La presse, 18 octobre 2000, Cahier A
[" 3LP0102A1018 A1 MERCREDI 3LP0102A1018 ZALLCALL 67 01:22:33 10/18/00 B MONTRÉAL MERCREDI 18 OCTOBRE 2000 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DEPUIS 1884 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ 1 16e ANNÉE > NO 3 5 4 > 9 6 P AG E S > 6 C A H I ER S Le rapport Desautels soulève des questions d'éthique Bush et Gore haussent le ton VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Le vérificateur général Denis Desautels a confirmé hier la gabegie aux Ressources humaines en plus de soulever, à quelques jours du déclenchement des élections, de sérieuses questions sur l'éthique du gouvernement Chrétien.Les conclusions de Denis Desautels sur la gestion boiteuse de Ressources humaines ( DRHC ) sont accablantes pour le gouvernement Chrétien: octroi de subventions au mépris des règles élémentaires de comptabilité, manque de transparence et dérogation de certains ministres, notamment au profit d'entreprises situées dans le comté du premier ministre.Pour le gouvernement Chrétien, il s'agit d'une deuxième gifle en deux jours.Lundi, le commissaire à l'information, John Reid, a dénoncé l'« hostilité » d'Ottawa envers le droit du public à être informé.En cette période d'agitation préélectorale, il n'en fallait pas plus pour que l'opposition crie à la censure et au patronage.« L'ingérence politique, c'est difficile à prouver, indique Denis Desautels avec prudence.Il y a eu, dans un cas notamment, dérogation par le ministre ou autour du ministre.» Le rapport étudie le cas d'une subvention de 600 000 $ versée en 1997 à un entrepreneur de Shawinigan ( Pierre Thibault ) et donateur du Parti libéral pour la création de 40 emplois à l'Auberge des gouverneurs.Le hic, c'est que le ministre de DRHC de l'époque, Pierre Pettigrew, avait annoncé l'octroi de la subvention avant que ses propres fonctionnaires n'aient terminé l'étude de la demande.Le mois précédent, le bureau de comté du premier ministre avait appelé les fonctionnaires locaux de DRHC pour leur dire d'appeler un représentant du ministre Pettigrew à Ottawa.Curieusement, le nombre d'emplois projetés est passé de 60 à 40, mais le montant de la subvention n'a pas été revu à la baisse, note le vérificateur.Voir RAPPORT en A2 ADM reçoit plus qu'elle ne donne: à lire en page E1 RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð À trois semaines de l'élection présidentielle, Al Gore et George W.Bush ont débattu avec vigueur les questions de politique intérieure, hier soir, à l'occasion du dernier face-à-face de la course à la Maison-Blanche, le plus animé des trois.De la santé à l'éducation, en passant par les impôts et la peine de mort, les sujets du débat ont tranché avec ceux de la rencontre précédente, tenue le 11 octobre à Winston-Salem, en Caroline du Nord, où les questions de politique étrangère avaient dominé.Le ton des échanges était également différent.Effacé à Winston- Salem, le vice-président s'est montré plus agressif, tentant de mettre en relief les différences qui le séparent de son adversaire.« Si vous voulez quelqu'un qui soutiendra les grosses compagnies pharmaceutiques, voilà votre homme », a déclaré Gore en montrant son rival du doigt au début du débat de 90 minutes.« Si vous en avez assez de voir vos parents et vos grands-parents payer plus que les autres pour leurs médicaments, je suis votre homme », a-t-il ajouté.Piqué au vif, Bush a répliqué en reprochant à Gore de n'avoir rien fait au cours de ses années à Washington pour résoudre le problème que représente le coût des médicaments pour les personnes âgées.« La différence entre nous deux, c'est que je peux résoudre les problèmes, a dit Bush en haussant le ton.J'y suis parvenu au Texas.Pour y parvenir, cependant, il faut mettre fin à l'esprit partisan.» Voir TON en A2 REUTERS Malgré l'accord de Charm el-Cheikh, les violences ont continué hier dans les Territoires.Une jeune Israélienne est évacuée en pleurs après que des tirs venus du village palestinien de Beit Jala eurent atteint le quartier de Gilo, dans la banlieue de Jérusalem.Un soldat israélien a été gravement blessé au cours de cette fusillade.Les heurts se poursuivent malgré l'entente au Proche-Orient d'après AFP CHARM EL-CHEIKH, Égypte Ð Israéliens et Palestiniens ont décidé hier sous la pression du président des États-Unis Bill Clinton et après un sommet marathon de « mettre fin à la violence », mais l'application de l'accord restait incertaine sur le terrain où les heurts se sont poursuivis, causant la mort de deux Palestiniens.Après 24 heures de discussions difficiles, les sept chefs d'État et dirigeants réunis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, sont parvenus à un accord sur « trois grands objectifs », a annoncé Clinton.L'accord prévoit la « fin de la violence », la mise en place d'une « mission d'information » sur les affrontements, qui ont fait 111 morts et quelque 3500 blessés depuis le 28 septembre, et la relance du processus de paix.Le premier ministre israélien, Ehud Barak, a ordonné hier soir à son armée d'« oeuvrer pour faire cesser la violence ».L'armée a immédiatement annoncé qu'elle allait retirer ses chars déployés depuis le début des violences à l'entrée de la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, en application des arrangements conclus au sommet de Charm el-Cheikh.Israël a aussi autorisé la réouverture, à partir de ce matin, de l'aéroport palestinien de Gaza, fermé au début des affrontements.Voir ENTENTE en A2 Une réforme qui se laisse désirer Si les banques se rebiffent contre un encadrement plus strict du gouvernement et déplorent l'interdiction de vendre de l'assurance en succursale, elles rêvent d'avoir le droit de fusionner, une porte ouverte par la réforme des institutions financières canadiennes.Une bonne majorité de Québécois ( 58 % ) s'oppose encore, par contre, à ces mariages.Le ministre des Finances qui pilote cette réforme, Paul Martin, le sait parfaitement.Mais la vie fait parfois bien les choses: les élections fédérales qui devraient être déclenchées dimanche repousseront de plusieurs mois l'adoption de la loi qui changera le paysage financier du pays.Notre deuxième tranche de la série sur l'avenir des banques.Voir nos informations en D1 Chrétien fignole son cabinet Le retour de Tobin sonne le déclenchement de la campagne Arts et spectacles C1-C7 - télévision C2 Bandes dessinées D22 Bridge E7 Carrières D8, D9 Décès E6, E7 Économie D1-D28 Éditorial A26 Êtes-vous observateur?D23 Feuilleton D22 Forum A27 Horoscope E7 Loteries A2, A6 Monde A22-A25 Mots croisés D22, S10 Mot mystère D22 Petites annonces D23 - immobilier D23, D24 - marchandises D24 - emplois D24-D26 - automobile D26, D27 - affaires D2 Politique A20, A21 Publicité-marketing D10 Vacances/voyage E4, E5 M É T É O Voir S16 Nuageux Maximum 11 > minimum 7 G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Le premier ministre Jean Chrétien a continué de fignoler sa stratégie électorale hier en remaniant son cabinet et en faisant accéder au poste de ministre de l'Industrie le premier ministre démissionnaire de Terre-Neuve, Brian Tobin.« C'est une très belle acquisition, a affirmé le premier ministre.Tout le monde est très content.Et puis Alléluia! » L'opposition, tous partis confondus, a qualifié de « cynique » et d'antidémocratique ce geste de M.Chrétien en ce qu'il ouvre la porte au Conseil des ministres, pour des fins électorales, à un non-élu.Le premier ministre a par ailleurs muté John Manley de l'Industrie vers les Affaires étrangères.Lloyd Axworthy, qui détenait ce poste depuis 1996, a annoncé récemment qu'il se retirait de la vie politique.Ce remaniement, cinq jours avant l'annonce vraisemblable d'élections générales pour le 27 novembre, s'est aussi caractérisé par l'expulsion du cabinet d'un autre Terre-Neuvien, George Baker, qui avait le titre de ministre des Anciens combattants et de secrétaire d'État à l'Agence de promotion économique du Canada atlantique ( APCA ).C'est Ronald Duhamel, l'actuel secrétaire d'État à la diversification de l'économie de l'Ouest canadien et à la francophonie, qui devient le nouveau ministre des Anciens combattants.Quant à Bernard Boudreau, le Néo-Écossais leader du gouvernement au Sénat, il se voit confier le titre de ministre d'État à l'APCA.Le premier ministre Chrétien a nié hier que M.Baker a été congédié du cabinet en raison d'un différend entre le coloré député de Gander-Grand Falls et lui.« M.Baker a offert de quitter », a déclaré Jean Chrétien à la sortie de Rideau Hall hier matin, la résidence de la gouverneure générale.Il a eu une discussion avec M.Tobin et il a laissé sa place à M.Tobin.» Mais, selon une source au sein du personnel politique de M.Baker, l'ex-ministre des Anciens combattants est parti à contrecoeur à la suite d'une prise de bec avec son chef.M.Chrétien souhaitait à l'origine que George Baker cède simplement sa place à son dauphin Brian Tobin dans Gander-Grand Falls.Voir CHRÉTIEN en A2 Puerto Vallarta $ Cancun $ Puerto Plata $ Varadero $ Cayo Coco¥Largo $ T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez avec R.servez t.t sinon vous allez trouver a haut ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCE S ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES Costa del Sol / forfait 1 semaine: 2 semaines: 1 semaine Varadero $ Punta Cana $ Cancun $ Carte atout $ Carte famille $ à partir de Malagua $ Los Angeles $ Vancouver $ Guadeloupe $ Martinique $ Ha.ti $ Spécial Espagne Forfaits tout inclus 20 jours ¥ 1/2 pension plus 3 nuits gratuites .Rome H.tel sur mer 4 $ p.p.occ/dble Forfait inoubliable Tunisie Volls diirectts Siges grand confort disponibles 3LP0202A1018 a2 MERCREDI 3LP0202A1018 ZALLCALL 67 01:21:34 10/18/00 B A2 · LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Tout sur le minibudget Que nous réserve le minibudget du gouvernement Chrétien qui sera déposé cet après-midi à la Chambre des communes?La Presse a dépêché une équipe de journalistes et d'analystes à Ottawa pour vous livrer une couverture exhaustive de l'exposé économique et financier du ministre des Finances Paul Martin.L'éditorial d'Alain Dubuc, l'analyse de Claude Picher, des reportages, des réactions: consultez La Presse pour tout savoir sur le minibudget fédéral.À lire demain dans le cahier A.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-5-5 > À quatre chiffres : 1-9-3-4 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 lapresse.infinit.net RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports 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garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE TON Suite de la page A1 À plusieurs reprises au cours du débat, Bush s'est présenté comme un politicien capable de transcender les partis.Il s'est également dit en mesure de changer le ton des débats politiques dans la capitale nationale.« Il y a trop d'amertume à Washington, a-t-il dit.Nous avons besoin d'un nouveau départ.Dans le dernier débat, les deux candidats ont dû répondre à des questions formulées par un public composé d'électeurs indécis.Le modérateur Jim Lehrer, du réseau PBS, s'est contenté de jouer à l'arbitre.Selon certains observateurs, la formule devait favoriser Gore.Chose certaine, le vice-président ne pouvait guère se permettre une contre-performance face à Bush.Il s'est présenté à St.Louis avec un léger retard sur son adversaire dans les intentions de vote.Comme il l'avait fait lors du premier débat, Gore a critiqué son adversaire sur la question des impôts.« Si vous voulez quelqu'un qui croit que nous étions plus prospères il y a huit ans, qui propose une réduction d'impôts favorisant principalement les riches, voici votre homme », a dit le vice-président au sujet de Bush.Le gouverneur du Texas a contre- attaqué en accusant Gore d'être un « gros dépensier » dans la lignée des vieux démocrates de gauche.« Ses propositions sont plus coûteuses que celles de Walter Mondale et Michael Dukakis combinées », a dit Bush, nommant deux ex-candidats démocrates à la Maison- Blanche.« Je fais confiance aux gens, pas au gouvernement », a ajouté le gouverneur du Texas, utilisant une de ses formules préférées.Vers la fin du débat, un des électeurs a soulevé la question de la peine de mort.Il a demandé à Bush s'il était fier d'être le recordman de la peine capitale aux États-Unis.« Je ne suis pas fier, a dit Bush à voix basse.La peine de mort est une question très sérieuse.Il s'agit d'une question sur laquelle on peut avoir un désaccord.» La question de la crédibilité a également resurgi dans le dernier débat.Au cours d'un échange sur le cynisme des jeunes face à la politique, Bush a incité les électeurs à porter au pouvoir « quelqu'un qui dira la vérité ».Au cours des dernières semaines, la crédibilité de Gore a souvent été remise en question par le camp républicain.Le vice-président a abordé la question de front dans sa conclusion.« J'ai toujours tenu parole », a dit Gore, revenant sur son service militaire au Vietnam, sur les huit dernières années de prospérité économique aux États-Unis et sur la réduction de la criminalité.« Je vous fais une promesse ici, a ajouté le vice-président.Vous n'avez encore rien vu.La mort dans un accident d'avion dans la nuit de lundi à mardi du gouverneur du Missouri, Mel Carnahan, ainsi que de son fils et d'un collaborateur, a endeuillé cette joute électorale.Les deux candidats ont annulé des meetings qui devaient se tenir après le débat et ont décrété une trêve d'au moins 48 heures sur les ondes télévisées locales pour respecter la mémoire du gouverneur défunt.Al Gore George Bush Fred Garet 47% 44% juil.août sept.oct.octobre Sondages Gallup/CNN Course à la Maison Blanche oct.ENTENTE Suite de la page A1 De son côté, le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, s'est engagé à remettre en prison des intégristes musulmans du Hamas et du Jihad islamique, libérés sur son ordre ces derniers jours, a indiqué à Washington un haut responsable américain.L'Autorité palestinienne a estimé que les résultats obtenus au sommet étaient « des bases » sur lesquelles il serait possible de bâtir un accord de paix israélo-palestinien, à la condition, a-t-elle ajouté, qu'il existe une volonté véritable de paix de la part d'Israël.Cependant, un responsable de l'Organisation de libération de la Palestine ( OLP ), Farouk Qaddoumi, a estimé que le sommet de Charm el-Cheikh a été une réunion de « routine » qui n'a abouti à aucun résultat.Les trois principales composantes de l'OLP, dont le Fatah du président Arafat, ont rejeté en bloc les conclusions de Charm el-Cheikh et appelé à la poursuite de la lutte.Clinton a d'ores et déjà invité Palestiniens et Israéliens à des discussions aux États-Unis dans deux semaines afin de remettre le processus de paix sur les rails.Le président a par ailleurs donné l'assurance qu'Israéliens et Palestiniens vont « publiquement appeler sans équivoque à la fin de la violence ».Il a ensuite indiqué que « les États-Unis allaient mettre sur pied avec les Israéliens et les Palestiniens, en consultation avec le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, une mission d'information sur les événements de ces dernières semaines, destinée aussi à empêcher leur répétition ».Dans les territoires palestiniens, les heurts se sont poursuivis.Deux Palestiniens ont été tués, l'un dans la région de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, et l'autre, un policier, dans la bande de Gaza, ce qui porte le bilan des violences à 111 morts, soit 92 Palestiniens, 12 Arabes israéliens, six Israéliens juifs et un soldat druze de l'armée israélienne.Le président palestinien Yasser Arafat a dénoncé comme « contraires à l'accord » de Charm el-Cheikh ces violences israéliennes.« La chose la plus importante est l'application, que nous voulons fidèle et minutieuse, de ce qui a été convenu », a-t-il ajouté.D'autre part, deux soldats israéliens ont été blessés par balle dans l'attaque de leur poste près d'Abou Dis, un village arabe dans la banlieue de Jérusalem.Après le retour à Tel-Aviv de la délégation de Barak, un haut responsable israélien a révélé à la presse, sous couvert de l'anonymat, qu'Israéliens et Palestiniens avaient également conclu un accord secret en matière de sécurité dont l'application sera supervisée par la CIA.Mais l'Autorité palestinienne a démenti l'existence d'un tel accord.RAPPORT Suite de la page A1 La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a elle aussi profité de la manne de DRHC dans son comté en décrochant plus de 2,5 millions de subventions du programme Jeunes Stagiaires du Canada pour le Broth Music Festival de Hamilton depuis 1997.Pourtant, les fonctionnaires de DRHC ont toujours prétendu que ce festival ne répond pas aux critères du programme Jeunes Stagiaires.Qu'à cela ne tienne, la ministre Jane Stewart a rouvert les valves en juin dernier, autorisant une nouvelle subvention de 460 000 $ au festival.S'il s'avance prudemment sur le terrain politique, le vérificateur général est beaucoup plus cru quand vient le temps de qualifier la gestion des quatre programmes de subventions scrutés dans son rapport.« Nous avons constaté un nonrespect généralisé de la probité avec laquelle doivent être utilisés les fonds publics et l'absence d'une volonté ferme d'atteindre les résultats escomptés », écrit-il dans son rapport.« Si ce n'était qu'un problème de mauvaise gestion des dossiers, ça ne nous aurait pas inquiétés tant, a ajouté M.Desautels en conférence de presse.Les contrôles internes se sont écroulés, exposant ainsi les fonds publics à des risques inacceptables.Ainsi, les enquêteurs du vérificateur ont constaté que moins de 5 % des demandes de subventions du Fonds transitoire de création d'emploi qu'ils ont analysées avaient été évaluées correctement par les fonctionnaires.( Le Fonds a dépensé 300 millions en subventions de 1996 à 1999.) Sans mesure de suivi adéquate, il est impossible de chiffrer le nombre d'emplois créés par les programmes de DRHC, ajoute M.Desautels.Cette conclusion contredit les affirmations de la ministre Jane Stewart selon qui 30 000 emplois ont été créés grâce à ces programmes.Le ministère des Ressources humaines n'a pas le monopole de la gestion douteuse et des manipulations politiques.Le vérificateur général montre aussi du doigt l'Agence canadienne de développement international ( ACDI ).Troublante coïncidence, un ami du premier ministre, Claude Gauthier, dont l'entreprise Placeteco, de Shawinigan, fait l'objet d'une enquête de la GRC pour une affaire de subvention de DRHC, a aussi profité du laxisme de l'ACDI.Une autre de ses entreprises, Transelec, de Laval, a décroché en 1997 un contrat de 6,3 millions pour l'installation de poteaux électriques au Mali même si elle ne répondait pas aux critères de base de l'ACDI.Transelec, au moment de présenter sa soumission, n'était pas propriété canadienne à hauteur minimale de 51 %, comme l'exige l'ACDI et, en outre, elle n'a pas obtenu la note de passage lors de la grille d'évaluation de l'Agence.« Ce contrat aurait dû être annulé », tranche le vérificateur général.La ministre responsable de l'ACDI, Maria Minna, a défendu son gouvernement ( et son prédécesseur Pierre Pettigrew ) en affirmant que la soumission de Transelec était 30 % moins élevée.Enfin, le vérificateur général rapporte la location par l'ancien ministre responsable de l'Agence de promotion économique du Canada Atlantique, David Dingwall, de locaux à Sydney, en Nouvelle Écosse, qui n'ont jamais servi et dont le prix était de 200 000 $ trop élevé.CHRÉTIEN Suite de la page A1 Tobin a donc été contraint de se présenter dans le comté un peu moins sûr de Bonavista-Trinity- Conception.Toujours selon notre source, qui a demandé à ne pas être identifiée, le premier ministre était depuis plusieurs jours furieux contre George Baker.Une lettre de ce dernier démontrait en effet que le ministre avait tenté d'attirer dans son comté du centre de la province une compagnie de St.Johns en lui promettant une subvention de 10 millions tirée des fonds de l'APCA.L'opposition avait accusé le Terre- Neuvien de trafic d'influence.Le retour de Tobin sur la scène fédérale a donc sonné quasi officiellement hier le déclenchement de la campagne électorale.Le minibudget de Paul Martin aujourd'hui ajoutera en quelque sorte aux grandes manoeuvres préélectorales de Jean Chrétien.Il s'agissait pour le premier ministre, avec le petit jeu de chaise musicale d'hier, d'accroître les chances des libéraux dans les provinces de l'Atlantique.En 1997, le PLC n'avait gagné que 11 des 32 sièges de la région.Brian Tobin a d'ailleurs appelé hier les habitants de ces provinces à abandonner les conservateurs de Joe Clark, qui sont à peu près disparus du reste du Canada, a-t-il dit, et qui sont comme un vieux musée, et de se joindre aux libéraux pour battre le programme extrémiste de l'Alliance canadienne.« C'est du cynisme pur pour tenter d'acheter les électeurs de l'Atlantique », a lancé de son côté le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, en apprenant les nouvelles nominations faites par Jean Chrétien.Le néo-démocrate du Nouveau- Brunswick, Yvon Godin, est même allé jusqu'à parler de « dictature » pour qualifier la décision de M.Chrétien de nommer ministre un politicien qui n'est pas encore député.En agissant de la sorte, le premier ministre s'est défendu de tenir les électeurs pour acquis.« Je l'ai déjà fait, a-t-il rappelé, et ça s'est fait souvent.Vous vous rappelez de M.Dion et de M.Pettigrew qui sont venus à Ottawa avant d'être élus?Lucien Bouchard a été appelé aussi par M.Mulroney avant d'être élu.» PHOTO PC Brian Tobin ( à droite ) écoute l'air amusé le premier ministre Jean Chrétien annoncer sa nomination au poste de ministre de l'Industrie. 3LP0301A1018 A-3 MERCREDI actualit s 3LP0301A1018 ZALLCALL 67 01:17:57 10/18/00 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 0 0 A 3 ACTUALITÉS Un bulletin non officiel pour les écoles secondaires du Québec MARC THIBODEAU N'en déplaise au ministère de l'Éducation, qui s'oppose à ce type de pratique, chaque école secondaire du Québec recevra bientôt un « bulletin » précisant son rang à l'échelle de la province en matière de performance scolaire, a appris La Presse.Ces bulletins sont une initiative de l'Institut économique de Montréal, un « think-tank » de droite qui travaille en étroite collaboration avec l'Institut Fraser, basé en Colombie-Britannique.Ce dernier organisme, qui se dit voué à l'application « de solutions de marché » aux problèmes de politiques publiques, cherche en fait à généraliser à l'échelle du pays une pratique qu'il a déjà lancée il y a quelques années en Alberta et en Colombie-Britannique.