La presse, 14 octobre 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D1014 D1 arts 14 oct 6LP0101D1014 ZALLCALL 67 01:08:14 10/14/00 B FILL49 6LP0201D1014 d2 samedi 6LP0201D1014 ZALLCALL 67 01:06:54 10/14/00 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 HUMOUR Noir sur blanc L'humour de Mpambara ne craint ni la negritude ni la betise quebecoise JEAN BEAUNOYER Il fait pres de deux metres, est noir avec de grandes dents blanches, a deja joue dans ce qu'il appelle le soap Vision mondiale, alors qu'il etait tout petit, et presente son premier spectacle solo, Il y a trop de blanc au Quebec, du 18 au 21 octobre au Gesu.Michel Mpambara derange dans tout ce qu'il est et dans tout ce qu'il dit.Pas question d'eviter de parler de la negritude, de la betise quebecoise, des immigrants, du theatre de chapelle, de la fausse pauvrete d'une certaine Afrique, et des horreurs de Vision mondiale.Michel Mpambara n'est pas politically correct et, curieusement, personne ne lui en tient rigueur.Au contraire, on a salue son audace, sa naivete bon enfant, son humour corrosif et son intelligence depuis sa premiere participation au Festival Juste pour rire en 1999.Qui est ce nouveau phenomene de l'humour ?Il faut d'abord remonter jusqu'en 1973, annee de sa naissance au Rwanda, pour apprendre que le petit Mpambara vivait a l'aise dans la maison familiale.Il a grandi vite parce que sa mere lui repetait qu'il devait vider son assiette, ne rien gaspiller en pensant aux pauvres enfants qui mouraient de faim en Ethiopie.Le petit Mpambara avait vu la misere de ces enfants a la television africaine avant de se rendre a l'ecole, en autobus d'ecoliers.Pendant les dix-sept ans qu'il a vecus en Afrique, il n'a jamais vu un elephant, n'a jamais grimpe dans un arbre, parce qu'il etait trop occupe a jouer avec son Nintendo.C'est au Quebec, a l'age de 17 ans, qu'il a decouvert la veritable misere.Voir un Blanc queter a ete pour moi un choc culturel majeur.Comme la fin du reve americain.La fin de mes illusions sur la richesse de l'Amerique , raconte l'humoriste.Bien sur qu'on exagere.Bien sur qu'il y a eu un genocide au Rwanda qui a provoque le depart de la famille Mpambara vers l'Amerique.Bien sur que le petit Michel faisait partie d'une classe plutot privilegiee et que l'Afrique n'a pas la richesse economique de l'Amerique.On exagere.Mais on exagere aussi quand on regarde de bien haut les emissions de Vision mondiale.Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer quand on regarde ces emissions.C'est comme un soap americain avec de nouveaux personnages a tous les six mois.Imaginez que Vision mondiale est presentee partout et que c'est l'image qu'on donne du Rwanda.C'est ainsi qu'on nous voit dans le monde.Curieusement, moi, je n'ai jamais souffert pendant mon enfance.J'ai ete bien la-bas, comme au Quebec par la suite.Adolescent, Michel a etudie le theatre et la litterature a l'Universite Laval, a Quebec.A la fin de ses etudes, il a fait partie de la troupe de theatre de Pol Pelletier.J'ai beaucoup appris avec Pol Pelletier.C'est une sorciere qui a beaucoup d'emprise sur les gens et qui voulait que je reste avec la troupe.J'ai quitte apres une chicane.Moi, je ne veux pas evoluer dans une chapelle, dans une bulle, sans voir le monde exterieur.Je ne veux pas etre pur, je veux etre comme tout le monde avec tout le monde.Au theatre, tu joues l'histoire des autres : j'ai choisi l'humour, pour jouer ma propre histoire avec mes propres textes et etre totalement responsable de mon spectacle.Mpambara a appris le theatre de provocation et c'est exactement ce qu'il a l'intention de faire.Je veux provoquer, mais je suis pret a recevoir des coups.Il y a plusieurs etapes a suivre pour faire rire.Il y a des facons de dire des verites.Il faut savoir se ridiculiser soi-meme, parler de ses defauts parce que nous avons tous des defauts.Nous sommes comme tout le monde, c'est ca l'humanite.J'ai dit des choses enormes sur les Quebecois, mais j'ai aussi senti beaucoup d'amour.Pendant un certain temps, j'ai voulu oublier les racines, les pays et j'ai cherche un endroit sans pays.C'est peut-etre pour ca que j'ai trouve le Quebec.Mais ce n'est pas si facile d'oublier ses racines.Les gens sont fiers de leurs racines.Ils ont besoin de l'etre.Il est bien evident cependant que l'humoriste est devenu quebecois.Il n'est jamais retourne dans son pays d'origine et raconte souvent que son premier elephant, son premier lion, il les a vus au Zoo de Granby.Le lion ne fait jamais rien et se laisse vivre.Ce qui me fait penser que le roi de la jungle est sur le B.S.Voila ce qu'il appelle un perle quebecoise.On ne pourrait rire de cette blague nulle part ailleurs qu'au Quebec.J'ai choisi le Quebec, mais je raconte aux gens pendant le spectacle que le Quebec n'etait pas mon premier choix.On n'a jamais su son premier choix.Un pays ideal, j'imagine, sans guerre, sans pauvrete, sans misere et surement sans hiver.Mais l'humoriste prefere finalement vivre comme tout le monde et tente d'eviter toutes les comparaisons.Martin Deschamps m'impressionne plus que tout autre.Lui, il ne se compare a personne.C'est pour cela qu'il est un etre entier.Il a eu une premiere blonde a 15 ans, il pratique tous les sports et il est fier de lui avec raison.C'est un handicape qui ne se compare a personne.Nous ne volons pas parce que nous n'avons pas des ailes.Est-ce que nous sommes des handicapes pour autant ?Est-ce que ca nous fait mal, a tous les jours, parce que nous ne volons pas ?Martin Deschamps a tout compris.L'important, finalement, c'est le rire.C'est l'homme qui a oublie sa depression ou un autre, son cancer, pendant un spectacle de Mpambara.Rire, c'est etre subitement comme tout le monde avec tout le monde si j'ai bien compris.Photo PIERRE McCANN, La Presse c Michel Mpambara : Je veux provoquer, mais je suis pret a recevoir des coups.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron / D.Michel Hockey / Canadiens - Blackhawks Le Telejournal Les Nouvelles du sports Cinema / LES NOUVEAUX MECS (5) avec T.Schweiger (22:50) Le TVA 18 heures Cinema / LES AVENTURES DE PINOCCHIO (4) avec Martin Landau, Genevieve Bujold Cinema / TURBULENCE (6) avec Ray Liotta, Lauren Holly Le TVA Sports (22:55) Cinema (23:25) Documentaires - Sciences / Planete Ocean Cinema / LES PORTES DU DESTIN (4) avec Gwyneth Paltrow, John Hannah Cinema / UN TRAMWAY NOMME DESIR (3) avec Vivien Leigh, Marlon Brando Cinema / TU NE SERAS PAS LUXURIEUX (3) (23:11) Les Simpson Cinema / PLUS GRAND QUE NATURE (5) avec Bill Murray, Janeane Garofalo Cinema / DOLORES CLAIBORNE (4) avec Kathy Bates, Jennifer Jason Leigh Le Grand Journal Cinema / ACCES.Pulse Habs, Week Higher Ground Code Name: Eternity Amanda Marshall Special Comedy Now! CTV News Pulse News .Contact Wheel of.e Now Twice in a Lifetime News Sat.Report Sat.Night Hockey / Senateurs - Maple Leafs Hockey / Sabres - Canucks College Football (15:30) News Spin City Miss America News Baywatch NCAA Football (15:30) Seinfeld That's Life Walker, Texas Ranger The District ER News Night.News Abbott.Baseball / Championnat de la Ligue americaine: Yankees - Mariners .Videos Sat.Night The Lawrence Welk Show .Minister .Served?Vicar of Dibley No Place.Ballykissangel Austin City Limits Cinema / CHARADE (3) BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf Sessions at West 54th BBC News .Lens City Confidential / Gibsonton Behind Closed Doors.Biography / Deborah Kerr Inspector Morse Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds .for Variety J.Norman The Prince of Homburg / Opera Chronical.Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde Familles celebres / Presley 2 Biographies / Willie Lamothe Navarro / L'Etoffe de Navarro Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Prevention des toxicomanies Le Monde a la carte .un cegep N.A.S.A.Educational File Quartier.medias Etudes.Histoire des formes urbaines You Asked.Timeslot Storm Warning! How'd they do that?Vets in.Sex Files Into the Unknown Connection You Asked.Pret a partir Video Guide .l'aventure .camping Plaisirs.Av.en Nord Aventures, Cecile Dechambre Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / RUSTLERS' RHAPSODY (5) Cinema / BRAINSTORM (4) avec C.Walken Baseball / Mets - Cards (16:00) Drew Carey The PJ's Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Best of Montreal Comics Queen of Swords That's Life Andromeda The District A.Hitchcock Sat.Night Tournants de l'Histoire Histoires de trains La Face cachee de l'Histoire Cinema / EVITA PERON (4) avec Faye Dunaway, James Farentino Captain Cook Series (17:00) Great Trains Stories Crown and Country Cinema / UNCOMMON VALOR (5) avec Gene Hackman, Fred Ward For Valour TV Guide Flick The Tourist Pet Project Birth Stories Skin Deep Extra Specials: Truth about Women Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Cher (2/2) Cinema / FOR THE BOYS (5) avec Bette Midler, James Caan Musicographie / Cher (2/2) Box Office Le Cimetiere Buzze le quiz Fax Concert Plus: Much Music Video Awards 2000 Clip Groove BBC News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture The Passionate Eye Presents @the end Parti liberal (17:30) Culture-choc Journal RDI Medias Enjeux / Les Enfants du peche Le Telejournal .artistes Culture-choc Un Canadien Zone libre Baseball / Mets - Cards (16:00) Sports 30 Mag Baseball / Championnat de la Ligue americaine: Yankees - Mariners Sports 30 Mag Quebec course La Boutique aux malefices Saint-Tropez, sous le soleil Frequence Crime La Firme de Boston Cinema / LES AVENTURES D'IVAN TCHONKINE (5) The Grafters Cinema / PERFECTLY NORMAL (4) avec Michael Riley Davinci's Inquest Cinema / THE GINGERBREAD MAN (4) avec Kenneth Branagh Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / THE UNCANNY (5) avec Peter Cushing, Ray Milland Cinema / CURSE OF.(4) PGA Golf / 3e ronde (17:00) Sportscentral You Gotta.Equestrian / Speed Derby Wrestling: WWF Live Sportscentral Game on Sports Geniuses Grouille-toi Volt Mobuta, roi du Zaire Cent ans de memoire du jazz Cinema / LES TONTONS DE FARCEURS (4) avec Jerry Lewis Le Grand Banc, entre terre.The Human Canvas The Human Sexes Intimate Universe: The Human Body / Life Story; Raging Teen Secret Life of the Family Intimate Universe .(16:00) Sportsdesk Eight-Ball Golf / North American.Boxing / Dana Rosenblatt - Will Mc Intyre Sportsdesk .le chien A.Anaconda Redwall Ned.triton Cap.Star Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson Cap.Star Vins.Journal suisse Journal FR2 Dansez maintenant Union libre Gros Plan Journal belge Soir 3 Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / THE PICTURE OF DORIAN GRAY (3) avec G.Sanders Cinema / OSCAR WILDE (4) avec Robert Morley (22:10) .secondes Les Copines Dos Ado / Pere et mere.Quand la vie est un combat Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Trauma City Mag Rendez-vous avec.Vos finances A notre sante, docteur! L'Actuelle Sur.colline Addam's.Grade Alien Worst Witch Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Live through this Goosebumps Student.Syst.Crash Radio Active Au-dela du reel Star Trek: la nouvelle generation Battlestar Galactica X Files Millennium .circuit.Jean-Christophe Laurence 19Ha LA SOIREE DU HOCKEY Nos Glorieux recoivent les Blackhawks de Chicago.Comme dans le temps des six clubs, mais sans Maurice Richard et Stan Mikita.Si quelqu'un s'interesse encore au hockey.20H + LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY Drame fantastique inspire du roman d'Oscar Wilde.Un homme obtient le pouvoir de rester jeune alors que son portrait porte progressivement les marques de la degradation et du vieillissement.Le film date de 1945 et c'est en noir et blanc.Mais bon.21H y UN TRAMWAY NOMME DESIR Classique de la dramaturgie americaine.Une femme dechue cherche refuge chez sa soeur, mariee a un homme brutal.Son sejour tournera a la tragedie.Realise par Elia Kazan, avec Marlon Brando et Vivien Leigh.Grosses pointures.21H 3 BIOGRAPHIES: WILLIE LAMOTHE, LEGENDE DU COUNTRY En attendant la serie, qui debute le 26 a TVA.Pas le meilleur documentaire en ville, mais quelques bonnes anecdotes a se mettre sous la dent.a quand les reprises du Ranch a Willy? 6LP0301D1014 d3 samedi 6LP0301D1014 ZALLCALL 67 01:05:18 10/14/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 4 O C T O B R E 2 0 0 0 D 3 2000.Luc Guérin, alias Willie Lamothe, dans la série Willie.1969.Willie et les femmes : pas toutes en même temps ! 1951.« Willie Lamothe, c'était un peu le cowboy contre le fermier.Dans son monde à lui, il n'y avait pas de vaches à traire.» WILLIE Suite de la page D1 Né à Saint-Hugues de Bagot en 1920, Guillaume Joachim Lamothe a connu, pendant 35 ans, une fructueuse carrière de chanteur, d'acteur, de fantaisiste, d'animateur à la télé (Le Ranch à Willie) et à la radio (CKVL).Devenu western par accident, il finira par être l'incarnation suprême du cowboy canadien, se produisant même Ð en français ! Ð au Grand Ole Opry, équivalent nashvillien du Carnegie Hall.Ce ne sera ni son premier ni son dernier exploit.En 1948, il avait fracassé tous les records de ventes en écoulant 275 000 exemplaires du 78 tours Allô Allô petit Michel (une chanson écrite pour son fils.qui finira par mesurer 6' 2 » !).Puis, en 1972, recyclé dans le cinéma, il remportera le prix du meilleur acteur de soutien à Cannes, pour son rôle dans La Mort d'un bûcheron, le film de Gilles Carle.Ses ventes de disques totales auraient par ailleurs atteint quelques millions d'exemplaires Ð tous formats confondus.Et si ce chiffre paraît aujourd'hui discutable, un fait demeure : Willie Lamothe aura été un véritable phénomène populaire et médiatique.La personnalité, le charisme, l'exubérance expliquent pour beaucoup le succès de ce personnage haut en couleurs.Willie Lamothe était un être flamboyant, brillant de toutes ses dents et de toutes ses bagues en or, glamour à l'os (comme beaucoup de chanteurs western), doté par-dessus tout d'un inimitable sens de l'humour.« Un dynamisme contagieux, une authenticité dans laquelle les gens se sont reconnus », observe Robert Thérien, auteur du Dictionnaire de la musique populaire au Québec.« Un grand communicateur, une intelligence de la foule assez incroyable », ajoute Jean Beaudin en précisant qu'il « aurait sans doute fait un excellent politicien ».Ses chansons, en outre, répondaient aux besoins de l'époque.Chanteur fantaisiste et pourvoyeur de bonheur, il exultait l'optimisme d'après-guerre.Cowboy de pacotille, il faisait rêver d'aventures, de voyages et de liberté.« Des thèmes qui plaisaient aux gens de la campagne pris dans leur quotidien », suggère Richard Baillargeon, spécialiste de la musique d'agrément et auteur du livre Destination Ragoût.« Willie Lamothe, c'était un peu le cowboy contre le fermier.Dans son monde à lui, il n'y avait pas de vaches à traire.C'était les grandes plaines de l'Ouest, le soleil couchant, les longues chevauchées.Il incarnait la liberté, mais aussi le mauvais garnement qui vit en dehors des conventions.Ce n'était pas le bon curé, mais celui qui vivait un peu dangereusement.La face cachée du cowboy « Mauvais garnement » en effet.Derrière le personnage, coloré, entier et chaleureux, il y avait aussi l'homme, le mari infidèle, le père absent, l'éternel insécure, l'increvable dépensier.Willie Ð la série Ð explore sans pudeur les côtés les moins glorieux du personnage.On insiste notamment sur sa relation de couple, qui selon Jean Beaudin fut « plus complexe qu'il voulait bien le laisser voir ».C'est connu, Willie Lamothe était un courailleux de première.Une seule épouse Ð Jeannette Ð mais un nombre incalculable de femmes à son bras, la plus célèbre étant sans doute la cowgirl Rita Germain, qu'il fréquenta pendant près de douze ans.Il y a quelques années, Jeannette a d'ailleurs réglé ses comptes publiquement dans le livre Mes 45 ans avec Willie Lamothe, duquel Jean Beaudin s'est largement inspiré pour son scénario.« Ma mère, c'était une Cadillac ; Rita, c'était une Ferrari.mon père a toujours aimé les beaux chars ! » résume Michel en arborant le sourire de la complicité masculine.Ce ne fut pas toujours drôle, du reste.Si l'artiste brillait aux quatre coins de la province, l'homme de famille n'était pas souvent à la maison.« Arrivait avec le linge sale, repartait avec le linge propre », lance la comédienne Nathalie Mallette, qui incarne Jeannette à l'écran.« Ma soeur disait qu'elle le voyait plus souvent dans les journaux que chez nous », siffle Michel, qui ajoute : « Ma mère n'a jamais manqué de rien, sauf de sa présence.» Et le fils dans tout ça ?« Dans le film, on essaye de montrer qu'il y avait un problème entre nous deux.Mais c'est pas vrai.Contrairement à ce qu'on peut croire, il ne m'en a jamais voulu de ne pas suivre ses traces.C'est même lui qui a payé la première B3 de Gerry ! » Magnanime à sa façon, mais aussi dominateur, voire manipulateur, croit Jean Beaudin.Sans parler de ce caractère épouvantable, que certains ont parfois pu confondre avec un ego hypertrophié.Selon Robert Thérien, tout cela n'était que façade.Willie Lamothe était en réalité un insécure chronique, obsédé par la peur de perdre sa popularité.« Il était toujours certain que ça allait finir demain.Qu'il allait retomber.Qu'il aurait dû faire un autre choix de carrière et rester travailler chez Goodyear.» Tellement insécure, en fait, qu'il a fini par devenir plus baveux que la moyenne des ours.« Quand il discutait avec un producteur, il allait chercher 110 % du cachet.Parce qu'il était toujours sûr que ça serait le dernier ! » ajoute Robert Thérien.Ceci expliquant cela, Willie était aussi très sensible à la critique.S'il comptait quelques érudits parmi ses amis (Jacques Normand, Serge Deyglun, Doris Lussier, Raymond Lévesque Ð qui lui écrivit quatre chansons), l'intelligentsia montréalaise du temps le dénigra en bloc.De l'avis général, il en souffrait énormément.