La presse, 28 octobre 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D1028 A9 auto 30 oct 6LP0101D1028 ZALLCALL 67 01:15:05 10/28/00 B FILL06 6LP0201D1028 D-2 samedi ARTS 6LP0201D1028 ZALLCALL 67 01:11:15 10/28/00 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 A quand une vraie emission de voitures a la television?TELEVISION Quand j'etais en Jordanie, je suis tombee sur une emission de voitures de la BBC.Extraordinaire.Non seulement les modeles etaient-ils analyses, mais on consultait les acheteurs sur la qualite du service apres-vente.On a fini avec un palmares des 10 meilleures et des 10 pires bagnoles de l'annee.La pire, une van Vauxhall, a fini sous des chaudieres de boue.La meilleure etait la Subaru Legacy.Il y avait autant de femmes que d'hommes analystes.L'achat d'une voiture est un des gros investissements du consommateur.Et pourtant, les emissions sur la question sont rarissimes.La meilleure, Le Guide de l'auto , animee par Jacques Duval, passe a Vox.Ne vous demandez pas pourquoi : la chaine Vox (le 9 de Videotron) ne vit pas de publicite mais des redevances des abonnes du cable.Il ne risque pas de se faire serrer les ouies par un fabricant mecontent qui va menacer de retirer sa publicite de la chaine.Il y a bien une emission de chars a TQS le dimanche matin.Mais je me mefie de cette chaine a cette heure-la le week-end, ou les infopublicites abondent.Qui me dit que l'emission de voitures n'est pas commanditee en sous-main par un manufacturier ?Ce serait a Radio-Canada de nous faire une bonne emission dans le style de celle de la BBC.Radio-Canada a beau se lamenter de budgets reduits, c'est encore la seule chaine qui peut se permettre le luxe d'analyser les differents tas de ferraille offerts par les fabricants.Qui n'oseraient sans doute pas menacer la chaine publique de represailles.Ils le feraient, que Radio-Canada aurait les moyens de nous le dire.Apres tout, une chaine publique a pour mission d'etre d'abord au service du public.Pas des fabricants de voitures.Donc, la tele nous laisse dans le noir, pour des raisons evidentes.Il est temps que ce gros achat soit scrute a la loupe par la television publique.Pas besoin d'une emission hebdomadaire.Quelques bonnes speciales bien punchees feraient l'affaire.Ados laisses a eux-memes : la syphilis chez les riches NOUS SOMMES DANS L'ETAT de la Georgie en 1996, alors que la capitale Atlanta accueille les Jeux olympiques d'ete.Mais a Rockdale, une petite ville cossue du sud de l'Etat, on decouvre que plus de 200 adolescents sont victimes d'une epidemie de syphilis.Pas des pauvres.Des enfants de riches, qui ont tout ce qu'il faut cote materiel.Mais ils sont souvent abandonnes moralement par leurs parents qui ont autre chose a faire.Ils ont donc decouvert les plaisirs du sexe, des orgies en groupe.au bout du compte 200 victimes.Vous verrez les details de cette sombre histoire a 20 h demain soir a Canal Vie dans le cadre de la serie Coup de coeur.Le documentaire vous montre les temoignages des jeunes qui se sentent bien loin des preoccupations de leurs parents.Lorsque ces derniers ont appris la maladie des enfants, ils ont tout de suite cherche les coupables ailleurs : la tele, l'ecole, les amis.Soit dit en passant, Rockdale County se vante d'avoir les plus hauts taux de reussite scolaire en Georgie.Comme quoi, les ecoles performantes ne signifient pas necessairement que les enfants sont bien eduques.Franco Nuovo remplace Rene Homier-Roy APRES S'ETRE HEURTEE au veto du grand patron de l'information tele Claude St-Laurent qui a refuse que Normand Lester remplace Rene Homier-Roy a l'animation de C'est bien meilleur le matin la semaine prochaine, CBF a finalement engage le journaliste Franco Nuovo pour tenir le fort.Rene Homier-Roy pourra prendre une semaine de vacances.Willie : 1,6 million pour l'episode 1 LE PREMIER EPISODE de la serie Willie a attire 1 618 000 spectateurs jeudi soir a 21 h au reseau TVA.Tres bon score, qui n'est toutefois pas le numero 1 de la semaine, place detenue par le teleroman 4 et demi de Radio- Canada qui a attire 1 746 000 personnes lundi dernier.D'autres resultats interessants : le telefilm Dr Lucille sur la vie de Lucille Teasdale avec Marina Orsini dimanche soir dernier a TVA a attire 1 597 000 personnes.A Radio-Canada le meme soir, le premier episode de la serie Le Canada: une histoire populaire, a eu 558 000 spectateurs.Ce qui est quand meme bon, etant donne la platitude extreme de la premiere heure consacree aux Indiens.Contre Willie, L'Ecuyer a attire 558 000 spectateurs.L'episode de Tag lundi dernier a 21 h a eu 997 000 fideles.A la meme heure a TVA, la premiere speciale de Julie Snyder a attire 656 000 personnes.A defaut de Bruno, le retour de Fitz ON LE SAIT, l'emission de Bruno Blanchet et Cie est reportee a plus tard par Radio-Canada.Qui offre a compter de ce soir un gros prix de consolation : la reprise de la serie britannique Fitz.En anglais, le titre etait Cracker.La serie Fitz a ete diffusee l'ete il y a deux ans par Radio- Canada.Fitz est un psychologue qui travaille avec la police.Comme Anne Fortier de Fabienne Larouche.Autant il est genial dans l'analyse des cas, autant sa vie personnelle est un fouillis.Il est immense, il boit comme un trou, il est toujours en manque d'argent, il neglige ses enfants et sa femme est bien tannee.Mais au bureau, quel homme ! Et en plus, il pogne avec les femmes ! L'univers torture de Fitz et de ses criminels repasse sans arret a des chaines genre Bravo et Showcase en anglais.Il aura fallu que Bruno Blanchet et Cie se cassent la figure pour que Fitz passe en reprise.On annonce la premiere pour 22 h 50 ce soir.Pourvu que le hockey finisse a l'heure.Elles ont eu entre 20 et 100 partenaires sexuels.Elles ne sont pas prostituees.elles sont agees entre 12 et 17 ans.Demain 20 h - en rediffusion mercredi 16 h www.servicevie.com VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Luck Mervil 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron / Line Boivin Hockey / Canadiens - Islanders Le Telejournal Sport / Fitz (22:50) Cinema (23:50) Le TVA 18 heures Cinema / MAMAN, JE M'OCCUPE DES MECHANTS (5) avec Alex D.Linz, Olek Krupa Cinema / JERRY MAGUIRE (4) avec Tom Cruise, Cuba Gooding Jr.Le TVA Documentaires - Science / Planete Ocean Cinema / JACKIE BROWN (3) avec Pam Grier, Samuel L.Jackson Cinema / L'HOMME ELEPHANT (2) avec Anthony Hopkins, John Hurt (21:45) Les Simpson Cinema / AUX FRONTIERES DU REEL (4) avec David Duchovny, Gillian Anderson Cinema / FRISSONS 2 (4) avec Neve Campbell, Courteney Cox Le Grand Journal Pulse Habs, Week Higher Ground Code Name: Eternity Cinema / HOUND OF THE BASKERVILLES avec Kenneth Welsh, Matt Frewer CTV News Pulse / Sport News .Contact Wheel of.e Now Twice in a Lifetime News Sat.Report Saturday Night Hockey / Maple Leafs - Bruins Hockey / Oilers - Avalanche College Football (15:30) News Spin City Cinema / A VAMPIRE IN BROOKLYN (5) avec Eddie Murphy World's Scariest Ghosts.News Baywatch NCAA Football (15:30) Seinfeld That's Life Walker, Texas Ranger The District ER News Night.News Jeopardy Decision Cinema / MAVERICK (4) avec Mel Gibson, Jodie Foster Saturday Night The Lawrence Welk Show .Minister .Served?Vicar, Dibley No Place.Ballykissangel Austin City Limits Cinema / INTERMEZZO (5) BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf Sessions at West 54th BBC News .Lens City Confidential Behind Closed Doors.Biography / Carmen Miranda A&E Latin Dancesport Championship 2000 Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds .for Variety Live! From the National Arts Centre Don Giovanni: Leporello's.Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde / Le Bresil Familles celebres / Grimaldi Biographies / Denis Drouin Navarro / Crime de sang Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Prevention des toxicomanies Le Monde a la carte .un cegep Branche-toi Le CHARL Quartier latin .medias In Focus Histoire des formes urbaines You Asked.Timeslot Storm Warning!.How'd they do that?Vets in.Sex Files Into the Unknown Connection You Asked.Pret a partir Video Guide Velo Mag .camping Plaisirs.Golfs d'ici Aventures, Cecile Dechambre Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Famous.Cinema / MOM'S GOT A DATE WITH WITH.Cinema / KING KONG (4) avec Jeff Bridges For your Love Drew Carey The PJ's Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Festival of Stars Queen of Swords The Simpsons Halloween Special Presentation World's Scariest Ghosts.A.Hitchcock Saturday Night Tournants de l'Histoire Histoires de trains La Face cachee de l'Histoire Cinema / NIJINSKY (4) avec Alan Bates, George de la Pena Captain Cook (17:00) Great Train Stories Crown and Country Cinema / PAT GARRETT AND BILLY THE KID (4) avec James Coburn For Valour TV Guide Flick The Tourist Pet Project Birth Stories Skin Deep Extra 1900 House Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Why Elvis?Special: The Aloha from Hawai Concert (Elvis) Musicographie / Why Elvis?Survie 24 et plus! / Se poursuit jusqu'a dimanche, 12h00.(12:00) BBC News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts @the end Canadien.Culture-choc Journal RDI Medias Enjeux Telejournal .artistes Culture-choc Canadien.Decision 2000 Sports 30 Mag .des Canadiens Les Legendes du hockey Sports 30 Mag .des Canadiens Les Legendes du hockey La Boutique aux malefices Saint-Tropez, sous le soleil Special Halloween: cuisine sanglante The Grafters Cinema / NIGHTMARE MAN (6) avec L.Horsley, C.Powell Da Vinci's Inquest Cinema / FLATLINERS (4) avec Kiefer Sutherland, Julia Roberts Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / THE HOUSE ON SKULL MOUNTAIN (6) Cinema / CARNIVALS OF.Gamenight Sportscentral Women's Tennis / Kremlin Cup Wrestling: WWF Live Sportscentral Game on Sports Geniuses Grouille-toi Volt Treize journees.Broadway, un siecle.Cinema / AMERICA AMERICA (2) avec Stathis Giallelis, Linda Marsh .(23:40) World's Worst Drivers.Wild Mechanics Stephen King - .Macabre Sasquatch Odyssey Haunted History Stephen King - .Macabre SPGA Golf (17:30) Sportsdesk Boxing / Juan Lazcano - Dorin Spivez Football / Tiger-Cats - Lions Scooby Doo Crypte Show Redwall Ned.triton Cap.Star Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson SOS Fantomes Vins et Fromages Journal suisse Journal FR2 Union Libre des Ameriques Tapis rouge aux chansons d'amour Journal belge Soir 3 Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / THE PIT AND PENDULUM (4) .(21:25) Cinema / THE RAVEN (21:40) .(23:05) .(23:20) .secondes Les Copines.Dos Ado Quand la vie est un combat Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines.Trauma City Mag Rendez-vous avec.Vos finances A notre sante, docteur! L'Actuelle Sur la colline Addam's.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Cinema / BEETLEJUICE (4) avec Alec Baldwin, Geena Davis Goosebumps Farscape Au-dela du reel Star Trek: la nouvelle generation Battlestar Galactica X Files Highlander L'Invite (22:45) Louise Cousineau 19:00 A JACKIE BROWN Un policier de qualite de Quentin Tarantino avec Robert De Niro, Bridget Fonda et Samuel L.Jackson.19:30 P UNION LIBRE DES AMERIQUES Premiere de cette adaptation de l'emission de Christine Bravo.Francine Ruel est entouree de chroniqueurs des quatre coins des Ameriques.Invite: Luck Mervil.20:00 CUISINE SANGLANTE Il y a deux sortes de films d'horreur.Les pleins d'effets speciaux, de monstres, de mouches geantes et autres insanites qui ont le don de m'ennuyer, et les histoires macabres qui vous montrent la mechancete de l'ame humaine.Ce telefilm est adapte d'un roman de Minette Walters et raconte l'histoire d'une grosse meurtriere condamnee pour avoir debite sa famille en morceaux.Mais l'a-t-elle vraiment fait?20:00 1 BIOGRAPHY Les plus vieux se souviennent de la semillante Carmen Miranda dont les chapeaux arboraient tous les fruits de la creation.20:00 Z STEPHEN KING - MASTER OF MACABRE Le roi de la litterature d'epouvante en entrevue, avec extraits de ses films.21:00 K FRISSONS 2 Wes Craven est le maitre actuel de l'horreur.C'est le moment de frissonner. 6LP0303D1028 D-3 samedi ARTS 6LP0303D1028 ZALLCALL 67 01:16:44 10/28/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 O C T O B R E 2 0 0 0 · D 3 Le Survivor des VJ de Musique Plus! Limp Bizkit, Eminem HABITUÉS AU DIRECT, les animateurs de Musique- Plus veulent faire un pas de plus vers la télé réalité, cette fièvre qui a frappé la planète plus sévèrement que jamais cette année, Survivor et Big Brother étant sans doute les symptômes les plus sérieux.En fin de semaine, durant 25 heures, les dix VJ vivront devant les caméras.Repas, dodos, douches : tout sera capté par la plus branchée des télés.Une partie des studios de Musique Plus a été transformée en petit logis improvisé, grâce au concours d'Ikea qui a meublé, avec beaucoup de goût selon Mike Gauthier, ce qui sera l'environnement vital des animateurs.À partir de midi aujourd'hui et jusqu'à midi demain, les dix naufragés en feront leur refuge.Pas de veine, on change l'heure en cours de route, ce qui ajoute 60 longues minutes à leur marathon de direct.Les patrons de Musique Plus leur allouent 10 $ pour les dépenses.Chiche.Elsie Martins ne s'en inquiète pas : la jeune animatrice raconte que ça lui rappellera ses années d'étudiante.À ses dires, elle aurait même rassuré Claude Rajotte qui était passablement inquiet de ce manque de moyens : « Je lui ai dit qu'au dollar store, on trouvait des pâtes à un dollar ou deux.» Ce qui devrait laisser assez d'argent pour faire un saut au guichet Vox pop.Pour la modique somme de 1 $, les animateurs pourront y enregistrer des messages destinés à convaincre les téléspectateurs de voter du bon bord.Car, tout comme dans Big Brother, les participants seront éliminés un à un, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un VJ.À défaut de recevoir un million de dollars, le gagnant aura droit à quelques jours de congé payés.Les téléspectateurs pourront voter via Internet et décider qui reste et qui part.Ceux qui veulent se rendre au coin des rues de Bleury et Sainte-Catherine pourront aussi les voir en action puisque toutes les pièces conçues par Ikea donnent sur la rue, exception faite de la douche.Zut.Ce soir, minuit, les animateurs feront une petite fête dans leur maison et chacun a le droit d'accueillir cinq amis.Il y aura donc du monde dans la cabane.Pour pouvoir séduire le plus grand nombre de téléspectateurs, Mike Gauthier a invité des amis artistes.« Je vais apporter ma guitare et je vais essayer de chanter pour attirer la faveur du public », explique Gauthier.Mais ce n'est pas tout : l'animateur prévoit faire des alliances avec ses collègues pour faire une plus grosse épicerie.Et il n'achètera pas n'importe quoi.Que des aliments qui ont une bonne valeur calorifique et qui lui apporteront les éléments essentiels pour qu'il puisse chanter la pomme à son public le plus longtemps possible.Il a d'ailleurs l'intention de prendre un déjeuner gargantuesque avant le début du laboratoire.Si Mike Gauthier ne cache pas son côté machiavélique, c'est qu'il pense que tous ses collègues rêvent autant que lui des journées de congé promises et qu'ils risquent d'être au moins aussi vicieux.L'issue de cette opération de survie : demain midi.P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale MINE DE RIEN, c'était Limp Bizkit la grande vedette du concert d'hier soir, au Centre Molson.Côté pub, le rappeur a définitivement remporté la palme sur le quintette de Jacksonville (Floride).Mais côté intensité, alors là, Limp Bizkit a tout raflé, pas tellement loin devant Papa Roach d'ailleurs, une autre formation que les ados adorent et qui, à leur grand plaisir, était de la tournée.Le Centre Molson a vibré hier comme ce n'est pas permis.23 000 ados, ce n'est pas de la frime : tous les sièges étaient occupés Ð les rouges comme les plus reculés Ð, et le parterre était inondé de jeunes.Malgré leurs sessions de slam, de crowdsurfing dans le mosh pit, aucun accident grave n'a été relevé.On était là pour avoir du plaisir, et ils en ont eu pour leurs 60 $.Le rappeur X-Ibit, n'a eu que 15 petites minutes pour épater la galerie.C'est donc Papa Roach qui s'est chargé de mettre le feu dans la foule.Les fans, tous dans l'âge pour aller à l'école secondaire, débordaient déjà d'exubérance.C'est que ce groupe californien, qui fusionne de façon très convaincante, sur disque (Infest, récemment sorti) et sur scène, le rap avec le hardcore, a insufflé à sa recette Ð maintes fois éprouvée par tous les Korn de ce monde Ð une sérieuse dose de groove.Ce fut ensuite le temps de l'enfant terrible du hip hop, la terreur de nos valeurs, le cauchemar de tous les parents qui ont dû se demander comment ils ont bien pu laisser leur fils aller là-bas.Sans faire le détail exhaustif de toutes les insanités qui ont pu se dire lors de cette soirée (par Eminem et ceux qui l'accompagnaient, d'ailleurs.), reconnaissons qu'il a été à la mesure de sa réputation.Un amusant vidéo, tourné à la manière de Blair Witch Project, servait d'intro.On y voyait deux jeunes tentant de s'infiltrer par effraction dans une maison décrépite.Puis ils se retrouvent au sous-sol, en face d'un méchant rappeur muni d'une scie à la chaîne.Eminem émerge alors du plancher, avec son masque blanc et sa tronçonneuse, devant une réplique de ladite maison.Cris et défoulements, le DJ, juché sur le toit de la cabane, enfonce son aiguille dans le vinyle.