« Après le Québec, ce sera au tour de l'Ontario et du Manitoba », a indiqué hier Peter Cowley, qui est directeur des études sur la performance scolaire à l'Institut Fraser.Au Québec, la production des bulletins a été confiée au professeur Richard Marceau, analyste de politiques publiques à l'École nationale d'administration publique, qui a élaboré la méthodologie d'évaluation en collaboration avec des chercheurs de l'Institut Fraser et de l'Université Simon Fraser.Leur contenu doit être diffusé lors d'une conférence de presse qui se tiendra le 27 octobre.La revue L'Actualité, qui s'est entendue avec les instituts concernés pour obtenir les données en primeur, traitera du sujet dans le numéro qui paraîtra cette journée-là.M.Marceau a expliqué hier lors d'une entrevue téléphonique que les bulletins reposent essentiellement sur une analyse de données quantitatives par établissement déjà diffusées par le ministère de l'Éducation.Outre le taux de réussite aux examens ministériels, les bulletins prennent notamment en compte, pour la période de 1994 à 1999, le taux d'obtention du diplôme et l'écart entre la performance des garçons et des filles.Chaque établissement reçoit une cote sur 10, qui est ensuite utilisée pour identifier son rang à l'échelle de sa région et de la province.L'impact sur la cote du profil socio-économique des élèves est aussi précisée, mais n'a pas été considéré pour déterminer le rang.« À l'école, la note de l'élève qui apparaît sur le bulletin n'est pas pondérée en fonction de son profil socio-économique », indique à ce sujet M.Marceau.Les établissements eux-mêmes devront identifier les écoles avec lesquelles ils peuvent « vraiment » se comparer, le rang n'étant qu'une indication « brute ».À l'appui de l'initiative de l'Institut Fraser, le chercheur note qu'il est important de permettre aux parents et aux élèves d'avoir plus d'information sur la performance des écoles.Il faut par ailleurs favoriser « l'émulation entre établissements », dit-il.M.Cowley, de l'Institut Fraser, veut aussi introduire plus de « compétition » dans le système scolaire.Les bulletins, prévient-il, doivent être utilisés comme un point de départ pour améliorer les établissements et non comme un outil de stigmatisation.En Alberta et en Colombie-Britannique, ils ont été accueillis « très favorablement » par les parents, mais non par les ministères, les administrateurs et les enseignants, note M.Cowley.« Les bulletins amènent les parents à leur poser des questions auxquelles ils n'ont pas toujours les réponses », dit-il.Terry Foster, porte-parole du ministère de l'Éducation de la Colombie- Britannique, a indiqué hier que le gouvernement n'approuvait pas la production de tels palmarès, les données considérées par l'Institut Fraser ne reflétant qu'une « partie limitée » de la réalité vécue par les écoles.« Il est injuste de comparer les établissements entre eux de cette façon », dit-elle.Il reste à voir maintenant quelle dynamique sera suscitée au Québec par les dits bulletins.Hier, Alain Leclerc, porte-parole du ministre de l'Éducation, François Legault, a mis en doute l'intérêt de l'initiative en soulignant qu'elle reposait sur une « méthodologie très douteuse ».Le ministère, qui craint l'impact de palmarès sur les établissements, attend de voir la teneur exacte des bulletins avant de définir sa ligne d'action dans ce dossier.Même scepticisme du côté de la Fédération des commissions scolaires, où l'on assimile en coulisses l'analyse entreprise à une « job de bras ».L'organisme s'oppose à toute forme de palmarès mettant « en compétition » les établissements du réseau.Tout en précisant que beaucoup d'autres recherches doivent être faites pour prendre la pleine mesure des résultats obtenus, M.Marceau assure pour sa part que son analyse a été faite de façon extrêmement rigoureuse.DÉFICIT DES HÔPITAUX Le CHUM riposte Le budget sera soumis à des experts indépendants KATIA GAGNON QUÉBEC Ð Le Centre hospitalier universitaire de Montréal a décidé de riposter au ministère de la Santé, qui veut que le mégahôpital rende des comptes sur son budget.Le conseil d'administration va demander à une firme comptable externe de se prononcer sur la validité du déficit de 30 millions prévu pour cette année.« Comme on est sûrs de la façon dont nous gérons les fonds qui nous sont alloués, que notre budget soit examiné par un tiers parti, qui n'est ni du CHUM ni du gouvernement, ça démontrerait que ce que nous avançons comme chiffres, c'est normal », souligne le directeur des communications du CHUM, Charles Meunier.« On manque d'argent et on peut le démontrer à une personne objective.» Charles Meunier Le conseil d'administration, qui se réunissait hier soir, devrait donner le feu vert à l'embauche d'une firme de comptabilité externe, a appris La Presse, une décision prise depuis un certain temps.« Il n'y a pas de raison que ça ne se fasse pas, afin de s'assurer de la pertinence des choix qui ont été faits », indique Charles Meunier, qui confirme ainsi à demi-mots les informations de La Presse.Même si les rencontres avec le ministère, qui scrute à la loupe les budgets des hôpitaux québécois depuis plusieurs mois, « se sont faites de façon très cordiale », il n'en demeure pas moins que le ministère de la Santé a engagé un bras de fer avec quatre hôpitaux québécois Ð le CHUM, son équivalent à Québec, le CHUQ, le mégahôpital anglophone de Montréal (le Centre de santé universitaire Mc Gill) ainsi que l'Hôpital général juif.Québec estime que des « anomalies » subsistent toujours aux budgets de ces quatre établissements, où on aurait augmenté les dépenses pour moins de services à la population.Au strict plan financier, c'est peutêtre exact, « mais il y a des raisons derrière ça », indique M.Meunier.« Il n'y a aucune situation de panique ou d'inquiétude au CHUM », fait valoir M.Meunier.Le déficit du mégahôpital est évalué à une trentaine de millions, sur un budget de 450 millions.« On est capable d'améliorer notre performance, c'est sûr.Mais le résultat serait infime : un ou deux millions.Ce serait une goutte d'eau dans l'océan », commente Charles Meunier.Le CHUM demande depuis longtemps un rehaussement de 10 % de sa base budgétaire : or, le déficit de cette année correspond grosso modo au même pourcentage du budget, dit-il.Le ministère de la Santé devrait terminer son étude des budgets des hôpitaux d'ici une semaine.Les demandes budgétaires de l'ensemble des établissements de santé totalisaient, au départ, 400 millions.L'examen budgétaire de l'équipe dirigée par le sous-ministre François Turenne aurait fait passer la facture des déficits des seuls hôpitaux de 300 à 200 millions.Photo REUTER'S Le lac Majeur a atteint le niveau record de 195,55 mètres, hier, avant de baisser légèrement, et cette ferme du Tessin, située près de l'aéroport de Locarno, était complètement isolée.Les inondations en Suisse et en Italie font au moins 25 morts Associated Press BERNE / TURIN Ð Des milliers d'Italiens habitant dans des régions menacées par les inondations ont été évacués hier alors qu'en Suisse, trois jours après les intempéries catastrophiques qui ont frappé le Valais et le Tessin, s'amenuisait l'espoir de retrouver des survivants.Le nombre des victimes dans les deux pays s'établissait à 25 hier, après la découverte du corps d'un petit Italien d'un an.Mais le bilan pourrait être plus lourd, 21 personnes étant toujours portées disparues.En Italie, où les décès de 19 personnes ont été confirmés, la protection civile a décidé d'évacuer des villages entiers situés sur les bords du Pô, le fleuve le plus long d'Italie, et de son affluent, le Ticino.« Même ceux qui ne souhaitaient pas quitter leurs maisons, comme les personnes âgées, ont finalement été convaincus », a déclaré le père Pier Luigi Rossi, une des rares personnes encore présente dans le village de San Rocco al Porto, riverain du Pô.Le fleuve a déjà débordé en plusieurs points et les autorités s'attendaient hier à des inondations dans la vieille ville de Plaisance.Le Pô traverse des régions agricoles riches, la Lombardie et l'Émilie-Romagne, dans le nord de l'Italie, avant de se jeter dans la lagune de Venise.Les autorités envisageaient d'ouvrir des digues en amont pour diminuer les risques d'inondation dans les villes situées en aval du fleuve, a déclaré le ministre des Travaux publics, Nerio Nesi.« La situation pourrait devenir maintenant très dangereuse », a-t-il ajouté.En Suisse, l'armée a renforcé l'aide apportée aux régions sinistrées suite aux intempéries du week-end.Au total, 1200 soldats et 2500 membres de la protection civile ont été mobilisés dans les cantons du Valais et du Tessin.À Gondo, trois nouveaux corps ont été découverts en fin de journée, portant à six le total des morts en Valais.Dix personnes sont toujours portées disparues dans ce canton et l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait.En plaine, la situation a continué de s'améliorer.Le Rhône ne présente plus aucun risque pour autant que la météo reste clémente.La situation s'est aussi normalisée dans les barrages et il n'y a plus de problème d'approvisionnement en eau potable.Plusieurs zones restent cependant inondées et quelque 2000 personnes évacuées de leur domicile pour des raisons de sécurité n'ont pas encore pu regagner leurs habitations.Une amélioration a également été constatée sur le réseau ferroviaire et routier.Plusieurs routes restaient toutefois fermées dans les vallées latérales et le chemin de fer Brigue-Viège-Zermatt ne devrait pas être remis en service avant plusieurs semaines.Quelque 700 touristes devaient être évacués de Zermatt par hélicoptère hier.Au Tessin, la situation s'est encore aggravée dans la nuit de lundi à hier sur le front des inondations autour de Locarno.Mardi à 2 h du matin, le lac Majeur a atteint le niveau record de 195,55 mètres, avant de baisser légèrement.Au total, 2000 personnes ont dû quitter leurs maisons dans la région. 3LP0401A1018 A 4 mercredi 3LP0401A1018 ZALLCALL 67 01:13:32 10/18/00 B Jean-Guy Mathers poursuivi par le fisc L'homme d'affaires est soupçonné d'avoir dissimulé près de 5,4 millions de revenus Le cerveau des prématurés demeure Le controversé homme d'affaires de Saint-Eustache, Jean-Guy Mathers, connaît de nouveaux ennuis, cette fois avec les inspecteurs du fisc qui le soupçonnent d'avoir dissimulé près de 5,4 millions de revenus, entre 1990 et 1995.D'après l'enquête de Revenu Canada, l'homme de 71 ans aurait ainsi omis de verser plus de 500 000 $ en impôts dans les coffres de l'État.La cause doit être entendue le 31 octobre, en Cour fédérale, à Montréal.Mathers est aussi sous le coup d'un jugement par défaut obtenu l'an dernier par le ministère québécois du Revenu pour avoir omis de rembourser la TPS et la TVQ.Les certificats de la Cour supérieure parlent de 920 021 $.Les enquêteurs de Revenu Canada reprochent plus particulièrement à Mathers d'avoir « utilisé des compagnies liées aux membres de sa famille et à des tierces personnes agissant comme prête-noms dans des transactions personnelles, de façon à mettre ses actifs à l'abri ».Dans les paradis fiscaux Dans la masse de documents déposés au greffe de la Cour fédérale, au 30, rue Mc Gill, l'inspecteur Marcel Kessiby fait état des noms de 12 membres de la famille Mathers, d'une fiducie et d'une dizaine d'autres personnes impliqués dans cette histoire d'évasion fiscale d'envergure.À Saint-Eustache seulement, les Mathers sont propriétaires d'une carrière, d'une entreprise d'asphaltage, d'un centre sportif, d'un cinéparc, d'un marché aux puces, d'une ferme d'élevage de gibier et d'animaux exotiques et, depuis peu, d'un vaste complexe récréo-commercial comprenant seize salles de cinéma et un restaurant de style rétro.De 1990 à 1992, Mathers aurait notamment profité de l'aide du personnel de la Banque de Montréal, dont un ancien vice-président, Roger Boutin, congédié depuis, pour transférer en cachette plusieurs millions dans des compagnies lui appartenant aux îles Caïmans.Le stratagème aurait été à peu près le suivant : Mathers apportait l'argent dans une valise à une succursale de Laval où une employée en faisait le décompte avant de le réexpédier par traites bancaires aux îles Caïmans.Et cela sans émettre ni reçu, ni bordereau de dépôt, ni exiger la signature de Mathers.Les documents de la transaction étaient placés dans le bureau d'un cadre de la banque, plutôt que dans le coffre- fort.Pendant près de deux ans, de février 1990 à octobre 1991, a révélé l'enquête, Mathers aurait ainsi apporté chaque semaine à la banque de 15 000 $ à 100 000 $ en espèces.Ces dépôts ont cessé subitement au moment où la haute direction de la Banque de Montréal aurait eu vent du tour de passe-passe.Après avoir transité à l'étranger à la Barclay's Bank et dans des compagnies leur appartenant (Canadian Shipping et PCS, aux îles Caïmans), généralement en sol québécois par le biais de comptes bancaires desquels étaient tirés des chèques qui « présentaient des signatures douteuses ne correspondant pas à celles des véritables signataires ».Mathers a plus tard refusé de témoigner dans le cadre d'une action civile que Boutin a intentée contre la banque à la suite de son congédiement.Dans ses rapports, l'enquêteur Kessiby précise en outre que la Banque de Montréal, « pour ne pas déranger ses activités économiques », avait refusé de lui prêter un local lorsqu'il a vérifié les comptes de Mathers.Sans montrer quiconque du doigt, M.Kessiby mentionne qu'on a ensuite tenté de lui faire croire, en septembre 1995, que le camion transportant les documents pertinents à son enquête avait été volé dans le stationnement du Carrefour Laval.« C'était une mise en scène pour que cessent les vérifications fiscales », écrit-il en toutes lettres.Sous contrôle judiciaire Pour leur part, les proches de Mathers, avec en tête sa femme Juliette, son fils Robert et sa fille Brigitte, ont multiplié les oppositions aux requêtes des inspecteurs du fisc.Mathers lui-même allègue qu'il n'a plus rien à voir avec les entreprises mises en cause, puisque c'est son fils Robert qui en est le seul propriétaire.Il affirme également ne posséder absolument aucun actif.De fait, tout est enregistré aux noms de membres de la famille ou de leurs nombreuses compagnies d'ici et d'outre-mer : un manoir évalué à 1,5 million à Boisbriand, un penthouse à la Place Dupuis, à Montréal, un condo en Floride évalué à 667 237 $ US et des voitures de luxe comme une Rolls Royce, une Mercedes et une BMW.En 1994, par exemple, le superbe « Yatch Mathers » valant 1,2 million US a été vendu à la compagnie Canadian Shipping, enregistrée aux îles Caïmans.Quant à la somptueuse maison de Boisbriand au nom de Fermes Mathers, elle a été rétrocédée à Pavage Saint-Eustache avant d'aboutir chez PCS, également dans l'île de Grand Caïman.Une bonne partie des biens de Jean-Guy Mathers et des autres membres de sa famille sont sous contrôle judiciaire depuis une série de perquisitions effectuées à la fin de la dernière année à Montréal, Saint-Eustache et ailleurs.Toutes les entreprises continuent néanmoins leurs activités.Le ministère fédéral du Revenu a jusqu'à maintenant mis la main sur une somme de 233 795 $ en espèces qu'un huissier a saisie le 1er décembre dans un coffre-fort du deuxième étage d'un logement situé au 400, rue Hector-Lanthier, à Saint-Eustache.Depuis février 1998, le fisc encaisse également la prestation de rentes de 413 $ que touche Mathers pour sa retraite.Depuis les années soixante-dix, Mathers, qui a déjà fait de la prison pour le recel de camions volés à la Baie-James, a fait maintes fois l'actualité.Plus souvent qu'autrement, il s'agissait de litiges avec le ministère de l'Environnement ou de chicanes avec des voisins.Ou encore, de ses multiples entreprises couronnées de succès à Saint-Eustache.HELEN BRANSWELL Presse Canadienne TORONTO Ð Les enfants nés prématurément ont un cerveau dont la taille demeure nettement inférieure à la normale, parfois jusqu'à l'âge de huit ans, et les régions du cerveau affectées sont cruciales pour le développement du quotient intellectuel, ont constaté les auteurs d'une étude américaine.Le fait que le volume du cerveau n'ait pas rejoint une taille normale à l'âge de huit ans permet de penser que les problèmes sont probablement permanents.Cela ajoute un indice de plus à la masse de preuves qui s'accumulent sur l'impact de la prématurité et permet de croire que si la science médicale a accompli d'énormes progrès en matière de survie des prématurés, ceux-ci en payent le prix toute leur vie.L'ampleur de ces anomalies était réellement frappante.(.) Et la probabilité que ces prématurés rejoignent un jour la normale est très faible, a commenté le principal auteur de l'étude, le docteur Bradley Peterson.Les médecins et les parents doivent avoir cette information en tête au moment de discuter jusqu'où ils sont prêts à aller pour aider des bébés très prématurés à survivre, a dit le Dr Peterson, professeur adjoint de psychiatrie infantile à l'université Yale.« Il s'agit de décisions incroyablement difficiles qu'au bout du compte seuls les parents peuvent prendre en consultation avec leur médecin, les médecins du bébé et Dieu.Mais ils doivent avoir toute l'information.» L'étude, effectuée en 1998 et 1999 par des chercheurs des facultés de médecine des universités Yale et Brown, aux États-Unis, a été publiée hier dans le Journal de l'Association médicale américaine.Les chercheurs ont mesuré le volume du cerveau de 25 jeunes âgés de huit ans, nés prématurément, à l'aide d'imagerie par résonance magnétique.Leurs résultats ont été comparés à ceux de 39 jeunes âgés de huit ans, nés à terme, soit après plus de 37 semaines de grossesse.PHOTOTHÈQUE La Presse Jadis surnommé « le roi des carrières », Jean-Guy Mathers est pourchassé par le fisc. 3LP0501A1018 A5mercredi 3LP0501A1018 ZALLCALL 67 01:20:38 10/18/00 B Marche des femmes à New York: couleur et fierté RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð Dans le parc Dag Hammarsjköld, situé à deux pas de l'édifice de l'ONU, plusieurs Québécoises ne cachaient pas leur enchantement hier midi, en dépit de leur fatigue, causée par une nuit d'inconfort à bord d'autocars roulant entre le Québec et New York.Autour d'elles, des milliers de femmes, venues des quatre coins du monde, étaient rassemblées pour participer à l'étape finale de la Marche mondiale des femmes, un événement imaginé et organisé par des Québécoises.Le tableau était coloré au possible, malgré un ciel menaçant.Pour réclamer l'élimination de la pauvreté et de la violence faite aux femmes, les représentantes de plusieurs pays d'Afrique Ð Nigeria, Sénégal, Cameroun et Mali, entre autres Ð avaient revêtu leurs tenues traditionnelles.Resplendissantes dans leurs robes blanches, des féministes sénégalaises tenaient une longue affiche sur laquelle on pouvait lire : « Ras le bol de ramasser les miettes qui tombent de la table des hommes ».Dans la foule d'environ 8000 femmes (et quelques hommes), il y avait aussi des syndicalistes de l'Inde, des lesbiennes de France, des ouvrières du Japon, des religieuses des États-Unis.Plus de 100 pays étaient représentés.« Je suis fière du fait que le mouvement soit parti du Québec », a déclaré Madeleine Poulin, de Longueuil, exprimant un sentiment partagé par plusieurs de ses compatriotes.« C'est le résultat d'un leadership extraordinaire.Dans la foule des manifestantes, les Québécoises ne passaient pas inaperçues.Samedi dernier, à Montréal, elles étaient 30 000.Hier, à New York, elles formaient le contingent le plus important.Le long du trajet de la marche, entre le parc Dag Hammerskjöld, à la hauteur de la 47e Rue, et Union Square, à la hauteur de la 14e Rue, les New-Yorkais n'ont jamais vu autant de drapeaux québécois (et canadiens).« On dirait que le Québec est ici ! » a lancé Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec, à la foule réunie à Union Square, à la fin de la marche.Mais le rassemblement de New York était bel et bien un événement international.Parallèlement à la marche, Mme David, accompagnée des déléguées d'une centaine de pays, a remis à la vice-secrétaire générale de l'ONU, Louise Fréchette, les pétitions que les femmes du monde entier ont fait signer en appui aux revendications des manifestantes.En marchant dans la 2e Avenue, Bulu Roychowdhury, une syndicaliste de Delhi, en Inde, a déclaré : « Nous voulons dire aux dirigeants de l'ONU qu'ils ne peuvent pas continuer à soutenir seulement les pays riches.Nous voulons l'annulation de la dette des pays pauvres.Nous voulons l'égalité entre les riches et les pauvres.» Non loin d'elle, Njoka Ema Ndi, qui lutte pour les droits des femmes au Cameroun, a ajouté : « Le monde ne peut plus fermer les yeux sur les inégalités.C'est pourquoi vous voyez aujourd'hui des gens de toutes les couleurs, de toutes les races, de tous les pays.» Le nombre des manifestantes Ð relativement peu élevé Ð en a quand même déçu quelques-unes.« J'aurais souhaité qu'on soit encore plus nombreuses, a déclaré Jocelyne Lauzon, présidente de la CSN-Laurentides.Mais c'est impressionnant de voir toutes ces nationalités.On se sent vraiment solidaires avec les autres peuples.» Cette solidarité, peu d'Américains l'auront éprouvée, cependant.Largement ignoré par les médias, le rassemblement de New York n'a attiré qu'une poignée de femmes de la ville et d'ailleurs aux États-Unis.Ce qui n'a pas empêché Françoise David de se réjouir après la dernière étape de la Marche mondiale des femmes, un événement qui a eu des répercussions partout sur la planète.« On est immensément fières de tout ce qu'on a accompli ensemble », a dit Mme David au cours d'une brève allocution à Union Square.« Merci aux femmes du Québec, merci aux femmes du monde.» Mme David est revenue sur la rencontre du jour à l'ONU et aussi sur celles de la veille, à Washington, avec les dirigeants du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.« Évidemment, les médias vont nous demander : est-ce qu'il y a des gains ?Non.En fait, il y en a un, le plus important de tous.Plusieurs ont dit que c'est la première fois que ces institutions rencontrent le mouvement féministe international organisé.Ils ont été obligés de nous écouter, dans certains cas jusqu'à deux heures.« À partir de maintenant, les dirigeants de la planète doivent savoir que les femmes du monde entier se tiennent la main, partagent la même analyse de la mondialisation et du patriarcat.» Un peu plus tard, en entrevue, Françoise David a ajouté : « C'est le début de quelque chose.De quoi ?Je ne le sais pas.Il faut réfléchir, il faut faire des bilans.On commence demain, ici, à New York.» Photo AP Une certaine euphorie planait hier sur la Marche mondiale des femmes à New York.