vin pour signer un accord majeur de 23,4 milliards avec les provinces sur le financement du système de santé.Encore cette semaine, il a laissé poindre sa volonté d'agir rapidement dans deux dossiers majeurs, celui des prix du pétrole et celui de l'assurance-emploi.Sans annoncer véritablement des mesures concrètes, les libéraux ont laissé entendre jeudi qu'ils étaient prêts à envisager des rabais sur l'essence à la pompe, le mazout et Voir EXHALAISONS en A2 Puerto Vallarta $ Cancun $ Puerto Plata $ Bayahibe $ Punta Cana $ T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez avec J ÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de Vols seuls R.serv.: Paris Malaga $ F.Lauderdale $ Orlando $ Toronto $ FFoorrffaaiittss ttoouutt iinncclluuss 1 semaine Taxes incluses Varadero $ Cayo Coco $ Cayo Largo $ San Andres $ Hawaii (sans repas) $ R.duiit 1 semaine jusquÕ.(aller simple) 30% 289$ (aller retour)439$ INVITATION Ë 19 h le jeudi 28 sept.Pr.sentation avec un repr.sentant 6LP0201A0923 Page A2/23sept.6LP0201A0923 ZALLCALL 67 01:09:20 09/23/00 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Fille ou femme?Confrontés régulièrement à des fillettes affichant des poils suspects ou des seins bourgeonnants et forts d'une vaste étude nord-américaine, les médecins ont abaissé l'âge de la puberté précoce pour les filles de 8 à 7 ans.Un phénomène normal, disent les médecins, mais dont les conséquences physiques et psychologiques peuvent bouleverser une enfant.Comment réagir quand la puberté fait irruption et pousse sans trop de ménagement une petite fille vers la vie adulte?À lire demain dans le cahier SANTÉ.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 lapresse.infinit.net RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Sydney 2000 sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : 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Boldon, l'Anglais Jason Gardener, Kim Collins de Saint- Kitts.Bruny s'est qualifié en prenant la troisième place, c'était l'important (les trois premiers se qualifiaient pour les demi- finales, dans chaque vague).Un chrono honnête à part ça, 10,20.Il rayonnait à sa sortie de piste.Manifestement soulagé.Content de sa course.La douleur ?Une petite.Alors on a été d'autant plus surpris quand il a annoncé : « Mais ma décision de courir la demi-finale n'est pas prise.Ce sera sûrement non, je penche pour un non, mais je vais voir ce soir avec les physios, mon entraîneur, mon gérant, ma femme.» « Ð De quoi as-tu peur ?Ð De me blesser au point de ne plus pouvoir courir.Il me reste un an et je veux pouvoir en profiter.» On est le lendemain matin à Sydney.À Montréal, c'est l'heure de tombée, Bruny dort encore dans sa retraite secrète, une maison louée par la famille Chagnon (Vidéotron).Il prendra la décision de courir ou non la demi-finale, à la dernière minute, comme hier.Je viens de rejoindre le docteur Robert.Elle sera là quand Bruny s'échauffera, cet après-midi.« Allez-vous encore insister pour qu'il courre ?» « Non, pas cette fois.Hier c'était mon rôle de médecin de lui signifier que c'était physiquement possible.Il le sait maintenant.Cette fois, il a tous les éléments pour décider.Ce sera son choix.» Alors voilà.À 3 h 57, la nuit dernière, vous avez peut-être vu Bruny dans le couloir numéro deux, en demi-finale.Moi, au moment d'écrire ces lignes, je croyais qu'il y serait, finalement.Une intuition, comme ça.S'il a décidé de courir, il était en bonne compagnie.Dans le couloir numéro 3 : Jonathan Drummond, le deuxième meilleur Américain, forme montante.Dans le couloir numéro quatre : un coureur que Bruny déteste, Ato Boldon.Dans le cinq, Maurice Greene, intouchable.Du monde à la messe, comme on dit.Mais c'était jouable.Les coureurs des autres couloirs sont nettement un ton en dessous.Les quatre premiers passent en finale.La quatrième place est donc prenable.L'autre demi ?Plus facile, en apparence seulement.Quatre gros clients au lieu de trois.Curtis, le troisième Américain.Les deux Anglais Darren Campbell et Dwain Chambers et Obadele Thompson de la Barbade.Surin était mieux loti dans l'autre.l'élément majeur, du témoignage de Peter Paradis, un Rock Machine en règle qui est devenu délateur après avoir plaidé coupable à tous les chefs d'accusation déposés contre lui, y compris celui de gangstérisme.Malgré l'ampleur de la preuve, les enquêteurs du SPCUM n'avaient pas envisagé de poursuivre pour gangstérisme et ils étaient plutôt réticents à s'engager dans cette voie.De plus, Me Boyer affirme avoir subi des pressions d'autres corps de police Ð qu'il préfère ne pas nommer Ð lui demandant avec insistance de retirer les accusations de gangstérisme.L'opposition viendra aussi de la défense, pense Me Boyer, qui s'attend à voir les avocats des accusés contester la constitutionnalité de la loi C-95.Québec et Ottawa ont déjà indiqué à Me Boyer qu'ils l'appuieront dans sa poursuite et qu'ils viendront défendre la loi en Cour du Québec.Mais même s'il dispose d'une preuve solide, Jean-Claude Boyer admet que son pari n'est pas gagné.« La loi C-95 est extrêmement difficile à prouver, le fardeau de la preuve a été alourdi pour la Couronne, dit-il.Ce n'est pas acquis : la loi dit, par exemple, qu'il faut démontrer que les membres d'un gang ont commis une série d'actes criminels passibles d'une peine de cinq ans et plus dans les cinq dernières années.» Prouver le trafic de drogue et le vol qualifié de 100 livres de marijuana à un autre groupe criminel Ð un burn dans le jargon du milieu Ð est une chose, mais démontrer que ces gestes ont été faits pour une organisation criminelle, en est une autre.Véritable laboratoire pour une loi controversée, le procès des huit sympathisants des Rock Machine sera suivi avec beaucoup d'intérêt par les gouvernements provinciaux, les corps de police et les procureurs de la Couronne du pays.Des accusations de gangstérisme en vertu de C-95 ont déjà été portées au Canada, notamment l'an dernier à Winnipeg contre une trentaine de membres d'un gang de rue, mais elles ont toujours été retirées en cours de procès, soit parce que les accusés ont plaidé coupable à d'autres accusation, soit parce que la Couronne savait qu'elle aurait trop de difficultés à prouver l'accusation de gangstérisme.C'est justement cet aspect de la loi qui rebute les policiers.« Avec C-95, nous avons trois choses à prouver, explique Me Denis Asselin, du SPCUM : l'appartenance à un gang, la commission d'une série de crimes punissables de plus de cinq ans dans les dernières années et, en plus, que le crime a été commis au profit d'un gang.Autrement dit, il faut faire le procès de l'individu, faire le procès de ses actes et faire le procès de son gang.» Il serait plus efficace et plus rapide, plaide Me Asselin, de recourir, dans certains cas et contre certains individus, à la clause dérogatoire pour rendre criminel le simple fait d'appartenir à une organisation criminelle.À Ottawa, on reconnaît que les dispositions de C-95 sont « complexes et coûteuses », mais on ajoute que la loi a tout de même donné des moyens accrus, notamment en matière d'écoute électronique.Des moyens peu utilisés, pour ne pas dire pas du tout utilisés par les policiers, constate Me Yvan Roy, avocat général principal à la section pénale du ministère de la Justice.« Le SPCUM réclame des mesures pour criminaliser l'appartenance à un groupe, mais ce n'est pas une mince tâche que de prouver l'appartenance à une organisation criminelle, explique Me Roy.Il y a beaucoup de folklore entourant les motards, mais ils ne fonctionnent pas comme une corporation professionnelle ou comme le Barreau : ils n'enregistrent pas le nom de leurs membres dans un répertoire public.» EXHALAISONS Suite de la page A1 le diesel, qui seraient versés aux consommateurs sous forme de ristournes.Du côté de l'épineux dossier de l'assurance-emploi, qui a coûté bien des sièges au Parti libéral en 1997 dans les Maritimes, où les travailleurs saisonniers ont été cruellement affectés par la réforme fédérale du régime, le premier ministre a déjà pris plusieurs membres de son cabinet à rebroussepoil en affirmant qu'il allait assouplir l'accessibilité à l'assurance-emploi pour les quatre provinces de l'Est.Non seulement les libéraux pourront, en campagne électorale, se faire de ces nouvelles politiques un phare et un drapeau, ils brandiront également les surplus budgétaires historiques annoncés cette semaine par le ministre des Finances Paul Martin.Avec un excédent de 12,3 milliards en 1999-2000 et des surplus qui pourraient dépasser les 20 milliards cette année, le gouvernement sortant aura toute la latitude pour faire miroiter aux électeurs canadiens des lendemains meilleurs, dont des baisses d'impôt substantielles.Quoi encore ?Le débat sur la loi antigang a pris une tournure harmonieuse cette semaine lorsque Québec et Ottawa ont finalement accordé leurs violons sur l'idée d'une législation qui écarterait toute velléité de recours à la clause dérogatoire.C'est un écueil de moins pour les libéraux qui fondent de grands espoirs au Québec.Du côté des hommes, le départ de la politique du ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, annoncé cette semaine, et sa hâte déclarée d'être libéré de ses fonctions ministérielles avant le temps des Fêtes, n'est pas sans suggérer que celui qui représente l'aile gauche du cabinet Chrétien a bénéficié de quelques confidences récentes de son chef.D'autres observateurs ont noté de plus avec quelle précipitation les anciens députés conservateurs Diane Saint-Jacques et David Price ont fait le saut dans le camp libéral, attendant à peine que Joe Clark ait été élu dans sa circonscription de Kings-Hants en Nouvelle-Écosse le 11 septembre dernier.M.Chrétien, qui les avait accueillis à son chalet du lac des Piles en août, leur aurait- il fait part de l'urgence pour eux de sauter dans le train d'une formation gagnante avant que ne sombrent définitivement les conservateurs au Québec ?Même le nouveau chef de l'opposition officielle, Stockwell Day, se dit décontenancé par la tournure des événements.« Les chances d'avoir des élections cet automne sont de 50-50 », a-t-il déclaré hier tout en admettant que sa formation, l'Alliance canadienne, était loin d'être prête à se lancer dans la bataille.Les alliancistes ont seulement 30 ou 40 candidats de nommés sur les 301 nécessaires pour occuper tout le territoire électoral du pays.Jean Chrétien aurait raison de se dire que cette situation jouerait en sa faveur.D'autant plus que Stockwell Day, à sa première semaine sur les bancs de la Chambre des communes, a démontré qu'il n'était pas né de la dernière pluie et qu'il avait l'étoffe d'un politicien habile et aguerri.Faut-il lui donner encore six mois pour qu'il polisse son image et marque des points contre les libéraux ?Quant aux conservateurs de Joe Clark, ils ont subi tant de coups de boutoir ces derniers mois qu'ils représentent aux yeux du premier ministre une force négligeable.LES ÉTATS-UNIS Suite de la page A1 été critiquée par George Bush Jr, adversaire républicain d'Al Gore, et par l'Arabie Saoudite, membre influent de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), qui a qualifié la décision de Bill Clinton de « stratagème électoral réclamé par Al Gore ».En campagne en Floride, George Bush Jr, qui a travaillé dans le pétrole, a estimé que la réserve gouvernementale ne devait être utilisée qu'en cas d'« urgence nationale, de guerre nationale, de perturbation majeure de l'approvisionnement », mais pas pour influencer le marché.« La Réserve stratégique de pétrole ne devrait pas servir de remède politique à court terme pour quelqu'un dont l'administration s'est endormie aux commandes », a déclaré le candidat républicain, en faisant allusion à son adversaire démocrate.Le secrétaire à l'Énergie lui a répondu que cette décision n'avait « pas pour objet d'influencer les prix », mais de répondre à l'inquiétude croissante sur la baisse des réserves courantes du pays.« Ce n'est pas politique », a souligné M.Richardson.« Le président veut aider la population américaine à trouver du carburant de chauffage.La Réserve stratégique de pétrole, créée en 1973, compte 571 millions de barils de pétrole stockés dans des mines de sel le long de la frontière entre le Texas et la Louisiane.La quantité puisée à partir de lundi et sur une période de 30 jours s'élèvera donc à 5,25 % de la réserve totale.C'est en 1991, en pleine guerre du Golfe, que le gouvernement américain a eu recours pour la première fois à cette réserve.Ce pompage avait alors permis, parallèlement à une augmentation de la production internationale, de préserver la stabilité des prix pendant les six semaines du conflit.L'impact d'une petite injection de ce pétrole de réserve est difficile à prévoir, certains analystes estimant qu'il ne sera guère plus que psychologique.Les raffineries de pétrole américaines utilisent environ 14 millions de barils par jour et les États-Unis en consomment 18,6 millions de barils dans le même temps.Mais George Bush Jr s'était opposé à la suggestion d'Al Gore, estimant que cette réserve était destinée aux situations de pénurie et non à manipuler le marché.PRÉCISION À la une du cahier Mon Toit d'aujourd'hui, il y a eu inversion des légendes.Le « nid douillet » de Stéphane Côté apparaît donc au haut de la page.Ce reportage a d'autre part été rédigé par Lucie Lavigne.Toutes nos excuses.Économisez 50% sur les articles SOLDE SEMI-ANNUEL Économisez sur tous les ensembles Mikasa 5 pièces de porcelaine fine et de vaisselle du four à la table.Économisez aussi sur tous les verres sur pied Mikasa, ainsi que sur les ensembles de coutellerie 5 pièces Mikasa.Venez tôt pour bénéficier du plus grand choix ! Le solde se termine le 22 octobre 2000.CENTRE ROCKLAND : 341-7810 LES PROMENADES DE LA CATHÉDRALE : 282-9525 PLACE PORTOBELLO BROSSARD : 671-2202 LES GALERIES LAVAL : 681-9090 6LP0301A0923 a3 samedi 6LP0301A0923 ZALLCALL 67 01:09:29 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 A 3 ACTUALITÉS Perquisition policière à La Presse Les policiers cherchaient des renseignements sur la Brigade d'autodéfense du français ÉRIC TROTTIER Sept policiers de la CUM se sont présentés à La Presse, hier matin, mandat de perquisition à la main, afin d'obtenir des renseignements contenus dans l'ordinateur de notre journaliste Christiane Desjardins.SELON LA POLICE, ces renseignements permettraient de remonter jusqu'aux auteurs de plusieurs attentats perpétrés depuis un an contre des commerces au nom anglais à Montréal.Jusqu'à maintenant, ces attentats n'ont fait que des dégâts mineurs.Encore mercredi dernier, un incendie criminel a éclaté à l'église Saint-Nicolas d'Antioche, dans le quartier Villeray, où Alliance Québec devait tenir un souper-bénéfice.Par ailleurs, depuis deux semaines, un groupe connu sous le nom de Brigade d'autodéfense du français (BAF) a écrit des communiqués aux médias pour dénoncer les raisons sociales anglaises.Notre journaliste s'est intéressée à cette affaire et est entrée en communication avec des membres du groupe, par le courrier électronique.La BAF a une adresse Hotmail, un site Web qui permet d'envoyer et de recevoir des courriels de façon anonyme sur Internet.Or, la police voulait prendre possession de « l'adresse IP » de l'expéditeur.L'adresse IP est un code informatique enregistré dans les logiciels de courrier électronique, qui permet de remonter jusqu'à la source d'un envoi de courriel, même s'il provient d'un service comme Hotmail.Hier matin, le commandant Douglas Hurley, le lieutenant-détective Michel Bonneville et cinq autres policiers se sont donc présentés à nos locaux du 750, boulevard Saint-Laurent, pour prendre possession des informations contenues dans l'ordinateur de Christiane Desjardins.« Les attentats commis par la BAF n'ont pas encore fait de victime, mais nous ne voulons pas attendre que cela se produise avant d'agir », a expliqué le commandant Hurley.Toutefois, les policiers ont dû rebrousser chemin après plusieurs minutes de discussions avec les avocats du quotidien de la rue Saint-Jacques : le mandat de perquisition, qui visait seulement l'adresse IP des messages envoyés par la BAF, stipulait que Mme Desjardins devait leur fournir un message, mais ne précisait pas lequel.« Compte tenu de notre politique consistant à protéger nos sources, nous avons demandé aux policiers de retourner chercher un mandat précis », a expliqué l'avocat de La Presse, Philippe-Denis Richard.Mécontents, les policiers sont retournés devant un juge de paix pour obtenir un second mandat de perquisition.De retour à La Presse deux heures plus tard, les policiers se sont une fois de plus butés aux réticences des avocats du quotidien.Il faut dire que les enquêteurs avaient entre les mains un document Ð qui n'était pas le mandat obtenu par la Cour, mais une simple requête Ð qui, selon les policiers, leur donnait le droit de lire tout le contenu des messages reçus de la BAF par Mme Desjardins.Les enquêteurs ont toutefois fini par montrer aux avocats de La Presse le vrai mandat obtenu du juge de paix, qui ne leur donnait pas le droit de lire les messages de la BAF, mais seulement de prendre possession de leur adresse IP, ce qu'ils ont fait avec l'aide d'un de nos techniciens.« L'objectif a toujours été de protéger nos sources journalistiques, a indiqué plus tard Me Richard.On fait tout en notre pouvoir pour protéger ces sources ; c'est la base de toute société démocratique.» Le vice-président et éditeur adjoint de La Presse, Marcel Desjardins, a rappelé que la démarche journalistique demeure toujours différente de celle de la police : « Je trouve surprenant et désolant que les policiers en soient arrivés à perquisitionner dans les courriels des journalistes pour faire avancer leurs enquêtes, a-t-il déclaré.À mon avis, la police dispose d'autres moyens, et les journalistes ne devraient en aucun temps être associés aux enquêtes policières.» Le vice-président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Yves Thériault, a lui aussi dénoncé la perquisition : « Chaque fois que la police effectue une saisie de matériel journalistique, c'est tout le principe de la confidentialité des sources qui est remis en question.C'est inaceptable, car si ça continue comme ça, on ne sera plus capable de faire notre travail.Selon lui, il s'agirait de la première perquisition policière au Québec visant à obtenir des renseignements sur la source des courriels.Quant aux informations recueillies par la police, Me Richard ne croit pas qu'elles puissent conduire aux sources de La Presse.C'est aussi ce que pense le journaliste Bruno Guglielminetti, un expert en internet : « Comme les auteurs des courriels ont utilisé une adresse Hotmail dans le but précis de faire du terrorisme, il y a fort à parier qu'ils aient aussi utilisé des ordinateurs dans des lieux publics, comme les bibliothèques ou les cafés, où des dizaines de gens passent tous les jours », a-t-il dit.Toutefois, si la BAF a fait ses envois de courrier électronique dans une résidence privée, la police ne devrait pas avoir de difficulté à remonter jusqu'à eux, croit un technicien du serveur Internet Mlink.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © La journaliste Christiane Desjardins et le superviseur du système de pagination de La Presse, Marc Dufour, travaillent sous le regard du policier Daniel Lemay, de l'avocat du journal, Philippe-Denis Richard, et du directeur de l'information, Yves Bellefleur.Un coup de feu tiré à Burnt Church Les agents fédéraux saisissent une centaine de casiers à homard Presse Canadienne BURNT CHURCH, N.-B.Ð La tension des derniers jours s'est transformée en violence, hier, dans la baie de Miramichi, au Nouveau- Brunswick, alors qu'un coup de feu a été tiré, atteignant un bateau de pêche.Personne n'a cependant été blessé.Des agents de Pêches et Océans ont affirmé avoir confisqué, avant l'aube hier, 113 casiers à homard dans la baie de Miramichi, au large de la réserve micmaque de Burnt Church, a indiqué un porte-parole du ministère, André Marc Lanteigne.L'opération du ministère a donc précédé l'échéance qu'il avait fixée (11 heures) pour que les pêcheurs autochtones remontent leurs casiers.Si on fait exception de ce coup de feu, la journée a été plutôt calme sur la réserve de Burnt Church.Des centaines de personnes se trouvaient sur la rive avec des étendards autochtones de partout au Canada, interprétant des chants micmacs et récitant des prières.Sur le quai, certains individus étaient vêtus de kaki et avaient le visage masqué.Peu après 11 h, un hélicoptère du ministère a survolé la mer, mais il n'y avait pas de navires fédéraux en vue.Des pêcheurs autochtones ont aussi été aperçus enlevant de leur bateau des casiers contenant la prise de homard des derniers jours.L'une d'eux, Martina Parker, a déclaré qu'elle laisserait ses casiers à l'eau.« J'avais pensé les ramener (avant le 7 octobre) mais si le gouvernement continue comme ça, je pourrais bien laisser mes casiers jusqu'au 31 octobre », a-t-elle déclaré.A propos du coup de feu qui a été tiré, l'inspecteur Kevin Vickers, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a expliqué qu'une plainte faisait état de « quatre pêcheurs blancs dans un bateau, qui a reçu une balle provenant apparemment d'un bateau conduit par des autochtones de Burnt Church ».« Pour toutes les personnes impliquées, il est très difficile de composer avec la situation présente.Nous, de la police, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour s'assurer que la paix n'est pas menacée », a précisé l'inspecteur Vickers, ajoutant que la police n'avait encore arrêté aucun suspect relativement au coup de feu.« Nous croyons que l'individu ou les individus qui ont tiré ont agi en leur nom personnel », et non à la suite d'une quelconque autorisation ou avec la bénédiction de la communauté de Burnt Church, selon lui.Les autochtones s'attendent à ce que tôt ou tard, les agents de la GRC et les fonctionnaires de Pêches et Océans débarquent dans la baie et prennent le contrôle de la pêche au homard.Hier, cependant, la seule présence visible du ministère était un hélicoptère qui survolait la région pour surveiller la pêche.Bombardé de questions aux Communes, le ministre des Pêches et Océans, Herb Dhaliwal, a répété qu'il n'était pas question de négocier avec des gens qui pêchaient dans l'illégalité.Appui des Mohawks de Kahnawake Presse Canadienne LES MOHAWKS de Kahnawake appuient les autochtones de Burnt Church relativement au conflit de la pêche au homard qui a acutellement lieu dans la Baie de Miramichi, au Nouveau-Brunswick.Le conseil de bande de Kahnawake n'a toutefois pas décidé des gestes qui pourraient être posés et une porte-parole a précisé qu'aucune action ne sera entreprise sans que la communauté ne soit consultée.Toutefois, des Mohawks ont marché le long de la route 138, hier après-midi, en appui aux autochtones de Burnt Church.Un communiqué du conseil de bande affirme que « toute attaque contre les autochtones de Burnt Church sera perçue comme une attaque contre tous les autochtones du Canada et entraînera des gestes d'appui des Mohawks ». 6LP0402A0923 A4 samedi 6LP0402A0923 ZALLCALL 67 01:11:57 09/23/00 B Des photographies de Karla Homolka soulèvent des interrogations PASCALE BRETON LES SPÉCIALISTES s'entendent sur le sujet : l'objectif des centres de détention est la réhabilitation des détenus à la vie en société, mais ils ne doivent pas bannir pour autant les rires et les moments de plaisir.Hier, des photos publiées par le journal The Gazette montrant des détenues tout sourire devant un gâteau d'anniversaire ont soulevé l'ire de plusieurs citoyens.Ces images, qui donnaient l'impression d'une grande fête, montraient en fait Karla Homolka, condamnée pour l'un des crimes les plus sordides de l'histoire canadienne, et Christina Sherry, reconnue coupable pour une histoire d'enlèvement et d'agression sexuelle sur une adolescente.L'une des photos présente les détenues souriantes, maquillées et vêtues de robe du soir, posant comme des mannequins à un défilé.Une autre réunie Mme Homolka, Mme Sherry et Tracy Gonzales, condamnée à une peine de huit ans dans la même histoire d'enlèvement et d'agression sexuelle d'une adolescente, devant un gâteau d'anniversaire.« Nous sommes désolés de l'impact que peuvent avoir ces photos sur les familles des victimes.Il est clair que les peines d'emprisonnement visent avant tout la réhabilitation et que ces photos ne reflètent pas la vie quotidienne dans les centres de détention », a indiqué Pierre Floréa, porte-parole des Services correctionnels canadiens.Karla Homolka a été condamnée en 1995 à une peine d'emprisonnement de 12 ans.Elle avait reconnu sa participation dans les meurtres et viols sordides de deux adolescentes ontariennes, Leslie Mahaffy et Kristen French, en compagnie de son ex-mari Paul Bernardo.En échange de son témoignage, elle avait obtenu une peine réduite.Après un séjour dans l'ancienne prison de Kingston, l'Ontarienne purge sa peine depuis 1997 à Joliette, dans un centre de détention à sécurité minimale et modérée.Son ex-mari, qui purge une peine d'emprisonnement à vie, vient quant à lui de voir sa requête en appel rejetée.Christina Sherry a pour sa part été condamnée en 1997, à l'âge de 18 ans, à une peine d'emprisonnement de quatre ans pour avoir participé à l'enlèvement, la séquestration et l'agression sexuelle à plusieurs reprises d'une adolescente à l'automne 1996.Elle faisait partie du trio mené par James Medley, qui a contraint des adolescentes à se plier à ses fantasmes sexuels et qui a écopé d'une peine de 27 ans.« Les photos ont été prises en 1998 et depuis le mois de juillet 1999, nos politiques en ce sens ont changé.Toutes les photos doivent être prises par un photographe professionnel dans les aires ouvertes des centres de détention et doivent être approuvées par la direction, explique M.Floréa.Par contre, on ne peut pas empêcher les femmes de fêter un anniversaire ou de se maquiller.» Spécialisé en droit carcéral, l'avocat Steve Fineberg assure qu'il est impossible pour les détenues d'oublier qu'elles se trouvent en prison.« Lors de longues sentences, les détenues doivent tout faire pour retrouver un semblant de vie quotidienne, elles ne peuvent pas tout laisser tomber.Les moyens agréables pour faciliter la réhabilitation sont importants, même souhaitables parce que sinon, c'est un sentiment de frustration qui va se développer », déclare l'avocat.Marie Beemans visite des détenues bénévolement depuis près de 50 ans en plus de siéger au comité consultatif concernant le système correctionnel et la question des femmes.Elle connaît bien le centre de détention de Joliette et a même rencontré Karla Homolka.