« My name is Slim Shady.», entend-on résonner dans le nouveau Forum.Eminem saute partout, son MC Proof le seconde, et succès par-dessus succès, il ferme encore une fois la trappe à tous ces détracteurs.Entendons-nous : Eminem rappe comme un pro, avec originalité, une signature vocale unique et un débit mitrailleur.Il donne une vraie performance en chantant ses chansons salées Ð dont la fameuse Kill You .Il fait ses allusions à la drogue, il ridiculise Nsync, tombe sur les policiers et les journalistes mais ne s'en prend pas aux femmes ou aux gays, lors de ses interventions du moins.À un moment, il fustige la ville de Toronto : « Ils m'ont fait chier aux douanes, explique-til.Eh bien ! vous savez quoi ?J'ai quand même réussi à en passer, de la dope ! » Et vlan ! Après un extrait de sa nouvelle série de bande dessinée, le Slim Shady Show (qu'on peut seulement voir sur Internet parce que c'est carrément de mauvais goût), le décor a complètement changé : d'une simple maison, il s'est transformé en château.On n'a pas lésiné sur les moyens : feux d'artifice, projections, son crew au complet avec lui (cinq rappeurs de Detroit, les D-12), la totale.Côté visuel, nous croyions avoir tout vu.Ce n'était pas tant que Limp Bizkit n'ait foulé les planches, vers 22h30.D'un château hanté, nous sommes passés aux robots géants.Dans celui du milieu, le batteur et le DJ.Devant les deux petits, le bassiste et le flamboyant guitariste Wes Borland, peint en noir, cheveux teints en gris (allo Kiss !).Ils ont beau être des mégastars, ces Limp Bizkits, leur son n'en demeure pas moins redondant.Disons qu'ils n'ont pas réinventé la roue du trash rock-rap, une fusion que faisait déjà Faith No More il y a 15 ans.Mais si la musique est morne, l'énergie était palpable, et lorsque le chanteur Fred Durst parle, la foule réagit avec dynamisme.C'était le parterre le plus actif que le Centre Molson ait jamais accueilli.Et voilà l'explication au bout de toutes ces insanités : il s'agit d'un défoulement.Et si les ados américains se retrouvent aussi dans les paroles à la fois puériles et vulgaires de Eminem ou Limp Bizkit, les ados québécois eux n'en ont que pour la décharge musicale et les décors à en mettre plein la gueule.Puis, rassurez-vous, parents : Marylin Manson n'était-il pas le Eminem d'il y a trois ans ?Voyez, on a tôt fait de le mettre aux poubelles.L'animateur Mike Gauthier.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Le controversé rappeur Eminem, cauchemar des parents d'ados, vêtu de son costume d'Halloween.E N B R E F La Chapelle: très bon début de saison Les licences de TQS renouvelées pour sept ans LE CONSEIL de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a annoncé hier le renouvellement des licences de Télévision Quatre Saisons pour sept ans, du 1er septembre dernier jusqu'à fin août 2008.Le CRTC se rend notamment à une demande de TQS, pour le dispenser de conditions sur la production indépendante.Le diffuseur, une division du groupe Quebecor, devra en contrepartie allouer un montant annuel d'au moins 4 millions à une telle production et un total minimum de 40 millions sur sept ans.Le CRTC relève aussi le diffuseur de l'exigence sur le sous-titrage et l'encourage plutôt à atteindre un niveau de 90 % à ce chapitre, avant le terme de ses licences.La direction de TQS dit, dans un communiqué, voir dans cette décision « une belle marque de confiance envers notre antenne et notre équipe ».Les licences visées sont celles des stations CFJP, de Montréal, CFAP, de Québec, CJPC, de Rimouski, ainsi que celle du réseau.Presse Canadienne Les finalistes du Grand Prix du livre sont connus LES FINALISTES du 32e Grand Prix du livre de Montréal ont été dévoilés hier.Ils sont Julie Keith pour son recueil de nouvelles The Devil Out There (Knopf Canada), Roger Magini pour son roman Styx (La Pleine Lune), Rachel Rose pour son recueil de poésie Giving My Body to Science (Mc Gill-Queen's University Press), Alison Lee Strayer pour son récit Jardin et Prairie (Leméac) et Denis Vanier pour son recueil de poésie L'Urine des forêts (Les Herbes rouges).Le nom du gagnant ou de la gagnante sera divulgué le 13 novembre.Cette année, le jury a eu à lire 250 oeuvres Ð soit 50 de plus que l'an dernier Ð publiées par 60 maisons d'édition.Le Grand Prix du livre de Montréal s'accompagne d'une bourse de 10 000 $.Trois départs LE PIANISTE Louis-Philippe Pelletier quittera son poste de professeur à Mc Gill au printemps, après 24 ans d'enseignement, pour se consacrer à sa carrière de soliste.Patrick-Jean Poirier laisse la direction des communications et du marketing à l'Opéra de Montréal et passe au Centre canadien d'Architecture comme chef des relations avec les médias.Après Anne Lauber, le compositeur Antoine Ouellette se détache à son tour des Mélodistes Indépendants.CLAUDE GINGRAS DANS CE MÊME LIEU du culte de l'avenue du Mont-Royal où elle fit ses débuts en 1995 (et rebaptisé depuis Sanctuaire du Saint-Sacrement), la Chapelle de Montréal s'engageait hier soir dans sa sixième saison avec un programme qui s'éloignait sensiblement de ses préférences premières.Francis Poulenc est l'un des derniers noms qu'on associerait à l'ensemble vocal et instrumental de Yannick Nézet-Séguin.Mendelssohn aussi.Ils ouvraient tous deux ce premier programme de la saison.Haydn, choix moins inattendu, occupait l'après-entracte.En raison de la présence de l'orgue dans l'une des oeuvres (le Poulenc), les 15 instrumentistes était placés proche du Casavant du lieu, dans la plus haute galerie arrière du sanctuaire, pour la première partie du programme.On entend d'abord la septième des 12 petites Symphonies pour cordes du Mendelssohn adolescent.(La Chapelle annonça d'abord la septième, puis la douzième, pour revenir finalement à la septième.) Sans faire oublier les 22 minutes de cet essai de jeunesse, Nézet-Séguin lui donne une réelle dimension grâce à son sens de la couleur.Le mouvement lent, pris très lentement, est un prodige de son soutenu.C'est l'une des premières fois que le Concerto pour orgue, cordes et timbales de Poulenc est joué ici dans une église, et donc avec un orgue digne de ce nom (en salle, il faut se contenter d'un orgue électronique).En sept sections enchaînées formant un unique mouvement, Poulenc y réussit un habile mélange de fantaisie, de tendresse et de tragédie, et c'est aussi ce que Nézet-Séguin nous donne, avec de jeunes solistes de premier ordre aux claviers et aux timbales.La célèbre Messe Lord Nelson de Haydn permet d'entendre, en grande forme technique et spirituelle, le petit choeur de 12 voix de la Chapelle appuyé par un ensemble instrumental (dont un orgue de choeur) bien préparé lui aussi et dominé par trois clarini, lire trompettes, irréprochables.Nézet-Séguin, dirigeant de mémoire, imprime à tous un mouvement vif où passe néanmoins une authentique expression.Les solistes sont moins remarquables cependant.LA CHAPELLE DE MONTRÉAL.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Solistes: Lucie Beauchemin, organiste, Stéphanie Pothier, soprano, Claudine Ledoux, mezzo-soprano, Éric Tremblay, ténor, et Jean-Pascal Heynemand, basse.Vendredi soir, Sanctuaire du Saint-Sacrement.Programme: Symphonie pour cordes no 7, en ré mineur (1822) - Mendelssohn Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales (1938) - Poulenc Messe no 11, en ré mineur, pour quatre voix solistes, choeur, orgue et orchestre («Missa in angustiis» ou «Lord Nelson»), Hob.XXII:11 (1798) - Haydn La Nostalgie du paradis T h é â t r e d ' A u j o u r d ' h u i de François Archambault mise en scène Jean-Stéphane Roy avec France Castel, Yves Corbeil, Claude Despins, Jean-Louis Hébert, Denis Houle, Steve Laplante, Julie Ménard, Julie Perreault, Reynald Robinson, Marie-Hélène Thibault, Louise Turcot concepteurs Florence Cornet, Pascale Déry , Nicolas Descôteaux, Stéphane Girouard, Nathalie Godbout, Olivier Landreville, Patricia Ruel Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca Du 25 octobre au 18 novembre 2000 COMPLET 1er et 7 novembre 6LP0401D1028 D-4 samedi ARTS 6LP0401D1028 ZALLCALL 67 01:11:46 10/28/00 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 THÉÂTRE Grand Jour pour un Sommet SONIA SARFATI AU MOMENT DE sa création, l'an dernier, le Théâtre du Grand Jour mettait de l'avant sa volonté de faire entendre les voix nouvelles et d'amener les 18-35 ans au théâtre.Cette volonté-là, émise par les deux fondateurs de la compagnie, Éric Belley et Sylvain Bélanger, n'était pas un voeu pieux.À preuve, le Sommet Ð qui, portant le thème « Qu'est-ce que s'engager aujourd'hui ?», se tiendra demain et lundi au Théâtre d'Aujourd'hui.Le Sommet, donc, qui marque aussi le début de la résidence du Grand Jour au Théâtre d'Aujourd'hui, est la suite logique à la pièce Autodafé d'Olivier Choinière.Cette première production de la compagnie, qui s'attardait sur les révolutions plus ou moins tranquilles menées au Québec, se terminait sur LA question : et maintenant, que faire ?« Une boîte se trouvait à la sortie du spectacle, où les gens pouvaient déposer leur propre manifeste dans le but d'organiser des soirées-manifestes », indique Sylvain Bélanger, directeur artistique du Grand Jour et grand manitou du Sommet.Puis, il a réalisé que « crier des noms au monde et montrer les autres du doigt », ça s'était déjà fait.« Pour se détacher de toute cause, groupe ou parti politique, nous avons demandé à 120 personnes de nous écrire une lettre d'engagement.» Qu'ils parlent, de manière personnelle et honnête, de l'engagement Ð que les gars du Grand Jour définissent par « le désir secret qui vous relie au monde, ce qui vous permettrait de refonder à votre façon, avec l'acuité qui est la vôtre, cette société qui vous appartient ».Résultat de la démarche : le contenu du Sommet.À 14 h, demain et lundi, des tables rondes ouvertes au public se tiendront dans le hall du Théâtre d'Aujourd'hui.Animées par Marie- Louise Arsenault et intitulées Rencontres au Sommet, elles mettront entre autres en présence l'auteurcompositeur- interprète Daniel Boucher, l'écrivain Maxime-Olivier Moutier, le président de la Jeune Chambre de commerce de Montréal Ugo Dionne.Des gens qui ne sont pas issus du théâtre.« Nous voulons nous inscrire dans la société, montrer le citoyen dans l'artiste », poursuit Sylvain Bélanger.Puis, à 20 h, pour 6 $, place aux deux soirées À crier sur les toits ! Sur la scène du Théâtre d'Aujourd'hui, où se trouve le « toit d'immeuble » installé là pour La Nostalgie du paradis de François Archambault, défileront, dans une mise en scène d'Olivier Choinière, des personnages nés des 25 lettres sélectionnées par Le Grand Jour.Lettres signées Stéphane Crête, Marie-Ève Gagnon, Steve Laplante et autres Louis Champagne.Personnages interprétés par Maxim Gaudette, Patrice Savard et autres Mireille Brullemans.Ce qui ressortira de leurs propos ?Ce qu'ont bien voulu y mettre les jeunes auteurs.« Nous nous attendions à beaucoup de cynisme, à des lettres d'engagement parlant en fait de désengagement », fait Sylvain Bélanger.Des écrits reçus émane en effet une forme de malaise face au mot et au concept « engagement ».« Mais si les auteurs marchent sur des oeufs avec ce mot, c'est avant tout parce qu'ils éprouvent un profond respect pour ce qu'il représente.Ce qu'ils nous disent, c'est qu'ils voient là une valeur importante.mais qu'ils se sentent démunis face à elle.Qu'ils ne savent pas quoi en faire.» Le Sommet se terminera lundi soir au Diable Vert, par le spectacle des groupes Mes Aïeux et Loco Locass Ð dont les membres devront aussi lire leur lettre d'engagement (rien à voir avec leur contrat !).Le concept sera ainsi tenu et la tendance, maintenue jusqu'à la fin.Alexis Martin et Paul Savoie, en psy consterné et colonel schizophrène, quelques scènes avant le makeover militaire du généreux Colonel oiseau de Hristo Boytchev.Un colonel thérapeutique JENNIFER COUËLLE L'esprit militaire, c'est bon pour l'âme.Sans blague.Surtout lorsque l'unité de combat est constitué de fous, le colonel itou.Le Bulgare Hristo Boytchev a une façon de vous retourner ça, la vie de soldat.Dans son Colonel oiseau qui prend forme et rythme sous l'excellente direction de Peter Batakliev dans l'antre du Quat'Sous, un bataillon improvisé marche, avec quelle efficacité, au pas de la liberté ; celle d'appartenir, celle d'être différent.Dans un vieux monastère au crépi plus que défraîchi tout en haut de la montagne balkane, des hommes et une femme, de joyeux fêlés, vivent isolés dans l'attente.de rien.Autour d'eux, c'est la guerre en Bosnie.Ils ont été plus ou moins abandonnés par le centre psychiatrique régional.Ils ont froid, ils ont faim, ils se confortent comme ils peuvent.Le tout, sous le regard hébété d'Alexis Martin, présent mais pondéré, en jeune psychiatre dépêché sur les misérables lieux puis, abandonné (lui aussi) par son chef psy.Parmi les moments doux de ces paumés attendrissants qui se chauffent à la chandelle, le bulletin d'information à la télé rafistolée, autour de laquelle ils se regroupent tous les soirs pour entendre le compère Hatcho, alias la télé, lire sur les lèvres des journalistes.Il a l'habitude ; il est sourd, qu'il dit (l'écharpe nouée qui lui bande les oreilles le rassure à ce sujet).Pendant ce temps, Davud, qui menace sans cesse de se la couper (il se croit impuissant et ouch ! son honneur de Tzigane), tient à bout de bras une fameuse antenne concoctée de rien.« Mesdames et messieurs, bonsoir.Aujourd'hui, des luttes violentes ont éclaté aux alentours de Sarajevo.» Et c'est comme ça tous les soirs.Jusqu'à.Une nuit d'orage, une nuit d'éclairs (Martin Lévesque, impec aux éclairages, suit le texte creux et crêtes), une nuit de vrombissement d'avions, une nuit bien remplie mettons, a laissé, dans ses petites heures, des caisses de vivres et d'uniformes destinées aux casques bleus, larguées par erreur près du monastère par l'aviation humanitaire de l'ONU.L'élément déclencheur de cette pièce, déjà bien lancée, il faut dire, avec sa galerie d'excentriques à l'impressionnante gymnastique faciale.Des expressions quasi bédé superbement auréolées par les maquillages d'Angelo Barsetti.Arrivent les caisses, donc, et le récit prend de la vitesse.Une seconde partie qui, sous les ordres irrésistibles de Paul Savoie, plein de grâce en colonel redécouvert, parvient à rendre sympathique le droite-gauche-gardeà- vous-au-repos militaire.Des hommes en camouflage et en bottes noires caressent les oiseaux qui porteront, croient-ils, leurs messages à l'OTAN ! ?Il faut le faire, quand même.Hristo Boytchev le fait.Avec un metteur en scène inventif qui a su dynamiser sa sensibilité à travers une structure qui se déploie comme une série de tableaux vivants ponctués d'agglomérats d'action; avec une équipe de concepteurs inspirés, dont Isabelle Larivière qui a conçu un monastère où respire la matière ; avec aussi une distribution d'aplomb, si l'on passe sur Vénélina Ghiaurov, dont la Pépa trop éthérée convainc mal aux côtés du jeu habité et généreux du tranchant Miro et des charismatiques Patrice Coquereau, Stéphane F.Jacques et Léo Argüello.Hormis quelques brefs monologues confus (Davud) et superflus (Pépa), cette oeuvre, à la fois éminemment ouverte et sans issue, se livre comme une ode au droit de vivre de la folie.Dans la Lada à laquelle Cyril le cleptomane a restitué les roues, le groupe se rendra à Strasbourg pour revendiquer sa lubie liée au besoin paradoxal d'appartenir tout en étant autonome.Cela s'appelle-t-il le respect ?Une solide production où plane une impression de légèreté étrange pour une histoire de colonel.Beau ! LE COLONEL OISEAU de Hristo Boytchev, traduit par Iana-Maria Dontcheva, mis en scène par Peter Batakliev.Avec Léo Argüello, Patrice Coquereau, Stéphane F.Jacques, Vénélina Ghiaurov, Alexis Martin, Miro et Paul Savoie.Décor et costumes: Isabelle Larivière.Musique: Larsen Lupin.Au Théâtre de Quat'Sous jusqu'au 2 décembre. 6LP0501D1028 d5 6LP0501D1028 ZALLCALL 67 01:11:52 10/28/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 O C T O B R E 2 0 0 0 D 5 Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale Angle de la Commune Vieux-Montréal (514) 872-9150 musee-pointe-a-calliere.qc.ca Exploration d'une collection du Museo Pigorini Design graphique : Dominique Boudrias, Pointe-à-Callière - Signature : Sahara communications graphiques - Photo : Damiano Rosa, Museo Pigorini - Illustration : Bruce Roberts Du 18 octobre 2000 au 15 avril 2001 Venez découvrir plus de 160 instruments de musique recueillis par les explorateurs italiens lors de leurs expéditions en Afrique au 19e siècle.Billetterie: (514) 931-2088 Réseau Admission: (514) 790-1245 THÉÂTRE CORONA 2490, rue Notre-Dame O.Métro Lionel-Groulx Bistro Le P'tit Bonheur Maintenant ouvert 514 / 931-0500 21, 22, 23, 24 et 25 novembre à 20h UNE PRODUCTION GSI RENOUVEAU LE CHOIX « On n'aurait pu imaginer meilleure complicité.» Pierre O.Nadeau, Journal de Québec AVEC MICHEL FORGET TEXTE ET MISE EN SCÈNE JANETTE BERTRAND CONCEPTEURS DONALD JANSON MICHEL ROBIDAS NICOLAS DESCÔTEAUX SYLVIE GRENIER 1004, rue Ste-Catherine Est Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 L'OLYMPIA Admission - achats téléphoniques (514) 790-1245 Groupes (514) 527-3644 790-124 5 \u0001 6 au 10 mars 2001 En vente AUJOURD'HUI à midi 6000 NOUVEAUX BILLETS DOM JUANDE MOLIÈRE MISE EN SCÈNE DE MARTINE BEAULNE AVEC DAVID BOUTIN, BENOÎT BRIÈRE, ISABELLE BLAIS, DANIEL BRIÈRE, MICHEL COMEAU, PHILIPPE COUSINEAU, ALEXANDRE FRENETTE, CLAIRE GIGNAC, PHILIPPE LAMBERT, RAYMOND LEGAULT, FANNY MALLETTE, NATHALIE MALLETTE, DENYS PARIS ET ALEXANDRE PROVENCHER, DOMINIC BOND, DAVID PARENT-LALIBERTÉ ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE ALLAIN ROY DÉCOR DANIÈLE LÉVESQUE COSTUMES MÉRÉDITH CARON ÉCLAIRAGES MICHEL BEAULIEU MUSIQUE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE SILVY GRENIER ACCESSOIRES JEAN-MARIE GUAY CHORÉGRAPHIES DE COMBAT HUY PHONG DOAN MAQUILLAGES ANGELO BARSETTI PERRUQUES RACHEL TREMBLAY DÈS LE 7 NOVEMBRE RÉSERVATIONS 866-8668 www.tnm.qc.ca 78910ET COMPLET COMPLET78 910ET 14 15 16 NOVEMBRE P U B L I C I S Marivaux Du 7 novembre au 2 décembre Mise en scène : François Barbeau Avec Markita Boies, Monique Spaziani, Catherine Sénart, Jean Petitclerc, Gabriel Sabourin, Jean Asselin, Nicolas Canuel, François Longpré et Dominique Côté.Assistance à la mise en scène: Sabrina Steenhaut Concepteurs: Louise Campeau, François Barbeau, Luc Prairie, Pierre Moreau et Jasmine Dessureault.