À droite, la Mexicaine Julieta Baca, de Chihuahua, félicite les Québécoises pour leur leadership.Chine: des ouvrières au travail 7 jours sur 7 ANDRÉ NOËL HAN DONFANG a fondé le premier syndicat indépendant en Chine, ce qui lui a valu d'être emprisonné et expulsé.Il continue ses activités depuis Hong Kong.Invité à recevoir un prix à New York demain, il s'est arrêté à Montréal.Il nous a accordé une entrevue sur les conditions de travail des ouvrières chinoises travaillant pour des soustraitrants d'entreprises occidentales.Q LA PRESSE : On retrouve de plus en plus, dans nos magasins, des vêtements, des souliers et des jouets fabriqués en Chine.Les conditions de travail s'améliorent- elles ?R HAN DONFANG : Non.Ces objets sont fabriqués à 90 % par des jeunes femmes, qui travaillent 12 heures par jour, sept jours par semaine, avec une seule journée de congé par mois.Elles gagnent de sept à huit cents canadiens de l'heure.Elles n'ont pas le droit de se marier, encore moins d'avoir des enfants.Q Qu'est-ce qui les amène à s'embaucher ?R Elles proviennent souvent de milieux ruraux.En théorie, l'éducation est gratuite en Chine.En pratique, il faut payer.Les jeunes femmes vont donc travailler pour couvrir les droits de scolarité de leurs frères.Plusieurs d'entre elles sont aussi séduites par l'attrait de la nouveauté et des grandes villes.Q À quel âge commencent-elles à travailler ?R Certaines jeunes filles obtiennent des fausses cartes d'identité auprès d'organisations criminelles et réussissent à se placer à l'âge de 15 ans, en prétendant qu'elles en ont 18.À 25 ans, elles sont épuisées.La majorité d'entre elles retournent dans leur village, dans l'espoir de se marier.Quelques unes deviennent des travailleuses du sexe dans les bars et les hôtels.Q Où vivent-elles pendant leurs années de travail ?R Dans les dortoirs des compagnies.Elles paient une pension.Elles n'ont aucune sécurité sociale, aucune assurance médicale, aucun régime de retraite et aucun droit.Elles sont congédiées au moindre écart de conduite.Inutile de dire qu'elles ne peuvent pas se syndiquer.Q Les grandes entreprises étrangères sont-elles au courant de ces conditions de travail ?R Elles s'arrangent pour ne pas le savoir.Elles ont recours à la sous-traitance.Sous la pression publique, elles ont adopté des codes d'éthique et envoient des inspecteurs dans les usines.Mais les sous-traitants sont informés de la date des visites.Pendant la semaine qui les précèdent, les femmes doivent accélérer la cadence.La veille des visites, elles nettoient les ateliers de fond en comble.Les patrons les entraînent à bien répondre aux questions.Si elles répondent de travers aux questions des inspecteurs, ou si elles sont incapables de répondre, elles sont congédiées.Q Les rapports des inspecteurs sont-ils toujours positifs ?R Non.Dernièrement, des inspecteurs de Wal-Mart ont fait un rapport négatif sur un soustraitant.Plutôt que de l'obliger à améliorer les conditions de travail, Wal-Mart a mis fin au contrat.Quelque 800 femmes ont perdu leur emploi.Ces grandes entreprises se soucient de leur image, pas de hausser le niveau de vie des travailleurs chinois.Q Les investissements étrangers n'ont-ils pas contribué à améliorer le sort des travailleurs ?R Pas du tout.Depuis l'ouverture des marchés, de 30 à 40 millions d'ouvriers et d'ouvrières travaillent pour les entreprises étrangères.Mais globalement, le sort des travailleurs s'est dégradé.Des millions d'entre eux sont au chômage.Les salaires sont dérisoires.La seule retombée positive, c'est que les gens apprennent à riposter.Il y a de plus en plus de grèves et de protestations.Q Y a-t-il des syndicats ?R Il existe seulement une grande centrale officielle, placée sous le contrôle direct du gouvernement.En 1989, je travaillais comme ingénieur en électricité dans les chemins de fer.Cette année-là, j'ai créé le premier syndicat indépendant avec des camarades.Après le massacre de la place Tienanmen, le 4 juin, la police a poursuivi et arrêté tous ceux qui avaient participé à la création de syndicats libres.J'ai été jeté en prison.Q Dans quelles conditions ?R Contrairement à d'autres, je n'ai pas été torturé.J'étais trop connu à l'étranger.Mais j'ai été maltraité.Je suis tombé malade.Un médecin a remué une aiguille d'acupuncture de 15 centimètres dans la paume de ma main.Ensuite, j'ai été placé dans une toute petite cellule de prisonniers souffrant tous de maladies infectieuses.J'ai contracté l'hépatite.À ma sortie de prison, l'AFL-CIO (la plus grande centrale syndicale américaine) et Human Rights Watch m'ont invité aux États-Unis pour des traitements médicaux.Là-bas, j'ai prononcé des discours.De retour en Chine, on m'a arrêté.On m'a déclaré que je n'étais plus Chinois et jeté hors du pays.Depuis, je vis à Hong Kong.Photo ROBERT NADON, La Presse © Han Dongfang QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Variation sur le col, roulé tout en souplesse, encadrant parfaitement le visage.Un pull en doux tricot velouté à choisir en ivoire, noir, kaki, bleu, raisin, rouge ou citrouille.P.m.g.Les créoles dorées 8.00, le sac bandoulière 200.00 CHENILLE RASÉE LE COL ROULÉ souple Un monument en l'honneur de cinq femmes Presse Canadienne OTTAWA Ð Cinq femmes qui se sont battues, au début du siècle, pour obtenir que les Canadiennes soient reconnues comme des « personnes » à part entière, seront honorées par un monument qui doit être dévoilé aujourd'hui à Ottawa.Les statues de bronze de Nellie Mc Clung, Louise Mc Kinney, Henrietta Muir Edwards, Emily Murphy et Irene Parlby, seront inaugurées pour le 71e anniversaire d'un jugement qui autorisait les Canadiennes à siéger au Sénat.SANS COUTURE Fibres modernes tactel et lycra, tissage micro denier, c'est le nec plus ultra du design moulant qui apporte un grand confort, un soutien tout en souplesse pour une silhouette impeccable.Noir ou blanc.P.m.g.Rég.25.00 cami et culotte l'ensemble 3LP0601A1018 3LP0601A1018 ZALLCALL 67 01:16:34 10/18/00 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 Les mères plus à l'aise avec le sexe GLORIA GALLOWAY Presse Canadienne Un sondage mondial portant sur les pratiques sexuelles laisse entendre que les mères d'aujourd'hui sont plus à l'aise devant la perspective de parler de sexe avec leurs enfants que ne l'étaient celles des générations antérieures.L'enquête, dont les résultats étaient dévoilés hier, a été réalisée pour le compte du fabricant de comdoms Durex.Elle a été menée auprès de 18 000 personnes à travers 27 pays, parmi lesquelles 1000 au Canada.Interrogés quant à savoir de quelle façon ils apprenaient les choses de la vie, 25 pour cent des répondants Ð tous âgés entre 15 et 65 ans Ð ont dit se fier aux amis, 15 % affirmant obtenir des informations à l'école, et 12 % auprès de leur mère.Toutefois, le sondage démontre que la réponse à cette question varie considérablement en fonction des générations.« Plus que tout autre groupe d'âge », les gens âgés de 16 à 20 ans ont cité leur mère et leurs professeurs comme sources de leurs informations d'ordre sexuel, observent les sondeurs, selon lesquels cela « démontre une évolution de la façon dont l'éduction sexuelle est approchée ».Parmi les Canadiens interrogés, 17 % ont affirmé se renseigner sur le sexe auprès de leur mère, 20 % discutant de la chose avec leur partenaire, 24 % avec leurs amis, et 16 % à l'école.Les autres tiraient leurs informations de différentes sources, seulement trois pour cent consultant leur père.Par ailleurs, le sondage révèle que les Canadiens ont des relations sexuelles en moyenne 99 fois par année, soit plus souvent que les Australiens (98 fois) et les Allemands (97 fois), mais moins souvent que les Américains (132 fois), les Français (121 fois) et les Britanniques (109 fois).La moyenne globale est de 96 relations sexuelles sur une base annuelle.NP1031600 Copyright 2000.Sears Canada Inc.Sears.Les beaux côtés de votre vie.MC C'est ça NOS PLUS BAS PRIX DE L'ANNÉE PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 22 OCTOBRE 2000 Offre \u2018Pas de paiement': pas de paiement avant octobre 2001 avec la carte Sears, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.À l'exclusion des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 22 octobre 2000.Renseignez-vous.\u2020R/01 Meubles; à l'exclusion des meubles pour bébés pas de paiement avant un an pour tous les meubles\u2020 et ensembles matelas-sommier Et, avec la carte Sears, Ce samedi et ce dimanche seulement, pendant les jours Sears, tous les meubles\u2020 et ensembles matelas-sommier sont en solde ou à prix spécial Moitié prix LIT \u2018MILLBROOK' 1 PLACE À TIROIRS ET 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465-1000 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Carrefour Angrignon, La Salle (514) 364-7310 Carrefour Laval (450) 682-1200 Centre Fairview Pointe-Claire (514) 694-8815 Les Galeries Rive-Nord, Repentigny (450) 582-5532 Venez célébrer avec Sears la grande ouverture de la Maison Gilda Montréal - une communauté d'entraide gratuite offrant soutien, groupes de réseau, conférences et activités sociales à toute personne touchée de près ou de loin par le cancer.JOURNÉE PORTES OUVERTES Le samedi 21 octobre 2000 11 h à 15 h 1929 boul.de Maisonneuve O., Montréal (entre St-Marc et Fort) Pour plus d'information, composez le (514) 937-3636 MAINTENANT OUVERTE POUR PARLER, TROUVER UN APPUI ET MÊME RIRE Aux prises avec le canc_e_r_?_ _Nous pouvons vous aider Rapports sexuels plus jeunes et plus protégés Agence France-Presse WASHINGTON Ð Les jeunes commencent à avoir des rapports sexuels plus jeunes qu'autrefois et ils se protègent plus, indique une enquête internationale menée dans 27 pays et publiée hier par la société Durex, spécialisée dans les préservatifs.Selon ce sondage réalisé auprès de 18 000 personnes de 16 à 55 ans, l'âge des premiers rapports a été en moyenne 16 ans pour la tranche d'âge 16-20 ans, 18 pour les 25-34 ans et 18,9 pour les plus de 45 ans.Le nombre de partenaires, poursuit l'enquête, est en moyenne de 8,2, la France et les États-Unis étant en tête avec respectivement 16,7 et 11,7.Par ailleurs, 4 % des personnes interrogées ont déclaré avoir des rapports quotidiennement.La majorité (64 %) font l'amour une fois par semaine.La plus jeune tranche d'âge a des rapports 89 fois par an contre 113 fois pour les 25-34 ans et 67 fois pour les plus de 45 ans.Les couples vivant ensemble mais non mariés sont plus actifs sexuellement (146 fois par an) que les couples mariés (98 fois) et que les célibataires (49 fois).Les plus jeunes se protègent plus que les autres tranches d'âge, notent encore les auteurs du sondage, quelque 92 % des 16-20 ans utilisant des méthodes de protection.La crainte du sida a tout de même fait évoluer le comportement sexuel de tous les groupes, 58 % des personnes interrogées ayant déclaré qu'elles avaient changé leurs habitudes.Aux États-Unis, 74 % ont indiqué l'avoir fait, la majorité d'entre eux décidant de n'avoir qu'un partenaire, ou de faire plus attention au choix de leurs rencontres intimes.Le préservatif est le mode de protection le plus utilisé, plus de 41 % le choisissant.Les 16-20 ans sont en pointe, 61 % d'entre eux s'en servant.Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2000-10-17 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-10-17 Tirage du 2000-10-17 NUMÉRO: 536969 La Presse 18 octobre 2000 Page A7 manquante 3LP0801A1018 A-8 MERCREDI actualit s 3LP0801A1018 ZALLCALL 67 14:31:46 10/18/00 B Rien d'impressionnant dans le petit monde du jouet 152 enfants ont testé 202 nouveautés de la cuvée 2001 pour le magazine Protégez-vous STÉPHANIE MORIN Trouver des jouets de qualité à glisser sous le sapin de Noël ne sera pas facile cette année.Selon les responsables du guide Jouets du magazine Protégezvous, la cuvée 2001 est peu convaincante, surtout pour les toutpetits.Cette année, 152 enfants ont testé 202 nouveautés.« Dans tous ceux destinés aux enfants d'un an, un seul jouet a été recommandé et a reçu la cote six », explique Danielle Charbonneau, coordonnatrice du dossier jouets à Option Consommateurs.Plusieurs jouets pour cette catégorie d'âge ont été cotés trois, ce qui correspond à un niveau d'appréciation moyen.Ce qui clochait ?La solidité, l'intérêt suscité, la simplicité de manipulation.« On n'a rien vu de très impressionnant cette année, ajoute Catherine Goldschmidt, rédactrice du guide.Pas de jeux originaux, pas de concepts différents.Pour les 10 ans et plus, par contre, les nouveautés sont plus intéressantes, avec plusieurs jeux de société, de patience et de stratégie.» Deux prix « poubelle » ont été décernés à des jouets destinés aux six ans et plus.La Tour de Pise, un jeu de société conçu en Chine, mais distribué par la compagnie québécoise Bo-Jeux, n'a pas survécu aux manipulations des petits testeurs.« Tous les échantillons se sont brisés dès les premiers essais », souligne Danielle Charbonneau.La figurine Spawn After Burner, du fabricant chinois Mc Farlane Toys, est aussi déconseillée, cette fois pour une question de sécurité.« La parure de la figurine comprend des pointes très acérées et très rigides qui peuvent représenter un danger pour les enfants », explique Mme Charbonneau.Cinq sceaux d'excellence ont aussi été attribués, notamment au jeu québécois Invente-moi une histoire, des Éditions Gladius.« Les enfants de quatre ans et plus s'inspirent d'illustrations pour imaginer une histoire et développent ainsi leur créativité », indique Mme Goldschmidt.Des cédéroms à foison Les cédéroms constituent certainement la grande tendance de cette année.Des 22 évalués par Option Consommateurs, aucun n'a reçu de sceau d'excellence, mais la plupart ont été bien cotés.« On assiste à une augmentation des cédéroms destinés aux petits d'un an ou deux, souligne Catherine Goldschmidt.Les compagnies viennent de se découvrir un nouveau marché et leurs produits sont généralement assez bons.» « Les parents doivent toutefois rester vigilants avant d'acheter.Pour les enfants d'un an ou deux, il faut vérifier le nombre d'activités ; il doit y en avoir suffisamment, huit ou dix, pour soutenir l'intérêt de l'enfant.Les cédéroms n'échappent toutefois pas aux modes : plusieurs compagnies comme Disney ou Playmobil lancent des cédéroms avec des personnages connus.Ce n'est pas pour autant un gage de qualité.Mattel a lancé un cédérom avec Barbie dans le rôle de la Belle au Bois dormant.Le disque coûte 45 $ et on fait le tour de l'histoire en 30 minutes.» Le guide Jouets 2001, généralement vendu à 200 000 exemplaires, sera en kiosque le 21 octobre.Source: Protégez-Vous, Guide jouets 2001 PC Nom du jouet Happy Color Wouaf Wouaf Invente-moi une histoire Lego/Tigre Turbo 6519 N.Y.Chase La tour de Pise Spawn/After Burner Compagnie Chicco Jumbo Éditions Gladius Fisher-Price Ravensburger Bô-Jeux Mc Farlane Toys Âge 3 à 10 mois 31/2 à 6 ans 4 ans et plus 6 à 10 ans 10 ans et plus 6 ans et plus 6 ans et plus Prix 13 $ 21 $ 25 $ 6 $ 36 $ 8 $ 16 $ Jouets non recommandés Photo PIERRE McCANN, La Presse © Rafaelle Bégin, 5 ans, et sa mère Sophie Carrière semblent bien s'amuser avec le jeu québécois Invente-moi une histoire, des Éditions Gladius, l'un des cinq lauréats du sceau d'excellence du magazine Protégez-vous de cette année.Le choix des marchands: les jouets à puces électroniques MARIE-ANDRÉE AMIOT NEW YORK Ð Cette année, les jouets qui se retrouveront sous l'arbre de Noël devraient grogner (gentiment), lancer des missiles ou proclamer haut et fort leur amour inconditionnel pour leur jeune maman.Si l'on croit un groupe d'analystes et de détaillants américains, 15 des 19 jouets qui se vendront le plus ce Noël seront des jouets électroniques animés qui obéiront à la voix ou à des stimulations sensorielles.Hier, à la rencontre Play Date 2000, qui se tenait au centre-ville de Manhattan, des dizaines de cyberbêtes et autres jouets à puces rivalisaient d'ingéniosité pour convaincre une centaine de journalistes que cette année, il faut penser « circuits électroniques ».La rencontre avec les jouets, les enfants et les exposants se déroulait dans une cacophonie aussi bruyante qu'amusante.Play Date est un rendez-vous annuel où on présente aux médias les jouets les plus hot pour la saison des Fêtes.Des analystes choisissent les produits à partir des ventes réalisées et anticipées par les détaillants.La sélection ne se fait pas selon des critères de qualité ou d'intérêt suscité à long terme, mais par des marchands qui ont fait ample provision de certains jouets et espèrent les vendre.Généralement, grâce à la forte publicité qui les entoure, ils ne se trompent pas et les jouets retenus sur la liste s'écoulent très bien.Les choix des analystes sont divisés en cinq catégories : les jouets qui se vendent le mieux, toutes catégories confondues, les jeux vidéos pour consoles, les jeux vidéo pour ordinateurs, les consoles et les jouets qui se vendent le mieux dans le cyberespace.Parmi les plus hot n Quatre chiens qui réagissent aux ordres de leur petit maître et qui sont des miniclones du Aibo de Sony.Il s'agit de Poo-Chi, The Interactive Puppy, de Hasbro, Tekno the Robot Puppy, de Manley Toy Chest, Rocket the Wonder Dog, de Fisher-Price, et Me and My Shadow, de MGA Entertainment.n Deux poupées parlantes (ou chantantes) : Amazing Babies, de Playmates, et Singing Dolls, de TOYMax.n Trois ensembles de circuits pour vélo de terrain : Road Champs BXS Trick Stick Bikes, de JAKKS, Flick Trix, de Spin Master et Tech Bikes, de Tech Deck.n Un camion Tonka dont le chauffeur parle : Tucker My Talkin' Truckbot.n Une marionnette parlante, Let's Pretend Elmo, de Mattel.n Deux jeux de construction : LEGO Mindstorms, un logiciel qui accompagne la traditionnelle boîte de briques et qui se construit à partir d'un programme informatique et CyberK'NEX, un jeu de construction comprenant des clés informatiques qui animent les réalisations.n D'autres plairont aux petites filles, les Hit Clips, sortes de petits lecteurs de disques comprenant une chanson chacun.Ces jouets ont en commun des circuits incrustés dans leur système qui les font réagir.Selon les ordres qu'on leur donne, les petits chiens donnent la patte, s'assoient et font le beau.Rocket, le plus polyvalent et le plus cher (99 $ US), réagit à des commandes dictées dans un casque d'écoute relié au chiot par infrarouge.Les poupées s'animent et parlent, soit en les touchant ou en leur donnant des objets qu'elles reconnaissent et nomment.Le camion Tonka lève la benne, réagit aux ordres de l'apprenti ouvrier et répond qu'il est « bien fier de son homme ! » Hier, au Play Date, il y avait tellement de bruit que les petites puces ne savaient plus où donner de la tête et la plupart boudaient les commandes de leur maître.Parmi les jouets qui n'ont pas de circuits, on retrouve un jeu qui devrait faire des ravages, le Harry Potter Trivia Game.Déjà, les adultes fans de Harry se pressaient près du stand de Mattel pour griller les représentants.La Celebration Barbie, avec sa robe scintillante, saura conquérir les coeurs de petites filles, et les cartes Pokémon continueront à être échangées bien après Noël.La plupart de ces jeux et jouets sont vendus au Canada, surtout dans les grandes surfaces.Très peu sont traduits, mais les fabricants affirment qu'ils le seront probablement l'année prochaine.Jeux virtuels Les meilleurs jeux vidéo sont Baldur's Gate (pour PC), Tony Hawk's Pro Skater (pour Playstation) et Banjo- Tooie (pour Nintendo 64).On retrouve aussi les classiques Age of Empires, Command and Conquer : Red Alert 2, Roller Coaster Tycoon et The Sims pour les PC et Final Fantasy IX, Legend of Zelda : Majora's Mask et Mario Tennis pour les consoles.C'est le Play Station 2, dont la sortie est prévue pour le 26 octobre, qui sera le plus vendu.Et le gagnant est.Surprise! Mais le jouet numéro un qui attirera le plus d'enfants cette année est celui qui a surpris tout le monde et continue d'étonner.C'est la trottinette, version 2000, que veulent les enfants par milliers, affirment les détaillants.« La mode a commencé le long des deux côtes, maintenant, elle vient de frapper le Midwest, explique Sean Mc Gowan, un des deux organisateurs du Play Date.Il paraît qu'on n'a rien vu encore ! » Joyeuses Fêtes ! Photo AP Parmi les jouets à puces sur lesquels misent les fabricants et marchands représentés à la foire de New York, deux poupées parlantes (ou chantantes): les Singing Dolls de TOYMax et les Amazing Babies de Playmates qui semblent avoir séduit Elizabeth Eastman et Hadley Walsh, 5 ans et demi. 3LP0901A1018 A9mercredi 3LP0901A1018 ZALLCALL 67 14:32:48 10/18/00 B GRAND SOLDE deCHAUSSURES Toutes nos chaussures sont en solde! Prix en vigueur jusqu'à épuisement de la marchandise ou jusqu'au dimanche 22 octobre 2000.Les modèles, couleurs et grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dans tous nos magasins.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Le produit illustré sert à titre de référence seulement et peut être différent du produit annoncé.20% Jusqu'à sur les nouveaux modèles de rabais 30% sur la sélection du gérant de rabais 50% sur les modèles de fin de série de rabais Chaussures de plein air SALOMON Exit II Mid Pour homme Rég.12999 4999 80$ Épargnez Du sport etplus encore Offre de base : 1 mille de récompense AIR MILES pour chaque tranche d'achat de 20 $ (avant taxes).mc md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILES International Trading B.V., employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Canada Inc.et par Le Groupe Forzani Ltée.Les milles de récompense ne s'appliquent pas sur les achats de certificats-cadeaux, les locations et les services.Valide dans les magasins Sports Experts participants.Les offres promotionnelles ne peuvent être jumelées à aucune autre offre promotionelle AIR MILES.Boutros-Ghali plaide en faveur de la diversité culturelle Presse Canadienne Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, Boutros Boutros-Ghali, de passage à Montréal, lance un appel « à la vigilance, à la fermeté et à la détermination » à tous ceux qui ont compris que la mondialisation du commerce risque de mettre à mal la diversité culturelle de beaucoup de pays, de sociétés et de minorités.A ses yeux cependant, pour être efficace, la préservation culturelle francophone ne doit pas se faire de façon frileuse mais de concert avec les autres ensembles linguistiques.Conférencier invité par les dirigeants du Conseil des relations internationales de Montréal, au Forum francophone des Affaires et de la chaire Téléglobe Raoul-Dandurand, M.Boutros-Ghali s'est particulièrement animé quand il a abordé cette question, hier.