« S'il avait une mauvaise critique, il en était malade pendant une journée, souligne Robert Thérien.Il fallait que les gens l'attachent pour l'empêcher d'aller planter le journaliste qui avait écrit ça.Je pense qu'il l'a fait deux ou trois fois, d'ailleurs.» L'histoire, de toute façon, a fini par lui donner raison.Le nom de Willie Lamothe est aujourd'hui inscrit en grosses lettres dans toutes les encyclopédies de la chanson québécoise, entre Pierre Lalonde et Plume Latraverse.Et s'il n'a pas tout à fait transcendé le country & western, on peut dire sans trop se tromper qu'il a littéralement inventé le genre au Québec.« À l'heure actuelle, le western québécois est non seulement bien vivant, mais il est québécois à 90 %, conclut Robert Thérien.Les pionniers du genre Ð Roger Miron, Paul Brunelle, Marcel Martel, et Willie Lamothe Ð composaient tous leurs propres chansons.Ils s'inspiraient non seulement du western américain, mais aussi des autres styles en vogue à l'époque : les big bands, la musique traditionnelle québécoise, la chansonnette française à la Tino Rossi ou Charles Trenet.Ça a permis de développer un son country différent.Un son québécois, qui n'était pas et qui n'est toujours pas un décalque de ce qui se fait à Nashville.Ces gens-là ont réussi, en étant des auteurs-compositeurs-interprètes et non pas des simples copieurs, à éviter que le country & western québécois se fasse assimiler.Quelque part, Willie Lamothe y est pour quelque chose.» 1969.Bobby Hachey et Willie Lamothe.Ensemble, ils iront au Grand Ole Opry, à Nashville.Willismes.Ð « Je ne suis pas arrivé dans la chanson western d'un coup sec, puisqu'avant de chanter j'étais danseur à claquettes.Quand Fred Astaire s'est montré, j'ai décidé de lâcher ça.» Ð « J'ai débuté la même année que Luis Mariano et Fernand Robidoux.Robidoux ne chante plus.Il ne reste que Mariano à débarquer.C'est un but.» Ð « Avec une gueule comme la mienne, on a tout fait pour l'améliorer.» Ð « Il faut être simple ; qu'est-ce que ça m'aurait donné que le succès me monte à la tête : il faut bien que je me rase moi-même tous les matins.» Ð « Je ne me prends pas au sérieux.Le fait d'avoir réussi dans la chanson western était un bon gag.Si je réussis dans le cinéma, ce sera aussi un bon gag.» Ð « La seule différence entre le westerner et le chansonnier ?Les chansonniers sont des westerners qui sont allés à l'université.» Ð « Dans le temps, alors que nous chantions avec Bobby Hachey dans les cabarets, nous constations que tout le monde se saoûlait, faisait du bruit.Nous avions décidé de ne pas nous en laisser imposer.Alors, à l'entracte on buvait un quarante onces et après c'était formidable.» Ð « Je suis contre la Reine, contre le FLQ, contre le fédéral, contre les politiciens qui prennent tous les gens pour des caves.Le Canada, c'est trop grand pour rien.Il n'y est jamais rien arrivé et il n'y arrivera jamais rien.» Ð « J'aime autant mourir incompris que d'passer ma vie à m'expliquer.» Citations tirées du livret de Willie Lamothe et fils : Héritage, trame sonore de la série Willie.1978.Michel et Willie.Le fils et le père.Le rocker et le westerner.La Nostalgie du paradis T h é â t r e d ' A u j o u r d ' h u i de François Archambault mise en scène Jean-Stéphane Roy avec France Castel, Yves Corbeil, Claude Despins, Jean-Louis Hébert, Denis Houle, Steve Laplante, Julie Ménard, Julie Perreault, Reynald Robinson, Marie-Hélène Thibault, Louise Turcot concepteurs Florence Cornet, Pascale Déry, Nicolas Descôteaux, Stéphane Girouard, Nathalie Godbout, Olivier Landreville, Patricia Ruel Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca Du 25 octobre au 18 novembre 2000 6LP0401D1014 D04 sam.(Arts) 6LP0401D1014 ZALLCALL 67 00:56:27 10/14/00 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 THÉÂTRE Ma pub, mon miroir JENNIFER COUËLLE L'UN TOUT BLANC, l'autre tout noir.Stéphane E.Roy, comme la plupart d'entre nous, n'y croit pas.Et tant pis pour ceux qui, comme la plupart d'entre nous, carburent au gris.Lui, c'est les deux à la fois, en une même enveloppe de chair.« C'est comme ça dans la vie, dit cet ex-publicitaire de comédienmetteur- en-scène-dramaturge-humoriste- chroniqueur télé.On est parfois grotesque, parfois sublime.Un être unidimensionnel, ça ne se peut pas.» Sous l'étiquette de sa compagnie Le Théâtre du Grotesque et du Sublime (oh le nom !), il se prépare à créer sa pièce numéro trois.Un rendez- vous avec une dose solide d'ironie qui prend l'affiche mercredi prochain à la salle Jean- Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui.Après La Capitulation qui, il y a deux ans, piquait d'un regard sarcastique le milieu et l'art même du théâtre, Propagande, avec son visuel promotionnel de fille en bikini exhibant le drapeau canadien, le tout chaud dernier de Stéphane Roy donc, raille les rouages de la pub sur fond politique.L'histoire est simple.Un jeune publicitaire accepte de concevoir une pub sur un thème qui heurte ses convictions profondes.Il la payera cher, sa concession pour un mieux-être matériel.« Mais la pièce a rapport aussi au pays et à la langue, précise l'auteur, au Québec versus le Canada.» Un sujet de taille, mettons.Bien fréquenté, pour être poli.Pas sous la griffe de Stéphane E.Roy, toutefois.L'énergique concepteur qui s'est fait connaître avec Les Bizarroïdes, qui a fondé la très-exploratrice- merci Ligue d'improvisation montréalaise et qui tient la barre de chroniqueur à l'émission de Télé- Québec Les 400 Coups n'a pas l'habitude de faire les choses comme tout le monde.Et s'il est réservé au sujet de la scéno que signe Jean Hudon (l'effet de surprise est un must apparemment), ce metteur en scène assure que ce n'est pas du théâtre traditionnel qui nous attend.« Ça ne sera pas joué traditionnellement, ça ne se passera pas sur une scène, non plus.On a fait table rase, parce qu'on ne voulait pas faire du théâtre dans du théâtre.Les spectateurs vont littéralement rentrer dans une agence de publicité.» Un vote pour le réalisme ?« Pour délester le théâtre de sa théâtralité, en tout cas.Pour qu'on sente le quotidien, pour ne pas que les choses soient hyper-placées, hyper- léchées.Par exemple, je pourrai être en train de parler (il est au nombre de la flopée de comédiens de sa propre pièce), puis tout à coup me pencher pour attacher mon lacet.Ou je pourrai échapper ma fourchette et la chercher pendant dix minutes.» Voilà pour la forme.Le propos, lui, file autrement sérieux.Lucide.« Ayant fait de la pub pendant trois ans (dans l'antre du tout-puissant Cossette), je connais un peu les mécanismes à l'oeuvre.Ce qui n'empêche pas que je les aime bien, les publicitaires, ils sont sympathiques ; mais le problème avec tout ça, c'est qu'on est immergé jusqu'au cou dans un système capitaliste.» Et il poursuit.« On n'est plus que ça : capitalistes ! Il n'y a plus d'opposition communiste comme il y avait autrefois, et notre vrai miroir, c'est la pub.» Une pub, ajoute cet expert, dont « la mode en ce moment est de montrer que t'es riche et fier de l'être.Il n'y a plus aucune gêne en ce qui concerne notre matérialisme.On juge une personne suivant son salaire, sa bagnole ; on juge un artiste sur le nombre de disques qu'il vend, pas sur ce qu'il dit dans ses chansons ; il y en a même qui valorisent l'argent au détriment de l'amour et de l'amitié.Ayoye ! J'avoue que ça me fait un peu peur.» Cela dit, Stéphane Roy y tient à son confort.« Je suis moi-même matérialiste, j'aime ça bien manger, bien boire, bien vivre, en fait.Qu'on ne me demande pas de me promener en sandales et en jeans troués avec une pancarte ! Mais je ne suis pas que matérialiste.Je crois qu'il est vraiment important de rester alertes en tant qu'individus et de poser un regard critique sur le système dans lequel on vit, surtout lorsque, comme aujourd'hui, il est seul à gouverner.» Et lorsqu'on demande à cet idéaliste- matérialiste s'il est prêt à faire des compromis, il sourit et vous boucle la boucle.« Ce spectacle est autogéré, ça me coûte de l'argent pour dire ces choses.Mais j'ai envie de les dire ; j'y trouve mon équilibre, alors, je débourse.» Bienheureux, les êtres conséquents.PROPAGANDE, de Stéphane E.Roy, à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, à compter du 18 octobre.Photo PIERRE McCANN, La Presse © Stéphane E.Roy : « Qu'on ne me demande pas de me promener en sandales et en jeans troués avec une pancarte ! Mais je ne suis pas que matérialiste.» Yuli Turovsky Directeur artistique MARIE-ELIZABETH LOTT violon MARIA-ELISABETH LOTT : LA PETITE ÉTOILE DU FUTUR JEUDI 26 OCTOBRE 2000, 20 HEURES 514-982-6038 www.imusici.com 514-790-1245 www.admission.com CONCERTS CENTRE-VILLE S É R I E PREMIÈRE EXÉCUTION À MONTRÉAL NICCOLO PAGANINI Concerto pour violon no 1 en ré majeur, opus 6 BRUCE MATHER Quarts-de-Chaume CAMILLE ST-SAËNS - EUGÈNE YSAYE Étude en forme de valse pour violon BENJAMIN BRITTEN Variations sur un thème de Frank Bridge, opus 10 WOLFGANG A.MOZART Symphonie no 15 en sol majeur, K.124 COMMANDITAIRE PRINCIPAL présente www.duceppe.com Pr.sent.en collaboration avec DU 25 OCTOBRE AU 2 DÉCEMBRE de Tennessee Williams Rien à voir avec les rossignols mise en scène de Serge Denoncourt traduction de Michel Tremblay Normand D'Amour Michel Dumont Germain Houde Marie-France Lambert PREMIéRE MONDIALE EN FRAN.AIS S A I S O N 2 0 0 0 2 0 0 1 DIMANCHE, LE 15 OCTOBRE 2000 À 11 H L A F I L L E Avec l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal Claude Webster, piano Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Muffins, jus et café servis gratuitement entre 10 h 20 et 11 h 00 BILLET : 6 $ (taxes incluses) FORFAIT FAMILLE : 20 $ (taxes incluses) (2 adultes et 2 enfants) Renseignements et réservations : (514) 842-2112 Du 29 septembre au 22 octobre 2000 Un spectacle du Carrousel Texte : Suzanne Lebeau Mise en scène : Gervais Gaudreault assisté de Robert Vézina Décors (d'après une idée originale de Pierre Perreault), costumes et accessoires : André Brosseau Lumière : Dominique Gagnon Environnement sonore : Diane Leboeuf assistée de Gaétan Leboeuf Direction de production, régie générale et d'éclairage : Dominique Gagnon Régie son et décor : Alexandre Brunet Distribution : Linda Laplante, François Trudel, Jean-Guy Viau 245, rue Ontario Est, Montréal www.maisontheatre.qc.ca Métro Berri Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 514 790-1245 ou 1 800 361-4595 présente Supplémentaire Dimanche, le 22 octobre à 13h00 6LP0501D1014 d5 samedi 6LP0501D1014 ZALLCALL 67 00:56:39 10/14/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 4 O C T O B R E 2 0 0 0 D 5 EN BREF 13 au 17 FÉVRIER 2001 Offrir Broue à Noël Pensez-y maintenant ! 790-1245 1004, rue Ste-Catherine Est Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission (achats téléphoniques) (514) 790-1245 Groupes (514) 527-3644 L'OLYMPIA 17 au 21 octobre - 24 au 28 octobre - 21 au 25 novembre - 5 au 9 décembre COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET Séduction et bonne action S'IL RESTE une place sur vos murs et que vous souhaitez y exposer une oeuvre d'art, c'est demain qu'a lieu l'encan des photographies de l'exposition Séduction urbaine.L'événement est non seulement l'occasion de dénicher de belles photos, notamment de David La Haye, Lyne Charlebois, Bernard Brault, Marie- Hélène Tardi, Tshi (ci-contre) et Benoît Aquin, mais aussi de faire une bonne action : tous les profits de la vente sont remis à l'organisme de Pops, le Bon Dieu dans la rue.On avait offert aux artistes de garder 50 % du montant recueilli ; ils ont tous refusé.Louable.Les 55 oeuvres seront mises aux enchères à partir de 15 h, aux Bobards (4328, boulevard Saint- Laurent).Album disponible maintenant DU 31 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE AU THÉÂTRE CORONA THÉATRE CORONA -2490, rue Notre-Dame O.Billetterie 514/931-2088 Réseau Admission 514/790-1245 www.bori.com Bistro Le PÕtit Bonheur Maintenant ouvert 514/931-0500 Hommage à Manuel de Falla à l'occasion du 125e anniversaire de sa naissance Les 17 et 18 octobre 2000, 20 h Los Romeros, 8 chanteurs espagnols et le Choeur de L'OSM sous la direction de Charles Dutoit.TURINA, La procesión del rocío RODRIGO, Concierto andaluz, pour quatre guitares FALLA, La vida breve (opéra en version de concert) Conférence sur la vie et l'oeuvre de Manuel de Falla, à 18 h 30 au Piano nobile, avec M.Yvan Nommick, directeur musical des Archives Manuel de Falla.Portraits d'Espagne Les 25 et 26 octobre 2000, 19 h 30 Charles Dutoit, chef d'orchestre Jennifer Swartz, harpe ALBÉNIZ, Ibéria, trois extraits RODRIGO, Concierto serenata SARASATE, Navarra SURINACH, Fandango DEBUSSY, Soirée dans Grenade DEBUSSY, La puerta del vino FALLA, El sombrero de tres picos, suite n° 2 Variations espagnoles Le 29 octobre 2000, 14 h 30 Charles Dutoit, chef d'orchestre Rosa Torres Pardo, piano Alvaro Pierri, guitare BOCCHERINI-BERIO, Ritirata notturna di Madrid FALLA, Noches en los jardines de España TURINA, La oración del torero RODRIGO, Concierto de Aranjuez GLINKA, Souvenir d'une nuit d'été à Madrid RIMSKI-KORSAKOV, Capriccio espagnol Commencez vos Dimanches en musique au restaurant La Rotonde (voisin de la Salle Wilfrid-Pelletier) , et obtenez 15 % de rabais sur présentation de votre billet.Réservation : ( 514) 847-6900 Sous le haut patronage de Sa Majesté la reine Sophie d'Espagne Soirée du 17 octobre Le 29 octobre, 17 h Dégustation de grands crûs et de la nouvelle gastronomie d'Espagne en compagnie de Charles Dutoit.Renseignements : (514) 840-7413 présenté en collaboration avec 514-790-1245 1-800-361-4595 Billets OSM 842-9951 Place des Arts 842-2112 COMITÉ DES BÉNÉVOLES DE L'OSM Soirée du 18 octobre Tous les concerts ont lieu à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.l'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique présente osm.ca DOM JUANDE MOLIÈRE MISE EN SCÈNE DE MARTINE BEAULNE AVEC DAVID BOUTIN, BENOÎT BRIÈRE, ISABELLE BLAIS, DANIEL BRIÈRE, MICHEL COMEAU, PHILIPPE COUSINEAU, ALEXANDRE FRENETTE, CLAIRE GIGNAC, PHILIPPE LAMBERT, RAYMOND LEGAULT, FANNY MALLETTE, NATHALIE MALLETTE, DENYS PARIS ET ALEXANDRE PROVENCHER, DOMINIC BOND, DAVID PARENT-LALIBERTÉ ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE ALLAIN ROYDÉCOR DANIÈLE LÉVESQUE COSTUMES MÉRÉDITH CARON ÉCLAIRAGES MICHEL BEAULIEU MUSIQUE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE SILVY GRENIERACCESSOIRES JEAN-MARIE GUAY CHORÉGRAPHIES DE COMBAT HUY PHONG DOANMAQUILLAGES ANGELO BARSETTIPERRUQUES RACHEL TREMBLAY DÈS LE 7 NOVEMBRE RÉSERVATIONS 866-8668 www.tnm.qc.ca RÉSERVATIONS Ce soir, on improvise 866-8668 3 dernières représentations ! 14 octobre, 1 h et 20 h et 15 octobre, 1 h 6LP0601D1014 d6 samedi 6LP0601D1014 ZALLCALL 67 00:58:40 10/14/00 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 Du bon vieux Deschamps ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale YVON DESCHAMPS nous a avertis en tout début de spectacle : « Je suis un monologuiste et non un stand-up.Ce n'est pas moi qui parle, mais un personnage (pour éviter qu'on ne prenne sa femme Judi Richards en pitié).Et il n'y a pas de rappel.Allez faire pipi tout de suite, car pendant dix minutes, je vais dire des choses plates ! » Ainsi, le vénérable humoriste Ð 65 printemps et 40 ans de métier tout de même Ð retrouvait son public montréalais après une absence de huit ans.Qui plus est, au théâtre Corona, dans le quartier Saint- Henri qui l'a vu grandir.A-t-on besoin de préciser que le public l'attendait tout sourire et prêt à rire ?Yvon Deschamps s'est présenté devant ses fans, jeunes et moins jeunes, tel qu'ils l'attendaient : la langue bien pendue, les yeux toujours prêts à s'écarquiller devant les injustices de l'humanité, les deux bras pointés devant, le ton pleurnichard pour faire part de ses craintes bidon, avec ce vocabulaire si particulier Ð xénôphôbe, djénétix, hapital.Pas de fla-flas sur scène.Ni écran vidéo ni musique, seulement l'homme et son plus simple appareil : sa langue, qu'il n'a pas encore rangée dans sa poche.Pour le plus grand plaisir de nos oreilles, Deschamps est resté affreux, sale, méchant et intelligent.Dans ce neuvième one-man show en carrière, intitulé Comment ça, 2000 ?, il soulève les craintes de certains (dont lui) face à l'arrivée du XXIe siècle.« Le XXIe siècle va être tellement dur à passer que nous allons être morts pour la plupart à la fin ! » Avec l'aisance verbale qu'on lui connaît, il n'épargne pas les immigrants, le ciel, le Comité olympique, notre système de santé et encore moins les gens du troisième âge.Son monologue sur les babyboomers et les personnes âgées constitue les minutes les plus jouissives de son trop court spectacle (présenté cet été à son Manoir Rouville- Campbell de Mont-Saint-Hilaire).« J'aime les vieux, mais nous avons un choix à faire.Nous les aimons jusqu'à quel âge ?Mon cousin aime son père, mais il aimerait ça avoir de la peine quand il va mourir ! » Tant qu'à être si inspiré, on aurait préféré davantage que 95 minutes.D'autant plus que Deschamps a su habilement glisser ici et là des bouts de monologues d'une autre époque qui ont très bien résisté au temps.Le public réentend avec plaisir ce que le monologuiste a à dire sur les mères d'antan « plus vite physiquement que mentalement et qui attaquaient sans avertir » et les ados qui à 13 ans n'ont pas la chair « faible, mais raide ».Cynique à l'os, mais jamais grossier, Yvon Deschamps fait encore rire à tout coup.Bien qu'il ait toutefois cette tendance à s'accrocher à ses punchs à caractère sexuel.On ne l'accusera cependant jamais de s'enliser dans la facilité et la vulgarité pour faire pouffer de rire à tout prix.De faire appel aux mots bannis par le petit Jésus pour passer un message.Encore une fois, le plus expérimenté de nos humoristes a réussi à demeurer actuel en restant lui-même.YVON DESCHAMPS, jusqu'au 21 octobre au Corona ; supplémentaires du 5 au 16 décembre.Retour à la case départ pour l'équipe de Bruno Blanchet STÉPHANIE BÉRUBÉ Une divergence dans la manière de travailler peut-elle tuer un show ?La semaine dernière, la télévision de Radio-Canada annonçait à moins de 24 heures de la première de l'émission On fait ça seulement le samedi soir qu'elle était retirée de l'horaire.Alexis Martin et Pierre Lebeau, deux des collaborateursclés de la nouvelle émission, venaient de quitter le navire avant même qu'il soit mis à l'eau.Pourquoi ?On ne sait pas vraiment.