La presse, 22 octobre 2000, B. Lectures
[" 7LP0101B1022 7LP0101B1022 ZALLCALL 67 12:54:14 10/23/00 B editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 Les Éditions internationales Alain Stanké Une nouvelle parution dans la collection l'Heure de la sortie de Jean-Paul Tapie Un Goûter d'anniversaire lève le voile sur une forme de violence encore très répandue dans les écoles et dont personne ne veut entendre parler.Jusqu'à ce que la honte et le silence conduisent à l'irréparable.Un roman bouleversant qui nous concerne tous.208 pages 19,95 $ Collection dirigée par Pierre Salducci Un goûter d'anniversaire C A H I E R B | L A P R E S S E | MONTRÉAL | D I M A N C H E 22 O C TO B R E 2000 Voir COURTEMANCHE en page 2 MADELEINE GAGNON en page 3 C' Préparez vos citrouilles ! Page 5 PLUS VRAI QUE NATURE est la chronique d'un génocide.La critique au vitriol des «petits chefs» blancs de l'Afrique.Mais c'est surtout le roman d'Émérita, de Cyprien, de Méthode et de la douce et belle Gentille.Un hymne à la vie.Avril 1994.Huit cent mille Rwandais sont assassinés par ceux qui étaient, la veille encore, leurs amis, leurs voisins.Un grand nettoyage ethnique, une guerre fratricide entre Hutus et Tutsis que le journaliste Gil Courtemanche a renoncé à expliquer à ses lecteurs par les voies médiatiques traditionnelles.Trop froides, trop techniques, trop abstraites.Gil Courtemanche a choisi le roman pour raconter le destin d'une dizaine de Rwandais avec lesquels il s'était lié d'amitié lors du tournage d'un documentaire sur les ravages du sida en Afrique, en 1992.Deux ans plus tard, ses amis ont presque tous été emportés dans la tourmente.C'est en leur nom que le journaliste, ébranlé, a voulu parler.Résultat, un roman hybride, mi-documentaire, mi-fiction, où des personnages réels héritent d'une vie rêvée.«Je n'ai pas inventé leur dignité, ni leur plaisir, mais seulement les formes qu'ils ont pu prendre.Je leur ai donné des paroles, mais je sais que ces paroles étaient dans leur tête.À la limite, aucun des personnages n'a réellement fait ce que j'écris dans le roman, mais si on en fait une autre lecture, tout est absolument vrai», dit Gil Courtemanche.Des personnages, en somme, plus vrais que nature.«C'est pour mieux dire leur qualité d'hommes et de femmes assassinés que j'ai pris la liberté de les inventer un peu», explique encore l'auteur en introduction de son nouveau roman, Un dimanche à la piscine à Kigali, publié chez Boréal.Un roman pour que les Québécois réalisent que les milliers de corps putréfiés qu'ils ont vus a la télé, ces corps empilés dans les fosses communes, appartenaient à de vrais être humains.Des humains qui aimaient la vie, simplement, passionnément, malgré la haine et la peur.«Je trouvais cela horrible que tous ces gens soient morts dans l'anonymat, que personne ne connaisse un seul nom de victime du génocide au Rwanda», dit M.Courtemanche.Cette fois, comme le Bernard Valcourt de son roman, il avait envie de «crier tout ce qu'il avait vu, connu, appris, mais qu'il n'avait dit qu'à moitié parce qu'il adhérait au langage virtuel du journalisme».«J'étais convaincu que seule la fiction pouvait répondre à la nouvelle donne mondiale.Pour moi, le journalisme tel qu'il se pratique actuellement est totalement impuissant à expliquer ce qui se passe dans le monde, parce que les conflits sont trop complexes.» UN ROMAN GIL COURTEMANCHE LA GUERRE NO SIR ! Comment dire l'horreur de la guerre quand on l'a vue de près, quand on arencontré des hommes, des femmes et des enfants qui la vivent, et qu'on y a perdu des amis.Le journaliste Gil Courtemanche a choisi la forme romanesque, plus juste, pour rendre hommage aux 800 000 victimes de la guerre entre Hutus et Tutsis, dans un livre où l'horreur côtoie l'espoir.La romancière Madeleine Gagnon s'est transformée en reporter pour rencontrer des femmes dans les pays en guerre et les interviewer, mais a conservé sa forme d'écriture poétique pour rester plus près de la vérité.La Presse a rencontré, séparément, les deux auteurs.Photo Bernard Barault, La Presse Photo Martin Chamberland, La Presse Un Nobel, ça change tout ! Page 2 7LP0201B1022 B-2 dimanche - livres 7LP0201B1022 ZALLCALL 67 01:52:55 10/22/00 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 OCTOBRE 2000 COURTEMANCHE Suite de la page B1 ACTUALITÉ Un prix Nobel, ça ne change pas le monde, sauf que.« Il faudrait publier deux pages complètes par jour sur un événement alors qu'on ne lui consacre qu'un article à la fois.» Mais il n'y a pas que cette impuissance des médias traditionnels à dire l'essentiel.Attablé dans un petit café de l'avenue Bernard, le journaliste indépendant grille les cigarettes à un train d'enfer.Et on sent rapidement monter en lui l'amertume face au (trop ?) petit monde des médias québécois.En près de 40 ans de métier, le vieux routier a réussi à se mettre bien du monde à dos avec ses coups de gueule et, sans doute, ses positions bien ancrées à gauche.Et il ne s'en cache pas.Avec le roman, il est complètement libre.Libre à s'en donner le vertige.« Tout cela n'est pas très romanesque », dit-il avec dépit.Réalité ou fiction ?Soyons clairs : Un dimanche à la piscine à Kigali est bel et bien un roman, avec ses anachronismes (cinq années ont été comprimées en 90 jours) et son histoire d'amour entre Bernard Valcourt, un Québécois un peu paumé au pays des mille collines, et la timide Gentille, une serveuse hutue emprisonnée dans un corps tutsi.Un corps longiligne, un teint trop clair, qui a causé la perte de la jeune femme.« Gentille représentait bien la schizophrénie de ce pays où tous agissent de la même façon, ont les mêmes habitudes et les mêmes croyances, mais restent profondément divisés entre deux ethnies.» Raconter l'histoire et les espoirs de cette femme, c'était aussi faire la critique du colonialisme et du gouvernement rwandais.« On peut expliquer une situation politique sans faire de politique.La vie des gens en dit mille fois plus que les grandes analyses des observateurs internationaux.» Ces observateurs, diplomates, coopérants, journalistes, Casques bleus, toute cette « faune collaboratrice », Gil Courtemanche ne les épargne pas dans son roman.Car au delà de la romance, les réflexes journalistiques du reporter surgissent, au fil des pages, comme autant de critiques éditoriales.Installé au bord de la piscine de l'hôtel des Mille- Collines, en plein centre de Kigali, Bernard Valcourt raille, comme Gil Courtemanche avait sans doute raillé avant lui : « Regarde- les, tous ces pet i t s conseillers d'ambassade, ces parachutistes musclés ou boutonneux, ces tâcherons de la communauté internationale, ces consultants de pacotille qui ne passent pas une seule soirée sans avoir au bras, puis au sexe les plus belles femmes de la ville.En arrivant ici, nous nous transformons tous en petits chefs.» Au dernier moment, juste avant que son livre ne passe sous presse, Gil Courtemanche a biffé et changé certains noms, notamment celui de l'ambassadrice du Rwanda de l'époque.Cette diplomate Ð décrite comme une femme pour qui seul le golf a de l'importance Ð aurait, selon certains témoignages, camouflé le meurtre du missionnaire québécois François Cardinal, en 1992.À l'époque, les autorités canadiennes, soucieuses de ne pas faire de vagues, ont adopté les mêmes conclusions dans cette affaire que le gouvernement rwandais.soupçonné d'être à l'origine du meurtre.Version officielle : le prêtre François Cardinal a été tué par des petits voleurs.« Il dérangeait parce qu'il organisait des coopératives, logeait des réfugié tutsis et s'élevait contre la petite mafia présidentielle, dit le reporter.On a totalement camouflé cette histoire! » Rien de fictif, non plus, dans l'horreur, les machettes, le sang, l'inconcevable carnage.Mais Gil Courtemanche s'est gardé de sombrer dans les préjugés occidentaux envers une « Afrique sauvage et primitive ».Celui qui a couvert les atrocités du Cambodge, du Liban et de l'Algérie croit plutôt qu'un assassin potentiel sommeille en tout être humain.Tout dépend des circonstances.Et du continent où se déroule le génocide.« Si les méthodes paraissaient aussi inhumaines, si les assassins tuaient avec une telle sauvagerie, ce n'est pas qu'ils agissaient dans l'improvisation et le délire, c'est tout simplement qu'ils étaient trop pauvres pour construire des chambres à gaz », écrit-il.Un g é n o c i d e « sale », donc, parce que perpétré par un gouvernement qui n'avait pas les moyens de faire disparaître les corps.Des mois plus tard, on en retrouvait encore des milliers, flottant sur la rivière Kagera : par les flots, on avait voulu renvoyer les Tutsis d'où ils venaient, en Afrique du Nord.Cette idée abominable, l'extrémiste hutu Léon Mugesera l'avait déjà avancée, en 1992, dans un discours haineux.« C'était loin d'être une image, dit Courtemanche.J'étais à Kigali à l'époque, et je me souviens de la panique que le discours avait provoquée! » Depuis, la vie de Léon Mugesera a bien changé.Un long fleuve tranquille, débarrassé de toutes impuretés.Malgré deux ordonnances de renvoi prononcées contre lui, il continue à se la couler douce.À Québec.UN DIMANCHE À LA PISCINE À KIGALI Gil Courtemanche Éditions Boréal, 284 pages.STÉPHANIE BÉRUBÉ IL Y A DIX JOURS, le commun des mortels avait encore accès au numéro de téléphone de Gao Xingjian.On n'avait qu'à contacter l'opératrice française et elle le donnait avec plaisir.En fin d'aprèsmidi, le 12 octobre dernier, France Télécom a retiré le numéro des listes publiques.En trois heures, il y avait eu un nombre effarant de demandes.Des gens de partout voulaient avoir des commentaires de M.Gao : l'homme venait de gagner le prix Nobel de littérature.Dix jours ont passé durant lesquels la vie de l'auteur chinois, qui est installé en France depuis une dizaine d'années, a basculé.Le Prix Nobel de littérature a goûté à une popularité aussi vive qu'imprévue.Mais il n'y a pas que sa vie à lui qui soit différente depuis plus d'une semaine.Parlez-en à Jean Viard qui dirige les Éditions de l'Aube, celui qui a pris le risque d'éditer cet auteur chinois totalement inconnu il y a quelques années.« Depuis une semaine, c'est le délire, dit Viard, joint en Provence plus tôt cette semaine.Pour nous, c'est une consécration.» La petite maison d'édition a publié environ 600 titres depuis sa fondation, il y a 13 ans, et c'est la première fois que l'un de ses auteurs est invité chez Pivot.Viard n'en est pas peu fier.Depuis l'attribution du Nobel, les Éditions de l'Aube ont vendu plus de livres de Gao Xingjian que la totalité vendue auparavant.L'auteur d'origine chinoise a quatre romans à l'Aube, dont La Montagne de l'âme et Le Livre d'un homme seul, ses livres les plus populaires.Populaires ?Pour les quatre titres de Gao réunis, l'Aube avait vendu seulement 23 000 exemplaires.« Il commençait à avoir une notoriété », explique l'éditeur, précisant que les trois quarts des ventes se sont faites cette année puisqu'on a édité quelques- unes des oeuvres de Gao en format de poche, donc à un coût beaucoup moins élevé pour le lecteur.Une semaine après l'annonce du Nobel, 25 000 autres exemplaires se sont soudainement envolés.Jean Viard croit qu'il en aura vendu 50 000 avant demain soir.À Montréal, il ne faut pas chercher des oeuvres de Gao Xingjian : il n'y en a plus nulle part.À moins qu'une petite librairie n'ait un vieil exemplaire oublié au fond d'une tablette.La plupart des libraires attendent l'arrivage de France.Les Éditions de l'Aube ont envoyé quelque 1000 bouquins jeudi qui devraient arriver ici dans deux semaines, selon M.Viard.L'éditeur pense toutefois que le distributeur en a commandé trop peu.Outre la France et les pays francophones, Gao Xingjian vend beaucoup à Taiwan.Évidemment.L'auteur a écrit sur son pays d'origine.Il est un dissident banni de la Chine continentale qu'il a quittée peu après le massacre de la place Tiananmen.Pas étonnant que Taiwan adore et que Pékin condamne.Après l'annonce de l'attribution du prix Nobel à Gao, les autorités communistes ne se sont pas gênées pour dénoncer le choix du jury.Gao a vécu la Révolution culturelle et les travaux forcés en campagne.Son père et sa mère aussi.Eux n'y ont pas survécu.Des quotidiens français ont dit que le Nobel représentait une revanche pour Gao Xingjian.Jean Viard doute toutefois que l'écrivain considère son prix ainsi.« Je ne suis pas sûr qu'il le vive comme ça, dit-il.Gao ne veut pas être dans une logique d'exil négatif.Il n'est pas dans la position du dissident qui attend de retourner dans son pays d'origine.D'ailleurs, son prochain roman se déroule en France.» Les deux éditeurs associés de la petite compagnie provençale, Jean Viard et sa complice Marion Hennebert, sont très lucides.Ils savent que plusieurs concurrents feront les yeux doux à Gao Xingjian dorénavant.Viard raconte d'ailleurs que monsieur Gallimard lui-même est allé faire un brin de causette « très empressée » à l'auteur à la Foire du livre de Francfort, où ils se trouvaient tous les deux la semaine dernière.« Peut-être se souvient-il qu'il y a quelques années, il avait refusé de l'éditer! » ajoute M.Viard qui raconte aujourd'hui avec fierté que Gallimard et Actes Sud ont tous les deux refusé le manuscrit de Gao lorsqu'il se cherchait une maison d'édition en France.Lui avait pris tout un risque.« Moi, j'ai hypothéqué ma maison pour publier Gao! » Cela dit, Viard n'a pas été surpris outre mesure par ce Nobel.« On savait depuis quelques années que le Nobel cherchait un écrivain chinois », explique l'éditeur qui croit que les membres du jury préféraient sans doute couronner un contestataire du régime communiste.Gao était donc « nobélisable », mais la consécration est venue beaucoup plus vite que prévu.M.Viard pense bien pouvoir enfin payer ses dettes pour un bon bout de temps.Gil Courtemanche, qui exerce son métier de journaliste depuis 40 ans, a choisi la voie du roman pour dénoncer le génocide perpétré au Rwanda.Photothèque La Presse, AP Depuis qu'il a été choisi pour recevoir le prix Nobel de littérature, des gens de partout veulent connaître les commentaires de l'écrivain Gao Xingjian.FLASH LIVRES Nouvel arrivage LES PREMIÈRES Pinardises, rééditées dix-huit fois, occupent une place depuis 307 semaines au palmarès des librairies du groupe Renaud- Bray, seul palmarès du livre qui existe au Québec.Dix-huit fois 5000 exemplaires, cela donne quelque 90 000 livres vendus.Viennent d'arriver sur les tablettes Encore des Pinardises, du même Daniel Pinard qui conserve le ton enjoué et un peu délinquant du premier ouvrage et de l'émission qu'il anime sur Télé- Québec chaque semaine, Les Pieds dans les plats.Un autre livre de M.Pinard sortira bientôt aux éditions Trois-Pistoles.Il s'agit de la transcription des entretiens qu'avait eus l'animateur avec son grand ami Jean-Louis Millette pour la radio culturelle de Radio-Canada.Cela s'intitule Jean-Louis Millette, portrait d'un grand comédien et cela se lit en imaginant les voix.Jocelyne Lepage Les polars se suivent mais ne se ressemblent pas collaboration spéciale «On n'empêchera personne de produire du pseudo-polar, de l'antipolar, du polar qui s'ignore, du polart, ou même du ralop, du raplor ou de l'oplar, si une telle chose existe ! Mais que l'on ne s'étonne pas si ces curieux hybrides n'obtiennent pas la faveur populaire.