« La diversité linguistique et culturelle est un enjeu politique pour l'ensemble des sociétés à l'heure de la mondialisation, a soutenu M.Boutros-Ghali.Préserver la diversité culturelle, c'est préserver la capacité des États et des gouvernements à soutenir et à promouvoir la culture.C'est refuser de s'en remettre aux seules lois du marché.« Ce n'est pas parce que la culture est aussi objet de commerce qu'elle est une marchandise, a-t-il poursuivi.Les biens culturels ne sont pas des marchandises comme les autres.Parce que les biens culturels véhiculent aussi des valeurs, des idées, du sens ! Parce que les biens culturels sont des dons faits par des créateurs à l'humanité dans son ensemble.« J'ai la conviction que si nous ne tenons pas la ligne de la vigilance, de la fermeté et de la détermination, ce sera pour beaucoup de pays, de sociétés et de minorités la voie ouverte à l'exclusion culturelle et, à plus long terme, à l'extinction culturelle.» Diverses rencontres Fort de la conviction que la défense efficace de la diversité linguistique et culturelle requiert l'union des forces, M.Boutros-Ghali a tenu diverses rencontres avec le monde arabe en mai 2000 à Paris, puis avec des fonctionnaires et diplomates à Genève en novembre 98, sur le thème du bilinguisme dans les organisations internationales, et enfin avec les organisations régionales le 20 mars 1998 à Paris.Le 20 mars 2001, une grande réunion est prévue avec les lusophones et les hispanophones.M.Boutros-Ghali a rappelé que comme la vocation première de l'organisation qu'il dirige est la diffusion et la promotion du français, il convient d'insister auprès des diplomates francophones, (il y en avait un certain nombre dans la salle) pour qu'ils utilisent le plus souvent possible le français de façon à défendre cette langue au sein des organisations internationales.Il a signalé que le français était en train de perdre sa place spéciale dans les discussions de l'Union économique européenne depuis l'adhésion de nouveaux États dont les diplomates ne parlent pas le français.Il y a eu glissement vers l'anglais, langue parlée par tous, a dit en substance M.Boutros-Ghali.En visite au Québec pour trois jours se terminant aujoursd'hui, l'ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations unies doit rencontrer notamment la ministre responsable de la francophonie Louise Beaudoin et le premier ministre Lucien Bouchard.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Boutros Boutros-Ghali lors de l'inauguration du siège social de l'Agence universitaire de la francophonie, rue Édouard-Monpetit hier à Montréal.PTE-CLAIRE 940 boul St-Jean 514-426-2586 fax: 426-3455 ST-LÉONARD 6432 Jean-Talon E.514-253-4306 fax: 253-5834 LAVAL 577 St-Martin O.450-629-8707 fax: 629-4364 ST-HUBERT 3505 Taschereau 450-445-7176 fax: 445-7086 CENTRE-VILLE 1150 Union 514-871-8515 fax: 871-9936 MONTRÉAL 4050 Jean-Talon O.514-344-2224 fax: 344-5333 INTER-URBAIN 990-BYTES (2983) 1-877-MICROBYTES www.microbytes.com 97-98-99-00 PRIX D'OR Rabais de 500$ Brancher les familles sur Internet avec approbation pour info: 1-888-793-9588 NOUVEAU IMPRIMANTE COULEUR EPSON STYLUS 98.99$ SPÉCIAL #2 PUISSANCE INTEL PENTIUM III 667 MHZ CARTE MERE AGP/PCI /ISA 2 PORTS USB, 2 SÉRIE, 1 PARALLEL BOITIER MID TOUR ATX LECTEUR 3 1/2\" 1.44 HAUTE DENSITÉ CARTE VIDEO 32M 3-D AGP MÉMOIRE 128 MEGS 133-MHZ SDRAM DISQUE DUR 30.7 GIG EIDE UDMA CLAVIER PS/2, SOURIS, TAPIS CD ROM 50X, CARTE DE SON PCI-32 HAUT PARLEURS AMPLIFIÉS 80 WATT FAX MODEM 56K V.90 AVEC VOIX 1 MOIS SUR L'INTERNET AVEC TOTALNET ÉCRAN 17\u201d SVGA COULEUR 1389.99$ SPÉCIAL #1 PUISSANCE INTEL CELERON 566 MHZ CARTE MERE AGP/PCI /ISA 2 PORTS USB, 2 SÉRIE, 1 PARALLEL BOITIER MID TOUR ATX LECTEUR 3 1/2\" 1.44 HAUTE DENSITÉ CARTE VIDEO 8M AGP MÉMOIRE 64 MEGS 100-MHZ SDRAM DISQUE DUR 20 GIG EIDE UDMA CLAVIER PS/2, SOURIS, TAPIS CD ROM 50X, CARTE DE SON PCI-32 HAUT PARLEURS AMPLIFIÉS 80 WATT FAX MODEM 56K V.90 AVEC VOIX 1 MOIS SUR L'INTERNET AVEC TOTALNET ÉCRAN 15\u201d SVGA COULEUR 954.99$ CD Vierge 80M - 75¢ CD-RW - 1.19$ Financement DISPONIBLE! 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UN SEUL TARIF, TOUT INCLUS! 1 nuitée à l'hôtel de votre choix 1 déjeuner complet 1 souper gastronomique (5 services) dans l'un des restaurants participants : Le Louis-Hébert Les Anciens Canadiens Le Ciccio Café Le stationnement, les taxes et les pourboires sont inclus.BIENVENUE AUX GENS D'AFFAIRES ! Forfait corporatif Photo ROBERT NADON, La Presse © Han Dongfang, fondateur du premier syndicat indépendant en Chine.Un dissident chinois pourfend la création du Jardin de Montréal dans un faubourg de Shanghai ANDRÉ NOËL La création du Jardin de Montréal dans un faubourg de Shanghai a entraîné la démolition de très nombreuses maisons de paysans pauvres, a dénoncé Han Dongfang, un dissident chinois de passage au Québec, lundi.Plus de 800 familles ont été expulsées pour faire de la place au Pudong Central Park, où est situé le Jardin de Montréal, a précisé M.Han, au cours d'un entretien dans les bureaux du Centre international des droits de la personne.« Plusieurs paysans ont ensuite été embauchés pour entretenir le parc et le jardin à des salaires dérisoires, de 1,2 renminbi l'heure en moyenne (0,20 $ canadiens) », a ajouté M.Han, qui a été emprisonné, puis expulsé à Hong Kong après avoir fondé le premier syndicat indépendant de Chine en 1989.L'été dernier, le célèbre dissident a révélé que des ouvriers du bâtiment avaient été obligés de travailler 13 heures par jour et sept jours par semaine pour finir le Jardin de Montréal à temps pour son inauguration par le maire Pierre Bourque, en juillet.Selon lui, les travailleurs s'entassaient à huit dans des huttes fragiles faites de bambou, sans eau courante, sans toilettes, sans aucune installation pour faire la cuisine et sans collecte des ordures.M.Bourque a nié ces affirmations.La Ville de Montréal, le gouvernement canadien, le gouvernement québécois et des entreprises privées ont financé la construction d'un jardin et d'un pavillon qui servira de vitrine technologique canadienne à Shanghai.Le jardin constitue une des principales attractions du parc Pudong.« Pour aménager ce parc, le gouvernement (de Shanghai) a transformé des villages, des écoles et des pâturages en un terrain de jeu pour les nantis, accuse M.Han.Plus de 800 familles de paysans, qui avaient cultivé ces terres pendant des générations, ont été chassées.« Plusieurs se sont lancés dans une âpre bataille juridique pour avoir le droit de rester chez eux, mais sans succès.Ils ont dû trouver d'autres sources de revenus.Certains sont devenus des travailleurs itinérants.D'autres travaillent à l'entretien du parc et du Jardin de Montréal sur ces mêmes terres qu'ils cultivaient avant.» Les hommes gagnent entre 18 et 25 renminbis par jour, et les femmes seulement 15 renminbis.Ils travaillent 13 heures par jour, ce qui viole les lois minimales du travail, affirme M.Han, qui, depuis ses bureaux de Hong Kong, recueille une multitude de témoignages de toutes les provinces chinoises.« La création du parc de Pudong et de sa section spéciale sur Montréal montrent comment des bonnes terres agricoles sont transformées en gigantesques développements urbains pour répondre aux ambitions des leaders chinois.« En dépit de leurs luttes, les paysans ont été chassés et acculés à entretenir les terres pour le plaisir des riches.Il est désolant de voir que le gouvernement canadien et la Ville de Montréal ont contribué financièrement à cette affaire.» Le dernier numéro du China Labour Bulletin, publié par l'organisation de M.Han, reproduit la photo de l'unique maison qui a été sauvegardée de la démolition.Le dissident, qui se rendra à New York demain pour recevoir le prix annuel du Lawyers Committee for Human Rights, se montre critique envers les investisseurs étrangers et les missions commerciales comme celles d'Équipe Canada.Rappelons que des premiers ministres provinciaux, des ministres fédéraux, des fonctionnaires et 700 hommes d'affaires devaient se rendre en Chine en novembre, mais le voyage a été remis à l'année prochaine en raison du déclenchement probable des élections au pays.« Les dirigeants occidentaux parlent d'un engagement constructif en Chine, conclut le dissident.Mais on ne voit jamais l'aspect constructif.Il reste seulement des engagements injustes qui aggravent l'exploitation des travailleurs chinois.» 3DU1201A1018 MERCREDI 3DU1201A1018 ZALLCALL 67 14:35:16 10/18/00 B SAQ.com vous offrira bientôt la possibilité de commander des produits par Internet.Mais pour dénicher un vin exclusif ou faire livrer un cadeau, il vous faut un NIP.Demandez-le dès maintenant en succursale et partez à la découverte de notre tout dernier cru.Demandez votre NIP pour découvrir notre dernier cru sur SAQ.com A12 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 3LP1301A1018 a 13 - mercredi 3LP1301A1018 ZALLCALL 67 01:10:59 10/18/00 B Pneus Arctic Alpin Nouveauté Sears.Avec garantie contre les avaries routières\u2020 et inspection gratuite des freins.Renseignez-vous au sujet du nouveau programme de pneus \u2018Roues d'acier' Sears auprès de votre centre de l'auto.À partir de6799 Chacun P155/80R13.Série n° 16000.Ch 67,99-158,99 C'est ça! 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LAVAL 682-1200 ST-BRUNO 441-6603 ST-LAURENT 335-7770 COMPOSEZ LE POSTE 228 Copyright 2000.Sears Canada Inc.ROUES EN ACIER RABAIS DE 15% À l'achat de pneus d'hiver PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Le petit Julien, 4 ans, livre une dure lutte contre la leucémie.Il est ici avec ses parents, Luc Bourassa et Chantal Désilet.Cancer chez les enfants: un dur combat DENIS LAVOIE C'est en mettant l'accent sur le courage dont doivent faire preuve les tout-petits affligés d'un cancer ou de leucémie, que Leucan a lancé lundi, au Planétarium, sa campagne publique de souscription dont le thème, Fais-moi sourire une étoile, ça aide à guérir la vie, est emprunté à Julien, quatre ans, porte-parole de tous les enfants atteints comme lui d'un cancer.Douleur et angoisse sont le lot de ces enfants dont les parents sont aussi durement affectés car, outre le malheur d'une grave maladie et le risque de rechute, les familles doivent assumer environ 16 000 $ par an en frais pour soutenir un enfant dans sa lutte contre la maladie, rappelle la nouvelle directrice au développement financier de Leucan, Jocelyne Evraire.« Nos enfants, nous les comparons à des athlètes dans leur lutte pour leur survie », affirme le nouveau président de Leucan, Rodrigue Bogé.La performance de Leucan a été remarquée l'an dernier, soulignait le président sortant de l'association, Jacques Chénier, dans le plus récent rapport annuel de cette fondation.Plus engagé politiquement, l'organisme vient de demander au gouvernement québécois un congé parental pour enfant malade et une allocation de présence parentale, dans un mémoire déposé à la commission parlementaire sur l'assurance parentale (projet de loi 140).L'Association pour les enfants atteints de leucémie et autres formes de cancer peut par ailleurs compter, cette année, sur l'appui de toute la machine de Clearnet pour promouvoir sa campagne de financement.Le public pourra contribuerà la campagne de Leucan en achetant des étiquettes (dessins d'enfants) à apposer sur les cadeaux de Noël.Ces étiquettes-cadeaux devraient être distribuées dans 500 000 foyers, cette semaine, cet envoi postal étant soutenu par une campagne d'affichage dans les abribus et la mise à contribution du réseau de fournisseurs de Clearnet.On espère ainsi amasser 800 000 $ pour accroître les services aux familles et la recherche clinique pour l'amélioration des traitements, souligne Rodrigue Bogé.La campagne de financement de Leucan est placée sous la présidence d'honneur de Sylvie Charette, vice-présidente de Clearnet Québec.L'association compte 25 000 nouveaux donateurs et affiche une forte croissance de ses activités de financement.Malgré ces succès organisationnels, dont une augmentation notable des dépenses reliées aux services aux membres, le président sortant de Leucan identifie des « dossiers menaçants » : les soins en oncologie pédiatrique en région, la qualité de vie des survivants, les congés parentaux, et le sous-financement de la recherche.Au chapitre des réussites financières de Leucan, soulignons que la campagne « étiquettes de Noël » (publipostage) qui n'en était qu'à sa deuxième année en 1999, a rapporté 765 000 $ ; que le souper Chenail fruits et légumes organisé par Francine Plante, avait généré des revenus de 135 000 $ (175 000 $ cette année) ; que la vente par la SAQ (un partenaire important) de sacs pour les bouteilles de vins, a rapporté 60 000 $ ; et que la CSN (partenaire dans une colonie de vacances) et sa représentante Céline Charbonneau, ont ainsi versé 116 000 $ en 1999.Par ailleurs, la campagne des tirelires d'Halloween a rapporté 68 000 $ l'an dernier.Et les demandes des écoles dans ce dernier cas se sont accrues cette année avec plus de 300 écoles, comparativement à 100 l'an dernier.Le président de Leucan a aussi précisé que « les frais d'administration sont maintenus entre 10 et 15 %, ce qui est relativement modeste.Et la campagne de marketing est quasiment donnée grâce au soutien des nombreux partenaires.» Leucan offre des services aux enfants atteints de cancer, et à leur famille, et finance la recherche et les activités cliniques reliées à la cancérologie pédiatrique.L'association préconise enfin l'accès à des soins de santé de qualité pour les enfants atteints de cancer ou de leucémie.Le taux de guérison s'améliore, mais il y a encore chaque année de 250 à 300 nouveaux cas.Renseignements : (514) 731-3696, 1-800-361-9643.Courriel : leucan@qc.aira.com La Presse 18 octobre 2000 Page A14 manquante La Presse 18 octobre 2000 Page A15 manquante 3LP1601A1018 3LP1601A1018 ZALLCALL 67 01:13:24 10/18/00 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 L'épicentre de l'épidémie de fièvre d'Ebola se situe à l'hôpital St.Mary's de Lacor Quelque 70 personnes sont infectées et 17 autres sont mortes dans l'institution fondée par la Québécoise Lucille Teasdale et son mari Piero Corti JEAN-FRANÇOIS BÉGIN L'hôpital St.Mary's de Lacor, fondé il y a près de 40 ans par la chirurgienne québécoise Lucille Teasdale et son mari Piero Corti, se trouve à l'épicentre de l'épidémie de fièvre d'Ebola qui ravage présentement le nord de l'Ouganda.« Il y a 70 personnes infectées dans l'hôpital et 17 autres y sont mortes.La situation est très mauvaise », a confié hier le Dr Corti, joint au téléphone chez sa fille Dominique, à Milan, où il se préparait à retourner en Ouganda.L'épidémie a fait 37 morts à ce jour dans la région de Gulu, où se trouve l'hôpital St.Mary's, non loin de la frontière soudanaise, à 300 kilomètres au nord de la capitale, Kampala.Dix nouveaux cas se sont déclarés en 24 heures.La grande majorité des cas sont survenus dans la région immédiate de Gulu, une ville de 150 000 habitants, mais selon des informations non confirmées, quelques-uns ont également été signalés dans des localité situés à plus d'une centaine de kilomètres.Au cours des dernières semaines, trois étudiantes de l'école infirmière de l'hôpital sont mortes, de même qu'un médecin, ce qui a créé un vent de panique chez la centaine d'aspirantes infirmières, dont plusieurs ne voulaient plus revenir à l'hôpital.Devant la gravité de la situation, le Dr Corti a quitté précipitamment le Canada, dimanche.Il devait passer quelques semaines au pays afin de promouvoir la Fondation Lucille Teasdale et Piero Corti et prendre part aux activités entourant la présentation, ce week-end, du téléfilm Dr Lucille Ð Un rêve pour la vie.« Je pense être à Gulu dans quatre ou cinq jours », a-t-il indiqué.En attendant, il se tient informé auprès du Dr Matthew Lukwiya, le directeur médical de l'hôpital de 460 lits fondé en 1961 par le couple Teasdale-Corti.« Il a fait sortir de l'hôpital le plus de patients possible, en leur donnant des médicaments et en s'arrangeant pour qu'ils soient soignés chez eux », a dit le Dr Corti.Néanmoins, l'hôpital, qui affiche à longueur d'année un taux d'occupation dépassant de beaucoup sa capacité officielle, accueillait toujours plus de 500 patients, hier.Les malades qui luttent contre l'Ebola ont été rassemblés dans les deux unités de médecine de l'hôpital, où le personnel ne pénètre qu'après avoir scrupuleusement respecté les mesures d'hygiène préventive et enfilé blouse, gants, masque et lunettes.« Tout ceux qui travaillent auprès des malades sont couverts de la tête aux pieds et subissent une désinfection dès qu'ils sortent », a expliqué Dominique Corti, qui travaille pour la fondation de l'hôpital, en Italie.La menace omniprésente de la guérilla armée qui sévit dans la région pousse par ailleurs une partie de la population locale à se réfugier à l'hôpital, malgré le danger de contagion.« On dit aux gens de rester bien tranquilles chez eux et de ne venir à l'hôpital que s'il y a vraiment une urgence, mais certains préfèrent risquer d'attraper l'Ebola, plutôt que de courir le risque d'être torturés par la guérilla », a dit Mme Corti.Selon des rumeurs persistantes Ð mais niées par le gouvernement Ð, l'épidémie aurait commencé au retour au pays des soldats ougandais après un séjour en République démocratique du Congo (RDC).Le virus d'Ebola se transmet par contact avec le sang, les sécrétions ou le sperme d'une personne infectée, et cause la mort dans 50 à 90 % des cas.La maladie se caractérise par des symptômes semblables à ceux d'une grippe, rapidement suivis par des vomissements, une diarrhée violente, des éruptions cutanées, un mauvais fonctionnement du foie et des reins et, finalement, au bout d'une semaine, de graves hémorragies internes et externes.255 morts.Les personnes souhaitant faire un don à la Fondation Lucille Teasdale et Piero Corti peuvent le faire en communiquant au (514) 253-1737.PHOTO AP Une mère et son enfant attendent dans une aire de quarantaine de l'hôpital St.Mary's de Lacor, à 360 kilomètres au nord de Kampala, la capitale de l'Ouganda. 3LP1701A1018 A 17 mercredi 3LP1701A1018 ZALLCALL 67 01:19:06 10/18/00 B Les autochtones réclament un vrai droit de regard sur l'exploitation forestière BRUNO BISSON LES NATIONS AUTOCHTONES du Québec réclament un droit prioritaire de regard sur l'exploitation forestière dans les territoires qui les concernent et un bilan préalable des activités industrielles afin d'établir les bases des nouvelles relations en forêts, dans lesquelles ils auront leur mot à dire.Cette constante dans les interventions de nations autochtones à la commission parlementaire, qui étudie depuis un mois la mise à jour du régime forestier, était particulièrement évidente hier lors de la présentation du Conseil de la nation Atikamek (CNA) à Québec.Le président du CNA, Ernest Awashish, a ainsi réclamé pour les trois communautés atikamekw du Québec (Weymontachi, Manouane et Obedjiwan) une consultation distincte, et d'égal à égal, avec les entreprises forestières actives sur leur territoire.En plus de cette consultation prioritaire, les Atikamekw ont demandé que les activités forestières fassent l'objet d'un bilan détaillé et que l'exploitation soit désormais planifiée après une évaluation de leurs impacts sociaux et environnementaux.Sans demander carrément un droit de veto sur l'exploitation de leurs territoires, ils ont tout de même placé la barre beaucoup plus haut que ce que leur concède le projet de révision du régime forestier présenté par le ministre des Ressources naturelles du Québec, Jacques Brassard.Il propose que les plans d'aménagement forestier, pièce maîtresse de la planification de l'exploitation forestière, soient élaborés par les industries après qu'elles aient consulté les communautés autochtones, les municipalités, les MRC et les organismes fauniques.La consultation deviendrait obligatoire et les industriels seraient tenus d'en faire rapport au ministre, avant qu'il n'approuve leur plan d'aménagement.Hier, M.Awashish, après les représentants de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) et ceux du Conseil tribal Mamuitun (Montagnais), la semaine dernière, a dit en commission parlementaire qu'un tel mécanisme est intéressant, certes, mais très insuffisant.« Pendant des décennies, a-t-il dit dans un entretien avec La Presse, les compagnies forestières ont fait de l'exploitation dans nos territoires sans même nous en informer.Il arrivait que des trappeurs découvrent leur territoire rasé en s'y rendant, et sans jamais avoir soupçonné qu'on y faisait de l'exploitation.» Pour se remettre à jour dans la connaissance du territoire et de ses ressources, les Atikamekw veulent donc qu'un bilan de ces activités forestières passées soit réalisé, qu'un inventaire des ressources fauniques, lacustres et forestières soit complété, et que ces données qu'ils considèrent comme essentielles pour faire une planification à long terme, soient rendues accessibles à la nation.Comme tous les autres groupes autochtones, le porte-parole de quelque 5000 Atikamekw de la Haute-Mauricie, a aussi réclamé un programme d'assistance financière, qui leur permettra de discuter sur un même pied avec les entreprises au moment de la préparation des plans d'exploitation.Au Québec, les nations autochtones, qui sont pourtant presque toutes établies dans des régions de ressources, reviennent de loin dans tout ce qui concerne la foresterie moderne.Même s'ils habitent ces régions éloignées et qu'ils ont acquis une connaissance intime du territoire, ils ont toujours été à peu près ignorés par l'industrie, de même que par les autorités compétentes au gouvernement du Québec.Les choses ont commencé à changer depuis le milieu des années 90 seulement.Les Cris ont ouvert une première scierie de taille industrielle en partenariat avec la papetière Domtar à Waswanipi.Les Atikamekw d'Obedjiwan ont inauguré leur propre scierie, il y un an et demi, après s'être associés à Donohue.Des projets sont en cours à Natashquan et Betsiamites entre autres, auxquels sont aussi associées de grandes entreprises forestières.Sans celles-ci, les autochtones n'auraient jamais obtenu le financement pour élaborer de tels projets.M.Awashish a dit à La Presse hier, que ces « expériences » ont amené les autochtones à faire preuve de plus d'ouverture, mais aussi de sacrifices, dans la mesure où la coupe des arbres en quantités industrielles mécontente une bonne partie de leurs propres communautés.