À quand la première ?On ne sait pas non plus.Bruno Blanchet, qui était très loquace avant le début de l'émission, refuse désormais de commenter.Lebeau et Martin sont aussi totalement muets là-dessus.Mystère.Nathalie Plourde, l'agent d'Alexis Martin, pense toutefois qu'il est peu probable que le départ des comédiens ait été la cause principale du retrait de l'émission.Martin ne devait participer qu'aux deux premières émissions de l'automne puisqu'il sera sur les planches du Théâtre de Quat'Sous les samedis soir dès la fin du mois.« Les producteurs le savaient depuis juin », affirme Nathalie Plourde.Il n'était donc pas un pilier dans l'entreprise.Quant à Pierre Lebeau, d'après son agent, il s'était engagé à participer à seulement dix émissions sur vingt, lui aussi avait des engagements au théâtre.Le jour de la présentation de l'émission pilote, au début octobre, ni Alexis Martin ni Pierre Lebeau se sont présentés à Radio-Canada.Daniel Gourd, directeur des programmes pour la station de télévision, y était.« Ce n'était pas ce que l'on souhaitait avoir.Ce n'était pas ce que l'on avait approuvé », explique M.Gourd.Sans dire que le produit était mauvais, le directeur des programmes indique qu'il n'était pas question de mettre en ondes une émission qui n'était pas de qualité.« Même si c'est le samedi soir et que l'on veut être irrévérencieux, il faut avoir de la qualité.» Et vlan.Selon M.Gourd, le visionnement de l'émission pilote, des problèmes organisationnels et le départ des deux comédiens auraient convaincu la société d'État d'attendre avant de présenter On fait ça seulement le samedi soir.« On a demandé à l'équipe de retourner à la table à dessins et de revenir avec un nouveau concept.» Retour à la case départ.Stéphane Laporte, le concepteur de l'émission, est profondément déçu que la chimie n'ait pas été bonne entre les artistes qu'il avait lui-même rassemblés le printemps dernier.Cela dit, Laporte savait qu'il jouait avec le feu : « C'est toujours intéressant de mélanger des explosifs, mais il y a un risque d'explosion », dit-il au sujet des principaux concernés.Dans ce cas-ci, comme pour l'émission Les Gingras-Gonzalez de TQS qui est aussi dans le pétrin, Laporte ne joue que le rôle de concepteur.« Moi, je ne suis que l'étincelle de départ », explique Stéphane Laporte, qui affirme avoir laissé beaucoup de liberté aux artistes pour la création de l'émission.Liberté que lui-même exige lorsqu'il écrit des textes.Il dit avoir été le premier surpris à l'annonce du départ de Lebeau et Martin, la semaine dernière.Laporte, qui est extrêmement mal à l'aise dans ce rôle de porteparole qui s'est imposé de luimême, confirme que l'équipe en est effectivement à refaire un nouveau concept.Bruno Blanchet et Sylvie Moreau sont toujours là, d'autres comédiens se joindront probablement à eux pour présenter le plus tôt possible une nouvelle proposition à Radio-Canada.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Cynique, mais jamais grossier, Yvon Deschamps fait encore rire à tout coup.SUPPLÉMENTAIRES Érick Labbé Photographe Bruno Blanchet observe un mutisme complet à propos des tuiles qui s'abattent sur son émission. 6LP0701D1014 d7 samedi 6LP0701D1014 ZALLCALL 67 00:56:49 10/14/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 4 O C T O B R E 2 0 0 0 D 7 EN BREF Saint-Exupéry, la suite LE DEUXIÈME volet de l'exposition Saint- Exupéry est présenté à compter d'aujourd'hui, jusqu'au 21 octobre, à l'Association culturelle Nouvelle Acropole.L'exposition est organisée par Mark Drouin, fils de Gabriel Drouin, qui fut le fondateur de l'Institut de généalogie de Montréal.M.Drouin père avait invité chez lui Saint-Exupéry et sa femme Consuelo en 1942 et filmé ces moments.L'écrivain avait aussi signé un cahier de souvenirs et dessiné une des premières images du Petit Prince.Le public est invité à voir ces images inédites.Il pourra aussi assister à des conférences données par des spécialistes de Saint- Exupéry.L'entrée est de 2 $.Au 6753, rue Saint-Denis.(Info : 514 277-5404) Radio-Classique à la PdA LA STATION Radio-Classique de Jean- Pierre Coallier (CJPX-FM, 99, 5) aura bientôt un studio permanent à la Place des Arts.D'ici Noël, les émissions du matin, de 6 h à 9 h, et du retour à la maison, de 16 h à 18 h, seront diffusées en direct depuis un nouveau studio aux baies vitrées ouvert sur l'Atrium des pas perdus de la Place des Arts.Près de 35 000 personnes par jour empruntent cette rue souterraine de la PdA.Bien, la radio visible ! « Ce partenariat va dans le sens des plans de développement de la Place des Arts, qui compte sur de telles ententes pour s'ancrer encore davantage dans le paysage culturel montréalais », a précisé Clément Richard, président du conseil de la PdA.Images d'un scénographe ESPACE LIBRE se prépare pour une cinquième soirée de récits projetés.Je vous raconterai des images, une série de douze rencontres autour d'un projecteur diascope en compagnie d'artistes de toutes disciplines, a fait incursion, depuis le mois dernier, dans les univers de Jean-Pierre Ronfard, Philippe Ducros, Nathalie Derome et François Marquis.Le prochain en liste fait un must de la scénographie.Jean Bard, qui a signé entre autres scénos celles des 7 Jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette, Durocher le milliardaire de Robert Gravel et Les Girls de Clémence Des Rochers, sera sur place dans l'ancien poste de pompiers de la rue Fullum, jeudi prochain dès 18 h.Avec images à l'appui ! (Info : 514 521-4191) 6LP0801D1014 D08 sam.(Arts) 6LP0801D1014 ZALLCALL 67 00:56:59 10/14/00 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 THÉÂTRE Au nom du père et du fils Tapage nocturne s'attaque au rapport père-fils sur fond frisquet d'un salon funéraire JENNIFER COUËLLE MOURIR POUR mieux vivre ! ?Pas exactement du charabia.Plutôt plausible, nécessaire même, dans l'univers dramatique de Francis Monmart.La dernière pièce de cet auteur disparu prématurément l'an dernier donne vie à la mort et mémoire à la vie.Après le succès de L'Ange et le Corbeau (mis en nomination pour le meilleur texte original au Gala des Masques 1996), qui mit en scène la terrible angoisse de Vincent Van Gogh durant les heures précédant son désir définitif de mourir, Francis Monmart s'est attaqué au rapport père-fils sur fond frisquet d'un salon funéraire.À l'affiche du Théâtre Prospero à partir de mardi prochain, Tapage nocturne met en scène un père, son cercueil, son fils de trente ans et un veilleur de nuit à l'accent chilien.Charmant petit groupe.Dirigé sur les planches par le tout attentif Claude Lemieux et incarné par Diego Thornton, en fils qui en a gros sur le coeur, par Jorge Fajardo en rondier, et par Luc Morissette en père pas du tout aux cieux.Le même Luc Morissette qui reçut une mise en nomination (Gala des Masques 1996) pour son Van Gogh robuste et désespérément cassé dans L'Ange et le Corbeau.Du peintre au pater, donc.« J'étais content, confie le comédien, qu'on me demande de nouveau de jouer dans une pièce de Monmart.Je me sens des affinités avec l'auteur et les deux personnages mis en scène me rejoignent beaucoup.Le père, comme le fils.» Pour ce qui est de l'auteur, Luc Morissette lui reconnaît une écriture « audacieuse en ce qui a trait au contenu.Il ne craint pas d'entrer dans des régions difficiles et délicates à explorer, comme la mort, le suicide, la véritable tragédie de ne pas savoir communiquer.» Quant aux personnages, ils sont en mal d'une voix pour se dire.Ils sont des êtres humains que la mort vient bousculer, libérer.Et ciao la censure ! À ce point que le fils va entrer par infraction, une nuit, dans le salon funéraire où est exposé son père.Propulsé dans ce lieu autrement morbide, et pour l'occasion tout blanc, par un incident de sa vie courante qui frôle la folie, le fils raconte, se raconte, s'interrompt, critique.Son père, lui, retrouve momentanément la vie.La réplique, aussi.Devant le jeune homme qui l'accuse de ne s'être jamais occupé de lui, de ne s'être jamais ouvert le coeur et de n'en avoir eu que pour sa carrière, « il se lève dans son cercueil, explique celui qui le fera, et commence à réagir.Il a une personnalité forte, est habile avec les mots, est assez baveux avec son fils et refuse obstinément de s'impliquer.Et tout au long de la pièce, on va assister aux efforts du fils pour essayer d'atteindre son père, de le faire se révéler.» Méchant défi.Une lutte, en fait, qui percera peu à peu la carapace du chaud défunt, qui fera craquer ce père détenteur d'un secret de famille qu'il finira par livrer.Abcès crevé, secret pour secret.Le fils itou ira jusqu'au bout.Dira son drame.À un ressuscité ?Pas sûr.Mais ce qui l'est, affirme Luc Morissette, « est la confrontation avec la mort, l'impact qu'elle a sur nous.On aurait très bien pu envisager que le fils entre dans le salon funéraire et qu'il s'imagine le reste, qu'il réponde lui-même à ses propres questions.Le résultat aurait été le même.Il y a beaucoup de gens, vous savez, qui résolvent des situations à première vue insolubles en dialoguant avec les morts.Moi-même, j'ai entretenu des conversations avec mon père, mort quand j'avais dix ans, à différents moments clés de ma vie.» Quant à cet énième représentation du duo père absent-fils écorché, Luc Morissette estime qu'il est difficile de trop en parler.« Elle reflète une réalité dont on subit encore les conséquences.Ça prend du temps à transformer les attitudes des gens, à se défaire de cet héritage un peu boiteux, particulièrement dans les familles québécoises, où l'essentiel des relations humaines et affectives était confié à la mère, tandis que le père restait fermé.» Parlons-en, donc ! TAPAGE NOCTURNE de Francis Monmart, dans une mise en scène de Claude Lemieux.Avec Luc Morissette, Diego Thornton et Jorge Fajardo.Une production Le Groupe de la Veillée au Théâtre Prospero à compter du 17 octobre.Photo ROBERT NADON, La Presse © Dans Tapage nocturne, Luc Morissette incarne un père absent.EN BREF Nouvelle mouture des Zurbains SAIN EXERCICE que Les Zurbains, qui donne plume et parole aux ados.Piloté par le Théâtre Le Clou, Les Zurbains de l'an 2000 réunit une quinzaine de contes, dont ceux, bien rodés, bien applaudis aussi, des Zurbains, Série IV présenté en mai dernier au Théâtre Denise-Pelletier.Ils viennent avec du nouveau : cinq autres créations traitant de liberté, de quête d'autonomie, d'amitié et d'amour.Le tout, ou presque, signé par des élèves du secondaire recrutés à la suite d'un concours.L'argent ne fait pas l'amour, Y vont-tu me lâcher un peu !, Coppertone et autres titres seront présentés dans différentes maisons de la culture de la métropole.Les 17, 19, 20, 24, 25 et 27 octobre.Et de nouveau en mars.L'entrée est libre.Info : 87-ACCÈS # 631 ou www.ville.montreal.qc.ca/maisons.Roberto Zucco à Saint-Hyacinthe LES NEUF finissants en interprétation théâtrale du Cégep de Saint-Hyacinthe font leurs armes grand public sur le dos d'un prisonnier évadé.Dans une mise en scène de François Tassé, le bouleversant Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès revit sur les planches de la salle Léon-Ringuet.Les représentations filent tous les soirs à 20 h (demain, dimanche, c'est relâche) jusqu'au 21 octobre.Info : 450 773-6800 ou 514 875-4445, poste 207.Jennifer Couëlle CIRCA \u203a PREMIÈRE MONTRÉALAISE «SES CORPS À CORPS VOLUPTUEUX OU VIOLENTS» Voir 18 > 21 OCT.20H ACCOMPAGNÉ DU FILM LES DISPARATES (CÉSAR VAYSSIÉ) PREMIÈRES NORD-AMÉRICAINES «RADICAL, ÉNIGMATIQUE ET ENVOÛTANT» Le Télégramme, France 25 > 28 OCT.20H + 29 OCT.15 H Billets individuels \u203a Usine C \u203a 514-521-4493 + ADMISSION \u203a 514-790-1245 \u203a 1-800-361-4595 Visitez notre site Web \u203a www.festivalnouvelledanse.ca 27 SEPTEMBRE > 29 OCTOBRE 2000 DES FAÇONS INÉDITES DE FAIRE ET DE DÉFAIRE LA DANSE PHOTOS: S.R.GILMORE, C.REYLAN 6LP0901D1014 d9 samedi 6LP0901D1014 ZALLCALL 67 00:58:49 10/14/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 4 O C T O B R E 2 0 0 0 D 9 NOUVELLES DU DISQUE A Sei Voci L'ENSEMBLE français A Sei Voci, entendu à Montréal la saison dernière, propose une rareté chez Astrée : les Vêpres de Stefano Fabri, très obscur compositeur du XVIIe siècle.Langlais par Langlais SOLSTICE a récupéré des enregistrements de Jean Langlais jouant ses propres oeuvres à l'orgue de Notre-Dame de Paris.Ces documents datent 1975, 1977 et 1981.Langlais mourut en 1991.Rachmaninov, de Moscou LES DEUX Trios pour piano, violon et violoncelle de Rachmaninov viennent d'être enregistrés chez Hyperion par un trio de Moscou qui porte précisément le nom du compositeur.Serge Postigo dans le rôle de Danny Théâtre St-Denis 1, du 10 au 19 novembre Billeterie : (514) 790-1111 Groupes : (514) 990-9215 «Le verdict : un Grease jubilatoire.» - Sonia Sarfati, LA PRESSE Productions Sandler-Poulin présente Mise en scène Denis Bouchard Chorégraphie Dominique Giraldeau 11 représentations SEULEMENT ! Caroline Néron dans le rôle de Rizzo Pour la 1ere fois en Amérique, les chansons originales du film ! «You're the one that I want» et «Hopelessly devoted to you» «.le public hier en redemandait.» - Patrick Gauthier, JOURNAL DE MONTRÉAL «Pour les fans.une grande réussite!» - Pat Donnelly, THE GAZETTE «Une véritable surboum de rythmes et de couleurs.» - Pierre O.Nadeau, JOURNAL DE QUÉBEC Forfaits familles en matinée disponibles ! 6LP1001D1014 d10 samedi 6LP1001D1014 ZALLCALL 67 12:44:18 10/16/00 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 DISQUES Métamorphose en direct ON A OUVERT le grand tiroir à surprises de la British Broadcasting Corporation et cette fois, ce sont les bandes de David Bowie qui sont dépoussiérées.Bowie At The Beeb comprend un premier compact, double, témoin de la période 68-72, et un second, simple celui- là, enregistré devant quelques dizaines de fans en juin 2000.Le plus récent est un genre de best of, bourré de bonnes versions des vieux classiques bien connus (dont cette fascinante Man Who Sold The World).Très bien, mais c'est le premier des deux qui est vraiment digne d'intérêt.Des surprises à la tonne, des versions encore embryonnaires de Hunky Dory et Ziggy Stardust qui avaient été concoctées pour la radio, sans cordes, cuivres et autres extravagances dignes du Bowie de l'époque.Le son est parfois inégal, mais cette petite tare est rapidement effacée grâce à cette impression de découverte, cette impression d'assister à la métamorphose d'un grand artiste en direct.À ce chapitre, Bowie At The Beeb est un morceau d'anthologie inestimable.HHHH BOWIE AT THE BEEB David Bowie EMI Richard Labbé Dernier cru anglais FÉRU DE HOUSE et de drum & bass, le producteur britannique MJ Cole est devenu, avec l'album Sincere, l'ambassadeur de ce nouveau son anglais, le 2 Step, ou UK garage, un alliage efficace de house et de r&b.Muni de rythmes tranchants comme le drum & bass, ce qui provoque un effet boeuf sur les planchers de danse, le UK garage n'a pas fini de faire remuer les postérieurs.Ce premier album de MJ Cole est un savant ramassis d'influences hip hop, soul, r&b, ragga incarnées par une poignée de chanteurs invités.Donnant beaucoup plus de place aux voix (contrairement au house), sur une musique parfois légère (marquée par un piano furtif), parfois plus lourde (avec ses lignes de basse racoleuses et puissantes), MJ Cole représente bien l'état de cette scène.Le UK garage a mûri depuis sa première incarnation Ð le speed garage Ð, mais le meilleur reste à venir.HHH 1¤2 SINCERE MJ Cole Talkin' Loud/ Universal Philippe Renaud collaboration spéciale Soulmatazz.HERBIE HANCOCK a beau pianoter sur la dernière track, Guru a laissé s'évaporer la variable jazz de ses hors-d'oeuvre Jazzmatazz Ð sous cette bannière, deux compilations ont été lancées au cours des années 90 et même la précédente, inférieure à celle-ci en valeur absolue, laissait présager cette tendance.Ne reste plus qu'un hip hop sophistiqué, empreint de soul.Soulmatazz.Le nouveau projet de Guru (suprême MC de Gang Starr) réunit plutôt la nouvelle génération des chanteuses R&B (Erykah Badu, Angie Stone, Macy Gray, Amel Larrieux, Kelis, auxquelles s'ajoutent les très moyennes Nubians from France), deux superpapis de la culture afro-américaine (Isaac Hayes et Herbie Hancock) et les toujours pertinents Roots.L'alignement impressionne sur papier, un peu moins sur disque.Ces chansons, pour la plupart solides et inspirées, ne mènent pas leurs protagonistes à explorer de nouveaux territoires Ð sauf peut-être Erykah Badu, qui fait plus jazzy que d'ordinaire.Guru se contente d'intercaler son rap dans un contexte urban prédigéré quoique sincère et inspiré.Cool, néanmoins.HHH 1¤2 STREETSOUL Guru's Jazzmatazz Virgin / EMI Alain Brunet Blues brisé UN CAS dans l'histoire du blues.Né au Mississippi en 1904, fils d'un ancien esclave, Scott Dunbar grave son unique disque en 1972, à l'âge de 68 ans.Onze morceaux figurent sur l'album et c'est lui seul qui joue de la guitare (désaccordée), qui chante (écorché) et qui tape des pieds pour tenir le rythme.Nous sommes loin de B.B.King, de son orchestre et de ses 36 bagues en or.Dunbar est un pauvre pêcheur d'eau douce (d'où le titre : From Lake Mary) qui ne connaîtra jamais la gloire.Cet album de blues acoustique, naïf et profondément rural passera d'ailleurs inaperçu, avant de devenir l'une des pièces les plus recherchées des collectionneurs de blues.Remercions toutefois l'écurie Fat Possum (R.L.Burnside, Robert Cage, T.Model Ford) de ressortir aujourd'hui cette intéressante pièce d'art brut, un trésor en autant qu'on soit un adepte du blues authentique, brisé et sans le sou.HHH 1¤2 FROM LAKE MARY Scott Dunbar Fat Possum / Epitaph Jean-Christophe Laurence Groove langoureux BON, D'ACCORD.Le film est pourri.Les admirateurs de musique soul romantico-cochonne des années 70 apprécieront néanmoins les efforts qu'ont déployés les producteurs de The Ladies Man afin de réunir sur l'album quantité de titres dont le but ultime est de faire écho aux ardeurs lubriques du protagoniste du film.Teddy Pendergrass (Turn Off The Lights), Rufus et Chaka Khan (Sweet Thing), Roberta Flack et Donny Hathaway (The Closer I Get To You), Grover Washington Jr.