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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus: élections 2000
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-11-11, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101B1111 b01 samedi 11 novemnre 6LP0101B1111 ZALLCALL 67 01:02:21 11/11/00 B Oubliez l'Ontario! L'issue des élections pourrait bien se décider dans les provinces atlantiques Photo Presse Canadienne Pêcheur de homard et de crabe du village acadien de Chéticamp, Léonard Leblanc sait bien que c'est pour séduire les travailleurs saisonniers comme lui que Jean Chrétien a présenté ses excuses aux chômeurs pour la réforme de l'assurance-emploi, samedi dernier à Belledune, au Nouveau-Brunswick.Les couleurs flamboyantes de l'automne ont disparu, et avec elles les centaines de touristes qui envahissent chaque saison l'île du Cap-Breton, en Nouvelle Écosse.En ce mois pluvieux de novembre, les villages de pêcheurs qui parsèment le long de la côte semblent endormis pour l'hiver.Des planches de bois ont été placardées sur les vitres des restaurants et des boutiques de souvenirs.Les bateaux de pêche ont été remisés en cale sèche sur des terrains vagues ou, carrément, dans la cour arrière des bungalows de leurs propriétaires.Difficile d'imaginer que c'est ici, dans ces petits villages fantômes des provinces atlantiques, que se dispute l'une des batailles les plus féroces de l'actuelle campagne électorale fédérale.Pas de pancartes, ou presque, pas de rassemblements monstres, pas de frénésie partisane.Sous une pluie battante qui n'en finit plus de tomber, les gens préfèrent se terrer chez eux.Et les journaux locaux en ont davantage pour les inondations qui ont ravagé des routes et des sous-sols du Cap-Breton que pour la course électorale.Et pourtant.C'est ici, dans les Maritimes, que pourrait se jouer l'avenir de deux partis politiques nationaux, le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique (NPD).C'est ici que se décidera si le gouvernement libéral de Jean Chrétien conservera sa majorité au Parlement.Enfin, c'est ici que l'Alliance canadienne entend prouver qu'elle n'est pas seulement un «parti de l'Ouest».L'enjeu est de taille, et les gens des provinces atlantiques, courtisés comme jamais auparavant, en sont bien conscients.«Nous sommes devant une rare combinaison où, pour des raisons différentes, le succès de trois partis dépend largement des provinces atlantiques», constate David Cameron, politologue à l'Université Dalhousie, à Halifax.«Je ne pense pas qu'une telle situation se soit vue depuis les débuts de la Confédération, alors que la Nouvelle-Écosse et le Nouveau- Brunswick faisaient contrepoids à l'Ontario et au Québec!» L'assurance-emploi, mais encore?La saison de pêche de Léonard Leblanc, 43 ans, est terminée depuis quelques jours.Il a, lui aussi, remisé son bateau dans sa cour.Pêcheur de homard et de crabe du village acadien de Chéticamp, sur la côte ouest de l'île du Cap-Breton, il sait bien que c'est pour séduire les travailleurs saisonniers comme lui que Jean Chrétien a présenté ses excuses aux chômeurs pour la réforme de l'assurance-emploi, samedi dernier à Belledune, au Nouveau- Brunswick.Mais les leaders politiques, tout comme les journalistes, devraient résister à la tentation de réduire la campagne électorale dans les Maritimes à cette réforme controversée.«Pour moi, cette question de l'assurance- emploi n'est pas vraiment importante, dit Léonard Leblanc.Je ne base pas mon avenir sur les prestations que je reçois, mais sur les revenus de mes pêches.» Et le principal problème des pêcheurs aujourd'hui, dit-il, ce sont justement les décisions électoralistes du passé.«Dans les années 1970, quand une scierie fermait, on donnait des permis de pêche à ceux qui avaient perdu leur emploi!» Pour améliorer la situation des pêcheurs, des décisions basées sur la conservation des ressources s'imposent, comme la réduction du nombre de permis, l'intensification de la chasse aux phoques, un meilleur partage des ressources et la promotion de la «pêche multi-espèces », qui permet aux pêcheurs de travailler d'avril à décembre.Là, seulement, les pêcheurs pourront dire adieu aux prestations d'assurance-emploi, croit M.Leblanc.«Bien sûr, ça peut prendre une génération avant qu'on y arrive, et d'ici là on aura besoin des prestations pour survivre, mais si on s'y prend bien, je pense que c'est possible.» Les journalistes n'ont pas manqué de souligner la gaffe de Jean Chrétien à Belledune, lorsqu'il a oublié de faire mention de la réforme de l'assurance-emploi dans son discours devant une foule de partisans libéraux.Et ils ont rapporté avec scepticisme la justification du premier ministre: «Je ne veux pas que les Canadiens pensent que la seule préoccupation des gens de l'Est est de toucher de l'assurance- emploi», a dit M.Chrétien.Il n'avait pas tout à fait tort.Michelle Dockrill, députée néodémocrate de la circonscription Bras d'Or-Cap-Breton, en sait quelque chose.Le sujet est particulièrement sensible pour cette fille de mineur, qui ne savait jamais si elle reverrait son père lorsqu'il partait travailler, tôt le matin, «pour garder le reste du Canada bien au chaud dans leur maison».Son oncle est mort au fond d'une mine de charbon.«J'ai dû me battre pendant trois ans et demi à Ottawa contre les faussetés véhiculées par le gouvernement pour faire croire que les gens de la côte Est sont paresseux et ne veulent que les subventions du gouvernement.Cela n'a jamais été le cas», dit cette préposée de première ligne aux soins de santé, qui a battu en 1997 le puissant ministre de la Santé fédéral, David Dingwall.«Il y a un vieux dicton ici, c'est Go West, young man», poursuit Mme Dockrill, tout en essayant de calmer les pleurs de sa petite fille en mal d'attention, dans son petit local électoral aux couleurs orange du NPD, à Glace Bay.«Et c'est ce que les jeunes font, ils partent, en Ontario ou dans l'Ouest, pour assurer un meilleur avenir à leur famille.Mais c'est ici leur maison, et le gouvernement a une responsabilité de faire tout ce qui est en son pouvoir pour s'assurer qu'ils peuvent rester.» Voter du bon bord Décidément, l'île du Cap-Breton est désertique en novembre, par temps maussade.Après un voyage interminable sous la pluie, on aperçoit enfin les lumières d'un petit restaurant qui n'a pas fermé ses portes pour l'hiver.et qui n'a qu'à offrir des hamburgers, déjà cuits, qu'il faut réchauffer au micro-ondes.À l'intérieur, deux enfants essaient d'évacuer leur trop-plein d'énergie en courant entre les tables.Des jeunes tuent le temps autour d'une vieille table de billard.«Ici, les gens sont très solidaires entre eux, raconte Nancy, la serveuse.Vous ne verrez pas de maisons très luxueuses, même si les gens sont plus riches que leur voisin.Et c'est pourquoi personne ne votera pour Stockwell Day.C'est un homme dangereux pour le pays!» «Cela peut sembler difficile à comprendre pour les Québécois, mais il y a une grande affinité, ici, pour les conservateurs et les néodémocrates, confirme le politologue David Cameron.Ce sont deux petits partis traditionnels, qui représentent la communauté.Et c'est pourquoi je ne crois pas que le gens voteront pour l'Alliance canadienne.C'est un parti radical que les gens auront beaucoup de difficulté à appuyer.» Dans son combat contre Goliath, la néo-démocrate Michelle Dockrill a gagné en 1997, portée par la grogne populaire qui a entièrement balayé les libéraux de la Nouvelle Écosse.Cette fois encore, rien n'est acquis pour Mme Dockrill.«Bien qu'elle soit très populaire en Nouvelle- Écosse, je ne pense pas qu'Alexa Mc Donough ait réussi à démontrer qu'il y a énormément de valeur à voter pour un parti d'opposition », dit M.Cameron.Ron Cormier, président de l'Union des pêcheurs des Maritimes, représente environ 2000 capitaines du golfe Saint-Laurent.Bien que son organisation n'appuie aucun leader, sa pensée résume bien celle de plusieurs dans la région: «Il y a 25 ans, on pouvait voter sur le candidat lui-même.Aujourd'hui, c'est dommage, mais on ne peut plus faire ça.Si on n'est pas prêt à supporter le candidat qui représentera le pouvoir, on dirait qu'on n'a rien.» Après la colère de 1997, les gens ont-ils conclu qu'il valait mieux voter pour l'équipe gagnante?«C'est toujours un argument persuasif, et c'est sans doute la meilleure carte des libéraux», dit M.Cameron.Le pêcheur Léonard Leblanc, lui, a fait son choix depuis longtemps.Fort longtemps.Il vient d'une famille «rouge» et a toujours été un partisan libéral.«Il vaut mieux être dans le cercle qu'en dehors», tranche- t-il.Surtout lorsque les pêches dépendent autant des réglementations fédérales.«Il faut avouer que ça ouvre des portes beaucoup plus facilement.» Don Mac Donald, éditorialiste au quotidien d'Halifax Chronicle Herald, souligne les contradictions du message que les libéraux tentent de faire passer dans les Maritimes, selon lequel seul le parti au pouvoir peu livrer la marchandise.Ce n'était pas le cas, constate-t-il, lors du premier mandat de Jean Chrétien, où 30 des 31 sièges des provinces atlantiques étaient occupés par les libéraux.«Cette fois, alors qu'ils ont été balayés de l'Atlantique, les libéraux nous courtisent de façon presque obscène, dit-il.L'ironie dans tout cela, c'est que lorsque les Canadiens de l'Atlantique envoient des députés de l'opposition au Parlement, ils semblent être mieux traités!» La politique est parfois bien déroutante.Léonard Leblanc ne s'en fait pas trop.«Même si c'est un autre politicien qui est élu le 27 novembre, à la fin de la journée, ce ne sont pas les libéraux, mais bien les pêches qui vont mettre de la nourriture sur la table.» Autres informations en page B2 6LP0201B1111 b02 samedi 11 novembre 6LP0201B1111 ZALLCALL 67 00:54:51 11/11/00 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 Un mea-culpa ne suffit pas Pour des changements majeurs à l'assurance-emploi C'est largement en raison de la réforme de l'assurance-emploi que les libéraux ont été balayés des provinces atlantiques lors de l'élection de 1997.Et c'est dans l'espoir évident de regagner le vote des chômeurs en colère que Jean Chrétien a reconnu son « erreur », samedi dernier, devant une foule de partisans du Nouveau-Brunswick.Au-delà de l'opportunisme politique, le premier ministre a-t-il raison de faire marche arrière ?« Pas du tout ! » répond Maurice Beaudin, directeur adjoint de l'Institut canadien de recherche sur le développement régional de l'Université de Moncton, qui ne se gêne pas, toutefois, pour souligner les ratés du programme fédéral.Si la réforme a fait mal, c'est qu'elle a été appliquée au mauvais moment et que l'argent récupéré n'a pas été réinvesti dans une stratégie, plus constructive, de création d'emplois Ð une stratégie qui fait cruellement défaut dans les Maritimes, dit en substance le chercheur du Nouveau-Brunswick.« L'impact de la réforme a été très durement ressenti dans la région parce qu'elle s'est ajoutée au moratoire sur l'industrie des pêches, qui a imposé des restrictions sévères sur plusieurs espèces de poissons », explique M.Beaudin.« Non seulement les travailleurs saisonn i e r s d e s industries des p ê c h e s , d e l'agriculture et du tourisme ont été touchés de plein fouet, mais cela a eu un effet domino sur toutes les petites entreprises de service et de commerce au détail qui gravitent autour d'eux.» Le chercheur estime que les prestations d'assurance-emploi ont diminué de pas moins de 30 % dans les provinces atlantiques depuis 1996.Malgré le choc provoqué par ces énormes compressions budgétaires, il ne croit pas qu'il serait « sage » de revenir en arrière, comme l'a promis M.Chrétien, « uniquement pour se faire du crédit politique », selon lui.Car le gouvernement libéral n'avait pas seulement l'intention de sauver des millions en appliquant cette réforme controversée.Aux cris indignés des partis d'opposition, le ministre des Ressources humaines de l'époque, Pierre Pettigrew, avait répliqué qu'un recul aurait pour effet de « ramener les gens vers la dépendance envers un système d'assurance-emploi qui les décourageait du travail.» M.Beaudin estime que « ce principe de base était bon », mais qu'« il a été appliqué sans discernement.» La solution, selon M.Beaudin, est de réinvestir l'argent récupéré grâce à la réforme dans des programmes destinés à diversifier l'économie régionale, très dépendante de l'industrie saisonnière et de l'exploitation des ressources naturelles.