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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-11-01, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A1101 a1 MERCREDI 3LP0101A1101 ZALLCALL 67 00:49:24 11/01/00 B RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð Dans la pièce de théâtre Henri VI, Shakespeare fait dire à un de ses personnages: « D'abord, tuons tous les avocats.» À moins d'une semaine de l'élection présidentielle des États-Unis, plusieurs Américains nourrissent sans doute le même fantasme à propos des sondeurs.C'est peut-être un peu dur comme approche, compte tenu de la responsabilité des patrons des sondeurs, des médias et des partis politiques.Mais il faut bien commencer quelque part.Car la course à la Maison-Blanche ne met plus en vedette les candidats, mais les spécialistes de l'opinion publique.Le 7 novembre, jour du scrutin, il ne s'agira pas de savoir qui a gagné entre Al Gore ou George W.Bush, mais qui aura prédit le bon écart entre les deux candidats.Le phénomène s'explique en partie par l'explosion et la voracité des médias.Les chaînes de télévision, les sites Internet, les journaux, tous, autant qu'ils sont, veulent leurs sondages sur la campagne présidentielle.Et pas seulement une fois par mois ou une fois par semaine, mais tous les jours, ce qui est nouveau.Il n'y a pas longtemps, aux États-Unis, les sondages quotidiens étaient l'apanage des candidats, qui s'en servaient pour déterminer quoi dire, à qui, où, et comment.Ce temps est révolu.Désormais, les médias se fient autant que les politiciens aux tracking polls, comme on dit dans la langue de Shakespeare.Les plus gros noms du journalisme américain ont tous commandé des sondages quotidiens en cette campagne électorale: ABC, CNN, MSNBC, USA Today et The Washington Post, entre autres.Ils ne les utilisent pas seulement pour meubler leur temps d'antenne ou remplir leurs colonnes, mais également pour mettre du piquant dans le contenu de leurs sites Internet.Voir SONDEURS en A2 Un 747 s'écrase peu après son envol Le Boeing aurait emprunté une piste fermée en réparation d'après AFP, AP et PC TAIPEI Ð Une erreur de piste et le heurt d'un objet sur le tarmac pourraient être à l'origine de l'accident d'un Boeing 747 des Singapore Airlines qui s'est écrasé en plein typhon et embrasé au décollage hier sur l'aéroport de Taipei, faisant au moins 70 morts, selon des informations publiées ce matin à Taiwan et Singapour.Soixante-neuf personnes sont mortes sur le coup et une femme enceinte a succombé à ses blessures à l'hôpital, ont rapporté des responsables taiwanais de l'aviation.Au total, 102 personnes ont été blessées, dont 58 restaient hospitalisées ce matin, tandis que 7 personnes étaient toujours portées disparues, selon ces sources.Cet accident dont les causes précises restent à déterminer intervient exactement un an après l'écrasement d'un Boeing d'Egypt Air au large du Massachusetts.Le seul passager canadien à bord de l'appareil des Singapore Airlines s'en est sorti avec des blessures mineures, a indiqué André Lemay, porte-parole des Affaires étrangères, hier soir à Ottawa.L'homme dont l'identité n'a pas été dévoilée, a déjà pu entrer en contact avec ses proches au Canada.L'avion s'est cassé en trois et a pris feu sur la piste juste après avoir décollé durant la nuit dernière à 23 h 18 locales, alors qu'un typhon balayait Taiwan.Selon Singapore Airlines, le 747 avait été fabriqué en janvier 1997 et son dernier contrôle remontait à septembre 1999.La compagnie, l'une des plus rentables et sécuritaires au monde, n'avait enregistré aucun accident mortel depuis sa création en 1972.Peu après l'accident, un porteparole de la police avait attribué le crash aux vents violents au moment du décollage du vol SQ006.Voir 747 en A2 D'abord, tuons tous les sondeurs PHOTO REUTERS Des pompiers examinent la carlingue calcinée du Boeing 747 qui s'est écrasé hier à l'aéroport de Taipei.Day accusé de prôner un système de santé à deux vitesses «Le chat sort enfin du sac», lance Chrétien Une sécurité imposante entoure le premier ministre Des étudiants traumatisés, les dentistes sont furieux G I L L E S TOUPIN e t KATIA GAGNON REGINA Ð Le débat sur la santé a provoqué hier la première réelle empoignade de la campagne électorale.Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, s'est retrouvé sur la sellette toute la journée, accusé de vouloir établir un système de santé à deux vitesses au Canada.C'est une entrevue au quotidien The Globe and Mail qui a mis le feu aux poudres.Un lieutenant de M.Day, Jason Kenney, y évoquait la possibilité de permettre aux provinces qui le désireraient de donner une place plus importante aux cliniques privées.M.Kenney affirmait également que son parti encouragerait les provinces à développer leurs propres mécanismes d'application de la Loi canadienne sur la santé.Voir SANTÉ en A2 Duceppe veut attirer tout le vote anti-Chrétien pages A10 à A15 Majoritaire ou minoritaire: la seule inconnue page A27 Arts et spectacles C1-C7 - télévision C2 Bandes dessinées D22 Bridge E7 Carrières D10-D12 Décès E6, E7 Économie D1-D15 Éditorial A26 Élections A10-A15 Êtes-vous observateur?D23 Feuilleton D22 Forum A27 Horoscope D26 Loteries A2, B3 Monde A21-A25 Mots croisés D22, S10 Mot mystère D22 Petites annonces D23 - immobilier D23, D24 - marchandises D24 - emplois D24-D26 - automobile D26, D27 - affaires D2 Publicité-marketing D13 Vacances/voyage E4, E5 M É T É O Voir S16 Ensoleillé Maximum 10 > minimum 2 Le frère de la victime craque L'accusé a failli être assailli en pleine cour Se sortir du trou En 1995, les finances publiques étaient dans un tel état de délabrement que le Wall Street Journal pouvait traiter le Canada de « membre honoraire du tiersmonde ».Ottawa n'a mis que quatre ans à redresser la situation.Comment s'y est-il pris pour réussir un virage aussi rapide?Il a fallu demander d'énormes sacrifices aux provinces, aux fonctionnaires, aux sociétés d'État, aux retraités.Mais les chiffres montrent, noir sur blanc, que c'est surtout en puisant dans les poches des contribuables que le gouvernement a pu retrouver sa marge de manoeuvre.La deuxième tranche de la série de Claude Picher sur les finances publiques.Voir nos informations en D1 CHRISTIANE DESJARDINS SOREL Ð L'enquête préliminaire de Mario Bastien, accusé du meurtre d'Alexandre Livernoche, 13 ans, a tenu en haleine policiers et gardiens de la paix au palais de justice de Sorel, hier.Bondissant comme un ressort de son siège, Jimmy Livernoche, 15 ans, l'un des frères de la victime, a presque réussi à se rendre jusqu'au box des accusés où se trouvait Bastien.L'incident s'est produit en après-midi, au cours du témoignage particulièrement éprouvant, voire insupportable, d'une ancienne confidente de Bastien, Claudette Champagne.Le témoignage faisait état des présumés derniers moments de vie de la jeune victime qui, rappelons-le, a été retrouvée assassinée dans une sablière de la région de Sorel, le 9 août dernier, soit cinq jours après sa disparition.Hier après-midi donc, Sylvie Girard, mère d'Alexandre, a d'abord été expulsée de la salle, parce qu'en pleurs, elle n'a pu s'empêcher de crier.« Ils l'ont le coupable.il mériterait d'être exécuté », a-telle dit notamment, avant d'être expulsée.L'audience a repris, et quelques minutes plus tard, c'était au tour de Jimmy Livernoche de craquer.Assis sagement avec son frère Sylvain dans la première rangée depuis le début de l'audience, Jimmy Livernoche est soudain parti comme une flèche en direction de Bastien.Il a sauté sans peine par-dessus une barrière, a grimpé sur une table et s'est élancé vers Bastien avant d'être rattrapé par un agent de la Sûreté du Québec qui montait la garde, deux constables spéciaux accourus en trombe, et par l'avocat de la défense, Me Éric Nadeau.Les deux constables qui encadraient Bastien dans le box l'ont vite poussé vers la porte des détenus.Le juge Ronald Dudemaine a aussitôt fait évacuer la salle d'une soixantaine de places, qui était bondée.Outre les journalistes, il s'agissait pour la plupart de membres de la famille de Sylvie Girard.Cette dernière a onze frères et soeurs et beaucoup de neveux et nièces.Craignant d'autres esclandres, le juge a décidé d'imposer le huis clos pour la suite du témoignage et la fin de l'enquête préliminaire.Il a toutefois permis aux journalistes et à la mère de rester, à condition qu'elle se maîtrise et ne manifeste « pas d'agressivité ».Mme Girard a accepté et il n'y a pas eu d'autres incidents.Voir VICTIME en A2 Puerto Plata Cancun $ Bayahibe $ Varadero $ Cayo Coco/Largo $ T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez avec R.servez t.t sinon vous allez trouver a haut ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCE S ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES Costa del Sol Avion et h.tel 1 semaine: à partir de Malaga $ Toronto $ Fort Lauderdale $ Orlando $ Vancouver $ Ha.ti $ Espagne Spécial $ Siges grand confort disponibles 1 semaine TTuunniissiiee FFoorrffaaiittiinnoouubblliiaabbllee 20 jours ¥ 1/2 pension plus 3 nuits gratuites .Rome H.tel sur mer p.p.occ/dble FFoorrffaaiittss ttoouutt iinncclluuss Paris $ Amsterdam $ Londres $ Munich $ Tokyo $ Miami $ Ventte Taxes en sus 3LP0202A1101 a2 MERCREDI 3LP0202A1101 ZALLCALL 67 10:28:31 11/01/00 B A2 · LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Toujours actif, Gilles Vigneault Il y a 40 ans, Gilles Vigneault faisait ses premiers pas dans l'arène des chansonniers.Aujourd'hui, loin de songer à la retraite, l'artiste de 72 ans n'a jamais semblé aussi actif.En l'espace d'une semaine, le poète lance un coffret quadruple enregistré en concert, en plus de se produire deux fois à la maison de la culture Frontenac, dans le cadre du Coup de coeur francophone, ce petit festival de la chanson qu'il aura l'honneur d'inaugurer.Rencontré mardi de bon matin, le «monument vivant» de la chanson québécoise a confié quelques-unes de ses réflexions sur la langue, la culture, l'indépendance et, bien sûr, la chanson.À lire demain dans le cahier ARTS ET SPECTACLES.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-3-3 > À quatre chiffres : 8-5-0-3 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE SONDEURS Suite de la page A1 Il en résulte une confusion et une cacophonie aussi extrêmes que quotidiennes.Car les sondeurs se contredisent souvent d'une journée à l'autre.Gallup, qui travaille pour le compte du USA Today et de CNN, fait l'objet de critiques particulièrement féroces.Ses courbes de popularité font penser à des montagnes russes.Au lendemain du premier débat présidentiel, la maison de sondage donnait une avance de 11 points à Gore.Deux jours plus tard, elle plaçait Bush en tête par sept points.Il y a deux semaines, ce même Bush perdait une avance de neuf points en l'espace de deux jours, selon Gallup.Hier, à en croire la même maison de sondage, il devançait le vice-président par trois petits points.Étourdis?Les sondeurs ne sont jamais à court de mots savants pour expliquer les écarts vertigineux entre certains résultats.Ils parlent de la versatilité des électeurs, une expression qui s'appliquerait tout particulièrement aux femmes dites indépendantes (ni démocrates ni républicaines).« Elles vont d'un candidat à l'autre, en se fiant à la dernière chose qu'elles ont entendu aux nouvelles », a dit le responsable des sondages politiques chez Gallup, Frank Newport.En août, les indépendantes auraient ainsi jeté leur dévolu sur Gore après avoir vu le vice-président embrasser amoureusement sa femme Tipper avant son discours d'investiture à la convention démocrate de Los Angeles.En octobre, elles seraient passées dans le camp de Bush après avoir vu le gouverneur du Texas verser des larmes en parlant de la naissance de ses jumelles à l'émission de télévision d'Oprah Winfrey.Il ne faudrait pas s'étonner que des sondeurs aient été à l'origine du baiser de Gore à Tipper et de l'entrevue de Bush à Winfrey.Leurs enquêtes sur l'opinion des Américains font la différence dans la stratégie des candidats.Dans le camp Bush, les sondeurs savent que le talon d'Achille de Gore est sa crédibilité.Hier, comme par hasard, le candidat républicain a commencé à diffuser à la télévision une publicité mettant en question l'honnêteté du candidat démocrate.Les sondeurs ont réponse à tout, mais ils auront peut-être le rouge au front après le dépouillement du scrutin.Il leur est arrivé, par le passé, de se tromper de façon significative sur l'écart final séparant les deux principaux candidats à la Maison-Blanche.En 1996, par exemple, plusieurs d'entre eux avaient surestimé le pourcentage de votes recueillis par Bill Clinton.La maison de sondage embauchée par le New York Times et CBS s'était notamment trompée de sept points.Mais comme le président sortant avait quand même été réélu ( avec neuf points d'avance sur Bob Dole ), personne n'avait fait grand cas des erreurs.Cette année, cependant, la course entre Gore et Bush est extrêmement serrée.Il se peut très bien que les sondages finaux donnent la victoire au mauvais candidat, ce qui n'est arrivé qu'une seule fois au cours des 50 dernières années.Ce serait une sorte de consolation pour les Américains qui ont des idées assassines en pensant aux sondeurs ces jours-ci.Suite de la page A1 Il devait relié Taipei à Los Angeles avec 179 personnes à bord, dont une centaine de passagers taiwanais et américains.Mais selon la chaîne de télévision TVBS, l'appareil aurait emprunté une piste parallèle qui était fermée pour des travaux d'entretien et des réparations.Des images de TVBS ont montré une pelle mécanique et des blocs de béton sur la piste close.La pelleteuse mesurant deux mètres de haut avait visiblement été heurtée par quelque chose à l'avant.Des témoignages de passagers et du pilote, qui a survécu, semblent abonder dans ce sens.Des passagers ont rapporté à TVBS qu'ils avaient senti l'avion emprunter une piste irrégulière.À Singapour, le vice-président de Singapore Airlines pour les affaires publiques, Rick Clements, a déclaré que le pilote avait dit avoir vu quelque chose sur la piste avant de le heurter.« Il a vu quelque chose.Ça pourrait avoir été un véhicule ou un pneu, je ne sais pas », a-t- il dit.Le pilote, C.K.Foong, un Malaisien de 48 ans avec plus de 11 000 heures de vol, n'a pas été capable d'identifier l'objet.Un membre de l'équipe d'enquête taiwanaise n'a pas exclu que la mauvaise piste ait été empruntée par erreur dans la nuit et les très mauvaises conditions météo.« L'hypothèse ne doit pas être exclue », a dit M.Chou Kuang-tsan.Les enquêteurs ont déjà interrogé les trois membres du poste de pilotage et obtenu une copie des conversations entre les pilotes et la tour de contrôle, selon M.Chou.Ce dernier a ajouté que les sauveteurs recherchaient toujours les deux boîtes noires, démentant de précédentes informations affirmant qu'elles avaient été retrouvées.Des experts du Bureau national de la sécurité des transports ( NTSB ) américain vont se rendre à Taipei pour aider les autorités taiwanaises à déterminer les causes de l'accident.Ils seront accompagnés de représentants de l'Agence fédérale de l'aviation civile américaine ( FAA ).À Singapour, le président de la compagnie aérienne, Michel Fam, a déclaré que l'appareil « s'était écrasé sur la piste alors qu'il était en phase de décollage ».Le chef de l'aviation civile de Taiwan, Chang You- Heng, a assuré cependant qu'« un décollage était possible dans les conditions météorologiques » du moment.Des passagers ont raconté l'horreur du brusque plongeon sur la piste.« J'ai entendu un craquement au moment où l'avion a commencé à décoller.L'avion a ensuite penché vers la gauche et quelques secondes après, des boules de feu ont surgi sur nous, venant de l'avant de l'appareil.J'avais tellement peur que j'ai commencé à courir.J'ai pensé: on est mort », a déclaré Yu Yen-hui, une passagère de 30 ans légèrement blessée.Elle se rendait à Los Angeles en voyage de noces avec son mari.Le bilan parmi les 159 passagers et 20 membres d'équipage pourrait encore s'alourdir alors que les opérations de sauvetage se poursuivaient et que, selon un médecin, six blessés hospitalisés se trouvaient dans un état critique.Selon Singapore Airlines, les passagers comprenaient 55 Taiwanais, 47 Américains, 11 Singapouriens et 11 Indiens, 8 Malaisiens, 5 Indonésiens, 4 Mexicains, 4 Britanniques, 2 Néo-Zélandais, 2 Thailandais, 2 Vietnamiens, un Australien, un Canadien, un Cambodien, un Allemand, un Japonais, un Philippin, un Irlandais et un Espagnol.VICTIME Suite de la page A1 En tout, sept témoins ont été appelés à la barre hier, mais une ordonnance de non-publication nous empêche témoignages.Parmi les témoins, on compte Vincent Roy, âgé de 21 ans, qui, le 4 août, s'est rendu avec le jeune Alexandre pour cueillir des concombres à Saint-David, où travaillait aussi Bastien.Sur le chemin du retour, le jeune Livernoche n'est pas descendu avec son ami à l'arrêt d'autobus, parce qu'il s'en allait prétendument chez un ami pour se baigner.Il ne devait pas être revu vivant.En après-midi, hier, le pathologiste Claude Pothel est venu expliquer en détail les blessures relevées sur le cadavre.Bastien, bâti comme une armoire à glace, écoutait attentivement tout ce qui se disait à son enquête préliminaire, et avait parfois des réactions ambiguës.À certains moments, il semblait affecté, à d'autres, il semblait sourire, à d'autres encore, il penchait la tête, ou la hochait en signe de dénégation.Il a peu regardé dans la salle d'audience.De leur côté, les proches de la victime le vrillaient des yeux.« Je le lâcherai pas, je veux le regarder.Si un jour il sort, je veux être capable de le reconnaître », a dit Sylvie Girard, en sortant de la salle d'audience.Au terme de l'enquête préliminaire, le juge a inculpé Bastien de meurtre prémédité, la plus grave accusation du Code criminel.L'accusé reviendra devant le tribunal à l'ouverture du terme des assises criminelles, soit le 8 février prochain.On fixera alors la date de son procès.Hier soir, Bastien a encore eu droit à un comité de départ, lorsqu'il a pris place dans le fourgon cellulaire, à sa sortie du palais de justice.Plusieurs membres de la famille du jeune Livernoche s'étaient massés devant l'enceinte grillagée pour le voir partir et lui passer quelques commentaires de vive voix.SANTÉ Suite de la page A1 « L'Alliance en faveur d'un système de santé à deux vitesses », titrait le quotidien anglophone.Stockwell Day n'a pas contredit les propos de M.Kenney, reconnaissant que l'idée des cliniques privées avait du bon.Mais il a affirmé que son parti écartait l'idée d'un système de santé où certains pourraient payer pour être traités plus rapidement.« Nous sommes prêts à permettre les cliniques privées si elles engendrent une amélioration des soins, une diminution des temps d'attente et une gestion plus économique des coûts.Mais tout cela doit être accompli à l'intérieur des principes de la Loi canadienne sur la santé.Jamais nous n'allons appuyer un système de santé où les citoyens doivent payer de leur poche ».À chaque fois que les libéraux sont questionnés sur leur « bilan catastrophique » en matière de santé, « ils jettent dans la discussion cette notion d'un système de santé à deux vitesses.Mais ce sont eux qui forcent la création d'un tel système lorsqu'ils coupent comme ils l'ont fait dans les ressources », s'est insurgé M.Day.L'Alliance s'engage pour sa part à légiférer pour obliger le gouvernement fédéral à maintenir le niveau des paiements de transfert aux provinces en matière de santé.Des quatre coins du pays, les adversaires de M.Day n'ont cependant pas raté une si belle occasion de s'en prendre à son parti.« Le chat sort enfin du sac », a lancé le chef libéral Jean Chrétien à Edmonton.« Nous ne laisserons pas l'Alliance détruire le système de santé canadien ».Le parti de Stockwell Day est en faveur de « changements radicaux au système de santé, qui seraient néfastes pour les citoyens de ce pays », s'est insurgé le chef conservateur, Joe Clark, de Terre- Neuve.À Halifax, la leader néo-démocrate, Alexa Mc Donough, en a rajouté.« Nous devons prévenir un dérapage vers un système de santé à deux vitesses.Le système de santé est au coeur des valeurs canadiennes ».À Valleyfield, Gilles Duceppe s'est dit d'avis que les idées véhiculées par l'Alliance « étaient à l'opposé des valeurs québécoises ».Ottawa affaibli Malgré les propos rassurants de M.Day, une lecture du programme de son parti montre bien qu'un gouvernement fédéral dirigé par l'Alliance pourrait signifier un rôle accru pour le privé dans le réseau de la santé canadien.En effet, l'Alliance serait prête à négocier le transfert de points d'impôt aux provinces en matière de santé.Le parti de M.Day « définirait » avec les provinces des normes nationales, que les gouvernements provinciaux seraient eux-mêmes chargés de faire respecter.L'Alliance prône donc un affaiblissement du rôle de contrôle du gouvernement fédéral, qui n'aurait plus les moyens financiers de faire respecter la Loi canadienne sur la santé.Certaines provinces pourraient alors glisser vers un rôle accru du privé.Mais un plus grand rôle pour le privé signifie- t-il pour autant un système de santé à deux vitesses?Pas nécessairement.Au Québec, le rapport Arpin recommandait aux hôpitaux de se décharger d'une partie de leurs patients vers des cliniques privées affiliées, où toutes les interventions seraient cependant défrayées par les fonds publics.En Alberta, le gouvernement de Ralph Klein a adopté une loi qui balise de tels transferts, autorisant même les cliniques privées à hospitaliser des malades.En Ontario, la clinique privée Shouldice, qui a une réputation internationale pour les opérations d'hernies, est entièrement financée par l'État.Pour corriger les anglicismes ou résoudre des problèmes grammaticaux, Le lexique des difficultés du français dans les médias de Paul Roux répondra à vos questions.Un outil indispensable pour toute la famille que ce soit à la maison, à l'école ou au travail.218 pages Écrire en caractères d'imprimerie Nom : Prénom : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(trav.) : ( ) Tél.(rés.) : ( ) Courriel : QUANTITÉ LIVRE TPS FRAIS POSTAUX CHACUN TOTAL 19,95 $ 1,40 $ 3,00 $ 24,35 $ $ Je souhaite effectuer mon paiement par carte de crédit : Visa Master Card American Express Numéro de carte : Date d'expiration : Signature : (Prévoir un délai de quatre à six 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concepteur de la réforme municipale à Montréal, Louis Bernard.Au cours de cette manifestation qui a réuni plus de 600 cols bleus et cols blancs, tous membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), M.Lapierre s'est montré menaçant à l'endroit de la ministre, qui est responsable de l'application de la loi 124.La loi 124 permettra aux municipalités de faire appel à l'arbitrage en cas de mésentente avec leurs syndicats à la suite de la réorganisation municipale, ce qui pourrait avoir pour effet de diminuer les conditions de travail des employés municipaux.« Mme Lemieux, a donc dit M.Lapierre, la journée où vous allez nous passer sur le corps (avec la loi 124), on va vous passer sur le corps, de façon irréversible ! » La réplique de la ministre, hier matin, a été cinglante : « M.Lapierre est dans la catégorie des gens épais, et je n'ai pas l'intention de discuter plus longuement avec lui », a-t-elle déclaré, tout en lui demandant de se comporter « comme un vrai leader ».Partout, hier, la réaction fut la même.Le maire Bourque n'étant pas disponible pour commenter, c'est le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal, Michel Prescott, qui a le premier dénoncé le président du puissant syndicat des cols bleus : « Il y a une violence verbale là-dedans qui ne mène nulle part ; j'ose espérer que Jean Lapierre s'est laissé emporter.« Ce sont des propos inacceptables, disgracieux, des propos de bum », a enchaîné le maire de La- Salle, Michel Leduc.« Je trouve ça tout à fait inquiétant ; on ne peut pas tenir de tels propos dans une société démocratique.C'est très déplorable », a poursuivi le maire de Westmount, Peter Trent.La conseillère du Mile-End, Hélène Fotopulos, se demandait pour sa part « s'il n'y a pas des lois contre ce genre de menaces », tandis que la présidente de la CUM, Vera Danyluk, se disait « déçue » des paroles lancées par M.Lapierre.« Je me serais attendue de sa part à des propos imbus d'un plus grand respect pour les personnes avec qui il est appelé à transiger », a-t-elle affirmé.Même à la CSN, la vice-présidente, Claudette Carbonneau, n'en revenait pas, estimant que le chef des cols bleus avait sans doute été victime d'une « surdose de testostérone ».Mme Carbonneau s'est aussi déclarée « perplexe » face à la manifestation tenue au domicile de Louis Bernard, ce dernier n'ayant pas eu mot à dire sur l'adoption de la loi 124.« Tout ça est bien dommage, a-t-elle conclu, car la loi 124 demeure condamnable, puisqu'elle retire des droits fondamentaux aux employés municipaux, comme le droit de grève, et elle permet aux villes d'interrompre des conventions collectives pour en référer à un arbitre.» Pour sa part, Jean Lapierre n'est pas revenu sur ses propos.« Voyons donc ! C'est un vocabulaire qu'on entend souvent dans le contexte d'une négociation ou d'une mobilisation syndicale », a expliqué son porte-parole au SCFP, Louis Cauchy, étonné qu'on s'indigne à ce point de telles paroles.Le SCFP étant affilié à la FTQ, il eût été normal de connaître l'opinion du président de la grande fédération de syndicats, Henri Massé.Ce dernier était bien en colère quand La Presse l'a joint hier soir, mais s'il était choqué, c'est parce qu'un journaliste avait osé l'appeler chez lui à 19 h 50 : « Je n'ai aucune déclaration à faire », a-t-il commencé par dire sèchement.Ð Cautionnez-vous les propos de M.Lapierre ?Ð Je ne cautionne pas et je ne dénonce pas non plus, a-t-il répondu sur un ton de plus en plus irrité.« On va vous passer sur le corps », c'est une expression courante dans les syndicats.Ce ne sont pas des menaces de mort, et encore moins une expression sexiste.Ð Ce n'est pas ce que semble penser Mme Lemieux et bien d'autres.