« Il se peut fort bien que la critique institutionnelle s'égosille (le temps d'une fin de semaine, avant de passer au génie suivant !) sur l'écriture originale et la formule brillante de cette nouvelle émule de Duras, ou sur le paradigme subversif de ce néo-Aquin postquelque chose, et autre Derrida déridant du roman noir ou du thriller ! On n'aura tout de même pas la naïveté de croire que les milliers de lecteurs qui fréquentent les salons du livre vont tous acheter ce « nouveau chefd'oeuvre impérissable que toute la Montérégie attendait ! » Pardonnez-moi la longue entrée en matière.J'ai tiré ces lignes de l'éclairante préface du récent ouvrage de Norbert Spehner, Le Roman policier en Amérique française (Alire).Dans ce plaidoyer en faveur de l'émergence d'une littérature québécoise noire (et non pas nègre, on s'entend) qui s'assumerait pleinement, Spehner fustige gentiment ces auteurs qui empruntent les codes du genre dans on-ne-sait-plus quelle visée esthétisante.mais négligent ce qui assure au polar sa popularité : le plaisir du récit.En somme, l'essayiste ne conteste pas à ces « polars-prétextes » leur droit de cité ; il souhaiterait juste ne les pas voir indûment couronnés comme des oeuvres destinées à révolutionner le roman policier.Ce qui m'amène à Still.Tirs groupés de Pierre Ouellet, que l'éditeur présente comme un polar situé dans l'univers glauque des snuff-movies Ð vous savez, ces films présentant des assassinats en direct vendus à prix fort aux amateurs de sensations fortes, auxquels Pierre Billon avait consacré un thriller diablement efficace (Un bâillement du Diable, Stock 1998).Reprenant la manière instaurée par Poe dans les récits fondateurs du genre puis popularisée par Conan Doyle, Ouellet confie à un proche de l'enquêteur la tâche de raconter ses aventures.Devenu amnésique après avoir reçu une balle dans la tête, Chester Head enquête sur son propre passé et sur les circonstances qui ont mené à la tentative de meurtre dont il a été la cible.Le thème n'est pas neuf, mais Ouellet réussit à éviter bien des clichés, en partie parce que l'enquête ne semble pas l'intéresser outre mesure.Cela dit, tous les ingrédients y sont : les décors de série noire peuplés de vamps qui vous promettent la mort avec un sourire, de sinistres individus qui vous trancheraient volontiers la gorge, et tous ces faux-jetons, fausses pistes, fausses identités, etc.On devine que l'intérêt de Ouellet se situe manifestement ailleurs.Dans ces phrases vertigineuses qui s'enchaînent avec une fébrilité contagieuse et évoquent les meilleurs moments d'Aquin, on admire ce lyrisme véritablement noir (« fort comme le café », selon le prière d'insérer) et on retrouve les préoccupations présentes dans l'oeuvre poétique de l'auteur : le rapport au corps, la confrontation avec le temps et l'histoire, la conscience de sa propre finitude.Tout cela est développé en contrepoint, voire en faisant abstraction du suspense, de l'intrigue, de l'émotion.Si bien que, lecture digérée, je reste perplexe.L'amateur de littérature en moi a refermé le livre soufflé par la brillance du style, son caractère quasi incantatoire.L'amateur de polar, quant à lui, en ressort un brin déçu, avec la sensation de s'être fait flouer.Francine Allard n'avait peut-être pas plus que Pierre Ouellet l'intention d'écrire un vrai polar en amorçant la rédaction de Les Mains si blanches de Pye Chang : les premières pages du roman Ð qui regorgent de considérations, souvent justes, sur la vie à Bouquinville Ð pouvaient même laisser craindre qu'elle désirait juste régler des comptes avec le « milieu » littéraire qui n'a souvent rien à envier à celui des mafieux.Auteur québécois de polars (donc méconnu), son héros Sylvain Dupont doit, comme beaucoup de ses collègues, pratiquer un autre métier pour vivre.Que voulez-vous, ses livres n'étant ni populaires ni célébrés par l'institution (« parce que je ne paraissais pas souffreteux comme Gilles Archambault », selon ses propres mots), Sylvain doit tenir une confiserie rue Saint-Denis pour joindre les deux bouts.Baby-boomer névrosé (excusez le pléonasme !), Sylvain espère néanmoins recevoir les honneurs qui reviennent aux artistes maudits : en attendant, il navigue sur le fleuve tranquille de son existence entre les séances chez son psy, son contentieux oedipéen avec le paternel, ses angoisses de créateur frustré et son désir problématique de Louise, son amie éditrice et lesbienne.Jusqu'au jour où Mme Chang, sa vieille cliente chinoise, lui propose la main de sa fille et entreprend de faire en sorte qu'il l'accepte quel qu'en soit le prix.Du coup, sa vie bascule dans un cauchemar digne des thrillers qu'il aurait voulu écrire.Écrit sans prétention autre que celle d'amuser mais avec un vivifiant sens de l'autodérision, le roman de Francine Allard ne comporte pas de prouesses stylistiques aussi éblouissantes que celles d'un Ouellet.Tout modeste qu'il soit, il se laisse lire aussi aisément.qu'un polar justement, et offre un portrait plus vrai que nature du centre-ville de Montréal, avec ses ethniques, ses sans-abri et sa banalité sympathique.Et si, comble du paradoxe, le dénouement un peu expéditif surprend, j'en ressors néanmoins charmé.H H H 1¤2 STILL.TIRS GROUPÉS Pierre Ouellet, L'instant même, 122 pages.H H H LES MAINS SI BLANCHES DE PYE CHANG Francine Allard, Triptyque, 156 pages.stanpean@hotmail.com 7LP0301B1022 B-3 dimanche - livr 7LP0301B1022 ZALLCALL 67 01:53:06 10/22/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 O C T O B R E 2 0 0 0 B 3 ENTREVUE LITTÉRATURE DU VOISIN 'Lhorreur et la beauté Québec Love DAVID HOMEL collaboration spéciale Le nouveau livre de Taras Grescoe, Sacré Blues, est un chant d'amour pour notre culture québécoise, mais cet amour est loin d'être aveugle.Le voyage de Grescoe dans le Québec culturel est imprégné d'une rare intelligence et d'une réelle sympathie, ce qui est pas mal étonnant, surtout que le jeune voyageur Ð il n'a que trente-trois ans Ð vient d'ailleurs.Né à Toronto, élevé à Vancouver, Grescoe a trouvé une société à sa mesure ici.Il est romantique, oui, amoureux, ça aussi, mais il n'a pas peur de critiquer non plus.Sacré Blues : An Unsentimental Journey through Québec fait parler de lui autant dans la presse française qu'anglaise, bien qu'il soit rédigé en anglais.L'enthousiasme n'a rien de surprenant.Au Québec, il y a longtemps que l'on a perdu l'habitude de lire un point de vue sobre et rationnel chez les journalistes politiques du Canada anglais.À Saturday Night, par exemple, revue influente publiée à Toronto et lue partout au Canada, je proposais périodiquement des articles sur notre province, sans jamais être récompensé ne serait- ce que par un maigre accusé de réception.Saturday Night se contente de son journaliste qui commente le Québec, Mordecai Richler, l'excellent romancier qui semble perdre son sens de l'humour dès qu'il parle de nous.Donc, Grescoe, bouffée d'air frais.Mais critique, aussi.Il ne nous fait pas de love-in comme l'ex-correspondant à Montréal du Globe & Mail, Ray Conlogue, qui nous aimait à en perdre la raison, et l'objectivité, qui nous aimait tellement fort que son journal lui a ordonné de rentrer à Toronto.Grescoe, étant à la pige, n'aura pas ce problème.Ce qu'il nous offre ici, c'est un portrait global, et il n'oublie pas de nous rappeler nos moments les moins glorieux.Notre conduite pendant la crise d'Oka et Ð comportement encore plus honni par Grescoe Ð notre américanophilie (et notre désir vengeur de voter contre la volonté de l'Ontario) qui nous a poussés à voter pour Mulroney en 1988, nous livrant à l'Accord de libre-échange avec les États-Unis.Il y a une chaleur et une joie de vivre qui émanent du livre de Taras Grescoe.En lisant le premier chapitre, dans lequel il fait le portrait de nos joyeuses contradictions, notre amour fervent pour les vices tels la cigarette et la boisson, j'étais franchement fier de vivre ici, mais ma fierté était mitigée par une peur.Si tout le monde lisait ce livre et décidait de déménager ici ?Une autre question m'inquiétait : celle du marché.Qui lira ce livre en anglais ?Est-ce que les Canadiens anglais en dehors du Québec souffrent de fatigue culturelle et politique par rapport au Québec ?Est-ce qu'ils en ont assez de nous ?Est-ce qu'ils ne lisent que les articles mettant en scène les horreurs de la vie quotidienne ici ?Et les Anglo-Québécois, pensent-ils déjà tout savoir sur leur province ?La réception à long terme faite au livre de Grescoe en dira beaucoup sur les relations culturelles dans ce pays.Je suis content de pouvoir vous rapporter que Sacré Blues s'affiche déjà sur la liste des meilleurs vendeurs au journal The Gazette.Peut-être y a-t-il de l'espoir ?Grescoe est surtout journaliste, et sa mission, c'est de passer un contenu, de l'information.Dans le chapitre « Q is for Qulture » (il adore les jeux de mots, comme tout bon Québécois vacciné par Réjean Ducharme), il présente tout ce qui nous rend distinct comme société, de la poutine jusqu'à Robert Lepage.Si vous pensez tout savoir sur le Québec culturel et historique, je vous promets que vous ajouterez à vos connaissances grâce à ce livre (vite Ð c'était qui, l'Abraham des célèbres Plaines ?).Grescoe ne reste pas à l'intérieur de nos frontières ; il se rend jusqu'en Floride pour rencontrer les Floribécois (bon Dieu, quel néologisme laid, mais juste !) qui ont trouvé leur paradis sous le soleil américain.Et il se retrouve à Paris, où il s'entretient avec Louis-Bernard Robitaille, que l'on peut lire dans La Presse.Si le Québec est une invitation au voyage pour Grescoe, il voyage aussi en fauteuil, dans son salon, devant le téléviseur.« Si vous ne regardez pas la télé, vous ne comprendrez jamais le Québec », prétend-il.(S'il a raison, je suis foutu, car je passe plus de temps avec les livres que devant le petit écran.) Son analyse de la culture télévisuelle est brillante, surtout lorsqu'il se penche sur le phénomène de la création de l'identité collective par le feuilleton télévisé.Jeune comme il est, Grescoe est parfaitement positionné pour comprendre le pouvoir des médias visuels.Et il a même « survécu » Ð le mot est de lui Ð à une rencontre avec Louise Cousineau, notre journaliste télé ! Malgré son amour du Québec, Grescoe reste un vrai Canadien : il se méfie des États- Unis, il craint la domination culturelle de notre voisin.Son message à l'intention du ROC (rest of Canada) en est un de tolérance et d'ouverture d'esprit envers nous.Mais le message va dans les deux sens.Aux Québécois, il conseille de protéger leur identité, non pas contre les méchants Anglais d'ailleurs au Canada qui ne représentent aucune menace à son avis, mais contre la globalisation.C'est-à-dire, l'américanisation.Sommes- nous prêts à relever son défi ?CHANTAL GUY collaboration spéciale « Je crois que ce qui ressort autant que l'horreur de mon livre, c'est le courage et la beauté.La beauté des êtres mais aussi la beauté des lieux dévastés.« Pour moi, dans l'écriture, il y a une façon de recréer un monde qui a été détruit.C'est ma façon à moi de reconstruire sur les ruines, mais à partir des ruines, grâce à l'acte créateur de l'écriture et grâce à la beauté des choses, des paysages et des êtres aussi.» Madeleine Gagnon se tait.Attend une autre question.Nous sommes seules au Bodéga Café de l'avenue du Parc, où le silence n'est brisé que par la voix douce et grave de l'écrivaine.On sent, derrière son regard, qu'elle porte encore en elle les paroles et les visages des femmes et des hommes rencontrés pendant l'écriture de son livre Les Femmes et la guerre publié récemment chez VLB.Les femmes de la Macédoine, du Kosovo, de la Bosnie, d'Israël et de la Palestine, du Liban, du Pakistan et du Sri Lanka trouvent une voix commune sous la plume de Madeleine Gagnon, qui a séjourné dans chacun de ces pays.Elle et sa collègue journaliste à la radio de Radio-Canada, Monique Durand, ont un matin d'octobre discuté des événements importants du XXe siècle pour finalement aboutir à ces deux mots : FEMMES et GUERRE ?La discussion est devenue un projet (de livre et de documentaires radio), le projet est devenu réalité et cette réalité est entrée en littérature.Les Femmes et la guerre de Madeleine Gagnon, ce n'est pas une exception, un à-côté dans l'oeuvre de cette écrivaine et poète ; elle y a mis la même ardeur créatrice que dans ses romans.Elle a été elle-même, là où elle ne pouvait pas se tromper.Et ce très beau livre, exceptionnel même, atteint une magie semblable à celle, par exemple, du documentaire Nuit et brouillard d'Alain Resnais sur l'Holocauste.Là où seul l'art semble atteindre l'essence même de la tragédie, ce que le journalisme, la sociologie ou la philosophie ne peuvent faire comprendre, malgré l'évidence des faits.Car, pendant toute la lecture de cet ouvrage, le lecteur est aux prises avec de paradoxales émotions ; quelle est donc cette impression de beauté à la lecture d'histoires aussi révoltantes, cette détresse et cet enchantement ?À cette question, Madeleine Gagnon sourit.« La meilleure réponse, la plus simple, que je pourrais donner, c'est que l'écriture transforme l'événement en expérience.Ça le transforme en expérience d'humanité, par l'acte créateur.Je n'ai pas voulu avoir une objectivité journalistique.Je ne me suis pas dit « je ne ferai pas un livre journalistique ».Je n'ai pas eu à me dire ça, puisque je ne suis pas journaliste.Moi, je suis écrivaine.Alors, je savais en partant que ce ne serait ni un livre de sociologie ni un livre de journalisme.Ça ne m'intéressait pas de faire autrement que ce que j'ai toujours fait, de traiter de sujet à sujet, et c'est ça, à mon avis, la différence avec l'écriture journalistique au sens classique.» Les guerres décrites dans le livre de Madeleine Gagnon se déroulent sur des territoires différents mais au fond, se ressemblent toutes et ne parviennent jamais à faire oublier cette autre guerre, celle qui, selon l'auteure, dure depuis si longtemps, celle qui n'a connu aucun armistice, aucun couvre-feu malgré les traités de paix et les reconstructions : la guerre larvée et constante menée contre les femmes, contre leur corps et contre leur esprit, par le viol, par la domination masculine père-frères-mari-fils, par le port obligatoire du tchador, par l'interdiction de travailler, d'aller à l'école, de se promener seule.Une guerre excusée par la religion ou la culture.« Je trouve que c'est de la lâcheté d'excuser les pratiques aliénantes que l'on fait subir aux femmes dans d'autres pays.Les femmes que j'ai rencontrées veulent que ça change et dans ce livre, je leur dit que je suis solidaire d'elles, que je comprends qu'elles veuillent libérer leur esprit et leur corps.J'ai le droit de le dire, soutient fermement Madeleine Gagnon.La femme de l'Afghanistan qui souffre, elle est aussi proche de moi qu'une femme de Laval ou de Longueuil.On lutte contre la mondialisation du profit et de la richesse entre les mains des mêmes, mais je crois qu'on doit entrer dans la mondialisation aussi, mais y entrer autrement.Entrer avec une solidarité qui est outre frontières, qui n'est pas limitée à sa petite ethnie.» Madeleine Gagnon n'est pas découragée, en fait, elle est pleine d'espoir.Elle écrit dans Les Femmes et la guerre: « Nous sommes des utopistes, sinon, nous ne serions pas ici, n'aurions pas entrepris ce voyage, n'aurions pas prêté nos oreilles et nos yeux à tant de calamités, n'aurions pas imaginé que l'encre et le papier ou la voix sur les ondes eussent pu donner quelques gouttes alluviales au grand fleuve Liberté, serions restées chez nous dans le bonheur douillet et ronronnant.» Elle croit en la réconciliation des sexes, la seule issue possible, parle des hommes qui luttent auprès des femmes contre tous les intégrismes (économiques, religieux, philosophiques, politiques), rappellent que ce sont les femmes qui élèvent des guerriers.« Nous ne sommes pas innocentes.Il pleut en nous des fureurs sous la cendre », écrit-elle.Malgré tout, ce sont les femmes qui, dans les pays en guerre, veulent la guérison.« Il n'y a pas que des solutions politiques, dit-elle.Comme disait la psychanalyste Liliane Ghazaly que j'ai rencontrée au Liban, on est plus concernés par la reconstruction des pierres que par la reconstruction des âmes.Dans tous les pays que j'ai visités, il n'existe pas de thérapies de la parole et on en voit les séquelles.Mais lorsque ces services sont offerts par quelques ONG, ce sont les femmes et les enfants qui les utilisent.Les hommes ne veulent pas, si bien que dans tous les pays, on nous a dit que la guérison des conflits va venir des femmes.Selon Madeleine Gagnon, pour comprendre et garder espoir, nous n'avons qu'à penser à la Révolution tranquille au Québec qui a permis de donner, en l'espace d'une génération, la liberté aux femmes.Il ne reste maintenant qu'à obtenir l'égalité dans les pouvoirs et elle croit que c'est ce qui fera la différence.« Peut-être que s'il y avait des femmes dans les sommets israélo-palestiniens, la paix se conclurait plus vite au Proche-Orient, croit-elle.Les femmes n'ont pas fait partie du pouvoir pendant des siècles, elles n'ont pas dominé le monde, sauf exception.Elles ont autre chose à dire, parce qu'elles viennent de l'ombre, de la marge.» Les Femmes et la guerre aurait dû prendre le même chemin que la Marche des femmes aux Nations unies à New York.En attendant, il sera édité en France chez Fayard, pour janvier.H H H H LES FEMMES ET LA GUERRE Madeleine Gagnon VLB Éditeur, 306 pages.La série radiophonique est diffusée à 13h, le dimanche, à l'émission Des idées plein la tête sur les ondes de la chaîne culturelle de Radio-Canada.