« Si on ne le fait pas, on devra vivre avec l'assurance-emploi pendant encore très longtemps.» Des opinions tranchées D'autres chercheurs de la région ont des opinions plus tranchées sur la question.David Murrell et Rick Audas, économistes de l'Université du Nouveau-Brunswick, ont réalisé en octobre une étude pour le compte de l'Atlantic Institute for Market Studies (AIMS), un « think tank » de droite de Halifax.Leurs conclusions pourraient donner des munitions à l'Alliance canadienne de Stockwell Day, qui ne cache pas son intention de couper les vivres aux provinces atlantiques pour les sortir de leur dépendance.L'étude de l'AIMS indique que la réforme de l'assurance-emploi a encouragé les jeunes à terminer leurs études secondaires pour se diriger vers des professions leur assurant un meilleur avenir et conclut qu'il y a « peu, voire aucun argument convaincant pour justifier une re-libéralisation de l'assurance-emploi.Selon M.Audas, la fréquentation scolaire des jeunes dans les provinces atlantiques a augmenté de près de 12 %, en grande partie à cause de la réforme, même s'il avoue qu'un « lien direct » est difficile à établir.« Revenir à l'ancien programme représenterait un recul, parce qu'il rendrait le chômage plus attirant », dit-il.La position controversée est loin de faire l'unanimité dans les Maritimes, reconnaît M.Murrell.« L'AIMS est un mouton noir.Nous nageons à contre-courant de l'opinion publique, la défaite des libéraux en 1997 le démontre.» Mais son collègue Audas n'est pas d'accord.« Beaucoup de gens ici travaillent dur et trouvaient que la situation était injuste, qu'il y avait un abus du système.L'assurance- emploi ne doit pas être considérée comme un revenu régulier, mais comme un support pour ceux qui subissent une perte d'emploi imprévisible.» Maurice Beaudin nuance : « Depuis 20 ou 30 ans, on a mis beaucoup d'argent dans l'assurance-emploi sans se soucier du reste, et aujourd'hui, on dit que ça encourage l'inactivité, qu'il faut couper le chômage.On passe d'un extrême à l'autre.Mais on ne peut pas transformer l'économie du jour au lendemain.D'ici là, l'assuranceemploi agit comme un amortisseur qui permet à la région de survivre durant les mois d'hiver.» Les contradictions du système « Comme pêcheurs, la réforme nous a aidés.» La déclaration de Léonard Leblanc, qui pêche le homard et le crabe au Cap-Breton (Nouvelle-Écosse) depuis 20 ans, a de quoi surprendre.Mais elle illustre bien la complexité Ð et l'iniquité Ð du régime actuel.« Avant 1996, il fallait travailler plusieurs semaines pour avoir droit à nos timbres.Maintenant, c'est basé sur le revenu des pêches », explique M.Leblanc Ð dont les prestations ont tout de même diminué de 1 % par an en raison de la fameuse « règle d'intensité », qui pénalise les travailleurs saisonniers, considérés comme des chômeurs chroniques par le gouvernement.« Lorsqu'on a fait cette réforme, on a dit qu'on voulait rendre le système plus équitable et on a fait le contraire, constate l'universitaire Maurice Beaudin.Dans l'industrie des pêches, par exemple, ce sont les pêcheurs qui obtiennent les meilleures prestations parce qu'ils font un revenu suffisamment élevé en peu de temps.Par contre, les pauvres travailleurs d'usine (de transformation du poisson), ceux qui ne font que 12 000 $ par an, ont été touchés directement.» À l'échelle du pays, les restrictions imposées par la réforme ont fait en sorte que seulement 43 % des chômeurs reçoivent dorénavant des prestations d'assurance-emploi, contre 60 % en 1993.Et ce sont les plus démunis qui en ont payé le prix, selon M.Audas, coauteur de l'étude de l'AIMS.« Nous avons observé que les familles monoparentales ont été très affectées, dit-il.C'est l'un des effets les plus inquiétants de la réforme de 1996.Si le gouvernement veut faire quelque chose de tangible pour aider, il devrait cibler ces familles.Mais il cible les travailleurs saisonniers qui gagnent le salaire d'un professeur d'université en quelques semaines ! » En septembre, le gouvernement libéral, qui avait fait la sourde oreille aux critiques pendant quatre ans, a annoncé des assouplissements au régime d'assurance-emploi.Le projet de loi, mort au feuilleton avec le déclenchement des élections, prévoyait entre autres que le fisc ne chercherait plus à récupérer les prestations des travailleurs dont le salaire dépasse 39 000 $.Le seuil avait été fixé à 48 750 $.Une mesure inacceptable, selon plusieurs.« Comment cela va aider les travailleurs d'usine ?Encore une fois, cela va favoriser les mieux nantis.C'est de l'iniquité pure et simple », dit M.Beaudin.Le pêcheur acadien Léonard Leblanc est d'accord.« Si je combine les revenus de mon salaire et de l'assurance-emploi, je ne fais pas 39 000 $.Cette mesure n'avantage que les plus riches.» Bref, ce ne sont pas de coupes aveugles dans un système imparfait dont les gens des provinces atlantiques ont besoin, mais plutôt d'une réforme en profondeur.« Si vous voulez mon vrai point de vue, le gouvernement devrait instaurer un revenu minimum garanti pour tout le monde, conclut M.Beaudin.Ce serait beaucoup plus équitable et on n'aurait plus toutes ces complications bureaucratiques.Présentement, il faut pratiquement une armée pour surveiller chaque chômeur ! » Photo Presse Canadienne Stan Dupuis et son «Burger Poll» font courir les politiciens de la circonscription de Darmouth et de toute la Nouvelle-Écosse.'i Lmpact de la réforme, ajouté au moratoire sur les pêches, a été durement ressenti.Maritimes : les paris sont ouverts Avec ses banquettes roses et ses vieilles lampes vertes, le restaurant Hungry Jack de Dartmouth, en banlieue de Halifax, ne paye pas de mine.C'est pourtant l'un des endroits les plus courus de tout le gratin politique de la région lorsque les citoyens se préparent à se rendre aux urnes.Le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD), Alexa Mc Donough, y a cassé la croûte avec la candidate locale lors de la campagne de 1997.Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, John Hamm, y est débarqué avec un autobus bondé de partisans lors de la course électorale provinciale.Et tous les candidats de la circonscription de Dartmouth se feront sans doute un point d'honneur d'y passer au moins une fois d'ici le scrutin fédéral du 27 novembre.Ce ne sont pas tant les hamburgers du patron, Stan Dupuis, qui font courir les politiciens, que l'incontournable « Burger Poll » du Hungry Jack.Le principe est simple : un hamburger régulier, un vote ; un super-burger contenant une livre de viande bien tassée, trois votes.Et un vote en extra si vous réussissez à tout ingurgiter.Ils sont fous ces Néo-Écossais ! « C'est absolument non scientifique mais, étonnamment, les résultats de notre Burger Poll sont toujours très près du compte », rigole M.Dupuis, qui a trouvé là une façon originale d'ajouter un peu de piquant aux campagnes électorales parfois moroses.Et de vendre des hamburgers.Parce que les candidats prennent la chose très au sérieux.« L'an dernier, John Hamm est venu avec 120 partisans pour faire grimper sa cote de popularité.On ne pouvait plus bouger dans le restaurant tellement il y avait du monde.» Au bout du compte, le Burger Poll ne s'est trompé que d'un pour cent.alors que tous les sondages scientifiques prédisaient erronément un gouvernement minoritaire au premier ministre néoécossais Cette fois, la campagne ne risque pas d'être morose dans les provinces de l'Atlantique.Et le Burger Poll ne risque pas davantage de se tromper que tous les sondages dignes de ce nom.Ici, les prédictions politiques sont plus hasardeuses que partout ailleurs au Canada, puisque dans plusieurs circonscriptions, trois ou quatre candidats sérieux se livreront bataille, et la division des votes pourrait brouiller bien des cartes.La partie n'est pas encore gagnée, pour personne.Un enjeu majeur Le suspense est d'autant plus important que l'enjeu est gigantesque.« Pour le NPD et le Parti conservateur, le vote des Maritimes est absolument crucial, dit David Cameron, politologue à l'Université Dalhousie de Halifax.S'ils ne conservent pas leurs sièges ici, ils perdront sans doute leurs statuts de parti officiel et n'auront plus droit aux fonds fédéraux.» Pour les libéraux, c'est la mince majorité qu'ils détiennent au Parlement qui est en jeu.Ils ne peuvent faire mieux que maintenant en Ontario, puisqu'ils y occupent déjà presque tous les sièges.Et ils ne voient pas une grande possibilité d'ouverture au Québec.Ce n'est que dans les provinces atlantiques qu'ils peuvent gagner la majorité qu'ils risquent de perdre dans l'Ouest, où ils semblent en perte de vitesse au profit de l'Alliance canadienne.Comment les électeurs de l'Atlantique réagiront-ils ?La plupart des analystes consultés par La Presse prévoient que le Parti libéral récoltera plus de voix qu'en 1997, où ils avaient subi une écrasante défaite Ð attribuée en grande partie à la réforme de l'assurance-emploi.De 31 sièges (sur un total de 32), ils avaient chuté à seulement 11, au profit des conservateurs (13) et des néo-démocrates (8).La question est de savoir jusqu'à quel point, cette fois-ci, les libéraux réussiront à faire mieux.Pour séduire les provinces atlantiques, les libéraux ont mis le paquet : création d'un fonds de 700 millions pour financer des projets de partenariat, assouplissement de l'assurance-emploi et présentation de deux candidats poids lourds, Bernie Boudreau, ancien ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse et leader du gouvernement au Sénat, et Brian Tobin, ancien premier ministre de Terre-Neuve.« Capitaine Canada » est toutefois considéré dans la région atlantique comme un homme très « paroissial », qui ne s'est jamais préoccupé que de sa propre province.La promesse d'assouplir le régime d'assurance-emploi, quelques semaines seulement avant le déclenchement des élections, laisse quant à elle un goût amer : « Cela va sûrement améliorer le sort des pêcheurs côtiers, mais on se dit que le gouvernement aurait pu le faire avant », dit Ron Cormier, président de l'Union des pêcheurs des Maritimes.« Le Parti libéral va faire des gains, mais les gens ne voteront pas avec enthousiasme, résume Donald Savoie, politologue à l'Université de Moncton.Ils vont voter libéral parce qu'ils n'auront pas vraiment d'autres choix.Le NPD et le PC ne peuvent exercer aucun pouvoir, et l'Alliance n'est pas vraiment crédible chez nous.» Une percée pour l'Alliance ?Peu crédible, l'Alliance pourrait tout de même faire une percée dans les régions rurales du Nouveau- Brunswick, malgré la réthorique peu populaire de Stockwell Day, selon laquelle un régime d'assurance- emploi généreux et des subventions aux entreprises encouragent la dépendance et freinent la création d'emplois.« L'Alliance pourrait récolter un ou deux sièges, dans les régions rurales, protestantes et anglophones, où les questions d'avortement et du contrôle des armes à feu sont très sensibles », dit Donald Savoie.Et il y a bel et bien une place pour la droite au Nouveau-Brunswick, comme le rappelle le défunt Ð et controversé Ð parti provincial Confederation of Regions (COR).Pour courtiser les provinces atlantiques, l'Alliance a passablement adoucit son discours, admet Mike Mc Cready, organisateur du parti pour la région : « Nous avons laissé tomber une partie du bagage du Reform.» À commencer par l'ancien chef Preston Manning qui était, avoue-t-il, trop identifié aux provinces de l'Ouest.Malgré ses chances plutôt minces, l'Alliance reste menaçante parce qu'elle pourrait gruger les votes des conservateurs et provoquer la chute finale de ce parti en déroute, souligne M.Cameron.Si c'était le cas, les libéraux profiteraient sans doute de la division des votes.