(514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier Service de garderie les samedis et dimanches en matinée, sur réservation seulement.Stratagème L'Heureux Une présentation Les Noëls du monde 18 décembre à 20 h Les Lundis classiques Direction artistique: Francine Chabot 6LP0601D1028 D-6 samedi - ARTS 6LP0601D1028 ZALLCALL 67 01:06:22 10/28/00 B D 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 O C T O B R E 2 0 0 0 CHANSON Lynda Lemay, de l'âme au coq JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Lynda Lemay ne porte plus à terre.Sur la pochette de son nouvel album, Du coq à l'âme, la chanteuse est photographiée dans les airs, vêtue de blanc, comme une colombe prenant son envol.Flyée, la Lynda ?Envie de s'envoyer en l'air, dirait-on.La fille émane le bien-être.Plus qu'il y a huit mois, lors de notre dernière rencontre.Plus que cet été, quand nous nous sommes parlé au téléphone.Et certainement plus qu'il y a deux ans, après sa rupture avec l'humoriste Patrick Huard.Qui, on s'en souvient, avait fait les délices de la presse québécoise.À 34 ans, l'auteure-compositeure- interprète dit s'être débarrassée de quelques vieux démons.« J'ai recommencé à dormir », avoue-telle, évoquant ses anciennes nuits d'insomnie.« Ça doit vouloir dire quelque chose.» De son propre aveu, la chanteuse a repris le contrôle de sa vie et de sa carrière.C'est elle désormais qui assure sa propre gérance (Sortie 22, son ancienne agence, la poursuit toujours pour bris de contrat).C'est elle qui choisit son équipe.Qui fait tous ses choix artistiques.Plus que jamais, la belle se fie à son feeling et son intuition.« J'ai appris à me faire confiance.Ça fait dix ans que je suis dans le métier.Je commence à avoir de l'expérience.Je suis plus consciente de ce que je suis, de ce que je veux que les gens soient autour de moi », dit-elle.« Il n'y a plus d'obstacle entre Lynda et ce qu'elle fait, ajoute Hélène Morin, directrice artistique de Warner Québec.Avant, Lynda essayait toujours de faire plaisir à tout le monde.Elle faisait beaucoup confiance aux autres.Mais ce n'était jamais complètement son projet.Parce qu'il y avait des concessions à faire.» Cette fois, les concessions ont fait place à la liberté.Liberté d'embaucher Mégo Lemay aux arrangements du disque, par exemple.Lynda savait que l'ancien chef d'orchestre de Céline Dion ferait l'affaire, elle y a cru jusqu'au bout.Et le résultat est à la hauteur de ses attentes.Sa présence se fait sentir sur tout le disque, que ce soit dans les « violonades » de Un truc de passage ou la guitare funky de Crétin.Et pour ceux qui se poseraient la question : non, Mégo et Lynda n'ont aucun lien de parenté.même si l'un pourrait presque être le père de l'autre ! En passant, c'est lui qui était à la direction musicale quand Lynda a remporté le concours de la chanson de Granby il y a dix ans.« Mégo a mis de la lumière dans mes chansons sans enlever de place à mes textes, explique Lynda.Il a compris que les gens devaient embarquer dans mes histoires.Ce sont des arrangements sophistiqués, mais ils me portent.» Une collaboration complice, deux artistes sur la même longueur d'onde, croit la chanteuse.« Pas besoin de s'expliquer.Claude savait ce que j'avais dans la tête.Il s'est mis dans l'ambiance du texte pour créer l'ambiance de la musique.Les couleurs un peu industrielles dans Roule-moi, par exemple.C'est peut-être pour ça que ça colle aussi bien.D'autres arrangeurs ne seraient peut-être pas allés aussi loin.» Liberté de présenter une autre image également.Par la diversité des arrangements musicaux, par la pochette du disque et le ton des chansons itou : « Je ne voulais pas avoir ma grosse face souriante.Celle que j'ai eue sur toutes mes pochettes.Je voulais casser l'image de la fille avec les grands yeux et le sourire.Cette pochette, c'est beaucoup plus moi.Bien plus que quand j'essaie de faire la belle.Parce que je ne suis pas que ça.Sur ce disque, il y a les deux facettes, et c'est pour ça qu'il s'intitule Du coq à l'âme.Il y a le côté âme que les gens connaissent déjà ; là, je voulais qu'il y ait le côté coq.» C'est bon pour le moral.Son succès en France (300 000 disques vendus) n'est pas étranger à cette nouvelle assurance.Lemay avoue : l'enthousiasme des « maudits Français » lui a permis de relativiser bien des choses.La critique parisienne la plus pointue (Le Nouvel Observateur lui a consacré récemment un article) a compensé pour ses détracteurs québécois.La presse hexagonale l'a interrogée sur autre chose que sa vie privée.Bref, la France fut pour elle un havre de paix, dans une période où elle en avait un peu besoin.« C'est sûr que ça aide, lance la principale intéressée.Veut, veut pas, c'est bon pour le moral.Cela dit, je n'ai jamais été à terre comme le monde le pensait.Les médias québécois m'ont fait passer pour une victime.Mais on exagérait l'affaire.Oui, il y a eu des passes difficiles.Oui, j'ai eu des années d'insomnie.Mais jamais, il n'y a eu de période d'abandon.Même si les gens l'ont imaginé.je suis quand même plus forte que ça.» Même si c'est contre sa nature, Lynda Lemay se livre beaucoup moins aujourd'hui.Échaudée par les médias, la chanteuse a appris sa leçon.L'auteur de ces lignes apprend aussi la sienne.Quand je lui demande si elle a un nouveau chum, elle se braque gentiment.« Pourquoi tu veux savoir ça ?Penses- tu que je vais t'en parler ?T'es aussi curieux que les autres.Fais pas ton Écho-Vedettes ! » Plus encline à parler de Jessie, sa fille de trois ans, la chanteuse nous apprend qu'elle fera l'aller-retour tout l'hiver entre la France et le Québec.Deux semaines là-bas, deux semaines ici pour jouer à la maman.Elle partage présentement la garde de sa fille avec Patrick Huard Ð ce qui lui a d'ailleurs inspiré une nouvelle chanson (Ailleurs).Heureuse de nature donc, la Lynda a retrouvé son sourire.Cerise sur le sundae de cette année en forme de remonte-pente : la belle a finalement rencontré Johnny Hallyday, son idole de toujours Ð celle dont elle avait tous les disques et qu'elle n'avait jamais vu en personne.C'était au Saint-Denis, après le spectacle du rockeur français.Un ami l'a traînée dans les coulisses.Malgré elle, dit-elle, même si on ne la croit pas.Toujours est-il que Johnny s'est planté devant elle.La super-fan n'a pas cafouillé.Ni perdu connaissance.« Je lui ai simplement serré la main trop longtemps ! lance-t-elle en rougissant un peu.Je lui ai dit : je suis venue te voir suer.Il m'a dit : « Ouais, je vous ai vue au premier rang.Au fait, vous êtes très jolie.» Je ne suis pas allée à la soirée privée qu'il donnait plus tard.Mais tu sais quoi ?Paraît qu'il a demandé de mes nouvelles.» Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Lynda Lemay veut casser l'image de la fille avec les grands yeux et le sourire.Sa dernière pochette de disque lui ressemble davantage, ditelle.« Je ne voulais pas avoir ma grosse face souriante.Celle que j'ai eue sur toutes mes pochettes.» 14-19 novembre Matinées, samedi et dimanche Billets : Place des Arts (514) 842-2112 et Admission (514) 790-1245 Inclus dans la saison des Classiques de Broadway à la Place des Arts.Pour s'abonner, composer le (514) 842-2112 Théâtre Maisonneuve Place des Arts Voyez-le avant qu'il ne disparaisse! Allez au bout de vos rêves.mc ®Marque déposée de la Banque Royale du Canada de nous avoir fait découvrir, à nouveau, l'immense talent des artistes et artisans des Grands Ballets Canadiens de Montréal.CAm Re Mrc EiN La Presse 28 octobre 2000 Page D7 manquante 6LP0801D1028 D-8 samedi - ART 6LP0801D1028 ZALLCALL 67 01:04:25 10/28/00 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 DANSE Audacieux Charmatz FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale À LA SORTIE DE LA SALLE, le titre de la pièce résonne encore dans notre tête, comme une étrange mise en garde répétée au fil du spectacle.Aatt enen tionon du jeune Français Boris Charmatz n'est certes pas une chorégraphie conventionnelle.Courte et efficace, rigoureuse et silencieusement rebelle, elle déstabilise le public de plus d'une manière.Mais son audace questionne l'art de la danse et en multiplie les perspectives, chose qui ne peut manquer de plaire à l'esthète.Et sa maîtrise du mouvement, dans ses lignes pures comme dans ses déformations, fascine.Par sa structure, la pièce s'approche de l'oeuvre d'art visuel, ouverte mais un peu énigmatique.Le chorégraphe propose plusieurs pistes de lecture, le spectateur dispose du sens qu'il veut bien y mettre ou ne pas y trouver.Première piste, première déviation aux conventions chorégraphiques : les trois danseurs (dont le chorégraphe) sont superposés sur une étroite structure métallique à trois niveaux.Cette coupe transversale de la danse brise l'unité et l'harmonie que crée habituellement la proximité des corps.Mais une autre forme d'unité apparaît dans le jeu de tensions qui relie ces trois corps.À travers leurs chutes et leurs sauts, leurs crispations et leurs relâchements, les danseurs interrompent continuellement l'impulsion du geste, retenant, puis évacuant l'énergie qu'il contient.Dans le silence presque total de la pièce, l'écho des corps qui se heurtent et s'affaissent sur la structure de métal bat une étrange mesure.Cette lecture verticale redonne au mouvement toute son ampleur tridimensionnelle.Pourtant, chaque plateau n'a que deux mètres carrés de surface.Comment ne pas succomber à ce renversement de l'essence même de la danse : limiter l'espace pour remplir le geste ?Deuxième piste : l'absence de sièges, donc de direction et de point de repère pour le public.Les spectateurs sont contraints à prendre position, physiquement (assis, debout, devant, derrière), puis esthétiquement (où porter le regard ?), par rapport à cette scène non conventionnelle.Malheureusement, la foule, plutôt dense en ce soir de première, s'est immobilisée dès l'entrée, intimidée peut-être par la désorganisation, ce qui n'a pas permis de circuler autour de la structure comme l'oeuvre le voulait.En fait, Aatt enen tionon est une oeuvre, voire une étude, sur la séparation Ð de l'espace, des danseurs, des corps, des énergies contrastantes du mouvement, du son puisque les syllabes du titre de la pièce sont entonnées, une à une, à la tibétaine, composant l'unique trame sonore.En 1996, quand elle a été présentée pour la première fois en France, l'oeuvre de Charmatz avait soulevé certaines passions quant à sa violence et à l'exhibitionnisme des corps à demi nus des danseurs.Est-ce le temps qui a passé ou les gens qui savent porter un autre regard ?Qui sait ! Mais cette lecture ne rend pas justice à l'oeuvre.La nudité y est neutre, ni exhibée ni cachée.Et la seule brutalité qu'on perçoit dans le choc des corps contre la structure, fait bien plus de bruit que de mal.Parce qu'elle est somme toute assez abstraite, la pièce gagne à être brève (elle dure une vingtaine de minutes).Mais un court métrage suit la performance, réalisé par César Vayssié à partir d'un collage chorégraphique de l'oeuvre Les Disparates, créée par Charmatz et son ami Dimitri Chamblas en 1994.Une autre façon, un peu plus rigolote mais moins efficace, d'entrer dans l'univers à la fois segmenté et fluide de Boris Charmatz.AATT ENEN TIONON de Boris Charmatz à l'Usine C, aujourd'hui à 15h, dans le cadre des Danses à l'Usine.Noche flamenca roule sa bosse depuis 1993 sur à peu près tous les continents.La troupe voit grand, mais avec seulement 10 membres, elle reste modeste afin de préserver l'essence intimiste du flamenco.Nuits d'enfer au Kola Note FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale En mars dernier, la fougueuse troupe madrilène Noche flamenca avait enflammé la petite salle du Kola Note.Agréablement surprise par l'accueil montréalais, elle nous revient la semaine prochaine avec quatre autres nuits endiablées et du nouveau matériel (deux duos, un solo et beaucoup d'improvisation).Noche flamenca roule sa bosse depuis 1993 sur à peu près tous les continents.Fondée par Martin Santangelo et sa femme, la danseuse-étoile Soledad Barrio, la troupe voit grand mais reste modeste en nombre pour mieux préserver l'essence intimiste de cet art.Ses dix membres, dont cinq danseurs, deux chanteurs, deux guitaristes et un percussionniste, venant de tous les coins de l'Espagne, incarnent à merveille la complexité des influences du flamenco ainsi que le fort contraste des émotions qui en découle.Nomade comme les tribus de gitans qui l'ont vu naître, le flamenco a des origines aussi diverses que les pays, les époques et les cultures qu'il a traversés et dont il s'est nourri : des Juifs aux Arabes, de l'Asie à l'Europe de l'Ouest, depuis le XVe siècle jusqu'à ce jour.Il porte en lui toute la douleur de l'oppression et la fierté de la résistance.« La chanson a des racines gitanes et juives.Et la danse vient des gitans et du sud de l'Espagne, ce qui veut dire qu'elle a à la fois des influences arabes, juives et gitanes », raconte Santangelo.Les chorégraphies s'enracinent dans des styles différents, chacun étant défini par une émotion et un rythme propres : des joyeuses alégrias aux festives bulérias en passant par les plus sombres et profondes soléas ou siguerias.Quant à la guitare, elle crée la mélodie à part égale avec la chanson qu'elle n'est pas forcée d'accompagner.Paradoxalement, c'est cette vaste histoire, ce passé riche et inextricable, qui permet à Noche Flamenca de rivaliser de nouveauté.« Je puise à même l'histoire du flamenco.Si tu vas loin dans la recherche des racines, tu finis par aller de l'avant.Et alors, ça semble nouveau même si ce ne l'est pas.Par exemple, dans un show, on a une chanson juive jouée sur de la basse, et tout le monde trouve ça tellement moderne, contemporain, alors que ça vient du XVIe siècle ! » Pour créer un émoi comme ils le font à chaque nouveau spectacle, les danseurs, musiciens et chanteurs de Noche Flamenca n'ont pas sorti clinquantes castagnettes, costumes de pacotilles, néons fluo et pas synchronisés sur mesure.Au contraire, leur succès découle du naturel avec lequel ils accomplissent leur art, toujours à l'écoute l'un de l'autre.« On essaie de préserver l'essence du flamenco, de ne pas le rendre trop commercial.On se connaît depuis sept ans maintenant et on essaie d'approfondir cette relation qui nous définit.» Peu populaire dans le pays qui l'a fait grandir, le flamenco bat peut-être dans les veines des Espagnols, mais c'est chez les étrangers qu'il remue les foules de spectateurs.« La plus grande part du flamenco se fait au Japon, aux États-Unis et en France.C'est une forme d'art minoritaire en Espagne, les gitans et les non-gitans qui le pratiquent forment un petit groupe.» Issu d'une sous-culture, comme le jazz aux États-Unis, l'art flamenco est un peu dénigré sur les scènes d'Espagne.Il se voit donc condamné à l'exil perpétuel, éternellement nomade.pour notre plus grand bonheur.NOCHE FLAMENCA au Kola Note le 30 octobre (avant-première) à 20h, les 3 et 5 novembre à 20h30 et le 4 novembre à 19h et 22h30.Info: 514 274-9339.Piet Roelen présente 45 artistes sur scène Chef d'orchestre : André Walschaerts Avec invité spécial : Michael Junior, chanteur prodige belge de 14 ans Billets à la Place des Arts, aux comptoirs Admission, par téléphone au 514.842.2112 ou au www.pda.qc.ca Une soirée spéciale incluant ses plus grands succès classiques ainsi que des extraits de \"Out Of Africa\" HELMUT LOTTI \"Helmut Lotti - Out of Africa\" maintenant en magasins.