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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-09-26, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0102A0926 a1 mardi 2LP0102A0926 ZALLCALL 67 01:04:25 09/26/00 B LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DEPUIS 1884 MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ CONTRE LE CRIME ORGANISÉ G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð La Banque du Canada déclare une guerre totale aux faux-monnayeurs.Elle annoncera aujourd'hui, a appris La Presse hier.qu'elle retirera progressivement de la circulation tous les billets de banque actuels de 5 $, 10 $, 20 $, 50 $ et 100 $ pour les remplacer par de nouveaux billets de banque pratiquement impossibles à reproduire.Grâce à des procédés de technologie de pointe, la Banque du Canada insérera dans le papier de ces nouveaux billets des informations si sophistiquées qu'elles rendront la vie impossible aux criminels spécialistes de la contrefaçon.L'institution fédérale conservera cependant le même papier que celui qu'elle utilise aujourd'hui; ce n'est que le procédé d'encodage qui changera du tout au tout.Selon des sources, la transformation sera telle qu'elle garantira une sécurité capable de résister aux énormes progrès technologiques que le graphisme informatique a connu ces dernières années, notamment avec l'apparition des imprimantes au laser et à jet d'encre.Ce changement majeur sera mis en place progressivement au cours des deux prochaines années, à commencer par l'apparition dès janvier 2001 du nouveau billet de 10 $.C'est la première fois depuis 1985 que la Banque du Canada s'attaque à une transformation complète des billets de banque.Selon nos sources, la direction de la banque avait d'abord songé à changer le papier en faveur d'un matériau à base de polymère, comme cela se fait en Australie, mais ce projet a été écarté.L'argent contrefait a coûté quelque quatre millions de dollars l'année dernière à l'économie canadienne, selon la GRC.Avec l'avènement de l'informatique, les autorités craignent que ce chiffre ne grimpe de façon alarmante si rien n'est fait pour neutraliser les faux-monnayeurs.Selon les corps policiers canadiens, le crime organisé est intimement lié à la fabrication de la fausse monnaie.Voir BILLETS en A2 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Cathy Freeman n'a pas craqué.L'Australienne, championne du monde en 1997 et 1999, a remporté hier la médaille d'or du 400m en 49,11 secondes, aux Jeux olympiques de Sydney.La Jamaïcaine Lorraire Graham a décroché l'argent en 49,58 et la Britannique Katharine Merry la médaille de bronze en 49,72.Freeman, qui avait embrasé la vasque olympique lors de la cérémonie d'ouverture, était l'une des stars annoncées de ces Jeux.L'athlète aborigène obtient son premier sacre olympique, en l'absence de la Française Marie- José Pérec, qui a quitté Sydney à la veille des séries du 400m où elle devait se lancer à la conquête d'un triplé olympique sur la distance.À lire dans notre cahier quotidien spécial sur les Jeux de Sydney 2000.La Banque du Canada rajeunit ses billets Elle s'appelle Catherine Astrid Salome Freeman.Petite, elle vivait dans les missions aborigènes, l'équivalent de nos réserves amérindiennes.Elle descend de la génération des enfants volés.Elle a 27 ans, il s'en est fallu de quelques années qu'elle ne naisse pas australienne ( avant 1967, les aborigènes n'avaient pas la citoyenneté australienne ).Sa mère avait huit ans quand elle a été arrachée à sa grand-mère.Son père était un joueur de football alcoolique.Cathy avait une soeur atteinte de paralysie cérébrale.Elle raconte que c'est à s'occuper de sa soeur paralysée que lui est venu le goût de courir.Les Australiens la vénèrent.Avec une joyeuse inconscience, qui semble être un des traits de caractère de ce pays, ils aiment surtout qu'elle se soit sortie de son enfer, sans s'attarder plus qu'il ne faut sur un détail: ils étaient pour beaucoup responsables de son enfer.Ils aiment qu'elle ne soit pas une diva.Ils aiment sa timidité.Mariée à un grand boss de chez Nike Ð Alexander Bodecker Ð, Cathy vit presque toute l'année à Londres où elle apprécie de ne pas être connue.Choisie pour allumer la flamme olympique dans le stade, contre la tradition qui veut que cet honneur revienne à une gloire passée, déjà la voix la plus respectée de l'Australie noire, Cathy Freeman est devenue, depuis la théâtrale cérémonie d'ouverture, le symbole de la réconciliation avec les Blancs.Ils sont venus 110 000 hier soir pour la voir courir au Stadium Australia.Cathy Freeman est actuellement la plus rapide coureuse de 400 au monde, disons-le un peu par défaut.Invaincue cette année sur 400 mètres, sa victoire ne faisait guère de doute hier soir.Quand elle est entrée sur la piste vers 8 h dans sa combinaison d'astronaute, le stade s'est levé, ils avaient tous ou presque un petit drapeau australien à la main.Je n'ai jamais entendu retentir une telle clameur dans aucun stade.Elle a dû retentir jusqu'au fond des lacs salés du désert de Gibson.La course d'un pays vers sa maturité.Un peu moins de 50 secondes.Nul ne peut dire encore si la course de Cathy a été celle de la réconciliation ou de la récupération.Tout ce que l'on a su, une fois de plus, c'est que le sport est une des plus belles choses que l'homme ait inventée pour sortir de la jungle.Chrétien continue de jongler avec les dates 1 16e ANNÉE > NO 3 3 3 > 8 0 P AG E S > 6 C A H I ER S LA STAR DES JEUX Cathy Québec entreprend le ménage des CIT De 21, elles passeront à sept Arts et spectacles C1 à C7 - télévision C2 Avis E7 Bandes dessinées E5 Bridge D20 Décès E6 et E7 Économie D1 à D17 Éditorial A18 Êtes-vous observateur?D18 Feuilleton E5 Forum A19 Horoscope E7 Loteries A2 et A9 Monde A16 et A17 Mots croisés E5 et S10 Mot mystère E5 Petites annonces D18 - immobilier D18 - marchandises D19 - emplois D19 - automobile D19 et D20 - affaires D10 Politique A12 et A13 M É T É O Voir page S16 Ensoleillé Max.16, min.6 G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Le premier ministre Jean Chrétien a encore pris un malin plaisir hier à faire languir l'opposition à propos de la date des prochaines élections fédérales.Il a affirmé qu'il réfléchissait à l'idée de tenir ce scrutin dès cet automne pour ensuite avancer une série de possibilités qui couvrent à peu près tout le calendrier d'ici juin prochain.« L'opposition me demande des élections, a-t-il lancé aux journalistes à la sortie des Communes.S'ils veulent avoir des élections, je vais y penser.Je n'ai pas décidé.» En Chambre, le chef de l'opposition officielle, Stockwell Day, venait de sommer le premier ministre de « démissionner ou d'appeler des élections ».M.Chrétien a alors rappelé qu'il y a deux semaines .l'Alliance canadienne demandait des élections hâtives alors qu'en fin de semaine elle souhaitait ne pas avoir à se présenter immédiatement devant les électeurs.« Maintenant, a dit le premier ministre, ils veulent des élections le plus vite possible.Ce gentleman change tellement souvent d'idée que nous nous amusons beaucoup de ce côté-ci de la Chambre.» « Il y aura des élections d'ici le mois de juin l'an prochain », a encore déclaré plus tard M.Chrétien.Voir CHRÉTIEN en A2 MARTIN PELCHAT e t DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Grand ménage dans les organismes municipaux, qui passeraient de 21 à 7, ouverture au privé du quart du service d'autobus des grandes sociétés; le comité Bernard s'apprête à recommander un remodelage du portrait du transport en commun dans la région de Montréal.Si le gouvernement fait sienne la proposition du comité, il ne restera que deux Corporations intermunicipales de transport ( CIT ) au nord de Laval, soit une dans les Basses-Laurentides et une dans Lanaudière, et deux dans la couronne sud.On en compte présentement 18 sur les deux rives.À ces quatre grandes CIT ne s'ajouteront que la STCUM, la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal et la Société de transport de Laval.L'Agence métropolitaine de transport conserverait quant à elle son rôle de planification régionale, mais en relevant de la nouvelle Communauté métropolitaine de Montréal ( CMM ) au lieu du ministère des Affaires municipales et de la Métropole.Voir MÉNAGE en A2 2LP0201A0926 a2 mardi 2LP0201A0926 ZALLCALL 67 01:02:09 09/26/00 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Voici le deuxième numéro d'une nouvelle série de six fascicules sur l'emploi.Rédigés par Danielle Bonneau, journaliste à la division des affaires sociales, ces fascicules offrent des outils à tous ceux qui cherchent un emploi ou qui veulent améliorer leur situation, ainsi qu'aux entreprises.Deux fois par semaine, le samedi et le mercredi, nous vous proposons des cahiers accessibles sur les thèmes suivants : les métiers de l'avenir, la recherche d'emploi assistée par Internet, l'entrepreneurship, la formation et la mobilité, l'embauche et le curriculum vitae.Aujourd'hui, la recherche d'emploi sur le Web.Bonne lecture ! Direction artistique et illustrations : Steve Adams MONTRÉAL, MERCREDI 27 SEPTEMBRE 2000 SOMMAIRE Réseauter sur le Net 2 Les emplois cachés 3 Partons à l'aventure 4 Le recrutement par le Net 6 Où naviguer?7 Adapter son C.V.pour le Web 8 Tuyaux d'experts 10 DANIELLE BONNEAU Pour les emplois cachés trouver Six fascicules sur l'emploi Demain, La Presse publie le deuxième numéro d'une nouvelle série de six fascicules sur l'emploi pour ceux qui veulent améliorer leur situation ou qui cherchent un emploi.Dans le deuxième de ces cahiers de 12 pages, offerts gratuitement les mercredis et samedis, Danielle Bonneau, journaliste à la division des affaires sociales, donne des trucs pour trouver les emplois cachés sur Internet.Samedi, elle vous aidera à créer votre emploi.À lire demain dans le cahier encarté dans La Presse.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 9-4-6 > À quatre chiffres : 2-2-3-6 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 lapresse.infinit.net RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Sydney 2000 sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE CHRÉTIEN Suite de la page A1 « Il pourrait y en avoir au mois d'avril, au mois de mars, au mois de décembre.Mais c'est pas favorable des élections dans la neige.Il pourrait y en avoir au mois de novembre.Mais rien n'est décidé.» Si le chef du gouvernement décide de déclencher des élections automnales, la date la plus rapprochée possible d'un scrutin serait celle du 6 novembre.Il faut obligatoirement que la campagne électorale compte 36 jours et que le scrutin ait lieu un lundi.Cela signifie que M.Chrétien devra, dès dimanche prochain, convoquer les Canadiens aux urnes s'il souhaite retenir la date du 6 novembre.Quant à la date du 13 novembre, elle entre en conflit avec les élections municipales ontariennes.Par la suite, le premier ministre a prévu du 13 au 26 novembre un long voyage qui le mènera d'abord au sommet de l'APEC à Brunei et, ensuite, en Chine où il dirigera une imposante délégation de 300 hommes d'affaires canadiens.Les dates des 20 et 27 novembre sont donc exclues.Quant au mois de décembre, il est peu prisé des électeurs en raison du climat rigoureux qui règne d'un bout à l'autre du pays.Il n'y a d'ailleurs pas eu d'élections en décembre au Canada depuis 1921.Hier, Stockwell Day a fait allusion au retrait de la vie politique du premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, en rappelant que ce dernier avait souligné la nécessité de laisser la place à une nouvelle génération.Interrogé làdessus, le premier ministre de 66 ans a répondu qu'il s'agissait de la part de M.Day d'une affirmation facile à faire.« Je suis encore au pouvoir.Mon parti m'a donné à 91 % le mandat d'être le chef auxprochaines élections, a-t-il dit.Je suis en parfaite santé.Il y en a qui aimeraient que je sois plus jeune, mais d'un autre côté .l'expérience aide beaucoup en politique.» Même s'il les réclame haut et fort, des élections hâtives ne sont pas nécessairement le scénario idéal pour Stockwell Day.Son lieutenant et coprésident du comité électoral de l'Alliance, le député Jason Kenney, a admis hier qu'il serait difficile pour sa formation de trouver rapidement des candidats pour combler les 301 circonscriptions du pays, et en particulier celles du Québec.L'Alliance canadienne a seulement 43 candidats choisis pour l'ensemble du pays.Les libéraux de Chrétien en ont pour leur part 45, mais ils n'auraient pas de difficulté, en raison de la puissance de leur machine électorale, à tenir rapidement les votes d'investiture nécessaires pour compléter leur alignement.PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien a échangé des blagues avec des travailleurs portant des vêtements de protection pour le déminage et le désamorçage de bombe, hier à Ottawa durant une visite des installations de Med-Eng Systems.M.Chrétien a par ailleurs encore laissé planer des doutes sur la date des prochaines élections générales: à l'automne ou au printemps, qui sait?MÉNAGE Suite de la page A1 La Presse a aussi appris que le mandataire du gouvernement, Louis Bernard, entendait recommander la mise en concurrence progressive d'une partie de l'offre de service des trois grandes sociétés, à raison de 5 % du service par année jusqu'à un plafond de 25 %.Cette recommandation sera débattue aujourd'hui lors de la dernière rencontre du comité.Cette ouverture du réseau d'autobus à la concurrence du privé pourrait générer des économies annuelles de plus de 100 millions à terme, selon une étude récente de la firme Samson Bélair Deloitte & Touche réalisée pour le compte de l'Association des propriétaires d'autobus du Québec.M.Bernard entend reprendre à son compte les grands principes d'une proposition formulée en avril par l'APAQ, avec qui il est en contact depuis trois semaines.Il s'agit de profiter de l'attrition Ð les départs à la retraite des syndiqués de la STCUM, de la STL et de la STRSM Ð pour les remplacer sur certaines lignes par des fournisseurs privés, en concurrence les uns avec les autres.Aucune mise à pied ne serait donc nécessaire.Selon le directeur général de l'APAQ, Romain Girard, la conjoncture se prête à merveille à ce virage, puisque les grandes vagues d'embauche dans ces sociétés datent de 1970 à 1976 et que les départs seront nombreux d'ici 10 ans.« Des analystes disent 20 % de la main-d'oeuvre dans les trois prochaines années », souligne-t-il.La proposition rencontrera toutefois un obstacle majeur: les planchers d'emplois des conventions collectives.Les membres du comité Bernard anticipent d'ailleurs une réaction virulente des puissants syndicats ( CSN et FTQ ) du transport en commun.Les regroupements de CIT ont par ailleurs été approuvés par les maires des couronnes nord et sud.« On pense arriver à offrir un meilleur service à l'ensemble de la région et probablement à meilleur coût », dit le président de la Table des préfets et maires de Lanaudière, André Hénault, qui a commencé à peaufiner ces fusions avec le mandataire du gouvernement, Louis Bernard, et le ministre des Transports et député de Joliette Guy Chevrette, lors d'une rencontre le 15 septembre dernier.Comme les maires des couronnes nord et sud de Montréal, M.Hénault est heureux d'avoir fait échec au projet des trois grandes sociétés de transport, qui voulaient ramener à trois seulement le nombre d'organismes, en avalant toutes les CIT.« Il n'y avait pas d'intérêt à aller fusionner avec ces sociétés et tout ce que ça compte comme dot », dit-il, faisant allusion aux coûts d'opération élevés des trois grandes.Les CIT font affaire avec le privé depuis longtemps et maintiennent des coûts jusqu'à deux fois moins élevés, poursuit- il.Le président de la Table des préfets et maires de la couronne nord, Yvan Deschênes, se réjouit lui aussi, d'autant plus que la couronne nord avait mis fin à son boycott du comité Bernard pour faire échec à la proposition des trois sociétés.« C'est une première manche de gagnée pour nous, pour le bénéfice du Grand Montréal, dit-il.On s'engage dans la couronne nord à faire un plan de transport sur plusieurs années.» « C'est un bon pas en faveur d'une meilleure harmonisation du transport en commun sur le territoire de la CMM », dit de son côté le représentant de la couronne sud au comité Bernard, Pierre Bourbonnais.Le gouvernement devra toutefois amender le Code du travail pour aider les grandes sociétés à réussir la mise en concurrence, avise le maire de Chambly.BILLETS Suite de la page A1 Des inondations font des millions La police constate en règle générale de sans-abri au Bangladesh que ceux qui fabriquent de la fausse monnaie sont ceux qui s'adonnent également à la fabrication de fausses cartes de crédit et de fausses cartes d'identité.Déjà, en mai 1999, la Banque du Canada avait annoncé le retrait de la circulation du billet de 1000 $.Il s'agissait alors d'une mesure destinée à combattre le blanchiment de l'argent.Le billet de 1000 $ rendait relativement la vie facile au crime organisé qui pouvait aisément faire sortir du pays des sommes considérables.Il y avait alors en circulation au Canada quelque 3,8 millions de billets de 1000 $.Le billet de 100 $, qui est forcément devenu par la suite le billet favori des criminels, représente actuellement 10 % de l'ensemble des billets canadiens en circulation.La Banque du Canada et la GRC ont travaillé de concert ces dernières années pour que les policiers du pays acquièrent les connaissances nécessaires dans le domaine de l'identification des faux billets de banque.Une campagne d'information a été également mise sur pied pour le public.Les nouvelles mesures annoncées aujourd'hui s'ajouteront à l'éventail préventif déjà déployé par la Banque du Canada et la GRC.On ignore encore quelles seront les personnalités et les motifs qui illustreront les nouveaux billets.C'est un secret bien gardé à la Banque du Canada.On sait seulement que la couleur actuelle des billets de 5 $, 10 $, 20 $, 50 $ et 100 $ demeurera la même.Associated Press DACCA Ð Les armées indienne et bangladaise ont entrepris d'évacuer plusieurs millions de personnes, affectées par les pluies torrentielles et les inondations qui ont fait près de 400 morts en une semaine.Plus de 10 millions de personnes en Inde et 200 000 au Bangladesh ont vu leurs maisons submergées par des trombes d'eau qui se sont également déversées sur les autoroutes, les digues et les berges.