Ð La ministre a bien le droit de s'offusquer ; maintenant, j'ai autre chose à faire, bonsoir ! » PHOTOHÈQUE La Presse C Le président du syndicat des cols bleus de Montréal, Jean Lapierre, et la ministre du Travail, Diane Lemieux.La calvitie rend les hommes plus fragiles L I A LÉVESQUE Presse Canadienne APRÈS LES femmes, c'est au tour des hommes d'être très soucieux de leur apparence physique, au point de penser que celle-ci peut nuire ou contribuer à leur embauche.Un sondage démontre en effet que les hommes qui disent perdre leurs cheveux estiment aussi qu'il leur est plus difficile de décrocher un emploi et de trouver une partenaire amoureuse.Les hommes qui disent perdre leurs cheveux ont moins d'estime de soi, estiment avoir une image moins dynamique, sont plus en retrait et pensent paraître plus vieux que leur âge réel, rapportait en conférence de presse le Dr David Gratton, dermatologue principal à l'Hôpital général de Montréal et à l'hôpital Royal Victoria, de Montréal.Les hommes qui perdent leurs cheveux se considèrent aussi moins heureux et plus critiques envers eux-mêmes.Ces constatations proviennent d'un sondage Baromètre, mené pour le compte de la Fondation canadienne pour la recherche capillaire, auprès de 1502 hommes et femmes âgés de 18 ans et plus.Cette fondation est financée par des compagnies pharmaceutiques et cosmétiques.Fait à noter, cette perception de la difficulté à se trouver un emploi lorsqu'on perd ses cheveux est constatée tant chez les hommes que chez les femmes.Un femme sur trois et un homme sur quatre se disent préoccupés par le phénomène.Causes, traitements Les dermatologues présents à la conférence de presse ont fait savoir que dans 90 % des cas, la calvitie est d'origine héréditaire.Dans les autres cas, les causes sont diverses : hormonale, immunologique, reliée à une maladie, à la perte de poids, à la chimiothérapie, etc.Divers traitements existent pour résoudre le problème, dont l'efficacité a été démontrée au plan médical : une pilule, des lotions et des greffes capilaires.Les greffes « ne sont pas pour tout le monde », prend soin de préciser le Dr Gratton, qui évoque des douleurs et des risques d'infection.Le Dr Gratton rapportait que les hommes qui souffrent de leur calvitie ont tendance à compenser pour la perte de cheveux, en laissant pousser leur barbe, leur moustache, en s'habillant mieux, en portant une casquette ou en se rendant à la salle de musculation.« La perte de cheveux, ce n'est pas sur la tête que ça se passe, mais dans la tête.» Photo REUTERS © Un barman de l'hôtel de glace de Jukkasjarvi, en Suède.Un hôtel de glace sera aménagé près de Québec Presse Canadienne BEAUPORT Ð Le premier véritable hôtel de glace d'Amérique du Nord ouvrira ses portes en 2002, de huit à 12 semaines, à la station écotouristique de Duchesnay.Cet hiver, une version de démonstration, sera érigée derrière le Manoir Montmorency par les promoteurs qui ont à leur tête Jacques Desbois, l'homme qui a introduit le concept du village igloo au Carnaval de Québec.En conférence de presse hier, M.Desbois précisait que l'hôtel, qui sera bâti à Duchesnay, ressemblera à celui qu'il a découvert il y a quelques années en Laponie, avec un immense lustre de glace, de hauts plafonds, un immense bar de 300 places, une salle de cinéma, des galeries d'art et des chambres qu'on louera 150 $ par nuit.On s'attend à séduire les Européens et les Japonais avec cette expérience nordique qui intégrera des activités de plein air telles des promenades en traîneau à chiens, la pêche blanche et du ski de randonnée.On ne croit pas qu'ils passent plus d'une nuit, couchés sur la glace.Le forfait leur offrira de dormir au chaud dans les installations rénovées de Duchesnay pour le restant du séjour.L'intérêt pour cet hôtel insolite est grand : déjà 1000 nuitées sont réservées pour les six chambres qui seront disponibles cet hiver et 125 reportages ont été consacrés au projet québécois par des médias partout dans le monde.L'hôtel de glace de Suède, à sept heures de route de Stockholm, enregistre 6000 nuitées par an et 30 000 visites.Les Québécois pourront aussi jeter un coup d'oeil prudent au modèle réduit près du Château Montmorency et y prendre un verre, en déboursant 12 $ comme droit d'entrée.Ce monument de glace sera conçu pour résister au redoux de janvier, dit M.Desbois.Il fera 1000 mètres carrés.Huit hommes seront au travail dès décembre et mettront quatre à cinq semaines pour tailler les 4500 tonnes de neige et les 250 tonnes de glace qui seront déposées dans la cour du manoir.Les promoteurs bénéficient du soutien financier du gouvernement du Québec pour ériger leur modèle réduit, grâce à l'intervention du député de Montmorency, Jean-François Simard, qui avouait avoir été séduit par le projet.Dans sa version commerciale, l'hôtel de glace se passera cependant de subventions, indiquait M.Desbois.Le fonds Fondaction de la CSN est au nombre des partenaires financiers de l'hôtel de glace.Le nombre de prescriptions d'antibiotiques est en baisse L I A LÉVESQUE Presse Canadienne Après des années de hausse, le nombre de prescriptions d'antibiotiques semble finalement baisser, tant au Canada qu'au Québec.De 1990 à 1995, le nombre d'ordonnances d'antibiotiques avait augmenté de façon constante au pays, pour atteindre le sommet de 27,3 millions d'ordonnances par année, soit presque autant que le nombre de Canadiens.À la fin de 1999, le nombre d'ordonnances était passé à 25,2 millions.C'est ce que révèle l'Institut IMS Health Canada, un organisme qui fournit des informations médicales et pharmaceutiques à travers le pays.Cette diminution de la consommation d'antibiotiques « est une bonne nouvelle », commentait au cours d'un entretien téléphonique le Dr Karl Weiss, microbiologiste et infectiologue à l'hôpital Maisonneuve- Rosemont, à Montréal.Qui plus est, « le Québec est la province qui consomme le moins » d'antibiotiques, avec une moyenne de 0,73 ordonnance par habitant, comparativement à 0,80 ou 0,85 au Canada, soulignait le Dr Weiss.La moyenne canadienne a déjà atteint les 0,9 ou 0,95.Pourtant, les Canadiens font beaucoup mieux que les États- Unis, mais moins bien que les pays scandinaves, ajoutait le Dr Weiss.Si la consommation d'antibiotiques doit être surveillée et doit inquiéter lorsqu'elle est trop élevée, c'est à cause de l'antibiorésistance.« Vous pouvez vous retrouver avec des microbes qui deviennent résistants à beaucoup de bactéries », dans la communauté ou à l'hôpital, où des gens sont déjà affaiblis par diverses maladies.« Et ça, ça peut devenir un problème beaucoup plus gros.» Depuis des années, les médecins ont donc été l'objet de programmes de sensibilisation à la surconsommation ou à une mauvaise utilisation des antibiotiques.Les patients aussi ont été touchés par ces programmes d'information, qui semblent donc porter fruit.Il faut cependant souligner que si la consommation d'antibiotiques baisse, globalement, celle des antibiotiques de seconde génération monte.Ces nouveaux antibiotiques, avec de nouvelles molécules, ont cependant tendance à être prescrits pour une période plus courte, signalait le Dr Weiss.Le Dr Weiss rappelle que les antibiotiques n'ont aucun effet contre les virus, c'est-à-dire dans les cas de grippes, de rhumes et pour la plupart des maux de gorge.Ils sont cependant utiles dans les cas d'otites, de sinusites et de pneumonies.La fidélité au traitement est aussi très importante, souligne-t-il. 3LP0401A1101 3LP0401A1101 ZALLCALL 67 00:47:06 11/01/00 B Les îles Anglo-Normandes et les côtes de la Manche menacées Un navire italien sombre dans la Manche avec une cargaison de 6000 tonnes de produits chimiques Agence France-Presse CHERBOURG Ð Moins d'un an après la marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier Erika, les îles Anglo-Normandes et les côtes françaises de la Manche sont menacées par une pollution chimique, après le naufrage, mardi, du navire italien Ievoli Sun.En détresse depuis lundi du fait d'une tempête et alors qu'il était remorqué vers un port français, le tanker chimiquier a sombré mardi matin à onze milles nautiques (environ 19 kilomètres) au nord-ouest de l'île britannique d'Aurigny et à une quinzaine de kilomètres du cap de La Hague (France), par 60 à 70 mètres de fond, a annoncé la préfecture maritime de Cherbourg.L'équipage avait été évacué lundi matin par hélicoptère.Le navire transportait 6000 tonnes de produits chimiques toxiques et corrosifs, selon les autorités.Les spécialistes étaient divisés sur la toxicité de la cargaison Ð u styrène monomère, du méthyl éthyl cétone et du propanol ou alcool isopropylique Ð, certains estimant que les produits, s'ils venaient en surface, s'évaporeraient ou se dissoudraient rapidement.Ce naufrage a toutefois déclenché une polémique en France où de nombreux élus ont réclamé l'adoption urgente par l'Union européenne de nouvelles mesures sur la sécurité des transports maritimes.Le président français Jacques Chirac, qui doit se rendre aujourd'hui à Cherbourg pour faire le point de la situation, a lui-même appelé la présidente du Parlement européen Nicole Fontaine et le président de la Commission européenne Romano Prodi, à renforcer rapidement le contrôle des navires dans les ports, ainsi que ceux des sociétés de qualification, et à progressivement éliminer les navires à simple coque.À Bruxelles, Romano Prodi a estimé que les 15 États membres de l'UE et le Parlement européen devaient « au plus tôt » adopter les propositions de la Commission européenne en matière de sécurité maritime.À Paris, écologistes et députés de l'opposition ont tour à tour mis en cause la société italienne responsable pour le contrôle technique du navire, celle la même qui avait accordé son certificat de navigabilité au pétrolier Erika qui a fait naufrage au large de la Bretagne en décembre, ainsi que les autorités françaises, responsables à leurs yeux d'avoir éventuellement cherché à remorquer le navire en direction d'une fosse pour l'y faire sombrer.Le premier ministre Lionel Jospin a immédiatement démenti cette dernière hypothèse.La société napolitaine Marnavi, propriétaire du navire, accidenté dans la nuit de dimanche à lundi en raison d'une tempête, a estimé « qu'il n'y avait pas de risque de fuite pour le moment ».Dans une conférence de presse à Cherbourg, le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot a précisé que le bateau avait sombré « non loin de la fosse des Casquets » et qu'il n'était pas exclu « qu'il glisse » dans cette fosse marine de 160 mètres de profondeur.En outre, une traînée irisée de 700 à 800 mètres de long et de 10 à 20 mètres de large a été détectée à l'endroit du naufrage, a affirmé le ministre, selon lequel il pourrait s'agir du carburant du navire.PHOTO AP Le cargo italien Ievoli Sun, qui a sombré avec 6000 tonnes métriques de produits chimiques, est muni d'une double coque, mais l'inquiétude persiste quant à la menace que cet accident fait peser sur l'environnement.Des leçons qui tardent Agence France-Presse Les marées noires sur les côtes françaises Agence France-Presse PARIS Ð Les côtes françaises ont été frappées à plusieurs reprises, ces dernières années, par des marées noires et des échouages de produits toxiques.Ð 18 mars 1967 : le pétrolier libérien « Torrey Canyon » (123.000 tonnes) se brise sur des récifs entre la Cornouaille et les îles Scilly (GB).La côte de granit rose (Côtes d'Armor) est souillée par 30 000 tonnes de pétrole.Les dégâts entraînés par la pollution sont estimés à plusieurs milliards de centimes.Ð 24 janvier 1976 : le pétrolier libérien « Olympic Bravery » (250 000 tonnes) s'échoue sur la côte nord de l'île d'Ouessant.Il se brise en deux.Sa cargaison se déverse dans la mer et pollue les côtes.Il faudra trois mois pour les nettoyer.Ð 14 octobre 1976 : au lendemain du naufrage du pétrolier est-allemand « Boehlen », transportant 10 000 tonnes de pétrole, le plan Polmar est déclenché pour nettoyer les côtes de l'île de Sein (côte Ouest de la Bretagne) et du continent, entre Audierne et la pointe du Raz.Ð 16 mars 1978 : le pétrolier libérien « Amoco Cadiz », contenant 230 000 tonnes de pétrole, s'échoue sur les rochers de Portsall (Finistère Nord).Le 30 mars, la totalité du chargement se déverse dans la mer.Les fortes marées du mois de mars entraînent la pollution de plus de 200 kilomètres de côtes.Ð 28 avril 1979 : le naufrage du pétrolier libérien « Gino » provoque une marée noire de 750 tonnes au large d'Ouessant.Ð 7 mars 1980 : le pétrolier malgache « Tanio » fait naufrage à 50 kilomètres au nord de l'île de Batz et déverse sur le littoral des Côtes du Nord environ 7000 tonnes de sa cargaison.Ð 22 janvier 1988 : un cargo panaméen, le « Brea », perd pendant une tempête au nord d'Ouessant plus de 700 fûts de sulfure de sodium et d'acétone.De très nombreux fûts sont récupérés sur le littoral breton et la presqu'île du Cotentin.Ð 31 mars 1988 : « l'Amazzone », un pétrolier italien, perd 3000 tonnes de pétrole au large d'Ouessant.Ð 13 mars 1989 : un conteneur de cinq tonnes de lindane, un pesticide hautement toxique, ainsi que 1,6 tonne de permethrine et de cypermethrine, des insecticides puissants, restent introuvables après le naufrage du cargo panaméen « Perintis », au large de l'île anglo-normande de Guernesey.Ð 21 octobre 1989 : 150 fûts contenant trois acides différents ainsi que dix barils d'ammoniaque sont perdus au large de l'île d'Ouessant par un cargo, « l'Eal Ruby » battant pavillon libérien, à la suite du désarrimage de sa cargaison lors d'une tempête.Certains fûts s'échouent sur les côtes bretonnes.Ð 28 octobre 1989 : le naufrage, au nord du Cotentin, du « Murree », cargo pakistanais transportant des produits chimiques, notamment 216 kilos de cyanure, à la suite d'une tempête.La plupart des fûts sont repêchés.Quelques autres naufrages ont aussi eu lieu.PARISÐ ÐLe gouvernement français a élaboré toute une série de mesures pour tirer les leçons de la marée noire du pétrolier Erika, mais elles tardent à être mises en oeuvre, en raison des longs délais requis pour les entériner au sein de l'Union européenne et des organisations internationales.Le naufrage mardi du chimiquier italien Ievoli Sun au large de l'île anglo-normande d'Aurigny, a donné l'impression que peu de choses avaient changé en matière de sécurité maritime depuis le désastre de l'Erika il y a dix mois.D'autant que la société de classification italienne Rina, qui a certifié le Ievoli Sun, lui donnant ainsi le droit de naviguer, avait déjà inspecté l'Erika et été, à ce titre, mise en examen pour « mise en danger de la vie d'autrui ».Au ministère des Transports, on soulignait mardi que le ministre français Jean-Claude Gayssot souhaitait « accélérer certaines mesures de renforcement de la sécurité pour leur mise en place avant la fin de la présidence française de l'Union européenne (le 31 décembre 2000), notamment celle sur les sociétés de classification ».Une zone déjà polluée Agence France-Presse CHERBOURG Ð La zone de la fosse marine des Casquets, au large de l'île anglo-normande d'Aurigny, près de laquelle le chimiquier italien Ievelo Sun a sombré, mardi, a connu plusieurs précédents en matière de pollution.Munitions de la Seconde guerre mondiale, déchets nucléaires, pesticides, carburant : les catastrophes écologiques se sont succédées dans cette zone de la Manche, un des détroits les plus dangereux du monde.En 1999, 50 navires par jour en moyenne ont déclaré transporter des substances dangereuses.Entre 1951 et 1998, la Manche a connu 26 accidents de pétroliers.La Grande-Bretagne a reconnu avoir déversé dans la zone de la fosse des Casquets quelque 17 000 tonnes de fûts contenant des déchets de faible à moyenne radioactivité, entre 1950 et 1963.Performance ou performance.Taux d'un CPG conventionnel, terme de 5 ans, combiné à un CPG gestion active Banque Nationale, 5 ans dans lequel 50 % du placement doit être investi.Investissement minimum requis de 5 000 $.Taux d'un CPG rachetable, terme de 14 mois, combiné à un CPG gestion active Banque Nationale, 5 ans dans lequel 50 % du placement doit être investi.Investissement minimum requis de 1 000$.La Banque Nationale se réserve le droit de mettre fin à cette offre en tout temps.En jumelant un CPG conventionnel à un CPG gestion active Banque Nationale.VOUS SEREZ PLUS À L'AISE 1 888 TELNAT-1 www.bnc.ca 7% 5,75% Option équilibre long terme Option équilibre court terme 10 km A D A D A D 3 998 tonnes Styrène Fred Garet Cherbourg Cherbourg Cherbourg FRANCEFRANCEFRANCE - 100 m - 64 m - 172 m - 90 m Fosse des Casquets - 110 m Aurigny (Alderney, G-B) Cap de la Hague Guernesey Jersey St Malo Iles Anglo- Normandes Manche Double coque Construction : 1989 Longueur : 115 m Capacité : 7 130 m3 16 cuves en acier inoxydable Inquiétudes sur le contenu des cuves du Ievoli Sun Peu soluble dans l'eau Peu l'eau Fortement soluble Fortement soluble Très soluble Très soluble Nocif à respirer Nocif respirer \"Pratiquement non toxique\"\"toxique\" Dangereux à avaler Dangereux avaler Méthyl éthyle cétoneéthyle cétone Alcool isopropyliqueisopropyliqueisopropylique 1 000 t.1 000 t.Echelle Marpol des polluants maritimes de A très dangereux à D peu dangereux 3LP0501A1101 A5MERCREDI 3LP0501A1101 ZALLCALL 67 00:47:22 11/01/00 B « Ils ne nous ont pas quittés» Un an après la tragédie d'Egypt Air, 600 parents et amis se réunissent pour honorer la mémoire des 217 victimes HUGO DUMAS NEWPORT (Rhode Island) Ð Le petit village portuaire de Newport s'est éveillé dans une infinie tristesse hier matin.Tout était gris : le ciel, chargé de gros nuages, l'océan, qui se faisait menaçant, et la pluie, froide et ininterrompue.Il est 8 h, et pas l'ombre d'un rayon de soleil.Ancrés dans les nombreuses marinas, les voiliers tanguent dangereusement.Les jolies rues pavées de Newport, à l'extrémité sud du Rhode Island, sont désertes, car presque personne n'ose affronter ce temps de canard.Des rafales de vent balaient sans cesse les quais.Il tombait des cordes quand familles, amis et proches des victimes de l'écrasement du vol 990 d'Egypt Air ont quitté leur hôtel pour s'engouffrer silencieusement dans des autocars de type « voyageur ».Direction : le magnifique parc de Brenton Point, là où l'Atlantique rencontre la baie de Narragansett.Une grande tente blanche a été dressée à cet endroit pour la tenue d'un service commémoratif privé.À même date l'an dernier, un Boeing 767 sombrait dans l'océan, à 100 km au sud de l'île de Nantucket, au Massachusetts.En pleine nuit.Le bilan de l'accident, toujours non expliqué, glace le sang : 217 morts, dont le vice-président et éditeur adjoint de La Presse, Claude Masson, ainsi que son épouse, Jeannine Bourdages.Quelque 600 participants, venus des États- Unis, du Canada, de l'Égypte et du Soudan, ont pris place sous la tente hier matin.Plusieurs avaient apporté des roses de toutes les couleurs.Des enfants portaient des tuques de laine en raison du temps froid.Afin de respecter l'intimité des familles éprouvées, le public n'avait pas accès à la cérémonie, qui a été sobre, simple et empreinte de respect.Des routes ont même été fermées pour empêcher les curieux de s'approcher.De nombreux témoignages ont été entendus, tantôt en anglais, en français ou en arabe.De douloureux souvenirs ont refait surface quand la coroner Elizabeth Laposata, chargée d'identifier les corps, a pris le micro.« En raison de la force du crash, seulement des fragments de corps ont été récupérés.Nous avons examiné chacun des 5846 restes humains.Jusqu'à présent, 128 des 217 personnes à bord de l'avion ont été identifiées », a expliqué la coroner avec empathie, malgré le contenu difficile de son discours.« Pour les familles dont les êtres chers ont été identifiés, j'espère que cela peut vous apporter une certaine paix.Pour les autres, soyez certains que mon enquête n'est pas terminée.J'admire votre courage, je sais que ce n'est pas facile », a noté le Dr Laposata.James Hall, directeur du Bureau national de la sécurité des transports, a indiqué que l'enquête progressait toujours, mais qu'elle n'avait pas encore donné de résultats concluants.« Il n'y a pas de mots pouvant atténuer votre douleur.J'espère que vous pourrez tirer du réconfort du fait que des gens de partout dans le monde partagent votre peine.Nos mots de sympathie peuvent paraître inadéquats dans un temps de souffrance comme celui-ci.Au nom du président des États- Unis, nous offrons encore et nous vous demandons d'accepter nos condoléances », a souligné M.Hall.Puis, un beau témoignage en français.« Une année s'est écoulée et nous revenons de très loin enterrer et saluer les personnes qui nous ont été ravies.L'année a été longue et irréelle.Ce fut une année remplie de souffrance, de chagrin, de colère et d'incompréhension devant la perte soudaine de personnes que nous aimions.Nous pleurons une grand-mère, un oncle, une tante, une épouse, une soeur, un frère, qui sont disparus sans laisser de traces », a dit Martin Garneau, dont la mère est morte dans l'écrasement du Boeing 767.Il a conclu sur une touchante note en rappelant que les victimes « percevaient notre peine et que le lien qui nous unit à eux restera intact à jamais ».Marilyn Yeager a perdu son père et son frère Mike dans la tragédie d'Egypt Air.En 1998, quand le frère aîné des Yeager est décédé, Mike avait fait laminer, sur des petits bouts de carton, quelques paragraphes d'un poème, qu'il avait ensuite refilé à tous les membres de sa famille.« Le seul objet appartenant à Mike qui a été récupéré du crash est son portefeuille.À l'intérieur, intact, il y avait le laminé du poème intitulé Souvenezvous de nous », explique Marilyn Yeager, d'un ton rassurant.Au fur et à mesure que l'Américaine lisait calmement son texte, les gens se serraient les uns contre les autres.C'était le silence quasi total et on entendait que des mouettes crier.Plusieurs ont pleuré et tous ont chaleureusement applaudi Marilyn Yeager.Voici un extrait de son poème : « Nous ne pouvons pas parler, mais nous pouvons écouter.Nous ne pouvons pas être vus, mais nous pouvons être entendus.Quand vous regardez une fleur et admirez sa simplicité, souvenez-vous de nous.Quand vous vous tenez sur une berge en regardant le soleil miroiter sur une mer magnifique, souvenez-vous de nous.» Noeud papillon au cou, Jim Brokaw, qui parlait hier au nom des familles américaines, a perdu son père et sa belle-mère dans l'accident.« Je regrette que plusieurs familles égyptiennes n'aient pu venir, car elles n'ont pu obtenir les visas nécessaires », a-t-il dit.La voix brisée, il a ajouté « que dans l'océan de désespoir qui nous a envahi l'an dernier, se trouve un océan de lumière.Nos amitiés forment maintenant une île de paix dans ce monde hostile et chaotique.» Le maire de Newport, Richard Sardella, et le gouverneur de l'État du Rhode Island, Lincoln Almond, ont aussi offert leurs condoléances.Un rayon de soleil a brièvement percé les nuages pendant le discours du maire, mais le reste de la journée, les nuages ont continué de pleurer.Sitôt le service commémoratif terminé, les familles se sont dirigées vers le monument de granit vert foncé, qui a été érigé cette semaine en mémoire des 217 victimes.Leurs noms sont tous gravés dans des briques entourant le socle.« Nous vous offrons aujourd'hui ce monument, dédié à ceux que vous avez tant aimés.Cet endroit vous appartient maintenant pour toujours », a dit le Dr Mark Malkovich, président de la Mariners Memorial Foundation.Les proches des victimes s'y sont recueillis et y ont déposé des gerbes de fleurs.« Ils ne nous ont pas quittés », peut-on lire sur le monument, qui pèse près de cinq tonnes.Certains ont lancé leur bouquet de roses à la mer agitée.D'autres, impassibles, ont plongé leur regard dans l'océan aux reflets gris et noirs qui leur a arraché une partie de leur vie.En après-midi, les restes des passagers que la coroner n'a pu identifier par « aucun test scientifique » ont été enterrés au cimetière Island, rue Warner.La cérémonie, à laquelle les médias n'ont pu assister, a été célébrée selon plusieurs croyances religieuses.Aujourd'hui, les familles pourront se rendre à Quonset Point pour voir les débris du Boeing 767 qui ont été repêchés depuis l'accident.Mike Crow, de Seattle, dont l'oncle et le cousin ont été emportés par la tragédie, a trouvé la cérémonie magnifique.Photo : AFP Une femme regarde l'océan qui a englouti 217 victimes, il y a eu un an hier, lors de l'accident du vol 990 d'Egypt Air.Un comité contre la criminalité dans les bars QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Un indispensable de la collection laine bouillie exclusive à la Contemporaine.Un cardigan coupe veston avec poches plaquées, col amovible façon fourrure rasée en noir sur noir, charbon, olive, cerise ou aubergine.P.m.g.tg.Rég.125.00 Pull mérinos 39.95, pantalon carreaux 99.95, ceinture 29.95 FAÇON FOURRURE LE CARDIGAN col 2901896 LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC Ð Un comité mixte impliquant des policiers et des tenanciers de bars sera créé dans le cadre de la lutte contre les interventions de groupes criminels dans les établissements licenciés.La nouvelle a été confirmée hier soir par le président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes, Renaud Poulin, à la suite d'une rencontre d'une heure avec le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard.« Le but de la rencontre était de sensibiliser le ministre à nos problèmes et on a réussi à le faire », a déclaré M.Poulin à l'issue de la réunion.Un commerçant de Terrebonne a été assassiné il y a deux semaines après avoir voulu interdire les activités de motards criminels dans son établissement.On ne peut plus exploiter nos commerces de façon sûre au Québec et c'est sur quoi on doit se pencher, a dit M.Poulin.Il n'a pas voulu commenter sur les solutions qui pourraient être mises de l'avant.La présence policière devra cependant être augmentée dans les bars afin d'y éviter l'intimidation exercée par les motards criminels.Les communications entre les propriétaires de bars et les policiers devront aussi être améliorées.Quant au ministre Ménard, il n'a pas voulu rencontrer la presse avant aujourd'hui au sujet de ce dossier.M.Poulin a raconté par ailleurs avoir été victime d'intimidation en fin de semaine, quelques jours avant sa rencontre avec le ministre Ménard.Un avocat, qui a refusé d'identifier son client, a joint M.Poulin au téléphone afin de connaître la nature des requêtes que la Corporation présenterait au ministre.Une autre personne a voulu remettre un document au président de la Corporation.Ce dernier a refusé de s'en saisir.« C'est de l'intimidation », a-t-il jugé.Par ailleurs, le représentant des tenanciers de bars a aussi déploré l'attitude de la Régie des permis d'alcool qui veut imposer un nouveau règlement sur les jeux vidéo.Ce nouveau règlement, élaboré sans consultation, imposait des règles nouvelles sur les jeux vidéo.Le ministre Ménard a été sensible aux doléances des propriétaires de bars dans ce dernier dossier, a raconté M.Poulin.La Corporation que M.Poulin préside regroupe quelque 2200 propriétaires de bars au Québec.Il y a 21 000 permis de bars au Québec, mais certains établissements peuvent posséder plusieurs permis.Photo : ARCHIVES, La Presse © Serge Ménard, ministre de la Sécurité publique du Québec. 3LP0602A1101 a6 recast 3LP0602A1101 ZALLCALL 67 00:49:09 11/01/00 B STATION SPATIALE INTERNATIONALE Décollage et mise en orbite réussis pour une mission historique VICTORIA LOGUINOVA Agence France-Presse BAIKONOUR (Kazakhstan) Ð Le premier équipage de la Station spatiale internationale (ISS), deux Russes et un Américain, a décollé hier du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) pour une mission historique dans la saga de la conquête spatiale.Quelques minutes après le décollage du vaisseau spatial, dans une gerbe de feu et par un brouillard épais, au beau milieu de la steppe kazakhe, le vaisseau s'est mis en orbite.