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © La romancière et poète Madeleine Gagnon a mis la même ardeur créatrice dans Les Femmes et la guerre que dans toute son oeuvre jusqu'ici.même si le sujet de ce plus récent livre n'a rien de romanesque.Les femmes de la Macédoine, du Kosovo, de la Bosnie, d'Israël et de la Palestine, du Liban, du Pakistan et du Sri Lanka trouvent une voix commune sous la plume de Madeleine Gagnon, qui a séjourné dans chacun de ces pays.FLASH LIVRES Françoise Faucher ici tout près FORMÉE À PARIS dans les années quarante, Françoise Faucher, « notre » grande dame du théâtre, a toujours le trac.Après cinquante ans de carrière.Après avoir joué du Claudel, du Pirandello, du Montherlant, du Ibsen, du Duras, du Racine, du Beckett., après s'être glissée dans la peau de Jeanne d'Arc, d'Aliénor d'Aquitaine, de Sarah Bernhardt, même dans celle de Prospero (un homme!) dans La Tempête de Shakespeare Ð et la liste demeure bien en deça Ð, après toutes ces incarnations, donc, cette comédienne au jeu méticuleux se sent d'abord humaine.Sa biographie, en librairie depuis quelques jours, en témoigne avec une attention dévouée.Signé conjointement par le réalisateur et metteur en scène Jean Faucher, monsieur son mari, et Anne-Marie Villeneuve, qui a rédigé un mémoire de maîtrise ayant pour étude de cas la carrière de l'actrice, cet ouvrage un peu scolaire, un peu bon enfant, brosse tout de même un portrait attachant de Françoise Faucher.De sa profondeur et de ses visées.De ses expériences à la barre de la mise en scène, aussi.Le tout émaillé de bribes et de récits des milieux québécois théâtral et télévisuel depuis les années cinquante jusqu'à nos jours.Jennifer Couëlle H H H FRANÇOISE FAUCHER Anne-Marie Villeneuve et Jean Faucher Éditions Québec Amérique, 2000, 379 pages.FILLER001 Ad is 5880 Decipts Narrower Than Space Tolerance is 120 Ad is 410 Decipts Shallower Than Space Tolerance is 120 690, rue Sherbrooke Ouest, Montr.al M.tro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca Une exposition multim.dia qui vous fera voyager dans le temps.Le Mc Cord vous raconte toute une histoire ! finsdesiècle@mccord FILL6 FILL06 Ad is 5880 Decipts Narrower T 7LP0401B1022 B-4 dimanche - livr 7LP0401B1022 ZALLCALL 67 01:53:16 10/22/00 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 OCTOBRE 2000 POLITIQUE ROMAN Des débats télévisés à haut risque 'Lhomme dans tous ses états (ou presque) NEKO LIKONGO collaboration spéciale Chicago, le 26 septembre 1960, 22h30.Le premier débat présidentiel télévisé de l'histoire vient de se terminer.Pendant une heure, quelque 70 millions de téléspectateurs américains ont pu voir le candidat démocrate John F.Kennedy et son opposant républicain Richard Nixon débattre des questions d'actualité de l'époque : le communisme et la sécurité nationale ; les subventions fédérales aux fermiers ; l'expérience politique des deux prétendants à la Maison-Blanche.Mais, ce soir-là, ce qui a davantage frappé l'auditoire, au-delà du contenu intellectuel du débat, aura été la différence de charisme entre les deux orateurs.En effet, le face-à-face opposait un sénateur projetant l'image d'un jeune homme brillant, calme et sûr de lui, à un vice-président paraissant tendu et affichant une mine de déterré.Si les experts ne s'entendent pas sur l'importance du rôle joué par l'effet télégénique de Kennedy dans sa victoire lors de l'élection de 1960, la plupart d'entre eux s'accordent cependant pour dire que cette seule petite heure d'antenne lui aura permis de prendre place parmi les plus grands orateurs de l'histoire politique des États-Unis.Quant à Nixon, il admettra s'être mal préparé pour cette confrontation.Alan Schroeder, professeur de journalisme à l'Université Northeastern de Boston, estime que Kennedy a remporté ce débat parce qu'il avait compris la règle fondamentale en la matière : les débats présidentiels sont devenus des shows télévisés qui ne sont pas gouvernés par les lois de la rhétorique ou de la politique mais plutôt par celles de leur média.Les meilleurs orateurs sont donc ceux qui reflètent les valeurs et les concepts véhiculés par la télé : l'apparence, le vedettariat, le sens du spectacle et celui de la compétition.C'est sur la base de ces principes que M.Schroeder vient de publier Presidential Debates, un livre qui relate de manière captivante l'histoire des 18 débats présidentiels et cinq débats vice-présidentiels qui ont eu lieu aux États-Unis depuis 1960.Le lecteur est invité à découvrir, dans les moindres détails, le processus de préparation et de production des débats télévisés.L'auteur, ancien journaliste, a effectué une recherche exhaustive qui lui aura notamment permis de recueillir de nombreux commentaires instructifs de la part de conseillers politiques haut placés.Les remarques de ces derniers sont révélatrices car elles permettent de réaliser à quel point les candidats exercent une mainmise presque absolue sur la réalisation des face-à-face télévisés.Le nombre des débats, leur calendrier, leur format, le choix du modérateur, les déplacements sur la scène, les dimensions de celle-ci, la couleur de la salle, la hauteur des pupitres, la température ambiante : tout est fixé par les stratèges des candidats au terme de longs pourparlers.Les résultats de cette négociation sans merci figurent par écrit dans un document quasi légal appelé Memorandum of Understandings.La présence d'un tel accord n'exclut toutefois pas les coups sournois.C'est ainsi qu'en 1996, à Hartford, lors du premier débat entre le président démocrate Bill Clinton et le prétendant républicain Bob Dole, les hommes de main de ce dernier ont réussi à placer bien en vue dans l'audience un dénommé Billy Dale, un ancien employé de la Maison-Blanche qui avait été congédié par l'administration Clinton.Le but visé était de déconcentrer le président lorsqu'il prendrait la parole.Malheureusement pour le camp Dole, Clinton n'avait jamais rencontré Billy Dale et ne pouvait donc pas le reconnaître.De telles manigances peuvent même céder la place à des manoeuvres carrément frauduleuses.Ainsi, le FBI mène présentement une enquête sur le vol d'une vidéocassette qui renfermerait des informations confidentielles sur la stratégie du candidat républicain George W.Bush lors des débats.Des cas comme celui-ci seraient- ils courants ?Pas selon M.Schroeder.« Cette histoire de cassette vidéo est un précédent, dit-il, joint au téléphone à Boston.C'est vrai que je n'aborde pas le thème de la fraude dans mon livre, mais à ma connaissance il n'y pas eu d'autres cas semblables, sauf peut-être en 1980.À l'époque, le camp Reagan avait été accusé d'avoir eu en sa possession des notes de briefing appartenant aux démocrates.Mais, comme ces notes ne renfermaient pas d'informations importantes, l'affaire n'a pas eu de suite.» Presidential Debates, qui se lit comme un roman, évalue également les prestations de tous les orateurs ayant pris part aux débats télévisés.Outre John F.Kennedy, Ronald Reagan et le « télévangéliste » Bill Clinton figurent parmi les premiers de classe.Dans la catégorie « performances à oublier », soulignons celle de James Stockdale, le colistier de Ross Perot en 1992.Lors du débat vice-présidentiel l'opposant à Al Gore et Dan Quayle, Stockdale s'exclama d'entrée de jeu : « Qui suis-je ?Pourquoi suis-je ici?» Visiblement mal préparé et complètement dépassé par les événements, il médusa de nouveau l'auditoire en répondant: « Je suis à court de munitions » à une question qui lui était posée.Comme quoi, même si la substance n'est pas l'élément fondamental qui permet aux orateurs de remporter les débats, un minimum est toutefois requis.Et que pense Alan Schroeder de la prestation d'Al Gore et de George W.Bush lors des débats de cette année ?« À mon avis, dit-il à La Presse, le premier débat s'est soldé par un match nul, le second a été remporté par Bush et le troisième par Gore.Les deux candidats ont offert de bonnes performances mais aucun n'a réussi à se démarquer sérieusement.La perception du public demeure donc sensiblement la même qu'il y a deux semaines : Al Gore est un vice-président compétent mais qui éprouve de la difficulté à établir une relation chaleureuse avec l'électorat ; George W.Bush est un politicien plus sympathique certes, mais sa maîtrise des dossiers présente des lacunes.Il ne semble donc pas que les débats télévisés de cette campagne auront permis de sceller l'issue de l'élection du 7 novembre.» H H H H PRESIDENTIAL DEBATES: FORTY YEARS OF HIGH-RISK TV Alan Schroeder Columbia University Press New York, 280 pages JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale C'est une jeune femme nommée Camille.La voilà qui suit un homme, dont elle a pensé tout de suite : c'est lui.Elle le suit jusqu'à un immeuble où il habite, mais à quel étage ?Et quel est son nom ?Elle finira par le savoir : il s'appelle Abel, il est psychothérapeute.Il faudra lui demander un premier entretien pour le connaître mieux.Et plus tard.pourquoi pas ?Au cours de ce roman, les chapitres intitulés Seule avec lui nous permettront de savoir qui est Camille, qui est Abel, et quelle aura été leur relation.C'est un roman sur les hommes.Sur l'homme, à vrai dire, tel qu'il apparaît à une femme, à travers ses multiples avatars.Il y a dans ses pages des clones d'homme, pourtant chacun d'eux avec des qualités particulières, ou des défauts, avec des traits pas seulement de caractère mais aussi physiques, que cette femme, Camille, va nous décrire avec un feu inimitable : celui de l'amour.Et au diable la pudeur, souvent.C'est une femme qui aime, aucun doute, qui aime les hommes, et rien d'autre.Même pas elle, pas tellement.Donc, entre les chapitres intitulés Seule avec lui, elle nous présente c h a c u n d e s hommes de sa vie.L e m a r i , d'abord.Leur rencontre.La rencontre parfaite.On se marie huit jours après.Voilà le genre d'homme.Puis Le père.Le père de Camille est protestant.C'est sa particularité.Il y a des clones d'homme qui sont ainsi.Pourtant, il ne croit pas en Dieu.Voilà bien la contradiction masculine.Ce père est également équilibriste, un équilibriste du sexe.Il quitte sa maison à huit heures et demie, le soir, et cède la place à un certain André qui vient faire des choses avec sa femme.Tandis que lui, le père, fait de même chez la femme d'André.Vers minuit on rentre, chacun chez soi, bonsoir Pierre, bonsoir André.Eh oui.Il y a de tout au rayon hommes.Toute la ribambelle des familles défile.Le grandpère ingénieur, le grand-oncle qui avait trop fumé dans les cabinets, et alors il est mort (pense Camille).À mon avis à moi, cela valait mieux, parce que ce grand-oncle ne me paraissait pas net, net.Il y a Le premier amour.Comment Camille a utilisé la ruse ( Machiavel était bien un homme ?) pour reconquérir l'étudiant à la mobylette.Est-il dupe ?Est-il faible ?Bah, c'est un homme.Encore un.Et Le Chanteur italien ?Elle a entendu sa voix, elle en est « follement éprise ».On peut aimer chez un homme sa voix, et sa voix seule.La galerie de portraits est là, tout entière, bien alignés, décrits en quelques mots sensuels, charnels, amoureux.Il y a Le Médecin, Amal le marocain, et L'Écrivain , et L'Amant.On aura compris.Camille Laurens, qui est un écrivain remarquable, parce que l'on remarque chaque fois son originalité, a entrepris une description de l'homme en une bonne centaine de chapitres.Naturellement, le sujet n'en sera pas épuisé (si l'on peut se permettre).Mais fortement couvert.Et cette perverse Camille Laurens a placé en tête du livre ces vers de Claudel : J'ai les mains agréables.Vous savez très bien que vous ne trouverez pas ailleurs qu'avec moi La force qu'il vous faut et que je suis l'homme.Il y en a vraiment qui ne doutent de rien.H H H DANS CES BRAS-LÀ Camille Laurens Éditions P.O.L.Paris, 297 pages Camille Laurens Al Gore et George W.Bush ont offert de bonnes performances au cours des trois débats télévisés présentés récemment aux Américains, mais aucun n'a réussi à se démarquer sérieusement, estime Alan Schroeder, auteur d'un livre qui recense et analyse les grands débats tenus depuis 1960.NOUVELLES Les prophètes de Jean O'Neil RÉGINALD MARTEL COMME LE DIEU de la Bible, Jean O'Neil a ses prophètes.Même si ceux-ci n'ont pas la notoriété de ceux-là, on les écoute sans déplaisir.Ils parlent comme tout le monde, sans paraboles, satisfaits seulement de dire qui ils sont et ce pourquoi l'écrivain les a remarqués.Qu'ont en commun avec leurs célèbres homonymes ces Élie, Ézéchiel et autres Jérémie ?Pas la peine d'aller voir.Faisons confiance à M.O'Neil, qui s'y connaît en textes anciens, inspirés ou non, et qui, lui, s'inspire une fois encore de ces personnages rencontrés ici et là au cours de lentes pérégrinations et qui retiennent son attention, soit parce qu'ils ont une histoire hors du commun, soit parce qu'ils semblent presque à eux seuls résumer toute la sagesse et toute la folie d'un coin de pays.Isaïe, Jonas et les autres se ressemblent assez peu, sinon par le goût d'une certaine liberté, celle de ne répondre en rien aux attentes des autres ou même à celles de la raison.Pour dire la même chose autrement : ils ont quelque chose d'irlandais.Ainsi, quand le héros de la première nouvelle, Élie, descend de la montagne, ce n'est pas pour porter la bonne nouvelle, ni même la mauvaise.Les badauds pourtant n'attendent rien de moins, mais Élie a le genre silencieux, qui a ses avantages.Il peut ainsi entendre le Largo de Händel là où d'autres n'entendent que le vent ou rien du tout, en pleine nature.Voilà un bien modeste prophète, grandi seulement parce que la légende, dont il n'a que faire, s'est emparée de lui.Il est honnête homme seulement, ce qui est bien suffisant, et on lui sera reconnaissant de ne pas quitter les lecteurs avant le moment où il partage avec deux soeurs, vieilles filles ennemies qu'il a réconciliées, un déjeuner sur l'herbe (oui, elles sont vêtues).Il fera plus tard la révélation dont il est le héraut et on ferait bien d'y penser deux fois avant de se réjouir : « Il n'y aura pas de fin du monde! » Ce sont les circonstances, et non une mission, qui ont valu la célébrité à un autre prophète de M.O'Neil, Jonas.L'écrivain semble s'être inspiré d'un fait divers réel.Jonas a quitté son village pourri de la Gaspésie pour gagner sa vie comme débardeur au port de Montréal.Il s'endort dans un navire qui l'emporte et fait naufrage.Il est retrouvé sain et sauf loin du lieu de la tragédie.Il ne sait pas comment il a pu se réveiller dans l'île Bougainville et c'est d'ailleurs inexplicable.Tout le monde finit par oublier l'affaire, Jonas le premier, qui retourne dans son village d'origine, Cap-Chat, pour y vivre heureux jusqu'au bout de son âge en s'occupant « à mille choses, aussi bien dire à rien, sans trop se poser de questions ».Ce qui vaut mieux sans doute, suggère l'auteur, que de devenir ce que les autres voudraient que l'on devînt, surtout quand on n'en a pas la moindre envie.« Élie » est un conte merveilleux, « Jonas », une nouvelle réaliste.M.O'Neil trouve sans effort apparent le registre littéraire qui convient à chacune de ses histoires.Tantôt on croit lire un reportage de journaliste, tantôt un conte de conteur traditionnel.On l'a dit déjà, l'écrivain ressemble un peu au Jacques Ferron qui se faisait cartographe du pays habitable et habité.Ainsi, quand le hasard mène les personnages de Jean O'Neil depuis leur village ou leur quartier montréalais vers d'autres lieux, ils n'oublient ni ne perdent rien.On dirait même que l'espace de l'exil prend un peu la couleur et la saveur de celui qu'ils ont quitté.Dans le récit de ces migrations qui ne sont pas toujours tragiques, il n'y a rien qui tende à attester l'inconciliable opposition supposée entre ville et campagne, par exemple, ou mer et montagne.Il est intéressant de voir à quel point M.O'Neil, qui a en horreur tous les nationalismes et le québécois en particulier, est pétri de culture québécoise.Ses personnages en tout cas partagent une culture commune, qui transcende sans les anéantir leurs diverses origines ethniques et même les clivages sociaux.Le propos est plus littéraire que politique, certes, et on peut se contenter de la lecture au premier degré de ces histoires courtes ou longues, séparées par des poèmes sans prétention, qui d'un livre à l'autre finissent par constituer une des oeuvres les plus sympathiques de la littérature.canadienne- française.H H H LE LIVRE DES PROPHÈTES Jean O'Neil, Libre Expression, 160 pages regimartel@sympatico.ca 7LP0501B1022 b-5 dimanche - livr 7LP0501B1022 ZALLCALL 67 01:53:45 10/22/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 O C T O B R E 2 0 0 0 B 5 ENFANTS Préparez vos citrouilles! SONIA SARFATI Hier, il vous jurait qu'il allait se déguiser en Ash.Le chat, notait-il, lui servirait de Pikachou.Aujourd'hui, il ne jure que par les Digimons dont vous n'avez pas encore mémorisé le nom.Et demain, vous le sentez, Sangoku et les autres personnages de Dragonballs seront à la porte de son imagination.Bref, il n'a pas encore choisi son déguisement mais le sujet fait depuis un mois l'objet de toutes ses conversations Ð si on peut appeler ainsi ses longs monologues concernant des monstres que vous ne connaissez ni d'Ève ni d'Adam.Où est-il, l'heureux (et simple) temps des sorcières, loups-garous et fantômes de votre enfance ?! Dans les livres.Reste à les lui (re)présenter.Pour préparer la tournée.La recette est simple : une citrouille, un déguisement, des amis.Et l'Halloween est dans le sac Ð de bonbons.Pour l'appliquer, une merveille de livre qui ne paie pas de mine mais qui est une mine d'idées quand vient le temps d'afficher l'orange de saison : La Citrouille d'Halloween, qui présente des créations de Joost Elffers et de Saxton Freymann (Éd.Hors Collection).En plus de quelques recettes, de l'histoire et de la mythologie (oui, oui !) de la courge, ce bouquin présente les plus expressives têtes de citrouille.Elles sont effrayantes ou ont un air ahuri, elles sont grimaçantes ou complices.Au choix.