« Cette femme ne représente pas le cas typique des détenues en général.Les délinquantes sexuelles sont d'ailleurs relativement rares parmi les détenues, c'est un phénomène nouveau.Mme Homolka ne semble pas se repentir de son crime, on lit de l'arrogance sur son visage, mais elle est extrêmement brillante, elle l'a prouvé en réussissant à réduire sa sentence », raconte Mme Beemans.La criminologue et professeur émérite de l'Université de Montréal Marie-Andrée Bertrand a noté au fil de ses recherches que les détenues doivent s'occuper de leur vie domestique et travailler, comme elles le feraient dans la société.Elles ont aussi droit à certains loisirs.« Dans les prisons pour hommes, les détenus pratiquent le sport ensemble, ils jouent au baseball.Pour les femmes, c'est la même chose, elles font des fêtes.Ce n'est pas parce qu'elles sont en prison qu'elles perdent leurs droits et leurs privilèges, confie Mme Bertrand.Mais je pense aux mères des victimes et je trouve ça effrayant de voir les photos.» « Ces images choquent l'aspect punitif de l'emprisonnement », s'est exclamé le psychologue de CKAC, Pierre Mailloux, en commentant les photos qui ont même fait réagir le gouvernement.Le solliciteur général de l'Ontario, Rob Sampson, a écorché le gouvernement fédéral en alléguant que les conditions dans les centres de détention pour les femmes étaient trop douces.« La prison est conçue pour les criminels.Il doit y avoir des programmes de réhabilitation, mais pas des parties de plaisir comme les photos semblent le montrer », a-t-il dit.« Les prisons sont conçues pour que les détenus paient leurs crimes, mais aussi pour assurer la protection de la population.La réhabilitation est faite de façon graduelle.Je ne suis pas ravi par les photos parce que la vie en prison n'est pas une fête », a commenté Dan Brien, responsable des communications, au nom du solliciteur général du Canada Lawrence Mac Auley.En juin 2001, Mme Homolka fera l'objet d'une libération d'office, ayant purgé les deux tiers de sa peine, à moins que les services correctionnels ne demandent avant le mois de janvier 2001 une audience à la Commission nationale des libérations conditionnelles pour stopper le processus.Photo: THE GAZETTE Cette photo, tirée du journal The Gazette, montre Karla Homolka (à droite), reconnue coupable d'homicide, en compagnie d'une autre détenue de la prison de Joliette, Christina Sherry.Le journal a acheté ces photos, prises en 1998, au montant de 500 $ d'une ancienne détenue.ROT I N E T AC C E S S O I R E S 8493, boul.Décarie, Ville Mont-Royal tél.: (514) 734-2801 (sortie Jean-Talon) 3919, boul.Taschereau, Saint-Hubert tél.: (450) 445-8678 (Centre de liquidation) Des lignes exclusives haut de gamme Fin de la vente le 30 septembre de Tous les meubles d'extérieur en teck sont réduits à 50 %.Ligne d'osier d'extérieur \u201c Lloyd Flanders \u201c réduit à 20 % (modèles du plancher).Aussi réduction de 25 % à 50 % sur les meubles en rotin d'intérieur TECK Les coûts?Entre 850$ et 1250$.Dr Pierre Bannon o.d.optométriste Centre Médical Ampère 538, rue Ampère, Laval Tél.: (450) 669-4878 Internet: http://agora.qc.ca./liens/ortho.html FINI LES LUNETTES! 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LLAA SSOOLLUUTTIIOONN :: LL''OORRTTHHOOKKÉÉRRAATTOOLLOOGGIIEE Ne manquez pas ce cahier spécial aujourd'hui dans Du 27 septembre au 1er octobre 2000 Place Bonaventure PRIX D'ENTRÉE (toutes taxes incluses) Adultes : 9 $ Carte Accès Mtl : 7 $ Aînés et étudiants : 7 $ Enfants (6 à 12 ans inclus) : 3,50 $ HEURES D'OUVERTURE Mercredi : 16 h à 22 h Jeudi et vendredi : 11 h à 22 h Samedi : 10 h à 22 h Dimanche : 10 h à 19 h (Distribué en région métropolitaine seulement) votre espace vie.Un événement une division de média mondial dmg (Canada) inc. 6LP0501A0923 A5 sam.6LP0501A0923 ZALLCALL 67 01:02:13 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 A 5 Faute de soleil cet été, les vendanges ne font que commencer Mais la production augmentera quand même de 30% PIERRE GINGRAS LES VENDANGES de l'an 2000 débutent à peine dans le sud-ouest du Québec et en Estrie, un retard d'une vingtaine de jours par rapport à l'an dernier.C'est que le soleil s'est fait paresseux cet été.Durant la période active de croissance des plantes, les quatre mois d'été, il a rayonné 230 heures de moins que l'année précédente.C'est beaucoup.Si bien que le raisin a mis plus de temps à mûrir.D'ailleurs, Gilles Seguin, président de l'Association de vignerons du Québec, attendra encore une semaine avant de couper ses premières grappes pour profiter des derniers rayons de soleil de septembre et faire augmenter le taux de sucre dans le raisin.« Le raisin affiche actuellement un taux de sucre de 8 % ou 9 %, dit-il.Les vignerons n'auront pas le choix, il faudra chaptaliser, ajouter un peu de sucre pour que le taux d'alcool du vin atteigne 11 %.Mais la qualité est là, insiste-t-il.L'an dernier, la chaptalisation avait été minime à cause de l'été exceptionnel ».Mais si les vendanges se sont fait attendre, elles s'étaleront quand même sur de trois à quatre semaines.D'autant plus que la production québécoise augmentera considérablement cette année, de l'ordre de 30 %.Certains vignobles obtiendront leurs premières grandes récoltes cet automne, ce qui leur permettra de produire plusieurs milliers de bouteilles.À cela s'ajoutent les milliers de vignes qui commencent à donner beaucoup plus de fruits en raison de leur maturité.Selon M.Seguin, les 32 vignobles du Québec qui produisent actuellement du vin devraient mettre en vente l'an prochain de 400 000 à 450 000 bouteilles, presque 125 000 de plus que l'an dernier.Du blanc dans une proportion de 70 %.S'ajoutent aussi quatre viticulteurs qui vendent toutes leurs récoltes à des vignerons qui peuvent, en vertu de la réglementation, acheter 35 % de leur raisin d'un autre producteur.Sauf pour L'Orpailleur, à Dunham, et Dietrich-Jooss, à Iberville, qui vendent une partie de leurs produits dans les magasins de la SAQ, tous les vignobles québécois écoulent leur vin sur place ou dans les foires.D'ailleurs, pas moins de 50 % de la production est vendue dans le temps des vendanges.« Le temps des festivals est terminé.Les gens en profitent pour venir nous visiter tout en profitant des magnifiques coloris d'automne.Pour les vignerons, il s'agit d'une période cruciale », explique M.Seguin, qui est aussi propriétaire du vignoble Les Arpents de neige, à Dunham.Les vendanges de l'an 2000 seront aussi l'occasion de produire les premières bouteilles avec certaines des 20 nouvelles sélections testées pour vérifier leur qualité, mais surtout leur résistance au climat québécois.Contrairement à ce qui se passe ailleurs, notamment en Ontario, le pied des vignes québécoises doit être enterré à la fin de l'automne pour permettre au cep de résister au gel.Au printemps, il faut faire l'opération contraire.Non seulement la machinerie utilisée à cette fin finit-elle tôt ou tard par endommager les plants, ce qui réduit leur vie utile, mais le travail doit être terminé à la main au printemps.Ces travaux représentent des coûts considérables.On recherche donc des variétés de vignes qui pourraient résister à nos hivers sans protection particulière.Les sélections utilisées expérimentalement dans trois vignobles proviennent notamment du Minnesota, de l'État de New York, de la Russie, de l'Allemagne et du Québec (cépage Vandal-Cliche).« L'expérience en est à sa troisième année, explique le chercheur qui en est responsable à Agriculture Canada, Shahrokh Khanizadeh.L'objectif est de découvrir des variétés rustiques, bien sûr, mais du même coup, des vignes qui donnent un vin de meilleure qualité.» Si les vignerons s'entendent habituellement pour dire que le Québec est surtout une terre propice au vin blanc en raison de son climat, on cherche aussi des vignes à raisin rouge qui ont moins d'exigences en matière d'ensoleillement.Le vin rouge est de plus en plus en demande au Québec.Pour M.Seguin, en raison justement de ses gels hâtifs, le Québec jouit d'un excellent potentiel pour faire des vins blancs de récoltes tardives, notamment pour la production de vins de glace, encore artisanale chez nous.« L'Ontario possède déjà une expérience de 20 ans dans ce domaine et ses vignerons occupent une grande partie du marché.Il n'en reste pas moins qu'il y a une grande place pour nous.Suffit de développer notre propre marché.» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © C'était le début des vendanges hier au vignoble L'Orpailleur, à Dunham, le plus important au Québec.En raison du soleil qui s'est fait paresseux cet été, la récolte a lieu une vingtaine de jour plus tard par rapport à l'an dernier.Mais les vendanges s'étalent sur quatre semaines.La production s'annonce d'ailleurs considérable parce que plusieurs vignobles atteignent pour la première fois cette année une taille commerciale.Hôtel Gouverneur Place Dupuis, Montréal 8h30àmidi 4 octobre Dun & Bradstreet Canada présente Introduction à l'établissement des objectifs Ciblez le rôle d'une planification efficace de vos objectifs personnels et organisationnels.Découvrez comment dresser des objectifs à la fois réalisables, spécifiques, quantifiables, réalistes et qui respecteront les délais.Créez enfin votre plan d'action en fonction de vos objectifs.1.Programme de l'atelier : Le rôle personnel et organisationnel de l'établissement des objectifs I Comment est-ce qu'établir des objectifs peut vous aider à atteindre les objectifs organisationnels ?I Comment est-ce qu'établir des objectifs démontre votre sens du dévouement et de la responsabilité envers votre équipe ?I Comment est-ce qu'établir des objectifs peut améliorer la performance de votre équipe ?I Fusionnez vos objectifs personnels et organisationnels pour optimiser votre performance personnelle et professionnelle.2.Comment établir des objectifs réalisables ?Identifier et définir les objectifs qui mènent aux bons résultats.I Sont-ils spécifiques, quantifiables, réalisables, réalistes, liés à un échéancier ?I Est-ce qu'établir des objectifs réalistes vous limite à utiliser votre plein potentiel ?3.Introduction à la création d'un plan d'action orienté vers vos objectifs.Gabarit de votre plan d'action : I Quels sont les éléments d'un plan d'action efficace ?I Créez un gabarit de votre plan d'action visant à atteindre les objectifs souhaités.L'animatrice : Mme Amber Dardai Mme Dardai possède plus de 14 années d'expérience en tant que spécialiste de la communication, d'implantation de processus de «coaching», d'enseignement et d'animation pour de multiples entreprises de grande envergure.Elle a occupé différents postes chez Unisys au Canada et en Allemagne.Son expérience pratique considérable et ses remarquables talents d'animatrice font de cette séance de formation un exercice agréable et enrichissant.Petit déjeuner continental inclus ! Seulement 99 $ par personne! Pour plus d'informations communiquez avec nous Ð 4 façons simples de vous inscrire.Ð Par télécopieur au 1-877-422-9678; Ð Par téléphone au 1-888-219-2578; Ð Par courriel à l'adresse suivante : rouleaui@dnb.com; Ð Directement sur notre site Web au : http://www.dnb.ca/FR/education. 6LP0601A0923 a6 samedi 6LP0601A0923 ZALLCALL 67 01:09:36 09/23/00 B SOINS DE SANTÉ DE PREMIÈRE LIGNE La commission Clair ne réglera pas les lacunes actuelles JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La commission Clair accouchera peut-être de réformes majeures pour le système de santé québécois, mais les pistes de solution qu'elle propose ne règleront pas à court terme la crise des services médicaux de première ligne dans l'île de Montréal.Difficulté de se trouver un médecin de famille et attente de plusieurs semaines pour un rendez-vous, cliniques médicales fermées le soir et la fin de semaine, accès limité aux services diagnostiques tels que la radiologie Ð les lacunes des services de santé de base sont nombreuses à Montréal.Pour en discuter, dans le cadre des consultations publiques de la commission Clair, qui se penche sur l'organisation et le financement des services de santé, la régie régionale avait réuni hier au Palais des congrès une vingtaine d'acteurs importants du réseau de la santé montréalais.Médecins de famille et spécialistes, infirmières, administrateurs d'hôpitaux et de CLSC, ils ont soupesé les mérites des scénarios de réforme élaborés par la commission, qui doit remettre son rapport en décembre.« La première impression, à entendre parler les gens, c'est qu'aucune des solutions, prise isolément, ne correspond bien à Montréal, à sa population et à la mobilité de celle- ci », a confié en entrevue le directeur général de la régie régionale, Marcel Villeneuve, au terme de la journée.Comme lors du forum réunissant les comités des usagers des établissements de santé montréalais, la veille, plusieurs participants ont exprimé leurs craintes face à la création d'un dossier clinique informatisé pour chaque patient, en raison des risques de violation de la confidentialité.« Dans l'état actuel des choses, il y a des craintes énormes, et on est totalement contre ce projet-là », a dit le directeur général du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.Autre piste de solution avancée par la commission, l'inscription des patients auprès d'un médecin de famille est jugée contraire aux habitudes de la population montréalaise, beaucoup plus mobile que celle d'une région éloignée.Cette approche pourrait toutefois être utilisée pour les populations vulnérables Ð personnes en perte d'autonomie, malades pulmonaires chroniques, diabétiques Ð, qui aboutissent souvent aux urgences, faute d'un suivi adéquat.Diverses interventions auprès de ces groupes plus fragiles ont déjà donné des résultats intéressants.L'hôpital Charles-Le Moyne, sur la Rive-Sud, a réussi à diminuer de moitié ses besoins de lits en pneumologie, a expliqué son ex-directeur des services professionnels, le Dr Marcel Boucher.Comment ?En investissant 500 000 $ pour prêter une dizaine d'inhalothérapeutes aux CLSC du territoire, qui suivent les patients après leur hospitalisation et préviennent de nouvelles crises.Mais il faut aussi assurer une garde médicale 24 heures sur 24, sept jours par semaine, ce que les 29 CLSC montréalais, qui offrent des services à domicile à 60 000 personnes par année, sont absolument incapables de faire présentement.« Les infirmières spécialisées ont de la difficulté à parler à un médecin pour discuter d'un malade qui a besoin de services, même en plein jour », a souligné la coordonnatrice du Regroupement des CLSC de l'île de Montréal, Michelle Doyon.Il y aurait pourtant moyen d'y arriver.« Si les médecins omnipraticiens se partageaient également les gardes, ça leur ferait une garde de sept heures aux deux mois.Il me semble qu'ils pourraient le faire », a dit Chantal Lapointe, du Regroupement des CHSLD de Montréal.La responsabilité d'établir un tel réseau de garde incombera au département régional de médecine générale (DRMG), qui vient à peine d'être constitué, mais dont l'efficacité est déjà mise en doute.Regroupant tous les omnipraticiens de la région sous l'autorité d'un comité directeur élu, le DRMG ne dispose en effet d'aucun outil pour forcer les médecins à participer aux activités jugées prioritaires, comme la garde.Il faut aussi trouver de nouvelles façons d'inciter les CLSC Ð qui emploient 200 médecins, 1100 infirmières et 850 autres professionnels de la santé Ð et les cliniques médicales (près de 1000 médecins à temps plein) à travailler ensemble, croit Marcel Villeneuve.« Depuis deux ou trois ans, on d'est fié à la bonne volonté des gens, mais ça ne marche pas », dit-il.« Une personne peut aller aux urgences, être hospitalisée puis ressortir sans jamais que son médecin de famille le sache, et c'est la même chose si elle va au CLSC.Je pense qu'on a un grave problème d'organisation, de suivi et de continuité.» Photothèque, La Presse © Difficulté de se trouver un médecin de famille et attente de plusieurs semaines pour un rendez-vous, cliniques médicales fermées le soir et la fin de semaine, accès limité aux services diagnostiques tels que la radiologie.La crise des services médicaux de première ligne dans l'île de Montréal ne sera apparemment pas résolue sous peu.TARIFICATION DANS LES CLSC Les plus pauvres sont pénalisés, estiment les experts KATIA GAGNON QUÉBEC Ð Alors que la ministre de la Santé, Pauline Marois, réfléchit à la possibilité d'imposer de nouveaux tarifs pour les services dispensés dans les CLSC, des experts du ministère jugent que la tarification actuellement rattachée aux services domestiques empêche les personnes âgées les plus pauvres d'avoir accès à une aide dont ils auraient pourtant bien besoin.Depuis quelques années, des entreprises d'économie sociale se sont associées aux CLSC pour offrir aux gens âgés d'effectuer leurs tâches domestiques.Un tarif est imposé, qui varie de 2,63 $ l'heure et 10,50 $ l'heure, puisque la subvention que l'État accorde à toutes les personnes âgées, sans distinction, est modulée en fonction de leurs revenus.Or cette situation crée des iniquités manifestes, écrit Hervé Anctil, responsable du dossier du maintien à domicile au ministère de la Santé, dans un rapport remis cet été à la ministre.Les ménages âgés les plus pauvres sont incapables de se payer l'aide domestique, même s'ils en auraient grand besoin.Et paradoxalement, comme l'aide est universelle, l'État se trouve à subventionner des ménages aisés, dont les membres sont parfaitement autonomes, pour des services ménagers.« Les coûts des services semblent rapidement devenir trop élevés pour plusieurs personnes », écrit M.Anctil.« Elles préfèrent probablement continuer d'obtenir des services au noir ou encore s'en passer, même si elle en ont besoin ».En conséquence, recommande M.Anctil, les personnes les plus pauvres devraient avoir accès à une aide plus généreuse.Mais l'État devrait cependant revoir le principe de l'aide accordée à tous les ménages de plus de 65 ans, sans distinction.« Le fait de donner droit à l'aide variable à toute personne de 65 ans ou plus, sans évaluation de sa condition, nous semble discutable.En effet, il est difficile de justifier, dans le contexte budgétaire actuel, l'attribution d'une subvention pour le ménage à des personnes parfaitement autonomes.Une mesure de cette nature entretient l'idée fausse que l'aide à domicile peut être un « petit luxe » qu'une personne s'offre afin de se libérer de tâches désagréables », écrit Hervé Anctil.Pour assurer un filtrage adéquat, les CLSC devraient donc examiner rigoureusement l'état d'une personne âgée qui fait une demande d'aide domestique.Mais compte tenu de la charge administrative qu'un tel processus représenterait, M.Anctil suggère plus simplement de hausser à 70 ans l'âge requis pour l'accès automatique à l'aide gouvernementale.Le rapport d'Hervé Anctil soulève également un autre problème délicat : celui de la tarification de nouveaux services rendus par les CLSC.Le ministère considère depuis longtemps la possibilité de tarifer les services d'assistance personnelle Ð aide aux bains, aide pour l'habillage.En avril dernier, au Forum sur le vieillissement, la ministre Marois posait tout haut la question : « Quant aux services d'aide personnelle, au répit accordé aux familles et au gardiennage, doivent-ils être entièrement à la charge du réseau public, comme c'est le cas maintenant ?Ne peuton pas envisager l'introduction d'une certaine tarification auprès de ceux et celles qui en ont les moyens ?» Le rapport d'Hervé Anctil vient cependant mettre en garde la ministre Marois contre une nouvelle imposition de tarifs.« La tarification correspondrait, pour la clientèle à un recul important.Cette question ne peut être traitée à la pièce : elle doit s'inscrire dans une politique d'ensemble des services à domicile », écrit-il.Depuis, un comité a été créé au ministère pour mettre sur pied de nouvelles balises.Un rapport devrait être remis à la ministre à la fin de l'année.Laval 1820, boul.des Laurentides au nord de la 440 (450) 662-0001 1-800-363-1101 Joliette 67, place Bourget Nord (450) 753-5332 Montréal 6575 rue St-Denis (514) 274-7122 Beaubien RANDONNÉES D'AUTOMNE OFFREZ-VOUS LA FACE NORD Triple Divide Low : 139,99 $ Triple Divide Mid : 149,99 $ Pour hommes et femmes 100 % imperméables, légers et confortables Dessinés pour randonnées légères à moyennes Garantie à la vie du produit www.collegenotre-dame.qc.ca SAVOIR ÊTRE DIFFÉRENT Le Collège Notre-Dame vous invite à ses journées PORTES OUVERTES.En compagnie de votre enfant, vous pourrez échanger avec les élèves et le personnel du Collège.PORTES OUVERTES Pour réserver votre place aux examens d'admission ou pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec notre service d'information au numéro suivant : (514) 739-1739 Jeudi 12 octobre 2000 de 14 h à 18 h Dimanche 15 octobre 2000 de 10 h à 16 h 6LP0701A0923 A7 samedi 6LP0701A0923 ZALLCALL 67 01:08:51 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 Q U É B E C A 7 Salaire minimum: le PLQ d'accord avec Bouchard Charest se fait le champion des régions «Le ciment est pris au PLQ», soutient le chef libéral MARTIN PELCHAT ISLE-AUX-COUDRES Ð C'est en se faisant le champion des régions que Jean Charest entend remporter les prochaines élections.À mi-mandat du gouvernement du Parti québécois, le congrès d'octobre marquera le début de la période préélectorale et tous les efforts du PLQ se tourneront du côté de ces régions où lui échappent de nombreux sièges que lui refuse l'électorat francophone.Hier, au terme de trois jours de caucus avec ses députés, le chef libéral, qui a complété depuis deux ans quatre tournées régionales, a mis l'accent sur le mécontentement qui gagne plusieurs régions oubliées par la reprise économique.« L'économie de Montréal va mieux et tant mieux, dit-il.Mais lorsqu'on se déplace dans les régions, le portrait est très différent.Je crois déceler un phénomène nouveau : dans plusieurs régions du Québec on parle non seulement d'exode des jeunes, mais d'exode des parents qui suivent les jeunes.Entre autres cartes, les libéraux entendent brandir celle des redevances sur les ressources naturelles, un principe qui devrait être accepté sans trop de mal lors du congrès d'octobre.Il s'agit de remettre aux régions une part des revenus tirés de l'exploitation des mines et forêts.Le leader parlementaire du PLQ, Pierre Paradis, explique quant à lui que les questions de l'opposition à la prochaine session parlementaire refléteront cette priorité régionale.Les députés se rendront aussi en tournée plus souvent.« Nous ne tenons pas pour acquis les centres urbains, mais traditionnellement, le PLQ a toujours gagné dans les centres urbains, ditil.Et lorsqu'on a perdu le pouvoir, dait le contact avec les régions du Québec.» Le ciment est pris Les militants devront aussi témoigner leur confiance au chef lors d'un vote au congrès.Jean Charest, qui vivra son premier événement du genre après deux ans de leadership, se montre.confiant, jugeant que « le ciment est pris ».Le chef refuse évidemment de chiffrer ses attentes, mais entre les branches, dans le parti, on prévoit un résultat de 80 à 85 %.« Il ne s'agit pas de battre le score de Lucien Bouchard (qui a fait 91 % au dernier congrès du PQ) », avertit de son côté Pierre Paradis, qui se garde bien lui aussi de faire des prédictions chiffrées.« M.Charest vous a dit aujourd'hui qu'il sentait que le ciment était pris.Il a raison de se sentir ainsi.» Le congrès permettra aussi de définir les grands principes de la plate-forme électorale.L'idée évoquée cet été, dans un document d'orientation, de charte des droits des malades, discutée depuis lors du caucus de Charlevoix et avec les militants des régions, tient encore la route, selon le chef.Celle de l'évaluation des professeurs aussi, mais députés et militants conviennent de la nuancer.« Les gens veulent qu'on aborde ça dans un contexte où on valorise le travail des professeurs », note M.Charest.Quant aux prochaines élections fédérales, le PLQ ne s'en mêlera pas, affirme-t-il, conformément à sa tradition de n'appuyer aucun parti.M.Charest a cependant déclaré qu'il n'était pas du tout embarrassé par le fait que l'ancien chef libéral, Claude Ryan, offre ses conseils au nouveau chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, tout en continuant de conseiller le PLQ.« M.Ryan est un homme indépendant et que ses opinions soient sollicitées par des politiciens de l'intérieur ou de l'extérieur du Québec, ça ne me surprend pas du tout.Qu'il offre son point de vue, il a bien le droit de le faire et je n'ai pas du tout d'instructions à lui donner en ce sens là.» PIERRE APRIL ISLE-AUX-COUDRES Ð Le chef du Parti libéral, Jean Charest, partage en quelque sorte la position du gouvernement de Lucien Bouchard qui n'est pas prêt à faire passer immédiatement le salaire minimum de 6,95 $ à 7 $ l'heure.Sans s'opposer à une telle augmentation, M.Charest estime que cette décision doit surtout être prise en concertation avec les gouvernements des provinces voisines afin d'assurer la compétitivité de la main-d'oeuvre québécoise.« On en a déjà discuté, a-t-il dit, mais je dois ajouter que les gouvernements libéraux précédents ont toujours eu la sagesse de travailler en étroite collaboration avec (nos) voisins immédiats parce que notre économie n'opère pas dans un vacuum.