« Pour Stockwell Day, ce serait l'ironie ultime si, en réussissant à récolter un certain support dans les Maritimes, l'Alliance provoquait l'élection majoritaire des libéraux ! » Les paris sont ouverts, et la course dans les Maritimes promet d'être passionnante.Aujourd'hui, il est trop tôt pour prédire les résultats, même en se fiant au très précis Burger Poll du restaurant Hungry Jack, à Dartmouth.Lors du passage de La Presse, des partisans affamés avaient fait monter la cote de popularité de Joe Clark à 27 %.mais malheureusement pour le chef conservateur, cela ne devrait pas durer.« Demain, je viens ici avec le candidat libéral, a lancé un client.Vous verrez, on va en manger des hamburgers ! » 6LP0301B1111 b023 samedi 11 novembre 6LP0301B1111 ZALLCALL 67 00:57:36 11/11/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 B3 Où est passé le goglu?Les partis se préoccupent peu de la détérioration flagrante de l'environnement ANDRÉ NOËL Il n'y a pas si longtemps, Jean- Louis Grondin aimait entendre le chant joyeux du goglu dans les champs de foin.L'oiseau doit son nom au terme gogue, qui signifiait réjouissance dans l'ancien français.Au printemps, une tache jaune vif orne la tête du mâle.M.Grondin peint les oiseaux depuis 30 ans.Chaque semaine, il marche dans la nature.Armé de jumelles, il les observe.Il imprime leurs couleurs et leurs mouvements dans sa tête et les reproduit sur ses toiles.Aujourd'hui, il a le vague à l'âme.Le goglu se fait de moins en moins voir et entendre, constate le peintre, connu mondialement pour la précision et la vivacité de son coup de pinceau.« J'ai l'impression que la population des sturnelles des prés et des hirondelles des granges décline aussi, ajoute-t-il.Je n'ai pas vu de pie grièche depuis 20 ans.Mais il faut croire que ça ne préoccupe pas tellement les politiciens.On entend très peu parler d'environnement pendant cette campagne électorale.M.Grondin aime bien arpenter les rives du fleuve à Boucherville.Ce qu'il voit ne le réjouit pas.« La campagne se dégrade.Les maisons se multiplient.Les gens roulent dans des gros véhicules.Aucun parti politique ne semble vouloir mettre un frein à ce développement dommageable.» L'environnement a déjà été à la mode.Plus maintenant.Le sujet occupe quatre paragraphes dans le programme de l'Alliance canadienne.Le livre rouge du Parti libéral ne comprend même pas un engagement ferme d'adopter une loi sur les espèces en péril.Le Bloc québécois veut limiter les émissions de gaz à effet de serre, qui réchauffent le climat.Mais ses dirigeants s'opposent à une augmentation des taxes sur les carburants.Or il s'agit là de la mesure la plus efficace, selon l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.Un rapport accablant En août, l'OCDE a publié un rapport dévastateur sur le Canada.L'organisation dénonce le manque de volonté politique pour protéger l'environnement et appelle le gouvernement canadien à augmenter les taxes sur les carburants.C'est parce que celles-ci sont parmi les plus basses dans le monde industrialisé que les Canadiens peuvent vivre en si grand nombre en banlieue, souligne le rapport.Or, la vie de banlieue rend obligatoire l'utilisation des voitures.« Les émissions de gaz carbonique sont élevées au Canada selon les standards internationaux, tant par habitant qu'en proportion du produit intérieur brut », précise le rapport.Depuis 1993, les émissions par habitant ont augmenté ici, alors qu'elles ont baissé en Europe.L'OCDE trouve hypocrite le discours du gouvernement canadien, qui prêche le respect de l'accord de Kyoto sur la diminution des gaz à effet de serre, mais qui ne fait pas ce qu'il faut pour le respecter luimême.Au contraire, les subventions au transport en commun ont été réduites, souligne-t-on.Selon l'accord de Kyoto, le Canada devrait réduire de 6 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012.Depuis 1994, celles-ci ont augmenté de 13 %.Selon l'OCDE, une hausse du prix des carburants provoquerait « le nécessaire changement structurel ».Elle stimulerait l'innovation technologique, la découverte de moteurs moins énergivores et l'utilisation de modes de transport moins dommageables.L'OCDE demande aussi la fin des généreux rabattements fiscaux et des subventions aux industries qui exploitent Ð et souvent détruisent Ð les ressources naturelles, telles que les industries minières, forestières et pétrolières.Comme le disait l'économiste britannique Arthur Pigou, « c'est une mauvaise chose de taxer les bonnes choses, et une bonne chose de taxer les mauvaises choses ».Baisse de compétitivité D'autres organisations internationales égratignent l'image verte que le gouvernement canadien aime se donner à l'étranger et auprès de ses citoyens.En septembre, le World Economic Forum a baissé la cote de compétitivité du Canada.Cet organisme d'économistes basé en Suisse note que « les niveaux de vie sont inexorablement liés à la qualité de l'environnement naturel ».Son rapport précise qu'une des raisons cruciales pour baisser la cote de compétitivité du Canada est notre pauvre performance environnementale, en particulier l'absence de politiques efficaces pour économiser l'énergie.« L'environnement du Canada atteint un stade de condition critique, affirme Elizabeth May, directrice du Sierra Club.Sans un engagement ferme de tous les partis politiques, nous allons assister à plus de Walkerton (cette ville de l'Ontario où l'eau contaminée a fait des victimes), à plus de morts prématurées et de maladies d'enfants dues à la pollution.» En effet, certaines études épidémiologiques sont alarmantes.Au cours d'un entretien avec La Presse, le ministre de l'Environnement, David Anderson, a lui-même reconnu que la pollution de l'air cause au moins 5000 morts prématurées chaque année.Citant des articles de revues médicales, la Fondation David-Suzuki parle de 16 000 morts.Dans un rapport diffusé cet été, le Canadian Institute of Child Health affirme que l'exposition toxique aux pesticides, aux additifs alimentaires, au smog et à d'autres substances chimiques a probablement contribué à une augmentation de 25 % des cancers chez les enfants depuis 25 ans.Autres conséquences possibles : la hausse par quatre de l'asthme chez les enfants et une augmentation notable d'autres maladies infantiles.« C'est le syndrome de l'île de Paques, commente le peintre Jean- Luc Grondin.Les occupants de cette île du Pacifique ont tellement détruit leur environnement qu'ils ont fini par disparaître.Le déclin de certains oiseaux devrait faire réfléchir les futurs députés.Mais auront- ils la volonté d'agir ?» Pendant chaque campagne électorale, une multitude de thèmes sont discutés.Certains, cependant, sont placés au premier plan tandis que d'autres, pourtant importants, sont négligés ou mal traités.La Presse poursuit aujourd'hui sa série d'articles, publiés tous les samedis, sur les thèmes bâclés de la présente campagne.Jean-Luc Grondin, peintre animalier, observe des oiseaux sur les rives du fleuve.Un goglu qu'il a peint, «un oiseau qu'on voit de moins en moins».Photo PIERRE McCANN, La Presse Trois partis, trois visions.LE MINISTRE fédéral de l'Environnement, David Anderson, veut être réélu pour adopter les lois et les mesures auxquelles il tient.Q LA PRESSE: L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont votre gouvernement est membre, recommande au Canada de hausser les taxes sur les carburants pour diminuer leur consommation et ainsi combattre la pollution et les gaz à effet de serre.Suivrez-vous ce conseil?R DAVID ANDERSON : Non.La raison de notre refus est politique.Nous avons une crise constitutionnelle.L'Alberta s'opposerait à une telle mesure.L'augmentation des taxes sur les carburants pour baisser leur consommation serait une attaque contre la politique des ressources naturelles de l'Alberta.La bataille n'en vaut pas la peine.Il y a d'autres moyens pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES).Q Ces autres mesures fonctionnent-elles?Les émissions augmentent chaque année.R Elles augmentent parce que l'économie connaît une croissance formidable depuis l'élection du Parti libéral en 1993.L'année dernière, le PIB a connu une hausse de 4,8%, et les GES de 1%.Bien que le gouvernement de l'Ontario nous freine, nous avons adopté un plan pour respecter l'accord de Kyoto.Q Le commissaire à l'environnement, Richard Smith, dit que le smog tue des milliers de personnes chaque année.Il vous accuse de ne rien faire, ou presque.A-t-il raison?R Si je suis réélu, je vais ajouter l'ozone au sol et les particules toxiques à la liste des substances toxiques prévues par la Loi sur l'environnement.Le mois prochain, je vais signer un accord avec les Américains.Là encore, nous avons besoin du soutien de l'Ontario.Q Soixante-quinze pays ont signé le protocole sur la biodiversité, dont le secrétariat est à Montréal.Pourquoi pas le Canada?R Nous allons le signer.Mais les discussions avec le secteur de l'agriculture ont été beaucoup plus longues que prévu.Q Pourquoi ne pas rendre obligatoire l'étiquetage des aliments génétiquement modifiés, comme le réclame l'opinion publique?R C'est impossible à faire au Canada sans totalement changer nos transports en vrac.On ne peut pas garantir qu'il n'y a pas d'OGM dans un stock de blé, à côté d'un autre stock de blé génétiquement modifié.Les trois quarts des aliments servis dans les fast-food contiennent déjà des OGM.On ne peut pas renverser l'histoire.Q Dans le livre rouge, le Parti libéral ne s'engage pas à adopter la Loi sur les espèces en péril.Pourquoi?R Si je suis de nouveau ministre, je veux faire adopter cette loi.Il est paradoxal de constater que les groupes écologistes qui se sont opposés à ce projet de loi, se plaignent maintenant qu'il n'a pas été adopté.Souvenez-vous aussi que le Bloc québécois s'est opposé en affirmant que le gouvernement fédéral empiétait sur la compétence provinciale.Q Depuis quelques années, on importe de plus en plus de déchets toxiques américains, notamment au Québec.Pourquoi ne pas interdire ces importations?R L'augmentation est troublante.Mais je ne suis pas contre les importations.Si on a les moyens de détruire les déchets toxiques, pourquoi ne pas le faire?Q C'est pourquoi vous acceptez le plutonium russe?R Tout à fait.Nous pouvons détruire le MOX (mélange à base de plutonium) dans nos réacteurs CANDU.Nous ne voulons pas que ces produits se trouvent dans les mains de terroristes ou d'États comme la Corée du Nord.LE BLOC québécois revendique l'adoption de mesures énergiques pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.Il s'oppose malgré tout à une hausse des taxes sur les carburants, dit son vice-président, Pierre Paquette, candidat dans Joliette.Q LA PRESSE: Pourquoi ne pas augmenter les taxes sur les carburants, comme le recommande l'OCDE?R PIERRE PAQUETTE : Ce n'est pas le temps.Le prix de l'essence a augmenté très rapidement ces derniers mois.Les consommateurs et les transporteurs ont déjà de la difficulté à s'adapter.Il faut plutôt investir dans la recherche d'alternatives et d'énergie plus propre que les hydrocarbures.Q L'OCDE affirme justement que les bas prix des carburants pratiqués au Canada ne stimulent pas le développement d'autres énergies.R À long terme, nous n'avons pas de problème à augmenter les taxes.Je considère aussi que les pays membres de l'OPEP sont justifiés de hausser le prix du baril de pétrole, qui a été anormalement bas depuis 10 ans.Cette hausse est moins justifiée chez les oligopoles qui contrôlent le marché.Q L'OCDE recommande aussi aux gouvernements fédéral et provinciaux de mettre fin aux rabattements fiscaux et aux subventions aux industries qui exploitent, et parfois détruisent, les ressources naturelles.Ottawa devrait-il agir dans ce sens?R Encore là, la voie de la taxation n'est pas la seule.Et il ne faut pas oublier que les ressources naturelles sont de compétence provinciale.Le gouvernement fédéral doit financer la recherche technologique.Je ne suis pas contre le principe de faire payer les pollueurs, mais il faut surtout trouver les moyens d'éliminer la source de la pollution ou de la surexploitation des ressources.Q Le Canada devrait-il interdire l'importation des déchets toxiques américains, quitte à nuire aux affaires d'entreprises installées au Québec, comme Stablex?R Oui, il faut interdire ces importations.On s'oppose à toute forme d'importation, y compris chez Stablex.NIC LEBLANC a été député du Bloc québécois.Il se présente maintenant pour l'Alliance canadienne dans Saint-Lambert et agit comme porte-parole en matière d'environnement au Québec.Q LA PRESSE: Quel est votre principal engagement en matière d'environnement?R NIC LEBLANC : Il faut s'assurer que l'eau potable.est bel et bien potable.Il ne faut pas répéter l'expérience de Walkerton, où des gens sont morts pour avoir bu l'eau de l'aqueduc.Le gouvernement fédéral peut financer des recherches.Il doit s'assurer que les provinces aient les connaissances nécessaires pour adopter des lois et des règlements appropriés.Q Pourquoi l'Alliance consacre-t-elle seulement quatre paragraphes à l'environnement dans son programme?R Nous avons l'essentiel.