À LA DEMANDE GÉNÉRALE SUPPLÉMENTAIRE SAMEDI 18 NOVEMBRE MAINTENANT EN VENTE PRODUCTIONS RUBIN FOGEL VENDREDI 17 NOVEMBRE 20H SAMEDI 18 NOVEMBRE 20H SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS S A I S O N 2 0 0 0 2 0 0 1 LE DIMANCHE 29 OCTOBRE 2000 À 11 H O C T U O R M O N T R É A L / P A R I S Au programme, notamment : L'Ouverture de la Flûte enchantée et la Sérénade en Do mineur de Mozart Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Muffins, jus et café servis gratuitement entre 10 h 20 et 11 h BILLET : 6 $ (taxes incluses) FORFAIT FAMILLE : 20 $ (taxes incluses) (2 adultes et 2 enfants) Renseignements et réservations : (514) 842-2112 WWW.THEHIP.COM Billets au Centre Molson, aux comptoirs Admission, par téléphone au (514) 790-1245 ou 1-800-361-4595, et au www.admisson.com JEUDI, 7 DÉCEMBRE CENTRE MOLSON SPECTACLE À 20h PRODUCTIONS RUBIN FOGEL 6LP0901D1028 D-9 samedi - ARTS 6LP0901D1028 ZALLCALL 67 01:02:14 10/28/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 D9 ARTS VI S U E L S Vernissages n Espace articulé, oeuvres de Martin Müller-Reinhart, Galerie Éric Devlin (1407, Saint-Alexandre), samedi à 14h.n Léo Schimanszky, galerie Bernard Desroches (2125 Crescent), samedi à 15h.n Art sacré, 6e présentation, Centre de créativité (Gésu), mercredi à 17h.n Green Leaves.Verdure, oeuvres de Susan Elizabeth Pepler, Galerie Tremblay-Monet (édifice Alexander), mercredi à 17h30.n Unmarked Lives, oeuvres sur textile et papier de Joanne Soroka, Guilde canadienne des métiers d'art Québec (2025, Peel), jeudi à 18h.n Daniel Butcher et Adèle Beaudry, dessins et peintures récentes, Arts N.D.G (5800, Sherbrooke O.), jeudi à 19h.Jérôme Delgado collaboration spéciale PAUL PICHÉ L'ÉQUIPE SPECTRA PRÉSENTE LE VOYAGE Billets en vente au guichet du Spectrum, aux comptoirs Admission et au (514) 790-1245 «L'intensité légendaire de Paul Piché, la présence, le charisme, tout ça est intact et même, renouvelé» VALÉRIE LETARTE, CBF «Un diable de showman\u2026 le triomphe renouvelé du chanteur» ALAIN BRUNET, LA PRESSE «Piché, au centre de cette scène superbe, se donne tout à fait, emporté par une musique impeccable» MANON GUILBERT, JOURNAL DE MONTRÉAL SUPPLÉMENTAIRE 10 NOVEMBRE SPECTRUM 17-18 novembre : Québec / 24 novembre : Mont-Laurier / 25-26 novembre : L'Assomption / 9 décembre : St-Hyacinthe 2490, Notre-Dame.O, Métro Lionel-Groulx Nouvelle série dès le 30 janvier octobre et décembre COMPLET COMPLET www.supermusique.qc.ca ligne-info: 514-990-5700 12 novembre 2000 25 octobre > 28 octobre 20h VIEW BOYKO, FREEDMAN, GRAVES, LEE, LERNER, LYSTER 30 octobre 20h Eva Gauthier PIONNIÈRE DUCHANT MODERNE CHRISTINE LEMELIN, VOIX (MC FRONTENAC: GRATUIT) 31 octobre 20h Rien à voir (8) AUDET, BARTLEY, BERTRAND, DESCHÊNES, FRYKBERG, JENYA, LEMASSON, TRUDEL 1 novembre 20h Rien à voir (8) CHAUMONT, COULOMBE SAINTMARCOUX, CRISPO, JEAN, LAPLANTE, TAMAYO, WESTERKAMP 3 novembre 20h Des solistes exceptionnelles VIVIE' VINÇENT, KATHERINE DUNCANSON, RIVKA GOLANI 4 novembre 20h Les grandes exploratrices HÉTU, BABIN, BOURNE+VAN BERLO+YOUNG samedi lundi mardi mercredi vendredi samedi Deuxième des 3 semaines de programmation ce soir Les concerts ont lieu au Guichet 514-847-6226 Le concert \u201cEva Gauthier\u201d aura lieu à la Maison de la culture Frontenac Téléphone 514-872-7882 1-800-361-4595 www.admission.com 514-790-1245 DU7AU 11 NOVEMBRE AU ST-DENIS RÉSERVATION (514) 790-1111 mariojean.com 6LP1001D1028 d10 samedi 6LP1001D1028 ZALLCALL 67 01:05:17 10/28/00 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 DISQUES PJ Harvey épurée « I CAN'T believe life's so complex / When I just wanna'sit here and watch you undress.» Tiens toi ! Polly Jean n'avait pas fait de rock aussi charnel, aussi collé sur l'épiderme.Qui sent les petites culottes, la dope, la nuit, le bitume new-yorkais.Mais qui exhale aussi la campagne britannique, l'eau salée, les relents de bucolisme, les espoirs d'harmonie.Polly Jean n'a jamais si bien projeté les paradoxes qui l'habitent.Moins avant-garage qu'à ses débuts, moins iconoclaste que sur ses disques les plus récents, PJ a choisi l'épuration en trio Ð le bassiste Mick Harvey (Nick Cave and the Bad Seeds) et le batteur Rob Ellis.À mon sens, ses Stories from The City, Stories From The Sea dévoilent au moins trois joyaux : One Line, The Whores Hustle And The Hustlers Whore et This Mess We're In, chantée de concert avec Thom Yorke.Dans un cadre plus orthodoxe derrière lequel se dissimulent de menues découvertes, PJ réussit le pari de l'épuration rock et de la crudité.Brillant, comme c'est le cas depuis ses débuts.HHHH STORIES FROM THE CITY.PJ Harvey Island / Universal Alain Brunet Le buzz de la rentrée CE DEUXIÈME album de Leila ne sera pas tombé dans l'oreille des sourds comme son premier Ð l'excellent Like Weather, sorti sur Rephlex, le label de Aphex Twin.L'Anglaise d'origine iranienne est allée à la bonne école, ayant tourné avec Björk comme claviériste, à la suite de quoi elle a décidé de se familiariser avec la lutherie électronique.Résultat : Courtesy of Choice est un album éclaté, aux ambiances alambiquées, mais très séduisantes.Les voix filtrées, rythmes lourds et synthétiseurs savamment utilisés construisent une soul cybernétique qui n'est pas sans évoquer le Tricky d'une époque révolue, celle du trip hop.Courtesy of Choice demande une écoute active et se laisse découvrir petit à petit, et plonge l'auditeur dans un monde tordu, où les plaintes amoureuses côtoient des airs de désespoir nourris aux échantillonnages.De la musique fraîche qui réduit l'électronique à sa fibre la plus sensible.HHHH COURTESY OF CHOICE Leila XL / Sélect Philippe Renaud collaboration spéciale Mieux que le film L'ASPECT musical du nouveau film de Lewis Furey est le seul à avoir fait l'unanimité auprès des critiques.L'enregistrement qui en a été tiré, supervisé par Carole Laure, reflète justement le bon flair musical du couple.Dominé par les pièces qu'a spécifiquement écrites Vic Emerson pour l'occasion, des pièces qui donnent même parfois du lyrisme aux envolées électroniques, l'album se distingue aussi par les présences de quelques titres signifiants, repiqués notamment dans les catalogues de dignes représentants de la musique électropop (Leftfield, Archive, Amon Tobin).Si la version techno-western de Johnny Guitar ravira les admirateurs de Madame Laure, ces derniers s'estimeront aussi choyés d'assister aux débuts discographiques émouvants de Clara Furey.Cette enfant de la balle nous livre ici Lands of Beauty, une chanson envoûtante de son cru dont le style feutré évoque celui d'une Tori Amos intimiste.HHHH RATS & RABBITS A Lewis Furey Film Universal Music Marc-André Lussier collaboration spéciale Murnau revisité WETFISH, projet multimédia né dans la tête des musiciens cinéphiles James Duhamel et Sandro Forte, se propose de composer une trame sonore à ces classiques du cinéma muet que sont Metropolis (présenté en 1999), puis Nosferatu, du cinéaste allemand Murnau.La performance breakbeat expérimentale de Wetfish, secondée par les mystérieux chants de gorge du collectif Globe-Glotters et des violons de Hélène Boissinot, a été enregistrée live au moment de la projection de Nosferatu en novembre dernier.Énigmatique et lyrique, sombre et séduisante, cette trame sonore unique, qui colle au récit original, a été éditée sur disque compact, nous permettant ainsi de frissonner dans notre salon en se rappelant la performance de Max Schreck, le Nosferatu original, et des effets sonores de l'ensemble montréalais.À l'occasion de l'Halloween, Wetfish représentera Nosferatu au Cinéma Impérial, le 31 octobre à 19 h.HHH 1¤2 NOSFERATU Wetfish Trancecore Records / Indépendant Philippe Renaud collaboration spéciale Une chanteuse fragile ENVERS et contre l'establishment musical, la poétesse et chanteuse Anne-Marie Gélinas fesse encore avec ses chansons coup de coeur, coup de poing.La maturité de cette artiste qui a plus de 20 ans de métier transpire sur ce deuxième album, Frères d'âme, auquel ont collaboré Jean Viau et Martin Lavoie à la musique et son frère Gilbert aux textes.De sa voix légèrement nasillarde, pleine d'émotion, Gélinas envoie chier les politiciens (Je m'en crisse de la crise) après un air de tango.Elle tâte du country, du jazz, parle d'amour avec amertume, chante le courage ou la désillusion avec une touchante justesse.Les radios commerciales la bouderont, mais si vous saviez comme elle s'en fout, c'est pour le bien des gens et le sien qu'elle chante.HHH 1¤2 FRÈRES D'ÂME Anne-Marie Gélinas Disques Leila / Sélect Philippe Renaud collaboration spéciale Lynda le mieux CONFIDENCE pour confidence, je n'avais pas très hâte d'entendre ce disque.Lynda Lemay a beau se payer l'Olympia de Paris, être annoncée comme l'avenir de la chanson francophone, sa poésie de CLSC, ses trois accords de boîte à chanson, son empathie de mère Teresa m'ont toujours au mieux laissé de glace, au pire mis mal à l'aise.Eh bien ! surprise : Du coq à l'âme, son cinquième disque, pourrait amorcer la réconciliation.La chroniqueuse de la p'tite vie est toujours au poste avec son prêchi-prêcha politiquement correct, si peu propice à l'évasion Ð handicapée dans Roule-moi, impatience d'une mère dans J'ai battu ma fille, garde partagée dans Ailleurs).Lynda Lemay reste la plus hyperréaliste de nos chanteuses à texte.Mais l'écriture s'est (un peu) affinée.Les figures de style se pointent (timidement).Les mélodies sont plus inspirées.Sans être révolutionnaires, les arrangements de Mégo Lemay créent du relief à grands coups de violon, de guitare funky, de piano romantique, de choeurs, de gazous, alouette.Plus de musicalité, plus de diversité, plus chouette pochette : Du coq à l'âme est aussi le plus radio-amical de tous les Lynda Lemay, qui s'éloigne des rives chansonnières, pour aborder celle de la pop.Les sceptiques seront-ils confondus ?HHH DU COQ À L'ÂME Lynda Lemay Calimero / WEA Jean-Christophe Laurence U2 refait du bon vieux.U2 TENEZ-VOUS le pour dit : « I'm just trying to find a decent melody / A song that I can sing in my own company.» Terminé, le laboratoire.Oubliez l'échec relatif de l'expérimental Zooropa, oubliez l'immixtion dans la club culture, oubliez Pop.Remontez le temps d'une décennie, vous y êtes.U2 refait du U2, époque Joshua Tree.D'aucuns affirment que All That You Can't Leave Behind s'avère l'un des plus beaux accomplissements du quatuor irlandais, renforcé (de nouveau) du tandem Eno-Lanois.Chansons bien torchées ?D'accord.Un disque important ?Pas d'accord du tout.Il s'agit d'un bon disque de U2 comme on dit d'un nouvel album des Stones qu'il est un bon disque des Stones, c'est-àdire aussi vibrant que redondant.Que le groupe tend à y vibrer comme dans le bon vieux temps.Que les nostalgiques y prendront assurément leur pied.Un grand groupe rock atteint la maturité, touche au génie, puis il doit passer à une forme d'art plus complexe, à défaut de quoi il est condamné à la redite.Nous y voilà.malheureusement, en ce qui me concerne.HHH ALL THAT YOU CAN'T LEAVE BEHIND U2 Island Alain Brunet Dans le cocon de Paradis VANESSA Paradis n'avait pas lancé de disque depuis l'automne 1992.Elle a fait des films, a pris mari (Johnny Depp), pays (la Californie), engendré une petite fille (Lily Rose Melody).Elle se roule dans la félicité au point d'en avoir fait le thème principal de son nouvel album.Bliss est sans anicroche.et sans grand intérêt.Elle y démarre en lionne, y termine en minette.Maman chatte, pour être plus précis.C'est vous dire que ce disque n'a pas de direction.On y papillonne du rock à la ballade bossa en passant par une pop encore plus ou moins hantée par les esprits de Serge Gainsbourg ou Lenny Kravitz.Le travail des collaborateurs, aussi brillants soient-ils (Mathieu Chedid, Frank Langolff, Alain Bashung), n'enrichit pas particulièrement son univers.À moins que vous ayez envie de vous lover dans ce cocon de Paradis, aménagé avec un goût certain.Dans ce cas, vous pourriez y trouver un certain réconfort.HHH BLISS Vanessa Paradis Barclay / Universal Alain Brunet Country, Patrick ?PATRICK Norman a le vent de son bord.Acclamé par le bon peuple, le voici désormais respecté par la critique et ses pairs.Michel Rivard, Kevin Parent, Manuel Tadros, Bourbon Gautier et le groupe Okoumé signent tous des chansons sur son dernier album (éponyme), que produit par ailleurs Pierre Bertrand.Ces collaborations n'auraient pas été possibles il y a dix ans.Mais voilà, à force d'être là, constant et fidèle au poste, le gars a fini par gagner le respect.Il était temps.Parce qu'au-delà du chanteur country stigmatisé quétaine, Patrick Norman reste un chanteur doué, un guitariste plus que compétent et un fin mélodiste élevé à l'école des Beatles.D'ailleurs, country est-il le terme approprié ?Si le genre est présent sur ce nouveau disque (Kevin, Bleu), on y trouve aussi du folk romantique (Je t'aime de plus en plus), du folk-rock (La Guitare de Jérémie, Longue est la route), du cajun velouté (Je cours prier), du rock'n'roll assagi (Ma belle) et beaucoup de pop, dans le sens de chanson populaire.Confortable d'écoute, moelleux au coton, voici une agréable collection de tounes sans prétention, doublé d'un joli trip de guitares, où les nombreuses six cordes carillonnent, glissent sur la slide ou s'égrènent comme des chapelets.HHH PATRICK NORMAN Patrick Norman Bibo Music / Dep Jean-Christophe Laurence Groovy Longueuil ! AVANT d'être une tête de proue de la scène alternative québécoise, Groovy Aardvark fut une tête de « prouttt » de la scène punk longueuilloise.C'était entre 1986 et 1991, bien avant que le groupe ne prenne sa forme définitive.Vincent Peake et ses potes faisaient du hardcore de sous-sol, avec des coupes Longueuil, des pinchs et des shorts trop serrés.Encore tout jeunes, les gars.Et pas mal déchaînés, si on en juge par cette collection de vieilles tounes trash-prog à la pochette hilarante inspirée du Kingston Trio.Attention : ce ne sont pas les démos d'origine, mais bien des versions réenregistrées avec le line-up du temps Ð étonnamment en forme malgré les rides naissantes et quelques cheveux en moins Ð qui sera d'ailleurs sur la scène du Spectrum, vendredi le 3 novembre, en première partie du Groovy Aardvark actuel.L'ensemble de percussions brésiliennes Zuruba (avec ses 30 membres) sera également de cette fête trash ou le rock de banlieue sera remis à l'honneur.Groovy.HHH FAST TIMES AT LONGUEUIL HIGH (1986-1991) Groovy Aardvark MPV / Musicor Jean-Christophe Laurence Bouquet d'automne JEAN BEAUNOYER L'album de Marie Michèle Desrosiers, C'est ici que je veux vivre, était prêt le printemps dernier.Après trois ans de travail, l'impatience gagnait l'interprète qui voulait nous faire partager le fruit d'années de recherches et de belles trouvailles.Mais les producteurs d'Audiogram ont préféré attendre à l'automne.« Et j'en suis fort heureuse aujourd'hui, admet Marie Michèle, parce que c'est un album d'automne.Un album qui va jusqu'à l'essence des chansons avec toute leur pureté.Un album qui représente trois ans de ma vie et que je défendrai avec mon sang.» Le titre témoigne d'un enracinement, d'un choix, d'une appartenance.Marie Michèle Desrosiers a fouillé dans les archives, dans les catalogues de chansons québécoises avec l'aide de son directeur artistique Patrice Duchesne et a retenu 60, puis 50, et finalement 15 chansons qui lui parlaient.Quinze chansons qui lui ressemblent.« J'interprétais des compositions au début de ma carrière, avec Beau Dommage, et j'ai continué à composer quand j'ai entrepris ma carrière solo.Mais depuis que j'ai enregistré l'album de Noël (220 000 exemplaires vendus), j'ai découvert le plaisir d'interpréter.J'ai découvert qu'interpréter, c'est aussi un acte de création.» Un plaisir sûrement moins rentable quand on songe aux droits d'auteur, mais Marie Michèle n'y a jamais pensé.« Peut-être que je suis naïve, raconte-t-elle.Je sais que c'est un luxe qu'on s'est payé, mais je ne pouvais faire autrement.J'étais trop impliquée dans cette aventure.» Une belle aventure qui ressemble à une démarche sacrée.Marie Michèle a enregistré patiemment, longuement, amoureusement dans une église de Terrebonne, des chansons québécoises, pas nécessairement les plus écoutées jusqu'à ce jour.On connaît Le Labrador de Claude Dubois, Suzanne de Leonard Cohen, mais beaucoup moins L'Étranger de Pauline Julien et Jacques Perron, Ballade en sac d'école de Louise Forestier, Le Monument National de Robert Charlebois et Au fond du moindre silence, une oeuvre inédite de Gilles Vigneault et de Gaston Rochon.« Cet album, c'est un retour aux vraies valeurs.Je ne pense pas que j'aurais eu la maturité pour enregistrer ce genre de musique il y a dix ans.J'ai confiance en mes moyens aujourd'hui, en mes qualités d'interprète, et je crois que la confiance, ça vient avec l'âge.« Il n'y a rien pour danser sur cet album.Nous avons enregistré dans la nef de l'église.Je ne voulais pas trop m'approcher de l'autel.C'est différent dans une église.Je suis encore marquée par mon éducation religieuse et ce lieu inspirait le respect et l'émotion contenue.» Une longue démarche a permis la réalisation de cet album à saveur d'automne.La musique est parfois grave, parfois douce et légère comme un vent frais.Marie Michèle a repris En veillant su'l perron, de Camille Andréa, que personne n'avait retouchée depuis 1957.Elle a choisi Ballade en sac d'école parce que la chanson lui rappelle son enfance.L'Âme à la tendresse lui rappelle Pauline Julien, qui lui a déjà demandé d'interpréter cette chanson.De Leonard Cohen, Marie Michèle dit « qu'il n'y a pas plus Montréalais » et que Suzanne raconte Montréal et son port.C'est ici que je veux vivre, la dernière chanson de l'album, c'est une musique de Villa Lobos et un magnifique texte méconnu de Luc Plamondon, écrit à ses débuts dans le métier.En somme, un magnifique bouquet de chansons aux couleurs de l'automne, une oeuvre fignolée et la plus pure des voix de Marie Michèle Desrosiers.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Marie Michèle Desrosiers : « Cet album, c'est un retour aux vraies valeurs.» La Presse 28 octobre 2000 Page D11 manquante 6LP1201D1028 D-12 samedi - ART 6LP1201D1028 ZALLCALL 67 01:02:23 10/28/00 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 NUITS BLANCHES SUR LA SCÈNE DU CLUB SODA Le fantôme de l'Impérial Tony Levin, sans Crimson ou Gabriel ALAIN BRUNET SA MOUSTACHE BIEN TOUFFUE lui confère l'air sérieux et austère des hommes d'il y a 100 ans.Façade capillaire.Son crâne luisant et son regard perçant nous le font craindre davantage.Façade cutanée ! Au bout du fil, en direct de Woodstock (État de New York), une voix calme et placide est émise.Au bout de quelques secondes à peine, on imagine son sourire, on est assuré de sa bonhomie.Tony Levin, que l'on connaît surtout pour ses participations avec Peter Gabriel et King Crimson, s'amène demain au Club Soda.Cette fois, il ne sera pas derrière.