À préférer à Halloween : le guide des idées, des recettes, des déguisements de Philippe Cahen (Éd.lpm).Plus général et peu illustré, il vise un public moins ferré en choses halloweenesques Ð « des centaines d'idées pour cette fête de plus en plus célébrée en France », indiquet- on en couverture.Nous n'en sommes plus là.Mais il est quand même intéressant de voir à quel point l'Halloween gagne en popularité dans l'Hexagone Ð comme en font foi les nombreux livres destinés au making-of de la célébration, publiés cette année et signés de noms à consonance française.Par exemple, Solar lance Halloween, pour réussir la fête de Marie- Laure Mantoux et Frédérique Crestin- Billet tandis que Fleurus y va avec Halloween des Ateliers ABC et Le Livre de la fête d'Isabelle Bochot Ð trois bouquins cartonnés où l'on propose des idées de déguisements, de maquillages, de décors, de recettes, de jeux, de décors de table.Toujours chez Fleurus, les quatre minces livres de la série « Fais ta fête! »: Les Sorcières, Les Pirates, Les Monstres et Les Clowns de Jean-Pierre et Violaine Lamérand.Il y a des idées là-dedans mais, dans le même genre, Maquillage en fête de Patricia Silver (Scholastic) donne dans un éclectisme alléchant : du petit chien à Frankenstein en passant par la sorcière, le lion et le clochard, les conseils sont pertinents et les étapes, faciles à suivre.Enfin, pour qui sait manier les fards et les ciseaux.Tout à fait vous, ça.Non ?.et faire patienter les enfants Il y a de la tradition dans toute fête.et il semble que certains auteurs veulent faire partie de celle de l'Halloween.C'est le cas de Lucie Papineau qui, l'an dernier à pareille date, avait lancé, pour les 4 ans et plus chez Dominique et compagnie, Pouah! Bébé-sorcière illustré par Steve Beshwaty et Gloups! Bébé-vampire illustré par Pascale Constantin.Deux incursions drolatiques au Pays Monstrueux.Eh bien, l'auteure remet ça avec Pouf! Bébé-fantôme illustré par Céline Malépart et Ouiin! Bébés loups-garous illustré par Alain Reno.Des albums carrés et colorés dans lesquels les parents du Pays Monstrueux accueillent leur nouveau rejeton.Des histoires rythmées où tout est permis (l'impertinence aussi, youppi !) et où le plaisir et la folie sont systématiquement au rendez-vous.Et puisque nous disions fantômes, l'ami Pouf n'est pas le seul à hanter les librairies : il a été rejoint par le héros du Biberon de Bébé Fantôme d'Alain Brion (kaléidoscope) et celui de Dis-moi Bouh! de Lynda Graham-Barber et Barbara Lehman (Scholastic), aux prises avec de graves soucis Ð le premier se fait piquer son lait par tous les monstres du coin et le second ne parvient pas à s'exprimer comme tout fantôme digne de ce nom.Des problèmes que comprendront les tout-petits.Ça tombe bien : ces minialbums leur sont destinés.Ah oui, nous disons aussi loupgarou ! Et, là également, une tradition pointe son museau dans le décor : Gallimard, qui avait amorcé l'an dernier sa collection « Mes premières découvertes Panique » avec Sorcilia petite sorcière, Osley petit squelette, Tom petit fantôme et Vladimir petit vampire, poursuit la ronde avec Lou petit loup-garou de Pierre-Marie Valat et Toupaille petit épouvantail de Donald Grant.Des récits destinés aux tout-petits.dont l'attention, en fait, sera retenue par les pages de plastique qui, en tournant, transforment un garçon en loup-garou et un hibou paisiblement perché en rapace menaçant.Côté squelette Ð puisqu'il y aurait un os dans un Halloween célébré sans ce personnage-là Ð voici Stef le squelette veut voler de Riske Lemmens (Autrement, dès 4 ans).Un magnifique album, aussi ludique qu'artistique où, comme l'indique le titre, Stef se prend pour un oiseau.Mais il n'a ni aile ni cape ni rien.Il se retrouvera donc le bec à l'eau Ð et voudra nager.Mais il n'a ni nageoire ni.Délicieux.Un coup de balai, maintenant, pour faire place aux sorcières.Il y a le retour de Mariclou dans Maléfice chez Mariclou de Dorothea Lachner et Christa Unzner (Nord-Sud, dès 4 ans), où la sympathique sorcière attire par inadvertance un pique-assiette qui ne veut pas décoller Ð ni de la poêle ni d'ailleurs.Et il y a l'arrivée du Chat de la sorcière de Marie- Nicole Marchand et Bruno St- Aubin (Raton Laveur, dès 4 ans), où deux minous s'aiment d'amour tendre envers et contre leur maître et leur maîtresse Ð respectivement magicien et sorcière de profession.Pour amateurs de monstres plus génériques, impossible de passer sous silence le superbe Jour des monstres de Christiane Duchesne illustré par Stéphane Jorish (Dominique et compagnie, dès 6 ans).Où, tant en mots qu'en images, grâce à deux grands artistes, l'Halloween prend une tout autre couleur.Un conte envoûtant qui invente à cette fête une origine si étonnante qu'on la voudrait vraie.Finalement, les êtres humains.Terribles créatures s'il en est.Quelques exemplaires particuliers sont présentés dans Une chauve-souris chez Germina de Violaine Fortin (illustré par Jean-Pierre Beaulieu, Éd.Michel Quintin, dès 7 ans), où une fillette se déguise en château hanté (!) pour se faire accompagner par son Ti-Pit, lui, métamorphosé en chauve- souris ; et dans Les Trois Bonbons de Monsieur Magnani de Louis Émond (illustré par Stéphane Poulin, Soulières éditeur, dès 7 ans), où un clown, une ballerine et un loup-garou d'un soir (lequel, donc ?) découvrent l'importance de la confiance en soi Ð tout ça grâce à quelques bonbons et à beaucoup de magie.Et à l'attention de ceux pour qui les frissons demeurent les bienvenus passé l'âge du trick or treat, notons la publication de Péchés mignons de Claude Bolduc (Vents d'Ouest, 14 ans et plus), des nouvelles où l'humour se mêle joyeusement à l'horreur ; et la réédition, dans l'exceptionnelle collection « Chefs-d'oeuvre universels » de Gallimard, du Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde (illustré par Tony Ross), fabuleux roman où la littérature épouse le fantastique.Que de plaisir en perspective, non ?Dire qu'il ne reste que neuf jours avant le grand jour.CURIOSITÉS Matante Mado ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale Où sont passés les gays « gais » ?Entre deux défilés et quatre pirouettes, s'en retourneraient- ils, chacun, à ses tourments intérieurs, à sa propre difficulté d'en être ?Depuis ce qu'il est convenu d'appeler « la sortie de Daniel Pinard», on ne parle plus affectueusement de « fifure », mais très sérieusement d'une « problématique homosexuelle ».Cela sonne infiniment vétuste et déprimant ; on est à des ères de la fameuse fierté.Et encore très, très loin de chez Mado.Mado La Motte, le clown arrangé en matante plus ou moins cheap, ou vice versa ; Mado, la Petrowski des vraies folles accomplies et dont on peut lire régulièrement les petits papiers roses dans Ici et dans Fugues, papiers pleins de sucs et d'humeurs que Les Intouchables viennent de coller ensemble dans un seul scrap-book.Tu vois ben qu'est folle! ne réconciliera pas les homophobes ordinaires et à casquette de chez Piment fort aux tapettes à paillettes du Centre- Sud.Le recueil ne sera pas non plus bien reçu par la gent gay sérieuse, intello et frustrée qui n'y verra probablement que vulgarité, mauvais goût, cliché et niaiserie.Cliché ?Niaiserie ?Mais Mado est justement la déesse du cliché ! Et la reine des niaiseries ! Les clichés, elle les connaît tous, les tourne, les prend, les fait siens et nous les retourne plus « fromageux » que jamais.C'est un art que de jongler ainsi avec les lieux communs et les quétaineries.Mado a une grande culture du stuc, du chromo, du toc et de la cochonnerie générale, culture qu'elle étale et défend comme une psychotronique affranchie.On conviendra avec le cinéaste John Water, qui, à l'école du trash, maîtrise assez bien la matière (voir les films Pink Flamingos, Polyester, Hairspray), que « pour comprendre le mauvais goût, il faut avoir un très bon goût ».Les chroniques de Mado sont autant d'hommages à l'insignifiance et au superficiel de la vie courante, tous rendus avec simplicité, affection et liberté.H H H TU VOIS BEN QU'EST FOLLE ! Mado La Motte Les Intouchables, 2000, 183 pages 7LP0601B1022 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B1022 ZALLCALL 67 01:55:09 10/22/00 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 22 OCTOBRE 2000 Dans le cadre d'un dossier sur le film Dancer in the Dark, sur Bjork et sur Lars von Trier, Le Nouvel Observateur a demande a une trentaine de personnalites du monde des arts quels sont les films qui leur ont arrache les larmes.Voici quelques reponses.NANCY HUSTON >>> Le film ou je n'ai pas arrete de pleurer, des premieres images aux dernieres, au point de ne pas meme voir le film, c'est Ponette, de Jacques Doillon.La petite fille du film, avec ses cheveux courts, jetee seule dans le monde, et qui doit trouver les moyens de survivre dans la vie, c'etait moi.J'ai perdu ma mere jeune aussi, quoique pas dans les memes conditions, et c'etait comme ma vie interieure projetee sur l'ecran, et dont j'etais devenue spectatrice.SANDRINE KIBERLAIN >>> Cesar et Rosalie : lorsque Rosalie ( Romy Schneider ) decouvre une enveloppe vide a son nom laissee par David qui avait resurgi dans sa vie puis disparu subitement, tandis qu'entretemps elle avait appris a aimer Cesar ( Yves Montand ), hableur et megalo.Elle ecrit alors a David une lettre d'amour et d'adieu qu'elle lit en voix off.Cette scene me bouleverse totalement.Et aussi dans La Femme d'a cote, de Truffaut, celle ou Fanny Ardant pleure dans les buissons au cours d'une fete parce qu'elle realise qu'elle ne pourra jamais oublier Depardieu.BERTRAND TAVERNIER >>> Le film qui me fait pleurer ?Place aux jeunes, de Leo Mc Carey ( 1937 ).Mais pas une scene, pas une sequence, toute la derniere demi-heure, carrement.Ces deux vieux qui passent quelques heures ensemble avant de devoir se separer de nouveau, et definitivement, ca me fait fondre a chaque fois.La premiere fois, j'ai pleure.Quand j'ai revu le film, j'ai pleure.Quand ma femme, Colo, travaillait sur les sous-titres, nous pleurions tous les deux.Et chaque fois que je regarde le film en cassette, je pleure.MARIE-CHRISTINE BARRAULT >>> Sans hesitation, la scene finale de L'Incompris.Lorsque le pere d'Andrea lit la redaction de son fils mourant, Decrivez votre meilleur ami .Mon meilleur ami, c'est mon pere, avait ecrit l'enfant.Et lorsqu'il me prend dans ses bras.D Pourquoi n'as-tu pas termine ta redaction ?demande le pere en serrant son fils contre lui.D Parce que tu ne m'as jamais pris dans tes bras , repond l'enfant.Et il meurt.J'ai pleure en voyant le film, j'ai pleure en le racontant, et je pleure en vous en parlant.Cela a le don d'agacer ma fille, lorsqu'il lui arrrive d'etre le temoin de cette emotivite.Geena Davis, qui ne desespere pas de participer aux competitions de tir a l'arc aux Jeux olympiques de 2004, a fait installer une cible pres des studios d'enregistrement de son emission eponyme, et des qu'elle a un instant de repit elle tire quelques fleches.La comedienne s'est classee cette annee dixieme aux Etats-Unis dans cette categorie.Cruise, Crowe, Cruz EN ATTENDANT LE TOURNAGE de Minority Report de Steven Spielberg, Tom Cruise retrouvera a la fin du mois Cameron Crowe, qui l'avait dirige dans Jerry Maguire, pour Vanilla Sky un projet dont le sujet est tenu secret.Sa partenaire sera Penelope Cruz, qui vient de finir Captain Correlli's Mandolin aux cotes de Nicolas Cage, et qui sera avec Matt Damon dans All the Pretty Horses de Billy Bob Thornton.Retour vers le futur KEVIN COSTNER jouait plutot bien du piano lorsqu'il etait enfant mais il a mis fin a ses lecons lorsqu'il a ete en age de s'interesser aux filles, de jouer au golf et plus tard de faire du cinema.Aujourd'hui, il veut recommencer a jouer et un de ses amis lui a recommande de consulter un pianiste-hypnotiseur qui aide ses eleves a retrouver la touche en regressant au niveau ou ils etaient alors qu'ils etaient au sommet de leur forme.E X P R E S S JOHN TRAVOLTA aime bien s'afficher comme un pere exemplaire qui dorlote sa fille de sept mois Ella Bleu, mais sa femme Kelly Preston a mis un bemol a ses pretentions en affirmant : Je ne l'ai jamais vu changer une seule couche! .Drew Barrymore tourne Riding in Cars with Boys, d'apres l'autobiographie de Beverly Donofrio, une adolescente fille-mere qui devint un auteur de best-sellers.Un duo encore inedit: Daniel Auteuil et Michel Serrault se partageront l'affiche d'un film a gros budget dont le tournage est commence en Italie.Ils y incarnent deux ingenieurs charges d'enqueter sur la catastrophe provoquee par la rupture d'un barrage.Si vous disposez de 20 000 $, vous pouvez louer la villa que possede Mick Jagger dans les Antilles.Pour une semaine.Sophia Loren vient de debourser 10 millions de dollars pour acquerir un appartement situe aux 64e et 65e etages des Tours Trump a New York.SOURCES : Premiere , Globe, People, Star LES UNS ET LES AUTRES Les films qui font pleurer.Bjork ( Dancer in the Dark ) ZOOM FLASH D'une fleche a l'autre Tom Cruise D Vous avez raconte a un magazine qu'au moment de votre installation a Los Angeles, il vous arrivait de passer en voiture devant la maison de Dustin Hoffman, revant de frapper a sa porte.En effet.C'etait avec Sean Penn et Emilio Estevez.Un jour, Dustin m'a dit que nous aurions vraiment du le faire ! Nous allions egalement roder du cote de chez Marlon Brando et de Jack Nicholson vers deux, trois heures du matin.C'etait l'epoque ou nos parents nous demandaient encore quand nous allions enfin trouver un vrai boulot.Cine Live Geena Davis LES MOTS Rouler sur l'or ETRE TRES RICHE.L'expression s'emploie volontiers en tournure negative pour etre pauvre .Le Robert des expressions precise que son origine est ambigue.Elle evoque pour nous quelque pays de Cocagne ou les voitures roulent sur un sol precieux, comme dans l'Eldorado du Candide de Voltaire.Mais, alors qu'on a dit rouler dessus l'argent au XVIIe siecle, la forme retenue par Furetiere est se rouler sur l'or et sur l'argent, qu'il rapproche du sens financier de rouler ( l'argent roule ) par une curieuse metonymie : On dit encore en parlant d'un homme fort riche, que les sacs d'or et d'argent roulent dans sa maison, qu'il se roule sur l'or et sur l'argent.POP-CORN >>> POUR MOI, la beaute n'est pas synonyme de perfection.Pourquoi cacher a tout prix ses defauts ?Ce sont les imperfections qui creent le style et donnent de la seduction.J'aime les femmes qui soulignent leur singularite.( Elle a elle-meme conserve sa dent ebrechee ).Ce qui faisait le charme d'Anna Magnani, c'etait justement ses cernes.Isabella Rossellini >>> LA VIE EST COMPLETEMENT a l'envers, c'est pour ca que les jeunes gaspillent leur jeunesse.On devrait entrer dans la vie mort, puis se retrouver dans un centre pour personnes agees dont on finirait par nous expulser parce qu'on n'aurait plus l'age requis pour y rester ; on jouerait au golf pendant quelques annees puis on recevrait une montre en or.La, on commencerait a travailler, puis on passerait a l'universite.La vie laborieuse serait terminee et commenceraient alors les annees folles : la drogue, l'alcool.Ensuite, on entrerait a l'ecole.Apres, on ne ferait que jouer pendant cinq ans avant de finir notre vie en flottant pendant neuf mois dans le sein de notre mere.Donald Sutherland VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Rita Lafontaine Louise Cousineau 18:30 a - DECOUVERTE La thalidomide est responsable de l'infirmite de milliers de personnes dans le monde entier.Pourquoi cette drogue, bannie dans les annees 60, revient-elle sur le marche?19:00 r - FORT BOYARD Premier episode de la saison ou vous verrez Julie Snyder figer sur le fil de fer et engueuler le Pere Fouras.Une performance qui vaut le detour.20:00 a - LE CANADA, UNE HISTOIRE POPULAIRE Premier episode d'une grande serie populaire produite par Radio-Canada.Memes textes pour les deux reseaux, ce qui est deja une grande aventure.Ce soir: les debuts du Canada, ou on verra des autochtones et Yvan Ponton dans le role de Jacques Cartier.Duree: deux heures.20:00 A - LE PLAISIR CROIT AVEC L'USAGE Celle que nous adorons, Rita Lafontaine, se fait donner l'aubade.Chansons de Brassens, poemes d'Aragon.On ne va pas s'ennuyer.21:00 1r - DR LUCILLE: UN REVE POUR LA VIE Au moment ou on apprend que l'hopital fonde par Lucille Teasdale et son mari a Goulou en Ouganda abrite des victimes de la terrible maladie d'Ebola, voici ce telefilm qui raconte la vie de cette grande Quebecoise, le Dr Lucille Teasdale, interpretee par Marina Orsini.21:00 t - TOMORROW NEVER DIES Un James Bond avec Pierce Brosnan.Un magnat de la tele veut faire eclater une guerre mondiale pour faire monter ses cotes d'ecoute.