« Les démarches du passé me semblaient empreintes de sagesse, a précisé M.Charest parce qu'on faisait en sorte de coordonner cette décision avec nos voisins et, en particulier, avec l'Ontario.» Le chef libéral a donc suggéré au gouvernement et à sa ministre d'État au travail et à l'emploi, Diane Lemieux, de travailler en étroite collaboration avec, entre autres, l'Ontario pour s'assurer que l'économie québécoise ne souffre pas d'une augmentation unilatérale du salaire minimum.Le député et leader de l'opposition en Chambre, Pierre Paradis, a soutenu, de son côté, que « puisque l'économie de l'Ontario va bien et que celle de Montréal s'est améliorée, il y aurait lieu que les deux gouvernements s'entendent pour un salaire minimum de 7 $, ce qui n'est pas du tout déraisonnable dans le contexte actuel.» PHOTOTHÈQUE, La Presse© Hier, au terme de trois jours de caucus avec ses députés, le chef libéral, Jean Charest, a mis l'accent sur le mécontentement qui gagne plusieurs régions oubliées par la reprise économique.Le leader parlementaire du PLQ, Pierre Paradis (à droite), a expliqué quant à lui que les questions de l'opposition, lors de la prochaine session, refléteraient la priorité que compte accorder le parti aux régions.Camionneurs: la CSD craint des gestes désespérés 2159, rue Sainte-Catherine Est, Montr.al H2K 2H9 M.tro Papineau T.l.: (514) 524-1106 Solde en vigueur jusqu Õau 8 octobre 2000 ou jusquÕ.puisement de la marchandise.Vous d.sirez renouveler votre .quipement de plein air ?Vous n Õavez quÕ.venir d.poser vos produits de sports usag.s du 16 au 27 septembre 2000 .La Cord.e.Tous les produits recueillis seront mis en vente le samedi 30 septembre.Pour tous les produits vendus, nous vous remettrons un bon d Õachat .changeable .La Cord.e.PANTALON JUNIOR CONVERTIBLE ¥ 100% nylon ¥ jambes amovibles ¥ taille .lastique avec sangle d Õajustement ¥ 2 poches lat.rales, 2 poches cargo & 2 poches arrire ¥ beige ou olive ¥ disponible dans les tailles P, M, G .conomisez Sp.cial 9995$ R.gulier 199,95 $ 100$ PORTE B.B.STALLION OU FILLY DE TOUGH TRAVELER ¥ longueur de dos r.glable .conomisez Sp.cial 3995$ R.gulier 59,95 $ 20$ Le samedi 30septembre ds 9h 30 septembre L'ÉVÉNEMENT TROC 2882880 CARMINA B U R A N A Mardi 26 septembre 2000, 20 h de Carl Orff La Maison Simons est fière de s'associer à l'Orchestre symphonique de Montréal en tant que commanditaire du concert: 977 RUE STE-CATHERINE OUEST Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Billetterie de l'OSM: (514) 842-9951 Sous la direction de Charles Dutoit Presse Canadienne Les camionneurs-propriétaires « n'en peuvent plus ».Ils sont las d'attendre que le forum sur le camionnage produise des résultats.En entrevue, le président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), François Vaudreuil, avoue craindre, non pas le retour des barrages routiers, mais plutôt, « des gestes individuels, malheureux et isolés, parce qu'il y a trop de gens qui sont dans la détresse ».Après les barrages de l'automne 1999, les camionneurs avaient obtenu la mise sur pied d'un forum temporaire sur le camionnage.Puis, le ministre des Transports, Guy Chevrette, avait déposé un projet de loi prévoyant l'institution d'un forum plus permanent, assoyant à une même table tous les intervenants de l'industrie.Toutefois, le président de ce forum n'est toujours pas nommé ; les discussions peuvent donc difficilement commencer.M.Vaudreuil presse donc le ministre des Transports de nommer un président d'ici mercredi prochain.Sinon ?Pas de menaces de barrages routiers, mais des risques de gestes désespérés, par des camionneurs acculés à la faillite, confie- t-il.Un essentiel en pur coton peigné.Blanc, noir, gris, 30 à 38.Ce rabais s'applique également sur un grand choix de chaussettes et dessous Calvin Klein coton/lycra, tricot côtelé, rég.jusqu'à 35.00 QUÉBEC PLACE STE-FOYGALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.1049 rég.14.00 VENTE SEMI-ANNUELLE RABAIS 25% Caleçon classique pur coton 2890423 LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION. 6LP0801A0923 A8 sam.6LP0801A0923 ZALLCALL 67 01:06:04 09/23/00 B Jacoby ne veut pas partir par la petite porte «Démographie 101 » et «fusions 101» Harel parle de l'avenir des municipalités devant les constructeurs d'habitations PAUL ROY QUÉBEC Ð L'allocution de Louise Harel devant l'Association provinciale des constructeurs d'habitations (APCHQ) hier aurait pu s'intituler « démographie 101 ».La ministre québécoise des Affaires municipales a expliqué à son auditoire que le 3e âge est désormais révolu.Il faut maintenant parler du 4e âge, qui débute autour de 80 ans.« Et ce qui se profile, c'est le 5e âge ! » Où voulait-elle en venir ?À démontrer l'absolue nécessité, selon elle, des fusions municipales.Sa conclusion aurait d'ailleurs pu s'intituler « fusions 101 ».« En 1900, l'espérance de vie était de 35 ans aux États-Unis.Elle a plus que doublé en un siècle.À partir de 65 ans, elle est maintenant de 20 ans.» Or, a dit Mme Harel, cette population vieillissante va vouloir revenir dans des villes où il y a des services.« Dans les villes-centres, il faut prévoir qu'il va y avoir de la demande.Et je souhaite que vous construisiez des logements avec services ailleurs que dans les secteurs excentriques.(.) Nous sommes confrontés à la nécessité de ne plus nous disperser.Et Mme Harel de rappeler que le Québec détient le « championnat toutes catégories » du nombre de municipalités.« Nous avons 1300 municipalités.C'est 38 % de toutes les municipalités du Canada alors que nous n'avons que le quart de la population.En comparaison, l'Ontario n'a que 537 municipalités pour 4 millions de population de plus que nous ! » Et de conclure que « ce serait une grande erreur de ne pas affronter les défis démographiques, environnementaux et économiques » qui se posent.La ministre s'est par ailleurs engagée à offrir à l'APCHQ une tribune dans le cadre des discussions sur la mise en place d'un régime de redevances de développement.Ce mode de taxation, évoqué dans le cadre du pacte fiscal, renverrait aux constructeurs et promoteurs immobiliers la facture d'investissements liés aux services municipaux (police, pompiers, bibliothèques, etc.).Les constructeurs se sont dits heureux de voir confirmée leur participation aux débats.Mais précisent- ils dans un communiqué diffusé après la visite de Mme Harel : « La mise en place d'un régime de redevances ne doit pas fournir aux municipalités un outil qui permettrait de financer, à même la construction neuve, des investissements négligés depuis longtemps ».Ils disent vouloir éviter de « générer des hausses de taxes additionnelles affectant le secteur résidentiel et entraînant une diminution de l'abordabilité des maisons neuves ».Sur un autre sujet, répondant à des journalistes avant son allocution, la ministre Harel a qualifié de « spéculation » un projet de fusion de huit villes de la Rive-Sud de Montréal pour 2005, tel que décrit dans un quotidien.« J'ai vu ça pour la première fois aujourd'hui dans Le Devoir.» Selon l'article, le mandataire Louis Bernard aurait proposé à huit villes totalisant 373 000 citoyens de se regrouper selon un calendrier échelonné sur cinq ans.DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Le protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, s'apprête à tirer sa révérence après 13 années au poste d'ombudsman.Pas question toutefois de quitter par la petite porte : il compte attendre la publication du rapport fait sur son administration par le Vérificateur général.De sources fiables, La Presse a appris que ce rapport devrait être déposé à la mi-octobre, à la reprise des travaux de l'Assemblée nationale.M.Jacoby aurait indiqué privément qu'il comprenait qu'il devait quitter ses fonctions ; il est en suspens depuis trois ans, ce qui porte ombrage à l'institution du Protecteur du citoyen, un mandataire direct de l'Assemblée nationale.Mais des proches de Me Jacoby soulignent toutefois « qu'il attend toujours qu'on lui offre quelque chose d'intéressant au gouvernement », sans égard au rapport prochain du Vérificateur général.Le Vérificateur avait entrepris une enquête après que le président de l'Assemblée nationale, Jean- Pierre Charbonneau, en ait fait demande.Une première enquête par le Contrôleur des finances avait conclu que des informations internes sur le laxisme administratif de Me Jacoby étaient sérieuses et méritaient d'être approfondies.Des sources fiables indiquent que les constats fait par l'équipe de Guy Breton sont passablement embarrassants pour Me Jacoby quant au laxisme général de sa gestion au Bureau du protecteur du citoyen.Le rapport du Contrôleur affirmait que Me Jacoby avait touché des honoraires en surplus de son salaire, d'avoir pris des congés excessifs, d'avoir utilisé des locaux gouvernementaux à des fins personnelles, notamment.Il aurait donné aussi des cadeaux exagérément coûteux à des chefs d'État ou de gouvernement.( Me Jacoby était président d'un regroupement d'ombudsman de l'ensemble de la francophonie.) Me Jacoby avait luimême parlé publiquement des allégations du Contrôleur, en juin, soulignant que cette première enquête ne tenait pas compte de toutes les informations disponibles.La question du remplacement du protecteur du citoyen est au coeur d'un imbroglio politique depuis trois ans maintenant.Le mandat de Me Jacoby, nommé en 1987, est officiellement terminé depuis le 29 août 1997 ; mais comme l'opposition libérale s'est opposée à son remplacement (il faut les deux tiers des votes en Chambre pour choisir un successeur), le sort de Me Jacoby est en suspens depuis.Ancien sous-ministre à la Justice, un poste clé à Québec, Me Jacoby s'attend à être nommé à une autre fonction après 13 ans à un poste à haute visibilité.(La plupart des anciens sous-ministres à la Justice ont été nommés juges au cours des années.Politiquement, la situation se complique, car ses avis incendiaires l'ont mis, au fil des années, en sérieuse difficulté avec le cabinet du premier ministre Bouchard.Me Jacoby a déjà en main l'ébauche du rapport du Vérificateur Ð un échange de textes fait partie du processus normal de ces vérifications Ð, ce dernier devant recueillir les commentaires de ceux dont il vérifie la gestion.Photo PC Daniel Jacoby Louise Harel DEVENEZ CONSULTANT(E) À TEMPS PARTIEL OU À PLEIN TEMPS Il vous est possible de gagner des revenus substantiels comme CONSULTANT à temps partiel ou à temps plein en travaillant de votre maison ou de votre bureau.Les honoraires moyens chargés par les consultants sont actuellement de 157 $ l'heure.Assistez à ce séminaire et transformez vos soirées et vos fins de semaine (ou à plein temps) en une source de revenus exceptionnels et atteignez le prestige et la reconnaissance d'être professionnel.Les besoins de consultation croissent actuellement à un rythme de plus de 20% annuellement.QUI DEVRAIT ASSISTER À CE SÉMINAIRE ?Tous les hommes et toutes les femmes qui ont acquis des connaissances au cours de leur vie soit par éducation ou par expérience : administrateurs, ingénieurs, éducateurs, spécialistes en ressources humaines, militaires à la retraite, étudiants gradués, auteurs, retraités, professionnels de la vente et du marketing, spécialistes en informatique, comptables, spécialistes de l'immobilier, avocats, notaires, bref : toutes personnes intéressées à profiter de l'actuelle demande croissante de consultants.CE QUE VOUS APPRENDREZ DURANT CES 6 HEURES : Comment établir vos honoraires I Comment vendre vos connaissances I Comment établir votre pratique de consultant I Comment établir un besoin permanent pour vos services I Comment éviter de donner vos connaissances gratuitement I Les 9 situations qui requièrent les services de consultant I Comment créer une demande pour vos services I Contrat de performance I Facturation / collection / contrats I Savoir quand refuser un contrat de consultation I Les opportunités offertes par les gouvernements I Et beaucoup d'autres points.Le samedi 30 septembre de 9 h à 16 h Hilton Aeroport Dorval 12555, Côte-de-Liesse Dorval Prix : 250 $ + taxes (matériel de cours inclus) Réservez dès maintenant au : (450) 679-0261 Conférenciers : Jacques Lépine, M.B.A.Ginette Méroz, avocate Groupe Forsythe International Inc.www.forsythegroup.com 6LP0901A0923 6LP0901A0923 ZALLCALL 67 01:04:25 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 Q U É B E C A 9 Pluie de millions aux Îles-de-la-Madeleine Les surplus d'Ottawa défavoriseront les libéraux fédéraux, FATIMA Ð Le premier ministre Lucien Bouchard a ajouté, hier, près de dix millions au plan de relance économique des Îles-de-la- Madeleine.Les investissements gouvernementaux totaliseront cette année 16,2 millions et créeront 573 emplois saisonniers.« Ce sont de vrais emplois, en plus, on n'est pas en campagne électorale, c'est de la gestion normale pour un gouvernement, et on va continuer », a promis le premier ministre, à Fatima, dernière étape de sa visite dans l'archipel.M.Bouchard n'y était pas venu depuis deux ans.Hier, il a longuement visité une entreprise d'élevage de pétoncles pour descendre ensuite, à 300 mètres dans le sol, dans la mine de sel Seleine.« La plus belle mine que j'ai jamais vue », a-t-il confié à des gens d'afffaires et des intervenants de divers horizons, venus l'écouter à un dîner- causerie.La majeure partie des investissements gouvernementaux qu'il leur a annoncés sont destinés à des projets maricoles dont certains impliquent le Fonds de solidarité de la FTQ, Innovatech et le gouvernement fédéral.Depuis l'effondrement des stocks de poissons de fonds au cours des années 1990, les Madelinots cherchent désespérément des solutions à la pêche traditionnelle.Québec appuiera donc les projets prometteurs d'emplois telles la commercialisation des pétoncles d'élevage, la production de myes et de produits du maquereau, la transformation et l'exportation du crabe et du homard.Ces produits sont déjà fort prisés sur les marchés asiatiques.Des investissements gouvernementaux seront aussi faits dans les secteurs municipaux et de l'habitation et dans les équipements récréo- touristiques.Les Madelinots peuvent aussi espérer l'établissement prochain du lien maritime entre Chandler et l'archipel, projet dans lequel le gouvernement versera 10 millions.D'autre part, le gouvernement étudie la possibilité d'accorder à la Gaspésie et aux Îles des allégements fiscaux qui auront un « effet structurant sur l'économie de la région ».M.Bouchard n'a pas voulu préciser l'intiative que dévoilera bientôt son bras droit, Bernard Landry.MICHEL HÉBERT FATIMA Ð Les surplus budgétaires du gouvernement de Jean Chrétien risquent de défavoriser les libéraux fédéraux lors des prochaines élections, croit le premier ministre Lucien Bouchard.Alors que le scénario d'élections hâtives gagne chaque jour plus de crédibilité, M.Bouchard estime que les faramineux surplus budgétaires annoncés cette semaine par le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, laissent la population perplexe.« Il engrange des milliards et des milliards à même les impôts de nos contribuables ; c'est une façon d'agir destructrice envers des sociétés que doivent gérer les gouvernements des provinces, c'est une façon extrêmement arrogante aussi parce que le gouvernement fédéral utilise un peu de cet argent-là pour éparpiller des bonbons dans nos champs de compétence avec l'unifolié à chaque occasion.« Je crois que nos concitoyens vont voir là quelque chose de très négatif et il y aura des jugements très durs qui seront portés contre ce gouvernement », a déclaré M.Bouchard, à Fatima, aux Îles-de-la-Madelene, vendredi.Les surplus fédéraux ont atteint 12,4 milliards en 1999-2000 et, pour les quatre premiers mois de l'exercice 2000-2001, ils grimpent déjà à 11,4 milliards.Le premier ministre n'a pas voulu spéculer sur l'éventualité d'élections fédérales au printemps ou dès cet automne.« Tout se passe dans la tête de M.Chrétien », a-t-il laissé tomber.Radio-Canada prévoyait jeudi que le premier ministre Chrétien annoncera bientôt que le prochain scrutin fédéral aura lieu le 13 novembre.D'autres, comme le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, estiment plutôt que M.Chrétien attendra au printemps.Quoi qu'il en soit, les bloquistes peuvent compter sur le PQ de Lucien Bouchard pour faire campagne contre les libéraux fédéraux.« Nous sommes un parti frère et nous avons à coeur la réussite de la campagne du Bloc », a déclaré le premier ministre du Québec.PHOTOTHÈQUE La Presse Lucien Bouchard Le Groupe Vaugeois intéressé à acheter Le Devoir Il veut toutefois d'abord parvenir à prendre le contrôle d'Unimédia DENIS LESSARD QUÉBEC Ð S'il parvient à prendre le contrôle d'Unimédia, le Groupe Vaugeois achèterait aussi Le Devoir, a soutenu hier son président Sylvain Vaugeois, un projet dont il a fait part hier matin à la direction du quotidien d'Henri Bourassa.Pour Le Devoir « on parle de propriété, pas d'alliance, comme si un jour on achetait La Presse, on ne serait pas intéressé à autre chose que d'en devenir propriétaire », a expliqué hier M.Vaugeois.L'achat d'Unimédia Ð dont font partie les quotidiens Le Soleil à Québec, Le Droit à Ottawa et Le Quotidien à Chicoutimi Ð « n'a pas beaucoup d'intérêt pour nous s'il n'y a pas, dans la métropole, un média intéressant », explique-t-il.Légalement l'acquisition du Devoir comporte des obstacles majeurs Ð le directeur du journal est fiduciaire de la majorité des actions, mais n'a pas le droit de les céder à quiconque.Déjà intéressé dans les années 1990, Conrad Black avait vite mis de côté toute velléité d'achat du Devoir tant, légalement, l'entreprise était compliquée, d'expliquer hier Bernard Descôteaux, le directeur du journal après sa rencontre avec M.Vaugeois.Le directeur du Devoir a toute la latitude qu'il désire pour faire des alliances, pour trouver des partenaires commerciaux, « mais je ne peux aliéner les actions du journal dont je suis fiduciaire, c'est très compliqué, il y a une fiducie, un testament », de rappeler M.Descoteaux, des écueils qu'il n'a pas caché à M.Vaugeois.« Tout se travaille, si les gens veulent.Si les gens du Devoir se braquent et disent que Vaugeois ne nous intéresse pas, je ne peux rien faire.Mais je sens un réel enthousiasme de la part des gens du Devoir », répondra de son côté M.Vaugeois.Le Devoir ne l'intéresse toutefois seulement s'il parvient à acheter les actifs d'Unimédia, « c'est clair je ne veux pas être un gérant de caisse populaire, je ne veux pas m'introduire là-dedans pour refaire ce que les autres ont fait depuis 25 ans », lance-t-il.Il y a quelques jours M.Vaugeois avait confirmé son intérêt à acquérir les journaux québécois de Hollinger Ð le groupe Unimédia Ð entrant en compétition avec Gesca, propriétaire de La Presse notamment, et d'un autre groupe d'intérêts non identifié.Hier M.Vaugeois a soutenu qu'il n'avait « jamais demandé l'appui de la Caisse de dépôt, je n'ai absolument rien demandé à la Caisse ».« Je n'ai pas de dossier formel à la Caisse » précisa-t-il par la suite, en fait des dirigeants de la Caisse auraient accepté de recevoir le dossier du Groupe Vaugeois pour sonder s'il pourrait y avoir des intérêts de partenaires du secteur privé à Montréal.Le Mouvement Desjardins a déjà indiqué publiquement son intention d'appuyer financièrement le dossier de M.Vaugeois, la caisse des fonds de pension Ontario Teachers, a exprimé un intérêt sans se commettre toutefois.Pour M.Vaugeois, le vice-premier ministre Bernard Landry « affiche un détachement complet » face à ce dossier.« J'aurais bien voulu avoir autant d'égards que Quebecor en a eu dans la transaction sur Videotron » lance-t-il.Dans une entrevue il y a quelques jours, le vice-premier ministre Bernard Landry avait souligné que Québec « regardait d'un oeil neutre » tous ces projets de transactions, « en souhaitant que la presse soit équilibrée et que sa propriété soit la mieux répartie possible, c'est dans ce sens que je dis que le meilleur gagne », soulignait M.Landry. 6LP1001A0923 A10samedi 6LP1001A0923 ZALLCALL 67 01:05:29 09/23/00 B Vague de démissions au Parti conservateur JENNIFER DITCHBURN Presse Canadienne OTTAWA Ð Un groupe de fidèles organisateurs conservateurs, qui avaient aidé le parti à garder la tête hors de l'eau pendant les années difficiles, ont remis leur démission dans la foulée de celle de leur président, Peter Van Loan.Sander Grieve, organisateur en chef en Ontario, et Kellie Leitch, ex-secrétaire nationale, font partie de ceux qui ont abandonné leur poste à la suite de la querelle qui a opposé la direction du parti à l'exprésident.M.Grieve a déclaré vendredi que plusieurs facteurs avaient contribué à son départ, notamment la coutume voulant que les subalternes démissionnent afin de permettre à un nouvel organisateur en chef de recommencer à neuf.Il reconnaît toutefois que luimême et d'autres collègues ont été bouleversés par la façon dont M.Van Loan avait été traité par la direction du parti.« Beaucoup de gens ont été déçus par ce qui est arrivé à Peter Van Loan, et je ne nie pas que cela a joué dans cette décision », a déclaré M.Grieve, ajoutant qu'il tenterait d'aider le parti d'une autre façon.Peter Van Loan a démissionné il y a une semaine après avoir été accusé par Joe Clark et certains députés de manquer de loyauté.Pour sa part, Kellie Leitch a attribué son départ à son horaire chargé comme médecin résident en chef à la clinique orthopédique de l'Hôpital pour enfants de Toronto.Elle précise toutefois que l'incident Van Loan n'a fait que renforcer sa décision.Le leader du Parti conservateur, Joe Clark, a fait peu de commentaires sur les dernières démissions et souligné qu'on leur accordait trop d'importance.La leader conservatrice adjointe en Chambre, Elsie Wayne, affirme que le parti a réglé ses problèmes internes.« La semaine dernière, il y a eu une conférence téléphonique des membres du caucus, et tous les présidents avaient une attitude positive.Les députés québécois David Price et Diane St-Jacques ont quitté récemment le Parti conservateur pour adhérer au Parti libéral.En mai, le député conservateur québécois André Harvey avait décidé de siéger comme indépendant.Le député ontarien Jim Jones est devenu membre de l'Alliance canadienne, et le député terre-neuvien Bill Matthews est devenu membre du Parti libéral, l'an dernier.Par ailleurs, un député de Terre- Neuve, Charlie Power, a aussi remis sa démission, mais les conservateurs ont regagné ce siège lors d'une élection partielle tenue le printemps dernier.Angela Vautour, du Nouveau-Brunswick et exdéputée néo-démocrate, a décidé d'adhérer au PC.Photo CP Le leader du Parti conservateur, Joe Clark, au cours de la période de questions hier, à la Chambre des communes.Stockwell Day demande à Claude Ryan son opinion Le Bloc québécois fait savoir son mécontentement G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Pour manifester sa colère et son désaccord contre le projet de loi fédéral C-3 qui modifie la Loi sur les jeunes contrevenants, le Bloc québécois a déposé hier quelque 2977 amendements qui vont assurément ralentir les travaux de la Chambre des communes.Le porte-parole du Bloc québécois en matière de justice, le député de Berthier-Montcalm, Michel Belhumeur, a expliqué le geste de son parti hier par la nécessité de faire comprendre à la ministre fédérale de la Justice, Anne Mc Lellan, qu'elle se devait de renoncer à son « approche répressive » de la justice pour les jeunes et qu'elle se devait de prendre en considération la résolution de l'Assemblée nationale.« Cette résolution, a expliqué Michel Belhumeur, demandait à la ministre de faire ses devoirs et d'aller consulter les autres provinces pour voir leurs politiques jeunesse.Par la suite, la ministre pourrait apporter des modifications ou maintenir la loi actuelle.Cela lui ferait prendre conscience également que les autres provinces, contrairement au Québec, n'appliquent pas la loi actuelle correctement.» Parmi les amendements déposés, le Bloc exige un droit de retrait pour le Québec comme le réclame la Coalition pour la justice des mineurs, coalition qui regroupe notamment le Barreau du Québec, la société de criminologie, les Centres jeunesse du Québec et l'Institut Pinel.Cette coalition s'oppose elle aussi à tout remplacement de la loi actuelle sur les jeunes contrevenants.Michel Belhumeur s'oppose depuis des mois avec acharnement à l'intention d'Ottawa d'imposer ses vues au Québec sur cette question.Il a notamment discouru pendant plus de 27 heures devant de la Comité de la justice et des droits de la personne afin que le gouvernement retire son projet de loi ou lui apporte les amendements nécessaires qui permettraient à Québec d'appliquer la loi telle qu'elle est actuellement.G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Le journaliste et exchef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan, a confirmé hier qu'il avait accepté de donner à l'occasion son « opinion » à Stockwell Day, le chef de l'Alliance canadienne, sur diverses questions politiques touchant principalement le Québec.M.Ryan a déclaré, lors d'une entrevue téléphonique, que cela lui fera plaisir de donner son opinion à M.Day aussi longtemps que ce « d'une manière « Si je m'aperçois qu'il fait des folies, a-t-il dit, je lui dirai de ne pas m'achaler au téléphone.L'ancien chef libéral a cependant a f f i r m é q u ' i l n'était aucunement membre de l'Alliance canadienne.Un article paru hier dans le quotidien National Post affirmait que M.Ryan servirait en quelque sorte de sonde à M.Day sur les questions touchant le Québec.« Il y a une petite nuance qui n'a pas été mentionnée dans l'article Ð et ce n'est pas une faute majeure Ð a précisé à La Presse hier M.Ryan.C'est que je suis prêt à donner à M.Day des opinions, pas des conseils.» Le nouveau chef de l'Alliance canadienne s'est pour sa part dit « honoré » que M.Ryan ait accepté d'échanger avec lui à l'occasion.« Je suis honoré qu'il veuille être un conseiller pour moi, a dit M.Day à la sortie des Communes hier, qu'il veuille me donner des conseils sur les choses importantes pour les Québécoises et les Québécois.C'est un honneur pour moi parce qu'il a joué un rôle important dans l'histoire du Québec et il en jouera encore un dans l'avenir.» M.Ryan a raconté que M.Day était venu le voir dans la dernière quinzaine d'août.« Il a été charmant et il s'est montré ouvert.Il m'a demandé à la fin de la conversation s'il pouvait communiquer avec moi pour avoir une opinion de temps à autre.Je n'ai absolument aucune objection à cela pas plus que j'en aurais pour M.Clark, par exemple.» Claude Ryan a loué M.Day pour ce qu'il a appelé « sa stratégie de respect ».« Je ne sais pas s'il va l'appliquer lui-même, a enchaîné le journaliste, mais je trouve ça beau parce que j'ai toujours voulu qu'il y ait plus de respect dans la vie publique.» M.Ryan ne se dit pas inquiété outre mesure par les positions sociales de droite de Stockwell Day.« Quel parti peut se prétendre à gauche actuellement ?demande-t-il.Prenez M.Bouchard à Québec, avec tout le saccage qu'ils ont fait dans la santé et dans l'éducation, ils peuvent bien se présenter comme sociaux-démocrates si cela satisfait leur orgueil, mais il n'en reste pas grand-chose.M.Martin et M.Chrétien, après ce qu'ils ont fait dans la santé et l'éducation, devraient y penser deux fois avant de s'approprier le monopole des idées de gauche.» «C'est un honneur pour moi parce qu'il a joué un rôle important dans l'histoire du Québec.» 6LP1101A0923 6LP1101A0923 ZALLCALL 67 01:09:44 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 C ANA D A A 1 1 L'Ontario veut son propre régime fiscal P r e s s e Canadienne TORONTO Ð Le gouvernement conservateur de Mike Harris en Ontario entend présenter cet automne un projet de loi qui lui permettra de quitter le giron fédéral en matière de fiscalité, pour mettre sur pied son propre système de perception des impôts, a appris la Presse Canadienne.La province entend à ce sujet suivre l'exemple du Québec et de l'Alberta et prendre ses distances vis-à-vis du système fiscal fédéral, a révélé une source au cabinet du premier ministre Harris, vendredi.