À 54 ans, le bassiste, violoncelliste et spécialiste du Chapman stick, a une impressionnante feuille de route.Natif de Boston (mais non, il n'est pas Britannique et n'a jamais résidé en Angleterre !), le musicien fut formé à la fameuse Eastman School of Music de Rochester, qui compte également parmi ses diplômés les jazzmen Chuck Mangione, Steve Gadd, Wynton Marsalis, pour ne nommer que ceux-là.D'abord associé au jazz (Herbie Mann, Gary Burton, etc.), il a rapidement bifurqué vers la scène pop-rock dont il devint rapidement un des accompagnateurs les plus prisés.On l'a vu et entendu notamment aux côtés de James Taylor, Carly Simon, Peter Frampton, Tim Finn, Paul Simon.Puis, il fut le bassiste de prédilection de Peter Gabriel et Robert Fripp.Le voilà en solo.Lancé en avril dernier sur l'étiquette Narada (Virgin), son album Waters of Eden fait état d'une pop instrumentale plutôt accessible, genre de new age haut de gamme pour musiciens ayant naguère frayé avec le jazz fusion, le rock progressif et autres formes populaires impliquant un minimum de complexité.« Jamais, fait-il observer, je n'ai mis autant mon jeu de basse de l'avant.Waters of Eden n'est sûrement pas un album de jazz, mais plusieurs des musiciens qui y participent ont joué du jazz.Et puisque tant d'excellents musiciens vivent à Woodstock, là où j'habite, je n'ai vraiment pas besoin d'aller plus loin afin d'y réunir un groupe.Comme vous le savez, le batteur Jerry Marotta et le claviériste Larry Fast ont travaillé avec Peter Gabriel.Le guitariste Jesse Gress, lui, a longtemps accompagné Todd Rundgren.» Tony Levin voit dans le projet Waters of Eden la perspective de s'émanciper davantage en tant que leader.« J'ai fait des disques solos sur différentes étiquettes, mais la plupart d'entre eux étaient des collaborations au plan de la composition.Pas cette fois.Ces dernières années, j'ai fait surtout du rock progressif, un genre que j'aime encore beaucoup, mais j'ai été tenu à l'écart de plusieurs autres formes que j'aime aussi.Plus proches des musiques du monde, en fait.D'où Waters of Eden.» Et le Chapman stick, ce fameux instrument réunissant les propriétés d'une basse, d'une guitare et d'un synthétiseur dont il est le plus éminent promoteur sur terre ?« Sur Waters of Eden, répond-il, je joue de la basse fretless.Mais il me semble approprié de jouer du stick sur scène, car c'est l'instrument qui m'a fait connaître.Vous savez, j'ai une drôle de relation avec le stick ; il m'arrive d'en jouer pendant un an, puis de me retrouver à la basse pour plusieurs mois.L'avantage du stick, comme vous le savez, c'est de jouer simultanément les parties de guitare et de basse.Sur les disques, je me limite généralement aux parties de basse.« Au terme de cette tournée, toutefois, je me promets de jouer beaucoup de stick ; je compte préparer un album entier de musique classique en ne jouant que de cet instrument.Cela devrait me prendre une année de répétition avant d'aller en studio.Normalement, le stick est exploité dans le cadre de musiques inhabituelles, alternatives.C'est d'ailleurs pourquoi je veux faire un album de pièces classiques avec le stick.» Peu connu pour son rôle de leader, Tony Levin risque- t-il de souffrir du syndrome du sideman ?« Non ça va, répond-il, flegmatique.Je suis conscient que la plupart des gens ne connaissent pas vraiment mon matériel.C'est un défi pour moi de faire valoir mon répertoire, mais il me faut aussi faire plaisir aux fans en leur proposant des pièces qu'ils connaissent.Nous jouerons donc quelques pièces de Crimson et de Gabriel.En ce qui a trait aux pièces de Waters of Eden, plutôt douces, il faut s'attendre à une facture plus agressive sur scène.» De toute évidence, Tony Levin est un habitué du Québec.Mais pas autant que vous le croyez.Dès l'aube des années 70, bien avant d'être coté très haut dans la pop culture, il participait aux sessions mémorables d'un album de.Jean-Pierre Ferland : Jaune ! Mais si.« J'avais apprécié la musique, mais je n'avais pas du tout saisi de quoi il était question dans les textes ! » confie-t-il candidement.C'est déjà ça, non ?MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale Pour résumer sa série de projections- concerts Nuits blanches proposée en pleine Halloween, le duo de musique électro-acoustico- bizzaroïde Wetfish pourrait peut-être bien reprendre à son actif le titre d'un vieux documentaire sur Charlebois : À soir, on fait peur au monde ! Ou, en tout cas, on leur fait de la musique aux allures étranges tout en rendant hommage au cinéma.Si c'est pas épeurant, au moins, ça sera différent ! À compter de demain et jusqu'à mercredi, ce sera donc à d'étranges séances mêlant chants de gorge, échantillonnages, peinture en direct, scratch vidéo, film d'horreur, violoncelle, didjeridoo (immense flûte de plusieurs mètres Ð voir l'avant-dernière page de Tintin au Tibet pour une illustration !), etc., que sont conviés les amateurs de sensations fortes, tout cela au cinéma Impérial, qui semble luimême abriter un ou deux fantômes pas piqués des vers.Le tout débute, dimanche à 15h, par Histoire de fantômes chinois, qui n'a rien à voir avec le film du même nom, mais qui rappellerait « une histoire en chinois qu'on ne comprendrait pas, mais ce n'est pas grave parce que c'est beau », pour reprendre les mots de Sandro Forte, un des organisateurs des Nuits blanches, également membre de Wetfish et fan fini de musique orientale.Pour être plus précis, Histoire.jumellera le chant de gorge du Français Bernard Dubreuil (qui maîtrise cette technique vocale permettant de chanter jusqu'à trois notes différentes à la fois) et la musique électronique de Wetfish, pendant que des peintures réalisées en direct par l'étonnante Geneviève Oligny seront projetées sur grand écran.« J'aime le chant de gorge parce qu'il est à la fois humain et inhumain, organique et irréel », explique encore Sandro Forte.Montage-collage-décollage Demain soir, toujours à l'Impérial, Wetfish vs Hitchcock propose un montage-collage-décollage des musiques de Bernard Hermann, qui a signé la trame musicale de huit des films de Hitchcock.Pour l'occasion, les DJ de Wetfish seront accompagnés de plusieurs musiciens, dont Hélène Boissinot au violoncelle et DJ Brulé le « drum'n'bass » humain.Simultanément, sur grand écran, on pourra voir le résultat du travail des vidéo-scratcheurs Tommy Asselin et François Blouin, qui ont monté et démonté les films d'Hitchcock, mêlant sans complexe des scènes de The Birds et de Vertigo, sans oublier la fameuse scène de la douche de Psycho, reconstruite pour l'occasion.Lundi à 19 h, projection du filmculte muet Nosferatu, the Vampire, la bande sonore étant assurée sensiblement par les mêmes musiciens auxquels s'ajoute Philip Hornsey, percussionniste de DJ Rama et son projet Ramasutra.Le CD de la trame sera lancé à la même occasion.Enfin, mardi et mercredi à 20h, La Fête des morts sera composée de quatre courts métrages d'horreur québécois réalisés exclusivement pour l'événement, le tout appuyé par la trame sonore live de DJ et de musiciens.Improvisations musicales Et comme la gang de Wetfish aime tout ce qui est expérimental, on pourra également apprécier, en ouverture des spectacles de demain soir, mardi et mercredi, à des improvisations musicales de copains musiciens qui marieront musiques de films d'horreur et beats en tous genres.Espérons que le fantôme de l'Impérial aime danser.NUITS BLANCHES, quatre projectionsconcerts dans la série Wetfish s'en va aux vues, au cinéma Impérial, 1430, rue de Bleury, du 29 octobre au 1er novembre.Info : 514 848-0300.Tony Levin, que l'on connaît surtout pour ses participations avec Peter Gabriel et King Crimson, s'amène demain au Club Soda.présente MA PREMIÈRE PLACE desARTS 7e ÉDITION QUI ?Vous êtes auteur-compositeur et / ou interprète et chantez en français OÙ ?Au Studio Théâtre de la Place des Arts QUAND ?Les lundis soirs du 15 janvier au 2 avril 2001 PRIX À GAGNER ! PRIX DISTINCTION H PRIX RADIO-CANADA H PRIX OFQJ PRIX HYDRO-QUÉBEC H PRIX DISTINCTION RENÉ MALO RENSEIGNEMENTS et INSCRIPTION Jusqu'au 15 novembre 2000 (514) 285-4343 Concours Dan Bigras Daniel Boucher La Chicane Martin Deschamps Claude Dubois Luce Dufault Angel Forest Garou Steve Hill Laurence Jalbert Bruno Pelletier à Métropolis Le mardi 21 novembre , a 20 h au Metropolis 59, rue Sainte-Catherine Est Billet régulier : 41,20 $ au Réseau Admission : 790-1245 et au Spectrum : 861-5851 Billet de soutien : 150 $ (siège réservé au parterre et au balcon) En vente au Refuge des Jeunes : 849-4221 LLee sshhow dduu Reeffuugee présente 6LP1301D1028 d13 classi 28 oct 6LP1301D1028 ZALLCALL 67 01:04:12 10/28/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 D13 DISQUES Beethoven romantique et.baroque CLAUDE GINGRAS Les neuf Symphonies de Beethoven, dans lesquelles on croyait ne plus rien avoir à découvrir, constituent au contraire un sujet inépuisable, comme le confirment deux nouvelles intégrales, l'une de Daniel Barenboïm et l'Orchestre de la Staatskapelle de Berlin, l'autre de David Zinman et l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich.L'approche la plus inhabituelle est celle de Zinman qui, indique l'éditeur Arte Nova, utilise la nouvelle édition Bärenreiter.Ce Beethoven, en effet, diffère grandement de celui qui nous est familier.Les tempi sont généralement rapides, voire précipités dans certains cas, la partition est détaillée comme de la musique de chambre, les dialogues entre cordes et vents sont toujours aérés, les archets sont légers, les timbres des bois sont exceptionnellement frais, les dynamiques sont très contrastées, enfin l'articulation et l'accentuation un peu sèches, auxquelles s'ajoutent des éléments d'ornementation, rapprochent du baroque ce Beethoven pourtant joué sur des instruments modernes.Des chefs comme Norrington et Gardiner ont déjà abordé Beethoven dans ce style, mais Zinman est le premier à le transposer aux instruments d'aujourd'hui.La question de l'édition reste cependant sans réponse.D'une part, il n'est pas clairement indiqué en quoi exactement Bärenreiter diffère des éditions courantes.D'autre part, Zinman n'avait pas besoin d'une «nouvelle édition» pour jouer Beethoven comme il le fait.N'importe quel chef peut prendre une édition courante et l'adapter à sa façon.Ainsi, les tempi indiqués sur les disques Arte Nova sont exactement ceux qu'on rencontre partout.Zinman choisit simplement de s'en écarter à l'occasion, prenant, par exemple, très vite un mouvement pourtant indiqué «allegro ma non troppo».Quant à l'ornementation, chez la flûte, le hautbois, la clarinette, et jusque dans le final vocal de la Neuvième, Zinman a avoué dans une i n t e r v i e w qu'elle était en partie de lui.Cette approche légère, je dirais même saut i l l a n t e , convient aux «petites» symphonies, c'est-àdire aux numéros 1, 2, 4 et 8 et, d'une certaine façon, à la tendre Pastorale (la numéro 6).Hélas! Zinman aborde sur le même ton presque badin ces monuments de pensée, de drame et de tragédie que sont l'Eroica, la Cinquième, la Septième et la gigantesque Neuvième avec choeurs.Autre étonnement, mais cette fois d'un niveau supérieur: la nouvelle intégrale de Barenboïm, chez Teldec.Après s'être contenté trop longtemps de la routine, l'ex-playboy retrouve ici les qualités de grand interprète qu'il avait révélées à ses débuts et signe une intégrale à placer parmi les meilleures.Pas de «nouvelle édition», cette fois, mais simplement le texte traditionnel, peut-être fautif mais combien captivant, livré dans une vision qui retient les meilleurs éléments de la tradition romantique des Furtwängler et Klemperer.S'il subsiste une certaine lourdeur dans un ou deux mouvements lents, la conception d'ensemble reste toujours vivante et pleine de relief.Barenboïm peut avoir, au besoin, autant d'humour que Zinman; en même temps, il peut atteindre une profondeur d'expression qui échappe à son collègue.Les deux orchestres sont excellents, de même que les choeurs et les solistes de la Neuvième: Soile Isokoski, Rosemarie Lang, Robert Gambill et René Pape chez Barenboïm, Ruth Ziesak, Birgit Remmert, Steve Davislim et Detlef Roth chez Zinman.Les deux chefs font toutes les reprises.On note cependant que Barenboïm est le seul à placer ses violons de chaque côté du podium, comme à l'époque.La différence parfois très grande dans les durées d'un même mouvement (exemple: six minutes chez Zinman, neuf chez Barenboïm) explique qu'un coffret fasse cinq disques et l'autre six.BEETHOVEN: les neuf Symphonies.Deux enregistrements récents: H H H H Orchestre de la Staatskapelle de Berlin.Dir.Daniel Barenboïm Teldec, coff.6 d., 3984-27838-2 H H H Orchestre de la Tonhalle de Zurich.Dir.David Zinman Arte Nova, coff.5 d., 74321 65410 2 À Longueuil Ce soir: 19h-21h30 Demain:13h30 SAINT-HYACINTHE : Auditorium de l'I.T.A./ 13 NOVEMBRE LONGUEUIL: Salle Prat & Withney Canada / 23 au 29 OCTOBRE MONTRÉAL: Théâtre L'Olympia / 14 au 19 NOVEMBRE MONTRÉAL: Salle Pierre-Mercure / 20 au 24 NOVEMBRE MONTRÉAL-NORD: Cégep Marie-Victorin / 27 au 30 NOVEMBRE 6LP1401D1028 D-14 samedi - ART 6LP1401D1028 ZALLCALL 67 01:12:02 10/28/00 B En octobre, 100 gagnants mériteront un exemplaire du livre CUISINE TRADITIONNELLE des régions du Québec et le fameux t-shirt J'ai réussi.À surveiller le dimanche 29 octobre demain ! D 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 O C T O B R E 2 0 0 0 ARTS VI S U E L S Performances internationales chez Clark LE CENTRE D'ART et de diffusion Clark accueille ce soir la Rencontre internationale d'art performance 2000.Un événement majeur qui risque malheureusement de passer inaperçu.Quatre artistes, et non les moindres, ont été invités, dont le Germano-Américain Ben Patterson, un des protagonistes de Fluxus, l'événement charnière dans les années soixante de l'art performance.Contrebassiste de formation, il place la musique au centre de ses interventions.Le Finlandais Roi Vaara, performeur depuis presque vingt ans, est reconnu pour explorer divers contextes.Son « installaction » à Montréal s'intitule Is There Life After Birth ?Fait rare dans le monde de l'art contemporain québécois, deux artistes de Thaïlande seront présents : le très polyvalent Vasan Sitthiket qui fait dans le socio-culturel ; et la seule femme du groupe, l'écrivaine Jittima Pholsawake, qui propose une création autour de problèmes environnementaux.La soirée débute à 20 h au 1591, rue Clark.Entrée : 2 $.Info: 514 288-4972.Le réalisme de Yoshihiro Suda POUR SA PREMIÈRE VENUE à Montréal, l'oeuvre hyperréaliste du Japonais Yoshihiro Suda n'est pas passée inaperçue.Et pourtant, une de ses caractéristiques est, justement, la discrétion.Présent avec deux oeuvres à la Biennale \u2014 qui se termine demain, faites vite ! \u2014, Suda expose également deux sculptures chez René Blouin.« Exposer », au sens de « mettre en vue », est peut-être un peu fort.Car ses fleurs sauvages, minutieusement sculptées sur bois, sont placées à des endroits où l'on ne les voit pas.Si jamais notre regard les croise, on croira voir de la mauvaise herbe.Même dans une galerie.Cachée au pied d'une colonne, Herbe de rosée du matin semble surgir là, tout naturellement.Éparpillé sur le sol au milieu d'une petite salle, Arbre de feuilles luisantes s'intègre tout aussi bien à son environnement.Ce n'est qu'en les approchant qu'explose la force du travail de Suda : ces faussesvraies feuilles révèlent le piège dans lequel on est tombé.Comme quoi l'art, n'est qu'illusion.À la galerie René Blouin, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu'au 4 novembre.Info: 514 393-9969.Jérôme Delgado collaboration spéciale RÉTROSPECTIVE CANADIENNE 1890-1980 28 octobre au 8 novembre Bercovitch, Beder, Bobak, Borenstein, Carr, Clark, Cosgrove, De Belle, Delfosse, Fitzgerald, Hennessey, Holdstock, Jackson, Jacobi, Lismer, Lyman, Masson, Muhlstock, Neumann, Nicol Mac Leod, Norwell, Pilot, Plaskett, Pinsky, Roberts, Topham, Varley, Verner.Vernissage: samedi 28 octobre, 13 h à 17 h Ouvert dimanche 29 oct./5 nov., 13 h à 17 h Galerie West End Gallery 1358, av.Greene, Westmount (Québec) H3Z 2B1 Tél./fax: (514) 933-4314.Lun.