(L'Alliance veut protéger les espèces en péril en utilisant le consensus des communautés et, en dernier recours, par l'achat d'habitats très menacées en offrant un bon prix aux propriétaires.Le parti veut «encourager les entreprises et l'industrie à développer des solutions de conservation» et récompenser celles qui le font.Selon l'Alliance, le gouvernement fédéral doit travailler de paire avec les provinces avant d'établir des normes nationales de protection.) Q Pourquoi proposez-vous de baisser les taxes sur les carburants, alors qu'il faut baisser la consommation?R L'Alliance estime que des taxes trop élevées nuisent à l'économie. 6LP0401B1111 b04 samedi 11 novembre 6LP0401B1111 ZALLCALL 67 01:00:42 11/11/00 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 Des élections, ça se gagne LA CAMPAGNE ÉCONOMIQUE dans le War Room Pour y voir clair.En février 1992, un illustre inconnu du fond de l'Arkansas se lance dans la course à la présidence des États-Unis.À la surprise générale, Bill Clinton arrache l'investiture démocrate et défait le républicain George Bush, parti grand favori de la course.« Un merci spécial à mon équipe de campagne, jeune, agressive et non conformiste, mais toujours gagnante », disait Bill Clinton le soir de son couronnement.Cette équipe gravitait autour de deux hommes, l'organisateur James Carville et le communicateur George Stephanopoulos, qui avaient eu le flair de faire filmer leur miraculeuse campagne.Le film, couronné meilleur documentaire produit en 1992, s'intitule The War Room, la nouvelle désignation consacrée des comités de stratégie ou cabinets de guerre électoraux.« Je suis un professionnel de la politique et j'adore mon métier », dit James Carville.Des professionnels qui concoctent les messages que nous livrent les ténors des partis politiques.Ils disent tous que la première loi du War Room, c'est le lien direct et constant avec le chef, la seconde étant le secret entourant les coups préparés pour déstabiliser l'adversaire.Inutile, donc, de demander aux stratèges et tacticiens d'Ottawa, Toronto, Calgary et Montréal de nous mettre au parfum de leurs présentes sources d'angoisse ou d'allégresse.Les anciens guerriers peuvent cependant nous aider à comprendre le fonctionnement de ces centres nerveux des campagnes.Les frontières évanescentes Le sénateur conservateur Pierre-Claude Nolin, qui en est à sa 17e campagne, compare le War Room à un autoclave, où les aliments sont cuits en vitesse et sous pression.« On s'épie les uns les autres.Comme à la guerre, la stratégie est déterminée avant le départ ; ce sont les tactiques qu'il faut adapter et inventer dans le cabinet de campagne.» Le vétéran se souvient de l'élection de 1988 opposant Mulroney à Turner, où il a fallu changer de cap, faire place à une stratégie émergeante, selon l'expression du jovial sénateur.Lors du débat télévisé, remporté cette fois par John Turner, le leader libéral avait semé le doute sur les conséquences du libre-échange.La publicité libérale télévisée, montrant une frontière évanescente, enfonçait le dernier clou.Hugh Segal, un autre vétéran qui suit la campagne du haut des gradins pour la première fois depuis 35 ans, se souvient très bien de ce revirement de 1988.« Nous menions par plus de dix points avant le débat et nos sondages nous indiquaient que nous traînions par quatre ou cinq points après.Turner venait d'imposer son thème et de nous mettre sur la défensive.M.Segal, maintenant directeur de l'Institut de recherche en politiques publiques, estime que le War Room des conservateurs, plus alerte que celui des libéraux, avait alors fait la différence.« Nous avons immédiatement produit des publicités neutralisant celles de l'adversaire, fait distribuer 500 000 exemplaires d'un petit pamphlet Ð Les dix mensonges sur le libre- échange Ð, fait témoigner des personnalités indépendantes comme Emmett Hall et Simon Riesman, et organisé un rallye partisan à Sherbrooke.» La machine des libéraux n'avait pas su profiter du bon coup de son chef et les conservateurs avaient repris l'initiative.Tous insistent sur la nécessité de garder l'initiative de la guerre et de profiter des erreurs de l'autre pour surfer sur sa vague.« On peut même profiter de cette vague pour retarder la divulgation d'une partie de son programme afin de ne pas distraire les électeurs », précise le sénateur Jean- Claude Rivest, bras droit de Robert Bourassa chez les libéraux du Québec.Les conservateurs n'ont pas toujours eu la main aussi heureuse, se souviennent MM.Nolin et Segal.En 1974, les conservateurs de Robert Stanfield proposaient le gel des prix et des salaires pour contrer l'inflation.Pierre Trudeau fit campagne contre, quitte à la mettre en pratique une fois élu, comme le veut la tradition libérale.Hugh Segal rappelle que la tâche des libéraux fut facilitée par le manque de cohérence des conservateurs : « Stanfield proposait un gel de 90 jours mais Diefenbaker voulait le gel des prix sans les salaires et Gillies, de Toronto, disait ne pas être certain de l'efficacité d'une telle mesure.Cette confusion nous a empêché de marquer des points avec une mesure qui s'imposait.» « Au Canada, les gens votent moins pour une idéologie que pour une certaine cohérence et sur la capacité de gouverner.Il est important d'éviter la confusion, du genre de celle entourant la campagne de Stockwell Day, qui nous a peut-être coûté la victoire en 1974 », dit M.Segal.En 1997, ce sont les adversaires des conservateurs qui leur ont fait glisser le tapis sous les pieds.Jean Charest menait une bonne campagne au Québec, contrairement à Gilles Duceppe dont le Bloc était en chute libre.C'était l'euphorie dans le War Room conservateur de Montréal après qu'un sondage Léger & Léger eut qualifié Charest de comète et fait miroiter la récolte de 40 sièges au Québec.C'est alors que la publicité du Reform Party disant qu'on en avait assez de voir des Québécois diriger le Canada, et une entrevue de Jean Chrétien soutenant que 50 % + 1 de OUI ne suffisaient plus pour l'emporter au référendum, ressoudèrent la polarisation séparatiste-fédéraliste (bloquistes- libéraux).Jean Charest dut se contenter de cinq sièges au Québec.« Pris par ses engagements en Ontario, où le parti n'a gagné qu'un seul siège, Jean Charest est revenu trois jours trop tard au Québec.Le War Room n'avait pu le convaincre que la maison brûlait », se souvient Hugh Segal.Le pavé des Yvette Ce sont les imprévus, souvent de petits incidents ou de banales déclarations de candidats vedettes, qui font dérailler la machine et monter la vapeur dans le War Room.Au référendum de 1980, Lise Payette, une des meilleures vendeuses du PQ, commit la fatale erreur de comparer Madeleine Ryan, la femme du chef libéral, à la petite Yvette des manuels scolaires décriés par les féministes de la CEQ.Le feu était mis aux poudres.Les femmes fédéralistes venaient de trouver l'étincelle pour attiser les ardeurs de leur camp, fort en argument et en organisation, mais faible en émotion et en passion.« Il y avait un gros risque, se souvient Pierre Bibeau, alors dans le War Room du comité du NON.On avait d'abord pensé à la Place Bonaventure (pour rassembler les militantes fédéralistes), puis on accepta enfin, non sans hésitation, de le faire au Forum.Ce fut un tournant.» Claude Charron, alors ministre péquiste et proche collaborateur de René Lévesque, se souvient aussi de l'événement dont son camp ne se remit jamais.« Nous venions de perdre les points marqués à l'Assemblée nationale lors du débat sur la question.Nous avions perdu l'initiative que nous n'avons jamais reprise.Le War Room était impuissant et attendait la suite des événements, des heures interminables où on se faisait du sang de cochon.» Gratia O'Leary, alors secrétaire de presse de Lévesque, ajoute qu'une campagne, c'est parfois comme un cheval fou dont on n'arrive plus à tenir la bride.Les salons de thé Rares sont les campagnes sans imprévu, mais il y en a de plus faciles que d'autres, celles où le War Room ressemble à un salon de thé, selon l'expression de Claude Charron pour la campagne de 1981, ou à l'enfer, comme celles de 1976 et 1994 pour Fernand Lalonde, alors que les libéraux furent écrasés par le PQ.« En arrivant au War Room, on fait le brave devant les troupes mais en son for intérieur, on se dit qu'il aurait peut-être mieux valu rester bien au chaud dans son lit.C'est alors qu'on sépare les hommes des enfants », selon M.Lalonde, un homme de confiance de Robert Bourassa.Tous insistent pour souligner l'importance du lien entre le chef, en tournée sur le territoire, et le War Room.C'est pourquoi l'on n'y retrouve, dans les campagnes bien organisées, que des hommes et femmes de confiance du leader.« C'est surtout important quand il faut dire au chef que ça ne marche pas, qu'il a mal performé », précise Pierre Bibeau.Jean-Claude Rivest ajoute que l'importance du War Room dépend de l'importance que lui accorde le leader.« Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Jean Lesage et Claude Ryan se fiaient beaucoup plus au War Room que Robert Bourassa, souvent son propre stratège.» « Comme aux Olympiques, il y a les figures imposées (le programme du parti, les dossiers régionaux.) et les figures libres où certains leaders performent mieux que d'autres.» On souligne aussi l'importance de la cohérence dans tout le réseau électoral.« Tout doit partir du War Room et y revenir », précise Fernand Lalonde.Marthe Laurence, directrice des communications de Lucien Bouchard en 1993, souligne l'importance particulière de surveiller son propre réseau lorsqu'il s'agit d'une nouvelle formation, comme le Bloc à l'époque et en partie l'Alliance aujourd'hui.L'exercice est périlleux, mais très riche en éclaircissements.Pour mieux comprendre les programmes des partis politiques fédéraux et en saisir les différences, nous avons résumé leurs engagements au sein de trois grandes catégories budgétaires: les réductions d'impôt, les nouvelles initiatives de dépenses et le remboursement de la dette publique.Il en résulte une base de comparaison qui en dit long sur la plate-forme des cinq partis politiques.Mais avant d'entrer de plein fouet dans cette analyse comparative, quelques précisions sont nécessaires.Premièrement, nous avons révisé les engagements des partis politiques pour qu'ils correspondent à une période de temps commune à tous, soit pour une période de cinq ans qui débute en 2000-01 et qui se termine en 2004-05 (Voir le tableau).Deuxièmement, nous avons ajusté certaines dépenses lorsque cela était nécessaire pour fin de comparaison.Troisièmement, la somme des engagements correspond aux surplus nécessaires à leur financement.Un premier constat s'impose: l'Alliance canadienne arrive nettement en tête des partis politiques en ce qui a trait à la valeur totale des engagements, soit 180 milliards sur cinq ans.Cela s'explique de deux façons.D'abord, le parti de Stockwell Day est le seul à présumer que les baisses d'impôt consenties aux personnes à revenus élevés et aux entreprises stimulera la croissance économique à court terme au point de gonfler les surplus estimés du gouvernement.Les autres partis acceptent les hypothèses économiques et budgétaires du ministère des Finances.Ensuite, l'Alliance est le seul parti à annoncer des compressions budgétaires pour financer en partie ses engagements, mais celles-ci ne sont pas chiffrées.Les cibles du couperet: Radio-Canada/CBC, Via Rail, les subventions aux entreprises, certains programmes du ministère du Développement des ressources humaines, et le développement économique régional.n n n Tous les partis proposent