(Mister Magic), les Isley Brothers (That Lady), entre autres, y vont tous de leurs élans les plus veloutés.Le groove langoureux de la partition originale de Marcus Miller a été conçu dans le même esprit.Et assure une belle unité de ton à l'ensemble.Même la chanson récente de Johnny Gill (Close The Door) semble tout droit sortie de l'époque.Les coiffures afro reviendront-elles à la mode ?HHH 1¤2 THE LADIES MAN Music From The Motion Picture Dreamworks Records Marc-André Lussier collaboration spéciale Letarte, en chanson FOLK ACTUEL, rythmes qui trottinent, pastels jazzy, minuscules pointes de rock, le tout enrobé par la voix mince d'une diseuse Ð difficile à supporter dans le registre aigu, en ce qui me concerne.Les mots ?Contemplation du quotidien, états généraux de la relation amoureuse, diffraction de l'actualité, fortes injections de sensualité.Il y a aussi des mots étrangers.Inventés ?Au fil des ans, Geneviève Letarte a construit un univers riche et singulier, autour duquel gravitent littérature, musique et théâtralité.Voici la dimension chanson, enrobée d'une musique qui nous rappelle une avant-garde des années 80.Letarte ne souffre visiblement pas de jeunisme, en tout cas.Si elle nous a pondu un travail solide et cohérent au plan littéraire, elle ne me semble pas s'être parfaitement lovée dans la forme chanson Ð dont le cadre musical est, pourtant, assuré par l'excellent guitariste et compositeur Claude Fradette.A-t-elle vraiment choisi le cadre musical qui lui convient ?D'où ce tout petit malaise qui accompagne parfois mon écoute.HHH CHANSONS D'UN JOUR Geneviève Letarte Ambiances Magnétiques / Dame Alain Brunet Communion LEUR AVENTURE devait être brève.Vu son succès, elle s'est prolongée jusque sur disque.Après Jalbert et Bigras, le spectacle (en nomination pour un Félix) voici donc Jalbert & Bigras, l'album.en spectacle.Communio est le témoin d'un concert enregistré cet été au Spectrum et à la Place des Arts.C'est aussi le titre d'une pièce inédite, ballade arrache- coeur livrée à grand renfort de piano, de cordes et d'harmonies vocales.Communio est la seule pièce que Dan et Laurence ont écrite en tandem.Le reste du disque se divise entre des tounes à elle (Tomber, Chanson pour Nathan, Pour toi) et à lui (Tue-moi, Ange Animal, Maledetto Angelo) à l'exception d'une reprise émouvante de Lucky !Lucky ! de Richard Desjardins, à mon avis le sommet du spectacle.Les disques live rendent rarement justice à ce qui s'est vraiment passé sur scène.Mais Communio transmet bien l'intensité, la simplicité et l'atmosphère intimiste de cette belle expérience en duo, qui se terminera le 17 décembre.au Yukon ! HHH COMMUNIO Dan Bigras & Laurence Jalbert Audiogram / Select Jean-Christophe Laurence Robbie, Kylie.ROBBIE WILLIAMS fabrique de la bonne pop.Une pop qui sonne, qui accroche dès la première écoute, une pop qui fait sourire, qui fait rire aussi.L'ennui, c'est que ce chanteur britannique a parfois des idées de grandeur, au point de plomber ses chansons de refrains qui n'en finissent plus (l'album fait 75 minutes, beaucoup trop pour un truc pop), de chansons qui étirent la sauce (14 titres au programme, était-ce vraiment nécessaire ?), d'arrangements grandioses à tous crins.Bon, mais un peu trop imbu de son talent, le beau Robbie.Sa chère copine Kylie Minogue, elle, a pondu une bêtise dance beaucoup trop prévisible, où les rares moments de bonheur font figure de naufragés.Et puis, la pièce Your Disco Needs You est peutêtre la chanson la plus kitsch produite depuis les beaux jours de Village People.Cela dit, on peut toujours se rabattre sur le physique avantageux de la dame, bien en évidence sur la partie pliante de la pochette, juste au centre.À épingler tout près du coffre à outils.HHH SING WHEN YOU'RE WINNING Robbie Williams Chrysalis/EMI HH LIGHT YEARS Kylie Minogue Parlophone/EMI Richard Labbé The Beatles, prise 2000 ENTRE VOUS et moi, ça commence à faire.Les Beatles, on aime.Mais il y a toujours bien des limites à vouloir gratter les vieux fonds de tiroir.Reformer virtuellement John, Paul, George et Ringo (rappelez-vous Free As A Bird ) était déjà une entreprise douteuse.Mais voici qu'on recycle les Fab Four dans une bouillie électronico-actuelle moitié branchouille, moitié musique contemporaine, dans un exercice de style qui cache mal son opportunisme.Produit par Paul Mc Cartney pour une expo d'art, Liverpool Sound Collage porte bien son nom.Les bruits de rues à Liverpool côtoient des rythmes en boucle à la mode, deux ou trois grooves de basse éléctrique et quelques phrases vides, tirées de vieilles entrevues des Beatles.Le résultat n'est pas franchement mauvais, mais tout simplement sans intérêt.Sir Paul a peut-être voulu montrer qu'il était encore dans le coup, mais on a surtout l'impression qu'il tente de faire son propre Revolution #9.hélas ! 30 ans trop tard, et sans une once de subversion.HH LIVERPOOL SOUND COLLAGE Paul Mc Cartney EMI Jean-Christophe Laurence Michel Jonasz : « C'est une espèce de transition, cet album.Une envie d'aller ailleurs.» Jonasz, bien branché P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Sorti en france le printemps dernier, et chez nous en début de semaine, Pôle Ouest, le 14e album de la noble carrière de Michel Jonasz est une bien curieuse entité.Servi à la mode du nouveau millénaire, cet album marie les rythmes préprogrammés (eh oui !) et les teintes bleutées de cette musique soul et rhythm & blues qu'il affectionne tant.La facture est moderne, le style, éprouvé.Mais surtout, la voix est toute là, chargée, chevrotante, soyeuse, coulant sur les rythmes insistants et bien aiguisés.De passage à Montréal en août dernier pour les besoins du tournage du clip de Le Boléro, une chanson qui évoque Rùben Gonzalez et les soirées cubaines, Jonasz était en grande forme.La journée était radieuse, nous étions assis à une table dans le grand hall de son hôtel, un air de jazz jouait à l'arrièreplan.Jonasz, extrêmement généreux, s'emballe à propos de son nouveau disque : « Je me suis dit que si je commençais à me faire larguer par la technologie, les nouveaux instruments et les ordinateurs, un jour, je ne serais plus dans le coup.Or, j'ai toujours voulu être branché.» Il raconte l'année et demie passée dans son home studio avec Bab (Allioum Bâ), le producteur français qui prépare les séquences et les basses sur Pôle Ouest.Qu'il utilisait déjà des machines du genre pendant l'écriture de Soul Music Airlines (son précédent album, sorti en 1997), et même de Où est la source ?(1992).Cette fois, plutôt que de composer avec ces machines, il s'est loué un logement dans le Marais, à Paris, pour en faire son studio, avec tout l'équipement nécessaire.Le résultat est épatant.N'importe quel chanteur de sa génération Ð « Je suis de la génération qui a vu naître le rock & roll dans les années 50 ! » dit le chanteur qui a commencé sa carrière dans un groupe rock sixties Ð aurait passé pour un espèce d'opportuniste à tripoter ainsi les machines.Pas Jonasz, visiblement à l'aise avec cette façon de procéder qui donne du relief à sa musique de l'âme, dont il trouve les racines dans le blues, Piaf et même la musique tzigane.« C'est une espèce de transition, cet album, dit-il.Une envie d'aller ailleurs.Qu'est-ce que tu veux, je compose et j'écris d'une certaine façon, je ne peux pas contrôler ça.Par contre, la façon de travailler, les gens avec qui je travaille, le studio, ça oui, j'ai mon mot à dire.J'ai ainsi l'impression de ne pas refaire le même album.» Au moment où Pôle Ouest sort chez nous, Michel Jonasz entame à l'Olympia sa rentrée parisienne, qui se poursuivra pendant 200 concerts.« Deux cents.je crois qu'ils exagèrent un peu.Mais j'aime toujours autant les concerts, enchaîne-t-il en se versant un peu de thé.Pour moi, ce n'est pas concevable de faire des disques sans monter sur scène.C'est comme une histoire d'amour.Faut s'embrasser, faut prendre les gens dans ses bras, pas seulement leur envoyer des lettres.C'est là que ça se concrétise.Sinon, ça reste abstrait, le rapport entre l'artiste et le public.« J'ai ma façon de faire pour que ça ne me lasse pas : je me prive.Je me mets, si tu veux, en état de manque.Je ne suis pas toujours sur scène, ça fait trois ans que je n'ai pas fait de tournée.Je fais un spectacle, une tournée, et puis hop, je recommence à écrire, à composer.Je retrouve donc le plaisir, intact, de faire de la scène.» Si tout se passe comme il l'espère, nous devrions voir ce nouveau concert l'été prochain, aux Franco Folies.De toutes nouvelles chansons, des nouveaux arrangements de ses classiques, et bien sûr Super Nana.« Y'a des chansons que je ne peux plus chanter, comme J'veux pas qu'tu t'en ailles.C'est bêtement physique.Par contre, je chante toujours Super Nana avec plaisir.C'est un peu une chanson porte-bonheur.Je sais bien que je suis sur une scène pour les gens, pour leur faire plaisir.Mais je sais aussi que si je ne me fais pas plaisir, ils n'en auront pas.« Mais je vais faire Les Vacances au bord de la mer, assure-t-il.Tu te rends compte, cette chanson, ça fait 20 ans que je ne l'ai pas chantée ! Il a fallu tout ce temps pour que je retrouve l'envie de la faire en spectacle.» On attend ces retrouvailles avec impatience. 6LP1101D1014 D11 sam.(Arts) 6LP1101D1014 ZALLCALL 67 01:01:24 10/14/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 D 1 1 NOUVELLES DU DISQUE Bach à la contrebasse Les six Suites pour violoncelle seul de Bach font l'objet d'une nouvelle adaptation, cette fois à la contrebasse, et dans deux enregistrements différents : par Edgar Meyer chez Sony et par Bernard Salles chez Gallo.Autour de Duruflé La marque britannique Herald, spécialisée en musique sacrée, groupe sur le même disque le Requiem et le Notre Père de Maurice Duruflé ainsi que la Déploration sur le nom de Duruflé inspirée au compositeur Ian de Massini par la mort, en 1986, du célèbre musicien français.De Massini dirige les Cambridge Voices dans les trois oeuv r e s .Une a u t r e marque britannique, Nimbus, annonce l'intégrale de la musique chorale de Duruflé, par Christopher Robinson et le St.John's College Choir.Gheorghiu-Alagna : trois opéras Angela Gheorghiu et son mari Roberto Alagna viennent de réaliser une nouvelle version de Tosca, de Puccini, chez EMI.Pour la même marque, ils enregistreront Madama Butterfly, du même compositeur, et Adriana Lecouvreur, de Cilèa.Pas une « première » La marque française Integral Classic annonce comme une « première mondiale » le disque des trois Quatuors à cordes de Soulima Stravinsky, le fils de l'auteur du Sacre du printemps, joués par le Quatuor de Clermont.C'est ignorer l'enregistrement du Florida String Quartet qui, réalisé en 1992 chez Centaur, contenait déjà les trois oeuvres.Alkan à l'orgue On connaît la musique pour piano d'Alkan, grâce notamment aux enregistrements de Marc-André Hamelin.Nicholas King explore maintenant la musique d'orgue de cet étonnant musicien, chez Symposium.Berlioz en Russie La marque Icone a récupéré un live de Russie, 1971, de la Symphonie fantastique de Berlioz.Arvid Jansons, père du chef bien connu Mariss Jansons, dirige l'Orchestre Philharmonique de Leningrad.Les WEEK-ENDS de la CHANSON ALAIN LECOMPTE CHANTE VICTOR HUGO 10, 13 ET 14 OCTOBRE 20h Studio-théâtre de la Place des Arts Place des Arts Billets en vente à la PdA / 514 842-2112 et Réseau Admission / 514 790-1245 Redevance et frais de service «Un pur ravissement» Élisabeth Gagnon S.R.C.Ce soir à Laval jusqu'au 19 octobre ! 6LP1201D1014 D12 sam.(Arts) 6LP1201D1014 ZALLCALL 67 00:57:09 10/14/00 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 DISQUES James Ehnes: 24 ans et déjà grand violoniste À L'OLYMPIA ! Ce soir: 19 h Demain: 13 h 30 - 16 h SAINT-HYACINTHE / Auditorium de l'I.T.A./ 3 NOVEMBRE MONTR AL/ Théâtre L'Olympia / 14 au 15 OCTOBRE CLAUDE GINGRAS James Ehnes nous revient Ð récital demain après-midi au LMMC Ð précédé de deux très remarquables enregistrements chez Analekta : les deux Sonates pour violon et piano de Prokofiev et les six Sonates et Partitas pour violon seul de Bach.Le jeune violoniste manitobain s'attaque, à 24 ans, à un répertoire extrêmement exigeant où la concurrence est redoutable.Pour les Prokofiev, la discographie remonte aux sources avec l'immense David Oïstrakh, leur créateur, et n'a jamais cessé depuis de s'augmenter de nouveaux couplages.(En ce qui concerne la deuxième Sonate, op.94a, nous parlons, bien sûr, de la transcription faite par Prokofiev à la suggestion d'Oïstrakh, l'original étant pour flûte.) Pour les Bach, la liste des violonistes qui ont voulu fixer pour la postérité leur conception de ce sommet de leur répertoire est interminable, depuis Enesco, Heifetz, Milstein et Szeryng jusqu'à nos jours, où des interprétations à caractère musicologique s'ajoutent aux lectures traditionnelles.Malgré son jeune âge, James Ehnes fait très bonne figure au milieu d'un tel aréopage.Première qualité observée : il joue très juste et ne connaît aucune espèce de problème de technique.Mais il y a mieux encore : une maturité tout aussi étonnante, qui est déjà celle d'un grand violoniste.Pleins de contrastes, ses Prokofiev sont tour à tour enveloppés d'un inquiétant mystère, traversés du plus séduisant lyrisme ou animés d'une sorte d'énergie rageuse, avec, du commencement à la fin, un absolu contrôle des sonorités les plus fines et les plus changeantes dont le piano de la jeune Wendy Chen se fait le parfait écho.Mon seul regret : que Ehnes complète son disque avec les banales Cinq Mélodies (à l'origine pour voix).Ces 13 minutes auraient pu être consacrées plutôt à la Sonate pour violon seul op.115, d'une durée équivalente, et dont les rares versions sont ou médiocres ou jumelées avec d'autres oeuvres que les deux Sonates violon-piano.Joués avec toutes les reprises, les Bach de Ehnes totalisent 150 minutes, soit deux compacts.Les trois Sonates, rappelons-le, contiennent chacune quatre mouvements, dont une complexe fugue, alors que les trois Partitas correspondent à des suites de danses au nombre variable.Dans l'esprit de son répertoire quotidien, Ehnes opte pour une lecture traditionnelle, mi-classique, mi-romantique.À la fois rigoureux et expressif, avec tout au plus quelques dynamiques ajoutées à celles qui figurent déjà dans le texte, son Bach confirme avec plus d'éloquence encore que son Prokofiev, parce que l'exercice vise plus haut, cette aisance technique et cette maturité dont j'ai parlé.Doubles cordes d'une rare précision, clarté polyphonique dans les fugues, calme contemplatif dans les pages lentes, énergie rythmique dans les mouvements de danse, articulation irréprochable jusque dans les séquences les plus rapides : tout est là et, comme dans les Prokofiev, porté par une prise de son parfaitement naturelle.JAMES EHNES, violoniste : deux enregistrements, sous étiquette Analekta HHHH PROKOFIEV : oeuvres pour violon et piano, avec Wendy Chen, pianiste : Sonates no 1, en fa mineur, op.80, et no 2, en ré majeur, op.94a ; Cinq Mélodies, op.35a (FL 2 3145) J.S.BACH : les trois Sonates et les trois Partitas pour violon seul, BWV 1001 à 1006 (double CD, FL 2 3147-8) Piet Roelen présente 45 artistes sur scène Chef d'orchestre : André Walschaerts Avec invité spécial : Michael Junior, chanteur prodige belge de 14 ans Billets à la Place des Arts, aux comptoirs Admission, par téléphone au 514.842.2112 ou au www.pda.qc.ca Une soirée spéciale incluant ses plus grands succès classiques ainsi que des extraits de \"Out Of Africa\" HELMUT LOTTI VENDREDI 17 NOVEMBRE 20H SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS \"Helmut Lotti - Out of Africa\" maintenant en magasins.À LA DEMANDE GÉNÉRALE SUPPLÉMENTAIRE SAMEDI 18 NOVEMBRE EN VENTE À MIDI AUJOURD'HUI PRODUCTIONS 2899458 RUBIN FOGEL La Presse 14 octobre 2000 Page D13 manquante 6LP1401D1014 d14 samedi 6LP1401D1014 ZALLCALL 67 01:04:02 10/14/00 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 De la réception de l'art Le MAC présente deux expositions à teneur sociologique JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale LES MÉDIAS, le public et tout le réseau de diffusion de l'art sont le nerf des nouvelles expositions au Musée d'art contemporain.Deux expositions à portée sociologique qui paraîtront peut-être un peu arides, mais qui suscitent de profondes réflexions.Lancées simultanément, voisines l'une de l'autre, elles n'entretiennent pourtant pas le même message.Pierre Huyghe, conçue à Paris, ville natale de l'artiste, dénonce la présence trop importante dans l'art de certains acteurs Ð les médias de masse, en l'occurrence.Huyghe s'inquiète surtout de la transmutation que la presse et le cinéma font de certaines réalités pour des fins commerciales.Quand le produit artistique devient produit de consommation, « l'artiste doit se demander si lui aussi fait dans l'entertainment, soutient le vidéastephotographe français.Avec Third Memory et Blanche Neige, Lucie, ses deux oeuvres vidéographiques exposées au MAC, il replace des choses, redonne à César ce qui lui appartient.Les deux Césars présents à Montréal sont Lucie Dolène, la voix française du dessin animé de Walt Disney et John Wojtowicz, dont le fait d'armes a été popularisé par Dog Day Afternoon (Un après-midi de chien), le film de Sidney Lumet.En préambule à Third Memory, les deux autres mémoires : celle de fiction, véhiculée par le cinéma, et celle de l'imaginaire, la mémoire collective.Des coupures de journaux, dont celui d'un texte très fictif base du scénario du film, à des archives télé, tout est là pour rappeler au visiteur que sa mémoire s'est construite sur de la spéculation d'un art créé dans le seul but de le divertir.C'est en apprenant que le film de Sidney Lumet s'inspire de faits vécus que Pierre Huyghe s'intéresse au cas Wojtowicz.Dog Day Afternoon retrace son hold-up, un après-midi d'août de 1973 dans une banque de New York.Personnifié à l'écran par Al Pacino, le héros prend des allures irréelles.