« La tâche est gigantesque.De nombreux villages ont été coupés du reste du monde, les routes étant inondées, raconte Sohel Ahsan, qui participe aux secours dans les villages isolés d'une région située à 230 km au nord-ouest de Dacca, capitale du Bangladesh.Des villageois affamés ont attaqué un poste de police dans le village de Debagram, dans l'État indien du Bengale occidental.Ils étaient à la recherche de nourriture, selon l'agence de presse United News of India.Les policiers ont dû tirer en l'air pour disperser la foule.Dans la même région, du personnel des chemins de fer a été battu et des marchandises destinées aux secours volées dans les trains.Le trafic ferroviaire étant perturbé, la compagnie aérienne Indian Airlines a dû prévoir des vols supplémentaires.Des maladies liées à la contamination de l'eau, comme la diarrhée, frappent également la population dans les zones d'inondations, rapporte le journal Janakantha.Sur les 388 victimes, 265 sont mortes au Bengale occidental, où les gens ont dû s'accrocher à des débris de bois ou traverser à gué les routes inondées.L'agence l'UNI, qui se base sur d'autres chiffres officiels, donne un bilan de près de 500 morts.Selon un autre quotidien, 108 personnes sont mortes dans l'État du Bihar, dans l'est de l'Inde, où toutes les rivières ont dépassé leur cote d'alerte.3 1 1 tapis 1ère qualité 2 sous-tapis gratuit 3 installation gratuite 3645, boul.Saint-Joseph Est, Montréal (514) 729-0891 TAPIS CARPETTES PRELARTS STORES RIDEAUX DOUILLETTES COUVRE-LITS Tapis commercial.0,59 $ pi car.Tapis industriel 0,79 $ pi car.Tapis berbère 1,49 $ pi car.Tapis peluche 1,49 $ pi car.Tapis torsadé 1,99 $ pi car.Tapis sisal 2,49 $ pi car.Prelart 1,79 $ pi car.Plancher flottant.2,99 $ pi car.1 2 mois sans intérêt VENTE TAPIS SUPER POUR DE 2LP0301A0926 A3 mardi 2LP0301A0926 ZALLCALL 67 01:03:14 09/26/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 A3 ACTUALITÉS 19 personnes incommodées par une fuite d'acide BRUNO BISSON Une fuite d'au moins 1000 litres d'acide sulfurique provenant de la firme Laurenco à Sainte-Catherine, au sud-ouest de Montréal, a provoqué l'hospitalisation de 19 personnes incommodées par des vapeurs toxiques, hier après-midi.L'acide a été déversé dans les égouts municipaux, mais il n'a pas été possible de connaître ni les concentrations présentes, ni l'origine de la fuite.Urgence Environnement, dépêché sur les lieux, n'a pas rappelé La Presse hier soir.La fuite serait survenue en début d'après-midi.Vers 13h15, c'est un automobiliste circulant dans le parc industriel de Sainte-Catherine qui a senti une forte odeur d'oeufs pourris, et qui a contacté le 911.Les premiers pompiers appelés sur les lieux ont confirmé ce témoignage et ont ordonné l'évacuation de six bâtiments industriels des alentours.Malgré la rapide intervention des pompiers, 16 personnes qui travaillaient dans ces entreprises ont souffert à des degrés divers de symptômes d'intoxication : maux de tête graves, nausées ou vomissements ou irritations à la gorge ou sur la peau.Plus tard, dans le quartier résidentiel situé à un kilomètre environ de l'usine Laurenco, trois personnes ont été conduites par les ambulances du CETAM à l'hôpital Anna-Laberge.Le porte-parole de la régie intermunicipale de police Roussillon, Germain Leclerc, a précisé vers 22h que personne n'a dû être hospitalisé en raison d'intoxication grave.Les services de pompiers de Sainte-Catherine, Candiac, Saint- Constant et La Prairie ont participé à la mobilisation d'urgence, tandis que quatre ambulances du CETAM sont restées en permanence sur les lieux pour faire le transport des personnes incommodées.Dès que l'évacuation des bâtiments industriels voisins de ceux de Laurenco a été complétée, des pompiers ainsi que des secouristes formés pour répondre aux situations d'urgence ont visité des résidences du quartier le plus près pour avertir les gens de quitter immédiatement les lieux s'ils détectaient une odeur d'oeufs pourris.L'acide ayant été déversé dans l'égout municipal, et ayant la propriété d'émettre au contact de l'eau des gaz qui peuvent être très dommageables à la santé en forte concentration, on n'a voulu prendre aucun risque.Les gaz ont toutefois été contenus dans les conduites.Il n'a pas été possible, par ailleurs, de connaître l'origine de la fuite, l'enquête à ce sujet n'étant pas encore amorcée et les autorités de l'usine n'étant pas disponibles, leurs bureaux ayant été évacués.La compagnie Laurenco, une division de Rothsay-Maple Leaf, a pour mandat de recueillir les carcasses d'animaux morts sur les routes du Québec pour en tirer divers produits de transformation, et notamment des lipides qui peuvent servir dans la préparation de cosmétiques.L'usine emploie une quarantaine de personnes.La municipalité de Sainte-Catherine a annoncé hier qu'un point de presse sera tenu ce matin pour donner un dernier bilan de ces événements, et préciser comment on compte récupérer ces toxiques, qui n'auraient pas fui vers le fleuve.Le service municipal des travaux publics devrait par ailleurs être en mesure de préciser si la fuite d'acide a pu endommager des conduites municipales.Photos DENIS COURVILLE, La Presse © Des pompiers de toute la région et des secouristes formés afin d'intervenir dans les situations d'urgence ont dû travailler fort hier à Sainte-Catherine, où de l'acide sulfurique s'est déversé dans les égouts.Pas d'accusation criminelle contre Jeanne Auger Presse Canadienne TROIS-RIVIERES Ð Le procureur de la Couronne Me Maurice Gabias, a confirmé hier que Jeanne Auger, la conductrice de la fourgonnette impliquée dans l'accident ayant coûté la vie à huit enfants à Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, le 16 mars dernier, ne fera l'objet d'aucune accusation criminelle.La Couronne a décidé de se retirer du dossier et de ne pas accuser Mme Auger de négligence criminelle.« Après avoir étudié le dossier, rien ne permet de croire que Mme Auger a commis une négligence qui serait à l'origine de l'accident, que ce soit sur le plan de la vitesse, de l'état d'ébriété ou d'une conduite désordonnée.Ce malheureux accident est imputable à une perte de contrôle.Son véhicule a dérapé, s'est retrouvé en travers de la chaussée et a ensuite été heurté par le véhicule de Wayne Kroeker », a déclaré Me Gabias.Selon son analyse des rapports de la Sûreté du Québec (SQ ) et des autres experts, le fait que la majorité des enfants n'étaient pas attachés ne constitue pas une négligence criminelle au sens de la loi.« Cette omission n'est pas à l'origine de l'accident.Pour l'accuser de négligence criminelle, il aurait fallu que sa conduite soit désordonnée ou erratique ; il doit y avoir un lien de causalité entre sa conduite au volant et l'accident », a expliqué le procureur de la Couronne.Me Gabias a dit que le facteur humain aurait pu avoir une importance dans sa décision, mais que tel n'était pas le mandat de la poursuite.Il a surtout étudié et analysé la preuve avant de se prononcer.« Ma décision aurait été la même, peu importe qu'il y ait eu un, deux ou trois décès d'enfants ou des adultes impliqués », a-t-il ajouté.Il a par ailleurs pris soin de préciser que le conducteur de l'autre véhicule impliqué dans l'accident, M.Kroeker, n'avait strictement rien à se reprocher.En ce qui concerne l'état mécanique des véhicules, les deux étaient en excellente condition, hormis peut-être un pneu arrière usagé sur le véhicule de Mme Auger.« Cet élément n'a aucun lien.La cause véritable de l'impact ne peut pas être établie hors de tout doute mais nous croyons que la chaussée glissante n'y est pas étrangère », at- il mentionné.La preuve technique inscrite dans le rapport de la Sûreté du Québec révèle par ailleurs qu'un seul enfant sur les dix était attaché.Il s'agit de celui qui était assis sur le siège avant et l'un des deux qui a survécu.Les autres n'auraient pas été attachés et n'auraient pas disposé de siège d'appoint approprié.Dans sa déclaration aux policiers, Mme Auger a par contre juré le contraire, à savoir que tous les enfants étaient attachés.Il y avait quatre enfants assis sur la banquette arrière, deux assis sur chaque siège de type capitaine, et le fils de Mme Auger était assis par terre, tout juste en arrière des sièges avant.« Au départ, Mme Auger devait conduire six enfants mais par un malheureux concours de circonstances, la dame qui devait l'aider n'a pu se présenter.Mme Auger a tenté vainement de trouver de l'aide.Elle devait parcourir un trajet de trois kilomètres seulement.L'accident est alors survenu », a raconté Me Gabias.La Couronne convient qu'il peut y avoir des infractions en ce qui concerne le nombre élevé de personnes à bord du véhicule, l'utilisation des sièges d'appoint et des ceintures de sécurité mais que cet aspect relève du Code de la sécurité routière.C'est donc à la Sûreté du Québec de décider si oui ou non des constats seront dressés.« Nous entendons consulter notre procureur pour déterminer quelles sont les infractions exactes et leur nombre.On sait qu'il y a plusieurs zones grises dans ce domaine.D'ici une ou deux semaines, nous ferons connaître notre décision », a fait savoir l'agent Daniel Lamirande, relationniste de la SQ.Photos PC © La fourgonnette que conduisait Jeanne Auger, le 16 mars dernier.Huit enfants sont morts à la suite de l'accident.Ci-contre, le procureur de la Couronne qui a étudié l'opportunité de porter des accusations, Me Maurice Gabias.Saturn Saab Isuzu de Blainville Blainville (450) 437-6317 Saturn Saab Isuzu de Brossard Brossard (450) 672-2500 Gravel Saturn Saab Isuzu Montr.al (514) 861-2000 Saturn Saab Isuzu de Terrebonne Terrebonne (450) 964-1374 Bourassa Saturn Saab Isuzu Laval (514) 385-9191 D.carie Saturn Saab Isuzu Montr.al (514) 342-2222 Mondial Saturn Saab Isuzu Montr.al (514) 385-7222 West Island Saturn Saab Isuzu Ville Saint-Laurent (514) 332-4424 Bail de 36 mois Saab versus .la carte Plus de 60 Saab 9-3 2000 disponibles en inventaire.Saab 9-3 5 portes 286 Vert 1SA Cuir beige / Manuelle Neuf Saab 9-3 5 portes B0504 Bleu 1SB Tissu ocre / Automatique / Toit ouvrant Neuf Saab 9-3 5 portes 600555 Noir 1SA Tissu gris / Manuelle Neuf Saab 9-3 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analyse, confiait ce descendant d'immigrants ukrainiens, « c'est un choix foncièrement personnel ».De tous les premiers ministres, M.Romanow est celui qui a été le plus longtemps en poste au Canada.Âgé de 61 ans, Roy Romanow est entré en politique provinciale en 1967 et il est à la tête de la province depuis 1991.On se rappellera surtout de lui pour son travail aux côtés de Jean Chrétien, alors ministre de la Justice, lors des négociations qui ont précédé le rapatriement de la Constitution.M.Romanow était ministre des Affaires intergouvernementales de la Saskatchewan en 1981, lorsque lui et ses collègues des autres provinces et d'Ottawa se sont entendus au cours de la nuit, le 5 novembre, sur un projet de nouvelle Constitution, à l'insu du gouvernement du Québec.Le texte devait être promulgué l'année suivante sans la signature du Québec.Le premier ministre Chrétien, un ami personnel de M.Romanow, a déploré la décision de son collègue, tout en ajoutant que celle-ci ne le surprenait pas.« Je suis désolé de le voir partir de la scène politique, mais ce n'est pas inattendu, a dit M.Chrétien.Il m'avait confié il y a plusieurs mois qu'il allait démissionner cette année.» Roy Romanow a par ailleurs tenu à nier une rumeur voulant qu'il se lance en politique fédérale.« Je compte renoncer aux fonctions électives pour de bon », a-t-il assuré.D'autres rumeurs voulaient que M.Romanow devienne sénateur ou dirige un examen national du système de santé Ð des hypothèses auxquelles il n'a pas entièrement fermé la porte, hier.Il réclame une telle révision depuis plusieurs mois, et la semaine dernière, le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, a déclaré qu'il soumettrait de nouveau la proposition au caucus.M.Romanow a ajouté vouloir convoquer dans les meilleurs délais un congrès à la direction du Nouveau Parti démocratique, où sera choisi son successeur.Bill Allen, le président du NPD de Saskatchewan, a indiqué que le parti chercherait à tenir un congrès à la direction soit avant Noël, soit en janvier.Le conseil provincial du parti se réunira également samedi, pour en discuter.Le contrès annuel de la formation doit avoir lieu en novembre.PHOTO PC © Le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, a décidé de tirer sa révérence du monde politique après plus de 30 ans de carrière.Sean Vokey - PC Portrait du premier ministre de la Saskatchewan: Naissance: le 12 août 1939, à Saskatoon.Études: diplômé en droit et en arts de l'Université de la Saskatchewan.Carrière professionnelle: il pratique le droit du travail, avant d'être élu en 1967 à la législature de Regina.Carrière politique: Novembre 1981: il aide son collègue ontarien Roy Mc Murtry et Jean Chrétien, alors ministre fédéral de la Justice, à forger un accord nocturne, à l'insu du gouvernement du Québec, grâce auquel sera adoptée la nouvelle Constitution.1987: par acclamation, il devient chef du NPD.1991: son parti bat à plate couture les conservateurs de Grant Devine et il devient premier ministre.1995: Pris avec un déficit de 1 milliard $, le gouvernement Romanow dégage de modestes surplus en haussant les impôts, sabrant l'assurance pour l'agriculture et en remaniant les soins de santé.1999: le NPD est balayé aux élections dans plusieurs comtés ruraux mais, avec l'appui de trois libéraux, il garde une majorité en Chambre.Février 2000: Roy Romanow est houspillé par des agriculteurs en colère, qui occupent la législature pendant une semaine.25 septembre 2000: il confirme qu'il renonce aux fonctions d'élu, où que ce soit. 2LP0501A0926 A5 - MERCREDI 2LP0501A0926 ZALLCALL 67 01:00:34 09/26/00 B Policier ivre au volant L'agent de la SQ qui a bénéficié des « largesses » de ses confrères de Repentigny n'en était pas à ses premières armes Pour survivre au cancer, il vaut mieux ne pas.vivre au Québec JEAN-PAUL CHARBONNEAU LE POLICIER DE LA Sûreté du Québec qui aurait bénéficié de la complaisance de trois collègues municipaux de Repentigny après avoir conduit son véhicule avec les facultés affaiblies, a déjà échoué à l'alcootest alors qu'il était affecté au détachement de Joliette.Selon ce que La Presse a appris hier, le caporal responsable de l'équipe avait alors constaté qu'il sentait l'alcool à son arrivée au travail.Il lui avait fait passer le test, et le résultat avait démontré que son taux d'alcool dans le sang était plus élevé que la limite permise pour conduire un véhicule motorisé.Un dossier avait été soumis à un procureur de la Couronne qui n'avait pas autorisé le dépôt d'une accusation criminelle, disant que le policier n'avait pas été surpris au volant de son véhicule.Pour ce qui est du dernier incident, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a annoncé que l'enquête sur ce policier soupçonné d'avoir conduit sa camionnette avec les facultés affaiblies avait été remise entre les mains de la police de Longueuil.Quant à l'enquête administrative entreprise par la police de Repentigny sur trois de ses membres, elle demeure au même niveau.Le ministre Ménard a expliqué qu'il suivait le dossier de près.Il a aussi demandé au directeur de ce corps de police, Serge Daoust, des éclaircissements sur la façon dont se sont déroulés les événements à la suite de l'interception des policiers.Le ministère de la Sécurité publique avait été informé de cette histoire vendredi matin.Selon les informations obtenues, les deux patrouilleurs de quatre et huit ans de service ont intercepté le policier de la SQ, l'ont abrité pendant quelques heures, ne l'ont pas soumis à l'alcootest et lui ont permis de partir vers 4h du matin, sans rédiger de rapport sur sa conduite avec facultés affaiblies.Le sergent en poste cette nuit-là, qui a 12 ans de service, n'a rien trouvé à redire.Mais quand le directeur adjoint du service de police de Repentigny, Marc Groleau, est arrivé au travail quelques heures plus tard, le vendredi matin, il a jugé que quelque chose ne tournait pas rond.Il a fait entrer les trois policiers en cause et a requis des explications.Ils ont rédigé des rapports sur l'événement et ont répondu aux questions de l'enquêteur, un autre policier de Repentigny.Le directeur Daoust s'attend à avoir le rapport final dans une semaine.C'est à ce moment-là que le dossier pourrait être soumis à un procureur à qui il appartiendra de porter ou non des accusations criminelles.Dans l'intervalle, les trois policiers en cause poursuivront leur travail comme à l'accoutumée au sein de ce corps de 53 policiers.Du côté de la SQ qui avait reçu le mandat du corps policier de Repentigny de mener l'enquête sur leur policier qui aurait conduit en état d'ébriété, les enquêteurs des affaires internes remettaient le tout, lundi après-midi, aux policiers de Longueuil à qui le ministre de la Sécurité publique venait de faire appel « par souci de transparence ».Il reviendra donc aux policiers de Longueuil de voir dans quel état se trouvait le policier de la SQ.Pour l'heure, on sait qu'il compte 12 ans de service et est présentement en congé de maladie.Il était auparavant à la collecte d'informations pour les renseignements criminels.Un représentant syndical des policiers soutient que cet agent de la SQ avait besoin de réconfort et d'être écouté et c'est justement ce qui a été fait.Lorsqu'il a été intercepté, il était en congé de maladie et, depuis vendredi, il est suspendu de ses fonctions avec solde.Cet agent comptant une douzaine d'années de service a déjà été blessé dans l'exercice de ses fonctions et il éprouve des difficultés depuis ce temps.Dans un cas d'ivresse au volant, un policier ne peut utiliser son pouvoir discrétionnaire parce qu'il ne s'agit pas d'un manquement au Code de sécurité routière, mais plutôt d'un geste qui relève du Code criminel.Joint au téléphone, le président de la Fédération des policiers du Québec, Yves Prud'Homme, a déclaré qu'il ne ferait aucun commentaire tant que l'enquête sera en cours.Presse Canadienne TORONTO Ð Les Québécois atteints du cancer auraient moins de chances de s'en tirer que bon nombre de Canadiens et d'Américains souffrant de la même maladie, selon un rapport comparatif établi par la Coalition canadienne du cancer.Le groupe de pression, qui milite pour améliorer les soins aux victimes du cancer, a examiné le taux de survie au cancer dans tous les États américains et les dix provinces canadiennes.En fonction de cette grille, le Québec fait piètre figure, se classant au 54e rang sur 60, avec un taux de mortalité par cancer de 145,7 personnes par tranche de 100 000.En comparaison, la Colombie- Britannique arrive au sixième rang (avec un taux de mortalité de 118 personnes par tranche de 100 000), l'Alberta au 11e rang et l'Ontario se classe 24e.Des provinces canadiennes, seule la Nouvelle-Écosse présente une pire performance que le Québec, arrivant au 57e rang, avec un taux de mortalité de 148 personnes par tranche de 100 000.La comparaison entre le Québec et les États de la Nouvelle-Angleterre peut elle aussi paraître troublante, si on se fie aux données glanées par la coalition.On estime par exemple que 4400 nouveaux cas de cancer du sein seront diagnostiqués cette année, tant au Québec qu'au Massachusetts.Or, 1100 femmes du Massachusetts devraient y succomber, contre 1450 au Québec, a indiqué une porte-parole de la coalition, qui a ellemême été atteinte du cancer du sein, Pat Kelly.« On nous a dit sur tous les tons que le Canada possédait le meilleur système de soins de santé au monde.Mais ce rapport, notre propre expérience et divers indicateurs convergent pour dire qu'il n'en est rien », a-t-elle soutenu, hier, en rendant publics les résultats de l'enquête.Dans ce contexte, il faudrait que les gouvernements investissent massivement dans le dépistage du cancer, la recherche sur cette maladie mortelle et les nouveaux traitements et médicaments disponibles, selon la coalition, qui demande aux gouvernements du pays de hisser la lutte contre le cancer au sommet de leur liste de priorités.La coalition n'a cependant pas tenu compte dans son rapport du lien entre le taux de mortalité par cancer et l'incidence du cancer dans chacun des États ou provinces examinés.La porte-parole de la coalition a expliqué qu'il aurait été difficile d'en tenir compte, la façon de recueillir ce type de données variant d'une région à l'autre.Coalition canadienne du cancer - (PC) Les Américains semblent avoir plus de chance que les Canadiens de survivre à un cancer, selon un rapport de la Coalition canadienne du cancer, un groupe de pression qui milite pour améliorer les soins prodigués aux victimes du cancer.Sur 60 États américains et provinces canadiennes, le Québec fait piètre figure, se classant au 54e rang, avec un taux de mortalité par cancer de 145,7 personnes par tranche de 100 000 personnes.Classement nord-américain et taux de mortalié par province (par 100 000 habitants).C.-B.: 6e 118,0 Alb.: 11e 120,3 Sask: 16e 121,0 Ont.: 24e 128,3 Man.: 27e 131,8 T.-N.: 33e 138,0 I.-P.-É.: 34e 138,0 N.-B.: 36e 138,2 Qué: 54e 145,7 N.-É.: 57e 148,0 General Mills utilisera des OGM Associated Press MINNEAPOLIS Ð Les actionnaires de General Mills ont appuyé par une forte majorité, hier, la décision de la compagnie d'utiliser des ingrédients génétiquement modifiés dans la production de ses céréales et autres produits, parce que les autorités réglementaires américaines les considèrent comme sûrs et sans danger.Une proposition qui invitait le fabricant de céréales et de casse-croûte à s'abstenir d'y inclure des organismes génétiquement modifiés (OGM) tant que des tests à long terme n'auront pas démontré que ceux-ci sont inoffensifs pour les humains, les animaux et l'environnement, a été défaite à l'assemblée annuelle des actionnaires de la compagnie par une marge de plus de 21 contre un.La proposition prévoyait aussi que dans l'intervalle, General Mills identifie par l'étiquetage les produits susceptibles de contenir des ingrédients ayant fait l'objet de manipulations génétiques.Centre Rockland (514) 735-6227, Fairview Pointe-Claire (514) 695-8921, Les Cours Mont-Royal (514) 284-3315 harryrosen.com Lorsqu'un homme entre dans une boutique de vêtements, ce n'est pas sans raison.S'il ne jette qu'un coup d'oeil, il peut très bien le faire en solo ou demander l'aide d'un conseiller vestimentaire Harry Rosen hautement qualifié, comme le jeune homme sur la photo qui porte un complet J.P.Tilford de Samuelsohn.En choisissant cette dernière option, l'homme comprendra vite que si on lui donne de judicieux conseils, on le fait par devoir et non pas parce qu'on maîtrise les techniques de vente.Et bien que les présentoirs semblent tous pareils, ils ne le sont pas.Il y a tant d'étoffes, de coupes et de modèles qui s'offrent à l'homme d'aujourd'hui qu'un regard expérimenté peut s'avérer d'un grand secours au moment de choisir le vêtement qui lui conviendra le mieux.Alors, la prochaine fois que vous ne jetterez qu'un coup d'oeil, n'hésitez pas à demander de l'aide.