des baisses d'impôt, mais les bénéficiaires ne sont pas les mêmes.Ainsi, le NPD propose un allégement du fardeau fiscal de 30 milliards qui vise seulement les moins fortunés des citoyens et très peu la classe moyenne.Les personnes à revenus élevés subiraient des hausses d'impôt puisque les gains en capital seraient taxés en fonction d'un taux d'inclusion de 100% comparativement à 50% actuellement.Après le NPD, ce sont les conservateurs qui proposent les baisses d'impôt les plus modestes.La classe moyenne n'est pas choyée par le plan conservateur car Joe Clark entend maintenir les taux d'imposition actuels.Par contre, l'impôt sur les gains en capital des particuliers serait éliminé, ce qui favorise les personnes à revenus très élevés qui réalisent des revenus de placement importants.Les propositions du Bloc sont les plus avantageuses pour la classe moyenne, mais les ménages dont le revenu est supérieur à 80 000$ sont ignorés par les troupes de Gilles Duceppe.Ce sont les libéraux et les alliancistes qui proposent les baisses d'impôt les plus prononcées.Le plan de l'Alliance favorise davantage la classe moyenne et les personnes à revenus élevés en raison de sa proposition d'un taux unique d'imposition de 17% pour les revenus inférieurs à 100 000$, et de 25% pour les revenus supérieurs à 100 000$.Les libéraux s'opposent au taux unique et propose quatre taux d'imposition (16%, 22%, 26% et 29%) pour maintenir la progressivité de l'impôt fédéral.Les gains en capital seraient assujettis à hauteur de 50% à l'impôt fédéral.Au chapitre de l'impôt des sociétés, il y a très peu de différences entre libéraux, conservateurs et alliancistes.Ils proposent notamment une baisse des taux d'imposition de 28% à 21% et un taux d'inclusion de 50% des gains en capital.Le Bloc québécois propose de réaménager l'impôt des sociétés pour favoriser la PME.Le NPD ne prévoit pas d'allégement du fardeau fiscal des entreprises et propose même de nouvelles surtaxes pour les banques.n n n Au chapitre des dépenses, tous les partis ont fait la même lecture des sondages qui ont mesuré les priorités des électeurs.C'est pourquoi la santé est en tête de liste de leurs engagements.Ainsi, tous prévoient majorer les transferts aux provinces en matière de santé.Les libéraux ont conclu une entente avec les gouvernements provinciaux en septembre dernier qui prévoit une redressement des transferts à hauteur de 21,1 milliards sur une période de cinq ans débutant en 2001-02.Les quatre autres partis prévoient des transferts un peu plus généreux, soit par le truchement de l'indexation ou le rétablissement des transferts à leur niveau de 1994.Le Bloc et le NPD se distinguent au chapitre des dépenses par la bonification du régime de l'assuranceemploi à hauteur de 25 milliards sur une période de cinq ans.Sur le plan social, le NPD propose de nouvelles initiatives tous azimuts: assurance-médicaments, programme de garderies, éducation, environnement, transport en commun et ainsi de suite pour un total de 100 milliards sur cinq ans.Enfin, les partis se distinguent au chapitre du plan de remboursement de la dette.Les conservateurs ont proposé d'éliminer la dette sur une période maximale de 25 ans et consacrent 25 milliards à cette fin au cours des cinq prochaines années.L'Alliance canadienne propose d'allouer 30 milliards au remboursement de la dette avec l'objectif d'éliminer celle-ci sur une période maximale de 50 ans.Le Bloc et les libéraux suivent avec 21 milliards et 15 milliards respectivement sur cinq ans.Le NPD ne s'engage pas à réduire la dette.Un dernier constat: les partis proposent très peu de choses sur le plan des dépenses à vocation économiques.Cela surprend compte tenu de la course aux nouvelles technologies des économies développées.Le programme libéral propose un engagement précis à ce chapitre, soit de majorer d'un milliard par année d'ici cinq ans les dépenses en recherche et développement.Vous conviendrez que c'est mince si l'on considère que le budget annuel du gouvernement fédéral est de l'ordre de 165 milliards.Photo Presslink Le président Bill Clinton et l'architecte de son triomphe de 1992, James Carville.C'est de l'équipe de Carville que vient l'expression War Room, le cabinet de guerre qui pilote toute campagne électorale digne de ce nom.'Lincontournable « ligne » du jour GÉRALD LeBLANC ROBERT BOURASSA aimait bien s'amuser avec les journalistes.En province, en début de soirée, il s'arrêtait parfois dans son discours et nous jetait un regard en coin, avant de lancer solennellement la phrase qui ferait la manchette du lendemain.« Il faisait parfois exprès pour ne rien dire d'autre afin de s'assurer que le message du jour soit le seul à passer », précise Jean-Claude Rivest.Ce fameux message, c'est la LIGNE, celle qu'il faut dire et répéter, que tous, du chef au dernier candidat, reçoivent du War Room.« Il faut ici une discipline à toute épreuve », selon Jean-Claude Rivest.On dépouille les médias et on essaie de prévoir les attaques de l'adversaire, on s'informe sur les tendances en région et on finit par décider qu'il faut marteler tel ou tel message.On suggère même les mots pour le dire.Avec un peu d'attention, on peut facilement repérer cette fameuse ligne du jour.Quand on entend le même jour le premier ministre Jean Chrétien et le ministre Martin Cauchon terminer chacun leur discours, l'un à Toronto et l'autre en province au Québec, avec « notre programme est modéré et équilibré », on sait que la ligne vient du War Room et prépare les attaques contre l'extrémisme de l'Alliance et l'aventurisme du Bloc.Quand la publicité des conservateurs s'attaque crûment aux « mensonges » de Jean Chrétien, celui-ci répond calmement en citant lentement Lester B.Pearson, Prix Nobel de la paix et diplomate plus que politicien partisan : « Those who throw mud lose ground » dont la traduction Ð Ceux qui lancent de la boue perdent pied Ð ne rend pas le jeu de mots sur la boue et le sol.Pas besoin de dictionnaire pour y voir la main du War Room, selon M.Rivest.Les sondages jouent enfin un rôle capital dans l'alignement du War Room.Les sondages des médias qu'on obtient souvent à l'avance grâce à ses contacts dans les agences, mais aussi ceux du parti, particulièrement le sondage continu (rolling poll), qui fonctionne 24 heures sur 24 du début à la fin de la campagne.Il est important pour le War Room de scruter non seulement l'aspect quantitatif des sondages Ð le pourcentage de chaque parti dans chaque région Ð mais aussi l'aspect qualitatif, c'est-à-dire les caractéristiques des électeurs, surtout de ceux qui se disent indécis ou susceptibles de changer d'allégeance.C'est en effet vers cet électorat flottant qu'il faut orienter les messages, surtout dans une campagne chaudement disputée, du genre de celle qui s'achève dans un incroyable suspense chez nos voisins du sud, où les post-mortem doivent être bien douloureux dans les War Rooms des deux grands partis. 6LP0501B1111 B5 samedi 6LP0501B1111 ZALLCALL 67 01:01:23 11/11/00 B Clark, le pitbull NOS COLLÈGUES des médias anglophones ont bien sûr suivi le débat des chefs en français, mercredi soir, et en ont tiré des analyses parfois étonnantes.C'est le cas de Barbara Yaffe du Vancouver Sun qui a comparé certains échanges à un concours de toutous.Joe Clark, entre autres, avec son pupitre collé sur celui de Jean Chrétien et son regard frondeur avait parfois des airs de pitbull prêt à mordre le premier ministre à la cheville, raconte Mme Yaffe.Stockwell Day ?Hum ! Il avait plutôt l'air d'un coolie trop pomponné et surentraîné.« C'était le chiot le plus doux (benign puppy) du groupe », conclut l'analyste.Jean Chretien.ca LA FIRME Internet Momentous.ca a enregistré cette semaine le nom de domaine « Jean Chretien.ca ».Curieusement, ce nom était encore disponible et le président de l'entreprise d'Ottawa, Robert Hall, a pris l'initiative d'en devenir l'unique propriétaire afin que les cyberpirates ne puissent se l'approprier.À noter, selon le journal en ligne Multimédium, que le domaine www.Jean Chretien.net est un site politique en construction alors que l'adresse www.Jean Chretien.com mène directement à Celebrity 1000, un site consacré aux gens riches et célèbres.Interdit aux adultes LES ENFANTS auront aussi le droit de vote le 27 novembre.Par le biais de Septembre Media.La semaine dernière, cette entreprise québécoise d'édition multimédia a lancé le projet « Moi aussi je vote », accessible par les sites Internet Les Débrouillards, L'école branchée et L'actualité en classe.Selon le cyberjournal Multimédium, « les enfants peuvent s'inscrire sur une liste électorale, s'informer sur les divers partis, poser des questions à leur chef par l'intermédiaire du journaliste Michel Vastel du Soleil et voter virtuellement ».Les résultats de ce vote seront mis en ligne le 28 novembre, au lendemain des élections fédérales.Trois gays au PC APRÈS Lee Johnson (Vancouver- Centre) et Randall Pierce (Toronto- Centre-Rosedale), le Parti conservateur a recruté un troisième candidat gay en vue des élections du 27 novembre.Marc-André Bélair, un jeune homme de 18 ans, se présente dans la circonscription d'Ottawa- Carleton.« J'espère qu'en briguant les suffrages, j'encouragerai d'autres gays et lesbiennes à participer ouvertement au processus politique et à appuyer notre parti », a-t-il déclaré au quotidien Le Droit d'Ottawa-Hull.Il a ajouté que sa décision de se présenter n'était pas uniquement lié au désir du Parti conservateur de prouver son ouverture à l'endroit des gays et lesbiennes.Publicité électorale sous microscope L'ÉMISSION Planète Pub, présentée à Télévision Quatre Saisons (TQS), consacrera son édition de dimanche à la publicité des partis politiques durant la présente campagne électorale.La publicité est-elle décisive pour remporter une élection ?La publicité politique a-t-elle évolué depuis quarante ans ?Quels sont les slogans qui ont marqué l'histoire politique canadienne ?Autant de sujets qui seront abordés durant cette émission par l'animatrice Emmanuelle Garnaud et ses invités, Yves Dupré, spécialiste québécois de la communication et fondateur du groupe BDDS, et Jean-Marc Léger, président de la firme de sondages Léger Marketing.André Duchesne LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 B5 «Day veut détruire le Canada » Chrétien s'en prend à la régionalisation prônée par l'Alliance G I L L E S TOUPIN ST.CATHARINES, Ont.Ð Jean Chrétien a accusé, hier matin à Hamilton, Stockwell Day de vouloir détruire le Canada.Il s'en est donné à coeur joie pour camper le chef de l'Alliance dans le rôle du défenseur de la régionalisation du pays, ce qui mènerait inéluctablement, selon le premier ministre, à la destruction du Canada.M.Day, a rappelé Jean Chrétien, a dit à plusieurs reprises que les impôts devraient être perçus par les gouvernements provinciaux.Ces derniers, par la suite, toujours selon l'approche de M.Day, feraient une contribution au gouvernement central.« Tout le monde sait, a dit M.Chrétien, qu'il faut au Canada un gouvernement central fort qui peut parler pour tous les Canadiens.Parce que, pour moi, le Canada c'est le pays de tous les Canadiens, d'un océan à l'autre et du nord au sud.Ce que veut faire Stockwell Day, c'est détruire le Canada.» Informé plus tard en soirée, lors d'un dîner libéral à St.Catharines, de la réaction négative de l'Alliance à ses déclarations, le premier ministre a maintenu ses accusations.