« Cela signifie que le système fiscal de l'Ontario sera fait sur mesure pour l'Ontario, et nous pourrons réduire les impôts sans subir l'intervention d'Ottawa », a-t-on indiqué.Tel que cela avait été promis lors de la présentation du dernier budget provincial, l'Ontario va calculer l'impôt à prélever en se fondant sur le revenu des contribuables, au lieu de prendre un pourcentage des impôts prélevés par le fédéral, comme c'est le cas présentement.À l'heure actuelle, si l'impôt fédéral augmente, celui de la province suit le même mouvement.Ainsi, le gouvernement provincial pourra déterminer quelle table d'imposition doit être appliquée à chaque tranche de revenu.L'Ontario pourra également fixer ellemême les exemptions fiscales qu'elle souhaite pour telle ou telle catégorie de contribuables (conjoint, personne handicapée, etc.).La province pourra aussi à sa guise réduire l'impôt sur le gain de capital pour faire en sorte qu'à compter de 2004, seulement 50 % des gains de capital soient imposables.Ce projet de loi fait partie des nombreux projets défendus par les troupes de Mike Harris, et qui seront soumis à l'attention des parlementaires cet automne.À Queen's Park, la nouvelle session débute lundi et le programme s'annonce chargé.Le gouvernement vise plusieurs objectifs, dont ceux-ci : présenter un projet de loi visant à protéger les femmes victimes de violence, resserrer la discipline dans les écoles et revoir le système de libération conditionnelle.On souhaite de plus appliquer une politique de tolérance zéro dans les centres de détention dans le cas d'agressions contre des gardiens.Les fautifs feraient notamment l'objet d'accusations criminelles.Le gouvernement Harris entend aussi s'attaquer au crime organisé, en s'inspirant des États-Unis pour présenter un projet de loi qui l'autorisera, avec la bénédiction de la cour, à saisir des biens, de l'argent ou des propriétés si l'on a de bonnes raisons de croire que tout cela a été acquis grâce à des activités criminelles.À compter de l'an prochain, les enseignants de la province devront par ailleurs, tous les cinq ans, se perfectionner et passer un test de qualifications, une mesure controversée.PHOTO PC Le premier ministre ontarien, Mike Harris, et son ministre des Finances, Ernie Eves, veulent leur propre régime fiscal.Retraite plus généreuse pour les députés P r e s s e Canadienne OTTAWA Ð Le Sénat s'est prononcé en faveur d'un généreux régime de retraite à l'intention des députés, jeudi soir.En vertu de ce nouveau régime, les députés Ð pour la plupart des membres de l'Alliance canadienne ayant tourné le dos à celui voté en 1995 Ð auront droit à un prêt gouvernemental d'une durée de 20 ans, et à quatre pour cent d'intérêts, afin qu'ils puissent racheter leurs avantages de retraite «perdus» depuis cinq ans.En moyenne, il en coûtera aux députés élus en 1993 quelque 40 000 $, pour racheter un régime de retraite, indexé au coût de la vie, d'une valeur annuelle d'environ 18 000 $.Pour être admissibles à ce programme, les députés doivent avoir été en place pendant six ans.Ils sont autorisés à en profiter une fois qu'ils ont atteint l'âge de 55 ans.Les députés comptant moins de six ans de service ont droit à une somme de 35 000 $.Les paiements annuels que devront faire les députés afin de racheter le temps perdu diminueront d'année en année, mais la valeur de leurs bénéfices s'accroîtra avec l'inflation et les années de service.Les députés songeant à tirer profit de ce régime disposent d'un an, depuis hier, pour prendre leur décision.Avec l'approbation tacite des stratèges de l'Alliance, le régime révisé avait rapidement été adopté aux Communes, en juin, juste avant l'ajournement des travaux parlementaires pour l'été.Élus en 1993 à titre de réformistes, les quelque 30 membres de l'Alliance s'étaient précédemment opposés, par principe politique, à ce régime.Le Centre Mc Gill d'études sur le vieillissement vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 24 septembre 2000 intitulée «La maladie d'Alzheimer : aujourd'hui, demain.» Conférenciers: Dr Serge Gauthier, directeur, Unité de la recherche sur la maladie d'Alzheimer, Centre Mc Gill d'études sur le vieillissement; Dr Judes Poirier, directeur, Centre Mc Gill d'études sur le vieillissement et Mme Julie Bélanger, consultante spécialisée, Société Alzheimer de Montréal Endroit: HÔTEL DELTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke Ouest (475, rue Président-Kennedy) métro Mc Gill Collège Heure: de 14 h à 16 h Entrée: Libre (café et thé seront servis) Pour de plus amples renseignements, téléphonez au (514) 766-2010.Commandité en partie par : 6LP1201A0923 a12 actus sam 23 septemb 6LP1201A0923 ZALLCALL 67 01:08:12 09/23/00 B La collecte sélective stagne, soutient Marvin Rotrand PAIEMENT COMPTANT NOUS ACHETONS LES BIJOUX, DIAMANTS, MONTRES ET TABLEAUX DE QUALITÉ.La demande internationale très forte nous permet d'acheter au prix le plus élevé possible et de payer sur-le-champ.Toutes les transactions sont strictement confidentielles.Bijoux Victoriens, Tiffany, Cartier, Van Cleef & Arpels, Or, monnaie et platine sous toutes les formes.Diamants Toutes les formes et toutes les tailles.Montres Rolex, Patek Philippe, Vacheron & Constantin, Cartier, Omega, Le Coultre, etc.Tableaux Oeuvres européennes et canadiennes des 19e et 20e siècles, aquarelles, fleurs, paysages, enfants, animaux, scènes arabes, Louis Icart.ARTGOLD Membre du Bureau d'Éthique Commerciale VENDÔME 4937, rue Sherbrooke Ouest 484-3515 S I L V I A GALIPEAU La collecte sélective stagne à Montréal.Dans le meilleur des cas, la Ville ne devrait qu'atteindre les résultats de 1998 cette année en matière de tonnes de déchets recyclés.Pire : comme le nombre de domiciles ciblés a augmenté, c'est donc dire que, par habitant, les résultats pour l'an 2000 seront encore plus mauvais qu'il y a deux ans.C'est du moins ce que dénonçait hier le conseiller municipal de Snowdon, Marvin Rotrand, interrogé sur la question.Quelques minutes plus tôt, cependant, le maire Pierre Bourque rendait publics les derniers chiffres, lesquels laissaient miroiter une performance sans pareille de la part des Montréalais dans le domaine du recyclage.Il en profitait aussi pour annoncer une vague campagne publicitaire en faveur du recyclage pour le mois d'octobre, dans les abribus, bus et wagons de métro de la Société de transport de la CUM.Des dépliants seront aussi distribués dans les foyers.« Nous avons enfoui 560 000 tonnes de déchets il y a dix ans.Cette année, nous en auront moins que 300 000 tonnes.Ce sera presque réduit de moitié.Et tout cela, à cause des Éco-quartiers », affirmait- il.« Pendant les huit premiers mois de l'an 2000, les Montréalais ont déposé dans leurs bacs verts 32 355 tonnes métriques de matières recyclabes, soit 9500 de plus que l'an dernier, une augmentation de 41 %.C'est autant de papier, de carton, de verre, de plastique et de métal qu'on aura réussi à détourner de l'enfouissement et à valoriser », poursuivait le maire.Mais, attention, prévenait au contraire Marvin Rotrand.Les chiffres sont trompeurs, car si l'on regarde deux ans plus tôt, en 1998, la Ville a réalisé sensiblement le même résultat que celui qu'elle vise cette année, soit 42 717 tonnes de matières recyclées.« Soit 1999 a été une aberration, soit il y a un problème de statistiques ».La Ville vise à recycler 50 000 tonnes d'ici la fin de l'année.Or, elle a rajouté 100 000 à desservir 1998, soulignait Marvin Rotrand.« À moins qu'il n'y ait une vague incroyable de recyclage d'ici Noël, les chiffres seront pires qu'en 1998 ».Même 50 000 tonnes, « c'est seulement 16 % de la masse des déchets, précisait-il.À titre de comparaison, plusieurs États américains affichent déjà de bien meilleurs résultats, « supérieurs à 30 % comme dans les État de New-York, du New-Jersey, de la Floride et de la Géorgie ».Et, selon la Solid Waste Association of North America, une organisation non gouvernementale (ONG) réunissant des professionnels du milieu, plusieurs métropoles auraient même des taux de recyclage atteignant jusqu'à 35 %, notamment Seattle, Baltimore et Boston.Le plus grand choix d'édredons de duvet et accessoires AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS! 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La Presse 23 septembre 2000 Page A13 manquante 6LP1401A0923 A14, samedi, MONDE 6LP1401A0923 ZALLCALL 67 01:07:28 09/23/00 B A 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 MONDE L'Église de Barcelone dénonce l'ETA Plusieurs milliers de personnes ont participé cette semaine à des rassemblements en Espagne contre le dernier attentat attribué à l'organisation indépendantiste basque ETA et une foule imposante a assisté hier aux obsèques de la victime, le conseiller municipal José Luis Ruiz Casado, à San Adria de los Besos, l'archevêque de Barcelone a lancé un appel pour que disparaisse « la haine fratricide qui a fait couler tant de sang par le passé et continue de le faire aujourd'hui ».Photo AFP Chirac indigné d'être associé au financement occulte du RPR Agence F r a n c e - P r e s s e PARIS Ð À moins de deux ans de l'élection présidentielle en France, Jacques Chirac est de nouveau confronté à la question du financement du parti gaulliste RPR.Le journal Le Monde publie depuis deux jours la confession posthume d'un homme d'affaires sur le financement occulte de plusieurs formations politiques dont celle du président.En visite en Charente, depuis hier, M.Chirac s'est déclaré « indigné et a qualifié cette confession, publiée trois jours avant le référendum de demain sur la réduction du mandat présidentiel, de « mensonge », d'« outrance », de « calomnie » et de « manipulation ».La bande vidéo dont Le Monde a publié le transcript a été saisie et une perquisition a été effectuée hier dans les locaux de l'agence de presse vidéo qui a enregistré le témoignage du promoteur immobilier Jean-Claude Méry.Le directeur de cette société a été interrogé par les enquêteurs.M.Méry, décédé l'an dernier de suites d'une maladie, affirme avoir remis, en 1986, au directeur de cabinet de Jacques Chirac, alors premier ministre et maire de Paris, et en sa présence, une somme en liquide de 5 millions de francs (un million can.).« Pas pour la poche personnelle de Jacques Chirac, je tiens tout de suite à ce que ce soit clair.Mais c'est (.) uniquement aux ordres de M.Chirac que nous travaillons, et le tout est généralement reversé à Mme Casetta, pour le RPR », ajoutet- il.Trésorière officieuse du RPR, Louise-Yvonne Casetta a nié les faits lors d'un procès du financement présumé occulte du parti dont le jugement a été mis hier en délibéré au 28 novembre.Dans le second volet de sa confession, M.Méry détaille le mécanisme qui permettait de prélever de l'argent lors de la passation de marchés publics.Il met aussi en cause les partis socialiste et communiste, aujourd'hui au pouvoir, accusés d'avoir perçu 3,5 millions pour le PS et 1 million pour le PCF.« On va répartir la manne.Et à chaque fois qu'il y a à manger pour tout le monde, on distribuera à tout le monde », déclare-t-il.« Je vais prendre des sociétés communistes, pour faire, par exemple, l'entretien des égouts (.) Je vais prendre des sociétés recommandées par les socialistes », poursuit-il à propos de cette période allant de la fin des années 1980 au début des années 1990.« Tout le monde va s'entendre parfaitement et (il) va y avoir du boulot pour tout le monde.Mais en même temps, la «' maison » va encaisser ou ici en France, ou en Suisse, des sommes d'argent de plus en plus importantes.» Concernant le sens du terme « maison », il répond : « Eh bien, je veux dire que c'est d'abord un homme, Michel Roussin », ancien directeur de cabinet de M.Chirac à la mairie de Paris, de 1983 à 1986.M.Roussin a démenti hier ces propos.Interrogé sur les « preuves » de ses accusations, le promoteur déclare : « D'abord il y a des documents manuscrits qui sont très loin d'ici (.) S'il fallait, un jour, j'en ressortirais les copies ».Il fait également état de « disquettes d'ordinateur ».Interrogé sur son silence lors d'auditions devant un juge d'instruction, en 1994 et 1995, M.Méry répond : « On insiste en me disant : «' On vous en supplie, Jean- Claude, l'élection de Chirac dépend de votre silence » ».La ministre de l'Environnement, Dominique Voynet, chef de file des Verts, a estimé « indispensable » que M.Chirac « demande à être entendu par la justice ».La ministre de la Justice, Élisabeth Guigou, avait auparavant rappelé une décision du Conseil constitutionnel de 1999 selon laquelle « pendant la durée de ses fonctions (la) responsabilité pénale (du chef de l'État) ne peut être mise en cause que devant la Haute Cour de justice » et donc pas devant la justice ordinaire.Faculté de l'éducation permanente Bijoux de rêve Les lundis 25 septembre et 2 octobre Les peintres urbains Les mercredis 4, 11, 18, et 25 octobre Portraits de créateurs Les mardis 10, 24, et 31 octobre La dimension fractale Le mardi 17 octobre C'est mathématique ! Les mardis 24 et 31 octobre Tous les livres du monde Le mercredi 25 octobre Délices et compagnie Les lundis 6, 13, 20 et 27 novembre Trois figures de la philosophie américaine contemporaine Les mercredis 8, 15 et 22 novembre La chanson populaire au Québec Les lundis 20 et 27 novembre et 4 décembre Les soirées se suivent et ne se ressemblent pas.Découvrez les conférences culturelles des Belles Soirées de l'Université de Montréal Renseignements Téléphone : (514) 343-2020 1 800 363-8876 www.fep.umontreal.ca/lesbelles 230, rue Peel, Montréal Tél.: 514 935-1812 AU SUD DE NOTRE-DAME www.alpha-plantes.com Ouvert le dimanche.Stationnement gratuit.jusqu'à - 70 % sur des centaines de pots et des douzaines de plantes Plus : des Vases Masques Plantes Chandeliers Figurines Tirelires Colonnes À des prix de liquidation! Du 21 au 28 septembre 2000 30e anniversaire - 50 % sur les pots pour l'extérieur P A R I S P a r i s L o n d r e s B r u x e l l e s B a r c e l o n e G e n è v e N e w Y o r k M i l a n T o k y o w w w .r o c h e - b o b o i s .c o m CANAPÉ COMPOSABLE SÉRÉNITÉ EN CUIR CAPITONNÉ.LAMPE GALATEA DESIGN : A.ANASTASIOS.ARCHITECTE : G.TILLEQUIN.LES RENDEZ-VOUS R O C H E - B O B O I S J U S Q U ' A U 8 O C T O B R E PRIX EXCEPTIONNELS SUR LA COLLECTION CUIR 6LP1501A0923 A15, samedi, MONDE 6LP1501A0923 ZALLCALL 67 01:08:06 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 A 1 5 Référendum sur le quinquennat Le saut dans l'inconnu.et l'indifférence générale LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS Ð Les Français se préparent à faire demain un léger saut dans l'inconnu : ils doivent approuver par référendum national la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans.Sauf imprévu, 80 % d'entre eux devraient approuver cette réforme, mais seulement un tiers des électeurs se déplaceront pour aller voter.Le quinquennat est victime de la quasi-unanimité qu'il suscite : cela fait au moins 30 ans que dans les sondages une écrasante majorité de Français y sont favorables.Tout comme d'ailleurs 90 % des députés et sénateurs.À la veille de cette consultation, il n'y a guère que quelques organisations marginales de droite pour appeler à voter Non, tandis que l'extrême-gauche et le Parti communiste volent héroïquement au secours de l'abstention.Aux yeux de l'opinion, la cause est entendue de longue date, et faute de débat réel sur la question, on peut se demander comme beaucoup s'il n'aurait pas mieux valu faire voter cette réforme par le Congrès (Assemblée + Sénat).Avec 60 % ou plus d'abstentions sur un sujet constitutionnel en principe vital, le référendum s'annonce à la fois comme un flop pour le monde politique, et un « ratage institutionnel de premier ordre », susceptible de tuer le référendum à l'avenir, comme le disait un commentateur.Lorsque le passage au quinquennat est bizarrement revenu sur le tapis, en mai dernier, il est probable que les rivaux annoncés pour la présidentielle de mai 2002, le président Chirac et le premier ministre Jospin, aient tous les deux espéré obtenir le crédit pour cette réforme populaire et « moderniste ».Devant le raz-de-marée d'abstentions qui s'annonce, chacun s'empresse maintenant d'éviter le sujet, comme s'il n'avait rien à voir avec cette consultation ratée.Sur une affaire aussi importante, qui peut changer la nature même du régime en France, jamais on n'aura vu une campagne aussi inexistante, mise à part les interventions officielles que la loi impose aux télés publiques.Au cours de sa seule réunion publique à Paris, mardi soir, Lionel Jospin a passé son temps à parler d'autre chose, notamment de la baisse promise des taxes sur l'essence.À propos du quinquennat, il s'est contenté d'attribuer à l'avance au président Chirac la responsabilité de l'abstention.Par-dessus le marché, Jacques Chirac est accablé depuis jeudi par les « révélations » posthumes du trésorier officieux de son parti, et l'impliquant directement dans de très grosses affaires de corruption.Le moins qu'on puisse dire, c'est que pas grandmonde n'a la tête à penser à la réduction du mandat présidentiel.Il est vrai qu'a priori, le septennat paraissait anachronique : Et qu'un mandat de sept ans (renouvelable) pour un chef de l'exécutif disposant de pouvoirs considérables était une bizarrerie en Occident.D'ailleurs, cette durée paraît aujourd'hui tellement longue à l'électorat que, depuis 1986, le président en place est maintenant désavoué et mis en minorité à chacune des élections législatives.Ce qui provoque cette situation anormale de « cohabitation », où le président perd la plupart de ses pouvoirs (mais pas tous) au profit de son rival, qui devient alors le chef de l'exécutif.L'un des objectifs majeurs du quinquennat, c'est justement de faire coïncider majorité présidentielle et majorité au Parlement pour cinq années pleines.En réalité, si cette étrange Constitution bicéphale avait été appliquée selon l'esprit souhaité par De Gaulle, le problème ne se poserait pas.Pour le fondateur de la Ve République Ð comme pour d'autres après lui Ð, le « monarque présidentiel » devait remettre en jeu son mandat à chaque consultation majeure, c'est-à-dire au minimum à tous les cinq ans, aux législatives.Mais comme rien dans la Constitution ne l'obligeait à le faire, Mitterrand s'est empressé de rester en place même sévèrement désavoué par l'électorat.Jacques Chirac est depuis juin 97 dans la même situation, celle d'une précampagne électorale permanente .Puisque justement la concordance entre majorités présidentielle et parlementaire était le principal argument en faveur de la réforme, il aurait fallu à tout le moins prévoir le mécanisme organisant cette concordance.Et éventuellement donner davantage de pouvoirs de contrôle au Parlement, changer le mode d'élection du Sénat, etc.Il s'agissait là évidemment d'une mission impossible, car jamais on n'aurait réussi à mettre d'accord droite et gauche.Parlement et Sénat, sur une réforme aussi compliquée.Mais au moins le projet aurait eu de la cohérence.Celui qui sera adopté demain n'empêche nullement la cohabitation, c'est-à-dire la confusion au sommet de l'État.Dans l'état actuel des choses, on se contente de ramener le mandat à cinq ans sans toucher à rien d'autre.Ni même au calendrier électoral qui aujourd'hui prévoit des législatives en mars 2002.et la présidentielle deux mois plus tard.Ce n'est pas la seule absurdité de cette réforme tronquée, dont personne ne peut dire aujourd'hui de quel côté elle fera basculer la Ve République, le présidentialisme ou le parlementarisme, ou encore une formule bâtarde, qui à la fin fonctionnerait encore moins que l'actuelle.Les rebelles du groupe Abu Sayyaf préparent leur fuite JIM GOMEZ Associated Press JOLO Ð Les troupes philippines ont pilonné hier la partie ouest de l'île de Jolo, où différentes factions du groupe rebelle musulman Abu Sayyaf ont été repérées se déplaçant avec leurs otages en direction de la côte, vraisemblablement pour préparer leur fuite, ont indiqué les autorités.L'un des 17 otages encore aux mains d'Abu Sayyaf, l'Américain Jeffrey Schilling, a de nouveau critiqué hier l'action des forces armées philippines, la qualifiant « de plus grande menace portée sur (sa) vie.» Il a également appelé le gouvernement de Manille à suspendre l'offensive lancée samedi dernier pour reprendre sans délai les négociations et permettre sa libération « aussi vite que possible.» « La seule façon possible de résoudre ce problème est de négocier », a-t-il affirmé dans un entretien diffusé par la radio philippine Mindanao.Dans cette interview, la deuxième en moins de deux jours, Schilling laisse entendre que la pression militaire immédiate sur les rebelles d'Abu Sayyaf serait moins importante que ce qu'ont indiqué les autorités philippines.Des membres du gouvernement se sont élevés contre les dernières déclarations de l'otage américain, l'accussant de simplement répéter l'opinion de ses ravisseurs et de sympathiser avec leur cause.Jeffrey Schilling, Américain converti à l'islam, a été capturé par une faction du groupe Abu Sayyaf le 28 août dernier alors qu'il visitait un camp rebelle avec son épouse philippine qui, elle, n'a pas été enlevée.Le gouvernement du président Joseph Estrada se trouve isolé depuis que plusieurs pays, ainsi que les deux journalistes français qui se sont échappés mardi, ont critiqué l'assaut donné contre la rébellion, officiellement pour libérer les otages.Tous ont affirmé qu'une telle tactique mettait en danger la vie des captifs .Les ONG réclament « une économie au service des hommes » BONS JEUX ! www.saq.com Vous êtes toujours vainqueur ! Obtenez10% de rabais à l'achat de 100$ ou plus.Titulaires de permis, comptoirs de vins en vrac et SAQ Dépôt exclus.Cette promotion est applicable sur tous les achats à l'exception des chèques-cadeaux SAQ.Achats non cumulatifs.18 ans et plus.CATHERINE HOURS Agence France-Presse PRAGUE Ð Défenseurs de l'environnement ou du monde paysan, syndicats ou associations de protection des droits de l'homme, toutes les organisations qui ont fait le voyage de Prague portent dans leur diversité le même credo : une économie au service des hommes.Plusieurs centaines d'organisations non-gouvernementales se sont retrouvées dans la capitale tchèque, où sont réunis le Fonds monétaire international et la Banque mondiale pour leurs réunions annuelles.Pendant quelques jours, elles comptent faire valoir leurs positions face à deux institutions symboles selon elles d'« aveuglement » voire de « mépris ».Au centre des récriminations : le dogme libéral de la croissance, érigé par les institutions internationales en seule source possible de développement mais qui a laissé, selon elles, exsangues nombre de pays ou de secteurs.Pour l'économiste Mark Weisbrot, co-directeur du Centre pour la recherche économique et politique (CEPR), basé à Washington, « une génération entière a été perdue pour la plupart des pays en développement ».« Vingt ans, c'est long et les politiques du FMI, de la Banque et d'autres institutions mondiales non soumises à contrôle, ne sont pas parvenues à promouvoir la croissance », dit-il.Exemple révélateur, l'Amérique latine a vu son PIB par tête s'accroître de 75 % de 1960 à 1980, mais seulement de 6 % entre 1980 et 1998.Et la démonstration vaut selon lui pour « toutes les régions du monde ».Cas de désastre annoncé pour les ONG, le « projet Tchad-Cameroun » est sur toutes les lèvres à Prague.Ce plan prévoit le financement par la Banque mondiale d'un site d'exploitation pétrolière au Tchad, par de grandes sociétés occidentales, et d'un oléoduc d'exportation de 1000 km à travers le Cameroun.Dénonçant ses implications politiques (le renforcement d'un gouvernement contestable), économiques et écologiques, nombre d'ONG se sont mobilisées.« Encore un cas qui devrait profiter aux seules firmes multinationales », selon Hélène Ballande, des Amis de la Terre, qui demandent à la BM un « moratoire » sur ses investissements pétroliers.Niant la légitimité de ces institutions non élues et peu transparentes, la plupart des « anti » demandent la refonte du FMI en particulier et de son système de vote (« un pays une voix » et non « un dollar une voix »). 6LP1601A0923 A16, samedi, MONDE 6LP1601A0923 ZALLCALL 67 01:06:43 09/23/00 B La misère et la faim s'installent dans Kinshasa Trois enfants sur quatre ne mangent pas à leur faim dans les immenses cités périphériques de la capitale BARTHÉLÉMY BOSONGO Agence France-Presse KINSHASA Ð Enfants allongés au bord des rues, affaiblis par la faim, mères de famille réduites à la mendicité pour survivre : la misère et la faim frappent au fil des jours de plus en plus d'habitants de Kinshasa après plus de deux ans de guerre en RDCongo.Un récent rapport officiel du ministère de la Santé est éloquent sur la détérioration rapide et continue des conditions de vie des quelque six millions de kinois.Selon ce rapport, trois enfants sur quatre ne mangent pas à leur faim dans les immenses cités périphériques de la ville où vit 70 % de la population.Une malnutrition aiguë affecte près de 30 % des enfants de 0 à 5 ans et 45% des enfants de même âge sont mal nourris.Début 2000, selon des sources humanitaires et officielles, la malnutrition touchait environ 60 % des jeunes enfants de Kinshasa.Autre signe révélateur de la misère croissante, au moins un tiers des enfants de Kinshasa n'ont pas pris le chemin de l'école pour la rentrée scolaire début septembre.Leurs parents ne peuvent plus acheter les fournitures et régler les frais de scolarité.« Les besoins les plus élémentaires du peuple congolais ne sont plus satisfaits » et la rentrée scolaire « a été une véritable épreuve pour les parents », avait reconnu le gouvernement à l'issue d'une réunion du conseil des ministres.Des cadres d'entreprises et des commerçants, qui constituaient la pet i t e « classe moyenne » de Kinshasa, commencent à vendre leur patrim o i n e Ð réfrigérateur, meubles etc.Ð pour régler leurs achats alimentaires.Et désormais, il n'est pas rare de voir le long des avenues des personnes affamées, particulièrement des femmes et enfants, couchées à même le sol en quête de la solidarité communautaire.