« Observez bien un homme qui se regarde dans le miroir, ajoute Jean-François.Soudain, il voit ses défauts.Il redresse les épaules et rentre le ventre.Il a l'air d'un garde du palais royal et ne se ressemble plus.Au cours de l'essayage, je lui demande de prendre une position confortable.Je ne juge jamais sa façon de se tenir, je souhaite seulement m'assurer qu'on lui taillera un vêtement qui lui ira comme un gant.Les vêtements bien coupés doivent avantager celui qui les porte et ne jamais souligner ses imperfections.» Qu'est-ce que cela sous-entend quand un homme répond : « Je jette un coup d'oeil » ?Certains hommes supportent mal le magasinage.D'autres en tirent profit.Les premiers n'ont pas encore compris qu'ils peuvent grandement bénéficier des services d'un conseiller Harry Rosen.Les autres le savent très bien.Si vous vous demandez par où commencer, quelqu'un comme Jean-François vous guidera dans la boutique pour trouver ce que vous cherchez ou vous proposer d'autres possibilités.Le temps vous presse ?Donnez-nous un coup de fil pour nous prévenir de votre visite et nous serons heureux de faire une présélection de vêtements pouvant vous intéresser.Vous n'avez pas le temps de lire les longs textes d'annonce ?Ça tombe bien, celui-ci tire à sa fin.Merci de votre attention.C h i c l a v i e ! « Je comprends la réticence de certains hommes à l'égard du magasinage », explique Jean-François Ouellet âgé de 28 ans et conseiller vestimentaire à la boutique Harry Rosen des Cours Mont-Royal.« Ils sont souvent contraints à essayer des vêtements qui ne leur plaisent pas vraiment.C'est ainsi qu'ils éprouvent un certain malaise.Ma tâche consiste à bien connaître les besoins et les goûts d'un client pour être en mesure de lui proposer un vêtement en sachant qu'il se regardera dans le miroir et découvrira un autre aspect de sa personnalité.La route est longue avant d'y parvenir.Il faut gagner la confiance du client.Et quand je réussis à le faire, je tire une grande satisfaction de mon travail.» 2LP0601A0926 A6 mardi 2LP0601A0926 ZALLCALL 67 01:00:10 09/26/00 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 La population des grandes villes diminue au profit des banlieues PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð Depuis 1996, les populations des villes-centres ont imperceptiblement diminué, la plupart au profit des villes de banlieue, selon une étude publiée hier par l'Institut de la statistique du Québec.Dans le cas de Montréal, par exemple, de 1 036 151 en 1996, la population est passée graduellement à 1 029 828 en 2000.Au même moment, la ville de Laval, qui fait partie de la banlieue nord de la métropole, a vu le nombre de ses citoyens croître, de 336 326 en 1996 à 349 910, soit une augmentation de 4,1 %.Longueuil, dans la banlieue sud de Montréal, a elle aussi vu sa population augmenter de 130 209 à 131 017, une croissance moins sensible de 0,6 % pour la même période.Dans le contexte du débat des fusions et dans la foulée des politiques du gouvernement de Lucien Bouchard, qui insiste pour développer la métropole, ces chiffres sont significatifs.À Québec, ville-centre de la région de la capitale nationale, où la bataille des fusions fait rage, le phénomène est à peine perceptible puisque de 1996 à 2000, la population a régressé d'à peine 745 habitants.La ville de Trois-Rivières, capitale de la Mauricie, a aussi perdu des citoyens puisque sa population est passée de 49 310 en 1996 à 48 285 en 2000, soit une diminution progressive de 2,1 %.Granby est la ville-centre qui fait exception à la règle puisque sa population a augmenté de 2,4 %, passant de 44 147 à 45 223.Blainville, une ville de la couronne nord, une municipalité, convoitée par Montréal dans le projet de réorganisation municipale, a enregistré une augmentation de 17,8 pour cent de sa population, qui est passée de 30 218 en 1996 à 35 600 en 2000.Le Québec compte 21 municipalités de 50 000 habitants et plus, dont cinq de plus de 100 000 soit les villes de Montréal, Laval, Québec, Longueuil et Gatineau.Parmi les villes qui ont progressé, Longueuil avec 131 017 habitants et Gatineau avec 103 365 habitants présentent des hausses de 0,6 % et de 0,8 % respectivement.Dans le groupe des municipalités de 5000 habitants et plus, Saint-Colomban, située dans les Laurentides et près de l'aéroport de Mirabel, a connu la plus forte croissance de population depuis 1996 avec une augmentation de 27,5 %.Elle avait enregistré la hausse la plus importante entre 1991 et 1996.Elle est suivie de Lachenaie, dans Lanaudière, avec une augmentation de 19,6 % et de Masson-Angers, dans l'Outaouais, avec 19,4 %.La population de Chicoutimi a aussi régressé puisqu'elle est passée de 64 126 en 1996 à 63 326 en 2000, soit une diminution de 2,1 %.La ville de Repentigny, en banlieue est de Montréal, a vu sa population augmenter de 3 %.Dans la région de Québec, les villes-dortoirs de Charlesbourg, Beauport et Sainte- Foy ont respectivement perdu 1,2, 0,7 et 0,6 % de leur population.La ville de Hull, dans l'Outaouais québécois, elle aussi au centre du débat des fusions, a enregistré une légère augmentation (1,4 %) de sa population qui est passée de 63 585 à 64 460 habitants entre 1996 et 2000.Gatineau, voisine de Hull, a vu sa population progresser de 0,8 %, soit de 102 566 à 103 365 habitants.Les Églises appuient les revendications territoriales des autochtones JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA Ð Malgré leurs relations difficiles avec les autochtones, les Églises canadiennes, dont l'Église catholique, lancent une campagne pour appuyer les revendications territoriales des peuples autochtones.Les Églises estiment que les gouvernements doivent suivre la recommandation la plus importante de la commission royale sur les peuples autochtones.« Notre message collectif s'adresse aux membres de nos Églises ainsi qu'à tous les citoyens canadiens de bonne volonté, nous invitons instamment à atteindre l'objectif fondamental de la commission royale sur les peuples autochtones : céder aux premières nations un territoire adéquat avec des ressources suffisantes pour développer des économies viables », a déclaré hier Mgr Marcel Gervais, évêque d'Ottawa, à l'occasion d'une conférence de presse.Pour y arriver, les Églises demandent qu'une commission indépendante soit mise sur pied pour régler les revendications.Une pétition circulera bientôt dans toutes les institutions religieuses du Canada afin d'appuyer cette démarche, qui s'inscrit dans le cadre du jubilé de l'an 2000.Mgr Gervais admet que les relations avec les autochtones sont difficiles actuellement.« Au Canada, quand nous regardons ce que nous devons changer dans notre vie commune, notre échec à respecter les peuples autochtones nous interpelle le plus fortement », a-t-il dit.« Comme Églises chrétiennes du Canada, nous devons prier notre conversion et notre guérison en ce qui concerne nos rapports avec nos peuples autochtones.» Rélié à la difficile question des internats, l'affrontement entre les autochtones et les Églises est beaucoup plus pécuniaire que moral.Invoquant mauvais traitements et agressions sexuelles, près 10 000 autochtones ont entrepris des poursuites contre les Églises catholique, anglicane, presbytérienne et unies.Des milliards de dollars pourraient être en jeu.Des Églises craignent même la faillite.Selon le primat de l'Église anglicane du Canada, l'archevêque Michael Peers, la réconciliation avec les autochtones sera possible le jour où ceux-ci comprendront que justice est faite.« Nous n'avons jamais eu d'autre position que cellelà », a-t-il affirmé.« Mais nous avons des problèmes, tous nous autres, avec le coût énorme des demandes », a-t-il précisé.Par ailleurs, en ce qui a trait aux affrontements de Burnt Church, les Églises prennent résolument le parti des autochtones.Pour Mgr Gervais, qui s'exprime au nom de ses collègues des autres dénominations, la solution à ce conflit, relié à la pêche au homard, passe par le dialogue et la négociation.Toutefois, avant d'en arriver là, le gouvernement fédéral doit modifier considérablement sa position.« Le gouvernement actuel a tous les pouvoirs », a-t-il souligné.« Le pouvoir de faire les accusations, le pouvoir de redresser les choses qu'il (juge incorrectes) et aussi le pouvoir de déterminer les peines.Il est impossible pour les autochtones de négocier avec quelqu'un qui a tous les pouvoirs.Il faut donc retrouver un équilibre.» Mgr Gervais suggère la formation d'une commission ou d'un tribunal indépendant pour venir à bout du conflit.photo JEAN GUÉNETTE, collaboration spéciale UN BARRAGE D'APPUI Une dizaine de jeunes Micmacs de la réserve de Restigouche, dans la Matapédia, ont dressé un barrage, hier, sur la route 132, bloquant la voie durant une vingtaine de minutes.Ils voulaient ainsi manifester leur appui aux autochtones de Burnt Church, au Nouveau-Brunswick.Des agents fédéraux saisissent 97 casiers à homard en plein jour P r e s s e Canadienne BURNT CHURCH, N.-B.Des agents de surveillance fédéraux ont eu recours à une nouvelle tactique, hier, dans leurs efforts pour mettre fin à la pêche au homard dans la baie de Miramichi, au Nouveau- Brunswick.Ils ont mené deux opérations de haute précision et saisi de nombreux casiers à homard, en plein jour, sous le nez de warriors micmacs.DES AUTOCHTONES se sont lancés en bateaux à la poursuite des navires du gouvernement, mais les agents fédéraux avaient déjà remonté 97 casiers, dont certains se trouvaient à 100 mètres à peine de la rive.Ces opérations, combinées aux saisies non contestées de 250 casiers au cours du week-end, portent à plus de 1300 le nombre de casiers à homard confisqués ces derniers jours.Le directeur régional du ministère des Pêches et Océans, Robert Allain, a signalé qu'il restait plus de 500 casiers illégaux au fond de l'eau, et a ajouté que les opérations de saisie se poursuivraient.Le dernier épisode du conflit de la pêche au homard est survenu plusieurs heures après que des coups de feu eurent été tirés pour la troisième fois en quatre jours audessus des eaux de la baie de Miramichi, ce qui a entraîné l'interruption abrupte d'une opération nocturne.Selon M.Allain, les coups de feu provenaient de la zone de Burnt Church.Certains des agents ont dit que les coups de feu avaient été tirés de près.Le bruit des moteurs de bateaux n'a pas permis de déceler si ce sont deux ou trois coups de feu qui ont été tirés, ont indiqué des agents fédéraux et des policiers.La Gendarmerie royale du Canada, qui accompagnait les agents de surveillance sur l'eau à la demande de M.Allain, n'a pu confirmer que des coups de feu avaient bien été tirés, mais M.Allain et ses officiers sont formels.Ces tirs n'ont fait ni blessé, ni dommage.Par la suite, des agents gouvernementaux ont obligé 48 bateaux chargés de pêcheurs non autochtones, qui tentaient d'entrer dans la baie de Miramichi, à faire demitour.C'est ce qu'a affirmé James Ward, chef des warriors locaux, qui a précisé qu'on avait compté, à un moment donné, 22 bateaux du ministère des Pêches et Océans et de la GRC sur l'eau.Le chef de la réserve de Burnt Church, Wilbur Dedam, a prévenu que les autochtones résisteraient à toute tentative d'agents fédéraux ou de pêcheurs non autochtones de retirer des casiers à homard avant la fin de la saison de pêche proclamée par les autochtones, soit le 7 octobre.« S'ils veulent enlever ces casiers, nous allons les défendre », a promis M.Dedam.« Tout ce que nos pêcheurs font, c'est seulement essayer de gagner modérément leur vie, et je ne vais pas les en empêcher.Par ailleurs, la GRC a indiqué hier que Roger Leblanc, de Neguac, avait été accusé d'usage négligent d'une arme à feu et de possession d'une arme à feu dangereuse pour l'ordre public, relativement à un incident survenu samedi.À Ottawa, le ministre des Pêches, Herb Dhaliwal, s'est dit satisfait.« Nous avons retiré 1351 casiers à homard sans affrontement », a-t-il dit.PHOTOS PC Les bateaux de la GRC quittent la baie de Miramichi après y avoir entendu des coups de feu, hier, au cours d'une opération qui a mené à la saisie de 97 casiers à homard.Les agents fédéraux mettent les casiers à homard sur le quai, à Neguac, au Nouveau-Brunswick, après les avoir saisis, hier, dans la baie de Miramichi. 2LP0701A0926 A7 - MERCREDI 2LP0701A0926 ZALLCALL 67 01:01:02 09/26/00 B Les femmes boudent les formations les plus prometteuses Hausse du nombre d'agressions contre les enseignants MARC THIBODEAU Le nombre de cas déclarés d'agression physique ou verbale contre des enseignants a légèrement augmenté, passant de 119 à 127, de 1998-1999 à 1999-2000, après avoir pratiquement doublé durant l'année précédente.Dans au moins 10 % de ces cas, l'incident était suffisamment grave pour nécessiter l'administration de soins médicaux ou psychologiques.C'est du moins ce qu'indiquent les données les plus récentes de l'Alliance des professeurs de Montréal, qui demande depuis quelques années à ses membres de signaler systématiquement tout incident de ce type.Les cas recensés, qui comportent six fois sur dix une agression physique, sont répartis à peu près également entre écoles primaires et secondaires.Selon l'Alliance, bousculades, coups de pied et « lancers » de chaises ne sont pas rares au niveau primaire.Au cours de la dernière année, un des enseignants a même été projeté dans un escalier.Un autre a dû être traité d'urgence après qu'un élève lui eut fracassé les dents d'un coup de pied.Au niveau secondaire, les choses peuvent prendre une tournure encore plus surprenante.Un enseignant a ainsi dû se frotter à l'ire d'un parent, appelé à la rescousse par son fils.« Le parent a poussé l'enseignant en lui criant des insultes », note le porte-parole de l'Alliance, Yves Parenteau.Un autre élève, en pleine crise, a renversé un bureau sur son enseignant.Le responsable du dossier de la violence au syndicat, Alain Marois, estime que le nombre réel d'incidents est supérieur à celui qui est recensé puisque nombre d'enseignants refusent de signaler officiellement leurs déboires.C'est le cas notamment de jeunes enseignants sans sécurité d'emploi qui veulent éviter de donner l'impression de ne pouvoir maîtriser une classe, note M.Marois.« Il faut absolument que les enseignants aient une note de 4 sur 5 en gestion de classe pour pouvoir être embauchés, ce qui les incite à garder le silence », note-t-il.Le syndicat souhaite convaincre la commission scolaire de réviser à la baisse ses exigences en cette matière pour permettre aux enseignants d'être plus loquaces lorsque des incidents surviennent.M.Marois juge que la CSDM a encore beaucoup à faire pour endiguer le phénomène de la violence.« Ils multiplient les grandes déclarations à l'attention des médias, mais il n'y a pas grand-chose qui a changé jusqu'à maintenant sur le terrain », note le représentant, qui se dit impatient de voir ce que donnera l'ajout récent de sept professionnels en prévention de la violence.Les « politicailleries » au sein du conseil amènent des chambardements qui font tourner les écoles « en rond », déplore-t-il.La porte-parole de la CSDM, Louise Richard, estime que l'ajout des professionnels devrait se faire sentir sous peu.Elle avance par ailleurs que l'augmentation du nombre de cas recensés découle de l'importance accordée à la dénonciation au sein de la commission scolaire.À l'échelle de la province, l'ampleur exacte du phénomène de la violence est difficile à apprécier puisque aucun autre syndicat ne recense systématiquement les agressions comme le fait l'Alliance.La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui a lancé l'année dernière un plan de prévention de la violence sur trois ans, a déclaré hier qu'elle entend demander sous peu aux autres syndicats locaux d'imiter l'initiative du syndicat montréalais.La porte-parole de la Centrale, Louise Rochefort, a indiqué que chaque syndicat serait invité à tenir un « registre » des agressions pour obtenir un portrait détaillé de la situation.MARC THIBODEAU En dépit des efforts du ministère de l'Éducation, les femmes ignorent largement les programmes de formation professionnelle et technique qui offrent les meilleurs débouchés.Elles optent plutôt pour des secteurs « typiquement féminins » où, ironie du sort, les conditions d'emploi sont parfois inférieures à celles que se méritent leurs collègues masculins.C'est ce que révèle une récente étude de la Coordination de la condition féminine du ministère, obtenue hier par La Presse, qui porte sur l'intégration des femmes diplômées en formation professionnelle et technique au marché du travail.L'étude souligne d'entrée de jeu qu'elles font encore « massivement des choix de carrières stéréotypés » en optant pour des secteurs comme la santé, les soins esthétiques, l'alimentation et le tourisme ainsi que l'administration, plus particulièrement le secrétariat, même si ceux-ci n'offrent pas les meilleures perspectives d'emploi.En formation professionnelle, plus de 80 % des femmes sont issues de ces quatre programmes.Pour la formation technique, offerte en milieu collégial, les choix de carrière sont « un peu plus » diversifiés, même si la situation demeure préoccupante.Parmi les 50 programmes de formation professionnelle et technique identifiés en 1999 par le ministère comme des « superchoix d'avenir », 42 sont « presque complètement négligés » par les femmes.Elles représentent ainsi moins de 10 % des diplômés en métallurgie, en fabrication mécanique ainsi qu'en électrotechnique, des domaines où les taux de placement sont supérieurs à 90 %.Globalement, les détentrices d'un diplôme de formation professionnelle et technique trouvent moins fréquemment que les hommes un emploi lié à leur formation.Lorsqu'elles réussissent, il s'agit plus souvent d'un poste à temps partiel, les femmes étant les « championnes » dans ce domaine, ironise l'auteur de l'étude, Isabel Bernier.Dans le secteur des soins esthétiques, où les femmes représentent près de 97 % des diplômés, le pourcentage d'hommes obtenant un emploi à temps plein est supérieur de 8,8 points.Leur salaire hebdomadaire est, en moyenne, de 328 $ contrairement à 272 $ pour les femmes, ce qui représente un écart annuel de près de 3000 $.Le ministère souligne, en ressassant ces divergences, qu'il est important que les diplômes obtenus permettent aux femmes d'avoir accès à des emplois prometteurs et des conditions de travail avantageuses.La réussite scolaire, note-t-on, doit se transposer en réussite professionnelle, de manière à favoriser l'autonomie financière des femmes et « la réalisation d'une société plus juste et équitable ».Gel des échelons salariaux dans l'enseignement : la Commission des droits autorisée à rédiger la liste des victimes Presse Canadienne Le Tribunal des droits de la personne vient d'autoriser la Commission des droits de la personne à poursuivre la constitution de la liste des enseignants qui ont été victimes d'un manque à gagner, à cause d'un gel d'échelon salarial en 1996-97.Cette clause de la convention collective des enseignants en 1997 avait déjà été trouvée discriminatoire par la Commission des droits de la personne, parce qu'elle pénalisait de façon disproportionnée les plus jeunes enseignants.Depuis cette décision, la Commission des droits de la personne reçoit des consentements écrits d'enseignants se disant victimes de l'entente et voulant être compensés.À ce jour, elle en a reçu 13 400.La Commission a déjà déterminé que le remboursement des pertes salariales encourues par le gel d'échelon constituait une mesure de redressement adéquate.Elle doit maintenant constituer une liste des personnes lésées.Le procureur générale du Québec s'opposait à ce que d'autres noms soient ajoutés à la liste initiale de quatre plaintes couvrant 66 plaignants, arguant que les autres cas n'avaient pas fait l'objet d'une enquête.La Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) et sa Fédération des syndicats de l'enseignement s'opposaient, pour leur part, en faisant valoir qu'elles n'étaient pas en mesure de vérifier si les personnes ont été lésées par ce gel d'échelon salarial.Du même souffle, le Tribunal des droits de la personne a rejeté la requête en irrecevabilité sur laquelle il devait aussi statuer dans ce dossier.Cette requête portait sur sa propre compétence à traiter du litige, puisque les arbitres de grief ont une compétence exclusive quant à l'interprétation à donner aux conventions collectives.En se basant sur la jurisprudence, le Tribunal établit qu'il a compétence pour trancher cette question.Le Tribunal des droits de la personne autorise donc la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse à compléter, dans un délai de 60 jours, la liste des noms des enseignants « victimes » de la clause discriminatoire de l'entente négociée qui les faisait stagner dans leur échelle salariale. 2LP0801A0926 A8 mardi 2LP0801A0926 ZALLCALL 67 01:02:48 09/26/00 B Le procès de deux chefs syndicaux reprend après une interruption d'un an EN BREF Congédiements à la direction de la CETAM Les têtes roulent à la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM).Le directeur général de la compagnie, Gilles Langelier, a d'abord été licencié par le conseil d'administration à la fin août.Puis, la semaine dernière, le président, Gilles Bourdeau, qui préside également le conseil d'administration, a lui aussi été congédié lors d'une assemblée générale.Contacté par La Presse, M.Bourdeau a confirmé la nouvelle, mais a refusé de commenter.Il a toutefois admis, comme l'ont confié des syndiqués, que la coopérative traverse une crise interne depuis quelques mois.