« En démocratie, a-t-il expliqué aux journalistes, un gouvernement doit être responsable des dollars qu'il dépense.Et si le gouvernement central ne perçoit plus les impôts, il n'est plus le gouvernement central.» M.Chrétien avait également reproché en début de journée à ses adversaires de s'être adonnés à du dénigrement de personnalité lors du débat télévisé de la veille.Il n'en a pas moins suggéré du même souffle que le chef allianciste, Stockwell Day, agissait comme un escroc.Il l'a comparé à un vendeur de voitures qui trafiquerait ses livres pour voler ses clients.Au lendemain de ce débat télévisé houleux, les stratèges de la campagne libérale avaient choisi un comté libéral sûr, celui de Hamilton- Ouest, pour offrir aux Canadiens une image plus triomphale de leur candidat.M.Chrétien, par ses propos, a en effet parlé hier comme quelqu'un qui sentait le besoin de réparer les pots cassés de la veille.Dans une ancienne gare rénovée, appelée Liuna Station, M.Chrétien s'est adressé à une foule partisane de quelque 600 personnes.Entouré de plusieurs de ses députés et candidats de la région, dont Sheila Copps et Stan Keyes Ð celui-là même qui avait ouvertement contesté le leadership de Jean Chrétien au début de l'année Ð, M.Chrétien n'a pas mâché ses mots lorsqu'il a accusé Stockwell Day d'avoir deux programmes politiques, l'un pour le public et l'autre pour ses candidats, faisant allusion au cahier d'information remis par l'Alliance à ses candidats et qui, sur certains points, contredit le programme officiel du parti.Il a alors comparé M.Day à « un gars » qui tient deux livres de comptabilité parallèles, un qu'il rédige sous la table pour lui-même et l'autre pour ses clients.« Achèteriez- vous une voiture d'un gars qui a deux livres de prix différents ?» a-t-il demandé.Obstruction ! M.Chrétien a ainsi passé une bonne partie de la journée à dénoncer les coups bas de ses adversaires Stockwell Day, Joe Clark, Gilles Duceppe et Alexa Mc Donough.« Hamilton est une grande ville de football, a-t-il lancé.Et hier soir, on a vu beaucoup d'empilades, de mouchoirs jetés sur le terrain pour hors jeux, une utilisation illégale d'une affiche, des plaquages par la grille faciale, des obstructions et des nuisances.Mais, a-t-il ajouté, nous avons encore possession du ballon.» M.Chrétien a ensuite prédit que le 27 novembre son équipe marquerait « un autre touché pour le Canada ».Il a reproché aux chefs des autres partis d'avoir « abandonné leur programme » jeudi soir pour lancer des quolibets et, parfois, « faire du dénigrement de personnalité ».« C'était renversant d'écouter Stockwell Day, a-t-il dit.Il a nié qu'il avait proposé un taux unique d'imposition.Tout le monde l'a entendu.Le croyez-vous ?Le 1er mars cette année il a dit à la presse et je cite : `Les provinces devraient avoir le droit de collecter tous les impôts et en remettre une part à Ottawa.º Hier soir, il l'a nié.» M.Chrétien a également reproché à M.Day d'avoir appuyé un système de santé à deux vitesses pour encore, lors des débats télévisés, renier ses propos.« J'aimais mieux Preston Manning, a-t-il poursuivi.Au moins avec lui on savait quelle était sa position.» photo PC Stockwell Day et son affiche, le soir du débat.'Laffrontement Day-Chrétien (Extrait du débat des chefs, 9 novembre 2000) Stockwell Day : « M.Chrétien nous demande quelle est notre politique en matière de santé.Je n'ai pas d'objection à vous montrer nos notes de travail, M.le premier ministre.(M.Day sort une affiche sur laquelle il a écrit : Pas de système de santé à deux vitesses) Pouvez- vous lire ça, monsieur ?Joe Clark : M.Day est un maître dans l'art de ramener un raisonnement compliqué à une simple affiche.De plus en plus, j'ai l'impression qu'il est candidat à un poste d'animateur de jeu télévisé, non à celui de premier ministre.(.) Stockwell Day : « J'ai toujours dit, et notre politique est très claire.Tout le pays a vu nos notes de travail, alors vous pouvez les voir aussi.(M.Day montre à nouveau son affiche) Pas de système de santé à deux vitesses.J'ai dit cela très clairement.Nos membres ont dit cela très clairement.C'est une position claire : pas de système de santé à deux vitesses ! Et pourtant, monsieur Chrétien, vous avez diffusé une publicité nous accusant de ne pas dire la vérité.Je vous demande de faire l'un des deux gestes suivants.(M.Day quitte son lutrin et fait un pas vers M.Chrétien) Voudriez- vous, s'il vous plaît, me traiter de menteur, ou bien retirer ces publicités qui sont fausses ! » Jean Chrétien : Un autre stunt à l'américaine ! Day : Répondez à ma question.Chrétien : Je vais vous dire que.Quand vous avez écrit aux premiers ministres des provinces, vous leur avez dit que votre gouvernement ne ferait pas respecter la Loi nationale de la santé.Day : Répondez à ma question ! Chrétien : .que chaque province s'autoréglementerait.Day : Répondez à ma question ! Chrétien : Quelle sorte de système est-ce cela, lorsque les provinces s'autoréglementent Day : Répondez à ma question ! Chrétien : Vous prenez tous les moyens.Day : Répondez à la question.Chrétien : .pour qu'il y ait un système à deux vitesses.Tout le monde est d'accord ! Day : Répondez à la question ! Alexa Mc Donough : Quand les gens peuvent payer pour passer avant les autres, c'est un système à deux vitessses.Day : (à M.Chrétien) Répondez à la question ! Mc Donough : Quand les gens peuvent payer pour passer avant les autres, c'est un système à deux vitesses.Day : Vous ne pouvez plus fuir ou vous cacher ! Mc Donough : Des gens paient $4000 pour certaines chirurgies en Alberta aujourd'hui.Day : Monsieur, pourquoi ne répondez- vous pas à la question ?photo PC Le premier ministre Jean Chrétien a accusé, hier, son adversaire allianciste de vouloir détruire le Canada.« Geste désespéré », a tout de suite rétorqué Stockwell Day.«Un geste désespéré d'un homme désespéré », réplique le chef de Al'lliance VINCENT MARISSAL SARNIA Ð Jean Chrétien accuse l'Alliance canadienne de vouloir détruire le pays parce qu'il a peur de perdre le pouvoir, a soutenu hier soir Stockwell Day devant plus d'un millier de personnes réunies à Sarnia.Il est trop tôt pour dire si les débats influenceront les électeurs, mais ils ont certainement requinqué Stockwell Day, qui a relancé hier sa campagne avec force dans le bastion libéral du Sud-Ouest ontarien.« Le premier ministre a perdu le débat hier soir (jeudi) et maintenant, c'est évident, de par ce geste désespéré d'un homme désespéré, il a peur de perdre le pouvoir », a-t-il lancé à une foule ravie.Au lendemain du débat en anglais, les deux chefs des principaux partis politiques sont passés en vitesse supérieure, se répondant jusqu'en soirée par point de presse et discours interposés.Racontant (à la veille du jour du Souvenir) que ses deux grands-pères et son père avaient servi le Canada dans les deux Grandes Guerres et à Hong Kong, M.Day s'est dit « blessé » d'entendre le premier ministre l'accuser de vouloir détruire le pays.Convaincu d'avoir gagné haut la main le débat en anglais, le chef de l'Alliance canadienne s'est empressé dès hier matin d'oublier les problèmes des derniers jours et a attaqué de front le premier ministre Jean Chrétien, suggérant fortement, mais sans jamais le dire textuellement, qu'il est un menteur.« Je ne vais pas dire qu'il est un menteur, mais il a dit plusieurs fois des choses qui ne sont pas vraies, alors, vous pouvez attacher le mot », a-t-il indiqué en point de presse à Woodstock, où il a rencontré une centaine de militants, dont la grande majorité affirment être d'anciens conservateurs.Stockwell Day, ancien ministre des Finances de l'Alberta, en a particulièrement contre un message publicitaire libéral qui affirme que le gouvernement albertain ouvre la porte à un système de santé privé.« Ce message est un mensonge, et l'Alliance canadienne aime la vérité », a lancé M.Day, reprenant là où il avait laissé jeudi quand il avait talonné Jean Chrétien durant le débat à ce propos.« Les messages électoraux forts, c'est correct en campagne, mais il faut que ce soit vrai, a-t-il insisté plus tard dans son autobus de campagne entre deux événements.Une entreprise privée qui annonce quelque chose qui n'est pas vrai, devrait retirer son message.J'ai demandé à Jean Chrétien hier (jeudi soir) de retirer son message, mais je l'ai encore vu ce matin.» Campagne de charme Espérant tirer profit de sa performance lors du débat pour faire oublier la controverse autour de la création d'un système de santé à deux vitesses, M.Day courtise le vote conservateur de la riche région du sud-ouest de l'Ontario, là où le défunt Parti réformiste avait assez bien fait en 1997.C'est dans le sud-ouest de l'Ontario que M.Day gagnera ou perdra son pari d'étendre les gains de son parti à l'est des Prairies.Pas moins de 29 députés libéraux ont été élus dans cette grande région tout en ayant récolté moins de vote que les conservateurs et les réformistes réunis.Pas étonnant que le chef de l'Alliance canadienne fasse du charme aux conservateurs, du moins à ceux « qui restent » comme il le dit lui-même.Mais le principal adversaire demeure Jean Chrétien, et Stockwell Day ne ménage aucun effort pour gruger le vote libéral dans ce terreau fertile pour les politiques conservatrices.« Beaucoup d'anciens conservateurs me disent qu'ils apprécient le programme de l'Alliance canadienne et ils apprécient mon engagement en faveur du respect, et le fait que je n'ai jamais été négatif envers Joe Clark », d'avancer M.Day.LES CHEFS AUJOURD'HUI > Le chef libéral et premier ministre Jean Chrétien, est à Ottawa, où il participera notamment aux cérémonies du Jour du Souvenir.> Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, est à Halifax, où il risque de croiser la députée du coin, la leader néo-démocrate Alexa Mc Donough, qui y passe elle aussi la journée.> Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, fait campagne sur la Côte- Nord.> Le chef du Parti conservateur, Joe Clark, est en Ontario, où il tentera de transformer en votes l'élan de sympathie que lui a valu sa bonne performance dans les débats. 6LP0601B1111 B6 samedi 6LP0601B1111 ZALLCALL 67 00:59:47 11/11/00 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 Le pari de Joe Clark Le chef conservateur tenait à se présenter dans sa province natale, pourtant acquise à l'Alliance canadienne CALGARY Ð C'est un pari pour le moins risqué que le chef du Parti conservateur, Joe Clark, a pris en se présentant comme candidat dans le comté de Calgary-Centre, au coeur d'une province largement acquise à l'Alliance canadienne de Stockwell Day.Lors des élections fédérales de 1993 et 1997, les conservateurs n'y ont remporté que 15 % et 18 % des voix alors que le Reform, refondu aujourd'hui dans l'Alliance, a obtenu chaque fois l'appui de plus de 40 % des électeurs.Les libéraux, toujours bons deuxièmes, ont reçu pour leur part l'appui de près d'un électeur sur trois.M.Clark, qui avait facilement remporté une élection partielle dans un comté de la Nouvel-Écosse peu de temps avant le déclenchement des élections générales, se dit confiant d'avoir fait le bon choix.Mais il convient d'emblée que sa tâche s'annonce ardue.« Les indications que j'ai jusqu'à maintenant dans le comté sont encourageantes », a-t-il indiqué cette semaine lors d'une entrevue téléphonique.Le chef du Parti conservateur a expliqué qu'il tenait à se présenter dans sa province d'origine au sein d'un comté urbain, ce qui lui permettra d'assumer plus facilement, du point de vue logistique, sa double tâche de député et de chef de parti.M.Clark évoque aussi, à l'appui de sa décision, le caractère résolument moderne de Calgary- Centre et ses liens familiaux avec l'endroit.Le député sortant du comté, Eric Lowther, qui avait gagné avec une marge confortable l'élection de 1997, fait aujourd'hui campagne comme représentant de l'Alliance.En dépit du niveau de popularité du parti de Stockwell Day en Alberta, il se garde bien de pavoiser.« Notre niveau de confiance va croissant.Mais il n'est pas question d'arrêter de courir avant d'avoir franchi la ligne d'arrivée », dit le député, qui se montre plus préoccupé par la candidate libérale, Joanne Levy, que par M.Clark.« Les conservateurs sont numéro trois.Le numéro deux, ce sont les libéraux.Je les prends très au sérieux », indique M.Lowther, qui mène une campagne « de terrain » intensive.Mme Levy, une ex-journaliste de CBC, ne se fait guère de mouron non plus relativement à la présence du chef du Parti conservateur.Les bleus finiront sensiblement au même niveau qu'en 1997 dans Calgary- Centre, prédit la candidate, qui mise sur la question de la santé pour marquer des points face à l'Alliance.« Je crois que nous avons certainement retenu la base d'appui que nous avions en 1997.Mon rôle maintenant, c'est de bâtir là-dessus », dit Mme Levy.M.Lowther indique inversement que « nombre de gens qui votaient libéraux » en 1997 sont maintenant insatisfaits et pleinement disposés à voter pour son parti.Tandis que ses opposants multiplient les diagnostics contradictoires sur les intentions de l'électorat, M.Clark, qui avait défié Stockwell Day de se présenter contre lui dans Calgary-Centre au lendemain de son élection à la tête de l'Alliance, note que sa propre équipe fait du bon travail dans le comté.