« Les spectateurs le considèrent drogué, fou, homosexuel, violent, dit Pierre Huyghe.C'est dangereux de faire ces associations.Le vrai Wojtowicz ne l'avait fait que par amour pour un ami.Il n'était pas malade.» Pour rétablir la véracité des faits, il fallait montrer cette troisième mémoire, celle du protagoniste.Le vidéo de Huyghe montre John Wojtowicz, simulant son vol historique en présence de figurants.La reconstitution Huyghe-Wojtowicz tient du documentaire-vérité : caméras et décors visibles, aucune émotion, aucun jeu superflu.Wojtowicz, narrateur-acteur-metteur en scène, peut enfin s'exprimer.Et peu importe s'il en met un peu, s'il exagère à son tour.Comme il n'y a pas de vérité absolue, c'est sa vérité qui importe le plus, dit l'artiste français.La démonstration ne manque pas d'arguments, mais le propos de Huyghe passe mal avec cette seule installation, d'autant plus que les sous-titres français ne semblent pas en faire partie intégrante Ð ils n'étaient d'ailleurs pas prêts lors de la visite de presse.The Third Memory se comprend mieux à l'intérieur de l'ensemble de son oeuvre Ð d'où l'inévitable présence de Blanche Neige, Lucie.En critiquant vertement l'aura de Hollywood et de Disney, Pierre Huyghe confronte le public à son statut de consommateur culturel, l'amenant à se questionner sur sa présence dans un musée.Muntadas pris dans le labyrinthe de l'art Antoni Muntadas se demande parfois aussi ce qu'il fait dans un musée.Surtout quand son oeuvre est là, parle d'elle-même.« Je ne pense pas qu'il était nécessaire d'organiser cette conférence de presse », dit, moqueur, celui dont la précédente installation au MAC, une série de microphones abandonnés, exprimait la futilité des discours.Il s'est malgré tout prêté au jeu ; le Musée lui offre tout de même sa première expo solo au Canada.Muntadas Ð On Translation : The Public se compose de trois installations couvrant 17 ans de réflexion sur l'art et sa réception.Originaire de Barcelone, Muntadas vit et travaille à New York.Les trois volets de son exposition s'appuient, chacun, sur une des approches muséales : la reconstruction pour The Board Room de 1987, seule oeuvre à ne pas évoluer ; la recontextualisation pour On Translation : The Audience, douze triptyques photographiques auxquels s'ajoute un panneau montréalais mais qui, pour l'instant, fait bande à part dans le hall d'entrée du Musée ; finalement, la réinterprétation pour Between The Frames : The Forum, revue par un acteur de la scène locale.« C'est un travail sur le monde de l'art, dit Muntadas de cette troisième pièce commencée dans les années 80.Je la compare à la musique, un art qui change selon son contexte.» Le contenu de Between The Frames est le même à chaque exposition, le dispositif et l'interprète Ð ici, le sociologue Guy Bellavance Ð sont nouveaux.Spécialiste de la socioculture, Bellavance était bien placé pour adapter la pièce de Muntadas.Sa réinterprétation se présente comme une métaphore de la ville, suggère subtilement un parcours, mais le visiteur peut librement choisir l'ordre dans lequel il recueille les informations.L'oeuvre se compose de six vidéos consacrées à un intervenant identifié par Muntadas (marchand, galeriste, collectionneur, musée, guide, critique, média) et d'une dernière, l'épilogue, donnant la parole aux artistes.Chaque moniteur est isolé et identifié par une mise en place soignée.À la vue des trois oeuvres, Muntadas semble obsédé par une chose : la traduction.Mais traduction au sens large de transformation, de restructuration, l'artiste espagnol s'inquiètant de l'état dans lequel l'oeuvre parvient au public.Pourtant, la version montréalaise de Between the Frames, si bien imagée soit-elle, risque d'être reçue en demi-teinte.Le problème n'est pas dans l'habillage du sociologue Bellavance, froid, peu accueillant mais respectant le propos.Non, la difficulté première de sa réception vient de l'oeuvre même : quatre heures de bandes vidéo, témoignages multilingues d'experts anonymes, absence de sous-titres et de doublage, son presque inaudible.Tout ça, de la froideur des lieux aux textes murmurés, c'est la vision de Muntadas.Le monde de l'art, veut-il dire, est un cercle complexe, presque fermé, où ne rentre pas qui veut, mais où vous, public, êtes invité.Les oeuvres vous sont quand même destinées.PIERRE HUYGHE et MUNTADASÐ ON TRANSLATION : LE PUBLIC, Musée d'art contemporain, jusqu'au 7 janvier.Info : 514 847-6226.Le raôulofonne Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Pierre Huyghe, devant la une du Daily News, le lendemain du fameux après-midi de chien.L'Infonie sympathique JOCELYNE LEPAGE NÉE il y a 33 ans, L'Infonie Ð ce monstre musico-poétique à deux têtes, l'une appartenant au poète Raôul Duguay, l'autre au compositeur Walter Boudreau Ð s'expose au Musée d'art contemporain jusqu'à demain.Dommage que l'exposition, conçue en fait pour souligner, mercredi dernier, la parution d'un livre (L'Infonie, le bouttt de touttt, éd.Trois-Pistoles) et de deux disques infoniaques, soit de si courte durée.On y retrouve, exposés dans des présentoirs sous verre comme des artefacts d'une autre civilisation, des pochettes « mantra » de disques du groupe, un manuscrit de 7777 pages de Duguay, d'autres écrits et même une paire.de cornes.Sur les murs, une série de peintures, de dessins et d'encres de membres de L'Infonie ou de leurs amis.Décidément, les « voyageurs d'en-dedans », qui carburaient aux psychotropes et nageaient dans des couleurs phosphorescentes « bonbon », ont laissé une imagerie étourdissante qu'il fait bon de redécouvrir et qui, de toutes façons, doit être sur le point de revenir à la mode.L'entrée est libre.Profitez de votre visite au Biod.me et au Jardin botanique pour admirer ou pour miser sur les citrouilles et les masques de chauves-souris d.cor.s par vos artistes pr.f.r.s.LÕencan se tient jusqu Õau 24 octobre au profit de la Fondation de lÕH.pital Sainte-Justine.Vous tes .galement invit.s .d.poser vos dons dans les bo.tes identifi.es .cet effet sur les sites.Les dons recueillis du 6 au 31 octobre seront remis en totalit.la Fondation.D O N N E R , C Õ E S T 31 A U D U O C T O B R E Le Biod.me, le Jardin botanique et lÕInsectarium de Montr.al vous convient au Festival de lÕHalloween de Montr.al.Activit.s pour toute la famille.Ç Le Grand bal des citrouilles È Laissez-vous envo.ter par plus de 600 citrouilles petites et grosses, maquill.es et costum.es.9 h .21 h Concours de citrouilles d.cor.es Faites la fte avec nous : laissez aller votre imagination et d.corez votre citrouille ! Elle pourrait vous valoir un des nombreux prix .gagner ! Pour participer au concours, d.posez votre Ïuvre au complexe d Õaccueil du Jardin botanique.Les rglements sont disponibles sur place ou au www.ville.montreal.qc.ca/jardin 6 au 19 octobre Ð 9 h .17 h 20 au 24 octobre Ð 9 h .19 h D.monstrations de d.coration de citrouilles dans les March.s publics de Montr.al En manque d Õinspiration?Venez trouver de bonnes id.es de d.coration et vous procurer votre citrouille.10 h .12 h et 13 h .16 h 13 au 19 octobre Ð March.Maisonneuve 20 au 24 octobre Ð March.Atwater Vote du public sur le site Internet S.lectionnez la citrouille qui vous semble la plus originale et la mieux r.ussie, et courez la chance de gagner un prix.www.ville.montreal.qc.ca/jardin 6 au 24 octobre Esm.ralda, la sorcire Notre sorcire n Õest pas m.chante pour deux sousÉ En fait, elle est plut.t gentille ! Venez la rencontrer, c Õest elle qui anime Ç Le Grand bal des citrouilles È.9 h .21 h Pice de th.tre Un cadeau pour P.po Ç LÕhistoire de lÕHalloween È(4 .8 ans) Retrouvez P.po dans une nouvelle aventure.Lundi au vendredi : 9 h 30, 10 h 30, 11 h 30, 13 h 30 et 14 h 30 Samedi et dimanche : 11 h, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30 Animation au kiosque de Pomona, d.esse des r.coltes Pour tout savoir sur la famille des Cucurbitac.es.9 h .12 h et 13 h .16 h D.gustation de fruits et l.gumes d Õautomne Go.tez des courges, des potirons et d Õautres fruits et l.gumes de la famille de la citrouille.Samedi et dimanche 10 h .12 h et 14 h .16 h La soir.e des Amis du Jardin botanique de Montr.al Le mercredi 25 octobre, les Amis du Jardin botanique vous invitent .d.guster les produits du terroir pr.par.s par les chefs du Club les Toques Blanches Internationales, Qu.bec, pour 1$ la bouch.e.Tous les revenus seront remis .la Fondation de lÕH.pital Sainte-Justine.Entr.e gratuite pour les membres des Amis.4101, rue Sherbrooke Est, (514) 872-1400 P I E - I X www.ville.montreal.qc.ca/jardin EXPOSITION 4777, avenue Pierre-De Coubertin, (514) 868-3000 V I A U www.biodome.qc.ca 4581, rue Sherbrooke Est , (514) 872-1400 V I A U www.ville.montreal.qc.ca/insectarium Capsules d Õanimation En compagnie d Õanimateurs, d.couvrez le monde surprenant des araign.es et des scorpions, et voyez d Õun autre Ïil les phasmes, ces insectes experts dans l Õart du d.guisement.Ateliers de costumes et parade des insectes Vivez quelques instants dans la peau d Õun insecte et jouez au mannequin, le temps d Õun d.fil.Ateliers de maquillage Une belle tte d Õinsecte, a vous dit ?Des mains habiles vous m.tamorphoseront! Lundi au vendredi : 9 h 30 .16 h Samedi et dimanche: 12 h .17 h B.s, la chauve-souris Du th.tre de haute voltige! (4 .8 ans) Suspendue tte en bas .son trapze, une chauve-souricette raconte de dr.les d Õhistoires sur les oiseaux et les chauvessouris.Les tout-petits auront beaucoup de plaisir en suivant les acrobaties p.rilleuses de B.s ! Mercredi au vendredi : 9 h 45, 11 h Samedi et dimanche : 11 h, 14 h, 16 h Btes de frousse Dans cette exposition interactive, vous explorerez un terrain abandonn.par un savant fou, collectionneur d Õanimaux tels des sangsues, des boas, des couleuvres, des rats, des souris, des crapauds, une mouffette, des l.zards et des chauves-souris 9 h .17 h Atelier de familiarisation sur les chauves-souris Un atelier .ne pas manquer! Fascinantes, les chauves-souris jouent un r.le essentiel dans la nature.Au programme : les mille et une facettes de ce mammifre ! Samedi et dimanche: 11 h 30, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30 Ç Les beaux os È, exposition de squelettes d Õanimaux Le Biod.me pr.sente des squelettes de la collection de Pierre- Henry Fontaine, grand collectionneur de squelettes d Õanimaux de lÕIle Verte.Apprenez .reconna.tre les membres d Õun animal marcheur, sauteur, coureur ou nageur.D.couvrez la diff.rence entre les m.choires de carnivores, d Õherbivores ou d Õinsectivores.Examinez des cr.nes de diff.rentes espces d Õoiseaux et de mammifres.9 h .17 h Capsules d Õanimation : Boa et chauve-souris Apprenez .mieux conna.tre la chauve-souris et le boa constricteur en assistant aux capsules d Õanimation sur le site de lÕexposition ! 9 h .17 h Et ce n Õest pas toutÉ ¥ Chariot d Õanimation sur les chauves-souris dans la fort tropicale- 10 .17 h ¥ Repas des chauves-souris frugivores et nectarivores - 10 h 15 ¥ Maquillage en bte de frousse (2 $ par enfant) Samedi et dimanche : 10 h .16 h 6LP1501D1014 d15 samedi 6LP1501D1014 ZALLCALL 67 00:57:32 10/14/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 4 O C T O B R E 2 0 0 0 D 1 5 CHANSON Pour l'amour de Piaf JEAN BEAUNOYER Une Américaine de petite taille, d'origine marocaine, fera revivre Édith Piaf, ce soir, sur la scène de la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Raquel Bitton, qui a déjà présenté son spectacle dans de grandes villes américaines, dont New York, au prestigieux Carnegie Hall, n'entend pas imiter Édith Piaf.Elle veut la faire connaître au monde entier et rappeler son existence aux Français qui n'ont toujours pas consacré un musée en mémoire de la plus grande chanteuse française.« Je n'ai pas vécu la vie de Piaf, ni ses amours, ni ses malheurs, et même si mon corps et ma voix lui ressemblent, je ne suis pas Piaf et personne ne la remplacera.Mais si on ne chante pas Piaf, on va l'oublier.» Les Américains ne semblent pas l'avoir oubliée puisqu'elle a présenté un hommage à Édith Piaf en janvier au Carnegie Hall devant un auditoire composé de 99,5 % d'Américains.« Édith Piaf est la seule chanteuse française qui a gagné le coeur des Américains », souligne madame Bitton, qui a hérité de son père une passion pour l'histoire de la chanson française.En début de carrière, madame Bitton a chanté du jazz et du blues avant de découvrir les grands compositeurs de la chanson française.« Si Édith Piaf vivait aujourd'hui, elle serait une chanteuse de blues.Il suffit de l'écouter pour constater tout le soul qu'elle a dans la voix.Avec un orchestre de jazz autour d'elle, elle aurait été l'égale des grandes chanteuses de blues comme Ella Fitzgerald et Billie Holliday.Piaf fascine encore les Américains et une nouvelle génération s'intéresse au phénomène Piaf.J'ai rencontré plusieurs étudiants qui écrivaient des thèses sur elle et sa musique.» Raquel Bitton est une passionnée de l'oeuvre de Piaf et connaît tous les compositeurs qui ont travaillé avec elle, dont Claude Léveillée.« Les plus belles chansons interprétées par Piaf ont été écrites entre 1930 et 1945 ; par la suite, la plus belle a été Les Vieux Pianos de Léveillée.Elle a écrit pour son amant Marcel Cerdan L'Hymne à l'amour dans la salle de bains, alors que la douleur de sa mort l'avait rendue presque folle.» Édith Piaf a écrit bien sûr La Vie en rose, que les Américains connaissent bien, mais la grande dame de la chanson a été entourée des plus grands compositeurs et auteurs.Elle était le symbole vivant de la chanson française.« Et pourtant, note madame Bitton, qui s'exprime en français sans aucun accent, on ne joue pratiquement plus de chansons françaises à la radio en France.On ne joue plus les chansons d'Édith Piaf.Pourtant, sa musique est encore vivante et aimée.Il faut chanter Piaf, ici et partout dans le monde.Vous savez qu'on imite Piaf même au Japon ?» Ce soir, Raquel Bitton, entourée de 20 musiciens, n'imitera pas Piaf.Elle vous fera l'aimer davantage.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © « Si Piaf vivait aujourd'hui, elle serait une chanteuse de blues », dit Raquel Bitton.ARTS VI S U E L S Le centre-ville vu autrement EN DEUX MOIS, le Centre des arts Saidye-Bronfman a permis à deux artistes montréalaises d'exposer solo, non pas dans son quartier Côte-des-Neiges, mais en plein centre-ville.Après l'univers aquatique de Janet Bellotto, un local vide de la rue Sainte-Catherine accueille les sculptures organiques de Sarah Stevenson.Ce n'est pas la première fois que cet ancien commerce abrite des manifestations d'art contemporain : en 1998, il avait été investi pour Artifice, un ensemble d'expositions dans des espaces vacants.Il faut dire que l'endroit s'adapte facilement à tous les genres.L'installation ténébreuse de Bellotto était à des années-lumière des oeuvres transparentes de Stevenson.Les grandes cages-robes de celle-ci ne manquent pas pour autant de mystère.Fragiles et pourtant solides, vulnérables et pourtant inaccessibles, elles interpellent le regard du visiteur.Nos repères visuels et spatiaux sont totalement bousculés.À voir jusqu'au 28 octobre du jeudi au samedi, de 12 h à 17 h, au 2089, rue Sainte-Catherine Ouest.Jérôme Delgado Oeuvres récentes de MARCELLE BONENFANT-DUBÉ Le dimanche 15 octobre 2000 à 14 h Galerie Clarence Gagnon I I I 1108, av.Laurier Ouest Outremont Rens.: (514) 270-2962 EXPOSITION RAPHAËL MONTPETIT du 17 au 28 octobre I I I I GALERIE KASTEL 1368, av.Greene - Westmount (514) 933-8735 Heures d'ouverture: mardi au samedi de 10 h à 17 h 30 6LP1601D1014 d16 samedi 6LP1601D1014 ZALLCALL 67 00:57:47 10/14/00 B D16 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 Semaine du 15 octobre 2000 SD CS 8 1 WITH ARMS WIDE OPEN Creed 4 2 MOST GIRLS Pink 1 3 MUSIC Madonna 6 4 WASTING TIME Kid Rock 9 5 BEAUTIFUL DAY U2 2 6 PAINTED ON MY HEART The Cult 3 7 ROCK DJ Robbie Williams 5 8 THEY STOOD UP FOR LOVE Live 11 9 GOTTA TELL YOU Samantha Mumba 13 10 GIVE ME JUST ONE NIGHT 98 Degrees 7 11 KRYPTONITE 3 Doors Down 15 12 HOLLER Spice Girls 10 13 THE RIDDLE Gigi D'Agostino 22 14 SHE BANGS Ricky Martin 21 15 THANK YOU FOR LOVING ME Bon Jovi 17 16 EVERYBODY WANTS TO BE LIKE YOU Snow 19 17 AGAIN Lenny Kravitz 23 18 THE WAY I AM Eminem 20 19 SAD EYES Enrique Iglesias 16 20 CALIFORNICATION Red Hot Chili Peppers 14 21 BANG BANG BOOM The Moffats 24 22 BOHEMIAN LIKE YOU The Dandy Warhols 25 23 PINCH ME Barenaked Ladies 26 24 AFFIRMATION Savage Garden 27 25 YELLOW Coldplay 29 26 MINORITY Green Day 30 27 JUMPIN' JUMPIN' Destiny's Day Ð 28 SHAPE OF MY HEART Backstreet Boys Ð 29 LADY (HEAR ME TONIGHT) Modjo Ð 30 EVERYWHERE I GO Shawn Mullins avec Nadia Bilodeau SD CS 1 1 MA GUEULE Éric Lapointe 5 2 CA NE ME FAIT RIEN Wyclef Jean 2 3 HOLA DÉCADENCE Les Respectables 7 4 UN JOUR OU L'AUTRE Isabelle Boulay 6 5 JAMAICA Kalembourg 9 6 UN AUTRE JOUR Sko 3 7 GROS ZÉRO Yelo Molo 4 8 AUGUSTIN ET ANITA Daran 12 9 COMMENT T'OUBLIER Infini-T 13 10 LEBANESE BLONDE Thievery Corporation 8 11 MY HEART GOES BOOM French Affair 16 12 LE COEUR D'UNE FEMME Chris De Burgh 17 13 LA CHAMBRE Jean Leloup 19 14 QUE TU M'AIMES Bruno Pelletier 21 15 CHEVAL DE FER Okoumé 10 16 PLEIN DE TENDRESSE Luck Mervil 22 17 TU PEUX PARTIR La Chicane 11 18 FOLLE FOLIE Gabrielle Destroismaisons 20 19 JE VEUX VIVRE Jane Fostin 23 20 PAGAYEZ Zachary Richard DANSE Entre ciel et eau FRÉDÉRIQUE DOYON e t STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale ENTRE CIEL et eau, voilà où se déploie l'Ophélie moderne de Vol d'âme, la nouvelle création de Jocelyne Montpetit présentée à l'Usine C pour la troisième semaine des Danses à l'Usine.Inondée de lumière, la noyée de Shakespeare ressuscite à travers l'intensité des gestes lents de Jocelyne Montpetit.Momifiée, puis dévoilée, elle tâtonne, palpant l'air de ses bras et de ses mains, se perd et retrouve son image réfléchie, ses ombres multiples.En quête d'une autre vie, elle reste cependant toujours habitée par l'eau qu'elle semble réapprivoiser sous une autre forme : la lumière, celle d'Axel Morgenthaler.Si ce n'était la forte présence sur scène de la danseuse solo, le spectacle en aurait été un de son et lumière.Créé de toutes pièces par les éclairages et la scénographie magnifiques d Axel Morgenthaler, l'étrange lieu où évolue cette Ophélie, aérien et fluide, pourrait presque à lui seul faire le spectacle, tout en textures lumineuses.Chutes de lumière diaphane, surfaces miroitantes, scintillements d'une toile argentée baignée de lumière caressante, la richesse de l'apport scénique est telle qu'elle menace presque la danse.Démesure scénographique qui s'annonçait déjà dans À quoi rêvent les aveugles et qui s'inscrit parfois mal dans l'univers tout intérieur et contenu de Jocelyne Montpetit.Sa danse reprend toutefois le dessus quand elle réapparaît sur scène dans une robe gonflée d'air Ð une création de la designer Issey Miyake Ð toute blanche, sa tête en émergeant comme le pistil d'une fleur.Un autre rythme, voire une certaine tension, prend alors la relève, fruits des arrangements sonores de Larsen Lupin et d'une danse plus physique de Montpetit Ð agréablement inhabituelle pour la minimaliste qu'elle est.