-sam.: 10 h à 17 h Courriel: beaux_arts@westendgallery.com INVITATION à venir visiter 17e CONCOURS du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec ARtSViS UelS 8060, av.Christophe-Colomb (coin Jarry), Montréal Prix d'entrée : 5 $ - ainé(e)s, étudiant(e)s : 4 $ - enfants : gratuit (expo-vente) Du 29 octobre au 4 novembre inclusivement entre 13h et 21h Président d'honneur PAUL TEX LECOR 600 oeuvres de toutes tendances et disciplines PIERRE TOUGAS EXPOSITION «IMAGES FLEURIES» LE DIMANCHE 29 OCTOBRE 2000 À 14 H.1108, av.Laurier Ouest, Outremont Rens.: (514) 270-2962 Artistes à l'oeuvre À voir : quelques oeuvres de la collection de Jacques Lussier notre porte-parole Samedi de 11 h à 21 h Dimanche de 11 h à 17 h 350, rue Saint-Paul Est Vieux-Montréal (Québec) RENS.: (514) 844-2133 des Galeries d'art du Québec L'Art à découvrir ENTRÉE GRATUITE 2 derniers jours SALON NATIONAL Nom : Prénom : Pour la facturation Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(dom.) : (travail) : .Prénom et nom du bébé : Fille Garçon Date de naissance : Prénoms et noms des parents : Ci-joint un chèque ou mandat-poste de 34,95 $ à l'ordre de La Presse, ltée.Je souhaite effectuer le paiement de 34,95 $ par carte de crédit : Visa Master Card No de la carte de crédit : Date d'expiration : / / Signature : regroupera dans un cahier spécial, les photos des enfants nés au cours de l'année 2000.HÂTEZ-VOUS ! DATE LIMITE : 11 DÉCEMBRE 2000 Rem l ez le co o et eto ez-le, ec l hoto q e do t e céde 5 o 7 o et q e o êt e eto ée.La Presse et te o ce Les Bébés de l'année 7, e S t-J cq e , o t é l (Q ébec) H2Y 1K9 Votre bébé court la chance de faire la une du cahier LES BÉBÉS DE L'ANNÉE 2000 m to te le dem de eç e , t e o t déte m e l hoto d bébé q e e em è e e co le de ce c h e éc l.Le e t de ot e edette ece o t, q t à e , e c d em e t de cette e.N.B.: Photo ci-dessus à titre d'exemple seulement.Rece ez t tem e t 101 conseils pour élever un enfant heureux.Ce l e è e e t l e f ço de f e de de em è e ée de le bébé e é ode o e e et t m l te.L te e éc t e t e de l e o e f t , do t l e l o t l de .U e le de 21,95 $ PRIME Le samedi 30 décembre prochain Q e o o ez e t, d- e t, o cle, t te o m , f te co ît e à to o lecte ce et t t é o é d l em è e ée de ce o e m llé e.é e tez- o ot e éc e ché b e é e t dè m te t ot e e ce o e lem e t 4,95 (t e cl e ).VOTRE BÉBÉ À LA UNE DU CAHIER 20 e Joel le 28 février 2000 fils de Délima Bellefaçon et Arthur Gentil Co ez l ch ce de e ce t f c t-c de d e le de 5 000 éch e ble co t e de m e ble o e - Lé e à ot e cho .U t e o t, m le co o eç e d te d 11 décem b e 2000, déte m e l e o e te de ce ce t f c tc de , co to e de 6LP1501D1028 D-15 samedi - ART 6LP1501D1028 ZALLCALL 67 01:10:05 10/28/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 D15 Semaine du 29 octobre 2000 SD CS 2 1 BEAUTIFUL DAY U2 1 2 WITH ARMS WIDE OPEN Creed 6 3 SHE BANGS Riky Martin 3 4 WASTING TIME Kid Rock 10 5 THANK YOU FOR LOVING ME Bon Jovi 11 6 THE WAY I AM Eminem 4 7 MOST GIRLS Pink 9 8 HOLLER Spice Girls 5 9 MUSIC Madonna 8 10 ROCK DJ Robbie Williams 15 11 AGAIN Lenny Kravitz 7 12 PAINTED ON MY HEART The Cult 14 13 EVERYBODY WANTS TO BE LIKE YOU Snow 19 14 MINORITY Green Day 17 15 SAD EYES Enrique Iglesias 18 16 BOHEMIAN LIKE YOU The Dandy Warhols 23 17 JUMPIN' JUMPIN' Destiny's Child 24 18 SHAPE OF MY HEART Backstreet Boys 20 19 PINCH ME Barenaked Ladies 21 20 AFFIRMATION Savage Garden 22 21 YELLOW Coldplay 26 22 LADY (HEAR ME TONIGHT) Modjo 16 23 KRYPTONITE 3 Doors Down 28 24 ORIGINAL PRANKSTER The Offspring 27 25 EVERYWHERE I GO Shawn Mullins 29 26 IF I TOLD YOU THAT W.Houston & G.Michael 30 27 DON'T MESS WITH MY MAN Lucy Pearl Ð 28 BLACK JESUS Everlast Ð 29 AROUND THE WORLD Atc Ð 30 BABYLON David Gray avec Nadia Bilodeau SD CS 3 1 UN JOUR OU L'AUTRE Isabelle Boulay 1 2 ÇA NE ME FAIT RIEN Wyclef Jean 4 3 UN AUTRE JOUR Sko 2 4 MA GUEULE Érik Lapointe 10 5 LA CHAMBRE Jean Leloup 12 6 CHEVAL DE FER Okoumé 8 7 LE COEUR D'UNE FEMME Chris de Burgh 9 8 LEBANESE BLONDE Thievery Corporation 11 9 QUE TU M'AIMES Bruno Pelletier 13 10 TU PEUX PARTIR La Chicane 5 11 HOLA DÉCADENCE Les Respectables 7 12 COMMENT T'OUBLIER Infini-T 15 13 PAGAYEZ Zachary Richard 6 14 JAMAICA Kalembourg 18 15 LA DÉSISE Daniel Boucher 17 16 JE VEUX VIVRE Jane Fostin 24 17 SEUL Garou 20 18 MONA LISA Sendiva 21 19 TU CULO Yannick St-Arnaud 22 20 TANT DE MOTS Mario Pelchat À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Rien à voir avec les rossignols, de Tennessee Williams.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le colonel Oiseau, de Hristo Boytchev.20h.Jusqu'au 2 décembre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) La Nostalgie du paradis, de François Archambault.20h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Dès mer., 20h, Veillée funèbre, de Guy Foissy.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Propagande.Mise en scène de Stéphane E.Roy.20h.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Auj., 20h, Le Colonel des zouaves, d'Olivier Cadiot.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Jeu., 18h, Je vous raconterai des images.LA LICORNE (4559 Papineau) Territoire, de Patrice Dubois.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Tapage nocturne, de Francis Monmart.Du mar.au sam., 20h.STUDIO-THÉÂTRE J.-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Pourquoi?, d'après La pièce sans titre, d'A.Tchekhov.20h, sauf dim.GESÙ (1200, Bleury) Dès mer., 20h, Le Malade imaginaire, de Molière.MONUMENT-NATIONAL (La Balustrade, 1182, St-Laurent) Auj., 20h30, Égoïsme pur et mûr, avec Marie-Ève Gagnon.TAVERNE LE GRILLON (1950, Ste-Catherine E.) Dès mar., 20h, L'Homme des tavernes, de Louis Champagne.SALLE PAULINE-JULIEN (15 615, boul.Gouin O.) Jeu.et ven., 20h, Hosanna, de Michel Tremblay.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, rue Ontario E.) Dim., 15h, L'Ornithorynque, de Alain de Neck.(7 à 11 ans) THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Auj.et dim., 14h, Contes pour l'Halloween.Avec Sylvie Belleau.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30; dim., 19h30, Ar & T Corps, de Michèle Rioux.AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Mer., jeu., ven., 20h, Projet Williams/Formule interprètes 13, avec Sarah Williams, Heather Mah et Julie Slater.USINE C (1345, avenue Lalonde Auj., 20h; dim., 15h, Aatt enen tionon, de Boris Charmatz.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17h, Trio Fibonacci.Dim., 13h, Ensemble instrumental.Lun., 20h, Choeur de cuivres de Mc Gill.Dir.Dennis Miller.Mer., 12h30, Patrick Wedd, organiste.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 19h30, Gala, 25e anniversaire de Pollack.Atelier d'opéra, Ensemble de percussions, ensembles instrumentaux, Michael Mc Mahon et Paul Stewart, pianistes.Dim., 15h30, Angela Hewitt, pianiste.20h, Choeurs de Mc Gill.Dir.Iwan Edwards.Lun., 20h, Orchestre baroque de Mc Gill.Dir.Hank Knox.Olivier Brault, violoniste.Mar., 19h30, Ensemble de premiers-pupitres de l'OSM.Mer., 20h, Ensemble de musique contemporaine de Mc Gill.Dir.Denys Bouliane.Jeu., 20h, Orchestre de jazz de Mc Gill.Dir.Gordon Foote.Ven., 20h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.K.Juraskova, violoncelliste.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 20h, Ensemble Romulo Larrea.Dim., 15h30, Trio Gagné-Richard.Lun., 17h, conférence de Sonia Paquet: Les femmes et le jazz.Mer., 17h, conférence de Marie- Thérèse Lefebvre: Des pionnières à aujourd'hui.Jeu., 20h, Catherine Perrin, claveciniste.Ven., 22h, Jazz: Trio Trüryn von Pranké.ÉGLISE SAINT-JUDE (Ahuntsic) Auj., 20h, Jacques Boucher, organiste, et Schola Grégorienne de l'église Saint-Jean-Baptiste.Dir.Dom André Saint-Cyr.CONSERVATOIRE Dim., 15h, Anne Robert, violoniste, et Claire Ouellet, pianiste.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11h, Octuor Montréal-Paris.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13h30, 15h, Ensemble instrumental de l'école Pierre-Laporte.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Dim., 14h, Ensemble Contemporain de Montréal.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Rosa Torres Pardo, pianiste, Alvaro Pierri, guitariste.GRAND SÉMINAIRE Dim., 15h, Franck Besingrand, organiste.Entrée libre.ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL Dim., 15h, Chorale de l'église.Dir.Bruce Wheatcroft.SALLE PIERRE-MERCURE Lun., 20h, Ensemble Romulo Larrea.Concerts Radio-Canada.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mer., 19h, Ensembles de musique vocale et instrumentale.Dir.Jean- Eudes Vaillancourt.Ven., 20h, Ensemble instrumental.CABARET-MUSIC HALL (2111, Saint-Laurent) Mer., 20h, Ensemble Kore.Chris Newman, voix, Marc Couroux, pianiste.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Jeu., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Lorraine Vaillancourt.Louise Marcotte, soprano.À 18h15, table ronde, anim.Françoise Davoine.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Ven., 12h15, Kevin Komisaruk, organiste.20 h, Ronn Mc Farlane, luthiste.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE (Chapelle Saint-Louis) Ven., 20h15, Mathieu Lussier, bassoniste, et Luc Beauséjour, claveciniste.Boismortier, Corrette.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20h, Marie-Andrée Ostiguy, pianiste.Variétés STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Auj., 20h, Les Chants d'Eros, avec Claire Gignac.SALLE PAULINE-JULIEN (15 615, boul.Gouin O.) Auj., 20h, Vic Vogel.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Dim., 20h, Phénoménale; jeu., 20h30, Child.MÉTROPOLIS (59, Ste-Catherine E.) Jeu., 20h, Collective Soul.CASINO DE MONTRÉAL Pierre Lalonde.Mar., mer., jeu., 13h30.Jusqu'au 7 décembre.- Auj.et dim., 21h, Claude Blanchard.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (2550, Ontario E.) Auj., 20h, Trio Renee Rosnes; 22h, Duo Provost-Lachapelle.ESPACE GO (4890, St-Laurent) Mar., 20h, Ma déclaration d'humour, avec Bruno Coppens.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Mar., mer., jeu., ven., 20h, C'est fête au cimetière, avec Mario Légaré et Jean-Bertrand Carbou.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Ven., 20h30, Noche Flamenca.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Groupe Alex Cattanéo et Coral Egan: 22h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., Trafik Jam, Sold Out et Rat Trap; dim., John Mc Gale: 21h.JONO (2201, Mont-Royal E.) Auj., 21h, Sylvie Royer, Patrick Lebel, Didier.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h, Alain Lamontagne et Michel Lévesque.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 22h, Troïka; dim., 21h, atelier de jazz animé par Tom Levitt.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., Potmitic; dim., Magella Cormier; lun., Soul Kitty: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., Trio A.Bellagarde; dim., Skip et Tim; mer., Félix et Alexandre: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Rick L.Blues.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Sunny Wolfe Boogie; dim., Nick Payne et Greg Faulkner: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, Soirée Brassens avec Jean Viau; dim., 21h, Jacques Rochon chante Vian, Reggianni; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Brel, Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Raphaël Torr chante Joe Dassin.BALATTOU (4372, boul.St-Laurent) Mar., 22h, Youssou Seck; mer., 21h, Macuye.THÉÂTRE DU BEL ÂGE (2555, Holt) Auj., 20h, Jean Lapointe.LE ZEST (2100, Bennett) Mar., 20h, France Léa et Paule-Andrée Cassidy; mer., 20h, Les Secrétaires percutantes.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, La Nuit des revenants, avec Corrine Henry, Claudette L'Heureux, Julie Beauchemin, François Lavallée, Yves Robitaille, Denis Gadoury et Éric Gauthier.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Mer., 21h, The Gamblers et Funny Braska.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., D.Pouliot et Y.Parenteau.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupe Yelo Molo et Mario Frédette.L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne) Auj., 20h, Michel Rheault.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., dès 21h, Trio Jon Stetch.JAILHOUSE ROCKS (30, Mont-Royal O.) Auj., 22h, Lipstick Halloween Glam Party.SOFA (451, Rachel E.) Auj., dès 21h, Buff Frog.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., Joe Armando et son groupe; dim., Atomic Cocktail et DJ Andy Couchman: 22h.JELLO (151, Ontario E.) Mar., 22h30, Lili's Tiger, Freddie James et Shirley Murray.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h, Roach Motel.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., Charlie Mac Leod; dim., Open Mike et Ef: dès 22h.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Sona.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Jeu., 20h, Charles Papasoff.À L'ÉCART (245, rue Saint-Jean, Longueuil) Auj., Julos Beaucarne; lun.et mar., Francesca Solleville: ven., 20h, L'Inquiétude, lecture-spectacle de Marc Béland: 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., 20h30, Isabelle Boulay; mar.mer., 20h30, les Grandes Gueules.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (L'Assomption) Auj., 20h, Bob Walsh et le quatuor à cordes Allard; jeu.et ven., 20h, Sylvain Cossette.LE BOURBON STREET (Ste-Adèle) Auj., dès 20h30, Bruno Landry et Sébastien Louis XVI.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Gilles Vigneault.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, François Léveillée.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Louise Viger - l'Ogre et le connaisseur.Expositions Pierre Huyghe - the Third Memory et Muntadas - On Translation: The Audience.Mar.à dim., 11h à 18h; mer., 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS Expo De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle.Mar.à dim., 11h à 18h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition La Beauté de la Sainteté.Du mar.au dim., de 11h à 17h.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.POINTE-À-CALLIÈRE (350, Place Royale) Exposition Africa Musica!.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Expo Les Amuseurs.Jeu.et ven., 9h30-15h30; sam., dim., 10h-17h.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique.Mar.à ven., 10h à 18h; sam., dim.10h à 17h.MUSÉE DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Exposition Oeuvres choisies de la collection Loto-Québec et Porcelaines peintes.Mer.à dim., 12h à 17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle) Dès dim., exposition Rêver en couleurs, oeuvres de Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Clarence Gagnon, Betty Goodwin, Adrien Hébert, Jacques Hurtubise, Arthur Lismer, Jean Mc Ewen et Claude Tousignant.Mer.à dim., 11h30 à 16h30.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Exposition La pêche miraculeuse, oeuvres de Jean-Yves Vigneau.Du mer.au dim., de midi à 17h.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière, espace 401) Peintures et estampes de Manon Lambert.Du lun.au ven., de 10h à 16h; sam., de midi à 17h.B-312 (372, Ste-Catherine O., esp.403) Installation de Jean-Pierre Gauthier.Mar.à sam., 12h à 18h.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition La librairie du polygraphe, sur Jacques Ferron.BORDUAS (207, Laurier O.) Burins de Christiane Roy et monotypes de Michel Lancelot.Lun.à ven., 9h à 18h; sam., 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., esp.506) Sculpture-installation de Yechel Gagnon et Gabrièle Fontana, photographies de Cheryl Pagurek.Du mar.au sam., de midi à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., esp.444) Oeuvres de Jennifer Macklem et Kip Jones.Mer.à sam., 12h-17h30.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DU GESÙ (1200, de Bleury) Dès jeu., exposition Art sacré, oeuvres de Robert Cadot, Jean-François Bégin, Nathalie Labrecque et Ginette De Lottinville.Du lun.au sam., de midi à 18h.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (2940, Côte Ste-Catherine) Expositions 1,2,3, Math! et Un monde fractal.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.CENTRE SKOL (460, Ste-Catherine O., esp.511) Exposition Surface Sourire/Happy Fake, oeuvres de Sylvie Cotton.Du mar.au sam., de midi à 17h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR (100, Sherbrooke E.) Auj., de 13h à 17h, expo de costumes et de photos reliée à l'opéra cantonais.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Studio Dumbar Behind the seen.Mer.à dim., de 12h à 18h.ESPACE 1040 (1040, Marie-Anne E.) Auj.et dim., 12h à 17h, oeuvres Yves Belley et M.A.Brosseau.ESPACE PARCOURS (130, chemin Bates, espace 101) Exposition Franchir les distances oeuvres d'Hélène Goulet.Tous les jours de 13h à 17h.GALERIE ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Auj.et dim., de midi à 17h, exposition L'Art pour la Terre.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Peintures de Janine Carreau.Mar.à ven., 1h à 17h; sam., 12h à 17h.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Dès dim., portraits de Russell Yuristy.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Freda Guttman.Du mer.au dim., de midi à 17h.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Peter Krausz: Canti.Lun.à sam., 10h-18h; dim., 12h-17h30.GALERIE DES MÉTIERS D'ARTS DU QUÉBEC (Marché Bonsecours) Meubles de Kino Guérin.Tous les jours de 10h à 18h.GALERIE BERNARD DESROCHES (2125, Crescent) Peintures, sculptures et oeuvres sur papier de Leo Schimansky.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Auj.et dim., de 13h à 16h, exposition L'Art est ma vie et ma vie, c'est l'art, Ghitta C.-Roth.GALERIE FERRUCCI 2 (4226, St-Laurent) Peintures de Jean-Marc Blier, Pauline Deslauriers, Pierre Duhamel, Diane Lelièvre, Denise Poirier.Ven., 12h-21h; sam., dim., 12h-17h.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Oeuvres de Marcelle B.-Dubé.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., esp.502) Oeuvres de Deena Dlusy-Apel.Du mar.au sam.de 13h à 18h.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Expo Séquences, oeuvres de Becher, Buren, Christo, Darboven, Flavin, Fleury, Forg, Goldin, Halley, Horn, Kabakov, Kirkeby, Knoebel, Koons, Kosuth, Kounellis, Lewitt, Long, Merz, Paik, Paolini, Pistoletto, Ruff, etc.Mer.