« La situation n'est pas facile, c'est compliqué », a-t-il déclaré.Il n'y aurait toutefois pas de divergence de vues majeure entre MM.Bourdeau et Langelier.Des syndiqués prévoient manifester aujourd'hui au siège social de la CETAM, à Greenfield Park.La CETAM est l'une des plus importantes compagnies de services ambulanciers de la région montréalaise.Manifestation à Laval L'inauguration du Centre de formation horticole de Laval, qui avait lieu en fin d'après-midi hier, a été perturbée par une soixantaine de cols bleus qui ont profité de la présence des ministres François Legault, Serge Ménard et David Cliche pour manifester leur mécontentement à l'égard de l'application de leur convention collective.Les policiers, présents en grand nombre, n'ont toutefois pas eu à intervenir, les manifestants ayant quitté les lieux calmement peu après leur arrivée.Pierre-Boucher se modernise Le Centre hospitalier Pierre-Boucher (CHPB) de Longueuil a inauguré hier son département d'imagerie médicale, un investissement de cinq millions qui permettra l'implantation d'un système numérique de communication et d'archivage des images radiologiques.Avec cette nouvelle technologie, les médecins n'auront plus à manipuler de films et pourront consulter les images radiologiques à partir d'écrans informatiques accessibles un peu partout dans l'hôpital ou ailleurs.Des salles d'angiographie, de radiofluoroscopie et de mammographie ont été aménagées, et des appareils d'échographie et de télémédecine installés, faisant du CHPB l'un des plus modernes au Québec dans ce domaine.Selon la direction, ces ajouts permettront d'améliorer la qualité des services aux patients, en accélérant l'accès aux images radiologiques et en rendant les diagnostiques plus précis.La Fondation du CHPB a contribué au projet à hauteur de 570 000 $, le reste du financement provenant du ministère de la Santé et des services sociaux.Presse Canadienne QUÉBEC Ð Interrompu depuis un an, le procès des deux dirigeants syndicaux accusés d'outrage au tribunal dans le houleux conflit de travail chez Ambulance Saint-Raymond, en septembre 1999, a repris hier matin.Après une guerre de procédures l'an dernier, les cinq prochains jours devraient porter sur le fond du litige.Yves Imbeault, président du regroupement provincial des ambulanciers, affilié à la CSN, et Richard Carrière, président du Rassemblement des techniciens ambulanciers du Québec métropolitain sont accusés de ne pas avoir respecté deux injonctions qui interdisaient les manifestations aux abords de l'entreprise et de la résidence de la propriétaire d'alors, Madeleine Boutet.Yves Imbeault est de nouveau à l'avant de la scène syndicale avec encore une fois un houleux conflit de travail chez Urgences Santé, à Montréal.À la reprise du procès, le juge Normand Léveillé a accepté que les 17 cassettes vidéo tournées par des agents de sécurité lors des manifestations soient admises en preuve.Une 18e cassette, rassemblant les moments les plus marquants des 17 autres cassettes, est aussi acceptée par le tribunal.Un total de près de 70 heures d'images, que le tribunal écoutera en partie seulement.L'avocat des deux syndicalistes, Me Richard Mercier, a fait savoir qu'il s'objecterait à ce que les images sur les cassettes puissent servir de preuve contre ses clients.À son avis, les cassettes tournées constituent une atteinte à la vie privée.Le juge Gosselin fera connaître sa décision sur ce point après le visionnement des images.Le difficile conflit de travail chez Ambulance Saint-Raymond a pris fin en octobre dernier.Mme Boutet a accepté à ce moment de céder les deux permis d'exploitation à la compagnie Dessercom, de Lévis.AVIS LÉGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS Rectificatif Veuillez prendre note des corrections suivantes à apporter aux cahiers publicitaires J'aime, j'achète! (B8-3) et Jours la Baie (B8-5) publiés par la Baie en septembre 2000.J'aime, j'achète! (B8-3): Page 37.La veste de tweed zippée, le pull canneberge et la jupe de tweed de Nygard Collection ne sont pas offets en tailles fortes.Page 48.De Tanjay, la veste en écossais bouclé, le pull à col cheminée et le pantalon ne sont pas offerts en tailles fortes.Jours la Baie (B8-5): Page 9, article 1.Promotion Achetez 3 bagages Jetliner et obtenez 55 % de rabais.On aurait dû lire: Ord.45 $ à 190 $.Jours la Baie 22,49 $ à 94,99 $.Notez que les bagages Jetliner ne sont pas d'American Tourister.Page 10.L'escarpin Achinsk de Mantles et la chaussure tout-aller Aden de To Go.Retard de livraison.Bon d'achat différé offert.Page 12.L'offre de mode sportive féminine à 40 % de rabais ne comprend pas la marque Gilda Marx.Les tenues sportives féminines ne sont pas offertes dans tous les magasins la Baie.Page 16.Le col roulé Mantles en mérinos n'est pas offert.Les pulls en mérinos et ceux en laine d'agneau de Mantles montrés en médaillon: les photos on été interverties.Page 23.Étagère à épices pivotante et service de vaisselle Contempo d'Arcoroc.Retard de livraison.Bon d'achat différé offert.Page 30.Les lampes à 30 % de rabais: celle montrée au centre de la photo sera livrée en retard.Bon d'achat différé offert.Notre clientèle voudra vien excuser ces erreurs et inconvénients. 2LP0901A0926 A9 - MERCREDI 2LP0901A0926 ZALLCALL 67 01:02:31 09/26/00 B La SQ rejette un blâme de la commission Poitras contre un de ses officiers Trudeau, cible d'un complot Il aurait constitué une cible « alternative » lors d'un voyage en Corée du Sud Presse Canadienne TORONTO Ð L'ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau était « l'une des cibles » d'un complot d'attentat ourdi par la Corée du Nord, a révélé un ancien ambassadeur canadien.Chun Doo-hwan, à l'époque président de la Corée du Sud, était la cible prioritaire de ce complot, mais M.Trudeau en était une « cible alternative », a indiqué au quotidien Globe and Mail l'ambassadeur du Canada en Corée du Sud entre 1981 et 1984, William Bauer.Le complot impliquait, selon M.Bauer, deux Canadiens à qui on a versé 400 000 $ US pour l'assassinat de MM.Trudeau et Chun, lors d'une visite officielle du premier ministre canadien en Corée du Sud, en 1981.Les deux Canadiens ont toutefois décampé avec l'argent plutôt que de se rendre à Séoul, en septembre 1981, pour y commettre les meurtres, prévus lors d'une visite de deux jours de M.Trudeau.Selon l'ancien ambassadeur, M.Trudeau était une cible alternative si le meurtre de M.Chun, la cible prioritaire, s'avérait impossible à accomplir.« M.Trudeau était une cible aléatoire.Sa visite avait été annoncée un mois à l'avance et les comploteurs savaient que les deux leaders apparaîtraient ensemble.» M.Bauer a aussi affirmé que cet attentat avait été planifié par Kim Jong-il, l'actuel président de la Corée du Nord.L'ambassadeur, qui a quitté le corps diplomatique en 1989, après 27 ans de service, a précisé qu'il n'avait appris l'existence de ce complot que plusieurs mois après la visite de M.Trudeau en Corée du Sud.« À l'époque, nous ne savions rien de tout cela, a-t-il déclaré.C'était une conspiration très discrète et les Sud-Coréens n'en connaissaient que quelques détails.» Ce sont des hauts responsables du service de sécurité et de contreespionnage sud-coréen, y compris le chef de la garde présidentielle, qui ont mis William Bauer au parfum.« C'est lors de trois ou quatre rencontres avec les dirigeants de la sécurité présidentielle que l'on m'a informé de ce que le premier ministre Trudeau avait été l'une des cibles d'un complot d'attentat, tout comme le président Chun Doohwan », a précisé M.Bauer au Globe and Mail depuis sa résidence de Hensall, en Ontario.Toutefois, l'agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a enquêté sur la participation éventuelle de deux Canadiens à un complot pour le meurtre du président Chun a indiqué que l'implication de M.Trudeau dans cette affaire était « une nouvelle » pour lui.« Je suis quelque peu renversé, a dit Ross Oake, ancien sergent de la GRC.L'enquête n'a jamais, jamais porté sur l'implication de quelque dignitaire canadien dans ce complot.M.Bauer a aussi révélé qu'on l'avait informé, en 1992, que le président Chun devait, à l'origine, être assassiné lors de son passage dans une station touristique des Philippines.« Mais cela n'a pas fonctionné, alors ils ont décidé de passer aux actes en Corée du Sud », a-t-il dévoilé.M.Bauer a avoué que la méthode d'assassinat des deux leaders n'était pas claire, mais que les Nord-Coréens « penchaient plutôt pour une bombe ».Il a aussi dit que l'agence d'espionnage nord-coréenne, dirigée à l'époque par Kim Jong-il, était chargée de planifier l'attentat et que c'était elle qui avait recruté les deux mercenaires canadiens qui devaient le mener à bien.Ces deux Canadiens avaient, selon l'ancien diplomate, rencontré des espions nord-coréens dans un hôtel de Vienne, où ces derniers leur avaient remis 400 000 $ à titre d'avance.Ces rencontres avaient cependant été placées sous écoute électronique par les agents du contre- espionnage sud-coréen.Les deux Canadiens ont ultérieurement été arrêtés et accusés de fraude, a précisé M.Bauer.MARTIN PELCHAT La Presse, QUÉBEC Ð Une plainte disciplinaire portée contre un officier de la Sûreté du Québec sévèrement blâmé par la commission d'enquête Poitras vient d'être rejetée par le Comité d'examen des plaintes de la SQ.Le comité reproche plutôt à la direction de la SQ d'avoir confié à l'inspecteur-chef Gilles Bouchard une mission impossible en lui demandant de diriger, en 1996, l'enquête qui devait mener à la suspension des policiers Louis Boudreault, Bernard Arsenault et Hilaire Isabelle, eux-mêmes chargés de l'enquête interne dans l'affaire Matticks.« Il serait souhaitable de faire effectuer ce genre d'enquête à l'extérieur de la Sûreté », écrit la présidente du comité, Me Anne-Marie Boisvert, dans une lettre rendue publique hier par la SQ.Le comité recommande au directeur général de la Sûreté, Florent Gagné, « de ne pas placer un enquêteur dans une situation qui ne lui permet pas d'exercer son bon jugement ».Le comité est formé de deux officiers de la SQ et de trois civils désignés par le ministre de la Sécurité publique.Le contexte était « explosif », rappelle le comité, qui a tranché le 21 septembre dernier, près de quatre ans après ces événements.« Le dit mandat était balisé de telle façon qu'il lui était impossible de le réaliser intelligemment, la coordination assurée était sans correctif et il n'existait pas, à l'époque, de ligne directrice en matière d'enquête disciplinaire.» C'est M.Isabelle qui avait porté plainte contre M.Bouchard, alléguant notamment qu'il avait agi avec partialité.La plainte est « non fondée en fait », juge le comité d'examen, mais il estime néanmoins que l'inspecteur-chef « aurait dû s'assurer de jouir d'une marge de manoeuvre suffisante pour atteindre l'objectif visé » lorsque ce mandat lui a été confié par l'ancien directeur de la SQ, Georges Boilard.La commission Poitras avait pour sa part reproché à M.Bouchard de ne pas avoir agi dans les règles de l'art.Ce dernier avait refusé de témoigner devant la commission.Gilles Bouchard est commandant du district Bas-Saint-LaurentÐGaspésie de la SQ depuis le 5 juin.Il avait précédemment agi pendant un an comme chef de cabinet du directeur actuel de la SQ, Florent Gagné.Ce dernier a commenté la décision du comité en affirmant dans un communiqué qu'il n'avait jamais douté « de la compétence et de la droiture » de M.Bouchard.Six procureurs en permanence au service des policiers VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Les policiers du Québec auront bientôt accès à un service 1-800-procureurs qui leur permettra 24 heures sur 24, sept jours sur sept, d'obtenir des avis légaux pour mener leurs interventions.Le ministère de la Justice du Québec annoncera d'ici quelques semaines la formation d'une équipe permanente de six procureurs de la Couronne affectés, par rotation, à la liaison avec les policiers sur le terrain, a appris La Presse.Québec donnera ainsi suite à une importante recommandation du rapport Poitras, qui avait dénoncé le manque de formation juridique des policiers et le manque de collaboration entre les corps policiers et l'appareil judiciaire chargé de mener les poursuites criminelles.C'est donc dire qu'en tout temps, deux substituts du procureur de la couronne seront disponibles au bout du fil pour répondre aux questions légales des policiers.Les balises légales, en cours d'enquête, sont parfois très techniques et la moindre erreur peut faire dérailler un procès.Peut-on mener une perquisition et dans quelles limites ?Quels documents doit-on obtenir d'abord avant de lancer une perquisition ?Comment s'assurer d'obtenir rapidement un mandat en cas de besoin ?Tel élément, tel événement relié à l'enquête peut-il ou doit-il faire partie de la preuve ?Que dit la Charte des droits et libertés dans telles ou telles circonstances En somme, explique Me Claude Girard, président de l'Association des substituts du procureur de la Couronne, il s'agit d'éviter de commettre, au cours de l'enquête ou lors des arrestations, des erreurs qui pourraient entacher la poursuite, voire faire avorter le procès.« Avec un lien direct entre les policiers et les substituts du procureur, il y aura plus de chance que nos causes se rendent jusqu'à la fin sans problème de Charte (des droits et libertés) », indique Me Girard.Les substituts du procureur général, qui disent hériter de dossiers de plus en plus complexes, réclament depuis longtemps à Québec la formation d'une telle équipe.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2000-09-25 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-09-25 Tirage du 2000-09-25 NUMÉRO: 474571 FUTURE SHOP AVIS Ë NOTRE CLIENTéLE Veuillez noter l'erreur suivante dans notre circulaire du 20 au 26 septembre 2000: Page 17, la promotion Bell Express Vu aurait dû se lire comme suit: « Solde deuxième récepteur, seulement 99 $! (après remise).Une économie de 100 $.(doit être acheté avec un système de satellite).» Veuillez nous excuser de tout inconvénient que cela aurait pu causer à notre clientèle.Merci de votre compréhension. 2LP1001A0926 testmm 2LP1001A0926 ZALLCALL 67 01:03:21 09/26/00 B LE RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER ! COLORIS D'AUTOMNE Jardin botanique de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1X 2B2 Téléphone: (514) 872-1400 HORAIRE: 29 septembre .13 h à 18 h 30 septembre .9 h à 18 h 1er octobre.9 h à 17 h En collaboration avec Pour les PASSIONNÉS de jardinage.Le rendez-vous Des dizaines d'exposants proposent des plantes à coloration automnale et discutent avec vous des bons gestes à poser cet automne.Et toujours les jardins et expositions mémorables du Jardin botanique de Montréal.Les 29, 30 septembre et 1er octobre 2000 Il aurait tué sa mère par compassion JEAN-PAUL CHARBONNEAU SAINT-JÉRÔME - L'adolescent qui subit actuellement son procès pour le meurtre de ses parents, aurait tué sa mère par compassion après avoir abattu son père d'une décharge de fusil de calibre 410.C'est ce qui ressort de sa déclaration enregistrée sur vidéocassette devant un policier de la Sûreté du Québec et présentée au juge Jean La Rue, qui siège en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec à Saint-Jérôme.Le visionnement de l'enregistrement a été présenté au tribunal la semaine dernière et jusqu'à hier il était frappé d'une ordonnance de non-publication.Ce double crime a été commis en fin d'après-midi le 22 mars dernier à Arundel, localisé voisine de Saint-Jovite.Si le drame était survenu une semaine plus tard, l'accusé aurait été traduit devant un tribunal pour adultes parce qu'il a eu 18 ans le 31 du même mois.Le corps de sa mère a été découvert dans le sous-sol de la maison, tandis que celui de son père, enroulé dans une couverture, était dans l'atelier adjacent à la résidence.Dans la longue déclaration enregistrée quelques heures après la découverte des corps, l'adolescent soutient que sa mère était allée le chercher à son logement de Saint-Jovite vers l'heure du midi et qu'une fois rendu au domicile de ses parents, il s'était dirigé vers la pièce où il y a un téléviseur.Durant tout le déroulement de l'interrogatoire, l'accusé est très confus.« J'ai eu de la misère à comprendre ce qui s'est passé.Ça donne rien de raconter ce qui s'est passé », at- il lancé notamment.Au policier Roberto Bergeron, de l'escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec, il raconte avoir entendu ses parents se disputer et c'était la première fois que cette situation se présentait.Puis, après avoir vu son père le visage tout rouge sortir de la maison pour se diriger vers son atelier, il précise s'être levé pour se rendre vers la pièce où se trouvait sa mère et il l'a trouvée par terre le visage plein de sang.« À ses côtés il y avait un marteau et un tuyau.» Il aurait alors pris un fusil et serait allé dans l'atelier où il aurait abattu son père.Il serait revenu vers la maison et aurait tiré sur sa mère parce qu'elle souffrait trop.« C'était la meilleure chose à faire, car elle était en train de mourir.J'ai jamais voulu tuer ma mère, j'aime ma mère, je ne suis pas un monstre », a-t-il ajouté de façon incohérente.Le policier Bergeron lui indique à un certain moment que son histoire ne tient pas.La version donnée par l'accusé ne concorde pas avec les expertises réalisées sur la scène des crimes.Le policier lui demande à un certain moment pourquoi ne pas avoir porté secours à sa mère avant d'aller tuer son père ?Dans sa déclaration enregistrée au quartier général de Parthenais, l'accusé reconnaît que ça n'allait pas très bien entre son père et lui.Au policier qui insiste pour parler des relations entre lui et son père, l'adolescent répond : « Mon père est mort, pas besoin de parler contre lui.» Il raconte qu'après, il a tenté de tout camoufler parce qu'il ne voulait pas que sa soeur s'aperçoive de quelque chose et qu'elle soit mêlée à tout ça.Quand les policiers sont arrivés chez lui en soirée, il mentionne qu'il dormait sur le divan.Au début de l'enregistrement, le policier Bergeron fait la lecture de ses droits à l'adolescent tout en lui précisant que, parce qu'il est mineur, il a droit d'être assisté d'un parent.Puis, durant l'interrogatoire, l'accusé demande à parler à un avocat, mais le policier continue à lui poser des questions.L'interrogatoire a pris fin après que l'adolescent eut rencontré un avocat.Hier matin, Me Nicole Bergevin, qui représente l'accusé avec Me Guy Poupart, a soutenu dans sa plaidoirie que les droits de son client n'avaient pas été respectés et qu'il n'avait pas pu consulter un avocat comme il le désirait.Le juge doit faire savoir prochainement s'il accepte que la déclaration de l'accusé soit versée dans la preuve de la Couronne.En après-midi, le tribunal a entendu le témoignage de la soeur cadette de l'accusé.Le huis clos a été décrété et même l'accusé a été exclu de la salle.Rappelons que l'adolescente a dû reprendre son témoignage parce que son premier enregistré sur cassette était incompréhensible à cause d'un bris.Au nom de la liberté d'expression, Me Paule Hamelin, qui représentait La Presse et divers autres médias, a demandé que les journalistes puissent entendre le témoignage depuis une autre salle.Mais ce n'était techniquement pas possible au palais de justice de Saint-Jérôme.Finalement, il a été convenu que, dans les prochains jours, les médias pourront écouter le témoignage de l'adolescente qui a été de nouveau enregistré sur cassette, et en publier le contenu.25 000 $ pour un cou flasque CHRISTIANE DESJARDINS UNE COQUETTE quinquagénaire qui s'est tournée vers la liposuccion pour réduire ses bajoues, s'est malencontreusement retrouvée avec le cou ridé comme celui d'une poule.La Cour supérieure ordonne au chirurgien de dédommager la patiente d'un montant de près de 25 000 $.Suzanne Desmarais avait 53 ans quand, en mai 1996, elle s'est adressée au Dr Denis Bisson, dans l'espoir de réduire ses bajoues.Mme Desmarais ne voulait rien savoir de la chirurgie et voulait un traitement au laser, que ses amies lui avaient décrit comme « miraculeux ».En consultation, le Dr Bisson explique à la femme que le laser de resurfaçage est contre-indiqué, et qu'il faudrait un lifting.Mme Desmarais est contre, et le médecin lui propose alors un traitement intermédiaire : la liposuccion.La femme hésite, car elle se demande où ira sa peau, une fois que la graisse aura été enlevée.Le médecin lui assure toutefois qu'avec le port d'une mentonnière pendant trois mois, la peau va se résorber.Après quelques hésitations, la femme revient en juin 1996 et se soumet à la liposuccion, moyennant une somme de 1000 $.Six mois durant, Mme Desmarais porte une mentonnière, mais elle constate avec découragement que sa peau devient de plus en plus flasque.« Mais là, à mesure que le temps avançait.