« Tout se passe conformément au plan », a commenté Alexeï Loukianov, un responsable du cosmodrome d'où le vaisseau a décollé, sous les applaudissements.Les Russes Iouri Guidzenko et Sergueï Krikaliov et l'Américain William Shepherd sont les trois élus de cette première mission longue durée sur l'ISS.Ils y resteront jusqu'au 24 février, avant leur retour sur terre prévu le 26 février.L'amarrage avec l'ISS est prévu pour demain.En devenant une station habitée, l'ISS prendra la place de Mir, la seule station spatiale opérationnelle à l'heure actuelle, qui devrait être détruite en février, faute de financement.L'ISS est un projet qui réunit 16 pays, dont les États-Unis, la Russie, le Japon, le Canada et la France.Son coût estimé se situe entre 60 et 100 milliards de dollars.« Dans le secteur de l'espace, les Américains et les Russes ont appris à se faire confiance », a lancé Daniel Goldin, l'administrateur de la Nasa (Agence spatiale américaine), qui assistait au décollage.« C'est un jour merveilleux pour l'Amérique et la Russie », a-t-il ajouté.Son collègue russe, Valeri Alavertov, numéro deux de l'Agence spatiale russe, a préféré lui répondre en levant son verre de whisky.Le chef du Parti communiste russe Guennadi Ziouganov, également présent, a lui aussi joint sa voix aux protestations d'amitié américano-russe, se félicitant du fait que « pour la première fois, les experts russes et américains de l'espace avaient uni leurs efforts ».Depuis leur départ, les cosmonautes ont eu deux communications avec le centre de contrôle des vols (Tsoup) et devaient en avoir une troisième.Une heure et de demie après le départ, ils ont été autorisés à ôter leur scaphandre.La qualité des communications a laissé à désirer au début du vol, mais, selon le Tsoup, il s'agit « d'un problème qui arrive souvent ».Vladimir Soloviev, le vice-président de la société de construction spatiale, Energuia, a mis ces ratés sur le compte de l'utilisation de nouvelles stations relais.Actuellement, l'ISS est composée de deux modules russes, Zaria et Zvezda, et d'un noeud de connexion américain, Unity.Les cosmonautes vont équiper l'ISS avec du matériel technique apporté précédemment.L'équipage doit ajuster tous les systèmes de l'ISS, pour faire en sorte que les trois éléments de la station fonctionnent comme un seul mécanisme.Un dispositif de sécurité sans précédent avait été mis en place en cas d'accident du Soyouz : 400 personnes, parmi lesquelles des médecins, avaient été déployées de Baïkonour jusqu'à la mer du Japon, en Extrême-Orient russe, le dernier point terrestre où une chute du vaisseau était encore possible, soit une distance d'environ 7000 km.Deux navires, quatorze avions et vingt hélicoptères avaient été mobilisés.Conformément à la tradition, un prêtre orthodoxe a béni les trois hommes avant leur départ, et ils ont apposé leur signature sur la porte de leur chambre d'hôtel.Un responsable d'Energuia, Valeri Rioumine, a cependant jeté une ombre sur le lancement en affirmant que la Russie pourrait interrompre sa participation à l'ISS en avril prochain, faute d'argent.Mais le chef du PC russe comme un député du parti pro-gouvernemental Unité, Oleg Kovaliov, ont affirmé que le parlement soutiendrait une augmentation du budget consacré à la recherche spatiale.Photo: AP Une fusée russe transportant le premier équipage de la Station spatiale internationale a pris son envol, hier, au cosmodrome de Baikonour, au Kazakhstan.Deux Russes et un Yankee Agence France-Presse BAIKONOUR (Kazakhstan) Ð Les Russes Iouri Guidzenko et Sergueï Krikaliov et l'Américain William Shepherd, qui sont partis hier à destination de la station spatiale internationale (ISS) sont des cosmonautes chevronnés.William Shepherd, 51 ans, qui commandera l'équipage, a déjà effectué trois vols dans l'espace d'une durée totale de 440 heures.Né à Oak Ridge (Tennessee), il a obtenu en 1971 son diplôme de spécialiste de construction aérospatiale à l'Académie des forces navales américaines et en 1978 un second diplôme d'ingénieur océanographe.En mai 1984, il a été sélectionné par la NASA comme candidat pour les vols spatiaux.Quant à Iouri Guidzenko, 38 ans, il est le commandant du vaisseau Soyouz qui emporte l'équipage vers l'ISS et le pilote à bord de l'ISS.Né dans le village d'Elanets, dans le sud de l'Ukraine, il a terminé en 1983 une école supérieure d'aviation militaire à Kharkov (Ukraine) et en 1994 l'université d'Etat de géodésie et de cartographie à Moscou Recruté en septembre 1989 pour devenir cosmonaute, il est parti pour la première fois dans l'espace le 3 septembre 1995, à bord d'un vaisseau Soyouz, pour rester près de six mois à bord de la station Mir.M.Guidzenko a effectué deux sorties dans l'espace d'une durée totale de 3 heures 31 minutes.Enfin, Sergueï Krikaliov, 42 ans, sera l'autre ingénieur à bord de l'ISS.Né à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg), il a terminé en 1981 ses études à l'Institut mécanique de Leningrad avec un diplôme de spécialiste dans la construction aéronautique.Ingénieur dans un bureau de construction spatiale, il a été recruté en 1985 comme candidat à un vol dans l'espace par le Centre d'entraînement des cosmonautes, près de Moscou.Il a participé à deux expéditions sur la station Mir en 1988 et en 1991-1992.Photo : AP De haut en bas : Sergei Krikalev, Bill Shepherd et Yury Gidzenko Un coup d'épée dans l'univers?Agence France-Presse PARIS Ð Alors que l'une des ses principales justifications affichées est la science, la Station spatiale internationale (ISS) est « inutile pour l'essentiel » et juste « utilisable pour l'accessoire », estime le professeur André Lebeau, ancien président du Centre national d'études spatiales (CNES), dans le numéro de novembre de la revue « La Recherche ».Au sein de la communauté scientifique, la station, que le premier équipage russo-américain doit gagner jeudi, suscite une attitude allant « de l'intérêt poli pour des recherches accessoires à l'hostilité franche », écrit le physicien.« Imagine-t-on, ajoute le Dr Lebeau, que le Large Hadron Collider du CERN (futur accélérateur du Laboratoire européen de physique des particules, à Genève) vivrait si les scientifiques concernés bornaient leur soutien à dire : faites-le si vous voulez, nous nous en servirons si cela vous arrange, mais notre intérêt est ailleurs ?» « Dans un vaste champ disciplinaire qui va de la connaissance de l'Univers lointain à celle de notre planète, la technique spatiale est devenue un outil majeur qui a fourni une immense moisson de résultats.(.) Or, dans cette moisson, la part des vols habités est négligeable », juge le physicien.Les expériences menées lors des missions habitées ont porté dans l'écrasante majorité des cas sur les sciences de la matière et de la vie.Aux yeux du Pr Lebeau, la relation à la science de ces laboratoires en orbite « peut se résumer en deux phrases : inutile pour ce qui est essentiel, utilisable pour ce qui est accessoire ».« Un chiffre, relève-t-il, résume l'ampleur du problème : 100 milliards de dollars, c'est le coût total estimé (.) pour l'ensemble du développement et une durée d'exploitation de dix ans, soit environ trois cents fois le coût du synchrotron (français) Soleil, objet de débats que l'on sait.» 3LP0701A1101 3LP0701A1101 ZALLCALL 67 00:48:16 11/01/00 B Kramnik à un demi-point du titre mondial des échecs Richler propose la vente de l'Île-du-Prince-Édouard Presse Canadienne CHARLOTTETOWN Ð L'écrivain Mordecai Richler a soulevé une controverse sur l'Île-du-Prince Édouard, en suggérant Ð à la blague Ð de vendre l'île aux Japonais.Dans une chronique parue récemment dans le quotidien montréalais The Gazette, M.Richler écrivait que s'il était premier ministre, il vendrait cette province aux Japonais, afin d'en éliminer la dette d'un trait de plume.Le premier ministre de la province, Pat Binns, ne le trouve pas drôle et il a protesté, qualifiant ces propos d'insultants et nuisibles.L'Île-du-Prince-Édouard va bien, a-t-il déclaré lundi, ajoutant que la croissance et le développement économiques de la province sont vigoureux.Il a dit trouver injuste que des gens qui ont accès au public, par l'intermédiaire des médias, traitent sa province de cette façon.Le premier ministre, qui prépare une réponse écrite à la chronique de M.Richler, a soutenu que les propos de ce dernier perpétuent les stéréotypes concernant les provinces atlantiques, et déprécient les gens qui y vivent.Agence France-Presse LONDRES Ð Le Russe Garry Kasparov et son compatriote Vladimir Kramnik ont fait nulle hier soir à Londres lors de la 14e des 16 parties du championnat du monde d'échecs.Kramnik, 25 ans, mène désormais par 8 points à 6 et n'est plus qu'à un demi-point du titre mondial.Le champion du monde en titre Kasparov, 37 ans, doit impérativement remporter les deux derniers matchs pour obtenir un match nul final et conserver sa couronne mondiale.Kasparov a pourtant bataillé pendant six heures et demie hier après-midi pour tenter d'arracher une première victoire, mais il a dû une nouvelle fois se contenter d'un nul.Lors de la conférence de presse à l'issue du match, Kasparov a reconnu qu'il avait désormais peu de chances de conserver son titre.« Tout peut arriver mais soyons réalistes, cela n'arrivera pas », a-t-il concédé.Son adversaire affichait pour sa part une confiance prudente.« Bien sûr, ce nul est un bon résultat pour moi, mais je ne suis pas satisfait de certaines décisions que j'ai prises aujourd'hui », a commenté l'ancien élève du maître Kasparov.Pour cette 14e partie, Kramnik jouait avec les Blancs, ce qui lui donnait l'avantage d'ouvrir le jeu.Mais dès le 13e coup, sa tactique laissait penser aux experts qu'il souhaitait avant tout ne pas prendre de risque et assurer un nul.Une victoire rapporte un point au vainqueur et un nul un demipoint à chacun des adversaires.Celui qui a été surnommé l'« Ogre de Bakou » en raison notamment de sa légendaire agressivité, détenteur du titre mondial depuis 1985, a joué en-deça de ses capacités depuis le début du championnat du monde, le 8 octobre.Et dimanche dernier, dans une confession inhabituelle, Kasparov a reconnu « avoir des problèmes » dont il n'a rien voulu dire.« C'est une longue histoire.J'en dirai plus après le match », a-t-il simplement déclaré.La 15e et avant-dernière partie du championnat se jouera jeudi après-midi.Kasparov aura à son tour l'avantage de commencer la partie avec les Blancs.PHOTO AFP Kramnik à gauche, Kasparov à droite, concentrés durant six heures pour terminer par une nulle. 3LP0802A1101 18 recast 3LP0802A1101 ZALLCALL 67 00:49:16 11/01/00 B Coup de maître Maître de l'info CE SOIR À TVA Le TVA 18 heures AVEC PIERRE BRUNEAU 18 h Arcand reçoit Marcel Béliveau 19 h30 ENTREVUE EXCLUSIVE Moins de salariés touchés par des conflits de travail CLAUDE-V.MARSOLAIS Le nombre de salariés touchés par des conflits de travail a considérablement diminué, passant de 98 962 en 1998 à 25 257 en 1999.Par contre, la durée des conflits survenus en 1999 a été plus longue, soit 75 jours comparativement à 65,9 jours en 1998, révèle une étude du ministère du Travail réalisée par Diane Boisvert de la Direction de la planification stratégique et de la recherche.Le nombre de conflits déclenchés en 1999 est toutefois supérieur à celui enregistré en 1998, soit 155 par rapport à 124.Au cours de la dernière décennie, l'année 1999 a été la troisième en importance en matière de jours de travail perdus avec 652 747 jours.Toutefois, ce nombre représente une baisse de 9,8 % par rapport à celui observé en 1998, mais il est supérieur à la moyenne des dix dernières années qui se situe à 561 077 jours.Cela peut s'expliquer par les conflits de grande ampleur qui ont affecté Hydro-Québec (1071 salariés et 156 429 jours perdus), les hôpitaux avec le débrayage des infirmières (3390 salariés et 77 971 jours perdus), Bell Acti Média (350 salariés et 47 950 jours perdus) et la Ville de Verdun (134 salariés et 33 232 jours perdus).Il y a eu beaucoup plus d'arrêts de travail dans le secteur public, 40 conflits comparativement à quatre pour l'année 1998.Cela s'explique par le renouvellement des conventions collectives à Hydro-Québec, chez les infirmières, les inhalothérapeutes et dans les municipalités.En 1999, les conflits de travail du secteur public ont touché 10 459 travailleurs et occasionné la perte de 318 662 jours de travail.Cela représente une diminution majeure avec l'année précédente étant donné qu'on avait dénombré 83 098 travailleurs touchés, mais seulement 121 717 jours perdus.Dans le secteur privé de compétence provinciale, on constate qu'il y a eu 111 arrêts de travail qui ont affecté 12 603 travailleurs.La bonne nouvelle, c'est que le nombre total de jours perdus dans ce secteur qui s'établit à 315 876 jours est le plus faible de la décennie.En ce qui regarde la compétence fédérale, on dénombre quatre conflits de travail et 2195 travailleurs touchés pour un total de 18 208 jours perdus.Ces conflits concernent les téléphonistes de Bell, les employés de la Commission de la fonction publique du Canada et les techniciens de Radio-Canada.Précisons que 73,6 % des arrêts de travail sont dus à des grèves, 17,4 % à des lock-out et 9 % à des grèves et des lock-out à la fois.Le renouvellement de la convention collective est à l'origine du déclenchement des conflits de travail.C'est ainsi que cette cause est présente dans 114 grèves, tandis que l'on compte 30 grèves ou lock-out attribués à la négociation d'une première convention collective.Comme il fallait s'y attendre les différends relatifs à l'augmentation générale des salaires sont la principale cause des arrêts de travail (52,9 %).La lenteur ou le refus de négocier constituent la deuxième cause des arrêts de travail puisqu'on dénombre 20 cas sur 155 en 1999.Le ministère du Travail note que la concentration du plus grand nombre de jours de travail perdus (350 042) se situe dans les entreprises qui emploient de 100 à 499 travailleurs.Le plus grand nombre de conflits de travail se retrouve pour sa part dans la catégorie d'entreprises de moins de 25 employés.C'est dans le secteur tertiaire, celui des services, que les conflits de travail ont été les plus nombreux, 113 sur 155 l'an dernier, et qui ont occasionné le plus grand nombre de jours de travail perdus (498 982).Dans le secteur manufacturier, on dénombre 33 arrêts de travail qui ont occasionné la perte de 124 674 jours, tandis que le secteur primaire (mines, agriculture) n'a enregistré que cinq conflits pour un total de 16 383 jours perdus.C'est évidemment dans la région de Montréal, la plus populeuse, qu'il y a eu le plus de grèves et de lock-out avec 38 événements, suivie de la Montérégie avec 19, de la région de Québec avec 13 et de la Mauricie, avec 11.Enfin, ce sont les syndicats affiliés à la FTQ qui monopolisent le plus grand nombre de grèves ou de lock-out, soit 71, suivis des syndicats de la CSN avec 51, de la CSD avec huit et la CEQ avec cinq.C'est généralement au printemps, au mois de mai, que les grèves sont déclenchées, tandis qu'on relève généralement le plus grand nombre de travailleurs touchés par des conflits au mois de juillet ainsi que le plus grand nombre de jours perdus.Là, vous avez tout pour être heureux.P.D.S.F.21500$ P.D.S.F.36000$ L'Acura 3.2TL 2001 Incluant : V6 VTEC de 225 chevaux, boîte Sport Shift séquentielle, sièges chauffants en cuir, chaîne Bose® avec lecteur de CD, coussins gonflables avant et latéraux (SRS), phares haute intensité (HID), climatiseur et tellement 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avoir mis la main sur un document intitulé Rapport final du comité d'évaluation périodique des programmes en consommation, document qui avait été préparé deux ans plus tôt.Elle y aurait constaté les déficiences du programme.Ainsi, le comité y ferait entre autres état le constat suivant : « Les programmes ne répondent pas aux besoins des employeurs et ne préparent pas adéquatement au marché du travail ni aux études de deuxième cycle.» ANDRÉ CÉDILOT UNE ENTREPRISE de l'Assomption peu respectueuse de la réglementation et impliquée dans un grand nombre d'accidents de la route depuis un an est « sous haute surveillance » au Québec, en Ontario et aux États- Unis.Spécialisées dans le transport de matériel lourd, les trois compagnies enregistrées au nom de Manon Choquet ou de son conjoint, Stéphane Chagnon, devront bientôt s'expliquer devant la Commission des transports du Québec si elles ne veulent pas perdre leur cote de sécurité.D'après les rapports de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), ces transporteurs interfrontaliers (le gros de leurs contrats vient des États-Unis) bafouent continuellement et en toute connaissance de cause les lois et règlements qui régissent cette industrie au Québec.Durant leur enquête, les inspecteurs de la SAAQ ont même découvert que les employés du couple Chagnon- Choquet avaient une « prime à l'illégalité » de cinq cents du mille quand ils travaillaient dans des conditions qui ne respectaient pas nécessairement les normes.Au Québec seulement, de février 1999 à mars 2000, les trois entreprises et leurs conducteurs ont reçu plus d'une soixantaine de contraventions pour des infractions au Code de la sécurité routière, entre autres pour la vitesse excessive, les heures de conduite, les permis ou l'état mécanique.Des inspections sporadiques ont aussi permis de démontrer que certains véhicules Ð au total, une trentaine prennent la route Ð présentaient parfois des défectuosités majeures.La compagnie Gestion Stéphane Chagnon International inc.a aussi des amendes impayés de près de 25 000 $.Leurs véhicules, pour la plupart des fardiers transportant des chargements irréguliers, ont été impliqués dans au moins sept accidents.Le 22 octobre 1999, en Abitibi, le conducteur d'une auto qui croisait le lourd véhicule a notamment été blessé en percutant violemment la partie du chargement qui empiétait sur la voie de circulation.La compagnie avait alors écopé cinq contraventions.L'une s'adressait au chauffeur pour avoir commis un geste susceptible de mettre la vie d'autrui en péril.En épluchant les registres d'heures de travail, les inspecteurs routiers avaient constaté que le conducteur n'aurait pas dû prendre le volant puiqu'il avait travaillé durant 19 heures, la veille.Vérifications faites, ce transporteur québécois n'a pas tellement bonne réputation non plus en Ontario et dans quelques États américains, dont le Vermont, où il s'est vu attribuer une cote conditionnelle.Au Québec, il jouit actuellement d'une cote satisfaisante, mais elle pourrait changer.À moins, bien sûr, que M.Chagnon et sa femme réussissent à convaincre la Commission des transports de leur ferme volonté d'améliorer la situation.L'audition est prévue pour le 9 novembre.Au début des années quatre-vingt-dix, alors qu'il était président d'Inways Transport, Stéphane Chagnon avait soulevé une controverse en amenant à Delson, au sud de Montréal, des camions-remorques pleins de déchets et de papier provenant des États- Unis.Après une semaine, le gouvernement l'avait forcé à ramener les ordures à New York, son lieu d'origine.ANJOU 7250, boul.Des Roseraies (514) 355-4858 ARTHABASKA 1111 Jutras E (819) 357-3007 AYLMER 375, chemin Aylmer (819) 682-5982 BASELINE 2946 Baseline Road (613) 820-6920 BEAUPORT 3315, rue du Carrefour (418) 661-1345 BELOEIL 528, boul.Sir Wilfrid Laurier (450) 446-6634 BELVÉDÈRE 430 Belvédère Sud (819) 822-1046 BOUCHERVILLE 1001, boul.Montarville (450) 655-5100 CENTRE LAVAL 1600 Le Corbusier (450) 978-7300 CHICOUTIMI 326, boul.Saguenéens (418) 549-3535 DONALD 1233, rue Donald (613) 744-3982 DRUMMONDVILLE 400, boul.St-Joseph (819) 474-1980 FAUBOURG DE L'ÎLE 101 Cardinal Léger (514) 453-1885 GAL.DES SOURCES 3149-A, boul.Des Sources (514) 683-4711 GALERIES DE LACAPITALE 5401, boul.Des Galeries (418) 628-8760 GATINEAU 60, boul.Greber (819) 243-2147 GLOUCESTER(Centre des aubaines) 1980 Ogilvie Road (613) 745-3177 GRANBY 14 Simonds Sud (450) 378-5999 GREENFIELD PARK 3704 boul.Taschereau (450) 466-6651 HULL 304, boul.St-Joseph (819) 776-6202 JEAN-TALON 4425 Jean-Talon (514) 725-9175 JOLIETTE 1075, boul.Firestone (450) 753-1144 JONQUIÈRE 3477, boul.St-François (418) 542-1771 KANATA 700 Eagleson Road (613) 599-8990 LASALLE 2101 Dollard (514) 365-7337 LAVAL 1720, boul.Des Laurentides (450) 667-3120 LÉVIS 95, route Kennedy (418) 833-4210 LONGUEUIL 1401, ch.Chambly (450) 670-2070 MERIVALE 1595 Merivale (613) 727-1055 NEUFCHÂTEL 4100, boul.De l'Auvergne (418) 843-9330 ORLEANS 110 Place Orleans (613) 834-5357 PLACE HENRI-BOURASSA 11277, boul.Lacordaire (514) 327-1113 PLACE LAURIER et LAURIER DÉCOR 2700, boul.Laurier, Mail Nord (418) 657-1321 PLACE MTLTRUST 1500 Mc Gill (514) 288-8020 PLACE ROSEMÈRE 401, boul.Labelle (450) 979-3881 REPENTIGNY 85 Brien (450) 654-2619 RIMOUSKI 36, Montée Industrielle (418) 723-5151 RIVIÈRE DU LOUP 276 Hôtel de Ville (418) 867-8446 SHAWINIGAN 3493, boul.Royale (819) 539-5471 SHERBROOKE 3300 Portland (819) 569-5989 ST-BRUNO 503, boul.Des Promenades (450) 461-3738 ST-CONSTANT 400, route 132 (450) 635-8407 STE-DOROTHÉE 510 Aut.Chomedey O.(450) 969-0281 ST-EUSTACHE 367 Arthur Sauvé (450) 974-7500 STE-FOY 990 De Bourgogne (418) 659-1014 ST-HYACINTHE 2265 Casavant O.(450) 771-4294 ST-JEAN 180, boul.St-Joseph (450) 348-1145 ST-JÉRÔME 900, boul.Grignon (450) 569-0861 ST-ROMUALD 990, boul.De la Concorde (418) 839-0806 TERREBONNE 1350, chemin Moody (450) 471-9494 TROIS-RIVIÈRES 3550, boul.Des Forges (819) 376-8655 TROIS-RIVIÈRES Ouest 4200, boul.Des Récollets (819) 370-1717 VANIER 365 Soumande (418) 681-0644 En cas d'erreur lors de l'impression, l'(les) article(s) sera(ont) vendu(s) au bon prix.Les articles peuvent différer des photos et le choix peut varier d'un magasin à l'autre.Hâtez-vous pour un meilleur choix.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Tous les prix de vente s'appliquent à la marchandise en inventaire seulement et non aux commandes sur mesure et au Service à Domicile.Pas de détaillants 1 - 8 0 0 - B o u C l a i r NP1110500 Copyright 2000.Sears Canada Inc.Moitié prix Pneus Response RST Touring \u20182000' À partir de 5399 Chac.P175/70R13.Rég.Sears 108,99.Sculpture toute saison pour adhérence sur chaussée mouillée, sèche et enneigée.Avec garantie contre les avaries routières.Série n° 59000.Détails complets chez Sears Offre \u2018Pas de paiement': pas de paiement avant février 2001.\u2020Offre \u2018Pas d'intérêt': payez en 6 mensualités égales, sans intérêt, jusqu'en mai 2001.Des frais de crédit s'ajouteront au 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Bureau des affaires académiques École Polytechnique de Montréal Téléphone : (514) 340-4700 Télécopieur : (514) 340-4169 certificat@courrier.polymtl.ca www.polymtl.ca Programmes de certificats en ingénierie adaptés aux besoins en perfectionnement des ingénieurs, gestionnaires, technologues, autres professionnels et diplômés de niveau collégial.Peuvent être suivis à titre d'étudiant libre ou encore déboucher sur l'obtention d'un baccalauréat par cumul.Offerts dans plusieurs spécialités du génie.Le génie c'est de savoir mettre ses soirées à profit 3LP1001A1101 A10 mercredi 3LP1001A1101 ZALLCALL 67 00:48:42 11/01/00 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 «Qu'ils en fassent, un référendum! » Les Coréens sont là QU'ILS SOIENT libéraux, conservateurs ou néo-démocrates, les Canadiens d'origine coréenne entendent être visibles au cours de la campagne électorale.Dans une récente édition du Korea Times Daily, un article résumait les principaux objectifs qu'entendent poursuivre les Coréens membres de l'une ou l'autre des formations politiques.Ainsi, les Korean Liberals comme on les appelle dans le texte, veulent gonfler leur effectif et le faire passer de 50 à 200.Le président des Coréens du NPD, Kyongbok Lee, déclare pour sa part que les néo-démocrates ont toujours parlé pour les minorités et ont permis au Canada de résister à une forme d'américanisation des programmes sociaux.Enfin, le leader des Coréens conservateurs, Kihoon Lee, veut inciter tous les Coréens d'origine à aller voter de façon à montrer qu'ils représentent un certain pouvoir politique au pays.Envolées lyriques PAR TRADITION, les journalistes accompagnant les chefs durant une campagne électorale baptisent l'avion à bord duquel ils survolent le pays.Cette année ne fait pas exception.Ainsi, l'avion transportant le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, et ses troupes a été affublé du surnom de Prayer Force One, en référence aux convictions religieuses du chef allianciste, mais aussi au nom officiel que porte l'avion du président américain, Air Force One.La différence : l'avion du président américain a vraiment ce nom.C'est écrit sur la carlingue.Du côté de la campagne libérale, les scribes ont été plus mordants.L'avion transportant Jean Chrétien s'appelle Air.ogance.Dans le cas du chef du Parti conservateur, Joe Clark, c'est encore pire.Tantôt, son avion s'appelle Desp.Air, tantôt Aéroflop.La politique, c'est POURI LE POURI, vous connaissez ?C'est le plus récent parti politique bidon s'adressant aux blasés de la politique.Mieux connu sous le nom de Parti Ouvertement Ridicule, le POURI est dirigé par nul autre que R.V.Reux qui s'est manifesté à La Presse par l'intermédiaire de ce merveilleux instrument de communication qu'est le courrier électronique.Ce parti dit-il, a été fondé pour « dénoncer la corruption qui ronge le gouvernement » et entend aller « chercher le vote des indécis et des électeurs qui possèdent une conscience sociale.Mauvais calcul IL Y A quelques jours, dans cette rubrique, nous faisions état de l'enthousiasme manifesté par les membres du Bloc québécois dans Anjou- Rivière-des-Prairies.Ces derniers estimaient que la construction de nombreuses maisons neuves dans le comté avait drainé plusieurs jeunes couples qui, selon eux, voteraient Bloc.À leurs yeux, cela contrebalancerait le redécoupage du comté qui a favorisé les libéraux aux élections de juin 1997.Or, les Bloquistes crient maintenant victoire.Ils affirment que la directrice du scrutin dans le comté les a avisés « qu'environ 5000 nouveaux électeurs de 18 ans devaient être ajoutés à la liste électorale, la faisant passer de 98 000 à 103 000 électeurs ».Vérification faite auprès du bureau d'élections de ce comté, la conclusion des bloquistes se teinte de nuances.Il y a en fait 4387 changements à effectuer sur la liste électorale.Ils se calculent comme suit : 645 jeunes qui ont atteint l'âge de 18 ans, 1101 déménagements À L'INTÉRIEUR du comté (donc des gens qui y demeuraient déjà), 2325 personnes arrivant de l'extérieur et.316 décès.Quant au nombre d'électeurs, il est de 68 635, tranche Loretta Gauthier, une employée du bureau électoral.André Duchesne VINCENT MARISSAL REGINA Ð Peu impressionné par l'entrée en scène de Lucien Bouchard dans la campagne électorale, Jean Chrétien met les souverainistes au défi de tenir un nouveau référendum, tellement il est sûr de le gagner.