« La solidarité ne peut pas tout ; tout le monde est à bout », explique un fonctionnaire.Dans les conversations, le spectre des pillages de 1991 et 1993, sous l'ancien régime du maréchal Mobutu, revient désormais régulièrement.Dans un mémorandum adressé le 6 septembre au ministère de l'Économie, la Fédération des entreprises du Congo (FEC, organisation patronale) a tiré la sonnette d'alarme en inv i t a n t l e gouvernement à « faire acte de courage » en adoptant de mesures « efficaces et courageuses » pour arrêter la dégradation de la situation socioéconomique du pays.Selon la FEC, les entreprises du pays ne tournent plus qu'à 23 % de leurs capacités.La guerre opposant depuis le 2 août 1998 les forces gouvernementales appuyées par l'Angola, le Zimbabwe et la Namibie à des rebelles soutenus par le Rwanda et l'Ouganda, a totalement désorganisé une économie déjà mal en point.Le financement de l'effort de guerre ponctionne, selon le président Laurent-Désiré Kabila, 80 % des ressources du pays, entraînant dévaluations en cascade de la monnaie nationale, le franc congolais (FC), et inflation généralisée, y compris sur les produits alimentaires de base tel le manioc.Les dernières mesures, fin juillet, du gouvernement pour réglementer le commerce du diamant en vue de stopper les exportations illégales via l'Ouganda et le Rwanda, ont encore raréfié les devises.Le secteur diamantifère congolais ne cache pas son mécontentement face au monopole d'exportation des gemmes accordé à une firme israélienne.La fermeture à la mi-août des comptoirs d'achat des pierres, principale source de devises dans la capitale, s'est aussitôt traduit par un « assèchement » des rentrées de dollars, entraînant une nouvelle flambée des prix sur les marchés de la capitale et un surcroît de misère.La petite classe moyenne commence à vendre ses frigos et ses meubles pour manger Laurent-Désiré Kabila, président de la RDCongo, il y a trois ans. 6LP1701A0923 A17, samedi, MONDE 6LP1701A0923 ZALLCALL 67 01:11:32 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 MOND E A 1 7 EXPRESS INTERNATIONAL Cuba Comme des pirates LES AUTORITÉS AMÉRICAINES « ont agi comme des pirates » dans le cas de l'avion cubain qui s'est abîmé mardi dans le Golfe du Mexique et dont les neuf survivants ont été autorisés à rester aux États- Unis, a affirmé hier le président du parlement cubain, Ricardo Alarcon.Selon la législation internationale, « le gouvernement qui protège » l'auteur d'un détournement d'avion « se fait complice de ce délit de piraterie aérienne », a ajouté M.Alarcon.« Nous considérons que cette affaire est très sérieuse », a-t-il dit en précisant que Cuba avait demandé à Washington le renvoi dans son pays de l'homme qui, selon La Havane, a détourné l'avion.Ð d'aprèsAFP Turquie Fantôme du génocide LA TURQUIE EST furieuse d'une résolution votée par des parlementaires américains reconnaissant le génocide arménien, le jour même où l'ambassadeur des États-Unis présentait ses lettres de créance.« La Turquie fait de son mieux pour la paix dans le Caucase mais prendre position en faveur de la résolution arménienne est un événement extrêmement déplaisant et triste », a déclaré le premier ministre Bulent Ecevit.Ce dernier a évoqué des « politiciens irresponsables » et considéré que cette initiative « affectait les très bonnes relations avec les États-Unis ».Les Arméniens estiment que ces massacres généralisés ont fait 1,5 million de morts entre 1915 et 1923.Ð d'après AP États-Unis Gîte présidentiel LA MAISON-BLANCHE a rendu publique hier une liste de 404 personnes qui ont passé une nuit dans la demeure présidentielle ou dans la résidence de Camp David, après qu'Hillary Clinton eut été accusée d'offrir le gîte aux donateurs de sa campagne sénatoriale.Entre juillet 1999 et août 2000, les Clinton ont reçu 404 personnes, selon la Maison-Blanche, parmi lesquelles on trouve des membres de leur famille, des amis, des partisans politiques, de hauts responsables, des artistes et des sportifs, ou encore des amis de leur fille Chelsea.Ð d'aprèsAFP Nations unies Disparition et torture ENVIRON 100 MILLIONS d'enfants vivent et travaillent dans les rues, dont beaucoup sont maltraités par les forces de l'ordre et disparaissent à jamais, indique un rapport publié hier à Genève.« La pauvreté et la discrimination mènent à la torture des enfants, tout autant que leur implication politique.Ils disparaissent par exemple quand les autorités locales décident un «' nettoyage » des rues », a déclaré Bill Bell de l'organisation non gouvernementale Save The Children.Selon lui, la torture des enfants est une activité quotidienne, une pratique habituelle des agents de l'État, policiers, gardiens de prison, forces de sécurité, personnels médicaux, etc.Ð d'aprèsAFP Israël Guerre sainte LE MOUVEMENT DE LA RÉSISTANCE islamique palestinien Hamas a réaffirmé hier son intention de poursuivre le « jihad » (guerre sainte) jusqu'à l'établissement d'un État palestinien à la place d'Israël, lors d'un rassemblement en Cisjordanie.« Les États- Unis, Israël et tous ceux qui veulent enterrer la cause palestinienne doivent savoir que nous ne renoncerons pas et quoi qu'il arrive le Hamas poursuivra le jihad pour libérer la Palestine de la Méditerranée au Jourdain », a déclaré le chef spirituel du mouvement Cheikh Ahmed Yassine, dans un appel téléphonique de Gaza.Ð d'après AFP Suisse Avortement autorisé LA CHAMBRE HAUTE DU Parlement suisse, traditionnellement la plus conservatrice, a adopté de justesse un proposition de loi dépénalisant l'avortement pendant les douze premières semaines de grossesse.Le texte avait été approuvé il y a deux ans par la chambre basse, le Conseil national.L'avortement est officiellement interdit en Suisse par une loi datant de 1942, sauf lorsque la grossesse menace gravement la santé de la femme.L'avortement devient alors possible après l'obtention de deux avis médicaux.Dans la pratique, au fil des années, certains cantons libéraux comme celui de Genève, ont opté pour une application souple de la loi.Ð d'après AFP En attendant la levée de l'embargo Le blocus dressé contre l'Irak de Saddam présente des fissures CLAUDE LORIEUX Le Figaro PARIS Ð Saddam Hussein fait ses comptes.Ses réseaux d'influence, publics ou privés, fonctionnent bien.Le blocus aérien de l'Irak s'effrite avec une aisance surprenante.L'aéroport de Bagdad reste certes interdit au matériel et aux marchandises : l'embargo commercial et stratégique imposé après le déferlement de la soldatesque irakienne sur le riche Koweit est toujours en vigueur.Mais des personnalités de plus ou moins haute pointure Ð sportifs, artistes, ou ministres Ð prennent le risque calculé de se rendre en Irak par avion, et non plus par la route : entre douze et quinze heures de désert, de pierres noires en Jordanie, de sable rouge en Irak.Toute une routine, vieille de dix ans, donne des signes d'essouflement : un jour viendra, où les chauffeurs de taxi au long cours, qui ont amassé de petites fortunes entre Amman à Bagdad, devront songer à se reconvertir.Gageons pourtant qu'ils ont encore quelques beaux mois devant eux.Premier chef d'État à rendre visite à Saddam Hussein depuis la guerre du Golfe, le vénézuélien Hugo Chavez n'avait pas osé heurter de front les États- Unis.C'est en voiture qu'il avait, le neuf août, traversé la frontière irano-irakienne.Trois avions se sont posés depuis sur l'aéroport rénové de la capitale irakienne : deux russes et, hier, un français.Un autre appareil français, avec notamment à son bord MM.Badinter et Cheysson, est attendu le 29 septembre.Moscou et Paris avaient été les deux principaux soutiens de l'Irak dans sa longue guerre contre l'Iran.Depuis la guerre du Golfe, Russes et Français se sont toujours efforcés d'éviter la rupture entre un Saddam Hussein, souvent imprévisible, et les « durs » du Conseil de sécurité, Américains et Britanniques en tête.Les Irakiens n'ont donc pas dû être surpris de voir réapparaître les Russes et les Français au premier rang des francs-tireurs du combat contre l'embargo.L'Irak, et son régime, vivent depuis des années grâce aux briseurs de blocus.Les trafics en provenance ou en direction de la Turquie et de l'Iran n'ont jamais cessé.La contrebande pétrolière à travers le golfe Persique est plus récente, plus profitable aussi sans doute.Toute une série d'intermédiaires Ð arabes, iraniens ou autres Ð y mettent la main.Ce viol systématique des résolutions de l'ONU est bien sûr clandestin.Pour les avions, c'est autre chose.Ils veulent être vus, leurs passagers également.Et les diplomates expliquent benoîtement que l'embargo aérien, que chacun respectait scrupuleusement depuis dix ans, n'était, tous comptes faits, pas si obligatoire que cela ! On se demande pourquoi tant d'ambassadeurs, de chefs d'entreprises ou de délégués de fédérations patronales ont dû affronter stoïquement la route de Bagdad.La vérité est que l'histoire presse le pas.L'essentiel de l'arsenal irakien a été détruit.Des doutes Ð toujours sérieux dès lors que Saddam Hussein est en cause Ðsubsistent sur ses capacités chimiques ou biologiques.Hubert Vedrine insiste pour que les inspecteurs du désarmement Ð nouvelle formule Ð soient autorisés à repartir.Bagdad refuse.La levée de l'embargo n'est pas pour demain.Mais l'industrie américaine s'impatiente.Français, Japonais et Italiens signent des contrats qui entreront en vigueur dès la fin des sanctions.Wall Street veut sa part du gâteau, la plus grosse, bien sûr ! Rien ne bougera avant les présidentielles de novembre, ni l'installation du vainqueur à la Maison-Blanche.Mais après ?Alors, les « amis de l'Irak » s'activent.Les Russes, les Français et sans doute quelques autres.Chacun veut être bien en cour à Bagdad quand la déferlante américaine s'abattra sur les richesses de l'Irak.Photo AFP Un avion a déposé hier à l'Aéroport international Saddam, à Bagdad, 75 citoyens français, dont 30 professionnels de la santé, en contravention de l'embargo décrété par les Nations unies en 1990.Un avion français brave les sanctions de l'ONU Un premier vol de passagers depuis l'invasion du Koweït THIERRY OBERLÉ Agence France-Presse « BIENVENUE À BORD de ce vol d'une durée de 4 heures et 45 minutes.La température au sol est de 35 degrés à Bagdad ».Pour la première fois depuis l'invasion du Koweit en 1990, un vol direct de passagers a relié Paris à la capitale irakienne.L'avion, un Boeing 737-800 de la compagnie privée Eurolair, transportait des équipes médicales, des artistes invités au festival culturel de Babylone ainsi qu'un groupe de patineurs à roulettes membres du Paris Roller convié à une démonstration.En tout, quelque 80 passagers.Il était affrété sous couvert de l'association « Conseil pour le développement et la coopération » par Jihad Feghali.Cet homme d'affaires libanais est l'un des fournisseurs en blé de l'Irak dans le cadre de l'accord pétrole contre nourriture.Il a bénéficié du soutien financier d'opérateurs économiques soucieux de se placer sur le marché d'un pays toujours sous embargo.Il a récolté deux millions de francs pour l'opération.« Nous voulons montrer qu'il ne doit pas y avoir d'abus dans les sanctions » a expliqué Jihad Feghali.L'objectif officiel du voyage est de « désenclaver l'Irak en menant des actions humanitaires ».Son initiative a pris de vitesse les organisateurs d'un autre vol français programmé le 29 septembre qui devrait acheminer à Bagdad des personnalités telles que l'ex-ministre de la justice Robert Badinter, l'abbé Pierre, la romancière Régine Deforges, le cinéaste Bertrand Tavernier ou l'ancien ministre des Affaires étrangères Claude Cheysson.Ce sont des Italiens qui avaient lancé le mouvement aérien au printemps, relayés par des Russes et des Allemands.Ces déplacements « humanitaires » se sont multipliés grâce au flou entourant l'interprétation des résolutions de l'ONU.Les États-Unis et la Grande-Bretagne considèrent qu'une autorisation du comité des sanctions du Conseil de sécurité est nécessaire.La France, la Russie et la Chine sont d'un avis contraire.Les réfractaires estiment que l'interdiction des liaisons aériennes avec l'Irak ne s'applique pas aux vols non-commerciaux.L'avion français a ainsi décollé hier de Roissy sans attendre un accord formel de l'ONU.Paris a signalé le vol quelques heures à peine avant le départ de l'appareil.Le représentant britannique a alors demandé un report du départ.Sans succès.« Ce vol est une initiative privée.Dès l'instant qu'il est en règle nous n'avons pas à le retarder », a indiqué le Quai d'Orsay.Et la France d'enfoncer le clou en contestant dans l'enceinte de l'ONU le droit du comité des sanctions de se prononcer.En réaction à ces coups de canif à la politique d'isolement de l'Irak, la secrétaire d'État américain Madeleine Albright a réaffirmé qu'il n'était pas question de « baisser la garde ».« Il faut garder Saddam Hussein dans sa boîte » a-t-elle affirmé.Elle a toutefois admis que le régime des sanctions pouvait être modifié.« Il ne fait pas de doutes qu'il y a des problèmes avec certains aspects » a déclaré Madeleine Albright. La Presse 23 septembre 2000 Page A18 manquante 6LP1901A0923 A19, samedi, MONDE 6LP1901A0923 ZALLCALL 67 01:09:53 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 MOND E A 1 9 Milosevic entend rester en poste un an si l'opposition l'emporte aux élections de demain Agence F r a n c e - P r e s s e BELGRADE Ð Les Yougoslaves sont appelés demain à se prononcer pour ou contre le maintien de Slobodan Milosevic et de ses partisans à la tête de la République fédérale de Yougoslavie (RFY) lors des élections présidentielle et législatives, au suffrage universel direct.Toutefois, selon le premier ministre fédéral Momir Bulatovic, M.Milosevic compte demeurer au pouvoir, quel que soit le résultat du scrutin, jusqu'au terme de son actuel mandat de président en juillet 2001.M.Milosevic avait été élu en 1997 à la tête de la fédération pour un mandat non renouvelable de quatre ans.De nouveaux amendements constitutionnels adoptés en juillet par le parlement l'autorisent à se représenter pour un nouveau mandat de quatre années (renouvelable une fois).« Quel que soit le résultat, le président yougoslave a un mandat jusqu'en juillet prochain et il lui revient de nommer le nouveau gouvernement » à l'issue des élections de dimanche, a déclaré M.Bulatovic dans une interview à la télévision privée monténégrine Elmag.Les quelque 7,8 millions d'électeurs de Serbie, du Monténégro et du Kosovo auront à choisir, pour le scrutin présidentiel, entre le président sortant et son principal challenger, Vojislav Kostunica, leader de l'Opposition démocratique de Serbie (DOS), qui regroupe dixhuit partis politiques.Pour être élu dès demain, l'un des deux hommes devra obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés.Dans le cas contraire, un deuxième tour aura lieu dans un délai de 15 jours.Pour M.Milosevic, la consultation est une sorte de « référendum sur la liberté ».Demain, « il sera décidé si nous allons continuer à vivre en tant qu'État et peuple libres ou si nous allons partager le destin colonial des pays asservis dans le monde », a-t-il déclaré à la convention de son mouvement, le Parti socialiste (SPS), mercredi à Belgrade.Très critique tout au long de sa campagne envers l'Occident, M.Milosevic a maintes fois répété que, selon lui, les États-Unis et les pays de l'OTAN ne considéraient les opposants en Yougoslavie que comme des « instruments » visant à renverser son pouvoir et assurer, dans le futur, leur mainmise politique et économique sur le pays.M.Milosevic a notamment exploité à fond l'impact psychologique, toujours très présent, des bombardements meurtriers de l'OTAN en 1999, et les sanctions occidentales, en vigueur depuis 1992, qui affectent durement la vie quotidienne de la population et paralyse le développement du pays.Pour M.Kostunica, les élections de demain entrent aussi dans le cadre d'un combat engagé pour la liberté mais, cette fois, non pas contre l'Occident, mais bien contre le régime de M.Milosevic.« Nous voulons rétablir un État au sein duquel règneront la paix, l'ordre et le droit », a-t-il lancé à environ 150 000 partisans enthousiastes rassemblés mercredi, à l'appel de la DOS, sur l'esplanade du parlement, à Belgrade.L'Union européenne et les États- Unis ont fait savoir qu'ils lèveraient les sanctions contre la Yougoslavie si l'opposition remportait les élections de demain, une mesure destinée à inciter l'électorat à se débarrasser de M.Milosevic.Selon tous les sondages diffusés ces dernières semaines, M.Kostunica devance M.Milosevic à la présidentielle, crédité à chaque fois de 6 ou 7 points d'avance sur l'homme fort de Belgrade, et reléguant loin derrière les autres candidats du SPO (opposition), du SRS (radicaux nationalistes) et du Parti affirmatif, pratiquement inconnu du grand public.Mais ces enquêtes ne reflètent nullement, selon l'entourage de M.Milosevic, la réalité du pays.Tout dépendra en définitive du taux de participation.S'il est élevé, l'opposition estime qu'elle l'emportera, soulignant qu'il sera difficile aux fidèles de M.Milosevic de « voler des millions de suffrages ».La DOS affirme être en mesure d'exercer un contrôle dans la quasi totalité des quelque 10 000 bureaux de vote ; 210 observateurs étrangers doivent en outre être déployés dans le pays.À Paris, la présidence française de l'UE a annoncé hier que les autorités yougoslaves avaient refusé la venue d'une délégation d'observateurs européens mandatés pour suivre les élections.Les électeurs sont aussi appelés à renouveler les 178 sièges des deux chambres du parlement fédéral.En avance, l'opposition n'exclut rien En pleine campagne électorale, cette affiche de Milosevic décorée d'une croix gammée trône à Podgorica, la capitale du Montenegro.Des autonomistes entendent bien tenir un référendum sur l'indépendance du Montenegro, si jamais Milosevic est déclaré victorieux.Agence F r a n c e - P r e s s e BELGRADE Ð « C'est la fin de la campagne électorale mais ce n'est pas la fin de nos problèmes », a déclaré hier l'opposant Vojislav Kostunica, principal challenger de Slobodan Milosevic à l'élection présidentielle de demain en Yougoslavie.« Je n'exclus rien (à l'issue des élections) car pour M.Milosevic c'est une question de vie ou de mort », a lancé M.Kostunica, le chef de l'Opposition démocratique de Serbie (DOS), qui regroupe dixhuit partis, au cours d'un entretien avec l'AFP à Belgrade.Le président yougoslave « a été placé dans une terrible position par l'inculpation du Tribunal pénal international (TPI) de La Haye, cette inculpation nous cause à tous beaucoup de problèmes aussi », a-t-il ajouté.M.Milosevic a été inculpé en 1999 par le TPI pour crimes de guerre au Kosovo.M.Kostunica a déjà déclaré que, s'il était élu président, il se refuserait à coopérer avec le TPI, affirmant que l'inculpation dont est l'objet M.Milosevic n'a fait qu'entraîner une radicalisation de sa politique.M.Kostunica a estimé qu'il n'y aurait pas de second tour à la présidentielle, que M.Milosevic n'aurait, selon lui, « aucune chance de gagner ».« Je ne peux l'imaginer accepter de participer à un second tour », a-t-il dit.Concernant l'armée, le leader de l'opposition a assuré qu'il n'avait pas eu de contact avec sa hiérarchie.Il a seulement rappelé qu'il lui avait demandé, dans une lettre ouverte, de ne pas intervenir dans le processus électoral ou à l'issue du scrutin.Il a toutefois estimé que l'armée yougoslave était « humiliée en bien des points », évoquant notamment « les manipulations politiques et la baisse de son niveau de vie ».M.Kostunica s'est montré par ailleurs très critique envers le président du Monténégro, Milo Djukanovic.« Il boycotte les élections, ce qui signifie qu'il ne reconnaît plus la Yougoslavie, il devrait organiser un référendum sur la séparation (du Monténégro), mais il ne fait rien, que veut-il vraiment ?» s'est interrogé M.Kostunica qui exhorte M.Djukanovic « à avoir le courage de s'engager clairement dans une voie ».À propos de la campagne électorale, M.Kostunica s'est exclamé : « On ne peut pas imagimer à quel point elle a été sale ! ».M.Kostunica, qui avait reçu une pierre à la tête lors d'un meeting au Kosovo, a aussi indiqué que des partisans de Milosevic l'avaient agressé lors d'un rassemblement à Leskovac, dans le sud de la Serbie, jetant sur lui de la peinture rouge et des oeufs pourris.« Immédiatement après, je devais intervenir à une télévision locale.Je me suis présenté devant les caméras dans l'état où je me trouvais, le costume maculé, on a alors coupé le son mais pas l'image, histoire de se moquer de moi », a-t-il raconté.Après avoir évoqué l'annulation, à la dernière minute, d'une autre apparition télévisée (à Yu Info, télévision d'État) parce qu'elle était jugée « subversive », M.Kostunica s'est plaint des « manoeuvres permanentes du pouvoir visant à fausser la teneur de (ses) messages ».« On a essayé de me présenter comme un valet de l'OTAN », a-t-il ajouté, faisant à ce propos état d'un montage télé qui le plaçait « en face de Madeleine Albright ».« Je ne l'ai pas rencontrée depuis des années », s'est-il indigné.Photo Reuter 6LP2001A0923 a20 samedi 6LP2001A0923 ZALLCALL 67 01:09:59 09/23/00 B Recherche d'une transition en douceur au Pérou Agence France-Presse LIMA Ð La reprise hier du dialogue entre la majorité et l'opposition sur la démocratisation du Pérou, placé sous l'égide de l'Organisation des États américains (OEA), s'annonce décisive sur les possibilités d'une transition douce.Cette réunion, prévue initialement pour lundi, avait été reportée en raison de l'absence des trois ministres représentant le gouvernement à la table des négociations.Ils avaient été retenus au conseil des ministres marathon de dix heures au cours duquel ont été élaborées les modalités juridiques destinées à permettre la tenue de nouvelles élections générales, probablement en mars prochain.À son issue, le président Fujimori a aussi annoncé qu'il se retirerait du pouvoir en juillet prochain.Par ailleurs, l'opposition et la majorité sont convenues de mettre fin aux fonctions du chef du service de renseignements péruvien, Vladimiro Montesinos, à compter de lundi.« Les deux parties sont convenues que les représentants du pouvoir exécutif s'engagent à prendre publique une résolution au plus tard lundi selon laquelle Vladimiro Montesinos n'exercera plus aucune fonction », déclare le communiqué publié à l'issue de la réunion.La reprise du dialogue se présente apparemment sous des auspices favorables, tous les groupes ayant confirmé leur participation.De plus, la décision du président Fujimori de ne plus aller jusqu'au terme de son mandat, a reçu un accueil favorable en particulier de l'OEA, de l'Union européenne et surtout des États-Unis.Une délégation de haut niveau de l'OEA, qui tient dans ces discussions le rôle de modérateur, a été reçue jeudi après-midi par le président Fujimori à qui elle a exprimé sa satisfaction pour la décision qu'il venait de prendre.Au demeurant, celle-ci a reçu une large approbation de l'opinion publique.Près de 60 % des Péruviens l'approuvent, selon un sondage publié jeudi.De leur côté, les États-Unis ont estimé que « la proposition du gouvernement péruvien d'engager un processus constitutionnel devant conduire à des élections dans six mois est pas décisif pour vers le renforcement de la démocratie.» Par ailleurs, la présence pendant plus de deux heures et demi jeudi soir dans les murs du palais présidentiel de l'ambassadeur américain à Lima, John Hamilton, a relancé les spéculations sur le rôle que joue Washington dans la crise politique péruvienne.Au même moment, se tenait le conseil des ministres restreint qui a précédé la diffusion en pleine nuit du communiqué conjoint armée et police appuyant le président Fujimori dans sa démarche.Dans un premier temps, la presse locale avait affirmé que l'ambassadeur avait assisté à ce conseil restreint, d'autant qu'au Pérou, dans un système ultra-présidentialiste, les conseils des ministres sont des réunions informelles qui se tiennent à la demande du chef de l'État.Mais une source diplomatique péruvienne qui a requis l'anonymat a indiqué que l'ambassadeur aurait eu en fait un aparté avec le président Fujimori et le ministre des Relations extérieures, Fernando de Trazegnies.Le service de presse de la présidence a simplement déclaré qu'il « n'avait pas connaissance de la présence mercredi soir au palais » de l'ambassadeur, constatée cependant par les journalistes locaux sur place.Durant toute la campagne électorale les États-Unis n'ont pas dissimulé leur hostilité à une réélection du président Fujimori à un troisième mandat de cinq ans.Depuis samedi dernier, des rumeurs persistantes n'excluaient pas que Washington aurait eu une part d'influence dans la décision du chef de l'État.PHOTO AFP © Des protestataires anti-Fujimori ont manifesté à Lima, hier, alors que reprenait la réunion entre la majorité et l'opposition sur la démocratisation du Pérou.Les Britanniques aiment-ils encore le New Labour ?Agence France-Presse LONDRES Ð Le New Labour de Tony Blair tiendra à partir de demain son congrès annuel, étreint par un doute terrible né de la récente crise de l'essence : a-t-il perdu la confiance du pays ?À une semaine près, le congrès de Brighton aurait dû être celui d'un triomphe annoncé pour les travaillistes aux prochaines élections législatives.Le premier ministre Tony Blair préside une économie « qui n'a jamais été aussi florissante depuis 1945, et peut-être même depuis le début du siècle », comme le résume l'économiste Tony Travers.Le plein-emploi est à portée de la main, l'inflation jugulée à 3 %, les dépenses publiques sous strict contrôle.Un tableau idyllique.jusqu'à la semaine dernière.Car il aura suffi que quelque 2000 routiers et paysans privent le pays d'essence en bloquant l'accès aux raffineries pour rompre le charme qui paraissait lier le pays à son premier ministre, au pouvoir depuis 1997.Le Labour a enregistré depuis une chute de 10 à 18 points dans les sondages, pour se retrouver devancé par les Conservateurs, du jamais vu depuis 1992.Un malheur n'arrivant jamais seul, les travaillistes se retrouvent rattrapés par des scandales latents depuis des mois : celui du Dome, gigantesque complexe de loisirs devenu un gouffre pour les dépenses publiques, et celui d'un prêt controversé consenti au parti par l'un des patrons de la Formule 1.« La question est bien sûr de savoir s'il ne s'agit que d'un spasme de courte durée, après quoi les choses redeviendraient normales, et les sondages favorables aux travaillistes », résume Patrick Dunleavy, professeur de sciences politiques à la London School of Economics.