« Je viens d'apprendre que plusieurs personnes contactent notre bureau de campagne pour travailler comme bénévoles.C'est un bon signe », note le chef du PC, qui n'a eu jusqu'à maintenant que quelques jours à consacrer au comté en raison de la campagne qu'il mène à l'échelle du pays.photo MARC THIBODEAU, La Presse © Le chef du Parti conservateur, Joe Clark, mise sur son expérience politique pour obtenir l'appui des électeurs de Calgary-Centre, un comté remporté haut la main par le Reform, lors des deux élections précédentes.Le favoritisme à l'envers?Ottawa donnerait plus de subventions aux comtés bloquistes « Plus Québécois que Chrétien, tu meurs!» La Presse poursuit sa série de rencontres COATICOOK Ð Pour obtenir davantage de subventions de la part du gouvernement fédéral, il faut voter.Bloc ! C'est en quelque sorte ce que le parti de Gilles Duceppe a démontré hier, en publiant des chiffres selon lesquels les circonscriptions détenues par ses députés ont obtenu plus de subventions que les autres, depuis 1997, de la part du ministère du Développement des ressources humaines (DRHC).Le chef du Bloc souhaitait en fait profiter de l'occasion pour exhorter les libéraux à « arrêter ce chantage éhonté, qui frise le ridicule, de dire : si vous votez pour un député libéral (.) vous obtiendrez des millions, et si vous ne votez pas pour nous, vous n'aurez pas un sou ».M.Duceppe a soutenu que les libéraux avaient notamment effectué ce genre de chantage la semaine dernière, « dans le coin de Chandler », en Gaspésie, où les travailleurs de l'usine Gaspésia espèrent qu'Ottawa injectera des fonds pour la relance de l'industrie.« On devait avoir Ð c'est M.Chrétien qui le disait Ð une élection portant sur les valeurs libérales.J'aimerais ça savoir si le chantage c'est une valeur libérale », a lancé le leader bloquiste.« C'est même pas vrai qu'il y a plus d'argent dans des comtés libéraux, a ajouté M.Duceppe.Si un député travaille pour son comté, bon dieu, il obtient quelque chose.Ce n'est pas dû au fait que vous êtes avec le parti au pouvoir.» Selon les chiffres de DRHC diffusés hier par le Bloc, Ottawa aurait alloué une moyenne de 17,3 millions en subventions à chaque comté libéral, contre 17,5 millions à chaque circonscription bloquiste.Le pot dérange M.Duceppe, dont la brève tournée en Estrie portait surtout sur l'agriculture, a par ailleurs été rattrapé par l'enjeu de la culture du pot dans les champs des cultivateurs québécois.Si le chef bloquiste n'a pas glissé un mot à ce sujet lors de ses discours, d'autres l'ont fait à sa place.« On dit qu'il y a un triangle du pot entre Coaticook, Sorel et Saint-Hyacinthe », a ainsi déclaré Jean-Charles Blais, président du Centre régional d'initiatives et de formation en agriculture, où M.Duceppe a prononcé un discours.Interrogé par les journalistes lors d'un point de presse à l'issue de son allocution, M.Blais, qui est également producteur laitier, a indiqué que son voisin avait été arrêté il y a peu de temps, pour avoir cultivé du pot.« C'est sûr que (le problème) est important.Tous les cultivateurs savent qu'il y en a eu dans les champs à des endroits », a-t-il dit.Le président de l'Union des producteurs agricoles, section Estrie, abondait dans le même sens.Affirmant qu'il connaissait des agriculteurs ayant reçu des menaces, il a réclamé plus de moyens pour les forces de l'ordre.« Si la police a les effectifs pour faire des perquisitions quand les producteurs font les dénonciations, il va y avoir de plus en plus de dénonciations », a-t-il déclaré.Quant à Gaston Leroux, candidat bloquiste qui affronte le député libéral David Price dans Compton-Stanstead, il était accompagné hier de deux gardes du corps.Il les avait recrutés pour l'événement parce que son local électoral a récemment reçu la visite d'un homme se faisant passer pour un employé de Bell.M.Leroux, qui a contacté la Sûreté du Québec, a précisé qu'il avait récemment dénoncé la culture du pot dans la région.Lors de la seule intervention de M.Duceppe au sujet du pot, le bloquiste a de nouveau réclamé une législation plus musclée pour faire échec aux criminels : « Pour s'attaquer à cette culture illégale, qui créé un climat épouvantable pour les agriculteurs (.), il faut s'attaquer au crime organisé.» ANDRÉ DUCHESNE SI GEORGE W.Bush devient le 43e président des États-Unis, il y aura quand même eu un intervalle de 8 ans (la présidence de Bill Clinton) entre son élection et la fin du règne de son père.Chez les Blanchard de Saint-Zotique, le parcours politique n'a pas de tels pointillés.« Mon père a été maire de la municipalité durant 27 ans.Je lui ai succédé et j'ai occupé le poste durant 14 ans », raconte Claude Blanchard, un avocat spécialisé en droit criminel.Aujourd'hui, son fils Marc-André est président du Parti libéral du Québec.Bush père et fils peuvent donc aller se rhabiller.Mais laissons de côté les élections américaines et la mairie de S a i n t - Z o t i q u e pour parler de politique canadienne, autre dada de M.Blanchard.Chez lui, on est libéral.On est fédéraliste.On aime le Canada.Les brumes de Peggy's Cove, les étendues dorées des Prairies et les Rocheuses itou.Et on n'a pas oublié le credo de Pierre Elliott Trudeau : les Canadiens français doivent prendre leur place.« Je suis malheureux que les Québécois, le Bloc québécois, passent leur temps à s'abstenir.Au lieu de cela, on devrait croiser le fer avec l'Ontario, les autres provinces, pour obtenir ce qu'on veut », déplore l'homme qui est visiblement de l'école des trois colombes.Chez ceux qui ont pris leur place, il y a Jean Chrétien.« Le premier des premiers ministres francophones qui vient réellement de la base », martèle M.Blanchard.Il n'a qu'admiration pour le p'tit gars de Shawinigan qui s'est battu pour gravir les échelons jusqu'au poste de premier ministre.Les Québécois le détestent ?Attention, dit M.Blanchard.« Plus Québécois que Chrétien, tu meurs.C'est lui qui a fait en sorte que Trans Canada Airlines devienne Air Canada.Ça illustre comment il a toujours défendu les Québécois.» Une fausse note dans ce concert d'éloges ?« Il manque un grand thème dans cette campagne.Ça peut jouer un tour aux libéraux s'ils continuent de faire une campagne low profile », pense M.Blanchard.Il compte sans doute sur le côté bagarreur de Jean Chrétien pour mettre un peu de piquant.Chrétien, Marchand, Pelletier, Lalonde, Trudeau.Des vrais dans le coeur de Claude Blanchard.« Si je disais ça en public, je me ferais sans doute lancer des tomates, mais pour moi, Pierre Elliott Trudeau, c'est un vrai patriote.» Voilà, c'est dit.photo MICHEL GRAVEL, La Presse © Claude Blanchard photo PC Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, faisait campagne, hier, en compagnie de sa conjointe, Yolande Brunelle. 6LP0701B1111 B7 samedi 6LP0701B1111 ZALLCALL 67 00:54:11 11/11/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 0 B 7 Mme Mc Donough accuse Chrétien et Day d'avoir « menti » au sujet des soins de santé Presse Canadienne OTTAWA Ð Lors du débat des chefs tenu en anglais, Stockwell Day n'a pas dupé les électeurs en exhibant une pancarte indiquant : « Pas de soins de santé à deux vitesses », a affirmé hier le leader du NPD, Alexa Mc Donough.Mme Mc Donough a accusé le leader de l'Alliance canadienne et le premier ministre Jean Chrétien de ne pas faire leur travail correctement en ouvrant la porte aux soins de santé à but lucratif.« Les Canadiens savent ce qu'un système à deux vitesses signifie », a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse, hier matin.« Il signifie que vous pouvez vous retrouver à l'avant de la file si vous acceptez de payer.« Stockwell Day et Jean Chrétien ont démontré très clairement, jeudi soir, qu'ils n'étaient pas prêts à reconnaître d'où venait le système à deux vitesses, de quelle façon il a fait son apparition et quel rôle ils ont joué pour le mettre en place.» Le leader néo-démocrate s'est moqué de la lettre outrée que le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, a adressée cette semaine à Jean Chrétien, au sujet des publicités libérales portant sur le risque de démantèlement des soins de santé universels.« Si Ralph Klein est le père du système à deux vitesses, Jean Chétien en est la sage-femme, a-t-elle commenté.Et si on veut pousser l'analogie un peu plus loin, Stockwell Day est le médecin accoucheur.» Les publicités, qui sont présentées à la télévision, reprochent à Stockwell Day d'avoir aidé à « imposer une loi qui ouvre la porte à des soins de santé de style américain ».Les électeurs doivent comprendre que M.Klein, avec Stockwell Day comme ministre des Finances, a pu faire adopter la loi 11 parce que « le gouvernement fédéral a ouvert la porte », a ajouté Mme Mc Donough.Le leader du NPD affirme que le chef conservateur, Joe Clark, ainsi que MM.Day et Chrétien, ne sont intéressés qu'à réduire les impôts et qu'ils ne consacreront pas l'excédent budgétaire croissant à l'amélioration des soins de santé.Mme Mc Donough précise que le NPD est le seul parti à accorder la priorité au problème qui préoccupe tous les électeurs.Alexa Mc Donough, qui tente d'être réélue à Halifax, a pris l'avion hier à destination du Nouveau- Brunswick, afin de poursuivre sa campagne dans les provinces de l'Atlantique, où les néo-démocrates détiennent un siège au Nouveau-Brunswick et six en Nouvelle-Écosse.Mais un plafond bas a contraint le pilote de l'appareil utilisé pour sa campagne à faire trois tentatives d'atterrissage avant de finalement poser son avion à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, en fin d'aprèsmidi.À cause du retard, les organisateurs ont dû annuler la rencontre que le chef du NPD devait avoir avec des travailleurs à la mine Brunswick de Bathurst, au Nouveau- Brunswick.SANS MAÎTRISE, LA PUISSANCE N'EST RIEN ÉPROUVÉS JUSQU'À LA LIMITE PAR LES MEILLEURS MAGAZINES AUTOMOBILES, LES PNEUS D'HIVER PIRELLI ALLIENT DE FAÇON REMARQUABLE CONFORT ET TRANQUILITÉ D'ESPRIT SOUS LES PLUS RUDES CONDITIONS.PNEUS D'HIVER PIRELLI SSNOOWSSPPOORRTT AASSIIMMÈÈTTRRIICCOO w w w.c a .p i r e l l i .c o m POUR LE DÉTAILLANT PIRELLI LE PLUS PRÈS DE CHEZ VOUS, CONSULTEZ LES PAGES JAUNES.Pneus Express 440 1333, Autoroute 440 Ouest Laval (Québec) (450) 668-0463 Pneus Chartrand inc.1076, boul.Curé-Poirier Ouest Longueuil (Québec) (450) 670-0904 Pneus Lemay inc.6010, boul.Taschereau Brossard (Québec) (450) 445-2243 Pneus Macdonald inc.197, de la Forge Street Saint-Eustache (Québec) (450) 473-2717 Groupe President www.president.qc.ca (514) 381-8665 Gougeon & Frère Ltée.1095, boul.St-Joseph Drummondville (Québec) (819) 478-1488 Pneus André Touchette inc.8910, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) (514) 381-1846 Les Pneus Labonté inc.611, Chemin Bel Horizon R.R.#2 Lennoxville (Québec) (819) 569-6460 Pneus Unik Hymus 2370, boul.Hymus Dorval (Québec) (514) 683-1961 Le Relais 11, Léger Sherbrooke (Québec) (819) 566-7722 Les Alignements Western inc.6645, De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) (514) 484-8144 Suspension d'Auto Sorel inc.235, rue Roi Sorel (Québec) (450) 743-5577 6LP0801B1111 B8 samedi 6LP0801B1111 ZALLCALL 67 00:56:19 11/11/00 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 NOVEMBRE 2000 À mort les tyrannosaures ! Tyrans à bord ! Joe Clark, cet «adversaire redoutable » ANDRÉ DUCHESNE LA PERFORMANCE de Joe Clark aux deux débats des chefs, cette semaine à Ottawa, ne surprend aucunement ses anciens collègues et adversaires.À commencer par l'ancien premier ministre Brian Mulroney qui l'a vu en action des deux côtés de la clôture.« Nous avons tous les deux participé à la course au leadership du Parti conservateur de 1976 et de 1983 et c'était un adversaire redoutable.Je n'ai pas vu les débats de cette semaine, mais je ne suis aucunement surpris d'entendre dire qu'il les a remportés », a indiqué M.Mulroney joint par La Presse hier après-midi à Washington.Encore en septembre dernier, au cours d'un point de presse à Montréal, M.Mulroney qualifiait son ancien ministre des Affaires étran- Joe Clark gères d'« excellent debater ».Un qualificatif qu'il renouvelait hier.