« Qu'ils en fassent donc un référendum s'ils pensent qu'ils peuvent le gagner, ce n'est pas moi, ça.Ils disent toujours qu'ils vont en parler de six mois en six mois en six mois, et moi je suis sûr que les Québécois veulent rester au Canada », a déclaré le premier ministre sortant, hier matin à Regina.Quelques heures plus tard, à Edmonton, Jean Chrétien en a rajouté, rappelant au passage que tout référendum sur la souveraineté serait dorénavant soumis à sa loi sur la « clarté ».« S'il y a un autre référendum, dit-il, ils devront se soumettre à la loi fédérale et être honnêtes avec tous les citoyens, c'est la politique de mon parti.» Contredisant les derniers sondages Léger et Léger sur la question, le chef libéral nie que l'appui à l'option souverainiste se situe autour de 46 % par les temps qui courent.« Non, ce n'est pas 46 % », soutient-il.Lundi soir, à Laval, Lucien Bouchard a prononcé son premier discours de la campagne fédérale en appui au Bloc, déclarant qu'il n'y avait aucun sens à envoyer des députés libéraux à Ottawa quand la souveraineté est à 46 %.« Je ne fais pas d'attaque personnelle contre M.Bouchard, s'est défendu M.Chrétien.Je suis un Québécois, et très fier de l'être, et je sais une chose : les Québécois ne veulent pas avoir de référendum.Les Québécois ne veulent pas retourner chez le dentiste.Quand on leur parle du futur (.), ils achètent très bien ça.J'ai été élu au Québec depuis 1963 et je serai encore élu à la prochaine élection.» Le chef libéral a nié par ailleurs que son parti éprouvait des problèmes à motiver ses troupes sur le terrain.Malgré les petites foules, le manque d'enthousiasme généralisé à travers le pays et le fait que ses organisateurs au Québec se renvoient la responsabilité des salles à moitié vides, M.Chrétien affirme que sa campagne va très bien.« Partout où on va, ça va très bien, soutient M.Chrétien.Les sondages sont pas mal bons.Je suis convaincu que notre message au Québec, comme quoi on ne veut plus aller chez le dentiste et que l'on ne veut plus ces divisions dans nos familles à cause de la souveraineté, c'est ça que les Québécois veulent entendre.Ils (les souverainistes) sont retombés encore dans la souveraineté et là, qui veut avoir un référendum et pas.» photo PC Jean Chrétien a visité l'école de la GRC, à Regina, hier.C'est là qu'il a choisi de s'exprimer sur la protection des citoyens, la poursuite des criminels et le respect du travail des policiers.Des séquelles de l'entartage Une sécurité lourde et imposante entoure Chrétien VINCENT MARISSAL REGINA Ð Les récentes « attaques » à la crème fouettée et au lait au chocolat ont laissé un goût amer à la GRC, qui a fortement renforcé la protection des chefs de partis fédéraux durant la campagne électorale.Très visible en temps normal, le dispositif de sécurité entourant le premier ministre est devenu lourd et imposant dans les semaines qui ont suivi l'entartage de Jean Chrétien, survenu en août à l'Île-du- Prince-Édouard.Depuis le début de la campagne électorale, on compte parfois jusqu'à une quinzaine d'agents de la GRC dans la caravane du premier ministre.Aimables (la plupart du temps) mais très stricts sur les procédures, les gardes du corps écartent les micros et les journalistes qui se trouvent sur le chemin du chef libéral.Ils n'hésitent pas non plus à retenir la trentaine de membres des médias dans un autobus, un avion ou une salle en attendant que le premier ministre ait disparu du paysage.Visiblement, l'attaque à la tarte à la crème a traumatisé davantage les gardes du corps que la victime qu'ils devaient protéger.Ceux qui étaient en charge de la sécurité lors de l'incident sont encore en service, mais ils sont plus nerveux et, surtout, ils ont obtenu du renfort.Lundi, dans les petites villes du sud-ouest de l'Ontario, pas moins de huit véhicules de la GRC suivaient le cortège du premier ministre pas à pas, en plus des agents affectés à la garde rapprochée.La semaine dernière, à Toronto, ils étaient au moins quinze autour de M.Chrétien quand celui-ci est entré dans une salle remplie de militants libéraux.« L'attaque au lait au chocolat contre Stockwell Day s'est produite justement durant une assemblée partisane, et Pierre Trudeau a déjà reçu une brique devant ses militants, en Colombie-Britannique », explique-t-on dans l'entourage de M.Chrétien.La loi et l'ordre Il y a toujours, dans toute campagne qui se respecte, un bref chapitre « law and order ».C'est encore plus vrai depuis que les réformistes (devenus alliancistes) poussent les libéraux à s'engager sur ce front.Le premier ministre a choisi hier l'école de la GRC, à Regina, la capitale de la Saskatchewan, pour s'exprimer sur la protection des citoyens, la poursuite des criminels et le respect du travail des policiers.M.Chrétien n'a rencontré aucun électeur Ð outre les quelques.agents de la GRC autour de lui.Il a visité le musée de la police fédérale (où on raconte notamment en long et en large les combats de Louis Riel), et il n'a serré la pince d'aucun militant.Mais il a passé son message.« Nous allons revoir et renforcer la loi antigang, a-t-il d'abord dit en anglais dans son exposé devant les policiers, pour ensuite nuancer ses propos en français devant les journalistes.« Nous renforcerons la loi si nécessaire », a alors précisé le chef libéral, qui promet par ailleurs la mise sur pied d'une stratégie nationale antidrogue pour s'attaquer à la fois à l'offre et à la demande.Il rappelle aussi que son gouvernement injectera près de 600 millions de plus pour la GRC au cours des trois prochaines années.« Nous donnerons plus de droits aux victimes, a-t-il repris, nous rendrons plus faciles les témoignages des enfants.La loi sur le contrôle des armes à feu rend le travail des policiers plus facile, nous allons continuer à combattre le trafic de drogue et le crime organisé (.) » La liste s'est étirée un moment, les éloges aux policiers fédéraux aussi.Mais il faut se rappeler que les relations de Jean Chrétien avec la « police montée », comme il continue à l'appeler, sont aussi tumultueuses qu'une course sur un cheval au galop.L'épouse du chef libéral, Aline, s'est parfois plaint elle aussi du travail des gardes du corps.Outre l'entartage de Charlottetown, on se souvient de l'incident impliquant l'activiste Bill Clennett à Hull, de l'entrée par effraction au 24 Sussex d'un individu qui s'était retrouvé face à face avec Mme Chrétien et, plus récemment, d'une légère bousculade avec un journaliste aux Communes.Duceppe veut attirer au Bloc tout le vote anti-Chrétien ALEXANDRE S I R O I S BEAUHARNOIS Ð Dans l'espoir de polariser le vote de protestation contre le premier ministre Jean Chrétien autour du Bloc québécois, Gilles Duceppe a recommandé hier aux électeurs qui veulent « battre Jean Chrétien » de ne pas se laisser tenter par d'autres formations politiques que le Bloc.« La seule façon d'être capable de battre Jean Chrétien au Québec Ð il y a un seul choix Ð, c'est de voter pour le Bloc québécois.Il n'y en n'a pas d'autre.Tout autre vote est un vote perdu », a déclaré M.Duceppe.M.Duceppe répliquait aux remarques du chef conservateur, Joe Clark, qui avait affirmé la veille qu'un vote pour le Bloc était un vote « gaspillé ».M.Clark avait soutenu que les Québécois devaient voter pour les conservateurs s'ils désiraient défaire le gouvernement libéral.« Ce n'est certainement pas en votant conservateur (qu'ils y arriveront), a riposté hier M.Duceppe, en visite à Beauharnois.Un parti qui a 35 candidats à l'heure où on se parle, alors qu'il y a 75 comtés au Québec.Le chef du Bloc ne reconnaît-il pas que les électeurs qui tiennent à tout prix à « battre M.Chrétien » peuvent aussi voter pour l'opposition officielle, l'Alliance canadienne ?« Oui, a-t-il admis.Mais on voterait en même temps contre nos intérêts.C'est pas tout à fait la meilleure des choses pour les Québécois.» M.Duceppe a en effet soutenu que « l'ensemble des valeurs véhiculées par l'Alliance canadienne est très loin, aux antipodes, des valeurs véhiculées au Québec ».Il a ensuite insinué que c'est peutêtre pour cette raison que Stockwell Day « n'est pas souvent au Québec ».À titre d'exemple, M.Duceppe a cité les positions de l'Alliance canadienne au sujet des jeunes contrevenants, des gays et lesbiennes, et des surplus de la caisse d'assurance- emploi.« Nous qui critiquons les libéraux pour leur attitude mesquine, pour ce vol qualifié de la caisse d'assurancechômage.Imaginez que l'Alliance ferait encore pire », a-t-il lancé.Pour le leader bloquiste, il n'y a pas de différences majeures entre l'Alliance canadienne et son ancêtre, le Parti réformiste de Preston Manning.« Des différences de style, certes.Mais une fois cela dit (.) je ne vois pas la différence en termes de programme », a dit M.Duceppe.Turp a besoin des bleus Le chef du Bloc, qui était hier en tournée pour promouvoir sa plate-forme environnementale, avait choisi un comté approprié pour courtiser les anciens électeurs conservateurs.Sa caravane s'est arrêtée dans Beauharnois-Salaberry, où 26 % des électeurs ont voté bleu en 1997.Le bloquiste Daniel Turp, qui l'avait alors emporté par un peu plus de 3000 voix, doit cette année convaincre les anciens partisans de Jean Charest de voter Bloc s'il veut conserver son siège.Un pari d'autant plus difficile que l'universitaire affronte un ancien député du PLQ connu dans le comté, Serge Marcil.« J'ai des flèches à mon arc lorsqu'il s'agit de rappeler le passé politique de M.Marcil, a affirmé M.Turp.Mais j'ai surtout un bilan de député qui s'est bien occupé de sa circonscription, qui a eu un rayonnement national, que les citoyens apprécient.» Guérir le système de santé (Extrait du programme électoral de l'Alliance canadienne) Le financement stable et à long terme des provinces POUR FAIRE fonctionner un système de santé de qualité, il faut prendre des décisions importantes, qui ont des implications à long terme.Il est essentiel que les ministres provinciaux de la Santé connaissent l'importance, d'année en année, des montants qu'ils pourront dépenser.La Loi canadienne sur la santé n'oblige pas Ottawa à maintenir les niveaux de financement, et l'Alliance canadienne croit que c'est une erreur.Nous allons modifier la Loi canadienne sur la santé afin d'assurer que le gouvernement fédéral ne puisse réduire unilatéralement le financement des soins de santé.Nous proposons d'enchâsser des accords de financement quinquennaux Ð négociés avec les provinces Ð dans la Loi canadienne sur la santé.Notre plan mettra les patients au premier plan, améliorera l'accès au système, et fera en sorte que le système soit véritablement à votre service et à celui de vos enfants et vos petits-enfants.Les respect des normes sur la santé COMMENT savoir si notre système de santé s'améliore si nous n'avons pas accès à toute l'information appropriée ?Un gouvernement de l'Alliance canadienne négociera un meilleur système de collecte et de communication de l'information entre les provinces, pour que tous les citoyens soient en mesure d'évaluer leur système de santé.À plus long terme, un gouvernement de l'Alliance canadienne collaborera avec les provinces afin de définir des normes nationales qui assureront le respect des cinq principes de la Loi canadienne sur la santé Ð l'accessibilité, l'universalité, l'intégralité, la transférabilité et la gestion publique.Dans le cadre de cet ensemble de normes nationales, un gouvernement de l'Alliance canadienne sera prêt à négocier le transfert de points d'impôt aux provinces pour le financement des soins de santé, tout en augmentant les paiements de péréquation aux provinces dont l'assiette fiscale est moins grande.Ainsi, les ressources provinciales pour les soins de santé augmenteront parallèlement à l'économie, et non pas selon les caprices des budgets fédéraux.photo PC Gilles Duceppe LES CHEFS AUJOURD'HUI > Le chef libéral, Jean Chrétien, dévoile aujourd'hui, à Ottawa, le programme électoral de son parti, qu'on baptisera tout de suite le Livre rouge III.> Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, se rendra notamment dans le comté de Richmond-Arthabaska, que le Bloc espère ravir au dernier député conservateur du Québec, André Bachand.> Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, visitera Toronto, puis Régina et Calgary.> Le chef conservateur, Joe Clark, fera campagne à l'Ile-du-Prince Édouard, un fief libéral.> La leader du NPD, Alexa Mc Donough, sera à Windsor, puis à Sault-Ste-Marie, en Ontario. 3LP1101A1101 A11 mercredi 3LP1101A1101 ZALLCALL 67 00:44:27 11/01/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 A 1 1 PAUL ROY QUÉBEC Ð Vous pensiez qu'il n'y en avait plus un seul ?Détrompezvous.Il reste au moins 70 progressistes conservateurs à Québec.Mettons 69.Parce que Gaston Dion ne se considère pas comme « progressiste ».Juste « conservateur ».Le septuagénaire raconte d'ailleurs avoir travaillé à la campagne au leadership de George Drew, en 1948.À l'époque, les conservateurs n'étaient que ça, conservateurs.Et Joe Clark pour M.Dion, c'était bien suffisant.M.Drew, comme chacun sait, avait été battu par John Diefenbaker.Toujours estil qu'ils étaient quelques dizaines lundi soir, dans une salle décorée de ballons bleus du YMCA de Québec, à crier : « Joe ! Joe ! Joe ! » L'événement : une visite éclair du chef « progressiste conservateur », Joe Clark, de sa femme Maureen Mc Teer et de leur fille de 23 ans, Catherine.Beaucoup de « vieux bleus », comme Thérèse Saint-Laurent, 57 ans, dont le mari a été candidat de feu l'Union nationale et du Parti conservateur.« Les bleus ont toujours défendu nos idées, comme la famille », nous a-t-elle expliqué.Au fait, Mme Saint-Laurent croit que le PC de Joe Clark va en surprendre plusieurs le 27 novembre.« Prenez en 73, avec Rodigue Biron (chef de l'Union nationale) : on était à zéro, comme M.Clark actuellement.Et on avait fait élire plusieurs députés.C'est pour ça que j'ai confiance.» Charles Milliard aussi a confiance.Et lui n'était pas là en 73.L'étudiant en pharmacie de 21 ans a confiance parce qu'il croit en Joe Clark : « C'est un monsieur extraordinaire.Je ne comprends pas que les Canadiens envisagent de se passer d'un homme de cette expérience.Ça me dépasse ! » Tellement qu'il n'y croit pas.« Quand j'entends dire que ce parti- là n'est pas dans la course.C'est impensable ! » Il comprend encore moins les Québécois de bouder le parti de son idole puisque c'est celui qui est venu à un cheveu de réaliser la réconciliation Québec-Canada, avec l'accord du lac Meech.Stéphane Lemieux, un avocat de 26 ans, n'était pas du choeur des « Joe ! Joe ! Joe ! ».Il était venu « écouter » Joe Clark.Comme il était allé « écouter » Stockwell Day et Gilles Duceppe, lors de leur passage à Québec.Ð Et Jean Chrétien ?Ð Lui, je n'irai pas le voir.Je suis un anti-Chrétien.Pourquoi ?Parce qu'il est temps qu'il se passe quelque chose au Canada, et ce n'est pas avec lui que ça se passer.Ð Et si Paul Martin avait été le chef ?Ð Ç'aurait été différent.M.Lemieux ne savait donc pas encore pour qui il allait voter.« Mon père me dit que le plus intègre, le meilleur, c'est Joe Clark.J'attends d'entendre ce qu'il a à dire.» Un bon discours Et qu'est-ce qu'il a dit, Joe ?Il a dit que son parti rétablirait à leur niveau de 93-94 les transferts en santé ; qu'il respecterait les compétences des provinces ; que le Québec méritait mieux que d'être « prisonnier des confrontations stériles et des échéances référendaires » ; que le plus grand mérite de Gilles Duceppe était de ne pas être Jean Chrétien, etc.« C'était un bon discours », a admis le jeune avocat.Ð Et alors ?Ð Encore indécis.Au fait, M.Clark était venu à Québec assister à la présentation de six candidats de son parti.Il a dit croire que la moitié, environ, des 75 circonscriptions du Québec avaient déjà leur candidat conservateur.Ð Est-ce difficile d'en recruter ?s'est-il fait demander.Ð Non, mais c'est une grande décision, d'être candidat.Parce qu'avec le Parti conservateur, il y a toujours la possibilité d'être élu.Et ça, c'est un engagement pour un long moment.Joe a au moins 70 fidèles à Québec; mettons 69.photo RÉMI LEMÉE, La Presse © À l'Institut de technologie agroalimentaire, à Saint-Hyacinthe, les professeurs du programme spécialisé en transformation alimentaire doivent apprendre aux étudiants à porter le chapeau, ce qui ne plaît pas à tout le monde depuis les fameuses photos de Gilles Duceppe.Des étudiants traumatisés, les dentistes sont furieux Les blagues sur le bonnet de Duceppe agacent l'industrie agroalimentaire ; les dentistes n'apprécient pas les analogies de Chrétien MARIE-CLAUDE LORTIE COMME TOUS les affrontements, les campagnes électorales font des victimes innocentes.Prenons les dentistes, par exemple, qui en ont assez qu'on les associe aux référendums parce que c'est douloureux et désagréable.Ou les travailleurs spécialisés en transformation alimentaire, qui paient encore le prix de l'affaire du bonnet de Gilles Duceppe dans la fromagerie.Depuis la fameuse visite du chef du Bloc dans une usine de fromage pendant la campagne électorale de 1997, où il avait coiffé le bonnet comme doivent le faire tous ceux qui travaillent en transformation alimentaire, l'image du chapeau revient constamment hanter le leader politique pour le couvrir de ridicule.Et l'image est encore là, même si on est dans une autre campagne électorale, trois ans et demi plus tard.Il faut dire qu'en mettant le couvre- chef par-dessus ses oreilles, M.Duceppe n'avait pas choisi la meilleure façon d'avoir l'air brillant.Dans l'industrie, on ne porte pas le bonnet comme ça.Mais la persistance de l'image est tellement forte, qu'à l'Institut de technologie agroalimentaire à Saint-Hyacinthe, où les professeurs du programme spécialisé en transformation alimentaire doivent apprendre aux étudiants à porter le chapeau, les étudiants arrivent maintenant avec un blocage.« C'est pour empêcher les cheveux de tomber dans la nourriture.Nous, on ne fait pas de farce avec ça », explique Roger Drapeau, technicien en chef à l'ITA.« Mais nos étudiants trouvent ça difficile de le porter, continue-t-il.Ça nous nuit qu'on ridiculise le chapeau.» Pour faire accepter le couvre-chef, les professeurs doivent faire preuve d'humour et composer avec la situation.« On ne dénonce pas ça en public parce qu'on ne veut pas que les gens croient qu'on n'a pas le sens de l'humour et on comprend qu'on puisse en rire, de l'extérieur.Mais dans l'industrie, on ne trouve pas ça drôle.C'est sérieux », dit M.Drapeau.Des règlements provinciaux et fédéraux obligent ceux qui travaillent en transformation alimentaire à porter un chapeau ou une résille qui couvre complètement les cheveux, afin qu'aucun poil ne tombe dans la nourriture.C'est une mesure d'hygiène de base.Ceux qui ont des pansements doivent aussi porter des gants spéciaux.Les bijoux sont interdits, comme tous les objets portés en piercing.Et les dentistes.De leur côté, les dentistes sont hors d'eux parce que depuis le début de la campagne, Jean Chrétien n'arrête pas de dire que les référendums c'est comme une visite chez le dentiste et que Jacques Parizeau est le « dentiste en chef ».« C'est dégradant.Il discrédite toute une profession », affirme Robert Salois, président de l'Ordre des dentistes du Québec.« Tout cela n'a rien à voir avec une opinion politique.Mais franchement, le premier ministre, le chef de l'État devrait savoir qu'on ne renforce pas ainsi les stéréotypes négatifs de toute une profession.» Depuis le début de sa campagne, M.Chrétien ne cesse d'employer l'image du dentiste.Au départ, l'idée vient d'un discours de Jacques Parizeau à Toronto, où il avait invité le reste du Canada à régler la question du Québec, sinon cette « visite chez le dentiste » ne finirait jamais.Mais M.Chrétien se l'est généreusement appropriée et l'emploie à toutes les sauces.Devant les Acadiens le week-end dernier il a même parlé de « perceuse référendaire » (en fait, en français, on dit fraise quand on parle d'art dentaire et non d'ébénisterie).Lundi, sa citation s'est retrouvée en manchette dans The Gazette.Plusieurs dentistes ont tout de suite appelé l'Ordre, pour se plaindre.Ce qui est décevant, dit M.Salois, c'est qu'au fil des années, les dentistes ont travaillé fort pour réduire la douleur, pour faire de la prévention auprès des jeunes.« On a des générations complètes de jeunes qui n'ont même pas de carie et qui n'ont pas besoin d'obturation, assure M.Salois.Et nos méthodes d'anesthésie sont plus efficaces que jamais.Maintenant, la douleur fait rarement partie du traitement dentaire.L'indifférence des souverainistes est la pire ennemie du Bloc DENIS LESSARD QUÉBEC Ð L'entrée en scène du premier ministre Lucien Bouchard, la tournée de Jacques Parizeau auprès des jeunes, et la multiplication des appels au vote : la campagne du Bloc québécois doit surmonter un obstacle de taille, l'indifférence habituelle des souverainistes à se rendre aux urnes aux élections fédérales.« Le principal adversaire du Bloc, ce n'est pas le Parti libéral, c'est l'indifférence, l'apathie des électeurs », dit spontanément Jean- Marc Léger, de Léger Marketing.Le manque de ferveur autour des enjeux de la présente campagne n'augure rien de bon pour Gilles Duceppe.« Les souverainistes votent à reculons au fédéral.» C'est, selon M.Léger, en partie ce qui explique le score de 38 % du Bloc en 1997, alors que « bon nombre de souverainistes ne sont pas allés voter ».Les interventions de Lucien Bouchard et de Jacques Parizeau dans la campagne bloquiste visent clairement à « rattraper la base souverainiste ».S'il y parvient, le BQ pourra conserver facilement la majorité des 75 sièges du Québec, prédit le sondeur.Claude Gauthier, de CROP, et son concurrent, Jean-Marc Léger, s'entendent sur un point : le Bloc québécois n'a pas encore fait le plein des souverainistes québécois.Seulement 75 % des gens qui disent appuyer le OUI au référendum accordent leur appui au Bloc, observe M.Gauthier à partir d'une toute récente enquête, des chiffres que corrobore M.Léger.Environ 12 % des gens qui votent pour la souveraineté appuient le PLC.Pour M.Léger, la souveraineté est à 46 % actuellement, mais M.Gauthier parle de 43 ou 44 %, selon la manière dont sont répartis les indécis.Le virage récent de la campagne bloquiste, alors que Gilles Duceppe a évoqué la tenue d'un référendum, une allusion qu'a renforcée encore Lucien Bouchard lundi soir, s'explique facilement.Le Bloc doit obtenir l'appui de tous les souverainistes avant de songer à élargir sa base.Depuis quelques jours, les politiciens souverainistes ont même commencé à multiplier les appels au vote, évoquant fréquemment le rendez-vous du 27 novembre, ce qui ne survient habituellement qu'en fin de campagne.Encore une fois les sondages expliquent cette Jean-Marc Léger stratégie.Les élections fédérales suscitent toujours une moins grande participation que les scrutins provinciaux.Ainsi 73,3 % des Québécois ont voté en juin 1997 au fédéral, contre 80 % aux dernières élections provinciales.Les jeunes, qui sont encore très majoritairement souverainistes Ð un sur deux appuie le Bloc Ð ont le plus tendance à oublier d'aller voter.« Quand le Québec vote à 80 %, ces 18 à 34 ans votent à 61 % », observe Jean-Marc Léger.La tournée des cégeps et universités qu'effectue actuellement M.Parizeau vise précisément cette strate de l'électorat, fertile pour les souverainiste, mais qu'il convient d'aiguillonner.À l'inverse, les gens plus âgés exercent plus leur droit de vote.« Les retraités vont davantage voter, ils prennent la peine d'aller voter, et ils ont davantage de temps pour le faire », observe M.Gauthier.Les gens entre 55 et 64 ans votent massivement, à 93 %, estime Jean-Marc Léger.Or, c'est là une clientèle naturelle pour le Parti libéral, « en conséquence les libéraux votent davantage que les souverainistes ».Le PLC a aussi un appui majoritaire au sein de la « population inactive », souvent des retraités, avec 48 % d'intentions de vote, contre 34 % pour le Bloc québécois.PHOTO PC Une manif sur le chemin de Stockwell Day, à Kitchener.«Pas de poteaux niaiseux » Les candidats québécois de l'Alliance soumis à un contrôle policier DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Après les déboires de l'organisation de l'Alliance canadienne au Québec, le parti de Stockwell Day est particulièrement méticuleux dans le choix de ses candidats québécois.Ceux qui veulent porter les couleurs de l'Alliance doivent se plier à un contrôle policier et consentir à ce que leur dossier de crédit soit vérifié.Au surplus, la maison mère à Calgary ne badine plus avec les nouvelles adhésions : les nouveaux membres amenés par les candidats reçoivent aussi un coup de fil pour vérifier qu'ils ont bel et bien signé une carte de l'Alliance, explique Francis Hooper, l'organisateur de Stockwell Day au Québec.« Il n'y a pas eu de ces poteaux niaiseux, il fallait que les gens soient déterminés pour devenir candidats » résume- t-il.Ces contrôles sont-il agaçants ?« Moi, j'aime plutôt cela, réplique spontanément M.Hooper.J'étais dans la machine du Parti conservateur avant les élections de 1984, on s'est vite dépêché pour remplir nos cases et on s'était ramassé avec un bien drôle de caucus », rappelle l'ancien organisateur du PC de Brian Mulroney.Tous les candidats de l'Alliance au Québec ont traversé un tamis serré de contrôles.« Ils ont tous rempli un questionnaire de candidature, se sont prêtés à une enquête de crédit et ont tous dû passer à la SQ ou à la GRC pour se faire donner un certificat garantissant leur intégrité », précise l'organisateur Hooper.Ce contrôle serré n'est pas le fruit du hasard.Durant la course à la direction de l'Alliance, en juin dernier, la popularité exceptionnelle du parti dans un comté comme Gaspé avait mis la puce à l'oreille de l'organisation de Stockwell Day.La machine de son adversaire, Tom Long, avait recruté 4000 membres dans Gaspé, avec droit de vote pour la direction du parti.Or, une bonne proportion de ces « membres » ne savaient même pas qu'on avait pris pour eux une carte de l'Alliance.Selon M.Hooper, 72 candidats sont déjà choisis dans les 75 comtés fédéraux du Québec.Trois manquent à l'appel, mais devraient être identifiés aujourd'hui ; on parlait de l'ancien député conservateur Ricardo Lopez dans Beauharnois, par exemple.Spontanément, M.Hooper parle de conventions contestées dans dix comtés, mais quand il vérifie, il constate que des investitures firent l'objet d'une course dans seulement quatre comtés.Laurentides, Lac-Saint-Louis, Gatineau et Hull ont vu plus d'une personne se porter candidates de l'Alliance.Systématiquement, la direction de l'Alliance à Calgary vérifie au hasard un échantillon des nouvelles adhésions, surtout sur les exécutifs de comtés.Même s'il n'y a pas eu beaucoup d'investitures contestées, M.Hooper est satisfait de la qualité des candidats recrutés.