À la fois soumise et souveraine, sa gestuelle fascine, nous révélant un être ni vieux ni jeune qui prend et qui donne, s'offre et s'efface.Une âme plutôt qu'un corps danse alors sous nos yeux.Danse en devenir Autre soirée solo, mais cette fois au masculin, Singularités met en scène quatre créations de Motaz Kabbani, un chorégraphe peu connu du public montréalais.Si Pariah et Voyage #4 annonçaient une danse balbutiante qui commence à peine à s'affirmer, on retrouve avec Unwritten la signature gestuelle d'un chorégraphe en devenir.Le corps nu de l'unique interprète de Kabbani, Daelik Hackenbrook, se déploie dans toute sa vulnérabilité sous une lumière chaude.Entre la sculpture et l'animal, le mouvement est à la fois organique et gracieux, les courbes, inusitées.La dernière pièce, I Still, ressemble au délire de bonheur et de souffrance que provoque la prière.Son esthétique singulière aux accents orientaux intrigue sans complètement séduire.Un amusant dialogue entre danseur et musicien nous tient tout de même en haleine.Un langage se distingue dans l'ensemble : celui, très éloquent, des mains, puissantes et graciles.Confusion en la demeure Jusqu'au 14 octobre à l'Agora de la danse, le collectif Grivem.pec nous conte le mythe de Babel.Dans Détour de Babel, de magnifiques chants polyphoniques Ð allant de chansons à boire à la musique baroque, en passant par le gospel Ð servent de point d'ancrage à une suite de 14 tableaux qui explorent les divers moyens de communications inventés par les hommes.Le spectacle se veut une intégration de la musique, du théâtre et du mouvement, mais, dans les faits, il plaira davantage aux mélomanes qu'aux fanatiques de danse, car la gestuelle y est peu développée.Et si, dans certains tableaux, l'amalgame des différentes formes d'art sert parfaitement le propos de la pièce, dans d'autres il ne fait que semer la confusion et essouffler les chanteurs.Chapeau, par contre, pour une utilisation imaginative de l'espace scénique, qui incorpore même les majestueux escaliers de l'Agora de la danse.VOL D'ÂME, de Jocelyne Montpetit, ce soir, 20h, à l'Usine C.Info : 514 521-4493.SINGULARITÉS, de Motaz Kabbani, ce soir au Théâtre La Chapelle.Info : 514 843-7738.DÉTOURS DE BABEL, de Grivem.pec, ce soir à l'Agora de la danse.Info : 514 525-1500.Jocelyne Montpetit dans Vol d'âme.EN BREF Les lauréats de Vancouver C'est le cinéaste Ross Weber, de Colombie-Britannique, qui vient de remporter le prix Téléfilm Canada au 19e Festival International du film de Vancouver.Cet honneur lui a été remis pour son long métrage No More Monkeys Jumpin'Out the Bed.Dans la catégorie court et moyen métrage, on a décerné le même prix à Simon Capet pour le film Evirati.Le prix Téléfilm Canada récompense les meilleurs réalisateurs débutants de l'Ouest canadien.Par ailleurs, le prix Dragon et Tigres aux jeunes cinémas de l'Asie de l'Est a été remis au Thaïlandais Wisist Sasanatieg pour Fah Talai Jone.Le prix Air Canada pour le film préféré du public est allé au Tchèque Jan Hrebejk pour le long métrage Divided We Fall.Enfin, le prix de l'ONF pour le meilleur documentaire a été attribué au film américain Just, Melvin de James Ronald Whitney.690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca Également à l'affiche Cornelius Krieghoff peintre et ethnologue\u2026 avant la lettre ?Le mercredi 25 octobre à 19 h Dans le cadre de cette conférence, Paul Maréchal, conservateur de Power Corporation du Canada pose un regard original sur l'oeuvre de ce peintre, oeuvre qui a engendré des stéréotypes tenaces sur la vie canadienne de la seconde moitié du XIXe siècle.Dans le cadre du mois de la calligraphie et en collaboration avec la Société pour la culture chinoise traditionnelle de Montréal : Cérémonie du thé 4 saisons Le mercredi 18 octobre à 20 h Vêtues de costumes traditionnels chinois, quatre personnes accomplissent le rituel du thé et vous offrent un instant de pure sérénité et d'harmonie avec la nature.Quatre différents thés seront servis lors de la cérémonie.Atelier de calligraphie et de peinture chinoise Le samedi 21 octobre à 13 h 30 Ngan Siu-Mui, artiste professionnelle, partage avec le public toute sa maîtrise de la calligraphie, qui représente l'art chinois dans sa forme la plus pure.finsdesiècle@mccord Une exposition multimédia qui vous fera voyager dans le temps.Le Mc Cord vous raconte toute une histoire ! 6LP1701D1014 D17 sam.(Arts) 6LP1701D1014 ZALLCALL 67 01:01:37 10/14/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Auj., 16h et 20h30, Droits d'auteurs, de Donald Margulis.Mise en scène de François Barbeau.Trad.de Michel Dumont.Avec Françoise Faucher et Markita Boies.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine E.) Auj., 15h et 20h; dim., 15h, Ce soir, on improvise, de Luigi Pirandello.Texte français de Diane Pavlovic et Claude Poissant.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Marc Béland, Sophie Clément, Marc Gélinas, Sylvie Tremblay, Simone Chartrand, David Savard, Kathleen Fortin, Sandrine Bisson, Olivier Aubin, Simon Boudreault, Yves Labbé, Marika Lhoumeau, Serge Mandeville, Philippe Martin et Patrice Robitaille.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Qui a peur de Virginia Woolf?, d'Edward Albee.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Louise Marleau, Raymond Cloutier, Pascale Desrochers et Patrick Lauzon.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.Jusqu'au 21 octobre.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) La Reine morte, d'Henry de Montherlant.Mise en scène de Denise Guilbault.Avec Marc Beaupré, Éric Cabana, Hugues Frenette, René Gagnon, Geoffrey Gaguere, Noémie Godin-Vigneau, Louis-Olivier Mauffette, Isabelle Roy et Jean Ricard.Ven., 20h; sam., 16h.Jusqu'au 21 octobre.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Répercussions.Douze scènes de douze textes québécois.Mise en scène de Emmanuel Charest, Patrick Lauzon, Caroline St-Onge et Karim Toupin-Chaieb.Avec Pierre Gendron, Sylvie Pouliot, Caroline St-Onge, Karim Toupin- Chaieb; narration: Marcel Sabourin.Du mar.au sam.: 19h30.Jusqu'au 21 octobre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis) Dès mer., 20h, Propagande.Mise en scène de Stéphane E.Roy.Avec Claude Legault, Normand Helms, Stéphane E.Roy, Ken Scott, Christine Folley, Claudia Hurtubise.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) L'Hôtel des Horizons, de Reynald Robinson.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Pierre Collin, Louison Danis, Maxime Denommée, Monique Spaziani.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 21 octobre.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Auj., 20h, Farce, de Michael Mackenzie.Mise en scène de Jean Asselin.Avec Paul Ahmarani, Jean-François Beaupré, Sonia Côté, Frank Fontaine, Jacques E.Leblanc, Marie Lefebvre, Jennifer Morehouse, Charles Préfontaine, Lawrence Smith et Laura Teasdale.- Jeu., 18h, Je vous raconterai des images.avec Jean Bard.LA LICORNE (4559 Papineau) Auj., 20h, Sur le bord de la fenêtre, un tout petit chien en flammes, de Patrick Quintal.Mise en scène de Luce Pelletier.Avec Nicole Le Blanc et Patrick Quintal.- Dès jeu., 20h, Territoire, de Janvier Toupin.Avec Marie- Joanne Boucher, Daniel Desjardins, Claude Gagnon, Marie-Claude Gamache, Richard Lemire, Michel Mongeau et Christiane Proulx.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Dès mar., 20h, Tapage nocturne, de Francis Monmart.Mise en scène de Claude Lemieux.Avec Luc Morissette, Diego Thornton et Jorge Fajardo.L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne E.) Auj., 20h30, C'était pas juste une moitié, contes et légendes du terroir, avec Nicole Filiatrault et Sylvi Belleau.STUDIO CHARLES-VALOIS DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 13h et 19h30, Ça c'est Palace.Mise en scène de Reynald Robinson.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) Roberto Zucco, de Bernard-Marie Koltès.Mise en scène de François Tassé: 20h, sauf dim.Jusqu'au 21 octobre.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, rue Ontario E.) Auj.et dim., 15h, Conte du jour et de la nuit, de Suzanne Lebeau.Mise en scène de Gervais Gaudreault.Avec François Trudel, Jean- Guy Viau et Linda Laplante.(4 à 8 ans) AUDITORIUM JEAN-BAPTISTE-MEILLEUR DE REPENTIGNY Dim., 13h30, Un humour de magicien, avec Marc Tardif.Danse PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Ven., 20h, Exaucé, de Édouard Lock et la La La La Humand Steps.ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30; dim., 19h30, À L'Orée de tous les paysages, de Lydia Wagerer, et Dans la chaleur des fosses, de Karine Massicotte Denault.Série des majeurs.AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Auj., 20h, Détours de Babel, de Janet Oxley.Mise en scène de Jean-François Gagnon.Avec Jean-Yvan Fradet, Jean-François Gagnon, Noémie Jane, Mary-Ann Lacey, Janet Oxley et Clermont Tremblay.USINE C (1345, avenue Lalonde) Auj., 20h, Vol d'âme, chorégraphie de Jocelyne Montpetit.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Mar., 20h, Exils, de Robert Bellefeuille et Philippe Soldevila.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Marcel Aymar, Robert Bellefeuille, Ginette Chevalier, Annie La Rochelle, France La Rochelle, Éloi Savoie et Diane Losier.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 14 h, Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Répétition publique.Dim., 14 h, spectacle d'opéra cantonnais.Mer., 20 h, Maryse Gagné, corniste, Mathilde- Ariane Pagé-Bouchard, pianiste.Jeu., 20 h, Trio Fibonacci.Lee, Barroso, Harvey, Montanes, Lesage.Ven., 20 h, Quatuor Bozzini.Mariner, Blais, Feldman, Ives.MAISON DES JMC (305, Mont-Royal E.) Auj., 19 h et 21 h 30, dim., 15 h, Quartango.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Quatuor Alcan.Intégrale des Quatuors de Beethoven, 2e programme: op.18 no 1, op.127, op.59 no 2.Dim., 15 h 30, James Ehnes, violoniste, et Andrew Russo, pianiste.Sonate op.12 no 3 (Beethoven), Sonate en la majeur (Franck), Souvenir d'un lieu cher (Tchaïkovsky), Sonate op.94a (Prokofiev).Ladies' Morning Musical Club.Mer., 20 h, Orchestre à vent de Mc Gill.Dir.Daniel Gordon.Jeu., 19 h 30, Judy Kang, violoniste, et Dale Bartlett, pianiste.Chaconne (Vitali), Sonate op.47 (Beethoven), Sonate en la majeur (Franck), Caprice viennois (Kreisler), Havanaise (Saint-Saëns).Concerts CBC.Ven., 20 h, Ensemble de percussion de Mc Gill.Dir.Pierre Béluse.Omar Daniel, pianiste.UNITARIAN CHURCH (5035, de Maisonneuve O.) Auj., 20 h, Ross Pratt, pianiste.Brahms.THÉÂTRE LA CHAPELLE Auj., 20 h, Singularités: solos chorégraphiés de Motaz Kabbani.GRAND SÉMINAIRE Dim., 15 h, Michelle Quintal, organiste.Boyvin, Palestrina, Bach, Dandrieu, Rioux, Zipoli.Entrée libre.CONSERVATOIRE Dim., 17 h, Robert Langevin, flûtiste, et Diane Mauger, pianiste.Fauré, Mozart, Sarasate, Debussy, Varèse.Lun., de 9 h 30 à 16 h, Robert Langevin, flûtiste: master-class.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Mar.et mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal et Choeur OSM.Dir.Charles Dutoit.Los Romeros, guitaristes, Maria José Montiel, soprano, Alicia Nafé, mezzo-soprano, Manuel Cid et Francesc Garrigosa, ténors, Enrique Baquerizo, baryton, Alfonso Echeverria, basse, Javier Bonilla, cantaor.La Procesion del rocio (Turina), Concierto andaluz pour quatre guitares (Rodrigo), La Vida breve (Falla).Grands Concerts.Chaque soir, 18 h 30, conférence pré-concert de Yvan Nommick.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mer., 20 h, Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Oeuvres des lauréats de Forum 2000: Current, Demers, Hodkinson, Karski, Petrossian, Tinoco.ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION Mer., 20 h, Bernard Lagacé, organiste.Bach.BASILIQUE NOTRE-DAME Ven., 19 h 30, Société Philharmonique de Montréal.Dir.Miklos Takacs.Julia Chabot, Annie Beaudry et Chantal Parent, sopranos, Atala Schöck, mezzo-soprano, Gaétan Sauvageau et Zaza Zaalishvili, ténors, György Felföldy, basse.Les Préludes (Liszt), Psaume 24 (Lili Boulanger), Tout le passé, tout l'avenir (Lauber), Bundavari Te Deum (Kodaly), Psaume 150 (Franck).CHAPELLE NOTRE-DAMEDE- BON-SECOURS Ven., 20 h, Les Boréades et William Dongois, cornet à bouquin.Musique italienne.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.La Fille du régiment (Donizetti).SALLE PRATT & WHITNEY (Longueuil) Jeu., 20 h, Orchestre Symphonique de la Montérégie.Dir.Marc David.Richard Raymond, pianiste.Fiala, Rachmaninov, Tchaïkovsky.Variétés STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Auj., 20h, Alain Lecompte; mer., jeu., ven., 20h, Le piano ivre, de Marie Lacourcière, ou Claude Léveillée entendu par, musique qui s'inspire de celle de Claude Léveillée; en deuxième partie, musique du film La leçon de piano, de Michael Nyman.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 20h30, Musical Box; jeu., 20h, Éric Lapointe.MÉTROPOLIS (57, Ste-Catherine O.) Mar., 20h, Moby.CASINO DE MONTRÉAL Pierre Lalonde.Mar., mer., jeu., 13h30.Jusqu'au 7 décembre.- Claude Blanchard.Du mer.au dim., 21h.Jusqu'au 29 octobre.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (2550, Ontario E.) Jeu., 20h, Jeri Brown; 22h, James Gelfand; ven., 20h, Trio Matthieu Donarier; 22h, Duo Loveri-Alleman.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, Suspicious Looking Waiters; dim., 20h, Martha Wainright et To Be Good Tanyas; lun., 20h, CIA; mar., 20h, Annie Dufresne.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 20h30, Deborah Coleman.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Yvon Deschamps: 20h.Jusqu'au 21 octobre.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., 22h30, Magella Cormier, Lauréat Cormier et François D'Amours; dim., 21h30, Quintette The Aaron Shragge; lun., 21h30, Quintette Richard Gagnon.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Vieille Branche (musique traditionnelle); mar., 20h, Appelle-moi.La Vie en rose; mer., 21h, John Mc Gale.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj.et jeu., 21h, Serge Lachapelle et Ian Parenteau.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 22h, Dobacaracol; dim., 21h, Amandine Paccioni et Sonia Johnson; lun., 21h, atelier de jazz pour débutants animé par Tom Levitt.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 22h, les Maccabés et les Misérats; dim., 22h, Magella Cormier; lun., 22h, Richard White.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., Quintette Greg Amirault; dim., Skip et Tim; mer., Félix et Ales: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, TYoo Blues.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Cocktail Vian et le Trio Boris.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Red Rooster; dim., Nick Payne et Greg Faulkner; mer., Paul Deslauriers et Marc Deschênes: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, Soirée Brassens avec Jean Viau; dim., 21h, Jacques Rochon chante Vian, Reggianni; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Brel, Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Raphaël Torr chante Joe Dassin; mer., 21h30, Jean Olivier chante Vignault.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, soirée de contes.VERRE BOUTEILLE (2112, Mont-Royal E.) Auj., 21h30, Maryse Lapierre; mar., 20h, les mardis traditionnels.BALATTOU (4372, boul.St-Laurent) Mar., 22h, Youssou Seck; mer., 21h, Macuye.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Patrick Huard: 20h.Jusqu'au 21 octobre.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 19h, The Misfits, Speedealer, Guy Smiley et Vulgar Deli.THÉÂTRE DU BEL ÂGE (2555, Holt) Mar., 13h30, Claude Valade et Gilles Girard.LE ZEST (2100, Bennett) Auj., de 10h à 17h, convention du Réseau québécois des amis des Beatles.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Dim., 21h, Elephant Soîl et Level 68.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., Daniel Blouin et Alex Sohier.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupes Alain-François et Félix Leroux.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., dès 21h, Quartette Brian Hurley.SOFA (451, Rachel E.) Auj., dès 21h, Danny Blanco.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., Trabuco Havanero et DJ Cobal; dim., Atomic Cocktail et DJ Andy Couchman;; dès 21h.