La presse, 11 novembre 2000, Cahier A
[" 6LP0101A1111 Page A1/11nov.6LP0101A1111 ZALLCALL 67 01:01:53 11/11/00 B MONTRÉAL SAMEDI 11 NOVEMBRE 2000 LE PLUS GRAND Q UOTIDIEN FR ANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 2 3 > 2 1 2 P A G E S > 1 2 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.Gesca acquiert les trois quotidiens francophones de Hollinger La diversité des opinions et l'indépendance des rédactions seront préservées, assure Guy Crevier DENIS LESSARD e t MARIE-CLAUDE GIRARD QUÉBEC Ð L'acquisition des quotidiens francophones de Hollinger par Gesca, une filiale de Power Corporation, ne mettra pas en péril la diversité des opinions exprimées et l'indépendance des salles de rédaction, promet Guy Crevier, président de Gesca et éditeur de La Presse.« Le respect des pratiques journalistiques est une chose acquise chez nous.On est dans le domaine des journaux depuis plusieurs années.On a une tradition de respect des salles de rédaction depuis des années, je ne vois pas pourquoi cela changerait », a soutenu hier M.Crevier, annonçant, en conférence de presse, la transaction qui devrait être conclue à la mi-janvier 2001.Gesca, qui possède déjà La Presse, La Tribune (Sherbrooke), Le Nouvelliste (Trois-Rivières) et La Voix de l'Est (Granby) prend le contrôle aussi du Soleil (Québec), du Droit (Ottawa) et du Quotidien (Chicoutimi).Quinze hebdomadaires et trois imprimeries font aussi partie de la transaction.Conclusion d'une négociation entreprise en mai dernier, cette transaction devra obtenir au préalable la bénédiction du Bureau de la concurrence, ce qui ne posera pas de problème, prévoit M.Crevier.Voir GESCA en A2 Autres textesÐPage A21 Les vaches À Toronto, j'aime bien ce quartier qu'ils appellent l'Annexe entre Bloor et Dupont dans le coin de Spadina.C'est un peu comme le Plateau.J'ai mes habitudes dans un minuscule hôtel polonais qui s'appelle (assez follement d'ailleurs, pour un hôtel polonais), The Casa Loma Inn.« Vous avez beaucoup valises ?La zambre est pedite », me prévient Mme Ruczynski qui tient cet établissement dans un état de propreté maniaque.J'ai 27 valises, Mme Ruczynski, 27 ! Je déménage en Saskatchewan.Ma fiancée dit souvent qu'elle fera écrire sur ma tombe : « Il n'aimait rien tant que parler pour rien dire.» Une autre inscription qui ne serait pas fausse non plus : « Il aimait beaucoup les vaches.» Rien de personnel.Les vraies vaches.Je viens de passer l'après-midi en la compagnie des plus belles vaches du Canada au Royal Agricultural Winter Fair, la grande foire agricole annuelle de Toronto, once a year country comes to the city.Vous ne connaissez certainement pas les blondes d'Aquitaine, ce sont des boeufs monumentaux, blonds effectivement, de cette blondeur mousseuse de la crème fraîche.Et les charolais ?Et les limousins ?Il y en avait un tout noir qu'une jeune femme grattait sous le ventre avec un bâton à l'extrémité duquel est fixé un crochet.« Cela s'appelle un show stick, c'est pour calmer les bêtes avant le show », me renseigne-t-elle.Votre instrument eût été bien utile au débat des chefs, mademoiselle.Des vaches de l'Île-du-Prince Édouard et de l'Alberta.Un monsieur Croisetière de Moose Jaw avec un unique petit taureau australien au poil moiré comme de la soie.Des Long Horn du Texas.Des Murray Grey, des Holstein bien sûr, des Hereford comme en a madame Chamberlain ma voisine, et les plus belles de toutes, les petites Voir LES VACHES en A2 Stockwell Day a-t-il raté son objectif ?Il n'a pas réussi à s'imposer comme la solution de rechange en Ontario Oubliez l'Ontario! Des élections, ça se gagne dans le «War Room» Le pari de Joe Clark Le favoritisme à l'envers «Day veut détruire le Canada» Ð pages B1 à B10 KATIA GAGNON STOCKWELL Day semble avoir perdu son pari.Sa performance au débat des chefs ne lui permet pas d'espérer conquérir l'Ontario puisque le leader de l'Alliance n'a pas réussi à s'imposer comme la seule solution de rechange aux libéraux.La voiture de course de l'Alliance s'est fait doubler par un vieux cheval : Joe Clark.La quasi-totalité des experts consultés par La Presse sont d'avis que le chef de l'Alliance, malgré sa performance sans faille, n'a pas atteint son objectif au débat des chefs.Pour arriver à percer en Ontario, M.Day aurait dû mettre Jean Chrétien hors de combat et surtout, se présenter comme la seule solution de rechange valable.« Contrairement à ce que M.Day souhaitait, l'environnement politique devient plus complexe après ce débat.Parce que Stockwell Day a échoué à faire de ces élections une bataille à deux.Il y avait clairement quatre chevaux en compétition au débat des chefs », estime Matthew Mendelsohn, politologue à l'Université Queen's.Or, dans l'Ontario convoité par M.Day, les libéraux ont réussi en 1997 à remporter plusieurs comtés précisément à cause de la division Voir STOCKWELL en A2 Ats, spectacles et Cinéma cahiers C et D - horaire cinémas C4, C6 - horaire spectacles D17 - horaire télévision D2 Avis B11 Bridge-Échecs-Timbres H17 Carrières et Formation cahier I Décès C10, C11 Économie cahier F Éditorial A18 Élections 2000 cahier B Encans Feuilleton H19 Forum A19 Horoscope H19 Jardiner J16 Le monde A13-A17 Les petits compagnons H17 Loteries A2, B10 Mots croisés H12, H19 Mot mystère H19 Petites annonces - immobilier E1-E5 - marchandises E5, E6 - emplois E6-E12, - automobile G9, G10 - affaires F2 Restaurants D18 Sports cahier G Vacances cahier H Vin D19 M É T É O Voir page B10 Nuageux avec averses Maximum 8, minimum 1 Bush prépare la transition RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð George W.Bush n'a pas encore commencé à mesurer les draperies de la Maison-Blanche, mais c'est tout comme.Malgré l'incertitude qui continue à planer sur le résultat de l'élection présidentielle en Floride, il se comporte depuis deux jours comme s'il était le 43e président des États-Unis.Hier encore, le gouverneur du Texas a fait savoir au monde qu'il travaillait « discrètement » et de manière « responsable » à la composition d'un cabinet.Au cours de la journée, il s'est présenté devant les journalistes en compagnie de deux conseillers susceptibles d'occuper une place importante au sein d'une administration Bush II.Il s'agit de son conseiller en matière économique, Lawrence Lindsay, et de sa conseillère en matière de sécurité nationale, Condoleezza Rice.« Si le verdict qui vient d'être annoncé est confirmé, nous serons prêts, et je pense que le pays doit le savoir », a déclaré Bush au cours d'une brève rencontre avec la presse à Austin, capitale du Texas.Le verdict auquel faisait allusion Bush, c'est celui du décompte des voix en Floride.Il ne sera pas certifié avant mardi, mais il donne au candidat républicain une avance de 327 suffrages sur son adversaire démocrate.Ce résultat officieux ne Voir BUSH en A2 Autres informationsÐPage A13 Puerto Plata Punta Cana Bayahibe Varadero Cayo Coco $ T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez avec R.servez t.t sinon vous allez trouver a haut ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCE S ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de Malaga $ Floride $ Guadeloupe $ Vancouver $ Ha.ti $ Siges grand confort disponibles 1 semaine 15 jours super club p.p.occ/dble Forfaiits tout iincllus V Playa Blanca Martinique Escapade familiale $ Carte atout Cancun Puerto Vallarta Ixtapa Marguerita $ San Andres exotique Ballii 11 $$ TOUT INCLUS 6LP0201A1111 Page A2/11nov.6LP0201A1111 ZALLCALL 67 01:02:02 11/11/00 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 0 DEMAIN DANS LA PRESSE Vite, vite, les toilettes ! Des « p'tits accidents », tout le monde en a eu.Mais pour certains enfants qui mouillent pyjamas et bobettes, ou certains adultes qui « s'échappent », ces mésaventures se multiplient au point de devenir un cauchemar quotidien et une hantise de chaque instant.Mais pas question de hisser le drapeau blanc ! Un dossier de Liliane Lacroix.À lire demain dans le cahier Santé.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-3-2 > À quatre chiffres : 8-0-9-1 SUPER 7 > 4-11-16-23-24-42-47 Compl.: 45 > Extra : 056309 SUITE DE LA UNE GESCA Suite de la page A1 Ce bureau a déjà approuvé la vente des journaux anglophones d'Hollinger à Can West.Les deux parties ont refusé de divulguer le montant de la transaction, bien qu'on parle généralement d'une somme avoisinant 150 millions, pour laquelle Gesca a obtenu l'appui d'institutions financières.L'indépendance des salles de rédaction sera absolue et la pluralité des opinions garantie, a promis M.Crevier, un engagement qui a permis hier au premier ministre Lucien Bouchard et au chef libéral Jean Charest d'approuver la transaction.La concentration de la propriété des médias « n'entraîne pas nécessairement la concentration des contenus », a fait dire M.Bouchard par un porte-parole.Le chef libéral Jean Charest s'est dit rassuré par les engagements de M.Crevier quant au respect de l'indépendance des salles de rédaction.« Je suis un fervent défenseur de la liberté d'expression et de la diversité des opinions.Je prends l'engagement qu'en tout temps nos journaux vont refléter cela », a soutenu hier M.Crevier.Cet engagement, il s'illustre par les pages « Forum » de La Presse qui publient chaque jour des opinions carrément contradictoires.Quand on souligne que la page éditoriale du quotidien qu'il dirige, La Presse, est clairement fédéraliste, M.Crevier rappelle « qu'en Amérique du Nord, la pratique qui n'est pas contestée veut que la page éditoriale reflète l'opinion du propriétaire ».Par contre, le vice-premier ministre Bernard Landry juge « outrageantes et scandaleuses pour quiconque croit vraiment en l'économie de marché et la liberté de la presse » les déclarations récentes de Dan Colson, le négociateur d'Hollinger à Londres.M.Colson avait dit que l'acheteur des quotidiens québécois serait « quelqu'un qui assurera que le ton fédéraliste se poursuivra ».« Jamais M.Colson et moi n'avons abordé cette question, a affirmé M.Guy Crevier, la négociation a été basée sur une question d'affaires.La longue négociation Ð qui a atteint un point de rupture à deux ou trois reprises Ð a porté uniquement sur la valeur de l'acquisition ».Cet achat témoigne surtout de la confiance dans l'avenir des quotidiens.« Gesca croit fermement dans l'avenir des journaux au Québec, on veut continuer d'investir en information et notre priorité demeurera l'amélioration de nos contenus », a soutenu hier M.Crevier.« Chaque quotidien bénéficiera des avantages d'appartenir à un véritable réseau.» Le nouveau groupe de presse, souligne M.Crevier, aura une fenêtre dans tous les marchés au Québec, un avantage important auprès des annonceurs.La taille du nouveau groupe lui permettra aussi de procéder à des rationalisations, des économies dans l'achat de papier ou de services.Quand on lui demande si tous les emplois seront préservés, M.Crevier reste prudent : « On vit dans un monde de changements continuels, les journaux vont devoir s'adapter ».Mais il s'empresse d'ajouter : « On arrive avec une vision de développement, de présence sur Internet.On n'a pas de plan précis de rationalisation, on va s'asseoir avec les gens et discuter.» L'expansion du réseau de quotidiens de Gesca amènera « une cohésion et une solidité financière » qui permettront de « mieux évaluer et saisir les occasions d'affaires dans le secteur des nouveaux médias ».Pas question pour Gesca de se lancer dans la propriété de chaîne de télévision.On ne retrouvera pas le groupe parmi les candidats à l'achat de Télévision Quatre Saisons, mais M.Crevier souligne être toujours à la recherche de « partenariats stratégiques », une solution naturelle « dans des marchés aussi étroits que celui du Québec ».« Les temps ont changé, a commenté pour sa part le vice-premier ministre, Bernard Landry.Les technologies ont changé, les sources d'information se sont diversifiées.Si la transaction avait eu lieu il y a 20 ou 25 ans, cela aurait été « presque outrageant », at- il dit « Le fait que 70 % de l'écrit soit sous le contrôle des mêmes personnes, crée pour ces personnes une obligation d'éthique capitaliste et d'éthique civique beaucoup plus élevée qu'avant », a ajouté M.Landry.LES VACHES Suite de la page A1 Jersey, si nombreuses au Vermont, aux yeux globuleux comme des vaches de bandes dessinées.Tout un grand hall de biquettes dont une qui avait poussé sa ressemblance avec Gilles Duceppe jusqu'à n'avoir point d'oreilles.Et des lapins abyssiniens, hollandais et flamands.Et des canards qui se dandinaient comme M.Chrétien.Une citrouille surréaliste de 830 livres qui avait les bajoues de M.Clark, mais je me suis ravisé, elle était assez grosse pour les contenir tous les cinq, c'était une citrouille en forme de débat, voilà, un gros machin effoiré, plein de monde autour pour la regarder, et il ne se passait rien.Je n'étais pas du tout parti pour aller au Royal Fair.Je suis d'abord allé au local de Tony Ianni, le candidat libéral dans Spadina.Il est pas là, Tony ?Ci dispiache, je regrette, me répond un type en italien.Je vais l'attendre ici, je dis, je prendrais bien un petit café si vous en avez ?Y'avait pas de café.Un petit quelque chose à manger alors ?Vous faites la polenta ?(un plat populaire du nord de l'Italie).Ils m'ont presque montré la porte.Je me suis rabattu sur le local des NPD, rue Bloor.J'entre.Je ramasse un dépliant sur une table, je lis : Dear Neighbour, My name is Michael Valpy, I'm a journalist.« Qu'estce qui vous fait rire ?» me demande la dame qui m'avait accueilli.D'abord je ne ris pas.Je souris.Il me semble que la meilleure façon de faire fuir des électeurs c'est justement de leur dire : Bonjour, mon nom est Machin, je suis journaliste.Ça dépend des journalistes, me dit la dame.Et toc.C'est là que l'idée m'est venue d'aller au Royal Fair.Faces de beû pour faces de beû, j'ai préféré celles des Holstein.J'y reviens le temps d'un flash.Le Royal Fair n'est pas qu'une foire à bestiaux.Il y a un immense marché, un jardin, des fleurs, plein de trucs à bouffer, des produits frais, des fromages, du pain cuit sur place, des tartes, les viandes des producteurs présents, enfin vous voyez.Il y avait un monde fou, plein d'écoles, plein d'enfants qui mangeaient quoi, d'après vous ?De la pizza à 1,50 $ la portion, la rondelle de pepperoni dégueu dans un lac de fromage caoutchouteux.Les produits frais, le jus, les crêpes, les tartes, les viandes des producteurs, trop cher.Puisqu'on m'envoie voir le Canada, cet instantané-là : un pays trop riche pour les Canadiens.Et puis, avez-vous regardé le débat des chefs ?Non, attendez, c'est pas ça je voulais vous demander.Avez-vous vu le dernier film de Woody Allen ?Dedans, Woody a une soeur qui vit seule.Il passe la voir, elle est en larmes, elle lui dit tu sais le chum que j'avais, celui qui dansait si bien, je l'ai ramené à la maison pour la première fois l'autre soir et.il m'a attachée, il a déféqué sur moi et il est parti.Le ton est monocorde.C'est pas un film comique.Plus tard, dans la même soirée, Woody rentre chez lui, sa femme dort, elle se réveille, elle dit t'as passé une bonne journée ?Rien de spécial, dit Woody, et là il se souvient : ah oui, un inconnu a déféqué sur ma soeur.Non, ça n'a rien à voir avec le débat.C'était pas des inconnus.STOCKWELL Suite de la page A1 BUSH Suite de la page A1 du vote.Stockwell Day devait donc, au débat, convaincre tout l'électorat de droite d'appuyer son parti.Mais la performance étincelante du chef conservateur Joe Clark va contribuer à brouiller les cartes des stratèges de l'Alliance, croit Sid Noel, politologue à l'Université Western Ontario.« Les conservateurs mous vont y penser deux fois avant de passer à l'Alliance », dit-il.De plus, les efforts de M.Day pour rassurer les électeurs n'ont pas eu l'effet voulu, fait valoir Graham White, politologue de l'Université de Toronto.« Il a fait preuve d'une très grande habileté dans la façon de s'adresser aux gens.Mais il a eu l'air d'un homme qui en faisait trop : quand il a sorti sa petite affiche, mon indicateur de fumisterie a commencé à grimper », ironise le politologue.La tactique de regarder constamment la caméra, copiée sur celle employée par le premier ministre ontarien Mike Harris lors de la campagne de 1995, l'a également desservi, ajoute M.Noel.« La copie ne semblait pas aussi authentique que l'original.» M.White, tout comme son collègue Mendelsohn, croit cependant que la piètre performance de Jean Chrétien lui a probablement fait perdre des points en Ontario.« Mais comme il a été attaqué de trois côtés, il a probablement perdu des points chez trois clientèles.La différence en fait de sièges pourrait donc être minime », commente M.White.« Les électeurs qui avaient des doutes sur M.Chrétien ont été confirmés dans leurs doutes.Ont-ils trouvé un autre chef suffisamment impressionnant pour changer leur vote ?C'est possible.Mais ce ne sera pas un mouvement de masse », renchérit Matthew Mendelsohn.Chris Baker, vice-président à la firme de sondages Environics, partage la perception des trois universitaires.L'agressivité de Stockwell Day envers le premier ministre lui a nui, estime-t-il.« Il aurait dû s'en tenir à son programme du respect.Parce que la première personne qui verse dans les attaques personnelles est perçue comme la plus désespérée.En jetant les gants, M.Day a démontré sa faiblesse », croit-il.Il a également fait un mauvais coup en sortant cette affichette au beau milieu du débat.« C'est de la bonne télévision, mais ça montre aux gens qu'il est capable de ne pas respecter un accord négocié.» L'utilisation de matériel était en effet interdite, selon l'entente conclue avec les réseaux de télévision.Dans le choeur de nos experts, le seul son de cloche discordant provient de Darrell Bricker, vice-président de la firme Ipsos-Reid, qui, en collaboration avec le réseau de télévision CTV, a effectué une enquêtee après le débat auprès de 500 internautes volontaires.Les répondants ont donné Stockwell Day gagnant du débat à 38 %.Joe Clark suit à 27 %, Jean Chrétien à 21 %, Alexa Mc Donough, 11 %, et Gilles Duceppe, un pour cent.« Les gens ont été très impressionnés par son style », fait valoir M.Bricker, qui croit que le débat pourrait créer un mouvement d'appui à Stockwell Day en Ontario.Mais, comme le faisait remarquer sur les ondes de CBC, l'ancien premier ministre de l'Ontario, David Peterson, qui l'a appris à ses dépens, « ce n'est pas parce que les gens trouvent que quelqu'un a gagné un débat qu'ils vont voter pour lui ».tient pas compte des votes par correspondance qui seront dépouillés le 17 novembre.Néanmoins, le camp Bush a demandé à Gore de concéder la victoire, hier.« La seule question en suspens, ce sont ces bulletins de l'étranger, que, historiquement, les républicains ont gagné », a déclaré Karen Hughes, porte-parole de Bush.« Nous espérons que le vice-président reviendra sur ses menaces de plaintes en justice et d'un nouveau décompte.» L'émissaire de Bush en Floride, James Baker, a martelé le même message au cours d'une conférence de presse.« Pour le bien du pays et dans l'intérêt de notre statut dans le monde, la campagne devrait prendre fin et le travail de la transition devrait commencer », a dit Baker.« Nous comprenons qu'il soit frustrant de perdre une élection par une petite marge.Mais ça arrive.» Baker a encouragé Gore à suivre l'exemple de Richard Nixon et Gerald Ford, deux candidats républicains ayant perdu des élections très serrées, le premier en 1960 contre John F.Kennedy (par 118 000 voix) et le deuxième en 1976 contre Jimmy Carter (par 1,6 million de voix).Selon Baker, Nixon et Ford « ont placé les intérêts du pays en premier » en acceptant le vote.Dans l'ensemble des États-Unis, Gore a récolté environ 200 000 suffrages de plus que Bush lors du scrutin de mardi.Pour accéder à la Maison-Blanche, il lui manque cependant la majorité au sein du collège électoral, la seule majorité qui compte.D'où l'importance de gagner la Floride et ses 25 grands électeurs.Pour la deuxième journée consécutive, le camp Gore a reproché à Bush de faire preuve d'arrogance en parlant de transition et de cabinet.« Cette élection n'est pas finie », a déclaré William Daley, directeur de la campagne présidentielle de Gore, au cours d'une conférence de presse à Tallahassee, en Floride. 6LP0301A1111 a3 samedi 6LP0301A1111 ZALLCALL 67 01:00:33 11/11/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 A3 ACTUALITÉS L'acheteur de La Ronde déboursera 30 millions ÉRIC TROTTIER UN CHÈQUE de 30 millions de dollars à la signature du contrat, un bail de 40 ans au montant total de 68 millions, des retombées fiscales de cinq millions par année.Telles sont les sommes que la Ville de Montréal s'attend à recevoir lorsqu'elle aura conclu un accord pour la vente des actifs de La Ronde, vraisemblablement au groupe américain Six Flags, le plus important exploitant de parcs thématiques au monde.Et ça, c'est sans compter le fait que Six Flags a l'intention d'investir 100 millions de dollars pour transformer La Ronde.« C'est tout un investissement ! L'affaire du siècle pour la Ville, d'autant plus que l'acheteur ne demande pas de subventions ! » Dans l'entourage du maire de Montréal, Pierre Bourque, on jubilait hier.Le président du comité exécutif de la Ville, Jean Fortier, a refusé de nommer le futur acquéreur, « pour respecter une clause de confidentialité », mais il a admis que la vente était imminente.« Nous sommes dans la phase finale des négociations ; ce n'est qu'une question de jours, de semaines tout au plus, avant que l'affaire soit conclue », at- il déclaré, avant de donner plusieurs détails de l'entente.M.Fortier a dit que les futurs acquéreurs sont « enthousiasmés » par la qualité du marché de Montréal et par le potentiel qu'offre La Ronde, qui attire 1,2 million de visiteurs par année.Les acheteurs devront payer 30 millions de dollars pour acquérir les actifs du parc d'attractions, a soutenu M.Fortier, en précisant que la Ville restera propriétaire du fond de terrain.D'autres conditions seront aussi respectées, a-t-il ajouté : la marina demeurera ouverte au public et le festival des feux d'artifice pourra continuer d'être tenu à l'île Sainte-Hélène.Selon lui, l'acquéreur s'engage aussi à payer la somme de 1,7 million par année à la Ville pour louer les lieux, un bail qui aura une durée de 40 ans.Enfin, la transaction rapportera à l'administration montréalaise près de cinq millions par année en taxes de toutes sortes, a fait valoir le président du comité exécutif.M.Fortier a précisé que l'acquéreur prendra possession de La Ronde au printemps prochain, mais n'entreprendra les travaux de transformation du parc que l'année suivante.Pour l'instant, Six Flags reste bien en avance sur les autres soumissionnaires, a-ton pu apprendre de différentes sources, hier.Le groupe américain, qui a déjà fait partie de l'empire Time Warner, a des revenus de plus d'un milliard par année et possède 37 parcs d'attractions aux États-Unis, à Mexico et en Europe.L'entreprise, dont le siège social se trouve à Oklahoma City, a acquis plus d'une douzaine de parcs semblables depuis deux ans.Elle souhaite faire de La Ronde un parc thématique dont le thème n'est pas encore arrêté.Chose certaine, les 100 millions que compte investir l'entreprise américaine vont complètement transformer le parc de l'île Sainte-Hélène.Par comparaison, signalons que la Ville n'injectait que deux ou trois millions par année pour restaurer ses manèges.Selon M.Fortier, il reste toutefois, avant de sabrer le champagne, à régler quelques détails, dont la question des emplois de La Ronde (une cinquantaine d'employés cols bleus de la Ville en plus des 500 employés occasionnels de la Société du parc Jean-Drapeau).Certains employés passeront au service de l'acheteur, tandis que les autres resteront à la Ville.M.Fortier n'a pas précisé si des licenciements sont prévus.Près d'une demi-douzaine d'entreprises s'étaient montrées intéressées par l'achat des actifs de La Ronde.Selon ce que La Presse a appris, deux autres acheteurs potentiels seraient par ailleurs toujours dans la course, advenant l'échec des négociations avec Six Flags.Il y aurait notamment un groupe français représenté par l'avocat montréalais Guy Dancosse.Selon ce dernier, le groupe européen souhaiterait faire de La Ronde un parc couvert, exploité toute l'année, ce qui nécessiterait des investissements beaucoup plus considérables.« C'est un projet d'envergure, fait sur mesure pour La Ronde, a confié Me Dancosse à La Presse.Et en autant que je me fie aux informations qu'on a, nous sommes toujours dans la course, la Ville ne nous pas encore dit que nous ne l'étions plus, en tout cas.» La Ronde, le parc d'attractions qui a été conçu à l'occasion de l'Expo 67, a connu des saisons plus difficiles ces dernières années, attirant davantage les adolescents Ð aux poches plutôt vides Ð que les riches touristes.En 1999, une grève a forcé la fermeture du parc pendant neuf jours et la saison s'est terminée par une perte de 700 000 $.Cela a fait réfléchir la Ville.