« Mais nous voulons maintenant être perçus comme partenaires à part entière de l'exploitation, dit-il, et nous devons pour cela être présents à toutes les étapes de l'exploitation, y compris à celle de la planification.C'est possible de concilier le besoin des industries et le respect des traditions autochtones.Mais il faudrait pour cela qu'on ait vraiment notre mot à dire.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Les Atikamekw veulent qu'un bilan des activités forestières passées soit réalisé.La « foresterie sociale » en colloque BRUNO BISSON DES CHANTIERS de coupe forestière qui font à peine un hectare de superficie, des arbres abattus qu'on retire de la forêt avec des chevaux, une foresterie qui se préoccupe des perdrix ou des pins blancs immenses et matures qui restent debout, ça se voit encore au Québec.Mais pour combien de temps ?À la veille d'un colloque de trois jours qui s'ouvre ce matin à Maniwaki, les responsables des 14 projets de Forêt Habitée, un concept de participation locale à l'aménagement forestier, sont aussi enthousiastes qu'inquiets.Après quatre ans de rodage, ils ont été surpris de constater, au printemps, que la mise à jour du régime forestier du Québec, proposée par le ministre des Ressources naturelles du Québec, Jacques Brassard, passe complètement sous silence l'existence de ces expériences pilotes, encouragées depuis 1996 par.le ministère des Ressources naturelles du Québec.Cet « oubli » de la part du ministre survient paradoxalement au moment précis où les projets arrivent à maturité et alors qu'ils sont sur le point de se constituer en réseaux, pour échanger sur leurs expériences et leurs déboires.Un site Internet a été créé pour les gestionnaires de ces projets (www.forethabitee.org), et sera inauguré aujourd'hui, avec l'ouverture des débats.Selon le directeur général de la corporation de gestion de la Forêt de l'Aigle, Marc Beaudoin, il est aujourd'hui évident « que l'industrie forestière n'est plus seule en forêt », et qu'au cours des prochaines années, les pressions vont s'accentuer partout au Québec pour favoriser un partage des territoires forestiers, qui jusque dans les années 80 constituaient une sorte de monopole de l'industrie.La Forêt Habitée, croit-il, est la réponse attendue à ce partage.« Actuellement, affirme M.Beaudoin, ingénieur forestier de formation, l'industrie forestière débarque en premier et se sert en matière ligneuse.Les organisations et entreprises fauniques arrivent ensuite et se débrouillent avec ce qui reste.Enfin, le monde récréotouristique arrive en troisième, et s'installe dans ce que le monde faunique lui a laissé comme territoire.La Forêt Habitée fonctionne autrement.Tout le monde est là au départ, et on planifie les activités de tout le monde, en même temps.Ça ne fait pas plus de travail sur le terrain, ça prend juste beaucoup plus de planification.» La Forêt de l'Aigle est située à environ 20 kilomètres au sud de Maniwaki Ð la corporation qui la gère est l'hôte du colloque.C'est un territoire d'environ 140 kilomètres carrés, dans lequel on tire annuellement 30 000 mètres cubes de bois Ð le dixième de l'approvisionnement d'une grande scierie régionale Ð, mais où des mondes généralement bien distincts se retrouvent : municipalités, MRC, le milieu forestier, des organisations récréotouristiques, un Institut d'aménagement de la forêt feuillue, deux ZECS, et un conseil de bande autochtone font partie de ces « habitants ».Le concept est simple : autour d'une municipalité, les usagers de la forêt planifient l'utilisation du territoire pour en tirer un maximum de retombées économiques locales, sans nécessairement compter uniquement sur les coupes forestières.Plusieurs projets de forêt habitée sont d'ailleurs axés principalement sur l'usage d'autres ressources, comme la forêt habitée du Bas-Saint-Maurice ou celles des MRC Bellechasse et Charlevoix, où le développement récréotouristique prime sur l'exploitation forestière, pour des raisons propres à leur région respective.« La Forêt Habitée est un concept d'aménagement du territoire, au lieu d'être un projet de production de bois, dit M.Beaudoin.Pour mener ces projets à terme, il faudra éventuellement que le gouvernement du Québec détermine un cadre légal en conséquence, et qui passe selon nous par un droit territorial, et non par un quota de coupes forestières.» VOICI LA PREMIÈRE VOITURE DE L'HISTOIRE QUI A OBTENUE UNE DOUBLE MENTION CINQ ÉTOILES LORS D'ESSAIS D'IMPACTS LATÉRAUX.ÉVIDEMMENT, C'EST UNE VOLVO.LA VOLVO S80 2.9 A OBTENUE UNE DOUBLE MENTION CINQ ÉTOILES LORS D'ESSAIS D'IMPACTS LATÉRAUX AVANT ET ARRIÈRE DE LA NATIONAL HIGHWAY TRAFFIC SAFETY ADMINISTRATION.(NHTSA) \u0002 \u0002 \u0002 \u0002 \u0002 \u0002 \u0002 \u0002 \u0002 \u0002 Taux de bail ou de financement de 3,9 % offert sur les Volvo S80 2.9 et T6 de modèles 2000.Cette offre temporaire est disponible jusqu'au 31 octobre 2000 par l'entremise des détaillants Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation du crédit aux clients au détail admissibles seulement.Livraison requise avant le 31 octobre 2000.Exemple de location à long terme d'une Volvo S80 2.9 2000 avec acompte ou échange équivalent de 6995 $ : 568,98 $ par mois, basé sur 36 mensualités totalisant 20 483,28 $.Achat à la fin du bail pour 27 715,95 $.Le montant des mensualités peut varier en fonction de l'équipement optionnel choisi.Taxes, immatriculation et assurance en plus.Première mensualité requis.Le bail prévoit une allocation de 20 000 kilomètres par année (0,16 $ par kilomètre excédentaire).Le détaillant peut louer moins cher.Pour plus de renseignements ou d'autres options de location, voyez votre détaillant Volvo.© 2000 Automobiles Volvo du Canada Ltée.\u201cVolvo pour la vie\u201d est une 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curateur public, le protecteur du citoyen et le président de l'Office des personnes handicapées.Témoignant devant la commission Clair, le curateur public, Pierre Gabrièle, a soutenu que « le pivot du système de santé, c'est l'usager ».« La primauté de la personne impose le souci de soigner l'usager en sauvegardant son autonomie.On doit donc axer le système sur le maintien à domicile et les centres hospitaliers pour soins de longue durée doivent devenir le dernier recours », a dit M.Gabrièle.Quand le placement de la personne en centre hospitalier devient inévitable, il faut alors faire de ce centre un milieu de vie.Cela implique des loisirs, de la réadaptation, de la réinsertion sociale et l'aménagement de l'espace en ce sens, a plaidé le curateur public.Ce dernier est responsable du bien-être de quelque 35 000 adultes québécois incapables de veiller eux-mêmes à leur propre bien-être.Il s'agit pour la plupart de personnes âgées souffrant d'Alzheimer, de déficience intellectuelle ou de personnes ayant subi des traumatismes crâniens avec séquelles.Pour sa part, le protecteur du citoyen, par la voix de son adjointe Lucie Lavoie, a réclamé la suspension de l'application de la Loi sur l'équilibre budgétaire des établissements du réseau public de santé, qui interdit tout déficit pour les hôpitaux.Cette loi restreint le droit d'accès aux services de santé en le soumettant à la disponibilité des ressources humaines et financières.Quant à Norbert Rodrigue, président de l'Office des personnes handicapées, il estime que les programmes et services destinés aux personnes handicapées sont sous-financés et inéquitables.« Ces personnes représentent un des groupes qui a le plus à perdre d'un virage vers la privatisation et la tarification des services, a-t-il soutenu.Une meilleure coordination de services passe par le renforcement des services de première ligne.» La hausse du temps de classe: une promesse coûteuse des libéraux MARC THIBODEAU LA HAUSSE du temps de classe au niveau primaire de 23,5 à 25 heures, que les libéraux de Jean Charest promettent d'instituer s'ils remportent les prochaines élections, est inabordable à l'heure actuelle, selon le gouvernement québécois.Alain Leclerc, porte-parole du ministre de l'Éducation François Legault, a indiqué hier que la hausse envisagée se traduirait par une facture annuelle récurrente de 104 millions de dollars.« La facture réelle serait cependant beaucoup plus importante puisqu'il faudrait, en raison de considérations pratiques liées notamment au transport, augmenter d'autant le temps de classe au secondaire », indique-t-il.La facture finale serait de 181 millions.À titre indicatif, le gouvernement entend, grâce au milliard d'argent frais annoncé à la conclusion du Sommet du Québec et de la jeunesse, augmenter de 140 millions d'ici trois ans le budget annuel des commissions scolaires.« Si nous avions décidé d'augmenter le nombre d'heures de cours, tout le réinvestissement y serait passé », note M.Leclerc.Le ministre a préféré utiliser les sommes disponibles pour augmenter le nombre d'enseignants et de professionnels dans les écoles, tout en supportant diverses initiatives visant à favoriser la réussite scolaire, comme l'élaboration de plans de réussite.La hausse du temps de classe demeure un objectif du gouvernement, mais il n'est pas envisagé pour le moment à cause des ressources limitées dont dispose le ministère, indique le porte-parole du ministre Legault.Les libéraux se montrent peu précis quant à la façon dont cette hausse, réclamée depuis plusieurs années par la plupart des principaux acteurs du réseau de l'éducation, serait financée.« On ne s'est pas encore penché là-dessus.L'important pour nous était d'identifier dans un premier temps nos priorités d'action », a indiqué hier le député Claude Béchard, porte-parole de l'opposition en matière d'éducation.Outre la hausse du temps passé en classe au primaire, les libéraux ont adopté lors de leur congrès du week-end dernier l'idée controversée d'émettre des bulletins pour chaque école.Le but, explique M.Béchard, n'est pas de stigmatiser les établissements les moins performants, mais bien d'identifier l'ampleur de leurs besoins pour apporter les correctifs nécessaires.Le ministère de l'Éducation et les commissions scolaires seraient tenues, le cas échéant, de contribuer concrètement à leurs efforts de redressement, plaide-t-il.« On ne veut pas faire comme le gouvernement actuel et simplement transférer des données aux établissements sans s'interroger sur les mesures à prendre », indique le député.Les libéraux maintiennent par ailleurs leur intention de procéder à une évaluation régulière des enseignants.L'idée d'introduire des primes pour les plus performants, décriée par les syndicats, est cependant mise au rancart.« Il faut tout de même trouver une façon de reconnaître les enseignants qui excellent », dit M.Béchard.Un pilote oublie de sortir les roues avant l'atterrissage Presse Canadienne SAINTE-FOY Ð Un militaire grec en formation de pilotage à Sainte- Foy a oublié hier de déployer le train d'atterrissage de son bimoteur de type piper.Il s'est donc posé sur le ventre, ce qui a passablement abîmé l'appareil.Les responsables de l'Institut d'aéronautique de la Capitale, l'école propriétaire de l'appareil, ont d'abord cru à un problème mécanique.Après l'atterrissage, ils ont constaté que le pilote avait omis une procédure pourtant élémentaire.Ce dernier est au Québec en compagnie de cinq collègues afin d'apprendre le fonctionnement des bimoteurs, l'armée grecque venant de faire l'acquisition de ce type d'appareils. 3LP1901A1018 a19 mercredi 3LP1901A1018 ZALLCALL 67 01:18:06 10/18/00 B AFFAIRE CAROLINE BRUNET Pas de front commun à la rencontre des ministres de l'Environnement L'intervention de Samaranch réclamée Presse Canadienne OTTAWA Ð L'Association olympique canadienne demande au président du Comité international olympique Juan Antonio Samaranch de pousser l'enquête au sujet des allégations de dopage entourant la kayakiste Josefa Idem Guerrini.L'Italienne a devancé la Canadienne Caroline Brunet en finale du 500 mètres aux Jeux de Sydney, le 1er octobre.Le journal italien Corriere della Sera a dévoilé, en fin de semaine dernière, que des tests antidopage subis par Guerrini avant les Jeux ont révélé un taux d'hormone de croissance anormalement élevé.Dick Pound de Montréal, chef de l'Agence mondiale antidopage (AMA), a affirmé que l'organisme fera enquête.Dans une lettre envoyée à Samaranch, en date de lundi, Carol Anne Letheren, chef de direction de l'AOC, réclame le soutien du CIO.« Nous savons qu'il n'existe pas de test standard de détection de l'hormone de croissance humaine à l'échelle internationale et que le cas de Guerrini relève de la compétence du Comité olympique italien », écrit d'abord Letheren.« Mais compte tenu que l'AMA s'oppose farouchement à l'utilisation de drogues destinées à améliorer la performance, particulièrement l'hormone de croissance humaine, ajoute-t-elle ensuite, nous estimons qu'il est essentiel qu'elle mène une enquête approfondie et qu'elle applique des sanctions, si les conclusions le justifient.« L'AOC, comme vous le savez, défend avec vigueur la cause du sport sans drogue et nous comptons sur l'appui de l'AMA et du CIO dans cette affaire qui revêt une très grande importance pour la Canadienne Caroline Brunet, médaillée d'argent aux Jeux de Sydney.» Letheren a aussi écrit à Pound afin de demander qu'on envoie à l'AOC une copie des conclusions de l'enquête de l'AMA.Denis Coderre, secrétaire d'État au Sport amateur, appuie entièrement la démarche de l'AOC.PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð La conférence des ministres canadiens de l'Environnement sur les changements climatiques s'est terminée, hier, dans la confusion.L'Ontario, la province la plus industrialisée du Canada, a refusé d'endosser la communiqué final et de s'engager dans le plan stratrégique national.Le gouvernement d'Ottawa n'a pas réussi à convaincre les représentants des provinces de la pertinence de faire font commun sur les objectifs de réduction des émissions et la répartition nationale des efforts.Les 14 participants à cette conférence ont discuté d'une stratégie dite nationale de mise en oeuve qui devra, cependant, être revue périodiquement.Ils ont confié à des fonctionnaires la tâche de produire une étude sur un éventuel partage des efforts à accomplir par chacune des provinces.Le ministre québécois des Ressources naturelles, Jacques Brassard, qui a remplacé son collègue de l'Environnement Paul Bégin qui a du quitter la présidence de la conférence à la suite du décès de sa mère, a pour sa part décidé d'entériner l'entente.« Nous avons progressé, a-t-il dit, même si nous n'en sommes pas encore à une entente en bonne et due forme.Nous avons convenu de soumettre le projet d'accord à nos gouvernements respectifs.Nous sommes heureux que la conférence ait accepté d'enclencher ces études et analyses.Il nous apparaît essentiel qu'on commence à examiner différents scénarios sur une base territoriale.» Le porte-parole fédéral et ministre des Richesses naturelles Ralph Goodale souhaitait la consolidation des grands objectifs nationaux.Il a quand même accepté la décision diluée de ses collègues provinciaux et territoriaux de se contenter d'une analyse plus approfondie du plan stratégique national.M.Goodale a déploré l'abstention de l'Ontario.Il est convaincu qu'elle reviendra sur sa décision.« Nous laisserons la porte grande ouverte à la province, a-t-il dit, pour qu'elle puisse éventuellement inscrire officiellement ses initiatives dans le plan d'activité national.Le ministre ontarien de l'Environnement, Dan Newman, a été vigoureusement interpellé par les goupes environnementaux présents à la conférence de presse à titre d'observateurs accrédités.Le ministre a à peine eu le temps de blâmer le gouvernement fédéral, « avec son plan stratégique national, qui laisse tomber les Canadiens avec un dossier rempli d'échecs sur la qualité de l'air et les changements climatiques ».Avant même qu'il ne termine son intervention sur les réalisations ontariennes en matière environnementale, il a été interrompu le représentant du Sierra Club (un groupe environnementaliste) John Bennett.Il l'a mis au défi « de dire la vérité et de cesser de jouer à la politique avec l'environnement ».« Comment pouvez-vous dire que vous êtes un leader dans ce secteur, a lancé M.Bennett.Vous vous tenez là et vous mentez au peuple.La vérité, c'est que vous tentez sans cesse d'échapper aux programmes de réduction d'émissions.Vous devez affirmer que vous êtes de ceux qui refusent d'aller de l'avant.» Cette invervention imprévue a mis fin à la conférence de presse.Steven Guilbeault, de Greenpeace, a affirmé sa déception.« On s'entend pour mener d'autres études, at- il dit.Il n'y a aucune mesure concrète.Cette rencontre est un échec total.» Photo PC © Peggy's Cove en colère Blessed Stranger, un film télé inspiré par la tragédie du vol Swissair 111 aux larges de la Nouvelle-Écosse et qui a été diffusé hier soir par CTV, est loin de faire l'unanimité au sein de la communauté de Peggy's Cove qui joua un rôle clé durant les recherches ainsi qu'auprès des familles des victimes.Robert Conrad, qui ratissa la baie à bord de son petit bateau de pêche, estime que ce film n'aurait jamais dû être tourné.« Il ne correspond pas à la réalité », dit-il.Au lieu de montrer des gens détruits par la tragédie, les producteurs auraient dû s'attarder sur « la dignité et la force » des proches des victimes et des habitants qui les ont accueillis pendant toute la durée des opérations de sauvetage, souligne-til.Le producteur Wayne Grigsby réplique que son film est une oeuvre de fiction basée sur des témoignages et la couverture des divers médias.La Chambre de commerce craint les coûts réels des congés parentaux MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC Ð Ce serait « donner un chèque en blanc au gouvernement » que d'appuyer son régime de congés parentaux sans savoir ce qu'il coûtera précisément aux contribuables, prévient la Chambre de commerce du Québec.Elle exige donc que soit rendu publique l'étude d'impact socio-économique réalisée par le ministère de la Famille et de l'Enfance pour voir si le gouvernement respecte véritablement son engagement de réduire le fardeau fiscal des Québécois.La chambre souligne que même si Ottawa versait toutes les sommes exigées par Québec au titre de l'assurance emploi, le projet du gouvernement Bouchard impliquera une contribution additionnelle des entreprises et des contribuables.« Ce faisant, on vient ni plus ni moins que de taxer à nouveau les contribuables et les entreprises », déplore la chambre dans un mémoire soumis en commission parlementaire hier.Elle y rappelle que le plus récent programme gouvernemental d'envergure, soit l'assurance médicaments, a coûté beaucoup plus cher que prévu et forcé le gouvernement à doubler la contribution des assurés.Craingnant lui aussi les nouvelles charges destinées aux travailleurs autonomes et aux petites entreprises, le Regroupement des jeunes gens d'affaires du Québec souhaite que l'évaluation précise des coûts du régime soit faite immédiatement avant qu'une entente ne survienne avec Ottawa.« Actuellement, aucune information nous permet d'évaluer avec certitude quels seront les coûts reliés au régime d'assurance parentale québécois », précise le regroupement dans son mémoire.Rappelant les récents propos de la ministre Pauline Marois, le député libéral Russel Copeman a précisé que des frais de 45 millions $ seront imposés aux entreprises, aux salariés et aux travailleurs.« On ne dédoublera pas les taux de cotisation », a soutenu Mme Marois, sans toutefois nier ces chiffres.La Chambre de commerce invite aussi le gouvernement à permettre la gestion privée des congés parentaux, quitte à en compenser les bénéficiaires par des crédits d'impôt.Ainsi, un contribuable, « qui n'est pas en mesure de prendre un parental, ne sera pas forcé de cotiser pleinement au régime sans en retirer les bénéfices ».© Mercedes-Benz Canada Inc., Toronto, Ontario, 2000.Une Compagnie Daimler Chrysler.PDSF de la E320 2001.Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.ment aux 4 roues en permanence et la puissante E55 AMG.Tous ces modles vous offrent la qualit., la s.curit., la performance et la valeur n.cessaires pour affronter les tournants de la vie.Afin de conna.tre l Õadresse du concessionnaire le plus proche, composez le 1 800 387-0100 ou vous permet de prendre les choses en main.En outre, la Classe E est dot.e de systmes de tenue de route et de freinage qui rglent des problmes avant mme que vous ne vous en rendiez compte.Vous avez le choix entre 7 berlines et familiales, dont la 4MATIC .entra.ne- tre.La Classe E comble tous vos d.sirs avec ses riches garnitures, son cuir onctueux, sa climatisation .deux zones et ses siges avant .lectriques .m.moire.Sur la route, elle cherche encore davantage .vous faire plaisir.Sa 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caisse de l'assurance-emploi pour financer son train de dépenses préélectorales.Dans une lettre incisive au premier ministre du Canada, dont une copie a été envoyée à tous les premiers ministres des provinces, Mike Harris accuse M.Chrétien de voler les employés et les employeurs.Il rappelle à son homologue fédéral que les surplus de la caisse de l'assurance-emploi ne lui appartiennent pas.« Avec tout le respect qui vous est dû, écrit M.Harris, l'argent des surplus de l'assurance- emploi n'est pas votre argent.Ce n'est pas l'argent du gouvernement fédéral.C'est l'argent des travailleurs et des employeurs Ð et ces derniers méritent qu'on leur en retourne une plus grande partie.» Le premier ministre conservateur de la province la plus peuplée du Canada demande ainsi à M.Chrétien de ne pas approuver le projet de loi C-44, déposé la semaine dernière, sur la réforme de l'assuranceemploi.M.Harris s'insurge contre la décision du gouvernement central de suspendre, par l'intermédiaire de ce projet de loi, le pouvoir de décision de la Commission de l'assurance-emploi, un organisme indépendant du pouvoir politique.En agissant de la sorte, le gouvernement libéral se réserve ainsi le privilège de fixer lui-même, par décret ministériel, le taux de cotisation au régime.Mike Harris soutient que le taux actuel de 2,25 $ pour chaque tranche de 100 $ assurable est beaucoup trop élevé et qu'il pourrait être facilement réduit à 2,00 $.Il affirme que M.Chrétien tente tout simplement d'empocher les quelque 40 milliards d'excédents du fonds pour lui-même.