ça s'est mis à désenfler puis là, ça s'est mis à.branler.Là, là, la peau a commencé à devenir flasque.C'était comme une vieille poule », a expliqué Mme Desmarais lors du procès.Ayant toujours été fière de son apparence, la femme est désemparée, se sent vieille et mal dans sa peau.Seize mois plus tard, elle règle son problème de cou en se soumettant à un lifting aux mains d'un autre chirurgien.Elle a toutefois intenté une poursuite contre le Dr Bisson en Cour du Québec.Dans sa décision, la juge Eliana Marengo signale que le Dr Bisson n'a pas adéquatement informé sa patiente sur les risques associés à l'intervention et que de ce fait, il a commis une faute.« Le Dr Bisson avait l'obligation d'expliquer à Mme Desmarais que sans lifting, compte tenu de son âge, la liposuccion seule pourrait donner un faible résultat, aucun résultat, ou même empirer la situation.C'est une chose d'expliquer à la patiente que la liposuccion seule ne donnera pas un aussi bon résultat qu'un lifting.C'est une autre chose d'expliquer qu'avec une liposuccion seule, à son âge, elle risque de n'avoir aucun résultat, un faible résultat, ou pire, un cou de poule », écrit la juge. 2LP1101A0926 A11mardi 2LP1101A0926 ZALLCALL 67 01:03:06 09/26/00 B Thomas se livre 7 ans après le meurtre CHRISTIANE DESJARDINS Hanté par d'horribles flash-back, incapable de dormir et réduit à errer en Jamaïque, Jeremiah Thomas a fini par se rendre dans un poste de police de Kingston en mars dernier, pour avouer un meurtre commis à Montréal en février 1993.Au terme de son enquête préliminaire, qui avait lieu hier au palais de justice de Montréal, l'homme de 27 ans a été cité à son procès pour une accusation de meurtre prémédité.Thomas avait d'autant plus de raisons d'être hanté par son geste que le meurtre était sordide et la victime, Jeffrey Babb, était un bon ami à lui.D'ailleurs, à l'époque, Thomas avait même aidé les proches de Babb à passer la pénible étape de ses funérailles, et promis que le meurtrier serait retrouvé ! Mais pendant sept ans, la police a nagé en plein mystère, ne disposant d'aucune empreinte, ni d'indice pouvant mener à un coupable.Dans les déclarations qu'il a faites aux policiers de Kingston puis à ceux de Montréal, Thomas explique que lui et un certain Paul se sont rendus chez Babb le 1er février 1993 pour le tuer.La victime habitait l'avenue Walkley, dans Notre- Dame-de-Grâce.Le mobile est une sombre histoire de passeport emprunté, d'arme et du trop grand pouvoir que prenait Babb dans une bande de la Petite-Bourgogne.Ces gens faisaient principalement des hold-up.Thomas raconte que lui et Paul (qui court toujours) ont ligoté Babb avec de l'épais ruban gommé gris.Ils lui ont attaché les pieds, lié les mains ensemble derrière le dos, puis lui ont fourré un morceau de papier dans la bouche avant de lui enrober la tête de ruban gommé.Paul avait un « 9 mm » mais il ne s'en est pas servi.La victime a plutôt été égorgée et poignardée à de multiples reprises.Après s'être assuré que Babb était bien mort, les deux hommes ont quitté les lieux en emportant un fusil AK-47 qui traînait dans le logement.Deux ans plus tard, Thomas était arrêté et accusé relativement à un vol qualifié, et en 1996, le Canada décidait de l'extrader vers son pays d'origine, la Jamaïque.Si sa conscience l'avait laissé tranquille, Thomas aurait pu vivre le reste de ses jours en Jamaïque sans jamais être inquiété.Mais le souvenir de son crime ne le lâchait pas.Dans les mois qui ont précédé ses aveux, c'est même devenu une véritable torture mentale.Sale, hagard et débraillé Danilo Mc Leish, sergent-détective au Flyind Squad de Kingston, en Jamaïque, a témoigné hier à l'effet qu'il faisait très chaud dans son bureau l'après-midi du 28 mars 2000.Pour se rafraîchir, il s'est rendu dans le hall et a vu Thomas arriver.« Il était sale, débraillé, avait de l'herbe et de la boue dans les cheveux.Il a dit qu'il voulait avouer un meurtre, il pleurait.» « En Jamaïque, ça n'arrive jamais qu'un type s'amène au poste de police pour avouer un meurtre », a souligné le sergent Mc Leish.Hier, l'avocate de l'accusé, Me Julie Caumartin, a insisté sur la façon de faire des enquêteurs jamaïcains.Quels droits, soit dit en passant, ont été donnés à Thomas ?En Jamaïque, le droit à l'avocat n'est pas aussi inaliénable qu'au Canada, a-t-on appris hier.« On n'est pas obligé de donner le droit à l'avocat avant d'interroger une personne.Si le type veut un avocat, il doit le demander et le payer », a expliqué l'enquêteur.Thomas n'avait pas d'argent et n'a pas demandé d'avocat.Selon M.Mc Leish, il existe en Jamaïque un système semblable à notre aide juridique pour les gens démunis, mais les prévenus n'y ont droit que pour le procès.Me Normand Chénier, procureur de la poursuite, a par la suite fait témoigner les deux enquêteurs montréalais qui sont allés cueillir Thomas en Jamaïque, Guy Bessette et Michel Whissell.À la fin de la journée, le juge Bernard Grenier a cité l'accusé à son procès.Enfin, soulignons que, d'après les enquêteurs jamaïcains, la Jamaïque compte un peu plus de deux millions d'habitants et depuis le début de l'année 2000, on a enregistré plus de 600 homicides.« Il n'y a pas longtemps, on en a eu 40 dans la semaine ».Des vols qui tournent mal, de la violence conjugale, entre autres.L'arme blanche est la plus utilisée.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Les enquêteurs Leny Guy et Danilo Mc Leish ont fait le voyage depuis la Jamaïque pour témoigner à l'enquête préliminaire de Thomas, hier.Essence: des chauffeurs de taxi réclament l'aide du gouvernement Presse Canadienne MONTRÉAL Ð Des chauffeurs de taxi réclament du gouvernement du Québec une aide leur permettant d'amoindrir l'augmentation de leurs coûts d'exploitation, que ne manque pas de faire peser la hausse récente du prix du carburant.Dans un communiqué publié hier, le Regroupement québécois du taxi (RQT), qui représente les intérêts d'environ 5600 chauffeurspropriétaires de voitures-taxis, demande que ses membres soient traités de la même façon que les camionneurs.La semaine dernière à Baie-Comeau, le premier ministre Bouchard avait indiqué que son gouvernement se penchait sur le sort des camionneurs et ajoutait : « On va voir ce qu'on peut faire.» Les dirigeants du RTQ veulent s'assurer de ne pas être en reste.« Nous rappelons au premier ministre Bouchard que le carburant représente la part la plus importante des coûts d'exploitation de l'industrie du taxi.« Que les camionneurs obtiennent de l'aide, bravo ! Mais les travailleurs de l'industrie ne doivent pas être oubliés, a soutenu le porteparole du RQT, Farès Bou Malhab.De nouveaux camionneurs ontariens menacent de protester Presse Canadienne TORONTO Ð Malgré les efforts du gouvernement de l'Ontario visant à éviter que les camionneurs ne cessent leurs activités, des routiers de l'est et du nord de la province ont indiqué qu'ils considéraient toujours la possibilité de bloquer des autoroutes afin de protester contre le prix élevé du carburant.M.Dwayne Mosley, de l'Association des camionneurs de la région d'Ottawa, a déclaré que son groupe était déçu de ne pas être impliqué dans les discussions qui se déroulent actuellement entre certains groupes de camionneurs et le ministre du Développement économique de l'Ontario, Al Palladini.Ces discussions visent à déterminer la façon idoine de soutenir les camionneurs placés en situation financière précaire par l'augmentation des prix de l'essence.« Nous allons renforcer nos pressions, a affirmé M.Mosley à l'extérieur de Queen's Park, hier.Et si cela implique de bloquer l'autoroute 17 à Sudbury et à Sault Ste- Marie, eh ! bien, faisons-le.» Depuis une semaine, le ministre Palladini tente des approches afin que l'Association canadienne des camionneurs, basée à Oshawa, renonce à mettre en exécution sa menace de débrayage.M.Palladini a déja déclaré que la baisse des taxes sur le carburant, que plusieurs routiers réclament ardemment, n'était pas la solution.Il souhaiterait plutôt qu'une compensation soit facturée aux expéditeurs. 2LP1201A0926 A12 mardi 2LP1201A0926 ZALLCALL 67 01:02:23 09/26/00 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 QUÉBEC Bouchard ne va pas aux États-Unis pour promouvoir la souveraineté du Québec NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne Les Américains ne sont pas préoccupés par l'avenir du Québec, estime le premier ministre Lucien Bouchard.AU MOMENT de quitter le Québec, hier, pour diriger une mission économique de trois jours dans l'État du Wisconsin (centre nord des États-Unis), M.Bouchard a rappelé que l'avenir du Québec était une question qui concernait les Québécois.« Les Américains ne sont pas préoccupés, ne sont pas excités ou troublés par cette question.Les Américains parlent peu de souveraineté.Je ne vais pas aux États- Unis pour leur parler de référendum », a dit le premier ministre lors d'un point de presse au moment de quitter le Québec.M.Bouchard, qui doit avoir aujourd'hui un entretien avec le gouverneur du Wisconsin, le républicain Tommy Thompson, a dit qu'il était « assez rare » que ses interlocuteurs américains soulèvent cette question.Le but premier de la mission que dirige M.Bouchard au Wisconsin est « d'améliorer la connaissance que les gens du Wisconsin ont du Québec ».Le premier ministre est accompagné d'un groupe d'une cinquantaine de gens d'affaires, représentant principalement l'industrie du transport, de la biotechnologie et de l'agro-alimentaire.« Nous ne chercherons pas principalement à signer des contrats, mais à multiplier les partenariats », a dit M.Bouchard.Les échanges commerciaux entre le Québec et le Wisconsin ont triplé depuis l'avènement du libreéchange, en 1993, pour atteindre les 9 milliards.C'est la septième mission commerciale de M.Bouchard depuis 1997, la quatrième aux États-Unis.M.Bouchard promet même de promouvoir le Québec « partout ailleurs aux États-Unis, si Dieu et le peuple du Québec (lui) en donnent le temps ».Plusieurs des gens d'affaires qui accompagnent le premier ministre entrevoient leur séjour au Wisconsin avec optimisme.Richard Guay, de la firme d'acier inoxydable Julien Inc.de Québec, a indiqué que son entreprise comptait introduire ses produits sous-assemblés en acier inoxydable au Wisconsin.Plusieurs entreprises de fabrication de véhicules se trouvent dans cet État et M.Guay vise notamment la promotion de ses produits auprès du fabricant de camions Oskosh Trucks.« L'acier inoxydable entre dans la fabrication de véhicules qui ont une durée de vie de 20 ans », a rappelé M.Guay.Raymond Guimont, des ressorts Liberté de Montmagny, vise lui aussi le marché américain pour la vente de ses produits.Ces derniers entrent déjà dans la fabrication des tracteurs John Deere, montés au Wisconsin.Quant à Marc Bossé, de la firme Viridis Biotech, c'est la recherche en matière de développement de produits biotechniques qui l'amène au Wisconsin.Son entreprise cherchera à intéresser les firmes américaines aux dernières recherches et découvertes de son entreprise, a-t-il expliqué.Aujourd'hui, M.Bouchard aura un entretien avec le gouverneur Thompson, en plus de visiter le Research Park situé à Madison, capitale de l'État, et de prendre la parole au symposium de la Wisconsin Biotechnology Association.M.Bouchard s'est par ailleurs refusé à commenter la démission du premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow.M.Bouchard juge qu'il est trop tôt pour « porter un verdict historique sur l'oeuvre de M.Romanow ».PHOTOTHÈQUE, La Presse © Lucien Bouchard Claude Corbo se penchera sur le système de libérations conditionnelles Le Bloc retarde l'adoption du projet de loi sur les jeunes contrevenants MARTIN PELCHAT QUÉBEC Ð Alerté par l'affaire Bastien, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, vient de demander à l'ancien recteur de l'UQAM, Claude Corbo, de passer à la loupe le système de libérations conditionnelles au Québec.La Presse a appris que M.Corbo aurait pour mandat de poser un diagnostic, d'ici le printemps prochain, sur le processus décisionnel et l'encadrement des contrevenants élargis.Il consultera aussi à cette fin les organismes et associations qui s'intéressent à ces questions.« J'ai eu des entretiens avec le ministre et c'est en voie d'être finalisé », a indiqué laconiquement hier soir M.Corbo, qui enseigne au département de sciences politiques de l'UQAM.Recteur de cette université jusqu'en janvier 1996, M.Corbo a déjà à son actif deux enquêtes importantes qui lui avaient été confiées par le ministère de la Sécurité publique.La première, en 1996, a ouvert la voie à une réforme du système de déontologie policière.La seconde, en 1997 et 1998, portait sur la formation policière et a grandement inspiré la transformation récente de l'Institut de police de Nicolet en École nationale de police.À l'heure où le Québec met l'accent sur la réinsertion sociale des contrevenants, par des mesures telles que les travaux communautaires, les absences temporaires ou la libération conditionnelle, l'attention de M.Corbo se portera surtout cette fois sur les Services correctionnels et la Commission québécoise des libérations conditionnelles.L'examen de M.Corbo se déroulera parallèlement à l'enquête administrative confiée à Jacques Hébert, un directeur des Services correctionnels, dans le dossier de la libération de Mario Bastien.Cette affaire a soulevé plusieurs questions sur le processus de libérations conditionnelles.L'homme de 29 ans a été accusé du meurtre d'un adolescent de 13 ans, Alexandre Livernoche, dont le corps a été retrouvé à Sorel le 13 août.Le ministre Ménard a reconnu récemment que compte tenu de son dossier, Bastien n'aurait pas dû être en liberté avant son arrestation dans cette affaire, puisque la CQLC avait reporté sa décision quant à sa libération conditionnelle.Il avait néanmoins été libéré de la prison de Sorel.Presse Canadienne OTTAWA Ð Le Bloc québécois multiplie les manoeuvres d'obstruction parlementaire en vue de retarder l'adoption du controversé projet de loi fédéral visant à imposer des sanctions plus sévères aux jeunes contrevenants.Hier, les députés de la Chambre des communes ont commencé à analyser les 3100 amendements Ð la plupart déposés par les députés du Bloc québécois Ð présentés par des membres des partis d'opposition.Selon les députés du Bloc québécois, le projet de loi porte atteinte à l'autonomie du Québec en cette matière.Du côté du parti ministériel, on a estimé que le processus de vote sur ces amendements pourrait prendre jusqu'à 200 heures, avec tout ce que cela comporte d'heures supplémentaires et de frais à assumer par les contribuables.Le leader en Chambre des conservateurs, Peter Mc Kay, a dit que le gouvernement Chrétien se trouvait dans cette situation en raison « de son arrogance, de son incompétence et de son incapacité à faire des compromis ».Comme d'autres députés de l'opposition, M.Mc Kay dit craindre que, dans la perspective d'un scrutin fédéral dès cet automne, le gouvernement libéral ne force l'adoption du projet de loi sans plus de débats.La semaine dernière, le leader en Chambre du gouvernement, Don Boudria, avait fait adopter une motion pour mettre un terme aux débats autour de ce projet de loi ayant cours au comité des Communes sur la justice, de manière à ce que le texte de loi se retrouve devant le Parlement pour finaliser sa ratification.PHOTOTHÈQUE, La Presse © L'ancien recteur de l'UQAM, Claude Corbo, a été invité par le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, à passer à la loupe le système de libérations conditionnelles au Québec.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No 500-06-000021-960 COUR SUPÉRIEURE (Recours collectif) SYNDICAT CANADIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE, SECTION LOCALE 1236, 545, Crémazie Est, 12e étage, Montréal, province de Québec H2M 2V1 Représentant-demandeur et VILLE D'OUTREMONT, 543, Chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Outremont, province de Québec H2V 4R2 Défenderesse AVIS AUX MEMBRES DU GROUPE RELATIVEMENT À L'APPROBATION D'UNE TRANSACTION AUX PERSONNES CONCERNÉES PAR LE RÉGIME DE RETRAITE DES EMPLOYÉS DE LA VILLE D'OUTREMONT ASSUJETTIS À UNE CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL : PRENEZ AVIS qu'une requête en approbation, d'une transaction sera présentée pour adjudication à l'honorable juge WILBROD CLAUDE DÉCARIE, j.c.s., saisi de ce dossier en recours collectif, le 3 novembre 2000 à 9 h 30 en la salle 14.07 du Palais de justice de Montréal, 1, rue Notre-Dame Est, Montréal.PRENEZ AUSSI AVIS que les membres du groupe pourront alors faire valoir leurs prétentions sur la transaction proposée s'ils désirent la contester malgré l'approbation donnée à 98,15 % par les membres du groupe.1.La transaction proposée règle l'action collective intentée par le Syndicat représentant-demandeur alléguant que la Défenderesse (la Ville d'Outremont) aurait pris illégalement des congés de contributions depuis 1986 dans le cadre du Régime de retraite des employés de la Ville d'Outremont assujettis à une convention collective de travail («Régime») et qu'elle aurait sans droit imputé les frais d'administration à la caisse du Régime depuis 1986 et réclamant le versement à la caisse du Régime de tous les montants ainsi impayés depuis 1986.2.LE GROUPE DONT LES MEMBRES SERONT LIÉS PAR LA TRANSACTION PROPOSÉE COMPREND LES PARTICIPANTS ACTIFS, RETRAITÉS ET DIFFÉRÉS ET TOUS LES AUTRES PARTICIPANTS AU RÉGIME TELS LES INVALIDES ET LES BÉNÉFICIAIRES.LE GROUPE COMPTAIT ENVIRON 150 MEMBRES AU 31 DÉCEMBRE 1997.3.Tous les bénéfices découlant de la transaction proposée seront financés par les surplus actuel et futur du Régime.Sujet à certaines exceptions, ces surplus sont attribués, après la constitution et le maintien d'une réserve de contingence, pour moitié aux membres du groupe et pour moitié à la Ville d'Outremont.Le surplus au 31 décembre 1997 est évalué à 4 600 000 $.Le surplus sera évalué à nouveau le 31 décembre 2000 puis au moins à tous les trois ans.4.La transaction proposée prévoit les bénéfices suivants pour les membres du groupe, à même leur part propre du surplus au 31 décembre 1997 : a) une revalorisation des rentes des participants retraités : b) une majoration de la prestation de décès après la retraite ; c) s'il existe un solde, les participants pourront convenir d'améliorations au Régime.La Ville d'Outremont modifiera alors le Régime, seulement si ces améliorations sont entièrement financées par ce solde et seulement si ces améliorations n'entraînent aucune augmentation de la cotisation normale et / ou spéciale de la Ville.5.La transaction proposée prévoit qu'avec la part du surplus disponible qui leur est attribuée dans une évaluation actuarielle à compter de celle du 31 décembre 2000, les participants pourront convenir d'améliorations au Régime.La Ville d'Outremont modifiera alors le Régime, seulement si ces améliorations sont entièrement financées par la part du surplus disponible attribuée aux participants et seulement si ces améliorations n'entraînent aucune augmentation de la cotisation normale et / ou spéciale de la Ville.6.La transaction proposée prévoit que la Ville d'Outremont bénéficie du droit non contesté à des congés de contributions, à même sa part propre du surplus.7.La transaction proposée comporte des règles nouvelles relativement à la présentation d'un rapport actuariel préliminaire.Ce rapport doit indiquer, s'il y a lieu : le montant du surplus actuariel ; le montant de la réserve ; le solde reporté du surplus actuariel attribuable à la Ville d'Outremont ; le solde reporté du surplus actuariel attribuable aux participants, l'accumulation avec intérêt des cotisations spéciales versées par la Ville d'Outremont après le 31 décembre 1997 et non remboursée ; le surplus disponible pour le partage de même que la part du surplus attribuée à la Ville d'Outremont ainsi que celle attribuée aux participants.Elle prévoit que ses dispositions s'appliqueront aux futurs participants au Régime.Elle met fin à toute revendication de la Ville d'Outremont en vertu de la Loi concernant la négociation d'ententes relatives à la réduction des coûts de main-d'oeuvre dans le secteur municipal.