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le retour de la thalidomide Le Monde de Charlotte Beaux Dimanches / Le Canada: une histoire populaire - Au debut du monde.Le Telejournal Les Idees Lumiere Les Nouvelles du Sport Cinema (23:18) Le TVA 18 heures Un monde de fous Fort Boyard / Julie Snyder, Martin Petit Special Histoires de filles Cinema / DR LUCILLE - UN REVE POUR LA VIE (5) avec Marina Orsini, Massimo Ghini Le TVA Sports (23:25) Zone X Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Rita Lafontaine L'Oeil ouvert / Le Concert de jazz (Wild Man Blues) Chasseurs.(23:21) La Porte des etoiles Cinema / DEMAIN NE MEURT JAMAIS (4) avec Pierce Brosnan, Jonathan Pryce Cinema / DILEMME SANS ISSUE (5) avec Russell Crowe, Helen Slater Grand Journal (23:26) Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / TOMORROW NEVER DIES (4) avec Pierce Brosnan, Jonathan Pryce CTV News News 7th Heaven Who Wants to be a Millionaire?Cinema / THE LION.(17:00) Wind at my Back Canada: A People's History / Debut Sunday Report Undercurrents Canada: A People's History News ABC News Cinema / THE LION KING II: SIMBA'S PRIDE (5) Dessins animes Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / SONGS IN ORDINARY TIME avec Sissy Spacek ER Night.News Dateline NBC Ed Cinema / WHILE YOU WERE SLEEPING (5) avec S.Bullock Cinema Red Green .Wildlife Birdwatch Riverbanks Nature / Wild Horses.Masterpiece Theatre / Oliver Twist (3/3) Cinema / JULES AND JIM (2) BBC News Religion.Ballykissangel Buena Vista Social Club Jose Feliciano: A Legend.BBC News .Lazarus Cinema / GOTTI (4) (16:30) Law & Order Mystery of Genius: Masters and Madmen Mystery of Genius: Masters and Madmen Marlon Brando - Wild One Arts, Minds StarTV A la recherche de.Cinema / WALL STREET (3) avec Charlie Sheen, Michael Douglas Cinema (23:15) Contact Animal / Renard.Hors Serie / Casse-cou Filiere D / L'ARCHE DE VERRE (4) Documentaire Cinema / UN HOMME ET.Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Les Grands Courants de l'art Le Christ .parents Le CHARL: l'hopital reinvente Grammaire Projet d'entreprise Utilisation des psychotropes Discovery Sunday.(16:00) Sunday@discovery Discovery Sunday Showcase / Panama Canal Deadly Force Sunday@discovery Pret a partir Les Plus Beaux Voyages.Route des Arts .camping .romantique Vu d'en haut Odysseus Airport Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Art Attack So Weird Afraid, Dark Cinema / KING KONG (4) avec Jeff Bridges, Jessica Lange .(23:15) NFL Football / Redskins - Jaguars (16:00) Baseball / Serie mondiale: Mets - Yankees Hype Nikki A.Hitchcock Heart of.Bob & Margaret King of the Hill Simpsons King of the Hill The X-Files The Practice A.Hitchcock Sportsline Trouvailles et Tresors 30 journees qui ont fait le Qc La Face cachee de l'Histoire Cinema / LA BATAILLE DE MIDWAY avec Donald Crisp, Henry Fonda Battle.Spies Treasure Seekers Forbidden Rites Cinema / A SOLDIER'S STORY (4) avec Howard E.Rollins jr, Adolph Caesar For Valour Flick TV Guide Do for Love .Families .Miracles .Homes Making of the 1900 House 1900 House Doing Time .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up video Musicographie / The Police Les Grands Evenements The Police Single Luck Musicographie: The Police d.Box Office Clips D'Angelo Soul Res.Motown Concert Plus: Destiny's Child Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Sports Journal Counter Spin Sunday Report The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.Branche Un Canadien Journal RDI Histoires.Zone libre Telejournal Culture-choc Point de presse Sec.Regard Enjeux Football (16:00) Sports 30 Mag Baseball / Serie mondiale: Mets - Yankees Sports 30 Mag Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance Les Sopranos Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / FAMILY OF COPS II (6) avec Charles Bronson F/X: The Series Cinema / WELCOME TO THE DOLLHOUSE (4) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / THE INVISIBLE MAN RETURNS (4) avec C.Hardwicke Cinema / THE INVISIBLE MAN'S REVENGE (5) avec Jon Hall Sportscentral Wrestling: WWF Heat You Gotta.SPGA Golf / Kaanapali Classic Sportscentral Wrestling: WWF Heat Grouille-toi Volt Panorama Un air de.A la recherche des mondes.Cinema / LA SIRENE DU MISSISSIPPI (4) avec J.-P.Belmondo Panorama O Zone Code Blue / Second Chances Trauma / Heart of the Matter High Speed Pursuits .Worst Drivers Wild Mechanics High Speed Pursuits Football (16:00) Sportsdesk NFL Primetime 2000 President's Cup / Golf Sportsdesk Scooby Doo Crypte Show Redwall Ned et triton Cap.Star .voyou Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson Cap.Star Pyramide Journal suisse Journal FR2 Vivement dimanche / Claude Allegre Bouillon de culture (21:15) .d'arts (22:38) Jrnl b.(23:05) Soir 3 (23:35) Get a Life The Tribe Vox Cinema / PERFECTLY NORMAL (4) avec Michael Riley Diplomatic.Imprint Allan Gregg 4th Reading Vivre a deux Les Copines Trauma Coup de coeur / Tuer.secondes .en vedette Maigrir auj.Les Copines Le sexe dans tous ses ebats Marche.Saveurs.Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur la colline City Mag Place publique S.Holmes Story Studio Zack Files Caitlin's.Yvon of.Action Man 3 Friends.S.Holmes Hometown Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Invasion Planete Terre Sliders X Files Technofolie Grand Test .de circuit.Election 2000 That's Golf 7LP0701B1022 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B1022 ZALLCALL 67 01:55:47 10/22/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 O C T O B R E 2 0 0 0 B 7 Le piano de Lennon au musée des Beatles GEORGE MICHAEL a promis qu'il restituerait le piano de John Lennon au musée des Beatles à Liverpool, dès qu'il aurait enregistré une chanson avec ce fameux instrument.« Ce n'est pas le type d'instrument qui doit être entreposé quelque part ou mis à l'abri, il doit être vu par le public », a déclaré le chanteur pop britannique.Michael a déboursé 1,45 million de livres pour acquérir le piano lors d'une vente aux enchères organisée plus tôt cette semaine.SPECTACLES Le mythe Nijinsky au Musée d'Orsay LE MUSÉE D'ORSAY à Paris marque le cinquantenaire de la mort d'un mythe de l'histoire de la danse, avec une exposition Nijinsky qui témoigne autant de l'exception que fut ce danseur et chorégraphe que de la fascination qu'il exerça sur d'autres créateurs, peintres, sculpteurs, écrivains.Pas loin de 300 pièces Ð peintures, pastels, dessins, lithographies, gravures, photographies en grand nombre, sculptures, manuscrits autographes Ð, ont été réunies pour évoquer cette légende de la danse du 20e siècle, du 24 octobre au 18 février.Le Dansmuseet de Stockholm, les concours de la Bibiothèque nationale de France et du chorégraphe américain John Neumeier, directeur du Ballet de Hambourg et grand admirateur de Vaslav Nijinsky, qui a consenti de nombreux prêts, ont permis l'évocation de la vie et fulgurante carrière artistique (à peine dix ans) de ce Russe, né à Kiev en 1889 et mort à Londres en 1950, après avoir sombré à partir de 1919 dans une profonde léthargie et une folie mystique.Danseur doté d'une rare faculté d'élévation, chorégraphe en avance sur son temps, Nijinsky fut admiré par un grand nombre d'artistes, de Kokoschka à Cocteau, en passant par Rodin, Bourdelle, Maillol, Modigliani, Bakst, Benois, Jacques-Emile Blanche, Valentine Hugo.Salles de répertoire BAISE-MOI Cinéma du Parc (3): 20h30, 22h.EXCUSE ME DARLING BUT LUCAS LOVED ME Cinéma du Parc (3): 16h50, 18h40.FRANKENSTEIN CREATED WOMEN Du Parc (1): 19h35.GLADIATOR Du Parc (1): 15h.MAELSTROM Cinéma du Parc (2): 21h30.SAVING GRACE Cinéma du Parc (3): 15h.VAMPYRES Cinéma du Parc (1): 21h25.VOYAGES Cinéma du Parc (2): 15h, 17h10, 19h20.WATER DROPS ON BURNING ROCKS Cinéma du Parc (1): 17h50.Danse TANGENTE (840, Cherrier) Etc., de Frande Geoffroy et Kuldip Singh-Barmi, et Rava Java, de Lauren Degilio.19h30.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Katharine Hall, soprano, et David Phillips, organistes.Langlais.CHAPELLE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Evangelos Sarafianos, pianiste.Fauré, Skalkottas, Schubert, Chopin.GRAND SÉMINAIRE Dim., 15h, Réjean Poirier, organiste.Lebègue, Raison, Grigny, Bach.Entrée libre.CONSERVATOIRE Dim., 15h, Carole Bogenez, violoncelliste, et Suzanne Goyette, pianiste.Fauré, Saint-Saëns, Debussy, Poulenc.MAISON DES JMC (305, Mt-Royal E.) Dim., 15h, Angel Padilla-Crespo, harpiste.Parry, Scarlatti, Grandjany, Guridi.SALLE C.-CHAMPAGNE Dim., 20h, José van Dam, baryton.Au piano: Maciej Pikulski.Pro Musica.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 20h, GEMS (électroacoustique).Théâtre THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI Propagande, de Stéphane E.Roy.Avec Claude Legault, Normand Helms, Stéphane E.Roy, Ken Scott, Christine Folley, Claudia Hurtubise: 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Territoire, création de Janvier Toupin.Avec Marie-Joanne Boucher, Daniel Desjardins, Claude Gagnon, Marie- Claude Gamache, Richard Lemire, Michel Mongeau et Christiane Proulx.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Tapage nocturne, de Francis Monnart.Mise en scène de Claude Lemieux.Du mar.au sam., 20h.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Pierre Lalonde.Mar., mer., jeu.: 13h30; Claude Blanchard.Du mer.au dim., 21h.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (2550, Ontario E.) Ingrid Jensen: 20h; Turbulence: 22h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Quintette The Aaron Shragge: 21h30.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Magella Cormier: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip et Tim: 22h.LE VA ET VIENT (3706, N.-Dame O.) Nick Payne et Greg Faulkner: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Jacques Rochon chante Vian, Reggianni: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) L'Homme qui lisait dans les mamelons, avec Ronald Larocque: 19h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Quartette Sheila Smith: dès 21h.JAZZI'Z (4075, St-Denis) Atomic Cocktail et DJ Andy Couchman: dès 21h.BRUTOPIA (1219, Crescent) Open Mike et Ef: dès 21h.TILDA SWINTON TOM MCCAMUS SEAN MCCANN GABRIEL GASCON RICK MILLER UN FILM DE ROBERT LEPAGE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM PRÉSENTE UNE PRODUCTION IN EXTREMIS IMAGES THE EAST SIDE FILM COMPANY version originale anglaise avec sous-titres français programme de crédit d'impôt à la production cinématographique ou magnétoscopique canadienne DÈS DEMAIN EN EXCLUSIVITÉ! FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS P O S S I B L E W O R L D S 3536, boul.St-Laurent Billetterie: (514) 847-2206 Saviez-vous que.Un échappatoire ou une échappatoire ?Échappatoire est féminin Pour corriger les anglicismes ou résoudre des problèmes grammaticaux, Le lexique des difficultés du français dans les médias de Paul Roux répondra à vos questions.Un outil indispensable pour toute la famille que ce soit à la maison, à l'école ou au travail.1995$ Seulement frais postaux et tps en sus 218 pages Les quantités étant limitées, commandez dès maintenant (514) 285-6945 1 877 299-6299 Télécopieur : (514) 285-6988 Interurbains (sans frais) : PM21 SADE un film de Benoit Jacquot avec Daniel Auteuil Invitent 250 personnes à l'Avant - première le mercredi 8 novembre à 19h30 au cinéma Quartier Latin Pour participer, remplissez le coupon apparaissant du 17 au 22 octobre dans La Presse et retournez-le à l'adresse suivante: Tirage de 125 laissez-passer doubles le 27 octobre 2000.Les fac-similés seront refusés Valeur approximative des prix: 1500$ Les règlements du concours sont disponibles chez Remstar Suivez votre instinct ! Concours \u201cSade\u201d 85, St-Paul Ouest, suite 530, Montréal (Québec), H2Y 3V4 Nom: Prénom: Adresse: Ville: Code postal: Téléphone: À L'AFFICHE DÈS LE 10 NOVEMBRE 7LP0801B1022 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B1022 ZALLCALL 67 12:55:09 10/23/00 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 O C T O B R E 2 0 0 0 Quarante ans de carrière pour Claude Jasmin PIERRE VENNAT SOUVENIRS-SOUVENIRS De nombreux romanciers, hélas, ne sont que « l'homme d'un livre ».Tel n'est sûrement pas le cas de Claude Jasmin, toujours aussi présent dans notre littérature et auquel notre journaliste Jean Hamelin consacrait sa chronique littéraire, il y a exactement quarante ans aujourd'hui (22 octobre 1960).Comme l'écrivait Hamelin, « en moins de deux mois, Claude Jasmin aura donc vu ses deux premiers romans (Et puis tout est silence, finaliste au Prix du Cercle du Livre de France en 1959 et La Corde au cou, qui remporta ce même prix en 1960) sortir des presses de l'édition canadienne.C'est un fait, en soi, qui est loin d'être banal et qui manifeste une volonté chez les nouveaux écrivains de ne point jeter la manche après la cognée.C'est d'ailleurs Jean-Guy Pilon, je crois, qui soulignait à la récente Rencontre des écrivains canadiens que c'est par la quantité que viendrait finalement la qualité, et il apparaît que c'est ce qui est en train de se produire dans le roman canadien-français.Claude Jasmin se trouvera libéré d'un poids.Il nous tarde de savoir maintenant quelle direction il a prise dans cette jungle terrible qu'est le monde de la création littéraire.Dès ce moment, il peut être assuré d'une chaleureuse sympathie.» Adorable Columbo C'EST PAS D'AUJOURD'HUI que Louise Cousineau adore l'inspecteur Columbo (Peter Falk).Le 21 octobre 1975, il y a donc un quart de siècle, elle écrivait: « Moi, je l'adore.D'abord, si on l'a écouté en anglais, c'est nettement meilleur.Parce que non seulement Columbo a l'air niaiseux, mais il a un ton de voix qui va avec ça.Tous les Columbo que j'ai vus suivent le même modèle : un long début où nous voyons un vilain préparer puis commettre un crime qu'il croit parfait.Donc, pas de suspense quant à la découverte du crime : on est dans le coup dès le départ.Puis arrive Columbo.Il a un vieil imperméable fripé (un jour que son enquête l'a mené à l'Armée du Salut, une dame patronnesse, le prenant pour un bum, lui en a offert un autre), une Peugeot bosselée (qu'il appelle sa voiture importée), une femme qu'on n'a jamais vue mais qui a l'air bien remuante.Son air niaiseux trompe tout le monde.Le coupable ne se sent pas traqué par ce petit minable.Il est même porté à l'aider, persuadé que ce lieutenant à l'intelligence limitée ne le rejoindra jamais.Mais Columbo est le spécialiste de la question insidieuse lancée alors qu'il est en train de quitter la pièce : c'est un logicien implacable qui n'est jamais satisfait d'un indice inexpliqué.Plaidoyer pour un théâtre typique IL Y A UNE QUARANTAINE d'années, Gratien Gélinas, alors à l'apogée de son art, avait affirmé (24 octobre 1960) au congrès de l'Association canadienne du théâtre d'amateurs, qui se tenait à Granby que « le théâtre canadien ne s'imposera au pays, en valeur, qu'au moment où nous disposerons d'une littérature théâtrale typiquement canadienne, qui nous reflète exactement.Jusqu'ici, nous avons tout reçu de l'extérieur.Le devoir nous incombe maintenant de suivre la loi naturelle des civilisations et de l'évolution et de donner à notre tour.» Gratien Gélinas avait luimême fait du théâtre amateur pendant neuf ans, à la période économique la plus tragique qu'ait connue le pays, vers 1929.