à ven., 11h-18h; sam., 12h-17h.GALERIE KASTEL (1368, av.Greene) Auj., oeuvres Raphaël Montpetit.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Sculptures de Bruno Luna et Almanzor.GALERIE L.RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Louis Hughes et Jean- Claude Mayodon.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Sue Rankin et Naoko Takenoughi.Du mar.au ven., de 11h à 18h.sam., de 11h à 17h.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Gilles Labranche, Gil Robitaille et Gilles Bédard.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Exposition Impatiences photographiques Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam.et dim., de 13h à 16h.GALERIE LES MODERNES ANNEXE (372, Ste-Catherine O.) Auj., de midi à 17h, exposition Les Pleines Vides II et Aether Dreams/ Hanging Kayaks, sculptures de Léon Perreault.GALERIE LEONARD & B.ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Oeuvres de Helen Mc Nicoll.Lun.à ven., 11h-19h; sam., dim., 13h-17h.GALERIE TARAN DU CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste-Catherine) Dim., de 10h à 17h, exposition Marcel Dzama: More Famous Drawings.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Dès jeu., exposition Vitrine d'automne 2000.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Expo Mon coeur dans les Bahamas, oeuvres de Dominique Boisjoli.Mar.à ven., 11h-18h; sam., 10h-17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Gérard Castonguay et Jean-Pierre Lafrance.Du mar.au dim., de 11h à 17h.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de Tex Lecor, R.Palmaerts, N.Hudon, J.-Guy Desrosiers, J.Lisée, P.Ahrweiller.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O., esp.418) Exposition Meat.Du mer.au ven., de 10h à 17h; sam., de midi à 17h.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de Berge Missakian, Marc Tetro et Diane Desmarais.GALERIE SCHORER (5686, av.Monkland) Oeuvres de Helmut Ronacher et Rebecca Lipes.Mar.au ven., 12h à 17h30; sam., 12h à 17h.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Oeuvres d'Areg Elibekian.Mar.à ven., de 10h à 18h; sam., 11h à 17h.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., esp.520) Oeuvres de Paul Lacroix.Mer.à ven., 12h à 18h; sam., 12h à 17h.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Joseph Giunta.GALERIE UQAM (1400, Berri) Oeuvres de Marian Dale Scott et Teofil Valeriu Ghetiu.Du mar.au sam., de midi à 18h.GALERIE J.-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Auj., de 10h-17h, oeuvres de Karo Alexanian.Dès ven., dessins de H.Heimlich.Mar.à ven., 10h-17h30; sam., 10h-17h.GALERIE VAV (1395, boul.René-Lévesque O.) Auj., photographies de Jacinthe Lessard L.et Denis Rioux.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Peintures d'Ernesto Vasquez.GALERIE VOX (Marché Bonsecours) Exposition Les chambres précaires, oeuvres de Jacqueline Salmon.GALERIE WILDER & DAVIS (257, Rachel E.) Peintures de Julie Lequin.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Peintures de Marcus Hildebrandt.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres sur papier de Françoise Barraud et estampes de Paul Cloutier.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O, suite 409) Auj.et dim., 13h-18h, peintures de Michel Beaucage.- Dès mar., oeuvres de Zhu Lan et sculptures africaines.MONTRÉAL TÉLÉGRAPHE (206, de l'Hôpital) Dès ven., oeuvres de Monique Mongeau.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., esp.426) Peintures de Jaber Lutfi.OCCURRENCE (480, Ste-Catherine O., esp.307) Oeuvres photographiques de Maurice Alejo et Patricia Lagarde.PALAIS DU COMMERCE (1650, Berri) Auj.et dim., de midi à 20h: la Biennale de Montréal 2000.PLAZA ALEXIS NIHON (2e étage, salles F41-F46) Festival des Arts 2000.Du lun.au ven., 11h à 18h; sam., 10h à 17h.STUDIO XX (1650, Berri) Auj.et dim., exposition d'art Web, L'autre monde/Out of this World.UNIVERSITÉ McGILL (M.Redpath, 859, Sherbrooke O.) Expo The Bird Room, oeuvres de Loren Williams.Mer.à dim., 12h à 17h.Également à l'affiche Une araign.e dans un mus.eÉ hant.! Le samedi 28 octobre .13 h Si vous surmontez les emb.ches dress.es sur le parcours de cette chasse aux tr.sors, vous aurez une surprise de taille .votre arriv.e ! Abracadabra ! Le dimanche 29 octobre .13 h Courges, potirons et autres citrouilles n Õattendent que vous pour se transformer en gnomes, en sorcires grimaantes et autres personnages issus de l Õunivers fantastique de lÕHalloween.Activité pour adultes Le Tao du th.ou l Õart du th.Le dimanche 29 octobre .15 h Ë la recherche du bonheur, de la paix et de l Õamiti.?Le rituel du th.est un acte naturel conu pour restaurer la paix int.rieure et d.velopper des liens d Õamiti.entre les individus.R.SERVATIONS REQUISES 690, Sherbrooke O., Mtl.M.tro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca Portraits de famille Le dimanche 5 novembre .13 h Inspir.de l Õexposition finsdesicle@mccord et des collages de Mme Anne Ross Mc Cord, le Mus.e vous propose un atelier d Õarts plastiques parfait pour Ç tirer È le portrait de votre famille, en donnant libre cours .votre imagination. 6LP1601D1028 D16 28 oct 6LP1601D1028 ZALLCALL 67 01:08:26 10/28/00 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 O C T O B R E 2 0 0 0 HUMOUR ARTS VISUELS Bruno Coppens déclare son humour L'art d'illustrer le génocide JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale L'ALLEMAGNE nazie, le Cambodge khmer des années 70, le Rwanda hutu de 1994, ces trois régimes ont meurtri le XXe siècle.En montant une double exposition autour de ces génocides, le Musée canadien de la photographie contemporaine d'Ottawa fait resurgir une question : comment l'art doit-il traiter de telles horreurs ?Une des premières fonctions de la photographie est liée à sa capacité d'agir comme document historique.Elle sert la mémoire humaine.Mais les oeuvres photographiques prennent une autre dimension quand elles permettent d'aller au-delà de leur valeur d'archive, qu'elles suscitent des points de réflexion.L'Espace du silence regroupe trois installations qui amènent le public à réfléchir, non seulement sur trois moments graves de l'histoire récente, mais également sur le pouvoir de l'art de les aborder.Silence : Auschwitz-Birkenau de Jack Burman documente les restes des camps de concentration allemands.L'homme façonne l'homme d'Isaac Applebaum parle de la perte d'identité des prisonniers cambodgiens.Et avec De vraies images, Alfredo Jaar montre, à sa façon, l'horreur du génocide rwandais.En face de la mort.Portraits des camps d'extermination cambodgiens complète de façon très sinistre cette exposition de l'horreur.Le titre en soi exprime déjà la limpidité des photos.La centaine de portraits anonymes d'enfants et d'adultes enfermés dans la prison secrète S- 21 sont l'oeuvre de leurs propres geôliers.Trouvées dans les lieux mêmes des crimes par deux journalistes américains, elles témoignent crûment de l'histoire.Des trois installations de L'Espace du silence, la plus forte est sans aucun doute celle du New-Yorkais Alfredo Jaar, une installation photographique.sans reproductions.L'absence des 3000 photos prises par Jaar sur les lieux du génocide de 1994 vaut extrêmement plus que les mille mots d'une image.Abasourdi par l'horreur, voulant éviter à tout prix de reproduire le sensationnalisme des médias, Jaar a préféré enfermer ses clichés dans des boîtes noires, sorte de stèles funéraires.Les photos ne sont donc pas tout à fait absentes, elles sont plutôt silencieuses.Leur mutisme exprime l'ampleur du crime rwandais.Tout aussi forte, l'installation de l'artiste torontois, Isaac Applebaum, est beaucoup plus complexe du fait qu'elle renferme plusieurs éléments : aux côtés des photographies Ð portraits de Cambodgiens face à ceux de Blancs Ð, deux cahiers identifient et permettent la lecture de chaque volet de l'oeuvre.Chambres à gaz, douches de purification, terrains barbelés, les photographies de Jack Burman sont plus qu'un document historique.Elles fonctionnent de la même manière qu'un éditorial : elles dénoncent.Chaque photo est accompagnée de plans et de longs textes décrivant la fonction de l'immeuble.Malheureusement, les visiteurs ont tendance à lire d'abord les textes, tenant absolument à tout savoir, et négligent les photos.La réflexion si bien entamée par les deux autres artistes se dilue dans cette troisième installation trop soucieuse du détail historique.Diane Arbus et ses êtres particuliers Un séjour dans la capitale nationale ne pourrait se terminer sans le petit détour au Musée des beauxarts du Canada.Le parcours photographique peut bien être complété par la mini-rétrospective consacrée à Diane Arbus (1923-1971).C'est la première fois que le Musée expose ensemble les 34 oeuvres acquises quelques années après la mort de l'artiste américaine.Reconnue pour avoir façonné la photographie des années 60, Arbus aimait déranger.Ses sujets, qualifiés de laids, d'anormaux, d'excentriques, ont attiré les controverses.Le message d'Arbus a le mérite d'être clair, elle qui visait « le particulier » pour mieux s'approcher de « l'universel ».Dommage que l'exposition se limite à la collection du Musée.Elle s'avère un peu courte.L'ESPACE DU SILENCE et EN FACE DE LA MORT, Musée canadien de la photographie contem poraine, jusqu'au 14 janvier.Info : 613 990-8527.CONTE DE FÉES POUR GRANDES PERSONNES, LES PHOTOS DE DIANE ARBUS, Musée des beaux-arts du Canada, jusqu'au 7 janvier.Info : 1 800-319-arts.JEAN BEAUNOYER L'humoriste belge Bruno Coppens présente, du 31 octobre au 4 novembre à Espace Go, un spectacle solo qui s'adresse à un public averti et intelligent, Ma déclaration d'humour.Pas étonnant de retrouver Coppens à Espace Go puisque sa performance sur scène est très proche du théâtre.Il interprète différents personnages, propose différents scénarios qui nous laissent souvent songeurs et sait créer un espace de jeu.L'un de ses meilleurs numéros raconte l'angoisse d'un jeune homme naïf qui attend désespérément la femme de sa vie.qu'il n'a jamais vue.Il a perdu son téléphone cellulaire, ne sait comment la joindre et il attend.À partir de cet incident, Coppens bâtit toute une histoire qui prend des proportions énormes.La situation est complètement ridicule, le jeune homme inconscient de tout ce qui l'entoure, mais subitement, il va se réveiller et tentera de s'en sortir.« Il est bien évident qu'on raconte toujours des histoires de gens cons, m'expliquait Coppens, mais il faut ajouter de l'espoir, une prise de conscience du personnage et tenter de le sauver.Il n'y a pas que la faiblesse de notre bonhomme : il y a aussi autre chose derrière lui, sa face cachée.C'est ça aussi l'humour.Coppens fait partie des rares humoristes responsables.Jusqu'ici, je n'ai entendu que Clémence Des Rochers défendre une certain éthique de l'humour en affirmant que c'était une lourde responsabilité que de se retrouver sur scène.« Lorsqu'on a la chance de se retrouver sur scène, on doit élever le débat.Bien sûr que la vulgarité et les blagues de mauvais goût font rire une salle.Mais qu'est-ce que ça veut dire ?Rien du tout.Les gens peuvent se taper les cuisses et rire la soirée durant mais après le spectacle, ils vont dire : « Il était con, ce type sur scène, pas intelligent et il ne m'a rien laissé.C'est vide.» Les gens aiment bien ce qui les élève.» Il faut comprendre que Bruno Coppens a déjà été professeur de français au collégial, il y a vingt ans, et qu'il rêve encore de changer le monde.« Heureusement que j'ai quitté ce métier parce que je n'aurais sûrement pas été un bon prof.Je suis arrivé à l'humour tout à fait par hasard, en présentant des numéros comiques dans des soirées d'étudiants.Je n'avais aucune intention de faire carrière dans le domaine de l'humour et puis finalement, après avoir vu de grands artistes comme Sol et Raymond Devos, j'ai décidé d'en faire un métier.Mais ce n'était pas facile : chez nous, il n'y a pas d'école de l'humour et ce n'est pas aussi populaire qu'au Québec.» Chez lui, c'est en Belgique, à Tournay plus précisément, et làbas, c'est encore la lutte entre les Wallons et les Flamands.Actuellement, le pouvoir économique est passé du côté des Flamands et ceuxci ne veulent plus parler français.Alors, c'est déjà la survie de la langue pour les Wallons.Une situation qui pourrait fort bien ressembler à celle du Québec, si je ne m'abuse.« Nous avons en effet, certaines similitudes dont un problème linguistique important dans notre pays, mais également avec les Français.Nous devons toujours nous justifier, justifier notre accent, notre raison d'être.Les Belges sont des gens simples et pragmatiques comme les Québécois je crois.J'ai présenté un spectacle à Québec récemment et j'ai senti une grande complicité avec les gens de la salle.Comme si on s'était rapidement compris sans faire d'efforts.» S'il est difficile de faire sa niche à Bruxelles dans le domaine de l'humour, il en va tout autrement dans les principales villes de France où se multiplient les festivals d'humour : « Avant c'était trois quarts du marché pour la chanson et un quart pour l'humour : maintenant, c'est l'inverse, affirme Coppens.Depuis la mort de Desproges, Le Luron et Coluche, c'est l'arrivée d'une nouvelle vague et d'un nouveau genre de comédies.Il est plus facile maintenant pour un Belge de faire carrière en France.Il y a dix ans, on se moquait des Belges, et on les caricaturait avec un fort accent.» Évidemment que la mère patrie se moquait paternellement des accents de ses colonies.Belges et Québécois comprennent fort bien cette situation.Mais les temps ont changé et ce sont maintenant les colonies qui regardent de près ou de loin le déferlement de la culture américaine sur les ondes des radios françaises alors que la chanson et la culture française semblent menacés comme jamais.De quoi nourrir les mots, les accents et le personnages de Bruno Coppens.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Bruno Coppens a déjà été professeur de français au collégial, il y a vingt ans, et il rêve encore de changer le monde.des Défis à cette semaine Patrice! de 16 h à 18 h à Y'é pas trop tard! Y'en aura pas de faciles! Toi sérieux.serais-tu donneur dans une banque de sperme ?!?Aurais-tu le courage de poser nu?Bernard Fortin Jean-Claude Gélinas Patrice L'Ecuyer Réal Béland 6LP1701D1028 d17 arts 28oct 6LP1701D1028 ZALLCALL 67 01:12:29 10/28/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 D17 Votre costume peut vous rapporter gros! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale SONGEZ BIEN à votre costume parce que cette année, on se bousculera pour vous remettre un prix tant les fêtes sont nombreuses ! Ces quelques suggestions vous aideront à bien choisir votre destination d'Halloween.À moins que, comme les enfants, vous décidiez de faire du porte-à-porte.Aujourd'hui À tout seigneur, tout honneur, commençons par le rave Gloom, des productions Ray Junior.Ambiance dark, rythmes apocalyptiques trance, acid, goa, hardhouse, décors glauques, tout est mis en place pour vous plonger dans la fête des monstres.L'événement aura lieu au Centre des loisirs du parc (415, rue Saint-Roch, près du métro Parc), entre 21 h et midi le lendemain, et présentera une brochette de DJ locaux tels que G In the Box, Pop-Eye, Indica et le Iznogood, entre autres.Billets : 30 $ (40 $ à la porte).Info : www.rayjunior.com.Les Productions 514 lancent au Centre de tennis du parc Jarry un nouvel événement halloweenesque, Freaky.La liste des DJ invités allie talents locaux et renommée internationale : les Anglais John Digweed, pour un set de quatre heures, et Jon the Dentist, le duo de Washington Deep Dish, Laflèche, Luc Raymond et l'Américain Sean Cusick.On promet un total de 10 000 $ en prix pour les plus beaux costumes ! Les billets sont à 45 $ (60 $ à la porte), et l'événement se termine à midi demain.Info : www.514productions.com.Pour le public gay, l'organisme Divers Cité met sur pied sa campagne de souscription annuelle avec Halloween, Bal de Nuit.À partir de 22h, les DJ Maryse, Jester et Nikola T.marqueront la cadence avec leur mixture house.Par ailleurs, la rutilante Mado se chargera du concours de costumes Ð 3000 $ en prix Ð et de l'animation entre la musique et les prestations de danse de la troupe Power-Dance.Les fonds recueillis par Divers Cité serviront à financer la prochaine Célébration de la fierté gay.Info : www.diverscite.org.Enfin, dans un registre plus glamour, le traditionnel Bal Monstre du Musée d'art contemporain, qui se transformera pour l'occasion en « discothèque diabolique ».