« Les travailleurs canadiens, précise le premier ministre ontarien, paient des milliards de dollars de trop pour le régime en regard des bénéfices qu'ils en retirent.En fait, les excédents cumulatifs de l'assurance- emploi pour l'an 2000 sont estimés à 33 milliards et ils pourraient dépasser les 49 milliards en 2004.» À la sortie des Communes hier, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, est allé dans le même sens que Mike Harris : « Voilà près de 30 milliards qu'on a ni plus ni moins volé aux travailleurs et aux travailleuses et aux entreprises également, a-t-il commenté.Et l'on voudrait maintenant légaliser ce vol en éliminant à toute fin pratique la commission de l'assuranceemploi ?» Mike Harris exhorte Jean Chrétien à changer le système afin qu'il devienne avantageux pour les travailleurs et les employeurs.La formule actuelle de prélèvements excessifs sur les salaires, explique-til, a causé un tort considérable sur l'emploi.Elle augmente le coût de la création d'emplois et décourage les employeurs d'embaucher du personnel supplémentaire.« Il est tristement ironique, écrit Mike Harris à Jean Chrétien, de constater que le programme destiné à aider les chômeurs nuit à la création d'emplois.» L'approche des élections entraîne une course folle aux investitures MARIE-CLAUDE LORTIE AVEC LE DÉCLENCHEMENT des élections qui arrive à grand pas, c'est la course folle aux investitures dans les comtés électoraux québécois.Chez les libéraux, il n'y a officiellement que dix candidats sur 75 de choisis.Alors, le parti mettra les moteurs à fond et tiendra 37 assemblées d'investiture d'ici le 26 octobre, soit durant les prochains huit jours.Du côté du Bloc, on a déjà sélectionné 27 candidats et 28 assemblées d'investiture sont prévues d'ici le 28 octobre.Du côté de l'Alliance, on est moins précis.Une trentaine de candidats ont été choisis officiellement et une vingtaine d'autres ont été identifiés mais pas encore confirmés, ont fait savoir les porte-parole du chef à Ottawa, le responsable de l'Alliance au Québec n'ayant répondu à La Presse.Chez les conservateurs, seulement quatre candidats ont été choisis officiellement.Le parti, a fait savoir la porte-parole Audrey Castonguay, compte toujours présenter 75 candidats, donc dans tous les comtés.Mais ils ne seront présentés au public qu'une fois les élections déclenchées et en équipe.Du côté des libéraux, pour le moment, seulement cinq comtés auront droit à des élections pour l'investiture.Elles auront lieu dans Bonaventure, Laurentides, Louis- Hébert, Matapédia-Matane et Saint-Jean, des comtés tous actuellement détenus par le Bloc.Dans Saint-Jean et Laurentides, il y aura trois candidats possibles.En outre, dans la région montréalaise, le parti est allé chercher de nombreuses recrues.À Laval- Est, demain, l'assemblée doit confirmer le choix de Carole-Marie Allard, avocate et auteur de livres sur Lavallin et Claire Lortie, qui avait déjà brigué sans succès l'investiture conservatrice dans Chapleau, en 1993.Les libéraux pensent avoir de bonnes chances dans ce comté, l'ancien fief du conservateur Vincent Della Noce, remporté par 3814 votes par le Bloc en 1997.Dans Laval-Centre, le parti entend présenter Pierre Lafleur, l'actuel chef de cabinet du maire de Laval, Gilles Vaillancourt.Là, le Bloc avait gagné par 2446 votes.Au Bloc québécois, on ne se prépare qu'à une seule assemblée d'investiture avec élections.C'est dans Richmond-Arthabaska, le comté actuellement détenu par l'unique député conservateur du Québec, André Bachand.L'élection mettra en scène René Croteau, l'ancien président de l'association de comté et André Bellavance, personnalité radiophonique de la région.Dimanche, le Bloc doit choisir officiellement l'ex-syndicaliste Pierre Paquette comme candidat dans Joliette.Lundi soir, on a confirmé la candidature de Ghislain Lebel, déjà député dans Chambly et celle de Patrice Dallaire, ancien membre du cabinet de Lucien Bouchard et ancien chef de cabinet adjoint de Gilles Duceppe, qui doit prendre la relève de l'actuel député Pierre De Savoye.PHOTO PC Le vérificateur général, Denis Desautels, soutient avoir présenté le rapport le plus critique qui soit envers un gouvernement.Le rapport du vérificateur général laisse les partis d'opposition démunis JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA Ð L'opposition aux Communes n'a pas trouvé les munitions qu'elle espérait dans le rapport du vérificateur général Denis Desautels sur les subventions du ministère du Développement des ressources humaines, qui a été rendu public mardi.Les réformistes, les bloquistes et les conservateurs avaient monopolisé les travaux parlementaires pendant plusieurs mois au début de l'année en dénonçant la mauvaise gestion des programmes de subventions du ministère.On avait crié au scandale en affirmant que cette mauvaise gestion cachait en fait un trafic d'influence politique de la part des libéraux.Les députés réformistes (aujourd'hui de l'Alliance canadienne) avaient été les plus agressifs dans ces attaques contre le gouvernement Chrétien.Mais, hier, c'est à peine si le chef de l'Alliance, Stockwell Day, en a parlé pendant la période des questions aux Communes.Il a préféré dénoncer le contenu d'un autre rapport, celui du Commissaire à l'information, très dur envers le gouvernement libéral, mais qui a été publié lundi.« C'est le rapport le plus critique que je n'ai jamais vu envers un gouvernement », s'est-il défendu, en point de presse.Il a tenté de se justifier davantage en disant qu'il avait prononcé les mots Développement des ressources humaines à quelques reprises pendant la période des questions.De son côté, le chef bloquiste Gilles Duceppe a affirmé qu'il s'attendait à peu du rapport, puisque le Vérificateur général n'a pas le mandat, à son avis, de s'occuper des cas d'ingérence politique.Le leader conservateur Joe Clark a limité ses commentaires.Il faut, estime-t-il, que le fédéral apporte des correctifs concrets aux problèmes éprouvés avec l'octroi des subventions.À son avis, il faut aller au-delà des évaluations administratives qu'il a qualifiées de processus et non pas de correctif.De son côté, la ministre du Développemment des ressources humaines, Jane Stewart, avait le sourire aux lèvres.Selon elle, le vérificateur général lui a donné raison.« Comme je l'ai dit à plusieurs occasions, la gestion des subventions et des contributions de mon ministère était inacceptable », a-telle affirmé à la Chambre des communes.« C'est pourquoi, a-t-elle poursuivi, nous avons mis en place un plan d'action qui, aujourd'hui, a obtenu l'appui entier du vérificateur général.Il nous a demandé de poursuivre nos efforts et je m'engage envers les Communes à respecter ce souhait.» Les camionneurs ontariens rejettent l'entente proposée Presse Canadienne TORONTO Ð Les camionneurs indépendants ontariens pourraient poursuivre leur mouvement de protestation le long des autoroutes de la province, à la suite du rejet, mardi, d'une offre obtenue à l'instigation du gouvernement.De toute évidence frustré par la situation, le ministre du Développement économique de l'Ontario, Al Palladini, a indiqué que les compagnies de transport et les expéditeurs avaient accepté de refiler aux indépendants une prime à la hausse des coûts de l'essence.Toutefois, l'Association nationale des camionneurs, qui représente quelque 1800 camionneurs indépendants, surtout ontariens, a rejeté cette offre.« Personne n'est plus déçu que moi parce que je crois que notre gouvernement et notre ministère ont effectué un travail phénoménal dans ce dossier », a déclaré M.Palladini. 3LP2101A1018 A-21 MERCREDI 3LP2101A1018 ZALLCALL 67 01:19:35 10/18/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 A21 QUÉBEC Le protecteur du citoyen mis à mal par le vérificateur général DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Le protecteur du citoyen Daniel Jacoby a perçu des honoraires auxquels il n'avait pas droit, présenté des mauvaises factures pour se faire rembourser des frais de dépenses et gérait une entreprise privée depuis ses bureaux gouvernementaux, révèle le vérificateur général du Québec.Dans un rapport d'enquête déposé hier à l'Assemblée nationale, le vérificateur Guy Breton, précise qu'il doit entreprendre une vérification générale de la gestion au Bureau du protecteur du citoyen ; les conclusions tomberont en décembre.Le rapport d'hier tire au clair des allégations touchant la gestion personnelle M.Jacoby Ð des questions où le contrôleur des finances, saisi d'une dénonciation interne, n'avait pu tirer de conclusions au printemps dernier.Sans être très graves Ð M.Jacoby a remboursé un total de 2000 $ en août dernier à la fin de l'enquête de M.Breton Ð, les observations du vérificateur relèvent des anomalies, des imprudences administratives de la part de quelqu'un dont le mandat est précisément de surveiller la conduite de l'ensemble du gouvernement.Ainsi, contrairement à son serment d'office, M.Jacoby a reçu environ 1000 $ en honoraires, en argent comptant, pour une participation à un séminaire de l'Agence de la francophonie, à Sofia en Bulgarie, en octobre 1998.M.Jacoby plaide qu'il croyait n'avoir été remboursé que pour ses frais de séjour, et qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il y avait 1000 $ de plus avant les questions du contrôleur.M.Breton observe qu'il s'agit d'un cas isolé Ð l'argent fut remboursé en août dernier.En mai 1999, M.Jacoby séjourna pendant huit jours à Genève, et présenta une note de frais de 560,08 $, d'abord pour une « rencontre avec des représentants de l'ONU » à l'heure du lunch.Après vérification, le « Manhattan Varan », l'établissement identifié par M.Jacoby, était en fait le « Manhattan Bar », un établissement ouvert le soir seulement, où on ne sert pas de repas.Relancé par le vérificateur, M.Jacoby a alors soumis une facture de 252,36 $ pour la réception du midi.Il refusa aussi d'identifier avec qui il se trouvait, relève M.Breton qui lui avait pourtant promis de garder ces renseignements confidentiels.Pour le vérificateur, M.Jacoby aura tout simplement substitué une facture de réception privée à une autre pour une activité officielle, sans qu'on puisse dire si c'était délibéré.Le protecteur a remboursé 307 $ à la fin de l'enquête du vérificateur, au mois d'août dernier.En outre, M.Jacoby a utilisé une secrétaire du Bureau du protecteur, un ordinateur, du papier à lettre, un télécopieur et les rabais postaux offerts aux organismes publics pour une compagnie personnelle.Les bureaux du gouvernement servirent aussi à des réunions du conseil d'administration de la firme qui possède des immeubles en Guadeloupe.En tout cependant, les dépenses encourues par les fonds publics pour ces activités représentent 749 $ sur sept ans, a fait évaluer M.Jacoby, une appréciation « plausible » selon M.Breton.M.Breton passe complètement l'éponge sur des congés pris par M.Jacoby qui contrairement aux règles établies, ne le signale pas automatiquement au service du personnel.Un congé de trois mois pour raison de maladie à l'été 1999 faisait surtout problème.M.Jacoby a travaillé à mi-temps et a utilisé ses vacances annuelles plutôt que des congés de maladie, ce qui ne l'a pas empêché de faire deux missions à l'étranger, à Téhéran et à Genève.Depuis deux ans, M.Jacoby a participé à 16 réunions internationales Ð le vérificateur relevait, lui, n'en avoir fait qu'une Ð une question qu'il compte aussi aborder dans son enquête générale.Hier, avant même le dépôt du rapport du vérificateur à l'Assemblée nationale, Daniel Jacoby se réjouissait d'avoir été pratiquement blanchi par M.Breton, soulignant la partialité du rapport du contrôleur des finances, « qui n'a pas agi de façon professionnelle », « même le protecteur a le droit d'être protégé contre les abus et les injustices de cet organisme », écrit M.Jacoby.« Je ne l'ai pas blanchi », de préciser hier Guy Breton soulignant qu'il ne jugeait pas pour autant que M.Jacoby avait été « malhonnête ».D'une seule voix, les politiciens hier ont souligné que la situation irrégulière du protecteur, en sursis depuis trois ans avait assez duré.Le mandat de M.Jacoby est terminé et il n'a pas été renouvelé en raison d'une mésentente entre le gouvernement et l'opposition.Comme mandataire de l'Assemblée nationale, le protecteur du citoyen « se doit d'être exemplaire, et éviter toute apparence de conflit », observait hier le leader parlementaire libéral, Pierre Paradis.Pour lui, le rapport du vérificateur « relève des anomalies, des imprudences, sur lesquelles l'Assemblée nationale devra se pencher ».« On constate des zones d'imprudence », a convenu aussi Mario Dumont pour qui une commission parlementaire devra probablement pousser l'étude plus avant.Pour le président de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, « son mandat est terminé depuis longtemps, il assume son intérim depuis plus de trois ans, c'est une faille dans la loi et tout le monde convient que c'est aberrant ».« L'une des responsabilités de l'Assemblée est d'être le chien de garde, de contrôler les actions du pouvoir exécutif », a déclaré M.Charbonneau, ajoutant qu'on « ne peut penser qu'il n'y aura pas de mandat venant de l'Assemblée ».Une commission parlementaire pourra se pencher sur ce rapport, pour décider des suites à donner aux constats du vérificateur général.« On ne parle pas d'actes criminels, il gérait ses affaires personnelles au bureau.Les exigences pour les hauts fonctionnaire de l'État ne doivent pas être moindres que celles imposées aux élus », a observé M.Charbonneau.Photothèque PC Daniel Jacoby La course à la succession de Perreault est lancée ALEXANDRE S I R O I S LA COURSE à la succession du ministre péquiste démissionnaire, Robert Perreault, est officiellement lancée.Un étudiant à la maîtrise en sociologie à l'UQAM et militant souverainiste, Pierre Tadros, a indiqué hier qu'il briguerait l'investiture du Parti québécois dans le comté de Mercier, ancien fief de M.Perreault.Bruno Viens, l'ancien président de l'association péquiste de Montréal-Centre, a ensuite confié à La Presse qu'il était sur le point de faire le saut lui aussi.M.Tadros est membre de l'exécutif du Parti québécois dans le comté de Mercier depuis 1997.Il dit percevoir la politique comme un « outil de changement social » et souhaite « porter le discours social-démocrate à l'intérieur du parti ».Le jeune homme s'en était pris aux ténors du PQ à l'occasion du plus récent conseil national de la formation politique, lorsque les délégués avaient refusé de se pencher sur une résolution visant à définir et réaffirmer le caractère social-démocrate du parti.Interrogé sur l'attitude de certains représentants du comté de Mercier, qui semblent favoriser la sélection d'un souverainiste pur et dur, M.Tadros, a préféré mettre l'accent sur son franc-parler.« Je n'aime pas ce qualificatif de pur et dur, de radical.J'ai un discours d'affirmation.Je n'ai pas peur de dire qu'au Québec, la langue, c'est le français, dans le respect des institutions des Anglo- Québécois », a-t-il répliqué.S'il considère qu'il y a « un recul certain du français à Montréal » et s'il estime que la loi 86 est insatisfaisante, il ne souhaite pas, pour l'instant, faire connaître les solutions qu'il envisage.En revanche, sur son dépliant promotionnel, il propose un poème sur le Québec aux citoyens de Mercier, qui, on le sait, ont déjà préféré Gérald Godin à Robert Bourassa.L'adversaire éventuel de M.Tadros, Bruno Viens, est presque prêt à annoncer qu'il tentera de ravir le comté, véritable forteresse souverainiste.« Tout indique que je serai candidat », a-t-il dit hier, précisant avoir encore quelques formalités a régler avant une annonce officielle.M.Viens aurait eu des contacts avec plusieurs résidants de la circonscription, ce qui l'aurait convaincu.« Ça a généré une réponse assez favorable pour que je sois candidat », a expliqué le militant, qui a déjà mis sur pied un comité électoral.Pour les troupes de Lucien Bouchard, M.Viens n'a plus besoin de présentation depuis qu'il a été président de l'association péquiste de Montréal-Centre, jusqu'en 1997, date à laquelle il a quitté son poste avec fracas.Il s'opposait alors à l'establishment du parti dans le dossier des commissions scolaires linguistiques.Interrogé à savoir s'il pensait être le candidat pur et dur que certains sollicitent pour Mercier, M.Viens n'y est pas allé par quatre chemins : « Je pense qu'à cet égard-là, mes preuves sont faites », a-t-il dit.Le militant, qui a été défait par l'ancienne ministre Marie Malavoy au printemps dernier lorsqu'il tentait de décrocher la vice-présidence du PQ, est aussi reconnu pour n'avoir jamais cessé de militer contre la loi 86 sur l'affichage bilingue.« Les gens de Mercier et les gens de Montréal savent très bien que lorsqu'on me confie un mandat, je vais jusqu'au bout », a soutenu M.Viens.Photos CP Dans le dossier de la réforme municipale, le chef libéral Jean Charest (à gauche) accuse le PQ d'agir au « rouleau compresseur », tandis que le premier ministre Lucien Bouchard affirme que la réforme est une affaire d'équité et qu'en conséquence, certains contribuables Ð « une minorité » selon lui Ð pourraient payer plus.Réorganisation municipale rimera avec réduction du fardeau fiscal C'est ce que promet le gouvernement Bouchard MARTIN PELCHAT QUÉBEC Ð Le gouvernement Bouchard s'engage à ce que la réorganisation municipale donne lieu à une réduction du fardeau fiscal global des contribuables.Le premier ministre a pris cet engagement hier à l'Assemblée nationale au terme d'un long débat qui a monopolisé la période de questions de cette première journée de la nouvelle session parlementaire.Lucien Bouchard a cependant ajouté que la réforme était aussi une affaire d'équité et qu'en conséquence, certains contribuables Ð « une minorité » selon lui Ð pourraient payer plus.« Mais le gouvernement est déterminé à mettre en oeuvre des mesures de mitigation qui vont à tout le moins étaler, et dans toute la mesure du possible, neutraliser à moyen terme les impacts négatifs », a-t-il ajouté.Québec pourra puiser à cette fin dans une cagnotte de 45 millions par année réservée dans le nouveau pacte fiscal.Quant à ceux, qui, dans le système actuel « sont traités injustement », ils vont payer moins, a promis le premier ministre.Le chef libéral Jean Charest a repris là où il avait laissé au terme du congrès de son parti, en fin de semaine, en accusant le gouvernement d'agir au « rouleau compresseur », sans études sur les conséquences des fusions forcées sur les citoyens.« Si c'est si clair que ça qu'il y a des chicanes, qu'il y a des choix à faire, pourquoi ne pas donner l'information au citoyen qui, lui, devra vivre avec ces choix ?» a-t-il lancé.Le cube Rubik Le député libéral de WestmountÐSaint- Louis, Jacques Chagnon, a pour sa part brandi un cube Rubik qu'il a assimilé à la proposition du mandataire gouvernemental, Louis Bernard, pour l'île de Montréal.« Estce que le premier ministre peut nous expliquer comment faire fonctionner la future ville de Montréal avec un modèle où on retrouvera trois sortes d'arrondissements, deux comptes de taxes, trois sortes de systèmes électoraux différents ?a-t-il ironisé.Comment le citoyen pourra-t-il faire pour se démêler ?» Les deux chefs ont fait match nul en tentant de placer le parti adverse en porte-àfaux.Lucien Bouchard a d'abord attaqué la promesse faite en fin de semaine par le PLQ de tenir des référendums pour défaire les fusions forcées en rappelant que les gouvernements libéraux avaient fait adopter dans le passé 13 lois qui ont provoqué 90 fusions municipales, dont celle de Jonquière, Arvida et Kénogami.« Une grande loi qui a créé une cité extraordinaire, qui a apporté des bienfaits à tout le monde », a insisté le premier ministre.Jean Charest lui a répliqué que René Lévesque avait défait par voie législative, en 1976, la fusion des villes de Masson, Buckingham et Angers, dans l'Outaouais, après avoir tenu un référendum.« Exactement ce que le Parti libéral propose aujourd'hui », dit-il.(Le mandataire gouvernemental pour l'Outaouais propose aujourd'hui de réunir ces villes au sein d'une grande municipalité avec Hull, Gatineau et Aylmer.) « C'est la seule loi du genre qu'a adoptée le gouvernement Lévesque, c'était l'une de ses premières lois, a répondu Lucien Bouchard.Tout le monde aujourd'hui sait que ça a été une erreur.Nous avons appris.» Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, qui a apporté son soutien au projet « Une île, une ville » du maire Bourque, accuse de son côté le gouvernement de négliger de préciser les objectifs de la réorganisation.Il lui demande de donner la parole aux citoyens au cours de consultations publiques et non de référendums.« Le citoyen en vient à la conclusion que la réorganisation municipale se fait pour la machine, dit-il.Le nombre de municipalités par rapport à la population, ce n'est pas considéré encore comme un critère de qualité de vie.Aller dire qu'il y a trop de municipalités au Québec, c'est une insignifiance complète.En soi, ça ne dit rien parce que des municipalités, ça ne mange pas le monde.» 3LP2201A1018 A-22 MERCREDI MONDE 3LP2201A1018 ZALLCALL 67 01:12:06 10/18/00 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 MONDE Violences interethniques au Nigeria : plus de 100 morts Agence France-Presse LAGOS Ð Les affrontements interethniques qui ont éclaté dimanche à Lagos ont fait plus de 100 morts en trois jours dans la capitale économique du Nigeria et à Ilorin, obligeant les autorités à faire appel à l'armée pour restaurer l'ordre.« Je viens juste de participer à une réunion avec le conseil de sécurité et nous avons décidé qu'une patrouille militaire commune devrait être envoyée pour restaurer la loi et l'ordre », déclarait hier le gouverneur de l'État de Lagos, Bola Tinubu, précisant que la décision avait été prise avec l'accord des chefs des communautés ethniques rivales Yoruba et Haoussa.Un responsable de la Croix- Rouge nigériane a confirmé que les affrontements avaient fait plus de 100 morts, ajoutant que le bilan final devrait être beaucoup plus élevé.À Lagos, les plus violents affrontements se sont produits dans le quartier d'Ajegunle où des unités anti-émeutes de la police, assistées par des hélicoptères, tentaient hier de contrôler les émeutiers d'ethnie yoruba, prédominante dans le sudouest du pays, qui se sont attaqués aux Haoussas, généralement originaires du Nord.De nombreux coups de feu se faisaient entendre hier dans ce secteur où plus de vingt cadavres jonchaient les rues, selon divers témoins.Le chef traditionnel des Haoussas du quartier aurait luimême été tué hier, selon certains rumeurs.Des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, appartenant à l'ethnie Haoussa, se sont réfugiées dans des casernes de police et de l'armée pour demander à être protégés des attaques de militants yorubas, a indiqué un journaliste local qui revenait du quartier d'Ajegunle.