« Dans 90 % des cas, ce sont des candidats locaux, on n'a pas de parachutés qui traversent la province.C'est notre première véritable élection au Québec », dit-il à sa décharge. 3LP1201A1101 A12 mercredi 3LP1201A1101 ZALLCALL 67 00:45:19 11/01/00 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 Les libéraux reculeraient sur la répartition des surplus Fini les bonbons d'Halloween Stockwell Day prône la fin des subventions aux entreprises Presse Canadienne OTTAWA Ð Dans le programme électoral qu'il fera connaître aujourd'hui, le Parti libéral promettrait notamment de consacrer plus d'argent à la lutte antigang, de conserver Radio-Canada et d'aider la population à approfondir ses connaissances afin de pouvoir faire face à une économie changeante, révèlent certaines sources.Le livre rouge renoncerait toutefois à confirmer un engagement antérieur prévoyant de répartir les surplus budgétaires en parts égales entre les dépenses à caractère social, les réductions fiscales et le service de la dette.Le Parti libéral est le dernier des cinq partis à faire connaître son programme électoral.Le document présenté par M.Chrétien ferait notamment état des baisses d'impôt de 100 milliards annoncées dans le minibudget qui a été présenté au cours de la semaine précédant le déclenchement des élections.Il soulignerait par surcroît l'entente conclue avec les provinces, qui prévoit l'injection de plus de 21 milliards dans le système de soins de santé.Les libéraux prévoiraient établir un régime d'épargne semblable au régime enregistré d'épargne-études (REEE), en fonction des Canadiens qui voudraient améliorer leurs connaissances par la formation continue.Les libéraux ont paru prendre leurs distances, récemment, d'une promesse électorale remontant à la campagne électorale de 1997.Cette promesse stipulait une division des surplus budgétaires en part égales entre les dépenses consacrées aux programmes sociaux, d'une part, et la réduction de la dette et les baisses d'impôt, d'autre part.MM.Chrétien et Martin ont tous deux laissé entendre que ce programme serait mis en veilleuse.Le livre rouge pourrait éventuellement réitérer la promesse du 50-50, mais ce serait alors davantage un énoncé d'intention qu'un engagement ferme.Le Parti libéral entendrait en outre consacrer plus de ressources à la prévention du crime, s'intéresserait à la protection environnementale, et assurerait un financement stable à Radio-Canada.G I L L E S TOUPIN TORONTO Ð Stockwell Day s'est de toute évidence gagné la sympathie des dirigeants des grandes entreprise canadiennes hier soir lorsqu'il a exposé devant le Conseil canadien des chefs d'entreprises (CCCI) sa volonté de mettre un terme aux subventions gouvernementales destinées aux grandes compagnies.Fini les bonbons d'Halloween, fini les subventions aux entreprises, a lancé en substance M.Day à une brochette de quelque 70 hommes d'affaires canadiens rassemblés dans la Ville reine pour l'entendre.Sans recevoir un appui officiel du CCCI Ð qui se définit comme un lobby non partisan Ð, le chef de l'Alliance canadienne a certainement reçu la bénédiction de son auditoire, si l'on en juge par les déclarations du président du CCCI, Thomas d'Aquino.« Nous sommes totalement d'accord, a confié M.d'Aquino aux journalistes, avec l'approche de M.Day.La position du CCCI depuis dix ans est la même.Nous sommes contre les subventions.Nous avons toujours dit que les subventions n'étaient pas une façon utile et constructive d'essayer de créer des entreprises et des emplois.» En donnant ainsi son imprimatur à la politique de l'Alliance canadienne face aux grands moteurs de l'industrie au Canada, ces hommes d'affaires, parmi les plus puissants au pays, ont implicitement rejeté l'approche interventionniste des libéraux de Jean Chrétien en la matière.« Réduire les impôts, mettre un terme au gaspillage, supprimer la paperasserie et éliminer les obstacles à la croissance sont des mesures plus efficaces que les subventions aux entreprises », a dit M.Day avec une voix éraillée par une laryngite et au terme d'un long périple qui l'avait précédemment conduit à Orangeville, Kitchener et Cambridge en Ontario.« Comme des bonbons d'Halloween, ça semble alléchant les subventions, mais ça finit par abîmer les dents de la concurrence.» Réduire les impôts Le chef de l'Alliance canadienne a longuement expliqué hier soir aux gens d'affaires qu'il était beaucoup plus efficace pour la croissance économique de procéder à des allégements fiscaux pour les entreprises que de les engraisser aléatoirement par des subventions.« L'allégement fiscal, a-t-il ajouté, encourage l'esprit d'entreprise et l'initiative.Il crée des emplois.Les subventions favorisent la dépendance et la complaisance.» M.Day propose dans son programme électoral de réduire l'impôt des sociétés de haute technologie de 28 à 21 %, et celui des petites entreprises à 10 %.Il propose également de réduire l'imposition des gains en capital.Les deux tiers de ces gains sont actuellement imposables.L'Alliance réduira le taux d'inclusion à 50 %.Thomas d'Aquino a qualifié M.Day hier de « candidat valable » et de « candidat crédible ».« Il a proposé, a-t-il dit, des politiques qui sont vraiment intéressantes pour le pays, et pas seulement au plan fiscal.Le président du CCCI a tenu à préciser cependant qu'il faisait une exception au chapitre des subventions pour le domaine de l'aérospatiale.M.d'Aquino estime que la concurrence mondiale à ce chapitre est féroce et que les sociétés étrangères sont souvent couvertes de subventions par leurs gouvernements.Pour jouer à armes égales avec elles, il est nécessaire pour le Canada de subventionner également ses propres sociétés qui évoluent dans l'aérospatiale.De son côté, M.Day n'est pas en faveur de ce genre d'exceptions. 3LP1301A1101 A13 mercredi 3LP1301A1101 ZALLCALL 67 00:47:47 11/01/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 A13 Complexe Funéraire Mont-Royal 1297, chemin de la Forêt, Outremont Maison Funéraire Blythe Bernier 940, rue Ogilvy, Montréal Complexe Funéraire des Trembles 15005, rue Sherbrooke Est, Pointe-aux-Trembles COMPASSION-CONFIANCE-COMMÉMORATION La crémation Depuis quelques années, les gens ont beaucoup changé leurs rites en ce qui à trait aux funérailles.Le mode de disposition du corps d'une personne décédée fait partie de ces changements.La crémation (ou incinération) est le mode de disposition qui intéresse plusieurs personnes mais soulève beaucoup d'interrogations.Le présent article tentera donc de répondre à plusieurs de ces questions.La crémation au Québec La crémation à commencé à être populaire dans plusieurs pays vers la fin des années 1800.Au Canada, le premier crématorium fut fondé à Montréal en 1901 par La Compagnie du Cimetière Mont-Royal.La crémation n'était pas acceptée par l'Église catholique à cette époque-là.Le Vatican a finalement toléré la crémation à partir de 1963.À cause de la grande influence de la religion au Québec, le crématorium du Cimetière Mont-Royal a été le seul dans la province jusqu'en 1975.Il est toujours en opération aujourd'hui et dessert toutes les dominations religieuses.Le fonctionnement Toute personne incinérée se doit d'être dans un contenant en carton ou en bois.La durée d'une crémation varie en fonction du type de contenant utilisé.Une crémation faite avec un contenant de carton peut prendre environ une heure trente tandis qu'une crémation faite avec un cercueil en chêne massif, par exemple, peut prendre jusqu'à 3 heures.Au début de la crémation, le four est environ à 730 degrés Celsuis et monte graduellement jusqu'à 1 200 degrés Celsius.Le corps humain est constitué à 55 % d'eau.C'est donc à cause de la chaleur intense et de l'évaporation de l'eau du corps qu'il ne reste à la fin que des fragments osseux.On ne voit plus aucune trace du cerceuil de bois ou du contenant de carton.Les fragments osseux, d'une longueur d'environ dix centimètres, sont ensuite broyés en petites particules avant d'être versés dans l'urne.Il est donc faux de prétendre qu'il s'agit de cendres.Les restes osseux pulvérisés pèsent de trois à cinq livres environ.Quelques réponses.Voici quelques réponses aux fréquentes questions concernant la crémation.Tout d'abord, il est important de savoir qu'une seule personne est incinérée à la fois.La personne doit être dans un contenant (cercueil de bois ou de carton).Un système d'identification est toujours présent durant toutes les étapes de la crémation afin de s'assurer que les restes osseux sont ceux de la bonne personne.Une séance d'information sur les rituels funéraires aura lieu le mercredi 15 novembre à 19 h 30 au Complexe Funéraire des Trembles.Pour obtenir plus de renseignements ou pour réserver, téléphonez au (514)498-7682 Reportage publicitaire Services Commémoratifs Mont-Royal Martin Trudeau Directeur de funérailles Thanatopracteur Clark rend Tobin responsable des compressions à l'assurance-emploi Alexa Mc Donough reproche à ses rivaux d'orienter le pays vers un système de santé privatisé d'après PC CLARKE'S BEACH, T.-N.Ð Le chef conservateur, Joe Clark, a dirigé ses flèches vers Brian Tobin, hier, accusant l'ancien premier ministre terre-neuvien d'être responsable des compressions budgétaires fédérales qui ont heurté de plein fouet les travailleurs saisonniers de l'île.« Brian Tobin a vendu Terre- Neuve et le Labrador », a déclaré M.Clark au sujet de M.Tobin, l'actuel candidat libéral dans la circonscription rurale de Bonavista- Trinity-Conception Bay.Le gouvernement de Jean Chrétien est celui qui a rendu l'assurance- emploi plus difficile à obtenir et qui a raccourci la durée des prestations, a rappelé le chef conservateur à un petit groupe de partisans assemblés dans le local du candidat conservateur de l'endroit, Jim Morgan.« Ça a eu pour effet de punir les travailleurs saisonniers des Maritimes et de partout au Canada », a déploré M.Clark, ajoutant que les emplois saisonniers étaient pourtant d'intérêt vital pour le Canada.Il a rappelé que la tentative des libéraux d'apporter des changements aux restrictions, dans les semaines qui ont précédé la campagne électorale, était contredite par le déclenchement des élections, qui ont entraîné la mort au feuilleton du projet de loi et assuré que ces changements ne se feraient pas.M.Clark a poursuivi sa charge, en faisant porter le blâme de plusieurs des politiques publiques mises de l'avant par le gouvernement Chrétien Ð dont la fermeture de bases militaires et les compressions budgétaires dans le développement régional et la recherche en matière de pêcheries Ð à Brian Tobin.Toutes ces décisions ont été prises alors que M.Tobin était un membre du gouvernement libéral fédéral, a-t-il insisté.« Qui donc se trouvait autour de la table du Conseil des ministres pendant qu'on arrachait le coeur du Canada atlantique, si ce n'est Brian Tobin ?» a demandé le chef conservateur à son auditoire.La santé américanisée Pour sa part, en campagne à Halifax, la leader du Nouveau Parti démocratique a critiqué sévèrement ses rivaux politiques, leur reprochant d'orienter le pays vers un système de santé privatisé.« Les Canadiens veulent parler des soins de santé, mais la plupart des politiciens préfèrent parler de tous les sujets sauf de celui-là », a déclaré Alexa Mc Donough lors d'une entrevue présentée à la télévision de CBC, avant de se rendre à Saint-Jean de Terre-Neuve.« Vous voulez savoir pourquoi ?Parce que Jean Chrétien ne peut défendre ses dossiers et parce que Stockwell Day veut privatiser le système », a ajouté Mme Mc Donough, qui dit avoir entrepris une tournée nationale pour défendre les soins de santé.Les commentaires de Mme Mc Donough font suite à certaines informations parues lundi dans le quotidien torontois The Globe and Mail.Selon le quotidien, un porte-parole de l'Alliance aurait déclaré que le parti appuierait le développement d'un système de santé à deux vitesses et que le système public universel pourrait être complété par des cliniques privées.Jason Kenney, coprésident de la campagne électorale de l'Alliance canadienne, a estimé que le gouvernement devrait permettre aux provinces d'étendre l'utilisation des cliniques privées.Ces déclarations contrastent avec les commentaires faits plus tôt par Stockwell Day, qui accusait Jean Chrétien de déformer la vérité en affirmant que le leader de l'Alliance prévoyait privatiser les soins de santé.« Nous devons protéger les Canadiens contre un système de soins de santé américanisé à deux vitesses », a déclaré Mme Mc Donough devant une centaine de partisans, lors d'un rassemblement tenu, en début de journée, à son quartier général de Halifax.NP1111900 Copyright 2000.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 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on continue de descendre en octobre avec 40 %.Les libéraux eux progressent, mais on ne voit pas de tendance.Les 42 % d'octobre représentent deux points de mieux que le score de 40 % en septembre, mais un point de moins qu'en juin dernier.KATIA GAGNON MÊME s'il cherche à tout prix à l'éviter, le dossier des fusions municipales risque de rebondir dans la cour du Bloc québécois.La mairesse de Boucherville, Francine Gadbois, monte au front : les citoyens qui sont contre les fusions municipales doivent voter contre le Bloc pour passer un message clair à son grand frère, le Parti québécois.« On peut demander à la population d'être contre les bloquistes pour prévenir les membres du PQ qu'aux prochaines élections, il risque de leur arriver la même chose », lance Mme Gadbois.Compte tenu des liens étroits qui unissent le Parti québécois et son petit frère fédéral, Mme Gadbois veut profiter de la campagne électorale pour forcer les candidats bloquistes à livrer le fond de leur pensée sur ce délicat enjeu.« Les bloquistes de la Rive-Sud vont devoir se prononcer », tranche-t-elle.« Quand on couche ensemble, on couche ensemble dans tous les dossiers.Les candidats bloquistes risquent donc de trouver la mairesse Gadbois sur leur chemin durant la campagne, puisqu'elle a l'intention de rallier à sa stratégie les autres maires de la Rive-Sud qui s'opposent aux fusions.« Les candidats se pointent dans tous les organismes pour se présenter.Il faut demander à tous les organismes locaux de questionner les candidats bloquistes.S'ils ne se prononcent pas comme candidats, qu'ils le fassent au moins à titre personnel.Il s'agit ici de notre milieu de vie.» Certains comtés de la Rive-Sud, comme la circonscription de Verchères- Les Patriotes, qui englobe la municipalité dirigée par Mme Gadbois, constituent de véritables bastions bloquistes.La tâche risque donc d'être ardue, d'autant plus que les candidats du Bloc, visiblement embarrassés, évitent comme la peste de se prononcer sur cet enjeu controversé.Christian Picard, candidat dans Saint-Lambert, un comté remporté de justesse par les libéraux en 1997, dit pudiquement ne pas connaître « la teneur exacte du dossier ».Nicolas Tétrault, candidat dans Brossard-La Prairie, une autre circonscription qui a voté libéral en 1997, est plus direct : « C'est un enjeu très divisif, alors je vais faire comme un bon politicien et éviter la question, je vous le dis à l'avance ».La question est de compétence provinciale, répètent tous les candidats du Bloc sur la Rive-Sud, comme leur chef Gilles Duceppe.« On reproche au gouvernement fédéral de s'ingérer dans les compétences provinciales, on ne va pas commencer à faire la même chose », dit Caroline Saint-Hilaire, députée bloquiste de Longueuil.« C'est à Québec que ça doit se régler avec les municipalités.Mais nous avons droit à nos commentaires comme citoyens », dit Mme Saint-Hilaire.La candidate refuse cependant de dévoiler son opinion de citoyenne.La ministre des Affaires municipales, Louise Harel, devrait déposer d'ici la fin de la session parlementaire Ð donc peut-être avant la fin de la campagne électorale fédérale Ð un projet de loi qui, si elle suit les recommandations du mandataire Louis Bernard, fusionnera sept municipalités de la Rive-Sud pour former la nouvelle ville de Champlain.Ces éventuelles fusions soulèvent la colère de certains maires ainsi que des employés municipaux, qui ne se priveront pas de manifester à chacune des apparitions du premier ministre Lucien Bouchard durant la campagne électorale.Le Bloc s'inquiète pour le fleuve ALEXANDRE S I R O I S LE PARTI libéral de Jean Chrétien a des « hésitations inacceptables » en matière de protection de l'environnement depuis qu'il a pris le pouvoir, a soutenu hier Gilles Duceppe.Le chef du Bloc québécois, qui consacrait sa journée d'hier à la promotion de la plate-forme environnementale de son parti, a notamment prié les libéraux de resp internationaux sur les changements climatiques pris à Kyoto et à Rio.Lors d'un point de presse livré sur un bateau amarré dans le Vieux-Port de Montréal, sur le fleuve Saint-Laurent, M.Duceppe a demandé aux libéraux d'investir 1,5 milliard au cours des cinq prochaines années pour tenter de réduire les émissions de gaz à effet de serre.« En 1998 et 1999, il y a eu 21 mois de suite où la température a été supérieure à la moyenne habituelle », a expliqué M.Duceppe, qui estime que c'est à cause de l'effet de serre que le fleuve Saint- Laurent est à son « plus bas niveau depuis 20 ans ».« Certains bateaux, par exemple, ont dû décharger leur cargaison à Trois-Rivières.(.) Plusieurs bateaux ont tout juste de la place pour passer, a dit M.Duceppe.Si rien n'est fait, la situation risque d'empirer.» Certains analystes estiment que la température pourrait grimper de cinq degrés au cours du prochain siècle, a indiqué le chef du Bloc.« Si tel était le cas, ça veut dire que le niveau du fleuve va baisser de près d'un mètre, et que le débit diminuera de 30 à 40 %.Ça a donc des conséquences économiques excessivement importantes pour les bateaux », a-t-il affirmé.M.Duceppe a aussi dénoncé l'importation de MOX (un mélange à base de plutonium qui provient d'armes nucléaires) au pays, brandissant le spectre d'une éventuelle tragédie environnementale.« Il me semble que, plutôt que d'importer des déchets, on devrait exporter des technologies et des experts pour travailler sur les lieux où il y a des déchets nucléaires à éliminer », a-t-il dit.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat riel p dagogique inclus, pas de taxes, d ductible d imp t, frais d inscri ESPAGNOL Samedi : 9 h 30 à 16 h 30, 11 nov.au 9 déc.Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com 3LP1501A1101 A15 mercredi 3LP1501A1101 ZALLCALL 67 00:38:56 11/01/00 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 0 A 1 5 Les syndiqués de la FTQ prêtent main-forte au Bloc québécois DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Des dirigeants de la FTQ participeront sous peu à des conférences de presse avec des porte- parole du Bloc québécois.La centrale et le parti de Gilles Duceppe prendront des positions communes sur des thèmes comme l'assurance-emploi, les congés parentaux et les infrastructures.Porte-parole du président de la FTQ Henri Massé, Louis Fournier souligne que trois ou quatre de ces événements sont à prévoir.Ces appuis pourront aussi se manifester lors de visites d'usine du chef bloquiste, Gilles Duceppe.La semaine dernière, La Presse a révélé que la FTQ allait appuyer le Bloc québécois, exactement comme en 1997 Ð des appuis ponctuels sur des sujets précis, ou à des candidats en particulier, plutôt qu'un chèque en blanc pour l'ensemble de la plate-forme du parti.Cet appui devait être annoncé vendredi dernier, « mais notre plan de match a été un peu changé comme l'essentiel était sorti publiquement », d'expliquer M.Fournier.Au point de vue de l'organisation, l'appui est total.« On a énormément de gens qui travaillent pour le Bloc, c'est certain que le parti peut compter sur les syndicalistes », souligne M.Fournier.Henri Massé Dans Beauharnois, par exemple, les 2000 syndiqués de la FTQ chez Goodyear sont derrière le bloquiste Daniel Turp.Aussi partie de la FTQ, les Travailleurs can a d i e n s d e l'auto travaillent étroitement avec le Bloc québécois.Négociations pour le SCFP Pendant toute cette période où la FTQ n'avait pas encore officialisé sa participation à la campagne bloquiste, des négociations se poursuivaient entre la centrale et le cabinet de M.Bouchard pour régler les griefs des cols bleus, qui multiplient les manifestations en campagne.M.Fournier a confirmé hier que le président Massé avait « toujours des contacts avec le bureau du premier ministre Ð le chef de cabinet Hubert Thibault Ð pour discuter du projet de loi 124 sur les fusions municipales.On parle de « papillons », d'amendements au projet de loi qui apporteraient les clarifications demandées par les syndiqués.« Pour nous c'est toujours une épine au pied », observe M.Fournier.La semaine dernière, le premier ministre Bouchard s'était bien défendu de vouloir troquer des aménagements à un projet de loi contre un appui au Bloc Ð il niait même que des discussions se déroulaient parallèlement sur la position de la FTQ dans la campagne électorale et les requêtes du SCFP.Des manifestations du Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les cols bleus, acceuillent souvent les rassemblements du Bloc québécois, « mais c'est surtout le Parti québécois que le SCFP vise.Jean Lapierre a dit que cela n'empêcherait pas son monde de voter pour le Bloc », observe Louis Fournier.Les cols bleus étaient par exemple, lundi soir, au rassemblement bloquiste dans Laval-Est, où le premier ministre Bouchard est intervenu. 3LP1601A1101 A-16 MERCREDI 3LP1601A1101 ZALLCALL 67 00:48:30 11/01/00 B A 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 0 QUÉBEC Port de Montréal: Bouchard réclame d'Ottawa une loi d'exception Un déficit d'au moins 400 millions en santé MARTIN PELCHAT QUÉBEC Ð Le gouvernement Bouchard demande à Jean Chrétien de réunir d'urgence son Conseil des ministres, malgré la campagne électorale en cours, pour imposer par une loi d'exception le retour à la normale au port de Montréal.« Je sais que ce n'est pas facile, mais je pense que le gouvernement Chrétien doit quand même mettre ses pantalons dans les circonstances et poser des gestes très concrets », a dit hier soir le ministre des Transports du Québec, Guy Chevrette, convaincu que la Constitution canadienne prévoit des pouvoirs exceptionnels malgré la dissolution de la Chambre.Le ministre affirme que si c'est à Ottawa d'intervenir Ð comme il l'a déjà fait pour mettre fin à la paralysie du port de Vancouver Ð, c'est parce que le conflit qui sévit à Montréal et qui implique des camionneurs est de juridiction fédérale.Le port de Montréal et le CN, dont les activités sont touchées par le conflit, sont également de juridiction fédérale, note Guy Chevrette.La CSN, dont le Syndicat national du transport routier a déclenché une grève illégale, le 22 octobre, a déposé en juin dernier des demandes d'accréditation syndicale à la fois au fédéral et au provincial au nom des camionneurs d'une quarantaine d'entreprises de transport.Si elle a joué sur les deux tableaux, c'est « pour se couvrir », dit Guy Chevrette.La CSN juge que toutes les entreprises visées par ses requêtes en accréditation relèvent du Code canadien du travail parce qu'elles sont impliquées dans le commerce interprovincial.Mais, dans l'éventualité où le fédéral pourrait juger que certains employeurs sont plutôt sous juridiction provinciale, elle s'est réservé la possibilité de « réactiver » ses demandes au Bureau du commissaire général du travail.Ottawa n'a pas encore donné suite aux requêtes.Guy Chevrette demande en outre à la CSN, dont il rencontre ce matin le président, Marc Laviolette, de mettre fin à la grève, illégale parce que les camionneurs n'ont pas encore obtenu leur accréditation syndicale.Il déplore que la centrale ne profite pas du Forum sur le camionnage, créé l'an dernier, pour faire avancer sa cause.Cette instance de concertation doit permettre notamment de faciliter les choses aux camionneurs non syndiqués, dans le contexte de la multiplicité des employeurs.« On ne doit pas se faire justice au détriment d'autres salariés dûment accrédités », dit M.Chevrette.« Je reconnais qu'il y a de gros problèmes dans le camionnage, mais ce n'est pas en se comportant de la façon dont se comporte la CSN et en laissant tout faire à l'intérieur des juridictions, comme le fait le gouvernement Chrétien, qu'on va régler les problèmes.» Le gouvernement Bouchard compte aussi agir à l'intérieur de ses prérogatives, a averti le ministre.Il n'a pas voulu élaborer làdessus hier, mais chose certaine, le Québec n'a pas le pouvoir d'imposer une loi spéciale, compte tenu de la juridiction fédérale, a dit le ministre.Plus tôt, à l'Assemblée nationale, le premier ministre Lucien Bouchard a donné raison au chef de l'opposition, Jean Charest, de s'émouvoir de la situation au port.« La situation actuelle est totalement inacceptable », a dit M.Bouchard.Le chef libéral en a appelé à une intervention directe du premier ministre.« Le niveau d'activité des camions dans le port, par jour, tourne autour de 1200 à 1500 camions habituellement et il y en aurait eu environ 75 à 80 seulement aujourd'hui », a noté M.Charest, après avoir rappelé que le port de Montréal est le plus important en Amérique du Nord pour la circulation de conteneurs entre l'Europe et l'Amérique.Les libéraux ont donné plusieurs exemples des conséquences néfastes de ce conflit.De la compagnie Agropur, dont des produits valant des millions de dollars pourrissent dans le port, à la Raleigh, de Waterloo, qui a dû mettre à pied 60 travailleurs, en passant par la mine de chrysotile d'Asbestos, dont 90 % de la production transite dans des conteneurs au port de Montréal et qui pourrait devoir mettre à pied 500 ouvriers si la situation n'évolue pas.« Il y a des compagnies de New York qui appellent à nos bureaux parce qu'elles ne sont pas capables de livrer les marchandises à des grandes chaînes de magasins au Québec », renchérit Guy Chevrette.PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð La ministre d'État à la santé et services sociaux Pauline Marois admet que les déficits encourus par les hôpitaux du réseau risquent de dépasser les 400 millions $ pour l'exercice en cours.Hier, en Chambre, la ministre a indiqué que malgré la loi antidéficit adoptée à la dernière session, il est plus que probable que des établissements de santé seront incapables de s'en sortir sans manque à gagner significatif.« « Actuellement, a précisé Mme Marois, nous sommes en discussion avec nos établissements.La somme globale des déficits appréh 400 millions $ et nous n'avons pas terminé le travail avec les hôpitaux.Accusée par le porte-parole libéral Jean-Marc Fournier de cacher des informations et de négocier en catimini avec chacun des établissements de santé la hauteur des déficits, la ministre a indiqué qu'il est tout à fait normal de discuter avec les directions d'hôpitaux qui, pour toutes sortes de raisons, ne peuvent pas respecter la loi antidéficit.Le suicide chez les jeunes hante les parlementaires Économisez jusqu'à 50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes Presse Canadienne QUÉBEC Ð Tout sera mis en oeuvre pour contrer le phénomène du suicide chez les jeunes, a assuré hier le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard.À l'Assemblée nationale, ou il était interrogé par le chef de l'opposition Jean Charest, M.Bouchard a soutenu que la question du suicide des jeunes était une question qui interpellait tout le Québec.M.Bouchard commentait une recherche qui faisait état que le nombre de suicides a triplé depuis 20 ans chez les jeunes de 14 ans et moins, passant de cinq cas à 17.Nous sommes chef de file en Amérique, utilisant de la technologie de pointe, et voués exclusivement à INTERNATIONALE MAINTENANT OUVERT Montréal et l'ouest de l'île BIENTÔT BROSSARD - LAVAL - L'EST DE L'ÎLE 1-800-217-6789 MONTRÉAL-TORONTO-MISSISSAUGA-OTTAWA LONDON-KITCHENER-MARKHAM-VANCOUVER-CALIFORNIE SPÉCIAL D'OUVERTURE 50% Garantie par écrit Consultation et \u2039\u2039 Patch test \u203a\u203a GRATUIT d'escompte sur le 1er traitement Du lundi au samedi Épilation au laser La douceur à fleur de peau 3LP1701A1101 a17MERCREDI 3LP1701A1101 ZALLCALL 67 00:45:50 11/01/00 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 0 Q U É B E C A 1 7 Noël blanc CE SOIR À TVA Jet 7 Lancement du disque de Noël de Roch Voisine AVEC CHARLES LAFORTUNE 17 h30 Le grand blond avec un show sournois AVEC MARC LABRÈCHE Invités : Rita Lafontaine et Paul Piché 22 h30 La vie en rose Grand besoin de services sociaux pour les enfants de 2 à 4 ans NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC Ð Les enfants de deux à quatre ans sont les laissés pour compte des services sociaux du Québec.Les CLSC et les centres jeunesse lancent un appel au gouvernement pour qu'il augmente les ressources à l'intention de ce groupe de jeunes enfants, ont expliqué hier la directrice générale de l'Association des CLSC du Québec, Andrée Gendron, et son homologue des Centres jeunesse, Pierre Lamarche.Les deux associations viennent de terminer un colloque de deux jours pour mieux coordonner leurs services destinés aux jeunes.Les CLSC offrent beaucoup de services aux familles ayant de très jeunes bébés et aux femmes en voie d'accoucher, a expliqué Mme Gendron.Dans les CLSC, les familles sont rejointes par les cours prénataux, des programmes d'aide aux femmes enceintes de milieux défavorisés, les visites à domicile d'infirmières dans les jours qui suivent la naissance et les services de vaccination des poupons.Mais il y a moins de services touchant les enfants de deux à quatre ans, c'est-à-dire jusqu'au moment où le jeune enfant atteint la pré-maternelle.Or, c'est souvent à cet âge que les problèmes peuvent être corrigés pour éviter plus tard que ces enfants ne deviennent des clients des services de Protection de la jeunesse.« On manque de ressources pour les aider », a convenu Mme Gendron.Elle compte bien que le gouvernement, qui est en train de préparer ses budgets pour l'année financière qui commencera le premier avril 2001 saura trouver les fonds requis pour répondre aux grands besoins de cette jeune clientèle.Actuellement, le tiers des budgets des CLSC, soit environ 300 millions, est consacré à des programmes destinés à venir en aide aux familles.Pour sa part, le directeur des centres jeunesse, Pierre Lamarche, a salué la nouvelle collaboration mise en place entre les CLSC et les Centres jeunesse pour faire face aux problèmes des jeunes.M.Lamarche a souligné l'ampleur des problèmes de pauvreté, de toxicomanie, de violence conjugale et de troubles mentaux dans les jeunes familles.« Il y a là une recette pour un désastre », a-t-il dit.Les CLSC et les centres jeunesse ont signé depuis deux ans un protocole de collaboration afin de s'assurer que les enfants qui ont besoin de services sociaux « ne tombent pas entre deux chaises ».Parcours de réinsertion sociale: une coalition dénonce l'obligation DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Au moment où le gouvernement Bouchard passe à l'action, une coalition de groupes sociaux lui demande de ne pas imposer aux jeunes bénéficiaires de l'aide sociale l'obligation de participer à un parcours de réinsertion pour éviter une réduction de leur chèque mensuel.« Cela va directement à l'encontre des engagements du sommet de la jeunesse, on ne consulte pas les groupes concernés.Le gouvernement a ouvert le mandat avec un discours pro-jeunes et on pose un geste carrément incohérent », observe Martine Roy, la porte-parole du réseau des 95 Carrefours jeunessse- emploi du Québec, des organismes communautaires par lesquels passent bien des initiatives de Québec destinées aux jeunes.Les carrefours jeunesse-emploi « éprouvent un énorme malaise devant cette obligation de parcours », de renchérir Mme Roy.Une coalition de groupes sociaux, dans une lettre rendue publique hier, soulignait qu'il est inacceptable que le gouvernement entende actualiser de telles mesures obligatoires.Le Conseil des ministres a décidé il y a deux semaines que l'application des parcours obligatoires, prévus dans la réforme de l'aide sociale il y a trois ans, débuterait en novembre.À compter de février, les jeunes qui refusent de participer aux programmes seront passibles d'une coupe mensuelle de 75 $ pour un premier refus, du double pour une récidive.La loi adoptée en 1997 prévoyait à l'origine une application dès septembre 2000 et des pénalités de 150 $ par mois.Dans une lettre commune avec la Fédération des femmes, Concertation jeunesse et le Front commun des personnes assistées sociales, le Réseau des carrefours jeunesse-emploi enjoint au premier ministre Lucien Bouchard de « ne pas renouer avec un régime d'obligation en matière d'aide sociale et d'éviter une rupture du contrat social qu'il a conclu avec sa jeunesse ».L'an passé, 52 000 jeunes au Québec ont frappé à la porte de ces carrefours.Le réseau joue un rôle clé dans l'application de Solidarité jeunesse, une initiative « volontaire », lancée en juin pour favoriser l'intégration économique des jeunes bénéficiaires de l'aide sociale. 3LP1801A1101 3LP1801A1101 ZALLCALL 67 00:47:30 11/01/00 B RÉGIME RICHE EN GLUCIDES Les femmes seraient vulnérables à l'obésité Des études contredisent les données scientifiques P H I L I P P E COSTE Agence France-Presse LONG BEACH Ð Les premières règles, la maternité et la ménopause sont des périodes qui rendent les femmes particulièrement vulnérables à la prise de poids et à l'obésité, ont souligné hier des chercheurs réunis à Long Beach (Californie) pour le congrès international de l'Association nord-américaine pour l'étude de l'obésité (NAASO).« La fréquence de l'obésité chez les femmes a presque doublé au cours des vingt dernières années et l'identification des causes de ce phénomène est capitale pour mettre en place des mesures de prévention capables de stopper ou de renverser la tendance », a rappelé le Dr Charles Billington, président de la NAASO et spécialiste de la nutrition au département de médecine de la faculté de Minneapolis.La survenue précoce des règles - dont on sait déjà qu'elles constituent un facteur de risque accru de cancer du sein et sont aussi associées à des cancers du système reproductif - pourrait accélérer une obésité déjà en cours depuis l'enfance ou servir de déclencheur, ont indiqué mardi les auteurs de deux études réalisées à l'Université de Tufts, à Boston.« Le fait que la puberté ait été identifiée comme une période potentiellement critique pour le développement de l'obésité devrait permettre de mettre en place des stratégies de prévention ou de traitement mieux ciblées », a déclaré le Dr Aviva Must, qui a coordonné ces études.La conservation, après l'accouchement, du poids pris pendant la grossesse pourrait être un autre facteur de survenue de l'obésité, selon une étude menée par des « obésologues » de l'Université d'Alabama à Birmingham.Alors que la plupart des femmes n'enregistrent qu'une légère augmentation de leur tour de taille après leur accouchement, les obèses risquent au contraire d'accumuler les kilos et, dans ce cas de figure, les femmes de race noire seraient encore plus à risque que les femmes de race blanche.Selon le Dr Delia West, auteur principal de cette étude, cette double différence, entre femmes minces et obèses et entre noires et blanches, pourrait être la conséquence de modes de vie différents plutôt que de modifications physiologiques associées à l'accouchement.Selon cette spécialiste, cette prise de poids pourrait toutefois être contrée par un changement dans les comportements alimentaires et par une augmentation de l'activité physique.Le gain de poids qui accompagne souvent la ménopause pourrait être combattu de la même manière, affirme pour sa part le Dr Laurey Simkin-Silvermann, qui vient d'effectuer une étude sur des femmes appartenant à cette tranche de la population, au département d'épidémiologie de l'Université de Pittsburgh.Le travail de cette équipe de médecins - qui a porté sur plus de 500 femmes - a montré que si elles réduisaient leur consommation de graisses et de calories et menaient une activité physique au moment de l'arrivée de la ménopause, elles conservaient un poids à peu près identique.Au contraire, les femmes qui ne changeaient rien à leur mode de vie prenaient en moyenne 2,5 kilogrammes.Ce gain peut sembler modeste mais ses conséquences peuvent être importantes car il est souvent associé à une augmentation du cholestérol et de la tension, ainsi qu'à un risque accru de diabète, ont souligné les experts.P H I L I P P E COSTE Agence France-Presse LONG BEACHÐLes personnes obèses sont capables de perdre du poids, même en suivant un régime riche en glucides (sucre, pain, riz) et pauvre en graisses, selon plusieurs études cliniques qui contredisent les données scientifiques.«Les obèses sont bombardés de messages contradictoires sur la perte de poids, mais ces études montrent que des modifications de l'alimentation permettent de réduire la charge pondérale, à condition que la prise énergétique soit inférieure aux dépenses», a souligné lundi le Dr George Blackburn.Ce responsable du service de nutrition à l'école de médecine de Harvard, à Boston, est ancien président de l'association nord-américaine pour l'étude de l'obésité (NAASO) qui organise le congrès qui s'est ouvert dimanche soir à Long Beach (Californie).Une étude réalisée conjointement par des chercheurs de l'Université du Colorado à Denver et de l'université Brown de Providence, dans le Rhode Island, montre ainsi que sur environ 3000 personnes qui ont réussi à conserver une perte de poids de 15 kg environ au-delà d'un an, seulement 204 déclaraient consommer moins de 90 grammes de sucres (rapides ou lents) par jour.Et seulement 25 d'entre elles respectaient un régime comprenant moins d'un quart de ces aliments.Selon une autre étude portant sur le très contesté régime «Atkins » - du nom du cardiologue qui est à l'origine de ce régime riche en graisses et en protéines mais dépourvu de sucres - , les patients suivant les indications de ce médecin perdaient un peu plus de 10% de leur poids et enregistraient aussi une diminution de 10% de leur cholestérol.Une troisième étude présentée lundi et portant sur ce régime pourrait expliquer ces pertes de poids inattendues : en moyenne, par rapport à leur prise calorique antérieure, les patients suivant le régime Atkins diminuent leur consommation de 1000 calories par jour dès le premier jour.«Notre étude démontre qu'un régime pauvre en sucres peut entraîner une diminution de la prise totale de calories et que donc les obèses qui perdent du poids grâce à ce régime le font en consommant moins de calories», a souligné le Dr Bernard Miller, qui a dirigé cette étude au centre de recherches en pharmacologie clinique de Cooperstown, dans l'état de New York.La séparation des siamoises serait retardée Agence France-Presse LONDRES ÐUne nouvelle action en justice, intentée à la dernière minute et qui sera examinée vendredi, pourrait retarder l'opération prévue pour mi-novembre afin de séparer deux siamoises, Jodie et Mary, au centre depuis trois mois d'un débat éthique et légal en Grande-Bretagne.La séparation de Jodie et Mary, nées au début du mois d'août à Manchester (nord-ouest) de parents maltais venus spécialement en Grande-Bretagne, devrait en principe aboutir à la mort de Mary, qui ne survit que grâce au coeur de sa soeur.Cette dernière, Jodie, aurait en revanche une chance raisonnable de vivre normalement après l'opération.Sans opération, les deux enfants mourront à relativement court terme, ont prévenu les médecins.Ouverture d'une valvule du coeur d'un embryon Agence France-Presse VIENNEÐDes médecins autrichien ont annoncé mardi avoir réussi l'ouverture d'une valvule et l'élargissement d'un ventricule du coeur d'un embryon de 27 semaines dans le ventre de sa mère, une première mondiale.L'embryon, «condamné à mort sans cette opération» en raison de la valvule droite fermée qui a causé un sous-développement du ventricule droite, a été opéré à l'intérieur du corps de sa mère, une étudiante de 25 ans.Il se porte bien une semaine après l'intervention, a expliqué hier à l'AFP l'un des deux médecins, le gynécologue Wolfgang Arzt, qui a opéré avec le pédiatre Grald Tulzer, des hôpitaux de Linz (province de Haute Autriche).«C'est une toute première mondiale», a déclaré le docteur Artz.Il a expliqué que la valvule avait été ouverte avec une aiguille et qu'il avait ensuite introduit un cathéter pour élargir le ventricule.«De cette manière le ventricule a des chances de se développer normalement», a indiqué le gynécologue.Le docteur Arzt s'est déclaré «optimiste».Il espère que le ventricule restera élargi et que «l'embryon pourra se développer normalement». 3LP1901A1101 a19 mercredi 3LP1901A1101 ZALLCALL 67 00:46:44 11/01/00 B ATTENTAT CONTRE L'AVION D'AIR INDIA L'Inde appelle à une condamnation sévère Agence France-Presse NEW DELHI Ð L'Inde a appelé hier à une sévère condamnation des instigateurs présumés d'un attentat à la bombe contre un avion d'Air India commis en 1985, récemment arrêtés et inculpés au Canada.« C'était un crime haineux » et les autorités indiennes sont « fermement convaincues que ceux qui sont compromis dans toute sorte de terrorisme doivent faire face à toutes les conséquences qu'implique la loi », a déclaré le porteparole du ministère des Affaires étrangères à New Delhi, R.S.Jassal.Il réagissait à l'arrestation et l'inculpation vendredi de deux Canadiens sikhs à Vancouver, accusés d'être les cerveaux présumés de l'attentat à la bombe le 23 juin 1985 contre un appareil d'Air India, qui avait décollé de Toronto et explosé au large de l'Irlande, tuant les 329 passagers et membres d'équipage.Ripudaman Singh Malik, 53 ans, et Ajaib Singh Bagri, 51 ans, ont comparu lundi devant un tribunal de Vancouver, qui a ordonné leur maintien en détention jusqu'à leur prochaine comparution le 30 novembre.Huit chefs d'accusation, notamment pour meurtre, tentative de meurtre et complot dans des attentats, ont été retenus contre les deux prévenus.M.Malik est un homme d'affaires qui serait lié à un groupe fondamentaliste sikh de Vancouver, tandis que M.Bagri était un fidèle lieutenant du chef extrémiste sikh Talwinder Singh Parmar, un ancien résident de Vancouver abattu par les forces antiterroristes en Inde le 15 octobre 1992, selon la police canadienne.Selon les enquêteurs, les instigateurs présumés de l'attentat voulaient venger la mort de plus de 1000 Sikhs lors de l'assaut des troupes indiennes contre le Temple d'or d'Amritsar, lieu sacré de leur religion, le 6 juin 1984.Un homme arrêté puis libéré se plaint de la police DENE MOORE Presse Canadienne VANCOUVER Ð Un homme arrêté en relation avec la tragédie d'Air India de 1985, puis libéré sans qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui, affirme que la police perturbe sa vie sans aucun motif.Hardial Singh Johal a été arrêté dimanche par les enquêteurs en rapport avec l'affaire d'Air India, et remis en liberté 24 heures plus tard.Johal a aussi été visé par un mandat de perquisition en 1997, tout comme Inderjit Singh Reyat, condamné pour un attentat à la bombe, ainsi que Ripudaman Singh Malik et Ajaib Singh Bagri, accusés dans l'attentat contre Air India.Selon Johal, l'ex-président d'un temple sikh de Vancouver, concierge pour le conseil scolaire de Vancouver depuis 1974, l'arrestation a été dure pour sa famille.De nombreuses rumeurs circulent dans la communauté, a-t-il dit.Mais la Gendarmerie royale du Canada se dit toujours intéressée par Johal.« Nous sommes extrêmement intéressés par cet individu », a fait savoir le sergent John Ward, porte-parole du groupe qui enquête sur l'affaire Air India.L'arrestation de Johal constituait le troisième fait nouveau des derniers jours dans la longue enquête sur le pire assassinat collectif de l'histoire canadienne.Photo AP © La reine mère honorée La reine mère d'Angleterre a reçu l'Ordre du Canada, hier à Londres, des mains de la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson.S.O.S.Montfort présente ses arguments à l'intention des tribunaux Presse Canadienne HULL Ð Après les boulets rouges du gouvernement ontarien, c'était au tour de S.O.S.Montfort d'y aller de sa salve dans le combat juridique que les deux parties se livrent devant la Cour d'appel.Le printemps dernier, le gouvernement Harris soutenait qu'« outre les écoles, (aucune provision constitutionnelle) n'inclut de droit à des institutions francophones homogènes en Ontario ».Le gouvernement tente ainsi de faire casser le jugement de la Cour divisionnaire, rendu en novembre 1999, qui annulait les décisions rendues à propos de l'hôpital Montfort par la Commission de restructuration des soins de santé.Les deux parties devraient se revoir officiellement devant la Cour d'appel au début de 2001.Hier, S.O.S.Montfort dévoilait les arguments qu'il entend présenter devant la magistrature afin de la convaincre de maintenir le jugement de la Cour divisionnaire.L'avocat principal dans le dossier, Me Ronald Caza, a rappelé que dans la première étape juridique, le gouvernement « n'avait pas contredit que la communauté franco-ontarienne avait besoin d'être protégée, qu'une minorité avait besoin de ses institutions pour survivre et que Montfort était justement de ces institutions essentielles à la survie de la culture et de la langue française ».Il a comparé la protection de la Constitution à « un bouclier.mais quand nous avons voulu nous en servir, la Commission nous a dit que nous ne pouvions pas.Nous, nous y croyions ».Me Caza a poursuivi en rappelant le contexte linguistique à l'époque des pères de la Confédération, ce « qu'ils disaient sur les minorités linguistiques et la protection de leurs droits ».Il cite amplement ces derniers qui ont, à son avis, à plusieurs reprises, fortement appuyé les droits linguistiques dans tout le pays.« Évidemment, tout est possible, a dit Me Caza, et il y aura toutes sortes de conséquences à l'affaire S.O.S.Montfort.Mais la Cour a un dossier à traiter, c'est celui de Montfort et pas celui de toutes les institutions francophones au pays.» La Presse 1 novembre 2000 Page A20 manquante 3LP2101A1101 A-21 MERCREDIMONDE 3LP2101A1101 ZALLCALL 67 00:41:53 11/01/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 A21 MONDE CHINE Une armée de recenseurs cognera aux portes de 350 millions de foyers d'après AFP PÉKIN Ð La Chine se lance aujourd'hui dans une opération titanesque : compter l'ensemble de son énorme population, grâce à une armée de 6 millions de recenseurs qui frapperont aux portes de 350 millions de foyers au cours des 15 prochains jours.Il s'agira du cinquième recensement national organisé depuis la fondation de la République populaire de Chine et du plus grand recensement jamais entrepris dans le monde.Préparé minutieusement depuis des mois, le recensement devrait permettre d'avoir une idée plus précise de la population du pays le plus peuplé du monde afin de faciliter la planification économique à moyen et à long terme.Officiellement, la population chinoise s'élevait à 1,259 milliard d'habitants à la fin de 1999.Mais ce chiffre passe pour être sous-évalué en raison de l'existence d'une très importante population flottante ainsi que de millions d'enfants non déclarés car nés en violation de la stricte politique de contrôle des naissances appliquée par la Chine depuis le début des années 80.Pour assurer la fiabilité des résultats, les autorités ont multiplié les consignes pour garantir la confidentialité des renseignements obtenus et éviter que des frais « illégaux » soient exigés des populations recensées.« Après le dépouillement du recensement, les formulaires seront brûlés de manière à ce que la police ne puisse pas utiliser les informations », déclarait récemment le vice-directeur du Bureau du recensement, Zhang Weimin.Il avait ajouté que les données obtenues par les recenseurs ne pourront être utilisées pour sanctionner les contrevenants à la politique d'un enfant par famille ou les migrants ne disposant pas de l'autorisation de résider en ville.Malgré d'importantes campagnes de sensibilisation organisées ces dernières semaines dans les médias, les écoles et les lieux publics, les Chinois restaient sceptiques quant à la confidentialité des résultats.La presse chinoise a pour sa part reconnu ces derniers jours que certains cadres locaux avaient systématiquement falsifié le nombre des naissances dans leurs régions afin de cacher leur échec à appliquer la politique de contrôle des naissances.Cette politique, toujours en vigueur aujourd'hui même si elle a été quelque peu assouplie, contraint sous peine de sanctions financières les couples urbains à n'avoir qu'un seul enfant, tandis que les ruraux peuvent en avoir un second au bout de quelques années.Photo REUTERS Une centaine de petits Palestiniens ont été amenés hier devant les bureaux de la Croix-Rouge internationale à Beyrouth, où on les a fait participer, pierres et drapeaux à la main, à une manifestation anti-israélienne.Encore six morts dans la poudrière du Proche-Orient Négociateurs palestinien et israélien attendus à Washington d'après AFP GAZA Ð Six Palestiniens ont été tués hier par l'armée israélienne, qui se prépare à un conflit prolongé alors que le Fatah, le mouvement du président palestinien Yasser Arafat, a répété que l'Intifada se poursuivrait jusqu'à la « fin de l'occupation israélienne ».Hier également, le chef de l'opposition de droite israélienne, Ariel Sharon, a proclamé son intention de « tout faire pour renverser le cabinet » du premier ministre Ehud Barak après l'échec des négociations pour la formation d'un gouvernement « d'urgence nationale ».Sharon a notamment critiqué le fait que le premier ministre « continue à soutenir le programme de Camp David, que le Likoud ne peut accepter car il s'agit de diviser Jérusalem, de se retirer de la vallée du Jourdain et de permettre le retour de réfugiés palestiniens en Israël ».Barak, qui ne dispose plus d'une majorité au Parlement, avait obtenu lundi un sursis du parti ultra-orthodoxe Shas (17 députés), qui a accordé un « filet de sécurité » d'un mois au gouvernement.Par ailleurs, les États-Unis vont tenter une nouvelle fois d'apaiser les tensions au Proche-Orient lors de visites séparées à Washington du chef de la diplomatie israélienne et d'un haut négociateur palestinien.Le ministre israélien des Affaires étrangères par intérim, Schlomo Ben Ami, est attendu aujourd'hui dans la capitale américaine, au terme d'une tournée qui l'a conduit à Paris puis à Londres, pour des entretiens avec la secrétaire d'État, Madeleine Albright.Il sera suivi par le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, attendu demain à Washington à la tête d'une délégation pour des entretiens avec Mme Albright vendredi, a-t-on appris auprès du département d'État.Le ministre israélien de la Coopération régionale, Shimon Peres, a l'intention de rencontrer à Bethléem, peut-être aujourd'hui, le président palestinien Yasser Arafat pour tenter de favoriser un arrêt des violences, a indiqué hier la télévision publique israélienne.Peres, Arafat et l'ancien premier ministre assassiné Yitzhak Rabin se sont partagé le prix Nobel de la paix après avoir été les artisans des accords d'Oslo de 1993 sur l'autonomie palestinienne.C'est dans le nord de la bande de Gaza que les affrontements entre Palestiniens et l'armée israélienne ont été les plus violents hier.Quatre Palestiniens ont été tués par balles et quelque 25 ont été blessés à Karni, le point de passage routier entre la bande de Gaza et Israël.Un journaliste de la chaîne d'information en continu américaine CNN, Ben Wedeman, a été blessé par balle.En Cisjordanie, les violences ont éclaté près de Bethléem et Ramallah.Dans le village d'Al-Khader, près de Bethléem, un policier palestinien a été déclaré cliniquement mort après avoir reçu une balle alors qu'il assistait aux affrontements sans y participer, selon des témoins.L'enrichissement de l'expérience de l'étudiant University of Waterloo Le programme d'architecture de Rome de l'école d'architecture a énormément augmenté le niveau d'interaction scolaire et professionnelle entre les architectes de Rome et du Canada.Des étudiants en architecture de quatrième année vont passer un semestre d'études à Rome, pour participer à la conception de projets tels qu'un opéra en plein air, des musées et des parcs d'archéologie.Des diplômés ont créé des initiatives semblables à d'autres universités au Canada, aux É.-U.et au R.-U.L'enrichissement de l'expérience de l'étudiant University of Victoria « Come Here Go Far » est un programme multidimensionnel qui a expansé l'expérience internationale à la faculté d'administration de l'University of Victoria, façonné le programme d'études et enrichi la recherche et les possibilités d'apprentissage pour le corps professoral et les étudiants.Le programme attire sur le campus des étudiants étrangers de 24 pays.Les étudiants d'UVic étudient également à l'étranger, l'éventail allant des cours de langues locales aux cours portant sur les affaires ou la politique de leur pays d'accueil.L'optimisation de la contribution de la recherche à l'internationalisation University of Toronto Le Centre Munk d'études internationales du Trinity College comprend 14 centres et programmes de la faculté des arts et sciences, de droit et de l'école des études supérieures de l'U of T.Les étudiants et le corps professoral prennent part à des discussions libres en salle commune ou assistent à des ateliers, exposés et conférences thématiques.La vidéoconférence par satellite ultramoderne permet aux membres du corps professoral ainsi qu'aux étudiants de partager leurs idées avec des partenaires, chercheurs et décideurs du monde entier.L'élargissement de l'internationalisation par l'action communautaire Université du Québec à Montréal Le projet d'éducation environnementale en Amazonie (appelé EDAMAZ) est une collaboration de l'UQAM et d'universités en Bolivie, au Brézil et en Colombie.Le but est d'aider les gens de la région à résoudre des problèmes environnementaux et de bâtir des communautés harmonieuses.Plus de 440 animateurs en éducation, presque 3 000 enfants et beaucoup de parents ont été ciblés par ce projet, ce qui a eu des répercussions importantes sur l'internationalisation du programme d'études de l'UQUAM.Un hommage à l'excellence internationale La Banque Scotia et l'Association des universités et collèges du Canada savent que de voir au-delà des frontières exige de la perspicacité et permet d'apprécier et de profiter des dimensions internationale et interculturelle de l'enseignement supérieur.C'est la raison pour laquelle depuis 1997, les Prix de la Banque Scotia et de l'AUCC soulignent les accomplissements internationaux des universités canadiennes.Les gagnantes de 2000 sont : University of Victoria 3LP2201A1101 A-22 MERCREDIMONDE 3LP2201A1101 ZALLCALL 67 00:48:23 11/01/00 B KOSOVO Kostunica ouvert au dialogue, mais pas à l'indépendance Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution pour l'admission de la Yougoslavie aux Nations unies PIERRE-HENRY DESHAYES Agence France-Presse OSLO Ð Le président yougoslave Vojislav Kostunica a tendu la main hier à Ibrahim Rugova, le leader albanais modéré du Kosovo, en l'invitant au dialogue tout en rejetant sa revendication d'indépendance pour la province yougoslave à majorité albanaise.