« Et sans le théâtre amateur, devait-il soutenir, plusieurs d'entre nous aurions dû laisser nos plumes ! Même si l'on ne désire pas faire carrière dans cette profession, le théâtre amateur constitue une réserve précieuse de talents pour les rangs professionnels.Marcel Dubé, écrivain populiste et réaliste JEAN BÉRAUD ÉCRIVAIT, le 21 octobre 1960, au lendemain de la première à la Comédie-Canadienne de Florence, une nouvelle pièce de Marcel Dubé : « Il y a deux parts dans l'oeuvre de Marcel Dubé.La première, d'obédience strictement populiste et réaliste, se cristallise autour de Zone, de Chambre à louer, du Simple soldat ; c'est celle qui identifie habituellement cette oeuvre auprès du public et sert à la définir.L'autre est plus complexe : avec Le Barrage et Le Temps des lilas, Marcel Dubé cherche à sortir de lui-même et à évoluer vers le drame social qui se pose à lui comme un problème.Dans Florence, qui vient d'être créé pour la Comédie- Canadienne, après l'avoir été pour la télévision, il y a environ quatre ans, les deux tendances (drame populiste et drame social) se font jour et c'est de leur fusion imparfaite qu'est faite cette pièce.Fusion imparfaite, disais-je.On le sent si bien, et Dubé sans doute le sentait si bien lui-même, qu'il a divisé sa pièce en deux parts égales dont l'une alliant cette fois l'écriture populiste au réalisme social se déroule à l'intérieur d'un « vivoir » typiquement canadien-français et est la partie la plus réussie de l'oeuvre, alors que l'autre, qui n'est plus qu'un drame bourgeois, se situe dans le hall d'une entreprise publicitaire.» Claude Landré aimait provoquer ON N'ENTEND PRATIQUEMENT plus Claude Landré par les temps qui courent, mais il y a un quart de siècle, l'homme aimait bien provoquer.Comme il l'expliquait le 25 octobre 1970 à Georges-Hébert Germain: « Moi, c'est simple.Très simple.Je suis le gars qui veut rien savoir de personne.Je veux rien savoir des vieilles groupies du club de varices.Et je veux rien rien savoir non plus des têtes d'eau pseudo intellectuelles du show-business.Ce monde-là m'ennuie.Le seul monde qui m'intéresse, c'est celui qui est avec moi pour le plaisir de rire et de s'amuser.J'ai fait de la radio, de la télévision, j'ai animé des variétés, des talk-shows, j'ai fait du club et des boîtes à chansons autant à Montréal qu'en province et j'ai fait toutes sortes de commerciaux.Je le connais ce métier- là, je lui ai donné un oeil et un pouce.Mais c'est tout ce qu'il m'aura pris.Aujourd'hui je fais ce que je veux à tout prix.Et je dis toujours tout ce que j'ai envie de dire.Tu vois, je suis toujours là.Et je fais ce que je veux.» Photothèque ROBERT NADON, La Presse © L'écrivain Claude Jasmin est toujours aussi présent dans notre littérature.CENTRE-VILLE EST CENTRE-VILLE OUEST RIVE SUD RIVE NORD 4SON DIGITAL VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) 3HARRY UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN(13+) Dim.au Jeu.1:00, 4:10,7:00,9:45 LA LOI DU MILIEU(13+)Dim.au Jeu.2:15,4:45,7:15 3 LA BELLE-FAMILLE (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00, 1:30,2:30,4:15,5:00,7:05,7:30,9:30,9:55 PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS (13+) Dim.au Jeu.9:50 MAELSTRÖM(13+) Dim.au Jeu.2:00,4:35,7:10,9:30 3 LE GOÛT DES AUTRES (G) Dim.au Jeu.12:50,4:00,6:55,9:35 HOCHELAGA (13+) Dim.Mar.& Mer.12:30,3:30,6:30,9:20 Lun.12:30,3:30 Jeu.12:30,3:30,9:20 3 DR.T ET LES FEMMES (G) Dim.au Jeu.12:30,3:40,7:00,9:50 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.au Jeu.12:05,3:05,6:15,9:25 3 L'EXORCISTE (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:40,3:45,6:45,9:40 3 AMES PERDUES (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:10,1:10,2:30,3:50,5:00,6:45, 7:30,9:15,9:55 IVRESSE AU COMBAT (13+) Dim.au Jeu.12:00,2:20,4:45,7:15,9:45 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.au Jeu.12:20,3:30,6:30,9:25 3DIABOLIQUEMENT VÔTRE(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:10, 2:00,2:40,4:30,5:10,7:10,7:40,9:20, 10:00 CENTRE-VILLE OUEST FAUBOURG PV 1616 ouest, rue Ste-Catherine 849-FILM 121 3 DR.T AND THE WOMEN (G) Dim.au Jeu.12:45,4:00,6:50,9:20 2000 AND NONE (G) Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00,9:10 BILLY ELLIOT (G) Dim.au Jeu.12:05,2:25,4:50,7:20,9:45 URBANIA(G) Dim.au Mer.1:10, 4:30,6:40,9:00 Jeu.1:10,4:30,9:30 CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 REMEMBER THE TITANS (G) Dim.& Mar.12:55,3:35,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 ALMOST FAMOUS (G) Dim.au Jeu.6:35,9:05 3 MEET THE PARENTS (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:00,3:40,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 DIGIMON: THE MOVIE (G) Dim.& Mar.12:35,2:35,4:40 THE CONTENDER(13+) Laissezpasser refusés Dim.& Mar.12:40, 3:20,6:30,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:10 DR.T AND THE WOMEN (G) Dim.& Mar.12:50,3:30,6:45,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:20 PAY IT FORWARD (G) Dim.& Mar.12:45,3:25,6:40,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 BEDAZZLED (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,2:40,4:50,7:00,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:35 3DANCER IN THE DARK(13+) Dim.& Mar.1:05,4:45,8:30 Lun.Mer.& Jeu.8:30 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ 3GET CARTER(13+) Dim.Mar.& Mer.2:00,4:30,7:15,9:50 Lun.& Jeu.7:15,9:50 3 MEET THE PARENTS (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:35,4:20,7:10,9:35 Lun.& Jeu.7:10,9:35 3 THE LADIES MAN (13+) Dim.Mar.& Mer.1:50,3:40,5:35,7:35,9:40 Lun.& Jeu.7:35,9:40 3 THE EXORCIST (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:10,6:50,9:30 Lun.& Jeu.6:50,9:30 BEDAZZLED (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,3:20,5:20,7:20, 9:20 Lun.& Jeu.7:20,9:20 THE LEGEND OF DRUNKEN MASTER(13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:15,5:30,7:40,9:55 Lun.& Jeu.7:40,9:55 3 LOST SOULS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:55,4:00,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 ÉGYPTIEN PV 1455, rue Peel 849-FILM -125 3 THE COLOR OF PARADISE (v.o.Anglaise) (G)Dim.au Jeu.2:10, 4:15,7:10,9:10 3 DANCER IN THE DARK (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30,2:00,3:30,5:00,6:30,8:00,9:20 ATWATER PV Place Alexis-Nihon 849-FILM -126 BRING IT ON (G) Dim.5:00,7:10 Lun.au Jeu.8:05 NURSE BETTY (13+)Dim.4:45,7:00 Lun.au Jeu.7:45 DIGIMON: THE MOVIE (G) Dim.4:50 WOMAN ON TOP (G) Dim.7:15 Lun.au Jeu.7:55 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 HARRY UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN (13+)Dim.1:30,4:00,7:10,9:35 Lun.au Jeu.7:10,9:35 LE GOÛT DES AUTRES(G)Dim.2:00,4:30,7:00,9:20 Lun.au Jeu.7:00,9:20 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON 3 LA BELLE-FAMILLE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:10, 3:40,7:10,9:40,12:05 Lun.au Jeu.7:10,9:40 3 AMES PERDUES (13+) Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25,11:30 Lun.au Jeu.7:20,9:25 3L'EXORCISTE (13+) Dim.1:15, 3:50,7:15,9:50,12:10 Lun.au Jeu.7:15,9:50 3 IVRESSE AU COMBAT (13+) Dim.1:05,3:05,5:05,7:05,9:05,11:05 Lun.au Jeu.7:05,9:05 3 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.1:15,3:45,7:15,9:45,12:15 Lun.au Jeu.7:15,9:45 3 DIABOLIQUEMENT VÔTRE(G) Laissez-passer refusés Dim.1:00, 3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 3 LA LOI DU MILIEU (13+) Dim.au Jeu.7:00,9:10 3 LA BELLE-FAMILLE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:25,4:10,6:30,8:55 Lun.& Jeu.6:50,9:05 3 MEET THE PARENTS (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:30,4:00,6:55,9:20 Lun.& Jeu.6:55,9:20 3 DIGIMON: THE MOVIE (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:10 3 AMES PERDUES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:25,7:35,9:40 Lun.& Jeu.7:15,9:35 3 L'EXORCISTE(13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:35,6:30,9:15 Lun.& Jeu.6:50,9:30 3 DR.T ET LES FEMMES (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:45,6:40,9:10 Lun.& Jeu.7:05,9:40 3LOST SOULS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:55,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:55,9:15 3 DR.T AND THE WOMEN (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,4:05,6:50,9:25 Lun.& Jeu.7:00,9:35 3 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:50,6:45,9:30 Lun.& Jeu.7:05,9:30 3 BEDAZZLED (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:45,2:55,5:05,7:10, 9:20 Lun.& Jeu.7:10,9:20 3 DIABOLIQUEMENT VÔTRE(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:05,5:10,7:15,9:35 Lun.& Jeu.7:15,9:25 3 THE LEGEND OF DRUNKEN MASTER (13+) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:00,5:15,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:40 OUEST DE L'ÎLE POINTE-CLAIRE PV 6341 Transcanadienne 849-FILM -131 3 NURSE BETTY (13+) Dim.& Mar.2:10,4:30,6:50,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:10 BRING IT ON(G) Dim.& Mar.2:00, 4:20,7:05,9:00 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:00 3 BEDAZZLED (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:25,3:25,5:25,7:20,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:35 3 GIRLFIGHT (13+) Dim.& Mar.1:50,4:10,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 LE GOÛT DES AUTRES(G)Dim.& Mar.1:40,4:00,7:10,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:20 3 MEET THE PARENTS (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:15,3:20,5:20,7:25,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:25,9:30 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 3 EN SOUVENIR DES TITANS(G) Dim.1:20,3:40,6:50,9:10 Lun.au Jeu.6:50,9:10 TAXI 2 (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 3 LA BELLE-FAMILLE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:40, 4:00,6:50,9:15 Lun.au Jeu.6:50,9:15 3 LA LOI DU MILIEU (13+) Dim.1:50,4:15,7:10,9:20 Lun.au Jeu.7:10,9:20 3 AMES PERDUES (13+) Dim.1:50,4:15,7:20,9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 DIABOLIQUEMENT VÔTRE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00, 3:10,5:20,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.1:30,4:00,7:00,9:35 Lun.au Jeu.7:00,9:35 L'EXORCISTE (13+) Dim.1:10, 3:50,6:45,9:30 Lun.au Jeu.6:45,9:30 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 3 EN SOUVENIR DES TITANS(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:10,7:10,9:45 Lun.& Jeu.7:10,9:45 PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS(13+) Dim.Mar.& Mer.4:30,9:30 Lun.& Jeu.9:30 3LÉGENDES URBAINES 2 (13+) Dim.Mar.& Mer.2:00,7:15 Lun.& Jeu.7:15 3 LE TOUT POUR LE TOUT (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:00,5:10 3 MVP: MON VAILLANT PRIMATE (G) Dim.Mar.& Mer.1:45 3 GLADIATEUR (13+)Dim.au Jeu.8:00 3 LA LOI DU MILIEU (13+) Dim.Mar.& Mer.4:10,7:00,9:25 Lun.& Jeu.7:00,9:25 3 LA BELLE-FAMILLE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:45,3:05,5:15,7:35,9:50 Lun.& Jeu.7:35,9:50 AMES PERDUES (13+) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:10,5:15,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 DR.T ET LES FEMMES (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:30,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 3L'EXORCISTE (13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:55,6:50,9:35 Lun.& Jeu.6:50,9:35 3 DIABOLIQUEMENT VÔTRE(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:20,7:30,9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 IVRESSE AU COMBAT (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:10,7:25, 9:45 Lun.& Jeu.7:25,9:45 3 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:15,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 3 EN SOUVENIR DES TITANS(G) Dim.1:30,4:10,6:55,9:25 Lun.& Jeu.6:55,9:25 Mar.& Mer.2:10,4:25,6:55,9:15 LE GOÛT DES AUTRES (G) Dim.12:45,2:55,5:05 Mar.& Mer.2:00,4:20 3 LA BELLE-FAMILLE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:20, 4:20,7:20,9:50 Lun.& Jeu.7:20,9:50 Mar.& Mer.2:25,4:45,7:20,9:50 TAXI 2 (G)Dim.1:00,3:50,6:45,9:15 Lun.& Jeu.6:45,9:15 Mar.& Mer.2:30,4:35,6:45,9:15 AMES PERDUES(13+) Dim.1:25, 3:40,7:00,9:20 Lun.& Jeu.7:00,9:20 Mar.& Mer.2:15,4:30,7:00,9:20 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.12:50,3:45,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 Mar.& Mer.2:20,6:40,9:30 DR.T ET LES FEMMES (G) Dim.12:55,3:30,7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 Mar.& Mer.1:20,3:50,7:15,9:45 LA BOUTEILLE (13+)Dim.1:10, 3:20,5:30,7:50,10:00 Lun.& Jeu.7:50,10:00 Mar.& Mer.2:35,4:50,7:50,10:00 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.1:15,4:00,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 Mar.& Mer.1:50,4:10,7:05,9:35 DIABOLIQUEMENT VÔTRE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:05, 3:05,5:35,7:45,9:55 Lun.& Jeu.7:45,9:55 Mar.& Mer.2:40,4:40,7:45,9:55 L'EXORCISTE (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:40 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 LA BELLE-FAMILLE (G)Laissezpasser refusés Dim.2:15,4:45,7:30,9:55 Lun.au Jeu.7:30,9:55 EN SOUVENIR DES TITANS(G) Dim.1:35,4:05,7:05,9:50 Lun.au Jeu.7:05,9:50 TAXI 2 (G)Dim.1:55,3:55,7:20,9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 L'EXORCISTE (13+) Dim.1:25, 4:15,6:55,9:35 Lun.au Jeu.6:55,9:35 DIABOLIQUEMENT VÔTRE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:15, 3:25,5:30,7:35,9:45 Lun.au Jeu.7:35,9:45 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.1:45,4:25,7:00,9:40 Lun.au Jeu.7:00,9:40 3 AMES PERDUES (13+) Dim.2:05,4:35,7:15,9:30 Lun.au Jeu.7:15,9:30 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS (13+) Dim.au Jeu.9:35 3 LE GOÛT DES AUTRES (G) Dim.& Mar.1:10,3:40,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 DIGIMON: THE MOVIE (G) Dim.& Mar.1:00,3:10,5:20,7:30 Lun.Mer.& Jeu.7:30 MEET THE PARENTS (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,2:55,5:05,7:25,9:50 Lun.Mer.& Jeu.7:25,9:50 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.& Mar.12:45,3:45,6:45,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:40 DR.T AND THE WOMEN (G) Dim.& Mar.1:30,4:00,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 LOST SOULS (13+) Dim.& Mar.1:15,3:25,5:35,7:40,9:45 Lun.Mer.& Jeu.7:40,9:45 PSYCHO BEACH PARTY (G) Dim.& Mar.1:40,3:50,7:05,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 LA BELLE-FAMILLE (G)Laissezpasser refusés Dim.1:35,3:40,7:00,9:05 Lun.au Jeu.7:00,9:05 TAXI 2 (G)Dim.1:45,3:30,7:10,9:10 Lun.au Jeu.7:10,9:10 L'EXORCISTE (13+) Dim.1:30, 4:00,6:55,9:15 Lun.au Jeu.6:55,9:15 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.1:30,3:50,7:00,9:15 Lun.au Jeu.7:00,9:15 DIABOLIQUEMENT VÔTRE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:40, 3:25,5:10,7:05,9:00 Lun.au Jeu.7:05,9:00 LONGUEUIL (PLACE) PV 825, St-Laurent O.Longueuil 849-FILM -142 DU CINÉMA D'AUJOURD'HUI Á PRIX D'HIER LES MARDIS ET MERCREDIS 1,50$ DU JEUDI AU LUNDI 3,00$ 3 X-MEN (v.française) (G) Dim.au Jeu.7:25,9:35 3 POULETS EN FUITE (G) Dim.1:40,4:00 3 PARTIS EN SOIXANTE SECONDES(13+) Dim.1:30,7:05 Lun.au Jeu.7:05 3 DISNEY: LE KID (G) Dim.1:50,4:15 MISSION SUR MARS (G) Dim.4:20,9:25 Lun.au Jeu.9:25 LE DINOSAURE (G) Dim.1:45,4:20 FILM DE PEUR (13+) Dim.au Jeu.7:20,9:40 COYOTE UGLY (G) Dim.1:45,4:10,7:10,9:30 Lun.au Jeu.7:10,9:30 MISSION: IMPOSSIBLE 2 (13+) Dim.au Jeu.6:55,9:20 RIVE NORD LAVAL (GALERIES) PV 1545, boul.Le Corbusier 849-FILM -151 LE GOÛT DES AUTRES (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:55,6:40,9:10 Lun.& Jeu.6:40,9:10 HOCHELAGA (13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:50,6:30,9:05 Lun.& Jeu.6:30,9:05 LA VIE APRÈS L'AMOUR (G) Dim.au Jeu.6:45,9:00 3 MEET THE PARENTS (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:30,7:00,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 DIGIMON: THE MOVIE (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:40,6:30,9:20 Lun.& Jeu.6:30,9:20 DR.T AND THE WOMEN (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:10,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 GIRLFIGHT (13+) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:30,7:10,9:30 Lun.& Jeu.7:10,9:30 3 BEDAZZLED(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:55,3:10, 5:15,7:25,9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 LAVAL (CARREFOUR) PV 2330, boul.Le Carrefour 849-FILM -152 3MAELSTRÖM(13+)Dim.Mar.& Mer.2:00,4:00,7:10,9:15 Lun.& Jeu.7:10,9:15 LA BELLE-FAMILLE (G)Laissezpasser refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:10,5:25,7:35,9:50 Lun.& Jeu.7:35,9:50 3L'EXORCISTE (13+) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:20,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 DIABOLIQUEMENT VÔTRE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:35,7:40,9:45 Lun.& Jeu.7:40,9:45 3PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,4:30,7:05,9:30 Lun.& Jeu.7:05,9:30 AMES PERDUES (13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:30,7:30,9:40 Lun.& Jeu.7:30,9:40 ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ 3 EN SOUVENIR DES TITANS (G) Dim.& Mar.1:35,4:10,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 3 ALMOST FAMOUS (G) Dim.au Jeu.9:35 3 HOCHELAGA (13+) Dim.au Jeu.6:50 3LE TOUT POUR LE TOUT(G) Dim.