« On s'est aperçu qu'on était vulnérables au plan des relations de travail, explique Jean Fortier.Cela nous a amenés à nous demander si La Ronde, essentiellement un site récréatif, devait continuer à faire partie des activités de base de la Ville.» La réponse, la Ville l'a obtenue quand le président de la Société du parc Jean-Drapeau, Pierre Bibeau, a transmis à la Ville un rapport indiquant qu'il fallait investir plusieurs dizaines de millions pour remettre le parc sur les rails.La décision de vendre a alors été prise.Photo ROBERT SKINNER, La Presse Le groupe américain Six Flags, qui possède déjà 37 parcs d'attractions, reste bien en avance sur les autres soumissionnaires pour l'acquisition de La Ronde.Une transaction payante pour un ami de Jean Fortier MAIL CHAMPLAIN ( AVA L www.l ÉRIC TROTTIER IL N'Y A pas que la Ville de Montréal qui s'apprête à faire la passe avec la vente des actifs de La Ronde.Richard Bramucci, un ami personnel du président du comité exécutif de la Ville, Jean Fortier, recueillera, si la transaction de La Ronde avec Six Flags se concrétise, une commission allant de 500 000 $ à 1,5 million, pour un contrat qui lui aura pris à peine cinq mois de travail, a appris La Presse.M.Bramucci est le président et le seul actionnaire du Groupe Millénium, une entreprise spécialisée dans la vente de grandes sociétés.Au mois d'août dernier, la Ville a retenu ses services pour trouver des acheteurs potentiels au parc d'attractions de l'île Sainte-Hélène.Selon plusieurs intervenants au dossier, M.Bramucci a effectué un excellent travail.Rapidement, il a identifié huit entreprises qui pouvaient se montrer intéressées.Quatre d'entre elles ont soumis à la Ville une offre.L'une, provenant d'un groupe de Québec, a été qualifiée de « farfelue » et a été mise à la poubelle.Les trois autres ont été conservées, et des négociations plus serrées ont été entreprises avec Six Flags.M.Bramucci a fait de l'excellent boulot.Il faut dire qu'il est bien payé.Le contrat qui le lie à la Ville stipule que, quoi qu'il arrive, la Ville devra lui verser la somme de 100 000 $.En cas de succès, c'est tout autre chose.L'acheteur devra alors verser à M.Bramucci des honoraires « représentant 1,45 % du montant brut de la transaction ».Joint par La Presse, hier, M.Bramucci a refusé de préciser le montant de sa commission.On peut faire le calcul.Tout dépend en fait de la valeur du « montant brut de la transaction » : 30 millions, selon une évaluation conservatrice ou.près de 100 millions (si on inclut dans le montant de base la somme que recevra la Ville pour la location des lieux durant 40 ans, soit 68 millions).Quoi qu'il en soit, la vente va rapporter un minimum de 550 000 $ à M.Bramucci.Au mieux : 1,5 million.Or, La Presse a appris que ce dernier est depuis 12 ans un ami personnel de Jean Fortier, le président du comité exécutif qui est, dans les faits, le numéro deux de la Ville.Les deux hommes ont même déjà partagé un bureau.« Et puis ?La Ville a bien le droit d'accorder des contrats à mes amis ! » a soutenu M.Fortier quand on lui a fait remarquer la chose, hier.« Tout a été fait dans les normes, a-t-il ajouté.Il y a eu appel d'offres et la soumission du groupe Millénium était la plus basse.» Ð Mais n'y a-t-il pas quand même apparence de conflit d'intérêts Ð Il n'y a pas de conflit d'intérêts là-dedans, voyons ! Écoutez, je connais tout le monde dans ce domaine.On ne peut pas disqualifier quelqu'un parce qu'il est un de mes amis personnels.Je connais aussi Bernard Lamarre et Jean Lamarre ; est-ce que la Ville doit arrêter de donner des contrats à SNC pour ça ?M.Fortier affirme ne pas avoir eu de discussions personnelles avec M.Bramucci à propos de ce dossier.« Et ce n'est pas moi qui ai négocié son contrat », ajoute-t-il.Pourtant, M.Bramucci dit : « Quand j'ai entendu dire que la Ville voulait vendre les actifs de La Ronde, j'ai appelé Jean pour lui demander comment je devais m'y prendre pour offrir mes services à la Ville.» Fait à signaler, à l'origine de toute cette affaire, le mandat visant à réorienter La Ronde ou à la mettre en vente devait être accompli par la firme Price Waterhouse, sous la gouverne de la Société du parc des Îles, la société paramunicipale qui est propriétaire du parc d'attractions.Mais le comité exécutif de la Ville de Montréal est intervenu l'hiver dernier pour prendre le dossier en mains.Puis, dérogeant à sa politique d'attribution de contrats de services professionnels, la Ville a fait un appel d'offres sur invitation à trois firmes avec lesquelles elle a négocié de gré à gré.La première n'a pas présenté d'offre et la seconde n'a pas été retenue pour des raisons techniques.« Le Groupe Millénium est la firme qui répond le mieux aux exigences de la Ville », a conclu le comité exécutif dans sa décision datant du 3 août dernier.PHOTOTHÈQUE La Presse © Jean Fortier 6LP0401A1111 a4 samedi 6LP0401A1111 ZALLCALL 67 12:53:48 11/13/00 B Photothèque, La Presse © La faillite de Gilles Perron (ci-dessus) entrera en vigueur le 27 juillet prochain, si aucun créancier ne s'y oppose, ce qui ne semble pas être le cas pour l'instant.Gilles Perron déclare faillite Il rencontrera de l'opposition sur son chemin.CHRISTIANE DESJARDINS CONDAMNÉ RÉCEMMENT à payer 200 000 $ au procureur de la Couronne, Yves Berthiaume, qu'il a diffamé pendant de longues années, Gilles Perron vient de déclarer faillite.Mais il ne l'aura pas facile.De fait, le principal créancier de Perron, Me Berthiaume, compte bien s'opposer à la libération de faillite.Celle-ci entrerait en vigueur le 27 juillet prochain si aucun créancier ne s'y oppose.« Ce n'est pas une affaire sûre cette faillite, il a brimé des droits fondamentaux », dit Me Berthiaume, en soulignant que Perron s'est lui-même mis dans une mauvaise situation.Rappelons qu'au départ, c'est Perron qui poursuivait Me Berthiaume et la police de Laval, pour une somme de 1,6 million.Perron les accusait notamment d'avoir camouflé des faits et caché de la preuve, dans le but de le faire condamner coûte que coûte pour le meurtre de sa femme, Michèle.Celle-ci a été poignardée à mort dans sa voiture, en 1987.Perron a été déclaré coupable de ce meurtre en 1989, alors que Me Berthiaume officiait pour la Couronne.Perron s'est pourvu en appel et a obtenu un second procès, au terme duquel il a été acquitté.Perron a entrepris sa poursuite civile de 1,6 million, qui s'est finalement retournée contre lui.En effet, le 28 septembre dernier, la Cour supérieure déboutait Perron sur toute la ligne et lui ordonnait de payer 200 000 $ à Me Berthiaume pour la diffamation qu'il lui avait fait subir depuis une dizaine d'années, en plus des frais.Me Berthiaume ne cache pas qu'il s'attendait à ce que Perron déclare une faillite, mais pas si rapidement.« Sa déclaration est très sommaire, il ne dit pas qu'un jugement a été rendu, et il manque des créances.» L'avocat de Me Berthiaume dans ce procès civil, Me Philippe Ferland, n'a pas encore déposé son mémoire de frais (de 30 000 à 35 000 $), et compte aussi présenter une requête pour des honoraires spéciaux.D'autre part, les intérêts sur la somme due à Me Berthiaume pourraient être d'environ 60 000 $.Ces créances viendront s'ajouter à celles énumérées par Perron, et qui totalisent actuellement 326 125 $.Outre les 200 000 $ qu'il devrait payer à Me Yves Berthiaume selon les directives de la juge Carole Julien, Perron dit devoir 75 000 $ à Me Daniel Rock, qui l'a défendu lors de ses deux procès pour meurtre ; 27 000 $ en impôts (provincial et fédéral) ; 4000 $ à Household Finance ; 20 000 $ à la caisse populaire Saint-Vincent-Ferrier.On remarque aussi une petite somme de 125 $ due à Me Pierre Quesnel, l'avocat qui a représenté Perron dans sa poursuite civile.Invoquant la confidentialité de ses dossiers, Me Quesnel a refusé de commenter cette somme, et n'a pas voulu dire si ses honoraires dans le procès civil avaient été fixés au pourcentage de ce que Perron aurait obtenu, s'il avait gagné.Perron, ex-réalisateur à Radio-Canada, demeure maintenant à Saint-Laurent et déclare des revenus de 5567 $ par mois qui s'établissent comme suit : 2550 $ de pension, 2167 $ qui proviennent du salaire de sa conjointe actuelle, Maureen Kelly, et 850 $ du Fonds d'indemnisation des victimes d'actes criminels depuis 1987, (parce que sa femme Michèle a été victime d'un acte criminel).C'est Poulin de Courval Cie qui agit comme syndic de faillite dans cette affaire.B I E N E N T O U R É POUR MIEUX PERFORMER 15,2% Avec le CPG gestion active Banque Nationale, votre portefeuille grandit sous l'oeil attentif de nos gestionnaires.Taux que ce produit aurait réalisé avec un rendement annuel composé sur 4 ans, au 30 juin 2000.Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs.VOUS SEREZ PLUS À L'AISE 1 888 TELNAT-1 www.bnc.ca POTENTIEL DE RENDEMENT SUPÉRIEUR UN BON CHOIX REER Capital garanti Si vous songez à quitter la maison pour aller étudier ailleurs au Canada ou encore peut-être aux États-Unis ou à l'étranger, le programme pré-universitaire de LCC (12e année) pourrait être le passeport pour réaliser votre rêve.La formation pré-universitaire de LCC est un programme de 1 an qui ouvre les portes d'un large éventail de programmes universitaires parmi lesquels vous pouvez choisir.Le peu d'élèves par classe, des enseignants exceptionnels et 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chercher un perdant dans le conflit du port de Montréal, c'est la CSN qui rafle le premier prix.Viennent ensuite les camionneurs et le monde syndical dans son ensemble.Malgré tout, les principaux intéressés tiennent le cap, poursuivant la lutte, tête haute et poings levés.Hier, quelque 400 membres de divers syndicats affiliés à la CSN sont venus prêter main-forte aux 200 camionneurs toujours en grève, dans une manifestation devant les bureaux du premier ministre à Montréal.Une vingtaine de minutes, les manifestants ont scandé les habituels « so-so-so-solidarité » et « on est tanné de se faire rouler ».Les camionneurs indépendants travaillant dans l'intermodal au port de Montréal sont en grève illégale depuis une vingtaine de jours.Ils revendiquent le droit de se syndiquer et d'être accrédités auprès de la CSN, droit qui a été rejeté mercredi par le Conseil canadien des relations industrielles.« Les camionneurs, il faut qu'ils gagnent, et ils vont gagner.Il y a des employeurs qui veulent négocier, et on va négocier.Le combat n'est pas fini », affirmait hier John David Duncan, vice-président du Syndicat national du transport routier (SNTR), affilié à la CSN.Mais les analystes ne voient pas la situation du même oeil.Le verdict de mercredi a sonné l'arrêt de mort de la lutte de la CSN dans le dossier, pensent-ils.« La CSN devait savoir que le dossier allait vers un cul-de-sac », commentait hier Noël Mallette, professeur en relations de travail à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.« La CSN sort perdante », renchérissait Jean-François Tremblay, chargé de cours à l'École des relations industrielles de l'Université de Montréal.Selon ces deux observateurs, la CSN connaissait très bien les règles du jeu de l'accréditation syndicale : les centrales doivent faire signer des cartes d'accréditation et obtenir la majorité des cartes pour une entreprise donnée.Pas question de faire signer des cartes de manière collective dans une industrie, mais toujours une entreprise à la fois.Or, « la CSN savait qu'elle n'avait pas procédé correctement.Elle a fait signer ses cartes sur une base collective », expliquait Noël Mallette.Résultat : l'accréditation a été refusée, la CSN ne possédant pas une majorité de cartes par entreprise.Sachant le cul-de-sac proche, la CSN a opté pour une stratégie autre : « le coup de force, en disant, on ferme le port », poursuivait-il, l'idée étant de mettre en péril les employeurs, afin de les forcer à reconnaître de facto le syndicat.Une telle reconnaissance aurait permis de court-circuiter le Conseil canadien des relations industrielles.Mais, malheureusement pour la CSN, les employeurs ont tenu bon.Alors pourquoi la CSN poursuitelle toujours la lutte ?« La CSN ne veut pas perdre la face », tranchaitil.Or, pour ne pas perdre la face, il lui faut trouver des coupables : Québec, le syndicat des Teamsters, affilié à la FTQ, etc.La CSN sortira grande perdante dans le dossier, entachant le monde syndical en même temps, concluait Noël Mallette.Et que dire des camionneurs ?« Ils risquent de se faire congédier et disparaître du marché », tranchait- il, soulignant que si leurs salaires sont si bas, c'est qu'il y a surabondance de main-d'oeuvre dans le marché.« C'est un drame humain considérable et dramatique, mais qu'est-ce que vous voulez, ce sont les règles du marché.» Moins pessimiste, Jean-François Tremblay pense plutôt que les camionneurs sortiront gagnant du conflit.« S'ils sont réembauchés, il va y avoir une amélioration des conditions de travail suite au conflit.L'opinion publique a été sollicitée et les gens se sont aperçu des conditions de travail précaires des camionneurs.» Quant à la CSN, il pense aussi qu'elle « va être sérieusement amochée, notamment devant l'opinion publique qui a subi les séquelles de la grève ».En attendant le dénouement de l'affaire, dans le port de Montréal, la circulation a bel et bien repris depuis quelques jours, atteignant 1760 entrées et sorties hier.« On entend dire que 75 % des camionneurs sont retournés au travail », affirmait Michel Turgeon, directeur des communications à l'Administration portuaire de Montréal.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Bravant la pluie et le verdict négatif du Conseil canadien des relations industrielles, quelque 400 membres de syndicats affiliés à la CSN sont venus prêter main-forte aux 200 camionneurs toujours en grève, au cours d'une manifestation hier, devant les bureaux du premier ministre à Montréal.VANCOUVER BURNABY CALGARY EDMONTON WINNIPEG TORONTO WINDSOR MISSISSAUGA NIAGARA FALLS LONDON SASKATOON OTTAWA MONTRÉAL HALIFAX 700$ /oeil Découvrez pourquoi plus de canadiens choisissent Lasik Vision pour la correction de la vue au laser Une équipe de trois spécialistes effectue des chirurgies au laser à la clinique Lasik Vision au centre-ville de Montréal.Ils ont chacun réalisé des milliers d'interventions au LASIK et ils partagent leurs connaissances en formant d'autres ophtalmologistes dans ce domaine.Nos chirurgiens font parti d'un groupe sélect d'ophtalmologistes ayant une formation post-doctorale en chirurgie de la cornée et en chirurgie réfractive.L'équipe de chirurgiens de Lasik Vision Canada a effectué plus de 140 000 interventions au LASIK à travers le pays.Dans tous nos centres au Canada, nos chirurgiens font appel au dernier modèle du laser Chiron Technolas 217, un laser de 4e génération et au microkératome Hansatome à lamelle verticale.Notre engagement: fournir des soins d'excellente qualité au meilleur prix possible.Tout compris.Votre prescription doit pouvoir être traitée à l'aide des techniques LASIK ou PRK.peu importe votre ordonnance Si vous trouvez un meilleur prix ailleurs, Lasik Vision l'égalera.Mark Cohen, MD, FRCSC opère et enseigne à l'Université de Sherbrooke.Le docteur Cohen a été un des premiers ophtalmologistes au Canada à réaliser plus de 1000 interventions au Lasik vertical et fait parti des 14 ophtalmologistes en Amérique du Nord certifiés par Chiron à enseigner le Lasik.Pierre Demers, MD, FRCSC opère et enseigne à l'Université de Montréal.Le docteur Demers est un chirurgien expérimenté au LASIK et est une autorité dans l'usage thérapeutique du laser excimer.Il a présenté et publié des articles scientifiques sur ces sujets au Canada et au niveau international.Avi Wallerstein, MD, FRCSC opère et enseigne au centre hospitalier Royal Victoria et il est aussi le directeur médical national de Lasik Vision.Le docteur Wallerstein a été un des premiers ophtalmologistes au Canada à utiliser le Lasik vertical pour corriger la myopie et est aussi certifié par Chiron à enseigner le Lasik.Pour plus d'information, visitez notre site web au www.lasik-vision.com 1877 637-9389 MES YEUX ÉPILATION MÉDICALE AU LASER DIODE Soyez prêt(e)s pour vos prochaines vacances dans le Sud cet hiver.INSTITUT DE LASER DERMATOLOGIQUE DE MONTRÉAL (514) 695-9646 Dr Denis L.Hébert, Dermatologiste OUVERT Samedi de 9 h 30 à 15 h 30 Lun.au vend.de 12 h à 18 h 9250, av.du 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Le même scénario s'est répété en Ontario, le 10 novembre 1995, le Dr Hugh Short étant quant à lui atteint au coude.En 1997, c'est un médecin de Winnipeg, Jack Fainman, qui a été atteint dans le dos.Encore une fois la balle a traversé sa fenêtre.La même année, un médecin de Rochester, dans l'État de New York, était aussi blessé.Le 23 octobre 1998, le médecin new-yorkais Barnett Slepian a carrément été tué.Des colis piégés (explosifs ou empoisonnés) sont par ailleurs régulièrement envoyés durant les mois d'octobre et de novembre.Le suspect du meurtre de Slepian et de l'attentat de Short, James Kopp Ð 46 ans et l'un des dix hommes les plus recherchés par le FBI Ð, aurait été aperçu en Ontario en septembre.De quoi alerter encore davantage les autorités.Vicki Saporta, de la National Federation Association, s'inquiète d'autant plus que la période considérée comme « critique » (de la mi-octobre à janvier) coïncide cette année avec le débat sur la pilule abortive RU-486.À Montréal, « une telle problématique n'a jamais été observée », assure toutefois la porte- parole du Service de police de la CUM, Andréanne Sasseville.Photothèque La Presse© James Charles Kopp, un des dix hommes les plus recherchés des États-Unis, pour le meurtre du Dr Barnett Slepian, aurait été aperçu en Ontario.Location de 48 mois pour l'Altima GXE 2001 (T4RG71 AE00).Acompte ou échange équivalent de 2995$.Limite de 24000 km par année avec 0,08$/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit par NCFI.Taux de financement de 4,8% à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 JOUEZ NOS 155 CHEVAUX FAVORIS L ' A L T I M A 2 0 0 1 MOTEUR 2,4 L DE 155 CHEVAUX ENSEMBLE ÉLECTRIQUE RADIO AM/FM/DC TRANSMISSION AUTOMATIQUE 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étudiants au moyen de la signature d'un Certificat de prêt, émanant de la Direction générale de l'aide financière aux étudiants et qui n'ont pas obtenu d'autres prêts étudiants après le 30 juin 1997, et qui ont terminé ou abandonné leurs études après le 30 juin 1997.» Et «Tous les étudiants qui, au 30 avril 1998, avaient obtenu un ou plusieurs prêts étudiants au moyen de la signature d'un Certificat de prêt, émanant de la Direction générale de l'aide financière aux étudiants et qui n'ont pas obtenu d'autres prêts étudiants après le 30 avril 1998, et qui ont terminé ou abandonné leurs études après le 30 avril 1998.» 2.Le recours collectif à être exercé par le représentant pour le compte des membres du groupe consistera en des déclarations d'inopposabilité des dispositions modifiant la Loi sur l'aide financière aux étudiants, lesquelles sont entrées en vigueur après la signature des contrats par les membres du groupe et ont eu pour effet d'augmenter la charge d'intérêts que les membres ont dû assumer.Une restitution des prestations d'intérêts payés ou comptabilisés en trop est donc demandée; 3.Un membre peut faire recevoir par la Cour son intervention si celle-ci est considérée utile au groupe.Un membre intervenant peut être tenu de se soumettre à un interrogatoire préalable ou à un examen médical, selon le cas, à la demande de la défenderesse.Un membre qui n'intervient pas au recours collectif ne peut être soumis à l'interrogatoire préalable ou à un examen médical que si le Tribunal le considère nécessaire; 4.Le Juge en Chef a décrété que le recours collectif autorisé par le jugement doit s'exercer dans le district de Montréal; 5.Un membre qui n'a pas déjà formé de demande personnelle, peut s'exclure du groupe en avisant le greffier de la Cour supérieure, district de Montréal, par courrier recommandé ou certifié avant l'expiration du délai d'exclusion; 6.La date après laquelle un membre ne pourra plus s'exclure, sauf permission spéciale du Tribunal, sera quatrevingt- dix (90) jours de la date qui apparaît au bas du présent avis; 7.Tout membre faisant partie du groupe, qui ne s'en sera pas exclu de la façon indiquée ci-après, sera lié par tout jugement à intervenir sur le recours collectif; 8.Tout membre du groupe qui a formé une demande dont disposerait le jugement final sur le recours collectif est réputé s'exclure du groupe s'il ne se désiste pas de sa demande avant l'expiration du délai d'exclusion; 9.Un membre du groupe autre qu'un représentant ou un intervenant ne peut être appelé à payer les dépens du recours collectif; 10.L'adresse désignée du demandeur est la suivante: Harry Dikranian 1010, de la Gauchetière Ouest, bureau 1020 Montréal (Québec) H3B 2N2 Télécopieur: (514) 878-9195 11.L'adresse désignée de la défenderesse est la suivante: Me Mario Normandin, Bernard Roy & Associés, Procureure générale du Québec 1, Notre-Dame Est, 8e étage Montréal (Québec) H2Y 1B6 Télécopieur: (514) 873-7074 12.Les membres du groupe sont en outre priés de communiquer tout changement d'adresse en écrivant aux procureurs du représentant, à savoir: Me Leon J.Greenberg et/ou Me Guy St-Germain STERNTHAL KATZNELSON MONTIGNY 1010, de la Gauchetière Ouest, bureau 1020 Montréal (Québec) H3B 2N2 Télécopieur: (514) 878-9195 La publication de cet Avis a été ordonnée par le Tribunal.Montréal, le 11 novembre 2000 STERNTHAL KATZNELSON MONTIGNY Procureurs du Représentant Un traitement contre le cancer semble tenir ses promesses EMMA ROSS Associated Presse AMSTERDAM Ð Un traitement très attendu contre le cancer semble tenir ses promesses.Selon une étude, l'endostatine, nouvelle molécule apparemment sans effets secondaires graves, s'oppose à la progression de la maladie, en stoppant la vascularisation de certaines tumeurs.L'endostatine a fait l'objet d'essais cliniques, incluant suffisamment de cancéreux en phase terminale pour que son inocuité soit établie.Aucun incident grave n'a été observé jusqu'à aujourd'hui chez les 61 personnes traitées.L'étude a été menée par le Dr Anderson, du centre de cancérologie Dana-Faber de Boston, et par le Comprehensive Cancer Center de l'Université du Wisconsin.« Ces patients étaient très malades.Leur tumeur allait se développer, quoi que l'on fasse », a déclaré un des directeurs de l'étude, le Dr Roy Herbst, un professeur de médecine assistant du M.D.Anderson Cancer Center, à Houston.« Certains de ces malades ont connu une amélioration, mais pas tous, loin s'en faut.» Le résultat le plus spectaculaire a été observé chez un homme de 50 ans atteint d'un cancer de la mâchoire, dont la tumeur a régressé de 62 % en huit semaines.Une tumeur du pancréas a par ailleurs diminué de 19 % après un an de traitement.Dans cinq autres cas, la maladie s'est stabilisée, la tumeur ne se développant plus.En dépit du peu de traitements testés jusque- là, les essais ont tout de même apporté la preuve que l'endostatine arrête la vascularisation de la tumeur, ce qui suggère qu'elle pourrait être efficace sur des malades atteints de cancers moins avancés.Plus les doses d'endostatine augmentent, plus le flux sanguin qui traverse la tumeur se fluidifie et plus les agents chimiques qui servent à la création de vaisseau sanguin se raréfient.La découverte récente selon laquelle la création d'une « néovascularisation » ou « angiogenèse » est indispensable au développement d'une tumeur cancéreuse a permis la mise au point d'une douzaine de molécules spécifiques qui sont des inhibiteurs de ce processus.L'endostatine en fait partie.« Beaucoup de ces produits se sont montrés légèrement toxiques et l'endostatine n'est pas le premier à montrer des résultats positifs », explique William Li, de la Fondation sur l'angiogenèse à Boston, une société à but non lucratif qui effectue des recherches dans ce domaine.