« Nous allons entamer le dialogue sous peu.Le Kosovo étant toujours sous l'autorité internationale des Nations unies, nous allons commencer » par la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK), a déclaré M.Kostunica, lors d'une visite officielle en Norvège.« Puis, bien sûr, je suis prêt à dialoguer avec les représentants des Kosovars albanais.Nous savons qui ils sont depuis les élections » municipales de ce weekend, a-t-il ajouté, se disant « satisfait » de la victoire des modérés.La Ligue démocratique du Kosovo (LDK) de M.Rugova a remporté le scrutin de samedi avec plus de 58 % des voix contre un peu moins de 27 % pour la formation du jeune Hashim Thaçi, issue de l'ancienne Armée de libération du Kosovo (UCK).« La souveraineté est hors de question », a déclaré M.Kostunica.« En termes politiques et stratégiques, l'indépendance du Kosovo serait très dangereuse pour la région », a-t-il estimé, en rappelant que la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies n'ouvre la voie qu'à une « autonomie substantielle » de cette province du sud de la Yougoslavie.Dès l'annonce de la victoire de son parti dimanche, M.Rugova avait pour sa part martelé la revendication des Albanais du Kosovo.« Je demande à Paris, Londres, Berlin et Washington de reconnaître l'indépendance du Kosovo », avait-il lancé.M.Rugova s'était même gardé de tout geste d'ouverture en direction du nouveau président yougoslave, déclarant qu'il était « trop tôt pour dire » s'il était prêt à le rencontrer.« Il faut que l'on se parle.Cela sera plus facile de discuter avec M.Rugova qu'avec M.Thaçi », a néanmoins déclaré hier le « tombeur » de Slobodan Milosevic.Même s'il s'est félicité du verdict des urnes, M.Kostunica a de nouveau critiqué le caractère « monoethnique » des élections municipales auxquelles les quelque 100 000 Serbes du Kosovo avaient décidé de ne pas participer.Par ailleurs, selon lui, il aurait fallu attendre le retour des Serbes et des autres non-Albanais déplacés, sans quoi « on légalise la purification ethnique ».« Nous acceptons ces élections comme un fait établi », a-t-il cependant précisé.Il a enfin répété que l'éventualité d'un procès de M.Milosevic, qui est « presque mort politiquement » selon lui, ne figurait pas parmi ses priorités, qui sont « la consolidation des institutions démocratiques » et l'amélioration de la situation économique et sociale du pays.M.Milosevic et quatre de ses proches collaborateurs ont été inculpés par le Tribunal pénal international (TPI) de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis au Kosovo en 1999.M.Kostunica a au passage déploré que le TPI, qui siège à La Haye, ait une vision « étroite » de la réalité, ne se concentrant que sur les crimes serbes alors que « des crimes ont été commis par tout le monde », y compris par des Albanais du Kosovo.Admission à l'ONU Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté hier à l'unanimité une résolution recommandant à l'Assemblée générale l'admission de la Yougoslavie aux Nations unies, où elle ne siège plus depuis 1992.L'Assemblée générale devrait formellement voter aujourd'hui l'admission de la République fédérale de Yougoslavie (RFY), ont affirmé les diplomates.« C'est un grand jour pour la démocratie dans les Balkans, en Europe, c'est un grand jour pour les Nations unies », s'est félicité l'ambassadeur américain Richard Holbrooke.La résolution 1326 a été adoptée sans vote par les quinze membres du Conseil après que le Comité des admissions eut recommandé un peu plus tôt l'admission de la RFY.Cette décision intervient cinq jours à peine après que le nouveau président yougoslave Vojislav Kostunica en eut fait formellement la demande.L'ONU a déclaré vacant le siège de la Yougoslavie en 1992 au moment où Belgrade a tenté d'empêcher par la force l'indépendance des républiques membres de l'ancienne République socialiste fédérative de Yougoslavie (RSFY).Plus de 250 000 personnes défilent contre l'ETA Agence France-Presse MADRID Ð Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé hier soir à une manifestation anti- ETA à Madrid, au lendemain de l'attentat attribué à l'organisation séparatiste basque qui a fait trois morts et une trentaine de blessés.Les manifestants, parmi lesquels le président du gouvernement espagnol José Maria Aznar, six ministres de son gouvernement et les plus hauts représentants de la plupart des partis et forces syndicales du pays, ont défilé derrière un panneau : « Pour la liberté, contre le terrorisme.ETA non.» De nombreuses pancartes « ETA non » étaient également brandies par les manifestants qui ont défilé en silence.Le cortège est parti à 19h00 locales de la place de Cibeles pour rallier la Puerta del Sol, où un membre de l'association des victimes du terrorisme, Luis Delgado, dont le fils avait été tué dans un attentat en 1988, a lu une déclaration condamnant la violence.« Ceux qui n'ont pas honte de s'asseoir à la même table que ceux qui protègent ces misérables, ceux qui souscrivent des pactes avec eux, ceux qui ne sont pas capables de refuser tout avantage provenant de l'existence de la bande terroriste trahissent définitivement les aspirations du peuple qui mérite de vivre en liberté et en démocratie », a affirmé Luis Delgado.Le nombre de manifestants était de 250 000 selon la police et de plusieurs dizaines de milliers selon des journalistes sur place.Plus tôt dans la journée, une messe avait été célébrée par l'archevêque de Madrid, Mgr Antonio Maria Rouco Varelea, dans l'enceinte même du Tribunal suprême, que José Francisco Querol, juge de la section militaire, aurait dû quitter le mois prochain à l'âge de 70 ans, pour partir à la retraite.Le juge et son chauffeur, Armando Medina Sanchez, ont ensuite être inhumés à Madrid.Parallèlement, les obsèques de la troisième victime de l'attentat, le garde du corps du magistrat, Jésus Escudero Garcia, se sont déroulées à Grenade.Douze des 34 personnes blessées dans l'attentat restaient encore hospitalisées hier.L'une d'elles, le chauffeur d'un bus municipal, se trouve dans un état grave.Photo AP Le Cambodge patauge Un conducteur de pousse-pousse remorque son véhicule et ses deux passagères dans les rues inondées de Phnom Penh.La capitale cambodgienne et le delta du Mékong connaissent depuis quelques semaines les pires inondations à se produire dans ce pays depuis 40 ans.REPÈRES / AS I E Des régimes instables en quête de démocratie Agence France-Presse Le président philippin n'est pas le seul à connaître des difficultés, d'autres dirigeants asiatiques, principalement ceux aux prises avec une transition démocratique difficile comme en Indonésie et à Taïwan, sont eux aussi menacés.Le président philippin Joseph Estrada, accusé d'avoir touché des pots-de-vin, se débat depuis début octobre dans une crise politique qui s'aggrave de jour en jour.Au-delà de ces dernières accusations de corruption, les attaques dont il est objet ne sont pas nouvelles.Tantôt accusé d'incompétence ou de favoriser ses amis, l'ancien acteur de série B, autrefois idole des foules, connaît depuis des mois une chute sans précédent de sa popularité.C'est la rançon de la démocratie, encore relativement nouvelle aux Philippines où la chute de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos date de 1986.Dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est, la transition démocratique est encore en pleine phase de maturation.En Indonésie, Abdurrahman Wahid, premier président élu démocratiquement en octobre 1999, a dépensé et dépense encore beaucoup d'énergie à consolider son pouvoir dans un pays immense, miné par les violences et les tensions séparatistes.Un an après l'espoir énorme qu'il avait suscité, M.Wahid, 60 ans, musulman modéré, est aujourd'hui aux prises avec le désenchantement et les critiques de ses adversaires, à gauche comme à droite.Les « amis » de l'ancien président Suharto, tombé en 1998, n'ont pas ménagé leurs efforts, depuis l'élection de M.Wahid, pour tenter de sauvegarder leur influence.Des responsables gouvernementaux ont d'ailleurs directement accusé ces partisans de l'ancien régime, et certains militaires, de vouloir freiner la transition démocratique et d'entretenir les violences pour déstabiliser le pays.De l'autre côté de l'échiquier politique, mouvements étudiants et réformistes jugent précisément que cette rupture avec les pratiques du passé Ð népotisme et corruption Ð ne progresse pas assez vite.En août, le président Wahid, presque aveugle et à la santé chancelante, a dû lâcher du lest et déléguer la gestion des affaires courantes à la populaire vice-présidente Megawati Soekarnoputri.Le président avait présenté ses « excuses », tout en soulignant les difficultés à assurer la transition après 32 ans de régime autocratique.Plus au nord, à Taïwan, le président élu en mars dernier fait face, lui aussi, aux affres de la transition démocratique.Membre du Parti démocratique et progressiste (DPP), Chen Shui-Bian est le premier président taïwanais à ne pas être membre du tout puissant Kuomintang, le vieux parti nationaliste qui a dominé l'île pendant un demi- siècle.Six mois après son élection, première passation de pouvoir démocratique dans le monde chinois, M.Chen est aujourd'hui la cible de l'opposition qui a décidé lundi de lancer contre lui, comme aux Philippines, une procédure de destitution destinée à l'évincer.Il lui est reproché le renoncement à la construction d'une centrale nucléaire, un projet décidé et ardemment soutenu par le Kuomintang lorsqu'il était encore au pouvoir.Là encore, le nouveau président doit faire face à l'ancien régime.Le Kuomintang, évincé de la présidence, contrôle toujours le parlement taïwanais où il détient 115 des 221 sièges.Il n'est pas sûr pour autant d'obtenir la démission du président Chen et de la vice-présidente Annette Lu.Pour être lancée, la procédure de destitution doit d'abord recueillir le soutien de 25 % des députés, puis être votée par 66 % d'entre eux.Enfin, une majorité du corps électoral doit se prononcer lors d'un vote spécial avant que le président ne soit contraint de renoncer à ses pouvoirs. La Presse 1 novembre 2000 Page A23 manquante 3LP2401A1101 A-24 MERCREDIMONDE 3LP2401A1101 ZALLCALL 67 00:44:01 11/01/00 B Tchétchénie : l'administrateur pro-russe critique Moscou d'après AFP MOSCOU Ð Le chef de l'administration pro-russe de la Tchétchénie, Akhmad Kadyrov, qui accuse les forces fédérales d'entretenir une situation de guerre, aurait été visé hier par un attentat suicide, alors qu'un chef de la police pro-russe était assassiné dans le sud du pays.À Goudermes, à l'est de Grozny, un homme d'une trentaine d'années a mis à feu, hier, des explosifs qu'il portait sur lui, à 300 mètres du siège de l'administration tchétchène pro-russe, où se trouvent les bureaux de Kadyrov.L'homme était sous filature et ses intentions étaient connues, selon le commandant militaire de Goudermes, Alexandre Pavlenko.Voyant son but déjoué, il s'est fait sauter et il est mort sur le coup dans une explosion de très forte puissance, selon la même source.Kadyrov se trouvait à Grozny, où il a rencontré le ministre russe de l'Intérieur, Vladimir Rouchaïlo.Un chef de la police tchétchène pro-russe du district de Vedeno, dans le sud-est, Saïd-Khamzat Bisoultanov, a pour sa part été tué par des inconnus qui l'ont abattu devant sa famille.Un porte-parole du président indépendantiste Aslan Maskhadov a revendiqué auprès d'un correspondant de l'AFP en Ingouchie « l'exécution » du policier mais a décliné la responsabilité de l'attentat manqué contre Kadyrov, qualifié de « traître » après sa nomination en juin par les Russes.« La guerre peut continuer tant que les autorités fédérales ne feront pas pleinement confiance aux forces en Tchétchénie qui tentent de régler la situation et ne les soutiendront pas pour restaurer la paix et l'ordre », a déclaré Kadyrov lors d'un entretien avec l'agence Interfax.« Il n'y a de problèmes qu'avec les bandits, et mes partisans et moi devrions avoir de réels pouvoirs pour les écraser », a ajouté l'ancien mufti.Kadyrov estime avoir le soutien du président russe Vladimir Poutine mais accuse des responsables russes de s'opposer à son autorité.« Il y a trop de chefs » concurrents en Tchétchénie, a-t-il encore déclaré.Kadyrov est en conflit ouvert avec un autre Tchétchène prorusse, Bislan Gantamirov, récemment nommé maire de la capitale Grozny.Le conflit entre les deux hommes et les clans qui les soutiennent avait failli dégénérer en juillet, mais les Russes se sont refusés à trancher.Kadyrov a été visé par plusieurs attentats depuis sa nomination.Il a en outre dénoncé la suspicion et les brimades que subissent les Tchétchènes.« Tout Tchétchène est considéré comme un bandit.J'ai moi-même régulièrement des problèmes aux postes de contrôle lorsque je me déplace » dans la république, a-t-il souligné.Il accuse en outre Moscou de ne rien faire pour restaurer l'économie tchétchène.« La Tchétchénie n'a jusqu'à présent reçu aucun financement.Je ne sais pas pourquoi », at- il dit.Par ailleurs, les forces russes ont été attaquées à 20 reprises par les rebelles indépendantistes dans les dernières 24 heures et 22 engins explosifs ont été désamorcés, dont une bombe de forte puissance à Grozny, selon des sources militaires et policières.Une embuscade près de Starye Atagui, à 25 km au sud de Grozny, a notamment fait un mort et un blessé grave parmi les soldats, selon les Russes.ASSISTEZ AU GALA DE L'ADISQ EN COMPAGNIE DE VOS AMIS GRÂCE À ET Pour gagner l'un des 20 laissez-passer quadruples restez à l'écoute du 96,9 CKOI pour connaître l'endroit où se trouve l'Ultracar CKOI.Retenez l'indice du jour et présentez-vous aujourd'hui à Luc Cauchon au volant de l'Ultracar CKOI.Mentionnez-lui l'indice du jour La Presse et il vous remettra 4 laissez- passer pour assister au gala de l'ADISQ le dimanche 5 novembre prochain.Indice du jour La Presse du mercredi 1er novembre 2000 : CHANSON Victoire du parti au pouvoir en Tanzanie, mais incertitude dans l'archipel de Zanzibar d'après AFP ZANZIBAR Ð Le parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama cha Mapinduzi (CCM), a gagné les élections générales, mais dans l'archipel semi-autonome de Zanzibar, l'incertitude régnait hier après la décision de la Commission électorale de n'y réorganiser qu'une partie des élections générales, qui sont contestées.Dimanche dernier, les Tanzaniens ont voté sur tout le territoire pour élire le président, le Parlement et les conseillers locaux de l'union, tandis que leurs compatriotes insulaires devaient désigner, en plus, le président de Zanzibar et leur Chambre des représentants.Selon des résultats préliminaires portant sur 146 circonscriptions sur 231, le parti, au pouvoir depuis 40 ans, du président Benjamin Mkapa remporte 142 sièges au Parlement tandis que le Parti travailliste en obtient 2 et le Front civique unifié (CUF) 2.Cinquante des 231 circonscriptions sont situées à Zanzibar, où le décompte des voix a été suspendu dans la nuit de dimanche à lundi après l'annulation partielle du vote.Sur le continent, le dépouillement se poursuivait hier soir dans 35 circonscriptions.La Commission électorale n'a fourni aucun pourcentage sur le résultat de l'élection présidentielle, dans laquelle Mkapa est largement en tête.À Zanzibar, les dirigeants du principal parti d'opposition, le Front civique unifié, ont appelé au boycott des élections partielles prévues le 5 novembre dans les 16 circonscriptions où le scrutin a été annulé.Le CUF demande de nouvelles élections dans toutes les circonscriptions de l'archipel et affirme qu'il ne reconnaîtra pas les résultats du processus électoral en cours.Hier, les habitants avaient retrouvé leurs habitudes et la très grande majorité des boutiques avaient rouvert leurs portes dans la ville de Zanzibar, au lendemain de confrontations entre manifestants du CUF et policiers qui s'étaient soldées par de très violents passages à tabac et des arrestations.Mais dans la journée, Ismaël Jussa, secrétaire du candidat du CUF à la présidence de Zanzibar, Seif Shariff Hamad, assurait qu'un agent électoral de son parti avait été battu à mort par la police lundi soir à Chake Chake, sur l'île de Pemba.L'information n'a pas pu être confirmée de source indépendante.Selon le CUF, les retards et les nombreuses irrégularités constatées lors des élections présidentielles, législatives et locales du 29 octobre font partie d'une stratégie délibérée de la Commission électorale tanzanienne (ZEC) et du CCM pour lui voler la victoire.« C'est une farce de retourner aux élections dans ces conditions », a déclaré hier le responsable des droits de l'homme du CUF, Mohammed Ali Yussuf.Face aux nombreuses critiques, la ZEC a simplement invoqué l'« incompétence » de ses responsables dans les 16 circonscriptions et annoncé qu'ils seraient remplacés, tout comme certains de ses dirigeants, avant le nouveau scrutin.Le CCM, de son côté, estimait hier qu'il serait injuste de rappeler les électeurs aux urnes dans tout l'archipel, composé des îles d'Unguja et Pemba.Je veux Pour offrir des services primaires et d Õh.bergement de qualit.et en quantit.suffisante dans toutes les r.gions du Qu.bec, il nous faut des moyens. 3LP2501A1101 A-25 MERCREDIMONDE 3LP2501A1101 ZALLCALL 67 00:47:39 11/01/00 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 0 MOND E A 2 5 EXPRESS INTERNATIONAL Ulster Règlements de comptes UN ANCIEN CHEF d'une milice loyaliste a été tué par balles hier soir dans un fief protestant de la banlieue nord de Belfast, deuxième victime en douze heures des règlements de comptes entre groupes armés protestants rivaux, a-t-on appris auprès des forces de sécurité.Plusieurs hommes armés ont fait irruption par la porte arrière d'une maison, dans le lotissement protestant de Ballyduff, à la périphérie nord de Belfast.Ils ont ouvert le feu à bout portant sur Tommy English, proche d'UDA-UFF (Ulster Freedom Fighters), avant de prendre la fuite.Plus tôt dans la journée, Bertie Rice,63 ans, membre de l'aile politique d'UVF (Ulster Volunteer Force), la milice protestante rivale, a été abattu dans des circonstances similaires.L'assassinat de Bertie Rice est attribué à l'UDA-UFF, en représailles au meurtre de l'un de ses membres, abattu dimanche par l'UVF.Ð d'après AFP Afrique du Sud Ventes d'armes illégales L'ORGANISATION AMÉRICAINE de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch, a accusé hier l'Afrique du Sud d'exporter des armements vers des zones de conflits, contrairement à ses principes affirmés.Selon un rapport de l'organisation, la moitié des dix principales destinations des ventes d'armes sudafricaines entre 1996 et 1998 ont été le terrain de conflits : Inde, Algérie, Colombie, Pakistan , Congo Brazzaville, Rwanda.Le gouvernement sud-africain a rejeté ces accusations comme « inexactes ».Ð d'après AFP Côte d'Ivoire Crise financière LA BANQUE MONDIALE (BM) a annoncé hier aux autorités ivoiriennes la suspension immédiate de la plupart de ses décaissements en faveur de la Côte d'Ivoire, a-t-on appris de sources financières à Abidjan.La BM avait averti mi-octobre Abidjan de cette suspension si les autorités ivoiriennes n'honoraient pas les échéances de sa dette en retard.La Côte d'Ivoire n'a pas payé à la Banque mondiale les échéances de sa dette des 1er et 15 septembre d'un montant total de 27,8 millions de dollars, et des 1er et 15 octobre soit environ 12 millions de dollars.Cette suspension « restera en vigueur jusqu'à ce que la Côte d'Ivoire soit à jour de tous ses paiements » dus, ainsi que des paiements en retard de « 30 jours au moins » à cette date, a indiqué la Banque mondiale.Ð d'après AFP Zimbabwe Détresse des étudiants DES ZIMBABWÉENS titulaires d'une bourse créée par le président Robert Mugabe et étudiants dans une université sud-africaine sont contraints de se prostituer et de mendier, le gouvernement n'ayant pas payé leurs frais de scolarisation, selon un quotidien d'Harare.Quelque 180 étudiants de l'Université de Fort Hare vivent dans un état proche de la pauvreté parce que le gouvernement, qui fait face à une grave crise économique, est en retard dans ses règlements, indique le Daily News.Ð d'après AFP THAÏLANDE Des élections sur fond de corruption Agence France-Presse BANGKOK Ð Le premier ministre thaïlandais Chuan Leekpai a annoncé hier qu'il dissoudrait la Chambre des représentants en début de semaine prochaine, ouvrant ainsi la voie à des élections législatives sur fond de corruption.Aux termes de la constitution, le scrutin doit avoir lieu dans les 60 jours suivant la dissolution de l'assemblée et les politologues s'attendent à ce qu'il se tienne à la fin décembre ou début janvier.M.Chuan a pris sa décision, qui était attendue, après que la Cour constitutionnelle ait entériné hier le dispositif législatif définissant les nouvelles règles électorales, notamment en cas d'achat de voix.Mal endémique de la société thaïlandaise, la corruption éclabousse l'ensemble de la classe politique et tous les partis qui sont avant tout des groupes d'intérêts et de pression sans grandes divergences idéologiques.En dépit du rebond de l'économie, le Parti Démocrate de M.Chuan a éprouvé récemment une baisse de popularité, due notamment à un malaise social, à un climat de pessimisme général et à la démission tonitruante du ministre de l'Intérieur accusé de corruption.La reprise économique, elle-même, montre des signes d'essoufflement.Le principal adversaire de M.Chuan est un magnat des télécommunications, Thaksin Shinawatra, dont le nouveau parti Ð le Thai Rak Thai (Les Thaïs aiment les Thaïs) Ð est donné gagnant du scrutin.Selon un sondage publié hier, le Thai Rak Thai emporterait 40 sièges de plus que les Démocrates dans la nouvelle assemblée comptant 500 députés, et serait donc le mieux placé pour former la future coalition gouvernementale.Toutefois, la commission nationale anti- corruption a ouvert une enquête sur sur des transferts d'actions, s'élevant à plusieurs millions de bahts, opérés par le milliardaire entre ses compagnies et des proches et parents.M.Thaksin risque d'être banni de la vie politique pendant cinq ans s'il est reconnu coupable d'avoir ainsi tenté de dissimuler le véritable montant de sa fortune lorsqu'il fut brièvement vice-Premier ministre en 1997.Le milliardaire, qui assure n'avoir « rien fait d'illégal », devra venir s'expliquer avant la fin du mois devant la commission anti-corruption.La même commission s'intéresse aussi à plusieurs personnalités du parti démocrate, dont le premier ministre Chuan luimême, généralement considéré comme probe, qui n'auraient pas déclaré des certificats d'actions à leurs noms.L'atmosphère est d'autant plus lourde, et propice à des règlements de comptes, que les législatives approchent.Photo AFP Le premier ministre thaïlandais, Chuan Leekpai.Un ancien officier de la police secrète de Pinochet avoue un second crime Agence France-Presse SANTIAGO Ð Un ancien officier de la police secrète du général Augusto Pinochet, l'ex-major Carlos Herrera Jimenez, qui avait avoué vendredi sa culpabilité dans l'assassinat d'un syndicaliste, a reconnu hier un second crime commis pendant la dictature chilienne, a annoncé son avocat Roberto Puelma.Herrera Jimenez est le premier officier de l'armée de terre, à l'époque placée sous le commandement du général Pinochet, à reconnaître volontairement sa participation à des crimes commis sous le régime militaire (1973-1990).Déjà condamné à dix ans de prison pour un autre crime politique, il avait confessé vendredi son « rôle » dans l'assassinat du syndicaliste et opposant à la dictature, Tucapel Jimenez, dont le corps avait été retrouvé le 25 février 1982 dans les environs de Santiago.Selon lui et Me Jorge Savedra, l'avocat des parties civiles, Herrera a affirmé avoir agi sur les ordres du général Humberto Gordon, aujourd'hui décédé, et du commandant Alvaro Corbalan, ses supérieurs au sein de la redoutée DINA.Hier, l'ex-major Herrera Jimenez a en outre admis sa culpabilité dans l'assassinat en 1983 d'un menuisier, Juan Alegria, dont le cadavre avait été retrouvé près d'une lettre où il disait s'être suicidé et s'accusait de la mort du syndicaliste Jimenez.« C'est bien qu'il l'ait reconnu », a déclaré Me Puelma, tout en demandant la « clémence » en faveur de son client auprès de la Cour d'appel de Santiago.Le major Herrera Jimenez est actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité de Punta Peuco (50 kilomètres au nord de Santiago) pour l'assassinat d'un dirigeant du syndicat des transports, Mario Fernandez, autre opposant à Pinochet, mort sous la torture le 18 octobre 1984 dans des locaux de la Centrale nationale d'information (CNI), la police secrète de la dictature.L'ancien dictateur Augusto Pinochet, âgé de 84 ans et soigné depuis samedi pour une pneumonie à l'Hôpital militaire de Santiago, fait pour sa part l'objet de 176 plaintes pour sa responsabilité dans la mort ou la disparition de plus de 3000 personnes sous son régime (1973-1990). 