« Je crois pour ma part qu'il s'agit d'un problème beaucoup plus structurel qu'on pourrait le penser », ajoute-t-il.Selon lui, la crise de l'essence n'a fait que cristalliser une désaffection croissante, mais jusqu'à présent sourde, de l'électorat envers Tony Blair.À tel point que, selon lui, le patron du New Labour renoncera au projet qui lui est attribué de convoquer des élections anticipées au printemps prochain et préférera attendre le terme normal de la législature en 2002.L'éditorialiste du quotidien conservateur The Times, Anatole Kaletsky, renchérit en se demandant si Tony Blair « n'est pas définitivement plombé », à l'instar de John Major qui ne s'est jamais relevé de la sortie forcée de la livre du système monétaire européen en 1992.Le premier ministre devra convaincre du mal-fondé de ces sombres pronostics lors de son intervention devant ses troupes mardi à Brighton, avec un discours déjà présenté comme l'un des plus importants de sa carrière.Aucun analyste ne croit pour l'instant sérieusement aux chances de succès aux prochaines élections des Conservateurs, toujours convalescents après leur rejet massif par l'opinion en 1997.Mais tout se passe comme si les Britanniques, après s'être jetés dans les bras des travaillistes par ras-lebol des conservateurs, prêtaient aujourd'hui tous les défauts à leurs nouveaux dirigeants : arrogants, coupés du pays, obsédés par leur image, versatiles, et finalement peut-être pas aussi « propres » qu'ils le revendiquent.Comme débordés par ce flot de critiques parfois contradictoires, les travaillistes ont passé cette semaine à réfléchir à leur possible réponse.Elle est tout sauf évidente, comme le souligne le quotidien des affaires Financial Times, d'autant que le gouvernement a déjà abattu sa plus belle carte en annonçant cet été un plan de financement massif de l'éducation et du système de santé, censé rattraper les trois dernières années de vaches maigres budgétaires.LE FRANÇAIS, PARLONS-EN.Cet automne, le Québec tout entier est convié à un vaste débat démocratique sur la situation et l'avenir du français.La Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec tiendra, du 1er novembre au 13 décembre 2000, des audiences publiques ainsi qu'un forum de discussion dans chacune des régions du Québec.À cette occasion, la commission entendra les mémoires des organismes et citoyens invités et suscitera une discussion publique qui permettra l'expression des différents points de vue.Les citoyens et organismes régionaux souhaitant faire parvenir un mémoire à la commission doivent le faire au plus tard le 23 octobre 2000 à 17 h à l'adresse suivante : Monsieur Jean-Claude Corbeil, secrétaire Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec 770, rue Sherbrooke Ouest, bureau 4.04 Montréal (Québec) H3A 1G1 Les organismes nationaux, quant à eux, seront entendus en mars 2001 dans le cadre des assises nationales.Leurs mémoires devront parvenir à la commission au plus tard le 2 mars 2001 à 17 h.Pour obtenir le document de consultation précisant les modalités de participation, consultez notre site Internet : www.etatsgeneraux.gouv.qc.ca ou composez (514) 864-8181 ou 1 866 864-8181.actions éminentes accomplies par ces personnes.Rendre hommage d'inscription sont disponibles sur demande.Chaque candidature La Presse 23 septembre 2000 Page A21 manquante 6LP2201A0923 A22 samedi edito 6LP2201A0923 ZALLCALL 67 01:10:05 09/23/00 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2000 ÉDITORIAL Des élections qui nous coûteront cher adubuc@lapresse.ca IL Y A DES ÉLECTIONS dans l'air.Des rumeurs insistantes veulent en effet que le premier ministre Jean Chrétien soit fortement tenté par une campagne électorale automnale.Ce n'est pas notre but, dans cette page, d'ajouter notre voix à ce vent de spéculations.Mais plutôt de mesurer l'impact de ce climat préélectoral sur la vie publique.On sent déjà un glissement dans la façon de gouverner, une prodigalité nouvelle, une propension du gouvernement fédéral à promettre et à dépenser, qui risque de nous coûter très cher.Ce que l'on perçoit, c'est que le gouvernement Chrétien, après avoir traversé sans trop de casse la période d'austérité, est en train de renouer avec son passé et avec ses traditions qui ont amené le Canada au bord du gouffre.Que les élections aient lieu à l'automne ou au printemps prochain n'y changera rien.En soi, il n'y a rien de particulièrement nouveau à ce qu'un gouvernement en poste prépare des mesures populaires pour assurer sa réélection.Ce qui est nouveau, c'est l'incroyable richesse du gouvernement Chrétien, qui dispose de ressources comme aucun gouvernement depuis un quart de siècle.On a vu, cette semaine, que le ministre des Finances avait révélé, en deux temps, des surplus imprévus de 16,5 milliards pour l'année 1999-2000.Ce dépassement considérable n'est pas dû aux cachotteries du ministre Paul Martin puisque ses budgets reposent sur des prévisions du secteur privé, dépassées par la réalité, celle d'une croissance qui ne s'essouffle pas.Il n'en reste pas moins qu'Ottawa pourra compter cette année sur un autre surplus imprévu, peut-être encore plus élevé.La marge de manoeuvre que procurent ces ressources pas encore comptabilisées est considérable.La tentation sera donc grande de dépenser pour gagner.C'est déjà commencé.On l'a vu à la façon dont le premier ministre Chrétien a accédé aux demandes d'argent des provinces pour la santé.À l'ouverture toute nouvelle du ministre Martin à une baisse des taxes sur l'essence par le biais d'une ristourne, une ouverture qui a également la vertu de couper l'herbe sous le pied du nouveau chef de l'opposition, Stockwell Day.Mais le signal le plus inquiétant, c'est la volonté du gouvernement libéral et plus particulièrement de son premier ministre, de modifier certains aspects de l'assurance-emploi.Ottawa serait ainsi prêt à reculer sur des mesures impopulaires, comme la récupération des prestations pour les revenus plus élevés et la réduction des prestations pour les bénéficiaires qui font souvent appel à l'assurance-emploi, surtout les travailleurs saisonniers.Ces mesures sont très impopulaires dans les régions pauvres du Québec et encore plus dans les provinces Atlantiques.À un tel point qu'il est impossible de ne pas faire un lien entre ces assouplissements et les efforts des libéraux pour reconquérir les sièges que la réforme leur avait fait perdre dans les Maritimes.Au premier abord, on pourrait y voir un juste retour du balancier où Ottawa réinjecte des fonds après une période d'austérité, comme en santé.Mais dans les faits, la réforme de l'assurance-chômage, souhaitée par toutes les commissions qui se sont penchées là-dessus depuis 25 ans, ne visait pas seulement à économiser de l'argent.Elle cherchait surtout à briser le cercle vicieux infernal dont souffraient les Maritimes, une culture de la « 10-42 » qui a largement contribué à empêcher ces régions de s'extraire de la pauvreté.L'assurancechômage, sous ses apparences généreuses, était un piège qui entravait la création d'emplois, le travail et l'augmentation du niveau de vie.En revenant en arrière, Ottawa risque de réinstaurer la culture de la dépendance, avec un impact dévastateur sur le potentiel de ces provinces.Mais cela risque de marcher.Au delà du calcul électoral, d'une absolue transparence, ce recul annonce aussi un virage idéologique, un retour à la culture d'antan, aux « valeurs » libérales d'avant la lutte contre le déficit qui reposent largement sur la capacité de dépenser du gouvernement central.Une culture qui a provoqué une crise financière majeure et qui nous a légué une dette de 700 milliards.Ce virage idéologique, davantage perceptible chez le premier ministre, on le sent aussi dans sa réticence à profiter de la période de prospérité pour réduire de façon significative un fardeau fiscal très élevé, même si tout indique que ce virage serait politiquement rentable pour contrer la montée de Stockwell Day.Voilà pourquoi les élections qui s'annoncent, qu'elles soient à l'automne ou au printemps, risquent d'être celles qui auront coûté le plus cher aux Canadiens depuis des décennies.Le merveilleux monde des jupes «Les femmes célibataires deviennent, en ce début de XXIe siècle, ce que les yuppies ont été aux années 80: le segment le plus influent et courtisé du marché» M a r i o Roy Ce sont les futures maîtresses du monde.Les spécialistes en marketing ne pensent plus qu'à elles.Les publicitaires aussi.Et les agents de voyage, et les administrateurs de commerce en ligne, et les agents d'immeubles, et les marchands de voitures.Même les quincailliers élaborent des stratégies pour leur refiler outils électriques et laques pastel, luminaires design et moulures en bois franc.ELLES SONT JEUNES, célibataires et professionnelles.Leur nombre, leur niveau d'éducation, l'éclectisme de leurs loisirs, leur pouvoir d'achat ainsi que leur désir de consommer font d'elles les dignes remplaçantes des yuppies (young urban professionnals) et des dinks (double income no kids).Nous avons choisi de les appeler les jupes, les jeunes urbaines professionnelles émancipées ».On a peut-être cru pendant un moment que l'irruption de ces femmes de tête, de pouvoir et de liberté ne se ferait que dans le champ de l'imaginaire.Dans le roman, le cinéma et les téléséries, du Journal de Bridget Jones à Sex and The City, ces fictions peuplées de battantes qui assument leur célibat avec délectation et entrain Ð notamment en matière de sexe.Erreur : on voit aujourd'hui que le monde réel est le véritable terrain de jeu de cette classe émergente.Il y a actuellement aux États- Unis 43 millions de femmes vivant sans conjoint ; elles sont 8,1 millions au Canada (célibataires, veuves ou divorcées) et 2,04 millions au Québec Ð même en excluant celles engagées dans des unions de fait, cela donne beaucoup de monde.L'an dernier, les deux tiers des nouveaux étudiants dans les universités québécoises étaient des femmes.Si, dans l'ensemble, le revenu de celles-ci demeure inférieur à celui des hommes, la moitié des femmes qui ont un emploi encaissent tout de même un salaire supérieur à celui du travailleur masculin moyen.« Les femmes célibataires deviennent en ce début de XXIe siècle ce que les yuppies ont été aux années 80 : le segment le plus influent et courtisé du marché », constate l'une des firmes de recherche en marketing les plus vénérées au monde, The Intelligence Factory, une filiale de Young and Rubicam.Dans une étude offerte à prix d'or par le biais d'Internet aux décideurs commerciaux, la Factory mesure les bouleversements qui, de ce fait, se produisent et vont se produire, non seulement en matière de consommation, mais aussi dans les relations interpersonnelles et le tissu social.En vrac : Ð jupes achètent la moitié des forfaits de voyage « aventure » et effectuent 40 % des déplacements d'affaires ; Ð les biens de consommation identifiés aux hommes sont de plus en plus conçus pour une clientèle féminine, des voitures aux lignes étudiées jusqu'aux perceuses électriques moins lourdes ; Ð afin de retenir leurs employées, moins portées que les hommes à se constituer en esclaves, des firmes (comme les comptables Ernst & Young) prennent des mesures pour empêcher le travail de week-end ; Ð les manufacturiers français et italiens de produits de luxe destinés surtout aux femmes Ð mode et parfumerie Ð enregistrent des hausses annuelles de leurs ventes allant jusqu'à 25 % ; Ð en milieu d'affaires, on constate l'émergence de réseaux féminins plus ou moins formels de contact et d'entraide ; Ð aux États-Unis, le nombre de mères célibataires a diminué chez les adolescentes, mais grimpé de 15 % depuis 1990 chez les femmes de 30 ans et plus, décidées à vivre sans homme les joies de la maternité Précisément : « Qui a besoin d'un mari ?» interrogeait récemment le Time en page couverture, sous une photo des quatre héroïnes épanouies de Sex and The City.Une lectrice a répondu : « J'ai déjà un perroquet qui répète des insanités, un poêle à bois qui fume et un chat qui passe la nuit dehors : je n'en ai pas besoin.» Celle-là n'aura certainement pas changé d'opinion en apprenant qu'une des figures emblématiques du féminisme américain, Betty Friedan, se faisait battre par son mari, pénible aveu livré dans son autobiographie, La Vie jusqu'ici.Il est vrai que, pour compenser, un autre monument du féminisme, Gloria Steinem, celle-là même qui avait statué qu'« une femme sans homme est comme un poisson sans bicyclette », vient de se marier à l'âge de 66 ans ! Quoi qu'il en soit, en cette ère de post-féminisme, justement, les jupes auraient-elles si bien intériorisé les valeurs défendues par les pionnières du mouvement qu'elles les vivraient aujourd'hui, tambour battant, sans même que cela leur paraisse héroïque, en occupant le terrain professionnel et en adoptant une éthique personnelle sur un mode que l'on aurait autrefois qualifié de masculin ?Apparemment, c'est bel et bien ce qui se passe.Quitte, bien entendu, à ce que les jupes tombent à l'occasion dans les mêmes pièges que ceux qui ont avalé Ð et avalent encore Ð tant d'hommes : le stress, l'isolement, la surconsommation.Ainsi, se questionne- t-on gravement autour d'elles, les jupes seraient-elles plutôt des jeunes urbaines professionnelles.esseulées ?Ce serait, pour une majorité d'entre elles en tous les cas, fort surprenant.Car toutes les études indiquent qu'à long terme, ce sont les hommes qui supportent le plus mal le célibat.Peut-être parce qu'ils ne tirent aucun enseignement du fait de devoir partager leur logis avec un perroquet, un poêle qui fume et un chat.La cécité de la justice PHOTOTHÈQUE, La Presse © « Qui a besoin d'un mari ?» interrogeait récemment le Time en page couverture, sous une photo des quatre héroïnes épanouies de Sex and The City.mroy@lapresse.ca C'EST UNE FORMIDABLE image de la justice qui a été offerte au bon peuple, hier, alors que, d'une part, la Cour suprême du Canada rejetait l'ultime appel de Paul Bernardo et que, d'autre part, étaient publiées des photos de Karla Homolka festoyant avec des codétenues au pénitencier de Joliette.Le couple Bernardo-Homolka, on le sait, a atteint un degré de célébrité dans nos annales criminelles comparable à celui dont jouissent aux États-Unis Bonnie Parker et Clyde Barrow, les fameux Bonnie & Clyde.La différence est que le couple ontarien s'est livré à des actes absolument sordides, torturant et tuant des adolescentes de 14 et 15 ans après avoir aussi agressé la soeur même de Karla Homolka.En 1995, Bernardo était reconnu coupable, déclaré criminel dangereux et condamné à la détention à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.Karla Homolka, elle, avait bénéficié deux ans plus tôt d'une sentence clémente, 12 ans de réclusion, en échange de son témoignage contre son ex-époux.Par la suite, la découverte de rubans magnétoscopiques contenant des séquences tournées lors des séances de torture et de meurtre laissait penser que le comportement de la jeune femme avait peutêtre été plus volontaire que ce que la justice choisissait de retenir.Plaidant par écrit devant la Cour suprême, Paul Bernardo signalait ainsi qu'« aucun meurtre n'est survenu avant que Karla Homolka n'entre en scène.» Bien entendu, écrivant cela, Bernardo était certainement conscient d'épuiser ses dernières munitions puisque, la Cour suprême ayant rejeté ses arguments, il n'existe plus de recours légal susceptible de lui épargner tout ou partie de la peine qu'il a à purger.Mais les nombreuses questions que soulève l'affaire quant au rôle réel qu'a joué la jeune femme dans ces événements s'accordent fort mal, c'est le moins qu'on puisse dire, avec le sort qui est le sien aujourd'hui.Sur les photographies publiées par The Gazette (qui a versé 500 $ pour les obtenir d'une ex-détenue), on voit Karla Komolka parader en tenue de soirée, puis célébrer un anniversaire avec deux autres détenues, Christina Sherry et Tracy Gonzales, également condamnées pour des affaires de torture et d'assaut sexuel.Il faut savoir que le pénitencier à sécurité minimum et moyenne de Joliette est qualifié par les détenues de « garderie pour adultes », où les pensionnaires logent dans des bungalows et jouissent d'une grande liberté de mouvement.Personne ne plaide en faveur de conditions de détention barbares, bien entendu.Mais il y a ici un tel décalage entre la gravité des offenses et le sort fait à une des personnes qui les a perpétrées qu'on en reste un peu perplexe.Surtout lorsqu'on sait que Karla Homolka sera admissible à la libération conditionnelle en juillet prochain.La question, aujourd'hui, est précisément : cette libération estelle envisageable avant qu'on sache la vérité sur son degré d'implication dans les meurtres pour lesquels son ex-conjoint risque de mourir derrière les barreaux ? 6LP2301A0923 A23 samedi forum 6LP2301A0923 ZALLCALL 67 01:10:15 09/23/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2000 A23 FORUM LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c o m Où va notre télé?Invention dominante du XXe siècle et peut-être même de tous les temps, la télé mérite mieux que Survivor et Big Brother Un million par otage GUY FOURNIER M.Fournier est auteur et consultant.C'est, il me semble, un bien mauvais moment pour spéculer sur ce que sera la programmation de nos télévisions dans les prochaines années, puisque le paysage audiovisuel canadien s'est transformé radicalement depuis quelques mois.Et ce n'est pas fini, car au moment où j'écris ces lignes, la transaction qui fait tomber TVA dans le giron de Quebecor (et de la Caisse de dépôt) vient tout juste de se réaliser.Jusqu'à ce que le CRTC décide (pour ce qui le concerne) des conditions qu'il apposera à son imprimatur, Quebecor contrôlera donc plus de la moitié du marché publicitaire de la télé, sans compter son contrôle du quotidien français le plus lu d'Amérique et d'une ribambelle de magazines et d'hebdomadaires.Je laisse à d'autres le soin de parler des conséquences éventuelles d'une telle concentration.Cette concentration aura-t-elle des effets sur la programmation de nos télévisions ?Inévitablement Sans que personne ne crie gare et sans qu'on en prenne vraiment conscience, même dans les milieux de la télévision, le nombre des décideurs en matière de programmation n'a jamais cessé de rétrécir et, surtout, les décideurs ne sont plus les créateurs.Ils ont presque tous été remplacés par des gestionnaires et par les technocrates qui tiennent les cordons de la bourse dans les sociétés d'aide comme Téléfilm, la Sodec, le Fonds canadien de télévision, etc.Mais ce n'est qu'une partie du problème.Maintenant que chacun de nos réseaux de télévision et la plupart de nos chaînes spécialisées ne sont plus « qu'une affaire parmi tant d'autres » pour de grandes sociétés, les chances de retrouver des créateurs aux programmes s'amenuisent encore.On trouvera plutôt des gestionnaires et des technocrates, préoccupés davantage par la rentabilisation de ce qui a été payé trop cher que par les programmes qui apparaîtront à l'écran.Notre télévision aura bientôt 50 a n s .Nous sommes déjà bien loin de la tête d'Indien qui constituait la mire originelle de nos écrans et de la voix suave d'Henri Bergeron annonçant les émissions dans les deux langues officielles du Canada.Henri n'est plus là et la tête d'Indien, réapparue momentanément en 1986 ! est bel et bien enterrée.Dans les trois premières décennies de la télé, presque tous les programmes qu'on voyait étaient l'idée d'un auteur ou d'un réalisateur (ou des deux à la fois).L'idée était soumise à un directeur de programmes ou à un directeur de section (sport, dramatique, variétés, jeunesse, etc.) et quelques semaines sinon quelques mois après, l'émission était en ondes.Toutes proportions gardées, les émissions coûtaient moins cher qu'aujourd'hui et la télé ne manquait pas d'argent.À cette époque, on disait même (non sans raison) qu'une licence pour exploiter une chaîne de télévision était ni plus ni moins qu'une licence pour imprimer des dollars.Avec les années et les budgets toujours plus élevés que nécessitent les émissions, celles-ci se firent moins variées et, surtout, les centres de décision commencèrent à se rétrécir.L'apport des auteurs et des réalisateurs diminua rapidement.Le directeur des programmes ou le directeur d'une section devint de plus en plus puissant et, à toutes fins utiles, le seul ou presque à décider des programmes.Lorsque Téléfilm créa son fonds de télévision et que d'autres sociétés d'aide suivirent, on eut subitement l'impression que s'élargirait le spectre des programmes, puisque les quelques personnes qui en décidaient seraient rejointes par d'autres, notamment les producteurs indépendants, qui soumettraient mille idées reprenant en cela le rôle prédominant qu'avaient joué auteurs et réalisateurs.Je ne veux pas minimiser l'importance qu'ont eue et que continuent d'avoir les producteurs indépendants.Ils ont insufflé un vent de renouveau à nos télévisions et ils ont dynamisé le milieu, mais la pression des coûts et des cotes d'écoute, le recours grandissant et inévitable aux sociétés d'aide et aux crédits d'impôt, la recherche constante de la rentabilisation et Ð ce n'est pas négligeable Ð l'avènement de nombreuses chaînes spécialisées ont fait comme peau de chagrin la variété qui fut l o n g t e m p s l'image de marque des chaînes généralistes.Au lieu de jouer d'audace, au lieu d'expérimenter, nos télévisions répètent plutôt les succès, se copient les unes les autres quand elles ne se contentent pas de faire de la surenchère pour s'approprier le succès d'une autre.Dans cet univers si prudent et si conservateur, encore heureux qu'on ait pu laisser se faufiler un Stéphane Laporte, qu'on ait finalement ouvert l'écran à La petite vie et qu'une série comme Un gars, une fille n'ait pas d'emblée été suspecte.Ces derniers mois, commentateurs, journaux et magazines ont fait grand état d'émissions comme Who Wants to Be a Millionnaire ?, Big Brother ou Survivors.Y a-t-il une si grande différence entre Who Wants to Be a Millionnaire ?et la vieille émission The 64 000 $ question, diffusée à CBS de 1955 à 1958 et qui n'était qu'une adaptation de Take It or Leave It, un quizz radiophonique des années 40 ?Il me semble bien que seuls les chiffres des gros lots aient changé.La télévision fait du neuf avec du vieux lorsqu'elle rafraîchit des concepts anciens ou qu'elle adapte aux goûts de son auditoire des concepts importés d'ailleurs.Je ne critique pas ces procédés, car il est trop difficile d'innover vraiment pour qu'on puisse le faire sur une base régulière.La vérité, c'est qu'il y a bien peu de « grandes nouvelles émissions de télé », tout comme il y a bien peu de « grands nouveaux romans » ou de « grands nouveaux films ».Et qu'on ne se méprenne pas, de plus en plus on fera du neuf avec du vieux.Certaines « grandes émissions » ont marqué nos télévisions.Les Américains ont fait faire des pas de géant aux dramatiques de télévision avec des séries comme St.Elsewhere, diffusée par NBC de 1982 à 1988, Hill Street Blues, diffusée aussi par NBC de 1981 à 1987, MASH (1972 à 1983 sur CBS) et même Twin Peaks (ABC, 1990-1991), qui fut pourtant un échec.Où en seraient nos talk shows si Johnny Carson, puis David Letterman ne leur avaient pas ouvert la voie ?Et n'est-ce pas Rowan & Martin's Laugh-I, puis Saturday Night Live qui furent les précurseurs de Rock et Belles Oreilles et de toutes les émissions satiriques ?« 60 minutes » que diffuse CBS depuis 1968 est le modèle qu'ont suivi toutes nos émissions d'enquêtes et de reportage.C'est à dessein que je cite ces émissions américaines, puisqu'elles ont toutes innové et ouvert la porte à une kyrielle d'émissions du même genre.Dommage que notre télévision ait si peu de rayonnement, car des séries comme La fin du monde est à 7 h, Quatre et demi et d'autres téléromans mériteraient le même succès international que Surprise, sur prise et Un gars, une fille.Et que dire de La boîte à Surprise, l'émission enfantine qui a marqué toute une génération ?À quoi ressembleront les émissions de demain ?À s'y méprendre à celles d'aujourd'hui et d ' h i e r p a r c e qu'en une décennie, les véritables innovations se comptent sur les doigts d'une seule main.Estce à dire que la télévision de 2005 ou de 2010 sera exactement celle que l'on voit aujourd'hui et que les habitudes des téléspectateurs resteront les mêmes ?Pas tout à fait et je vais essayer de vous préciser quelles seront les principales caractéristiques Ð D'abord, l'image changera radicalement, puisque les écrans plats permettront de diffuser selon le format 16/9, un format beaucoup plus naturel et beaucoup plus esthétique.On produit déjà couramment dans ce format et c'est pourquoi la « nouvelle image » laisse sur nos écrans traditionnels une large bande noire en haut et en bas.Ð Le processus de numérisation de l'image et du son et la production en haute définition permettront une diffusion et, surtout, une réception de qualité incomparable à celle que nous avons actuellement.Ð La convergence des médias s'accentuera de manière considérable et se multiplieront les compléments multimédias aux émissions diffusées par les télévisions.Ð Parce que les chaînes spécialisées offriront des émissions plus pointues à des auditoires plus restreints, quels que soient les ukases du CRTC, les chaînes généralistes diminueront de plus en plus la variété de leur programmation pour s'en remettre uniquement aux types d'émissions qui attirent un large public.En d'autres termes, que ça plaise ou non, la cote d'écoute qui règne déjà en maître dans nos télévisions généralistes deviendra souveraine.Ð À cause d'Internet et à cause des chaînes spécialisées, l'audience des chaînes généralistes a légèrement diminué, même si le nombre d'heures que passent les Québécois devant leur écran de télévision n'a guère changé.Fidéliser l'audience est de plus en plus difficile.On ne renoncera jamais à essayer de le fidéliser, mais on ne pourra plus y parvenir par les moyens traditionnels : des séries dont chaque épisode se termine sur un « cliff hanger », des téléromans (ou des soaps) dont on ne peut pas rater un épisode sans perdre le fils de l'intrigue et ainsi de suite.Ð Les téléspectateurs seront de plus en plus sélectifs.Plus on a de choix, plus on est difficile.En temps de disette, on avale n'importe quoi mais en temps d'abondance, on préfère le caviar Ð Parce que des dizaines de chaînes sollicitent maintenant les téléspectateurs, sans compter le « pay per view », les clubs vidéos et tout le matériel de récréation qu'on peut télécharger dans son ordinateur, l'utilisation du magnétoscope diminuera singulièrement.En d'autres mots, on enregistrera de moins en moins pour regarder plus tard ce qu'on n'a pas le temps de voir au moment de la diffusion.