« Mais c'est la première fois que les résultats sont aussi précis ».Quatre Européens sur cinq ont le même ancêtre PAUL RECER Associated Press WASHINGTON Ð Quatre hommes sur cinq en Europe ont en commun un ancêtre mâle qui vivait de la chasse il y a 40 000 ans et dont les descendants ont survécu à la longue période glaciaire, selon une étude internationale publiée cette semaine par la revue Science.Une dizaine de chercheurs américains et européens ont analysé le chromosome Y de 1007 hommes vivant dans 25 régions différentes en Europe.Peter Underhill, scientifique de l'université de Stanford et coauteur de l'étude, souligne que les résultats confortent de précédentes recherches archéologiques, linguistiques et sur l'ADN, support de l'hérédité.Transmis de père en fils, le chromosome Y a une structure sujette à de rares changements que l'on peut retracer sur des centaines de générations.Il possède quelque 60 millions de paires de base d'ADN.Les chercheurs ont examiné 1007 échantillons de chromosomes identifiés par 22 marqueurs représentant un changement spécifique.Ils en ont déduit que 80 % des hommes du Vieux Continent ont une structure de base en commun, ce qui permet de désigner un même ancêtre ayant vécu plusieurs de générations plus tôt.Ce résultat confirme d'autres études sur les Européens du paléolithique.Ces travaux suggèrent qu'un homme primitif de l'âge de pierre est venu en Europe, probablement via l'Asie centrale et le Proche-Orient, en deux vagues de migration qui ont commencé il y a 40 000 ans.Peu nombreux, ils vivaient de chasse et de cueillette et utilisaient le feu.Il y a 24 000 ans commençait la dernière période glaciaire.Les Européens du paléolithique ont battu en retraite devant l'avancée des glaciers pour trouver refuge dans trois régions qui sont aujourd'hui l'Espagne, les Balkans et l'Ukraine.Au dégel, il y a 16 000 ans, les tribus du paléolithique ont repeuplé l'Europe.Mais des mutations du chromosome Y s'étaient produites dans chacune des régions refuges, souligne Peter Underhill.Ainsi le trait spécifique qui s'est développé en Espagne est aujourd'hui le plus courant dans le nord-ouest de l'Europe, alors que celui apparu en Ukraine se retrouve davantage en Europe de l'Est et celui des Balkans dans le centre de l'Europe, selon le chercheur.Il y a 8000 ans, l'homme du néolithique, plus avancé, arrivait en Europe via le Proche- Orient, apportant avec lui un chromosome Y aux caractéristiques différentes et un nouveau mode de vie : l'agriculture.Environ 20 % des Européens auraient hérité du chromosome Y de cette population.2159, rue Sainte-Catherine Est, Montr.al H2K 2H9 M.tro Papineau T.l.: (514) 524-1106 Promotion en vigueur jusqu Õau 30 novembre 2000 ou jusquÕ.puisement de la marchandise.Les produits peuvent diff.rer des modles illustr.s.Sp.cial 23995$ R.gulier 314,95$ 75$ Ensemble ski de fond RANDONN.E LÕensemble comprend : ¥ Ski Tour 52 de Atomic ou Ski Nordseter de Madshus Prix r.gulier 119,95 $ ¥ fixations Auto de Salomon Prix r.gulier 59,95 $ ¥ bottes Escape 3 (hommes) ou Vitane 3 (femmes) de Salomon Prix r.gulier 109,95 $ ¥ b.tons Nova de Exel Prix r.gulier 24,95 $ Une valeur de 2995 $ Sac .skis double la Cord.e GRATUIT .l Õachat dÕun ensemble de ski, avant le 30 novembre.Renseignez-vous ! Bureau des affaires académiques École Polytechnique de Montréal Téléphone : (514) 340-4700 Télécopieur : (514) 340-4169 certificat@courrier.polymtl.ca www.polymtl.ca Le génie c'est de savoir mettre ses soirées à profit Programmes de certificats en ingénierie adaptés aux besoins en perfectionnement des ingénieurs, gestionnaires, technologues, autres professionnels et diplômés de niveau collégial dans les domaines suivants : aéronautique sécurité incendie commande de procédés industriels design et fabrication mécanique technologies biomédicales bâtiment géomatique Peuvent être suivis à titre d'étudiant libre ou permettre l'obtention d'un baccalauréat par cumul de trois certificats. La Presse 11 novembre 2000 Page A8 manquante 6LP0901A1111 A9SAMEDI 6LP0901A1111 ZALLCALL 67 00:54:42 11/11/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 0 Q U É B E C A 9 Pour vente aux enchères publiques, article par article, conformément aux lois et règlements du Québec.Afin d'éviter une faillite nous avons le mandat de liquider, à tout prix, les biens d'un des plus grands grossistes en art du Canada.DATE : le dimanche 12 novembre 2000 Encan à compter de 14 h Inspection à compter de 13 h ENDROIT : Holiday Inn centre-ville 420, rue Sherbrooke Ouest Montréal (514) 499-7777 Salon ambassadeur - 2e étage TAPIS - Tapis persans entièrement noués main, chefs-d'oeuvre exclusifs, neufs, antiques, laine et soie, dimensions, teintes et motifs variés, sélection complétée par d'autres oeuvres d'art.OEUVRES D'ART - Sélection de célèbres huiles sur toile, américaines et européennes, 18e et 19e siècle, Richardson G., Jean Pellem, Dryfussy, Rossini, Griffin David, G.Smith, Cardova, collection anniversaire de A.J.Casson (édition limitée de 100) Mc Donald Tom Thompson, Carr et plusieurs autres articles du groupe des sept.MONTRES ROLEX ORIGINALES - Pour hommes et dames, avec diamants, Bezel, montres Genève et Longine, etc., avec diamants, colliers, bracelets et boucles d'oreilles aussi avec diamants, rubis, émeraudes, saphirs et plus encore.BAGUES À DIAMANTS - Jusqu'à 3 carats Pour liquidation immédiate au plus offrant aux enchères publiques Conditions : Chaque pièce est adéquatement étiquetée.Toutes les taxes et droits d'importation ont été acquittés sur ladite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription, sans frais.Certains articles peuvent être sujets à réserve.Commission d'achat de dix pour cent en sus.Certificat d'exonération de taxe exigé au besoin.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.ENCAN MENÉ PAR NATIONAL ART AUCTIONS OF CANADA Encanteurs et liquidateurs depuis 1965 Porcheries : l'UPA s'oppose vigoureusement au moratoire MARTIN PELCHAT QUÉBEC Ð L'Union des producteurs agricoles jette une douche d'eau froide sur la volonté du ministre de l'Agriculture, Rémy Trudel, de précipiter le virage vert de l'agriculture québécoise comme le lui recommande le rapport Brière.L'organisme s'oppose vigoureusement à un moratoire sur l'agrandissement des porcheries dans les municipalités en surplus de fumiers, une recommandation de Me Jules Brière que M.Trudel promet d'examiner rapidement avec son collègue de l'Environnement, Paul Bégin.« Il y a eu un moratoire pendant dix ans dans Lanaudière et il a complètement sclérosé les fermes de ce secteur, proteste le président de l'UPA, Laurent Pellerin.Et ça a donné zéro comme résultat dans les cours d'eau.» M.Pellerin se dit « déçu et choqué » du rapport de Me Brière, qui avait été mandaté pour négocier un compromis entre les producteurs agricoles et les municipalités quant à la gestion des odeurs.Il s'inquiète également de l'accueil favorable que lui a réservé M.Trudel.Devant les risques sérieux que la pollution agricole fait peser sur la santé publique et parce que le ministère de l'Environnement ne joue pas suffisamment son rôle de contrôle, Me Brière recommande une accélération et un durcissement du plan d'action agro-environnemental.Le ministre Trudel a réagi au rapport en promettant d'accélérer le virage vert de l'agriculture québécoise, qu'il entend concrétiser dans un plan aussi vite que d'ici la fin de l'année.« Ça peut faire partie du vocabulaire pour épater la galerie », réplique le président de l'UPA, qui demande plutôt au gouvernement de laisser une chance au plan en 39 points concocté il y a deux ans par un comité présidé justement par Me Brière.« Ce dont on a besoin, c'est d'une tape dans le dos, pas d'un coup de pied au derrière », lance Laurent Pellerin.Ce plan a déjà permis la réalisation d'un portrait agro-environnemental des 18 000 plus importantes fermes, auquel les producteurs donneront suite en décembre par le dépôt d'un plan d'action sur cinq ans comprenant des engagements de réduction et des indicateurs, souligne M.Pellerin.L'UPA consent également à ce que les producteurs soient astreints à des contrôles plus sévères dans 165 municipalités aux prises avec des surplus de fumiers, dit-il.Changer les pratiques agricoles demandera de la recherche et surtout du temps, pour informer et former les producteurs, insiste le président.« On aurait un milliard de dollars demain matin et il se ferait du gaspillage, parce qu'on ne serait pas capable de le dépenser intelligemment, dit-il.Ne dévions pas du plan qu'on s'est construit.Ne recommençons pas à zéro chaque fois qu'il y a une tempête.» 6LP1001A1111 6LP1001A1111 ZALLCALL 67 01:00:50 11/11/00 B Un organisme pour protéger les groupes communautaires Les Québécois contre les superhôpitaux?DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Le financement des groupes communautaires devrait relever d'un nouvel organisme indépendant qui permettrait de les mettre à l'abri des actuelles fluctuations dans la générosité gouvernementale.« Les politiciens pourraient avoir des difficultés avec cela », reconnaît Gérald Larose, le responsable de la consultation publique sur l'action communautaire.Députés et ministres aiment bien conserver ces subventions aux organismes pour leur visibilité, mais pour M.Larose il importe d'assurer plus d'autonomie et de stabilité à ces organismes.« Actuellement, c'est une généralisation de la sous-traitance ; une vision utilitariste domine, c'est ce que les groupes nous disent, observe M.Larose.Il importe de faire reconnaître la valeur de la production sociale qui émane de l'ensemble du mouvement d'action communautaire autonome.» La mise en place d'un nouvel organisme paritaire, la Société québécoise de l'action communautaire autonome, permettra de mettre les organismes à l'abri des décisions arbitraires.Selon M.Larose, Québec devrait adopter comme principe d'injecter 1 % de son budget dans ce genre d'initiatives.On estime qu'actuellement Québec consent 320 millions aux groupes communautaires de tous les horizons.Atteindre 1 % signifierait l'injection de 100 millions supplémentaires, sur quatre ans, estime l'ancien syndicaliste.« Avec cela on aurait une masse critique suffisante », pense-t-il.Le milieu communautaire mérite d'être épaulé, « il apporte une contribution significative à la société, une réponse toujours collée au milieu », ajoute-t-il.Le nouvel organisme fonctionnerait un peu comme le Conseil des arts et des lettres, une structure intermédiaire qui choisirait les projets à financer, et qui surtout garantirait de la stabilité année après année aux projets acceptés.Actuellement, les subventions sont beaucoup plus aléatoires.Pour M.Larose toutefois, les ministères et organismes pourraient continuer à fournir du financement, mais il s'agirait d'une contribution complémentaire, le financement « de base » passerait par la SQACA.À cette première « hypothèse », M.Larose ajoute d'autres propositions, qui lui semblent moins adéquates cependant.Québec pourrait élargir le mandat d'un organisme existant.SYLVAIN LAROCQUE S'appuyant sur un sondage qu'elle a commandé, la Coalition des médecins pour la justice sociale affirme que la population ne veut pas des deux superhôpitaux que le gouvernement prévoit établir à Montréal d'ici six ans.L'enquête demandait à 1000 Québécois de dire quel projet parmi les suivants leur apparaissait le moins urgent, si on pouvait le reporter : un programme de maintien à domicile, de nouveaux établissements de soins de longue durée ou la construction de deux grands hôpitaux à Montréal.Soixante-dix pour cent des répondants ont mentionné ce dernier projet comme étant le moins pressant, contre 12 % pour le maintien à domicile et 11 % pour les soins de longue durée.À une autre question, seulement 10 % des personnes interviewées ont répondu que la construction des superhôpitaux était une « priorité de grande importance », alors que 23 % ont affirmé que c'était une « priorité de moyenne importance », 24 % de « faible importance » et 37 % que ce n'était « pas une priorité du tout ».Dans la région métropolitaine, où la résistance aux superhôpitaux est un peu moindre qu'ailleurs en province, selon le sondage, 55 % des répondants ont estimé que de tels établissements étaient une priorité peu ou pas importante.« Ces chiffres indiquent que la commission Clair sur le financement du réseau de la santé n'a pas fait ses devoirs au sujet des mégahôpitaux », a déclaré le Dr James Farquhar, porte-parole de la Coalition.La Commission et la ministre de la Santé ont laissé passer ces projets sans même poser de question sur leur financement.» « Nous aurons toujours (le problème de) l'engorgement des salles d'urgence d'ici cinq ou 10 ans si le gouvernement insiste pour aller de l'avant avec ces projets qui coûteront au moins deux milliards de dollars », a-t-il poursuivi.La Coalition se défend d'être contre les superhôpitaux.Elle propose toutefois de reporter leur construction de cinq ans, voire dix.« Peut-être que nous pourrons nous payer deux nouveaux hôpitaux de luxe dans quelques années, mais pour l'instant il faut investir dans le maintien à domicile et les soins de longue durée », a soutenu le Dr Farquhar.Le psychiatre de l'hôpital Douglas reconnaît que la première question, qui faisait remarquer aux répondants que les superhôpitaux « ne réduiraient pas l'engorgement aux urgences », peut être perçue comme biaisée.« Mais c'est un fait reconnu par tout le monde, dit-il.C'est au gouvernement de prouver qu'un mégahôpital améliorerait la situation des urgences.» Déçue des travaux de la commission Clair, la Coalition tiendra ses propres audiences publiques à compter du 5 décembre, au Centre Saint-Pierre de la rue Panet.Les projets de superhôpitaux feront l'objet d'une journée d'audiences dans les premiers mois de 2001.FAILLITE SPORTS ST-MICHEL 30% À 50% DE RABAIS IHOCKEY I VÊTEMENTS I SOCCER I FOOTBALL I SOULIERS SPORTS I GOLF I BASEBALL I ETC.3330, RUE JARRY EST, MONTRÉAL 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S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 0 · Q U É B E C A 1 1 Ménard invite les propriétaires de bars à la patience Harel accuse l'opposition de faire le jeu des nantis PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð La ministre d'État aux affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel, a accusé, vendredi, l'opposition libérale de prêcher le statu quo dans le dossier des fusions municipales pour faire plaisir aux mieux nantis, « à ceux qui ne souhaitent pas l'équité fiscale » et recherchent l'inertie en invoquant la démocratie.Au cours d'une interpellation de deux heures, Mme Harel s'est bien gardée de divulguer le moindre détail des projets de loi qui seront présentés la semaine prochaine et adoptés coûte que coûte avant Noël.Aux nombreuses questions posées par le porte-parole libéral et député de Hull Roch Cholette, sur les conséquences des fusions sur les comptes de taxes, les services, les conventions de travail des employés municipaux ou les emplois, la ministre s'est contentée de répéter que toutes ces questions « trouveront des réponses dans les législations qui seront déposées la semaine prochaine ».Pour elle, les fusions proposées sont tout à fait démocratiques et répondent aux meilleurs intérêts des contribuables québécois.« Ce que l'opposition appelle les regroupements forcés ou imposés, a-t-elle soutenu, sont des regroupements par législation, donc démocratiques.« Ils sont adoptés par l'Assemblée nationale, a précisé Mme Harel, qui est, dans notre société, le lieu où s'arbitre le bien commun.» La ministre s'est engagée à tout mettre en oeuvre afin d'empêcher l'opposition « de faire dérailler la réorganisation municipale ».Elle a signalé que si la Révolution tranquille des années 1960 est passée à côté de la réorganisation municipale, son gouvernement n'a pas du tout l'intention de s'y soustraire à son tour en ne prenant pas ses responsabilités.Pour justifier la nécessité d'agir au nom du bien commun, Mme Harel a cité le cas de la ville de Westmount, où le taux de taxation est de 0,95 $ pour 100 $ d'évaluation alors que les coûts des services qu'elle reçoit sont en grande partie payés par les contribuables de Montréal.« Est-ce que vous savez, a-t-elle demandé, que pour retrouver ce niveau- là de taxation, il faut aller bien loin des villes qui offrent des services ?» Les municipalités, selon la ministre, profiteront, entre autres mesures, des retombées du pacte fiscal adopté le 10 octobre dernier pour compenser les effets de la réorganisation.L I A LEVESQUE Presse Canadienne LES PROPRIÉTAIRES de bars manifestent de l'impatience, n'ayant toujours pas constaté de résultats concrets, depuis leur rencontre du 30 octobre avec le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard au sujet de l'infiltration de leurs établissements par les motards criminels.Deux de leurs représentants ont rencontré la presse, hier, aux côtés du député de Saint-Laurent, Jacques Dupuis, porte-parole libéral pour les questions de Sécurité publique.Joint au téléphone, le ministre Ménard a fait appel à leur patience, faisant valoir qu'une rencontre est déjà prévue à ce sujet mercredi prochain, avec des représentants des corps policiers.Le ministre Ménard dit mal saisir pourquoi les propriétaires de bars ont effectué une sortie publique aux côtés du député libéral, sachant très bien qu'une rencontre était prévue la semaine prochaine à ce sujet.M.Ménard les soupçonne de vouloir ainsi « mettre de la pression » sur le gouvernement pour obtenir gain de cause dans d'autres dossiers, notamment celui de la diminution du nombre de permis de bars.Néanmoins, le président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes Renaud Poulin, qui avait rencontré le ministre Ménard à la fin du mois d'octobre, affirme que « les policiers sont prêts à intervenir » pour assainir le climat dans les établissements, mais qu'il manque une volonté politique en haut lieu.« On aurait aimé entendre une volonté de tolérance zéro » de la part du ministre Ménard, un message clair, énoncé publiquement, que l'intimidation par les motards dans les bars ne sera plus tolérée, a lancé M.Poulin.Il rapporte que ses membres, les propriétaires de bars, ont trop peur d'agir seuls, peur des représailles et menaces.Les motards criminels « ont installé la crainte dans l'industrie » et deviennent de plus en plus « effrontés », ne cachant même plus leurs couleurs, leur insigne, rapportait M.Poulin.M.Poulin aimerait, par exemple, que le ministre pousse les propriétaires à se plaindre aux policiers dès qu'ils reçoivent leurs premières menaces, qu'ils subissent leur première tentative d'infiltration.M.Poulin souhaiterait aussi que davantage de ressources soient octroyées à cette lutte, que celle-ci devienne véritablement une priorité.Par exemple, il voudrait que les policiers de petites localités aient accès, sur demande, à une formation spécialisée en matière de lutte contre les motards criminels, dispensée par des experts.Il fait valoir que « monsieur- Tout-le-Monde qui venait une fois par mois dans les bars ne vient déjà plus », à cause la mauvaise publicité qui frappe ces établissements.Les habitués, eux, restent fidèles.De même, de plus en plus de bars auraient de la difficulté à trouver une compagnie d'assurance qui accepte de les assurer, à cause du trop grand nombre d'incendies ou parce que ces compagnies d'assurance ne veulent carrément plus assurer les bars.Le ministre Ménard a dit comprendre la situation délicate dans laquelle se trouvent les propriétaires de bars.La délégation du Québec à Paris reçoit du renfort MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS Ð Largement devancé par le Canada dans les médias français depuis quelques années, le Québec a décidé de renforcer le service des communications de sa délégation générale à Paris.« La délégation doit avoir les moyens de sa mission.On commence par ce qui est le plus évident », a déclaré la ministre des Relations internationales Louise Beaudoin au terme d'une visite d'une semaine dans la capitale française.Bientôt, le service des communications de la délégation s'enrichira donc d'un nouveau directeur et de deux attachés.Leur mandat sera bien sûr de parler de culture, de politique ou de coopération mais aussi d'économie.« L'idée, c'est qu'on sache ici que le Québec est le troisième partenaire économique de la France », a expliqué Mme Beaudoin.Devenues un élément central de la rivalité naturelle entre l'ambassade du Canada et la délégation générale, les communications constituent depuis longtemps une des grandes faiblesses de la mission québécoise (l'autre étant sans doute les services culturels, qui manquent de ressources).Il est vrai que les directeurs s'y sont succédé à un rythme rapide depuis 10 ou 15 ans.Faute d'expérience ou de moyens ou en l'absence d'une volonté stratégique clairement définie, ils ont eu du mal, même avec la meilleure volonté du monde, à développer des contacts suivis avec les médias.La situation inverse s'est produite à l'ambassade.Avenue Montaigne, la stabilité prévaut et les carnets d'adresses sont bien garnis.Connu pour son efficacité, le service de presse compte à peine une demi-douzaine de personnes, mais il ne gaspille pas ses énergies à produire un bulletion mensuel que personne ne lit.Résultat des courses : dans les médias, l'image du Canada n'a jamais été aussi bonne. 6LP1201A1111 A12SAMEDI 6LP1201A1111 ZALLCALL 67 00:54:59 11/11/00 B La publicité trompeuse envahit l'Internet FRANÇOIS BERGER PLUS DE LA MOITIÉ des sites Internet canadiens qui proposent du travail à domicile, des possibilités d'investissements ou de ventes par recrutement de clientèle font appel à la publicité trompeuse et aux pratiques commerciales déloyales, selon une enquête du Bureau de la concurrence du ministère canadien de l'industrie.L'organisme a trouvé 25 sites Web à propriété canadienne qui commercialisent des produits ou des services promettant des gains rapides, mais 14 d'entre eux présentent des offres jugées trompeuses, de type ventes pyramidales, loteries illégales, ou propositions de travail ou d'investissements dont le rendement promis est exagéré.L'identité des sites n'a pas été dévoilée parce qu'aucune accusation n'a encore été portée.Le Bureau de la concurrence, qui vient de rendre publiques ces données, a entrepris en février dernier une enquête sur les sites faisant miroiter un « enrichissement instantané ».Mené à l'échelle internationale en compagnie d'organismes similaires de 28 autres pays, un « ratissage » de l'Internet a permis de dénicher quelque 2000 sites dans cette catégorie.Même si la présence canadienne est faible (un peu plus de 1 % des sites visités), le taux de non-conformité à la Loi de la concurrence est éloquent.La fraude commerciale, la publicité trompeuse et les pratiques déloyales ont maintenant « migré » vers le réseau Internet, selon la sous-commissaire du Bureau de la concurrence, Mme Johanne D'Auray.L'Internet est devenu incontournable pour l'organisme canadien chargé de surveiller les pratiques commerciales.Toutes les enquêtes de l'organisme passent désormais par le grand réseau de communications électroniques, a indiqué à La Presse Mme D'Auray.Chaque fois qu'une plainte est examinée ou qu'une enquête est ouverte, le Bureau effectue des visites sur les sites Internet des entreprises incriminées.Cela est devenu routinier, a noté la souscommissaire.Pour le moment, les plaintes déposées auprès du Bureau de la concurrence concernent encore surtout les promotions traditionnelles par téléphone ou par la poste.Le télémarketing a suscité 800 plaintes, depuis le début de cette année, et il y en a eu 6000 concernant la sollicitation postale trompeuse.Les plaintes portant strictement sur le nouveau média qu'est l'Internet totalisent 241 depuis le début de l'an 2000, soit un peu plus de 3 % de l'ensemble des cas examinés par l'organisme.Il est certain que l'Internet va susciter de plus en plus de plaintes contre la publicité et les pratiques commerciales trompeuses, selon Mme D'Auray.Le Bureau de la concurrence vient d'ailleurs d'amorcer d'importantes enquêtes dans ce domaine, a-t-elle ajouté sans vouloir donner de précisions.Seuls quelques cas de pratiques commerciales trompeuses par l'Internet ont été jusqu'à maintenant rendus publics au Canada : la compagnie torontoise Universal Payphone Systems, dont les produits vendus sur le Web étaient défectueux, a dû mettre fin à son commerce en avril dernier, tandis que la firme de Colombie-Britannique Lifestyles Canada, spécialisée dans la vente virtuelle de produits « naturels » pour la santé, doit faire face à des accusations liées à la vente par paliers multiples (où les clients « distributeurs » sont invités à recruter d'autres clients).LE BUREAU DE LA CONCURRENCE DU CANADA : http : strategis.ic.gc.ca/SSGF/ct01250f.html HEURES D'OUVERTURE DU SOLDE D'ENTREPÔT KANUK Samedi 11 nov.de 8h00 à 17h00 Dimanche 12 nov.de 8h00 à 17h00 Lundi 13 nov.de 8h00 à 21h00 Obtenez 25$ou 50$de rabais au moment d'un achat de produits Kanuk de 250 $ et plus (avant taxes) au moment d'un achat de produits Kanuk de 500 $ et plus (avant taxes) Valide pendant le Solde d'entrepôt Kanuk, du 8 nov.au 13 nov.2000, chez Kanuk,485, rue Rachel Est à Montréal.Un seul coupon-rabais par achat.Nul après le 13 nov.2000.La Presse Solde d Õentrep.t Kanuk jusquÕ.lundi 13 nov.JusquÕ.lundi 13 novembre chez Kanuk, 485, rue Rachel Est TOUS les manteaux KANUK sont en SOLDE ! 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démocrates a atteint hier un nouveau sommet, George W.Bush affirmant qu'il préparait sa future administration tandis que le camp de son rival Al Gore continuait à lui refuser la victoire.Gore a d'autant plus de difficultés à admettre une défaite que, selon les chiffres rapportés par les médias américains, il reste en tête des suffrages au niveau national même si son avance sur son rival s'est réduite à 0,2 % des votes exprimés.En revanche, selon des résultats non encore certifiés, publiés par les télévisions américaines, le gouverneur du Texas devance le vice-président de 327 voix dans l'ensemble des 67 comtés de Floride, ce qui lui attribuerait les 25 grands électeurs de cet État, et donc la Maison-Blanche.Sans compter la Floride, Gore dispose jusqu'à présent de 255 grands électeurs, son rival de 246.Il faut 270 grands électeurs pour gagner la Maison-Blanche.Bush, à l'image volontairement très « présidentielle », a affirmé hier à des journalistes être « en train de préparer une administration de manière pleinement responsable ».« Lorsque le processus sera confirmé, nous serons prêts », a ajouté le candidat républicain, qui portait un gros pansement sur la joue droite, dissimulant un furoncle qui s'est infecté.Aujourd'hui, un nouveau décompte dans le comté de Palm Beach (Floride), le troisième de la semaine, doit être entamé.Il ne sera cependant pas immédiatement « certifié », un juge local ayant demandé le gel de son résultat jusqu'à la semaine prochaine.C'est dans ce comté que 19 000 votes ont été invalidés.Les républicains accusent leurs rivaux de « prolonger indûment la campagne présidentielle en déposant des recours incessants sur les résultats du scrutin en Floride », a affirmé l'émissaire de Bush, l'ancien secrétaire d'État James Baker.Mais pour les démocrates, les chiffres restent objets de contestation.« Le décompte automatique requis par la loi en Floride continue.Jusqu'à maintenant ce décompte a montré une réduction considérable de l'écart de voix entre le vice-président Gore et le gouverneur Bush », a rétorqué le chef de la campagne de Gore, William Daley.