& Mar.12:05,2:15,4:25,7:05, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 3 MVP: MON VAILLANT PRIMATE (G) Dim.& Mar.12:15,2:25,4:35 3 POKEMON LE FILM 2000(G) Dim.& Mar.12:00,2:15 3TAXI 2 (G) Dim.& Mar.12:30, 2:30,4:30,7:15,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:20 3 LA LOI DU MILIEU (13+) Dim.& Mar.12:05,2:20,4:35,7:00, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 3 LA BELLE-FAMILLE (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:00,2:20,4:40,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 3 L'EXORCISTE (13+) Dim.& Mar.1:00,3:45,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 3 THE EXORCIST (13+) Dim.& Mar.1:00,3:45,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 3 DR.T ET LES FEMMES(G) Dim.& Mar.1:20,3:55,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 3 AMES PERDUES (13+) Dim.& Mar.12:20,2:30,4:40,7:10, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:20 3 PAY IT FORWARD (G) Dim.& Mar.1:15,3:50,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 3 BEDAZZLED (G) Laissezpasser refusés Dim.& Mar.12:30,2:35,4:40,7:05,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:10 3 LÉGENDES URBAINES 2 (13+) Dim.& Mar.4:30,7:10,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:25 3 IVRESSE AU COMBAT (13+) Dim.& Mar.12:10,2:25,4:45,7:10, 9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:25 3 DIABOLIQUEMENT VÔTRE (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:25,2:30,4:35,7:00,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 3 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.& Mar.1:15,3:50,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 DU Dimanche 22 à Jeudi 26 7LP0901B1022 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B1022 ZALLCALL 67 01:57:07 10/22/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 O C T O B R E 2 0 0 0 B 9 Lumières envoutantes LE PHOTOGRAPHE JAPONAIS Keiichi Tahara a littéralement « envoûté » le Canal Saint-Martin, en inaugurant jeudi soir un éclairage tout à fait original de la partie souterraine du canal, sur plus de 600 mètres.Cet artiste, né à Kyoto en 1951 mais résidant à Paris depuis 1972, a installé un dispositif de 24 projecteurs en applique sur la fameuse voûte construite en 1860 au dessus du chenal de 16 mètres de large et percée d'oculi.Le passage des faisceaux lumineux dans des prismes se reflétant dans des miroirs, crée une succession d'arcs-en-ciel, variant en intensité et en orientation.Photographe de renommée internationale Ð couronné par le prix Niepce et le Grand Prix de la Ville de Paris Ð, Keiichi Tahara s'intéresse avant tout à la matérialisation de la lumière.Il crée ainsi des « sculptures de lumière », comme L'Obélisque de lumière ou Le Jardin de lumière, au Japon.En France, il intervient sur les monuments historiques, comme les douves du château d'Angers, le cloître de la cathédrale de Cahors ou l'illumination du quartier des Traboules à Lyon.Son installation lumineuse sous la voûte du Canal Saint-Martin est définitive.Dans le cadre du Solo Fest, le Théâtre du Risorius présente Le Tigre, d'après un texte de Dario Fo.Seul en scène, le comédien français Thierry Dupré livre avec générosité cette histoire d'un soldat chinois qui trouve refuge auprès d'une tigresse.LE SOLOFEST Du théâtre de chambre MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale « J'AI UNE AFFECTION particulière pour les pièces plus intimes, à échelle réduite, pour ce que j'appellerais en fait le théâtre de chambre », explique Patrick Goddard, l'un des deux organisateurs d'un nouveau mini-festival de théâtre, le Solo Fest, qui, comme son nom l'indique, présentera uniquement des pièces pour un seul acteur à compter de mardi, au MAI.Au programme de ce premier Solo Fest, quatre pièces, deux en français, deux en anglais.Pourquoi un mini-festival ?« Parce que nous avons un mini-budget », explique en riant Jeremy Hechtman, l'autre tête dirigeante du Solo Fest.Et pourquoi bilingue ?« Parce que c'est Montréal », rétorque Goddard.On reconnaît là tout l'esprit.du Fringe, ce festival de théâtre alternatif annuel, estival et bilingue dont s'occupent également Goddard et Hechtman.La différence entre les deux manifestations est pourtant d'importance : « Au Fringe, nous n'effectuons aucune sélection, les pièces figurent au programme sur la base du premier arrivé, premier inscrit, précise Hechtman.Dans le cas du Solo Fest, nous avons soigneusement choisi les quatre pièces proposées.Ce sont des shows que nous connaissons bien, faits par des gens que nous connaissons bien, puisque nous les avons vus au Fringe.Or, nous avons réalisé justement que, pendant le Fringe, qui présente une soixantaine de pièces, certaines oeuvres plus intimes n'avaient pas l'attention qu'elles méritent.D'où le Solo Fest.» Au programme donc, Le Tigre d'après un texte de Dario Fo, présentée par le Théâtre du Risorius, en direct de France.Il y a deux ans, cette histoire d'un soldat chinois qui trouve refuge auprès d'une tigresse, livrée avec générosité par le comédien Thierry Dupré avait ravi les spectateurs.Angèle morte, pour sa part, est tirée d'une trilogie du Théâtre sans fond et relate les derniers moments d'une très jeune femme à qui il reste environ deux ans à vivre Ð elle va les vivre à cent à l'heure, faites confiance à Angèle.Du côté anglophone, Labrador, du Vancouverois TJ Dawe suit le périple d'un homme vers le Labrador, monologue hilarant sur une traversée du désert blanc pas piquée des vers.Enfin, Jeremy Goddard lui-même propose The May Day Impromptu, inspirée de l'assassinat ô combien authentique d'un de ses meilleurs amis, anglophone, par trois membres du Royal 22e Régiment (francophones) à Lahr, en Allemagne.« Ça va surprendre, mais ce n'est pas du tout une pièce sur les rapports entre francophones et anglophones, explique Hechtman, c'est une pièce sur Patrick et ses amis, âgés de 20 ans et aux prises avec une situation incompréhensible et terrifiante.» Il sera possible, certains jours, d'assister à deux ou trois pièces de suite, entrecoupées de performances musicales ou poétiques gratuites, toujours en solo, dans le café du MAI.Le Tigre et Labrador s'adressent à un public de 7 à 77 ans, Angèle morte et The May Day Impromptu, à ceux qu'on appelle des adultes.En riant, je fais remarquer aux deux compères que le Solo Fest pourrait également se nommer le Chair Fest : il n'y a souvent qu'une chaise ou deux pour tout élément de décor dans les pièces proposées.« C'est un hasard », explique Hechtman en rigolant.« Mais c'est vrai que, même dans Angèle morte, le cendrier utilisé à l'origine par la comédienne a disparu.parce qu'elle a cessé de fumer », fait remarquer Goddard, plié en deux.« Et pour dire la vérité, Patrick a un vrai décor, conclut Hechtman, hilare.Mais pas de costume ! » Avis aux intéressés ! SOLOFEST, du 24 octobre au 4 novembre, au MAI, 3680, Jeanne- Mance.Info : 514 849.FEST ou fringe@ montrealfringe.ca «Une aventure hilarante.Le cinéaste Harold Ramis remet ça.» Jim Ferguson, DISH NETWORK «Fraser enflamme l'écran dans sa meilleure performance comique.» Mark S.Allen, KMAX-TV, SACRAMENTO « Ce serait un péché de manquer \u2018Diaboliquement Vôtre !'.C'est une explosion brillante de romance et de comédie.» Amy Longsdorf, CAMDEN COURIER POST « Un délice hilarant et divinement diabolique.» Earl Dittman, WIRELESS MAGAZINE « Hurley est d'une chaleur torride.» Maria Salas, GEMS TELEVISION CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CAPITOL ST-JEAN 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Galeries) 4 CINÉPLEX ODÉON POINTE-CLAIRE 4 CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Carrefour) 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 LES CINÉMAS LANGELIER 6 4 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 À L'AFFICHE! 4 SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER G REFUSÉS VISA GÉNÉRAL LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! «DEUX FOIS BRAVO AVEC ENTHOUSIASME!» Roger Ebert et Richard Roeper, EBERT & ROEPER AND THE MOVIES «Explosif! Un thriller intense et excitant!» Earl Dittman, WIRELESS MAGAZINES CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 FAMOUS PLAYERS F.P.8 GREENFIELD PARK 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 13 À L'AFFICHE! ANS + 4 SON DIGITAL LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! Parfois, vous pouvez assassiner quelqu'un 7LP1001B1022 b10 dimanche 7LP1001B1022 ZALLCALL 67 01:54:25 10/22/00 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 OCTOBRE 2000 TÊTES ADF'FICHE Encan de la Fondation des bourses pour l'enseignement féminin dans les affaires, mercredi, à l'hôtel Crowne Plaza (505, rue Sherbrooke Est), à comper de 17 h 30.Des oeuvres d'art, des forfaits détente, billets d'avion, vêtements griffés, et jusqu'à un Bordeaux « Château Laville » évalué à 2200 $, seront vendus aux enchères.Les profits seront affectés à l'octroi de bourses d'études pour des jeunes femmes désirant retourner aux études dans un programme universitaire relié au monde des affaires.Coût : 25 $.Renseignements : (514) 871-8977.n n n Michèle Dionne Charest L ' o p é r a t i o n « Nourir un enfant » menée par le groupe de femmes Les Marraines a connu un vif succès dans les entreprises participantes et tout particulièrement dans les magasins Provigo, incluant les bannières Maxi et Loblaws.Au terme de l'activité, la présidente des Marraines, Michèle Dionne Charest, forte de l'appui du président du conseil d'administration de Provigo, Pierre Michaud, a pu remettre 23 000 $ aux Oeuvres nationales du cardinal Léger.Cette argent sera distribué à des groupes dont la mission est de nourrir des enfants à l'école ou dans des centres où l'on accueille des enfants en difficulté.n n n François Gravel C'est la Journée mondiale du bégaiement, et l'Association des jeunes bègues du Québec en profite pour tenir un colloque à l'hôpital Sainte-Justine, à compter de 9 h 30 ce matin.L'événement est placé sous la présidence d'honneur du romancier et professeur d'économie François Gravel.Des orthophonistes traiteront de différents aspects du bégaiement, des personnes affligées par le bégaiement devant témoigner de leur vécu.Coût : 20 $.Renseignements : (514) 388-8455.n n n Soirée aux huîtres, organisée par la Fondation de la surdité de Montréal, et devant se tenir mercredi, au manège militaire des Fusiliers Mont-Royal, rue Henri-Julien.Coût : 100 $.Renseignements : (514) 284-2214, poste 3274.n n n C'est sous la présidence d'honneur de la ministre Pauline Marois (Santé et Services sociaux, et Famille et Enfance), que se tiendra le spectacle-bénéfice de la Fondation québécoise de la migraine et des céphalées, à l'occasion de la première nord- américaine de Carmen (Bizet) chorégraphiée par les Grands Ballets canadiens, mercredi, au théâtre Maisonneuve de la Place des arts.Le tout sera précédé d'une réception à l'intention des donateurs.Coût : 100 $.Renseignements : (514) 331-8207.n n n Bernard Lamarre Le prix Beaubien de l'Association des ingénieurs- conseil du Canada, qui honore les réalisations exceptionnelles d'un de ses membres, a été remis à Bernard Lamarre, dans le cadre du gala annuel des Prix canadiens du génie-conseil.Pour l'homme qui s'est illustré sur les plus importants chantiers québécois (tunnel La Fontaine, Baie James, autoroutes Ville-Marie et Décarie), comme à la direction de grandes institutions (Vieux-Port, Musée des beaux-arts, sans oublier Lavallin), et qui a été honoré de bien d'autres prix, cet honneur peut figurer mieux que tous les autres comme une consécration.En effet, le génie- conseil a fait sa marque chez- nous avec les grands travaux lancés par le gouvernement Lesage, la nationalisation de l'électricité ayant favorisé l'essor du génie- conseil québécois et l'émergence d'ingénieurs francophones, dont Bernard Lamarre est sans doute le plus important représentant.À titre de président de Lavallin (1972-1991) il a contribué à la percée du génie-conseil canadien sur la scène internationale.n n n Souper annuel de la Fondation Père- Eusèbe-Ménard, aujourd'hui, à l'hôtel Bonaventure.Pour marquer le trentième anniversaire de l'organisme qui vient en aide aux Missionnaires des Saints-Apôtres qui oeuvrent en Amérique latine et en Afrique, on procédera au lancement d'une monographie, oeuvre de Paul Longpré, et intitulée Eusèbe- Henri Ménard, un vrai fils de François.Coût du souper : 50 $.Renseignements : (514) 274-7645.n n n Gérald Lacoste Avant de passer le flambeau à Raymond Boucher (PNMD c o m m u n i c a - tion), comme président de la Fondation de l'hôpital Sainte- Justine, Gérald Lacoste (Bourse de Montréal), a remis un chè que symbolique de neuf millions de dollars, à Monic Houde, et Khiem Dao, respectivement présidente du conseil d'administration, et directeur de l'hôpital pédiatrique.Ce montant représente les dons amassés au cours de la campagne de financement de 1999-2000, dont les résultats sont identiques à ceux de l'année précédente et s'inscrivant dans la poursuite d'un plan quinquennal pour amasser 45 millions.n n n Denis Pellerin La Maison des greffés du Québec de la fondation Lina Cyr, vient de recevoir un don de 12 500 $ de la Banque Nationale.Ce sont MM.Denis Pellerin, et Alain Charbonneau, respectivement premier viceprésident de cette banque, et directeur principal à la Tour Banque Nationale, qui ont remis le don à la directrice de cette ressource humanitaire, Lina Cyr.n n n Roméo Dallaire Présentation jeudi, par le général Roméo Dallaire, conseiller spécial du gouvernement canadien pour les enfants victimes de la guerre, d'un contingent de personnalités ayant accepté de se faire les ambassadeurs de l'Unicef (Fonds des Nations-unies pour l'enfance).Il s'agit d'hommes et de femmes qui se soucient du sort des enfants du monde et auxquels M.Dallaire a rappelé l'importance du réconfort à apporter aux enfants victimes de guerre.n n n Dans le cadre de l'Halloween, les magasins Les Ailes de la mode soutiennent la cause de l'Unicef et ses services d'aide aux enfants défavorisés, en donnant des sacs d'Halloween aux clients qui en feront la demande et en faisant du même coup un don de 1 $ (de la Fondation Les Ailes de la mode) à l'Unicef.À noter, ces sacs comportent l'inscription des règles de sécurité à suivre pour la soirée de l'Halloween.Les enfants pourront également participer à un concours de dessins qui se tiendra en magasin les 28 et 29 ocotbre.Renseignements : à Brossard (450) 672-4537, et à Laval (450) 682-4537.n n n Paul Delage-Roberge Le tournoi de golf de La Traversée (centre d'aide aux femmes et jeunes filles de la Rive- Sud victimes d'agression à c a r a c t è r e sexuel), qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de la chanteuse Johanne Blouin, et de l'homme d'affaires Paul Delage-Roberge (Les Ailes de la mode), a permis à ceuxci de remettre un chèque symbolique de 26 000 $ aux responsables de l'établissement.Une somme de 3000 $, résultant de la tenue d'un encan, a permis au comité organisateur d'afficher une collecte totale de 29 000 $.n n n Vente de vêtements neufs, par les auxiliaires de l'Hôpital de Montréal pour enfants, les 25 et 26 octobre, de 7h à 16h, au deuxième étage du 2300, rue Tupper (aile B).n n n Marc-André Jean Des élèves du collégial du Québec figurent parmi les premiers lauréats des bourses d'études en technologies de pointe offertes par Nortel Networks (programme de 165 bourses totalisant 172 500 $), soit : Marc-André Jean, et Michel Dupéré, du cégep Saint-Laurent ; Francis Latulippe, du Collège de Sherbrooke ; Marc-André Chénier, de l'Institut Teccart ; ainsi qu'Uma Patel, du collège Vanier.Ces bourses sont destinées aux élèves inscrits aux programmes de technologie de génie électrique, option télécommunications, ou aux programmes de technologie de systèmes ordonnés.n n n Raymond Lach Distribution de prix et récompenses à l'Ordre des technologues professionnels qui a remis son prix du Technologue de l'année à Ray mond Lach, expert en réseau de vapeur, alors que Jean-Yves Giguère recevait le Mérite du Conseil interprofessionnel.Richard Gill a reçu le trophée Mérite de l'innovation technologique, et Serge Toutant, a reçu le Mérite du bénévole de l'année, Charlotte Léger ayant été consacrée étudiante bénévole de l'année chez les technologues.n n n Thierry Vandal La Fondation québécoise en environnement vient de recevoir un don de 25 000 $ d'Hydro- Québec, représentée par Thierry Vandal, vice-président à la la production.n n n L'Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles a souligné l'engagement de Patrice Jalette (rédaction de deux mémoires présentés en commission parlementaire), en lui remettant son prix de Bénévole de l'année.Deux prix Iris, catégorie professionnel émérite, ont été par ailleurs remis à Jane Coppenrath (Robert Coppenrath et associés), et Réal Mireault (Médiation et Soreconi), alors que la Banque Nationale, l'aluminerie Lauralco, et Les Poudres métalliques, sont les entreprises lauréates des prix Iris en développement organisationnel.Golf OSM : 75 000 $ L'Orchestre symphonique de Montréal a tenu un premier tournoi de golf qui a permis d'amasser plus de 75 000 $, ce dont se réjouissent les membres du comité organisateur entourant le président d'honneur, Gilles Jarry, premier viceprésident à la direction du Québec de la Banque de Montréal, soit : Jean-Paul Marsan (président), Madeleine Careau (directrice de l'OSM), France Élaine Villemaire (directrice du financement de l'OSM), et Jean-A.