(L.Q.1998, c.2) et à toute contestation comportant l'allégation que la Ville d'Outremont aurait pris illégalement des congés de contributions ou aurait imputé sans droit les frais d'administration du Régime à la caisse de retraite pour quelque période antérieure au 1er janvier 1998.Elle prévoit que chaque partie paie ses frais et ne réclame à l'autre aucun honoraire judiciaire ou extrajudiciaire.8.Les membres du groupe n'ont aucune réclamation à faire valoir.LE TEXTE INTÉGRAL DE LA TRANSACTION PROPOSÉE EST DISPONIBLE À LA RÉCEPTION DU BUREAU DES PROCUREURS SOUSSIGNÉS.IL DOIT ÊTRE CONSULTÉ POUR CONNAÎTRE LES CONDITIONS EXACTES DU RÈ- GLEMENT SOUMIS À LA COUR, LE PRÉSENT AVIS N'EN FAISANT QUE LE RÉSUMÉ.Montréal, le 26 septembre 2000 Me Marcel Rivest RIVEST SCHMIDT Procureurs du Syndicat représentant-demandeur 7712, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2R 2N8 Téléphone : (514) 948-1888 Télécopieur : (514) 948-0772 Courriel : guydesautels@rivestschmidt.qc.ca 2LP1301A0926 A13 26 sept 2LP1301A0926 ZALLCALL 67 01:01:28 09/26/00 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 Q U É B E C A 1 3 LOI 101 Le gouvernement devra légiférer afin de préciser les mandats de l'OLF DENIS LESSARD QUÉBEC Ð L'Office de la langue du Québec est virtuellement paralysé depuis six mois pour tout ce qui touche l'un des mandats fondamentaux de cet organism : la protection du droit des employés de travailler en français.Avec plus d'une trentaine de dossiers au congélateur, l'Office a stoppé, à partir d'avril dernier, toutes les auditions sur les plaintes touchant la langue de travail, laissant les plaignants dans une sorte de purgatoire juridique.La situation est devenue si embarrassante que le gouvernement Bouchard va légiférer dès cet automne et amender la Charte de la langue française pour régler le problème, une opération délicate avant même la conclusion des états généraux sur la langue, dont les audiences débuteront le 1er novembre.Logées en vertu de l'article 46 le la Charte de la langue française, ces plaintes viennent de travailleurs qui contestent le droit de leur employeur d'exiger la maîtrise de l'anglais (d'une autre langue que le français) pour obtenir un poste donné.« L'Office est paralysé sur cet aspect fondamental de son mandat », a confirmé hier le secrétaire de l'organisme, Gilles Racine.La situation est si peu connue toutefois que les plaintes d'employés continuent d'entrer à l'OLF sur cette question.Il y a plus de 30 dossiers en cause.C'est en avril dernier que l'OLF a décidé de « mettre fin à la convocation d'audiences en vertu de l'article 46 (.) dans l'attente d'une décision gouvernementale à venir », indique un procès-verbal de l'organisme obtenu par La Presse.Avec cette décision, l'OLF prenait acte d'un verdict de la Cour supérieure qui, en novembre 1999, niait le droit à l'Office de rendre des décisions de nature quasi judiciaires.Dans une cause logée par un employé de l'Hôpital chinois de Montréal Ð on exigeait de lui la connaissance du cantonnais Ð le juge Irving Halperin a soulevé la question du processus de nomination des commissaires et de la présidence de l'OLF.Selon lui, ces nominations du conseil des ministres ne fournissent pas l'apparence d'indépendance du gouvernement, nécessaire pour rendre des décisions impartiales.Québec n'en a jamais appelé de cette décision.L'Office jonglait au printemps avec les conséquences de cette décision quand un autre organisme, financé par le secteur public, les Centres jeunesse de Montréal, a décidé d'invoquer l'arrêt du juge Halperin pour contester lui aussi des prétentions d'un employé en vertu de 46.Expliquant l'avis du Conseil de la langue sur les raisons sociales, la semaine dernière, la ministre responsable du dossier linguistique, Louise Beaudoin, confirmait la décision de Québec d'amender dès cet automne la Charte.Cette demande était d'ailleurs formulée de façon pressante par les militants péquistes au congrès du PQ en mai dernier, rappelait-t-elle.Mme Beaudoin refusait alors de préciser le contenu de l'amendement.Or, selon les informations obtenues par La Presse, Québec confierait l'audition de ces requêtes sur la langue de travail au Commissaire du travail.Au sein de l'OLF, certains s'inquiètent déjà de la « judiciarisation du processus » et de la perte de l'expertise acquise par l'organisme sur ces questions complexes.L'amendement envisagé par Québec mettra aussi en place des sanctions pour l'employeur jugé coupable.L'employé lésé devait jusqu'ici se contenter d'une victoire morale parce qu'on ne lui redonnait pas l'emploi auquel il n'avait pu avoir accès.Avec l'amendement, il obtiendrait une compensation.Spécialiste de ce dossier, et aussi membre de l'OLF, l'universitaire Michel Grant, insistait sur l'importance de prévoir « des réparations » pour les employés lésés.L'article 46 actuel de la loi 101 prévoit « qu'il est interdit à un employeur d'exiger pour l'accès à un emploi ou à un poste la connaissance d'une langue autre que la langue officielle, à moins que l'accomplissement de la tâche ne nécessite la connaissance de cette autre langue ».Pour la loi 101, « il incombe à l'employeur de prouver à la personne intéressée (.) où à l'Office de la langue que la connaissance de l'autre langue est nécessaire ».L'Office de la langue française « a compétence pour trancher le litige ». 2LP1401A0926 A14 mardi 2LP1401A0926 ZALLCALL 67 00:57:45 09/26/00 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 Daniel Johnson meurt en inaugurant le barrage de la Manic PIERRE VENNAT SOUVENIRS-SOUVENIRS Le 26 septembre 1968, tout le Québec était en deuil.Le premier ministre, Daniel Johnson, cardiaque depuis un certain temps, était mort subitement, aux petites heures de la nuit, dans une chambre du chantier d'Hydro-Québec, au barrage de la Manic qu'il était allé inaugurer.Il rentrait d'un voyage de repos aux Bermudes.Quelques heures auparavant, il avait donné, à Québec, une conférence de presse télédiffusée d'un océan à l'autre et qui servit à calmer bien des appréhensions, tant au Québec que dans le reste du Canada, sur les questions linguistiques et constitutionnelles, ainsi que sur la présence québécoise à l'étranger.Johnson, à l'issue de cette conférence de presse harassante où il discuta avec les journalistes pendant plus de deux heures, semblait « l'homme le plus heureux du monde », écrivait Gilles Daoust dans son compte rendu paru après la mort du premier ministre.Puis, le premier ministre s'envola vers Manic-5 en fin d'après-midi.Il alla, avant le dîner prévu pour le soir, rencontrer les ouvriers à la taverne-entrepôt du camp.Le premier ministre paraissait alors particulièrement en forme, « dangereusement bien », comme il l'avait lui-même dit plus tôt dans la journée.À des ouvriers qui lui demandaient s'il ne voulait pas lancer la « johnsonmanie », comme la trudeaumanie à Ottawa, le premier ministre québécois répliqua que c'était plutôt Pierre Trudeau qui l'imitait.Il offrit ensuite une tournée générale à toute l'assistance, y compris au député du comté de Saguenay, Pierre Maltais, un adversaire politique.Puis, M.Johnson, toujours en forme, retourna au banquet offert par Hydro-Québec et blagua avec ses deux grands adversaires, l'ex-premier ministre Jean Lesage, chef de l'opposition libérale, et le leader du tout nouveau Mouvement pour la souverainetéassociation, René Lévesque.Vers minuit, M.Johnson s'entretint avec le président d'Hydro, Jean-Claude Lessard, puis se retira pour se coucher vers minuit et demi, au terme d'une journée de près de 18 heures, typique du temps avant ses premiers troubles cardiaques.Le lendemain, une autre lourde journée attendait le premier ministre qui devait verser la dernière benne de béton marquant la fin des travaux du barrage et prononcer une importante allocution.Il ne devait jamais s'y rendre.Comme il ne répondait pas, son secrétaire, Paul Chouinard, força la porte de sa chambre et le trouva mort dans son lit.Le médecin du camp Manic-5 constata aussitôt la mort qui remontait, selon lui, à environ une heure plus tôt, soit vers 6 h du matin.M.Johnson s'était éteint paisiblement durant son sommeil.Paul Chouinard dit l'avoir découvert dans la position « d'un dormeur qui a passé une bonne nuit ».Il semble que personne ne s'est rendu compte de quoi que ce soit au chalet durant la nuit.Seul le président d'Hydro, Jean- Claude Lessard, crut avoir entendu à travers les murs, au petit matin, un bref gémissement venant de la chambre du premier ministre.Les proches collaborateurs de M.Johnson ont toutefois déclaré qu'il était faux de croire que rétabli d'une première crise cardiaque, M.Johnson s'était remis trop rapidement à la tâche.Selon les médecins, sa mort n'était pas du tout prévisible.Son grand adversaire politique, Jean Lesage, présent sur les lieux, déclara que Daniel Johnson s'était éteint « symboliquement » à l'ombre de Manic-5, « qui est le témoignage du génie des Québécois que M.Johnson a toujours voulu pousser comme ses prédécesseurs ».D'ailleurs, Daniel Johnson était ministre des Ressources hydrauliques dans le cabinet de Paul Sauvé, à l'automne 1959, lorsque fut conçu le vaste projet Manicouagan-Outardes.Johnson change son style Daniel Johnson était considéré comme l'un des derniers fils spirituels de Maurice Duplessis.Il avait mené sa carrière à la force des poignets, ayant été élu pour la première fois en 1946, dans le comté de Bagot, à 31 ans, un âge relativement jeune pour un député, surtout à l'époque.En 1954, on le retrouve adjoint parlementaire du premier ministre Duplessis, puis en 1956, vice-président de la Chambre.Enfin, en 1958, Duplessis lui confie le ministère des Richesses hydrauliques, poste qu'il gardera sous Paul Sauvé puis sous Antonio Barrette.Il faudra toutefois attendre l'époque Sauvé pour que Daniel Johnson puisse faire voir ce dont il est capable.Ne désirant pas que les contrats pour la construction du gros barrage soient accordés aux Américains, il obtient de Sauvé que les contrats soient donnés à des Canadiens français.Mais Paul Sauvé meurt prématurément et Johnson se retrouve rapidement dans l'opposition.En septembre 1961, alors que tout le Québec ne voyait en lui que « Danny Boy », politicien traditionnel face à un Jean-Jacques Bertrand qui avait la cote des journalistes, il devient le chef de son parti et, à la surprise générale, remporte les élections de juin 1966 face à Jean Lesage.À compter de ce jour, il transforma son style.Mais, comme l'écrivait le journaliste Maurice Giroux, la pensée constitutionnelle de Daniel Johnson devait apparaître, au cours de son règne à la tête du Québec, davantage comme un mode d'action politique que comme une doctrine longuement mûrie.C'est lui qui avait lancé le slogan « Égalité ou indépendance ».On ne saura jamais s'il aurait choisi la deuxième option en cas d'échec de la première.Son fils Daniel, brièvement premier ministre lui aussi, choisit le camp fédéraliste et devint chef du Parti libéral.Il ne demeura en fonction que quelques mois, se retirant de la politique à un âge plus jeune que celui de son père au moment de son accession au pouvoir.Le cadet, Pierre Marc, fut lui aussi premier ministre dans le camp de l'indépendance et du Parti québécois, devenant lieutenant puis successeur de René Lévesque qu'avait combattu son père.Il se retira lui aussi prématurément de la politique.Mais lorsque Daniel Johnson père mourut, lui qui était aux côtés du général de Gaulle lorsque celui-ci lança son « Vive le Québec libre » du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, à l'été 1967, La Presse du 27 septembre 1968 écrivit que « la modération, le sens du compromis du premier ministre nous manqueraient désormais beaucoup ».PHOTOTHÈQUE, La Presse © Le cortège funèbre de Daniel Johnson descend la rue Saint-Louis, à Québec.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Les deux fils du premier ministre défunt, Daniel et Pierre Marc, apparaissent ici aux funérailles derrière leur mère Reine Johnson et deux autres premiers ministres, Pierre Trudeau et Jean-Jacques Bertrand.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Quelques heures à peine avant sa mort, un Daniel Johnson rayonnant trinquait avec les journalistes et les ouvriers à la taverne du chantier de la Manic.De la neige au Wyoming CHEYENNE, Wyoming Après l'État du Wyoming, la ville de Cheyenne a connu sa première tempête de neige en fin de semaine, établissant même un record pour la tempête de neige la plus hâtive de l'automne dans cette ville.La capitale de l'État a reçu au total 26,7 centimètres de neige, avec toutefois des accumulations éphémères.Toute la journée, dimanche, les citadins ont pu voir de gros amas de neige tomber des branches ou des toits, ne laissant finalement au sol qu'une mince couverture blanche en raison d'un mercure plutôt élevé.On annonce d'ailleurs des températures de 10 à 20 Celsius au cours des tous prochains jours.À Cheyenne, l'ancien record pour la première chute de neige importante datait du 28 septembre 1985.Il était tombé alors 12,4 centimètres.Les voyageurs ont été nombreux à être surpris par la tempête.Plus de 1200 d'entre eux ont été bloqués à Rawlins et Rock Springs, plusieurs pendant deux jours.Ils ont finalement pu commencer à quitter les lieux dimanche avec la réouverture graduelle de la route Interstate 80 qui traverse l'État.Quelque 500 voyageurs en panne ont été pris en charge par la Croix-Rouge, samedi, et 400 d'entre eux ont été hébergés à l'armurerie de la Garde nationale du Wyoming. 2LP1501A0926 a15 mardi 26 septembre 2LP1501A0926 ZALLCALL 67 01:01:36 09/26/00 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 A 1 5 AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS Photo AP Des tissus humains ont été prélevés sur le genou gauche de la momie, ainsi que des fragments d'os et de dents.Des scientifiques espèrent découvrir comment est mort « Hibernatus » Agence France-Presse BOLZANO Ð L'homme des glaces « Hibernatus », découvert en 1991 sur un glacier des Dolomites, a été provisoirement décongelé hier, et des prélèvements ont été effectués pour déterminer les circonstances précises de sa mort, il y a 5300 ans.Plusieurs scientifiques européens sont réunis actuellement au musée archéologique de Bolzano, au chevet de l'homme des glaces, a expliqué à l'AFP le directeur du musée, Alex Susann.« Nous allons examiner la répartition du sang dans le corps au moment de la mort, et plus particulièrement si les lésions découvertes sur le corps ont été faites avant ou après le décès », a expliqué le professeur Franco Tagliaro, de l'Université de Rome, au cours d'une conférence de presse.« À mon avis, on peut d'ores et déjà exclure la thèse de la mort violente », a déclaré Renato Fasolo, archéologue de Vérone.Il a ajouté que « la possibilité d'une sépulture rituelle était à prendre en considération ».Hier matin, des tissus humains ont été prélevés sur le genou gauche de la momie, ainsi que des fragments d'os et de dents.Une cystoscopie (examen de la vessie) a été effectuée.L'intestin et l'abdomen de la momie ont été examinés.Les chercheurs suisses, italiens, autrichiens et anglais se partagent les travaux, centrés autour de l'identification précise de l'ADN de l'homme des glaces.La reconstitution de la séquence complète d'ADN permettrait de découvrir les éventuelles pathologies spécifiques aux hommes de l'Âge de bronze, et d'établir un possible patrimoine génétique commun aux populations du Haut-Adige, région où a été découverte la momie.P A R I S P a r i s L o n d r e s B r u x e l l e s B a r c e l o n e G e n è v e N e w Y o r k M i l a n T o k y o w w w .r o c h e - b o b o i s .c o m CANAPÉ COMPOSABLE SÉRÉNITÉ EN CUIR CAPITONNÉ.LAMPE GALATEA DESIGN : A.ANASTASIOS.ARCHITECTE : G.TILLEQUIN.LES RENDEZ-VOUS R O C H E - B O B O I S J U S Q U ' A U 8 O C T O B R E PRIX EXCEPTIONNELS SUR LA COLLECTION CUIR votre espace vie.6e SALON HABITAT D'AUTOMNE Du 27 septembre au 1er octobre 2000 Place Bonaventure, Montréal Concours«l'élégance du design» Pour participer, rien de plus simple! Il suffit de compléter ce coupon de participation et de le déposer au stand d'Arrital Canada lors de votre visite au Salon, ou encore, postez-le à l'adresse suivante : La Presse, Concours Arrital « l'élégance du design » C.P.11054, succ.Centre ville, Montréal, Québec H3C 4Z1 La Presse, CKAC et le Salon habitat d'automne vous offrent la chance de gagner 1 ensemble de modules d'armoires de cuisine d'une valeur de 20000$ offert par Concours«l'élégance du design» Nom : Âge : Adresse : Ville : Code postal : Téléphone : ( ) nom prénom numéro rue appartement Gagnez un ensemble de modules d'armoires de cuisine, valeur de 20 000 $, offert par Arrital Canada.Le tirage aura lieu au Salon habitat d'automne, le dimanche 1er octobre à 18 h.Qui est l'animateur du matin à CKAC ?Pour être valide, ce coupon doit être dûment complété.Ce concours s'adresse aux personnes âgées de plus de 18 ans.Règlements du concours disponibles au Salon habitat d'automne, à CKAC et à La Presse.Les facsimilés ne sont pas acceptés.La beauté du design italien dans votre cuisine! En collaboration avec et 2LP1601A0926 A16mardi 2LP1601A0926 ZALLCALL 67 01:01:11 09/26/00 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 MONDE Yougoslavie: victoire de l'opposition L'Occident presse Milosevic de partir Agence France-Presse et Associated Press BELGRADE Ð L'opposition yougoslave, activement soutenue par l'Occident qui pousse Slobodan Milosevic à quitter le pouvoir, a affirmé hier à Belgrade sa victoire, dès le premier tour, à l'élection présidentielle de dimanche, alors qu'aucun résultat officiel n'était encore disponible.Selon les dernières estimations fournies aux journalistes par Cedomir Jovanovic, un responsable de l'Opposition démocratique serbe (DOS), le candidat de la DOS Vojislav Kostunica a obtenu 55,3 % des voix contre 34,3 % pour M.Milosevic après le dépouillement de 65 % des suffrages.Forte de ces chiffres, l'opposition a réclamé une réunion de la commission électorale, seule habilitée à proclamer des résultats officiels.Plus de 24 heures après la fermeture des bureaux de vote, celle-ci n'avait toujours pas communiqué le moindre chiffre.Elle n'est sortie de son silence que pour souligner le caractère « honnête » du scrutin.« Nous sommes prêts à les aider (la commission électorale) avec nos données », a déclaré M.Jovanovic.« Les élections sont terminées.Pour la DOS, il n'y aura pas de deuxième tour », a-t-il ajouté, précisant que 5,4 millions d'électeurs sur 7,8 millions d'inscrits sur les listes avaient participé au scrutin.« Bien qu'il reste 35 % des voix à dépouiller, la DOS peut annoncer que M.Kostunica est le nouveau président de la Yougoslavie », a poursuivi M.Jovanovic.Plus de 40 000 sympathisants de l'opposition serbe ont assisté hier soir dans le centre de Belgrade à un concert organisé pour « célébrer la victoire » contre Milosevic.De son côté, le Parti socialiste (SPS) de M.Milosevic a soutenu que le président sortant était en tête, avec 45 % des voix contre 40 % à M.Kostunica « après dépouillement de trois millions de bulletins », selon Gorija Gajevic, secrétaire général du SPS.Au Kosovo, les résultats des élections fédérales yougoslaves, obtenus hier auprès de l'opposition dans six localités serbes, confirment une très large victoire du président yougoslave Slobodan Milosevic dans cette province, avec par exemple 96 % des voix à Prizren et 71 % à Pec.La DOS a cependant minimisé leur importance, considérant qu'ils n'influenceraient pas les résultats définitifs au niveau de la Yougoslavie, étant donné qu'ils ne portent que sur un nombre limité de votants.Dans la petite république du Monténégro, dont le gouvernement pro-occidental avait appelé à boycotter le scrutin, la participation n'atteindrait que 24 %.Le Monténégro, qui forme avec la Serbie, la nouvelle République fédérale de Yougoslavie, avait annoncé son intention de convoquer un référendum sur l'indépendance en cas de victoire de M.Milosevic.Les Occidentaux, qui n'ont jamais ménagé leur appui à l'opposition serbe lors de la campagne électorale, ont exprimé à la quasiunanimité leur conviction de la défaite de M.Milosevic.Le porte-parole du département d'État américain, Richard Boucher, a ainsi déclaré que l'« opposition démocratique » était « sur la voie d'une victoire convaincante », et ce malgré des « irrégularités massives de toutes tailles et toutes formes ».Après avoir promis à l'opposition une levée des sanctions en cas de victoire, les Européens multipliaient hier les pressions pour que l'homme fort de Belgrade reconnaisse sa défaite et laisse le champ libre à de nouveaux dirigeants.Pour l'Union européenne, il est « clair qu'à la lumière de toutes les informations disponibles, toute prétention de Milosevic de se déclarer vainqueur serait une imposture ».Sur le plan intérieur, M.Milosevic est aussi sérieusement malmené par le Parti radical (SRS, ultranationaliste) qui fait pourtant partie de la coalition gouvernementale.Le SRS a reconnu hier que M.Kostunica disposait, selon les résultats disponibles, de plus de la majorité absolue des suffrages.Quant à la Gauche yougoslave (JUL), troisième composante de la coalition au pouvoir, elle a estimé hier que l'optimisme du SPS était peut-être exagéré.On s'orienterait, selon elle, vers un deuxième tour pour la présidentielle.Photo REUTERS Les tenants de l'opposition brandissent des banderoles sur lesquelles on peut lire : « Il est fini ».Le président Slobodan Milosevic, s'entend.Cette scène avait lieu hier au Republic square du centre-ville de Belgrade.Liberté de presse en Afrique: un combat permanent et inégal EXPRESS INTERNATIONAL BOLIVIE Paysans tués QUATRE PAYSANS boliviens ont été tués et dix autres blessés lors d'accrochages avec l'armée en deux endroits de l'Altiplano, a affirmé hier l'Assemblée permanente des droits de l'homme de Bolivie (APDHB).Le ministre de l'intérieur, Guillermo Fortuno, a confirmé ce bilan mais a soutenu que l'armée et la police n'étaient pas responsables du déclenchement des tirs.Le premier affrontement, qui a fait trois morts, s'est déroulé dimanche près de la localité de Parotani sur la route de Cochabamba entre des paysans armés de dynamite et de pierres et des militaires, a affirmé l'APDHB.L'autre est survenu dans un incident isolé près de la localité de Guaquiu.