« Il semble très clair que le résultat en Floride laisse encore la place au doute et que cela sera le cas pour plusieurs jours », a-t-il ajouté.Ajoutant à la confusion, les autorités de Californie, qui avaient donné Gore gagnant, ont annoncé que 1 016 246 votes de personnes ayant voté par correspondance, restaient encore à dépouiller.Cette opération pourrait changer le pourcentage des voix recueillies au niveau national par chacun des candidats.Par ailleurs, l'État du Nouveau- Mexique et ses cinq grands électeurs ont été retirés à Gore, en raison notamment du dépouillement toujours en cours de 65 000 bulletins de vote, selon les télévisions américaines.Warren Christopher, ancien secrétaire d'État américain et émissaire d'Al Gore en Floride, a estimé que ce processus de vérification des voix ne constituait pas une menace pour la Constitution des États- Unis.« Je ne vois pas de menace pour notre Constitution.Nous ne sommes pas au milieu d'une crise constitutionnelle mais d'un processus prévu par notre constitution », a-t-il dit.À ce stade, cependant, le camp Gore n'a intenté aucune action en justice, se contentant de soutenir les recours de particuliers du comté de Palm Beach.Des sénateurs démocrates John Breaux et Robert Toricelli ont d'ailleurs conseillé à l'équipe de Gore de ne pas se lancer dans une procédure judiciaire, considérant qu'il valait mieux attendre un nouveau décompte et ensuite accepter le vainqueur de la Floride et donc de la présidentielle.Bill Clinton s'est lui positionné au dessus du débat, affirmant que l'imbroglio actuel « n'est pas un symbole de la division de notre nation (.) et il sera résolu d'une manière conforme à la vitalité et à la permanence de nos lois et de notre Constitution ».Gore, qui s'est montré très détendu devant les caméras en jouant au football avec se famille, a assisté hier soir avec sa femme Tipper à une fête de fin de saison organisée pour l'équipe de football de son fils âgé de 18 ans.RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð Al Gore a soulevé de vives inquiétudes aux États- Unis en promettant de contester en justice le résultat de l'élection présidentielle en Floride.Les éditorialistes des grands journaux, de même que des démocrates influents, l'ont exhorté à ne pas s'engager dans cette voie périlleuse.Gore soutient que des « irrégularités » l'ont privé d'une victoire électorale en Floride et, partant, d'une élection à la Maison-Blanche.Il appuie les électeurs du comté de Palm Beach qui sont allés en cour pour réclamer la tenue d'un nouveau scrutin.Et il prépare ses propres arguments juridiques pour faire respecter « la volonté des citoyens ».« Si la volonté des citoyens doit prévaloir, alors Al Gore doit être déclaré vainqueur et devenir notre président », a déclaré William Daley, un des principaux lieutenants de Gore, au cours d'une conférence de presse en Floride jeudi.Le Washington Post s'est indigné de la déclaration de Daley.Dans un éditorial, le quotidien pro-démocrate a écrit : « Une victoire de Bush signifierait que la Maison- Blanche a été volée ; voilà le sens évident de la remarque (de Daley).C'est une chose nocive à dire en ces moments exceptionnels et inquiétants, et M.Gore commettrait une grave erreur en ne s'en dissociant pas promptement.» Le ton alarmé du Washington Post a trouvé un écho dans la page éditoriale du New York Times, qui a mis en garde Gore contre la tentation de recourir aux tribunaux pour déterminer l'issue du scrutin du 7 novembre.Il s'agit d'une « voie traîtresse », selon le quotidien.« La triste réalité c'est que chaque élection compte son lot d'imperfections et de points litigieux concernant des bulletins de vote », a écrit le New York Times.Et d'ajouter : « Les candidats à la présidence ont des droits en regard de la loi qui ne sont pas plus forts ou plus faibles que ceux des autres citoyens.Mais ils ont la responsabilité supplémentaire de s'assurer que leurs actes serviront l'intérêt national.» Quelques voix se sont élevées au sein du Parti démocrate pour réclamer une sortie excluant tout recours en justice qui pourrait s'éterniser et provoquer une crise constitutionnelle.« Je veux qu'Al Gore gagne cette élection, mais, encore plus que ça, je veux que quelqu'un gagne cette élection, a déclaré le sénateur Bob Torricelli du New Jersey.J'encourage Al Gore et George Bush à penser au pays Ð à la continuité du gouvernement, à sa stabilité Ð et à éviter les dommages collatéraux causés au processus démocratique.Dans leurs commentaires, les démocrates ont évité de critiquer Gore de plein front.Mais leurs remarques semblaient s'adresser à lui bien plus qu'à Bush.« Un des deux candidats doit dire : « J'ai perdu, tu as gagné », même s'il peut avoir des doutes dans son coeur », a déclaré le sénateur Bob Kerrey du Nebraska.« Ils doivent dire : « Je ne peux pas prendre des mesures extraordinaires pour gagner l'élection parce que ça pourrait faire mal au pays ».» Gore n'est évidemment pas sans appui au sein de son propre parti.Certains démocrates ont même approuvé la stratégie dévoilée jeudi par William Daley.« C'est magnifique comme tout le monde reste calme », a déclaré le sénateur Patrick Moynihan de New York, qui sera officiellement remplacé par Hillary Clinton en janvier prochain.« C'est une grande manifestation de patriotisme et de sagesse.Peu importe qui sera le vainqueur.L'important, c'est la légitimité du système.» Mais la légitimité du prochain président est justement ce qui perturbe certains critiques de Gore.À leur avis, le vice-président risque d'empoisonner inutilement le climat politique dans lequel devra oeuvrer un président élu par la plus petite marge qui soit.« Un candidat ne peut rejeter le processus sans rejeter sa propre légitimité et la foi de la nation dans le processus », a écrit l'historien Richard Reeves.« Le vainqueur, quel qu'il soit, a déjà l'air petit Ð et chaque jour de décompte et de recomptage le fait paraître encore plus petit.» LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 A13 MONDE Bush prépare son administration, mais les démocrates contestent sa victoire Gore marche sur des oeufs Les télés américaines dans la mire du Congrès CURT ANDERSON Associated Press WASHINGTON Ð Les projections qui ont conduit les médias américains à annoncer prématurément que la Floride était tombée dans l'escarcelle du vice-président Al Gore vont être soumises à une enquête parlementaire pour déterminer si elles n'ont pas encouragé l'abstention là où les bureaux de vote étaient encore ouverts.Le représentant républicain de Louisiane, Billy Tauzin, président de la sous-commission de la Chambre des représentants chargée des télécommunications commerciales, a annoncé qu'il avait adressé une lettre aux présidents des principales chaînes de télévision ainsi qu'à l'Associated Press (AP) pour leur poser une série de questions sur leur couverture médiatique de la Floride.Dans cette lettre, l'élu de Louisiane précise également que sa sous-commission va organiser des auditions, probablement au début de l'an prochain.Selon Billy Tauzin, le fait d'avoir annoncé la victoire d'Al Gore en Floride « pourrait avoir envoyé un signal aux Américains leur signifiant, d'une manière qui n'était pas exacte, que l'issue de cette élection était tranchée.Quand les chaînes leur disent que l'élection est pratiquement jouée, cela revient en fait à annuler leur vote.» Mardi soir, entre 19 h 49 et 20 h, heure de la côte Est, ABC, NBC, CBS, CNN, Fox ainsi que l'agence AP ont annoncé la victoire d'Al Gore en Floride lui permettant de s'emparer des 25 grands électeurs de cet État-clé.Or, les bureaux de vote étaient encore ouverts dans la partie occidentale de la Floride, qui a une heure de décalage avec la côte est, mais également dans tous les États du centre et de l'ouest du pays.À environ 21 h 55 sur la côte Est, les chaînes de télévision et l'Associated Press ont commencé à revoir ces projections à la baisse, alors que l'on commençait à entrevoir une lutte serrée entre les deux candidats.Dans la nuit, les chaînes ont annoncé que le candidat républicain, George W.Bush, s'imposait finalement en Floride pour devenir le 43e président des États-Unis.Seule l'AP n'a pas déclaré de vainqueur en rapportant que le résultat était trop serré.Au coeur de l'enquête diligentée par la sous-commission parlementaire se trouve le Voter News Service (VNS), un consortium formé par les chaînes de télévision et l'Associated Press qui utilise des sondages à la sortie des urnes et les résultats réels afin de réaliser des prévisions.D'autres médias sont abonnés à VNS.Selon un accord de 1985, les chaînes de télévision s'abstiennent généralement d'utiliser les sondages à la sortie des urnes jusqu'à ce que la plupart des bureaux de vote d'un État soient fermés.Billy Tauzin estime que l'enquête permettrait de déterminer s'il ne convenait pas d'arriver à un « nouvel accord » sur l'utilisation de ces données.Toutefois, il a ajouté qu'au fédéral, il n'y aurait aucune initiative pour imposer une législation restrictive.Bulletins de vote contestés en Floride : une fonctionnaire dans l'oeil du cyclone MICHEL MOUTOT Agence France-Presse WEST PALM BEACH, Floride Ð Pour avoir tenté, sans doute croyant bien faire, de rendre plus lisibles des bulletins de vote, une fonctionnaire de l'État de Floride est aujourd'hui dans l'oeil d'un cyclone politico-électoral aux proportions inédites.Theresa Le Pore est la directrice des services électoraux du comté de Palm Beach.En cours d'année, cette démocrate a pris l'initiative de redessiner, en prévision du scrutin présidentiel de mardi, les bulletins de vote.Voulant adopter des caractères plus gros, elle décide de ne pas aligner les noms des candidats les uns derrière les autres mais de séparer le bulletin en deux colonnes, avec au centre, à droite ou à gauche des noms des candidats, les trous à poinçonner.« Je voulais que cela soit imprimé plus gros pour que les personnes âgées » (nombreuses à Palm Beach comme dans le reste de la Floride) « puissent le lire », a-t-elle expliqué au quotidien Sun Sentinel de la ville voisine de Fort Lauderdale.« Si j'avais adopté des caractères plus petits, ils auraient dit qu'ils étaient trop petits.» Mais ce faisant, elle a conçu un bulletin qui semble avoir induit en erreur plusieurs milliers d'électeurs : le trou à poinçonner pour voter pour Al Gore est en effet proche, malgré des flèches, de celui à poinçonner pour voter pour le candidat ultraconservateur Pat Buchanan.Alors que le sort de l'élection présidentielle, et donc du pays, se joue en Floride sur quelques centaines de voix, plus de 19 000 bulletins ont ainsi été annulés parce qu'ils avaient été poinçonnés aux deux endroits.Des électeurs manifestent depuis deux jours dans les rues de West Palm Beach avec des pancartes indiquant : « Je n'ai pas voulu voter pour Buchanan.» Ils assurent avoir compris, trop tard, qu'ils s'étaient trompés, et avaient coché le mauvais trou et exigent l'annulation du scrutin et de nouvelles élections dans leur comté.Interrogé sur NBC, Pat Buchanan lui-même a admis que « quand j'ai jeté un coup d'oeil à ce bulletin le soir de l'élection, il m'a été très facile de comprendre comment quelqu'un avait pu voter pour moi en croyant voter pour Al Gore ».« En vertu de la loi de Floride, cette forme de présentation du bulletin est illégale », a assuré jeudi sur CNN un élu démocrate de Floride, Robert Wexler.Mais les républicains de l'État rappellent que ce bulletin en deux colonnes, uniquement utilisé dans le comté de Palm Beach, avait été formellement accepté par les instances locales du Parti démocrate, publié dans le journaux et que personne, avant le vote, n'y avait trouvé à redire.Alertée mardi matin par des plaintes d'électeurs, Mme Le Pore avait immédiatement diffusé une circulaire à destination des personnes chargées de la gestion des bureaux leur demandant de bien expliquer la procédure de vote et surtout de ne poinçonner le bulletin qu'une seule fois.Photo AFP Anne Kaylor, juge du comté de Pol, tient un bulletin rejeté lors du décompte du scrutin décrété en Floride. 6LP1401A1111 A14, samedi, MONDE 6LP1401A1111 ZALLCALL 67 01:00:03 11/11/00 B Arafat demande en vain une force d'interposition d'après AFP et AP NATIONS UNIES, New York Ð Yasser Arafat a demandé hier au Conseil de sécurité la création d'une force internationale au Proche-Orient, à laquelle Washington s'opposera si la demande n'obtient pas le soutien israélien, a aussitôt déclaré l'ambassadeur américain à l'ONU.Dans le même temps, les violences faisaient trois nouveaux morts en Cisjordanie, dont un adolescent de 14 ans, à Jénine, en Cisjordanie, et aux point de passage d'Erez et de Karni, entre la Bande de Gaza et Israël.Par ailleurs, un policier israélien a été légèrement blessé dans un attentat à la bombe.Le président de l'Autorité palestinienne a demandé lors d'une réunion à huis clos avec les ambassadeurs représentant les quinze pays membres du Conseil, la création d'une force internationale de protection des civils en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, selon une porte-parole des Nations unies, Marie Okoabe.« Nous nous y opposerons, sauf si et jusqu'à ce que (cette idée) obtienne le soutien des deux parties », a déclaré l'ambassadeur américain Richard Holbrooke.M.Holbrooke a toutefois précisé qu'aucun projet de résolution n'avait pour l'instant été soumis et qu'Israël n'avait pas été formellement consulté.Il a ajouté que les États-Unis n'étaient pas, par principe, opposés aux suggestions palestiniennes.« Mais nous n'allons pas soutenir une idée proposée de manière unilatérale et qui n'a jamais été discutée par l'autre partie, directement », a-t-il ajouté.L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Yehuda Lancry, a également eu une réunion séparée avec le Conseil, à l'issue de laquelle il a déclaré aux journalistes qu'il avait fait part « très clairement de (son) opposition à une force internationale ».Après sa réunion au Conseil, Yasser Arafat a rencontré la secrétaire générale adjointe de l'ONU, Louise Fréchette, et quitté l'ONU sans faire de déclarations aux journalistes.Ces rencontres, sans le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, en voyage à l'étranger, sont intervenues alors que les violences entre Israéliens et Palestiniens se poursuivaient dans les territoires palestiniens.« Nous sommes dans une période d'extraordinaire danger », a encore déclaré M.Holbrooke.Mais, a-t-il ajouté, les deux parties « devront vivre ensemble ou continuer à se tuer.Sur le long terme, il n'y a pas d'alternative à la paix ».Lors de violences hier quatre Palestiniens et un soldat israélien ont été tués.Ces décès portent à 201 morts le bilan de l'Intifada qui a débuté le 28 septembre.Les discussions au sein du Conseil ont été focalisées sur la demande palestinienne d'un déploiement d'une force de 2000 observateurs militaires.L'observateur palestinien aux Nations unies, Nasser Al-Kidwa, avait présenté formellement cette demande lundi, dans une lettre adressée au secrétaire général Kofi Annan.L'ambassadeur néerlandais Peter van Walsum a déclaré que la proposition palestinienne avait reçu l'appui de sept pays non-alignés membres non permanents du Conseil.La Grande-Bretagne et la France sont favorables à l'envoi « de plusieurs centaines » d'observateurs non armés dans ces territoires.Mais l'ambassadeur israélien a souligné qu'il s'opposait au « contournement des négociations bilatérales avec les Palestiniens » ajoutant que son pays était « prêt à évoquer tous les problèmes en suspens avec les Palestiniens ».« Nous voulons que le processus de paix aille de l'avant », a déclaré l'ambassadeur américain, ajoutant que le « président Bill Clinton utilisera chaque jour qu'il lui restera au pouvoir pour approfondir le processus de paix ».Le dirigeant palestinien avait eu jeudi des entretiens avec le président américain, lequel doit à son tour rencontrer demain le premier ministre israélien Ehud Barak.Par ailleurs, plusieurs milliers de personnes se sont jointes hier au cortège funèbre du leader du Fatah, Hussein Abayat, tué par les israéliens mercredi.Après les obsèques, des hommes ont ouvert le feu sur le Tombeau de Rachel, une enclave israélienne à Bethléem, blessant grièvement un soldat israélien.Tsahal a riposté, faisant une nouvelle fois intervenir des hélicoptères.Parallèlement, les meneurs d'une nuée de lanceurs de pierres palestiniens ont ouvert le feu sur des soldats israéliens près de Ramallah, également en Cisjordanie.Selon des témoins, des chars israéliens ont fait feu sur un bâtiment d'où partaient les tirs.Bethléem et Ramallah ont par la suite été bouclées par l'armée israélienne, de sorte que les Palestiniens ne pouvaient plus entrer ou sortir de ces deux villes.Comme les semaines précédentes, des milliers de policiers ont été déployés sur l'Esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, pour tenter d'éviter des heurts à l'issue de la prière du vendredi.Pour des raisons de sécurité, l'accès à ce lieu saint de l'islam était limité aux hommes de plus de 45 ans. La Presse 11 novembre 2000 Page A15 manquante 6LP1601A1111 A16, samedi, MONDE 6LP1601A1111 ZALLCALL 67 00:58:36 11/11/00 B EXPRESS INTERNATIONAL Allemagne Ultime procès UN ANCIEN MEMBRE des SS, Julius Veil, 82 ans, accusé d'avoir abattu sept juifs dans un camp de concentration en Tchécoslovaquie durant la Seconde Guerre mondiale, sera jugé à partir du 4 décembre à Ravensburg, vraisemblablement lors du dernier procès de ce type dans l'Allemagne de l'après-guerre, a annoncé hier un porte-parole du tribunal.Le procès dépend encore d'un examen médical réclamé par l'avocat de l'accusé, a ajouté Hermann Wieland.La justice n'a cependant jamais douté jusqu'alors des capacités physiques de Julius Veil à subir ce procès.L'homme a tenté de se suicider peu après avoir été incarcéré et prétend être victime d'une confusion d'identité.Ð d'après AP Serbie Aide d'urgence LA GRANDE-BRETAGNE a annoncé hier l'envoi d'une aide de 10 millions de livres d'aide d'urgence en Serbie, pour aider la principale république yougoslave à ne pas connaître de crise humanitaire cet hiver.Londres s'était engagé auparavant à contribuer à hauteur d'environ un cinquième des 120 millions de livres d'aide promis par l'Union européenne (UE) à la Serbie.Le fonds d'urgence britannique sera réparti entre le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations unies, le Programme alimentaire mondial et le Comité international de la Croix-Rouge pour les aider à fournir du carburant, des vêtements, de la nourriture et des médicaments aux Serbes.Ð d'après AP Monténégro Abandon du dinar LE CONSEIL MONÉTAIRE monténégrin a décidé hier d'abandonner la monnaie nationale yougoslave, le dinar, en faveur du mark allemand, renforçant sa prise de distance avec la Serbie, a rapporté l'agence de presse Montena.Le conseil, responsable des transactions monétaires et budgétaires, a précisé que le mark servirait de monnaie de transition jusqu'à ce que l'euro entre en circulation, au 1er janvier 2002.En juin, le Monténégro avait adopté le deutschmark comme monnaie, parallèlement au dinar yougoslave et en novembre il a créé une banque centrale, chargée de développer un système monétaire autonome.Ð d'après AP Russie Hausse des salaires LE PRÉSIDENT RUSSE Vladimir Poutine a ordonné hier une augmentation immédiate de 20 % des traitements des fonctionnaires, même si elle ne sera pas très sensible vu la faiblesse de leur paie.Cette hausse concerne des millions de Russes, des professeurs aux bibliothécaires, en passant par les employés des entreprises publiques.S'il n'y aucune statistique officielle à leur propos, ils gagnent généralement moins que le salaire mensuel moyen des Russes, estimé à 2290 roubles (82 dollars US).Des millions de fonctionnaires ont passé des mois, voire des années, sans être payés dans les années 1990.Ð d'après AP Grande-Bretagne Manif des routiers DES ROUTIERS RÉCLAMANT une baisse des prix des carburants se sont rendus en cortège à Londres hier, où la police a manifesté son intention d'instaurer des contrôles stricts par crainte d'un attentat de dissidents de l'IRA opposés au cessez-le-feu.Le préfet de police, Sir John Stevens, a expliqué que des points de passage et des interrogatoires des routiers allaient être menés pour éviter que des terroristes ne profitent de la situation.Ce mouvement intervient deux jours après que le gouvernement britannique eût annoncé une série de baisses de la fiscalité sur les carburants pour tenter d'éviter une répétition du mouvement de protestation de septembre dernier.Ð d'après AFP Europe Fraudes et contrebande L'UNION EUROPÉENNE (UE) a trouvé suffisamment de preuves pour justifier l'ouverture de 252 enquêtes pour fraude sur les 6000 cas d'irégularités budgétaires présumées signalées par ses pays-membres en 1999, selon un rapport rendu public hier.Le commissaire européen au Budget Michaele Schreyer a précisé que les cas de fraudes notifiés pourraient avoir représenté plus de 223 millions d'euros sur un budget européen de 85 milliards d'euros.Ces chiffres ne prennent pas en compte l'impact des droits de douanes perdus du fait des contrebandes d'alccol et de cigarettes.Le trafic d'alcool à lui seul a coûté plus de 500 millions d'euros aux Quinze.Ð d'après AP Yougoslavie Retour du mouton noir LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE de Yougoslavie est devenue officiellement hier le 55e membre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont l'ex-Yougoslavie avait été suspendue en 1992.L'OSCE a voté en faveur de l'admission de la RFY, à l'occasion d'une réunion du Conseil permanent.Belgrade souhaite « la pleine réintégration de la République fédérale de Yougoslavie dans les organisations et la communauté internationales ainsi que la normalisation des relations avec ses voisins », a déclaré son ministre des Affaires étrangères Goran Svilanovic.L'ex-Yougoslavie était exclue de l'OSCE depuis 1992, en raison de son rôle dans la guerre en Bosnie.Ð d'après AP Zimbabwe Non aux saisies LE PROGRAMME GOUVERNEMENTAL de redistribution des terres au Zimbabwe est anticonstitutionnel, a estimé hier la cour suprême de ce pays.Les juges ont indiqué dans leurs décisions, que le programme, qui prévoit la saisie de fermes appartenant aux Blancs pour les redistribuer à des Noirs sans terre, « est en contravention du droit fondamental (.) de la constitution du Zimbabwe ».Le jugement demande également à la police de faire évacuer les occupants qui ont envahi quelque 1600 fermes appartenant à des Blancs.Ð d'après AFP Liban Plainte contre Israël LE LIBAN A ANNONCÉ hier son intention de se plaindre à l'ONU, après que la Marine israélienne eut intercepté et immobilisé pendant quatre heures un remorqueur dans les eaux territoriales libanaises.Le président Émile Lahoud a qualifié cet incident d'« acte de piraterie et de terrorisme et d'ingérence dans les eaux territoriales libanaises ».« Les violations incessantes des eaux, de l'espace aérien et du territoire libanais menacent la stabilité du sud (du Liban) et entraînent des répercussions dont seul Israël est responsable », a déclaré le chef de l'État libanais dans une déclaration publiée hier.Ð d'après AP La PPA, on n'en a pas.Message de Balminil à l'attention de ses clients: Jacques Boisvert Président Technilab Pharma Inc.Balminil soulage vraiment Balminil digne de confiance depuis plus de 45 ans ! Santé Canada vous a informés des risques potentiels que peut entraîner la consommation de produits contenant de la phénylpropanolamine (PPA).Cet avis a motivé les pharmaciens à retirer des tablettes tous les médicaments contenant de la phénylpropanolamine (PPA).La gamme de sirops Balminil NE CONTIENT PAS de phénylpropanolamine (PPA).Balminil est donc toujours disponible en pharmacie.Votre médecin ou pharmacien pourra vous conseiller sur la formulation Balminil la mieux adaptée à vos symptômes et problèmes de santé.Balminil est produit au Québec.Onze langues valent mieux qu'une.Avec la mondialisation de lÕ.conomie et l Õexplosion des technologies de communication, il est plus que jamais temps de s Õouvrir sur le monde.La connaisance dÕune autre langue et d Õune autre culture constitue un atout majeur pour toute personne qui cherche .mieux comprendre les grands enjeux contemporains et .atteindre des objectifs plus sp.cifiques.