Élie, vice-président du conseil d'administration de l'orchestre.Power donne 100 000 $ Power Corporation du Canada a offert un don de 100 000 $ au Centre d'arts Orford, dans le cadre de sa campagne de financement du 50e anniversaire.C'est le président du conseil et co-chef de la direction de Power, Paul Desmarais fils (à droite), qui a remis le don à la directrice artistique, Agnès Grossmann, et Louis Lagassé (à gauche), président de la campagne.Grand Prix de l'entrepreneur Soirée de consécration pour Laurent Beaudoin, de Bombardier (au centre), lauréat pour l'ensemble de ses réalisations, et Ronald Brisebois, de Cognicase (à gauche), désigné « entrepreneur de l'année », lors de la remise des Grands Prix de l'entrepreneur du Québec, instaurés par Ernst & Young, représentée ici par Guy Fréchette (à droite).Les autres entrepreneurs honorés pour leurs réalisations (dans les différentes catégories) sont : Austin Hill (entrepreneur en émergence), Léon Gosselin (soins de santé et sciences de la vie), Laurent Verreault (fabrication et produits industriels), Ronald Brisebois (produits et services Internet) Glen et Greg Chamandy (fabrication, produits de consommation), Denis Lefrançois et André Riendeau (médias et divertissement), et Sheldon Elman (services professionnels).50 000 $ à l'Institut de réadaptation de Montréal Honda vient de remettre les profits (50 000 $) d'activités tenues durant le Grand Prix de formule 1 de Montréal, à l'Institut de réadaptation de Montréal.Étaient de la remise officielle du don : Jean-Pierre Toupin (groupe Everest), Danny Champagne (Spinelli Honda), Dr Jacques Voyer (assis), président de l'Institut de réadaptation, Jacques Nolet (directeur de l'institut), Martin Spalding (Grand Prix Air Canada), Pierre Latreille (président de la fondation de l'Institut), Denis Bellemare (Honda), et Jean-Marc Leclerc, également de Honda Canada. 7LP1101B1022 B-11 dimanche - ART 7LP1101B1022 ZALLCALL 67 12:54:47 10/23/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 O C T O B R E 2 0 0 0 B 1 1 G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A-LA CHANSON DE ROLAND 1 Le 15 août 778, Roland, chef de l'armée de Charles, meurt.À quel endroit la bataille s'est-elle livrée?2 Au XIIe siècle un poète élabore la matière de ce récit, créant ainsi la première épopée française.Quel nom, mentionné à la fin de ce récit, désigne ou l'auteur, ou le récitant?3 Qui est l'ami de Roland dans cette épopée?4 Quel personnage de l'épopée est considéré comme un traître?5 Où le manuscrit de la Chanson de Roland fut-il trouvé en 1837?B-COLONNE 1 Quand est apparue l'expression: la cinquième colonne?2 Quel est le sens de cette expression, aujourd'hui?3 Que trouve-t-on sur une colonne rostrale?4 Qu'est-ce qu'une rangée de colonnes devant ou autour d'un édifice?5 À quel ensemble le mont Calpé et le rocher Abyla appartiennent-ils?C-ROBIN 1 Qui a été la vedette de Good Morning Viêt-nam et de La Société des poètes disparus?2 Qui était l'amant de Marianne?3 Cette farine faisait d'excellents gâteaux.4 Un des Bee Gees.5 Qui a-t-on surnommé le Robin des banques?Robin des banques.4 Quel musée montréalais a déménagé du Château Dufresne à la Cité du Havre, puis à l'intersection de Sainte-Catherine et Jeanne-Mance?5 À qui est consacré le musée de Kleinburg, au nord de Toronto?4 Lors des premières représentations de ce film, plusieurs spectateurs quittaient la salle avant la fin.Une enfant possédée du démon y fait un tour de tête à 360 degrés.5 Sous quel nom plus populaire connaît-on le lycanthrope?D-MUSÉES 1 Dans ce musée parisien, on rencontre des personnages du début du siècle dans des scènes de la vie de la capitale française.2 Dans quel musée anglais conserve-t-on les joyaux de la couronne?3 Quel musée montréalais de la rue Sherbrooke, surnommé la boîte aux souvenirs du Canada, contient de nombreux objets et documents de la vie des anciens Québécois?F-MAGIE 1 Comment appelle-t-on le procédé de divination qui prétend faire appel aux morts?2 Quel nom donne-t-on à un recueil de formules magiques?3 Quelle magicienne de la mythologie a épousé Jason?4 Dans le cycle breton, quelle fée révèle à Lancelot les règles de la chevalerie?5 Qui a composé L'Enfant et les Sortilèges?E-BOOOOH 1 Qui a écrit le roman Le Bonhomme Sept Heures?2 Dans Le Barrique d'Amontillado, comme dans ses autres Histoires extraordinaires, il nous donne la chair de poule ?3 Quel auteur américain, spécialiste de l'horreur, a été victime d'un accident en 1999 et a aussi publié un récit directement sur Internet?G-SOLDAT 1 L'armée romaine était divisée en groupe de cent soldats.Quel nom donnait-on à ce groupe ?2 Dans quel pays voit-on des evzones?3 Sous quelle appellation familière désigne-t-on ordinairement les soldats américains?4 Quel nom donne-t-on aux fantassins de la Grèce ancienne ?5 La formation de combat de l'armée d'Alexandre portait un nom réutilisé par un groupe espagnol durant les années 30.Lequel?H-LUGE 1 Dans quelle ville de Suisse la première piste de luge est-elle aménagée en 1871?2 En quelle année la luge devient-elle indépendante du bobsleigh et entre dans les sports olympiques?3 Les premières compétitions n'ont lieu que dix ans plus tard, lors de quels jeux?4 Quelles sont les catégories de compétition de luge?5 Qui est le champion de luge monoplace pour les trois Musée Montréalais.dernières olympiades?SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Beethoven pourrait avoir succombé au saturnisme Associated Press ARGONNE, Illinois Ð Des analyses effectuées sur une mèche de cheveux de Ludwig van Beethoven ont fait apparaître des concentrations de plomb 100 fois plus élevées que la normale, ce qui semble accréditer la thèse selon laquelle le grand compositeur allemand, mort d'une pneumonie en 1827 à l'âge de 56 ans, a succombé au saturnisme.« C'est une surprise, mais les résultats ne laissent guère la place au doute », a expliqué le Dr William Walsh, directeur du Health Research Institute, où les cheveux de Beethoven ont été analysés durant quatre années.Le saturnisme, affection touchant le système nerveux central et l'appareil digestif, n'aurait atteint le compositeur qu'à l'âge adulte, peut-être en raison de la présence importante de plomb dans l'eau potable qu'il consommait.Les conclusions du Health Research Institute s'appuient sur les analyses chimiques conduites par le centre de recherches Mc Crone de Chicago et les images du Laboratoire national d'Argonne, obtenues à l'aide d'un accélérateur de particules.Les chercheurs s'étaient initialement mis en quête de traces de mercure, élément servant au traitement contre la syphilis.Son absence est venu confirmer que le musicien n'était pas atteint de cette maladie vénérienne.Il semble également peu probable que l'intoxication au plomb dont souffrait Beethoven ait été à l'origine de sa surdité, même si cette hypothèse n'est pas invraisemblable.Le saturnisme pourrait par contre expliquer ses fameuses sautes d'humeur.D'autres analyses doivent être effectuées sur des cheveux du compositeur conservés à Bonn, en Allemagne, et datant de quelques années avant sa mort.LA GRILLE THÉMATIQUE de Michel Hannequart 7LP1201B1022 b12 dimanche 7LP1201B1022 ZALLCALL 67 01:56:23 10/22/00 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 OCTOBRE 2000 SCIENCES SUZANNE DEUTSCH collaboration spéciale Le débat sur les aliments Frankenstein a pris une envergure sans précédent lors des pourparlers sur les protocoles de biosécurité à la mi-janvier à Montréal.Les opposants aux OGM ont clairement gagné la faveur des médias.Les récents sondages révèlent que Greenpeace et d'autres groupes de pression comme le Sierra Club ont su ébranler la confiance qu'ont les Canadiens en leur nourriture.Le consommateur occidental moyen perçoit maintenant les OGM comme une menace à l'intégrité de son garde-manger.Il faut dire qu'ici, en pays d'abondance, nous avons le choix.Les épiciers peuvent remplir leurs tablettes de produits non transgéniques périssables et non périssables.Tel n'est pas le cas dans le tiersmonde où la malnutrition menace la santé de centaines de millions de gens.La carence en vitamine A y demeure une cause majeure de décès et de maladie.La découverte du « riz doré » pourrait avoir un impact considérable pour cette population.Les feuilles de riz contiennent de la vitamine A, mais les grains de riz eux, n'en ont pas.Le « riz doré » auquel on a ajouté de la béta-carotène de façon transgénique (d'où son appellation d'ailleurs, car il a un aspect orangé), serait converti en vitamine A, au même titre que les carottes ou les mangues que nous mangeons Ð d'où l'intérêt.Selon les chercheurs, 300 grammes de riz (10 onces) contiendront l'équivalent de la dose de vitamine A suffisante pour une journée.Lorsqu'on considère qu'un Cambodgien mange en moyenne un demi-kilo de riz par jour et en retire 73 % de ses calories quotidiennes, on comprend vite l'impact de ce nouvel aliment.Les agences d'aide humanitaire, qui cherchent à combattre la malnutrition dans le tiers-monde, font face à un dilemme.D'une part, elles aimeraient bien trouver une façon de vaincre les problèmes liés aux carences de vitamine A, mais de l'autre, elles sont conscientes de l'impact sur la santé et l'environnement que pourraient avoir les OGM.« Ces aliments offrent des possibilités intéressantes, particulièrement en cas de malnutrition ou de carences vitaminiques », reconnaît Gilles Latour, directeur des Communications chez CARE Canada à Ottawa.« Évidemment ça nous intéresse.Mais à titre d'organisation non scientifique, nous devons connaître les deux aspects de ce débat.Y a-t-il eu, en vérité, assez de recherche afin de rassurer la population sur les effets à long terme de ces aliments ?Je ne fais pas uniquement référence au riz enrichi de vitamine A, je pense à toutes les découvertes spectaculaires annoncées depuis peu.» Jean Thiboutot, chef de projet à Oxfam-Québec, présentement sur le terrain au Cambodge, ne croit pas qu'Oxfam se prononce bientôt sur la question des OGM.Au Cambodge, Oxfam tente d'améliorer les conditions nécessaires à la culture du riz : contrôler le niveau des eaux, donner aux fermiers l'accès à des semences de qualité adaptées à leur région, et qui requièrent peu de fertilisants, d'herbicides ou de pesticides, hors de prix pour les agriculteurs.Si Thiboutot est d'accord pour dire que le « riz doré » est intéressant, il craint que les multinationales, qui vendent les semences, ne s'approprient le marché comme c'est souvent le cas.Ils pourraient commencer par donner ces semences modifiées génétiquement aux fermiers.Petit à petit, ils feraient grimper le coût des semences, tout en forçant les agriculteurs à utiliser des produits coûteux pour assurer un rendement adéquat des cultivars.Il faut comprendre que les nouvelles variétés de cultivars hautement performants exigent des quantités considérables de fertilisants afin d'atteindre un rendement optimum.Si les fermiers ne veulent pas ou ne peuvent pas se payer de tels ajouts, ces cultivars auront, dans la plupart des cas, un rendement bien inférieur à celui des variétés indigènes.Les riz indigènes sont disponibles à faible coût.Actuellement, une portion de la récolte annuelle est gardée à titre de semence pour l'année suivante ou pour être partagée entre voisins, ce qui peut faire une énorme différence quant à la survie et au bienêtre d'une communauté.Cela dit, Thiboutot admet que si cette manipulation génétique s'avère sécuritaire et peut être transmise aux variétés indigènes, il y aurait là un potentiel énorme.Le Dr Ingo Potroykus, biotechnologue à l'Institut Fédéral Suisse de technologie à Zurich responsable du projet de riz enrichi de vitamine A, s'est assuré que sa découverte ne tombera pas sous la coupe des producteurs de semences en libérant les droits reliés au « riz doré ».Tout pays désirant en faire bénéficier ses agriculteurs et ses consommateurs aura libre accès à la technologie du « riz doré », a-t-il spécifié dans une entrevue au Washington Post à la mi-janvier.Plusieurs générations de plants génétiquement enrichis de vitamine A ont été remis à l'IRRI Ð l'Institut international de la recherche sur le riz, aux Philippines, afin d'en insérer les caractéristiques dans des variétés locales.Même si ce riz réussit à satisfaire toutes les normes de sécurité, la partie ne sera pas gagnée.Il se peut que les gens des pays en voie de développement aient des réticences à consommer du « riz doré ».« L'apparence de ce riz pourrait poser un problème de taille.Les pays du Sud consomment presque exclusivement du riz blanc, selon Peter Berti, nutritionniste chez PATH Canada.Il faudra convaincre des millions de gens de changer leurs préférences quant à une de leurs denrées de base.Ce sera un défi plus difficile que celui d'enrichir le riz de béta-carotène, sinon impossible.» Des acariens dans les pommes ! ANNIE CLOUTIER Agence Science-Presse ÉTERTNUEMENTS, ALLERGIES : de nos jours, les acariens ont mauvaise presse.Mais il semble que certains membres de cette famille d'araignées minuscules aient un rôle bienfaisant à jouer dans nos vergers.Depuis une dizaine d'années, des acariens sont relâchés dans quelques vergers du Québec.Dans le cadre d'un projet-pilote réalisé conjointement par la Direction régionale de l'Estrie, le ministère de l'Agriculture (MAPAQ) et un pomiculteur du canton de Magog, un verger de l'Estrie sera le premier de cette région à être ainsi « envahi », plus précisément par trois espèces d'acariens (l'agistème, le thyphlodrome et l'amblyseius ).Leur mission ?Dévorer la mite rouge et la mite à deux points, deux de leurs cousins peu recommandables.Ces derniers provoquent le jaunissement du feuillage des pommiers, diminuant du même coup la croissance des arbres.Cette attaque à trois permet de contrôler plus efficacement le nombre des ennemis, chacune des espèces ayant sa préférence en matière de proie.Et elle permet de limiter l'usage d'insecticides.Oeuf, larve ou adulte, aucun des stades de croissance n'est épargné.« Le recours aux insectes prédateurs n'est pas une idée nouvelle », précise Marc Chiasson, propriétaire du verger et chimiste de formation.« Ce qui est innovateur par contre, c'est le déplacement d'une population d'insectes à partir d'un verger réservoir, d'une région vers une autre.» Pour se faire, on coupe les gourmands Ð jeunes branches qui ne portent pas de fruits Ð sur lesquelles pullulent les petits prédateurs et on les transporte dans leur nouvel habitat.C'est ce qu'on appelle voyager sans quitter la maison Ne serait-il pas plus simple de les élever en laboratoire, puisque certaines compagnies offrent déjà ce service ?« Les acariens prélevés en milieu naturel sont plus résistants aux écarts de température et s'adaptent mieux à leur nouvel environnement » explique M.Chiasson.« D'ailleurs, le but de l'exercice est que notre verger devienne à son tour un autre verger réservoir ; ce qui permettrait aux acariens de coloniser les cultures fruitières de la région.Nous voulons démontrer qu'il y a moyen de faire les choses autrement qu'en utilisant des pesticides.» À cet égard, au Ministère de l'Agriculture on avance qu'une quarantaine de pomiculteurs du Québec ont pu diminuer ou même cesser l'emploi d'acaricides chimiques.De plus, ce projet servira de laboratoire, pour tous ceux qui voudront emboîter le pas.Le Réseau estrien de lutte intégrée (RELI ) et une entreprise spécialisée dans le développement d'agents de lutte biologique, Co-Lab R & D, ont collaboré à ce projet.Pour en savoir plus sur la lutte biologique dans les vergers : www.agr.gouv.qc.ca/dgpar/sites/r16o/conferen/jungle.html Pour voir les acariens en question : www.euro-fruit.com/fr/produit/contenu.html Thyphlodrome www.ento.vt.edu/Fruitfiles/Amblyseius.html Amblyseius "]
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