« C'est très, très tendu mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour calmer les choses », a indiqué un officier de police.Les policiers, lourdement armés, tentent notamment de séparer les combattants des deux communautés en établissant des barrages et ont arrêté plusieurs hommes armés, a-t-il expliqué.Non loin de là, le quartier du port principal d'Apapa était couvert de fumée provenant des dizaines de voitures et de maisons incendiées par les émeutiers.La chasse aux Haoussas, principalement menée par des militants du Congrès des peuples Odua (OPC), une organisation radicale créée en 1994 pour défendre les droits des Yoroubas, a été déclenchée dimanche soir à Lagos en « représailles » à la suite d'affrontements intervenus le même jour à Ilorin, où plusieurs membres de l'OPC ont été tués par la police.Six membres de l'OPC, selon la police, mais neuf selon l'OPC, avaient été tués lors d'une tentative du groupe d'autodéfense d'envahir en force le centre-ville pour protester contre le gouverneur local, un émir haoussa.L'OPC voudrait imposer un gouverneur de son ethnie, majoritaire dans cette ville.Devant l'ampleur des dégâts, le secrétaire général de l'OPC, Kayode Ogundamisi, a appelé ses troupes au calme et a fait part de ses « regrets ».« Ce bain de sang est inutile et donne une mauvaise image de notre cause », a-t-il dit tout en reconnaissant que son organisation n'arrivait plus à contrôler ses hommes.L'année dernière à Lagos, des affrontements avaient déjà éclaté entre les deux communautés, faisant une centaine de morts dans le district de Ketu, principalement des Haoussas.Le président nigérian, Olusegun Obasanjo, d'origine yoruba, avait alors menacé l'OPC d'une guerre totale.Mais depuis lors des affrontements sporadiques entre policiers et militants de l'OPC se sont poursuivis tandis qu'aucun haut responsable de l'organisation n'a été mis hors d'état de nuire.Photo REUTERS À Lagos, les plus violents affrontements entre Yorubas et Haoussas se sont produits dans le quartier d'Ajegunle.Les policiers, lourdement armés, tentent notamment de séparer les combattants des deux communautés en établissant des barrages.CÔTE D'IVOIRE 5 JOURS SEULEMENT ! 18-22 OCTOBRE 10À50%DE RABAIS SUR TOUTE LA MARCHANDISE DU PRIX INITIAL SOLDE MI-SAISON www.t r i s t a n - a m e r i c a .c o m L'élection présidentielle sans observateurs Agence France-Presse ABIDJAN Ð Le bureau des Nations unies chargé de la coordination de l'observation des élections en Côte d'Ivoire a décidé de suspendre sa mission pour la présidentielle du 22 octobre faute d'un nombre suffisant d'observateurs, at- on appris hier de source onusienne à Abidjan.Plusieurs pays, organisations gouvernementales ou non gouvernementales ont renoncé à envoyer des observateurs pour ce scrutin contesté après l'invalidation par la Cour suprême ivoirienne de 14 des 19 candidats déclarés.Faute d'un nombre suffisant d'observateurs pour fournir un rapport crédible, les Nations unies ont donc décidé de suspendre leur mission pour la présidentielle, a indiqué la même source sous couvert d'anonymat.Environ 200 observateurs étaient initialement attendus pour le scrutin.En revanche, les Nations unies maintiennent l'équipe chargée de l'assistance technique à la Commission nationale électorale (CNE), chargée d'organiser et de contrôler les élections.La mission d'observation coordonnée par l'ONU pourra éventuellement reprendre ses activités pour les scrutins législatifs et municipaux qui doivent se tenir respectivement en décembre et en janvier.L'Union européenne (UE) a annulé la venue de 70 observateurs, qui devaient être présents pour l'élection présidentielle, a-t-on appris de source proche de cette mission.L'UE maintient toutefois sur place la trentaine d'observateurs déjà dans le pays en mission de « longue durée » pour évaluer « l'ensemble du processus de retour à la démocratie ».ZIMBABWE L'armée déployée en renfort Agence France-Presse HARARE Ð Des militaires ont été déployés hier dans les rues des banlieues de Harare pour aider la police à réagir contre les violentes manifestations de protestation contre la hausse des prix.« Nous avons activé la Force de réaction nationale, formée de policiers et de militaires, parce que nous n'avons pas assez d'effectifs et de véhicules pour patrouiller dans les rues », a déclaré Wayne Bvudzijena, porte-parole de la police.L'armée avait été déployée en 1998 à Harare lors des « émeutes de la faim » et après les législatives de juin 2000.Les manifestations contre l'augmentation des prix, qui ont commencé lundi dans deux faubourgs de Harare, se sont étendues hier à au moins six autres villes en banlieue de la capitale du Zimbabwe. La Presse 18 octobre 2000 Page A23 manquante 3LP2402A1018 A-24 MERCREDI MONDE 3LP2402A1018 ZALLCALL 67 01:21:57 10/18/00 B A 2 4 MOND E · L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 0 0 COLOMBIE Une organisation propose un cessez-le-feu de 100 jours Agence France-Presse SAN JOSÉ Ð L'organisation Paz Colombia, regroupant des organisations non gouvernementales (ONG) et des représentants de la société civile colombienne, a proposé dès l'ouverture de la Conférence de San Jose l'instauration en Colombie d'un cessezle- feu de 100 jours, à partir du 1er décembre, afin de trouver une issue politique à la guerre civile.Instigatrice de la Conférence à laquelle ont été conviés 300 participants, cette organisation est déterminée également à impliquer la communauté internationale dans le processus de paix engagé en Colombie, où les violences ont fait 130 000 morts en 36 ans.Un cessez-le-feu devrait apporter la sérénité nécessaire pour que « le dialogue et les négociations aboutissent à une solution politique avec la participation de la société civile et de la communauté internationale », a précisé Paz Colombia.« Il est dans notre intérêt d'impliquer la communauté internationale dans le processus afin de de trouver une véritable issue à la crise qui asphyxie le pays », a déclaré son porte-parole, Marcos Romero.Le chef de la délégation du gouvernement colombien, le ministre du Développement Augusto Ramirez Ocampo, a immédiatement qualifié cette proposition de « très importante ».Elle n'a pas été en revanche commentée par les trois représentants de l'Armée de libération nationale (ELN), dont deux, Francisco Galan et Felipe Torres, emprisonnés en Colombie, ont bénéficié d'une permission spéciale pour participer à la Conférence où sont également présents les délégués du « groupe des pays amis », parmi lesquels plusieurs pays européens.Aucune réaction non plus du côté des Forces armées révolutionnaires (FARC-marxistes), qui ont annoncé hier à Bogota qu'elles ne participeraient pas à la conférence, qui a entamé ses travaux lundi soir.La proposition d'un cessez-le-feu n'a pas pour autant occulté l'opposition de la guérilla au « Plan Colombie » de lutte antidrogue présenté par le président Andrés Pastrana et qui a pour objectif, grâce à un investissement de 7,5 milliards de dollars US en trois ans, de mettre fin au fléau de la drogue.Ce plan prévoit une participation des États-Unis à hauteur de 1,3 milliard, dont 60 hélicoptères et 500 conseillers américains pour aider à la défoliation des plantations de coca contrôlées pour la plupart par la guérilla.« L'ELN ne peut souscrire à un plan élaboré par les États-Unis.C'est un plan pour faire la guerre », a réaffirmé Ramiro Vargas, qui appartient au « commando central » de l'organisation.« Nous voulons arriver à la paix, mais pas à une paix trompeuse qui maintiendrait les privilèges et l'oppression.Le Plan Colombie est un plan contre la guérilla », a-t-il ajouté.« Mais nous sommes disposés à lutter pour un grand consensus national », a conclu le représentant de l'ELN.Dans un communiqué envoyé aux organisateurs de la conférence des dirigeants des FARC ont expliqué leur absence par « des raisons de caractère politique ».« Nous n'accepterons dans aucune circonstance de nous réunir avec des représentants du paramilitarisme », déclare le texte, qui dénonce également « une campagne répressive » lancée à l'étranger contre le mouvement de guérilla par les représentations diplomatiques colombiennes à l'initiative du président Pastrana.Tout au long de la journée d'hier, les diverses commissions formées à l'occasion de cette conférence se sont réunies à huis clos dans un grand hôtel de la capitale du Costa Rica.ALGÉRIE CAMBODGE Deux militaires tués dans un attentat L'agence de déminage minée Agence France-Presse PHNOM PENH Ð L'agence nationale de déminage du Cambodge, le CMAC, éclaboussée par les scandales, devra licencier 70 % de son personnel faute de financement de l'étranger, a annoncé hier son directeur général.Le Centre d'action antimines cambodgien (CMAC) mettra à la porte 1937 employés, soit plus des deux tiers des effectifs, à compter du 13 novembre, a précisé son patron, Khem Sophoan.Le CMAC semble avoir perdu pour de bon la confiance de ses bailleurs de fonds étrangers à la suite d'allégations répétées de gabegie, de corruption, de détournement de fonds et d'incompétence.L'an dernier, le secrétaire général du CMAC, Sam Sotha, avait été renvoyé de son poste.La réduction des effectifs va affecter de nombreux projets du CMAC, en particulier le défrichage de terres minées pour réhabiliter les anciennes zones de guerre khmères rouges, a déploré Sophoan.Agence France-Presse ALGER Ð Deux militaires ont été tués et dix blessés lundi dans l'explosion d'une bombe déposée par un groupe armé islamiste à Zerdaza, près de Skikda, à 500 km à l'est d'Alger, annonçait hier le quotidien El Khabar.L'explosion s'est produite près d'une caserne située sur le mont de Ghar Ettin, a précisé le journal en ajoutant que les forces de sécurité ont immédiatement bouclé la zone pour tenter de retrouver les auteurs de l'attentat.Le 3 octobre dernier, dix militaires avaient été tués dans une embuscade à Bissi, près de Skikda également.Les soldats revenaient d'une mission de ravitaillement lorsque leur véhicule avait sauté sur une bombe actionnée à distance.Les assaillants les avaient ensuite mitraillés, avant de s'enfuir en emportant leurs armes.Plus de 110 personnes ont été tuées en Algérie depuis le début d'octobre dans des attentatsimputés aux groupe armés islamistes.Photo REUTERS Au tour des routiers chiliens Les camionneurs du Chili, qui transportent 92 % des marchandises dans ce pays, ont entrepris hier une grève générale illimitée en réclamant principalement une baisse des taxes sur le carburant.Il s'agit du plus important mouvement social depuis l'arrivée au pouvoir du président Ricardo Lagos en mars dernier. 3LP2501A1018 A-25 MERCREDI MONDE 3LP2501A1018 ZALLCALL 67 01:19:27 10/18/00 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 0 0 MOND E A 2 5 Agence France-Presse BEYROUTH Ð L'allié indéfectible de la Syrie, le musulman chiite Nabih Berri, réélu hier président du nouveau Parlement libanais, a appelé à la formation rapide du nouveau gouvernement, qui sera vraisemblablement dirigé par l'ancien premier ministre Rafic Hariri.Berri, qui n'avait pas de concurrent, a obtenu les votes de 124 des 126 députés présents dans l'hémicycle, et a été réélu pour un troisième mandat consécutif.« La tension régionale et la crise économique rendent urgente la mise en place d'un nouveau cabinet », a déclaré Berri, ancien seigneur de la guerre du Liban, lors de la séance inaugurale du nouveau Parlement issu des élections des 27 août et 3 septembre.Le gouvernement sortant de Salim Hoss, démissionnaire, expédie les affaires courantes depuis lundi.Berri, 62 ans, né en Sierra Leone, est le chef du mouvement pro-syrien Amal, qui a participé à la guerre civile (1975-1990) ainsi qu'à la résistance anti-israélienne au Liban- Sud jusqu'au départ le 24 mai dernier de cette région des troupes de l'État hébreu.Le poste de président du Parlement, réservé à un chiite, fait de lui le second personnage de l'État.Le président Emile Lahoud doit entamer aujourd'hui les consultations parlementaires aux termes desquelles l'ancien premier ministre Rafic Hariri a toutes les chances de revenir au pouvoir, a indiqué un influent député proche de la Syrie, qui exerce une influence décisive au Liban.Hariri a dirigé trois gouvernements de 1992 à 1998.« La Syrie a donné son feu vert au retour du milliardaire Hariri parce qu'il bénéficie de l'appui d'une majorité de députés et qu'il paraît le plus à même de gérer la crise économique et sociale », a déclaré ce député, sous couvert de l'anonymat.Parmi les 128 députés, dont 47 nouveaux, on compte 64 chrétiens et autant de musulmans, comme l'exigent les institutions.La Syrie peut compter sur le vote indéfectible de 80 d'entre eux, dont les 17 du bloc de Berri et les 12 du parti intégriste chiite Hezbollah.Hariri dispose du plus important groupe parlementaire, avec 23 députés, alors que le bloc de son allié druze Walid Joumblatt compte 16 membres.Neuf députés, tous chrétiens, sont considérés comme « indépendants » vis-à-vis de Damas.Le tiers des membres du nouveau Parlement sont des milliardaires et des multi-millionnaires en dollars, selon la presse.La nouvelle assemblée ne compte en revanche que trois femmes, dont la soeur de Hariri et une professeur d'université élue sur sa liste, ainsi que la veuve du président René Moawad, assassiné en 1989, qui figure parmi les indépendants.Un allié de la Syrie réélu à la tête du Parlement libanais AUTRICHE Joerg Haider menace de saborder la coalition avec les conservateurs d'après AFP VIENNE Ð L'extrême droite autrichienne, affaiblie par une débâcle dans un scrutin régional dimanche, accuse le parti conservateur de mener un double jeu et menace de faire capoter la coalition de gouvernement que forment les deux partis.« Nous ne nous laissons pas détruire par le parti conservateur.Nous ne sommes pas les idiots de la nation.Si cela continue ainsi, je conseillerai de convoquer des élections anticipées », a lancé Joerg Haider après les élections provinciales de Styrie, où les conservateurs ont progressé de 11 % tandis que l'extrême droite reculait de 4,7 %.Haider reproche notamment aux responsables locaux du parti conservateur OeVP de jouer un « double jeu » à des fins électoralistes en prenant sur le terrain leurs distances avec les mesures d'austérité décidées par la coalition de Vienne et qui ne sont pas populaires.« Je ne laisserai pas l'OeVP défaire par sa sournoiserie tout le travail que nous avons fait », a déclaré Haider dans un entretien publié hier par le Kleine Zeitung.« Je n'accepterai pas sans rien faire qu'on salue nos ministres avec des politesses de Chinois et qu'on les poignarde dans le dos ».Pour le spécialiste Emmerich Talos, « il ne faut pas prendre trop au sérieux » les menaces de Haider, car selon lui, « il peut se mettre en colère autant qu'il le veut, le parti d'extrême droite FPOe a pour l'instant les plus mauvaises cartes » en main.« Depuis que les sanctions sont levées, l'empereur est nu », a jugé Talos en faisant allusion à la levée le 12 septembre des sanctions européennes décrétées à l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir à Vienne en février et qui avaient soudé la coalition durant plusieurs mois.Depuis la formation de ce gouvernement, les conservateurs se maintiennent à la hausse dans les sondages tandis que les intentions de vote pour l'extrême droite s'érodent.Talos juge que le FPO (parti de Haider) « n'a visiblement pas réussi son changement de rôle » entre le parti d'opposition qu'il fut depuis 1986 lorsque Haider en a pris la tête, et celui de parti gouvernemental depuis neuf mois.Photo AFP Haro sur le suspect ! Des Espagnols en colère ont frappé la voiture dans laquelle la police amenait, hier, un membre présumé de l'ETA, Jon Igor Solana Mattaranz, soupçonné d'avoir participé lundi à l'assassinat du médecin militaire Antonio Munoz Carinanos à Séville.Le docteur Carinanos a été abattu dans son cabinet situé dans le quartier de la Macarena.À Madrid, des milliers de personnes se sont rassemblées à la Puerta del Sol pour manifester contre l'ETA.www.bmw.ca 1 800 667-6679 Leplaisir de conduire.MC La Série 3 de BMW berline coupé cabriolet Et ils peuvent se compter chanceux.©BMW Canada Inc.«BMW», le logo «BMW» et «Le plaisir de conduire» sont des marques de commerce de BMW AG, utilisées sous licence par BMW Canada Inc.La berline BMW de Série 3 s'est vu accorder dernièrement la meilleure évaluation de la part de l'Insurance Institute for Highway Safety.Parmi un éventail d'automobiles prestigieuses ayant subi un essai de choc à une vitesse de 65 km/h, la Série 3 s'est illustrée avec brio, surpassant entre autres la Volvo S80, la Saab 9-5, la Audi A6 et la Cadillac Catera.Déjà, nous pouvions nous flatter de posséder la meilleure fiche de performance de la catégorie.Cet essai nous rappelle que BMW détient également l'une des meilleures fiches de sécurité. 3LP2601A1018 A26 mercredi edito 3LP2601A1018 ZALLCALL 67 01:10:27 10/18/00 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 ÉDITORIAL Livre: pourquoi ne pas carrément nationaliser?mroy@lapresse.ca LE COMITÉ Larose sur les pratiques commerciales dans le domaine du livre propose l'adoption d'une loi du prix unique, comme il en existe notamment en France Ð où elle a largement échoué.Le but est de protéger les librairies indépendantes en interdisant la vente à rabais des nouveautés, en particulier dans tous les Costco de ce monde, lesquels accaparent une part importante du marché des best-sellers.Ainsi, le comité avalise l'hypothèse voulant que l'édition soit la seule industrie à être engagée dans une lutte à finir contre le succès de ses produits les plus vendeurs dans les établissements où ils s'écoulent le mieux et au meilleur prix ! Le comité suggère d'ailleurs de radicaliser ce combat en mettant hors la loi le mécanisme Ð la location Ð par lequel les bibliothèques publiques rendent plus accessibles les ouvrages en forte demande.Visiblement, Gérald Larose a choisi de véhiculer les revendications traditionnelles des lobbies les plus influents du milieu.Cela est conforme à la philosophie d'un homme baignant dans la culture de l'État et sensible aux intérêts des groupes de pression les plus puissants.En même temps, cela découle de la composition de son comité, fermé à tout représentant extérieur au monde de l'édition.Forcément, dans cet exercice de réflexion en vase clos, le sort du lecteur a été remarquablement ignoré.C'est ce qu'avait compris le premier ministre Lucien Bouchard lorsqu'il s'était trouvé, il y a deux ans, devant le rapport d'un premier comité recommandant lui aussi le prix unique.Il avait alors rejeté celui- ci en qualifiant d'irrecevable « toute mesure qui aurait pour effet de restreindre l'accès du public au livre ».C'est ce qu'il doit faire à nouveau.Car s'il existe effectivement certains problèmes hypothéquant la fréquentation du livre par le public, ils ne seront pas résolus par la simple satisfaction des intérêts particuliers de l'un ou l'autre corps constitué agissant sur la chaîne de l'édition.Or, s'il ignore pudiquement beaucoup de ces problèmes (ceux reliés aux carences du système d'éducation, notamment), Gérald Larose en met néanmoins quelques- uns en évidence Ð fut-ce involontairement.Ainsi, la plus sommaire habileté à lire entre les lignes suffit à se faire une idée des véritables carences du milieu, surtout en matière d'innovation technologique.Le plus bel exemple se trouve dans l'échec de la Banque de titres de la langue française (BTLF), montée à grands frais par l'État (1,8 million) et destinée à devenir un outil de première valeur pour le libraire.Or, elle est ignorée par ceux-ci : pour toutes sortes de raisons, seulement 14 libraires sur 140 sont pleinement branchés au serveur de la BTLF.Encore : le comité Larose suggère à l'État de se charger de la mise en place d'un portail Internet du livre québécois, ce qui équivaut à taxer l'édition d'immobilisme face au phénomène de la distribution numérique de l'écrit.Il s'agit pourtant de la voie de l'avenir, pour les lecteurs des régions éloignées, ainsi que pour ceux intéressés aux ouvrages dits « difficiles », donc à faible tirage, que tous jurent vertueusement vouloir sauver du naufrage de la mondialisation.La première recommandation propose ainsi la tenue d'états généraux sur la.concentration des médias, ce qui est bien le problème, en effet, pour les auteurs d'essais en sciences humaines et les lecteurs de Rouyn-Noranda n n n Bien entendu, une telle schizophrénie a un coût.Ainsi, 18 des 25 recommandations réclament soit un durcissement des lois protégeant déjà certains intervenants du monde du livre ; soit de nouveaux mécanismes destinés à limiter la marge de manoeuvre existant dans ses pratiques commerciales ; soit l'injection pure et simple de fonds étatiques supplémentaires dans le système.L'une d'elles, chef-d'oeuvre de l'architecture bureaucratique, propose l'instauration d'un crédit fiscal pour les particuliers s'étant procuré des livres dans une librairie agréée Ð faudra-t-il joindre aux rapports d'impôt : annexe idoine, pages couvertures, reçus de caisse et copies certifiées de l'agrégation du marchand ?Sans rire, sachant que le secteur est déjà fortement institutionnel, la question va finir par se poser : pourquoi ne pas aller au plus simple et carrément nationaliser l'édition ?.Bref, le rapport Larose donne du monde du livre l'image d'un milieu figé, fâché avec le commerce, terrorisé par la modernité, campé dans une mentalité de « forteresse assiégée » (selon le mot de Fabrice Piault dans Le Livre, la fin d'un règne), attendant son seul salut de Dieu-le-père-qui-est-à-Québec.Cette représentation n'est pas fidèle.Le livre est et vaut mieux que cela.Droits réservés Serge.Chapleau@lapresse.ca Trop vieux ?NOUS SOMMES tous heureux de voir percer des jeunes.La fameuse relève se révèle un peu plus chaque jour Ð même si certains optent pour la prudence et préfèrent attendre un moment opportun pour se lancer avec ce qu'ils espèrent avoir un impact plus important.Il reste cependant des valeurs sûres, fortes de leur compétence et de leur expérience, de leur persévérance et de leur dévouement, de leur disponibilité et de leur sérénité sans contraintes ou frustrations, sans préoccupations ou questionnements quant à leur plan de carrière et leur réorientation.Des personnes