¥ Allemand ¥ Anglais ¥ Arabe ¥ Chinois ¥ Cor.en ¥ Espagnol ¥ Grec moderne ¥ Italien ¥ Japonais ¥ Portugais ¥ Russe Renseignements 514 343-6111 poste 3886 www.umontreal.ca Inscrivez-vous à un de nos cours de langues ou demandez votre admission à un des onze modules en langue et culture.Faculté des arts et des sciences 6LP1701A1111 A17, samedi, MONDE 6LP1701A1111 ZALLCALL 67 00:53:25 11/11/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 0 MOND E A 1 7 Le parti néo-nazi dans le collimateur de Berlin Associated Press BERLIN Ð Le Bundesrat, la Chambre haute du Parlement allemand, a approuvé hier un projet de loi du gouvernement visant à interdire le Parti démocratique national (NPD), considéré comme néo-nazi.Appelant au vote, des gouverneurs ont déclaré que les hommes politiques ne devaient pas se contenter d'appeler les citoyens à lutter contre la violence raciste et xénophobe, mais devaient user des moyens légaux à leur disposition.Le ministre de l'Intérieur Otto Schily a réitéré pour sa part ses allégations, selon lesquelles le NPD est apparenté au Parti nazi d'Adolf Hitler.Ce parti a un « potentiel dangereux à générer de la violence politique qui doit être affronté au premier signe et éliminé », a-t-il fait valoir.Cette décision était attendue, après que les gouverneurs des 16 lands allemands, qui sont représentés au Bundesrat, eurent indiqué à une quasi-unanimité le mois dernier qu'ils étaient favorables à l'adoption de ce projet.Le vote des parlementaires fait suite à la décision prise mercredi par le gouvernement de plaider en faveur de l'interdiction du NPD devant la plus haute juridiction du pays.La Chambre basse du Parlement, le Bundestag, doit examiner le projet de loi d'interdiction du NPD plus tard dans les semaines à venir.Jeudi soir, plusieurs dizaines de milliers d'Allemands ont manifesté à Berlin et dans d'autres villes du pays pour dénoncer la violence néo-nazie, en ce jour anniversaire de la « Nuit de cristal », pogrom antisémite commis à travers l'Allemagne en 1938.Dans la capitale, plus de 200 000 manifestants, selon la police, se sont rassemblés à la tombée de la nuit devant la grande synagogue berlinoise d'avant-guerre puis ont marché jusqu'à la porte de Brandebourg en formant une longue chaîne humaine dans un silence interrompu par la lecture de noms de victimes de l'Holocauste.ETA : quatre arrestations à Bilbao 1 888 TELNAT-1 www.bnc.ca Je ne suis pas le genre à prendre des décisions en l'air.Quand la gestion de mes affaires devient trop lourde, je m'assois avec mon conseiller de la Banque Nationale.Il m'aide à reprendre mon souffle et à garder une vision globale de ma situation.Parce que l'important, c'est de rester au-dessus de ses affaires.Pour alléger votre gestion, communiquez avec un conseiller en appelant ou en passant en succursale.POUR ALLÉGER MA GESTION FINANCIÈRE VOUS SEREZ PLUS À L'AISE Associated Press MADRID Ð La police a arrêté hier avant l'aube à Bilbao quatre membres présumés du commando Biscaye de l'organisation séparatiste basque ETA, a annoncé le ministre de l'Intérieur Jaime Mayor Oreja.Les suspects, trois hommes et une femme étaient apparemment les remplaçants de quatre autres membres du commando, tués dans l'explosion de la bombe qu'ils transportaient dans une voiture, le 7 août dans la même ville, a précisé le ministre à la radio basque.Selon la police, ces quatre militants préparaient un attentat.Les policiers fouillaient également trois appartements à la recherche de matériel destiné à fabriquer des explosifs.Alors que la police espagnole procédait à la dernière arrestation d'un des suspects, dans le quartier de Bolueta, le vieux quartier de Bilbao, une foule hostile s'est rassemblée et a commencé à menacer les officiers.La police autonome basque a dû tirer en l'air à deux reprises pour disperser les manifestants, a indiqué le gouvernement basque.Ces arrestations font suite au démantelement mardi d'un autre comando de l'ETA.Cinq personnes ont été interpellées à Madrid et une sixième à Azuqueca de Henares.Deux autres personnes qui avaient été arrêtées à Barcelone ont été libérées quelques heures plus tard, la police ayant déterminé qu'elles n'avaient pas de lien avec l'organisation basque.Dans une autre ville du Pays basque, Saint-Sébastien, deux journalistes espagnols ont été apparemment la cible d'une tentative d'assasinat attribuée à l'ETA alors qu'ils quittaient leur département hier matin.Aucun des deux n'a été blessé.Le Koursk renfloué en juillet ?Associated Press MOSCOU Ð L'opération risquée et sans précédent de renflouage du sous-marin nucléaire russe Koursk, qui gît par 108 m de fond en mer de Barents, sera tentée en juillet et août, a annoncé hier le PDG de l'entreprise russe conceptrice du bâtiment.Le coût et les détails de cette opération d'envergure sont à l'étude, a déclaré Igor Spassky, chef du bureau d'études Rubin, cité par l'agence de presse russe Interfax.La Marine russe a insisté pour renflouer le sous-marin afin de déterminer les causes des explosions qui ont provoqué le naufrage du Koursk le 12 août.Les 118 marins qui se trouvaient à bord sont tous morts.Des organisations de défense de l'environnement et d'autres détracteurs ont souligné les dangers d'une telle opération, du fait de la présence de deux réacteurs nucléaires, de missiles et d'autres munitions dans le bâtiment naufragé.On ignore en effet si le sous-marin de 18 000 tonnes supportera la pression d'un retour à la surface ou s'il se brisera en morceaux.Un renflouage serait aussi très coûteux.Outre douze corps, les plongeurs russes et norvégiens ont récupéré des notes découvertes sur les corps de deux marins et des documents techniques sur le sous-marin.Cette documentation, découverte dans le quatrième compartiment, ne fournit aucune indication sur les causes de la catastrophe, a souligné la porte-parole du vice-premier ministre Ilya Klebanov, Oxana Onischenko.Elle a également démenti le fait que les documents retrouvés mardi soient des fragments d'un journal de bord, comme elle l'avait indiqué la veille, affirmant qu'il s'agissait de « fragments de documents sur l'équipement technique » à bord du Koursk. 6LP1801A1111 a18-samedi 6LP1801A1111 ZALLCALL 67 01:02:10 11/11/00 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés Une réforme dénaturée (1) m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a La grande réforme de l'éducation du ministre François Legault a été lancée, cet automne, dans la plus grande confusion.Mais au-delà de ces ratés initiaux, les concepts pédagogiques que Québec entend implanter font craindre que cette réforme puisse avoir des effets désastreux sur le système d'éducation et donc sur nos enfants.Pour nous aider à comprendre les causes du dérapage, à mieux connaître la nature de cette réforme dénaturée, à en découvrir les aberrations et à en mesurer les conséquences, notre éditorialiste Michèle Ouimet entreprend à partir d'aujourd'hui une série de quatre éditoriaux sur le sujet.En septembre, le Québec s'est lancé à fond de train dans la plus ambitieuse réforme de l'école primaire et secondaire des 20 dernières années.Mal partie, compliquée, engluée dans une nouvelle pédagogie basée sur des compétences transversales, un concept nébuleux et abstrait, la réforme risque de déraper sérieusement et d'entraîner avec elle toute une génération d'enfants qui finira son cinquième secondaire en écrivant au son.La réforme a débuté au préscolaire et au 1er cycle du primaire, en septembre, dans la précipitation.Les nouveaux manuels scolaires n'ont pas encore été écrits, les enseignants comprennent mal le programme et les écoles s'arrachent les cheveux en essayant d'accoucher de bulletins calqués sur les fameuses compétences transversales.Pas grave, a décrété le ministre de l'Éducation, François Legault.Prêts, pas prêts, on y va.Tout cela sent l'improvisation à plein nez.Pourtant, tout avait bien commencé.Il faut revenir en 1980 pour comprendre ce qui s'est passé.À cette époque, le gouvernement du Parti québécois avait entrepris une vaste refonte des programmes.En réaction à l'absence d'encadrement des années 1970, où les enseignants faisaient à peu près ce qu'ils voulaient dans leur classe, le ministère de l'Éducation avait pondu des programmes tricotés serrés et truffés de milliers d'objectifs et de sous-objectifs.Les écoles se sont embourbées dans cette pédagogie tatillonne qui découpe la matière en fines rondelles.De plus, au fil des ans, de nouveaux cours Ð inutiles Ð s'étaient ajoutés à la petite semaine, comme l'économie familiale, où des générations d'adolescents ont appris à coudre des bobettes et cuire des muffins.Dans un sursaut de gros bon sens, l'ex-ministre de l'Éducation, Pauline Marois, a entrepris une vaste consultation pour remettre l'école primaire et secondaire sur ses rails.En 1997, elle a annoncé les grandes lignes de sa réforme qui a été accueillie avec un soupir de soulagement: retour aux matières de base, davantage d'histoire, de français, d'anglais, de mathématique, élimination de nombreux cours inutiles, etc.Bref, back to basics.Trois ans plus tard, cette réforme du gros bon sens s'est transformée en monstre.Des fonctionnaires du ministère de l'Éducation, avec le sous-ministre et exprésident des États généraux sur l'éducation, Robert Bisaillon, en tête, aidés par des gourous de la pédagogie, se sont emparés de la réforme et l'ont pervertie en l'étouffant avec des programmes indigestes.Les milliers d'objectifs et de sous-objectifs tant décriés ont été remplacés par des milliers de compétences et de sous-compétences détaillées avec un soin maniaque et écrites dans un jargon que seuls les spécialistes peuvent comprendre.Et encore.n n n Parlons-en de ces fameuses compétences transversales qui sont devenues la colonne vertébrale des nouveaux programmes.L'idée a été lancée en 1997 par Paul Inchauspé, ancien directeur général du cégep Ahuntsic, chargé par la ministre Marois de détailler le futur curriculum.Avec ces compétences, l'école espère montrer aux enfants comment faire des liens entre les différentes disciplines, comment travailler, s'organiser, vivre en société, être un bon citoyen, développer des « attitudes positives à l'égard de la protection de l'environnement et du développement durable », etc.Ces grandes compétences sont inculquées dans tous les cours Ð d'où le nom transversales Ð, et elles sont divisées en quatre catégories, soit les compétences d'ordre intellectuel, personnel et social, méthodologique et de la communication.Jusque-là, tout va bien.C'est un peu nébuleux et fourretout, mais bon, les intentions sont louables.La sauce se gâte lorsque les compétences se mettent à se multiplier.Les quatre grands blocs sont divisés, puis subdivisés en souscompétences et en sous-sous-compétences.Et les bureaucrates en rajoutent.À côté de ces compétences transversales, ils créent des compétences disciplinaires plus pointues.Toutes les matières Ð français, mathématique, science, anglais, géographie, histoire, art, etc.Ð sont elles aussi découpées en innombrables compétences.Et les enseignants devront non seulement tenir compte de ces grands machins lorsqu'ils vont expliquer à leurs élèves des notions de base, comme l'accord du participe passé, mais ils devront aussi les évaluer dans le bulletin.Lourde tâche.Prenons un exemple.Le cours de science et technologie enseigné aux enfants du primaire est divisé en trois grandes compétences disciplinaires.Dans la première, l'élève doit « apprécier l'apport particulier de la science et de la technologie à l'activité humaine ».Cette compétence est divisée en quatre sous-compétences : l'enfant doit « circonscrire la présence de la science et de la technologie dans l'activité humaine au regard d'une problématique », « considérer la nature de la science et de la technonolgie au regard de la problématique », « examiner l'impact de la science et de la technologie au regard de la problématique » et « examiner des questions éthiques liées à la science et à la technologie au regard de la problématique ».Chacune de ces sous-compétences est découpée en sous-souscompétences où l'élève doit « déceler des manifestations de la science et de la technologie dans la vie quotidienne », « mettre en évidence.», « associer.», « faire des liens.», « préciser.», etc.Et c'est là que la réforme dérape.Le programme est tellement détaillé qu'il dicte pratiquement aux enseignants comment faire un pas dans leur classe.Ils sont coincés dans une pédagogie infernale qu'ils ne maîtrisent pas et qui n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'ils ont appris à l'université en formation des maîtres.Au départ, les compétences devaient s'inscrire en filigrane, mais lorsque les technocrates ont mis la main sur la réforme, ils l'ont transformée en cauchemar bureaucratique.La machine a tout découpé en petites tranches.Comme en 1980.Encore une fois, le ministère s'est embourbé dans une mécanique hypertrophiée et a perdu de vue l'essentiel, le coeur de la réforme.Comment un tel détournement a-t-il été possible ?Le ministre de l'Éducation, François Legault, contrôle- il ses fonctionnaires ?A-t-il lu les 561 pages confuses et embrouillées qui servent de programme au primaire ?Et si oui, les a-t-il comprises ?Lundi: « Pour un véritable enseignement du français » La grande réforme de l'éducation du ministre François Legault a été lancée, cet automne, dans la plus grande confusion.Mais audelà de ces ratés initiaux, les concepts pédagogiques que Québec entend implanter font craindre que cette réforme puisse avoir des effets désastreux sur le système d'éducation et donc sur nos enfants.Pour nous aider à comprendre les causes du dérapage, à mieux connaître la nature de cette réforme dénaturée et à en mesurer les conséquences, notre éditorialiste Michèle Ouimet entreprend à partir d'aujourd'hui une série de quatre éditoriaux sur le sujet.FORUM Que le vrai Stockwell Day se lève a d u b u c @ l a p r e s e .c a Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, a été sur la sellette toute la semaine dernière, forcé d'expliquer qu'il ne favorisait pas un système de santé à deux vitesses.Cette semaine, c'est encore lui qui a dû pédaler pour expliquer le principe des référendums populaires que ce parti veut permettre, notamment sur l'avortement et la peine de mort.Ces débats portent en fait sur les intentions réelles de Stockwell Day, sur ses projets de gouvernement, sur l'existence d'un agenda caché.Au delà de la démagogie propre à toute campagne électorale, ce questionnement met le doigt sur un véritable malaise, que le leader allianciste a été jusqu'ici incapable de dissiper, y compris lors des débats des chefs.L'Alliance est un parti beaucoup plus conservateur que ce à quoi le Canada est habitué.Néolibéral dans le sens strict du terme sur les questions économiques, c'est également un parti de droite idéologique, proche du fondamentalisme américain, une tendance renforcée par Stockwell Day lui-même, un ancien pasteur aux idées rigides sur les questions dites morales, comme l'avortement ou l'homosexualité.Qu'est ce que cela signifierait dans l'exercice du pouvoir ?On ne le sait pas.Ces questions préoccupent peu le Québec, tout à sa bataille répétitive entre Jean Chrétien et Gilles Duceppe.Mais n'oublions pas que le cheminement de l'Alliance, comme opposition officielle et comme seule alternative au pouvoir, affectera les Québécois.L'affaire des référendums illustre bien ce malaise.Un document d'information interne du parti, destiné aux candidats, affirme que les référendums populaires seraient possibles si 3 % des électeurs les réclament.Un seuil peu élevé, 400 000 personnes, qui met en relief la facilité avec laquelle le Canada pourrait être plongé dans des débats déchirants.Le programme électoral de l'Alliance, écrit plusieurs mois plus tard, ne donne par contre aucun détail sur la mécanique référendaire.Pressé de s'expliquer, M.Day a ajouté à la confusion, laissant entendre qu'il ne souhaiterait pas de référendum sur l'avortement, ajoutant que le seuil de 3 % lui semblait bas, mais refusant de préciser ce que ferait son gouvernement.En soi, il n'y a pas là de scandale.Dans un parti démocratique, la plate-forme électorale est souvent très différente du programme.Le PQ en fournit un bel exemple.C'est encore plus compréhensible dans le cas de l'Alliance, en pleine mutation, avec le passage du Reform à l'Alliance pour s'affranchir d'un passé rural, et avec l'élection d'un nouveau chef, plus jeune et plus moderne, Stockwell Day, qui essaie depuis de recentrer le parti pour le rendre acceptable à l'électorat ontarien.Un passage difficile qui le force à parler des deux côtés de la bouche, pour ne pas effrayer les Ontariens, tout en évitant de démobiliser sa base traditionnelle.Le double discours est fréquent en politique.Qu'on pense à la valse- hésitation de Lucien Bouchard sur la tenue d'un référendum.Le problème avec Stockwell Day, c'est qu'on ne sait absolument pas où ce processus va mener.Parce que M.Day est peu connu et que son parti est en pleine transformation, il est impossible de décoder ses messages confus.Est-ce que le virage vers le centre est cosmétique, un calcul cynique, ou est-ce une véritable évolution typique des partis qui s'approchent du pouvoir ?Est-ce que M.Day sera capable de mettre de côté ses convictions personnelles ?Nous ne le savons pas.Cette ignorance tient en partie au plan machiavélique des libéraux, qui ont déclenché des élections précipitées avant que Stockwell Day puisse se faire connaître.Mais il n'en reste pas moins que les citoyens ne connaissent pas assez Stockwell Day pour lui donner un chèque en blanc et faire un saut vers l'inconnu, surtout s'il les mène vers une droite morale dont ils ne veulent pas.Voilà pourquoi la meilleure place de l'Alliance reste dans l'Opposition, où elle pourra surveiller le gouvernement libéral et imposer des débats, mais où elle pourra également donner à son chef le temps d'être testé dans l'action, pour que les Canadiens puissent savoir qui est le vrai Stockwell Day.Le mur du génie a g r u d a @ l a p r e s s e .c a Toutes sortes de raisons ont été avancées pour expliquer la défaite de Garry Kasparov qui, après avoir régné pendant 15 ans sur les échiquiers de la planète, a été détrôné il y a une semaine par son adversaire et ancien élève Vladimir Kramnik.Selon l'une des hypothèses, si Kasparov a perdu, c'est la faute à une méchante « ex ».Un autre scénario veut que Kasparov ne se soit jamais remis de sa défaite contre Deep Blue, l'ordinateur qui l'a battu en 1997.Kasparov lui-même a admis que si son jeu était aussi peu inspiré, c'est parce qu'il n'a pas suffisamment travaillé ses ouvertures.Et si Kasparov avait perdu tout simplement parce qu'en vieillissant, il est devenu moins bon ?Parce que l'âge a ankylosé ses neurones ?Parce qu'il a frappé ce que le magazine américain Feed, dans un récent article sur le vieillissement des facultés intellectuelles, a décrit comme un « mur cognitif » ?Einstein, qui avait obtenu son prix Nobel de physique à l'âge peu vénérable de 26 ans, croyait qu'une personne qui n'a pas apporté de contribution majeure à la science avant d'avoir franchi le cap de la trentaine resterait à tout jamais exclue du club sélect des génies.Mais aucune des hypothèses voulant expliquer ce mur du génie n'est parfaitement concluante.Selon l'une de ces théories, ce qui permet l'émergence de nouvelles idées, ce sont les « éléments mentaux erratiques » qui, avec le temps, ont tendance à s'organiser et à se figer dans des structures fixes.En vieillissant, nous intégrons de plus en plus les concepts nouveaux à des schémas pré-établis et devenons de moins en moins capables de créer de nouvelles classifications.Une seconde théorie fait appel au concept de la « mémoire au travail », qui agirait un peu comme la mémoire vive des ordinateurs en menant de front plusieurs opérations intellectuelles compliquées.C'est cette aptitude à la simultanéité qui permet aux joueurs d'échecs d'imaginer des stratégies nouvelles, une faculté qui atteint son apogée dans la vingtaine.Selon d'autres théories, l'érosion de nos capacités cognitives tient davantage au style de vie et aux obligations qui viennent avec l'âge et qui nous encroûtent.Un divorce ou un voyage au Népal peuvent alors constituer un excellent traitement préventif.Une autre hypothèse affirme que la baisse de prod s'expliquerait plutôt pas une chute générale d'énergie : passé un certain âge, on devient tout simplement incapable de bûcher pendant trois jours et trois nuits sur un même problème.Déprimant ?Soyons donc pragmatiques : il y a de bons moyens de retarder notre rencontre avec le mur cognitif.Le premier, c'est la stratégie de l'évitement : n'essayez donc pas d'être génial et laissez les prix Nobel à d'autres.Le second moyen, c'est la stratégie de contournement : les études démontrent que certaines disciplines sont sujettes au vieillissement précoce, d'autres non.Évitez les mathématiques où les grandes découvertes sont l'apanage de la jeunesse.Avec de sciences plus « molles », comme la biologie, on dispose d'un peu plus de temps.Quant aux historiens et aux philosophes, ce n'est que vers la soixantaine qu'ils apportent leurs meilleures contributions.Aucune donnée n'était disponible concernant les journalistes, mais nous restons optimistes. 6LP1901A1111 a19-samedi 6LP1901A1111 ZALLCALL 67 00:54:21 11/11/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 A19 Le palmarès maudit ?Le palmarès des écoles secondaires, oeuvre de l'Institut économique de Montréal, a créé un vif émoi dans le monde de l'éducation.Infamie ou bon outil de mesure ?RICHARD MARCEAU Coauteur du Bulletin des écoles secondaires, M.Marceau est chercheur associé à l'Institut économique de Montréal et professeur à l'École nationale d'administration publique.Les réactions des porte-parole officiels du milieu de l'éducation au Bulletin des écoles secondaires (on peut retrouver le rapport complet à l'adresse: www.iedm.org) ne surprennent pas.La raison tient au caractère indépendant de notre entreprise.Elle ne résulte pas de l'équilibre du pouvoir entre les acteurs qui définissent de- Richard Marceau puis 40 ans les politiques en matière d'éducation et surtout la nature de l'information accessible sur l'école.Cette entreprise de recherche ne s'est pas pliée aux exigences de la négociation quotidienne entre ces puissants acteurs où figurent bien d'autres enjeux que l'évaluation des écoles.Ce bulletin renferme donc inévitablement des irritants politiques.Mais il comble de grands besoins.Il est là pour rester.Le caractère libre de notre recherche a permis une définition sans détour de son objectif : fournir une information de qualité à tous ceux qui ont à prendre des décisions à l'école secondaire.Et ils sont nombreux: parents, étudiants, mais aussi enseignants, cadres et professionnels, directeurs d'école et membres des conseils d'établissement.La récente réforme de l'éducation a, en principe, accru les pouvoirs au niveau de l'école; ces pouvoirs ne se concrétiseront qu'avec de l'information de qualité sur l'école.L'information constitue une ressource essentielle à l'exercice du pouvoir : elle fait éminemment défaut, et les parents et les étudiants en sont les principales victimes.Il en résulte un profond déséquilibre des rapports entre les consommateurs et les offreurs de services éducatifs.Comment les parents siégeant au conseil d'établissement peuvent-ils approuver un projet éducatif ou décider du nombre d'heures par matière s'ils ne connaissent pas la performance scolaire des étudiants dont ils ont la responsabilité ?Pourquoi les parents s'impliqueraient-ils dans la gestion de leur école s'ils n'ont pas d'information pour nourrir leur jugement ?Comment les parents et les étudiants peuvent-ils choisir leur école s'ils ne peuvent compter que sur des rumeurs ?Notre rapport a fourni à ces gens trois types d'information: un bulletin pour chaque école secondaire, un classement général et une explication des différences de performance entre les écoles.Même si c'est le classement qui a d'abord attiré l'attention, le lecteur sérieux a vite remarqué que la pièce maîtresse de notre recherche était la présentation de 476 bulletins d'école.Chaque école secondaire dispose pour la première fois d'un tableau intelligible regroupant les renseignements les plus pertinents des six dernières années sur la performance scolaire de ses étudiants.L'école pourra ainsi se comparer à elle-même et juger de son progrès.Figurent également le revenu des parents et un facteur de correction socio-économique.Du jamais vu a-t-on dit ! Il marque certainement un net progrès en clarté et en accessibilité.Certains ont déploré l'absence du taux de diplomation.Il figure pourtant pour les écoles publiques offrant les cinq années de secondaire.D'autres s'insurgent du fait que le classement n'en tient pas compte: ils ont raison.Mais c'est le ministère lui-même qui est à la source de cette imperfection.Nous avons annoncé que, dès que nous recevrons du ministère les données sur les écoles privées, la cote globale et le classement intégreront le taux de diplomation.Nous attendons toujours ces données.(.) Ceux qui ont l'étudiant comme principal souci se méfieront des mauvaises incitations que produisent infailliblement des classements par sous-catégories du genre: écoles publiques francophones de milieu urbain défavorisé, écoles privées anglophones en région métropolitaine favorisée, etc.Imaginez la surprise d'un étudiant inscrit à une école classée au sommet d'une sous-catégorie mais qui n'arrive pas à se trouver un emploi à sa sortie ou à être accepté dans un programme d'études supérieures contingenté ! Le message ainsi transmis par un classement « nuancé » crée l'illusion et n'inspire pas à l'étudiant un effort maximal.Le classement général rappelle que tous les étudiants seront froidement comparés les uns aux autres à leur entrée sur le marché du travail.L'origine socio-économique ou la langue maternelle ne pourront servir d'excuses à quiconque.C'est d'ailleurs ainsi qu'on procède avec les étudiants.On n'accorde pas, dans une classe, dix premiers rangs selon dix catégories différentes: on produit plutôt un bulletin pour chaque élève qui l'aidera à poser un diagnostic précis.Le classement des écoles sert à une comparaison finale, le bulletin à un diagnostic en profondeur.Le classement constitue une référence à partir de laquelle il est possible d'établir des objectifs de performance en relation avec le sort de l'étudiant à la fin de ses études.Il cherche à éviter la complaisance même si les conditions d'exercice semblent fournir des explications plausibles à une moindre performance.