Ð d'après AFP CHILI Pinochet examiné LE JUGE Juan Guzman Tapia, qui instruit les plaintes déposées au Chili contre le général Augusto Pinochet, a ordonné que l'ex-dictateur soit soumis à un examen de ses capacités mentales avant toute poursuite en justice pour des crimes commis sous son régime, a-t-on appris de sources judiciaires hier à Santiago.Cet examen doit être réalisé dans un délai de 30 jours par des spécialistes de l'Institut médico-légal, précise-t-on de même source.La famille de l'ex-dictateur s'est opposée au cours des dernières semaines à ce qu'il soit soumis à de tels examens.Ð d'après AFP CHINE Planning familial LA CHINE a marqué hier le 20e anniversaire du lancement de sa politique d'un enfant par famille en s'engageant à maintenir sa politique de contrôle des naissances.Tout en reconnaissant que cette mesure lancée en 1980 avait permis de faire baisser la croissance démographique nette en dessous de la barre des 1 % par an dans les années 90, le gouvernement a souligné que la population continuerait à augmenter de plus de 10 millions de personnes par an au cours des prochaines décennies.À la fin de l'an dernier la population s'élevait à 1,259 milliard de personnes et elle sera de 1,4 milliard d'habitants vers 2010.Ð d'après AFP AUSTRALIE Menaces LES ROUTIERS qui bloquaient trois dépôts de carburants à Melbourne ont fait savoir hier que leurs manifestations pourraient se durcir si les patrons obligeaient les conducteurs de camions-citernes à livrer l'essence.Le blocage des routes à Melbourne est la première manifestation organisée contre la hausse du prix du pétrole.En Australie, le transport s'effectue essentiellement par route sur de très longues distances.Le prix du carburant devient « insupportable » pour les fermiers isolés, a estimé John Cobb, président de l'association des agriculteurs de Nouvelles-Galles du Sud.Le premier ministre John Howard a indiqué qu'il ne céderait pas.Ð d'après AP BURUNDI Espoir de paix LES PARTIS politiques burundais ont entamé hier à Arusha des pourparlers afin de choisir le chef d'un gouvernement provisoire.Ces négociations sont les premières, entre les représentants de 10 partis tutsis, sept groupes politiques hutus, le gouvernement et l'armée, depuis l'accord signé avec la médiation de Nelson Mandela.La mise en place de l'accord sur le partage des pouvoirs vise à mettre un terme à une guerre civile larvée entre rebelles hutus et armée majoritairement tutsie, conflit qui a fait au moins 200 000 morts au Burundi.Ð d'après AP JOONEED KHAN « La presse libre en Afrique, ça fait à peine dix ans, et déjà de puissants intérêts, locaux et étrangers, veulent la refouler.Je dis donc aux Occidentaux qui veulent aider, États et ONG confondus, qu'ils la soutiennent et la renforcent ; mais c'est aux Africains de lutter d'abord, et je suis convaincu qu'ils ont en eux l'énergie et la volonté pour surmonter tous les obstacles ».Constat et acte de foi d'un pionnier.Jean-Pierre N'Diaye est l'auteur d'ouvrages sur les fausses indépendances des années 1960 et sur le néo-colonialisme qui enferma une moitié de l'Afrique dans le « monde libre » pendant 30 ans Ð l'autre moitié étant l'otage du camp « socialiste ».N'Diaye a collaboré, librement, à l'hebdomadaire Jeune Afrique, dont il fut en quelque sorte un alibi progressiste.Ensuite, en 1997, il adhéra à la généreuse aventure de L'Autre Afrique avec Jean- Baptiste Placca, qui fit naufrage en 1999 sur les récifs de la gestion publicitaire et financière, dit-il.N'Diaye est à Montréal comme journaliste africain, pour un atelier sur la « Couverture médiatique des conflits en Afrique « L'image de l'Afrique dans les médias occidentaux, européens et américains, a été et reste catastrophique.Ça conditionne les opinions dans les pays riches, dans le sens que leurs États décident d'ignorer l'Afrique ou de laisser la barbarie s'installer comme une fatalité.Or il n'y a pas de fatalité et l'Afrique se bat aussi pour ses droits et ses libertés.C'est ce que j'ai dit, et on m'a traité d'afroptimiste ! » raconte-t-il.Le bouillant sexagénaire est venu à Montréal prêt à affronter la froidure : casquette, foulard, gilet de laine, et imperméable, qu'il a gardés pendant près de la moitié de l'entretien.à la rédaction de La Presse.« En Afrique, les journalistes luttent et oeuvrent dans des conditions diamétralement opposées à celles de l'Occident.Et la presse libre en Afrique n'a que 10 à 15 ans.Elle est en butte à toutes sortes d'obstacles ».Le projet L'Autre Afrique de Jean-Baptiste Placca a échoué, dit-il, « parce qu'il dépendait trop du marché publicitaire français.» « Cet hebdo voulait dépasser les paramètres de la guerre froide et briser les cloisonnements de l'Afrique en zones d'influences linguistiques et autres, explique N'Diaye.Il aurait peut-être pu diversifier ses revenus en se tournant vers la pub d'Amérique du Nord et d'Afrique du Sud », dit-il.Avant d'admettre que cela aurait compliqué les choses, compte tenu de la poussée américaine des 10 dernières années en Afrique, au moment où la majorité noire d'Afrique du Sud apprenait à maîtriser les rênes de l'État.Il y a peut-être lieu de repenser la formule, maintenant que la situation en Afrique met à nu les calculs des uns et des autres.Mais Jean-Pierre N'Diaye pense que, pour l'Afrique même, c'est par la radio communautaire et la libération des ondes hertziennes que la génération montante doit exercer ses droits à l'expression.Et c'est ce qu'elle fait. 2LP1701A0926 A17mardi 2LP1701A0926 ZALLCALL 67 01:00:26 09/26/00 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 6 S E P T EMB R E 2 0 0 0 MOND E A 1 7 Pérou : négos pour une transition pacifique RICK VECCHIO Associated Preess LIMA Ð La fuite au Panama de Vladimiro Montesinos, le chef des services de renseignements péruviens, ne devait pas empêcher la reprise des négociations hier entre le gouvernement et l'opposition, qui tentent de se mettre d'accord sur la période de transition amorcée par le départ annoncé du président Alberto Fujimori.Bien au contraire, l'exil de l'ancienne éminence grise d'Alberto Fujimori sera bénéfique aux deux parties, en écartant les risques de coup d'État militaire, estime-t-on à Lima.Le gouvernement et l'opposition devaient commencer à négocier hier dans la capitale péruvienne, sous la médiation de l'Organisation des États américains (OEA), afin de mettre pacifiquement un terme aux dix ans de pouvoir d'Alberto Fujimori.Ce dernier a décidé d'organiser des élections anticipées sans s'y présenter, deux jours après la diffusion d'une cassette vidéo montrant le chef des services de renseignements soudoyant un député de l'opposition.Vladimiro Montesinos, au coeur de ce scandale, devrait bientôt obtenir l'asile politique du Panama, où il est arrivé samedi.Après un refus initial, le Panama est en train en effet de réexaminer la demande de M.Montesinos sous la pression des 34 membres de l'OEA.« Ils nous ont demandé de reconsidérer notre décision, étant donné que le départ de M.Montesinos pourra faciliter le processus démocratique et la paix » au Pérou, expliquait-on au cabinet de la présidente panaméenne, Mireya Moscoso.L'opposition, qui avait menacé la semaine dernière de boycotter les négociations avec le gouvernement si Vladimiro Montesinos n'était pas officiellement renvoyé, s'offusque de cette demande d'asile politique, soulignant que l'homme fuit la justice.Crimes plus graves Pour l'opposition, le chef des services de renseignements (SIN) a commis d'autres crimes, plus graves encore que la corruption.« Depuis 1990, quand Montesinos a été de facto à la tête du SIN, les agents de cette institution ont été accusés de torture, d'assassinats, d'écoutes téléphoniques et d'enlèvements », souligne la député d'opposition Mercedes Cabanillas.Le gouvernement péruvien a transmis vendredi au Congrès une proposition de loi visant à démanteler l'agence de renseignements.M.Fujimori disposant de la majorité au Congrès, la loi devrait être adoptée rapidement.Photo AFP Montesinos, le chef des services de renseignements péruviens, lors de son arrestation le 11 mars 1999.Présidentielles: les femmes feront la différence 0XXZZZZ Imperial Tobacco Canada Limitée Le projet de loi S-20 Une loi qui permettrait de prélever chaque année jusqu'à 400 millions de dollars sur les ventes de tabac afin d'aider à prévenir l'usage du tabac chez les jeunes d'âge mineur.Chez Imperial Tobacco, nous l'appuyons à 100 %.Le projet de loi S-20 est une importante loi présentée au Sénat du Canada.Son but est de prévenir l'usage du tabac par les mineurs d'un bout à l'autre du pays.Imperial Tobacco Canada Limitée appuie de tout coeur le projet de loi S-20.Nous croyons qu'il est compatible avec notre opinion à l'effet que les jeunes d'âge mineur ne doivent pas fumer et que la décision de le faire doit être éclairée et prise uniquement par des adultes.Une nouvelle Fondation.Un nouvel objectif.La création de la Fondation canadienne de lutte contre le tabagisme chez les jeunes représente la pierre angulaire du projet de loi S-20.Le mandat de celle-ci comprendrait la coordination des recherches en cours sur les causes de l'usage du tabac chez les mineurs, la commande de nouvelles recherches sur le sujet, de même que le développement et l'implantation de programmes efficaces de prévention et de cessation.Fait primordial, la Fondation serait entièrement indépendante, tant du gouvernement que de l'industrie du tabac.Jusqu'à 400 millions de dollars par année en subventions.Pour remplir son mandat, la Fondation canadienne de lutte contre le tabagisme chez les jeunes serait financée par un prélèvement spécial sur la vente des produits du tabac.À titre de prélèvement, et non de taxe, ce mécanisme de financement assure une plus grande autonomie de la Fondation et évite les conflits potentiels entre l'administration des revenus fiscaux et les programmes efficaces de prévention de l'usage du tabac chez les mineurs.Pour avoir force de loi, le projet de loi S-20 doit être entériné par le Parlement.Nous croyons qu'il mérite votre appui.Écrivez au député de votre circonscription ou appelez sans frais au 1-888-495-4044 pour obtenir plus d'information.Chez Imperial Tobacco Canada Limitée, nous félicitons les sénateurs et les autres parlementaires pour leur prévoyance et leurs efforts qui ont mené au projet de loi S-20.Nous nous engageons à soutenir les objectifs du projet de loi et de la Fondation qui recevra le mandat de les réaliser.MICHAËLA CANCELA-KIEFFER Agence France Presse WASHINGTON Ð Les candidats à la Maison-Blanche se disputent les apparitions dans les talk-shows féminins et les images attendrissantes d'embrassades d'épouses ou de bébés, dans le but de séduire les Américaines, qui pourraient faire la différence en novembre.C'est une évidence statistique : plus nombreuses que les hommes (140 millions contre 134), les Américaines, qui se rendent aussi plus souvent aux urnes, ont un poids électoral important.Selon Karen O'Connor, directrice de l'Institut « femmes et politique » à l'Université américaine à Washington, « elles font la différence : sans elles, Bill Clinton n'aurait jamais été élu lors des deux dernières élections ».Le démocrate Al Gore et le républicain George W.Bush, virtuellement à égalité selon les derniers sondages, doivent séduire les indécis (environ 6 % des électeurs).Or, plus des deux tiers des électeurs indécis appartiennent à la gent féminine.Quatre-vingts ans après avoir arraché leur droit de vote, en 1920, en inscrivant un XIXe amendement à la Constitution américaine, les femmes sont donc plus que jamais importantes et Al Gore comme George W.Bush déploient toute une panoplie d'appats pour attirer leur vote.Dans le baluchon du parfait candidat, les instruments sont variés.Il y a d'abord les thèmes de campagne.Éducation, retraite, couverture médicale : chacun revient en permanence sur ces trois principaux sujets de préoccupation des femmes, selon les sondages.La semaine dernière, Al Gore a notamment parlé de couverture médicale.George W.Bush, lui, a visité plusieurs écoles et une maternité.Viennent ensuite les émissions regardées par les femmes.Al Gore et George Bush ont ainsi tous deux été récemment invités sur le plateau de la célèbre animatrice de télévision Oprah Winfrey (sept millions de téléspectateurs, en majorité des femmes).Assis dans un moelleux fauteuil face à la présentatrice, George W.Bush s'est souvenu de l'angoisse de son couple qui ne voyait pas d'enfant arriver, de ses projets d'adoption et finalement de la « fabuleuse » expérience vécue lors de la naissance de ses deux jumelles.Dans cette course au vote féminin, le vice-président démocrate dispose d'un avantage certain : il obtient 50 % auprès de cet électorat, contre 42 % pour George W.Bush, favori en revanche chez les hommes, selon l'institut Gallup.De fait, depuis 1980, date à laquelle leur participation au scrutin est devenue égale ou supérieure à celle des hommes, les femmes ont systématiquement préféré les candidats démocrates.Plus souvent employées subalternes dans les services ou l'industrie que mères au foyer, elles sont plus sensibles au programme des démocrates.Mais le vice-président a eu du mal, au départ, à convaincre les femmes.Au début de la campagne, ces dernières « avaient des doutes sur les qualités de leader de Gore », explique Charles Jones, professeur de sciences politiques à l'Université du Wisconsin.Gore a ensuite remonté la pente : il s'est présenté « comme un homme attaché aux valeurs familiales », selon Mme O'Connor.« Lors de la convention démocrate (en août), sa famille a été très active.Une de ses filles (Karenna), par exemple, a prononcé un discours », relève cette spécialiste du vote féminin.Toutefois, les deux candidats sont restés à l'écart des sujets les plus délicats pour l'électorat féminin : l'avortement (49 % des femmes sont pour, 42 % contre) et le contrôle des armes à feu (72 % des femmes souhaitent une législation plus stricte).Leurs prestations sur ces dossiers, si elles sont évoquées, pourraient être déterminantes, selon Mme O'Connor. 2LP1801A0926 A18 mardi dito 2LP1801A0926 ZALLCALL 67 00:55:36 09/26/00 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 ÉDITORIAL La dette des pauvres: faire plus encore mroy@lapresse.ca La question de la dette des pays pauvres est bien faite pour provoquer des manifestations emportées comme on nous en promet pour aujourd'hui, à Prague, où siègent la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.La chose est compréhensible.Cette dette Ð 2000 milliards de créances privées et publiques, la portion en jeu ici étant de l'ordre de 70 milliards Ð est en effet une constituante préoccupante du problème global de la pauvreté dans le monde.Or, celui-ci est gigantesque : hors les pays développés, on ne produit que 20 % de la richesse planétaire.Il perdure malgré les années de forte croissance que connaît l'économie mondiale, laquelle va atteindre 4,7 % en 2000.Enfin, il est d'une complexité à laquelle sont loin de rendre justice les slogans simplistes qu'on emploie pour le dénoncer.Ainsi, s'ils ont le mérite d'attirer l'attention sur des forums où se traitent des enjeux importants, les manifestants de Prague, aujourd'hui, comme ceux de Seattle, hier, dilapident le fruit de ce travail en tentant de faire croire à l'existence de solutions miraculeuses, qui seraient comme par hasard tout entières à la charge de l'Occident.Il y a là un relent de ce bon vieux tiersmondisme à papa, dont on sait tout le bien qu'il a fait sur la planète avant de sombrer Ð c'est du moins ce qu'on croyait Ð dans le ridicule.En fait, on pourrait même soutenir qu'à long terme, la question de la dette ponctuelle est relativement marginale, ce qui n'est certes pas une raison pour l'ignorer.Car il y a plus à faire si on veut parler de solutions durables.D'abord, non pas freiner, mais accélérer le processus de mondialisation de l'économie, du travail et de l'information.Ensuite, et cela va de pair, piloter des réformes importantes dans la réglementation du commerce international.Enfin, trouver une façon diplomatique d'exercer une dose mesurée d'« ingérence » dans les gouvernements des pays aux prises avec la misère la plus sordide et enracinée ; si l'ONU a accrédité ce droit d'intervention dans les cas de crimes de guerre et de génocide, on ne voit pas pourquoi on assisterait sans broncher à la lente agonie de peuples abandonnés sans État responsable Ð ou, dans les pires cas, sous la férule de despotes voleurs et assassins.Tout le monde se souvient du maréchal Mobutu, qui a consciencieusement saigné l'ancien Zaïre avant d'être remercié de ses services : on estime que les avoirs de sa famille à l'étranger équivalaient à l'aide internationale versée à son pays.Aujourd'hui, parmi les 75 des 266 nations souveraines investissant le plus (par rapport au produit intérieur brut) dans l'armement, se trouve une belle brochette des pays africains les plus pauvres.Ces exemples ne sont pas pris au hasard : que l'on parle de misère en général, ou de dette en particulier, l'Afrique est le continent « perdu », le seul où on s'attend à voir la pauvreté s'accroître au cours des prochaines années.« La situation de l'Afrique n'est pas aussi mauvaise qu'elle semble ; elle est tout simplement pire encore », écrit l'historien David S.Landes dans son magistral Richesse et pauvreté des nations.En somme, s'il faut décréter un moratoire sur le remboursement de la dette de plusieurs de ces pays, il est rigoureusement inutile de le faire sans s'assurer, un, que les États gratifiés de cette amnistie n'en seront pas au même point dans cinq ans ; et, deux, que les ressources ainsi dégagées profiteront bel et bien à leurs citoyens.Ce fut d'ailleurs le sens de l'intervention faite à Prague par le ministre canadien des Finances, Paul Martin, selon qui ce moratoire devrait être accordé aux pays adoptant des plans de réduction de la pauvreté et augmentant leurs dépenses dans les programmes sociaux.Il s'agit d'une prescription bien partielle, évidemment, puisqu'on ne voit rien ici qui touche les problèmes économiques structurels de ces nations.Mais c'est tout de même mieux que de tirer ce genre de chèque en blanc que l'on a vu trop souvent, par le passé, être déposé dans une banque suisse.