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 20h30, groupe Wicked Access.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h, Buzz Station.TAZ MAHAL (1650, Berri) Auj., dès 20h, musique électronique avec Julian Liberator, Hartec, Graham J, DJ A.R.D., Couti Vs Floodlight, Curve, etc.O'BLUES BILLARD (7507, boul.Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Jimmy James.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Fine Mess.À L'ÉCART (245, rue Saint-Jean, Longueuil) Auj., 20h, On a marché sur l'amour, avec Renée Claude.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Dim., 11h, Annie Brocoli; mer.et jeu., 20h30, Mario Jean; ven., 20h30, Gilles Vigneault.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Dim., 15h, Marie-Andrée Ostiguy, pianiste.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.du Séminaire N., St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Sylvain Cossette.LE BOURBON STREET (Ste-Adèle) Auj., dès 20h30, Martin Rozon et Steve Hubert.MAISON DE LA CULTURE (855, boul.de la Gappe, Gatineau) Auj., 20h, Jean-Pierre Ferland.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Oeuvresphares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan.Expositions Louise Viger - l'Ogre et le connaisseur, Pierre Huyghe - the Third Memory et Muntadas - On Translation: The Audience.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Auj.et dim., de 10h à 19h, exposition De Renoir à Picasso: chefs-d'oeuvre du Musée de l'Orangerie.- Exposition De Dürer à Rembrandt: chefs-d'oeuvre du quinzième au dixseptième siècle.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition La Beauté de la Sainteté.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 5 novembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Dès mer., exposition Africa Musica!.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Play-Ball Montréal, cent ans de baseball au Québec.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Auj.et dim., de midi à 17h, exposition L'Industrie aérospatiale à Montréal - de ses débuts à aujourd'hui.Oeuvres choisies de la collection Loto-Québec et Porcelaines peintes.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle, Lachine) Auj.et dim., de 11h30 à 16h30, exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Exposition La pêche miraculeuse, oeuvres de Jean-Yves Vigneau.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 12 novembre.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière, espace 401) Peintures et estampes de Manon Lambert.Du lun.au ven., de 10h à 16h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 12 novembre.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Installation de Jean-Pierre Gauthier.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 11 novembre.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Miron le Magnifique et Exposition La librairie du polygraphe, sur l'oeuvre de Jacques Ferron.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Sculpture-installation de Yechel Gagnon et Gabrièle Fontana, photographies de Cheryl Pagurek.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 11 novembre.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Oeuvres de Jennifer Macklem et Kip Jones.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 11 novembre.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Oeuvres de Monique Girard, Yves Bergeron et Bertrand Dugas.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 21 octobre.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (2940, Côte Ste-Catherine) Expositions 1,2,3, Math! et Un monde fractal.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 9 novembre.CENTRE PIERRE-PÉLADEAU (300, boul.de Maisonneuve E.) Le Cirque Éloize: Moments intimes, exposition de photographies de Jean-François Leblanc.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 18h.Jusqu'au 21 octobre.CENTRE D'ART ACTUEL SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Iwona Majdan.GALERIE ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Exposition L'Art pour la Terre.Du mer.au ven., de midi à 19h; sam., dim., de midi à 17h.Jusqu'au 29 octobre.GALERIE ARTUS (988, Rachel E.) Exposition Vision de l'équilibre, d'Éric Laplante.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Auj., de midi à 17h, tapisseries de Mariette Rousseau-Vermette.GALERIE CLARK (1591, Clark) Auj.et dim., de midi à 17h, oeuvres de Delphine et Michel Herreria.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Exposition du hgroupe Drawnonward.Jusqu'au 26 octobre.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Freda Guttman.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 12 novembre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Tom Hopkins.Du lun.au sam., de 10 h à 18h; dim., de midi à 17h30.Jusqu'au 19 octobre.GALERIE DES MÉTIERS D'ARTS DU QUÉBEC (marché Bonsecours) Art Lapidaire, oeuvres de Claude Hunot, Érik E.Roy et Yves St-Pierre.Du dim.au sam., de 10h à 18h.Jusqu'au 22 octobre.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Exposition L'Art est ma vie et ma vie, c'est l'art, oeuvres de Ghitta Caiserman-Roth.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 29 octobre.GALERIE FERRUCCI 2 (4226, St-Laurent) Peintures de Jean-Marc Blier, Pauline Deslauriers, Pierre Duhamel, Diane Lelièvre et Denise Poirier.Ven., de midi à 21h; sam., dim., de midi à 17h.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Dès dim., oeuvres de Marcelle Bonenfant- Dubé.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Exposition Séquences, oeuvres de Becher, Buren, Christo, Darboven, Flavin, Fleury, Forg, Goldin, Halley, Horn, Kabakov, Kirkeby, Knoebel, Koons, Kosuth, Kounellis, Lewitt, Long, Merz, Paik, Paolini, Pistoletto, Ruff, Scnabel, Trockl et Tuttle.Du mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 4 novembre.GALERIE KASTEL (1368, av.Greene) Dès mar., oeuvres de Raphaël Montpetit.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Louis Hughes et Jean-Claude Mayodon.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Corno, Donald Liardi et Zïlon.Jusqu'à lundi.GALERIE LE 1040 (1040, Marie-Anne E.) Dès mar., oeuvres de Céline Camirand.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Sue Rankin et Naoko Takenoughi.Du mar.au ven., de 11h à 18h.sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 31 octobre.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Exposition Les Impatients.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam.et dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 12 novembre.GALERIE LES MODERNES L'ANNEXE (372, Ste-Catherine O.) Exposition Les Pleines Vides II et Aether Dreams/Hanging Kayaks, sculptures de Léon Perreault.Du mar.au ven., 10h à 18h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 28 octobre.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Oeuvres de Helen Mc Nicoll.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 5 novembre.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN DU CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste-Catherine) Exposition Marcel Dzama: More Famous Drawings.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 14h; dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 29 octobre.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Dès jeu., exposition Mon coeur dans les Bahamas, oeuvres de Dominique Boisjoli.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Auj.et dim., de 11h à 17h, exposition de 53 oeuvres illustrées dans l'Agenda d'art Parcours 2001.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de Tex Lecor, R.Palmaerts, N.Hudon, J.Guy Desrosiers, J.Lisée, P.Ahrweiller.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire, St-Léonard) Exposition Humain déshumanisé, techniques mixtes, de Marcel Aubut.Jusqu'au 21 octobre.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O., espace 418) Exposition Meat.Du mer.au ven., de 10h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 novembre.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O., espace 405) Dessins de Sheila Segal.Du mer.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 21 octobre.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Oeuvres d'Areg Elibekian.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 18 novembre.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Oeuvres de Paul Lacroix.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 112 novembre.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Goodridge Robertys.GALERIE JEAN-PIERRE VAILLANCOURT (9211 Lajeunesse) Peintures de Jean Pierre Vaillancourt.Mar.au sam., 10h à 16h.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Karo Alexanian.Jusqu'au 28 octobre.GALERIE VAV (1395, René-Lévesque O.) Auj., peintures, collages et dessins de Nadine Bourgeois et Emmanuelle Larose.GALERIE VOX (marché Bonsecours) Identités flottantes, Attitudes d'Artistes, de Jacky G.Lafargue et Louis Couturier.Oeuvres de Denis Lessard.Jusqu'au 22 octobre.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres de Gordon Rayner.Jusqu'au 21 octobre.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres sur papier de Françoise Barraud et estampes de Paul Cloutier.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 31 octobre.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Daniel Canogar et Françoise Lavoie- Pilote.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 22 octobre.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Dominique Angel et Robin Dupuis. 6LP1801D1014 D18 sam.(Arts) 6LP1801D1014 ZALLCALL 67 01:03:28 10/14/00 B D18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 Berlin, comme avant Mélange de genres FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Il y a longtemps, bien longtemps, Charles Trenet s'était amusé à chanter l'étonnante diversité des produits offerts dans les pharmacies du Canada.On a oublié cette chanson.Mais certaines pharmacies continuent à bien illustrer son propos en vendant de tout, des sacs d'école, des chaussettes, du savon à vaisselle, des aliments en conserve.et des médicaments.Elles ne sont plus les seules à mélanger les genres.Les boucheries vendent de l'épicerie, les boulangeries vendent de la charcuterie et du fromage, les fromageries vendent de l'épicerie.Le fleuriste continue à vendre des fleurs, mais le quincailler vend des plantes.Quant aux grandes chaînes d'alimentation, elles ont glissé vers la formule du marché général.La restauration hors-foyer, en pleine évolution et transformation, leur donne une belle occasion de diversifier leur offre.Non seulement, on mange de plus en plus à l'extérieur, mais lorsque l'on mange chez soi, c'est souvent avec des mets achetés à l'extérieur.Les véritables boutiques de traiteur n'existant pas ici ( l'Altro avait réussi à s'en approcher, mais a fermé boutique), c'est au supermarché que l'on achète des plats préparés.Le prêtà- servir oblige maintenant les grands épiciers à se doter de cuisines professionnelles où, de plus en plus, vont travailler de vrais cuisiniers.Si les restaurateurs sont aussi, et de plus en plus souvent, traiteurs en même temps, certains sont aussi boutiquiers.Depuis des années, Le Bifthèque, sur Côte-de-Liesse, est doté d'une boucherie qui, avec les années, a étendu son offre à des produits d'épicerie.À Pointe-Saint- Charles, la taverne Magnan, réputée pour la qualité de son rôti de boeuf, tient à la disposition de sa clientèle un rayon où l'on peut acheter cette pièce de viande prête à cuire.Poissonnerie d'un côté, restaurant de l'autre et les deux communiquant, la Sirène entretient des clientèles fidèles sous deux enseignes.La Reine de la mer avait précédé La Sirène, en ajoutant un restaurant à une poissonnerie.Dans le Vieux-Montréal, un nouveau restaurant a choisi de s'appeler Chez l'épicier et complète sa table avec un rayon spécialisé en épicerie fine.Une manière de réunir nouvelle passion et anciennes amours sous un même toit pour son propriétaire.Les restaurateurs vont-ils devoir emprunter cette voie et devenir aussi, et pourquoi pas, marchands de vins ?Olympiades culinaires C'est à Erfurt, en Allemagne, que se dérouleront les Olympiades culinaires 2000, du 22 au 25 octobre.L'Équipe culinaire du Canada y défendra sa médaille d'or remportée en 1996.Depuis 1972, la Fédération canadienne des chefs et cuisiniers délègue une équipe nationale.Le Québec n'est représenté dans cette équipe que par Marcel Kretz, conseiller technique.Aucune équipe québécoise ne sera présente à Erfurt.On se rappellera que notre équipe junior avait remporté tous les honneurs en 1996.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Le Berlin est revenu ! Le décor est le même, ou presque.Sauf que le mur est tombé, là aussi.Quelques bannières peintes peuvent en être une évocation.Moins lourde cependant que la première, lorsqu'un vrai mur gris était la pièce principal du décor.Et si ce restaurant de la rue Fairmount est revenu, pareil à ce qu'il était malgré les occupations successives, c'est parce que la famille qui le tenait est.revenue.De l'extérieur, le coup d'oeil est trompeur.La façade est banale, alors qu'à l'intérieur le restaurant est chaleureux, installé dans une grande salle, simple et belle.À l'entrée, on peut s'arrêter devant le comptoir du bar pour prendre un verre, tranquillement.À table, dans une atmosphère de détente, de convivialité et de bonne humeur, on peut passer de bonnes heures.C'est l'endroit idéal pour se rencontrer autour de grandes tablées.Le service est à l'image du décor, vif et enjoué.Au Berlin, c'est évidemment la cuisine allemande que l'on sert.La carte des vins n'est pas oubliée, mais la carte des bières lui fait une concurrence sérieuse, bières de toutes provenances, étrangères surtout, servies dans de beaux verres.Les assiettes sont généreusement servies.Il faut en tenir compte avant de dresser le menu.La maison accompagne le plat principal d'une salade et ce duo satisfait largement un appétit normal.D'autant mieux que cette salade n'est pas banale, enveloppée dans un assaisonnement très savoureux.Si l'on choisit le camembert frit en entrée, il serait préférable de le partager.Le fromage, entier, est plongé dans une friture qui le réchauffe et le rend croustillant.Il est accompagné d'une sauce aux canneberges.Le côté friture et le côté acide du petit fruit sont parfaits pour accompagner un verre de bière.Comme doivent l'être aussi les huîtres fumées frites, de vrais éperons pour la soif.Le wienerschnitzel est au menu et préparé soit avec du veau, soit avec du porc.Dans ce cas, l'escalope est baptisée « gitane », accompagnée d'une tombée de légumes, de poivrons vert et rouge, épicée plus ou moins selon la demande.Elle est aussi tendre et beaucoup plus savoureuse que dans la version originale.Garnie, comme la précédente, de chou rouge bien assaisonné, accompagnée d'une assiette de choucroute nature et très douce, la roulade de boeuf ressemblait à une grosse paupiette où toutes les saveurs de cuisson étaient retenues.Des spätzle plus robustes que ceux de la cuisine suisse complétaient ce service.Au dessert, le strudel aux pommes était servi en version réchauffée, amolli et sans beaucoup d'intérêt, coiffé de crème fouettée.Le gâteau au chocolat était massif.Au Berlin, on peut baptiser la tisane.Servie dans un tasse élégante, elle est bénie avec une cuillerée d'Élixir des Chartreux.Berlin 101, rue Fairmount Ouest 514 270-3000 Ouverture : tous les jours de 16 h à 22 h et le dimanche pour le brunch Fumée : deux sections Camembert frit, sauce aux canneberges Salade Schnaps Escalope de porc gitane, légumes épicés Roulade de boeuf servie sur spätzle Gâteau au chocolat Strudel aux pommes Café Tisane Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 38,75 $ EN BREF L'art au FCMM CE N'EST PAS le Festival des films sur l'art, mais le Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias offre quand même des morceaux qui vont au-delà du septième art.Il y a l'exploration visuelle du Torontois Bruce Elder, un montage de plus de deux heures d'images prises sur le Web.Film sans queue ni tête, Crack, Brutal Grief est pour ceux qui aiment oser ou qui considèrent que tout a été dit dans le cinéma (lundi 16, 21 h 40).Beaucoup plus narratif, Leçons des Ténèbres du Français Vincent Dieutre a été encensé aux festivals de Berlin et de Cannes.Cette fiction- documentaire met en scène le réalisateur lui-même dans une quête fantasmatique autour de la peinture du Caravage (XVIe siècle).Les images sont fortes, l'esthétique parfaite : les corps nus et musclés peints se confondent avec ceux de Dieutre et de ses amants (dimanche 15, 15 h et lundi 16, 19 h 40).Du Québec, il faut voir les courts métrages produits par Vidéographe : Guide d'utilisation de Pascal Grandmaison et Du front tout le tour de la tête de Chantal Du Pont (lundi 16, 17 h 30 et mercredi 18, 21 h 30) ; Dix fois Maria de Marie Lynda Bilodeau et The Middle Distance de Yudi Sewraj (dimanche 15, 15 h 30 et vendredi 20, 17 h 30) ; ASCIIAlphabet de Dorion Berg (samedi 14, 21 h 45 et mardi 17, 17 h 30).Vernissages MEAT, d'un collectif de vingt artistes, Galerie 418 (édifice Belgo), samedi à 12 h.Remue-ménage, glissements et effondrements, installation de Jean-Pierre Gauthier, Galerie B-312 (édifice Belgo), samedi à 14 h.Peintures récentes de François Desnoyers, Galerie Lieu Ouest (édifice Belgo), samedi à 15 h.Oeuvres de Gabrièle Fontana et Yechel Gagnon, sculptures-installations, La Centrale (édifice Alexander), samedi à 15 h.Oeuvres récentes de Pierre Richard, Salle de l'Agora (cégep du Vieux-Montréal), mercredi à 17 h.Jérôme Delgado, collaboration spéciale 1495 $ Réservations : (514) 866-3175 39, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal BRUNCH DU DIMANCHE Tous les dimanches de 10 h à 15 h.Rôti de boeuf Fruits de mer Salades Déjeuner Desserts et plus ! p.p.