(.) Par ailleurs, l'analyse multivariée présentée en annexe du rapport constitue une véritable première.Elle ne fait pas que documenter le contexte socio-économique de chaque école (une information brute à ce sujet laisse penser, comme l'a fait l'indice de défavorisation, que la performance scolaire est le seul résultat du contexte socio-économique) ; au contraire, elle vérifie systématiquement (en coupe instantanée) l'association entre les données de contexte et la performance scolaire.La conclusion, en harmonie avec les récentes recherches, renverse les idées reçues: l'école compte plus que les soi-disant déterminants socio-économiques.Ces derniers ne comptent guère que pour 13 % dans l'explication alors que les facteurs organisationnels (taille de l'école, régime public/privé) comptent pour 27 %.Que l'école importe plus que les conditions socio-économiques, voilà donc le message le plus puissant, le plus constructif et le plus motivant qu'on puisse imaginer.Il mérite d'être retenu.Notre rapport est conçu pour être utilisé au niveau de l'école et non pas pour juger de l'ensemble du système d'éducation.Il n'y a pas dans notre rapport de compilations privée/publique ou anglophone/francophone.La réaction des officiels au classement est symptomatique : ils réclament un classement nuancé mais ne disent mot du bulletin ! Cette pure incohérence révèle une stratégie: discréditer l'ensemble de l'exercice pour éviter une large diffusion aux parents d'un outil de gestion de l'école.Mais il est clair que cette stratégie ne fonctionnera pas.Misons sur l'intelligence des parents pour interpréter ces données.Ils exerceront mieux leur pouvoir là où ça compte.Car l'école fait la différence.Le bulletin est là pour rester École privée ou publique, telle est la question.ROBERT CADOTTE L'auteur est président de la Commission pédagogique de la Commission scolaire de Montréal.Le message du palmarès est simple : si vous désirez voir réussir votre enfant, envoyez-le à l'école privée ! Eh oui, la solution est évidente, mais le problème est qu'il n'y a pas suffisamment d'écoles privées pour accueillir les enfants qui n'attendent que ces bonnes écoles pour réussir.À voir la réaction populaire, le message est réussi : visa le noir, tua le noir.Finalement, que retient-on de ce palmarès ?Les noms d'une dizaine d'écoles ! Cela amène à s'interroger sur son objectif.Quelle drôle de société sommes-nous pour utiliser Robert Cadotte 464 écoles comme fairevaloir d'une dizaine ?Cela dit, essayons un instant d'imaginer ce qui se passerait si le souhait de l'Institut économique de Montréal se réalisait et que tous les jeunes du Québec avaient enfin accès à cette école de rêve qu'est l'école privée.Estce que plus d'élèves auraient droit au succès ?La réponse est évidente et c'est NON.Pour réussir, l'école privée sélectionne les élèves du public les plus performants, expulse les élèves difficiles et ceux qui n'obtiennent pas la note de passage, se dote de budgets d'encadrement beaucoup plus importants parce que les parents ont les moyens de payer.Certaines exigent même des parents qu'ils payent un ordinateur portable à leur enfant.Au fond, l'étonnant dans tout cela est bien que le gouvernement du Québec contredise, quand il s'agit d'éducation, ses politiques officielles.Dans l'ensemble, le gouvernement prétend adopter des politiques qui se veulent inclusives plutôt que ségrégationnistes.Pensons au système universel de santé, à l'équité salariale, à l'immigration, etc.En éducation par contre, il subventionne deux systèmes dont l'un est ségrégationniste.Il finance un système qui sert à « séparer le bon grain de l'ivraie », un système où les parents peuvent choisir une école pour éviter que leurs enfants ne soient en contact avec les pauvres et les handicapés.Rarement mentionne-t-on que le ministère de l'Éducation subventionne à 60 % les écoles privées, contrairement à l'Ontario qui ne les finance pas du tout.Que diraient les citoyens si, pour régler les problèmes actuels du système de santé, le gouvernement décidait de financer à 60 % des hôpitaux privés.Accepterait-on que les citoyens riches bénéficient de conditions différentes face à la santé ?C'est pourtant ce que nous faisons sans sourciller en éducation.Cela amène à penser que ce serait une très bonne chose si tous les politiciens étaient tenus par la loi d'envoyer leurs enfants à l'école publique.Peut-être alors assisteraiton à une répartition des ressources qui permette une véritable égalité des chances en éducation.Est-on conscient que, dans notre société, la solidarité sociale entre les futurs citoyens repose entièrement sur les épaules de l'école publique ?Celle-ci a un mandat beaucoup plus exigeant que celui de l'école privée.Elle vise à la fois à développer tous les talents et à maximiser le nombre de jeunes qui obtiennent un diplôme.À ce chapitre, les résultats obtenus par la Commission scolaire de Montréal sont spectaculaires.Nous n'avons pas attendu les palmarès de tous ordres pour nous mettre au travail.Nos écoles connaissent et suivent leurs résultats depuis plusieurs années.Notre personnel peut se féliciter d'avoir réussi à faire grimper de façon importante le taux de diplômation de ses élèves.(.) Cela étant dit, permettez-nous quelques commentaires sur le caractère scientifique du palmarès de L'actualité.Ce palmarès ne souffle mot du taux de diplômation, et pour cause.Cela aurait contredit sa théorie.Pour faire la démonstration que le système privé est le meilleur, il faut en effet tourner les coins bien ronds.C'est grâce à une autre pirouette méthodologique que les auteurs en arrivent à démontrer que la supériorité de l'école privée n'est pas uniquement due à la ségrégation des pauvres.Pour neutraliser à l'avance l'argument, les auteurs ont pris soin d'affirmer que seulement 13 % des résultats pouvaient être reliés à la richesse ou à la pauvreté.Une telle précision impressionne et donne toutes les apparences d'être scientifique ! Il n'en est rien.Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.C'est ce qu'ont fait les auteurs en choisissant des chiffres partiels pour parvenir à leur conclusion.Pour arriver au chiffre de 13 %, ils n'ont en effet retenu que les résultats de 1998-1999.Il s'agit là d'une grave erreur méthodologique.En se basant sur une seule année, on ne voit pas que les résultats de la même école varient en dents de scie d'une année à l'autre.Même avec une équipe d'enseignants et une organisation scolaire identiques, ces résultats varient, pour la simple raison qu'il s'agit d'élèves différents à chaque année.Cela est vrai pour la quasi-totalité des écoles.Que se passe-t-il si, au lieu de se limiter au palmarès 1998-1999, on prend la moyenne des cinq dernières années ?Le palmarès est alors complètement chamboulé.Quatorze de nos écoles baissent dans la hiérarchie dont une de 99 rangs ; douze montent dont une, Louis- Riel, de 117 rangs.avec pour résultat que cette nouvelle hiérarchie ressemble étrangement à l'échelle de défavorisation établie par le Conseil scolaire de l'Île de Montréal.Contrairement à l'affirmation des auteurs, ce type de palmarès est donc intimement lié au niveau socio-économique des familles.Cet immense biais n'est pas le seul.Il en existe d'autres qui confirment tous l'influence de la pauvreté sur le succès scolaire.(.) l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a FORUM Le chat est sorti du sac STOCKWELL DAY aura beau faire semblant d'être un fringant jeune homme (alors qu'il a tout de même 50 ans !), il aura beau se faire photographier en camisole pour mettre ses muscles en valeur, il aura beau fixer de son regard limpide l'oeil de la caméra, sa campagne a du plomb dans l'aile.Elle s'est écrasée au Québec avant même d'avoir décollé.Lors du débat en français, l'occasion lui était donnée de faire un peu de kilométrage avec son projet de décentralisation, ce qui aurait pu, théoriquement, lui aménager une petite niche, à mi-chemin entre le centralisme libéral et l'isolationisme bloquiste.Mais M.Day a presque disparu derrière le rideau, perdant au profit de Joe Clark toute prétention à diriger un parti national.n n n Au Canada anglais, par ailleurs, M.Day aura du mal à se faire accepter de la majorité modérée.Les femmes, en particulier, s'en méfient.Et pour cause.Comme M.Day n'est pas un joueur important au Québec, la presse francophone n'a guère insisté sur le double jeu de l'Alliance en regard des questions sociales comme l'avortement et la peine de mort.C'est pourtant d'une importance capitale.Cette semaine, on apprenait que le manuel d'information destiné aux candidats de l'Alliance Ð manuel très officiel, qui ne peut pas ne pas avoir été lu et approuvé par la direction du parti Ð stipule en toutes lettres que l'Alliance s'engage à faire des référendums sur des questions comme l'avortement et la peine de mort si 3 % des électeurs le réclament.Sur la base du nombre de citoyens s'étant prévalu de leur droit de vote en 1997, ce pourcentage infime représente 395 244 signatures.C'est près de trois fois moins de signatures que ce que Campaign Life (le Pro-Vie anglophone) recueillait en 1985 pour une pétition réclamant l'interdiction de l'avortement.Et c'est plus qu'assez pour satisfaire les partisans du retour à la peine de mort.Le chat est sorti du sac.Pendant que Stockwell Day montrait patte blanche et affirmait qu'il ne ferait de référendums que s'ils étaient réclamés par « un très grand nombre de Canadiens », sur le terrain des vaches, ses candidats et organisateurs locaux continuaient à cultiver l'électorat d'extrême- droite qui a toujours constitué la base, le noyau dur, du Reform-Alliance.Dans la même veine, le document allianciste affirmait qu'il suffirait que 25 % des électeurs d'un comté le réclament pour qu'un député soit « rappelé », autrement dit forcé de démissionner (encore une porte ouverte aux groupes de pression).Le document disait aussi qu'un gouvernement Day examinerait la possibilité de vendre Radio- Canada à l'entreprise privée ! Bref, comme hypocrisie, on ne fait pas mieux.Le sémillant « preacher » qui émaille ses discours de pieux concepts (respect, famille, espoir, amour et.vérité) a très mal réagi à la publication de cette nouvelle.Bien qu'il s'agisse d'un document qui circule abondamment dans les locaux alliancistes, M.Day était insulté comme si l'on avait fouillé dans l'intimité de ses papiers de famille, et il a continué à soutenir qu'il trouve le pourcentage de 3 % beaucoup trop bas, comme si les documents émis par l'organisation allianciste ne le concernaient aucunement.Le problème, c'est que M.Day lui-même souscrivait à cela il n'y a pas six mois, alors qu'il était en campagne pour le leadership de son parti.Au magazine The Report qui lui demandait en juin s'il était d'accord avec un bill privé proposant ce seuil de 3 % pour des référendums, M.Day répliquait par un mot bien clair : « Oui ».n n n Cet événement s'est additionné aux autres déboires de sa campagne Ð une campagne menée par trois Albertains qui en sont tous à leur première expérience pancanadienne : lui-même, son directeur de campagne Jason Kenney et le stratège Rod Love.Ils ont tous un côté passablement farfelu, en tout cas quelque peu marginal.M.Kenny a 33 ans et entend rester vierge jusqu'au jour de son mariage.C'est le cas de dire qu'il est (presque) plus catholique que le pape : étudiant, il trouvait que les Jésuites de son université américaine n'étaient pas de « vrais » catholiques.M.Love, ancien chef de cabinet de Ralph Klein, a l'habitude des campagnes faciles (celle-ci ne l'est pas).Malgré ses responsabilités, il a décidé de passer la campagne à Calgary, pour ne pas s'éloigner de sa famille ( ! ).Sans oublier M.Day lui-même, qui refuse de travailler le dimanche et qui a dirigé pendant sept ans une école fondamentaliste où l'on apprend aux enfants que la théorie de l'évolution est une vision dépravée, et Darwin, un pécheur.Sans oublier non plus Mme Day, qui a fondé, en 1988, une clinique dont la raison d'être était de persuader les adolescentes enceintes de mener leur grossesse à terme.Par ailleurs, la campagne la plus cruciale de l'Alliance (celle de l'Ontario) a été confiée à des amateurs comme Dean French, un vendeur d'assurances, et Jeff Coles, un vrai jeune celui-là (il a 29 ans), qui travaille comme vendeur pour un fabricant d'ascenseur.Les grosses pointures de la fameuse Big Blue Machine, celle qui a assuré les deux victoires de Mike Harris, sont pour la plupart restées à la maison après la défaite de Tom Long qui était le candidat de la droite ontarienne au leadership de l'Alliance.Reste à savoir si le débat anglais, où M.Day a fait meilleure figure que Jean Chrétien (mais moins bonne figure que Joe Clark) suffira à relancer sa campagne.Visa le noir, tua le noir Pour réussir, l'école privée sélectionne les élèves du public les plus performants, expulse les élèves difficiles et ceux qui n'obtiennent pas la note de passage. La Presse 11 novembre 2000 Page A20 manquante 6LP2101A1111 a21 samedi 6LP2101A1111 ZALLCALL 67 00:58:21 11/11/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 A21 ACTUALITÉS L'ACHAT D'UNIMÉDIA Enthousiasme chez les journaux acquis PAUL ROY QUÉBEC Ð L'annonce de l'achat par Gesca des journaux d'Uni Média a provoqué un enthousiasme certain, hier, dans les directions et les rédactions des trois quotidiens visés par la transaction.Autant les éditeurs que les représentants syndicaux des journaux Le Soleil (Québec), Le Droit (Ottawa) et Le Quotidien (Chicoutimi) se sont dits soulagés que « la business des journaux » soit la raison d'être de l'acquéreur.« Ce n'est pas une compagnie qui faisait de la saucisse et qui décide, soudainement, pour le fun, d'essayer l'expérience des médias », a commenté l'éditeur du Soleil, Claude Thibodeau.« On a déjà vu des compagnies qui n'avaient aucun rapport avec l'industrie de la télévision investir dans la télévision et siphonner littéralement les ressources de ces entreprises-là avant de disparaître dans l'ozone.Ce n'est pas à ça qu'on assiste ici.On se joint à un groupe de presse solide, connu, expérimenté, qui jouit d'une très bonne notoriété au Québec.» Avant de rendre la transaction publique, hier matin, le président de Gesca, Guy Crevier s'est rendu l'annoncer aux employés du Soleil.Et selon Monique Giguère, présidente du Syndicat de la rédaction du Soleil, la réaction des journalistes a été « plutôt positive ».« Les propos de M.Crevier sont encourageants : il nous a dit qu'il respecterait l'autonomie et l'indépendance des salles de rédaction.Alors pour nous, c'est rassurant.Il nous a aussi dit qu'il avait des plans de développement, ce qui est positif puisque depuis plusieurs années, nos budgets ont été réduits.Mme Giguère dit ne pas craindre de mises à pied.« En ce qui a trait aux effectifs on est, à l'heure actuelle, au minimum.Ces dernières années, on est passé de 110 à 75, et je ne pense pas que Le Soleil puisse se faire avec des effectifs inférieurs à 75.» La transaction a également été accueillie favorablement dans la salle de rédaction du Droit, à Ottawa.« Je dirais même avec un brin de soulagement », précise Pierre Jury, président du Syndicat des travailleurs de l'information du Droit.« Parce que l'incertitude planait depuis plusieurs mois.C'est soulageant aussi que les acquéreurs soient des gens qui connaissent l'industrie, qui publient des quotidiens et qui publient des quotidiens régionaux.» Réaction aussi favorable de la part de l'éditeur du Droit, Pierre Bergeron.« Comme on est essentiellement un journal de combat, qui est né d'un combat (celui pour le droit à l'enseignement en français) en 1913, c'est une excellente nouvelle de savoir qu'on va continuer dans cette ligne-là avec des gens qui connaissent les journaux, des gens de journaux.Pour nous, c'est le scénario le meilleur, je suis très enthousiaste.» S'attend-il à voir éventuellement des signatures de journalistes de La Presse ou de La Voix de l'Est dans Le Droit, et vice-versa ?« On a d'excellents journalistes au Droit et notre mission d'information est fondamentalement locale.D'autre part, je suis un vieux fan de Foglia.Alors vous comprendrez que ça pourrait être intéressant.Mais on n'est pas rendu là.» Réaction positive également au Quotidien, de la part de l'éditeur Claude Gagnon, pour qui « c'est un très beau scénario qui s'accomplit aujourd'hui ».Quant au président du syndicat, Nomand Boivin, il dit que sa réaction et celle de ses collègues est d'autant plus positive « qu'on ne se savait plus désiré par Hollinger (l'ex-proprio d'Uni Média) ».« Et on ne voulait pas être vendu à n'importe qui.Là, on est avec une entreprise qui a l'air intéressée à faire des journaux.Et on ne travaillera plus à renflouer le National Post (propriété de Hollinger).» De son côté, enfin, le président d'Uni Média, Marc Bourgault, s'est dit content pour ses employés.« Je suis content que ce soit La Presse, le groupe Gesca, qui ait fait l'acquisition.Parce qu'on partage la même culture, les mêmes méthodes.Alors c'est une continuité.Photo PC © En ajoutant les trois quotidiens d'Uni Média aux quatre qu'elle possédait déjà (dont La Presse), Gesca regroupera la moitié environ de tout le tirage de la presse quotidienne francophone au Québec.Il s'agira d'un niveau de concentration bien plus élevé que celui au Canada anglais, même après les grosses transactions en cours.Ci-dessus, le président de Gesca et de La Presse Guy Crevier, en conférence de presse.Dernière en lice d'une série de transactions MARTIN VALLIÈRES TORONTO Ð La presse écrite quotidienne au Québec verra finalement avec l'achat d'Uni Média par Gesca (Power) une transaction majeure comme celles qui ont tant bousculé son homologue canadienne-anglaise depuis deux ans Et dans le milieu des médias à Toronto, on dit qu'on surveillera surtout comment cette future propriété commune des quotidiens La Presse, à Montréal, et Le Soleil, à Québec, influencera la concurrence face à Quebecor et ses deux quotidiens tabloïds dans les mêmes villes.« La concurrence plus directe entre ces deux groupes sera bénéfique pour les lecteurs si elle entraîne une amélioration des journaux.Pour les annonceurs, cette transaction pourrait provoquer plus de concurrence directe sur les tarifs publicitaires pour le marché francophone entre Quebecor et Gesca », a indiqué Doug Newell, un directeur d'achats publicitaires à l'agence torontoise Harrisson Young.Pour le moment, le montant proche des 150 millions de dollars qui sera payé comptant par Gesca au groupe Hollinger de Conrad Black pour l'achat d'Uni Média demeure bien inférieur aux transactions survenues au Canada anglais depuis deux ans, et qui totalisent quelque cinq milliards de dollars.Pour Guy Crevier, président de Gesca et de La Presse, les deux contextes ne sont « pas du tout comparables ».« Les transactions de presse écrite au Canada anglais se sont faites à des multiples de valeur plus élevés en raison de la taille du marché, mais aussi parce qu'il s'agissait souvent de projets de propriété croisée de médias électroniques et écrits, explique-t-il.« Nous avons préféré minimiser notre risque en restant dans les journaux avec l'achat d'Uni Média parce que c'est le secteur que nous connaissons le mieux.Aussi, en ajoutant les journaux d'Uni Média à ceux que nous avons déjà (dont La Presse), nous regrouperons des contenus qui ont un énorme potentiel sur l'Internet.» M.Crevier a aussi précisé que la transaction a pu être entièrement financée par Gesca, sans apport de capital par Power Corporation, son actionnaire unique.Les actifs d'Uni Média produiront immédiatement des revenus, ce qui rend le banquier moins gourmand.Chez Hollinger, le vice-président Daniel Colson a indiqué depuis son bureau de Londres que « nous vendons Uni Média à Gesca parce qu'elle avait la meilleure offre au comptant parmi les cinq prétendants qui nous avaient approchés.Mais aussi, nous voulions vendre Uni Média à une entreprise expérimentée en presse quotidienne ».La transaction a été convenue en fin de journée jeudi au terme de deux semaines de négociations exclusives entre Gesca et Hollinger.Elle doit être conclue officiellement en janvier, à moins d'objection du Bureau fédéral de la concurrence.La moitié du tirage En ajoutant les trois quotidiens d'Uni Média aux quatre qu'elle possédait déjà, Gesca regroupera la moitié environ de tout le tirage de la presse quotidienne francophone au Québec.Il s'agira d'un niveau de concentration bien plus élevé que celui au Canada anglais, même après les grosses transactions en cours.« Notre mandat est d'examiner l'impact économique et concurrentiel (de l'achat d'Uni Média par Gesca).Nous n'évaluons pas la concentration au niveau éditorial et rédactionnel », a souligné Raymond Pierce, directeur adjoint au Bureau de la concurrence.« Avec Uni Média, nous allons pouvoir unifier nos stratégies de qualité du contenu pour tous nos journaux.Et la qualité, ça coûte plus cher à produire », a indiqué M.Crevier.L'annonce de cette transaction au Québec survient alors que des grosses transactions dans la presse écrite au Canada anglais sont en voie d'être parachevées.Le géant montréalais des télécommunications BCE est en train de prendre le contrôle du quotidien Globe & Mail des mains du groupe Thomson, de Toronto.Le Globe & Mail et ses filiales interactives rejoindront le télédiffuseur CTV dans une nouvelle filiale de médias de BCE qui est évaluée autour de quatre milliards de dollars.Le diffuseur Can West Global doit conclure mercredi prochain l'achat de presque tous les journaux canadien-anglais de Hollinger, incluant 50 % du récent quotidien National Post.Mais cette transaction évaluée à 3,5 milliards en avril dernier est aussi en train d'être amputée de plusieurs dizaines de millions de dollars en actifs secondaires, afin de permettre à Can West de boucler un financement plus difficile que prévu.Auparavant, le milieu de la presse écrite au Canada anglais avait vu Quebecor rafler pour un milliard le groupe Sun Media au nez de Torstar, qui publie le quotidien à plus fort tirage au Canada, le Toronto Star.Torstar a obtenu un prix de consolation de Quebecor quelques mois plus tard en lui rachetant des quotidiens locaux du sud de l'Ontario.Depuis, Torstar a rassemblé le principal actif de presse écrite dans le marché régional le plus populeux et le plus riche au Canada.Des craintes et des bons mots MARIE-CLAUDE GIRARD L'ACQUISITION des quotidiens français d'Uni Média par une filiale de Power suscite des craintes dans le monde des médias, mais aussi un espoir de développement pour les journaux nouvellement acquis, notamment Le Soleil de Québec.Le président du Conseil de presse du Québec, Michel Roy, ne voit pas dans la transaction une atteinte à la diversité de la presse.« Le Droit, le Quotidien et Le Soleil ont actuellement besoin de cet apport.Ce n'est pas tout d'acheter les quotidiens, il faut aussi les développer », dit-il.La concentration de la presse est à son sens « un problème dépassé ».« Chaque fois, le vieux traumatisme réapparaît.Il admet toutefois qu'il préférerait une plus grande diversité de presse.L'important est d'assurer la qualité de l'information et la personnalité des quotidiens, ajoute-t-il, soulignant que le président-éditeur de La Presse s'est engagé à le faire.Quant à la Fédération professionnelle des journalistes, elle réserve ses commentaires à plus tard, mais a déjà émis des craintes face à la concentration de la presse.Le congrès de la FPJQ se déroule la semaine prochaine et la présidente, Hélène Pichette, souhaite en profiter pour consulter les membres à ce sujet.Le vice-président du secteur français de la Presse Canadienne, Claude Papineau, ne croit pas que le nouveau réseau compromettra les activités de son groupe établi depuis 50 ans.« Ça semble une très bonne nouvelle », dit-il.La Presse Canadienne est une coopérative au sein de laquelle la plupart des quotidiens du Canada s'échangent des textes.La PC emploie aussi ses propres journalistes et offre de services de traduction.M.Papineau estime que la PC et le nouveau réseau pourront être complémentaires.« La pertinence d'une agence de presse dépasse les intérêts commerciaux des chaînes.» Professeur à l'Université Laval et spécialiste du monde des médias, Florian Sauvageau est plutôt favorable à la transaction, mais entretient quelques craintes.Il aimerait avoir des garanties solides quant à l'indépendance des salles de rédaction et le maintien du caractère original de chaque journal.« Je pense que Le Soleil va en bénéficier.» Par contre, si le journal devenait « une succursale de La Presse », il prévoit qu'il fermerait d'ici cinq ans.« Les gens de Québec n'accepteront pas ça.» « Toute cette question de la concentration, je pense qu'on ne peut plus la poser comme il y a 25 ans.» Selon lui, on doit plutôt observer le phénomène dans un contexte global entre grands groupes.Il souhaite qu'il y ait au Québec une « discussion sereine » sur la question.Jean-Claude Leclerc, professeur de journalisme à l'Université de Montréal, voit dans cette transaction « le début d'une opération où Gesca et Power vont aller dans une voie qui se rapproche de celle de TVA et de Global ».Il ne craint pas tant la mainmise d'un seul groupe sur le contenu éditorial des journaux que la dilution de l'importance du journalisme et de l'information dans un grand empire multimédia.De son côté, le président du Groupe Vaugeois, Sylvain Vaugeois, qui avait tenté d'acheter Uni- Média, a souligné qu'il fallait beaucoup de capital pour assurer le développement des quotidiens, ce que son groupe ne pouvait faire.« Le prix demandé s'est avéré trop cher.Nous avons préféré céder notre place.» À ses yeux, il y a toujours place pour les très grands comme pour les plus petits dans le monde des médias.