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca LA B O Î T E AUX LETTRES edito@lapresse.ca Les imbéciles du volant J'AI ÉTÉ particulièrement impressionné par l'article de Marie-Michèle Poisson sur « l'imbécillité » au volant (La Presse, 24 septembre).Depuis si longtemps que je retiens le désir d'exprimer mon dégoût à l'endroit de ces imbéciles de la route, l'article m'a donné le courage de dénoncer ceux qui ont enlevés à toute personne raisonnable le plaisir de conduire sur nos routes.Ces parfaits imbéciles au volant des lourd camions qui vous talonnent à 120 km/h, à peine 3 mètres derrière, dans le but de vous intimider et de vous forcer à céder le passage ; ces jeunes imbéciles, dont la casquette inversée dépasse à peine la hauteur du volant, qui foncent dans leur Honda Civic à 140 km/h en faisant du slalom entre les voitures ; ces imbéciles qui n'ont rien retenu de leur cours de conduite et qui se moquent de toute forme de signalisation routière ; enfin, tous ces imbéciles qui n'ont absolument aucun respect pour les autres automobilistes (raisonnables).Tous ces imbéciles doivent sûrement se reconnaître lorsque les médias parlent d'eux ou de gens comme eux pour annoncer les trop nombreuses morts tragiques sur les routes du Québec ! Camionneurs, p'tits fendants et autres terroristes de la route, pensez-y donc avant qu'il ne soit trop tard.GILLES ST-MARSEILLE La faute de l'État?LE CANADA occupe actuellement la 28e place, au chapitre des médailles, aux Jeux de Sydney.Depuis quelques jours, une explication simple nous est servie de ces piètres résultats : c'est la faute du gouvernement qui n'aide pas suffisamment les athlètes d'ici.Dans La Presse du 23 septembre, en page 3 du cahier B, on lit : « L'Australie dépense quatre fois plus que le Canada dans le sport amateur.» Athlètes, entraîneurs, commentateurs, etc.déplorent Ð en termes clairs Ð le fait que les Canadiens ne payent pas assez d'impôts pour le soutien des sportifs.Au lieu de prendre pour modèle l'Australie, les équipes canadiennes pourraient comparer leur situation financière à celle de la Roumanie, de la Pologne, de la Slovaquie.Et pourquoi pas à celle de la Croatie, de la Moldavie ou de l'Azerbaïdjan Les athlètes de ces pays ne sont sûrement pas aidés autant que ceux d'Australie, mais ils sont aussi bons et parfois meilleurs que ceux du Canada.ROBERT JACQUES Boisbriand Quelle réforme! QU'EST-CE DONC que ce vent de folie autour des garderies en milieu familial ?Les parents de ces enfants demandent à la collectivité et aux contribuables de s'occuper de leurs enfants jusqu'à l'école maternelle.N'est-ce pas merveilleux comme responsabilité ?Sait-on ce que signifie la réforme de la ministre Nicole Léger relativement aux garderies en milieu familial ?Personnellement, je ne le crois pas.N'importe où au Québec, quelqu'un peut ouvrir une garderie, de 7h à 18h, avec 9 enfants et deux adultes et on ne peut rien faire pour interdire ce « service ».Avec un peu de chance, vos deux voisins pourraient exploiter une garderie ! Donc, il y aurait 18 enfants et 4 adultes, 5 jours par semaine, pour vous tenir compagnie ! Vive la paix sociale et le respect du voisinage.Le danger pour ces enfants vient du fait qu'il y a moins de surveillance dans ces petites garderies familiales que dans une garderie qui compte 10 enfants et plus.Ces enfants doivent en outre subir quotidiennement les effets du tabagisme.Pas de clôture pour leur sécurité.Des pesticides dans la cour où se trouve l'aire de jeux.Trois ou quatre enfants qui courent et jouent sur le trottoir devant la maison, sans surveillance ! Et vogue la galère.Bravo madame Léger pour votre réforme sans colonne vertébrale.MAURICE JEAN-LUC Dommage! pgravel@lapresse.ca SI ELLE N'ÉTAIT PAS aussi inquiétante, on pourrait trouver l'histoire amusante.Ou à tout le moins loufoque.Des membres de la SQ enquêtent sur des policiers municipaux qui sont soupçonnés d'avoir manqué à leur devoir pour favoriser un agent.de la SQ ! Le point de départ de cette invraisemblable affaire se situe à Repentigny, dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, quand des policiers municipaux interceptent un véhicule roulant à haute vitesse, malgré un pneu crevé.Le conducteur, finalement interrogé après avoir omis d'immobiliser son auto à un arrêt obligatoire, se trouve manifestement en état d'ébriété.Normalement, dans un contexte de tolérance zéro en matière d'alcool au volant, l'automobiliste en question est contraint, le plus rapidement possible, de se soumettre à un alcootest.Histoire d'étayer les accusations éventuellement portées contre lui.Mais dans le cas présent, la procédure habituelle aurait subi une grave entorse, attribuable au « pouvoir discrétionnaire » dont dispose tout officier de police qui conserve toujours, comme c'est tout à fait normal, le droit de se servir de son jugement s'il estime que, dans des circonstances particulières, une application trop rigoureuse de telle ou telle directive n'aurait aucun sens.Or tout semble indiquer qu'en l'occurrence, ces « circonstances particulières » se résumaient au fait que, en vérifiant l'identité du conducteur, les policiers municipaux ont découvert qu'ils avaient à toutes fins pratiques affaire à un de leurs collègues puisque ce dernier était un membre de la SQ.N'obéissant apparemment qu'à un réflexe de solidarité bien naturel, à défaut d'être pertinent, ceux-ci ont donc tout bonnement décidé de laisser ce dernier roupiller quelques heures, le temps de reprendre ses esprits.Et bien entendu de laisser s'évaporer les relents de la soirée de la veille qui avait sans doute été trop arrosée.C'est précisément à partir de ce moment que cette histoire, de déplorable qu'elle était, bascule dans le ridicule absolu.Et devient une illustration de l'incohérence où peut mener le respect aveugle d'une règle qui n'a manifestement pas été conçue pour ce genre de situation.Informé de la décision pour le moins discutable d'un de ses subordonnés, le directeur adjoint de la police de Repentigny s'est en effet empressé de respecter à la lettre la tradition voulant qu'on fasse appel à la SQ quand il s'agit d'enquêter sur un service de police municipal et inversement quand c'est un agent de la SQ qui est en cause.Avec le résultat que, cette fois, avec un corps policier invité à vérifier si des collègues ont commis une infraction en tentant de protéger un de ses membres, on se retrouve avec une situation qui prête au moins flanc à des soupçons de conflit d'intérêts.Sans nier la rigueur de ce cadre qui n'a pas hésité à faire son devoir, quitte à mettre ses hommes dans l'eau bouillante, on ne peut, par contre, que s'étonner qu'en dépit de ce que dit maintenant la loi de police, le ministre de la Sécurité publique n'ait apparemment pas été aussitôt avisé de cette affaire.Et qu'on ait placé les enquêteurs la SQ dans une situation délicate qu'on aurait pu éviter en confiant ce dossier fort délicat à un autre corps policier.Comme le SPCUM, par exemple.On n'en serait pas là si, comme des spécialistes l'ont souvent évoqué, entre autres dans la foulée du rapport de la Commission Poitras, le gouvernement avait accepté de créer une instance permanente affectée à la surveillance du travail des différents corps policiers.Mais quand on a l'habitude, comme c'est le cas à Québec, de ne jurer que par la SQ, la « police nationale », on ne voit pas pourquoi on irait s'encombrer d'une « police des polices ».C'est dommage.PHOTOTHÈQUE, La Presse© Fin août, les agents de Pêches et Océans Canada retiraient quelque 900 casiers à homard des eaux de la baie de Miramichi.Où sont les protecteurs de la nature?J'AIMERAIS faire part ici de certaines questions que je me pose relativement au conflit de la pêche au homard dans la baie de Miramichi.Le homard est-il une ressource menacée, sinon fragile ?Toute la réglementation sur cette pêche n'est-elle pas destinée à protéger cette ressource, à éviter les abus ?Où sont les protecteurs de la nature, les Greenpeace et autres Brigitte Bardot recyclées dans l'amour des bêtes, pendant qu'on surpêche le homard (et hors saison de surcroît) ?Bien entendu, les homards n'ont pas de beaux yeux comme les bébés phoques, mais l'équilibre écologique, qu'est-ce qu'on en fait ?Beaucoup réalisent aujourd'hui que les campagnes contre la chasse aux phoques ont été abusives, que cette espèce n'était pas vraiment menacée.Les conséquences ont été désastreuses pour les chasseurs de phoque et le sont encore plus pour tous ceux qui vivent ou plutôt qui vivaient de la pêche à la morue, qui se fait de plus en plus rare, en partie à cause de la surpopulation de phoques dont les chasseurs étaient les prédateurs naturels.Ceux qui souffrent cruellement des campagnes abusives des environnementalistes sont les Blancs qui vivent traditionnellement de la pêche depuis plus de trois cents ans dans toutes les Maritimes, aux Îles-de-la- Madeleine et en Basse-Côte-Nord.Aujourd'hui, les autochtones du Nouveau-Brunswick vident la baie de Miramichi de ses homards, ce qui menace encore les pêcheurs des régions susmentionnées ! Où sont les environnementalistes ?Où est le Rainbow Warrior qui s'en prenait il n'y a pas si longtemps à des pêcheurs japonais ?SUZANNE BLACKBURN Sainte-Thérèse 2LP1901A0926 A19 mardi dito 2LP1901A0926 ZALLCALL 67 00:55:48 09/26/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 26 SEPTEMBRE 2000 A19 FORUM Où va notre télé?Le monde de la télévision vit présentement de profonds bouleversements: transaction Quebecor-Vidéotron, octroi de nouvelles chaînes spécialisées, télé numérique, etc.Où en serons-nous dans quelques années ?Chaînes numériques: les jeux semblent déjà faits Survivrons-nous au modèle de la télévision américaine?PIERRE DELAGRAVE L'auteur est président de Cossette Média.Au total, 9,4 millions de Canadiens ont regardé la dernière diffusion de l'émission « Survivor » dont plus de 400 000 Montréalais.Un phénomène d'écoute pour une émission d'été.En plus, pas « cheap » du tout comme production.Bref, un succès colossal.Pourtant il y a une certaine gêne devant cette surenchère du voyeurisme, de cette course au million lancée plus tôt avec « Who Pierre Delagrave wants to be a millionnaire ?» On y avait vu quelqu'un gagner un million en direct ; avec « Survivor », on a vu un septuagénaire en perdre un en direct.La télévision américaine va continuer de nous surprendre par son audace scandaleuse parce que le public en redemande encore plus et que c'est rentable pour les actionnaires.Aux États-Unis, ceux-ci ont flairé la meilleure rentabilité dans une télé spécialisée qui vit de publicité et de revenus d'abonnement versés mensuellement par l'Américain câblé.Conséquence : la bonne télévision émigre progressivement vers le câble.La télévision traditionnelle est devenue de plus en plus bas de gamme, les grands réseaux qui n'attirent plus maintenant que la moitié de l'écoute totale tentant d'y conserver leur auditoire avec des émissions RealTV (crimes en direct, Catastrophes, Big Brother), ou carrément racoleuse comme Jerry Springer.Les Américains ont tellement de sources d'information et de divertissement qu'un phénomène de compensation positive se produit, par exemple, avec The Learning Channel ou Discovery.Au Canada, il en est tout autrement puisque notre réseau de distribution est contrôlé pour une bonne part par Hollywood.Le Canada anglais, comme la Belgique, sont des exceptions en matière de contrôle de leur contenu télévisuel.La plupart des pays ont une télévision créée et produite sur place même si elle diffuse aussi quelques produits étrangers.Avant l'arrivée des réseaux spécialisés, les créateurs, animateurs et autres artisans de la télévision avaient peu de chance de se faire connaître au Canada anglais autrement que par les émissions d'affaires publiques et sportives.La stratégie du CRTC de multiplier les canaux spécialisés a permis de reprendre un territoire d'écoute aux télés américaines.La télévision est une plate-forme culturelle pour une société.Elle permet de faire travailler des créateurs et de donner de la visibilité à leurs oeuvres ; sans la télévision, Céline Dion serait probablement une inconnue.Une télévision forte reflète la société qu'elle sert.Le Québec est un bon exemple d'endroit où la télévision a joué un rôle d'accélérateur dans le changement de la société.C'est grâce à la barrière linguistique qu'elle est encore la plus regardée ici.N'empêche que le modèle américain s'impose de plus en plus au Québec.L'influence du réseau Fox est évidente dans l'approche de TQS.Les changements de propriété qui s'annoncent pour Vidéotron et TVA reflètent le modèle américain où la télévision est une grosse « affaire » qu'on transige comme des terrains de Monopoly.Or, la télévision n'est pas une industrie ordinaire.L'État, par des lois, en a défini la structure industrielle.Et voici pourquoi : 1.Le CRTC donne des permis de diffusion à ceux qui présentent le meilleur projet ; les ondes demeurent une propriété publique.Aux États-Unis, la licence est vendue au plus offrant.Au Canada, le permis a une telle valeur que, même déficitaire, une station se vend à très gros prix.2.La concurrence américaine est réduite.Les Américains ne peuvent acheter une station ou un réseau ; l'écoute américaine est récupérée par le règlement sur la substitution des programmes (quand ils sont diffusés en simultané) et la loi C-58 : les dépenses publicitaires sur les stations limitrophes ne sont pas déductibles d'impôt.3.La télé est le seul média subventionné et ce, à coup de centaines de millions.Téléfilm, le fonds des câblo, etc.Une reconnaissance de son rôle dominant.4.Le Canada a choisi, en 1952, de se doter d'un système de télévision publique pour s'assurer d'avoir une télévision qui lui ressemble, une télévision de référence-qualité à tout point de vue.Personne ne se gêne pour critiquer Radio-Canada, encore moins les journalistes ; pourtant avec 30 $, soit le coût annuel de Radio-Canada pour chacun des contribuables, combien d'entrées au cinéma ou de magazines pouvons-nous nous payer ?Les grands propriétaires de média prônent la consolidation dans la propriété de réseaux canadiens pour être enfin capables de concurrencer les Américains.C'est être exagérément positif que de penser que les Canadiens à eux seuls peuvent être compétitifs dans un système de télévision américain.Il y a peu d'avantages à autoriser plus de concentration dans les médias au Canada.Au contraire, les téléspectateurs, de même que les annonceurs, ont avantage à miser sur la concurrence et la diversité de la propriété pour améliorer le choix et la qualité des produits en ondes.Si Quebecor était propriétaire de TVA, en plus de TQS, la part de marché des deux réseaux cumulée passerait à 54 %.Le FCC aux États-Unis (le pendant du CRTC) juge que 40 % est un niveau inacceptable dans les mains d'un seul groupe.Peu d'observateurs croient que le CRTC permettra à Quebecor d'acquérir TVA en conservant TQS, ayant refusé la proposition inverse il y a quelques années.Il est presque acquis que Quebecor devra se départir de TQS.Le CRTC pourrait aussi accepter l'achat du Groupe Vidéotron en exigeant la vente de TVA.Dans la transaction de Quebecor-Groupe TVA, il y a beaucoup plus que le réseau de télévision ; par cette acquisition Quebecor deviendrait au Québec le joueur le plus dominant à la télévision, dans les quotidiens, dans les magazines et dans l'Internet.Situation semblable à Vancouver où Can West- Global serait propriétaire de deux des stations privées (37 % de l'écoute globale) et des deux quotidiens de Vancouver.Curieusement, c'est le CRTC qui a créé le précédent il y a quelques années lorsque, pour la première fois, Quebecor, propriétaire de quotidiens, a reçu l'autorisation d'acquérir un réseau de télévision.Le CRTC tenait alors à maintenir la concurrence entre les deux réseaux de télévision généralistes : TQS et TVA.faut-il préciser qu'aux États- Unis, un quotidien ne peut détenir une station de télévision généraliste.Le CRTC, par ses décisions, va devoir réécrire ses règles dans un nouvel univers de propriétés multimédia.Les grands propriétaires, c'est compréhensible, voudront élargir leur influence et ainsi améliorer leur rentabilité.Cette concentration ne peut se faire au détriment des consommateurs et des annonceurs, ni de la démocratie et des artisans qui vivent de ces médias.Ces derniers deviendront vulnérables, en quelque sorte des « Survivors » dans ces grands regroupements médias.Par exemple, si vous étiez journaliste à Vancouver, où trouveriez-vous un emploi si vous ne faisiez pas l'affaire chez le grand propriétaire média local ?BERNARD DAGENAIS L'auteur est professeur au département d'information et de communication de l'Université Laval.Dans leurs relations avec tous les secteurs de l'activité économique, les gouvernements adoptent actuellement une attitude qui ressemble fort à la réalisation de la quadrature du cercle.D'une part, ils favorisent la privatisation et la déréglementation pour permettre aux acteurs économiques et marchands Bernard Dagenais de réguler l'économie en fonction des simples lois du marché, soit l'offre et de la demande.On connaît les effets pervers de cette attitude qui consolide, dans les faits, la puissance des plus forts.D'autre part, ils continuent de promulguer des règles, d'accorder d'édicter des dérogations, qui, toutes, servent davantage les plus forts.Cette caricature proche de la réalité se révèle encore une fois dans les règles du jeu que prévoit le CRTC dans l'octroi des licences numériques.Le même CRTC qui, depuis plusieurs années, encourage la déréglementation par la recherche d'une autoréglementation, en préférant, par exemple, les codes d'éthique partagés par l'industrie aux directives imposées par lui, va octroyer à quelques-uns le privilège d'exploiter des canaux numériques protégés contre la concurrence et imposés par bouquets aux consommateurs.Romain Bédard ne s'interrogeait-il pas sur « l'obsession du bouquet complètement injustifiée de la part du CRTC ?» (Info Presse juilletaoût 1999).Une logique à deux vitesses Le CRCT est, par nature, un organisme de réglementation.Qu'il souhaite favoriser l'émergence d'une industrie canadienne de télévision numérique est, en soi, une bonne intention.Qu'il croie que seules les grandes entreprises de communication déjà bien ancrées dans l'économie canadienne soient aptes à soutenir la concurrence américaine peut se défendre.Ce qui se comprend moins, c'est la logique de réglementation/déréglementation qu'il applique dans les deux catégories de licences qu'il s'apprête à donner ; une première qui protégera les majors par réglementation et une deuxième qui les favorisera de facto.Revoyons le discours du CRTC.Dans son avis du 13 janvier 2000, l'organisme précise que les canaux de la catégorie 1 auront un accès privilégié aux canaux numériques et que le genre de contenus qu'ils offriront profitera d'une protection.Toutefois, les canaux de la catégorie 2 devront accepter le jeu de la concurrence pour s'assurer une certaine distribution et attirer l'attention des télédistributeurs et des téléspectateurs.Or, lorsqu'on constate que près de 80 % des demandes de la catégorie 1 ont été complétées par les majors en communication, il ne reste guère de place pour les joueurs moins importants.Pourquoi le CRTC veut-il protéger ces majors, alors que ce sont eux qui en ont le moins besoin ?Et pourquoi oblige-t-il tous les autres qui pourraient développer enfin la différence à la télévision à affronter les dures lois du marché ?Selon les mots même du CRTC, les groupes de la catégorie 2 devraient être en mesure de risquer le lancement de canaux numériques selon leur valeur et affronter la concurrence pour attirer l'attention du téléspectateur.Pourquoi cette logique ne vaudrait-elle pas aussi pour le groupe 1 ?On aura compris que les nouvelles licences de la catégorie 1 seront accordées à des groupes qui peuvent supporter la concurrence, mais on ne la leur imposera pas.Et qu'on accordera à qui veut les avoir les licences de la catégorie 2, sachant très bien que seuls ceux qui occupent déjà une place majeure dans l'espace médiatique pourront se prévaloir avantageusement de cette ouverture.Les jeux sont faits Cette situation a poussé le journaliste Matthew Fraser, dans le Financial Post du 12 août dernier, à se demander en vertu de quoi le CRTC veut orienter le goût des citoyens.Selon lui, toutes ces audiences ont pour but, non pas de défendre la culture canadienne et lui permettre de se renouveler, mais d'aider les majors des médias canadiens à avoir un accès privilégié à la télévision numérique.Pour Fraser, cela est d'autant plus évident que, pour ces audiences, le CRTC n'étudie plus les offres canal par canal, mais plutôt par entreprise.Ce qui veut dire que ce ne sont plus les meilleures propositions de canaux qui vont dominer, mais les meilleures présentations d'entreprises.Cela lui semble tellement évident qu'il a donné à l'avance le nom des entreprises qui seront choisies par le CRTC.Et bien sûr, ce sont les majors de l'industrie des communications.Rien, selon Fraser, n'est prévu pour permettre l'émergence, dans la télévison, d'un nouveau venu, avec une approche divergente, donc avec un début de différence.Le public méprisé Toutes ces considérations se fondent sur une vision qui ne ne tient compte que du point de vue de l'industrie de la télévision.Tout comme on n'a pas inclu TV Ontario au service de base de la câblodistribution québécoise, on élimine tout ce qui pourrait intéresser divers publics pour se concentrer sur ce que l'on considère être les niches rentables pour l'industrie.Si l'on en croit les propos attribués à Mme Françoise Bertrand, c'est en partie cette approche qui a mené, l'an dernier, au refus du canal des arts de Radio-Canada.La présidente du CRTC soutenait alors que le canal en question toucherait si peu de gens que cela ne valait pas la peine de lui donner une chance (Info Presse, juillet-août 1999, p.4).Est-ce une coïncidence que le CRTC accorde maintenant une licence à un canal des arts ?On se demande si, au moment où se décide le sort des canaux numériques qui bloqueront en quelque sorte l'accès à une télévision vraiment différente, on n'a pas voulu amortir le choc en permettant une exception qui fera taire les critiques.Espérons que le chroniqueur Fraser a tort et que les jeux ne sont pas encore faits.Le CRTC devrait permettre, dans ses octrois de la catégorie 1, la venue d'au moins un nouveau partenaire, celui qui créera la différence et servira de moteur aux autres, plutôt que de partager la tarte entre les majors qui présentent les mêmes contenus télévisuels de masse.Le cas échéant, les effets pervers de la réglementation pourraient être compensés, pour utiliser les termes du CRTC, par une ouverture « aux services expérimentaux et très innovateurs » qui sont actuellement confinés à la catégorie 2.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Même au Canada, l'émission américaine Survivor a fait un tabac.La télévision américaine va continuer de nous surprendre par son audace scandaleuse parce que le public en redemande encore plus et que c'est rentable pour les actionnaires. La Presse 26 septembre 2000 Page A20 manquante "]
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