ressources à l'état pur.Au Québec, nous sommes riches en talent au point d'écarter les anciens, simplement pour faire de la place à des jeunes qui ne sont pas toujours tout à fait prêts et qui pourraient profiter du soutien et de l'entourage de coéquipiers de qualité.On apprenait, ces jours derniers, que le prix Nobel de médecine 2000 était allé à trois « jeunes » encore très actifs et qui méritent bien la confiance qu'on leur accorde.Il s'agit d'Arvid Carlsson, 77 ans, Paul Greengard, 74 ans, et Eric Kandel, 70 ans.Qui oserait dire qu'ils sont « trop vieux » ?LAMBERT MAYER Adressage bizarre Madame Eleni Bakopanos députée fédérale d'Ahuntsic JE SUIS un résidant du quartier Ahuntsic à Montréal, quartier que vous représentez à la Chambre des communes.J'ai reçu par la poste, la semaine dernière, une invitation de votre bureau.Jusque-là, pas de problème.Cependant, la même journée, dans le courrier livré à la maison, il y a une deuxième lettre, identique mais cette fois au nom de mon ex-femme de qui je suis séparé depuis 8 ans.Qui plus est, mon ex-épouse n'a jamais habité avec moi à cette adresse.Alors pour en savoir plus long, je me suis présenté à vos bureaux de Montréal où j'ai exposé le problème (car il s'agit bien d'un problème) à l'une de vos collaboratrice.Celle-ci à bien écouté et, avec son plus jolie sourire, m'a simplement indiqué que ce n'était pas la responsabilité du bureau de comté puisque vous obteniez la liste d'adressage de la direction générale d'Élections Canada et que si je voulais faire faire un ajustement, c'est à ce bureau que je devais m'adresser.En ces temps où l'on discute de respect de la vie privée, de fichier « Big Brother », etc.vous serez sûrement d'accord avec moi qu'il y a lieu d'être inquiet.Je n'ai toujours pas eu d'explication valable quant à cette erreur.Je ne comprend toujours pas pourquoi et comment le gouvernement fédéral détient de l'information croisée qui n'est absolument pas pertinente quant à mon adresse civique actuelle.DENIS VIAU Montréal PHOTOTHÈQUE, La Presse © La Marche des femmes a aussi fait couler beaucoup d'encre.Mme David à la chasse UNE BANDEROLE installée le long du parcours de la marche des femmes nous en disait long sur l'état d'esprit qui animait les organisatrices et participantes.On pouvait y lire : « Au Québec seulement, depuis le 6 décembre 1989, 597 femmes et enfants ont été assassinés par des hommes.» Pas par des tueurs, pas par des assassins.Par des HOMMES ! Que nous révèle cette salve, subtile comme un coup de deux par quatre dans le front ?Que le discours de Françoise David et de ses consoeurs n'a pas évolué d'un iota depuis 40 ans.Hostiles et revanchards, leurs propos suivent toujours la même logique : accuser, démolir et planter le mâle, quel qu'il soit.Prônant avec hypocrisie la tolérance et la paix, elles ont pourtant le doigt sur la gâchette.Haineuses et amères, elles accolent un sexe à la violence.Dès qu'un pauvre type déraille et abat sa conjointe dans un moment de folie, nos militantes s'empressent de faire porter le fardeau par TOUS les hommes.Dans cette mentalité peu raffinée, les femmes sont systématiquement des victimes et les hommes détiennent le monopole de la violence.Et si une Karla Homolka massacre sans remords, elles montrent vite du doigt l'ignoble et crapuleux homme qui la manipule.FRANÇOIS PERREAULT Saint-Constant Comme un souffle LE 13 OCTOBRE, une des nombreuses colonnes de la Marche mondiale des femmes s'ébranle rue Saint-Charles, à Longueuil.J'ai la chance de faire partie du service d'ordre.Je dis « la chance » parce que cela me donnera l'occasion de voir et d'entendre pendant plusieurs heures des femmes magnifiques répéter de façon tenace leurs revendications contre la pauvreté et la violence.Chaleur, mobilisation, sonorité.Oui, il s'est passé quelque chose ce jour-là, comme tous les autres jours de la Marche mondiale des femmes.J'ai profondément ressenti que, comme hommes, nous sommes interpellés par ces questions.Nous ne pouvons rester indifférents à ces revendications.Cette Marche mondiale est un événement exceptionnel, à marquer d'une pierre blanche dans la patiente progression vers la libération des femmes.Nous avons peutêtre un peu trop le nez collé dessus pour en voir toute la puissante et prophétique signification.Cela annonce quelque chose.À la mondialisation des marchés sans coeur s'opposera de plus en plus la mondialisation des démarches des personnes qui ont du coeur.M.Bouchard et ses ministres sauront-ils discerner un certain appel de l'histoire dans cette Marche ?Bien sûr, l'histoire n'est pas une fatalité, elle n'est pas unidirectionnelle mais, de temps en temps, on peut aiguiser sa sensibilité et percevoir comme un certain souffle.Au-delà de la superficialité des idéaux proposés par un néolibéralisme à la fois clinquant et écrasant, nos sociétés sont à la recherche de sens.La Marche mondiale en est porteuse.Le gouvernement manquerait probablement d'intuition s'il banalisait l'événement.JACQUES FOURNIER employé dans un CLSC «ILS» marchent LES FEMMES mitonnent leurs revendications en marchant pacifiquement.« Si vis pacem, para bellum ».Ce n'est pas encore la guerre.Ce n'est pas non plus une armada ou un mouvement séditieux.Les femmes sont en croisade pour dénoncer, sensibiliser et éveiller les consciences à des changements de mentalité et de comportement.Des hommes s'associent à ces prises de position, certains par solidarité, d'autres, un peu par paternalisme.Parmi les supporters interviewés, aucun n'a déclaré marcher en communion d'idées et de sentiments avec les femmes.Pourtant, plusieurs hommes sont victimes des mêmes traitements infligés à ces dernières.Que ce soit le salaire minimum, l'accessibilité à l'emploi.Pensons aussi à ces récents reportages sur la condition des garçons au primaire etc.Les femmes accepteraient-elles que des individus s'immiscent dans leurs rangs et souscrivent à une cause commune ?Bien plus, les hommes oseraient-ils oser ?YVES DESLAURIERS Prévost Du pain sur la planche pgravel@lapresse.ca ON A BEAU passer en revue tout ce qui s'est dit ou écrit sur le congrès du PLQ qui s'est tenu en fin de semaine dernière, à Québec, on cherche en vain ce qui en ressort, qui pourrait être considéré comme un apport original au débat politique.En réalité, le fait saillant de ces assises Ð bien que pouvant avoir, à la longue, une influence indéniable sur le rapport des forces en présence Ð était d'ordre interne au parti.En obtenant un vote de confiance de plus de 95 pour cent des délégués présents, M.Charest avait non seulement raison de se réjouir mais également le droit de voir dans l'ampleur de cet appui une récompense bien méritée pour les efforts d'intégration déployés depuis son arrivée à la tête de cette formation.Mais pour le reste, on chercherait en vain dans les résolutions qui ont été adoptées ce qui paraît aller plus loin que de la stricte stratégie électorale (ou même outrageusement électoraliste) et qui enrichirait une réflexion collective sur les grands enjeux de l'heure.À moins de deviner autre chose que de la démagogie facile sinon presque insultante pour les électeurs dans l'invraisemblable engagement de tenir des référendums proposant d'annuler des fusions municipales qui seraient déjà complétées, il est assez clair que ce n'est surtout pas sur ce dossier, bien au contraire, que le « nouveau » PLQ doit compter pour établir sa crédibilité.Ni sur d'autres chapitres de ce programme qui, à partir d'hypothèses de travail qui ne manquaient pas d'intérêt, ont fini par donner une impression de confusion où il paraît difficile de distinguer entre des engagements fermes et des voeux pieux destinés à calmer des délégués impatients ou à séduire des électeurs par des promesses simplistes.C'est le cas, par exemple, de cette notion d'un système de santé dit à deux vitesses qui permettrait à des citoyens plus aisés de payer pour obtenir plus rapidement des soins quand le contribuable ordinaire doit patienter en inscrivant son nom sur une interminable liste d'attente.La plupart des gens ont retenu que le PLQ s'était formellement engagé en ce sens.Sauf que, selon son chef, il n'est question ici que d'étudier cette possibilité et il faudra, de toute façon, respecter « le cadre d'un système public à une vitesse » ! Tout le reste est à l'avenant et illustre bien la difficulté pour ce parti de trouver un compromis acceptable et politiquement rentable entre les aspirations assez conservatrices de bon nombre de ses militants et certaines valeurs sociales authentiquement libérales ou plus de centre-gauche que ses dirigeants ont toujours soutenues.C'est un lourd défi pour un chef qui doit encore faire la démonstration que tous les espoirs mis en lui par un parti en plein désarroi étaient fondés.Et qui, après avoir réussi à asseoir assez solidement son leadership, n'aura pas trop des deux années qui lui restent, normalement, pour arriver à persuader les électeurs qu'il peut être une solution de rechange crédible au gouvernement actuel. 3LP2701A1018 A27 mercredi edito 3LP2701A1018 ZALLCALL 67 01:14:53 10/18/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 8 OCTOBRE 2000 A27 FORUM On tente de voler mon identité G I L L E S JOBIN L'auteur est un résidant de Boucherville.M.Lucien Bouchard VOUS VOULEZ me voler mon idendité.De quel droit allez-vous décider que je serai dorénavant résidant de.Champlain, sans que ce choix ne soit le mien ni celui d'aucun de mes concitoyens ou de tous les autres que vous voulez intégrer ?Vous voulez m'enlever ma fierté de vivre à Boucherville, la ville que j'ai choisie et où je me sens près de mes concitoyens et même de l'administration.J'ai choisi cette ville à mesure humaine où le sens communautaire et l'implication sont très présents.Vous repoussez du revers de la main et, sans broncher, plus de 330 ans de l'histoire du Québec sans que personne ne puisse démontrer les avantages concrets ni même avancer d'hypothétiques retombées positives de tout cela.Surtout, surtout, monsieur Bouchard, vous m'enlevez ma dignité.Mais non, le mot n'est pas trop fort et est bien réel parce qu'il réfère à votre façon de faire, non pas au résultat que vous visez.Mais comment donc, au nom du sens commun, allez vous décider, au nom de tous, où ils vivront sans même une consultation ?Car je vous défie de soumettre cette question par voie de référendum aux personnes impliquées.Si vous obtenez une majorité simple, je me soumettrai volontiers à ce verdict ; mais d'ici là, je ne pourrai jamais m'intégrer de force à une autre façon de vivre.Ne nous méprenons pas, monsieur Bouchard : je vous invite à mettre cette question aux voies sur l'ensemble du territoire.Car il ne s'agit pas, ici, du syndrome du « pas dans ma cour » puisque ma prétention est qu'aucune communauté n'est favorable à une telle fusion.Et le vrai courage politique n'est pas de décider au gré de tous ; il serait plutôt de mettre votre poste et celui de votre gouvernement en jeu sur cette question.On dit que la décision finale n'a pas encore été prise, et que le rapport Bernard n'engage pas le gouvernement de façon définitive.Évidemment, ce n'est pas le dernier venu qui est monté au front mais, dans ce dossier, j'ai rarement vu quelqu'un si peu engageant et si peu convaincant.Comment peuton annoncer des changements de structures et d'organisation sans obtenir une seule vraie réponse à nos questions ?Ce que j'ai entendu, jusqu'ici, de la part d'experts objectifs et de spécialistes du milieu municipal, n'est pas plus rassurant.En fait, puisqu'ils ne disposent pas de toutes les données, ils sont assez prudents dans leurs affirmations et ils ne m'ont certainement pas présenté d'aspect positif potentiel à ces changements.Et puis, stratégie oblige, comme c'est votre habitude, vous mettez d'abord le paquet, et on verra tout ce qui va sortir.Ensuite, madame Harel réapparaîtra, peut-être, avec un petit réaménagement.Enfin, si vous ne comprenez toujours pas, je vous soumets une autre proposition à laquelle vous souscrirez certainement puisqu'elle préconise une intégration complète et sans équivoque.Pourquoi ne pas faire d'un seul coup, une ville unique de la province?De cette façon, nous serions tous pareils et égaux, n'est-ce-pas ?PHOTOTHÈQUE, La Presse Au fil des ans, les occasions n'ont pas manqué pour la Rive-Sud de se forger volontairement des outils de coopération intermunicipale ou de gouvernement régional.Un mariage forcé?Avec le rapport Bernard qui propose la fusion de huit municipalités, la Rive-Sud va peut-être devoir payer le prix pour une longue série d'occasions manquées et de guerres de clocher MAURICE GIROUX L'auteur est directeur des nouvelles au poste CHAA FM 103,3, à Longueuil.De 1990 à 1997, il fut successivement secrétaire général de la Conférence des maires de la Rive-Sud, directeur de la Société de développement économique et directeur de l'Office des congrès et du tourisme de la Rive-Sud.VÉRITABLE COURTEPOINTE urbaine cousue au fil des décennies, la Rive-Sud de Montréal vit depuis dix jours sous la menace d'une fusion forcée.Coupables d'avoir failli à la tâche de se donner une vision régionale, ainsi que les moyens pour la réaliser, les élus municipaux s'apprêtent à en payer le prix.Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué de se forger volontairement des outils de coopération intermunicipale ou de gouvernement régional.Un bref survol de l'histoire municipale de la Rive-Sud indique que, depuis 25 ans, il aura fallu le plus souvent l'intervention musclée de Québec pour aboutir à certains résultats mais que, par la suite, les dirigeants municipaux se sont laissés aller à leur passe-temps favori : les guerres de clocher.Regroupement des services On s'enorgueillit aujourd'hui de la mise en commun de certains services essentiels, comme le transport en commun en 1974 (7 villes), la gestion de l'eau potable (4 villes) en 1979 et celle des eaux usées (7 villes) en 1985.Mais dans chaque cas, il aura fallu l'insistance et surtout les investissements massifs de Québec.Et que dire de la saga entourant la création de la MRC de Champlain, en 1981, qui aura nécessité l'intervention personnelle du premier ministre René Lévesque et du ministre Pierre Marois pour venir à bout des objections de plusieurs maires de l'époque.Cette déclaration, qui en dit long sur le vouloir-vivre collectif municipal de l'époque, émane de Michel Gratton, alors maire de Saint-Lambert : « J'accepte de devenir le préfet de la MRC, mais à la condition qu'elle ait le moins de pouvoirs possible ».Depuis vingt ans que la MRC de Champlain existe, tous les efforts ont été déployés pour l'empêcher d'acquérir de nouvelles compétences.Pendant qu'on multipliait les tables sectorielles dites de concertation, au profit d'un agenda bien garni de réunions mensuelles pour les élus municipaux, il n'était pas question de regrouper sous un même toit juridique et politique tous les morceaux du puzzle.Et quand, à deux reprises, à douze ans d'intervalle, deux maires de Longueuil (Marcel Robidas, en 1981, et Roger Ferland, en 1993), ont osé proposer la création d'une communauté urbaine, ce fut la levée de boucliers de la part des villes avoisinantes.Dans ce dernier cas, on a vu une ville de Longueuil isolée présenter un mémoire à la Commission Pichette sur l'avenir de la région de Montréal.Les cinq villes voisines, Boucherville, Saint-Hubert, Brossard, Greenfield Park, et Le Moyne ont immédiatement riposté par un mémoire conjoint dénonçant la formule.Il y a un peu plus d'un mois, l'idée d'une communauté urbaine ou d'un renforcement de la MRC de Champlain refaisait surface dans la bouche des maires de Longueuil, Saint-Lambert et Saint-Hubert, sans toutefois recueillir l'appui des cinq autres villes visées par la fusion.Mais, semble-t-il, c'était trop peu et déjà trop tard.Exit la Conférence des maires Les circonstances particulières d'un incident, en 1992, valent la peine d'être révélées.Outre d'avoir mis en lumière la cacophonie des mémoires rive-sudois présentés à la Commission Pichette, elles illustrent encore aujourd'hui les énormes difficultés, sinon l'impossibilité, pour les administrations municipales actuelles de travailler ensemble.En 1992 donc, la sortie surprise du maire Ferland de Longueuil en faveur d'une communauté urbaine survient au moment où celui- ci préside aussi la Conférence des maires de la Rive- Sud.Créé à son initiative, à l ' a u t o m n e 1990, cet organisme volontaire sans autre pouvoir que la bonne volonté regroupait les maires des 16 plus importantes municipalités de la Rive- Sud, de Châteauguay à Varennes et de Longueuil à Beloeil.Or, en prévision des audiences de la Commission Pichette, le conseil d'administration de la Conférence des maires avait donné mandat à son secrétaire général et aux directeurs généraux des villes de préparer un mémoire conjoint.En l'espace de cinq réunions bien remplies, un projet de mémoire fut adopté à l'unanimité par les directeurs généraux.Parvenu sur la table des maires, le document fut mis de côté et n'eut aucune suite.Il recommandait notamment la fusion, en un seul organisme régional, des quatre MRC de la Rive- Sud, soit celles de Champlain, Lajemmerais, Vallée du Richelieu et Roussillon.Ses pouvoirs allaient de l'aménagement du territoire au développement économique, en passant par le transport en commun et la cueillette des déchets.Vers la même époque, la Conférence des maires connu un autre échec retentissant avec la tentative ratée de créer un système commun de gestion des matières recyclables.Quelques mois plus tard, la Conférence des maires de la Rive-Sud s'éteignait paisiblement.Avant de rendre l'âme, elle avait toutefois réussi à donner naissance à la Société de développement économique de la Rive-Sud, dont le mandat à la fois international et régional a connu ses heures de gloire.Bâtie sur les restes agonisants de l'Organisme de promotion des Axes 10-30-112-116, créé en 1987 dans la foulée du Sommet socio- économique de la Montérégie, la SDE Rive-Sud a atteint en 1998 un sommet impressionnant, avec un budget atteignant 1,5 million $.Mais la panique s'est emparée des dirigeants municipaux vers la fin de l'année financière, non seulement en raison d'un déficit anticipé de quelques centaines de milliers de dollars, mais surtout lorsqu'il est apparu que la création des Conseils locaux de développement allait faire appel une fois de plus aux finances municipales.C'est donc pour ne pas avoir à payer « en double ou en triple » les coûts du développement économique (commissaires industriels locaux, CLD, SDE) que le conseil d'administration mit fin abruptement aux contrats du directeur général ainsi que de la moitié du personnel de la SDE.Délestée de son mandat international où elle avait pourtant excellé, privée de ses outils de concertation régionale, la SDE a été ramenée depuis à sa plus simple expression, soit l'aide aux sociétés exportatrices.L'argent-ressources du CLD Finalement, dans la liste noire des occasions manquées de la Rive- Sud pour se donner une force régionale, il faut citer le cas de la naissance extrêmement difficile du Conseil local de développement de Champlain.Autre structure « imposée » par Québec aux dirigeants municipaux, cet organisme voué à la promotion de l'esprit d'entreprise et à l'économie sociale a donné lieu à un long processus de mise en place, axé principalement sur la représentativité des maires au conseil d'administration et dans le domaine du financement municipal.L'un des derniers à voir le jour au Québec, il aura fallu au CLD de Champlain plus de six mois de discussions ardues entre les villes et le ministère des Régions pour en arriver à un compromis financier.Ce dernier a pris la forme d'une contribution importante des municipalités au financement du CLD, non pas en argent comptant mais en argent-ressources.On y est arrivé au moyen d'une comptabilité compliquée basée sur le temps dépensé par les bureaux de commissaires industriels ou par d'autres services municipaux pour promouvoir l'esprit d'entreprise.Pendant ce temps, les principales villes industrielles de la région préféraient cotiser individuellement à Montréal International, plutôt que de renflouer la SDE et lui redonner un certain rôle international compatible avec sa mission exportatrice, telles les missions économiques dans les secteurs pointus de l'aéronautique et de l'agro-alimentaire.La soupe alphabet Au bilan de la coopération intermunicipale, la Rive-Sud de Montréal offre un menu à la carte où le plat principal est la soupe alphabet.La liste des ingrédients comprend la STRSM, la MRC, le CLD, la SOLIDE, la SDE, sans oublier la table de gestion des eaux usées, celles de l'eau potable (deux usines de filtration), de l'aide en cas d'urgence-incendie, etc.Cette multiplication des centres de décision pose non seulement le problème de l'intégration des objectifs, mais aussi de la vision à long terme de la gestion du développement.Ce qui fait dire à certains que ce n'est pas tant la fusion forcée des villes qui doit retenir l'attention, mais l'obligation pour les élus municipaux de la Rive-Sud de se donner un plan d'action commun dans le nouveau contexte de la Communauté métropolitaine de Montréal.De là à conclure que seule une fusion intégrale leur permettra de réussir demain là où ils ont le plus souvent échoué hier, il n'y a qu'un pas à franchir.Un point reste obscur dans la recommandation Bernard.Faut-il créer dans la nouvelle ville de Champlain des conseils de quartier ou des arrondissements, comme sur l'île de Montréal ?Alors que certains maires optent pour de simples comités d'élus municipaux, d'autres seraient prêts à créer un deuxième palier électif, avec tous les chevauchements et la complexité qu'une telle formule suppose.Tout indique maintenant que l'enjeu de la démocratie locale éclipsera la fusion proprement dite.La volonté d'autonomie des maires ainsi que le sentiment d'appartenance seront au coeur de ce débat, qui risque toutefois d'éclipser à son tour la question fondamentale de la participation des citoyens à la vie démocratique municipale.Depuis 25 ans, il aura fallu le plus souvent l'intervention musclée de Québec pour aboutir à certains résultats.Par la suite, les dirigeants municipaux se sont laissés aller à leur passe-temps favori: les guerres de clocher.PHOTOTHÈQUE, La Presse © La multiplication des centres de décision pose non seulement le problème de l'intégration des objectifs, mais aussi de la vision à long terme de la gestion du développement. La Presse 18 octobre 2000 Page A28 manquante "]
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