« Mais maintenant que tout le monde se range, je ne vais pas être celui qui part en croisade contre la concentration de la presse.» Richard Lelay, qui avait travaillé pour un groupe d'investisseurs intéressés à acheter les journaux francophones d'Uni Média, a indiqué hier que les investisseurs qu'il représente avaient déposé aussi une offre le 25 octobre.Pierre Goulet, propriétaire du groupe Scabrini, qui possède des imprimeries à Magog, Montréal et Québec, était parmi les partenaires les plus importants. 6LP2201A1111 A22SAMEDI 6LP2201A1111 ZALLCALL 67 00:58:15 11/11/00 B Le nouveau maire de Saint-Eustache veut freiner l'hémorragie financière JEAN-PAUL CHARBONNEAU LE NOUVEAU MAIRE de Saint- Eustache, Claude Carignan, se dit ouvert à toute discussion avec d'autres municipalités pour parler de regroupement de services, même de fusion, mais à la condition que toutes les démarches favorisent largement sa population.Avant de se pencher sur des regroupements ou fusion, M.Carignan, élu dimanche dernier, soutient avoir beaucoup de pain sur la planche.« Il faut en premier freiner l'hémorragie qui frappe Saint-Eustache depuis des années, principalement au niveau financier.Dans le porte-à-porte, personne n'a parlé de regroupement ou de fusion », at- il indiqué à La Presse lors d'une entrevue à son nouveau bureau de l'hôtel de ville.Claude Carignan est âgé de 35 ans et père de trois enfants.Avocat spécialisé en relations de travail Ð il est aussi chargé de cours à l'Université de Montréal Ð, Me Carignan habite Saint-Eustache depuis 1990.Fils d'agriculteurs, il a été élevé à Champlain, en Mauricie.Son arrivée à la tête de cette municipalité de 42 000 âmes a été accueillie avec un grand sourire par les fonctionnaires.Il a évincé Jean Prévost qui occupait le fauteuil de maire depuis 1988, après avoir été conseiller durant quatre ans.À son départ, Guy Bélisle, maire de Saint-Eustache durant 22 ans, avait désigné M.Prévost comme son successeur.Et lors de la campagne qui vient de prendre fin, M.Bélisle a appuyé ouvertement Claude Carignan.Sur huit postes de conseillers, Option Saint-Eustache/Équipe Carignan a fait élire sept candidats.Tous les élus prêteront serment lundi soir.L'héritage laissé à M.Carignan ne semble pas très reluisant.« Je vais commencer, a-t-il précisé, par la fonction publique qui est très démotivée.L'ancienne administration laisse des gens qui ont vécu de grandes frustrations et j'ai senti par leur accueil, de la réceptionniste au directeur général, qu'ils sont très motivés à nous aider à réaliser nos projets.Au niveau financier, j'ai l'impression que les décisions étaient prises plutôt au niveau politique qu'administratif.Ce qui fait que des décisions qui auraient dû être prises ne l'ont jamais été.» Même si la situation financière de la Ville n'est pas catastrophique, soutient M.Carignan, il y a beaucoup de travail à faire pour l'améliorer.« La Ville, poursuit-il, était en déficit depuis cinq ans.Ils ont puisé dans le surplus accumulé en 1995 pour combler les déficits à chaque année.Le directeur des finances me disait que le déficit anticipé pour 2001 est de deux millions de dollars.» Il a précisé que le prochain budget de la Ville sera présenté à la date prévue et qu'il n'y aura pas de hausse de taxes.Pour lui, il est clair que pas un sou ne sera dépensé s'il n'est pas assuré qu'il rapportera à la population.Pour ce qui est du futur, M.Carignan veut remettre Saint-Eustache sur la « carte ».Il précise que tout ce qui est arrivé depuis les dernières années, n'est pas attribuable à M.Prévost, mais plutôt à l'agressivité de certaines municipalités environnantes.Donnée comme modèle durant des années, Saint-Eustache a vu sa population stagner alors qu'ailleurs dans la région, elle a monté sensiblement.Tout en respectant la protection agricole Ð 70 % du territoire de cette ville est zoné vert Ð, M.Carignan veut amener les constructeurs de maisons à y revenir travailler.Il croit que dans un secteur il est possible de construire 1500 maisons environ.Il veut aussi redonner le goût aux familles de venir s'y installer en rendant notamment plus accueillante la principale entrée de la ville par l'autoroute 640.Au cours des prochains jours, le nouveau conseil municipal va tout mettre en oeuvre pour trouver les moyens de faire réduire la vitesse excessive dans les rues, un grave danger pour les enfants.« Je vais discuter avec le directeur de la police dans le but de trouver des solutions immédiates.Peut-être manque- t-il d'effectifs ou il faudra-t-il faire réaménager les quarts de travail afin d'avoir plus de policiers en fonction dans des secteurs donnés durant certaines périodes de la journée ?» Comme objectif premier, Me Carignan veut aussi relancer les sports et les loisirs qui ont fait il y a vingt ans la renommée de Saint-Eustache.Pour lui, il s'agit là d'un excellent moyen de combattre la délinquance juvénile.Au cours de son mandat de quatre ans, ce spécialiste en relations de travail sera aussi appelé à négocier avec tous les syndicats de la municipalité pour les renouvellements des diverses conventions collectives de travail.Les premières négociations doivent débuter incessamment.Photo : PIERRE MCCAN, La Presse © Claude Carignan, maire de Saint-Eustache.La Place des Arts ira en Cour supérieure en janvier S I L V I A GALIPEAU PETITE VICTOIRE de la Place des Arts dans le conflit l'opposant à ses techniciens.Elle a obtenu hier en Cour d'appel le droit de défendre sa cause sur une demande d'injonction permanente, droit qui lui avait jusqu'ici été nié.Le 3 janvier, la Cour supérieure entendra donc la défense de la PdA et celle des techniciens.Le litige repose sur la question de l'embauche de briseurs de grève, droit revendiqué d'une part par la PdA, et dénoncé d'autre part par les techniciens.Cette défense de la PdA n'a jamais été entendue en Cour supérieure, le juge Jean Normand ayant statué en juin dernier que la question avait été décidée au Tribunal du travail où, en mars, la PdA avait été déclarée coupable d'embaucher des briseurs de grève.La PdA en a donc appelé de cette décision du juge de la Cour supérieure, appel qui a été reçu hier.La PdA a notamment déclaré que la décision du Tribunal du travail relevait du droit pénal, alors que celle de la Cour supérieure relève plutôt du droit civil.« Nous sommes très heureux.Nous allons enfin avoir l'occasion d'exposer nos preuves », déclarait hier Francine Morin, directrice des communications à la Place des Arts.Les techniciens ne se sentent pas vaincus pour autant.« Nous retournons en Cour supérieure pour que le juge entende les deux parties », commentait Bertrand Turgeon, vice- président du syndicat de l'Alliance internationale des employés de scène, section locale 56 (AIEST).Par ailleurs, le syndicat est aussi sorti gagnant hier, obtenant le droit d'être entendu sur une demande d'injonction non pas permanente mais interlocutoire.Cette demande avait été précédemment interdite, les juges préférant passer directement à la demande permanente.Le conflit entre les deux parties dure depuis 16 mois.En juin 1999, les techniciens déclenchaient une grève.Quelques mois plus tard, la PdA décidait alors de permettre à ses compagnies résidentes (les Grands Ballets canadiens, le Festival international de jazz de Montréal, etc.) d'embaucher leurs propres techniciens, considérés par les grévistes comme des briseurs de grèves.En réaction, les techniciens déposaient en décembre dernier une demande d'injonction permanente et une demande d'injonction interlocutoire. 6LP2301A1111 A23SAMEDI 6LP2301A1111 ZALLCALL 67 01:00:09 11/11/00 B Deux adolescents surpris en flagrant délit d'effraction JEAN-PAUL CHARBONNEAU Des policiers de Laval ont pris sur le fait deux adolescents de 16 et 19 ans qui seraient entrés dans une résidence du boulevard des Mille-Îles, dans le quartier Saint-François, après avoir fait exploser une vitre avec une bombe artisanale.Les deux jeunes se filmaient sur vidéocassette avec le butin qu'ils volaient.L'agent Guy Lajeunesse, des affaires publiques de la police de Laval, a indiqué hier que, vers 15 h jeudi, des voisins avaient fait le 911 en mentionnant qu'ils avaient entendu une détonation semblable à un coup de feu.« À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont surpris les deux adolescents et, dans le sac à dos du plus jeune, ils ont trouvé des objets volés, du fils électrique, des détonateurs et un manuel sur la façon de fabriquer des bombes artisanales.Le plus jeune a souligné aux policiers que l'appareil vidéo lui appartenait.» Munis de mandats de perquisition, les policiers se sont rendus chez les deux suspects, où ils ont trouvé du matériel explosif, des vidéocassettes et des schémas sur la façon de fabriquer des bombes.Les renseignements sur la fabrication de bombes auraient été pris sur Internet.Au domicile du suspect de 19 ans, une carabine de calibre 22 à canon tronçonné a été trouvée.Après avoir découvert les détonateurs, les policiers ont pris soin d'aviser les artificiers de la Sûreté du Québec et deux spécialistes ont été dépêchés à Laval.Les deux suspects sont soupçonnés d'avoir fait d'autres cambriolages du genre.Après avoir été accusés d'introduction par effraction, de possession d'explosif et d'une arme (le plus vieux), ils ont été remis en liberté hier sur promesse de comparaître.Le plus jeune sera traduit en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.Aiguilles dans les friandises : les gens exagèrent ?ENCAN PUBLIC Vente de marchandises libérées par Douanes Canada Le dimanche 12 NOVEMBRE 2000 ENCAN: À 14 h INSPECTION: 1 HEURE AVANT L'ENCAN MAGNIFIQUES TAPIS PERSANS Stock de magnifiques tapis persans noués à la main, comprenant: Qum pure soie, Tabriz laine et soie, Isfa han soie, Kashan fin, Heriz, Sarough, Bakthiari, superbe Bidjar, tapis de passage, de 6' à 30', plusieurs tapis tribaux.Toutes les teintes et tous les modèles, 100% faits et noués à la main.MAGNIFIQUES BIJOUX dises de valeur saisies pour défaut de paiement, Rolex President pour hommes et femmes, montres Rolex deux tons, Cartier, Piaget, bagues à diamants solitaires, colliers, bracelets d'esclaves et boucles d'oreilles.PEINTURES ET BRONZES Sélection de fameuses huiles sur toile, oeuvres du Groupe des Sept, A.J.Casson et beaucoup plus encore.Aussi oeuvres de bronze d'artistes connus.MEUBLES ANTIQUES Grande sélection de meubles antiques en acajou et chêne massif, accessoires d'appoint décoratifs, qualité et sélection exceptionnelles.Pièces de collection antiques rares mises aux enchères! Valeur de 100$ À 150 000$ LIEU: Holiday Inn (centre- ville), 420, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.Salon Diplomate Chaque pièce est adéquatement étiquetée et certifiée authentique.Évaluateurs agréés sur place.Toutes les taxes et droits d'importation ont été acquittés sur ladite marchandise.Identification adéquate exigée à l'inscription.Commission d'achat de 10% en sus.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Certificat d'exonération de taxe exigé le cas échéant.2906935 JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les policiers croient que certaines personnes exagèrent les histoires d'aiguilles trouvées dans des friandises d'Halloween.Ainsi, l'agent Guy Lajeunesse, des affaires publiques de la police de Laval, a indiqué hier que des choses plutôt bizarres sont signalées depuis les derniers jours.« Maintenant ce n'est plus une mais deux aiguilles qui sont trouvées.Des parents nous demandent quoi faire avec les bonbons qui restent, ils ont peur de les donner à leurs enfants.Ils n'ont qu'à jeter les friandises qui restent ! Dans le doute, on s'abstient.» Le policier ne veut pas dire qu'il y a des menteurs parmi ceux qui disent avoir trouvé des aiguilles dans les bonbons.Mais il serait possible que des gens exagèrent pour créer une situation de panique.L'opinion émise par l'agent Lajeunesse est partagée par des collègues d'autres municipalités.« Tout ça a commencé par trois plaintes au début de novembre.Nous sommes rendus au 10 novembre et nous en recevons de nouvelles », a-t-il ajouté.Malgré des recherches dans une grande partie du quartier Sainte-Rose, on n'a trouvé aucun suspect.Les policiers lavallois ont frappé à plus de 1000 portes sans rien trouver de compromettant.Ils ont visité des écoles, rencontré des écoliers et des enseignants.Il est très difficile d'appréhender ceux qui mettent des aiguilles dans des friandises.Au cours des années passées, plusieurs cas ont été signalés, mais les responsables n'ont presque jamais été épinglés.Photo : ROBERT SKINNER, La Presse © Toxiques, ces classeurs! Seize employés de l'hôtel de ville de La Prairie ont été incommodés hier matin peu après être rentrés au travail.Leur malaise était causé par de fortes émanations toxiques provenant de classeurs qui avaient été peints la veille.Le service des incendies de la municipalité de la Rive-Sud a traité et transporté les malchanceux à l'hôpital Charles-Le Moyne, où ils ont obtenu leur congé en après-midi.Quant aux classeurs, ils ont été transférés au garage municipal le temps qu'ils sèchent. 6LP2401A1111 6LP2401A1111 ZALLCALL 67 00:56:32 11/11/00 B Le jury coupe la poire en deux Ronald Pouliot gagne cinq ans de liberté Pas de liberté pour Atouani avant 14 ans CHRISTIANE DESJARDINS RONALD POULIOT a gagné cinq ans de liberté, hier.Dans une décision unanime, les 12 jurés ont décidé de réduire son admissibilité à la liberté conditionnelle à 20 ans.Ronald Pouliot avait écopé la prison à vie (25 ans), pour avoir participé aux meurtres de quatre personnes en 1984, avec trois de ses frères, à Compton.Au bout de 15 ans de détention, il pouvait se présenter devant un jury, dans l'espoir d'obtenir la permission de se présenter devant les libérations conditionnelles.C'est ce qu'il a fait au bout de 16 ans.Après avoir entendu les faits et les témoignages pendant toute la semaine, dont celui de Pouliot et des parents des victimes, le jury de six hommes et six femmes a commencé à délibérer hier matin.Le juge Jean-Guy Boilard, qui présidait le procès, avait bien prévenu les jurés qu'ils devaient aboutir à une décision unanime.En fin de journée, le jury a rendu sa décision: Pouliot ne peut pas se présenter immédiatement devant les libérations conditionnelles, mais il pourra le faire au bout de 20 ans de détention.Ce qui, dans les faits, revient pratiquement à dire que Pouliot est exaucé.Ce dernier n'a pas caché son soulagement, hier, et a regardé partir le jury avec un air reconnaissant.Quant à son avocat, Me François Bordeleau, il rayonnait.«Dans six mois, Pouliot aura fait 17 ans de pénitencier.Il sera alors admissible à une semi-liberté, puisque trois ans avant le début de son admissibilité, un détenu est admissible à une semi-liberté, à des sorties sans escorte», a-t-il dit.Me Bordeleau a convenu que cette cause n'a pas été facile, d'autant plus que les témoignages des parents des victimes avaient de quoi refroidir les jurés les mieux intentionnés.Meurtres sauvages Il faut dire que les meurtres étaient d'une sauvagerie sans pareil.Renaud Paquette, 27 ans, Jean-Pierre Truchon, 34 ans, Gaston Scalabrini, 24 ans, et France Michaud, 21 ans avaient été horriblement battus avant d'être tués à bout portant et abandonnés dans un dépotoir.Ces crimes avaient pour toile de fond une vengeance aussi sombre qu'insensée.Trois des victimes avaient été tuées sans raison, simplement parce qu'elles se trouvaient dans la maison de Renaud Paquette.Tout avait commencé par un vol.Un des frères Pouliot avait volé deux motos à des motards de Coaticook, qui s'étaient vengés en mettant le feu à deux chalets appartenant à Jean-Luc Pouliot, un alcoolique père de 12 enfants.Une nuit, après avoir bu abondamment avec ses fils, le père Pouliot et quatre de ses fils décident de se venger.Au petit matin, Ronald, Mario, Serge et Marc Pouliot, se rendent à Coaticook et, armés de gourdins, de chaînes, de couteaux, et même d'une boule de bowling, pénètrent chez Renaud Paquette.Celui-ci dort, tout comme trois autres personnes qui se trouvent dans la maison.Les frères Pouliot les sortent du lit sans ménagement, fracassent les meubles, et torturent les trois hommes.Puis ils entraînent les quatre victimes au dépotoir.Ronald abat Scalabrini, Mario se charge des trois autres.Les corps affreusement mutilés sont découverts dans la journée, et les Pouliot sont arrêtés.Ronald et Mario ont écopé la perpétuité, Serge a eu six ans, et Marc, le plus jeune, a été condamné à cinq ans.Quant au père Pouliot, il a fait sept ans de pénitencier.Ronald Pouliot avait 24 ans à l'époque, il en a 40 aujourd'hui.Il affirme avoir fait un cheminement positif depuis, et soutient qu'il s'est amendé.Le jury lui donne une chance de le prouver.CHRISTIANE DESJARDINS AAHD ATOUANI, déclaré coupable par un jury du meurtre non prémédité de Karyn Hicks, a écopé hier de la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 14 ans.Le juge Kevin Downs a également imposé à l'accusé une interdiction de posséder des armes toute sa vie durant, et lui a ordonné de se soumettre à un prélèvement d'échantillons corporels (pour l'ADN), qui seront conservés dans les fichiers de la police.Pour calibrer sa sentence, le juge a tenu compte des antécédents d'Atouani et du niveau de danger qu'il présente.Celui-ci a écopé de nombreuses peines en 89-90, notamment une de 66 mois, pour des actes violents.Quant au meurtre de Karyn Hicks, il s'était produit dans la nuit du 28 octobre 1999.Hicks, âgée de 25 ans, et Atouani, 30 ans, se connaissaient depuis quelques semaines seulement.Intoxiqués tous les deux, ils se trouvaient dans le logement de la jeune femme, avenue du Parc.Une dispute avait éclaté entre les deux, et Atouani avait poignardé à mort la jeune femme.Il avait mis le feu pour maquiller son crime, avant de s'enfuir.Atouani avait toutefois été intercepté par la police dans les minutes suivantes.Le suspect avait une attitude louche et laissait une traînée de sang derrière lui.Hier, le juge Downs a également imposé une peine de sept ans à Atouani pour l'incendie qu'il a allumé, sans tenir compte qu'il mettait la vie des voisins en danger.Cette peine sera purgée de façon concurrente, c'est-à-dire qu'elle n'ajoute rien à la longueur de la peine initiale.une âme Pour information sur nos programmes préuniversitaires ou techniques : (514) 747-6521 ou www.cegep-st-laurent.qc.ca Une iinssttiittuttiion quii a Cégep de Saint-Laurent NOUVEAU PROGRAMME POUR 2001 Techniques d'inventaire et de recherche en biologie Découvrez un cégep où il fait bon étudier et courez la chance de gagner un ordinateur Prosys (Pentium III offert par Les ordinateurs Prosys-tec, valeur approx.: 2 500 $).PORTES OUVERTES le dimanche 12 novembre de 12 h à 17 h au 625, avenue Sainte-Croix à Saint-Laurent Du Collège Le Dr Blondin est débouté en appel CHRISTIANE DESJARDINS LE DR MICHEL BLONDIN ira finalement en prison pour les agressions sexuelles dont il s'est rendu coupable.La Cour d'appel vient de réduire à néant les arguments de Blondin qui voulait faire casser le verdict de culpabilité prononcé contre lui au terme de son procès en février 1998, de même que ceux qui visaient à faire réduire sa sentence.Dans un jugement de 27 pages rendu cette semaine, les juges Melvin L.Rothman, Jacques Chamberland et André Forget, en arrivent à la conclusion que le juge de première instance, François Doyon, a eu raison de déclarer Blondin coupable de possession de matériel de pornographie juvénile (des photos pornographiques d'une jeune patiente de huit ans, prises dans son cabinet), d'immoralité sexuelle (vidéos pornographiques tournées avec une femme en présence d'une fillette de 30 mois), et d'agression sexuelle sur une patiente adulte dans son cabinet.Toutes les infractions ont été commises entre juin 1995 et juin 1996.Rappelons que c'est un employé du Club Price qui, constatant la teneur des films à développer que lui avait amenés un client, a alerté la police.Blondin, qui avait utilisé un faux nom et donné de fausses coordonnées à l'employé, a tout de même été arrêté peu après.Au terme de son procès, Blondin avait été condamné à 21 mois de prison, qu'il n'a pas encore purgés puisqu'il avait immédiatement inscrit sa cause en appel.La Cour d'appel a totalement exclu la possibilité que Blondin purge sa peine dans la communauté, et elle maintient la peine imposée par le juge Doyon.Blondin devrait donc se retrouver ces jours-ci derrière les barreaux.Rhéal Mathieu devra se représenter en cour mardi L'enquête préliminaire de Rhéal Mathieu, qui devait commencer hier, au palais de justice de Montréal, a été remise à mardi parce que le procureur de la Couronne, Jacques Dagenais, est malade.Rappelons que Mathieu, un ancien felquiste de 53 ans, est soupçonné d'être le créateur de la Brigade d'autodéfense du français, un groupuscule qui se serait notamment donné pour but de défendre l'affichage en français, quitte à user de terrorisme.L'homme, détenu depuis 19 octobre, fait face à huit accusations, notamment celle d'avoir placé des bombes incendiaires dans trois restaurants de la chaîne Second Cup, le 5 octobre. 6LP2501A1111 6LP2501A1111 ZALLCALL 67 01:01:13 11/11/00 B 18 mois de prison pour un sexagénaire.à son énième bris de probation Presse Canadienne QUÉBEC Ð Un homme incorrigible de 69 ans, qui a maintes fois fait fi de conditions de remise en liberté lui interdisant de communiquer avec une jeune adolescente, a été condamné vendredi à 18 mois de prison.Tout a débuté en 1997, lorsque la mère de l'adolescente Ð alors âgée de seulement 13 ans Ð a découvert des lettres provenant de Gendron, a relaté le sergent-détective Louis Bernard, de la Sûreté municipale de Québec.Un examen gynécologique a ensuite démontré qu'elle avait été victime d'agression sexuelle.À l'enquête préliminaire, celle-ci a toutefois nié les faits, de sorte que Gendron a été libéré de l'accusation d'agression sexuelle.En novembre 1998, une perquisition effectuée chez Gendron a permis aux policiers de trouver des photographies de l'adolescente nue, mais celle-ci a nié que ce soit elle.En chambre de la jeunesse, en mars 1999, elle admettait toutefois avoir menti lors de l'enquête préliminaire de Gendron, expliquant qu'elle avait agi ainsi parce qu'elle avait été menacée.Cette fois, elle reconnaissait avoir eu deux relations sexuelles avec Gendron.Lors de chacune des étapes de la saga, des interdictions de contact avec l'adolescente étaient faites à Gendron mais il passait outre à chaque fois, de sorte que de nouvelles accusations étaient portées.Encore vendredi, d'ailleurs, le juge Michel Auger n'a pas cru la version de Gendron et il l'a déclaré coupable des trois bris de probation dont il était accusé.La procureure de la Couronne, Me Lucie Bernard, a insisté sur la nécessité de « l'isoler du reste de la société » pour réclamer une peine de 18 à 24 mois de prison.L'avocat de l'accusé, Me Sébastien St-Laurent, a qualifié la suggestion de sa consoeur d'extrêmement sévère et déraisonnable.Selon lui, les trois rencontres de cet été entre le sexagénaire et sa victime étaient fortuites.À son tour, Gendron s'est luimême plaint de son mauvais état de santé et de sa récente perte de poids.« J'aimerais mourir avec mes enfants chez moi, a-t-il déclaré au bord des larmes.Jamais je n'ai voulu faire quoi que ce soit.» Jonquière: une famille arrêtée pour trafic de stupéfiants Presse Canadienne QUÉBEC Ð Pourquoi mêler des inconnus à nos activités illicites lorsqu'on peut tout faire en famille ?Un Jonquiérois de 30 ans a été arrêté, jeudi, pour trafic de stupéfiants avec son cousin, sa mère, sa grand-mère de 79 ans (.) et une voisine.Éric Tremblay, 30 ans, lié aux motards Satan's Guard et donc aux Hells Angels, a comparu vendredi après-midi au palais de justice de Jonquière aux côtés de son cousin Serge Harvey, 29 ans.Les deux hommes y ont été accusés de trafic.Selon les enquêteurs de la police de Jonquière, Tremblay opérait depuis quelques temps un réseau de vente de stupéfiants destiné à alimenter les bars de la région.Éric Tremblay, qui possède une bonne feuille de route judiciaire, s'était adjoint les services de son cousin Harvey, qui lui servait de livreur, mais aussi d'une voisine, de sa mère âgée de 52 ans et de sa grand-mère, une femme de 79 ans.« La grand-mère était même équipée d'un scanner pour écouter les fréquences radio de la police, explique Denis Soucy, directeur adjoint à la police de Jonquière.Elle a toujours protégé son petitfils.La drogue était cachée chez elle et aussi chez une voisine.« Au cours de cinq perquisitions, jeudi après-midi, les policiers ont saisi 10 onces de marijuana, trois sacs de 100 grammes d'une poudre blanche qui pourrait bien être de la cocaïne, un fusil de calibre 410, plusieurs boîtes de médicaments, trois ordinateurs, des livres de comptabilité et du matériel servant à la consommation et à la vente de la drogue, en plus de 6 000 $ en argent.Les policiers ont saisi la belle Cadillac d'Éric Tremblay ainsi que ses deux autres voitures.Les trois femmes seront accusées de possession de stupéfiants pour fin de trafic dès la semaine prochaine.