Ð Les concepts originaux étant de plus en plus rares, on verra de plus en plus de concepts étrangers adaptés pour nos télévisions et il est à espérer que certains de nos concepts réussiront à se tailler une place sur les écrans d'autres pays.Ð Malgré un apport substantiel de fonds publics sous diverses formes, les moyens financiers de nos télévisions restent limités.Dans les années à venir, les coûts de production augmenteront plus vite que les moyens financiers de nos chaînes généralistes.Dans les circonstances, elles rétréciront encore leur « saison », qui ne dure pourtant qu'un peu plus de sept mois.Ð Toujours parce que les moyens financiers de nos télévisions sont limités, on verra de plus en plus de reprises et de rediffusions.Ð L'équipement toujours de plus en plus petit et de plus en plus sophistiqué devrait augmenter encore la part d'émissions diffusées en direct.Ð La différenciation entre le cinéma et la télévision continuera de s'accentuer et de plus en plus de films ne pourront se retrouver au petit écran.Difficile enfin de prédire ce qu'il adviendra de nos télévisions publiques dans les années qui viennent, particulièrement de la Société Radio-Canada pour laquelle le gouvernement Chrétien n'a de toute é v i d e n c e qu'une estime relative.Compte tenu des sommes énormes Ð et même démesurées Ð qui viennent d'être payés pour CTV, TVA et pour plusieurs chaînes spécialisées, il y a fort à parier que la créativité et l'innovation ne comptent pas parmi les priorités de leurs dirigeants pour plusieurs années à venir.Je ne suis même pas certain que le CRTC, qui fut jusqu'ici le chien de garde de notre télévision, existera encore longtemps dans sa forme et son rôle actuels.Si mes hypothèses sont justes, seule une télévision publique dynamique pouvant compter sur un financement stable et adéquat serait en mesure de placer la barre de la programmation assez haute pour que notre paysage audiovisuel reste parmi les cinq plus intéressants du monde.La télévision, l'invention dominante du XXe siècle et peutêtre même de toute l'histoire de l'humanité, mérite mieux, quoiqu'on dise et quoiqu'on pense, que « Survivor » et « Big Brother » ! Mardi, deux experts se penchent sur l'avenir de l'industrie de la télé.TOUT L'ÉTÉ, la France a vécu à l'heure de l'île de Jolo.L'affaire a éclipsé la crise du pétrole, les scandales politico-financiers, les maux de la mondialisation et la chute de l'euro, sans parler du référendum sur le septennat, qui a lieu demain mais dont personne ne parle en dehors de la classe politique.Jolo, donc.Vers la fin, il restait 19 otages aux mains des rebelles du groupe islamiste Abu Sayyaf, dont 13 Philippins, trois Malais et un Américain, mais la France entière n'avait d'yeux et d'oreilles que pour les deux Français.Quand ces derniers ont réussi à s'évader, dans la nuit de mardi Ð grâce, indirectement, à l'intervention militaire philippine que la France, président Chirac en tête, dénonçait à cors et à cris depuis quatre jours Ð, la crise de Jolo était à toutes fins utiles terminée en France.Elle n'est pourtant pas terminée.Non seulement parce que 17 malheureux risquent de ne pas sortir vivants de cette jungle, mais parce qu'elle suscite plusieurs questions quant aux responsabilités des gouvernements et des médias.Première question : l'éternel dilemme de la réplique aux prises d'otages.Dans ce cas-ci, les gouvernements européens ont choisi de négocier, ou plus précisément d'acheter la libération de leurs ressortissants, par l'intermédiaire de la Lybie, la même Lybie qui avait, dans un premier temps, financé les « rebelles » d'Abu Sayyaf tout comme elle a financé pendant 30 ans à peu près tous les mouvements terroristes à travers le monde.Sur cette toile de fond, le fait de voir le colonel Kadhafi (ou son fils) jouer les médiateurs pour se refaire une image sur la scène internationale suffisait à donner la nausée au plus cynique des observateurs.(Dans sa livraison d'aujourd'hui, le Figaro Magazine soutient que les trois journalistes de France 2 auraient été enlevés sur l'ordre de Kadhafi, histoire d'accroître la couverture médiatique de cette crise qui allait lui profiter politiquement.) L'Allemagne d'abord, puis la France, sont tombées tête première dans le panneau.MM.Schroeder et Chirac ont enjoint à leur homologue philippin de regarder passer le train en s'abstenant d'intervenir, et ont laissé Tripoli monnayer la libération de « leurs » otages.Les soi-disant indépendantistes d'Abu Sayyaf, dont nul n'ignore qu'ils ont plus en commun avec une bande de pirates qu'avec des libérateurs de peuple, ne demandaient en effet qu'une chose : du fric.Dans un premier temps, en juillet, on a réglé pour un million de dollars US par otage.L'île de Jolo est illico devenue le paradis des vendeurs de montres en or et d'armements militaires.Et les rebelles devenus multimillionnaires d'augmenter leurs effectifs en embauchant de jeunes mercenaires.et en capturant d'autres otages ! Ils ont même acheté un bateau motorisé plus puissant que ceux dont dispose la garde côtière philippine ! C'est cette spirale vicieuse que le président Estrada a voulu arrêter en lançant, samedi dernier, une opération militaire.Il se peut fort bien que l'opération, menée en terrain extrêmement difficile par une armée mal équipée, tourne au désastre.Mais peut-on le blâmer d'avoir finalement décidé de réagir ?La question appelle sans doute une réponse différente, en tout cas plus nuancée, quand on a affaire à des terroristes idéologiques, dont les visées sont en principe plus nobles.Même alors, il n'est pas évident que la fermeté ne donne pas, au bout du compte, de meilleurs résultats.L'État d'Israël a comme politique de ne jamais négocier avec les terroristes et de répliquer, quand c'est possible et même quand c'est presque impossible, par la manière forte (on se souvient de l'extraordinaire opération d'Entebbe).Or, il se trouve qu'en 25 ans, il ne s'est pas produit de prise d'otage en territoire israélien, même au plus fort de la grande vague terroriste des années 70-80.Faut-il sacrifier la sécurité d'un otage à l'intérêt national ?Partout, la question est controversée.Mais dans le cas de Jolo, le rachat des otages par ceux-là même qui ont financé les preneurs d'otages apparaît d'autant plus troublant qu'une bonne partie des victimes était allée bêtement se jeter dans la gueule du lion.L'otage américain, récemment converti à l'Islam, a remué mer et monde pour rejoindre une autre faction rebelle avec laquelle il voulait discuter.de religion ! Quelques-uns des otages philippins se sont rendus au camp des rebelles pour apporter des vivres et prier ! Quant à l'équipée des trois journalistes français, elle relevait bien plus d'un pari insensé que du droit du public à l'information.Il est certes normal que les journalistes de terrain affrontent des missions dangereuses, mais il doit s'agir de risques calculés.Or, le groupe d'Abu Sayyaf, qui a déjà décapité deux otages pour lesquels personne n'avait voulu payer, et dont on savait déjà qu'il était motivé par l'appât du gain bien davantage que par un idéal, ne présentait aucune garantie de fiabilité.Dès qu'il a pu mettre la main sur cette belle prise que constituait une équipe de la télévision française, il l'a gardée.et les journalistes venus naïvement filmer les otages se sont retrouvés otages à leur tour.Dans Le Monde de jeudi, le chroniqueur Luc Rosenzweig résumait bien le problème : « Que penser de ce droit implicitement revendiqué par tous d'aller se divertir aux quatre coins du monde, même les plus agités par des conflits endémiques, avec la certitude que la collectivité nationale remuera ciel et terre pour vous sortir du pétrin ?» PHOTOTHÈQUE, La Presse © Dans cet univers si prudent et si conservateur, encore heureux qu'on ait pu laisser se faufiler un Stéphane Laporte, qu'on ait finalement ouvert l'écran à « La petite vie » (notre photo) et qu'une série comme « Un gars, une fille » n'ait pas d'emblée été suspecte.Au lieu de jouer d'audace, au lieu d'expérimenter, nos télévisions répètent plutôt les succès, se copient les unes les autres.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Guy Fournier La Presse 23 septembre 2000 Page A24 manquante 5LP2501A0923 A25 samedi 5LP2501A0923 ZALLCALL 67 15:05:09 09/26/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2000 A25 ACTUALITÉS ANALYSE À la recherche d'une «formule gagnante » ANDRÉ CÉDILOT DEPUIS LA TENTATIVE d'assassinat du journaliste Michel Auger, il y a dix jours, jamais a-t-on entendu parler autant de lutte contre le crime organisé et de durcissement des lois.Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, était même prêt à recourir à la clause dérogatoire pour soustraire les criminels à la Charte des droits et libertés.Rien de moins.À suivre tout ce qui se dit et s'écrit, les gouvernements fédéral et provincial donnent l'impression de se chercher face au crime organisé.Manifestement désemparés, les politiciens sont en quête d'une « formule gagnante ».À moins de recourir à des moyens draconiens, il n'y a pas de solution instantanée.La guerre aux criminels organisés, comme on le dit maintenant, ne se fait pas sur papier, mais dans la rue.C'est une stratégie de longue haleine, et surtout de constance et de cohésion entre les pouvoirs législatifs et judiciaires, en l'occurrence la police, les tribunaux et les services correctionnels.Rien ne sert de pourchasser pendant des années un gangster de haut rang et de le faire condamner à une lourde peine d'emprisonnement si, en fin de compte, il reste moins longtemps derrière les barreaux que la durée de l'enquête elle-même.Gaspillage de fonds publics et parodie de justice ! On n'a qu'à penser au « gros merci » que le principal pourvoyeur de fonds de la mafia montréalaise, Domenico Tozzi, a lancé au juge en 1996 quand il a été condamné à 10 ans de pénitencier pour des complots d'importation de 2500 kilos de cocaïne et 25 tonnes de haschisch.Il avait aussi blanchi 27,2 millions.À défaut de payer une amende de 150 000 $, il devait écoper deux années de plus en prison.Tozzi, comme bien d'autres trafiquants depuis, avait raison de sourire : il a été libéré deux ans plus tard, au sixième de sa peine.Comble d'ironie, cette période d'incarcération comprenait la peine additionnelle qu'il avait choisi de purger pour ne pas avoir à rembourser l'amende de 150 000 $ ! Que veut-on vraiment ?Une loi antigang qui reconnaît le délit « d'association de malfaiteurs », sans viser seulement les motards, mais tous les groupes de criminels organisés, tels la mafia italienne et les familles colombiennes, beaucoup plus discrets mais encore plus redoutables en raison de leurs contacts politiques et d'affaires.Cette législation a surtout pour but de permettre à la justice d'épingler les gangsters Ð pour la plupart connus Ð qui tirent par en dessous les ficelles de ces organisations très structurées.Et, bien sûr, les avocats, notaires, comptables et autres intermédiaires qui les conseillent ou les aident à blanchir leur argent.C'est ainsi, en 1994, lors de sa fameuse opération d'infiltration qui a duré quatre ans dans un bureau de change du centre-ville, que la GRC aurait pu mettre la main au collet du chef de la mafia montréalaise, Vito Rizzuto.Son avocat et conseiller financier, Joseph Lagana, avait pour sa part été pris la main dans le sac.De l'avis des policiers et des procureurs, il importe également d'assouplir les règles de preuves en matière de blanchiment d'argent.Par exemple, en obligeant les criminels à justifier la provenance de leurs biens.Actuellement, la police doit démontrer « hors de tout doute raisonnable » qu'il y a eu crime, puis que les biens saisis ont été acquis avec de l'argent sale.C'est une tâche gigantesque, de sorte que la loi a été peu utilisée jusqu'à maintenant.Sinon pour saisir l'argent de poche des petits revendeurs de drogue surpris en flagrant délit.Toutes ces lacunes sont connues des autorités depuis belle lurette.À la suite de l'assassinat de deux gardiens de prison, en 1997, et de l'acquittement, l'année suivante, du chef des Hells Angels Maurice Boucher, le gouvernement fédéral avait une fois de plus annoncé qu'il faisait de la lutte contre le crime organisé son principal cheval de bataille.Dans son dernier budget, il a même prévu des dépenses additionnelles de 580 millions.Qu'en est-il exactement ?Un peu plus de 100 millions ont servi à moderniser le système informatique de la police et des agents de la GRC ont été réaffectés dans les aéroports (on les avait retirés deux ans plus tôt au profit d'agents de sécurité !).On a aussi créé un Comité national de coordination pour chapeauter une trentaine de comités.L'un d'eux, formé de neuf députés fédéraux, vient d'ailleurs tout juste d'entreprendre une tournée des dix provinces pour mieux cerner le phénomène.La GRC, quant à elle, touchera en deux ans 37 millions pour toutes ses opérations à travers le Canada et à l'étranger.À Montréal, au grand dam des enquêteurs, les dirigeants de la police fédérale ont dû affecter une partie de l'argent qui leur a été consenti pour rééquilibrer leur budget.Le plus bel exemple du peu de volonté des politiciens demeure certes les amendements apportés l'an passé à la loi sur les libérations conditionnelles afin d'empêcher les grands criminels d'être libérés au sixième de leur peine.Annoncée en grande pompe par le gouvernement fédéral, cette mesure, apprend-on par la suite, s'applique uniquement aux détenus condamnés en vertu de la loi antigang.Or, c'est justement cette loi qui est jugée inapplicable.Résultat : les trafiquants de drogue qui n'ont pas d'antécédents de violence continuent de sortir au sixième de leur peine.On se souviendra que c'est à la suite des pressions de citoyens excédés par l'explosion du repaire des Hells Angels à Québec que le gouvernement fédéral avait adopté, juste avant les élections de 1997, cette loi antigang qui suscite tant de controverses depuis l'attentat contre Michel Auger.Inquiets de l'expansion grandissante du crime organisé, il y avait pourtant dix ans déjà que les policiers appelaient les gouvernements à la rescousse.Décidés à prendre le taureau par les cornes, la GRC et la police de la CUM ont entrepris en 1994 de monter un dossier étoffé qui a été présenté deux ans plus tard aux gouvernements.À Québec, une délégation du SPCUM ayant à sa tête le conseiller juridique Denis Asselin avait reçu un accueil plutôt froid.Du côté de la Colline parlementaire, le solliciteur général du Canada, Herb Gray, et le ministre de la Justice, Allan Rock, s'étaient montrés fort réceptifs.Depuis, loin de se résorber, la situation n'a cessé d'empirer : outre les attentats contre des gardiens de prison et un journaliste.les gestes de menaces et d'intimidation à l'endroit des policiers et des procureurs se sont multipliés.Des bombes ont été placées près des poste de police, des voitures banalisées ont été endommagées et des maisons incendiées après leur saisie par la police.Comme en Colombie et en Italie, certains parlent maintenant de « terrorisme mafieux ».PHOTOTHÈQUE, La Presse Le présumé patron québécois des Hells, Maurice Mom Boucher, à sa sortie de prison, en novembre 1998, en compagnie de Gregory Woolley, un membre des Rockers, associés aux Hells.Loi antigang: l'herbe n'est guère plus verte ailleurs «Le problème, c'est que les policiers ne connaissent pas ou n'appliquent pas tous les outils de la loi C-95», soutient-on au ministère de la Justice VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Pressé de toutes parts d'adopter une loi massue contre le crime organisé, Ottawa est reparti voir ce qui se fait ailleurs dans le monde.Conclusion : les mesures antigang étrangères qui font rêver les policiers d'ici sont déjà à leur disposition dans la loi C-95 votée il y a trois ans.Dans la lutte contre les motards criminels et autres organisations mafieuses qui mobilise beaucoup d'énergie ici, le gazon semble beaucoup plus vert chez les voisins, si on en croit les détracteurs de la loi C-95.Pourtant, affirment les responsables du ministère fédéral de la Justice, la loi antigang votée en 1997 donne de puissants outils aux policiers.Des outils qui font autant, sinon plus, que ceux dont disposent les policiers des États-Unis, de la France ou du Danemark, trois pays donnés en exemple par les partisans d'une nouvelle loi antigang.Mais pour le démontrer, encore faudrait-il que les policiers d'ici mettent les dispositions de la loi C-95 à l'essai, plaide Yvan Roy, avocat général principal de la section pénale du ministère de la Justice, qui a beaucoup travaillé à la loi canadienne.« Il faut faire attention d'importer trop facilement ici ce qui se fait ailleurs ; nous avons un système et des traditions différentes, dit-il.Prenez l'exemple de la France, notamment : ils ont un système inquisitoire, alors que le nôtre est accusatoire.On ne peut pas tout simplement transposer leurs lois.« Et, de toute façon, reprend Me Roy, on parle beaucoup du délit de participation à une association de malfaiteurs en France ; mais, en fait, cela correspond ni plus ni moins à notre crime de conspiration, qui est déjà inscrit dans le Code criminel.Autre exemple souvent cité : le Danemark, qui a réussi à chasser les Hells Angels et les Bandidos en 1997.« Nous avons dans C-95 encore mieux que ce qu'a fait le Danemark ; mais le problème, c'est que les policiers ne connaissent pas ou n'appliquent pas tous les outils de C- 95.» La loi dit, explique Yvan Roy, que quiconque a des motifs raisonnables de croire qu'un individu s'apprête à commettre un acte de gangstérisme peut le faire comparaître devant un juge qui a le pouvoir, s'il est convaincu du danger que représente cet individu, de le soumettre à certaines restrictions.L'individu visé s'engage alors à ne pas troubler la paix, ne pas fréquenter telle ou telle personne, ne pas se trouver en tel lieu, à défaut de quoi les policiers peuvent l'arrêter pour bris de probation.Cela peut paraître naïf et inoffensif à première vue, reconnaît Me Roy, mais on ne peut toutefois savoir si ça fonctionne, puisque cet article n'a jamais été employé en trois ans dans tout le Canada.Pis encore, des procureurs de la Couronne de la Cour du Québec à Montréal, interrogés par La Presse à ce sujet, ignoraient l'existence d'un tel article dans la loi C-95.La loi C-95 permet aussi aux policiers de recourir plus facilement à l'écoute électronique en présentant une seule demande à un juge pour un an, plutôt que pour 60 jours.Quant à la saisie des biens acquis par le blanchiment de l'argent de la criminalité, le fameux RECO aux États-Unis, cela existe déjà ici sous une autre forme ; mais il faut d'abord prouver la culpabilité de l'accusé.Le RECO, dans sa forme américaine, permet aux policiers de saisir les automobiles ou les maisons qui ont servi, par exemple, au trafic de drogue.On n'en est pas là ici, et même les Américains déchantent, selon Me Jean-Claude Hébert, un criminaliste qui a suivi les récentes délibérations du Congrès américain sur le sujet.« Les États-Unis, après sept ans de commission d'enquête, sont en train de reculer sur le RECO », dit-il.Un autre modèle retient toutefois l'attention d'Ottawa et des corps policiers canadiens : un « Reco civil », résume Yvan Roy.« Il s'agit de renverser le fardeau de la preuve, dit-il, en saisissant d'abord les biens avec une preuve prépondérante, et en obligeant les gens à venir expliquer devant la Cour comment ils ont acquis ces biens.Ça, ça nous intéresse.» Dans l'immédiat, les policiers et la Couronne devront vivre avec la loi C-95, mais la résistance est vive.« On a une partie des outils, mais on a de la difficulté à faire la preuve de gangstérisme, indique Me Jean-Claude Boyer, un procureur de la Couronne de la Cour du Québec à Montréal.La loi C-95 reste difficile à appliquer et elle a alourdi notre fardeau de la preuve, notamment parce qu'il faut que l'on prouve que l'accusé à commis une série de crimes punissables de cinq ans (de prison) et plus au cours des dernières années.C'est quoi, une série de crimes ?» De plus, la Couronne doit démontrer que l'accusé a commis des gestes criminels au service d'une organisation criminelle.Selon Me Boyer, le renversement du fardeau de la preuve qui est à l'étude à Ottawa serait « succulent » pour la poursuite.Même dédain chez les policiers du SPCUM pour la loi C-95.« La loi, loin de simplifier notre travail, l'a compliqué, sans compter qu'elle n'est pas de lecture facile, dénonce Me Denis Asselin, du SPCUM.« L'application de la loi est tellement longue et coûteuse que l'on finit généralement par retirer les chefs d'accusation de gangstérisme, dit-il.C'est peutêtre nécessaire, pour avoir une société libre et démocratique, de payer si cher pour mener des enquêtes ; mais, pendant ce temps-là, on ne fait pas autre chose.» Le criminaliste Jean-Claude Hébert se dit quant à lui « scandalisé » du peu d'intérêt des policiers pour la loi C-95.« Consciemment ou inconsciemment, les policiers font preuve de mauvaise foi parce que ce n'est pas la loi qu'ils avaient réclamée, estime Me Hébert.Pourquoi la loi ne fonctionne-t-elle pas ?Est-ce que les policiers ont bien fait leur travail ?» Me Hébert s'offusque d'entendre des policiers et des collègues avocats faire de la « juri-fiction » en prédisant que la loi sera contestée jusqu'en Cour suprême.« C'est un faux-fuyant, dit-il.Je ne comprends pas pourquoi on bloque et on entretient ce climat de catastrophe appréhendée.Certaines enquêtes sont longues et difficiles, mais on les fait quand même.Les dossiers de fraude, par exemple, c'est complexe, c'est coûteux ; il faut engager des comptables, etc., mais on continue à en faire.» 6LP2601A0923 a26 samedi 6LP2601A0923 ZALLCALL 67 01:05:09 09/23/00 B UNE ÎLE, UNE VILLE Boxster Des rabais substantiels sont consentis sur nos derniers modles 2000 neufs et de d.monstration.Réservez dès maintenant! Venez Ç parler Porsche È avec de vrais passionn.s.Les 911 et Boxster Cuvée 2001 sont déjà là ! Prescott envisage une «municipalité d'agglomérations » S I L V I A GALIPEAU APRÈS la proposition Bernard et celles des maires Bourque et Bossé, c'était au tour hier du chef de l'opposition officielle à Montréal, Michel Prescott, de soumettre une solution miracle pour l'avenir de l'île de Montréal.Au projet « Une île, une ville », il oppose sa « communauté de l'île de Montréal ».Contrairement à la vision « hypercentralisée » du maire de Montréal Pierre Bourque, une vision qui rime selon lui avec une « administration lourde, coûteuse, éloignée du citoyen et nulle au plan démocratique », Michel Prescott envisage une « municipalité d'agglomérations ».Sa suggestion se rapproche de celle de Louis Bernard, chargé d'étudier les possibles fusions dans la grande région de Montréal.Ce dernier propose la formation d'un conseil municipal de Montréal, composé d'une soixantaine de conseillers, d'un maire élu au suffrage universel, ainsi que la création de 29 arrondissements, tous ayant pouvoir de taxation.Selon Michel Prescott, « la proposition Bernard a cet immense avantage de réconcilier l'objectif de créer une ville à l'échelle de l'île, en même temps que de préserver l'autonomie locale des quartiers ».La sienne serait donc « une proposition Bernard bonifiée » : les maires d'arrondissement seraient élus au suffrage universel ; la loi permettant le référendum local serait étendue à toute l'île et, enfin, le prélèvement des taxes se ferait au niveau des arrondissements en ce qui a trait aux taxes foncières résidentielles, et au niveau de la nouvelle Ville pour ce qui est des taxes foncières non résidentielles.« On va complètement transformer la dynamique du développement économique dans l'île.Il deviendra secondaire de savoir si une entreprise s'établit à Saint-Laurent, à Dorval ou à Rivière-des-Prairies.L'essentiel sera que l'entreprise s'établisse dans l'île de Montréal ».Le maire de Saint-Hubert rêve d'une grande ville pour la Rive-Sud S I L V I A GALIPEAU PLUS PRESSÉ encore que le gouvernement du Québec lui-même dans le dossier des fusions municipales, le maire de Saint-Hubert a proposé hier la création immédiate d'une grande ville pour la Rive- Sud.Mais, loin de rassembler ses pairs, il n'a fait que relancer le débat de plus belle.« Cela ne donne rien d'attendre cinq ans.On ne fait que reculer le problème », lançait hier Michel Latendresse, maire de Saint-Hubert, en conférence de presse.Louis Bernard, le mandataire du gouvernement chargé d'étudier le dossier des fusions dans la grande région de Montréal, propose depuis une semaine aux municipalités de la Rive-Sud de s'unir au sein d'une MRC élargie, laquelle se fondrait au bout de cinq ans.Cette proposition ravit le maire de Longueuil, Claude Gladu, qui propose un scénario semblable, mais ne satisfait en rien les maires des municipalités voisines, notamment celui de Saint-Hubert.« Nous, on dit : commençons tout de suite.Donnons- nous le temps de bien faire », poursuivait Michel Latendresse.Son projet se résume comme suit : créer immédiatement une grande ville réunissant les huit petites municipalités concernées par le projet Bernard (la MRC de Champlain, Boucherville et Saint- Bruno-de-Montarville) ; déléguer à des conseils de quartier la gestion des activités locales (travaux publics, loisirs, inspection et émission de permis, services directs aux citoyens).Le pouvoir de taxation relèverait exclusivement de la nouvelle grande entité municipale.Le cas échéant, deux ou trois autres villes pourraient se joindre à la mégaville de la Rive-Sud, notamment La Prairie, Sainte-Julie et Varennes.Pour mettre en marche cette fusion, Michel Latendresse propose deux schémas.L'option A verrait la création d'un conseil provisoire jusqu'en novembre 2003, date à laquelle se tiendraient les premières élections de la nouvelle municipalité.L'option B verrait la tenue d'élections dès novembre 2001.Ces élections viseraient tous les élus du territoire, y compris le maire de la nouvelle grande ville, lesquels formeraient ensemble un conseil de transition.Puis, en 2005, à la fin du mandat, une nouvelle élection viendrait mettre un terme au conseil de transition.Un maire et des conseillers seraient élus selon la formule habituelle.« Dans les deux cas, que ce soit l'option d'un conseil provisoire issu des élus actuels ou celle d'un nouveau conseil de transition, cela conférerait une stabilité politique à la nouvelle municipalité, permettant ainsi une meilleure consolidation administrative ».Cela dit, le maire favorise davantage la seconde option, parce qu'il la considère « plus intelligente ».1 jour seulement! 