« C'est chez lui un don personnel.Il est doué de ce côtélà.C'est un domaine q u ' i l aime et où il travaille avec efficacité.M.Mulroney est particulièrement sensible à la capacité de Joe Clark à bien doser ses interventions.« Il possède une vision, un bon jugement dans ses répliques.Tantôt, elles sont sévères, tantôt drôles », ajoute-t-il.D'aucuns diront que Joe Clark est expérimenté et maîtrise ses dossiers.« C'est comme s'il avait de petits tiroirs remplis d'informations dans le cerveau.Non seulement connaît-il ses dossiers, mais l'histoire derrière les dossiers.Ce qui fait la différence avec des chefs moins expérimentés », dit Anie Perreault, son ancienne attachée de presse, maintenant avec l'Association des compagnies de recherche pharmaceutiques du Canada.Pour l'ancien ministre et maintenant sénateur libéral Serge Joyal, la longue expérience de M.Clark à la Chambre des communes n'est pas étrangère à cette facilité à débattre en direct.« On ne développe pas l'art oratoire dans l'abstrait, dit-il.Il faut être extrêmement attentif à tout ce qui se dit, avoir toute sa présence d'esprit pour marquer des points durant un débat.Un exemple est justement survenu jeudi soir lorsque M.Clark, après avoir vu Stockwell Day brandir un écriteau pour souligner sa position sur le système de santé, s'est demandé tout haut si le chef de l'Alliance souhaitait devenir premier ministre ou animateur de jeu télévisé.SURPLUS D'INVENTAIRE RABAIS EXCEPTIONNELS De 30 à 50% sur toute la marchandise en magasin.2714, boul.de la Concorde, Duvernay, Laval, tél.: (450) 629-6443 VÊTEMENTS DE DISTINCTION POUR DAMES Parmi nos collections : Gerry Webber, Geiger, Linda Lundström, Gardeur, Erich Fend, Gina B, Rabe, etc.Heures d'ouverture : Lundi, mardi, mercredi : 9 h 30 à 17 h 30 Jeudi et vendredi : 9 h 30 à 18 h Samedi : 9 h 30 à 17 h L'Université de Montréal dans votre région.Informez-vous sur les cours offerts dans ces programmes.Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer Renseignements (514) 343-6090 1 800 363-8876 www.umontreal.ca Hiver 2001 LAVAL Anglais oral Communication appliquée Criminologie Droit Études individualisées Gestion appliquée à la police et à la sécurité Gestion des services de santé Intervention auprès des jeunes Maintien à domicile Petite enfance et famille : intervention précoce Publicité Relations industrielles Relations publiques Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale Théologie Toxicomanies Violence, victimes et société LANAUDIÈRE Toxicomanies LONGUEUIL Anglais oral Bureautique Communication appliquée Criminologie Droit Études individualisées Gestion appliquée à la police et à la sécurité Gestion des services pour les personnes âgées dépendantes (DESS) Informatique appliquée Initiation à la programmation Intervention auprès des jeunes Intervention dans les groupes et les organisations Maintien à domicile Petite enfance et famille : intervention précoce Publicité Rédaction Relations industrielles Relations publiques Santé communautaire Santé mentale Violence, victimes et société MONTÉRÉGIE Culture musicale Petite enfance et famille : intervention précoce Toxicomanies QUÉBEC Gestion des services de santé Maintien à domicile Santé mentale Santé et sécurité du travail Toxicomanies 6LP0901B1111 B9 samedi 6LP0901B1111 ZALLCALL 67 00:59:54 11/11/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 NO V EMB R E 2 0 0 0 B 9 .p .p d 0 $ c d .p d 0 $ c .p d 5 $ c .p d 7 $ c GRANDE VENTE CÉRAMIQUE Marbre ¥ Granit ¥ C.ramique Accessoires de salle de bain 25%à70% de rabais jusqu'au 18 novembre b S d b M : 3 Dépense électorale des groupes: la Cour suprême donne raison au gouvernement Presse Canadienne OTTAWA Ð La Cour suprême du Canada a donné temporairement raison au gouvernement fédéral qui veut limiter les dépenses électorales des groupes de pression ou des tierces personnes.La décision de la Cour suprême, rendue hier, empêchera les groupes de pression ou un individu de dépenser plus de 152 550 $ à l'échelle nationale ou plus de 3051 $ par circonscription au cours de la campagne électorale.Par un vote de 8 contre 1, les juges de la Cour suprême ont donc cassé une décision d'une cour de l'Alberta qui avait suspendu l'application d'un article de la loi électorale limitant les dépenses des tiers.La Cour d'appel de l'Alberta avait maintenu la décision du tribunal d'instance inférieure.Cet article de la loi électorale est contesté par Stephen Harper, le président de la Coalition nationale des citoyens, un groupe de pression conservateur.Le gouvernement fédéral demandait de surseoir à l'exécution de l'injonction.Économisez jusqu'à 50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes Sp.cial sur inventaire Cr.dit de taxes municipale et de mutation la 1re ann.e, voir conditions Construction de qualité supérieure Dans un environnement paisible Design personnalisé Venez voir nos modèles.Bureau des ventes au 6786, rue Charles-Goulet Villas .partir de 0 $ Jusqu'.0 $ et plus 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Tahiti-Moorea.Participez au concours du salon «Choix du consommateur» Day ne semble pas comprendre le système judiciaire, disent les experts Presse Canadienne OTTAWA Ð Le leader de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, a accusé le premier ministre Jean Chrétien de faire passer les droits des pédophiles avant ceux des enfants alors qu'il participait au débat des chefs, jeudi.M.Day a cité, à cette occasion, une cause de possession de pornographie juvénile qui a été soumise à la Cour suprême du Canada.Stockwell Day a accusé les libéraux de ne pas protéger les enfants « contre les prédateurs du pays », parce que les tribunaux de la Colombie-Britannique avaient « établi clairement » que la possession de pornographie juvénile était acceptable.Lorsque M.Chrétien a répondu que la cause était toujours devant les tribunaux et que la seule solution proposée par M.Day était de suspendre la Charte des droits et libertés, le leader de l'Alliance canadienne a bondi.« Vous faites passer les droits des pédophiles avant ceux des enfants, a-t-il lancé.Je suis heureux de vous l'entendre dire ce soir, monsieur.» Certains spécialistes en criminologie ont décelé deux points faibles dans l'attaque de Stockwell Day.Tout d'abord, disent-ils, le fait de blâmer M.Chrétien pour une interprétation juridique ne tient aucun compte de la façon dont le système judiciaire canadien fonctionne.« Il serait ridicule que le premier ministre décide d'intervenir alors que la Cour suprême a entendu la cause et s'apprête à rédiger sa décision », dit Kathleen Mahoney, professeure de droit à l'Université de Calgary et spécialiste de la Charte et des lois sur la pornographie.« Cela démontre un manque de respect total pour notre système judiciaire.» La ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, a fait savoir qu'elle tiendrait compte du jugement de la Cour suprême pour décider si la loi existante devait être modifiée.Le deuxième point faible, ajoutent les experts, c'est que l'accusation portée par Stockwell Day dénature les véritables enjeux de cette cause.Le paragraphe 163,1 du Code criminel, adopté en 1993 par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, visait à protéger les enfants contre les pornographes et les déviants.La loi ne fait cependant aucune différence entre le monde imaginaire et la vraie vie.En conséquence, un fantasme pédophile griffonné sur un bout de papier, et une bande vidéo montrant le viol réel d'un mineur sont tous deux traités de la même façon en vertu de la loi.Le tribunal de la Colombie-Britannique a allégué qu'il s'agissait d'une atteinte à la liberté d'expression selon la Charte.L'affirmation de Stockwell Day concernant les prédateurs sexuels est sans fondement, dit Tony Doob, criminologue de l'Université de Toronto.« Ce genre de commentaire est simpliste et ne correspond pas à ce qu'est vraiment la loi.» « On insinue que nous sommes en train de tomber dans le dérèglement le plus total, dit Mme Mahoney.Il est insensé de prétendre que les pédophiles ont tous les droits.» ENCANS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE LE FRUITIER DE CARTIER INC.SERONT VENDUS LE MERCREDI 15 NOVEMBRE 2000 À 13 H AU: 4055, boul.Ste-Rose, Laval-Ouest (coin Arthur-Sauvé) LISTE PARTIELLE: Comptoirs réfrigérés I Réfrigérateurs 2 portes I Fours à pain et à poulet I 2 caisses TEC MA- 1600 avec balances I Emballeuse I 2 tranche-viande I Évaporateur triple LARKIN I Compresseurs I congélateurs I Étiqueteuse TOLEDO I Transpalettes MULTITION élect., Transpalette LIFT-RITE I Fax I Alarme I Paniers et chariots épicerie I 2 fours à pizza I Scie à viande I Etc.ENCAN PUBLIC INSPECTION LE MATIN DE L'ENCAN À PARTIR DE 9H30 POUR LISTE COMPLéTE VOIR NOTRE SITE WEB: http://pages.infinit.net/transit Conditions: 25% comptant à l'adjudication.Frais d'acheteur: 10%.Info: F.Lobascio (514) 242-2443 ENCAN TRANSIT I BUNN-OMATIICRUBBERMAIIDCOLDSTREAIMCURTISI STERNIO SCALE O MATIICMKEI JACI I SCARREIT LA BOLOGNESE TIRB5AKER S PRIIDGEARLALID MOFFAT VULCIANOLD HICKORIY SEEWER / RONIDOEDMACH EUROMEIX 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AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN DEMAIN BAIE-COMEAU BAIE-JAMES GASPÉ SEPT-ÎLES LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR VENT Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier MONTRÉAL ET LES ENVIRONS AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN QUÉBEC OTTAWA TORONTO 8/3 7/4 Nuageux avec averses cessant en matinée, plutôt nuageux en après-midi.Probabilité de précipitations: 60%.Vents du nord de 20 km/h à 25 km/h.Ciel dégagé.Probabilité de précipitations: 0%.Passages nuageux.Probabilité de précipitations: 10%.Ciel variable.Probabilité de précipitations: 20%.MAX/MIN DEMAIN MAX/MIN CETTE NUIT MINIMUM AUJOURD'HUI MAXIMUM LUNDI Nuageux avec averses.8/ 1.Plutôt nuageux.7/ -2.Passages nuageux.7/ -1.Passages nuageux.7/ 2.Passages nuageux.8/ 2.Ciel variable.8/ 4.Nuageux.7/ 4.Ciel variable.-2/ -9.Nuageux.7/ 4.Nuageux.5/ 4.Ciel variable.6/ -1.Ciel variable.1/ -4.Nuageux avec percées de soleil.10/ 0.Ciel variable.5/ 0.-1 -5 17 en 1995 -8 en 1973 11 nov 18 nov 25 nov 04 déc 6h48 16h28 16h48 6h09 Durée totale du jour: 9h40 Nul Bas 17mm Calgary Charlottetown Cornwall Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Moncton Régina Rouyn Saint-Jean Saskatoon Sudbury Thunder Bay Vancouver Victoria Whitehorse Windsor Winnipeg Yellowknife Acapulco Bahamas Barbade Bermudes Cancun Daytona B.Ft.Lauderdale Honolulu Jacksonville Key West La Havane Las Vegas Miami Montego Bay Orlando Palm Springs Puerto Plata Tallahasse Tampa W.Palm B.Amsterdam Athènes Beijing Berlin Bruxelles Buenos Aires Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New Delhi New York Paris Port-au-Prince Rio Rome Tokyo Washington Beau -5/-10 Variable 6/-13 Bruine 12/8 Éclaircies 11/6 Nuageux 8/-1 Beau 7/2 Ave neige -5/-13 Variable -1/-11 Nuageux 11/6 Variable 10/3 Bruine 11/8 Éclaircies 11/6 Beau -3/-15 Variable -8/-15 Bruine 11/7 Variable 11/6 Variable -8/-16 Variable -4/-12 Variable -2/-6 Variable 2/-3 Pluie 10/8 Bruine 10/5 Beau -10/-16 Variable -2/-12 Beau 0/-4 Averses 5/-3 Ave neige 0/-7 Plu ou nei 4/-4 Beau 7/4 Pluie 8/5 Ensoleillé 7/0 Pluie 8/3 Nuageux -2/-9 Variable -2/-17 Beau 7/1 Éclaircies 9/5 Ave neige -4/-9 Variable -1/-7 Ave neige -12/-15 Variable -11/-15 Pluie 13/5 Nuageux 27/15 Beau 6/-12 Pluie 10/3 Pluie 11/3 Orages 25/17 Éclaircies 20/10 Pluie 15/9 Beau 17/10 Éclaircies 15/1 Averses 22/11 Nuageux 3/-4 Soleil 31/11 Averses 12/7 Pluie 11/3 Beau 34/24 Averses 29/21 Nuageux 15/4 Soleil 20/7 Venteux 15/6 Beau 32/23 Soleil 29/23 Soleil 32/25 Beau 27/19 Soleil 34/19 Beau 22/11 Beau 27/18 Beau 28/23 Beau 20/8 Beau 27/21 Beau 32/20 Beau 13/1 Beau 26/20 Soleil 31/25 Beau 24/12 Beau 17/6 Beau 32/24 Beau 22/5 Beau 26/13 Beau 27/17 AUJOURD'HUI DEMAIN AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI 1 mm d'eau = environ 1 cm de neige La Presse 11 novembre 2000 Page B11 manquante La Presse 11 novembre 2000 Page B12 manquante "]
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