À partir de 22 h, le musée recevra les costumés avec alcool et goûter nocturne, sans compter les nombreux prix de présence, dont celui du meilleur costume.Le choix musical, comme à l'habitude, sera assuré par l'excellent DJ Christian Pronovost (de la boutique Inbeat).Billets à 45 $ (60 $ à la porte) ; info : www.balmonstre.com.Aujourd'hui également, l'avenue du Mont-Royal se fera un Mardi gras automnal avec son Cortège de la grande sorcière.Ce défilé costumé fait partie des activités des premiers du Rendez-vous de l'Halloween, festivités inspirées du Village Halloween Parade de New York.Départ à 19h30 au coin de la rue Saint-Urbain.Info pour le cortège et les autres activités : www.halloweenmontreal.com.Demain Que diriez-vous d'une Halloween dans la tradition guyanaise ?Le Club Balattou (4372, boulevard Saint-Laurent) propose son bal Touloulou, un amusant concept où seules les femmes doivent se déguiser.Au cours de la soirée, les dames Ð qui doivent conserver leur anonymat Ð inviteront les hommes (pas déguisés) à danser.Vers minuit, un jury surprise consacre trois Touloulous, trois reines de la nuit, selon la qualité de leur costume et leur propension à entraîner les hommes sur le plancher de danse ! Le Bal Touloulou commence à 21 h et les billets sont au coût de 5 $ Ð c'est gratuit pour les prétendantes reines.Mardi Le groupe alternatif francophone ArseniQ33, qui n'attend pas l'Halloween pour se déguiser, saura vous hanter en cette soirée maudite.En compagnie de la nouvelle sensation underground Capitaine Révolte et du groupe Fakir Légo, le trio empoisonné déchargera son fiel venimeux sur le public du Petit Campus, à partir de 20 h.Dans un autre registre, celui du cinéma d'épouvante, le Club Soda propose Fantasia Halloween.Dans une ambiance de bar, cinq films d'horreur seront projetés, dont Santo vs the Vampire Woman, The Convent et Zombie.Bonbons et popcorn seront servis avec le houblon et, pour bien vous faire digérer (.), une scène de tuerie sera reproduite live sur scène, avec effets spéciaux et sûrement quelques pintes de faux sang ! Billets : 8 $ ; info : 514 859-9110.L'Halloween ne serait pas la même sans le Rocky Horror Picture Show.Cette année, on a mis le paquet : le film culte sera projeté au Medley (1170, rue Saint-Denis) et rejoué devant vos yeux par la troupe Mercy Killings.En plus des bonbons et du pop-corn (et du riz, et des toasts, et du papier hygiénique.), l'animatrice Jaclyn Jet et le groupe glam-rock One-976 ajouteront du piquant à l'événement.Il y aura également des prix pour les plus beaux costumes.Billets : 9,95 $ (11,95 $ à la porte).Une dernière note pour les fêtards du samedi soir : n'oubliez pas qu'on retourne à l'heure normale, si bien que tous ceux qui sortiront dans les bars bénéficient de soixante minutes additionnelles pour leurs libations païennes ! 6LP1801D1028 D-18 samedi - ART 6LP1801D1028 ZALLCALL 67 01:10:15 10/28/00 B D 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 O C T O B R E 2 0 0 0 La maison des portos Dans la vallée de l'or FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES En cette fin de semaine, l'Abitibi a rendez-vous à Rouyn- Noranda pour le Festival du cinéma international.En fin de semaine dernière, c'est à Val-d'Or que l'on conviait toute la région au Salon des vins, bières et spiritueux.C'était la deuxième présentation d'un salon organisé de main de maître avec l'aide d'une « armée » de bénévoles, tous plus convaincus les uns que les autres de la nécessité de se rencontrer pour faire connaître la richesse des produits, autant liquides que solides, qu'offre le marché.Mais cet événement a un autre but que celui de faire déguster des vins.Tous les profits sont versés à la Corporation de développement de l'enseignement supérieur de Val-d'Or.L'avenir de la région repose sur sa relève.Même si un petit vignoble est installé dans le Témiscamingue, la région n'est pas encore prête à présenter ses vins.Par contre, la présence de plusieurs producteurs régionaux démontraient la vitalité de ce secteur et son importance dans l'économie de la région.Trois fromagers étaient là: La Ferme au Village, de Lorrainville, avec le cheddar Le Cru du Clocher (maintenant distribué dans toute la province), la Fromagerie La Vache à Maillotte, de La Sarre, et la Chèvrerie Dion qui partageaient le secteur fromager avec la Fromagerie Le Petit Train du Nord, de Mont-Laurier.Des Hautes-Laurentides, séparée de l'Abitibi par le parc de la Vérendrye, étaient aussi venus la Ferme apicole Desrochers, de Ferme- Neuve, avec ses miels particuliers et les hydromels qui font la réputation de cette entreprise récipiendaire du prix Le Renaud-Cyr.Les cuisiniers de deux hôtels valdoriens présentaient, en dégustation, des produits bien identifiés à la région.L'Escale servait une terrine de lapin et avait choisi de transformer en sushi la fameuse truite Saint-Mathieu.Le Confortel s'attaquait à un élevage réputé que défendent des producteurs convaincus, celui de l'agneau que le cuisinier servait sous diverses formes.Salon des vins oblige, la bouteille avait la vedette à ce salon.La bière n'était pas en reste, représentée notamment par la brasserie Belgh Brass, productrice de la 8 à Amos.Les exposants ont fait déguster leurs produits et, en complément, de nombreuses conférences et dégustations commentées ont complété le programme, faisant salle comble à tout coup.Le sommelier montréalais, Normand Bélanger, a animé plusieurs rencontres sous des thèmes allant de l'art de la dégustation à la connaissance des scotchs.Des représentants de maisons vinicoles ont fait l'historique de leurs produits, verre à la main.Bernard Cazes était venu l'an dernier.Ce producteur de la région de Rivesaltes était attendu.Avec la conviction d'un viticulteur engagé dans une production soucieuse de l'environnement, il est venu parler des vins du domaine Cazes.Quarante-huit exposants étaient à ce deuxième rendez-vous.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Les habitués du quartier portugais de Montréal ont du mal à voir dans ce restaurant du centre- ville un véritable fils du pays.Ferreira, pourtant, même s'il s'identifie à la fois comme café et comme trattoria, sert bien la gastronomie de son pays d'origine.La mode y trouve un refuge dans l'élégance d'un décor soigné et l'animation d'un quartier particulier, mais le fond portugais est respecté pour ceux qui veulent y goûter.Si le menu offre le choix de plats qui s'écartent de la tradition, la carte des vins est d'une fidélité remarquable.Le restaurant explore un territoire viticole que nous ne faisons que commencer à pouvoir découvrir au travers des importations de la SAQ.La carte les présente bien et, à table, le personnel continue l'exercice, pour un service au verre autant que pour un service à la bouteille.La liste des portos est stupéfiante, par le nombre, par le nombre de millésimes et, parfois, par le prix d'une bouteille.Mais on comprend qu'un porto de 1912 peut valoir son pesant d'or.La lecture de cette carte, à défaut de la dégustation du contenu des bouteilles, est enivrante.Un service au verre permet, dans plusieurs cas, de succomber à la tentation.L'organisation physique de ce restaurant intègre la cuisine dans la salle.Les cuisiniers travaillent devant public et, le plus souvent, à la grille.La présentation des plats reflète souvent cette disposition des lieux.Et le style du restaurant impose aux assiettes une présentation plus étudiée que celle que l'on a l'habitude de trouver dans les petits restaurants portugais.La qualité de la cuisine de Fereira a évolué depuis ses débuts.La forme et le fond se sont raffinés.L'entrée de sardines grillées groupe trois poissons en les dressant le long d'un socle de pain légèrement grillé, coiffé d'une lamelle de poivron rouge.Quelques touches de sel et de persil complètent cette belle assiette.Petits poissons particulièrement délicats à servir, ces sardines avaient la chair trop molle.Comme la sardine, le chouriço est identifié au Portugal.Cette plantureuse saucisse, grillée et flambée, était accompagnée de gourganes, fève que les Portugais affectionnent.Le plat, malgré ses origines, était aussi léger que savoureux.Légère et savoureuse, elle aussi, la morue grillée, plat typique et traduit en cuisine de multiples façons, était accompagnée de petites pommes de terre grelots, d'oignons confits.et d'un filet d'huile d'olive, évidemment.Bien avant que la nouvelle cuisine associe produits de terre et produits de mer, la cuisine portugaise réunissait dans le même plat, porc et palourde.Tous les restaurants portugais de Montréal servent ce plat.Ferreira l'interprète en choisissant de servir un filet de porc accompagné d'un jus de palourde et en l'entourant de beaux coquillages.En fin de repas, le soufflé à l'avocat étonne et réjouit les papilles.La tarte aux amandes est une version pâtissière de ce savoureux dessert très sucré.En guise d'apéritif, Ferreria verse une belle huile dans une petite assiette.La corbeille de pain est belle.On peut choisir d'acheter une bouteille de cette huile pour la déguster chez soi.FERREIRA café-trattoria 1446, rue Peel 514 848-0988 Fumée: deux sections Sardines grillées Chouriço grillé Morue grillée Porc et palourdes Soufflé à l'avocat Tarte aux amandes Menu pour deux, avant vin, taxes et service: 73,25 $ LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 Festin gastronomique de canard Brunch du dimanche 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 Fine cuisine française I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche FINE CUISINE ITALIENNE Tables d'hôte de jour et soir Près du Centre Molson Facilités spectacle et hockey 1366, boul.René-Lévesque O.Tél.: (514) 939-2097 410, Place Jacques-Cartier (514) 866-3471 Fine cuisine française L E S T - A M A B L E Réservez tôt pour vos parties des fêtes.Table d'hôte le midi et menu gastronomique 5 services tous les soirs Salon disponible pour parties Cuisine : Thaï, Sushi, Szechuan Le ravissant Jardin d'Asean obtient les meilleures notes.Myron Galloway-The Suburban 19/07/2000 Asean sert d'excellents Sashimi et curry Thaï.Ashok Chandwani - The Gazette 04/08/2000 5828, rue Sherbrooke Ouest, N.-D.-G.angle av.Melrose et Regent Réservations : (514) 487-8868 vivant et votre recette.Réservez dès maintenant.Vous choisissez votre homard 403, Place Jacques-Cartier Tél.: (514) 398-9090 Salle de 50 à 100 personnes disponible Vue magnifique sur la Place Jacques- Cartier et sur tout le Vieux-Montréal .pour vos parties des fêtes! Meilleurs poissons grillés en ville Menu du mois I I I I I I I Pour des connaisseurs Festin pour deux Fruits de mer grillés, trio (huîtres, moules et palourdes) Soupe aux huîtres Salade César Assiette du capitaine (homard, langoustine, crevette, pétoncle, poisson grillé, palourde, moules, pleurote) Crème brûlée Café espagnol Réservez tôt pour vos parties des fêtes.(Le Vauquelin) Place d'Armes 52, rue St-Jacques, Vieux-Montréal Réserv.: (514) 335-5892 845-1575 Souper concert Bel Canto en vedette Perry Canestrari dimanche 16 avril 18 h R1078 Table d'hôte à partir de 17,95$ 295, rue Saint-Charles O.Vieux-Longueuil terrapin@mlink.net (450) 677-6378 V ISITEZ UN DES MEILLEURS RESTAURANTS AU QUÉBEC Très belle verrière Brunch grand choix 12,99$ avec accordéoniste Chansonniers Superbe décor rustique Novembre Filet minion Neptune 14,99$ inclus : salade, dessert et café.Buffets vend.sam et dim.soirs Salles disponibles 6LP1901D1028 d19 vin 28 oct 6LP1901D1028 ZALLCALL 67 01:12:14 10/28/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 OCTOBRE 2000 D19 Tout pour l'amour du vin! DU VIN L'amour du vin et la fascination qu'il exerce amènent l'amateur à faire des folies ! Il ne peut s'empêcher, par exemple, d'acheter plus de bouteilles que prévu d'un vin qu'il affectionne.Il commence par en mettre deux dans son charriot (un caddy, disent nos amis français), en rajoute deux autres, pour finalement partir avec huit bouteilles, démangé de remords, mais rayonnant de bonheur Ou alors, il s'offre des vins chers.Ou même très chers, et parfois même beaucoup trop chers pour ses moyens ! Mais c'est ainsi que l'amateur, débutant ou chevronné, apprend à connaître le vin, qu'il élargit sans cesse le champ de ses connaissances.Tout en se rendant bien compte qu'il aura toujours quelque chose à apprendre.Et que plus on en sait sur le sujet, mieux on réalise qu'on ne sait pas grand-chose ! Voici donc quelques exemples de folies « raisonnées » à faire.Un Côte Rôtie Il restait en début de semaine, selon le service de gestion des stocks de la SAQ, très exactement 16 caisses en entrepôt et 24 disséminées dans les succursales du Côte Rôtie 97 Edmond et David Duclaux.C'est donc très peu, mais il en va ainsi pour nombre de vins de spécialité.N'empêche, je recommande aux amateurs qui aiment ces vins du nord de la vallée du Rhône, et à ceux qui veulent apprendre, grâce à un seul vin, ce qu'est un excellent Côte Rôtie, je leur recommande donc Ð expressément Ð, s'ils en trouvent, de mettre la main sur ce vin.Sans faute ! Car c'est ce que les dégustateurs anglais appellent a textbook wine, autrement dit un vin exemplaire, un modèle de Côte Rôtie, à la couleur splendide, pourpre foncé, au bouquet à la fois riche, très typé Syrah (seul cépage avec lequel il est élaboré) et distingué.Avec une bouche qui se situe au même niveau de qualité et de distinction, concentrée, et aux beaux tannins compacts, moelleux, qui en font un véritable velours liquide.Le « roi » disent les Italiens du Barolo, la « reine », ajoutent-ils à propos du Barbaresco, qui, tout en étant un vin corsé, a quelque chose de plus délicat.On pourrait dire, de la même façon, que le Côte Rôtie est la « reine » et l'Hermitage le « roi » du nord de la vallée du Rhône.Grand vin, donc, mais vendu à un prix raisonnable.Spécialité (S), 871632, 42,50 $, HHHH $$$$ 4-5 ans aisément.Autre leçon de choses à tirer, si on peut dire, et autre folie à faire, mais.qui signifie, elle, une dépense deux fois plus importante : veut-on savoir ce qu'un dégustateur américain réputé, à savoir James Laube, du bimensuel Wine Spectator et auteur du Wine Spectator's California Wine, considère comme un très grand vin américain, il faut goûter le Napa Valley 97 Viader, élaboré avec surtout du Cabernet Sauvignon (62 %) et du Cabernet franc (38 %).C'est lui aussi un grand vin, mais de style très californien, au boisé marqué, mais sans rien de ces notes surmûries, « confiturées » qu'on trouvait autrefois dans beaucoup de rouges de Californie, mais qu'on y trouve, heureusement, de moins en moins.Très coloré sans qu'il soit opaque, son bouquet, peu intense pour l'instant, est large, profond, dominé par des odeurs de petits fruits noirs, avec des notes disc r è t e s d ' é p i c e s chaudes et d'aliments fumés (c'est le bois), mais aussi une pointe de chocolat avec l'aération.Bouche substantielle, puissante, concentrée, aux tannins gras, faisant qu'on peut l'apprécier dès maintenant, avec cette amplitude et cette largeur d'épaules qui plaisent tant aux palais américains.Grand vin également, donc, alors que James Laube le place encore plus haut, dans les sommets (95-100, note-t-il).Il est atrocement cher, cependant.S, 898775, 93,25 $, HHHH 8-10 ans environ.Autre style dont raffolent les consommateurs américains : les rouges hyper-boisés, racoleurs, « sexy », disent-ils, dont on a un bon exemple en ce moment dans le Cabernet Sauvignon North Coast 98 Dynamite Carmenet.Tout y est pour séduire l'amateur : une robe d'un beau pourpre foncé, un bouquet pénétrant, dans lequel prédominent des notes boisées épicées et de pâtisserie, qui passent devant le fruit, suivi d'une bouche charnue, très marquée par le bois, aux tannins lisses, flatteurs.Pommadé, dit-on en France de tels vins, mais on a le droit d'aimer ! S, 393348, 32,40 $, HHH $$$($) 2-3 ans.(À noter que le 97, plus ample, plus concentré, tout en étant bien boisé, n'avait pas ce côté très travaillé du présent millésime.) Un grand Chablis Maison qui avait l'habitude de boiser ses Chablis de façon intempestive, William Fèvre a modifié considérablement le style de ses vins depuis son rachat par la société de Champagne Henriot.Les vins sont encore boisés, mais discrètement, savamment, et ce n'est (par exemple) qu'en laissant la bouteille à demi entamée au réfrigérateur, sous Vacuvin ou protégée par de l'azote (grâce à une de ces p e t i t e s bonbonnes que vendent les marchands s p é c i a l i - sés), que le bois ressort davantage.Exemple Ð mais le prix, encore une fois, est élevé Ð, le Chablis Grand cru Les Clos 98 William Fèvre, peu coloré, très Chablis par les reflets verdâtres de sa robe, au bouquet d'abord discret, bien Chardonnay, subtil, aux notes boisées délicates à l'arrière-plan, comme un mélange d'odeurs de beurre et de citron, mais très peu appuyées.Et plutôt léger en bouche, bien qu'il prenne du volume avec l'aération, raffiné, au boisé discret, et à l'acidité parfaitement dosée.Grand vin ?Il me semble que oui, le mieux étant toutefois de l'attendre trois ou quatre ans, le temps qu'il gagne en complexité.Leçon de choses encore une fois, mais le prix n'est pas doux ! S, 872895, 59,50 $, HHHH $$$$($) 6-7 ans.Des goûts et des couleurs.« Des goûts et des couleurs, il ne faut pas discuter », dit le proverbe.Goûté tout de suite après le Cabernet Sauvignon North Coast 98 Dynamite dont il est question plus haut, le Minervois 99 Cuvée Marielle et Frédérique Château Tour Boisée, tout en se situant au même niveau qualitatif que le vin californien, me parut beaucoup plus attirant, bref plus agréable à boire.Dans ce cas, toujours selon la SAQ, il en restait au total 228 caisses en début de semaine.Cuvée qui porte les noms des deux filles de ses propriétaires, c'est un vin comme ceux-ci ont l'art d'en faire, d'un pourpre profond, splendide, digne d'un grand Médoc, au bouquet expansif, d'un fruité très mûr, dans lequel percent des notes de Syrah, non boisé, généreux en bouche, corsé, et aux beaux tannins serrés et tendres.Et plus réussi que la cuvée prestige 98 du même producteur ! Ravissant.Quel Minervois ! S, 896381, 15,05 $, HHH $($) 2-3 ans.Or, la SAQ n'en a acheté que 400 caisses.Il en faudrait quelques milliers de plus ! La Presse 28 octobre 2000 Page D20 manquante "]
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