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La Presse 23 septembre 2000 Page A27 manquante 6LP2801A0923 A28samedi 6LP2801A0923 ZALLCALL 67 01:02:38 09/23/00 B A 2 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 LUNDI 22h 30 LES INSOMNIAQUES S'AMUSENT ! INVITÉS DE MARC : MARTIN DESCHAMPS DOMINIQUE MICHEL Un avocat écope de 30 mois de prison La Cour d'appel le libère en attendant de juger sur le fond CHRISTIANE DESJARDINS LUC BEAULIEU, un avocat de profession, a été condamné à 30 mois de prison hier, pour avoir administré une sévère correction à un employé qu'il soupçonnait de vol.Beaulieu, 52 ans, a toutefois pu retrouver sa liberté provisoire en après-midi, après que son procureur se fut adressé à la Cour d'appel et qu'une caution eut été déposée.L'incident pour lequel Beaulieu a été jugé et condamné s'est produit en novembre 1998, dans le commerce de prêts sur gages qu'il exploitait rue Notre-Dame Est, à Pointe-aux-Trembles, parallèlement à son métier d'avocat.Persuadé qu'un de ses employés, Alexandre Campeau, avait quelque chose à voir avec un vol par effraction survenu quelques jours auparavant dans le commerce, Beaulieu fait venir le jeune homme dans l'arrière- boutique, où se trouvent deux autres hommes, Paul-Henry Gravel, 55 ans, et Dwiggt Mushey, 32 ans.Le jeune Campeau est alors frappé, ligoté et plongé à cinq reprises dans un grand lavabo rempli d'eau.Il répète qu'il est innocent.On le laisse finalement repartir, « pour 24 heures », en promettant de lui casser un doigt pour chacune des journées qu'il mettrait à rapporter la marchandise volée.Campeau va se faire soigner et raconte l'affaire à la police.Les trois hommes ont été arrêtés et accusés.Mushey a été acquitté, Gravel a écopé six mois de prison après avoir plaidé coupable à des accusations de voies de fait et extorsion.L'homme se trouvait déjà en détention préventive depuis 16 mois.Quant à Beaulieu, au terme de son procès, en juin dernier, il a été déclaré coupable de complot, séquestration, menaces et voies de fait avec lésions.Hier, l'avocat de l'accusé, Me Michel Vleminckx, a demandé l'absolution inconditionnelle pour son client.Mais le juge Claude Parent a qualifié cette demande d'irréaliste.Compte tenu du degré de préméditation, du mobile, et du fait que Beaulieu n'a aucune circonstance atténuante, le juge a décidé de lui imposer 30 mois de pénitencier.Tout de suite après, Me Vlemickx s'est rendu à la Cour d'appel pour en appeler de la sentence et obtenir la liberté de son client.Il a réussi.Soulignons que Beaulieu a déjà porté le jugement devant la Cour d'appel, et que celle-ci a accepté de l'entendre.DERNIÈRE CHANCE ! L'EMBARGO AMÉRICAIN SUR LES TAPIS PERSANS EST LEVÉ Depuis la levée de l'embargo commercial américain, la plupart des tapis persans sont expédiés sur le marché des États-Unis.Nous voulons offrir à nos clients l'occasion d'acheter leurs tapis pendant cette vente spéciale, avant que les prix des tapis soient multipliés par quatre ou même cinq.Nous avons tous les genres de tapis, Qum en soie, Tabriz laine et soie, Heriz, Isfahan, Kashan, Mashad, etc., dans toutes les dimensions, jusqu'à 16' x 12' et des tapis de passage jusqu'à 22' de longueur.TOUS NOS TAPIS VONT DE 100$ À 2 200$ Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 22 sept.2000 Ð 13 h à 19 h Samedi 23 sept.2000 Ð 11 h à 18 h Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Montréal (Québec) (514) 731-7701 CHÈQUE Heriz Persian Rugs 6LP2902A0923 a29 actus sam 23 septemb 6LP2902A0923 ZALLCALL 67 01:11:49 09/23/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2000 · A29 Mine Adams: Ottawa intervient L'opposition au déversement de déchets torontois prend de l'ampleur NE TARDEZ PAS Ë VOUS RENSEIGNER POUR UNE ADMISSION EN 2001 Collge OÕSullivan de Montr.al Consultez l Õun de nos conseillers sur les opportunit.s de carrire en : ¥ Techniques administratives & le commerce .lectronique ¥ Techniques de l Õinformatique, Informatique de gestion et Gestion de r.seaux informatiques ¥ Techniques de bureau, Micro-.dition & Hyperm.dia ¥ Techniques juridiques Laissez-nous vous aider .prendre cette importante d.cision! 1191, rue de la Montagne Montr.al (Qu.bec) H3G 1Z2 Prenez rendez-vous avec un conseiller au (514) 866-4622 www.osullivan.edu CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale ROUYN-NORANDA Ð Le ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson, a été pressé hier de faire diligence avec une étude environnementale complète des impacts du projet d'enfouissement de 26 millions de tonnes de déchets domestiques de Toronto dans une mine de fer désaffectée du nord-est ontarien, la mine Adams, au cours des 20 prochaines années.Le Comité de l'environnement et du développement durable de la Chambre des communes, qui a émis cette recommandation, entendra pour sa part opposants et défenseurs du projet dès le 28 octobre prochain.Pendant ce temps, l'opposition au projet de la mine Adams prend des allures de raz-de-marée.Ce branle-bas reflète l'urgence d'infléchir la volonté de Toronto avant le 3 octobre prochain, alors que la Ville doit parapher définitivement le contrat d'un milliard de dollars qui la liera à un consortium ontarien.Une étude d'impact imposerait un moratoire d'au moins un an au projet, a précisé hier en conférence de presse le député bloquiste de Témiscamingue, Pierre Brien.Larry Janssen, géologue retraité du ministère ontarien des Terres, a déclaré mardi dernier à Toronto que « le fond de la mine Adams coule comme une passoire ».Karen Kraft Sloan, Joseph Volpe, Dennis Mills et Tony Iannon, quatre députés libéraux fédéraux représentant des circonscriptions du Toronto métropolitain ont joint hier les rangs des opposants au projet de la mine Adams.La coalition anti méga-dépotoir prépare justement une manifestation qui se tiendra dimanche à Ville- Marie, chef-lieu du Témiscamingue québécois.« Marches, parades et journée de désobéissance civile », promettent les organisateurs.Le lendemain, lundi prochain, ce sont les députés à Queen's Park qui tiendront un débat sur le projet de la mine Adams.« Ça nous donne un peu d'espoir face à l'échéance du 3 octobre », a dit hier le député Brien, selon qui la Ville de Toronto tente un sprint pour clore le dossier de la mine Adams avant les élections municipales en Ontario, le 13 novembre prochain.Trois des 26 municipalités du nord-est ontarien ont en effet appuyé le projet de la mine Adams, et on peut parier à coup sûr que les élections là-bas porteront directement sur ce dossier.Toutes les autres municipalités de la région rejettent le projet auquel est associé Waste Management US, plus gros gestionnaire mondial de déchets et récidiviste à tous crins en matière d'infractions aux lois et règlements environnementaux et commerciaux aux USA.Le projet de la mine Adams signifie l'enfouissement de 26 millions de tonnes de déchets en 20 ans dans une mine désaffectée.Les devis techniques prévoient qu'il faudra pomper pendant 120 ans les eaux de lixiviation.On précise aussi que les 600 pieds de résidus mettront mille ans à se décomposer complètement.Les opposants avancent que la mine Adams est située en amont d'une région à vocation agricole et touristique.Deux petites rivières du secteur sont des affluents du lac Témiscamingue, principal plan d'eau de toute la région et centre d'une zone agricole prospère, tant du côté québécois que du côté ontarien de la frontière.Le gouvernement fédéral peut intervenir à double titre dans ce dossier, a estimé le député Pierre Brien.D'abord comme responsable des Amérindiens, puisque les Algonquins du Témiskaming dénoncent le projet qui se trouve au milieu de leurs terres ancestrales.Ensuite à titre de médiateur fédéral dans un litige aux retombées interprovinciales.Le ministère québécois de l'Environnement, pour sa part, pressé d'effectuer une étude d'impact, s'en est tenu jusqu'ici à un prudent silence.Économisez jusqu'à 50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes La chasse au canard est ouverte Ne vous inquiétez pas ce matin si en sirotant votre café et en lisant La Presse, vous ententez des détonnations au loin.La levée du jour marque en effet l'ouverture de la saison de chasse à la sauvagine.Quelque 30 000 sauvaginiers se retrouveront donc en bordure des différents plans d'eau, dans des chasseuses et dans des calleuses sur les lacs et les rivières, dans les champs limitrophes aux cours d'eau et dans les marais faisant du cul-levé à l'affût du gibier ailé.Comme par les années passées, la limite de prise quotidienne est de six canards et l'utilisation de la bille d'acier est obligatoire.La bille no 2 est un bon compromis pour remplacer le traditionnel plomb no 4 dans les fusils.Tout comme leurs maîtres, les chiens rapporteurs n'auront pas fermé l'oeil bien longtemps la nuit dernière, sentant l'approche de l'heure tant attendue.R EPOR TAGE PUBLICITAIR E Un cahier spécial à ne pas manquer mercredi dans La Presse 23 septembre 2000 Page A30 manquante La Presse 23 septembre 2000 Page A31 manquante 6LP3201A0923 6LP3201A0923 ZALLCALL 67 01:02:48 09/23/00 B A 3 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 Conférence le mercredi 27 sept.et en reprise le mardi 3 oct.à 19 h Témoignages de 2 personnes ayant complété la démarche Clinique Psycho Physio au 1231, rue Sainte-Catherine ouest, 3e étage Sans frais, ouvert à tous, réservation requise Tél.: (514) 845-9996 Gardé en prison pour le week-end Votre BMW vient d'une grande lignée.Plan de protection Série Certifiée allant jusqu'à 6 ans ou 120 000 km, vérification de contrôle complète en 87 points, garantie de remboursement de 5 jours / 300 km, assistance routière 24 heures sur 24, certificat pour vidange d'huile et entretien gratuits, carte de service BMW.P1883 1997 BMW Z3 bleu / noir, cuir, auto., 33 258 km 40 000$ P1896 1997 BMW 328i noir / noir, ensemble sport, 66 000 km 32 800$ 20661A 1997 BMW 328iS blanc / noir, ensemble sport, 90 292 km.29 900$ P1889 1997 BMW 328iS noir / noir, pare-chocs peints, ensemble intempéries, 79 732 km 30 500$ P1916 1997 BMW 328i bourgogne / sable, cuir, pare-chocs peints, ensemble intempéries, FADA incl., 103 214 km 29 600$ P1939 1997 BMW 328iS noir / noir, ensemble sport, 39 053 km 33 900$ P1959 1997 BMW 318iS noir / noir, cuirette, toit, ensemble intempéries, 68 000 km 24 800$ P1970 1998 BMW 528i noir / noir, cuir, toit-soleil, gr.électrique, housse skis, ensemble de luxe, CD, 85 000 km 41 900$ 2000 BMW 323 i noir/cuirette noire, 5 vit.manuelles, CD toit 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palais de justice de Joliette, de séquestration et d'enlèvement pour ce qui est de l'enfant.Le procureur de la Couronne, Me Denis-Paul Beaulieu, a aussi autorisé contre lui des accusations de voies de fait, menaces de mort, d'avoir braqué une arme, de séquestration et de possession d'une arme dans un dessein dangereux.Ce jeune homme fait aussi face à deux accusations de bris de probation et à deux autres de bris de conditions.Il passera au moins le week-end derrière les barreaux, parce que la poursuite s'est oppposée à sa remise en liberté lors de sa comparution devant le juge Carol Richer, de la Cour du Québec.Le couple, qui n'est pas marié, s'est séparé dernièrement et la mère a obtenu la garde entière de l'enfant née en décembre dernier.Le père a cependant un droit de visite.Vers 17 h, mercredi, le père s'est présenté à la garderie et il est reparti avec son bébé.quatre-vingt-dix minutes plus tard, la mère a alerté les policiers de la Sûreté du Québec de la MRC d'Autray.L'agente Isabelle Gendron, des affaires publiques de la SQ, a indiqué que, vu la tournure que cet incident risquait de prendre, le dossier a été confié aux spécialistes de l'escouade des crimes contre la personne.On ne voulait courir aucun risque.I Du 2 octobre au 18 décembre 2000 (français) I Du 3 octobre au 12 décembre 2000 (anglais) Investissement de 4,4 millions dans le réseau de la santé de Laval JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un nouvel investissement de 4,4 millions a été annoncé, hier, dans le réseau de la santé et des services sociaux de Laval, pour la modernisation des équipements médicaux.La députée de Mille-Îles, Lyse Leduc, adjointe parlementaire de la ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, a expliqué que cet investissement va permettre de rendre les établissements plus fonctionnels pour le personnel médical, en plus d'augmenter l'accessibilité aux soins.La Cité de la Santé se verra octroyer un montant de 1,3 million, l'Hôpital juif recevra 42 000 $, les centres locaux de services communautaires (CLSC) et les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) se partageront un montant de 101 000 $.Pour sa part, la Programmation régionale des services ambulatoires (PRSA) disposera de trois millions pour l'achat d'équipements destinés aux systèmes génito-urinaire, cardiovasculaire et au monitorage du diabète.Le vice-président du conseil d'administration de la Cité de la Santé, Pierre D'Amico, a indiqué que cette subvention venait à point parce qu'il devenait nécessaire de revoir le parc d'équipements de cet hôpital, dont certains sont en service depuis l'ouverture en 1978, afin de disposer d'appareils médicaux à la fin pointe du développement technologique.Une somme de 600 000 $ sera utilisée pour l'acquisition d'un équipement de fluoroscopie au département de radiologie.Aussi, un montant de 523 000 $ est attribué pour la modernisation du bloc opératoire et de la salle de réveil.Finalement, 191 000 $ iront au remplacement de petits équipements dans différents secteurs d'activité de la Cité de la Santé.« D'autres secteurs requièrent le remplacement d'équipements dont la vétusté est évidente.Je suis certain que la régie régionale et le ministère seront à l'écoute de nos besoins », a indiqué M.D'Amico dans son allocution.Présent à la conférence de presse, le président du conseil d'administration de la régie régionale de Laval, Jean-Louis Bédard, a mentionné que cette annonce constitue un investissement important qui répond à deux objectifs : « Tenir compte des besoins de remplacement et d'acquisition de nos établissements, et ensuite permettre l'aménagement d'un plateau diagnostic et de traitement lié au développement de notre Programmation régionale des services ambulatoires.» Un cahier spécial à ne pas manquer aujourd'hui dans Programme des activités offertes gratuitement partout au Québec ON PRÉVOIT TROIS BELLES JOURNÉES.2930 septembre 1eroctobre 6LP3301A0923 a33 samedi 6LP3301A0923 ZALLCALL 67 01:04:04 09/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 A 3 3 Not Ready Photo AP © L'avocat des parents des siamoises, John Kitchingham.5441, rue Saint-Hubert Tél.: (514) 274-5471 Laurier popular @popular.qc.ca Dernière chance !! EN STOCK VENTE Du 16 au 30 sept.Superbe choix de couleurs et options La Cour d'appel britannique autorise la séparation des siamoises Jodie et Mary ERIC THOMAS Agence France-Presse LONDRES Ð La Cour d'appel de Londres a finalement autorisé hier les médecins britanniques à séparer deux soeurs siamoises pour permettre à l'une de survivre au prix de la vie de l'autre, contre l'avis des parents qui envisagent de saisir la Chambre des lords.« Le choix le moins préjudiciable consiste à permettre la séparation », a expliqué le juge Alan Ward, l'un des trois magistrats chargés de se prononcer sur ce dossier inédit dans les annales de la justice britannique.Mary et Jodie Ð des prénoms fictifs pour protéger leur identité Ð sont nées le 8 août à Manchester (nord-ouest), reliées par l'abdomen.Leurs parents, originaires de Malte, étaient venus en Grande- Bretagne pour leur donner une meilleure chance de survie.Mais le coeur, les poumons et le cerveau de Mary ne fonctionnent pas : elle ne survit que grâce au coeur de sa soeur Jodie, plus alerte et en meilleure santé.Faute de séparation chirurgicale, les deux soeurs finiront par mourir dans les prochains mois, ont expliqué les médecins.Alors que séparée de sa jumelle, Jodie pourrait mener une vie quasiment normale, selon eux.Les autorités médicales avaient immédiatement conseillé aux parents la séparation.Mais ces derniers, catholiques pratiquants, préféraient remettre le sort de leurs enfants « entre les mains de Dieu ».Les autorités médicales décidaient alors de porter l'affaire devant la justice : un premier juge leur avait donné raison le 25 août, les parents avaient fait appel.Lors d'audiences poignantes qui ont passionné le pays, opposants et partisans de la séparation ont fait valoir leurs arguments.Fait rarissime, le chef de l'Église catholique d'Angleterre lui-même, l'archevêque de Westminster Cormac Murphy O'Connor, avait apporté son soutien aux parents, jugeant « moralement inconcevable » d'accepter de laisser mourir un enfant pour en sauver un autre.Le débat était largement relayé dans les médias où philosophes, hommes d'église, scientifiques, juristes et autres militants pour les droits de l'enfant pesaient le pour et le contre d'une éventuelle séparation.Puis les trois magistrats s'étaient retirés pour délibérer, passant de nombreuses nuits blanches de leur propre aveu.« Mary est en train de tuer Jodie », a résumé le juge Ward en prononçant sa décision.La petite Mary « pompe le sang de Jodie » et mène une « existence de parasite », a-t-il expliqué.Dans la matinée, le juge, luimême père de jumelles, avait commenté les affres d'une telle décision.« C'est atrocement difficile, comme vous l'imaginez.Cela met en jeu les questions extrêmement traumatisantes sur la vie et la mort.Nos coeurs saignent pour cette famille », a-t-il déclaré.Commentant son jugement, peu avant qu'il ne soit rendu public, le magistrat avait reconnu que « 50 % de la population approuvera cette décision et 50 % pensera qu'on est devenus fous ».Les premières réactions, hier après-midi, n'ont pas manqué de lui donner raison : l'archevêque O'Connor, relayé par plusieurs responsables religieux, regrettait le « précédent » que constituait cette décision de justice, tandis que le milieu médical s'en félicitait.L'avocat des parents a expliqué que ses clients allaient maintenant prendre le temps d'étudier les détails du jugement avant d'envisager un éventuel recours devant la Chambre des lords, ultime juridiction d'appel en Grande-Bretagne.Le cas échéant, les audiences pourraient commencer « très prochainement », a-t-il commenté.Présidente d'honneur L'honorable Lise Thibault, lieutenant-gouverneur du Québec Partager son héritage avec une oeuvre de bienfaisance, c'est : un héritage à partager Québec un héritage à partager un héritage à partager est un programme de l'Association canadienne des professionnels en dons planifiés Région de Montréal: (514) 990-4266 Région de Québec: (418) 521-6664 Autres régions: 1 888 304-8834 Courriel : info@unheritage.org www.unheritage.org Procurez-vous notre dépliant ! Un geste du coeur à la portée de tous Une occasion unique de faire, par testament, un don généreux et mémorable Une solution gagnante permettant à la fois de protéger l'héritage des siens et d'aider l'oeuvre de son choix à poursuivre sa mission à long terme Un moyen de maximiser sa générosité en réduisant les impôts payables au décès Un investissement dans le mieux-être de la société de demain.Partager son héritage, c'est plus facile si on en parle à ses conseillers fiscaux et juridiques et à l'organisme de bienfaisance que l'on souhaite encourager.Nous avons tous OEUVRES DE BIENFAISANCE PARTICIPANT À CETTE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION (selon leur niveau d'engagement) ~La Fondation de la Famille J.W.Mc Connell ~Fondation Centraide ~Fondation Internationale Roncalli ~La Fondation communautaire juive de Montréal ~La Société de recherche sur le cancer ~Université Mc Gill ~Corporation de l'École des HEC de Montréal ~Corporation de l'École Polytechnique de Montréal ~École de technologie supérieure ~Fondation Baillairgé ~Fondation de l'Hôpital Royal Victoria ~Fondation de l'UQAM ~Fondation des maladies du coeur du Québec ~Fondation Jean Lapointe ~Fondation Père-Eusèbe-Ménard ~La Fondation du YMCA de Montréal ~Le Secours aux Lépreux Canada ~Médecins Sans Frontières ~Société canadienne du cancer ~Université de Montréal ~Armée du Salut ~Association Diabète Québec ~Centre Missionnaire Ste-Thérèse ~Club 2/3 ~Développement et Paix ~Fondation Armand-Frappier, recherche en santé ~Fondation Centre Hospitalier Notre-Dame de la Merci ~Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont ~Fondation de l'Hôpital Sainte-Justine ~Fondation Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme ~Fondation Jules et Paul-Émile Léger ~Fondation Léo Brossard ~Fondation Père Marcel de la Sablonnière, s.j.~Fondation Québécoise du Cancer ~Fonds de développement du Collège Jean-de-Brébeuf ~La Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants ~La Société d'Arthrite, division du Québec ~MISSIO CANADA, OEuvre pontificale de la propagation de la foi ~Musée des beaux-arts de Montréal ~Musée Mc Cord d'histoire canadienne ~Orchestre symphonique de Montréal ~Terre Sans Frontières ~Université Bishop's ~Université Concordia ~Aide à l'Église en Détresse (Canada) ~Amnistie internationale, section canadienne francophone ~Association québécoise de la fibrose kystique ~Fédération d'art dramatique du Québec ~Fondation communautaire du grand Québec ~Fondation de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal ~Fondation du Centre des femmes de Montréal ~Fondation du Grand Séminaire de Montréal ~Fondation Institut universitaire de gériatrie de Montréal ~Fondation Kateri, organisme d'aide aux jeunes Sud-Américaines ~Fondation Paul Gérin-Lajoie ~Fonds de Recherche de l'Institut de Cardiologie de Montréal ~Institut de recherches cliniques de Montréal ~Institut du cancer de Montréal/Fonds Robert- Bourassa ~La Fondation canadienne du Parkinson, division du Québec ~La Fondation Canadienne du Rein, Succursale du Québec ~Les Ailes de l'Espérance ~Société des Missions-Étrangères ~Bishop's College School Foundation ~Fondation Hôpital Saint-Eustache ~Fondation Neuro Science Canada ~L'Opéra de Montréal ~La Fondation du collège de Bois-de-Boulogne ~Oxfam-Québec ~Société canadienne d'hémophilie, Section Québec ~Centraide Laurentides ~Collaboration Santé Internationale ~Fondation André-Grasset ~Fondation du Collège Montmorency ~Fondation pour la Culture et l'Éducation ~Fonds de développement du collège Édouard-Montpetit ~La Fondation du cegep du Vieux Montréal ~Société canadienne de la sclérose en plaques, division du Québec ~Société Saint-Vincent-de-Paul de Montréal ~SUCO (Solidarité Union Coopération) AVEC L'APPUI DE Chaire Seagram en gestion des organismes sans but lucratif (UQAM) Chambre des notaires du Québec Conseil canadien pour l'avancement de l'éducation Conseil de la philanthropie Conseil québécois du loisir Institut québécois de la planification financière Partenaire Santé Réseau des notaires planificateurs financiers du Québec L'Actualité La Presse Magazine Le Bel Âge The Gazette PNC Media COMMANDITAIRES MAJEURS association de planification fiscale financière Fonds d'Investissement Not Ready 288645380 04X040.00 formation.pour.tous.INST.TOURISME.HOTE102603CO2ITH La Presse 23 septembre 2000 Page A34 manquante La Presse 23 septembre 2000 Page A35 manquante 6LP3601A0923 A36 SAMEDI 6LP3601A0923 ZALLCALL 67 01:07:37 09/23/00 B A 3 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 3 S E P T EMB R E 2 0 0 0 CHAMPION PIZZA Un champion.de la malpropreté RAYMOND GERVAIS DES EXCRÉMENTS de rongeurs, du poison à rats, des équipements servant à la préparation des pizzas souillés de gras et d'éclaboussures, un four à pizza et un tapis mécanique sales, voilà ce qui attendait les deux inspecteurs du Service de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal, division des aliments, lorsqu'ils se sont présentés au restaurant Champion Pizza, 4559, rue Wellington, à Verdun.Hier matin, en Cour municipale de Montréal, la compagnie à numéro propriétaire de la pizzéria a reconnu sa culpabilité aux accusations portées et écopé une amende de 1100 $.Lors de leur visite de contrôle à la pizzéria, les inspecteurs ont remarqué la présence de poison à rats dans une cavité du mélangeur à pâte à pizza, ainsi que sur l'extérieur de l'appareil.Le mélangeur était également souillé de gras et d'éclaboussures.Dans l'aire de préparation arrière, il y avait des excréments de rongeurs séchés et la balance servant à peser les pâtes était crasseuse, de même que la table de préparation.Les plastiques servant à recouvrir la pâte à pizza étaient dégoulinants et poisseux.L'intérieur du hachoir était croûté d'aliments séchés et le comptoir servant à la préparation des aliments était graisseux.Le plancher de cette aire de travail était recouvert d'un couche de gras noirci.Dans l'aire de préparation avant, la situation n'était guère plus reluisante.Le tapis mécanique et le four à pizza étaient sales.Des restes d'aliments obstruaient les pores métalliques du tapis mécanique.Une pellicule graisseuse de couleur ocre tapissait les parois externes du four.Dans l'aire de vente, tous les sacs réchauds utilisés pour la livraison des pizzas étaient couverts d'aliments séchés et graisseux.Les fonctionnaires ont aussi noté qu'il n'y avait pas de savon dans la salle de toilette des hommes et qu'il n'y avait pas de serviette ou de séchoir mécanique dans la salle de toilette des dames.Les infractions reprochées ont été constatées le 17 décembre 1999.Prof et présumé agresseur sexuel P r e s s e Canadienne HULL Ð Un enseignant de Nepean accusé d'agression sexuelle sur deux de ses élèves a pu recouvrer sa liberté, hier, mais l'homme âgé de 48 ans devra se plier à de strictes conditions pour éviter de retourner derrière les barreaux.Un juge de paix de la Cour provinciale de l'Ontario a interdit à Guido Sterlini de se trouver en présence d'enfants de moins de 16 ans, à moins que ceux-ci soient accompagnés d'un adulte.Sterlini devra aussi se présenter à l'Hôpital Royal d'Ottawa afin d'y subir une évaluation psychiatrique.Professeur de français langue seconde à l'école élémentaire, il aurait agressé sexuellement deux fillettes dans une salle de classe, entre le mois de septembre 1999 et la semaine dernière.Le Conseil scolaire du district d'Ottawa-Carleton a décidé de le muter à des tâches administratives en attendant la poursuite des procédures.Il devra toutefois changer d'école, puisque le tribunal lui a interdit de se trouver dans un rayon de 500 mètres de l'école Meadowlands, ainsi que d'entrer en communication avec lesprésumées victimes ou leurs parents."]
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