Éric Tremblay s'était fait remarquer, il y a deux ans, lorsqu'il avait voulu faire entrer une vendeuse de drogue dans un bar du centre-ville de Jonquière.Devant l'opposition de la propriétaire, des clients avaient été battus en guise de représailles.Absolution conditionnelle à Yvon Houle Presse Canadienne QUÉBEC Ð Une absolution conditionnelle a été accordée vendredi à Yvon Houle, un avocat de la fonction publique québécoise.L'homme de 50 ans avait précédemment plaidé coupable à des accusations d'escroquerie aux dépens d'une octogénaire.Les infractions, faut-il préciser, n'ont pas été commises dans le cadre des fonctions de conseiller juridique au ministère de la Solidarité sociale.Les termes de la sentence rendue par le juge André Cartier stipulent que Houle devra rembourser 50 000 $ à la victime et effectuer quelque 200 heures de travaux communautaires.Les escroqueries ont été commises au début des années 1990.L'accusé faisait les déclarations de revenus de la victime et, à un certain moment, il lui a suggéré d'investir son argent pour elle.C'est ainsi que des montants successifs de 21 500 $ et 62 000 $ ont été investis.Au début, les intérêts étaient versés régulièrement à la veuve mais, en 1994 et 1995, des chèques ont été refusés.Prenez quelques livres.pour le plaisir! Le 23e Salon du livre de Montréal Du 16 au 20 novembre 2000 Un cahier spécial à ne pas manquer aujourd'hui dans La Presse 11 novembre 2000 Page A26 manquante La Presse 11 novembre 2000 Page A27 manquante 6LP2801A1111 A28 - SAMEDI 6LP2801A1111 ZALLCALL 67 00:57:14 11/11/00 B Chez Dui Fung, la saleté continue de régner RAYMOND GERVAIS UNE COMPAGNIE À numéros, propriétaire d'un restaurant servant des mets chinois dans le nord de Montréal, le Dui Fung, 2500, boulevard Henri-Bourassa Est, a été condamnée hier à verser une amende totale de 2200 $ après avoir reconnu sa culpabilité à une accusation de malpropreté générale, d'avoir conservé malpropre un endroit réservé aux déchets, en plus de ne pas avoir pourvu de savon ni de serviette, l'évier de l'unité de service, les éviers de la cuisine ainsi que le lavabo dans les toilettes des employés.Les infractions reprochées remontent au 4 avril 2000 et une vérification effectuée le 27 octobre dernier a révélé que la situation n'était toujours pas corrigée au chapitre de la malpropreté.Selon les rapports des inspecteurs du service de l'Environnement de la Communauté urbaine de Montréal, division des aliments, déposés en preuve devant la Cour hier, l'extérieur du conduit unissant les deux hottes de ventilation dans la cuisine était recouvert de coulures de graisse, tandis que des particules d'aliments se trouvaient dans ce conduit.Les murs et le plafond étaient sales et graisseux.Un papier tue-mouche avec des mouches mortes était suspendu non loin d'aliments.Les appareils de cuisson étaient graisseux et poussiéreux, y avait des aliments collés et carbonisés sur la surface de la cuisinière.Les parois métalliques des woks étaient graisseuses et rouillées.Le bloc de coupe était fissuré, rugueux, collant et graisseux.Des restes de légumes étaient collés aux paniers de lavage.La situation n'était guère plus reluisante dans l'aire de lavage où les paniers du lave-vaisselle étaient brisés, sales, croûtés et jaunis.Le malaxeur était sale, poussiéreux et rouillé, de même que l'appareil servant à presser le chou.Par ailleurs, le restaurant L'Étoile de Chine, au 7163, rue Saint-Hubert, à Montréal, vendu depuis que les deux infractions ont a été signalées le 11 janvier et le 22 février derniers, a é c o p é u n e amende totale de 2800 $ à la suite de deux accusations de malpropreté.Une vérification effectuée depuis que le commerce a été vendu a démontré que la situation était corrigée et que les locaux avaient été nettoyés et rénovés.Lors de leur passage, les inspecteurs ont noté que le plancher près et sous les appareils de cuisson, était recouvert d'une épaisse couche de gras, de saleté et de débris d'aliments.La hotte de ventilation dégoulinait de graisse et les filtres étaient obstrués d'un mélange de graisse et de poussière.Les appareils de cuisson étaient mal entretenus.La friteuse et ses paniers présentaient des accumulations de graisse.Le malaxeur était encroûté, jauni et noirci de gras séché.Les casseroles étaient encrassées et le bloc de bois servant de surface de travail était taché et noirci de saleté accumulée.Il y avait même des coquerelles mortes qui flottaient dans un plat d'eau sous une cuve de lavage.L'intérieur et l'extérieur d'un réfrigérateur étaient gommés de moisissures et de gras séché.Une fruiterie, A.M.R.Fruiterie, au 1150, boulevard Décarie, à Saint- Laurent, a écopé une amende de 1500 $ après avoir été reconnue coupable d'avoir eu de la vermine en date du 7 octobre 1999.Les inspecteurs de la CUM ont noté la présence de papillons indiens, de fils d'araignées, de pulpes ainsi que des larves vivantes d'insectes de produits alimentaires.De vieux excréments de rongeurs ont aussi été trouvés dans l'aire d'emballage des aliments.Le restaurant Côte Ste-Catherine BAR-BBQ, au 4006, rue Sainte-Catherine Ouest, à Westmount, a écopé une amende de 1000 $ après avoir été reconnu coupable de malpropreté.L'infraction a été signalée le 2 février 2000.Parmi les observations faites par les inspecteurs, le trancheur à légumes était encrassé de vieux dépôts alimentaires et de calcaire.Les tablettes de la chambre froide à volaille étaient rouillées et le plancher était gommé d'une croûte noire.Dans l'aire de préparation, un des côtés de la cuisinière était recouvert de vieille graisse jaunâtre ; la plaque chauffante était recouverte de particules d'aliments calcinés ; des particules d'aliments tels que des morceaux de frites et de poulet se trouvaient sur le plancher, le long du comptoir qui sépare la cuisine de l'aire de service.Finalement, une boucherie épicerie, le Marché Madhubon, au 530, avenue Ogilvy, à Montréal, a été condamnée à une amende de 800 $ après avoir été reconnue coupable d'avoir offert en vente des poulets ne provenant pas d'un abattoir reconnu, sous contrôle gouvernemental.L'infraction a été commise le 24 avril 1999.La preuve a démontré que le commerçant avait apposé frauduleusement sur les carcasses hors normes des étiquettes provenant d'un abattoir en règle.Bactéries dans la crème de champignons ?Presse Canadienne OTTAWA Ð L'Agence canadienne d'inspection des aliments avise la population de ne pas consommer de soupe condensée Crème de champignons (Blancs, Cremini et Portobello) de marque Le Choix du Président : ce produit peut contenir des bactéries dangereuses.Cette crème de champignons, fabriquée par Les Produits Freddy inc., est vendue en conserve de 284 ml et porte le code universel de produit 0 60383 68220 0.Tous les codes de lot sont visés par ce rappel ; le produit est distribué à l'échelle nationale.La consommation de ces crèmes de champignons peut causer de sérieuses préoccupations pour la santé.Aucun cas de maladie associé à la consommation de ce produit n'a toutefois été signalé, indique l'Agence.Les Produits Freddy inc., de Saint-Hyacinthe, et Sunfresh Limited, de Toronto, procèdent volontairement au retrait du produit, sous la supervision de l'Agence.Les consommateurs peuvent rapporter les conserves au point de vente et, s'ils ont des questions, appeler le service à la clientèle du Choix du P r é s i d e n t , au 1-887-663-9666.8JOURS EXCEPTIONNELS P a r i s L o n d r e s B r u x e l l e s B a r c e l o n e G e n è v e N e w Y o r k M i l a n T o k y o w w w .r o c h e - b o b o i s .c o m Du 11 au 18 novembre P A R I S LA VRAIE VIE COMMENCE À L'INTÉRIEUR. 6LP2901A1111 6LP2901A1111 ZALLCALL 67 01:01:30 11/11/00 B I Confectionné à partir d'un matériau unique, TEMPUR est un produit suédois approuvé par la NASA.I L'un des 18 produits admis au Temple de la renommée de la technologie spaciale américaine.I Procure un sommeil plus profond, plus récupérateur en soulageant les points de pression.Comme si vous flottiez dans l'espace ! 8025, boul.Taschereau, Brossard, Qc J4Y 1A4 I 450.445.1216 I 1.877.NAHTAJO I Idéal pour personnes stressées ou ayant des problèmes physiques (maux articulaires, douleurs musculaires, etc.) Longueuil se compare avantageusement à 18 villes Tour Ouest 550, Sherbrooke Ouest Bureau 150 Montréal (Québec) INSCRIVEZ-VOUS DéS MAINTENANT ! 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projets 6-8 Administration de MS SQL Server 6-8 Conception d'un dépôt de données 7 Introduction à Java 7-8 Analyse de performance de Windows NT 7-8 Sécurité et protection des renseignements personnels 8 Administration de réseaux sous UNIX/Linux 11-13 Passez de Windows NT à 2000 (mise à niveau des connaissances) 11-14 Visual Basic (niveau 2) 13-15 IPv6 et protocoles IP évolués 18-19 Développer des scripts sous UNIX/Linux 18-19 Langage C++ avancé 18-19 Administration de Windows NT 4.0 (niveau 1) 18-20 Sécurité Windows NT 20-21 Servlet (Applications CGI avec Java) 21-22 Modèles de conception (Design patterns) 21-22 www.crim.ca/formation T.l.: (514) 840-1251 ¥ info-formation@crim.ca MARTHA GAGNON À LA VEILLE DE fusionner, la Ville de Longueuil présente une analyse financière qui démontre que son niveau de dépenses et son taux global de taxation se comparent favorablement à 18 villes du Québec de taille semblable.Réalisée à la demande de l'administration municipale, l'étude de la société de services financiers, Arthur Andersen, affirme que le classement de Longueuil est « très respectable ».Ses conclusions se basent sur les données comparatives de l'exercice financier 1999.Parmi les 18 villes, il y a Trois-Rivières, Laval, Québec, Sherbrooke, Verdun, Montréal-Nord, Chicoutimi, La Salle, Charlesbourg, Beauport, Saint-Léonard, ainsi que Brossard et Saint-Hubert sur la Rive- Sud.Deux des villes avec lesquelles Longueuil est appelée à fusionner.D'après l'analyse, les dépenses nettes par habitant à Longueuil sont 13 % inférieures à la moyenne des 18 villes et le taux global de taxation uniformisé de 15 % inférieur.Il se situe à 1,84 $ en 99 par rapport à 2,17 $ pour l'ensemble de ces municipalités.La seule ville du groupe témoin qui a un taux de taxation inférieur à Longueuil est Brossard (1,58 $).Les analystes notent que l'assiette foncière plus élevée (par habitant) permet à Brossard de taxer moins en compensant par des montants plus élevés d'évaluation.L'étude porte également sur les méthodes de gestion utilisées par Longueuil pour geler le compte de taxes depuis 1994.Ainsi, les dépenses sont passées de 142,3 millions à 134,3 millions (avant contribution au Fonds spécial de Québec et avant affectations), soit une réduction de huit millions.Le principal effort a été de réduire la masse salariale.Le nombre d'employés est passé de 845 en 1995 à 775 en 2000, ce qui représente une économie de 1,1 million.« Longueuil a su à la fois réduire les dépenses tout en maintenant intact les services à sa population », affirment les analystes.Ils soulignent que le gel des taxes a été réalisé dans un contexte difficile où le rôle d'évaluation a connu une diminution importante, privant la municipalité de 4,8 millions de revenus entre 1995 et 1997.La construction a également connu une chute.Durant la dernière campagne électorale, l'opposition a reproché à l'administration du maire, Claude Gladu, de ne pas avoir diminué les taxes au lieu de maintenir le gel.Selon elle, le taux de taxation est toujours l'un des plus élevé sur la Rive-Sud.L'étude Anderson indique, par ailleurs, que le profil économique des résidants de plusieurs villes environnantes est plus élevé que celui de Longueuil.« C'est dans ce contexte de ressources financières plus restreintes que la Ville se doit de composer pour attirer de nouvelles familles et de nouvelles entreprises.Autant dire que la concurrence est vive et les ressources souvent inégales.Longueuil constitue, dans les faits, une ville-centre pour l'ensemble des villes environnantes.» L'objectif de la fusion des huit villes de la Rive-Sud, selon la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, est principalement de réduire les inégalités afin que les villes riches aident celles qui sont moins favorisées.Mais les résistances au regroupement sont particulièrement fortes là où les ressources sont plus abondantes.Composez le 1 800 361-2354 ou voyez votre conseiller financier.www.altamira.com Aussi en version éligible au RER.\u2020\u2020\u2020 FONDS COMMERCE ÉLECTRONIQUE ALTAMIRA FONDS SCIENCES DE LA SANTÉ ALTAMIRA 21,2% 68,3% 1 AN DEPUIS LE DÉBUT\u2020 127,7% 95,2% 1 AN DEPUIS LE DÉBUT\u2020\u2020 Des frais de gestion et d'exploitation et des commissions de suivi peuvent êtres encourus pour l'investissement dans les fonds communs de placement.Consultez notre prospectus simplifié avant d'investir.Des frais de retrait anticipé de 2 % (payables au fonds) peuvent s'appliquer sur le produit de rachat ou d'échange attribuable aux parts achetées et détenues pendant moins de 90 jours.Les taux de rendement représentent les taux de rendement annuels composés historiques des périodes terminées le 31 octobre 2000.Ils tiennent compte de la variation de la valeur des parts et du réinvestissement de toutes les distributions, mais excluent tous frais d'acquisition, de rachat, de distribution ou autres frais optionnels et les impôts sur le revenu payables par les porteurs de parts qui auraient réduit les rendements.Pour les performances plus récentes, renseignez-vous auprès des Services financiers Altamira.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leurs valeurs peuvent fluctuer et le rendement passé ne garantit en rien le rendement futur.Ces fonds peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs.\u202012 novembre 1998.\u2020\u202014 juillet 1999.\u2020\u2020\u2020 On peut s'attendre à ce que la performance d'une version éligible au RER soit inférieure à la performance du fonds auquel elle est liée.La version éligible au RER suit la performance du fonds auquel elle est liée par l'intermédiaire de produits dérivés.UN IMPACT PRÉVISIBLE SUR LES ENFANTS DE VOS ENFANTS.ÇA VOUS TOUCHE? 6LP3001A1111 6LP3001A1111 ZALLCALL 67 01:00:18 11/11/00 B A 3 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 0 L'autoroute Métropolitaine en direction ouest à déconseiller RAYMOND GERVAIS Tout comme ce fut le cas lors du dernier week-end, l'autoroute Métropolitaine (A-40) en direction ouest, est à déconseiller aux automobilistes.Cette fois, c'est tout le tronçon ouest entre les échangeurs Anjou et Décarie qui est à éviter.Le week-end dernier, la première phase des travaux visant à réparer une dalle de béton sur une longueur de quelque 100 mètres carrés, a été amorcée entre la sortie Marcel-Laurin et l'échangeur Décarie.Dimanche dernier en aprèsmidi, des centaines d'automobilistes qui ignoraient la présence de travaux routiers ou qui ont tout simplement décidé de prendre une chance, se disant probablement qu'il ne devrait pas y avoir trop de congestion, se sont fait prendre dans une véritable souricière.Une seule voie sur trois étant ouverte en direction ouest à la hauteur des travaux.La deuxième phase des travaux de réfection qui s'étend durant tout le week-end est amorcée depuis hier.Transports Québec recommande donc fortement aux automobilistes de ne pas s'aventurer sur la voie rapide et d'utiliser des voies de contournement.Les travaux consistent à réparer les dalles de béton sur deux tronçons de l'autoroute situés entre la sortie Saint-Michel et l'entrée Iberville ainsi qu'entre les sorties Marcel- Laurin et l'échangeur Décarie.Afin de mener à bien les travaux, une ou deux voies sur trois seront fermées le jour et le soir, tandis qu'il y aura fermeture complète de l'autoroute durant la nuit.Compte tenu de la grande affluence sur cette autoroute, un impact important est à prévoir sur la circulation.Le ministère des transports suggère aux automobilistes d'éviter à tout prix la Métropolitaine en direction ouest et d'utiliser les autoroutes 440 et 13, en plus des boulevards Henri-Bourassa et Côte-Vertu.Entre Lacordaire et Iberville, deux voies sur trois sont fermées le jour et le soir, tandis qu'il y aura fermeture complète durant la nuit.Les entrées Lacordaire, Viau/Pie IX et Saint-Michel seront fermées de 22h vendredi à 5h lundi.Les entrées Langelier et Iberville seront fermées une heure avant le début des travaux.Tout comme ce fut le cas le week-end dernier entre la sortie Marcel-Laurin et l'échangeur Décarie, une voie sur trois sera fermée le jour et le soir, tandis que le tronçon ouest de l'autoroute sera fermé de 1h à 7h samedi, de 2h à 9h dimanche et de 1h à 5h lundi.L'entrée Stinson sera fermée complètement de 22h vendredi à 5h lundi.\u0001526-7171 VOUS AVEZ DES QUESTIONS ?NOUS AVONS LES BONNES RÉPONSES ! 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un coup de jeune grâce à nos artistes locaux.Des reproductions géantes de leurs oeuvres s'étaleront sur les murs de Montréal, devenue pour l'occasion une immense galerie en plein air.Des goélands, des orchidées, des trains et des bateaux attireront bientôt notre attention dans différents coins de la ville afin de contribuer à donner une image propre et rafraîchissante de Montréal.Le projet a vu le jour sur l'initiative de deux Montréalais, Stéfany Corey et John Bourassa-Dutton.Le porte-parole du projet arteVISTA, Pierre-Yves Beauchemin, a indiqué que les artistes seront sollicités le plus souvent possible : « Ce sera la plus grande galerie d'art au monde.Les grandes toiles vont recouvrir des murs de briques dénudés, abandonnés.Ça décore la ville.On le fera autant de fois qu'il y aura de murs.» La première toile exposée sera celle de Françoise Issaly.Elle a été dévoilée hier par le maire Bourque à l'Écomusée du Fier Monde, rue Amherst.On la verra d'ici quelques jours orner l'extérieur du 4277, rue Saint-Urbain.L'oeuvre, Orchidées 1, fait éclater sur la brique de grosses fleurs blanches sur fond jaune.L'oeuvre originale fait 6 pieds par 12 pieds.La reproduction atteindra 18 pieds par 27 pieds.« Le concept que nous avons développé, a dit Stéfany Corey, vise à la fois l'amélioration de la qualité de vie à Montréal et la promotion de nos artistes.» En tout, actuellement, six tableaux d'artistes sont en production et une dizaine de commanditaires ont déjà signé un engagement pour une période de deux à six ans.Les cinq autres artistes sont Bruno Taverna (1600, rue de Maisonneuve Est), Nancy Lapointe (5815, rue Saint-Hubert), Siris (85, rue de la Gauchetière Ouest), Michel Farruggello (1219-1223, place Phillips) et Akin (5879-5883, rue Sherbrooke Ouest).Plus d'une douzaine de tableaux seront installés d'ici le printemps.Ils seront réalisés au jet de peinture MMT sur un vinyle quatre saisons ne garantissant aucune décoloration durant au moins sept ans.La Ville de Montréal et Tourisme Montréal appuient le projet.FONDS COMMUNS DE PLACEMENT COMMENT S'Y RETROUVER Un cahier spécial à ne pas manquer mercredi dans 6LP3101A1111 6LP3101A1111 ZALLCALL 67 00:56:05 11/11/00 B Il est illégal de donner des concerts privés dans une maison privée de Beloeil.La Ville juge que les soirées musicales de Marie-Andrée Ostiguy sont des activités commerciales MARTHA GAGNON « Dans l'esprit des salons du XIXe siècle, à la lueur des chandelles, j'interpréterai les Valses et les Impromptus de Chopin », mentionne l'invitation.Pianiste-compositrice connue, Marie-Andrée Ostiguy se plaint de ne plus pouvoir donner de concerts privés dans sa grande maison sur le bord du Richelieu, à Beloeil.Salle de spectacle ou salon privé ?La Ville considère que les soirées musicales de Mme Ostiguy s'apparentent plutôt à des activités de nature commerciale qui contreviennent à la réglementation.À la suite de plaintes du voisinage, elle a demandé à la pianiste de cesser d'organiser ce genre de soirées qui peut regrouper de 30 à 50 personnes.« C'est aberrant, dit Mme Ostiguy.Un policier est même déjà venu chez moi m'avertir que je donnais un concert illégal lors d'une soirée organisée à la Saint- Jean-Baptiste.Pourtant, je ne dérangeais personne.Tout le monde était assis paisiblement au salon à écouter de la musique classique.Et parmi mes invités, il y avait même un député.» Ex-présidente de la Table culturelle de la Vallée-du-Richelieu où elle siège toujours, elle ajoute que ce n'est certainement pas une façon d'encourager les artistes.« Nous sommes bien loin de l'époque où Mozart et Chopin jouaient dans les salons pour le plaisir de tous.» Un plaisir qui n'est cependant pas gratuit, précise le directeur général de la ville, Daniel Desroches.« Les invités doivent payer une contribution pour assister à ces soirées, dit-il.Or, le règlement de zonage dans ce secteur résidentiel et unifamilial interdit les salles de concert, de réception et d'exposition.Certains se plaignent du vaet- vient à la résidence de Mme Ostiguy.La pianiste soutient avoir le droit de donner des concerts même si elle demande une contribution de 30 $ à chaque personne.« Cela sert à payer un petit goûter servi aux invités, de même que l'envoi des invitations et mon temps.Ces concerts privés sont, pour moi, une façon de roder un spectacle avant une tournée.J'ai le droit d'exercer dans ma maison une activité rémunératrice comme n'importe quel travailleur autonome.Je possède un immense terrain où les gens peuvent stationner sans nuire aux voisins.Et tout se passe privément à l'intérieur.» À son avis, c'est un peu comme si elle organisait une fête avec des amis et des parents qui acceptent de payer une partie des frais.« Ils peuvent même apporter leur vin », souligne-t-elle.À l'occasion, elle expose aussi dans son salon des toiles d'artistes de la région pour les faire connaître.« Je peux organiser de huit à dix concerts privés dans une année.Ma maison n'est pas une salle commerciale puisque je l'utilise principalement pour y vivre avec mon mari.Comme je suis souvent en tournée, il n'y a pas grand va-et-vient chez moi.À ma connaissance, il n'y a eu qu'une plainte d'un voisin.Cela s'est transformé en harcèlement.» La Ville reproche également à Mme Ostiguy de faire de la publicité pour ses concerts maison.Ce qu'elle nie.« Je n'ai jamais acheté d'annonce ou installé une affiche devant la maison.Les invitations sont adressées personnellement aux gens qui figurent sur ma liste.» Elle reconnaît cependant qu'il y a eu une mention dans un hebdomadaire local.Mme Ostiguy ne comprend pas que la Ville puisse lui interdire de donner des concerts dans sa maison, alors que la réglementation autorise dans la même zone des usages complémentaires, tels que des studios d'artiste.Une catégorie qui, selon elle, répond au type d'activité qu'elle fait.« J'ai choisi de vivre à Beloeil parce que c'est un milieu principalement axé sur la culture et les arts.Je suis très déçue par l'attitude de la Ville.Je ne fais que défendre mes droits civils.» Le maire, Julien Bussière, affirme qu'il a toujours favorisé l'expression artistique.« Ma femme est artiste et j'ai une fille qui joue du piano, dit-il.Mais la réglementation municipale est la même pour tous.Quand on demande des frais d'entrée pour une soirée, ça commence à être pas mal commercial.Ce n'est pas tant l'activité qui dérange que la façon de faire.J'ai demandé à rencontrer Mme Ostiguy pour discuter du problème, mais elle a refusé mon invitation.Elle a choisi la contestation publique.C'est son droit.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Marie-Andrée Ostiguy veut continuer de donner des concerts privés dans sa maison.Laval: le conseiller Michel Poirier juge ses droits bafoués JEAN-PAUL CHARBONNEAU Parce qu'il est d'avis que ses droits fondamentaux ont été bafoués par le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, le conseiller de l'opposition Michel Poirier s'adresse à la Commission des droits de la personne pour qu'elle effectue une enquête.Membre de l'Équipe Garceau, M.Poirier a soutenu, hier, qu'il avait été brimé de deux façons.Une fois parce que le maire Vaillancourt n'a pas voulu qu'il assiste à une réunion des résidants de son quartier qui avaient signé une pétition contre la venue d'un Canadian Tire et, l'autre, parce qu'il a lui-même signé cette missive parce qu'il habite dans l'une des rues où les résidants craignent une augmentation très élevée du flot de véhicules avec la venue d'un magasin à grande surface.« Dans ma fonction de représentant de ce quartier à l'hôtel de ville je devais être présent et aussi parce que je suis directement touché en tant que payeur de taxes », affirme M.Poirier.Pour le chef de cette force de l'opposition, Philippe Garceau, le maire Vaillancourt a volontairement agi de façon discriminatoire en ne permettant pas à un conseiller de l'opposition de faire le travail pour lequel il a été élu par les citoyens du district Val-des-Arbres.« L'attitude du maire, affirme-til, à l'égard d'un élu est inacceptable non seulement pour l'élu, mais aussi pour les résidants qui méritaient d'obtenir l'appui de leur représentant municipal.Nous contestons les méthodes de travail antidémocratiques de M.Vaillancourt et nous faisons donc appel à une autre instance pour que les droits fondamentaux, tels que stipulés dans la Charte des droits et libertés soient reconnus.» Lors de l'assemblée du conseil municipal de novembre, le maire Vaillancourt a mentionné qu'il avait été élu par l'ensemble de la population de Laval et qu'il se devait de rencontrer seul ces résidants dans une première réunion.« Je suis certain que vous rencontrez des résidants de votre quartier sans la présence du maire », a-t-il lancé.Dans la lettre au directeur des enquêtes de la Commission des droits de la personne, Me Claude Boies, M.Poirier, un avocat, lui relate qu'il a été obligé de quitter une rencontre parce que le maire ne voulait pas y participer s'il demeurait sur place.« J'ai donc dû, écrit-il, me résigner et quitter le lieu de la réunion afin que les citoyens du quartier que je représente à l'hôtel de ville puissent faire part de leurs doléances au maire.À la lumière des faits relatés, il est permis et légitime de se poser des questions sur l'atteinte à mes droits comme personne protégés par la Charte et à mes droits d'élu.» La Presse 11 novembre 2000 Page A32 manquante "]
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