3LP2601A1101 A-26 MERCREDI DITO 3LP2601A1101 ZALLCALL 67 00:39:10 11/01/00 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 Droits réservés Serge.Chapleau@lapresse.ca FORUM Le port oublié mroy@lapresse.ca Une grève compliquée d'un conflit intersyndical perturbe les activités du port de Montréal.Vendredi, une injonction a été obtenue afin d'empêcher les camionneurs de bloquer l'accès au port, compromettant ainsi l'exportation des biens produits ici, ainsi que l'approvisionnement des industriels et commerçants de Montréal et d'une partie du Canada.Chaque semaine, 8000 conteneurs - entre 40 et 45 % du trafic - transitent par le port de Montréal.La semaine dernière, il y aurait eu à un certain moment 20 000 de ces grosses boîtes plus ou moins abandonnées sur les quais.Une quarantaine de firmes de transport sont touchées par le conflit.Deux d'entre elles ont dit estimer, dans une poursuite intentée aux instances syndicales, que quelques jours de piquetage ont suffi à leur causer des pertes supérieures à 1,6 million.En extrapolant, on se rend compte qu'on se trouve en face d'une sorte de désastre dont, curieusement, les péripéties se déroulent dans l'indifférence quasi-générale.Nouvelle preuve de la façon dont les Montréalais voient - ou plutôt : ne voient pas - l'importance des activités portuaires.alors que la moindre valise perdue à Dorval ou à Mirabel fait scandale ! Il est vrai que, si le citoyen fréquente personnellement l'aéroport, bien peu de gens ont déjà arpenté les quais s'étirant sur 25 kilomètres le long du fleuve Saint- Laurent.Rappelons que le port génère des revenus de 1,7 milliard et gère vingt millions de tonnes de marchandises par année, procurant directement ou indirectement de l'emploi à 17 000 personnes.L'épisode du Technodôme - le projet récréo-touristique des frères Reichmann fondé sur la cession du quai Bickerdike, refusée par les autorités portuaires - avait éloquemment illustré, déjà, la méconnaissance des fonctions du port et de ses impacts économiques.De fait, la pression est forte, comme on le voit aussi avec la transformation en condos de l'ancien entrepôt frigorifique, pour changer la vocation de parcelles de plus en plus grandes du port afin de redonner aux citoyens de Montréal l'accès aux rives du fleuve.Il s'agit d'un projet tout à fait légitime, mais qui doit se concrétiser de façon telle qu'il permette aux autorités portuaires d'ajuster la géographie de leurs activités sans que celles-ci aient à en souffrir.Si on veut être positif, le conflit de travail sévissant de façon presque confidentielle au port de Montréal peut servir à ramener à la mémoire l'existence même de ce moteur économique peu high-tech, mais néanmoins essentiel.LA BOÎTE AUX LETTRES DPJ et pauvreté L'ARTICLE DE Jean-François Bégin, paru dans l'édition du 30 octobre, porte sur une étude qui révèle que le plus haut taux de signalements à la DPJ appartient aux familles défavorisées.Cet article jette encore le blâme sur les milieux pauvres.En effet, les signalements à la DPJ sont peutêtre plus élevés, mais qu'en est-il réellement ?Les riches sont-ils vraiment moins violents ou simplement moins souvent dénoncés ?Est-il possible que les familles sans problème financier aient tous les moyens pour mieux cacher les sévices ?Ou sont-ils simplement moins surveillés ?Il est certain qu'il est beaucoup plus facile de soupçonner un assisté social qu'un notable.Caroline Piecha Notre-Dame-des-Prairies Assumez votre choix JE SOUHAITE répondre à la lettre de M.François Lépine, de Saint-Bruno-de Montarville, dont La Presse a publié la pensée le 30 octobre dernier.C'est avec une certaine dose de cynisme et de stupéfaction que j'ai pris connaissance de sa position sur les élections fédérales en cours.Certes, il a droit à ses opinions sur la question des fusions municipales et sur le mécanisme que propose le gouvernement québécois.Toutefois, mêler ce dossier avec un éventuel appui ou non au Bloc québécois est plutôt pernicieux et relève d'une gymnastique intellectuelle difficile à admettre en démocratie.À ce compte, nous pourrions également associer le Parti libéral du Canada de Jean Chrétien et son p'tit frère le PLQ à l'adoption de la loi C-20, aux coupures dans les transferts de péréquation dans domaine de la santé, à l'ingérence dans les champs de juridiction des provinces, etc.Non, je ne crois pas à un tel raccourci que préconise M.Lépine et certains intervenants municipaux.Comment peut-on croire un seul moment que la défaite de quelques députés du Bloc sera interprétée comme un signal pour ne pas aller de l'avant avec le projet des fusions municipales Dans un démocratie, je crois plutôt à une approche responsable où l'individu décide dans l'isoloir du mérite de tel ou tel candidat et du programme de son parti.Ainsi, M.Lépine, si le coeur vous en dit, votez pour Jean Chrétien et son équipe, mais de grâce assumez votre décision et ne la justifiez pas par la porte d'en arrière ! Gilles Grondin Montréal Déconcertant AUX NOUVELLES télé du midi à la SRC le 31 octobre, l'animateur Pierre Craig annonce avec un enthousiasme égal et déconcertant la diffusion de deux reportages saisissants : L'un au Montréal ce soir de 18h00, intitulé « La pauvreté des enfants à Montréal », l'autre, après la pause commerciale, « La Misère de ceux qui perdent leurs cheveux ».et qui ont donc moins de chances de se trouver un emploi.Watatatow ! Michel Bédard Montréal Céline se raconte.Encore ! LES MÉDIAS en font leur plat du jour.Céline a décidé de « se sabbatiser », mais pas complètement.Le couple a gardé la fenêtre ouverte.Et elle récidive.Deux biographies en trois ans.Et on dit qu'elle fuit les paparazzi ! Son entourage a sûrement bien jugé et jaugé le tout.Que va-t-elle nous dire de nouveau ?Quel côté de son jardin secret sera dévoilé au grand jour ?Pour le moment, Céline vit sur un nuage floridien.Elle accouchera probablement d'un enfant comme les autres à moins qu'on veuille créer un autre mythe.Voilà ce qui m'horripile ! Yves Deslauriers Prévost Pub et vitesse ON PARLE beaucoup de la vitesse et de l'imprudence des jeunes au volant.Leur implication dans de nombreux accidents en sont la preuve.Laissez-moi vous dire que la télévision (Radio-Canada compris) leur enseigne des drôles de trucs.Une Mazda fait de la vitesse, du chassé-croisé, du slalom.L'autre, chaussée de Yokohama, peut faire de grands bonds, de la vitesse, du dérapage.On s'étonnera ensuite que des têtes folles n'essaient pas ces exploits qui ont l'air passionnants.Je pense que vous avez une grande responsabilité face à ces problèmes.Michelle Phaneuf St-Jean Trop, c'est trop ! LE BOUILLANT président (dixit La Presse, 31-10-2000) de la section locale 301 du SCFP a lancé un avertissement à la ministre du Travail, Diane Lemieux : Mme Lemieux, la journée où vous allez nous passer sur le corps, on va vous passer sur le corps de façon irréversible ! Comme on sait, Jean Lapierre n'a jamais fait dans la dentelle.mais il a dépassé les bornes.Passer sur le corps d'une organisation n'a pas du tout la même portée que passer sur le corps d'une femme, qu'elle soit ministre ou non.Que Jean Lapierre se rétracte ! À quand une dénonciation publique des présidents du SCFP et de la FTQ pour de tels propos violents, sexistes et lourds de sens ?Jocelyn Ann Campbell Montréal Le choc des cultures agruda@lapresse.ca Quand Alpna et Viresh Patel se sont mariés, les caméras de la CBC étaient là pour filmer l'événement.Le National Magazine préparait un reportage sur les mariages arrangés et l'union de ces deux jeunes gens originaires de l'Inde, mais élevés en Amérique du Nord, avait tous les ingrédients du genre.Les futurs époux se connaissaient à peine.Leurs parents les avaient choisis l'un pour l'autre en fonction de critères objectifs tels que leur bagage culturel commun et leurs perspectives professionnelles.Selon la tradition, pendant la cérémonie nuptiale, les deux mariés ont effleuré du bout du pied une pierre symbolisant les montagnes de la vie que désormais, ils graviraient ensemble.Mais la pente a été trop abrupte.Après avoir passé dix mois chez ses beaux-parents à Buffalo, loin de Viresh qui terminait sa formation dans une autre ville, Alpna n'en pouvait plus.Elle a confronté son mari, le menaçant de le laisser et de rentrer chez elle, à Saskatoon.On connaît la suite : la semaine dernière, un tribunal américain a condamné Alpna à trois ans de prison pour meurtre non prémédité.Quant à la CBC, elle a dû tourner une suite à sa love story.Il ne faut évidemment pas en conclure que tous les mariages arrangés soient condamnés à finir mal.Si ce fait divers révèle quelque chose, c'est plutôt à quel point il est difficile, pour les immigrants, de réconcilier les exigences de leur tradition et celles de la société où ils ont choisi de vivre.Les mariages arrangés existent chez les juifs orthodoxes, les hindous, les musulmans.En Inde, 95 % des couples sont arrimés de cette façon.Et malgré la popularité de l'amour romantique au cinéma, la majorité des gens croient que dans la vraie vie, c'est le mariage qui engendre l'amour - et non le contraire.La tradition s'est modernisée au fil des ans.En Inde, on ne marie plus de fillettes pré-pubères.La dot versée à la famille du jeune homme (chez les hindous) ou à la jeune femme (chez les musulmans) a été officiellement interdite - quoique la pratique ait largement survécu.De plus en plus, les futurs époux ont un mot à dire sur le choix de leur compagnon, qu'ils rencontrent avant le mariage.Leurs parents font le « magasinage », il leur appartient de prendre la décision finale.Les tenants du mariage arrangé font valoir que les époux sélectionnés en fonction de critères objectifs ont plus de chances de rester ensemble que ceux qui se marient sur un coup de coeur.À preuve : le taux de divorce en Inde est inférieur à cinq p.cent.! Mais comme disait une proche d'Alpna Patel à la CBC, en Inde, le divorce ne constitue tout simplement pas une option.Si les mariages arrangés n'éclatent pas plus souvent, c'est parce que le sort que la société indienne fait aux femmes séparées est pire que celui qu'elles endurent à l'intérieur du cadre marital.La durée n'est pas garante de bonheur, loin de là.Mais bon : la machine à mesurer le bonheur conjugal n'a pas encore été inventée.Et comme le mariage romantique n'est pas lui non plus un passeport pour le nirvana conjugal - la sentence d'Alpna Patel a coïncidé avec les déboires conjugaux de Patrick Roy et la publication d'une enquête sur la violence conjugale au Québec - il est difficile de conclure à la supériorité de l'un ou l'autre type d'union autrement qu'à travers la lunette de nos préjugés.Ce qui est sûr, en revanche, c'est que la greffe d'une tradition dans un autre monde augmente les risques de dérapage.En Inde, le mariage arrangé vient avec un kit culturel complet.On sait d'où vient le « promis ».Et le vaste réseau familial est là pour intervenir en cas de crise.Dans la diaspora, on se retrouve seul face au naufrage, perdu dans une société qui n'y comprend rien.Et puis il y a le choc des valeurs.La famille Patel est demeurée très attachée à sa tradition, tandis que la famille d'Alpna a adopté les idéaux occidentaux d'égalité et d'autonomie.Des valeurs qui se conjuguent mal avec la prémisse capitale du mariage à l'indienne : la soumission de l'épouse à l'autorité de son mari.Ces « collisions » entre deux univers imposent des arbitrages délicats.Par exemple : que faire avec la dot ?Au Canada, les tribunaux ont tendance à ignorer ces coutumes venues d'ailleurs.Il y a deux ans, un tribunal ontarien a décidé que le mahr - paiement dû à l'épouse dans un mariage islamique - relève d'une tradition religieuse et que la justice canadienne n'a pas à en tenir compte au moment du divorce.L'épouse qui estime que l'engagement n'a pas été honoré devra en faire son deuil au moment du divorce.Idem pour les dots versées à la famille du mari chez les hindous.Mais un tribunal britannique a récemment tranché en sens inverse, en permettant à une femme en instance de divorce de récupérer environ 100 000 $ de cadeaux offerts à la famille de son futur « ex ».En reconnaissant de telles traditions, on se trouve à les entériner.Est-ce souhaitable ?Pas sûr.Mais en les ignorant, on permet des injustices pas souhaitables elles non plus.Si les conflits culturels sont déchirants pour les individus, ils le sont aussi pour toute la société.Changer le jour de l'Halloween ?CHAQUE ANNÉE ramène les conseils de sécurité pour l'Halloween.Si nous étions vraiment sérieux et pensions réellement à la sécurité de nos enfants, nous commencerions par établir que l'Halloween devrait être célébrée avant le retour à l'heure normale (il fait clair jusqu'en début de soirée) et devrait aussi être célébré le samedi ou le dimanche, alors que la majorité des enfants, n'ayant pas à attendre le retour du travail de leur parents, pourraient commencer leur ballade en fin d'aprèsmidi.D'autant plus qu'un soir de semaine, comme c'est certainement le cas dans d'autres municipalités, en fin de journée, c'est le moment de la cueillette des ordures et des bacs de recyclage.Les gouvernements et les municipalités ne peuvent- elles pas se mettre ensemble dans le but de changer la date de l'Halloween, pour ces enfants que l'on prétend tant aimer ?PAULINE SHANKS Montréal 3LP2701A1101 A-27 MERCREDI DITO 3LP2701A1101 ZALLCALL 67 00:39:22 11/01/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er NOVEMBRE 2000 A27 FORUM Minoritaire ou majoritaire ?Voilà l'unique inconnue d'élections dont le résultat est hautement prévisible PIERRE DROUILLY L'auteur est directeur du département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal.DU POINT DE VUE électoral, il n'y a pas un, mais plusieurs Canada, et la configuration parlementaire qui se dégage, après une élection à la Chambre des communes, est souvent l'addition de blocs majoritaires dans chacune des régions du pays.Traditionnellement, sauf exception, le Québec et l'Ontario votaient libéral, tandis que tant l'Est que l'Ouest donnaient leur appui aux conservateurs.Comme le Canada central représente environ 60 % du parlement, cela a permis aux libéraux de gouverner ce pays pendant près de soixante-dix années du XXe siècle.Pierre Drouilly Depuis quelques années, le Reform Party (aujourd'hui Alliance canadienne) s'est substitué au Parti conservateur et le Bloc québécois a brisé le monopole libéral sur le Québec.Mais la dynamique électorale reste la même, au point que la Chambre des communes ressemble plus à une Chambre des régions qu'à un parlement ordinaire : l'Ontario est libéral, l'Ouest est réformiste, le Québec est bloquiste, seules les Maritimes et les Prairies ont divisé leur députation en 1997.Les chances sont donc fortes que le 27 novembre il en soit de nouveau ainsi, et même que le phénomène s'accentue.En somme, le Canada dispose d'un seul parti national, le Parti libéral, face à plusieurs partis régionaux.Il est hautement probable, dans ces conditions, que le Parti libéral remporte les prochaines élections.L'unique inconnue est de savoir s'il pourra former un gouvernement majoritaire : dans le cas contraire, nous aurons une crise des institutions et sans doute une nouvelle élection à brève échéance (cela s'est produit cinq fois au cours du XXe siècle : en 1925-1926, en 1957-1958, en 1962-1963-1965, en 1972-1974 et enfin en 1979-1980).L'Ontario Avec 103 députés, sur un total de 301, l'Ontario détient bien entendu la clé des élections fédérales.Déjà en 1993, le Parti libéral, avec 53 % du vote, y faisait élire tous ses candidats (l'Ontario disposait alors de 99 députés) et sur la base des nouvelles limites des circonscriptions de 1997, il y aurait fait élire 103 députés sur 103.En 1997, avec un léger recul de son vote (49,5 %), le Parti libéral y faisait néanmoins élire 101 députés, face à un député conservateur et un député indépendant : 43 élus libéraux l'ont été avec la majorité absolue des voix, et seulement 27 avec un vote inférieur à 45 %, ces derniers se retrouvant essentiellement dans l'Ontario rural.Devant une opposition divisée entre trois partis, notre mode de scrutin donne au Parti libéral en Ontario une suprématie totale.Depuis trois ans, tous les sondages montrent que le Parti libéral se maintient au-dessus de la barre des 50 % des intentions de vote en Ontario, l'Alliance canadienne progressant aux dépens du Parti conservateur, sans que le total du vote de droite ne progresse.On peut donc s'attendre, à moins d'un revirement, aussi subit qu'improbable, des opinions politiques des Ontariens au cours des prochaines semaines, que le Parti libéral rafle la presque totalité des sièges de l'Ontario.La remontée de quelques points de l'Alliance en Ontario dans les sondages de la semaine dernière n'est pas encore suffisante pour lui permettre de faire élire beaucoup de députés.Les Maritimes C'est dans les provinces maritimes que la chute fut la plus dure pour le Parti libéral en 1997 : avec une baisse de son vote de 24,4 %, il y perdit 20 députés, douze d'entre eux battus par des candidats conservateurs et les huit autres par des candidats néo-démocrates.Le Parti libéral a même perdu le vote acadien à cette occasion, et pour la première fois depuis longtemps.Il est vrai que certaines politiques libérales, notamment concernant l'emploi et le chômage, ont fortement mécontenté l'électorat des provinces maritimes, dont les difficultés économiques sont les plus sérieuses de toutes les régions du Canada.Depuis deux ans, cependant, les sondages créditent le Parti libéral, dans les Maritimes, d'une cote variant entre 40 % et 50 %, le Parti conservateur et le NPD ayant reculé sans que l'Alliance n'en tire profit.On risque donc, le 27 novembre prochain, de voir se répéter dans le provinces maritimes le scénario ontarien : le Parti libéral raflant presque tous les 32 sièges de cette région avec environ 50 % des voix, devant une opposition divisée en trois partis.L'Alberta L'Alberta est au vote de droite, ce que l'Ontario est au vote libéral : le château fort par excellence.En 1993, le Reform Party y faisait élire 22 députés avec 52,4 % des voix : en 1997, le vote réformiste progresse à 54,6 % et augmente la députation du Reform Party à 24 députés.Il ne reste plus alors que deux élus libéraux dans Edmonton, là où se concentre l'essentiel du vote libéral qui y faisait élire ses quatre députés en 1993.Les sondages depuis trois ans nous révèlent que l'appui de l'Alberta au Reform Party, et maintenant à l'Alliance canadienne, ne se dément pas : on peut donc parier, sans grand risque d'erreur, que le 27 novembre prochain l'Alberta élira une très forte majorité de députés pour l'Alliance.Les Prairies C'est dans les deux provinces du Manitoba et de la Saskatchewan, que la situation électorale des partis est la plus complexe, et en quelque sorte la plus imprévisible.Tous les partis y sont de force comparable : au Manitoba en 1997, le Parti libéral (34 %) a devancé le Reform Party et le NPD (23 % chacun), le Parti conservateur fermant la marche avec 18 % ; en Saskatchewan, le Reform Party (36 %) a devancé légèrement le NPD (31 %), le Parti libéral prenant la troisième place (25 %) et le Parti conservateur se trouvant loin derrière avec 8 % du vote.Cela fait des décennies que ces deux provinces connaissent des luttes triangulaires dans la plupart de leurs circonscriptions, avec une majorité de députés élus sur division des voix (23 fois sur 28 en 1997), avec des pourcentages souvent inférieurs à 40 % (une fois sur trois en 1997) et même voisins du tiers des votants (une fois sur quatre en 1997).Le plus faible pourcentage obtenu en 1997 par un député élu a été de 28,3 % pour le Reform Party dans Selkirk-Interlake, au Manitoba Avec notre mode de scrutin majoritaire simple à un tour, tout peut arriver dans les Prairies, car le moindre déplacement de voix d'un parti vers l'autre peut avoir des effets importants sur le nombre de députés élus par chacun des partis politiques.Les derniers sondages indiquent que la situation des partis n'a pas vraiment changé dans les Prairies depuis trois ans, seul le Parti conservateur y ayant perdu quelques points en faveur de l'Alliance.À moins de changements importants dans les prochaines semaines, on devrait s'attendre au Manitoba et en Saskatchewan à un vote divisé et à une députation fragmentée entre trois partis.La Colombie-Britannique Sur la côte du Pacifique, nous nous retrouvons avec une situation qui ressemble au bipartisme, entre le Parti libéral (29 %) et le Reform Party (43 %), le NPD (18 %) jouant un rôle de tiers parti.Le vote libéral est concentré dans la région de Vancouver-Victoria, tout comme celui du NPD, tandis que le Reform Party domine la partie rurale de la Colombie-Britannique.Cela lui a valu 25 députés en 1993, tout comme en 1997, ne laissant que six sièges au Parti libéral (un de moins qu'en 1997) et trois au NPD (aucun en 1993).En 1997, le Yukon est demeuré néo-démocrate (mais avec un vote de 28,9 % !), et les deux circonscriptions de Nunavut et de Western Artic sont demeurées libérales, mais sur division des voix, contrairement à 1993.Les sondages les plus récents nous indiquent que la lutte se fait toujours entre le Parti libéral et l'Alliance canadienne en Colombie- Britannique, le NPD continuant d'être le tiers parti un peu troublefête.Le dernier sondage Ekos paru dans La Presse de samedi indique par contre une remontée de l'Alliance en cours de campagne électorale, comme cela s'était d'ailleurs produit pendant la campagne de 1997.Un peu d'arithmétique électorale Les sondages actuellement disponibles montrent qu'en Ontario, les intentions de vote sont semblables aux résultats de 1997 : on peut donc s'attendre de nouveau à un balayage libéral dans cette province, ce qui donne déjà une centaine de circonscriptions au Parti libéral.Si l'on y ajoute des 25 circonscriptions du Québec acquises au Parti libéral à cause du vote non francophone, on peut dire que le Parti libéral part avec 125 circonscriptions pratiquement acquises, à moins de dérapage majeur en cours de campagne.Comme, en dehors du Québec et de l'Ontario, il ne reste que 123 circonscriptions, on peut d'ores et déjà dire que le Parti libéral est assuré de former le prochain gouvernement, même si l'Alliance raflait tous les autres circonscriptions du Canada, et le Bloc toutes les autres circonscriptions du Québec.L'enjeu pour le Parti libéral est donc de former un gouvernement majoritaire.Il lui manque environ 25 circonscriptions pour ce faire.Il a trois possibilités : faire des gains au Québec sur le Bloc québécois, retrouver son niveau de 1993 dans les Maritimes, ou bien faire des gains en Colombie-Britannique.Chacune de ces trois possibilités garantirait à elle seule cet objectif.Au Québec, le Parti libéral semble maintenant devancer légèrement le Bloc québécois, ou être à égalité avec lui : cependant dans les deux cas, la polarisation linguistique du vote n'assure pas au Parti libéral beaucoup de gains en nombre de députés, si le Bloc québécois reste à son niveau de 1997.Dans les Maritimes, les sondages indiquent que le Parti libéral serait revenu à son niveau de 1993, ce qui signifierait qu'on se dirige déjà vers un gouvernement libéral majoritaire.En Colombie-Britannique enfin, les derniers sondages indiquent une remontée de l'Alliance à son niveau de 1993, le Parti libéral se trouvant de son côté en meilleure posture qu'en 1993, et les conservateurs et néo-démocrates se trouvant en position de faiblesse.Rien n'est donc encore joué en Colombie- Britannique.D'une manière générale, les sondages semblent montrer que le Parti conservateur se vide en faveur de l'Alliance canadienne, tandis que de plus en plus d'électeurs néo-démocrates se dirigent vers le Parti libéral devant la montée d'une droite allianciste.Cela aussi est une constante de l'histoire électorale du Canada depuis un demisiècle : le NPD est un peu l'aile gauche du Parti libéral, et lorsque la droite se fait menaçante, bon nombre d'électeurs sociaux-démocrates votent contre la droite en votant libéral.Photo Reuters Accompagné de son épouse Aline, le premier ministre Jean Chrétien a effectué une visite à Moncton la semaine dernière, où il a rencontré des électeurs.Photo Reuters Vendredi dernier, Stockwell Day, chef de l'Alliance canadienne, a fait campagne en Alberta.Pour l'élection d'un gouvernement minoritaire Ainsi, le Bloc pourrait envisager apporter son appui à l'Alliance canadienne MARC BRIÈRE L'auteur est un juge à la retraite.CERTES, L'OPTION souverainiste est actuellement dans une impasse et il faudra bien un jour, le plus tôt possible, trouver le bon moyen de sortir de la crise constitutionnelle qui afflige le Québec et le Canada depuis trente ans.Mais ce n'est sûrement pas en votant libéral qu'on y arrivera.Les Québécois qui voteront pour Jean Chrétien avaliseront ainsi tout ce qu'il a fait contre le Québec : imposer la Loi constitutionnelle de 1982 malgré l'opposition unanime de notre Assemblée nationale, au mépris de la tradition constitutionnelle de ce pays et des intérêts les plus fondamentaux du Québec ; s'opposer aux accords du lac Meech et de Charlottetown qui auraient pu constituer un début de solution de la crise ; entretenir cette crise par une politique aberrante d'affrontement continuel avec le Québec, qui ne peut s'expliquer autrement que par machiavélisme électoral pour s'assurer le vote du Canada anglais réfractaire à tout accommodement constitutionnel.Serait-ce le parti de droite de l'Alliance canadienne qui, malgré ses excentriques antifrançais, réussira à refaire l'unité des Canadiens par une politique réellement fédéraliste, privilégiant les provinces comme les assises mêmes de la fédération canadienne, plutôt que de les ravaler au rang de municipalités régionales selon le fédéralisme centralisateur et unitaire du Parti libéral du Canada (celui des Trudeau, Chrétien et compagnie, non celui que j'ai connu jadis et que présidait le grand humaniste Lester B.Pearson) ?Peut-être réussira-t-il ce que la gauche velléitaire n'a pas su faire valoir dans et par le Nouveau parti démocratique.Si l'Alliance canadienne réussit son pari, alors le Bloc québécois aurait tort de vouloir rester à l'écart.En négociant habilement l'appui qu'il pourrait apporter à l'Alliance pour enlever aux infâmes libéraux le pouvoir qu'ils ont confisqué trop longtemps, le Bloc contribuerait à l'établissement d'un nouveau fédéralisme décentralisé et, peut-être même, d'une nouvelle association entre le Canada anglais et le Canada français (et éventuellement le Canada autochtone) qui marquerait la réconciliation des Anglo et des Franco-canadiens.Ce dernier espoir réside dans la force même de l'Alliance hors Québec et du Bloc québécois.C'est notamment la force de ce dernier qui lui permettrait de négocier convenablement son appui.Aussi les bloquistes qui joignent les rangs de l'Alliance ont-ils tort.Ce n'est pas individuellement qu'ils peuvent réussir à négocier pour le Québec de nouveaux arrangements.Les Québécois ne peuvent compter que sur leur force collective, tant à Ottawa qu'à Québec.Sans compter que le Bloc est le seul parti fédéral québécois de tendance socio-démocrate, ce qui n'est pas une dimension négligeable.Le mieux pour le Québec et le Canada aujourd'hui, c'est l'élection d'un gouvernement minoritaire qui nous débarrasserait de l'arrogance, du mépris et des turpitudes du présent gouvernement.Voter Bloc, ce n'est pas voter contre, c'est voter pour : pour des valeurs socio-démocrates et pour forcer un règlement de la crise constitutionnelle La Presse 1 novembre 2000 Page A28 manquante "]
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