(enfant moins de 10 ans 7,95 $) GRAND SPÉCIAL D'OCTOBRE 2195 $ Incluant la soupe du jour, salade p.p.maison et choix de desserts ENTRECÔTE AUX 3 POIVRES Bifteck d'entrecôte marque rouge grillé sur charbon de bois servi avec avec pomme de terre au four et sauce aux trois poivres, cognac et vin rouge Cuisine : Thaï, Sushi, Szechuan Le ravissant Jardin d'Asean obtient les meilleures notes.Myron Galloway-The Suburban 19/07/2000 Asean sert d'excellents Sashimi et curry Thaï.Ashok Chandwani - The Gazette 04/08/2000 5828, rue Sherbrooke Ouest, N.-D.-G.angle av.Melrose et Regent Réservations : (514) 487-8868 Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Table d'hôte Le prix comprend une entrée, le repas principal, le dessert, un café ou un thé.Entrées au choix : Gaspacho Andaluz Bisque de homard Fruits de mer gratinés Moules à la Valencia Avocat aux fruits de mer Salade du chef Coeur de palmier vinaigrette Soupe à l'oignon Escargot à l'ail Plats de poisson et de fruits de mer au choix : Saumon de l'Atlantique frais grillé 21,95 $ Filet de sole homardine 22,95 $ Cuisses de grenouille à la provençale 23,95 $ Médaillon de lotte à la basque 26,95 $ Marengo de crevettes à la Catalana 27,95 $ Pétoncles à la Gallega 25,95 $ Casserole du pêcheur 26,95 $ Homard à la Viveiresa 28,95 $ Zarzuela de fruits de mer variés 31,95 $ Riz de homard à la Compostela 24,95 $ Morue « Bacalao » con salsa verde 22,95 $ Assiette de fruits de mer variés pour deux personnes 61,95 $ Demandez notre poisson frais du jour ?, ?$ Terre et mer au choix : Filet mignon et crevettes géantes 31,95 $ Filet mignon et pétoncles 29,95 $ Filet mignon et demi-homard 35,95 $ Filet mignon et langoustines géantes 39,95 $ Filet mignon combiné aux fruits de mer 37,95 $ Plats de viande au choix : Boeuf bourguignon (Buey Estofado) 21,95 $ Brochette d'agneau au poivre 22,95 $ Côtelettes d'agneau aux fines herbes 24,95 $ Escalopes de veau aux champignons 25,95 $ Lapin à la moutarde et cognac 26,95 $ Filet mignon aux trois poivres 30,95 $ Entrecôte grillée avec champignons 25,95 $ Cailles grillées à la Plancha 23,95 $ Essayez notre sangria Canard, gibier et fruits de mer Brunch du dimanche Superbes salons privés 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 Fine cuisine française Table d'hôte à partir de 17,95$ I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche 6LP1901D1014 D19 vin 14 oct 6LP1901D1014 ZALLCALL 67 00:57:21 10/14/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 D19 Un arrivage de 48 nouveaux portos ! DU VIN La SAQ mettra en vente au cours des prochaines semaines près d'une cinquantaine de nouveaux portos, qui, pour la très grande majorité, n'ont jamais été vendus au Québec.L'opération se fera, si on peut dire, en deux vagues.Soit lundi prochain 16 octobre, avec l'arrivée de 13 vins, et puis le samedi 4 novembre, date à laquelle la société d'État en commercialisera 35 de plus, dont bon nombre de portos millésimés.Histoire d'en donner un avantgoût, la SAQ tenait la semaine dernière une dégustation de 20 de ces vins.Le plus remarquable du lot, en terme de rapport qualité-prix : le LBV Warre's 90, qui est un late bottled vintage traditionnel.Vin qui n'a donc pas été filtré (comme les portos millésimés) et dont la bouteille est bouchée avec un bouchon de liège standard, on pourrait aisément croire, à l'aveugle, qu'il s'agit d'un porto millésimé La robe est bien colorée, soutenue, toujours jeune, le bouquet de très bonne ampleur, d'une grande fraîcheur et déjà passablement nuancé.La bouche suit, toujours jeune elle aussi, avec beaucoup d'éclat, à la fois passablement corsée et élégante.Quel beau vin ! Spécialité (S), 565556, 28,75 $, HHHH $$$($) 5-6 ans au moins, en vente à partir du 16 octobre.(Les prix tiennent compte des rabais en vigueur sur les portos.) Aussi bien le dire : regoûté récemment (il ne fait pas partie de cette opération), le Warre's 85 Ð le porto millésimé, et non le LBV Ð, déjà fatigué et déclinant, est nettement inférieur et à boire d'urgence.Des trois vintages ou portos millésimés goûtés ce jour-là, celui qui se détachait sans l'ombre d'un doute était le Graham's Malvedos 98.Il s'agit dans ce cas d'un vintage dit de « single quinta », c'est-àdire, du moins théoriquement, élaboré avec seulement les fruits du plus réputé domaine, Malvedos, de ce producteur et d'un millésime jugé secondaire.Mais fidèle à lui-même, le Graham's Malvedos, presque toujours parfaitement réussi même dans des millésimes peu réputés, le Graham's Malvedos 98 réussit donc le tour de force, cette fois encore, d'accéder à la grandeur.Violacé-pourpre, presque opaque, il a un bouquet de fruits noirs irrésistible, encore plutôt unidimensionnel, mais pur, alléchant, avec une bouche qui, sans avoir la concentration de millésimes tels que 97, a tout ce qu'il faut de chair, et, surtout, une qualité de saveurs et un éclat également irrésistibles sur le plan gustatif.Grand vin qui sera commercialisé le 4 novembre.S , 5 7 2 7 3 5 , 5 3 , 7 5 $ , HHHH $$$$($) 7-8 ans aisément.Peu sucré, assez austère malgré ses très belles saveurs, le Quinta do Castelinho 97, au bouquet retenu, est de son côté un vin qu'on commercialisera le 16 octobre pour la première fois au Québec.S, 884189, 50,75 $, HHH(H) $$$$ 7-8 ans.Mais il souffrait du voisinage avec le Graham's Malvedos, lequel fit également ombrage, à mon avis, au Quinta do Infantado 97.D'une couleur presque bleu nuit, ce dernier est un vin au bouquet de fruits noirs exubérant, riche et joufflu en bouche, sans la distinction du Graham's, toutefois, mais avec des saveurs très affirmées, pleines d'éclat.Sera mis en vente le 4 n o v e m b r e .S , 883926, 52,75 $, HHH(H) $$$$ 7-8 ans aisément.Un autre LBV, de type courant celui-là (la bouteille est donc bouchée avec un bouchon à couronne de plastique) et qu'on trouvera à partir du 4 novembre, est lui aussi remarquable.À savoir le LBV 94 Quinta do Noval, d'un grenat soutenu, au bouquet dense et généreux, quoique tout d'une pièce à ce stade, à la bouche concentrée et aux tannins serrés, avec lui aussi des saveurs qui ont beaucoup d'éclat, de vivacité.S (4 novembre), 570374, 24,35 $, HHH(H) $$$ 5-6 ans au moins.Parmi les vins goûtés figuraient deux colheitas, qui, rappelons-le, sont des tawnies millésimés.Le Colheita 83 Poças arrivait clairement en tête, à mon avis.D'une belle couleur orangée, et non brunâtre, son bouquet est intense, nuancé, car il possède toutes les nuances odorantes qu'on attend de tels vins (caramel, noix, bois brûlé et même.des odeurs rappelant la tire Sainte-Catherine !).Même richesse de nuances en bouche, des saveurs très affirmées, et un après-goût qui persiste un très long moment.Délicieux.S (4 novembre), 3 3 3 5 4 2 , 3 3 , 7 0 $ , HHH(H) $$$($), à boire, mais pouvant se conserver.Un vin d'Italie Jamais à court d'imagination, les viticulteurs d'Italie ont l'art de mettre au point des vins inattendus, tel cet IGT Umbria 98 Vitiano Falesco, inscrit au répertoire général depuis août dernier.(IGT pour indicazione geografica tipica, l'équivalent italien des vins de pays français.) Élaboré avec du Sangiovese, du Cabernet Sauvignon et du Merlot à parts égales, puis élevé trois mois e n f û t s d e chêne, c'est un vin à la robe d'un pourpre assez soutenu, au bouquet de volume moyen, net, de fruits rouges, discrètement épicé, plutôt simple mais invitant.Assez corsé, tannique sans dureté indue, il a un bon goût de fruits, avec assez de complexité pour qu'on se creuse la tête (si on ne le sait pas déjà !) au sujet des cépages qui entrent dans son élaboration.Produit courant (C), 13,75 $, HH(H) $($) 2-3 ans sans doute.Un Cahors Millésime très moyen pour le Bordelais, 97 est de toute évidence beaucoup plus réussi pour ce qui est du Sud-Ouest de la France, comme le montre fort bien le Cahors Cuvée Particulière 97 Château Lamartine, généreusement coloré, au riche bouquet très Cahors (il sent les fruits noirs, l'encre et la truffe noires, etc.).corsé, tannique, solide, affichant plus de puissance que de finesse.Et délectable.S, 862904, 21,40 $, HHH $$($) 5-6 ans.Signe de leur popularité, les prix de beaucoup de vins du Languedoc ne cessent d'augmenter, tout en restant à des niveaux à peu près raisonnables.Exemple, le Coteaux du Languedoc Pic Saint-Loup 98 Château La Roque, vendu un peu plus cher que le précédent.N'empêche, on en a pour son argent.Élevé en fûts de chêne, il a pour cette raison des notes épicées (c'est le bois) bien présentes, mais le fruit domine.Une robe pourpregrenat à la couleur soutenue, un beau nez épicé de fruits rouges, du corps, de la chair, des tannins onctueux Ð on a là un très bon vin.S, 881938, 22,15 $, HHH $$($) 4-5 ans.Une folie.Pour la péninsule du Niagara, et spécialement pour ses vins de glace, 1998 est considéré comme un millésime exceptionnel, et peutêtre même le meilleur qu'ait connu le vignoble ontarien.On peut en avoir une idée en faisant.une folie, c'est-à-dire en s'offrant une demi-bouteille du Riesling Ice Wine 98 Konzelman.D'une couleur vieil or faisant penser à un Sauternes d'une quinzaine d'années, c'est, de mémoire, le meilleur vin de glace que j'aie jamais goûté.Magnifique bouquet, large, pur (de fruits confits, de cire, etc.), nuancé et en même temps très difficile à décrire, avec une bouche bien sucrée mais équilibrée, sans lourdeur et donc pourvue de toute l'acidité voulue, aux saveurs franches, intenses, résultant en une fin de bouche à la longue persistance.Un sommet pour ce type de vins.S, 542399, 54 $ la demi-bouteille, HHHH 5-6 ans ?Le Meilleur sommelier du monde Fascinante finale, samedi dernier, à Montréal, du concours du Meilleur sommelier du monde 2000, qu'a remportée le Français Olivier Poussier.Son succès était mérité.Le Québécois, et Canadien, Alain Bélanger, termina, lui, troisième ex-aequo avec le concurrent japonais Hiroshi Ishida, derrière le Suisse Paolo Basso.Aux yeux de certains, dont l'auteur de ces lignes, Alain Bélanger méritait la deuxième place, à cause entre autres de sa manière chaleureuse, conviviale, de traiter avec ses clients, l'auteur-compositeur Jean- Pierre Ferland et sa femme Diane, pour lesquels il avait à choisir huit vins à boire avec leurs mets « virtuels ».À deux reprises, toutefois (les concurrents doivent passer les épreuves dans une autre langue que la leur), Bélanger fut décontenancé par les explications embrouillées du président du jury, qui s'exprimait dans un anglais approximatif.Peut-être faudrait-il qu'à tout le moins les explications préalables soient données au candidat dans sa langue maternelle, et par quelqu'un dont c'est aussi la langue ?On éviterait ainsi les pénibles cafouillages comme ceux auxquels on a assisté samedi dernier.Le 22 GALA de l'ADISQ 5 novembre 2000 pour les interprètes de l'année et courez la chance de gagner un voyage d'une semaine à Paris pour assister à un spectacle d'un artiste québécois ! vous faire voyager.Voter pourrait Votez C'est à vous de choisir ! Jusqu'au 22 octobre RÉSEAU OFFICIEL DE VOTATION Cochez un seul choix dans chacune des deux catégories de Félix et déposez ce bulletin de participation à la salle à manger d'une des rôtisseries St-Hubert participantes avant 22 heures le 22 octobre 2000.Les règlements du concours y sont aussi disponibles.Interprète féminine Isabelle Boulay France D'Amour Céline Dion Luce Dufault Laurence Jalbert Jorane Marie-Jo Thério Isabelle Boulay France D'Amour Céline Dion Luce Dufault Laurence Jalbert Jorane Marie-Jo Thério Daniel Boucher Daniel Bélanger Nicola Ciccone Sylvain Cossette Marc Déry Éric Lapointe Bruno Pelletier Paul Piché Interprète masculin Daniel Bélanger Daniel Boucher Nicola Ciccone Sylvain Cossette Marc Déry Éric Lapointe Bruno Pelletier Paul Piché RÉSEAU OFFICIEL DE VOTATION Nom Adresse Ville Province Code postal Téléphone ___ Âge Rôtisserie participante 6LP2001D1014 D20 sam.(Arts) 6LP2001D1014 ZALLCALL 67 00:55:44 10/14/00 B D20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 OCTOBRE 2000 HUMOUR Déconcertant, Mac Leod «Mon métier, c'est de dire tout haut ce que les gens pensent tout bas» JEAN BEAUNOYER L'humoriste identifié à la vulgarité, aux sacres et cochonneries sur scène vouvoie dans la vie toutes les personnes plus âgées que lui, donne du monsieur à son interlocuteur, ne sacre jamais en entrevue et parle des enfants et de son meilleur ami de 64 ans.Peter Mac Leod est déconcertant.Il est poli comme peu de gens de sa génération savent l'être et s'exprime clairement.Il est simple et sincère.On lui donnerait facilement le bon Dieu sans confession, comme disaient nos pères.Mais comme il semblait avoir terriblement envie de se confesser avant de présenter, du 17 octobre au 5 novembre, son deuxième spectacle au Théâtre Saint-Denis, intitulé Mac Leod libéré sur parole, tentons de comprendre comment un humoriste peut prendre une telle distance avec son image.« Je ne suis pas une personne méchante et vulgaire, plaide-t-il.Je provoque, j'amorce, puis je désamorce.Il faut voir tout le spectacle pour comprendre.Les gens qui me disent vulgaire n'ont pas tout vu.» Oui, mais tout de même.« J'ai commencé dans les bars.À chaque fois, tu savais pas si t'allais t'en sortir devant des gens complètement saouls qui ne voulaient même pas t'écouter.Il fallait que je me fasse remarquer, que je survive, que je sacre, que je me défende.J'utilise beaucoup moins de jurons dans mon deuxième spectacle et je ne sacre pas dans la vie.Mon métier, c'est de dire tout haut ce que les gens pensent tout bas.» Mac Leod est un nom écossais.Le père de Peter était écossais et sa mère francophone.Si les Écossais ont la réputation d'être économes et durs en affaires, il n'en est rien pour Peter, qui dépense tout ce qu'il gagne.Il est né dans la région de Sherbrooke et se vante encore aujourd'hui d'avoir conservé les belles valeurs de la campagne.« J'ai toujours été bien dans ma peau et je n'ai jamais eu de crise d'adolescence.J'avais mon poney et je voulais devenir vétérinaire.Je ne peux rien dire contre la ville parce qu'elle me permet de bien gagner ma vie.J'ai tout de même présenté plus de 100 shows à Montréal et les gens m'ont bien accueilli, mais je suis heureux sur une grande terre avec des animaux.Mon rêve, c'est de m'acheter une ferme et d'inviter des enfants de la ville pour leur montrer une autre façon de vivre.» Mac Leod est particulièrement sympathique.Comme s'il s'acharnait à détruire une image qui ne lui plaît pas.« Ma mère m'a déjà dit que les gens ne me connaissaient pas et que je devrais me livrer davantage dans mes shows.» Je ne sais pas s'il peut vraiment se livrer, vraiment se raconter.Il aime les motos, pratique plusieurs sports, comme le kick-boxing, le tennis, la boxe, le baseball, mais il écrit également des choses étranges.À 14 ans, il a écrit une pièce de théâtre qui racontait un suicide.Puis, il a écrit sur la mort et la lente mort qui vient avec l'âge.« Bientôt, 75 % de la population sera du troisième âge.L'avenir, c'est dans la mort.Je ferai bientôt partie du troisième âge et ça m'intéresse.Mon meilleur ami a 64 ans et il me raconte comment les collèges religieux brainwashaient les étudiants- pensionnaires à l'époque.J'écoute les disques de monsieur Deschamps et je découvre qu'il allait beaucoup plus loin que nous à l'époque.J'écoute également les enregistrements des Cyniques.C'est incroyable.Quelle audace ! » Aller au bout Mac Leod n'a que 30 ans.Il est humoriste depuis plusieurs années, a présenté son premier spectacle devant plus de 100 000 personnes et anime une émission de radio, tous les jours à CKMF, qui va très bien, La Belle et Mac Leod.« Je suis arrivé à la radio par accident.Au début, c'est ma coanimatrice Josée (Boudreault) qui soutenait l'émission.Après la première année, j'ai appris ; maintenant, je m'implique davantage sur le plan technique.À un moment de ma vie, j'ai décidé d'aller au bout de tout ce que j'entreprenais.Et j'irai au bout de mon expérience à la radio.Je sais où je m'en vais dans la vie.Après, j'aimerais écrire des scénarios de film.Je me vois derrière la caméra.» Pas sûr qu'on lui permette de trop s'éloigner du public.Pas sûr non plus qu'il puisse vivre loin de la scène bien longtemps.« Jamais une femme ne m'a crié des bêtises.Souvent, je reçois des dizaines d'appels de gens qui disent aimer ce que je fais.C'est important dans ce métier d'être aimé.Je ne tiendrais pas le coup si j'étais insulté, chahuté.» Une certaine célébrité et l'argent sont vite apparus dans son cas.Certains artistes réagissent après la consécration.Il me semble que c'est très tentant de perdre l a t ê t e , s e s moyens et le contrôle de son existence.« Je dois vous avouer que je me suis payé une superbe Harley Davidson qui coûte le prix d'une maison.Une folie, je vous jure.Après l'avoir reçue, j'ai été incapable de m'en servir.Je me sentais sale, coupable d'avoir tant d'argent à dépenser.J'ai pas touché à la moto pendant deux semaines.Il a fallu que des amis viennent me convaincre que je la méritais.Que j'avais investi toutes mes énergies dans mon métier, bien souvent au détriment de ma vie personnelle.Après, c'était correct.Je n'ai jamais touché à la drogue et je suis fier de le dire.Récemment, j'étais tendu, stressé et j'avais peur de perdre le contrôle.J'ai trouvé un masseur asiatique qui pratique à Laval.Il m'a enlevé de la tension.Et c'est un Peter Mac Leod en grande forme qui parlera des sectes, des hommes qui se comportent en « colons » avec les femmes, des gens du troisième âge dans un nouveau spectacle qu'il a voulu plus luxueux, plus spectaculaire, avec « un contenu, mais cette fois-ci, un contenant ».En somme, le jeune homme se paie la traite sur scène.Et il se paie sa tête bien avant celle des autres, si j'ai bien compris.«Je ne suis pas une personne méchante et vulgaire.Je provoque, j'amorce, puis je désamorce.Il faut voir tout le spectacle pour comprendre.Les gens qui me disent vulgaire n'ont pas tout vu.» Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Le deuxième spectacle de Peter Mac Leod sera présenté au Théâtre Saint-Denis du 17 octobre au 5 novembre."]
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